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Itinéraire de deux mois en Indonésie English translation pending
Bonjour,
Mon copain et moi partons début juin pour l’Indonésie. Nous resterons 56 jours sur place et avons préparé une ébauche d’itinéraire, que nous aimerions vous soumettre pour des suggestions d’améliorations/de modifications. Nous avons 4 journées "lousses" en cas de pépin.
BALI J1 : Vol Bangkok-Bali et arrivée à Sanur J2 : Visite Tanah Lot et environs depuis Sanur J3 : Visite Uluwatu et environs depuis Sanur J4 : Bateau pour Nusa Lembongan J5 : Plongées en milieu naturel Nusa Lembongan (certification) J6 : Plongées loisir Nusa Lembongan J7 : Plongées loisir Nusa Lembongan J8 : Bateau pour Sanur et bus pour Ubud J9 : Ubud et alentours J10 : Ubud et alentours J11 : Ubud et alentours J12 : Munduk et alentours J13 : Munduk et alentours J14 : Tirtagangga + Amed J15 : Plongées loisir Amed + Tulamben J16 : Plongées loisir Amed + Tulamben J17 : Pemuteran J18 : Plongées Menjangan J19 : Plongées Menjangan
+ 1 journée
JAVA J1 : Ferry Gilimanuk – Ketapang + bus/train Banyuwangi-Probolinggo + minibus Probolinggo – Cemero Lawang J2 : Visite du Bromo J3 : Visite du Bromo J4 : Minibus Cemero Lawang – Probolinggo + bus Probolinggo – Yogya J5 : Visite Plateau de Dieng J6 : Visite Prambanan J7 : Visite Borobudur J8 : Train Yogya – Jakarta
+ 1 journée
SUMATRA J1 : Vol Jakarta – Padang J2 : Bus Padang – Sungaipenuh J3 : Visite PN Kerinci J4 : Visite PN Kerinci J5 : Visite PN Kerinci J6 : Sungaipenuh – Bukittinggi J7 : Bukittinggi J8 : Lac Maninjau J9 : Lac Maninjau J10 : Vallée Harau J11 : Vallée Harau J12 : Bus Bukittinggi – Samosir J13 : Lac Toba J14 : Lac Toba J15 : Bus Samosir – Medan J16 : Bus Medan – Ketambe J17 : Ketambe J18 : Ketambe J19 : Ketambe J20 : Ketambe – Tangkahan J21 : Tangkahan J22 : Tangkahan J23 : Tangkahan J24 : Tangkahan – Medan J25 : Vol Medan – Bangkok
+ 2 journées
Merci beaucoup pour votre aide! :)
Mon copain et moi partons début juin pour l’Indonésie. Nous resterons 56 jours sur place et avons préparé une ébauche d’itinéraire, que nous aimerions vous soumettre pour des suggestions d’améliorations/de modifications. Nous avons 4 journées "lousses" en cas de pépin.
BALI J1 : Vol Bangkok-Bali et arrivée à Sanur J2 : Visite Tanah Lot et environs depuis Sanur J3 : Visite Uluwatu et environs depuis Sanur J4 : Bateau pour Nusa Lembongan J5 : Plongées en milieu naturel Nusa Lembongan (certification) J6 : Plongées loisir Nusa Lembongan J7 : Plongées loisir Nusa Lembongan J8 : Bateau pour Sanur et bus pour Ubud J9 : Ubud et alentours J10 : Ubud et alentours J11 : Ubud et alentours J12 : Munduk et alentours J13 : Munduk et alentours J14 : Tirtagangga + Amed J15 : Plongées loisir Amed + Tulamben J16 : Plongées loisir Amed + Tulamben J17 : Pemuteran J18 : Plongées Menjangan J19 : Plongées Menjangan
+ 1 journée
JAVA J1 : Ferry Gilimanuk – Ketapang + bus/train Banyuwangi-Probolinggo + minibus Probolinggo – Cemero Lawang J2 : Visite du Bromo J3 : Visite du Bromo J4 : Minibus Cemero Lawang – Probolinggo + bus Probolinggo – Yogya J5 : Visite Plateau de Dieng J6 : Visite Prambanan J7 : Visite Borobudur J8 : Train Yogya – Jakarta
+ 1 journée
SUMATRA J1 : Vol Jakarta – Padang J2 : Bus Padang – Sungaipenuh J3 : Visite PN Kerinci J4 : Visite PN Kerinci J5 : Visite PN Kerinci J6 : Sungaipenuh – Bukittinggi J7 : Bukittinggi J8 : Lac Maninjau J9 : Lac Maninjau J10 : Vallée Harau J11 : Vallée Harau J12 : Bus Bukittinggi – Samosir J13 : Lac Toba J14 : Lac Toba J15 : Bus Samosir – Medan J16 : Bus Medan – Ketambe J17 : Ketambe J18 : Ketambe J19 : Ketambe J20 : Ketambe – Tangkahan J21 : Tangkahan J22 : Tangkahan J23 : Tangkahan J24 : Tangkahan – Medan J25 : Vol Medan – Bangkok
+ 2 journées
Merci beaucoup pour votre aide! :)
Solutions pour trek du Kawa Ijen English translation pending
Nous aimerions faire le Kawa Ijen cet été si il est de nouveau ouvert.
L'hôtel où nous voulons "dormir" nous propose ce trek mais pour environ 100 euros par personne... Comment faire pour ne pas payer le tarif le plus cher... Nous pensions alors le faire asns guide, mais comment faire pour les 2h de 4X4 aller et retour pour nous amener au pied du volcan...
Des suggestions??
Merci d'avance
L'hôtel où nous voulons "dormir" nous propose ce trek mais pour environ 100 euros par personne... Comment faire pour ne pas payer le tarif le plus cher... Nous pensions alors le faire asns guide, mais comment faire pour les 2h de 4X4 aller et retour pour nous amener au pied du volcan...
Des suggestions??
Merci d'avance
Itinéraire de trois jours sur Yogyakarta et dix jours à Bali English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec des amis début octobre en Indonésie. C'est la première fois que nous allons en Asie. Pour l'instant, nous nous sommes organisés ainsi : - 6/10 = arrivée à Jakarta, 1 nuit sur place - 7/10 = départ le lendemain matin pour Jogjakarta, 2 nuits sur place (Venezia Homestay) - 9/10 = départ pour Bali à 20h50 - arrivée à 22h50, 2 nuits à Jimbaran (Puri Bambu)
...
- 19/10 = Jakarta > Paris dans l'apres midi
pour l'instant nous avons laissé le reste à la spontanéité pour pouvoir visiter Ubud et faire le tour de l'Ile sans trop nous organiser.
- Est ce que ca vous semble ok ? - Comment pourrions nous nous organiser au mieux pour voir Yogya, Prambanan, Borobudur et Merapi en environ 2 jours 1/2 ? - Quelle etape proposeriez vous apres nos 2 nuits de repos à Jimbaran sur bali ?
Merci d'avance pour vos messages ! Bonne journée Hélène
Je pars avec des amis début octobre en Indonésie. C'est la première fois que nous allons en Asie. Pour l'instant, nous nous sommes organisés ainsi : - 6/10 = arrivée à Jakarta, 1 nuit sur place - 7/10 = départ le lendemain matin pour Jogjakarta, 2 nuits sur place (Venezia Homestay) - 9/10 = départ pour Bali à 20h50 - arrivée à 22h50, 2 nuits à Jimbaran (Puri Bambu)
...
- 19/10 = Jakarta > Paris dans l'apres midi
pour l'instant nous avons laissé le reste à la spontanéité pour pouvoir visiter Ubud et faire le tour de l'Ile sans trop nous organiser.
- Est ce que ca vous semble ok ? - Comment pourrions nous nous organiser au mieux pour voir Yogya, Prambanan, Borobudur et Merapi en environ 2 jours 1/2 ? - Quelle etape proposeriez vous apres nos 2 nuits de repos à Jimbaran sur bali ?
