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Tour du Sud Lipez English translation pending
Bonjour.
Je compte partir en Bolivie du 29 août au 23 septembre 2019.
Durant ce voyage, je ferai le tour du Sud Lipez en 6 jours (du 10 au 15 inclus) partant de Tupiza jusqu'au Salar de uyuni.
Il y a 2 trajets possibles en descendant vers Quetena Grande, à partir de Nazarenito :
Trajet « Ouest » :
Cerillos, Ruinas, Mirador de Laguna Morejon,
Trajet « Est » :
San Pablo de Lipez, Laguna Amarillo, Laguna Celeste
Lequel est le plus intéressant, sachant que, dans les 2 cas, je resterai une journée Quetena Grande ou Quetena Chico pour aller au sommet du volcan Uturuncu et voir les lagunes Celeste, Amarillo et/ou Morejon que je n'aurai pas vues sur le trajet choisi ? Même question pour remonter vers le Salar de Uyuni à partir de la Laguna Colorada. Il y a aussi, pour rejoindre Atullcha ou Puerto Chuvica, 2 trajets possibles :
Trajet « Ouest » :
Arbol de Piedra, Desierto de Siloli, Laguna Ramaditas, Laguna Chiarkota, Laguna Hedionda (Flamants roses) Laguna Cañapa, Mirador de Ollagüe.
Trajet « Est » :
Copa del Mundo, Camello de Piedra, La Ciudad de Italia perdida, Laguna vinto, Laguna de los Aves, Cañon del Anaconda, Valle de las Rocas, Laguna Negra.
Ces 2 trajets se rejoignent ensuite au Salar de Chiguana.Lequel est le plus beau ? Vaut-il mieux dormir la 1ère nuit à Quetena Grande ou Quetena Chico ? On aime un minimum de confort mais surtout, de la propreté.
Merci pour vos avis.
Jean-Thierry
Trajet « Ouest » :
Cerillos, Ruinas, Mirador de Laguna Morejon,
Trajet « Est » :
San Pablo de Lipez, Laguna Amarillo, Laguna Celeste
Lequel est le plus intéressant, sachant que, dans les 2 cas, je resterai une journée Quetena Grande ou Quetena Chico pour aller au sommet du volcan Uturuncu et voir les lagunes Celeste, Amarillo et/ou Morejon que je n'aurai pas vues sur le trajet choisi ? Même question pour remonter vers le Salar de Uyuni à partir de la Laguna Colorada. Il y a aussi, pour rejoindre Atullcha ou Puerto Chuvica, 2 trajets possibles :
Trajet « Ouest » :
Arbol de Piedra, Desierto de Siloli, Laguna Ramaditas, Laguna Chiarkota, Laguna Hedionda (Flamants roses) Laguna Cañapa, Mirador de Ollagüe.
Trajet « Est » :
Copa del Mundo, Camello de Piedra, La Ciudad de Italia perdida, Laguna vinto, Laguna de los Aves, Cañon del Anaconda, Valle de las Rocas, Laguna Negra.
Ces 2 trajets se rejoignent ensuite au Salar de Chiguana.Lequel est le plus beau ? Vaut-il mieux dormir la 1ère nuit à Quetena Grande ou Quetena Chico ? On aime un minimum de confort mais surtout, de la propreté.
Merci pour vos avis.
Jean-Thierry
Choix août ou février pour le Nord-Ouest argentin avec enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous contacte avec plein de questions car l'Argentine sera mon premier long et grand voyage maintenant que j'estime que mes enfants sont en âge de profiter avec leur parents 😉
Je compte voyager avec ma femme et mes deux filles, 6 et 8 ans.
Ma femme étant espagnole, la famille est complètement bilingue.
Je veux partir en Argentine car suis attiré par Buenos Aires et les paysages du Nord ouest et les chutes d'Iguazu.
Mon dilemme lié au boulot : deux périodes uniquement possible =
j'ai soit 15 jours en février OU 3 semaines en août.
Ma question : quel est le mieux ? car :
Août étant l'hiver dans hémisphère sud, je crains le Nord ouest pour le froid ou les nuits sont glaciales, avec les enfants, je veux éviter de passer le voyage à stresser avec enfants malades même si nous n'irons pas plus haut que Humahuaca (mais déjà 3000m et c'est l'hiver) et j'ai peur donc que nous ne puissions pas profiter ... Je n'ose imaginer un vent glacial dans une vallée andine à moins de 0°C à 3000m d'altitude avec deux gamins ...
D’où mon idée de partir en février avec un programme court ce qui m'ennuie mais faisable centré sur le Nord Ouest autour de Salta, Tilcara, Cafayate mais visiblement c'est la période des pluies et fortes chaleurs...Plus approprié pour moi surtout si on monte en altitude mais en lisant forum on me le présente comme la pire saison car trop humide ou orageuse ...
Je ne connais rien au climat des montagnes et subtropical. Je tourne donc en rond
Voici le site argentin pour les relevés météo, très intéressant mais rien sur les villes de la Quebrada de Humahuaca mais déjà une petite idée de la situation :
www.smn.gob.ar/descarga-de-datosLe 2 août 2018, il a fait : MAXI MINI 12.8°C 3.0°C BUENOS AIRES 15.8°C 7.7°C SALTA AERO 15.2°C 5.0°C JUJUY 19.9°C 5.0°C TUCUMAN AERO
Le 7 août 2018, il a fait : MAXI MINI 19.0°C 11.5°C BUENOS AIRES 25.6°C 5.7°C JUJUY 29.4 °C 2.8°C SALTA AERO 25.9 °C 10.8°C TUCUMAN AERO
Le 14 août MAXI MINI 17.0°C 9.7°C BUENOS AIRES 18.1°C 11.3°C JUJUY 19.1°C 11.2°C SALTA AERO 21.0 °C 14.8°C TUCUMAN AERO
Le 20 août MAXI MINI 12°C 3.0°C BUENOS AIRES 8.1°C 3.8°C JUJUY 9.8°C 3.7°C SALTA AERO 12.5°C 7.5°C TUCUMAN AERO Quand on sait que Salta (1187m) et Jujuy (1200m) sont encore assez basses en altitude, je m'inquiète donc pour Tilcara à 2461m ou Purmamarca à 2192m ou Cachi à 2281m voir même plus au sud Cafayate à 1683m. Je ne parle pas de Humahuaca à 3000m.
Je vois bien que comme en France, cela dépend de fluctuations de vagues de froid ou de douceur ...
La question étant déjà de savoir s'il est envisageable de monter sur le plateau andin avec des enfants en hiver entre 2000 et 3000m et de connaitre le confort des hôtels de la vallée (Salta, Jujuy, Cafayate), y'a t-il du chauffage par exemple ou sont-il équipés en couvertures, comment s'équiper ???
Je reprend donc ma question car j'ai été un peu long :
Avec des enfants (6 et 8 ans), est-il envisageable de partir en hiver (août) dans le Nord-Ouest argentin sachant que mon idée serait de loger dans la vallée autour des 1000/1500m (Salta/Jujuy/Cafayate) et de faire des expéditions dans la journée dans la montagne sans oser franchir le cap des 3000m qui me semble excessif en hiver. OU Cela est-il mieux de venir en février sachant que c'est une de mes possibilités ? sauf que saison des pluies à priori ...
En août voici le programme que j'ai ficelé :
J1 = Vol arrivée Buenos Aires J2 Buenos Aires J3 Buenos Aires J4 Buenos Aires J5 Buenos Aires et bus de nuit vers Salta J6 Arrivée vers 14H à Salta J7 Découverte de Salta et bus vers Jujuy J8 Excursion depuis Jujuy (Purmamarca/Tilcara) J9 Excursion depuis Jujuy (Humahuaca) J10 Bus Jujuy/Salta/Cafayate J11 visite des bodegas/vignobles de Cafayate J12 excursion depuis Cafayate (Molinos/Cachi) J13 excursion depuis Cafayate (Quebrada de Cafayate) J14 excursion depuis Cafayate (Quilmes/museo Patachamama) J15 bus Cafayate/Salta/Corrientes J16 Corrientes J17 Corrientes/Iguazu J18 Iguazu Brésil J19 Iguazu Argentine J20 Vol Iguazu/Buenos Aires J21 Retour en Europe
Merci de votre lecture et surtout de votre retour ..
j'ai soit 15 jours en février OU 3 semaines en août.
Ma question : quel est le mieux ? car :
Août étant l'hiver dans hémisphère sud, je crains le Nord ouest pour le froid ou les nuits sont glaciales, avec les enfants, je veux éviter de passer le voyage à stresser avec enfants malades même si nous n'irons pas plus haut que Humahuaca (mais déjà 3000m et c'est l'hiver) et j'ai peur donc que nous ne puissions pas profiter ... Je n'ose imaginer un vent glacial dans une vallée andine à moins de 0°C à 3000m d'altitude avec deux gamins ...
D’où mon idée de partir en février avec un programme court ce qui m'ennuie mais faisable centré sur le Nord Ouest autour de Salta, Tilcara, Cafayate mais visiblement c'est la période des pluies et fortes chaleurs...Plus approprié pour moi surtout si on monte en altitude mais en lisant forum on me le présente comme la pire saison car trop humide ou orageuse ...
Je ne connais rien au climat des montagnes et subtropical. Je tourne donc en rond
Voici le site argentin pour les relevés météo, très intéressant mais rien sur les villes de la Quebrada de Humahuaca mais déjà une petite idée de la situation :
www.smn.gob.ar/descarga-de-datosLe 2 août 2018, il a fait : MAXI MINI 12.8°C 3.0°C BUENOS AIRES 15.8°C 7.7°C SALTA AERO 15.2°C 5.0°C JUJUY 19.9°C 5.0°C TUCUMAN AERO
Le 7 août 2018, il a fait : MAXI MINI 19.0°C 11.5°C BUENOS AIRES 25.6°C 5.7°C JUJUY 29.4 °C 2.8°C SALTA AERO 25.9 °C 10.8°C TUCUMAN AERO
Le 14 août MAXI MINI 17.0°C 9.7°C BUENOS AIRES 18.1°C 11.3°C JUJUY 19.1°C 11.2°C SALTA AERO 21.0 °C 14.8°C TUCUMAN AERO
Le 20 août MAXI MINI 12°C 3.0°C BUENOS AIRES 8.1°C 3.8°C JUJUY 9.8°C 3.7°C SALTA AERO 12.5°C 7.5°C TUCUMAN AERO Quand on sait que Salta (1187m) et Jujuy (1200m) sont encore assez basses en altitude, je m'inquiète donc pour Tilcara à 2461m ou Purmamarca à 2192m ou Cachi à 2281m voir même plus au sud Cafayate à 1683m. Je ne parle pas de Humahuaca à 3000m.
Je vois bien que comme en France, cela dépend de fluctuations de vagues de froid ou de douceur ...
La question étant déjà de savoir s'il est envisageable de monter sur le plateau andin avec des enfants en hiver entre 2000 et 3000m et de connaitre le confort des hôtels de la vallée (Salta, Jujuy, Cafayate), y'a t-il du chauffage par exemple ou sont-il équipés en couvertures, comment s'équiper ???
Je reprend donc ma question car j'ai été un peu long :
Avec des enfants (6 et 8 ans), est-il envisageable de partir en hiver (août) dans le Nord-Ouest argentin sachant que mon idée serait de loger dans la vallée autour des 1000/1500m (Salta/Jujuy/Cafayate) et de faire des expéditions dans la journée dans la montagne sans oser franchir le cap des 3000m qui me semble excessif en hiver. OU Cela est-il mieux de venir en février sachant que c'est une de mes possibilités ? sauf que saison des pluies à priori ...
En août voici le programme que j'ai ficelé :
J1 = Vol arrivée Buenos Aires J2 Buenos Aires J3 Buenos Aires J4 Buenos Aires J5 Buenos Aires et bus de nuit vers Salta J6 Arrivée vers 14H à Salta J7 Découverte de Salta et bus vers Jujuy J8 Excursion depuis Jujuy (Purmamarca/Tilcara) J9 Excursion depuis Jujuy (Humahuaca) J10 Bus Jujuy/Salta/Cafayate J11 visite des bodegas/vignobles de Cafayate J12 excursion depuis Cafayate (Molinos/Cachi) J13 excursion depuis Cafayate (Quebrada de Cafayate) J14 excursion depuis Cafayate (Quilmes/museo Patachamama) J15 bus Cafayate/Salta/Corrientes J16 Corrientes J17 Corrientes/Iguazu J18 Iguazu Brésil J19 Iguazu Argentine J20 Vol Iguazu/Buenos Aires J21 Retour en Europe
Merci de votre lecture et surtout de votre retour ..
Concours Photo du mois de novembre 2018: "Eh bien, dansez maintenant" English translation pending
"EH BIEN, DANSEZ MAINTENANT..."
Pour cette 100 ème édition du "grand concours international de VF" , je vous propose un peu de légèreté.
Universellement pratiquée, la DANSE représente une activité corporelle, culturelle et artistique particulièrement photogénique qui, à l'occasion de vos pérégrinations, n'a pas pu vous échapper.
Aussi, montrez-nous vos meilleures photos sur lesquelles TOUTES LES FORMES DE DANSE seront acceptées, traditionnelles, folkloriques, contemporaines, de salon, sportives ou autres, pratiquées en solo, en duo, en groupes..., de jour ou de nuit; l'essentiel réside dans la transmission de mouvement, rythme, ambiance...
La date limite pour poster vos photos est fixée au jeudi 22 novembre 2018 à 23h59. Le vote sera ouvert à partir du vendredi 23 novembre 00h01, jusqu’au jeudi 29 novembre à minuit. Le résultat sera annoncé le lendemain.
