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Aidez-moi à trouver ma destination en France English translation pending
by Fmouss88 · 2013-09-09 · 102 replies
En retraite, je souhaite quitter la région parisienne, trop speed pour moi , pour me mettre au calme, me rapprocher de la nature et bénéficier d'un climat plus agréable. Quels sont selon vous les régions voir les villes (à taille humaine)ou villages qui pourraient répondre à mes attentes? Mes critères: -temps plus ensoleillé qu'à Paris -Pas d'exposition trop importante aux vents -cadre de vie agréable : espaces verts nombreux, nature proche -utiliser le moins possible la voiture: priorité aux déplacement à vélo par ex -possibilité de se rendre à Paris de manière pas trop compliquée (afin de rendre visite à ma famille sur Paris plusieurs fois l'année) -endroit relativement sécurisé vis à vis de la délinquance -beauté des paysages (pas trop industrialisés) -infrastructures culturelles et médicales pas trop éloignées ........peut étre suis je trop exigente et cet endroit n'existe pas mais pourriez vous m'orienter un peu et m'aider à trouver un lieu qui se rapproche de mes critères? merci d'avance😉
Activités à privilégier Rovaniemi mi-décembre English translation pending
by Lenylise · 2013-09-08 · 40 replies
bonsoir !! c 'est decidé nous partons pour Rovaniemi du 14/12 au 18/12/13 . nous avons choisis un vol sec + hotel city en petit dejeuner . on arrive a 13h30 a Rovaniemi et on repart a 14h de Rovaniemi le 18/12 . je pense avoir lu beaucoup de vos post pour m aiguiller mais ils me manque encore quelques reponses . au niveau des cativitées nous aimerions ( un peu comme tout le monde je pense ..) - visiter le village du père noel et santa park en 1 journée ???? -faire un safari ferme de renne et ferme de chien 1 journée aussi j ai vu plusieurs agences qui le propose mais j aimerais vos avis sur ces agences justement , laquelle choisir ? _aller skier a ounasvaara ?? 1/2 journée ou 1 journée ???? - visiter le musé a Rovaniemi , le jour de notre arrivé je pense , on arrive a 13h30 , on loue un vehicule a l aeroport . il nous reste peu de temps alors quoi privilegier comme activités selon vous ? zoo , motoneige ...nous sommes un couple avec un enfant de 7 ans . ha j oubliais ! dernieres questions : etant donné que le jour tombe vite , est il quand meme possible de faire des activitées ou faut il mieux rentrer a l hotel ? aurons nous de la neige a cette epoque de l année ? car sinon je repousse au mois de janvier !!!! merci pour vos infos qui me seront précieuses !!
Compte rendu voyage dans le Sud-Ouest américain en famille du 5 au 30 août 2013 English translation pending
by 6cha38 · 2013-09-08 · 109 replies
Bonjour,

A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.

Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.

Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
Les cow-boys et les indiens: 3 semaines dans le Sud-Ouest English translation pending
by Globetrekkie · 2013-09-08 · 128 replies
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.

Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...

Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.

Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.

Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.

Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... English translation pending
by Genevois · 2013-09-06 · 84 replies
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator. Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.

KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.

L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.

Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.

La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.

De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.

Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.

Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.

Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !

La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !

Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.

Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.

A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.

Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.

Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.

Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.

Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.

La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.

A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.

Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.

Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !

A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.

Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...

En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Où faire du Snorkeling en Guadeloupe English translation pending
by Noobvoyage · 2013-08-26 · 4 replies
Salut tout le monde 😏

Grâce à des voyages inoubliables (Maldives, Bali), nous sommes tombés amoureux du snorkeling. Nous pouvons partir qu'en septembre 2013 et nous savons que c'est pas la saison propice pour les Caraïbes. Nous voudrions partir en dernière minute.

Notre choix pour l'instant se porte sur la Guadeloupe car il semblerait que ce soit un peu mieux pour le snorkeling (a première vue).

Mes questions :

1) En septembre, est ce que l'eau est plus agitée? Est-il risqué en cette période de faire du snorkeling? En gros, hormis le risque de cyclones et de pluies plus abondantes, qu'est ce que cette période possède comme autres défauts?

2) Pour la Guadeloupe, avez-vous des noms d'hotels à me conseiller (pas trop chers) qui seraient bien situés? Est-ce que l'idéal est de prendre un hotel proche de Saint Francois ou plutôt proche de petite anse? Nous voudrions de préférence un hôtel qui soit proche d'un spot de snorkeling sympa (sans devoir prendre le bateau).

3) Quels sont les incontournables à faire? On aime faire beaucoup de snorkeling mais on n'aime aussi faire un max de visites. Sûre on fera Petite Terre, national park, la soufriere mais existe til dautres visites au top?

4) Niveaux couts, que faut-il prévoir? Par exemple, combien coutent les excursions plus ou moins? Les taxis sont ils chers? Nous n'aimerions pas louer de voiture si possible.

5) Quels sont les "pièges" à éviter sur l'archipel? Doit-on faire attention à quelque chose de particulier?

MERCI BEAUCOUP
AVIS (location de voiture) se mettrait-il aussi dans la vente forcée de services annexes? English translation pending
by Caussat · 2013-08-21 · 66 replies
Bonjour,

Depuis des annees et quelques voyages aux USA, je ne loue que chez Hertz ou Avis selon qui est le moins cher pour etre tranquille (transparence des contrats, niveau d'assurances). Je n'ai jamais ete decu.

Mais cette annee, petit temoignage pour attirer votre vigilance : Je recupere le vehicule aupres d'une hotesse agreable en lui precisant bien que, "dommage pour vous, je ne prendrai aucune assurance complementaire". Le contrat est vite etabli, je suis ses instructions "signez ici, validez la, etc ...". Nous quittons le guichet satisfaits avec le vehicule de notre choix. Arrive au garage, je constate un petit degat sur le vehicule et souhaite m'assurer qu'il a bien ete note sur le contrat. C'est la que je constate que la preposee m'a fait valider le Road Side Plus et autres assurances pour 180Dollars de plus pour les 12 jours de ma premiere location!

Retour au guichet et changement du contrat avec la remarque sympatique de la preposee : "Tant pis pour vous, s'il vous arrive quoi que ce soit, ce sera a vous de payer" ...

Jamais jusqu'a present je ne m'etais fait imposer des assurances ou services complementaires chez ces loueurs. Mettons cela sur le coup de l'incomprehension apres des heures de vols, le decalage horaire et un anglais moyen. Mais restons vigilants ...

Cordialement
Bordeaux - La Rochelle à vélo: plus beaux sites English translation pending
by Nikos40 · 2013-08-15 · 18 replies
Bonjour à la communauté voyageur !

Connaissant pas dutout la region j'aimerai savoir quel sont les plus beau site dans le sens Bordeaux / La rochelle à vélo ..?

Je precise j'arriverai à la gare de bordeaux st jean en longeant le bord de la Garonne puis ensuite le littoral atlantique jusqu’à La rochelle ..

Je sais qu'il y a l'ile de ré et d'oléron , la rochelle et royan mais alors le reste je sèche

Merci de vos réponses 🙂

Cordialement

Nicolas
Estonie - Juillet 2013 English translation pending
by Nancy · 2013-08-09 · 13 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …

GUIDES :

Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants
http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …

2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.

HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.

Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …

Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.

Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.

Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.

Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !

Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.

Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.

REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)

Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :

A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!

Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.

Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€

Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.

A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.

A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.

Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !

Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).

L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut être bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !

Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.

Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …

Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.

En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.

Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.

Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.

Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.

Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.

Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.

En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.

Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide

Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.

Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.

Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.

Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.

L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …

L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !

Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.

ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …

DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.

On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine

On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons

En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
Itinéraire Utah, Colorado, Wyoming 3 semaines en juillet 2014 English translation pending
by VallM17 · 2013-08-08 · 97 replies
Bonjour,

Après un premier voyage en avril dernier, on a attrapé le virus et on envisage de retourner dans l'ouest américain en juillet 2014 pour visiter les parcs que nous n'avons pas pu faire cette année. Nous sommes une famille de 4 dont 2 enfants qui auront 9 et 11 ans. Je vous soumets l'itinéraire prévu pour recueillir vos avis et suggestions :

J1 : vol Paris - SLC J2 : SLC - Moab > rando Corona et Bowtie arches J3 : Dead Horse point + Canyonlands J4 : Arches J5 : descente du Colorado en raft (je sais qu'en juillet c'est pépère mais ça me va bien !) J6 : Moab - Mesa Verde > visite de la partie wetherill mesa J7 : Mesa Verde > visite de la partie Chapin mesa J8 : The Needles J9 : Monticello - Torrey > arrêts sur l'UT95 (house on fire faisable avec les enfants ?) + scenic drive de Capitol Reef J10 : Torrey - Bryce canyon > rando à Kodachrome Basin J11 : Bryce canyon - SLC > rando Peekaboo loop le matin, route l'après-midi J12 : SLC - Jackson > outlets de Park City le matin, route l'après-midi J13 : Grand Teton J14 : Grand Teton J15 : Jackson - Cody > Old trail town + rodeo J16 : Cody - Yellowstone J17 à J20 : Yellowstone J21 : West Yellowstone - SLC J22 : vol SLC - Paris

Je précise que nous avons déjà fait Bryce canyon, d'où un passage rapide prévu l'an prochain. La rando Peekaboo loop est-elle facilement faisable pour les enfants ?

Merci par avance de vos avis
Gué de Cathedral valley à Capitol Reef English translation pending
by JMPe · 2013-08-07 · 31 replies
Bonjour tout le monde. Je viens de regarder sur GoogleEarth la piste de Cathedral Valley. Au niveau du gué (accès ouest), je vois 2 gués distant d'une centaine de mètres. Lequel faut-il emprunter ? Merci et bonne journée.
Récit de notre séjour en couple au Québec (12 au 26 juillet 2013) English translation pending
by Paseano · 2013-08-07 · 2 replies
Bonjour à tous !

Tout d'abord, un tout grand merci à tous ceux qui avaient répondu à mes questions et m'avaient donné des conseils pour notre séjour ! Tout s'est très très bien passé et nous avons fait un séjour de rêve ! Le seul point noir : les moustiques, car même tartinés de crème (50% de DEET venant de Belgique et/ou Watkins 30% DEET venant de Québec) nous avons été bien embêtés avec ces bebittes !

Vol avec corsair : parfait ! Nous étions arrivés très très en retard (20min avant la fermeture de l'enregistrement... après 5h de route pour faire Belgique – Paris Orly dont 2h30 pour les 30 derniers km... je passe l'énervement et le stress) mais le responsable de bord de notre vol nous a offert un verre de champagne pour se faire pardonner que nous ne soyons pas assis ensemble dans l'avion... très chouette attention de sa part !

J1. Arrivée à Montréal : nous sommes arrivés en plein festival « Montreal complètement cirque » et avons pu profiter de quelques animations de rue très sympa juste à deux pas de notre hôtel rue Saint Denis. Quelle ambiance pour commencer ce voyage... Concernant l'auberge le jardin d'Antoine, elle est très bien située à notre goût mais les chambres vieillissent un peu. Enfin pour dormir c'est très bien.

J2. Départ pour Québec : nous sommes directement partis vers Québec à 9h30 après le petit déjeuner. Après quelques détours dans Montreal pour trouver le bon chemin, nous sommes passés par la route du Roy entre Saint Anne de la Pérade et Québec... très chouette route avec plein de coins très jolis pour pique-niquer et voir le Saint Laurent à certains endroits, notamment juste en face de l'église Saint Anne de la Pérade (qui fait un peu penser à une version miniature de Notre Dame de Paris).

Arrivée à 14h30 à notre B&B: un peu en retrait de la ville touristique mais 15- 20 min à pied du Vieux Québec. Très chouette aussi. Le propriétaire a plein de bons conseils à donner et fait de très bonnes crêpes... au sirop d'érable bien sûr !

Nous avons ensuite visité Québec, essentiellement le Vieux Québec. Il y avait énormément de monde car c'était le festival d'été avec entre autre ZAZ à 21h. Nous avons privilégié le cirque du soleil gratuit dans le port. Un spectacle magique, grandiose... que nous avons savouré (c'était pas prévu mais une bonne surprise). Nous avions bien fait d'arriver 45 minutes à l'avance ! Même comme ça nous n'étions pas sûr d'avoir une place tellement nous étions loin dans la file ! Finalement nous avons même eu une place assise dans les gradins en pierre.

Notre avis : Québec est vraiment très touristique et enchaîne boutiques, restaurants, boutiques de souvenirs, glacier, ... Ce n'est pas notre ville préférée mais peut-être que le monde et la fatigue du décalage horaire ne jouent pas en faveur de Québec. Point + le restaurant le buffet de l'antiquaire au niveau du port, un peu à l'écart de la foule de la rue Champlain... très bonne adresse conseillée par le proprio du B&B. On y mange de la cipaille et du ragoût traditionnel (sans chichis, ce n'est pas de la grande gastronomie, ...) mais nous n'avions aucune envie d'attendre 1h30 pour le Cochon Dingue ou autres restaurants plus chics !

