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Visiter les plages du débarquement en Normandie English translation pending
Bonjour, je désire visiter les plages du débarquement en Normandie, et je compte utiliser le transport en commun. Je serai basé à Paris. Je suis peu intéressé par le memorial de Caen, un peu trop gros et trop cher, j'aimerais voir des vestiges, des bunkers et des cimetières, voir les plages. Je compte m'y rendre en train, quelle destination me conseillez-vous? Caen ou Dieppe? Je compte peut-être y rester une nuit. Est-il possible de visiter ces vestiges par nous mêmes, à pied ou à vélo? Merci beaucoup de tous ces renseignements!
Iles Salomon: 15 morts au moins après une vague de six mètres (2 avril 2007) English translation pending
avez vous vu ce qui vient de se passer aux iles Salomon ? 15 morts au moins aprés une vague de 6 m de haut
éspérons que cela ne soi pas les prémisses d'un futur Tsunami en Asie du Sud Est ...😕
une pensée pour les familles même si c'est pas ma région de ce forum .
une pensée pour les familles même si c'est pas ma région de ce forum .
Recherche prochaine destination en Asie du Sud-Est English translation pending
Suis allée deux fois en Thaïlande, dans le nord.
Je compte repartir cet été avec un Thaï, mais je voudrai changer un peu.
J'hésite donc, que me conseillez vous: sud de la Thaïlande? Laos? Cambodge? Vietnam?
Mon budget sera très réduit et cherche une destination où les problèmes de visas... ne se posent pas pour un Thaï.
Je compte sur tous vos conseils.
Merci.
Un week-end à vélo dans le Finistère (France) English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi voulons nous rendre dans le finistère pour un week end. nous arriverons vers 14H en gare de Brest (à priori) et repartirons le lendemains vers 16H-17H.
Que voir et que faire en priorité, sachant que nous aurons nos vélos, mais que nous ne voulons pas faire + de 100 - 120 km.
Y-a-t-il une gare plus appropriée que celle de Brest dans le secteur?
Quelqu'un connait-il un hotel sympas?
Merci beaucoup...
Mon amie et moi voulons nous rendre dans le finistère pour un week end. nous arriverons vers 14H en gare de Brest (à priori) et repartirons le lendemains vers 16H-17H.
Que voir et que faire en priorité, sachant que nous aurons nos vélos, mais que nous ne voulons pas faire + de 100 - 120 km.
Y-a-t-il une gare plus appropriée que celle de Brest dans le secteur?
Quelqu'un connait-il un hotel sympas?
Merci beaucoup...
Documentaire sur Goa le 27 mars 2007 sur FR3 English translation pending
Namasté/Salam Aleikoum
Ne pas rater un documentaire télévisé sur GOA le 27 Mars 2007 sur la 3 à 20h30 ainsi que PEKIN EXPRESS tous les mardis sur la 2 dont une partie se déroulera en Inde.
Bonne journée à tous
Bonne journée à tous
Itinéraire à vélo Saint-Etienne (42) - Sanary (83) English translation pending
Bonjour
Je cherche un itinéraire évitant les grands axes de St Etienne à Sanary (83). Avez-vous des idées ? Quelqu'un a-t-il déjà fait une partie de ce parcours et pourrait me renseigner ? Merci d'avance.
Olivier
Trek en Inde du Nord en avril English translation pending
Bonjour
je serai en Inde a partir du 1er avril.
J envisage de faire des treks en inde du Nords entre le 1er et le 15 avril. D ou mes questions : est il possible de faire des treks a cette periode ? si oui dans quelle region ? quel trek me conseillez vous ? quelles agences ou guides ?
Je suis totalement ouvert sur les destinations. je ncompte me poser a Calcutta et sortir par la frontiere inde Pakistan. Alors je compte un detour vers le nord ans le periple.
Merci de vos reponses
Je suis totalement ouvert sur les destinations. je ncompte me poser a Calcutta et sortir par la frontiere inde Pakistan. Alors je compte un detour vers le nord ans le periple.
Merci de vos reponses
Échanges sur projet humanitaire à Madagascar du 25 avril au 21 juillet 2007 English translation pending
Bonjour à Tous amoureux (se) de la Grande Ile!
Je suis étudiante en orthophonie et je pars dans un mois, le 25 avril 2007 pour être exacte à Madagascar pour une durée de 3 mois et dans un cadre de projet humanitaire... 2 mois dans la capitale vont me permettre de travailler avec des hôpitaux et centres médicaux au développement de l'orthophonie auprès des patients malgaches... Puis 1 petit mois restant pour un circuit itinérant qui devrait parcourir les lieux suivants: Départ de tana Tamatave, Foulpointe Antisrabé Canal des Pangalanes Train de Fiananrantsoa à Manakara Fort Dauphin
Alors voilà, après avoir décrit mon projet (nous sommes deux amies étudiantes en ortho à partir), si des passionnés de Mada, connaissant ou habitant ces lieux ou les ayant visité, ou encore quiconque ayant réalisé un projet de cette envergure ( dans la dimension humanitaire ou tourtistique ), si vous donc avez des petits conseils à nous donner, des petits trucs, je suis toute ouie...
Je suis plus précisément à la recherche de moyens pratiques pour notre circuit itinérant: où trouvez des guides? comment savoir où se loger? les tuyaux sur comment bien voyager? Effectivement, nous sommes deux jeunes filles de 22 ans (chacune... lol), et des petits conseils ne seraient pas de refus, surtout de la part de personne experimentées ou connaissant bien ces lieux... Je souhaite également m'instruire des us et coutumes malgaches avant de partir (en ayant également le projet d'apprendre les rudiments du malgache)... Connaissez-vous des livres spécifiques? Certains plus recommandables que d'autres? Autre requête, connaissez-vous à Tana (mais également dans Mada) les moyens de pouvoir entrer en communication avec la France? Certaines combines qui permettraient d'appeler proches et amis pour pas trop cher?
Un grand merci à ceux (ou celles) qui répondront à ce message! 🙂
Je suis étudiante en orthophonie et je pars dans un mois, le 25 avril 2007 pour être exacte à Madagascar pour une durée de 3 mois et dans un cadre de projet humanitaire... 2 mois dans la capitale vont me permettre de travailler avec des hôpitaux et centres médicaux au développement de l'orthophonie auprès des patients malgaches... Puis 1 petit mois restant pour un circuit itinérant qui devrait parcourir les lieux suivants: Départ de tana Tamatave, Foulpointe Antisrabé Canal des Pangalanes Train de Fiananrantsoa à Manakara Fort Dauphin
Alors voilà, après avoir décrit mon projet (nous sommes deux amies étudiantes en ortho à partir), si des passionnés de Mada, connaissant ou habitant ces lieux ou les ayant visité, ou encore quiconque ayant réalisé un projet de cette envergure ( dans la dimension humanitaire ou tourtistique ), si vous donc avez des petits conseils à nous donner, des petits trucs, je suis toute ouie...
