Search VoyageForum
FR
États-Unis Dream 2009 English translation pending
by Veileen · 2009-08-22 · 129 replies
Introduction :

Et oui, encore un carnet ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire celui des autres voyageurs. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de faire le mien. Avant tout, le but est d’en faire profiter ma famille et mes amis au loin, mais aussi, tout ceux qui auront envie de lire ma longue prose. Je vais d’ailleurs l’éditer par groupe de quelques journées à la fois, ce qui me laissera un peu de temps pour l’insertion des photos... 4 semaines tout de même, du 20/06 au 18/07/09.

Je rappelle qu’évidemment, mes remarques sont toutes personnelles, n’engageant que moi, chacun ayant ses propres avis et ses propres goûts !

J’ai essayé de faire attention à l’orthographe. S’il reste quelques coquilles, veuillez m’en excuser…

* *********************************

20/06/09

4:50 : Si j’ai oublié quelque chose, c’est trop tard. Le taxi est en avance. Francesco est déjà en bas et je ferme la maison. Je coupe l’électricité et je plonge enfin dans mon rêve ! Des années qu’on y pense mais ce n’était jamais le moment. Il y a 2 ans : la grande décision est prise. Et depuis un an, je prépare nos 4 semaines. Depuis le temps que je rêvasse devant le fabuleux site de Philippe et Thierry : je peux enfin concocter mon mélange special : un zest de ville (ce n’est pas notre truc), une rasade de grands classiques : les fameux “incontournables”, une pincée de wilderness, quelques mythes que la chance nous autorise et un rafraîchissement pour la fin : Yellowstone. En plus, j’ai carte blanche, ce qui m’arrange bien mais me donne une responsabilité supplémentaire (si un rouage grince, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi !)

Pour nous situer un peu, nous n’avons pas l’habitude des grands voyages : quelques petits sauts en Europe, un voyage de noce qui date (Et généralement, on ne se perd pas sur une petite île au soleil). Donc quasi aucune expérience. Alors, pous les septiques et les angoissés qui hésitent entre voyage organisés et se débrouiller par soi-même : franchement, si je l’ai fait : c’est que vous aussi vous pouvez le faire !!!!!! Un peu d’anglais, un zest de patience, internet, une lecture assidue de Voyage Forum et voilà, c’est fait ! Les avions sont réservés, les chambres longuement étudiées sur Trip advisor aussi, passeports et Esta ok.

Et nous voilà tous les 4 (avec Adrien et Nathan mes 2 garçons de 12 et 15 ans quasi révolus) après une nuit très courte, à faire la queue pour s’enregistrer à l’aéroport. Une hôtesse nous évite l’attente et nous fait l’enregistrement sur une machine qui bien évidemment exige plusieurs fois la lecture du passeport avant de daigner cracher les boardings cards. Arrivés à Frankfort, nous profitons des 5:00 d’attente pour prendre le train et faire un saut de puce en ville. Bref, nos premières photos américaines sont… allemandes. J’adore la flammeküche et nous trouvons un resto qui en propose. Super ! Sauf que maintenant, il fait gris.









Retour et cette fois, c’est l’envol pour Los Angeles.







13h00 plus tard et gavés de films récents sur nos écrans individuels, vaguement abrutis de fatique nous récupérons toutes nos valises (ouf…). Un tour aux toilettes de l’aéroport ; mon mari et mon fils me font une drôle de réflexion : d'après eux, elles seraient toutes bouchées : l'aéroport a un sérieux problème !

Nous prenons ensuite la navette pour notre loueur Alamo. 10mn d’attente pour un samedi de juin à 18:00. Je n’en n’espérais pas tant. Accueil très sympa. C’est top : je comprends à peu près tout ce qu’on me dit. Le préposé, sans doute un peu moins, mais il a la courtoisie de ne pas le montrer. Il nous annonce tout de suite vu la quantité de bagages qu’il nous donne un véhicule full size. Génial on nous propose un magnifique 4x4 GMC. Je luis demande si c’est un vrai 4WD et s’il me confirme que je n’aurai qu’à payer le drop off, le plein et la PAI que je souhaite en plus. Sûr que c’est un upgrade gratuit ? Vi Madame ! Banco, je signe tout ce qu’il veut ! Nous nous nous apprêtons à partir. A la dernière seconde, il m’arrête : Non, renseignements pris, ce n’est pas un vrai 4WD : à la place il y a celui-là ou celui-ci. Ce sera celui-ci : un Toyota Sequoia géant.



Il faut s’agripper à la poignée pour grimper. Bon, les pneus sont impecables et y’a bien le bouton à 3 position pour le 4x4. Mon fils n’a pas de mal à ranger ses longues guibolles. Il est certes moins beau (le 4x4, pas le fils…), mais plus spacieux et n’a que 3611 miles au compteur. Sûr que ce monstre change de ma Panda. De toute façon je prends d’autorité le volant (je n’aime pas me faire conduire) et ne le lâcherai que 8100 km plus tard après quelques coups de freins dont se souviendront longtemps le reste de ma famille (ben oui quoi : quand y’a pas d’embrayage, le pied gauche conserve ses réflexes et vient s’écraser volontiers sur le pied droit qui n’en demandait pas tant !

Gps en route et après avoir évidemment manqué l’entrée de l’hôtel La quinta Inn (très correct avec Pti déj) situé à 5mn d’Alamo, et refait le tour du paté de maison (alors c’est vrai qu’on peut tourner à droite au feu rouge ?), et après avoir garé le monstre dans une exceptionnellement petite place (dis, t’es sûr que je peux reculer encore ??) nous nous installons dans notre chambre. Tour aux toilettes : possible que les toilettes soient encore bouchées ?!!! Non, en fait, le niveau d’eau de la cuvette est beaucoup plus haut qu’en Europe. Va bien faloir s’y faire ! Rigolade et éclaboussures garanties !

Force est de constater qu’il nous manque un sac à dos ! Bon, sûrement resté dans le GMC. Les enfants se couchent. Nous retournons à Alamo et après 4 fois la même explication et un brave homme qui fait tout son possible pendant 20mn : rien à faire : le GMC a été loué entre temps . Adieu le sac et les affaires à l’intérieur ! Au moins j’ai expérimenté mon anglais. Retour à l’hôtel. On est crevé et on s’endort vite mais à 4:00 : réveil et plus question de fermer l’oeil. Et cela se reproduira encore longtemps…

21/06

A une heure plus décente et après un copeux petit déjeuner, nous partons. Au moment de ranger les bagages, nous relevons un siège et découvrons tout honteux, le sac à dos manquant ! Tout ça pour ça !

Allez, c’est parti ! En route pour Death Valley. Merveilleux petit GPS qui nous guide sur ces routes pleines de voies. La vitesse est limitée. 2h00 plus tard nous nous arrêtons à Lancaster à notre premier Walmart faire les courses : priorité la fameuse glacière. Ouaouh : qui disait qu’on avait du mal à trouver de la salade et des fruits ! Tout est dispo, très frais et bien conçu pour les touristes que nous sommes : rien à couper, rien à laver… Nous repartons. Quelques petites frayeurs plus tard (nous ne trouverons jamais le manuel d’utilisation du Toyota) : bon, je vous la fait version polie « Mince ! : pourquoi je ne puis-je enlever la clef du contact : ha ! Faut être sur Parking » « Zut ! : pourquoi je peux pas passer en position Drive ? Ha ! y’a la sécurité qui a blogué le frein » : il suffit de freiner fort pour débloquer : dixit un vrai cow-boy : le seul être humain que j’ai trouvé en plein désert devant un passage à niveau avec le chapeau, les bottes et l’accent machonné au chewing gum . Faut dire qu’on est là depuis 20mn à attendre que ce train long comme un jour sans pain finisse de passer. Après 200 km sans un feu rouge, ça fait un peu étrange tout ça !

Nous arrivons enfin à Death Valley. Rassurée, je trouve enfin une station d’essence (au moins 150 km sans en voir une…) et fais mon premier plein, aidée par une charmante caissière aux immenses ongles roses fluo. Bref, j’apprends ma leçon : pour payer, c’est Fastpay avec la carte ou Payinside. Et je mets du Regular (le moins cher fait tout aussi bien l’affaire).



Nous nous installons au premier hôtel réservé : le Stovepipe Wells (la chambre est bof, moins belle que sur le site, mais propre : pour la nuit ça ira). Histoire de se dégourdir les jambes, et vu la chaleur (on doit être autour de 42 ce qui n’est pas si pire finalement pour le coin) nous prenons grand plaisir à nous jeter dans la piscine. Ahhhh que c’est bon ! Surtout dans un décor pareil. Ces, comment dire, “vastitudes” nous éblouissent autant que le soleil. Même avec les lunettes, la clarté est telle que j’ai les yeux qui me brûlent (cela m’arrive régulièrement mais là, c’est presque tous les jours…)

Après la baignade, Nous voulons acheter le National Pass mais la cabane des rangers est fermée. Direction Sand Dunes juste à côté. Nous nous balladons une petite heure dans les dunes. Gaffe aux serpents d’après le magazine, mais là tout va bien Lumière de fin d’après-midi, c’est magnifique !







Nous repartons pour Artiste Drive. Je ferai bien un saut jusqu’à Bad Water



Mais les ombres montent et j’ai peur d’arriver ensuite trop tard pour Artiste Palette la bien nommée ! Que c’est beau !





Retour pour un dodo bien mérité.

22/06

Départ matinal pour Zabriskie Point. Trop tôt pour l’ouverture de la cabane des Rangers. Une lumière rasante sur Sand Dunes et je ne peux m’empêcher de faire quelques photos de plus.





Le soleil est levé quand nous arrivons mais le seul couple déjà présent sur place nous explique que la présence importante d’ombres les a obligé à attendre de toute façon pour les photos. Nous emplissons nos yeux de ce spectacle.









Dante’s view est notre prochain arrêt. Bigre, il fait froid : polaire bienvenue ! Nous croisons un autre jeune couple italien en voyage de noce, et aussi notre première espèce locale : un lézard à corne de désert.







En route pour Las Vegas ! Et quelle route !





Il est trop tôt pour le check’in. Direction l’outlet au Sud du Strip. Notre fils retrouve ses marques favorites : la CB chauffe pour lui bien que les prix ne soient pas si extrordinaires. Nathan ne veut rien, Mon mari Remarque d’un air circonspect la largeur des vêtements (même ceux en S) et moi j’ai le choix entre style mémère ou nymphette. J’abandonne même les idées de chaussures ! Allez direction le Golden Nugget.



Vive le Valet Parking et les bagages apportés dans la chambre ! Ma famille me regarde avec surprise distribuer les billets de 1$. Je leur explique la notion de pourboire aux USA ! Nous sommes fatigués et nous contentions de faire un tour à côté de l’hôtel pour attendre l’heure du diner. Une jolie petite wedding chapel et la Stratosphère qui semble proche devant nous, mais s’éloigne coquinement à chaque pas que nous faisons. Non décidément, il fait trop chaud ! Je propose le buffet du Golden Nugget. Je m’attends à faire la queue, mais non, nous rentrons de suite et Adrien et Nathan se jettent sur tout ce qui semble fris ou pané ; Francesco et moi, sur les crudités, et les fruits ! Différence de génération !

23/06

Déjeuner pantagruélique au buffet ! Mais ce n’est rien à côté des assiettes de certains. Les garcons jettent l’éponge : ils ne peuvent rivaliser ! Du monde, du bruit. J’en ai déjà assez. Je propose de s’éloigner pour la matinée car nous réservons le Strip pour l’après-midi et la soirée. Miracle, les jeunes sont d’accord. Nous partons pour Red Rock Canyon : un excellent apéritif pour l’ouest américain. Des lièvres gambadent.Pour être rouge, c’est rouge ! Nous apprécions la ballade.









Tout est nouveau pour nous, y compris les 8 ou 9 feux (rouges aussi) qui s’alignent devant nous tous les 50mètres au retour. Redéjeuner au buffet pour bénéficier de 2 buffets gratuits pour 2 payés. Vu la circulation en ville, je decide que nous nous déplacerons en taxi. Franchement, ce n’est vraiment pas cher et cela m’a donné l’occasion de discuter avec les chauffeurs. Nous sommes largués devant le Venetian. Nous connaissons Venise et, en clignant les yeux, on pourrait s’y croire.



L'eau est quand même un peu moins bleue dans la vraie Venise ! 😉









Le Paris et son ambiance plus sombre me plaisent moins. Le Caesar est assez beau aussi.



Nous profitons du spectacle des fontaines du Bellagio. Km à pied, chaleur : l’après-midi passé vite. Hamburgers et salade vite fait. Maintenant, photos de nuit !







Re spectable au Bellagio. Nous reprenons un taxi pour la Stratosphère et je m’essaye aux photos sans trépied puisque c’est interdit de grimper avec. Des liftiers s’empressent de nous faire la conversation. Faut dire que ce ne doit pas être réjouissant de passer ses journées dans un ascenseur !



Il y a des fous qui font des manèges suspendus dans le vide. Adrien qui faisait le bravache n’insiste pas. Re taxi pour rentrer et dodo avec pause grands yeux ouverts pendant 1:00 comme d’habitude!

24/06

Ce matin, je veux prendre des sous à l’ATM (nos DAB). Mais celui de l’hôtel ne permet de prendre qu’une somme limitée avec 3$ d’intérêts. Nous sortons à pied à la première banque à côté de l’hôtel. Au moins je récupère un plus gros montant et avec moins de frais. Nous revenons chercher la voiture pour faire nos courses. Le premier “grocery “ donné par le Gps est minable. Finalement je trouve le moyen d’insérer la recherche d’un walmart : il m’en donne un à quelques miles de là. Super : on fait le plein car cet après-midi : départ pour Valley Of Fire ! Je prévois le picnique du soir dans le parc : un de nos plus beaux !

Quelques gouttes lorsque nous quittons Las Vegas. Quelques dollars au Valet parking et 1:30 plus tard, nous arrivons. Je repère un parking avec de superbes trucks. Pour un peu je descendrais bien pour faire quelques photos. Mais j’ai égalementhâte de poursuivre et ne suis pas ma première inspiration. Dommage, je n’aurai aucune photo de camion US avec leurs pots d’échappement en l’air.

Après avoir enfin acheté le fameux pass, nous passons pas mal de temps sur la partie basse du parc







"Scream"



et finissons par la ballade vers White Dome. Dès que nous passons le Visitor Center, le spectacle deviant enchanteur. Mince, si j’avais su, nous serions montés plus vite. Nous déclinons les premiers trails proposés le long de la route pour celui de White Domes.







J’aurais bien voulu tous les faire tellement je suis conquise. Ce dernier se fera hélas dans l’ombre car les nuages se disputent avec le soleil. Au moment où le soleil se couche, nous nous installons sur une aire de picnique et dinons devant un ciel moiré de rose. J’ai vraiment adoré ce parc, surtout la partie haute !





Retour en pleine nuit à Las Vegas. Nous n’avons que survolé cette ville, amusés par l’ambiance, étonnés par ces décors plutôt bien realisés, mais pas franchement conquis, du moins nous, les parents. Las Vegas reste le meilleur souvenir de Nathan. Dernière nuit sur place.

25/06 : Après quelques courants d’air glacés à la sortie de l’ascenseur (ah la clim !!!), un coup d’oeil à la piscine avec son toboggan qui passe dans l’aquarium aux requins (même pas testée : trop de monde…) et un check out rapide, en route pour Grand Canyon ! Sur la route, le Lake Mead et son barrage. Un pont en cours de construction : c’est l’occasion d’essayer mon zoom que je n’ai que depuis peu. Avec le téléconvertisseur, encore plus près !







Route sans encombre pour le Grand Canyon. Nous sommes aux Yavapai Lodge. Le temps une fois de plus est gris et morose. Evidemment, en sortant de la chambre, nous oublions la clé magnétique à l’intérieur. Francesco et Adrien attendent donc avec les bagages, pendant qu’avec Nathan, je vais refaire une autre clé. En sortant du parking, un bus est à l’arrêt depuis un moment devant moi et un autre véhicule qui perd soudain patience. Je vois les feux de recul s’allumer. Il ne m’a pas vu et donne un grand coup d’accélérateur pour démarrer. Sa voiture réagit trop bien. Même pas le temps de klaxonner que me voilà emboutie. Quel fracas ! J’imagine les morceaux de mon Toyota pendant pitoyablement sur le bitume, et le temps que je vais perdre alors que le reste de ma famille m’attend devant la porte fermée de la chambre à 2km de là… Voilà donc le grain de sable dont j’avais peur ! Mais en sortant, surprise : seule la plaque d’immatriculation est par terre et un jeune français blanc de confusion me présente toutes ses excuses. Tout ce bruit et même pas une égratignure ! Costauds les Toyota Sequoia !

Nous empruntons un tournevis au Gift shop (pour rien, car je perdrai cette plaque la semaine suivante au retour d’une piste !) et réparons le dommage.

Quel soulagement ! Reste un autre souci : le ciel gris, gris, gris. A peine installés, Francesco et moi faisons rapidement les 400 mètres pour atteindre la rim : C’est grandiose mais désespérément gris ! J’essaie le zoom sur des geais bleux mais le résultat n’a pas l’air fameux.

Mon mari essaie de me remonter le moral mais l’espoir d’un merveilleux coucher de soleil sur le Grand Canyon s’évanouit aussi vite que tombent les premières gouttes. Nous dinons à la cafétéria : ce sera le pire souvenir culinaire de ces vacances.

26/06 : Toujours après une nuit entrecoupée, nous nous réveillons pour zieuter d’un air anxieux le ciel. Bingo ! Tout bleu. Je presse mon mari qui prépare en vitesse 2 yaourts et quelques cookies à grignoter. Les garçons dorment. Au bord de la Rim, j’ai enfin une lumière correcte pour mon appareil. Je shoote à tout va et nous parcourons la rim après notre petit déjeuner devant ce spectacle de la nature. ] Je repère quelques nuages et je sens que cela va changer rapidement. Nous revenons à la chambre, et une fois prêts à partir, le ciel s’est remis au gris. Pire : l’orage éclate et nous voila coincés dans la voiture près de l’arrêt de bus pour la Hermist Road. Nous nous contenterons des poins de vue de la Hermist Road, la rando prévue étant abandonée. 10mn plus tard, armés de Kway, nous grimpons dans le bus. Certains arrêts sont en travaux mais nous passerons la matinée à arpenter les autres. Parfois un coin de ciel bleu. Mais il ne faut pas rêver. Nous quittons donc Grand Canyon, poursuivis par un orage qui me laisse à peine le temps de préparer les sandwiches avant d’éclater sur nous avec une violence terrible. Certains sont encore en train de faire des photos, s’aggripant à tout et n’importe quoi pour ne pas perdre l’équilibre ! Même en voiture, c’est impressionnant. Nous partons donc pour Page en Arizona. Sur la route encore des points de vue. Ciel bleu et nuages alternent. Nous passons par des vallées aux couleurs improbables et à la poussière tournoyante qui nous empêche de sortir. Enfin, un apercu du lac Powell au loin.C’est le moment d’une petite pause et d’une photo bien sûr. Toujours pressée d’aller voir, je claque la portiere un peu trop vite, hélas, pour le majeur de ma main droite. Me voilà glapissante devant le reste de la famille qui se décompose et n’ose regarder si un morceau git au sol. Non, le doigt n’est que pincé, mais gonfle et prend rapidement une teinte violette. Ayant déjà cassé un doigt, je sais que celui-là ne l’est pas. Un peu de glace (merci la glacière !) me fait passer du stade glapissante au stade gémissante… Après 2 ou 3 jours, je garderai une insensibilité désagréable qui mettra un mois pour disparaître. Tant pis, il faut continuer. Mon mari propose de prendre le volant. Mais maintenant que je maîtrise le pied gauche, on va pas recommencer les coups de frein intempestifs ; je garde donc le volant (avec 9 doigts ; c’est suffisant !)

Le décor est à mon goût : nous passons devant le golf de Page sur fond de pierres roses. Surpris, nous ne comptons pas moins de 7 ou 8 églises d’affilée avant d’arriver à notre motel : le Bashfull Bob. Bob est d’une gentillesse rare. Il nous donne les clés d’un vrai petit appartement où nous allons passer les 5 prochaines nuits. C’est spatieux avec un séjour, 2 chambres, SDB et cuisinette, terrasse des 2 côtés avec barbecue. Les murs sont repeints, la moquette par contre vieillotte, la SDB encore plus, et le mobilier de cuisine moyennement propre. Ce n’est pas le grand luxe, mais tout cela pour 46$ la nuit. Franchement, après un léger désappointement, nous finirons par apprécier les avantages de cette chambre et en garderons un bon souvenir. Allez, c’est parti pour Dîner. Le Ken old west fera l’affaire. Délicieuse viande et bar à salade apprécié avant une bonne nuit (par petits bouts) de repos. C’est que demain, il s’agit d’une journée qui me tient particulièrement à coeur. J’ai téléphone à Paria Outpost pour me faire confirmer l’heure de notre rendez-vous. Nous avons choisi de visiter Coyotte Buttes Sud avec un guide. Ce ne sera ni Susan ni Steve mais leur employé Kurt .Steve m’explique que nous avons bien de la chance car il a plu le matin même et les températures s’étant raffraichies, nous pourrons débuter à 8:00 au lieu des 5:00 prévues par mail quelques mois auparavant. En voilà une bonne nouvelle ! Attention 8:00 chez Paria, c’est 7:00 à Page… (question de fuseau…).

La suite d'ici peu...
Magnifique Malaisie, jour après jour English translation pending
by Genevois · 2009-08-08 · 29 replies
En 2008, nous avions parcouru la Thaïlande en version routard, sac au dos. Cette région d’Asie nous avait enchantés. Eté 2009, nous continuons notre exploration de cette partie du Globe, départ pour la Malaisie… Avec nos jumelles Natacha et Lauriane, 16 ans, mais sans Mathieu qui du haut de ses 18 ans décide de rester en Suisse.