La suite du séjour au prochain épisode...
Retour d'une première croisière sur Celebrity English translation pending
by Poupou10 · 2013-08-04 · 124 replies
Bonjour a tous voici un petit compte rendu d'une premiere croisiere sur CELEBRITY c'etait ma 11 ème crosiiere après 6 crosiieres COSTA 1 MSC 1 NCL 2 RCI

le plus gros budget aussi que nous ayons consacre pour une croisiere, nous fetons nos 20 ans de mariage 😊 cette croisiere est d'une duree de 14 nuits au départ de SOUTHAMPTON direction ISLANDE ILES FEROE ET FJORDS DE NORVEGE Nous avons choisi une cabine AQUA CLASS qui nous permet un accès au spa (massages non inclus hélas 😉), une salle de relaxation a l avant du bateau privative un petit plateau aperitif servi chaque soiree en cabine, un restaurant attitré "le BLU" des fruits frais et fleurs fraiches , du thé et de l'eau en bouteille à volonté mobilier superieur sur le balcon, linge de lit de luxe , oreillers au choix quelques equipements supplementaires en cabine : un grand parapluie, des jumelles, 2 peignoirs et enfin une salle de bain équipée d'une douche hydromassante et des petits produits de toilette en petites bouteilles au depart le prix est de 3000 euros par personne , grace au salon de la crosiiere nous obtenons 10% de remise soit un budget total de 5400 euros pour 2 semaines pour 2 (pourboires non inclus)

Nous quittons la maison le vendredi 5 juillet au soir et prenons l eurostar LILLE LONDRES nuit à londres a l'hotel PARK PLAZZA WESTMINSTER BRIDGE tres bel hotel proche de la gare de Waterloo, le samedi 6 juillet nous prenons le train londres southampton / 1h15 de trajet arrivee a southampton à 10h50, le terminal de croisière est proche mais avec nos 2 grosses valises nous décidons d'emprunter un taxi cela nous coute 5 livres sterling on sort du taxi et la du personnel celebrity est present pour receptionner nos valises, ils apprécient que les étiquettes soient déjà apposées un gain de temps pour tout le monde nous commencons tout de suite l'embarquement qui est tres bien organisé et rapide a 11h30 on est sur le bateau, mais les cabines ne seront pretes qu a 13h30 nous patientons sur les ponts superieurs il fait tres beau et tres chaud.

Premieres impressions, les passagers nous semblent vraiment agés, pas mal de chaises roulantes, de cannes de petits vehicules electriques, ça fait drole je dois dire... on se dit qu'on va etre les juniors du bateau lol finalement non ... on trouvera plus jeune que nous 😉 mais bon il a fallu chercher fabrice mon mari fait une blague douteuse en disant qu on se croirait a lourdes 😉 enfin il y a des bons cotés beaucoup moins d'enfants et donc de bruit !!

concernant le bateau la decoration est sobre parfois un peu trop a mon gout ... mais certains endroits sont tres beaux notamment la biblitoheque un salon avec des fauteuils en cuir et des cheminées a l avant du bateau et ce que j'ai beaucoup aimé ce sont des recoins intimistes, des lits a baldaquins bes hamacs a partager a 2 au pont 15 on s'empresse daller decouvrir le LAWN CLUB une pelouse !!! whaou c super sympa mais aujourd hui on ne peut pas y aller il est noté que "la pelouse se repose "😉

nous decouvrons la cabine, un petit sac blanc avec des chaussons en eponge est disposé sur le lit, ainsi qu'un petit sac pouvant se transformer en plus grand, tres sympa ! la cabine est joliment décorée elle nous parait un peu plus grande que d habitude plus longue le canapé est grand, le balcon plus profond la salle de bain plus grande, notamment la douche qui se revelera etre un moment de pur bonheur de par son option hydromassante des pommes et des fleurs sont disposées coté salon le journal de bord et des petits mots sont posés sur le lit. On decide d'aller voir le restaurant attitré le BLU car on souhaite reserver une table pour ce soir le responsable nous informe qu il n est pas possible de reserver , on aurait aimé avoir une table à la fenetre mais impossible de reserver , ce restaurant est en anytime dining on peut venir entre 17h75 et 21h00 le reponsable parle français !! un des rares sur le bateau, il nous conseille de profiter de la promo de la journée reservée aux aqua class (50%) et de tester un restaurant à supplement... nous allons jeter un coup d oeiil au MURANO restaurant traditionnel français, la personne nous donne un menu en français et j avoue qu on se laisse seduire devant lintitulé des plats on décide de reserver pour 19h15

A SUIVRE..... Notre diner au MURANO, la restauration en bord les 2 premiers jours en mer....
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
by Kashtin · 2013-08-01 · 32 replies
Bonjour tout le monde,

En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.

Itinéraire:

2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.

9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.

11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.

14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.

16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).

26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.

Mercredi 2 mai. San Francisco

Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.

À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !

Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…

Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.

Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.

Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.

Jeudi 3 mai. San Francisco

Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.

Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !

La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…

Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.

Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.

Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)

Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.

De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.

Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.

Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.

Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.

À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.

Samedi 5 mai. Redwood NP

Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.

En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !

Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.

Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?

Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…

Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)

Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.

Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.

Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.

Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…

Lundi 7 mai. Loneliest Road of America

On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.

La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.

Mardi 8 mai. Moab (Utah)

La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.

De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.

Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…

Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…

Mercredi 9 mai. Moab

Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.

Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !

L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.

Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley

Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.

Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.

Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.

Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.

Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.

Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…

Vendredi 11 mai. Direction Escalante

Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.

Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.

Samedi 12 mai. Escalante

Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.

Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.

Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.

Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road

Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…

Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…

Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.

Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place

Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.

Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.

Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.

Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.

Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.

Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.

Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.

Mardi 15 mai. Coyote Buttes South

Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .

Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.

Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.

Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.

Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord

Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.

Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.

Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.

Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...

Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)

Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.

Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.

Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.

Vendredi 18 mai. Snow Canyon

Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.

Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…

La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…

Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)

Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.

Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…

Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.

Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)

Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…

La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.

A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.

Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !

Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?

Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.

Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…

Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers

Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.

La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.

La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.

Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.

Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.

Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…

Mardi 22 mai. Sequoia NP

Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.

Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.

Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).

Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.

Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte

Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.

Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.

Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.

Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.

Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…

Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.

Jeudi 24 mai. Big Sur

Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !

Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.

La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.

On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.

Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.

Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.

A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…

Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.

Vendredi 25 mai

Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…

La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.

Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.

A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.

Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.

Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.

Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.

Samedi 26 mai. San Francisco

Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.

Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland

Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.

Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.

Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.

En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !

Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.

Lundi 28 mai. Départ

Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Concours photo VF août 2013 "Supports d'écriture": la discussion English translation pending
by Herikles · 2013-08-01 · 196 replies
On jacasse ici, pas là-bas ! 😠

😏

Le diaporama.
Voyage dans l'Ouest américain San Francisco-Las Vegas English translation pending
by Djlevar · 2013-07-31 · 8 replies
Bonjour, Souhaitant faire un road trip dans l'ouest américain avec ma petite famille (2 enfants de 5 et 7 ans) en avril 2014, j'ai essayé de faire un planning de ce qui pourrait être fait en prenant exemples sur ce qui existait déjà sur ce forum. Néanmoins, j'ai fait quelque changements pour lesquels je souhaiterai avoir vos avis: faisable, pas faisable, trop rapide.... 17/04/2013 Jeudi Paris-San Francisco 18/04/2013 Vendredi San Francisco 19/04/2013 Samedi San francisco 20/04/2013 Dimanche San francisco-Big Sur (Monterey carmel...) 21/04/2013 Lundi Big sur - LA (Venice beach; hollywood…) 22/04/2013 Mardi LA (Universal) 23/04/2013 Mercredi LA - Kingman (Route 66, Calico...) 24/04/2013 Jeudi Kingman - Grand canyon 25/04/2013 Vendredi Grand canyon - Monument valley (Hélicoptère matin) 26/04/2013 Samedi Monument valley - Page 27/04/2013 Dimanche Page Bryce 28/04/2013 Lundi Bryce - Las Vegas (Zion en passant sans randonnée) 29/04/2013 Mardi Las vegas - Death valley 30/04/2013 Mercredi Death Valley - Las vegas (Cirque du soleil) 01/05/2013 Jeudi Las vegas 02/05/2013 Vendredi Las vegas-Paris

Je vous remercie par avance de vos retours et de vos bonnes idées. 😉
Corcovado via Bahia Drake ou Puerto Jimenez? English translation pending
by Didierphil · 2013-07-29 · 11 replies
Bonjour,

Nous partons au Costa Rica début août et nous souhaitons faire un tour de 2 jours dans le Corcovado. J'essaie de me renseigner, mais je n'arrive pas vraiment à trouver les informations qui me guide dans le choix : Bahia Drake ou Puerto Jiménez. A savoir que nous avions prévu de nous déplacer en bus. Quel des 2 destinations est le plus facile d'accès ? Et est ce que dans les 2 localités nous pouvons trouver un guide qui puisse nous faire ce tour de 2 jours? Nous avons des amis (en 4x4) qui souhaitent nous rejoindre. Dans l'éventualité de se trouver à Drake, est ce que la route (ou piste) qui mène de Rincon à Drake est praticable? Merci d'avance au personnes qui peuvent m'éclairer un peu.

Mascha
Conseils pour itinéraire en Israël de douze jours? English translation pending
by Bobbun · 2013-07-20 · 10 replies
Bonjour à tous

Nous sommes 2 amies avec billets en poche pour Tel Aviv - mi aout 2013. Dans l'idée nous ne voulons pas courir car peu de temps, 12 jours.Nos envies sont de faire des visites culturelles mais aussi de rencontrer des gens, et sortir le soir. Côté hébergement, changer tous les jours serait trop la course, on voudrait se poser en location ou hôtel (pas excessifs) ou autres mais pas + de 3 ou 4 changements.

Nos souhaits : Tel Aviv, Jerusalem, la Mer Morte, Eliat ensuite on hésite entre 2 jours environ dans le nord Tsfat + Tiberiade (pour les monts, vallées, sources et rando) ou 2 jours envion dans le Neguev (pour détente, paysages)

Et si possible voir Petra en Jordanie.

Pour les transports, la location de voiture est elle chère en cette période d'aout? Les transports en communs sont efficaces me semble-t-il?

Qu'en pensez-vous? Merci d'avance

Gael & Hylda
Train Bangkok - Chiang Mai: déraillement? English translation pending
by Interimaire · 2013-07-17 · 128 replies
J'ai cru comprendre aux infos de 13 heures en France que le train Bangkok / Chiang Mai avait déraillé. Mais ça a été dit tellement vite... comme une anecdote. Qui peut confirmer ? Grave ou pas ? Grosses perturbations ? Les causes ? Merci.
Compte-rendu de la croisière sur le Lirica du 26 juin 2013 (Méditerranée orientale) English translation pending
by Bibifrance · 2013-07-13 · 39 replies
Bonjour,

Comme promis, je vais vous livrer mon ressenti par rapport au bateau Lirica et sur les escales que nous avons faits lors de cette croisière en méditerranée orientale.

