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Circuit de trois semaines en Patagonie avec treks English translation pending
by Bourguibasco · 2010-12-30 · 28 replies
Bonjour à tous,

Ayant recherché ce type d'informations avant notre départ, je souhaite partager avec ceux à qui cela pourrait profiter, notre périple de 3 semaines se décomposant de la manière suivante:

- Arrivée à BA - Transfert direct par bus de nuit - Peninsula Valdes - Transfert bus à El Chalten - Trek Fitz Roy en autonomie 3 jours - Transfert bus El Calafate (Perito Moreno + todos glacieres) - Transfert bus Puerto Natales - Trek Torres del Paine W en autonomie (tente) sur 4 jours - Transfert bus Ushuaïa (visite complète parc + Canal Beagle) - Transfert avion BA veille de départ

Je mets donc ci-dessous les indications qui pourraient être utiles et en pièces jointes les infos logistiques / coûts constatées en Novembre 2010...Ah non, je ne peux pas...vous pouvez me contacter dans ce cas, je vous les transmettrai.

Bonne lecture, bonne préparation et surtout, bon voyage...

BB

Généralités Prise électriques Les prises électriques ne sont pas de type US. Elles sont à 2 fiches mais obliques (adaptateurs se trouvent sur place). Les prises présentent cependant la possibilité de connecter directement les fiches françaises (trous ronds)

Camping Cartouche de gaz de type C206 se trouvent partout. Les plus répandues restent cependant les cartouches qui se vissent. Les tarifs des équipements de base (cartouche gaz, réchaud…) à El Chalten ne sont pas si élevés que ça. Cela est donc envisageable d’acheter son équipement / le louer sur plusieurs jours. Très bonne adresse = dernier magasin sur la gauche en sortant d’El Chalten par le Nord.

Sur Torres del Paines, possibilité de louer une tente sur place dans tous les refugios mais pas dans les camapentos. Sur le Fitz Roy / Cerro Torre, aucune possibilité de louer sur site de camping, mais en ville.

Transports Différence notable entre bus ejecutivos et semi-cama. D’après agence de bus, seul différence = inclinaison, mais assise n’a rien à voir non plus (bien mieux ejecutivo). Bien réserver les places ejectuvo à l’avance car 8 places / bus (en bas).

Informations par destinations Aeroport – Gare Routière de Retiro Billets avions = 850€/pers (sans assurance) avec Continental Airlines, escale Houston. Transfert depuis aéroport à Retiro avec Manuel Tienda Leon. 45$/personne. Depuis l’agence centrale, marcher 10 min pour arriver à Retiro.

BA – Puerto Madryn Trajet avec Que Bus (départ à 15h = voyage de nuit). Arrivée à 9h30 Repas servi à bord 352$

Auberge de Jeunesse = El Gualicho Dortoir de 4 = 60$ / personne Double = 240$ (baño compartido). Très bon accueil, propre, sûr et bien situé. Organisation avec autre couple pour louer voiture avec Centauro. Centauro = TRES TRES TRES bien = bon tarif + aimable + bonne voiture + fléxible. Possibilité de louer voiture en envoyant fax du permis de conduire seulement. Pas de frais en cas de paiement par carte. Sur 2 jours = 1000km. Après-midi = Punta Tombo (35$/pers) Lendemain = Playa el Castillo (marée haute = point de vue parfait pour observer gratuitement les cétacés)+ Peninsula Valdes (25$/pers réutilisable) partie nord Jour suivant = sortie bateau (Avec Hydrosport, organisé depuis AJ, sans surcoût = sur zodiac/respect des baleines, temps en mer = 180$). Aller chez Centauro avec livret organe du voyageur = 100km/jour gratuit (sur base de forfait 400km/jour). Coût total Centauro = 330$/jour = imbattable !

Puerto Madryn - Rio Gallegos - El Chalten Bus 3ème jour à Puerto Madryn pour Rio Gallegos Départ 16h. Agence Tic Tac = 322$/pers (service à bord = pas bon, classe semi-cama = à éviter) Durée normale = 15h. Contrôle douane = arrivée 10h. Changement de plan (initialement El Calafate) pour El Chalten, mais à cause de retard du au douanier, correspondance loupée à Rio Gallegos. Départ à 12h avec TPS SA (130$) = Arrivée 19h (plus rapide que bus classique car mini-bus). En face de la gare routière = un grand Carrefour permettant de faire achat pour le trek (pâte etc…)

El Chalten Gare routière = se rendre au point d’information touristique. Prendre infos / trek + carte. Infos sur trajet pour El Calafate. Prendre billets pour El Calafate pour le dernier jour du trek (départ à 20h avec TAQSA, 2h30 de trajet – 75$) Logement = Rancho Grande Hotel (dortoir de 4 = 70$/pers) Adresse impeccable pour propreté, service (linge = 35$ grand sac), amabilité, infos sur trek, très bon resto (biffe de chorizo = 45$, Quilmes 500ml 10$), possibilité de prendre douche en retour de trek, gardiennage des sacs au dessus de réception… Orgaisation trek sur glacier (physique, chaussure de marche indispensable, pas de talons aiguilles…avec Chalten Travel = 380$/pers)

Trek Fitz Roy / Cerro Torre Sur 3 jours (2 nuits) en autonomie (sans guide avec nourriture). Difficulté facile (sauf Fitz Roy sur derniers 500m) Possibilité de boire eau des cours d’eau = NE PAS TRANSPORTER D’EAU

J1 Départ à 11h par la partie Nord (direction Fitz Roy). Aller au mirador pendant la montée Revenir en arrière (10min) pour aller au lac Capri Arrivé Campamento Poicenot (dispo pour randonneurs) après environ 4h de marche, installation campement. Aller voir Fitz Roy si envie (1h30) Nuit campement

J2 Levé 4h pour aller voir levé de soleil sur Fitz Roy. Descendre sur chemin en dessous à gauche pour aller voir Lac Sucia (pas fait, on s’est loupé !) Revenir campement & petit déjeuner. Randonnée sur Lac madre et niña. Arrivée campento Torre après 3h de marche, installation. Après-midi = aller au mirador au dessus du lac Torre.

J3 Levé soleil sur Cerro Torre. A J-1, préparer trek sur glacier avec Rancho Grande Hotel Retour au campamento Prestadores (uniquement pour les organismes) pour rdv 8h (1h de marche depuis notre campement). Laisser les sacs et partir sur expéditions du glacier (2 guides pour 5 personnes), personne d’autre sur le glacier, plus sportif que celui du Perito Moreno apparemment et plus sauvage. Initiation à escalade (mais c’est histoire de dire que…). Retour à El Chalten à 17h (Retour assez ennuyant).

El Calafate Logement indiqué par Lonley Planet = Albergue Lago Argentino (double baño compartido 130$) = chambre minuscule, bruyante, aucune intimité, lit mauvais. Propriétaire nous indique alors autre adresse = HOSTERIA PATAGONIA, à 100m (Don Bosco 160). Impeccable, sans charme car tout neuf, mais propre, calme, accueil des plus agréable, 150$ avec baño privado et lit double. J1 Orgnanisation pour J2 (voir en dessous) +après-midi = prendre taxi pour aller au Perito = 130$ = aussi cher qu’avec agence sauf que tout seul + y aller en fin de journée = couleurs bleues ressortent et vraiment personne dans le parc. Entrée Parc Perito = 75$/pers/jour (rien à voir avec PM) Rester 4h à regarder le Perito. Retour El Calafate. Repas la Lechuza (pizza très bonne)

J2 Los Glacieres en bateau en passant par Hosteria Patagonia (pas de surcoût) = tour de bateau de 8h avec Fernandez Campben sur tous les glaciers = 235$. Prévoir repas à emporter. Retour El Calafate, repas Ricks (recommandé par locaux = parilla bonne mais grasse).

J3 Bus pour Puerto Natales Départ 8h30, durée 5h (passage de douane long…très long…vive l’administration) Compagnie COOTRA (80$) Passage Chili = ATTENTION, NE PAS PRENDRE DE FRUITS SINON AMANDE 160€ pour 2 kiwis, ou les déclarer sinon (pas nous, heureusement)

Puerto Natales Réservation faite chez Nico’s II adventure (d’après forum) = Philippi 528, 411 500 Pas mentionné par Lonely Planet. Chambre double baño compartido 16 000 $. Accueil très agréable. Proche centre ville (500m supermarché). Grands conseils sur trek Torres del Paine et organisations. Organisation pour - Parc Torres del Paine (départ le lendemain 7h30 devant auberge, 3h de route, xxxx) - Bus pour Ushuaïa (Départ 7h15 à gare routière, 12h, Compagnie TMT, 25 000$)

Trek Torres del Paine W à faire sur 4 jours, 3 nuits en autonomie. Bien balisé Plus difficile que Fitz Roy et climat très changeant. J1 Départ 7h30 par bus, arrivée lac Péhoé Parc National = 15 000$/pers Bus nus dépose devant départ marche pour aller à cascade. Retour pied au départ bateau Transfert au refugio Péhoé (6000$/pers) Campement = 4500$/pers/nuit Bière = 2000$ Douche chaude gratuites. Possibilité de recharger ces batteries d’appareil photo dans le local de camping ! Installation tente. Départ randonnée pour aller au premier mirador (2h de marche) pour voir glacier Grey. 2h de plus ne permet pas d’avoir meilleure vue. Retour campement. Nuit.

