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Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 8 replies
Un petit texte, extrait de mon blog...

INTRODUCTION

La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...

Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)

Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...

(à suivre)
Voyager seule un mois à Bali English translation pending
by Mamatambo · 2013-07-12 · 11 replies
Je souhaite partir 1 mois à Bali du 16 octobre au 16 novembre 2013, pouvez-vous me dire si cela est faisable en femme seule, si nous sommes en sécurité ? Je suis preneuse de bons plans, d'endroits incourtournables hors des sentiers touristiques, de guest houses sympas 😉 Merci d'avance pour vos infos
Séjour au Sultanat de Brunei English translation pending
by Théo72 · 2013-07-10 · 21 replies
Nous revenons d' un séjour de 4 jours à Brunei et nous avons été conquis. Ce Sultanat de 5570km2 et d'un peu moins de 400000 habitants vaut vraiment le détour. De plus la population est d'une gentillesse, toujours un sourire, un signe. Ici on répond à vos questions, on vout fait goûter..on ne refuse pas la photo bien au contraire on en est fier. Il faut dire qu'il a bien peu de tourisme ici, on n'est jamais sollicité comme dans de trop nombreuses autres destinations. Et il y a de quoi remplir une visite de 4 jours. Facile de s'y rendre à partir de Singapour ou de Kuala Lumpur : Vols Lowcost Air Asia. Se rendre à Kampong Ayer le plus grand village sur pilotis du monde en prenant un des nombreux bateaux-taxis , courte traversée ( 1$ =0,6€ ) et se promener à travers un dédale de pontons à travers ce labyrinthe, préférer la fin de l'après-midi pour rencontrer plus les habitants qui pour beaucoup sont sur le marché à Bandar. Il est intéressant auparavant de faire un tour d'1H autour du village ( négocier le prix entre 20$ et 30$) Il y a 2 parties différentes sur ce village, les vieilles maisons et la partie rénovée moins authentique. Sur le village il y a plusieurs écoles primaires, un collège, plusieurs mosquées, une gendarmerie ! .... Ne pas rater le musée ( gratuit) intéressant avec ses vidéos et son expo sur le village au fil du temps ( partie neuve du village) Voir la mosquée Jour Omar Ali Saifuddien, magnifique : conseil allez la voir de nuit les éclairages sont sublimes. (photo1 et 9) Flâner sur le marché traditionnel qui a lieu tous les jours de l'aube au milieu de l'après-midi. Il est consacré exclusivement à la nourriture. Il se situe près du bord de le rivière, prendre un bain d'authenticité, rencontrer, demander, goûter ...(photo3) Sortir de la ville pour se rendre à l'Hôtel Empire( 7 étoiles!!) le plus prestigieux de Brunei. La sortie vaut la peine car on peut rentrer ( grandiose..), on peut se rendre sur ses plages , voir la piscine en bord de mer. Pour s'y rendre prendre le bus 58 ( 1$ , comme pour les bus ici quelque soit la distance ) . Attention cependant pas de bus au retour , necessité de prendre un taxi ( 20_25$) Au retour demander sur le parcours un arrêt à la plus belle mosquée de Brunei : Mosquée Jame Asr Hassanil avec ses 29 dômes en or pour symboliser la dynastie des 29 Sultans qui se sont succédés .(photo5) Faire la sortie sur une journée pour se rendre dans la fôret de Tempurong à ne pas râter, c'est un peu cher 120$ ( 72€ ) mais c'est une expérience unique . La remontée de la rivière en bateau-navette ( environ 30 min.) puis la remontée en pirogue au milieu des rapides est impressionnante.(photo2) Le but de la sortie dans la forêt primaire étant de se rendre au dessus de la canopée et de survoler tous ces arbres gigantesques ..sentiment de domination, Magique. Sur le retour on débarque pour se rendre au pied d'une cascade et là, surprise....en mettant les pieds dans l'eau des dizaines de petits poissons viennent vous suçoter les pieds et les débarasser de leurs impuretés. Drôle d'impression.. On part vers 7h30 et on revient vers 15h30, tout est formidablement organisé avec petit déjeuner et repas du midi au Lodge. Visiter le Musée ( gratuit) Royal Regalia de nombreuses salles d'expo retraçant l'histoire de Brunei et surtout exposition du Char du Couronnement avec les hommes en tenue d'apparat grandeur nature : impressionnant. Dépaysant nous avons fait la connaissance du propriétaire de 3 chambres d'hôtes sur la Water Village ( 30$ = 18€ par pers.) Dommage que nous ne l'ayons pas su avant notre voyage car nous aurions choisi d'y dormir 2 nuits. Vous l'avez compris nous avons vraiment apprécié notre séjour à Brunei. En 4 jours nous avons pu nous faire une vraie idée de ce petit état, mais je pense qu'il y a de quoi meubler facilement une semaine. C'est sûr il y avait encore des choses à découvrir , pour vous donner une idée et vous aider à planifier votre voyage, je vous donne les liens de 3 sites intéressants sur Brunei : http://www.borneo.com.au/brunei http://brunei-leisurenature.blogspot.fr/ http://www.ultimateparadiseofborneo.blogspot.fr/ Il y a des possibiltés d'hébergement à Temburong , pour profiter d'un dépaysement total. Nous avons séjourné à the brunei hotel idéalement placé, (photo7) très bon confort et très bon petit déj. mais comme je le dis dans mon premier message, si nous en avions eu connaissance nous aurions passé 2 nuits à Kampong Ayer dans une chambre d'hôtes(photo8)( village sur pilotis) on rejoins la ville en 1 min. de bateau-taxi ( 1$) et il y en a même la nuit. Donc on n'est pas bloqué sur le village. Si vous pouvez choisir la date de votre voyage, essayez d'y être comme nous le jour de la fête nationale : le 23 février En plus c'est une bonne période pour le climat. Une parade incroyable , 22000 participants au défilé, des costumes..!!!(photo6) à ne pas râter en prenant soin de se lever très tôt ( nous étions dans les tribunes à 7h !!) L'hotel de Brunei est à 3 min à pied du Stade Brunei est un pays très sûr, aucun problème pour circuler et se promener. Ici la femme est reconnue et trouve toute sa place dans la société. N'hésitez pas si vous souhaitez d'autres renseignements, nous qui voyageons souvent, nous consultons souvent les messages des uns et des autres pour préparer nos voyages. Il faut partager nos expériences.Tous ceux qui souhaitent d'avantage de renseignements pratiques peuvent me poser leurs questions.
Circuit Malaisie - Indonésie pour quatre semaines English translation pending
by Bongatijac · 2013-06-24 · 3 replies
Bonjour à tous,