C'était la 1ère fois que nous partions avec MSC (nous sommes déjà partis 3 fois avec croisière de France et une fois avec Louis cruise Line). Nous avons trouvé le Lirica très bien : tout d'abord, notre cabine intérieure était très bien : beaucoup de rangements, un grand lit double, un petit frigo (c'est très paratique), un coffre-fort, la salle de bain petite mais ça allait, avec un sèche-cheveux intégré, du gel douche et du shampooing si vous ne voulez pas emmener les vôtres. On était au calme, pas de bruit de moteurs qui nous ont empêché de dormir, au contraire, on dormait comme des bébés! Nous étions au pont 8 , au milieu du bateau, cabine 8149. Le cabinier parlait français, très sympa, rien à redire là-dessus. Par contre, excepté notre cabinier, peu savent parler français, si vous ne vous débrouillez pas en anglais, la communication est parfois diffcile avec certains. Le bateau dans sa globalité possède de beaux salons, bars, casinon, discothèque, 2 restaurants qui ressemblent à ce que l'on a connu, comme sur les autres bateaux, par contre on ne peut pas en dire autant de la nourriture : personnellement, on a connu beaucoup mieux avec croisière de France (qui est d'ailleurs recommandé par le Gault et Millau), sur MSC c'était plus que moyen. On a été très déçu de la nourriture. On a trouvé que vu la taille du bateau, il y avait finalement peu de choix au buffet le midi et ce n'était vraiment pas formidable gustativement. Pour ceux qui mange à leur travail au self, vous ne verrez guère de différence. Le soir, au restaurant, idem, de plus, les portions sont petites. Sachez que le soir, vous avez la possibilité d'aller soit au buffet ou au restaurant et que ce qui est proposé au restaurant se retrouve aussi au buffet, donc il n'y a rien d'exceptionnel au resto, nous y sommes allés 4 soirs et ensuite on a préféré le self, car il y avait en plus d'autres plats proposés qu'on ne retrouvait pas au restaurant. Très déçus aussi par les petits déjeuners : il y a de tout au petit déjeuner, aussi bien du salé que du sucré, mais les croissants et pains au chocolat ne sont pas bons, ils font tout secs, on dirait qu'ils sont un peu rassis, vous ne risquez pas d'avoir les doigts gras! Par contre, les pancakes et les gaufres sont très bons. En fait il vaut mieux rester classique et prendre pain-beurre-confiture, vous ne serez pas déçus. Il y a aussi beuacoup de gâteaux, muffins, cake marbrés, au chocolat, je n'y ai pas goûté le matin, car ça ne me disait rien de manger cela le matin. Pour les boissons du petit déjeuner : le café est franchment pas bon ainsi que les jus de fruits archis sucrés. Ce que nous faisions, comme on vait pris le "all inclusive", on se prenait un jus d'orange pressé dans un bar ainsi que les cafés qui étaient bien meilleurs que ceux servis au petit déj. Concernant les spectacles : on a beaucoup apprécié ceux présentés le soir dans la salle de spectacle, sauf un soir il y avait un spectacle sur le thème des moiusquetaires qui n'était pas sansas! Par contre, on a été surpris qu'il n'y ait pas de thème chaque soir, ce que nous avions connus sur d'autres bateaux : par exemple une soirée orientale, une saoirée bleu et blanche...ce qui permet de s'habiller autrement que "formel" ou "élégant" comme le suggérait le bateau. Pas d'ambiance le soir autour de la piscine, sauf une soirée tropicale autour de la piscine, mais il aurait été plus convivial de faire des animations TOUS les soirs autour de la piscine que de s'enfermer dans les bars et salons le soir. Enfin, c'est notre ressenti. En parlant de la piscine : difficile d'avoir un transat, si on ne fait pas comme les italiens, c'est-à-dire venir tôt le matin, poser sa serviette, pour réserver son "lit" et revenir 3 heures plus tard alors qu'on est comme des "couillons" pour les autres avec notre serviette à la main à essayer d'apercevoir un transat libre. Les intendants autour de la piscine faisait de temps en temps la chasse à ceux qui avaient réservé leur transat et ne revenaient pas au bout d'1/2 h, et en plus ils gueulaient quand ils voyaient le mot comme quoi on ne devait pas partir plus de 30 min, sinon, quelqu'un d'autre pouvait prendre la chaise longue. Bon en ce qui nous concerne, on préfèrait se mettre plutôt vers le solarium pour être tranquille, car avec les gosses dans la piscine, ce n'est pas le meilleur endroit pour être au calme, de plus, il y a constamment de la musique ou des animations. Je n'ose pas imaginer le champ de foire en période de vacances scolaires autour de la piscine, apporter le doliprane! Mais bon, on savait à quoi s'attendre. Et lors des journées en mer, bvous avez aussi des animations à la discothèque, des ateliers dans les autres salons et si vous voulez être au calme dehors, vous avez aussi des transats de dispo à l'arrière du bateau. Il n'y a pas que la piscine. Pendant que j'y pense, quelques info concernant l'alcool : si vous acheter à l'extérieur de l'alcool, ils vous gardent les bouteilles et vous les redonnent la veille au soir avant le débarquement. Concernant les frais de service à bord : INCONTOURNABLES, je préfère vous le dire : c'est 6€/jour et personne débités sur votre compte, pour nous 2, nous avons donc eu 132€ en plus débités automatiquement. Rien ne vous empêche de donner en plus un pourboire au cabinier, mais ces frais seront obligatoirement déduits. Il y a aussi 1€/personne pour soutenir l'UNICEF. Vous aurez un papier pour savoir si vous ne voulez pas être débité ou si vous voulez donner plus. Pour 1€ en moins, ça ne va pas chercher bien loin. Dernière chose, car je pense qu'on va me poser la question concernant les forfaits boissons : nous avions pris le forfait "tout inclus" qui s'appelle "allegrissimo" et je peux vous dire qu'on n'a pas du tout regretté, au contraire, car mine de rien, ça va très vite : un cocktail alccolisé coûte 6.50€, sans alcool 4.10€, une bouteille d'eau 2.50€, les bières entre 3 et 4€. En rentrant , j'ai fait mon calcul et nous l'avons plus que rentabilisé puisque si nous ne l'avions pas pris, nous aurions dépensé plus de 100€ en plus du montant du forfait. Bien sûr, si vous ne buvez que de l'eau, ça ne vaut pas le coût de prendre de forfait. Il y avait en plus les glaces comprises dans le forfait, en en prenait une chacun/jour, c'était bien appréciable. Les cocktails sont très bien faits, variés et généreux! Je vous recommande le "vitamin bar" avec des fruits frais pressés, délicieux.

Bon, passons aux escales :

CIVITAVECCHIA : Si vous voulez à Rome par vos propres moyens : pour sortir du port, MSC vous emmène gratuitement à la sortie avec une navette. lorsque vous descedez du bus longer la mer sur votre droite jusqu'à la gare (environ 10 à 15 min à pied) et prenez un billet BIRG qui coûte 12€ aller et retour pour Rome et qui vous permet aussi de prendre le bus et métro à Rome. Noter votre nom, prénom et date de naissance sur votre billet, car nous nous sommes faits controlés dans le train et ils vérifient si tout est noté. Pour les horaires de train, vous pouvez aller voir sur le site italien "trenitalia.it", si ce sont les mêmes horaires, vous avez un train à 8h41, un autre à 9h05, 9h19 (avec un changement à Roma Ostense pour celui-là), un autre à 9h44.... Je vous conseille de descendre à Roma San Pietro pur faire votre visite et remonter ensuite pour le retour à Roma Termini. Attention, à Roma termini, le train pour civitavecchia se trouve au fond de la gare , au quai 26 (si c'est toujours pareil), mais ça doit l'être , car cela fait 3 fois que l'on procède comme ça pour Rome et à chaque fois, il est à perpète les oies! Nous avons repris le train à 15h12 pour arriver à Civitavecchia à 16h20. Laissez vous de la marge pour rentrer au bateau. Vérifiez les horaires de trains sur le site internet par rapport à vos dates de croisière. Je vous recommande un restaurant pas cher et qui font de délicieuses pizzas, voici l'adresse : Ristorante "Sacro et Profano", via dei Maroniti, 29 à Rome. C'est proiche de la place de Trevi, à chaque fois que l'on y va, il y a quasiment personne, vous en avez pour environ 10€/personne avec eau comprise. Nous on adore, c'est typique, en plus et pas le truc à attrape touristes.

MESSINE : Nous connaissions Messine et il n'y a rien de bien spécial à voir dans la ville à part l'église et son horloge astronomique, la fontaine de Neptune en bordure de mer. On voulait retourner à l'Etna, donc on a pris l'excursion du bateau. Important, si vous allez à l'Etna : le vent souffle fort, il faut vous munir d'un bonnet ou d'un cahe-oreille, une écharpe, un pull. Nous nous étions fait avoir ily a 4 an lorsque nous y étions allés, donc cette année, on a bien apprécié d'avoir emmené tout ça. Et surtout y aller en basket et pas en tongs comme certains, car on enfonce dans la lave poudreuse. Vous pouvez aller à Taormine, mais je ne sais pas comment faire par soi-même (peut-être avec un taxi, car je ne sais pas s'il y a des bus qui peuvent vous y emmener). Certains y sont allés en prenant l'excursion du bateau.

MARMARIS : MSC vous propose une navette pour vous rendre au centre ville pour 9€/adulte, idem pour les enfants : totalement INUTILE. Lorsque vous descendez du bateau, vous longez le port, vous verrez il y a des escalires à gauche après le temrinal vous les descendez pour longer le port et vous arriver en ville et à la plage. Il faut peut-être 15 min à pied maximum, vous économisez 9€. Nous avons décidé de faire un peu de plage, donc on s'est baigné, on s'est fait bronzé, puis nous avons mangé dans un genre de fast food là où il y a toutes les boutiques, magasins. Fast food "Wimpy" à l'extérieur avec brumisateur pour 10€/personne avec boisson comprise, c'était très bon. Ensuite, nous avons pris un dolmus (petit bus collectif d'une dizaine de places) pour aller à Icmeler (2.50 TL = 1€). Les bus sont avec des bandes orange (environ 15-20 min de bus) pour y aller. Là-bas, vous avez des plages, ceraines sont réservées pour les hôtels, d'autres sont libres avec à chaque fois des bains de soleil gratuits, ce sont les matelas qui sont payants. Nous avons voulu faire de la bouée tirée par un petit bateau, on s'est bien amusé. Il y avait aussi le même principe mais en parachute. Il vaut mieux échanger des euros en livre turque pour les transports en communs, sinon les boutiques et resto acceptent les euros. Il y a des bureaux de change. Nous avons échangé dans le bureau de change près de l'office du tourisme situé vers la statue au bout du port juste avant la plage. Pour info : 1€ = 2.50TL. Pour ceux qui veulent aller à Dalyan et Kaunos par leurs propores moyens, c'est possible, vous chercherez dans "voyage forum", plusieurs personnes ont donné la marche à suivre. Au début, on voulait le faire, mais nous craignons de ne pas avoir assez de temps, car il y a 3 changements à faire pour s'y rendre. Maintentant, que nous avons vu comment marchait les dolmus, s'en perdre de temps, ça doit être faisable une prochaine fois.

LIMASSOL : c'est ce qui nous a le plus déçu. On a trouvé que c'était vieux et pas très propre. En fait, nous avions droit pour notre anniversaire de mariage à une excursion gratuite et on nous a proposé Currium et le temple d'Apollon et le village d'Omodos. Bon, ça allait parce que c'était un cadeau, sinon il n'y a pas grand chose à voir : Currium et le temple d'appolon, pour résumer : des ruines. Il n'y a qu'à Currium où l'on voit encore quelques mosaïques au sol et un théâtre gréco-romain. Puis dans le village d'Omodos, à part des boutiques de souvenir, et des mamies qui font des napperons, franchement rien d'extraordinaire. On serait rester à Limassol, je pense que ça aurait été pire, car ce n'est vraiment pas beau. On a préféré la Turquie.

ISRAEL : le "clou" de la croisière. Nous voulions aller absolument à la mer morte, donc on a pris l'excursion "massada et mer morte" et je peux dire à ceux qui souhaite ou qui hésite à la prendre, n'hésitez pas, car c'est vraiment l'excursion à faire. Depuis Massada, le paysage dans le désert avec la mer morte en bas est à couper le souffle. Notre guide était très bien et parlait impeccablement bien le français. Se baigner dans la mer morte est une expérience inoubliable, on flotte vraiment, impossible de nager, car si vous essayer vous vous retournez. Latempérature doit être aux alentours de 35°C. Ensuite, on s'est recouverts de boue bienfaisante pour la peau. C'était génial! Par contre, il faut 30h30 de bus pour s'y rendre. L'excursion dure 13h et il faisait 40°C à Massada, donc ceux qui craingent la chaleur, mieux vaut ne pas la prendre. Il est obligatoire d'apporter de l'eau, sinon, vous allez vous déshydrater. Le lendemain matin nous avons été aux jardins de Bahia, en 15 min à pied, nous y étions. Le bateau était tout à côté des jardins. A quai, on voyait les jardins presque devant nous. Pour s'y rendre à pied : passer le terminal, puis prendre le pont qui mène à la route longeant le port. Après le pont, aux feux, touner à droite et tourner à gauche 2 rues plus loin, les jardins sont justes en face. En tout cas, si le bateau s'arrête encore au même endroit que nous, il est totalement inutile de prendre un bus ou un taxi, sauf si vous ne voulez pas marcher, car il est vrai que ça monte. Pour y aller en bus, c'est le N°23. Par contre, un point important : demandez si les jardins sont ouverts, car exceptionnellement, ils étaient fermés depuis 3 jours lorsque nous avons fait escale à Haifa, il n'y avait qu'une petite portion d'ouverte en bas et tout en haut, c'est tout. Pour ceux qui veulent sortir le soir à Haïfa, sachez qu'il y a apparemment pas mal d'animations, de bars ouverts, c'est ce que nous a dit notre guide en revenant de notre excursion à la mer morte. Nous voulions sortir le soir, mais après 13h d'excursion, on en avait pleins les pattes! Du coup, nous sommes restés sur le bateau.

