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Passe de bus cie Cruze Del Sur (Pérou) English translation pending
by Jojododo · 2014-11-09 · 8 replies
Bonjour, je suis entrain de préparer mon voyage au Pérou et je me demandais s'il existait une passe d'autobus avec la cie Cruze Del Sur avec des stops over ????
Trois semaines en Malaisie péninsulaire English translation pending
by Blackface42 · 2014-09-28 · 5 replies
Bonjour à tous,

De retour de 3 semaines en amoureux en Malaisie péninsulaire, je vous propose notre itinéraire. Nous avons voyagé avec la compagnie Emirates que nous avons trouvé très bien. Nous sommes resté au maximum 4 jours au même endroit et nous sommes déplacés presque exclusivement en bus, ce qui est très commode et économique en Malaisie (même si la conduite est parfois sportive!)

Jours 1-2, Kuala Lumpur

Central Market, Batu Caves (et ses singes chapardeurs !), Merdeka Square, Chinatown… Super pour commencer notre périple! Le choc culturel est saisissant, il fait une chaleur étouffante, les scooters sont partout et les gens nous aident spontanément à trouver notre chemin.🙂..petite déception quand même pour une des grottes de Batu (détritus partout dans celle tout en haut des marches, l’autre est très belle) et le Chinatown (trop peu authentique, beaucoup de vendeurs de contrefaçons, mais premier fried rice!). Central market et surtout Merdeka square ont beaucoup de charme.



Jours 3-4, Malacca

Red Square, Musée de l'Indépendance, Sultanate palace, St Paul's Church, Baba Nyonya Heritage, Cheng Hoon Temple, Masjid Kampung Kling, Stadthuys…et pour finir tour en péniche. Nous avons adoré Malacca et en sommes reparti avec un pincement au cœur. L'ambiance y est très particulière, avec ces vestiges coloniaux qui côtoient temples chinois et mosquées. Vous pouvez faire un tour de la ville dans les trishaws fleuris et kitsch à souhait (nous ne l’avons pas fait, budget serré oblige). Le centre-ville historique est propret et très agréable à visiter (pas trop de circulation mais beaucoup de français!), et il n’y avait presque personne dans les musées (ça fait du bien d'être un peu seuls!). Nous en avons aussi profité pour goûter à la cuisine baba-nyonya, un régal!



Jours 5-6, Cameron Highlands

Plantation de thé, Mossy forest, ferme aux papillons, exploitation de fraises, honey bee farm, Sam Poh temple... Le bol d'air frais de notre voyage! Nous avions opté pour un "tour" au départ de Tanah Rata. Les plantations de thé sont superbes (on s'arrête dans l'une d'elles pour déguster un bon thé et des tartelettes à la fraise maison!), le petit trek dans la mossy forest rafraîchissant et instructif (guide très sympa à l'anglais impeccable qui nous a montré entre autres choses des plantes carnivores!). Par contre honey bee farm, serres de fraises et autre time tunnel museum ont peu d'intérêt et font attrapes-touriste, c'est dommage! Et en plus ça gâche le paysage.



Jours 7-8, Ipoh-Kuala Kangsar

Gare ferroviaire, hôtel de ville, St Michael's institution, Perak Tong caves...Il n'y a pas forcément grand-chose à faire à Ipoh mais nous avons eu un coup de cœur pour cette ville avec son charme suranné, ses vieilles baraques coloniales. On y a trouvé les gens particulièrement accueillants. Et en deux jours, on n’a vu presque aucuns autres touristes occidentaux, ce qui a été, au final, très appréciable! On s'est par exemple retrouvé à manger dans un restaurant entouré de locaux qui ne parlaient pas anglais...très authentique!



A une heure de route d'Ipoh, Kuala Kangsar, la ville royale, vaut le détour. Contraste saisissant avec Ipoh la chinoise, car c'est une ville presque exclusivement musulmane, il y a un côté oasis dans le désert (grosse chaleur ce jour là en plus!). Nous avons visité la Gallery Sultan Azlan Shah et la sublime mosquée Ubudiah qu'on dirait toute droite sortie d'Aladdin! Là encore presque pas de touristes, les locaux sont contents de nous voir, ils nous sourient et nous font signe. Voilà, arrêtez-vous dans ces deux villes avant d'aller à Penang, ça vaut le coup!



Jours 9-10-11, Georgetown

Peranakan Mansion, masjid Kapitan Kling, Teochew temple, Hainan temple, Khoo Kongsi, Burmese and Thai temple, Penang museum, Eastern and Oriental hotel...Nous avons beaucoup aimé Georgetown. J'ai trouvé l'ambiance proche de celle de Malacca, avec le même côté multiethnique, mais en plus bruyant, plus bouillonnant...Comparé à Georgetown, le centre-ville historique de Malacca est sage! Le Little India est très vivant, un condensé d’Inde. Si à Malacca on avait rapidement pris nos repères, à Georgetown on s'est perdu encore et encore dans un dédale de petites rues, ce qui a aussi son charme. On a fait aussi une chasse aux street art, un jeu de piste grandeur nature dans la ville pour trouver de jolis peintures murales et se perdre encore... On a mangé pour la première fois dans des foodstalls à Georgetown, et pour trois fois rien! J’ai enfin goûté au nasi lemak, le plat national. Très épicé mais j’ai adoré ! Un conseil, rejoignez Georgetown en ferry, vous arriverez directement dans le centre-ville historique.



Jours 12-13-14-15, Iles Perhentians

Après un passage éclair à Kota Bahru pour transiter, nous voilà sur les iles Perhentians. Nous avions jeté notre dévolu sur Kecil, la plus petite des deux îles. C’est idyllique, l’eau est turquoise et limpide, un vrai décor de rêve ! Nous avions choisi Coral Bay comme plage de résidence. J’ai aimé la tranquillité de Coral Bay, même si on ne peut pas s’y baigner. Le gros point noir de notre étape aux perhentians : les coups de soleil !! Et oui, fatigué après notre long trajet en bus, nous nous installons sur Long Beach sans prendre les précautions d’usage, car le soleil était voilé ! Et nous voilà rouge comme des écrevisses ! Alors attention au soleil, même si le ciel est couvert ! Nous avons fait du snorkeling, on voit des poissons de toutes les couleurs pas très loin du bord ! Les varans nonchalants sont omniprésents, c’est de sacrés bestioles comme on en voit pas tous les jours ! Quelques petites choses qui m’ont dérangé quand même sur Kecil : des bruits de chantier (marteau, perceuse..), de mauvaises odeurs par endroits, des bouteilles en plastique qui traînent, des prix deux fois plus chers qu’ailleurs, des assiettes pas très copieuses et un service parfois limite (une heure pour amener un 7up à ma petite amie, sans le sourire, et chaud en plus…). Pour manger nous avons quand même trouvé un endroit très bien que je vous conseille : Ewan’s place.



Jours 16-17, Kuala Lumpur

Tours Petronas, Aquaria, Triangle d’Or…Nous ne pouvions quitter la Malaisie sans voir les Tours Petronas ! Et quel spectacle ! Nous nous sommes contentés de les admirer d’en bas, monter jusqu’au Sky Bridge n’est pas donné et overbooké. Un conseil, ne faites pas comme nous, n’attendez pas d’être à KL pour acheter des souvenirs, nous avons pas mal galéré ! (KL n’est pas si touristique en fait, et mise sur le luxe avec ses megamalls). On admire la ville une dernière fois depuis le métro aérien, très agréable, direction l’aéroport non sans une certaine émotion (au départ) et une certaine fatigue à l’arrivée en France (escale de 16 heures à Dubaï, plus jamais ça !).



Voilà pour le récit de ces trois semaines magiques en Malaisie, notre premier voyage en Asie. C’est un très beau pays, avec un peuple fier (des petits drapeaux de partout) et très accueillant dans l'ensemble. Les malais sont d’origine diverses, ce qui donnent lieu à des ambiances contrastées et parfois surprenantes, c'est assez génial!

