Search VoyageForum
FR
Quel appareil photo choisir pour un voyage en Asie? English translation pending
by Marjorie1616 · 2014-09-15 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je pars en janvier 2015 en Asie pour un voyage de 6 mois en sac à dos à travers plusieurs pays (Myanmar, Thaïlande, Laos, Cambodge, Indonésie). Actuellement, je possède un reflex : un Sony a330 (15-55 et 55-200.. je n'utilise quasiment jamais le 55-200). L'encombrement et le poids de l'appareil fait que je ne veux et ne peux pas l'emmener pour le voyage. Je fais surtout de la photo de paysage et de la photo de rue.

Je souhaite acheter un appareil photo léger, peu encombrant, mais SURTOUT, garder la qualité d'image du reflex (et qui ne soit pas trop fragile non plus)! Je pense plus opter pour un appareil hybride, après.. à voir. J'aimerais aussi qu'il y ait un mode vidéo. Pour le budget: je peux aller jusqu'à 1000€ max. J'avoue que je suis un peu perdu. Le week-end dernier, j'ai fait 3 magasins différents, et j'ai eu 3 avis complètement différents

- Olympus stylus 1 : car apn tropicalisé, appareil tout en un - Panasonic Lumix GX7 : qualité d'image, résistant - Sony Alpha 6000 : qualité d'image...

A chaque fois, les conseillers (qui avaient l'air très compétents !) dénigraient les appareils que les autres m'avaient conseillé. "Le Panasonic est un apn bling bling", "l'Olympus, la qualité d'image n'est pas là", etc. Puis en regardant les tests des APN sur internet par la suite, j'ai l'impression qu'il y a toujours un gros défaut.

Un conseiller nous a dit qu'il y allait avoir des nouveaux appareils à sortir pour septembre. Je peux attendre ce mois-ci, mais j'aimerais ne pas trop traîner pour bien connaitre l'apn avant de partir.

Sinon, j'ai vu le Fujifilm X-M1 qui m'a l'air pas mal. Mais seulement 16millions de pixels. Est ce suffisant ?

J'aimerais avoir des conseils sur des modèles d'appareils photo qui pourraient correspondre à ce que je recherche.

D'avance, je vous remercie pour tous les conseils que vous pourriez me donner.

Marjorie 🙂
Bénévolat à Bogotà English translation pending
by Delphdudu · 2014-09-11 · 4 replies
Bonjour Je suis actuellement à Bogotà pour plusieurs semaines et je souhaiterai travailler comme bénévolat dans un orphelina. Malheureusement je ne parle pas l espagnol et je sais que la plupart des fondations le souhaite... Je ne pense pas enseigner une matière simplement passer des journées avec ces enfants. Si vous avec des bons contacts pour Bogotà c est avec plaisir que je vous lirai! Merci pour votre aide!
Étapes incontournables et lieux pour passer la nuit sur la Highway Pacific Coast San Francisco - Los Angeles English translation pending
by AlexDrouet · 2014-09-10 · 9 replies
Hello,

Je fais appel à vos expériences concernant la célèbre Highway Pacific Coastentre San Francisco et Los Angeles. Suite à plusieurs commentaires récoltés ici et là, nous avons pris le parti de prendre quelques jours (4 jours entre le 20 et le 23 octobre) pour découvrir cette route qui est paraît-il l'une des plus belles du monde. A en voir certaines images, il semblerait que cela soit plutôt vrai et ça nous a vraiment donné envie de prendre le temps de la découvrir.

Cependant, nous aurions souhaité avoir vos retours par rapport aux étapes que l'on pourrait considérées comme incontournables sur cette route ? Bien évidemment, en 4 jours, il nous faudra faire des choix ... Pour info, nous sommes âgés de 24 et 25 ans et nous sommes des amoureux des grands espaces, des couchers de soleil etc ... Avez-vous quelques pistes à nous avancer ?

De plus, nous souhaitons aussi faire du camping lors de cette petite promenade, nous aurons à disposition notre tente et sacs de couchage, donc nous sommes plus à la recherche de camping avec douche + WC et eau potable, rien de plus, mais c'est déjà pas mal :)

Nous comptons vraiment sur vos avis et expériences même si nous avons déjà quelques idées mais tout n'est pas toujours très objectif dans les guides de voyage par exemple ...

Merci d'avance, bonne soirée !