J2 Départ 7h pour atteindre Campamento Italiano (3h). Laisser les sacs au pied de la guitoune du garde (safe). Monter dans la vallée del Frances. Arrêt au Mirador (1h depuis campement Italien) car temps pas adapté. Retour Campement. Départ pour Refugio Los Cuernos (5000$/pers en camping, bière 2500$, pas de local abrité pour cuisiner mais douche chaude gratuite et possibilité de manger sa préparation à l’intérieur du refuge). Eau chaude à disposition et possibilité de charger batteries le matin (quand leurs accus sont pleins).s

J3 Départ 8h pour rejoindre Camapento de las Torres. Shortcut permet de rejoindre Refugio Chileno (plus court mais raide) = 5h. Accueil au refuge pas très aimable mais il y fait bon et il y a de l’eau chaude à disposition. Départ pour le Campamento de las Torres (2h). Campement gratuit, dans local ni douche mais abris pour cuisiner…un vrai coin de paradis en pleine nature. Un guide vient nous voir pour nous souhaiter la bienvenu et nous rappeler de repartir avec nos déchets…quoi de plus normal…et nous donner 2/3 conseils pour le lendemain. Installation de tente…avec la neige J

J4 Levé 5h pour monter aux tours (normalement 45min, mais avec 10 cm de neige et à la frontale = 1h). Retour au campement, plier tente, redescendre dans la vallée pour bus de 14h30 ou 19h30 à la Laguna Amarga, par les buses Gomez. Transfert depuis l’Hosteria las Torres par petit bus, départ 30 min avant (14 et 19h donc) 2500$/pers). Retour à Puerto Natales & nuit.

J5 Départ pour Ushuaïa

Puerto Natales - Ushuaïa Long, 12h. Une seule compagnie, TMT. Bus parfois non direct car réarrangement des bus en fonctions du nombre de personnes. Ne pas hésiter à demander des confirmations à plusieurs reprises. Passage par Rio Grande obligatoire. Arrivée à Ushuaia après 13h de voyage !

Ushuaïa Nuit à Yakush (auberge de jeunesse) car La Posta complet. Dommage. Chambre double 200$ avec baño compartido, 250$ baño privado et 70$ dortoir. Auberge très propre, assez calme, petit-déjeuner sympa, personnel très accueillant et arrangeant. Possibilité de faire lessive à 1 quadra. J1 Repos du trek. Tour en bateau avec Los Tres Maria sur voilier (avec moteur qui tourne tout de même) = 4h pour 230$. Intérêt / autres agences = randonnée sur Ile H (les seuls + un peu d’explication par un guide) pendant 1h…très belle vue sur Canal de Beagle…et des Cormorans. Approche d’une ile avec Cormorans Géants et Sea Lions (chacun le traduira comme il veut). Retour Ushuaïa avec café, thé, Alfajore…bien sympa.

Repas à la Casa de los Mariscos : très bonne adresse recommandée par locaux, langoustines excellentes…80$ et accueil des plus agréable…

J2 Départ avec les bus pour Parc Tierra del Fuego (60$ A/R par pers). Le principe = on achète le billet A/R avec départ toutes les heures le matin. Retour à 15, 16, 17 et 19h depuis Lapataia, et horaire +15’’ depuis port Arias. Possibilité de récupérer bus à son retour au niveau du croisement mais risque qu’il soit complet. Parc Tierra del Fuego = 65$/jour (on se demande bien à quoi ils servent car ponts non entretenus et parfois cassés, manque de balisage, forêt non entretenue également avec billon en équilibre, passage de boue non adaptée…et ticket valable 1 seule journée = racket !). Ascenscion du Cerro Guanaco = donné pour 4h aller, 4h retour. A/R fait en 4h avec pause d’1h en haut..Magnifique !!! Attention = départ le plus tôt possible car vents du Pacifique de lèvent avec pluie l’après-midi. Retour avec navette de retour de 16h mais…pleine…attente de la suivante.

J3 Retour Parque National (à nouveau racket). Marche de 10h à 17h sur les différents sentiers (Pampa Alta, Costera Trail et fin de Hito XXIV pour arriver au port et prendre navette de 17h). Sentier sympa mais un peu redondant. Le faire à marée haute.

J4 Prendre taxi pour atteindre d’aerosilla (piste de ski) = 25$ Montée pendant 1h pour atteindre glacier (bof). Très belle vue se la baie Retour par taxi (25$) qui attend sinon, l’auberge au pied de la piste peut appeler taxi par Cibi. Transfert à aéroport par taxi (25$). Taxes pour vol interne = 28$/pers.

Buenos Aires Collectivo = 50$ / personne. Taxi = 140$ Nuit réservée à Hotel Parada & Hostel (11-4381-6399, Rivadavia 1291). 500m de la Plaza de Mayo, 170$ chambre double luxe (les autres donnent sur la rue plus que passante) avec sdb privée, wifi, … Accueil particulièrement sympa, très beau locaux réhabilités, petit dej avec les meilleurs Media-luna goûté jusqu’alors… Juste en face de porte d’entrée = achat d’empanadas à 3$ excellentes !!! Ils peuvent appeler taxi pour aéroport (coût total de 117$) et sont ouverts pour vous aider à organiser votre/vos journée(s)
Planifier un voyage en Namibie English translation pending
by J2p · 2010-12-03 · 224 replies
Bonjour,

La destination estivale de nos prochaines vacances est arrêtée, ce sera la Namibie . Mais pour le reste, j' avoue ne pas savoir faire ... c' est pourquoi je me tourne vers vous ! C' est la première fois que nous envisageons un tel voyage . Les précédents se sont toujours décidés dans l' urgence et ne nécessitaient pas de préparation particulière . A bord de notre fourgon aménagé, le choix d' une destination pour notre famille pouvait se faire la veille, voire le Jour J . C' est ainsi que nous nous sommes rendus en Italie, Croatie, Hongrie, Autriche, Rép. Tchèque, Sicile, Sardaigne, Portugal, Écosse, Maroc, Turquie ... J' ai essayé de préparer un petit peu sur le net, mais sur les Forums, je n' ai reçu que des avis contradictoires . Plus paumé qu' au départ, j' ai laissé tombé, n' écoutant que nos propres envies, au moment présent .

Je ne peux raisonnablement pas envisager la Namibie dans ces mêmes conditions ! Me reste à déterminer quelques éléments essentiels et personnels tels le nombre de participants au voyage (enfants ayant atteint leur majorité), date à laquelle s' effectuera le voyage (en tenant compte de celles du bac et examens) ... Mais ensuite, par où débuter ?!

Les bases sont grossièrement les suivantes :Durée du voyage : environ un mois au cours de l' été, genre du 20/07 au 20/08Participants : deux adultes + 1 ou 2 adosLocation d' un 4X4 équipé camping pour la totalité du voyageJe désirerais organiser personnellement ce voyage de A à Z, mais ne parlant que deux ou trois mots d' anglais (et souvent pas ceux que je pourrais placer dans une conversation se rapportant à l' organisation du voyage !) est-ce envisageable ou est-il préférable de contacter quelqu' un sur place qui me prépare le terrain ?!

Mes dates et le nombre de participants déterminés, je commence par l' avion ?! Où trouver ?! J' ai consulté sur le net quelques sites proposant soi-disant des vols pas cher . Ils se révèlent sensiblement + cher que des grands organismes connus ?!

Ensuite (ou avant ?!), la location du véhicule ?! Où ?! Comment (in french please !)

Y aurait elle des choses essentielles qui m' échapperaient totalement dans ce début de recherches, est-il trop tôt, trop tard ?! De combien de temps je dispose encore ?!

Bon, mais çà suffit pour ce premier post, j' ai planté le décor, et de vos réponses naîtront tout naturellement de nouvelles interrogations . Je suis encore bien loin de l' élaboration d' un circuit, mais pour çà, je sais où trouver, il y a tous ces récits ici sur le Forum ou sur vos sites perso, souvent fantastiques, ce sont eux qui m' ont donné l' envie de me rendre en Namibie .

Merci de m' aiguiller un peu ... Je ne sais vraiment pas faire, je pense que c' est les débuts qui seront les plus difficiles, après, pris dans le truc, tout devrait s' enchaîner ?!

Amicalement . Jean-Fi .
Retour d’expérience de randonnée Toubkal (Atlas marocain) en novembre 2010 English translation pending
by Nonel · 2010-11-16 · 12 replies
Bonjour tout le monde !

Un petit retour d’expérience de mon récent séjour dans l’Atlas marocain, histoire de contribuer un peu à voyageforum - après avoir glané tant d’infos sur ce site magique, c’est à mon tour d’en donner !