Je suis plus précisément à la recherche de moyens pratiques pour notre circuit itinérant: où trouvez des guides? comment savoir où se loger? les tuyaux sur comment bien voyager? Effectivement, nous sommes deux jeunes filles de 22 ans (chacune... lol), et des petits conseils ne seraient pas de refus, surtout de la part de personne experimentées ou connaissant bien ces lieux... Je souhaite également m'instruire des us et coutumes malgaches avant de partir (en ayant également le projet d'apprendre les rudiments du malgache)... Connaissez-vous des livres spécifiques? Certains plus recommandables que d'autres? Autre requête, connaissez-vous à Tana (mais également dans Mada) les moyens de pouvoir entrer en communication avec la France? Certaines combines qui permettraient d'appeler proches et amis pour pas trop cher?
Un grand merci à ceux (ou celles) qui répondront à ce message! 🙂
Dix-sept jours en Thaïlande: avis sur itinéraire English translation pending
Bonjour à tous !
J'en appelle à vos connaissances pour nous aider à préparer un voyage inoubliable (départ dans une semaine, aïe !!!!). La finalité de ce voyage: découverte et dépaysement total, repos, plaisir, s'en mettre plein les yeux : du beau, du bon et du charme, du sauvage et quelques bons plans de sorties malgré tout, des collines, de l'eau, des pirogues, des criques, du vert, du bleu... des massages, de la bonne bouffe, des coins isolés et intimes, et des hôtes agréables.
Bref ! Le budget: environ 1000 euros par personne (hors vol depuis la France), c'est pas rien, mais pas plus. Ce budget comprend éventuellement 2 vols intérieurs car si le train est sympa, nous n'avons pas de temps à perdre :) On part dans une semaine jusqu'au 10 avril...
La première semaine, on prévoirait : Kanchanaburi - Ayuthaya - Khao yai - Sukhothai
Ce qui est un peu galère, c'est que Khao yai -> Sukhothai c'est 500 km en bus/train, et du coup c'est une bonne journée de voyage. C'est là que nous avons aussi besoin de vous:
Ensuite, pour la deuxième semaine, on prendrait un avion de Sukhothai vers Bangkok, puis de Bangkok vers Phuket ou Krabi, pour aller sur les îles et glander sur les plages des îles... 7 nuits sur la baie de Krabi : Kho Phi Phi et consorts...
Enfin, nous profiterons 3 jours de BKK sur la fin pour ne pas rater le vol (vous avez affaire à 2 cas irrattrapables toujours à la bourre et incapables de se bouger le ... quand ils sont bien quelque part).
Bref, nous avons fait une croix sur Chang Mai car on nous a dit que Kanchanaburi c'est vraiment top, et que sur une courte période, autant ne pas perdre de temps à monter autant dans le nord... d'autant plus que Chiang mai a l'air très touristique. le routard parle des femmes-girafe, bêtes de cirque etc.
Qu'en pensez-vous ? Khao Yai est-il indispensable ? Si l'on doit faire un choix entre kanchanaburi et khao yai, que faut-il garder ? Votre avis par rapport à l'itinéraire ou des précisions? aux environs de ces lieux faut-il faire des stops incontournables? Avez-vous des bons plans d'hotels de charme / cafés / restos / massages pour toutes ces destinations? Sinon par rapport à kho phi phi, on commence aussi à se renseigner et nous sommes un peu paumés. Avez-vous eu des échos sur Railey beach / ao phra nang ? Merci à vous tous!
Les2Ni
On a noté A sukhotai le thanaburi resort et le orchid hibiscus guesthouse à sukhotai et l'adresse laperlenoire.com (on ne va pas à kho tao mais pour ceux qui y vont le kho tao cabana a l'air canon) A bangkok: sur le guide du routard : la thai house ?
J'en appelle à vos connaissances pour nous aider à préparer un voyage inoubliable (départ dans une semaine, aïe !!!!). La finalité de ce voyage: découverte et dépaysement total, repos, plaisir, s'en mettre plein les yeux : du beau, du bon et du charme, du sauvage et quelques bons plans de sorties malgré tout, des collines, de l'eau, des pirogues, des criques, du vert, du bleu... des massages, de la bonne bouffe, des coins isolés et intimes, et des hôtes agréables.
Bref ! Le budget: environ 1000 euros par personne (hors vol depuis la France), c'est pas rien, mais pas plus. Ce budget comprend éventuellement 2 vols intérieurs car si le train est sympa, nous n'avons pas de temps à perdre :) On part dans une semaine jusqu'au 10 avril...
La première semaine, on prévoirait : Kanchanaburi - Ayuthaya - Khao yai - Sukhothai
Ce qui est un peu galère, c'est que Khao yai -> Sukhothai c'est 500 km en bus/train, et du coup c'est une bonne journée de voyage. C'est là que nous avons aussi besoin de vous:
Ensuite, pour la deuxième semaine, on prendrait un avion de Sukhothai vers Bangkok, puis de Bangkok vers Phuket ou Krabi, pour aller sur les îles et glander sur les plages des îles... 7 nuits sur la baie de Krabi : Kho Phi Phi et consorts...
Enfin, nous profiterons 3 jours de BKK sur la fin pour ne pas rater le vol (vous avez affaire à 2 cas irrattrapables toujours à la bourre et incapables de se bouger le ... quand ils sont bien quelque part).
Bref, nous avons fait une croix sur Chang Mai car on nous a dit que Kanchanaburi c'est vraiment top, et que sur une courte période, autant ne pas perdre de temps à monter autant dans le nord... d'autant plus que Chiang mai a l'air très touristique. le routard parle des femmes-girafe, bêtes de cirque etc.
Qu'en pensez-vous ? Khao Yai est-il indispensable ? Si l'on doit faire un choix entre kanchanaburi et khao yai, que faut-il garder ? Votre avis par rapport à l'itinéraire ou des précisions? aux environs de ces lieux faut-il faire des stops incontournables? Avez-vous des bons plans d'hotels de charme / cafés / restos / massages pour toutes ces destinations? Sinon par rapport à kho phi phi, on commence aussi à se renseigner et nous sommes un peu paumés. Avez-vous eu des échos sur Railey beach / ao phra nang ? Merci à vous tous!
Les2Ni
On a noté A sukhotai le thanaburi resort et le orchid hibiscus guesthouse à sukhotai et l'adresse laperlenoire.com (on ne va pas à kho tao mais pour ceux qui y vont le kho tao cabana a l'air canon) A bangkok: sur le guide du routard : la thai house ?
Circuit à Cuba en avril English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mes enfants en avril et j'aimerais savoir si le circuit que j'ai préparé est selon vous réalisable sans se presser. jour 1:Havane jour 2: Havane jour 3: Vinales (en voiture de location) jour 4: Vinales jour 5: Soroa - Las Terrazas jour 6: Guama jour 7: Trinidad jour 8: Trinidad jour 9: Trinidad jour 10: trinidad jour 11: Cienfuego jour 12: Varadero jour 13: Varadero jour 14: Varadero Paris
J'ai encore un jour de plus, je ne sais pas ou le passer: un jour de plus àGuama? à Las Terrazas? à Cienfuego?
Merci de vos réponses à tous
AgnesH
Je pars avec mes enfants en avril et j'aimerais savoir si le circuit que j'ai préparé est selon vous réalisable sans se presser. jour 1:Havane jour 2: Havane jour 3: Vinales (en voiture de location) jour 4: Vinales jour 5: Soroa - Las Terrazas jour 6: Guama jour 7: Trinidad jour 8: Trinidad jour 9: Trinidad jour 10: trinidad jour 11: Cienfuego jour 12: Varadero jour 13: Varadero jour 14: Varadero Paris
J'ai encore un jour de plus, je ne sais pas ou le passer: un jour de plus àGuama? à Las Terrazas? à Cienfuego?