Alex & Marion
Itinéraire de Las Vegas à Los Angeles avec bébé de 16 mois, décembre 2014 English translation pending
by Silviagrillo · 2014-09-10 · 8 replies
Bonjour, au mois de décembre nous partirons pour la première fois en voyage avec notre fille de 16 mois et j'aimerais connaître l'avis des experts des Etats Unis par rapport à l'itinéraire que j'ai préparé. Mon mari et moi avons beaucoup voyagé mais avec un bébé tout change.. Le but et de visiter quelques parcs sans épuiser la petite mais je ne me rends pas trop compte des distances et j'ai peur de vouloir trop faire (ou peut être pas assez?) Nous avons à disposition du 26 décembre au 3 janvier (pas de problème de décalage horaire parce que nous serons aux US depuis fin novembre chez des amis).

26/12 arrivée à Las Vegas à 17h 27/12 LV 28/12 LV => Page en passant par Horseshoe band. Nuit à Page 29/12 Antelope Canyon et trajet vers Monument Valley. Nuit à Monument Valley 30/12 Visite Monument Valley et.. Besoin d'aide ! Nuit à MV ? Nuit entre MV et GC ? 31/12 Arrivée à GC Village 1/1 GC 2/1 De GC vers Los Angeles. Où passer la nuit ? 3/1 Los Angeles (il faut arriver dans la matinée pour que mon mari puisse aller voir une course de supercross en début d'après-midi!)

Merci pour votre aide
Santé et transport intérieur en Iran English translation pending
by Agr38 · 2014-09-08 · 8 replies
Bonjour. 2 petites questions indépendantes l'une de l'autre. Question médicaments tout d'abord : est-ce qu'on trouve facilement les médicaments classiques (paracétamol par exemple), mercurochrome (ou assimilé), tricostéril, etc. ou faut-il en emporter ? Questions transports intérieurs ensuite. Est-ce qu'on est serrés comme des sardines dans minibus, savari, etc., comme en Inde ou au Népal où il peut y avoir le double de passagers prévus ? Y a-t-il une ségrégation des sexes, avec les femmes à l'arrière, bien sûr... ? Ou la promiscuité est-elle telle que ce n'est pas possible ? Y a-t-il possibilité d'acheter des sièges vides pour être plus au large et que le véhicule parte plus tôt ? Merci d'avance pour vos réponses.
Paludisme décembre / janvier en Namibie English translation pending
by Annabelj · 2014-09-07 · 10 replies
Bonjour à tous, nous partons fin décembre pour un voyage de 15 jours en Namibie, avec un enfant de 13 ans. Notre destination la plus au nord sera Etosha. Après avoir lu un peu de tout, je n'arrive pas à me décider, est ce que nous devons prendre un traitement contre le paludisme ? Merci aux experts de bien vouloir me donner leur avis...
Quel quartier choisir pour un hôtel à Barcelone? English translation pending
by Sheepie · 2014-09-06 · 15 replies
Bonsoir, Nous sommes deux amies seniors qui allons passer trois nuits à Barcelone au mois d'octobre. J'ai lu beaucoup de posts sur le sujet et il semble préférable de s'éloigner du centre-ville si nous voulons un peu de calme... Pour éviter un long trajet depuis l'aéroport, j'avais ciblé Hospitalet de Llobrega qui offre un bon choix d'hôtels et apart-hôtels à prix raisonnable. Par contre, selon les avis de voyageurs, le quartier ne semble pas très recommandable. Dans quelle partie de Barcelone et sa banlieue me conseillez-vous de chercher? Merci d'avance.
Avis sur itinéraire tour du monde 10 mois (départ août 2015) English translation pending
by GabRaph · 2014-08-31 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous partons début août 2015 pour un voyage de 10 mois autour du monde. Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11,7 et 4 ans.

Nous commençons la préparation et avant de soumettre cet itinéraire aux agences spécialisées, nous souhaiterions avoir quelques retours sur la cohérence du projet. Si vous avez des remarques, des conseils... nous sommes preneurs.

10/08/2015 ==> 15/09/2015 : Afrique du Sud (35j) 15/09/2015 ==> 10/10/2015 : Indonésie (25j) 10/10/2015 ==> 05/11/2015 : Vietnam (25j) 05/11/2015 ==> 30/11/2015 : Laos (25j) 30/11/2015 ==> 20/12/2015 : Cambodge (20j) 20/12/2015 ==> 20/01/2016 : Australie côte ouest + Sydney (30j) 20/01/2016 ==> 20/02/2016 : NZ (30j) 20/02/2016 ==> 05/03/2016 : Polynésie (15j) 05/03/2016 ==> 25/04/2016 : Argentine (50j) 25/04/2016 ==> 20/05/2016 : Bolivie (25j) 20/05/2016 ==> 15/06/2016 : Equateur (25j)

Merci par avance.