Notre objectif : nous évader de la grisaille parisienne le temps d’une semaine au Maroc, avec au programme 5 jours de rando dans la région d’Imlil (dont la fameuse ascension du Toubkal), et 1 jour de glandouille à Marrakech, mais pour le moins cher possible parce que j'ai pas un rond. Comme nous avons décidé de partir à deux totalement en indépendants (ie on a tout sur le dos : bouffe, tente, réchaud etc., et on ne prendra ni guide ni muletier) et à une saison pas forcément propice, je pense que mon post peut servir (j’avais trouvé relativement peu d’infos sur le site à ce sujet).

J1 : Vol Paris-Marrakech puis trajet Marrakech-Imlil

Histoire de ne pas perdre de temps, on a décidé de prendre le premier vol de la journée (9h du matin avec Ryanair). Réveil à 4h du mat et derniers préparatifs. On voulait marcher de chez nous (Montparnasse) jusqu’à la porte Maillot pour prendre la navette Ryanair (puisqu’à 5h du mat il n’y a pas encore de métro, ah ah !), mais… il pleut des cordes. Ce sera donc en taxi (et bim, 20€ dans la gueule) puis en navette (et vlan, 15€ par personne dans la gueule) que nous rejoignons l’aéroport de Beauvais.

Service minimum dans l’avion (visiblement le sourire aussi c’est payant chez Ryanair…) mais on s’en fout, de toute façon nous tout ce qu’on veut c’est dormir ! Arrivée à 11h30 à l’aéroport de Marrakech (avec le décalage horaire on gagne une heure, c’est toujours ça de pris), il fait chaud, il fait beau, les gens sont serviables et accueillants… Ça fait du bien.

Après s’être renseignés sur le prix d’un taxi aéroport-Imlil (400DHM !), on décide de prendre la navette de l’aéroport (20DHM) qui nous dépose à l’entrée de la Médina, puis on marche pendant 10-15min jusqu’à une ‘borne’ de taxis collectifs. Normalement les taxis collectifs (ou ‘grands taxis’) sont beaucoup moins chers que les individuels, mais comme nous sommes les seuls à vouloir aller à Imlil à cette heure-là, finalement ça nous revient quand même 200DHM.

Arrivée à Imlil vers 15h et installation à l’auberge Dar Thigoula (18€ pour une chambre double, réservée sur hostelbookers –attention je l’épelle peut-être mal). Accueil adorable et tajine inoubliable (60DHM pour un repas copieux et délicieux), je recommande chaudement cette adresse.

J2 : Trek Imlil - refuge du Toubkal

Réveil aux aurores, petit dej traditionnel du même acabit que le dîner de la veille, puis départ pour le refuge du Toubkal. Le chemin est relativement bien balisé, mais on confirme quand même l’itinéraire auprès de chaque personne qu’on croise, au cas où. Ce n’est que de la montée (on passe quand même de 1700m à 3200m en une journée !), mais c’est vraiment sublime, et le ciel est bleu immaculé. Arrivée au refuge vers 16h.

On plante la tente près du refuge du CAF (10DHM par personne pour avoir le droit d’utiliser les sanitaires - sinon le lit en dortoir au refuge est à 150DHM je crois, et en novembre inutile de réserver ils ont de la place) et après un bon repas chaud on se prépare pour la nuit.

J3 : Trek refuge du Toubkal - Toubkal - refuge du Toubkal

Réveil tardif (il faut dire qu’on a vraiment passé une nuit de merde !!!) et départ pour le Toubkal à 9h30. Le chemin est moins bien balisé que la veille, et comme il n’y a personne sur le sentier pour nous renseigner- forcément, les berbères du coin ne s’amusent pas à escalader le Toubkal pour la forme ! -, on hésite un peu à certains endroits. Ça monte, ça monte… Toujours personne… Mais où sont donc tous les touristes qu’on a croisés hier au refuge??? (réponse : ils sont partis bien plus tôt que nous et ils sont déjà en haut, ahem !).

Vers midi on arrive enfin au ‘pied’ du Toubkal, où se présentent deux options. A droite, des traces dans la neige qui montent en pente douce jusqu’au sommet, à gauche, un sentier poussiéreux ultra escarpé. Comme on n’est pas équipés pour la neige, on finit par choisir le chemin de gauche. …Erreur, grossière erreur ! On se galère pendant une bonne heure et demie sur une pente quasi verticale (holy shit, comment on va bien pouvoir faire pour redescendre tout ça ???) pour finalement arriver dans un cul de sac (on apprendra par la suite qu’il y avait bien un chemin pour rejoindre le sommet, sisi, tu vois pas là, caché entre les deux rochers… mais de toute façon c’était de l’escalade plus que de la rando, et même si on l’avait vu je sais pas si on l’aurait tenté). Bon cela dit en haut c’est vraiment très beau, même si nous n’avons pas la vue à 360° qu’on aurait eu au sommet…

On dévale la pente à moitié sur le cul, puis on redescend doucement jusqu’au refuge que nous atteignons à 16h.

Bilan de la journée : malgré le temps sublime et les paysages de rêve on n’a pas vraiment profité de l’ascension… Cumuler un départ tardif, en novembre, et sans guide, c’était trop.

Alors à l’attention de tout ceux qui se diraient ‘houlaaaa la ptite nature, c’est une débutante, même pas peur, moi j’ai déjà fait mille fois pire !’ : je tiens à préciser que je suis une bonne marcheuse et que généralement je trekke seule et sans guide (Camp de Base de l’Everest, W à Torres del Paine au Chili, Laugavegurinn en Islande, …) – je dis pas ça pour me la péter (enfin un peu quand même, hihi !), mais parce que prendre le Toubkal à la légère sous prétexte qu’on a déjà randonné ailleurs c’est exactement l’erreur que j’ai faite en lisant les posts d’autres voyageurs.

J4 : Trek refuge du Toubkal - Imlil

Après une deuxième nuit sous tente un peu plus agréable que la première (on a dormi avec nos manteaux il faut dire !), on remballe tout notre barda et on redescend à Imlil par le même chemin que le J2 (ie : refuge du Toubkal – Sidi Chamarouch – Aremd – Imlil).

Arrivée à Imlil vers 16h, installation de la tente au camping d’Imlil (80DHM pour deux, mine de rien ! mais à ce prix-là on a droit à une douche presque chaude) puis dîner assez moyen dans un restau du village (un tajine pour deux à 80DHM, mais qui n’a rien à voir avec celui goûté au Dar Thigoula le premier jour).

J5 : Trek Imlil - Matat - Tizi Oudit - Matat - route d'Imlil puis trajet jusqu'à Marrakech

On packe nos affaires et c’est parti pour la boucle des Azzaden (une randonnée d’un jour et demi dans la vallée des Azzaden, et qui se fait aussi depuis Imlil). Le sentier n’est vraiment pas bien balisé, mais il y a suffisamment de gens sur la route pour nous indiquer le chemin. Le temps est toujours au beau fixe, et les paysages sont toujours aussi chouettes (et encore différents de ceux de la vallée du Toubkal), mais avec nos gros sacs sur le dos on avance vraiment lentement. A 14h on se rend compte qu’on n’arrivera jamais à notre étape du soir avant la nuit, et on décide de rentrer à Marrakech un peu plus tôt que prévu.

On se poste donc sur la route d’Imlil, dans l’espoir d’attraper un taxi (les habitants qu’on a croisés nous ont rassurés : pas de problème, il en passe plein, on va forcément pouvoir en chopper un). Pas de taxi, mais au bout de 5 minutes un bus pour Asni (20DHM) dans lequel on a la chance de rencontrer deux Français qui rentrent eux aussi à Marrakech. A Asni on négocie un taxi pour 4 à 120DHM, et on rentre à Marrakech en bavardant avec notre adorable chauffeur.

Je vous fais grâce du détail de nos deux derniers jours à Marrakech, il y a probablement un milliard de post sur le forum à ce sujet ! Juste quelques infos en vrac, quand même :

- L’hôtel Riad Rabbat dans lequel nous étions est plutôt sympa, pas trop cher (240DHM la double avec salle de bain - même si visiblement on peut trouver beauuuucoup moins cher) et très bien situé, mais le petit dej est tout simplement dé-gueu-lasse

- Le restaurant Dar Mimoun (il est dans le guide du Routard, je crois) et une petite merveille : accueille charmant, décor superbe, et cuisine délicieuse pour pas cher

- Un plat à tajine pour deux ça se négocie à 50DHM (et probablement moins si on a le courage), mais bien faire attention que ça ne soit pas juste un plat de décoration (en prendre un sans peinture dessus)

- En novembre 2010, un taxi pour l’aéroport c’est 50DHM, pas 100 et encore moins 150 !!!