ZANTE : Dommage que l'escale ne durait pas plus longtemps, car j'aurais aimé aller à la baie du Naufrage. Comme le bateau proposait l'excursion aux grottes bleues, nous l'avons prise. Je m'étais renseigné avant pour y aller par nous-même, mais il fallait aller au port de Saint Nicolas et là, je n'ai pas trouvé comment faire, et j'avais peur aussi que n'ayons pas le temps c'est pour cela que nous sommes passés par le bateau. Les grottes sont jolies à voir, mais je n'appelle pas cela des grottes, on va dire que c'est plutôt des renfoncements dans la roche, il n'y a en a qu'une dans laquelle on peut s'engouffrer un peu avec le bateau sinon, on a longé la côte pour les voir, la mer est translucide, c'est aussi cela qui est joli. Par contre, le trajet en bus, n'a pas été confortable pour tout le monde, car les routes sont sinueuses et des gamins étaient malades, ont vomi à cause des tournants, donc je ne vous fais pas de dessin pour respirer l'air dans le car, un vrai supplice. On était content d'arriver au retour et que le bus nous dépose plus proche du centre ville. Il nous rstait 2h après l'excursion auc grottes bleues, donc nous avons flâné dans les petites rues où vous trouvez des boutiques à souvenires, des magasins de chaussures, vêtements. On a un peu regretté d'avoir pris cette excursion aux grottes bleues, car on avait prévu d'aller par nous-même à Laganas en bus, peut-être que cela aurait été mieux.

Voilà pour nos escales.

Pour ceux qui ont un transfert en bus jusqu'à Gênes, je peux aussi vous donner des infos : nous avons pris le bus à la gare de Nice : la gare est actuellement en travaux, aucun bus ne peut stationner devant, donc lorsque vous êtes devant la gare les bus se mettent à GAUCHE vers l'arrêt des bus de ville. Nous avions 2 bus à disposition qui sont arrivés pile poil à l'heure : 11h du matin. Nous sommes montés dans le 2ème bus puisque le 1er était complet. Le 1er bus est parti directement à Gênes et nous, nous nous sommes rendus à l'aéroport avec le 2ème bus pour prendre les autres passagers. Il faut compter 2h20 de bus depuis l'aéroport de Nice jusqu'à Gênes. Lorsque vous arrivez, vous ne vous occupez pas de vos bagages, ils les sortent de la soute et vous les retrouvez plus tard à la porte de votre cabine.

Bon, je vais m'arrêter là, si vous avez des questions, j'y répondrai avec plaisir.

BIBIFRANCE
En direct: agréable retour dans le "southwest" américain English translation pending
by Cendryon · 2013-07-11 · 143 replies
Bonjour a tous les habitues du forum. Nous sommes actuellement a Alamogordo ( NM). Apres une semaine a New York ( impressions mitigees), nous revivons sous le chaud soleil de l'ouest. Ici au moins c'est sec et sain. Pas eu de pb avec Dollar a Phoenix. On a meme pu choisir parmi les autos sur 2 rangees et on est partis avec une jeep liberty donc 4x4. Ici, dans le sud de l Arizona et NMexique il n y a pas de touristes. Les hotels sont quasi vides. Ce n'est pas la saison. Avons croises seulement 2 touristes francais a la piscine de l hotel hier soir. Balades tres chouettes : sonora desert museum tres sympa, Tombstone divertissant et bonne ambiance, Chiricahua : super ! White sands au sunset: tres agreable meme si le soleil etait a moitie dans les nuages, on s est bien amuses. Seule peripetie : une double crevaison ( les 2 pneus de cote) apres avoir roule sur une branche sur le bas cote . Attente tres longue dans le desert sur route quasi deserte entre Chiricahua et Willcox pour depannage mais de nombreux locaux se sont arretes. Je vous conterai tt ca mais la avec la tablette c est pas pratique. Aujourd hui nous roulons vers Santa Fe.
Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
by Pasqualina · 2013-07-07 · 158 replies
Avant-propos : Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours. Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois. J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment). J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.

Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.

Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.

Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.

Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Grèce: Santorin, Oia en blanc et bleu... English translation pending
by Jemaflor · 2013-07-04 · 42 replies
A l’horizon, par intermittence, un éclat de lumière perce la pénombre du petit matin. Pas de doute, Il s’agit du faisceau lumineux d’un phare … Santorin, l’île-volcan est désormais en vue. Une île connue pour être une des plus originales des Cyclades et même de toute la Mer Egée. Et à mesure que le navire progresse sur des eaux calmes, les premières lueurs de l’aube naissante nous laissent deviner la silhouette sombre des versants volcaniques de ce territoire insulaire.



Le temps de parvenir dans la caldera, la luminosité du phare a cédé sa place aux rayons du soleil … là également par intermittence ! Car quelques gros nuages gris viennent à présent encombrer le ciel. Oh ! juste de courts instants. Voilà que l’astre solaire réapparaît soudain … mais seulement en reflet à la surface de l’eau, la vision est magique.



En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral. L’île actuelle, un arc de cercle incomplet, n’est plus que le reste d’un ancien volcan dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Il faut un peu d’imagination pour reconstituer virtuellement l’aspect initial du volcan dont une grande partie a disparu, engloutie dans la mer. Ce relief particulier est la conséquence de terribles phénomènes volcaniques : éruptions, tremblements de terre, ras de marée puis effondrement du cratère central … c’était selon les géologues il y a bien longtemps, vers 1600 avant J-C. Bref, de nos jours l’île de Santorin ne représente seulement qu’une partie de la crête de l’ancien volcan, quant à la caldera, c’était le centre du cratère … En cette matinée, les eaux presque lisses et paisibles ont de quoi faire oublier la tumultueuse histoire géologique des lieux.



Observons avec un regard curieux cette île d’exception. Avec des yeux de montagnard, on peut trouver ici une ressemblance avec un paysage alpin : une paroi montagneuse abrupte couronnée par des crêtes blanches, en effet les villages aux maisons blanchies perchées sur les hauteurs évoqueraient presque (et surtout de loin) quelques sommets enneigés … Le gourmand, pourrait quant à lui, penser à un gigantesque mille feuilles (au chocolat !) en distinguant cet empilement de strates volcaniques horizontales et les maisons blanches seraient un peu de crème chantilly … Bon, j’arrête là mes délires imaginatifs, revenons à la réalité du voyage, nous allons débarquer. Le quai du port d’Athinios, minuscule au pied des imposantes falaises, se présente comme un alignement de tavernes et de quelques constructions … aucun charme, passons. Enfin, roulons plutôt pour gravir la route pentue. Une succession de zigzags et de virages en épingles à cheveux zèbrent la paroi rocheuse. Ca y est, nous voilà parvenu sur la route panoramique, tout en haut, sur la crête du volcan. J’ai quelques anciens souvenirs de visite à Santorin, l’île ne manque pas de sites à (re)découvrir , les images défilent dans ma mémoire : les ruines minoennes d’Akrotiri, les plages de sable volcanique rouge ou noir et l’atmosphère pittoresque des villages blancs, Megalochori et son clocher , Fira la petite capitale et surtout Oia, tout à l’extrémité de l’île … Ce n’est peut-être pas très original mais ce village m’avait à l’époque enchanté, comme tout visiteur du lieu. Un village qui accumule les superlatifs : le plus connu, le plus visité, le plus photographié et surtout le plus charmant … C’est donc vers Oia que nous nous dirigeons. Une chance, le ciel partiellement nuageux du lever du jour est maintenant dégagé, le soleil brille et la teinte bleue (ciel et mer) domine … l’image est conforme à ce que l’on attend d’une île de l’archipel des Cyclades, les vues n’en sont que plus belles ! Pour atteindre notre destination, il nous faut traverser l’île par la route panoramique. Le ruban de bitume sinue entre les hameaux et laisse par moments apercevoir la belle bleue. Une terre de contraste, Santorin, au vrai sens du terme, comme le montre cette photo. Au détour d’un virage apparaissent ces versants aux tonalités opposés : l’un sombre avec ces amas de scories volcaniques brunes et noires et l’autre clair ponctué de taches foncées. Il s’agit de pouzzolane composée de cendres volcaniques parsemées de cailloux.



La visite d’Oia, à prononcer à la grecque « Ya » se fait obligatoirement à pied, il n’y a pas de place pour les véhicules dans les ruelles du village et finalement c’est tant mieux. On peut ainsi profiter à son aise des inépuisables panoramas vers l’intérieur de la caldera. Ils sont à couper le souffle, grandiose et esthétique à souhait, un véritable décor de carte postale (au bon sens du terme). Tous les éléments pour réaliser des compositions photogéniques sont ici rassemblés, en voici la liste, j’en vois au moins cinq : 1 : une vue plongeante sur la mer bleue. 2 : un horizon entre ciel et mer avec un bout d’île en arrière plan. 3 : des maisons blanches sur le versant rocheux en premier plan. 4 : un clocher d’église ou un dôme (bleu) en point fort de l’image. 5 : une atmosphère ensoleillée pour faire ressortir la palette et le contraste de teintes … Ce (parfait) point de vue, où se situe t-il me demanderez-vous ? Pratiquement à chaque coin de rue de Oia.



Cependant, cela ne doit pas inciter à ne s’arrêter seulement à une première vision même si elle vous paraît unique et vous comble déjà. Il ne faut surtout pas hésiter à sortir de la rue Nikolaou Nomikou, la principale, la plus empruntée et finalement la moins intéressante sur le plan visuel. Découvrir Oia, c’est arpenter les ruelles tortueuses qui se faufilent entre les maisons, longer les murets blancs, contourner les terrasses, monter quelques marches puis en descendre d’autres, s’arrêter, continuer son chemin, jeter un regard presque indiscret entre deux murs ou par une ouverture … et surtout, tomber en admiration devant le pittoresque de ce village à nulle autre pareil. A la blancheur traditionnelle des constructions et au bleu des coupoles des églises s’ajoutent d’autres teintes, histoire d’enrichir la palette de couleurs. Oia, un village en bleu et blanc, assurément, mais pas seulement. De l’ocre, du jaune, un peu de rouge par ici ou du rose par là jusqu’aux tons fushia des bougainvillées. Toutes ces maisons, ces chapelles et ces murets imbriqués comme également toutes ces teintes complémentaires composent un bric à brac désordonné mais ô combien esthétique.



Les chats des Cyclades sont célèbres. En effet, quel album de photos ou dépliant touristique des îles égéennes ne présentent-ils pas une vue de chat noir sur fond de mur blanc ? Mais, c’est bien connu, les chats sont des animaux discrets et craintifs… et filent dès qu’on les aperçoit. Et encore un qui disparaît furtivement avant que je n’ai pu lui tirer le portrait. En revanche, ce chien berger leur vole la vedette, il est tranquillement allongé sur ce rebord de mur et pose devant les objectifs (étonnés) des visiteurs. Nous sommes ici au bout du village, près d’une tour dominant vertigineusement la mer. Quant à notre star canine, elle semble particulièrement apprécier le splendide à-pic plongeant (comme on la comprend !), un chien qui n’est vraiment pas sujet aux vertiges …



De ces fortifications, en partie en ruines, on bénéficie donc d’une vue privilégiée sur l’extrémité du village et sur le quai du petit port, tout en bas. Des rochers rouge, brun ou noir forment ces falaises chaotiques du bout de l’île. Plus haut, sur le versant, sont accrochées les habitations. La plupart possèdent une terrasse avec vue sur mer … à rendre jaloux. On imagine avec envie le panorama dont jouissent les heureux propriétaires, qu’il doit être plaisant de contempler depuis son propre belvédère les flamboyants couchers de soleil qui embrasent l’horizon marin …



Idéalement situés pour une bonne exposition aux vents du large, plusieurs moulins surplombent les habitations de cette falaise. Aux côtés des maisons traditionnelles aux façades blanchies, on remarque également quelques murs éboulés, laissés à l’abandon. Ce sont les vestiges de maisons entièrement détruites lors du dernier grand tremblement de terre, c’était en 1956. Les terribles secousses (magnétude 7,8 sur la fameuse échelle de Richter), leur lot de destructions et surtout le nombre de disparus, (54 morts et 2000 blessés !) ont fait fuir de nombreux rescapés. Une terre insulaire devenue maudite … Comment peut-on envisager de reconstruire et de rester sur une île rendue si inhospitalière par les colères successives du dieu Vulcain ? Aussi, beaucoup d’habitations furent vendues pour quelques bouchées de pain ! Chanceux acheteurs qui firent là d’excellentes affaires … Pour s’en convaincre il suffit de regarder les prix de locations estivales de ces maisons-terrasses avec vue. Des tarifs à coup le souffle … comme le panorama sur la mer dont elles bénéficient ! Certaines se louent, paraît-il, 2000 Euros la semaine !

Arrivé en bout de village, on a ensuite qu’un seul choix, rebrousser chemin. Cela permet d’admirer sous un autre angle Oia en empruntant d’autres ruelles étroites. Elles serpentent parmi le bourg, toujours côté caldera. L’occasion d’observer quelques détails, tous apportent des éléments participant au charme des lieux. Ici un portail ou une porte joliment décorés, fond bleu et cadre blanc. Là, ce sont les fleurs mauves qui contrastent avec la blancheur des murs et plus bas, mon regard plonge en se fixant sur ce clocher puis sur cette barque isolée, jaune sur bleu marine.



Au gré de la balade et au détour d’un angle de rue, le panorama s’ouvre maintenant sur un des plus beaux « tableaux » de Santorin. N’est elle pas photogénique à souhait cette église grecque orthodoxe avec son pimpant dôme et son clocher qui se détachent sur ce paysage marin ? Certainement la vue la plus reproduite d’Oia, elle est même devenue un emblème de cette île des Cyclades. Un point de vue à contempler sans retenue, on ne s’en lasse pas, j’en témoigne.



