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Infos sur le Vanuatu! English translation pending
Je suis professeure de français sur l'île d'Esperitu Santo, Vanuatu.
Pour travailler ici il faut être investisseur, car il est très dur de trouver du travail, les métiers sont protégés pour la plupart depuis l'indépendance.
Mais nous avons une Alliance française qui marche très bien sur la capitale Port Vila (île d'Efate) et l'AUF aide aussi bcp.
L'Archipel du Vanuatu comporte 83 îles, il y a donc 83 dialectes environ, leur langue officielle parlée sur ttes les îles est le Bishlamar (une langue facile à apprendre qui reprend l'anglais, le français et l'espagnol avec seulement 200 mots de vocabulaire) environ 40 % parle le français en 3ème langue, et 60 % parle l'anglais.
Les gens vivent en communauté, chaque village est gouverné par un chef. Et la famille a une très grande importance dans leur culture.
Ils ont des coutumes différentes selon les îles aussi et sont très superstitieux et vivent dans la peur de la "jalousie" et de la magie noire des îles volcaniques.
5 volcans sont encore en activités: sur l'île d'Ambae (lac de lave), de Gaua (îles banks), d'Ambrym (deux volcans) et de Tanna (le plus connu: le volcan Yasur est le plus impressionnant et le plus accessible au monde).
Esperitu Santo est la plus grande île du Vanuatu, elle a une superficie de 3 955,5 km2, elle est montagneuse au centre et offre des plages de sable noir, de sable blanc et de galets. Venir jusqu'ici, bien sûr que ça vaut le coup !! Vous voyez des choses tellement superbes dans un pays encore préservé et proche de ses racines. Le mieux, est bien sûr de visiter Tanna et son volcan Yasur, mais ce n'est pas la peine d'y rester longtemps (2 ou 3 jours). Si vous cherchez l'authenticité, ne restez pas sur l'île d'Efate (capitale) et venez directement sur mon île, ça fait un an que je suis installée et je n'ai pas encore Tout vu ! Donc, il faut rester sur Esperitu Santo minimum 8 jours pour vous en mettre pleins les yeux. Randos et trekkings superbes à faire... Des trous bleus à visiter (photo jointe), plages superbes, parcours de la seconde guerre mondiale, cascade, grottes (millenium cave est à voir une fois dans sa vie) et pour la plongée, c'est l'île où aller. Vous pouvez voir la plus grde épave du monde accessible: le "président coolidge", "million dollar point" et "L'USS Tucker" ainsi que de nombreux récifs... En vivant localement, comptez de 1500 à 3500 vatus (le moins cher) par nuit. Mais il y a de nombreux resorts sur l'île qui vont de 6 000 vatus par nuit à 25 000 vatus dans des cadres exceptionnels. Pour manger, on peut vivre avec 1000 vatus par jour en mangeant local dans les cases-restaurant des femmes du marché de Luganville (marché ouvert 24 heure sur 24 du lundi au samedi soir). Comptez un plus gros budget pour vous faire plaisir au moins une fois au restaurant français de l'île, "le jardin des saveurs" à Luganville, car c'est le meilleur restaurant du Vanuatu. Après, la plupart des sites touristiques incontournables sont payants (1000 à 2500 vatus) cet argent est pour les communautés propriétaire des terrains. Vous pouvez également, à moindre coût, faire des coutumes de bienvenue pour t'intégrer dans des villages et demander ce qu'il faut faire autour. Le transport reste le plus cher du budget à prévoir, mais le mieux pour visiter moins cher est de prendre les transports publics, mais ils ne sont pas super fréquents et ne te laissent pas la liberté de bouger comme tu veux (1000 vatus environ pour aller du sud au nord par la seule route goudronnée de l'Est). La location de voitures coûtent entre 8 000 et 14 000 vatus la journée, (sans compter l'essence), sinon, à titre d'exemple, y'a des scooters à 5 000 vatus la journée, des citadines à 8 000 vatus et des jeeps à 9 000 vatus, vous pouvez trouver des 4x4 hillux à 12 000 aussi... Mais je ne suis pas au courant de tous les prix.... Si vous décidez de venir, je vous aiderai à trouver ce que vous recherchez.
Esperitu Santo est la plus grande île du Vanuatu, elle a une superficie de 3 955,5 km2, elle est montagneuse au centre et offre des plages de sable noir, de sable blanc et de galets. Venir jusqu'ici, bien sûr que ça vaut le coup !! Vous voyez des choses tellement superbes dans un pays encore préservé et proche de ses racines. Le mieux, est bien sûr de visiter Tanna et son volcan Yasur, mais ce n'est pas la peine d'y rester longtemps (2 ou 3 jours). Si vous cherchez l'authenticité, ne restez pas sur l'île d'Efate (capitale) et venez directement sur mon île, ça fait un an que je suis installée et je n'ai pas encore Tout vu ! Donc, il faut rester sur Esperitu Santo minimum 8 jours pour vous en mettre pleins les yeux. Randos et trekkings superbes à faire... Des trous bleus à visiter (photo jointe), plages superbes, parcours de la seconde guerre mondiale, cascade, grottes (millenium cave est à voir une fois dans sa vie) et pour la plongée, c'est l'île où aller. Vous pouvez voir la plus grde épave du monde accessible: le "président coolidge", "million dollar point" et "L'USS Tucker" ainsi que de nombreux récifs... En vivant localement, comptez de 1500 à 3500 vatus (le moins cher) par nuit. Mais il y a de nombreux resorts sur l'île qui vont de 6 000 vatus par nuit à 25 000 vatus dans des cadres exceptionnels. Pour manger, on peut vivre avec 1000 vatus par jour en mangeant local dans les cases-restaurant des femmes du marché de Luganville (marché ouvert 24 heure sur 24 du lundi au samedi soir). Comptez un plus gros budget pour vous faire plaisir au moins une fois au restaurant français de l'île, "le jardin des saveurs" à Luganville, car c'est le meilleur restaurant du Vanuatu. Après, la plupart des sites touristiques incontournables sont payants (1000 à 2500 vatus) cet argent est pour les communautés propriétaire des terrains. Vous pouvez également, à moindre coût, faire des coutumes de bienvenue pour t'intégrer dans des villages et demander ce qu'il faut faire autour. Le transport reste le plus cher du budget à prévoir, mais le mieux pour visiter moins cher est de prendre les transports publics, mais ils ne sont pas super fréquents et ne te laissent pas la liberté de bouger comme tu veux (1000 vatus environ pour aller du sud au nord par la seule route goudronnée de l'Est). La location de voitures coûtent entre 8 000 et 14 000 vatus la journée, (sans compter l'essence), sinon, à titre d'exemple, y'a des scooters à 5 000 vatus la journée, des citadines à 8 000 vatus et des jeeps à 9 000 vatus, vous pouvez trouver des 4x4 hillux à 12 000 aussi... Mais je ne suis pas au courant de tous les prix.... Si vous décidez de venir, je vous aiderai à trouver ce que vous recherchez.
Zone bavardage du "concours photo" de décembre English translation pending
Vous voulez apporter un commentaire sur les photos postées, donner des précisions sur ses propres photos, ...cet espace est fait pour vous !
Donc oui, on parlera du "concours" mais un peu de détente n'est pas à exclure! La teneur en glucose des fraises Tagada, la politique désastreuse de sarkozy, le système digestif du cloporte, ...autant de sujets intéressants!
Donc oui, on parlera du "concours" mais un peu de détente n'est pas à exclure! La teneur en glucose des fraises Tagada, la politique désastreuse de sarkozy, le système digestif du cloporte, ...autant de sujets intéressants!
Pattaya: le chancre de la Thaïlande English translation pending
Nous revenons d'un voyage d'un mois mon mari et moi en Asie. Nous avons notamment fait le Vietnam, le Cambodge et la Thailande et je voulais évoquer le cas de cette ville nauséabonde qu'est Pattaya. Le guide du routard nous avait bien prévenu mais la description qui en est faite dans le GdR a attisé notre curiosité et nous avons décidé d'y passer 1 ou 2 jours depuis Bangkok.
Nous nous attendions à une sorte de parc d'attraction pas bien méchant comme le red light district d'Amsterdam et nous sommes en fait tombés dans le plus gros bordel du monde. Plein d'anglais ivrognes et bedonnants, moches et vieux, se baladant main dans la main avec de pauvres jeunes filles qui étaient malheureuses en leur compagnie, ça sautait aux yeux.
Cette ville est un vrai cancer, un chancre sur le beau visage du pays du sourire. Que font les autorités ? Avec mon mari, nous avions envie de vomir et de pleurer en traversant cette ville infecte : que des néons rouges, des bars à perte de vue, certains dans lesquelles les pauvres filles exploitées dansent nues en attendant de partir avec un vieil occidental puant et vicieux.
Cette "visite" en enfer nous a presque gaché nos vacances. Pattaya représente tout le contraire de ce qu'est l'Asie à nos yeux. La prostitution est inexistante partout ailleurs en Asie, pourquoi cette sale exception existe-t-elle ?
Nous nous attendions à une sorte de parc d'attraction pas bien méchant comme le red light district d'Amsterdam et nous sommes en fait tombés dans le plus gros bordel du monde. Plein d'anglais ivrognes et bedonnants, moches et vieux, se baladant main dans la main avec de pauvres jeunes filles qui étaient malheureuses en leur compagnie, ça sautait aux yeux.
Cette ville est un vrai cancer, un chancre sur le beau visage du pays du sourire. Que font les autorités ? Avec mon mari, nous avions envie de vomir et de pleurer en traversant cette ville infecte : que des néons rouges, des bars à perte de vue, certains dans lesquelles les pauvres filles exploitées dansent nues en attendant de partir avec un vieil occidental puant et vicieux.
Cette "visite" en enfer nous a presque gaché nos vacances. Pattaya représente tout le contraire de ce qu'est l'Asie à nos yeux. La prostitution est inexistante partout ailleurs en Asie, pourquoi cette sale exception existe-t-elle ?
Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines English translation pending
Bonjour,
Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

