Search VoyageForum
FR
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 9 replies
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
Train de Paris à Cracovie (Pologne) English translation pending
by Helio · 2006-01-06 · 9 replies
bjour, me rendant en pologne pr les vacances d'avril, du 9 au 21, je souhaiterais savoir s'il est possible de s'y rendre en train. je réside en banlieue parisienne et ai pr destination cracovie. si c faisable, combien d'heures met-on, y a-t-il des changements et quel est le budget à prévoir pr cette petite entreprise? merci :-) Elise
Apt-Sète à vélo: parcours agréable? English translation pending
by Bilancarbone · 2011-05-17 · 3 replies
Bonjour a tous amis vadrouilleurs, je pars dans deux jours du Lubéron ( a cote de Apt ) afin de rejoindre mon Finistère natal. Le projet est a peu près ficelé ( décidé sur un coup de tête il y a peu ..) , j'ai l'intention d’emprunter le canal du midi au départ de Sète jusqu’à Bordeaux et de poursuivre ensuite le long de la cote Atlantique .Le seul flou concerne l’itinéraire a suivre d'ici jusqu’à Sète .L’idéal serait d’éviter les grandes agglomérations.. Si l'un de vous connaisseur du coin pouvait me suggérer un parcours sympa ( ou me déconseiller les mauvaises zones aussi ) ce serai très sympathique!!! Merci d'avance , au plaisir de vous lire!! Une fois rentré je vous ferai un récit de ce voyage qui pour moi est une grande première ...( mais qui me trottais en tête depuis longtemps cependant...)
Quoi emporter en Thaïlande? English translation pending
by Manayou · 2006-03-05 · 39 replies
Bonjour à tous,

J'envisage de faire pour la première fois un voyage en Thailnde par moi même avec mon fils et mon mari.

Nous sommes donc trois et voilà ça peut faire pas mal de bagages.

On m'a dit qu'il valait mieux ne pas trop se charger et acheter sur place, que c'est pas chère.

Quelqu'un peux-t-il me dire ce qu'on entend par pas cher au niveau des vêtements (pas de costumes) juste des vetements de tous les jours.

Trouve t-on des choses qui ne sont pas de la contrefaçon et à quel prix?

Merci pour vos réponses
Croisière sur le Coral English translation pending
by Jeanjoelle · 2007-04-24 · 46 replies
madame DESBELL 83 pouriez vous me donner de plus amble information sur le pont poseidon concernant le bruit dans les cabines car j ai vu que voyager souvent sur ce bateau je vous en remercie d avance
Idir, le poète berbère... English translation pending
by Ribery · 2006-07-28 · 29 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si certains d'entre vous connaissent Idir, un chanteur Kabyle qui possède un talent fou selon moi.

Et si vous le connaissez, qu'en pensez vous?

Merci.
Hébergement en Alberta et Colombie-Britannique cet été English translation pending
by Olivierdeval · 2006-06-10 · 27 replies
Bonjour à tous!

Mon voyage se rapproche, je pars le 16/06 pour vancouver et vers les rocheuses, pour revenir le 2/7.

Malgré un avis rassurant d'un des membre, j'angoisse pour l'hébergement à banff, jasper et sur l'ile de vancouver, où je n'ai pas réservé à l'avance. (j'ai regardé le site officiel de camping à banff, et le camping de Lake Louise est déjà overbooké!

Je n'ai réservé que la premiere nuit à vancouver et les 4 dernières nuits.

Croyez-vous que ce sera la galère pour s'héberger à tarif raisonnable (max. 80 cad/nuit) ?

Sachant que je pars avec une toile de tente, pour avoir toutes les possibilités, bien que je ne souhaite pas passer toutes mes nuits en camping.

D'avance merci de vos avis éclairés, au cas où il faudrait que je réserve...

Autre chose : pour la boucle vancouver-rocheuses-vancouver, je compte monter via KELOWNA (étape) pour atteindre Banff, et ensuite repartir de Jasper via Kamloops .

Si vous avez des suggestions....

Merci,

Olivier
Itinéraire... IV: la Grèce du Nord (20 photos) English translation pending
by Aristomakos · 2006-08-31 · 20 replies
Après avoir passé la frontière macédonienne, dans le premier village grec traversé, Niki (la victoire !), un couple de cigogne nous accueillt du haut de son nid, perché sur un poteau électrique;

Passé Florina, nous prîmes la route de Thessalonique : cette route, une nationale passant régulièrement à 3 voies, est excellente.

Le paysage macédonien grec n'est pas montagneux, ici, des collines avec une végétation basse et discontinue encadrent la route.

En arrivant à Edessa, elle se rétrécit et serpente, puis en traverse le centre moderne et animé.

La route redevient très bonne ensuite et comme il y a peu de circulation, aucun radar, je fonce !

Toutefois, la nuit tombe, peu avant Thessalonique. C'est là que les choses vont se compliquer un peu. Voici le problème : on a aucun idée de l'endroit où ont va dormir or, Thessalonique a une banlieue tantaculaire où il n'est pas toujours facile de se repérer, surtout de nuit. J'avais regardé les prix des hotels sur internet, inutile de songer dormir dans le centre-ville. je taplais sur des hotels type formule 1, mais je n'en ai pas trouvé un seul. cela fait 45 minutes qu'on est sur cette rocade, on se demande si on va pas continuer vers l'Est jusqu'à Asprovalta. Finalement, je continue sur ce périph' direction la Chalcidique. On trouve par hasard un hotel tout neuf, à 50€ la nuit. On est fatigué, on en a marre, on prend ! Finalement, il n'est pas si bien que cela et ne mériterait pas plus de 30/35€ la nuit. Comme d'habitude, je rédige quelques notes sur mon carnet de voyage avant de me coucher.

Deuxième jour en Grèce

Le matin, j'ai une mauvaise surprise. Comme souvent en grèce (restos, essence, hotels), mon hôte refuse ma carte bleue, ne voulant que de l'espèce ! Je dois aller chercher dee l'espèce à 5 km de là ! J'arrive au distributeur, deuxième mauvaise surprise ! j'ai dépacé le plafond de tretrait par semaine, je ne peux plus retirer un € ! Je dois appeler ma banque pour qu'elle retire ce bloquage... Et l'hôtel ? Mon amie peut retirer, elle, alors qu'elle est a découvert. En tout, sa banque, que je cite, le crédit agricole, lui volera 70€ de frais en refusant des paiements (le chèque du salaire de mon amie était dans notre boite aux lettres, à Clamart !)

Arrivé dans le centre de Thessalonique, j'appelle papa/maman pour qu'ils appellent à leur tour notre banque commune. Ils le font, et la banque indique qu'ils ont débloqué et que je pourrai retirer dans quelques heures (il est alors environ 10h du matin). Ce n'est pourtant que le début d'un problème qui durera plus de 48h !

