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La Saison des Illusions English translation pending
by Micoud · 2011-11-05 · 14 replies
Chapitre 1 J’y étais finalement, j’embarquais. L’euphorie est toujours omniprésente lors des quelques quinze jours avant un départ, cette euphorie qui vous amène déjà en pensées, en rêves sur le terrain, qu’on espère fertile, de vos prochaines aventures. Puis le doute reprend le dessus lorsque les valises finissent par lasser leurs souliers pour devenir vos premiers compagnons de voyage ; avant d’être délaissées sur le coin d’une armoire ou pire sur un balcon en proie au vent et au froid. Alors que j’entrais dans la carlingue de l’avion ; les deux sentiments se frôlaient, s’épiaient, se prenaient par les hanches et dansaient sans pour autant que l’un décide réellement de prendre le pas sur l’autre, de mener la danse.

J’avais toujours aimé cette sensation si enivrante du départ. Alors que l’hôtesse fermait les coffres en gratifiant mécaniquement chaque voyageur d’un sourire trop peu flâneur ; je pensais aux derniers regards et aux derniers silences de mes parents et de ma sœur, quelques minutes auparavant. D’échanges, il n’y en avait pas vraiment eu au moment de l’au revoir. Comme si la froideur austère des couloirs de cet aéroport parisien avait transpiré sur nos propres facultés d’expression. Je n’avais jamais vraiment été bon pour les aurevoirs. Ah ça, je les avais rêvé, le scénario était déjà établi dans mes pensées : la manière dont j’étreindrai mes parents, les derniers mots échangés. Et puis, quand viennent les actes ; une pudeur ou un manque de courage prend le dessus et la scène, qu’on avait rêvée si chaleureuse, grandiose, célébrant quelque vingtaine d’années d’affection familiale, s’était résumée à de mièvres embrassades et à des regards qui soulignaient à la fois l’inquiétude quant à mes pérégrinations et le soutien indéniable apporté à mon expérience solitaire.

Pour être honnête, je ne savais pas vraiment où j’allais. La présence, juste derrière moi, de deux enfants en bas âge et de leur mère parlant un langage qui m’était étranger me rappelait que je m’enrôlais dans une aventure inédite pour moi. J’avais déjà certes quitté le cocon familial depuis quelques temps, au gré d’études m’ayant menées bien loin de ma Champagne natale, mais mes apartés étudiants s’étaient toujours cantonnés aux frontières de notre Hexagone. L’avion prenait son envol sur ces pensées, non pas teintées de mélancolie mais surtout d’appétit pour les découvertes à venir.

Un homme d’une trentaine d’années avait pris place à mes côtés. Je sentais depuis quelques minutes qu’il scrutait par-dessus mon épaule les titres de l’Equipe, que je lisais avec intérêt. Devant moi, une jeune femme faisait retentir quelques accords via son énorme casque vert. Je reconnaissais quelques notes emblématiques de Feeling Good de Nina Simone: « it’s a new dawn, it’s a new day for me and I’m feeling good ». Ces paroles, que je fredonnais, me ramenaient à ma propre situation.

Le reste du vol ne fut ponctué que d’aller-retour des hôtesses et stewards, portant leurs sourires forcés comme un deuxième nœud papillon. J’avais eu un contact rapide avec l’homme à mes côtés. Nous n’avions pas parlé mais il m’avait demandé s’il pouvait emprunter l’Equipe en le pointant du doigt. J’avais bien entendu acquiescé. Je supposais que c’en était un. Un de ces autochtones chez qui j’allais vivre pendant un an. Je m’étais surpris à commencer ce jeu stupide dans la file d’attente pour monter à bord de l’avion : j’essayais de deviner qui était français ou non. Bien entendu, j’essayais de le faire avant que j’entende quelques paroles émanant de ces personnes, sans quoi le jeu aurait été trop aisé.

Pour mon « compagnon » de voyage, j’avais douté pendant quelques instants. La seule preuve tangible à examiner était cette écharpe du Dinamo. J’avais donc estimé qu’il était sans doute plus probable qu’il ne soit pas français ou bien que c’était un fin connaisseur de football voire un collectionneur. Bien entendu, l’absence de dialogue en français pendant le vol renforça ma conviction puis soudainement les derniers mots échangés, lorsque le journal reprit sa place entre nous, finirent de me convaincre : cet homme, qui se présenta sous le nom de Cosmin, était roumain. C’était mon premier réel contact avec un Roumain, le premier souvenir à afficher au portfolio de mon voyage. Finalement, l’homme parlait un français plutôt compréhensible, certes teinté de quelques bribes d’italien mais cela nous avait suffi pour échanger lors des quelques minutes entre l’atterrissage et la sortie de l’avion.

Je me retrouvais sur le tarmac de ce petit aéroport et lisais Bucuresti en grandes lettres noires. En attendant mes bagages, je prenais connaissance de notes griffonnées sur un bout de papier ; car Bucarest n’était finalement qu’une étape, ma destination finale était Targu Jiu. Andreea, une des jeunes femmes de l’association où je devais travailler pendant cette année, m’avait donné des indications par mail pour aller de l’aéroport à la Gara de Nord. Je me fis comprendre tant bien que mal par une guichetière placée en dehors de l’aéroport, en pointant du doigt sur ma feuille le numéro du bus que je souhaitais emprunter. Celle-ci finit par me donner, après quelques minutes de quiproquo, un billet.

Le bus arriva bien vite. Par acquis de conscience, je demandais quand même au chauffeur si c’était bien le bon bus en lui disant « Gara de Nord ? », il opina du chef avec un léger sourire fatigué. Je poinçonnais mon billet sur une machine désuète puis pris place au fond du bus. Le bus nous gratifia de lacets au milieu d’une zone industrielle, puis d’une zone commerciale où montèrent trois personnes habillées en noir. Je ne mis pas longtemps à comprendre qu’il s’agissait de contrôleurs même s’ils n’avaient pas de tenues officielles. Mon ticket poinçonné passa le contrôle haut la main mais ce n’était pas le cas pour tout le monde : une mère et sa fille n’avaient qu’un billet pour deux. Je regardais la scène distante de quelques mètres, les deux tentant semble-t-il de s’expliquer mais les agents ne leur portaient guère d’intérêt. Un homme, qui était jusque-là silencieux, prit alors le parti des deux femmes et incendia verbalement les agents. Bien entendu, je ne comprenais pas la teneur du discours mais son faciès et ses changements de ton ne laissaient guère de doute ; si bien que le chauffeur resta quelques temps arrêté sur le bord de la route. Finalement, la scène laissa place à un marchandage bon enfant et l’amende passa de 50 lei à 20 (environ 4 euros) grâce au soutien d’une bonne partie des voyageurs de ce bus. La scène me fit sourire alors que deux Polonais, semblant avoir discerné que j’étais étranger, me dirent en anglais très gaiement : « c’est ça la Roumanie ».

J’arrivais bientôt à la Gara de Nord. Un carrelage jaune crasseux m’accueillit. J’essayais de trouver les panneaux indicatifs concernant les prochains trains. Je fus bien vite surpris : les panneaux étaient en fait de fines lamelles de bois de toutes les couleurs accrochées à un mur, indiquant les trains et les heures. Cela rendait l’endroit encore plus improbable avec ces mélanges absurdes de couleur mais surtout le panneau m’était difficilement lisible. Je me dirigeais donc vers un guichet. « Targu Jiu ». L’homme me donna un billet puis me demanda 40 lei. Il me restait 2 heures avant ce train. Malheureusement, mes volumineux bagages m’empêchaient de me lancer dans l’exploration de Bucarest. Je ressortais simplement pour découvrir des bâtiments gris-jaunes de cinq-six étages assez désuets, cernant le quartier. Une statue à la mémoire des héros des chemins de fer et un descriptif historique de la Gare égayèrent brièvement mon après-midi.

Je pris finalement place sur le quai, téléphonant pour rassurer mes parents et scrutant les gens. Je regardais mon billet de train qui m’indiquait que le trajet allait durer cinq heures pour effectuer 300 kilomètres. Il ne faisait aucun doute que j’étais maintenant dans un pays où le temps n’avait pas la même valeur qu’en France. Et les premiers kilomètres effectués à bord de ce vieux train bleu rongé par la rouille finirent par m’en convaincre. Il me restait maintenant cinq heures à scruter de nouveaux paysages avant de réellement savoir où j’allais poser mes guêtres pendant quelques temps...
Thaïlande: un questionnaire English translation pending
by Tinak · 2008-10-22 · 25 replies
Bonjour,

je fais appel à vous pour une demande un peu particulière. Un ami étudiant prépare un projet de marketing international portant sur la Thailande. Pour ce faire, il a entre autres du rédiger un questionnaire...Tout logiquement il doit trouver des gens connaissant bien ce pays pour y répondre ou encore mieux, des personnes y vivant... J'ai donc naturellement pensé à la communcauté VF. Voici ce questionnaire... N'hésitez pas à me répondre par message privé. La chose est assez urgente puisque son dossier est à rendre lundi prochain....😕 Merci d'avance à ceux qui trouveront quelques minutes...

Comment se ressent la collision entre l’Occident et l’Orient en Thaïlande ?

On définit la Thaïlande comme un pays aux mille facettes mais surtout comme une succession de dualité : bouddhisme et capitalisme, monarchie et démocratie, paysage magnifique et tourisme sexuel… En immersion, comment se vivent ces paradoxes au sein de ce pays ? Religion, politique, tourisme...

Si vous devez définir la Thaïlande, que diriez-vous ?

Y a-t-il une face caché au pays du sourire ?

Comment se passe l’immersion et ensuite le retour à la vie occidentale ?

Une anecdote représentative de ce pays ?

Si vous deviez le comparer aux autres pays d’Asie que vous connaissez ?

Comment se présente l’avenir de la Thaïlande ?