Voilà, je crois que c’est tout… Ah, non, une dernière chose quand même : je tiens à souligner (trois fois, en gras, et en rouge) que les Marocains en général, et les Berbères en particulier, sont tout simplement des gens A-DO-RABLES. Jamais vu ça de ma vie nulle part ailleurs. Partout où nous sommes allés les gens se sont montrés accueillants, ouverts, souriants, polis, discrets, et surtout : contrairement aux préjugés qu’on peut avoir (moi la première, je l’admets honteusement), ils sont ultra serviables et ne veulent rien en échange !!! Il y a une ‘culture du service’ (donner une information, une direction, aider quelqu’un pour rien du tout, juste pour le plaisir) tout simplement incroyable.

Bilan de la semaine:

Les +: les gens, les paysages, le temps (mais ils connaissent les nuages dans ce pays ou quoi???), les tajines, les prix

Les -: le poids du sac, le balisage des sentiers, la neige en haut du Toubkal, le froid la nuit

J'espère que ça vous servira, n'hésitez pas à poser des questions au besoin!!!

Bon voyage,

Mélanie.
Compte rendu d'un voyage à vélo au Maroc au Moyen et Haut Atlas English translation pending
by Yohannis · 2010-10-13 · 8 replies
Bonjour,

Petit compte rendu d’un voyage en vélo au Maroc, aout 2010. Moyen et Haut Atlas. 900 km. 5 semaines

L’objectif de ce compte rendu est surtout technique, pour faciliter de futurs voyages (bien que la difficulté soit pour moi une source de plaisir et que pour citer Daniel Pennac « Aujourd’hui on ne voit plus, on reconnaît »). Cet itinéraire est relativement facile, pour des personnes en forme physique moyenne. Une expérience du voyage est un atout pour faire face aux différents impondérables qui jalonnent le parcours. Le paysage est splendide, les gens extrêmement chaleureux. Un bonheur rare. Nous avons passé cinq semaines au Maroc, dont trois semaines de journée sur le vélo. Certaines peuvent effectuer cet itinéraire en sept ou dix jours. Personnellement, cela me parait beaucoup trop court, 15 pleins me semblent être un minimum pour pouvoir se détendre un peu.

Itinéraire

· Bordeaux-Casablanca en Avion et nos vélos · Casablanca-Fès en train · Fes-Tihmadit-….BUS….Midelt-Errachidia-Merzouga-Tinejdad-Tineghir-Agoudal-Boulmane du Dades……BUS….Safi-Essaouira · Nous avons utilisé aussi les bus, les camions, les voitures, les dromadaires, les ânes et nos pieds… Vélos et matériel · Un VTT moyen de gamme 26 ou 28 pouces suffit largement. 7 ou 8 vitesses. Pas besoins de fourche suspendue. Pneus polyvalent classique genre Schwalbe Marathon. Nous avons des cintres papillons et c’est génial ! Une bonne selle gel à 25 euros et c’est parti ! · Sacoches arrière Vaude plus une sacoche de guidon · Tente Gosport à 19 euros qui fait 2.4kg je crois (elle n’est pas très solide mais on utilise cette tente pour tous nos voyages depuis plusieurs années, imbattable) et duvets bas de gamme à 10 euros (les duvets servent de couverture quand il fait froid, ce qui est arrivé plusieurs fois, et de matelas lorsqu’il fait chaud) · En période de ramadan : un réchaud et popote peut être un plus pour ce faire le café et des pates le soir

Transports · Avion Aller : compagnie Jet4you avec nos propres vélo, prix du billet plus 60 euros par vélo et par voyage, soit 120 euros juste pour l’aller/retour. C’est cher mais nous avons ainsi pu partir de bordeaux et éviter le transport des vélos jusqu'à Paris. · Train Casablanca aéroport-Casa voyageur : Gare de train en bas de l’aéroport, possibilité de mettre les vélos dans la plateforme à l’avant du train pour aller à casa voyageur, directement demander au contrôleur sur le quai et non pas aux guichets · Train casa voyageur-Fès : vélo dans train de marchandise (10 euros par vélo je crois).

On a choisi la solution train pensant que nous allions devoir déballer les vélos puis les remballer pour rejoindre la gare de bus. En fait il est surement plus simple de mettre les vélos emballés sur un taxi (ils ont des galeries dans le coffre qu’ils installent à la demande). Prévoir supplément pour les vélos. Cartons spécial vélo (11 euros) disponibles au comptoir Air France. Très solides et pratiques. · Avion Retour : Jet4you. Pas de cartons disponibles. Prévoir la recherche de cartons dans les supermarchés de cycles (on en a récupéré 2 dans un Marjane (équivalent Auchan)) Arrivé d’Agadir en bus, on a dormi tranquille dans l’aéroport sur nos matelas mousse, protégés des regards par nos cartons de vélos. L’aéroport est très tranquille et sécurisant. · Le long du trajet, nous avons utilisés à plusieurs reprises différents moyens de locomotions lorsque nous étions fatigués ou lors de dénivelés trop importants et longs… Il est très facile, de trouver un transport. Prévoir de marchander un peu en fonction du confort du véhicule. La CTM est de loin le moyen de transport le plus luxueux et simple pour le transport de vélo Les vélos sont bien attachés et fixés, pesés et étiquettes. Cependant, la CTM n’effectue que des grandes distances. Pour les autres transports, faire attention à ce que les vélos soit traités avec tendresse… Prévoir cordes et Tendeurs, toujours pratiques Dénivelé et routes · Nous sommes un couple pas vraiment sportif (vélotaf, plus deux trois trucs en plus). La grosse difficulté de cette itinéraire se situe dans le moyen Atlas, ou les distances sont longues entre les étapes (nous avons choisis de prendre un bus entre sur 150 km et nous ne le regrettons pas du tout…). Sinon c’est relativement plat, avec quand même deux cols importants dans la vallée du Dades et du Todra (Il est beaucoup plus facile et intéressant de monter par Todra et de descendre par la vallée du Dades.) · 90% de routes bitumées, un peu pistes · Trafic routier assez supportable, sauf en sortie de Fes, et sur quelque portions montagneuses assez étroites dans le moyen Atlas. Chaleur · Dans les montagnes la chaleur est largement supportable. Dans la région de Fès et dans le sud à partir de Midelt, il fait tres chaud, quasi impossible de rouler après 11h-12h, on peut reprendre le vélo à partir de 16 h (il fait quand même chaud mais c’est mieux). Par contre nous avons eu pas mal de journées nuageuses (même dans le Sud), tres agréables ou nous avons pu rouler presque toute la journée. Ramadan · Un peu dur pour nous. Pas de pain dans les épiceries, difficile de trouver à manger le soir dans les petites villes. On est crevé après une journée de vélo, parfois un peu long d’attendre la rupture du jeune et de se coucher un peu tard lorsqu’il faut se réveiller à 4h du matin pour profiter de la fraicheur… Pas de thé dans les cafés, pas de pause kefta à midi, pas de sardines grillées à 4 heures… Mais loin d’être insurmontable. Nourriture · De façon générale, il est essentiel d’anticiper et de prévoir. La nourriture, l’eau, le temps de l’étape, … Les pastilles genre micropur c’est pratique et ça évite de jeter 500 bouteilles d’eau en plastique. Achetez l’eau minérale fraiche comme vous achèteriez un coca en France, voyez le comme une récompense, une sucrerie, un truc occasionnel. C’est vrai que c’est tellement bon une eau fraiche et sans gout… En raison du ramadan, de notre budget limité, et de la rareté des restaurants, nous faisions un joli stock de victuailles lorsque nous croisions une épicerie. Pain, vache qui rit, yaourt, fruits. · De façon générale, en dehors des grandes villes (ce qui est majoritairement le cas sur ce trajet) et des endroits touristiques (il y en a quand même pas mal sur le chemin) pendant le ramadan, les épiceries ouvrent plus tard et reçoivent le pain dans l’après midi mais n’ont plus de pain après le ftor. Les cafés ouvrent vers 9-10 h ou restent fermés, les restaurants sont fermés. · Difficile de trouver un repas dans les petites villes le soir pendant le ramadan, les gens rentrent chez eux manger en famille et ressortent ensuite · Par contre nous nous sommes fait très souvent inviter pour le repas du jeune dans des familles. Belle expérience. LOGEMENT. - Petits hotels un peu partout - Camping sauvage ça marche pas mal, mais il ne faut pas trop compter sur la solitude, le temps de monter la tente et deux bergers sont déja là, voir toute une famille qui nous invite à venir dormir chez eux... - Camping payant un peu partout aussi

DIVERS · Au niveau sécurité (camping sauvage, vols, …), rien à craindre. Il faut respecter les règles élémentaires (pas d’ostentation, vigilant dans les grandes villes, dans les souks…) · Les enfants dans le Haut Atlas sont assez harassant, la faute vraisemblablement au paquet de 4*4 qui passent par la en jetant des stylos par la fenêtre façon caravane du Paris-Dakar. C’est une situation assez fatigante mais qui peut se révéler dangereuse car les enfants tentent de bloquer ou d’attraper le guidon…, au risque de heurter le vélo et de nous faire perdre l’équilibre. Une seule solution….Foncer - Dans la région de Merzouga, possibilité de payer une petite somme pour utiliser la piscine et la douche dans les hotels (meme de luxe), pratique surtout pour la pause de l'après midi, en plus l'aprem il y a personne dans les hotels, du coup il n'y a personne dans la piscine

Si Vous avez des questions, besoin de détails, n'hésitez pas...

