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Bordeaux - Biarritz - San Sebastian à pied English translation pending
by Flav86 · 2020-09-13 · 7 replies
Bonjour,

Dans deux semaines, nous souhaiterions partir randonner de Bordeaux à San Sebastian. Je préfère passer par ce site avant de me lancer ds l'achat de guides...et les infos, pas évidentes à trouver sur internet pour cette portion du trajet.

Bref... je souhaiterais savoir quel est le chemin le plus chouette de Bordeaux à Biarritz, car il existe plusieurs itinéraires. Quel niveau de difficulté? Durée?

En vous remerciant par avance
Your "On the Road" Playlist
by Caro96 · 2020-09-13 · 7 replies
Hi everyone,

I recently read a graphic novel called Hippie Trail about travel, which came with a playlist (available on a site via QR code, but that’s not the main point). The music is from the 60s/70s, and we all know the classics from that era on the theme of the road (or at least I imagine so). That’s why I thought I’d ask you for your ideal playlist—with some more recent and lesser-known tracks. I was thinking of a list of ten songs, as varied as possible, to broaden our horizons (that’s the point of travel, right?). So: old and new songs, hits and hidden gems, tracks in French or other languages, sounds from the West, the East, Africa, the Americas, or elsewhere—jazz, classical, rock… Personally, I’ll admit I’m not super musically cultured, which is why I’m turning to you to help fill in the gaps

Here’s my On the Road playlist (no particular order):

- Hit the Road Jack, by Ray Charles - In the Steppes of Central Asia, by Borodin - Barcarolle, by Offenbach - Al Otro Lado Del Río, by Jorge Drexler - Nationale 7, by Charles Trenet - On ira, by Zaz - On the Road Again, by Bernard Lavilliers - Emmenez-moi, by Charles Aznavour - Sur la route, by Raphaël - Clandestino, by Manu Chao

What’s yours?
Recherche randonnées accessibles en train/bus en Irlande English translation pending
by Gavilly · 2020-07-23 · 3 replies
Bonjour,

Ma compagne et moi commençons à organiser un potentiel voyage en irlande pour le mois de septembre et nous cherchons quelques idées d'itinéraires !

Nous cherchons à faire des randonnées et nous ne possèdons pas le permis. Avez-vous des idées de coin accessible en transport en commun qui valent le coup d'oeil ?

Petite précision : nous ne faisons pas d'itinérance, mais de longues randonnée d'une journée ne nous dérange pas du tout !

Merci d'avance pour vos suggestions :)
Cécile découvre le Finistère English translation pending
by Ducono · 2020-07-21 · 38 replies
Après l'ouest américain https://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=9613741;page=1;search_string=Cecile;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;

et New York, https://voyageforum.com/v.f?post=9796574;search_string=Cecile

cet été, Cécile découvre le Finistère....

certes cela peut faire moins rêver, mais bon la Bretagne c est toujours aussi beau ..sans les parisiens et autres touristes covidés !

Campement à Bénodet, sa plage, son ciel bleu......



Où boire un coup par cette chaleur ? à l Ile Tudy bien sûr ! situé en face de sa voisine Loctudy,



le bout de ce village se concentre sur son port , ses bistrots, restos.... encore calmes ce lundi



...il faut bien ça pour se remettre des 915 km de la veille

Descente de cervoise ambrée dans un bar connu



aussi pour la sa déco, affiche de concerts, artistes au plafond quant aux toilettes, super tapisserie



bref, on glande en admirant le paysage



la journée d installation se termine tranquillement.. Cécile se félicite de son bon choix...
Société très fiable pour nous faire découvrir l'île Maurice English translation pending
by Sebastoudu31 · 2020-07-19 · 13 replies
bonjour nous allons a flic en flac en janvier nous cherchons une societe tres fiable et de confiance pour nous faire decouvrir l ile maurice sans etre arnaque
Randonnée 4/5 jours en Pyrénées-Orientales peu fréquentée? English translation pending
by Cscaro · 2020-07-14 · 17 replies
bonjour amis de la montagne! Apres des heures à chercher sur la toile sans decouverte enthousiasmante, je vous sollicite! Nous recherchons une rando de 4/5 jours en pyrénées orientales cet été (jusque là tout va bien...) mais sans les hordes de touristes! Le tour du Canigou ou du Carlit semblent super mais un peu l'autoroute aussi...