Vous pouvez poster jusqu’3 photos, de préférence en 3 messages différents pour plus de clarté, numérotées de 1 à 3 et accompagnées d’un court commentaire (lieu, contexte, etc). La photo ayant eu le plus de grand nombre de points verra son auteur désigné pour organiser le 101è concours en décembre 2018. En cas d’ex-aequo, le gagnant sera celui ayant eu le plus de premières places, sinon de secondes, et si l’égalité persiste, celle ou celui n’ayant jamais organisé sera déclaré vainqueur !
Pour les discussions, hors-sujets, videos, musiques et autres, c’est ici voyageforum.com/...embre-2048-d9204869/ Pour le diaporama, merci Megapixel, c’est là : s.joomeo.com/5bd9eebdcfdce
Pour cette 100 ème édition du "grand concours international de VF" , je vous propose un peu de légèreté.
Universellement pratiquée, la DANSE représente une activité corporelle, culturelle et artistique particulièrement photogénique qui, à l'occasion de vos pérégrinations, n'a pas pu vous échapper.
Aussi, montrez-nous vos meilleures photos sur lesquelles TOUTES LES FORMES DE DANSE seront acceptées, traditionnelles, folkloriques, contemporaines, de salon, sportives ou autres, pratiquées en solo, en duo, en groupes..., de jour ou de nuit; l'essentiel réside dans la transmission de mouvement, rythme, ambiance...
La date limite pour poster vos photos est fixée au jeudi 22 novembre 2018 à 23h59. Le vote sera ouvert à partir du vendredi 23 novembre 00h01, jusqu’au jeudi 29 novembre à minuit. Le résultat sera annoncé le lendemain.
Vous pouvez poster jusqu’3 photos, de préférence en 3 messages différents pour plus de clarté, numérotées de 1 à 3 et accompagnées d’un court commentaire (lieu, contexte, etc). La photo ayant eu le plus de grand nombre de points verra son auteur désigné pour organiser le 101è concours en décembre 2018. En cas d’ex-aequo, le gagnant sera celui ayant eu le plus de premières places, sinon de secondes, et si l’égalité persiste, celle ou celui n’ayant jamais organisé sera déclaré vainqueur !
Pour les discussions, hors-sujets, videos, musiques et autres, c’est ici voyageforum.com/...embre-2048-d9204869/ Pour le diaporama, merci Megapixel, c’est là : s.joomeo.com/5bd9eebdcfdce
Circuit en solo en Équateur English translation pending
bonjour,
j'ai besoin de conseils. Je veux partir pour 2-3 semaines en Equateur début décembre. De Quito a Banos je pense que c'est réglez je pense consacrer 10 jours. Ma question est que est qu'il est meilleur a faire après ? Cuenca, Guayaquil est retournez vers Quito en passent par Quevedo et Santa Domingo ? Galápagos est trop cher pour moi. Mais y allez sur la cote du Pacifique , montez vers le nord et reprendre l'avion ailleurs qu'a Quito, est faisable ? La jungle a Cuyabeno me semble assez loin de mon circuit. Avez vous d'autres suggestions ?
merci
Lucian
ps : les autobus sont ils securitaires ? Au Perou et en Guatemala, c'etai tres bien sauf que j'etai toujours dans des autobus pour les touristes....
Le pays qui vous attire le plus? English translation pending
Oui, j'ai envie d'échanger en ce moment 😎
Du coup ça m'intéresse de savoir quels pays attirent le plus, et pourquoi, et si vous avez pu concrétiser cette envie d'y aller, et ce qu'il en est ressorti (déception, adoration, envie d'y retourner ou pas, etc).
Pour ma part c'était la Russie, depuis le début de l'adolescence, sans trop savoir pourquoi. J'ai même fait un peu de russe au lycée (avec le CNED, mais un peu compliqué d'apprendre seule, j'avais déjà une LV3, ça faisait beaucoup). Ce n'est pas forcément le premier pays que je voulais voir ceci dit, j'avais très hâte de voir Prague et l'Andalousie, qui me faisaient également envie, mais plus sur l'aspect esthétique que culturel. J'y suis allée en premier, puis après j'ai eu envie de visiter plein de villes en Europe, et ce fut le début des "années fastes de petits voyages".
La Russie est toujours restée là quand même. Ce fut reportée pour des raisons de coût (billets d'avion + visa) et j'attendais que monsieur se décide car je voulais vivre ça avec lui (il connaissait déjà).
J'étais attirée par la culture russe, la langue, les bulbes des églises...
J'ai été en Ukraine avant, mais bon même si c'est pas le même pays et pas forcément la même histoire, ça ressemble quand même, les cultures sont proches, ça me faisait envie aussi. Ce fut un merveilleux voyage, le meilleur, et cela m'a conforté dans mon envie de Russie.
Ce fut chose faite en septembre dernier, enfin Saint-Pétersbourg et Moscou. C'est surtout la première qui me faisait très envie, mais je rêvais de voir la Place Rouge et le Kremlin, puis les bulbes, c'est pas forcément à Saint-Pétersbourg qu'on les trouve le plus.
Le bilan ? Depuis le retour, je me suis remise timidement au russe (c'est difficile, surtout seule), j'écoute quasi que de la musique russe, je rêve d'y retourner. Donc oui ça m'a plu ! Surtout Saint-Pétersbourg, moins Moscou, mais je m'en doutais. J'aimerais voir d'autres villes aussi, bien sûr.
Donc pas de déception, des fois on rêve tellement d'un endroit que ça devient un fantasme et des fois à trop fantasmer on part dans des délires et on finit déçu. Mon copain avait peur de ça, un ami aussi. Mais au final ça va, je "fantasme" pas, je me renseigne sur un lieu déjà, j'arrive à savoir ce qui me plaira ou pas. Donc pas de déception, et je reste toujours attirée par ce monde et sa culture, même s'il est loin d'être parfait.
Bien sûr d'autres endroits me font aussi très envie, pour "plus tard" : le Pérou, depuis gamine, je sais pas trop pourquoi. À l'époque c'était moins touristique donc ce n'est pas l'effet de mode qui me donnait envie. Le Mexique, pour l'architecture coloniale (aimant l'Andalousie, c'est logique) et les vestiges archéologiques. Maintenant sans parler de "rêve", je suis très intéressée par Israël (Jérusalem surtout) pour son histoire, et par Pétra en Jordanie.
La Grèce me fait très envie, de même que Malte. Bon ça reste proche, je ne mets pas ça sur le même plan qu'un "rêve".
En tout cas je ne fus pas déçue des deux premières destinations dont je rêvais, à savoir Prague et l'Andalousie. Séville surtout reste une ville coup de cœur. Prague, on va dire un coup de cœur "esthétique", comme le reste du pays, du moins ce que j'en ai vu.
Le plus drôle ce sont aussi les endroits qui ne faisaient pas forcément rêver et qui devinrent des coups de cœur inattendus (dans mon cas, Madrid, et Cracovie).
À vous !
Du coup ça m'intéresse de savoir quels pays attirent le plus, et pourquoi, et si vous avez pu concrétiser cette envie d'y aller, et ce qu'il en est ressorti (déception, adoration, envie d'y retourner ou pas, etc).
Pour ma part c'était la Russie, depuis le début de l'adolescence, sans trop savoir pourquoi. J'ai même fait un peu de russe au lycée (avec le CNED, mais un peu compliqué d'apprendre seule, j'avais déjà une LV3, ça faisait beaucoup). Ce n'est pas forcément le premier pays que je voulais voir ceci dit, j'avais très hâte de voir Prague et l'Andalousie, qui me faisaient également envie, mais plus sur l'aspect esthétique que culturel. J'y suis allée en premier, puis après j'ai eu envie de visiter plein de villes en Europe, et ce fut le début des "années fastes de petits voyages".
La Russie est toujours restée là quand même. Ce fut reportée pour des raisons de coût (billets d'avion + visa) et j'attendais que monsieur se décide car je voulais vivre ça avec lui (il connaissait déjà).
J'étais attirée par la culture russe, la langue, les bulbes des églises...
J'ai été en Ukraine avant, mais bon même si c'est pas le même pays et pas forcément la même histoire, ça ressemble quand même, les cultures sont proches, ça me faisait envie aussi. Ce fut un merveilleux voyage, le meilleur, et cela m'a conforté dans mon envie de Russie.
Ce fut chose faite en septembre dernier, enfin Saint-Pétersbourg et Moscou. C'est surtout la première qui me faisait très envie, mais je rêvais de voir la Place Rouge et le Kremlin, puis les bulbes, c'est pas forcément à Saint-Pétersbourg qu'on les trouve le plus.
Le bilan ? Depuis le retour, je me suis remise timidement au russe (c'est difficile, surtout seule), j'écoute quasi que de la musique russe, je rêve d'y retourner. Donc oui ça m'a plu ! Surtout Saint-Pétersbourg, moins Moscou, mais je m'en doutais. J'aimerais voir d'autres villes aussi, bien sûr.
Donc pas de déception, des fois on rêve tellement d'un endroit que ça devient un fantasme et des fois à trop fantasmer on part dans des délires et on finit déçu. Mon copain avait peur de ça, un ami aussi. Mais au final ça va, je "fantasme" pas, je me renseigne sur un lieu déjà, j'arrive à savoir ce qui me plaira ou pas. Donc pas de déception, et je reste toujours attirée par ce monde et sa culture, même s'il est loin d'être parfait.
Bien sûr d'autres endroits me font aussi très envie, pour "plus tard" : le Pérou, depuis gamine, je sais pas trop pourquoi. À l'époque c'était moins touristique donc ce n'est pas l'effet de mode qui me donnait envie. Le Mexique, pour l'architecture coloniale (aimant l'Andalousie, c'est logique) et les vestiges archéologiques. Maintenant sans parler de "rêve", je suis très intéressée par Israël (Jérusalem surtout) pour son histoire, et par Pétra en Jordanie.
La Grèce me fait très envie, de même que Malte. Bon ça reste proche, je ne mets pas ça sur le même plan qu'un "rêve".
En tout cas je ne fus pas déçue des deux premières destinations dont je rêvais, à savoir Prague et l'Andalousie. Séville surtout reste une ville coup de cœur. Prague, on va dire un coup de cœur "esthétique", comme le reste du pays, du moins ce que j'en ai vu.
Le plus drôle ce sont aussi les endroits qui ne faisaient pas forcément rêver et qui devinrent des coups de cœur inattendus (dans mon cas, Madrid, et Cracovie).
À vous !
Go West! 2 semaines en famille dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Inscrit depuis quelques temps sur ce site afin de briguer un max d'informations pour notre prochain voyage aux "States", je tiens déjà à remercier toutes les personnes faisant vivre ce forum en publiant et argumentant leur expérience sur leur voyage, car c'est une vraie mine d'or et cela nous a vraiment aider pour "construire" le nôtre.
Pour le décor, nous sommes une famille de 4 , ma femme et moi ayant la quarantaine et nos deux garçons de 7 et 11 ans.
Nous partirons en Avril 2018 pour un voyage de 2 semaines , dont voici un aperçu :
J1 / Arrivée à Los Angeles en tout début d’après midi / prise en charge voiture de loc / départ direct sur Barstow (visite et nuit a l’hôtel "Route 66 Motel" / Resto "Los Domingos")
J2/ Départ Barstow pour Grand Canyon, l'idée est d'arriver avant le coucher de soleil, en passant par Oatman, Seligman, Peach Springs , etc...
J3/ Matinée Rando Grand Canyon, puis départ en début/ milieu d’après midi par la Desert View Road et rejoindre Monument Valley avant le coucher de soleil. (Nuit et repas à l’hôtel "The View")
J4/ Matinée "Wildcat Trail" en voiture à Monument Valley, puis départ pour Page . Horseshoe Bend Barrage Glen Canyon Lake Powell/ Scenic Drive (nuit à l'hôtel BW et resto au "Blue Buddha" ou "Bonkers"
J5/ Matinée Lower Antelope Canyon (ou Upper, à voir ??) puis départ pour Las Vegas . Si le temps nous le permets, nous ferons un détour par la Valley Of Fire... (Nuit à Vegas (hôtel à déterminer) pour le resto, le buffet au Cosmopolitan (Wicked Spoon)
J6 / Journée Las Vegas, Strip , Hôtels et Outlets... Spectacle "O" du Cirque du Soleil de prévu le soir..
J7/ Départ Las Vegas pour Yosemite Park On ne s’arrêtera que pour manger et faire des pauses pipi car la Tioga Road étant fermée en cette période, cela nous rallonge la route...
J8/ Yosemite Park Rien de planifier encore , il faut que l'on établisse un planning pour en voir le plus en une journée...
J9/ Départ Yosemite en matinée pour rejoindre San Francisco . Sur le chemin, nous passons par "Manteca" ou il y a un magasin style "chasse et pêche " à ne pas louper le "Bass Pro Shop" ( je ne suis ni chasseur , ni pécheur) . J'avais vu ça sur le sujet d'un passionné qui en avait mis des photos, je pense que ça plaira à toute la famille ... Arrivée sur SF en début d’après midi prévue. (Hôtel (avec parking obligatoire !) et resto à déterminer.)
J10/ Journée SF. Nous avons 2 jours sur place en tout (1 journée pleine et 2 demie journées) et visiterons ce que nous pourrons : Alcatraz Fisherman's Warf, Pier 39, Ghirardelli Square Chinatown Union Square Financial District Lombart street, Coit Tower, Telegraph Hill Haight Ashburry, Painted ladies, Mission et le Golden Gate bien sur, suivant le niveau de brouillard !!