En attendant, on a le temps de visiter la ville, à condition de ne pas payer !

Visite de la ville de Thessalonique Cette ville, visitée par Saint-Paul au Ier siècle (Epitre...) fut un des plus grandes villes de l'Empire byzantin. Elle fut pillée par les Arabes tardivement, en 904, puis prise par les Turcs au XV esiècle. Pendant la Première guerre mondiale, elle fut le centre de l'armée française d'orient (cf le superbe film Capitaine Conan). Vers 1943, les Nazis déportèrent et exterminèrent sa population juive, nombreuse. bien des grecs en profitèrent pour récupérer des meubles ou des apparts.

Deuxième ville de Grèce par sa population et son rôle économique, très étendue, elle ne manque toutefois pas de charme, dans son centre historique.

Nous y avons visité les principales curiosités :église byzantine Sainte-Sophie (VIIIe-Xe)Palais de l'empreur romain Galère (impressionnantes ruines du IVe, en plein centre ville, entourées d'immeubles. Visite gratuite !)Arc de triomphe de Galère, qui possède des bas-reliefs assez bien conservés, représentants notamment allégoriquement la capitulation de l'Arménie et de la MésopotamieMausolée de Galère (Rotonda):il fut conveti en mosquée par les Turcs, le minaret subsiste, l'intérieur est en travaux.

J'avais déjà visité également en 1999 le Musée archéologique, très intéressant (attention, le trésor de Vergina -tombe probable de Philippe II, le père d'Alexandre le grand- n'y est pas !) et la Tour blanche, ottomane, énorme, qui domine le port.

On peut se promener le long du quaie mais la vue n'est pas exceptionnelle. Par contre, on peut y prendre un verre dans un des nombreux bars branchés du Front de mer. Tous sont équipés de terrasses avec des canapets au design très divers voire farfelu. J'avais déjà constaté ce phénomène à ohrid, je le reverai encore jusqu'en Bulgarie. Je vieillis où c'est une mode que l'on retrouve partout ?

Je n'ai toujours pas visité l'acropole et les remparts byzantins, au nord de la ville, en pente, loin des quartiers animés !

On reprend la voiture, laissée dans un parking payant. J'avance à peine que mes pneus font un bruit strident quand je les tourne. Mince ! un pneu dégonflé ou un problème mécanique. Et je n'ai pas de sous pour payer les frais 🏴‍☠️... Finalement, il s'avère que c'est le revêtement de la route, combiné sans doute à la chaleur, qui provoquent ce phénomène. J'entends plein d'autres voiture faire le même bruit, cela me rassure, ouf ! 🙂

Maintenant, départ vers l'Est pour Asprovalta et sa superbe plage de sable.

Pour s'y rendre, on enmprunte la "Odos egnatia". Cela ne vous dit rien ? odos = route, en grec. Cette voie rapide, très bonne, souvent 2x2 voies, gratuite, rejoint Thessalonique à Istambul. Elle reprend l'itinéraire de l'antique Via Egnatia, d'où le nom !

Asprovalta est une des stations balnéraires les plus importantes de la région. On y trouve 3 campings, de nombreuses boutiques de souvenirs, des tas de restos et surtout une belle plage de sable fin, squattée par des clubs et fréquentée par des Grecs, des Slaves et quelques occidentaux (plus on ira vers Istambul, plus on en verra !!!).

L'endroit est idéal pour faire une pause pour piquer une tête lorsque vous roulez vers Istambul.Cela fait au moins 4 fois que j'y passe.

Mon souci est d'abord de retirer de l'argent. J'essaie 2 distributeurs, de toutes les manières possible, rien ! On est au milieu de l'après-midi. Cela fait des heures que le problème aurait dû être réglé ! Forcément, je suis énervé, je rappelle mes parents pour qu'ils rappellent...etc. Reste à attendre.

On visite 2 campings. Bof, nous ne sommes pas inspirés, et puis on en a assez, on part, direction l'est, car je sais, via internet, qu'il y a un bon camping à Alexandroupolis, endroit où je comptais faire une pause de quelques jours.

Mon amie prend le volant et fonce ! Il ne lui faudra pas longtemps pour faire les 200km entre les deux villes.

En passant, la route contourne (enfin ! les travaux ont duré 10 ans) la belle ville de Kavala, ou je m'étais déjà arrêté en 2002 notamment. De la route en hauteur, on a une belle vue sur Kavala. Un peu plus loin, on voit une usine pétrochimique. En effet, les grecs exploitent du pétrole dans la mer Egée, entre l'ile de Thassos et Kavala.

La route, toujours aussi belle, contourne Xanthi (qui est qualifiée pour une coupe d'Europe de football 😉), dont la région montagneuse mériterait un arrêt. Outre la rando, on peut y voir une belle forteresse macédonienne de 2300ans en très bonne état, dans la montagne, 15 km au N-O.

Komotini est également évitée. La plaine laisse place à une petite montagne puis nous arrivons à Alexandroupolis, il ne fait même pas nuit !

J'entre dans une région que je connais bien. J'y suis passé en 1998, en 1999 (tout seul avec un sac à dos, ce ne fut pas facile) et en 2002 notamment. Tout simplment parce que j'ai fais de la recherche sur l'histoire de cette région et de l'ile de Samothrace pendant l'antiquité. Autrement dit, je vais pouvoir vous fournir des infos et des bons plans que vous ne trouverez dans aucun guide ! 😎 Bon, c'est vrai, aucun guide touristique ne parle de cette région, 🤪 même pas le Guide du routard qui n'est pas fais pour les routards qui vont hors des entiers battus, visiblement. On a l'impression, dans ces guides, que la Grèce n'a pas récupéré la Thrace en 1913. Cette zone est blanche dans tous les guides. Et pourtant ! mais vous jugerez par vous-mêmes.

Première mission à Alex/Polis (son abréviation officielle) : s'installer dans la camping municipal, à l'entrée du centre ville. Cela commence bien, la dame de l'accueil est parfaitement francophone. Le camping est propre, agréable, les parcelles sont délimitées par des haies, tous les ervices sont présents et surtout les SANITAIRES sont impecables ! Un des batiments n'a que quelques mois ! Une dame lave tout le temps, à tel point qu'elle nous gène ! On ne va pas s'en pleindre. C'est le seul camping "normes européennes" (services, propreté) de mon voyage en dehors de l'Italie. De plus, j'ai oublié de le préciser, il possède une belle plage de sable fin avec des emplacements à l'ombre (sorte de toit). sachant que l'on a plein de choses à faire dans la région, on ne va pas le quitter tout de suite !