Pour mon premier voyage en Indonésie j'ai choisi un petit détour par Bornéo malaisien histoire de visiter le parc Danum pour voir les orangoutans. Après c'est Bali et Celebes au programme. Je vous remercie d'avance pour vos suggestions.

Bornéo malaisien: Jour 1: Avion Singapour - Kota Kinabalu - Lahad Datu Jours 2 à 4: Parc Danum Valley (jungle, orangoutans etc.) Jours 5 et 6: Snorkelling au Tun Sakaran Marine Park Jour 7: Avion Tawau - Kota Kinabalu - Denpasar (Bali)

Bali: (je louerai une voiture) Jour 8: Uluwatu, Bukit, Jimbaran, plage de Bingin (temple, spots de surf) Jour 9: Tanah Lot, Taman Ayun Jour 10: Nusa Lembongan Jour 11: Ubud, Taman Burung Jour 12: Mont Batur Jour 13: Pura Ulun Danu Bratan, Pura Luhur Batukaru Jour 14: Pura Beji Jour 15: Sidemen et Mt. Agung Jour 16: Besaikh Jour 17: Celuk, Batubulan et avion vers Ujung Padang (en arrivant prendre bus de nuit pour Rantepao)

Celebes: Jour 18 et 19: Pays Toraja Jour 20: Voyage de Rantepao vers Ampana (apparemment possible en 17h en louant une voiture) Jour 21-23: Iles Togian Jour 24: Retour Ampana et route vers Palu Jour 25: vol Palu-Surabaya Jour 26: vol Surabaya- Singapour puis Paris

A bientot!
Programme de tour du monde English translation pending
by Lukic38 · 2013-06-19 · 50 replies
Salut à toutes et tous !

Je prépare mon second tour du monde (départ le 21 octobre), et je viens donc vers vous pour avoir un max de contacts (ami ? couchsurfeur ? famille ?), de bons plans (auberge ? resto ?), d’adresses, d’incontournables, de conseils avant de partir sur les routes du monde ... une sorte de petit briefing quoi. En PJ le tracé de mon itinéraire. Voici mon programme (vos remarques sont les bienvenues): Octobre Novembre: Inde (30 jours), Népal (7jours), Décembre : Thailande (quelques jours), Cambodge (5 jours), Laos (5jours), Vietnam (10jours), Chine(12jours), Corée du Sud (6jours), Japon (10jours), Janvier + Février + mi-Mars : Mexique, Cuba, Guatemala, Nicaragua, Costa Rica, Venezuela, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Mi Mars + Avril + Mai : Afrique du Sud, Mozambique, Madagascar, Tanzanie, Kenya, Bénin, Togo, Cote d'Ivoire, Sénégal. Si vous avez des amis qui pourraient m’apporter des éléments sur ces voyages c’est encore mieux ! N’hésitez pas si vous avez des questions je suis prêt à répondre. Je vous remercie d’avance de m’aider dans cette tâche … mondiale.

Vous me trouverez sur facebook => Frankito L'explorateur Ou par mail bernard-franck@hotmail.fr Ou sur ce topic
San Pedro de Atacama à Mendoza à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2013-06-15 · 21 replies
Bonjour, dans le cadre d'un voyage à vélo de deux mois de Arica à Santiago, j'ai bien prévu la première partie du trajet.

Mes interrogations concernent la partie d'itinéraire San Pedro à Mendoza.

Je pense prendre le Paso Sico et non le Paso Jama. Une fois en Argentine, la grande classique semble être la fameuse Ruta 40. J'ai entendu un peu de tout à son sujet, pour certains il n'y a pas grand chose à voir. L'un de mes compagnons habituels à vélo a fait les 600 derniers km en bus, clôtures quasiment tout le long, difficulté de bivouac. En regardant la carte d'Argentine, il me semble qu'il y a des alternatives sur certaines parties à la Ruta 40. Tous les conseils et toutes les expériences sur les différents itinéraires envisageables seront les bienvenus.