Mardi 30 juin et mercredi 1er juillet 09

Départ de Genève vers les 09h30 pour notre premier vol, direction Francfort, avec Lufthansa qui partage le vol pour Kuala Lumpur avec Qatarairways. A peine une heure de vol tranquille plus tard, nous voici en transit dans cet énorme aéroport. Pas de souci pour trouver la porte de notre prochain embarquement sur un A 330 de Qatar. L’avion n’est qu’à moitié plein et le vol est sans histoire jusque dans la péninsule arabique. Départ pour une longue escale à Doha, due aux modifications d’horaires intervenues après que nous ayons acheté nos billets. Au premier étage de l’aérogare, il y a un self service qui offre des repas, simples mais bons, aux passagers qui ont un transit de plus de 5 heures, ce qui est notre cas. Ce n’est marqué nulle part, nous tombons dessus par hasard. Nous tuons le temps avec des parties de cartes qui auront lieu tout au long de notre périple. Le jass, version suisse de la belotte, que nos filles de 16 ans maîtriseront relativement bien au retour. L’aéroport est actif toute la nuit, puisque des vols décollent et atterrissent sans interruption. Au final, nos parties de cartes auront bien meublé l’attente. Nous embarquons à l’heure pour la deuxième partie du voyage dans un autre A 330, mais qui sera archi-plein celui-là. Pas un siège de libre. Il faut dire que Kuala Lumpur ne sera qu’une escale puisque la destination finale de l’avion est Bali. Les premières heures du vol seront parfaites, mais dès notre entrée dans le Golfe du Bengale et la fin du sous-continent indien, nous voila partis pour 3 bonnes heures de turbulences plus ou moins importantes. Les repas sont souvent retardés, le personnel de bord part s’attacher fréquemment, les regards se font parfois inquiets. Le vol Rio-Paris a laissé des traces, même s’il n’y a aucune raison d’y penser. Finalement, l’approche du continent calme les ardeurs du Dieu Eole et nous nous posons sans dommage à Kuala Lumpur. Bienvenue en Malaisie ! 90 minutes de queue et d’attente pour passer les contrôles de l’immigration. Des panneaux et même un poste sanitaire font de la prévention sur le virus H1N1. Les fonctionnaires féminines sont voilées, ce qui nous rappelle que ce pays est majoritairement musulman. Après nos périples au Maroc, en Jordanie, à Oman ou encore en Turquie, nous sommes habitués. Vu le retard pris pour arriver au tapis des bagages, retrouverons-nous nos sacs ? Le tapis a cessé de tourner depuis longtemps, mais une employée gardait sérieusement une série de sacs dont les 4 nôtres. Pour rejoindre KL, nous optons pour le Airport Coach (10 RM p.pers.) qui nous amène à la gare centrale (KL Sentral). Vraiment simple, l’arrêt de bus se trouve au niveau 1, tout en bas du bâtiment de l’aéroport, sur la droite dès la sortie. De toute façon, des hommes « racolent » les voyageurs pour emprunter le bus, mais sans insistance ou agressivité. Notre but est la Red Palm GH. Nous pourrions prendre le Sky Train pour y parvenir, mais les heures de voyage nous incitent à nous y rendre au plus vite alors ce sera le taxi, plus simple et pas forcément plus cher à 4. Sur le même quai que l’arrivée des bus, il y a un comptoir où l’on annonce sa destination, le prix est fixé selon l’adresse donnée, un coupon nous est remis, un chauffeur est hélé. Pas de négociation, pas d’arnaque. Le taxi nous pose pile devant la Red Palm. L’endroit est routard à souhait. 2 chambres et un dortoir, toilettes et douche à l’étage. Le tout est propre, même si nous sommes étonnés par le plafond qui est en fait une sorte de rideau-bâche qui recouvre tout l’étage. En rajoutant l’épaisseur minime des murs (qui s’apparentent presque plus à du carton…), l’intimité ne sera pas de mise. Mais la convivialité des lieux, la gentillesse de la patronne et de son staff, l’emplacement idéal de la Red Palm, le prix raisonnable (70 RM la chambre pour 2) nous feront vraiment apprécier cet endroit. Une fois installés, nous partons dans Jalan Butik Bintang pour acheter une carte SIM. Comme l’an dernier, j’ai embarqué un vieux téléphone portable qui sera notre allié le plus précieux tout au long du voyage. 30 RM la carte, auxquels je rajoute 70 RM de crédit, cela nous fera tout le mois, avec plusieurs appels en Suisse. Les estomacs réclament pitance, nous mangeons dans la rue à proximité. Les stands extérieurs et les terrasses sont nombreux, nous reprenons nos habitudes de l’an dernier en Thaïlande. La nourriture est un peu plus chère, mais le choix est immense, dû à la diversité des communautés qui peuplent la Malaisie : Chinois, Malais, Thaïs, Indiens, Indonésiens, tous avec leur culture et leur cuisine. Nous voyons nos premiers rats, de belles pièces ! KL serait-elle plus sale que Bangkok ? La nuit est tombée depuis longtemps, la fatigue est là, mais nous ne pouvons nous empêcher d’aller admirer le spectacle fascinant des tours Petronas, éclairées et mises en valeur. Deux flèches de lumières qui montent vers le ciel … 20 minutes à pied nous sont suffisantes depuis la Red Palm pour nous y rendre. Nous y restons, prenons quantité de photos, sous tous les angles, on en fait le tour, des tours, détours. Cette fois, nous avons le compte, nous rentrons à la GH, pour une bonne nuit, enfin on l’espère. Premier jour, mais notre esprit est déjà en Asie, Genève est loin, en kilomètres, mais aussi dans nos têtes. Ce continent nous fascine.

Jeudi 2 juillet 09

La nuit aura tout de même été un peu bruyante, entre la rue et le manque d’isolation de la GH. Mais nous avons tout de même réussi à bien dormir. Nous descendons à la cuisine où le petit-dèj est à dispo, compris dans le prix de la chambre. Chacun peut se servir dans le frigo, faire son thé, café, griller ses toasts, faire son bol de céréales ou éplucher sa banane. Système très convivial, mais il faut faire sa vaisselle après. Une fois rassasiés, nous partons dans les énormes centres commerciaux à proximité de Bukit Bintang, les fameux « malls » qui font la réputation de KL. Les clients du Moyen-Orient sont nombreux. Puis ce sera direction Little India en prenant le Monorail. Le ticket s’achète à un comptoir en fonction de la destination. Nous faisons 3 arrêts pour RM 1, 60 p. pers.. Nous surplombons les rues, faisant fi des bouchons et de la circulation. Le Lonely Planet (ci après LP) donne une balade à faire dans le quartier et nous suivons l’itinéraire proposé. Ce sont surtout les commerces, d’or et de tissus qui sont Indiens, on ne se croirait pas à Mumbai. Les restaurants en plein air et autres gargottes pullulent et nous testons plusieurs sortes de beignets délicieux. Notre périple nous amène à Merdaka square, place où l’indépendance de la Malaisie fut proclamée. Un vaste et très bel endroit avec une grande pelouse et de beaux bâtiments. Après une petite pause à l’ombre, nous décidons de nous rendre aux Batu Caves, à une quinzaine de km au nord de la ville. Il nous faut à peine 10 min. à pied depuis Merdaka pour rejoindre un arrêt de bus à l’angle de Tun Lee et Petaling, au début de Chinatown. Le bus 11 qui va sur place s’apprête à partir et nous y montons in extremis. Le billet se prend directement dans le véhicule (2 RM). 45 min. plus tard, nous voilà sur le site. Il y a 272 marches, relativement raides, à monter. Mais avant, nous allons nous régaler dans un des restos indiens qui bordent l’endroit. Menus végétariens, dans une feuille de banane, sans couteau, ni fourchette. A la commande, nous ne savons pas trop ce que nous choisissons, mais tout sera bon et pas trop épicé. Il y a largement assez, pour à peine 20 RM à 4. Batu Caves est une énorme grotte qu’il faut atteindre par un escalier, lequel est sérieusement gardé par une grande statue à ses pieds. Des singes peu farouches peuplent l’endroit, mais ne sont pas agressifs envers les humains. A l’intérieur de la grotte, divinités indiennes et 2 temples. Nous reprenons ensuite le bus 11 jusqu’à Chowkit, où il y a un arrêt du monorail qui nous ramènera vers notre GH. Internet, jus de fruit frais, douche, nous faisons une pause. Il fait chaud (env. 35 °), le ciel est brumeux, mais c’est surtout l’humidité qui nous fait transpirer. Comme l’an dernier, il nous faudra quelques jours pour nous y faire. Le but de ce soir sera Chinatown, à environ 20 min. à pied de la GH. La rue de Jelan Petaling est entièrement dédiée au business, une sorte de Khao San Road local. T-shirts, sacs à main, montres, tout est contrefaçons. Les clients sont arabes, occidentaux, malais, japonais, vive la mixité ethnique lorsqu’il s’agit d’achats… Le site est suffisamment grand pour y passer quelques heures. On voit même des francophones remplir des sacs … Ikea ! Nous succomberons comme tout le monde à la tentation et après d’âpres marchandages, nous achèterons quelques vêtements. Les Chinois sont moins souriants que les Thaïs, en tous les cas quand il faut négocier ! Nous mangeons également sur place, sur la terrasse d’un établissement chinois. Excellent. Les prix sont par contre plus élevés que chez le voisin du Nord, ce sera la tendance générale tout au long du voyage. Retour vers la GH, parties de cartes sur la terrasse et finalement retour dans nos lits.

Vendredi 3 juillet 09

Nous récupérons du décalage horaire et nous nous levons vers les 09h30. Petit-dèj, vaisselle et nous allons acheter nos billets à la gare routière qui est à 10 min. à pied : 4 billets pour les Cameron Highlands pour 90 RM, départ à 10h30 le lendemain. Nous continuons vers le Central Market. Ici, pas de contrefaçons, mais de l’artisanat local, des tissus, de l’art. Nous voulons visiter la mosquée Masjid Jamek, mais nous sommes vendredi et tous les fidèles sont à la prière. Le lieu est donc fermé aux non-musulmans. Petite pause boisson, on étudie la suite de l’après-midi. Finalement, on part dans le quartier de Kampung Baru, au nord des Petronas. Dès la sortie du métro, il faut prendre sur la droite et nous trouvons de nombreux petits restos en plein air qui servent de la nourriture malaise en buffet. Chaque fois que l’on met un nouveau plat dans l’assiette, l’addition monte. Mais rien de dramatique, puisque 2 assiette suffisantes pour 4 ont coûté 10 RM ! Nous traversons le quartier à pied, sans voir l’ombre d’un Occidental. Le paysage contraste avec le centre-ville. Ici, pas de circulation infernale, pas de bus puant le gasoil, pas de klaxon, juste de petites maisons et ruelles tranquilles. Nous débouchons sur le marché de Chow Kit, là aussi très local. On y trouve surtout de la nourriture, viande, poisson, légumes, fruits, attention aux odeurs ! Mais cela reste très typique, là aussi sans Occidentaux. Retour ensuite à la GH, se poser un peu et préparer la suite. Nous passons quelques coups de fil pour réserver des chambres ou se renseigner sur des prix. Parties de carte, petit tour sur le net, nous profitons de la petite terrasse de la Red Palm. L’air est toujours aussi moite, la température ne bouge pas. Et pas de pluie, ni orage. Nous repartons manger dans les stands en plein air proche du métro de Bukit Bintang. Retour ensuite à la GH. Il faut dire que Wimbledon arrive à son terme et que notre « Rodger » national est toujours en lice, en passe de battre un record historique. Ce sera donc soirée télé ! Rodger a gagné, nous pouvons monter nous coucher l’esprit serein.

Samedi 4 juillet 09

Nous nous levons vers 09h00, histoire d’être prêts pour prendre notre bus direction les Cameron. Dernier petit-dèj, quelques photos avec la très sympathique patronne et nous prenons la direction de la gare routière avec nos sacs. Notre bus, assez vétuste, est là et nous attend. Nous chargeons et c’est le départ. Nous sortons de KL par de larges autoroutes où la circulation est aisée et tranquille. Les routes se font plus étroites et, comme en Thaïlande, un arrêt est prévu pour se restaurer. Les chauffeurs de bus respectent leurs heures de conduite apparemment. A Tapeh, visiblement notre bus a un problème et nous devrons attendre qu’un autre véhicule vienne nous prendre en charge. Dès Tapeh, la route commence à grimper et le nouveau (mais pas neuf) bus à peiner … Le reste du chemin sera long et très sinueux. Mais cela ne vaudra jamais les 1864 virages entre Chang Maï et Mae Hong Son de l’an dernier ! En arrivant à Tanah Ratah, un minivan nous attend, résultat de notre coup de fil de la veille à la Cameronian Inn GH pour annoncer notre heure d’arrivée. Le trajet est court, l’endroit est à 10 min. à pied du centre du village. La GH est très bien tenue et nous avons réussi à avoir la Family Room à 4 lits (100 RM). Il y a toute sorte de service, notamment la lessive. Il est temps de donner quelques habits à laver. Nous partons à pied acheter quelques succulents beignets de banane à un stand que nous avions repéré en venant et nous revenons les manger sur la terrasse avec un thé local. Le thé, nous en ferons une cure. Nous le boirons avec du lait condensé, comme les Malais, chaud ou froid. Le petit jardin est accueillant pour quelques partis de carte. Le soir commence à tomber et nous réalisons que nous sommes à prêt de 2000m. d’altitude, nous allons donc sortir nos jaquettes pour la seule fois du périple. Il fait frais ! Un petit orage éclate même, mais rien de bien terrible. Notre premier repas dans les montagnes sera chinois. Un Steamboat (fondue chinoise) avec toute sorte d’aliments à faire cuire dans le bouillon : crevettes, poissons, poulet, légumes, etc… A notre retour, la pluie s’est remise à tomber. Ce sera parfait pour aller dormir.

Dimanche 5 juillet 09

Aujourd’hui, ce sera un tour organisé avec une agence locale, proposé à la réception de la GH. Bien sûr, les plantations de thé peuvent se visiter seul, mais on se coupe des explications avisées d’un guide. Donc vers 09h00, une Jeep vient nous chercher. Notre guide du jour, Ravi, est originaire du Tamil Nadu en Inde. Bel exemple de la mixité des ethnies et religions qui peuplent la Malaisie. Il parle un anglais quasi parfait. Nous serons accompagnés de 2 autres couples, des Autrichiens et des Hollandais, pas très causants. Première visite de la journée, une explication en bordure d’une plantation de thé, sur l’origine, le fonctionnement et le développement de la culture du thé dans cette région du pays. Très intéressant. Puis, nous montons en Jeep proche du sommet du Gunung Brinchang, le plus haut du coin. L’air est vif. Nous faisons une petite marche en forêt pour atteindre un point de vue et Ravi nous explique l’usage de certaines plantes ou fleurs, inconnues sous nos latitudes. Puis, nous poussons jusqu’au sommet où il y a malheureusement pour le paysage d’énormes antennes TV. Une petite tour nous permet de prendre encore un peu de hauteur pour admirer les environs. Descente ensuite sur la Boh Teh Plantation. On peut visiter l’usine où les feuilles sont amenées pour la fabrication du thé. Les informations données sont instructives. La vue sur les collines environnantes est magnifique, avec tous ces buissons verts qui suivent les douces courbes du terrain. Un magasin permet d’acheter la production locale, le choix est vaste. La suite du programme : la Butterfly Farm où à part d’énormes papillons, il y a aussi une petite collection d’insectes et de reptiles. L’avantage d’avoir le guide est qu’il peut ouvrir les cages et que nous pouvons toucher ou prendre dans les mains des sauterelles géantes, d’énormes scarabées, des insectes ressemblant parfaitement à des feuilles d’arbres et même des scorpions. Les papillons sont effectivement assez gros et colorés. Bref la visite vaut la peine. Nous revenons à Tanah Ratah pour le repas de midi pris chacun de notre côté. Nous nous posons sur la terrasse d’un petit stand local pour une nouvelle dégustation de beignets (banane, patate douce, légumes) et de thé, sucré avec du lait … L’après-midi, nous sommes censés visiter un village Orang Asli, une ethnie qui vivait dans la forêt il y a encore peu et que le gouvernement malaisien sédentarise peu à peu. Ce sera le gros point noir du tour organisé. En terme de village, il s’agit en fait de 3 bicoques au bord de la route principale de Tapah. Un « pseudo-chef » de village, en habits traditionnels, fait un simulacre de démonstration de chasse à la sarbacane, proche d’une cascade. Evidemment, cela donne quelques belles photos, mais alors rien d’authentique ! Rien. Puis, nous rejoignons une poignée d’hommes dans une hutte, pour l’exécution d’une danse traditionnelle. Aucune réelle conviction et comme on les comprend. Cela ressemble fortement à de la prostitution touristique et cela nous met mal à l’aise. Seul moment plus divertissant : nous avons pu essayer à tour de rôle la sarbacane sur un panneau en bois disposé à 7-8 mètres de distance. Pas facile à viser. Petite anecdote, un des Orang Asli est un sosie quasi parfait de Michael Jackson, avant ses nombreuses opérations esthétiques… Il se donne d’ailleurs le prénom de Michael. C’est bon, la civilisation a rattrapé les Orang Asli. Bref, le tour était vraiment sympa le matin, mais la partie de l’après-midi n’est pas nécessaire. Elle permettra néanmoins aux Orang Asli de gagner quelques Ringitts, c’est tout. Nous nous arrêtons encore à la Bee Farm, où il y a une grosse ruche en démo. Nous n’y trouvons pas la Reine et quittons les lieux après quelques achats (savon au miel, thé au miel, etc…). Vers 17h00, retour à la GH. Notre guide aura été très sympathique et efficace. Après la douche, le repas du soir. Ce soir, ce sera indien et notre choix se porte sur le Chennai Curry House, dans la rue centrale, qui propose un Tandoori Set très alléchant pour 7 RM. Avec un magnifique Lassi, ce sera parfait. Au total, un excellent repas indien pour 45 RM à 4. Ce soir, pas de prolongation en ville, c’est la finale du tournoi de Wimbledon avec … Rodger bien sûr. Notre héros national a la bonne idée de faire traîner les choses et nous devons attendre 3 heures du matin pour le voir savourer la victoire.

Lundi 6 juillet 09

Vu l’heure du coucher, nous nous levons vers 11h00. Après le petit-dèj, nous étudions les chemins de randos dans les environs. Nous optons pour le T4 et le T6 qui offrent environ 3 heures de balade dans la forêt. La GH a un panneau avec les indications utiles et j’en fais une photo pour pouvoir les avoir avec moi lors de la marche. Le chemin démarre derrière la gare routière. Cela tombe bien, nous en profitons pour réserver nos billets pour KL pour demain (90 RM). Nous empruntons le chemin choisi et c’est parti pour 3 heures de balade. Il fait plus frais sous les arbres, mais cela ne nous empêche pas de transpirer abondamment. Le chemin est bien tracé et grâce à ma photo, nous trouvons facilement les embranchements. Mais on pourrait aussi se perdre facilement… D’ailleurs en partant en rando, il faut toujours donner son itinéraire à sa GH afin de pouvoir être plus facilement localisé au cas où on viendrait à s’égarer dans l’immensité de la forêt. Certains ont passé la nuit dehors et doivent encore s’en souvenir. Si les chemins sont tracés, il n’y a par contre aucune indication. Nous ne voyons aucun animal, même si la nature est belle et sauvage. De retour au village, nous stoppons dans un resto indien pour des Lassis bien mérités, ainsi que, soyons fous, des crêpes aux cacahuètes et à la noix de coco. Les prix de ces restos sont dérisoires et la nourriture est excellente. Retour à la GH où nous profitons du soleil de cette fin d’après-midi en jouant aux cartes. Avant de sortir manger, douche, vérification des mails, un petit thé (au lait sucré). La jaquette sera de nouveau de mise ce soir. Nous mangeons chinois. Indien à midi, chinois le soir, les amoureux de la cuisine asiatique que nous sommes sont comblés.

Mardi 7 juillet 09

Notre destination du jour est Malacca, mais il n’y a aucun bus direct. Nous devons de toute manière redescendre sur KL et c’est là que nous changerons de bus. Le patron de la GH nous pousse en voiture à la gare routière. Le bus redescend la route sinueuse des Cameron, c’est le même véhicule qu’à l’aller. Cela se voit, arrivés en plaine, nous devons faire un stop pour réparer un problème avec la pédale d’accélérateur. C’est un gamin de 12 ans qui part sous le bus avec des outils pour resserrer 2-3 boulons … Puis, ce sera l’autoroute jusqu’à KL. Les voies s’entrecroisent, les sorties sont nombreuses, je ne me verrais pas en voiture de location là au milieu. A la gare routière, j’achète 4 billets pour Malacca (52 RM), le départ est prévu dans moins d’une heure. Pour les bus, le système est différent de la Thaïlande. De nombreuses compagnies privées de transport se disputent les lignes et les clients, racolant le voyageur dès son entrée dans la gare routière. Difficile de faire un choix, pourquoi telle compagnie plutôt qu’une autre ? Les prix restent sensiblement les mêmes, mais ensuite il y a encore le choix entre les bus normaux, les VIP, les super VIP … Ceci fait que la gare routière de KL est une véritable ruche. Heureusement, un guichet d’information renseigne efficacement à quel guichet se rendre pour la destination voulue. Pour Malacca, malgré ce que le vendeur nous avait dit, le bus n’est pas direct et nous faisons des détours dans la campagne environnante. Une fois à Malacca, nous rejoignons notre GH en taxi. Là, c’est plus simple : c’est comme à KL, on achète son billet à un comptoir en fonction de la destination et un chauffeur est désigné pour nous conduire. C’est ainsi que nous arriverons à la Samudra Inn, une GH au dernier étage d’un petit immeuble. Cela ressemble à un énorme appartement divisé en chambres et organisé en petite GH. Nous aurons une chambre avec salle de bains et une autre sans, mais côte à côte. C’est simple, mais propre. Le proprio, en première apparence un peu froid et distant, se révèle en fait très sympa et plein de bons conseils. Nous sortons ensuite manger au Madinah Restoran où les plats sont excellents et bon marché. Il y a une place vers l’église St-Paul où une fête se déroule pour honorer le premier anniversaire de l’inscription de Malacca au patrimoine de l’UNESCO. Les différentes communautés de la ville (chinoise, indienne, malaise, portugaise) ont organisé des danses, des chants, des petits sketchs. Tout le gratin de la ville est là, de même que de nombreux habitants. Les danses indiennes ont un petit air de Bollywood, les costumes sont splendides et nous passons un excellent moment. Vers minuit, retour à pied à la GH en 10 min.

Mercredi 8 juillet 09

Nous prenons le petit-dèj en face de la GH, où il y a un resto qui fait tout à fait l’affaire. A 8h30 précises, Alias, le boss de Melakaonbike est là pour nous prendre en charge. Ce matin, ce sera VTT au programme. 20 minutes de transport plus tard, nous arrivons chez lui, dans la campagne environnante, où il a son stock de vélos. Et c’est parti pour 3 bonnes heures de randonnée écologique. Nous traversons des plantations de palmiers à huile où nous pouvons voir les ouvriers cueillir les énormes grappes de fruits au sommet des arbres. Ils utilisent une très longue perche (entre 5-7 mètres) qu’ils n’arrivent pas à lever d’un seul coup sans faire levier sur un tronc. La grappe de fruit découpée de l’arbre fait un bruit très sourd en tombant au sol. Normal, elle peut peser jusqu’à 50 kilos ! Alias nous explique comment on tire ensuite l’huile de ces petits fruits rouges. Il faut dire que la Malaisie a fait du palmier à huile sa culture principale, n’hésitant pas à arracher ou déforester d’autres plantations. Rentabilité …Puis ce sera les plantations d’arbres à caoutchouc, où l’on voit également des femmes venir faire des entailles dans les troncs pour que le caoutchouc liquide puisse se déverser dans de petits pots. Notre guide prend un peu de ce liquide blanc et nous confectionne en quelques minutes une balle qui fait des rebonds impressionnants. Plus loin dans la plantation, nous allons au dépôt où le caoutchouc est récolté et mélangé à de l’ammoniac pour le maintenir liquide. Nous assistons à ces opérations effectuées par des travailleurs indiens ou du Bangladesh, peu payés, mais semble-t-il heureux d’avoir un emploi en Malaisie. Tous sont très souriants et acceptent sans souci d’être pris en photo en plein labeur. Nous quittons ensuite les plantations pour pédaler sur les chemins de campagne. Les bords des routes sont remplis d’arbres fruitiers ou de plantes diverses utilisées en cuisine. Alias s’arrête souvent pour que l’on goûte des fruits ou pour nous expliquer l’utilisation de telle ou telle plante. C’est vraiment instructif et agréable. Vers 14h00, Alias nous ramène vers notre GH. Son éco-tour vaut vraiment la peine, alors j’y vais de mon petit coup de pub : www.melakaonbike.com , 80 RM p. pers. Seule précaution, mettre des manches longues et éventuellement des pantalons pour se prémunir des moustiques, très nombreux sous les arbres. Le resto du petit-dèj propose maintenant un énorme buffet pour le repas de midi, alors départ ! L’après-midi sera consacrée à la visite du centre de Malacca, ses églises portugaise et hollandaise, cette dernière en briques rouges. Nous parcourons aussi Chinatown qui a un ou deux temples magnifiques. En fin de journée, nous montons à la gare routière avec le bus 17 pour acheter nos billets de bus pour Mersing où nous partirons demain (22, 8 RM p. pers.). Retour à la GH, quelques courses au centre commercial Carrefour (eh oui…), puis on prend un verre pour souffler un peu de cette active journée. Vers 19h00, je me rends dans une laverie chinoise où nous avions déposé notre linge sale la veille (3, 5 RM le kilo). Il est vraiment facile de laver son linge dans ce pays, comme l’an passé. Cela permet de voyager vraiment léger, pas besoin de remplir les sacs. On ne change pas nos bonnes habitudes et nous mangeons encore au même resto en face de la GH. Il faut dire que le buffet est si varié qu’il faudrait une semaine pour tout goûter. Résultat : encore un excellent repas pour 27 RM pour 4. Depuis notre arrivée à Malacca, les gens nous paraissent plus ouverts, plus souriants et plus sympathiques. KL avait le défaut des grandes villes, impersonnelles et individualistes, les Cameron étaient en montagne, comme chez nous les gens sont certainement un peu plus « bourrus », mais là, vraiment la population est charmante. Les gens cherchent le contact, la discussion, veulent savoir d’où l’on vient, etc… Le soir, nous retournons sur la place des festivités où les spectacles continuent. Un homme a vu mon t-shirt rouge à croix blanche et a même pu me parler de la date du 1er août, fête nationale de notre Helvétie natale ! Un autre a pu me citer 4 ou 5 villes suisses, ce que pas mal d’Européens sont incapables de faire. Malacca nous a enchantés.