Troisième jour

(Désormais, le récit sera illustré de photos)

Après ce début de voyage relativement alerte, la première journée à Alex/Polis est une journée "repos" : linge, plage, puis petit tour dans le centre d'Alex/Polis, ville animée, propre, bien aménagée. J'essaie de retirer de l'argent et je ne peux toujours pas ! J'appelle de nouveau mes parents, qui appellent ma banque...😕 Puis petits délices dans une patisserie orientale, que je vous recommande fortement : Nerim. Grande variété de glaces, baklavas et autres kadaifs, tous très frais et succulents, aussi bons qu'à Istambul, c'est pour dire, voire meilleurs.

La patisserie orientale Nerim (Alexandroupolis) On termine, comme bon nombre de voyageur de notre temps, dans un café Internet !

Quatrième jour

Visite de la région située à l'Ouest d'Alex/Polis.

Avant de partir, j'essaie de nouveau de retirer de l'argent : cela fonctionne enfin ! Cela sera la seule "galère" en un mois de voyage.

On se rend tout d'abord à Makri, sur la côte. Ancienne station romaine de la Via Egnatia, ce gros bourg fut assez important à l'époque byzantine et sous les Turcs. On y trouve une muraille byzatine, souvent englobée dans des bâtiments modernes, des églisses byzantines, un hamam turc, un Tekke (tombeau turc)... Ce bourg ne manque pas de charme. Naturellement, ici, on ne voit aucun touriste occidental.

Ce bourg possède aussi un petit port de pêche/plaisance, dominé par une falaise sur laquelle se situait le site romain (on y voit quelques murs et des sondages d'archéologues entourés de barbelés) et dans laquelle se trouve une grotte connue sous le nom de "Grotte du Cyclope". Elle fut occupée à l'âge préhistorique et bien après. Cette grotte n'a jamais été fouillée, on y accède tout de même librement ! Armez-vous d'une pile, si vous venez dans le coin 😉...

Le port de Makri et la falaise (à l'arrière-plan)

Le champ d'oliviers qui mène au site romain

Le port de Makri vu depuis la Grotte du Cyclope

Nous quittons Makri et prennons une toute petite route, dans un état correct, qui continue vers l'Ouest, le long de la côte. Après avoir traversé des champs d'olivers et un petit bourg, nous arrivons au site archéologique de Mesimvria/Zone.

On décide d'aller d'abord se baigner sur les plages qui se situent en contre-bas du site. Plages de sable fin, avec une personne tous les 400m !

Site antique de Zone, plages et Mont Ismaros Pendant que mon amie "bronze", je vais me balader sur le cap Pyrgos (= de la tour). La côté devient rocheuse, les petites falaises sont parsemées de criques sableuses. Une bande de jeunes Hongrois en squatte une. Je m'enfonce dans le maquis, les jambes "caressées" par les plantes, plus ou moins piquantes, mais l'attrait de trouver la tour de guet byzantine, que je n'ai jamais vu en dépit des mes voyages de 1998 et 1999 dans la région, est plus fort que tout !

La côte rocheuse à l'Ouest de Zone et de la plage Finalement je la trouve, assez bien conservée, elle domine le promontoire rocheux où elle se situe et offre une belle vue sur la côte. On aperçoit l'ile de Samothrace, au loin.

Je retourne sur la plage pour me baigner (ma ballade dans le maquis s'est déroulée en plein soleil) et mon amie m'annonce une nouvelle qui me fait peur ! Elle a aperçu un pervers sur les rochers qui dominent la plage. Celui-ci a "maté" mon amie et les 2 autres femmes présentes dans le secteur pendant 1/2 heure, caché dans des buissons ! Si elle avait été seule, je ne serais pas parti me ballader. Comme quoi, même dans des endroits tout sauf touristique, on peut faire ce genre de rencontre 🙁.

Je me baigne puis on décampe vers la plage située sous le site de Mesimvria/Zone, à 1.5 km de là. Il s'y trouve quelques familles grecques, je peux laisser mon amie faire bronzette et partir visiter le site antique.

Appelé à tort Messimvria, ce site antique est en fait l'antique Zone, ancienne colonie de Samothrace fondée vers -500. Elle a existé pendant au moins 600 ans. Plusieurs auteurs grecs en parlent : Hérodote, Strabon...Le site fut découvert par les Bugares pendant la première Guerre mondiale, lorsqu'ils creusèrent des tranchées dans le secteur.

Cette petite cité grecque est entouréee d'une muraille qui part d'une petite falaise dominant la mer pour grimper sur une colline. Seule une partie a été fouillée. Mais intensivement.

A voir : quelques rues, des quartiers d'habitation, le podium d'un temple d'Apollon de -500, un petit sancturaire de déméter où de nombreuses plaquettes d'or votives ont été retrouvées, une forteresse hellénistique fondée dans la ville et, le plus intéressant, des habitations au sol couvert d'amphores retournées. C'est rarissime pour la grèce antique, on connait 3 exemples seulement. Elles servaient de vide sanitaire, semble t-il.

Zone : la maison grecque aux amphores (vers -400)Parmi les vestiges archaiques (période allant de -750 à - 480, avant l'âge classique, de -480 à -350), on trouve notamment un tronçon d'enceinte des alentours de -500, en appareil dit "lesbien" (pierres vaguement polygonales assemblées sans mortier).

Zone : enceinte en appareil "lesbien" (-500) Sur la plage, on rencontre plusieurs pick-up grecs où s'installèrent des jeunes femmes (très belles) avec des foulards noirs sur la têtes. ce n'étaient pas de Turcs. Des rums ? Je dirais plutôt des Pomaks (Grecs musulmans des Rhodopes). On fait de la plongée avec masque et palmes dans le port antique ! J'ai ramené un souvenir ...Il se met alors à pleuvoir. Les grecs partent. Nous on reste un peu.

Après Zone, on poursuit sur la route qui long la côte, mais celle-ci devient une piste qui rappelle de mauvais souvenirs. Dans un endroit perdu, on croise une église orthodoxe toute neuve, en béton, sur une colline, spectacle insolite au milieu de nul par.

On passe devant une sorte de campement de Rums ou de Pomaks.

On voudrait poursuivre cette piste qui mène à Maronée, ville antique puissante dans l'antiquité (muraille de 10km de long) avec maintes vestiges. Elle est dominée par une petite montagne où se trouve des fortifications pré-grecques (de -1000 environ), sans doute celle d'Ismaros, que Ulysse, de retour de Troie, avait pillé, dixit Homère. Une bonne idée de rando ! Mais mon amie n'est pas décidée. Et la piste devient très moyenne. On décide de repartir par le Nord. Maronée, cela sera pour un prochain voyage.

La région que l'on traverse est assez sauvage, elle parait abandonnée, on voit très peu de gens et de voitures. La route est bonne.

Nous passons devant Petrota, éperon rocheux qui domine une colline qui elle même domine une vallée. Ce site a été habité dès l'époque préhistorique.