La communication en Thaïlande : Qu’avez-vous à dire sur les façons de communiquer dans ce pays ? La place de la pub par exemple? Les entreprises… ?
Circuit Thaïlande, Laos, Cambodge English translation pending
by Finou1010 · 2008-01-02 · 5 replies
Nous partons 3 semaines au mois de mars pour un circuit Thailande, Laos, Cambodge, Thailande. Nous arrivons à Bangkok, puis train de nuit pour le Laos, puis traversée du Laos jusque dans le Sud, passage de frontière vers le Cambodge pour rejoindre Koh Chang en Thailande. Ma question : que faire entre le poste frontière Laos-Cambodge et celui de Cambodge-Thailande (près de Koh Chang), nous disposons d'une semaine, y a-t'il des choses intéressantes ? Est-ce plus judicieux de visiter l'Est de la Thailande sans passer par le Cambodge ? je trouve très peu de renseignements sur cette région de l'Asie, si quelqu'un peut m'en donner, ce serait vraiment sympa 🙂Merci
Détour vers Arequipa? English translation pending
by Rodetcélie · 2007-04-04 · 9 replies
Je prépare un voyage pour le Perou et la Bolivie durant 4 semaines et je voudrais des infos sur Arequipa. Sachant que j'arrive de la Paz et que je compte aller sur Cuzco, le détour sur Arequipa vous semble t-il nécessaire?
Ordinateur portable en voyage et douanes English translation pending
by Somewherelse · 2005-07-06 · 22 replies
Bonjour,

Je pense que plusieurs personnes ont deja voyager avec leur ordinateur portable...j'aimerais savoir comment ça se passe au niveau des douanes, s'il y a des papiers autres que la facture à presenter...si ça pose des problemes? y a t'il une demarche speciale a faire? Je precise que c'est un ordinateur personnel et non professionel

Merci d'avance à ceux qui pourront repondre a cette question pratique!!!
Automne au Japon English translation pending
by Mjp · 2019-12-14 · 89 replies
Après avoir longuement parcouru le forum depuis plusieurs mois pour préparer méticuleusement notre voyage au Japon, vient le moment de tenter de rédiger un carnet de voyages relatant les 6 semaines de découvertes de ce pays qui nous a véritablement séduit. Et pourtant, jusqu'à un passé assez récent, cette destination ne faisait absolument pas partie de nos projets. L'image d'un pays extrêmement urbanisé nous effrayait trop. La curiosité a fini par l'emporter et, presque sur un coup de tête, nous décidons au printemps d'acheter un billet d'avion sans avoir encore d'itinéraire précis en vue. Grâce aux contributeurs, fins connaisseurs du Japon, de ce forum que nous remercions vivement, nous avons pu élaborer un itinéraire qui s'est avéré riche de découvertes. Il ne fut pas aisé de choisir car nous voulions évidemment découvrir quelques villes emblématiques mais aussi prendre le temps de nous perdre un peu dans des espaces de nature. Notre itinéraire nous aura donc conduit de Kyoto à Hiroshima avec une courte escapade à vélo sur la Shimanani Kaido. Le Shinkansen nous mènera ensuite vers Fukuoka pour une découverte du nord de Kyushu avant de rejoindre les Alpes japonaises et la péninsule de Noto. Enfin, il nous paraissait inimaginable de ne pas découvrir la région du mont Fuji avant de terminer notre séjour à Tokyo. Alternant voyages en train et location de voitures nous avons eu le privilège de prendre notre temps. Contrairement à nos habitudes, fort de nos lectures préalables, nous avions, cette fois, planifié le trajet au jour le jour avant le départ. Sur un plan pratique, la technologie nous a apporté une aide précieuse au quotidien grâce à quelques applications déjà abondamment citées sur le forum : pour l'orientation, Mapsme; pour la compréhension, Google traduction assez efficace en vocal mais peu fiable pour lire les panneaux; pour les tarifs et horaires de train, Navitime et, enfin, Metrotokyo. Les multiples spot wifi associés à une carte data Sim à 2000 yens nous ont permis de voyager sans réelle difficulté.

10/10 : Kyoto

Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.



Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.



Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.





Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.













Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.







Voyage au Japon: vie, nature et coutumes? English translation pending
by Spip · 2019-01-25 · 47 replies
Quelqu'un peut-il me parler un peu du Japon, la vie , la nature les us et coutumes etc...?
Retour d'un circuit classique en famille au Japon cet été avec quelques plus English translation pending
by Saintvit · 2018-09-13 · 201 replies
Bonjour à tous,

Ce forum m'a aidé à prévoir ce voyage cet été fin juillet début août, de 14 nuits sur place. Merci aux "animateurs" de ce forum, même si souvent je lis sans poster. Les milliers de photos triées, je me lance à faire un modeste récit, d'autres voyageurs en font également, ce sera un de plus ! Tout d'abord, nous : famille de 5, notre aîné n'a pas pu partir avec nous et nous sommes donc partis à 4 avec nos 2 filles ados, 12 ans et demi et presque 18 ans. Nous nous sommes décidés en février ; habituellement, je prévois et je réserve très en avance nos vacances, pas cette année. Pourquoi le Japon ? Monsieur (JC) y est allé plusieurs fois (je crois 5 fois) pour raisons professionnelles, et il s'arrange pour essayer de prolonger un peu avant ou après pour visiter. Voilà longtemps qu'il me dit qu'il faut qu'on aille visiter en famille un été, mais nous ne l'avions pas encore fait. C'est d'ailleurs moi qui résiste, je ne suis pas spécialement attirée par l'Asie et surtout, je m'aime pas l'avion, j'ai peur, j'appréhende et j'ai toujours dit à qui veut l'entendre que je n'irai pas au japon, c'est beaucoup trop loin et je ne pourrai jamais supporter autant d'heure de vols (qu'est ce que'on peut raconter n'importe quoi parfois...).😕 Bref, ne jamais dire jamais ! Ensuite, au détour de nos discussions de cet hiver, on va où cet été ? 3 voix pour le Japon (moi, évidemment, je n'ai pas voté pour le Japon, vous l'avez compris...). Bon, après ce vote majoritaire, je me rallie... je ne vais quand même pas me faire prier si on me propose d'aller au Japon, on verra le voyage après, et je vieillis...😉 Je demande à Monsieur ce qu'il veut visiter, j'achète des guides "papier", je parcoure ce forum, d'autres sites, je regarde ce que les tours opérateurs proposent comme circuit pour avoir une idée, mais nous n'avons pas l'intention de voyager en groupe (enfin en groupe de 4 !). Mais je n'y arrive pas, pourtant je l'ai déjà fait pour d'autres pays, mais là, je ne connais rien, je confonds tous les noms, évidemment, je ne connais pas le japonais vous vous en doutez, j'ai du mal à bâtir un circuit ; c'est sûr que les TO c'est 10 ou 11 jours sur place là bas, ce n'est pas assez, je tâtonne, les guides prennent la poussière... je n'avance pas. Et les voyages organisés me paraissent complètement hors de prix, incroyable (4 ou 5000 euros par personne, parfois plus pour 11 ou 12 jours, la dernière a passé les 12 ans, elle n'est plus enfant désormais), à 4 c'est impossible, on doit pouvoir trouver moins cher et sur ce forum, je vois des exemples de budget, rien à voir... Je note des endroits à visiter, monsieur n'a pas le temps... Bon un jour on me parle d'un intermédiaire qui peut nous mettre en relation avec une agence sur place. J'ai lu sur ce forum que c'est simple de tout organiser soi même, mais pour une première fois, c'est un peu trop exotique pour moi, maintenant, après ce séjour, j'y arriverais peut-être mais là, à 4 avec les enfants, JR pass ou non ? voiture ou non ? Alpes japonaises ou non ? combien de nuits à Tokyo, à Kyoto ? Surtout que Monsieur commence à me demander quelques trucs particuliers : monter le Mont Fuji (la nuit), visiter une forge ou fabrique de couteaux ou sabres, dormir au Mont Koya, visite d'Hiroshima, villa Katsura à Kyoto, hébergements traditionnels de temps en temps.... bref pas mal de choses qui me passionnent plus ou moins... Décidément, on va croire qu'il faut me battre pour que j'avance, mais non, n'exagérons pas, je pose juste le contexte et je cherche à me justifier d'avoir sollicité une agence... Donc je contacte cet intermédiaire et choisi un exemple de circuit, beaucoup d'échanges de mails avec l'agence sur place qui répond à nos souhaits, je l'aménage en indiquant les souhaits de Monsieur et on élabore un circuit que voilà, en fonction aussi de nos dates et du prix des billets d'avion qui fluctuent quotidiennement. Tokyo : 4 jours (3 pour JC car il montera la nuit, nous resterons à Tokyo et le rejoindrons le lendemain) Kawaguchiko Osaka Mont Koya Himeji Miyajima (2 nuits) Kyoto (4 nuits) Soit 14 nuits sur place. Nous avons alterné hôtels (Tokyo, Osaka et Himeji), temple au Mont Koya, ryokan (Kawaguchiko et Miyajima) et une maison traditionnelle (Mashiya) à Kyoto. Nul doute que je n'aurais pas trouvé ces hébergements (certains ne sont plus sur des sites de réservations), ou je ne savais même pas que ça existait (mashiya), sans agence, enfin moi personnellement en ne connaissant pas du tout la destination, certains y arrivent seuls. On rajoute aussi le musée Miho près de Kyoto, dont j'ai entendu parlé sur ce forum et nous avions très envie de voir ça, j'étais passé à côté sur les guides papier. L'agence nous fait un devis fin mars. Billets d'avion (Emirates, depuis Genève, nous habitons dans l'Est de la France) réservés fin mars et pareil pour le circuit. Voilà, si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout de ce post, bravo. Départ le 27 juillet, retour le 12 août !

Anne
Monument Vallley The View, une belle arnaque! English translation pending
by Caribou44 · 2015-06-11 · 64 replies
Bonsoir à tous,

Un titre volontairement exagéré pour: - faire réagir certains... 😉 - vous donner des nouvelles fraîches!

Quand on planifie un séjour en réservant une chambre au View, c'est, en ce qui me concerne: - une part de rêve à un coût non négligeable - retrouver l'immense plaisir de séjourner dans un endroit exceptionnel

Commençons: - chambre très confortable, enfin, la seconde, car la première se situait juste à côté du distributeur de glaçons... - restaurant abordable avec une vue fabuleuse.

La piste: pas venu depuis 2008 - c'est une véritable Highway désormais - vu une Hyundai I10 tranquillou... donc, oui, définitivement cette piste est facile!





Ben, oui, mais la poisse météo nous poursuit... 😠

En fin d'après midi



Bon, il y a pire comme vue depuis une chambre...

Il pleut toute la nuit et au matin



Puis....