YoYohannis
Organiser un séjour dans la neige au Québec English translation pending
by Routard080 · 2010-09-29 · 17 replies
Bonjour, Je prévois un séjour au Québec d'ici un an et j'ai besoin de votre aide pour l'organiser. Je désire m'y rendre l'hiver pour y faire des activités genre moto-neige, traineau et raquettes. Je collecte les renseignements relatifs à l'hébergement, la période et les lieux les plus propices pour ces activités. Si vous pouvez également me donner quelques tarifs afin que je prévois mon budget. Je pars avec ma femme et nous voulons organiser sans passer par un TO. Merci pour votre précisieuse aide. à bientot
Périple pour rejoindre ma famille en Normandie, à vélo English translation pending
by Amateurdarts · 2010-08-24 · 16 replies
Bonjour,

Je me présente, j'ai 37 ans et habite aux alentour de Grenoble. Je projette de traversée la France l'année prochaine pour rejoindre ma famille en vacances.

L'idée est la suivante : - passer 2 semaines en vacances avec femme et enfants près des côtes normandes du département de la Manche, précisément à Bretteville-sur-Ay. - je pars 1 semaine plus tôt pour faire le voyage à vélo. - la petite famille me rejoint la semaine suivante sur place (en voiture).

J'ai un peu d'expérience de trek en autonomie, de montagne... mais rien en voyage à vélo.

Les données : - Je dispose de 9 jours en 2011 (du samedi 30 juillet au dimanche 07 aout) - Départ : Grenoble (38) / Arrivée : Bretteville-sur-Ay (50) - Je dispose pour le moment d'un vélo, je ne compte pas en acheter un pour l'occasion (cf.
http://www.mbk-cycles.com/...s/2008/10/rtb600.jpg) MBK RTB 600. Comme il dispose de mini v-bake je compte lui monter des pneu en peu plus gros que d'origine. - Je prévois d'acquérir le matos approprié (porte-bagages.....).

Les étapes à venir : - définir l'itinéraire (à la grosse 1000 kms). - définir les étapes de l'ordre de 110 à 120 kms / jours (va falloir que je m'entraine :-)) - choisir les modes de nuitée (gîtes ou camping), le choix se fera en fonction de l'étude à venir du volume des bagages par rapport à la charge admissible par le vélo et le cycliste :-).

Voilà, j'en suis au tout début, donc je suis demandeur d'avis, de conseil et de remarques. J'alimenterai se fil au fur et à mesure de mon étude (itinéraire, matos, nuitée....)

Merci d'avoir lu

Bon voyage à vous

Arnaud
Organisation d'une traversée des Etats-Unis English translation pending
by Ion76 · 2010-08-17 · 23 replies
Hello!!!

Je viens vous demander votre aide, car j'ai un projet à réaliser mais je ne sais par quel bout commencer. Avec une amie on a pour projet de se faire une "traversée" des USA. L'idée serait de prendre l'avion de Paris et d'aller à New York 4 jours, puis de traverser les USA jusqu'à Los Angeles (bus, location de voiture, train... On ne sait pas trop quoi choisir) pour voir les villes de l'intérieur du pays pour finir par 4 jours à Los Angeles et reprendre l'avion pour Paris. Ou dans l'autre sens pourquoi pas 😉

Pourriez-vous m'aguilliez sur les info suivantes?

- La durée à prévoir - Le budget - Les villes ou régions vraiment sympa à faire entre New York et Los Angeles - Les étapes indispensables à visiter - Le transport - Le logement - Les risques et choses à éviter Plus toutes les choses que j'ai surement oubliées!

Merci de votre aide. 🙂
Avis sur itinéraire d'un mois entre New-York, Denver et l'Ouest américain avec 4 enfants? English translation pending
by Meuleue · 2010-08-02 · 13 replies
Bonjour à tous,

et déjà je voudrais remercier toutes les personnes qui font vivre ce site et tant d'autres, qui sont des sources inespèrées d'informations !

C'est géant de pouvoir se référer à des personnes "qui y sont déjà passées" avant de décider ; même quand on aime aller à l'aventure c'est toujours intéressant de savoir là où il faut aller et là où il faut pas aller, alors tout simplement MERCI A TOUS !

Bon tout est dans mon titre ; famille de 6 (eh oui c'est ça les familles recomposées, mais c'est tip-top quand même, que du bonheur, euhhhh non, aussi des choses moins drôles, mais l'un dans l'autre, c'est tip-top quand même !😉), 2 adultes, et 4 enfants de 17, 15 et demi, 6 et demi et 1 an (donc 18, 16 et demi, 7 et demi et 2 ans lors du voyage) nous aimerions partir en famille aux Etats-Unis. Et voici dans l'idéal ce que nous aimerions faire (j'ai commencé à créer notre parcours dans l'ouest, je vous en parlerais plus tard, mais si vous avez des idées, elles sont les bienvenus) : Marseille / New-York - A New-York faire un échange d'appartement, nous y resterions quelques jours histoire de voir un peu ; ensuite faire un vol interne New-York / Denver - J'ai un oncle à Denver, donc on y resterait également quelques jours ; De Denver on louerait soit un mini-van (vu le nombre que nous sommes !!!), soit un camping car ! Justement par rapport à ça, j'ai des questions, je mettrais mes questions à la fin ! Donc Denver, nous partirions pour notre périple grand ouest ! Je n'ai pas encore calculé exactement le nombre de jours, mais j'ai déjà noté (en furetant partout) les sites que j'aimerais qu'on visite ; les voici, les voila : ASPEN – FISHER TOWER – ARCHES NATIONAL PARK – DEAD HORSE POINT SP – CANYONLANDS SP - CAPITOL REEF – MONUMENT VALLAY – ANTELOPE CANYON – LAKE POWELL – HORSESHOE BEND - BRYCE CANYON – ZION NATIONAL PARK – GRAND CANYON – LAS VEGAS PAR ROUTE 66 (avec notre mariage officiel accompagné de nos enfants à Las Vegas 😊) – DEATH VALLEY NATIONAL PARK - SEQUOIA NATIONAL PARK & KINGS CANYON NATIONAL PARK – YOSEMITE NP - BODIE - SAN FRANCISCO - LA COTE - LOS ANGELES - et enfin retour en France, soit par San Francisco, soit par Los Angeles, je ne sais pas encore ça dépendra du parcours !

Bon voilà j'ai plein de questions, donc si vous pouvez, ce sera avec grand plaisir :

- Tout d'abord, pensez vous qu'un voyage tel que celui là soit faisable sur un mois ? - Avec des enfants de l'age indiqué c'est jouable (surtout pour le petit dernier) ? - Pour ceux qui l'ont fait, et à la vue de notre situation, quelle est la meilleure solution selon, camping-car ou minivan et dormir à l'hotel (coût, confort, ...) - Echanger sa maison ou son appart, certains l'ont-ils déjà fait ? Si oui merci de me faire part de vos expériences (sites utilisés, expérience vécues, ...) - Quels sont les sites incontournables que j'ai oublié de mettre dans mon parcours de l'ouest américain ? - Quelqu'un peut-il me conseiller "THE" parcours idéal au vue des sites que j'aimerais voir ? - Quel budget selon vous pour un voyage de ce type ? - Certains se sont-ils mariés à Las Vegas ? Mais un vrai mariage, reconnu en France !!! Que faut-il faire pour cela ?

Voilà j'ai lancé quelques questions qui me viennent comme ça, mais si vous pensez à d'autres choses primordiales, bien évidemment je suis preneuse et peut-être aurais-je d'autres questions au fur et à mesure de l'avancée du projet.