J11/ Matinée San Francisco et départ en début d’après midi pour Monterey (nuit sur place et resto à Carmel au "Piatti Ristorante")
J12/ Monterey / San Simeon/ San Luis Obispo Journée ou nous longerons la côte par la "one" avec arrêt aux meilleurs spots comme Big Sur, San Simeon , etc... (Hotel et resto à déterminer)
J13/Départ San luis Obispo pour visite de la côte jusqu'a Los Angeles avec arrêt à Santa Monica à midi (resto Bubbha Gump !), Venice, Malibu, etc... Hollywood Bld, Chinese Theater Griffith Observatory en soirée (Nuit sur LA (certainement au "Motel 6") , restos à déterminer..)
J14/ LA - Journée à Universal Studios.
J15/ Matinée LA Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, etc.. Retour en France en fin d’après midi.... sniff...
Voila, je ne sais pas ce que vous pensez de notre circuit, celui ci nous paraissant convenable mais soutenu , mais en 2 semaines , il faut aller à l'essentiel !
J'ai plusieurs questions à poser aux connaisseurs et voyageurs:
- La Carte Revolut : Apparemment, elle valait le coup avant car pas de frais bancaires à l'étranger, mais les choses ont changées depuis car payante maintenant (bon 6 euros c'est rien), mais surtout les retraits plafonnés à 200 euros par mois, sinon 2% du montant en frais supplémentaires ! A ce compte là (c’est le cas de le dire) nous avons opté pour une carte Visa Premier (nous faisant aussi bénéficier d'assurances pour le voyage) avec une option "internationale" à 10 euros par mois (résiliable à tout moment, donc mise en place uniquement pour le mois du voyage) .
- La location de voitures : là, c'est plus embêtant car je suis partagé entre le site "Carigami" proposant des solutions avec toutes assurances incluses et les sites des loueurs ayant pignon sur rue, comme Hertz ou Avis, en prenant leur carte "Gold" ou pas.... Sur Carigami, cela nous renvoi sur des sites peu connu et les avis sur les locations ne sont pas vraiment super super... Ou alors les loueurs connus via leur site. Certains d'entre vous ont des codes promotions pour ce type de location, comment les avoirs ? Ces loueurs sont plus intéressants au final? Pour info, nous souhaiterions avoir un SUV de bon gabarit (catégorie L ou "SFAR")
Sites internet : - Igraal : Nous en avons entendu parler mais .... ça vaut le coup ? - premiumoutlets.com : un forumeur avait pris ces places pour le Cirque du Soleil sur ce site, mais cela renvoi sur un village outlet .... ou alors j'ai loupé un onglet...? Pareil pour Universal, si vous avez des plans pour payer moins cher, je suis preneur.
- Appli "HERE WE GO" : Déjà téléchargée, mais nécessite au minimum des données mobiles, et donc, un abonnement mobile ???
- Hôtels Las Vegas : beaucoup se sont plains d'une facture gonflée en fin de séjour , taxe "resort" ??
Bref, un grand merci par avance pour toutes vos réponses et lectures. J'aurais certainement d'autres questions au fur et à mesure...
A bientôt !
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Pour le décor, nous sommes une famille de 4 , ma femme et moi ayant la quarantaine et nos deux garçons de 7 et 11 ans.
Nous partirons en Avril 2018 pour un voyage de 2 semaines , dont voici un aperçu :
J1 / Arrivée à Los Angeles en tout début d’après midi / prise en charge voiture de loc / départ direct sur Barstow (visite et nuit a l’hôtel "Route 66 Motel" / Resto "Los Domingos")
J2/ Départ Barstow pour Grand Canyon, l'idée est d'arriver avant le coucher de soleil, en passant par Oatman, Seligman, Peach Springs , etc...
J3/ Matinée Rando Grand Canyon, puis départ en début/ milieu d’après midi par la Desert View Road et rejoindre Monument Valley avant le coucher de soleil. (Nuit et repas à l’hôtel "The View")
J4/ Matinée "Wildcat Trail" en voiture à Monument Valley, puis départ pour Page . Horseshoe Bend Barrage Glen Canyon Lake Powell/ Scenic Drive (nuit à l'hôtel BW et resto au "Blue Buddha" ou "Bonkers"
J5/ Matinée Lower Antelope Canyon (ou Upper, à voir ??) puis départ pour Las Vegas . Si le temps nous le permets, nous ferons un détour par la Valley Of Fire... (Nuit à Vegas (hôtel à déterminer) pour le resto, le buffet au Cosmopolitan (Wicked Spoon)
J6 / Journée Las Vegas, Strip , Hôtels et Outlets... Spectacle "O" du Cirque du Soleil de prévu le soir..
J7/ Départ Las Vegas pour Yosemite Park On ne s’arrêtera que pour manger et faire des pauses pipi car la Tioga Road étant fermée en cette période, cela nous rallonge la route...
J8/ Yosemite Park Rien de planifier encore , il faut que l'on établisse un planning pour en voir le plus en une journée...
J9/ Départ Yosemite en matinée pour rejoindre San Francisco . Sur le chemin, nous passons par "Manteca" ou il y a un magasin style "chasse et pêche " à ne pas louper le "Bass Pro Shop" ( je ne suis ni chasseur , ni pécheur) . J'avais vu ça sur le sujet d'un passionné qui en avait mis des photos, je pense que ça plaira à toute la famille ... Arrivée sur SF en début d’après midi prévue. (Hôtel (avec parking obligatoire !) et resto à déterminer.)
J10/ Journée SF. Nous avons 2 jours sur place en tout (1 journée pleine et 2 demie journées) et visiterons ce que nous pourrons : Alcatraz Fisherman's Warf, Pier 39, Ghirardelli Square Chinatown Union Square Financial District Lombart street, Coit Tower, Telegraph Hill Haight Ashburry, Painted ladies, Mission et le Golden Gate bien sur, suivant le niveau de brouillard !!
J11/ Matinée San Francisco et départ en début d’après midi pour Monterey (nuit sur place et resto à Carmel au "Piatti Ristorante")
J12/ Monterey / San Simeon/ San Luis Obispo Journée ou nous longerons la côte par la "one" avec arrêt aux meilleurs spots comme Big Sur, San Simeon , etc... (Hotel et resto à déterminer)
J13/Départ San luis Obispo pour visite de la côte jusqu'a Los Angeles avec arrêt à Santa Monica à midi (resto Bubbha Gump !), Venice, Malibu, etc... Hollywood Bld, Chinese Theater Griffith Observatory en soirée (Nuit sur LA (certainement au "Motel 6") , restos à déterminer..)
J14/ LA - Journée à Universal Studios.
J15/ Matinée LA Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, etc.. Retour en France en fin d’après midi.... sniff...
Voila, je ne sais pas ce que vous pensez de notre circuit, celui ci nous paraissant convenable mais soutenu , mais en 2 semaines , il faut aller à l'essentiel !
J'ai plusieurs questions à poser aux connaisseurs et voyageurs:
- La Carte Revolut : Apparemment, elle valait le coup avant car pas de frais bancaires à l'étranger, mais les choses ont changées depuis car payante maintenant (bon 6 euros c'est rien), mais surtout les retraits plafonnés à 200 euros par mois, sinon 2% du montant en frais supplémentaires ! A ce compte là (c’est le cas de le dire) nous avons opté pour une carte Visa Premier (nous faisant aussi bénéficier d'assurances pour le voyage) avec une option "internationale" à 10 euros par mois (résiliable à tout moment, donc mise en place uniquement pour le mois du voyage) .
- La location de voitures : là, c'est plus embêtant car je suis partagé entre le site "Carigami" proposant des solutions avec toutes assurances incluses et les sites des loueurs ayant pignon sur rue, comme Hertz ou Avis, en prenant leur carte "Gold" ou pas.... Sur Carigami, cela nous renvoi sur des sites peu connu et les avis sur les locations ne sont pas vraiment super super... Ou alors les loueurs connus via leur site. Certains d'entre vous ont des codes promotions pour ce type de location, comment les avoirs ? Ces loueurs sont plus intéressants au final? Pour info, nous souhaiterions avoir un SUV de bon gabarit (catégorie L ou "SFAR")
Sites internet : - Igraal : Nous en avons entendu parler mais .... ça vaut le coup ? - premiumoutlets.com : un forumeur avait pris ces places pour le Cirque du Soleil sur ce site, mais cela renvoi sur un village outlet .... ou alors j'ai loupé un onglet...? Pareil pour Universal, si vous avez des plans pour payer moins cher, je suis preneur.
- Appli "HERE WE GO" : Déjà téléchargée, mais nécessite au minimum des données mobiles, et donc, un abonnement mobile ???
- Hôtels Las Vegas : beaucoup se sont plains d'une facture gonflée en fin de séjour , taxe "resort" ??
Bref, un grand merci par avance pour toutes vos réponses et lectures. J'aurais certainement d'autres questions au fur et à mesure...
A bientôt !
Trek en décembre (Argentine - Chili ou Népal) English translation pending
Oyé voyageurs,
je souhaiterais partir environ 2-3 semaines mi-decembre pour un voyage sur le thème de la randonnée/trek en montagne. Je suis une sportive (je pratique le trail), mais novice pour l'altitude ! Je souhaiterais avoir des conseils de destination pour partir en trek (sans rencontrer de températures negatives, ni de glace) : Argentine ? Chili ? Népal ? J'ai commencé à lire des conseils qui suggéraient Chili- Argentine central pour la météo
Ainsi que des noms d'agences locales ? (Je voyage seule)
Merci de vos conseils
Marine
je souhaiterais partir environ 2-3 semaines mi-decembre pour un voyage sur le thème de la randonnée/trek en montagne. Je suis une sportive (je pratique le trail), mais novice pour l'altitude ! Je souhaiterais avoir des conseils de destination pour partir en trek (sans rencontrer de températures negatives, ni de glace) : Argentine ? Chili ? Népal ? J'ai commencé à lire des conseils qui suggéraient Chili- Argentine central pour la météo
Ainsi que des noms d'agences locales ? (Je voyage seule)
Merci de vos conseils
Marine
Nord du Chili en "self drive" + Santiago English translation pending
Bonjour à tous,
Un voyage un peu imprevu causé par une super affaire pour le vol Marseille-Santiago trouvé ce matin . J avais prevu un Itinéraire pour un voyage en Bolivie, mais... changement de plans! Depart dans moins de 1 mois, et pour 1 mois, il faut s organiser!
L idee est de prendre un vol Santiago-Calama. De là, location de voiture (econorent?)
Itinéraire pour remonter vers Putre (arrêt à Iquique et Arica intéressants?) Acclimatation, puis parc Lauca, salar Surire et un autre parc en dessous (me souviens plus le nom) et retour Calama (boucle de 1 semaine? Plus?) Desert Atacam 3 jours environ On rend la voiture et on fait un tour organisé Sud Lipez Uyuni 3jrs 2 jours de plus Uyuni a pieds et retour Calama en bus Vol Santiago et quelques visites autour, Valaparaiso, et... ? Si on a le temps!
Durant ce périple nous prévoyons de camper de temps en temps devant de superbes vues, dormir chez l habitant si possible (jai lu faisable ds certains villages...), et sinon guesthouse en chambre (pas dortoir).
J attends vos infos et conseils en termes de durée trajets, de stops à faire, de ravitaillement, hébergement etc, pour ceux qui auraient fait un peu ce parcours là
Merci d avance :-)
Un voyage un peu imprevu causé par une super affaire pour le vol Marseille-Santiago trouvé ce matin . J avais prevu un Itinéraire pour un voyage en Bolivie, mais... changement de plans! Depart dans moins de 1 mois, et pour 1 mois, il faut s organiser!
L idee est de prendre un vol Santiago-Calama. De là, location de voiture (econorent?)
Itinéraire pour remonter vers Putre (arrêt à Iquique et Arica intéressants?) Acclimatation, puis parc Lauca, salar Surire et un autre parc en dessous (me souviens plus le nom) et retour Calama (boucle de 1 semaine? Plus?) Desert Atacam 3 jours environ On rend la voiture et on fait un tour organisé Sud Lipez Uyuni 3jrs 2 jours de plus Uyuni a pieds et retour Calama en bus Vol Santiago et quelques visites autour, Valaparaiso, et... ? Si on a le temps!
Durant ce périple nous prévoyons de camper de temps en temps devant de superbes vues, dormir chez l habitant si possible (jai lu faisable ds certains villages...), et sinon guesthouse en chambre (pas dortoir).
J attends vos infos et conseils en termes de durée trajets, de stops à faire, de ravitaillement, hébergement etc, pour ceux qui auraient fait un peu ce parcours là
Merci d avance :-)
Découverte de la Basse-Californie English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs
Je suis en recherche de renseignements sur la Basse Californie, apparemment pas tant visitée que ça !!!
Pour ceux qui connaissent, je souhaiterai savoir si il est envisageable, en partant de Tijuana, de descendre en bus jusqu'au sud et de pouvoir découvrir la région en s'arrêtant le long du chemin, en louant un vélo car je ne souhaite pas louer de voiture.
Si d'autres idées pour crapahuter autour des points d'arrêts, merci de m'en faire profiter !!
Et concernant la facilité de trouver des hébergements par trop chers sur la route ?
En espérant des réponses à mes interrogations, parce que jusque là, ça n'a pas été très évident ...
Ce serait pour la période septembre/décembre, maybe....
