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Global Adventure Indonesia English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un a réussi à joindre cette agence récemment pour réserver le Lava view lodge à Cemoro Lang. Je n'arrive pas à obtenir la page qu'il y avait avant avec les tarifs. Merci de votre aide.
Est-ce que quelqu'un a réussi à joindre cette agence récemment pour réserver le Lava view lodge à Cemoro Lang. Je n'arrive pas à obtenir la page qu'il y avait avant avec les tarifs. Merci de votre aide.
Déçu du Cambodge English translation pending
De retour de trois semaines au Cambodge et bien ''bof bof''
C est un pays qui débute dans le tourisme mais qui a déjà prit le vis et le tournevis des pays hyper touristique.
-prix a la tête du client
-arnaque en tout genre
-impression d être qu'un dollar
-mendicité enorme
Et pourtant le compte n'y est pas, hormis les temples d'angkor qui valent le détour, le reste :
-plat pays sans montagne ou presque
-état de saleté des rues énorme
-éclairage des rue le soir dangereux
Ce n est pas en construisant des hôtels des bars et resto en surnombre qu'un pays devient touristique sachant que la plupart des hôtels bars et resto sont quasi vide faute de touriste.
Sihanoukville station balnéaire du Cambodge mdr c est ''bidon'' . Concentration de bars et restos sur une partie de la ''plage '' musique a fond, bière pas chère , jeunesse anglo en majorité qui se bourre la gueule au milieu des locaux qui font les poubelles pour survivre.
Les îles autour dont koh rong, c est déjà fini avant d avoir commencé. Nul. Ponton betonné et je vous parle pas du reste.
Bcp m'ont dit '' c est la futur Thaïlande, dans dix ans au plus. Mdr le Cambodge le nouvel eldorado hihihi.
Quand au resto et bars français ils ne marche pas et pour certain qui sont la bas depuis plus de dix ils ne parlent pas un mot de cambodgien. Ah si que les formules de politesse et les gros mots m'ont il dit. Beau modèle d intégration.
Siem reap rien a voir
Ph nom penh a 22h c est le couvre feu hormis la rue 51 dite pasteur qui bouge assez par rapport au reste.
bref '' petit poucet a voulu grandir trop vite''
Voyage petit budget au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
Je n'ai jamais voyagé au Maroc, j'y pars avec mon compagnon pendant environ un mois du 12 décembre au 9 janvier, j'ai deux questions à vous poser:
1) Est ce illusoire de ne dépenser que 30 euros par jour environ pour deux personnes. je précise qu'on n'aura pas de véhicule, on prévoit de se déplacer en bus à travers le pays. On n'a pas non plus forcément prévu de trek ou rando organisée.
2) Quels sont les hébergements bon marché qui valent le coup? auberge de jeunesse? chambre chez l'habitant? Avez vous des bons plans, de bonnes adresses?
Merci d'avance de vos réponses!
Je n'ai jamais voyagé au Maroc, j'y pars avec mon compagnon pendant environ un mois du 12 décembre au 9 janvier, j'ai deux questions à vous poser:
1) Est ce illusoire de ne dépenser que 30 euros par jour environ pour deux personnes. je précise qu'on n'aura pas de véhicule, on prévoit de se déplacer en bus à travers le pays. On n'a pas non plus forcément prévu de trek ou rando organisée.
2) Quels sont les hébergements bon marché qui valent le coup? auberge de jeunesse? chambre chez l'habitant? Avez vous des bons plans, de bonnes adresses?
Merci d'avance de vos réponses!
2 semaines au mois de mai au Sénégal English translation pending
Bonjour
J'aimerai avoir une idée d'itinéraire a faire en 2 semaines au sénégal (site a visiter, village traditionnel, reserve africaine, etc....)
Merci
J'aimerai avoir une idée d'itinéraire a faire en 2 semaines au sénégal (site a visiter, village traditionnel, reserve africaine, etc....)
Merci
Bali: manque de respect English translation pending
Titre un peu provocateur, mais je m'étais promis d'écrire un billet d'humeur à notre retour d'Indonesie (voyage magnifique au demeurant). Certes, cela se passe aussi évidemment (et malheureusement) dans des milliers d'autres endroits sur la planète.
"Mais enfin, de quoi parle-t-il ?", vous dites-vous ? Et bien, du comportement stupide, idiot, puéril, nul (je me retiens...), de personnes, qui, ayant acheté un billet de spectacle, vont, après quelques minutes, se lever et partir, avec force bruit et indiscrétion, et déranger les autres spectateurs, et surtout, surtout, les danseurs (euses) du spectacle. Il s'agissait d'une représentation de lelong à Ubud (danse balinaise) et ces gens-la ne pouvaient ignorer la nature du spectacle (musique et posters partout dans la ville) avat d'acheter leurs billets. Cette façon de se comporter, manière hautaine de dire à tous les autres que :
- le spectacle est nul
-qu'eux-mêmes sont trop bien pour y perdre leur temps
-que vous tous qui restez ne valez pas tripette,
Ces manières, donc, en quelques secondes, vont surtout en dire très long sur ces gens et leur façon générale de vivre et leur total manque de respect.
Quand on voit la grace de ces danseuses et la subtilite de leurs mouvements, mimiques, gestuelles et leurs efforts pour nous permettre d'apprehender, un peu, leur culture, comment ne pas avoir envie de hurler ?
Ces comportements de beaufs ne laissent de m'interroger sur la motivation de ces pauvres ploucs (pardon, cela m'a échappé) a voyager dans des pays lointains. Que ne restent-ils dans leur pays, a continuer à manger des burgers et aller regarder un bon nanard américain ? La même scène s'est reproduite à Uluwatu, avec des bons français (😕, qui n'ont pas hésité à entraver la sortie des danseurs après leur prestation et couper tous leurs effets !!! j'avais vraiment honte et surtout beaucoup de peine pour les danseuses qui, à la fin du spectacle, posaient pour des photos avec les touristes...Elles n'avaient pas l'air heureux, et c'était bien normal...et peu de gens qui posaient avec elles s'en rendaient compte...
Chères danseuses : pardon pour eux !
3 jours aux alentours de Cochin English translation pending
Bonjour à tous,
Avec un ami on a décidé de profiter du week-end de trois jours qui arrive à très grand pas pour quitter Mumbai et aller à Cochin. On y va un peu à l'aveugle étant donné que l'on a prévu ce petit trip sur un coup de tête, que ni lui ni moi ne sommes allés au Kérala par le passé et qu'aucun de nous deux n'a le temps (à cause de nos activités professionnelles respectives) de se renseigner complètement sur les activités à faire.
Des quelques discussions que j'ai lu par ci par là et des blogs sur lesquels j'ai surfé, j'ai pensé à l'itinéraire suivant:Samedi 7 à 7h30: Depuis l'aéroport de Cochin direction Alleppey.Passer la journée sur les backwaters en pirogue. Dodo sur une houseboat ou dans une homestay des alentours.Dimanche 8 à la mi-journée: Aller à Marari beachPasser l'après-midi à la plage. Dodo dans une homestay des alentours.Lundi 9 le matin tôt: Retour sur CochinPasser la journée à Fort Cochin. Voir un spectacle kéralais. Dodo à Fort Cochin.Mardi 10 à 5h du matin: Direction l'aéroport pour s'envoler vers Mumbai Qu'en pensez-vous ? On a conscience que trois jours c'est très court pour découvrir une région aussi riche mais on voulait profiter ce long week end pour sortir de la folie de Bombay, voir de la nature, se reposer et voir de jolis paysages.
On tient vraiment à quatre choses: les backwaters, la plage, les fruits de mer et la tranquillité.
Je vous remercie d'avance!
Nanousso
Avec un ami on a décidé de profiter du week-end de trois jours qui arrive à très grand pas pour quitter Mumbai et aller à Cochin. On y va un peu à l'aveugle étant donné que l'on a prévu ce petit trip sur un coup de tête, que ni lui ni moi ne sommes allés au Kérala par le passé et qu'aucun de nous deux n'a le temps (à cause de nos activités professionnelles respectives) de se renseigner complètement sur les activités à faire.
Des quelques discussions que j'ai lu par ci par là et des blogs sur lesquels j'ai surfé, j'ai pensé à l'itinéraire suivant:Samedi 7 à 7h30: Depuis l'aéroport de Cochin direction Alleppey.Passer la journée sur les backwaters en pirogue. Dodo sur une houseboat ou dans une homestay des alentours.Dimanche 8 à la mi-journée: Aller à Marari beachPasser l'après-midi à la plage. Dodo dans une homestay des alentours.Lundi 9 le matin tôt: Retour sur CochinPasser la journée à Fort Cochin. Voir un spectacle kéralais. Dodo à Fort Cochin.Mardi 10 à 5h du matin: Direction l'aéroport pour s'envoler vers Mumbai Qu'en pensez-vous ? On a conscience que trois jours c'est très court pour découvrir une région aussi riche mais on voulait profiter ce long week end pour sortir de la folie de Bombay, voir de la nature, se reposer et voir de jolis paysages.
On tient vraiment à quatre choses: les backwaters, la plage, les fruits de mer et la tranquillité.
Je vous remercie d'avance!
Nanousso
L'Ouzbékistan oui, mais faut-il encore lever quelques doutes! English translation pending
Bonjour,
Mon projet est bien avancé mais quelques doutes subsistent encore.
Vos avis seront donc les bienvenus pour enfin m'aider à me positionner et prendre enfin une décision.
Le voyage :Nous sommes un couple (la soixantaine)notre départ est prévu pour une durée de 25 jours en avril 2014 l'itinéraire est fait dans sa globalité en laissant une marge aux impondérables avec des arrêts d'1 jour à Moynaq, 1,5 jour à Nukus, 2 jours à Khiva, 3 jours à Boukhara, 3 jours à Samarcande, 2 jours à Tashkent et 3 jours dans la vallée de Ferghana.Mes doutes :
Sur les déplacements :Habituellement 4 nous avons pour habitude de prendre un chauffeur et une voiture. Cette fois ci, nous ne sommes que 2 et le prix de cette liberté est prohibitif (70$ par jour) sachant en plus que nous n'aurons pas besoin de cette voiture lorsque nous faisons des stops de 2 ou 3 jours. Ne parlant que l'anglais et l'espagnol, j'ai un gros doute pour trouver des taxis pour le déplacement de ville en ville et surtout trouver sur place des "compagnons de voyage" afin d'obtenir un prix "correct". Arrivant à Ourgentch (je ne sais encore à quelle heure), il me faudra me rendre à Nukus. Combien faut il compter pour cette course, sachant que ce sera mon premier contact avec les taxis ouzbèques ? Je ne suis pas pingre mais ne tiens pas à me faire arnaquer. Ne faudrait il pas réserver de France pour ce 1° hôtel? Le lendemain même question : quelle somme prévoir pour se rendre à Moynaq (Faire Nukus -Moynaq à 2 doit coûter un max, non?).Puis Nukus - KhivaPuis Khiva -BouhkaraFaut il aller dans un camp de yourtes prêt d'Aidarkul ou s'agit il d'un attrape touriste? Enfin Bouhkara - SamarkandJe passe sur les étapes intermédiaires Sur les B§B ou Hôtels et restauration:Je ne recherche pas le luxe donc est il possible de trouver sans réservation préalable de quoi se loger à 30 $ maxi la chambre ? Dans la mesure où j'ai 23 nuits à passer en Ouzbékistan, le budget est conséquent et je ne peux me permettre de payer 50 ou 60$ chaque nuit.Bien entendu, vos adresses d'hôtels ou de B§B sont les bienvenus même si j'en ai déjà relevé pas mal dans les différentes discussions.Habitués à manger dans les petites gargotes, pouvez vous m'indiquer quel prix faut il compter pour 2 et par jour?Le téléphone :Est il possible d'acheter l'équivalent d'une carte Sim pour rester en contact avec la France et des parents âgés pour le cas où? Avec mes remerciements anticipés à toutes celles et ceux qui auront la gentillesse de me faire part de leur expérience.
Mon projet est bien avancé mais quelques doutes subsistent encore.
Vos avis seront donc les bienvenus pour enfin m'aider à me positionner et prendre enfin une décision.
Le voyage :Nous sommes un couple (la soixantaine)notre départ est prévu pour une durée de 25 jours en avril 2014 l'itinéraire est fait dans sa globalité en laissant une marge aux impondérables avec des arrêts d'1 jour à Moynaq, 1,5 jour à Nukus, 2 jours à Khiva, 3 jours à Boukhara, 3 jours à Samarcande, 2 jours à Tashkent et 3 jours dans la vallée de Ferghana.Mes doutes :
Sur les déplacements :Habituellement 4 nous avons pour habitude de prendre un chauffeur et une voiture. Cette fois ci, nous ne sommes que 2 et le prix de cette liberté est prohibitif (70$ par jour) sachant en plus que nous n'aurons pas besoin de cette voiture lorsque nous faisons des stops de 2 ou 3 jours. Ne parlant que l'anglais et l'espagnol, j'ai un gros doute pour trouver des taxis pour le déplacement de ville en ville et surtout trouver sur place des "compagnons de voyage" afin d'obtenir un prix "correct". Arrivant à Ourgentch (je ne sais encore à quelle heure), il me faudra me rendre à Nukus. Combien faut il compter pour cette course, sachant que ce sera mon premier contact avec les taxis ouzbèques ? Je ne suis pas pingre mais ne tiens pas à me faire arnaquer. Ne faudrait il pas réserver de France pour ce 1° hôtel? Le lendemain même question : quelle somme prévoir pour se rendre à Moynaq (Faire Nukus -Moynaq à 2 doit coûter un max, non?).Puis Nukus - KhivaPuis Khiva -BouhkaraFaut il aller dans un camp de yourtes prêt d'Aidarkul ou s'agit il d'un attrape touriste? Enfin Bouhkara - SamarkandJe passe sur les étapes intermédiaires Sur les B§B ou Hôtels et restauration:Je ne recherche pas le luxe donc est il possible de trouver sans réservation préalable de quoi se loger à 30 $ maxi la chambre ? Dans la mesure où j'ai 23 nuits à passer en Ouzbékistan, le budget est conséquent et je ne peux me permettre de payer 50 ou 60$ chaque nuit.Bien entendu, vos adresses d'hôtels ou de B§B sont les bienvenus même si j'en ai déjà relevé pas mal dans les différentes discussions.Habitués à manger dans les petites gargotes, pouvez vous m'indiquer quel prix faut il compter pour 2 et par jour?Le téléphone :Est il possible d'acheter l'équivalent d'une carte Sim pour rester en contact avec la France et des parents âgés pour le cas où? Avec mes remerciements anticipés à toutes celles et ceux qui auront la gentillesse de me faire part de leur expérience.
Projet, trois semaines à Bali en août 2014 English translation pending
Bonjour à tous, à peine rentré de voyage que nous préparons déjà celui de l'année prochaine 🙂
Nous envisageons donc de partir 3 semaines (voyage inclus) en aout 2014 en Indonésie.
Après avoir fait quelques recherches et lu quelques carnets de voyage (je lis actuellement le lonely planete) je me rend compte que préparer un voyage comme celui ci demande beaucoup de préparatifs...je compte donc sur votre aide en remerciant d'avance ceux qui nous consacreront un peu de leur temps.
Nous sommes jeunes (25 ans) et voyageons en couple, pour faire clair voilà ce que nous attendons de ce voyage
-Dépaysement total -Découvertes d'une culture totalement différente -Visites (quelques temples, quelques randonnées) -Paysages (cascades, forets, rizières) -Plages (détente) -Animaux (singes, dauphins etc) -Mais aussi le coté fun (jet ski, plongée, activités en tout genre)
Nous sommes débrouillards, un minimum baroudeurs mais j'aime bien quand tout est carré avant de partir, a chaque fois que je suis parti j'ai toujours tout réservé (activités, hôtels, voiture). Nous aimons avoir notre petit confort et visons que des hôtels corrects. Nous parlons un anglais correct mais l'idée de devoir tout négocier sur place ne me plait pas tellement...
Voila, je peux rajouter que nous voyagerons uniquement en aout donc en pleine saison touristique. Niveau budget, j'ai bien en tête le prix des vols et nous aurions un budget total de 5000 euros.
D'après vous, je ne me trompe pas en envisagent de visiter Bali et quelques iles autour ? ou vaut-il mieux que je change de destination ?
Toutes vos suggestions/idées sont les bienvenues
Merci, chris.
Nous sommes jeunes (25 ans) et voyageons en couple, pour faire clair voilà ce que nous attendons de ce voyage
-Dépaysement total -Découvertes d'une culture totalement différente -Visites (quelques temples, quelques randonnées) -Paysages (cascades, forets, rizières) -Plages (détente) -Animaux (singes, dauphins etc) -Mais aussi le coté fun (jet ski, plongée, activités en tout genre)
Nous sommes débrouillards, un minimum baroudeurs mais j'aime bien quand tout est carré avant de partir, a chaque fois que je suis parti j'ai toujours tout réservé (activités, hôtels, voiture). Nous aimons avoir notre petit confort et visons que des hôtels corrects. Nous parlons un anglais correct mais l'idée de devoir tout négocier sur place ne me plait pas tellement...
Voila, je peux rajouter que nous voyagerons uniquement en aout donc en pleine saison touristique. Niveau budget, j'ai bien en tête le prix des vols et nous aurions un budget total de 5000 euros.
D'après vous, je ne me trompe pas en envisagent de visiter Bali et quelques iles autour ? ou vaut-il mieux que je change de destination ?
Toutes vos suggestions/idées sont les bienvenues
Merci, chris.
Suggestions pour visite de Bali et pays Toradja en mai-juin 2014 English translation pending
J'envisage un voyage à Bali et Sulawesi . Est-il possible de faire Bali + pays Toradja en 5 semaines aux mois de mai et juin 2014 ? Pour le climat ? Et le pays toradja en 8-10 jours en partant de Bali ? Suggestions pour Sulawesi bienvenues ? Merci pour toutes suggestions .
Boutique de souvenir amérindien dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je pars bientôt pour 2 semaines dans l'ouest USA.
Je suis à la recherche d'une boutique de souvenir qui vendrait des statuettes en bois comme cet exemple.
http://rlv.zcache.com/haida_thunderbird_statue_painted_wood_binder-rb6a93f59ecd045f9bb4206962d8d85a1_xz8mc_8byvr_216.jpg
Est-ce courant? Si non, si quelqu'un a une adresse, je suis preneur ;-)
Merci
http://rlv.zcache.com/haida_thunderbird_statue_painted_wood_binder-rb6a93f59ecd045f9bb4206962d8d85a1_xz8mc_8byvr_216.jpg
Est-ce courant? Si non, si quelqu'un a une adresse, je suis preneur ;-)
Merci
Seule au Maroc fin juin English translation pending
Bonjour à toutes (et tous pcq je suppose que quelques hommes passent par là) !