Merci de vos réponses à tous
AgnesH
Accueillir une Thailandaise en France English translation pending
Bonjour a tous, je suis rentrer il y a deux jours d'un voyage d'1 mois et demie en thailande ou j'ai fait la rencontre d'une thailandaise des ma premiere semaine. au fil des jours nous nous sommes attachés l'un a l'autre et lors du depart de bangkok se fut les grosses larmes de crocodiles pour tous les deux, je voudrais connaitres les demarches administratives pour la faire venir en france, sachant qu'elle fait sa demande de passeport cette semaine et que cela met une semaine a s'obtenir las bas. donc moi que dois je faire en france pour pouvoir l'accueillir en long sejour....??? je voudrais aussi connaitre les delais de toute la paperasserie, merci de votre aide car je suis un peu perdus avec tout cela
Randonnée entre cinq et sept jours en France (fin avril) English translation pending
Bonjour, je prévois faire de la randonée du 23 au 30 avril, ne connaissant aucunement les sentiers, pouriez-vous me faire des suggestions.
voyage en autonomie (sac tente rechaud etc) ou dans des refuges 15 à 20 km par jour dénivelé de moins de 1000m par jour sauf pour un aller retour au camp de départ je voyagerai avec ma copine alors je préfère un parcours pas trop difficile pour son initiation
merci!
voyage en autonomie (sac tente rechaud etc) ou dans des refuges 15 à 20 km par jour dénivelé de moins de 1000m par jour sauf pour un aller retour au camp de départ je voyagerai avec ma copine alors je préfère un parcours pas trop difficile pour son initiation
merci!
Préparation d'un tour du monde en famille: formation médicale English translation pending
Bonjour,
Nous partons en septembre pour un tour du monde avec nos enfants et sommes en train de nous renseigner sur une éventuelle formation pour pouvoir nous débrouiller en cas de problème de santé.
iefsante (www.iefsante.com) propose des stage ATMSI (Apprentissage aux Techniques Médicales en Situation d’Isolement) qui semblent plutôt destiné aux navigateurs. Mais ils peuvent aussi l'adapter à des contextes différents, et il y avait eu il y a deux ans une session pour des voyageurs-autour-du-monde (je ne sais pas si il y en a eu d'autres depuis).
Le tarif annoncé me parait très très cher (300€) mais il y a surement moyen de le baisser si on trouve un public suffisement nombreux.
Avant de les contacter, j'aurai donc voulu savoir si certain d'entre vous seraient intéressés par ce type de stage ?
Laurent
Nous partons en septembre pour un tour du monde avec nos enfants et sommes en train de nous renseigner sur une éventuelle formation pour pouvoir nous débrouiller en cas de problème de santé.
iefsante (www.iefsante.com) propose des stage ATMSI (Apprentissage aux Techniques Médicales en Situation d’Isolement) qui semblent plutôt destiné aux navigateurs. Mais ils peuvent aussi l'adapter à des contextes différents, et il y avait eu il y a deux ans une session pour des voyageurs-autour-du-monde (je ne sais pas si il y en a eu d'autres depuis).
Le tarif annoncé me parait très très cher (300€) mais il y a surement moyen de le baisser si on trouve un public suffisement nombreux.
Avant de les contacter, j'aurai donc voulu savoir si certain d'entre vous seraient intéressés par ce type de stage ?
Laurent
Seule à Casablanca au Maroc English translation pending
Salut 🙂,
j'ai décidé de partir a Casablanca au maroc pour mes prochaines vacances en septembre je pense, je trouve que ça devrait etre une belle destination, mais le problème c'est que je ne connait rien du tout sur cette ville et ce pays absolument RIEN, j'ai juste entendu des rumeurs comme quoi je ne devais pas y aller c'est dangereux.... et donc je veux connaitre les conseils de ceux qui connaissent VRAIMENT!!! j'ai beaucoup de questions!!🤪
Es-ce dangereux pour une fille seule quelle est le prix de le vie genre resto, fringues.... quels sont les endroits à visiter les bons hotels comment s'habiller? (au mois de septembre) quelles sont les boites de nuits les meilleures quel budget pour environ 15 jours casabalanca est-elle une ville pour faire la fete et s'éclater??
voila, merci si vous repondez 😉
Es-ce dangereux pour une fille seule quelle est le prix de le vie genre resto, fringues.... quels sont les endroits à visiter les bons hotels comment s'habiller? (au mois de septembre) quelles sont les boites de nuits les meilleures quel budget pour environ 15 jours casabalanca est-elle une ville pour faire la fete et s'éclater??
voila, merci si vous repondez 😉
Mission humanitaire au Tchad English translation pending
11 Septembre 04
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.
Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).
Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.
Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…
13 Septembre
Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)
Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977
Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...
14 Septembre
Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.
Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….
Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".
Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.
Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)
Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.
15 septembre
Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.
Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!
Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.
16 septembre
Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??
Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.
Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…
Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.
Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!
Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)
19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.
Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)
Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)
Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.
A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??
Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:
Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?
L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)
L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…
L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?
Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?
Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??
17 septembre
On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.
Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.
Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.
18 septembre
(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.
19 septembre
Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.
Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.
Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.
Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).
La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.
Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.
On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.
Quelle équipe.
20 septembre
Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)
Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)
Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!
Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!
En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.
On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)
Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!
22 septembre
Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).
J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip
L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.
J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.
Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII
26 Septembre
Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!
Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.
En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.
En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.
Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)
Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.
Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.
27 septembre
Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.
Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.
Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.
Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.
Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.
29 septembre
On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »
Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.
Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.
C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.
Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.
Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Remboursement d'une nuit supplémentaire suite au cyclone English translation pending
Bonjour
Je ne sais pas trop où poster ce message, j'espère être au bon endroit !
Voici mon souci :
Avec ma femme nous étions très récemment en voyage de noces à l'hôtel Les Pavillons, sur l'île Maurice.
Notre séjour devait se terminer samedi 24 fevrier, vol prévu à 8h50. Mais en raison du cyclone, nous ne sommes partis que lundi 26 février, vol à 6h15. Nous avons donc passé une nuit supplémentaire à l'hôtel + une nuit dans l'aéroport de Maurice (dans des conditions déplorables...).
Vendredi 23, la réception de l'hôtel m'a informé que la nuit supplémentaire serait prise en charge par Air Mauritius. Samedi 24, la réception m'a finalement dit que ce serait à notre charge, mais un prix réduit de 50% (soit un peu plus de 150€ quand même). Dimanche 25, d'autres clients de l'hôtel nous ont appris que c'était les tours opérateurs qui prendraient en charge les frais supplémentaires.
Nous avons donc payé cette nuit supplémentaire, mais nous ne savons pas, pour l'instant, qui va nous rembourser. J'ai contacté notre agence de voyage, à Paris, mais n'ai pas de réponse pour le moment.
Auriez-vous des infos, des conseils ou votre propre expérience à nous faire partager ?
Merci d'avance !
Je ne sais pas trop où poster ce message, j'espère être au bon endroit !
Voici mon souci :
Avec ma femme nous étions très récemment en voyage de noces à l'hôtel Les Pavillons, sur l'île Maurice.