La colline et le rocher de Petrota Rappelons que les premiers hommes du néolithique (période révolutionnaire de l'humanité où furent créés agriculture, élevage, poterie, villages...) sont arrivés en Europe par la Thrace.

Nous parvenons sur la voie rapide "Odos Egnatia" et rentrons à Alex/Polis. Par fainéantise, nous mangeons au resto du camping, qui est bien moyen.

Cinquième jour Programme du jour : visiter la région à l'Est d'Alex/Polis. La route est excellente, à travers la plaine d'Alex/Polis. On croise une station service Aegean ou l'essence "unleaded" est à 1.063€/L, ce qui rend reveur (en France elle était à 1.3/1.4€) et supprime une idée reçue (quelques km à l'est, en Turquie, elle est au même prix qu'en France). Nous arrivons à Trajanopolis. Cette localité a été la plus grande ville de Thrace à l'époque romaine et à l'époque byzantine. Malheureusement, les Bulgares l'ont entièrement détruite vers 1015. Très bien située, entre la plaine d'Alex/Polis et le delta du fleuve Hèbre, dominée par une acropole rocheuse, on y aperçoit tout de même une auberge ottomane (XIVe siècle, un des rares monuments turc encore debout en Grèce), des hamams ottomans abandonnés mais en bon état, entourés de bâtiments thermaux récents. Les champs alentours recouvrent de nombreux vestiges et des trésors, ils n'ont jamais été fouillés. On ne peut pas rentrer dans l'auberge ottomane, le Hama (en briques), qui est entouré de grillages. Trajanopolis : les hamams et le hama ottomans On prend une piste, souvent mauvaise, qui mène au sommet de l'acropole de Trajanopolis. J'abandonne ma voiture avant le sommet car la piste devient catastrophique et je patine ! Au sommet, la vue est exceptionnelle. A l'est, on voit le delta de l'Hèbre et, au loin la Turquie et les montagnes d'Enoz. Au Sud, on voit la mer Egée et l'île de Samothrace. A l'est s'étend la plaine d'Alexandroupolis. Sur cette acropole se trouve une petite chapelle orthodoxe (saint-George) très bien entretenue et richement décorée d'icônes. L'accès est libre.

Vue depuis l'acropole de Trajanopolis, chapelle St-George Lorsque j'étais venu en 1999 dans le coin, avec seulemnt mon gros sac (même pas un sac à dos), un grec sympa (trop sympa 🤪) m'avais déjà enmené ici. Il m'avait montré une inscription antique inconnue, qui trainait sur l'acropole. J'ai tout fait pour la retrouver ! J'ai couru entre les pierres, évitant les vipères, et je l'ai trouvé ! Il s'agit d'un piédestal de statue antique, avec une inscription grecque de l'époque romaine. Dommage que ma voiture était trop éloignée ...

Piédestal de statue avec une inscription d'époque romaine Un peu plus loin, se trouve une source recouverte par des dalles de béton (une source à cette altitude explique pourquoi l'homme, dès l'époque préhistorique, a dû s'installer sur cette colline rocheuse), ainsi qu'un puits dont la margelle parait ancienne.

L'acropole dominant le delta de l'Hèbre, l'ancien puits Enfin, de nombreuses pierre de construction jonchent le sol, on devine même le plan carré de plusieurs bâtiments, peut-être byzantins, voire romains. Nous quittons l'acropole et redescendons vers Alex/Polis, pour déjeuner. On s'arrête au supermarché Champion, à l'entrée est de la ville. Je croyais que l'on en trouvait uniqument en France ! L'après-midi, nous nous rendons au centre de visite du delta de l'Hèbre, de l'autre côté du cours d'eau qui longe les édifices thermaux. On voudrait visiter cette réserve ornithologique exceptionnelle (classée Ramsar). Mais le bus est déjà parti. Avec une heure d'avance ! Euh, pas tout à fait, en fait...nous n'avons pas tenu compte du décallage horaire, en grèce, c'est +1 ! La honte ... Précisons que jusque là, nous n'avons jamais ressenti le moindre problème horaire. Ni en Albanie, ni à Thessalonique. Lorsque l'on sort de l'avion, c'est facile d'y penser. Là, cela faisait déjà un certain temps que nous avions quitté la France. D'ailleurs, même en Pologne il n'y a pas de changement d'heure. Bref, on décide de revenir le lendemain. On retourne au camping pour se baigner. Puis on se venge sur des patisseries orientales chez Nerim (ah! cette glace maison à la pistache, sur lit de cheveux d'ange...🙂) Le soir, on se rend dans l'un des nombreux bars branchés du centre-ville. Chaque bar a des canapets particuliers sur sa terrasse. Les prix sont assez chers. Sixième jour Ce dimanche 30 juillet, Nous retournons au centre de visite du delta de l'Hèbre. Le camion 4x4 nous attends, cette fois ! On prend des petits chemins qui s'enfoncent dans le delta (zone militaire à accès contrôlé, puisque la Turquie est de l'autre côté), en direction de la mer. On croise bien peu d'oiseaux, il est vrai que ce n'est pas la grande période des migrations mais quand même ! On arrive dans une sorte de petit port. ON monte par groupe de 4 dans des caiques. Le guide grec, anglophone, est sympa. Je le comprends régulièrement... On se dirige vers la mer Egée, croisant des maisons de pêcheurs.

Petites maisons de pêcheurs, sur un des bras de l'Hèbre On aperçoit de nombreuses mouettes (ce qui m'a permis de comprendre qu'on les appelait "seaguards" en anglais !), des cormorans et des bécasses. J'ai tout de même été déçu. On revient au port, puis on se dirige vers un observatoire possédant une lunette spéciale. On observe un étang à 1 km de là, où on est censé voir notamment un pélican. Le guide ne le voit pas. les autres non plus. Qui va le trouver, à votre avis ? 😎 Au final, on aura traversé qu'une partie infime du delta. c'est dommage, mais l'expérience reste intéressante. Nous étions les seuls touristes occidentaux (mais il y avait quelques Grecs travaillant en Allemagne)