Étudiante de 18 ans au budget assez serré, je souhaite me divertir et partir en vacances avant de commencer le travail en juillet ! J'ai toujours voulu aller au Maroc et je me suis dit "Allez pourquoi pas ?!". Hop en trois secondes j'étais sur le site de Ryanair et je vois des billets pas très chers à destinations de Marrakesh : 95e A/R, départ à 20h30 de Paris le 28 juin puis retour à 15h40 (de Marrakesh) le 5 juillet. Au niveau des bagages je suis donc limitée à 10 kg (pas un problème majeur). J'ai parcouru un peu le forum et j'ai lu un peu partout que Marrakesh n'était pas extraordinaire (le tour est vite fait en 2 jours). Je comptais donc y rester un jour puis partir dans les alentours. Je pensais à Agadir (billets de car peu chers donc parfait pour mon budget). Pour le logement, peu m'importe. Je serai certainement en auberge ou en couchsurfing (je ne veux pas mettre plus de 15e par nuit si c'est possible). J'appréhende un peu car je n'ai jamais voyagé seule et que je suis une fille (j'entends dire qu'au Maroc une fille seule n'est pas rassurée, des avis ? Suggestions ?). J'aurai donc 6 jours complets au Maroc et j'aimerais en profiter un maximum ! Je suis donc preneuse de toutes vos suggestions et idées, de l'itinéraire aux activités à faire en passant par divers conseils. Je me réserve environ 300e vol compris (donc en fait 200e pour la semaine).
Bien à vous.
Nina.
Étudiante de 18 ans au budget assez serré, je souhaite me divertir et partir en vacances avant de commencer le travail en juillet ! J'ai toujours voulu aller au Maroc et je me suis dit "Allez pourquoi pas ?!". Hop en trois secondes j'étais sur le site de Ryanair et je vois des billets pas très chers à destinations de Marrakesh : 95e A/R, départ à 20h30 de Paris le 28 juin puis retour à 15h40 (de Marrakesh) le 5 juillet. Au niveau des bagages je suis donc limitée à 10 kg (pas un problème majeur). J'ai parcouru un peu le forum et j'ai lu un peu partout que Marrakesh n'était pas extraordinaire (le tour est vite fait en 2 jours). Je comptais donc y rester un jour puis partir dans les alentours. Je pensais à Agadir (billets de car peu chers donc parfait pour mon budget). Pour le logement, peu m'importe. Je serai certainement en auberge ou en couchsurfing (je ne veux pas mettre plus de 15e par nuit si c'est possible). J'appréhende un peu car je n'ai jamais voyagé seule et que je suis une fille (j'entends dire qu'au Maroc une fille seule n'est pas rassurée, des avis ? Suggestions ?). J'aurai donc 6 jours complets au Maroc et j'aimerais en profiter un maximum ! Je suis donc preneuse de toutes vos suggestions et idées, de l'itinéraire aux activités à faire en passant par divers conseils. Je me réserve environ 300e vol compris (donc en fait 200e pour la semaine).
Bien à vous.
Nina.
Retour d'expérience de trois semaines en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi avons passé 3 semaines en Inde du Nord (Rajasthan + Agra + Delhi) en février 2013. Nos centres d’intérêt étaient la culture et la nature.
Ayant beaucoup bénéficié des conseils trouvés sur les forums, voici notre retour d’expérience suivi de notre itinéraire :
· Voyage avec Air India, très bien sans aucun retard.
· Sur place, parcours en location de voiture avec chauffeur (Agence ShaluTour, chauffeur Ashok Sharma)
o Voiture = Tata Indica, climatisée (mais pas besoin à cette période de l’année !) peut sembler petite mais nous étions très à l’aise, et la galerie porte-bagages sur le toit permet d’envisager facilement d’utiliser ce type de véhicule à 3 adultes voire 2 adultes et 2 enfants en étant un peu tassé à l’arrière. La propreté du véhicule et son confort ont été appréciables pour les longs trajets. Ashok change régulièrement de voiture (tous les 4 ans environ), donc aucun problème de sécurité ou d’entretien. Enfin le choix d’un véhicule avec une bonne puissance moteur s’est révélé très appréciable pour pouvoir doubler les camions sans prendre de risque, enfin pour l’Inde.
o Nous avons apprécié sa gentillesse, son humour, sa disponibilité, son excellente conduite (très souple bien que sportive, mais c’est vraiment nécessaire pour survivre dans ce pays où le permis s’achète… et où le code de la route est inexistant). Ashok parle plutôt bien anglais (niveau oral bien meilleur que le niveau écrit), et a pu partager avec nous des légendes et anecdotes locales. Il connaît également beaucoup de mots en français, le comprend « à 50% » mais le parle peu. Sa longue expérience en tant que chauffeur lui a permis de nous faire découvrir des lieux un peu écartés des lieux touristiques traditionnels (ou réservés au tourisme local), comme un impressionnant puits à étages à Abhaneri.
o Enfin, et c’est un gros point fort pour nous qui souhaitions profiter un peu de la vie sauvage, Ashok connaît des coins nature très intéressants (je pense notamment à un lac près de Ranakpur, doté de crocodiles et d’un très grand nombre d’espèces d’oiseaux) et a un regard de lynx qui lui permet de détecter des bestioles à grande distance ; les longues étapes ont ainsi été rythmées de nombreux arrêts pour observer gazelles, vautours, nilgauts, singes de plusieurs espèces, daims, chauves-souris, mangoustes, entelles et macaques, et d’innombrables espèces d’oiseaux. Nous avions prévu de passer deux journées « nature » à Ranthambore et Keoladeo, mais nous avons finalement vu des espèces intéressantes tous les jours de notre séjour grâce à lui !
o Côté pratique, Ashok nous a demandé 30€ par jour (ce qui comprenait son salaire, son hébergement et ses repas, l’essence, les taxes et péages). Nous avons choisi également de nous remettre à lui pour le choix des hôtels, moyennant 350 euros par personne pour 21 nuits avec petit déjeuner, un « safari chameau » dans le désert près de Jaisalmer et une balade à dos d’éléphant pour monter au fort d’Amber.
o Lorsque vous choisissez une agence, je vous recommande de vérifier la disponibilité du chauffeur. Une agence me proposait en effet un chauffeur juste pour le transfert d’une ville à l’autre or les distances peuvent être grandes entre l’hôtel, le restaurant, les monuments, et se débrouiller en rickshaw n’est pas évident (arnaques courantes, danger la nuit).
· Coté hôtels, le choix était globalement correct, nous avons regretté à deux ou trois reprises qu’Ashok ne nous ait pas proposé un forfait légèrement plus cher pour éviter certaines adresses. Dans certains villages, il n’y a en effet rien en catégorie intermédiaire, on passe de l’hôtel « routard pas trop regardant » au palace… Certaines adresses ont été très très bien (hôtel Mandawa Heritage pour ses décorations, mais surtout l’excellent et très confortable Sunder Palace à Jaipur). A noter tout de même que nous avons quasiment tout le temps eu de l’eau chaude (pas évident en Inde), évidemment pas pendant des heures mais c’est déjà ça. La cuisine de la majorité de ces adresses était également bonne. Par contre, il ne faut pas du tout s’attendre à des catégories de confort équivalentes à ce que l’on peut trouver en Indonésie par exemple pour le même genre de prix, au risque de très grosses déceptions. Il ne faut pas hésiter à réclamer très vigoureusement des draps (les Indiens n’en utilisent pas), ainsi que du PQ. Nous avions dans nos valises des draps de soie mais n’avons eu à les utiliser qu’une seule fois, à Bundi. Et comme plusieurs voyageurs l’ont déjà écrit, mieux vaut fermer sa porte à clé quand on est dans la chambre, les garçons d’étage ne frappent pas toujours avant d’entrer. Enfin notre chauffeur montait vérifier avec nous la qualité et la propreté de la chambre au moment de l’arrivée dans l’hôtel, et s’est révélé d’une précieuse aide.
· La paire de boules quies est ZE accessoire indispensable pour espérer fermer l’œil. Un masque pour les yeux du type de celui qui est distribué dans les avions est également appréciable.
· Il faut savoir que, quelle que soit la catégorie de confort, l’entretien laisse franchement à désirer une chambre peut être équipée d’une TV écran plat géante et d’un lit king size tout confort, mais avoir des fenêtres aux vitres fêlées, des tâches de peinture partout sur le sol, des moisissures sur les murs… Cela ne dépend absolument pas du standing de l’hôtel ou du restaurant, nous en avons fait la triste expérience dans un palace 5* d’Udhaipur où les nappes du restaurant étaient très tâchées. Là encore le Sunder Palace de Jaipur est une exception très agréable. A noter toutefois que même si la propreté pouvait être améliorée, nous n’avons jamais trouvé de cafards ou d’autres insectes dans les hôtels où nous sommes allés.
· Côté restaurants, il était rare de trouver des nappes et serviettes propres, et les verres et couverts étaient souvent tâchés et/ou gras. Ne pas hésiter à relaver avec de l’eau minérale, c’est notre guide qui nous l’a lui-même suggéré. Très peu d’adresses en dehors des villes disposent de toilettes, celles qui en ont sont souvent de gigantesques restaurants pour cars de touristes. Par deux/trois fois nous avons préféré un restaurant plus « populaire », et nous l’avons amèrement regretté, pas pour le goût (mais alors vraiment pas) mais pour l’hygiène : cafards, rats, … Ne pas hésiter à demander à manger dehors, les Indiens préfèrent les intérieurs mais des tables sont souvent prévues pour les touristes dans le jardin. Il a été très difficile d’obtenir un plat non épicé, malgré notre demande pressante. La nourriture végétarienne est bonne mais très grasse… les légumes baignent dans l’huile. Tout est « très » dans la cuisine indienne, un plat épicé est très épicé, un dessert forcément très sucré, un plat salé très salé… Le service est souvent très lent. Si vous ne faites pas l’appoint, le serveur peut ne pas vous ramener la monnaie, faisant semblant de considérer que le reste constitue son pourboire… même si la somme constitue 50% du prix du repas !
· La mendicité est omniprésente, et très agaçante. Certains mendiants nous ont accompagnés pendant 30 minutes sans se décourager. Les arnaques à la monnaie rendue sont courantes, et ce quelle que soit la somme considérée. Félicitations au gardien de chaussures du temple Lakshmi Narayan de Jaipur pour sa très grande honnêteté (il a tenu à nous rendre la monnaie sur 5 roupies !), et honte au « gardien des toilettes » des tombeaux d’Humayun de Delhi, qui refusait de me laisser entrer si je ne multipliais pas le prix affiché (5 roupies) par 20 ( !) il a fallu que des touristes indiens à proximité interviennent… Et bravo à la poste centrale d’Agra qui m’a vendu un timbre fiscal pour oblitérer mes lettres ! et qui m’a indiqué un mauvais tarif (les cartes doivent être affranchies à 15 roupies, les lettres à 25…). Ne parlons pas non plus de certains gardiens vénaux de monuments, certaines portes se fermaient à notre arrivée pour ne se rouvrir que contre 50 à 100 roupies supplémentaires. Dans les plus gros palais, il suffisait d’attendre l’arrivée d’un groupe de touristes indiens pour que par magie ces « péages » disparaissent, mais dans les coins les plus reculés, il fallait bien céder. Franchement au bout de 3 semaines, c’est vraiment très fatigant. Nous avions le sentiment de ne plus pouvoir faire confiance à qui que ce soit.
· En ce qui concerne l’artisanat local, nous avons trouvé que globalement les prix étaient très similaires aux prix européens… après marchandage ! et exorbitants avant. Exemple après marchandage une écharpe en cachemire à 30€, un dessus de lit à 50€ pour les premiers prix, un tabouret avec ornementations en pierre à 250€ ! Mais il faut reconnaître que nous n’aimons pas beaucoup cette pratique, et avons souvent préféré ne rien acheter.
· Dans les magasins, ne pas espérer faire un achat rapide : il faut s’asseoir, accepter une tasse de thé, et surtout endurer le déballage commercial des « plus belles » pièces du magasin avant de pouvoir commencer à regarder ce qui nous intéresse vraiment. Les argumentaires des vendeurs sont toujours les mêmes, et franchement on se pose vite des questions sur leur véracité. Bref pas moyen de s’en sortir à moins d’une demi-heure de palabres, ce qui amène à acheter pour rentabiliser l’investissement en temps… ou à supprimer toutes les haltes shopping du parcours pour ne justement pas perdre de temps !
· Les routes sont plutôt de très bonne qualité (quelques ornières à proximité de Mandawa et de Bundi) mais le non respect du code de la route par leurs usagers fait qu’il est difficile d’y rouler très vite. Au maximum nous sommes allés à 90 km/h. La signalisation est presque uniquement en hindi… Il est difficile de prévoir un temps de parcours entre deux villes, le moindre aléa (accident par exemple et ils sont fréquents) peut provoquer de grands bouchons et immobiliser complètement le trafic pendant plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures. A part sur Delhi, pas de bouchons dus aux heures de pointe, nous avons été surpris de la fluidité du trafic même dans les grandes villes (Jaïpur, Jodhpur…)
· Côté pourboires, il faut compter 5 roupies pour des toilettes (sauf lorsque le prix est affiché), 10 roupies pour le gardiennage de 2 paires de chaussures, 10 roupies par bagage dans les hôtels (dans les grandes villes ils demandent plus), 50 à 100 roupies pour un guide improvisé (ou 10% de la somme pour les grands parcs), 50 roupies ou 10% au restaurant… Dans certains hôtels des boîtes à pourboire sont laissées à la réception, et cela évite bien des dérives et permet un partage plus équitable entre l’ensemble des membres du personnel. Les offrandes dans les temples ne sont pas obligatoires, dans les temples sans droit d’entrée nous avons laissé 10 roupies lorsqu’il n’y avait pas de visite guidée.
· Il est très difficile d’obtenir de petites coupures, c’est incroyable le nombre d’indiens qui n’ont plus de monnaie lorsqu’on leur tend un billet de 50 ou 100 roupies. On m’a même dit que les billets de 5 roupies n’existaient plus, ainsi que les pièces. C’est faux. Amis collectionneurs de pièces de monnaie, bon courage ! Notre guide avait prévu le coup et nous en avait mis de côté (lui n’avait curieusement aucune difficulté à en obtenir -) ).
· Pour les vêtements, les épaules, les jambes et le haut des bras doivent être couverts. Certains temples demandent à ce que le bas des bras soit également couvert mais c’est rare (entre parenthèses ce sont souvent les temples qui sont couverts de fresques érotiques… allez comprendre !). Pour les femmes, il faut que le T-shirt couvre bien les fesses, et qu’il soit suffisamment ample pour cacher les formes de la poitrine (ne parlons même pas des décolletés). Gestes et regards déplacés sont très courants. En février, un pull se porte bien dès le coucher du soleil, et dans les intérieurs. Si vous prévoyez une visite matinale à Ranthambore, le bonnet, l’écharpe et les gants ne sont pas de trop… même si beaucoup d’hôtels prêtent des couvertures pour se protéger dans la jeep.
Un mois à travers l'Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol English translation pending
Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.
Etapes à suivre...
Compte rendu de croisière sur le MSC Orchestra au départ de Gênes le 19 avril 2013 English translation pending
Bonjour,
Nous revenons de croisière du MSC ORCHESTRA, mis à part le problème des bus j'ai ouvert un post à ce sujet)
Donc arrivé à Gênes nous découvrons le bateau, encore plus grand que ce que nous pensions, l'embarquement se fait très rapidement, nos étions arrivés les derniers avec la navette donc hop on nous a donné notre carte de croisière et hop nous voilà dans le bateau, un moment magique avec nos yeux ébahis nous découvrons le hall..puis notre cabine pont 12 chambre 188 nous découvrons le daily programme qui nous indique tout ce dont nous avons besoin pour le lendemain (tenue vestimentaire, météo, les iles ou détroits que nous allons voir et à quelle heure nous passerons devant, spectacles ect...), magnifique rien à redire, petit balcon, bref c'est le paradis !
On va sur le pont 14 puis 15 boire le cocktail du jour une pina colada (le cocktail du jour est à 5.70 euros ne pas oublier de rajouter les fameux 15%) et nous voilà parti ! nous allons manger au buffet car lors du transfert à l'heure de midi nos n'avions pas pu manger , nous découvrons alors les pizzas, saucisses, hamburgers, salade de fruits tajines, gâteaux bref incroyable !
Concernant le buffet et boisson, nous avions hésité à prendre des forfaits, heureusement nous avions rien pris c'est de l'arnaque à notre sens au pont 13 au buffet il y a café jus d'orange et thé à volonté de 6H du matin à 2H30 du matin ! nous avions hésité à prendre le forfait café nous ne savions pas qu'il y en avait à volonté sur le bateau (le forfait c'est des expresso meilleur mais bon si on peut économiser..) pareil si on prend le cocktail du jour il est à 5.70 euros le grand cocktail alors que dans les forfaits il y a 12 cocktails à 67 ou 69 euros mais ce sont des petits donc au final pas rentable en plus cela nous oblige à les utiliser alors que certains jours comme quand nous étions à ibiza il y a de la sangria moins chère je crois que c'est dans les 4 euros)
nous faisons une ballade digestive un peu partout pour prendre connaissance du bateau et prendre nos marques ce qui a été vite fait, c'est très facile à se repérer !
Compte-rendu de quatorze jours Beijing, Chengde, Simatai (Dongpo Inn) English translation pending
Voilà nous avons passé 14 jours en Chine début avril 2013, la moitié du temps à Pékin, 3 jours à Chengde et 4 jours à Simatai : voilà mon compte rendu pratique :
PEKIN : le mieux dans Pékin, c'est la ballade d'un endroit à l'autre, se poser et observer ! j'ai tout de même noté ceci :
798 art district surtout le UCCA http://ucca.org.cn/ pour y aller métro LiangMahe, trouver la sortie qui donne sur Liang Ma Qiao Road Puis prendre le bus 909 (2RMB) il s'arrête juste devant le 798, 10min/15min de route
le palais d'été attention pas besoin de prendre l'entrée tout compris, celle à 30RMB suffit amplement, le parc est tellement grand !! entrez près du métro Beigongmen puis descendre vers le lac, pour éviter le monde aller plutôt au-delà du bateau en marbre de Cixi..