GabRaph
Concours photo septembre 2014:" Il était 3 fois..." English translation pending
by KaniBé · 2014-08-31 · 236 replies
« Il était TROIS fois….. »

Le 51è concours-photos de VF de septembre 2014 a pour thème : Le nombre 3

3 mâts (fameux ou non), 3 personnes (3 frères ou sœurs, hommes ou femmes, enfants, donc pas les Mousquetaires…), 3 lettres (ou chiffres, ou petites notes de musique, ou autres caractères..), 3 taxis (ou autres moyens de locomotion), 3 petits cochons (ou autres animaux, en liberté ou non), 3 maisons (ou toute autre habitation), 3 couleurs, 3 montagnes, 3 p’tits tours, etc….. Comme les 3 places sur le podium SEULEMENT.😛

Toutes les photos illustrant un trio, un triumvirat, une triplette, une triade, une trinité, de la même unité (personnes, animaux, objets, nature, .....) seront dans le thème.

Elles devront toutefois fortement inciter au voyage.

La qualité technique, l’originalité, ou l’insolite seront des critères de choix déterminants.

Bonnes recherches, à votre imagination photographique, et bonne chance à tous les participants.

Pas de changementdans le règlement du concours (rappel): Chaque participant peut envoyer 3 photos maximum (tiens, tiens !!!!), dans un message différent. Pensez à numéroter les photos (1, 2, 3 !!!) un commentaire d’accompagnement serait le bienvenu, surtout si les 3 unités ne sont pas très explicites, l’auteur pourra préciser la nature du trio !

Publications des images jusqu’au lundi 22 septembre 2014 à 00h00.

Les votes, ouverts à tous, auront lieu du 23/09/2014 à 00h01 au 28 septembre 2014 00h00. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt La photo gagnante sera celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’avantage d'organiser le concours du mois d’octobre 2014. En cas d'égalité de points, le vainqueursera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places. En cas de désistement du gagnant, lenuméro 2 pourra mener le concours suivant. (Et ainsi de suite…).

La discussion, échanges, polémiques ou autres autour du thème, c’est ici :
http://voyageforum.com/...ait-3-fois-d6688541/ Le diaporama d’Hériklès, INDISPENSABLE pour voter : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink

En tant qu’ « organisateur », je ne posterai pas de photos dans le concours mais dans le fil discussion sûrement. Voici 3 😛) photos :

3 kayaks sur l'îlot de sable blanc (Mayotte)

3 enfants à la fenêtre à St Georges sur Oyapock (Guyane)

3 fenêtres du Pais Municipal de Volterra (Toscane)
Tatouage en calligraphie tibétaine English translation pending
by MK12 · 2014-08-27 · 15 replies
Bonjour , :) Voila cela fais un moment que je souhaite me faire tatouer , mais impossible de trouvé des sites gratuit pour m'aider dans la calligraphie tibétaine.

j'espère que je trouverai un petit coup de main sur ce forum :)

j'aimerai 4 prénom : Mickael Jennifer Christine et patrice

Le mot : famille

et une citation tibétaine qui est : l'amour d'une famille , le cercle autour du quel tout gravite et tout brille .

Voila , je sais qu'il y a beaucoup d'élément mais j'espère que vous pourrais m'aider.

Merci d'avance :)
Devinette pour pas un baht English translation pending
by Luke88 · 2014-08-27 · 15 replies


Devinette pour pas 1 bath: Il y a combien de décennies que ce prospectus a été imprimé? Indices: une single dans une guest house bon marché: 35 baths; un padthai dans une gargote: 7 baths.
Adresses tatoueurs à Bali English translation pending
by Lilypops · 2014-08-26 · 9 replies
Hello les amis, L'un de vous a t-il des recommandations de tatoueur a Bali? Et peut etre des idees sur le prix des tattoos pour pas se faire avoir? merci Aurelie
Visa pour le Vietnam: à l'arrivée ou à l'avance? English translation pending
by Annebleue · 2014-08-22 · 5 replies
Bonjour à tous. Qui pourrait me donner des conseils éclairés pour prendre un VISA pour le VN ? Visa à l'arrivée? je n'ai pas tout compris des démarches à effectuer... Visa à l'ambassade de PARIS avec envoi en recommandé? Faire appel aux organismes agréés qui font les démarches moyennant finance. J'habite à Marseille et j'avais trouvé une agence qui se chargeait de faire toute les démarches et je ne trouve plus son intitulé....