Merci d'avance pour vos messages ! Bonne journée Hélène
Budget pour vingt jours sur Java et Bali? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 à partir 20 jour/nuits du 11 au 31 aout. Nous voulons faire les classiques entre bali et l'est de Java jusque Yogjakarta puis retour par un vol intérieur sur Bali.
Nous avons contacté une agence de voyages qui nous propose un circuit en chambre "routard" confort essentiellement qui comprennent :Les transferts aéroport Votre hébergement (15 nuits en Routard Confort, 4 nuits en Standard Authentique et 1 nuit en Supérieur Authentique) + petit-déjeuner Les frais de réservation La rémunération de votre chauffeur privé parlant assez bien anglais pendant 18 jours (y compris son hébergement et ses repas, à l'exception de ceux pris à votre table sur votre invitation) La location de votre véhicule climatisé ainsi que l’essence pendant 18 jours Les entrées dans les temples, les palais, les musées, sites archéologiques La traversée en ferry entre Bali et Java Votre vol intérieur entre Yogjakarta et Denpasar Les activités dans le devis précisées incluses. Le tout pour 3520 € pour 2 ce qui fait ~ 80 € par personne et par jour.
Ma question : est-ce que partir par ses propre moyen revient beaucoup moins chère ? surtout en aout ? J'ai peur d'être déçu par les prestations "routard confort". Tant qu'à dormir mal, j'aime autant que ce soit moi qui le choisisse.
Est ce que prendre un chauffeur à la journée et utiliser les transport locaux entre chaque site serait un bon calcul ?
Merci d'avance
Se déplacer sur Sulawesi? English translation pending
Bonjour
Nous partons voyager en Indonésie cet été, et le circuit que nous sommes en train d'imaginer, nous pensons passer 12 jours en Sulawesie. Les bus sont d'après vos messages, interminables et nous nous posions la question de louer une voiture pour 6 dont un petit enfant, afin d'éviter ces longs périples. L'idées serait de remonter de Makassar à Poso en voiture, avec toutes les étapes intéressantes, et de redescendre en avion POSO MAKASSAR.
ma question est : est il possible / facile de louer des voitures (les sites n'ont pas ces offres en laissant la voiture à Poso) ou est il préfrable de partager u n taxi sur ces longs trajets. Si qun a une expérience de ce type à partager, je suis très preneur.
Merci
Merci
Indonésie de mi-juillet à mi-août English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Indonésie du 14 juillet au 15 août 2012. Nous atterrissons à Java et nous repartons de Bali. Nous pensons passer par Lombok et d'autres îles au passage. Pour commencer à préparer notre voyage, j'ai quelques questions basiques :Concernant les vêtements : est-ce qu'il faut prévoir un manteau, un pull, des pantalons pour cette saison ? Ou alors de simples shirts et tee-shirts feront l'affaire ?J'ai fait la demande pour obtenir mon permis de conduire international. Je ne possède que le permis B, qu'est ce que je peux louer en Indonésie ? Une voiture, une 125cc, un scooter ? Je pose la question car je reviens de Turquie et j'ai galéré pour louer un simple scooter la-bas avec mon permis B.Faut-il réserver les hôtels, les transports ? On est du genre à rien réserver en générale et à prendre des hôtels bon marchés, voir très bon marchés. Pensez-vous que nous devons réserver certains logement sur cette période ?Faut-il prévoir un traitement anti-pallu ? Si oui lequel ?Pour finir, avez-vous une idée rapide de l’itinéraire que l'on pourrait prendre ? (on aime surtout les paysages, la plage, l'eau. On est pas trop culture et on évite les musées en général).Merci d'avance à tous pour vos réponses.
Nous partons en Indonésie du 14 juillet au 15 août 2012. Nous atterrissons à Java et nous repartons de Bali. Nous pensons passer par Lombok et d'autres îles au passage. Pour commencer à préparer notre voyage, j'ai quelques questions basiques :Concernant les vêtements : est-ce qu'il faut prévoir un manteau, un pull, des pantalons pour cette saison ? Ou alors de simples shirts et tee-shirts feront l'affaire ?J'ai fait la demande pour obtenir mon permis de conduire international. Je ne possède que le permis B, qu'est ce que je peux louer en Indonésie ? Une voiture, une 125cc, un scooter ? Je pose la question car je reviens de Turquie et j'ai galéré pour louer un simple scooter la-bas avec mon permis B.Faut-il réserver les hôtels, les transports ? On est du genre à rien réserver en générale et à prendre des hôtels bon marchés, voir très bon marchés. Pensez-vous que nous devons réserver certains logement sur cette période ?Faut-il prévoir un traitement anti-pallu ? Si oui lequel ?Pour finir, avez-vous une idée rapide de l’itinéraire que l'on pourrait prendre ? (on aime surtout les paysages, la plage, l'eau. On est pas trop culture et on évite les musées en général).Merci d'avance à tous pour vos réponses.
Où séjourner pour visiter le Yucatan? (contrainte à Cancun au milieu) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous connaissons le Mexique pour y être allé 1 mois en 2000 (Mexico/Pacifique/Chiapas), nous avons 35 ans et sommes adeptes des voyages sacs à dos / découvertes / rencontres.
Nous arrivons avec mon amie à Cancun du 11 au 21 Mai avec une contrainte assez forte : mon amie doit être à Cancun du 15 au 17 inclus (soit 3 jours en plein milieu pour raisons professionnelles). Nous souhaitons optimiser les jours restants pour explorer les alentours, sans passer notre temps sur les routes (je pense néanmoins louer une voiture car nous ne sommes pas du tout adeptes des hotels all inclusive ou des excursions groupées).
Bref, nous arrivons le vendredi vers 17h à Cancun, et devons être de retour à Cancun le mardi soir. Je pensais louer une voiture et partir directement de l'aéroport vers un lieu qui nous permettrait de rayonner ensuite chaque jour pour visiter notamment Tulum, la réserve de Sian kan et Valladolid. Où pensez-vous qu'il faille séjourner pour minimiser les temps de trajets et être tout de même dans un endroit sympa ? Quelles autres sites pourraient être intéressants s'il nous reste du temps dans les environs ? Ensuite le mardi, route vers Cancun, 2 nuits dans le centre, puis le jeudi soir, de nouveau libre pour 3 jours (avion le lundi matin).
Peut-être alors que nous irions à Isla de Mujeres, et Hollbox, çà vaut le coup ? quoi d'autre ?
Je précise qu'on aime bien les vieilles pierres (nous connaissons déjà Teotihuacan, Palenque), les sites pas trop peuplés mais sommes prêts à nous lever tôt pour çà (ou à nous coucher tard ;)), le snorkeling, et les volcans :) bon pour les volcans, çà va être tendu ce coup là...
Comme vous le constatez, nous sommes un peu à l'arrache et sommes preneurs de tous avis pertinents. Nous souhaitons surtout connaître un lieu central d'où nous pourrions partir chaque jour en voiture
Merci d'avance pour votre aide. Matt
Nous connaissons le Mexique pour y être allé 1 mois en 2000 (Mexico/Pacifique/Chiapas), nous avons 35 ans et sommes adeptes des voyages sacs à dos / découvertes / rencontres.
Nous arrivons avec mon amie à Cancun du 11 au 21 Mai avec une contrainte assez forte : mon amie doit être à Cancun du 15 au 17 inclus (soit 3 jours en plein milieu pour raisons professionnelles). Nous souhaitons optimiser les jours restants pour explorer les alentours, sans passer notre temps sur les routes (je pense néanmoins louer une voiture car nous ne sommes pas du tout adeptes des hotels all inclusive ou des excursions groupées).
Bref, nous arrivons le vendredi vers 17h à Cancun, et devons être de retour à Cancun le mardi soir. Je pensais louer une voiture et partir directement de l'aéroport vers un lieu qui nous permettrait de rayonner ensuite chaque jour pour visiter notamment Tulum, la réserve de Sian kan et Valladolid. Où pensez-vous qu'il faille séjourner pour minimiser les temps de trajets et être tout de même dans un endroit sympa ? Quelles autres sites pourraient être intéressants s'il nous reste du temps dans les environs ? Ensuite le mardi, route vers Cancun, 2 nuits dans le centre, puis le jeudi soir, de nouveau libre pour 3 jours (avion le lundi matin).