Aller le soir sur la Place Tian'anmen et dans le parc Beihai, moins de monde..
se balader autour du Lac Houhai, dans la partie « prisée » bars à chanteurs, couples sur leur 31 en pleine séance photo professionnelle et embouteillages de pédalo, les conso sont un peu chers mais ça vaut le coup d'être vu après partir le long de la Houhai Beihai, bière, yaourt et tables en plastique
Hotel : RedLanternHouse = http://www.redlanternhouse.com/home.htm dans des hutongs (non restaurés pour les touristes), à 10 min de 2 lignes de métro différentes, plein d'endroits où manger aux alentours, un supermarché « Wu Mart » près de la station Jishuitan, à 20min à pied du lac Houhai. Prendre une journée pour se balader dans les rues avoisinantes !! Seul défaut : un peu bruyant pensez au boule quiès.
Concert : MAO Livehouse http://mao-music.com/ et le 2kolegas à l'air pas mal mais + excentré http://www.2kolegas.com/
Musée : le Namoc http://www.namoc.org/en/ tout n'est pas terrible mais c'est gratuit en face grands magasins de fournitures artistiques Le Capital Museum : http://en.capitalmuseum.org.cn/ gratuit également, bâtiment agréable, banc matelassés pour faire la sieste, belle collection de Jade sculpté (bijoux, boucles de ceinture) et de porcelaine Le Poly Art Museum 25 ou 30RMB http://www.polyculture.com.cn/ vous serez sans doute un peu étonné par sa taille réduite mais il y a de très belles pièces et puis cela vous permettra de prendre votre tps pour tout regarder attentivement;-)
CHENGDE = hotel : http://www.mingsdynastyhostel.com le ming dynasty hostel et le Huilong Hotel ont unis leur force pour donner 1 chouette hôtel avec tout le « confort moderne » (ça peut faire du bien) couplé à la convivialité d'un hostel (infos sur les visites, randos ds la ville, aide pour les transport, etc), grande chambre, sdb privée, internet et petit déjeuner chinois – le bonus : au 2° le CocoBar, discothèque ouverte tous les soirs, l'occasion de voir la vie nocturne chinoise (dancefloor en flamme dés 22h30 et pourtant très peu d'alcool)
pour rejoindre Chengde de Beijing, prendre un bus au terminal de bus de Liuliquiao (je crois qu'il y en a 1/h, 85RMB/pers, 3h30 de trajet)- pas facile de s'y retrouver dans le terminal mais les agents aux guichets et au quais d'embarquement vous aiderons..à Chengde prendre le bus 1 ou 7 qui s'arrête devant l'hôtel ou un taxi pour 25-30RMB
Chengde est une ville agréable, traversée par une rivière (fleuve) et entourée de montagnes, la nuit tous les bâtiments sont éclairés on se croirait dans un « flipper » géant ;-)
Lors de notre visite en Avril 2013, tous les bâtiments dans l'ancien palais d'été était en rénovation mais cela n'a pas entaché notre visite/pique-nique – seul regret une grande partie du parc, où nous aurions pu être un peu plus « baigné de nature » était fermé pour cause de saison sèche (protection contre les incendies).
Nous sommes restés 2 nuits à Chengde mais une 3° aurait été la bienvenue ! Il y a beaucoup à voir ! La ville nous a semblé très peu fréquenté par les « non-chinois », du coup pas trop de marchandage ni de « gonflement » de prix, c'est reposant p/r à Pékin ;-)
Il y a un chouette marché juste derrière le Huilong Hotel, n'hésitez pas à vous y aventurer.
SIMATAI – Dongpo-Inn (le coup de coeur )
à Chengde, reprendre un bus pour Pékin et demander au chauffeur de vous déposer à la Sortie d'autoroute pour la Grand Muraille à Jinshanling (normalement le dongpo inn vous fournira un explicatif des trajets dans lequel cette demande est écrite en chinois et à montrer au chauffeur) ça peut paraître un peu « scabreux » mais ça marche, sur l'arrêt d'autoroute il y a un poste de police, une station essence, etc (vous la repérerez lors de votre trajet beijing-chengde) et Liu ou un de ses chauffeurs sera là pour vous amener à l'auberge par une petite route étroite et sinueuse, frisson garanti ! (Il faudra téléphoner au numéro que l'on vous indiquera lorsque le bus quittera Chengde)
Il y a quantité de site, blog, page facebook qui renseigne à propos du Dongpo inn, la plupart tenu par des voyageurs qui on été séduit par l'endroit -difficile de idre lequel est l'officiel perso j'ai utilisé ces 2 adresses : byways@byways.asia et dongpo@byways.asia j'ai été en contact d'abord avec Sylvain et ensuite avec Jean Félix (qui habite apparemment Shangai) voici son numéro de tél (j'espère qu'il ne m'en voudra pas ), il parle français : +86 18019117473 le numéro de Liu à l'auberge, lui et sa femme parlent un peu anglais : +86 13613143252
Pour être honnête, les réponses par mail étaient en général assez lentes mais arrivaient tout de même et ils ne sont pas avare en infos/coup de main ! Je pense qu'il ne faut pas les contacter trop lgtps à l'avance (2mois me semble bien)--donc ne vous impatientez pas !
Il y a 6 chambres au Dongpo Inn, lorsque c'est complet il peut donc y avoir 12 personnes mais je ne pense pas que ce soit contraignant..nous étions 8 et c'était très chouette, je pense que les gens qui se retrouvent là ont déjà à la base qques points communs.. Il y a donc 2 balades sur la grande muraille = Une vers Simatai, ça monte très fort, la durée dépend de vous puisqu'il faut faire demi-tour pour rentrer à l'hôtel, nous l'avons faite en fin d'apres-midi L'autre va vers Jinshanling (partie ouverte), il faut partir vers 6h du Mat et passer les 10 premières tours avant 8H30 (pas d'inquiétude nous l'avons fait en une heure), ensuite prenez votre temps et profitez bien avant d'arriver sur la partie ouverte où bien entendu il y a plus de monde nous avons fait la ballade en 4h avec 2pause « thé », c'est quand même assez éprouvant et sportif (j'ai ramené une tendinite au genou), c'est pourquoi je conseille de ne pas repartir sur Beijing le jour même mais plutôt de repasser une nuit à l'auberge.
Il y a un petit village à 20min à pied du Dongpo Inn, vous verrez passer ses habitants en mobylette tôt le matin et tard le soir, casque de chantier vissé sur le crâne N'imaginez pas un joli village aux « maisonettes » anciennes (il y a tt de même une roue pour le grain) mais ça vous donnera une idée de ce que peut être la vie à la campagne dans un bled de 20 habitations, le problème de l'évacuation des déchets, les cultures de maïs en terrasse, l'approvisionnement en eau, etc Il y a plein de petits chemins qui partent du village vers les montagnes avoisinantes.
Pensez à amener avec vous des petits trucs à grignoter, de l'eau, des lingettes, etc. Il y a tout ça à l'auberge mais vendu 2 ou 3 fois le prix – par contre les repas sont à des prix « classiques »
Je pense que la partie Simatai ré-ouvrira fin 2014, même si nous n'avons vu aucun travaux de rénovation en cours..
PEKIN : le mieux dans Pékin, c'est la ballade d'un endroit à l'autre, se poser et observer ! j'ai tout de même noté ceci :
798 art district surtout le UCCA http://ucca.org.cn/ pour y aller métro LiangMahe, trouver la sortie qui donne sur Liang Ma Qiao Road Puis prendre le bus 909 (2RMB) il s'arrête juste devant le 798, 10min/15min de route
le palais d'été attention pas besoin de prendre l'entrée tout compris, celle à 30RMB suffit amplement, le parc est tellement grand !! entrez près du métro Beigongmen puis descendre vers le lac, pour éviter le monde aller plutôt au-delà du bateau en marbre de Cixi..
Aller le soir sur la Place Tian'anmen et dans le parc Beihai, moins de monde..
se balader autour du Lac Houhai, dans la partie « prisée » bars à chanteurs, couples sur leur 31 en pleine séance photo professionnelle et embouteillages de pédalo, les conso sont un peu chers mais ça vaut le coup d'être vu après partir le long de la Houhai Beihai, bière, yaourt et tables en plastique
Hotel : RedLanternHouse = http://www.redlanternhouse.com/home.htm dans des hutongs (non restaurés pour les touristes), à 10 min de 2 lignes de métro différentes, plein d'endroits où manger aux alentours, un supermarché « Wu Mart » près de la station Jishuitan, à 20min à pied du lac Houhai. Prendre une journée pour se balader dans les rues avoisinantes !! Seul défaut : un peu bruyant pensez au boule quiès.
Concert : MAO Livehouse http://mao-music.com/ et le 2kolegas à l'air pas mal mais + excentré http://www.2kolegas.com/
Musée : le Namoc http://www.namoc.org/en/ tout n'est pas terrible mais c'est gratuit en face grands magasins de fournitures artistiques Le Capital Museum : http://en.capitalmuseum.org.cn/ gratuit également, bâtiment agréable, banc matelassés pour faire la sieste, belle collection de Jade sculpté (bijoux, boucles de ceinture) et de porcelaine Le Poly Art Museum 25 ou 30RMB http://www.polyculture.com.cn/ vous serez sans doute un peu étonné par sa taille réduite mais il y a de très belles pièces et puis cela vous permettra de prendre votre tps pour tout regarder attentivement;-)
CHENGDE = hotel : http://www.mingsdynastyhostel.com le ming dynasty hostel et le Huilong Hotel ont unis leur force pour donner 1 chouette hôtel avec tout le « confort moderne » (ça peut faire du bien) couplé à la convivialité d'un hostel (infos sur les visites, randos ds la ville, aide pour les transport, etc), grande chambre, sdb privée, internet et petit déjeuner chinois – le bonus : au 2° le CocoBar, discothèque ouverte tous les soirs, l'occasion de voir la vie nocturne chinoise (dancefloor en flamme dés 22h30 et pourtant très peu d'alcool)
pour rejoindre Chengde de Beijing, prendre un bus au terminal de bus de Liuliquiao (je crois qu'il y en a 1/h, 85RMB/pers, 3h30 de trajet)- pas facile de s'y retrouver dans le terminal mais les agents aux guichets et au quais d'embarquement vous aiderons..à Chengde prendre le bus 1 ou 7 qui s'arrête devant l'hôtel ou un taxi pour 25-30RMB
Chengde est une ville agréable, traversée par une rivière (fleuve) et entourée de montagnes, la nuit tous les bâtiments sont éclairés on se croirait dans un « flipper » géant ;-)
Lors de notre visite en Avril 2013, tous les bâtiments dans l'ancien palais d'été était en rénovation mais cela n'a pas entaché notre visite/pique-nique – seul regret une grande partie du parc, où nous aurions pu être un peu plus « baigné de nature » était fermé pour cause de saison sèche (protection contre les incendies).
Nous sommes restés 2 nuits à Chengde mais une 3° aurait été la bienvenue ! Il y a beaucoup à voir ! La ville nous a semblé très peu fréquenté par les « non-chinois », du coup pas trop de marchandage ni de « gonflement » de prix, c'est reposant p/r à Pékin ;-)
Il y a un chouette marché juste derrière le Huilong Hotel, n'hésitez pas à vous y aventurer.
SIMATAI – Dongpo-Inn (le coup de coeur )
à Chengde, reprendre un bus pour Pékin et demander au chauffeur de vous déposer à la Sortie d'autoroute pour la Grand Muraille à Jinshanling (normalement le dongpo inn vous fournira un explicatif des trajets dans lequel cette demande est écrite en chinois et à montrer au chauffeur) ça peut paraître un peu « scabreux » mais ça marche, sur l'arrêt d'autoroute il y a un poste de police, une station essence, etc (vous la repérerez lors de votre trajet beijing-chengde) et Liu ou un de ses chauffeurs sera là pour vous amener à l'auberge par une petite route étroite et sinueuse, frisson garanti ! (Il faudra téléphoner au numéro que l'on vous indiquera lorsque le bus quittera Chengde)
Il y a quantité de site, blog, page facebook qui renseigne à propos du Dongpo inn, la plupart tenu par des voyageurs qui on été séduit par l'endroit -difficile de idre lequel est l'officiel perso j'ai utilisé ces 2 adresses : byways@byways.asia et dongpo@byways.asia j'ai été en contact d'abord avec Sylvain et ensuite avec Jean Félix (qui habite apparemment Shangai) voici son numéro de tél (j'espère qu'il ne m'en voudra pas ), il parle français : +86 18019117473 le numéro de Liu à l'auberge, lui et sa femme parlent un peu anglais : +86 13613143252
Pour être honnête, les réponses par mail étaient en général assez lentes mais arrivaient tout de même et ils ne sont pas avare en infos/coup de main ! Je pense qu'il ne faut pas les contacter trop lgtps à l'avance (2mois me semble bien)--donc ne vous impatientez pas !
Il y a 6 chambres au Dongpo Inn, lorsque c'est complet il peut donc y avoir 12 personnes mais je ne pense pas que ce soit contraignant..nous étions 8 et c'était très chouette, je pense que les gens qui se retrouvent là ont déjà à la base qques points communs.. Il y a donc 2 balades sur la grande muraille = Une vers Simatai, ça monte très fort, la durée dépend de vous puisqu'il faut faire demi-tour pour rentrer à l'hôtel, nous l'avons faite en fin d'apres-midi L'autre va vers Jinshanling (partie ouverte), il faut partir vers 6h du Mat et passer les 10 premières tours avant 8H30 (pas d'inquiétude nous l'avons fait en une heure), ensuite prenez votre temps et profitez bien avant d'arriver sur la partie ouverte où bien entendu il y a plus de monde nous avons fait la ballade en 4h avec 2pause « thé », c'est quand même assez éprouvant et sportif (j'ai ramené une tendinite au genou), c'est pourquoi je conseille de ne pas repartir sur Beijing le jour même mais plutôt de repasser une nuit à l'auberge.
Il y a un petit village à 20min à pied du Dongpo Inn, vous verrez passer ses habitants en mobylette tôt le matin et tard le soir, casque de chantier vissé sur le crâne N'imaginez pas un joli village aux « maisonettes » anciennes (il y a tt de même une roue pour le grain) mais ça vous donnera une idée de ce que peut être la vie à la campagne dans un bled de 20 habitations, le problème de l'évacuation des déchets, les cultures de maïs en terrasse, l'approvisionnement en eau, etc Il y a plein de petits chemins qui partent du village vers les montagnes avoisinantes.
Pensez à amener avec vous des petits trucs à grignoter, de l'eau, des lingettes, etc. Il y a tout ça à l'auberge mais vendu 2 ou 3 fois le prix – par contre les repas sont à des prix « classiques »
Je pense que la partie Simatai ré-ouvrira fin 2014, même si nous n'avons vu aucun travaux de rénovation en cours..
Avis sur itinéraire de trois semaines Singapour-Java-Bali-Lombok? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple et nous partons 3 semaines au mois d'août en Indonésie. Nous voulions avoir des conseils sur notre parcours car c'est notre premier voyage et l'on se perd un peu parmi toutes les informations disponibles sur internet et dans les guides (lonely planet). Vos avis, vos conseils, vos expériences nous permettront sans doute d'y voir plus clair...!
Jour 1: Paris-Singapour Jours 2,3 et 4: Nous restons volontairement 3 jours à Singapour car nous ne voulions pas passer à côté de cette opportunité.
Jour 5: Vol Singapour-Jogyakarta le matin. Visite de la ville l'après-midi. Jour 6: Borubudur-Prambanan
Jour 7: Bromo OU Kawah Ijen Là nous hésitons. Soit on va une journée au Bromo, ensuite on repart vers Surabaya pour prendre un vol vers Lombok. Soit on va jusqu'au Kawah Ijen et nous prendrons alors un ferry à l'est de Java. Le souci c'est que le ferry fait escale à Bali et nous avons peur de perdre trop de temps car nous voulons aller d'abord à Lombok (notre vol retour vers la France part de Bali). Pour l'instant notre choix va en faveur du Bromo, puis d'un vol Surabaya/Lombok.
Jour 8: Trajet vers Surabaya puis vol vers Lombok // OU ferry est de Java/Lombok
Jours 8,9,10,11,12,13,14: Lombok et îles Gili
Jour 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21: Bali
Jour 21: Denpasar-Paris
Ce que nous attendons de ces vacances: un dépaysement total, la découverte de paysages magnifiques. Nous sommes assez sportifs et nous aimerions faire plusieurs randonnées à travers la nature, et pourquoi pas un trek d'une nuit/2 jours. Nous aimerions également profiter des plages paradisiaques et nous initier au snorkeling.
Alors qu'en pensez-vous? Merci d'avance pour vos réponses!
Nous sommes un couple et nous partons 3 semaines au mois d'août en Indonésie. Nous voulions avoir des conseils sur notre parcours car c'est notre premier voyage et l'on se perd un peu parmi toutes les informations disponibles sur internet et dans les guides (lonely planet). Vos avis, vos conseils, vos expériences nous permettront sans doute d'y voir plus clair...!
Jour 1: Paris-Singapour Jours 2,3 et 4: Nous restons volontairement 3 jours à Singapour car nous ne voulions pas passer à côté de cette opportunité.
Jour 5: Vol Singapour-Jogyakarta le matin. Visite de la ville l'après-midi. Jour 6: Borubudur-Prambanan
Jour 7: Bromo OU Kawah Ijen Là nous hésitons. Soit on va une journée au Bromo, ensuite on repart vers Surabaya pour prendre un vol vers Lombok. Soit on va jusqu'au Kawah Ijen et nous prendrons alors un ferry à l'est de Java. Le souci c'est que le ferry fait escale à Bali et nous avons peur de perdre trop de temps car nous voulons aller d'abord à Lombok (notre vol retour vers la France part de Bali). Pour l'instant notre choix va en faveur du Bromo, puis d'un vol Surabaya/Lombok.
Jour 8: Trajet vers Surabaya puis vol vers Lombok // OU ferry est de Java/Lombok
Jours 8,9,10,11,12,13,14: Lombok et îles Gili
Jour 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21: Bali
Jour 21: Denpasar-Paris
Ce que nous attendons de ces vacances: un dépaysement total, la découverte de paysages magnifiques. Nous sommes assez sportifs et nous aimerions faire plusieurs randonnées à travers la nature, et pourquoi pas un trek d'une nuit/2 jours. Nous aimerions également profiter des plages paradisiaques et nous initier au snorkeling.
Alors qu'en pensez-vous? Merci d'avance pour vos réponses!
Retour de croisière "1001 nuits" sur le Costa Atlantica du 8 au 15 mars 2013 English translation pending
Bonjour à tous.