N’hésitez pas si vous voulez plus d’infos, je serais ravi de vous répondre.
Plongée à Sharm el-Sheikh ou Dahab et questions sur le Sinaï English translation pending
by Triskelion · 2014-09-27 · 8 replies
Bonjour, Je pars bientôt pour l'Egypte et je devrais être sur les plages du Sinai la première semaine de novembre après avoir fait Le Caire/Louxour/Assouan. J'irai là-bas quasi exclusivement pour la plongée durant une semaine. Apparement le choix se portera sur Dahab plutôt que Sharm (je voyage en mode routard !) et mes questions sont: 1) Je veux absolument faire ces plongées: -SS Thistlegorm -Shark and Yolanda Reef -Jackson Reef, Straits of Tiran et le Ras Muhammad National Park en général -Blue Hole Etant donné qu'ils sont plus proches de Sharm (à part le BH) est-il facile de s'y rendre avec une agence depuis Dahab ? Auriez-vous un club à me conseiller ? Si francophone c'est un plus mais pas essentiel.

2) C'est assez dur d'avoir les informations sur le Sinai en ce moment (forum pas très actif), ça donne quoi question fréquentation touristique ? Est-il sécuritaire de se rendre à St Catherine ?

3) Je dois ensuite me rendre en Jordanie. La meilleure solution est de prendre un bateau à Neweibaa ?

Merci
Temps aux Philippines en novembre English translation pending
by Valcourt · 2014-08-24 · 6 replies
Bonjour Peut être une opportunité de 15 jours 3 semaines de vacances début novembre on aimerait bien revenir aux phils mais le grand sujet quel temps et ou séjourner visayas caminguin ou Nord de Luzon Merci Valerie
Randonnées à Corfou English translation pending
by Yemen · 2014-07-27 · 9 replies
Bonjour,

je prépare un voyage à Corfou. Un des objectifs, découvrir l'ile en faisant des randos à la journée.

J'ai bien repéré qu'il y a le trail de Corfou. Mais pas boucle. Et je n'ai d'ailleurs pas trouvé de guide en français qui décrive ce trail 😕

Quelqu'un peut-il me donner des infos sur des randos à la journée ? est ce que je peux trouver un guide qui les décrive ?

Merci d'avance 😏
Camping Islande camping-car English translation pending
by Margot728 · 2014-06-30 · 19 replies
bonjour

nous partons en Islande a la fin aout pour 2 semaines et voulons louer un petit camping car. j ai besoin de vos recommandations;

1- est ce que l on doit absolumement , ou recommandez vous, de louer des campings a chaque nuit ou est il possible de se garer et de dormir dans un stationnement. si camping..en connaissez vous les couts approximatifs ou trucs et astuces

2- est ce que l on doit rester seulement sur la route 1 ou il est possible de circuler sur certaines routes plus secondaire ( style F 225 ou F 208)

merci de vos conseils concernant les déplacements en camping car en Islande et bon voyage a tous
Réserver une croisière en tarif "Prima" sans le vol avec Costa English translation pending
by Bleud122 · 2014-06-02 · 20 replies
Bonjour à tous !

Pas facile de réserver ma croisière en couple pour Juillet 2014 au départ de Copenhague sans que les croisiéristes ou même COSTA en direct ne m'oblige à prendre l'avion en supplément avec eux. Le problème est que le tarif alléchant qui m'est proposé à 513 € pour 8 jours par personne ne comprend pas les vols de Nice à Copenhague. j'ai donc trouvé pour moins de 500 € pour 2 personnes le vol aller retour avec la compagnie SAS aux mêmes dates de départ que la croisière par mes propres moyens. Le souci est que je ne peux pas réserver sur internet sans que l'on m'impose le package vol/croisière .La ou ça se corse c'est que l'on grimpe vite à plus de 2000 € en tout soit 1000 € de plus avec le vol au lieu des 500 € avec ma réservation solo .Est ce normal ou même légal d'afficher un prix fracassé sur les différents sites en ligne qui n'inclus pas les vols et de refuser au client la possibilité de réserver uniquement la croisière ?
Choix d'une tente English translation pending
by Alexhike · 2014-04-03 · 5 replies
Bonsoir,

Préparant un voyage solo pour cet été vers les pays scandinaves, et ayant un budget inférieur à 200euros, je m'étais tourné en premier vers la dolomite jamet.Au vieux campeur, on me l'a fortement déconseillé pour ce type de voyage. Du coup, mon choix se tourne vers ces tentes : - zephyros 2 tente terra nova - taurus 2 vaude - micra tente salewa -trisar 2 wild country (sup à2.5kg)

Qu'en pensez-vous ?

La zephyros me tente, par rapport à son poids, mais est-elle facile et rapide à monter ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Made in Hong Kong English translation pending
by Genevois · 2014-03-07 · 13 replies
Les villes mythiques. Celles qu'il faut avoir vu une fois dans son existence. Oh bien sûr, chacun aura sa propre liste, suivant ses goûts, ses moyens, ses choix. Les nôtres : New York, Paris, Rome, Londres, Tokyo, Berlin, Pékin. Et pour d'autres raisons Nashville, Naples ou encore Bangkok. La liste ne sera sans doute jamais définitive, pour devoir y ajouter encore quelques mégapoles ou des villes plus modestes. Mais pour la compléter, il nous fallait y inscrire Hong Kong.

Il faut dire qu'à 600 Euros avec Emirates, le choix a été vite fait. Pas de quoi hésiter trop longtemps, si ce n'est peut-être sur la durée du séjour, soit finalement un peu plus d'une semaine, 10 jours, les trajets compris.

Voler avec Emirates est un plaisir. Un triple 7 impeccable, un équipage présent et prévenant, un stop à Dubaï qui nous permet de marcher un peu pour dégourdir les articulations et un second segment tout aussi agréable que notre Genève-Dubaï, mis à part les quelques turbulences habituelles. Entrer à Hong Kong est très rapide. Les guichets de l'immigration sont nombreux, le contrôle rapide. Petite déception toutefois, pas de tampon dans le passeport !

Pour descendre en ville, plusieurs options : taxi, train ou le bus. Nous prendrons le bus, impérial à deux étages évidemment. Muni de notre carte Octopus achetée dans le hall d'arrivée (100$ de crédit + 50$ de dépôt à récupérer au départ), nous n'avons pas besoin de monnaie pour payer les 33$ du trajet. Destination le Innsight Hotel, trouvé sur le net, sur Lock Road, une petite parallèle à Nathan Road dans le quartier de Tsim Sha Tsui. Les explications reçues par mail sont parfaites et il est facile d'arriver à notre logement. pourtant aucune indication qu'il y a là un hôtel, ni dans la rue, ni dans l'allée. Petite chambre au 2ème étage, mais suffisamment grande pour deux et notre valise, toilettes et douche, propreté parfaite, un bon deal. L'établissement occupe aussi le troisième pour un total de 16 chambres de divers conforts.

Malgré notre voyage de quinze heures, le coup de barre ne nous met pas encore KO. L'après-midi en est à son milieu, nous avons le temps de partir nous balader dans le quartier. Le sud de Nathan Road grouille, fourmille, bouge, le mouvement est constant. Le monde, sur les trottoirs, dans les commerces, les restaurants, la foule, partout. Des tailleurs indiens aux vendeurs de rue qui proposent des fausses Rolex, des chinois presssés, des quelques touristes qui flânent, la masse est bigarrée sur Tsim Sha Tsui. Le temps est aux nuages, le plafond est bas et le vent est fort. Il fait frais sans faire froid. Depuis le terminal des Ferry, l'île de Hong Kong en face de nous est quasi dans la brume. Là plus qu'ailleurs, le vent nous refroidit tout de même, il nous faut nous réfugier dans les rues, à l'intérieur des quartiers, à l'abri des murs. Alors on remonte Nathan Road, l'épine dorsale de Kowloon. A Jordan Street, nous partons dans les petites ruelles du quartier de Yau Ma Tei. Les vitrines clinquantes, les boutiques occidentales ont laissé la place à l'Extrême-Orient, aux petites échoppes et magasins locaux, aux stands de rue. Mais la fatigue arrive, nous reprenons le chemin du retour après cette rapide prise de température.