Merci Marie
Merci Marie
Boucle Santiago du Chili - La Serena pour les deux dernières semaines de novembre English translation pending
Bonjour,
J'aimerais faire une boucle Santiago- Serena , fin novembre pour deux semaines. Nous sommes des voyageurs qui préfèrent visiter tranquillement à modérément , c'est -à-dire , on prend 2 fois plus de temps pour savourer les régions , que les tours opérateurs. Si on aime vraiment un pays , on y retourne. Je ne suis pas celle qui désire accumuler le plus de pays dans son passeport, mais le plus de beaux souvenirs 🙂
Après de nombreuses heures d'avion, pour mon premier voyage en Argentine, je préfère ne pas prendre de vols intérieurs. C'est -à-dire, ne pas faire des distances astronomiques. Alors j'ai pensé à faire une boucle Santiago-Salta. Sauf qu'à mon grand étonnement , la température est comme dans les provinces atlantiques du Canada sur les côtes, frais, l'eau très fraîche, sauf qu'il y a moins de pluie... Fin novembre, il fait 18 degré en moyenne le jour à Serena ??? Qu'est-ce que c'est que ça ? J'adore ces températures, quand c'est ensoleillé, mais ça doit être mort les stations balnéaire au Chili ? J'aime ces températures pour la randonnée et visiter les villes, mais pour les stations balnéaires , c'est la désolation !!!!
Alors , je voulais savoir si je dis vrai, s'il est mieux de se concentrer où il fait plus chaud, soit dans les terres, à cette période. Avec l'air marin, 18 degré, tu portes un manteau 🏴☠️
J'aimerais faire une boucle Santiago- Serena , fin novembre pour deux semaines. Nous sommes des voyageurs qui préfèrent visiter tranquillement à modérément , c'est -à-dire , on prend 2 fois plus de temps pour savourer les régions , que les tours opérateurs. Si on aime vraiment un pays , on y retourne. Je ne suis pas celle qui désire accumuler le plus de pays dans son passeport, mais le plus de beaux souvenirs 🙂
Après de nombreuses heures d'avion, pour mon premier voyage en Argentine, je préfère ne pas prendre de vols intérieurs. C'est -à-dire, ne pas faire des distances astronomiques. Alors j'ai pensé à faire une boucle Santiago-Salta. Sauf qu'à mon grand étonnement , la température est comme dans les provinces atlantiques du Canada sur les côtes, frais, l'eau très fraîche, sauf qu'il y a moins de pluie... Fin novembre, il fait 18 degré en moyenne le jour à Serena ??? Qu'est-ce que c'est que ça ? J'adore ces températures, quand c'est ensoleillé, mais ça doit être mort les stations balnéaire au Chili ? J'aime ces températures pour la randonnée et visiter les villes, mais pour les stations balnéaires , c'est la désolation !!!!
Alors , je voulais savoir si je dis vrai, s'il est mieux de se concentrer où il fait plus chaud, soit dans les terres, à cette période. Avec l'air marin, 18 degré, tu portes un manteau 🏴☠️
Terry Riley à la malienne: "In C Mali" English translation pending
"Few pieces of music straddle the divide between cultural artifact, radical manifesto of musical intention, and wide popularity like Terry Riley’s In C" (Matt Starling, bandcamp.com ; 2015)
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
Alternative à la Tioga Road fermée mi-mai 2016 English translation pending
Bonsoir à tous,
J'ai posté un message il y a quelques jours pour proposer mon circuit dans l'ouest pour mai 2016. Je vous remercie pour les réponses reçues. J'ai commencé les réservations d'hôtels. De Los Angeles à Las Vegas , c'est OK. Par contre, plus difficile de trouver des hébergements relativement pas trop chers les 20-21-22 mai dans Yosemite . De plus, j'ai pensé que la Tioga Road risquait de ne pas être ouverte (début juin en 2011). Je vous propose 2 circuits , mais j'ai peur que les étapes ne soient pas trop réalistes (durée de route, petites randos , photos ...) Départ de Las Vegas le 20 mai de bonne heure vers Ridgecrest par Shoshone comme suggéré. arrêts dans Death Valley . Quelle route après Panamint Springs ? (280 miles) nuit Ridgecrest le 21 mai Ridgecrest vers Three Rivers (200 miles) , quelle route jusqu'à Bakerfield ? visite du parc pour voir des séquoias (meilleurs endroits ?) , nuit vers Three Rivers le 22 mai, Three Rivers vers Yosemite Valley (200 miles) , nuit à El Portal ou Mariposa ou Oakhurst selon les dispos. Le 23, en route pour San Francisco
ou par le nord : Départ de Las Vegas le 20 mai de bonne heure vers Love Pine (300 miles) par Shoshone comme suggéré. arrêts dans Death Valley . nuit à Love Pine le 21 mai, Love Pine vers Groveland (220 miles), nuit vers Groveland le 22 mai, Groveland vers Yosemite Valley (50 miles), nuit à El Portal ou Mariposa ou Oakhurst selon les dispos.
Je peux éventuellement ajouter une journée . Tous vos conseils me seront utiles, surtout pour les temps de route et le temps passé dans les parcs .
Michèle
J'ai posté un message il y a quelques jours pour proposer mon circuit dans l'ouest pour mai 2016. Je vous remercie pour les réponses reçues. J'ai commencé les réservations d'hôtels. De Los Angeles à Las Vegas , c'est OK. Par contre, plus difficile de trouver des hébergements relativement pas trop chers les 20-21-22 mai dans Yosemite . De plus, j'ai pensé que la Tioga Road risquait de ne pas être ouverte (début juin en 2011). Je vous propose 2 circuits , mais j'ai peur que les étapes ne soient pas trop réalistes (durée de route, petites randos , photos ...) Départ de Las Vegas le 20 mai de bonne heure vers Ridgecrest par Shoshone comme suggéré. arrêts dans Death Valley . Quelle route après Panamint Springs ? (280 miles) nuit Ridgecrest le 21 mai Ridgecrest vers Three Rivers (200 miles) , quelle route jusqu'à Bakerfield ? visite du parc pour voir des séquoias (meilleurs endroits ?) , nuit vers Three Rivers le 22 mai, Three Rivers vers Yosemite Valley (200 miles) , nuit à El Portal ou Mariposa ou Oakhurst selon les dispos. Le 23, en route pour San Francisco
ou par le nord : Départ de Las Vegas le 20 mai de bonne heure vers Love Pine (300 miles) par Shoshone comme suggéré. arrêts dans Death Valley . nuit à Love Pine le 21 mai, Love Pine vers Groveland (220 miles), nuit vers Groveland le 22 mai, Groveland vers Yosemite Valley (50 miles), nuit à El Portal ou Mariposa ou Oakhurst selon les dispos.
Je peux éventuellement ajouter une journée . Tous vos conseils me seront utiles, surtout pour les temps de route et le temps passé dans les parcs .
Michèle
Des Grands Volcans à l'Océan: Californie Oregon Washington English translation pending
Hello,
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Recherche camping-car pour parcourir l'Amérique du Sud juillet 2016 English translation pending
Bonjour à tous, nous, famille de 4, sommes tout nouveaux dans ce groupe .
Nous projetons de faire un voyage de 6 mois en Amérique du Sud, en camping car, à compter de juillet 2016. Habitant à la Réunion, nous souhaiterions faire l'acquisition d'un CC qui se trouve déjà sur place.
Certains d'entre vous auraient-ils des tuyaux ou des conseils à nous donner ?
Bien cordialement à tous,
Cyril Gaubert.
Bien cordialement à tous,
Cyril Gaubert.
Cycling trips—how old is too old?
It's all in the title—I'm 70, and I've been traveling by bike (tent and camp stove) for five years now. Statistically, how many more years do I have left to plan my destinations and see (almost) everything?
Question is half realistic, half humorous.
To keep it simple: how old are you, fellow senior cyclists still on the road? And what are your biggest challenges?
Personally, I'm in good physical shape, though my cruising speed has dropped from 3–4 km/h over the past five years.
But arthritis (hip) is starting to make it tricky to swing my leg over the frame.
Trek: Népal ou Ladakh English translation pending
Bonjour,
Je prévois un séjour au Népal, puis au Ladahk; durant ce séjour, je souhaite faire un trek et me demande lequel des 2 apporte le plus de "Wouahhhh !" Merci de me partager votre expérience
Je prévois un séjour au Népal, puis au Ladahk; durant ce séjour, je souhaite faire un trek et me demande lequel des 2 apporte le plus de "Wouahhhh !" Merci de me partager votre expérience
Nicaragua avec un enfant de 16 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons très sérieusement de partir avec notre enfant au mois d'août prochain au Nicaragua (Elle sera alors âgée de 16 mois.) Après des heures de recherches et de lecture (dont le blog de Philippe : http://www.perso.ch/pveyrat/), des doutes nous sont apparus car il y a encore des questions sans réponses... En effet, qu'en est-il des infrastructures hospitalières, des transports, trouverons-nous le nécessaire pour l'enfant (pots, couches, etc..) ? Nous avons l'habitude de voyager "sac à dos" (essentiellement Asie et Europe) mais ce sera notre première visite d'un pays d’Amérique Centrale. Bien entendu nous sommes conscients que ce voyage sera déroulera différemment avec un enfant de cet âge, mais on aimerait être sûr que ce n'est pas un projet trop ambitieux. Le Costa Rica serait peut-être plus approprié dans ce contexte mais les nombreux témoignages sur le Nicaragua nous confortent dans l'idée que cette destination nous correspondrait parfaitement par rapport à nos habitudes de voyage.
Merci d'avance pour vos contributions.
Elwillo
Nous envisageons très sérieusement de partir avec notre enfant au mois d'août prochain au Nicaragua (Elle sera alors âgée de 16 mois.) Après des heures de recherches et de lecture (dont le blog de Philippe : http://www.perso.ch/pveyrat/), des doutes nous sont apparus car il y a encore des questions sans réponses... En effet, qu'en est-il des infrastructures hospitalières, des transports, trouverons-nous le nécessaire pour l'enfant (pots, couches, etc..) ? Nous avons l'habitude de voyager "sac à dos" (essentiellement Asie et Europe) mais ce sera notre première visite d'un pays d’Amérique Centrale. Bien entendu nous sommes conscients que ce voyage sera déroulera différemment avec un enfant de cet âge, mais on aimerait être sûr que ce n'est pas un projet trop ambitieux. Le Costa Rica serait peut-être plus approprié dans ce contexte mais les nombreux témoignages sur le Nicaragua nous confortent dans l'idée que cette destination nous correspondrait parfaitement par rapport à nos habitudes de voyage.
Merci d'avance pour vos contributions.
Elwillo
Que faire pour une troisième fois dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour,
Après avoir bien suivi vos conseils il y a deux ans pour préparer mon premier road trip dans l'Ouest américain (merci encore, d'ailleurs), je reviens vers vous pour trouver d'autres sites à découvrir.
En 2013, j'étais partie avec ma famille pendant 21 jours et nous avions visité les grands classiques : LA, Grand Canyon, Lake Powell (mon coup de cœur), Monument Valley, Moab (Arches, Canyonlands, Dead Horse Point), Capitol Reef, Bryce Canyon, Zion, LV, Death Valley, Yosemite et SF. A cause de gros gros problèmes de cohabitation, nous n'avons pas vraiment profité de CR, BC et Zion et le groupe s'est séparé à Las Vegas...
En 2014, ma mère m'a convaincue de retourner aux Etats-Unis pour "surmonter" ce qu'il s'était passé l'année précédente et me "rabibocher" avec les EU. Je suis donc repartie avec elle pour 19 jours. Nous avons décidé de faire un peu la côte et de retourner aux parcs gâchés en 2013 : SF, Santa Cruz, Point Lobos (Monterey), Sequoia, King's Canyon, Mojave, LV, Page (Lake Powell), Bryce Canyon (ah les belles randos), Zion, LV, Death Valley, Yosemite et SF.
Il faut croire que quelque soit son âge, il faut écouter ses parents 😉 car, effectivement, le road trip de cet été m'a fait vraiment apprécier les Etats-Unis. Et donc, j'envisage d'y retourner pour la troisième année consécutive. Ma mère, fan de Las Vegas, m'accompagnerait également. Elle aimerait aussi profiter de la côte pour se baigner un peu. Pour ma part, j'aimerais visiter Yellowstone, Grand Teton et j'ai repéré sur la carte un parc national peut-être bien (?) : Craters of the Moon.
J'ai farfouillé un peu partout pour trouver des billets d'avions pas trop chers et avec au maximum une seule escale et j'ai trouvé que le plus rentable est de prendre un AR Paris - LA avec escale à Londres pour 720 € avec AA (13/07-03/08). Le seul hic est que la côte Ouest et Yellowstone ne sont pas à côté. En plus je suis la seule conductrice.
J'avais regardé rapidement sur Google Maps pour trouver un itinéraire : LA, SF, South Lake Tahoe, Pyramid Lake, Craters of the Moon, Grand Teton, Yellowstone, Salt Lake City, LV et LA. Bien sûr, il y aurait des villes étapes pour éviter de conduire pendant 5h tous les jours. Mais cet itinéraire ne me paraît pas réaliste car trop de route.
S'il y a des choses intéressantes à voir en faisant une boucle au départ de LA, je peux abandonner Yellowstone. Mais je n'ai pas trouvé grand chose. C'est pour cela que je me tourne vers vous. La durée de notre séjour peut être supérieure à 21 j et nous aimons bien les parcs à parcourir tranquillement. Les grosses randos sont exclues car j'ai des problèmes de genoux.
Je compte sur votre aide. Merci d'avance.
Après avoir bien suivi vos conseils il y a deux ans pour préparer mon premier road trip dans l'Ouest américain (merci encore, d'ailleurs), je reviens vers vous pour trouver d'autres sites à découvrir.
