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Aller de Santiago à Lima et de Buenos Aires à Santiago? English translation pending
by Amelieameriq · 2004-10-26 · 15 replies
Coucou.

Je vais partir 3 mois au Chili et 1 mois au Pérou.

Connaissez-vous des associations?

Savez-vous comment aller de Santiago à Lima et de Buenos Aires à Santiago?

Merci d'avance.
Dépêche sur la situation au Népal (AFP suite 1) English translation pending
by Grosminet · 2004-09-04 · 9 replies
vendredi 3 septembre 2004, 17h20 Népal: critiqué pour les otages tués, le gouvernement va punir les émeutiers

agrandir la photo

Le Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, qui s'est rendu vendredi à la principale mosquée de Katmandou, incendiée lors des émeutes, a promis aux dignitaires musulmans de punir les incendiaires. "Nous menons l'enquête et punirons ceux qui sont impliqués dans ce crime", a-t-il dit.Dans la foulée, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un comité chargé d'enquêter "sur les causes des attaques", a indiqué le ministre de l'Information, Mohammed Mohsin. Ce comité devra rendre ses conclusions d'ici un mois, a-t-il ajouté.

Mercredi, quelque 5.000 manifestants avaient attaqué des cibles musulmanes à Katmandou, incendiant la mosquée Jama Masjid, saccageant les bureaux de la Qatar Airways et marchant vers l'ambassade d'Egypte, qui représente les intérêts irakiens au Népal. Deux personnes sont mortes et une cinquantaine ont été blessées dans des affrontements avec les policiers. A Birtamod (sud-est), une petite mosquée et une école coranique ont également été incendiées ce jour-là.

Le gouvernement a aussi annoncé avoir pris des dispositions pour rapatrier un millier de Népalais en Irak ou sur le point d'y aller.

Si la vague de protestation a cessé, le sentiment d'abandon ressenti à l'annonce de la mort des 12 Népalais s'est accentué lorsque le Népal a appris la libération de trois otages indiens mercredi.

Et après la rue, c'est l'opposition népalaise qui a accusé vendredi le Premier ministre de n'avoir pas tout fait pour sauver la vie de ses concitoyens.

"Au lieu d'envoyer le ministre des Sports aux JO d'Athènes pour encourager un athlète de taekwondo, le gouvernement aurait dû dépêcher en Irak le ministre des Affaires étrangères ou le ministre de l'Information, seul ministre musulman du gouvernement", a déclaré un responsable du principal parti démocratique d'opposition, le Congrès népalais.

"Le gouvernement s'est reposé sur des ambassadeurs incompétents au Qatar ou en Arabie saoudite au lieu d'envoyer des ministres expliquer aux militants irakiens que les jeunes Népalais n'étaient pas employés par l'armée américaine", a poursuivi Ravindra Bahadur Thapa.

L'enlèvement avait été revendiqué le 20 août au nom d'un groupe inconnu, le "commandement militaire de l'Arméee d'Ansar al-Sunna", qui accusait les otages népalais d'aider "les forces croisées américaines à combattre l'islam". Le gouvernement népalais n'a cessé de répéter depuis que le Népal ne fait pas partie de la coalition internationale en Irak dirigée par les Etats-Unis.

Un représentant de la communauté musulmane, Mohammed Habibulah, avait déjà estimé jeudi que si le gouvernement avait "envoyé une délégation en Irak" pour prendre des contacts avec des dirigeants islamistes reconnus, "les militants irakiens auraient épargné la vie (des otages) comme ils l'ont fait avec les Indiens".

La guérilla maoïste, qui accuse, elle, le gouvernement d'avoir commis "une lourde faute", a ajouté à la pression en déclinant la dernière proposition de M. Deuba de reprendre des pourparlers de paix.

M. Deuba avait été limogé en octobre 2002 par le roi Gyanendra qui l'accusait d'"incompétence" face à la guérilla, avant d'être rappelé en juin dernier pour entamer des négociations.
Article de fond sur la situation au Népal English translation pending
by Grosminet · 2004-08-21 · 1 reply
Bonjour,

Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.

J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.

Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.

Bonne Lecture.

Emmanuel BETHUNE

Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières

Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.

Le Népal entre deux feux

Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala

Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par

un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,

préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre

et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "

Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.

J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de

parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.

A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même

histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est

seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront

qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version

officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.

Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille

membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure

Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.

Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-

maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-

cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de

l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle

l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-

quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.

Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de

province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre

d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire

connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-

sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :

"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce

que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •

Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de

motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.

Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit

une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se

mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.

A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste

explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais

pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un

journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste

sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».

« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime

monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une

camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de

les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens

ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa

femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».

Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des

droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village

où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous

sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu

montrer la barbarie des maoïstes. »

Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui

avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour

d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.

Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des

reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire

pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.

(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version

(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes

Véronique Brocard

PETIT COMPLEMENT

L'état de la presse au Népal

Un nombre record d'arrestations

Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),

le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux

quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications

gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux

et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.

En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes

ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé

des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.

Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu

au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.

Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Les Philippines, pour changer English translation pending
by Lepiaf · 2004-08-13 · 32 replies
Dimanche 19/10/2003

Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.

Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.

Lundi 20/10 22H

Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.

Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.

Mardi 21/10 le soir

Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.

Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.

Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.

10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.

Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.

Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.

Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.

Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.

Mercredi 22/10, le soir

Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.

Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.

Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).

Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.

Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.

Vendredi 24/10 9h

Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.

Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.

Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.

Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.

De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.

Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.

Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.

Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.

Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.

Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?

A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.

A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.

Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.

Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.

Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.

Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.

Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.

Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.

Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Népal: trek de Jomson novembre English translation pending
by Ziator · 2004-08-10 · 4 replies
Nous sommes 6 personnes a partir debut novembre faire le trek de Jomson.

J'ai entendu dire qu'il était possible de le faire sans guide mais je ne sais pas si c'est raisonnable avec les problemes de securite, et surtout est ce qu'il n'est pas preferable de prendre un guide local pour avoir des places dans les etapes le soir?

Novembre étant une bonne période, qu'est ce qu'il est necessaire de prendre comme vetement et materiel ( tente, sac de couchage etc...)

Merci pour vos reponses
Népal, Népal, Népal... English translation pending
by Lmc · 2004-07-31 · 2 replies
Namaste!

Voici un extrait de mon journal de bord que je vais partager a mes amis via internet, aujourd'hui je vous le faire partager aussi.

ME revoila revenue a Kathmandu (depuis uen semaine maintenant), apres un excellent sejour a Saurah. La transition entre le calme, le vert, les animaux, la vie qui s’ecoule tranquillement et le bruit, le gris, la poullution, la foule de KTH est toujours un peu dur, je n’aime pas les “soirs de retour”…! Parfois je me dis que s’il n’y avait pas l’orphelinat et tous ces gens que j’aime ici, je ne serais a KTH que pour prendre l’avion et renouveler mon visa! Surtout les journees comme hier ou en plus d’etre malade, je me suis retrouvee bloquee ds un taxi puis un tuk tuk pendant 2h, a cause d’une greve des taxis qui bloquaient toutes les routes… c’est enervant au debut, mais après c’est amusant! Ca m’a permis d’aller ds des coins de KTH que je ne connaissais pas du tout, car le tuk tuk a pris les plus petites rues de KTH je crois et a fait d’innombrables detours!! Sortir a KTH est toujours une aventure!