Toutes les venelles avec des escaliers mènent immanquablement vers la rue principale. Une rue commerçante empruntée par les nombreux visiteurs. Une animation qui peut plaire aux adeptes du lèche-vitrine touristique … et déplaire aux amoureux des grands espaces moins urbain ! Parmi toutes les marchandises de ces boutiques, il y a comme partout dans ce genre de lieu très fréquenté, beaucoup de pacotilles, des objets artisanaux et quelques galeries de peinture. Dans celle-ci, je retrouve sur les toiles les panoramas classiques du village et aussi en plusieurs exemplaires, exécutés avec talent, le fameuse vue de l’église admirée quelques minutes auparavant.



D’une église à l’autre … sur la place centrale se situe la principale église orthodoxe de la bourgade, la vision est (presque) en noir et blanc. Le pope et une paroissienne (tout deux en noir) apparaissent sur un fond de façade au blanc éblouissant, ils sortent à l’instant de l’édifice, signant sans doute la fin de l’office religieux. Noyé dans le flot des visiteurs qui déambulent dans l’artère principale de Oia, un instantané me fait sourire … les couleurs nationales grecques sont vraiment partout : flottant au vent sur les édifices publics mais comme ici, également sur le tee-shirt de ce passant !



C’est une des spécialités de l’île, je veux évoquer maintenant ces pistaches que l’on vous propose tout au long des étals destinés aux touristes. Cet homme souriant, sachet de pistaches à la main, semble sympathique. Comme tous les marchants locaux, il offre une dégustation pour vous décider à acheter ses friandises. Pistaches sucrées ou salées ? Pistaches au sésame ou au paprika ? J’avoue avoir un faible pour celles préparées avec des graines de sésame.



Voilà des sachets proposés comme petits-cadeaux-souvenirs à ramener de voyage. A observer la plupart des visiteurs qui picorent sans cesse leur petite provision de pistaches … je crains qu’il ne leur en reste plus aucune à faire goûter lorsqu’ils retrouveront leurs proches ! Acheter donc des éponges, un autre produit local accroché en grappes aux devantures, là, il n’y a aucun risque de consommer sur place le cadeau souvenir !

Même en voyage les contraintes horaires vous poursuivent, il nous faut à présent quitter (avec regrets !) le si charmant site d’Oia. Histoire de découvrir d’autres aspects de l’île, notre chemin du retour se fera par la route qui serpente parmi le versant maritime, au nord de l’île. Après la route de la crête, nous dévalons maintenant une route plus campagnarde sur les pentes du volcan.



Ici, le long de cette voie toujours aussi sinueuse, le paysage s’avère plus rural et donc plus authentique … moins de touristes et plus habitations modestes où vivent en majorité les vrais îliens parmi quelques terres cultivées. On le sait, les sols volcaniques sont souvent fertiles même si sur ces parcelles pentues, l’aridité et le manque d’eau sont de véritables problèmes. Cependant, la vigne y pousse, pas en rangs rectilignes comme on a plus l’habitude de le voir dans nos vignobles, mais avec des ceps et des feuillages s’étalant à proximité du sol. Plantés dans de petites cuvettes, les tiges semblent ramper sur le sol autour des pieds de vigne, formant ainsi un cercle végétal autour de la plante. Le produit, un vin acidulé, est paraît-il très plaisant au palais. Désolé, je n’ai pas eu l’occasion de déguster un Assyrtiko local aux arômes citronnés. Et voilà que l’on reparle des pistaches ou plutôt des pistachiers. A quoi ressemblent-t-ils ? Finalement à des arbres assez communs, un tronc, des branches et puis des feuilles vertes. Il y en a beaucoup parmi la campagne … et ils assurent la production des graines dont je parlais précédemment, ces fameuses pistaches vendues un peu partout dans les boutiques de souvenirs. Ce parcours routier longe par endroits le rivage. Une succession de baies abritées entre des avancées rocheuses. C’est là que l’on trouve les plages de Santorin … Autant l’île est originale pour ses paysages de volcan endormi, autant ses plages ne comptent pas parmi les plus plaisantes des îles grecques. Sauf, peut-être, si vous êtes amateurs de sable noir, celui qui chauffé par le soleil vous brûle la plante des pieds ! De plus il est loin d’être fin. Par bonheur et sans doute cela compense ce petit handicap, les eaux bordant les plages sont cristallines à souhait et l’horizon marin d’un bleu inoubliable …

Sur Santorin, toutes les routes mènent vers … Fira, la ville principale de l’île. Nous y arrivons. Elle est presque incontournable lorsque l’on flâne à travers les ruelles pentues de la petite ville, l’artère commerçante est parcourue par un flot ininterrompu de visiteurs zigzagants d’une vitrine à l’autre.



A bien y regarder, on peut s’étonner du grand nombre de bijouteries, d’horlogeries et de joailleries bordant cette rue. Fira est pourtant loin d’être une grande cité ! Avec un sourire ironique, on vous affirme sur place que les joailleries sont ici plus nombreuses qu’autour de la célèbre place Vendôme de Paris ! Comme je ne suis pas venu jusqu’ici pour acheter des bijoux (même détaxés), poursuivons la balade en cheminant sur la corniche, un passage pour piétons y surplombe la ville. Le point de vue sur le versant habité a de quoi séduire avec toutes ses maisons blanches accrochées à la falaise. Cependant, et même si généralement je n’aime pas hiérarchiser l’esthétique des différents lieux d’une région ou d’une île, il faut avouer que Fira ne peut rivaliser avec la beauté du si pittoresque village d’Oia, admiré un peu plus tôt dans la matinée …



Tiens, le temps commence à se gâter, un grain se prépare ! Au loin, on aperçoit maintenant un gros nuage isolé semblant se transformer en une averse très localisée, juste sur une partie de la caldera … une vision étonnante vue depuis ce belvédère. Tandis qu’à l’opposé, au-delà des versants sombres, le village d’Oia bénéficie encore d’un rayon de soleil.

Epargné par l’ondée, le moment est venu de faire une pause … une pause café. Ce café-terrasse avec vue imprenable sur la mer a tout pour me plaire, prenons place. Pour moi se sera un café grec, bien entendu, restons couleur locale. Le café grec (comme le turc …) n’est jamais servi avec une cuillère, c’est inutile. Il ne faut surtout pas remuer le contenu de sa tasse afin de laisser le marc se déposer au fond après on peut savourer une première gorgée et contempler le panorama. Juste en face, en plein centre de la caldera, des amas de cendres et de scories forment un îlot volcanique, le Neo Kameni, il est le résultat des éruptions les plus récentes.



Des souvenirs me reviennent en mémoire, il y a quelques années je me souviens avoir arpenté ces collines de pierres ponce et de scories volcaniques. Il me semble encore entendre le bruit des pas qui crissent sur ces cailloux particuliers et qui, à chaque enjambée, soulèvent une fine poussière … et puis, il y avait aussi ces odeurs soufrées qui fusaient à travers quelques anfractuosités de la roche. Une ancienne lecture surgit également de ma mémoire : « Besoin de mer »* de Hervé Hamon. Dans ce livre, l’auteur qui ne se lasse pas d’observer l’horizon marin conseille une petite expérience aux contemplatifs admirant la mer depuis un rivage. Ce spectacle étant si changeant et toujours en mouvement, l’écrivain conseille de fermer les yeux par moments et ce durant quelques dizaines de secondes … puis d’observer à nouveau. A chaque fois, des aspects ont changé et l’on en découvre d’autres, négligés lors d’une vision antérieure. Tout à l’heure c’était une ondée passagère et un magnifique rayon de soleil sur Oia, maintenant ce sont des rides qui apparaissent à la surface de l’eau … derrière le sillage des bateaux en mouvement.



Ces embarcations gagnent ou quittent le port, le va et vient est incessant. Le minuscule port d’embarquement, tout au bas des falaises est celui par lequel nous allons quitter l’île. Pour y parvenir depuis le centre ville, trois options sont à disposition. La première, la plus reposante, consiste à se laisser porter par une cabine de téléphérique. C’est rapide mais cela manque un peu de naturel ! La seconde est d’effectuer à dos d’âne la vertigineuse descente, de lacets en lacets. Bof ! La troisième, pour adeptes de la marche à pied, nécessite de descendre le chemin en empruntant les 556 marches du parcours … c’est notre choix. Une voie particulièrement pentue, évidemment ! Elle peut devenir vraiment glissante pas seulement lors des rares jours de pluie. En effet, les ânes qui ne connaissent pas le progrès des toilettes aménagées, ont la fâcheuse tendance à décorer les galets du sol avec leurs crottins … Inutile d’ajouter que le chemin n’embaume pas vraiment de senteurs végétales méditerranéennes ni même d’odeurs iodées ! Bon, restons gentils avec ces braves bêtes dont on imagine le dur quotidien : monter et descendre des touristes méfiants et hilarants.



Lorsqu’on voyage, par définition, on ne fait que passer et le moment de quitter un lieu apprécié arrive toujours trop rapidement. C’est ainsi ! Le temps est venu de jeter quelques derniers regards depuis la belle bleue vers cette imposante paroi volcanique chapeautée de villages blancs. Progressivement le navire s’éloigne de l’île-volcan et de son décor en blanc et bleu. Santorin n’est plus pour moi qu’un souvenir qui prend maintenant l’aspect d’un point posé sur l’horizon marin … comme un point final, identique à celui de la fin ce récit de voyage.

Santorin Mai 2013

* « Besoin de Mer » de Hervé Hamon (Seuil, 1997)
Contes du Mali (en bambara/français): "La pierre barbue" English translation pending
by Taamaden · 2013-07-04 · 1 reply
Contes du Mali

Gérard Dumestre (éd.) 1989. LA PIERRE BARBUE et autres contes du Mali. Edition bilingue bambara–français. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Illustrations de Caroline Hawkins. Angers : Bibliothèque Municipale. ISBN 2-85755-014-8.

Les dix-huit contes de ce recueil présentés par Gérard Dumestre laissent regarder dans la riche diversité des contes bambara du Mali. La plupart des textes du recueil ont été collectés par lui-même à Dougoukouna, petit village près de Ségou (Mali). Gérard Dumestre, professeur émérite, a einseigné le bambara à l’INALCO (Paris) de 1976 à 2010. Membre de l’UMR (INALCO, CNRS, Paris VII), il a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. Il est auteur de la Grammaire fondamentale du bambara (2003), du Dictionnaire bambara–français (2011) et dans la série des "Classiques Africains" de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, 1975 ; La geste de Ségou, 1979 ; Des bêtes et des hommes. Chants des chasseurs mandingues, 2000) ainsi qu’éditeur de deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances. Chroniques maliennes, 2007).

La collection comprend des contes "moraux", qui représentent et défendent la société traditionnelle et justifient ses règles : le mariage souvent forcé, le respect des anciens, la nécessité de l’entraide, la croyance en Dieu ... Mais aussi des récits d’une veine plus comique, jouant sur le ridicule des personnages ou des situations, ou même des contes mélangeant le fantastique et l’absurde, puis le thème de l’orphélin et celui de l’impuissance face à la nature. Et enfin, bien sûr, à ne pas oublier la femme qui, d’une manière générale, apparaît comme la source des grands conflits parce qu’elle est infidèle, menteuse, sournoise, ingénieuse en matière de tromperie. Etant cruelle et tendre à la fois. Et sa beauté fait souvent des malheurs. Il faut s’en méfier. On y trouve les protagonistes habituels du genre, et d’abord le couple formé de l’hyène, souvent goinfre et stupide, et du lièvre rusé (voir le conte présenté en bas !). Mais aussi le bouc, l’oryctérope (tinba), le margouillat (basa) et le crapaud (ntori), le scorpion (bunteni), la tourterelle qui protège un enfant, l’éléphant (sama) et la poule (shè), le chien (wulu) et le lion (jara), mais aussi la méchante coépouse (sinamuso jugu), les jeunes gens amoureux, la vieille femme déjà un peu bizarre et sorcière, les deux amis inséparables (terima fila), ainsi que la fille rebelle (furukènyè npogotiginin) ... et notamment d’objets qui mènent une vie propre et étrange : une pierre barbue, une hache qui parle, un bras qui court ...