Nous souhaitons dormir dans de petits refuges, et evidemment des vues epoustouflantes en chemin ;) Nous sommes de bons marcheurs!

Des idées??!!

Un grand merci par avance! Caro
Discussion autour du concours de juillet 2020: Verticale(s) English translation pending
by LuluMae · 2020-07-01 · 388 replies
Pour discuter autour du concours de juillet 2020, Verticale(s), ça se passe ici.
Compagnies aériennes pour les Philippines et réouverture des frontières English translation pending
by Guivin13 · 2020-06-23 · 8 replies
Bonjour . Ou en sont les informations des Philippines pour la réouverture de leurs frontières , quand sera t il possible de France venir à Cebu ? Pensez vous qu'il sera possible d'y aller en fin d'année ? Si vous avez quelques précisions je vous en remercie par avance .
15-day itinerary to visit Normandy by camper van
by Looki69 · 2020-05-31 · 14 replies
We’d like to spend 15 days in August visiting Normandy by camper van, starting from Lyon. Has anyone got an itinerary to suggest for exploring Normandy?

We’d like to go to Calvados to visit: Flower Coast, Honfleur, Cabourg, Deauville, D-Day landing beaches

Mont Saint-Michel

Alabaster Coast, Étretat cliffs, and maybe Rouen Fabienne
Où aller dans les Landes ou Gironde cet été avec un enfant? English translation pending
by PeanutFR · 2020-05-18 · 30 replies
Bonjour, je recherche des conseils sur un point de chute dans les Landes (ou GIronde) cet été.

Idéalement un endroit plutôt dans les terres, qui nous permette de rayonner en voiture pour différentes activités (selon ce qu'il sera possible de faire en août avec la CoVid... 🙁) avec notre enfant qui aura 3 ans et demi : surtout de petites balades en forêt, peut-être une location de vélo avec carriole s'il y a des pistes cyclables ?, visite de jolis villages, bien sûr aller voir la mer mais plutôt des baignades en lac, etc. Et le moins il y aura de monde, le mieux ce sera. 😛

Quel coin conseilleriez-vous ? Merci aux habitués de cette région.
Vos meilleures plages en voyage English translation pending
by Djackx67 · 2020-05-12 · 73 replies
Bonjour Avec le confinement j'ai pris le temps de faire un gros tri dans mes photos. Beaucoup étaient des photos de plages qui m'ont rappelé de magnifiques souvenirs. Donc je me demandais qu'elles sont les 3 plages qui vous viennent à l'esprit quand vous y pensez et qui vous ont marqué d'une manière ou d'une autre.

Personnellement 3 me viennent à l'esprit car elles étaient calmes, pas aménagées, en pleine nature et quasiment personnes dessus.

1) plage barra velha sur l'île de Marajo au Brésil (en plus j'ai pu louer une petite cabane sur pilotis pendant 1 semaine sur cette plage)

2)Mission beach dans l'état du Queensland en Australie

3) La plage du parc de Cahuita au Costa rica
Un voyage... une étape inattendue! English translation pending
by Evajules · 2020-04-16 · 214 replies
Bonjour à tous,

Le voyage - pour ne pas trop sortir de VF - c'est bien sur la vie. L'étape inattendue, elle nous vient de l'orient et sans doute d' un Pangolin.

J'ai 72 ans, un peu d’hypertension, pas grand chose d'autre, alors, au delà du 11 mai je suis bon !

Bon pour continuer à voir mes petits enfants sur Skype, bon pour voir mes enfants masqués qui viennent nous voir de temps à autres à distance respectable, bon pour oublier les embrassades, les câlins, les gestes de tendresse, bon pour....un temps indéterminé à subir ces frustrations que portant je respecterait. Peu en parlent dans les médias, mais c'est une contrainte autre que de simplement porter un masque !!

Merci de m'avoir lu et belle journée confinée
Acheter une jonque au Vietnam pour faire le tour du monde English translation pending
by Chrisdenice · 2020-04-12 · 12 replies
bonjour à tous

Je désire faire l'acquisition d'une jonque 12/14m au Vietnam. La baie d'Halong me semble le bon endroit pour ce type de bateau (?) Pour naviguer dans ce bassin vietnam/philippines/indonésie le précèdent post datant de 2008 donne quelques précieuses indications mais j'aurais voulu une mise à jour

connaissez vous la législation pour un étranger (immat, sortie des eaux territ ...) ? et/ou tous bons contacts/infos bienvenus !

pouvez vous m'aider ?
Les mythes touristiques English translation pending
by GeorgesOZ · 2020-04-04 · 213 replies
Les Mythes Touristiques

Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :

« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »

Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).

Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?

Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.

Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Discussion du concours photo du mois d'avril 2020: "En famille" English translation pending
by Pierre · 2020-04-01 · 124 replies
Pour discuter, partager, c'est ici ! Le concours est là 🙂
L'hiver au pays des merveilles (Maroc) English translation pending
by Darzel · 2020-03-23 · 144 replies
Bonjour,

Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?

Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .

J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....

Au programme :

- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat

Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....

Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé

Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?

Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....

Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !



Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .

L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.



Quelques portes latérales







C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....

Le minaret octogonal



et la rue Sidi Fatah



La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .

Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....



et cette fenêtre a un charme fou .



Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .



Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .



Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .



Au fond, Les Oudayas



Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .



Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .



et une autre



Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....

Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .



Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale





Un dernier regard ...



Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous

Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
Canada et USA: le north-east à vélo et transports collectifs English translation pending
by Sarana · 2020-03-21 · 28 replies
Carnets de route d'un sexagénaire à vélo Niagara, Boston, Cape Cod, Nantucket, Nouvelle Angleterre, Nouveau Brunswick, Québec, Saint Laurent, Montréal... Surprises, galères et émotions. Un voyage contrasté sur le continent des contrastes. Partir en solo à vélo sans date de retour. Un rêve que je caressais depuis longtemps et que la retraite me permet de réaliser tant que la forme physique est là.

Les étapes, les portions à vélo (en bleu), les portions en bus et train (en orange) Pour le parcours, j'utilise les tracés de la carte Open Cycle Map
Compte rendu l'Océan Indien à bord du Costa Mediterranea du 15 au 29 février 2020 English translation pending
by Poupou10 · 2020-03-07 · 41 replies
bonjour à tous Voici un compte rendu assez rapide de mes 2 semaines sur le COSTA MEDITERRANEA sur l’itinéraire OCEAN INDIEN AVERTISSEMENT Ce compte rendu sera à l'image de mon propre ressenti au cours de cette croisière et s'adresse à toute personne intéressée de lire un compte rendu faisant part de critiques positives et aussi négatives sur la compagnie COSTA croisières Des comparaisons ou allusions aux compagnies américaines peuvent être évoquées, donc merci d'arrêter de me lire ici si cela vous insupporte...

Ce fut notre croisière numéro 25, cela faisait 5 ans que nous n'avions plus pris COSTA CROISIERES. Nous avons choisi cette croisière avant tout pour son itinéraire que seule COSTA proposait et pour mettre toutes nos chances de notre côté nous avons pour la première fois opté pour une suite.

CHAPITRE 1 LE DEPART Nous avons acheté le vol séparément avec AIR MAURITIUS (affreté par AIR FRANCE à l'aller) cout du vol PARIS / PORT LOUIS 830 euros par personne aller / retour

Nous décollons donc le 14 février à 23h30 sur un BOEING 777 d'air FRANCE, les écrans sont minuscules et le mien ne fonctionne pas. Énormément d'enfants à bord... dieu merci pour notre tranquillité ils sont plus au milieu et nous à l’arrière de l'avion. On nous sert un diner vers 1h du matin... c'est pas terrible on n'a pas vraiment faim puis après avoir desservi ils éteignent les lumières. Nous sommes assez serrés et on ne dormira pas beaucoup 😕 Après un vol assez remuant nous atterrissons enfin ! il est 13h35.