Notre séjour devait se terminer samedi 24 fevrier, vol prévu à 8h50. Mais en raison du cyclone, nous ne sommes partis que lundi 26 février, vol à 6h15. Nous avons donc passé une nuit supplémentaire à l'hôtel + une nuit dans l'aéroport de Maurice (dans des conditions déplorables...).
Vendredi 23, la réception de l'hôtel m'a informé que la nuit supplémentaire serait prise en charge par Air Mauritius. Samedi 24, la réception m'a finalement dit que ce serait à notre charge, mais un prix réduit de 50% (soit un peu plus de 150€ quand même). Dimanche 25, d'autres clients de l'hôtel nous ont appris que c'était les tours opérateurs qui prendraient en charge les frais supplémentaires.
Nous avons donc payé cette nuit supplémentaire, mais nous ne savons pas, pour l'instant, qui va nous rembourser. J'ai contacté notre agence de voyage, à Paris, mais n'ai pas de réponse pour le moment.
Auriez-vous des infos, des conseils ou votre propre expérience à nous faire partager ?
Merci d'avance !
Chutes du Carbet en Guadeloupe avec enfant de trois ans English translation pending
Bonjour, je pars en Guadeloupe du 14 au 23 mars 2007 et je souhaiterais me rendre aux chutes du Carbet avec une petite fille de 3 ans dans un porte-bébé dorsal. Pensez-vous que ce serait accessible (chute la plus près bien sur) ?
Merci par avance pour vos réponses. A bientôt.
Départ en Guyane English translation pending
bonjour,
je suis sur le point de partir travailler un an en guyane en tant qu'infirmière. pour l'instant je suis en contact avec l'hopital de saint laurent, je voudrais savoir s'il y a la possibilité de travailler en dispensaire là-bas (les dispensaires sont-ils gérés par l'hopital?), ou si ça n'est possible qu'à cayenne ? J'hesite encore pour l'instant entre saint laurent et cayenne, quelqu'un peut-il me conseiller ? Enfin pour faire le trajet cayenne-saint laurent, est-ce qu'on a une chance d'avoir un depart en taxis-co vers le milieu d'aprem ou non ? est-ce que je peux envisager de louer une voiture à l'aeroport et de la rendre à saint laurent ? (comment sont les routes, la conduite au debut du mois de mai?) Pour le logement, je sais que l'hopital met des logements à disposition à l'arrivee, quelqu'un sait s'ils sont loin de l'hopital? est-ce que je peux esperer trouver un logement rapidement une fois sur place, ou est-ce qu'il vaut mieux commencer maintenant depuis la france?
je sais, ça fait beaucoup de questions, mais je suis aussi inquiète que motivée par cette entreprise....
merci pour vos réponses!
je suis sur le point de partir travailler un an en guyane en tant qu'infirmière. pour l'instant je suis en contact avec l'hopital de saint laurent, je voudrais savoir s'il y a la possibilité de travailler en dispensaire là-bas (les dispensaires sont-ils gérés par l'hopital?), ou si ça n'est possible qu'à cayenne ? J'hesite encore pour l'instant entre saint laurent et cayenne, quelqu'un peut-il me conseiller ? Enfin pour faire le trajet cayenne-saint laurent, est-ce qu'on a une chance d'avoir un depart en taxis-co vers le milieu d'aprem ou non ? est-ce que je peux envisager de louer une voiture à l'aeroport et de la rendre à saint laurent ? (comment sont les routes, la conduite au debut du mois de mai?) Pour le logement, je sais que l'hopital met des logements à disposition à l'arrivee, quelqu'un sait s'ils sont loin de l'hopital? est-ce que je peux esperer trouver un logement rapidement une fois sur place, ou est-ce qu'il vaut mieux commencer maintenant depuis la france?
je sais, ça fait beaucoup de questions, mais je suis aussi inquiète que motivée par cette entreprise....
merci pour vos réponses!
Retour d'une semaine à Monrovia au Libéria en février 2007 English translation pending
Je reviens d'une petite semaine passée à Monrovia, la capitale du Libéria, pour un boulot.
Je vous en parle, parce qu'on a pas souvent l'occasion de se retrouver dans ce genre d'endroit, en tout cas en ce qui me concerne.
L'Afrique anglophone, je connaissais pas du tout. Quant au Libéria, c'est le pays des enfants soldats et de la guerre civile perpétuelle. Aujourd'hui cette période est belle et bien terminée, du moins on peut l'espérer. Les Libériens ont élu fin 2005 la première femme président de la république, Ellen Johnson Sirleaf, et elle chôme pas pour l'avenir de son pays. Un pays réellement cassé par 14 années de guerre civile. À voir Monrovia, j'imagine que le reste du pays doit être dans un piteux état.
Je devais faire des prises de vue pour un projet urbanistique au coeur de la capitale. Avec le réalisateur, j'ai donc fait des plans un peu partout en ville, le plus possible à des endroits un peu élevés, pour avoir de la perspective. J'ai donc pas mal sillonné Monrovia, et je voulais vous donner en vrac mes impressions.
D'abord, la sécurité relative de la ville est pour moi due à la présence de l'ONU, on peut le dire. Je n'avais jamais encore vu l'ONU sur le terrain, mais là ça m'a impressionné. Pour la population, je pense que c'est le signe que le reste du monde ne les oublie pas, et c'est déjà beaucoup. Ils assurent la sécurité dans la ville en appuyant la police et l'armée, et donnent aussi un cadre à toutes les ONG présentes sur le terrain. Il assurent aussi tous les transports aériens en hélico vers la province, au départ de l'aéroport qui était autrefois dévolu aux lignes intérieures. Les casques bleus tiennent aussi l'aéroport international (un tout petit bâtiment desservi par 4-5 compagnies, dont Brussels Airlines, une des deux compagnies européenne à desservir Monrovia), et disposent des check-points sur les routes autour de la ville, et aussi à l'intérieur même de la ville.
Les ONG sont très présentes, et viennent d'un peu partout. La Croix Rouge internationale, MSF, MDM, Oxfam, mais aussi de nombreuses missions de pays européens, qui donnent des 4X4 ou travaillent sur différents programmes, USAID bien sûr, qui participe à de nombreux projet. Il faut dire que les USA, qui ont toujours été présents historiquement, sont les seuls à être restés tout au long de la guerre, gardant leur ambassade retranchée comme unique présence étrangère dans la ville (je crois).
L'eau potable est distribuée dans des gros réservoirs en plastique installés un peu partout, où la population vient se servir. L'état commence tout juste la réparation du réseau d'eau courante, mais il y a un travail de titan à accomplir avant que toute la ville puisse être raccordée, les tuyaux étant dans un état déplorable. C'est assez étrange, cette impression que tout vient juste de recommencer. Ainsi l'éclairage public de la ville vient juste d'être remis en service il y a 6 mois, après plus de 15 ans!