Voici le conte initial (la traduction interlinéaire est de moi) ... :

FARA BONBONSIIMA LA PIERRE BARBUE

– Texte en bambara :

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. Bonbonsii b’o la. Ale ko : – Ee ! Fara bonbonsiima ? Fara y’alle ta a sen ma ka ale munumunu ka ale pèrèn dugu ma paa ! Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ka taa mankalanninw sòrò yennò. – Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! Mankalanninw nana. – Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: – Ee ! Ko fara bonbonsiima ? Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase ka taa o dun. O dugujè, a taara ngolokulu caman na, ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. Olu nana. – Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. Don dò, a taara nsonsan nò fè, a ko : – Jaaso ! K’e ka na yan bani ! Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : – Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? Nsonsannin ko : – Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? – Ee ! A ko fara tè wa ? Nsonsannin ko : – Ò ! Fara tè wa ? – Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! – Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! – Ò ! A fò fara bon sa ! – Nsonsan ko : – Ò ! Far bòk... – Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! – Ò ! Fara booboo ! – Aa ! Cè, a fò fara sa ! – Fara kè ! – Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! Nsonsannin ye ale kun ci.

– Texte en français :

Un jour, une hyène qui se promenait tomba nez à nez avec une grosse pierre, une grosse pierre barbue. – Ça alors, dit-elle, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre la saisit par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. L’hyène se releva péniblement, regarda attentivement la pierre puis s’en alla trouver les biches, un peu plus loin. – Venez voir, leur dit-elle, regardez un peu, qu’est-ce que c’est ? – Ça alors, s’exclamèrent les biches, mais qu’est-ce que c’est ? Une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Le lendemain, l’hyène s’en alla trouver une bande d’antilopes et leur demanda de venir voir la chose. – Ça alors, dirent-elles en la découvrant, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Et cela continua ainsi, jour après jour, au point que les animaux finirent par se douter de quelque chose. Un jour, l’hyène s’en alla trouver le lièvre, et l’invita à venir voir une chose extraordinaire. Le lièvre la suivit, et découvrant la pierre : – Ça alors, dit-il, mais qu’est-ce que c’est ? – Mon ami Lièvre, ne serait-ce pas une pierre ? – C’en est une, absolument. – Mais Lièvre, ne vois-tu pas qu’elle est particulière, cette pierre ? – Hyène, mon amie, c’est vrai, dis-moi donc ce qu’elle a de si particulier ? – Lièvre, c’est une pierre bb... – Hyène, je vois bien que c’est une pierre bb ! – Ah, Lièvre, tu es vraiment stupide, tu vois bien que c’est une pierre barr... – Oui, oui, c’est bien cela, c’est bien une pierre barr..., dit le lièvre. – Tu ne veux donc pas dire son nom ? s’énerva l’hyène. – Eh bien, mais c’est une pierre, répondit le lièvre. – Ah, petit frère, dis-le moi donc que c’est une pierre barbue ! A ce mot, la pierre saisit l’hyène par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. Alors, sans pitié, le lièvre lui brisa la tête.

– Traduction interlinéaire :

Fara bonbonsiima fara – bonbon-sii-ma pierre – menton-poil-QUAL La pierre barbue.

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. suruku-ba – taama-tò – dòn – dò – ale – ye – fara-kuru – ye hyène-grand – promener-PART – jour – un – elle – AC – roche-boule – voir Un jour, une hyène qui se promenait, a trouvé une grosse pierre.

Bonbonsii b’o la. Ale ko : bonbon-sii – bè – o – la – ale – ko menton-poil – SIT – DET – SIT – elle – dire Une pierre barbue. Elle a dit :

Ee ! Fara bonbonsiima ? ee – fara – bonbonsiima eh – pierre - barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara y’ale ta a sen ma ka ale munumunu fara – ye – ale – ta – a – sen – ma – ka – ale – munumunu pierre – AC – lui – prendre – sa – patte – à – CONV – elle – faire tourner La pierre l’a saisie par les pattes, l’a fait tournoyer dans l’air

ka ale pèrèn dugu ma paa ! ka – ale – pèrèn – dugu – ma – paa CONV – elle – flanquer – terre – à – EXP et l’a fracassée par terre avec un bruit terrible.

Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ale – wuli-la – ka – fara – mafilè – ka – taa elle – se lever-AC – CONV – pierre – regarder attentivement – CONV – partir Elle s’est relevée péniblement, l’a regardée attentivement

ka taa mankalanninw sòrò yennò. ka – taa – mankalannin-w – sòrò – yennò CONV – partir – biche-PL – trouver – là-bas et s’en est allée trouver les biches, un peu plus loin.

Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! ko – mankalanninw – aw – ka – na – yan – bani dire – biches – vous – HORT – venir – ici - PHRA Biches, venez ici !

Mankalanninw nana. mankalanninw – na-na biches – venir-AC Les biches sont venues.

Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: ko cè – ko – nin – ye – mun – ye – mankalannin-w – ko ça alors – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – biches – dire Ça alors, c’est quoi ça ? Les biches disent :

Ee ! Ko fara bonbonsiima ? ee – ko – fara – bonbonsiima eh – dire – pierre – barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – ta – ka – o – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – elles – prendre – CONV – DET – faire tourner – CONV – elles – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase ka taa o dun. a – ye – olu – tò – lase – ka – taa – o – dun elle – AC – elles – reste – transmettre – CONV – partir – DET – manger Elle a fait vite pour les achever et les dévorer.

O dugujè, a taara ngolokulu caman na, o dugujè – a – taa-ra – ngolo-kulu – caman – na le lendemain matin – elle – partir-AC - ??-bande – beaucoup – à Le lendemain matin, elle est partie chez une bande d’antilopes,

ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. ko – olu – ka – na – nin – fèn – nin – mafilè – bani dire – elles – HORT – venir – DEM – chose – DEM – regarder attentivement – PHRA leur a demandé de venir voir cette chose.

Olu nana. Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? olu – na-na – ee – olu – ko – fara – bonbonsiima elles – venir-AC – eh – elles – dire – pierre – barbue Elles sont venues. Eh ! Elles disent : Une pierre barbue ?

Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – minè – ka – olu – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – eux – prendre – CONV – eux – faire tourner – CONV – eux – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. a – ye – olu – tò – lase – ka – olu – dun – don o don – a – bè – o – kè – sa elle – AC – elles – reste – envoyer – CONV – elles – manger – un jour - elle – INAC – DET – faire – PHRA Elle a fait vite pour les dévorer. Jour par jour, elle a répété ça.

Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. ayiwa – kungo-sogo – bèè – sòmina – a – ma – sa – bèè – ye – a – ye – ka – a – to – yen alors – brousse-animal – tous – doute – le – à – PHRA – tous – AC – le – voir – CONV – le – rester – là-bas Alors, les animaux sauvages ont commencé à se douter.

Don dò, a taara nsonsan nò fè, don – dò – a – taa-ra – nsonsan – nò – fè jour – un – elle – partir-AC – lièvre – trace – par Un jour, l’hyène a rencontré le lièvre.

a ko : Jaaso ! K’e ka na yan bani ! a – ko – jaaso – ko – e – ka – na – yan – bani elle – dire - ?? – dire – toi – HORT – venir – ici – PHRA Elle dit : Salut, suis-moi.

Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. ko cè – ko – ne – bè – ka – fèn – dò – ye – o – ye – kabakoma-fèn – ye ça alors – dire – je – INAC – CONV – chose – une – voir – DET – EQ – merveilleux-chose – EQ Ça alors, j’ai découvert une chose extraordinaire.

Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : nsonsan – ye – a – nò-minè – ka – na – a – taa-ra – fara – jira – a – la – ko lièvre – AC – le – trace-prendre – CONV – venir – elle – partir-AC – pierre – montrer – il – à – dire Le lièvre l’a suivie pour regarder la chose.

Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? nsonsan – ko – nin – ye – min – ye – de lièvre – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Lièvre, dis, ça c’est quoi ?

Nsonsannin ko : Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? nsonsan-nin – ko – ee – surukuba – nin – ye – mun – ye – de lièvre-petit – dire – eh – hyène – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Le lièvre dit : Eh, hyène, c’est quoi ?

Ee ! A ko fara tè wa ? ee – a – ko – fara – tè – wa eh – elle – dire – pierre – Eqnég - INT Eh, dis, c’est pas une pierre ?

Nsonsannin ko : Ò ! Fara tè wa ? nsonsannin – ko – ò – fara – tè – wa lièvre – dire – oh – pierre – EQnég – INT Le lièvre dit : Oh, c’est pas une pierre ?

Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! ò – nsonsannin – i – fana – sa – ò – sin – ka – a – fò – kè oh – lièvre – tu – aussi – PHRA – oh – PHRA – HORT – le – dire – PHRA Oh, lièvre, quant à toi, dis-le donc !

Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! ò – surukuba – e – yèrè – ka – a – fò – kè oh – hyène – toi – même – HORT – le – dire – PHRA Oh, hyène, dis-le toi-même !

Ò ! A fò fara bon sa ! ò – a – fò – fara – bon – sa oh – le – dire – pierre – bon... – PHRA Dis-le, une pierre b... donc !

Nsonsan ko : Ò ! Far bòk... nsonsan – ko – ò – far – bòk lièvre – dire – oh – pier... – b... Le lièvre dit : Oh ! Une pier... b...

Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! ee – n – dògò – nsonsannin – e – yèrè – de – ka – kolon – kojugu eh – mon – petit – lièvre – toi – même – FOC – DES – faible – trop Eh ! Mon cher lièvre, toi-même, tu es vraiment stupide.

I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! i – bè – sin – ka – a – fò – ko – fara – booboo tu – INAC - ?? – CONV – le – dire – dire – pierre – bb… Dépêche-toi et dis que c’est une pierre barb... !

Ò ! Fara booboo ! Aa ! Cè, a fò fara sa ! Fara kè ! ò – fara – booboo – aa – cè – a – fò – fara – sa – fara – kè euh – pierre – bb… – ah – homme – le – dire – pierre – PHRA – pierre – PHRA Oh, oui, une pierre bb..., je le vois, une pierre, bien sûr !

Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! aa – c�� – n – dògò – nsonsannin – a – fò – fara – bonbonsiima – sa ah – homme – mon – petit – lièvre – le – dire – pierre – barbue – PHRA Ah ! Mon cher lièvre, dis donc, que c’est une pierre barbue !

Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! fara – ye – ale – ta – ka – a – munumunu – ka – ale – kè – dugu – ma – paa pierre – AC – lui – prendre – CONV – le – faire tourner – CONV – lui – faire – terre – à – EXP La pierre l’a saisie, l’ a fait tournoyer dans l’air et l’a fracassée par terre.

Nsonsannin ye ale kun ci. nsonsannin – ye – ale – kun – ci lièvre – AC – lui – tête – briser Le lièvre lui a brisé la tête.

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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négatif ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative affirmative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INT = pronom interrogatif ; PART = participe (de valeur d’inaccompli) ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualificative) ; SIT = marque de prédication non-verbale )

Bonne lecture !

Herbert

Accès aux GRR1, GRR2 & GRR3 en septembre-octobre English translation pending
by MajusC00L · 2013-07-01 · 13 replies
Bonjour

Plutôt habitué des voyages à vélo, j'ai décidé de poser le pied cette année pour m'éloigner du bitume et m'enfoncer dans les sentiers.

C'est donc à La Réunion que je vais aller crapahuter de la mi-septembre à la mi-octobre 2013.

J'ai bien lu toutes les discussions de cette rubrique et elles répondent à la plupart des questions que j'avais concernant les vols, l'équipement, l'hébergement, ...

Mais j'en ai encore quelques unes auxquelles les habitant(e)s et/ou les plus habitué(e)s de La Réunion sauront peut-être répondre:Pour cette période, je pense que j'ai mis toutes les chances de mon côté pour profiter d'une accessibilité maximale aux sentiers. Est-ce que je peux compter sur 100% d'accessibilité où ce cas ne se présente jamais? Lorsqu'un sentier est fermé et qu'un retour arrière est exclu, y a t-il toujours des plans B pour contourner les portions interdites? J'ai choisi ces dates pour profiter des sentiers avant le Grand Raid, prévu à partir du 17 octobre justement pour éviter une fermeture des sentiers aux promeneurs solitaires. Je pense que j'aurai fini de marcher vesr le 10 octobre. Est-ce que j'ai bien calculé mes trucs d'après vous?Merci d'avance pour vos réponses.

Amicalement

Darryl
Récit, voyage d'un mois en Nouvelle-Calédonie en mai English translation pending
by Moomin · 2013-06-30 · 15 replies
Bonjour,

Nous sommes de retour depuis un mois d'un voyage d'un mois en Nouvelle-Calédonie, c'est à dire tout le mois de mai. Tout d'abord un tout grand merci à tout ceux qui m'ont donné de précieux conseils et à ceux qui on déjà raconté leur expérience. Vos récits m'ont été d'une grande aide. Je vais essayer de résumer ce que nous avons fait. Bien que pas facile de résumer un mois.