Jeudi 9 juillet 09

Notre bus est à 12h45, nous avons le temps. Nous partons prendre le petit-dèj, de l’argent à un ATM et nous cherchons aussi une pharmacie pour le plein d’anti-moustique. Il faut dire que Dominique est particulièrement visée par les insectes. Ils vont tous sur elle et elle est pas mal parsemée de piqûres. Après une menace d’orage, le temps s’est mis sur beau et il y a un air qui souffle, rendant l’atmosphère nettement respirable qu’à KL. Nous quittons Malacca avec la satisfaction d’avoir vu une ville agréable, avec des touches européennes, une recherche d’esthétisme, des décors nocturnes et en plus avec la chance d’avoir pu assister au festival des communautés. Maintenant, direction l’île de Tioman et le début de la partie balnéaire. Nous reprenons le bus 17 pour aller à la gare routière, le long de la grande route à la sortie de la GH. Il suffit de héler le bus sur le bord du trottoir, on monte et paie son billet dans le bus au chauffeur. Nous sommes un peu en avance, nous faisons le tour des nombreuses boutiques et commerces qui peuplent la grande gare routière de Malacca. Départ. Notre chauffeur se croit rapidement au GP de Malaisie au volant d’un bolide. Conduite rapide, dépassements risqués, nous sommes tout à l’arrière, mais pas rassurés. Arrêt de 30 minutes à Kluang, juste de quoi se dégourdir les jambes et acheter quelques beignets de banane, toujours aussi délicieux. Puis suite de la route jusqu’à Mersing, toujours à vive allure. Le paysage est assez monotone, palmiers, palmiers, palmiers … pour l’huile. Cette culture prend vraiment le pas sur toutes les autres, économie oblige, très rentable semble-t-il. Arrivés à Mersing, le bus fait un premier stop à un rond-point et un homme monte pour savoir qui prend le bateau pour Tioman. En fait, il racole les passagers et essaient de vendre des billets avant tout le monde pour sa propre agence, mais sans le dire bien sûr. Etant les seuls Occidentaux dans le bus, il s’adresse directement à nous. Je n’aime pas être forcé et connaissant la combine, je lui réponds que nous ne savons pas encore si nous prendrons le bateau demain ou après-demain. Il donne alors le nom de son agence … Direction l’hôtel Embassy où nous passerons la nuit pour embarquer demain matin. Nous avions réservé 2 chambres par téléphone (55 RM la double) et l’endroit est vraiment bien. Bonne literie, clim, douche et toilettes. Nous allons à la jetée nous renseigner pour nos billets de bateau. Plusieurs agences proposent des billets pour Tioman, tous au même prix d’ailleurs (35 RM le trajet, donc 70 RM A/R). Le choix se fait donc au feeling et pas besoin de chercher la meilleure opportunité. La différence est que les agences essaient aussi de vendre l’hébergement de leur choix, souvent leurs propres établissements. Pour notre part, nous irons sur Juara, où le Rainbow Chalets nous attend. Encore une réservation par téléphone. Finalement, nous prendrons nos billets à l’agence Larossa, au guichet 13. Le patron, sa femme et son fils sont très sympas et n’essaient pas de nous forcer pour quoi que ce soit. Vendu. Nous prendrons nos billets de retour en open, il suffira de confirmer la veille de la traversée pour avoir une place (mais ne pas oublier car le bateau est souvent plein me dit-on). Une fois nos billets en poche, nous passons une heure sur le net au meilleur prix rencontré dans le pays (1, 5 RM), avant d’aller prendre un succulent repas indien au Al Arif restoran où nous mangeons de délicieuses Murtabak (crêpes fourrées au poulet ou au bœuf) à tremper dans une sauce au curry. 30 RM pour 4, boissons comprises (jus de fruits frais et … thé au lait sucré). Dernières parties de cartes avant une bonne nuit.

Vendredi 10 juillet 09

Excellente nuit, dans une bonne literie, rafraîchis par la clim. Cet hôtel est imbattable rapport qualité-prix. Notre vendeur de billets vient nous chercher avec son van, comme convenu, ce qui nous évite la marche avec nos sacs jusqu’à la jetée. Là, suivant les conseils de la patronne, nous l’attendons pour qu’elle nous mène à l’embarquement, erreur. Car premiers arrivés, premiers montés à bord. Les bateaux ne sont pas grands. En arrivant, il faut s’inscrire sur une liste avec son nom et son numéro de passeport. Une fois la liste complète, on est recalé directement sur le prochain bateau. Ce qui a été notre cas. Du coup, 1h15 d’attente au port. Il faut encore s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour le fonds de conservation des parcs marins de Tioman. Sans cette taxe, pas de bateau. Bref, en gros, arriver en avance à la jetée et s’inscrire le plus vite possible sur la liste des passagers. Finalement, nous embarquons pour Tekek, sur la côte ouest de Tioman. 2 petites heures de traversée, nous voilà sur l’île. Le bateau commence par aller tout au nord, vers Salang où la majorité des gens quittent le navire. Le bateau redescend ensuite la côte pour finalement arriver à Tekek. Un chauffeur nous attend pour nous faire traverser l’île en voiture, direction la plage de Juara. 30 minutes de trajet, sur une route entièrement bétonnée, mais avec de fortes déclivités. La plage de Juara est quasi déserte, il faut dire qu’il y a peu d’hébergements ici et qu’ils sont bien espacés. Quelques restaurants aussi, mais rien qui va provoquer une surabondance de touristes. C’est ce que nous recherchons et ce sera parfait. Les Rainbow’s Chalets sont tout simples : un lit, une moustiquaire, WC et douche, ventilo au plafond, 50 RM la nuit, le tout sous les cocotiers, à 30 mètres de la mer. Ah oui, et une super petite terrasse pour se tenir à regarder les flots. L’endroit est calme, serein, reposant. Nous y serons bien pour quelques jours. Premier bain, l’eau est chaude et bizarrement peu salée. Pour le repas du soir, nous prendrons nos quartiers au Sunrise Café voisin où la nourriture est excellente et variée. Pour 60 RM à 4, nous prenons un très bon repas. Dès 21h00, le vent se met à souffler fort et l’orage arrive. La température baisse, le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent l’obscurité. A l’abri sur notre terrasse, nous assistons à la colère du ciel. Une vraie averse tropicale. Le ventilo sera tout de même nécessaire pur passer une bonne nuit.

Samedi 11 juillet 09

Journée plage et farniente. Nous continuons de prendre nos repas au Sunrise, à 25 m. de notre bungalow, vu la gentillesse du personnel et la qualité de la nourriture. Puis, ce sera baignade et snorkelling. La plage est idéale pour profiter de l’eau, mais il n’y a pas grand-chose à voir sous la surface. Malgré une protection solaire de 30, le coup de soleil n’est pas évité pour le dos de Bibi. Pourtant, j’avais prévu un t-shirt dévolu exclusivement au masque-tuba, t-shirt que je n’ai pas mis… Au milieu de l’après-midi, grosse averse tropicale et nous restons sous les gouttes bien fraîches, les bras lever au ciel. Et le ciel bleu de revenir rapidement … Re-baignade, entrecoupées de parties de carte sur notre terrasse. Délassement. La marée est descendante, ce qui permet de faire un petit jogging le long de la plage, sur le sable dur avec Lauriane. Le repas du soir ? Au Sunrise. Les éclairs se rapprochent de Tioman, mais pas de pluie, seul le vent qui souffle fort… Au milieu de la nuit, la pluie s’en donnera à cœur joie, les grosses gouttes frappant notre toit en tôle, comme pour nous bercer.

Dimanche 12 juillet 09

Au réveil vers 10h00, le ciel est encore brumeux, hésitant entre nuages et soleil. J’ai 43 ans aujourd’hui. Cela fait presque 15 ans que je n’aurai pas fêté mon anniversaire en Suisse. Un petit vent rafraîchit l’atmosphère et la plage est déserte. Un si beau lieu et personne, pourvu que ce petit paradis ne succombe pas aux promoteurs. Le temps reste couvert, mais sec, toute la journée. Que du farniente, des baignades, des promenades le long de la plage, des parties de carte. Ce rythme nous convient. Pour ne pas déroger à nos (bonnes) habitudes, nous mangerons le soir au Sunrise : curry de poulet, poisson grillé, crevettes et les boissons, toujours pour 60 RM pour 4. Les filles présentent pas mal de petits boutons rouges qui démangent. Les mouches de sable. Inévitables ici. On ne sent rien sur le moment, c’est le soir que les boutons apparaissent et commencent à gratter. Et cela dure sur plusieurs jours. Mais comme toute piqûre, cela finit par passer. Il paraît qu’il ne faut pas s’étendre sur le sable pour éviter les désagréments.

Lundi 13 juillet 09

Nous allons changer de côte, histoire de voir Tioman version ouest. Direction ABC Beach. Les filles n’ont pas trop envie de marcher (vive les ados…) alors elles iront en taxi, mais s’occuperont de nos sacs. Et pour Dominique et moi, ce sera le Jungle Trekk. Le temps est plutôt beau, légèrement venteux. Dommage de partir, de belles vagues viennent casser sur Juara. Le taxi emmène nos filles pour les déposer au Marine Park, de l’autre côté de l’île. Il nous prend un bout, histoire de gagner un peu de bitume, la première partie de la traversée de l’île étant sans intérêt. Puis nous prenons le sentier, très bien tracé. Nous croisons quelques touristes qui font le chemin depuis Tekek. Nettement plus dur, ça grimpe sec dans l’autre sens … Les bruits de la forêt sont parfois inquiétants, la nature nous fait sentir tout petit. Ecureuils, lézards, geckos, fourmis géantes, nous observons la faune. Mais aucun singe. L’endroit est bien sauvage, bien plus que dans les Cameron. Après environ 2 heures de marche à un rythme tranquille, nous atteignons Tekek. Il nous faut encore rejoindre le Marine Park, à quelques centaines de mètres. C’est le bout de la route avant ABC. Les filles sont là, nous mangeons un petit repas, avant de mettre le cap sur les bungalows de Mokhtar’s Place que nous avions contactés la veille. L’endroit est conforme à notre philosophie de voyage, simple, mais propre. En plus, il y aura un accès internet. La plage en contrebas est de sable, mais très vite, le fond de l’eau est envahi de petits rochers ou de coraux, ce qui rend la baignade quasi impossible. Le seul endroit où se tremper est facile sur ABC est devant Nazri 1, tout au début de la plage côté Tekek. Déception. Nous sommes devant nos bungalows, sur le sable, lorsque deux gros varans déboulent sur la plage en se poursuivant. Le premier va dans l’eau pour échapper à son agresseur. C’est assez impressionnant, ces bêtes doivent mesurer dans les 1m50-1m80 avec leur longue queue. Nous pouvons facilement les photographier, mais selon les autochtones, il vaut mieux éviter d’essayer de les toucher. Petit tour ensuite sur le chemin bétonné qui suit la plage au milieu des bungalows. Envers du décor : le nombre incroyable de détritus qui jonchent les abords du chemin. L’avantage de cette côte est qu’il y a un beau coucher de soleil, pour autant que le ciel soit dégagé. Pour le repas du soir, il n’y a finalement pas énormément de choix et ce sera la terrasse du Mawar’s Beach. Bonne nourriture, un peu plus chère que sur Juara. Un petit air souffle, c’est agréable.

Mardi 14 juillet 09

Lever assez tard et petit-dèj au Mawar. Vers midi, nous partons à pied vers Panuba Beach, à environ 20 min. d’ABC. Le chemin monte un promontoire et redescend sur Panuba, dans la jungle. Comme sur ABC, à peine entrés dans l’eau, il n’y a plus de sable mais des rochers. Par contre, l’endroit est nettement mieux pour le snorkelling. Nous partons vers les rochers en bord de plage et nous voyons plein de poissons aux belles couleurs. Panuba est isolé. Un seul resto et aucune possibilité de passer sur ABC le soir, le sentier dans la forêt n’est pas éclairé. Vers le milieu de l’après-midi, les filles restent sur cette plage et avec Dom, je pars direction Monkey Bay. Nous décidons d’y aller en bateau et de revenir à pied, par le chemin dans la forêt. 15 min. de trajet sur l’eau et notre taxi nous dépose dans la baie. Nous y sommes seuls, sur une large plage. Aucune infrastructure, l’isolement total. Par contre, l’arrière-plage est vraiment sale, jonché de détritus soit laissés là par les visiteurs, soit rejetés par la mer. Le plastique est une véritable catastrophe écologique en matière de pollution. Après une baignade dans une eau transparente, nous reprenons le chemin de Panuba. Nous avions fait attention de ne pas laisser notre sac sans surveillance trop longtemps. Non pas qu’il y ait des voleurs humains ici, mais bien des singes chapardeurs. Des témoignages affirmaient que certains touristes snorkellaient et que les singes sont descendus de leurs arbres pour prendre les sacs laissés sur la plage. Avec argent, passeports, téléphones … Le sentier est relativement bien tracé et il suit toujours la ligne électrique. Nous atteignons rapidement Monkey Beach, une autre plage isolée et encore plus belle que Monkey Bay. Le sable y est doré et l’eau vraiment claire. Le trekk est plus sportif que celui de Juara, il faut souvent escalader, contourner, passer sous des arbres tombés en travers du chemin. Nous voyons quelques singes au long du parcours, notamment une femelle qui porte son petit sous son ventre, et évidemment les habituels lézards qui nous font souvent sursauter en filant dans les buissons à nos pieds. 90 minutes plus tard, nous arrivons sur ABC, trempés de sueur. Sans être exceptionnelle, la promenade était bien sauvage. Le long du chemin qui longe la plage, sur un pont, nous voyons notre premier serpent en Malaisie : un python de belle taille, posé et enroulé dans les branches d’un arbre à une dizaine de mètres des bungalows de Mawar, dont certains ont la fenêtre ouverte ! Une dernière baignade rafraîchissante vers Nazri 1 et nous nous douchons pour aller manger. Ce soir, le coucher de soleil nous joue son show. Couleurs splendides, photos réussies. Repas au Mawar et dessert au Nazri. Puis, il sera temps de rentrer préparer les sacs, nous partons demain tôt, le bateau est à 08h00. Cherating ? Lac Chini ? Nous n’avons guère eu le choix. Nous pensions aller au lac Chini, mais un coup de fil chez Rajan Jones nous apprend que sa GH est overbookée pour au moins une semaine. Des groupes scolaires. Il est contrarié, mais on sent qu’il veut nous être serviable. Selon lui, il pourrait nous loger chez l’habitant dans le village, mais sans assurance de pouvoir nous accompagner dans la jungle. Ce sera donc Cherating.

Mercredi 15 juillet 09

Nous nous levons tôt pour ne pas manquer notre bateau. Nous ne pouvons prendre le suivant, car notre bus pour Kuantan et Cherating part à midi de Mersing. La mer est ce matin assez agitée, la traversée sera quelque peu secouée. L’air conditionné est poussé à fond, il fait même froid dans le bateau. En arrivant à Mersing, nous allons directement récupérer nos billets de bus à l’agence Larossa, que nous avons appelée depuis Tioman pour confirmer notre achat. Les billets sont là, nous payons. Service efficace et avec le sourire. Le trajet pour Kuantan coûtera 17 RM p. pers. Nous prenons notre repas à la jetée où il y a 2-3 restos avant de foncer à un ATM dans le centre de Mersing pour reprendre de l’argent. Le patron de l’agence Larossa nous amène avec son minibus à la gare routière, nouvelle et désormais hors de la ville. Nous sommes en avance ou notre bus est en retard. Cela nous laisse le temps d’aller au petit marché qui est derrière la gare routière. Produits locaux, légumes, fruits, volailles et poissons. Un vendeur me laisse prendre un petit requin pour faire une photo, pas de souci et toujours un grand sourire. Notre bus arrive. En fait, il passe par Cherating, pas besoin de changer à Kuantan, bonne nouvelle. Il me suffit de payer un petit supplément. Les chauffeurs se relaient après une pause repas sur le bord de la route. Ils sont prudents et conduisent parfaitement. Après quelques heures, il nous dépose sur la route nationale, à 500 mètres à pied du village de Cherating. Nous trouvons rapidement la Payung GH qui propose une dizaine de bungalows dans un joli jardin, tous avec douche et WC, ventilo et moustiquaire, très propre, pour 40 RM. Nous avions réservé par téléphone, deux d’entre eux seront pour nous. Personne n’est à la réception, pas grave, nous laissons nos sacs à dos sur place et partons pour la plage. Une énorme plage de sable. La marée est basse, nous pouvons marcher sur le sable dur, sous un ciel voilé et sans soleil. Nous faisons le tour de Cherating, petit village sans vraiment d’animation, avant de revenir à la GH prendre possession de nos chalets. Douche et lavage à fond. Une laverie est en face de la GH, nous y amenons notre linge sale : 3, 70 RM le kilo. Le soir, nous faisons une excursion sur la rivière qui passe derrière la GH. Ce tour est proposé à l’entrée de la Payung. Le but, observer les milliers de lucioles qui bordent le cours d’eau. Nous passons une heure en pleine obscurité, dans une petite barque. Les lucioles sont là, telles des guirlandes animées. Notre guide les attire avec une lampe rouge et elles viennent virevolter au-dessus de nos têtes, le spectacle est fantastique, des centaines de fées clochettes issues d’un conte de Disney. Le batelier doit connaître la rivière par cœur, car il n’a aucune lumière pour se guider dans le noir. Au retour, nous nous posons pour le repas du soir dans les gargottes en face de la Payung. Les Malaisiens mangent là, très peu de touristes, l’assurance d’avoir un bon repas. La literie est bonne, nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 16 juillet 09

A notre lever, nous cherchons quelque chose d’ouvert pour le petit-dèj. Quasiment tout est fermé. Cherating donne l’impression d’un village abandonné, d’une époque touristique florissante désormais révolue, comme si les étrangers, pressés de rejoindre les Perenthians oubliaient de s’arrêter ici. Pourtant, Cherating a beaucoup à offrir à ses visiteurs. Une plage superbe et sure, une rivière avec une faune bien présente, un sanctuaire aux tortues accessible à pied. Nous trouvons finalement de quoi nous sustenter et nous partons à la plage où les vagues nous permettent de nous amuser. Aucun caillou, ni rocher, que du sable. L’eau est brassée par le courant et n’est donc pas transparente. Mais elle est claire. La marée est à nouveau descendante et on peut marcher un long bout dans l’eau. Même problème que ce matin pour le repas de midi. Tout semble fermé. Il nous faut faire le village à pied pour trouver un petit resto, sans carte, où nous mangeons ce qui est proposé. Nous connaissons la rivière de nuit, nous y retournons, mais de jour ! 2 heures de découverte de la faune locale en compagnie d’un guide sur sa barque. Oiseaux aux belles couleurs, lézards de belles tailles, serpents de la mangrove enroulés dans les arbres (belles couleurs, noir et jaune fluo, magnifique, mais inquiétant car très venimeux paraît-il) et même des loutres qui nous font le spectacle, sautant et nageant autour de notre embarcation. Le guide a l’œil, il voit des choses que nous n’apercevons pas. Retour pour prendre une douche et notre repas au Matahari. Hasard, le cuistot était notre guide tout à l’heure. Le poisson se choisit à l’entrée de la terrasse et se paie au poids (5 RM les 100 gr.). Il est ensuite cuit dans une feuille de banane et agrémenté de la sauce choisie. Délicieux. La fin de la soirée se fera au Payung Café, à écouter de l’excellente musique.