Merci d'avance pour votre aide Emilie, qui est toute excitée à l'idée de ce voyage en famille !
Trek Patagonie-Chili-Argentine English translation pending
by Romainmed · 2010-08-01 · 15 replies
salut à tous , je suis romain, j'ai 24ans et je viens de finir ma 5eme année de médecine.. je me prépare a entamé une année sabbatique de 1er aout 2010 à 1er aout 2011.. je pars début novembre jusqu'a mi avril direction argentine, chili et bolivie..

en effet je vais travailler 3premiere semaine dans une estancia an patagonie argentine a 400km au nord de el calafate. puis je compte faire de début decembre a mi janvier le tour de la patagonie a pied en solitaire avec sac a dos, sac couchage sarcophage, tente, et popotes... puis je reviens mi janvier mi février a l'estancia bossé.. puis je fait le chili du sud au nord, avec désert d'atacama, pour finir fin mars en bolivie ... et mi avril je rentre en france

mais le seul truc c'est que je n'ai jms fait de trek comme ca de tte ma vie, j'ai donc besoin de conseils sur un peu tout ! donc si tu veux bien m'aider .... ;)

mes premieres questions : - est ce faisable de faire la patagonie en décembre janvier SEUL avec une tente , ou faut il que je privilégie les auberges ? sachant que j'aimerai sortir des sentiers battus .. - que me conseil tu comme tente : j'ai vue la Vaude ultra light taurus (un peu cher !) mais je pense le top ou la jamet anetto 4000 (un peu lourde mais seulement 120euros !) est elle autoportante ? - pour le duvet : que me conseil tu comme température de confort ? avec un bedlinnen en plus ? j'ai vue le deuter atmosphere 750 qui semble pas mal :
http://www.snowleader.com/...sphere_750_3260.html sinon pense tu qu'un moins chaud mais avec bedlinnen suffisent ? en effet j'ai un duvet lafuma 0°C en confort, et 2100kg ... - en ce qui concerne le matelas que me conseille tu ? est ce que les alvéolé sont vraiment top, ou un autogonflant suffit ? - pour ce qui est de la popote, quelles sont les choses indispensables? le réchaut gaz ou fuel? on m'a dit que le fuel c mieux, et que le top c le XGK de msr (mais encore 150euros) - pour les habits que me conseils tu pour cette région de la patagonie ? - pour la bouffe , je trouverais sur place facilement ou difficile ? riz/pates ou privilégié les lyophylisés? - que me conseil tu comme itinéraire a faire et a surtout pas manqué ! - quelle carte a acheté ? nécessité d'un GPS ou Boussole ??

comme tu peux le constater je suis un sportif (habitant grenoble, raid mais pas plus de 5jours dans ma région, parapente, équitation, ski, natation, escalade....) mais c'est la premiere fois que je pars comme ca a la grande aventure SEUL et au bout du monde !!! donc si tu peux m'aider c'est vraiment cool etant donné que je pars que début novembre tu as le temps de me répondre.. mais sache que j'attends avec impatience tes reponses

cordialement romain
Itinéraire de trois semaines au Japon: vos avis et vos idées? English translation pending
by Versets · 2010-07-25 · 9 replies
Bonjour à tous 🙂

Après une longue période d'absence sur le forum, je me relance sur mon clavier avec les préparatifs de notre prochain voyage au pays du soleil levant !!

Un troisième voyage pour moi-même mais le premier pour les personnes qui m'accompagneront. J'ai donc le challenge de réunir dans un itinéraire, de nouvelles découverte pour moi et un voyage qui ne laissera pas sur leur faim mes compagnons de voyages.

La mission s'avère plus que complexe car le taux défavorable de l'euro face au yen n'arrange en rien nos affaires. Notre buget ? Environ 2200 E tout compris....

Première dépense et pas des moindre, le billet d'avion....750E avec Alitalia...Voici donc notre budget entamé ! Pour le coup nous avons décidé de sacrifier le JR Pass au profit des bus de nuit...économie oblige !

L'hébergement ? On a sélectionné des hôtels vraiment pas cher en espérant maintenant que la qualité sera quand même au RDV mais qui ne tente rien n'a rien ! En tout cas nos nuits ne dépassent pas les 2500Y sauf pour 2/3 que nous ferons en ryokan, parce qu'il faut savoir se faire plaisir aussi !! 😉

Bon entrons dans le vif du sujet :

30/09/2010 DEPART 01/10/2010 Arrivée à TOKYO, 1 nuit en Guest House 02/10/2010 TOKYO, 1 nuit en Guest House 03/10/2010 TOKYO, 1 nuit en Guest House 04/10/2010 TOKYO, Excursion Kamakura, 1 nuit en Guest House 05/10/2010 TOKYO, Départ en Bus de Nuit 06/10/2010 OSAKA, 1 nuit en Guest House 07/10/2010 OSAKA, excursion à Ise, 1 nuit en Guest House 08/10/2010 Départ pour KOYA SAN, 1 nuit en temple 09/10/2010 Transport Koya San via Osaka pour KYOTO, 1 nuit en Guest House 10/10/2010 KYOTO, 1 nuit en Guest House 11/10/2010 KYOTO, 1 nuit en Guest House 12/10/2010 KYOTO, excursion Nara, 1 nuit en Guest House 13/10/2010 KYOTO, Départ en Bus de Nuit 14/10/2010 TOKYO, 1 nuit en Guest House 15/10/2010 Départ pour HAKKONE OU IZU, 1 nuit en Ryokan 16/10/2010 Journée à Hakkone ou Izu puis retour à TOKYO, 1 nuit en Guest House 17/10/2010 TOKYO, excursion Nikko, 1 nuit en Guest House 18/10/2010 TOKYO puis départ pour excursion île Izu shoto ( laquelle ?....peut être Oshima ou niijima ou autre ?), Nuit en Ferry 19/10/2010 Journée sur l'une des île d'Izu shoto, 1 nuit sur place mais minjuku ou en tente ?? 20/10/2010 Journée sur l'une des île d'Izu shoto, Nuit en Ferry 21/10/2010 TOKYO, 1 nuit en Guest House 22/10/2010 DEPART

Voilà j'aurais très surement d'autre question mais pour l'heure vos suggestions, vos idées de compléments sont les bienvenu 🙂
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
by Lucbertrand · 2010-07-09 · 3 replies
Préalpes juin 2010

Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.

Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.

Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.

Lundi 7 juin

Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.

Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.

Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.

Mardi 8 juin

Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.

Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.

Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.

Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.

Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.

Mercredi 9 Juin

La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.

Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.

Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?

Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !

Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.

Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.

Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.

Jeudi 10 juin

La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.

La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.

La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.

Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.

La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.

Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.

A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.

Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.

Vendredi 11 juin

Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.

Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.

Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.

Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.

Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.

Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.

Samedi 12 juin

Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.

Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.

Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.

Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.

Dimanche 13 juin

Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.

En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.

Lundi 14 juin

Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.

Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.

Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.

Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !

Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.

Mardi 15 juin

Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.

Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.

Mercredi 16 juin

Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.

En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.

Jeudi 17 juin

Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.

Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.

Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.

Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.

Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.

Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.

De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.

Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.

Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.

Vendredi 18 juin

La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.

Samedi 19 juin

Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.

Dimanche 20 juin

Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.

Lundi 21 juin

Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !

A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Itinéraire de trois semaines en Namibie au mois de septembre English translation pending
by Pamua · 2010-06-30 · 9 replies
bonjour

nous venons de nous décider à partir en namibie en septembre (bientôt déjà!). j'y suis déjà allée une fois (ça fait 7 ans), et si tout serait à revoir, on a décidé cette fois de faire l'impasse sur Etosha, pour pouvoir passer plus de temps ailleurs. j'aimerais vos commentaires sur l'itinéraire, et des suggestions pour les logements si possible (on va partir les 3 premières semaines de septembre avec un 4x4 équipé pour le camping, mais un lit de temps en temps semble souhaitable pour nos vieux os...). on aimerait autant passer plusieurs jours au même endroit, plutôt que de rouler tout le temps. deux questions encore: pour lesquels de ces endroits des réservations sont indispensables? on préférerait pouvoir moduler en cours de route, mais sans se retrouver "coincés" par manque de planification. et avez-vous des adresses pour la location de voiture pas trop chère? merci d'avance!

sam 4: arrivée Windhoek, prise de la voiture, shopping (vous connaissez un logement sympa dans les environ de Windhoek qui serait aussi "nature" que possible?) dim 5: spitzkoppe, camping (j'ai d'excellent souvenirs de cet endroit!) lun 6 spitzkoppe, camping mar 7 spitzkoppe, camping mer 8 palmwag (lodge? ça semble encore relativement abordable... j'hésite avec Grootberg lodge, mais celui-ci est cher, et pour un seul soir, c'est un peu court, non? ou camping à Grootberg ou Palmwag...vos idées? (le but est de faire une halte avant l'étape suivante) jeu9 purros, camping (qu'en disent les connaisseurs?) ven 10 purros, camping (de là j'ai hésité à partir vers Marienfluss, mais c'est loin...les pistes sont-elles bonnes? à priori on retournerait donc plutôt sur la route principale pour repartir vers le nord, mais je suis curieuse de connaitre votre opinion) sam 11 opuwo (lodge?). shopping dim 12 epupa (là aussi, super souvenir de l'endroit...mais est-ce qu'il n'y a pas trop de monde maintenant? lodge ou camping?) lun 13 epupa mar 14 epupa mer 15 hobatere (mais camping, lodge trop cher probablement) ou autre chose aux environs de Kamanjab? jeu 16 aba huab (Vingerklip fait très très envie, mais ça fait sérieusement exploser le budget...je ne sais pas bien comment arranger ces 2 jours -le 15 et 16-, il faut revenir d'Epupa, pour aller ensuite dans le Namib...) ven 17 aba huab sam 18 walvis bay (un hotel que vous conseillez?). shopping dim 19 homeb (je ne connais pas cette partie du namib, mais ça a l'air superbe!) lun 20 homeb mar 21 mirabib mer 22 sesriem (lodge ou camp? ) jeu 23 sesriem ven 24 windhoek sam 25 départ ...
Société de location de van sur Sydney? English translation pending
by TonyEstelle · 2010-05-20 · 9 replies
Bonjour,

Malgré les nombreux sujets ouverts sur ce thème dans le forum, je n’arrive pas à choisir une société de location de van sur Sydney. Entre
http://www.wickedcampers.com.au/ qui propose un super tarif mais dont personne ne fait l’éloge, bien au contraire et d’autres sociétés de loueur avec des prix prohibitifs, je n’arrive pas à trouver mon bonheur.

