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Norvège en août 2011 (trois semaines, voiture, camping) English translation pending
by Katbe81 · 2011-11-14 · 6 replies
Norvège en août 2011 (3 semaines, voiture, camping) Entre montagnes, fjords et la mer

Voilà un carnet de notre voyage de 3 semaines en Norvège – l'itinéraire, nos coups de cœur et quelques conseils pratiques.

Pour ce qui est de l'itinéraire, il n'est qu'indicatif – on a dû le changer plusieurs fois à cause de la météo (on n'a pas pu faire le trekking dans le parc national Rondane et sur Kjerad (Lysefjord), mais en revanche, on a ajouté la visite du glacier Nigardsbreen et Bondhusbreen, ainsi que la partie au sud de Stavanger). Un petit conseil: il vaut mieux être flexible en Norvège, la météo est un élément à prendre en considération notamment lorsqu'on veut faire du trekking.

L'idée au départ était de passer plus de temps dans les montagnes pour faire de la randonnée et aux fjords pour profiter du beau temps… Avec le recul, vu qu'on n'a pas été gâté côté météo, on aurait probablement tenté d'aller plus au nord (jusqu'aux îles Lofoten) – mais en sachant qu'on aime bien les roadtrip et un programme plutôt chargé. Et on aurait moins hésité à prendre des hytter (des petits chalets en bois qu'on trouve dans les campings) ou des chambres au lieu de dormir la plupart du temps sous la tente, par endroits on n'avait vraiment pas chaud J

Bonne lecture!

ITINERAIRE

1. Bruxelles – Skagen (DK) (12h), 1 nuit au "Poul Eeg Camping" à Skagen

La petite ville de Skagen et les dunes autours méritent sûrement le détour si on prend le ferry à Hirtshals (Skagen se trouve à seulement 50km de Hirsthals).

2. Skagen (DK) – Hirtshals (DK) – Larvik (ferry Colorline: 12:45 – 16:30) – Oslo, 2 nuits au "Ekeberg Camping" à Oslo (le camping le plus cher et le moins bien, mais bien situé pour visiter la capitale et avec une belle vue sur celle-ci)

3. Visite d'Oslo

On achète (à la réception du camping) une carte de transport pour Oslo (valable 24h) pour 70 NOK (9€) – cette carte nous permet utiliser tous les transports à Oslo (métro, tram, bus) et redescendre à Oslo le soir. Le bus n° 34 (en face du camping) nous amène directement dans le centre d'Oslo. La ville ne nous a pas séduits mais on a beaucoup aimé le musée Munch (l'exposition est précédé par un petit film très bien fait) et on a bien apprécié la ville le soir.

4. Oslo – Lillehammer – Peer Gynt Vegen – Skåbu, 1 nuit au "Skåbu Hytter Og Camping" à Skåbu (excellentes sanitaires et cuisine/salon)

Le programme initiale était d'arriver jusqu'au parc national Jotunheim mais au final, on part trop tard, on casse la tente, on doit s'arrêter pour en acheter une autre, bref, on s'arrête finalement à Skåbu pour y passer la nuit. On monte notre nouvelle tente (plus grande), une véritable catastrophe, mais au final on y arrive, un spectacle pour les autres…

La Peer Gynt Vegen, décrite comme "une des plus belles routes en Norvège" nous déçoit un peu, on préfère la Jotunheimvegen qui est dans la continuation de la Peer Gynt Vegen (les deux non asphaltées et payantes – on peut payer soit avec la carte de crédit ou avec de la monnaie (on a préféré)).

5. Skåbu – Jotunheimvegen – Gjendesheim, 2 nuits au "Maurvangen Camping" à 2km de Gjendesheim (un beau camping près d'une rivière)

Par les belles routes (Jotunheimvegen et la 51), nous arrivons enfin dans le parc national Jotunheim (côté est). Comme il est tôt, nous partons pour faire une balade dans les alentours et nous revenons complètement trompés (heureusement, il y a un local dans le camping pour faire sécher nos affaires).

6. Randonnée dans le parc national Jotunheim (Besseggen, 12h)

Un des highlights de notre voyage – le trekking sur le Besseggen. Le niveau est assez élevé (dénivèlement total environ 1300m). Il fait très beau et les paysages sont absolument magnifiques! C'est vrai que l'endroit est assez touristique mais les panoramas en valent la peine. La seule chose – on conseillerait de le faire soit en deux jours (dormir à Memurubu), soit en une journée mais en prenant le bateau le matin pour aller à Memurubu et revenir en faisant le trek, sinon le trek est très long et très fatiguant.

7. Gjendesheim – Dombås – Røros, 1 nuit au "Haneset Camping" près de Røros

On laisse tomber la randonnée dans le parc national Rondane (il fait mauvais et les prévisions ne sont pas bonnes) et on va directement à Røros, un petit village inscrit sur la liste de l'UNESCO et, selon les guides, l'endroit le plus froid de la Norvège. Cela se confirme durant notre séjour. On décide de prendre une chambre, il fait vraiment très froid.