Nous recherchions des points élevés, pour avoir un maximum de vues cavalières, et comme nous ne pouvions pas filmer depuis les ministères (les seuls bâtiments encore en état sont souvent occupés par des ministères), nous sommes rentrés dans plusieurs édifices assez impressionnants. Ces immeubles, notamment l'ancien siège d'un parti politique, complètement vide, et l'ancien hôtel le plus select de tout le continent, complètement squatté, ont tous une allure fantomatique. Il ne reste généralement que la structure en béton armé, le reste ayant été entièrement pillé et/ou brûlé. Les impacts de balles et de tirs de mortiers sont les stigmates indélébiles de cette guerre qui a tout ravagé. La fin de la guerre s'est passée à Monrovia, entre juin et août 2003, et ça a bien charclé, à tel point que les habitants appellent cette période qui a connu 3 attaques particulièrement sanglante "Worl war I, II and III".
On a vu des dizaines et des dizaines d'églises différentes, vraisemblablement évangéliques et montées par des faux religieux sans scrupules (selon notre driver).
Le combat engagé contre la corruption par la présidente est une des tâches les plus ardues à mener, et ici comme ailleurs, les petits pouvoirs donnent à leur détenteur le culot d'essayer de grapiller les dollars faciles. Finalement, la seule vraie corruption à laquelle nous avons été confrontée était le fait d'un flic en faction à un carrefour. Le responsable de la sécurité de l'aéroport de l'ONU a bien essayé, mais a laissé tomber.
Question insécurité, la plupart des bâtiments à peu près en forme sont protégés par des fils de fer barbelés, pour dissuader les voleurs éventuels. Des agents de sécurité veillent un peu partout sur les entrées d'hôtels, sur les restaurants. On sent quand même que la population doit se garantir d'une insécurité probable, même si nous n'avons eu aucun problème à ce niveau. Bon, en même temps, on n'a pas cherché les complications en se balladant la nuit dans la ville.
Malgré une certaine tension, les gens sont super, et nous avons fait quelques rencontres. Personne ne nous a jamais fermé la porte. On n'a jamais été réellement importunés. On a fait attention, responsablement. On se déplaçait en voiture, avec notre chauffeur, qui débroussaillait le terrain avant qu'on ne sorte de la voiture avec pied et caméra. Maintenant que nous sommes rentrés, je lis divers articles pas rassurants du tout, mais on a vraiment pris nos précautions.
Comme dans chaque pays où je me rend, j'ai cherché la présence chinoise. Je l'ai trouvée très vite, puisqu'ici comme ailleurs, les chinois occupent le terrain. Le président chinois, de passage quatre jours avant notre arrivée, a effacé les dettes libériennes envers la Chine. Comme au Sénégal, la Chine a offert au pays un stade de foot flambant neuf, fournissant matériaux et ouvriers pour mener à bien l'opération en un temps record. J'ai vu quelques chinois en ville, et aussi un ou deux restaurants. Dans le tout nouveau centre de télécommunications, visité par la présidente, j'ai aussi vu les idéogrammes sur les serveurs tout neufs de la salle des machines. Toujours dans le coin, les chinois prennent de plus en plus l'avantage, investissent et se placent. Ils sont bien présents, et se payent une bonne presse à peu de frais. Ce n'est bien sûr pas le cas des français, qui n'ont toujours pas trouvé le moyen d'ouvrir ne serait-ce qu'un consulat, alors même que de nombreux pays l'ont déjà fait. La présence française, selon un de nos compatriotes rencontré là-bas, se résume à une soixantaine de personnes dans tout le pays. Les Libanais, eux aussi, et comme dans beaucoup d'endroits, sont présents, et font du commerce ou du service. Leur présence est dit-on très ancienne.
En termes pratique, l'hôtel dans lequel nous avons dormi, le GMJ, situé dans une des artères principales, était un peu limite eu égard à son prix (125€/nuit), mais la clim était au point, l'eau courante et le personnel avenant. Et surtout, c'est un hôtel bien central, en face d'un webcafé à la cool et d'un endroit où sortir boire des coups.
Si ce n'était pas pour travailler, je vois pas pourquoi je serais allé à Monrovia, mais une chose est sûre, je ne regrette pas d'y avoir mis les pieds. J'imagine qu'il faudra patienter un peu avant que le pays ne s'ouvre réellement, et que l'endroit soit à nouveau une destination de villégiature. Mais ça pourrait être très agréable. D'ici là, quel boulot!!!
L'Afrique anglophone, je connaissais pas du tout. Quant au Libéria, c'est le pays des enfants soldats et de la guerre civile perpétuelle. Aujourd'hui cette période est belle et bien terminée, du moins on peut l'espérer. Les Libériens ont élu fin 2005 la première femme président de la république, Ellen Johnson Sirleaf, et elle chôme pas pour l'avenir de son pays. Un pays réellement cassé par 14 années de guerre civile. À voir Monrovia, j'imagine que le reste du pays doit être dans un piteux état.
Je devais faire des prises de vue pour un projet urbanistique au coeur de la capitale. Avec le réalisateur, j'ai donc fait des plans un peu partout en ville, le plus possible à des endroits un peu élevés, pour avoir de la perspective. J'ai donc pas mal sillonné Monrovia, et je voulais vous donner en vrac mes impressions.
D'abord, la sécurité relative de la ville est pour moi due à la présence de l'ONU, on peut le dire. Je n'avais jamais encore vu l'ONU sur le terrain, mais là ça m'a impressionné. Pour la population, je pense que c'est le signe que le reste du monde ne les oublie pas, et c'est déjà beaucoup. Ils assurent la sécurité dans la ville en appuyant la police et l'armée, et donnent aussi un cadre à toutes les ONG présentes sur le terrain. Il assurent aussi tous les transports aériens en hélico vers la province, au départ de l'aéroport qui était autrefois dévolu aux lignes intérieures. Les casques bleus tiennent aussi l'aéroport international (un tout petit bâtiment desservi par 4-5 compagnies, dont Brussels Airlines, une des deux compagnies européenne à desservir Monrovia), et disposent des check-points sur les routes autour de la ville, et aussi à l'intérieur même de la ville.
Les ONG sont très présentes, et viennent d'un peu partout. La Croix Rouge internationale, MSF, MDM, Oxfam, mais aussi de nombreuses missions de pays européens, qui donnent des 4X4 ou travaillent sur différents programmes, USAID bien sûr, qui participe à de nombreux projet. Il faut dire que les USA, qui ont toujours été présents historiquement, sont les seuls à être restés tout au long de la guerre, gardant leur ambassade retranchée comme unique présence étrangère dans la ville (je crois).
L'eau potable est distribuée dans des gros réservoirs en plastique installés un peu partout, où la population vient se servir. L'état commence tout juste la réparation du réseau d'eau courante, mais il y a un travail de titan à accomplir avant que toute la ville puisse être raccordée, les tuyaux étant dans un état déplorable. C'est assez étrange, cette impression que tout vient juste de recommencer. Ainsi l'éclairage public de la ville vient juste d'être remis en service il y a 6 mois, après plus de 15 ans!
Nous recherchions des points élevés, pour avoir un maximum de vues cavalières, et comme nous ne pouvions pas filmer depuis les ministères (les seuls bâtiments encore en état sont souvent occupés par des ministères), nous sommes rentrés dans plusieurs édifices assez impressionnants. Ces immeubles, notamment l'ancien siège d'un parti politique, complètement vide, et l'ancien hôtel le plus select de tout le continent, complètement squatté, ont tous une allure fantomatique. Il ne reste généralement que la structure en béton armé, le reste ayant été entièrement pillé et/ou brûlé. Les impacts de balles et de tirs de mortiers sont les stigmates indélébiles de cette guerre qui a tout ravagé. La fin de la guerre s'est passée à Monrovia, entre juin et août 2003, et ça a bien charclé, à tel point que les habitants appellent cette période qui a connu 3 attaques particulièrement sanglante "Worl war I, II and III".