HELP merci à tous de vos réponses claires. Annebleue
Patagonie en camping-car 4x4? English translation pending
by Gretchen38 · 2014-08-22 · 20 replies
Bonjour, nous adorons les voyages en petit Camping Car et je me demande s'il est possible de faire la Patagonie (sud du chili et sud de l'argentine) en Camping Car 4x4? Y-a-t'il des personnes qui l'ont fait? Je pense de prendre des ferrys, rien que pour voir les fjords déjà... Nous partirons fin 2015 en commençant par Santiago et l'île de paques pour aller ensuite à Punta Arenas en avion. En tout nous aurons environs 5 semaines pour notre voyage. Merci d'avance pour vos conseils, vos expériences.... Gretchen
Magasin Xxcycle: déçu English translation pending
by Nikos40 · 2014-08-20 · 14 replies
Voila cela fait 2 fois que je commande sur leur site et 2 fois decu ..

Je ne suis pas la pour leur faire de la mauvaise pub mais pour savoir si des personnes ont deja commandé chez eux et on les mème problèmes suivants :

- Manque 1 ou 2 pièces dans leur colis OUBLI - Erreur dans la commande - SAV pas terrible

Cordialement
Chine: des contrôleurs aériens s'endorment, un Boeing obligé de tourner en l'air English translation pending
by Barbot · 2014-08-19 · 5 replies
Alors là , que dire de plus . 🤪 Chine: des contrôleurs aériens s'endorment, un Boeing obligé de tourner en l'air . L'incident a eu lieu le mois dernier mais n'a été révélé que ces derniers jours en Chine : un Boeing 737 a été obligé de tournoyer pendant de longues minutes avant d'atterrir à l'aéroport de Wuhan, dans le centre du pays, faute de contact avec les contrôleurs aériens... qui s'étaient endormis.

L'avionde China Eastern Airlines, qui venait de l'île tropicale de Hainan, dans le sud de la Chine, s'apprêtait à se poser, mais ses appels pour obtenir la permission d'atterrir sont restés sans réponse pendant près d'un quart d'heure.

Et pour cause: les contrôleurs aériens de permanence s'étaient assoupis dans leur tour --ce qui a obligé le Boeing 737 à tourner dans les airs pendant plus d'une douzaine de minutes, ont rapporté des médias chinois.

Après un long moment d'expectative, le contact a finalement été établi, et l'appareil a pu atterrir en toute sécurité, selon le portail d'information Sina.com Les contrôleurs «s'étaient endormis pendant les heures de service, c'est pourquoi (l'avion) a dû émettre de multiples appels sans réponse», ont reconnu les autorités chinoises de l'aviation civile, citées par le magazine financier Caijing

Une enquête distincte sur l'incident a montré qu'au total deux contrôleurs faisaient un somme à ce moment-là. L'affaire suscitait mardi des réactions indignées parmi les internautes chinois qui saisissaient l'occasion de s'alarmer des conditions de sécurité dans les aéroports du pays.

«C'est une tâche harassante, mais il est inexcusable de s'endormir en plein travail. La vie de centaines de gens dépend de ces types dans leurs tours de contrôle», commentait un usager de Weibo, l'équivalent chinois de Twitter. Un autre lançait, dans un style acéré: «Cela aurait pu avoir de graves conséquences. Si (un contrôleur) aime à ce point roupiller, qu'on le laisse dormir tout son saoul en prison».

Source :
http://www.leparisien.fr/...-08-2014-4072771.php
Est-ce que quelqu'un a traversé le Tibet à vélo? English translation pending
by Barou · 2014-08-17 · 19 replies
Voila, tout est dans le titre ;) Pour ceux qui sont en région parisienne, je serais intéressé pour en parler autour d'un verre. Sinon, quelques infos générales par mail seraient un bon début. Merci Alex
Vols domestiques en Australie: surcoût à prévoir comme chez Ryanair? English translation pending
by Aimevoyager · 2014-08-17 · 4 replies
Bonjour,