Nous ne sommes pas au bout de notre peine.. il faut ensuite passer le contrôle de la température puis une longue attente d'une heure 30 pour passer la douane puis un nouveau guichet qui nous demande d'attester qu'on n'est pas allé en Chine les 3 derniers mois puis les bagages puis enfin la sortie ... OUF !! Notre chauffeur est là !! encore 45mn de route et nous voilà arrivés devant un terminal ...euh une grande tente amènagée, très rudimentaire 🤪 On dépose nos valises, puis assez rapidement on monte sur le bateau ... Il nous disent que nos cabines sont prêtes !! LOL heureusement à cette heure là !! eh oui il est déjà 16h30 !! On n'avait jamais embarqué aussi tard 😕 ... DIRECTION PONT 7 CABINE 7341 une très grande suite à l'arrière ! cout 2250 euros par personne pour 14 nuits / 15 jours (boissons à volonté / restaurant club / places reservées aux 3 premiers rangs du théatre / débarquement prioritaire en cas de chaloupe / majordome ) Nous sommes enchantés ! cabine très spacieuse, couloir, salon, petite pièce qui dessert chambre et dressing et d'un autre coté salle de bain double vasque avec douche hydromassante... j'aurais préféré une baignoire jaccuzi mais j'avoue que la douche a jets a aussi été très agrèable. Sans oublier un très très grand balcon qui fait le tiers de derriere du paquebot + un peu sur le coté 😎 J'ouvre le frigo 7 / 8 boissons pas très intéressantes... Tiens on frappe ? Le majordome vient se présenter, je lui fais tout de suite une liste de ce que je veux avoir dans le frigo - jus de pêche - jus d'ananas -jus d'orance - seven up - fanta orange

Il me dit s'en occuper.. Il demande à voir notre carte.. il me dit que nous sommes affectés au second service au restaurant des suites... et la je lui dis que je ne suis pas d'accord pour me voir attribuer un service.. Géné il me dit qu'il faut voir avec la maitre d'hotel... Je lui dis que je vais effectivement voir cela avec lui !!!

A SUIVRE.... 😉 CHAPITRE 2 : Quand le maitre d'hotel du club Médusa se rend compte que poupou10 est une dure à cuire... 😄

















Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
by Genevois · 2020-03-07 · 3 replies
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.

Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...

L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.

Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.

Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.

La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.

Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.

Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.

Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.

L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.

L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.

Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.

L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Appartement avec cuisine et villes sécuritaires en Équateur de décembre à mars English translation pending
by Amazilia · 2020-02-25 · 5 replies
Bonjour à tous. J'aurais besoin de conseils au sujet d'un voyage possible pour lÉquateur pour 4 mois en décembre. Je voudrais savoir si un tel voyage, en nous déplaçant si nous le souhaitons environs aux 2 semaines, est réalisable ou souhaitable. Nous sommes dans la soixantaine mais avons plusieurs expériences de voyages snowbirds. Nous aimons quand même un minimum de confort sans excès, aimerions notre appartement avec cuisine et cherchons les villes sécuritaires d'où nous pourrions faires quelques visites. Pour ceux qui ont déjà vécu une telle expérience, pouvez vous me donner un budget et des coups de coeur pour les logements.
Bilan de 5 mois à vélo Yukon/Alaska en famille (mai/septembre 2019) English translation pending
by Sebetlilie · 2020-02-21 · 7 replies
Avec un peu de retard nous voulions livrer quelques impressions et suggestions qui peuvent peut être aider de futurs voyageurs particulièrement en 2 roues. Nous (2 adultes et 2 enfants de 7 et 10 ans) avons effectué le trajet suivant à vélo. Denali Park, peninsule du Kenai, Valdez-Dawson-Tombstone- Whitehorse-Skagway-Haines-Haines junction-Withehorse soit environ 3000kms à un rythme tranquille et nous avons rajouté la descente de 16 jours en Canoë de Whitehorse à Dawson fin Aout-début Septembre.

Nous sommes arrivés début mai à Anchorage en provenance d’Océanie avec un aller simple pour éviter tout impératif et pouvoir laisser libre cours à nos envies. De ce fait nous avons utilisé un système de réservation annulable pour pouvoir présenter un billet de sortie à l immigration US mais ils ne nous ont pas interrogés outre mesure. Pour les 10 premiers jours nous avons loué un petit pick up (malheureusement bien moins cher qu un transport public) afin de faire l’aller retour jusqu à Denali qu il nous était difficile d’inclure dans notre itinéraire cyclo. Nous avons pédalé 5 jours en A/R dans le parc en direction de Wonder lake pour une mise en jambe ... relativement ardue ... route en gravel et uniquement montée ou descente mais en récompense le sentiment d avoir le parc pour vous seul et la faune locale. Nous ne pouvons que recommander l’expérience surtout lors des périodes mi mai-début juin ou fin sept-début oct quand la route est dégagée (cela dépend des saisons, date à vérifier sur le site du parc national) et lorsque les bus qui transportent les touristes ne sont pas en fonction …. Il faut au préalable faire le permis et recupérer des bear container (gratuits et obligatoires) chez les rangers.