Peut-être alors que nous irions à Isla de Mujeres, et Hollbox, çà vaut le coup ? quoi d'autre ?
Je précise qu'on aime bien les vieilles pierres (nous connaissons déjà Teotihuacan, Palenque), les sites pas trop peuplés mais sommes prêts à nous lever tôt pour çà (ou à nous coucher tard ;)), le snorkeling, et les volcans :) bon pour les volcans, çà va être tendu ce coup là...
Comme vous le constatez, nous sommes un peu à l'arrache et sommes preneurs de tous avis pertinents. Nous souhaitons surtout connaître un lieu central d'où nous pourrions partir chaque jour en voiture
Merci d'avance pour votre aide. Matt
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Une journée à Irazu ou Poas? (Costa Rica) English translation pending
bonjour, je pars au costa rica. après un tour a arenal, je reviens sur san josé où il me reste 1 journée entiere libre. vaut il mieux faire une excursion au volcan poas ou à celui d'irazu ? lequel est le plus beau ?
je vois que la journée à poas combien avec La Paz Waterfalls garden.
celle avec irazu combine avec cartago & cachi.
qu'est ce qui est le plus intéressant à faire sachant que je n'ai qu'une journée libre ?
merci
merci
Escale de croisière à Messine (Italie) English translation pending
bonjour,
nous serons en escale à messine le 24 juin ( dimanche). je pensais au départ visiter le mont etna masi mes enfants ne sont pas emballés. Du coup je voulais aller à taormine en louant une voiture mais les agences sont fermées le dimanche. Avez vous des suggestions pour excursions ( plage..) sachant que l'ont est avec des enfants de 11 ans. Et peut etre des tuyaux pour se rendre à taormine.
Merci
nous serons en escale à messine le 24 juin ( dimanche). je pensais au départ visiter le mont etna masi mes enfants ne sont pas emballés. Du coup je voulais aller à taormine en louant une voiture mais les agences sont fermées le dimanche. Avez vous des suggestions pour excursions ( plage..) sachant que l'ont est avec des enfants de 11 ans. Et peut etre des tuyaux pour se rendre à taormine.
Merci
Deux semaines à San José (Costa Rica) English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte profiter des vacances d'été (mi-juillet) pour parfaire mon espagnol et je me suis dit "pourquoi pas au Costa Rica?". Donc mon projet serait de vivre deux semaines à San José avec cours de langue la matinée et découverte de la ville et ses alentours l'après-midi avec les autres étudiants et les locaux. J'ai déjà tenté l'expérience à Barcelone et j'ai adoré! Ensuite je pensais rester une troisième semaine pour visiter des endroits un peu plus lointains tels que la côte pacifique et quelques parcs naturels.
Mais il y a deux points qui me font quelque peu hésiter. D'une, je n'ai pas le permis de conduire, donc je devrai me déplacer en bus... est-ce vraiment "conseillé" pour une brève découverte de certains coins du Costa Rica en une semaine ? Et le deuxième point, est-ce que San José est une ville dynamique, festive, pleine d'occupations ? J'ai un peu peur d'y faire le tour en 3 jours et de m’ennuyer un peu le reste du temps... Bref, aidez-moi à éclairer ces quelques zones d'ombre :)
Je compte profiter des vacances d'été (mi-juillet) pour parfaire mon espagnol et je me suis dit "pourquoi pas au Costa Rica?". Donc mon projet serait de vivre deux semaines à San José avec cours de langue la matinée et découverte de la ville et ses alentours l'après-midi avec les autres étudiants et les locaux. J'ai déjà tenté l'expérience à Barcelone et j'ai adoré! Ensuite je pensais rester une troisième semaine pour visiter des endroits un peu plus lointains tels que la côte pacifique et quelques parcs naturels.
Mais il y a deux points qui me font quelque peu hésiter. D'une, je n'ai pas le permis de conduire, donc je devrai me déplacer en bus... est-ce vraiment "conseillé" pour une brève découverte de certains coins du Costa Rica en une semaine ? Et le deuxième point, est-ce que San José est une ville dynamique, festive, pleine d'occupations ? J'ai un peu peur d'y faire le tour en 3 jours et de m’ennuyer un peu le reste du temps... Bref, aidez-moi à éclairer ces quelques zones d'ombre :)
Dilemne de l'été: Canaries ou Ecosse? English translation pending
Bonjour à tous!
Il est vrai que le titre peut paraître confus, mais en fait dans ma famille (Mes parents, moi et mes deux petits frères), on est plusieurs à faire du surf et de la plongée! Et les deux destinations s'y prêtent à merveille!
En fait au début on voulait aller deux semaines aux Açores (l'été dernier aussi mais moi (20ans) je suis parti 5 semaines dans les balkans et mes parents sont allé dans la côte sauvage de Royan), mais pour 5 pour deux semaines cela fait cher (400 600e par personne pour le billet d'avion avec TAP... soit presque 3000e).
On part donc moins loin mais dans des destinations bien sympathiques aussi, mais on arrive pas à se décider entre les Canaries ou l'Ecosse!
- les canaries, si on y va ce n'est pas pour bronzer! Le programme serait rando, surf... avec location d'appartement pour une semaine à Tenerife et une semaine sur une autre île (Fuertuaventura surement). Avion pour 5 avec Ryanair environ 2000e pour 5.
- L'écosse serait deux semaines d'aventures en camping car (on est de normandie donc pas très loin pour y aller!) de location soit environ 2000e en visitant, surfant..
Donc les budgets sont similaires (quoi qu'un peu moins cher pour l'écosse, mais sur place les canaries seront surement moins cher), mais on arrive pas à se décider!
Alors?!
Merci d'avance!!
Matt
Il est vrai que le titre peut paraître confus, mais en fait dans ma famille (Mes parents, moi et mes deux petits frères), on est plusieurs à faire du surf et de la plongée! Et les deux destinations s'y prêtent à merveille!
En fait au début on voulait aller deux semaines aux Açores (l'été dernier aussi mais moi (20ans) je suis parti 5 semaines dans les balkans et mes parents sont allé dans la côte sauvage de Royan), mais pour 5 pour deux semaines cela fait cher (400 600e par personne pour le billet d'avion avec TAP... soit presque 3000e).
On part donc moins loin mais dans des destinations bien sympathiques aussi, mais on arrive pas à se décider entre les Canaries ou l'Ecosse!
- les canaries, si on y va ce n'est pas pour bronzer! Le programme serait rando, surf... avec location d'appartement pour une semaine à Tenerife et une semaine sur une autre île (Fuertuaventura surement). Avion pour 5 avec Ryanair environ 2000e pour 5.
- L'écosse serait deux semaines d'aventures en camping car (on est de normandie donc pas très loin pour y aller!) de location soit environ 2000e en visitant, surfant..
Donc les budgets sont similaires (quoi qu'un peu moins cher pour l'écosse, mais sur place les canaries seront surement moins cher), mais on arrive pas à se décider!
Alors?!
Merci d'avance!!