Revenons a Saurah: Saurah, c’est un petit paradis, je l’ai assez repete je crois! On s’y sent bien, peut etre parce qu’on se sent loin de tout, un peu a l’ecart du monde… Il y a la tv a lorphelinat, mais je n’ai pas eu envie une seule fois de la regarder, ne serait ce que pour les informations… Et c’est pour ca aussi que les retours a KTH sont un peu durs, car ce sont des retours a la realite… Et cette derniere fois plus que jamais: dans le bus, mon voisin avait achete le “Kathmandu Post”, j’ai profite qu’il soit descendu pour passer un “check point” pour le feuilleter… A l’interieur, que de rejouissantes nouvelles du Nepal et du monde (notamment l’accident de train en Turquie, j’ai eu tres peur pour toi JB…)…, et toute une page d’editorials dans laquelle des journalistes nepalais voulaient faire connaitre la situation de leur pays… Ce fut un peu une claque… Ce qui etait ecrit, je le savais plus ou moins, je commence a connaitre la situation du Nepal et je sais que l’actualite quotidienne du monde est toujours desesperante, mais, c’est comme si je me reveillais, comme si je me rendais soudainement compte de tout ca… J’avais ete tellement bien dans ma bulle, loin de tout, que j’avais presque oublie cette realite. Et dans ces cas la, le premier sentiment que l’on ressent est de la honte… La honte de vous ecrire mon bonheur un peu plus a chaque nouvel email, la honte de me sentir si bien, dans un pays ou tres peu de personnes ont ma chance, ou tres peu de personnes peuvent connaitre ce meme bonheur. La honte d’avoir la chance d’appartenir a cette tres tres faible minorite de gens qui ont une vie si facile, quoi que vous pouviez en dire (venez ici, voyagez et vous verrez que c’est inimaginable a quel point on a tout et vraiment ecoeurant de trouver encore le moyen de se plaindre, … et je n’ai meme pas envie de m’excuser d’ecrire ca). Puis après la honte et le decouragement, c’est un sentiment plus fort, celui des vouloir tout changer, se dire qu’on ne peut pas accepter ca, mais sans se decourager, en se disant que c’est possible, il faut au moins essayer, et ne me contredisez pas, de toute facon vous ne me ferez pas changer d’avis! Il y a tellement a faire au Nepal, chaque jour lorsque en decouvrant un peu plus la situation du Nepal, il y aurait de quoi etre vraiment desespere et perdre tout optimisme: Comment esperer dans un pays ou l’esperance de vie ne depasse pas 60 ans et qui est un des rares pays ou lesperance de vie des femmes est inferieures a celle des hommes, un pays ou le taux de mortalite du nombre de femmes mettant leurs enfnats au monde est l’un des plus eleve au monde, un pays ou 80 pour cent de la population (peut etre un peu moins maintenant), vit (moi j’appelle ca plutot de la “survie”) d’une agriculture de subsistance, ne ppouvant se nourrir que grace a ce qu’ils cultivent, et beaucoup sont ceux (dans les regions tres reculees ds les montagnes surtout) qui ne peuvent manger du riz que pour de rares occasions, des fetes hindoues par exemple, je ne vous donc pas de la viande… Un pays, le taux d;alphalbetisation est tres faible, car des milliers (si ce ne sont des millions…) ne peuvent aller a l’ecole pour aider leur parent aux travaux dans les champs, et parmis ces enfnats, bcp se retrouvent ds les gdes villes, ds des familles riches, des petits et petites cendrillons du 21eme siecle (les benevoles, le premier exemple est sunita…). Un pays ou de nombreuses femmes se retrouvent seules avec leurs enfants (3 minimum en general), apres la fuite de leur mari, soit avec une autre femme, soit pour travailler a l;etranger, generallement se faire exploiter ds un pays du Golfe d’ou nombre d’entre eux ne reviennent pas… Ou bien parce qu’ils avainet peur d’etre enrole de force par les maoistes ou qu;ils se sont fait enrole. Cest pour cette raison que le nombre d’orphelinats est innombrable au Nepal et notamment a Kathmandu. DE meme que les centres d’aide pour enfants et femmes, et de nombreuses ong locales et internationale, Mais d’apres Tara, il ya cinq ans, ces ONG etait vraiment un espoir pour le pays et la situation commence a s’ameliorer, mais la corruption et le conflit lance par les maoistes a tout detruit. Il reste de nombreuses initiatives et de projets ameliorant les conditions de vie de certains, mais c’est loin d’etre suffisant. Un pays touché (pour ne pas dire ravage) par ses conflits politiques qui durent depuis trop longtemps et qui n’aboutissent qu’a la destruction progressive du pays et surtout de ses habitants. La “guerre du peuple” menee par les maoistes ne devrait pas contenir le mot peuple, car au lieu d’etre un espoir et d’aider la population, ils sement au contraire la terreur, assassinent de plus en plus de representants du gouvernement (a toutes les echelles, mais bien souvent des innocents dt la seule faute est de travailler pour le gvt: professeurs, policiers, …), detruisent des infrastructures commes des routes ou des lignes telephoniques, coupant un peu plus les regions les plus reculees du reste du pays, enlevent des hommes pour les envoyer en premiere lignes lors des combats avec l’armee pour se proteger, et maintenant, ce sont les enfants qui sont enleve, il y a qq mois, on pouvait lire un article sur leur projet de faire une armee de 50000 enfants, dans le Courrier Internationale. A cote, ou plutot en face, il ya les partis politiques et le gouvernement (ou plutot le roi car c’est lui qui controle tout). Mais les nombreuses discussions entre les 3 partis n’aboutissent jamais, chacun campe sur ses positions et aucun ne vaut faire de concession… Les maoistes veulent renverser le roi, les partis politiques veulent un plus grand pouvoir. Mais le roi n’est prêt a rien ceder… Et ce n’est pas pour rien qu’il est si impopulaire: tous les nepalais sont convaincus que c’est lui qu a complote l’assassinat de son frere et de toute sa famille il y a qq annees, un roi tres populaire et qui commence a redresser le pays par de nombreuses initiatives. Ce roi ne fait rien pour le pays, il profite de sa place pour ameliorer personnelle mais pas grand chose d’autre: pouvez vous croire que c’est LE 7 EME HOMME LE PLUS RICHE DE LA PLANETE DANS LE 2EME PAYS LE PLUS PAUVRE DU MONDE??? Incroyable non, moi aussi je n’y ai pas cru, mais plusieurs personnes m’ont confirme l’info. Pas etonnant, il a augmente par 7 les frais de la famille royale… Si le roi ne donne pas l’exemple, comment la corruption peut s’arreter ou se freiner??? Car c’est un probleme majeur au Nepal, tout fonctionne par un systeme detourne, si on a pas un peu d’argent ou de bonnes relations on ne s;en sort pas… Je vais arreter la pour les exemples.. IL y en aurait trop a enumerer et dites vosu que je connais mal la situation du Nepal, surtout la situation politique, a vrai dire, c’est assez complexe. JE ne vous parle donc pas de l’armee quia peur de se deplacer des qu’on lui parle de l’armee, de toutes ces personnes cultivees qui pourraient changer le pays, mais qui vont chercher une vis meilleure a l’etranger… Oui, tout cela est desesperant, pourrait faire tomber le pays entier dans le desespoir, mais ce n;est pas dans le nature des nepalais d’etre pessimistes et de se decourager, au contraire, ils trouvent la force d’agir, combien de personnes incroyables j’ai rencontre ces dernieres semaines: chaque nouvelle rencontre redonne de la force et du courage, c’est incroyable de voir a quel point beaucoup de nepalais veulent faire qq chose pour leur pays. Ce n’est pas seulement une simple envie d’aider qq personnes, c’est une vrai “devotion”, un passion meme je pourrais dire. Qq exemples: cette femme qui n’etait pas ecduquee, qui travaillait a faire la cuisine, la lessive et a s’occuper des gens, et qui par une enorme volonte a cree son propre orphelinat, maintenant, elle le gere avec sa fille, elles aident une cinquantaine d’enfant et sont en train de construire leur proper batiement ce qui permettra d’aider plus d’enfant. Cette autre femme qui est parti de rien, et qui avec son mari accueille une soixantaine d’enfants et qui a fait adopter une 20taine d’enftant, elle a tellement appris seule qu’elle va bientot obtenir une maitrise de droit (elle n’a qu’a passé les examens). Ou encore cette homme a SAurah, qui pourrait etre riche, mais qui a decide de ne travailler que opour aider des familles tres pauvres ds des villages du Terai, il est guide touristique et la gde nmajorite des recettes va a son organisation, il vivait dans une gde maison avec sa femme et ses enfants, mais le tourisme ayant baisse a cause de la rebellion maoiste, a decide de la vendre pour contimuer a aider ces villageois, il vit maintenant tres simplement dans une petite piece avec sa famille. ET toutes ces personnes racontent leur histoire, leur initiative tres simplemen, ce qu’ils font leur parait tout simplement naturel.

