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Souvenirs de Malaisie (Taman Negara, île de Tioman, îles Perhentian et Kuala Lumpur)... English translation pending
Voici le suivi, au jour le jour, de mes vacances passées en Malaisie du 11 juillet au 6 août dernier...
Bonne lecture... 😎
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c���était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c���était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
Nouvelles de Pattaya, "aux frontières de la Thaïlande" English translation pending
Aggression : Deux femmes agressent un Britannique à Pattaya.- Un Britannique s’est fait agressé par deux femmes à Pattaya, dans la nuit de vendredi à samedi, révélait hier le Nation. Le sexagénaire, qui a porté plainte vers 4h30 du matin, a affirmé avoir été attaqué puis volé par deux Thaïlandaises après qu’il a refusé de louer leurs faveurs. Les deux femmes l’auraient approché en lui proposant leurs services, puis, alors qu’il refusait leur offre, l’auraient roué de coup jusqu’à ce qu’il tombe à terre pour s’emparer de son porte-feuille contenant 500 livres (750 euros) et 4000 bahts (84 euros). La victime a dit avoir été agressée alors qu’elle marchait dans le soi 8 de Pattaya road, pourtant très animé la nuit. On n’est vraiment plus en sécurité nulle part… (www.lepetitjournal.com Bangkok) Lundi 9 octobre 2006
Record : A Pattaya, un Thaïlandais embrasse... 19 cobras ! - Khum Chaibuddee, un charmeur de serpents thaïlandais, a établi un nouveau record mondial du baiser de la mort samedi, en embrassant 19 cobras royaux, serpents parmi les plus dangereux, au musée de l'insolite "Ripley's Believe it or not" de Pattaya. Le record précédent, enregistré au Livre Guinness, était détenu par un Américain qui avait embrassé 11 serpents venimeux en 1999. Khum Chaibuddee travaille avec des cobras royaux depuis plus de douze ans. Il lui a fallu un peu moins d’une heure pour « bisouiller » 19 fois ces charmants reptiles. (www.lepetitjournal.com Bangkok) Lundi 9 octobre 2006
Speciale dédicace a pimilan et nothingtong 😉
Record : A Pattaya, un Thaïlandais embrasse... 19 cobras ! - Khum Chaibuddee, un charmeur de serpents thaïlandais, a établi un nouveau record mondial du baiser de la mort samedi, en embrassant 19 cobras royaux, serpents parmi les plus dangereux, au musée de l'insolite "Ripley's Believe it or not" de Pattaya. Le record précédent, enregistré au Livre Guinness, était détenu par un Américain qui avait embrassé 11 serpents venimeux en 1999. Khum Chaibuddee travaille avec des cobras royaux depuis plus de douze ans. Il lui a fallu un peu moins d’une heure pour « bisouiller » 19 fois ces charmants reptiles. (www.lepetitjournal.com Bangkok) Lundi 9 octobre 2006
Speciale dédicace a pimilan et nothingtong 😉
États-Unis versus la France? English translation pending
coucou voila je souhaite bcp aller aux states a newyork ou las vegas mais je voulais savoir avant qu'il y a t il de + qu'on trouve pas en france? Qu'est ce qui change vraiment la bas? qu'est ce qu'y vous a marqué? merci a tous!
Polynésie avec AF ou ATN? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en préparation d'un voyage pour la polynésie pour août 2007 (je sais c'est loin mais bon...vu le budget 🏴☠️) et on se pose la question de savoir s'il est mieux de voler sur AF ou ATN. Au niveau tarif je crois qu'ils se valent mais au niveau service, ambiance à bord (on se croit deja en polynesie sur ATN ?), place disponible au niveau des sièges et jambes...laquelle est mieux ?
Vos impressions de vol seront les bienvenus...
Merci
Nous sommes en préparation d'un voyage pour la polynésie pour août 2007 (je sais c'est loin mais bon...vu le budget 🏴☠️) et on se pose la question de savoir s'il est mieux de voler sur AF ou ATN. Au niveau tarif je crois qu'ils se valent mais au niveau service, ambiance à bord (on se croit deja en polynesie sur ATN ?), place disponible au niveau des sièges et jambes...laquelle est mieux ?
Vos impressions de vol seront les bienvenus...
Merci
Retour du Riu Lupita à Playa del Carmen English translation pending
Bonjour à tous,
je suis rentrée du Riu Lupita situé à Playa del Carmen il y a 2 semaines environ. Mon séjour s'est très bien passé et j'ai vraiment adoré 🙂 !!
Si vous avez des questions sur cet hôtel (que j'ai bp aimé) ou sur les endroits à visiter (à faire soi-même en prenant le bus ou en collectivos) j'essayerai d'y répondre...😉
je suis rentrée du Riu Lupita situé à Playa del Carmen il y a 2 semaines environ. Mon séjour s'est très bien passé et j'ai vraiment adoré 🙂 !!
Si vous avez des questions sur cet hôtel (que j'ai bp aimé) ou sur les endroits à visiter (à faire soi-même en prenant le bus ou en collectivos) j'essayerai d'y répondre...😉
Conseils pour mon premier voyage, en Thaïlande English translation pending
j'ai acheté un circuit+extension pour aout avec promovacances, et j'aimerai savoir quand je vais avoir mes billets!
ce sera mon premier voyage en avion et j'aurai voulu savoir si ils vont me demander les papiers de mon appareil photo, si je dois le mettre dans ma valise ou en bagage a main, combien de kg max pour un bagage a main...
sinon j'ai une carte visa, est ce mieux d'avoir sur moi de l'argent ou je peux tt regler par carte?
je commence mon voyage par un circuit, vais je avoir le temps d'acheter quelques fringues avant le debut du circuit?
avez vous fait le vaccin pour le paludisme et l'hepatite A avant de partir?
je me pose beaucoup de questions, mais c'est mon premier voyage, j'ai peur d'oublier quelque chose ou de ne pas etre assez preparée.
merci d'avance😊
Vol à la portière en France English translation pending
J'ai subi un vol a la portière dans le sud de la France. Ca été horrible. Vol de camera, passeport et billet d'avion
on a louer une voiture et je crois que nous sommes identifié facillement comme tourisme. Nous étions sur le chemin des anglais entre nice et sanary sur mer. plus précisemment a cagne sur mer. quand sur une lumiere rouge ma portière c'est ouverte et qu on m'a tout enlevé. 3 mecs en scooter. L'embassade canadienne a nice ( a peine un dépanneur) a pris 4 jours avant de me reconnaitre. N'avoir aucune identitée dans un autre pays, c est tres spécial...
Bien sur j'ai beaucoup appris...oui je barre mes portes maintenant et c est plutot mon chum qui garde les documents important dans une petite ceinture de taille intérieur...
C'est assez fréquent en France cette facon de fonctionner. Alors soyez vigilant!
Bien sur j'ai beaucoup appris...oui je barre mes portes maintenant et c est plutot mon chum qui garde les documents important dans une petite ceinture de taille intérieur...
C'est assez fréquent en France cette facon de fonctionner. Alors soyez vigilant!
Hôtel Iberostar Tucan à Playa del Carmen English translation pending
Connaissez-vous cet hotel ? J'ai entendu beacoup de choses positives sur cet hotel, qqn y a-t-il déjà passer 1 semaine, est-ce vraiment un hotel réputé pour son confort et ses divertissement ???
Demi tour de l'Inde en 80 jours (2e partie - manquante) English translation pending
Et oui je suis rentrée depuis un moment de ce fabuleux voyages où j'ai beaucoup râlé et je m'étais juré que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cette Inde qui a bien changé depuis mes 1ers voyages. Mais avec le recul, je ne pense déjà plus qu'à une chose, y retourner pour découvrir le Ladakh entr'autres que je ne connais pas encore.
Jeudi 13/10 : A 7 heures precises le bus deluxe demarre au grand complet pour Bhavnagar, petite ville poussiereuse specialisee dans la fabrication de coton et dans le commerce du diamant. Rien de bien special a y voir sauf un beau palais transforme en hotel de luxe ou nous irons souper le soir, au milieu d’un jardin agremete de fontaines et de beaux eclairages. Nous y mangerons d’ailleurs tres bien et le cadre est super agreeable. Notre hotel, le Bluehill est d’ailleurs tout aussi agreeable et c’est une bonne surprise. De notre fenetre nous avons une vue sur un grand parc plante d’arbres ou s’ébattent de nombreux oiseaux "painted storks" qui sont une sorte de cigognes aux ailes roses.
Vendredi 14/10 : Aujourd’hui est un grand jour. En effet, j’ai moi aussi révé depuis longtemps comme toi, ma Sandrine, d’escalader la colline de SHATRUNJAYA ou se trouve les 863 temples Jains de Palitana. Nous quittons donc l’hotel vers 7 h en jeep et après 51 kms vite parcourus, nous voici donc sur le lieu d’un des plus celebre pelerinage en Inde. Dès que la voiture s’immobilise, une horde de “doli” porteurs se precipitent pour avoir le privilege de nous porter jusqu’en haut. Je deteste l’idée meme de me faire porter par de pauvres bougres minces mais musclés par les nombreuses ascensions qui sont leur seul gagne-pain, et vu la chaleur etouffante qu’il fait déja alors qu’il n’est meme pas 8 h, je me résous tout de meme tant bien que mal a négocier avec un des “doli”. Il y a 2 systeme differents de portage et j’opte pour celui qui me parait le plus confortable pour moi-meme mais aussi pour les porteurs puisqu’il s’agit dune chaise tout a fait normale (genre chaise de camping) fixee sur de gros bambous et poses sur les epaules de 4 hommes. Je negocie au prix mentionne dans la derniere edition du Lonely Planet, bien que cela me parait bien peu paye au regard de l’effort a fournir (surtout que je ne suis pas en mesure de faire de la pub pour taillefine). Mais bon, il faut aussi penser a ceux qui viendront après moi et il ne faut pas donner de mauvaises idees parait-il. Je m’installe donc au prix convenu et en moins de 2, je me retrouve a 1, 50 M du sol avec juste une bouteille d’eau sur les genoux et un appareil photo attaché a un pan de ma penjabi-dress car aucun objet en cuir n’est autorise sur la colline sacree, qui est desertée la nuit, meme par les prêtres. Je n’en mène pas large car quand je vois devant moi ces homes si menus, je me demande comment ils feront pour arriver la haut. La route jusqu’au sommet fait +/- 4 kms avec un denivelle de 600 M et plus de 3.000 marches a gravir. Il faut donc fournir un effort considerable pour deja se hisser en haut soi-meme mais s’il faut en plus porter quelqu’un sur les epaules, c’est un travail de forçat et avec la chaleur intense en plus, je me demande plusieurs fois si je ne vais pas renoncer car je ne suis vraiment pas en paix avec ma conscience. A ma grande surprise, les 4 jeunes gens qui me portaient et qui s’arrêtent d’ailleurs tres souvent (ceci dit je les comprend fort bien), me posent par terre et me reclament la somme totale convenue pour le portage, et ce après 600 M seulement. Je refuse et leur dis que je ne paierai qu’une fois arrivee en haut. Il me reclament 200 rps x 4 puisqu’ils sont 4 alors que le prix convenu etait de 200 rps au total. Ce n’est donc pas tres honnete et moi qui me preparait deja a leur donner un bon pourboire, je me fache pour de bon et je les envoie promener sans les payer du tout car j’ai horreur qu’on m’arnaque ou qu’on se paie ma tete. Qu’a cela ne tienne, je monterai donc a pied. Entretemps, tout un attroupement s’est créé autour de moi et tout le monde y va de son petit commentaire. Les clients me donnent raison, les porteurs évidemment pas. Les autres pélerins se fachent sur les 4 malhonnetes et je prend la fuite, ce qui met fin aux palabres. Quelques 100 marches plus haut, un vieux et charmant monsieur négocie pour moi 2 autres ‘doli” beaucoup plus ages. Ils se servent d’un systeme légerement different a savoir une assise en corde fixee a 4 cordes plus grosses et plus solides, qui sont elles-memes attachees a des gros bambous qu’ils portent sur les epaules. Le vieux monsieur se donne beaucoup de mal et je ne peux donc refuser d’employer ces 2 “doli” meme si je trouve le systeme encore plus précaire que le precedent. Je m’installe donc tant bien que mal sur cette petite assise posee a meme le sol, avec les jambs croisees sous moi comme le font les yogis (en beaucoup mieux evidemment car je suis raide comme la justice) et en 2 coups de cuillere a pot, me revoila dans les airs et nous voila partis. Sur le chemin tout le monde me sourit et me salue, heureux de ce bon dénuement mais moi je dois etre un peu verte car je ne me sens pas très a l’aise au bout de ces cordes, comme une marrionnette prête a tomber dans le vide. Mes porteurs s’essoufflent assez rapidement, les pauvres et j’en profite pour faire un nouveau deal avec eux. Pour le meme prix, ils me portent sur 25 marches et moi je monte a pied les 25 suivantes ainsi que sur terrain plat, s’il y en a (ce dont je doute quand je regarde vers le sommet). Ok, tout le monde est content et c’est ainsi que 3h15 plus tard, je peux enfin contempler le sanctuaire principal dedie a Sri Adishwara ou temple d’Adinath. En fait, j'ai plus marché qu'été portée mais je n'en suis pas fâchéer du tout malgré l'effort que cela m'a demandé. Mes porteurs sont déjà assez crevés comme ça car pour eux c'est la 2e ascension. La colline de Shatrunjaya est entierement dediee aux dieux. Les temples ont ete edifies pendant 900 ans. Dans les nombreux temples et templions, on peut voir des statues en marbre blanc ou noir dont certaines sont pourvues de bras et mains en argent massif. Le front est orné de nombreuses pierres precieuses (diamants, rubis, saphirs). Certaines statues arborent des colliers de tres grosses perles en nacre rose reçus en offrandes des pélerins dont les voeux furent exaucés, mais toutes les statues arborent le meme visage avec des yeux rappelant un peu ceux que l’on peut voir sur le stupa de Bodnath a Kathmandu. Il est a noter aue le fondateur du jainisme et Bouddha furent contemporains. Je passé un long moment a regarder et a m’impregner de toute la magie de ces temples ou je ne peux malheureusement faire des photos qu’a l’exterieur. La devotion des fideles est palpable et je me laisse gagner par cette ferveur qui m’envahit lentement. Je me prends meme a faire un voeux pour celle qui se reconnaitra et je suis sure qu il sera exauce.. Comme convenu avec mes porteurs je redescend a pied, ce qui me prend quand meme une bonne heure en plein soleil de debut d’apres midi. A mon arrivee a la voiture je n’ai qu’une idée en tete, m’asseoir au plus vite et surtout boire et boire encore et encore car je ressemble a une ecrevisse déssechée cuite a point. Je m’affale et pendant 3 heures la jeep poursuit sa route cahotique sur un ruban noir plein de trous et de nids de poule et c’est avec soulagement que nous arrivons a Diu pour profiter pendant quelques jours de la plage, du soleil et d’un repos bien necessaire. Nous nous installons a Nagoa Beach qui est un autre Goa bis mais beaucoup moins frequenté par les étrangers. Dans un resort pour Indiens middle et upper class nous profitons de tout le confort d’un endroit propre et super confortable avec piscine et tout et tout pour 1.750 rps par jour. Le restaurant est excellent, l’endroit est super calme car il semble qu’il n’y ait même pas 10 chambres occupées.
Samedi 15/10 : Aujourd’hui repos total, je profite de l’occasion pour mettre a jour mon carnet de voyage, lire un peu, manger de delicieuses crevettes qui me changent un peu du poulet que je commence a voir avec des ailes. On peut meme y boire du vin et de l’alcool car nous ne sommes plus dans un “dry territory” et les préceptes de Gandhi n’ont pas cours ici. Diu est une enclave portugaise, passée sous le controle de l’Union Indienne en 1961 seulement et gouvernee par Dehli et non pas par le Gujarat, ceci expliquant cela. C’est une petite ville située sur une ile reliée a la terre ferme par un long pont d’un côté et un ferry de l’autre côté. Une ville de bout du monde qui me fait penser a Livingstone au Guatemala. Ce soir après un delicieux repas, j’aurais aimé profiter une heure ou 2 du cyber café de l’hotel mais pas de chance, pas de connection possible. Demain peut être. Nous terminerons donc la journee en nous promenant sur la tres longue plage de sable gris en forme de croissant ou seuls quelques locaux batifolent dans la mer avec de grands eclats de rire, et qui se baignent tout habillés.
Dimanche 16/10 : Encore une matinée passée a la piscine dont l’eau est délicieusement chaude et a musarder dans le jardin tropical de l’hotel ou palmiers en tout genre, y compris de superbes cycas forment le plus clair du décor. Des touffes d’hibiscus rouges et jaunes, des diffenbachia, des agaves, des plumbago tout legers et tout bleus ciel, des frangipaniers roses, des philodendrons énormes, des buissons de feuillages panaches de roses, de blanc et de vert clair s’offrent a nos regards sous un soleil ardent. L’apres midi, toujours pas de connection possible et j’arrive a m’arranger avec le chef de la reception pour squatter son ordinateur pour y transcrire mon carnet de route. Il me propose meme de me prêter une disquette. Super gentil, je vais enfin pouvoir vous raconter…. J’y passé toute l’apres midi. Impossible de vous faire languir plus longtemps sans nouvelles. Je pense a vous mes chers amis de VF rencontrés au fil de diverses réunions plus sympas les unes que les autres, et je suis heureuse de partager avec ceux qui se reconnaitrons, mes moments de bonheur dans ce coin de paradis. Je sais que certains là bas derriere leur petit ecran, sont morts de rire en lisant certaines de ces pages pendant que d’autres se regalent de mes decouvertes mais a chacun son tour. Pour certains, c’est deja passé et pour d, autres c’est encore a venir. Vers 16 heures nous irons en ville histoire de faire un tour au vieux fort en etat de décrepitude avancée. Il a pourtant bien du charme et les ruelles etroites de la ville sont aussi tres sympathiques. A plusieurs carrefours, s’elevent des chapelles typiquement portugaises et de grandes églises sont egalement très representative de ce style Lusitanien a l’empreinte manuelline. Beaucoup de traces du passage des portugais donc et l’eglise St Thomas est magnifiquement eclairee le soir. Elle est tranformee en musée et on y trouve de nombreuses statues en bois polychrome de nos saints traditionnels. Ce musee est ouvert jusque 21 h. Apres une longue ballade nous retournons a l’hotel car il n’y a plus personne dans les rues et nous nous demandons si nous trouverons encore un rickshaw pour nous ramener a Nagoa Beach. Dans le centre, pres du marché, cela s’anime un peu et un rickshaw nous demande 80 rps pour nous ramener en prétextant ‘service de nuit’. Il est 20 heures. Apres le souper, vite un saut au cyber café mais toujours pas d’internet. On se rabat donc sur la tele avec un Bollywood don’t j’ignore le titre car le film est commence. Peu importe, il y a de la musique, de la danse, de beaux paysages et des saris de toutes les couleurs. En plus, l’acteur vedette est Sharu Khan, celui que je prefere. Une belle histoire d'amour pour m’amener doucement dans les bras de Morphee.
Lundi 17/10 : A la piscine jusque 11 h et puis je décide d’aller en ville pour enfin me connecter. Entretemps on me signale qu’internet est revenu. Je peux donc enfin envoyer une premiere partie de ce recit et prendre lecture de mes messages. L’apres midi je vais en ville pour y negocier une voiture pour aller a Sassan Gir le 19. Il n’y a que 100 kms et pourtant pas moyen de négocier en dessous de 1.800 rps, ce qui est tres cher. Ils profitent vraiment de la situation car on a pas le choix. Aucun moyen de transport direct et avec les valises, difficile de prendre le bus gouvernemental tout deglingué qui met entre 4 et 6 heures pour y arriver. Enfin, on verra demain.
Mardi 18/10 : Dernier jour a Diu. Je pars seule en ville pour encore essayer de trouver une voiture a un prix raisonnable et puis marcher un peu car la piscine commence a me taper un peu sur le systeme. Apres plusieurs tentatives a nouveau infructueuses, je fini par dégoter enfin un chauffeur qui accepte de nous conduire a Sassan Gir pour 1.500 rps, ca ne fait pas beaucoup de difference mais enfin il faut que je me rende a l'évidence, ici pas moyen de faire mieux et j'enrage car c'est encore beaucoup trop par rapport a la distance à parcourir .J'accepte donc quand meme et nous partirons demain a 10 h 30. Je passe encore une heure sur internet pour aller lire mes messages mais juste au moment ou je veux repondre, paffff, panne de courant et c est encore foutu. Je m en vais donc au fort et a ma grande joie, je peux y suivre du regard toute une famille de peroquets jaunes et verts avec de longues queues colorees et des becs rouges vifs. Un vrai balai. Ils se cachent de la chaleur intense dans les parois de la muraille du fort et sortent de temps en temps en voletant a la cime des arbres qui ont pousses ca et la dans les ruines.Apres un bon moment a les observer et aussi quelques tentatives de prises de vues ????il faut vraiment que je rentre apres avoir traversé tout le village a pied. J'arrive a l'hotel vers 14.30 h. Pour terminer l'AM, encore une petite heure pour profiter des derniers moments a la piscine puis une promenade sur la plage au soleil couchant et voila notre derniere journée finie.
Jeudi 13/10 : A 7 heures precises le bus deluxe demarre au grand complet pour Bhavnagar, petite ville poussiereuse specialisee dans la fabrication de coton et dans le commerce du diamant. Rien de bien special a y voir sauf un beau palais transforme en hotel de luxe ou nous irons souper le soir, au milieu d’un jardin agremete de fontaines et de beaux eclairages. Nous y mangerons d’ailleurs tres bien et le cadre est super agreeable. Notre hotel, le Bluehill est d’ailleurs tout aussi agreeable et c’est une bonne surprise. De notre fenetre nous avons une vue sur un grand parc plante d’arbres ou s’ébattent de nombreux oiseaux "painted storks" qui sont une sorte de cigognes aux ailes roses.
Vendredi 14/10 : Aujourd’hui est un grand jour. En effet, j’ai moi aussi révé depuis longtemps comme toi, ma Sandrine, d’escalader la colline de SHATRUNJAYA ou se trouve les 863 temples Jains de Palitana. Nous quittons donc l’hotel vers 7 h en jeep et après 51 kms vite parcourus, nous voici donc sur le lieu d’un des plus celebre pelerinage en Inde. Dès que la voiture s’immobilise, une horde de “doli” porteurs se precipitent pour avoir le privilege de nous porter jusqu’en haut. Je deteste l’idée meme de me faire porter par de pauvres bougres minces mais musclés par les nombreuses ascensions qui sont leur seul gagne-pain, et vu la chaleur etouffante qu’il fait déja alors qu’il n’est meme pas 8 h, je me résous tout de meme tant bien que mal a négocier avec un des “doli”. Il y a 2 systeme differents de portage et j’opte pour celui qui me parait le plus confortable pour moi-meme mais aussi pour les porteurs puisqu’il s’agit dune chaise tout a fait normale (genre chaise de camping) fixee sur de gros bambous et poses sur les epaules de 4 hommes. Je negocie au prix mentionne dans la derniere edition du Lonely Planet, bien que cela me parait bien peu paye au regard de l’effort a fournir (surtout que je ne suis pas en mesure de faire de la pub pour taillefine). Mais bon, il faut aussi penser a ceux qui viendront après moi et il ne faut pas donner de mauvaises idees parait-il. Je m’installe donc au prix convenu et en moins de 2, je me retrouve a 1, 50 M du sol avec juste une bouteille d’eau sur les genoux et un appareil photo attaché a un pan de ma penjabi-dress car aucun objet en cuir n’est autorise sur la colline sacree, qui est desertée la nuit, meme par les prêtres. Je n’en mène pas large car quand je vois devant moi ces homes si menus, je me demande comment ils feront pour arriver la haut. La route jusqu’au sommet fait +/- 4 kms avec un denivelle de 600 M et plus de 3.000 marches a gravir. Il faut donc fournir un effort considerable pour deja se hisser en haut soi-meme mais s’il faut en plus porter quelqu’un sur les epaules, c’est un travail de forçat et avec la chaleur intense en plus, je me demande plusieurs fois si je ne vais pas renoncer car je ne suis vraiment pas en paix avec ma conscience. A ma grande surprise, les 4 jeunes gens qui me portaient et qui s’arrêtent d’ailleurs tres souvent (ceci dit je les comprend fort bien), me posent par terre et me reclament la somme totale convenue pour le portage, et ce après 600 M seulement. Je refuse et leur dis que je ne paierai qu’une fois arrivee en haut. Il me reclament 200 rps x 4 puisqu’ils sont 4 alors que le prix convenu etait de 200 rps au total. Ce n’est donc pas tres honnete et moi qui me preparait deja a leur donner un bon pourboire, je me fache pour de bon et je les envoie promener sans les payer du tout car j’ai horreur qu’on m’arnaque ou qu’on se paie ma tete. Qu’a cela ne tienne, je monterai donc a pied. Entretemps, tout un attroupement s’est créé autour de moi et tout le monde y va de son petit commentaire. Les clients me donnent raison, les porteurs évidemment pas. Les autres pélerins se fachent sur les 4 malhonnetes et je prend la fuite, ce qui met fin aux palabres. Quelques 100 marches plus haut, un vieux et charmant monsieur négocie pour moi 2 autres ‘doli” beaucoup plus ages. Ils se servent d’un systeme légerement different a savoir une assise en corde fixee a 4 cordes plus grosses et plus solides, qui sont elles-memes attachees a des gros bambous qu’ils portent sur les epaules. Le vieux monsieur se donne beaucoup de mal et je ne peux donc refuser d’employer ces 2 “doli” meme si je trouve le systeme encore plus précaire que le precedent. Je m’installe donc tant bien que mal sur cette petite assise posee a meme le sol, avec les jambs croisees sous moi comme le font les yogis (en beaucoup mieux evidemment car je suis raide comme la justice) et en 2 coups de cuillere a pot, me revoila dans les airs et nous voila partis. Sur le chemin tout le monde me sourit et me salue, heureux de ce bon dénuement mais moi je dois etre un peu verte car je ne me sens pas très a l’aise au bout de ces cordes, comme une marrionnette prête a tomber dans le vide. Mes porteurs s’essoufflent assez rapidement, les pauvres et j’en profite pour faire un nouveau deal avec eux. Pour le meme prix, ils me portent sur 25 marches et moi je monte a pied les 25 suivantes ainsi que sur terrain plat, s’il y en a (ce dont je doute quand je regarde vers le sommet). Ok, tout le monde est content et c’est ainsi que 3h15 plus tard, je peux enfin contempler le sanctuaire principal dedie a Sri Adishwara ou temple d’Adinath. En fait, j'ai plus marché qu'été portée mais je n'en suis pas fâchéer du tout malgré l'effort que cela m'a demandé. Mes porteurs sont déjà assez crevés comme ça car pour eux c'est la 2e ascension. La colline de Shatrunjaya est entierement dediee aux dieux. Les temples ont ete edifies pendant 900 ans. Dans les nombreux temples et templions, on peut voir des statues en marbre blanc ou noir dont certaines sont pourvues de bras et mains en argent massif. Le front est orné de nombreuses pierres precieuses (diamants, rubis, saphirs). Certaines statues arborent des colliers de tres grosses perles en nacre rose reçus en offrandes des pélerins dont les voeux furent exaucés, mais toutes les statues arborent le meme visage avec des yeux rappelant un peu ceux que l’on peut voir sur le stupa de Bodnath a Kathmandu. Il est a noter aue le fondateur du jainisme et Bouddha furent contemporains. Je passé un long moment a regarder et a m’impregner de toute la magie de ces temples ou je ne peux malheureusement faire des photos qu’a l’exterieur. La devotion des fideles est palpable et je me laisse gagner par cette ferveur qui m’envahit lentement. Je me prends meme a faire un voeux pour celle qui se reconnaitra et je suis sure qu il sera exauce.. Comme convenu avec mes porteurs je redescend a pied, ce qui me prend quand meme une bonne heure en plein soleil de debut d’apres midi. A mon arrivee a la voiture je n’ai qu’une idée en tete, m’asseoir au plus vite et surtout boire et boire encore et encore car je ressemble a une ecrevisse déssechée cuite a point. Je m’affale et pendant 3 heures la jeep poursuit sa route cahotique sur un ruban noir plein de trous et de nids de poule et c’est avec soulagement que nous arrivons a Diu pour profiter pendant quelques jours de la plage, du soleil et d’un repos bien necessaire. Nous nous installons a Nagoa Beach qui est un autre Goa bis mais beaucoup moins frequenté par les étrangers. Dans un resort pour Indiens middle et upper class nous profitons de tout le confort d’un endroit propre et super confortable avec piscine et tout et tout pour 1.750 rps par jour. Le restaurant est excellent, l’endroit est super calme car il semble qu’il n’y ait même pas 10 chambres occupées.