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Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

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Sécurité pour une femme à l'aéroport et à Abu Dhabi, hôtel dans/proche de l'aéroport? English translation pending
Bonjour
je suis un expat qui vie en Asie, et qui veut profité d'un voyage en France pour faire découvrir ce pays à ma femme
j'ai prix un billet d'avion pour ma femme qui transite par Abu Dhabi malheureusement je n'ai pas vue qu'il y avais 12h de transite entre le vol et la correspondance
ma femme n'as jamais prit l'avion sur des vols international, et parle peux anglais et ne parle pas Français j'ai choisie par cette aéroport et cette compagnie ( ETIHAD ) car c'est celui que j'ai trouver le meilleur ( de ceux que j'ai tester) pour l'encadrement et la qualité d’accueil, tout en restant compétitif dans les tarifes
j'aimerais avoir quelques précisions ( je ne suis pas très riche et n'a pas les finance pour repayer un billet d'avion ) J'ai toujours était très bien reçu à Abu dhabi, mai je suis un homme aussi .
Pardonner moi ces question, pardonner moi mon ignorance, mai ma femme et moi nous pausons beaucoup d’interrogations et ne somme pas rassurés
j'ai entendu pas mal d'histoires d’enlèvements de femmes dans les pays du golf, l’aéroport d'Abu Dhabi est il dangereux pour une femme seul ? sortir de l’aéroport est il dangereux pour une femme seul, en sachant qu'elle parle que très peut anglais de plus ?
connaissez vous un hôtel pas trop cher dans l’aéroport, ou a proximité ou le personnel pourrais venir la chercher et la ramener à l’aéroport dans de temps nécessaire à son vol
pouvez vous me donner le nom de la money local, le tôt de change, et le niveau de la vie ( prix café glacé, repas etc )
je suis preneur de toute information
cordialement
je suis un expat qui vie en Asie, et qui veut profité d'un voyage en France pour faire découvrir ce pays à ma femme
j'ai prix un billet d'avion pour ma femme qui transite par Abu Dhabi malheureusement je n'ai pas vue qu'il y avais 12h de transite entre le vol et la correspondance
ma femme n'as jamais prit l'avion sur des vols international, et parle peux anglais et ne parle pas Français j'ai choisie par cette aéroport et cette compagnie ( ETIHAD ) car c'est celui que j'ai trouver le meilleur ( de ceux que j'ai tester) pour l'encadrement et la qualité d’accueil, tout en restant compétitif dans les tarifes