Moi, dans tout ca je suis quoi? Juste une petite francaise qui ne sait pas grand chose, qui essaie de comprendre ce qui se passe, mais difficilement, qui a envie de tellement faire, mais mieux vaut commencer doucement…! Et seule je n’y arriverais pas, il va falloir nous aider tout ce que vous etes…!!!

Lise Marie (“gori nepali”!!!)
Pérou + Bolivie: mi-octobre à fin novembre English translation pending
by Vagabond543 · 2004-06-05 · 34 replies
🙂 ... Bonjour à tous !

Je prépare un voyage en Amérique du Sud, avec un pote, pour la période du 15 Octobre à la fin Novembre 2004 ... J'aurais préféré y aller plus tôt - Septembre à fin Octobre - mais ce ne sera pas possible cette année !

L'idée de départ est de faire un grand circuit (huit semaines maximum) entre le Pérou, la Bolivie et l'Argentine ... pour finir au Brésil (sur la plage !). Donc départ envisagé depuis Lima pour rejoindre Buenos Aires, en visitant au passage les coins les plus intéressants.

Plan de rechange : atterir à Buenos Aires (au lieu de Lima) et traverser l'Argentine en direction de la Bolivie. L'ensemble ne devant pas (en principe) depasser six semaines !

Evidemment, nous envisageons de visiter les sites les plus connus : Machu Pichu, chemin de l'Inca, lac Titicaca, Cuzco, La Paz ...etc. Je précise que nous ne connaissons pas du tout la région. 😇

J'ai lu que la saison des pluies commençait en Novembre ...? Je comprend que la zone amazonienne sera copieusement arrosée par les pluies ! ... Mais les hauts plateaux ?

Les routes de montagnes pour y accèder (en bus) et les chemins de trekking (une fois à pied d'oeuvre) seront-ils noyés sous la pluie, six jours sur sept ?

Et la grande question : quel temps fera-t-il sur l'Altiplano (environ 4000 m ?) en cette période ? Est-ce que le ciel sera dégagé (au moins une partie du temps) ou bien est-ce qu'on va se retrouver dans le brouillard et les nuages ? Il est clair que si le temps risque d'être complètement "bouché" ... 😕 on ira se balader ailleurs, en Argentine, par exemple !

Voilà pour les premières interrogations ... 😐

Je précise que je vais devoir acheter mon billet d'avion (aller-retour) très bientôt : Alors ... Lima ou Buenos Aires ? ? ? 🤪

Merçi ...

Franck
Retour aux sources English translation pending
by Kiki · 2004-03-22 · 5 replies
Bonjour,

Je ne sais pas si je vais trouver un écho à ce message mais bon...

Je suis née en France mais je suis d'origine cambodgienne (mes parents ont fui le régime Khmer Rouge). Je suis Francaise dans ma tete et dans mon comportement. Je ne suis jamais allée au Cambodge et je dois avouer que ca me faisait peur aussi (tout ce passé, une famille énorme sur place que je ne connais pas, la barrière de la langue...) Désormais, je me sens prete à découvrir cette terre et il est prévu que j'y aille l'année prochaine.

J'ai eu l'occasion de voir trois documentaires sur le Cambodge ce week-end (par rapport au génocide qui a eu lieu de 1975 à 1979) et ca m'a fait un choc. Non pas que je n'étais pas au courant, mais c'est la première fois que je me suis sentie aussi proche de ce pays, de ces gens.

Voila ma question: y a-t-il parmi vous des gens qui se sont trouvés confrontés à leurs origines alors qu'ils viennent d'un "autre monde"? Je veux dire par là, des gens éduqués dans un autre pays, dans un autre environnement que celui de leurs "anciens" et qui sont retournés à leurs sources? Quel choc cela a-t-il produit en vous? J'appréhende ce voyage tout en l'espérant de tout mon coeur. Je ne sais pas à quoi m'attendre. Ce sont mes origines que je vais enfin découvrir et ca va etre un moment très fort dans ma vie.

Kiki
Meilleure saison pour circuit de 10 jours en Guyane? English translation pending
by Horus · 2004-02-08 · 22 replies
😉 Nous avons gagné deux billets d'avion pour aller en Guyane avant le 31 septembre 2004. Nous aimerions savoir quelle est la meilleure période ? Entre 8 et 10 jours, quel est le meilleur circuit à faire ? Quelle tenues adoptées ? Quelle précaution faut il prendre coté santé ?