Samedi 15/10 : Aujourd’hui repos total, je profite de l’occasion pour mettre a jour mon carnet de voyage, lire un peu, manger de delicieuses crevettes qui me changent un peu du poulet que je commence a voir avec des ailes. On peut meme y boire du vin et de l’alcool car nous ne sommes plus dans un “dry territory” et les préceptes de Gandhi n’ont pas cours ici. Diu est une enclave portugaise, passée sous le controle de l’Union Indienne en 1961 seulement et gouvernee par Dehli et non pas par le Gujarat, ceci expliquant cela. C’est une petite ville située sur une ile reliée a la terre ferme par un long pont d’un côté et un ferry de l’autre côté. Une ville de bout du monde qui me fait penser a Livingstone au Guatemala. Ce soir après un delicieux repas, j’aurais aimé profiter une heure ou 2 du cyber café de l’hotel mais pas de chance, pas de connection possible. Demain peut être. Nous terminerons donc la journee en nous promenant sur la tres longue plage de sable gris en forme de croissant ou seuls quelques locaux batifolent dans la mer avec de grands eclats de rire, et qui se baignent tout habillés.
Dimanche 16/10 : Encore une matinée passée a la piscine dont l’eau est délicieusement chaude et a musarder dans le jardin tropical de l’hotel ou palmiers en tout genre, y compris de superbes cycas forment le plus clair du décor. Des touffes d’hibiscus rouges et jaunes, des diffenbachia, des agaves, des plumbago tout legers et tout bleus ciel, des frangipaniers roses, des philodendrons énormes, des buissons de feuillages panaches de roses, de blanc et de vert clair s’offrent a nos regards sous un soleil ardent. L’apres midi, toujours pas de connection possible et j’arrive a m’arranger avec le chef de la reception pour squatter son ordinateur pour y transcrire mon carnet de route. Il me propose meme de me prêter une disquette. Super gentil, je vais enfin pouvoir vous raconter…. J’y passé toute l’apres midi. Impossible de vous faire languir plus longtemps sans nouvelles. Je pense a vous mes chers amis de VF rencontrés au fil de diverses réunions plus sympas les unes que les autres, et je suis heureuse de partager avec ceux qui se reconnaitrons, mes moments de bonheur dans ce coin de paradis. Je sais que certains là bas derriere leur petit ecran, sont morts de rire en lisant certaines de ces pages pendant que d’autres se regalent de mes decouvertes mais a chacun son tour. Pour certains, c’est deja passé et pour d, autres c’est encore a venir. Vers 16 heures nous irons en ville histoire de faire un tour au vieux fort en etat de décrepitude avancée. Il a pourtant bien du charme et les ruelles etroites de la ville sont aussi tres sympathiques. A plusieurs carrefours, s’elevent des chapelles typiquement portugaises et de grandes églises sont egalement très representative de ce style Lusitanien a l’empreinte manuelline. Beaucoup de traces du passage des portugais donc et l’eglise St Thomas est magnifiquement eclairee le soir. Elle est tranformee en musée et on y trouve de nombreuses statues en bois polychrome de nos saints traditionnels. Ce musee est ouvert jusque 21 h. Apres une longue ballade nous retournons a l’hotel car il n’y a plus personne dans les rues et nous nous demandons si nous trouverons encore un rickshaw pour nous ramener a Nagoa Beach. Dans le centre, pres du marché, cela s’anime un peu et un rickshaw nous demande 80 rps pour nous ramener en prétextant ‘service de nuit’. Il est 20 heures. Apres le souper, vite un saut au cyber café mais toujours pas d’internet. On se rabat donc sur la tele avec un Bollywood don’t j’ignore le titre car le film est commence. Peu importe, il y a de la musique, de la danse, de beaux paysages et des saris de toutes les couleurs. En plus, l’acteur vedette est Sharu Khan, celui que je prefere. Une belle histoire d'amour pour m’amener doucement dans les bras de Morphee.
Lundi 17/10 : A la piscine jusque 11 h et puis je décide d’aller en ville pour enfin me connecter. Entretemps on me signale qu’internet est revenu. Je peux donc enfin envoyer une premiere partie de ce recit et prendre lecture de mes messages. L’apres midi je vais en ville pour y negocier une voiture pour aller a Sassan Gir le 19. Il n’y a que 100 kms et pourtant pas moyen de négocier en dessous de 1.800 rps, ce qui est tres cher. Ils profitent vraiment de la situation car on a pas le choix. Aucun moyen de transport direct et avec les valises, difficile de prendre le bus gouvernemental tout deglingué qui met entre 4 et 6 heures pour y arriver. Enfin, on verra demain.
Mardi 18/10 : Dernier jour a Diu. Je pars seule en ville pour encore essayer de trouver une voiture a un prix raisonnable et puis marcher un peu car la piscine commence a me taper un peu sur le systeme. Apres plusieurs tentatives a nouveau infructueuses, je fini par dégoter enfin un chauffeur qui accepte de nous conduire a Sassan Gir pour 1.500 rps, ca ne fait pas beaucoup de difference mais enfin il faut que je me rende a l'évidence, ici pas moyen de faire mieux et j'enrage car c'est encore beaucoup trop par rapport a la distance à parcourir .J'accepte donc quand meme et nous partirons demain a 10 h 30. Je passe encore une heure sur internet pour aller lire mes messages mais juste au moment ou je veux repondre, paffff, panne de courant et c est encore foutu. Je m en vais donc au fort et a ma grande joie, je peux y suivre du regard toute une famille de peroquets jaunes et verts avec de longues queues colorees et des becs rouges vifs. Un vrai balai. Ils se cachent de la chaleur intense dans les parois de la muraille du fort et sortent de temps en temps en voletant a la cime des arbres qui ont pousses ca et la dans les ruines.Apres un bon moment a les observer et aussi quelques tentatives de prises de vues ????il faut vraiment que je rentre apres avoir traversé tout le village a pied. J'arrive a l'hotel vers 14.30 h. Pour terminer l'AM, encore une petite heure pour profiter des derniers moments a la piscine puis une promenade sur la plage au soleil couchant et voila notre derniere journée finie.
Retour du Villa Cuba Varadero English translation pending
Wow!!
Je suis aller au villa cuba du 29 dec au 5 janv, le retour est tres pénible mais bon il faut recommencer à travailler si on veux repartir bientot!!!😎
L'hotel est correct et bien situé environ 5 min en calèche du centre ville.
Ce n'est pas le gros luxe mais c'est très bien quand même!
Coté bouffe, c'est ok, on est à Cuba mais c'était tres bien, mieux que mon voyage de l'an passé à Cienfuesgos, beaucoup de choix!
La ville, il n'y a pas grand chose beaucoup d'hotel surtout, marché au puce, resto et bar. Beau grand jardin à visiter, cà vaut la peine.😮
Resto en ville: on a essayer le dante à l intérieur du grand jardin, et on a aussi essayer le barakouda, c est un resto dans une hute sur la plage, très bon le filet mignon.
Revenons à l'hotel: l'ambiance est forte et très jeune alors cà fête fort en tout cas pour le jour de l an. La disco de l'hotel le chékéré, c'est très hot, mixte de toune cubaine et américaine.
Chambre: moi j'étais en villa la 3450, Très le fun comme concept, nous etions 5 à voyager et on avait 3 chambre, 1 salon, 1 cuisine, 1 salle à manger, 1 balcon, 1 pation et une piscine creusé privé. Par contre, invasion de fourmi à la fin de la semaine car on avait pas de vitre seulement des persiennes comme fenetre alors ce n etais pas vraiment bon pour les sieste en pm et pour garder la température fraiche. Mais j ai vraiment aimé pareil!!!
Plage: exceptionnel, beau sable, eau verte peu profonde parfois des vagues! Très bien
Excursion: J'ai juste fait le quatamaran et c est tres hot je le recommence à tous!
Gêner vous pas si vous avez des questions
Vive cuba
Je suis aller au villa cuba du 29 dec au 5 janv, le retour est tres pénible mais bon il faut recommencer à travailler si on veux repartir bientot!!!😎
L'hotel est correct et bien situé environ 5 min en calèche du centre ville.
Ce n'est pas le gros luxe mais c'est très bien quand même!
Coté bouffe, c'est ok, on est à Cuba mais c'était tres bien, mieux que mon voyage de l'an passé à Cienfuesgos, beaucoup de choix!
La ville, il n'y a pas grand chose beaucoup d'hotel surtout, marché au puce, resto et bar. Beau grand jardin à visiter, cà vaut la peine.😮
Resto en ville: on a essayer le dante à l intérieur du grand jardin, et on a aussi essayer le barakouda, c est un resto dans une hute sur la plage, très bon le filet mignon.
Revenons à l'hotel: l'ambiance est forte et très jeune alors cà fête fort en tout cas pour le jour de l an. La disco de l'hotel le chékéré, c'est très hot, mixte de toune cubaine et américaine.
Chambre: moi j'étais en villa la 3450, Très le fun comme concept, nous etions 5 à voyager et on avait 3 chambre, 1 salon, 1 cuisine, 1 salle à manger, 1 balcon, 1 pation et une piscine creusé privé. Par contre, invasion de fourmi à la fin de la semaine car on avait pas de vitre seulement des persiennes comme fenetre alors ce n etais pas vraiment bon pour les sieste en pm et pour garder la température fraiche. Mais j ai vraiment aimé pareil!!!
Plage: exceptionnel, beau sable, eau verte peu profonde parfois des vagues! Très bien
Excursion: J'ai juste fait le quatamaran et c est tres hot je le recommence à tous!
Gêner vous pas si vous avez des questions
Vive cuba
Les bus... English translation pending
Les bus... J’adore les bus, l’ambiance dans les gares routières. Je perds la notion du temps quand les trajets sont longs. La nuit, mes sensations changent.
C’est un moment de grâce quand, seul, je peux contempler les paysages bordant la route ou, simplement, penser. Il m’arrive aussi de lire et biensûr, de profiter des rencontres. Mais ce que je préfère c’est ne rien faire... Me laisser avancer dans l’espace et le temps.
Heureux cependant quand j’arrive! La boûche pâteuse, les jambes lourdes...et le coeur battant à l’idée de découvrir enfin une ville attendue ou inconnue.
Au Japon, à ma descente de l’avion, je trouve très vite le bus pour Joyo-Shi, près de Kyoto. Je suis dans un état second, mélange de fatigue et d’excitation. La lumière est éclatante mais il fait frais. Le bus doit partir à 10h45... Je guette l’horloge! OUI, ce n’est pas une légende: l’heure qui bascule à 10h45 entraîne le démarrage du moteur et le départ. Quelle précision! Je suis bien au Japon.
En Egypte, il y a pas mal de contrôle à l’approche du canal de Suez. Plusieurs check-point aussi dans le Sinai. Je m’endors. Sans arrêt, l’assistant du chauffeur me réveille pour que je sois présentable aux militaires montant dans le bus. Rien à faire, je replonge aussitôt dans mon sommeil. Il me secoue et semble exaspéré de mon refus de coopérer.Il gueule en me disant “you’re drunk, you’re drunk”...Non, je suis juste incapable de maintenir mes yeux ouverts. Et de toute façon, aux contrôles, en voyant mon passeport français, on me laisse tranquille en me félicitant pour Chirac et Zidane.
Au Myanmar, ancienne Birmanie, la saison des pluie anéantit les routes. Le labeurs des travailleurs forcés, essentiellement des femmes, qui placent une pierre à côté de l’autre ne sert pas à grand chose. Les mosaiques recouvertes de sables sont rincées et emportées bien vite. La distance entre Yangoon et le Lac Inle n’est pas énorme...500 km peut-être. Mais les 27 heures de voyage m’ont paru bien longues. D’abord, des paysages assez monotones de rizière puis ...la nuit! Des montagnes, je n’ai pu que ressentir les innombrbles virages. Je fonds à cause de la chaleur humide.Les vitres transpirent mais les fenêtres restent fermées. Il y a eu une pause après 4 heures de trajet, puis, plus rien. Un seul chauffeur conduit. Il mâche sans cesse du Bethel. Sa joue est énorme et, de temps en temps, il crache couleur rouge sang. Au matin, la brume enveloppe les montagnes couvertes de végétation . Il fait frais maintenant, mais à quoi bon, on est presque arrivé. Le bus s’arrête... j’en profite pour dormir. Deux heures plus tard, nous n’avons pas bougé... les pluies ont provoqué la chute de rochers. Il faut attendre. Le chauffeur est hilare, il me conseille de continuer à pied. Il me récuperera au prochain village, Kalaw. Je marche une petite heure et mange quelques fritures de mais, et une soupe. Toujours ce mélange: je suis exténué, las, mais bien! Heureux d’être là.
Au Cambodge, entre Kratie et Phnom-Penh se trouve un village dont la spécialité est l’arraignée frite. C’est très apprécié mais, bizarrement, je n’ai pas faim! Tout le monde déguste ça et voudrait bien me faire gouter. Je ne suis pas courageux. Une araignée, pourquoi pas, on mange bien de crevettes. Mais cette odeur qui sature l’air du bus. C’est presque ennivrant, plutôt écoeurant.
Aller de France en Bulgarie en bus, d’une traite, a été un bonheur. je n’ai rien vu des pays, mais ce n’était pas le but! Ah, l’ambiance des frontières serbes ou bulgares... J’ai vu le soleil se lever sur les alpes slovènes, puis, me suis rendormi sur l’autoroute hongroise, entourée de plaines grises et baignée de pluie. Les faubourgs de belgrades et les montagnes au sud de la Serbie m’ont rempli de joie. Puis je suis retombé dans un demi sommeil, où mes pensées sur le voyage à venir et sur ma vie en général allaient librement.
Je croise souvent des personne qui s’ennuient lors des déplacements. Le bus est pourtant pour moi, le lieu idéal de tous les voyages intérieurs.
Au Japon, à ma descente de l’avion, je trouve très vite le bus pour Joyo-Shi, près de Kyoto. Je suis dans un état second, mélange de fatigue et d’excitation. La lumière est éclatante mais il fait frais. Le bus doit partir à 10h45... Je guette l’horloge! OUI, ce n’est pas une légende: l’heure qui bascule à 10h45 entraîne le démarrage du moteur et le départ. Quelle précision! Je suis bien au Japon.
En Egypte, il y a pas mal de contrôle à l’approche du canal de Suez. Plusieurs check-point aussi dans le Sinai. Je m’endors. Sans arrêt, l’assistant du chauffeur me réveille pour que je sois présentable aux militaires montant dans le bus. Rien à faire, je replonge aussitôt dans mon sommeil. Il me secoue et semble exaspéré de mon refus de coopérer.Il gueule en me disant “you’re drunk, you’re drunk”...Non, je suis juste incapable de maintenir mes yeux ouverts. Et de toute façon, aux contrôles, en voyant mon passeport français, on me laisse tranquille en me félicitant pour Chirac et Zidane.
Au Myanmar, ancienne Birmanie, la saison des pluie anéantit les routes. Le labeurs des travailleurs forcés, essentiellement des femmes, qui placent une pierre à côté de l’autre ne sert pas à grand chose. Les mosaiques recouvertes de sables sont rincées et emportées bien vite. La distance entre Yangoon et le Lac Inle n’est pas énorme...500 km peut-être. Mais les 27 heures de voyage m’ont paru bien longues. D’abord, des paysages assez monotones de rizière puis ...la nuit! Des montagnes, je n’ai pu que ressentir les innombrbles virages. Je fonds à cause de la chaleur humide.Les vitres transpirent mais les fenêtres restent fermées. Il y a eu une pause après 4 heures de trajet, puis, plus rien. Un seul chauffeur conduit. Il mâche sans cesse du Bethel. Sa joue est énorme et, de temps en temps, il crache couleur rouge sang. Au matin, la brume enveloppe les montagnes couvertes de végétation . Il fait frais maintenant, mais à quoi bon, on est presque arrivé. Le bus s’arrête... j’en profite pour dormir. Deux heures plus tard, nous n’avons pas bougé... les pluies ont provoqué la chute de rochers. Il faut attendre. Le chauffeur est hilare, il me conseille de continuer à pied. Il me récuperera au prochain village, Kalaw. Je marche une petite heure et mange quelques fritures de mais, et une soupe. Toujours ce mélange: je suis exténué, las, mais bien! Heureux d’être là.
Au Cambodge, entre Kratie et Phnom-Penh se trouve un village dont la spécialité est l’arraignée frite. C’est très apprécié mais, bizarrement, je n’ai pas faim! Tout le monde déguste ça et voudrait bien me faire gouter. Je ne suis pas courageux. Une araignée, pourquoi pas, on mange bien de crevettes. Mais cette odeur qui sature l’air du bus. C’est presque ennivrant, plutôt écoeurant.
Aller de France en Bulgarie en bus, d’une traite, a été un bonheur. je n’ai rien vu des pays, mais ce n’était pas le but! Ah, l’ambiance des frontières serbes ou bulgares... J’ai vu le soleil se lever sur les alpes slovènes, puis, me suis rendormi sur l’autoroute hongroise, entourée de plaines grises et baignée de pluie. Les faubourgs de belgrades et les montagnes au sud de la Serbie m’ont rempli de joie. Puis je suis retombé dans un demi sommeil, où mes pensées sur le voyage à venir et sur ma vie en général allaient librement.
Je croise souvent des personne qui s’ennuient lors des déplacements. Le bus est pourtant pour moi, le lieu idéal de tous les voyages intérieurs.
Retour du El Senador - Cayo Coco - 23 au 31 octobre 2005 English translation pending
Voici le résumé de mon voyage qui s'est déroulé du 23 au 31 octobre 2005 au complexe hotêlier El Senador à Cayo Coco, République de Cuba.
Tout d'abord, je tiens à spécifier qu'il s'agit de mon tout premier voyage, qui plus est dans un tout inclus. Donc mon opinion peut largement différer en comparaison avec d'autres personnes puisque je n'ai absolument aucun autre point de comparaison. Nous n'avons pas tous les mêmes attentes face au voyage ni les mêmes goûts. Il est donc important de ne pas se stresser avec les commentaires négatifs qui ont pu être entendus (ce que j'ai appris moi-même).
Avion Une source de stress intense pour moi puisque je n'avais jamais pris l'avion auparavant. Je savais qu'il n'y avait pas vraiment de danger, mais je ne savais pas à quoi m'attendre. Ca m'a quelque peut empêcher de bien dormir la veille. Finalement, j'ai adoré l'avion! C'est amusant. Les turbulances ne me dérangeaient pas du tout, je n'avais pas du tout peur. Nous avons survolé l'îles Andros et les Bahamas au large de la Floride. C'était de toute beauté! Le ciel était parfaitement clair et on pouvait voir l'eau turquoise qui entourait les îles. En plus, à cause des goutelettes d'eau dans le ciel, il y avait un magnifique arc-en-ciel. Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau de toute ma vie. Nous avons voyagé avec Air Transat. Le service était courtois. Par contre, il n'y a pas grand place pour les jambes. Mais le vol ne durait que 3h30, donc c'était pas un problème. Le film, par contre, était vraiment ennuyant! lol Le vol de retour s'est aussi bien passé, quoiqu'il s'agissait d'un vol de nuit. J'ai réussi à dormir un peu, mais c'était très inconfortable pour le sommeil.
Température Sans avoir eu une température à tout casser, j'ai été très satisfaite. J'étais un peu inquiète à cause de la saison des pluies, mais il n'a plu que samedi le 29 et dimanche le 30. Mais QUELLE PLUIE! Je n'avais jamais vu pleuvoir d'une telle sorte! Mais la pluie de nous empêche pas de nous amuser quand même. Les premières journées ont été ensoleillées et nuageuses. Nous avions droit en moyenne à 3 heures de soleil par jour. Mais c'était suffisant pour bien bronzer. Et malgré le couvert nuageux, nous sentions le soleil. C'était parfois une bénédiction que le soleil soit ainsi voilé, car il faisait vraiment chaud et humide. Quand le soleil sortait, c'était parfois invivable! En sortant de l'avion, j'ai cru mourir. Il devait facilement faire 45 degrés avec l'humidité. Je donnerais facilement un 7/10 pour la température. Je suis revenue bronzée: je suis satisfaite! Il y avait également l'ouragan Wilma qui était une grand source de stress. Pendant toute la semaine, les gens m'ont découragée (volontairement ou involontairement) de partir à Cuba. J'ai constaté que les gens ne s'informent pas et parlent de choses qu'ils ne savent pas. JAMAIS en aucun temps nous avons vu une quelconque trace de Wilma à Cayo Coco. Elle n'a nullement affecté notre voyage que ca soit au niveau des vents, de la pluie ou des turbulences.
Chambre Notre chambre était confortable. Nous avions demandé à être les deux couples dans des chambres adjacentes, mais ca n'a pas été le cas. Par contre, nous étions un au-dessus dans le bloc 20 qui est à mon avis, un des blocs les mieux situés. Nous étions tout près du lobby et des principaux restaurants. Le plus loin était la plage, mais ce n'était pas un problème de marcher jusque-là. Donc la chambre était suffisamment grande et propre. L'air climatisé fonctionnait TRÈS bien! On gelait presque la nuit et le frigo était bien froid. Nous y avions une nouvelle bouteille d'eau froide à chaque jour, laissée par la femme de chambre. L'avant-dernière journée, j'ai constaté qu'il y avait un trou dans un des carreaux de la fenêtre et que l'eau était rentrée. Donc il y avait des flaques d'eau près de la fenêtre. Mais ca ne m'a pas dérangé le moins du monde. Il n'a plu que vers la fin du voyage. Le seul petit problème que je reprocherais à la chambre est le manque d'eau chaude. Dans les premières journées, à cause des coups de soleil, on se foutait un peu de l'eau chaude. Par contre, j'aurais bien aimé en avoir pour prendre un bon bain, mais ce n'était pas si dramatique. Et puis, pour le peu de temps qu'on passait à la chambre, c'était pas réellement important.
Hôtel Magnifique! On voit que le complexe est assez récent. Nous sommes allés faire un petit tour au Tryp Cayo Coco et on voyait tout de suite la différence. Il y avait de belles fleurs partout, des arbres, des palmiers, les bâtiments étaient, à mon avis, très bien entretenus. Puisque nous étions en basse saison, il n'y avait que la section "Laguna" d'ouverte. La section "Emprador" était fermée, mais ca nous a pas empêcher d'aller jeter un petit coup d'oeil. Il faut comprendre que c'est un très gros resort (690 chambres en forte saison). Pour ceux qui n'aiment pas marcher, ce n'est peut-être pas l'endroit idéal pour vous. Tout était très bien entretenus, pas de détritus au sol.
Plage Oh mon Dieu... La plus magnifique chose que j'ai vu de toute ma vie! Lors de notre première visite à la plage, je n'avais aucun mot pour exprimer mon émerveillement. De l'eau bleu de toute les teintes à perte de vue. La mer était complètement calme et lisse. Une vraie beauté. Il y avait même des petits poissons qui venaient nager entre nos chevilles. Un peu impressionnant au début, mais c'était très mignon. On leur donnait du pain pour les nourrir et les faire monter plus haut. Nous avions de l'eau à la taille maximum. Je ne me suis jamais rendue dans l'eau creuse. Idéal pour faire du pédalo et explorer les fonds marins. Le sable de la plage était d'un blanc! Il y avait quelques algues, coquillages et roches, mais c'était beau. À peine quelques jellyfish. J'ai même pu faire un peu de monokini. Un peu à l'écart bien sur, mais une expérience que j'aimerais bien répéter. Les autres journées par contre, la mer n'était pas aussi calme. Il y avait de bons vents, donc la mer était plein de vagues. Mais c'était cool!
Piscine Super propre et très grande! Il y avait même un bar DANS la piscine! Oui oui! Nous commandions au bar et nous étions dans l'eau! J'ai trouvé ca très impressionnant. Nous avions des serviettes de plage à notre disposition et nous pouvions la changer autant de fois que nous le voulions. Il y avait en masse de chaises longues pour tous. Il y avait deux piscines d'ouvertes: la piscine avec des activités (la plus grande) et la pisine pour adultes seulement. Cette dernière était un peu plus déserte et c'était tranquille. C'était la place pour vraiment relaxer.
Nourriture Alors là, il ne fallait pas s'attendre à manger comme à la maison. Mais c'est justement ce que je cherchais. Le buffet, sans être hyper diversifié, était bon. Il y avait même du bacon pour déjeuner! Miam! Les restaurants à la carte étaient bon aussi! Mon préféré était l'italien. Sur le bord de la piscine, ca donnait une allure très romantique. Je n'ai pas eu à me plaindre sur la bouffe. Le bar à pâtes du buffet était EXCELLENT et les desserts aussi! Le pain était souvent dur, mais bon c'était pas grave! Il y avait aussi de la poutine! Un peu différente d'ici, mais elle était bonne à ce qu'on m'a dit. Il faut comprendre que ce resort à été construit par des Québécois pour les Canadiens, alors il est normal d'y retrouver des crêpes, du bacon, du beurre d'arachide et de la poutine.
Bars Encore une fois, la basse saison a joué en notre faveur. Il n'y avait pas trop d'attente au bar, sinon aucune attente. J'ai du faire une oversode de ruhm vers mercredi... vraiment trop sucré. Heureusement qu'ils avaient de la vodka pour équilibrer. Le seul truc que je peux reprocher, c'est qu'il finissait toujours par manquer un ingrédient. Par exemple, un moment donné, il n'y avait plus de jus. Donc plus de sex on the beach. Une autre fois, plus de Clamato, donc plus de bloody cesar. Mais bon, on finissait toujours par trouver un nouveau drink délicieux. Je suis tombée en amour avec le "Clap Coco"! Je ne sais pas ce qu'il y avait dedans, mais c'était délicieux! Je crois que c'est une spécialité locale. Ca avait une couleur bleu et rose. Magnifique. J'ai aussi trouvé le vin très bon. J'en ai bu beaucoup!
Animation Alors là, rien à redire! Nous avons fait la connaissance de deux animateurs supers sympatiques, Adrian et Leonides. Ils sont tellement gentils et nous ont amusé tout le voyage. Ce sont plus les gars qui participaient par contre. À tous les jours ou presque, ils avaient leur match de beach volley, pool volley, water polo, hockey, soccer, etc. Ils ne se sont pas ennuyés. Mon amie et moi, pour notre part, avons fait de l'aquagym et du step. Les petites demoiselles étaient très gentilles. Tous les soirs, il y avait différents spectacles qui avaient lieu soit à l'extérieur ou à la discothèque. Majoritairement des spectacles de danse. Ils sont vraiment forts les Cuba. Ils ont tout qu'un déanchement je peux vous l'affirmer! Nous avons été trois soirs à la discothèque et nous avons danser pour notre argent avec les Cubains. Il y avait des hits récents et des vieux hits des années 90. Ca bien sur sans compter la musique cubaine. Je ne suis jamais sortie de la discothèque ajun!
