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Croisière sur le Costa Europa: Naples, Egypte, Chypre, Grèce: excursions à faire? English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec le costa Europa du 14/04/09 au 25/04/09 pour notre voyage de noce et nous aurions voulu savoir quelles excursions était primordiales.
J'ai regardé quelques discussions qui parlait du musée et des pyramides a faire absolument on m'a dit que Rhodes et limassol c'était possible de se débrouiller seul.
Pour info en grèce nous nous arrêtons a Rhodes puis Athènes puis Olympie en Egypte on s'arrête a Alexandrie puis Port Said.
Pour l'Egypte les excursions sont pratiquement les mêmes au 2 ports je suppose qu il vaut mieux visiter Alexandrie mais pourrais je avoir confirmation.
Merci d'avance pour vos Réponses.
ps: si vous faite cette croisière dite le moi ca serais cool de trouver du monde pour les visites.
Nous partons avec le costa Europa du 14/04/09 au 25/04/09 pour notre voyage de noce et nous aurions voulu savoir quelles excursions était primordiales.
J'ai regardé quelques discussions qui parlait du musée et des pyramides a faire absolument on m'a dit que Rhodes et limassol c'était possible de se débrouiller seul.
Pour info en grèce nous nous arrêtons a Rhodes puis Athènes puis Olympie en Egypte on s'arrête a Alexandrie puis Port Said.
Pour l'Egypte les excursions sont pratiquement les mêmes au 2 ports je suppose qu il vaut mieux visiter Alexandrie mais pourrais je avoir confirmation.
Merci d'avance pour vos Réponses.
ps: si vous faite cette croisière dite le moi ca serais cool de trouver du monde pour les visites.
Départ sur le MSC Poesia le 26 novembre 2008 English translation pending
Bonjour à tous ce jour je viens de reserver une croisiere de 12 jours a partir du 26 Novembre a bord du MSC Poesia en route pour :
Genes, Katakolon, Athenes, rhodes, Alexandrie, Limassol, Marmaris, Heraklion, Naples et Genes.
Y a t'il d'autres participants du forum qui partent a cette date, ainsi que des croisieristes ayant deja fait ce periple, si oui avez vous quelques renseignements utiles concernant les differentes excursions lors des escales ?
En vous remerciant, je ne manquerai pas a mon retour de vous faire part de mes impressions concernant ce voyage - bien cordialement
Genes, Katakolon, Athenes, rhodes, Alexandrie, Limassol, Marmaris, Heraklion, Naples et Genes.
Y a t'il d'autres participants du forum qui partent a cette date, ainsi que des croisieristes ayant deja fait ce periple, si oui avez vous quelques renseignements utiles concernant les differentes excursions lors des escales ?
En vous remerciant, je ne manquerai pas a mon retour de vous faire part de mes impressions concernant ce voyage - bien cordialement
Croisière sur le Costa Concordia le 23 février 2009 English translation pending
recherche des personnes qui ont réservés cette croisières au départ de Savone le 23 fevrier 2009, pour
partager cette croisière avant départ, (excursion, activité, etc...).
nous sommes déjà parti sur 2 croisières avec costa, et c'est la deuxième fois pour ce parcourt.
partager cette croisière avant départ, (excursion, activité, etc...).
nous sommes déjà parti sur 2 croisières avec costa, et c'est la deuxième fois pour ce parcourt.
Voyage gagné: info ou intox? English translation pending
Bonjour,
Mon beau-père a gagné un voyage et il souhaite nous l'offrir (il se dit trop âgé pour en profiter). Il s'agit d'un séjour de 7 jours en Turquie mais je suis un peu méfiante (je ne crois pas trop aux cadeaux !) J'ai donc téléphoné à l'agence mentionnée et il semble que ce soit possible sur simple inscription ! Voici les partenaires inscrits sur les papiers Si j'ai bien compris agence: carnet d'évasion et services et travels IPM ? Voici plus de précisions : il s'agit d'un séjour France - Antaly 7 jours pour 2 personnes Transports gratuits sur vols charters ?? Hotel Maritim gratuit guide accompagnant gratuit il faut juste payer un forfait de 130 € par personne pour les entrées des visites et un repas par jour .. L'organisme qui offre ce voyage n'apparait plus on a juste contact avec l'agence qui nous a inscrit sur une liste d'attent et attend notre confirmation.
Pouvez vous me dire si vous avez connaissance de ce genre d'offre ? Qu'en est -il ? Peut on avoir confiance ? Merci de votre aide..
Croisière "Mers et mythes classiques" le 26 octobre 2008 à bord du Costa Atlantica English translation pending
La date approche à grand pas. Réservée depuis février dernier, c'est ma première croisière et j'aimerai lancer une discussion avec les personnes qui vont faire cette même croisière.
En espérant avoir plein plein de messages.
A +.🤪
Cessons de rêver! English translation pending
Voyager avant - après
Il semble bien loin le temps où mon esprit fantasmait sur les récits de voyages de Nicolas Bouvier et de son compère Thierry Vernet, qui à travers leurs récits criants de sincérité et d’authenticité, me donnaient des envies de découvertes de terres pittoresques et lointaines. D’un village serbe reculé dans les montagnes, ils bourlinguaient à travers l’Europe de l’est, pour seule destination, Kaboul, guidés par les effluves d’opium qui s’emblaient éclairer leur chemin d’aventuriers. A travers « l’usage du monde » qu’ils en faisaient, j’étais captivé pages après pages, mon livre comme seul moyen de transport, en dehors du temps, à m’imaginer les dernières contrées de l’Europe, aux portes de l’Oural. Je rêvais de quitter le petit paradis terrestre que j’habitais (au cœur de l’Europe, vous voyez ?) pour des destinations exotiques et bouleversantes de changements… Depuis, cet esprit de « Suissitude » que je haïssais en ce temps la, m’a rattrapé, conscient parfois de la chance insolente que j’ai de pouvoir mener une vie si bien…
L’adolescent aux visages boutonneux que j’étais, a passablement changé. La société également. Elle s’est fait un lifting. Le système néolibéral à conditionner ce changement. Mes études à HEC ont probablement contribué à réveillé ma conscience de l’idéaliste que j’étais. Finis le temps où je passais des heures à contempler les atlas, les yeux émerveillés par tant de villes, montagnes, mers et océans. Désormais, le domaine financier, sera mon futur terrain de jeux. Aujourd’hui, les nations se désintègrent dans un processus de libéralisation durable. Le pluriculturalisme est érigé en modèle d’une société moderne. Le monde est à l’image du village globale que décrivent ces gauchistes nostalgique et fatigués tels P. Bruckner et De Senarclens…
Désormais, mon chez moi s’est étendu aux quatre coins du globe. J’habite un peu partout à la fois. Je voyage par nécessité professionnelle, pour des congrès ci et là. Voyager, c’est tout en somme, une entreprise très banale, finalement. Je monte dans un avion comme dans une rame de métro. L’excitation que j’éprouvais même à l’idée de partir autrefois, s’est transformée en un stress permanent en vue d’imprévus et du temps qui passe. Autrefois je pensais, hors du temps, aujourd’hui je ne me suis jamais senti aussi à l’intérieure de cet espace temps. Le voyage selon N. Bouvier, c’était des parfums, des senteurs, et des rencontres improbables. Actuellement, voyager se résume à une variable exogène intégrée dans un système économique complexe. Fini les effluves de parfums, les senteurs. Place aux coûts d’opportunités et au conformisme ambiant. Un jour, une montre réglée à l’heure européenne, une autre réglée sur le GMT de nos cousins transatlantique, je prends place à bord d’un avion pour ce qu’on appelle déjà, l’ancien monde. Alors, un touriste, avec l’excitation qui les caractérisent si bien, l’air béa et le regard niais, non sans fierté d’être à bord de ce vol, me demande, où allez vous monsieur ? Je lui réponds, chez moi…
Il semble bien loin le temps où mon esprit fantasmait sur les récits de voyages de Nicolas Bouvier et de son compère Thierry Vernet, qui à travers leurs récits criants de sincérité et d’authenticité, me donnaient des envies de découvertes de terres pittoresques et lointaines. D’un village serbe reculé dans les montagnes, ils bourlinguaient à travers l’Europe de l’est, pour seule destination, Kaboul, guidés par les effluves d’opium qui s’emblaient éclairer leur chemin d’aventuriers. A travers « l’usage du monde » qu’ils en faisaient, j’étais captivé pages après pages, mon livre comme seul moyen de transport, en dehors du temps, à m’imaginer les dernières contrées de l’Europe, aux portes de l’Oural. Je rêvais de quitter le petit paradis terrestre que j’habitais (au cœur de l’Europe, vous voyez ?) pour des destinations exotiques et bouleversantes de changements… Depuis, cet esprit de « Suissitude » que je haïssais en ce temps la, m’a rattrapé, conscient parfois de la chance insolente que j’ai de pouvoir mener une vie si bien…
L’adolescent aux visages boutonneux que j’étais, a passablement changé. La société également. Elle s’est fait un lifting. Le système néolibéral à conditionner ce changement. Mes études à HEC ont probablement contribué à réveillé ma conscience de l’idéaliste que j’étais. Finis le temps où je passais des heures à contempler les atlas, les yeux émerveillés par tant de villes, montagnes, mers et océans. Désormais, le domaine financier, sera mon futur terrain de jeux. Aujourd’hui, les nations se désintègrent dans un processus de libéralisation durable. Le pluriculturalisme est érigé en modèle d’une société moderne. Le monde est à l’image du village globale que décrivent ces gauchistes nostalgique et fatigués tels P. Bruckner et De Senarclens…
Désormais, mon chez moi s’est étendu aux quatre coins du globe. J’habite un peu partout à la fois. Je voyage par nécessité professionnelle, pour des congrès ci et là. Voyager, c’est tout en somme, une entreprise très banale, finalement. Je monte dans un avion comme dans une rame de métro. L’excitation que j’éprouvais même à l’idée de partir autrefois, s’est transformée en un stress permanent en vue d’imprévus et du temps qui passe. Autrefois je pensais, hors du temps, aujourd’hui je ne me suis jamais senti aussi à l’intérieure de cet espace temps. Le voyage selon N. Bouvier, c’était des parfums, des senteurs, et des rencontres improbables. Actuellement, voyager se résume à une variable exogène intégrée dans un système économique complexe. Fini les effluves de parfums, les senteurs. Place aux coûts d’opportunités et au conformisme ambiant. Un jour, une montre réglée à l’heure européenne, une autre réglée sur le GMT de nos cousins transatlantique, je prends place à bord d’un avion pour ce qu’on appelle déjà, l’ancien monde. Alors, un touriste, avec l’excitation qui les caractérisent si bien, l’air béa et le regard niais, non sans fierté d’être à bord de ce vol, me demande, où allez vous monsieur ? Je lui réponds, chez moi…
Trois semaines en France en mai 2009 English translation pending
Bonsoir,
J'ai comme projet d'aller en France en mai 2009 avec ma fille de 18 ans. On partirais pour à peu près 3 semaines. J'aimerais voir Paris et aussi la campagne et peut-etre la mer....et pourquoi pas l'italie....est-ce possible dans si peu de temps. On ne recherche pas le grand luxe mais la propreté s'impose. ( échange d'appartement, gites, etc )
Je ne suis jamais allé en Europe...alors je suis ouverte à toute les bonne suggestions.
Merci à l'avance de vos précieux conseils!!!
J'ai comme projet d'aller en France en mai 2009 avec ma fille de 18 ans. On partirais pour à peu près 3 semaines. J'aimerais voir Paris et aussi la campagne et peut-etre la mer....et pourquoi pas l'italie....est-ce possible dans si peu de temps. On ne recherche pas le grand luxe mais la propreté s'impose. ( échange d'appartement, gites, etc )
Je ne suis jamais allé en Europe...alors je suis ouverte à toute les bonne suggestions.
Merci à l'avance de vos précieux conseils!!!
Retour de croisières dans les îles grecques sur l'Orient Queen English translation pending
Bonsoir,
De retour ce soir des iles grecques avec l'Orient Queen (départ 17/04/08 - 27/04/08). Mes premiéres impressions: satisfaite. Il y a quelques détails à corriger, mais sur l'ensemble l'impression d'avoir passé de très bonnes vacances et d'avoir vu de très belles choses.
D'abord, il faut dire que nous avons eu la chance d'avoir du très beau temps à partir de Gênes ce qui a rendu la croisières vraiment très agréable. Des températures dans les 25 C, avec une pointe à Athénes dans les 28/30 C. Nous avons fait environ la moitié des sorties tous seuls et l'autre en sorties organisées avec la croisière. Pour les sorties organisées, les bus étaient très biens et tous climatisés ce qui va être essentiel cet été car déjà là on pouvait imaginer ce que ça va être cet été!
Ephèse m'a laissé un souvenir innoubliable. Il faisait un temps vraiment agréable avec un odeur d'herbe coupé et des coquelicots rouges très foncés partout entre les ruines, très très beau. Et nous avons eu la chance d'avoir un Guide qui parlait vraiment bien le français et qui nous racontait des choses très interressantes et aussi drôles par moment. Il a réussit à garder notre attention. Elzer était son nom. Le guide est important, par exemple, la visite de Patmos (Monastère de St jean et Grotte) m'a pas impressionnée et j'ai pensé que j'aurais du y aller toute seule en taxi. La guide, fort gentille, parlait très mal le français, c'était un effort réel pour l'écouter et chacun terminer les phrases qu'elles commençait car elle ne trouvait pas ses mots. C'était poussif à tel point que nous avons perdu les 3/4 du group en cours de chemin, ils se sont sauvés pour essayer d'avancer plus vite en lisant ce qui était écrit sur les notices dans le musée par exemples. La Guide à l'acropole était un peut mieux, mais pas très cordiale, elle nous à montré des photos et des documents qu'elle avait apporté elle-même pour nous donner plus d'informations ce qui était bien. De toute façon l'acropole tout seul vous coupe le souffle avec ou sans guide. La guide a olympie était très bien et nous a fait vraiment apprècié Olympie, de plus c'était une merveilleuse journée de printemps avec un brise douce, du soleil et des oliviers sous lesquelles nous nous sommes assis pour l'écouter nous expliquer ce qui n'était plus sous nos yeux, car à Olympie il ne reste pas grand chose mais avec un bon guide on voit ce qui n'est plus là et on imagine les jeux olympiques de l'époque qui ont durée 1200 ans entre villes grecques, et dans le contexte actuel (Tibet/Chine) tout prend un autre sens. Vraiment un bon moment et de bons souvenirs! Mais en plein cagnard avec un guide pourri, ça doit être un cauchemar. Santorin, Oia et fira en excursion, pas mal avec le téléphérique pour redescendre (impressionnant). Oia vraiment le piége à touriste (4.5 euros le café!!!), mais très joli, fira de même mais un tout petit peu moins cher. Patmos par contre après l'excursion St Jean et compagnie pas géniale nous avons trouvé un bon petit resto (qui figure dans le guide du routard) où nous avons mangé à la grecque et pas le genre touriste et tout ça pour 42 euros pour 4 personnes vin inclu, et super bon vin du coin. Pompette et bien gaie en rentrant au bateau. Le bateau, sympa, quelques defauts de rénovation genre pas de prise dans les salles de bains des suites alors vaut mieux pas avoir de rasoir electrique et aussi la douche (de la suite)innonde le sol tout le temps car l'eau coule le long du mur dans une rainure et se retrouve sur le sol de la salle de bain au lieu de la baignoire. Mais bon comme on utilise les serviettes à gogo pour eponger par terre, tant pis pour la planète (beaucoup de serviettes utilisées tous les jours pour éponger l'eau et eviter de se casser la figure sur le sol en marbre). Dans les cabines extérieurs supérieurs c'est mieux "foutu", y a une prise de courant dans la salle de bain, la douche est un peu petite si on est gros sinon ça va et le lit double est contre le mur d'un coté ce qui n'est pas génial. Pas beaucoup de place de rangement mais on peut glisser la valise sous le lit, pas dans la suite où le lit est plus bas mais très confortable. Le lit du divan dépliant est beaucoup moins confortable mais ok pour des enfants, genre clic clac. Une voisine en avait un défoncé qui a du être casser (le divan clic clac ) par des occupants précédents qui devaient être un peu lourds. Sinon, le reste du bateau est très bien. Super bien nettoyer et entretenue. L'équipage est tout le temps en train de le nettoyer, repeindre, etc. pendant toute la croisière. C'est vraiment propre. La nourriture était très bonne, surtout la soupe, le pain. Mais certain plats n'étaient pas toujours réussits au gout français car ils ont tendance à trop cuire la viande (à l'anglaise). Les desserts, ça depend, certain très bon d'autres très anglais genre synthétique. Les fruits pas toujours mures comme on les aiment. Le petit déjeuner COPIEUX avec TOUT pour tous les gouts. Les annimatrices étaient supers Dominique, une jeune femme belge qui parlent bien 5 langues, energique et amusante et Cendrine de Croisifrance qui donne tous les bons plans pour faire des excursions tout seul. Les spectacles me faisait penser un peu au muppets show et mon mari et moi étions les deux vieux raleurs au balcon. C'etait un peu le genre de spectacle qu'on donne dans les pensions pour personnes agés, j'exagère un peu mais pas vraiment. Ils etaient bien braves et nous avons bien rit! C'est pas gentil de dire ça, mais c'est vrai! Nous nous sommes bien amusé en tout cas, et quand nous devions nous coucher tôt nous ne pleurions pas d'avoir rater le show. Le DJ était horrible, il tuait toute vie sur la piste de danse, mais heureusement qu'il y avait jusqu'à 23:00 un chateur et une chanteuse très bon qui mentaient de l'ambiance au bar et faisait danser les gens. C'est mon point de vue, d'autre ne seront peut être pas d'accord avec moi. Mais de toute façon arrivé en Grece et en Turquie fallait se lever à 5:30 heure de Paris (6:30 en grece) pour être prêt pour la sortie du matin les jours ou il y avait deux excursions par jour, alors on se couchait tot de toute façon. Je vous raconterais plus plus tard et vus mettrait mes photos sur les plus de 1000 que nus avons pris!! De supers souvenirs de toutes façons!
De retour ce soir des iles grecques avec l'Orient Queen (départ 17/04/08 - 27/04/08). Mes premiéres impressions: satisfaite. Il y a quelques détails à corriger, mais sur l'ensemble l'impression d'avoir passé de très bonnes vacances et d'avoir vu de très belles choses.
D'abord, il faut dire que nous avons eu la chance d'avoir du très beau temps à partir de Gênes ce qui a rendu la croisières vraiment très agréable. Des températures dans les 25 C, avec une pointe à Athénes dans les 28/30 C. Nous avons fait environ la moitié des sorties tous seuls et l'autre en sorties organisées avec la croisière. Pour les sorties organisées, les bus étaient très biens et tous climatisés ce qui va être essentiel cet été car déjà là on pouvait imaginer ce que ça va être cet été!
Ephèse m'a laissé un souvenir innoubliable. Il faisait un temps vraiment agréable avec un odeur d'herbe coupé et des coquelicots rouges très foncés partout entre les ruines, très très beau. Et nous avons eu la chance d'avoir un Guide qui parlait vraiment bien le français et qui nous racontait des choses très interressantes et aussi drôles par moment. Il a réussit à garder notre attention. Elzer était son nom. Le guide est important, par exemple, la visite de Patmos (Monastère de St jean et Grotte) m'a pas impressionnée et j'ai pensé que j'aurais du y aller toute seule en taxi. La guide, fort gentille, parlait très mal le français, c'était un effort réel pour l'écouter et chacun terminer les phrases qu'elles commençait car elle ne trouvait pas ses mots. C'était poussif à tel point que nous avons perdu les 3/4 du group en cours de chemin, ils se sont sauvés pour essayer d'avancer plus vite en lisant ce qui était écrit sur les notices dans le musée par exemples. La Guide à l'acropole était un peut mieux, mais pas très cordiale, elle nous à montré des photos et des documents qu'elle avait apporté elle-même pour nous donner plus d'informations ce qui était bien. De toute façon l'acropole tout seul vous coupe le souffle avec ou sans guide. La guide a olympie était très bien et nous a fait vraiment apprècié Olympie, de plus c'était une merveilleuse journée de printemps avec un brise douce, du soleil et des oliviers sous lesquelles nous nous sommes assis pour l'écouter nous expliquer ce qui n'était plus sous nos yeux, car à Olympie il ne reste pas grand chose mais avec un bon guide on voit ce qui n'est plus là et on imagine les jeux olympiques de l'époque qui ont durée 1200 ans entre villes grecques, et dans le contexte actuel (Tibet/Chine) tout prend un autre sens. Vraiment un bon moment et de bons souvenirs! Mais en plein cagnard avec un guide pourri, ça doit être un cauchemar. Santorin, Oia et fira en excursion, pas mal avec le téléphérique pour redescendre (impressionnant). Oia vraiment le piége à touriste (4.5 euros le café!!!), mais très joli, fira de même mais un tout petit peu moins cher. Patmos par contre après l'excursion St Jean et compagnie pas géniale nous avons trouvé un bon petit resto (qui figure dans le guide du routard) où nous avons mangé à la grecque et pas le genre touriste et tout ça pour 42 euros pour 4 personnes vin inclu, et super bon vin du coin. Pompette et bien gaie en rentrant au bateau. Le bateau, sympa, quelques defauts de rénovation genre pas de prise dans les salles de bains des suites alors vaut mieux pas avoir de rasoir electrique et aussi la douche (de la suite)innonde le sol tout le temps car l'eau coule le long du mur dans une rainure et se retrouve sur le sol de la salle de bain au lieu de la baignoire. Mais bon comme on utilise les serviettes à gogo pour eponger par terre, tant pis pour la planète (beaucoup de serviettes utilisées tous les jours pour éponger l'eau et eviter de se casser la figure sur le sol en marbre). Dans les cabines extérieurs supérieurs c'est mieux "foutu", y a une prise de courant dans la salle de bain, la douche est un peu petite si on est gros sinon ça va et le lit double est contre le mur d'un coté ce qui n'est pas génial. Pas beaucoup de place de rangement mais on peut glisser la valise sous le lit, pas dans la suite où le lit est plus bas mais très confortable. Le lit du divan dépliant est beaucoup moins confortable mais ok pour des enfants, genre clic clac. Une voisine en avait un défoncé qui a du être casser (le divan clic clac ) par des occupants précédents qui devaient être un peu lourds. Sinon, le reste du bateau est très bien. Super bien nettoyer et entretenue. L'équipage est tout le temps en train de le nettoyer, repeindre, etc. pendant toute la croisière. C'est vraiment propre. La nourriture était très bonne, surtout la soupe, le pain. Mais certain plats n'étaient pas toujours réussits au gout français car ils ont tendance à trop cuire la viande (à l'anglaise). Les desserts, ça depend, certain très bon d'autres très anglais genre synthétique. Les fruits pas toujours mures comme on les aiment. Le petit déjeuner COPIEUX avec TOUT pour tous les gouts. Les annimatrices étaient supers Dominique, une jeune femme belge qui parlent bien 5 langues, energique et amusante et Cendrine de Croisifrance qui donne tous les bons plans pour faire des excursions tout seul. Les spectacles me faisait penser un peu au muppets show et mon mari et moi étions les deux vieux raleurs au balcon. C'etait un peu le genre de spectacle qu'on donne dans les pensions pour personnes agés, j'exagère un peu mais pas vraiment. Ils etaient bien braves et nous avons bien rit! C'est pas gentil de dire ça, mais c'est vrai! Nous nous sommes bien amusé en tout cas, et quand nous devions nous coucher tôt nous ne pleurions pas d'avoir rater le show. Le DJ était horrible, il tuait toute vie sur la piste de danse, mais heureusement qu'il y avait jusqu'à 23:00 un chateur et une chanteuse très bon qui mentaient de l'ambiance au bar et faisait danser les gens. C'est mon point de vue, d'autre ne seront peut être pas d'accord avec moi. Mais de toute façon arrivé en Grece et en Turquie fallait se lever à 5:30 heure de Paris (6:30 en grece) pour être prêt pour la sortie du matin les jours ou il y avait deux excursions par jour, alors on se couchait tot de toute façon. Je vous raconterais plus plus tard et vus mettrait mes photos sur les plus de 1000 que nus avons pris!! De supers souvenirs de toutes façons!
Panorama d'exception English translation pending
Amis voyageurs bonjour!
Il y a parfois des spectacles qui nous donnent envie de verser une larme, qui nous font reflechir ou nous font prendre conscience de la beauté de la nature.
Je vous invite donc a decrire le plus beau panorama, le plus beau paysage que vous avez pu voir lors de vos voyage.
Faites nous rever!!!
Il y a parfois des spectacles qui nous donnent envie de verser une larme, qui nous font reflechir ou nous font prendre conscience de la beauté de la nature.
Je vous invite donc a decrire le plus beau panorama, le plus beau paysage que vous avez pu voir lors de vos voyage.
Faites nous rever!!!
Bêtise touristique, universelle? English translation pending
Info récente ("Le Monde" 26 Mars 2008):
n touriste finlandais qui avait "vandalisé" une statue de l'île de Pâques, un moai, a été arrêté et est passible d'une amende de 18.600 dollars (11.890 euros), ont informé mardi les autorités policières chiliennes. Le touriste Marko Kulju, 26 ans, qui a été dénoncé par une habitante de cette île du Pacifique, "la plus isolée au monde", sous souveraineté chilienne, a reconnu avoir cassé l'une des oreilles d'un moai pour en rapporter des morceaux chez lui. Pour sa défense, selon le sous-préfet de police de l'île de Paques, Cristian Gonzalez, "il a déclaré que la statue lui paraissait majestueuse, et c'est pourquoi il tenait à en rapporter un souvenir à son retour en Finlande." Les Moaï, ces sculptures anthropomorphes en pierre volcanique sont considérées comme des divinités pour les Rapa Nui, les habitants d'origine polynésienne de cette île située à environ 3.500 kilomètres des côtes chiliennes. Les Pascuans sont convaincus que les yeux inquiétants des Moai (en coraux blancs et obsidienne) ont la faculté de les transformer en êtres vivants. L'île de Paques est monument national et Patrimoine de l'humanité de l'Unesco. Elle abrite plus de 550 Moai, caractérisés par leurs énormes têtes et de grandes oreilles. Sculptées il y a plus de 4 siècles, elles mesurent entre 1 et 20 mètres de haut et sont disposées pour la plupart le long de la côte.
Sans commentaires... sinon que la bêtise (ou c...) touristique a encore un avenir radieux en ce début de 21ème siècle...
n touriste finlandais qui avait "vandalisé" une statue de l'île de Pâques, un moai, a été arrêté et est passible d'une amende de 18.600 dollars (11.890 euros), ont informé mardi les autorités policières chiliennes. Le touriste Marko Kulju, 26 ans, qui a été dénoncé par une habitante de cette île du Pacifique, "la plus isolée au monde", sous souveraineté chilienne, a reconnu avoir cassé l'une des oreilles d'un moai pour en rapporter des morceaux chez lui. Pour sa défense, selon le sous-préfet de police de l'île de Paques, Cristian Gonzalez, "il a déclaré que la statue lui paraissait majestueuse, et c'est pourquoi il tenait à en rapporter un souvenir à son retour en Finlande." Les Moaï, ces sculptures anthropomorphes en pierre volcanique sont considérées comme des divinités pour les Rapa Nui, les habitants d'origine polynésienne de cette île située à environ 3.500 kilomètres des côtes chiliennes. Les Pascuans sont convaincus que les yeux inquiétants des Moai (en coraux blancs et obsidienne) ont la faculté de les transformer en êtres vivants. L'île de Paques est monument national et Patrimoine de l'humanité de l'Unesco. Elle abrite plus de 550 Moai, caractérisés par leurs énormes têtes et de grandes oreilles. Sculptées il y a plus de 4 siècles, elles mesurent entre 1 et 20 mètres de haut et sont disposées pour la plupart le long de la côte.
Sans commentaires... sinon que la bêtise (ou c...) touristique a encore un avenir radieux en ce début de 21ème siècle...
Implant dentaire en Pologne English translation pending
Bonjour, je voudrai savoir qui a fait déja des implants en pologne( alpha bio ou osteoplant qui ont certificat ISO ) au prix 500-550 euro ou moins...........
Les Photos (suite de la suite de la suite de la suite....) English translation pending
Pour commencer,
Dites moi s'il vous plait où c'est et ce que c'est. 😎
(je ne reviendrai que vers 14H30, je vais faire un tour au musée du quai Branly 😉)
Dites moi s'il vous plait où c'est et ce que c'est. 😎
(je ne reviendrai que vers 14H30, je vais faire un tour au musée du quai Branly 😉)
Au pays des Pharaons English translation pending
AU PAYS DES PHARAONS
Les pyramides, Abou Simbel, Ramses II, Hatchepsout…autant de noms qui faisaient rêver les égyptologues en herbe de la famille. Nous y pensions depuis longtemps mais nous ne savions comment l’organiser. Il y a beaucoup à voir en Egypte et nous ne disposions que de 12 jours, il nous a donc fallu faire des choix. Nous avons donc privilégié pour ce premier voyage l’Egypte pharaonique . Puis s’est ajouté un autre problème : découvrir le Nil mais sans bateau de croisière. Cela fut rapidement solutionné et je remercie ici tout particulièrement Gérard (louxoregypte.be)qui nous a aiguillé vers Sara des « Gréement du Nil ». Dernier problème : faire face aux harcèlements car beaucoup nous ont déconseillé l’Egypte à cause de cela. On s’est préparé mentalement à y faire face avec philosophie . Cela ne fut pas toujours facile, nos nerfs ont parfois lâchés . Mais ne vous arrêtez pas à cela car loin de ces commerçants, se cache un peuple souriant, accueillant et chaleureux.
PROGRAMME :
26 octobre : Lyon / Frankfurt / Le Caire Visite du musée égyptien 27 octobre : Journée découverte des pyramides Dashour / Saqqarah / Guiseh 28 octobre : Le Caire / Assouan 29 octobre : Musée nubien : Transfert en van vers Abou Simbel : Sons et lumières 30 octobre : Visite d’Abou Simbel au lever du soleil : retour sur Assouan : Visite de Philae : Embarquement sur la felouque 31 octobre : journée felouque : Visite de Daraw ( sans les chameaux) : Visite de Kom Ombo : Baignade et ballade sur les bords du Nil au milieu des palmeraies 1er novembre : Marche dans le désert au lever du soleil : Visite du Spéos d’Horemheb et des carrières de Silsilla : Baignade et navigation 2 novembre : Visite d’Edfou : Transfert en convoi à Louxor : Après-midi détente à la piscine : Ballade musclée dans les souks 3 novembre : Visite de la vallée des rois : Thoutmosis III : Ramsés VI : Taourset : Visite du temple d’Hatchepsout : Visite de Medineh Abu ( Ramsés III) : Après-midi détente 4 novembre : Visite de la vallée des nobles : Visite du Ramesseum : Visite de Deir el medina : village des artisans : Après-midi détente 5 novembre : Visite de Karnak : Après-midi détente : Ballade dans Louxor 6 novembre : Louxor- Le Caire-Frankfurt-Lyon
Certains s’indigneront peut-être que nous n’ayons pas visité la vallée des reines, le temple de Louxor, le musée de Louxor …mais nous avons préféré en faire moins mais mieux et au gré de nos envies . Nous avons apprécié d’alterner découvertes culturelles, vie du peuple égyptien, navigation sur le Nil, et aux heures les plus chaudes les bienfaits de la piscine du New Winter.
BUDGET : 5 personnes : 6000 e
Avion - international : Lufthansa 2300 e pour 5 ( pris en avril avec e-dreams)
- domestique : Egyptair ( leur défaut : la ponctualité) Le Caire / Assouan 140 e pour 5 Louxor / Le Caire 116 e pour 5
Repas - Le Caire : à l’hôtel Osiris ( cf hébergement) - Assouan : Le Panorama ( sur la corniche) Très bon accueil. Repas correct mais léger pour des gros mangeurs. Prix moyen du plat : 15 le
- Louxor : - Maxime : Coup de cœur !