Nous avons ensuite véritablement commencé le voyage a vélo en direction de la péninsule du Kenai La région est magnifique entre mer, montagnes, glaciers et forets … magique, malheureusement encore trop proche d’Anchorage et la circulation trop intense en tant que cycliste pour profiter sereinement des lieux …. à éviter spécialement le week-end et probablement pendant les vacances d été. (nous étions en juin) Nous avons donc pris l’initiative de s éloigner de l asphalte en prenant des itinéraires VTT/rando tel que la boucle des Russians lake et le Johnson pass ou l on a pu profiter pleinement de la magie des lieux. Sur chaque itinéraire plusieurs aires de campings gratuits équipes de bear box. C est pas très roulant, pas mal de portage mais on a pris le temps … seulement quelque kms par jours pour profiter du cadre et du calme. (beaucoup d autres itinéraires possibles) Nous avons également beaucoup apprécié la balade aux Harding icefield (camping gratuit super tranquille hors saison) Seward cadre superbe, ravitaillement agréable qqs jours (encore une fois éviter le week-end) de jolis balades aux environs. Nous ne sommes pas allés à Homer car itinéraire en AR et pas mal de circulation sur cette route. Nous avons ensuite quitter la péninsule via le ferry Whittier-Valdez Whitter ville étonnamment laide on l on accède via un tunnel interdit aux piétons et cyclistes, les agents se chargent de trouver un bon samaritain pour vous convoyer! Si il fait beau ne pas manquer le très accessible Portage glacier… nous avons également abandonné l idée d aller pagayer dans les environs tous les loueurs n étant pas encore ouvert (mi juin) et ne voulant pas louer avec des enfants sans parler d’un coût journalier à notre sens excessif (on reviendra on l espère pour un voyage plus axé kayak mais avec notre matériel) Valdez cadre superbe mais nous avons eu un temps mitigé et un acceuil mitigé également (camping refusant les enfants … préférant les pets des plus lucratifs RV). Pas mal de balades dans les environs Nous avons pris la route de Dawson via Glenallen/Tok et la top of the world une fois franchit la chaîne cotière les paysages se font plus monotones peu d animaux pas de problèmes particuliers. Ravitaillement à Glennallen et Tok, attention a bien gérer l’eau sur la Taylor highway et particulièrement durant les 100 derniers kms avant de rejoindre Dawson (il y a une petite source le long de la route qqs kms avant le poste frontière) Dawson Whithehorse trafic ok, paysage assez quelconque si ce n’est le détour pour Tombstone.

boucle Whitheorse/Skagway/Haines/Haines jct/Whitehorse «le golden circle» retour vers les montagnes et la cote ...fabuleux ! Nous avons spécialement apprécié la région de Haines (Chilkaat/Chilkoot) ou nous sommes restés une 10 aine de jours pêche, randonnées, aigle, ours …. (intéressante fête d’Alaska dans le courant de l été … concert ...ect) Très belle route Haines à Haines jct sans doute la plus belle que nous ayons parcouru dans la région (avec la route dans Denali) Kluane très beau parc immense. La route et les marches balisées n’affleurent que les limites Est de cette énorme zone protégée. La aussi une grande envie de s’aventurer plus a l’intérieur, d’approcher le mont Logan et ses énormes champs de glace mais c’est une aventure d une autre envergure nécessitant un matériel plus adapté. Nous avons malgré tout pu par le biais de rencontres s’approcher du glacier kaskawush et descendre la rivière du même nom en canoe gonflable (classe II) … très sauvage.

Fin aout-début septembre nous avons laissé nos vélos pour un beau canoë de 20 pieds et rejoindre Dawson sur la Yukon pendant 16 jours (600 dollars canadiens pour le canoë et retour de Dawson à vos frais … stop ou 100 dol/pers via husky bus) période vraiment propice couleurs d automne, pêche, moins de monde climat encore agréable et après 4 mois sans véritable nuit le retour des aurores boréales … Youpi !