Faits saillants et commentaires Il y a une petite chorégraphie typique à l'hôtel où nous sommes allés. Je n'ai pas compté le nombre de fois que nous l'avons dansé! lol Les gars étaient bien drôles à voir. Mercredi soir, nous avons participé au spectacle Tex Mex! J'ai eu tellement de plaisir! Nous devions participer à trois jeux sur scène. Le premier consistait à bander les yeux de la fille. Le gars se placait à l'autre bout de la scène avec un pichet de bière vide. La fille devait traverse la scène remplie d'obstacles avec une canette de bière ouverte et se rendre jusqu'au gars en suivant ses instructions. Elle devait ensuite verser la bière dans le pichet et le gars devait le boire le plus rapidement possible. Maxime a été le plus rapide à boire la bière, mais je n'ai pas été la plus rapide à me rendre à lui. La seconde épeuve consistait à imiter un couple qui dansait le french cancan. OMG! Se souvenir de tous les mouvements étaient un peu difficile, mais mes antécédents en tant que danseuse dans une troupe m'ont bien aidé! J'ai même montré mes fesses! lol Je suis la seule qui l'a fait dans les quatre couples et je crois que ca nous a aidé à remporter le concours! lol Je n'avais jamais vu Maxime lever ses jambes aussi haut! lol La troisième épreuve consistait à jouer une petite pièce de théâtre. Les quatre couples qui participaient devait la jouer d'une manière différente: dramatique, joyeuse, lente et rapide. J'ai tellement rit. Finalement, Maxime et moi avons gagné le concours et remporté une bouteille de ruhm. Un Québécois sur place a tout filmé le spectacle et est supposé nous faire parvenir un DVD... J'ai pas hâte de voir ca! lol Disons que nous étions assez populaire sur le resort le lendemain! Les Cubains sont réputés pour être porter sur la cruise. Mon avis? Oui, c'est vrai. Mais ca reste dans le respect et la classe. Ils vous saluent quand vous passer, vous lève leur chapeau, vous disent qu'il vous trouve belle, vous font des baise-main, vous offre des cadeaux, mais n'ont aucun geste déplacé. Enfin, pas devant vous! lol J'ai trouvé ca charmant. Mais bien sur, il ne faut pas prendre tout ca personnel. Ils font en sorte que vous passiez un bon voyage. Ils font ca avec tout le monde. Vous n'êtes pas plus spéciale qu'une autre. Vous êtes une autre riche Canadienne qui possède surement quelques pesos en trop! lol Sur le resort, il y avait une section réservée pour les villas sur pilotis, situées sur une espèce de lagune, de l'eau stagnante. Il y avait une drôle d'odeur. Nous devions traverser cette lagune pour aller à la plage. Mais l'odeur n'était pas si dérangeante que ca. Après une ou deux minutes, on s'habituait rapidement. Nous nous sommes fait plein d'amis! Les gars ont rencontré des Ontariens d'origine Yougoslave. Des monstres, ces hommes! Ils sont gros, grands et forts. Ils sont très bons au water polo! Nous avons aussi rencontré d'autres Québécois, quelques uns qui viennent de Québec même, de Montréal, de Sherbrooke, etc. On s'est échangé des courriels avant de partir. J'ai trouvé ca un peu triste de les quitter. Contrairement à l'habitude, il y avait beaucoup de jeunes sur le site. Nous sommes tombés en plein semaine de relâche de l'université, donc il y avait beaucoup plus de jeunes de notre âge qu'à l'habitude. J'ai déboité mon bikini. Explication: Mercredi, j'ai décidé de ne pas prendre de soleil puisque j'étais assez rouge. Donc j'ai utilisé le t-shirt de Max que j'ai déposé sur ma poitrine pour me protéger. Maxime et Éric participait à une activité qui consistait à ramener en premier à l'animateur le truc qu'il demandait. Je dis à Geneviève: "J'suis sure qu'il va demander un top de bikini". Comme de fait, cinq minutes plus tard, l'animateur demande un haut de bikini. Je sais que d'ici cinq secondes, Max va me crier de lui donner mon top. Je saisis donc la code dans mon cou et j'attends. Cinq secondes plus tard, Max arrive de l'autre côté de la piscine et me crit: "Bébé, ton top!!!". Je tire sur toute les cordes que je peux et lui lance mon bikini. Malheureusement, je suis restée avec un seul bonnet! lol Comme je n'avais pas d'épingle à couche pour repasser la corde dans le bonnet, j'ai du me contenter de mon deuxième maillot pour le reste de la semaine! lol Drôle de coincidence que j'aille le t-shirt de Maxime cette journée-là. Ca a bien fait rire le barman! Au moins, Maxime a terminé deuxième!
Conclusion J'ai adoré mon voyage! J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir avec mes amis et les gens là-bas, autant les touristes que les Cubains.
J'ai rapidement compris qu'il ne faut pas se fier à ce que disent les autres. Je ne comprends pas pourquoi les gens disent que la bouffe n'est pas mangeable, qu'il n'y a pas de service, que tout est brisé. Peut-être sont-ils trop difficiles? Peut-être ne le suis-je pas assez? C'est mon premier voyage aussi. Je n'ai rien d'autre pour comparer. Mais n'empêche que je ne suis pas une personne au départ qui se plaind pour des niaiseries. J'apprécie ce que j'ai et je fais avec. Si j'y retournerai? Peut-être un jour, mais j'ai eu la piqûre des voyages. Je veux visiter d'autres endroits. Peut-être que je retournerai au El Senador un de ces jours, mais pas tout de suite. J'en garde cependant un très bon souvenir!
Pour des photos, vous pouvez aller ici.
Tout d'abord, je tiens à spécifier qu'il s'agit de mon tout premier voyage, qui plus est dans un tout inclus. Donc mon opinion peut largement différer en comparaison avec d'autres personnes puisque je n'ai absolument aucun autre point de comparaison. Nous n'avons pas tous les mêmes attentes face au voyage ni les mêmes goûts. Il est donc important de ne pas se stresser avec les commentaires négatifs qui ont pu être entendus (ce que j'ai appris moi-même).
Avion Une source de stress intense pour moi puisque je n'avais jamais pris l'avion auparavant. Je savais qu'il n'y avait pas vraiment de danger, mais je ne savais pas à quoi m'attendre. Ca m'a quelque peut empêcher de bien dormir la veille. Finalement, j'ai adoré l'avion! C'est amusant. Les turbulances ne me dérangeaient pas du tout, je n'avais pas du tout peur. Nous avons survolé l'îles Andros et les Bahamas au large de la Floride. C'était de toute beauté! Le ciel était parfaitement clair et on pouvait voir l'eau turquoise qui entourait les îles. En plus, à cause des goutelettes d'eau dans le ciel, il y avait un magnifique arc-en-ciel. Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau de toute ma vie. Nous avons voyagé avec Air Transat. Le service était courtois. Par contre, il n'y a pas grand place pour les jambes. Mais le vol ne durait que 3h30, donc c'était pas un problème. Le film, par contre, était vraiment ennuyant! lol Le vol de retour s'est aussi bien passé, quoiqu'il s'agissait d'un vol de nuit. J'ai réussi à dormir un peu, mais c'était très inconfortable pour le sommeil.
Température Sans avoir eu une température à tout casser, j'ai été très satisfaite. J'étais un peu inquiète à cause de la saison des pluies, mais il n'a plu que samedi le 29 et dimanche le 30. Mais QUELLE PLUIE! Je n'avais jamais vu pleuvoir d'une telle sorte! Mais la pluie de nous empêche pas de nous amuser quand même. Les premières journées ont été ensoleillées et nuageuses. Nous avions droit en moyenne à 3 heures de soleil par jour. Mais c'était suffisant pour bien bronzer. Et malgré le couvert nuageux, nous sentions le soleil. C'était parfois une bénédiction que le soleil soit ainsi voilé, car il faisait vraiment chaud et humide. Quand le soleil sortait, c'était parfois invivable! En sortant de l'avion, j'ai cru mourir. Il devait facilement faire 45 degrés avec l'humidité. Je donnerais facilement un 7/10 pour la température. Je suis revenue bronzée: je suis satisfaite! Il y avait également l'ouragan Wilma qui était une grand source de stress. Pendant toute la semaine, les gens m'ont découragée (volontairement ou involontairement) de partir à Cuba. J'ai constaté que les gens ne s'informent pas et parlent de choses qu'ils ne savent pas. JAMAIS en aucun temps nous avons vu une quelconque trace de Wilma à Cayo Coco. Elle n'a nullement affecté notre voyage que ca soit au niveau des vents, de la pluie ou des turbulences.
Chambre Notre chambre était confortable. Nous avions demandé à être les deux couples dans des chambres adjacentes, mais ca n'a pas été le cas. Par contre, nous étions un au-dessus dans le bloc 20 qui est à mon avis, un des blocs les mieux situés. Nous étions tout près du lobby et des principaux restaurants. Le plus loin était la plage, mais ce n'était pas un problème de marcher jusque-là. Donc la chambre était suffisamment grande et propre. L'air climatisé fonctionnait TRÈS bien! On gelait presque la nuit et le frigo était bien froid. Nous y avions une nouvelle bouteille d'eau froide à chaque jour, laissée par la femme de chambre. L'avant-dernière journée, j'ai constaté qu'il y avait un trou dans un des carreaux de la fenêtre et que l'eau était rentrée. Donc il y avait des flaques d'eau près de la fenêtre. Mais ca ne m'a pas dérangé le moins du monde. Il n'a plu que vers la fin du voyage. Le seul petit problème que je reprocherais à la chambre est le manque d'eau chaude. Dans les premières journées, à cause des coups de soleil, on se foutait un peu de l'eau chaude. Par contre, j'aurais bien aimé en avoir pour prendre un bon bain, mais ce n'était pas si dramatique. Et puis, pour le peu de temps qu'on passait à la chambre, c'était pas réellement important.
Hôtel Magnifique! On voit que le complexe est assez récent. Nous sommes allés faire un petit tour au Tryp Cayo Coco et on voyait tout de suite la différence. Il y avait de belles fleurs partout, des arbres, des palmiers, les bâtiments étaient, à mon avis, très bien entretenus. Puisque nous étions en basse saison, il n'y avait que la section "Laguna" d'ouverte. La section "Emprador" était fermée, mais ca nous a pas empêcher d'aller jeter un petit coup d'oeil. Il faut comprendre que c'est un très gros resort (690 chambres en forte saison). Pour ceux qui n'aiment pas marcher, ce n'est peut-être pas l'endroit idéal pour vous. Tout était très bien entretenus, pas de détritus au sol.
Plage Oh mon Dieu... La plus magnifique chose que j'ai vu de toute ma vie! Lors de notre première visite à la plage, je n'avais aucun mot pour exprimer mon émerveillement. De l'eau bleu de toute les teintes à perte de vue. La mer était complètement calme et lisse. Une vraie beauté. Il y avait même des petits poissons qui venaient nager entre nos chevilles. Un peu impressionnant au début, mais c'était très mignon. On leur donnait du pain pour les nourrir et les faire monter plus haut. Nous avions de l'eau à la taille maximum. Je ne me suis jamais rendue dans l'eau creuse. Idéal pour faire du pédalo et explorer les fonds marins. Le sable de la plage était d'un blanc! Il y avait quelques algues, coquillages et roches, mais c'était beau. À peine quelques jellyfish. J'ai même pu faire un peu de monokini. Un peu à l'écart bien sur, mais une expérience que j'aimerais bien répéter. Les autres journées par contre, la mer n'était pas aussi calme. Il y avait de bons vents, donc la mer était plein de vagues. Mais c'était cool!
Piscine Super propre et très grande! Il y avait même un bar DANS la piscine! Oui oui! Nous commandions au bar et nous étions dans l'eau! J'ai trouvé ca très impressionnant. Nous avions des serviettes de plage à notre disposition et nous pouvions la changer autant de fois que nous le voulions. Il y avait en masse de chaises longues pour tous. Il y avait deux piscines d'ouvertes: la piscine avec des activités (la plus grande) et la pisine pour adultes seulement. Cette dernière était un peu plus déserte et c'était tranquille. C'était la place pour vraiment relaxer.
Nourriture Alors là, il ne fallait pas s'attendre à manger comme à la maison. Mais c'est justement ce que je cherchais. Le buffet, sans être hyper diversifié, était bon. Il y avait même du bacon pour déjeuner! Miam! Les restaurants à la carte étaient bon aussi! Mon préféré était l'italien. Sur le bord de la piscine, ca donnait une allure très romantique. Je n'ai pas eu à me plaindre sur la bouffe. Le bar à pâtes du buffet était EXCELLENT et les desserts aussi! Le pain était souvent dur, mais bon c'était pas grave! Il y avait aussi de la poutine! Un peu différente d'ici, mais elle était bonne à ce qu'on m'a dit. Il faut comprendre que ce resort à été construit par des Québécois pour les Canadiens, alors il est normal d'y retrouver des crêpes, du bacon, du beurre d'arachide et de la poutine.
Bars Encore une fois, la basse saison a joué en notre faveur. Il n'y avait pas trop d'attente au bar, sinon aucune attente. J'ai du faire une oversode de ruhm vers mercredi... vraiment trop sucré. Heureusement qu'ils avaient de la vodka pour équilibrer. Le seul truc que je peux reprocher, c'est qu'il finissait toujours par manquer un ingrédient. Par exemple, un moment donné, il n'y avait plus de jus. Donc plus de sex on the beach. Une autre fois, plus de Clamato, donc plus de bloody cesar. Mais bon, on finissait toujours par trouver un nouveau drink délicieux. Je suis tombée en amour avec le "Clap Coco"! Je ne sais pas ce qu'il y avait dedans, mais c'était délicieux! Je crois que c'est une spécialité locale. Ca avait une couleur bleu et rose. Magnifique. J'ai aussi trouvé le vin très bon. J'en ai bu beaucoup!
Animation Alors là, rien à redire! Nous avons fait la connaissance de deux animateurs supers sympatiques, Adrian et Leonides. Ils sont tellement gentils et nous ont amusé tout le voyage. Ce sont plus les gars qui participaient par contre. À tous les jours ou presque, ils avaient leur match de beach volley, pool volley, water polo, hockey, soccer, etc. Ils ne se sont pas ennuyés. Mon amie et moi, pour notre part, avons fait de l'aquagym et du step. Les petites demoiselles étaient très gentilles. Tous les soirs, il y avait différents spectacles qui avaient lieu soit à l'extérieur ou à la discothèque. Majoritairement des spectacles de danse. Ils sont vraiment forts les Cuba. Ils ont tout qu'un déanchement je peux vous l'affirmer! Nous avons été trois soirs à la discothèque et nous avons danser pour notre argent avec les Cubains. Il y avait des hits récents et des vieux hits des années 90. Ca bien sur sans compter la musique cubaine. Je ne suis jamais sortie de la discothèque ajun!
Faits saillants et commentaires Il y a une petite chorégraphie typique à l'hôtel où nous sommes allés. Je n'ai pas compté le nombre de fois que nous l'avons dansé! lol Les gars étaient bien drôles à voir. Mercredi soir, nous avons participé au spectacle Tex Mex! J'ai eu tellement de plaisir! Nous devions participer à trois jeux sur scène. Le premier consistait à bander les yeux de la fille. Le gars se placait à l'autre bout de la scène avec un pichet de bière vide. La fille devait traverse la scène remplie d'obstacles avec une canette de bière ouverte et se rendre jusqu'au gars en suivant ses instructions. Elle devait ensuite verser la bière dans le pichet et le gars devait le boire le plus rapidement possible. Maxime a été le plus rapide à boire la bière, mais je n'ai pas été la plus rapide à me rendre à lui. La seconde épeuve consistait à imiter un couple qui dansait le french cancan. OMG! Se souvenir de tous les mouvements étaient un peu difficile, mais mes antécédents en tant que danseuse dans une troupe m'ont bien aidé! J'ai même montré mes fesses! lol Je suis la seule qui l'a fait dans les quatre couples et je crois que ca nous a aidé à remporter le concours! lol Je n'avais jamais vu Maxime lever ses jambes aussi haut! lol La troisième épreuve consistait à jouer une petite pièce de théâtre. Les quatre couples qui participaient devait la jouer d'une manière différente: dramatique, joyeuse, lente et rapide. J'ai tellement rit. Finalement, Maxime et moi avons gagné le concours et remporté une bouteille de ruhm. Un Québécois sur place a tout filmé le spectacle et est supposé nous faire parvenir un DVD... J'ai pas hâte de voir ca! lol Disons que nous étions assez populaire sur le resort le lendemain! Les Cubains sont réputés pour être porter sur la cruise. Mon avis? Oui, c'est vrai. Mais ca reste dans le respect et la classe. Ils vous saluent quand vous passer, vous lève leur chapeau, vous disent qu'il vous trouve belle, vous font des baise-main, vous offre des cadeaux, mais n'ont aucun geste déplacé. Enfin, pas devant vous! lol J'ai trouvé ca charmant. Mais bien sur, il ne faut pas prendre tout ca personnel. Ils font en sorte que vous passiez un bon voyage. Ils font ca avec tout le monde. Vous n'êtes pas plus spéciale qu'une autre. Vous êtes une autre riche Canadienne qui possède surement quelques pesos en trop! lol Sur le resort, il y avait une section réservée pour les villas sur pilotis, situées sur une espèce de lagune, de l'eau stagnante. Il y avait une drôle d'odeur. Nous devions traverser cette lagune pour aller à la plage. Mais l'odeur n'était pas si dérangeante que ca. Après une ou deux minutes, on s'habituait rapidement. Nous nous sommes fait plein d'amis! Les gars ont rencontré des Ontariens d'origine Yougoslave. Des monstres, ces hommes! Ils sont gros, grands et forts. Ils sont très bons au water polo! Nous avons aussi rencontré d'autres Québécois, quelques uns qui viennent de Québec même, de Montréal, de Sherbrooke, etc. On s'est échangé des courriels avant de partir. J'ai trouvé ca un peu triste de les quitter. Contrairement à l'habitude, il y avait beaucoup de jeunes sur le site. Nous sommes tombés en plein semaine de relâche de l'université, donc il y avait beaucoup plus de jeunes de notre âge qu'à l'habitude. J'ai déboité mon bikini. Explication: Mercredi, j'ai décidé de ne pas prendre de soleil puisque j'étais assez rouge. Donc j'ai utilisé le t-shirt de Max que j'ai déposé sur ma poitrine pour me protéger. Maxime et Éric participait à une activité qui consistait à ramener en premier à l'animateur le truc qu'il demandait. Je dis à Geneviève: "J'suis sure qu'il va demander un top de bikini". Comme de fait, cinq minutes plus tard, l'animateur demande un haut de bikini. Je sais que d'ici cinq secondes, Max va me crier de lui donner mon top. Je saisis donc la code dans mon cou et j'attends. Cinq secondes plus tard, Max arrive de l'autre côté de la piscine et me crit: "Bébé, ton top!!!". Je tire sur toute les cordes que je peux et lui lance mon bikini. Malheureusement, je suis restée avec un seul bonnet! lol Comme je n'avais pas d'épingle à couche pour repasser la corde dans le bonnet, j'ai du me contenter de mon deuxième maillot pour le reste de la semaine! lol Drôle de coincidence que j'aille le t-shirt de Maxime cette journée-là. Ca a bien fait rire le barman! Au moins, Maxime a terminé deuxième!
Conclusion J'ai adoré mon voyage! J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir avec mes amis et les gens là-bas, autant les touristes que les Cubains.
J'ai rapidement compris qu'il ne faut pas se fier à ce que disent les autres. Je ne comprends pas pourquoi les gens disent que la bouffe n'est pas mangeable, qu'il n'y a pas de service, que tout est brisé. Peut-être sont-ils trop difficiles? Peut-être ne le suis-je pas assez? C'est mon premier voyage aussi. Je n'ai rien d'autre pour comparer. Mais n'empêche que je ne suis pas une personne au départ qui se plaind pour des niaiseries. J'apprécie ce que j'ai et je fais avec. Si j'y retournerai? Peut-être un jour, mais j'ai eu la piqûre des voyages. Je veux visiter d'autres endroits. Peut-être que je retournerai au El Senador un de ces jours, mais pas tout de suite. J'en garde cependant un très bon souvenir!
Pour des photos, vous pouvez aller ici.
Croisière sur l'Arion English translation pending
Si des membres du forum ont fait une croisière sur l'ARION depuis l'an 2000, j'aimerais qu'ils m'informent de l'état du bateau, de la qualité de la nourriture, du confort des cabines, de l'animation à bord, etc.
Merci.
Ile de Koh Jum et Koh Jum Lodge en Thaïlande English translation pending
HELLO, 😉
qui connait cette petite île KOH JUM et le KOH JUM LODGE
Quelles sont les excursions, visites que l'on peut faire à partir de cette île. Comment rejoindr Phuket
Merci d'avance pour vos réponse
@+
qui connait cette petite île KOH JUM et le KOH JUM LODGE
Quelles sont les excursions, visites que l'on peut faire à partir de cette île. Comment rejoindr Phuket
Merci d'avance pour vos réponse
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De retour de l'Iberostar Tucan et Paraiso Maya English translation pending
Hola Amigos,
Je viens de rentrer du Mexique hier après un séjour de 10 jours.
Nous sommes partis en couple de Bruxelles et avons séjourné à l’hôtel Iberostar Tucan/Quetzal ainsi qu’à l’Iberostar Paraiso Maya suite à un transfert offert par l’hôtel, donc je peux vous éclairer sur ces deux hôtels. Leurs différences sont intéressantes mais ils sont tous les deux de très bonne qualité.
1. L’Iberostar Tucan / Quetzal
Décor général et chambres
L’hôtel se compose en fait de deux hôtels construits en vis-à-vis comme c’est souvent le cas dans les Iberostar. Le décor est plus de style colonial au Quetzal et plutôt traditionnel au Tucan, mais honnêtement les deux hôtels sont splendides. Les 2 réceptions valent à elles seules le coup d’œil. Très spacieuses, on peut également y prendre un verre dans les bars et faire du shopping dans les magasins. Les perroquets sont là pour vous souhaiter la bienvenue.
La jungle qui sépare les réceptions de la plage est magnifique. Des pontons de bois très pittoresques surplombent le tout, y compris les cascades et des chemins vous permettent de passer près des nombreux animaux : paons, Cereques (sortes de petits rongeurs mexicains), flamants roses, toucans, canards, cygnes, faisans, coqs, perroquets, iguanes, lézards tortues marines et terrestres, poissons et les fameux singes. (L’hôtel a en effet été construit après qu’une famille de singe se soit installée dans la jungle, et ils sont restés). N’oublions pas de citer aussi le petit chat noir très amitieux qui sillonne de temps à autres la jungle. Bref si vous aimez les animaux cet hôtel est pour vous. Nous on a adoré, chaque promenade vers la piscine ou la plage était en soi un petit ‘safari’ et nous observions toujours avec bonheur les habitants de la jungle. Le petit inconvénient de toute cette ménagerie était le bruit, notamment celui des paons qui, dès 5 heures du matin faisaient le tour de notre bâtiment en hurlant ‘léoooooooooon, lééééééééooooooon’, bon on s’y habitue mais au départ ça surprend…les cris des singes sont pas mal non plus, on dirait King Kong en rut alors qu’ils sont plutôt petits ;) Surprenant ;)
Evidemment ceux dont on se passerait bien sont les moustiques. Nous avons été piqués de partout et les piqûres ont mal tourné : inflammation, rougeurs, encore aujourd’hui j’ai le pouce entièrement gonflé en tapant le message suite à une piqûre au doigt. Certaines personnes ne semblaient rien avoir alors que chez d’autres mêmes réactions de la peau que les nôtres.
Malgré les anti moustiques (spray, ondes ultra son) on a été piqués tout le temps, surtout le soir dans la jungle pour aller aux restos ou à la piscine et plage.
Les chambres sont très jolies. Nous étions au Quetzal bien que nous ayons réservé au Tucan. La décoration était très belle (sculptures incrustées dans le mur en relief), et la chambre spacieuse et confortable. Le lit juste un peu dur au début car en fait il n’y a pas de sommier mais une couche de béton pour soutenir les matelas…mais on s’y fait en quelques jours ;) Nous avions un appareil à café, bien pratique le matin pour se réveiller.
La douche est impressionnante tant elle est grande, on peut s’y mettre à deux facilement.
La vue que nous avions n’était pas terrible car notre chambre donnait sur le chantier d’un hôtel voisin (Probablement le Riu) et nous étions à la hauteur des ouvriers en permanence sans oublier le bruit permanent de la disqueuse et/ou de la bétonneuse. L’ensemble des premiers blocs du Quetzal étaient soumis à la même enseigne, mais bon ça on ne sait rien y faire, il faut bien que les hôtels se construisent. (Entre la disqueuse et le paon Léon celui qui faisait le plus de bruit n’était pas l’outil ;)
Plage
Aaaaaaah la plage. La plus belle que j’aie jamais vue. Plus belle encore qu’à Punta Cana. Même lorsque la mer est déchaînée, les couleurs de bleu sont splendides, on dirait que des rayons lumineux l’éclairent. Tout simplement magnifique. Lorsqu’elle est calme on se croirait dans une piscine naturelle tant l’eau est claire, et elle est si bleue claire (presque blanche) que son éclat en devient éblouissant lorsque le soleil donne. Vraiment splendide. Rien à redire. Elle descend de manière plutôt douce. Attention certains jours c’est vraiment dangereux de nager pour les jeunes enfants car les vagues sont immenses. Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus d’ombre, mais l’hôtel propose des parasols portables à qui le souhaite. Il y a également un bar à la plage et des douches.
Piscine
La piscine paysagère est magnifique et bien intégrée au paysage. Il y a énormément de transats et de palapas, donc pas de souci de ce côté là. Les animaux se promènent souvent à la piscine, c’est très agréable. Le seul petit problème, l’eau y est vraiment chaude. Je n’avais pas voulu prendre en compte ces remarques avant de partir mais honnêtement l’eau est si chaude que j’en devenais malade d’y rester surtout que la piscine est très profonde (eau jusqu’au menton) et au bout d’un temps on a l’impression d’être dans un jacuzzi (dire qu’il y en a un au milieu de la piscine en plus) et qu’il fait plus froid dehors…quel dommage. Du coup on ne restait jamais longtemps dans la piscine principale. (Avantage : la piscine n’est jamais pleine de monde du coup). Par contre, l’aquabar lui est plus frais. On y allait souvent, juste pour se rafraîchir dans l’eau. Le principe du bar aquatique est très sympa sauf à partir du moment où des bandes entières de personnes (majoritairement anglophones) sont arrivées et ont pris tous les bars d’assaut…plus moyen de trouver une place, et surtout du calme : cris, hurlements, volley ball, matelas meme à l’aqua bar, verres renversés partout, sans compter qu’ils étaient saouls dès 10 heures du matin avec l’ensemble des comportements que cela induit, y compris les dégueulis sur le pas de notre bungalow le soir…vraiment le point le plus sombre de nos vacances. Il y a des moments où c’était vraiment insupportable. On n’a pas à supporter des dizaines de personnes saoules qui hurlent et prennent toute la place me semble-t-il dans un hôtel d’une telle qualité…Nous étions beaucoup à être incommodés par ces hordes de personnes très dérangeantes. Deux personnes passaient par exemple leur lune de miel au Tucan…quelle belle ambiance romantique n’est-ce pas ?
C’est vraiment dommage que ça se soit passé comme cela. Le personnel de l’hôtel semblait conscient du problème mais impuissant. Ils ont fini par diluer les alcools et cocktails mais le problème c’est que les personnes ‘incriminées’ carburaient à la bière…impossible à couper, surtout qu’ils sortaient bien sûr les bouteilles de leur chambre alors que cela était interdit pour des raisons de sécurité (coupures à la piscine). Notons également que ces olibrius semblaient ne pas savoir ce qu’était une chasse dans les toilettes et laissaient au suivant le soin d’admirer leur œuvre. Vraiment répugnant. Déjà que pour les toilettes il est clair que l’hôtel manque d’infrastructures du côté piscine pour le nombre de personnes…il y a des jours mieux valait ne pas avoir l’estomac sensible…
Après avoir noté ces points moins amusants, revenons à des choses plus positives.