Nous avons une contrainte incompressible le temps. Approximativement un mois pour le tronçon San Pedro à Mendoza, la période 10 novembre 10 décembre. Je sais qu'il faut s'attendre à des vents forts souvent contraires, ce qui réduira le kilométrage des étapes, que j'espère cependant en moyenne de 70 km par jour.

Merci pour les réponses à venir. Luc
Bons restaurants à Bangkok? English translation pending
by Angesd · 2013-05-20 · 54 replies
Quelqu'un connait de bons restaurents à Bangkok, très thailaidaise surtout avec des poissons ?
Rencontrer les Mokens sur les îles Mergui (Birmanie) English translation pending
by Grimat · 2013-05-11 · 12 replies
Bonjour a tous, connaissez vous ce peuple de nomades des mers ? Je souhaitrais aller a leur rencontre, est ce possible ? Je prefererai me passer d un guide - L acces a cette region sud est il possible ? Je suppose qu en prennant un bateau local on peut s y rendre ... Merci d avance
Avis sur itinéraire de trois semaines Sumatra - Bali? English translation pending
by Cypo · 2013-05-02 · 9 replies
Salut tout le monde !

Ma copine et moi partons pour l'Indonésie cet été pour une durée de 3 semaines, je suis en train d'établir les grandes lignes de mon parcours et j'attends vos avis.

A savoir nous sommes très branchés nature et voyageons en mode sac à dos à la débrouille...

Pour l'instant voici ce que ça donne :

J1 : Arrivée Medan à 8h50. Transfert Medan - Ketambe (7 à 9h de bus d'après ce que j'ai pu voir...) Nuit au friendship guest house de Ketambe

J2-J3-J4-J5 : Jungle trek à partir de Ketambe Nuit de J5 au Friendship GH

J6 : Liaison Ketambe - Tangkahan en bus (aucune info sur ce lon trajet pour le moment...) Nuit à Tangkahan

J7- J8- J9 : Tangkahan (peut être que 3 jours à Tangkahan c'est un peu long, l'endroit semble paradisiaque...j'attends vos avis)

J10 : Liaison matinale Tangkahan - Medan en bus (+/- 4h d'après ce que j'ai vu) Vol fin de journée Medan - Jakarta. Nuit à Jakarta.

Pour la suite ça se complique, je rêvais d'aller voir les Varans à rinca et faire des plongées au parc de Komodo dans ce cas :

J11 : Vol Jakarta - Labuan bajo

J12-13-14 : Rinca - Komodo

J15 : Vol Labuan Bajo - denpasar

J16 à 21 : Bali

Cette option ne ferait rater le Bromo et KAwah Ijen à Java, ce qui est peut être regrettable pour les amateurs de nature que nous sommes, une autre option consisterait donc faire :

J11 : Vol Jakarta - Surabaya

J12-13-14-15-16 : Bromo et Kawah Ijen (5 jours sont-ils suffisants pour faire les 2 par nos propres moyens, sans agence...).

J17 : Transfert Bali via ferry

J17 à 21 : Bali

Cette 2ème option est séduisante mais me ferait rater les plongées (idylliques parait-il à Komodo).

J'attends, vos avis, encouragements, critiques, suggestions, retours d'expériences avec impatience...

Grand merci à tous !
Bons plans pour éviter la foule à Angkor? English translation pending
by Bukowski · 2013-04-16 · 130 replies
Bonjour,

Je pars pour le Cambodge dans quelques jours, j'arrive à Siem Reap, et je reste 4 jours 1/2 pour visiter les temples d'Angkor. Je voyage en mode solo, et je souhaite donc éviter les hordes de touristes afin de faire de belles photos et une belle visite sur le site. Auriez-vous donc des conseils pour éviter les bus bondés de touristes? J'ai plus ou moins ma petite idée, à savoir faire la visite en sens inverse, commencer la visite à 5h du mat... L'exploit serait de faire une photo d'Angkor Vat au lever du soleil sans personne (mais je rêve...) Par avance merci.
Bus d'Antigua à Coban? (Guatemala) English translation pending
by Hermaco · 2013-03-25 · 14 replies
Bonsoir, nous partons en avril pour 15 jours au Guatemala et j'aimerai savoir s'il existe des bus de Antigua a pour Coban et combien de temps faut il compter pour s' y rendre .. Merci pour votre reponse
Super voyage! mes adresses.... Bali, Gili, Nusa Lembogan English translation pending
by Greenfairy · 2013-03-10 · 17 replies
Super voyage, vraiment dépaysant, les gens sont très ouverts d’esprit, accueillants, souriants, tolérants. Ils adorent blaguer, rire, discuter, échanger. Ils parlent en grande majorité un anglais parfait.

L’artisanat est superbe (masques, sculptures, sarong, bijoux …) et la culture très riches (danses, musiques, temples, croyances …)

Pour une femme en solo voyage facile. Pas mal de beach boy (genre de gigolo), surtout à Kuta et Gili. Mais il suffit de ne pas répondre et rester indifférente.

La cuisine est très bonne, variée et les jus de fruits frais un délice !

Pas mal de touristes malgré la basse saison (novembre à mi-décembre) surtout à Kuta (spots de surf et de fêtes pour les australiens). La haute saison ça doit être l’enfer !! (vacances de noël, février, été). Pas mal de pollution surtout marine.

Tous les tarifs sont en basse saison et le prix des chambres inclue toujours le petit déj.