Entre l’hôtel Isis et le Sheraton
Tel 23 86 315
Prix moyen : entre 15 et 30 Le
Délicieux . Hygiène irréprochable. Accueil extrêmement chaleureux
- Lotus Garden : ( centre proche souk touristique ) Nourriture insipide.😕
Hébergement
- Le Caire : Hôtel Osiris : 60e www.osiris.fr.fm 49 rue Nobar ( Bab el louq) Immeuble city mall Tél : + 794 57 28 Tenu par un couple franco-égyptien. Accueil chaleureux. Chambre impeccable : familiale 6 personnes pour 60 e avec petit déjeuner copieux. Possibilité de prendre les repas du soir en réservant : 40 Le ; bonne cuisine égyptienne et bien servi .
- Assouan : Hôtel Basma : 110 e la chambre Situé en face du musée de la Nubie Propre et chambres confortables mais accueil quelconque. Petit déjeuner compris . Ne vaut pas son prix. Les prix négociés par mail ne correspondront pas au prix sur place.
- Louxor : New Winter Palace ( 55 e la chambre ) Un havre de paix en plein Louxor. Situé sur la corniche, à quelques mètres du temple de Louxor. Jardin luxuriant et magnifique piscine. Chambre spacieuse et confortable Petit déjeuner sous forme de buffet compris.
- Abou Simbel: Maison d’hôtes l’Eskaleh chez Fickry (30e par personne en pension complète) Coup de cœur !

Magnifique maison d’hôte dans la plus pure tradition nubienne au bord du lac Nasser .
Délicieux repas avec les produits du coin dont la célèbre perche du Nil et légumes bio du jardin : un régal . Accueil chaleureux.
Entrées sur les sites
Budget énorme !!!!! En euros ; j’indique le prix pour nous 5 Je vous donne le tarif adulte puis le tarif enfant. Tarif enfant jusqu’à 12 ans mais partout les guides nous ont pris les tarifs enfants pour les 3 ados . Pensez à emmener les cartes étudiant.
Musée égyptien : 50 le / 25 soit 34 e Salle des momies : 100/50 soit 43 e Kom Ombo : 25/15 soit 11, 8 e Deir el bari : 25/15 soit 11, 8 e Abou Simbel : sons et lumières : 70 soit 43 e site : 70/35 soit 30 e Edfou : 40/20 soit 17, 5 e Philae : 40/20 soit 17, 5 e Musée nubien : 40/20 soit 17, 5 e Temple Horemheb : 20/10 soit 8, 7 e Ramesseum : 25/15 soit 11, 8 e Vallée des rois : 70/35 soit 30, 5 e Medineh Abu : 25/15 soit 11, 8 e Guiseh : 50/50 soit 31 e Saqqarah : 50/50 soit 31e Dashour : 25/25 soit 15, 6 e Karnak : 50/25 soit 21, 8 e
TOTAL : 387 e
Felouque Nous en avons confié l’organisation à Sara Organisation irréprochable, personnel très sympa. www.felouques-nil.com newsunriselouxor@hotmail.com
Tarif : 3nuits/4 jours : 245 euros par adulte et 155 par enfant : COMPRIS dans le tarif - Van avec chauffeur jusqu’à la felouque - Guide égyptologue francophone sur chaque site - Felouque privée en pension complète et boissons à volonté - Bateau cuisine faisant office du cuisine et salle à manger pour repas à table - Cuisinier professionnel - Accompagnateur anglophone - Van privé entre Edfou et Louxor NON COMPRIS : - les entrées aux sites - Le pourboire au personnel d’équipage environ 15e par personne mais libre et selon appréciation
Excursion à Abou Simbel Egalement organisée par Sara Tarif : 225e pour 5 Compris : - Van privé entre Assouan et Abou Simbel avec chauffeur et à disposition sur le site - Visite du temple de Philae avec guide égyptologue francophone - Bateau vers Philae Non compris : - Les entrées aux sites - La nuit sur Abou Simbel
Visa 15e par personne à l’aéroport ; photo non nécessaire
Change 1e = 7, 8 Le Aucun problème pour trouver des distributeurs
Guides - Guide du routard pour dégrossir - Lonely planet pour les bonnes adresses - Guide bleu indispensable, complet et précis pour les visites et l’histoire
Sécurité - Aucun sentiment d’insécurité nulle part - Présence militaire mais pour nous absolument pas gênante - Harcèlement incessant sur les principaux sites touristiques mais les particuliers sont un peu moins visés que les groupes . Pas d’agressivité .S’arrête quand on montre de la fermeté.
Souvenirs Les balades dans les souks sont rapidement devenues pour nous un enfer tant la pression est grande . Impossible de poser les yeux sur quoi que ce soit !Quel dommage car nous avions tant apprécié les souks marocains. Nous avons donc opté pour les magasins( qui d’ailleurs affichent : ici pas de harcèlement) où il règne une atmosphère calme et paisible.
- Fair trade center 🙂🙂🙂 Rue du temple, derrière le temple de Louxor, à côté de l’hôtel Horus. Boutique de commerce équitable, gérée par des femmes vivant à Louxor ; elles se proposent de vendre leurs produits d’artisanat tout en offrant un prix honnête et des produits de bonne qualité pour supporter l’artisanat égyptien . On y trouve un peu de tout . - House of Osiris Karnak street après l’hôtel Hours, tout prés du fair trade center. On y trouve toutes les babioles habituelles des souks mais à prix affichés. - Librairie Gaddis Au pied du new Winter . Beaucoup de livres en français et anglais. Grand choix de cartes postales (2Le) .Bon accueil et prix affichés.
Les bonnes adresses - Guide francophone : Ahmed Rabie Couvre Louxor, le Caire mais aussi les sites du sud . Très sympa. Coordonnées : arabie78@yahoo.com tel + 20105305915
- Taxi à Louxor : Sayed el ashy🙂🙂🙂 Tel + 2 010 75 76 593 Course dans Louxor 10 Le Karnak aller-retour 30 Le Aéroport- centre Louxor 40 Le
CARNET DE VOYAGE
Vendredi 26 octobre Lyon- Frankfurt- Le Caire . Nous sommes satisfaits de cette première fois avec Lufthansa qui est ponctuelle mais qui ne craint pas de rivaliser avec ses copines pour les repas. Arrivée au Caire vers 13h ; une navette nous attend pour nous emmener vers l’hôtel Osiris. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le chauffeur s’occupe des visas, on fait du change …Course effrénée vers l’hôtel au milieu d’une circulation complètement anarchique et ponctuée 24 heures sur 24 par les klaxons ( je suis sure que les klaxons sont fichus avant le moteur en Egypte😉) . Les chauffeurs à Bangkok passent pour des enfants de cœur à côté des cairotes. L’hôtel sr trouve au douzième étage . On se demande où on va arriver, Thomas en est malade de monter dans un ascenseur aussi miteux, on entrouve la porte et ouf ! un magnifique salon……
L’accueil de Josiane, Nabil et Nadine est chaleureux. Nous avons réservé ici pour deux nuits la chambre familiale ( 6 personnes), vaste, avec SDB, confortable pour 60e avec petit déjeuner copieux compris. Nous y prendrons aussi nos repas du soir afin d’habituer nos estomacs d’européens🏴☠️ en douceur aux délices égyptiens. Pour 40 Le : potage, 5 à 6 petites entrées( betteraves, aubergines..chacun y trouve son compte) un plat chaud ( viande, légumes, féculent ) et dessert. Repas pris sur la terrasse surplombant Le Caire.
Nous jetons nos sacs dans la chambre et direction le musée égyptien ( à 10 mn à pied) .Nous ne souhaitons pas visite réglée comme du papier musique . Pas d’attente à l’entrée mais le nombre de cars stationnés devant nous laisse présager le pire : c’est vraiment une destination très touristique.
Nous avons deux impératifs : la salle des momies et le trésor de Toutankhamon. Nous choisissons de commencer par la salle des momies. Il y règne un silence de cathédrale et un recueillement absolu. Nous nous recueillons devant ces célèbres pharaons : Thoutmosis II, III, Hatchepsout, Séthi Ier…l’émotion atteint son comble pour Romain et moi devant Ramsés II. Classique direz-vous mais après avoir vibré au rythme de C. Jacq, G. Rachet …cet homme d’Etat prend toute son importance et nous versons des larmes d’émotion en revivant la construction d’Abou Simbel, la bataille de Kadesh…
Nous nous dirigeons ensuite vers le trésor de Toutankhamon, captivant ! Puis nous décidons de nous laisser porter de salle en salle ( certains diront dommage ) et d’admirer ce qui attire notre regard. Alors bien sûr, nous n’avons pas tout vu ( mais on reviendra, il faut bien une excuse) mais cela a évité à nos débutants en Egyptologie ( mon mari, Lucie et Thomas) de trainer les pieds comme certains dans les groupes, l’œil hagard, le regard blasé et la tête farcie de trop de détails. Nous quittons le musée vers 17h45.
Retour à la chambre, la fatigue se fait sentir. Nous savourons notre repas et gros dodo. Demain, nous avons prévu une journée aux pyramides et nous en avons confié l’organisation à Josiane et Nabil.
Samedi 27 octobre Lever 6h45 et départ vers 7h30 avec un solide petit-déjeuner dans l’estomac (pain, galette, omelette, yaourt, Kiri, fromage, confiture, jus d’orange, thé). Pour nous faciliter la tâche n nous avons choisi de laisser l’organisation de cette journée à l’hôtel Osiris. Certains m’ont dit que c’était cher et bien je leur répondrai : tant pis ( 30e/ personne : guide francophone, chauffeur, mini-van, entrées soit environ 80e et repas du midi ). Nous avons passé une merveilleuse journée sans aucun autre souci que de nous laisser porter par l’histoire !. Nous faisons connaissance d’Akram, notre guide ; nous vous le recommandons pour sa gentillesse, ses compétences, ses connaissances, pour l’amour qu’il porte à son métier et sa capacité à tout rendre ludique. Après les révisions de base dans la voiture sur les dynasties…, nous commençons par Dashour ouvert depuis seulement dix ans au public. Nous découvrons la pyramide romboïdale et la pyramide rouge. On découvre aussi pourquoi furent édifiés ces monuments. Akram nous demande si nous souhaitons aujourd’hui descendre dans une pyramide, si oui, il nous conseille celle-ci non pas pour sa beauté mais parce qu’ici il n’y a pas foule. On accepte ; Thomas, claustrophobe, prend sur lui, descend dans les entrailles du monument et en ressort aussi vite😕. Pour nous, nos 40 ans 🙁et la position inconfortable pour y descendre, nous permettront de savourer chaque marche ! Direction ensuite Saqqarah et la pyramide à degré conçue par Imhotep. Moment d’émotion au milieu de la place des jubilés que tant de légendaires pharaons ont foulée. On assemble la visite de la musée du Caire avec celle d’aujourd’hui devant la statue Djoser. Visite du mastaba de Mérérouka avec ses scènes de vie digne d’un vrai album photo de l’époque : la pêche, les danses, les offrandes, les animaux…Akram raconte, la beauté des scènes agit, la magie opère et on se trouve transporté des milliers d’années en arrière… Avant le déjeuner, arrêt de quelques minutes dans une fabrique de tapis (eh oui c’est de bonne guerre) Notre scénario familial est bien rodé, on écoute les explications, on refuse de prendre des photos de ces pauvres gamines, et nous écourtons la vente : pas de tapis à la maison :ceux-ci ne résisteraient pas à nos 5 chats et nos 2 chiens. Le vendeur est à cours d’argument (ah ! on te l’avait pas encore faite celle –là ?😉) .Dix minutes après retour à l’air libre . Déjeuner tout à fait correct dans un immense restaurant : buffet de légumes crus ( qu’on évite pour ne pas jouer le remake de la salmonellose du Maroc), légumes cuits, brasero poulet-kebab sur la table, dessert. Le repas est convivial et Akram nous parle de son amour pour la France. Vient ensuite Guiseh ! Nouvelle séquence d’émotion ; on les avait tant vu représentées partout . Nous nous sentons infiniment petit devant Kheops, Kephren et même devant Mykérinos. On savoure chaque minute y compris celle de la lumière du soleil couchant sur le sphinx. Avant le retour à l’hôtel, Akram propose un arrêt dans une parfumerie. Lucie et Romain ( qui a déjà sa petite idée ) accepte volontiers, nous, nous suivons mais dans le fond ce sera assez marrant et ludique. On s’y sera beaucoup amusé à essayer de découvrir les différentes essences. Romain hésite entre l’achat pour sa petite amie de son parfum habituel ou celui appelé « viagra égyptien « aux vertus aphrodisiaques 😉. Akram nous dépose à l’hôtel . Nous le remercions vivement pour cette mine d’infos précieuse et son sourire ! Savoureux repas et nous plongeons dans les bras de Morphée, l’esprit encore plein de ces belles images…
Dimanche 28 octobre
Nous partons aujourd’hui pour Assouan. Nous avons réservé nos vols sur Egyptair . A nouveau course effrénée vers l’aéroport . Nous avions pourtant le temps car Egyptair ne faillit pas à sa réputation : nous constatons que notre vol est annulé 😕; nous devrons prendre celui de 14h15 (au lieu de 12h15) mais qui ne partira finalement qu’à 15h30. Voilà comment plomber une journée de voyage…. ! Nous arrivons à 17h à Assouan ; la chaleur y est nettement plus écrasante. Nous gagnons l’hôtel Basma en taxi . Grande chambre, avec vue sur la piscine, hôtel plutôt luxe mais blindé de japonais . D’entrée, on ne s’y sent pas à l’aise .On le sera encore moins quand on s’apercevra que le montant à régler n’est pas celui négocié sur le net . Nous sommes pris à la gorge car nous ne pouvons contacter le chauffeur qui doit nous prendre demain pour Abou Simbel . Bref, vous l’aurez compris, on n’en fait pas de la pub !
Les enfants, qui ont été coincés dans l’aéroport toute la journée, sont affamés . Nous laissons donc tomber la visite prévue au musée de la Nubie pour se diriger vers le centre. Sur la corniche, nous passons devant le Old Cataract et nous nous attendons à chaque instant à en voir sortir Hercule Poirot.😛
Nous prendrons notre repas au Panorama . Un petit bonhomme, très accueillant, sera très content de faire découvrir son maniement de la langue française et ses expressions « ça roule ma poule » « ça fart » « ça gaze »…
Nous finissons la journée par une ballade dans les souks (moins éprouvant que ceux de Louxor ) .On y retrouve les « moins cher que chez Leclerc ; un marchand d’épices nous dira même « moins cher qu’à la Fnac «😏 ce qui nous fera bien rire. Premières négociations et les sacs à dos vont s’alourdir demain…
Lundi 29 octobre
Après un solide petit-déjeuner (encore heureux pour le prix ; et j’ai dit solide, je n’ai pas dit bon ! allez… j’arrête de râler
) nous avons une heure devant nous pour visiter le musée nubien qui ouvre à 9 h. C’est court mais c’est mieux que rien. En quelques salles ( nous n’aurons pas le temps de faire l’extérieur) nous découvrons l’histoire de la Nubie de la préhistoire à nos jours avec quelques reconstitutions de scènes de vie.
10h15, le van vient nous chercher pour nous emmener en convoi à Abou Simbel. S’ensuivent 2h30 de route dans le désert où les véhicules roulent à tombeau ouvert, Inchalah, autant croire à sa bonne étoile…….
13h : nous sommes accueillis par un grand monsieur, Fickry, à la maison d’hôte nubienne. On s’y sent de suite chez soi.🙂🙂 Jolie maison nubienne typique, dans la plus pure tradition, superbe décoration, jardin luxuriant et terrasse avec vue sublime sur le lac Nasser. Nous établissons le programme avec le chauffeur et nous prenons notre premier repas : une savoureuse perche du Nil bien sûr ! Cet après-midi, nous avons choisi de flâner sur la terrasse et d’aller à Abou Simbel pour le son et lumières. Nous ne le visiterons que demain au lever du soleil. On consacre donc l’après-midi à une ballade dans les environs, à quelques jeux de cartes, et à la lecture, entre autre, d’Harry Potter et les reliques de la mort ( arraché de justesse avant le départ).
18h30, nous arrivons sur le site pour le spectacle de 19h. Nous sommes époustouflés par les lieux et ses colosses . Nous resterons sans mot . Le spectacle est donné en japonais ( décidément ils nous poursuivent !!!), nous avons donc le droit au casque dont un défectueux. On se laisse alors porter par l’histoire d’Abou Simbel, son sauvetage, son histoire et celle de Ramsés II et Néfertari. Nous sommes conquis.
Nous regagnons la maison d’hôte où nous attend une fois de plus un délicieux repas que nous prenons avec Joëlle et Michel, des bordelais que nous inviterons à partager demain notre van afin qu’ils puissent visiter Abou Simbel au lever du soleil. Soirée fort agréable !
Mardi 30 novembre
Lever à 5h et départ 5h30 pour assister au lever du soleil sur Abou Simbel . Le réveil est difficile mais nous serons largement récompensé de notre effort car les teintes sur le temple sont magnifiques . A nouveau la magie opère…..Nous sommes quasiment seuls sur le site, et les quelques japonais présents partiront dés le soleil lever ; nous avons alors les temples pour nous, rien qu’à nous ….fantastique ! Je ne chercherai pas le meilleur qualificatif pour désigner Abou Simbel car je ne le trouverai pas mais les fresques sont si belles qu’on ne se sent plus spectateur mais acteur . Nous quittons à regret ces lieux envoutants et nous constatons déjà que la lumière a beaucoup changée, que c’est moins beau quand les rayons de Râ écrasent la pierre. Alors voyageurs faîtes l’effort, allez-y tôt !😉 Après le petit déjeuner, nous faisons nos adieux à Fickry . On a l’impression de quitter un ami. Fickry, c’est l’histoire de la Nubie. Né dans un village nubien sur la rive opposée à Abu Simbel, il a joué sur les berges du Nil, avec comme toile de fondn le temple. Puis sont venus le barrage, l’inondation de la vallée, le bienheureux sauvetage du Temple mais aussi le désarroi des familles des 44 villages nubiens qui ont vu leur village englouti par les eaux. Il déplore qu’à l’époque, personne ne se soit ému de leur sort. Il a donc décidé de construire sa maison à l’identique, dans la plus pure tradition nubienne et faire découvrir sa culture aux touristes pour que survive l’histoire nubienne. Il a beaucoup de projets comme la création dans son jardin d’ateliers d’artisanat nubien . Les recettes de la maison d’hôte y contribue ainsi que production d’un CD . Bref un bel avenir ! Départ avec le convoi à 9h30 et arrivée à Assouan à 12h45 où nous sommes transférés par bateau sur l’île de Philae ( un autre temple sauvé des eaux). Soumaya, notre guide francophone au caractère bien trempée, nous attend. En 1902, ce temple avait les pieds dans l’eau ; il fut déplacé sur une île toute proche : Agilka. Huit années plus tard, le temple est de nouveau resplendissant. Ici, on honore Isis .Le grand temple raconte l’histoire d’Isis et Osiris et de leur fils Horus. Au IV e après JC, le temple est fermé et transformé en église copte ; de nombreuses fresques sont alors martelées. On y trouve de nombreuses marques de l’Histoire : style gréco-romain, l’effondrement d’un pan de mur dû aux canons napoléoniens…L’atmosphère y est paisible. Nous quittons Soumaya pour rejoindre les felouques qui nous attendent pour un périple de 3 nuits/ 4 jours. Vingt kilomètres après Assouan, notre équipage nos accueille : deux capitaines ( un pour la felouque et un pour le bateau cuisine), un mousse, un cuisinier et un guide anglophone . Le bateau est tapissé par une étendue de matelas, ce qui est de bon augure !!!!!