La Nourriture
Délicieux est le mot qui vient en premier. Tout était vraiment très très bon. Varié est le second mot. On peut dire que même au buffet, le personnel se démène pour trouver tous les jours des choses différentes dans les viandes, les poissons et les plats. Evidement les classiques (hamburgers, pizzas, frites, œufs, steacks) sont aussi de mise et on ne peut empêcher une certaine répétition mais vraiment nous avons adoré la nourriture du buffet, surtout qu’il était possible de manger tous les jours mexicain (tortillas, nachos, …) Je crois que je vais devenir du guacamole tant j’en ai mangé ;)
Les repas sont également le moment pour observer les animaux et notamment les oiseaux de type corbeaux qui viennent piquer dans les assiettes ;) Les nombreuses tortues de Floride viendront aussi vous faire un petit bonjour le long du restaurant.
Le petit déjeuner est aussi très varié, tant chaud que froid, salé que sucré, et les jus y sont pressés devant vous, c’est vraiment très bon, tout le monde y trouve son compte.
Nous n’avons jamais été malades et les produits étaient toujours le plus frais possibles (évidemment vu qu’aucun restaurant buffet n’est climatisé, il est impossible que tout soit toujours froid). Méfiez vous juste des carottes râpées du buffet à la plage où nous y avons vu des dizaines de mouchettes, mais bon c’est la règle dans ces pays là : ne mangez pas de crudités, ou vraiment un minimum afin d’éviter les problèmes. Nous avons bu l’eau uniquement en bouteille et les glaçons dans les boissons sont faits avec de l’eau en bouteille, donc on ne s’en est pas privés.
Le vin rouge n’est pas terrible mais est honnête pour ce type de buffet. Vous pouvez boire n’importe quoi d’autres : softs, bière, etc.
Les desserts sont également succulents au buffet, que ce soit les pâtisseries, les fruits frais ou flambés à la tequila, les flans, les glaces. Miam.
Les restos à la carte sont aussi très bien. Nous les avons tous fait sauf l’Italien car on n’en a assez chez nous et on en fait souvent ;) Le principe est que pendant qu’on prépare votre commande vous mangiez déjà au buffet présent, bref, vous ne mourrez pas de faim ;)
Le mexicain : très bon, la viande est tout simplement succulente et les spécialités mexicaines sont légions. Les serveurs sont très sympas et se feront un plaisir de vous faire boire la fameuse Tequila frappée. Salud !
Le tropical : très bon également, bien qu’il nous ait semblé fort proche du mexicain, mais rien à redire, beaucoup de poissons également.
Le Steak house : délicieux. Les quantités sont énormes ! Ne manquez pas les amuse-gueule de type Tempura Verdura à l’oignon, un délice.
Le japonais : le must. C’était notre premier resto japonais et ce fut géant. Le show est super et la nourriture délicieuse. Miam miam. Il n’y a pas de couverts ;) juste des baguettes ;)
Animations
Nous avons trouvé l’animation de niveau très correct. Le personnel est très très sympa, beaucoup parlent un peu français et certaines personnes sont même francophones à la réception. Ils sont vraiment toujours prêts à vous aider, à plaisanter avec vous que ce soient les serveurs ou les animateurs. Vraiment très bien. Il y a plein d’activités à faire comme dans tous les clubs : aérobic, fitness, volleyball, cours de salsa, d’espagnol, etc. Il y a moyen d’occuper les journées ;)
Le soir il y a un show. La qualité des show est assez inégale (parfois miss iberostar et parfois troupe professionnelle de danseurs) mais globalement nous étions très contents. Ne manquez par le show de danses traditionnelles, il vaut vraiment la peine, ainsi que le spectacle du magicien argentin. Du grand spectacle. Les autres soirs, c’est de l’animation de qualité plus ‘club’, et je salue les performances sous cette chaleur des danseurs et animateurs parce qu’ils se démènent pour faire le show vraiment. En tenue de ‘Cats’, il faut le faire à 30 degrés ! Et l’ambiance est très bonne enfant, les annonces sont faites en français anglais et espagnol, comme cela tout le monde comprend. La soirée se clôture à 22h30 par la danse de l’Iberostar Tucan/Quetzal faite par les enfants, suivie aussi du célèbre ‘Hey Baby’, hymne des Iberostar, où toute la salle participe.
Il y a aussi la discothèque la Mascara dès 22h30. Les bars restent également ouverts tard le soir dans les réceptions. Il y a souvent le soir une animation musicale faite par un musicien solo dans ces bars.
Conclusion
Nous avons adoré l’Iberostar Tucan/Quetzal et nous garderons un souvenir idyllique des décors, de la plage, de la nourriture et de l’ambiance chaleureuse de l’équipe. Vraiment le seul bémol était l’ambiance détestable amenée par des clients qui ne respectent pas les autres. Dommage.
2. L’Iberostar Paraiso Maya
Le Tucan nous a proposé de passer nos deux dernières nuits à l’hôtel Iberostar Paraiso Maya, tous frais à leur charge y compris le taxi. Raisons : marketing, surbooking, un peu des deux. Nous avons donc quitté le Tucan plus tôt que prévu pour nous installer au Maya, dont tout le monde (réception, relations publiques où il faut réserver les restos, chauffeur de taxi) nous avait vanté le sublime. On peut dire que nous avons un sentiment plutôt mitigé. Cet hôtel forme un complexe avec le Lindo.
Décor général et chambres
Démesuré est le mot. Tout est grand. Je ne dirais pas ‘tout est beau’, car il faut aimer les reproductions plutôt kitsch de Chichen Itza et des statues mayas. Il y a un petit air de Disneyland qui rôde dans cet hôtel pour le moins à l’opposé du Tucan (naturel, petit, chaleureux), car ici tout est artificiel, immense et impersonnel. A côté des espaces ouverts du Tucan ici tout est fermé, climatisé, (aseptisé ?). On n’a pas trop l’impression d’être au Mexique on pourrait être n’importe où en fait, il manque une touche naturelle. Ici c’est plutôt le surnaturel qui l’emporte ;) Le Lindo était déjà moins imposant, plus agréable point de vue décor car avec de nombreuses fontaines éclairées le soir et pontons.
Les bâtiments sont en pierre peinte en rose, bleu, mauve flash. Les lampes dans les couloirs sont dans des formes psychédéliques en marbre. C’est beau et en même temps c’est bizarre. Il faut le temps de s’y faire sans doute ;)
La réception est très grande et très jolie, beaucoup de marbre. Elle donne sur l’intérieur de ‘Chichen Itza’ où un gigantesque serpent en cuivre( ?) descend vers le bar. C’est immense. Ensuite des chemins mènent aux immeubles mais on peut aussi traverser vers les piscines en allant par l’intérieur des bâtiments. Nous avons beaucoup aimé la cour intérieure de notre immeuble avec montage de fontaines et de bois, très joli, d’autres sont moins jolis, mais chaque intérieur d’immeuble est différent.
La chambre était vraiment impressionnante. Royale. Coin salon, coin penderie, lit king size, télé énorme, réveil cd, grande salle de bains avec douche, diffuseur radio, miroir de maquillage, double lavabo ET un jacuzzi avec éclairage tamisé ;) (et un téléphone à côté du Wc ;)) Même les peignoirs Iberostar, la Tequila et la planche à repasser sont dans la chambre. Le confort total quoi, et toujours machine à café dans le coin penderie. Rien que pour la chambre ça valait le détour. Le balcon comporte aussi un hamac, détail intéressant bien que fort peu confortable quand on veut vraiment s’y reposer ;)
Chaque immeuble dispose en outre d’une concierge, c’est à dire qu’au lieu de réserver via le kiosque des ‘relations publiques’ comme nous le faisions au Tucan, ici il faut réserver les restos à la carte via sa propre concierge qui nous a d’ailleurs téléphoné dès notre arrivée pour nous souhaiter la bienvenue. Idem pour le check out, si vous n’avez rien à payer, vous pouvez le faire via la concierge. Bien pratique comme service.
Plage
La plage est très grande et est séparée des piscines par une petite jungle-mangrove. Nous avons été un peu déçus par la plage par rapport à celle du Tucan, l’eau y était nettement moins belle car fort foncée, beaucoup de récifs assez dangereux pour les pieds, les vagues encore plus déchaînées et le ponton si beau montré sur toutes les photos était détruit. Sinon elle est très large et il y a même possibilité de dormir dans des hamacs, plus confortables que dans la chambre. Il y a également un bar sur la plage.
Piscine
L’hôtel est complètement génial par rapport aux piscines. Elles sont nombreuses. La principale serpente autour des bâtiments, il y a jacuzzis, jets d’eau, pontons, cascades et bar de piscine (plus calme qu’au Tucan). L’eau en plus y est fraîche, ça c’était vraiment agréable. Il y a également une piscine à vague (toutes les heures environ) et une lazy river = rivière avec des bouées qui va très très lentement ;) vraiment sympa à faire. Les clients du Maya ont également droit à des piscines privées (3) très tranquilles avec transats en bois ‘supérieurs’, bien agréable car plus calmes. Piscine pour water polo et pour enfants également. Vraiment l’hôtel est à conseiller pour les ‘pool people’ comme on dit aux US ;)
Notons en plus qu’il y avait toujours de la place aux piscines et à la plage donc pas de souci de ce côté là.
Nourriture
Classique et occidentale au buffet, très correcte et variée. Par rapport au Tucan nous avons remarqué qu’il y avait nettement moins de spécialités mexicaines, de jus de fruits frais, de fruits locaux, etc. dommage. Au Maya vous avez le droit de manger tous les jours à la carte. Nous avons testé le restaurant Gourmet l’Etoile et le Japonais (on avait trop adoré l’autre). Le restaurant gourmet est totalement surprenant, le décor comme le menu. On se croirait au Moulin Rouge, avec Toulouse Lautrec qui vous regarde en coin (mannequin assis au plafond) dans un décor des Folies Bergères, la Goulue et compagnie, lol Le must : ils passent des musiques uniquement françaises : Bécaud, Sardou, Brel etc puis au milieu les chansons hot de Gainsbourg, c’était vraiment drôle ;) Sinon on y mange très bien, style nouvelle cuisine française. A faire
Pour le japonais on a été déçus car contrairement au Tucan où le chef jouait vraiment avec son public, ici, comme pour tout, il n’y a pas de chaleur, car les chefs n’ont pas le temps, ils font la bouffe point. Quelle déception. Et y’ a que moi qui ait applaudi, non mais quand même, tout le monde dans cet hôtel a l’air si…blasé. Blasé de trop de luxe ? Ca m’a fait de la peine pour le chef, car c’était très bon vraiment. Autre exemple : les gens commandent des tonnes de boissons, boivent une gorgée et se barrent…par moment on se sentaient ‘aliens’ avec notre politesse de base, on doit être ringards ;)
Animation
Nous n’avons pas eu beaucoup le crédit de rencontrer les équipes d’animation. Il y avait l’air d’avoir de l’ambiance à la piscine, avec concours pour gagner des bons de massage etc. La chanson ‘Hey Baby’ était de mise également. Beaucoup d’activités possibles classiques comme au Tucan.
Il y a des shows le soir mais nous n’y avons pas été. D’autres personnes présentes nous ont dit être déçues car le français n’était pas parlé du tout le soir. Sinon shows de type classique. Les nombreux bars restent ouverts et on peut profiter de la soirée calmement. A voir : le bar Aqua du Lindo avec un aquarium en cylindre en son centre. Particulier.
Il y a également une discothèque
Un train fait aussi le tour des hôtels Iberostar mais chaque fois que nous voulions le prendre il ne circulait pas lol ;)
Possibilité de navette vers Playa del Carmen.
Conclusion
Cet hôtel est ultra-luxueux et ultra moderne. Tout confort, hyper all-inclusive, supers services, piscine et nourriture. La déco est spéciale. Je pense que le mot ‘baroque’ lui va bien dans le sens où il mélange (parfois avec un très mauvais goût) des éléments mayas et des trucs hyper design. Il faut aimer. Nous n’aimions pas trop, mais sans doute est-ce dû également à la comparaison avec le Tucan. Nous avons aussi regretté la distance que le personnel mettait avec les clients toujours en rapport avec le premier hôtel où l’ambiance accueillante était de mise. Mais bon le luxe et la froideur vont peut être de pair ? Probablement. Mais le Maya reste un très bon hôtel, le reste est une question de goût.
3. Le pays.
Au sujet du Mexique en lui-même nous avons été séduits par la gentillesse extrême des habitants, des commerçants, des guides. Vraiment sympas. Le pays est très beau et culturellement riche, les décors naturels sont splendides. Nous voulions un séjour calme et donc nous nous sommes juste offerts Tulum (splendide vraiment) et Xel-ha, à ne pas rater, magnifique également. S’il avait fait un peu moins chaud nous aurions fait Chichen Itza mais pour cela nous reviendrons à une période moins chaude ;)
Pendant nos 10 jours, il y a eu trois jours de pluie, dont un où il a fait un crachin bien proche de celui de chez nous ;) Il faisait sinon toujours 30 degrés jour et nuit et beaucoup d’humidité. Il y a des jours où la chaleur était vraiment très forte. Protection solaire obligatoire ! Attention : nous avons eu un problème avec la crème solaire bio dégradable nécessaire à Xelha : après en avoir mis, nous avons remis au cours de la journée de la nivea, mais celle-ci a été biodégradée par l’autre et donc nous avons été brûlés ;) Donc le mélange des crèmes au fil de la journée est à déconseiller, on le saura ;)
J’oublie sans doute encore beaucoup de choses à dire mais si vous vous voulez plus d’infos n’hésitez pas à me contacter via ce site ou sur
Cyberjuliet2@yahoo.fr
Bien à vous tous,
CJ
Je viens de rentrer du Mexique hier après un séjour de 10 jours.
Nous sommes partis en couple de Bruxelles et avons séjourné à l’hôtel Iberostar Tucan/Quetzal ainsi qu’à l’Iberostar Paraiso Maya suite à un transfert offert par l’hôtel, donc je peux vous éclairer sur ces deux hôtels. Leurs différences sont intéressantes mais ils sont tous les deux de très bonne qualité.
1. L’Iberostar Tucan / Quetzal
Décor général et chambres
L’hôtel se compose en fait de deux hôtels construits en vis-à-vis comme c’est souvent le cas dans les Iberostar. Le décor est plus de style colonial au Quetzal et plutôt traditionnel au Tucan, mais honnêtement les deux hôtels sont splendides. Les 2 réceptions valent à elles seules le coup d’œil. Très spacieuses, on peut également y prendre un verre dans les bars et faire du shopping dans les magasins. Les perroquets sont là pour vous souhaiter la bienvenue.
La jungle qui sépare les réceptions de la plage est magnifique. Des pontons de bois très pittoresques surplombent le tout, y compris les cascades et des chemins vous permettent de passer près des nombreux animaux : paons, Cereques (sortes de petits rongeurs mexicains), flamants roses, toucans, canards, cygnes, faisans, coqs, perroquets, iguanes, lézards tortues marines et terrestres, poissons et les fameux singes. (L’hôtel a en effet été construit après qu’une famille de singe se soit installée dans la jungle, et ils sont restés). N’oublions pas de citer aussi le petit chat noir très amitieux qui sillonne de temps à autres la jungle. Bref si vous aimez les animaux cet hôtel est pour vous. Nous on a adoré, chaque promenade vers la piscine ou la plage était en soi un petit ‘safari’ et nous observions toujours avec bonheur les habitants de la jungle. Le petit inconvénient de toute cette ménagerie était le bruit, notamment celui des paons qui, dès 5 heures du matin faisaient le tour de notre bâtiment en hurlant ‘léoooooooooon, lééééééééooooooon’, bon on s’y habitue mais au départ ça surprend…les cris des singes sont pas mal non plus, on dirait King Kong en rut alors qu’ils sont plutôt petits ;) Surprenant ;)
Evidemment ceux dont on se passerait bien sont les moustiques. Nous avons été piqués de partout et les piqûres ont mal tourné : inflammation, rougeurs, encore aujourd’hui j’ai le pouce entièrement gonflé en tapant le message suite à une piqûre au doigt. Certaines personnes ne semblaient rien avoir alors que chez d’autres mêmes réactions de la peau que les nôtres.
Malgré les anti moustiques (spray, ondes ultra son) on a été piqués tout le temps, surtout le soir dans la jungle pour aller aux restos ou à la piscine et plage.
Les chambres sont très jolies. Nous étions au Quetzal bien que nous ayons réservé au Tucan. La décoration était très belle (sculptures incrustées dans le mur en relief), et la chambre spacieuse et confortable. Le lit juste un peu dur au début car en fait il n’y a pas de sommier mais une couche de béton pour soutenir les matelas…mais on s’y fait en quelques jours ;) Nous avions un appareil à café, bien pratique le matin pour se réveiller.
La douche est impressionnante tant elle est grande, on peut s’y mettre à deux facilement.
La vue que nous avions n’était pas terrible car notre chambre donnait sur le chantier d’un hôtel voisin (Probablement le Riu) et nous étions à la hauteur des ouvriers en permanence sans oublier le bruit permanent de la disqueuse et/ou de la bétonneuse. L’ensemble des premiers blocs du Quetzal étaient soumis à la même enseigne, mais bon ça on ne sait rien y faire, il faut bien que les hôtels se construisent. (Entre la disqueuse et le paon Léon celui qui faisait le plus de bruit n’était pas l’outil ;)
Plage
Aaaaaaah la plage. La plus belle que j’aie jamais vue. Plus belle encore qu’à Punta Cana. Même lorsque la mer est déchaînée, les couleurs de bleu sont splendides, on dirait que des rayons lumineux l’éclairent. Tout simplement magnifique. Lorsqu’elle est calme on se croirait dans une piscine naturelle tant l’eau est claire, et elle est si bleue claire (presque blanche) que son éclat en devient éblouissant lorsque le soleil donne. Vraiment splendide. Rien à redire. Elle descend de manière plutôt douce. Attention certains jours c’est vraiment dangereux de nager pour les jeunes enfants car les vagues sont immenses. Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus d’ombre, mais l’hôtel propose des parasols portables à qui le souhaite. Il y a également un bar à la plage et des douches.
Piscine
La piscine paysagère est magnifique et bien intégrée au paysage. Il y a énormément de transats et de palapas, donc pas de souci de ce côté là. Les animaux se promènent souvent à la piscine, c’est très agréable. Le seul petit problème, l’eau y est vraiment chaude. Je n’avais pas voulu prendre en compte ces remarques avant de partir mais honnêtement l’eau est si chaude que j’en devenais malade d’y rester surtout que la piscine est très profonde (eau jusqu’au menton) et au bout d’un temps on a l’impression d’être dans un jacuzzi (dire qu’il y en a un au milieu de la piscine en plus) et qu’il fait plus froid dehors…quel dommage. Du coup on ne restait jamais longtemps dans la piscine principale. (Avantage : la piscine n’est jamais pleine de monde du coup). Par contre, l’aquabar lui est plus frais. On y allait souvent, juste pour se rafraîchir dans l’eau. Le principe du bar aquatique est très sympa sauf à partir du moment où des bandes entières de personnes (majoritairement anglophones) sont arrivées et ont pris tous les bars d’assaut…plus moyen de trouver une place, et surtout du calme : cris, hurlements, volley ball, matelas meme à l’aqua bar, verres renversés partout, sans compter qu’ils étaient saouls dès 10 heures du matin avec l’ensemble des comportements que cela induit, y compris les dégueulis sur le pas de notre bungalow le soir…vraiment le point le plus sombre de nos vacances. Il y a des moments où c’était vraiment insupportable. On n’a pas à supporter des dizaines de personnes saoules qui hurlent et prennent toute la place me semble-t-il dans un hôtel d’une telle qualité…Nous étions beaucoup à être incommodés par ces hordes de personnes très dérangeantes. Deux personnes passaient par exemple leur lune de miel au Tucan…quelle belle ambiance romantique n’est-ce pas ?
C’est vraiment dommage que ça se soit passé comme cela. Le personnel de l’hôtel semblait conscient du problème mais impuissant. Ils ont fini par diluer les alcools et cocktails mais le problème c’est que les personnes ‘incriminées’ carburaient à la bière…impossible à couper, surtout qu’ils sortaient bien sûr les bouteilles de leur chambre alors que cela était interdit pour des raisons de sécurité (coupures à la piscine). Notons également que ces olibrius semblaient ne pas savoir ce qu’était une chasse dans les toilettes et laissaient au suivant le soin d’admirer leur œuvre. Vraiment répugnant. Déjà que pour les toilettes il est clair que l’hôtel manque d’infrastructures du côté piscine pour le nombre de personnes…il y a des jours mieux valait ne pas avoir l’estomac sensible…
Après avoir noté ces points moins amusants, revenons à des choses plus positives.
La Nourriture
Délicieux est le mot qui vient en premier. Tout était vraiment très très bon. Varié est le second mot. On peut dire que même au buffet, le personnel se démène pour trouver tous les jours des choses différentes dans les viandes, les poissons et les plats. Evidement les classiques (hamburgers, pizzas, frites, œufs, steacks) sont aussi de mise et on ne peut empêcher une certaine répétition mais vraiment nous avons adoré la nourriture du buffet, surtout qu’il était possible de manger tous les jours mexicain (tortillas, nachos, …) Je crois que je vais devenir du guacamole tant j’en ai mangé ;)
Les repas sont également le moment pour observer les animaux et notamment les oiseaux de type corbeaux qui viennent piquer dans les assiettes ;) Les nombreuses tortues de Floride viendront aussi vous faire un petit bonjour le long du restaurant.
Le petit déjeuner est aussi très varié, tant chaud que froid, salé que sucré, et les jus y sont pressés devant vous, c’est vraiment très bon, tout le monde y trouve son compte.
Nous n’avons jamais été malades et les produits étaient toujours le plus frais possibles (évidemment vu qu’aucun restaurant buffet n’est climatisé, il est impossible que tout soit toujours froid). Méfiez vous juste des carottes râpées du buffet à la plage où nous y avons vu des dizaines de mouchettes, mais bon c’est la règle dans ces pays là : ne mangez pas de crudités, ou vraiment un minimum afin d’éviter les problèmes. Nous avons bu l’eau uniquement en bouteille et les glaçons dans les boissons sont faits avec de l’eau en bouteille, donc on ne s’en est pas privés.
Le vin rouge n’est pas terrible mais est honnête pour ce type de buffet. Vous pouvez boire n’importe quoi d’autres : softs, bière, etc.
Les desserts sont également succulents au buffet, que ce soit les pâtisseries, les fruits frais ou flambés à la tequila, les flans, les glaces. Miam.
Les restos à la carte sont aussi très bien. Nous les avons tous fait sauf l’Italien car on n’en a assez chez nous et on en fait souvent ;) Le principe est que pendant qu’on prépare votre commande vous mangiez déjà au buffet présent, bref, vous ne mourrez pas de faim ;)
Le mexicain : très bon, la viande est tout simplement succulente et les spécialités mexicaines sont légions. Les serveurs sont très sympas et se feront un plaisir de vous faire boire la fameuse Tequila frappée. Salud !
Le tropical : très bon également, bien qu’il nous ait semblé fort proche du mexicain, mais rien à redire, beaucoup de poissons également.
Le Steak house : délicieux. Les quantités sont énormes ! Ne manquez pas les amuse-gueule de type Tempura Verdura à l’oignon, un délice.
Le japonais : le must. C’était notre premier resto japonais et ce fut géant. Le show est super et la nourriture délicieuse. Miam miam. Il n’y a pas de couverts ;) juste des baguettes ;)
Animations
Nous avons trouvé l’animation de niveau très correct. Le personnel est très très sympa, beaucoup parlent un peu français et certaines personnes sont même francophones à la réception. Ils sont vraiment toujours prêts à vous aider, à plaisanter avec vous que ce soient les serveurs ou les animateurs. Vraiment très bien. Il y a plein d’activités à faire comme dans tous les clubs : aérobic, fitness, volleyball, cours de salsa, d’espagnol, etc. Il y a moyen d’occuper les journées ;)
Le soir il y a un show. La qualité des show est assez inégale (parfois miss iberostar et parfois troupe professionnelle de danseurs) mais globalement nous étions très contents. Ne manquez par le show de danses traditionnelles, il vaut vraiment la peine, ainsi que le spectacle du magicien argentin. Du grand spectacle. Les autres soirs, c’est de l’animation de qualité plus ‘club’, et je salue les performances sous cette chaleur des danseurs et animateurs parce qu’ils se démènent pour faire le show vraiment. En tenue de ‘Cats’, il faut le faire à 30 degrés ! Et l’ambiance est très bonne enfant, les annonces sont faites en français anglais et espagnol, comme cela tout le monde comprend. La soirée se clôture à 22h30 par la danse de l’Iberostar Tucan/Quetzal faite par les enfants, suivie aussi du célèbre ‘Hey Baby’, hymne des Iberostar, où toute la salle participe.
Il y a aussi la discothèque la Mascara dès 22h30. Les bars restent également ouverts tard le soir dans les réceptions. Il y a souvent le soir une animation musicale faite par un musicien solo dans ces bars.
Conclusion
Nous avons adoré l’Iberostar Tucan/Quetzal et nous garderons un souvenir idyllique des décors, de la plage, de la nourriture et de l’ambiance chaleureuse de l’équipe. Vraiment le seul bémol était l’ambiance détestable amenée par des clients qui ne respectent pas les autres. Dommage.
2. L’Iberostar Paraiso Maya
Le Tucan nous a proposé de passer nos deux dernières nuits à l’hôtel Iberostar Paraiso Maya, tous frais à leur charge y compris le taxi. Raisons : marketing, surbooking, un peu des deux. Nous avons donc quitté le Tucan plus tôt que prévu pour nous installer au Maya, dont tout le monde (réception, relations publiques où il faut réserver les restos, chauffeur de taxi) nous avait vanté le sublime. On peut dire que nous avons un sentiment plutôt mitigé. Cet hôtel forme un complexe avec le Lindo.
Décor général et chambres
Démesuré est le mot. Tout est grand. Je ne dirais pas ‘tout est beau’, car il faut aimer les reproductions plutôt kitsch de Chichen Itza et des statues mayas. Il y a un petit air de Disneyland qui rôde dans cet hôtel pour le moins à l’opposé du Tucan (naturel, petit, chaleureux), car ici tout est artificiel, immense et impersonnel. A côté des espaces ouverts du Tucan ici tout est fermé, climatisé, (aseptisé ?). On n’a pas trop l’impression d’être au Mexique on pourrait être n’importe où en fait, il manque une touche naturelle. Ici c’est plutôt le surnaturel qui l’emporte ;) Le Lindo était déjà moins imposant, plus agréable point de vue décor car avec de nombreuses fontaines éclairées le soir et pontons.
Les bâtiments sont en pierre peinte en rose, bleu, mauve flash. Les lampes dans les couloirs sont dans des formes psychédéliques en marbre. C’est beau et en même temps c’est bizarre. Il faut le temps de s’y faire sans doute ;)
La réception est très grande et très jolie, beaucoup de marbre. Elle donne sur l’intérieur de ‘Chichen Itza’ où un gigantesque serpent en cuivre( ?) descend vers le bar. C’est immense. Ensuite des chemins mènent aux immeubles mais on peut aussi traverser vers les piscines en allant par l’intérieur des bâtiments. Nous avons beaucoup aimé la cour intérieure de notre immeuble avec montage de fontaines et de bois, très joli, d’autres sont moins jolis, mais chaque intérieur d’immeuble est différent.
La chambre était vraiment impressionnante. Royale. Coin salon, coin penderie, lit king size, télé énorme, réveil cd, grande salle de bains avec douche, diffuseur radio, miroir de maquillage, double lavabo ET un jacuzzi avec éclairage tamisé ;) (et un téléphone à côté du Wc ;)) Même les peignoirs Iberostar, la Tequila et la planche à repasser sont dans la chambre. Le confort total quoi, et toujours machine à café dans le coin penderie. Rien que pour la chambre ça valait le détour. Le balcon comporte aussi un hamac, détail intéressant bien que fort peu confortable quand on veut vraiment s’y reposer ;)
Chaque immeuble dispose en outre d’une concierge, c’est à dire qu’au lieu de réserver via le kiosque des ‘relations publiques’ comme nous le faisions au Tucan, ici il faut réserver les restos à la carte via sa propre concierge qui nous a d’ailleurs téléphoné dès notre arrivée pour nous souhaiter la bienvenue. Idem pour le check out, si vous n’avez rien à payer, vous pouvez le faire via la concierge. Bien pratique comme service.