Merci de vos éclairages,

A bientôt

HORUS
Bons plans pour le Québec English translation pending
by Anicya13 · 2003-10-26 · 18 replies
Bonjour,

J'ai besoin de vos conseils, l'année prochaine je devrais normalement partir 4 mois au Québec, plus particulièrement à Rismouski à l'Uqar (de septembre à décembre). J'aimerais qu'on puisse me dire ce qu'il y a d'interressant à voir et à visiter dans la ville et dans la région ainsi que tous ce qui à faire (je précise que je n'ai aucun moyen de transport)ce qui est sûr c'est que je visiterais Montréal et Québec. Peut-on faire confiance à "allo-stop" (j'ai su qu'il y avait une agence dans la ville), comment cela marche-t-il, cela est-il sûr même si on voyage seule?? Où puis-je me loger sur Montréal et Québec de manière économique (est-il possible de louer une chambre à un particulier seulement pour 2 semaines? est-ce courant?...)

Merci !😉
What's the best route from Sherbrooke to Quebec City?
by CathyFan · 2026-08-16 · 1 reply
Hello! We’ll be arriving in Montreal on October 21st for a 3-day stay. After that, we’re heading to Sherbrooke to visit our daughter, who’s studying at the university there. We’ll spend 3 days with her, and then, since she has a break that week, we’re taking her along for 3 days in Quebec City. We’ve planned to visit Montmorency Falls and Île d'Orléans. I’d love to hear what route you’d recommend for the drive from Sherbrooke to Quebec City—we’ll have the whole day to take it easy. If you have any other recommendations, I’m all ears! A little disappointed that the fall colors will be over by then, but the dates couldn’t be helped. Thanks in advance for your tips!
Review of an expedition cruise to the Seychelles with Ponant from January 25 to February 2, 2026
by 4yne · 2026-02-21 · 205 replies
Hi everyone,

It was totally by chance that I found this cruise while chatting with Alfred in November 2024. It wasn’t planned, but the price was attractive—one of those "great deals" from Ponant that I love and that don’t exist anymore. Since everyone’s wondering, here’s the answer without waiting for the end of the story: after my various loyalty discounts, I paid **3,250 € per person** for 8 nights/9 days on the expedition cruise *The Essentials of the Seychelles*.

Expedition cruises are by far our favorites. The outings are done by Zodiac with the ship’s naturalist guides, everything’s included, and there’s no need to add any excursions or prepare anything.

We’re liking long flights less and less, so to break up the trip, we decided to stop over in Doha for four days on the way there and one day on the way back.

I’m happy to share the good and not-so-good moments, the great surprises, and the disappointments of this trip with you.
Trip to Thailand and Laos
by Kate · 2026-02-05 · 358 replies
Hello! 🙂

January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).

In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
The Foam of Days
by Pondy · 2026-01-07 · 31 replies
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here. It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.

First, I need to tell you all an anecdote.

My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).

July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”

And me, replying: “Of course it is!”

And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.

We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.

Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.

The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.

It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.

As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.

How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
Thailand via Kuala Lumpur
by Torpan · 2026-01-05 · 55 replies
Here’s my account of our trip to Thailand with my partner from November 22 to December 5, 2025. First off, I’d like to wish all Voyageforum.com users a very happy 2026, full of happiness and amazing discoveries on your travels! It’s thanks to the tips I gathered on this site that I planned the trip. We traveled with Malaysia Airlines (the flight price was great, but no movies in French, not even subtitled) because we wanted to explore Kuala Lumpur and visit southern Thailand. Our departure from Roissy was delayed because the plane had to go through the robotic de-icing trucks—pretty impressive! After a 12-hour flight, we arrived at the beautiful Kuala Lumpur airport around 7 AM.



Don’t forget to fill out the immigration form requested by Malaysia 3 days before arrival. We left without any issues and took the Klia Ekspress train to KL Sentral station (30 minutes, 10 €). We’d booked accommodation in a tower near the station and had to communicate with the landlord to get the keys. But while we thought there’d be Wi-Fi at the station, there wasn’t—we asked the tourism office, and they said there wasn’t any. We didn’t want to buy a local SIM card since we were leaving the next day. Eventually, we went to a Starbucks to get online, but just as we decided to head to our place, a torrential downpour hit, and we couldn’t find a sidewalk to reach our destination. We went back to the station, took the elevated metro, and finally made it to our landlord and the room on the 45th floor.

Old Burmese Adventures (oh, so many!)
by Songsam · 2025-11-24 · 57 replies
Hey everyone,

Yesterday, I checked the Thailand forum to see if there were any questions to answer, but not much was happening—it was pretty quiet. Then I scrolled through the Southeast Asia section and realized that, even though Burma (Myanmar) was included, there weren’t many posts about it... I’ve only been there once, back in 1987, so it’s hard to create a photo thread about multiple trips like I sometimes do for Thailand. Still, that one trip was packed with unusual adventures, so I thought I’d share a few stories from it.

Since I didn’t take any notes at the time, this is all from memory—it’s not an exhaustive travel journal and isn’t meant to help plan a future trip to Myanmar.

Don’t expect photos; there won’t be any. I have some, but they’re slides that would need scanning and editing one by one to fix the wear and tear of time—way too much work.

The Context.

Back then (reminder: 1987), I was volunteering in Paris at the counter of a travel agency on Rue des Écoles. The agency was part of a well-known organization based in Mulhouse that mostly offered scheduled flights to Asia, charter flights to the Mediterranean, and flights to Mali with their own plane. They also had a few rare "roots"-style trips to certain destinations—trips where you didn’t bring your tennis racket but were ready to soak in everything, even if it meant tough conditions.

I’d already been to Thailand, Indonesia, and the Philippines in Asia. The director knew this, so he asked me to accompany a group to Burma. At the time, tours to Burma were already being sold by competitors, but they all had to go through the state-run agency, Touristburma (buses and hotels for tourists, and they only showed you what they wanted you to see—kind of like traveling in North Korea today). The service was only payable in dollars at the official exchange rate (which was six times worse than the black market rate, mind you...), and since it went through the state agency, all the money ended up with the junta.

My job was to do everything *without* going through Touristburma, which was completely illegal there. Nothing would be booked in advance. Back then, the Burmese visa was only valid for 8 days/7 nights, and since clients were paying for the experience, the itinerary was planned ahead. I’d have to find transport and a guide on the black market as soon as I arrived.

The clients weren’t misled—they knew from the start that the trip would be off the books, that officially we’d be a small group of friends (not an agency), unlike the truth (Touristburma wasn’t mandatory for individual travelers), and that it would be challenging. They also knew their trip would cost 3-4 times less while giving them a much better experience of Burma. As for pretending to be a group of friends, there were only six of us, so it worked out.

To cover all expenses (accommodation, transport, excursions), the agency gave me a sufficient budget. They also gave me the *same* budget a second time, which was strictly for bribing officials who might cause trouble, for backshish (tips), and, if needed, to "help" me get out of prison.

Before I left, I was thoroughly briefed by another guy who’d led the previous trip (he’d dealt with all the initial challenges). He explained everything I needed to know, what to watch out for, and advised me on what to bring as "gifts" (samples of well-known perfumes, specific cigarette and whisky brands, etc.). For the perfume samples, I rallied my family, friends, and even stores. For the rest, I’d pick things up at the duty-free shops in Don Muang (Bangkok’s only airport at the time)—I had the budget for it.