Nous prenons notre premier repas (délicieux comme tous ceux qui suivront) puis nous voguerons un partie de l’après –midi jusqu’à ce que notre mât ne casse. Heureusement, d’autres capitaines viendront nous porter main forte.
Les rives du Nil sont animées : pêcheurs, cultivateurs, animaux…ici, nous découvrons une autre Egypte… celle des habitants souriants et chaleureux, bref une toute autre atmosphère que celle des bazars touristiques.
Premier coucher de soleil, premières senteurs.., nous sommes émerveillés et même si de nombreux bateaux plus luxueux les uns que les autres croisent notre route, nous ne regrettons pas notre choix .
Quand nous accosterons plus tard sur les berges pour y passer la nuit, nous comprendrons vite que nous sommes vraiment tributaires de notre confort aseptisé d’européens gâtés et qu’il est parfois bon d’y mettre un grand coup de pied 😕🏴☠️! Il va bien nous falloir toute cette première soirée pour s’organiser : toilette de fortune sur la rive, une bassine d’eau( du Nil, gloups ! moment de solitude) et un gobelet faisant office de douche et tout cela à la lueur d’une minuscule lampe torche glissé au dernier moment dans le sac ( donc voyageurs avertis amenez vos lampes frontales) …bon de toute façon, on a dit qu’on ne regrettait pas notre choix. Je vous laisse imaginer l’ambiance : « t’as amené le papier ? non « retour à la felouque😕 ; « t’as le sac plastique ? non « ; retour à la felouque😕« c’est qui qui peut m’éclairer pendant que je fais pipi ? » etc et voilà comment marcher des kilomètres sur quelques mètres carrés…🏴☠️🤪Puis c’est la séance déshabillage, je vous passe les détails …On commence à tous avoir les nerfs qui lâchent surtout moi🤪 ( ben oui on ne se refait pas) quand je comprends que la felouque n’est pas fermée hermétiquement et que je risque d’avoir froid. On a amené en plus des sacs de couchage nos sacs à viande en polaire ( et moi oserai-je dire un en soie en plus, on ne s’arrange pas à 40 ans) ; ceux –ci furent bénéfiques. On se couche en rang d’oignons ( bien sûr amoureux transis, choisissez une autre embarcation car ici adieu les nuits d’amour ) et on finit par s’endormir comme des bébés…..chut !
Mercredi 31 novembre
Lever à 6h30 . La nuit fut bonne mais bruyante : aboiements des chiens sauvages, les hordes de bateaux de croisière dés 5h, les chants du Muezzin…mais cela fait partie du folklore .Chacun leur tour, les enfants se risquent à LA question : « tu n’as pas eu froid, maman ? « De la réponse dépend l’ambiance de la journée car une nuit à avoir froid me met d’une humeur de chien … « Non « Je crois même entendre dans le lointain « ouf, on est sauvé !
« . On s’organise pour la toilette . C’est déjà beaucoup mieux qu’hier soir ( remarquez à la lumière du jour, cela change les données !). En une demi-heure, tout le monde est prés. On prend le petit-déjeuner et on s’enhardit en mangeant les fruits rincés avec l’eau du Nil …tant pis si la tourista nous guette, on n’a plus le choix !
On se laisse voguer jusqu’à Daraw où a lieu le célèbre marché aux chameaux les samedis et dimanches. On verra quelques chameaux ( les invendus du week end) mais ce sera surtout l’occasion de nous immerger dans le marché du jour où miraculeusement personne ne nous harcélera. Fruits, légumes, épices.., on laisse aller nos sens quel régal !
Retour à la felouque . Nous constatons que Mohamed a fait les provisions.
Prochain arrêt : Kom Ombo . Abdullah nous y attend pour la visite du temple dédié ici à Sobek ( le dieu crocodile ) et Horus. On révise les bases et on en découvre chaque fois un peu plus : calendrier des offrandes, représentation des instruments médicaux ( mes seringues ont l’air de meilleure qualité et dire que j’ai des patients qui s’en plaignent)…
Après le déjeuner, nous accosterons pour un moment de détente sur les berges. L’équipage nous propose de nous baigner, gloups ! On nous assure que l’eau est propre, il n’y a pas de roseaux, le soleil tape, tant pis, on se laisse tenter . L’eau est froide mais quel plaisir ! On se sèche et on constate, consternés, que l’équipage se lave dans le Nil, regloups !
On repart et s’ensuivent deux heures à être vautrés sur les matelas : sieste, lecture, musique observation de la vie du Nil……le grand calme !
Prochain arrêt : une ballade dans les champs. Derrière cette rangée de palmiers de et de culture qu’on aperçoit du fleuve, se cachent les champs de canne à sucre, les bananeraies, les villages, les habitations modestes et une population adorable qui, pour le peu qu’on lui adresse le premier salam, nous récompense d’un large sourire. C’est promis, on ne dira plus, la prochaine fois dans le souk : « qu’ils sont pénibles ces égyptiens « mais « qu’ils sont pénibles ces commerçants égyptiens « et là sera toute la philosophie de notre voyage… Un jeune nous coupe de la canne à sucre, Eddy, déjà empreint de mauvaises habitudes met la main dans la poche, Mohamed l’arrête : ici, pas de bakchish, cette fois, c’est vraiment pour le plaisir et effectivement, il n’attendait rien d’autre qu’un soukram.
De retour au bateau, le capitaine nous annonce que le mât vient à nouveau de casser. Le bateau –cuisine nous tractera jusqu’à l’endroit où nous devons passer la nuit et où de l’aide lui sera apportée pour réparer. C’est beaucoup plus bruyant mais nous savourons notre joie d’être en Egypte. Le soleil se couche.
Nous accostons pour la nuit devant le spéos d’Horemheb . Ne sommes-nous pas privilégiés ? Quatre autres embarcations partagent notre plaisir et les capitaines s’entraident pour réparer. On s’installent à proximité d’un projecteur et nous continuons notre lecture . Qui m’aurait dit qu’un jour, je me délecterai des dernières pages d’Harry Potter assise à côté du temple de ce légendaire général . Choc du temps et des cultures !
Jeudi 1er novembre
Le réveil est fixé à 5h15 afin de pouvoir profiter de l’aube pour une marche dans le désert. Quand le bip retentit c’est dur, très dur. On s’éclipse discrètement après un morceau de cake et une tasse de thé. Le soleil apparaît, les rochers changent de couleur, c’est beau
! On s’engouffrent dans le Wadi des carrières de Silsilla ( d’où provenait la plupart des pierres des temples pharaoniques ) . Ultime effort, on escale une dernière colline pour dominer d’un côté le Nil et de l’autre le désert. Nous revenons en traversant un petit village où la modernité et l’hygiène ne sont pas encore leur principale préoccupation : ici, on survit !
Aux abords de la felouque, les crêpes d’Ahmed hument bon ! Après le petit-déjeuner, alors qu’il fait une chaleur écrasante, nous visitons le spéos d’Horemheb et les carrières de Silsilla. Peut-être trop fatigués, nous n’accrochons pas .
Nous reprenons la navigation pour accoster vers 13 h pour le déjeuner et une ultime baignade. Fort de constater que de se laver à la lingette c’est bien mais pas très décrassant, que de toute façon, l’eau de la bassine du soir vient du Nil, nous décidons d’adopter la méthode égyptienne c'est-à-dire de nous laver dans le Nil après la baignade . Nous serons bien étonnés de constater une heure plus tard que nos cheveux sont tout aussi propres que d’habitude 😛!
La navigation reprend son cours . On se sent apaisés, ressourcés.
Nous stoppons sur une île pour la nuit : déjà la dernière.
Vendredi 2 novembre
Lever à 6h, nous faisons nos adieux à notre felouque car après le petit-déjeuner sur le bateau – cuisine, nous visiterons le temple d’Edfou et nous intégrerons le convoi pour Louxor. Nous avons l’impression d’abandonner des amis. Visite du temple d’Edfou, cette fois, dédié à la triade Hathor/Horus/Khonsou. Nous arriverons à Louxor à 12h15 . Nous avons réservé à l’Hôtel New Winter palace pour son emplacement en ville, ses jardins et sa piscine. Bon bien sûr, on est loin de la chaleur de chez Fickry mais les après-midi piscine aprés les visites des sites sous une chaleur harassante se révéleront être un plus à notre séjour. Les chambres sont spacieuses et grâce aux recommendations de Gérard ( merci à toi !) qui nous avait conseillé de prendre la carte Sofitel privilège (gratuite), nous bénéficierons d’une chambre vue sur le Nil au prix de celle sur le jardin. Nous apprécierons cet avantage qui a l’air superflu mais qui nous laissera souvent contemplatif devant la vie du fleuve et les couchers de soleil. Nous partons déjeuner chez Sara au restaurant Maxime ; au menu : filet de bœuf qui ne faillit pas à sa réputation. Notre trajet de 20 minutes à pied jusqu’au restaurant nous permettra vite comprendre que nous ne sommes plus dans la même Egypte et qu’il va falloir être patient 🤪, très patient🤪 car chaque seconde est ponctué par « calèche », « taxi », …De guerre lasse, nous ne leur adressons même plus un regard . Nous profitons un court moment de la piscine qui ferme avec le coucher du soleil et repartons arpenter les souks pour les traditionnels cadeaux. Nous vous recommandons chaudement le fair trade center, boutique de commerce équitable, qui propose un joli artisanat très abordable et où on vous laisse une paix royale. Nous soupons au lotus Garden qui s’avère médiocre à nos papilles ( trop gâtés par Ahmed peut-être) et délaissons très rapidement les souks pour nous invivables.
Samedi 3 novembre
A nouveau lever à 6h ( quelles vacances ! ) Petit-déjeuner buffet puis Ahmed ( un autre bien sûr !) vient nous prendre à la réception pour la visite de la vallée des rois, Deir el Bari, et Medinet Abu. A la vallée des rois, visite de la tombe des Thoutmosis IV, Ramses VI ( très belle mais très profonde ; Thomas, claustrophobe, devra abandonner dés le 2e escalier. Le manque d’air et la chaleur rendent les escaliers d’autant plus éprouvants)) et le clou de notre visite, la tombe de Taourset (épouse de Sethi II) qui est magnifique . A noter que la tombe de Merenptah était fermée pour restauration et un supplément de 50Le était demandé pour celle de Septah. Le guide nous laisse ensuite un moment de liberté pour profiter des lieux. Nous nous éclipsons 20 minutes ; nous essayons de nous isoler un peu mais vue la haute fréquentation c’est un peu difficile. Dans le plus grand recueillement, nous lirons quelques pages d’un livre sur Ramsès . On arrive alors à faire abstraction des centaines de touristes pour s’imaginer ce lieu plusieurs siècles auparavant. Une fois de plus, je ne retiendrai pas mes larmes bien longtemps. Nous nous lançons ensuite à la découverte du temple d’Hatchepsout, cette pharaonne qui m’a toujours fascinée (son caractère bien trempé lui a permis de résister bien longtemps à Thoutmosis ; la famille vous dira que ce doit être ce trait de caractère que nous partageons qui doit m’attirer mais chut…) . L’expédition au pays de Pount est un vrai roman à ciel ouvert . Nous finissons par la visite de Medineh Abu .Surtout ne vous privez pas de ce temple car il recéle de nombreuses scènes de guerre de Ramsès III ( d’ailleurs il est ici représenté les soldats apportant à pharaon les mains et les pénis des ennemis ; les hommes de la famille restent sceptiques devant la scène. ) mais aussi des scènes de vie quotidienne comme la chasse, la danse, la pêche…. Nous déjeunons sur la rive ouest et regagnons l’hôtel vers 14h pour une après-midi détente bien méritée au bord de la piscine ( Romain vous recommande le sorbet citron ) . Le soir, pour la première fois, nous arriverons à négocier un taxi pour 10 Le pour prendre le repas au Maxime qui deviendra notre quartier général.
Dimanche 4 novembre
Lever 6h ( on va finir par y prendre goût) et départ avec Ahmed à 7h. Aujourd’hui au programme : la vallée des nobles avec la visite de la nécropole de Cheikh abd el Gourna : tombes de Ramose, Ouserhat et Khaeme . La tombe de Ramose est certes très visitée mais les reliefs des sculptures sont magnifiques. La tombe de Ouserhat offre de belles peintures comme un banquet funéraire, des scènes de chasse… Vient ensuite la visite du Ramesseum ou temple funéraire de Ramses II. Celui –ci est en grande partie détruit mais des nombreux ouvriers fouillent encore. Nous avons aimé ici :la bataille de Kadesh, les fêtes agricoles, la prise de la forteresse de Dapour, la procession de la barque d’Amon et la magnifique représentation d’un calendrier astronomique . Enfin : Deir el Medina ou vallée des artisans. Au creux d’un vallon et ceint par un mur, il s’agit du village des artisans chargeaient des tombes des pharaons. Ceux –ci réalisaient parallèlement leur propre tombe . 120 ouvriers et leur famille, soit environ 1200 personnes de tout corps de métier confondu et détenteurs du secret des tombes vivaient ici reclus et sous haute surveillance .Les scènes peintes sont en parfaite état : une vraie merveille ! Après le déjeuner retour à l’hôtel . La fatigue se fait sentir après les ravages de la tourista d’hier . Détente et piscine sont au programme !
Lundi 5 novembre
Dernier jour déjà . On s’accorde une petite grasse matinée jusqu’à 8h30. Nous avons demandé au taxi ( depuis notre négociation nous avons tous les jours réservé le même) de nous emmener à Karnak que nous visiterons seuls cette fois . La salle hypostyle nous éblouira, on se croirait dans une forêt de colonnes… A la sortie Sayed nous attend et nous annonce qu’il nous emmène dans son village pour nous présenter sa famille. Nous prenons donc la route d’El Ashy . Les kilomètres défilent et Thomas s’inquiète de ce qu’on nous servira à boire ( hanté par sa salmonellose du Maroc) . Nous avons vite l’impression d’être au bout du monde . Sayed se stationne, toute la population de la rue nous guette d’un air sceptique. Nous sommes accueillis dans une charmante maison, très soignée ; nous faisons connaissance de la famille . Madame met les petits plats dans les grands et nous sert des boissons : des cannettes de Pepsi : Thomas est rassuré et nous aussi !🙂 ), thé et bananes. Nous visiterons toute la maisonnée mais aussi le village où les gens se dérident, sourient et nous offrent un accueil des plus chaleureux. Nous avons, à nouveau, changé d’Egypte. Vient le moment des adieux ; nous devons refusons l’invitation à souper du lendemain car nous prenons l’avion : dommage. Ce fut un moment plein d’émotions et malgré les échanges très brefs car Sayed ne parle que quelques mots d’anglais, plein de sincérité. Retour à l’hôtel pour notre traditionnelle après-midi détente . Quelque chose nous dit qu’il vaut mieux profiter de ces dernières brasses et ces derniers rayons de soleil avant de rentrer en France ( nous avions vu juste) ! Dernier repas au Maxime . Les serveurs nous ont fait la surprise de nous concocter un vrai repas égyptien : un délice !!!!
Mardi 6 novembre
S’ensuit une journée de vol, d’attente dans les aéroport, bref celle qu’on déteste et qui néanmoins pour supporter le retour, permet déjà de tester tous nos souvenirs …C’est les jours des « tu te souviens de … » Merci l’Egypte pour cette belle page d’Histoire, ces couchers de soleil sublimes sur le Nil, pour le sourire de tes habitants …. Stop à la nostalgie : on reviendra !🙂🙂🙂
Les pyramides, Abou Simbel, Ramses II, Hatchepsout…autant de noms qui faisaient rêver les égyptologues en herbe de la famille. Nous y pensions depuis longtemps mais nous ne savions comment l’organiser. Il y a beaucoup à voir en Egypte et nous ne disposions que de 12 jours, il nous a donc fallu faire des choix. Nous avons donc privilégié pour ce premier voyage l’Egypte pharaonique . Puis s’est ajouté un autre problème : découvrir le Nil mais sans bateau de croisière. Cela fut rapidement solutionné et je remercie ici tout particulièrement Gérard (louxoregypte.be)qui nous a aiguillé vers Sara des « Gréement du Nil ». Dernier problème : faire face aux harcèlements car beaucoup nous ont déconseillé l’Egypte à cause de cela. On s’est préparé mentalement à y faire face avec philosophie . Cela ne fut pas toujours facile, nos nerfs ont parfois lâchés . Mais ne vous arrêtez pas à cela car loin de ces commerçants, se cache un peuple souriant, accueillant et chaleureux.
PROGRAMME :
26 octobre : Lyon / Frankfurt / Le Caire Visite du musée égyptien 27 octobre : Journée découverte des pyramides Dashour / Saqqarah / Guiseh 28 octobre : Le Caire / Assouan 29 octobre : Musée nubien : Transfert en van vers Abou Simbel : Sons et lumières 30 octobre : Visite d’Abou Simbel au lever du soleil : retour sur Assouan : Visite de Philae : Embarquement sur la felouque 31 octobre : journée felouque : Visite de Daraw ( sans les chameaux) : Visite de Kom Ombo : Baignade et ballade sur les bords du Nil au milieu des palmeraies 1er novembre : Marche dans le désert au lever du soleil : Visite du Spéos d’Horemheb et des carrières de Silsilla : Baignade et navigation 2 novembre : Visite d’Edfou : Transfert en convoi à Louxor : Après-midi détente à la piscine : Ballade musclée dans les souks 3 novembre : Visite de la vallée des rois : Thoutmosis III : Ramsés VI : Taourset : Visite du temple d’Hatchepsout : Visite de Medineh Abu ( Ramsés III) : Après-midi détente 4 novembre : Visite de la vallée des nobles : Visite du Ramesseum : Visite de Deir el medina : village des artisans : Après-midi détente 5 novembre : Visite de Karnak : Après-midi détente : Ballade dans Louxor 6 novembre : Louxor- Le Caire-Frankfurt-Lyon
Certains s’indigneront peut-être que nous n’ayons pas visité la vallée des reines, le temple de Louxor, le musée de Louxor …mais nous avons préféré en faire moins mais mieux et au gré de nos envies . Nous avons apprécié d’alterner découvertes culturelles, vie du peuple égyptien, navigation sur le Nil, et aux heures les plus chaudes les bienfaits de la piscine du New Winter.
BUDGET : 5 personnes : 6000 e
Avion - international : Lufthansa 2300 e pour 5 ( pris en avril avec e-dreams)
- domestique : Egyptair ( leur défaut : la ponctualité) Le Caire / Assouan 140 e pour 5 Louxor / Le Caire 116 e pour 5
Repas - Le Caire : à l’hôtel Osiris ( cf hébergement) - Assouan : Le Panorama ( sur la corniche) Très bon accueil. Repas correct mais léger pour des gros mangeurs. Prix moyen du plat : 15 le
- Louxor : - Maxime : Coup de cœur !