Voici un retour de notre croisière 1001 nuits sur le Costa Atlantica.
Départ le vendredi 8 mars à 9h30 Direction Roissy CDG pour prendre notre vol Emirates affrété par Costa. Il s’agira d’un vol d’environ 6h30 en A 380. Vol agréable. Personnel avenant et souriant. Repas tout à fait correct. Boissons à volonté.
Arrivée 23h50 à Dubaï (décalage horaire + 3 heures par rapport à Paris) Alors là, premier choc. C’est graaaaannnnnndddd.😇 On n’arrête pas de marcher pour rejoindre la réception des bagages. En fait, c’est fait exprès !😉 Mais oui, après 7 heures en classe éco, il faut bien cela pour déverrouiller les jambes !😛 Il faut passer avant cela le contrôle des passeports ; comme au supermarché, on n’avait pas pris la bonne file d’attente.😠
Finalement, nous récupérons les bagages, retrouvons la correspondante Costa et arrivons à l’autocar vers 1 heure du matin. Il nous faudra attendre encore une demi-heure avant de quitter l’aéroport. Arrivée au port à 2 heures. Procédure d’embarquement classique. Sauf que nous laissons nos passeports contre un reçu. Nous les récupèrerons à la fin de la croisière.
Nous montons directement à notre cabine. Nous nous dirigeons sans problème car nous étions partis sur l’Atlantica l’été dernier. Par contre cette fois-ci nous avons pris une suite. Au départ, nous avions une cabine balcon premium. Mais à un mois du départ, Costa nous a contacté pour nous proposer une suite moyennant 100 euros par adulte. Nous n’avons pas hésité et avons pu choisir le numéro. Franchement, lorsque vous êtes à trois, dont un ado, la suite s’avère franchement utile, d'autant plus si vous préférez vous isoler de la foule, ce qui est notre cas. Surface plus importante, baignoire à jets, double vasque, grand balcon, dressing.🙂
Sur le lit, nous retrouvons nos cartes Costa, nos cartes pour l’exercice d’évacuation, le Today, lequel indique d’ailleurs que ledit exercice aura lieu samedi matin à 10h00, autant dire que la nuit va être courte.🤪
Nous récupérons nos bagages au bout d’une vingtaine de minutes. Pour ceux qui avaient un petit creux, il était possible d’aller manger un morceau au buffet, ouvert jusqu’à 4 heures du matin (information Today).
Le temps de ranger le contenu des valises dans les placards, extinction des feux à 3h00. Réveil mis pour 8h30.
Samedi matin, le réveille sonne comme prévu. Premier œil 8h30, œil n°2 9h20 !🤪 Vite à la douche. Finalement mon mari et mon fils n’auront pas fini de mettre leurs chaussures que les sonneries retentissent. Faut vraiment être sourd pour ne pas les entendre. Notre cabinière toque à la porte, il faut y aller.
Nous nous retrouvons sur le pont 3. Nous avons le droit aux consignes de sécurité en 4 langues (Italien, Anglais, Français et Espagnol). Certains passagers arriveront à la fin de l’exercice, la coiffure hirsute et l’œil hagard. Je n’aurais pas aimé être à leur place quand l’alarme a retenti.😉
Après l’exercice, nous allons prendre notre petit déjeuner. Notre majordome se présente à nous et nous amène des canapés salés. Moi franchement les crevettes et le saucisson sur une crème de la veille, ça ne m’a pas tenté. Surtout à 10h30. Notre majordome et notre cabinière s’avèreront très discrets. On ne les aura pratiquement pas vus de la croisière.
Le bateau quitte Dubaï à 10h30, direction Mascate et le Sultanat d’Oman. Après notre petit déjeuner, notre fils va finir sa nuit sur le canapé de la cabine. Mon mari et moi profitons de notre balcon. La mer est calme, le soleil rayonne. Il fait doux. On n’entend que le clapotis des vagues sur la coque. Hercule Poirot ne parvient pas à me tenir éveillée. Je m’endors doucement et lâche mon livre de poche. Les vacances commencent, Enfin !😎
Nous profitons de cette journée de mer pour nous reposer du voyage, effectuer les formalités d’usage (enregistrement de la carte bancaire, commande de nos forfaits Boys and Girls et forfait eau, réservation de quelques excursions).
Pour les passagers qui prennent le all inclusive, les boissons sont servies au verre à table. Pas de possibilité de prendre des bouteilles d’eau, contrairement au forfait eau.
Petite astuce pour le coffre-fort. Sur l’Atlantica, l’ouverture et la fermeture s’effectuent au moyen d’une piste magnétique (type carte bleue ou carte Costa). Sur d’autres navires, il s’agit d’un code. Je trouve que ce n’est pas très sécurisant d’utiliser sa carte bleue et pas plus la carte Costa. Du coup, j’avais emmené la carte de fidélité d’une grande enseigne de jardinage. Pas de nom sur la carte, pas d’adresse. Mais une piste magnétique. Elle a fonctionné sans problème durant toute la croisière pour actionner notre coffre-fort.
Dimanche : Mascate Je me réveille la première (en fait c’est toujours moi la première), je m’habille discrètement et monte sur le pont 10 pour prendre quelques photos du port de Mascate. A 8h30, il fait déjà chaud. Je vais réveiller mes hommes. Après le petit déjeuner, nous sortons faire un tour sur la Corniche. Nous finirons par le Souk. Et je m’aperçois que je suis vraiment nulle en marchandage.😕 Heureusement que mon mari prendra les choses en main.
Lundi : Emirat de Fujaïrah. Khor Fakhan. Matinée à la plage dans un superbe hôtel. Excursion Costa. Certains passagers testeront tout de même la piqûre des méduses.
Mardi : Khasab Matinée croisière sur un dow dans les fjords. Excursion Costa Splendide. Nous avons vu des dauphins et avons pu nager à côté de l’Ile du Télégraphe. Nous avons pu rencontrer également une faune un peu particulière. Nous croisons des hors-bords filant à toute vitesse avec à leur bord un pilote camouflé par un passe-montagne (véridique) et un navire de Police, quant à lui bien plus lent. En fait dans le secteur il y a pas mal de contrebande.
Mercredi : Abu Dhabi Là, à la descente du bateau, un vrai « souk ». Nous sommes sortis vers 9h30. Dans le port, si vous ne prenez pas une excursion, vous prenez une navette gratuite pour sortir du port. Mais vous attendent également les Big Bus et un troupeau de taxis. Cependant ces derniers ne veulent pas vous emmener où vous voulez, ils veulent absolument vous vendre le circuit Big Bus à leur tarif. Pour nous 3 et 3 heures de temps, ils en demandaient 100 euros. Une paille !😠 Moi je voulais surtout faire la Mosquée de Sheikh zaied et aller à l’Emirate Palace. Donc nous décidons de prendre la navette pour sortir du port. Sauf que, il n’y a que 3 minibus qui circulent pour deux bateaux de croisière (l’Atlantica et le Neo Romantica). Nous avons dû attendre pas loin de 20 minutes pour monter dans une navette qui nous a finalement amenés dans le parking d’un centre commercial, où encore une fois une multitude de taxis nous attendaient avec le circuit Big Bus. Un vrai guet-apens. Nous nous éloignons à pied et faisons signe un peu plus loin à un taxi qui arrive tout seul. C’est un taxi officiel, la course pour la Mosquée nous coûtera 35 AED. Nous prendrons un taxi à chaque fois. Et nos trajets globalement nous aurons coûté 100 AED, contre 100 Euros proposés au départ. Le soir, récupération des passeports.
Jeudi : Dubaï Journée Big Bus. Ligne bleue et ligne Rouge. Vraiment fatiguant. Mais on en a pris plein les yeux.
Vendredi : Départ de Dubaï. Nous pouvons garder les cabines jusqu’à 16 heures. Mais comme nous devons prendre notre vol à 15h00, nous quitterons le navire à 11H15. Transfert Costa impeccable. Lorsque nous arrivons à l’aéroport, nous attendent des représentants Costa qui nous amènent à un terminal juste pour nous (30 personnes). Du coup nous ne faisons aucune queue et déposons les bagages en 5 minutes. Vol retour en A380 sur Emirates. Idem que le vol à l’aller. La seule différence, lorsque nous arrivons à Paris il fait 5 degrés et on voit encore de la neige dans les champs.😕
Bilan : croisière très dépaysante. Soleil, chaleur. On a vraiment eu l’impression de faire une vraie coupure.
Nourriture, buffet et restaurant principal : correct.
Spectacles et animations : Bof. Les mêmes qu'en juillet 2012. Il faudrait que Costa pense à varier les spectacles. Son de mauvaise qualité.
Cabine : Un vrai plus. Pour l’espace.
Personnel : toujours très serviable. Mais j’ai constaté que la langue française est de moins en moins parlée (personnel excursion et service clients : il vaut mieux maîtriser l’Anglais).
Bonne soirée à tous.
Voici un retour de notre croisière 1001 nuits sur le Costa Atlantica.
Départ le vendredi 8 mars à 9h30 Direction Roissy CDG pour prendre notre vol Emirates affrété par Costa. Il s’agira d’un vol d’environ 6h30 en A 380. Vol agréable. Personnel avenant et souriant. Repas tout à fait correct. Boissons à volonté.
Arrivée 23h50 à Dubaï (décalage horaire + 3 heures par rapport à Paris) Alors là, premier choc. C’est graaaaannnnnndddd.😇 On n’arrête pas de marcher pour rejoindre la réception des bagages. En fait, c’est fait exprès !😉 Mais oui, après 7 heures en classe éco, il faut bien cela pour déverrouiller les jambes !😛 Il faut passer avant cela le contrôle des passeports ; comme au supermarché, on n’avait pas pris la bonne file d’attente.😠
Finalement, nous récupérons les bagages, retrouvons la correspondante Costa et arrivons à l’autocar vers 1 heure du matin. Il nous faudra attendre encore une demi-heure avant de quitter l’aéroport. Arrivée au port à 2 heures. Procédure d’embarquement classique. Sauf que nous laissons nos passeports contre un reçu. Nous les récupèrerons à la fin de la croisière.
Nous montons directement à notre cabine. Nous nous dirigeons sans problème car nous étions partis sur l’Atlantica l’été dernier. Par contre cette fois-ci nous avons pris une suite. Au départ, nous avions une cabine balcon premium. Mais à un mois du départ, Costa nous a contacté pour nous proposer une suite moyennant 100 euros par adulte. Nous n’avons pas hésité et avons pu choisir le numéro. Franchement, lorsque vous êtes à trois, dont un ado, la suite s’avère franchement utile, d'autant plus si vous préférez vous isoler de la foule, ce qui est notre cas. Surface plus importante, baignoire à jets, double vasque, grand balcon, dressing.🙂
Sur le lit, nous retrouvons nos cartes Costa, nos cartes pour l’exercice d’évacuation, le Today, lequel indique d’ailleurs que ledit exercice aura lieu samedi matin à 10h00, autant dire que la nuit va être courte.🤪
Nous récupérons nos bagages au bout d’une vingtaine de minutes. Pour ceux qui avaient un petit creux, il était possible d’aller manger un morceau au buffet, ouvert jusqu’à 4 heures du matin (information Today).
Le temps de ranger le contenu des valises dans les placards, extinction des feux à 3h00. Réveil mis pour 8h30.
Samedi matin, le réveille sonne comme prévu. Premier œil 8h30, œil n°2 9h20 !🤪 Vite à la douche. Finalement mon mari et mon fils n’auront pas fini de mettre leurs chaussures que les sonneries retentissent. Faut vraiment être sourd pour ne pas les entendre. Notre cabinière toque à la porte, il faut y aller.
Nous nous retrouvons sur le pont 3. Nous avons le droit aux consignes de sécurité en 4 langues (Italien, Anglais, Français et Espagnol). Certains passagers arriveront à la fin de l’exercice, la coiffure hirsute et l’œil hagard. Je n’aurais pas aimé être à leur place quand l’alarme a retenti.😉
Après l’exercice, nous allons prendre notre petit déjeuner. Notre majordome se présente à nous et nous amène des canapés salés. Moi franchement les crevettes et le saucisson sur une crème de la veille, ça ne m’a pas tenté. Surtout à 10h30. Notre majordome et notre cabinière s’avèreront très discrets. On ne les aura pratiquement pas vus de la croisière.
Le bateau quitte Dubaï à 10h30, direction Mascate et le Sultanat d’Oman. Après notre petit déjeuner, notre fils va finir sa nuit sur le canapé de la cabine. Mon mari et moi profitons de notre balcon. La mer est calme, le soleil rayonne. Il fait doux. On n’entend que le clapotis des vagues sur la coque. Hercule Poirot ne parvient pas à me tenir éveillée. Je m’endors doucement et lâche mon livre de poche. Les vacances commencent, Enfin !😎
Nous profitons de cette journée de mer pour nous reposer du voyage, effectuer les formalités d’usage (enregistrement de la carte bancaire, commande de nos forfaits Boys and Girls et forfait eau, réservation de quelques excursions).
Pour les passagers qui prennent le all inclusive, les boissons sont servies au verre à table. Pas de possibilité de prendre des bouteilles d’eau, contrairement au forfait eau.
Petite astuce pour le coffre-fort. Sur l’Atlantica, l’ouverture et la fermeture s’effectuent au moyen d’une piste magnétique (type carte bleue ou carte Costa). Sur d’autres navires, il s’agit d’un code. Je trouve que ce n’est pas très sécurisant d’utiliser sa carte bleue et pas plus la carte Costa. Du coup, j’avais emmené la carte de fidélité d’une grande enseigne de jardinage. Pas de nom sur la carte, pas d’adresse. Mais une piste magnétique. Elle a fonctionné sans problème durant toute la croisière pour actionner notre coffre-fort.
Dimanche : Mascate Je me réveille la première (en fait c’est toujours moi la première), je m’habille discrètement et monte sur le pont 10 pour prendre quelques photos du port de Mascate. A 8h30, il fait déjà chaud. Je vais réveiller mes hommes. Après le petit déjeuner, nous sortons faire un tour sur la Corniche. Nous finirons par le Souk. Et je m’aperçois que je suis vraiment nulle en marchandage.😕 Heureusement que mon mari prendra les choses en main.
Lundi : Emirat de Fujaïrah. Khor Fakhan. Matinée à la plage dans un superbe hôtel. Excursion Costa. Certains passagers testeront tout de même la piqûre des méduses.
Mardi : Khasab Matinée croisière sur un dow dans les fjords. Excursion Costa Splendide. Nous avons vu des dauphins et avons pu nager à côté de l’Ile du Télégraphe. Nous avons pu rencontrer également une faune un peu particulière. Nous croisons des hors-bords filant à toute vitesse avec à leur bord un pilote camouflé par un passe-montagne (véridique) et un navire de Police, quant à lui bien plus lent. En fait dans le secteur il y a pas mal de contrebande.
Mercredi : Abu Dhabi Là, à la descente du bateau, un vrai « souk ». Nous sommes sortis vers 9h30. Dans le port, si vous ne prenez pas une excursion, vous prenez une navette gratuite pour sortir du port. Mais vous attendent également les Big Bus et un troupeau de taxis. Cependant ces derniers ne veulent pas vous emmener où vous voulez, ils veulent absolument vous vendre le circuit Big Bus à leur tarif. Pour nous 3 et 3 heures de temps, ils en demandaient 100 euros. Une paille !😠 Moi je voulais surtout faire la Mosquée de Sheikh zaied et aller à l’Emirate Palace. Donc nous décidons de prendre la navette pour sortir du port. Sauf que, il n’y a que 3 minibus qui circulent pour deux bateaux de croisière (l’Atlantica et le Neo Romantica). Nous avons dû attendre pas loin de 20 minutes pour monter dans une navette qui nous a finalement amenés dans le parking d’un centre commercial, où encore une fois une multitude de taxis nous attendaient avec le circuit Big Bus. Un vrai guet-apens. Nous nous éloignons à pied et faisons signe un peu plus loin à un taxi qui arrive tout seul. C’est un taxi officiel, la course pour la Mosquée nous coûtera 35 AED. Nous prendrons un taxi à chaque fois. Et nos trajets globalement nous aurons coûté 100 AED, contre 100 Euros proposés au départ. Le soir, récupération des passeports.
Jeudi : Dubaï Journée Big Bus. Ligne bleue et ligne Rouge. Vraiment fatiguant. Mais on en a pris plein les yeux.
Vendredi : Départ de Dubaï. Nous pouvons garder les cabines jusqu’à 16 heures. Mais comme nous devons prendre notre vol à 15h00, nous quitterons le navire à 11H15. Transfert Costa impeccable. Lorsque nous arrivons à l’aéroport, nous attendent des représentants Costa qui nous amènent à un terminal juste pour nous (30 personnes). Du coup nous ne faisons aucune queue et déposons les bagages en 5 minutes. Vol retour en A380 sur Emirates. Idem que le vol à l’aller. La seule différence, lorsque nous arrivons à Paris il fait 5 degrés et on voit encore de la neige dans les champs.😕
Bilan : croisière très dépaysante. Soleil, chaleur. On a vraiment eu l’impression de faire une vraie coupure.
Nourriture, buffet et restaurant principal : correct.
Spectacles et animations : Bof. Les mêmes qu'en juillet 2012. Il faudrait que Costa pense à varier les spectacles. Son de mauvaise qualité.
Cabine : Un vrai plus. Pour l’espace.
Personnel : toujours très serviable. Mais j’ai constaté que la langue française est de moins en moins parlée (personnel excursion et service clients : il vaut mieux maîtriser l’Anglais).
Bonne soirée à tous.
Voyage d'un mois en Inde du Nord à petit budget English translation pending
Bonjour,
voilà je me renseigne maintenant sur les possibilités d'un voyage sac à dos en inde du nord...
Est ce que partir environ un mois visiter le nord de l'Inde avec un budget disons de 500 euros c'est possible ? (je compte pas le billet d'avion)
En arrivant à Delhi et faire un parcours jusqu'à Varanasi...puis revenir à Delhi...
Puis quelle est la meilleure période pour partir là bas ?
Des avis, des témoignages, des conseils...je prend tout !!!
Pour l'instant je n'ai rien de précis en tête, juste des rêves...
voilà je me renseigne maintenant sur les possibilités d'un voyage sac à dos en inde du nord...
Est ce que partir environ un mois visiter le nord de l'Inde avec un budget disons de 500 euros c'est possible ? (je compte pas le billet d'avion)
En arrivant à Delhi et faire un parcours jusqu'à Varanasi...puis revenir à Delhi...
Puis quelle est la meilleure période pour partir là bas ?