On a vu des dizaines et des dizaines d'églises différentes, vraisemblablement évangéliques et montées par des faux religieux sans scrupules (selon notre driver).
Le combat engagé contre la corruption par la présidente est une des tâches les plus ardues à mener, et ici comme ailleurs, les petits pouvoirs donnent à leur détenteur le culot d'essayer de grapiller les dollars faciles. Finalement, la seule vraie corruption à laquelle nous avons été confrontée était le fait d'un flic en faction à un carrefour. Le responsable de la sécurité de l'aéroport de l'ONU a bien essayé, mais a laissé tomber.
Question insécurité, la plupart des bâtiments à peu près en forme sont protégés par des fils de fer barbelés, pour dissuader les voleurs éventuels. Des agents de sécurité veillent un peu partout sur les entrées d'hôtels, sur les restaurants. On sent quand même que la population doit se garantir d'une insécurité probable, même si nous n'avons eu aucun problème à ce niveau. Bon, en même temps, on n'a pas cherché les complications en se balladant la nuit dans la ville.
Malgré une certaine tension, les gens sont super, et nous avons fait quelques rencontres. Personne ne nous a jamais fermé la porte. On n'a jamais été réellement importunés. On a fait attention, responsablement. On se déplaçait en voiture, avec notre chauffeur, qui débroussaillait le terrain avant qu'on ne sorte de la voiture avec pied et caméra. Maintenant que nous sommes rentrés, je lis divers articles pas rassurants du tout, mais on a vraiment pris nos précautions.
Comme dans chaque pays où je me rend, j'ai cherché la présence chinoise. Je l'ai trouvée très vite, puisqu'ici comme ailleurs, les chinois occupent le terrain. Le président chinois, de passage quatre jours avant notre arrivée, a effacé les dettes libériennes envers la Chine. Comme au Sénégal, la Chine a offert au pays un stade de foot flambant neuf, fournissant matériaux et ouvriers pour mener à bien l'opération en un temps record. J'ai vu quelques chinois en ville, et aussi un ou deux restaurants. Dans le tout nouveau centre de télécommunications, visité par la présidente, j'ai aussi vu les idéogrammes sur les serveurs tout neufs de la salle des machines. Toujours dans le coin, les chinois prennent de plus en plus l'avantage, investissent et se placent. Ils sont bien présents, et se payent une bonne presse à peu de frais. Ce n'est bien sûr pas le cas des français, qui n'ont toujours pas trouvé le moyen d'ouvrir ne serait-ce qu'un consulat, alors même que de nombreux pays l'ont déjà fait. La présence française, selon un de nos compatriotes rencontré là-bas, se résume à une soixantaine de personnes dans tout le pays. Les Libanais, eux aussi, et comme dans beaucoup d'endroits, sont présents, et font du commerce ou du service. Leur présence est dit-on très ancienne.
En termes pratique, l'hôtel dans lequel nous avons dormi, le GMJ, situé dans une des artères principales, était un peu limite eu égard à son prix (125€/nuit), mais la clim était au point, l'eau courante et le personnel avenant. Et surtout, c'est un hôtel bien central, en face d'un webcafé à la cool et d'un endroit où sortir boire des coups.
Si ce n'était pas pour travailler, je vois pas pourquoi je serais allé à Monrovia, mais une chose est sûre, je ne regrette pas d'y avoir mis les pieds. J'imagine qu'il faudra patienter un peu avant que le pays ne s'ouvre réellement, et que l'endroit soit à nouveau une destination de villégiature. Mais ça pourrait être très agréable. D'ici là, quel boulot!!!
Itinéraire de Lille jusqu'aux plages du Nord à vélo? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis lillois et cyclotouriste à mes heures et je cherche un itinéraire sympa, reliant Lille aux plages du Nord (Bray Dunes, voire La Panne...).
J'ai déjà effectué ce trajet l'été dernier en tant que première étape d'un périple d'une semaine mais nous n'avons pas spécialement trouvé de "pistes" dignes de ce nom ou un peu "protégées" ou éloignées des voitures. Nous étions partis jusque La Panne puis avons longé la mer jusque La Haye en 7 jours. Autant dire le parcours des vacances est vraiment devenu agréable dès que nous sommes arrivés en Belgique...
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur le sujet ? Je peine à trouver des pistes cyclables dignes de ce nom aux alentours de Lille et j'aimerai vraiment trouver un itinéraire sympa vers les plages. En effet, je dois y aller dès le printemps avec des amis et enfants et je ne tiens pas trop à fréquenter des routes départementales trop fréquentées dès qu'il fait beau.
Merci d'avance de me faire part de vos expériences,
Yoann.
Je suis lillois et cyclotouriste à mes heures et je cherche un itinéraire sympa, reliant Lille aux plages du Nord (Bray Dunes, voire La Panne...).
J'ai déjà effectué ce trajet l'été dernier en tant que première étape d'un périple d'une semaine mais nous n'avons pas spécialement trouvé de "pistes" dignes de ce nom ou un peu "protégées" ou éloignées des voitures. Nous étions partis jusque La Panne puis avons longé la mer jusque La Haye en 7 jours. Autant dire le parcours des vacances est vraiment devenu agréable dès que nous sommes arrivés en Belgique...
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur le sujet ? Je peine à trouver des pistes cyclables dignes de ce nom aux alentours de Lille et j'aimerai vraiment trouver un itinéraire sympa vers les plages. En effet, je dois y aller dès le printemps avec des amis et enfants et je ne tiens pas trop à fréquenter des routes départementales trop fréquentées dès qu'il fait beau.
Merci d'avance de me faire part de vos expériences,
Yoann.
Petites bêtes et climat dans le désert marocain en mars? English translation pending
Bonjour,
Je pars du 17 au 24 mars dans le désert marocain : ouarzazate, erfoud, erg chebbi, merzouga.
Je voulais savoir quelles températures il faisait dans ce coin ? Et s'il était à craindre des piqures de scorpions ou de serpents ? Est-il possible qu'ils rentrent dans la tente ?
Merci !
albaneexer
Avis et conseils sur itinéraire de 13 jours dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je projete d'effectuer un road trip dans l'ouest americain pendant 13 jours, la deuxieme quinzaine de mars, au depart de san diego ou je reside pr une année. Voici l'itinéraire que j'envisage:
San Diego --> Los Angeles Los Angeles --> Las Vegas Las Vegas --> Grand Canyon Grand Canyon --> Monument Valley avec une etape a Page Page --> Bryce Canyon Bryce Canyon --> Yosemite Park, 8h de route environ, ou me conseillez vous de faire une etape??? Yosemite Park --> San Francisco San francisco --> San Diego
Je n'ai pas encore choisit combien de nuits j'allais passer dans chaque endroit. Cet itinéraire vous parait il envisageable??? Vos conseils et avis sont les bienvenues.