Vendredi 17 juillet 09

Ce matin, lever tôt pour Bibi, car je vais pêcher en mer avec 2 autres personnes, des Chinois de Hong-Kong. Nous passons plus de 4 heures en mer et finalement sur la rivière, sans une seule touche ! Pourtant, nous avons vu des poissons, mais voler à côté du bateau, à faire des bonds inouïs, comme pour nous narguer de venir tenter de les arracher au monde du silence. Des méduses aussi, de belles tailles, mais au large. Heureusement qu’elles ne s’approchent pas des plages, la baignade serait impossible. En fin de matinée, je rejoins les filles à la plage, ces dames font bronzette. Cet après-midi, nous irons au sanctuaire aux tortues qui se trouvent à côté du Club Med. Car oui, il y a un Club Med à Cherating. Enfin, pas dans le village même, mais à quelques centaines de mètres, 30 minutes à pied. D’ailleurs, on ne voit personne de ce repaire venir à Cherating, ce genre de touristes préférant sans doute se calfeutrer dans leur retraite bien occidentale. Il est vrai que les pêcheurs-restauteurs de Cherating sont sans doute bien moins lookés que ceux de l’établissement. Bref, en 30 minutes de marche nous voilà aux portes du sanctuaire. Et soudainement, un gigantesque sanglier sort des buissons à une vingtaine de mètres devant nous. Il nous regarde, grogne et tape son sabot sur le sol. Il est prêt à charger et nous ne faisons pas trop les malins. Un sanglier sauvage ! Et en pays musulman, il ne risque pas grand-chose, personne ne le mangera. Nous serons sauvés par une moto pétaradante qui passe à toute allure et qui fait fuir l’animal dans la forêt. La diversité de la faune est incroyable dans ce pays. Autant l’an dernier nous n’avions vu que très peu d’animaux, autant cette année les rencontres sont fréquentes. L’accès au sanctuaire est gratuit. Il y a là 3 bassins avec de magnifiques tortues dont la carapace ressemble à du bois. En demandant à un préposé, il nous amène à l’endroit où les nids sont protégés dans une sorte de serre grillagée. En regardant la date de ponte, il découvre un nid en creusant le sable et nous voyons de minuscules tortues âgées d’à peine 2 mois tenter de remonter la pente pour partir à l’aventure. Le garde recouvre rapidement le nid de sable empêchant toute fuite. Il nous apprend que les tortues viennent pondre sur la plage, mais que le sanctuaire récolte les œufs pour les mettre en sûreté dans la serre, à l’abri des prédateurs. Puis, les petites tortues sont relâchées dans la mer. Le guide nous propose de relâcher des tortues prêtes à affronter la mer. Bien sûr ! Nous partons sur la plage déserte et il nous amène alors un bac avec une cinquantaine de ces petites bêtes. Nous pouvons les prendre dans la main, les poser dans le sable et observer leur obstination à regagner la mer. Toutes ne survivront pas, mais chacune a réussi à partir dans les vagues. Grand moment. Nous aurons vu des tortues pondre sur une plage du Sultanat d’Oman et nous en aurons relâchées en Malaisie. Nous apprenons que l’on peut laisser l’adresse de la GH (et le No de son bungalow) et les responsables du sanctuaire peuvent venir vous réveiller la nuit si des tortues arrivent sur la plage pour pondre. La possibilité de faire un don est laissée à notre libre appréciation et nous ferons donc un geste pour cette noble cause. Retour à Cherating. Il fait chaud, la marche est pénible. Alors nous essayons le stop. Rapidement, un jeune qui passe par là nous embarque et nous amène avec le sourire dans notre village, nous faisant économiser 30 minutes de marche en bord de route. Nous préparons la suite de notre voyage et il y a dans le village une agence de voyage qui fait aussi cybercafé. Nous y achetons nos billets de bus pour Kota Bahru et profitons pour aller vérifier nos mails. Le repas du soir est pris au Matahari, vu la qualité des plats et de l’accueil. Encore une bien belle journée.

Samedi 18 juillet 09

Journée tranquille, qui débute vers midi, vu l’heure à laquelle nos filles se lèvent. Le propriétaire de notre GH propose de nous conduire à Kemaman, une ville à 20 km au nord. Cela tombe bien, il nous faut prendre de l’argent et il n’y a pas d’ATM à Cherating. Nous ne voyons aucun touriste sur place et nous prenons la direction du marché (le long de la rivière, après la gare routière) pour faire le plein de fruits (mangue, bananes, ramboutan, mangosteen, etc..). Nous trouvons aussi notre ATM et faisons le plein de fruits et d’argent. Notre prochaine étape sera les Perenthians et là-bas non plus, pas d’ATM. Les gens sont aimables et nous saluent facilement. Il faut dire que nous avons du succès avec nos filles jumelles. Apparemment, ici c’est un honneur particulier. Le patron de la GH ne nous a pas attendus, ce qui n’était d’ailleurs pas prévu. Pour rentrer, ce sera donc le bus local. Cela nous rappelle un peu les bus thaïs, vieux et poussifs. Nous montons dans le bus, nous sommes les seuls Occidentaux dans un véhicule bondé. Nous payons nos tickets à un vieux monsieur. Il reste quelques places à l’arrière et des gens nous font signe pour venir nous asseoir. Pas de ventilation, pas de climatisation, nous sommes en sueur. L’arrière du bus est plein de gosses qui rentrent de l’école. Les éclats de rire fusent, nous devons être l’objet de plaisanteries … Des « Hello » ou «How are you » aussi, premiers mots pour un premier contact. Pour descendre du bus, facile. Une sonnette que l’on actionne et le chauffeur stoppe. Pas d’arrêts fixes. Arrivés à Cherating, sur le haut du village sur la route nationale, nous utilisons la technique malaisienne et nous descendons avec des signes de main aux autres passagers. Nous regagnons la GH et commençons à nous gaver de nos fruits. Départ pour la plage, où la marée est à nouveau basse. De loin, nous voyons deux sortes de camping-car, le long des arbres. Nous partons voir. Un Allemand et un Suisse ! Ce dernier nous explique avoir mis son véhicule sur un cargo et il compte rentrer au pays … dans 2-3 ans, qui sait ! C’est un habitué des périples, son fourgon Mitsubishi a déjà traversé les Amériques, de l’Alaska à la Patagonie. Nous profitons des vagues, en même temps que pas mal de jeunes. La plupart des filles se baignent habillées et voilées, religion oblige. Et toujours cet excellent repas au Matahari, avec du poisson frais, cuisiné dans une feuille de banane et accompagné de sauce Sambal bien épicée. Nous aurons vraiment passé du bon temps ici. Nous ne pensions rester qu’une nuit, vive la flexibilité du routard.

Dimanche 19 juillet 09

Les réveils s’étalent sur la matinée. Nous prenons notre petit-dèj en face de la GH. 7 Canai (petites crêpes, pour lesquelles j’ai un faible, surtout celles au citron) et boissons (thé au lait sucré, jus d’orange frais) pour 7 RM. Puis, nous partons à la plage. Moins de vagues, mais par contre sans doute quelques méduses puisque qu’avec Nat, nous nous faisons piquer dans le dos. Sans gravité, juste une petite sensation de brûlure. On regarde dans l’eau , on ne voit rien. A midi, nous allons au Muda Café, directement sur la plage, petite cahutte tenue par un monsieur d’une soixantaine d’année qui fait quelques plats simples, telles que des nouilles ou du riz frit. C’est un personnage que nous avons là, toujours à rire. Il nous initie au bricolage en fabriquant des sauterelles et crevettes géantes à l’aide de feuilles de bananiers. Toute la famille s’y met et les filles démontrent une belle dextérité. Le temps est brumeux, voire couvert. Venteux sur la plage, chaud et humide dès le bord de la mer abandonné. Nous revenons à la GH vers les 16h30 pour ranger nos affaires, préparer nos sacs, récupérer une lessive. La soirée se déroulera au rythme de Cherating, tranquille. Repas dans un resto local, et pour finir un thé au Payung Café à écouter une radio Rock.

Lundi 20 juillet 09

Il fallait bien que cela m’arrive au moins une fois, grosse indigestion pendant la nuit. Une belle série de crampes intestinales, mais sans vomissement ni diarrhées. Le réveil est pénible vu le manque de sommeil et j’évite donc le petit-dèj pendant que les filles se gavent de Roti Canai. Il nous faut être à 08h30 sur la route nationale, 500 mètres plus haut, pour attraper notre bus. Vers 08h45, soit pile à l’heure, notre bus Transnacional arrive. Il suffit de faire signe pour qu’il s’arrête, mais apparemment le chauffeur savait qu’il devait embarquer des passagers à Cherating. Direction Jerteh, où nous descendrons pour aller ensuite à Kuala Besut, port d’embarquement pour les Perenthians. Tout a été organisé par téléphone avec Aziz, le propriétaire des Mama’s Chalets. Un taxi nous attendra à Jerteh, puis nous prendrons nos billets de bateau. 6 heures de route plus tard et d’une conduite irréprochable (avec une pause repas), nous arrivons à Jerteh. Le bus nous dépose sur la route principale, il nous faut marcher 10 minutes pour rejoindre la gare routière où notre taxi doit nous prendre en charge. 4 occidentaux qui marchent avec leurs sacs, on devrait nous reconnaître. Les chauffeurs de taxi nous sollicitent, mais sans agressivité et sourient lorsque nous déclinons l’invitation. Un homme s’approche, il porte une pancarte avec notre nom, c’est notre chauffeur. Il nous conduit à Kuala Besut (30 RM le trajet) et nous amène devant le Mama’s Holidays office où nous prenons nos tickets de bateau (35 RM le trajet p. pers., soit 70 RM A/R). Dans tous les guides, il est fait mention de bateau lent ou de ferry, mais ce type de transport ne doit plus exister. Nous avons le temps de prendre un petit repas avant le départ pour les îles. Nous discutons avec les 2 employées du bureau qui sont très sympathiques et qui veulent savoir beaucoup de choses, surtout nos âges. Voici le temps d’embarquer, nous nous rendons à la jetée. Comme pour Tioman, il faut s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour la conservation des fonds marins. Puis nous montons dans le bateau. Bateau ? En fait une grosse barque avec une bâche. Un panneau indique que l’embarcation est faite pour 12 personnes, nous sommes 18 à bord, les bagages en plus. Au port, la mer semblait bien calme, mais une fois la digue franchie, les flots sont légèrement agités. Plein gaz pilote. Apparemment, cela ne gêne pas le marin qui surfe plus qu’il ne navigue. Les sauts sont nombreux et vu que nous sommes à l’avant, on déguste. Rien de dangereux, mais cela tape fort parfois dans le dos ou la nuque. Les Perenthians sont rapidement en vue et il nous faut 40 minutes pour les atteindre. Après avoir déposé quelques passagers sur d’autres plage, nous voici devant le Mama’s et une barque plus petite vient nous chercher car il n’y a pas de ponton pour débarquer. Aziz nous accueille personnellement, je le remercie pour l’arrangement de notre transport jusqu’ici. Nos bungalows seront parfaits. Bon lit, douche et WC, ventilo, petite terrasse, classique. Ils sont dans un petit jardin et ne donne pas sur la mer. Ce sera 60 RM l’unité, alors que ceux qui sont au bord de l’eau ont la clim, mais sont à 180 RM ! Nous avions vraiment bien fait de réserver, car tout est plein et il y a même des gens qui arrivent avec leurs sacs à dos et qui doivent repartir en bateau faute de place. Petite déception quand même : il n’y a pas de plage devant le Mama’s. Juste une fine bande de sable, rapidement remplacée par du corail ou des rochers qui cisaillent les pieds. Avec la marée descendante, ces coraux sont même hors de l’eau. C’est la fin de l’après-midi, nous n’allons pas chercher une plage maintenant, alors nous trouvons un petit coin pour nous tremper tout de même. Ce soir, nos testerons le resto de notre emplacement, le … Mama’s ! Nous comprenons le pourquoi de ce nom. Apparemment, c’est la cheffe de famille qui règne en maître sur les lieux et le reste de la troupe a chacun son rôle, la caisse, le service, la réception. Les prix du resto sont corrects, mais tout de même plus chers que sur le continent. Normal. Il faut dire que l’authenticité malaise de Cherating a disparu. Il n’y a que des Occidentaux ici ou des Chinois, mais tous avec un porte-monnaie de touriste. Il faut nous réhabituer à voir autant de voyageurs. Il va nous falloir un jour, on verra demain. En sortant de notre bungalow, nous nous retrouvons nez à nez avec un beau varan, et dans l’arbre en face de notre terrasse, à moins de deux mètres, il y a de belles chauves-souris. La Malaisie est finalement bien présente.

Mardi 21 juillet 09

Le lever est tardif pour les filles, j’ai donc le temps de me prendre un léger petit-dèj avant de partir à pied en exploration pour les plages. Je file au sud, direction Abdul’s Chalet par le Jungle Trekk qui commence derrière le petit club de plongée. Après 15 minutes dans la forêt, il faut longer différent resorts, par la plage, et je trouve mon bonheur, après 25 minutes à pied environ. Les touristes s’entassent sur la portion de sable devant leurs chalets, mais en marchant un peu, tout au bout du chemin, il y a une plage de rêve, déserte, sable blanc et eau limpide. C’est LA plage. Et en plus, il y a un petit bistrot pour les boissons et un petit repas de midi. Courte baignade dans une eau transparente et je reviens sur mes pas, faire part de ma découverte. Je retrouve les filles en train de manger. Je vais vers Aziz pour louer masques et tuba (5 RM par jour et p.pers.) et une fois tout le monde prêt, départ. La marche n’est pas pénible et nous atteignons facilement mon petit coin de paradis. Il n’y a personne. Baignade, snorkelling dans les rochers qui bordent la plage. L’endroit est un véritable aquarium, les poissons sont nombreux, multicolores, n’ont pas peur de l’homme et viennent même si près que nous pouvons les effleurer. Nous testerons le petit resto pour un repas simple, du riz frit. Retour vers 18h00 pour une douche et se poser un peu après ces bains d’eau de mer et de soleil. L’endroit était idéal, mais pendant la marche du retour, nous avons à nouveau été confronté à ce tourisme de masse, qui passe sa journée sur une chaise longue, entassés sur un bout de plage. Pour cela Tioman et surtout Juara était bien différente, même si la clarté de l’eau et la blancheur du sable n’étaient pas comparables. En soirée, ce sera la rencontre avec la famille Foletti, dont Caroline est une inconditionnelle du site voyageforum.com. Cela fait de nombreux mois que nous correspondons par message interposé et le hasard a fait que cette année, nos dates et destinations de vacances coïncidaient ici. Bornéo pour eux, la péninsule pour nous, mais point commun, les Perenthians. Rencontre avec Jean-Paul, leurs enfants. Discussions, le verre de fin de soirée, l’amitié n’est plus virtuelle. Au moment de se coucher, un bel orage éclate. Il pleut très fort, les éclairs déchirent le ciel, le tonnerre est assourdissant.

Mercredi 22 juillet 09

Au lever, plus de pluie, mais un ciel brumeux et gris, comme souvent le matin. Il faut avouer que cela enlève un peu de magie aux paysages de ces îles. Le petit-dèj du Mama’s est bien moins cher et tout aussi correct ailleurs, c’est notre base culinaire. Nous prenons la direction de notre plage sauvage que nous faisons découvrir à Caro et ses enfants. Une bonne heure de snorkelling où nous admirons coraux, poissons, anémones (et ses petits némos qui se laissent chatouiller les flancs). Toujours aussi peu de monde, c’est incompréhensible, vu la beauté de la plage et des fonds marins. Un petit repas à la gargotte, puis vers le milieu de l’après-midi, nous prenons le chemin de la plage du Perenthians Island Resort, à l’inverse vers le Nord, après le Coral View. La plage est énorme, d’un sable blanc immaculé et l’eau d’une transparence exceptionnelle. Il y a un petit ponton à quelques dizaines de mètres du bord, d’où on aperçoit parfois des tortues. Par contre, pas trop de snorkelling ici, le fond est sableux et le bord vers les rochers n’est pas très intéressant. Fin de journée, douche pour tout le monde. Il faut se décider assez rapidement pour les restos, car les tables se remplissent vite. Vers 22h00 par contre, tout commence à fermer et nous sommes les derniers à table. La pluie recommence à tomber, non pas sous forme d’orage, mais fine et régulière.

Jeudi 23 juillet 09

Lever assez tard, comme d’habitude sur ces îles. Après un petit repas, retour vers notre plage préférée, nous ne nous en lassons pas, sans les filles qui dorment encore. Le ciel est bleu, dégagé. Nous rencontrons Caroline et une de ses amies. Nous partons snorkeller, vers un petit cap qui s’appelle Shark Point et où les bateaux qui font le tour de l’île s’arrêtent. Le paysage sous-marin est vivant, habité et splendide. Il y a des centaines de poissons et même des bancs de petits calamars. Et soudain, tout à la pointe, un requin de récif, suivi bientôt d’un deuxième. Un des deux doit bien faire 1m50, il est plus gros que ceux que j’avais vus l’an dernier à Koh Tao. Nous restons à les observer raser le fond. Ils sont parfois à moins de 3 mètres de nous, spectacle fascinant. Le petit moment d’appréhension passé, nous essayons de les suivre et admirons l’ondulation de leur queue. Après ce magnifique spectacle, petit repas au resto de la plage, nous sommes désormais des habitués. Je m’aperçois après avoir mangé que j’ai oublié mon porte-monnaie au Mama’s. Je suis bon pour me faire les 25 minutes de marche de retour. Dom m’attend, mais pour revenir ce sera un taxi-boat ! Pour la fin de la journée, nos regagnons l’autre plage qui s’apparente presque à une piscine géante. Les filles sont là, avec les enfants Foletti. Elles ont vu une tortue peu avant notre arrivée. Et même peut-être un requin. Le planning est rôdé, vers 18h30 douche pour tout le monde et une heure plus tard nous sommes installés à la terrasse du Mama’s, au bord de l’eau. Tout comme hier, la pluie s’est remise à tomber.

Vendredi 24 juillet 09

Un touriste m’ayant signalé une bande de singe dans les arbres qui bordent l’arrière du Mama’s, je m’y rends dès mon lever. Aucun animal en vue. J’apprendrai plus tard qu’une tribu de singes noirs, avec le contour des yeux blancs, faisaient les fous quasiment sur les terrasses des bungalows du Coral View. La famille Foletti les a même photographiés. Ce matin, snorkelling sur la plage du Perenthians Island Resort, rien de spécial, si ce n’est un gros baliste que nous n’avons pas pu approcher. Nous resterons sur cette plage toute la journée, avec juste un intermède pour le repas de la mi-journée. Mer translucide, sable fin, soleil, que demander de plus pour cette fin de périple. Ce soir, nous prenons une bière et le repas avec les Foletti au Paradise Restaurant, sur des petites tables directement au bord de l’eau. Le ciel est partiellement nuageux et offre de belles couleurs pour le coucher du soleil. On ne voit pas l’astre disparaître dans mer, car l’île d’en face fait écran. Néanmoins, le ciel prend des teintes rosées, puis orangées. Plus tard dans la soirée, le ciel se couvrira et un violent orage éclatera finalement en milieu de nuit.

Samedi 25 juillet 09

Quelques gouttes tombent encore à notre lever, le ciel est bien couvert. Nous repartons vers notre plage isolée dans le but de voir les requins. Nous nous rendons à la nage à Shark Point et malgré que nous restions presque une heure dans l’eau, aucun squale ne montre le bout de son aileron. Nous profitons de l’eau avant de changer de plage après le repas de midi. Journée baignade. Repas au Mama’s le soir et nous finissons au Paradise avec les Foletti, en achetant une bouteille de whisky malaisien (l’équivalent du Mékong thaï) que l’on mélangera avec du coca. C’est une des rares fois où nous aurons bu de l’alcool dans ce pays. Discussions, nous apprenons à nous connaître, invitations : rendez-vous est pris à Bordeaux !

Dimanche 26 juillet 09

Le départ approche, c’est notre dernier jour sur ces îles avant le retour sur l’Europe. Pas de baignade ce matin, mais lever tard, petit-dèj et remplissage des sacs. Notre bateau pour Kuala Besut est prévu à midi. Petite séance d’au revoir avec nos amis bordelais. Nous embarquons plus ou moins à l’heure avec une famille de Danois pour prendre la direction d’autres plages afin de remplir l’embarcation. Le bateau est plein, la mer est calme. Cela ne secoue pas trop, bien moins qu’à l’aller. Par contre, il pleut, une pluie fine et légère, qui fouette le visage avec la vitesse du bateau. Nous avions été serrer la main à tout l’aimable personnel du Mama’s et un des serveurs est même avec nous sur le bateau. A Kuala Besut, nous croisons un autre serveur au port, il avait pris un autre bateau. C’est celui qui était venu nous chercher le jour de notre arrivée avec une petite barque. Très souriant il avait souvent ouvert la discussion avec nous, et évidemment surtout avec nos filles… Il était vraiment sympa et sur le quai de Kuala Besut, nous procédons à un échange de t-shirt. Mon « Swiss » jaune et vert contre un maillot de foot de Barcelone !!! C’est Lauriane qui a insisté et cela se fait très naturellement, avec photo … Un taxi nous attend après la jetée, commandé par Aziz. L’organisation est parfaite. Il nous emmènera à Kota Bahru (70 RM le trajet) en une petite heure de route. Il nous dépose devant la KB GH où nous laisserons nos sacs en dépôt (2 RM le sac), le temps de visiter une partie de la ville. Il n’y a pas grand-chose à voir. L’ambiance nous fait penser un peu à une ville du Moyen-Orient. Il faut dire que Kota Bahru s’est autoproclamée « the Islamic City of Malaysia ». Mais attention, toujours dans l’esprit tolérant du pays, pas d’extrêmisme affiché. Les magasins de tissus sont nombreux, nous faisons un ou deux supermarchés. Il n’y a rien à acheter de spécial. Nous allons tout de même au centre culturel, près du stade de foot, où il y a quelques spectacles gratuits. Lorsque nous y sommes passés, c’était des percussions. Nous profitons d’envoyer nos derniers mails depuis un cybercafé. Il est bientôt l’heure de rejoindre l’aéroport pour notre vol Air Asia à destination de KL, vol réservé en mars dernier pour le prix de 10 Euros par personne… Devant la KB GH, il y a des gens qui racolent le touriste en se présentant comme taxi. Le gérant de la KB nous dit qu’on peut y aller les yeux fermés, donc nous acceptons la proposition d’un homme qui peut nous conduire à l’aéroport pour 20 RM, ce qui semble être le tarif local. Pas de borne de taxi, ni même d’inscription sur les portières, mais une voiture privée bien pourrie, visiblement bientôt au bout du rouleau. En 25 minutes, nous arrivons à l’aéroport sans encombre. Nous sommes un peu en avance. Nous avisons alors un petit resto local, pile en face de l’aéroport, il n’y a que la grande route à traverser. On s’y rend pour déguster nos dernières Roti Canai malaisiennes, avec des thés au lait sucré. Notre vol est à l’heure, l’avion est plein. Comme l’an dernier, Air Asia propose des Airbus visiblement neufs avec sièges en cuir. Une petite heure de vol bien tranquille, je devise durant le trajet avec mon voisin qui veut savoir ce que nous avons pensé de la Malaisie. Au moment d’atterrir, nous survolons KL et nous avons la chance de passer quasiment à la verticale des tours Petronas. Nous les aurons vraiment vues sous tous les angles ! Une fois à KL, nous arrivons au terminal des vols domestiques (LCCT) et même si les vols empruntent les mêmes pistes, le bâtiment des vols internationaux (KLIA) n’est pas le même. Dès la sortie, il y a une navette qui nous conduit au bon endroit (1.50 RM p. pers.), un bus vert avec le sigle KLIA sur le pare-brise. Une fois dans ce terminal, nous avons le temps, notre vol Qatarairways ne décolle qu’à 03h15 du matin. C’est le dernier à partir…comme si nous voulions profiter de chaque minute dans ce pays. Nous anticipons notre retour en Occident en mangeant au Kentucky Fried Chicken, seul établissement encore ouvert. Au moment d’embarquer, nous sommes assez peu dans la salle d’attente. Notre A 330 sera-t-il plein ? Oui, car il arrive de Bali et la plupart des sièges sont déjà occupés. Jusqu’à Doha, le vol sera cette fois tranquille et nous arrivons un peu en avance au Qatar. Quelques courses au Duty Free et nous embarquons vers Genève. Hormis quelques turbulences au-dessus d’Istanbul, notre vol est sans histoire. Nous posons à l’heure, c’est le retour à la maison.