Nous sommes arrivés à Nouméa le dimanche 5 mai après un très long voyage et 4 petits déjeuners dans les avions! Grand soleil à notre arrivée, 25 degrés ça commence bien surtout qu'on venait de subir un hiver à rallonge en Suisse. Comme annoncé dans toutes nos lectures Nouméa le dimanche c'est mort! On aurait dit une ville fantôme. Nous avons commencé par deux nuits à l'auberge de jeunesse. Elle est très bien, pas spécialement décorée, mais fonctionnelle et propre, un très bon point de chute et la vue y est belle. Dimanche après-midi, balade à la baie des citrons et l'Anse Vata. Lundi après un réveil à l'aube sous un ciel plutôt ensoleillé, baignade à l'Anse Vata, et là ça se gâte il se met à pleuvoir. Deux bonnes heures de rideau de pluie, on tue le temps sur une terrasse, le ciel reste couvert pour la suite de la journée nous allons donc faire quelques longueurs à la piscine de Nouméa puis quelques courses avant de commencer notre tour de la grande terre. Nous avons acheté une carte SIM rechargeable pour avoir un numéro local. (Je ne sais pas quels sont les tarifs pour les français si vous utilisez votre abonnement français là-bas, en tout cas pour nous ça aurait été exorbitant d'utiliser notre téléphone avec notre abonnement suisse.) Je conseil donc de faire cette achat car avec les diverses réservations nous passé beaucoup de coup de fils et si nous avions du à chaque fois trouver une cabine téléphonique on aurait galéré.

Mardi nous allons chercher une voiture de location réservée chez Europcar. Nous avions choisi la catégorie la moins chère, ça devait être une peugeot 106 ou une C1, finalement c'était une Nissan Micra, nous avons été surclassés (dur à croire qu'une Micra c'est déjà la deuxième catégorie!). Cette voiture était très bien pour faire le tour de la grande terre, pas très puissante donc des fois un peu lente dans les montées, mais de toute façon on était pas pressés. En route en direction de La Foa nous téléphonons pour réserver notre premier camping et la ça se complique un peu, nous avions choisi le refuge de Farino mais c’était plein. Il y a un truc auquel nous n’avions pas pensé, nous étions la veille du 8 mai qui est un jour férié et ensuite il y avait le week-end de l’ascension, donc un w-e prolongé de 5 jours! Du coup une bonne partie des hébergements étaient complets pendant ce long week-end. Donc un conseil, renseignez vous avant de partir et si il y a des jours fériés ou des vacances scolaires pendant votre séjour réservez vos nuitées à l’avance. Et bon à savoir aussi pendant les jours férié pleins de trucs sont fermé. Nous sommes nageurs et avons eu l’occasion de passer dans deux villages où il y avait une piscine mais elles étaient les deux fermées pendant tout le long week-end. Nous avons finalement pu nous installer pour 2 nuits au camping du syndica d’initiative de Sarraméa. C’était très bien, toilettes et douches propres et bien entretenues...seul bémol, pas d’eau chaude. Comme en mai c’est plus vraiment les grandes chaleurs une douche chaude est en général appréciée. Nous avions prévu de visiter le parc des grandes fougères mardi, mais il est fermé tous les mardis. Nous avons donc fait un bout de la balade en direction du plateau de Dogny en pensant tomber sur le trou feillet qui en l’occurrence ne se trouve pas le long de cette balade. Le bout de promenade était tout de même joli. Et ce fameux trou dans une rivière est en fait accessible par le chemin qui se trouve à droite du parking, nous avons quand même fini par le trouver. il faut passer une barrière et marcher 5 minutes. C’est sympa pour s’y baigner mais l’eau n’est plus très chaude en mai. Mercredi nous avons visité le parc des grandes fougères, vraiment très joli, c’était très chouette. Jeudi nous avons pris la route pour la côte est par la petite route Sarraméa-Kouaoua-Poro-Houailou. Il y avait de jolis passages, mais nous déconseillons cette route car c’est interminable! De plus arrivés à Kouaoua on a galéré pour trouver la bonne route pour continuer sur Poro car il n’y avait pas de panneaux et pleins de routes qui mènent à des exploitations minières. Nous voulions camper au camping Mo Sa Sa, mais là aussi à cause du long week-end c’était plein. Nous nous sommes donc rabattus sur le camping de Tiakan. Assez joli, dans une cocoteraie (du coup faire gaffe ou l’on met sa tante), par contre côté sanitaire c’est le pire que nous ayons eu. 2 toilettes sales dans une baraque en tôle et deux “douches” (tuyau avec un filet d’eau froide) pour un grand terrain de camping, vraiment pas terrible. Là nous avons eu des averses et beaucoup de vent. Une sortie à l’Ilot Tibarama était donc exclue, la piscine de Poindimié était fermée.....bref pas grand chose à faire, nous avons donc passé une partie de l’après midi à boire un verre au restaurant de l’Hôtel Tiéti Tera de Poindimié. Vendredi le mauvais temps nous poursuit, la journée est rythmé par des périodes de pluie et d’accalmie. Nous allons donc jusqu’à Hienghène, c’est très joli, la poule et le Sphynx sympa à regarder. Mais avec le mauvais temps ça perd de son charme. C’était jour de marché, on s’arrête pour acheter des fruits, il y a moins de choses que ce que nous attentions. Le temps annoncé est moche nous ne restons donc par à Hienghène comme prévu au départ car part mauvais temps il n’y a rien à faire et continuons notre route. Bac de la Ouaième, sympa à passer. Cascade de Tao pas possible de faire la balade car c’est mouillé et le sentier est fermé. Nous campons au relais Ouané Batch vers Pouébo. Très joli camping en bord de mer et douche avec eau chaude! Nous avions reservé une barquette à emporter pour le repas du soir, on nous a préparé un mi-cuit de thon avec une petite sauce, absolument délicieux et pas cher 850.-. Samedi toujours de la pluie et nous sommes dans un coin ou il n’y a rien à faire. Nous choisissons donc de rouler jusqu’à Koumac. Arrivés là-bas une pluie torrentielle commence et ça ne va pas s’arrêter de l’après-midi. Nous décidons donc de prendre un hôtel. Comme nous somme le samedi de ce maudit long week-end tous les établissements sont pleins.....la dernière tentative sans exploser le budget est la bonne. Nous prenons une chambre à l’hôtel passiflore et on passe l’après-midi à regarder la TV.....vraiment rien d’autre à faire par ce temps. Dimanche, le beau temps est enfin de retour. Nous allons jusqu’au relais de Poingam, c’est très beau, nous faisons une jolie balade jusqu’aux marais salants, baignade dans la sympathique piscine d’eau salé. Pour le repas du soir nous avions réservé au restaurant de la table de d’hôte, le repas était très bon et la soirée très sympa. Et il y avait également de l’eau chaude dans les douches du camping! Nous avons beaucoup aimé ce lieu. Lundi, nous repartons tranquillement sur la côte ouest visite des grottes de Koumac et projet de s’arrêter au refuge du cerf à Kaala-Gomen. Obligation de manger à la table d’hôte si on veut y camper, nous avions donc réservé car lu que ça valait la peine, le lieu a l’air magnifique avec une jolie piscine. Comme nous devrons débourser une certaine somme pour le repas du soir, nous voulons profiter un peu du lieu et de la jolie piscine avec vue sur la mer. Nous arrivons donc au refuge vers 12h. Et là mauvaise surprise, nous nous retrouvons devant un portail fermé avec une annotation accueil dès 16h. Etant donné que nous devions encore planter la tante, qu’il fait nuit à 17h30 et que nous devons quitter les lieu avant 10h le lendemain nous n’aurions vraiment pas pu en profiter en restant une nuit. Nous trouvons cette façon de faire à la limite du malhonnête nous appelons donc pour annuler notre réservation. On tente de trouver ce fameux coeur de Voh en faisait une balade jusqu’à un point de vue mais nous ne l’appercevons pas. On redescend, on cherche, on cherche une route d’accès à un autre point de vue, mais à part des routes interdites qui mènes à des site d’extraction de nickel on ne trouve pas. Finalement on laisse tomber. Comme il n’y a pas grand chose d’autre à faire à Voh, on reprend la route on nous roulerons finalement jusqu’à Bourail. On s’y prend bien trop tard pour trouver un camping, finalement nous posons la tente chez Hélène, dame très sympa, joli coin avec des bungalow en dehors de Bourail en pleine nature. Douche chaude, coin cuisine. A part le très grand nombre de moustiques c’était super. (il a fait froid la nuit)

Mardi, allons voir la roche percée, le bonhomme, la baie des tortues. Très joli coin. Ensuite plage de Poé, belle plage de sable blanc. Par contre pas terrible pour s’y baigner, il y avait un tapis d’herbes au fond de l’eau sur les 20 premiers mètres avec une eau pas très profonde. Ensuite route jusqu’à la Foa on s’y est aussi pris un peu tard pour trouver un hébergement, nous arrivons dans la nuit à la ferme auberge de Pierrat. Camping assez sympa, douche chaude. (nuit fraîche)

Mercredi nous avions réservé une balade en bateau dans la mangrove avec au fil de l’eau(le monsieur possède également un très joli bungalow qu’il loue). La balade était vraiment chouette est très intéressante, ça nous a beaucoup plus. On continue avec une baignade à la piscine de la Foa avant de reprendre la route pour Noumea. Nous ne sommes finalement pas allés à l’Ilot Tenia (chose que j’avais envie de faire) car il fallait six personnes pour y aller et même en étant six c’est quand même assez cher. On s’est dit qu’on aurait l’occasion de voir des poissons plus tard. 2 nuits passées à l’auberge de jeunesse. Jeudi, journée à Nouméa, lessive etc.... Vendredi nous rendons la voiture à l’aérodrome de Magenta et décollons pour l’île des pins. Nous avons eu beaucoup de chance d’ailleurs car une grève de 10 jours venait de commencer et plein de vols étaient annulés. Nous y avons passé 4 jours il a fait beau le 1er et le dernier. Nous avons campé au gîte Nataiwatch. Le meilleur endroit ou nous avons logé de toutes nos vacances. Les toilettes et les douches étaient propres, eau chaude. Joli camping, bon resto. A recommander vivement. Nous avons loué des vélos une journée et on a bien souffert. Lîle n’est pas vraiment plate et les vélos n’étaient pas en super état. Nous avons quand même réussi à nous rendre à la piscine naturelle et revenir au gîte, mais c’était sport. On est passé au marché de Vao le samedi, très sympa avons acheté de bons fruits.Vu le prix nous avons renoncé à faire la balade en pirogue et avons préféré louer une voiture le dernier jour afin de pouvoir faire le tour de l’île et retourner à la piscine naturelle qui est vraiment très belle autant en surface que sous l’eau! Malgé 2 journées avec une météo maussade nous avons beaucoup aimé cette île. Mardi matin vol pour retourner sur Noumea. Arrivés à l’aérodrome pas d’avion et des infos pas clair, la grève perturbe les vols. Finalement un avion est arrivé et nous avons pu partir avec 2h30 de retard. On s’en sort bien. Nuit auberge de jeunesse. Mercredi matin on se rend à l’aérodrome pas sûrs du tout de pouvoir partir, mais malgré plusieurs coup de fils avec air Calédonie impossible de savoir si notre vol aura lieu. Encore une fois nous avons de la chance, le vol pour Ouvéa va bien décoller. Nous devions passer 4 jours à Ouvéa. Nous campons chez Dydyce, à nouveau très bien. Rachel est très sympa, la cuisine est délicieuse, il y a de l’eau chaude parfait. A notre arrivée on loue des vélos pour aller au pont du Mouli. Plus agréable qu’à l’île des pins cette fois car c’est plat. Le pont est magnifique, nous passons un bon moment à regarder passer les poissons en dessous. 2ème jours on loue une voiture pour aller dans le nord, trous bleu d’Anawa, très beau par contre je ne sauterais pas dedans, ça ne doit pas être facile de remonter. Trou au tortures. Quasi impossible à trouver. Le panneau a été arraché, quand nous y étions il y avait un vieux ballon de foot sur un piquet au début du chemin à la place du panneau indicateur......On a vu les tortues, ça c’était super. Par contre nous n’avons pas vu de perruches. Pour le 3ème jour nous avions prévu de faire la balade des requins avec Antoine sauf qu’il a du annulé et nous a proposé de la faire le 4ème jour ce que nous avons accepté. On a donc gardé la voiture le 3ème jours on s’est baladés sur l’île et baignés, par contre pas terrible pour le snorkelling, il y avait du vent et l’eau était trouble. Nous avons mangé trois fois au snack fassi à côté du pont du Mouli, c'était délicieux et le prix est imbattable! Là nous apprenons qu’il n’y a plus eu de vols depuis notre arrivée sur l’île à cause de la grève. Aie ça se gâte. Suite à un appel chez Air Calédonie on nous dit qu’il y aura un vol le samedi. Nous avons un vol pour le dimanche matin mais peur de rester coincés sur l’île. On décide donc de tenter notre chance pour repartir le samedi et à notre grand regret nous avons donc du annuler la balade des requins avec Antoine. Samedi à l’aéroport c’était la ruée. Ils ont d’abord fait partir les gens avec des billets annulés des deux jours précédents. Sauf qu’ensuite il refusaient de changer les billets des gens qui en avaient déjà un pour le lendemain, et ils vendaient des billets aux gens qui voulaient en acheter........rageant. Finalement le vol était plein. Il devait y avoir un autre vol en fin d’après-midi. Par contre notre vol du lendemain matin était annoncé comme annulé. Malgré cela on refusait de nous changer notre billet pour le vol de l’après-midi en nous disant qu’il y avait un vol annoncé dimanche soir. (Annoncé avec Air Calédonie ne veut jamais dire que le vol aura lieu....) Du coup on a bluffé, on a dit que nous avions un vol international à la Tontouta le dimanche soir et que ne pouvions donc pas repartir d’Ouvéa ce même dimanche soir.....et ça à marché. On nous a changé notre vol, on est reparti avec l’avion de l’après-midi qui en plus n’était finalement pas plein! Scandaleux! Arrivés à Magenta nous avions une voiture de location prévue pour le lendemain matin qui était déjà là, on a donc pu la prendre en avance avec le plein. On avait prévu de partir dans le sud sauf qu’il n’y avait plus d’essence dans les stations services de l’île à cause de la grève on a donc décidé de ne pas prendre le risque d’aller trop loin et de rester coincés. Nous avons donc fini notre voyage par 4 jours à Nouméa et alentours. Nous avons dormi à l’hotel le Stanley un peu en dehors de la ville. Très bien avec un coin cuisine, un seul bémol et gros bémol le lit était bien trop mou à mon goût je n’ai donc pas bien dormi.On a visité le centre Tjibaou, très joli, mais un peu bref car une expo sur deux était fermée. C’était pas prévu mais on est finalement quand même allés à l’aquarium et c’était chouette. Nous voulions aller à l’île au Canard malheureusement il y a eu beaucoup de vent ces 4 derniers jours donc nous n’y sommes pas allés car il n’aurait pas été possible de faire du snorkeling la mer était trop agitée. La grève s’est finalement terminée le lundi. Nous aurions pu aller vers le sud deux jours, mais la motivation n’y était plus et la météo plutôt mitigée ont fait qu’on avait plus très envie de nous y rendre.