Et enfin



"Where the earth meets the sky " dit le dépliant - c'est exact.... d'une certaine façon. D'où le titre...

Donc:



Déprime passagère, enfilage de cirés et arpentage du Wildcat trail autour de West Mitten (rencontré 4 autres inconscients)



Le désert est bien vert cette année

La pluie s'est arrêtée mais les trajectoires pédestres sont aussi burlesques qu'imprévisibles...



nous avons découvert sur le Trail, un autre John Ford Point, sans le Navajo avec le cheval et le Stetson et surtout sans les 10$ et la foule...



Et, naturellement, au moment de partir...



Bien sûr, ce n'est qu'un billet d'humeur et je mesure la chance que nous avons de nous trouver au milieu de paysages mythiques...😎😎😎😎

Ce soir, à Sedona, beau et chaud...

Alain

Ps j'ai une pensée toute particulière envers ceux et celles qui ont choisi d'arpenter les pistes, notamment Alain-Pierre et son épouse...
Fabuleux GR 20 (juin-juillet 2014) English translation pending
by Rage2001 · 2014-10-01 · 39 replies
Salut tout le monde, Le récit de mon périple dans les montagnes corses au printemps-été dernier (une étape par message).

Mercredi 18 juin 2014 :

Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.

Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ. Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.

Jeudi 19 juin 2014 :

Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m

Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30. Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées. Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit. Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil. Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide. Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours. Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit. Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue. L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne. La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses. Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR. Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres. 7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu. Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée. Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi. En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert. En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.
Les Mamasan aux Philippines English translation pending
by Singa3 · 2012-09-05 · 102 replies
Bonjour,

Quelqu'un peut m'en dire plus sur les Mamasan ? Apparemment c'est pas comme un proxénète, mais j'ai pas compris la différence !

Ici à Sabang, 6 bars du genre et donc au moins 6 mamasans alors même que Sabang est une place très petite.

Aux philippines être proxénète est puni par la loie ?

Comment ce fait il qu'autant de mamasan sévisse dans un si petit lieu, en toute liberté, sans ce caché, ca semble presque un métier publique ici !

Merci pour vos précisions ...
Fermeture des espaces aériens en Europe suite éruption du volcan d’Eyjafjallajokull en Islande (15 avril 2010) English translation pending
by Michelzen · 2010-04-15 · 501 replies
En complement du sujet sur Londres http://voyageforum.com/...9;page=unread#unread ... c'est maintenant tous les aéroports de Grande Bretagne qui ferment (ou sont déjà fermés) jusqu'a 18/19h ou ++++ Eurocontrol a decidé la fermeture a 16h CET l'espace aérien des pays suivants Belgique, Pays bas, Allemagne ... Paris pourrait fermer dans l'apres-midi
De retour du Pérou et de Bolivie English translation pending
by FannySam · 2009-08-02 · 23 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes de retour d'un mois au Pérou et en Bolivie. J'ai passé beaucoup de temps sur ce forum avant de partir, alors maintenant c'est à mon tour de partager mon expérience.

Voici notre itinéraire, quelques coups de cœur, notre budget ...

Nous sommes partis à deux le 29 juin pour 1 mois. Nous avions envie de voir plein de choses, tout simplement parce qu'on ne sait pas si on y retournera un jour. On a donc beaucoup bougé ... pas les vacances les plus reposantes que l'on ait jamais eues. Mais on ne regrette pas. Evidemment chacun ses goûts : si vous aimez vous poser plusieurs jours au même endroit, ce type d'itinéraire peut ne pas vous plaire ...

jour 1 : arrivée à Lima à 6h30. Nous prenons directement un bus pour Pisco. A Pisco, éviter les « motos-taxis ». Le soir de notre arrivée, deux touristes s’y sont fait voler.

jour 2 : Iles Ballestas et réserve Paracas (tour réservé auprès de l'hotel ``San Isidro'' à Pisco. On y parle français : rassurant lorsque l'on débarque et qu'on parle mal espagnol). Puis en fin d'après-midi bus vers Lima.

Bon, vous devez vous dire que ce n’est pas logique de déjà revenir à Lima au lieu de continuer vers Arequipa. En fait, on voulait aller à Cusco tout de suite, pour pouvoir réserver en avance le billet d'avion Lima-Cusco et le billet de train pour le Machu Picchu. Comme ça, ensuite on n'avait plus de contrainte et on pouvait adapter ce que l'on avait prévu en fonction de nos envies ou des imprévus. Puis, après Cusco on voulait prendre la compagnie Aerosur pour aller en Bolivie (directement en avion pour gagner du temps, on passera par le lac titicaca au retour de Bolivie). Comme il n'y a des vols que certains jours, soit on restait 6 jours à Cusco, soit 4 jours à Cusco et on allait aux Ballestas avant. On a choisi cette 2ème option.

jour 3 : vol (star peru) de Lima vers Cusco le matin puis l'après-midi visite de Cusco. On craignait les effets de l'altitude, mais à part un peu d'essoufflement et un léger mal de tête le premier après-midi, rien du tout.

On voulait acheter les billets de bus d'Aguas Calientes vers le Machu Picchu à Cusco, parce qu'on arrivait trop tard à Aguas Calientes pour les y acheter, et qu'on voulait éviter la queue le matin. L'adresse de Consetur donnée par le guide du routard a changée : l'agence est maintenant rue Infancia, près du parc Marianito Ferro.

jour 4 : collectivo vers Pisac, visite des ruines. Collectivos vers Ollantaytambo, puis train jusque Aguas Calientes.

Pour visiter les sites de la vallée Sacrée, vous devez acheter un billet : soit 130 soles pour un billet valable 10 jours pour les 4 sites de la vallée sacrée et différents endroits à Cusco, soit 70 soles pour un billet valable 2 jours consécutifs pour les 4 sites de la vallée sacrée (Pisac, Ollantaytambo, Moray, Chinchero). Donc si comme nous, vous faites jour 1 :Vallée sacrée, jour 2 : Machu Picchu, jour 3 :Vallée sacrée, vous devez acheter 2 billets. L'arnaque! Vous pouvez acheter les billets à Pisac, Ollantaytambo ou Moray. Pas la peine de les acheter à Cusco.

Penser à retirer de l'argent à Cusco : à Pisac, le distributeur était en panne, et il n'y en a qu'un à Ollantaytambo. Si jamais lui aussi avait été en panne ...

jour 5 : Machu Picchu puis le soir train jusque Ollantaytambo

Les billets pour le Machu Picchu s'achètent à Cusco ou à Aguas Calientes, mais PAS sur le site du Machu Picchu. On a croisé 2 personnes qui étaient montés à pied jusqu'au Machu Picchu pour s'apercevoir qu'on n'y vend pas de billets... je vous laisse imaginer leurs têtes!

Vous pouvez rentrer sur le site avec un petit sac à dos. Il y est interdit de manger, mais tout le monde a l'air de prendre des choses à grignoter. Tant qu'on ne salit pas, je ne vois pas où est le mal... et j'étais bien contente d'avoir des barres de céréales après être montée au Wayna Picchu.

Pour le Wayna Picchu, les 200 premiers arrivés peuvent y monter à partir de 7h. Puis 200 autres à partir de 10h. Tout le monde doit être redescendu avant 16h. Mais ce que dit le routard est faux (ou j'ai mal compris) : les 200 premiers ne doivent pas être redescendus pour 10h. Heureusement...On a fait le grand tour en redescendant par le temple de la Lune. Sympa, mais fatiguant (pour moi en tout cas)...

jour 6 : visite des ruines d'Ollantaytambo, des Salines, et de Moray. Retour à Cusco

D'Ollantaytambo, on a pris un collectivo qui nous as déposé à Tarabamba, d'où part un chemin vers les Salines (les collectivos connaissent). On grimpe pendant une heure puis on remonte tranquillement les salines. On y a croisé un péruvien avec ses mules. C'était une très chouette balade. Le seul inconvénient, c'est qu'ensuite pour aller jusque Moray, la route est longue... On a eu la chance de tomber sur une voiture qui nous a déposé sur la route de Moray, et là de tomber sur un taxi qui nous emmène à Moray, nous y attende et nous ramène sur la route pour récupérer un collectivo pour Cusco. Je ne sais pas si c'était de la chance, ou s’il passe plein de taxis. Sinon plus simple, mais vous ratez la balade de tarabamba aux Salines, se mettre d'accord avec un taxi pour qu'ils vous emmène aux différents sites (un taxi nous proposait 70 soles pour nous deux pour cela). En tout cas j'ai adoré les salines (à mon avis à ne pas rater), et j'ai adoré la route qui va à Moray. On est sur un plateau, et j'ai découvert un paysage que je ne soupçonnais pas...

jour 7 : vol (aerosur) le matin vers Sucre, via La Paz.

A Sucre, la musée du textile est intéressant. Mais on a été un peu déçus par la ville de Sucre, peut-être parce qu'on arrivait de Cusco ...

jour 8 : visite de Sucre puis bus (à 18h) vers Potosi

Pas le peine d'acheter en avance son billet Sucre-Potosi (en tout cas début juillet).

A Potosi, prise de connaissance avec l'expression ‘mucho frio’ ! Qui va être l'expression la plus utilisée pour quelques jours encore ...

jour 9 : Potosi : casa de moneda et visite des mines.

La casa de moneda est très intéressante pour comprendre l'histoire de Potosi. Pour la visite des mines, on est passé par l'agence Turismo Claudia. On ne peut que vous la conseiller : on a visité les mines avec Xavier, un guide parlant français, qui est proche des mineurs. Rien à dire, c'était parfait !

jour 10 : bus pour Tupiza

Dans la catégorie 'journées pas marrantes' je classe cette journée en 2ème position!