Il nous faudra quelques jours pour prendre du recul et apprécier à sa juste valeur ce que la Malaisie nous a offert. La Thaïlande nous avait enchantés, mais cette année, notre enchantement est encore plus grand. Plus d’authenticité, peut-être de sincérité dans les rapports humains, une faune exceptionnelle, une fréquentation occidentale moins marquée. Oui, la Malaisie est une destination exceptionnelle pour les amoureux de ce type de périple et du continent asiatique. Comme pour tous nos voyages, nos têtes sont pleines de souvenirs, que la lecture de nos carnets de route ou la vision de nos photos nous rappellent avec délice.
Retour de notre voyage très nature dans l'Ouest américain English translation pending
by Nani16 · 2009-08-04 · 9 replies
Bonjour à tous, nous(moi 21 ans et mon chéri 22ans) sommes revenus le 18 juillet de notre périple aux Etats-Unis😎: boucle à partir de Salt lake city comprenant antelope island, craters of the moon, grand teton, yellowstone, cody, bighorn canyon, devil's tower, badlands, custer park, flaming gorge, dinosaur park, arches, dead horse point et canyonlands.

C'était notre premier voyage, autant dire qu'on revient plus que conquis et qu'on à qu'une envie y retourner!! Ce fut un voyage extraordinaire le retour à la "réalité" a donc été difficile, nous avons eu un temps splendide, les paysages étaient grandioses et les animaux etaient plus qu'au rendez-vous, ça tombe bien moi qui suis une vrai passionnée!!Mention spéciale aux americains pour leur acceuil si chaleureux, on est pas habitué à ça ici, c'est dommage!!On revient donc avec des souvenirs plein la tête et très satisfait de s'être lançé dans cette aventure(1an de préparation quand même).

Etant donné l'aide que m'a apporté tous les carnets de voyage que j'ai consulté, je vais essayer de faire le mien aussi! D'abord je tiens à remercier tous ceux qui ont eu la gentillesse de répondre à mes questions sur ce site ainsi que les differents sites internet tel que: roadtrippin, ouestusa... Petite dédicace particulière au carnet de voyage qui a été le déclencheur de ce voyage, celui de mlefevre:"Petites aventures en famille dans l'Ouest américain en juillet 2006 ".Merci🙂

Le voyage en chiffres: - 11h de vol🤪 - 8h de décalage horaire - 2bagages cabines + 2bagages en soute(3 au retour) - 26jours - 7700km parcourus - 4 états traversés - et 3560 photos + 6h de film.

Les dépenses, environ 5000 euros pour deux: - les billets d'avion 1677 euros - la voiture 890 euros - les parcs 90 euros - les campings 424 euros - la nourriture 410 euros - l'essence 400 euros - le reste c'est tout ce qu'on a acheté pour le voyage(tente, sac de couchages, camescope etc...)et les souvenirs.

L'avion: billets réservés sur opodo 6 mois à l'avance.Compagnie air france mais vol avec delta air lines.Vol direct de 11h.Aucun soucis, pas de retard.

La voiture: une chevrolet cobalt 4 portes on avait pourtant reservé une deux portes(pas que l'on préfere mais à cause du budget vu le montant de la taxe jeune conducteur!😠), on est d'ailleurs très content d'avoir eu une 4 portes, sinon bonjour le bazar avec nos sacs!!Nous avons été très très satisfait de la voiture(confortable et spacieuse) pour deux c'est amplement suffisant à mon goût!

Sinon réservation faite avec elocations, à ce sujet pour les moins de 25ans n'attendait rien d'autoescape, on a été très déçu:service clients mauvais, ils ne nous ont jamais recontacté bien qu'ils devaient le faire, impossible de marchander le prix(avec eux la même voiture était à 1200euros!!!). Par contre elocation tout l'inverse, aimable, on a pu descendre de plus de 200euros le prix initial, pack jeune avec un plein d'essence offert etc...

Prise de la voiture à Salt lake city au guichet d'Alamo, aucun soucis durant le voyage.

Logement:Camping tous les soirs sauf à Moab où nous avions réservé une cabin pour les 4jours(on a bien fait vu la chaleur) et à salt lake city pour la dernière nuit dans un motel reservé lui aussi à l'avance. Pour les campings, aucune réservation excepté deux campings celui d'antelope island et de flaming gorge(d'ailleurs inutile il y avait plein de sites libres).

La nourriture:Nous n'avons quasiment jamais mangé dans des restaurants excepté à keystone dans une très bonne pizzeria et 2 à 3 fois au Mac do ou Burger king.Sinon c'était sandwichs ou boite de conserves au camping(d'ailleurs on a été impressionné par la quantité de sauce dans les boites)!!On a acheté une glacière(15$) et un réchaud(30$).

Mode de paiement: On avait pris pour 300euros de travellers chèques et 250 euros d'espèces , sinon mon copain avait pris une carte gold et par chance avec sa banque il n'y avait aucun frais de commission(que se soit pour les retraits ou pour payer).

LE VOYAGE:

- 1er jour(22/06):Départ de Paris vers 11h30, n'ayant jamais pris l'avion on a été un peu stréssés par les controles à l'aéroport.Vol tranquille mais très long, j'ai adoré le passage au dessus du groenland c'est splendide!Arrivée vers 15h, j'ai trouvé les controles plus simpas là-bas.Prise de la voiture et route pour antelope island, c'est une île magnifique. Le camping est génial les sites sont très espacés(en plus il n'y a pas grand monde) et la vue est très belle.

- 2e jour(23/06): Route pour craters of the moon(idaho), parc simpa(1/2 journéé suffit amplement).A retenir très beau panorama en haut du volcan inferno cone.Camping à Arco au mountain view, simpa et sanitaires impeccables à recommander! la suite bientôt.
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac English translation pending
by Tomas3 · 2009-07-15 · 82 replies
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...

Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)

L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.

Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...

D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...

Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.

Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Location de voiture aux États-Unis: donne avis English translation pending
by Caribou44 · 2009-06-18 · 36 replies
Bonjour,

ça y est, sniff, je suis de retour. Alors que j'avais "l"habitude" de passer par Autoescape, j'ai tenté elocationdevoiture le courtier en second était une boite allemande : drive FTI le prix pour un SUV (pb de dos pour bagages dans le coffre) 578€ pour kilométrage illimité, 2 conducteurs, 1 plein inclus, 1m de $ de couverture, remboursement de franchise en cas de pépin.24 jours de location à Denver Somme débitée qqs jours+ tard ( en février pour départ fin mai) Voucher une semaine aprés Qqs jours avant le départ: mail de rappel avec un "guide" de la loc de voiture destiné aux novices, certes, mais clair et bien fait A l'arrivée alamo a bien essayé de vendre un véhicule plus cher, plus les gadgets habituels (GPS) plus les assurances superflues plus l'assurance 24/24 etc... J'avais choisi un Chevrolet Equinox. Je l'ai trouvé un peu "cheap" ( volume et finitions)-il y avait des myriades de japonaises mais rouler en toyota là bas pas question ; je voulais du local (pour le son du V6..) J'ai choisi un Ford Edge (taille grand Picasso avec grosses roues: en plus large quoi!) Véhicule TRES confortable 15000km tres propre, tres logeable pour 4 maxi paske le coffre était déja bien rempli avec 2 grosses valises, 2 bagages cabine et...la glacière, plus les objets qu on ne sait où mettre. Donc à 2 c'était parfait! Conso: 10l, 5 / 100 ça grimpe dur dans le Colorado. 9l/100 sur Highway à 65 mph Ordinateur de bord, toit en verre ouvrant et occultable, lecteur MP3 6 discs Et radio XTM ( radio satellite thématique sans pub - la pub ça me saoule à la longue) 5000 km parcourus sans soucis Un point gris clair: le freinage de ce genre d'engin... mais vu la courtoisie et la "zénitude" des conducteurs US aucune frayeur. très content je suis! au retour aucun souci

Voilà! à méditer pour les hésitants Autres renseignements sur demande

Alain

PS evidemment je travaille pas (plus) pour Ford!
De retour de Las Vegas et des parcs nationaux English translation pending
by Angelique77 · 2009-04-28 · 69 replies
Je suis de retour de mon périple de 13 J à Las Vegas et dans les parcs nationaux (death valley, grand canyon, monument valley, lac powell, bryce canyon et zion park) depuis le week-end dernier. Tout s'est déroulé à merveille. Je suis enthousiasmée par ce voyage inoubliable. Nous en avons pris plein les mirettes. C'était magnifique. Le retour est bien difficile (décalage horaire et climat obligent !). La reprise du boulot a été très compliquée lundi ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Dès demain, je tâcherai de résumer ce voyage mémorable. C'est à mon tour, cette fois-ci de partager mon expérience après avoir profité de celle des autres. Je tiens d'ailleurs à remercier toutes les personnes qui m'ont permis de préparer au mieux ce voyage. Vos conseils m'ont été très précieux.
Rencontre VF sur Avignon le week-end du 13/14 juin 2009 English translation pending
by Yoarom · 2009-04-08 · 159 replies
Bonjour a tous les membres du Forum, en particulier ceux du Forum Antilles, Amerique centrale et Amerique Latine. Avec l'arrivée des beaux jours, je vous propose une rencontre à l'ombre des oliviers de notre belle région, pourquoi pas sur les Alpilles...on pourra passer une belle journée à échanger nos "tranches de vie" de voyageurs, échanger infos et impressions et surtout...faire connaissance! Alors, amigos de Avignon, Orange, Aix, Arles, Nimes, Montpellier (et ailleurs!) n'hesitez pas à me contacter, et fixons ensemble une date (le w.end de l'Ascension ?). Hasta pronto, bien amicalement, Robert.😉 Y Viva los Latinos !😎
Croisière transatlantique Brésil-Savone sur le Costa Magica en mars 2010 English translation pending
by Beemol · 2009-03-09 · 40 replies
Bonjour Mon mari et moi avons réservé la transatlantique Brésil / Savone sur le Costa Magica en mars 2010; nous aimerions avoir des contacts avec les personnes qui ont déjà effectué cette traversée et qui pourraient nous donner des conseils sur les excursions à faire au Brésil et leurs impressions sur ce voyage. D'avance merci
Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
by Jipi · 2009-02-09 · 541 replies
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise a plus
Projet de voyage à Madagascar pour 2010 English translation pending
by Koudou · 2009-02-01 · 9 replies
Bonjour à tou(te)s (et aux spécialistes de Madagascar) !

J'ai cru comprendre que en ce moment, les choses ne sont pas très favorables pour aller visiter Madagascar pour la première fois. Je vais donc essayer de voir pour préparer quelque chose pour 2010. En fait, je ne suis pas totalement certain que ce soit si dangereux que cela pour les touristes. Seuls ceux qui habitent sur place pourraient le dire, mais ce n'est pas ce qu'on lit dans la presse ni même ce que veulent bien dire les Affaires Etrangères en France qui pourrait être pris pour parole d'évangile. Les premiers souffrent du grave défaut de rechercher du sensationnel et arrivent à faire croire que Paris est à feu et à sang quand il y a des manifs et que des voitures sont brulées en banlieue, et les deuxième ne servent pas le public, mais font de la politique. C'est comme ça par exemple que tout le monde est désormais convaincu qu'aller au Zimbabwe, c'est aller au devant de sa mort, alors que tous ceux qui y sont allés en sont encore à se demander pourquoi on leur à dit ça tellement c'est calme et accueillant.

Bref, pour revenir à Madagascar, je voudrais organiser quelque chose pour 2010 pour des amis : on serait entre 4 et 8 personnes.

Voici donc tout un tas de questions pour lesquelles je sollicite des avis et des conseils pour essayer de faire un programme de découverte

1. Saison Le premier point, c'est le temps : la plupart de mes amis n'aiment ni la pluie, ni le froid. C'et d'ailleurs le cas de la plupart des voyageurs que je connais, sauf ma soeur et son mari qui se délectent à grimper sur des cascades gelées. Il y a de tout pour faire un monde ... La chaleur moite et étouffante est semble-t-il plus acceptée, mais il s'agit d'un voyage d'agrément. Donc plutôt tempéré. Reste les autres points qui sont liés aux saisons : faune, flore, fruits, fêtes.

Question quand y aller ?

2. Durée Le temps en soi n'est pas vraiment un obstacle. La durée est évidemment liée à d'autres facteurs comme le prix, ce qu'il y a à visiter, etc... Disons que l'on peut partir sur la base de 2 à 3 semaines pour donner une chance à ceux qui travaillent de venir aussi. Mais cela va obligatoirement restreindre ce qu'il est possible de voir dans ce laps de temps.

Question : quelle durée prévoir ?

3. Confort De façon standard, le confort recherché est plutôt du 2* à 3* (niveau français). Ce n'est pas une obligation, et dormir chez l'habitant (cela peut être très confortable ou très inconfortable) ou en bivouac n'est pas à écarter si c'est une condition pour voir quelque chose d'exceptionnel ou même d'intéressant. Le logement n'est donc pas une barrière en soi, si ce n'est que la possibilité de prendre une douche est important, et que un bon hôtel tous les 2 ou 3 jours est un élément de faisabilité pour beaucoup

4. Nourriture Très important pour mes amis et moi. Nous sommes capables de manger un peu partout (à vrai dire, on adore), mais les repas sont des éléments importants. On a mangé dans la rue sur des tabourets en plastique dans les rues poussièreuses de Hanoï, sur le bord de la route dans des daba dans le Rajasthan, dans des gargottes un peu craspouille dans une ruelle derrière le marché dans le Yunnan, et même des hamburgers bien gras en Arizona. Cela dit, on a aussi fait des restaurants haut de gamme dans ces pays. La nourriture est donc importante, car nous cherchons à goûter chaque fois ce qu'il y a de meilleur, et s'il faut aller dans un boui boui à la limite de l'infâme pour le goûter, on ira. Mais il faut que ce soit bon (y compris des larves de libellule grillées, du rat des champs au brasero ou de la soupe de piranha). Ah si, une limite : certains ne supportent pas très bien le piment.

5. La nature Paysages, animaux, flore, tout ce qui est nature. J'ai l'impression qu'il y a tout ça à foison à Madagascar, et donc la difficulté principale va être de composer au mieux le programme. L'objectif de voir la nature, est un des éléments principaux de la motivation du voyage

6. Les gens, la vie quotidienne C'est un bon tiers de notre attente. Il ne s'agit pas de visiter des villages ou que sais-je, mais plutôt de faire partie de la vie quotidienne. Comme c'est antinomique avec un voyage où on ne fait que passer rapidement, c'est toujours un point délicat. Les lieux privilégiés pour ça, ce sont les marchés et les fêtes. Mais c'est aussi un repas, une partie de pêche, partager un thé, ...

Question pour les points 3 à 6 : Quel programme, quel type d'organisation (agence ou chauffeur) ?

Dernier point d'importance : la photo, car il y a parmi nous plusieurs photographes.

Des idées, des suggestions, des propositions ? 7. Le transport A priori, le seul moyen de transport qui soit une activité en soi, c'est le bateau. Sur rivière ou sur la mer, on aime bien, même si personnellement, j'ai vite choppé le mal de mer. Mais autrement, tout ce qui peut aider à aller dans une endroit qui soit chouette est un transport bienvenu. Nous ne sommes pas des adeptes du trek, mais marcher un peu n'est pas rédhibitoire. On peut monter à dos de mule ou d'âne, à l'arrière des petites motos, etc...

8. Guide accompagnateur. Dans ma conception, la fonction n°1 du guide est de nous faire gagner du temps : nous serons là pour 15 à 20 jours, et dans ces conditions, il n'est pas vraiment judicieux d'arriver dans un endroit pour prendre un bateau en découvrant qu'il n'y en a pas avant deux jours. Son deuxième rôle est de nous parler de la vie quotidienne. Pour le reste, nous avons tous des guides de voyages qui nous raconteront l'histoire ou la géologie. C'est ce qu'il n'y a pas dans les guides imprimés que nous demandons au guide-accompagnateur. Et puis bien entendu, il sert aussi d'interprète ...
Mutation à Mayotte en été 2009 English translation pending
by Chriscomari · 2009-01-23 · 67 replies
bonjour, j'ai déjà mis plusieurs messages sur ce forum sans avoir de réponses alors je pense que j'ai fait une mauvaise manip!! voilà mon époux est muté a mayotte cet ete et nous le suivons en famille pour une durée de deux à trois ans. j'ai deux filles une de 10 ans qui doit entrer au cm2 et l'autre de 15 qui fera sa seconde generale. je sais que nous allons vivre sur petite terre, et d'apres les discussions du forums j'ai pu lire qu'il y a des ecoles privées sur petite terre. justement je voulais savoir si l'ecole jadessiane est une bonne école et comment inscrire dès à present ma fille? quant au lycée on m'à dit qu'il y en a un a pamandzi? qu'en pensez vous pour ceux et celles qui le connaisse? ma grande fille qui est une ado se pose beaucoup de questions, comme toutes les ado elle a peur de ne pas trouver de jeunes de son âge et qu'il y ait peu d'activités pour eux. pouvez vous me dire comment cela se passe pour les jeunes là bas? de ce que nous avons pu voir, elle est deja enchantée de la beauté du lagon et le fait qu'il lui sera possible de plonger. nous avons vécu en cote d'ivoire et djibouti et le dépaysement ne nous fait pas peur. ceci dit elle etait plus petite!! sinon pour les inscriptions au lycée peut on le faire par internet? tout ce qui est fournitures scolaires peut on avoir une liste? quant à moi je suis infirmière et j'ai postulé au CHU de grande terre, où j'ai obtenu un poste. ceci dit j'ai pu lire aussi que de petite terre a grande terre il faut prendre la barge et que cela revient assez cher? il y a t-il un hôpital sur petite terre? je travaille au bloc operatoire et là je pouvais avoir un poste en salle de soins post interventionnelles.(reveil) si il y a un hôpital sur petite terre quels type de services il y a t-il? où donne t-on sa candidature? je n'arrive pas à avoir leur site internet. vous qui êtes à mayotte pouvez vous me conseiller? je vous remercie pour toutes les reponses que vous m'apporterez. encore une chose, ici en france j'ai un ford cmax diesel, avec pas mal d'electronique, ne vaut il pas mieux que je le vende en france pour emmener un autre vehicule moins sophistiqué? pour l'essence est elle au même prix qu'en france? ma petite fille fait du piano, mais je ne pense pas emmener le sien, il y a t-il des possibilité de continuer de cet instrument et d'acheter sur place un clavier tout simple? ou dois je l'emmener? mille merci encore pour ses reponses, nous sommes ravis de venir, mais pour tout déménagement de plus si loin on se pose toujours mille questions!! en tout cas appareil photo et camescope seront dans les bagages vu cette si belle île qu'ils nous tarde de connaître! merci a tous pour vos reponses, cordialement chris.
Souper chez les Cubains? English translation pending
by Emie42 · 2009-01-13 · 123 replies
Salut à vous tous, 🙂 je suis nouvelle sur le forum. Je vais en mars à Varadero. J'ai déjà entendu parler qu'ils y avaient des cubains bien sympathiques qui offraient des repas chez-eux. Apparamment très bons. Ils y en a qui en ont profité de ces bonnes soirées chez les gens de là-bas?? Merci beaucoup. Au plaisir de vous lire.
Shopping et sorties à Bangkok, choix d'une île pour se reposer? English translation pending
by SamiraSun · 2009-01-03 · 35 replies
Salut!

En février mes copines et moi nous partons en Thailande, et nos premiers jours seront à Bangkok... Donc aurez-vous la gentilesse de me faire part des bons plans shoppings et sorties dans la ville.

Et par la suite nous voudrions aller se reposer sur une île, mais le choix est tellement vaste que nous avons du mal à faire à se décider lol, alors l'idéal serait de savoir quelle est la meilleure ILE d'aprés vous!?

Thanks😉

P.S: si vous avez d'autre infos pouvant être intèrresantes (concernant pas mes demandes mais en rapport avec la Thailande coum même lol) alors n'hésitez pas lol, merci.
Voyage tranquille au Mali English translation pending
by Mamina64 · 2008-12-09 · 53 replies
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres… Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !

Vendredi 21 novembre 2008

Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !

Samedi 22 :

Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Installation au Canada et au Québec: les liens English translation pending
by Thierry0308 · 2008-12-03 · 33 replies
Bonjour a tous, Il y a beaucoup de questions sur le sujet de L’installation au Canada et au Quebec. Allez donc voir sur ces liens et prenez le temps de naviguer avant de poser des questions. Je sais qu’il n’est pas facile de s’expatrier et que l’on ne sait plus comment gérer toutes les questions que l’on se pose lorsque l’idée de partir s’est installée. Avant de partir et surtout de larguer votre travail ou de rendre les clefs à votre proprio, renseignez vous en allant directement a la bonne adresse. Vous éviterez ainsi les réponses farfelues à vos messages.

Pour commencer : Moteur de recherche principal pour le Canada :
http://www.google.ca/ Cochez la case « pages Canada » et poser votre question. Si vous naviguez à partir de google.fr, le résultat sera moins précis

Immigrer et s’installer au Canada : http://www.cic.gc.ca/francais/index.asp Immigrer et s’intaller au Quebec : http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/index.asp Travailler temporairement au Canada : http://www.cic.gc.ca/francais/travailler/prolonger.asp Venir en programme Vacances/Travail au Canada http://www.dfait-maeci.gc.ca/canada-europa/france/relations_uni/prog_mobilite-fr.asp Venir étudier au Quebec : http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/informations/etudier-vivre/index.html Importer ses effets personnels au Canada y compris un véhicule : http://www.cbsa-asfc.gc.ca/publications/pub/rc4151-fra.html#P007 Chercher un logement au Quebec Chercher un logement à Montréal : http://www.toutmontreal.com/logements/ Chercher a Louer un Logement ou acheter direct du proprio : http://location.duproprio.com/ Bureau d’assurance du Canada : http://www.ibc.ca/fr/index.asp Départ du Canada : http://www.cra-arc.gc.ca/tx/nnrsdnts/ndvdls/lvng-fra.html

Et enfin ! L’histoire du QUEBEC. Il est bon de connaitre le pays qui vous acceuil. http://home.ican.net/~galandor/histoire.htm

Il y en a encore une multitude mais attention aux sites bidon. Beaucoup ouvrent des sites internet sans même être renseignés sur le contenu qu’ils y mettent.

Voila. Bonne ballade sur la toile et après, posez des questions pertinentes.

Je conseil aussi aux Français qui résident au Québec d’aller visiter ces sites et de répondre en suite aux questions du Forum. Surtout, de ne pas oublier que vous aussi avez eu un jour l’envie de partir. Le savoir se transmet. Le partager est une belle chose. Allez donc voir dans les cimetières touts ceux qui pensaient être indispensables et regarder ou vous avez les pieds. Sur Terre et elle tourne toujours sur le même axe. Mes excuses pour cette parenthèse qui ne s’adresse qu’à quelque uns mais je lis parfois des réponses pas très sympa.

Voila. Bonne ballade sur la toile et après, posez des questions pertinentes et si d'autres ont de bons liens, n'hésitez pas à les partager.

Salut, Thierry
Départ sur le MSC Poesia le 26 novembre 2008 English translation pending
by Desbell83 · 2008-11-14 · 50 replies
Bonjour à tous ce jour je viens de reserver une croisiere de 12 jours a partir du 26 Novembre a bord du MSC Poesia en route pour :

Genes, Katakolon, Athenes, rhodes, Alexandrie, Limassol, Marmaris, Heraklion, Naples et Genes.

Y a t'il d'autres participants du forum qui partent a cette date, ainsi que des croisieristes ayant deja fait ce periple, si oui avez vous quelques renseignements utiles concernant les differentes excursions lors des escales ?

En vous remerciant, je ne manquerai pas a mon retour de vous faire part de mes impressions concernant ce voyage - bien cordialement
Carnet de route: de l'air, de l'eau, la vie Namibie! English translation pending
by Colybri · 2008-11-12 · 19 replies
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !

05 juillet – 22 juillet 2008

GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.

.............................

VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».

· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !

Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.

Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.

Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : .........................

Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles

7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.

Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…

Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.

direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…

Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !

.............................................................................

La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées

......................................

Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .

...................................

Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...

Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…

Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.

Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …

...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ..........................

Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.

Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.

......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) .. ......



La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.

L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.

Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.

Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...

.............................

Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…

A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.

..................................

Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…

.........

Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. .................................................................

Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.

.......... .................................

Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…

............................................

Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.

..........

Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…

.............. ............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube

L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.

Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.

Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...

.......... Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.

Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.

.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.

.....................................................................................................;....... ....

L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…

La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !

... ....



Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.

Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.

Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !

....

Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.

......................................................



La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.

.............................

Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.





A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .

..............

La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.

......

Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.

Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.



....

Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.

Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.

A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.

..

Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .

..... .......................................

A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.

Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.

Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.

Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.

Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.

.....



Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.

.. ................................

Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.

................

Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.

.....

......

Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.

............



Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!

Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.

......... ....................

Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !

Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.

.....

L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.

Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.

Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.

Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.

......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière ! Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais… Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.

......................................................................Les perruches de Mowani camp...........

...................................



Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.

Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !

............

Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.



Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.

Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.

Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ........................................

........................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....

...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)

........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 ! .

....

Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.

Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊

............
Oserai-je demander qui va aux Etats-Unis en juin 2009? English translation pending
by LeTigre · 2008-11-11 · 747 replies
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎 En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Répercussions sur les voyages de la crise financière aux États-Unis? English translation pending
by Delesag · 2008-10-03 · 26 replies
Pensez-vous que la situation financière actuelle risque de rendre dangereux un voyage aux états-unis l'été prochain? Mon mari devient réticent pour faire ce voyage, il a peur des répercussions qu'il peut y avoir dans le pays.

Qu'en pensez-vous?

Agnès
Enceinte au Laos: traitement anti-paludisme? English translation pending
by Sayaline · 2008-09-08 · 29 replies
Bonjour à toutes et à tous, je suis nouvelle sur le forum et j'avais une question à vous posez. voila je suis jeune mariée et nous avons décidé de partir en voyage de noces début novembre au Laos et en Thailande. nous restons 8 jours à Luang Prabang et 5 jours à Ko Samet. Depuis, je suis tombée enceinte du coup je me pose pas mal de question notamment concernant le paludisme. Mon mari étant originaire du Laos me dit que je ne craint rien, qu'il faut se protéger. Je serais enceinte de 4 mois et ma question est la suivante : pensez vous qu'il soit irrésponsable de partir sans traitement anti palu dans mon état? Pensez vous qu'il faut remettre ce voyage à plus tard. J'ai appelé l'institut Pasteur qui m'a dit qu'il n'y avait qu'à Vientiane où le risque était de zéro au Laos et qu'il fallait éviter d'aller au Laos dans mon état. Merci de bien vouloir me donner votre point de vue.
Hôtel Pine Bay Holiday Resort à Kusadasi English translation pending
by Nickel1986 · 2008-05-29 · 156 replies
Bonjour, Je suis nouvelle sur le site, j'ai lancé une nouvelle discussion hier, mais apparemment je n'ai pas fait tout ce qu'il fallait, parce que je ne la trouve pas !! (eh oui, je suis blonde)🤪 Nous partons le 16 juin avec notre fils de 4 ans à l'Hôtel PINE BAY HOLIDAY RESORT de Kusadasi. J'ai lu que les critiques étaient bonnes mais ma question est essentiellement basée sur le parc aquatique. Nous avons appris qu'il y aurait un nouveau parc aquatique DANS l'hôtel à partir de cet été. J'aimerais savoir si vous avez été récemment dans cet hôtel et si le parc est ouvert ou si je me suis fait avoir ! J'ai vu aussi qu'on parlait du parc aquatique Adaland, le connaissez-vous, fait-il partie de l'hôtel lui-même ? Merci pour vos réponses
Sécurité suite aux derniers évènements en Afrique du Sud? (mai 2008) English translation pending
by Soliles · 2008-05-26 · 12 replies
Bonjour à tous. Bien que ce soit ma première intervention sur ce forum, voilà plusieurs mois que je vous lis et m'inspire de vos conseils pour la préparation d'un voyage de sept semaines en Afrique du Sud, Botswana et Namibie. Je comptais bien vous revenir avec quelques retours d'expérience, mais voilà .... En réalité, je suis censé déposer un camion d'expédition aménagé camping car le quatre juin à Anvers, direction Durban, avec arrivée le 27 juin. Ensuite, traversée rapide de l'Afrique du Sud pour récupérer ma famille à Windhoek, et se ballader en Namibie et Botswana. Je me pose la question de savoir si les récents évènements 'ethniques' en A.S. ne constituent pas un obstacle au niveau sécurité, pour le débarquement à Durban et le trajet vers la Namibie. J'ai appellé l'ambassade à Bruxelles, qui tout en minimisant la portée des évènements pour les touristes, conseille d'attendre quelques jours pour voir l'évolution de la situation. Je n'ai pas le temps de prendre du recul car je dois confirmer les vols et embarquer le camion dans moins de dix jours. Quelqu'un d'avisé a t-il un conseil? Merci d'avance.
Les cabines Samsara du Costa Concordia English translation pending
by Capcroisette · 2008-04-21 · 9 replies
Bonjour,

Ayant décidé de découvrir la croisière avec mon épouse nous avions retenu l'idée de choisir celle organisée par COSTA le 28 mars 2009 sur le CONCORDIA intitulée Les trésors de l'histoire. Notre choix se portant sur le programme SAMSARA je veux donc réserver une cabine SAMSARA extérieure ( située sur le pont SPAGNA, c'est à dire le plus haut habitable pour les croisiéristes ).

Je suis donc attentivement les différentes discussions sur ce forum et la dernière que je viens de lire me porte à y réfléchir par 2 fois avant de réserver.

Je m'explique : paraîtrait que les soins SAMSARA ne sont pas tout à fait conformes à la description qui en est faite et que le fait de prendre ses repas au restaurant dédié SAMSARA pose des problèmes pour les soirées de gala !!!

Je sais bien que dans tous les commentaires il faut " en prendre et en laisser" mais je voudrais éviter de me tromper car comme je l'ai dit il s'agira de notre première croisière.

Alors dois-je prendre COSTA ou une autre compagnie?

Est-ce que quelqu'un peut me renseigner plus avant sur cette histoire de SAMSARA : cette option en vaut-elle le coup ou est-ce de l'attrape touriste ( chose que je déteste car je veux bien payer mais j'entends que, en retour, ce qui m'est apporté mérite ce supplément de prix )?

Merci d'avance à tous ceux et toutes celles qui voudront bien me faire part de leurs réflexions et de leur expérience.
Lima - Pisco - Ica - départ pour Arequipa... en 1 jour? English translation pending
by Angebe · 2008-04-08 · 32 replies
Bonjour,

J'atteri un samedi soir à 22h30 à Lima et j'aimerais être en route pour Arequipa le 23 au soir afin d'y arriver le 24 au matin.

Pensez vous qu'il me soit possible de passer voir Pisco et Ica (et Huacachina qui est la raison pour laquelle je veux aller à Ica) entre temps? A partir de quelle heure pourrais je trouver des bus faisant Lima - Pisco? De Pisco à Ica il me semble que les liaisons sont régulières... Et à quel heure sont les derniers départs en soirée d'Ica à Arequipa?

Faut il réserver pour ces différents trajets?

Je n'aurai pas vraiment le temps de me retourner en arrivant à Lima pour chercher si je veux faire ça si vite...

Pour un tour éventuel en Buggy à Huacachina, est il aisé de trouver un départ imminent? Avez vous une idée des prix moyens? (j'ai trouvé 19 euros sur peruinsolite).

Il ne me semble pas avoir lu qu'il y avait une gare routière en tant que telle dans ces villes, faut il donc se ballader avec son gros sac à dos pour les visites? Ou bien est il possible de trouver des consignes?

Merci
Le tourisme de luxe ethnique English translation pending
by Kokonuth · 2008-03-17 · 201 replies
bonjour à tous!!!

je suis actuellement étudiante en master international du luxe et je me destine à une carrière dans le tourisme de luxe.

mon mémoire a pour sujet le tourisme de luxe ethnique.

je souhaite vous soumettre un petit questionnaire qui m'aiderait à approfondir mon mémoire.

merci d'avance pour vos réponses

questionnaire:

Que représente pour vous le tourisme de luxe ethnique ?

Y a t il une destination qui reflète bien ce tourisme ?

Connaissez vous des voyagistes ou chaînes d’hôtels spécialisé dans ce type de voyage ?

Avez-vous déjà voyagé de cette manière ?

Si oui, quel est votre ressenti ?

Pensez vous que ce type de tourisme nous offre une rencontre juste et sincère avec la population locale ?

Pensez vous que ce type de tourisme tend à un tourisme solidaire ?
Retour d'une semaine à Montréal English translation pending
by Exorcist · 2008-03-15 · 61 replies
Salut à tous ! 😎

Je reviens d'un pti 10 jours à Montréal ( je suis revenu hier ) et dans la foulée de ce que j'avais fait l'année dernière pour Dubai ici je vous livre mes impressions, sans complaisance ! Montréal en hiver ça donne quoi, pas trop froid ? Ba oui et non ! Dès ma sortie de l'aéroport, le froid m'a mordu ! J'avais ressenti ça pour l'humidité au Japon et aux Emirats, cette impression d'un climat que t'as jamais ressenti, ba là le froid pareil ! Je me suis dit que j'allais bien me les cailler ici ! Ensuite avec une bonne veste et un bon pull ça passe, mais comme je suis un mec super chanceux on a mangé 2 tempêtes en une semaine, avec des températures nocturnes frisant les -15. Je passe toujours sur le forum pour concocter mes vacances pour avoir une idée des destinations, et j'étais intéressé par Montréal. On m'y avait conseillé d'éviter l'hiver, mais je pensais que c'était encore un de ces messages de râleurs qui sont jamais contents, je reconnais que des fois c'est chiant. La neige fond petit à petit et se transforme en une mare d'eau gelée, tes pieds sont souvent mouillés, la neige dans les yeux... Autre importance déjà mentionnée dans le forum : au Canada, il faut prendre en compte le "refroidissement éolien" et non pas la température brute, si bien que des fois il va faire un petit - 2 mais à cause du vent ( venu d'où d'ailleurs?) tu peux ressentir comme si il faisait - 15 ! En bref quand le vent s'en mêle... C'est la merde !

Donc OUI en hiver il caille à mort, mais en même temps pour un français habitué à la grisaille et à la pluie, c'est super dépaysant et bien sympa, toute cette neige ! Montréal c'est cher ou pas ?

Euuhh... un peu moins cher que Paris. Paris étant pour moi plus chère que Tokyo mais moins que Londres, je pensais faire de bonnes affaires avec le taux de change euro/dollar, mais rien de flagrant. Vous imaginez pas faire de super affaires quoi, le dollar canadien c'est pas dla monnaie de singe, genre pouvoir d'achat X10 comme au Maroc. Fin de l"hiver oblige je pensais m'acheter des gros pulls bien moins cher au Canada ben j'ai rien trouvé de donné, à part des trucs moches. Comme en France quoi, tu veux un beau truc faut y mettre le prix. Truc marrant le Canada disposant du quart des réserves d'eau potable de la planète l'eau y est donnée ! les 30 bouteilles d'eau à 3 dollars ça m'a choqué ! Je comprends toujours pas pourquoi le Perrier est plus cher à Paris qu'à Montréal Dubai ou Tokyo... Affaire à suivre😛 Montréal c'est Paris dans 10 ans !

J'ai jamais entendu une connerie pareille, à part dans les bobo magazines, comme Elle, qui te font 3 pages sur un créateur alors que Paris est LA ville pour ça. Ils sont comment les Montréalais !

Mélangés ! Des gens de partout, comme à Paris. Arabes, Asiat, Noirs, on trouve de tout, ce qui fait qu'on trouve aussi de la cuisine de partout ! Ils sont aussi assez sociables et ouverts, mais j'ai pas eu l'occasion d'en rencontrer beaucoup. Quand on voyage dans une ville on "sent" souvent les habitants, et là rien à dire ! Jles ai pas trouvés rustres, ni particulièrement stressés. De bonnes gens quoi. T'étais ou à Montréal ? A l'hôtel du Fort, dans une rue collée à une des grandes artères de Montréal, la rue Sainte-Catherine. J'ai eu cet hôtel à un bon prix, et je le recommande à tous : le service est bien, il est bien noté dans Trip Advisor et les chambres sont spacieuses. Les réceptionnistes souriants et professionnels, parlant français et anglais. Pas de surprises dans l'hôtel ? Si, vers une heure du matin on tape à ma porte et sur qui je tombe : 2 prostituées qui me disent que j'ai commandé leurs services : ça tombe mal j'étais avec ma fiancée, et c'était surtout complètement faux. J'en ai parlé à la réception, ça m'a surpris qu'ils laissent rentrer n'importe qui comme ça sans rien demander... Un autre truc, quelle ne fut pas ma surprise un jour de trouver dans le hall de l'hôtel une floppée d'adolescents américains : c'était Springbreak ! La je me suis dit que j'allais plus dormir du séjour mais ça va, l'hôtel a géré en leur donnant tout un étage ( super pro, j'ai tafé dans l'hotellerie à Paris où on les dispatchait les groupes comme ça dans tout l'hotel, et ça donnait un sacré bordel à chaque fois ) et on les a pas trop entendus... ils étaient pas méchants pour un poil en plus. Les pourboires, j'ai rien compris Ouais moi aussi l'angoisse, si bien que à l'hôtel la première matinée au pti-dej je savais pas si il fallait laisser un pourboire, je savais jamais en fait. Faut laisser 15% environ de la note, si bien qu'on a donné des pourboires au guide touristique pendant le tour, au chauffeur du bus etc... et dans les resto les serveurs sont responsabilisés par la perspective du pourliche, donc ils sont cool, ils te demandent toujours si tout va bien, ils sont souriants... Ca change de Paris où serveurs et vendeurs t'insultent presque quand tu oses demander un café allongé et qu'on te ramène un noisette...Mais bon donner tout le temps comme ça jtrouvais ça un peu chiant... Au fait, quelle compagnie aérienne ta pris ? Air Transat, une compagnie qui fait des vols directs vers le Canada. A l'aéroport ils sont très pro, ça va vite, ca dispatche, beaucoup de guichets, aussi bien à Roissy qu'à Montréal. Bien mieux qu'Air France mais je suis pas objectif : je déteste Air France. Par contre à l'intérieur c'est autre chose, pas d'écran individuels, une certaine pagaille dans l'organisation, des collations payantes...la prochaine fois, si je repars à Montréal je rajouterai 100EUR et je prendrai Air Canada ! Un truc qui t'a étonné Les Québécois dans l'avion : insupportables ! A l'aller comme au retour il a fallu faire la queue pour aller aux toilettes, durant les 7 heures de vol j'ai pas vu les toilettes libres plus de 15 mn d'affilée. Et vas-y que je me lève, que je bouge, que je parle à tue-tête... je sais pas si c'est spécifique aux américains, ou juste aux canadiens, mais ça m'a bien soulé, pendant les zones de turbulences ils continuaient de se lever, de chercher des trucs dans les casiers la-haut...de prendre des photos...les gros lourds quoi ! Oui bon, y'a quoi à voir à Montréal ? Pas de panique Monique j'y viens : ben pas grand-chose, enfin c'est mon avis. Un Casino très sympa, un biodôme un insectarium très réussis aussi, un quartier chinois qui se résume à deux rues, un quartier italien idem...Montréal m'a donné cette impression que c'est une ville qui se vit et pas qui se visite, enfin c'est l'avis d'un touriste parisien de 27 ans parti avec sa fiancée... Quelques raisons à ça : c'est l'hiver et la ville "hiberne", les festivals et tout et tout c'est quand il fait beau. Les parcs avaient l'air sympas aussi mais sous la neige ça sert à rien... On va aussi vous parler d'une ville souterraine et que c'est génial blabla...oui c'est sympa mais ça casse pas des briques... un centre commercial géant, qui nous a bien sauvé la vie dans le blizzard mais bon. Y'a rien qui m'a choqué quoi, rien qui m'ait cloué tellement c'était génial... Le gros point d'intérêt de Montréal c'est que dans un rayon de 500-600 kilomètres, y'a Boston, Washington, New-York, et les chutes du Niagara...en bus y'en a pour 100EUR aller-retour pour se retrouver dans un de ces coins. Faut pas avoir une copine flemmarde non plus comme c'est mon cas🙂. On a fait une excursion à Québec pour voir les chutes de Montmorency, surprise : le tour mentionnait les chutes de Montmorency mais on y a juste fait un arrêt-photo, c'est très joli ( mais là encore ca casse pas des briques, la guide m'a d'ailleurs dit qu'il valait mieux voir les chutes du Niagara, c'est plus spectaculaire ). Je suis guide touristique et c'est exactement le type de petites arnaques que font les agences à Paris aussi... énervant. La ville de Québec quant à elle, ba... rien de bluffant non plus, très très enneigé, avec des bourrasques de vent pas possible, j'ai jamais eu aussi froid de ma vie...j'étais pressé que le tour finisse...superbe vue quand même du fleuve Saint-Laurent presque completement gelé, assez impressionnant... Woaa c'est nul finalement Montréal Ba non. Et c'est justement ce qui dans un voyage suscite l'intérêt. Ca change, de voir toute cette neige, de ressentir ces températures, de flâner dans une ville qu'on connait pas. Dans nos vies surchargées par le taf ca fait du bien, de s'oxygéner, d'aller loin...le truc qui m'a le plus soulé ( à savoir la neige ) est le truc qui m'a le plus plu également. Ca doit bien les rendre fous d'avoir des hivers longs et pénibles. On s'est bien reposés, on a vu du neuf le voyage s'est bien passé, on a bien mangé on est revenus avec plein de photos donc on n'a pas foiré nos vacances...Par contre y retournerais-je ? Pas sur. Le fait d'habiter à Paris doit nous rendre plus exigeants probablement, je ne sais pas. J'ai pas trouvé que ça cassait des briques. En étape Montréal - NY-Chutes du Niagara ca doit être cool, pas en y restant une dizaine de jours, j'aurai pas fait une semaine de plus.