En 2013, j'étais partie avec ma famille pendant 21 jours et nous avions visité les grands classiques : LA, Grand Canyon, Lake Powell (mon coup de cœur), Monument Valley, Moab (Arches, Canyonlands, Dead Horse Point), Capitol Reef, Bryce Canyon, Zion, LV, Death Valley, Yosemite et SF. A cause de gros gros problèmes de cohabitation, nous n'avons pas vraiment profité de CR, BC et Zion et le groupe s'est séparé à Las Vegas...
En 2014, ma mère m'a convaincue de retourner aux Etats-Unis pour "surmonter" ce qu'il s'était passé l'année précédente et me "rabibocher" avec les EU. Je suis donc repartie avec elle pour 19 jours. Nous avons décidé de faire un peu la côte et de retourner aux parcs gâchés en 2013 : SF, Santa Cruz, Point Lobos (Monterey), Sequoia, King's Canyon, Mojave, LV, Page (Lake Powell), Bryce Canyon (ah les belles randos), Zion, LV, Death Valley, Yosemite et SF.
Il faut croire que quelque soit son âge, il faut écouter ses parents 😉 car, effectivement, le road trip de cet été m'a fait vraiment apprécier les Etats-Unis. Et donc, j'envisage d'y retourner pour la troisième année consécutive. Ma mère, fan de Las Vegas, m'accompagnerait également. Elle aimerait aussi profiter de la côte pour se baigner un peu. Pour ma part, j'aimerais visiter Yellowstone, Grand Teton et j'ai repéré sur la carte un parc national peut-être bien (?) : Craters of the Moon.
J'ai farfouillé un peu partout pour trouver des billets d'avions pas trop chers et avec au maximum une seule escale et j'ai trouvé que le plus rentable est de prendre un AR Paris - LA avec escale à Londres pour 720 € avec AA (13/07-03/08). Le seul hic est que la côte Ouest et Yellowstone ne sont pas à côté. En plus je suis la seule conductrice.
J'avais regardé rapidement sur Google Maps pour trouver un itinéraire : LA, SF, South Lake Tahoe, Pyramid Lake, Craters of the Moon, Grand Teton, Yellowstone, Salt Lake City, LV et LA. Bien sûr, il y aurait des villes étapes pour éviter de conduire pendant 5h tous les jours. Mais cet itinéraire ne me paraît pas réaliste car trop de route.
S'il y a des choses intéressantes à voir en faisant une boucle au départ de LA, je peux abandonner Yellowstone. Mais je n'ai pas trouvé grand chose. C'est pour cela que je me tourne vers vous. La durée de notre séjour peut être supérieure à 21 j et nous aimons bien les parcs à parcourir tranquillement. Les grosses randos sont exclues car j'ai des problèmes de genoux.
Je compte sur votre aide. Merci d'avance.
Tour du monde austral 2015: nouveau départ sur le Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes sur les préparatifs de notre second tour du monde sur le Costa Déliziosa. Cette fois-ci ce sera : le Tour Austral
Nous avions fait l’année dernière le tour par le canal de Panama et le canal de Suez, cette fois-ci nous ferons le tour par les 3 Caps : Cap Horn, Cap Leeuwin et Cap de Bonne Esperance Nous avions réservés par l’agence Alma voyage qui nous avait suivi et pris en main, et nous avions senti une grande motivation pour ce voyage exceptionnel
A deux mois du départ, alors que le bateau était complet, Adel et Claire nous appellent et nous proposent une cabine ! Et voilà que tout le processus de préparation au départ se renouvelle... Pour de bon, nous établissons avec nos voyagistes une extraordinaire relation Ce sont de grands professionnels attentionnés et nous sommes en toute confiance, et c’est le debut de la réussite pour un tour du monde Les étapes sont très complémentaires à ce que nous avons effectué l’année dernière C’est ce qui nous a motivés pour repartir. Imaginez un peu pour résumer les grands points fort de cette aventure : le Brésil avec Rio de Janeiro, via le Cap vert, le Cap Horn et Ushuaia, Valparaiso suivi de l’île de Pâques ensuite les perles de la Polynésie avec Bora Bora Ensuite l’île Maurice et la Réunion puis le Mozambique et Cap town et hop un petit tour à Sainte Hélène ! Bref un vrai rêve ! Le but de ce nouveau fil est de partager ce nouveau tour du monde avec tous et aussi avec ceux avec qui nous avons sympathisé lors de notre premier TDM 2014. De plus il nous semble intéressant de connaitre les passagers du TDM 2014 qui repartent en janvier 2015. En route vers de nouvelles et belles aventures…
Nous sommes sur les préparatifs de notre second tour du monde sur le Costa Déliziosa. Cette fois-ci ce sera : le Tour Austral
Nous avions fait l’année dernière le tour par le canal de Panama et le canal de Suez, cette fois-ci nous ferons le tour par les 3 Caps : Cap Horn, Cap Leeuwin et Cap de Bonne Esperance Nous avions réservés par l’agence Alma voyage qui nous avait suivi et pris en main, et nous avions senti une grande motivation pour ce voyage exceptionnel
A deux mois du départ, alors que le bateau était complet, Adel et Claire nous appellent et nous proposent une cabine ! Et voilà que tout le processus de préparation au départ se renouvelle... Pour de bon, nous établissons avec nos voyagistes une extraordinaire relation Ce sont de grands professionnels attentionnés et nous sommes en toute confiance, et c’est le debut de la réussite pour un tour du monde Les étapes sont très complémentaires à ce que nous avons effectué l’année dernière C’est ce qui nous a motivés pour repartir. Imaginez un peu pour résumer les grands points fort de cette aventure : le Brésil avec Rio de Janeiro, via le Cap vert, le Cap Horn et Ushuaia, Valparaiso suivi de l’île de Pâques ensuite les perles de la Polynésie avec Bora Bora Ensuite l’île Maurice et la Réunion puis le Mozambique et Cap town et hop un petit tour à Sainte Hélène ! Bref un vrai rêve ! Le but de ce nouveau fil est de partager ce nouveau tour du monde avec tous et aussi avec ceux avec qui nous avons sympathisé lors de notre premier TDM 2014. De plus il nous semble intéressant de connaitre les passagers du TDM 2014 qui repartent en janvier 2015. En route vers de nouvelles et belles aventures…
Voyage dans le sud des USA English translation pending
Bonjour à tous,
Après quelques mois d'absence sur le forum, me voilà de retour avec une idée en tête :
Une boucle de 3 semaines Atlanta-Atlanta via les Great Smoky, Nashville, Tupelo, Memphis, New Orléans...pour les
grandes lignes. Tout cela reste à peaufiner. Je connais bien l'Ouest et le Nord Ouest, mais...pour le Sud quel est la bonne période pour un trip...en moto of course. Les prix des vols semblent flamber depuis mon dernier voyage.
Toutes les infos sont bonnes à prendre. Merci et un grand bonjour à tous mes amis du forum.
Thaïlande: anecdote sur la vie ici English translation pending
Bonjour à vous ,
ce message est en réponse aux nombreux post sur ce forum , qui traitent des arnaques en tout genres , des messages inquiets de voyageurs qui demandent comment se protéger contre les vols , les arnaques etc......
Nous étions à la plage Dimanche matin , quand un marchand ambulant passe avec des maillots de bains , mon épouse en achète deux , et au moment de payer , pas de porte monnaie dans le sac de plage , moi j'étais en maillot de bain , pas un Baht sur moi , donc , elle dit au vendeur , désolé pas d'argent , et elle lui rend les maillots , lui , il répond , pas de problème , tu payes plus tard , et il lui redonne les maillots , je lui dit , on peut pas revenir avant mardi matin , et il dit OK tu payes Mardi , on part donc avec la marchandise sans avoir payé !!! on se donne rendez vous au même endroit vers 10H00 , ce matin , on le retrouve , et on lui paye les 800 B. Je précise que la plage fait près de 10 Kms , et que nous étions vraiment loin de chez nous , et à un endroit pas habituel pour nous , donc je ne pense pas que le vendeur nous ait reconnu .
C'est aussi ça la Thaïlande , des gens qui font confiance , nous vivons depuis 1 an ici , sans jamais une arnaque , pourtant nous louons aussi voiture, scooter , chambres , etc... lors de nos voyages dans le pays , nous prenons des taxis , des bateaux , faisons des excursions , comme les touristes , et pas de problème .
Pour vous dire le sentiment de sécurité ici , quand on fait les courses au marché , on fait comme eux , on accroche nos sacs de courses au guidon du scooter et on continue le marché , jamais un sac de volé , nos deux casques , des beaux , pas les m..... des loueurs , sont en permanence sur les rétros , toujours là , et je pourrai multiplier les exemples ....
Voilà , c'était juste pour vous faire savoir que la vie ici est parfois bien éloigné de ce que l'on peut lire sur les forums .
Bonne journée et faites de bons voyages
ce message est en réponse aux nombreux post sur ce forum , qui traitent des arnaques en tout genres , des messages inquiets de voyageurs qui demandent comment se protéger contre les vols , les arnaques etc......
Nous étions à la plage Dimanche matin , quand un marchand ambulant passe avec des maillots de bains , mon épouse en achète deux , et au moment de payer , pas de porte monnaie dans le sac de plage , moi j'étais en maillot de bain , pas un Baht sur moi , donc , elle dit au vendeur , désolé pas d'argent , et elle lui rend les maillots , lui , il répond , pas de problème , tu payes plus tard , et il lui redonne les maillots , je lui dit , on peut pas revenir avant mardi matin , et il dit OK tu payes Mardi , on part donc avec la marchandise sans avoir payé !!! on se donne rendez vous au même endroit vers 10H00 , ce matin , on le retrouve , et on lui paye les 800 B. Je précise que la plage fait près de 10 Kms , et que nous étions vraiment loin de chez nous , et à un endroit pas habituel pour nous , donc je ne pense pas que le vendeur nous ait reconnu .
C'est aussi ça la Thaïlande , des gens qui font confiance , nous vivons depuis 1 an ici , sans jamais une arnaque , pourtant nous louons aussi voiture, scooter , chambres , etc... lors de nos voyages dans le pays , nous prenons des taxis , des bateaux , faisons des excursions , comme les touristes , et pas de problème .
Pour vous dire le sentiment de sécurité ici , quand on fait les courses au marché , on fait comme eux , on accroche nos sacs de courses au guidon du scooter et on continue le marché , jamais un sac de volé , nos deux casques , des beaux , pas les m..... des loueurs , sont en permanence sur les rétros , toujours là , et je pourrai multiplier les exemples ....
Voilà , c'était juste pour vous faire savoir que la vie ici est parfois bien éloigné de ce que l'on peut lire sur les forums .
Bonne journée et faites de bons voyages
Itinéraire Pérou - Bolivie - île de Pâques pour voyage de noces English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un jeune couple belge qui avons décidé de réaliser un "petit" trip de 37 jours au Pérou, Bolivie et Ile de Paques pour notre voyage de noces. Ce ne sont pas des destinations "classiques" pour un voyage de noces mais nous sommes vraiment excités à l'idée de visiter ces 3 pays magnifiques. Nous avons déjà parcouru une bonne partie du forum qui est, il faut le dire, une mine d'informations incroyable.
Nous voulons bien entendu faire le maximum sur ces 37 jours, l'itinéraire peut peut-être paraître soutenu pour certains d'entre vous mais je ne pense pas que ca soit non plus abusé.