I couldn’t wait to leave...
Review of Renaissance Cruise (Iberian Flavors) from October 18 to 29, 2025
by Noug29 · 2025-10-30 · 31 replies
‌ Hi there, Here’s a little review of our cruise on the Renaissance from October 18 to 29, 2025 (11 nights). It was our first experience with CFC. Some other forum members were on board too, so we can probably compare notes and correct me if I’m wrong!

The stops were as follows: 10/18 departure from Marseille 10/19 at sea 10/20 Cartagena 10/21 Almería 10/22 Gibraltar 10/23 Cádiz 10/24 at sea 10/25 Leixões (Porto) 10/26 Vigo 10/27 at sea 10/28 at sea 10/29 Dunkirk

First, a quick intro. We’re a family of four with two kids, ages 8 and 11. We booked this cruise in January 2025, right when it went on sale. At the time, it was priced at 763 € per adult (+ 99 € in tips) and 114.45 € per child (under 12, no tips to pay) for an ocean-view cabin (all ocean-view categories were the same price). Since there was also a single-parent offer (meaning one paying adult in the cabin was enough to get the child rate for the accompanying kid), I asked if we could take advantage of this offer to get two double cabins at the same price as one quadruple cabin (to have more space), and yes, it was possible. So we booked two premium ocean-view double cabins side by side. It was the same price as a quadruple. We booked directly through CFC because my husband had a promotional code from his works council. In total, for the four of us, we paid 1830 €, tips included. It’s true we booked early, but the rate was good, and we had the constraint of traveling as a family of four, so cabin choices were more limited. It’s also worth noting that the single-parent offer is limited.

Now, about embarkation: 10/18 Marseille Coming from the north, we took the direct TGV that morning at 7:22 AM, scheduled to arrive in Marseille at 12:24 PM. The trip went smoothly, great weather, and we arrived just one minute late. I had planned to get to the port using the free 35T shuttle from Joliette. To get to the bus stop, there were two options: the metro or walking. Since the weather was beautiful and the kids needed to stretch their legs, we opted for the second option. The route is all downhill, so it was pretty easy even with the suitcases. But I wouldn’t do it the other way around! We arrived at Joliette around 12:50 PM, just in time for the 1:00 PM shuttle, which arrived a few minutes late. Other cruisers got on board too. That day, there were two Costa ships and one MSC ship at the port as well. Traffic was heavy, and the shuttle arrived at the port entrance at 1:30 PM. We were scheduled for 2:30 PM. We were lucky to be at the closest embarkation terminal. So we were among those who had the least walking to do. We dropped off our suitcases and headed to the check-in counter. There were plenty of desks and almost no passengers. So we quickly completed the embarkation formalities—in just a few minutes—and when we boarded, it wasn’t even 2:00 PM yet. We headed to the buffet, where there weren’t many people. As we finished lunch, it was around 3:00 PM when they announced the cabins were ready. We went down to drop off our luggage in the cabins and then went up to the top deck to take some photos. The ship’s daily program said the safety drill would be at 4:00 PM. So we went to deck 6 at the scheduled time. But later, they announced it would actually be at 4:30 PM! In short, we waited 30 minutes for nothing because of a difference between the scheduled and actual time! The drill itself was long. Gathering everyone took about 20 minutes, I think. Just as we finished, they announced the departure, originally scheduled for 5:00 PM, was delayed until 9:00 PM due to latecomers. We went to check out the library, which had tons of board games and books—more than we’d ever seen. What stood out on this first day was that, for the first time, we had a French-speaking embarkation, announcements only in French (except for the safety drill), French-speaking servers, a paper daily program in French, books in French (which we’d never find on another ship), and menus in French. To wrap up the day, we had dinner at Vatel. I had requested the first seating (6:30 PM) and a table for four, and we got it. We were seated upstairs near the window—a very pleasant table that we’d occupy every evening. What was a little surprising, but we got used to it, was that you had to order everything you wanted at once. The portions weren’t big, but you could choose what you wanted. The cheese was French and excellent.

To be continued...
Yet Another Travel Journal in this (Too) Familiar Rajasthan, But with Family and Kids
by Pagaljavab · 2025-08-30 · 201 replies
Prologue

This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…

A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.

And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.

Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.

As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.

Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Kattegat Tour and Norway’s Majestic Fjords – 32 Days (Denmark, Sweden, Norway)
by Cendryon · 2025-07-09 · 57 replies
Kattegat isn’t just the name of the village in the TV series *Vikings*—it’s also the stretch of water separating Denmark from Sweden... the sea, basically! And further north, you’ve got Norway and its fjords! Originally, I’d planned to just do a loop around Kattegat, with the *Under* restaurant in Lindesnes as our anniversary treat... but along the way, we thought, why not "push" a little further north, keeping an eye on the budget since we’d chosen to travel by car in June 2025 through Scandinavia.

Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises? Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip. We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple. For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!). In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos! Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another! In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June! If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!
Feedback on Quebec itinerary in September-October
by Claireloise · 2025-05-10 · 20 replies
Hello, I need some advice because I can't decide on an itinerary. We're going to join our son around September 20th, who's spending a year in Canada on a working holiday visa. I did the classic Quebec loop over 30 years ago, so I’m ruling out the Saguenay Fjord and Lac Saint-Jean right away. Here are the stops (overnights) I’ve tentatively planned:

D1-2-3: Quebec City D4: Malbaie Gorges National Park via Routes 360 and 362 D5: Malbaie Gorges National Park (fishing and canoeing) D6: Tadoussac (walks and whale watching from the shore, hiking up to Cap du Bon Désir) D7: Whale-watching zodiac excursion – ferry – Bic National Park D8: Bic National Park D9: Carleton-sur-Mer via the Matapedia Valley D10: Percé D11: Percé (Bonaventure Island excursion) D12: Forillon National Park D13: Forillon National Park D14: Sainte-Anne-des-Monts via Route 132 D15: Sainte-Anne-des-Monts (Gaspésie National Park) D16: Kamouraska D17: Quebec City D18-19-20: Montreal

I feel like one night in Tadoussac is too short. Wouldn’t it be better to add another night there and only spend one night in Sainte-Anne-des-Monts, skipping Gaspésie National Park? Just to clarify, we love nature and hiking but limit ourselves to about 10 km per day.

Also, I’m wondering about the distances (even though I tried to keep them reasonable), the short stops (max 2 nights except in Quebec City and Montreal, so not much time to settle in), and the weather in Gaspésie in late September-October (my husband doesn’t handle the cold well). Maybe it’d be better to only go as far as Bic National Park, then head back, and add more nights at Malbaie Gorges National Park (I didn’t stay in a park on my first trip, and my son, who got his fishing license, would be proud to bring us dinner 😊), Tadoussac, and maybe around Bic/Rimouski?

One last detail: the plan is to land in Quebec City, rent a car on D4, return it on D17, and take the train or bus to Montreal the next day, where we’ll catch our flight 4 days later. This is to cut down on rental costs and avoid having a car in Quebec City.

Thanks for reading this far—I hope I can count on your advice! 😊

Claire
From Bangkok to Krabi, Thailand by Car!
by Attila · 2025-04-15 · 317 replies
This first trip of 2025 will have the taste of Asia.