Plage
La plage est très grande et est séparée des piscines par une petite jungle-mangrove. Nous avons été un peu déçus par la plage par rapport à celle du Tucan, l’eau y était nettement moins belle car fort foncée, beaucoup de récifs assez dangereux pour les pieds, les vagues encore plus déchaînées et le ponton si beau montré sur toutes les photos était détruit. Sinon elle est très large et il y a même possibilité de dormir dans des hamacs, plus confortables que dans la chambre. Il y a également un bar sur la plage.
Piscine
L’hôtel est complètement génial par rapport aux piscines. Elles sont nombreuses. La principale serpente autour des bâtiments, il y a jacuzzis, jets d’eau, pontons, cascades et bar de piscine (plus calme qu’au Tucan). L’eau en plus y est fraîche, ça c’était vraiment agréable. Il y a également une piscine à vague (toutes les heures environ) et une lazy river = rivière avec des bouées qui va très très lentement ;) vraiment sympa à faire. Les clients du Maya ont également droit à des piscines privées (3) très tranquilles avec transats en bois ‘supérieurs’, bien agréable car plus calmes. Piscine pour water polo et pour enfants également. Vraiment l’hôtel est à conseiller pour les ‘pool people’ comme on dit aux US ;)
Notons en plus qu’il y avait toujours de la place aux piscines et à la plage donc pas de souci de ce côté là.
Nourriture
Classique et occidentale au buffet, très correcte et variée. Par rapport au Tucan nous avons remarqué qu’il y avait nettement moins de spécialités mexicaines, de jus de fruits frais, de fruits locaux, etc. dommage. Au Maya vous avez le droit de manger tous les jours à la carte. Nous avons testé le restaurant Gourmet l’Etoile et le Japonais (on avait trop adoré l’autre). Le restaurant gourmet est totalement surprenant, le décor comme le menu. On se croirait au Moulin Rouge, avec Toulouse Lautrec qui vous regarde en coin (mannequin assis au plafond) dans un décor des Folies Bergères, la Goulue et compagnie, lol Le must : ils passent des musiques uniquement françaises : Bécaud, Sardou, Brel etc puis au milieu les chansons hot de Gainsbourg, c’était vraiment drôle ;) Sinon on y mange très bien, style nouvelle cuisine française. A faire
Pour le japonais on a été déçus car contrairement au Tucan où le chef jouait vraiment avec son public, ici, comme pour tout, il n’y a pas de chaleur, car les chefs n’ont pas le temps, ils font la bouffe point. Quelle déception. Et y’ a que moi qui ait applaudi, non mais quand même, tout le monde dans cet hôtel a l’air si…blasé. Blasé de trop de luxe ? Ca m’a fait de la peine pour le chef, car c’était très bon vraiment. Autre exemple : les gens commandent des tonnes de boissons, boivent une gorgée et se barrent…par moment on se sentaient ‘aliens’ avec notre politesse de base, on doit être ringards ;)
Animation
Nous n’avons pas eu beaucoup le crédit de rencontrer les équipes d’animation. Il y avait l’air d’avoir de l’ambiance à la piscine, avec concours pour gagner des bons de massage etc. La chanson ‘Hey Baby’ était de mise également. Beaucoup d’activités possibles classiques comme au Tucan.
Il y a des shows le soir mais nous n’y avons pas été. D’autres personnes présentes nous ont dit être déçues car le français n’était pas parlé du tout le soir. Sinon shows de type classique. Les nombreux bars restent ouverts et on peut profiter de la soirée calmement. A voir : le bar Aqua du Lindo avec un aquarium en cylindre en son centre. Particulier.
Il y a également une discothèque
Un train fait aussi le tour des hôtels Iberostar mais chaque fois que nous voulions le prendre il ne circulait pas lol ;)
Possibilité de navette vers Playa del Carmen.
Conclusion
Cet hôtel est ultra-luxueux et ultra moderne. Tout confort, hyper all-inclusive, supers services, piscine et nourriture. La déco est spéciale. Je pense que le mot ‘baroque’ lui va bien dans le sens où il mélange (parfois avec un très mauvais goût) des éléments mayas et des trucs hyper design. Il faut aimer. Nous n’aimions pas trop, mais sans doute est-ce dû également à la comparaison avec le Tucan. Nous avons aussi regretté la distance que le personnel mettait avec les clients toujours en rapport avec le premier hôtel où l’ambiance accueillante était de mise. Mais bon le luxe et la froideur vont peut être de pair ? Probablement. Mais le Maya reste un très bon hôtel, le reste est une question de goût.
3. Le pays.
Au sujet du Mexique en lui-même nous avons été séduits par la gentillesse extrême des habitants, des commerçants, des guides. Vraiment sympas. Le pays est très beau et culturellement riche, les décors naturels sont splendides. Nous voulions un séjour calme et donc nous nous sommes juste offerts Tulum (splendide vraiment) et Xel-ha, à ne pas rater, magnifique également. S’il avait fait un peu moins chaud nous aurions fait Chichen Itza mais pour cela nous reviendrons à une période moins chaude ;)
Pendant nos 10 jours, il y a eu trois jours de pluie, dont un où il a fait un crachin bien proche de celui de chez nous ;) Il faisait sinon toujours 30 degrés jour et nuit et beaucoup d’humidité. Il y a des jours où la chaleur était vraiment très forte. Protection solaire obligatoire ! Attention : nous avons eu un problème avec la crème solaire bio dégradable nécessaire à Xelha : après en avoir mis, nous avons remis au cours de la journée de la nivea, mais celle-ci a été biodégradée par l’autre et donc nous avons été brûlés ;) Donc le mélange des crèmes au fil de la journée est à déconseiller, on le saura ;)
J’oublie sans doute encore beaucoup de choses à dire mais si vous vous voulez plus d’infos n’hésitez pas à me contacter via ce site ou sur
Cyberjuliet2@yahoo.fr
Bien à vous tous,
CJ
Royal hôtel à Bangkok? English translation pending
bonjour, j'ai lu vos différents commentaires sur les hotels à bangkok, je dois y passer quelques jours en novembre, et à la lecture d'un guide, j'avais selectionné le Royal Hotel, surtout pour sa situation qui me paraissait idéale, proximite de wat phra keo, du musée national mais aucun de vous ne le cite ?
je ne suis pas très tentée par kho san road, pas de gros probleme de budget, sans viser les hotels de luxe...merci de vos réponses, michele
De l'Asie Centrale... route de la soie... English translation pending
Voici l'integral (brut) de mon voyage sur la route de la soie, je m'essaye a l'ecriture d'un livre avec tout ce que j'ai ecrit.
Je vous souhaite une bonne lecture...
From central asia: L’integral
from central asia 01, Istanbul.
Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...
Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.
Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...
Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.
Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.
Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...
Voila pour les premieres news..
from central asia 02, drôle de chemin.
Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...
Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).
Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...
Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.
Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.
from central asia 03, de mare a mare.
Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...
Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.
Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:
Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.
Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...
Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.
from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .
Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...
Revenons sur le voyage chronologiquement.
Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...
Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.
Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.
Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.
Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...
Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..
from central asia 05, routine stanbouliote.
Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.
Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.
Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.
Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...
L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...
Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:
Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...
L'histoire se perpetuerait:
Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...
Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.
Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.
Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...
Citation:
Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.
Louis Bazin
from central asia 06, l'Iran tout un roman.
Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel
avec les amis d un instant. Direction l agence de
voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de
parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.
Car il m indique l agence par lequel je dois passer
reellement, car lui aussi doit normalement prendre
quelques millions au passage. Avec un peu de retard on
arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus
iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en
plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place
confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux
bloque sur le dosseret devant moi et je commence a
ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du
retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays
d origine et veulent remplir le bus de leur achat.
Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se
retrouve devant car les bagages de ces dames occupent
tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi
que la discution avec mon acolite de voyage demarre
bon train, apres les presentations, je ne perds pas de
temps pour engranger un maximum d information et mes
premiers cours de persan. Les chiffres et le
vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se
fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,
ils mettent le premier film iranien et moi vivre les
pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo
version iranienne qui se fait prendre en embuscade par
ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et
se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires
sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il
arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il
va tous leur casser la gueule a ces enfoires d
irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il
les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par
un helico et le plan final se fait sur le brassard
rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l
Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie
familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere
individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.
Une fois les films fini, tout le monde s endort et il
reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la
lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,
un fond musical oriental, dehors il fait moins trois
degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas
son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.
Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester
assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement
quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir
compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder
le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve
et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de
biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la
nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.
Je reprends ma place mais pour pas longtemps et
prefere continuer le voyage assie dans les marches du
bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans
le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il
n y a que des iranien de retour dans leur pays, un
turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces
gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d
un repas et impossible de payer, de refuser. Je m
essaye a la lecture mais les routes de montagne et le
cerveau pas reposer me font divaguer dans des
souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les
derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d
entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a
attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le
soleil amorce sa descente et s afiche a travers les
vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les
steppes desertique d Asie parcemer de petit village
perdu en font cette magnifique montagne arroser par
les rayons filtres et le mont Ararate se devoile
devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel
spectacle, d une banalite pour certain, d une
extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur
qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment
unique. A savoir que c est sur cette montagne que l
arche de noe se serait echoue et je le comprends
parfaitement. La tristesse vient du transport pas le
temps de s arreter, si juste pour un poste de
gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de
barbele entre deux collines au mileu de nulle part.
Tout le monde descend avec ses affaires car le passage
se fait a pied, j imagine la suite tel que mon
imagination la vecu a travers ma culture televisuel
americaine. Nous voila traversant un corridor de
grillage de mirador nous surveillant et chien en
lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du
pays puis un autre controle devant cette porte
coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre
celle de l Iran, premier dounanier controle et me
lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a
suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de
voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:
Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour
les gens comme moi pas de probleme et je m apercois
que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par
contre pour les iraniens fouillent complete surtout
pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends
apres avoir changer notre argent au black. On repart
pour quelques metres et la premiere ville ou nous
faisont halte pour manger. Moi je n en reviens
toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec
tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.
toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre
monde. La realite nous rattappe tres vite avec une
autre police qui nous arrete et qui prend tous les
passeport sauf le mien apres quelques questions. Et
voila que celui qui revient des States se fait une
nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein
de question. Il se fait meme prendre son permis de
conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.
Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de
retour dans son pays et me fait savoir que son
gouvernement est tres mauvais...
Il est une heures du matin, je sers la main a tout le
monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu
au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans
plan en poche et sans un logement. Je me laisse
accompagner dans un hotel et je divage, conscient,
inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n
ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette
lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est
2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche
qui me parait miracle et m endort pour une tres tres
longue nuit...
Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz
Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars
decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant
pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le
hasard me fait arriver dans le grand bazar de la
ville. Choque culturel et vision d un autre monde.
Certainement le bazar le plus grand et l un des plus
vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre
age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a
part l apparition de l electricite et de la grille
pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et
pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette
gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d
ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour
faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les
plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je
vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les
etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe
de generation en generation et la balance romaine que
l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri
de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre
une photo de leur boutique, de partager le the
genereusement offert (Ici on le boit a la sucette
comme dans le nord de la france c est a dire le sucre
coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose
de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par
respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le
vendeur d antiquite tres business man et qui deteste
les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de
sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui
son arriver la lors des deniers echanges commerciaux
de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail
le long de cette route, abrittant les caravanes de
passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y
resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un
pour me parler anglais et m accompagner pour trouver
tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le
veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant
tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m
expliquer son pays.
Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook
et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne
refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres
etranges et je pose la question de savoir s il n y en
a pas qui serait interdit, il me repond tout
simplement: {Moi je ne vend que des livres}...
L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une
de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir
converser en francais. il me donne mille informations
sur tout et me propose de me joindre a Yannick un
quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville
troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui
ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n
a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l
electricite et la brique pour agrandir la maison, au
paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la
ville puis direction les petits champs elysee,
veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme
de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux
enseignes occidental et les va et vient incessant des
filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:
{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00
tout le monde s en va pour retourner chez eux et
regarder la television par satellite, avec la parabole
cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous
voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,
rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,
notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l
homme occidental blanc est un Rickie Martin en
puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous
laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs
yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez
ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...
Repas typique americain, puis cinquieme passage dans
la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de
liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en
sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le
verni a ongle. Elles ont le droit de remonter
legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour
laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi
que de remonter le foulard pour faire paraitre la
meche de cheveux...
Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre
deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de
retour dans une autre ecole linguistique entourer par
toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois
pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.
On me propose un poste pour etre prof de francais a 12
euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de
quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver
a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que
je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43
eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant
francais voulait me rencontrer, le soir venant me
voila dans les rues de la ville la mere nous
chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer
rien et me repond que non pas dans tous les quartiers
biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le
gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete
pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose
et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie
iranienne pour une semaine entiere, de passage a l
hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de
France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma
chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve
mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai
pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je
vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une
voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que
son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci
lui met une grande claque dans la tronche. Voila a
quoi ressemble ces premiers jours en Iran.
Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...
Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le
net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir
une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre
nouvelle au pays des mille et une facette.
Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne
vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet
2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.
Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la
pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou
bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous
pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.
On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus
de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie
retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.
from central asia 07, la route continue.
Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...
Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.
Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.
Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.
Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...
Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.
Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.
Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.
Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.
Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...
from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.
Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.
Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.
Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.
De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...
Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran
Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.
Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:
L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...
c.h
Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...
Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.
from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.
Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...
Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.
Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.
A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...
0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...
Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.
Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.
Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs
from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.
Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...
Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...
Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.
Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...
(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.
11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...
Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.
Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...
Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.
Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver
from central asia 11, soviet system.
300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole
d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le
tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte
un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,
pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis
moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au
gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh
pardon sur les routes droites se suivent les voitures
les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les
moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit
hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et
une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville
viennent depenser leurs dinars. Devant les grands
hotels, accostent les bateaux en bois vennant de
Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs
se transforment en quai de dechargement et une autre
vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du
rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas
cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema
voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure
s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie
central...
Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs
impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi
que les epaules denudees et le nombril exibe des
filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,
se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.
Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a
touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli
au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite
d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure
entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps
pour Samarcande, le long de la route on refait la
geographie francaise en regardant les ancienne
destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de
logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),
alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous
aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps
a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer
d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de
question, comment se deroule la vie chez nous, comment
sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du
chat, etc...
La ville, le Registan, certainement la plus belle
esplanade du monde, entourer de ces trois medresas
toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et
ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine
ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire
Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour
faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere
ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis
cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils
repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109
ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.
A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus
filles se trouvent ici, je vous le dis.
Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la
famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire
d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les
femmes qui nous entourent, la richesse porter en
bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la
personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement
des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,
drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,
nous offrons au femmes des echantillons de parfum
(merci a tous pour ce service) et cigare pour les
hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo
folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit
que je ne possedais que cette apareil photo et un sac
a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la
femme qui doit tout faire...
La visite se deroule guide a la main, prendre le temps
d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le
communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,
uniquement des batiments denuder de toute peinture et
autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger
ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi
khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit
sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de
ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a
l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui
repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres
amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin
devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il
lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les
femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi
fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte
du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son
pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune
apprenant le francais, nous invite dans sa campagne
pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite
deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a
la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au
fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,
tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que
l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux
coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les
couvertures de coton que l'on replie apres chaque
nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une
table pour une premiere colation. Ensuite,
presentation de la famille, ou je me retrouve avec les
hommes, maman elle partage la table des femmes dans
une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous
apportent le repas et comme plat principal le Pulov
(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.
On parle politique, le pour du communiste, ou rien
n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse
apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un
prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de
salaire. De la religion islamique a la sauce local, on
garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du
repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder
la television et le sitcom japonais, qui accroche le
regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est
sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,
ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas
offencer, mais ou nous devons refuser le repas que
tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres
midi, on part retrouver les parents de Davron. Son
pere ancien prof de francais qui a prefere arreter
pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des
champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une
petite table au milieu, le poele a l'entree, de
l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous
offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant
un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux
n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un
dimanche soir et tout cela en francais. Direction
Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre
mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de
pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les
rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes
ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant
plus a recevoir les vers a soie.
Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a
tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux
moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,
regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et
d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A
Bukhara la voleuse qui a tout compris du business
touristique, pas de garde dans les musees, mais des
femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le
droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction
de la tete du client, tout negotier pour ne pas se
faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de
l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout
jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge
du jardin public entretenu elle aussi grace a
l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,
mise a la mode par le media unique, finissent
aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,
friandise et autre cigarette. Les enfants sont
retournes comme il etait auparavant dans les bras des
parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple
numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,
specialise en je ne sais quoi. Aux cours de
recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un
patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant
pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au
luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore
pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un
monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,
il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.
Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui
ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,
voulant du depaysement et visiter mille et une place
en une semaine chrono. Aux commercants avident de
rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi
de devoir tout verifier du change au restaurant, des
entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois
je retrouve Franscheka par hasard sur la grande
placeet partageons soiree et toujours nos infos
precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le
desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque
d'imagination. De tes echoppes au tapis
azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur
monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts
floquer the road silk. Nous prendrons le temps de
deguster une biere et quelques arachides devant ce
decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de
l'histoire des forteresses vieille de trois siecle
avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un
lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant
leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la
balade d'un instant.
Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je
vous conterai bientot...
from cenral asia 12, la realite plus que les images.
Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...
Ainsi va Nukus.
Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...
Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.
Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...
Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.
Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.
Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.
Ma conclusion:
Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.
Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.
Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.
Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...
from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.
from central asia 14, retour vers le passe.
Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...
Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).
Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.
Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.
Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.
Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.
En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.
Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.
from central asia 15, un gout de deja vecu.
Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...
Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...
Le Voyageur:
De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...
Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...
from central asia 16, Om mane padme hum.
Om mane padmi om
(Oh joyaux dans la fleur de lotus)
Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre
d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette
architecture typique, identique, des quartiers
decoupes en secteur. Il me restera cette endroit
unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un
geant: " Le rock garden", sorti tout droit de
l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les
terra quota (armee de terre cuite, en Chine).
Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse
decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du
pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du
vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau
amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique
face a des demons en verre multicolor tout cela sur un
sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter
et concasser.
Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de
ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je
reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant
demain, se souvenant d'hier et repensant a
aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et
decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit
propre, je le comprends en voyant cette ville de
misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter
les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la
guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et
la comemoration contre le mal et entendre dire plus
jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi
longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une
accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera
sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en
anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin
pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son
bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page
matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne
famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la
meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour
un amour futur dans la tradition de nos ancetre.
Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente
avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules
sur cinq est un camion militaire ou requisitionner
pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,
nous y perdons des heures entieres a regarder les
convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans
cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,
de ses richesses allant des risieres a perte de vue,
au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete
comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des
Maharajas, les anglais se sont vue refuser la
construction de batiment pour passer l'ete au frais et
se sont accaparer le lac pour construire des
houseboats et des jardins flottants. Biensur
aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans
l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de
tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et
regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les
barques a fond plat transportant du sable ou une
famille errant ou il y a de l'argent a prendre,
l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la
guerite former de sac de sable ou repose une
mitrailette de gros calibre avec son soldat en
faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du
poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou
il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,
que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces
soldats l'arme au poing, meme sous la coupole
principal. Discution avec l'un d'eux, question
delicate: Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats
contre d'autre musulman. Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...
Leh hante mes pensees et je decide de partir apres
deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400
kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt
heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres
d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les
cassettes de musique indienne sont chargees dans
l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste
plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me
detendre lors des arrets frequents pour les controles.
Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,
pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant
Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit
special pour moi, pour eviter une deviation de plus de
2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas
et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.
Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone
sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,
de base militaire le long de la route qui n'est que la
partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se
situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai
ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un
militaire par habitant, une presence qui coute dans
certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine
pour garder le controle de ces zones sensibles. je
vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une
recherche sur l'effet du tourisme sur la culture
local, mais sur l'homnis presence militaire. 40
kilometres et les musulmans laissent la place aux
peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en
lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a
priere. Un autre panneau rappel au medecin que les
echographies pour determiner le sexe du bebe sont
interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde
amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez
une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,
alors on prefere sans separer. Le decors, nous
naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan
desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de
lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre
ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon
programme initial. Heureux et triste sera ma premiere
impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a
toujours autant de camp militaire. Et il me fait
marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la
television francaise, marchant dans ce paysage
lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne
plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore
ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,
maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma
petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside
un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres
de haut et mon premier reveille se fera au son des
instruments de musique tibetain et aux prieres des
lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne
saison. Les boutiques se font belle en attendant le
rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute
le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la
pension et partageons nos aventure individuel.Visite
d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,
rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me
redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,
apres une demande de permit et la location d'un
scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.
L'autorisation en main, le duvet accroche avec un
petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence
en plus. Je commence, pardon j'attaque le col
carrossable le plus de la planete, culminant a 5600
metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour
finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour
l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et
moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,
observasion, puis vient la descente et toujours ces
paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La
pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau
jour et le long de la route se retrouve des textes
d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet
espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois
disant bon pour les rumathismes et une passe pour
rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou
caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se
suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu
de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide
de rester et de passer ma premiere nuit a la belle
etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,
avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que
j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le
vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je
repars, m'arrete dans un village et demande
l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de
rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans
l'autre sense et l'ascenssion se transformera en
calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui
n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.
Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des
analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter
pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha
vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie
aux multiples legendes. Des premiers habitants de
l'asie central fuyant les guerres aux soldats
d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau
courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans
la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des
milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de
rencontrer romain un francais donnant de son temps
pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte
tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite
des paysans vers les grandes villes. Je visite avec
lui les villages voisins. Un couple de vieux nous
accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au
vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style
napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de
fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une
quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un
talisman proteger dans une piece de tissus,
certainement une piece en alliage de plusieurs metaux
que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui
vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de
nous montrer son metier a tisser sortie direct de
l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que
romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils
ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a
des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la
maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le
rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.
A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur
blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees
retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de
tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,
deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,
une petite niche recevant tous les vetements de la
famille. La grand mere assiste a la discution en
s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging
bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes
d'un metres de long relier les unes aux autres et le
reste de cheveux en petard sur le crane, le meme
chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de
bande de tissus differente, piece de monnaie, de
chapelet religieux. Autour du cou en plus de son
talisman une petite cuillere en metal. Nous les
quittons pour une autre maison ou des femmes nous
accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette
grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de
parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.
Autre village et je reste pentoi devant le spectacle
ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.
Simple bou de boie avec une pierre pour lester
tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la
minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie
chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour
toujours.
Nous repartons ensemble sur le scooter charger a
rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines
repetant une choregraphie, une danse contre le mal.
Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque
tout est ouvert et les touristes sont la, un peu
jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge
dans une famille avec romain, ou nous avons cette
fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu
de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et
les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la
vaisselle made in china. Dans un angle la television
et les clips de musique laddaki ressassant la
rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes
ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous
cette petite table. La grand mere perpetuant ses
rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,
assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son
petit moulin a priere sur sa table et ses prieres
quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi
khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival
bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.
3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et
un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis
voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et
deja a cette heure la route se transforme en convoie
et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou
tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde
est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de
douze metres de long et que long sort une fois tous
les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette
epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce
dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien
dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du
monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup
de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour
profiter du spectacle et triste de voir cette foire
d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un
peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres
de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.
Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a
notre vie paisible.
from central asia 17: vivre un autre monde. Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette
adorable famille ou nous avons sortie les costumes
traditionnels laddaki pour une seance photo dans la
cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est
d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une
vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant
intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes
premiers verres d'alcool depuis deux mois. La
recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon
prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur
est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois
personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison
demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental
et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant
dans les restaurants, toute nationalite confondue,
pour refaire le monde des heures a venir, car nous
nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.
Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer
un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je
pense au club de celibataire et je trouve cela triste.
Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec
cette hospitalite, cette convivialite, parfois
d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.
Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre
petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du
conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6
heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq
chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre
groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste
et moi representant la France. Deux horsemans
(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier
dit grand frere et le guide dit petit frere, point de
nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples
de belge seront de la partie via une autre
organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain
j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de
ce dire que j'ai depense un max de thune pour les
jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que
nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement
au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des
Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus
qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car
je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne
journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir
marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse
isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,
dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon
rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca
chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes
grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches
vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus
petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de
neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce
monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au
gres du soleil couchant transforme l'environnement en
orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la
bache tendu, le cuisinier de chaque expedition
s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que
nous payons point de tente salle a manger et de diner
a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu
Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux
legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,
malade epuise apres une passe a 4800 metres, les
belges me soignent avec leur medecine et apres une
bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de
bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,
ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon
plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux
jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,
partage le meme quotidien, charger certain a 40
kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue
usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans
venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur
front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau
pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se
faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel
pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les
seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces
vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les
paysages du quotidien que je savoure, mais mes
pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,
a quand la prochaine dans les descentes, au vacance
francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres
d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces
plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais
attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que
de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y
serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.
Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de
plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que
de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.
Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me
dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se
fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les
locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute
devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se
feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous
suvolant et nous saluant de son envergure magistral,
comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La
deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour
ici, petite dans ses habits traditionnels, ses
chaussures de feutre et son panier en osier poser sur
le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez
elle a quatre jours de marche, passant les memes
obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis
repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze
heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous
la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:
"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos
poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots
secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,
elle se propose tout simplement de porter mon sac
jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je
vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te
respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les
villages traverses au mode de vie ancestral et qui se
voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce
tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape
plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le
temps de nous laver et de faire une petite lessive et
d'organiser un feux ou nous invitons les autres
expeditions devant une biere ou un rhum, soiree
francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la
Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre
quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de
nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps
de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont
reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant
apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui
n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou
la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere
nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui
voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je
n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux
moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles
scintillant de mille eclats, preferant le luxe de
cette protection precaire, mais qui fut tres
appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le
voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour
nous feliciter de cet exploit personnel, seul les
premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.
Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,
ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de
tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de
metres sur l'artere principal ou toute la vie se
passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une
decision importante et difficile s'impose. Est ce que
je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte
pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute
j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront
entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le
soir venant apres avoir inviter notre team au
restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe
avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce
soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie
a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment
pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,
les parasites professionels, nous sommes de la partie,
assistant a ce moment de joie, ou la famille a du
s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de
couleur nous protegent du vent, la sono, simple
platine CD relier a une batterie qui alimente aussi
trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au
son de musique laddaki, avec pour les hommes un look
de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au
estampe de divers team, casquette et le bandanas pour
recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus
modere, dans un panjabi terne indien et au visage
recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est
tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes
peuvent etre de la partie. Une multitude de pain
attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere
artisanal local) dans leur baquet en plastique ou
tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la
maison ou chaque piece est occupe par une faction
feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres
ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,
je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a
la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et
du moulin a priere. apres quelque temps, elle se
transforme en fanfare un peu defraichie. De retour
dehors et toujours des questions sensibles a poser,
sur le quotidien et de la relation possible entre deux
etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec
son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais
plus combien tieme de verre et je rentre dans la
ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du
monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette
plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est
vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le
clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre
plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un
air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.
Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon
carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus
part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos
Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.
Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize
heure trente de voyage, pas de route mais que de la
piste et parfois roulons dans le lie de la riviere
assechee. Je suis malade, certainement le trop de
secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand
j'y arrive, chek post et ces eternels questions
repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier
a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la
deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et
la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.
Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.
Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me
revoila...
Avec cette semaine loin de tout, des klaxones
intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes
de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour
retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes
et des petites distances parcouruent. Tout cela pour
le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a
tout prit ces produits exotiques.
Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois
mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire
que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui
grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet
en camion local pour rejoindre Manali.
a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de
vos vavances...
from central asia 18: du reve a la realite.
Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.
Pour commencer, nous allons apprendre quelques cocktails: L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman, hindou, catholique, religion, icône, temple, partage, paix, touriste, monnaie. Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la direction musulmane ou prône au milieu du jardin un temple hindouiste et dans les étages une icône de la sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent, la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la paix tient dans ce petit rectangle de papier. Autre préparation: Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie, client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro, anti, demain, avenir, china. Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on vous sert dans un service made in china, aux clients pro chinois ou pro libération. Une touriste australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et un français perdu dans tout cela. Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue le Daila Lama car il fait des discours un peu trop tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne s'arrête que très rarement, les rues se sont transformées en rivière et moi j'aurai écume les restaurants, refait le monde devant un verre de tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes tibétains qui organiser un conférence sur la propagande et je vous le demande: "ou été les touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau pour la vie tibétaine. Il était écrit que le gouvernement chinois était près a faire revenir cette "Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune autorité et qu'il devait accepter la souveraineté chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a toujours autant de réfugie qui passe la frontière clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la politique tenu par elle pour boycotte les produits chinois et que dans la rue au même moment toutes les échoppes tibétaines ne vendent que du made in china, il est vrai que le tibétain est commerçant a la base et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous, dans le petit restaurant français pour le petit déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat, j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit, l'atmosphère régnante dans cet espace, les rencontres, les lectures, la musique et pour la suite de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection. Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les explications de Ralf, qui me l'a remit. Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer : Naitchoung). Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement trop "petit" pour recevoir une telle puissance. J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas prive de faire des photos!). Une procession de moines battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis, subitement, alors que le feu de branches de genévriers venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever puis le traîner dans le monastère, tant il devait peser lourd! En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt que prévu! L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est consulte pour avoir des prédictions très précises sur l'avenir, ou bien quand certaines décisions importantes sont a prendre. Il peut aussi être consulte afin de trouver les réincarnations de hauts lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont capables de comprendre puis de retranscrire son langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle utilise. Quand il investit le corps du moine, ce dernier devient excessivement lourd (a cause de la puissance qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et très respectées, et quand il part enfin du moine, il faut exercer à ce dernier des pressions sur les artères pendant un court laps de temps très précis et a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en mourir. C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais, le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin dicte par Nechung. Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui qui transporte de telles graines pourra les utiliser afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de telles pilules... Ralf Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au peuplade tibétaine normalement bientôt traverser. Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte chaleur insupportable et je repasse du duvet au ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud. Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent. La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars, donne la moi car elle m'appartient encore et je sors dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde. Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve professeur de conversation d'un jour, toujours très enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de boulangerie... Encore une semaine d'écoule, de découverte en rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se vider, des mauvais moment au joie que je partage seule. A bientôt pour d'autre histoire...
from central asia 20: voir disparaitre un monde.
Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).
Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international. Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.
On applaudit bien fort.
Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...
Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...
Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...
Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...
J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.
Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.
il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....
Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...
Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...
from central asia 21: breve derniere.
Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...
Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...
Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...
from central asia 22, voyage dans les extremes.
Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.
Ali
Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.
Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence. "S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits" "cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...
Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.
Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...
from central asia 23, un autre monde.
Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.
Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.
Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.
Sur ceux bonne lecture.
Fenetre sur Shanghai.
Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…
Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...
La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...
Genese selon moi
Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu: Pourquoi faites-vous cela. Parce que tu etais seul et triste. Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.
Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu. Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.
Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...
Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas. Mais qui sont-ils? Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie. Mais il n'est pas le fruit de notre amour. Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.
De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre. Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter. Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.
La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.
Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...
Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.
from central asia 24, on the road again.
Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.
Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.
Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.
Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.
La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.
Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.
Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...
from central asia 25, un passe toujours intacte.
En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.
Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.
Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.
La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...
Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.
Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.
Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...
A bientot, je pense a vous...
from central asia 26 : Steppe et froid.
La Mongolie
Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les
apparences de la simplicite. Tout y est marque par
l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de
loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.
Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.
pdm: (pas de moi)
3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus
petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la
capitale.
Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous
l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui
independance et monde moderne font de tous les jours
une nouvelles experience pour ce peuple qui a su
garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont
leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant
il y a plus de femme qui sortent grader des etudes
superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car
l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent
qu'est la vodka...
A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche
chaude, mais cela durera pas, les separations avec le
groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux
via le transiberien. Laurent qui a du subir
l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le
bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine
tete, les autres qui attendent leurs tour dans le
couloir.
Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre
ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel
m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres
avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote
d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un
jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un
corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin
d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres
avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :
"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.
Toujours de la conversation, aime lire mes textes,
mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais
aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul
et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident
avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit
suivre partout et faire attention comme ici que
l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,
no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire
qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais
ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et
avec d'autre pour partager un autre quotidien...
Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous
accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant
nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et
les paysages qui defile a travers le hublot. Moron
premiere ville etape pour moi. Ville de bois,
palissade rectiligne qui abrite toujours
une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un
batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une
sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de
carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de
bitmes et au carrefour le plus important deux barres
HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une
superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui
faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons
visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent
des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre
honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.
La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a
ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport
regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep
pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me
decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne
peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a
l'internet cafe local la chance popinte son nez, je
rencontre une personne qui possede une guest house sur
le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la
suite remonter le lac et arriver a bon port si cela
est possible.
La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un
passage au bazar ou le commerce principal est la peau
ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros
consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre
possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est
un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja
sur la steppe, au fond les montagnes avec des
troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion
s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la
cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic
time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer
le temps present. Car a par une ville je ne sais pas
se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.
L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et
tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un
paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au
lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux
cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans
le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je
regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur
d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux
heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres
plusieurs mois passe en differente compagnie, je me
retrouve seul face a un nouveau monde.
Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece
ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au
parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un
contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il
n'y a aucune decoration, juste une horloge en
plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux
futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus
marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au
raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a
l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier
avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine
bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a
faire la boutique souvenir qui n'existe pas
d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il
faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne
suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de
la main et le troque existe toujours, alors la petite
vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).
Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait
tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont
au bout du jardin et cela demande une vrai
organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.
L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja
le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136
km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230
metres au plus profond, il represente un pour cent de
la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une
reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les
bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si
c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce
village tout de bois ou les seuls vestiges de beton
date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.
Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la
surface, pas encore suffisant pour engager les
vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place
aux voitures et camions pour ravitailler les villages
au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,
les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.
Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme
un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot
volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y
est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la
barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est
bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne
au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une
cabine, il reste une couverture sur le lit, une
etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo
noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa
lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables
claque encore au bastingage.
Le froid, la glace rend service parfois car pour les
jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre
la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace
rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus
rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut
venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en
occupe normalement, ils doivent tous les jours faire
un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre
poser sur un diable use le temps d'un aller retour et
le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis
gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit
tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire
prendre une photo, la main droite gele en deux minutes
et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi
est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des
forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et
la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout
vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein
la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi
reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des
pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je
n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de
rentrer d'argent alors on perce la glace et on va
chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique
de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de
radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le
soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans
arret la journee et le bois ne manque pas avec la
foret environente. Je prends place autour de la table
pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et
peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio
portatif et chacun se trouve une activite en attendant
que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer
quelques instant et faire tourner la television. Vous
savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car
quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme
l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete
prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois
surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.
il est temps pour eux de rien faire et d'attendre
l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,
entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne
se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre
je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste
tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une
bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour
le sport national, le Resling (lutte mongole), les
jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs
de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en
pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une
culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,
les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,
les arbrites psamoldient, on execute une danse avant
chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a
perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin
il en reste deux qui se dispute le titre de la saison
et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette
meme salle de theatre se transforme en salle de bal et
meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas
d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable
de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,
un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il
va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce
que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et
tout le monde danse en couple sur des pas de valse
(apres reflection c'est certainement un vestige de la
culture russe qui a du plaire au jeune), comme je
l'imagine pour mes aines, j'adore les voir
tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse
on fuit son partenaire comme la peste. Apres la
coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant
dans le generateur tout le monde s'en va.
L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la
salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste
entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas
d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple
d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,
potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle
source d'inspiration mais aussi pour aider et
developper l'artisanat local, car le tourisme sera la
nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini
on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce
qui est super, c'est que meme sans argent on occupe
les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez
l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee
continue avec la visite du centre antisismique, puis
de me faire inviter par une famille pour le repas de
midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder
comme a chaque fois au deballage des articles souvenir
a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand
quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question
sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller
plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec
des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette
derniere soiree ou une de mes questions genes et des
jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La
question etait l'effet de la televison sur les plus
jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air
communiste et ces trois wool factory et cet argent qui
circuler plus facilement. La separation n'a pas
changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus
simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges
de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence
1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a
pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,
mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les
jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se
retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas
avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour
ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en
souvenez. De venir faire des discours et depenser des
sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire
enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.
Il est temps de rentre, cette petite excursion se
fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche
chaude et un repas servit sur une table normal. Je
retrouve July la photographe qui me fait par de son
excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les
rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a
la capital dans notre loft, une sorte de colocation,
Noel me raconte son passage dans l'ouest a la
frontiere Kazak tout seul.
Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre
surveiller comme un espion.
Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance
d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de
trainer encore un peu. Une proposition de travaille a
Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient
de mettre proposer et l'envie de vous faire partager
ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre
avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut
dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain
monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.
Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps
passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,
Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai
oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A
chacun son aventure et la votre est aussi dur que la
mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien
d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.
Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et
un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas
revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le
debut du mois de fevrier.
from central asia 27, voyage d'une tete
Voyage d'une tete.
Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.
Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.
De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.
Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.
Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...
Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.
La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...
La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.
Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.
Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.
Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.
Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...
Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.
Bonne lecture...
Himalaya qui veut dire
Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?
Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?
Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.
Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.
Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.
Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.
On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.
Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,
les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.
Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.
Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…
Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.
Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.
c.h
From central asia: L’integral
from central asia 01, Istanbul.
Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...
Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.
Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...
Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.
Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.
Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...
Voila pour les premieres news..
from central asia 02, drôle de chemin.
Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...
Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).
Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...
Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.
Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.
from central asia 03, de mare a mare.
Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...
Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.
Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:
Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.
Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...
Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.
from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .
Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...
Revenons sur le voyage chronologiquement.
Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...
Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.
Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.
Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.
Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...
Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..
from central asia 05, routine stanbouliote.
Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.
Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.
Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.
Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...
L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...
Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:
Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...
L'histoire se perpetuerait:
Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...
Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.
Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.
Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...
Citation:
Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.
Louis Bazin
from central asia 06, l'Iran tout un roman.
Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel
avec les amis d un instant. Direction l agence de
voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de
parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.
Car il m indique l agence par lequel je dois passer
reellement, car lui aussi doit normalement prendre
quelques millions au passage. Avec un peu de retard on
arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus
iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en
plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place
confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux
bloque sur le dosseret devant moi et je commence a
ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du
retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays
d origine et veulent remplir le bus de leur achat.
Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se
retrouve devant car les bagages de ces dames occupent
tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi
que la discution avec mon acolite de voyage demarre
bon train, apres les presentations, je ne perds pas de
temps pour engranger un maximum d information et mes
premiers cours de persan. Les chiffres et le
vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se
fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,
ils mettent le premier film iranien et moi vivre les
pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo
version iranienne qui se fait prendre en embuscade par
ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et
se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires
sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il
arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il
va tous leur casser la gueule a ces enfoires d
irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il
les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par
un helico et le plan final se fait sur le brassard
rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l
Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie
familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere
individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.
Une fois les films fini, tout le monde s endort et il
reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la
lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,
un fond musical oriental, dehors il fait moins trois
degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas
son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.
Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester
assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement
quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir
compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder
le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve
et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de
biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la
nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.
Je reprends ma place mais pour pas longtemps et
prefere continuer le voyage assie dans les marches du
bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans
le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il
n y a que des iranien de retour dans leur pays, un
turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces
gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d
un repas et impossible de payer, de refuser. Je m
essaye a la lecture mais les routes de montagne et le
cerveau pas reposer me font divaguer dans des
souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les
derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d
entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a
attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le
soleil amorce sa descente et s afiche a travers les
vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les
steppes desertique d Asie parcemer de petit village
perdu en font cette magnifique montagne arroser par
les rayons filtres et le mont Ararate se devoile
devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel
spectacle, d une banalite pour certain, d une
extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur
qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment
unique. A savoir que c est sur cette montagne que l
arche de noe se serait echoue et je le comprends
parfaitement. La tristesse vient du transport pas le
temps de s arreter, si juste pour un poste de
gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de
barbele entre deux collines au mileu de nulle part.
Tout le monde descend avec ses affaires car le passage
se fait a pied, j imagine la suite tel que mon
imagination la vecu a travers ma culture televisuel
americaine. Nous voila traversant un corridor de
grillage de mirador nous surveillant et chien en
lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du
pays puis un autre controle devant cette porte
coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre
celle de l Iran, premier dounanier controle et me
lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a
suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de
voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:
Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour
les gens comme moi pas de probleme et je m apercois
que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par
contre pour les iraniens fouillent complete surtout
pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends
apres avoir changer notre argent au black. On repart
pour quelques metres et la premiere ville ou nous
faisont halte pour manger. Moi je n en reviens
toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec
tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.
toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre
monde. La realite nous rattappe tres vite avec une
autre police qui nous arrete et qui prend tous les
passeport sauf le mien apres quelques questions. Et
voila que celui qui revient des States se fait une
nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein
de question. Il se fait meme prendre son permis de
conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.
Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de
retour dans son pays et me fait savoir que son
gouvernement est tres mauvais...
Il est une heures du matin, je sers la main a tout le
monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu
au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans
plan en poche et sans un logement. Je me laisse
accompagner dans un hotel et je divage, conscient,
inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n
ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette
lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est
2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche
qui me parait miracle et m endort pour une tres tres
longue nuit...
Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz
Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars
decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant
pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le
hasard me fait arriver dans le grand bazar de la
ville. Choque culturel et vision d un autre monde.
Certainement le bazar le plus grand et l un des plus
vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre
age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a
part l apparition de l electricite et de la grille
pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et
pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette
gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d
ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour
faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les
plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je
vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les
etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe
de generation en generation et la balance romaine que
l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri
de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre
une photo de leur boutique, de partager le the
genereusement offert (Ici on le boit a la sucette
comme dans le nord de la france c est a dire le sucre
coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose
de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par
respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le
vendeur d antiquite tres business man et qui deteste
les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de
sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui
son arriver la lors des deniers echanges commerciaux
de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail
le long de cette route, abrittant les caravanes de
passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y
resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un
pour me parler anglais et m accompagner pour trouver
tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le
veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant
tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m
expliquer son pays.
Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook
et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne
refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres
etranges et je pose la question de savoir s il n y en
a pas qui serait interdit, il me repond tout
simplement: {Moi je ne vend que des livres}...
L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une
de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir
converser en francais. il me donne mille informations
sur tout et me propose de me joindre a Yannick un
quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville
troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui
ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n
a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l
electricite et la brique pour agrandir la maison, au
paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la
ville puis direction les petits champs elysee,
veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme
de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux
enseignes occidental et les va et vient incessant des
filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:
{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00
tout le monde s en va pour retourner chez eux et
regarder la television par satellite, avec la parabole
cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous
voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,
rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,
notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l
homme occidental blanc est un Rickie Martin en
puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous
laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs
yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez
ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...
Repas typique americain, puis cinquieme passage dans
la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de
liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en
sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le
verni a ongle. Elles ont le droit de remonter
legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour
laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi
que de remonter le foulard pour faire paraitre la
meche de cheveux...
Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre
deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de
retour dans une autre ecole linguistique entourer par
toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois
pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.
On me propose un poste pour etre prof de francais a 12
euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de
quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver
a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que
je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43
eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant
francais voulait me rencontrer, le soir venant me
voila dans les rues de la ville la mere nous
chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer
rien et me repond que non pas dans tous les quartiers
biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le
gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete
pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose
et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie
iranienne pour une semaine entiere, de passage a l
hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de
France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma
chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve
mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai
pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je
vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une
voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que
son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci
lui met une grande claque dans la tronche. Voila a
quoi ressemble ces premiers jours en Iran.
Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...
Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le
net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir
une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre
nouvelle au pays des mille et une facette.
Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne
vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet
2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.
Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la
pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou
bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous
pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.
On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus
de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie
retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.
from central asia 07, la route continue.
Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...
Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.
Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.
Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.
Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...
Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.
Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.
Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.
Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.
Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...
from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.
Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.
Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.
Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.
De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...
Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran
Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.
Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:
L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...
c.h
Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...
Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.
from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.
Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...
Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.
Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.
A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...
0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...
Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.
Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.
Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs
from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.
Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...
Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...
Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.
Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...
(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.
11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...
Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.
Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...
Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.
Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver
from central asia 11, soviet system.
300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole
d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le
tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte
un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,
pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis
moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au
gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh
pardon sur les routes droites se suivent les voitures
les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les
moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit
hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et
une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville
viennent depenser leurs dinars. Devant les grands
hotels, accostent les bateaux en bois vennant de
Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs
se transforment en quai de dechargement et une autre
vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du
rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas
cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema
voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure
s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie
central...
Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs
impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi
que les epaules denudees et le nombril exibe des
filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,
se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.
Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a
touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli
au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite
d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure
entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps
pour Samarcande, le long de la route on refait la
geographie francaise en regardant les ancienne
destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de
logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),
alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous
aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps
a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer
d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de
question, comment se deroule la vie chez nous, comment
sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du
chat, etc...
La ville, le Registan, certainement la plus belle
esplanade du monde, entourer de ces trois medresas
toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et
ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine
ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire
Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour
faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere
ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis
cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils
repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109
ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.
A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus
filles se trouvent ici, je vous le dis.
Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la
famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire
d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les
femmes qui nous entourent, la richesse porter en
bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la
personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement
des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,
drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,
nous offrons au femmes des echantillons de parfum
(merci a tous pour ce service) et cigare pour les
hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo
folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit
que je ne possedais que cette apareil photo et un sac
a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la
femme qui doit tout faire...
La visite se deroule guide a la main, prendre le temps
d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le
communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,
uniquement des batiments denuder de toute peinture et
autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger
ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi
khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit
sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de
ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a
l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui
repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres
amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin
devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il
lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les
femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi
fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte
du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son
pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune
apprenant le francais, nous invite dans sa campagne
pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite
deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a
la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au
fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,
tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que
l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux
coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les
couvertures de coton que l'on replie apres chaque
nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une
table pour une premiere colation. Ensuite,
presentation de la famille, ou je me retrouve avec les
hommes, maman elle partage la table des femmes dans
une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous
apportent le repas et comme plat principal le Pulov
(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.
On parle politique, le pour du communiste, ou rien
n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse
apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un
prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de
salaire. De la religion islamique a la sauce local, on
garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du
repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder
la television et le sitcom japonais, qui accroche le
regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est
sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,
ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas
offencer, mais ou nous devons refuser le repas que
tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres
midi, on part retrouver les parents de Davron. Son
pere ancien prof de francais qui a prefere arreter
pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des
champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une
petite table au milieu, le poele a l'entree, de
l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous
offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant
un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux
n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un
dimanche soir et tout cela en francais. Direction
Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre
mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de
pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les
rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes
ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant
plus a recevoir les vers a soie.
Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a
tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux
moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,
regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et
d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A
Bukhara la voleuse qui a tout compris du business
touristique, pas de garde dans les musees, mais des
femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le
droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction
de la tete du client, tout negotier pour ne pas se
faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de
l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout
jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge
du jardin public entretenu elle aussi grace a
l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,
mise a la mode par le media unique, finissent
aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,
friandise et autre cigarette. Les enfants sont
retournes comme il etait auparavant dans les bras des
parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple
numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,
specialise en je ne sais quoi. Aux cours de
recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un
patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant
pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au
luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore
pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un
monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,
il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.
Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui
ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,
voulant du depaysement et visiter mille et une place
en une semaine chrono. Aux commercants avident de
rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi
de devoir tout verifier du change au restaurant, des
entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois
je retrouve Franscheka par hasard sur la grande
placeet partageons soiree et toujours nos infos
precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le
desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque
d'imagination. De tes echoppes au tapis
azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur
monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts
floquer the road silk. Nous prendrons le temps de
deguster une biere et quelques arachides devant ce
decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de
l'histoire des forteresses vieille de trois siecle
avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un
lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant
leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la
balade d'un instant.
Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je
vous conterai bientot...
from cenral asia 12, la realite plus que les images.
Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...
Ainsi va Nukus.
Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...
Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.
Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...
Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.
Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.
Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.
Ma conclusion:
Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.
Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.
Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.
Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...
from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.
from central asia 14, retour vers le passe.
Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...
Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).
Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.
Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.
Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.
Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.
En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.
Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.
from central asia 15, un gout de deja vecu.
Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...
Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...
Le Voyageur:
De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...
Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...
from central asia 16, Om mane padme hum.
Om mane padmi om
(Oh joyaux dans la fleur de lotus)
Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre
d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette
architecture typique, identique, des quartiers
decoupes en secteur. Il me restera cette endroit
unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un
geant: " Le rock garden", sorti tout droit de
l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les
terra quota (armee de terre cuite, en Chine).
Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse
decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du
pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du
vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau
amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique
face a des demons en verre multicolor tout cela sur un
sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter
et concasser.
Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de
ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je
reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant
demain, se souvenant d'hier et repensant a
aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et
decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit
propre, je le comprends en voyant cette ville de
misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter
les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la
guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et
la comemoration contre le mal et entendre dire plus
jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi
longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une
accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera
sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en
anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin
pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son
bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page
matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne
famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la
meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour
un amour futur dans la tradition de nos ancetre.
Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente
avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules
sur cinq est un camion militaire ou requisitionner
pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,
nous y perdons des heures entieres a regarder les
convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans
cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,
de ses richesses allant des risieres a perte de vue,
au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete
comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des
Maharajas, les anglais se sont vue refuser la
construction de batiment pour passer l'ete au frais et
se sont accaparer le lac pour construire des
houseboats et des jardins flottants. Biensur
aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans
l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de
tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et
regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les
barques a fond plat transportant du sable ou une
famille errant ou il y a de l'argent a prendre,
l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la
guerite former de sac de sable ou repose une
mitrailette de gros calibre avec son soldat en
faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du
poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou
il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,
que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces
soldats l'arme au poing, meme sous la coupole
principal. Discution avec l'un d'eux, question
delicate: Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats
contre d'autre musulman. Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...
Leh hante mes pensees et je decide de partir apres
deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400
kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt
heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres
d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les
cassettes de musique indienne sont chargees dans
l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste
plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me
detendre lors des arrets frequents pour les controles.
Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,
pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant
Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit
special pour moi, pour eviter une deviation de plus de
2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas
et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.
Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone
sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,
de base militaire le long de la route qui n'est que la
partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se
situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai
ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un
militaire par habitant, une presence qui coute dans
certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine
pour garder le controle de ces zones sensibles. je
vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une
recherche sur l'effet du tourisme sur la culture
local, mais sur l'homnis presence militaire. 40
kilometres et les musulmans laissent la place aux
peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en
lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a
priere. Un autre panneau rappel au medecin que les
echographies pour determiner le sexe du bebe sont
interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde
amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez
une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,
alors on prefere sans separer. Le decors, nous
naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan
desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de
lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre
ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon
programme initial. Heureux et triste sera ma premiere
impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a
toujours autant de camp militaire. Et il me fait
marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la
television francaise, marchant dans ce paysage
lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne
plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore
ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,
maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma
petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside
un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres
de haut et mon premier reveille se fera au son des
instruments de musique tibetain et aux prieres des
lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne
saison. Les boutiques se font belle en attendant le
rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute
le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la
pension et partageons nos aventure individuel.Visite
d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,
rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me
redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,
apres une demande de permit et la location d'un
scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.
L'autorisation en main, le duvet accroche avec un
petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence
en plus. Je commence, pardon j'attaque le col
carrossable le plus de la planete, culminant a 5600
metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour
finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour
l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et
moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,
observasion, puis vient la descente et toujours ces
paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La
pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau
jour et le long de la route se retrouve des textes
d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet
espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois
disant bon pour les rumathismes et une passe pour
rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou
caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se
suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu
de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide
de rester et de passer ma premiere nuit a la belle
etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,
avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que
j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le
vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je
repars, m'arrete dans un village et demande
l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de
rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans
l'autre sense et l'ascenssion se transformera en
calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui
n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.
Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des
analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter
pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha
vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie
aux multiples legendes. Des premiers habitants de
l'asie central fuyant les guerres aux soldats
d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau
courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans
la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des
milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de
rencontrer romain un francais donnant de son temps
pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte
tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite
des paysans vers les grandes villes. Je visite avec
lui les villages voisins. Un couple de vieux nous
accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au
vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style
napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de
fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une
quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un
talisman proteger dans une piece de tissus,
certainement une piece en alliage de plusieurs metaux
que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui
vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de
nous montrer son metier a tisser sortie direct de
l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que
romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils
ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a
des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la
maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le
rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.
A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur
blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees
retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de
tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,
deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,
une petite niche recevant tous les vetements de la
famille. La grand mere assiste a la discution en
s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging
bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes
d'un metres de long relier les unes aux autres et le
reste de cheveux en petard sur le crane, le meme
chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de
bande de tissus differente, piece de monnaie, de
chapelet religieux. Autour du cou en plus de son
talisman une petite cuillere en metal. Nous les
quittons pour une autre maison ou des femmes nous
accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette
grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de
parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.
Autre village et je reste pentoi devant le spectacle
ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.
Simple bou de boie avec une pierre pour lester
tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la
minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie
chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour
toujours.
Nous repartons ensemble sur le scooter charger a
rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines
repetant une choregraphie, une danse contre le mal.
Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque
tout est ouvert et les touristes sont la, un peu
jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge
dans une famille avec romain, ou nous avons cette
fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu
de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et
les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la
vaisselle made in china. Dans un angle la television
et les clips de musique laddaki ressassant la
rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes
ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous
cette petite table. La grand mere perpetuant ses
rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,
assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son
petit moulin a priere sur sa table et ses prieres
quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi
khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival
bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.
3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et
un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis
voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et
deja a cette heure la route se transforme en convoie
et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou
tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde
est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de
douze metres de long et que long sort une fois tous
les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette
epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce
dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien
dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du
monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup
de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour
profiter du spectacle et triste de voir cette foire
d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un
peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres
de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.
Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a
notre vie paisible.
from central asia 17: vivre un autre monde. Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette
adorable famille ou nous avons sortie les costumes
traditionnels laddaki pour une seance photo dans la
cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est
d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une
vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant
intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes
premiers verres d'alcool depuis deux mois. La
recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon
prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur
est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois
personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison
demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental
et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant
dans les restaurants, toute nationalite confondue,
pour refaire le monde des heures a venir, car nous
nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.
Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer
un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je
pense au club de celibataire et je trouve cela triste.
Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec
cette hospitalite, cette convivialite, parfois
d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.
Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre
petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du
conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6
heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq
chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre
groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste
et moi representant la France. Deux horsemans
(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier
dit grand frere et le guide dit petit frere, point de
nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples
de belge seront de la partie via une autre
organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain
j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de
ce dire que j'ai depense un max de thune pour les
jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que
nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement
au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des
Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus
qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car
je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne
journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir
marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse
isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,
dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon
rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca
chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes
grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches
vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus
petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de
neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce
monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au
gres du soleil couchant transforme l'environnement en
orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la
bache tendu, le cuisinier de chaque expedition
s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que
nous payons point de tente salle a manger et de diner
a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu
Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux
legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,
malade epuise apres une passe a 4800 metres, les
belges me soignent avec leur medecine et apres une
bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de
bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,
ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon
plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux
jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,
partage le meme quotidien, charger certain a 40
kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue
usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans
venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur
front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau
pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se
faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel
pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les
seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces
vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les
paysages du quotidien que je savoure, mais mes
pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,
a quand la prochaine dans les descentes, au vacance
francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres
d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces
plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais
attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que
de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y
serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.
Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de
plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que
de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.
Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me
dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se
fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les
locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute
devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se
feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous
suvolant et nous saluant de son envergure magistral,
comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La
deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour
ici, petite dans ses habits traditionnels, ses
chaussures de feutre et son panier en osier poser sur
le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez
elle a quatre jours de marche, passant les memes
obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis
repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze
heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous
la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:
"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos
poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots
secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,
elle se propose tout simplement de porter mon sac
jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je
vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te
respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les
villages traverses au mode de vie ancestral et qui se
voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce
tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape
plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le
temps de nous laver et de faire une petite lessive et
d'organiser un feux ou nous invitons les autres
expeditions devant une biere ou un rhum, soiree
francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la
Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre
quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de
nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps
de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont
reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant
apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui
n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou
la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere
nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui
voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je
n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux
moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles
scintillant de mille eclats, preferant le luxe de
cette protection precaire, mais qui fut tres
appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le
voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour
nous feliciter de cet exploit personnel, seul les
premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.
Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,
ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de
tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de
metres sur l'artere principal ou toute la vie se
passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une
decision importante et difficile s'impose. Est ce que
je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte
pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute
j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront
entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le
soir venant apres avoir inviter notre team au
restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe
avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce
soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie
a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment
pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,
les parasites professionels, nous sommes de la partie,
assistant a ce moment de joie, ou la famille a du
s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de
couleur nous protegent du vent, la sono, simple
platine CD relier a une batterie qui alimente aussi
trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au
son de musique laddaki, avec pour les hommes un look
de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au
estampe de divers team, casquette et le bandanas pour
recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus
modere, dans un panjabi terne indien et au visage
recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est
tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes
peuvent etre de la partie. Une multitude de pain
attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere
artisanal local) dans leur baquet en plastique ou
tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la
maison ou chaque piece est occupe par une faction
feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres
ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,
je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a
la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et
du moulin a priere. apres quelque temps, elle se
transforme en fanfare un peu defraichie. De retour
dehors et toujours des questions sensibles a poser,
sur le quotidien et de la relation possible entre deux
etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec
son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais
plus combien tieme de verre et je rentre dans la
ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du
monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette
plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est
vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le
clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre
plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un
air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.
Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon
carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus
part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos
Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.
Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize
heure trente de voyage, pas de route mais que de la
piste et parfois roulons dans le lie de la riviere
assechee. Je suis malade, certainement le trop de
secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand
j'y arrive, chek post et ces eternels questions
repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier
a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la
deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et
la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.
Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.
Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me
revoila...
Avec cette semaine loin de tout, des klaxones
intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes
de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour
retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes
et des petites distances parcouruent. Tout cela pour
le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a
tout prit ces produits exotiques.
Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois
mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire
que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui
grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet
en camion local pour rejoindre Manali.
a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de
vos vavances...
from central asia 18: du reve a la realite.
Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.
Pour commencer, nous allons apprendre quelques cocktails: L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman, hindou, catholique, religion, icône, temple, partage, paix, touriste, monnaie. Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la direction musulmane ou prône au milieu du jardin un temple hindouiste et dans les étages une icône de la sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent, la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la paix tient dans ce petit rectangle de papier. Autre préparation: Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie, client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro, anti, demain, avenir, china. Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on vous sert dans un service made in china, aux clients pro chinois ou pro libération. Une touriste australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et un français perdu dans tout cela. Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue le Daila Lama car il fait des discours un peu trop tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne s'arrête que très rarement, les rues se sont transformées en rivière et moi j'aurai écume les restaurants, refait le monde devant un verre de tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes tibétains qui organiser un conférence sur la propagande et je vous le demande: "ou été les touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau pour la vie tibétaine. Il était écrit que le gouvernement chinois était près a faire revenir cette "Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune autorité et qu'il devait accepter la souveraineté chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a toujours autant de réfugie qui passe la frontière clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la politique tenu par elle pour boycotte les produits chinois et que dans la rue au même moment toutes les échoppes tibétaines ne vendent que du made in china, il est vrai que le tibétain est commerçant a la base et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous, dans le petit restaurant français pour le petit déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat, j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit, l'atmosphère régnante dans cet espace, les rencontres, les lectures, la musique et pour la suite de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection. Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les explications de Ralf, qui me l'a remit. Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer : Naitchoung). Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement trop "petit" pour recevoir une telle puissance. J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas prive de faire des photos!). Une procession de moines battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis, subitement, alors que le feu de branches de genévriers venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever puis le traîner dans le monastère, tant il devait peser lourd! En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt que prévu! L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est consulte pour avoir des prédictions très précises sur l'avenir, ou bien quand certaines décisions importantes sont a prendre. Il peut aussi être consulte afin de trouver les réincarnations de hauts lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont capables de comprendre puis de retranscrire son langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle utilise. Quand il investit le corps du moine, ce dernier devient excessivement lourd (a cause de la puissance qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et très respectées, et quand il part enfin du moine, il faut exercer à ce dernier des pressions sur les artères pendant un court laps de temps très précis et a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en mourir. C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais, le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin dicte par Nechung. Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui qui transporte de telles graines pourra les utiliser afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de telles pilules... Ralf Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au peuplade tibétaine normalement bientôt traverser. Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte chaleur insupportable et je repasse du duvet au ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud. Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent. La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars, donne la moi car elle m'appartient encore et je sors dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde. Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve professeur de conversation d'un jour, toujours très enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de boulangerie... Encore une semaine d'écoule, de découverte en rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se vider, des mauvais moment au joie que je partage seule. A bientôt pour d'autre histoire...
from central asia 20: voir disparaitre un monde.
Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).
Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international. Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.
On applaudit bien fort.
Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...
Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...
Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...
Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...
J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.
Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.
il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....
Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...
Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...
from central asia 21: breve derniere.
Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...
Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...
Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...
from central asia 22, voyage dans les extremes.
Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.
Ali
Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.
Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence. "S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits" "cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...
Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.
Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...
from central asia 23, un autre monde.
Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.
Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.
Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.
Sur ceux bonne lecture.
Fenetre sur Shanghai.
Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…
Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...
La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...
Genese selon moi
Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu: Pourquoi faites-vous cela. Parce que tu etais seul et triste. Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.
Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu. Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.
Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...
Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas. Mais qui sont-ils? Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie. Mais il n'est pas le fruit de notre amour. Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.
De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre. Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter. Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.
La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.
Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...
Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.
from central asia 24, on the road again.
Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.
Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.
Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.
Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.
La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.
Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.
Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...
from central asia 25, un passe toujours intacte.
En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.
Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.
Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.
La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...
Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.
Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.
Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...
A bientot, je pense a vous...
from central asia 26 : Steppe et froid.
La Mongolie
Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les
apparences de la simplicite. Tout y est marque par
l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de
loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.
Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.
pdm: (pas de moi)
3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus
petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la
capitale.
Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous
l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui
independance et monde moderne font de tous les jours
une nouvelles experience pour ce peuple qui a su
garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont
leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant
il y a plus de femme qui sortent grader des etudes
superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car
l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent
qu'est la vodka...
A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche
chaude, mais cela durera pas, les separations avec le
groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux
via le transiberien. Laurent qui a du subir
l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le
bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine
tete, les autres qui attendent leurs tour dans le
couloir.
Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre
ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel
m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres
avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote
d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un
jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un
corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin
d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres
avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :
"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.
Toujours de la conversation, aime lire mes textes,
mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais
aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul
et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident
avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit
suivre partout et faire attention comme ici que
l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,
no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire
qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais
ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et
avec d'autre pour partager un autre quotidien...
Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous
accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant
nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et
les paysages qui defile a travers le hublot. Moron
premiere ville etape pour moi. Ville de bois,
palissade rectiligne qui abrite toujours
une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un
batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une
sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de
carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de
bitmes et au carrefour le plus important deux barres
HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une
superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui
faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons
visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent
des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre
honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.
La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a
ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport
regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep
pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me
decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne
peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a
l'internet cafe local la chance popinte son nez, je
rencontre une personne qui possede une guest house sur
le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la
suite remonter le lac et arriver a bon port si cela
est possible.
La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un
passage au bazar ou le commerce principal est la peau
ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros
consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre
possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est
un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja
sur la steppe, au fond les montagnes avec des
troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion
s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la
cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic
time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer
le temps present. Car a par une ville je ne sais pas
se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.
L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et
tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un
paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au
lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux
cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans
le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je
regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur
d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux
heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres
plusieurs mois passe en differente compagnie, je me
retrouve seul face a un nouveau monde.
Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece
ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au
parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un
contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il
n'y a aucune decoration, juste une horloge en
plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux
futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus
marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au
raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a
l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier
avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine
bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a
faire la boutique souvenir qui n'existe pas
d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il
faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne
suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de
la main et le troque existe toujours, alors la petite
vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).
Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait
tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont
au bout du jardin et cela demande une vrai
organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.
L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja
le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136
km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230
metres au plus profond, il represente un pour cent de
la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une
reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les
bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si
c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce
village tout de bois ou les seuls vestiges de beton
date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.
Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la
surface, pas encore suffisant pour engager les
vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place
aux voitures et camions pour ravitailler les villages
au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,
les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.
Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme
un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot
volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y
est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la
barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est
bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne
au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une
cabine, il reste une couverture sur le lit, une
etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo
noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa
lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables
claque encore au bastingage.
Le froid, la glace rend service parfois car pour les
jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre
la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace
rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus
rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut
venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en
occupe normalement, ils doivent tous les jours faire
un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre
poser sur un diable use le temps d'un aller retour et
le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis
gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit
tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire
prendre une photo, la main droite gele en deux minutes
et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi
est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des
forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et
la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout
vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein
la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi
reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des
pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je
n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de
rentrer d'argent alors on perce la glace et on va
chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique
de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de
radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le
soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans
arret la journee et le bois ne manque pas avec la
foret environente. Je prends place autour de la table
pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et
peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio
portatif et chacun se trouve une activite en attendant
que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer
quelques instant et faire tourner la television. Vous
savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car
quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme
l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete
prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois
surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.
il est temps pour eux de rien faire et d'attendre
l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,
entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne
se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre
je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste
tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une
bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour
le sport national, le Resling (lutte mongole), les
jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs
de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en
pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une
culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,
les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,
les arbrites psamoldient, on execute une danse avant
chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a
perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin
il en reste deux qui se dispute le titre de la saison
et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette
meme salle de theatre se transforme en salle de bal et
meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas
d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable
de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,
un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il
va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce
que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et
tout le monde danse en couple sur des pas de valse
(apres reflection c'est certainement un vestige de la
culture russe qui a du plaire au jeune), comme je
l'imagine pour mes aines, j'adore les voir
tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse
on fuit son partenaire comme la peste. Apres la
coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant
dans le generateur tout le monde s'en va.
L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la
salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste
entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas
d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple
d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,
potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle
source d'inspiration mais aussi pour aider et
developper l'artisanat local, car le tourisme sera la
nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini
on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce
qui est super, c'est que meme sans argent on occupe
les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez
l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee
continue avec la visite du centre antisismique, puis
de me faire inviter par une famille pour le repas de
midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder
comme a chaque fois au deballage des articles souvenir
a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand
quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question
sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller
plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec
des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette
derniere soiree ou une de mes questions genes et des
jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La
question etait l'effet de la televison sur les plus
jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air
communiste et ces trois wool factory et cet argent qui
circuler plus facilement. La separation n'a pas
changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus
simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges
de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence
1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a
pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,
mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les
jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se
retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas
avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour
ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en
souvenez. De venir faire des discours et depenser des
sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire
enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.
Il est temps de rentre, cette petite excursion se
fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche
chaude et un repas servit sur une table normal. Je
retrouve July la photographe qui me fait par de son
excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les
rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a
la capital dans notre loft, une sorte de colocation,
Noel me raconte son passage dans l'ouest a la
frontiere Kazak tout seul.
Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre
surveiller comme un espion.
Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance
d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de
trainer encore un peu. Une proposition de travaille a
Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient
de mettre proposer et l'envie de vous faire partager
ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre
avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut
dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain
monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.
Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps
passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,
Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai
oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A
chacun son aventure et la votre est aussi dur que la
mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien
d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.
Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et
un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas
revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le
debut du mois de fevrier.
from central asia 27, voyage d'une tete
Voyage d'une tete.
Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.
Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.
De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.
Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.
Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...
Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.
La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...
La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.
Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.
Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.
Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.
Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...
Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.
Bonne lecture...
Himalaya qui veut dire
Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?
Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?
Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.
Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.
Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.
Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.
On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.
Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,
les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.
Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.
Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…
Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.
Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.
c.h
conseils sur itinéraire Calgary/Vancouver English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons pris nos billets d'avion pour notre périple au Canada. Nous arriverons le 24 août à Calgary et voici l'itinéraire envisagé :
Calgary 1 nuit, canmore/banff 4 nuits, lake louise 1 nuit, jasper 4 nuits, clearwater 1 nuit, kamloops 1 nuit, campbell river 1 nuit, ucluet 3 nuits, victoria 2 nuits, vancouver 3 nuits et retour au bercail. Sachant que nous ne sommes pas de grands randonneurs, et que nous aimerions voir des animaux.
Qu'en pensez-vous ? Y-a-t'il des endroits qui méritent plus de temps et d'autres moins ?
Merci pour vos conseils.
Georges 🙂
Nous avons pris nos billets d'avion pour notre périple au Canada. Nous arriverons le 24 août à Calgary et voici l'itinéraire envisagé :
Calgary 1 nuit, canmore/banff 4 nuits, lake louise 1 nuit, jasper 4 nuits, clearwater 1 nuit, kamloops 1 nuit, campbell river 1 nuit, ucluet 3 nuits, victoria 2 nuits, vancouver 3 nuits et retour au bercail. Sachant que nous ne sommes pas de grands randonneurs, et que nous aimerions voir des animaux.
Qu'en pensez-vous ? Y-a-t'il des endroits qui méritent plus de temps et d'autres moins ?
Merci pour vos conseils.
Georges 🙂
Pattaya??? HuaHin??? English translation pending
A la lecture de tous vos messages, je m'aperçois que beaucoup d'entre-vous n'apprécient pas Pattaya! Est-ce si "affreux"?
Me déconseillez-vous d'y aller ?
En ce qui concerne Hua Hin, comment est-ce ?
Comment sont les plages à HuaHin et Pattaya ? Comment est le centre ville de ces deux lieux ?
Merci de m'apporter vos avis...Ils sont très important pour moi !!!
Me déconseillez-vous d'y aller ?
En ce qui concerne Hua Hin, comment est-ce ?
Comment sont les plages à HuaHin et Pattaya ? Comment est le centre ville de ces deux lieux ?
Merci de m'apporter vos avis...Ils sont très important pour moi !!!
Retour du Grand Playa Turquesa English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis de retour de Cuba, je suis allé au Grand Playa Turquesa dans la région d’Holguin. Nous sommes partis le 28 décembre 2004 pour revenir dans la nuit du 4 au 5 janvier 2005. Veuillez aussi tenir compte que nous avions réservé avec Signature avec un surclassement (VIP) Tel que promis voici mes impressions sur mon séjour.
Avant mon départ, j’avais lu des commentaires plus ou moins négatifs sur cet hôtel, sa plage, ses moustiques, ses marches… Étant donné que c’était ma première expérience dans un tout inclus et aussi à Cuba, j’avais très hâte de partir en vacances. Premièrement faut ce mettre dans la tête que nous allons à Cuba, ce n’est pas le Québec…Les Cubains ne sont pas stressés comme nous le sommes, donc ils sont slow aussi… Deuxièmement il y avait un problème avec l’eau, nous étions " rationnés ", c’est à dire que nous avions de l’eau entre 6H00 et 9H30 le matin, 12H00 et 14H00 et de 18H00 à 23H00. Il y a un problème d’eau dans la région, ce n’était pas juste à notre hôtel, nous n’avons pas laissé ce problème gâcher nos vacances, nous avons fait avec. Il y avait toujours de l’eau en bouteille de disponible et pour les toilettes dans les chambres, ils nous avaient laissé une chaudière avec de l’eau pour flusher la toilette si nous avions a y aller hors des heures mentionnées plus haut. C’est sur que ce n’était pas toujours évident, mais nous avons " dealé " avec et ce sans problèmes.
ACCUEIL
Nous sommes arrivés tard le soir, nous sommes arrivés à 23H00 à l’hôtel. Tout c’est bien passé à l’aéroport, moins long que je ne le pensais. Ensuite, nous avions 50 minutes de route à faire. Ce qui était plate c’est que nous n’avons pas vu grand chose sur la route car il faisait noir. L’aéroport est propre et assez grand.
Le " check-in " à l’hôtel s’est bien passé, quand même assez vite si on tient compte du fait que nous étions 5 autobus qui sont arrivés en même temps. Le lobby est très beau, grand et il y a aussi un beau petit bar. Nous sommes arrivés à nos chambres vers 23H30. L’hôtel à ouvert le buffet pour notre arrivé et ils ont pompé de l’eau au chambre en dehors des heures habituelles pour nous accommoder.
CHAMBRE
La chambre était super belle. Nous étions au 2ième étage (dans un immeuble de 2 étages). Le décor était beau, nous avions la TV avec un 20 de postes (CNN, Disney, ESPN…), la chambre de bain était super belle…Nous avions un balcon couvert avec une vue sur la mer. Nous avions la chambre #156. Nous étions près du lobby tout en haut du complexe. Nous étions à 5 minutes de marche des piscines, du lobby et des restos. Environ 10 minutes de marche de la plage. Étant donné que nous étions en haut nous avions une vue de la mer. Beaucoup de monde mentionne que la section 500 est la meilleure, ca dépend des goûts. La section 500, étant situé au centre du complexe, est collée sur les piscines mais il y a beaucoup de bruit, de la musique et du va et vient. À mon goût à moi, j’aimais mieux être tranquille et être capable de faire une sieste en après midi dans mon petit coin tranquille.
DÉPLACEMENT SUR LE SITE
Oui il y a beaucoup de marches sur le site, mais ça a l’air pire que ce ne l’est vraiment. Il y a des " cart " de golf qui passent régulièrement pour nous transportés sur le site et si on veut éviter les marches, il y a des sentiers qui nous rallongent mais qui nous évitent les marches. J’ai été surpris de constater que même si c’est un complexe de 532 chambres, t’as pas l’impression de te marcher dessus.
RESTAURANTS
Il y a 2 buffets sur le site, le buffet principal porte le nom de " Hacienda " est près du lobby. C’est grand. Il y a du choix en masse et pour tous les goûts. Pour les déjeuners il y avait des œufs, bacons, crêpes, pains dorés, du jus d’orange fraîchement pressé, des fruits en masse. Pour le dîner et souper il y avait des pâtes, de la pizza, des frites, des fruits de mers, un grill pour du poulet, du porc et des steaks…Les breuvages nous sont servis.
Le deuxième buffet, près de la plage, s’appelle le " Bucanero ". Le buffet est ouvert pour le déjeuner et dîner seulement, le soir, il devient un restaurant à la carte. Le buffet ressemble beaucoup à l’autre, mais est un peu plus petit et l’ambiance est plus chaleureuse, de plus étant près de la plage, nous allions souvent dîner la bas, ca nous évitait de monter les marches.
Avec Signature VIP, nous avions le droit de manger dans les 5 restaurants à la carte une fois dans la semaine. Nous avons mangé au restaurant Méditerranéen, le " Bucanero ". La bisque au fruits de mer est excellente. Nous avons mangé au Grill, le " Don Bartollo ", très bon la aussi. Et nous avons mangé à l’Italien, " le Forresta ", le dindon pané avec les Penne à la bolognese était excellent. Nous n’avons pas mangé à l’oriental " El-Gong " et au Cubain (ne me rappelle plus le nom).
Pour les restaurants à la carte vous devez avoir une réservation, il est possible de réservez près du restaurant " El-Gong " en dessous du buffet " Hacienda ". Je vous conseille une chose, réservez vos restaurants dès votre arrivée et si possible, réservez pour la semaine, c’est à dire que si vous avez droits à plus d’une réservation dans la semaine, faites la à l’avance. Nous avons mangé à seulement 3 restaurants à la carte sur une possibilité de 5 car il n’y avait plus de place les autres soirs. Ca ne nous dérangeait pas car le buffet était très bon. Nous avons mangé à 20H30 chaque fois.
Pour résumé les restos et buffets, le service est excellent et courtois. Il n’y avait jamais de retard dans nos réservations et la bouffe était bonne. Le vin rouge y était excellent.
PISCINES
Nous ne sommes pas allés à la piscine, il y avait beaucoup de monde, de la musique et de l’animation. Nous ne recherchions pas ça, nous voulions profiter de la plage. Les piscines étaient nettoyer chaque matin et il y avait beaucoup de chaise.
PLAGE
Ayant lu beaucoup de commentaire négatif sur la plage avant de partir, nous étions un peu nerveux avant de partir. Nous sommes allés à la plage à chaque jour, de 9H30 à 16H00. La plage est nettoyée à chaque matin pour enlevé les branches et déchets laissés sur la plage par " les cochons de touristes ". Le sable était beau. Pour ce qui est de l’eau, il y avait des petites roches et coquillages en entrant, mais rien de dramatique. La plage est " naturelle ", il y a une partie plus tranquille et un peu boisé et une partie plus dégagée, près du bar, des activités et de la hutte à pizza. Cette dernière partie est plus animée car il y a de la musique, du volley-ball et c’est là que la sortie est pour les catamarans, pédalos et kayak de mer. De plus, dans cette partie j’ai remarqué qu’il semblait y avoir plus d’algues/coraux . Nous allions toujours à la même place sur la plage, un endroit plus tranquille. En arrivant par l’entrée principale de la plage (près du GYM), nous allions à notre droite, c’est un peu plus boisé (pratique pour se mettre à l’abris du soleil) et plus tranquille. C’est un peu loin du bar et de la hutte à pizza, mais il y a moins de monde et l’eau y était belle.
Je vous conseille d’arriver tôt à la plage pour avoir de la place et des chaises, ca part vite, souvent à 11H00 il n’y avait plus de chaises de disponibles. Nous on arrivait tôt (9H00-9H30) et quand nous allions dîner on laissait nos serviettes sur nos chaises et jamais personne nous a volé nos places. Il y a toujours un employé pour vous amener nos chaises et les essuyer. 1 pesos pour ce service est bien peu et c’est très apprécié.
Mon ami Roberto au bar est très gentil, il fait des bons drinks (sex on the beach, Bahama Mama, Tentaçion…). La pizza semblait bonne sur la plage, mais étant donné qu’il y avait beaucoup de monde nous ne l’avons pas essayé.
SPECTACLE
Il y avait des spectacles chaque soir à 21H30. Nous avons été au premier, mais nous n’avons pas été aux autres car ont aimait mieux prendre un verre et retourné à notre chambre pas trop tard.
BOUTIQUE ET MARCHANTS
Il y a une petite boutique sur le site qui vend des souvenirs, de la boisson, des cigares et différents items de soins personnels. Les prix de la boissons sont semblables à ceux du duty free ainsi que pour les cigares.
Il y avait à l’occasion des artisans sur place vendant divers souvenirs. Ils n’étaient pas la à chaque jour par contre lors de notre séjour.
ARGENT
Nous avons changé notre argent canadiens en pesos convertibles (CUC) au comptoir de l’hôtel sans problèmes. On changeait de petites quantités à la fois.
MOUSTIQUES
Il y avait quelques moustiques surtout le soir, apporté vous du Off et il n'y aura pas de problèmes. Moi je n'ai pas été piqué, ma copine 2-3 piqures surtout le soir. Il faut cependant dire qu'il ventait beaucoup lors de notre séjour
AUTRES SERVICES
Il y a 4 ordinateurs avec internet dans le lobby et je vous préviens, c’est très lent. Ca ressemble à une connexion 14400 bps…Pas de haute vitesse la. C’est pas très dispendieux, 3 CUC pour ½ heure et 6 CUC pour 1 heure.
Il y a un service de nettoyeur sur place, nous ne l’avons pas utilisé.
Il y a un bureau de location pour des voitures et " mopeds ". Veuillez éviter les mopeds car ils sont rès dangereux. Les routes sont pas très belle. Nous avons d’ailleurs vu un couple pas mal amochés, il avait eu un accident de mopeds. Anyway, notre représentant Signature sur place nous avait fortement déconseillé la location de voitures et mopeds. Il est préférable de prendre un taxi.
Il y a un bureau appelé " guest service " au lobby, si vous avez des problèmes allez les voirs, la dame parle anglais et français et elle est très gentille. Il est possible de réserver les restos à la carte à cet endroit
Avec Signature VIP nous avions certains avantages comme le remplissage du Mini-bar à chaque jour et le service de soirée. Nous avons eu un peu de difficulté à avoir le service. Il manque un peu de rodage à l’hôtel sur certains points, cependant, ne soyez pas gené de le mentionné au " guest service ", ils vont régler le problème avec plaisir. Au lieu de chialer, parlez en.
CONSEILS DIVERS
Apporter vous des débarbouillettes car ceux qu'ils fournissent sont grosses (ressemblent à une serviette à main)
Apporter du OFF, de la crème solaire
Pour la conversions en pesos CUC apporter du cash canadiens car je ne crois pas que l'hôtel accepte les cartes de crédits pour changer des pesos CUC.
J'ai téléphoné au canada de ma chambre d'hôtel, la communication était excellente et pas trop dispendieux, environ 10 minutes pour 7 pesos CUC
En résumé, nous avons adoré notre séjour, à part le problème de l’eau bien entendu. On y retournerais volontiers. C’est sûr que ce n’est pas toujours comme on le voudrait, mais il ne faut pas laisser certains petits détails nous gâcher les vacances. Si vous n ‘êtes pas satisfait de certaines choses, parlez en et tout va rentrer dans l’ordre.
Je suis de retour de Cuba, je suis allé au Grand Playa Turquesa dans la région d’Holguin. Nous sommes partis le 28 décembre 2004 pour revenir dans la nuit du 4 au 5 janvier 2005. Veuillez aussi tenir compte que nous avions réservé avec Signature avec un surclassement (VIP) Tel que promis voici mes impressions sur mon séjour.
Avant mon départ, j’avais lu des commentaires plus ou moins négatifs sur cet hôtel, sa plage, ses moustiques, ses marches… Étant donné que c’était ma première expérience dans un tout inclus et aussi à Cuba, j’avais très hâte de partir en vacances. Premièrement faut ce mettre dans la tête que nous allons à Cuba, ce n’est pas le Québec…Les Cubains ne sont pas stressés comme nous le sommes, donc ils sont slow aussi… Deuxièmement il y avait un problème avec l’eau, nous étions " rationnés ", c’est à dire que nous avions de l’eau entre 6H00 et 9H30 le matin, 12H00 et 14H00 et de 18H00 à 23H00. Il y a un problème d’eau dans la région, ce n’était pas juste à notre hôtel, nous n’avons pas laissé ce problème gâcher nos vacances, nous avons fait avec. Il y avait toujours de l’eau en bouteille de disponible et pour les toilettes dans les chambres, ils nous avaient laissé une chaudière avec de l’eau pour flusher la toilette si nous avions a y aller hors des heures mentionnées plus haut. C’est sur que ce n’était pas toujours évident, mais nous avons " dealé " avec et ce sans problèmes.