Voili Voilou😛
Pratique du sin soth pour les futurs mariés franco-thaïs... English translation pending
by Davdevil75 · 2008-02-25 · 309 replies
Le point de droit contre la pratique de »sin soth » et d’autres raisons de ne pas donner d'argent aux Thaïlandaises Par Camaschula "... prenez conseil de ces même étrangers, qui sont la preuve des douleurs qui vous attendent, et tenez vos mains hors de cette folle entreprise." La citation ci-dessus était un avertissement donné à Anna Leonowans avant de prendre son poste de gouvernante à la cour siamoise au milieu du 19ème siècle. Son livre bien sur, est la source d’inspiration du film "Anna et le roi". On devrait exiger la lecture de ses mémoires de chaque farang qui vient en Thaïlande. Les Thaïs la détestent et le livre est banni. Savez-vous pourquoi ? Parce qu'elle les décrit parfaitement. Laissez-moi vous le dire tout de suite : si vous êtes un farang, vous ne devez pas payer le « sin soth ». Laissez-moi vous le redire encore une fois : si vous êtes un farang, vous ne devez pas payer le « sin soht » Savez-vous pourquoi vous ne devez pas payer ? Vous n'êtes pas thaïlandais ! Dans le passé, quand un couple thaï se mariait, les parents de l'épouse donnaient de la terre au couple et l'argent de »sin soth » donné par les parents du fiancé était employé pour construire une maison ou pour commencer un ménage. Ou l'argent était rendu au couple quand arrivait leur premier bébé. C'était de l’argent conservé dans une sorte de fond de garantie pour le couple. On ne l’employait pas pour entretenir les parents de l'épouse. Et si l'épouse provoquait la rupture du mariage l'homme avait le droit de se faire rembourser son argent ou sa propriété. Les gens doivent se rappeler que la Thaïlande est un pays en voie de développement. Le fait de donner de l'argent comptant en tant qu'élément du »sin soth » est un phénomène assez nouveau. Dans le cas des putains, les farangs paient beaucoup trop pour le genre de femmes qu'ils épousent. Naturellement, payer quelque chose sans contrepartie est toujours trop quand cela devrait être gratuit. En outre, toute cette notion de faire une dot à une femme thaïe est quelque chose qui s’apparente à des Thaïlandais célébrant Halloween ou Noël. Le paiement d'une dot à une femme est une tradition chinoise, ce n'est même pas thaï. En fait ces farangs essaient d'être chinois quand ils pensent qu'ils sont thaïs. Foutrement absurde. Si votre femme thaïe est raisonnable et compréhensive (habituellement jamais) elle n'attendra ni exigera le « sin soth «, ni elle ni ses parents. Mais malheureusement, quelques femmes, la plupart putains et chercheur d'or, tireront profit de l’ignorance des farangs en ce qui concerne la culture thaï pour leur escroquer une certaine somme. J'ai interrogé une amie thaïe à ce sujet. Elle m’a répondu : "ouais, il y a beaucoup de farangs stupides ici. Ils épousent ces mauvaises filles qui disent qu'ils doivent payer le « sin soth » rien que pour obtenir d’eux une certaine somme d'argent. Les Étrangers ne doivent pas payer s'ils ne le veulent pas. Ils peuvent, mais ne sont pas obligés. C’est à leur discrétion. « Je lui ai demandé : est ce que votre père à payé, elle a ri : "il a payé, mais pas beaucoup. Et il l'a récupéré. » J'ai demandé : vous soutenez vos parents ? Elle a ri et a dit : soutenir mes parents ? Ils sont tous les deux médecins, ils ont d'autres entreprises à côté, ils ont des milliers de rai de terre, ils me donnent toujours l'argent et je vis toujours à la maison. J'ai des parents formidables. « J'ai demandé : si vous vous mariez, vous vous attendriez à ce que votre mari soutienne financièrement vos parents dans leur vieil âge ? « Elle a dit : pourquoi posez-vous ces questions, vous voulez vous marier?" Rire. »si quelque chose arrivait à mes parents, j'ai mon propre argent pour prendre soin d'eux ». Bien sur, mon amie se situe dans les échelons plus élevés de la société thaïe, mais de toutes les femmes thaïes modernes et instruites avec un vrai travail que je connais, aucun d'elles ne se soucie de « sin soth » et aucune d’elles ne s'attend à ce qu’un farang le paye. Si une femme thaïe vous dit un jour que vous devez lui verser une dot parce que c'est comme ça dans la culture thaïe, en particulier si c’est une putain, fuyez comme le vent. Petit conseil aux étrangers s'ils veulent s’épargner beaucoup de peine et de chagrin d'amour : laissez tomber n'importe quelle fille thaïe qui vous dit, "si vous ne me donnez pas d'argent, vous ne m'aimez pas." Votre femme thaïe ni ne vous aime ni respecte si elle s'attend à une gratification en espèces juste pour le privilège d'être en sa présence (ou hors de sa présence dans un pays étranger ou sur Internet). En effet, un farang ne devrait jamais prendre une décision importante en ce qui concerne sa vie, basée sur une femme thaïe en pleurs ou qui pique sa crise. C'est un tour qu'elles emploient pour manoeuvrer les hommes. Surtout, ne laissez jamais une Thaïlandaises vous donner un ultimatum. Si elle dit, "c'est moi ou la route, prenez toujours la route. Les Thaïlandaises sont des manipulatrices et des championnes dans l’art de la culpabilisation. Dès qu’une de ces filles commence à pousser la chansonnette au sujet de ses engagements (financiers) culturels thaïs envers elle et ses parents, il devrait courir au loin le plus vite possible, parce que son seul but est de lui escroquer de la galette. Vous n'avez pas besoin de vous sentir coupable ou radin parce que vous n'êtes pas tombés dans la manipulation de votre future épouse. Et si vous voulez payer le « sin soth » pour faire bonne figure vis-à-vis de vos beaux-parents ou de votre épouse, ou faire l’important devant vos invités thaïs le jour du mariage, rendez vous ce service, oubliez cela, car personne ne s’en inquiétera une fois le mariage fini. Le Bouddha a enseigné que rien n'est permanent. Quelque bonne volonté vous pensiez vous avez marqué en distribuant des tonnes d'argent et d'or pour votre jeune épouse, cela ne durera pas. Vous ne gagnerez ni l'amour, ni le respect. Si elle essaye de vous convaincre du contraire, c'est une illusion que votre nana a créée pour avoir l’air bien et faire l’intelligente devant les autres au sujet du grand poisson qu’elle vient d’attraper. Suivant le dicton thaï : "Marnya ying lem roi gueen” (la femme sage a cent charrues). Cependant les Thaïlandaises qui vous demanderont le « sin soth » directement sont les plus honnêtes. Hé, si elles sont avides, il vaut mieux le savoir avant que après le mariage, non ? Il y a quelques femmes thaïes qui sont si ingénieuses qu'elles arrivent à faire payer leur farang sans avoir même à le demander ! Habituellement les Thaïlandaises feront des insinuations (concernant habituellement l'argent) mais ne dirons jamais directement ce qu'elles veulent. Quoique ce soit une caractéristique de la plupart des femmes, les Thaïlandaises l'ont perfectionnée jusqu’à une forme d’ art. Les Thaïlandaises dépassent Freud dans les techniques de la psychologie renversée. Si une fille thaïe vous dit, « ne me donne pas d'argent », ça veut dire donne moi beaucoup d'argent. Quand une fille thaïe vous dit, « tu ne m'aime pas » c’est qu'elle veut que vous lui prouviez votre amour en lui donnant de l’argent. Quand cette nana vous dit, « je m’en fiche : va te prendre une autre fille » elle veut dire « ne vas pas b…ailleurs ». Quand une fille thaïe vous dit, « tu papillonne », c’est que elle veut que vous dépensiez votre argent seulement avec elle. Si elle vous dit « je n'aime pas les hommes thaïlandais, ça veut dire qu'elle b…..avec la moitié des conducteurs de moto-taxi au coin de la rue ». Si elle vous appelle "keenio" elle veut que vous lui montriez que vous n'êtes pas fauché en lui donnant du fric. Une nana qui vous raconte : « c’est seulement un ami », c’est qu’elle baise avec lui de toutes les façons possibles. Si une fille thaïe vous dit « je t'aime, je veux t’épouser », elle veut vous dire envoie moi du fric chaque mois. Ces nanas thaïlandaises sont si transparentes, mais la plupart des farangs ont la tête tellement par-dessus le cul qu’ils ne peuvent pas s’en apercevoir. Si les farangs veulent avoir du pouvoir sur leurs femmes thaïes, qu’ils les écoutent attentivement, qu’ils reconnaissent ce qu'elles disent, mais qu’ils ne réagissent jamais. Si vous écoutez ce conseil, vous aurez beaucoup de pouvoir. Il y a une grande distinction entre le »sin soth » et les obligations d'une thaïlandaise envers ses parents. Laissez-moi faire cette remarque à haute et claire voix de sorte que les farangs la comprennent : Le « sin soth »ne signifie pas le soutien des parents de l'épouse. Laissez-moi dire ceci encore: « LE SIN SOTH »N'EST PAS PRÉVU POUR LE SOUTIEN DES PARENTS DE L'ÉPOUSE. N'importe quelle nana thaïlandaise qui vous raconte que vous êtes obligés d’aider ses parents parce que c'est ça la culture thaïe vous prend pour un imbécile. Dans la culture thaïe, le « bun khun et katunyu » dirigent les rapports personnels. « Katunyu » signifie la gratitude pour ses parents, professeurs, patrons et moines pour les soutenir dans la vie. « Bun Khun » est l'engagement qu'un thaï doit a ses parents, professeurs, patrons, etc.. pour les aider dans la vie. Une femme thaïe aidera ses parents parce qu'elle est « katunyu » et rembourse sa dette de « bun khun » ; cependant, elle ne remboursera jamais entièrement son « bun khun »à ses parents, ainsi aucune quantité de richesse dont vous arroserez vos rustres de beaux-parents à la campagne ne pourra éteindre la dette de votre épouse envers eux. Mettez-vous cela bien dans la tête : Le « bun khun » de votre épouse n'est pas votre responsabilité. Un farang n'a pas le « bun khun » ou le « katunyu » avec ses beaux-parents thaïs, particulièrement si son épouse est une putain. De quoi devriez-vous être reconnaissant envers vos beaux-parents ? Parce qu’ils ont élevé leur fille pour être une putain et un chercheur d'or. Les farangs ne bénéficieront jamais de ces liens culturels « katunyu/bun khun » alors pourquoi devraient t’ils suivre la règle ou payer. Et même si vous faites des courbettes devant vos beaux-parents thaïs, pensez-vous vraiment jamais ressentir un peu de gratitude pour toutes les choses que vous avez fait pour eux ? J’en doute sérieusement. Je parie que le mieux que vous obtiendrez jamais d'eux soit une grande grimace de bouffeur de merde abrutis. Si c’est votre plaisir de donner à vos beaux-parents un tas d'argent en échange de leurs grandes grimaces de bouffeur de merde abrutis, faites-le donc ! D'une certaine manière, cela se comprend dans l’occident monstrueux, ce monde bizarre bizarre. Si un farang peut donner $50-100 à une vilaine putain thaïe pour du mauvais sexe, alors il cela à du sens dans ce monde de donner à ses parents des dizaines de milliers de dollars (ou d'euros) pour des grimaces souillées de noix de bétel pas sincères ! Il y a une grande distinction entre la moralité bouddhiste et la culture thaïe. Une femme thaïe qui triche et qui ment pour obtenir l'argent pour soutenir sa famille est une mauvaise bouddhiste, mais est censément une bonne fille thaïe si elle le fait pour s'acquitter de ses obligations envers sa famille. Le Bouddhisme ne pardonne pas la prostitution. Le Bouddhisme ne pardonne pas l'argent fraudé à quelqu’un. Cependant beaucoup de Thaïs, pardonnent les deux. Avez-vous jamais noté comment une femme thaïe défendra toujours son manque de scrupules avec l'excuse boiteuse de soutenir sa famille ?Pour moi, c'est dingue. Laisseriez vous votre soeur devenir putain pour subvenir aux besoins de votre mère ? Laisseriez vous votre fille devenir putain pour vous entretenir ? Et pourquoi est-ce que un homme épouserait une femme qui s’abaisserait si bas jusqu'à devenir une prostituée afin de soutenir ses enfants ? Dans l'ouest, des mères comme ça iraient en prison et leurs enfants leur seraient retirés. De plus, des milliards de pauvres femmes à travers la planète ne recourent ni à la prostitution avec les étrangers ni aux arnaques sur Internet pour prendre soin de leurs familles. Ainsi pourquoi les Thaïlandaises devraient-elles être une exception à la règle ? En outre, la Thaïlande n'est pas un pays pauvre, c'est seulement un pays mal géré. Non toutes les femmes thaïes ne draguent pas les hommes pour l'argent. En fait, je pense que c’est le contraire qui est vrai. Historiquement, les femmes thaïes ont toujours été une partie importante de l'économie. Par rapport à d'autres civilisations, les Thaïlandaises ont eu plus de liberté économique que leurs soeurs dans l'ouest ou le reste de l'Asie. L'archétype américain de famille des années 50 : la familles nucléaire, comme June Cleaver, la maman qui reste à la maison, n’a jamais existé en Thaïlande. Croyez le ou pas, les femmes thaïes obtiennent plus de diplômes universitaires que les hommes thaïs, et les Thaïlandaises ont toujours été une grande part de la main-d'oeuvre. Regardez autour de vous : partout en Thaïlande, les femmes travaillent. Ca a toujours été comme ça. Elles travaillent dur et pendant de longues heures, gagnant relativement peu d'argent. La plupart des Thaïlandaises sont fières de leur travail. La femme thaïe bien éduquée, normale, est responsable de ses finances et fait des plans pour son avenir. Ne vous faites pas avoir par ces filles qui ne cherche qu’a gratter du fric en vous persuadant du contraire. De plus, la Thaïlande connaît une situation de plein emploi avec 1 à 3 % de taux de chômage. Il n'y a aucune excuse raisonnable pour que des Thaïlandaises deviennent des prostituées ou draguent les hommes pour de l’argent, à moins que ce soit par cupidité ou par paresse. Je ne pense pas que les Thaïlandaises soient à la racine du problème en ce qui concerne les questions d’argent entre elles et les étrangers. S'il n'y avait pas ici tous ces hommes stupides disposés à ouvrir leurs portefeuilles pour elles chaque fois qu’ils ont secoué leurs petits culs, elles n'auraient aucune raison de se prostituer ou de draguer ces hommes pour l'argent en premier lieu. Les putains et les chercheurs d'or n'auraient absolument aucun pouvoir sans votre argent. Beaucoup de fornicateurs de putains à travers le globe ont probablement passé à côté de cette dernière phrase. Ils diront « Gee whiz », si je ne donne pas d’argent à ma putain ou à ma petite amie thaïlandaise elle cessera de m'appeler »bel homme », elle cessera d'avoir des relations sexuelles avec moi et elle ne voudra probablement pas m'épouser. C’est ce que j'appelle le paradoxe des farangs : un farang essaye d'acheter l'affection et le corps de sa femme thaïe avec des paiements en espèces, de l’or et »sin soht« pourtant il se trompe en pensant que sa petite amie ou jeune mariée thaïe a une relation d’amour avec lui, pour sa bonne mine et le charme de sa personnalité, et après quand la relation échoue il blâme la fille quand il s’aperçoit qu’elle en avait seulement après son argent. Les farangs se demandent pourquoi leurs rapports avec les femmes thaïes échouent. Peut-être elle est parce qu'ils souffrent de dissonance cognitive. Si vous voulez vraiment savoir ce que votre petite amie ou épouse thaïe pense de vous, ne lui donnez aucun argent. C'est vraiment la mise à l’épreuve à l’acide. Les femmes thaïes n'ont pas besoin de votre argent. Elles peuvent vouloir votre argent, mais elles n’en ont certainement pas besoin pour survivre. Si l'industrie du sexe de la Thaïlande et les farangs qui l’approvisionnent disparaissait de la surface de la terre demain, ce ne serait pas la fin du monde, parce que ces femmes thaïes qui vendent leurs corps et draguent les hommes pour l'argent trouveraient certainement d'autres choses à faire de leurs vies, comme la grande majorité des Thaïlandaises qui ne se prostituent pas. Je pense que la raison pour laquelle la prostitution est si omniprésente en Thaïlande est parce que les Thaïlandaises ont employé le sexe et la manipulation pendant des siècles afin d’obtenir ce qu'elles veulent. Les Thaïlandaises voient vraiment leur sexualité comme un outil puissant et dans beaucoup de cas leur seul outil. Si cet outil leur procure de l'argent ou du pouvoir, qu’il en soit ainsi. Elles savent que à la fois bien des Thaïlandais et des farangs vont déjanter pour leurs chattes. Et la preuve est tout à fait évidente : des centaines de milliers d’hommes voyagent à travers le globe jusqu’en Thaïlande, chaque année, rien que pour avoir le privilège d'avoir du sexe avec des Thaïlandaises ; et le marché thaï de la chatte pour les Thaïlandais est encore plus massif que celui pour les étrangers. Les Thaïlandaises ont été conditionnées à penser que leurs chattes sont faites d’or et que les hommes sont disposés à renoncer à leur santé mentale et à payer n'importe quel prix cet or. A ce sujet : voir l’interprétation de Humphrey Bogart dans le film »Le trésor de la sierra Madre ». Personnellement, je pense que les Thaïlandaises et leurs chattes sont fortement surévaluées, mais que croire : ce marché des femmes thaïes ou mes propres yeux. Y a-t-il jamais eu une crise nationale si grande en Thaïlande qu'il y ait famine et des sans abris en masse ? La réponse : jamais. Contraire aux idées reçues : la prostitution n'est pas un travail du dernier recours, un moyen de survie les Thaïlandaises, mais c'est plutôt une vocation pour les paresseuses, celles qui n’ont pas reçu d’éducation, et pour celles qui veulent des possessions matérielles non essentielles qu'elles ne peuvent pas s’ offrir autrement. Ces farangs, qui croient que les filles qu’ils voient travailler dans les zones de lanternes rouges ou qui draguent sur Internet, ne peuvent pas faire autre chose pour gagner de l'argent honnêtement, se trompent tout simplement. Les Thaïlandaises qui font la putain aux alentours et celles qui draguent les étrangers, le font par choix. Les Thaïlandaises peuvent choisir de travailler pour le nettoyage des toilettes pour 150 bahts par jour, ou choisir de se faire 1.500 bahts la nuit en se tapant de gros farangs ou en envoyant de douces paroles à des jobards sur Internet pour qu’ils leur envoie de l'argent pour rien, pour qu’elles se payent leurs styles de vie somptueux. Soyons honnêtes : la plupart des Thaïlandaises qui fréquentent les étrangers ne sont pas la crème de la récolte, plutôt le fond du tonneau. Et ces femmes en sont parfaitement conscientes, c’est pourquoi elles pourchassent ces étrangers crédules pour quelques dollars rapides et faciles au lieu de courir des conducteurs de tuk -tuk et des gardes de sécurité sans un satang sur leur compte. Ce genre de femme a le choix entre épouser un Thaïlandais qui ne gagne pas plus de 5.000 baths comme fermier ou moto-taxi ou un idiot de Brit(ou Américain ou australien ou canadien d’outre-mer) à 50.000 par mois. Si vous êtes le genre de type qui pense qu’il est acceptable de traiter les femmes comme des produits, laissez moi vous dévoiler quelques secrets de ce commerce : n’importe qui peut avoir une petite amie thaïe bien chaude à Bangkok pour 5.000 bahts par mois et encore moins en province (je dis bien chaude, pas une réfugiée de la planète des singes de Nana ou CM2). N’importe qui peut avoir une fille toute fraîche sortie de sa ferme pour un paiement à vie de 40.000 baths. Ce sont les prix que les hommes thaïs payent. Naturellement, vous êtes libre de claquer votre argent durement gagné de la façon que vous souhaitez, mais une fois que vous aurez volontairement remis votre argent à une putain thaïe ou à un charlatan, vous vraiment aurez vraiment perdu votre droit de vous plaindre. Je sais qu'il y a beaucoup de types ici qui crieront en lisant ça : « mais vous ne comprenez pas, j’ai été dupé ». Si vous ne voulez pas être dupé, ne donnez pas d’argent. C'est vraiment une solution très simple. N'importe quel type qui fait des paiements en espèces la base de son rapport avec les Thaïlandaises se met vraiment dans une situation désastreuse. Les farangs ne rendent pas service aux Thaïlandaises en les conditionnant à voir l'argent et la notion tordue de « prendre soin » comme seules pierres angulaires d'un rapport affectueux et confiant et les plus mauvais du lot sont ceux qui donnent de l'argent aux Thaïlandaises pour que dalle. Croyez-moi, il y a beaucoup de crétins qui font ça. L’autre jour, je parlais à cette fille chez Starbucks : savez-vous ce qu'elle fait pour gagner sa vie ? Elle chasse dans les discos et sur Internet des hommes qui sont disposés à prendre soin d'elle et elle est loin d'être chaude. Elle ne fait rien, excepté de pousser la chansonnette à ces idiots : comme elle est pauvre !. Si vous pouvez sortir 150 bahts par jour pour le café et 1.500 pour une carte de raccordement sans fil à Internet, vous ne travaillez pas de vos mains. Néanmoins, il y a des tous le temps des débiles sur Internet qui lui envoient de l’argent. Un type lui a envoyé 20.000 baths il y a quelques semaines et ils ne se sont jamais vus. C’ est incroyable, pourtant c’est vrai. Cela me stupéfie vraiment qu'il y ait des types qui ont peur d'employer leurs cartes de crédit en ligne, et qui pourtant enverront de l'argent à de stupides nanas Thaïlandaises qu'ils ont rencontrés après quelques heures de causerie sur des forums vaseux. Il y a des types qui envoient des pensions mensuelles, jusqu'à 60.000 bahts par mois, à des nanas Thaïlandaises sans aucune raison du tout (et ces derniers sont probablement les mêmes abrutis qui pensent qu'il est immoral de donner un pourboire aux personnes de service qui travaillent réellement dur pour gagner leur vie). Je commence à penser que ces farangs ont un fantasme avec l’argent et qu’ils jouissent sexuellement en donnant du fric aux femmes thaïes pour rien. Je suis sérieux à ce sujet : Il devrait y avoir des bordels en Thaïlande où les femmes seraient là seulement assises et attendraient que les farangs entrent et leurs mettent de l'argent dans la main pour rien. Ah, j'ai oublié, ça existe déjà et ça s'appelle » une amende de barre « ! Savez-vous les gars quel genre d'influence cette corruption a sur les femmes thaïes ? C’est comme si vous créiez un état providence pour elles. Ces nanas pensent qu'elles ont droit à votre argent rien que parce qu'elles vous balancent quelques larmes ou des mots doux. Faites moi confiance quand je vous dis que ces poussins thaïs ne sont pas reconnaissants quand vous leur balancez du fric ; au lieu de cela, ils sont conditionnées par ce comportement débile et attendent la même chose de chaque farang idiot qui croise leur chemin. Les farangs comprennent-ils vraiment qu'il y a des centaines de femmes thaïes qui travaillent à la recherche quotidienne sur Internet du farang stupide qui enverra son argent pour rien ? Et la seule raison pour laquelle ces femmes le font est parce que les étrangers rendent cela possible. Il y a deux Thaïlande. Il y a la Thaïlande légitime. Là, les Thaïlandaises n’exploitent pas les hommes pour l’argent. C'est la Thaïlande où les femmes ne voient pas les hommes comme des distributeurs de billets. C'est la Thaïlande où les femmes n’escroquent pas les hommes en leur faisant payer une « dot ». C'est la Thaïlande où les Thaïlandaises ont leur travail et leur entreprise et ne doivent pas compter sur les hommes pour le succès et la stabilité financières. C'est la Thaïlande où les parents ne veulent pas que leurs filles deviennent des prostituées ou « marnya ying ». C'est la Thaïlande où les parents encouragent leurs filles à devenir instruites et a réussir par leurs propres moyens. C'est la Thaïlande où les parents thaïs ne voient pas les farangs comme des distributeurs de billets sur pattes. C'est la Thaïlande où les parents thaïs font réellement tout ce qui est en leur pouvoir pour que leur fille ait une vie et un mariage réussis. C'est la Thaïlande où l'amour est plus important pour les femmes que l'argent. Cette Thaïlande existe, mais il ne sera pas facile de la trouver dans les zones de lanternes rouges de Sukhumvit et Pattaya ou sur Bangkokchat.org et Thailandfriends.com. Il y a aussi la Thaïlande illégitime. Là, les Thaïlandaises vont dans les bars, travaillent dans les bordels et les salons de massage, et causent sur Internet pour soutirer de l'argent aux hommes : c'est leur travail. Je sais que c’est une idée reçue de touriste sexuel /sexpat de croire que ces filles entrent dans le racket de putain afin de rencontrer et de se marier par amour avec un étranger. Pensez bien : ces femmes emploient leur sexe plutôt que leur cerveau pour réussir financièrement dans la vie. C'est la Thaïlande où la fille doit se vendre afin de payer le boire de son père qui fait la noce et les dettes de jeu de sa mère. C'est la Thaïlande où les femmes sont trop paresseuses ou trop stupides pour bien faire à l'école. C'est la Thaïlande où la femme thaïe a décidé d'aller avec tous les hommes, parce que son père l'a molestée. C'est la Thaïlande où la femme veut un nouveau mobile clinquant ou une voiture, mais n'a pas la patience de les gagner elle ou veut concurrencer ses amis, matériellement. C'est la Thaïlande où la femme va rechercher le farang stupide afin de résoudre tous ses problèmes financiers. C'est la Thaïlande où une femme va rechercher un farang parce qu'elle a une crise existentielle et veut échapper à la Thaïlande. C'est la Thaïlande où la femme recherche le farang papa gâteau parce que son vrai père était un vrai salaud et n'était jamais là pour elle. C'est la Thaïlande où les parents veulent que leurs filles soient leur plan 401k. C'est la Thaïlande où les parents manoeuvrent et culpabilisent leurs filles pour qu’elles vendent leurs corps de sorte qu'ils puissent vivre comme des pourceaux. C'est la Thaïlande où les parents et leurs filles voient le farang (et leur dot) comme des numéros gagnants du loto. C'est la Thaïlande où « amour » égale sécurité pour elle, ses parents, sa famille étendu, son mac (en thaï maeng daa), et son buffle d'eau. Malheureusement, beaucoup de farangs se font avoir par la Thaïlande illégitime, pensant que tous les thaïs sont tous les mêmes, mais Sukhumvit, Pattaya, et les forums Internet sont vraiment le reflet le plus nul de la Thaïlande. Mais hé, si vous allez rechercher une petite amie ou une épouse dans les bordels, les zones de lanternes rouges et les distractions douteuses, comptez vous vraiment obtenir autre chose que des mensonges et la déception. Si vous allez rechercher l'amour dans tous les endroits faux, vous le trouverez, mais demandez vous : à quel prix ? Beaucoup de farangs pensent réellement qu'ils adhèrent aux règles de la culture thaïe en payant le « sin soht » à une putain. Qui les a convaincues de cette connerie ? Si vous voulez vraiment suivre les règles de la culture thaïe, vous ne devriez rien verser, pas un satang à votre putain. Au lieu de cela, c’est elle qui devrait être sur elle des mains et des genoux embrassant vos pieds, vous remerciant de lui épargner la vie d'une putain. Demandez-vous :combien est-ce qu'un homme thaï payerait ma putain ? Quand vous y pensez, considérez vraiment sa peau foncée, ses tatouages, son habitude de la drogue, ses vergetures, et ses seins tombants bonnet A. Une putain est de la marchandise corrompue, ainsi un homme thaï ne payerait rien. Quel homme thaï sain d’esprit payerait le « sin soht » à une prostituée ? Pas un. Si les farangs veulent vraiment jouer selon les règles thaïes, alors la première, n'épousez pas une putain, et deux, ne lui versez pas le « si soht »ni à elle ni ses parents. Pourquoi les farangs pensent-ils que les Thaïlandaises rentrent dans le jeu de la prostitution farang-orienté ? Vraiment, pensez-y. Peut-être être pour la satisfaction de frotter les gros ventres et les têtes chauves de vieux hommes laids sans cervelles ? Peut-être pas. La raison est qu'aucun homme thaï respectable ne les toucherait avec un manche de dix pieds excepté ces souteneurs qui font l'argent sur elles. Pourquoi est-ce qu'un farang avec de la dignité et de l’amour-propre voudrait acheter ce que les Thaïlandais rejètent ? C'est ce que vous obtiendrez. Selon la culture thaïe, on ne doit pas se marier en dessous de son statut social. En fait, la femme thaïe doit apporter un statut à l’homme. Elle doit apporter quelque chose au mariage. C'est ça la vraie culture thaïe. Qu’est ce que votre putain apporte au mariage ? ses enfants bâtards, une mauvaise chirurgie du nez, des tatouages, des vergetures et des maladies vénériennes ? Votre putain apporte-t-elle des qualifications commercialisables, éducation, moralité, argent, une bonne famille ? Elle devrait apporter quelque chose. Elle ne devrait pas vous éponger…, tirant profit de votre stupidité et de votre désespoir. Soyons honnête : un homme farang ne donnerait jamais à une femme farang des dizaines de milliers de dollars ou d'euros pour sa dot. Alors pourquoi à une femme thaïe ? Pour se sentir important ? Est-ce vraiment par amour ou est ce que vous espérez quelque chose en retour ? Si vous le payez, est-ce que votre épouse baisera t’elle mieux, nettoiera mieux ou sera meilleure cuisinière ? Si vous le payez, sera-t-elle plus aimable, plus fidèle, et plus affectueuse que si vous ne l'aviez pas payé ? Je pense que la réponse à ces questions est non. Les farangs ont le choix : ils peuvent prendre la responsabilité personnelle de leurs actions ou écrire des histoires pathétiques à Stickman au sujet de la façon dont ils ont été victimes des femmes Thaïes. Si vous ne voulez pas être une victime, écoutez les Beatles : l'argent ne peut pas acheter l’amour ! Laissez-moi vous donner un peu d'historique sur le rôle des femmes dans la société thaïe. Dans le passé, la Thaïlande a eu un système féodal très rigide que j'appellerai sakdina. Suivant ce système, chaque homme thaï libre a eu un nombre de sakdina (plus haut le grade, plus haut le nombre) et/ou un titre royal : Khun, Luang, Chao, Chao Phrya, etc... Puisque les femmes thaïes été considérées comme la propriété du mari ou du père, elles n'ont pas eu de titres, excepté si elles étaient un membre de la famille royale (princesse) ou une épouse d'un noble (khun ying). En ce temps là, les Thaïlandais avaient beaucoup d'épouses et concubines. Ces femmes étaient officieusement rangées selon le rang de leurs pères et de leurs mères. Ainsi si une femme était d'une famille de haut rang, elle était une épouse de plein droit avec plus de statut et de privilèges que les autres épouses. Dans le ménage d'un homme thaï, toutes les femmes seraient rangées séquentiellement selon leur situation sur l’échelle de sakdina. Si la femme était une fille de paysan, elle serait au dernier rang sans pouvoir ni privilège. Pourquoi est-ce important ? Parce que la mentalité féodale existe toujours en Thaïlande. Au bon vieux temps, quand un Thaïlandais épousait une femme d'une famille de haut rang, il tirait bénéfice de sa relation avec la famille de son épouse, et la famille de son épouse aussi. Les deux familles partageaient la richesse, la terre, les qualifications, et les relations politiques. C'était un rapport symbiotique basé sur l'avantage mutuel, c’est pourquoi les Thaïs ont préféré et préfèrent toujours se marier dans leur propre classe. Dans le passé, quelques membres de la noblesse thaïe se marieraient dans les familles marchandes chinoises riches afin d'accéder au capital et à leur tour les Chinois obtenaient l'accès à la cour et se faisaient concéder des affaires favorables. Après le coup d’état en 1932, les familles de généraux dans l’armée et la police se sont mariées entre elles pour sceller les alliances politiques. Aujourd'hui, la plupart des familles de nouveaux riches Thaï-Chinoises se marient les unes les autres. Si vous faisiez partie de l'élite thaïe, vous ne vous maririez pas en dessous votre rang. Cette idée, soutenue par certains lecteurs de Stickman, que les hommes sont censés élever leurs femmes et leur donner un statut n'est pas reconnue par la culture Thaï. Aujourd'hui encore, les Thaïs ne vont pas rechercher de pauvres femmes pour se marier. Ils ne se marieraient jamais avec des putains ni ne les mettraient sur un piédestal en tant que première épouse. Cela ne se produirait jamais. C'est la femme qui donne le statut à l’homme et pas le contraire. Même si vous êtes un farang multimillionnaire et que avez une pute pour épouse, peu importe combien d'argent vous ou votre épouse ayez, la seule chose que le Thaï notera est que votre épouse est une putain. Et dorénavant, vous serez connus en tant que le farang millionnaire stupide qui est marié avec une pute moche. Ce sera votre identité. A l’époque féodale, si un homme épousait une femme d'une classe plus élevée que lui-même, il en bénéficiait mais s'il se mariait en dessous de sa condition, il perdait son statut. Quand un esclave (en thaï, ka) ou un paysan (en thaï, phrai) donnait sa fille à un seigneur (en thaï, naai) pour faire partie de son harem, la famille pouvait obtenir quelque chose de cet arrangement, mais certainement pas des tonnes d'or ou de propriété. La fille, ne serait cependant qu’une concubine en bas de l’échelle. Ses fonctions seraient de coucher avec le seigneur à la commande et d’être l’esclave de toutes les autres épouses et concubines. Quoique l'arrangement soit, il était à la discrétion du naai. Cependant cette fille esclave était sacrifiable, si elle déplaisait au naai, elle serait renvoyée à sa famille dans le déshonneur. Laissez-moi clarifier ceci : l'esclave ou le phrai ne dictait pas au naai les paramètres du rapport. Dans le sens moderne, en tant que farang, vous êtes celui qui a le statut de seigneur, et votre putain a bien de la chance de vous connaître. En tant que farang, vous êtes celui qui a l'argent et le pouvoir, donc c'est vous qui devrait décider les paramètres de votre relation. C'est vous qui devrait décider qui, quand et ce que vous allez payer. Puisqu'un farang a de l'argent, ou est perçu en avoir, il surclasse et surclassera toujours n’importe quelle putain bien qu'elle ait réduit son statut social aux yeux de la société thaïe. Néanmoins, dans les limites de sa propre famille, il est le maître du domaine. Les esclaves et les paysans figuratifs dans sa nouvelle famille ne devraient pas lui dicter les règles du jeu. Ils n'ont aucune pouvoir. Ils n'ont aucun capital pour le soutenir. Ils n'ont aucune position sociale pour l'aider en Thaïlande. Ils n'ont rien à offrir, et pour cette raison, on ne doit pas payer un satang de dot. Au lieu de cela, la putain devrait remercier sa bonne étoiles que quelqu'un soit disposée à l’aimer elle et sa famille, en particulier avec tous son bagage. Elles devraient ramper sur les mains et les genoux en sa présence. Mais apparemment la plupart des farangs laissent les esclaves régner sur la plantation, quand en fait, ce devrait être le contraire. Sakdina existe toujours en Thaïlande, mais c'est un système culturel plutôt que légal maintenant. Quand vous entendez les Thaïs parler de la culture thaïe ils se réfèrent habituellement à la mentalité de sakdina. Excepté dans la famille royale et parmi les moines, personne n'est classé désormais suivant son titre royal ou féodal. Après la révolution 1932 qui a renversé la monarchie absolue, sakdina et les titres royaux ont été officiellement supprimés. En fait quelques titres sont encore donnés, mais ils le sont donnés pour le service public et n’apportent pas de vraie puissance politique. Maintenant encore, le statut social thaï est déterminé par la classe, l'éducation, la région d'origine, la couleur de peau, la richesse, le titre et la profession. Les Thaïs se marient rarement en dehors de leur classe, et ils sont stupéfiés que ces farang extrêmement riches, si instruits, qui se marient et versent des« sin soht » outrageux à de modestes putains et des Thaïlandaises de basse classe sans éducation, ni statut social, ni argent, ni propriété ou pouvoir. Et les Thaïs sont bien plus choqués encore quand les farangs stupides laissent leurs putains faire la loi. Laissez-moi clarifiez ceci pour que vous compreniez : si vous épousez quelqu'un en dessous votre statut social, votre épouse et sa famille n'ont aucun droit de vous réclamer quoique ce soit. Elles n'apportent rien à la table de négociation. En Thaïlande, le mariage est une alliance, un chemin qui va dans les deux sens Si en raison de votre bon coeur vous décidez d'élever la famille de votre épouse, selon la culture thaïe, ils devraient être éternellement reconnaissants et obligés envers vous au lieu de tirer profit de votre bonne nature et de vous voler toute votre richesse. En d'autres mots, ils devraient vous respecter comme le patron, ce que vous êtes, plutôt que de vous traiter comme si vous étiez un buffle magique qui chie argent et or à la demande. Puisque les farangs n'ont jamais fait partie du système culturel de sakdina (excepté dans quelques rares circonstances) ils ne devraient pas payer le »sin soht ». Puisque les familles de farangs entrent rarement dans des relations mutuellement bénéfiques avec les familles thaïes, elles ne devraient pas payer le »sin soht ». Puisque le farang ne sera jamais intégré au système social thaï et ne sera jamais pleinement participant aux normes et aux valeurs culturelles thaïes, ils ne devraient pas payer le »sin soht ». Ne laissez pas votre femme thaïe vous dicter quoi que ce soit au sujet de vos responsabilités envers la culture thaïe quand cette culture ne fera rien pour vous, excepté vous coûter de l’argent. La plupart des Thaïlandaises ne tirent la carte de la culture de leur fesses que pour vous obliger à faire quelque chose pour elles avec votre pognon, ou alors pour couper court à tout argument intelligent et raisonnable. La raison pour laquelle les Thaïs se cachent derrière leur culture, et évitent toute confrontation est essentiellement parce qu'ils ne sont pas intègres. Beaucoup d’étrangers pensent que les Thaïs n'ont pas le mot intégrité dans leur vocabulaire. En fait, ils ont deux mots ça : « burunaphop et sutjavaja ». Quoi qu'il en soit, quand les Thaïs veulent éviter de tenir leurs engagements (phantasunya), ils se cachent toujours derrière le fait de garder la face (naa) et leur culture (prophenee qui signifie la coutume, mais wattanatham, le mot pour la culture, ne serait pas le mot approprié pour ce que je veux dire). La vraie raison pour laquelle les Thaïs ne veulent jamais se confronter à quoique ce soit est parce qu'ils ne veulent pas jamais être responsables (mee khwam rap pid chop) de leur intégrité merdique. Pensez y ; si vous étiez intègre et responsable, donneriez-vous vraiment une merde au sujet de regarder les choses en face ? Naturellement non, parce que vous n'auriez rien à cacher. Messieurs laissez moi vous dire un petit secret au sujet des Thaïlandaises. Si jamais vous en attrapez une dans un mensonge, regardez comment elle réagit, parce que la manière dont elle réagit vous indiquera tout au sujet de sa vraie personnalité. Par exemple, si prenez votre petite amie dans un mensonge et qu’elle blâme les autres, alors vous saurez qu'elle est du genre qui ne prend jamais la responsabilité personnelle de quoi que ce soit. Si votre petite amie nie l'évidence, alors vous saurez que cette fille est trompeuse dans tout qu'elle dit, si jamais votre petite amie vous ment au sujet d'avoir d'autres hommes, alors vous savez qu'elle a un tas de types. Si votre nana vous ment et dit qu’elle le fait pour épargner vos sentiments, alors vous savez qu'elle a fait cette méchante merde pour blesser vos sentiments. La seule raison du mensonge est parce que les personnes veulent éviter d'être responsables. La raison pour laquelle les Thaïs mentent tout le temps est parce qu'ils détestent prendre la responsabilité de quoi que ce soit, et par leur culture, ils font de la non confrontation et l’escamotage la meilleure manière de traiter le mensonge plutôt que d'être responsables et dire la vérité. Personne n'est parfaitement intègre. En tant qu'êtres humains, nous faisons tous des erreurs. Mais les gens ont un choix : ou être intègre, échouer parfois et prendre la responsabilité de ces erreurs ; ou être malhonnête, commis à une vie de duperie, d’escamotage et d’irresponsabilité. Quel choix pensez-vous que les Thaïs font la plupart du temps ? Dites moi que je suis traditionaliste, mais je pense que le mariage est un engagement à vie. Si je devais me marier, la beauté, l’intelligence, et le sexe seraient loin derrière l'intégrité sur ma liste des priorités. Ce que je ne comprend pas au sujet des farangs en Thaïlande est qu'il me semble que l'intégrité est la chose dont ils s'inquiètent le plus seulement après que le relation ait échoué. Ma propre expérience de la vie m’a appris que les gens qui sont malhonnêtes restent habituellement malhonnêtes et ne reforment jamais leurs mauvais penchants. Ainsi si votre petite chérie thaï est une artiste de l’escroquerie, je doute sérieusement que toutes vos donations d'argent comptant la transforment en mère Térésa. J'ai noté que quand je rencontre une femme thaïe pour la première fois, la première chose qu'elle fait est de vérifier mon statut social. Elle me demandera d'où je viens, ce que je fais, où je vis, quels sont mes diplômes, combien d'employés travaillent sous mes ordres, si j'ai une voiture, et si je suis propriétaire ou locataire, etc. Alors je me suis pris à penser : pour qui elle se prend ? Elle a vraiment de l’aplomb d’essayer de m’évaluer ainsi. Mais alors je me suis rendu compte que ces questions ne devraient pas être à mon sujet, mais au sien. Pourquoi est-ce que ce je devrais lui prouver ma valeur ? Elle devrait me prouver la sienne. Si une Thaïe juge votre valeur humaine en se basant sur ces choses superficielles, vous avez le droit de renverser les rôles, et vous avez la culture thaïe pour vous défendre. Par exemple, ne laissez pas n’importe quelle secrétaire boulotte de Nakhon nulle part, avec son diplôme sans valeur de l'université de Ramkhamhaeng et qui gagne 5.000 bahts par mois en travaillant dans une compagnie thaïe pas terrible, porter des jugements sur vous. Un farang ne devrait pas faire de courbettes devant ces filles. Une secrétaire boulotte sans perspectives dans un mariage thaï et sans argent n'a aucun droit de juger un farang ou d’exiger quoique ce soit. Et les putains qui pensent que leurs chattes valent de l’or sont bien plus ridicules. Une putain thaïe est la dernière personne du monde à juger ou à exiger de quiconque, d'autant plus que sa réputation internationale est à peine au-dessus de celle d'un terroriste d'Al Qaeda. Il n'y a rien plus absurde en ce monde qu'une putain thaïe qui pense que sa merde ne pue pas et qui s'attend à ce que chaque étranger qui vient à sa rencontre lui apporte le monde sur un plateau d’argent, et faites moi confiance, c’est comme cela qu’elles pensent vraiment. Au lieu de jouer des claquettes pour sa putain, le farang devrait se rappeler que sa valeur seulement vient de ce qu'il est disposé à lui payer ; autrement, elle est sans valeur. Quand je dis sans valeur, je ne veux pas dire cela pour sembler cruel. Je suis seulement honnête. Dans la vraie société thaïe, elles n'auraient aucune puissance du tout. Elles seraient des bonnes, des fermières cultivant le riz, des nounous, des serveuses, des épouses d’ouvriers de la construction ou de conducteurs de tuk-tuk ou des petites vendeuses d’oranges dans les rues. Je pense que les farangs ont besoin de se rendre compte qu'ils ont beaucoup de puissance, parce que eux seuls donnent du pouvoir à ces putains. Qu’est ce que vos putains et petites amies thaïes feraient sans vous ? Auraient-elles leurs mobiles, leur drogue, leurs macs (maeng-daa), leurs motocyclettes, leurs vêtements et leurs vacances ? La réponse est non. Alors en plus de tout cela, pourquoi devriez-vous donner une gratification en espèces, de l'or et une pension de vie à leurs parents ? Je pense que les Thaïs sont amicaux, mais ce sont les gens les plus ingrats que j'ai jamais rencontrés dans ma vie. Et ils sont ingrats parce que personne ne les rend jamais responsables de quoi que ce soit. Cessez ainsi de donner l'argent à ces filles quand elles ne le méritent pas et n'ont rien fait pour le gagner. Les étrangers doivent cesser, vraiment. Cessez de donner l'argent à ces nanas pour rien. Cela les rend corrompues, arrogantes, et ingrates. Les Farangs commenceront à avoir beaucoup de puissance une fois qu'ils se rendront compte qu'ils sont autorisés à marquer le coup et à établir toutes les règles dans leurs relations avec les Thaïlandaises. Quand les farangs commenceront à exercer leur pouvoir, les Thaïlandaises cesseront de les traiter comme des buffles magiques qui chient argent et or à la demande. Si vous êtes un farang qui veut épouser une putain thaïe, voici la règle du »sin soht« : vous ne devez pas lui payer le »sin soht«. Pas un seul satang. Elle est de la marchandise corrompue. Ses chances de trouver un homme thaï pour se marier et d'obtenir le »sin soht« sont zéro. Votre putain le sait et sa famille le sait aussi. Vous êtes un idiot si vous payez et ils savent que vous êtes un idiot si vous payez. Par ces mots : marchandise corrompue, je veux dire deux choses : d'abord, si votre petite amie thaïe n'est plus vierge et travaille en tant que putain, il n'y a aucun besoin de négocier le »sin soht«, parce qu'il n'y a rien à négocier. En second lieu, elle est une marchandise corrompue parce qu'elle est une putain déshonorée sans aucune valeur sociale ni rachat. Si un homme thaï ne doit pas payer le »sin soht« à des femmes comme ça, alors vous ne devez pas le payer non plus. Si vous pensez que vous êtes obligés de payer, vous avez tort. Si votre putain vous dit que vous êtes requis de payer, elle ment. Les farangs se demandent souvent ce qu'ils devraient payer une fille normale de la même classe qu'eux. Voila mon conseil : c'est simple et raisonnable et cela ne vous demandera pas d’abandonner votre amour propre ou votre dignité. Ne donnez pas plus que ce que vous payeriez pour une bague de fiançailles et l'anneau de mariage pour une épouse occidentale. Un »sin soht« payé en nature pourrait y avoir une certaine valeur s'il était employé dans de bonnes intentions. Je ne vois rien mal en l'employant pour une première maison ou en l’épargnant pour le trousseau du premier enfant, mais c'est quelque chose à décidez ensemble comme couple. Ne payez pas pour que vos beaux-parents aient l’air importants ou pour régler leurs dettes ou parce que votre épouse vous culpabilise. Quant au mariage, le coût, traditionnellement, en est couvert par les contributions des invités. Encore une fois que ceci soit clair comme de l’eau de roche : si vous êtes un farang, vous n'êtes pas thaï, et parce que vous n'êtes pas thaï, vous n'aurez pas les avantages d'être thaï. Puisque vous ne vivez pas selon les règles et les engagements de la culture Thaïe vous ne devez pas payer le « sin soht« . Ce n'est ni votre devoir ni votre engagement. Si vous décidez de m'ignorer et de payer, payez seulement ce que la femme vaudrait si elle épousait un Thaïlandais. En d'autres termes, ne payez pas selon ce que vous pouvez vous permettre, mais payez seulement selon la valeur qu’elle apporte au mariage. Si votre fiancé est une putain, ne payez rien. En conclusion, beaucoup de Thaïlandaises épousent des farangs, en escomptant tous les droits et privilèges d'avoir un mari occidental, et pourtant en ce qui concerne la dot (en thaï sin soht), elles veulent que leurs maris agissent comme des Thaïlandais, ce qui me parait être des salades. Si une Thaïlandaise veut que son mari farang agisse comme un Thaï, alors elle devrait agir comme une épouse thaïe traditionnelle, ce qui veut dire la cuisine, le nettoyage, b…. sur demande, tenir le ménage, élever les enfants, se prosterner devant les pieds de son mari la nuit, et tourner un oeil aveugle aux concubines. Et elle devrait également apporter quelque chose à la table en termes de classe, argent, éducation, et puissance sociale. Si un farang doit payer les prétendus privilèges d'épouser une femme thaïe, il devrait au moins obtenir ce qu'il a payé. Si une femme thaïe s'offre comme produit commercialisable, alors l'acheteur vraiment devrait se demander ce que ce produit vaut vraiment pour lui. Un farang ne devrait pas laisser sa solitude, son désespoir, son pénis, lui dicter des décisions financières importantes avec une Thaïlandaise, parce qu'une fois qu'une nana Thaïe l’a rendu fou de sa chatte jusqu’à payer le « sin soht » (ou toute autre chose), elle pense qu'elle le tient par les couilles pour la vie
Croisière "Âge tendre et tête de bois" sur le MSC Fantasia English translation pending
by Nordica · 2008-02-23 · 311 replies
BONJOUR