Premier repas du soir aussi, dans un Food Republic au sous-sol d'un centre commercial à l'angle de Haïphong Road et de Canton Road. Le choix est vaste et les prix sont bas. Nous opterons pour une spécialités taïwanaise et quelques dim sum. Là, il est temps, il nous faut nous coucher. Demain l'exploration commence. Nuit perturbée évidemment. Et lever tard. Aujourd'hui, le programme c'est Kowloon. Nous partons tout en bas de Nathan où nous entrons dans le hall du Peninsula Hôtel qui a conservé tout son héritage britannique.Quelques Bentley devant, belles colonnes, une grande salle pour prendre le thé, un petit orchestre qui joue à l'étage. En remontant la grande avenue, nous voilà à Chunking Mansion, un vieux bâtiment dans lequel on trouve de tout. Depuis des chambres pas chères (et au niveau de confort variable semble-t-il) dans les étages aux épiceries du rez-de-chaussée. On y pénètre et on change d'endroit. Nous voilà en Inde et/ou au Pakistan. Les échoppes qui préparent des curry et des lassis sont nombreuses. On y taille des costards, on y vend de tout, surtout du faux, le dépaysement à l'intérieur du dépaysement.

Presque en face, c'est le Kowloon Park, un des écrins de verdure à l'intérieur des murs. Une volière, quelques bassins, un jardin chinois. Des habitants viennent y faire leur gym, leur feng shui ou leurs mouvements d'arts martiaux. Un parc comme une bouffée d'air au milieu du bruit et de la densité de la foule. Nous aurions voulu voir l'église de St-Andrews, mais elle entourée de barrières et d'engins de chantier, dévolue à la rénovation. Alors nous revenons dans le quartier populaire de Yau Ma Tei. A l'entrée du marché de nuit de Temple Street (où il n'y a bien sûr rien la journée...), nous trouvons le Canton Dim Sum Master, quelques tables, des Dim Sum excellents à des prix plus que raisonnables. D'ailleurs, pas un touriste présent alors que nous frisons l'overdose. Yau Ma Tei est éminemment populaire. Les Occidentaux y sont rares et les panneaux en chinois sont peu traduits en anglais. Le quartier nous plaît bien sûr. Ici, plus de sollicitations pour une fausse Rolex, plus personne pour vous proposer un costume sur mesure, rien que Hong Kong. Nous sillonons les rues entre Jordan Road et Kansu Street. Un marché est installé le long de Reclamation Street. Un marché local, de fruits, légumes et viande, plus bien sûr quelques étals qui vendent de tout et même de rien.

Juste en-dessus de Kansu Str. il y a le marché de Jade. Des pierres, des colliers et bracelets, des statuettes, de cette pierre verte, mais aussi d'autres matériaux. Aucune idée de la valeur de la pierre et les objets présentés ne nous attirent pas, ce sera pour le plaisir de nos yeux. Tout proche, nous entrons dans le temple de Tin Hau, où des ventilateurs expulsent les fumées d'encens qui brûle par d'énormes spirales qui pendent au plafond. Les gens viennent y prier, faire quelques offrandes et brûler des batonnets d'encens. Un temple encore bien actif.

Nous continuons à remonter vers le nord et nous repassons Nathan Road vers Tung Choi Street où se tient le Lady's Market. Normal, l'article qui est le plus présent est le sac à main ... Rien à voir avec un marché typique, ici c'est la négociation qui est le sport roi, pour décrocher un bon prix pour des habits, des sacs ou quelques autres babioles. Une réplique du marché de Temple Street. Tout au nord de cette rue, ce sont les animaux qui se vendent. Quelques chiens, des poissons dans des petits sachets, des tortues, des lapins. Puis à quelques pas à l'Est, nous trouvons encore le Flower Market et le Bird Market, tous deux voisins. Orchidées et autres belles compositions florales, perroquets et volatiles divers, la visite vaut la peine. Plus de 5 heures que nous marchons. Et nous voulions encore aller au monastère de Chi Lin et au temple de Tai Sin. Trop tard. Nouveau marché sur Fa Yuen Str. et là encore, pas d'Occidentaux à l'horizon. Nous reprenons un bus pour redescendre à l'hôtel, nous reposer un peu. Nous nous fions à la destination affichée sur l'avant du bus, mais aux arrêts, chaque parcours est décrit sur une fiche propre à chaque véhicule. Après une douche réparatrice et une petite pause pour nos jambes, nous repartons dans la région du marché de nuit.

Nous empruntons Parkes Street, entre Austin et Jordan. Tout au bout de la rue, nous repérons un petit resto local, rien en anglais, pas l'ombre d'un Blanc, où on sert des nouilles sur des raviolis à la crevette. Parfait. Nous avons même de la peine à nous faire comprendre, alors on montre du doigt une assiette voisine. Le resto est plein et nous nous retrouvons à table avec un vieil homme, qui ne parle pas anglais et qui déguste ses nouilles avec quelques morceaux de porc. Il nous regarde manier nos baguettes et a la décence de ne pas sourire, surtout lorsque les raviolis glissent et repartent dans le bol. Le marché de nuit de Temple Street est à côté. Ceux qui apprécient Khao San Road à Bangkok ne seront pas dépaysés ici. Tout n'est que négociation pour des articles pour touristes, de la clé USB aux sacs à main en passant par les habits. Deux ou trois stands de nourriture aussi, au coeur du marché. Le temps est resté couvert et venteux, un petit crachin vient même nous rappeler qu'il y a peu, Hong Kong était britannique.

Retour à notre repaire de Lock Road pour préparer notre journée de demain et nous mettre à jour dans nos notes. Le décalage fait encore bien son effet, le sommeil est loin.

Très loin même, surtout vers 03h00 du matin, lorsque les yeux sont bien ouverts. Aujourd'hui, il s'agit de poursuivre l'exploration de Kowloon, en visitant tout d'abord le monastère de Chi Lin, tout près de la sortie de Métro Diamond Hill. Le monastère est splendide, avec une première cour parsemée de bonsaïs. Le bâtiment principal est lui aussi magnifique, avec des plusieurs statues de Buddha suivant les points cardinaux. L'atmosphère est à la spiritualité, d'autant plus que l'endroit est silencieux, les rares visiteurs de ce matin se faisant discret. En face du monastère, le jardin de Nan Lian. Encore un endroit à ne pas manquer, tant tout y est beau. Des bansaïs aux ornements de buissons, au petit temple au bord de la grande mare. S'y balader est même reposant.

Retour à la station de métro et nous reprenons une rame pour un arrêt. Cette fois, c'est le temple de Wong Tai Sin, non plus bouddiste mais maoïste. L'ambiance y est tout autre, loin du calme de Chi Lin. Première approche, le temple est coincé entre des barres d'immeubles et des tours toutes plus hideuses les unes que les autres, auxquelles s'ajoute une autoroute bruyante. Et quel monde. Ca se bouscule, ça crie, ça pousse, ça marche sur les pieds des autres, loin du calme, vraiment. Toutefois, cela reste à voir, surtout la partie où les visiteurs viennent agiter une série de bâtonnets, jusqu'à ce qu'un d'entre eux tombe au sol. Un oracle suivra, le hasard aura bien fait les choses. Ou pas. Puis, les gens brûlent une poignée d'encens que l'on plante ensuite dans un grand récipient. Le tout en s'inclinant devant le temple principal. Il y a aussi une petite balade à faire autour de ce dernier, mais rien à voir avec le jardin de Nan Lian.

Encore un retour au métro pour la station de Lok Fu. Cette fois-ci, c'est le Kowloon Walled City Park que nous venons voir. Depuis la sortie du métro, aucun panneau, aucune direction. Pour assurer le coup nous prenons un taxi, mais le chauffeur ne comprend pas l'anglais. Tant bien que mal nous nous faisons comprendre et finalement il nous amène à destination pour une somme modique. Autrefois, l'emplacement de ce parc était un ensemble de tours adossées les unes aux autres, construites plus ou moins illégalement, abritant des entreprises illégales, du trafic en tout genre, de la prostitution, des paris clandestins, bref une zone gentiment devenue insalubre et de non-droit. Seuls les dentistes y étaient renommés et reconnus. De 1991 à 1993, cet ensemble de tours a été rasé pour faire place au parc. Il est agréable de s'y balader et de voir quelques images de ce que fût l'endroit jadis.