Matt
Retour de quatre jours (Pâques) à Lanzarote English translation pending
Compte rendu rapide de 4 jours en famille ( 5 dont 3 ados) à Lanzarote (8-12 avril ) :
Pour la préparation , j'ai utilisé (merci à eux ! ) les carnets détaillés de : pierre 77 (http://voyageforum.com/forum/vacances_toussaint_lanzarote_fuerteventura_canaries_D3811745/ ) marie ( http://voyageforum.com/forum/canaries_lanzarote_petites_randonnees_volcaniques_D3382494/) et jean phi (http://s-capades.jimdo.com/) ; un mix des 3 donne une vision assez exhaustive de ce que l'on peut faire à Lanzarote !
vol : Iberia Genève -Lanzarote via Madrid ( pas de direct -correspondances correctes : transit 2h --> total = environ 6h) hébergement : l'ile étant "petite" et les déplacements aisés ( routes assez peu fréquentées, en excellent état et pas trop "tourmentées" ), pas nécessaire de viser une situation "centrale" et /ou de changer en cours de séjour ; comme nous souhaitions louer une petite villa "indépendante " avec si possible piscine (chauffée pour avril ! ) , nous avons trouvé notre bonheur à Playa Blanca dont la situation à l'extrême sud n'est pas un handicap et qui offre pléthore d'hébergements confortables assez peu onéreux (le notre pour info = http://www.lanzarotelates.com/property_detail.asp?id=10343) ; Playa Blanca est certes une assez grosse station balnéaire pour l'ile , mais lanzarote n'est pas ténérife et cela reste parfaitement supportable ( en particulier la marina rubicon est assez réussie ) voiture : location via cicar (choix effectué après consultation des nombreuses discussions sur ce sujet ... : les tarifs sont peu élevés sur lanzarote, donc autant viser une compagnie "sure " plutôt que chercher absolument à économiser quelques euros ; à noter que nous avons eu un problème de batterie déchargée , et que suite à notre appel téléphonique, nous avons été dépannés efficacement en 30' chrono - donc service ok ! ; véhicule "standard" (pas 4*4 ) : un peu limite pour l'accès à la caldera blanca et aux piscines naturelles de playa blanca , mais ça passe ! restaurants testés ( si besoin , nombreux avis complémentaires pour tous ces restos plutot bien classés sur tripadvisor ): playa blanca : el chuleton : steak house correcte marina rubicon à playa blanca : meson la taberna : tapas ok ; lanis : pour la terrasse sur la marina ; el golfo (on y est en moins de 30' depuis playa blanca) : costa azul ( tout de suite à gauche en entrant dans le village ) : super le soir au coucher de soleil ; "mixed grilled fish" classique parc de timanfaya : el diablo = le seul resto du parc ... : nourriture quelconque mais acceptable , un peu usine , mais vue imprenable sur les volcans orzola : casa arraez ( le dernier sur la droite du quai ) : poisson beaucoup moins cher qu' à el golfo ou playa blanca météo : tip-top pour les balades: sec - 15/22°C - un peu de vent ...
programme effectué : J1 : el golfo (lago verde) + los hervideros + salines janubio J2 : montana cuervo + timanfaya + caldera blanca J3 : maison cesar manrique + jardin de cactus + jameos del agua + mirador del rio +playa famara + bodega stratus (la geria) J4 : papagayo + teguise + piscines naturelles de playa blanca
les carnets détaillés cités ci-dessus décrivent bien ces différents "stops" ; j'ajouterai cependant : -el golfo : les grains d'olivine se trouvent sans problème sur la plage de lago verde - caldera blanca : bien prendre la piste du nord décrite par pierre 77 (ok sans 4*4 - départ Tinajo - s'arrêter à casas de l'islote ) ; ensuite compter 2h pour AR +tour du cratère ; attention bien rester sur la crête de la caldera , car chemin mal indiqué et nombreuses "fausses traces" menant à des passages un peu délicats à éviter (testés pour vous ... ) ; bien que cette balade soit un "must" nous n'avons cependant croisé personne sur le chemin ! -piscines naturelles de playa blanca : idem, y accéder par le sud (depuis playa blanca) en visant les ruines de l'hotel visibles d'assez loin , s'approcher de celui -ci le plus possible quitte à tenter successivement plusieurs pistes plus ou moins praticables sans 4*4 , et finir à pied .... ; le site ( en oubliant l'hotel ...) est pas mal, mais ne nous a cependant pas paru incontournable et la température de l'eau de ces piscines (en avril ... ) , n'est quand meme pas de 30° C comme j'avais pu le lire !!!!!! ( donc pas de baignade pour nous ! )
Sans pour autant avoir prévu des journées surchargées, on a eu l'impression de voir "l'essentiel " de lanzarote avec ce programme , d'autant que ça roule plutot bien ; par rapport à Ténérife ou nous étions à la méme période un an plus tot (http://voyageforum.com/forum/canaries_iles_retour_quatre_jours_tenerife_en_famille_D4242250/) , Lanzarote nous est apparue bien moins touristique et "urbanisée " ; les paysages (bien que base "volcanique " commune ") et "villages" sont très différents et aucun risque d'avoir l'impression de "doublonner " ! donc en résumé, à faire !
Pour la préparation , j'ai utilisé (merci à eux ! ) les carnets détaillés de : pierre 77 (http://voyageforum.com/forum/vacances_toussaint_lanzarote_fuerteventura_canaries_D3811745/ ) marie ( http://voyageforum.com/forum/canaries_lanzarote_petites_randonnees_volcaniques_D3382494/) et jean phi (http://s-capades.jimdo.com/) ; un mix des 3 donne une vision assez exhaustive de ce que l'on peut faire à Lanzarote !
vol : Iberia Genève -Lanzarote via Madrid ( pas de direct -correspondances correctes : transit 2h --> total = environ 6h) hébergement : l'ile étant "petite" et les déplacements aisés ( routes assez peu fréquentées, en excellent état et pas trop "tourmentées" ), pas nécessaire de viser une situation "centrale" et /ou de changer en cours de séjour ; comme nous souhaitions louer une petite villa "indépendante " avec si possible piscine (chauffée pour avril ! ) , nous avons trouvé notre bonheur à Playa Blanca dont la situation à l'extrême sud n'est pas un handicap et qui offre pléthore d'hébergements confortables assez peu onéreux (le notre pour info = http://www.lanzarotelates.com/property_detail.asp?id=10343) ; Playa Blanca est certes une assez grosse station balnéaire pour l'ile , mais lanzarote n'est pas ténérife et cela reste parfaitement supportable ( en particulier la marina rubicon est assez réussie ) voiture : location via cicar (choix effectué après consultation des nombreuses discussions sur ce sujet ... : les tarifs sont peu élevés sur lanzarote, donc autant viser une compagnie "sure " plutôt que chercher absolument à économiser quelques euros ; à noter que nous avons eu un problème de batterie déchargée , et que suite à notre appel téléphonique, nous avons été dépannés efficacement en 30' chrono - donc service ok ! ; véhicule "standard" (pas 4*4 ) : un peu limite pour l'accès à la caldera blanca et aux piscines naturelles de playa blanca , mais ça passe ! restaurants testés ( si besoin , nombreux avis complémentaires pour tous ces restos plutot bien classés sur tripadvisor ): playa blanca : el chuleton : steak house correcte marina rubicon à playa blanca : meson la taberna : tapas ok ; lanis : pour la terrasse sur la marina ; el golfo (on y est en moins de 30' depuis playa blanca) : costa azul ( tout de suite à gauche en entrant dans le village ) : super le soir au coucher de soleil ; "mixed grilled fish" classique parc de timanfaya : el diablo = le seul resto du parc ... : nourriture quelconque mais acceptable , un peu usine , mais vue imprenable sur les volcans orzola : casa arraez ( le dernier sur la droite du quai ) : poisson beaucoup moins cher qu' à el golfo ou playa blanca météo : tip-top pour les balades: sec - 15/22°C - un peu de vent ...