100 000 Rps = 8 €

BALI

Kuta Rien de spécial à Kuta, déferlente d’australiens, de bars, boites et magasins de fringues en tout genre.

Aller à Padang Padang bay pour sa plage et Uluwatu pour sa crique et son temple sur le rocher.

Guesthouse : Komala Indah I (sur Poppies Lane I n° 20, 200m après le restau mexicain Tj’s) 80 000 Rps la double, la mienne était pas super propre, dommage car le lieu est sympa (grande cour arborée), bien située dans Kuta (pas trop de bruit la nuit) et les proprios gentils.

Dans la même rue dans le sens de la plage, manger au Bamboo Corner, les plats sont excellent et c’est vraiment pas cher.

Pour sortir aller à l’Apache Reggae Bar (sur Jalan Legian), un groupe fait des reprises de reggae.

Très bonne agence de voyage : Perama (sur Jalan Legian), possibilité d’acheter des billets de bus « open » et pas cher.
http://www.peramatour.com/

Ubud Super petite ville culturelle, bien que très touristique.

Ubud Permai Bungalow (sur Jalan Monkey Forest, 175 000Rps la double), grande chambre propre, jardin tropical magnifique, piscine.

Kori Bali Inn 2 (100 000Rps la simple avec excellent petit déj, commander le banana pancake), dans une petite impasse avant le terrain de foot de la monkey forest road bien située en plein centre, entourée de rizières et tenue par un couple de ptits vieux adorables (la vieille dame était prof de legong danse)

Pour manger, le Café Eclipse (vers le Palais Royale) petit restau végétarien, légumes frais et bio, recettes créatives (tester le Veg Burger à la pomme de terre) et le Bun Nani (sur Jalan Dewi Sita, la meilleure soupe de légumes de tous mes voyages !)

A faire : le Palais Royale, le Musée Blanco (super !), la monkey forest, aller voir un spectacle de Legong Danse (au Palais Royal) et Kecak (au Pura Dalem)

Dans les alentours : - Abiansemal (Bali rural) - Tegallalang (rizières en terrasses) - Gununkawi (sources sacrées) - Peglipuran (dommage que ce soit un attrape touristes car ce village est magnifique, les maisons sont bardées en bambou) - Temple de Kehen à Bangli - Goa Gajah (temple de l’Eléphant)

Et plus dans le centre, Jatiluwih et ses terrasses de riz à perte de vue.

Super rencontre, Yan, chauffeur de voiture pour une compagnie locale, super guide en plus d’être un simple chauffeur, cultivé, intéressant, ouvert, généreux, vraiment une super rencontre, service très sérieux. A plusieurs, partager une voiture avec chauffeur revient moins cher que le bus et on peut négocier pour faire des arrêts sur le parcours. Contact person: yandarma Email : darmabalitour@yahoo.comCell: +62 812 391 6335 and + 62 878 622 362 84 www.bali-transports.com

Lovina Petite station balnéaire, plage de sable noir.

Elsa II Bungalow (175 000 Rps la double, à 200 mètres de la plage, propre et bon accueil)

Organiser un trip pour une plongée à Mejagan Island, les plus beaux fonds !!! Possibilité d’organiser avec le gérant de la Elsa II, mais pas pour un baptême car encadrée version locale ….

Aller prendre un bain aux sources d’eaux chaudes de Banjar !!! Il y a aussi le seul temple bouddhiste de l’ile.

Amed Super petit village de pêcheurs. Se balader en scooter le long de la côte et en hauteur (vue sur le Mont Agung) !

Bamboo Bali Bungalow (150 00 Rps le bunglaow pour 2, super beau, propre, calme) les bungalows en contre bas sont les moins chers (la vue ça se paye !)

Faire de la plongée dans une épave à 40 mètres de fond à Tulamben (le US Liberty, un cargo américain de 140 mètres de long torpillé le 11 janvier 1942 par un sous-marin japonais)

Manger un poisson frais grillé au Ganesh (30 mètres avant le Bamboo Bali trottoir opposé) joli restau sur la plage et boire un verre au Pacha Bar (reggae)

Faire du snorkelling ou plongée à la petite épave japonaise.

Sanur Yulia 1 Homestay (160 00 Rps sur Jalan Tambligan n°38) superbe guesthouse, jardin magnifique, bungalow propre, petit déj de roi.

Big Pinneaple Backpacker (100 000 Rps, près de la plage)

Musée Le Mayeur à visiter.

Klungkung Ancienne capitale royale, plein de monuments à visiter.

GILI ISLANDS

Gili Trawangan Jolies plages, idéale pour la plongée (tortues, petits requins) mais petite ile trop bruyante et touristique ! les voitures et scooters sont interdits mais chaque bar, restaurant crache sa musique ….. idéale pour les fêtards.

Quiet Water Park Guesthouse (100 000 Rps la double à l’étage) propre, retirée au calme, proprio super sympa originaire de Flores . Première rue à droite au coin du Boudha Dive Center et 2ème à gauche)

Pour manger : Delita Restaurant et Ecco Café. Le Night Market, local food très bonne et bon marché.

Full moon Party au Surfer Bar.

Ne pas louer de vélo pour faire le tour de l’ile (minuscule malgré que ce soit la plus grande des 3) car 2/3 de la route c’est du sable !!! Et pas à 14h en plein cagnard ! lol

Coucher et lever de soleil superbe sur la plage ou sur la colline.