On s'était dit, on prend un bus de jour pour ne pas arriver à tupiza à 4h du mat, c'est mieux. Avec le recul, j'hésiterais ... On devait partir avec Jumbo Tour. Le matin même on apprend que le bus ne part pas, et on est placé dans un bus de la compagnie Trans Norte. On part avec 30 min de retard (jusque là pas vraiment extraordinaire), et au bout d'une heure, on crève ... et 30 min de plus pour changer la roue. Ce n'est pas qu'on est particulièrement pressé, mais 1h de retard sur 1h de trajet ça commence mal. Deux heures trente plus tard, pause repas, en plein milieu de nulle part (je crois que je me souviendrai tout le temps de cet endroit. Quelques maisons des deux côtés de la route, plein de poussière, quelques jeunes filles vendant de quoi manger, et des papiers et autres ordures qui traînent un peu partout. C'est triste à dire, mais c'est ça aussi la Bolivie). Pause repas qui va durer 2 heures, le temps de redémonter la roue, ... Et on repart ! La route est en construction. C'est plutôt une piste qu'on traverse, au milieu de nuages de poussière. Pour finalement s'arrêter à nouveau une heure et demi plus tard, au milieu de rien, et pendant 1h30... On a compris pourquoi plus tard : la route est en construction, et il fallait attendre la fin de la journée de travaux pour repartir. C'est bête : on n'était qu'à 30 min de Tupiza. Bref de 7h30 à 18h30 dans un bus, dans lequel un petit garçon a vomi dès le début du trajet. Pas très marrant. Mais bon, je vais passer pour une râleuse : ce n'était pas plus marrant pour les locaux qui étaient dans le bus, et eux ne se plaignent pas !

jour 11 :journée a Tupiza

D'abord une très bonne pizzeria : El Lugar de la Pizza (‘Tupizza’), sur la place. Ensuite, il n'y a pas de distributeur à Tupiza. Il y a 2 banques qui vous 'prêtent' de l'argent. Avec la banque Prodem, nos 2 cartes (visa et mastercard) ne fonctionnaient pas, et dans la 2ème il y avait un monde fou. Et si vous payez votre agence (en tout cas Tupiza tours) par carte bleue, ils se prennent 7% de commission. (sinon vous pouvez aussi payez à Uyuni à la fin du tour où il est plus facile de retirer de l'argent).

Sur Tupiza, pas facile d'aller voir les environs tout seul. Rien n'est indiqué, on n'était pas sûr d'être sur le bon chemin, alors on est revenu en arrière. On a ensuite voulu aller voir la Quebrada Palala et on a suivi le chemin indiqué par le guide du Routard, mais on s'est retrouvé dans une propriété privée. Peut-être qu'on s'y est mal pris, et qu'avec une carte ... Bref, un peu déçus par Tupiza : difficile d'accès, et pas plus emballés que ça sur place ...

jour 11, 12, 13 et 14 : Sud lipez et Salar d'Uyuni. Le dernier jour, bus de nuit pour La Paz

On est passé par Tupiza Tours. Par facilité : comme c'est la plus grosse agence, on avait plus de chance de pouvoir partir le jour souhaité. Point de vue organisation, rien à dire : les véhicules sont en bon état et on mange bien. Point de vue accueil de l'agence, bof, leurs chambres sont chères, et surtout, ils pratiquent des prix différents pour un même tour : on est partis à deux 4*4, avec une cuisinière pour tout le groupe, et lorsque certains ont payé 1300bol/personne pour le tour, d'autres seulement 1000. Pas très juste... Donc un conseil, ne réservez pas en avance par internet (1300bol!) et n'hésitez pas à négocier.

Sinon les paysages sont magnifiques ! Un regret : avec notre tour, on passe beaucoup de temps dans le Sud Lipez (c'est superbe donc tant mieux), mais trop peu de temps dans le salar à mon goût (3h à peu près). Avec le recul, rester une journée de plus pour faire l'ascension du volcan Tunupa peut être très sympa. J'imagine qu'on doit avoir une belle vue sur le salar, et ça permet de profiter un peu plus...

jour 15 : arrivée à La Paz (vers 7h). On prend directement (à 8h) un bus pour Copacabana

On a pris un bus tout confort pour aller de Uyuni à La Paz. Mais comme c'est une piste, ce n'est pas du tout un trajet tout confort... Un bus classique aurait peut être été aussi bien, et moins cher.

A Copacabana, on vous conseille l'hôtel Utama. Ils sont particulièrement gentils, le petit déjeuner compris dans le prix est très copieux, et tout ça pour 175bol la nuit/2 personnes. Si vous tenez à aller à l'hotel la Cupula, réserver en envoyant un email : ils ont des problèmes avec leur site internet.

Comme resto, on vous conseille le Sujma-Wasi. C'est un petit resto familial, avec la grand-mère qui vient vous ouvrir la porte. Le midi, ils ont une cour ensoleillée, et le soir une cheminée. Et on n'a jamais mangé une truite aussi bonne! (essayez la truite fourrée...)

jour 16 : journée à l'isla del Sol

On vous dépose d'un côté de l'Ile, le bateau repart de l'autre et vous avez environ 5h pour traverser l'ile.

jour 17 : bus (à 13h30) pour Puno.

Retour au Pérou. Quel contraste : Puno nous semble une ville riche après la Bolivie !

Je ne suis pas la première à le dire sur ce forum, mais il faut goûter l'alpaga aux bananes caramélisées de l'Incabar!

jour 18 : journée aux îles Uros et Taquile.

jour 19 : bus jusque Arequipa puis visite d'Arequipa, et réservation du vol du lendemain

jour 20 : visite d'Arequipa et en fin d'après-midi vol (Lan, vers 17h) jusque Lima, puis train de nuit jusque Huaraz.

jour 21 : Arrivée à Huaraz, collectivos pour Caraz

Voici l'autre journée pas marrante, et qui arrive même en première position. On débarque à 6h du matin à Huaraz, évidemment fatigués, avec nos gros sacs à dos. Ne sachant pas bien ce que l'on va faire dans la cordillère blanche, direction l'office du tourisme pour planifier les prochains jours. On décidera finalement de partir directement à Caraz pour revenir faire une rando du côté de Huaraz le dernier jour et ainsi repartir en bus de nuit vers Lima. A Caraz, on apprend une grève des transports pour le lendemain. Qu'est ce qu'on fait : on reste ici, on part à Yungay ? On retourne à Huaraz ? Et si ça dure ? On doit être à Lima dans quelques jours pour rentrer en France ... En fait la manifestation ne durera qu'une journée, et ne sera pas très suivie. Panique pour rien. Journée un peu fatigante, qui se termine par une douche froide : pourtant on nous avait bien dit 'hay agua caliente !'...

Voici ce que l'on peut faire comme randonnées dans la cordillère blanche. Le guide du routard conseille de passer par agence, je ne sais vraiment pas pourquoi. On peux se débrouiller par nous même. Pour cette partie du Pérou, on vous conseille d’avoir le lonely planet qui est quand même bien mieux détaillé !

- de Huaraz : la laguna Churrup. Prendre un collectivo jusque Llupa puis marcher jusque Pitec (environ 1h). Ou mieux prendre directement un collectivo jusque Pitec (en arrivant à 7h30 au départ des collectivos, il y en avait un qui y allait directement, mais j'ai l'impression qu'il n'y en a que très peu par jour pour Pitec, les autres s'arrêtant à Llupa. Environ 5 à 10soles/personne l'aller, dure 1h/1h30). Marche de 2h jusque la Lagune. Dur avec l'altitude, on est quand même à 4400m.

Lorsque vous arrivez près d'une cascade, prendre lorsque vous regardez la cascade le chemin qui part à droite (il y en a un qui part à gauche, mais ça devient de l'escalade nous a t'on dit). Ce n'est pas particulièrement difficile, c'est juste un chemin en pierre parfois très incliné, mais tout à fait faisable. Pas contre s’il pleut, faut peut-être mieux éviter. Pour la descente c'est pareil, faire attention, mais pas de problème. Pour le retour vers Huaraz, notre collectivo du matin et un autre collectivo nous attendait (pour 16h). S'il n'y en a pas, redescendre pour Llupa où passent des collectivos. Cela était vrai en juillet, à vérifier auprès de l'office de tourisme pour les saisons moins touristiques.

- de Yungay : les lagunes LLanganuco. Courte balade. Prendre un collectivo à Yungay près du commissariat. Attention ils partent entre 7h30 et 8h30. (d'où l'intérêt de dormir à Yungay). Après 8h30 il faut attendre qu'un collectivo se remplisse (ainsi on est partis à 10h). Se faire déposer en haut des lagunes LLanganuco (10 soles/personne l'aller, dure 1h30/2h). Redescendre à pied le long des lagunes (2h en marchant tranquillement). Pour le retour, attendre en bas des lagunes un collectivo, ou s'il y en a, prendre un taxi pour redescendre (15 soles/pers). D'après l'office de tourisme, il y a des collectivos jusque 16h. On n'a pas pu le vérifier, on a trouvé un taxi. Sinon vous pouvez prendre un taxi pour monter, il vous attend 2h et vous redescend (50soles/2 personnes).

- de Yungay : la laguna 69. Prendre un collectivo (entre 7h30 et 8h30) qui vous dépose à Collapampa (10 soles/personne l'aller, dure 1h30/2h).

Prendre le chemin à droite de la rivière. Ca monte doucement, puis fortement jusqu'à un lac. Puis à nouveau doucement puis fortement. Au bout de 3h de marche, ça y est vous y êtes. Et c'est magnifique! Comptez 2h pour redescendre. Pour le retour c'est pareil soit vous trouvez un collectivo, soit un taxi.

Pour plus de facilité, le taxi que l'on avait rencontré la veille aux lagunes LLanganuco nous a emmené le matin, nous as attendu et ramené le soir. (80soles/ 2 personnes. On a trouvé deux autres personnes pour venir avec nous, et c'est revenu moins cher).

Vous pouvez enchaîner avec les lagunes LLanganuco. C'est sur le chemin du retour. Seul inconvénient : on est fatigués, et il est tard donc les lagunes sont dans l'ombre (en juillet).

Ou alors vous pouvez faire cette rando sur 2 jours : a 2h de Collapampa, et à 1h30 de la lagune, il y a un refuge. Donc vous pouvez faire lagune 69 puis nuit au refuge, et le lendemain, redescente et lagunes LLanganuco. Ou dans un autre ordre...

- de Caraz: la Laguna Paron. Soit sur deux jours : un collectivo vous avance sur la route vers la lagune. Puis 4h de marche jusque la Lagune. Comptez ensuite 3h pour faire le tour du lac (enfin pas vraiment le tour, plutôt l'aller retour parce qu'un seul côté est praticable). A priori il est possible de camper quelque part près de la lagune. Le lendemain, retour.