programme effectué : J1 : el golfo (lago verde) + los hervideros + salines janubio J2 : montana cuervo + timanfaya + caldera blanca J3 : maison cesar manrique + jardin de cactus + jameos del agua + mirador del rio +playa famara + bodega stratus (la geria) J4 : papagayo + teguise + piscines naturelles de playa blanca
les carnets détaillés cités ci-dessus décrivent bien ces différents "stops" ; j'ajouterai cependant : -el golfo : les grains d'olivine se trouvent sans problème sur la plage de lago verde - caldera blanca : bien prendre la piste du nord décrite par pierre 77 (ok sans 4*4 - départ Tinajo - s'arrêter à casas de l'islote ) ; ensuite compter 2h pour AR +tour du cratère ; attention bien rester sur la crête de la caldera , car chemin mal indiqué et nombreuses "fausses traces" menant à des passages un peu délicats à éviter (testés pour vous ... ) ; bien que cette balade soit un "must" nous n'avons cependant croisé personne sur le chemin ! -piscines naturelles de playa blanca : idem, y accéder par le sud (depuis playa blanca) en visant les ruines de l'hotel visibles d'assez loin , s'approcher de celui -ci le plus possible quitte à tenter successivement plusieurs pistes plus ou moins praticables sans 4*4 , et finir à pied .... ; le site ( en oubliant l'hotel ...) est pas mal, mais ne nous a cependant pas paru incontournable et la température de l'eau de ces piscines (en avril ... ) , n'est quand meme pas de 30° C comme j'avais pu le lire !!!!!! ( donc pas de baignade pour nous ! )
Sans pour autant avoir prévu des journées surchargées, on a eu l'impression de voir "l'essentiel " de lanzarote avec ce programme , d'autant que ça roule plutot bien ; par rapport à Ténérife ou nous étions à la méme période un an plus tot (http://voyageforum.com/forum/canaries_iles_retour_quatre_jours_tenerife_en_famille_D4242250/) , Lanzarote nous est apparue bien moins touristique et "urbanisée " ; les paysages (bien que base "volcanique " commune ") et "villages" sont très différents et aucun risque d'avoir l'impression de "doublonner " ! donc en résumé, à faire !
Prix d'une location de voiture pour une semaine à Bali, hébergement, itinéraire? English translation pending
Bonjour , ,
Nous partons avec nos deux ados en Août à Bali et j'ai quelques questions à poser !
Quel est le prix d'une location de véhicule pour 1 semaine ?
Pouvez vous nous conseiller un hébergement pas cher sur Trawangan ?
A votre avis , après le sud , faut-il se diriger plutôt à l'Ouest ?
quels endroits vous semblent incontournables ?
Nous aimons découvrir de nouveaux horizons mais ne pas être trop isolés avec deux ados , on ne peut pas vivre comme des Robinsons.
Si vous avez quelques conseils d'ordre général, je suis totalement preneuse et d'avance, je vous remercie
tchao
Un mois à Bali et Lombok en juillet-août: avion et itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Avez-vous de bonnes adresses pour Fortuna et Liberia? (Costa Rica) English translation pending
Merci à tous pour vos conseils plus que 15 jours avant le départ et j'aimerai connaitre quelques adresses pour dormir et manger sur La Fortuna, sachant que nous arriverons en bus ? ainsi qu'à Liberia ou dans le parc Rincon de la vieja car nous souhaiterions y rester 2 jours et trouver un guide francophone.... si jamais vous en connaissez.....nous sommes plutôt petit budget .merci
Tour du monde 2013: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en janvier prochain pour notre TDM.
Que pensez-vous de cet itinéraire?
Bien? Assez? Pas assez? Nous avons trouvé un vol avec RTW experts à 2400€ où ne sont pas inclus notre vol de Costa Rica vers Santiago, ni le vol de et vers le Japon
Merci pour vos précieux conseils. Pierre
Costa Rica 30 15-janv 15-févr Argentine/Chili 70 15-févr 25-avr Perou 25 25-avr 20-mai Bolivie New Zealand 40 20-mai 1-juil Australie 10 1-juil 10-juil Malaisie 70 10-juil 20-sept Indonésie Japon 21 20-sept 10-oct Laos 20 10-oct 20-déc Cambodge 15 Vietnam 15 Thailande 20
Bien? Assez? Pas assez? Nous avons trouvé un vol avec RTW experts à 2400€ où ne sont pas inclus notre vol de Costa Rica vers Santiago, ni le vol de et vers le Japon
Merci pour vos précieux conseils. Pierre
Costa Rica 30 15-janv 15-févr Argentine/Chili 70 15-févr 25-avr Perou 25 25-avr 20-mai Bolivie New Zealand 40 20-mai 1-juil Australie 10 1-juil 10-juil Malaisie 70 10-juil 20-sept Indonésie Japon 21 20-sept 10-oct Laos 20 10-oct 20-déc Cambodge 15 Vietnam 15 Thailande 20
Conseils pour un voyage avec deux enfants en Amérique Centrale en 2013? English translation pending
Bonjour chère communauté de voyageurs,
nous aimerions connaitre votre opinion sur notre beau projet familial.
Nous sommes une petite famille avec deux enfants de 6 et 8 ans qui planifions partir deux mois (mi-février à mi-avril 2013) avec un budget quand même limité.
On ne sait plus si 2 mois au Costa Rica va être trop long. On est très ouvert à d'autres destinations ou quelques destinations du genre Honduras-Nicaragua-Costa Rica.
On s'informe mais on arrive pas à nous décider. Si vous aviez à choisir quel serait votre choix !!!
Merci pour votre temps!!!
nous aimerions connaitre votre opinion sur notre beau projet familial.
Nous sommes une petite famille avec deux enfants de 6 et 8 ans qui planifions partir deux mois (mi-février à mi-avril 2013) avec un budget quand même limité.
On ne sait plus si 2 mois au Costa Rica va être trop long. On est très ouvert à d'autres destinations ou quelques destinations du genre Honduras-Nicaragua-Costa Rica.
On s'informe mais on arrive pas à nous décider. Si vous aviez à choisir quel serait votre choix !!!
Merci pour votre temps!!!
Organisation d'un voyage à Bali, Ubud English translation pending
Bonjour,
Plusieurs questions se posent à nous pour organiser ce voyage :
- Pouvons nous en résidant à Ubud parcourir une grande partie de l'île ?
- Est-il nécessaire de changer de site et d'hôtel pour visiter les lieux ?
- Nous comptons partir mi septembre mi octobre, est il nécessaire de réserver les hôtels
- Pouvons négocier le prix d'un taxi pour plusieurs jours ?
Si vous avez d'autre suggestions, nous sommes preneurs de tous les renseignements et commentaires.
Nous vous remercions par avance.
- Est-il nécessaire de changer de site et d'hôtel pour visiter les lieux ?
- Nous comptons partir mi septembre mi octobre, est il nécessaire de réserver les hôtels
- Pouvons négocier le prix d'un taxi pour plusieurs jours ?
Si vous avez d'autre suggestions, nous sommes preneurs de tous les renseignements et commentaires.
Nous vous remercions par avance.
San Pedro de Atacama vaut-il le coup ou pas? English translation pending
Salut tout le monde,
Nous ferons un périple d'un mois en aout qui commence et finit à La Paz. Voici mes incontournables: la Paz et ses environs, les parcs du nord chilien, le sud lipez et uyuni. J'envisage aussi le lac titicaca et la route de la mort en 4x4.
Je vis en Martinique donc les régions tropicales ne m'attirent pas.
San Pedro de Atacama vaut-il la peine d'être visité quand on est déjà allé à yellowstone, qu'on va faire le tour du sud lipez et uyuni, et qu'on va visiter les parcs du nord chilien?
Le prix d'hébergement est très élevé pour des logements d'un certain confort. Le prix des locations de véhicules est très important, et les excursions en dehors des tours en groupes sont à des prix prohibitifs.
j'attends vos avis sur SPA.
Nous ferons un périple d'un mois en aout qui commence et finit à La Paz. Voici mes incontournables: la Paz et ses environs, les parcs du nord chilien, le sud lipez et uyuni. J'envisage aussi le lac titicaca et la route de la mort en 4x4.
Je vis en Martinique donc les régions tropicales ne m'attirent pas.
San Pedro de Atacama vaut-il la peine d'être visité quand on est déjà allé à yellowstone, qu'on va faire le tour du sud lipez et uyuni, et qu'on va visiter les parcs du nord chilien?
Le prix d'hébergement est très élevé pour des logements d'un certain confort. Le prix des locations de véhicules est très important, et les excursions en dehors des tours en groupes sont à des prix prohibitifs.
j'attends vos avis sur SPA.