More precisely, Thailand!

It’s not my first time—I’ve often traveled across Southeast Asia between 2000 and 2015. (This travel journal, for example...)

But it’ll be my partner’s first steps in this part of the world.

The itinerary we’ve chosen will alternate between familiar sights for me and new discoveries for both of us.

I’ll get to see how the country has changed in 20 years—and what’s stayed the same!

We were torn between the north and the south of the kingdom. Fears of smoke from slash-and-burn farming and a desire to relax on the sand tipped the scales toward the south...

What if we rented a car?

I think driving in sprawling Bangkok would be a bit ambitious, so we’ll only book our vehicle from Hua Hin to return it in Surat Thani.

Other transportation will range from tuk-tuks to overnight trains and ride-hailing services.

And of course, the plane!

I’d love to travel from Auvergne to Bangkok by road, but 15 days wouldn’t be enough...

Plus, the current geopolitical situation isn’t exactly favorable...

So, once again, we’ll be stuck for hours in the less-than-comfortable economy class of Qatar Airways.

The arrival time was on schedule, entry formalities were quick, and all our luggage made it.

We left Lyon in wind and cold—now we’re breathing in the warm, humid air of กรุงเทพมหานคร.

To reach our hotel, we first took the metro, which dropped us off in the city center in about 30 minutes for the incredible price of 1.18 €.

A few taps on the GRAB app, and we booked a ride-hailing service for the last few kilometers.

We waited a while for our driver due to insane traffic in the area, but once in the 4x4, we were at our lodging in no time.

We chose this small hotel for its riverside location, tranquility, and price.

It’ll do the job perfectly—the only downside is the weak breakfast.

The room is inviting, and we collapse onto the bed for a well-deserved short nap.

Wake-up call in an hour for our first visits!

See you soon...

Skyscrapers, Markets, Ice Cubes, Tourism, and Waterfalls... Thailand's Excesses
by Marien33 · 2025-03-20 · 249 replies


A somewhat lengthy title... I could have simply written: from Bangkok to Chiang Rai, via Chiang Mai, since that was my route. But when poets embellish our travel journals with their verbal flourishes, you’ve got to try not to be too ordinary.

Skyscrapers of excess? You’ll have gathered that from the photo illustrating this journal—though it might change as the trip goes on.

The excess of markets—not so much in their size, though... Chatuchak... But in their sheer number. Day markets, night markets, floating markets, fresh produce markets, fish markets, meat markets, spice markets, fabric markets... and even... amulet markets... For luck, good fortune, protection. Not to mention, sadly, the market for girls—and boys, incidentally. I’ve even heard they’re displayed in windows. I’ve heard about that one, like you have, but I didn’t set foot in it, so I can’t say anything about it. Some even claim there’s a black-market trade in children. Disgusting! It reminded me of the book *The Parcel* by Anosh Irani, which I recommended in another journal. The story is set in India, but I’ve been told it exists in Thailand too. So, the "famous Thai markets" we’re bombarded with in paper and online guides—sure, they amazed me in the first few days, and I don’t regret visiting them. But no matter how big they were, I quickly got my fill since you saw the same things at every stall...

I had a market overdose.

Excess of tourism? I should say *tourists*, since I saw them literally swarming in the streets and those famous markets. I’d forgotten about them. I’d lost the habit, living in an Indian city for so long...

Waterfalls are a bit like markets. At this time of year, they’re not particularly spectacular, but they’re everywhere. There are the ones everyone goes to see. For example, Erawan, which I decided to skip even though it was in my original itinerary—I guessed it’d be a nightmare with the selfie circus. On the other hand, you come across them all over the place, hidden in the mountains and forests, not listed in any guide. Not to mention the ones you can find in temples or even private homes... Yes, really! Thais love waterfalls, so they install them in their gardens—and I even saw one in the middle of the city, right on the street! Sometimes they’re tiny, but very photogenic.

But what do ice cubes have to do with this? Why the excess of ice cubes? Not only are they everywhere by the ton, but they put them in *everything* you drink. You’d think they’d even put them in soup! And it’s not just one or two ice cubes—no! They fill the container to the brim, whatever it is, then pour the liquid on top to fill the gaps. They’ll make you an excellent coffee right in front of you, piping hot, then—bam! An avalanche of ice cubes in the glass. Okay, I’m exaggerating a little. They *do* sometimes ask if you prefer your coffee—or tea—hot. Everything edible, and especially everything drinkable, is refrigerated: vegetables, fruit, hot drinks (I mean, drinks that are *usually* hot), but meat and fish are left out in the open. They just wave a little whisk to shoo away the flies when they get too eager. Mind you, I never put fruit, cheese, eggs, or water in the fridge in France, but I do in India. And I refrigerate meat and fish too... Though sometimes one of those little flies sneaks into the fridge...

You won’t find practical or technical details in this journal, like addresses or prices. Others do that better than me. You also won’t find the names of obscure or unknown places I discovered, or directions to get there.

I don’t really feel like recounting what I saw day by day, following my schedule and route. There might be flashbacks, projections into the future. It’ll depend on my memories, what I felt, what I hated, what comes back to me—and maybe your questions and our exchanges. And for those who’ve never read me before, you’ll have to get used to my parentheses and digressions, maybe on a completely different subject, as my thoughts wander. Stories within stories. There’ll also be long, endless sentences—but still punctuated, so you can follow along. Though I used to curse Proust and his sentences that started on one page and ended on the next, sometimes even further. I’d have to reread them twenty times to follow and understand what he was saying. I hated Proust. But hey, I was 20. Maybe I’d like him now?

See? The digressions are starting already. Forgive me.

You’ll find few photos here. First, the number is limited, and second, photos aren’t the main purpose of either VF or a travel journal. They’re too often used to mask the poverty of the text. And, sorry to say it, but so many of them are just plain ugly! If you really want to see photos, I’ll share some links where you can browse them at your leisure
New Walks from Jodhpur to Narnaul (Feb 24)
by Aleph240758 · 2025-02-21 · 84 replies
I’ve been busy—here’s another travel journal on Rajasthan, with some new discoveries as always.

Thursday, January 25: I left home at 4:30 AM and headed to Barcelona airport. The roads weren’t blocked by farmers yet, so I made the trip without any issues. I arrived at the airport at 7:10 AM, called Parkvia, and someone picked up my car 15 minutes later. All that was left was to check in my luggage. My Etihad flight was at 10:25 AM, which gave me time for breakfast. We landed in Abu Dhabi at 7:30 PM. The flight to Delhi was at 10:15 PM, the transfer went smoothly without any stress, and we arrived in Delhi at 3:00 AM. I couldn’t waste any time upon arrival because I had a flight to Jodhpur at 6:55 AM. I got to customs, and what a nice surprise—the hall was empty. I went through immediately, had my passport and visa checked, and everything was fine. I grabbed my bag quickly and looked for the transfer to T2, which is outside. You have to walk along the taxi parking lot and take the long corridors—it’s well signposted, and the transfer took 10 minutes. At first, I was a little stressed, not knowing how long customs would take, but in the end, I was early for my 6:55 AM flight. I’m even glad I booked this one, as it got me to Jodhpur at 8:20 AM.