Niveau moustique vraiment pas à se plaindre on imaginait bien pire … D après les voyageurs rencontrés cela à l air plus problématique lorsque l on se rapproche du cercle arctique… Dempster highway par exemple Probablement du a un été particulièrement sec seulement 4/5 jours de pluie en 5 mois. Bien pour le camping mais malheureusement moins pour l’écosystème et les feux de foret (très fort dans le Kenai en juillet/août 2019) …

Camping en gros 1/3 sauvage, 1/3 public, 1/3 privé Dans cette partie du globe la saison estivale est courte la plupart des camps officiels ouvre fin mai et ferme mi Septembre en dehors il faut un peu improviser mais il est relativement facile de camper ...si ce n’est la problématique des ours. Nous aimons beaucoup le camping sauvage mais lorsque nous avions la possibilité de bénéficier d une bear box nous choisissions la commodité car mettre 1 semaine de nourriture pour 4 en lieu sur n est pas toujours une partie de plaisir. Les campings gouvernementaux du Yukon sont vraiment excellents pour 12 dol avec bois compris, abris En Alaska camping d état corrects dans le Kenai (12 dol) mais portion Valdez jusqu à Tok certains campings d états sont maintenant a 20 dol… un peu cher pour le service rendu (parfois pas d eau potable ni de bear box alors que chez certains privés pour le même prix ou quelques dollars de plus on peu prendre une douche) A noter les 2 camps du BLM très sympa et pas cher sur la Taylor highway. Le camping pour randonneurs et cyclistes à 1 km du centre de Haines très pratique et superbe vue. Girwood et son petit camping «municipal»10 dol, Whitehorse et son camping en bord de ville également très pratique mais qui ferme début Septembre (possible quand même d y dormir discrètement attention aux renards chapardeurs) A Anchorage le Centennial est bien mais n ouvre que fin mai, le Ship creek campground pas cher hôtes charmants mais un peu mal famé et ours urbains errants. Sinon dans les environs d Anchorage pas mal de campings agréables à 15 dol comme Eklutna lake par exemple. Pour les cyclos connectés pas mal de possibilités du coté de warmshowers.

Réparateurs de vélo : Anchorage, Seward, Whitehorse, Skagway, Haines

Pêche Nous avons pris des permis de pêche au Yukon (40 dol par adulte. Gratuit pour les enfants). Nous avons pêché majoritairement sur la Yukon river essentiellement des graylings. En Alaska nous n’avons pas pris de permis (140 dol) et laissé s amuser les enfants pour lequel c’est gratuit et qui nous ont ramené pas mal de truites arc en ciel et de plus rares saumons dans les régions du Kenai et de Haines. Attention Yukon et Alaska ont des règles bien différentes.

Budget Sur place nous avons depensé environ 1200/1300 euros par mois pour nous 4 ( 300 euros mensuel pour le camping, 600 pour la nourriture et le reste pour les a cotes) plus la location du canoe sur la yukon river

Bilan ayant effectués de nombreux périples de ce genre dans différentes parties du monde, ce voyage Alaska/Yukon restera mémorable. Sans doute aidés par une météo exceptionnelle durant tout l été. Des paysages grandioses, faune ... nous ne pouvons qu être conquis nous qui sommes amoureux des grands espaces et du camping. De plus comme lors de notre dernier séjour américain (traversée des rocheuses a vélo via les grands parcs en 2015) l accueil fut des plus agréable. De belles rencontres, beaucoup de gens très aimables et aidants parfois même d une grande générosité. On se sent libre de laisser ses affaires, pas de craintes de vols …. Par contre pas de doute nous sommes en amérique du nord, si la nature est grandiose on aime aussi l exploiter ostensiblement. Voiture énormes, Quad, hélico, hydravions, armes à feux, chasse, pêche (on peut manger du saucisson d ours! Et oui la chasse aux plantigrades est ouverte) On sent bien ici une amérique tendance conservatrice avec ses drapeaux Trump 2020 moins vrai au Yukon et dans le sud est de l Alaska (Haines…) plus alternative il nous semble. Alors bien sur le climat est rude, un 4*4 peut être utile, le gibier est une source de nourriture pour de nombreuses familles …. mais cela dépasse à notre sens la simple nécessité pour un sérieux penchant surconsommateur. Symbole de ce phénomène les emblématiques RV (énormes camping car/bus) qui sillonnent la région par milliers… L Alaska est un graal pour de nombreux retraites americains et encore la plupart sont très gentils, ont peut être travailler dur pour s offrir ce voyage d une vie mais le bruit des générateurs portatifs n est peut être pas ce dont l on rêve lors d un bivouac en Alaska ! Mais ces territoires sont tellement immenses que cette 1ere incursion nous laisse imaginer des possibilités sans fins … sur l eau, en ski, a pied … tant de merveilles a decouvrir encore... Voila en espérant que ces qqs infos pourront être utile a certains et si questions plus précises n hésitez pas a nous contacter