Je vois que le choix est possible entre plusieurs compagnies pour les vols interieurs, mais savez vous si certaines proposent , comme ryanair, des prix attractifs au debut de la reservation, puis vous decouvrez qu il faut payer le bagage en soute, le paiement par carte et que le prix final change beaucoup... Je vous pose la question car sur les sites de recherche on obtient les prix, mais on ne connait pas les surcouts tant que nous n allons pas plus loin dans les reservations. Donc vos reponses m aideront dans mes recherches... cela me permettra aussi de me rendre compte s il faut reserver les vols internationaux et les vols intérieurs en meme temps, donc decider de suite du programme...ou si le choix de certaines compagnies low costs permettent de bloquer un vol international de suite puis reserver vols domestiques avec un moindre cout au final.et permettrait de reflechir posement sur l itineraire car c est un casse tete ! (voyage fin nov) D avance merci pour votre aide !
Voyage en Birmanie du 1 au 8 octobre 2014, itinéraire English translation pending
by Hanoi200988 · 2014-08-14 · 9 replies
Bonjour à tous, Je suis vietnamienne parlant le français et pas beaucoup l'anglais. J'ai déjà réservé les billets d'avion pour voyager en Birmanie du 1 au 8 Octobre 2014. Je voyage seule et je compte de faire:

Jour 1 (1 Oct): arrivée à Yangoon à 18h10. Nuit à Yangoon. Jour 2: visiter Yangoon. Bus couchette vers Bagan Jour 3: arrivée à Bagan tôt. Visiter Bagan Jour 4: Visiter Bagan. Bus de nuit vers Mandalay Jour 5: Mandalay. Bus de nuit vers lac Inle Jour 6: Lac Inle Jour 7: Lac Inle - Yangoon Jour 8 (8 Oct) : Yangoon - vol de retour à Hanoi à 19h10

J'aimerais savoir si mon itinéraire est faisable? J'aime bien avoir de nouvelles expériences, vous avez des suggestions? par exemple: une balade à vélo à Bagan? on peut se baigner au lac Inle? activités nocturnes à Mandalay? Je vous remercie beaucoup par avance.
Préparation d'une randonnée à pied en France pour été 2015 English translation pending
by Isadog · 2014-08-13 · 2 replies
Bonjour à tous, je projette pour l'été 2015 une rando à pied en France avec necessaire de camping. J'aimerais partager cette petite aventure avec une 2eme personne, pourquoi pas 3 autres ! Comment dois-je m'y prendre pour reussir la preparation de ce périple ? Quel materiel ? quel circuit ? Mon niveau de marche reste celui de balades avec mon chien dans mon limousin natal. A savoir 1h / J. N' hésitez pas avec vos conseils, trucs et astuces divers.... Merci bcp, à bientôt,
Le temps des diligences à Madagascar! English translation pending
by Zano2 · 2014-08-10 · 69 replies
"Braquage sur la RN4: 1 milliard et 3 millions envolés Samedi, 09 Août 2014 07:37 La RN4 a été la scène d’acte de banditisme dans la soirée de jeudi. En effet, il était à peine 22h quand une voiture reliant Antananarivo à Mahajanga fut victime d’un barrage de pierres et de tronc d’arbre entre Manerinerina et Ankazobe. Prise au piège, la voiture a été prise d’assaut par 5 bandits ont surgi d’un point inconnu et ont dépouillé les voyageurs. 1 milliard et 3 millions, c’est la somme qu’ils ont réussi à dérober aux passagers. A l’arrivée d’une autre voiture, les malfaiteurs ont pris la fuite. En cette période de vacances scolaires, ce genre d’attaque risque fort de se multiplier d’ici les jours à venir, les voyageurs sont priés de faire preuve de prudence et d’éviter d’emmener de l’argent liquide pendant les voyages. Quant aux taxi-brousse, il est fortement conseillé de rouler en caravanes afin d’éviter de telles attaques." NO COMMENT !
Liste de pièces pour monter un vélo de randonnée English translation pending
by Mandolpierre · 2014-08-08 · 4 replies
Bonjour

Je viens de repondre à une demande d'infos sur le choix d'un velo pour un long voyage. Je trouve interessant de vous faire partager ma reponse, et de recueillir vos avis.

Je ne rentrerai pas dans le débat pour ou contre les freins à disque, je suis totalement contre.

Si vous avez des liens pour la fourche, et pour des jantes, je vous remercie de les indiquer. Je n'en ai pas trouvé. Si vous pouvez indiquer un tres résistant roulement de direction interne, je suis preneur.

Il n'est plus possible de trouver un VTT ou vélo de montagne de qualité dans le commerce. Les problèmes viennent de la transmission hydraulique, en lieu et place du cable, et des freins à disque. Ces objets coutent cher, sont impossibles à reparer par soi meme, demandent un specialiste pour les reparer, et sont tres fragile; Il sont donc à bannir totalement pour le cyclotourisme, et encore plus dans les pays ou regions peu sophistiquées (ca contient aussi Roumanie ou Maroc, par exemple, pas seulement des destinations lointaines).