ACCUEIL
Nous sommes arrivés tard le soir, nous sommes arrivés à 23H00 à l’hôtel. Tout c’est bien passé à l’aéroport, moins long que je ne le pensais. Ensuite, nous avions 50 minutes de route à faire. Ce qui était plate c’est que nous n’avons pas vu grand chose sur la route car il faisait noir. L’aéroport est propre et assez grand.
Le " check-in " à l’hôtel s’est bien passé, quand même assez vite si on tient compte du fait que nous étions 5 autobus qui sont arrivés en même temps. Le lobby est très beau, grand et il y a aussi un beau petit bar. Nous sommes arrivés à nos chambres vers 23H30. L’hôtel à ouvert le buffet pour notre arrivé et ils ont pompé de l’eau au chambre en dehors des heures habituelles pour nous accommoder.
CHAMBRE
La chambre était super belle. Nous étions au 2ième étage (dans un immeuble de 2 étages). Le décor était beau, nous avions la TV avec un 20 de postes (CNN, Disney, ESPN…), la chambre de bain était super belle…Nous avions un balcon couvert avec une vue sur la mer. Nous avions la chambre #156. Nous étions près du lobby tout en haut du complexe. Nous étions à 5 minutes de marche des piscines, du lobby et des restos. Environ 10 minutes de marche de la plage. Étant donné que nous étions en haut nous avions une vue de la mer. Beaucoup de monde mentionne que la section 500 est la meilleure, ca dépend des goûts. La section 500, étant situé au centre du complexe, est collée sur les piscines mais il y a beaucoup de bruit, de la musique et du va et vient. À mon goût à moi, j’aimais mieux être tranquille et être capable de faire une sieste en après midi dans mon petit coin tranquille.
DÉPLACEMENT SUR LE SITE
Oui il y a beaucoup de marches sur le site, mais ça a l’air pire que ce ne l’est vraiment. Il y a des " cart " de golf qui passent régulièrement pour nous transportés sur le site et si on veut éviter les marches, il y a des sentiers qui nous rallongent mais qui nous évitent les marches. J’ai été surpris de constater que même si c’est un complexe de 532 chambres, t’as pas l’impression de te marcher dessus.
RESTAURANTS
Il y a 2 buffets sur le site, le buffet principal porte le nom de " Hacienda " est près du lobby. C’est grand. Il y a du choix en masse et pour tous les goûts. Pour les déjeuners il y avait des œufs, bacons, crêpes, pains dorés, du jus d’orange fraîchement pressé, des fruits en masse. Pour le dîner et souper il y avait des pâtes, de la pizza, des frites, des fruits de mers, un grill pour du poulet, du porc et des steaks…Les breuvages nous sont servis.
Le deuxième buffet, près de la plage, s’appelle le " Bucanero ". Le buffet est ouvert pour le déjeuner et dîner seulement, le soir, il devient un restaurant à la carte. Le buffet ressemble beaucoup à l’autre, mais est un peu plus petit et l’ambiance est plus chaleureuse, de plus étant près de la plage, nous allions souvent dîner la bas, ca nous évitait de monter les marches.
Avec Signature VIP, nous avions le droit de manger dans les 5 restaurants à la carte une fois dans la semaine. Nous avons mangé au restaurant Méditerranéen, le " Bucanero ". La bisque au fruits de mer est excellente. Nous avons mangé au Grill, le " Don Bartollo ", très bon la aussi. Et nous avons mangé à l’Italien, " le Forresta ", le dindon pané avec les Penne à la bolognese était excellent. Nous n’avons pas mangé à l’oriental " El-Gong " et au Cubain (ne me rappelle plus le nom).
Pour les restaurants à la carte vous devez avoir une réservation, il est possible de réservez près du restaurant " El-Gong " en dessous du buffet " Hacienda ". Je vous conseille une chose, réservez vos restaurants dès votre arrivée et si possible, réservez pour la semaine, c’est à dire que si vous avez droits à plus d’une réservation dans la semaine, faites la à l’avance. Nous avons mangé à seulement 3 restaurants à la carte sur une possibilité de 5 car il n’y avait plus de place les autres soirs. Ca ne nous dérangeait pas car le buffet était très bon. Nous avons mangé à 20H30 chaque fois.
Pour résumé les restos et buffets, le service est excellent et courtois. Il n’y avait jamais de retard dans nos réservations et la bouffe était bonne. Le vin rouge y était excellent.
PISCINES
Nous ne sommes pas allés à la piscine, il y avait beaucoup de monde, de la musique et de l’animation. Nous ne recherchions pas ça, nous voulions profiter de la plage. Les piscines étaient nettoyer chaque matin et il y avait beaucoup de chaise.
PLAGE
Ayant lu beaucoup de commentaire négatif sur la plage avant de partir, nous étions un peu nerveux avant de partir. Nous sommes allés à la plage à chaque jour, de 9H30 à 16H00. La plage est nettoyée à chaque matin pour enlevé les branches et déchets laissés sur la plage par " les cochons de touristes ". Le sable était beau. Pour ce qui est de l’eau, il y avait des petites roches et coquillages en entrant, mais rien de dramatique. La plage est " naturelle ", il y a une partie plus tranquille et un peu boisé et une partie plus dégagée, près du bar, des activités et de la hutte à pizza. Cette dernière partie est plus animée car il y a de la musique, du volley-ball et c’est là que la sortie est pour les catamarans, pédalos et kayak de mer. De plus, dans cette partie j’ai remarqué qu’il semblait y avoir plus d’algues/coraux . Nous allions toujours à la même place sur la plage, un endroit plus tranquille. En arrivant par l’entrée principale de la plage (près du GYM), nous allions à notre droite, c’est un peu plus boisé (pratique pour se mettre à l’abris du soleil) et plus tranquille. C’est un peu loin du bar et de la hutte à pizza, mais il y a moins de monde et l’eau y était belle.
Je vous conseille d’arriver tôt à la plage pour avoir de la place et des chaises, ca part vite, souvent à 11H00 il n’y avait plus de chaises de disponibles. Nous on arrivait tôt (9H00-9H30) et quand nous allions dîner on laissait nos serviettes sur nos chaises et jamais personne nous a volé nos places. Il y a toujours un employé pour vous amener nos chaises et les essuyer. 1 pesos pour ce service est bien peu et c’est très apprécié.
Mon ami Roberto au bar est très gentil, il fait des bons drinks (sex on the beach, Bahama Mama, Tentaçion…). La pizza semblait bonne sur la plage, mais étant donné qu’il y avait beaucoup de monde nous ne l’avons pas essayé.
SPECTACLE
Il y avait des spectacles chaque soir à 21H30. Nous avons été au premier, mais nous n’avons pas été aux autres car ont aimait mieux prendre un verre et retourné à notre chambre pas trop tard.
BOUTIQUE ET MARCHANTS
Il y a une petite boutique sur le site qui vend des souvenirs, de la boisson, des cigares et différents items de soins personnels. Les prix de la boissons sont semblables à ceux du duty free ainsi que pour les cigares.
Il y avait à l’occasion des artisans sur place vendant divers souvenirs. Ils n’étaient pas la à chaque jour par contre lors de notre séjour.
ARGENT
Nous avons changé notre argent canadiens en pesos convertibles (CUC) au comptoir de l’hôtel sans problèmes. On changeait de petites quantités à la fois.
MOUSTIQUES
Il y avait quelques moustiques surtout le soir, apporté vous du Off et il n'y aura pas de problèmes. Moi je n'ai pas été piqué, ma copine 2-3 piqures surtout le soir. Il faut cependant dire qu'il ventait beaucoup lors de notre séjour
AUTRES SERVICES
Il y a 4 ordinateurs avec internet dans le lobby et je vous préviens, c’est très lent. Ca ressemble à une connexion 14400 bps…Pas de haute vitesse la. C’est pas très dispendieux, 3 CUC pour ½ heure et 6 CUC pour 1 heure.
Il y a un service de nettoyeur sur place, nous ne l’avons pas utilisé.
Il y a un bureau de location pour des voitures et " mopeds ". Veuillez éviter les mopeds car ils sont rès dangereux. Les routes sont pas très belle. Nous avons d’ailleurs vu un couple pas mal amochés, il avait eu un accident de mopeds. Anyway, notre représentant Signature sur place nous avait fortement déconseillé la location de voitures et mopeds. Il est préférable de prendre un taxi.
Il y a un bureau appelé " guest service " au lobby, si vous avez des problèmes allez les voirs, la dame parle anglais et français et elle est très gentille. Il est possible de réserver les restos à la carte à cet endroit
Avec Signature VIP nous avions certains avantages comme le remplissage du Mini-bar à chaque jour et le service de soirée. Nous avons eu un peu de difficulté à avoir le service. Il manque un peu de rodage à l’hôtel sur certains points, cependant, ne soyez pas gené de le mentionné au " guest service ", ils vont régler le problème avec plaisir. Au lieu de chialer, parlez en.
CONSEILS DIVERS
Apporter vous des débarbouillettes car ceux qu'ils fournissent sont grosses (ressemblent à une serviette à main)
Apporter du OFF, de la crème solaire
Pour la conversions en pesos CUC apporter du cash canadiens car je ne crois pas que l'hôtel accepte les cartes de crédits pour changer des pesos CUC.
J'ai téléphoné au canada de ma chambre d'hôtel, la communication était excellente et pas trop dispendieux, environ 10 minutes pour 7 pesos CUC
En résumé, nous avons adoré notre séjour, à part le problème de l’eau bien entendu. On y retournerais volontiers. C’est sûr que ce n’est pas toujours comme on le voudrait, mais il ne faut pas laisser certains petits détails nous gâcher les vacances. Si vous n ‘êtes pas satisfait de certaines choses, parlez en et tout va rentrer dans l’ordre.
Retour du Riu Lupita English translation pending
Nous sommes partis 15 jours au riu lupita au Mexique avec nos enfants 7 et 10 ans. Voici mes premières impression "à chaud".
L'hotel est vraiment super. Les chambres sont propres, pas très grandes, mais cela nous a paru bien, animaux fait en serviette presque tous les jours.
Les repas sont très variés et les serveurs très prévenants. Les animateurs sont vraiment géniaux et ne vous emmerdent pas si vous ne voulez pas faire leurs activités. Tous les soirs il y a une remise de diplome et des cadeaux pour les vainqueurs des activités de la journée. Mini disco le soir pour les enfants et là aussi cadeaux pour tous les petits bouts (nous en avons ramenez une pleine valise !!!). Nous avons été faire un tour dans le riu yucatan et le playacar et là ça n'a rien à voir c'est une fourmilière, aussi nous rentrions manger à lupita pour le calme et l'aspect familiale de l'hotel.
Le seul point noir pour nous a été la plage. Elle est petite et les transats sont alignés les uns à côté des autres jusqu'au moment où il n'y a pas assez de transat pour tous . C'est un labyrinte pour accéder à la mer et encore nous ne sommes pas en pleine saison. Nous n'y avons été que 2 fois (nous sommes habitués à mettre notre serviette par terre et au plage plus déserte).
Nous avons fait avec l'hotel l'excurtion de Chitchen itza car c'était loin et pour comprendre ce que nous voyons. Autrement nous avons visité grâce aux collectivos, pas cher et très typique. Nous avons été à xel ha, magnifique parc, tulum 2 fois pour la mer, puerto adventa, paamul plage sauvage, akumal, à éviter pour les non plongeurs le grand cénoté : beau mais entrée trop chère pour le peu de temps que l'on reste. Mais pour tous cela il faut aimer la marche à pied😛
Pour ceux qui partent au lupita, un petit conseil si vous partez avec des dollars, payer les excursions de l'hotel en dollars plutôt qu'en pesos, ils font leurs propres taux de conversion et on y perd. Pour le reste l'hotel échange les euros en pesos à un taux interessant : 14.10 et ne prennent pas de commission. Ils nous restaient des dollars et nous les avons dépensé à l'aréoport car tous les prix sont indiqués en dollars pas besoin de faire de conversion !
Pour le mot de la fin, je dirai superbe voyage même si nous avons été un peu déçu en comparaison de la Martinique. Mais l'accueil des mexicains est génial et surtout n'oubliez pas de dire que vous êtes français de la France (paris) ils adorent les français.
Voilà, si vous avez des questions, je suis prête à vous répondre sans problème.
L'hotel est vraiment super. Les chambres sont propres, pas très grandes, mais cela nous a paru bien, animaux fait en serviette presque tous les jours.
Les repas sont très variés et les serveurs très prévenants. Les animateurs sont vraiment géniaux et ne vous emmerdent pas si vous ne voulez pas faire leurs activités. Tous les soirs il y a une remise de diplome et des cadeaux pour les vainqueurs des activités de la journée. Mini disco le soir pour les enfants et là aussi cadeaux pour tous les petits bouts (nous en avons ramenez une pleine valise !!!). Nous avons été faire un tour dans le riu yucatan et le playacar et là ça n'a rien à voir c'est une fourmilière, aussi nous rentrions manger à lupita pour le calme et l'aspect familiale de l'hotel.
Le seul point noir pour nous a été la plage. Elle est petite et les transats sont alignés les uns à côté des autres jusqu'au moment où il n'y a pas assez de transat pour tous . C'est un labyrinte pour accéder à la mer et encore nous ne sommes pas en pleine saison. Nous n'y avons été que 2 fois (nous sommes habitués à mettre notre serviette par terre et au plage plus déserte).
Nous avons fait avec l'hotel l'excurtion de Chitchen itza car c'était loin et pour comprendre ce que nous voyons. Autrement nous avons visité grâce aux collectivos, pas cher et très typique. Nous avons été à xel ha, magnifique parc, tulum 2 fois pour la mer, puerto adventa, paamul plage sauvage, akumal, à éviter pour les non plongeurs le grand cénoté : beau mais entrée trop chère pour le peu de temps que l'on reste. Mais pour tous cela il faut aimer la marche à pied😛
Pour ceux qui partent au lupita, un petit conseil si vous partez avec des dollars, payer les excursions de l'hotel en dollars plutôt qu'en pesos, ils font leurs propres taux de conversion et on y perd. Pour le reste l'hotel échange les euros en pesos à un taux interessant : 14.10 et ne prennent pas de commission. Ils nous restaient des dollars et nous les avons dépensé à l'aréoport car tous les prix sont indiqués en dollars pas besoin de faire de conversion !
Pour le mot de la fin, je dirai superbe voyage même si nous avons été un peu déçu en comparaison de la Martinique. Mais l'accueil des mexicains est génial et surtout n'oubliez pas de dire que vous êtes français de la France (paris) ils adorent les français.
Voilà, si vous avez des questions, je suis prête à vous répondre sans problème.
Club Marmara Hurghada English translation pending
Bonjour a tous, je pars pour le club marmara a hurghada le 23decembre, j'ai entendu dire que l'hotel n'etait pas encore entierment fini, j'aimerai donc savoir si quelqu'un a deja été la bas et si on pourrai me confirmer que certaines parties de l'hotel sont encore en travaux, j'aimerai aussi savoir si les piscines sont finis et si l'hotel est propre et bien situé???? Merci de votre collaboration😉
Cambodge: logement à Siem Reap, Phom Phen et Sihanoukville English translation pending
Salut à tous !
On aimerait beaucoup se rendre au Cambodge l'année prochaine (tous vos témoignages nous ont vraiment donné envie d'y aller !). Comme ce sera la 1ère fois (et ne disposant que de +/- 15 jours), on irait à Siem Reap, Phom Phen et la plage (Sihanoukville, c'st un bon choix ?).
Alors, voilà, avez-vous des endroits sympas à nous recommander où nous pourrions loger dans ces 3 endroits (prix moyens) ainsi que quelques bons tuyaux ? Que visiter, où aller, guide(s), moyens de transport (nous arriverons de Bangkok).
D'avance, merci pour toutes vos infos.
A +, Sabaïdee.
On aimerait beaucoup se rendre au Cambodge l'année prochaine (tous vos témoignages nous ont vraiment donné envie d'y aller !). Comme ce sera la 1ère fois (et ne disposant que de +/- 15 jours), on irait à Siem Reap, Phom Phen et la plage (Sihanoukville, c'st un bon choix ?).
Alors, voilà, avez-vous des endroits sympas à nous recommander où nous pourrions loger dans ces 3 endroits (prix moyens) ainsi que quelques bons tuyaux ? Que visiter, où aller, guide(s), moyens de transport (nous arriverons de Bangkok).
D'avance, merci pour toutes vos infos.
A +, Sabaïdee.
Les Philippines, pour changer English translation pending
Dimanche 19/10/2003
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Les perles sur VF English translation pending
Piochées sur le forum et à prendre au n ième degré.
Une VFiste terrorisée : "est-ce qu'en me rendant au Maroc, je ne risque pas de perdre ma nationalité marocaine?
😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?
🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"
L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es?
Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."
😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?
😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."
🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"
😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."
😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."
🏴☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"
🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.
Khaldoun
😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?
🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"
L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es?
Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?
😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."
🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"
😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."
😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."
🏴☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"
🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.
Khaldoun
Donne infos sur la Guadeloupe English translation pending
bonjour,
je suis partis en Guadeloupe durant plusieurs semaines en début d'année, cette iles est magnifique.
Si vous désirez avoir des renseignements sur l'iles les plages les lieux à visiter et bien évidemment le logement (gites, bungalows),
n'hésitez surtout pas, car nous étions dans des gites sur la basse terre et nous avons été recu comme des rois !!!!
Sabine
je suis partis en Guadeloupe durant plusieurs semaines en début d'année, cette iles est magnifique.
Si vous désirez avoir des renseignements sur l'iles les plages les lieux à visiter et bien évidemment le logement (gites, bungalows),
n'hésitez surtout pas, car nous étions dans des gites sur la basse terre et nous avons été recu comme des rois !!!!
Sabine
Transport pour visiter Miami English translation pending
bonjour,
je viens de passer le forum pour visiter Miami et la pluspart de réponse conseille la voiture sauf pour MiamiBeach,
est-ce vraiment un confort d'avoir la voiture (parking, conduite en ville) ou le taxi peut faire l'affaire ?
j'ai vu que l'on pouvait louer des vélos ou des scooters, est-ce pratique pour visiter la ville (vol, autouroute) ?
Hôtels et activités en français dans la ville de Miami? (Floride) English translation pending
Je recherche de l'information sur des hôtels et les activités dans la ville de Miami (Floride) en français, je quitte en septembre 2008 pour une croissière de 4 jours, et je compte passer quelques jours dans cette ville.
Merci a l'avance
Merci a l'avance
Mimi and Maumau, Martine and DD Return! Or the Denver-Denver Loop of the 4 Friends
Hello! 🙂
In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!!
That’s us!!!

In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
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De retour de Hoi An English translation pending
De retour de 12 jours à Hoi An, toujours aussi agréable malgré la foule de touristes. En fait, j’ai pu constater que, comme dans tous les sites très fréquentés, on peut très bien se retrouver sans touristes autour en étant un peu curieux.
Donc, logement dans une belle villa en plein chez les Viets, heureux de vivre dans leur pays, eux ! Puisque nous parlons logement, j’ai visité un petit bijou de villa-maison d’hôtes à 50m de la plage de An Bong (et, pour ne rien gâcher, la Viet qui s’en occupe est un bijou aussi ; miam miam !!!). Une petit maison de plein pied avec petit jardin devant, terrasse-cuisine et salon et 2 chbres avec SdB, et une annexe avec terrasse (et lit-plateforme pour ceux qui aime dormir dehors), et une grande chambre + SdB, le tout immaculé. Prix cadeau : 25$ par chambre pour les 2 chambres principales et 35 pour celle en annexe. Pour y aller, prendre la ruelle à gauche face à la guérite gardant l’entrée de la plage ; virage gauche et la maison est à gauche juste après le virage. Nghia Nhi Đoi Cat (Dune de sable) ; 09 35 51 50 57.
Hoi An est vraiment un paradis gastronomique. La terrasse du Dao Tien est toujours aussi élégante et on y mange toujours aussi bien. Le petit Restaurant du Port au 70 Bach Dang est toujours exceptionnel (son crabe farci est excellent et son poisson grillé en feuille de bananier une merveille ; attente car la gentille cuisinière est toute seule). Pour changer de la cuisine viet, aller au Thai Market pour vous régaler de tom yam kung (62 Phan Chau Trinh) et au Good Morning Vietnam, nom ridicule pour un excellent restaurant italien (11 Le Loi) dont le chef vénétien fait des lasagne comme une mama italienne, des tagliatelle ai porcini (cèpes importés d’Italie) très bonnes… et un tiramisu maison divin (pt tuyau : commander une grappa et vs en versez des gouttes sur le tiramisu) .C’est en plus un des rares restaurants que je connaisse où on peut boire un excellent vin rouge à 350 000 D la bouteille au lieu des 600-800 000 D habituels (sud-africain Roberston Chapel).
Deux restaurants viets sans touristes : sur la plage de Cua Dai, Mama Ly, (tel 09 05 51 86 01) une petite vieille hilare qui gazouille du français et vs fait fait de bons petits plats ; en plus, elle a des chaises longues gratuites sur la plage et alors que An Bong et les plages en face des grandes resorts de Cua Dai sont bourrées de monde, il y a avait 4 touristes chez Mama Ly le 1er déjeuner et 2 le 2e. Pour y aller, vs prenez la route de Cua Dai et tournez à gauche tout au bout ; sur votre droite, chemin goudronné qui grimpe net passe davant de grands restaos dont le dernier avec une grabnde barque bleue à l’entrée ; Mama Ly est au bout du petit chemin à droite juste après la barque. Mais la perle, 2 diners fantastiques, c’est chez Mme Han : crevettes sautées exceptionnelles et un poisson grillé divin ; pas un touriste en vue car il faut trouver ! Vous prenez la route de Cua Dai ; vs longez une rivière sur votre droite et passez devant la Hoi An Riverside Resort ; juste après (environ 3 km avant CD), vs verrez plusieurs panneaux sur votre droite, dont un vert marqué « Homestay Thinh Vuong » ; vs tournez à droite, passez une pont-écluse et vs prenez la 1ère route goudrommée à droite, le resto est sur votre gauche tout de suite après le tournant (paillote + pte épicerie). 09 05 46 62 90.
Retourné à Danang, dont le cadre est toujours aussi beau. Visité le très intéressant musée de Danang (à ne pas confondre avec le musée Cham) ; facile à trouver, il est juste derrìere le « suppositoire » qui abrite les services municipaux. Belle balade à faire : vous suivez le bord de mer et longez la côte de la péninsule de Son Tra (restez sur la droite). A mi-chemin, un bien intéressant petit musée, le Đong Đinh (grande entrée à gauche à flanc de colline), des maisons traditionnelles dans la jungle, abritant des artefacts dont certains vieux de plus de 2000 ans (culture Sa Huynh ; pour ceux que ça intéresse, voir le petit musée Sa Huynh sur votre gauche juste avant le pont japonais). Par contre, la grande pagode Linh Ung, à part la vue… Du béton peint ! Après, un bijou, la 5 étoiles Son Tra Resort & Spa, des chambres et duplex en jardin, mais surtout vue plage, chacun équipé d’une cuisine et d’une piscine qui n’est pas le petit bassin habituel ; excellent restaurant sur la plage. Et pas très cher en plus : 120$ pour une chambre jardin et 200 à 270 pour les duplex avec piscine, où on peut coucher à six).
Je prévois de retourner à Hoi an et, cette fois-ci, d’aller trainer chez les Co Tu de la frontière laotienne, où un Français a ouvert une maison d’hotes dans un village co tu, mais il faut d’abord que je trouve où il est exactement ; si vs connaissez…
Donc, logement dans une belle villa en plein chez les Viets, heureux de vivre dans leur pays, eux ! Puisque nous parlons logement, j’ai visité un petit bijou de villa-maison d’hôtes à 50m de la plage de An Bong (et, pour ne rien gâcher, la Viet qui s’en occupe est un bijou aussi ; miam miam !!!). Une petit maison de plein pied avec petit jardin devant, terrasse-cuisine et salon et 2 chbres avec SdB, et une annexe avec terrasse (et lit-plateforme pour ceux qui aime dormir dehors), et une grande chambre + SdB, le tout immaculé. Prix cadeau : 25$ par chambre pour les 2 chambres principales et 35 pour celle en annexe. Pour y aller, prendre la ruelle à gauche face à la guérite gardant l’entrée de la plage ; virage gauche et la maison est à gauche juste après le virage. Nghia Nhi Đoi Cat (Dune de sable) ; 09 35 51 50 57.
Hoi An est vraiment un paradis gastronomique. La terrasse du Dao Tien est toujours aussi élégante et on y mange toujours aussi bien. Le petit Restaurant du Port au 70 Bach Dang est toujours exceptionnel (son crabe farci est excellent et son poisson grillé en feuille de bananier une merveille ; attente car la gentille cuisinière est toute seule). Pour changer de la cuisine viet, aller au Thai Market pour vous régaler de tom yam kung (62 Phan Chau Trinh) et au Good Morning Vietnam, nom ridicule pour un excellent restaurant italien (11 Le Loi) dont le chef vénétien fait des lasagne comme une mama italienne, des tagliatelle ai porcini (cèpes importés d’Italie) très bonnes… et un tiramisu maison divin (pt tuyau : commander une grappa et vs en versez des gouttes sur le tiramisu) .C’est en plus un des rares restaurants que je connaisse où on peut boire un excellent vin rouge à 350 000 D la bouteille au lieu des 600-800 000 D habituels (sud-africain Roberston Chapel).
Deux restaurants viets sans touristes : sur la plage de Cua Dai, Mama Ly, (tel 09 05 51 86 01) une petite vieille hilare qui gazouille du français et vs fait fait de bons petits plats ; en plus, elle a des chaises longues gratuites sur la plage et alors que An Bong et les plages en face des grandes resorts de Cua Dai sont bourrées de monde, il y a avait 4 touristes chez Mama Ly le 1er déjeuner et 2 le 2e. Pour y aller, vs prenez la route de Cua Dai et tournez à gauche tout au bout ; sur votre droite, chemin goudronné qui grimpe net passe davant de grands restaos dont le dernier avec une grabnde barque bleue à l’entrée ; Mama Ly est au bout du petit chemin à droite juste après la barque. Mais la perle, 2 diners fantastiques, c’est chez Mme Han : crevettes sautées exceptionnelles et un poisson grillé divin ; pas un touriste en vue car il faut trouver ! Vous prenez la route de Cua Dai ; vs longez une rivière sur votre droite et passez devant la Hoi An Riverside Resort ; juste après (environ 3 km avant CD), vs verrez plusieurs panneaux sur votre droite, dont un vert marqué « Homestay Thinh Vuong » ; vs tournez à droite, passez une pont-écluse et vs prenez la 1ère route goudrommée à droite, le resto est sur votre gauche tout de suite après le tournant (paillote + pte épicerie). 09 05 46 62 90.
Retourné à Danang, dont le cadre est toujours aussi beau. Visité le très intéressant musée de Danang (à ne pas confondre avec le musée Cham) ; facile à trouver, il est juste derrìere le « suppositoire » qui abrite les services municipaux. Belle balade à faire : vous suivez le bord de mer et longez la côte de la péninsule de Son Tra (restez sur la droite). A mi-chemin, un bien intéressant petit musée, le Đong Đinh (grande entrée à gauche à flanc de colline), des maisons traditionnelles dans la jungle, abritant des artefacts dont certains vieux de plus de 2000 ans (culture Sa Huynh ; pour ceux que ça intéresse, voir le petit musée Sa Huynh sur votre gauche juste avant le pont japonais). Par contre, la grande pagode Linh Ung, à part la vue… Du béton peint ! Après, un bijou, la 5 étoiles Son Tra Resort & Spa, des chambres et duplex en jardin, mais surtout vue plage, chacun équipé d’une cuisine et d’une piscine qui n’est pas le petit bassin habituel ; excellent restaurant sur la plage. Et pas très cher en plus : 120$ pour une chambre jardin et 200 à 270 pour les duplex avec piscine, où on peut coucher à six).
Je prévois de retourner à Hoi an et, cette fois-ci, d’aller trainer chez les Co Tu de la frontière laotienne, où un Français a ouvert une maison d’hotes dans un village co tu, mais il faut d’abord que je trouve où il est exactement ; si vs connaissez…