Entre l’hôtel Isis et le Sheraton
Tel 23 86 315
Prix moyen : entre 15 et 30 Le
Délicieux . Hygiène irréprochable. Accueil extrêmement chaleureux- Lotus Garden : ( centre proche souk touristique ) Nourriture insipide.😕
Hébergement
- Le Caire : Hôtel Osiris : 60e www.osiris.fr.fm 49 rue Nobar ( Bab el louq) Immeuble city mall Tél : + 794 57 28 Tenu par un couple franco-égyptien. Accueil chaleureux. Chambre impeccable : familiale 6 personnes pour 60 e avec petit déjeuner copieux. Possibilité de prendre les repas du soir en réservant : 40 Le ; bonne cuisine égyptienne et bien servi .
- Assouan : Hôtel Basma : 110 e la chambre Situé en face du musée de la Nubie Propre et chambres confortables mais accueil quelconque. Petit déjeuner compris . Ne vaut pas son prix. Les prix négociés par mail ne correspondront pas au prix sur place.
- Louxor : New Winter Palace ( 55 e la chambre ) Un havre de paix en plein Louxor. Situé sur la corniche, à quelques mètres du temple de Louxor. Jardin luxuriant et magnifique piscine. Chambre spacieuse et confortable Petit déjeuner sous forme de buffet compris.
- Abou Simbel: Maison d’hôtes l’Eskaleh chez Fickry (30e par personne en pension complète) Coup de cœur !


Magnifique maison d’hôte dans la plus pure tradition nubienne au bord du lac Nasser .
Délicieux repas avec les produits du coin dont la célèbre perche du Nil et légumes bio du jardin : un régal . Accueil chaleureux.Entrées sur les sites
Budget énorme !!!!! En euros ; j’indique le prix pour nous 5 Je vous donne le tarif adulte puis le tarif enfant. Tarif enfant jusqu’à 12 ans mais partout les guides nous ont pris les tarifs enfants pour les 3 ados . Pensez à emmener les cartes étudiant.
Musée égyptien : 50 le / 25 soit 34 e Salle des momies : 100/50 soit 43 e Kom Ombo : 25/15 soit 11, 8 e Deir el bari : 25/15 soit 11, 8 e Abou Simbel : sons et lumières : 70 soit 43 e site : 70/35 soit 30 e Edfou : 40/20 soit 17, 5 e Philae : 40/20 soit 17, 5 e Musée nubien : 40/20 soit 17, 5 e Temple Horemheb : 20/10 soit 8, 7 e Ramesseum : 25/15 soit 11, 8 e Vallée des rois : 70/35 soit 30, 5 e Medineh Abu : 25/15 soit 11, 8 e Guiseh : 50/50 soit 31 e Saqqarah : 50/50 soit 31e Dashour : 25/25 soit 15, 6 e Karnak : 50/25 soit 21, 8 e
TOTAL : 387 e
Felouque Nous en avons confié l’organisation à Sara Organisation irréprochable, personnel très sympa. www.felouques-nil.com newsunriselouxor@hotmail.com
Tarif : 3nuits/4 jours : 245 euros par adulte et 155 par enfant : COMPRIS dans le tarif - Van avec chauffeur jusqu’à la felouque - Guide égyptologue francophone sur chaque site - Felouque privée en pension complète et boissons à volonté - Bateau cuisine faisant office du cuisine et salle à manger pour repas à table - Cuisinier professionnel - Accompagnateur anglophone - Van privé entre Edfou et Louxor NON COMPRIS : - les entrées aux sites - Le pourboire au personnel d’équipage environ 15e par personne mais libre et selon appréciation
Excursion à Abou Simbel Egalement organisée par Sara Tarif : 225e pour 5 Compris : - Van privé entre Assouan et Abou Simbel avec chauffeur et à disposition sur le site - Visite du temple de Philae avec guide égyptologue francophone - Bateau vers Philae Non compris : - Les entrées aux sites - La nuit sur Abou Simbel
Visa 15e par personne à l’aéroport ; photo non nécessaire
Change 1e = 7, 8 Le Aucun problème pour trouver des distributeurs
Guides - Guide du routard pour dégrossir - Lonely planet pour les bonnes adresses - Guide bleu indispensable, complet et précis pour les visites et l’histoire
Sécurité - Aucun sentiment d’insécurité nulle part - Présence militaire mais pour nous absolument pas gênante - Harcèlement incessant sur les principaux sites touristiques mais les particuliers sont un peu moins visés que les groupes . Pas d’agressivité .S’arrête quand on montre de la fermeté.
Souvenirs Les balades dans les souks sont rapidement devenues pour nous un enfer tant la pression est grande . Impossible de poser les yeux sur quoi que ce soit !Quel dommage car nous avions tant apprécié les souks marocains. Nous avons donc opté pour les magasins( qui d’ailleurs affichent : ici pas de harcèlement) où il règne une atmosphère calme et paisible.
- Fair trade center 🙂🙂🙂 Rue du temple, derrière le temple de Louxor, à côté de l’hôtel Horus. Boutique de commerce équitable, gérée par des femmes vivant à Louxor ; elles se proposent de vendre leurs produits d’artisanat tout en offrant un prix honnête et des produits de bonne qualité pour supporter l’artisanat égyptien . On y trouve un peu de tout . - House of Osiris Karnak street après l’hôtel Hours, tout prés du fair trade center. On y trouve toutes les babioles habituelles des souks mais à prix affichés. - Librairie Gaddis Au pied du new Winter . Beaucoup de livres en français et anglais. Grand choix de cartes postales (2Le) .Bon accueil et prix affichés.
Les bonnes adresses - Guide francophone : Ahmed Rabie Couvre Louxor, le Caire mais aussi les sites du sud . Très sympa. Coordonnées : arabie78@yahoo.com tel + 20105305915
- Taxi à Louxor : Sayed el ashy🙂🙂🙂 Tel + 2 010 75 76 593 Course dans Louxor 10 Le Karnak aller-retour 30 Le Aéroport- centre Louxor 40 Le
CARNET DE VOYAGE
Vendredi 26 octobre Lyon- Frankfurt- Le Caire . Nous sommes satisfaits de cette première fois avec Lufthansa qui est ponctuelle mais qui ne craint pas de rivaliser avec ses copines pour les repas. Arrivée au Caire vers 13h ; une navette nous attend pour nous emmener vers l’hôtel Osiris. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le chauffeur s’occupe des visas, on fait du change …Course effrénée vers l’hôtel au milieu d’une circulation complètement anarchique et ponctuée 24 heures sur 24 par les klaxons ( je suis sure que les klaxons sont fichus avant le moteur en Egypte😉) . Les chauffeurs à Bangkok passent pour des enfants de cœur à côté des cairotes. L’hôtel sr trouve au douzième étage . On se demande où on va arriver, Thomas en est malade de monter dans un ascenseur aussi miteux, on entrouve la porte et ouf ! un magnifique salon……
L’accueil de Josiane, Nabil et Nadine est chaleureux. Nous avons réservé ici pour deux nuits la chambre familiale ( 6 personnes), vaste, avec SDB, confortable pour 60e avec petit déjeuner copieux compris. Nous y prendrons aussi nos repas du soir afin d’habituer nos estomacs d’européens🏴☠️ en douceur aux délices égyptiens. Pour 40 Le : potage, 5 à 6 petites entrées( betteraves, aubergines..chacun y trouve son compte) un plat chaud ( viande, légumes, féculent ) et dessert. Repas pris sur la terrasse surplombant Le Caire.
Nous jetons nos sacs dans la chambre et direction le musée égyptien ( à 10 mn à pied) .Nous ne souhaitons pas visite réglée comme du papier musique . Pas d’attente à l’entrée mais le nombre de cars stationnés devant nous laisse présager le pire : c’est vraiment une destination très touristique.
Nous avons deux impératifs : la salle des momies et le trésor de Toutankhamon. Nous choisissons de commencer par la salle des momies. Il y règne un silence de cathédrale et un recueillement absolu. Nous nous recueillons devant ces célèbres pharaons : Thoutmosis II, III, Hatchepsout, Séthi Ier…l’émotion atteint son comble pour Romain et moi devant Ramsés II. Classique direz-vous mais après avoir vibré au rythme de C. Jacq, G. Rachet …cet homme d’Etat prend toute son importance et nous versons des larmes d’émotion en revivant la construction d’Abou Simbel, la bataille de Kadesh…
Nous nous dirigeons ensuite vers le trésor de Toutankhamon, captivant ! Puis nous décidons de nous laisser porter de salle en salle ( certains diront dommage ) et d’admirer ce qui attire notre regard. Alors bien sûr, nous n’avons pas tout vu ( mais on reviendra, il faut bien une excuse) mais cela a évité à nos débutants en Egyptologie ( mon mari, Lucie et Thomas) de trainer les pieds comme certains dans les groupes, l’œil hagard, le regard blasé et la tête farcie de trop de détails. Nous quittons le musée vers 17h45.
Retour à la chambre, la fatigue se fait sentir. Nous savourons notre repas et gros dodo. Demain, nous avons prévu une journée aux pyramides et nous en avons confié l’organisation à Josiane et Nabil.Samedi 27 octobre Lever 6h45 et départ vers 7h30 avec un solide petit-déjeuner dans l’estomac (pain, galette, omelette, yaourt, Kiri, fromage, confiture, jus d’orange, thé). Pour nous faciliter la tâche n nous avons choisi de laisser l’organisation de cette journée à l’hôtel Osiris. Certains m’ont dit que c’était cher et bien je leur répondrai : tant pis ( 30e/ personne : guide francophone, chauffeur, mini-van, entrées soit environ 80e et repas du midi ). Nous avons passé une merveilleuse journée sans aucun autre souci que de nous laisser porter par l’histoire !. Nous faisons connaissance d’Akram, notre guide ; nous vous le recommandons pour sa gentillesse, ses compétences, ses connaissances, pour l’amour qu’il porte à son métier et sa capacité à tout rendre ludique. Après les révisions de base dans la voiture sur les dynasties…, nous commençons par Dashour ouvert depuis seulement dix ans au public. Nous découvrons la pyramide romboïdale et la pyramide rouge. On découvre aussi pourquoi furent édifiés ces monuments. Akram nous demande si nous souhaitons aujourd’hui descendre dans une pyramide, si oui, il nous conseille celle-ci non pas pour sa beauté mais parce qu’ici il n’y a pas foule. On accepte ; Thomas, claustrophobe, prend sur lui, descend dans les entrailles du monument et en ressort aussi vite😕. Pour nous, nos 40 ans 🙁et la position inconfortable pour y descendre, nous permettront de savourer chaque marche ! Direction ensuite Saqqarah et la pyramide à degré conçue par Imhotep. Moment d’émotion au milieu de la place des jubilés que tant de légendaires pharaons ont foulée. On assemble la visite de la musée du Caire avec celle d’aujourd’hui devant la statue Djoser. Visite du mastaba de Mérérouka avec ses scènes de vie digne d’un vrai album photo de l’époque : la pêche, les danses, les offrandes, les animaux…Akram raconte, la beauté des scènes agit, la magie opère et on se trouve transporté des milliers d’années en arrière… Avant le déjeuner, arrêt de quelques minutes dans une fabrique de tapis (eh oui c’est de bonne guerre) Notre scénario familial est bien rodé, on écoute les explications, on refuse de prendre des photos de ces pauvres gamines, et nous écourtons la vente : pas de tapis à la maison :ceux-ci ne résisteraient pas à nos 5 chats et nos 2 chiens. Le vendeur est à cours d’argument (ah ! on te l’avait pas encore faite celle –là ?😉) .Dix minutes après retour à l’air libre . Déjeuner tout à fait correct dans un immense restaurant : buffet de légumes crus ( qu’on évite pour ne pas jouer le remake de la salmonellose du Maroc), légumes cuits, brasero poulet-kebab sur la table, dessert. Le repas est convivial et Akram nous parle de son amour pour la France. Vient ensuite Guiseh ! Nouvelle séquence d’émotion ; on les avait tant vu représentées partout . Nous nous sentons infiniment petit devant Kheops, Kephren et même devant Mykérinos. On savoure chaque minute y compris celle de la lumière du soleil couchant sur le sphinx. Avant le retour à l’hôtel, Akram propose un arrêt dans une parfumerie. Lucie et Romain ( qui a déjà sa petite idée ) accepte volontiers, nous, nous suivons mais dans le fond ce sera assez marrant et ludique. On s’y sera beaucoup amusé à essayer de découvrir les différentes essences. Romain hésite entre l’achat pour sa petite amie de son parfum habituel ou celui appelé « viagra égyptien « aux vertus aphrodisiaques 😉. Akram nous dépose à l’hôtel . Nous le remercions vivement pour cette mine d’infos précieuse et son sourire ! Savoureux repas et nous plongeons dans les bras de Morphée, l’esprit encore plein de ces belles images…
Dimanche 28 octobre
Nous partons aujourd’hui pour Assouan. Nous avons réservé nos vols sur Egyptair . A nouveau course effrénée vers l’aéroport . Nous avions pourtant le temps car Egyptair ne faillit pas à sa réputation : nous constatons que notre vol est annulé 😕; nous devrons prendre celui de 14h15 (au lieu de 12h15) mais qui ne partira finalement qu’à 15h30. Voilà comment plomber une journée de voyage…. ! Nous arrivons à 17h à Assouan ; la chaleur y est nettement plus écrasante. Nous gagnons l’hôtel Basma en taxi . Grande chambre, avec vue sur la piscine, hôtel plutôt luxe mais blindé de japonais . D’entrée, on ne s’y sent pas à l’aise .On le sera encore moins quand on s’apercevra que le montant à régler n’est pas celui négocié sur le net . Nous sommes pris à la gorge car nous ne pouvons contacter le chauffeur qui doit nous prendre demain pour Abou Simbel . Bref, vous l’aurez compris, on n’en fait pas de la pub !
Les enfants, qui ont été coincés dans l’aéroport toute la journée, sont affamés . Nous laissons donc tomber la visite prévue au musée de la Nubie pour se diriger vers le centre. Sur la corniche, nous passons devant le Old Cataract et nous nous attendons à chaque instant à en voir sortir Hercule Poirot.😛
Nous prendrons notre repas au Panorama . Un petit bonhomme, très accueillant, sera très content de faire découvrir son maniement de la langue française et ses expressions « ça roule ma poule » « ça fart » « ça gaze »…
Nous finissons la journée par une ballade dans les souks (moins éprouvant que ceux de Louxor ) .On y retrouve les « moins cher que chez Leclerc ; un marchand d’épices nous dira même « moins cher qu’à la Fnac «😏 ce qui nous fera bien rire. Premières négociations et les sacs à dos vont s’alourdir demain…Lundi 29 octobre
Après un solide petit-déjeuner (encore heureux pour le prix ; et j’ai dit solide, je n’ai pas dit bon ! allez… j’arrête de râler
) nous avons une heure devant nous pour visiter le musée nubien qui ouvre à 9 h. C’est court mais c’est mieux que rien. En quelques salles ( nous n’aurons pas le temps de faire l’extérieur) nous découvrons l’histoire de la Nubie de la préhistoire à nos jours avec quelques reconstitutions de scènes de vie.
10h15, le van vient nous chercher pour nous emmener en convoi à Abou Simbel. S’ensuivent 2h30 de route dans le désert où les véhicules roulent à tombeau ouvert, Inchalah, autant croire à sa bonne étoile…….
13h : nous sommes accueillis par un grand monsieur, Fickry, à la maison d’hôte nubienne. On s’y sent de suite chez soi.🙂🙂 Jolie maison nubienne typique, dans la plus pure tradition, superbe décoration, jardin luxuriant et terrasse avec vue sublime sur le lac Nasser. Nous établissons le programme avec le chauffeur et nous prenons notre premier repas : une savoureuse perche du Nil bien sûr ! Cet après-midi, nous avons choisi de flâner sur la terrasse et d’aller à Abou Simbel pour le son et lumières. Nous ne le visiterons que demain au lever du soleil. On consacre donc l’après-midi à une ballade dans les environs, à quelques jeux de cartes, et à la lecture, entre autre, d’Harry Potter et les reliques de la mort ( arraché de justesse avant le départ).
18h30, nous arrivons sur le site pour le spectacle de 19h. Nous sommes époustouflés par les lieux et ses colosses . Nous resterons sans mot . Le spectacle est donné en japonais ( décidément ils nous poursuivent !!!), nous avons donc le droit au casque dont un défectueux. On se laisse alors porter par l’histoire d’Abou Simbel, son sauvetage, son histoire et celle de Ramsés II et Néfertari. Nous sommes conquis.
Nous regagnons la maison d’hôte où nous attend une fois de plus un délicieux repas que nous prenons avec Joëlle et Michel, des bordelais que nous inviterons à partager demain notre van afin qu’ils puissent visiter Abou Simbel au lever du soleil. Soirée fort agréable !Mardi 30 novembre
Lever à 5h et départ 5h30 pour assister au lever du soleil sur Abou Simbel . Le réveil est difficile mais nous serons largement récompensé de notre effort car les teintes sur le temple sont magnifiques . A nouveau la magie opère…..Nous sommes quasiment seuls sur le site, et les quelques japonais présents partiront dés le soleil lever ; nous avons alors les temples pour nous, rien qu’à nous ….fantastique ! Je ne chercherai pas le meilleur qualificatif pour désigner Abou Simbel car je ne le trouverai pas mais les fresques sont si belles qu’on ne se sent plus spectateur mais acteur . Nous quittons à regret ces lieux envoutants et nous constatons déjà que la lumière a beaucoup changée, que c’est moins beau quand les rayons de Râ écrasent la pierre. Alors voyageurs faîtes l’effort, allez-y tôt !😉 Après le petit déjeuner, nous faisons nos adieux à Fickry . On a l’impression de quitter un ami. Fickry, c’est l’histoire de la Nubie. Né dans un village nubien sur la rive opposée à Abu Simbel, il a joué sur les berges du Nil, avec comme toile de fondn le temple. Puis sont venus le barrage, l’inondation de la vallée, le bienheureux sauvetage du Temple mais aussi le désarroi des familles des 44 villages nubiens qui ont vu leur village englouti par les eaux. Il déplore qu’à l’époque, personne ne se soit ému de leur sort. Il a donc décidé de construire sa maison à l’identique, dans la plus pure tradition nubienne et faire découvrir sa culture aux touristes pour que survive l’histoire nubienne. Il a beaucoup de projets comme la création dans son jardin d’ateliers d’artisanat nubien . Les recettes de la maison d’hôte y contribue ainsi que production d’un CD . Bref un bel avenir ! Départ avec le convoi à 9h30 et arrivée à Assouan à 12h45 où nous sommes transférés par bateau sur l’île de Philae ( un autre temple sauvé des eaux). Soumaya, notre guide francophone au caractère bien trempée, nous attend. En 1902, ce temple avait les pieds dans l’eau ; il fut déplacé sur une île toute proche : Agilka. Huit années plus tard, le temple est de nouveau resplendissant. Ici, on honore Isis .Le grand temple raconte l’histoire d’Isis et Osiris et de leur fils Horus. Au IV e après JC, le temple est fermé et transformé en église copte ; de nombreuses fresques sont alors martelées. On y trouve de nombreuses marques de l’Histoire : style gréco-romain, l’effondrement d’un pan de mur dû aux canons napoléoniens…L’atmosphère y est paisible. Nous quittons Soumaya pour rejoindre les felouques qui nous attendent pour un périple de 3 nuits/ 4 jours. Vingt kilomètres après Assouan, notre équipage nos accueille : deux capitaines ( un pour la felouque et un pour le bateau cuisine), un mousse, un cuisinier et un guide anglophone . Le bateau est tapissé par une étendue de matelas, ce qui est de bon augure !!!!!