8. Røros – Trondheim – Kristiansund (par la 680: Kyrksæterøra – Aure -Tustna), 1 nuit au "Byskogen Camping" près de Kristiansund

On hésite si oui ou non visiter Trondheim mais au final, la ville nous a agréablement surprise. Après la visite, on continue vers Kristiansund par la côte, une très belle route, on la conseille vivement.

9. Kristiansund – Vevang – Kårvåg ("Atlantic road") – Kvernes – Bud – Moldes – Ålesund, 1 nuit au "Volsdalen Camping" à Ålesund (un camping sympa et bon marché)

Une journée ensoleillée et au programme: la mer, les fjords et la fameuse "Atlantic road" (entre Vevang et Kårvåg). On a adoré cette route de Kristiansund vers Ålesund, à faire absolument!

10. Ålesund – Trollvegen – Trollstiegen – Geirenger – Dalsnibba (1476m) – Lom, 2 nuits au "Boverdalen Camping" près de Lom

On quitte les fjords pour rejoindre de nouveau le parc national de Jotunheim (côté ouest cette fois-ci). On commence par retourner encore une fois au point de vue sur Ålesund (pour faire des photos, meilleure lumière que le soir). Pour le reste - journée de route. On passe par des très beaux paysages, notamment la fameuse Trollstiegen, Geirengerfjord et Dalsnibba (point de vue payant, à faire s'il fait beau).

11. Randonnée dans le parc national Jotunheim (Galdhopiggen, 8h)

Journée consacrée à l'ascension de la plus haute montagne de la Scandinavie (presque 2500m), trek assez dur, tant au niveau de dénivèlement (1300m), qu'au niveau du terrain. Il est également possible d'arriver par le glacier (en groupe organisé).

12. Lom – glacier Nigardsbreen (parc national Jostedalsbreen) – Aurlandsvegen – Flåm, 1 nuit au camping à Flåm

On retourne aux fjords par des très belles routes (Sognefjellet et Aurlandsvegen en particulier). On fait un petit détour dans le parc national Jostedalsbreen pour voir le glacier Nigardsbreen – on peut l'approcher de très près, c'est vraiment impressionnant, surtout si on n'a jamais vu un glacier de si près.

13. Flåm – Bergen, 1 nuit au "Bratland camping" à Bergen

14. Bergen – Hardangerfjorden – Ulvik – Eidfjord – Lofthus, 1 nuit au "Lofthus Camping" à Lofthus (très sympa et bien entretenu mais les emplacements légèrement en pente)

Après une visite de Bergen le matin (on ne l'a pas visitée la veille à cause de la pluie), on continue la route vers Hardangerfjord. On passe par Ulvik et Eidfjord mais les endroits ne nous plaisent pas particulièrement et on poursuit jusqu'à Lofthus où on s'arrêt dans le camping très sympa qui surplombe le Sorfjord.

15. Randonnée sur le plateau de Hardangervida (Nosi, 7h)

Notre camping est le point de départ pour un trek vers Nosi, sur Hardangervida plateau (très beau, à faire). Ce trek est plus facile et plus court que Besseggen ou Galdhopiggen (ça monte mais le terrain est plus facile).

16. Lofthus – glacier Bondhusbreen (parc national Folgefonna) – Stavanger, 4 nuits au "Olberg Camping og Friomrade" à 20min. de Stavanger (un endroit très sympa avec la vue sur la mer)

On redescend vers la mer en passant par le glacier Bondhusbreen dans le parc national Folgefonna (bien moins impressionnant que Nigardsbreen, mais la balade vers le glacier est sympa et on peut s'arrêter au lac pour pique-niquer). On reste dans un camping à la mer pas loin de Stavanger, ce qui nous permet d'y aller le soir – la ville est très vivante, notamment vendredi et samedi soir (pour ceux qui aiment ça).

17. Stavanger – Egersund – Sogndalsstrand – maisons "Heller" – Flekkefjord – Stavanger

On ajoute à notre programme un voyage au sud de Stavanger, c'est sympa, en particulier le village de Sogndalsstrand.

18. –

Journée pluie, on attend que la météo s'améliore pour faire notre dernier trek sur Preikestolen.

19. Randonnée au Lysefjord (Preikestolen, 4h)

La météo ne s'améliore pas, plutôt au contraire, mais on décide de faire quand même le fameux trek sur Preikestolen. Le trek est hyper touristique (même dans ces conditions) mais la vue (s'il fait beau) doit être magnifique. Ce trek est bien plus facile que les treks précédents qu'on avait faits. Si on ne dort pas sur place, il faut compter un jour de Stavanger (environ 3h de trajet aller/retour + le trek min. 4h), alternativement il y a un camping sur place.