When I arrived, I took an auto-rickshaw to Jodhpur Palace GH, which I’d booked on Booking. The welcome was nice, and I was given a room right away. I was hoping to rest a bit, but unfortunately, it was very noisy. I settled in, took a shower, and was ready to go out and explore the city. The owner stopped me as I was leaving and told me I had to change rooms—I had to repack my bag before heading out. He showed me the way to the clock tower, which is about a 15-minute walk away.

A market lines the street leading to the tower, and the traffic is intense.



I set off in search of the stepwells and Gulab Sagar, a large basin with three water jets and a great view of Mehrangarh Fort. And yes, more baoris!



Toorji Ka Jhalra Bawdi isn’t far away. It’s a meet-up spot for tourists, with restaurants and terraces lining the area. The place is nice.





I looked for Mahila Bagh Ka Jhalra, went around in circles a bit, and finally found it right across from Gulab Sagar, where I’d already been. It’s not in good condition—it’s a shame it hasn’t been restored.



I went back through the clock tower area, found a currency exchange with a good rate, and booked my train tickets for the whole trip. The street was lively, with heavy traffic.





I was tired and headed back to the guesthouse. When I got there, I realized my phone wasn’t showing the right time, which gave me a chance to rest before going out for dinner. The Indigo restaurant is nearby and will be perfect.
La Bretagne avec le Jacques Cartier "Ponant" du 18 au 25 juillet 2020 English translation pending
by PapiJP35 · 2020-08-28 · 183 replies
Bonjour J'avais envisagé d'attendre début Octobre et notre retour à Rennes pour faire le C/R de notre croisière " La Bretagne : entre côtes sauvages et phares " Mais tout compte fait , je change d'avis et démarre ce C/R dès maintenant : Au retour de notre 20 ème croisière , fin Novembre 2019 , ( Transat de Marseille à Miami sur le MSC Divina ) , nous avions décidé de faire une (petite ) pause pour les croisières et donc de ne rien réserver avant plusieurs mois . Sage décision en fait au vu des évènements sanitaires du Printemps puisque nous avons échappé aux problèmes subis par nombre de touristes qui se sont retrouvés avec des avoirs qu'il ne pourront utiliser ( au mieux ) que dans plusieurs mois . A la fin de l'an dernier , je m'étais inscrit à la newsletter de Ponant , plus pour rêver qu'autre chose . Mais début Juin , alors que toutes les croisières sont annulées les unes après les autres , Ponant , profitant notamment de la capacité réduite de ses navires et du retour en France métropolitaine de presque tous , met en place 2 itinéraires en Méditerranée et 3 en Manche et Atlantique . La croisière au départ de Nice pour contourner la Corse nous plaisait bien mais rejoindre Nice posait , à ce moment là , problème . Nous décidons donc de nous rabattre sur la croisière au départ de St Malo car là , pas de souci pour nous y rendre 🙂 Les raisons de notre choix : de mémoire , St Malo est fréquemment une ville d'escale pour les bateaux de croisière mais quasiment jamais une ville d'embarquement ( et là aussi de débarquement ) , donc autant en profiter . De plus l'itinéraire nous plait avec la visite d'iles connues ( mais que nous reverrons avec plaisir ) et de vraies découvertes dont les Scilly , au large de la Cornouaille britannique . Mi Juin , nous décidons de réserver la croisière au départ de St Malo du 18 Juillet , sachant que nous avons la possibilité d'annuler , sans pénalités , jusqu'à 72 heures avant le départ . L'annulation , nous y avons pensé quand , fin Juin , nous avons appris que l'escale aux Scilly était supprimée 😠 , remplacée par Ouessant , une escale à Groix se substituant à celle de Hoëdic . Toutes les autres croisières étaient aussi affectées par la suppression des escales à l'étranger pour raisons sanitaires ( jours de quarantaine ) Nous trouverons donc peut-être une autre occasion pour nous rendre aux Scilly Comme d'habitude , je m'égare avec ce préambule un peu long . Je vais donc faire une pause avant de vous embarquer sur le Jacques Cartier . A plus Jean-Pierre
Discussion parallèle au concours photo d'août: "Noir & Blanc" English translation pending
by Kate · 2020-08-01 · 762 replies
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛

Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
De plus en plus de cyclos-voyageurs English translation pending
by Nomade743 · 2020-07-27 · 79 replies
Je suis actuellement en randonnée vélo de la haute Savoie à la presqu’île de giens et j’ai L’impression qu’ il y a beaucoup de voyageurs à vélo. Beaucoup de jeunes notamment Qu’en pensez-vous ?
Promenades au Rwanda English translation pending
by Jlcro · 2020-06-18 · 75 replies
C'est un voyage qui date un peu, mais il se trouve que les circonstances de la vie m'offrent du temps libre... L'occasion de replonger dans mes souvenirs et partager un voyage qui reste probablement d’actualité même si nous habitons un monde qui change de plus en plus vite...

dimanche 4 juin 2017 Mulhouse-Kigali

Le décollage approche, il faut choisir son Macron, heu, je voulais dire, son livre, pardon. Bon, dans la France du mois de juin 2017, cela revient strictement au même…



09:30 embarquement 11:20 Départ Basel Turkish Airlines (TK1924) 3 heures de vol 15:20 Arrivée Istanbul (heure locale) Changement d'Avion 18:35 TK 569 Turkich Airline

durée 6h30



00:05 Arrivée: Kigali (KGL), Kigali, Rwanda

Je précise que le mobile de ce voyage est que ma sœur vit à Kigali depuis quelques années. Son mari travaille "dans la diplomatie". Nous sommes attendus à l’aéroport par un chauffeur de l’ambassade. Ma soeur nous avait dit qu’ils seraient au lit, que la maison était ouverte et des infos pour retrouver sans aide notre chambre. Ceux qui connaissent mon célèbre sens de l’orientation ont déjà deviné que je suis allé me vautrer directement dans la chambre de nos hôtes…

lundi 5 juin 2017

Kigali C’est le lendemain qu’on a vraiment réalisé qu’on était en Afrique...



Bon, mais faut manger…On part faire des courses en ville, excellent moyen de prendre la température de l’endroit…Avec ma soeur, c’est tout de suite magouilles et compagnies…Elle me fait changer ma bonne vieille puce Bouygues contre une puce MTN locale. Elle alpague ensuite un gamin dans la rue qui tape sur mon clavier des suites de chiffres cabalistiques pour m’ouvrir les chemins d’une 3g low cost…





Comme souvent dans les pays qui se sont déversés dans le courant consumériste trop vite, les villes sont un gigantesque foutoir où l’architecture s’inspire beaucoup des gâteaux à la meringue, on côtoie le pire et le meilleur, un flot d’humains qui se débattent pour survivre, des raz de marée de véhicules, gigantesques 4*4 en concurrence avec des myriades de deux roues hétéroclites…C’est une ambiance, à l’africaine, des sonos déversent de la rumba congolaise, des types jouent au tam-tam…



Partout des portefaix s’activent avec des montagnes posées sur la tête…



On arrive au marché. Ma sœur y est en territoire connu, négocie, interpelle
En Inde du Sud juste avant le confinement English translation pending
by Pifil · 2020-05-10 · 71 replies
Bonjour à tous,

Nous étions en Inde du Sud en février-mars 2020 (25 jours sur place). Comme nous avons passé les 70 ans nous avons pensé que nous ne reviendrons plus en Inde (il y a encore tant d'autres pays encore à aller visiter et il nous reste finalement assez peu d'années pour cela). Du coup à l'Inde du Sud nous avons rajouté Hampi ainsi que les sites d'Ajanta et Ellora. Programme ambitieux !