Vue du delta de l'Hèbre Avant d'aller se baigner au camping, je pars résoudre un problème qui a hanté mes nuits en 1999, trouver le site antique de Doriskos. Cette place stratégique, fortifiée par les Perses, reprise par les Grecs, qui était une étape obligatoire entre l'Occident et l'Orient pendant l'antiquité. En 1999, j'étais à pieds. Je n'ai pas pu visiter toutes les collines du coin. Sous le solei, j'en avais déjà fait 2. Il n'y avait pas le moindre tesson de céramique antique. J'étais vraiment déçu. En 2006, j'avais ma voiture, et cela a tout changé, quelle belle revanche ! Au bout du deuxième chemin, je commence à bien sentir les choses. J'avais une petie photo en couleur de la colline du site. Près de la voie de chemin de fer, je le repère enfin. Le site antique de Doriskos (la colline du fond) et la via Egnatia Deux chemins y mènent. L'un des deux est un vestige de la vraie Via Egnatia romaine que l'on suit depuis Durres, en Albanie. Je prend le premier en voiture. Il n'est pas bon. Arrivé au pied de la colline, des gros chiens de berger hurlent ! Je fais demi-tour, difficilement. Je vais contourner l'obstacle à pieds, en longeant la voie ferrée. Et ça marche, les chiens ne me voient pas. J'arrive au pied de la colline identifiée comme étant celle de la forteresse de Doriskos (ce n'est pas prouvé à 100%). Je grimpe et j'arrive dans un endroit plat. Quel plaisir : il est recouvert de tessons de céramique antique ! Ici, un fragment grec à figure noir du IVe siècle av J-C, là, un tesson de céramique sigillée gauloise du IIème siècle av J-C ! Des milliers de tessons ! Quelques grosses pierres de construction. Avec un détecteur à métaux, c'est découverte sur découverte assurée. Les archéologues grecs y ont fait quelques sondages, trouvant notamment des restes d'enceinte; mais jamais de vraies fouilles, pour un site historique si riche, où Perses, Grecs, Macédoniens et Romains se sont succédés ! Au cours de cette prospection archéologique, il devait faire plus de 40°C. On repart ensuite manger à Alex/Polis, dans un Goody's (fast-food grec). Au camping, je lave enfin ma voiture, très sale depuis l'Albanie (oui, j'en suis un peu amoureux 😄 !) Ensuite, ayant assez sué pendant les visites, on peut aller se baigner, en faisant bien attention aux coups de soleil (je ne vais pas en avoit un seul pendant un mois !). Septième jour C'est le jour du départ vers la Turquie. On se baigne le matin, puis on part. Je m'arrête devant une banque pour retirer un maximum d'€ avant la Turquie. Ma carte bleue fonctionne de nouveau depuis la veille. Mais c'est trop simple. Trop si facile. Le distributeur de la veille est H-S. Le deuxième en face est inaccessible, les voitures passent tou le temps. Je vais au troisième (Banque de Grèce) et j'introduis ma carte. Légèrement de travers. Trop de travers...le distributeur l'avale ! Argh, je n'en peu plu, j'insulte le pauvre distributeur. Il est 14h, la banque est fermée. J'entre quand même...la porte est ouverte ! Il n'y a personne. J'appelle, pas de réponse. j'appelle de nouveau, un gros monsieur descend. Je lui explique mon problème, il me dit qu'il ne peut ouvrir le distributeur que le lendemain matin, à 8/9h ! Je suis maudit de la carte bleue ! 🙁 Une jeune employée descend peu après. Je sais maintenant pourquoi personne de répondait et pourquoi la porte était encore ouverte alors que la banque était censéee être fermée ! 😄😏 J'ai dû les surprendre, les pauvres... En tous cas, je dois rester à Alex/Polis un jour de plus. Il pleut, beaucoup. Que va t-on faire ? En 1999; j'avais trouvé un hotel, petit mais propre, à 100F/nuit. La dame qui s'en occupait était parfaitement francophone. Elle m'avait bien aidé ! On y retourne, elle ne me reconnait pas. Puis lorsque je lui raconte qui je suis, elle est contente et on bavarde. Son hôtel va être détruit dans quelques mois. j'ai eu de la chance ! Elle nous donne une belle chambre avec un balcon. On traine ensuite dans les rues pour faire passer le temps. Dans u bar branché de luxe, on paye 5.5€ les deux consos ! On va rentabiliser et y rester 2h, pour lire, notamment au sujet d'Istambul. Alexandroupolis et son phare On se fait un resto qui a l'air typique (pour les Grecs moyens) mais il s'avère cher et pas terrible. On a pas trouvé un seul bon resto à Alex/polis, alors que pour les patisseries, c'est autre chose ! La nuit, sans AC, on aura assez chaud et surtout, des camions feront du bruit. Huitième jour Cette fois-ci, ce 1er août 2006, c'est le bon départ pour Istambul. Je dors peu, angoissé par mes histoires de carte bleue. je me rends à la banque à son ouverture, 20 grecs attendent déjà ! Un responsable de la banque me reçoit, il a ma carte bleue, sa seule vue me ravi ! Cette personne ne me fera que peu de problème, et me rendra ma carte au bout de 10 minutes. C'est le vrai départ. On quitte Alex/Polis pour rejoindre lavoie rapide Odos Egnatia, direction la Turquie. Cette double-voie, souvent belle, est déserte ! J'arrive rapidement à la frontière turque Côté grec, c'est assez rapide. On traverse un pont, au-dessus de l'Hèbre, qui marque la frontière même. Soldats grecs et turcs se font face. Au revoir la Grèce ! Frontière entre la grèce et la Turquie à Ipsala
Solutions de stockage English translation pending
by Gwel · 2005-02-16 · 27 replies
Bonjour,

De retour...Je prépare actuellement un p'tit voyage de 3 semaines dans le Zanskar pour cet été, une dizaine de jours de marche dans les hauts plateaux. Au chapitre des interrogations, la photo !!! Je me suis décidé pour l'achat d'un reflex numérique Pentax *Ist DS, qui a l'avantage d'être le plus compact des reflex numériques actuels (pratique pour le voyage), et qui en plus me permet d'utiliser mes "vieux" objectifs Pentax que j'avais sur mon reflex argentique...Donc pour l'appareil, le choix est fait. En revanche, je me pose des questions pour le stockage. Je pense prendre 2 cartes SD de 512 (plutôt qu'une seule de 1GO, dès fois que j'aurais un problème avec une), mais je cherche un moyen de vider ces cartes quand elles sont pleines. Vous l'aurez compris, plusieurs contraintes : la mobilité : un périphérique léger, facile à transporter. l'autonomie : difficile de trouver une prise de courant aux fins fonds des massifs tibétains ! la capacité : 40GO ça me paraît pas mal, d'autant que cela servira sûrement à d'autres personnes du groupe avec qui je pars et qui emmènent aussi un numérique, "l'indépendance" vis-à-vis d'un PC : le p'tit appareil doit pouvoir me permettre de m'affranchir d'un PC pour le transfert des photos...

Après pas mal de recherches, j'ai trouvé trois solutions : les lecteurs de cartes x en 1 : qui lisent plusieurs format de carte, avec DD intégré (type X'S Drive) les disques dur mobiles standards, couplés à un bridge USB qui permet le transfert entre l'appareil photo et le disque (exemple : Disque Storex MD254PLUS + Bridge USB Storex Moby-Copy/Delkin USB Bridge) les disques durs mobiles avec interface USB OTG ("On-The-Go"), qui permettent un transfert direct des données d'un périphérique USB sur le disque : Storex MD254OTG, CIBOX Photon, Inovix iMS-181 OTG 20 Go (je ne connais que ces trois là).