Louer un canoë pour aller à Gili Meno (1 km) pour la journée

Gili Meno Superbe, petit village traditionnel au centre, beaucoup moins de touristes, calme, plages de sable fin de rêve, snorkelling, plongée …

Debby Backpacker, bungalow pas cher, propre, gérante super sympa ! 150 000 Rps.

Une fois arriver au Port, prendre la 1ère rue à droite au corner du Blue Marlin Dive et continuer sur 300 m.

Chiller au Diana Bar, bar/restau familial, genre pirate des caraïbes, guirlandes de coraux et cahutes en bambou !!! Sur la plage en face de Gili Trawangan.

NUSA LEMBOGAN Mandara Beach Bungalow (100 000 Rps la double sans petit déj) sur la plage.

Louer un vélo pour faire le tour de l’ile (attention ca grimpe pas mal par moment !!!!)

A voir / faire : - coucher de soleil au Devil’s Tear - la mangrove et la foret innondée - snorkelling à Mushroom Bay (quand la mer est haute et peu agitée beaucoup de courrant) et à Cristal Bay - Dream Beach et sa crique

Quelques idées des prix : 1 paquet de clopes : 12 500 Rps (= 1 euros) 1 jus de fruit frais : 20 000 Rps 1 cocktail : 60 000 Rps 1 mie goreng (nouilles sautées) : 30 000 Rps 1 petite bouteille d’eau : 5 000 Rps location vélo 1 jour : 40 000 Rps location masque, tuba, palmes : 50 / 70 000 Rps par jour Baptême plongée PADI : 450 000 Rps
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
by Jjmmsa · 2013-03-01 · 7 replies
DEPART DE SAINT-NAZAIRE

Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée

08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.

15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.

16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.

Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.

17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…

18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…

Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.

Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…

Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.

A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.

L'ATLANTIQUE

Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée

Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.

A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.

A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…

08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.

L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.

Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.

En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.

Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.

J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.

Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.

DES BOÎTES, DES BOÎTES…

Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée

Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.

Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.

Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..

Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.

Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.

Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.

Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !

Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.

Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !

Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.

DÉJÀ LES AÇORES !

Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.

Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.

Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.

Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.

11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.

13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.

16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.

L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.

QUE FAIRE A BORD ?

Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée

Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.

Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.

La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.

Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?

Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !

Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.

L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.

Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.

Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.

Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).

LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)

Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée

00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.

Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.

Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.

En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…

Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.

Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.

19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !

Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.

Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !

Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !

SOUS LE TROPIQUE

Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée

00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.

Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.

Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.

De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).

Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.

17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.

DE L'AUTRE CÔTÉ

Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée

Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.

Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.

Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.

C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.

Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !

Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.

J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…

De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !

LA GUADELOUPE

Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !

04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.

Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !

Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).

Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.

Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !

Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.

Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.

Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.

Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !

FORT DE FRANCE

Mercredi 05 Décembre 2012

Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !

Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.

Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.

06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !

La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.

En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…

1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Choix d'hôtel Los Angeles English translation pending
by Sweetlaugh · 2013-02-16 · 11 replies
Bonsoir que me conseillerez-vous ? je n'arruve pas à faire un choix sur l'hotel ... j'azi peur d'être dans un mauvais quartier.

J'ai fais plusieurs réservation sur LA pour sécuriser mon séjour que je peux annuler gratuitement avant mon départ en juillet mais je voudrais bien entendu faire un choix bien avant :-) Cependant, j'ai peur de choisir un mauvais quartier. je serai seule avec un enfant de 12 ans ... Ma problématique reste le coût. Même si beverly hills est tentant quoique les appréciations de cet hotel sont pas tip top et douche sur palier, j'aimerai rester raisonnable dans mes choix. Et un budget de 130€ serait parfait. maintenant si je dois mettre plus, je le ferai aussi.

J'ai lu beaucoup de critiques sur inglewood et j'ai peur que thousand oals soit loin de tout ...

Voici les résa effetuées (lol ...) :

Premier Inns Thousand Oaks 2434 West Hillcrest Drive, Newbury Park (116€) Los Angeles Adventurer All Suite Hotel 4200 West Century Boulevard, Inglewood (134€) Starlight Inn Valley Boulevard 4949 Valley Boulevard, Los Angeles (150€) Sea Rock Inn - Los Angeles 14032 South Vermont Avenue, Los Angeles (187€) Hollywood Dream Suites 830 North Van Ness Avenue, Los Angeles (187€) City Center Hotel Los Angeles 1135 West 7th Street, Los Angeles (189€) Hotel del Flores 409 North Crescent Drive, Los Angeles beverly hills (224€)