j'aimerais avoir quelques précisions ( je ne suis pas très riche et n'a pas les finance pour repayer un billet d'avion ) J'ai toujours était très bien reçu à Abu dhabi, mai je suis un homme aussi .
Pardonner moi ces question, pardonner moi mon ignorance, mai ma femme et moi nous pausons beaucoup d’interrogations et ne somme pas rassurés
j'ai entendu pas mal d'histoires d’enlèvements de femmes dans les pays du golf, l’aéroport d'Abu Dhabi est il dangereux pour une femme seul ? sortir de l’aéroport est il dangereux pour une femme seul, en sachant qu'elle parle que très peut anglais de plus ?
connaissez vous un hôtel pas trop cher dans l’aéroport, ou a proximité ou le personnel pourrais venir la chercher et la ramener à l’aéroport dans de temps nécessaire à son vol
pouvez vous me donner le nom de la money local, le tôt de change, et le niveau de la vie ( prix café glacé, repas etc )
je suis preneur de toute information
cordialement
Situation politique au Maghreb: qu'en est-il du Maroc? (20 février 2011) English translation pending
Bonjour à vous,
Je prévoie voyager au Maroc en juillet prochain. Néanmoins, les événements des dernières semaines dans plusieurs pays du Maghreb m'amènent à me questionner quant à la situation au Maroc. Devons-nous craindre des bouleversements politiques du même type que ceux qui ont eu lieu en Tunésie, en Égypte et qui débutent en Algérie?
Il m'importe de préciser que je considère les revirements des dernières semaines comme étant particulièrement positifs pour le peuple Égyptien et Tunésien qui font entendre leur voix. Seulement, dans un contexte de voyage, je préférerais ne pas m'y aventurer.
Merci beaucoup!
Je prévoie voyager au Maroc en juillet prochain. Néanmoins, les événements des dernières semaines dans plusieurs pays du Maghreb m'amènent à me questionner quant à la situation au Maroc. Devons-nous craindre des bouleversements politiques du même type que ceux qui ont eu lieu en Tunésie, en Égypte et qui débutent en Algérie?
Il m'importe de préciser que je considère les revirements des dernières semaines comme étant particulièrement positifs pour le peuple Égyptien et Tunésien qui font entendre leur voix. Seulement, dans un contexte de voyage, je préférerais ne pas m'y aventurer.
Merci beaucoup!
Etre touriste soi-même et fuir les touristes English translation pending
bonjour, on lit souvent :
que certains voyageurs, veulent aller à un endroit, mais en évitant les touristes, ils veulent un endroit "touristique sans touristes" on lit aussi qu'ils ne veulent pas se mélanger avec le flot de touristes moutons disent-ils.
qu'en pensez vous ?
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010) English translation pending
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
1
Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
2
Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub

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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d��une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
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On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub
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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d��une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Quelques questions sur le Msc Armonia English translation pending
(D'avance je m'excuse si ces questions ont déjà été posé mais il faut dire que j'ai tenté d'avoir mes réponses en cherchant pas mal ici et sur d'autres forums et parfois c'est embrouillé)
Je suis française, ainsi que ma mère...mes renseignements sont pour la croisière "Sur les pas d Ulysse" avec "MSC Armonia" (venise, ancone, corfou, pirée, iles grecques, kotor, venise ) que je pense très sérieusement à faire l'an prochain avec ma mère en avril ou juillet 2011 :
* A partir de quelle heure peut-on embarquer à Venise le 1er jour sur le bateau si le départ est à 19h ?
* on nous dit que toutes les boissons à bord ne sont pas compris dans le prix : j'ai vu qu'il y avait un forfait avec alcool mais il y a t-il un forfait sodas et eau sur msc armonia pendant les repas (car on est pas alcools ma maman et moi-même) ? et un forfait cafés ? leur prix ? car j'ai lu que sur certaines msc croisières, ils faisaient des carnets de 14 sodas=36€...est-ce que c'est le cas sur le msc armonia ? si c'est le cas on achète ce carnet à l'avance (avec agence de voyage ou autres) ou direct sur le bateau ?
- hors forfait, c'est quoi le prix d'un café ?
* les repas qui sont compris dans la croisière pension complète : - Y-a t-il une limitation de plats pour déjeuner et diner (1 entrée, 1 plat de résistance, 1 dessert) ? est-ce qu'à partir d'un 2ème plat de résistance par exemple, ça devient à nos frais ?
- j'ai lu quelque part que sur certaines msc croisières, il y a une heure de thé/'goûter' vers 16h30...mais je n'ai pas bien compris si c'était compris dans la pension complète des repas (surtout que les boissons sont censés être hors de la pension complète). Donc est-ce le cas sur le msc armonia ? Si c'est inclus dans la pension complète, est-ce qu'ils offrent du café (au lieu du thé) ? ou est-ce que le café est payant même à ce moment là ?
* les excursions : - celles avec guide sont toutes en anglais ou ils essayent de regrouper les français avec un interprète français ? - j'ai vu qu'il y a avait une formula explorer à 109 euros (ça regroupe 3 excursions)...est-ce mieux de le commander en avance ce pack excursion ou peut-il se prendre à bord du bateau ?
* cybercafé : - la capacité de mon appareil photo n'est pas grande et je dois à chaque fois le décharger sur un ordi et copier coller le dossier sur ma clé usb.....donc la question est simple...est-ce possible ? car je suis allée dans des hôtels où l'ordi a refusé que je copie mon dossier de l'appareil photo sur le disque dur. - quel est le prix à la minute de la connexion ?
* combien coûte une séance dans le hammam ?
merci par avance et désolée de reposer des questions déjà posées j'en suis sûre.
Je suis française, ainsi que ma mère...mes renseignements sont pour la croisière "Sur les pas d Ulysse" avec "MSC Armonia" (venise, ancone, corfou, pirée, iles grecques, kotor, venise ) que je pense très sérieusement à faire l'an prochain avec ma mère en avril ou juillet 2011 :
* A partir de quelle heure peut-on embarquer à Venise le 1er jour sur le bateau si le départ est à 19h ?
* on nous dit que toutes les boissons à bord ne sont pas compris dans le prix : j'ai vu qu'il y avait un forfait avec alcool mais il y a t-il un forfait sodas et eau sur msc armonia pendant les repas (car on est pas alcools ma maman et moi-même) ? et un forfait cafés ? leur prix ? car j'ai lu que sur certaines msc croisières, ils faisaient des carnets de 14 sodas=36€...est-ce que c'est le cas sur le msc armonia ? si c'est le cas on achète ce carnet à l'avance (avec agence de voyage ou autres) ou direct sur le bateau ?
- hors forfait, c'est quoi le prix d'un café ?
* les repas qui sont compris dans la croisière pension complète : - Y-a t-il une limitation de plats pour déjeuner et diner (1 entrée, 1 plat de résistance, 1 dessert) ? est-ce qu'à partir d'un 2ème plat de résistance par exemple, ça devient à nos frais ?
- j'ai lu quelque part que sur certaines msc croisières, il y a une heure de thé/'goûter' vers 16h30...mais je n'ai pas bien compris si c'était compris dans la pension complète des repas (surtout que les boissons sont censés être hors de la pension complète). Donc est-ce le cas sur le msc armonia ? Si c'est inclus dans la pension complète, est-ce qu'ils offrent du café (au lieu du thé) ? ou est-ce que le café est payant même à ce moment là ?
* les excursions : - celles avec guide sont toutes en anglais ou ils essayent de regrouper les français avec un interprète français ? - j'ai vu qu'il y a avait une formula explorer à 109 euros (ça regroupe 3 excursions)...est-ce mieux de le commander en avance ce pack excursion ou peut-il se prendre à bord du bateau ?
* cybercafé : - la capacité de mon appareil photo n'est pas grande et je dois à chaque fois le décharger sur un ordi et copier coller le dossier sur ma clé usb.....donc la question est simple...est-ce possible ? car je suis allée dans des hôtels où l'ordi a refusé que je copie mon dossier de l'appareil photo sur le disque dur. - quel est le prix à la minute de la connexion ?
* combien coûte une séance dans le hammam ?
merci par avance et désolée de reposer des questions déjà posées j'en suis sûre.
Ségou (Mali): la communauté des flageurs, capitale des buveurs de bière et autres spiritueux English translation pending
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
L'Ouest américain c'est effectivement vraiment bien English translation pending
Pour ceux qu'une version plus photogénique intéresserait j'ai créé un blog en parallèle initialement destiné à la famille et aux amis, vous y êtes donc les bienvenus: "http://retourdelouest.blogspot.com/"
Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.
Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…
Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.
Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.
Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».
Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).
Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.
Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).
Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).
Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)
Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.
Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.
Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.
Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…
Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.
Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)
A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.
Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique.
Même les noms de rues sont sous-titrés
Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !
A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.
Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".
Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)


puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes,
Mes préférées en haut de Masonic
Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)
nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.
Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voitures
Diner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.
Et ça grimpe !!!
On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.
A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)

et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite.
Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beau
Ensuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.
Non ce n'est pas une navette spaciale
Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...
Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...
J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito
Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.
Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes
01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps
Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.
En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).

Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...
Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.
Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).
02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.
Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction
Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine.
Casse croûte tiré du sac sur le balcon.
Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.
Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.
Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes.
Belle vue non
Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°


Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.
Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité
03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques.
Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petite
Là je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.

Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.
Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.


Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.
Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉
ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.
Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…

Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.
Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.
Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).

Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.
Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)

A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.
Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.
04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)
Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.
Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.
J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).


Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.
Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.

Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.
Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.
Un cactus pour nous montrer la route...
Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top.
Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !
Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.
Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.
Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.
Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.
Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.

Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).

Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).
Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).
Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.
Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.
Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...
Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.
Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.
Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous
Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...
Jean-François
la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.
Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…
Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.
Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.
Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».
Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).
Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.
Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).
Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).
Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)
Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.
Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.
Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.
Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…
Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.
Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)
A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.
Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique.
Même les noms de rues sont sous-titrés
Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.

Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".
Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)



puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes,
Mes préférées en haut de Masonic
Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.
Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voituresDiner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.

Et ça grimpe !!!On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.
A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)


et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite.
Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beauEnsuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.
Non ce n'est pas une navette spaciale
Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...
Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito
Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.
Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes
01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps
Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.

En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).

Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.

Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).
02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.

Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction
Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine.
Casse croûte tiré du sac sur le balcon.Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.
Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.

Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes.
Belle vue non
Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°

Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.
Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité
03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques.
Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petiteLà je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.


Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.

Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.


Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.
Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉
ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…


Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.
Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.
Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).

Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.
Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)

A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.
Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.
04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)
Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.
Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.
J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).


Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.
Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.

Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.
Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.
Un cactus pour nous montrer la route...Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top.
Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.
Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.

Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.
Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.
Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.


Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).

Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).
Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).
Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.

Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.
Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.
Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.
Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous
Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...
Jean-François
la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Trekking au Népal en octobre: vos conseils? English translation pending
Bonjour à toute la communauté VF
Je souhaiterais avoir vos conseils à propos des trekkings au Népal. Et il y en a tellement sur ce forum que je ne sais plus trop quoi faire!
Nous partons en octobre au Népal pour 3 semaines avec un petit budget. Nous attérissons en Inde et nous perdrons bien 4-5 jours sur le chemin de l´aller et du retour pour flâner à Varanasi et revenir à Delhi en train. Donc nous ne comptons que 15 jours plein au Népal. Nous aimerions faire un trekking de maximum 7-8 jours avec l´envie de voir de beaux paysages, de faire des rencontres humaines ( donc pas une route excessivement fréquentée), de voir des villages typiques, des temples... Mon compagnon est montagnard et habitué à marcher en montagne et pour ma part je ne fais des trekkings en montagne que sporadiquement. Condition physique normale mais pas exceptionnelle! Pour l´altitude je n´ai jamais eu l´occasion d´aller au dessus des 2500 mètres , mais ceux-ci ont été sans problèmes. Simplement on cherche quelque chose de pas trop violent et surtout pour se faire plaisir, l´idée n´etant pas de souffrir...
Mon compagnon, lui aimerait bien voir l´Everest...même de loin😉 L´idée c´est quand même d´aller en montagne...
Que nous conseillez-vous? Quelle route est intéressante? Avec ou sans porteur? Qu´est ce qui est necessaire d´emporter et ce qui ne l´est pas...Existe-t-il la possibilité de faire un arrêt au milieu du trekking si le lieu nous plaît? (Nous partons toujours avec une idée de notre circuit et nous avons la mauvaise habitude de ne jamais la respecter...Il y a toujours un lieu, une rencontre qui fait que nous nous attardons en quelque part..)
En tout cas merci d´avance pour vos précieux conseils
Je souhaiterais avoir vos conseils à propos des trekkings au Népal. Et il y en a tellement sur ce forum que je ne sais plus trop quoi faire!
Nous partons en octobre au Népal pour 3 semaines avec un petit budget. Nous attérissons en Inde et nous perdrons bien 4-5 jours sur le chemin de l´aller et du retour pour flâner à Varanasi et revenir à Delhi en train. Donc nous ne comptons que 15 jours plein au Népal. Nous aimerions faire un trekking de maximum 7-8 jours avec l´envie de voir de beaux paysages, de faire des rencontres humaines ( donc pas une route excessivement fréquentée), de voir des villages typiques, des temples... Mon compagnon est montagnard et habitué à marcher en montagne et pour ma part je ne fais des trekkings en montagne que sporadiquement. Condition physique normale mais pas exceptionnelle! Pour l´altitude je n´ai jamais eu l´occasion d´aller au dessus des 2500 mètres , mais ceux-ci ont été sans problèmes. Simplement on cherche quelque chose de pas trop violent et surtout pour se faire plaisir, l´idée n´etant pas de souffrir...
Mon compagnon, lui aimerait bien voir l´Everest...même de loin😉 L´idée c´est quand même d´aller en montagne...
Que nous conseillez-vous? Quelle route est intéressante? Avec ou sans porteur? Qu´est ce qui est necessaire d´emporter et ce qui ne l´est pas...Existe-t-il la possibilité de faire un arrêt au milieu du trekking si le lieu nous plaît? (Nous partons toujours avec une idée de notre circuit et nous avons la mauvaise habitude de ne jamais la respecter...Il y a toujours un lieu, une rencontre qui fait que nous nous attardons en quelque part..)
En tout cas merci d´avance pour vos précieux conseils
Voyager le Maroc durant le Ramadan étant un couple non marié? English translation pending
Bonjour à tous,
Toute mes questions sont dans le titre de message et n'ayant pas trouvé de réponse clairement définitive après lecture du forum, je me permets donc de vous solliciter au sujet d'un projet de voyage que j'envisage avec mon amie au Maroc du 1er au 16 aout 2010, cette période coïncidant avec celle du ramadan. Ma copine est française d'origine algérienne et nous avons deux questions sur ce voyage :
1) le ramadan et le côté probablement moins disponible des gens en cette période, oscillant entre nonchalance et fatigue, qui peut rendre le voyage plus délicat à vivre en raison des fermetures ponctuelles des restos par exemple, en particulier dans les petits villages que nous avons l'intention de découvrir vers Ouarzazate.
2) le fait que nous soyons non mariés pour prendre des chambres d'hôtel, ce qui est parait il interdit aux couples non mariés, même pour les non marocains (à vérifier), ou le fait qu'il faudra peut être sans cesse justifier notre position.
Ces 2 aspects du voyage nous posent question et le mieux est encore d'avoir des réponses de la part de personnes qui connaissent bien ce pays et ces mœurs en ce mois de recueillement spirituel.
Je remercie sincèrement celles et ceux qui voudront bien prendre la peine de m'offrir leur éclairage sur ces 2 questions à ce jour peu claires pour nous
François
Toute mes questions sont dans le titre de message et n'ayant pas trouvé de réponse clairement définitive après lecture du forum, je me permets donc de vous solliciter au sujet d'un projet de voyage que j'envisage avec mon amie au Maroc du 1er au 16 aout 2010, cette période coïncidant avec celle du ramadan. Ma copine est française d'origine algérienne et nous avons deux questions sur ce voyage :
1) le ramadan et le côté probablement moins disponible des gens en cette période, oscillant entre nonchalance et fatigue, qui peut rendre le voyage plus délicat à vivre en raison des fermetures ponctuelles des restos par exemple, en particulier dans les petits villages que nous avons l'intention de découvrir vers Ouarzazate.
2) le fait que nous soyons non mariés pour prendre des chambres d'hôtel, ce qui est parait il interdit aux couples non mariés, même pour les non marocains (à vérifier), ou le fait qu'il faudra peut être sans cesse justifier notre position.
Ces 2 aspects du voyage nous posent question et le mieux est encore d'avoir des réponses de la part de personnes qui connaissent bien ce pays et ces mœurs en ce mois de recueillement spirituel.
Je remercie sincèrement celles et ceux qui voudront bien prendre la peine de m'offrir leur éclairage sur ces 2 questions à ce jour peu claires pour nous
François
Ressenti à mon retour de Pattaya English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant eu à aller à Pattaya dans le cadre de mon boulot je tenais à en écrire mon ressenti après mon retour, à savoir que j'en ai été malade....sick Psychologiquement parlant, j'y étais déjà venu avec ma chère et tendre et n'avait pas ressenti cela, d'y avoir été seul, ça m'a détruit...
Mon dieu comment pouvez vous dire que vous appréciez cette ville (en dehors d'y venir pour du sexe)... je sais que je risque d'apporter de l'eau dans le moulin mais vraiment je m'en suis senti mal, à tel point que je devait rester 2 nuits de plus mais ayant terminé mon taf en avance j'ai aussitôt pris la fuite pour revenir à Bangkok.