Merci d'avance
Je projete d'effectuer un road trip dans l'ouest americain pendant 13 jours, la deuxieme quinzaine de mars, au depart de san diego ou je reside pr une année. Voici l'itinéraire que j'envisage:
San Diego --> Los Angeles Los Angeles --> Las Vegas Las Vegas --> Grand Canyon Grand Canyon --> Monument Valley avec une etape a Page Page --> Bryce Canyon Bryce Canyon --> Yosemite Park, 8h de route environ, ou me conseillez vous de faire une etape??? Yosemite Park --> San Francisco San francisco --> San Diego
Je n'ai pas encore choisit combien de nuits j'allais passer dans chaque endroit. Cet itinéraire vous parait il envisageable??? Vos conseils et avis sont les bienvenues.
Merci d'avance
Itinéraire en République Tchèque et Pologne pour mai English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes présentement en train de préparer notre voyage pour la République Tchèque et la Pologne pour le mois de Mai prochain. Est-ce que vous auriez des idées/commentaires sur les villes et attractions particulières qu'il ne faut surtout pas manquer?
Aussi, est-ce plus profitable de s'établir dans une ville et de visiter tous les attraits aux alentours pendant quelques jours, et ainsi sauver du temps quant à la recherche d'endroit où dormir, ou s'il est préférable de se déplacer régulièrement avec nos baguages, pour avancer dans notre itinéraire?
Merci à l'avance pour vos réponses!
Racoon
nous sommes présentement en train de préparer notre voyage pour la République Tchèque et la Pologne pour le mois de Mai prochain. Est-ce que vous auriez des idées/commentaires sur les villes et attractions particulières qu'il ne faut surtout pas manquer?
Aussi, est-ce plus profitable de s'établir dans une ville et de visiter tous les attraits aux alentours pendant quelques jours, et ainsi sauver du temps quant à la recherche d'endroit où dormir, ou s'il est préférable de se déplacer régulièrement avec nos baguages, pour avancer dans notre itinéraire?
Merci à l'avance pour vos réponses!
Racoon
Produits français à Bangkok? English translation pending
Bien le bonjour,
Je pars m'instaler deux ans a Bangkok d'ici quelques jours, et j'aurait aimé posé quelques questions aux encyclopedies vivantes qui parcourent ce site. Tout d'abord, pour en venir au titre du message, j'ai ouïe dire qu'on pouvait trouver de bons fromages a Bangkok. De meme, de la bonne charcuterie avec du bon pain me ferait plaisir de temps en temps, bien qu'étant fan inconditionel de la cuisine Thaï. Si vous avez donc quelques adresses de boulangeries, fromageries et autres charcuteries a Bangkok (ca fait bizarre de voir ces trois mots a coté de Bangkok 🙂), je me ferais un plaisir de les noter. J'aborde ensuite une question plus pratique et surtout plus abordé, a savoir l'appartement. Je souhaite loger aux environts de Pinklao, internet est il le plus approprié pour trouver une adresse, ou des agences se chargeant de faire visiter etc sont aussi présentes ? Encore une fois, si vous avez quelques liens ou adresses, je suis preneur. Si vous avez de plus quelques recommendations a faire pour ne pas se faire avoir lors de la signature du contrat, je suis aux anges. Je profite de ce premier message pour remercier tous les utilisateurs actifs de ce forum, qui ont créés une gigantesque base de données, et qui m'a été considerablement utiles ces deux dernieres années. Merci donc.
Pit
Je pars m'instaler deux ans a Bangkok d'ici quelques jours, et j'aurait aimé posé quelques questions aux encyclopedies vivantes qui parcourent ce site. Tout d'abord, pour en venir au titre du message, j'ai ouïe dire qu'on pouvait trouver de bons fromages a Bangkok. De meme, de la bonne charcuterie avec du bon pain me ferait plaisir de temps en temps, bien qu'étant fan inconditionel de la cuisine Thaï. Si vous avez donc quelques adresses de boulangeries, fromageries et autres charcuteries a Bangkok (ca fait bizarre de voir ces trois mots a coté de Bangkok 🙂), je me ferais un plaisir de les noter. J'aborde ensuite une question plus pratique et surtout plus abordé, a savoir l'appartement. Je souhaite loger aux environts de Pinklao, internet est il le plus approprié pour trouver une adresse, ou des agences se chargeant de faire visiter etc sont aussi présentes ? Encore une fois, si vous avez quelques liens ou adresses, je suis preneur. Si vous avez de plus quelques recommendations a faire pour ne pas se faire avoir lors de la signature du contrat, je suis aux anges. Je profite de ce premier message pour remercier tous les utilisateurs actifs de ce forum, qui ont créés une gigantesque base de données, et qui m'a été considerablement utiles ces deux dernieres années. Merci donc.
Pit
Itinéraire de 26 jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonsoir à tous,
Je vais vous présenter mon circuit qui est quasi définitif, je ne détaillerai pas tout car je sais que pour la plupart d'entre vous, vous etes des connaisseurs aguérris ! J'ai quand meme tenu compte de vos remarques et essayez d'améliorez ce circuit ! donc merci a vous tous !
Départ 1 septembre avec Lufthansa arrivée denver 12h05 heure locale
Jour 1 : Denver (1 nuit) Holiday Inn Denver City Jour 2 : Denver - Cheyenne - Casper (1 nuit) Shilo Inn (450km) Jour 3 : Casper - Cody (1 nuit) Holiday Inn Buffalo Bill (345km) Jour 4, 5, 6 : Cody - yellowstone national park (3 nuits) Mammoth Hot spring et Old faithful Inn Jour 7 : Yellowstone - Grand teton - Jackson Hole (1 nuit) Signal Mountain Lodge (210 km) Jour 8 : Jackson - Salt Lake City (1nuit) Holiday Inn Downtown (460km) Jour 9, 10 : Moab visite arches, canyonland, dead horse pt (2 nuits) Red Cliffs Lodge Jour 11 : Moab - Mexican Hat (1 nuit) San Juan Inn (200km) Jour 12 : Monument Valley - Grand Canyon (1nuit) Maswick south (315km) Jour 13 : Grand Canyon - Page - lake powell -antelope Canyon (1 nuit) Quality Inn (220 km) Jour 14 : Horshoe Bend - Page - Bryce Canyon (1 nuit) Ruby's Inn (190 km) Jour 15, 16 : Bryce Canyon - Las Vegas (2 nuits) Luxor Hotel (395km) Jour 17 : Las Vegas - Death Valley (1nuit) Furnace Creek Ranch (230 km) Jour 18 : Death Valley - Yosemite (1 nuit) Yosemite View Lodge ou Cedar Lodge Jour 19, 20, 21 : Yosemite - San Francisco (3nuits) King George >>> Avion S-Francisco - Los Angeles Jour 22, 23, 24, 25 : Los Angeles (4nuits) Hilton Jour 26 : départ le soir Jour 27 : Arrivée
QU'en pensez vous ? des étapes, Hotels ?
J'ai encore une petite marge de liberté concernant une etape ou deux sur 1 ou 2 jours et je suis ouvert à toutes critiques sur les hotels et avis sur des meilleurs !
Merci davance pour votre précieuse aide !😉
Je vais vous présenter mon circuit qui est quasi définitif, je ne détaillerai pas tout car je sais que pour la plupart d'entre vous, vous etes des connaisseurs aguérris ! J'ai quand meme tenu compte de vos remarques et essayez d'améliorez ce circuit ! donc merci a vous tous !