Quittant le parc, nous prenons la direction de Kowloon City, à pied, vers Carpenter Road. Ici, point de touriste, ce qui fait bien sûr le charme de ce quartier. Restaurants thaïs, vietnamiens, malais, chinois bien sûr, le choix est vaste. Il faut dire qu'il est impossible de mourir de faim à Hong Kong tant les endroits pour manger sont nombreux, des milliers au bas mot. Pour notre repas de la mi-journée (en fait 14h30), nous trouvons à nouveau un petit resto de Dim Sum. Aucun menu en anglais, quelques photos uniquement, on tente le coup au petit bonheur la chance. Evidemment, on se régalera. Nous rejoignons ensuite la Prince Edward Road West, mais nous sommes loin des stations de métro. Par chance, un petit bus 16 places affiche un unique panneau en anglais mais il indique qu'il va à une station du MTR. On y monte pour quelques centaines de mètres et nous nous retrouvons au coeur de Mong Kok que nous avons visité hier. Facile de rentrer depuis là, il suffit de rejoindre Nathan Road et de monter dans un des nombreux bus qui descend vers le sud et Tsim Sha Tsui.

L'après-midi touche à sa fin, nous ne voulons pas commencer la visite d'un quartier maintenant. Alors, on se rend dans une magasin Harley-Davidson, du côté de Wan Chai, de l'autre côté de la baie, histoire de faire quelques cadeaux à des amis bikers. Pour le retour, nous empruntons le mythique Star Ferry qui traverse en quelques minutes. Le départ de Wan Chai est superbe, avec les gratte-ciel en arrière-plan. Par contre, le ciel est toujours aussi bas, le Victoria's Peak est dans le brouillard ... Retour à l'hôtel pour reposer les mollets, avant de ressortir ce soir. Nous sommes pile à l'heure sur l'Avenue des Stars pour le show. Pile à l'heure et en plein vent frais qui transperce les habits. Les buildings illuminés sur l'île de Hong Kong suffisent au spectacle. Très franchement, nous n'avons pas été séduits par le show proposé, pourtant décrit comme une des attractions majeures de la mégapole. Question de goût peut-être, mais bref, pas terrible selon nous. Nous nous rabattons rapidement sur un resto japonais dans une rue adjacente à Nathan et là par contre, nous avons apprécié. Sans doute que nos estomacs sont plus réceptifs ...

Demain, nous franchirons une nouvelle fois la baie, à la découverte des quartiers de l'île.
Location de voiture en Californie pour 7 personnes English translation pending
by Kiki1968 · 2014-02-14 · 13 replies
Bonjour, Nous partons à 4 adultes et 3 ado en Californie cet été pendant 3 semaines. Je ne sais pas quelle voiture louée. Pourriez vous m'aider. Je pense que nous aurons au moins 5 valises.

Merci
Cuba sauvage? English translation pending
by Taim · 2013-10-09 · 11 replies
Bonjour,

Ma blonde et moi avons le goût d'aller voir Cuba cet automne. On est pas riche. Si nous pouvions nous le permettre nous ferions l'achat de billets d'avion (juste le vol) et ensuite nous nous trouverions nous même notre logement, car nous cherchons quelque chose de Cubain et le plus sauvage possible. Mais les billets d'avion en partance de Montréal, juste le vol, c'est 200-300$ de plus cher que si nous prenons un tout inclus.. ce qui est n'est-ce pas un peu particulier..

Je me demandais, est-ce une idée folle d'acheter un tout inclus à 500$ et de ne "pas utiliser" notre hôtel (bouffe, etc..)?

Je m'explique si je ne suis pas clair : J'achète le tout inclus le moins cher que je vois, puis une fois sur place je dors la première nuit et ensuite nous nous rendons dans un autre endroit déjà choisi au préalable. C'est comme si mon billet d'avion me coûtait le 500$ du tout inclus, et je dois rajouter disons un 250$ pour passer les 5 prochains jours dans un endroit qui nous ressemble plus. Cela se fait t-il? Vais-je alarmer mon hôtel tout inclus si je leur annonce que je part pour 4 jours?

Et à ce sujet, je pose ma dernière question : nous cherchons une destination sauvage, particulière, hors des sentiers battu, ou nous pourrons dormir, auriez-vous des idées?

Je vous remercies tous!

Francois
L’Espagne avec des adolescents English translation pending
by Gordrash · 2013-08-19 · 20 replies
Bonjour a tous, cette année (en 2013) nous sommes allés en Espagne. A ma petite famille (Magali et Romane) s'est rajouté mon neveux Erwoan.

Je vais tenter de vous raconter nos vacances, comme pour mes précédents voyages aux Royaumes-Unis et en Thaïlande, en faisant jour par jour, pour vous faire partager notre expérience.

N'hésitez pas à intervenir si le cœur vous en dit. 😉
Solar Air - Don Mueang/Koh Tao (via Chumphon) English translation pending
by DanyMichel · 2013-07-31 · 8 replies
Bonjour,

J'aimerais avoir des infos récentes sur la compagnie Solar Air qui vole de Don Mueang (départ 09.45) vers Chumphon et qui propose un combiné vol + high speed boat Lomprayah vers Koh Tao (arrivée vers 14.45).

J'ai beau chercher sur le site de Lomprayah.com qui, d'après certains forums, proposerait la formule également et sur celui de Solar Air, je ne trouve aucune info. Peut-être est-ce encore trop tôt pour février 2014....?

Merci d'avance pour les informations que vous pourriez m'apporter !
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
by Naps · 2013-07-15 · 27 replies
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE

- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -

Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...

Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...

Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...

Swangi, Professionnalisme.

Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...

(à suivre...)
Premier voyage solo Nantes - Beaunes à vélo English translation pending
by Ceylielusion · 2013-07-10 · 23 replies
Bonjour tout le monde,

depuis le temps que je parcours ce forum, m'y voilà enfin !

En ayant marre de toujours reculer et de ne jamais oser, j'ai pris la décision de partir à vélo, mi septembre, pour aller y faire les vendanges. Ceci dit, j'ai jamais fait, je suis pas une grande sportive de base, et j'ai quelques craintes/doutes/questions.

J'vous explique les choses ; le trajet représente 763km si je pars d'Angers donc je pense à peu près 850 km au départ de Nantes. Je n'ai jamais fais de voyage à vélo, et lors de mes ballades, je m'étais jusque là contenté de 20/30km, la plus longue ayant été d'une 50aine de km après ma journée de boulot et une crise d'asthme en prime, autant vous avouer que j'en ai bavé. Du coup, j'envisage de faire ça tranquilement en parcourant le maximum les sentiers de la loire à vélo et j'ai calculé les choses comme ça ; je me donne 8 à 12 jours, en me disant que 100km/j ça me parait déjà énorme. Sachant qu'en moyenne sans entrainements et à vide je fais du 20km/h, je m'accorde 6 à 7h de vélo par jour.

Déjà sur ce point, vous pensez ça jouable ?

Départ mi septembre, ça me laisse deux mois pour bien me préparer physiquement, au moins à l'endurance. Donc depuis lundi j'ai repris la pédale avec mon tout nouveau vélo (m'étant fais volé l'autre sur mon balcon !). J'envisage de faire du vélo quotidiennement, 20 à 30km pour le moment. Est-ce qu'en faisant ça jusqu'à septembre je tiens le bon bout ?

Pour ce qui est du matériel, déjà le vélo ; j'ai acheté en faisant confiance au vendeur un ktm life joy version "hollandais" (ah oui autant vous dire que je n'y connais rien de base en vélo). J'espère que du coup ça ira... Pour les bagages, j'avais depuis longtemps jeté mon dévolu su des vaude karakorum, puis une saccoche de guidon où je pourrai mettre mon reflex. J'ai aussi pris une remorque adaptée pour me ballader avec mes chiens (40kg à deux quand même !), mais je ne pense pas la prendre pour transporter du matériel. Maintenant je dirais qu'en "gros" matériel qu'il va me manquer, c'est d'une toile et d'un duvet qui ne prennent pas de place car j'aimerai ne pas ajouter de saccoche, sauf si selon vous ça sera trop juste et que je sois obligée d'en mettre devant...

Du coup, sachant que je partirai la dernière quinzaine de septembre, pour un budget vraiment mini, vous me conseillerez quoi comme tente et duvet ?

Pour les vêtements, je pensais prendre deux pantalons "amovibles" en short, un t-shirt manche courte et un manche longue, un polaire, une cape de pluie, short/t-shirt pour la nuit, deux serviettes de voyage et des sous-vêtements en double. En chaussure ma paire pour rouler, en espérant qu'il ne pleuve pas trop, et c'est tout ! C'est jouable ?

Comme matériel je pensais à un savon de marseille, une brosse, kit dentaire de voyage, un réchaud, une popotte et voilà. Autre chose ?