Voyager au Kenya sans tour-opérateur? English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons une destination en Afrique pour le mois d'août prochain pour allier paysages, rando, mer et animaux. Nous avons pensé au Kenya mais cette destination est-elle adaptée à un voyage en individuel, j'ai l'impression que beaucoup passent par un TO? L'idéal pour nous serait de pouvoir nous déplacer en train ou bus ou éventuellement de louer une voiture, entre 3 ou 4 sites et d'organiser sur place. Est-ce faisable, pour une rando au mont Kenya par ex (pas forcément l'ascension jusqu'en haut)? En ce qui concerne les parcs, si on n'en fait qu'un ou 2, le(s)quel(s) choisir? Est-il possible de trouver un guide sur place? Et au niveau des hébergements, trouve-t-on des hôtels, guesthouses ou campings abordables autre que des lodges de luxe partout dans le pays sans avoir réservé à l'avance? Si tout ça ne semble pas faisable au Kenya, quelqu'un pourrait me conseiller une autre destination? Nous avons déjà visité la Namibie et nous avons adoré (en voiture avec tente sur le toit).
Merci d'avance pour vos conseils. Véronique
Nous cherchons une destination en Afrique pour le mois d'août prochain pour allier paysages, rando, mer et animaux. Nous avons pensé au Kenya mais cette destination est-elle adaptée à un voyage en individuel, j'ai l'impression que beaucoup passent par un TO? L'idéal pour nous serait de pouvoir nous déplacer en train ou bus ou éventuellement de louer une voiture, entre 3 ou 4 sites et d'organiser sur place. Est-ce faisable, pour une rando au mont Kenya par ex (pas forcément l'ascension jusqu'en haut)? En ce qui concerne les parcs, si on n'en fait qu'un ou 2, le(s)quel(s) choisir? Est-il possible de trouver un guide sur place? Et au niveau des hébergements, trouve-t-on des hôtels, guesthouses ou campings abordables autre que des lodges de luxe partout dans le pays sans avoir réservé à l'avance? Si tout ça ne semble pas faisable au Kenya, quelqu'un pourrait me conseiller une autre destination? Nous avons déjà visité la Namibie et nous avons adoré (en voiture avec tente sur le toit).
Merci d'avance pour vos conseils. Véronique
Avis sur itinéraire de 17 jours au Costa Rica? English translation pending
Bonjour,
Après avoir bien « épluché » les itinéraires des uns et des autres, les messages sur les forums (merci à tous ceux qui en laissent, c'est le début du voyage !!), à mon tour de vous suggérer notre itinéraire (oui, un enième !) …
Nous sommes une famille de 5 (3 enfants de 8, 11 et 14 ans). Ce qui nous intéresse : la faune, la flore, les plages (besoin de chaleur !!), les belles balades… et bien sûr les gens du pays !
J’ai des questions ! A commencer par celle-ci : est-il judicieux de commencer par Tortuguero, ce qui permet, semble-t-il, d’éviter la location de voiture pendant les premiers jours ?
J1 arrivée Alajuela
J2 Alajuela / Tortuguero en bus ( ?)
J3 visite Parc Tortuguero
J4 retour sur Alajuela (bus) et direction (loc voiture) secteur Monteverde
J5 activités (canopy…) Monteverde
J6 Monteverde / route direction Parc Manuel Antonio
J7 visite Parc Manuel Antonio (c’est un vendredi, pas trop de monde ??)
J8 route pour Dominical
J9 repos/baignade/surf (Dominical ?)
J10 Route direction Bahia Drake
J11 visite parc Corcovado
J12 Bahia Drake / route pour secteur Cartago / Orosi (quelle durée faut-il prévoir ?)
J13 visite Volcan Irazu ( ??)
J14 route pour Puerto Viejo (quel temps de route faut-il prévoir ici aussi ?)
J15 visite réserve Yorkin
J16 Visite du Parc Cahuita
J17 retour sur Alajuela
J18 départ en fin de journée (ce qui permet peut-être une visite du volcan Poas)
Les temps de routes sont-ils réalisables en prenant son temps afin de bien profiter ? Des suggestions sur ce parcours ? Nous ne voulons pas "courir" non plus... Je suis tentée par un jour de plus dans le Corcovado, mais sur quoi faire l'impasse ? Dans un premier itinéraire, j’avais placé Tortuguero juste avant la côte Caraïbe (fin de séjour), est-ce mieux ?
Merci pour votre aide précieuse !!
Valérie
Après avoir bien « épluché » les itinéraires des uns et des autres, les messages sur les forums (merci à tous ceux qui en laissent, c'est le début du voyage !!), à mon tour de vous suggérer notre itinéraire (oui, un enième !) …
Nous sommes une famille de 5 (3 enfants de 8, 11 et 14 ans). Ce qui nous intéresse : la faune, la flore, les plages (besoin de chaleur !!), les belles balades… et bien sûr les gens du pays !
J’ai des questions ! A commencer par celle-ci : est-il judicieux de commencer par Tortuguero, ce qui permet, semble-t-il, d’éviter la location de voiture pendant les premiers jours ?
J1 arrivée Alajuela
J2 Alajuela / Tortuguero en bus ( ?)
J3 visite Parc Tortuguero
J4 retour sur Alajuela (bus) et direction (loc voiture) secteur Monteverde
J5 activités (canopy…) Monteverde
J6 Monteverde / route direction Parc Manuel Antonio
J7 visite Parc Manuel Antonio (c’est un vendredi, pas trop de monde ??)
J8 route pour Dominical
J9 repos/baignade/surf (Dominical ?)
J10 Route direction Bahia Drake
J11 visite parc Corcovado
J12 Bahia Drake / route pour secteur Cartago / Orosi (quelle durée faut-il prévoir ?)
J13 visite Volcan Irazu ( ??)
J14 route pour Puerto Viejo (quel temps de route faut-il prévoir ici aussi ?)
J15 visite réserve Yorkin
J16 Visite du Parc Cahuita
J17 retour sur Alajuela
J18 départ en fin de journée (ce qui permet peut-être une visite du volcan Poas)
Les temps de routes sont-ils réalisables en prenant son temps afin de bien profiter ? Des suggestions sur ce parcours ? Nous ne voulons pas "courir" non plus... Je suis tentée par un jour de plus dans le Corcovado, mais sur quoi faire l'impasse ? Dans un premier itinéraire, j’avais placé Tortuguero juste avant la côte Caraïbe (fin de séjour), est-ce mieux ?
Merci pour votre aide précieuse !!
Valérie
Roumanie ou Islande? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais partir 2 ou 3 semaines à la fin du mois d'août en couple. Alors voila, on a pas vraiment d'idée concrète de destination. On cherche un endroit ou on pourra voir des beaux paysages surtout, etre dans la nature, camping, pourquoi pas faire un peu de marche, et peut être associer ça avec la visite de villes plus grandes pendant qques jours... En cherchant un peu sur internet j'ai trouvé deux endroits qui pourraient bien nous plaire, l'Islande et la Roumanie. Y en a t il un qui est plus a conseillé que l'autre? Et niveau budget ? (jai vu que le prix pour la location de voiture en Islande était bien plus élevé...)
Merci!
J'aimerais partir 2 ou 3 semaines à la fin du mois d'août en couple. Alors voila, on a pas vraiment d'idée concrète de destination. On cherche un endroit ou on pourra voir des beaux paysages surtout, etre dans la nature, camping, pourquoi pas faire un peu de marche, et peut être associer ça avec la visite de villes plus grandes pendant qques jours... En cherchant un peu sur internet j'ai trouvé deux endroits qui pourraient bien nous plaire, l'Islande et la Roumanie. Y en a t il un qui est plus a conseillé que l'autre? Et niveau budget ? (jai vu que le prix pour la location de voiture en Islande était bien plus élevé...)
Merci!
Majorque, Fuerteventura ou Ténérife? English translation pending
Je souhaite partir en vacances fin avril et j'hésite entre majorque, ténérife ou fuerteventura.
Je souhaiterais un lieu où il y a de belles plages, des petits villages à visiter, des choses sympas à faire, de beaux paysages. Un mélange entre farniente et découverte.
Que me conseillez vous?