Des avis, des témoignages, des conseils...je prend tout !!!
Pour l'instant je n'ai rien de précis en tête, juste des rêves...
De retour de 25 jours au Myanmar en décembre 2012 / janvier 2013 English translation pending
De retour de 25 jours en Birmanie avec mon mari, du 14 décembre 2012 au 8 janvier 2013, voyage en indépendant selon le circuit
suivant:
Yangon Mandalay Monywa Bagan Kalaw Inle (Nyaung Shwe) Pindaya Yangon Mawlamyine Hpa-An Rocher d'Or Bago Yangon, voici quelques
indications concernant les dépenses en cours de voyage + commentaires en vrac.
Nous avons eu un vrai coup de coeur pour les Birmans, leur gentillesse discrète et toujours prête à aider, le respect qu'on y a trouvé et observé avec nous et entre eux. Nous avons reçu à plusieurs reprises des petits cadeaux désinteressés, des invitations à entrer lorsqu'on était dans des villages, ...
Pour le budget, nous avions été bien contents de trouver les messages de Teeterouge, Jacou0109 et Cebvl détaillant leurs dépenses, afin de faire notre budget avant le départ et prévoir le liquide nécessaire à notre voyage!
Moyens de transport utilisés pendant le voyage: - principalement bus - sauf un vol Heho - Yangon avec Asian wings (125$/pers) - et un circuit voiture avec chauffeur réservé via Gulliver pour le trajet Yangon - Mawlamyine - Hpa An - Rocher d'or - Bago- Yangon sur 5 jours pour ~ 770 $ pour les 5 jours
Type d'hébergement : chambre pouvant être basique, mais avec une salle de bain privée et de l'eau chaude. Prix moyen 30$.
Avons trouvé des serviettes de toilette dans toutes nos chambres d'hôtel. Nous n'avons utilisé notre moustiquaire qu'à Monywa, la clim que dans le Sud-est et à Yangon, et nos sacs à viande que pendant le trek pour se glisser sous les couvertures fournies.
Budget nourriture: en moyenne 3000-4000 Ks / repas / personne
Budget global: 2500 € / personne pour les 25 jours - 1140 €/pers pour les billets d'avion avec Vietnam Airlines (pris avec seulement 1 mois d'avance) - dépenses sur place hors Gulliver: 2340 $ - Payé à Gulliver: 770$ (loc voiture 5 jours) + 2 * 125$ (vol Heho-Yangon)
Infos sur le change: - taux à l'aéroport de Yangon tout à fait bon contrairement à ce que disent les guides de voyage dépassés: un comptoir dans le hall bagages et deux comptoirs dans le hall d'entrée à des taux similaires - possibilité de changer au retour les Kiats restant au petit comptoir 'Services to travelers' dans la salle des enregistrements après avoir passé le premier contrôle de bagages permettant d'y accéder. - taux obtenus pendant le voyage: 15/12/2012 Yangon aéroport hall bagages: 1$ = 847 K, puis change chez Marie-Min à Mandalay: 1$ = 830 k, taux change banque Nyaung U le 24/12/2012: 1$ = 854K, taux de change Yangon aéroport stand KBZ le 1/1/2013: 1$ = 853K Puis pour racheter des dollars au départ au comptoir Services to travelers : 1$ = 859 K le 7/1/2013
Taxes de départ: nous n'avons pas eu à payer la fameuse taxe de départ de 10$ / personne en quittant le pays. Elle a donc dû disparaître.
Infos sur les trajets en bateau: 2 trajets en bateau n'existent visiblement plus en ferry public: - le trajet Pakokku - Bagan depuis qu'un nouveau pont a été construits, les bus vont directement de Monywa à Bagan. - le trajet Mawlamyine - Hpa An et inversement, idem, seul un bateau privé permet ce trajet aujourd'hui (très sympa pour l'approche de Hpa An et ses massifs karstiques) De plus il n'y a plus besoin de permis pour prendre le ferry pour Dalah depuis Yangon.
"Pénurie" de logement: en lisant les forums avant de partir, nous avions flippé de ne pas trouver à se loger, et du coup nous avions tout réservé depuis la France, avec parfois des coups de fil un peu compliqués aux guesthouses n'ayant pas d'adresses mail...
En arrivant en Birmanie nous nous sommes rendu compte que beaucoup de voyageurs n'avaient rien réservé et s'en sortaient très bien en appelant la veille voire en se pointant directement à l'hôtel de leur choix. A cela deux exceptions: Bagan où nous avons entendu un couple de français galérer pour réserver un hôtel depuis Mandalay, et Inle (hôtels sur le lac et à Nyaung Shwe) où il y avait vraiment une pénurie et où des touristes ont dormi dans un monastère ou dans une salle de restaurant d'hôtel. Chercher pendant 3 h une chambre alors qu'on arrive d'un trek de 3 jours depuis Kalaw peut être vraiment désagréable.
Après, la fiabilité des informations "fully booked" donnée par un hôtel même la veille n'est pas forcément bonne. En effet, des touristes réservent aussi sans honorer leur résa, et on peut toujours retenter sa chance le jour même, en fin d'après-midi, et là souvent, des hôtels fully booked ont finalement une chambre à proposer. De même, essayez de confirmer votre réservation la veille, à part quand vous avez une confirmation écrite par mail où là, on a eu l'impression que ça valait vraiment qqch.
Marchandage: nous avons eu l'impression qu'une petite marge de négo était souvent possible, avec les taxis, les vendeurs de souvenirs, mais pas énorme: il y a vite un prix où on sent que ça coince, et on n'a pas envie d'insister. Sur un taxi en ville nous avons rarement obtenu mieux que 500 Ks de rabais.
A faire: on vous conseille le spectable des Moustache Brothers à Mandalay, allez les voir pour soutenir un tout petit peu la liberté d'expression dans le pays. Pour l'organisation de vos bateaux, taxis, vélos à Inle, on vous conseille "2 Thumbs Up" sur Paung Daw Pyan Road non loin de la poste. Bon conseil pour organiser vos jours de visite en fonction des marchés, et résa de transports au juste prix. A Inle, on vous conseille aussi les "Shan traditional cooking class and canoe trip" vendus par Myo Min Htun dans son échoppe de Paung Daw Seiq Road 0095 9428329447, myominhtun2008@gmail.com. Visiblement à l'écart des touristes, pour 25$ / personne donc bien moins cher que les cooking classes trouvées à Bagan.
Dépenses sur place ville par ville:
YANGON: Repas Feel Myanmar et Aung Thuka : 6000 Ks pour 2 Entrée valable 1 journée à la pagode Shwedagon: 5$ / personne. Idem au musée des pierres précieuses. Paya Sule, Paya Botataung : 2$/personne Ferry pour Dalah: 2$/personne Train circulaire Yangon: 1$/personne Taxis en ville: 2000 à 3000 Ks Taxi pour aéroport: 6000K Taxi de l'aéroport au centre: 15$ (bon, on était fraichement débarqués de l'avion et on a eu l'impression qu'on n'avait pas beaucoup de marge, mais quand on voit le prix dans l'autre sens...) Taxi pour la gare routière (attention compter au moins 1h): 8000 Ks Bus pour Mandalay: 13000 Ks / personne via l'hôtel, mais on pense que le prix est plutôt de 11000 Ks / personne.
MANDALAY: Journée de taxi pour visite de Mahamuni + Amarapura, Inwa, Sagaing : 32000 Ks via l'hôtel Bateau pour Inwa: 1000 Ks / personne. Calèche à Inwa pour 2: 6000Ks Taxi en ville de jour: 3000 - 4000Ks, le soir: 4000 - 5000 Ks Restau Marie-Min et le thaïlandais en face sont super Repas: 4800 Ks à 8400 Ks pour deux Moustache Brothers: 8000 Ks / pers Location vélo: 1000 Ks / jour Bus pour Monywa: 2000 Ks / personne
MONYWA: Attention le bus nous a débarqués plus ou moins de force à 10km au Sud de Monywa, au croisement allant à la pagode de Thanboddhay (1km) et au bouddha géant de Bodhi Tataung (11km). Très énervant de se retrouver ensuite assaillis de moto-taxis proposant le trajet pour le centre de Monywa pour 5000 Ks / personne alors que le bus depuis Mandalay était à 2000 ks! Finalement pas mal lorsqu'on a peu de temps à Monywa: en prendre son parti (et ses valises) et faire un tour en moto taxi pour visiter la pagode et le bouddha et être ensuite raccompagné jusqu'à Monywa. Négocié pour 5000 K / personne. Demi-journée en tuk-tuk pour aller aux grottes de Pho-Win-Daung: 25000 Ks au total. Compter 1h30 de trajet pour faire les 42 kms.
BAGAN: Bagan entrance fee: 10 $/personne pour l'ensemble de la zone archéologique Pick-up collectif depuis gare routière Nyaung U jusqu'à New Bagan (les attendre et se faire indiquer, sinon tout le monde veut vendre un trajet en horse cart): 1000 Ks / personne pour les étrangers (500 Ks pour les locaux) Taxi Nyaung U - New Bagan: 7000 Ks Carriole à cheval louée pour 1/2 journée pour aller vers les pagodes de l'est, moins fréquentées: 12000 K Location vélo: 1500 Ks/ vélo / jour à Nyaung U, 2500 à New Bagan Dîner au Aroma 2: 16000 Ks pour deux! Dîners autres: 8000-9000 Ks Bus pour Kalaw: 10000 Ks / personne, avec pick-up à notre hôtel de Nyaung U Coup de coeur pour l'hôtel Thiri Marlar à New Bagan, une telle sérénité...
KALAW: trek chez Sam's trekking family: 10000 Ks/jour/personne + 15000 Ks à diviser par le nombre de participants pour bateau Tonle - Nyaung Shwe sur le lac + 3000 Ks / bagage transféré vers Inle --> budget pour 2 au sein d'un groupe de 5: 72000 Ks
NYAUNG SHWE et lac INLE: Bien aimé manger au Green Chilli et loger au Princess Garden Super vélos de location au petit loueur juste en face, les vélos jaunes, avec vitesse, sont performants et cela change la vie après les mauvais vélos de Bagan. 1000 Ks/vélo/jour INLE entrance fee: 5$/personne Bateau pour traversée Maing Thouk - Khaung Daing: 6000 Ks pour 2 avec nos deux vélos Tour en bateau à la journée incluant Inthein: 18000 Ks (15000 sans Inthein) via 2 Thumbs Up Tour en bateau à la journée pour Sankar: 45000 Ks + guide du GIC à payer quelques dollars Dîner au restau huppé (Viewpoint): 24000 Ks pour 2 Excursion à Pindaya à la journée au départ et au retour Nyaung Shwe: 45000 Ks (compter 2h30 de trajet aller) via 2 Thumbs Up Pindaya: visite des grottes: 3$/pers + 300 Ks pour photo Echarpe en soie faite main sur atelier lac Inle: 20$ Taxi pour aéroport Heho: 15000 Ks via 2 Thumbs Up
MOULMEIN: location moto à la journée : avons entendu 8000 Ks / jour Musée culture Mon: 2$/pers Bouddha couché Winn Sein: donation libre pour acheter des carreaux de carrelage pour compléter le bouddha: 1000 Ks/ 2 carreaux Coup de coeur pour l'hôtel Cinderella, très bon rapport qualité prix! Demander conseils à Mr Anthony pour les visites ou l'organisation de location de moto, tuktuk ou bateau pour Hpa An. C'est la référence, et on le trouve à la Breeze guesthouse
HPA-AN: Grottes de Saddar: pour 3 personnes nous avons fait une donation de 5000 Ks pour l'éclairage, et avons payé 3000 Ks la petite pirogue qui nous ramenait au point de départ en faisant le tour par les rizières inondées
ROCHER d'OR:
Pick-up de Kinmun pour montée jusqu'au départ de l'ascension pédestre: 1500 Ks / personne à payer au checkpoint en cours de route Pick pour descente depuis le mountain top jusqu'à Kinmun : 2500 Ks / personne ENTRANCE FEE : 6$/personne 105$ la chambre au Kyaiktiyo Hotel (quelle arnaque mais il est vraiment bien situé) et 4700 Ks le fried noodle with chicken (quelle arnaque)
BAGO: Bago entrance fee : 10 $/personne comprenant tous les sites intéressants
Voilà, à votre disposition si besoin de plus d'infos sur tel ou tel point!
Nous avons eu un vrai coup de coeur pour les Birmans, leur gentillesse discrète et toujours prête à aider, le respect qu'on y a trouvé et observé avec nous et entre eux. Nous avons reçu à plusieurs reprises des petits cadeaux désinteressés, des invitations à entrer lorsqu'on était dans des villages, ...
Pour le budget, nous avions été bien contents de trouver les messages de Teeterouge, Jacou0109 et Cebvl détaillant leurs dépenses, afin de faire notre budget avant le départ et prévoir le liquide nécessaire à notre voyage!
Moyens de transport utilisés pendant le voyage: - principalement bus - sauf un vol Heho - Yangon avec Asian wings (125$/pers) - et un circuit voiture avec chauffeur réservé via Gulliver pour le trajet Yangon - Mawlamyine - Hpa An - Rocher d'or - Bago- Yangon sur 5 jours pour ~ 770 $ pour les 5 jours
Type d'hébergement : chambre pouvant être basique, mais avec une salle de bain privée et de l'eau chaude. Prix moyen 30$.
Avons trouvé des serviettes de toilette dans toutes nos chambres d'hôtel. Nous n'avons utilisé notre moustiquaire qu'à Monywa, la clim que dans le Sud-est et à Yangon, et nos sacs à viande que pendant le trek pour se glisser sous les couvertures fournies.
Budget nourriture: en moyenne 3000-4000 Ks / repas / personne
Budget global: 2500 € / personne pour les 25 jours - 1140 €/pers pour les billets d'avion avec Vietnam Airlines (pris avec seulement 1 mois d'avance) - dépenses sur place hors Gulliver: 2340 $ - Payé à Gulliver: 770$ (loc voiture 5 jours) + 2 * 125$ (vol Heho-Yangon)
Infos sur le change: - taux à l'aéroport de Yangon tout à fait bon contrairement à ce que disent les guides de voyage dépassés: un comptoir dans le hall bagages et deux comptoirs dans le hall d'entrée à des taux similaires - possibilité de changer au retour les Kiats restant au petit comptoir 'Services to travelers' dans la salle des enregistrements après avoir passé le premier contrôle de bagages permettant d'y accéder. - taux obtenus pendant le voyage: 15/12/2012 Yangon aéroport hall bagages: 1$ = 847 K, puis change chez Marie-Min à Mandalay: 1$ = 830 k, taux change banque Nyaung U le 24/12/2012: 1$ = 854K, taux de change Yangon aéroport stand KBZ le 1/1/2013: 1$ = 853K Puis pour racheter des dollars au départ au comptoir Services to travelers : 1$ = 859 K le 7/1/2013
Taxes de départ: nous n'avons pas eu à payer la fameuse taxe de départ de 10$ / personne en quittant le pays. Elle a donc dû disparaître.
Infos sur les trajets en bateau: 2 trajets en bateau n'existent visiblement plus en ferry public: - le trajet Pakokku - Bagan depuis qu'un nouveau pont a été construits, les bus vont directement de Monywa à Bagan. - le trajet Mawlamyine - Hpa An et inversement, idem, seul un bateau privé permet ce trajet aujourd'hui (très sympa pour l'approche de Hpa An et ses massifs karstiques) De plus il n'y a plus besoin de permis pour prendre le ferry pour Dalah depuis Yangon.
"Pénurie" de logement: en lisant les forums avant de partir, nous avions flippé de ne pas trouver à se loger, et du coup nous avions tout réservé depuis la France, avec parfois des coups de fil un peu compliqués aux guesthouses n'ayant pas d'adresses mail...
En arrivant en Birmanie nous nous sommes rendu compte que beaucoup de voyageurs n'avaient rien réservé et s'en sortaient très bien en appelant la veille voire en se pointant directement à l'hôtel de leur choix. A cela deux exceptions: Bagan où nous avons entendu un couple de français galérer pour réserver un hôtel depuis Mandalay, et Inle (hôtels sur le lac et à Nyaung Shwe) où il y avait vraiment une pénurie et où des touristes ont dormi dans un monastère ou dans une salle de restaurant d'hôtel. Chercher pendant 3 h une chambre alors qu'on arrive d'un trek de 3 jours depuis Kalaw peut être vraiment désagréable.
Après, la fiabilité des informations "fully booked" donnée par un hôtel même la veille n'est pas forcément bonne. En effet, des touristes réservent aussi sans honorer leur résa, et on peut toujours retenter sa chance le jour même, en fin d'après-midi, et là souvent, des hôtels fully booked ont finalement une chambre à proposer. De même, essayez de confirmer votre réservation la veille, à part quand vous avez une confirmation écrite par mail où là, on a eu l'impression que ça valait vraiment qqch.
Marchandage: nous avons eu l'impression qu'une petite marge de négo était souvent possible, avec les taxis, les vendeurs de souvenirs, mais pas énorme: il y a vite un prix où on sent que ça coince, et on n'a pas envie d'insister. Sur un taxi en ville nous avons rarement obtenu mieux que 500 Ks de rabais.
A faire: on vous conseille le spectable des Moustache Brothers à Mandalay, allez les voir pour soutenir un tout petit peu la liberté d'expression dans le pays. Pour l'organisation de vos bateaux, taxis, vélos à Inle, on vous conseille "2 Thumbs Up" sur Paung Daw Pyan Road non loin de la poste. Bon conseil pour organiser vos jours de visite en fonction des marchés, et résa de transports au juste prix. A Inle, on vous conseille aussi les "Shan traditional cooking class and canoe trip" vendus par Myo Min Htun dans son échoppe de Paung Daw Seiq Road 0095 9428329447, myominhtun2008@gmail.com. Visiblement à l'écart des touristes, pour 25$ / personne donc bien moins cher que les cooking classes trouvées à Bagan.
Dépenses sur place ville par ville:
YANGON: Repas Feel Myanmar et Aung Thuka : 6000 Ks pour 2 Entrée valable 1 journée à la pagode Shwedagon: 5$ / personne. Idem au musée des pierres précieuses. Paya Sule, Paya Botataung : 2$/personne Ferry pour Dalah: 2$/personne Train circulaire Yangon: 1$/personne Taxis en ville: 2000 à 3000 Ks Taxi pour aéroport: 6000K Taxi de l'aéroport au centre: 15$ (bon, on était fraichement débarqués de l'avion et on a eu l'impression qu'on n'avait pas beaucoup de marge, mais quand on voit le prix dans l'autre sens...) Taxi pour la gare routière (attention compter au moins 1h): 8000 Ks Bus pour Mandalay: 13000 Ks / personne via l'hôtel, mais on pense que le prix est plutôt de 11000 Ks / personne.