Reste la question du trajet et des hébergements, mais ça je devrai trouver facilement je pense en empruntant la loire à vélo. Puis j'aurai une idée plus précise des étapes en fonction de mes "entraînements" !

Si je pense avoir réfléchis à a peu prêt tout dans la globalité, le point où je sèche c'est la bouffe... Au quotidien je galère déjà, j'ai du mal à équilibrer le tout en mangeant un seul vrai repas par jour et encore, d'autant plus que je suis végétarienne (je suis pourtant un gros gabarit avec un réserve musculaire pas trop mal je pense). Comment faire ? Des conseils, des astuces ?

Voilà, je crois avoir fais le tour de mes questionnements, du coup vous pensez quoi de tout ça ? Possible, pas possible ? Cap, pas cap ?

Merci bien à vous !

Ps; évidement je prends avec plaisir toutes remarques-critiques-avis-conseils-renseignements-et tout ce que vous voudrez bien me dire !
Ramener un chien indien en France? English translation pending
by Raphaelle17 · 2013-07-06 · 14 replies
Bonjour à tous,

Mon sujet s'adresse uniquement aux personnes qui ont déjà ramené un animal indien, provenant de la rue, en France. Je tiens d'avance à dire qu'il ne s'agit pas d'un débat afin de savoir si cela fait sens ou s'il est raisonnable de ramener un chien des rues indiennes en France alors qu'il y en a tant dans les refuges qui attendent d'être adoptés. Je le sais parfaitement et là n'est pas ma question, j'ai déjà adopté deux chiens qui m'attendent en France et, depuis mon arrivée en Inde pour mon stage de fin d'études, j'ai établi une relation particulière avec un chien que je vois tous les jours et que je ne peux tout simplement pas imaginer laisser derrière moi en partant...

J'ai tenté de me renseigner, notamment en allant sur le site des douanes françaises, mais si quelqu'un a déjà ramené en France un chien (ou chat) trouvé en Inde, j'aimerais BEAUCOUP savoir qu'elles ont été les démarches à suivre. Il semblerait que mon chien (oui, c'est le mien) soit stérilisé et vacciné d'après son oreille qui aurait été "poinçonnée" comme marqueur par un des centres qui s'occupe de la stérilisation et de la vaccination des chiens de rue.

Bref, je sais que c'est très compliqué, d'autant que l'Inde est l'un des pays au monde où sévissent le plus de cas de rages, mais comme "à coeur vaillant rien d'impossible", j'ai l'espoir fou de pouvoir le ramener avec moi.

Je sais qu'il faut effectuer un test anti-rabique au moins 3 mois avant le départ, je pars justement dans 3 mois pile. Est-ce que ce délai est absolument à respecter ? Et comment faire parvenir à un centre européen agréé les prélèvements sanguins ? par quel intermédiaire ?

Voilà, je remercie mille fois ceux qui pourront m'éclairer !

Bons voyages à tous :)

PS: Ci-joint une photo de mon chien, comment résister à un si profond regard ?
Perhentian ou Mantanani? English translation pending
by Ingrid78 · 2013-06-29 · 7 replies
Bonjour, je pars du 26 Septembre au 7 octobre en Malaisie je pensais rester 3 jours sur KL, puis 2 ou 3 nuits au Taman Negara. Pour finir mes vacances en beauté je souhaite me rendre sur une ile paradisiaque - en sachant que l'année derniere nous étions aux Maldives

J'hésite entre Perhentians et Mantanani sur Bornéo J'ai juste un serieux doute sur le confort dans les "bungalows" de Mantanani et si je choisi Mantanani, dois-je réserver mes billets d'avion pour Kota Kinabalu maintenant via le net? ou bien une fois en Malaisie ? en ce moment je trouve l'aller retour pour 120€ a 2. Peut-etre une fois sur place les prix auront augmentés ?

Je suis preneuse de tout autre conseil Merci Merci
Découvrir Whashington: où dormir? English translation pending
by Seb6210 · 2013-06-29 · 8 replies
Salut , Je planche deja sur mon futur voyage .Je vois que les hotels à washington sont assez chers , savez vous ou dormir à prix correct ? Dormir hors de washington est il une bonne solution? Combien de temps faut il pour voir l'essentiel de whasington?

Merci
Fréquence des bus Lublin (Pologne) - Lviv (Ukraine)? English translation pending
by Carassou · 2013-06-27 · 18 replies
Salut à chacun, Qui pourrait me donner la fréquence des bus (si possible directs ) entre Lublin et Lviv ainsi que la durée approximative du trajet ? le prix? Peut-on changer ses derniers zloty en hryvnia au poste frontière? merci d'avance Carassou
De retour d'Égypte English translation pending
by BenjDelhomme · 2013-06-24 · 6 replies
Bonjour aux utilisateurs réguliers et occasionnels du forum.

Je me fends d'un petit rapport suite à une escapade de 2 grosses semaines en Egypte. Ce sera pas très développé mais si vous avez des questions, n'hésitez pas à me solliciter, j'aiderai avec plaisir.

Première chose : munissez vous du guide bleu hachette, c'est une bible absolue pour la visite des sites.

Voyage du 05 au 21 mai :

- Le Caire (3 jours) : on a eu la chance de visiter durant la pacque copte, 2 jours fériés, donc une ville habituellement trépidante, et là quasi déserte. Visite de Saqqara et Gizeh (140 EGP négocié avec le taxi). Visite du Musée Egyptien. Visite du Caire islamique. Hébergement : Le Cairo Miami Hostel, dans l'immeuble Yacoubian. Un hostel pas bien cher, avec une équipe jeune et très disponible à l'accueil, et des petits dej simples mais copieux. Je crois qu'il n'y a que 5 chambres, la chambre avec lit double est aveugle (avantage : moins bruyant et moins chaud en été).

- Assouan/Abou Simbel (4 jours) Trajet Le Caire-Assouan en train de nuit, très réussi à l'exception du petit dej, absolument infect (conseil : achetez quelques pâtisseries avant de partir). Visite du Musée Nubien. Visite du Temple de Philae. A Assouan une nuit au Keylani et une au Nuba Nile, les deux ont donné satisfaction, pas au même prix (220 EGP pour le premier, 130 pour le second). La différence se fait sur la négociation, quasi impossible avec le tenancier du Keylani. Trajet le soir en car vers Abou Simbel, hébergement chez un guide local rencontré dans le car, visite des Temples d'Abou Simbel (tous seuls après le passage de la vague de touristes arrivant par les navettes faisant l'AR dans la journée depuis Assouan et ceux la faisant en avion depuis Louxor)

- Louxor (5 jours) Trajet en felouque puis van (complètement foireux, j'y reviendrai) avec arrêts à Kom Ombo et Edfou. Visite des temples de Louxor et Karnak, du Musée de Louxor, de la Vallée des Rois, des Nobles, des artisans. De Medinet Habou et du Temple d'Hatchepsout. Visite d'Abydos et le Denderah. Hébergement très recommandable à la Bob Marley House (ne vous fiez pas au nom, ce n'est pas un repère rastafarai), tenu par Maria, une flamande francophone d'une incroyable affabilité, l'accueil avec un grand A, pour 90 EGP la nuit svp.

- Dahab (3 jours) Trajet en avion entre Louxor et Sharm el Sheikh, puis navette vers Dahab (de mémoire, 180 EGP pour cette dernière). Farniente, snorkeling et ascencion du Mt Moise de nuit + visite de Ste Catherine. Hébergement correct mais accueil très moyen au Mirage Village (je ne me souviens pas des tarifs). Evitez l'agence de voyage en face du Mirage village, pourtant recommandée par le routard. On a eu maille à partir avec eux quant à l'expédition en van jusqu'au monastère ste catherine, particulièrement ratée.

Retour en avion via Le Caire.

Quelques observations :

- Concernant le climat social et politique, nous n'avons rien vu sur place. Bien que passant régulièrement place Tahrir à pied, aucun problème. On s'est même perdu dans les ruelles du Caire islamique, RAS. le Sinai idem, nous nous y trouvions à une période où 7 agents de sécurité égyptiens venaient d'être enlevés dans le nord de la région , de notre coté on a rien vu ni entendu. On a appris l'enlèvement à notre retour en France.