Nous prenons notre premier repas (délicieux comme tous ceux qui suivront) puis nous voguerons un partie de l’après –midi jusqu’à ce que notre mât ne casse. Heureusement, d’autres capitaines viendront nous porter main forte.
Les rives du Nil sont animées : pêcheurs, cultivateurs, animaux…ici, nous découvrons une autre Egypte… celle des habitants souriants et chaleureux, bref une toute autre atmosphère que celle des bazars touristiques.
Premier coucher de soleil, premières senteurs.., nous sommes émerveillés et même si de nombreux bateaux plus luxueux les uns que les autres croisent notre route, nous ne regrettons pas notre choix .
Quand nous accosterons plus tard sur les berges pour y passer la nuit, nous comprendrons vite que nous sommes vraiment tributaires de notre confort aseptisé d’européens gâtés et qu’il est parfois bon d’y mettre un grand coup de pied 😕🏴☠️! Il va bien nous falloir toute cette première soirée pour s’organiser : toilette de fortune sur la rive, une bassine d’eau( du Nil, gloups ! moment de solitude) et un gobelet faisant office de douche et tout cela à la lueur d’une minuscule lampe torche glissé au dernier moment dans le sac ( donc voyageurs avertis amenez vos lampes frontales) …bon de toute façon, on a dit qu’on ne regrettait pas notre choix. Je vous laisse imaginer l’ambiance : « t’as amené le papier ? non « retour à la felouque😕 ; « t’as le sac plastique ? non « ; retour à la felouque😕« c’est qui qui peut m’éclairer pendant que je fais pipi ? » etc et voilà comment marcher des kilomètres sur quelques mètres carrés…🏴☠️🤪Puis c’est la séance déshabillage, je vous passe les détails …On commence à tous avoir les nerfs qui lâchent surtout moi🤪 ( ben oui on ne se refait pas) quand je comprends que la felouque n’est pas fermée hermétiquement et que je risque d’avoir froid. On a amené en plus des sacs de couchage nos sacs à viande en polaire ( et moi oserai-je dire un en soie en plus, on ne s’arrange pas à 40 ans) ; ceux –ci furent bénéfiques. On se couche en rang d’oignons ( bien sûr amoureux transis, choisissez une autre embarcation car ici adieu les nuits d’amour ) et on finit par s’endormir comme des bébés…..chut !Mercredi 31 novembre
Lever à 6h30 . La nuit fut bonne mais bruyante : aboiements des chiens sauvages, les hordes de bateaux de croisière dés 5h, les chants du Muezzin…mais cela fait partie du folklore .Chacun leur tour, les enfants se risquent à LA question : « tu n’as pas eu froid, maman ? « De la réponse dépend l’ambiance de la journée car une nuit à avoir froid me met d’une humeur de chien … « Non « Je crois même entendre dans le lointain « ouf, on est sauvé !
« . On s’organise pour la toilette . C’est déjà beaucoup mieux qu’hier soir ( remarquez à la lumière du jour, cela change les données !). En une demi-heure, tout le monde est prés. On prend le petit-déjeuner et on s’enhardit en mangeant les fruits rincés avec l’eau du Nil …tant pis si la tourista nous guette, on n’a plus le choix !
On se laisse voguer jusqu’à Daraw où a lieu le célèbre marché aux chameaux les samedis et dimanches. On verra quelques chameaux ( les invendus du week end) mais ce sera surtout l’occasion de nous immerger dans le marché du jour où miraculeusement personne ne nous harcélera. Fruits, légumes, épices.., on laisse aller nos sens quel régal !
Retour à la felouque . Nous constatons que Mohamed a fait les provisions.
Prochain arrêt : Kom Ombo . Abdullah nous y attend pour la visite du temple dédié ici à Sobek ( le dieu crocodile ) et Horus. On révise les bases et on en découvre chaque fois un peu plus : calendrier des offrandes, représentation des instruments médicaux ( mes seringues ont l’air de meilleure qualité et dire que j’ai des patients qui s’en plaignent)…
Après le déjeuner, nous accosterons pour un moment de détente sur les berges. L’équipage nous propose de nous baigner, gloups ! On nous assure que l’eau est propre, il n’y a pas de roseaux, le soleil tape, tant pis, on se laisse tenter . L’eau est froide mais quel plaisir ! On se sèche et on constate, consternés, que l’équipage se lave dans le Nil, regloups !
On repart et s’ensuivent deux heures à être vautrés sur les matelas : sieste, lecture, musique observation de la vie du Nil……le grand calme !
Prochain arrêt : une ballade dans les champs. Derrière cette rangée de palmiers de et de culture qu’on aperçoit du fleuve, se cachent les champs de canne à sucre, les bananeraies, les villages, les habitations modestes et une population adorable qui, pour le peu qu’on lui adresse le premier salam, nous récompense d’un large sourire. C’est promis, on ne dira plus, la prochaine fois dans le souk : « qu’ils sont pénibles ces égyptiens « mais « qu’ils sont pénibles ces commerçants égyptiens « et là sera toute la philosophie de notre voyage… Un jeune nous coupe de la canne à sucre, Eddy, déjà empreint de mauvaises habitudes met la main dans la poche, Mohamed l’arrête : ici, pas de bakchish, cette fois, c’est vraiment pour le plaisir et effectivement, il n’attendait rien d’autre qu’un soukram.
De retour au bateau, le capitaine nous annonce que le mât vient à nouveau de casser. Le bateau –cuisine nous tractera jusqu’à l’endroit où nous devons passer la nuit et où de l’aide lui sera apportée pour réparer. C’est beaucoup plus bruyant mais nous savourons notre joie d’être en Egypte. Le soleil se couche.
Nous accostons pour la nuit devant le spéos d’Horemheb . Ne sommes-nous pas privilégiés ? Quatre autres embarcations partagent notre plaisir et les capitaines s’entraident pour réparer. On s’installent à proximité d’un projecteur et nous continuons notre lecture . Qui m’aurait dit qu’un jour, je me délecterai des dernières pages d’Harry Potter assise à côté du temple de ce légendaire général . Choc du temps et des cultures !Jeudi 1er novembre
Le réveil est fixé à 5h15 afin de pouvoir profiter de l’aube pour une marche dans le désert. Quand le bip retentit c’est dur, très dur. On s’éclipse discrètement après un morceau de cake et une tasse de thé. Le soleil apparaît, les rochers changent de couleur, c’est beau
! On s’engouffrent dans le Wadi des carrières de Silsilla ( d’où provenait la plupart des pierres des temples pharaoniques ) . Ultime effort, on escale une dernière colline pour dominer d’un côté le Nil et de l’autre le désert. Nous revenons en traversant un petit village où la modernité et l’hygiène ne sont pas encore leur principale préoccupation : ici, on survit !
Aux abords de la felouque, les crêpes d’Ahmed hument bon ! Après le petit-déjeuner, alors qu’il fait une chaleur écrasante, nous visitons le spéos d’Horemheb et les carrières de Silsilla. Peut-être trop fatigués, nous n’accrochons pas .
Nous reprenons la navigation pour accoster vers 13 h pour le déjeuner et une ultime baignade. Fort de constater que de se laver à la lingette c’est bien mais pas très décrassant, que de toute façon, l’eau de la bassine du soir vient du Nil, nous décidons d’adopter la méthode égyptienne c'est-à-dire de nous laver dans le Nil après la baignade . Nous serons bien étonnés de constater une heure plus tard que nos cheveux sont tout aussi propres que d’habitude 😛!
La navigation reprend son cours . On se sent apaisés, ressourcés.
Nous stoppons sur une île pour la nuit : déjà la dernière.Vendredi 2 novembre
Lever à 6h, nous faisons nos adieux à notre felouque car après le petit-déjeuner sur le bateau – cuisine, nous visiterons le temple d’Edfou et nous intégrerons le convoi pour Louxor. Nous avons l’impression d’abandonner des amis. Visite du temple d’Edfou, cette fois, dédié à la triade Hathor/Horus/Khonsou. Nous arriverons à Louxor à 12h15 . Nous avons réservé à l’Hôtel New Winter palace pour son emplacement en ville, ses jardins et sa piscine. Bon bien sûr, on est loin de la chaleur de chez Fickry mais les après-midi piscine aprés les visites des sites sous une chaleur harassante se révéleront être un plus à notre séjour. Les chambres sont spacieuses et grâce aux recommendations de Gérard ( merci à toi !) qui nous avait conseillé de prendre la carte Sofitel privilège (gratuite), nous bénéficierons d’une chambre vue sur le Nil au prix de celle sur le jardin. Nous apprécierons cet avantage qui a l’air superflu mais qui nous laissera souvent contemplatif devant la vie du fleuve et les couchers de soleil. Nous partons déjeuner chez Sara au restaurant Maxime ; au menu : filet de bœuf qui ne faillit pas à sa réputation. Notre trajet de 20 minutes à pied jusqu’au restaurant nous permettra vite comprendre que nous ne sommes plus dans la même Egypte et qu’il va falloir être patient 🤪, très patient🤪 car chaque seconde est ponctué par « calèche », « taxi », …De guerre lasse, nous ne leur adressons même plus un regard . Nous profitons un court moment de la piscine qui ferme avec le coucher du soleil et repartons arpenter les souks pour les traditionnels cadeaux. Nous vous recommandons chaudement le fair trade center, boutique de commerce équitable, qui propose un joli artisanat très abordable et où on vous laisse une paix royale. Nous soupons au lotus Garden qui s’avère médiocre à nos papilles ( trop gâtés par Ahmed peut-être) et délaissons très rapidement les souks pour nous invivables.
Samedi 3 novembre
A nouveau lever à 6h ( quelles vacances ! ) Petit-déjeuner buffet puis Ahmed ( un autre bien sûr !) vient nous prendre à la réception pour la visite de la vallée des rois, Deir el Bari, et Medinet Abu. A la vallée des rois, visite de la tombe des Thoutmosis IV, Ramses VI ( très belle mais très profonde ; Thomas, claustrophobe, devra abandonner dés le 2e escalier. Le manque d’air et la chaleur rendent les escaliers d’autant plus éprouvants)) et le clou de notre visite, la tombe de Taourset (épouse de Sethi II) qui est magnifique . A noter que la tombe de Merenptah était fermée pour restauration et un supplément de 50Le était demandé pour celle de Septah. Le guide nous laisse ensuite un moment de liberté pour profiter des lieux. Nous nous éclipsons 20 minutes ; nous essayons de nous isoler un peu mais vue la haute fréquentation c’est un peu difficile. Dans le plus grand recueillement, nous lirons quelques pages d’un livre sur Ramsès . On arrive alors à faire abstraction des centaines de touristes pour s’imaginer ce lieu plusieurs siècles auparavant. Une fois de plus, je ne retiendrai pas mes larmes bien longtemps. Nous nous lançons ensuite à la découverte du temple d’Hatchepsout, cette pharaonne qui m’a toujours fascinée (son caractère bien trempé lui a permis de résister bien longtemps à Thoutmosis ; la famille vous dira que ce doit être ce trait de caractère que nous partageons qui doit m’attirer mais chut…) . L’expédition au pays de Pount est un vrai roman à ciel ouvert . Nous finissons par la visite de Medineh Abu .Surtout ne vous privez pas de ce temple car il recéle de nombreuses scènes de guerre de Ramsès III ( d’ailleurs il est ici représenté les soldats apportant à pharaon les mains et les pénis des ennemis ; les hommes de la famille restent sceptiques devant la scène. ) mais aussi des scènes de vie quotidienne comme la chasse, la danse, la pêche…. Nous déjeunons sur la rive ouest et regagnons l’hôtel vers 14h pour une après-midi détente bien méritée au bord de la piscine ( Romain vous recommande le sorbet citron ) . Le soir, pour la première fois, nous arriverons à négocier un taxi pour 10 Le pour prendre le repas au Maxime qui deviendra notre quartier général.
Dimanche 4 novembre
Lever 6h ( on va finir par y prendre goût) et départ avec Ahmed à 7h. Aujourd’hui au programme : la vallée des nobles avec la visite de la nécropole de Cheikh abd el Gourna : tombes de Ramose, Ouserhat et Khaeme . La tombe de Ramose est certes très visitée mais les reliefs des sculptures sont magnifiques. La tombe de Ouserhat offre de belles peintures comme un banquet funéraire, des scènes de chasse… Vient ensuite la visite du Ramesseum ou temple funéraire de Ramses II. Celui –ci est en grande partie détruit mais des nombreux ouvriers fouillent encore. Nous avons aimé ici :la bataille de Kadesh, les fêtes agricoles, la prise de la forteresse de Dapour, la procession de la barque d’Amon et la magnifique représentation d’un calendrier astronomique . Enfin : Deir el Medina ou vallée des artisans. Au creux d’un vallon et ceint par un mur, il s’agit du village des artisans chargeaient des tombes des pharaons. Ceux –ci réalisaient parallèlement leur propre tombe . 120 ouvriers et leur famille, soit environ 1200 personnes de tout corps de métier confondu et détenteurs du secret des tombes vivaient ici reclus et sous haute surveillance .Les scènes peintes sont en parfaite état : une vraie merveille ! Après le déjeuner retour à l’hôtel . La fatigue se fait sentir après les ravages de la tourista d’hier . Détente et piscine sont au programme !
Lundi 5 novembre
Dernier jour déjà . On s’accorde une petite grasse matinée jusqu’à 8h30. Nous avons demandé au taxi ( depuis notre négociation nous avons tous les jours réservé le même) de nous emmener à Karnak que nous visiterons seuls cette fois . La salle hypostyle nous éblouira, on se croirait dans une forêt de colonnes… A la sortie Sayed nous attend et nous annonce qu’il nous emmène dans son village pour nous présenter sa famille. Nous prenons donc la route d’El Ashy . Les kilomètres défilent et Thomas s’inquiète de ce qu’on nous servira à boire ( hanté par sa salmonellose du Maroc) . Nous avons vite l’impression d’être au bout du monde . Sayed se stationne, toute la population de la rue nous guette d’un air sceptique. Nous sommes accueillis dans une charmante maison, très soignée ; nous faisons connaissance de la famille . Madame met les petits plats dans les grands et nous sert des boissons : des cannettes de Pepsi : Thomas est rassuré et nous aussi !🙂 ), thé et bananes. Nous visiterons toute la maisonnée mais aussi le village où les gens se dérident, sourient et nous offrent un accueil des plus chaleureux. Nous avons, à nouveau, changé d’Egypte. Vient le moment des adieux ; nous devons refusons l’invitation à souper du lendemain car nous prenons l’avion : dommage. Ce fut un moment plein d’émotions et malgré les échanges très brefs car Sayed ne parle que quelques mots d’anglais, plein de sincérité. Retour à l’hôtel pour notre traditionnelle après-midi détente . Quelque chose nous dit qu’il vaut mieux profiter de ces dernières brasses et ces derniers rayons de soleil avant de rentrer en France ( nous avions vu juste) ! Dernier repas au Maxime . Les serveurs nous ont fait la surprise de nous concocter un vrai repas égyptien : un délice !!!!
Mardi 6 novembre
S’ensuit une journée de vol, d’attente dans les aéroport, bref celle qu’on déteste et qui néanmoins pour supporter le retour, permet déjà de tester tous nos souvenirs …C’est les jours des « tu te souviens de … » Merci l’Egypte pour cette belle page d’Histoire, ces couchers de soleil sublimes sur le Nil, pour le sourire de tes habitants …. Stop à la nostalgie : on reviendra !🙂🙂🙂
Propagande extrême droite en Italie English translation pending
Nous sommes partis le 14 juin 2007 en Toscane et nous avions choisi de faire une étape dans un village appelé Livigno (frontière Suisse, Autriche, Italie).
Bienqu' ayant trouvé la région très belle et le village intéressant, nous n'y remettrons plus les pieds !! LA RAISON ?
Ben nous trouvons anormale qu'en 2007, des gens puissent encore faire de la propagande pour le nazisme en toute liberté. Nous avons été réellement choqué de constater qu'il est encore possible de vendre des produits à l'image de dictateurs du passé et, de ce fait, probablement faire rentrer de l'argent dans les caisses d'une certaine extrême droite en achetant ces produits.
On veut combattre le terrorisme mais il serait bon, aussi, de balayer devant notre porte !!
J'espère que vous pourrez consulter l'image en annexe, elle est assez explicative.
krysto
Bienqu' ayant trouvé la région très belle et le village intéressant, nous n'y remettrons plus les pieds !! LA RAISON ?
Ben nous trouvons anormale qu'en 2007, des gens puissent encore faire de la propagande pour le nazisme en toute liberté. Nous avons été réellement choqué de constater qu'il est encore possible de vendre des produits à l'image de dictateurs du passé et, de ce fait, probablement faire rentrer de l'argent dans les caisses d'une certaine extrême droite en achetant ces produits.
On veut combattre le terrorisme mais il serait bon, aussi, de balayer devant notre porte !!
J'espère que vous pourrez consulter l'image en annexe, elle est assez explicative.
krysto
Aung San Suu Kyi: un anniversaire oublié... (Birmanie) English translation pending
Comme je n'ai vu aucun post la dessus, j'avais juste envie de rappeller a ceux qui l'auraient oublier que ce 19 juin 2007 Aung San Suu Kyi vient de feter son 62 anniversaire en prison, cela fait 17 ans maintenant !!!).
Avec un petit rappel ...depuis ce temps, 1114 dissidentes proches de AASK ont etes incarcerees et 130 y sont mortes, le rest des detenus y sont traitees comme des escalves, abusees sexuellement, frappees, battues regulierement, mangeant du riz melanger avec des....... excrements de cochons alors que lorsque les organisations internationales arrivent a obtenir une autorisation de visites on leur montre une assiette de riz avec un beau curry le tout dans un bol de plastique blanc !
Aller, pensons a ELLE (S) !!!!
Avec un petit rappel ...depuis ce temps, 1114 dissidentes proches de AASK ont etes incarcerees et 130 y sont mortes, le rest des detenus y sont traitees comme des escalves, abusees sexuellement, frappees, battues regulierement, mangeant du riz melanger avec des....... excrements de cochons alors que lorsque les organisations internationales arrivent a obtenir une autorisation de visites on leur montre une assiette de riz avec un beau curry le tout dans un bol de plastique blanc !
Aller, pensons a ELLE (S) !!!!
Climatisation à bord du Coral et du Sapphire English translation pending
Bonjour à tous
je suis trés intétéssée par une croisiére sur le coral ou le sapphire . Les tarifs sont intéréssants, les parcours trés beaux et les échos lus sur ce forum sont plutot positifs
un probléme me tracasse . La climatisation dans les cabines fonctionne t'elle correctement ; personnellement si j'ais trop chaud dans ma cabine je dors mal et cela pourrait franchement me gacher le voyage .
Si vous avez été à bord du coral ou du sapphire j'aimerais savoir si vous étiez en cabine intérieure ou extérieure, sur quel pont et si la clim de votre cabine fonctionnait correctement ( quelquefois cela différe suivant les endroits du bateau ou la cabine est située )
merci par avance
Naples et sa région (avril 2007) English translation pending
Je profite d'une journée de calme...pendant que mes élèves passent le bac pour poster le compte rendu de notre voyage familial dans la région de Naples...
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!



Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena



On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!




Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena




On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Slovaquie en août English translation pending
Bonjour à tous
Nous avons décider, moi et ma petite famille de partir en slovaquie, via prague.
Nous partons en voiture.
Apres avoir visiter prague, nous pensons établir un camps de base dans les tatras.
Auriez vous des tuyeau?, les bons plans? les choses et les endroits à ne pas manquer? Un camping plutot sympa?
J'ai lu le GDR, mais j'aimerai bien avoir vos impressions?
Récit d'une croisière sur le Costa Allegra en Méditerranée English translation pending
CROISIERE SUR LE COSTA ALLEGRA EN MEDITERRANEE
(du 18 au 25 Avril 2004)
Avec escales à :Civitavecchia (excursion à Rome et au Vatican)Catane (excursion sur les pentes de l’Etna)La Valette (visite de la ville)Katacolon (excursion sur le site d’Olympie)Naples (excursion sur le site de Pompeï)Livourne (excursion à Pise)Samedi 17 Avril
Pont Sainte Maxence - 15 heures
Les bagages sont enfin bouclés… il est temps car dans trois heures environ le train doit nous prendre en gare de Pont pour Paris, gare du Nord. Il faut dire que je ne me suis guère pressé car il me fallait attendre l’arrivée de Dominique hier soir afin de rassembler toutes nos affaires et de n’avoir qu’une seule valise à confectionner pour nous deux…
A cette saison de l’année il n’est pas toujours pratique de prévoir à l’avance le temps que nous aurons surtout lorsque, quittant la Métropole, nous nous embarquons vers les côtes méditerranéennes où le temps se devrait d’être plus clément. Partant en croisière, il ne faut pas omettre les tenues de gala pour les diverses soirées du bateau : diner du Commandant, diner des adieux… mais nous n’en sommes pas encore là…
Gare de Pont - 17 heures 47
Le train n’a pas de retard et nous non plus… c’est préférable d’ailleurs. Nous voici très rapidement à Paris… taxi pour le changement de gare : Nord – Austerlitz et attente tranquille pour l’heure de notre prochain départ.
Gare d’Austerlitz - 21 heures 17
Tout doucement notre Corail s’ébranle et nous regardons s’éloigner la capitale. La soirée est belle et le ciel bien dégagé, ce qui ne nous empêche pas de nous glisser rapidement dans nos couchettes respectives et « bonjour la nuit ».
Dimanche 18 Avril
Gare de Nice - 8 heures 15
Notre train n’enregistre aucun retard… Je suis levé depuis une petite heure déjà et, après un brin de toilette et m’être rasé, ai pu admirer le spectacle du lever de soleil et toute la beauté de la côte que nous venons de longer.
11 heures
Nous sommes accueillis maintenant par le personnel des "Croisières Pleine Vie". L’organisation est parfaite, les bagages bien étiquetés nous précèdent par camion vers le lieu d’embarquement. A bord d’autocars grand confort nous partons à notre tour, direction Savonne, port Italien.
Première soirée à bord de l'Allegra :

19 heures
C’est l’heure du premier service au restaurant Montmartre, service auquel nous sommes inscrits. Nous avons une table réservée à côté d’un hublot (elle sera la même pour chaque dîner), table que nous allons partager avec un jeune Papy, une jeune Mamy de la région bordelaise et leur petite fille de 13 ans qui nous vient de Maisons-Laffitte… le choix des tables a été bien fait… Le personnel est italien, stylé, gracieux, serviable (il déplie même vos serviettes de table pour les étaler sur vos genoux… un maître d’hôtel qui prend les commandes, un garçon qui nous sert avec élégance… le grand luxe… et le repas copieux et surprenant ; au sein d’une grande carte qui changera tous les jours nous pouvons choisir : une entrée, un potage, une pâte, un plat de résistance, un légume, un assortiment de fromages et un dessert… En réalité il y a trois cartes en une seule : une normale avec un grand choix de plats, une deuxième avec les suggestions du chef et enfin une carte végétarienne que Dominique prendra à plusieurs reprises. Le tout, bien entendu, arrosé à volonté de vin blanc ou rouge ou les deux si cela nous chante mais… pour ne pas trop chanter justement… nous ne ferons guère de mélanges…
Tandis que nous dinons, le bateau prend la mer et nous regardons s’éloigner les côtes avec un grand plaisir tout à fait partagé… et une petite surexcitation qui monte en nous.
21 heures
Nous nous retrouvons au théâtre des Folies Bergères pour quelques consignes d’ordre général sur le déroulement de notre croisière suivies d’une représentation offerte par la troupe d’Opéra Prima Production (excellent groupe de danseurs).

Lundi 19 Avril
Rome
La visite de Rome est très intéressante même si ce n’est pas en une matinée (à peine d’ailleurs!) que l’on peut prétendre avoir visité Rome mais cela est suffisant cependant pour en avoir un aperçu substantiel pour nous donner le goût d’y revenir un jour… Paula, notre guide, excelle dans son rôle et nous contente de ses explications sur le Colisée, le forum romain et la Fontaine de Trévi.
Le Vatican
Après un très bon déjeuner dans un grand hôtel moderne, nous voici à la cité du Vatican… sur laquelle… il tombe un véritable déluge de pluie !!! C’est donc au pas de course qu’avec Dominique nous la traverserons afin de trouver au plus vite un abri sous les arcades dans l’attente du reste de notre bande afin de pouvoir passer tous ensemble les services de contrôle et de sécurité permettant l’accès à la Basilique Saint-Pierre…
Soirée à bord
Tandis que le Costa Allegra, après avoir appareillé et repris la mer, met le cap sur la Sicile, nous assistons, après le diner, au théâtre des Folies Bergères à un merveilleux spectacle de « ventriloque » et nous poursuivrons au bar du Flamenco en attendant l’ouverture à minuit des cuisines où nous attendra un splendide buffet que nous aurons le plaisir de ne pas déguster que des yeux…

Mardi 20 Avril
Ce matin, après notre coucher fort tardif, disons plutôt fort matinal ce matin, nous nous sommes octroyés une courte grasse matinée. Petit déjeuner rapide et nous voilà déjà sur le pont… le Costa Allegra longe actuellement le Stromboli, volcan toujours en activité. Aux environs de 10 heures, nous passons le détroit de Messine, apercevant à tribord la ville de Messine et à bâbord Villa San Gionanni et Reggio Calabria. Quittant le détroit, nous mettons le cap au sud / sud-ouest, en direction de Catane.
14 heures
Un peu plus tard, alors que nous finissons de déjeuner au self service, le Costa Allegra, tracté par un petit remorqueur, entre dans le port de Catane.

Il est aussi pour nous l’heure de répondre à notre convocation au salon du Murano pour le départ en excursion. Cette fois-ci nous prendrons le car n° 7 et aurons pour accompagnateur Jean-Marc, pour guide Philippe que l’on rejoint sur le quai et qui, tandis que l’on se dirige en bus vers l’Etna nous parle un peu de cette île. Cette île est montagneuse dans l’ensemble et son point culminant, le volcan Etna, encore en activité, atteint 3.340 mètres.
Deuxième ville de Sicile après Palerme, Catane est un port situé sur la côte est, au bas des pentes de l’Etna ; c’est l’une des plus anciennes cités d’Europe. Son histoire est entièrement liée au volcan et aux tremblements de terre qui, par deux fois, l’ont détruite, en 1669 par une coulée de lave puis en 1693 par un tremblement de terre.
21 heures 30
Ce soir, c’est Yves Duteil qui nous régale d’un concert au théâtre des Folies Bergères.
Un peu plus tard, après une dernière petite promenade sur le pont et tandis que le bateau quitte l’Italie en passant le phare de Cap Passero, naviguant vers le Sud-Est en direction de l’île de Malte, nous regagnons notre cabine où le confort de nos couchettes sera le bienvenu.

Mercredi 21 Avril
Port de la Valette - 7 heures
Le port de La Valette est considéré comme l’un des plus beaux ports naturels d’Europe. La vision qui s’offre à nous en entrant dans le port en bateau est très impressionnante et d’une rare beauté. La vue sur la ville, à flanc de colline, et le port, est grandiose. Courte promenade en autobus pour gagner, en longeant les remparts, l’entrée principale de la ville dont nous visiterons principalement la cathédrale mais aussi le musée national d’Archéologie qui renferme d’importantes collections de pièces préhistoriques, phéniciennes, puniques et romaines, des objets d’art arabe, des poteries et plusieurs autres collections d’objet d’art. Nous terminerons par un temps libre de visite de la Valette.

12 heures 30
Alors que nous nous mettons tout juste à table pour le déjeuner, le Costa Allegra appareille pour une grande traversée jusqu’au port de Katacolon en Grèce que nous n'atteindrons que demain matin.Nous en profitons pour passer un après-midi calme et de repos, les uns au cours de danse (mais je n’en fait pas partie), les autres sur le pont en lecture où dans les jacuzzis sur le pont. Il fait un temps splendide quoiqu’un peu froid.
Jeudi 22 Avril
Port de Katacolon - 7 heures
Après une excellente nuit, nous approchons des côtes grecques ! Notre rendez-vous pour le départ en excursion sur Olympie a été fixé à 8 heures au théâtre des Folies Bergères… nous y sommes à l’heure après nous être repus d’un bon et copieux petit-déjeuner.
Le site d’Olympie est situé à environ 36 km de Katacolon, c’est l’un des plus grands sanctuaires panhelléniques du monde antique. C’est en effet dans ce site paisible, au cœur d’une vallée qui s’étend entre la colline boisée du Mont Kronion, le fleuve Alphée et son affluent le Kladéos, que furent vénérées, plus que partout ailleurs, la force et la résistance humaines.

Après cette excellente et très instructive matinée sur le site d’Olympie nous revoici au port de Katacolon où les grecs nous ont réservé une petite surprise, nous accueillant pour un ouzo et quelques pas de danse folklorique en notre compagnie… puis c’est le retour à bord et un nouvel appareillage à 13 heures, alors que nous déjeunons tranquillement, pour un retour sur l’Italie.
Le soir, après le traditionnel cocktail au Flamenco puis le diner au Montmartre ce sera une bonne et sympathique soirée "chansonniers" qui nous retiendra aux Folies Bergères avant de regagner notre cabine où, comme chaque soir, sur nos oreillers nous attend un petit carré de chocolat agrémenté de quelques lignes poétiques en guise de « Bonne Nuit ».
Vendredi 23 Avril
Nous voici d’ailleurs déjà en manœuvre pour l’accostage après une entrée fort bien réussie dans le Port de Naples à 14 heures.

Le Vésuve
Ce Volcan actif d'Italie se trouve à une douzaine de kilomètres au sud-est de la ville de Naples (Campanie). Cette montagne est constituée en fait de deux volcans bien distincts: le mont Somma (l'édifice le plus ancien), d'une altitude de 1.132 m, et, à l'intérieur duquel, le Vésuve, proprement dit, d'une altitude de 1.281 m. Ce dernier a une forme de cône parfait avec au sommet un cratère pratiquement circulaire d'environ 600 m de diamètre et profond de 200 m.
Musée des Camées
En une petite demi-heure de route nous avons gagné l’entrée du site de Pompeï… il y a beaucoup de monde, aussi nous commencerons par une visite de l’atelier musée des camées de Torre del Greco.

Le site de Pompéï
Pénétrant sur le site par la Porta Marina, la Via du même nom nous a conduit jusqu’au Forum, centre de la ville, où se dressaient temples et bâtiments publics : le Temple de Jupiter, le Temple d’Apollon… Nous avons ensuite admiré ce qui reste des Thermes de Stablies dont le luxe et le confort sont surprenants…

Ce soir, avant le diner, nous sommes invités au salon du Flamenco à un cocktail au champagne offert par les Croisières Pleine Vie. Puis le repas, précédant une soirée costumée, sera quelque peu animé… on y dansera et y fera la farandole dans une grande agitation.
Puis rendez-vous au théâtre des Folies Bergères pour une nouvelle représentation de l’Opera Prima Production qui sera suivie un peu plus tard par le défilé des passagers qui ont bien voulu se déguiser et s’inscrire… Nous attendrons ensuite l’heure fatidique de minuit pour descendre au restaurant Montmartre où le Chef et ses acolytes ont préparé un somptueux buffet.
Et depuis 20 heures, nous naviguons déjà vers le port de Livourne...
Samedi 24 Avril
La navigation de la nuit fut certainement excellente car nous voici à Livourne avec quelque avance sur le programme prévu, ce qui va nous permettre d’assister de près aux manœuvres d’accostage.
Dès notre arrivée à Pise, je suis extrêmement surpris du décor et de l’ensemble architectural qui s’offrent à mes yeux : son baptistère, sa cathédrale, son Camposanto (cimetière) et sa célèbre tour. J’avais bien entendu parler de Pise et de sa tour mais jamais, ô grand jamais ! je n’avais imaginé une telle beauté d’ensembles.

Ce soir, dès notre retour à bord, nous sommes quelque peu bousculés car c’est l’heure des rangements, des bagages et de la nostalgie qui s’installe en nous… Cette croisière ce fut tellement dans notre futur, ce fut tellement dans notre instant présent et demain ce ne sera plus qu’un souvenir, un souvenir merveilleux certes mais un souvenir qui entre désormais peu à peu dans notre passé…
Dernier diner, une nouvelle fois de gala… demain ce sera à nouveau la « tambouille » de tous les jours… alors profitons-en pleinement une dernière fois et donnons à nos palais tout le charme qu’il se doit : Magret de canard fumé avec confiture de poires et petite salade de saison Consommé avec julienne de crêpes aux tomates Pâtes farcies de viande et parmesan Escalopes de veau servies avec pommes Duchesses et poires caramélisées Petite salade composée et de saison Plateau de fromages italiens et internationaux servis avec des crackers, des noix et des fruits secs Pâtisserie spéciale du chef Nous nous rendrons, après le repas, pour une dernière soirée au théâtre des Folies Bergères où Marie Giraud offre un récital.
Dimanche 25 Avril
Après ces 1949 milles marins parcourus (plus de 3.600 kilomètres en bateau !), nous revoici de bonne heure sur le pont pour cette rentrée en rade de Toulon.

POUR LE RECIT COMPLET DE CE VOYAGE ET ENCORE PLUS DE PHOTOS cliquez ICI 😉
Pont Sainte Maxence - 15 heures
Les bagages sont enfin bouclés… il est temps car dans trois heures environ le train doit nous prendre en gare de Pont pour Paris, gare du Nord. Il faut dire que je ne me suis guère pressé car il me fallait attendre l’arrivée de Dominique hier soir afin de rassembler toutes nos affaires et de n’avoir qu’une seule valise à confectionner pour nous deux…
A cette saison de l’année il n’est pas toujours pratique de prévoir à l’avance le temps que nous aurons surtout lorsque, quittant la Métropole, nous nous embarquons vers les côtes méditerranéennes où le temps se devrait d’être plus clément. Partant en croisière, il ne faut pas omettre les tenues de gala pour les diverses soirées du bateau : diner du Commandant, diner des adieux… mais nous n’en sommes pas encore là…
Gare de Pont - 17 heures 47
Le train n’a pas de retard et nous non plus… c’est préférable d’ailleurs. Nous voici très rapidement à Paris… taxi pour le changement de gare : Nord – Austerlitz et attente tranquille pour l’heure de notre prochain départ.
Gare d’Austerlitz - 21 heures 17
Tout doucement notre Corail s’ébranle et nous regardons s’éloigner la capitale. La soirée est belle et le ciel bien dégagé, ce qui ne nous empêche pas de nous glisser rapidement dans nos couchettes respectives et « bonjour la nuit ».
Dimanche 18 Avril
Gare de Nice - 8 heures 15
Notre train n’enregistre aucun retard… Je suis levé depuis une petite heure déjà et, après un brin de toilette et m’être rasé, ai pu admirer le spectacle du lever de soleil et toute la beauté de la côte que nous venons de longer.
11 heures
Nous sommes accueillis maintenant par le personnel des "Croisières Pleine Vie". L’organisation est parfaite, les bagages bien étiquetés nous précèdent par camion vers le lieu d’embarquement. A bord d’autocars grand confort nous partons à notre tour, direction Savonne, port Italien.
Première soirée à bord de l'Allegra :

19 heures
C’est l’heure du premier service au restaurant Montmartre, service auquel nous sommes inscrits. Nous avons une table réservée à côté d’un hublot (elle sera la même pour chaque dîner), table que nous allons partager avec un jeune Papy, une jeune Mamy de la région bordelaise et leur petite fille de 13 ans qui nous vient de Maisons-Laffitte… le choix des tables a été bien fait… Le personnel est italien, stylé, gracieux, serviable (il déplie même vos serviettes de table pour les étaler sur vos genoux… un maître d’hôtel qui prend les commandes, un garçon qui nous sert avec élégance… le grand luxe… et le repas copieux et surprenant ; au sein d’une grande carte qui changera tous les jours nous pouvons choisir : une entrée, un potage, une pâte, un plat de résistance, un légume, un assortiment de fromages et un dessert… En réalité il y a trois cartes en une seule : une normale avec un grand choix de plats, une deuxième avec les suggestions du chef et enfin une carte végétarienne que Dominique prendra à plusieurs reprises. Le tout, bien entendu, arrosé à volonté de vin blanc ou rouge ou les deux si cela nous chante mais… pour ne pas trop chanter justement… nous ne ferons guère de mélanges…
Tandis que nous dinons, le bateau prend la mer et nous regardons s’éloigner les côtes avec un grand plaisir tout à fait partagé… et une petite surexcitation qui monte en nous.
21 heures
Nous nous retrouvons au théâtre des Folies Bergères pour quelques consignes d’ordre général sur le déroulement de notre croisière suivies d’une représentation offerte par la troupe d’Opéra Prima Production (excellent groupe de danseurs).

Lundi 19 Avril
Rome
La visite de Rome est très intéressante même si ce n’est pas en une matinée (à peine d’ailleurs!) que l’on peut prétendre avoir visité Rome mais cela est suffisant cependant pour en avoir un aperçu substantiel pour nous donner le goût d’y revenir un jour… Paula, notre guide, excelle dans son rôle et nous contente de ses explications sur le Colisée, le forum romain et la Fontaine de Trévi.
Le Vatican
Après un très bon déjeuner dans un grand hôtel moderne, nous voici à la cité du Vatican… sur laquelle… il tombe un véritable déluge de pluie !!! C’est donc au pas de course qu’avec Dominique nous la traverserons afin de trouver au plus vite un abri sous les arcades dans l’attente du reste de notre bande afin de pouvoir passer tous ensemble les services de contrôle et de sécurité permettant l’accès à la Basilique Saint-Pierre…
Soirée à bord
Tandis que le Costa Allegra, après avoir appareillé et repris la mer, met le cap sur la Sicile, nous assistons, après le diner, au théâtre des Folies Bergères à un merveilleux spectacle de « ventriloque » et nous poursuivrons au bar du Flamenco en attendant l’ouverture à minuit des cuisines où nous attendra un splendide buffet que nous aurons le plaisir de ne pas déguster que des yeux…

Mardi 20 Avril
Ce matin, après notre coucher fort tardif, disons plutôt fort matinal ce matin, nous nous sommes octroyés une courte grasse matinée. Petit déjeuner rapide et nous voilà déjà sur le pont… le Costa Allegra longe actuellement le Stromboli, volcan toujours en activité. Aux environs de 10 heures, nous passons le détroit de Messine, apercevant à tribord la ville de Messine et à bâbord Villa San Gionanni et Reggio Calabria. Quittant le détroit, nous mettons le cap au sud / sud-ouest, en direction de Catane.
14 heures
Un peu plus tard, alors que nous finissons de déjeuner au self service, le Costa Allegra, tracté par un petit remorqueur, entre dans le port de Catane.