Or si vous faites une enquete sur le net, vous arriverez au meme resultat que moi, tous les velos de bonne qualité sont maintenant equipés de freins à disque. et le drame s'etend, car on trouve de moins en moins de jantes pour freins V brake, et de machoires de freins.

La solution pour le moment est de partir d'un cadre acier chromoly, et de l'adapter, en ajoutant les pattes de fixation de frein V brake, et de choisir les pieces soi meme et de les assembler. Ou de demander à un velociste specialisé de le faire. Il existe aussi des velos de randonnée tout montés, en vente chez des artisans, un par région environ, chez Randocycles par exemple a Paris. demandez sur voyage forum les adresses.

Donc la question est quelles pièces choisir ?

Le cadre je recommande un cadre type VTT, ou velo de montagne, plus resistant et plus maniable. d'autres prefereront un cadre genre Surly.

si vous avez l'intention de faire beaucoup de piste, une suspension avant serait bienvenue, mais est elle encore trouvable ? celle ci : Shox Recon Silver TK Coil PopLoc Fork 100mm Canti/Disc black 2013 avec couronne en aluminium forgé, colonne de fourche en acier, bras en chromoly

Toutes les petites parties doivent avoir la qualité Shimano Deore, freins, pignons, plateaux, poignées de freins, shifter, derailleurs, plateaux avant, moyeux, etc. machoires de frein :
http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/avid-single-digit-7-brake/rp-prod22385 le digit 5 peut aussi aller. leviers de frein : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/levier-de-frein-avid-speed-dial-7-/rp-prod22387

boitier de pedalier : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/boitier-de-pedalier-shimano-xt-m770-slx-m660/rp-prod41445 pignon arriere 11-34 ou 12-36 dents, plateaux avant 22-32-44 dents, et 9 vitesses. plateaux avant : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/pedalier-3x9v-shimano-deore-m590/rp-prod40496 chaine : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/chaine-9-vitesses-shimano-dura-ace-xtr-7701/rp-prod1018 cassette : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/cassette-vtt-9-vitesses-shimano-deore-hg61/rp-prod31059 shifters : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/commande-de-vitesses-vtt-9v-shimano-xt-m770/rp-prod20701 derailleur arriere : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/derailleur-arriere-9-vitesses-shimano-xt-m772-shadow/rp-prod20700 derailleur avant : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/derailleur-avant-conventionnel-9v-shimano-deore-m591/rp-prod40546

Les jantes doivent etre double paroi, celle de devant peut etre standard, 17-21 (c'est les largeurs interne et externe de la jante) et pour celle de derriere 27-32 c'est mieux, 32 ou 36 rayons ca n'a guere d'importance, taille 26 pouces, par exemple Exal XL 25 et SP 19 : http://www.exal.be/ ou atomlab : pimp2 et suprelite : http://www.atomlab.com/rims.html et les rayons ont 2mm d'epaisseur http://www.dtswiss.com/Components/Spokes/DT-champion moyeu arriere : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/moyeu-arriere-shimano-xt-t780/rp-prod67242 moyeu avant : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/moyeu-avant-shimano-xt-t780/rp-prod67245 Il semble que la version Deore pour freins V brake ne soit plus disponible. pneus et chambre a air et demonte pneus schwable increvable. http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/pneu-vtt-schwalbe-marathon-plus-tour-smartguard/rp-prod52621 http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/chambre-a-air-vtt-schwalbe/rp-prod26726

Guidon large pour l'homme, de 670mm, http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/fsa-afterburner-flat-handlebar/rp-prod77531 et classique pour la femme, de 600mm, http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/kore-xcd-alloy-flat-handlebar/rp-prod79385 enfin bien sur si vous etes de taille courante. cornes de vache : http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/bbb-lightcurve-bar-ends-bbe18/rp-prod52198 cintre : par exemple celui ci, Easton est une bonne marque, http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/cintre-easton-ea30/rp-prod73042

selle je recommande pour les deux : 1 Selle Italia Lady Gel Flow Saddle - Black - Manganese Rails ID: 67443 http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/selle-italia-lady-gel-flow-saddle/rp-prod56212 tige de selle http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/deda-elementi-zero100-seatpost/rp-prod120964 le truc interessant est le reglage de l'inclinaison de la selle.

pour les pedales 1 Wellgo CNC Platform B143 Flat Pedals - Pair - Black ID: 189979 http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/pedales-plates-wellgo-cnc-platform-b143/rp-prod52877 avec cale pieds en plastique

Pour le roulement de direction, ca depend du cadre, s'il est externe http://www.chainreactioncycles.com/fr/fr/fsa-pig-dh-pro-headset/rp-prod275 s'il est interne .je ne sais pas.