- La felouque : difficile de résister quand on déambule le long du Nil à Assouan, à la vue de ces bateaux indolents, à l'appel de la balade en felouque. Ayant pas mal de temps pour nous à Assouan, on a pris le parti de négocier avec une dizaine de "capitaines" (en fait essentiellement des rabatteurs qui proposent tous types de prestations su la corniche du nil). On a jeté finalement notre dévolu sur un capitaine rencontré sur le quai face à l'hotel movenpick, sur la base de recommandations d'une guide néerlandaise qui venait de faire une croisière de plusieurs jours jusqu'à Kom Ombo. Il s'agit du capitaine Habibi, retenez bien ce nom si vous allez à Assouan, ne FAITES PAS de croisière avec lui. On s'accorde sur un prix de 500 EGP pour une croisière de 1 jour et demi (la nuit à bord), puis trajet en Van avec arrêts à Kom Ombo et edfou. Sans rentrer dans les détails, la prestation a été foireuse sur toute la ligne. Mon conseil si vous souhaitez réellement voguer sur le fleuve millénaire : optez pour une excursion à la demi journée (un tout de l'île éléphantine par ex) ou mettez le prix (les gréments du nil). Sinon c'est arnaque assurée à 95 %.

- vols intérieurs : acheter nos billets d'avion pour les vols intérieurs en agence Egyptair plutôt que sur internet nous ap permis d'économiser 60 euros par personne. Une économie substantielle, d'autant plus si on la rapporte au cout de la vie en egypte.

- le budget : 1 000 euros tout compris pour 17 jours sur place, sans se priver.

Conclusion : un superbe voyage, la diversité des vestiges égyptiens est surprenante pour les béotiens de l'égyptologie (dont je fais partie), le soleil est garanti (au mois de mai en tout cas) et le peuple égyptien est très accueillant. Allez y, vous serez quasi seuls sur des sites grandioses, et vous expérimenterez à chaque instant une culture et un environnement différents de votre quotidien.

Je me tiens à dispo si vous avez besoin de précisions.
Une semaine à Stockholm en été English translation pending
by Tatab · 2013-05-11 · 22 replies
Bonjour!

Le mercredi 11 Juillet 2012, mon ami et moi avons passé une semaine fantastique à Stockholm. C'était une première pour nous et nous avons beaucoup aimé.

Je ne connaissais pas de forum. D'ailleurs, petite précision: je n'ai jamais rédigé de carnet de voyage. J'ai longtemps hésité, j'ai peur de ne pas me souvenir de tout, de ne pas savoir rédiger....Cependant, les infos que je puise dans les carnets que je lis pour préparer mon voyage cet été aux US sont inestimables, alors je me suis dit que ce serait bien de rendre la pareille.... peut être que ce récit pourrait aider quelqu'un qui souhaiterait partir à Stockholm. Je vais faire de mon mieux 😉

Voilà donc nous sommes deux, la trentaine bien passée 😉 et nous aimons découvrir de nouveaux horizons.

Nous avons la chance d'avoir un petit aéroport à une quarantaine de minutes de chez nous, qui propose des vols low cost pour Porto, Dublin....et Stockholm, entre autres!

Nous sommes partis avec la compagnie Ryanair, pour la deuxième fois (la première fois, en Juillet 2011, au départ de Beauvais pour Séville.) Au moment de réserver les billets d'avion, je me suis trompée dans mes dates de vacances, j'ai donc du repousser le départ d'une semaine (occasionnant du stress et des frais avec Ryanair, bien entendu....)

Nous sommes donc partis le mercredi 11 Juillet, sans aucune connaissance du suédois et du pays, à part quelques infos chinées dans les guides: Lonely Planet, Le Guide du Routard (Danemark, Suède) et l'indispensable Cartoville. Nous ne pouvons plus nous en passer depuis qu'un ami nous a prêté le sien pour un séjour à New York, vraiment très utile, et format pratique pour le glisser dans la poche.

Le Jour J, nous arrivons à Vatry et l'enregistrement se passe sans problème, le personnel est très aimable et l'aéroport tout petit!! Donc moins stressant q'un gros aéroport ou 3 km séparent deux terminaux....L'avion est mini aussi, nous sommes loin de l'A380 😛

Départ à 13h20 arrivée à 15h40. Quelques photos du vol...



Anoop Hotel sur Main Bazaar, Pahar Ganj, New Delhi English translation pending
by Superpepi · 2013-02-21 · 7 replies
😄 Namasté Ai séjourné dans cet hotel / Anoop otel à New Delhi, Pahar Gang sur le main bazaar / il y a une bonne dizaine d'années, sympa, pas cher et surtout une très sympa terrasse et resto à l'époque, j'avais trouvé en me baladant et avait du coup changé d'hotel pour dormir là ; je souhaiterai y retourner mais les avis sur Forum datent pas mal, et sur le net pas folichons du tout ; est ce quun y a séjourné récemment ? Sinon un bon plan (avec terrasse chouette pour prendre le frais, se poser et voir le quartier grouiller ???) dans le quartier ? MERCI MERCI MERCI !
Visite culturelle aux Philippines English translation pending
by Sophielens · 2013-02-12 · 9 replies
bonjour, je vais faire dans qq mois un petit tour en asie (j'aurais pls mois devant moi) et plusieurs personnes m'ont conseillée les philippines; les photos que j'en ai vu sont magnifiques. Outre les paysages et la nature, y a t-il aussi un patrimoine culturel (temple, édifices, ...) intéressant?j'aime allier visite culturelle et découverte de la nature en même temps...merci sofi
Quel pays en Amérique Latine pour vivre et travailler? English translation pending
by Noisette06 · 2013-01-07 · 9 replies
Bonjour, Avec une amie, nous voudrions éventuellement partir à l'étranger, l'année prochaine pour une période d'un an au maximum. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas aller dans un pays d'Amérique Centrale ou du Sud, dans un pays hispanophone (pour améliorer notre espagnol). Or, il apparaît difficile de choisir dans quel pays aller (c'est vaste!). Mon amie souhaiterai travailler si possible dans le tourisme (elle a fait des études de tourisme), nous recherchons donc un pays où il est facile de trouver un travail et où il fait bon vivre. Nous voudrions donc connaitre vos conseils... Merci beaucoup! Léa.
Combien de temps prend la visite de Old Tucson Studios et Tombstone? English translation pending
by Cendryon · 2012-12-15 · 21 replies
Bonjour,

Pensez-vous qu'il soit possible de faire dans la même journée : - Desert Museum (à l'ouverture), Environ 2h de visite d'après ce que j'ai lu - D'enchainer sur Old Tucson studios : Combien de temps ? - et de se rendre ensuite à Tombstone : temps de visite ? - Sachant que l'on dormira vraissemblablement à Pearce soit à encore 1h30 de route de Tombstone.

Il me semble qu'il serait peut-être plus raisonnable de s'en tenir soit à old Tucson studios, soit à Tombstone... mais lequel ?

Pour Tombstone J'ai du mal à comprendre comment cela fonctionne. Je vois plusieurs possibilités d'attraction mais quant à savoir laquelle est la meilleure ?? 😐 Est-ce qu'il y a une heure de fermeture ? Si on déjeune sur place, que faire après ? Auriez vous des endroits à me conseiller ?
Au royaume du prêtre Jean - carnet d'Éthiopie (1ère partie) English translation pending
by Marmotte54 · 2012-11-16 · 22 replies
Bonjour,

En février dernier, l'Homme et moi avons eu l'occasion d'effectuer un voyage de deux semaines en Ethiopie. Ce fut une première, à tout point de vue : en effet, si nous avons déjà voyagé à droite et à gauche, jamais encore nous n'étions allés en Afrique, et jamais dans un pays comme l'Ethiopie. Nous sommes passés par une agence locale, Bella Abyssinia, qui s'est occupée de toute la partie logistique : 4x4, chauffeur, réservation des hôtels... L'Ethiopie étant un pays immense, nous nous sommes concentrés sur la partie Nord, la bien nommée « Route historique » : un circuit au départ d'Addis-Abeba, la capitale, via Gondar, Axoum et Lalibela, soit une boucle de 2500 kms environ. Bilan ? Des paysages somptueux, un patrimoine artistique d'une richesse extraordinaire et, surtout, la découverte , la découverte, donc, d'un mode de vie que j'étais loin d'imaginer. Voici donc, au jour le jour, le récit de notre périple, dans ce pays qui m'a fascinée...