Départ 1 septembre avec Lufthansa arrivée denver 12h05 heure locale
Jour 1 : Denver (1 nuit) Holiday Inn Denver City Jour 2 : Denver - Cheyenne - Casper (1 nuit) Shilo Inn (450km) Jour 3 : Casper - Cody (1 nuit) Holiday Inn Buffalo Bill (345km) Jour 4, 5, 6 : Cody - yellowstone national park (3 nuits) Mammoth Hot spring et Old faithful Inn Jour 7 : Yellowstone - Grand teton - Jackson Hole (1 nuit) Signal Mountain Lodge (210 km) Jour 8 : Jackson - Salt Lake City (1nuit) Holiday Inn Downtown (460km) Jour 9, 10 : Moab visite arches, canyonland, dead horse pt (2 nuits) Red Cliffs Lodge Jour 11 : Moab - Mexican Hat (1 nuit) San Juan Inn (200km) Jour 12 : Monument Valley - Grand Canyon (1nuit) Maswick south (315km) Jour 13 : Grand Canyon - Page - lake powell -antelope Canyon (1 nuit) Quality Inn (220 km) Jour 14 : Horshoe Bend - Page - Bryce Canyon (1 nuit) Ruby's Inn (190 km) Jour 15, 16 : Bryce Canyon - Las Vegas (2 nuits) Luxor Hotel (395km) Jour 17 : Las Vegas - Death Valley (1nuit) Furnace Creek Ranch (230 km) Jour 18 : Death Valley - Yosemite (1 nuit) Yosemite View Lodge ou Cedar Lodge Jour 19, 20, 21 : Yosemite - San Francisco (3nuits) King George >>> Avion S-Francisco - Los Angeles Jour 22, 23, 24, 25 : Los Angeles (4nuits) Hilton Jour 26 : départ le soir Jour 27 : Arrivée
QU'en pensez vous ? des étapes, Hotels ?
J'ai encore une petite marge de liberté concernant une etape ou deux sur 1 ou 2 jours et je suis ouvert à toutes critiques sur les hotels et avis sur des meilleurs !
Merci davance pour votre précieuse aide !😉
"Les trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia: bons plans excursions English translation pending
bonjour à tous les membres,
Je vais effectuer la croisière "les trésors de l'histoire" à bord du costa concordia lundi prochain.
J'ai des questions du genre :
Katakolon : alternative à l'excursion de Costa ou vous recommander celle-ci pour son intérêt
Le Pirée - Athènes : j'ai remarqué que le coût d'un ticket transport en commun est de 3 euros, peut on vraiment se débrouiller par soi même ?
Civitavecchia : la gare se situe à 1 km du port et l'aller et retour est à 9 euros. Qui peut me renseigner plus avant sur le sujet ?
Izmir - Ephese : l'excursion Saint Jean et la maison Ste Marie. L'excursion Costa est elle à recommander ou peut on se débrouiller seul ? taxi ou autres...
Limassol : que faut il voir ?
Alexandrie : je pense réserver l'excursion Costa : le Caire et les pyramides de Gizeh.
Merci pour votre aide.
Amicalement
Marie
Les camps de réfugiés du Myanmar English translation pending
J'ai eu l'occasion d'essayer de rentrer dans un camps de refugie Birman a la frontiere Thai avec le chef moine Bouddhiste qui s'occupais du camp (rencontre dans un taxi commun local) mais on m'a refuse l'entree... bien sur... Mais bon, on voit de dehors la misere enorme qu'il y a.... Il m'a demande de parler des refugies qui se retrouvent sans rien en fuyant le Myanmar et bien sur (comme en France) cantonnes dans des camps tres tres pauvres (mais encore plus qu'en France)..... Qui est passe par ce coin de la Thailande ? Je n'ai pas vu d'ONG l'anee derniere. Donc je veux juste informer.
Douze jours au Rajasthan English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de découvrir ce site et remercie par avance tous ceux qui voudront bien nous donner un petit coup de main...
Nous souhaitons passer 12 jours au Radjasthan fin mars avec mon amie et nous posons pas mal de questions. Nous préferrons normalement ne pas trop prévoir les itinéraires, se laisser le temps de découvrir les personnes et les lieux rencontrés mais 12j ça nous semble vraiment court...
Aussi, à votre avis :
Quel est l'itinéraire le plus adapté, pas trop touristique, nous permettant de repartir lavec les yeux et le coeur à ras bord ???
Quel mode de transport conseillez vous ???
Les hôtels "héritage" sont ils magiques ? ou au contraire nous éloigne-t-il des indiens, des vrais rapports humains ???
Merci à tous !!!!
Eric
Je viens de découvrir ce site et remercie par avance tous ceux qui voudront bien nous donner un petit coup de main...
Nous souhaitons passer 12 jours au Radjasthan fin mars avec mon amie et nous posons pas mal de questions. Nous préferrons normalement ne pas trop prévoir les itinéraires, se laisser le temps de découvrir les personnes et les lieux rencontrés mais 12j ça nous semble vraiment court...
Aussi, à votre avis :
Quel est l'itinéraire le plus adapté, pas trop touristique, nous permettant de repartir lavec les yeux et le coeur à ras bord ???
Quel mode de transport conseillez vous ???
Les hôtels "héritage" sont ils magiques ? ou au contraire nous éloigne-t-il des indiens, des vrais rapports humains ???
Merci à tous !!!!
Eric
Trajet Inde-Kirghizistan-Asie Centrale-Istanbul English translation pending
je serai en inde debut fevrier et de la je veux rentrer en europe par l'asie central
qqlqu'un a t il deja fait cette route recament
qu'elle route suivre?
le budget
les visa
les sites a voir
je suis un voyageur experimente qui a deja fait la route de KTM plusieur fois
compagne ou compagnon bienvenue si atomes crochus
Avis sur itinéraire de six semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage au Pérou et en Bolivie et j’aimerais soumettre mon ébauche de programme à votre critique. Je pars avec ma copine le 19 juin 2007 pour 6 semaines sur place avec un vol A/R Paris Lima.
1. Lima (la nuit)
2.3. Pisco ou Ica
4.Nasca
5.6.7.8.9. Arequipa + canyon de la Colca
10.Arica
11.12.13.Sajama
14.15. Sajama-Oruro-Uyuni en bus et en train
16.17.18.19 les Salares
20.21. Potosi
22.23.24.25. Sucre
26. Sucre->La Paz (en avion)
27.28.29.30. La Paz
31.32.33. Lac Titicaca
34.35.36.37.38.39.40.41. Cusco et alentours
42.43.44.45. Lima
Je prévois un budget de 2000€ sur place pour chacun d’entre nous.
Tout d’abord le temps, est ce que mon programme est réalisable en si peu de temps ?
Ce qui m’inquiète le plus, c’est le trajet d’Arequipa à Sajama. Si quelqu’un sur le forum l’a déjà emprunté, pourrait-il me dire le temps qu’il a mis et s’il a rencontré des problèmes en route. J’aurais aimé aussi avoir une indication du coût de ce trajet en bus.
Est-il plus facile ou mieux ou plus rapide de passer la frontière Bolivienne plus au sud ?
Merci à tous.