Soit sur une journée : un taxi peut vous emmener jusque la lagune, vous attendre 2 ou 3h, et vous redescendre (90soles/2 personnes si attente de 2h, 10soles de plus par heure)

Pour info, entre Caraz et Yungay il y a 15min en collectivos (1, 5soles/pers), entre Yungay et Huaraz environ 1h15 (5sole/pers).

Pour chacune des lagunes, vous entrez sur le parc, et donc vous devez payer un droit d'entrée : 5 soles par jour, les billets s'achètent à l'entrée du parc. Pas la peine d'acheter le billet de 65 soles à l'avance à Huaraz, comme on nous l'avez dit à l'office de tourisme !!!

Si je devais classer les lagunes dans l'ordre que où on les a préférées : 1. laguna 69, 2. laguna Paron, 3. Laguna Llanganuco, 4. Laguna Churrup.

Je reprends la fin de notre itinéraire :

jour 22 : On a dormi à Caraz. journée à la Laguna Paron en taxi, puisque c'était le jour de la grève.

Les guides conseillent Pony expéditions à Caraz pour avoir des infos. On est aussi aller voir Summit Trek (de la place, dans la rue qui monte vers le marché). Le guide nous a très bien renseigné, et c'est lui qui a joué le rôle du taxi jusqu'à la Laguna Paron. On vous le conseille.

jour 23 : le matin (7h30), collectivos pour Yungay, puis journée aux lagunes Llanganuco.

A Yungay, aller dormir à l'hotel Gledel. Ce n'est pas l'hotel le plus chic qui soit, mais l'accueil de Rusula vaut largement le détour. Elle vous prépare petit déjeuner, dîner (le plus copieux de tout notre séjour) pour 3 fois rien. Elle nous a offert deux bonnets péruviens qu'elle avait tricoté elle-même. Adorable !

jour 24 : journée à la Laguna 69. Puis le soir collectivo pour Huaraz jour 25 : journée à la laguna Churrup. Puis le soir bus de nuit pour Lima jour 26 : après une longue attente à l'aéroport, vol le soir pour la France. Enfin une douche chaude ...

Notre budget: environ 2000 euros/personne pour un mois, dont (par personne) :

- 750 euros le billet Paris-Lima acheté en février pour un départ le 29 juin. - 350 euros de vols intérieurs (Lima-Cusco : 122$ acheté en avance, Cusco-Sucre via La Paz : 200$ acheté en avance, Aréquipa-Lima: 175$ acheté sur place) plus 80 euros de taxes - 375 euros pour les tours, billets d'entrée (le salar, le Machu Picchu, la vallée sacrée, le parc de la cordillère blanche...) - 100 euros pour les transports en collectivos et bus - 150 euros pour les restos, la nourriture... - 200 euros pour les hôtels. On a choisi des hôtels en général avec salle de bain privée et eau chaude

Voilà, en espérant que cela peut vous aider. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Bonnes vacances à tous ...
Histoire russe English translation pending
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Les villes d'Espagne que vous aimez English translation pending
by Akiestasofi · 2009-01-31 · 102 replies
Bonjour, je pense qu'en Espagne il y a de très belles villes et villages qui ne sont pas toujours connus, alors je serais heureuse que vous mettiez les endroits que vous avez visitez ou simplement des endroits que vous aimez. En photo S.V.P Je commence avec Almuñecar, ville bien aimé de notre ami Patxi. Alors la première sur la petite place où c'est sympa de manger les deux autres, le chateau et la 4 ième je crois que c'est la promenade😛 C'est une ville tranquille qui se trouve à Grenade, il y a plage et montagne, pour ceux qui veulent se reposer ou s'amuser, de tout pour tout le monde. Bon voyage
Thaïlande: Madness Island....Haad Rin party, c'est fini! English translation pending
by Davdevil75 · 2008-01-03 · 83 replies
Si j'avais ecouter cette famause expression qui dit, ce n'est pas aux vieux singes qu'il faut apprendre a faire la grimace!!!Thuan et les autres qui disaient qu'il faut avoir du plomb dans la cervelle pour frequenter les partys a Haad Rin avais bel et bien raison.....Faut pas consomer de la drogue pour s'attirer des problemes a Haad Rin.... J'etais a peine sortis de l'hopital pour une pneumonie, ca commencais juste a aller mieu, le 31, mdr s'etais nouvel an et mon anniversaire.....On decide d'aller boir un ptit verre dans un bar, histoire de marquer le coup, on fais connaissance, le bar ferme a 12h30 et tous le monde va a Haad Rin....On aurais pas du y aller, on ne voulais pas y aller, mais on y a ete....L'ambiance etais pareil que d'habitude, les defoncer, ceux qui boivent, ceux qui dance, les dealers, les taxi voleurs arnaqueurs...Vers 3h00 du matin il commence a tomber des cordes, on se perd, je reste juste avec Saskia, y a un endroit ou s'abriter, il y a plusieurs bars sauvages, de la musique, on rentre, tous le monde se bouscule, on nous bouscules, on bouscule Saskia....C'est vrai j'ai repousser quelqu'un....Et la ca c'est enchainer tres vite, sans que l'on comprenne quoi que se sois....6 ou 7 thais sur moi, Saskia veut s'interposer on l'as jette par terre, ce qui m'enerve, je frappe fort pour casser, ils sont 6 ou 7, heureusement, ils frappe comme des tantouze, je n'ai que le nez tres legerement abimer....En contre partie, ils avais casser des bouteilles, j'ai marcher sur un tessons, je suis ouvert jusqu'a l'os!!On part, faut qu'on trouve un hopital, je ne sais pratiquement plus marcher, Saskia est en pleure, elle demande de l'aide....De l'aide....On a croisee au moins 300 farengs....Pas un....NON pas un nous a aider....Sur le trajet pour l'hopital, on a un peu mieu compris ce qui s'etais passer.....On nous a braquer la pochette avec l'argent liquide, ma carte Bangkok Bank, nos 2 telephonne, les clefs de l'hotel....Chance, j'avais laisser les passeport et les visas a l'hotel....Les encu.....Retour par la case hopital!!!Vraiment c'est temps si on a un manque de chance incroyable....Ou vraiment c'est cette ile qui nous porte la poisse....Clinique d'Haad Rin Beach, recommander dans le guides de Koh Phangan, dans le Lonly....C'est pas une clinique mais une BOUCHERIE ouais.....Ils m'ont fais, a vif bien sur, 4 point interieur et pour une ouverture de 8cm, 4 points exterieur....Ca fait un point tous les 2 cm....Je n'ose pas imaginer la tronche de mon pied quand il seras reparer.....Et la a la clinique d'Haad Rin, tu vois qu'il s'en passe des choses lors de ces party.....je n'etais pas le seul entailler, entre les comateux....Des agressions, ils doit y en avoir et un paquet.....La couturiere d'haad Rin veut 5500 baths pour m'avoir charcuter le pied....Je retorque que c'est hors de questions et que si il ne sont pas content qu'ils appelle la PT.on se leve et part....Meme pas ils on essayer de nous retenir....Ils savent bien ce qu'ils font....Des medecins bidons ouais..... Le 01 janvier, on etais vraiment degouter, heureusement la guest ou nous sommes nous ont remis un peu de baume au coeur, a l'occas de mon annif, ils m'ont preparer tous un repas avec plats typique thais....Comme ils on vu qu'on aimais bien epicer, ils nous on fait Yambousems, salade de squiz, petit os frits, laap moe, tempora et pleins d'autres choses....Et tous ca de leurs propre initiatives...Vraiment, ca nous a fait plaisir..... Hier, avec mes bequille et mon pied indeposable par terre, nous devions absolument aller a Samui pour l'extension de notre visa, on est parts a 11h30, la mer etais bien agiter......Ca a pris toute l'apres midi, retour au port, on nous dit qu'en raison du mauvais temps, plus de bateau, plus de lompraya.....Sauf peut etre a Big Buddha pier, y aurais peut etre un depart....Nous nous y rendons, effectivement, y a un depart a 18h30....On prend un tickets, on monte sur le bateau, difficilement, le quai en planche pourrie avec mes bequilles, c'est pas le top.....Il fait noir, on demarre....Pfffffffff Pu....de Mdr....On aurais pas du, on aurais du dormir a Samui, a mis course, la mer etais dechainer, ca tangais exagerer.....Ce qui m'inquiettais le plus s'etais la tete des thais qui travaillais sur le bateau, il ne rigolais pas du tout.....Ca a ete 50 min horrible....Mais on est arriver, pas a Tong Sala mais a haad rin.....Rebelotte, on est que 2 pour tong sala, Taxis 1000 baths ou on attend que peut etre d'autre gens veuille y aller et la ca seras moins cher.....On trouve un particulier qui nous emenne pour 400 bath(10 km)c'est ca ou rien... Enfin, demain on se CASSE, je vais en chier avec mon pied mais faut partir d'ici..... Depart demain matin 8h30 pour Bkk en bus....Tous le reste est complet......En esperant que la suite de notre voyage se passe mieu que notre sejour a Koh Phangan..... SAWAT DEE PI MAI
Article sur le pseudo humanitaire English translation pending
by Philobate · 2004-08-10 · 222 replies
Bonjour

Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...

Un article du journal "La Croix":

"La truelle et le crayon" par Odon Vallet

Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."

Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...

Philo
The Foam of Days
by Pondy · 2026-01-07 · 31 replies
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here. It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.

First, I need to tell you all an anecdote.

My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).

July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”

And me, replying: “Of course it is!”

And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.

We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.

Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.

The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.

It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.

As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.

How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
Caraïbes: escales aux Îles Vierges English translation pending
by Jemaflor · 2020-06-08 · 23 replies
Place au rêve, à l'évasion et au dépaysement … ce sont trois escales dans les Îles des Caraïbes que je vous propose de découvrir avec ce récit de voyage. Des îles éparpillées dans le nord de l'arc antillais qui finalement ne sont pas totalement vierges, elles possèdent toutes un charme fou. Des îles diverses, par leurs paysages mais aussi par leur histoire ou leur nationalités.

A « Grand Turk », nous serons en territoire britannique au milieu d'un camaïeu de bleu. Quant à « Saint Thomas », la seconde escale, l'île à tout d'un petit paradis … des USA ! après avoir été à une époque, terre d'un royaume scandinave . Et enfin, nous terminerons le périple à « Virgin Gorda », un île de la Grande Bretagne d'outremer dont on ne peut oublier les plages de rêve parsemées d'impressionnants rochers. Que d'agréables souvenirs !