Pattaya c'est un flot continu de vieux, souvent torse poil (merci du cadeau... on pourrait s'en passer) plus ou moins avec un bide prononcé, en meute ou seul à guetter les petites futurs proies et au bras de leur "proie" en question (même si la proie n'est pas forcément celui ou celle que l'on croit). Beaucoup de vieux aussi avec de jeunes "gay" l'impression que la Thailande dévoile leur sexualité caché...
J'ai changer d'hotel par raison de commodité lors de mon séjour, si le premier était très bien le second m'a annoncé la couleur lors du check in, "si vous ramenez une fille...." je l'ai coupé sec en lui disant que je n'était pas là pour ça, mais elle relance et je la recoupe encore, je me suis senti profondément insulté par cette réduction du "farang + seul + pattaya = sex with thai girl"
De plus voir circuler des couples dans le lobby pour les voir redescendre 20min plus tard, et ce de bon matin alors que tu prend encore ton petit dej... et ce toute la journée... c'est plus un hotel c'est une véritable maison close...
Quand tu marches le long de la plage c'est une pluie de parasol le long de la dite plage (donc moche et sans intérêt), plus toute les prostitués attendant gentillement sous les arbres, les vendeurs de para-sail proposant accessoirement de la drogue direct dans la rue...
Je pourrais continuer comme ça longtemps mais je me jure de ne jamais remettre les pieds dans ce bordel ouvert...
En plus, Pattaya c'est une ville sous la coupe de la mafia russe, à tel point que beaucoup de panneau, menu et autres sont affichés en russe, je me demandait parfois si j'étais bien en Thailande...
Pour ceux qui aiment cette ville, allez s'y pourrissez moi, sortez vos arguments, mais vous ne me ferez jamais croire que c'est une ville "agréable".
Ayant eu à aller à Pattaya dans le cadre de mon boulot je tenais à en écrire mon ressenti après mon retour, à savoir que j'en ai été malade....sick Psychologiquement parlant, j'y étais déjà venu avec ma chère et tendre et n'avait pas ressenti cela, d'y avoir été seul, ça m'a détruit...
Mon dieu comment pouvez vous dire que vous appréciez cette ville (en dehors d'y venir pour du sexe)... je sais que je risque d'apporter de l'eau dans le moulin mais vraiment je m'en suis senti mal, à tel point que je devait rester 2 nuits de plus mais ayant terminé mon taf en avance j'ai aussitôt pris la fuite pour revenir à Bangkok.
Pattaya c'est un flot continu de vieux, souvent torse poil (merci du cadeau... on pourrait s'en passer) plus ou moins avec un bide prononcé, en meute ou seul à guetter les petites futurs proies et au bras de leur "proie" en question (même si la proie n'est pas forcément celui ou celle que l'on croit). Beaucoup de vieux aussi avec de jeunes "gay" l'impression que la Thailande dévoile leur sexualité caché...
J'ai changer d'hotel par raison de commodité lors de mon séjour, si le premier était très bien le second m'a annoncé la couleur lors du check in, "si vous ramenez une fille...." je l'ai coupé sec en lui disant que je n'était pas là pour ça, mais elle relance et je la recoupe encore, je me suis senti profondément insulté par cette réduction du "farang + seul + pattaya = sex with thai girl"
De plus voir circuler des couples dans le lobby pour les voir redescendre 20min plus tard, et ce de bon matin alors que tu prend encore ton petit dej... et ce toute la journée... c'est plus un hotel c'est une véritable maison close...
Quand tu marches le long de la plage c'est une pluie de parasol le long de la dite plage (donc moche et sans intérêt), plus toute les prostitués attendant gentillement sous les arbres, les vendeurs de para-sail proposant accessoirement de la drogue direct dans la rue...
Je pourrais continuer comme ça longtemps mais je me jure de ne jamais remettre les pieds dans ce bordel ouvert...
En plus, Pattaya c'est une ville sous la coupe de la mafia russe, à tel point que beaucoup de panneau, menu et autres sont affichés en russe, je me demandait parfois si j'étais bien en Thailande...
Pour ceux qui aiment cette ville, allez s'y pourrissez moi, sortez vos arguments, mais vous ne me ferez jamais croire que c'est une ville "agréable".
Bonne fête de l'Aïd English translation pending
pour demain ici et après demain là bas
une pensée émue pour tous les moutons 😕
boussa hadinna
une pensée émue pour tous les moutons 😕
boussa hadinna
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) English translation pending
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Croisière sur le Sovereign English translation pending
bonjour a tous.
y aurait il des personnes qui auraient effectuer une croisiere sur le bateau sovereign avec la compagnie pullmantur.
merci de m indiquer vos impressions et quelques tuyaux ( croisiere prevu en avril 2010 )
bonne journee.
Français aux pays à risques: les imprudents devront payer English translation pending
Malgré les mises en garde du ministère des Affaires étrangères, il arrive encore que des touristes aillent dans des pays à risques. Bientôt, ils seront mis à l’amende .
L’Etat ne veut plus payer pour ses ressortissants qui prennent des risques à l’étranger. Bientôt, les Français s’aventurant sans motif légitime en zone dangereuse, et donc déconseillée par le ministère des Affaires étrangères, pourraient être amenés à rembourser tout ou partie des frais induits par d’éventuelles opérations de secours.
Bernard Kouchner a présenté le 22 juillet au Conseil des ministres un projet de loi en ce sens, visant à « responsabiliser les touristes ». Il faut dire que, de 11 en 2004, le nombre de prises d’otages de Français dans le monde est passé à 59 en 2008. La cellule de crise du Quai d’Orsay, qui suit les affaires concernant les Français en difficulté à l’étranger, mesure chaque jour l’intensité des périls. Elle délivre sur le site Internet du ministère* des conseils à destination des voyageurs et une évaluation par zone : verte, orange ou rouge en fonction des menaces diverses (manifestations, ouragans, conflits)… Les zones rouges sont interdites d’accès. Par exemple l’Afghanistan, l’est de la Turquie, l’Abkhazie. Les tour-opérateurs seront concernés Trois profils de voyageurs sont répertoriés par le Quai d’Orsay : les sportifs, les vacanciers et les professionnels. Tous seront bien sûr toujours aidés par l’Etat en cas de problème. Mais l’Etat pourra réclamer des compensations aux voyageurs qui bravent les mises en gardes sans raison valable. Un peu à l’image de ce qui se passe depuis 1985 pour les secours en montagne. Chaque affaire serait jugée au cas par cas, et les professionnels (journalistes, hommes politiques), considérés comme ayant un motif légitime, ne seraient pas concernés. De même, la situation de Clotilde Reiss, détenue en Iran depuis le 1 e r juillet, n’entre absolument pas dans ce cas de figure. Un phénomène nouveau inquiète le Quai d’Orsay : le développement d’un tourisme dit de guerre, destiné à des voyageurs en quête d’adrénaline. Le cas de ce Français de 41 ans, enlevé le 23 mai dernier au Baloutchistan (Pakistan), classée en zone rouge, qui effectuait un trajet avec deux hommes, une femme et deux enfants, illustre ce tourisme de tous les dangers. Officiellement, cette prise d’otage n’a toujours pas été revendiquée et la cellule de crise reste mobilisée. Les tour-opérateurs favorisant ces excursions à risques pourraient aussi être soumis à des amendes. Certains n’hésitent pas à abandonner leurs clients à l’étranger en cas de troubles. Ils délèguent dans le même temps à l’Etat le soin de gérer et régler les opérations de retour. L’évacuation de 500 Français lors de la crise à Bangkok (Thaïlande) fin 2008, avec l’affrètement d’un gros-porteur, avait ainsi coûté 700 000 € à la France et réclamé un travail considérable à la cellule de crise. Le projet de loi pourrait être voté par le Parlement avant la fin 2009 et ne devrait concerner que moins de 5 % des affaires traitées chaque année. Au ministère des Affaires étrangères, on insiste : il s’agit avant tout « d’inciter les voyageurs à mieux s’assurer ». Les amateurs de sensations fortes en Irak, Somalie ou Afghanistan… en seront pour leurs frais. * Site Internet : www.diplomatie.gouv.fr (rubrique Conseils aux voyageurs). Source : Le Parisien .