sebetlilie
Crossing the eastern Gambia border into Senegal
by Lemercierlc · 2020-02-15 · 10 replies
Hi there, we're in Faranelli, Gambia. We're at Tandem and only have 7 days left on our passports. Can you tell us if we can leave the country via the east? From the town of Basse Santa Su to Velingara in Senegal. There seems to be a road, but is it a border post? I can't find an answer... Thanks so much in advance! Claude & Liliane
Météo à Ifaty et Anakao vers le 15 juillet (Madagascar) English translation pending
by Ninajules · 2020-02-14 · 9 replies
Bonjour , nous partons en juillet à Mada pour faire la route du sud, de Tana a Ambalavao, puis Isalo et enfin Ifaty et Anakao. Voici mes questions :

1/ Dans l' Isalo en juillet j'imagine que on ne pourra donc pas profiter des piscines naturelles, l'eau sera trop froide ? Idem pour les piscines des hotels ?

2/ Quelle est la temperature de la mer et la meteo en journée et soirée a Ifaty et Anakao ? j'ai vu un post la dessus mais ca datait de 7ans, donc si certains d'entre vous y sont allés plus recemment ? Sachant que nous sommes à la recherche de plutôt grosse chaleur genre 30 degré et baignade en eaux bien chaudes, je me demandais si je n'allais pas etre decue et si je ne ferai pas mieux de faire plutot un circuit nord a cette periode ( nosy be, Diego, Mahajunga) ?

3/ et enfin, Ifaty et Anakao, est ce que ca vaut le coup ? nous sommes en recherche de plage de sable blanc, de belle eau ou se baigner, les quelques infos que j'ai glanées ci et la n'ont pas l'air d'aller dans ce sens ( le probleme c'est que sur les photos tout à l'air paradisiaque et une fois sur place ca n'a rien a voir....

Je pensais pousser plus loin vers salary bay, mais du coup la il faut un vrai 4X4 pour y aller ? ( Nous partons en mini bus Starex, donc jusqu'à Ifaty a priori pas de probleme, et pour Anakao nous avons prevu d'y aller par la mer).

Merci pour vos reponses que j'espere nombreuses pour m'aider à prendre la bonne decision !
Découvrir les îles du sud de la Thaïlande en catamaran (Surin et Similan) English translation pending
by Amanblue · 2020-02-05 · 3 replies
Nous rêvons d’affréter en avril un petit catamaran avec skipper pour découvrir pendant une dizaine de jours les lointaines Iles du sud . Il s'agirait des Surin et Similians situées au nord de Phuket, puis une grande boucle au sud comprenant Koh Racha Noi, Koh Phetra, Koh Lao Liang, Koh Rok en face de Kradan, Koh Haa avant de rentrer vers la marina de Phuket. L'avez vous déjà fait ? Etes vous tenté en solo ou en partageant un bateau? Ou bien avez vous un contact sur place pour que cela soit financièrement envisageable ?

PS. Ce n'est pas par hasard que je n'ai pas cité les autres Iles car elles sont devenues facilement accessibles pour le meilleur et le pire .

Merci d'avance pour vos retours.
Notre trip en Afrique du Sud, destination Le Cap English translation pending
by Stellenbosch · 2020-02-04 · 23 replies
Nous entamons notre troisième jour. Passage obligé à la banque, il faut se remplir les poches et les vider d'une partie pour la location. Pas simple de se faire comprendre, car nous ne parlons que très peu l'anglais. Le distributeur ne veut pas nous délivrer 3000 rands, mais à force de mots et de gestes, nous sommes parvenus au guichet à faire le retrait, sympa la fille (nous avons compris par la suite qu'il fallait faire 2 retraits de petites sommes) des petits tracas sans importance. C 'est parti pour la côte Ouest, le littoral est sauvage et magnifique. Les eaux froides de l'Atlantique 14° ne se prêtent pas à la baignade, mais le courant froid du Bengula offre des langoustes à profusion et d'excellents poissons.