J1 - Arrivée à Santiago : les vols arrivent au matin, si nous sommes en état une petite visite de la ville J2 - Santiago - Ile de paques : vol du matin, visite de l'ile J3 - Ile de paques J4 - Ile de paques J5 - Ile de paques - Santiago J6 - Santiago - Lima : vol du matin, petite visite de Lima/Miraflores en fct du temps J7 - Lima - Arequipa : vol du matin, visite de Arequipa J8 - Canyon del colca J9 - Canyon del colca J10 - Arequipa - Cuzco : vol du matin, arrivée a Cusco et visite tranquille de la ville pour s'acclimater, réservation tickets MP J11 - Cuzco - Vallee Sacree J12 - Cuzco - Vallee Sacree J13 - Cuzco - Puerto Maldonado - Manu Wildlife Center J14 - Manu Wildlife Center J15 - Manu Wildlife Center J16 - Manu Wildlife Center J17 - Manu Wildlife Center et retour Cuzco J18 - Cuzco - Aguas Caliente J19 - Macchu Picchu - Cuzco J20 - Cuzco - Puno : Inka Express de jour J21 - Puno - Copacabana : Visite de Copabana J22 - Isla Del Sol : nuit sur place J23 - Isla Del Sol - Copacabana J24 - Copacabana - La Paz J25 - La Paz - Sucre : en avion si possible, ca n'a pas l'air évident - Sucre J26 - Sucre J27 - Sucre - Tupiza : en bus via Potosi J28 - Tupiza J29 - Circuit Sud Lipez/Salar à partir de Tupiza : l'agence La Torre a pour l'instant note préférence J30 - Circuit Sud Lipez/Salar J31 - Circuit Sud Lipez/Salar J32 - Circuit Sud Lipez/Salar - Arrivée à Uyuni J33 - Uyuni - San Pedro de Atacama ?? A definir J34 - San Pedro de Atacama J35 - San Pedro de Atacama J36 - Calama - Santiago J37 - Santiago - Maison
J'attends donc vos avis éclairés sur cette itinéraire :). Voici quelques informations/questions relatives à nos choix :
- C'est un voyage de noces donc on n'est pas très regardant aux prix (dans les limites du raisonnable bien entendu), on privilégie les trajets en avion (moins facile en Bolivie), les excursions avec les meilleurs prestataires locaux, le confort des logements, la sécurité des transports - Nous avons choisi de commencer par l'ile de paques parce que nous savons qu'en Bolivie tout ne se passe pas toujours comme planifié à la maison :) et nous ne voulons absolument pas rater cette étape que nous serons obligés de réserver à l'avance (vols et logements) - On ne passera que très peu de temps à Lima et La Paz pour la raison qu'on préfère privilégier les autres étapes - On souhaite faire le circuit Salar/Lipez Sur à partir de Tupiza comme bcp d'entre vous le suggèrent sur le forum pour la raison qu'on idéalise (comme bcp de monde) le circuit et ses paysages avec la sensation d'être seuls avec la nature. Pas de problème à ce qu'on soit quelques jeeps mais pas 80 comme j'ai pu lire depuis Uyuni. Les agences à partir de Tupiza proposent donc soit le tour commencant à Tupiza et terminant à Uyuni (en sens inverse en commencant par les lagunes) ou bien celui commencant à Tupiza et terminant à San Pedro, qui nous arragerait au final puisqu'on doit aller dans ce coin là juste après mais le tour se fait dans le sens Tupiza - Uyni - San Pedro (donc en résumé dans le meme sens que ceux qui partent d'Uyuni :s et sans la partie entre Laguna Verde et Tupiza). On préfererait donc arriver faire le premier tour qui termine à Uyuni et ensuite ralier le chili depuis Uyuni, idéalement un direct Uyuni - San Pedro, mais ca n'a pas l'air évident sans passer par un tour, au pire le bus Uyuni - Calama, vos avis ? - On privilégie Isla del Sol aux iles du Titicaca à partir de Puno, tampis pour les Uros mais Isla Del Sol a l'air inmanquable :) - On aimerait vraiment faire l'amazonie dans le parc de Manu, le Manu Wildlife Center bien qu'assez couteux a vraiment l'air de valoir le coup. Le tour s'effectue à partir de Cuzco en raliant Puerto Maldonado par avion et puis remontée en pirogue motorisée dans le Parc. Le tour ne s'effectue qu'à partir du lundi(4days/3nights) ou du jeudi(5days/4nights), c'est pourquoi nous l'avons intercallé dans notre séjour à Cuzco. Un question qu'on se pose notamment est de savoir si cette étape peut nous "perturber" par rapport à notre acclimatation à l'altitude ? Jusque là le trajet est logique (palliers) Lima - Arequipa - Cuzco mais si on part en Amazonie pour revenir à Cuzco et puis 2 jours plus tard repartir sur le Titicaca, je ne sais pas si ca peut avoir une influence néfaste.
Merci pour votre aide :)
Nous voulons bien entendu faire le maximum sur ces 37 jours, l'itinéraire peut peut-être paraître soutenu pour certains d'entre vous mais je ne pense pas que ca soit non plus abusé.
J1 - Arrivée à Santiago : les vols arrivent au matin, si nous sommes en état une petite visite de la ville J2 - Santiago - Ile de paques : vol du matin, visite de l'ile J3 - Ile de paques J4 - Ile de paques J5 - Ile de paques - Santiago J6 - Santiago - Lima : vol du matin, petite visite de Lima/Miraflores en fct du temps J7 - Lima - Arequipa : vol du matin, visite de Arequipa J8 - Canyon del colca J9 - Canyon del colca J10 - Arequipa - Cuzco : vol du matin, arrivée a Cusco et visite tranquille de la ville pour s'acclimater, réservation tickets MP J11 - Cuzco - Vallee Sacree J12 - Cuzco - Vallee Sacree J13 - Cuzco - Puerto Maldonado - Manu Wildlife Center J14 - Manu Wildlife Center J15 - Manu Wildlife Center J16 - Manu Wildlife Center J17 - Manu Wildlife Center et retour Cuzco J18 - Cuzco - Aguas Caliente J19 - Macchu Picchu - Cuzco J20 - Cuzco - Puno : Inka Express de jour J21 - Puno - Copacabana : Visite de Copabana J22 - Isla Del Sol : nuit sur place J23 - Isla Del Sol - Copacabana J24 - Copacabana - La Paz J25 - La Paz - Sucre : en avion si possible, ca n'a pas l'air évident - Sucre J26 - Sucre J27 - Sucre - Tupiza : en bus via Potosi J28 - Tupiza J29 - Circuit Sud Lipez/Salar à partir de Tupiza : l'agence La Torre a pour l'instant note préférence J30 - Circuit Sud Lipez/Salar J31 - Circuit Sud Lipez/Salar J32 - Circuit Sud Lipez/Salar - Arrivée à Uyuni J33 - Uyuni - San Pedro de Atacama ?? A definir J34 - San Pedro de Atacama J35 - San Pedro de Atacama J36 - Calama - Santiago J37 - Santiago - Maison
J'attends donc vos avis éclairés sur cette itinéraire :). Voici quelques informations/questions relatives à nos choix :
- C'est un voyage de noces donc on n'est pas très regardant aux prix (dans les limites du raisonnable bien entendu), on privilégie les trajets en avion (moins facile en Bolivie), les excursions avec les meilleurs prestataires locaux, le confort des logements, la sécurité des transports - Nous avons choisi de commencer par l'ile de paques parce que nous savons qu'en Bolivie tout ne se passe pas toujours comme planifié à la maison :) et nous ne voulons absolument pas rater cette étape que nous serons obligés de réserver à l'avance (vols et logements) - On ne passera que très peu de temps à Lima et La Paz pour la raison qu'on préfère privilégier les autres étapes - On souhaite faire le circuit Salar/Lipez Sur à partir de Tupiza comme bcp d'entre vous le suggèrent sur le forum pour la raison qu'on idéalise (comme bcp de monde) le circuit et ses paysages avec la sensation d'être seuls avec la nature. Pas de problème à ce qu'on soit quelques jeeps mais pas 80 comme j'ai pu lire depuis Uyuni. Les agences à partir de Tupiza proposent donc soit le tour commencant à Tupiza et terminant à Uyuni (en sens inverse en commencant par les lagunes) ou bien celui commencant à Tupiza et terminant à San Pedro, qui nous arragerait au final puisqu'on doit aller dans ce coin là juste après mais le tour se fait dans le sens Tupiza - Uyni - San Pedro (donc en résumé dans le meme sens que ceux qui partent d'Uyuni :s et sans la partie entre Laguna Verde et Tupiza). On préfererait donc arriver faire le premier tour qui termine à Uyuni et ensuite ralier le chili depuis Uyuni, idéalement un direct Uyuni - San Pedro, mais ca n'a pas l'air évident sans passer par un tour, au pire le bus Uyuni - Calama, vos avis ? - On privilégie Isla del Sol aux iles du Titicaca à partir de Puno, tampis pour les Uros mais Isla Del Sol a l'air inmanquable :) - On aimerait vraiment faire l'amazonie dans le parc de Manu, le Manu Wildlife Center bien qu'assez couteux a vraiment l'air de valoir le coup. Le tour s'effectue à partir de Cuzco en raliant Puerto Maldonado par avion et puis remontée en pirogue motorisée dans le Parc. Le tour ne s'effectue qu'à partir du lundi(4days/3nights) ou du jeudi(5days/4nights), c'est pourquoi nous l'avons intercallé dans notre séjour à Cuzco. Un question qu'on se pose notamment est de savoir si cette étape peut nous "perturber" par rapport à notre acclimatation à l'altitude ? Jusque là le trajet est logique (palliers) Lima - Arequipa - Cuzco mais si on part en Amazonie pour revenir à Cuzco et puis 2 jours plus tard repartir sur le Titicaca, je ne sais pas si ca peut avoir une influence néfaste.
Merci pour votre aide :)
Sept mois en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour !
Je prépare un long périple qui aura lieu - si tout va bien- entre janvier 2015 et Aout 2015 en Amérique du Sud. Mon projet est encore à l'état de friche donc beaucoup de questions se posent à moi.
Comme je n'ai que 8 mois, je sais pertinemment que je ne pourrais pas faire toute l'Amérique du Sud et je compte cibler des endroits dans lesquels je resterais un certain temps (deux à un mois). Je ne vais pas aller au Brésil parce que c'est un pays trop vaste et que je me concentre ce voyage ci sur les pays "hispaniques". Je compte effectivement prendre mon temps et m'immerger vraiment dans les endroits où je vais.
Ma première question concerne mon premier problème : je parle très mal l'espagnol. Je souhaiterais durant mon premier mois prendre des cours intensif d'espagnol MAIS sans passer par une grosse école internationale, super chère (je suis étudiante, j'ai vingt ans et un budget assez limité). J'aimerais bien passé par quelqueschose de plus "local", en immersion dans une famille (jeune fille au pair peut être mais toujours sans passer par des agences). J'avais penser au woofing mais il faut avoir quand même certaines bases. Je pensais atterir à Buenos Aires (même si il paraît qu'en Janvier, il fait une chaleur atroce) et donc peut-être est-ce un bon endroit pour apprendre la langue...?
Ma deuxième question : connaissez-vous des festivals de théâtre/cinéma/danse, etc... sympathique dans des pays d'amérique du Sud ? Je souhaite faire un projet autour des arts et de la culture et donc aller interroger des artistes mais je n'ai encore aucun contact...
Et si vous connaissez des communautés alternatives (autogestion, projet d'éducation particulier, développement durable, communauté artistique etc...), je suis follement intéressée.
Dernière question: es-ce que le stop est une pratique régulière dans les pays sud américain ? J'ai lu dans des discussions sur le forum qu'au chili oui mais qu'en Bolivie et au Pérou non pas vraiment, le bus étant très bon marché. Et pour les autres pays ? L'Argentine ? L'Uruguay ? Le Paraguay ?
Beaucoup de questions, merci à ceux qui ont tout lu et à ceux qui répondront !
Je prépare un long périple qui aura lieu - si tout va bien- entre janvier 2015 et Aout 2015 en Amérique du Sud. Mon projet est encore à l'état de friche donc beaucoup de questions se posent à moi.
Comme je n'ai que 8 mois, je sais pertinemment que je ne pourrais pas faire toute l'Amérique du Sud et je compte cibler des endroits dans lesquels je resterais un certain temps (deux à un mois). Je ne vais pas aller au Brésil parce que c'est un pays trop vaste et que je me concentre ce voyage ci sur les pays "hispaniques". Je compte effectivement prendre mon temps et m'immerger vraiment dans les endroits où je vais.
Ma première question concerne mon premier problème : je parle très mal l'espagnol. Je souhaiterais durant mon premier mois prendre des cours intensif d'espagnol MAIS sans passer par une grosse école internationale, super chère (je suis étudiante, j'ai vingt ans et un budget assez limité). J'aimerais bien passé par quelqueschose de plus "local", en immersion dans une famille (jeune fille au pair peut être mais toujours sans passer par des agences). J'avais penser au woofing mais il faut avoir quand même certaines bases. Je pensais atterir à Buenos Aires (même si il paraît qu'en Janvier, il fait une chaleur atroce) et donc peut-être est-ce un bon endroit pour apprendre la langue...?
Ma deuxième question : connaissez-vous des festivals de théâtre/cinéma/danse, etc... sympathique dans des pays d'amérique du Sud ? Je souhaite faire un projet autour des arts et de la culture et donc aller interroger des artistes mais je n'ai encore aucun contact...
Et si vous connaissez des communautés alternatives (autogestion, projet d'éducation particulier, développement durable, communauté artistique etc...), je suis follement intéressée.
Dernière question: es-ce que le stop est une pratique régulière dans les pays sud américain ? J'ai lu dans des discussions sur le forum qu'au chili oui mais qu'en Bolivie et au Pérou non pas vraiment, le bus étant très bon marché. Et pour les autres pays ? L'Argentine ? L'Uruguay ? Le Paraguay ?
Beaucoup de questions, merci à ceux qui ont tout lu et à ceux qui répondront !
Apéro jeunes seniors solos voyageurs le 12 décembre 2013 à Paris English translation pending
Bonjour,
Cette proposition est pour tous ceux-celles qui voudraient se rencontrer sur Paris afin d'amorcer des liens pour de futurs voyages, en tant que(ou avec des) voyageurs solos et jeunes retraités. Si ça vous tente, faites le savoir pour déterminer le lieu précis de la réunion, a priori dans le 11e, quartier Oberkampf, M° Parmentier ou Ménilmontant , dès 19h . Trapèze.
Cette proposition est pour tous ceux-celles qui voudraient se rencontrer sur Paris afin d'amorcer des liens pour de futurs voyages, en tant que(ou avec des) voyageurs solos et jeunes retraités. Si ça vous tente, faites le savoir pour déterminer le lieu précis de la réunion, a priori dans le 11e, quartier Oberkampf, M° Parmentier ou Ménilmontant , dès 19h . Trapèze.
Salar de Tara en solo (Chili) English translation pending
Bonjour,
nous voudrions aller voir fin novembre les cathédrales de Tara en solo avec un 4X4, mais nous ne trouvons pas d'infos ou beaucoup mais en tour organisé. Impossible d'installer Google Earth sur mon PC car ma carte graphique n'en veut pas. Donc, je serais intéressée par vos conseils, coordonnées GPS ... Peut-on faire le tour du Salar ou est-ce déconseillé ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez me communiquer.
nous voudrions aller voir fin novembre les cathédrales de Tara en solo avec un 4X4, mais nous ne trouvons pas d'infos ou beaucoup mais en tour organisé. Impossible d'installer Google Earth sur mon PC car ma carte graphique n'en veut pas. Donc, je serais intéressée par vos conseils, coordonnées GPS ... Peut-on faire le tour du Salar ou est-ce déconseillé ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez me communiquer.
Visiter Rome en combien de jours? English translation pending
Bonjour,
Visite de Rome prévue fin septembre/début octobre.