L’Etat ne veut plus payer pour ses ressortissants qui prennent des risques à l’étranger. Bientôt, les Français s’aventurant sans motif légitime en zone dangereuse, et donc déconseillée par le ministère des Affaires étrangères, pourraient être amenés à rembourser tout ou partie des frais induits par d’éventuelles opérations de secours.
Bernard Kouchner a présenté le 22 juillet au Conseil des ministres un projet de loi en ce sens, visant à « responsabiliser les touristes ». Il faut dire que, de 11 en 2004, le nombre de prises d’otages de Français dans le monde est passé à 59 en 2008. La cellule de crise du Quai d’Orsay, qui suit les affaires concernant les Français en difficulté à l’étranger, mesure chaque jour l’intensité des périls. Elle délivre sur le site Internet du ministère* des conseils à destination des voyageurs et une évaluation par zone : verte, orange ou rouge en fonction des menaces diverses (manifestations, ouragans, conflits)… Les zones rouges sont interdites d’accès. Par exemple l’Afghanistan, l’est de la Turquie, l’Abkhazie. Les tour-opérateurs seront concernés Trois profils de voyageurs sont répertoriés par le Quai d’Orsay : les sportifs, les vacanciers et les professionnels. Tous seront bien sûr toujours aidés par l’Etat en cas de problème. Mais l’Etat pourra réclamer des compensations aux voyageurs qui bravent les mises en gardes sans raison valable. Un peu à l’image de ce qui se passe depuis 1985 pour les secours en montagne. Chaque affaire serait jugée au cas par cas, et les professionnels (journalistes, hommes politiques), considérés comme ayant un motif légitime, ne seraient pas concernés. De même, la situation de Clotilde Reiss, détenue en Iran depuis le 1 e r juillet, n’entre absolument pas dans ce cas de figure. Un phénomène nouveau inquiète le Quai d’Orsay : le développement d’un tourisme dit de guerre, destiné à des voyageurs en quête d’adrénaline. Le cas de ce Français de 41 ans, enlevé le 23 mai dernier au Baloutchistan (Pakistan), classée en zone rouge, qui effectuait un trajet avec deux hommes, une femme et deux enfants, illustre ce tourisme de tous les dangers. Officiellement, cette prise d’otage n’a toujours pas été revendiquée et la cellule de crise reste mobilisée. Les tour-opérateurs favorisant ces excursions à risques pourraient aussi être soumis à des amendes. Certains n’hésitent pas à abandonner leurs clients à l’étranger en cas de troubles. Ils délèguent dans le même temps à l’Etat le soin de gérer et régler les opérations de retour. L’évacuation de 500 Français lors de la crise à Bangkok (Thaïlande) fin 2008, avec l’affrètement d’un gros-porteur, avait ainsi coûté 700 000 € à la France et réclamé un travail considérable à la cellule de crise. Le projet de loi pourrait être voté par le Parlement avant la fin 2009 et ne devrait concerner que moins de 5 % des affaires traitées chaque année. Au ministère des Affaires étrangères, on insiste : il s’agit avant tout « d’inciter les voyageurs à mieux s’assurer ». Les amateurs de sensations fortes en Irak, Somalie ou Afghanistan… en seront pour leurs frais. * Site Internet : www.diplomatie.gouv.fr (rubrique Conseils aux voyageurs). Source : Le Parisien .
Vous sentez-vous Européen avant votre propre nationalité? English translation pending
Je me rends compte que j'ai de plus en plus tendance quand je suis à l'étranger et qu'on me demande ma nationalité de répondre que je suis européen.
Quelle place occupe pour vous l'europe dans votre identité? Avez vous un sentiment d'identité européenne?
Quand vous rencontrez des personnes d'autres pays de l'europe à l'autre bout du monde cela vous parait il un point commun fort????
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Voyage tranquille au Mali English translation pending
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres…
Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Travail en Colombie? English translation pending
Bonjour à tous,
en fait je souhaiterais trouver du travail en Colombie, c'est un pays qui m'a toujours attiré et je souhaiterais vraiment changer un peu d'air.
J'ai cru comprendre que les personnes parlant bien anglais et ayant des notions basiques en espagnol pouvait se débrouiller en Colombie, est-ce que quelqu'un peut confirmer?
Et si oui connaissez-vous un site internet de recherche d'emploi?
Voir même si quelqu'un est intéressé par une personne ayant des compétences en tant que pompier et que conseiller en hygiène sécurité environnement (bac +3 en HSE et pompier depuis 2000)... 😉
D'avance merci.
Travailler à Walt Disney World en Floride (suite) English translation pending
Le premier sujet a été fermé (voir le sujet), 99 pages ! Donc je recréé la suite, avec tous les bons liens qui faut savoir pour travailler là-bas :)
1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf
Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊
Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...
Bonnes discussions !!
1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf
Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊
Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...
Bonnes discussions !!
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
Algérie et le droit des femmes? English translation pending
En mai, je vais visiter la famille de mon ex, qui est algérien. Nous avons eu un enfant et nous allons le présenter à sa famille. Ce qui m'inquiète beaucoup c'est le fait que en Algérie mon enfant est concidéré que comme un algérien et que le père a des droits suprêmes sur lui et que moi je ne vaux presque rien au sens de la loi et que je n'ai pas de droit sur mon enfant. Je fais confiance a mon ex mais je suis quand même craintive par rapport a cette situation car on ne sait jamais..... Nous avons rempli le formulaire pour le concentement parternel, pour que je puisse voyager a ma guise et revenir a dans mon pays s'il y a quelque chose, a l'embassade de l'Algérie mais ce n'est qu'un papier et j'avoue avoir beaucoup de difficulté a faire confiance à un système qui n'est pas égalitaire.
D'un autre côté, je ne veux pas empêcher mon ex de pouvoir faire connaître notre enfant à sa famille. J'ai aussi hâte d'aller les visiter et de visiter l'Algérie mais je suis inquiète...
Ceci étant ma situation, y a-t-il d'autres mesures que je pourrait prendre ?
Merci