Vous pouvez acheter chez un autre vendeur que chain reaction bien sur.

Cette liste est à commenter et compléter, bien sur. Elle n'est qu'indicative.

a bientot Pierre
Chaleur des bains au Japon English translation pending
by MarieangeD · 2014-08-03 · 10 replies
Hello

Mais comment fait on pour réussir à rentrer dans les bains sans finir en homard ? ;-) J ai tenté mon premier bain soir et impossible d y rentrer autre chose que les jambes jusqu'aux genoux pas plus de cinq secondes :'( j aurais d autres occasions de ressayer mais je me demande si je vais y arriver.

Y êtes vous parvenu dès la première fois ?
Aide humanitaire en Palestine en septembre English translation pending
by IbnAhmed · 2014-08-02 · 13 replies
Salut, je suis Ibn Ahmed j'ai 22 ans. Je souhaiterai faire parti d'une aide humanitaire en Palestine. Je n'est pas de contact pour mon projet, je me suis renseigner du mieux que je pouvais pour ce qui concerne ce qu'il faut dire à la douane ou pour les passages aux checkpoints une fois sur place. Si vous avez des contacts utile pour moi je serai heureux de les prendre, si vous avez des conseille pour moi je suis preneur. J'ai pris deux semaines en septembre soit du 8 au 22 à peu près. J'ai trouver des billets pour 300 euro aller/retour pour l'instant je m'en vais seul mais je serai heureux de pouvoir y aller avec l'un d'entre vous.

Mes motivations? Envie d'aller voir de moi même ce territoire. Revenir avec un témoignage. Et sûrement que sur place mon aide sera utile. Activités pour enfants etc ... Je n'ai pas de diplôme dans la médecine ou équivalent. Mais je me dit que même si à notre échelle nous ne pouvons pas faire grand chose, aller les voir, partager leur peine et leur tristesse leur montre que nous ne les oublions pas.

Merci pour toutes vos futures réponses 😛
Shafer Trail, Potash Road et Long Canyon English translation pending
by Kmigre · 2014-08-02 · 23 replies
salut a tous, alors voila je n'arrive pas a me decider et me rassuer, j'aimerai faire dans le sens de la descente la shaefer trail + potash road ou la long canyon...avec une chavy tahoe et j'hesite sur le temps que cela prend et les risques pour la voiture n'etant pas un as de la conduite ni et surtout du changement de roue.... je me disait aussi que ce serait meme plus sympa de faire la descente a velo....oui mais alors ou trouver les velo? car il faudrait que qqn nous depose au debut de shaefer trail et nous reprenne soit a la fin de potash, soit on rentre a velo sur moab.....nous somme 4, donc 2 conducteurs...on aurait aussi pu imaginer louer 2 velo, les mettre dans la chevy tahoe et descendre velo+ voiture et s'echanger quand necessaire..... qui connais ? qui peut donner des infos? merci ( c'est pour mi septembre 2014.....)

merci a tous
Voyager entre France et Sénégal avec un fourgon de location English translation pending
by Jlsrama · 2014-08-01 · 5 replies
Bonjour, J'aimerais savoir quelles sont les formalités à suivre pour voyager entre France et Sénégal avec un fourgon de location ? merci
Asie du Sud-Est de 22-24 jours entre la mi-juillet et la mi-août English translation pending
by Fredetchic · 2014-08-01 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je suis entrain de préparer un voyage attendu depuis longtemps: Asie du Sud est.... L'occasion à fait le larron puisque mon frère, pour mes 40 ans, m'a offert un billet open n'importe où sur la planète pour ma femme et moi! Oui, je suis chanceux :)

Ça fait très longtemps que nous voulions partir vers cette destination mais difficile de choisir! Trop d'info tue l'info: plus on lit, moins on arrive à choisir ;)