Alors, la première solution, le lecteur multicartes, ça me plait pas trop...Pas vraiment d'argument pour ça, si ce n'est que j'aime pas avoir des appareils avec plein de fonctionnalités que je n'utilise pas...

Donc je me pencherais plus vers l'une des deux solutions suivantes. La deuxième : un petit disque dur de poche (autonomie de 4h), relié à un bridge USB (taille carte de crédit). Sur l'autre port USB du Bridge, on branche l'appareil photo numérique. On appuie sur le bouton, et zou, ça transfère les photos de l'appareil au disque dur, via le bridge. La faiblesse du truc ? Ben ça fait un accessoire supplémentaire ce bridge !!!

D'où la dernière solution évoquée, que je ne connais pas très bien encore (je me renseigne !). Les nouveaux disques mobiles avec technologie USB OTG (On-The-Go). Voilà à quoi sert cette technologie (lu sur le site www.storex.fr) :

Jusqu’à présent, nous devions nous servir d’un ordinateur pour sauvegarder les photos de notre appareil numérique. Aujourd’hui ce n’est plus nécessaire grâce à la technologie OTG, abréviation de « On-The-Go ». Cette fonctionnalité permet de copier ou de transférer des données numériques entre un périphérique USB (clef USB, baladeur MP3, appareil photo, ..) vers l’espace de stockage du Mobi-Disk. Le tout sans passer par un ordinateur.

Le rêve donc !!! En gros, c'est la solution tout-en-un. Léger et compact, autonome (batterie interne), compatible avec tout périph USB (ça reste à prouver !!!), facile d'utilisation (on branche l'appareil dessus via le câble USB, et zou on transfère). Voilà donc. La seule interrogation : est-ce que cette technologie OTG est "compatible" avec les appareils photos actuels (et les autres périphériques USB en général) ??? J'ai pas vraiment réussi à savoir en lisant différents articles, si le périphérique qu'on branche sur le disque dur doit lui aussi être équipé d'un port USB OTG...Si c'est le cas, autant dire qu'il va falloir attendre que les constructeurs mettent ça au point, s'accordent et tout et tout...Sinon, c'est le top !!! J'ai donc écrit aux différents constructeurs des modèles sus-cités pour en savoir plus, en espérant avoir des infos plus précises.

En attendant, je soumets ce sujet à vos commentaires, p'têt' que vous connaissez de bonnes solutions mobiles pour le stockage de photos, que vous avez déjà expérimenté l'une de celle que j'évoque, que sais-je....Tous vos commentaires seront les bienvenus.

Merci.
Hôtel à Manompana et à Ste Marie? English translation pending
by Plaissy · 2009-08-30 · 44 replies
Bonjour,

Nous voulons aller à Mada en novembre et je cherche à joindre l'Hotel Au Bout du Monde à Manompana et l'hotel La Baleine à Ste Marie par tél mais je n'y arrive pas. est ce quelqu'un peut me donner des renseignements pour arriver à les joindre même par mail ils ne répondent pas ? merci
Les panneaux du monde: la suite! English translation pending
by Delseve · 2011-10-03 · 186 replies
Excursions de croisière à Lisbonne et Málaga English translation pending
by Magika · 2009-10-09 · 21 replies
Bonjour à tous,

Je ferais ma première croisière (depuis le temps que j'en revé) le 26 Octobre2009 à bord du Costa Magica avec mon mari et un couple d'ami et je voudrais connaitre votre avis sur les excursions pour lisbonne et malaga. Est ce qu'il vaut mieux les réserver sur Costa ou se débrouiller soi même, et si quelqu'un a déjà fait ces visites, quelles sont les sites à privilégier. Merci de vos avis et commentaires !!!!!🙂 et si vous avez d'autres tyuaux je suis preneuse étant novice sur ce type de voyage. Merci
Solution pour scanner d'anciennes diapositives? English translation pending
by Veroeddy · 2006-02-27 · 32 replies
Bonjour à tous,

Nous avons ouvert depuis 8 mois un blog de voyages. Dans nos articles, nous aimerions inclure des anciens clichés qui sont pour la plupart sur diapositives. Nous sommes à la recherche d'une solution pour numériser nous-mêmes. En effet, à la longue faire faire ce travail par des labos revient cher. Nous avons des milliers de dias sous caches en verre anti-reflet. d'autres dias encore en rouleaux (et oui, à force de voyager, de faire un site...etc, on a plus le temps de mettre sous caches). Et voici nos questions : 1) numériser soi-même n'est-ce pas moins cher à terme ? 2) quel matériel choisir qui pourrait à la fois scanner des dias sous caches et d'autres juste en rouleaux ? 3) quels sont les résultats obtenus avec ce genre de matériel (beaucoup de perte ? important travail de retouche si une petite poussière nous a échappée ?...)

Je vous remercie de l'attention et des réponses que vous apporterez à cette demande

Véro
Retraité vivant en Tunisie English translation pending
by RetraiteTuni · 2008-01-02 · 166 replies
Je suis retraité français et vis définitivement en Tunisie depuis 18 mois. J'ai découvert ce magnifique pays il y a une quinzaine d'années, je le connais non pas comme un touriste, mais réellement de l'intérieur, et je l'aime pour cela. Quand je suis arrivé ici, il a fallu que je me débrouille tout seul... mes amis tunisiens m'ont dit, ne t'inquiètes pas, tout est facile...il faut faire ça pour ta carte de "résident", ça pour ta voiture française... ça pour ton appartement et tes meubles... naïvement je les ai cru, il y avait beaucoup de bonnes volontés, mais c'est tout... j'ai vécu beaucoup de "galères", j'ai perdu beaucoup de temps et d'argent, j'ai parcouru les dédales des administrations tunisiennes et je connais maintenant beaucoup de choses à ne pas faire... et surtout à faire pour que tout se passe bien ! Je suis à votre disposition sur tous les sujets, voyages, installation (locations, achats, assurances, meubles..), voitures, carte de séjour, localisation idéale...etc...etc... Si je peux vous aider, ce sera avec grand plaisir !
Retour d'expérience sur l'expatriation en Afrique du Sud? English translation pending
by Polotaz · 2012-04-16 · 22 replies
Bonjour à tous ! Le topo: je veux aller travailler ailleurs, en Afrique précisément. Mon domaine professionnel: l’ingénierie du bois, ne peut pas se pratiquer dans beaucoup de pays de ce magnifique contient... Mais j'ai trouvé une boite en Afrique du Sud... Mais ce pays a sa réputation, bien que je ne sois pas du tout dans l'optique d'être l'expat qui vie dans sa résidence et dans son gros 4x4 vitres teintés, je me pose la question suivante: vais-je pouvoir avoir un contact avec les population locales et laisser derrière moi (après un certain temps, j'en convient) l'idée reçue, qui me semble très présente dans ce pays, que les blancs et les noirs ne doivent pas trop se mélanger? Ajouté à ça les on-dit, la mauvaise pub des médias ... et on en arrive a vraiment se demander si on est prés à s'installer à un endroit où l'on finirait pas vivre dans une bulle, ce qui n'est franchement pas le but recherché ! Petite infos, l'entreprise se trouve dans Kwazulu, sachant que suivant les régions les choses ne se passent pas de la même manière, ça peut influencer.