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Grand Turk, entre bleu lagon et or blanc



Voilà la vision tant attendue lorsqu'on débarque sur une île des Caraïbes ... A Grand Turk, ce décor de rêve est bien au rendez-vous : des plages de sable blanc et un horizon marin aux fascinantes nuances de bleu, et il y en a tout autour de l'île. Certes, la photo est un peu cliché mais avouons que contempler un tel paysage fait du bien, surtout en cette période où la moindre idée de voyage à l'étranger est à oublier … du moins pour un certain temps ! Sur votre écran, vous avez l'image, à vous de la compléter en imaginant l'environnement sonore. Entendez-vous maintenant le doux bruit des vaguelettes venant lécher ce rivage ?

Comme lors de tout voyage, il y a un temps pour des moments de contemplation et d'autres consacrés à la découverte … à nous à présent, la balade sur Grand Turk.

L'archipel de Grand Turk et Caïcos est situé au nord des Antilles, c'est un chapelet d'îles et d'îlots dans le prolongement des Bahamas et séparé de quelques 160 kilomètres, à vol d'oiseau (marin), du nord de Haïti.



Cette carte apposée sur un mur du port de débarquement permet de mieux localiser l'archipel au milieu d'une myriade d'îles caribéennes. Donc nous voici « Here », facile à repérer notre situation avec ce cercle et cette patine bistre : que de doigts de visiteurs ont du pointer l'archipel ! Une trentaine d'îles dont huit seulement sont habitées constitue Grand Turk & Caïcos. Quant à Grand Turk, l'île n'a de grand que le nom. L'île ne mesure qu'une dizaine de kilomètres pour à peine deux/trois de large, mais c'est sur son territoire qu'est située la capitale du petit État : Cockburn Town.

En bonne place sur cette carte ainsi que sur les drapeaux flottants au vent, on le constate, le cactus est mis en avant. Cette plante a été choisie comme emblème de l'archipel.



Avec toutes ses épines, on ne peut pas dire que l'aspect de ce cactus local soit particulièrement accueillant ... mais si ! il a quand même belle allure avec son drôle de pompon rouge.



Nommé melocactus, ça fait savant, ou plus simplement Turk 's head in english, cette « Tête de Turc » végétale serait à l'origine du nom de l'archipel des Turks & Caïcos, enfin paraît-il ! Au sujet du drapeau, bien sûr on retrouve l'Union Jack, mère patrie oblige mais à côté figure aussi des armoiries aux couleurs plus locales : une conque, une langouste ainsi que l'incontournable cactus.

Quitté les environs du port, c'est à dire le sud de l'île, la route nous fait passer près de l'aéroport international de Grand Turk, il relie le territoire au reste du monde. Un aéroport à la taille modeste, on pouvait s'en douter, dont la piste est tracée sur une des seules parties parfaitement planes de l'île.



Mc Cartney Airport ? Non, ce n'est pas un hommage au célèbre Paul … des Beatles. JJAGS Mc Carney était un homme politique qui a marqué les T&C. Élu à la tête du territoire insulaire à l'âge de 31 ans, il a enthousiasmé les habitants par son charisme et son souhait d'autonomie pour l’administration de ses îles … mais le destin en a voulu autrement. En 1981 et à seulement 34 ans, l'homme trouva la mort lors d'un crash aérien.

Restons dans le domaine aérien et même bien au-delà … Au carrefour de l'aéroport, trône une ancienne capsule spatiale.



Sur l'île, on est très fier d'évoquer ce souvenir des débuts de la conquête spatiale. En 1962, c'est au large de Grand Turk que l'astronaute John Glenn a effectué son «splashdown », c'est à dire son amerrissage. A bord de Mercury, il venait de faire trois révolutions autour de la terre devenant ainsi le premier américain a effectué un vol en orbite. A l'époque, sur Grand Turk, il y avait une base militaire transformée pour l'occasion en mini NASA. Ainsi les Américains avec cette première avaient rattrapé les Russes dans la course à l'espace … des Russes qui avec Youri Gagarine les avaient devancé dans l'espace dix mois plutôt.

Bienvenue à Cockburn Town, la capitale officielle depuis 1766 des Turks & Caïcos Une capitale de poche avec seulement 3700 habitants sur les quelques 5000 que compte l'ensemble de l'île. Dans la ville, qui s'étire le long du littoral, on y trouve bien entendu quelques bâtiments administratifs. Celui-ci, sur la photo ci-dessous, regroupe dans une même construction la plupart des services administratifs : financiers, juridiques et sans doute encore quelques autres ...



Dans cette capitale-bourgade, on voit surtout des résidences individuelles, un peu dans le style d'un lotissement balnéaire. De simples maisons toutes parées de couleurs aux infinies nuances, les tonalités vont du rose au bleu en passant par le vert …



Sur le front de mer, quelques coquettes villas coloniales semblent particulièrement accueillantes. Leur style architectural est le plus souvent inspiré des maisons bahaméennes.



Si plusieurs ont été rénovées et sont ornées d'une profusion de bougainvilliers d'autres semblent presque à l'abandon, celle-ci par exemple.



Cette ancienne bâtisse Miramar, autrefois le siège de bureaux est proposée à la vente. A bon entendeur, sachez qu'elle est idéalement située en face de la plage cependant, côté remise en état, bon courage pour le budget des travaux à prévoir !
Un "Esta" bientôt nécessaire pour se rendre au Royaume-Uni? English translation pending
by VoyageForum · 2019-12-04 · 401 replies
Visiblement, les autorités britanniques auraient dans l'idée de mettre en place un système d'Esta identique à celui existant pour les USA pour tous les voyageurs actuellement dispensés de visa (y compris donc les ressortissants de l'U.E.) souhaitant se rendre dans le pays une fois le Brexit effectif (s'il le devient un jour...). Lire la suite...
Birmanie: 3 semaines de circuit et trek au lac Inle English translation pending
by Corserandos · 2018-12-26 · 61 replies
Bonjour, Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 1er au 23 août 2015.

Participants: famille de 5 personnes entre 27 et 62 ans.

Organisation : agence birmane

Déplacements : avion, van avec chauffeur

Climat : juillet-août est la période des moussons et, éventuellement des cyclones, ce qui fut le cas lors de notre séjour. Il fait donc chaud et humide mais l’intérieur reste plus sec. Quelques jours de pluie, mais jamais de manière continue.

Nos coups de cœur :

- Yangon : la Shwedagon Pagoda au coucher du soleil - Bagan : le site des temples et particulièrement les temples Damayazika et Ananda, la vue de la Shwesandaw Pagoda, - Mandalay : - le Shwe Nandaw Kyaung (monastère du Palais d’Or construit en teck) - la Maha Muni Pagoda et sa statue de bouddha tellement vénérée - Mingun : la Hsinbyume ou Myatheindan Pagoda, toute blanche - Monywa : - la Thanboddhay Pagoda aux 582.357 bouddhas - les grottes de Pho Win Tang - Pindaya : la grotte de Shwe Uwin et ses 9.000 bouddhas - Kalaw - lac Inle : le trek - Lac Inle : - Ywama, village lacustre Inthas - Inn Dain et ses milliers de stupas - Phaung Daw U et son marché des ethnies Shan - les pêcheurs au coucher du soleil - Pha An : - les grottes - les paysages de pics karstiques - l’intérieur du monastère U Nar Aut d’époque coloniale.

Observations :

- Les indications sur les logements datant de 2015 ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

- Juillet-août n’est pas la meilleure saison d’un point de vue climatique. Ce n’est donc pas non plus une saison très touristique. Même si on risque quelques averses, le fait de visiter les temples sans une foule envahissante est un grand privilège. Les prix des logements sont évidemment aussi plus intéressants. Il faut savoir que certaines activités ne sont pas accessibles à cette époque, comme le survol des temples de Bagan en montgolfière. Mais il n’y a aucune raison de ne pas partir à cette saison.

- Si notre programme semble dense à première vue, il s’est fait de manière très relax, nous avons eu le temps de profiter des piscines des hôtels quand il y en avait et n’avons jamais eu l’impression d’être à la bourre ou d’en faire trop.

- Pour la visite des temples, il faut avoir les épaules couvertes et un vêtement qui descend en-dessous du genou. On peut aussi s’entourer la taille d’un sarong pour autant qu’il soit assez long et qu’il ferme. Dans la mesure où il faut toujours se déchausser pour visiter les temples, il est pratique d’avoir des chaussures faciles à enlever (cf tongs).

Jour 1 : Bruxelles - Bangkok

11h30 : vol vers Bangkok par Thaï Airways. Les hôtesses sont en tenue traditionnelle colorée. Bel avion (B 777) tout en rose et mauve. Repas correct. Durée du vol : 10h50. On apprend que notre programme a été totalement chamboulé à cause des inondations très importantes qui ont lieu en ce moment. A la suite d’un cyclone, combiné à la mousson de saison, la Birmanie a été décrétée en état d’urgence et demande l’aide internationale.

Jour 2 : Bangkok - Yangon a.m. : - vol Bangkok – Yangon p.m. : - parc Maha Bandoola - bouddha couché Kyaukhtatgyi - place Mahabandula - quartier chinois

Arrivée à Bangkok à 6h du matin. Enorme aéroport assez futuriste. La présence d’un « Burger King » réjouit certains, même à cette heure bien matinale ! 8h : vol pour Yangon (+/- 1h). On survole des zones bien inondées avant d’arriver à Yangon.



On aperçoit déjà des petits temples dorés un peu partout. La file est longue à la douane mais le personnel est souriant. Après avoir retrouvé tous nos bagages, nous découvrons Nini, notre guide, qui parle bien français. C’est dimanche, il y a peu de trafic. Il fait très chaud et très humide mais il ne pleut pas fort. Après s’être un peu reposés et rafraîchis à notre hôtel, nous partons déjeuner dans un établissement très local où on peut aller choisir ses plats dans la cuisine. Nini nous emmène faire une balade dans un parc, le Maha Bandoola, qui aboutit à la fameuse pagode Shwe Dagon qu’on ne visite pas aujourd’hui.



Un chouette petit bain de foule bien locale car c’est dimanche et les jeunes se promènent. Les filles sont encore souvent habillées de leur tenue traditionnelle (un top avec un sarong). C’est parfois très harmonieux et magnifique. Les garçons varient entre tenue traditionnelle (aussi avec sarong) et … coupes punks asiatiques et « kakebroek » (broek = pantalon, vous pouvez deviner le reste).