Merci d'avance
Merci d'avance
Oahu en juillet, B&B à Kailua? Voiture? English translation pending
Bonjour à tous !
Mon conjoint et moi avons reservé un voyages aux USA pour ce mois de juillet et nous allons entre autre à Hawaii durant 7 nuits. Nous voulons profiter pleinement d'une seule île au lieu d'en faire 2 à moitié, alors nous allons rester à Oahu, bonne idée ou pas ?
Pensez-vous qu'il est nécessaire de réserver 2 hôtels différents, un pour le début du séjour à Honolulu puis une deuxième pour la fin du séjour à Kailua ou Punaluu pour faire l'autre côté de l'île ?
Nous pensons louer une voiture, est-ce que les B&B du coté de Kailua on tous des facilités de stationnement ? qu'en est t'il pour le reste de l'île pouvons-nous tout accéder en voiture ? Et se parquer facilement ?
Merci d'avance ! 🙂🙂
A beintôt !
Mon conjoint et moi avons reservé un voyages aux USA pour ce mois de juillet et nous allons entre autre à Hawaii durant 7 nuits. Nous voulons profiter pleinement d'une seule île au lieu d'en faire 2 à moitié, alors nous allons rester à Oahu, bonne idée ou pas ?
Pensez-vous qu'il est nécessaire de réserver 2 hôtels différents, un pour le début du séjour à Honolulu puis une deuxième pour la fin du séjour à Kailua ou Punaluu pour faire l'autre côté de l'île ?
Nous pensons louer une voiture, est-ce que les B&B du coté de Kailua on tous des facilités de stationnement ? qu'en est t'il pour le reste de l'île pouvons-nous tout accéder en voiture ? Et se parquer facilement ?
Merci d'avance ! 🙂🙂
A beintôt !
Aéroport au Sulawesi près de Rantepao? English translation pending
Bonjour, je pars au Sulawesi au mois de mai et j'aimerais visiter le pays toraja.
J'attéris à makassar et je ne trouve pas de liaison à pars Palu. Ou pourrais-je trouver une liste des aéroports? Merci de m'aider.
Petit budget: où partir en juin en Europe? English translation pending
Bonjour à tous, 🙂
Tout plein de recherches ne m'ayant pas beaucoup avancé, je me décide finalement à poster ma première question. Je n'ai en effet pas pu trouver de posts et de threads qui puissent directement s'appliquer à mes questions, pourtant très larges.
Etudiant, je suis en couple depuis 1 an 1/2. Nous sommes allés à Prague récemment, et nous avons absolument A-DO-RE. Je suis d'ailleurs disponible pour qui a besoin d'informations. 😉
DONC, nous envisageons de repartir en Juin une semaine avec un budget au moins aussi serré (350 - 450 euros). Nous recherchons (comme beaucoup) de quoi profiter du farniente et de quoi faire des visites.
Nous avons envisagé: - la Croatie - Malte - la Crète - Istanbul - la Sicile - une ville italienne précise (Venise, Florence)
Vous le comprenez, on nage dans le vague. Si on pouvait presque résumer: où partir en juin avec un budget comme le nôtre ?
Je suis désolé de la généralité de mon post, mais toute lumière sera récompensée d'un gros bisou virtuel !
Al. 😛
PS: j'espère ne pas me faire taper sur les doigts par mesdames/messieurs les modos; j'ai fait mon possible pour poster au bon endroit.
Tout plein de recherches ne m'ayant pas beaucoup avancé, je me décide finalement à poster ma première question. Je n'ai en effet pas pu trouver de posts et de threads qui puissent directement s'appliquer à mes questions, pourtant très larges.
Etudiant, je suis en couple depuis 1 an 1/2. Nous sommes allés à Prague récemment, et nous avons absolument A-DO-RE. Je suis d'ailleurs disponible pour qui a besoin d'informations. 😉
DONC, nous envisageons de repartir en Juin une semaine avec un budget au moins aussi serré (350 - 450 euros). Nous recherchons (comme beaucoup) de quoi profiter du farniente et de quoi faire des visites.
Nous avons envisagé: - la Croatie - Malte - la Crète - Istanbul - la Sicile - une ville italienne précise (Venise, Florence)
Vous le comprenez, on nage dans le vague. Si on pouvait presque résumer: où partir en juin avec un budget comme le nôtre ?
Je suis désolé de la généralité de mon post, mais toute lumière sera récompensée d'un gros bisou virtuel !
Al. 😛
PS: j'espère ne pas me faire taper sur les doigts par mesdames/messieurs les modos; j'ai fait mon possible pour poster au bon endroit.
Votre avis sur itinéraire de dix-sept jours au Costa Rica? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais votre avis sur notre itinéraire et les hôtels choisis. Merci:
Jour 01: Arrivée au Costa Rica. Transfert vers l'hôtel à San José. Hotel Rincon del Valle Voir Musée d'art costaricain, Spirogyra Butterfly Garden et Musée de l'or. Le secteur abrite également Théâtre national et Musée de jade
Jour 02: Transfert terrestre et fluvial à Tortuguero.
Pachira Lodge. Tortuguero est l’une des principales Tortuguero tient son nom de la tortue marine qui chaque année viennent pondre sur les plages de Tortuguero.
Jour 03: Tortuguero. Pachira Lodge.
Jour 04: Transport fluvial et terrestre à Siquirres. Réception du 4x4 de location. Aller à Puerto Viejo Hotel Cariblue Le Parc National Cahuita et la Réserve de Gandoca Manzanillo ont acquis une reconnaissance mondiale, non seulement pour leur beauté naturelle, mais aussi pour être les seuls sites protégés dans pratiquement toute la Grande Caraïbe.
Jour 05: Puerto Viejo de Limón. Hotel Cariblue
Jour 06: Aller à Sarapiquí. Heliconias Island. Excellent site pour l’observation d’oiseaux : loriots, mormot au moins quatre espèces de trogons, oiseau parapluie, corbeaux sont quelques-unes des plus de 400 espèces recensées dans la région.
Jour 07: Aller au Volcán Arenal. Hotel Arenal Springs Resort. Dans la journée, surtout des jets de fumée ainsi que les éboulis de roches. C'est la nuit que le spectacle devient féerique. Baignade dans l’une des sources d’eau chaude d’origine volcanique.
Jour 08: Volcán Arenal. Arenal Springs Resort.
Jour 09: Aller au Volcán Rincón de la Vieja.Hacienda Guachipelín C'est l'un des plus beaux parcs du Costa Rica: le Parque National Rincón de la Vieja.
Jour 10: Rincón de la Vieja. Hacienda Guachipelín. Laguna los Jilgueros aux eaux vertes acidulées ...
Jour 11: Aller à Playa Samara. Hotel Giada. Playa Sámara, l’une des plus belle plage de la Péninsule de Nicoya, dans le Pacifique Nord du Costa Rica, considéré comme l’une des plus sures du Costa Rica grâce au récif corallien qui la protège et fait de Playa Samara le lieu idéal pour pratiquer divers sports aquatiques tels que la plongée en surface, la planche à voile, windsurf…
Jour 12: Playa Samara. Hotel Giada. Randonnées à cheval, baignades, randonnées à vélo, excursions en bateau ou en kayak...
Jour 13: Conduire jusque Monteverde. Hotel Trapp Family Lodge On peut y observer différentes espèces de singes, d'oiseaux, de serpents, admirer la voûte forestière garnie de plusieurs variétés d'orchidées, de broméliacées, de piñuelas et de plantes grimpantes, et visitées par les parasites et les communautés d'insectes pollinisateurs.
Jour 14: Monteverde. Hotel Trapp Family Lodge La Réserve de Santa Elena et Le Canopy, le Sky Walk, le Sky Treck et le Natural Wonder Tram offrent différentes options permettant d'apprécier la nature.
Jour 15: Conduire à Manuel Antonio. Hotel Villas Lirio Le Parc National Manuel Antonio
Jour 16: Manuel Antonio. Hotel Villas Lirio
Jour 17: Aller à San José. Retour du véhicule de location. Hotel Country Inn & Suites puis départ.