Merci pour les futures réponses !
Cherche romans se déroulant à l'île Maurice English translation pending
by Crica00 · 2011-02-06 · 77 replies
Bonjour à tout le monde,

Je suis devenue depuis un an une inconditionnelle de l'île Maurice: mon frère y habite, ma belle-soeur est mauritienne, j'adore sa famille...

Pour me replonger dans l'ambiance de l'île, j'aimerais trouver des livres, romans ou nouvelles dont l'histoire s'y déroule.

Avez-vous des idées?

Merci d'avance ;)
Photos de ma ville English translation pending
by Mldiane57 · 2006-05-18 · 25 replies
Je me suis un peu promener dans le vieux Québec cette semaine ( 15 min en auto de chez moi à peu près ) et voici deux photos. Une dans la rue du petit Champlain et l'autre c'est une fresque ( grosse peinture sur un mur) à la place royal. C'est beau quand même non? Excusez mais il fait nuageux depuis une couple de jour. Si vous avez des photos de chez-vous pris récemment, cela serait plaisant de les voir.
Voyage de noce à l'aventure au Canada English translation pending
by Bladidine · 2008-03-19 · 46 replies
Bonjour à tous!

mon ami et moi allons nous marier en juillet 2009!

nous allons faire une liste de voyage (au lieu d'une liste de mariage) 😛 et la destination sera le canada!

nous voulons organiser notre voyage nous-même. nous voulons faire une semaine de traineau à chien! et puis, si les finances le permettent, visiter d'autres régions et villes du cananda!

donc voilà, j'aurai besoin de deux conseils : le 1er est sur la semaine de raid en chien de traineau. j'ai trouvé deux sites qui ont l'air très très bien mais je voudrai avoir des avis extérieurs (notament car un des sites comprend un livre d'or complètement administrer par les administrateurs du site, donc forcément il ne mettront pas d'avis négatifs...)

donc les voici : attractionsboreales.com ils sont situés près du lac St Jean et il parait que c'est une région magnifique!

crocblancaventure.com qui à l'air moins familial mais les photos font réver!!! 2ème conseil : pour les quelques jours après le raid en traineau, nous aimerions visiter quelques villes/villages. en sachant que nous n'auront pas de voiture (ou alors nous en louerons une). nous aimerions faire un petit circuit avant de reprendre l'avion pour la France certainement depuis Montréal. il parait que québec est très joli! mais j'aimerai avoir d'autres avis!

merci d'avance des conseils que vous pourrez me donner!
Voyage familial en Thaïlande au mois de mars? English translation pending
by Fakos17 · 2011-09-08 · 18 replies
Bonjour à tous !

Je souhaiterais partir en famille (ma femme et mes 2 enfants de 7 et 4 ans) en Asie début Mars pour environ 8 jours voire 10... Le budget n'est pas extensible pour cause de construction de maison en cours...!

Je me demande quels sont les pays les plus propices, j'avais pensé à la Thailande qui m'attire (j'ai déjà fait Bali en 2009 avec ma femme). Le climat est-il bon à cette période ? Quels sont les endroits à en pas rater ? Par expérience, avez-vous une idée du budget à consacrer ?

J'attends vos suggestions, idées, remarques...😉

Merci
Itinéraire le long du Rhône à vélo en septembre ou début octobre English translation pending
by Pyouk · 2010-08-16 · 57 replies
Bonjour, je suis nouvelle sur le site, et sans doute j'en ferais répéter certains. J'envisageais dans un premier temps de faire à vélo les chemins de la lavande, en septembre et/ou début octobre (puisque j'aurais mes congés à ce moment là), mais j'ai décidé de changer l'itinéraire puisque la période de floraison sera passée. J'ai donc vu les sujets concernant cet itinéraire le long du rhône afin de rejoindre le sud de la France et ce à partir de la Haute-Savoie. Après les lectures, il semble que l'itinéraire n'est pas si "beau" que ça pour certains. Que recommandez-vous? J'ai cherché le guide conseillé : "le Rhône à vélo", mais ne l'ai pas trouvé dans les différentes librairies. Est-il encore d'actualité? Avez-vous des variantes de l'itinéraire qui passerait par Grenoble plutôt que par Lyon (même si on ne longe pas le rhône dans un premier temps). Je ne peux envisager ce projet que pour septembre voir début octobre, et j'aurais une semaine et demi de dispo a priori. Pensez-vous que c'est jouable? Aussi voyageant seule, je compte m'arrêter dans les camping, mais certains d'entre vous savent-ils s'ils seront encore ouvert à ces périodes et s'il y lieu de réserver à l'avance? Je vous remercie par avance 😉
Hôtel Atlantic Club Marbella English translation pending
by Magalie1347 · 2005-12-17 · 19 replies
Bonjour,

Je pense faire une réservation pour fin avril - début mai 2006 pour l'hôtel club atlantic marbella, est-ce que quelqu'un peux me donner des infos sur l'hôtel et aussi sur la température à de moment là? Merci🙂
Cécile découvre le Finistère English translation pending
by Ducono · 2020-07-21 · 38 replies
Après l'ouest américain https://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=9613741;page=1;search_string=Cecile;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;

et New York, https://voyageforum.com/v.f?post=9796574;search_string=Cecile

cet été, Cécile découvre le Finistère....

certes cela peut faire moins rêver, mais bon la Bretagne c est toujours aussi beau ..sans les parisiens et autres touristes covidés !

Campement à Bénodet, sa plage, son ciel bleu......



Où boire un coup par cette chaleur ? à l Ile Tudy bien sûr ! situé en face de sa voisine Loctudy,



le bout de ce village se concentre sur son port , ses bistrots, restos.... encore calmes ce lundi



...il faut bien ça pour se remettre des 915 km de la veille

Descente de cervoise ambrée dans un bar connu



aussi pour la sa déco, affiche de concerts, artistes au plafond quant aux toilettes, super tapisserie



bref, on glande en admirant le paysage



la journée d installation se termine tranquillement.. Cécile se félicite de son bon choix...
Votre classement des "top destinations" avec bébé? English translation pending
by Mariedauchot · 2012-02-16 · 29 replies
Bonjour à tous!