Nous allons ensuite voir le grand bouddha couché, Kyaukhtatgyi, de 66 m, monumental, malheureusement à l’abri dans une sorte de hangar amélioré. 108 dessins sur la plante des pieds, 108 comme les grains d’un chapelet, représentent les lignes de sa vie (comme les lignes de la main), et donc son destin.







Ensuite, balade en ville en partant de la place Maha Bandoola où se trouve une sorte d’obélisque, monument à l’indépendance de 1948. Une place complétement hétéroclite avec la pagode Sule, des bâtiments très modernes, de vieux immeubles coloniaux très délabrés, d’autres restaurés … et toujours beaucoup de jeunes qui y passent leur dimanche, notamment des amoureux assis sous des buissons taillés aux formes étranges.









Une balade dans une grande rue nous fait découvrir plein de petites échoppes sur les trottoirs et des stands de nourriture.



Des femmes préparent des chiques de feuilles de bétel avec de la chaux et des noix de bétel.



Beaucoup de femmes ont les joues couvertes d’une pâte beige faite à partir d’écorce d’un arbre dans le but de se faire belles. C’est très animé et haut en couleurs. Dans le quartier chinois, les stands de fruits et légumes sont encore plus colorés. On y voit notamment les énormes fruits du jacquier, des sauterelles grillées et des crevettes qui doivent bien faire 25 cm.









Visite d’un temple chinois.



Beaucoup d’immeubles ont dû avoir leur heure de gloire mais sont maintenant totalement décrépis et couverts de mousse et de végétation.





Petite pause dans une sorte de café on ne peut plus local pour goûter le thé birman au lait sucré, assez bon. L’endroit est pittoresque. C’est là que Nini nous apprend que le salaire minimum est de 3 € ! Une augmentation à 3,5 € a été mise au vote mais refusée. Journée très agréable et cool. Comme dit Nini, en Birmanie, le stress n’existe pas. Retour à l’hôtel pour prendre une douche. Dîner dans un restaurant de cuisine de l’est de la Birmanie, un beau bâtiment assez chic avec une bonne cuisine. Nuit à Yangon, à l’hôtel « Grand United », grande tour en face du Central Woman Hospital (où on ne voudrait pas être hospitalisée pour un empire), grande chambre avec coin salon et vue sur le Shwe Dagon au loin, sans charme mais propre, confortable et bien équipée, bonne salle de bain.
Faces and Landscapes of Senegal (Gorée, Saint-Louis)
by Fabhyène · 2018-07-28 · 78 replies
Hello!



I invite you to share our wonderful discovery of Saint-Louis and its surroundings: Djoudj Park and the Langue de Barbarie... Daily life, heritage, landscapes, and wildlife (birds)...

We stayed in Senegal for 10 days in April/May 2018, specifically in Saint-Louis, Senegal, since we were there for the Jazz Festival held every year. But we took the opportunity to explore this country we didn’t know!

In this travel journal, you’ll find: - A short stop in Gorée, which we visited before heading to Saint-Louis - The different faces of Saint-Louis, especially the vibrant fishermen’s district - Djoudj Park, with its many birds - The Langue de Barbarie ... and much more!

Before going to Senegal, I did some research on this forum and others. So many strong opinions about Senegal—you either love it or hate it! If it hadn’t been for the festival, we might not have gone... What a shame that would’ve been, because we loved it!

Of course, I saw poverty, idleness, and litter, especially plastic bags—a global scourge. A bit of harassment from street vendors, especially at first when you don’t know how to deflect it and accidentally encourage it. The privileges of a social class and inequalities, though that’s something you encounter in many poor countries, not just in Africa.

But when I close my eyes and remember our trip, what stays with me is the youth, the beauty of so many boys and girls, the elegance of the women, and the sparkle in their eyes and smiles. The light and colors, the smell of grilled fish, the taste of freshly roasted peanuts and baobab fruit. The honking horns, the call of the muezzins, the music, the bursts of laughter.







To be continued...
Cantabrie et Asturies en une petite semaine English translation pending
by Mamina64 · 2017-06-08 · 22 replies
Histoire de prendre l'air quelques jours sans aller trop loin, nous sommes partis une petite semaine vers le Nord de l'Espagne, côte Atlantique (Costa Verde) et massif montagneux (Picos de Europa)

Première étape pour 3 jours du côté de Llanès avec visite de Santillana del Mar, jolie petite ville médiévale, de Comiilas pour sa maison de Gaudi, une journée nature aux lacs de Covadonga et une autre vers Potès.





















Une nuit à Avilès en passant par Lastrès, Tazones et la côte.









Une dernière à Navia avec au passage Cudillero, Luarca...







Et enfin retour à la maison mais arrêt à Oviedo pour son centre historique.





Une chouette balade avec beaucoup plus de détails sur mon blog. Ciel un peu couvert et même pluie mais ce n'est pas pour rien que tout est vert ! En été les plages accueillent beaucoup de touristes mais aussi des Espagnols.
Afric'Addict English translation pending
by Voyajou · 2015-10-13 · 132 replies
Afrique du Sud

Au commencement.

Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!

La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).

Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?

Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.

L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.

Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.

La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)

La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.

Un Paradis ?

Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.

… Ou un enfer ?

En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.

Gorges

Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.

Océans

Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.

Où sommes-nous Tembe ?

A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Merveilleuse découverte des Red Rocks - boucle autour de Las Vegas juillet 2015 English translation pending
by Disneydiddl · 2015-08-01 · 179 replies
Bonjour à tous. Voilà… La boucle est terminée, la découverte de cette partie de l’Ouest fut intense, magnifique, trop courte. Alors, je vais essayer de vous raconter tout ça, même si je n’ai pas le talent de certains pour ce genre de récit. Pour rappel, nous sommes un couple (53 ans pour moi, 56 pour lui), citadins (nous marchons, mais en ville), peu sportifs (enfin, lui, un peu plus il joue au squash), habitués de voyager aux USA, mais plutôt dans l'est, surtout en Floride. Nous avons déjà visité le Yellowstone, le Grand Teton... il y a des années avec nos enfants. Ce voyage a germé dans nos têtes il y a un an. Depuis lors, je n’ai cessé de lire des guides, de parcourir les récits sur VF, de regarder des photos. Car, pour moi, un voyage n’est pas imaginable sans photos (j'en ai plus de 8500 à trier...). Je ne suis pas une pro, loin de là je suis rarement satisfaite de mes photos. J’avais à la fois très envie d’y être, mais aussi un peu peur d’être déçue par rapport à mes attentes. Tout s’est très bien passé, grâce à vous tous (merci à tous ceux qui ont pris la peine de me répondre dans mes discussions : Pong, Itat, Bridgeur15, PapJ59, Bastinj (à qui j’ai aussi chipé l’itinéraire… grand merci 😉 ), Clarikette, Jpg13, Caussat, Stratele52, YellowRock, Kimy91, Gaura, Vro75, Nimou74, Durandale2, Alquesn… et à tous ceux qui ont démarré une discussion, écrit un carnet, publié de magnifiques photos qui m’ont fait rêver je ne peux citer tout le monde, mais en vrac : Veileen (et ses superbes photos !), Goproju (qui m’a donné l’idée de filmer … mais j’y ai trop rarement pensé sur place), Sanguine, Caussat, Fabregal, Lucie23, Virginath, Bastinj, Isap29, Itat, Peggy16, Calisson94 et tant d’autres. Alors allons-y… Notre programme final (prévu) était celui-ci : Ma 7/7 : vol Bruxelles - New York Me 8/7, Je 9/7 et Ve 10/7 : NY

Je ne parlerai pas des jours à New York (ce n’était pas notre première visite et nous n’avons donc rien fait de particulier). Je me contenterai de notre boucle autour de Las Vegas, donc :

J1 : vol JFK vers Las Vegas arrivée à Las Vegas en fin d'après-midi J2: LV J3: LV (Valley of Fire) J4 : Las Vegas J5 : LV à Grand Canyon ; nuit GC J6 : Grand Canyon à Page ; nuit Lac Powell J7 : Page (Horseshoe Bend, Antelope Canyon) ; nuit Lac Powell J8 : Page à Monument Valley ; nuit MV J9 : Monument Valley à Moab ; nuit Moab (Goosenecks, Valley of the Gods sur le trajet) J10 : Moab (Fischer Towers - R128...) ; nuit Moab J11 : Moab (Arches) ; nuit Moab J12 : Moab (Canyonland et Dead Horse Point) ; nuit Moab J13 : Moab à Torrey (Capitol Reef) ; nuit Torrey J14 : Torrey à Bryce Canyon (scenic 12 , Kodachrome Basin SP); nuit Bryce Canyon J15 : Bryce Canyon; nuit Bryce Canyon J16: Bryce à Zion (Coral Pink Sand Dunes) ; nuit Zion J17: Zion à Death Valley ; nuit Death Valley (Furnace Creek) J18: Death Valley à Las Vegas, nuit Las Vegas

Et maintenant, c’est parti…

S 11/7 - J1 : départ de JFK à 15h30, avec Delta. Vol assez bruyant, mais, je ne dors jamais dans l’avion, donc ce n’est pas grave. Pendant les 2 dernières heures du vol, je n’ai pas décollé le nez (et l’appareil photo) du hublot. L’écran individuel permettait de voir plus ou moins ce qu’on survolait : d’abord des champs ayant des formes circulaires, dans l’état du Colorado je pense.



Et ensuite, la découverte de canyons vus d’en haut, impressionnants déjà, mais sans savoir exactement ce que je voyais. J’étais déjà conquise.



L’avion se pose à Las Vegas à 18h, heure locale. La sortie est très rapide, nous prenons la navette pour le Rental Car Center. Petite appréhension pour la voiture car nous louons habituellement sur AVIS USA et cette fois, en suivant vos conseils, nous avons loué sur AVIS France. Impossible de réserver avec notre AVIS preferred, mais lorsque nous avons pris l’avion à Bruxelles, nous sommes allés au comptoir AVIS de l’aéroport et avons demandé qu’ils rattachent cette location à notre compte Preferred (ce que nous avions demandé par mail avant, mais qui n’a jamais été fait). Nous suivons donc les flèches pour AVIS preferred, et … oui, notre nom est bien affiché, avec l’emplacement de la voiture. C’est une Toyota 4 Runner 2WD, grande, blanche ; elle semble conforme à ce qu’on a réservé. Soulagement.