D'un autre côté, je ne veux pas empêcher mon ex de pouvoir faire connaître notre enfant à sa famille. J'ai aussi hâte d'aller les visiter et de visiter l'Algérie mais je suis inquiète...
Ceci étant ma situation, y a-t-il d'autres mesures que je pourrait prendre ?
Merci
Anecdotes sur vos séjours aux Etats-Unis? English translation pending
J'ai une passion pour les anecdotes de voyage, pour ce qu'on ne trouve pas dans les guides...
Avez-vous des anectodes insolites, amusantes, vos premières impressions sur les Etats-Unis ? Je pense que oui 😛
Allez !! Racontez- moi🙂
Le tourisme de luxe ethnique English translation pending
bonjour à tous!!!
je suis actuellement étudiante en master international du luxe et je me destine à une carrière dans le tourisme de luxe.
mon mémoire a pour sujet le tourisme de luxe ethnique.
je souhaite vous soumettre un petit questionnaire qui m'aiderait à approfondir mon mémoire.
merci d'avance pour vos réponses
questionnaire:
Que représente pour vous le tourisme de luxe ethnique ?
Y a t il une destination qui reflète bien ce tourisme ?
Connaissez vous des voyagistes ou chaînes d’hôtels spécialisé dans ce type de voyage ?
Avez-vous déjà voyagé de cette manière ?
Si oui, quel est votre ressenti ?
Pensez vous que ce type de tourisme nous offre une rencontre juste et sincère avec la population locale ?
Pensez vous que ce type de tourisme tend à un tourisme solidaire ?
je suis actuellement étudiante en master international du luxe et je me destine à une carrière dans le tourisme de luxe.
mon mémoire a pour sujet le tourisme de luxe ethnique.
je souhaite vous soumettre un petit questionnaire qui m'aiderait à approfondir mon mémoire.
merci d'avance pour vos réponses
questionnaire:
Que représente pour vous le tourisme de luxe ethnique ?
Y a t il une destination qui reflète bien ce tourisme ?
Connaissez vous des voyagistes ou chaînes d’hôtels spécialisé dans ce type de voyage ?
Avez-vous déjà voyagé de cette manière ?
Si oui, quel est votre ressenti ?
Pensez vous que ce type de tourisme nous offre une rencontre juste et sincère avec la population locale ?
Pensez vous que ce type de tourisme tend à un tourisme solidaire ?
Les filles au Pérou, juillet 2007 English translation pending
Allez je me lance même s'il y a beaucoup beaucoup à raconter... Voyage forum m'a beaucoup aidé à préparer ce voyage, alors je vous renvoie l'appareil et j'espère que cela servira à d'autres voyageurs!
Je recopie mon journal de bord, fruit de notre périple à ma chérie et à moi au Pérou en juillet 2007.
Il y a pas mal d'infos pratiques, je suis une maniaque de l'organisation!
C'est parti.... au programme le canyon de la Colca, le lac Titicaca, le Machu Picchu, Cuzco et Puerto Maldonado...
3 juillet 2007 Voilà ça y est! Cette fois on a pas raté l'avion. Cela fait même 15 minutes que l'on est dedans, reste 11h! oups! Ceci dit on est content, on pensait que le vol était de 14h. 2 films, un plateau repas et un sandwich plus tard, on en est à 7h de vol! Reste 4 h s’il est à l’heure c'est-à-dire un film et un plateau repas sans compter les quelques promenades pipi. C’est quand même long. La mamie espagnol d’à côté parle trop vite… l’espagnol… je suis déçue je ne comprends rien ! pfff et dire que j’ai passé du temps avec M. Assimil !
Il est 20h et on se couche ! Et oui, décalage horaire, nous ne sommes que de faibles femmes ! Un petit mot quand même avant. L’arrivée à Lima : dans le brouillard comme prévu. On le savait mais c’est étonnant. Accueil de Arturo à l’aéroport (on avait réservé sur internet), bien. Il nous emmène dehors, on sort de l’aéroport et on prend un taxi qu’il négocie lui-même. Pratique et rassurant. On ne sait pas le prix. Arrivées chez lui, vivantes, (ouf avec la conduite des gens en ville c’était pas gagné !) petite déception. Je ne sais pas à quoi on s’attendait exactement mais on a l’impression d’être chez une arrière grand-mère polonaise (euh j’ai rien contre les polonais hein !) et surtout on est gelées !! il fait 16° mais la maison est ouverte et sans chauffage comme dans les pays chaud… brrrr ça doit être la fatigue A part le confort sommaire, le choix d’Arturo est un bon choix. Il s’est occupé de réserver par téléphone et de faire livrer les billets de bus pour Aréquipa (55$ au total), nous fait visiter Lima demain matin, nous emmène manger le midi et nous dépose au terminal de bus ensuite. Précisons que son papa a son propre taxi. Pratique Dépense : 0 on paie tout demain
3 juillet 2007 Voilà ça y est! Cette fois on a pas raté l'avion. Cela fait même 15 minutes que l'on est dedans, reste 11h! oups! Ceci dit on est content, on pensait que le vol était de 14h. 2 films, un plateau repas et un sandwich plus tard, on en est à 7h de vol! Reste 4 h s’il est à l’heure c'est-à-dire un film et un plateau repas sans compter les quelques promenades pipi. C’est quand même long. La mamie espagnol d’à côté parle trop vite… l’espagnol… je suis déçue je ne comprends rien ! pfff et dire que j’ai passé du temps avec M. Assimil !
Il est 20h et on se couche ! Et oui, décalage horaire, nous ne sommes que de faibles femmes ! Un petit mot quand même avant. L’arrivée à Lima : dans le brouillard comme prévu. On le savait mais c’est étonnant. Accueil de Arturo à l’aéroport (on avait réservé sur internet), bien. Il nous emmène dehors, on sort de l’aéroport et on prend un taxi qu’il négocie lui-même. Pratique et rassurant. On ne sait pas le prix. Arrivées chez lui, vivantes, (ouf avec la conduite des gens en ville c’était pas gagné !) petite déception. Je ne sais pas à quoi on s’attendait exactement mais on a l’impression d’être chez une arrière grand-mère polonaise (euh j’ai rien contre les polonais hein !) et surtout on est gelées !! il fait 16° mais la maison est ouverte et sans chauffage comme dans les pays chaud… brrrr ça doit être la fatigue A part le confort sommaire, le choix d’Arturo est un bon choix. Il s’est occupé de réserver par téléphone et de faire livrer les billets de bus pour Aréquipa (55$ au total), nous fait visiter Lima demain matin, nous emmène manger le midi et nous dépose au terminal de bus ensuite. Précisons que son papa a son propre taxi. Pratique Dépense : 0 on paie tout demain
Népal - Novembre 2007 English translation pending
Pour tous les voyageurs, Katmandou est une destination mythique. Pour diverses raisons ... Moi, ce sont les yeux … Ces yeux de Bouddha sur les stupas, mi-clos, apaisants, ce regard détaché, sage, impassible … Ils m’ont toujours attirée, à la limite de l’hypnose …
Et puis, l’Himalaya … Le pays du Mont Everest. Le toit du monde … excusez du peu ! Les hauts sommets me fascinent et j’ai pour eux un respect presque … humain.
Et pourtant, au départ, notre voyage devait être plus culturel que sportif. On s’est même longtemps demandé si nous allions ou non faire un trek … Pas question en tous cas d’y consacrer nos 3 semaines. Mais enfin quand même ?… Aller au Népal sans s’approcher des sommets ?... C’était peut-être dommage … En bons cartésiens que nous sommes, nous avons fini par couper la poire en 2 : faisons le plus court des grands treks et consacrons le reste du temps à Katmandou et à sa vallée.
Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix !
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.