Nous sommes un couple avec un bébé de 8 mois maintenant. Nous sommes tout comme vous fous de voyage itinérant. Pour vous donner une petite idée de notre expérience, nous avons fait plusieurs voyages sac au dos de quelques semaines : Mexique, Guatemala, Guyane, Canaries, Maroc, Jordanie, Afrique du Sud/Swaziland, Birmanie, ... Et un de 15 mois : Australie et NZ et Asie du Sud-Est (Thaïlande, Laos, Cambodge, Singapoure, Indonésie (Sumatra, Bali et Lombok).

Voilà, maintenant que notre poulette est arrivée, certes, l'envie de voyager est bel et bien là, mais beaucoup de questions se posent : logistiques, sécurité, ... et mon gros problème à moi, c'est que je suis infirmière pédiatrique, que je vois dans mon boulot des situations qui me font psychoter et j'ai donc un peu peur qu'il n'arrive quoi que ce soit à notre chérie...

Alors voilà, vous qui avez voyagé avec votre marmaille, pouvez-vous me faire une petite liste des destinations que vous me conseillez, par ordre de préférence... J'essayerai de faire un récapitulatif et le publierai sur le forum, ça pourrait servir à d'autres!

Merci!!!!
Téléphone portable au Japon English translation pending
by GLM · 2007-10-05 · 36 replies
Bonjour à tous,

Nous aurons besoin d'être joints au Japon depuis la France.

Les téléphones portables français fonctionnent-ils ? Avec quel opérateur ? Ou faut-il louer ou acheter un tél. portable là-bas avec un numéro, à quel prix ?

Merci d'avance
Qui part sur le Norwegian Spirit de New York le 13 avril 2008? English translation pending
by Capucine26 · 2007-12-03 · 7 replies
Bonsoir à tous,

Juste par curiosité, y en a-t-il qui partent sur le Norwegian Spirit de New York le 13 avril 2008 ?

J'ai tout plein de questions de curiosités pour vous...

1) Allez-vous coucher une nuitée à New York (ou New Jersey) avant la croisière ? 2) Avez-vous déjà décidé quelles excursions vous aimeriez faire ?

J'adore cette croisière...

En plus de partir de New York (ce qui se fait très bien en voiture), elle nous mène au Bahamas et en Floride.

N'hésitez pas si vous avez des questions à son sujet, j'ai pas mal étudier le dossier ah ah !

Capucine26
Un vélo pour le canal du Midi? English translation pending
by Laporte4 · 2016-05-22 · 24 replies
Bonjour, Cette été, je fais Toulouse Agde par le canal du midi, avec mes deux filles. étapes de 50 Km, un détour dans la montagne noire. L'une est équipée. Pour la seconde, j'ai le choix: - je lui prête mon vélo de route, guidon plat, roues de 700 montées avec des pneus de 28, selle confortable; - on lui prête un VTT de série, entrée de gamme chez Décathlon il y a 10 ou 15 ans. Bref un tape cul je crains.

Ceux qui connaissent l'état de la voie verte et du chemin de halage qui borde le canal peuvent-ils me guider dans mon choix? En d'autre termes, le canal est-il faisable avec un vélo de route quelque peu aménagé? Merci Pierre
Votre expérience de voyage avec un bébé (+/- 10 mois) aux Etats-Unis English translation pending
by Caromul · 2013-03-19 · 69 replies
Bonjour à tous,

Nous avons réservé tout notre voyage pour le mois de mai : 24 jours sur la côte Ouest des USA. Départ de Las Vegas, quelques grands parcs, Los Angeles, puis on remonte la côte jusque San Francisco et on termine 5 jours à San Francisco. Notre bébé aura alors 10 mois.

On est parti le weekend dernier à Bilbao avec notre bébé (8 mois actuellement). Tout s'est très bien passé mais l'avion a été bien fatigant car il ne tient pas en place. On a eu droit aux rires, pleurs, rires, pleurs... bref, après 2h de vol, on était crevé ! (Pour info, notre bébé était super calme jusqu'à ses 6 mois et maintenant il ne tient plus en place et ne sait plus dormir que dans son lit ou sa poussette).

Du coup, on a pris peur pour notre grand voyage et on hésite à partir car on a l'impression que le trajet va être un enfer. Aller : Bruxelles - Atlanta - Las Vegas, retour : San francisco - Atlanta - Bruxelles, ce qui fait environ 8h de vol - 4h d'escale et encore 4h de vol.

On a aussi un peu peur du décalage horaire (notre pédiatre nous a dit que certains bébés mettaient longtemps à s'adapter) et de la façon dont on va le nourrir sur place (apparemment le Babycook ne fonctionne pas là-bas).

Bref, on se rend compte qu'on aurait dû plus réfléchir avant de réserver nos billets... donc maintenant on doit décider si on annule ou pas.

J'aimerais juste avoir vos avis, vos expériences si vous aussi avez fait de longs voyages avec des bébés de cet âge là.

Merci d'avance !

Caroline
Des photos/en veux-tu/en voilà! English translation pending
by Chinois · 2008-07-15 · 400 replies
Je propose ça :

c'est où ? (la ville si possible )

c'est facile . B. 😇
Organisation d'une randonnée à vélo de 15 jours dans le sud de la France English translation pending
by Thierryjean · 2005-08-14 · 14 replies
Bonjour, J'aimerais organiser pour l'été 2006 un circuit de 15j à vélo dans le sud de la France en empruntant au maximum les voies réservées aux bicyclettes comme le canal du Midi ou les routes peu fréquentées. Nous croiserons 2 ou 3 fois le tour de France afin de vivre cette course unique. Une camionnette nous accompagnera pour les bagages et nous attendra à chaque étape avec toute la logistique pour les repas. La découverte de paysages et spécificités locales seront privilégiées, l'allure sera modérée et les étapes à la portée de toutes personnes en forme physiquement. Welcome pour les filles et garçons sympa provenant de tout pays, qui aiment, respectent la nature et souhaitent s'enrichir de nouvelles connaissances tout en découvrant des régions magnifiques. Afin de peaufiner l'organisation de ce circuit, je souhaiterais avoir les conseils de ceux qui ont déjà vécu cette expérience en France ou ailleurs: Région à visiter et routes à découvrir (autre canal ou routes dévolues à la bicyclette)? Marque de vélo ou pneu (je dois m'acheter un nouveau vélo)? Vitesse moyenne et distance des étapes? etc...

N'hésitez pas à me faire parvenir vos idées et conseils dès à présent car je vais fin septembre faire une reconnaissance et parcourir une première fois le canal du midi. Vous êtes d'ailleurs les bienvenu(e)s dès cette randonnée de qlq jours (pour cette fois, étape en chambres d'hôtes ou hôtel). Je répondrai à chacun en fonction de mes horaires de travail car je ne peux me connecter chaque jour. A bientôt peut-être. Thierryjean

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display