j'ai reçu une plaquette promotionnelle sur une croisière du 7 déc au 13 déc 2008 sur le MSC FANTASIA avec les 30 artistes de la tournée âge tendre et tête de bois

j'aimerais savoir si parmis vous il y a des personnes qui se sont déjà inscrits, savoir ce que vous en pensez savoir si certains ont déjà vécu une autre expérience semblable avec des artistes sur un bateau (je pense à la croisière SUD RADIO..)

je crois savoir que le bateau est encore en cours de "fabrication" à ST NAZAIRE..

est ce le genre de croisière à faire ou à ne pas faire ?

bref je recherche des renseignements....

d'avance je vous en remercie NORDICA
Expatriation aux Philippines English translation pending
by Exceed · 2008-02-19 · 36 replies
Bonjour à tous,

Je me jette à l'eau...je suis à la recherche de renseignements dans le but de partir vivre aux Philippines. j'ai fait pas mal de recherche sur le forum..donc je recherche des contacts avec des personnes qui vivent aux Philippines et qui peuvent me donner des renseignements sur les démarches à prévoir...mon départ n'a pas encore de date fixée...peut-être fin 2008...nous avons, ma futur femme et moi, l'intention de nous installer sur Baguio. Ma future vit à Quezon City pour l'instant... Je ne me suis encore jamais rendu aux Philippines mais je connais plusieurs pays asiatiques... Je remercie d'avance ceux qui vont me prévenir de bien peser le pour et le contre...c'est déjà fait ! Je ne pars pas là-bas dans le but de travailler...Ah oui, j'ai 43 ans...je suis pensionné..ma pension est un peu faible pour vivre décemment en France...c'est un choix et j'espère n'heurter personne dans mes propos. Je ne recherche pas de renseignement sur le cout de la vie...uniquement sur les démarches à entreprendre, surtout au niveau administratif...visa, mariage et banques...des conseils pour éviter certaines erreurs... Peut-être aussi des expats habitants sur Baguio... Tous les conseils seront les bienvenus... Je vous remercie d'avance et peut-être à un de ces jours pour boire un petit coup... Exceed.
Éthiopie: compte rendu et informations English translation pending
by ZJF · 2008-02-17 · 13 replies
Après le Kenya, l’Ethiopie. Fin avril – début mai 2007

Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.

L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.

Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,

Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.

Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.

Visa pour le Soudan.

Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.

Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.

Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !

Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.

Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.

Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.

1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.

Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?

2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.

Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.

Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.

3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...

Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.

Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.

4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.

Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?

Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.

5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.

Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.

6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.

Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.

Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.

Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.

7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.

Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.

Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.

8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.

9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.

10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.

11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.

Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.

12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.

Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.

13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.

L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.

Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…

Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.

Le voyage se poursuit par le Soudan.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display