Ci-dessous le planning sur LA: LA - 05/07 : visite des universal studio LA - 06/07 : viste hollywoog boulevard, chinese theatre, walk of frame, caiptol tower, santa monica, venice beach, beverly hills et griffith park en soirée LA - 07/07 : six flags magic mountain park

merci pour votre aide.
Sulawesi: transport et choix d'île English translation pending
by Josette54 · 2013-02-07 · 8 replies
Bonjour, nous (2) aimerions partir pour 25 jours environ en indonésie, en privilégiant l'ile sulawesi. Est-ce judicieux de prendre un vol aller pour UJUNG PANDANG et un retour JAKARTA. Les distances sont tellement longues !!! on privilégie les transports terrestres... Quelle autre ile me conseillez-vous.. D'avance, je vous remercie. Bien à vous. Josette
Hôtel et guichets au Guatemala English translation pending
by Seretmar · 2013-02-03 · 6 replies
Bonjour, nous allons au Guatemala en mai pour 2 semaines, faut-il réserver les hotels à l'avance. Pour ce qui est des Quetzal est-ce facile de s'en procurer sur place exemple y a t'il des guichets un peu partout. Merci d'avance!
Itinéraire de trois semaines Équateur-Galapagos English translation pending
by Camcam92 · 2013-02-03 · 24 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple de trentenaire qui souhaitons découvrir l'Equateur et ses différentes facettes (volcans, villes coloniales, marchés, Amazonie et Galapagos) en 3 semaines, du 06/09 au 28/09. Après avoir lu pas mal de conversations sur ce forum, nous souhaitons vous soumettre l'itinéraire que nous avons imaginé. Nous sommes preneurs de toutes vos remarques sur la faisabilité, les incontournables oubliés, les bons plans logement/transports, ...

vendredi 30/08Arrivée à Quito samedi 31/08Quito dimanche 01/09Quito -> Amazonie (Cuyabeno) lundi 02/09AmazonieAmazonie mardi 03/09AmazonieAmazonie mercredi 04/09Route Amazonie -> Quito jeudi 05/09Quito - Latacunga(marché Saquisili / trajet en train ?) vendredi 06/09Latacunga - Cotopaxi - Latacunga samedi 07/09Latacunga - Quilotoa - Latacunga(marché Latacunga ? / Marché Zumbahua ?) dimanche 08/09Latacunga - Alausi (Marché Alausi) lundi 09/09Alausi - Cuenca(pas de train car lundi... / Stop à Ingapirca) mardi 10/09Cuenca mercredi 11/09Cuenca - Cajas - Cuenca jeudi 12/09Route Cuenca -> Guayaquil vendredi 13/09Guayaquil -> Galapagos samedi 14/09Galapagos dimanche 15/09Galapagos lundi 16/09Galapagos mardi 17/09Galapagos mercredi 18/09Galapagos -> Quito jeudi 19/09Quito -> Région d'Otavalo (marché Otavalo + Peguche) vendredi 20/09Région d'Otavalo (marché Cotacachi + Lagune Cuicocha) -> Quito samedi 21/09Vol retour

Merci d'avance pour tous vos conseils ! Camcam
Parcours au départ Medan retour depuis Denpasar durant l'été English translation pending
by Vietman93 · 2013-01-23 · 8 replies
Bonjour,

De nature à être un voyageur "sac a dos" je tente de planifier dans les grandes lignes un voyage en Indonésie d'une durée d'un mois (mi juillet-mi août 2013)

J'en appelle donc à vos connaissances afin de me conseiller sur la pertinence de certains choix En effet, mon désir est de commencer par visiter la région de Medan qui me semble moins envahie par le tourisme de masse puis de redescendre via un vol low cost sur Jakarta (très court passage) puis Yogyakarta (Prambanan) Borobudur (peut être surabaya) Kawa Ijen

et enfin Denpasar pour un peu de farniente et de plongée bouteille (si la région vaut le coup)

La plupart de ces trajets se feront essentiellement en train ou bus en fonction de ce que je trouverais.. Voilà en somme rien de définitif mais une idée de base de bonne balade.

Pensez vous que cela reste jouable?

Merci pour votre aide.
L'Indonésie parie sur l'essor du "tourisme-charia" English translation pending
by VoyageForum · 2013-01-16 · 235 replies
Le ministère du Tourisme veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes. Lire la suite...
Sulawesi: tarif d'un guide English translation pending
by Chouminou · 2012-12-05 · 13 replies
Bonjour,

Nous préparons actuellement notre voyage au sulawesi pour trois semaines en juillet 2013.

Nous venons de recevoir une proposition d'un guide pour une prestation de 10 jours (de l'aéroport de Makassar à l'embarcadère du ferry pour les Togians). Il nous propose un tarif de 950€ par personne (tarif ne comprenant pas les repas du midi et du soir).

Nous trouvons ces prix exorbitants, qu'en pensez vous?

Merci de nous partager votre expérience
Suggestion de pays pour un tour du monde? English translation pending
by Rostour · 2012-11-27 · 13 replies
Bonjour à tous,

En préparation pour un tour du monde qui débutera en janvier 2014 (pour se terminer quelque part en novembre 2014).

Nous avons choisi la plupart des endroits que nous aimerions visiter, sauf durant les mois de juin-juillet-août. Je sollicite vos expériences pour avoir des suggestions de pays à visiter pendant cette période de l'année (le principal critère étant une météo "favorable"). (L'Europe - à l'exception de la Turquie - a été négligé puisque nous avons déjà effectué plusieurs voyages en terre européenne - et d'autres suivront dans les années)

Janvier-Février : Inde Février-Mars-Avril : Thaïlande, Cambodge, Vietnam, (Laos) Avril-Mai : Maroc, Tunisie, (Égypte), Turquie Juin : ??? Juillet : ??? Août : (Chine) ??? Septembre : Australie Octobre : Nouvelle-Zélande Novembre : (Japon), Hawaïï

Merci ! 😎
Janvier-mai, dilemme en Asie (Inde, Thaïlande/Indonésie...) English translation pending
by Tomlagomme · 2012-11-19 · 13 replies
Bonjour à tous !