Je compte y passer 8 jours pleins, est-ce suffisant pour visiter l'essentiel ?
Sinon je peux aussi allonger mon séjour de 3 jours soit au total 11 jours sur place.
Merci.
Voyage seule en Argentine début 2014 English translation pending
Bonsoir,
J'aurais besoin de conseils car je prépare un voyage 1er semestre 2014 en Argentine. Je suis seule (la trentaine) mais aimerais rejoindre un groupe, pas trop grand. J'aimerais également, sans être en tout-inclus, m'en remettre à une agence pour les hébergements, transports, organisation très globale (pas le détail des journées forcément, pas de guide francophone forcément). Durée : 2-3 semaines Itinéraire : Buenos Aires, NOA dont Salta surtout, peut-être Iguazu si cela est réalisable sans se presser.
Quelles agences me conseilleriez-vous ? Evaneos ? Altiplano ? J'ai déjà parcouru leur site. Quel budget environ (dont les vols depuis la France) ? Mon itinéraire vous semble-t-il réalisable ? A quelle période partir pour ces régions, notamment le nord ouest ?
Merci par avance pour votre aide, S.
J'aurais besoin de conseils car je prépare un voyage 1er semestre 2014 en Argentine. Je suis seule (la trentaine) mais aimerais rejoindre un groupe, pas trop grand. J'aimerais également, sans être en tout-inclus, m'en remettre à une agence pour les hébergements, transports, organisation très globale (pas le détail des journées forcément, pas de guide francophone forcément). Durée : 2-3 semaines Itinéraire : Buenos Aires, NOA dont Salta surtout, peut-être Iguazu si cela est réalisable sans se presser.
Quelles agences me conseilleriez-vous ? Evaneos ? Altiplano ? J'ai déjà parcouru leur site. Quel budget environ (dont les vols depuis la France) ? Mon itinéraire vous semble-t-il réalisable ? A quelle période partir pour ces régions, notamment le nord ouest ?
Merci par avance pour votre aide, S.
Une semaine pour le trek W du parc Torres del Paine English translation pending
Bonjour,
Je suis un étudiant français qui va avoir la chance d'effectuer mon stage cet été au sein de la CONAF au Chili dans la province de Melipilla au sud de Santiago. Mon rêve depuis très longtemps est de parcourir ce fameux trek W. Cependant je ne disposerai que d'une semaine de temps libre une fois au Chili pour cela. Pensez vous que cela est possible de partir de Santiago, arriver jusqu'à Torres del Paine, faire le circuit W et repartir jusqu'à l'aréoport le plus proche en une semaine? Si oui, quelle choix dois-je faire concernant le transport? Ce serait la semaine du 8 au 15 septembre 2013. Par ailleurs j'aurai aimé en savoir un peu plus quant à la difficulté, faut-il avoir une certaine expérience aguérie du trek ou est-ce un trek abordable? Quelle est le matériel à prévoir autre que les vivres, chaussures de marches, et batons? Je recherche également des compagnons de marche pour le trek!
Merci de votre aide Aurélien Colas
Je suis un étudiant français qui va avoir la chance d'effectuer mon stage cet été au sein de la CONAF au Chili dans la province de Melipilla au sud de Santiago. Mon rêve depuis très longtemps est de parcourir ce fameux trek W. Cependant je ne disposerai que d'une semaine de temps libre une fois au Chili pour cela. Pensez vous que cela est possible de partir de Santiago, arriver jusqu'à Torres del Paine, faire le circuit W et repartir jusqu'à l'aréoport le plus proche en une semaine? Si oui, quelle choix dois-je faire concernant le transport? Ce serait la semaine du 8 au 15 septembre 2013. Par ailleurs j'aurai aimé en savoir un peu plus quant à la difficulté, faut-il avoir une certaine expérience aguérie du trek ou est-ce un trek abordable? Quelle est le matériel à prévoir autre que les vivres, chaussures de marches, et batons? Je recherche également des compagnons de marche pour le trek!
Merci de votre aide Aurélien Colas
Impressions fraîches de Colombie English translation pending
Nous sommes rentrés de Colombie le 26 février 2013.
Notre fils aîné étudie à Cali et nous étions 4 en plus de lui avec une voiture de location.
Tout d'abord un aparté sur la sécurité. Nous avions lu tellement de choses que cela aurait pu poluer notre voyage. Notre fils nous avait prévenu : « je suis plus en sécurité ici qu'à Montpellier ». Nous avons donc passé 10 jours sans constater aucun acte ni aucune attitude d'agression. Il y a bien une multitude de barrages de police le long des routes avec des militaires-gamins-armés dans des uniformes trop grands, mais ils contrôlent à qui mieux mieux et le seul policier qui m'a vraiment contrôlé voulait surtout arrondir ses fins de mois. Donc pas de problème de sécurité, même vers Popayan au sud et le voyage en voiture de location n'a posé aucun problème.
- Nous avons fait le parcours suivant : Cali - Popayan - Cali - Zona cafetera - Pereira - Medellin - Rio Claro - Bogota - Villa de Leyva - Buga - Cali.
- La Colombie est un pays situé de très peu au-dessus de l'équateur. Il n'y a donc pas de saison même si juillet et août y seraient plus intéressants pour le tourisme. Le climat est donc chaud et bien arrosé, partout nous voyons de la verdure et des vaches qui passent probablement l'année dehors dans les prés. La Colombie est aussi un pays très montagneux avec 3 cordillères qui la traversent du nord au sud, l'orientale, la centrale, l'occidentale. Les 3 cordillères atteignent toutes les 5 000 mètres d'altitude par des sommets volcaniques. Entre les cordillères coulent des rivières de forts débits d'eaux chargées en grande partie navigables et qui vont vers le nord, la Cauca et la Magdalena. La Cauca se jette dans la Magdalena qui se jette ensuite dans la mer des Caraïbes. Sur les façades ouest et est le pays comporte deux grandes zones de forêt tropicale inaccessibles, une le long de l'océan pacifique, l'autre en Amazonie. En dehors de ces zones s'est développé le peuplement (donc entre l cordillère occidentale et l'orientale), l'agriculture semble partout très facile et prospère même si elle n'est que rarement intensive (seul cas visible : la canne à sucre aux alentours de Cali). Compte-tenu du climat où il ne fait jamais froid les paysans habitent des habitations légères de 3 mètres sur 5 souvent livrées aux4 vents sans porte ni fenêtre et cultivent leurs lopins aux alentours de leur habitations. La température néanmoins semble varier avec l'altitude et une différence de 5 à 10° se fait sentir entre les différentes zones, ce qui explique une agriculture adaptée selon les zones. Ici poussent une multitude de fruits exotiques (goyave, papaye, lulo, curuba, granadilla, orange, mures, banane, guanabana...) mais aussi des légumes à vocation culinaire : plantain, pomme de terre, maïs, manioc... Le pays regorge donc de boutiques de vente de fruits et légumes et les jus de fruits sont toujours naturels et délicieux. Une multitude d'oiseaux habitent cette nature. Cette nature généreuse est la principale impression que je retire de ce voyage là-bas. Le climat sans saison et relativement chaud explique aussi le mode de vie des Colombiens que l'on voit souvent dehors. Cette nature subit néanmoins les tremblements de terre,
- Les Colombiens paraissent très nombreux(45 millions dans le pays sur une faible partrie du territoire), on en voit partout. Une classe sociale riche est visible dans certains quartiers et dispose de ses magasins et de son mode de vie qui s'appuie en quelque sorte sur l'exploitation des plus pauvres. Les avions sont utilisés par ces riches, les autres utilisant une multitude de bus, les grands assurant les grandes lignes (trajet durant jusqu'à 10 ou 20 heures), de plus petits prenant le relais pour rejoindre tous les quartiers. L'infrastructure de chemins de fer est inexistante, nous n'avons vu qu'un métro aérien à Medellín. Le nombre de voitures privées dans les rues et sur les routes est assez faible, par contre les taxis, les bus et les camions y sont très nombreux comme les motos 125 cm3. Compte-tenu des dénivelés avec des cols à 3200 mètres, la circulation sur les routes est problématique principalement à cause des camions, des bouchons impromptus allant jusqu'à 1 heure se produisant généralement suite à des travaux multiples. Les routes sont pourtant assez bonnes, . La circulation en voiture particulière est très facile et les routes, même les plus incertaines, sont parsemées de péages. Malgré une occupation des campagnes encore dense, on sent que les Colombiens investissent les villes. Mis à part Bogotá et ses 7 millions d'habitants, de nombreuses villes sont très peuplées et nous nous arrêtions à l'improviste dans des villes qui n'étaient pas sur la carte et contenaient plus de 100 000 ou 200 000 habitants. La plupart sont composées de cases en brique d'aspect plutôt misérable et là encore, il semble que la nature accueillante ne puisse empêcher les tremblement de terre qui souvent rasent des villes entières. Bogotá, comme Cali ou Medellin, les plus grandes villes, présentent des quartiers misérables à perte de vue, comme des coulées de lave dans ce pays volcanique. Pour autant, les gens sont dehors et paraissent heureux, les femmes, uniformes et coquettes, moulées dans leurs jeans qui exacerbent leurs rondeurs, les hommes semblant plus occupés à conduire leurs motos. C'est cette vitalité sociale qui reste en mémoire, cette densité de gens joyeux et qui envahissent ou plutôt occupent l'espace. On se met à rêver de se mélanger à eux et la danse à Cali est sûrement une déclinaison de cette vitalité. Voir vibrer une ville inconnue et dense en va-et-viens, rythmes, rites et un plaisir oublié chez nous. Pour autant cette société paraît toujours codifiée, la liberté des corps semblant tout de même limitée, on voit bien au bord des piscines les femmes se parer de paréos pour masquer des rondeurs pourtant flattées dans l'habillement. L'église est aussi toujours derrière, omniprésente, mais l'énergie est là, c'est mon second constat.
- Dans tout ça, faire du tourisme est-il un feu d'artifice? La nature est là, les gens sont là mais le pays semble fermé. En 10 jours peut-être avons-nous croisé ici 3 ou 4 européens. Les colombiens parlent facilement et sont même flattés de voir des étrangers. Les gens voyagent peu, on quitte Bogotá sur une route à 4 voies qui devient soudain déserte une fois dépassés les derniers quartiers. Le tumulte de la ville disparaît d'un coup à ses frontières. Les monuments les plus anciens ont été reconstruits après des séismes, les églises de style espagnol sont sans lustre, on cherche les traces de l'histoire. Comme si cette vie sociale suffisait à des Colombiens qui paraissent tout de même très standardisés, très uniformes. Les fouilles archéologiques, malgré un potentiel incroyable sont à peine ébauchées, le musée nationale de Colombie qui devrait flatter cet héritage est vide. On a l'impression d'une Colombie à l'écart des axes touristiques et de l'intérêt des nations, peu intéressée à savoir qui elle est vraiment elle-même. Peut-être doit-elle cela aux origines de son peuple dans la traite des noirs ou à un désintérêt de l'Espagne plus occupée ailleurs autrefois et seulement intéressée par de grandes plantations esclavagistes qui alimentaient l’Europe ? Je croyais trouver là-bas un second Mexique, je ne trouve pas ce souffle culturel qui fait pour moi la grandeur du Mexique et qui est le fruit d'un métissage entre des indigènes, des esclaves (peu nombreux) et les espagnols. Sans parler qu'au Mexique les USA sont toujours perceptibles. Ici en Colombie, on est entre colombiens. La nourriture est très typique mais assez chargée. Les haricots rouges (frijoles) sont servis avec du riz, des aripas, typiques galettes de maïs au goût bien fade et aussi du plantain. Avec ça et la viande qui vient par dessus, on est calé. Au bout de quelques jours néanmoins nous faisons le tri et nous rabattons sur les soupes (sopitas). Cette cuisine m'est apparue peu inspirée et legout des aliments y est souvent dénaturé mais nos goûts d’européens sont certainement en décalage avec cette société. Dans ce décors je me console avec la délicieuse Villa de Leyva, le musée de l'or de Bogotá et ces paysages incroyables de montagnes même très hautes cultivées et occupées par l'homme. Mais le touriste peut seulement se rassasier en parcourant de très longues distances pour essentiellement s'imprégner de quelques lieux symboliques puis passer à un autre en restant sur sa faim. Ou alors il faut imaginer un tourisme des profondeurs, partir 2 jours dans une finca de montagne avec un paysan pour comprendre ce qu'il travaille et comment il vit comme me le proposait un restaurateur à qui je demandais comment visiter ces montagnes. Ou partir observer les indiens Guambianos dans le sud et essayer de les observer (encore que ceux que nous croisions avaient de belles chaussures trop cirées et certains faisaient de la moto). Ou alors partir 3 jours avec un guide colombien explorer un des vastes parcs nationaux du pays, dont au moins 4 finissent en sommets enneigés (El Cocuy, Los Nevados, Nevado de Huila, Sierra Nevada de Santa Marta). Mais cela serait un autre voyage.
Complément sur les aspects pratiques : - louer une voiture pour 5 personnes et 10 jours coûte 1200 €, l'essence coûte environ 1 € le litre. - Il existe sur Android des applications GPS qui donnent quasiment tous les hôtels et le GPS android fonctionne sans connexion téléphonique..