Nous pénétrons dans "West Coast National Park" 27600 hec. Le Namaqualand, jardin extraordinaire connaît en Afrique du Sud le même succès que l'arrivée du Beaujolais nouveau à Paris...

Il mérite le nom de paradis floral: le sol aride, reconnaissant des quelques gouttes de pluie que lui accorde la nature uns fois par an, se couvre, d'un bout à l'autre de l'horizon, d'un tapis de fleurs aux couleurs éclatantes. Dommage, nous arrivons à la fin de cette merveilleuse transformation.

La pureté du Lagon de Langebaan avec ses îlots accueillent chaque printemps des milliers d'oiseaux migrateurs. Nous pique-niquons face à cette beauté de la nature.

Il nous faut reprendre la route en direction de Vredenburg, où nous cherchons un concessionnaire Nissan, depuis la prise de la voiture, il y a un bruit à l'avant. Après un contrôle, il s'agit d'un élément sous le moteur a peine vissé! (erreur d'usine, la voiture est neuve, comme quoi, il ne faut pas se fier à l'aspect de la voiture). Nous avons eu un accueil remarquable, le mécano est allé avec mon mari tester la voiture pendant que l'on m'offrait thé et petits gâteaux. L a réparation a été faite gratuitement!! Pourboire de 300 rands, ça les valait bien.

Enfin, nous découvrons au bout de 16km de route aride, à l'horizon, un halo blanc baigné de soleil "Paternoster" petit village de pêche typique avec ses maisons aux murs blanchis comme en Grèce, incroyable! Selon la légende, il occupe le site où des naufragés portugais récitèrent le Notre Père pour rendre grâce à leur survie.

Comme nous avons coutume de le faire, un tour de village s'impose pour se donner une idée de l'ambiance, repérer les restaurants et les guest houses.

Au bout du village en bord de plage, Baywatch B&B, nous fait un clin d’œil. Nous demandons à voir la chambre et là, c'est magnifique... d'un excellent niveau: 680 rands pour deux.

Pieds dans le sable en sortant du B&B, "A little taste of heaven on earth"

Nous demandons à voir la chambre et là, c'est magnifique... d'un excellent niveau: 680 rands pour deux.

Nous sommes accueillis chaleureusement, je demande où trouver une cabine téléphonique, voilà qu'elle nous tend son cellulaire pour que nous appelions la France, ce que nous refusons, alors, elle nous propose Internet! C'est extraordinaire de rencontrer des personnes qui vous sont étrangères, qui ne parlent pas la même langue, qui sont accueillantes, super sympathiques et prêtent à tout pour vous faciliter la vie!

Sur ce, il est temps d'aller dîner, nous avons repéré un resto qui ne paie pas trop de mine, mais où le menu a l'air bien alléchant, quelle bonne idée nous avons eu de le choisir. L'intérieur est typiquement hollandais et le repas n'en parlons pas! des steaks de calamars de 500gr, délicieusement bons, un seul aurait suffit pour deux. Pour terminer, une glace que nous avons demandé très petite, nous avions vu la taille réelle, la serveuse n'en revenait pas! Cassé le ventre. Il ne nous reste plus qu'à se glisser sous les draps et à se laisser bercer par le bruit des vagues. GOOD NIGHT
Proposition d'itinéraire avec étapes obligatoires au Maroc English translation pending
by Morgan661 · 2020-01-30 · 21 replies
Bonjour,

Je vais aller passer 10 jours pleins (hors jour d'arrivée et de départ) au Maroc en mai. Au départ de Marseille, en prenant Ryanair, qui propose des vols pas chers arrivant à Essaouira, Fes ou Agadir.

Je souhaite construire un programme, avec certains impératifs : - Passer une nuit et une journée à Casablanca (pour y voir des amis) - Me balader dans le désert (avec un chameau?) - Voir de la chouette Oasis - Voir 2 ou 3 centre villes pour le côté architecture - Avoir quelques belles balades niveaux paysages, dans l'Atlas notamment (les paysages côtiers m'intéressent moins, étant habitué)

...et ne pas faire 5h de route chaque jour - 2h de route de moyenne par jour me parait raisonnable. Je louerai une voiture.

Quel itinéraire raisonnable vous pourriez conseiller? J'ai l'impression que l'arrêt obligatoire à Casablanca perturbe pas mal les plannings des itinéraires que je vois sur internet... Merci d'avance

Morgan

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