Je voudrais vos avis, conseils et opinions concernant mon prochain voyage de Janvier à Mai 2013. Mon plan grosso modo serait de passer au moins 2 mois en inde et les deux autres mois, dans un (des) autre(s) pays d'Asie. Le HIC est là: j’hésite grandement entre l'Indonésie (Java) et la Thaïlande (et pays autour si j'ai le temps) !

j'ai cru comprendre que Mars est juste la fin de la saison des pluies en Indonésie et donc, soit j'ai de la chance et il pleut quelques grosses averses en fin d'aprem, soit j'en ai pas et je me tape 13 jours de pisse hydrogéné ! A noter que le plus serait d'être dans ce pays à une période très peu touristique et de rencontrer plus facilement les locaux.

Le climat de la Thaïlande parait plus "potable" dans le sens "vivable". De plus ce pays apparait comme "facile" pour voyager, fait dont je me contrefous complétement car ce n'est pas mon premier voyager et après 2 mois en Inde, je pense pouvoir être quelque peu "rodé" à rouler ma bosse.

D'après les expériences que j'ai pu glaner sur les forums, l'Indonésie est un pays qui ressort du lot et beaucoup de personnes semblent trouver ce dernier magnifique et tout et tout...

Donc après réflexion, j’hésite entre :

- 3 mois en Inde (vu l'immensité du territoire) et le dernier mois en Indonésie sur Java (de Jakarta à Bali) - 2 mois en Inde et 2 autre mois en Thailande (+ Laos, cambodge ect si j'ai le temps)

Si vous avez des info/ conseils/ avis ou si vous avez d'autres propositions, je tout ouïe.

P.S. : Je précise que j'ai 20 ans, je voyage seul, en mode backpacking, que ce n'est pas la première fois, et que quelque soit le pays, au final je sais que je prendrais du bon temps.

Merci d'avance !
Préparation d'un voyage camping-car de trois mois en famille aux États-Unis English translation pending
by Lafaty74 · 2012-11-16 · 5 replies
bonjour je suis entrain de preparer un voyage de trois mois en camping car avec ma femme et mes trois enfants pour traversser les etats unis d'ouest en est en passant par la floride. je compte arriver a seattle , descendre la cote ouest jusqua San diego, remonter a las vegas, traversser les national park jusqua Denver puis aller jusque dans le missourie redescendre sur la nouvelle orlean aller en floride et enfin remonter jusqua new york en passant bien sur par Waschington et tout ca en trois mois. 1) pensser vous que trois est sufisant ?

2) depuis denver faut il mieux que je redescende tout de suite sur le texas?

3)et avec un budget de 30 000euros pensser vous que j ai asser?

Je sais c est beaucoup de question et peut etre un peu vague mais je debute seulement mon projet et il est prevu pour 2015.

merci 😉
Trajets Arequipa-Cuzco et Cuzco-Puno en bus English translation pending
by Didaaaaa · 2012-11-10 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je me prépare à faire un voyage au Pérou et en Bolivie... mais mes jours sur place sont comptés...

Je m’apprête à faire en bus les trajets Arequipa-Cuzco et Cuzco-Puno à quelques jours d'intervalle. J'ai entendu dire que les paysages traversés étaient sublimes. Or, pour gagner du temps, j'envisage de faire un de ces deux trajet de nuit, et l'autre de jour.

Lequel me conseilleriez vous de faire de jour ?

Peut-être qu'un partie des paysages des deux trajets sont les mêmes (dans le cas où pour Arequipa-Cuzco le bus passe par Puno). D'autre part, au niveau de la sécurité sur la route, quel trajet faut-il mieux faire de jour, et pour quelle compagnie opter ?

Je vous remercie d'avance très grandement pour vos réponses !!

Didaaaa.
Retour de Bali - informations English translation pending
by Figanasse · 2012-10-24 · 5 replies
Bonjour,

Comme nous avons pu profiter des tuyaux sur le forum pour nos vacances à Bali, à notre tour de donner quelques infos en espérant qu'elles puissent être utiles.

Nous sommes retournés à Bali 20 ans après. Le choc ! Des endroits méconnaissables. Constructions tout azimut (et cela continue). Trafic épouvantable (voitures, motos), routes inadaptées, embouteillages ... L'horreur, alors en effet, nous avons suivi le conseil de certains et n'avons pas loué de voiture. Nous avons à chaque fois trouvé un transport avec chauffeur. Mais bon à part ça, Bali garde encore son charme et son âme, les Balinais sont toujours aussi accueillants, souriants et gentils.

Nous avons passé les deux premières nuits à Jimbaran, histoire de se remettre du vol. Très belle plage, mais alors les fameux seafood restaurants sur la plage, de la pure arnaque !

Nous sommes partis ensuite 4 jours à Amed. Superbe, on retrouve le Bali d'il y a quelques années. Petits villages de pêcheurs côtoyant les hôtels. Pas de magasins vendant des choses inutiles. Calme, mais bien-sûr la nuit, comme partout à Bali, les coqs et chiens s'en donnent à coeur joie. Mais avec des boules quiès, ça passe. Notre hôtel était au bord de la plage et on a fait du snorckling tous les jours. Une quantité incroyable de poissons multicolores juste là devant nous. Superbe ! Y aller absolument.