Mercredi 15 février. Addis Abeba

Six heures du matin, l'avion d'Ethiopian Airlines se pose sur l'aéroport d'Addis Abeba, après un vol direct depuis Francfort. Le ciel est limpide, et l'air très frais ! Première étape, l'obtention des visas. Deux employés officient dans un petit bureau, l'un complète les formulaires, l'autre rédige les reçus de paiement. Carnets à souche, stylo et papier carbone, pas de doute, nous sommes bien en Ethiopie !

Miki, de l'agence Bella Abyssinia, nous attend dans le hall. Il sera notre chauffeur pendant les deux semaines à venir mais pour l'instant, il nous conduit simplement à l'hôtel, pour un peu de repos.

On vient nous rechercher à onze heures, pour nous conduire à l'agence. Addis offre un visage hétéroclite : pas de trottoirs, les rues secondaires en terre battue, des immeubles vétustes, d'autres en construction, partout des bicoques faites de bric et de broc. La circulation est infernale, les grandes avenues complètement embouteillées, voitures, minibus, taxis bleus ! La foule grouille autour des innombrables petites échoppes, sur les bas-côtés les cireurs de chaussures et les petits marchands – trois légumes sur un bout de tissu – se comptent par dizaines, quelques animaux divaguent... Jamais je n'avais vu une telle animation !



Echafaudages en bois d'eucalyptus, comme partout ici.

Une fois les formalités réglées et le déjeuner expédié, nous consacrons l'après-midi à la visite des deux principaux musées de la ville, situés dans le quartier des Universités : le Musée National d'abord, dont la collection de fossiles conte l'évolution de l'humanité (petit bonjour, en passant, à Lucy !) ; le Musée d'Ethnologie ensuite, qu'une panne d'électricité plonge en grande partie dans l'obscurité.On parvient tout de même à voir la section consacrée aux croix et aux icônes – superbe ensemble, très bien présenté de surcroît (textes en anglais, comme au Musée National).

Puis notre accompagnateur propose une balade sur les collines d'Entoto, qui dominent la ville.



Ces collines, assez élevées, sont couvertes d'eucalyptus.Chaque jour, des femmes descendent de lourdes charges de bois (une quarantaine de kilos...) pour le vendre en ville, où il servira au chauffage et à la cuisine.

Un peu plus bas, on s'arrête dans le quartier d'Entoto, grouillant de vie : ici un vendeur de poules, là un réparateur de parapluies, plus loin un étal coloré de céréales et de légumes secs, vendus en vrac dans de grands sacs. On « dévalise » le stock de cahiers et de stylos d'une échoppe – on les distribuera aux gamins, tout au long de la route.

En soirée, nous retournons manger au même restaurant qu'à midi, Chez Ricoh, un resto italien (ces derniers ne sont pas restés très longtemps en Ethiopie, mais leur influence sur la cuisine locale, elle, demeure sensible !). Bien qu'il s'agisse d'un endroit « chic », à en juger par la clientèle, les prix ont de quoi laisser songeur : moins de 50 birrs, par exemple [2,50 euros], le copieux (et délicieux) plat de spaghettis !

Jeudi 16 février. Addis – Debre Markos (300 kms)

Nous quittons Addis vers huit heures ; sortir de la ville prend peu de temps, nous voilà bientôt en pleine campagne.

En route vers les marchés de la capitale...



La route traverse un vaste plateau vallonné, consacré à la culture des céréales. Les moissons s'achèvent, la terre déploie toute la gamme des ors, des ocres et des bruns... L'habitat est très dispersé, partout des petits groupes de maisons (murs en bois ou en pisé, toits de chaume... ou de tôle), flanquées de meules de foin et de mottes de bouses séchées.





Le plus saisissant reste cependant l'animation qui règne dans cette campagne. Ici, pas de voitures individuelles, seulement des charettes tirées par des ânes ; on marche le long de la route, les hommes avec leur canne ou leur outil en travers des épaules, les femmes avec un panier ou un ballot, les écoliers en uniforme coloré. Des gamins conduisent les troupeaux aux champs, d'autres bêtes errent dans une (apparente) liberté... Il y a du monde partout !!



En fin de matinée, nous arrivons au monastère de Debré Libanos, l'un des hauts lieux du christianisme éthiopien, fondé au 13ème siècle. Des funérailles se déroulant sur le parvis, nous commençons par visiter le musée qui abrite croix, manuscrits et autres objets liturgiques.

Dans l'église, moderne, des vitraux de l'artiste Afework Teklé.



Quelques dizaines de kilomètres plus loin débute la descente dans les gorges du Nil Bleu. Au fond, le pont construit par les Italiens est désormais doublé par un ouvrage plus moderne ; la chaleur est accablante et le fleuve, fort peu impressionnant. L'autre versant est moins sauvage, à nouveau des fermes, des cultures en terrasse... Des gamins vendent des mangues au bord de la route, on se laisse tenter !

Nous traversons ensuite un long plateau dévolu à la culture du tef, « la » céréale locale, base de l'alimentation. Les moissons sont terminées, les champs tout piquetés de belles meules... De-ci de-là, des buffles piétinent lourdement les gerbes, pour séparer la paille du grain ; aucune mécanisation, tout le travail se fait à la main... mais la « technologie » n'est pour autant pas totalement absente !





L'après-midi touche à sa fin ; les paysans rentrent des champs, les troupeaux vont aux points d'eau, les femmes au puits, un bidon jaune sur le dos. Les villages s'égrènent tout au long de la route, toujours grouillant de monde, d'animation.

Nous logeons ce soir dans la petite ville de Debré Markos, à l'hôtel Tilik. Avant le dîner, on se balade aux alentours : il fait nuit, les rues sont à peine éclairées, mais rien ne vient ralentir le ballet incessant des tuk-tuk !

Vendredi 17 février. Debré Markos – Bahar Dar (250 km)

La journée commence par une énigme : que peut donc bien recouvrir la mystérieuse appellation « French toasts », sur la carte du petit-déjeuner ?!! Pleins d'audace, nous commandons... et découvrons qu'il s'agit tout simplement de pain perdu, fort bon au demeurant.

Nous partons vers huit heures. Comme hier, le spectacle des campagnes s'offre à nous...

Des paysans travaillent dans leur champ de légumes – pommes de terre, oignons, épinards...



Dans les villages que nous traversons flotte parfois une bonne odeur de café grillé. Et toujours ces foules marchant sur la route...



La corvée d'eau, privilège exclusivement féminin. Le plus souvent, toutefois, les femmes utilisent des bidons en plastique.



Un repasseur public...



... et un bien joli sourire !



Nous arrivons à Bahar Dar, grande ville sillonnée par une myriade de tuk-tuk, vers midi et demie. On s'installe au Summer Land Hotel, séparé du lac Tana par une avenue bordée de palmiers ; l'établissement se veut « de standing » mais, comme toujours ici, mieux vaut ne pas être trop regardant sur les finitions du bâtiment !

L'après-midi, Miki nous emmène voir les chutes du Nil Bleu, à une petite heure de route de Bahar Dar. La piste file droit entre les champs de canne à sucre, l'air est beaucoup plus chaud que les jours précédents.

L'arbre à marabouts...



Un guide local (pas vraiment nécessaire...) nous escorte du parking aux chutes. Le sentier traverse d'abord un beau pont de pierre, dit des Portugais, construit au 17ème siècle et dûment gardé par un prêtre en grande tenue.



Depuis la construction d'un barrage, Tis Isat, « les eaux qui fument », ne présentent plus beaucoup d'intérêt. Reste une agréable balade à flanc de colline, offrant de belles vues sur la campagne.



Le soir, nous allons dîner au restaurant de l'hôtel Dib Anbessa, voisin du nôtre. On commande une fasting food, autrement dit une injera végétarienne, uniquement servie les jours où l'Eglise interdit la consommation de viande. Le goût aigre de l'injera, une galette à base de tef, le plat national par excellence, ne me convainc pas vraiment ; en revanche les différents légumes (épinards, chou, maïs, haricots etc...) sont délicieux, quoique parfois bien épicés !!

Samedi 18 février. Le lac Tana

Petit matin... Les gens sortent de leurs maisons, au pied de l'hôtel, la rumeur de la ville, voix et chants des coqs mêlés, monte jusqu'à notre chambre.