MANDALAY: Journée de taxi pour visite de Mahamuni + Amarapura, Inwa, Sagaing : 32000 Ks via l'hôtel Bateau pour Inwa: 1000 Ks / personne. Calèche à Inwa pour 2: 6000Ks Taxi en ville de jour: 3000 - 4000Ks, le soir: 4000 - 5000 Ks Restau Marie-Min et le thaïlandais en face sont super Repas: 4800 Ks à 8400 Ks pour deux Moustache Brothers: 8000 Ks / pers Location vélo: 1000 Ks / jour Bus pour Monywa: 2000 Ks / personne
MONYWA: Attention le bus nous a débarqués plus ou moins de force à 10km au Sud de Monywa, au croisement allant à la pagode de Thanboddhay (1km) et au bouddha géant de Bodhi Tataung (11km). Très énervant de se retrouver ensuite assaillis de moto-taxis proposant le trajet pour le centre de Monywa pour 5000 Ks / personne alors que le bus depuis Mandalay était à 2000 ks! Finalement pas mal lorsqu'on a peu de temps à Monywa: en prendre son parti (et ses valises) et faire un tour en moto taxi pour visiter la pagode et le bouddha et être ensuite raccompagné jusqu'à Monywa. Négocié pour 5000 K / personne. Demi-journée en tuk-tuk pour aller aux grottes de Pho-Win-Daung: 25000 Ks au total. Compter 1h30 de trajet pour faire les 42 kms.
BAGAN: Bagan entrance fee: 10 $/personne pour l'ensemble de la zone archéologique Pick-up collectif depuis gare routière Nyaung U jusqu'à New Bagan (les attendre et se faire indiquer, sinon tout le monde veut vendre un trajet en horse cart): 1000 Ks / personne pour les étrangers (500 Ks pour les locaux) Taxi Nyaung U - New Bagan: 7000 Ks Carriole à cheval louée pour 1/2 journée pour aller vers les pagodes de l'est, moins fréquentées: 12000 K Location vélo: 1500 Ks/ vélo / jour à Nyaung U, 2500 à New Bagan Dîner au Aroma 2: 16000 Ks pour deux! Dîners autres: 8000-9000 Ks Bus pour Kalaw: 10000 Ks / personne, avec pick-up à notre hôtel de Nyaung U Coup de coeur pour l'hôtel Thiri Marlar à New Bagan, une telle sérénité...
KALAW: trek chez Sam's trekking family: 10000 Ks/jour/personne + 15000 Ks à diviser par le nombre de participants pour bateau Tonle - Nyaung Shwe sur le lac + 3000 Ks / bagage transféré vers Inle --> budget pour 2 au sein d'un groupe de 5: 72000 Ks
NYAUNG SHWE et lac INLE: Bien aimé manger au Green Chilli et loger au Princess Garden Super vélos de location au petit loueur juste en face, les vélos jaunes, avec vitesse, sont performants et cela change la vie après les mauvais vélos de Bagan. 1000 Ks/vélo/jour INLE entrance fee: 5$/personne Bateau pour traversée Maing Thouk - Khaung Daing: 6000 Ks pour 2 avec nos deux vélos Tour en bateau à la journée incluant Inthein: 18000 Ks (15000 sans Inthein) via 2 Thumbs Up Tour en bateau à la journée pour Sankar: 45000 Ks + guide du GIC à payer quelques dollars Dîner au restau huppé (Viewpoint): 24000 Ks pour 2 Excursion à Pindaya à la journée au départ et au retour Nyaung Shwe: 45000 Ks (compter 2h30 de trajet aller) via 2 Thumbs Up Pindaya: visite des grottes: 3$/pers + 300 Ks pour photo Echarpe en soie faite main sur atelier lac Inle: 20$ Taxi pour aéroport Heho: 15000 Ks via 2 Thumbs Up
MOULMEIN: location moto à la journée : avons entendu 8000 Ks / jour Musée culture Mon: 2$/pers Bouddha couché Winn Sein: donation libre pour acheter des carreaux de carrelage pour compléter le bouddha: 1000 Ks/ 2 carreaux Coup de coeur pour l'hôtel Cinderella, très bon rapport qualité prix! Demander conseils à Mr Anthony pour les visites ou l'organisation de location de moto, tuktuk ou bateau pour Hpa An. C'est la référence, et on le trouve à la Breeze guesthouse
HPA-AN: Grottes de Saddar: pour 3 personnes nous avons fait une donation de 5000 Ks pour l'éclairage, et avons payé 3000 Ks la petite pirogue qui nous ramenait au point de départ en faisant le tour par les rizières inondées
ROCHER d'OR:
Pick-up de Kinmun pour montée jusqu'au départ de l'ascension pédestre: 1500 Ks / personne à payer au checkpoint en cours de route Pick pour descente depuis le mountain top jusqu'à Kinmun : 2500 Ks / personne ENTRANCE FEE : 6$/personne 105$ la chambre au Kyaiktiyo Hotel (quelle arnaque mais il est vraiment bien situé) et 4700 Ks le fried noodle with chicken (quelle arnaque)
BAGO: Bago entrance fee : 10 $/personne comprenant tous les sites intéressants
Voilà, à votre disposition si besoin de plus d'infos sur tel ou tel point!
Croisière sur l'Horizon en 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous présente, en un premier temps, tous mes meilleurs vœux à tous, une bonne santé pour être en forme pour faire pleins de croisières !😉
Nous envisageons une croisière en septembre 2013 sur l'Horizon. En regardant sur le site et en demandant un devis gratuit un peu au hasard, j'ai été contactée par DETENTE CROISIERE, site de réservation par internet.
Nous n'avons jamais réservé par internet, faisant moyennement confiance à cette pratique, mais la personne que j'ai eu en ligne m'a semblé fort sympathique et qui plus est, nous fait une petite remise sur la 2ème cabine (nous partons à 4 pers.). Notre agence de voyage nous fait le prix catalogue et rien d'autre. Quelqu'un connaitrait-il ce site et l'auriez vous déjà utilisé ??? Peut-on avoir confiance ou, comme on dit souvent, le pas cher est toujours trop cher et vaut-il mieux passer par notre agence locale dont nous avons l'habitude ?
Merci d'avance de vos réponses.
Cordialement.
Pascale
Je vous présente, en un premier temps, tous mes meilleurs vœux à tous, une bonne santé pour être en forme pour faire pleins de croisières !😉
Nous envisageons une croisière en septembre 2013 sur l'Horizon. En regardant sur le site et en demandant un devis gratuit un peu au hasard, j'ai été contactée par DETENTE CROISIERE, site de réservation par internet.
Nous n'avons jamais réservé par internet, faisant moyennement confiance à cette pratique, mais la personne que j'ai eu en ligne m'a semblé fort sympathique et qui plus est, nous fait une petite remise sur la 2ème cabine (nous partons à 4 pers.). Notre agence de voyage nous fait le prix catalogue et rien d'autre. Quelqu'un connaitrait-il ce site et l'auriez vous déjà utilisé ??? Peut-on avoir confiance ou, comme on dit souvent, le pas cher est toujours trop cher et vaut-il mieux passer par notre agence locale dont nous avons l'habitude ?
Merci d'avance de vos réponses.
Cordialement.
Pascale
Départ pour la Thaïlande en février 2013, combien avez-vous payé vos billets d'avion? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme ça par curiosité je me demander combien avez vous payer pour aller en Thaïlande en février 2013.
Cela serait sympa de comparer et puis comme ça on sera qui ira a cette période si des gens cherchent éventuellement des compagnons de voyage.
Si vous voulez répondre a ma question, n'oubliez pas de préciser: - vos dates de voyages - la date ou le mois de réservation du billet - le nombre de personnes - la compagnies choisie - le site sur le quel vous avez réservé
Voila cela aidera peut être les futur voyageur a avoir une idée de quand vaut il mieux réserver.
Comme ça par curiosité je me demander combien avez vous payer pour aller en Thaïlande en février 2013.
Cela serait sympa de comparer et puis comme ça on sera qui ira a cette période si des gens cherchent éventuellement des compagnons de voyage.
Si vous voulez répondre a ma question, n'oubliez pas de préciser: - vos dates de voyages - la date ou le mois de réservation du billet - le nombre de personnes - la compagnies choisie - le site sur le quel vous avez réservé
Voila cela aidera peut être les futur voyageur a avoir une idée de quand vaut il mieux réserver.
Quel pays d'Asie avez-vous préféré? English translation pending
Bonjour, j'aimerais avoir l'opinion de gens qui ont visité l'Asie afin de savoir quel pays avez vous préféré et pour quelles raisons?? Merci!!!
Out of Namibia English translation pending
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.
Voyage au Laos et au sud du Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
l'hiver prochain (février/mars 2013), nous projetons avec ma femme et notre fille (14 ans) de faire un voyage d'un mois au Laos (environ 20 jours) puis au sud Vietnam (une 10aine de jours). Nous ne sommes jamais allés au Laos et ne connaissons du Vietnam que la partie nord et centrale.
Je suis preneur de conseils, bons plans, bonnes adresses, choses à ne pas manquer, tuyaux, recommandations etc....
merci d'avance pour vos réponses
Notre séjour au Laos en mai/juin 2012 English translation pending
Bonjour à tous les Amoureux du Laos,
Tout d'abord, je tiens à remercier tout d'abord mon Grand Ami Tien qui m'a "concocté" notre voyage au Laos ainsi que certains forumeurs dont Genevois, Land17, Margouillat4, Madoleine.....et les autres....
Après avoir passé 3 semaines au Vietnam (pour la 3ème fois), nous avions décidé de passer une dizaine de jours au Laos. Voici en quelques lignes les points forts de notre séjour :
29 - 30 Mai - Nous avons pris un vol Saigon/Ventiane (en passant par Phnom Penh). Arrivons en fin d'après-midi. Hôtel à Ventiane : SENGTAWEN. Chambre spacieuse et très propre, au bord du Mékong (en face de la Thaïlande), possibilité de massages. La ballade au marché de nuit est fort sympathique. Très peu de touristes (peut-être dû à la saison). Le lendemain, visite des principaux monuments dont le célèbre Patuxay. J'ai beaucoup aimé la visite du jardin de Boudha, très belle collection de sculptures boudhistes et hindoues disposées le long du Mékong.
Une bonne adresse de restaurant : si vous avez une petite envie de déguster un repas "français" je vous conseille le COTE-D'AZUR à Ventiane - 62-63 Fangoum road - Ventiane (jean-marc@cotedazur-laos.com). Cela faisait presque un mois que nous dégustions la cuisine asiatique et là, nous nous sommes offerts un bon pastis et une bonne bouteille de vin !!!! de plus, la cuisine est excellente et le prix est très raisonnable.
31/05 - 01/06 - Prenons la route pour aller à Vang Vieng. La météo est capricieuse et la route parfois très mauvaise dû aux coulées de boue par endroit. Nous nous arrêtons dans un village où les pêcheurs locaux vendent leurs marchandises. Les paysages sont magnifiques et les rizières sont bien vertes. Arrivons à l'hôtel ELEPHANT CROSSING. Hôtel super agréable, chambre spacieuse ainsi que la salle de bains (produits de douche et shampoing fabriqués par des Artisans Lao déposés sur le lavabo et possibilité d'en acheter aussi). Cet hôtel est au bord de la rivière de Namsong. Le cadre est idyllique. Notre terrasse donne sur cette rivière et sur les pics karstiques qui composent cette région. C'est un emplacement formidable. Tout près de la ville sans en avoir les "inconvénients". La cuisine de cet hôtel est très bonne et les petits-déjeuners et les dîners sont servis sur une terrasse au bord de la rivière. Propriétaires et personnels anglophones.
Louons des vélos et visitons les grottes de Tham Chang et de Tham Lam. Pour la deuxième grotte, nous devons "crapahuter" sur un chemin très escarpé dans la montagne et la forêt "tropicale" et nous nous aidons de "rembardes" en bambous qui nous servent bien pour monter et redescendre car il a plu la nuit précédente et le terrain est très très glissant. Prenons un repas "poulet grillé" dans un restaurant local dans des petites "cahutes" sur pilotis au bord de la rivière. Trinquons avec une famille de Lao qui est venu passer un moment en famille (beerlao bien entendu !!!). Continuons notre ballade en vélo mais il fait très très chaud et nous préférons continuer à pied dans la campagne autour de l'hôtel.
02 - 03/06 - Prenons la route pour Luang Prabang (6h environ). Plusieurs arrêts "photos" tout le long de la route. Passons beaucoup de petits villages typiques où une multitudes d'enfants jouent au bord de la route. Déjeuner dans un restaurant local ; nous nous trouvons en partie dans les nuages ; la région est magnifique. Nous visitons quelques villages de minorités H'Mong. Ballade dans un marché local très typiques (où se vendent des animaux chassés dans la forêt : photos interdites !!!) et chasse interdite également. Achetons des petites bananes sauvages et des ananas sauvages : quel régal !!!!!
Arrivons à notre Guest'house : LA VILLA CHITDARA 1. J'ai trouvé cette adresse sur ce forum et je remercie très sincèrement ceux qui m'en ont dit du bien !!!! TRES TRES BONNE ADRESSE. Le propriétaire est d'origine laotienne et parle un français impeccable. Les chambres et les salles de bain (à l'italienne) sont très très bien entretenues. Le personnel est très agréable. Très bon petit déjeuner. Aucun point négatif ; je le recommande sincèrement. Il est situé dans une petite ruelle où passent les moines qui font l'aumône. Tout se passe calmement et ce sont les personnes qui habitent cette ruelle qui offrent du riz gluant et des gâteaux aux moines qui passent vers 6h du matin. Aucun car de touristes pour prendre des photos comme dans certaines rues !!!!
Le marché de nuit est sympa et calme ; pas de "harcèlement", très peu de marchandage, seulement des : Sabaïdi..... (bonjour en laotien); C'était notre ballade quotidienne, le soir, très agréable....Nous avons pris nos repas dans différents endroits de Luang Prabang dont deux au "Coconut Garden". Bonne cuisine et personnel fort sympathique. Si vous voulez déguster de bons gâteaux "faits maison" allez faire un tour à l'Ancien Luang Prabang (c'est aussi un hôtel). Vous dégusterez donc de très bons gateaux (8000 kips) et vous pourrez boire un lemon juice ou orange juice "frappé" !!!
Visites bien entendu des principaux monuments et pagodes de Luang Prabang.
04 - 05/06 -Embarquons sur un petit bateau traditionnel pour visiter la grotte de Pak Ou et visite du village de Pak Ou. Dormons chez l'habitant (le Chef du Village!!!). La maison est traditionnelle et propre par rapport à certaines autres dans le village !!! Par contre, la salle de bains est plus que sommaire : une petite pièce avec un bac en béton rempli d'eau et une espèce de casserole en plastique qui sert à s'asperger pour se laver. Avons dormi dans la chambre de nos hôtes avec une moustiquaire ; heureusement car nous avions juste le toit (pas très bien terminé... rire.... au dessus-de nous. Que de souvenirs inoubliables !!!! Assistons à la préparation de la cérémonie du BACI. Très impressionnant. Une dizaine de personnes (âgées pour certains) s'affairent dans la maison afin de "construire" un cône avec des feuilles de bananier où sont piquées plein de fleurs et où sont accrochés des petits fils de coton sur des petites baguettes de bambous et quelques grands fils de coton sont également accrochés en haut de ce cône.
Vers 18h, un villageois qui avait cueilli des champignons dans la forêt nous a invité à en manger (même pas malade...), un autre nous a offert des coques (coquillages) qui avaient au moins 3 ou 4 jours voire plus !!! avec une odeur !!! nauséabonde ; alors là, nous avons pris peur !!! rire !!! nous avons trouvé une bonne raison pour ne pas en manger sinon, c'était hôpital à coup sûr !!!
Puis, nous remarquons que des marmites arrivent de toutes parts dans la maison et que certaines personnes arrivent "bien habillées" revêtant tous une écharpe sur l'épaule.
On nous demande de rentrer dans la maison et là, la cérémonie va commencer. Nous nous installons sur une natte autour d'une petite table où se situe le cône orné de fleurs et de coton blanc ; il y a également des offrandes, noix de coco, gâteaux, fruits.... Il y a plus d'une trentaine de personnes invitées. Nous devons également avoir une écharpe sur l'épaule et là, un "sage" récite des incantations puis chaque membre présent prend 2 fils blancs et nous les nouent aux poignets en nous garantissant de ses bons voeux. Cela nous touche énormément et nous sentons un lien qui nous unit à cette Famille qui nous connait à peine et qui nous fait un tel honneur. Nous partageons tous ensemble le repas traditionnel lao et la soirée se passe dans la joie et la bonne humeur ; tout le monde désire partager ce moment fort avec nous et heureusement que nous avions une jeune guide laotienne pour nous servir d'interprète. Moments magiques et inoubliables. Après une nuit "agitée" par tous ces évènements, nous nous levons de bonne heure et reprenons le chemin de retour vers Luang Prabang, non sans une petite larme lorsque nous quittons cette merveilleuse famille que nous n'oublierons jamais.
05/06 - Embarquons sur une pirogue sur la rivière Nam Khan pour aller faire une petite ballade à dos d'éléphant. Oui, je sais, ballade touristique mais sympa quand même. De plus, nous n'étions "QUE" 4 personnes en tout ; il n'y avait aucun touriste... bizarre....
06/06 - Visite de la chute d'eau Kouangsi. En route, arrêts pour visiter des villages de minorités ethniques de H'Mong (tissage de soie et coton, travail du bois....).
J'ai beaucoup aimé les chutes de Kouangsi. Elles sont très très belles et le cadre est magnifique. L'eau est de couleur vert anis ou bleu turquoise !!! Idem, il n'y avait personne !!!! nous étions une dizaine tout au plus. Donc, nous avons pu nous balader en toute tranquillité.
Retour à Luang Prabang..... Je ne suis pas rentrée dans tout le descriptif de nos visites ; j'ai simplement parlé de ce qui m'avait touché et ce qui peut être utile à certains forumistes.