Nous partons, et trouvons assez rapidement notre hôtel (Paris). On se gare, on débarque les bagages et nous voilà partis à travers le parking, les couloirs… On traverse « tout Paris » et on arrive à la réception 10 minutes après. Pas de file. Et là, la dame à la réception nous annonce qu’il n’y a pas de « red room » comme nous avions réservé, et que nous allons donc avoir une autre chambre, qu’elle nous décomptera 50$... Je montre ma déception (on avait réservé une chambre avec vue…), mais bon, on monte dans notre chambre (au 10è étage). Belle grande chambre, avec vue sur la Tour Eiffel, mais pas assez haute pour voir le strip ou les fontaines du Bellagio en face. Coup de téléphone dans la chambre : la dame de la réception nous annonce que dès le lendemain, elle nous donnera une suite pour le même prix. Je me sens mieux. On s’endort vite, vu le décalage horaire.
Discussion autour du concours photo février 2015 "Une photo qui donne envie de changer le monde" English translation pending
by Eversmile · 2015-01-31 · 375 replies
Les questions, les coups de gueule et les délires autour du concours photo de février 2015 : «Une photo qui donne envie de changer le monde» ; c'est bien ici !

🙂

Pour participer au concours; c'est par ici

Le diaporama des photos proposées se trouve : là
Backpacker pour 3-4 mois en Asie du Sud-Est: préparation du sac English translation pending
by Sam0800 · 2014-11-13 · 26 replies
Bonsoir à tous,

Je part le mois prochain pour 3/4 mois en Asie du Sud Est (Cambodge, Vietnam, Laos et Thaïlande) en mode backpacker, je suis entrain de finir la liste de mon sac et je me pose quelques question sur ma liste. Je compte sur vos conseils pour finaliser mes achats et mon sac par la même occasion.

Pour mon itinéraire il n'est pas très défini car je laisse beaucoup de place à l'impro! Dans la plupart des pays je prévoit de faire au moins un trek.Et je dort en guest house de prix moyen. -Pour le Cambodge arrivée à Phnom Penh puis traversé de tout le pays Est en Ouest , finir par le Sud et passage de la frontière au Sud Est avec le Vietnam. De mi-décembre à mi-janvier.

- Pour le Vietnam traversé du Sud au Nord.De mi-janvier à mi-février.

-Pour le Laos du Nord au Sud.De mi-février à mi-mars.

-Pour la Thaïlande ce sera Est, Nord et Sud pour finir.De mi-mars à mi-avril.

Aurais-je besoin, si oui achat sur place ou avant départ?

-Sac de couchage -Sac à viande -Moustiquaire -Mini dictionnaire Français/Anglais (pas très bon niveaux en Anglais) -Câble acier pour attaché le sac -Bougie et briquet -Parapluie à la place d'une veste imperméable -Pour le déodorant est-ce que le savon du Dr Bronner marche bien car je transpire quand même un peu!!

Je vous remercie d'avance de vos réponses.

Samir.
Avis/retour sur loueur de 4x4 en Afrique du Sud? English translation pending
by Guillaumeste · 2014-01-29 · 83 replies
Bonjour à tous,

En vue d'un voyage an Afrique du Sud et Botswana, il nous sera nécessaire de louer, pour une partie au moins, un 4x4 équipé camping. Après recherches, sur ce forum et ailleurs, j'ai contacté quelques une d'entre-elles, et ma question concerne celle-ci : www.southafrica4x4.co.za

Leur site ne ressemble pas à une coquille vide atrappe-gogos et semble plutôt srieux, leur réponse est assez complète, le contact est bon, (tandis que celles des autres est en gros : "sorry, fully booked"...) et, au feeling, tout ça inspire plutôt confiance. Mais, parano ou pas, comme en plus, les prix pratiqués sont nettement plus bas que les concurrents, je me dis : "tout cela n'est-il pas un peu trop beau ?" J'ai beau fureter, je ne trouve pas de témoignage de gens ayant fait appel à leurs services, et j'avoue que j'aimerais avoir un idée précise d'où je mets les pieds avant de me lancer dans la résa et surtout, le paiement !

Quelqu'un aurait-il des infos ?

Merci d'avance, et pardon pour ce si long post, pour une si simple question ! G
Retour d'une semaine en Tunisie English translation pending
by Burno75 · 2011-09-09 · 85 replies
Séjour en individuel : 3 jours à Tunis (un peu court), 2 jours à Kairouan (ça suffit) et 2 jours à Sousse (un peu court) ;

Suite à des contacts Facebook, j'ai rencontré plein de monde : des jeunes diplômés (20 / 30 ans) au chômage (plutôt les garçons) et d'autres (plutôt les filles) qui ont des bons postes ; ainsi que des profs et des artistes de 35 à 55 ans ; j'ai été convié au vernissage d'une expo photo sur la révolution et dans un atelier de peintre installé dans un vieil immeuble tunisois ; on m'a emmené dans de très jolis cafés et de bons restaurants, on m'a promené dans les medinas.

Je précise que j'ai été systématiquement invité et qu'il a fallu que je ruse pour régler, une fois et en cachette, une addition... Et devinez de quoi on a causé ? Bah de la révolution, de la société tunisienne et des élections, bien sûr !

Comme il y a plus de 100 listes, que chacun faisait référence à des partis et à des personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que si la discussion commençait calmement en français, elle se terminait généralement par une amicale engueulade en arabe, ce serait mentir de dire que j'ai tout compris...

Voici ce que j'ai entendu : "je vais voter mais je ne sais pas pour qui, car personne ne correspond exactement à ce que je veux" / "les islamistes peuvent faire un bon score, comme un symbole anti Ben Ali" / "je vais voter communiste" / "je ne m'étais jamais intéressée à la politique avant la révolution" / "on parle tous les soirs de politique en famille (couple avec 2 enfants) : aucun n'a les mêmes idées et on discute pour apporter 4 voix au parti qui nous réunit tous" / "je vais voter pour des anciens du RCD qui n'ont jamais trempé dans des magouilles" / "je ne voterai jamais pour des anciens du RCD car ils ont tous trempé dans des magouilles" / "dès que je sais pour qui je vais voter, je vais militer" / "j'ai l'espoir que la Tunisie devienne un exemple pour l'ensemble du monde arabe" / "il faut surtout que les mentalités changent" / "il ne faut pas croire que tout va changer après les élections ça va prendre 15 ans"

J'ai, par ailleurs, eu des discussions très intéressantes avec des jeunes femmes sur le poids de la religion, de la famille, de la vaginoplastie et du mariage...

J'ai aussi croisé un gardien de musée - faux guide qui ne va pas voter : "Ben Ali ou un autre, je m'en fous : tout ce que je veux c'est pouvoir nourrir ma famille et c'est pas possible avec 380 d. par mois" / Un chauffeur de taxi : "je vais voter pour la démocratie !" / Un vendeur : "c'est bon les élections, on peut dire ce qu'on veut"

On m'a souvent dit de "faire attention" (vols etc...) mais je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité : je suis sorti à toute heure du jour et de la nuit / j'ai vu un dispositif de sécurité très important : un peu comme dans les gares françaises quand le plan vigipirate est au maximum / j'ai vu 1 ou 2 bagarres, mais les mecs règlaient leur compte entre eux et no problem / j'ai lu dans le journal que ça chauffait un peu dans certains endroits.

Je suis parti en Tunisie pour voir et écouter l'ambiance à mi-chemin entre révolution et élections : j'ai été servi et c'était passionnant !!!
Itinéraire de six jours à Paris English translation pending
by Moka27 · 2011-03-12 · 118 replies
Bonjour,

Je compte partir six jours à Paris en juillet. Premièrement, j'aimerais savoir si six jours suffisent pour tout ce que j'ai envie de voir, étant donné que j'y vais en juillet et qu'il y aura beaucoup de monde. Voici ce que je voudrais voir:Cathédrale Notre-Dame (visite de la Cathédrale et montée en haut des deux tours)Montmartre et Sacré-CoeurArc de TriompheChâteau de VersaillesLe Marais et Place des VosgesBalade sur la Seine en bateau-moucheTour Eiffel (mais je ne pense pas monter en haut)Jardin du Luxembourg, Jardin des Tuileries (???)Le Cimetière du Père-Lachaise, ça en vaut la peine? À part voir des tombes, est-ce qu'il a quelque chose d'intéressant? Ou c'est juste de regarder les tombes de personnes célèbres?J'ai lu dans des messages sur ce forum que Versailles prend plus qu'une journée, surtout au mois de juillet. Mais est-ce qu'on a le temps de voir le principal? Ça me semble être très beau et être une visite intéressante.

Pour ce qui est de l'achat des billets pour les attraits ainsi que pour le transport, est-ce que c'est mieux de les acheter d'avance sur Internet? Car pour le bateau-mouche ou Versailles, il y a des frais de livraison de 15 euros pour le Canada. C'est pas mal cher, c'est plus que le prix du billet. Car, si j'achète tout sur place, il va y avoir des longues files, donc plus de pertes de temps. Je n'ai que six jours après tout.

Pour le métro, est-ce que je devrais m'acheter une passe pour une semaine? Combien ça coûte? Je vais probablement loger dans le 11e arrondissement ou le 13e.

Pour l'hébergement, j'ai pensé à une chambre chez l'habitant ou une auberge de jeunesse. J'ai vu le Oops hostel comme auberge de jeunesse. Quelqu'un y a déjà été? Ça me semble quand même bien.

Autre chose, j'ai pris une assurance voyage avec Desjardins. Il fallait que je leur dise ma date de départ et de retour. Mais là, je crois que je vais changer de dates, car j'ai trouvé un billet d'avion moins cher à une autre date. Qu'est-ce que ça fait si je change de date de départ et d'arrivée? Est-ce que Desjardins va me charger des frais?

Pour la réservation de mon billet d'avion, je devrais sûrement réserver tout de suite, car plus le temps avance, plus les billets sont chers, non? Il n'y a sûrement aucune chance que les prix baissent...

Merci d'avance pour vos réponses. Admettons que je me pose beaucoup de questions. 😉

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