Le plus difficile en Inde c'est de décider de ce que l'on ne pourra pas voir parmi les "incontournables" en tous genres qui sont annoncés dans tous les guides, forums et carnets de voyage divers. Que les adeptes des "hors des sentiers battus" se rassurent, s'ils veulent aller en Inde il n'y a que ça dans tout le pays aussi.

Donc après une première liste de ce qu'il fallait absolument ne pas rater, mon estimation de la durée du voyage s'est établie à 35 jours. Trop pour nous. Deuxième liste réduite avec beaucoup de difficulté : 25 jours sur place. OK ! Il n'y a plus qu'à organiser le circuit et vérifier sa faisabilité car l'Inde du Sud c'est très grand et les endroits que nous avons choisis sont répartis sur une vaste zone :



Moyens de transports : dans un premier temps j'avais pensé combiner bus de luxe, train et taxi. Compte tenu désormais de notre âge mon épouse a été catégorique : ce sera voiture avec chauffeur et si besoin avion (lignes intérieures). Effectivement les trajets en bus et en train relatés dans différents carnets de voyage le sont par des gens qui ont 15 à 20 ans de moins que nous. Et des bus et trains de toutes sortes nous les avons pratiqués un peu partout dans le monde ces dernières décennies - nous connaissons donc bien et ne le regrettons pas. Par ailleurs la formule voiture avec chauffeur est finalement assez courante en Inde et financièrement abordable.

Merci aux différents carnets de voyage de VoyageForum pour l'aide précieuse apportée, et particulièrement merci à Xiongmao, que je salue, qui nous a bien aidé à choisir notre principal prestataire. Le circuit fut donc choisi comme suit :

Arrivés à CHENNAI le 14 février 2020 (vol Air India avec escale à Delhi), Repartis de BOMBAY le 10 mars 2020 (vol Air India avec escale et contrôle immigration à Delhi), et arrivés ce même 10 mars chez nous à 21h00 . . . et confinés le 17 mars à 12h00



NOTA : 4 400 photos prises par ma femme et moi (un vrai délire !). On a beau se dire qu'il faut se limiter à l'essentiel, comme du temps où chaque photo était payante, il est tellement facile d'en faire avec les appareils numériques et les smartphones qui maintenant sont très corrects qu'on se laisse aller. Choix drastique, nous n'avons retenu que 250 photos pour ce carnet de voyage (et c'est déjà trop, je m'en excuse par avance).

Formalités : e-visas envoyés le 20 janvier et reçus "granted" le 21 ! Super rapide donc, mais par contre la rédaction extrêmement minutieuse du formulaire en ligne ainsi que la confection des pièces jointes selon les normes très strictes nécessite environ deux heures pour chaque demande.

Températures : pendant ces 3 ½ semaines la température moyenne en journée a été de 30°C, sauf à MUNNAR où elle est descendue vers 24°C et à HAMPI où elle était de 34°C.

Vendredi 14 février et samedi 15 Février 2020 Nous ne nous sommes pas arrêtés à CHENNAI. Nous avons immédiatement pris un taxi pour MAHABALIPURAM (nous avions demandé ce service à l'hôtel déjà réservé mais il aurait été possible facilement de prendre un "pré-paid taxi" juste à la sortie de l'aéroport). 15h15 : atterrissage à CHENNAI 16h20 : départ de notre taxi 18h00 : arrivée à l'hôtel à MAHABALIPURAM De 18h15 à 19h30 : change dans un bureau de change ( 100 € contre 7 750 INR soit 100 INR = 1,3 €) puis achat et mise en service d'une carte SIM indienne (valable dans toute l'Inde, pour appels en Inde pendant 28 jours avec 1,5 Go/jour de données internet, le tout pour 550 roupies, soit 7 € : autant dire rien pour un internet quasi illimité et une durée d'appels largement suffisante pour l'utilisation en local).

MAHABALIPURAM : Centre-ville sympa bien que très touristique. Tout peut se faire à pied (éventuellement retour en tuk-tuk de l'ensemble de temples des Cinq Rathas). Dès notre première visite au Shore Temple (Temple du rivage) nous découvrons la règle que nous verrons systématiquement par la suite : les indiens paient 15 fois moins cher que les étrangers :



Vu notre niveau de vie comparé à celui moyen des indiens on ne va pas se plaindre. C'est juste qu'on n'est pas habitué à cette distinction (discrimination ?) en France. Le Shore Temple (temple du rivage) a un intérêt limité mais intéressant pour un premier contact avec cette culture et architecture :



En revanche l'ensemble de temples des Cinq Rathas est vraiment intéressant. Beaucoup de touristes indiens d'ailleurs. Sur le chemin, beaucoup de magasins de sculpteurs sur pierre. C'est apparemment une activité importante de cette ville:



et activités touristique et scolaire importantes aussi :



L'ensemble des temples des Cinq Rathas est assez compact mais riche en sculptures :







Le Nord Pas-de-Calais à vélo avec bivouacs en 2017 English translation pending
by Gordrash · 2020-05-08 · 9 replies
Bonjour à toutes et tous. L’année dernière, les dés ont désigné le département du Nord. Et oui, si vous avez lu nos précédentes aventures, vous savez que le choix de la destination est décidé par le hasard des dés. Donc nous voilà une nouvelle fois réunis pour pédaler quelques jours, Mathieu et moi.

Notre matériel est le même a peu de chose prêt, et nous avons la chance de laisser la voiture chez le frère de Mathieu, qui habite Lille. Bon, Mathieu n’a pas été inspiré pour préparer l’itinéraire, donc, nous allons faire au jour le jour. Ce qui explique le double département.

Attention aux âmes sensibles, il se peut qu’il y ait des images contenant des petits feu durant nos bivouacs. Aux personnes facilement influençables et souhaitant reproduire ces ambiances qui semblent joyeuses, sachez qu’elles ne l’étaient pas du tout, et je ne peux que vous déconseiller de faire comme nous. À bons entendeurs, je vous laisse lire nos précédents voyages que vous trouverez sur mon profile, pour comprendre le bien-fondé de cette remarque.

Voici notre voyage en quelques chiffres.

Durée : 4 jours (oui, c’est court, la faute m’incombe)

Distance : ~ 310 km

Dénivelé : ~ 1700m D+

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