Alors pour faire un premier tri, voici quelques éléments pour nous conseiller (à ce stade, on ne cherche pas un circuit mais à choisir LA destination).Voyage de 22-24 jours entre la mi juillet et la mi août (on peut pas en dehors de cette période). Année à déterminer (2015 ou 2016): on partira quand on aura toutes les infos bien prêtes...2 adultes, pas d'enfant.Type de voyage recherché:Couple de 40 ans donc pas fan du sac à dos et dormir pendant tout le voyage sur la plage. Ça peut se faire à l'occasion mais disons qu'un confort minimum est envisagé pour la majorité du voyage.Sortir des sentiers battus: si on envisage 1 ou 2 journées à la plage, on ne veut pas non plus ne faire que ça, et de préférence, pas sur une plage à touriste! Découvrir la culture locale, les gens, pas d'attrapes touristes avec des attractions préparées sur mesure.Dans notre organisation, on aime se faire un planning des trucs à voir et on choisit sur place ce qu'on fait et quand on le fait (disons entre les "impératifs", on aime avoir la flexibilité de se dire: on est sur place, on peut faire ça ou ça sans tout péter l'organisation).Nos intérêts:Temples et culture locale (artisanat, histoire)Cuisine (manger, découvrir, apprendre)Population locale (traditions, mode de vie)Paysages: amateurs de photo!Nature (disons qu'une ballade en foret / sur une rivière / etc... serait sympa mais pas un trekking de 3 jours)Ouverts à:Loger chez l'habitant à l'occasion (ou pourquoi pas coachsurfing)PlongéeN'importe quoi d'original dont on se souviendra dans 20 ans!Fermés à:Le gros hôtel avec la piscine et bar openLe circuit façon tour operator "on monte dans le bus à 6h52" à moins que ce soit pour une visite guidée particulièreLes activités spéciales touristes qui ont tendance à travestir les traditions (genre le truc organisé pour les touristes façon "pow wow des indiens pour les touristes européens" :) )On aimerait bien visiter plusieurs pays mais on sait que même si on ne va là bas qu'une seule fois, ça serait dommage d’enchaîner les transports sans jamais avoir le temps de savourer quoique ce soit. Donc on se disait qu'un pays, voir 2, serait plus raisonnable.

Dans les pays qui ont retenu notre attention, par ordre d’intérêt "décroissant": Indonésie Cambodge Vietnam Malaisie

Lequel (lequels) serai(en)t les plus en phase avec ce qu'on cherche?

Merci d'argumenter un peu histoire de nous aider à choisir!

On sait que c'est difficile, que chacun à son vécu, ses expériences, que c'est comme demander si on préfère son fils ou sa fille mais bon, là, faut en sacrifier un! LOL

Si vous avez des ressources (site internet, guide référence - j'ai cru comprendre que le guide du routard vaut pas grand chose...) on est preneur!

Nous sommes français expatriés au Canada depuis 20 ans donc on peut acheter des guides en fr ou au canada.

Merci de vos conseils par avance

Frédéric
Sri Lanka: Rohitha et Sanjeewa, nos deux chauffeurs inoubliables English translation pending
by BernardLP · 2014-07-27 · 3 replies
Nous revenons de 3 semaines au Sri Lanka (27/07 au 18/07/2014), en famille avec notre fille de 16 ans , la population est très accueillante, nous avons fait des rencontres humaines magiques.

Le pays est magnifique, plein de belles choses à visiter, la nature est présente partout.

Rohitha, notre premier "chauffeur", nous a "baladé" de Negombo à Kandy.

C'est une personne remarquable, nous avions réservé des guesthouse, et pour 2 d'entre elles, cela ne répondait pas à notre attente, Rohitha a toujours su nous proposer des solutions, de bonnes idées, sans pour cela imposer quoique ce soit !!

Apres 4 jours passés à Kandy, nous avons repris les services d'un "chauffeur", ami de Rohitha, Sanjeewa , qui nous a promené de Nuwara Eliya jusqu'à Mirissa.

C'est également une personne absolument remarquable (nous avons été invité par Sanjeewa dans une école).

Nous ne pensions pas pouvoir lier une amitié aussi forte avec Rohitha et Sanjeewa, ils ont le cœur sur la main, la "séparation" fut assez difficile !!

Donc, tout ça pour vous dire, que si vous avez besoin de chauffeurs d'exception, n’hésiter pas, Rohitha et Sanjeewa sont vraiment super sympa et agréables.

Si vous avez besoin d'informations, n’hésitez pas !

Je vous laisse leurs coordonnées:

Rohitha Rathu Gamage

e-mail : rgrohitha@hotmail.com

mob : 0094773704214

Sanjeewa Kumara

e-mail : sanjeewatissa@gmail.com

mob: 0094773086489
Premières traces atlastiques English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-24 · 7 replies
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalis��, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display