Ah oui, j'oubliais, les deux derniers soirs nous sommes sortis en "discothèque" à Luang Prabang ; c'est génial ; l'entrée est gratuite (à partir de 21h jusqu'à 23h30 mn.... pas une minute de plus). On peut déguster soit du whisky, soit du soda, soit, bien entendu de la beerlao !!!! et on danse des danses traditionnelles lao ; super ambiance très sympa !!!! tout le monde sur la piste et on a dansé un genre de madison avec de la musique laotienne. Ce sont des personnes de tous âges qui ont envie de se retrouver et de faire la fête et surtout de danser. Et là, aucun touriste !!!! Attention, il y en a plusieurs il faudrait que je recherche le nom de cette discothèque.
Voilà pèle-mêle quelques souvenirs de cette petite dizaine de jours au Laos. De la chaleur, un peu de pluie, du soleil, une nature très verte et des rivières couleur marron !!! tout simplement magnifique !!!! et la nonchalance des laotiens !!!! un vrai délice !!!
Mavn
Quelques photos : 1/ Ventiane - 2/ Vue de notre terrasse à notre Hôtel Elephant Crossing à Vang Vieng - 3 et 4 - Villa Chitdara1 à Luang Prabang - 5/ Cérémonie du Baci chez l'Habitant 6/ offrandes aux Moines 7 et 8 - la campagne laotienne du côté de Vang Vieng 9 et 10 - chutes d'eau Kouangsi.
Tout d'abord, je tiens à remercier tout d'abord mon Grand Ami Tien qui m'a "concocté" notre voyage au Laos ainsi que certains forumeurs dont Genevois, Land17, Margouillat4, Madoleine.....et les autres....
Après avoir passé 3 semaines au Vietnam (pour la 3ème fois), nous avions décidé de passer une dizaine de jours au Laos. Voici en quelques lignes les points forts de notre séjour :
29 - 30 Mai - Nous avons pris un vol Saigon/Ventiane (en passant par Phnom Penh). Arrivons en fin d'après-midi. Hôtel à Ventiane : SENGTAWEN. Chambre spacieuse et très propre, au bord du Mékong (en face de la Thaïlande), possibilité de massages. La ballade au marché de nuit est fort sympathique. Très peu de touristes (peut-être dû à la saison). Le lendemain, visite des principaux monuments dont le célèbre Patuxay. J'ai beaucoup aimé la visite du jardin de Boudha, très belle collection de sculptures boudhistes et hindoues disposées le long du Mékong.
Une bonne adresse de restaurant : si vous avez une petite envie de déguster un repas "français" je vous conseille le COTE-D'AZUR à Ventiane - 62-63 Fangoum road - Ventiane (jean-marc@cotedazur-laos.com). Cela faisait presque un mois que nous dégustions la cuisine asiatique et là, nous nous sommes offerts un bon pastis et une bonne bouteille de vin !!!! de plus, la cuisine est excellente et le prix est très raisonnable.
31/05 - 01/06 - Prenons la route pour aller à Vang Vieng. La météo est capricieuse et la route parfois très mauvaise dû aux coulées de boue par endroit. Nous nous arrêtons dans un village où les pêcheurs locaux vendent leurs marchandises. Les paysages sont magnifiques et les rizières sont bien vertes. Arrivons à l'hôtel ELEPHANT CROSSING. Hôtel super agréable, chambre spacieuse ainsi que la salle de bains (produits de douche et shampoing fabriqués par des Artisans Lao déposés sur le lavabo et possibilité d'en acheter aussi). Cet hôtel est au bord de la rivière de Namsong. Le cadre est idyllique. Notre terrasse donne sur cette rivière et sur les pics karstiques qui composent cette région. C'est un emplacement formidable. Tout près de la ville sans en avoir les "inconvénients". La cuisine de cet hôtel est très bonne et les petits-déjeuners et les dîners sont servis sur une terrasse au bord de la rivière. Propriétaires et personnels anglophones.
Louons des vélos et visitons les grottes de Tham Chang et de Tham Lam. Pour la deuxième grotte, nous devons "crapahuter" sur un chemin très escarpé dans la montagne et la forêt "tropicale" et nous nous aidons de "rembardes" en bambous qui nous servent bien pour monter et redescendre car il a plu la nuit précédente et le terrain est très très glissant. Prenons un repas "poulet grillé" dans un restaurant local dans des petites "cahutes" sur pilotis au bord de la rivière. Trinquons avec une famille de Lao qui est venu passer un moment en famille (beerlao bien entendu !!!). Continuons notre ballade en vélo mais il fait très très chaud et nous préférons continuer à pied dans la campagne autour de l'hôtel.
02 - 03/06 - Prenons la route pour Luang Prabang (6h environ). Plusieurs arrêts "photos" tout le long de la route. Passons beaucoup de petits villages typiques où une multitudes d'enfants jouent au bord de la route. Déjeuner dans un restaurant local ; nous nous trouvons en partie dans les nuages ; la région est magnifique. Nous visitons quelques villages de minorités H'Mong. Ballade dans un marché local très typiques (où se vendent des animaux chassés dans la forêt : photos interdites !!!) et chasse interdite également. Achetons des petites bananes sauvages et des ananas sauvages : quel régal !!!!!
Arrivons à notre Guest'house : LA VILLA CHITDARA 1. J'ai trouvé cette adresse sur ce forum et je remercie très sincèrement ceux qui m'en ont dit du bien !!!! TRES TRES BONNE ADRESSE. Le propriétaire est d'origine laotienne et parle un français impeccable. Les chambres et les salles de bain (à l'italienne) sont très très bien entretenues. Le personnel est très agréable. Très bon petit déjeuner. Aucun point négatif ; je le recommande sincèrement. Il est situé dans une petite ruelle où passent les moines qui font l'aumône. Tout se passe calmement et ce sont les personnes qui habitent cette ruelle qui offrent du riz gluant et des gâteaux aux moines qui passent vers 6h du matin. Aucun car de touristes pour prendre des photos comme dans certaines rues !!!!
Le marché de nuit est sympa et calme ; pas de "harcèlement", très peu de marchandage, seulement des : Sabaïdi..... (bonjour en laotien); C'était notre ballade quotidienne, le soir, très agréable....Nous avons pris nos repas dans différents endroits de Luang Prabang dont deux au "Coconut Garden". Bonne cuisine et personnel fort sympathique. Si vous voulez déguster de bons gâteaux "faits maison" allez faire un tour à l'Ancien Luang Prabang (c'est aussi un hôtel). Vous dégusterez donc de très bons gateaux (8000 kips) et vous pourrez boire un lemon juice ou orange juice "frappé" !!!
Visites bien entendu des principaux monuments et pagodes de Luang Prabang.
04 - 05/06 -Embarquons sur un petit bateau traditionnel pour visiter la grotte de Pak Ou et visite du village de Pak Ou. Dormons chez l'habitant (le Chef du Village!!!). La maison est traditionnelle et propre par rapport à certaines autres dans le village !!! Par contre, la salle de bains est plus que sommaire : une petite pièce avec un bac en béton rempli d'eau et une espèce de casserole en plastique qui sert à s'asperger pour se laver. Avons dormi dans la chambre de nos hôtes avec une moustiquaire ; heureusement car nous avions juste le toit (pas très bien terminé... rire.... au dessus-de nous. Que de souvenirs inoubliables !!!! Assistons à la préparation de la cérémonie du BACI. Très impressionnant. Une dizaine de personnes (âgées pour certains) s'affairent dans la maison afin de "construire" un cône avec des feuilles de bananier où sont piquées plein de fleurs et où sont accrochés des petits fils de coton sur des petites baguettes de bambous et quelques grands fils de coton sont également accrochés en haut de ce cône.
Vers 18h, un villageois qui avait cueilli des champignons dans la forêt nous a invité à en manger (même pas malade...), un autre nous a offert des coques (coquillages) qui avaient au moins 3 ou 4 jours voire plus !!! avec une odeur !!! nauséabonde ; alors là, nous avons pris peur !!! rire !!! nous avons trouvé une bonne raison pour ne pas en manger sinon, c'était hôpital à coup sûr !!!
Puis, nous remarquons que des marmites arrivent de toutes parts dans la maison et que certaines personnes arrivent "bien habillées" revêtant tous une écharpe sur l'épaule.
On nous demande de rentrer dans la maison et là, la cérémonie va commencer. Nous nous installons sur une natte autour d'une petite table où se situe le cône orné de fleurs et de coton blanc ; il y a également des offrandes, noix de coco, gâteaux, fruits.... Il y a plus d'une trentaine de personnes invitées. Nous devons également avoir une écharpe sur l'épaule et là, un "sage" récite des incantations puis chaque membre présent prend 2 fils blancs et nous les nouent aux poignets en nous garantissant de ses bons voeux. Cela nous touche énormément et nous sentons un lien qui nous unit à cette Famille qui nous connait à peine et qui nous fait un tel honneur. Nous partageons tous ensemble le repas traditionnel lao et la soirée se passe dans la joie et la bonne humeur ; tout le monde désire partager ce moment fort avec nous et heureusement que nous avions une jeune guide laotienne pour nous servir d'interprète. Moments magiques et inoubliables. Après une nuit "agitée" par tous ces évènements, nous nous levons de bonne heure et reprenons le chemin de retour vers Luang Prabang, non sans une petite larme lorsque nous quittons cette merveilleuse famille que nous n'oublierons jamais.
05/06 - Embarquons sur une pirogue sur la rivière Nam Khan pour aller faire une petite ballade à dos d'éléphant. Oui, je sais, ballade touristique mais sympa quand même. De plus, nous n'étions "QUE" 4 personnes en tout ; il n'y avait aucun touriste... bizarre....
06/06 - Visite de la chute d'eau Kouangsi. En route, arrêts pour visiter des villages de minorités ethniques de H'Mong (tissage de soie et coton, travail du bois....).
J'ai beaucoup aimé les chutes de Kouangsi. Elles sont très très belles et le cadre est magnifique. L'eau est de couleur vert anis ou bleu turquoise !!! Idem, il n'y avait personne !!!! nous étions une dizaine tout au plus. Donc, nous avons pu nous balader en toute tranquillité.
Retour à Luang Prabang..... Je ne suis pas rentrée dans tout le descriptif de nos visites ; j'ai simplement parlé de ce qui m'avait touché et ce qui peut être utile à certains forumistes.
Ah oui, j'oubliais, les deux derniers soirs nous sommes sortis en "discothèque" à Luang Prabang ; c'est génial ; l'entrée est gratuite (à partir de 21h jusqu'à 23h30 mn.... pas une minute de plus). On peut déguster soit du whisky, soit du soda, soit, bien entendu de la beerlao !!!! et on danse des danses traditionnelles lao ; super ambiance très sympa !!!! tout le monde sur la piste et on a dansé un genre de madison avec de la musique laotienne. Ce sont des personnes de tous âges qui ont envie de se retrouver et de faire la fête et surtout de danser. Et là, aucun touriste !!!! Attention, il y en a plusieurs il faudrait que je recherche le nom de cette discothèque.
Voilà pèle-mêle quelques souvenirs de cette petite dizaine de jours au Laos. De la chaleur, un peu de pluie, du soleil, une nature très verte et des rivières couleur marron !!! tout simplement magnifique !!!! et la nonchalance des laotiens !!!! un vrai délice !!!
Mavn
Quelques photos : 1/ Ventiane - 2/ Vue de notre terrasse à notre Hôtel Elephant Crossing à Vang Vieng - 3 et 4 - Villa Chitdara1 à Luang Prabang - 5/ Cérémonie du Baci chez l'Habitant 6/ offrandes aux Moines 7 et 8 - la campagne laotienne du côté de Vang Vieng 9 et 10 - chutes d'eau Kouangsi.
Pérou / Équateur en sac à dos, auberges de jeunesse? English translation pending
Bonjour, mon amie et moi nous voulons partir pendant 3-4 mois. Nous voulons partir avec nos sacs à dos et le strict minimum ?
Notre objectif est de passer du temps au Pérou et en Équateur. Sans nécessairement dormir dans les hôtels "de luxe" .
Est-ce qu'il y a des auberges de jeunesses dans ces pays ? Sont-elles sécuritaires. Est-ce que c'est nécessaire d'avoir tout l'argent pour nos transports ou c'est possible avec les résidents de "travailler" pour eux dans des champs, des fermes etc?
Est-ce qu'il y a des villes à éviter? Comment on organise ce type de voyage ?
Merci beaucoup pour vos réponses :)
Notre objectif est de passer du temps au Pérou et en Équateur. Sans nécessairement dormir dans les hôtels "de luxe" .
Est-ce qu'il y a des auberges de jeunesses dans ces pays ? Sont-elles sécuritaires. Est-ce que c'est nécessaire d'avoir tout l'argent pour nos transports ou c'est possible avec les résidents de "travailler" pour eux dans des champs, des fermes etc?
Est-ce qu'il y a des villes à éviter? Comment on organise ce type de voyage ?
Merci beaucoup pour vos réponses :)
22 jours au Maroc en famille, logement, itinéraire? English translation pending
Nous sommes une famille de 5 (les enfants ont 6, 10 et 14 ans) et nous préparons notre départ au Maroc en juillet. Nous souhaitons faire un voyage modeste en prix, mais riche en découvertes de toutes sortes.
Aucun luxe en vue, sauf peut-être la climatisation dans la voiture de location. Nous souhaitons pouvoir profiter de vos multiples conseils pour ne rien oublier et faire de belles rencontres et trouvailles.
Nous ne savons pas encore s'il est possible de trouver des chambres ou nous pouvons avoir deux lits doubles et un petit lit pliant pour notre puce de six ans, cela réduirait grandement les frais. Nous aimerions louer une voiture à partir de Casablanca pour la durée du voyage. Est-ce une bonne idée? Avez-vous de bons contacts à nous proposer pour économiser? Avez vous des adresses d'hôtels ou riads modestes pour nous?
Voici ce à quoi nous avons pensé comme itinéraire: Jour 0 Vol Aller Montréal-Casablanca (2 au 3 juillet), Jour 1 Casablanca-Marrakech (3 juillet), Jour 2 Marrakech Jour 3 Marrakech, Jour 4 Marakech-Essaouira, Jour 5 Essaouira, Jour 6 Essaouira-Taroudant, Jour 7 Taroudant, Jour 8 Taroudant-Ourazazate Jour 9 Ouarzazate, Jour 10 Vallée Dadès Tentes berbères…, Jour 11 Gorges Todgha, Jour 12 Rissani, Jour 13 Erg Chebbi (bivouac), Jour 14 Erg Chebbi (bivouac) Jour 15 Merzouga, Jour 16 Merzouga-Midelt, Jour 17 Midelt-Fès, Jour 18 Fès, Jour 19 Fès-Rabat, Jour 20 Rabat, Jour 21 Rabat-Casablanca, Jour 22 Vol de retour
Qu'en dites-vous?
Nous ne savons pas encore s'il est possible de trouver des chambres ou nous pouvons avoir deux lits doubles et un petit lit pliant pour notre puce de six ans, cela réduirait grandement les frais. Nous aimerions louer une voiture à partir de Casablanca pour la durée du voyage. Est-ce une bonne idée? Avez-vous de bons contacts à nous proposer pour économiser? Avez vous des adresses d'hôtels ou riads modestes pour nous?
Voici ce à quoi nous avons pensé comme itinéraire: Jour 0 Vol Aller Montréal-Casablanca (2 au 3 juillet), Jour 1 Casablanca-Marrakech (3 juillet), Jour 2 Marrakech Jour 3 Marrakech, Jour 4 Marakech-Essaouira, Jour 5 Essaouira, Jour 6 Essaouira-Taroudant, Jour 7 Taroudant, Jour 8 Taroudant-Ourazazate Jour 9 Ouarzazate, Jour 10 Vallée Dadès Tentes berbères…, Jour 11 Gorges Todgha, Jour 12 Rissani, Jour 13 Erg Chebbi (bivouac), Jour 14 Erg Chebbi (bivouac) Jour 15 Merzouga, Jour 16 Merzouga-Midelt, Jour 17 Midelt-Fès, Jour 18 Fès, Jour 19 Fès-Rabat, Jour 20 Rabat, Jour 21 Rabat-Casablanca, Jour 22 Vol de retour
Qu'en dites-vous?
Vietnam et conseils pour une nenette qui voyage seule? English translation pending
Bonjour à tous!
Fraîchement inscrite sur ce site je lance un appel "à l'aide" :)
Je pars pour un petit mois au vietnam en mai (quelques semaines encore ;)) et j'ai 1 million de question!
Tout d'abord, j'aimerais prendre en compte les retours d'expérience des uns et des autres sur ce qu'il y a à prioriser en visites! Puis les bons plans hôtels pas chers ? Activités? Transports?
Je me doute qu'il est possible de trouver ces mêmes renseignements sur ce forum mais par flemmardise et parce que je pense que ça peut aider d'autre globe trotteuse solitaire merci de répondre si le coeur vous en dit :) A très vite j'espère :)
Almond
Fraîchement inscrite sur ce site je lance un appel "à l'aide" :)
Je pars pour un petit mois au vietnam en mai (quelques semaines encore ;)) et j'ai 1 million de question!
Tout d'abord, j'aimerais prendre en compte les retours d'expérience des uns et des autres sur ce qu'il y a à prioriser en visites! Puis les bons plans hôtels pas chers ? Activités? Transports?
Je me doute qu'il est possible de trouver ces mêmes renseignements sur ce forum mais par flemmardise et parce que je pense que ça peut aider d'autre globe trotteuse solitaire merci de répondre si le coeur vous en dit :) A très vite j'espère :)
Almond
Hôtel Gran Palladium Bavaro à Punta Cana (février 2012) English translation pending
Séjour en février 2012 au Gran Palladium Bavaro à Punta Cana. Voyage avec TUI / Nouvelles Frontières.
Départ avec Ecotour. Nous sommes très satisfaits de ce prestataire. Très bon suivi avant et après le séjour. Réponses à toutes nos questions par internet.
Ce n’est pas pareil du représentant TUI / Nouvelles Frontières (Serge). Il s’annonce comme le plus ancien des représentants avec 19 ans de Rep Dom et 11 ans de Nouvelles Frontières. Il connaît donc tout y compris ce que nous souhaitons. De ce fait, il censure d’office et « pour notre bien » la majorité des excursions qui sont proposées dans le livret qu’il nous donne à l’arrivée et n’en propose que 3. Bien sur, ce ne sont pas les moins chères. Il a un discours très alarmiste pour tout ce qui peut nous arriver et a un discours très infantiliste. Il nous conseille en autre et très vivement de ne pas rater l’avion du retour (!). Merci Serge de ce conseil très utile …
La compagnie aérienne XL Airways offre des prestations de plus en plus minimalistes. Mais hélas, dans ce domaine, nous n’avons pas souvent le choix.