En résumé ce que nous avons préféré: Le parc des grandes fougères, la région de Sarraméa, la pointe nord, La balade dans la mangrove à la Foa, Lîle des Pins avec ses magnifiques plages et sa piscine naturelle, Ouvéa sa plage interminable, le pont du Mouli, le trou aux tortues, de belles rencontre avec les gens, l'ambiance décontractée à l'Anse Vata, la bonne nourriture.

Si il avait fait beau nous aurions probablement apprécié aussi la côte nord, mais sous la pluie ça altère quand même un peu la carte postale.....

Nos regrets: Ne pas avoir vu le sud, ne pas avoir pu faire la balade avec Antoine, ne pas avoir eu l'occasion de manger un bougna (ils ne le préparent pas pour deux, on aurait du en avoir un chez Dydyce le dernier soir mais comme on est parti avant....)

Nous n'avons pas aimé: La grève! Evidement qui nous a causé pas mal d'inquiétudes et qui a quand même modifié nos projets, les prix des activités, le service pas très pro de Air Calédonie. Et ce que nous ne pouvions pas contrôler: une météo un peu capricieuse, nous avons eu peux d'occasion de faire du snorkeling,15 jours de soleil (dont plusieurs avec du vent),5 jours de pluie et 5 jours mitigés sur un mois mais bon ça c'est une loterie.

Voilà j'espère que ce récit pourra vous aider à organiser votre voyage. Si vous avez des questions n'hésitez pas j'essaierai d'y répondre.

Tania
Retour dans l'Ouest américain English translation pending
by Uluru · 2013-06-27 · 15 replies
Plutôt que de faire un carnet je vais essayer de donner des petites infos et par la suite je rajouterai des photos

San Francisco

Prise du véhicule assez rapide, choix du véhicule sur le parking avec l’employée qui me montre les véhicules dispos dans ma catégorie ( Standard SUV) Il y a 3 véhicules : Nissan Rogue, Hyundai Santa Fé et Dodge Journey, mon premier réflexe est de vérifier s’il y a une roue de secours puis je regarde sur mon document la liste des véhicules et la catégorie, ce sont des véhicules Mid size. Je retourne voir l’employée et lui signale, rien à faire, je remarque aussi qu’il y a le voyant de maintenance allumé dans un des véhicules je retourne la voir et dans un coin du parking j’aperçois un jeep Grand cherokee et à ce moment bien que ne parlant pas couramment anglais je l’ai assaillie de paroles et j’ai dû dire jeep grand cherokee une bonne vingtaine de fois, elle finit par craquer et me donne les clés qui étaient soigneusement rangées sous son bureau alors que toutes les autres étaient sur les tableau de bord. Petit bonus, il y a le petit bouton magique pour passer en 4WD.

Conventry motor Inn très bien, propre avec parking assez grand et chambre très propre. Bien mieux et moins cher que le Buena vista motor inn testé il y a 3 ans. Petit déjeuner chez Fred's Coffee shop à Sausalito excellent Muir Woods très agréable mais beaucoup de monde La 49 mile scenic drive permet de découvrir les différentes facettes de la ville. Attention parfois les panneaux sont trompeurs ou inexistants. Ne pas hésiter à prendre la voiture pour certains lieux comme alamo square pour les painted ladies et pour se garer privilégier les parcmètres pour de courtes durées. Sinon le système de transports en commun est très bien fait. Passage du péage du golden gate bridge, j’ai utilisé le moyen de paiement en ligne www.bayareafastrak.org. Je verrai lorsque je rendrai la voiture si alamo me débite du montant.

C'est tout pour aujourd'hui car je pars voir le spectacle Ka à Las Vegas
GR20 seules ou avec un guide? English translation pending
by Bisobis · 2013-06-26 · 25 replies
Bonjour à tous,

Une amie et moi avons l’intention de faire le gr20 l’année prochaine (mi-juin 2014) mais avant même de partir nous voilà confronter à un petit problème : je préfèrerais le faire en autonomie mais elle est n’est pas chaude du tout pour qu’on le fasse seules, elle préfèrerait passer par une agence pour diverses raisons : 1) en cas de balisage insuffisant, risque de se perdre 2) conditions météorologiques très changeantes en montagne (des amis à une de ses collègues ont fait le gr20 et étaient souvent dans le brouillard (nuages)) 3) terrain escarpé, passages rocheux et techniques = risques d’accidents à ne pas exclure

Le fait d’avoir un guide à nos côtés tout au long du parcours la rassurerait mais est-ce vraiment la peine ? Est-il vraiment facile de se perdre sur le parcours ? Nous prévoyons de partir munies du topo guide de la FFRP, d'un gps et éventuellement d'une carte topo et d'une boussole si nécessaire. Est-il possible de consulter la météo dans les refuges ou sur les téléphones (si je ne me trompe pas, on peut les recharger dans les refuges) ? Autre question qui me vient à l’esprit, doit-on totalement être insensible au vertige pour pouvoir réussir le gr20 ? C’est ce qui me tracasse le plus pour ma part. Nous avons eu l’occasion de faire des via ferrata dans la région d’Annecy et je me suis rendue compte que je n’aimais pas du tout être suspendue à un câble dans le vide, ce qui m’a d’ailleurs fait avancer rapidement pour retrouver la terre ferme au plus vite

Nous sommes plutôt sportives toutes les deux mais ne sommes pas de grandes randonneuses. Nous avons fait l’ascension du Kilimandjaro il y a 3 ans (je sais que la condition physique requise n’est pas la même que celle exigée pour le gr20 et que le terrain n’est pas le même non plus), mon amie se lance dans l’ascension du mont-blanc la semaine prochaine et nous nous sommes mis en tête de faire le gr20 l’année prochaine mais toutes ces questions nous tracassent un peu. Si quelqu'un pouvait nous conseiller, ça serait vraiment sympa !

Un grand merci d’avance !
Carnet de voyage Las Vegas English translation pending
by Batman1351 · 2013-06-24 · 58 replies
Comme tout le monde qui lit ce site je me permet de publier aussi mon petit carnet de voyage sur Las Vegas. certain diront encore mais chacun est libre de le lire ou pas...je mettrais des photos plus tard petit résumé du voyage ( en cours) à las vegas. une semaine du 22 au 29 juin 2013. hotel Vdara, visite du strip, de red rock canyon, du grand canyon, de valley of fire, barrage hoover et les outlets., vol avec Delta airlines de bruxelles - new york - las vegas. voilà pour le résumé. 1er jour : vol bruxelles -new york - las vegas. Départ de bruxelles à 10h45 et arrivée prévu à new york à 13h02. l'aéroport de bruxelles est très bien fait car on a eu aucun problème. passage par le bureau delta, ça a pris un petit 15min avec des personnes agréables. Passage de la douane cela a pris en tout un bon 30 minutes. controle de passeport, passage par le douanier sans aucun problème et hop reste plus qu'a attendre l'avion.quelques achat de nourriture et boisson pour le vol de 8 heures mais tout compte fait j'aurai pas du car on a vraiment été bien servi dans l'avion. * le vol en lui même : cela s'est très bien passé.franchement la compagnie delta est vraiment respectable. vol à l'heure, avion très propre, écran individuel avec films, jeux, musique(pas beaucoup de film en français), espace suffisant entre les sièges, nourriture plutot bonne(on a eu un repas chaud avec soit poulet-purée ou pates) puis plus tard sandwich chaud avec glace, plusieurs fois passage de boisson(min une fois par heure), quelques petit truc à la demande, une petite serviette chaude pour se rafraichir... le seul petit bémol serait les hotesses. pas très agréables, ne parlant qu'anglais et ne faisant pas l'effort de parler un peu le français.mais bon cela va encore et plus très jeune(avis personnel). le vol est quand même assez long et c'est dur à trouver le sommeil. * arrivée à new york à l'avance à 12h40 pour être précis. et là les premier pas aux usa sont difficiles.. Pour bien vous accueillir passage à l'immigration et à la douane... le cauchemar après les 8 heures de vol.(mais dans notre cas cela a encore été) On sort de l'avion(10 bonne minutes), on arrive dans la salle et là les files devant les douaniers. Découragement pour nous.on a un vol dans 2 heure pour las vegas, on l'aura jamais...panique .!!!! Heureusement qu'il existe des files spéciales "quick connect" et là on est sauvés. Quasiment personnes dans la file on se dit chouette cela va aller vite.on demande à une personne si on peut s'engager dans cette file :" yes sir" et dégage vite car il rigole pas ce gars.donc on prend la file quickconnect, personne devant nous. ça a pris 10min avant de pouvoir se mettre face aux guichets. ils font passer tout les citoyens américains avant les étrangers : chouette. pour les touristes....😕 ça va etre notre tour et là notre douanier part 10 min je ne sais ou. re chouette🙁....10 min + tard il réapparait .: "next".. nous ne parlons presque pas anglais donc on était déjà en panique si il allait nous parler. et là Monsieur pendant 5min nous regarde même pas, nous parles pas, il pianote sur son pc, joue avec un petit canif...bref il nous ignore carrement. cool l'accueil américain. et puis tout à coup miracle : passeport please. et là cela a été plutot bref : demande si on est marié, ou on va, scanning des mains , petit photo et bye...bref pour ceux qui ont une correspondance a prendre ces files sont très chouette et je plain ceux qui ont fait les autres files car il y a du en avoir pour au moins 2 heures.(un aucun moment on nous a demander nos billets, donc celui qui veut passer par là pour aller plus vite... à tenter....) Direction le carrousel des bagages juste à coté et là ils vous mettent les bagages sur les cotés et vas y que tu cherches ta valise. petit passage devant le policier pour lui remettre ton petit papier rempli dans l'avion et bien sur tu passes après les américains. juste après on remet les bagages pour un tapis pour la correspondance ( on peut pas les rater et c'est très bien indiquer sur les panneaux) . Enfin arrivé devant le passage de douane et là re chouette 😠 une belle petite file nous attend. en tout un seul guichet ouvert et 4 douaniers pour tout les passagers. COOL ...on a attendu au moins 35 minutes pour passer. mais enfin un douanier sympa. il a essayer de nous parler un peu en français. enfin sortis de l'enfer. franchement tout est très bien indiquer sur des panneaux mais quel stress pour passer tout ces barrages et en plus il fait vraiment chaud à l'intérieur, à croire que c'est fait expres... prochain vol new york las vegas... à suivre...
Bus ou voiture en Croatie? English translation pending
by Rosie102 · 2013-06-22 · 16 replies
Bonjour, Nous partons de Montréal le 20 juillet pour un séjour à Paris + Croatie. Pour la Croatie, nous aimerions voyager en bus, mais est-il réaliste de ne pas avoir de voiture pour faire Zagreb à Dubrovnik en 18 jours? Je sais qu'il y a plusieurs bus, mais il semble y avoir bcp de gens donc peu de places...Mais la location de voiture n'est pas donnée et en plus, comme nous resterons plusieurs nuits parfois au même endroit (dubrovnik, Hvar...) c'est un peu gaspillé haha! Merci de vos réponses ;)😏

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