Il est aussi pour nous l’heure de répondre à notre convocation au salon du Murano pour le départ en excursion. Cette fois-ci nous prendrons le car n° 7 et aurons pour accompagnateur Jean-Marc, pour guide Philippe que l’on rejoint sur le quai et qui, tandis que l’on se dirige en bus vers l’Etna nous parle un peu de cette île. Cette île est montagneuse dans l’ensemble et son point culminant, le volcan Etna, encore en activité, atteint 3.340 mètres.
Deuxième ville de Sicile après Palerme, Catane est un port situé sur la côte est, au bas des pentes de l’Etna ; c’est l’une des plus anciennes cités d’Europe. Son histoire est entièrement liée au volcan et aux tremblements de terre qui, par deux fois, l’ont détruite, en 1669 par une coulée de lave puis en 1693 par un tremblement de terre.
21 heures 30
Ce soir, c’est Yves Duteil qui nous régale d’un concert au théâtre des Folies Bergères.
Un peu plus tard, après une dernière petite promenade sur le pont et tandis que le bateau quitte l’Italie en passant le phare de Cap Passero, naviguant vers le Sud-Est en direction de l’île de Malte, nous regagnons notre cabine où le confort de nos couchettes sera le bienvenu.

Mercredi 21 Avril
Port de la Valette - 7 heures
Le port de La Valette est considéré comme l’un des plus beaux ports naturels d’Europe. La vision qui s’offre à nous en entrant dans le port en bateau est très impressionnante et d’une rare beauté. La vue sur la ville, à flanc de colline, et le port, est grandiose. Courte promenade en autobus pour gagner, en longeant les remparts, l’entrée principale de la ville dont nous visiterons principalement la cathédrale mais aussi le musée national d’Archéologie qui renferme d’importantes collections de pièces préhistoriques, phéniciennes, puniques et romaines, des objets d’art arabe, des poteries et plusieurs autres collections d’objet d’art. Nous terminerons par un temps libre de visite de la Valette.

12 heures 30
Alors que nous nous mettons tout juste à table pour le déjeuner, le Costa Allegra appareille pour une grande traversée jusqu’au port de Katacolon en Grèce que nous n'atteindrons que demain matin.Nous en profitons pour passer un après-midi calme et de repos, les uns au cours de danse (mais je n’en fait pas partie), les autres sur le pont en lecture où dans les jacuzzis sur le pont. Il fait un temps splendide quoiqu’un peu froid.
Jeudi 22 Avril
Port de Katacolon - 7 heures
Après une excellente nuit, nous approchons des côtes grecques ! Notre rendez-vous pour le départ en excursion sur Olympie a été fixé à 8 heures au théâtre des Folies Bergères… nous y sommes à l’heure après nous être repus d’un bon et copieux petit-déjeuner.
Le site d’Olympie est situé à environ 36 km de Katacolon, c’est l’un des plus grands sanctuaires panhelléniques du monde antique. C’est en effet dans ce site paisible, au cœur d’une vallée qui s’étend entre la colline boisée du Mont Kronion, le fleuve Alphée et son affluent le Kladéos, que furent vénérées, plus que partout ailleurs, la force et la résistance humaines.

Après cette excellente et très instructive matinée sur le site d’Olympie nous revoici au port de Katacolon où les grecs nous ont réservé une petite surprise, nous accueillant pour un ouzo et quelques pas de danse folklorique en notre compagnie… puis c’est le retour à bord et un nouvel appareillage à 13 heures, alors que nous déjeunons tranquillement, pour un retour sur l’Italie.
Le soir, après le traditionnel cocktail au Flamenco puis le diner au Montmartre ce sera une bonne et sympathique soirée "chansonniers" qui nous retiendra aux Folies Bergères avant de regagner notre cabine où, comme chaque soir, sur nos oreillers nous attend un petit carré de chocolat agrémenté de quelques lignes poétiques en guise de « Bonne Nuit ».
Vendredi 23 Avril
Nous voici d’ailleurs déjà en manœuvre pour l’accostage après une entrée fort bien réussie dans le Port de Naples à 14 heures.

Le Vésuve
Ce Volcan actif d'Italie se trouve à une douzaine de kilomètres au sud-est de la ville de Naples (Campanie). Cette montagne est constituée en fait de deux volcans bien distincts: le mont Somma (l'édifice le plus ancien), d'une altitude de 1.132 m, et, à l'intérieur duquel, le Vésuve, proprement dit, d'une altitude de 1.281 m. Ce dernier a une forme de cône parfait avec au sommet un cratère pratiquement circulaire d'environ 600 m de diamètre et profond de 200 m.
Musée des Camées
En une petite demi-heure de route nous avons gagné l’entrée du site de Pompeï… il y a beaucoup de monde, aussi nous commencerons par une visite de l’atelier musée des camées de Torre del Greco.

Le site de Pompéï
Pénétrant sur le site par la Porta Marina, la Via du même nom nous a conduit jusqu’au Forum, centre de la ville, où se dressaient temples et bâtiments publics : le Temple de Jupiter, le Temple d’Apollon… Nous avons ensuite admiré ce qui reste des Thermes de Stablies dont le luxe et le confort sont surprenants…

Ce soir, avant le diner, nous sommes invités au salon du Flamenco à un cocktail au champagne offert par les Croisières Pleine Vie. Puis le repas, précédant une soirée costumée, sera quelque peu animé… on y dansera et y fera la farandole dans une grande agitation.
Puis rendez-vous au théâtre des Folies Bergères pour une nouvelle représentation de l’Opera Prima Production qui sera suivie un peu plus tard par le défilé des passagers qui ont bien voulu se déguiser et s’inscrire… Nous attendrons ensuite l’heure fatidique de minuit pour descendre au restaurant Montmartre où le Chef et ses acolytes ont préparé un somptueux buffet.
Et depuis 20 heures, nous naviguons déjà vers le port de Livourne...
Samedi 24 Avril
La navigation de la nuit fut certainement excellente car nous voici à Livourne avec quelque avance sur le programme prévu, ce qui va nous permettre d’assister de près aux manœuvres d’accostage.
Dès notre arrivée à Pise, je suis extrêmement surpris du décor et de l’ensemble architectural qui s’offrent à mes yeux : son baptistère, sa cathédrale, son Camposanto (cimetière) et sa célèbre tour. J’avais bien entendu parler de Pise et de sa tour mais jamais, ô grand jamais ! je n’avais imaginé une telle beauté d’ensembles.

Ce soir, dès notre retour à bord, nous sommes quelque peu bousculés car c’est l’heure des rangements, des bagages et de la nostalgie qui s’installe en nous… Cette croisière ce fut tellement dans notre futur, ce fut tellement dans notre instant présent et demain ce ne sera plus qu’un souvenir, un souvenir merveilleux certes mais un souvenir qui entre désormais peu à peu dans notre passé…
Dernier diner, une nouvelle fois de gala… demain ce sera à nouveau la « tambouille » de tous les jours… alors profitons-en pleinement une dernière fois et donnons à nos palais tout le charme qu’il se doit : Magret de canard fumé avec confiture de poires et petite salade de saison Consommé avec julienne de crêpes aux tomates Pâtes farcies de viande et parmesan Escalopes de veau servies avec pommes Duchesses et poires caramélisées Petite salade composée et de saison Plateau de fromages italiens et internationaux servis avec des crackers, des noix et des fruits secs Pâtisserie spéciale du chef Nous nous rendrons, après le repas, pour une dernière soirée au théâtre des Folies Bergères où Marie Giraud offre un récital.
Dimanche 25 Avril
Après ces 1949 milles marins parcourus (plus de 3.600 kilomètres en bateau !), nous revoici de bonne heure sur le pont pour cette rentrée en rade de Toulon.