Ubud. Plus rien à voir avec la petite ville calme, culturelle, artiste etc... Des magasins partout, qui ne vendent pas que de l'artisanat et de l'art ! Nous avons dormi dans un superbe hôtel à côté de la Monkey Forest, c'était le paradis. De là nous avons visité les alentours.

Legian, du trafic, du trafic, des boutiques qui vendent toutes les mêmes produits bien entendu non locaux (lunettes de soleil, bracelets, vêtements de plage etc..). Alors pour trouver des souvenirs artisanaux, bonne chance.

Prix des transports, nous avons trouvé un chauffeur à Jimbaran qui nous a conduits à Amed. Puis il est revenu à Amed 4 jours plus tard pour nous amener à Ubud et ainsi de suite jusqu'à notre départ pour l'aéroport. Prix corrects : Jimbaran - Amed 500'000 rp - Amed - Ubud 400'000 rp et Ubud - Legian 300'000.

Un conseil, lorsque vous reprendrez l'avion compter large en temps. Nous avons mis 1h30 pour aller de Legian à l'aéroport (et c'est juste à côté) !! Notre chauffeur nous a dit que souvent des touristes ratent leur avion.

Voilà, si vous voulez des précisions ou des adresses d'hôtels sympas et "authentiques" à prix corrects (entre 80 et 120 dollars la nuit, pour 3 personnes), je vous les file volontiers.

Alors, si vous allez à Bali, restez dans la zone de Kuta à Seminyak le moins longtemps possible ... allez découvrir toutes les beautés de l'Ile des Dieux !
Rejoindre Cancun par bateau depuis Caye Caye Caulker? English translation pending
by Armony11 · 2012-10-07 · 5 replies
Bonjour,

J'entreprends de me rendre sur l'ile de Caye Caulker au Belize pour quelque jours. Je souhaiterai ensuite rejoindre Cancun pour mon vol de retour. J'ai lu sur differents forums que l'on pouvait s'y rendre par la route apres s'etre rendu a Chetumal. J'aimerai savoir s'il est possible de rejoindre Cancun directement en bateau depuis Caye Caulker. Si oui quelle compagnie utiliser?

Merci pour vos conseils ;)

Armony
Long Bawan, East Kalimantan (Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2012-09-29 · 18 replies
Bonjour En mars prochain, je devrais me trouver aux alentours de Malinau / Tarakan. Niveau climat: les graphiques montrent qu'il pleut régulièrement toute l'année, mars est-il un bon mois pour visiter cette région?

En étudiant les cartes, il semblerait que la région frontalière autour de Long Bawan soit intéressante à visiter, mais j'ai peur que ça plombe mon budget. Je n'ai trouvé que des vols Susi Air pour y aller, y'a t'il des transports par voie terrestre? La région vaut-elle le coup d'y passer 8-10 jours? Je vois qu'il y a des boucles à faire, mais peut-on observer le mode de vie des DAYAKS? Les paysages sont-ils spectaculaires ou bien est-on tout le temps sous les arbres?

Bref, toute information et retour d'expérience seront bienvenus 🙂

Merci
Air Asia souvent plus chère que de très bonnes compagnies (vol Bangkok-Yangon) English translation pending
by Arumitap · 2012-09-09 · 24 replies
Dans toutes les configurations que je fais, Air Asia est toujours plus cher que Tiger Airways, Jet Star et Lion Air. Bon, je m'attend à des " Lion Air est sur la liste noire... ", mais Tiger et Jetstar n'y sont pas. Il y a quantité d'autres compagnies ( très safe ) qui sont très bien et moins chères qu'Air Asia.

J'avais constaté ce fait lorsque je souhaitais rentrer de Yangon à Bangkok et lorsque j'avais voulu rentrer de Hat Yai ( à moins que ce ne soit Trang... ) à Bangkok. Air Asia était plus cher que d'autres compagnies ( très correctes ) dont j'ai oublié le nom.

Air Asia vit sur sa notoriété qui, en ce qui concerne les prix n'est pas souvent justifiée . Les forumeurs ont le "réflexe Air Asia " très facile. Le bon réflexe, c'est d'aller voir ailleurs. C'est souvent moins cher.

Les réputations ont la vie dure.
Quel type de véhicule pour la Namibie? English translation pending
by Faka · 2012-09-03 · 33 replies
Bonjour,

je vais me rendre en Namibie pour la 1ère fois pour un peu plus de 3 semaines en novembre/décembre. Les billets d'avion sont réservés. Je passe donc à l'étape suivante : réservation du véhicule. Il me semble que dans la plupart des discussions à ce sujet, le choix du véhicule est (presque) toujours un 4*4, et les questions concernent plutôt le choix du loueur et/ou de l'assurance.

Pour ma part, je me pose la question suivante : 4*4 ou véhicule "normal" ?

Je suis bien conscient des avantages du 4*4 (sécurité, accès à plus d'endroits, sentiment de liberté, possibilité de camper un peu n'importe où), mais je me demande si la très importante différence de prix est justifiée (dans mon cas). En effet, ce sera ma 1ère fois dans ce pays et même s'il n'est pas encore définit je compte faire un parcours classique (grosso modo : Windhoek, fish river canyon, sossusvlei, swakopmund, etosha, windhoek). Je dispose de 24 jours pleins.

Qu'en pensez-vous ?

Merci d'avance pour vos avis, Davy

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