Vers huit heures et demie, nous embarquons en compagnie d'un guide local pour une balade sur le lac Tana. Ce dernier, long de plus de quatre-vingts kilomètres, fut entre le 13è et le 17è siècle le centre politique et religieux de l'Ethiopie ; ses îles abritent une quarantaine de monastères, toujours actifs... et pour certains interdits aux femmes.

Après une heure de navigation, nous atteignons la péninsule de Zéghé. Un sentier bordé de caféiers (et d'étals de souvenirs !) conduit à Ura Kidane Mehret, l'un des sept sanctuaires du lieu.

L'église, de forme circulaire, est ceinte d'une galerie largement ouverte sur l'extérieur. A l'intérieur, les parois du maqdas (le « Saint des Saints », réservé aux seuls prêtres), sont entièrement recouvertes de peintures ; au sol, des tapis et des nattes en bambou.



Difficile de savoir quand ces peintures ont été réalisées : 16ème siècle ? 18ème ? Les sources varient.



A quelques mètres de l'église, dans une vitrine, sont exposées plusieurs croix richement ouvragées, ainsi qu'un manuscrit présenté comme datant du 14ème siècle, ouvert en pleine lumière sur une belle enluminure. Je reste songeuse...

De retour à Bahar Dar, nous déjeunons puis partons faire un tour au marché, qui se tient sur une vaste esplanade en terre battue. Les marchands sont regroupés par spécialité, ici les légumes, là les épices, les céréales (même les pâtes sont vendues en vrac, dans de grands sacs !), plus loin les poteries, les tissus, la ferblanterie...



Une effervescence particulière règne dans le secteur de la volaille – le Carême débute après-demain, nous dit Miki !



Puis, pour terminer l'après-midi, nous allons nous promener en bordure du lac Tana, sur la rive. Agréable balade entre papyrus, roseaux et euphorbes, qui nous permet en outre d'entr'apercevoir, l'espace d'un instant, quelques superbes oiseaux aux vives couleurs.

Le soir, nous retournons dîner au même restaurant qu'hier, où nous retrouvons Yonas, le directeur de Bella Abyssinia, qui accompagne un autre petit groupe de Français. Il est parfaitement francophone , on en profite pour lui poser toutes sortes de questions sur son pays !

A suivre... Ici !!
http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
Itinéraire de quatre semaines en Thaïlande, départ le 18 novembre 2012 English translation pending
by Leblond54 · 2012-11-14 · 2 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes quatre jeunes routards qui arrivent à Bangkok ce dimanche 18 novembre. On a essayé d'élaborer un itinéraire pour voir un maximum de chose, même si nous avons un budget serré (déplacements en train/bus, guestouses basiques, repas dans la rue ...). Voici une ébauche de notre itinéraire, qui pourra être modifié au jour le jour et en fonction des envies et coups de cœur :

NORD du 18/11 au 02/12 - Bangkok/Mae Sot - Mae Sot _ Environs _ Trek de 4 jours dans le parc national d'umphang (rafting, tee lor su waterfalls, village Karen, rando éléphant) - Trajet Mae Sot/Mae Sariang - Mae Hong Song _ Découverte des environs à moto - Soppong, cave lodge _ Kayak sur la rivière Pai ou Trek dans les tribus montagnardes - Chiang Mai _ Fête des lanternes - Sukothai - Bangkok

SUD du 03/12 au 14/12 - Bangkok/Trang - Koh Kradan _îles alentours : Koh Muk, Koh Ngai ou Koh Lanta _Journée aux 4 îles - Koh Phi Phi - Railey - Baie de Phang Nga

Nous hésitons beaucoup sur les îles à choisir dans le sud ... D'abord entre Koh Kradan et Koh Lanta, puisque apparemment il est possible de visiter Koh Muk et Koh Kradan depuis Koh Lanta. Nous nous posons la question sur Phi Phi, si cela vaut vraiment le coup avec le tourisme de masse. Peut-être devrions nous descendre jusque Koh Lipe ? Vaut-elle vraiment le coup ?

N'hésitez pas à donner votre avis sur notre itinéraire, toute critique est bonne à prendre, d'autant qu'on part dans 4 jours ...

Merci d'avance :)
Bons plans pas chers pour quinze jours en amoureux, Bangkok-Kanchanaburi-Koh...? English translation pending
by Benidget · 2012-10-01 · 7 replies
Bonjour,

Moi et ma femme (fraichement mariés !!), atterrissons le 14 oct à 7h45 à Bangkok et nous redecollons le 28 oct de bonne heure

Nous pensions monter vers chiang mai et redescendre vers les iles, mais nous ne voulons pas passer trop de temps dans les transports

Alors je ne sais pas ce que vous en pensez mais je pensais descendre tranquillement vers Chumphon, mais la grande question est: qu'y a t il à visiter en descendant?

tarif du trajet aeroport - hotel dans bangkok meilleur endroit pour notel dans bangkok? qu'y a t-il a voir a bangkok? Kanchanaburi est elle une belle ville a visiter(erawan)? comment s'y rendre? le ganesha park c'est bien? les elephants y sont bien traités?

ensuite nous pensions aller sur Ko Tao: peut on y faire de la plongée? les plages sont belles? petite ile mais beaucoup de choses à y voir? meilleur moyen de transport : vélo?

Une grande question nous turlupine aussi: on voudrait ne pas trop avoir a se trimbaler nos sacs durant la journée, donc le seul moyen est de connaitre son hotel du lendemain pour pouvoir les y poser des le matin!possible? Savez-vous aussi s'il y a des quelconques avantages pour les jeunes mariés?remise sur les nuitées ou sur les activités?

On aimerait vraiment en prendre plein la vue, alors y a t il des temples sur notre trajet qui merite le detour? des plages merveilleuses, des trucs de OUFS???

Pourquoi pas finir sur koh samui- koh pangan une preference entre les deux? sachant qu'on devra surement faire koh samui-BKK en avion pour le retour ! on aimerait y faire de la plongée, du canoé....y a t il moyen de faire une plongée simple ou bien faut il absolument faire un bapteme ou passer un niveau?

Sinon des bons plans pas cher? activités, achats fringues souvenirs trucs utiles Pour les petits deplacements: taxi ou bus?

Sinon des conseils utiles? genre toujours demandé taxi meter, food no spicy ou d'autres choses de ce genre?
Des lectures à me conseiller pour un futur voyageur dans l'Ouest américain? English translation pending
by Bouuh · 2012-09-09 · 29 replies
Bonsoir à tous,

Voilà je voyage et organise quelques randonnées en solitaires depuis quelques mois. J'avoue être tombé amoureux de la nature et du voyage. Je voudrais organiser un voyage dans l'ouest américain et me préparer intellectuellement avant départ. Auriez-vous des lectures à me conseiller ?

Aussi peut-être des guides intéressant sur le voyage en solitaire ?

Je suis allergique à la lecture sur ordinateur et préfère de loin la lecture sur papier ...

Cordialement
Itinéraire Chiang Mai - Khao Sok - une île du Sud-Ouest réalisable? English translation pending
by Loopiot · 2012-09-09 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je prévois de partir en vacances en Asie du Sud-Est les deux premières semaines de janvier et envisage peut-être la Thaïlande comme point de chute. Je commence à peine à regarder les itinéraires pouvant correspondre à nos envies (visites/ballades/découverte puis plages/farniente/mer) et je pense que pour le temps qui nous est imparti, il faut se "restreindre" à trois lieux. Je pensais ainsi à un itinéraire Chiang Mai - Khao Sok - une île du Sud-Ouest, avec 3/4 jours pour chacun des deux premiers et 5 jours pour la destination plage. Qu'en pensez-vous ?

Quelques questions me viennent :

- Tout d'abord, est-ce la bonne saison pour cet itinéraire ? - Est-il possible de profiter des principales attractions de Chiang Mai en ne résidant qu'à un seul hôtel pour les 3/4 nuits ? - Même question pour le parc de Khao Sok : faut-il changer de lodge chaque jour pour profiter un maximum des richesses du parc ? - Par ailleurs, dans une optique d'optimisation des trajets/transports, dans quel ordre est-il préférable de commencer cet itinéraire ? Par Chiang Mai ou par Khao Sok ? - À quel aéroport vaut-il mieux arriver ? Bangkok (les vols de Paris semblent être moins chers à cette période) ou Chiang Mai ?

Je vous remercie par avance et attends vos réponses avec impatiences !

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