POUR LE RECIT COMPLET DE CE VOYAGE ET ENCORE PLUS DE PHOTOS cliquez ICI 😉
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
3 Mars 05 DELHI
Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
Programme pour New York du 23 au 30 décembre English translation pending
Bonjour,
Veuillez m'excuser par avance de vous demander ça maintenant, mais je pensais que ça serait assez facile à organiser et maintenant, je me rend compte de la difficulté !
Nous partons samedi en voyage de noces à NY : Du samedi 23 décembre (arrivée le soir) au samedi 30 décembre (départ dans l'après midi).
J'ai fait une liste des choses que nous souhaitons faire ou voir : Pourriez vous m'aider à faire un semblant de planning (au moins essayer d'organiser un peu les journées dans un ordre logique, histoire de ne pas traverser Manhattan en long, en large et en travers en une journée !) :
Central Park Muséum d’histoire naturelle Statue de la Liberté Ellis Island Pont de Brooklyn Ground Zero Wall street 5th avenue Broadway New York City Fire Museum 278 Spring Street (mon mari est pompier et moi, je bosse dans la sécurité industrielle !) Empire state building Match de basket ou autre Tour en hélicoptere Rockfeller center Messe gospel le 25 déc ? Harlem ? Macy’s Lord & Taylor
Petites questions supplémentaires : par rapport à ce que nous voulons faire : est il intéressant de prendre un ticket de métro à la semaine ? qu'est ce que je peux rajouter comme activités ? nous ne sommes pas très "musées", peut être une comédie musicale, mais j'ai peur que ce soit cher ? Le Met ? Les cloisters ? Autres quartiers à voir absolument ? trucs et astuces pour limiter les files d'attente (horaires à privilégier ?) ? réservations/achats des billets ? où, quand, comment ?
Je vous remercie de votre aide !
Sèverine
Veuillez m'excuser par avance de vous demander ça maintenant, mais je pensais que ça serait assez facile à organiser et maintenant, je me rend compte de la difficulté !
Nous partons samedi en voyage de noces à NY : Du samedi 23 décembre (arrivée le soir) au samedi 30 décembre (départ dans l'après midi).
J'ai fait une liste des choses que nous souhaitons faire ou voir : Pourriez vous m'aider à faire un semblant de planning (au moins essayer d'organiser un peu les journées dans un ordre logique, histoire de ne pas traverser Manhattan en long, en large et en travers en une journée !) :
Central Park Muséum d’histoire naturelle Statue de la Liberté Ellis Island Pont de Brooklyn Ground Zero Wall street 5th avenue Broadway New York City Fire Museum 278 Spring Street (mon mari est pompier et moi, je bosse dans la sécurité industrielle !) Empire state building Match de basket ou autre Tour en hélicoptere Rockfeller center Messe gospel le 25 déc ? Harlem ? Macy’s Lord & Taylor
Petites questions supplémentaires : par rapport à ce que nous voulons faire : est il intéressant de prendre un ticket de métro à la semaine ? qu'est ce que je peux rajouter comme activités ? nous ne sommes pas très "musées", peut être une comédie musicale, mais j'ai peur que ce soit cher ? Le Met ? Les cloisters ? Autres quartiers à voir absolument ? trucs et astuces pour limiter les files d'attente (horaires à privilégier ?) ? réservations/achats des billets ? où, quand, comment ?
Je vous remercie de votre aide !
Sèverine
Situation générale en Chine: totalitaire? dictature? dictature totalitaire? autres? English translation pending
Faisant suite à une conversation qui n’avait pas sa place dans un autre topic, je crée donc ce topic pour continuer la conversation ici.
Voici le dernier post de Yangguizi et le mien. C’est donc à toi de réagir Yangguizi et à ceux qui désirent alimenter le débat évidemment et je serais ravis qu’il y en ai beaucoup d’autres qui se joignent à ces réflexions…
yangguizi : Tiens, le vouvoiement est de rigueur maintenant? Malgré la démonstration faite plus haut à notingtong, je partirai du principe que le "vous" s'adresse uniquement à moi et non pas à l'ensemble des intervenants.
Bien que mes propos aient infiniment moins de légitimité que ceux d'un aussi éminent sinologue que... "vous", et n'ayant pas moi eu l'honneur de fréquenter les geôles chinoises, je me permettrais tout de même de vous rappeler que je n'ai jamais dit que la Chine était un modèle de démocratie et de respect des droits de l'homme. Mais puisque vous avez commencé à jouer sur les mots et à disserter sur le sens le plus strict des mots (ex: xénophobie), je me suis permis de faire de même avec le totalitarisme. Et pourquoi d'ailleurs me serais-je gêné? Non, bien sûr que non la Chine n'est plus totalitaire, elle n'a absolument aucun dogme à faire passer à son peuple, si ce n'est peut-être l'hilarante théorie des trois représentations.
Oui, bien sûr que oui il se commet en Chine de graves atteintes aux droits de l'homme. Mais la répression anti-dissidents n'en constitue qu'une infime partie. L'immense majorité des violations concerne de simples citoyens ayant eu la malchance de mettre le doigt - volontairement ou non - dans l'engrenage judiciaire chinois, qui est hors d'âge sur la plupart du territoire. D'autres ont eu la malchance d'être la victime de collusions d'intérêt politico-économiques et se sont vu spoliés de leurs maigres biens, sans possibilité sérieuse de recours. Les cas sont innombrables, et le récent scandale politico-financier qui a ébranlé les structures du pouvoir à Shanghai est une démonstration éclatante que "la vitrine" n'est pas épargnée.
Dans toute cette masse, la répression des délits d'opinion semble bien silencieuse, bien qu'on ne puisse la nier. Mais la plupart des chinois sont ainsi faits qu'ils n'ont absolument aucune opinion sur la gestion et la conduite du pays, et qu'ils n'ont absolument rien à foutre des dogmes ou des non-dogmes qu'on veut ou qu'on ne veut pas leur inculquer aujourd'hui. Le seul dogme c'est celui de l'ascension sociale... et surtout économique. Devenir membre du Parti n'est qu'une formalité pour qui veut progresser au-delà des limites de sa propre ascension. Mais nous parlons là des hautes sphères, ou tout du moins des sphères qui ne concernent pas le péquin moyen. Pour la plupart des gens, l'ascension sociale existe et est massive, et n'a absolument rien à voir avec le Parti. La plupart des gens qui font aujourd'hui partie de la classe moyenne ont un sort infiniment plus enviable que leurs parents ou grands-parents. Vous allez sans doute me rétorquer que le fait de vivre à Shanghai, contrairement à vous qui êtes allé récemment à Tianjin, enlève toute légitimité à mes propos. Et bien je vais vous apprendre quelque chose d'incroyable: j'ai déjà mis les pieds hors de Shanghai!
Et ce que j'y ai vu ne m'a vraiment pas donné l'impression de voir un pays totalitaire. Moins développé et plus conservateur que Shanghai, oui, mais les signes de modernisation économique et sociale sont maintenant presque partout.
Ma réponse On est bien d'accord sur les lignes générales mais pas le détail
Je ne suis pas d’accord sur ton analyse de l'ascension sociale. Si pour pouvoir monter sur le plus petit échelon de la "hiérarchie" sociale, il faut être membre du Parti, c’est une acceptation du dogme. Que cette acceptation soit une formalité faite avec plus ou moins (souvent moins) de réelle adhésion au dogme, cela n’en est pas moins un « contrat » dogmatique que tu signe avec le pouvoir. Si pour pouvoir continuer dans ton ascension sociale ou même y rester, il t’es strictement interdit de condamner le régime (donc le dogme), il t’es strictement interdit de communiquer avec l’étranger des « secrets d’état » comme ils les nomment (secret d’état étant par exemple l’histoire de la minorité ouïghour) sous peine de perdre ton statut social et te retrouver en taule pour 15 ans, alors OUI la Chine est totalitaire puisque pour faire quoi que se soit il FAUT être d’accord, du moins en apparence, avec le dogme.
Les chinois sont les spécialistes de la façade, tu le sais, donc ils détournent. Mais à mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’analystes, la Chine reste une dictature totalitaire. J’ai du mal à dire la « Chine » alors que je devrais dire « le pouvoir chinois » ou « le Parti » parce que les chinois eux, ce qu’ils veulent majoritairement comme tout le monde, c’est plus de libertés, plus dans la gamelle, etc.
Alors concernant le développement social de la Chine je ne suis du tout pas d’accord avec toi. Heureusement que le sort des chinois est plus enviable aujourd’hui qu’il y a 30 ans… Je suis encore moins d'accord avec toi sur répressions des "délits" (hum hum) d'opinion, ... Mais mais mais… Je te propose de continuer cette conversation enrichissante dans un topic sur la Chine, ou dans un autre sur un « réflexion » parce qu’on s’éloigne vachement du topic de départ. Qu’en dis-tu ?
Tu as raison, je t'ai vouvoyé, par réflexe, mais c’est bien à toi que je parlais.
Voici le dernier post de Yangguizi et le mien. C’est donc à toi de réagir Yangguizi et à ceux qui désirent alimenter le débat évidemment et je serais ravis qu’il y en ai beaucoup d’autres qui se joignent à ces réflexions…
yangguizi : Tiens, le vouvoiement est de rigueur maintenant? Malgré la démonstration faite plus haut à notingtong, je partirai du principe que le "vous" s'adresse uniquement à moi et non pas à l'ensemble des intervenants.
Bien que mes propos aient infiniment moins de légitimité que ceux d'un aussi éminent sinologue que... "vous", et n'ayant pas moi eu l'honneur de fréquenter les geôles chinoises, je me permettrais tout de même de vous rappeler que je n'ai jamais dit que la Chine était un modèle de démocratie et de respect des droits de l'homme. Mais puisque vous avez commencé à jouer sur les mots et à disserter sur le sens le plus strict des mots (ex: xénophobie), je me suis permis de faire de même avec le totalitarisme. Et pourquoi d'ailleurs me serais-je gêné? Non, bien sûr que non la Chine n'est plus totalitaire, elle n'a absolument aucun dogme à faire passer à son peuple, si ce n'est peut-être l'hilarante théorie des trois représentations.
Oui, bien sûr que oui il se commet en Chine de graves atteintes aux droits de l'homme. Mais la répression anti-dissidents n'en constitue qu'une infime partie. L'immense majorité des violations concerne de simples citoyens ayant eu la malchance de mettre le doigt - volontairement ou non - dans l'engrenage judiciaire chinois, qui est hors d'âge sur la plupart du territoire. D'autres ont eu la malchance d'être la victime de collusions d'intérêt politico-économiques et se sont vu spoliés de leurs maigres biens, sans possibilité sérieuse de recours. Les cas sont innombrables, et le récent scandale politico-financier qui a ébranlé les structures du pouvoir à Shanghai est une démonstration éclatante que "la vitrine" n'est pas épargnée.
Dans toute cette masse, la répression des délits d'opinion semble bien silencieuse, bien qu'on ne puisse la nier. Mais la plupart des chinois sont ainsi faits qu'ils n'ont absolument aucune opinion sur la gestion et la conduite du pays, et qu'ils n'ont absolument rien à foutre des dogmes ou des non-dogmes qu'on veut ou qu'on ne veut pas leur inculquer aujourd'hui. Le seul dogme c'est celui de l'ascension sociale... et surtout économique. Devenir membre du Parti n'est qu'une formalité pour qui veut progresser au-delà des limites de sa propre ascension. Mais nous parlons là des hautes sphères, ou tout du moins des sphères qui ne concernent pas le péquin moyen. Pour la plupart des gens, l'ascension sociale existe et est massive, et n'a absolument rien à voir avec le Parti. La plupart des gens qui font aujourd'hui partie de la classe moyenne ont un sort infiniment plus enviable que leurs parents ou grands-parents. Vous allez sans doute me rétorquer que le fait de vivre à Shanghai, contrairement à vous qui êtes allé récemment à Tianjin, enlève toute légitimité à mes propos. Et bien je vais vous apprendre quelque chose d'incroyable: j'ai déjà mis les pieds hors de Shanghai!
Et ce que j'y ai vu ne m'a vraiment pas donné l'impression de voir un pays totalitaire. Moins développé et plus conservateur que Shanghai, oui, mais les signes de modernisation économique et sociale sont maintenant presque partout.
Ma réponse On est bien d'accord sur les lignes générales mais pas le détail
Je ne suis pas d’accord sur ton analyse de l'ascension sociale. Si pour pouvoir monter sur le plus petit échelon de la "hiérarchie" sociale, il faut être membre du Parti, c’est une acceptation du dogme. Que cette acceptation soit une formalité faite avec plus ou moins (souvent moins) de réelle adhésion au dogme, cela n’en est pas moins un « contrat » dogmatique que tu signe avec le pouvoir. Si pour pouvoir continuer dans ton ascension sociale ou même y rester, il t’es strictement interdit de condamner le régime (donc le dogme), il t’es strictement interdit de communiquer avec l’étranger des « secrets d’état » comme ils les nomment (secret d’état étant par exemple l’histoire de la minorité ouïghour) sous peine de perdre ton statut social et te retrouver en taule pour 15 ans, alors OUI la Chine est totalitaire puisque pour faire quoi que se soit il FAUT être d’accord, du moins en apparence, avec le dogme.
Les chinois sont les spécialistes de la façade, tu le sais, donc ils détournent. Mais à mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’analystes, la Chine reste une dictature totalitaire. J’ai du mal à dire la « Chine » alors que je devrais dire « le pouvoir chinois » ou « le Parti » parce que les chinois eux, ce qu’ils veulent majoritairement comme tout le monde, c’est plus de libertés, plus dans la gamelle, etc.
Alors concernant le développement social de la Chine je ne suis du tout pas d’accord avec toi. Heureusement que le sort des chinois est plus enviable aujourd’hui qu’il y a 30 ans… Je suis encore moins d'accord avec toi sur répressions des "délits" (hum hum) d'opinion, ... Mais mais mais… Je te propose de continuer cette conversation enrichissante dans un topic sur la Chine, ou dans un autre sur un « réflexion » parce qu’on s’éloigne vachement du topic de départ. Qu’en dis-tu ?
Tu as raison, je t'ai vouvoyé, par réflexe, mais c’est bien à toi que je parlais.
Voyage en Europe de l'Est English translation pending
salut les chummeys😉
ns sommes en train de monter ( ma chummey et moi )notre projet de voyage pour l'été prochain et je constate qu'il réside ici un bassin incroyable d'infos et de trucs etc...alors je poste cette annonce dans le but de recueillir encore plus d'infos sur les pays que ns prochetons de visiter prochainement...ns voudrions ns concentrer sur l'Europe de l'Est ( environ 4 mois ) et visiter le plus d'endroits cool etc...Ns avions déjà pensées à la Pologne, L'Allemagne, Les Pays Baltes, la Tchequie et la Russie, , ns sommes attirées par l'histoire, les contacts avec les gens, la bonne bouff, les beaux paysages etc...ns voudrions utiliser aussi des réseaux comme couchsurfing pour sauver de l'argent et surtout pour créer de nouvelles amitiées, auberge de jeunesse aussi biensur...es-ce vraiment moins chère en Europe de L'est ? devrions-ns aller dans des endroits comme la Roumanie et la Croatie ? ns désirons partir genre début Aout et revenir fin Novembre...es-ce vraiment moins chère de voyager durant cette période de l'année ? 20-30 euro de buget par jour vs semble t'il correct ?
Merci pour vos conseils et a bientot😉
peace !
ns sommes en train de monter ( ma chummey et moi )notre projet de voyage pour l'été prochain et je constate qu'il réside ici un bassin incroyable d'infos et de trucs etc...alors je poste cette annonce dans le but de recueillir encore plus d'infos sur les pays que ns prochetons de visiter prochainement...ns voudrions ns concentrer sur l'Europe de l'Est ( environ 4 mois ) et visiter le plus d'endroits cool etc...Ns avions déjà pensées à la Pologne, L'Allemagne, Les Pays Baltes, la Tchequie et la Russie, , ns sommes attirées par l'histoire, les contacts avec les gens, la bonne bouff, les beaux paysages etc...ns voudrions utiliser aussi des réseaux comme couchsurfing pour sauver de l'argent et surtout pour créer de nouvelles amitiées, auberge de jeunesse aussi biensur...es-ce vraiment moins chère en Europe de L'est ? devrions-ns aller dans des endroits comme la Roumanie et la Croatie ? ns désirons partir genre début Aout et revenir fin Novembre...es-ce vraiment moins chère de voyager durant cette période de l'année ? 20-30 euro de buget par jour vs semble t'il correct ?
Merci pour vos conseils et a bientot😉
peace !
Isla Caribe Beach Hotel, LTI Costa Caribe Hesperia Playa el Agua? English translation pending
Bonjour!
Nous sommes une famille de 4, 2 adultes et 2 adolescentes.
Nous aimerions passer 2 semaines au Vénézuela en début Janvier.
Nous aimerions une chambre avec balcon dans un bel hôtel, une belle plage et des activités plaisantes pour la famille.
Nous hésitons présentement entre Isla Caribe beach hotel, LTI Costa Caribe beach hotel et HESP Playa el agua.
Avez-vous des conseils pour nous?
Merci!
Nous aimerions une chambre avec balcon dans un bel hôtel, une belle plage et des activités plaisantes pour la famille.
Nous hésitons présentement entre Isla Caribe beach hotel, LTI Costa Caribe beach hotel et HESP Playa el agua.
Avez-vous des conseils pour nous?
Merci!
Israël: un voyage dans l'espace et dans le temps English translation pending
Israël : un voyage dans l’espace et dans le temps
Terre promise du peuple juif, berceau du christianisme, troisième lieu saint des musulmans. Chaque pierre rappelle une histoire, l’Histoire. Chaque nom de lieu évoque une paracha de la Torah ou un passage des Evangiles. C’est le théâtre vivant de la Bible. Israël, une vieille terre mais aussi un Etat jeune, qui à l’éternité du désert a su ajouter la fertilité des champs d’orangers, de dattes, de fraises et de bananiers. Religieux à Jérusalem, laïques à Tel Aviv, dragueurs à Eilat, les Israéliens sont à la fois rudes, exubérants, passionnés et tolérants, âpres au travail et bons vivants. Malgré des cultures d’une extrême diversité Israël a fait preuve d’une immense capacité d’adaptation en intégrant une population variée, aux nombreuses origines ethniques, religieuses et sociales. Epreuve difficile qui ne va pas sans problèmes mais quel pays saurait intégrer 1/6 de nouveaux immigrants en si peu de temps, pour ne prendre que l’exemple des réfugiés de l’ancienne URSS ? Terre de contraste ? Plutôt patrie du paradoxe, comme cette Jérusalem que l’on se dispute, et dont le nom signifie « cité de la paix » Terre Promise de la Bible, Israël est aujourd’hui un pays moderne, dynamique, prospère et animé. Nous ne comptons plus le nombre de voyages effectués dans ce pays que nous aimons tant. Et chaque fois, un émerveillement devant les villes et les villages, les forêts dont le vert profond contraste toujours avec l’aridité environnante, les fermes florissantes, les sites archéologiques riches en histoire, les industries et les entreprises en plein essor. Tout ceci sur un territoire à peine plus grand que deux départements français. Un récent séjour grâce au travail de Daniel nous permet de sortir des circuits touristiques classiques. Un incontournable : Jérusalem, ville sainte, capitale éternelle, ville mystique, mythique et magique, ville du passé et du futur. Comment ne pas s’émouvoir devant cette ville détruite combien de fois et reconstruite avec ses propres pierres, blanches et éclatantes, cette ville qui a si bien conserver son caractère et son âme. Croyant ou pas, qui « monte à Jérusalem ou y vit est envahi par cette joie mystérieuse et profonde, celle d’un monde inconnu » (Dostoïevski) Ici on n’oublie rien, « Capitale de la mémoire » avec ses quartiers ethniques et religieux de la vieille ville, une ville sacrée et chargée de spiritualité, l’émotion intense d’une visite au nouveau Yad Vashem (musée de la Shoah), un prisme triangulaire qui pénètre du fond d’une colline aride pour terminer au sommet d’une forêt qui domine Jérusalem… et l’espoir de la vie. Flâner à Jérusalem, se perdre dans le théâtre humain coloré, vif, passionné et riche de la Vieille Ville, autour des remparts, dans le Cardo. Monter le matin sur l’esplanade pour admirer la magnifique Dôme du Rocher, couvert de l’or offert par le roi Hussein de Jordanie. Découvrir au coin d’une ruelle la vue magnifique et combien empreinte d’émotion du mur Occidental, du Kotel, le Mur des Lamentations, et partager les cris de joies et d’amour des Bar Mitzvah, les chuchotements et les murmures des prières autour de la Torah. Effleurer les pierres du mur, usées par les caresses des mains et des lèvres des fidèles. Insérer ses vœux rapidement griffonnés sur une feuille de carnet. Marcher, marcher la journée et la nuit. Magique ! Inutile de refaire la liste des sites, des quartiers, et des musées à visiter à Jérusalem, les guides sont là pour ça ! Mais consacrez un peu de temps pour le nouveau Davidson Center, parc archéologique qui se trouve à la base du mur sud de l’esplanade du Temple et qui permet d’apprendre l’histoire du Mont du Temple avec des moyens informatiques impressionnants. On y apprend par de nombreuses illustrations et reconstitutions, la reconstruction du Temple d’Herode. Les images virtuelles font revivre la vie quotidienne de cette époque. Cette exhibition est indispensable pour bien comprendre toutes les explications concernant la construction du mur que l’on découvre en visitant les tunnels. Mais Jérusalem n’est pas seulement la ville qui prie : la ville nouvelle à l’ouest vit avec son temps et offre un double visage. On y travaille, et on s’y amuse comme partout. La nuit dans les cafés de Ben Yehouda, on se croirait n’importe où… sauf à Jérusalem ! Au sud du pays, le vaste triangle du désert du Néguev occupe près de la moitié de la superficie du pays. Un vrai désert, avec la nudité, l’immensité, l’aridité des étendues de pierres et de sable. Mais de plus en plus un « faux-désert » car partout surgissent des villes et des villages, la terre se couvrent d’un verdoyant manteau de culture grâce à de gigantesques travaux d’irrigation. Le Néguev, c’est en quelque sorte le Far West israélien et la re-découverte de ses solitudes a été pour nous une magnifique expérience. Nous avons passé trois nuits et trois journées formidables, remplies d’émotion et d’images. Aujourd’hui, nous ne pensons qu’à y retourner. Stéphane, français, émigré en Israël depuis huit ans, nous a accueillis et nous a transmis sa passion et son amour de la région de Mitzpé Ramon. La première fois qu’il y a séjourné, il a su que c’était ici qu’il devait se « poser » Dans un hangar, il a construit un guest-house : autour d’une grande pièce conviviale avec salon, salle à manger et cuisine américaine, il a installé quatre chambres doubles, une grande salle au première étage avec nombreux couchages, une piscine, un sauna, un jacuzzi, salle de fitness et massage. Son idée géniale : construire quatre « tomcars », sorte de buggy à deux places et, avec son 4x4 Land Rover, il fait faire des sorties autour et au fond du cratère du Mitzpé Ramon : le Makhtesh (mortier, en hébreu). Nous partons à la découverte du cratère érosif entouré d’une haute muraille. C’est un phénomène géologique unique au monde et à certains endroits, on se croit vraiment sur la lune. Nous parcourons des pistes caillouteuses parmi des splendides paysages. Des granits roses et gris, les calcaires jaunes et blancs, les grès multicolores y composent des formes étranges et spectaculaires. Les dunes du désert et les carrières de la pierre de Jérusalem, pierre de taille, toute en dentelle, une nature ponctuée par des collines rabotées par l’érosion, traversée par des oueds (rarement envahis par les eaux de pluies soudaines et brèves), cassée par des ravins et des canyons profonds. Quel bonheur de sortir des chemins balisés et faire bondir nos engins sur les chemins de pierres, des escaliers et des trous creusés par l’érosion. Rapidement, une poussière épaisse et étouffante de chaleur nous recouvre complètement. Il faudra l’aide d’une soufflette à air comprimé et une bonne douche pour tout évacuer ! Arrêt dans la quiétude d’une clairière plantée de conifères au milieu du désert pour accueillir les animaux (des chevaux nains sauvages et des chameaux) Repos et thé à la menthe. Un peu plus loin, au bord de la falaise de laquelle les bédouins précipitent leurs bêtes mortes, nous admirons l’incessant ballet des aigles, des serpents et des scorpions en quête de nourriture. La ferme de Yossi, militaire de Bat Yam à la retraite, est installée sur le site d’une ancienne ferme Nabatéenne de plus de 1000 ans avant JC. Il élève des chevaux, des oies et des brebis, et nous fait déguster ses yaourts et son fromage de chèvre. Planté dans son potager, des tomates, aubergines, courgettes, poivrons, et autres légumes, des oliviers, le tout cultivé en utilisant les plans exacts de l’installation des Nabatéens aussi bien pour l’emplacement de la maison par rapport au potager, que les enclos du bétail et les techniques d’irrigation. Cette année il plantera des vignes en espérant un bon cru pour son vin du Néguev d’ici 5 ans. En 4x4 nous descendons dans le Makhtesh où nous faisons plusieurs arrêts pour nous promener au fond des cirques creusés par l’érosion, dans des bassins immenses où les lits des rivières, asséchés en été, peuvent devenir des endroits très dangereux quand des orages éclatent. La roche d’un aspect solide s’effrite comme du sable entre nos doigts. Une géologie riche et variée, calcaire, fer et ardoise. Mais ce « pays sec » (traduction de Néguev en hébreu) est comme une éponge… sous le désert il y a de l’eau, donc possibilité de vie ! En cherchant bien on trouve des champs de culture, une variété infinie de plantes et de fleurs (les pistaches, anémones, marguerites, acacias) et une faune qui a élu domicile ( gazelles, hyènes, renard, ânes sauvages, vautours et une grande variété d’oiseaux) La découverte des solitudes désertiques du Néguev était pour nous une magnifique expérience. Nous n’oublierons jamais la lumière, le soleil éblouissant aux différents moments de la journée, les couchers du soleil qui enflamment le désert et les nuits sous un ciel étoilé. Quelle chance exceptionnelle de pouvoir assister à une éclipse de la lune ! Un grand merci à Stéphane et à Ronit pour ce séjour fantastique. guidmi@netvision.net.il ou www.guidehorizon.com Archéologues passionnés, les Israéliens ne cessent de fouiller dans le passé de leur pays. Un moine égaré dans le désert, un enfant bédouin à la recherche d’une chèvre, un paysan labourant sa terre et c’est la découverte d’une synagogue antique, un pavement de mosaïque byzantine, des vestiges d’anciens habitats ou carrément une population disparue et toute une ville. Massada est certainement un de ses sites les plus extraordinaires d’Israël. Tout d’abord par sa situation géographique : une citadelle naturelle qui domine la mer Morte du haut des 300m de ses falaises, une masse formidable de puissance et sécurité au beau milieu du désert de Judée. Quel symbole aussi par son histoire, la prise de Massada par les Romains et toute la population d’une cité qui se suicide plutôt que de vivre la captivité. Massada a d’abord été une résidence royale pour Hérode et sans doute la plus géniale « villa » que l’on puisse imaginer. Les fouilles ont permit de mettre à jour tous les bâtiments, ce qui rend le site et la visite passionnants. Le plus étonnant dans cet environnement hostile est le système qui permettait à Hérode d’avoir plusieurs bains et même une vraie piscine au milieu du désert. Incroyable ! Le système d’irrigation est très bien démontré. Nous n’avons rien inventé ! Dominant la belle route du désert menant vers le kibboutz de Ben Gourion à Sde Boker, les ruines d’Avdat, cité byzantine, veillent sur le Néguev depuis plus de quinze siècles. Les Nabatéens construisent cette ville étape sur la « route des épices », route des caravanes pour le transport d’herbes, épices, parfums et trésors de l’Orient. Ils y habitent pendant mille ans. Avdat est découvert par un voyageur anglais en 1871 mais c’est seulement en 1958 qu’elle a été restaurée. Daniel y a travaillé en 1965 avec un archéologue allemand rescapé des camps de la mort et venu en Israël en 1945. Il travaille au nettoyage d’une tombe où il y a aussi bien une croix qu’une menorah. Ne sachant à laquelle religion ils appartiennent, ils se rassurent en utilisant les deux symboles. Quelle joie pour Daniel quand il retrouve « sa tombe » Il est comblé ! De Jérusalem à Beit She’an nous empruntons la route de la vallée du Jourdain qui passe en rase campagne. La route est d’une beauté incroyable, une sorte de Grand Canyon en miniature. Nous descendons vers la mer morte où nous sommes à 300m au-dessous du niveau de la mer (le point le plus bas de la Terre). Nos oreilles bourdonnent. Point stratégique : Jericho se trouve sur notre gauche et l’Allenby Bridge pour rejoindre la Jordanie sur notre droite. La vallée de Beit She’an est d’une grande fertilité grâce aux 35 sources et aux cours d’eau qui descendent des monts de Gilboa et canalisés pour permettre l’arrosage de toute la région. On y cultive des céréales, des légumes, des bananiers et des dattes. Plusieurs kibboutzim se sont installés dans cette région et pratiquent l’élevage. Des fermes, des poulaillers et des dairy farms. Le site archéologique de Beit She’an est d’un intérêt remarquable. Sa restauration a permis de rendre la vie à la vieille cité : on peut aisément imaginer l’animation d’une ville romano-byzantine, la vie de ses habitants entre les thermes avec les vestiges de bains monumentaux, amphithéâtre des gladiateurs, et les rues pavées avec les boutiques précédées d’élégantes colonnes. Un capharnaüm de pierres provoqué par le tremblement de terre de 747. L’arbre dénudé et cruciforme qui se trouve sur la colline a servi de « croix de Golgotha » dans l’un des films christiques tournés en Israël. Les bains sont dignes d’un grand centre de fitness, lieu de rendez vous et ouvert à tous. Il s’agit d’un ensemble de huit salles entourées d’un portique. Les thermes sont posés sur un soubassement de basalte, dans les pièces centrales un système de chauffage souterrain commun à tous les édifices. Ne possédant pas de savon ils utilisent une huile et gomment avec des bâtonnets pour faire peau neuve. Toutes les villes de cette époque sont construites avec les mêmes modèles de manière qu’en arrivant dans une ville les voyageurs puissent facilement se repérer. New York a sûrement copié sur ce principe ! C’est dans la synagogue du VIe siècle de Beit Alfa que fut découverte l’une des plus belles mosaïques juives. Ce sont les pionniers du kibboutz Hefzi Bah qui voient apparaître sous leurs pioches les premiers fragments de la mosaïque d’une ménorah. Les mosaïques sont entièrement réalisées en pierre de couleurs à l’exception de quelques cubes de verre qui lui donnent un éclat mystérieux. Sur les différents panneaux on y voit la représentation du sacrifice d’Abraham, la roue des signes du zodiaque et l’Arche sainte. Les mosaïques semblent être l’œuvre d’une seule famille juive de Palestine, spécialisée en Galilée dans l’édification des synagogues et le travail des mosaïques. La réserve naturelle d’Ein Guedi, oasis de 450 ha est un véritable havre de fraîcheur. L’oasis est irriguée par de nombreuses sources, des magnifiques chutes qui retombent dans des piscines naturelles. Au-delà de ces sources se succèdent des gorges percées de grottes situées sur leurs parois. Une riche végétation subtropicale y prospère : énormes bambous, acacias, plantes aux fleurs merveilleuses, pommiers de Sodome. Dans cette végétation débordante évolue une faune plutôt discrète : nombreux bouquetins, hyènes, renards, loups et beaucoup de reptiles. Deux vallées traversent la réserve : Wadi Arugot et Wadi David. Compter deux heures pour la première marche, certainement la plus belle mais la plus longue et la plus difficile. Même si Wadi David est moins sauvage elle est plus facile et très chouette aussi. Israël, une terre promise il y a cinq mille ans et qui fêtera bientôt ses soixante ans. Une terre qui mérite la paix au delà des passions et de la folie des fanatismes.
Egypte, février 2006: antiquités et plongées tropicales English translation pending
19/02/06 -- PHOTOS A LA FIN --
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Quelle langue voudriez-vous apprendre? English translation pending
Un peu à cause de la grammaire, un peu à cause du manque de temps... quelle langue voudriez-vous apprendre mais vous n'avez jamais eu le temps d'améliorer???🙂
Circuit Crete English translation pending
Bonjour,
Nous serons 15 jours en Crète cet été. Nous comptons louer une voiture et faire un tour de la Crète.
Pouvez-vous nous conseiller (circuit, hébergement, lieux...) ?
Nous souhaiterions également avoir des commentaires et appréciations ...et conseils judicieux (ceux qui ne figurent pas dans les guides de voyages).
Merci d’avance
Nous serons 15 jours en Crète cet été. Nous comptons louer une voiture et faire un tour de la Crète.
Pouvez-vous nous conseiller (circuit, hébergement, lieux...) ?
Nous souhaiterions également avoir des commentaires et appréciations ...et conseils judicieux (ceux qui ne figurent pas dans les guides de voyages).
Merci d’avance
voyage espagne, 4 filles à petit budget English translation pending
Allô,
Nous sommes quatre filles qui envisageons de faire un voyage en Espagne au mois de juin d'une durée de trois semaines. Nous aimerions avoir des trucs quant à l'hébergement "pas cher", aux choses à ne pas manquer, etc. Quels sont vos coups de coeur? Quelles villes devons-nous mettre sur notre itinéraire?
Merci à l'avance de nous répondre!
Ciao
Nous sommes quatre filles qui envisageons de faire un voyage en Espagne au mois de juin d'une durée de trois semaines. Nous aimerions avoir des trucs quant à l'hébergement "pas cher", aux choses à ne pas manquer, etc. Quels sont vos coups de coeur? Quelles villes devons-nous mettre sur notre itinéraire?
Merci à l'avance de nous répondre!
Ciao
Défiguration d'édifices ou de sites English translation pending
Tout près de chez moi, se trouve une petite abbaye romane dans un petit village niché au creux d'une vallée : Lavaudieu, en Haute Loire.
L'ensemble architectural est superbe par ses proportions, son cadre, et sa situation.
A signaler aussi, des fresques du XIIIe, un cloitre sur duex niveaux et plein de petits détails de bon gout, y compris dans la restauration.
La restauration -relativement récente- a permis de réparer le temps qui passe et qui use, mais n'a pas totalement réussi à camoufler une plaie post révolutionnaire : Un paysan du village, sans doute aux alentours de 1800, a décidé de transformer la nef de la petite église en étable. (ça devait être pas mal pour faire la crèche de Noël remarque ...) Pour cela il avait tout simplement éventré le mur du coté du choeur (trop long par l'autre coté !) et d'y installer ses vaches pour quelques générations au moins Aujourd'hui, il reste un grand coin de la petite nef refaite avec du mauvais mortier (au fond à droite, si vouv vous demandez ) et la ferme, juste de l'autre coté du mur rebouché. Peut être que ce sont les descendants de l'illustre paysan économe ?
Avez vous aussi quelques exemples croustillants de sacage de tous ordres ?
La restauration -relativement récente- a permis de réparer le temps qui passe et qui use, mais n'a pas totalement réussi à camoufler une plaie post révolutionnaire : Un paysan du village, sans doute aux alentours de 1800, a décidé de transformer la nef de la petite église en étable. (ça devait être pas mal pour faire la crèche de Noël remarque ...) Pour cela il avait tout simplement éventré le mur du coté du choeur (trop long par l'autre coté !) et d'y installer ses vaches pour quelques générations au moins Aujourd'hui, il reste un grand coin de la petite nef refaite avec du mauvais mortier (au fond à droite, si vouv vous demandez ) et la ferme, juste de l'autre coté du mur rebouché. Peut être que ce sont les descendants de l'illustre paysan économe ?
Avez vous aussi quelques exemples croustillants de sacage de tous ordres ?