- Pour se déplacer un GPS est nécessaire et fonctionne généralement très bien même dans les grandes villes. - La voiture permet de s'arrêter où l'on veut, on s'est vite dit qu'en 10 jours sans voiture et donc en bus et taxis on n'aurait rien vu. - Un nuit d’hôtel coûte généralement 20 € par personne et à ce prix-là on trouve des chambres avec 5 lits (100 € pour 5). - On a fait une nuit correcte à 5 pour 30 € avec Wifi et eau chaude. - Avec une voiture on peut dormir dans les faubourgs de Bogota, c'est plus simple que dans le centre. - Partout on laisse la voiture dans des parqueaderos (parkings) même dans le centre historique de Bogotá pour 2 ou 3 €. - Pour conduire il faut s'y prendre comme les colombiens. Comme il y a des cols à 3200 mm les descentes et les montées durent parfois 20 km et il faut doubler des files de camions sinon on y passe des heures. C'est pas pire de conduire là-bas qu'au Maroc par exemple. - Globalement on va beaucoup plus vite en voiture qu'en bus. - Pour le change, inutile d'emmener des € il n'y a aucune possibilité de change et le cours est moins intéressant qu'avec un carte Visa (5% d'écart). Il faut trouver des cajeros (distributeurs) pour tirer, il y a en a partout même dans les coins les plus reculés (Salento). - Je conseille d'éviter les parcs d'attraction locaux : Parc du Café, Zipaquira (petit train), le Rio Claro (pourtant encensé dans Lonely), le parc avec le TajMahal miniature au nord de Bogotà. On est obligé d'y supporter quelques touristes perdus et des touristes colombiens et puis c'est toujours très kitch. - Ne pas hésiter à passer une journée dans un centre de vacance avec piscine, tobogans, cheval (cabalgata), c'est pas cher et ça redonne des forces. - Il ne faut pas hésiter à s'arrêter dans des villes peu visitées comme Cartago ou Buga et y passer du temps. - Pour la sécurité quand on demande à Cali où on peut aller on nous dit: "allez à Popayan mais pas plus loin". Une fois à Popayan on nous dit "vous pouvez aller partout, là où il y a des touristes il n'y a pas d'action des Farcs".
N'hésitez pas à m'interroger sur d'autres points je me ferai un plaisir de répondre.
Tout d'abord un aparté sur la sécurité. Nous avions lu tellement de choses que cela aurait pu poluer notre voyage. Notre fils nous avait prévenu : « je suis plus en sécurité ici qu'à Montpellier ». Nous avons donc passé 10 jours sans constater aucun acte ni aucune attitude d'agression. Il y a bien une multitude de barrages de police le long des routes avec des militaires-gamins-armés dans des uniformes trop grands, mais ils contrôlent à qui mieux mieux et le seul policier qui m'a vraiment contrôlé voulait surtout arrondir ses fins de mois. Donc pas de problème de sécurité, même vers Popayan au sud et le voyage en voiture de location n'a posé aucun problème.
- Nous avons fait le parcours suivant : Cali - Popayan - Cali - Zona cafetera - Pereira - Medellin - Rio Claro - Bogota - Villa de Leyva - Buga - Cali.
- La Colombie est un pays situé de très peu au-dessus de l'équateur. Il n'y a donc pas de saison même si juillet et août y seraient plus intéressants pour le tourisme. Le climat est donc chaud et bien arrosé, partout nous voyons de la verdure et des vaches qui passent probablement l'année dehors dans les prés. La Colombie est aussi un pays très montagneux avec 3 cordillères qui la traversent du nord au sud, l'orientale, la centrale, l'occidentale. Les 3 cordillères atteignent toutes les 5 000 mètres d'altitude par des sommets volcaniques. Entre les cordillères coulent des rivières de forts débits d'eaux chargées en grande partie navigables et qui vont vers le nord, la Cauca et la Magdalena. La Cauca se jette dans la Magdalena qui se jette ensuite dans la mer des Caraïbes. Sur les façades ouest et est le pays comporte deux grandes zones de forêt tropicale inaccessibles, une le long de l'océan pacifique, l'autre en Amazonie. En dehors de ces zones s'est développé le peuplement (donc entre l cordillère occidentale et l'orientale), l'agriculture semble partout très facile et prospère même si elle n'est que rarement intensive (seul cas visible : la canne à sucre aux alentours de Cali). Compte-tenu du climat où il ne fait jamais froid les paysans habitent des habitations légères de 3 mètres sur 5 souvent livrées aux4 vents sans porte ni fenêtre et cultivent leurs lopins aux alentours de leur habitations. La température néanmoins semble varier avec l'altitude et une différence de 5 à 10° se fait sentir entre les différentes zones, ce qui explique une agriculture adaptée selon les zones. Ici poussent une multitude de fruits exotiques (goyave, papaye, lulo, curuba, granadilla, orange, mures, banane, guanabana...) mais aussi des légumes à vocation culinaire : plantain, pomme de terre, maïs, manioc... Le pays regorge donc de boutiques de vente de fruits et légumes et les jus de fruits sont toujours naturels et délicieux. Une multitude d'oiseaux habitent cette nature. Cette nature généreuse est la principale impression que je retire de ce voyage là-bas. Le climat sans saison et relativement chaud explique aussi le mode de vie des Colombiens que l'on voit souvent dehors. Cette nature subit néanmoins les tremblements de terre,
- Les Colombiens paraissent très nombreux(45 millions dans le pays sur une faible partrie du territoire), on en voit partout. Une classe sociale riche est visible dans certains quartiers et dispose de ses magasins et de son mode de vie qui s'appuie en quelque sorte sur l'exploitation des plus pauvres. Les avions sont utilisés par ces riches, les autres utilisant une multitude de bus, les grands assurant les grandes lignes (trajet durant jusqu'à 10 ou 20 heures), de plus petits prenant le relais pour rejoindre tous les quartiers. L'infrastructure de chemins de fer est inexistante, nous n'avons vu qu'un métro aérien à Medellín. Le nombre de voitures privées dans les rues et sur les routes est assez faible, par contre les taxis, les bus et les camions y sont très nombreux comme les motos 125 cm3. Compte-tenu des dénivelés avec des cols à 3200 mètres, la circulation sur les routes est problématique principalement à cause des camions, des bouchons impromptus allant jusqu'à 1 heure se produisant généralement suite à des travaux multiples. Les routes sont pourtant assez bonnes, . La circulation en voiture particulière est très facile et les routes, même les plus incertaines, sont parsemées de péages. Malgré une occupation des campagnes encore dense, on sent que les Colombiens investissent les villes. Mis à part Bogotá et ses 7 millions d'habitants, de nombreuses villes sont très peuplées et nous nous arrêtions à l'improviste dans des villes qui n'étaient pas sur la carte et contenaient plus de 100 000 ou 200 000 habitants. La plupart sont composées de cases en brique d'aspect plutôt misérable et là encore, il semble que la nature accueillante ne puisse empêcher les tremblement de terre qui souvent rasent des villes entières. Bogotá, comme Cali ou Medellin, les plus grandes villes, présentent des quartiers misérables à perte de vue, comme des coulées de lave dans ce pays volcanique. Pour autant, les gens sont dehors et paraissent heureux, les femmes, uniformes et coquettes, moulées dans leurs jeans qui exacerbent leurs rondeurs, les hommes semblant plus occupés à conduire leurs motos. C'est cette vitalité sociale qui reste en mémoire, cette densité de gens joyeux et qui envahissent ou plutôt occupent l'espace. On se met à rêver de se mélanger à eux et la danse à Cali est sûrement une déclinaison de cette vitalité. Voir vibrer une ville inconnue et dense en va-et-viens, rythmes, rites et un plaisir oublié chez nous. Pour autant cette société paraît toujours codifiée, la liberté des corps semblant tout de même limitée, on voit bien au bord des piscines les femmes se parer de paréos pour masquer des rondeurs pourtant flattées dans l'habillement. L'église est aussi toujours derrière, omniprésente, mais l'énergie est là, c'est mon second constat.
- Dans tout ça, faire du tourisme est-il un feu d'artifice? La nature est là, les gens sont là mais le pays semble fermé. En 10 jours peut-être avons-nous croisé ici 3 ou 4 européens. Les colombiens parlent facilement et sont même flattés de voir des étrangers. Les gens voyagent peu, on quitte Bogotá sur une route à 4 voies qui devient soudain déserte une fois dépassés les derniers quartiers. Le tumulte de la ville disparaît d'un coup à ses frontières. Les monuments les plus anciens ont été reconstruits après des séismes, les églises de style espagnol sont sans lustre, on cherche les traces de l'histoire. Comme si cette vie sociale suffisait à des Colombiens qui paraissent tout de même très standardisés, très uniformes. Les fouilles archéologiques, malgré un potentiel incroyable sont à peine ébauchées, le musée nationale de Colombie qui devrait flatter cet héritage est vide. On a l'impression d'une Colombie à l'écart des axes touristiques et de l'intérêt des nations, peu intéressée à savoir qui elle est vraiment elle-même. Peut-être doit-elle cela aux origines de son peuple dans la traite des noirs ou à un désintérêt de l'Espagne plus occupée ailleurs autrefois et seulement intéressée par de grandes plantations esclavagistes qui alimentaient l’Europe ? Je croyais trouver là-bas un second Mexique, je ne trouve pas ce souffle culturel qui fait pour moi la grandeur du Mexique et qui est le fruit d'un métissage entre des indigènes, des esclaves (peu nombreux) et les espagnols. Sans parler qu'au Mexique les USA sont toujours perceptibles. Ici en Colombie, on est entre colombiens. La nourriture est très typique mais assez chargée. Les haricots rouges (frijoles) sont servis avec du riz, des aripas, typiques galettes de maïs au goût bien fade et aussi du plantain. Avec ça et la viande qui vient par dessus, on est calé. Au bout de quelques jours néanmoins nous faisons le tri et nous rabattons sur les soupes (sopitas). Cette cuisine m'est apparue peu inspirée et legout des aliments y est souvent dénaturé mais nos goûts d’européens sont certainement en décalage avec cette société. Dans ce décors je me console avec la délicieuse Villa de Leyva, le musée de l'or de Bogotá et ces paysages incroyables de montagnes même très hautes cultivées et occupées par l'homme. Mais le touriste peut seulement se rassasier en parcourant de très longues distances pour essentiellement s'imprégner de quelques lieux symboliques puis passer à un autre en restant sur sa faim. Ou alors il faut imaginer un tourisme des profondeurs, partir 2 jours dans une finca de montagne avec un paysan pour comprendre ce qu'il travaille et comment il vit comme me le proposait un restaurateur à qui je demandais comment visiter ces montagnes. Ou partir observer les indiens Guambianos dans le sud et essayer de les observer (encore que ceux que nous croisions avaient de belles chaussures trop cirées et certains faisaient de la moto). Ou alors partir 3 jours avec un guide colombien explorer un des vastes parcs nationaux du pays, dont au moins 4 finissent en sommets enneigés (El Cocuy, Los Nevados, Nevado de Huila, Sierra Nevada de Santa Marta). Mais cela serait un autre voyage.
Complément sur les aspects pratiques : - louer une voiture pour 5 personnes et 10 jours coûte 1200 €, l'essence coûte environ 1 € le litre. - Il existe sur Android des applications GPS qui donnent quasiment tous les hôtels et le GPS android fonctionne sans connexion téléphonique..
- Pour se déplacer un GPS est nécessaire et fonctionne généralement très bien même dans les grandes villes. - La voiture permet de s'arrêter où l'on veut, on s'est vite dit qu'en 10 jours sans voiture et donc en bus et taxis on n'aurait rien vu. - Un nuit d’hôtel coûte généralement 20 € par personne et à ce prix-là on trouve des chambres avec 5 lits (100 € pour 5). - On a fait une nuit correcte à 5 pour 30 € avec Wifi et eau chaude. - Avec une voiture on peut dormir dans les faubourgs de Bogota, c'est plus simple que dans le centre. - Partout on laisse la voiture dans des parqueaderos (parkings) même dans le centre historique de Bogotá pour 2 ou 3 €. - Pour conduire il faut s'y prendre comme les colombiens. Comme il y a des cols à 3200 mm les descentes et les montées durent parfois 20 km et il faut doubler des files de camions sinon on y passe des heures. C'est pas pire de conduire là-bas qu'au Maroc par exemple. - Globalement on va beaucoup plus vite en voiture qu'en bus. - Pour le change, inutile d'emmener des € il n'y a aucune possibilité de change et le cours est moins intéressant qu'avec un carte Visa (5% d'écart). Il faut trouver des cajeros (distributeurs) pour tirer, il y a en a partout même dans les coins les plus reculés (Salento). - Je conseille d'éviter les parcs d'attraction locaux : Parc du Café, Zipaquira (petit train), le Rio Claro (pourtant encensé dans Lonely), le parc avec le TajMahal miniature au nord de Bogotà. On est obligé d'y supporter quelques touristes perdus et des touristes colombiens et puis c'est toujours très kitch. - Ne pas hésiter à passer une journée dans un centre de vacance avec piscine, tobogans, cheval (cabalgata), c'est pas cher et ça redonne des forces. - Il ne faut pas hésiter à s'arrêter dans des villes peu visitées comme Cartago ou Buga et y passer du temps. - Pour la sécurité quand on demande à Cali où on peut aller on nous dit: "allez à Popayan mais pas plus loin". Une fois à Popayan on nous dit "vous pouvez aller partout, là où il y a des touristes il n'y a pas d'action des Farcs".
N'hésitez pas à m'interroger sur d'autres points je me ferai un plaisir de répondre.
Location de camping-car au Chili English translation pending
Bonjour tout le monde!
Nous préparons un voyage dans le nord Chili pour août 2012. Nous aimerions le faire en camping car. Quelqu'un connait-il holiday rent qui loue des camping-cars au Chili. Mise à part leur site, pas de trace sur internet! Avant de me lancer, j'aimerais savoir si elle existe vraiment! Merci pour vos réponses
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