Si vous avez loué un van en Australie dans la région de Sydney et que vous avez été satisfait merci de me faire part de votre expérience.

Est-il nécessaire de réserver à l’avance ou peut on louer directement un van sur place à Sydney (période mi-février 2011)

Merci à tous pour vos retour

Tony
Fjords en Norvège: belles randonnées et moyens de transport? English translation pending
by Alice199 · 2010-04-25 · 16 replies
Bonjour à tous!

Nous partons à 4 en Norvège 15jrs à partir de mi juillet pour un trip plutôt rando, j'ai plein de petites questions : - On aimerait dans l'idéal se déplacer en bus dans les fjords, pensez vous que c'est réalisable (fréquence et trajets des bus), connaissez vous un site des bus pour la partie sud ouest fjords, a priori Hardangerfjord, Geiranger (ex, dans Geiranger, Dalsnibba, Flydalsjuvet et Djupvasshytta : liaisons faciles en bus)? - quels petits bateaux faut il prendre pour voir les fjords depuis la mer? - nous avons pris le parti de faire surtout les fjords, sur une dizaine de jours : quels randos de fjords conseillez vous? pour ce qu'il reste (environ 5 jours), est ce que vous nous conseillez plutot de faire les iles Lofoten (ça a l'air trop beau, et c'est loin), ou d'aller dans la région des Trolls? ou Lillehammer? - s'agissant du train Flam, connaissez vous des belles rando à partir des différents arrêts du train? - connaissez vous les horaires et prix du ferry cotier (notamment si on fait les iles lofoten), sur le site internet du Hurtigruten on a du mal à comprendre..

Merci d'avance! Anneso et Nico, qui ont du mal à se décider tellement la Norvège a l'air magnifique!!
Présentez vos tentes English translation pending
by Tof74 · 2010-04-25 · 95 replies
Bonjours!

Sur la meme idée que "présentez vos vélos", il serait peut etre aussi interressant de voir un peu toutes les tentes utilisées par tous... Ca peut donner des idées sur les produits.

PS:merci aux amateurs de débats enragés de s'abstenir sur ce coup là!

Allez je commence donc:

Tente quechua 2 secondes: Bons points _Se pose partout en un temps record et permet de boire l'apero tout de suite si on a tres soif... _Son prix _Discrete _Seche tres facilement _Son poids 2.4 kg

Mauvais points: _Pas toujours facile a transporter _Un peu courte en longueur. - Pas d'abside _Pour 1 personne mais pas plus

Bonne tente pour des utilisations en conditions clémentes

Toujours chez quechua, la forclaz t2+ light

Bons points: _Tente super pratique au montage rapide _Discrete _Deux entrées et deux absides, une pour ranger le matos et une autre plus petite pour rentrer et sortir sans rien mouiller. _Bon espace interieur pour 1 personne mais trop juste pour deux _Son poids 2.4 kg _Les arceaux exterieurs sur lesquels il suffit de fixer les crochets de la tente

Point négatif: _Ne se fait plus! et c'est bien dommage.

Allez , je termine avec la beast de chez Husky

_3.3kg _Tente 3 personnes , tres spacieuse pour deux. _Deux entrées et deux absides pour le matos. _Montage classique et pas compliqué. _149 euros

Point négatif: _Pas vraiment discrete en rouge, la seule couleur proposée

Voila, en espérant une bonne participation de tout le monde afin de completer la liste! Bien à vous ! Tof
Retour de Madagascar: Tananarive - Fort-Dauphin - Tulear English translation pending
by Vapkse · 2010-04-24 · 73 replies
Bonjour, voila un petit compte rendu d'un voyage en vélo allant de Tananarive à Fort-Dauphin par la côte-est, puis un retour sur Tuléar par la N13 et la N10.

J'ai découpé le compte rendu en 3 parties 1)Tananarive - Manakara 2)Manakara - Fort-Dauphin 3)Fort-Dauphin - Tuléar

Le tour fait environ 1400km et est difficile. Je l'ai parcouru en 21 jours. Outre la difficulté technique et physique, il faut ajouter pas mal de difficultés pour s'alimenter, et des risques d'insécurité, sur la 3ème partie. En raison de la nature du terrain, que ce soit technique ou sablonneux, un VTT rodé et pas trop chargé est indispensable. Il est inutile, de se trimbaler une tente. Les pneus doivent être roulants, accrocheurs et résister aux crevaisons. J'ai utilisé en ce qui me concerne des Continental travel contact, ce qui ma valu que deux crevaisons due aux épines de cactus longues et denses lorsque l'on roule sur une feuille. Le vélo doit être très solide, il ne faut pas compter pouvoir trouver quelconque matériel de rechange de qualité sur le parcours. Certaines portions comme la côte est de Manambondro à Etakika ou la route reliant la N13 à la N10 passant par Bekitso sont pas ou très peu fréquentées, il est donc indispensable de ne pas prendre de risques en vélo. Prévoir des pièces de rechange (rayons, vis, chambres à air, tip-top, patins de freins, ect..) et éventuellement un pneu pliable.

Si vous aimez l'Afrique et l'aventure en vélo, Je vous conseille vivement les parties un et deux, la troisième est vraiment très dure, avec beaucoup de sable, de pauvreté. La région est aride et le manque d'eau et de choix de nourriture, se fait de plus en plus ressentir avec des rivières complètement asséchées. Le contact avec la population est fabuleux et l'hébergement facile et la nature tout au long de la côte-est est superbe.

Les photos sont postées ici:
http://picasaweb.google.ch/dasilvasoa/madagascar2010

J'ai aussi des traces GPS pour ceux que ça intéresse. J'ai presque tout enregistré, donc elles comportent les dénivelés et les chemins parcourus.

Si vous avez d'autres question, n'hésitez pas.

Serge
Tour de l'Amérique, de l'Argentine à l'Alaska English translation pending
by Ecko747 · 2010-04-13 · 21 replies
Bonsoir!

Je viens sur mon forum préféré pour présenter mon projet dans les mois a venir. En fait, ce n'est pas un tour du monde que je prévois de faire, mais un tour des Amériques, de l'Argentine a l'Alaska. Entièrement par la route (bus, voiture, train, etc..) sur une période de 6 mois.

N'ayant pas des moyens faramineux je vais voyager (du moins dans les pays qui le permettrons) économique.

Je n'ai pas envie de non plus de prévoir ou je serais a quelle date, car les voyages se font au fil des rencontres et on sait très bien que les choses ne se passent jamais comme prévu !

Pour en début qu'en pense les vétérans du voyage? Je voyage seul, c'est sur que les amis ou la famille n'ont pas forcément la possibilité de partir. J'ai 24ans, agent de voyage et j'habite a Toulouse. Si des gens trouvent le projet sympa, hésitez pas.

A bientot.

Geoffrey
Kirghizistan en juillet: sécurité? English translation pending
by Cc74 · 2010-04-07 · 205 replies
Bonjour, On m'a proposé de partir 2 semaines en juillet au kirghizstan (voyage en autonomie à cheval en direction du lac issyk kol et de la réserve de Naryn), voyage entre personnes naturalistes sans tour opérator juste avec un guide. J'ai commencé à me renseigner sur le pays et cela m'a refroidit. Apparemment c'est un pays à haut risque. D'autant plus que l'avion arrive à Bishkek et qu'il y a encore eut des conflits recemment. Bref, si quelqu'un est déjà parti la-bas et à plus de précisions. On m'a dit qu'il y avait des mines également, que beaucoup de drogue et bandes circulaient par là. Bref, je ne voudrais pas m'engager dans un voyage ou je ne suis pas sûr de revenir et avoir des infos fiables. Merci. Sinon, les paysages, cette aventure me tente bien mais tout ça me refroidit.
Avis sur notre équipement pour faire le tour de France à vélo English translation pending
by Découvrire · 2010-04-06 · 29 replies
bonjour bonjour tout le monde, ça y est c'est décidé, on fait le tour de france a vélo à deux!! par contre je dois faire un financier budgetaire pour le proposer au sponsors. j'ai besoins de votre aide pour me conseiller, sachant que pour l'instant on a un petit budget. est il sérieux de s'équiper a décathlon?le vélo qui me paraissait approprié est le "riverside" mais il a un poid conséquent.... au niveau de l'équipement pouvez vous me proposer des marques que vous avez déja utilisé pour faire des périples a vélo. on dormira pas mal en tente, connaissez vous des tentes fiable??

voila je continue mes recherches, n'hésitez pas a laisser un petit message sur ce forum.

a bientot
Quel circuit et quel budget pour deux semaines en Australie? English translation pending
by Moumoutte33 · 2010-03-23 · 8 replies
Bonjour,

Je souhaite partir 2 semaines et demie en Australie au mois de septembre. Passage obligé pour visiter Sydney en fin de séjour, mais à part ça rien n'est prévu... Queensland, Uluru, Brisbane : difficile de choisir et pourtant il faudra bien !!