Le complexe comporte 4 hôtels : Le Bavaro, le Punta Cana et le Palace de catégorie identique 5*. En plus le Royal Suite Turquesa qui est d’une catégorie supérieure. L’accès à toutes les offres des 3 premiers hôtels est possible quelque soit celui dans lequel on est. Connaissant le Gran Palladium d’Akumal au Mexique, je suis venu sans trop me poser de questions. J’en suis vraiment déçu et ces 2 hôtels du même groupe de catégorie égale n’ont rien en commun.
J’étais dans le Bavaro. Il s’agit d’un hôtel très vieillissant. Il a grand besoin de rénovation. Excepté les animaux intégrés (quelques canards et flamands roses), il est très aseptisé. Aimant les animaux domestiques et sauvages, nous n’en avons trouvé aucun. La seule forme de vie, hormis les oiseaux, est quelques très petits lézards.
Sa situation est excellente coté El Cortecito qui est à seulement quelques mètres par la plage. Petit village rempli de boutiques locales de souvenirs. Par la route, (un trottoir très moderne est en cours de travaux), à environ 500m, se situe la Plaza Bavaro. Vous y attendent un centre commercial, une banque, un petit super marché et bien sur de nombreuses boutiques de souvenirs. Dans tous les cas, le marchandage est obligatoire avec « les amis » qui vous invitent à entrer dans leur boutique.
Les nationalités les plus représentées sont les Canadiens, les Russes et les Allemands. Tous sont sympathiques y compris les Russes qui sont souvent critiqués dans les forums. Leur comportement est vraiment identique à tous et nous n’avons rien à leur reprocher.
Comme dans tous les grands complexes, il existe un train qui en fait le tour. Par contre, il ne faut pas être pressé car l’attente est assez longue. Il est plus rapide de faire le chemin à pied.
- Les lobbys Ils sont très bruyants, surtout le soir. Il y a de la musique très forte avec des groupes de musiciens ce qui empêche toute discussion « normale » Les fauteuils dans le lobby du Bavaro sont en osier avec des accoudoirs très usés pour ne pas dire délabrés. Si on n’y regarde pas de trop près, l’aspect général est cependant assez joli avec un petit bassin central.
- La chambre est minuscule et c’est la plus petite que je n’ai jamais eu dans un hôtel 5*. Il n’y a pas de meuble repose valises et il faut les laisser tel que dans un coin. La salle de bain n’a pas d’aération électrique (avec les toilettes à l’intérieur). Il n’y a pas de cafetière non plus dans la chambre. Pas de rideaux simples mais seulement des occultants. Soit on reste à la vue de tous, soit on est dans le noir. La peinture des plafonds commence à cloquer. La literie est par contre confortable.
- Les 4 piscines sont toutes accessibles. Elles ne sont pas très grandes mais sont très agréables. Il y a plusieurs niveaux de profondeur et on peut y marcher ou nager sans avoir pied. Les jacuzy à bulles ne sont pas violents. La règle est de réserver les transats dès le matin avec les serviettes de bain faute ensuite de trouver une bonne place. Si on ne souhaite pas une piscine en particulier, on peut toujours trouver une place dans une des 4 (cela fait marcher par contre).
- Comme pour les piscines, on peut aller dans tous les bars des 3 hôtels indifféremment. Point positif, les cocktails au gin sont tous fait avec du Bombey de très bonne qualité. Par contre, il n’y a pas de mousseux dans les bars de lobbys ou piscines contrairement aux autres hôtels 5* dans les Caraïbes. Il y a une fontaine d’eau à l’entrée des lobbys mais les bars ne délivrent pas de bouteilles d’eau. Il faut soit prendre la bouteille 1 litre dans le frigo de la chambre soit fait la queue au bar pour avoir un simple verre d’eau. Pour ma part, je pense qu’il manque de distributeurs en libre service pour les boissons basiques (eau, coca, fanta …) surtout aux bars de piscine ou plage. A partir de 18h, s’ouvre le bar Hemingway dans les jardins du Bavaro. Il faut absolument y aller car il est excentré et le seul à être vraiment tranquille. Un pianiste est présent chaque soir. De plus, les boissons sont plus élaborées. On peut y avoir du mousseux (demander du champagne) à volonté contrairement aux autres bars et buffets. Il y a aussi une carte de café dont bien sur des Irish coffee.
- La nourriture y est très bonne. Les buffets sont bien garnis. Une nouveauté que je ne connaissais pas, il y a des cartons coté vert et coté rouge pour signaler si la table est occupée ou non. Pratique si on n’a pas d’objets perso à laisser sur place le temps d’aller au buffet. Bien que la majorité des buffets soit non fumeur, il est facile de sortir avec des boissons dans des gobelets en plastique pour les associer avec le plaisir de la cigarette.
- Pour le petit déjeuner, les minis viennoiseries sont vraiment excellentes. Il a aussi des « vraies » crêpes cuites sur demande. Cela change des « pancakes » habituelles, petites et épaisses (il y en a aussi pour les adeptes). Il y a du mousseux 2 fois par semaine (juste au petit déjeuner mais pas la journée comme dit ci-dessus).
- Pour le déjeuner, il faut mieux aller au restaurant « El Arrecife » en bordure de plage pour les amoureux de la nature plutôt que les buffets classiques. Il est ouvert sur l’extérieur. Il est dommage qu’au moindre souffle de vent, les rideaux sont abaissés. Vous pouvez demander à les ouvrir mais c’est au bon vouloir du personnel. Une dérive des cartons pour marquer que la table est occupée est que certaines serveuses retournent le carton coté rouge des meilleures places près de la mer. Ils vous disent que c’est occupé et les réservent soit pour les clients du Royal Suite Turquesa (bracelets couleur or ou argent) soit pour des « amis » à pourboires. N’hésitez pas à aller en force pour demander où sont les personnes qui l’occupent et à défaut vous imposer. Nous l’avons constaté plusieurs fois de façon certaine. Ce restaurant est cependant très agréable et on peut y fumer. Si il y a une file d’attente à l’entrée principale, il y a une deuxième petite entrée qui donne sur la plage sur le coté où on peut rentrer presque directement.
- Les restaurants de spécialité à la carte sont excellents. Il y en a 6 qui sont le Maré Nostrum (Italien), El Rodizio (Brésilien), Sumptuori (Japonais), Cantina Mariachi (Mexicain), El Quijote (Espagnol) et Bamboo (Asiatique). Mes préférés sont le mexicain et l’asiatique. La viande y est vraiment délicieuse. Il n’est pas nécessaire de réserver. Un Bip est donné si le restaurant est plein et on vous appelle dès qu’une place est libérée. Pour le Sumptuori, si vous souhaitez assister à la démonstration avec le cuisinier (cooking show), il est impératif de réserver à partir de 17h30 directement dans le restaurant.
- Le Sport Bar est ouvert 24h/24. On peut y prendre des encas à toutes heures. Il y a quelques télés qui diffusent des programmes de sport. Par contre, il est comme le reste de l’hôtel, il a grand besoin d’investissements. Il y a un billard américain dont la poche de l’un des trous est complètement cassée. En fait il est « réparé » avec un gobelet en plastique qui est simplement enfilé. Si vous tirez trop fort, il tombe par terre avec la boule. Cela surprend la première fois. Plusieurs baby-foot dont il manque les poignées. Cela ne donne pas envie de faire des parties endiablées.
- Un nouveau restaurant était en construction et presque terminé. Ils en étaient à la décoration. Je pense qu’aujourd’hui il est ouvert. Il y a une terrasse directement sur la plage. Je n’en sais pas plus car malheureusement, nous n’avons pas pu en profiter mais il est très bien situé dans tous les tout cas.
- Rien à dire de plus sur la plage hormis qu’elle est magnifique. Les grandes promenades les pieds dans l’eau n’ont pas leurs pareilles pour faire rêver.
En résumé, bien que notre séjour a été réussi et que nous avons pu en profiter très largement, je trouve que le rapport qualité / prix du Gran Palladium Bavaro est très médiocre et en vue de ce que nous connaissons n’est pas représentatif du groupe. Une remise en question de la part de ses dirigeants est nécessaire. Dans le secteur, pour avoir été dans les 3, je conseille plutôt un des hôtels des complexes Barcelo ou Iberostar.
N’hésitez pas si vous souhaitez des réponses à vos questions. Bonnes futures vacances
Bouka
Départ avec Ecotour. Nous sommes très satisfaits de ce prestataire. Très bon suivi avant et après le séjour. Réponses à toutes nos questions par internet.
Ce n’est pas pareil du représentant TUI / Nouvelles Frontières (Serge). Il s’annonce comme le plus ancien des représentants avec 19 ans de Rep Dom et 11 ans de Nouvelles Frontières. Il connaît donc tout y compris ce que nous souhaitons. De ce fait, il censure d’office et « pour notre bien » la majorité des excursions qui sont proposées dans le livret qu’il nous donne à l’arrivée et n’en propose que 3. Bien sur, ce ne sont pas les moins chères. Il a un discours très alarmiste pour tout ce qui peut nous arriver et a un discours très infantiliste. Il nous conseille en autre et très vivement de ne pas rater l’avion du retour (!). Merci Serge de ce conseil très utile …
La compagnie aérienne XL Airways offre des prestations de plus en plus minimalistes. Mais hélas, dans ce domaine, nous n’avons pas souvent le choix.
Le complexe comporte 4 hôtels : Le Bavaro, le Punta Cana et le Palace de catégorie identique 5*. En plus le Royal Suite Turquesa qui est d’une catégorie supérieure. L’accès à toutes les offres des 3 premiers hôtels est possible quelque soit celui dans lequel on est. Connaissant le Gran Palladium d’Akumal au Mexique, je suis venu sans trop me poser de questions. J’en suis vraiment déçu et ces 2 hôtels du même groupe de catégorie égale n’ont rien en commun.
J’étais dans le Bavaro. Il s’agit d’un hôtel très vieillissant. Il a grand besoin de rénovation. Excepté les animaux intégrés (quelques canards et flamands roses), il est très aseptisé. Aimant les animaux domestiques et sauvages, nous n’en avons trouvé aucun. La seule forme de vie, hormis les oiseaux, est quelques très petits lézards.
Sa situation est excellente coté El Cortecito qui est à seulement quelques mètres par la plage. Petit village rempli de boutiques locales de souvenirs. Par la route, (un trottoir très moderne est en cours de travaux), à environ 500m, se situe la Plaza Bavaro. Vous y attendent un centre commercial, une banque, un petit super marché et bien sur de nombreuses boutiques de souvenirs. Dans tous les cas, le marchandage est obligatoire avec « les amis » qui vous invitent à entrer dans leur boutique.
Les nationalités les plus représentées sont les Canadiens, les Russes et les Allemands. Tous sont sympathiques y compris les Russes qui sont souvent critiqués dans les forums. Leur comportement est vraiment identique à tous et nous n’avons rien à leur reprocher.
Comme dans tous les grands complexes, il existe un train qui en fait le tour. Par contre, il ne faut pas être pressé car l’attente est assez longue. Il est plus rapide de faire le chemin à pied.
- Les lobbys Ils sont très bruyants, surtout le soir. Il y a de la musique très forte avec des groupes de musiciens ce qui empêche toute discussion « normale » Les fauteuils dans le lobby du Bavaro sont en osier avec des accoudoirs très usés pour ne pas dire délabrés. Si on n’y regarde pas de trop près, l’aspect général est cependant assez joli avec un petit bassin central.
- La chambre est minuscule et c’est la plus petite que je n’ai jamais eu dans un hôtel 5*. Il n’y a pas de meuble repose valises et il faut les laisser tel que dans un coin. La salle de bain n’a pas d’aération électrique (avec les toilettes à l’intérieur). Il n’y a pas de cafetière non plus dans la chambre. Pas de rideaux simples mais seulement des occultants. Soit on reste à la vue de tous, soit on est dans le noir. La peinture des plafonds commence à cloquer. La literie est par contre confortable.
- Les 4 piscines sont toutes accessibles. Elles ne sont pas très grandes mais sont très agréables. Il y a plusieurs niveaux de profondeur et on peut y marcher ou nager sans avoir pied. Les jacuzy à bulles ne sont pas violents. La règle est de réserver les transats dès le matin avec les serviettes de bain faute ensuite de trouver une bonne place. Si on ne souhaite pas une piscine en particulier, on peut toujours trouver une place dans une des 4 (cela fait marcher par contre).
- Comme pour les piscines, on peut aller dans tous les bars des 3 hôtels indifféremment. Point positif, les cocktails au gin sont tous fait avec du Bombey de très bonne qualité. Par contre, il n’y a pas de mousseux dans les bars de lobbys ou piscines contrairement aux autres hôtels 5* dans les Caraïbes. Il y a une fontaine d’eau à l’entrée des lobbys mais les bars ne délivrent pas de bouteilles d’eau. Il faut soit prendre la bouteille 1 litre dans le frigo de la chambre soit fait la queue au bar pour avoir un simple verre d’eau. Pour ma part, je pense qu’il manque de distributeurs en libre service pour les boissons basiques (eau, coca, fanta …) surtout aux bars de piscine ou plage. A partir de 18h, s’ouvre le bar Hemingway dans les jardins du Bavaro. Il faut absolument y aller car il est excentré et le seul à être vraiment tranquille. Un pianiste est présent chaque soir. De plus, les boissons sont plus élaborées. On peut y avoir du mousseux (demander du champagne) à volonté contrairement aux autres bars et buffets. Il y a aussi une carte de café dont bien sur des Irish coffee.
- La nourriture y est très bonne. Les buffets sont bien garnis. Une nouveauté que je ne connaissais pas, il y a des cartons coté vert et coté rouge pour signaler si la table est occupée ou non. Pratique si on n’a pas d’objets perso à laisser sur place le temps d’aller au buffet. Bien que la majorité des buffets soit non fumeur, il est facile de sortir avec des boissons dans des gobelets en plastique pour les associer avec le plaisir de la cigarette.
- Pour le petit déjeuner, les minis viennoiseries sont vraiment excellentes. Il a aussi des « vraies » crêpes cuites sur demande. Cela change des « pancakes » habituelles, petites et épaisses (il y en a aussi pour les adeptes). Il y a du mousseux 2 fois par semaine (juste au petit déjeuner mais pas la journée comme dit ci-dessus).
- Pour le déjeuner, il faut mieux aller au restaurant « El Arrecife » en bordure de plage pour les amoureux de la nature plutôt que les buffets classiques. Il est ouvert sur l’extérieur. Il est dommage qu’au moindre souffle de vent, les rideaux sont abaissés. Vous pouvez demander à les ouvrir mais c’est au bon vouloir du personnel. Une dérive des cartons pour marquer que la table est occupée est que certaines serveuses retournent le carton coté rouge des meilleures places près de la mer. Ils vous disent que c’est occupé et les réservent soit pour les clients du Royal Suite Turquesa (bracelets couleur or ou argent) soit pour des « amis » à pourboires. N’hésitez pas à aller en force pour demander où sont les personnes qui l’occupent et à défaut vous imposer. Nous l’avons constaté plusieurs fois de façon certaine. Ce restaurant est cependant très agréable et on peut y fumer. Si il y a une file d’attente à l’entrée principale, il y a une deuxième petite entrée qui donne sur la plage sur le coté où on peut rentrer presque directement.
- Les restaurants de spécialité à la carte sont excellents. Il y en a 6 qui sont le Maré Nostrum (Italien), El Rodizio (Brésilien), Sumptuori (Japonais), Cantina Mariachi (Mexicain), El Quijote (Espagnol) et Bamboo (Asiatique). Mes préférés sont le mexicain et l’asiatique. La viande y est vraiment délicieuse. Il n’est pas nécessaire de réserver. Un Bip est donné si le restaurant est plein et on vous appelle dès qu’une place est libérée. Pour le Sumptuori, si vous souhaitez assister à la démonstration avec le cuisinier (cooking show), il est impératif de réserver à partir de 17h30 directement dans le restaurant.
- Le Sport Bar est ouvert 24h/24. On peut y prendre des encas à toutes heures. Il y a quelques télés qui diffusent des programmes de sport. Par contre, il est comme le reste de l’hôtel, il a grand besoin d’investissements. Il y a un billard américain dont la poche de l’un des trous est complètement cassée. En fait il est « réparé » avec un gobelet en plastique qui est simplement enfilé. Si vous tirez trop fort, il tombe par terre avec la boule. Cela surprend la première fois. Plusieurs baby-foot dont il manque les poignées. Cela ne donne pas envie de faire des parties endiablées.
- Un nouveau restaurant était en construction et presque terminé. Ils en étaient à la décoration. Je pense qu’aujourd’hui il est ouvert. Il y a une terrasse directement sur la plage. Je n’en sais pas plus car malheureusement, nous n’avons pas pu en profiter mais il est très bien situé dans tous les tout cas.
- Rien à dire de plus sur la plage hormis qu’elle est magnifique. Les grandes promenades les pieds dans l’eau n’ont pas leurs pareilles pour faire rêver.
En résumé, bien que notre séjour a été réussi et que nous avons pu en profiter très largement, je trouve que le rapport qualité / prix du Gran Palladium Bavaro est très médiocre et en vue de ce que nous connaissons n’est pas représentatif du groupe. Une remise en question de la part de ses dirigeants est nécessaire. Dans le secteur, pour avoir été dans les 3, je conseille plutôt un des hôtels des complexes Barcelo ou Iberostar.
N’hésitez pas si vous souhaitez des réponses à vos questions. Bonnes futures vacances
Bouka
Madagascar cet été avec un petit budget English translation pending
Bonjour,
Je pars pour Mada cet été, du 13 juillet au 02 septembre. J'ai déjà fait le tour du forum pour prendre des renseignements mais très peux répondent clairement à mes interrogations.
Clairement j'aimerai avoir de vrais bons conseils pour faire Mada en sac à dos et sans moyens. Quelques exemples : comment rejoindre Tuléar à Fort Dauphin par la côte sans passer par la location d'un guide et d'un 4x4 (cabotage, zébu haha). Ou encore, comment descendre la tsiribihina sans passer par une agence ou un guide.
Merci à vous voyageurs
Je pars pour Mada cet été, du 13 juillet au 02 septembre. J'ai déjà fait le tour du forum pour prendre des renseignements mais très peux répondent clairement à mes interrogations.
Clairement j'aimerai avoir de vrais bons conseils pour faire Mada en sac à dos et sans moyens. Quelques exemples : comment rejoindre Tuléar à Fort Dauphin par la côte sans passer par la location d'un guide et d'un 4x4 (cabotage, zébu haha). Ou encore, comment descendre la tsiribihina sans passer par une agence ou un guide.
Merci à vous voyageurs