QU'EN PENSEZ-VOUS?
Je voudrais votre avis sur notre itinéraire et les hôtels choisis. Merci:
Jour 01: Arrivée au Costa Rica. Transfert vers l'hôtel à San José. Hotel Rincon del Valle Voir Musée d'art costaricain, Spirogyra Butterfly Garden et Musée de l'or. Le secteur abrite également Théâtre national et Musée de jade
Jour 02: Transfert terrestre et fluvial à Tortuguero.
Pachira Lodge. Tortuguero est l’une des principales Tortuguero tient son nom de la tortue marine qui chaque année viennent pondre sur les plages de Tortuguero.
Jour 03: Tortuguero. Pachira Lodge.
Jour 04: Transport fluvial et terrestre à Siquirres. Réception du 4x4 de location. Aller à Puerto Viejo Hotel Cariblue Le Parc National Cahuita et la Réserve de Gandoca Manzanillo ont acquis une reconnaissance mondiale, non seulement pour leur beauté naturelle, mais aussi pour être les seuls sites protégés dans pratiquement toute la Grande Caraïbe.
Jour 05: Puerto Viejo de Limón. Hotel Cariblue
Jour 06: Aller à Sarapiquí. Heliconias Island. Excellent site pour l’observation d’oiseaux : loriots, mormot au moins quatre espèces de trogons, oiseau parapluie, corbeaux sont quelques-unes des plus de 400 espèces recensées dans la région.
Jour 07: Aller au Volcán Arenal. Hotel Arenal Springs Resort. Dans la journée, surtout des jets de fumée ainsi que les éboulis de roches. C'est la nuit que le spectacle devient féerique. Baignade dans l’une des sources d’eau chaude d’origine volcanique.
Jour 08: Volcán Arenal. Arenal Springs Resort.
Jour 09: Aller au Volcán Rincón de la Vieja.Hacienda Guachipelín C'est l'un des plus beaux parcs du Costa Rica: le Parque National Rincón de la Vieja.
Jour 10: Rincón de la Vieja. Hacienda Guachipelín. Laguna los Jilgueros aux eaux vertes acidulées ...
Jour 11: Aller à Playa Samara. Hotel Giada. Playa Sámara, l’une des plus belle plage de la Péninsule de Nicoya, dans le Pacifique Nord du Costa Rica, considéré comme l’une des plus sures du Costa Rica grâce au récif corallien qui la protège et fait de Playa Samara le lieu idéal pour pratiquer divers sports aquatiques tels que la plongée en surface, la planche à voile, windsurf…
Jour 12: Playa Samara. Hotel Giada. Randonnées à cheval, baignades, randonnées à vélo, excursions en bateau ou en kayak...
Jour 13: Conduire jusque Monteverde. Hotel Trapp Family Lodge On peut y observer différentes espèces de singes, d'oiseaux, de serpents, admirer la voûte forestière garnie de plusieurs variétés d'orchidées, de broméliacées, de piñuelas et de plantes grimpantes, et visitées par les parasites et les communautés d'insectes pollinisateurs.
Jour 14: Monteverde. Hotel Trapp Family Lodge La Réserve de Santa Elena et Le Canopy, le Sky Walk, le Sky Treck et le Natural Wonder Tram offrent différentes options permettant d'apprécier la nature.
Jour 15: Conduire à Manuel Antonio. Hotel Villas Lirio Le Parc National Manuel Antonio
Jour 16: Manuel Antonio. Hotel Villas Lirio
Jour 17: Aller à San José. Retour du véhicule de location. Hotel Country Inn & Suites puis départ.
QU'EN PENSEZ-VOUS?
Java Est, Bali et Lombok en trois semaines? English translation pending
Bonjour,
Fin Avril nous partons pour un séjour de 3 semaines en Indonésie. Je suis malheureusment limité à ces 3 semaines de vacances car je n'ai pas plus sur toute l’année …Nous arrivons sur Yogyakarta et repartons de Denpasar. Nous sommes cependant très indécis sur notre parcours.
Je sais après avoir lu plusieurs forum et consulté certains guides tel que le Lonely Planet par exemple qu'il est impossible de visiter Java Est, Bali et Lombok en 3 semaines en profitant un maximum de tout ce que peut nous offrir ce pays mais le but de mon post est justement d'obtenir des conseils pour un tout 1er voyage en Indonésie, ce qu'il faut absolument faire et ne pas faire pour ce 1er voyage.
Voici donc comment nous prévoyons notre voyage pour l'instant:
Nous prévoyons de passer 4 nuits à Yogyakarta, puis 1 nuit au Bromo et une autre à Kawah Ijen. Après ça nous partons sur Bali et c’est là que nous sommes un peu perdu quand au choix à faire. Nous savons que Bali et Lombok sont toutes les deux magnifiques et pensions passer une semaine sur Bali pour passer 4 jours à Ubud (en visitant les alentours) puis 2 jours sur Amed. En suite nous comptions partir sur une des îles Gilis 3 nuits et puis pour finir 5 nuits sur Lombok.
Mais plus je lis les differentes discutions, plus je me rend compte que c’est peut-être un peu juste et peut-être pourriez-vous nous conseiller sur ce qu'il y a de mieux à faire pour une première visite en sachant que l’on passe nos premiers jours sur Java est. Serait-il peut-être plus judicieux de choisir de rester sur Bali pour une première fois, ou plutôt Lombok?
Toutes suggestions est la bienvenue.
D’avance merci!
Luis
Dans quelles îles du Pacifique partir depuis Sydney pour 15 jours? (pas chères de préférence) English translation pending
njour tout le monde !
Apres des tas de lectures une question se pose, ou partir ?
Nous sommes en Australie pour le moment, nous aurons environ 15 jours en avril pour decouvrir une autre ile.
Au depart on penchait sur la nouvelle caledonie mais a regarder de plus pres c'est tres tres cher sur place. On a ensuite regarde pour la nouvelle guinee mais la pas vraiment d'infos sur ce sujet, apparement c'est cher aussi. On a donc regarde les iles fidji et la que des avis negatifs avec beaucoup de soucis d'hygiene donc ca nous motive pas plus que ca. Et pour finir on a eu l'idee de Bora Bora avec ses iles environnentes.
A votre avis, quel endroit est le plus adapte pour seulement 15 jours ? Et surtout avec un budget serre ? Quand on dit budget serre c'est a dire moins cher qu'en Australie
Voila on est ouvert a toute proposition, on a pas d'idee fixe. On souhaite passer 15 jours tranquil dans un paysage de reve
Et ensuite derniere question faut il mieux passer par une agence pour les 15 jours ou tout gerer seul ?
En temps normal on gere toujours seul, mais la pour 15 jours c'est different.
Merci a tous de vos reponses
On compte sur vous pour nous eclairer un petit peu
Apres des tas de lectures une question se pose, ou partir ?
Nous sommes en Australie pour le moment, nous aurons environ 15 jours en avril pour decouvrir une autre ile.
Au depart on penchait sur la nouvelle caledonie mais a regarder de plus pres c'est tres tres cher sur place. On a ensuite regarde pour la nouvelle guinee mais la pas vraiment d'infos sur ce sujet, apparement c'est cher aussi. On a donc regarde les iles fidji et la que des avis negatifs avec beaucoup de soucis d'hygiene donc ca nous motive pas plus que ca. Et pour finir on a eu l'idee de Bora Bora avec ses iles environnentes.
A votre avis, quel endroit est le plus adapte pour seulement 15 jours ? Et surtout avec un budget serre ? Quand on dit budget serre c'est a dire moins cher qu'en Australie
Voila on est ouvert a toute proposition, on a pas d'idee fixe. On souhaite passer 15 jours tranquil dans un paysage de reve
Et ensuite derniere question faut il mieux passer par une agence pour les 15 jours ou tout gerer seul ?
En temps normal on gere toujours seul, mais la pour 15 jours c'est different.
Merci a tous de vos reponses
On compte sur vous pour nous eclairer un petit peu