Pourriez-vous me faire partager vos expériences de road trip, et m'indiquer quel budget il est raisonnable de prévoir pour cette durée ?

Je vous remercie vivement pour vos conseils !!
Météo en Finlande en septembre? English translation pending
by Looking4wild · 2010-03-16 · 6 replies
'jour à tous, j'viens à vous pour trouver des infos sur la météo finlandaise en septembre. Est-il selon vous possible de partir en bivouac pour un mois dans ce pays en septembre, seule, et sans points de chute prédéfinis ? Quel est le climat et l'ambiance de ce pays que je ne connais pas encore? La nature sauvage est-elle toujours préservée? Bref, merci d'avance pour vos récits, conseils et ressentis.
Recherche personne pour partir avec un "sac à dos" en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Tomtomlead · 2010-02-18 · 36 replies
Bonjour aprés avoir lu toutes les pages pour partir en nouvelle caledonie je me rend compte que se n'est pas evidant. J'ai quand même l'intention de partir avec "mon sac a dos" alors si des personnes veulent partir tenait moi au courant😉 Je souhaiterai partir en 2010 quand les billet d'avion son les moins chers....
Coût d'un voyage d'un mois en France? English translation pending
by Elleira13 · 2010-02-13 · 6 replies
Bonjour à tous!

Je suis en train de songer à faire mon premier voyage en Europe plus précisément en France. Je compte loger dans des auberges de jeunesse et j'aimerais savoir combien coûterait approximativement 1 mois , avec le billet d'avion (en provenance de Montréal) la nourriture etc.

Pour ceux qui l'ont déjà fait, j'apprécierais vos commentaires.

Merci!

Elleira
Trois semaines en Norvège en voiture avec des enfants: visites, campings? English translation pending
by Tranchant · 2010-02-01 · 6 replies
Bonjour, Voilà, nous aimerions partir en Norvège au mois d'Aout avec notre voiture et trois enfants (12-16-17 ans). Nous avons un petit budget 2500 euros. C'est la première fois que nous choisissons de partir à "l'aventure" alors j'ai plein de questions: - Est-ce possible avec un tel budget? - Quels seraient les sites incontournables pour une durée de 3 semaines (voyage compris) sans faire de la voiture toute la journée, sachant que nous sommes attirés par les fjords? - Est-il indispensable de réserver des campings à l'avance et si oui existe t-il une liste? - Comment réserver ? - ou bien côut de l'hotel? - Comment cela se passe t-il pour les tunels ou ferry, faut-il réserver à l'avance? J'espère avoir été assez claire dans ma demande, merci pour vos réponses N.T
Itinéraire pour circuit en 4x4 en Tunisie? English translation pending
by Flo88 · 2010-01-30 · 22 replies
Coucou nous faisons un circuit avec nos 3 enfants en 4X4 en avril 2010 , nous sommes à la recherche d'idées à visiter , de bonnes adresses sur notre chemin : restos , hotels merci . Voiçi notre parcours :Tunis - Dougga -Sbeitla -Tamerza/ Chebika/ Mides- DOUZ -TEMBAIN - KSHAR Guilaine -Guermessa/Goumrassen /kasar Addada- Matmata _ EL DJEM - Madhia -Sidi Bousaid .
Mongolie en juillet-août English translation pending
by Filupi64 · 2010-01-27 · 9 replies
Bonjour,

Je prépare actuellement un voyage en Mongolie avec ma copine. Plutot sac à dos et débrouille mais un petit coup de main est toujours bienvenu...

on pense partir 1 mois, faire une viréé à cheval ( 3 jours +ou-, on sait faire du cheval mais on en fait très rarement) et se ballader par ci par là....pour l'instant on ne connait pas grand chose de cette région a part les paysages, steppe...

Première question: le billet d'avion....c'est quoi le cher moins....par pekin ? et ensuite un bus ?

2) quel budget faut il compter pour un mois en mode pas trop cher...

voila pour l'instant... merci d'avance A bientot Phil
Circuit de trois semaines au Canada avec deux enfants l'été prochain English translation pending
by Djap · 2009-12-03 · 25 replies
Bonsoir, Avec l'aide de votre forum, voici le circuit que j'envisage (voiture, 2 enfants de 13 et 15 ans, nous randonnons beaucoup d'habitude) :

Vancouver Port Hardy Le Passage Intérieur Prince Rupert

Stewart

Smithers

Prince George Parc National de Jasper Lac Louise Parc National de Banff Calgary

Cela vaut-il le coup de rallonger vers Waterton et Glacier park, ou cela fait-il assez de km ? Ou vaut-il mieux descendre vers Waterton et Glacier et laisser tomber Stewart vers le nord ?

Je n'ai pas encore regardé l'aspect logement, que me conseillez vous ?

Merci pour vos retours,

Cordialement. 🙂
Québec: carte Sépaq English translation pending
by Juliee21 · 2009-11-21 · 10 replies
Bonjour,  

Je pars à Noël prochain au Québec avec mon copain. Amoureux de la nature, nous voulons faire des excursions dans plusieurs parcs nationaux et réserves fauniques. Je me suis renseignée sur le site de la sépaq pour prendre un abonnement annuel, mais 1 point reste obscur. En effet, il y a 4 formules : - adulte(s) - enfant - familial 1 adulte - familial 2 adultes

Etant donné que nous sommes 2, doit on prendre chacun une carte adulte, ou bien la carte adulte(s) est valable pour 2 adultes ?

Merci
Étudiant de 18 ans cherche une destination pour un premier voyage English translation pending
by Dianto · 2009-09-15 · 28 replies
Bonjour, j'ai 18ans et je souhaiterai entreprendre mon premier voyage avec mon meilleur ami, je fait appel à vous pour que vous partagiez vos expériences et que vous me conseillez sur une destination et si possible que vous me renseignez sur celle-ci (vos expériences, etc). Merci d'avance =) Bye.
Tour des États-Unis et du Canada en trois mois English translation pending
by Victorml · 2009-09-07 · 4 replies
Salut à tous !

Nouveau, je me présente rapidement. Victor 22 ans, en dernière année (master 2, bac+5 donc) de master à Bem (Bordeaux Ecole de Management), anciennement ESC Bordeaux. J'habite donc à Bordeaux.

J'ai déja eu l'occasion de voyager, en Asie et Océanie, et aux US (vécu à NY) et Canada (MTRL et QC).

De Mars à Septembre, avec ma copine qui est dans la même école que moi, nous avons un stage à faire. Ce stage sera, et c'est sûr à 99%, en Amérique du Nord.

Après le stage, les études sont finies, et c'est parti pour 45 ans de travail... Aussi nous voulons nous faire un "vrai" voyage pendant 2-3 mois...

On a longtemps hésité entre le tour de l'australie et les tour des USA + un peu de canada... mais ma copine ayant habité longtemps en Asie, elle a eu l'occasion de visiter plein de fois l'australie, NZ, etc... donc ce sera pour plus tard.

DONC CE SERA UN TRIP ACROSS THE STATES !

Et là, j'ai besoin d'avis, de conseils.

Pour info :

- notre stage sera soit à Montreal, Québec, ou New York. => donc a priori, trip dans le sens EST => OUEST, avec départ de NY. Quelques nuits à NY si on était en stage au Canada, ou alors départ direct de NY si on y était en stage.

- On aimerait faire les villes "de base", Phili, Boston, DC, etc... LA, Vegas, SF, Seattle enfin vous voyez l'idée.. ! - On aimerait aussi se faire les "attractions naturelles" classiques : Death Valley, Yosemite, G Canyon etc... la encore a pas de liste définitive, mais vous vozey l'idée !

Donc mes questions :

Ayant vécu aux Etats-Unis 1 an pour un stage, je suis familier avec leurs ***** de paranoia etc... et familier avec les procédures d'obtention de visa, qui sont, soit dit en passant, un véritable appel au suicide !

Donc pour nous ce sera du visa touriste.

On a quelques questions, notamment sur le transport... J'ai vu que Greyhound fait une intersatate card, sorte de carte orange qui est valable un, 2 ou 3 mois. En gros, on prends et pay pour la card et ensuite, les bus sont free dans tout le pays.

Ou alors on loue une voiture...

En fait j'aimerais bien savoir si il est plus rentable de : - louer une voiture, dormir en motel ou autres (hébergements pas cher) et dormir qques fois dans la voiture - acheter une voiture, dormir en motel ou autres (hébergements pas cher) et dormir qques fois dans la voiture - louer un Van et dormir dedans. - acheter un Van et dormir dedans, le revendre à la fin. - prendre la carte greyhound et dormir en motel...

C'est une question parmi d'autres...

Et puis j'en appel aussi à vos expériences, conseils !!!!!!

Thank you guys !

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