20. Stavanger – Hirtshals (DK) (ferry Fjordline (21:00 – 9:30))

On visite Stavanger, la vielle ville avec les maisons blanches est très sympa, puis on prend notre dernier ferry pour Danemark à Tananger (tout près de Stavanger).

21. Hirtshals (DK) – Bruxelles (11h)

NOS COUPS DE CŒUR

1. Randonnées: Besseggen (Jotunheim), Nosi (Hardangervida), Preikestolen (Lysefjord)

2. Glacier: Nigardsbreen (parc national Jostadelsbreen)

3. Routes:

- Jotunheimvegen et la RN 51 (Beitestolen – Gjendesheim)

- Dombås – Hjerkinn (E6)

- Trondheim – Kristiansund (par la Fv. 680 – via Kyrksæterøra, Aure et Tustna) – Moldes (par la côte) et la "Atlantic road" entre Vevang et Kårvåg

- Sognefjellet (RN 55: Lom – Sognefjorden)

- Trollstiegen (même si très touristique) et Valldal

- Aurlandsvegen

4. Villes: Stavanger by night, vue sur Ålesund depuis la colline qui surplombe la ville

5. Nourriture: fruits (fraises, framboises, cerises – notamment celles achetées au bord de la route), glace "Softies", crêpes à base de pommes de terre, pizza chez "Peppe's Pizza"

CONSEILS PRATIQUES

Budget

Comme déjà dit par d'autres voyageurs – la Norvège est un pays très cher – 2 à 3 fois plus que la Belgique (à l'exception des campings qui restent bon marché). Toutefois, il est possible d'y voyager d'une manière relativement bon marché si on est prêt à céder certain comfort.

Quelques idées pour diminuer les coûts:

- venir en voiture (à quatre idéalement)

- dormir dans les campings (tente ou hytter (petits chalets en bois) – la plupart des hytter sont pour quatre personnes, le prix reste le même même si on y loge à deux), ou (dans la montagne) tenter le camping sauvage

- amener la nourriture et cuisiner dans les campings (il y a des taques électriques, parfois même le four, mais pas la vaisselle – à emporter)

- sur place, faire les courses dans les supermarchés type Kiwi, Remi 2000, etc. (équivalent de notre Lidl ou Aldi)

- éviter les restos ou privilégier les pizzerias et les restos de type fast-food

Quelques exemples des prix:

- glace (une boule ou softis) – 25-35 NOK (3,2 - 4,5€)

- café – 25-35 NOK (3,2 - 4,5€)

- une barguette des fraises / cerises – 40 NOK (5€)

- pain – 27 NOK (3,5€)

- 100g du saumon fumé – 20-25 NOK (2,6 -3,2€)

- 6 œufs – 20 NOK (2,6€)

- grande pizza chez Pizza Express à Alesund (pizzeria style fast-food, on l'a mangée à deux): 110-170 NOK (14 – 22€)

- resto à la montagne à Lom (2 cheeseburger, frites, 2 coca): 335 NOK (45€)

- pizza dans une pizzeria à Stavanger: 140 NOK (18€)

- Peppe's Pizza à Stavanger (2 pizza, cola, cidre): 500 NOK (65€)

On n'a pas échangé l'argent avant, on l'a retiré sur place – le taux nous semble être meilleure que si on échangeait sur place. Il est à noter que la carte Maestro et American Express ne sont pas acceptées partout, il vaut mieux avoir une MasterCard ou une Visa.

Voici notre budget (pour deux personnes):

Ferry:

- Hirtshals (DK) – Larvik (12:45-16:30): 65€

- Stavanger – Hirtshals (DK) (21:00-9:30, avec petit déjeuner): 160€

- internes (8 au total): 120€

Voiture:

- Diesel: 615€

- Péages (uniquement en Norvège): 60€ (manuels) + 80€ (automatiques, voir plus bas pour plus d'infos)

- Parking: 40€

Camping (19 au total): 500€

Autres dépenses: 860€ (sur place: nourriture, douches, entrées, etc.) + 300€ (courses avant de partir)

Total: 2.800€

Logement

On logeait dans les campings qui sont, comme on l'a souvent dit dans le forum, très bien équipés et entretenus (cuisines (il faut apporter sa propre vaisselle), machines à laver (payantes: 40 NOK (5€)), séchoirs (payants: 40 NOK (5€)), etc.

Sauf deux exceptions, on dormait dans une tente. Le prix moyen d'un emplacement (tente + voiture + 2 personnes) était de 175 NOK (23€). Le camping le plus cher était celui d'Oslo (275 NOK (36€)) et le moins celui d'Ålesund (100 NOK (13€)).

A Røros, on a pris une chambre double (380 NOK (50€)), et à Bergen, on a pris un "hytter" (un petit chalet en bois) (490 NOK (63€)). Au cas où vous comptez loger dans les chambres ou chalets, il vaut mieux apporter des draps, sinon c'est payant.

Dans la plupart des campings, les douches étaient payantes (10-20 NOK pour 4 à 8 minutes (1,30 – 2,60€)).

On trouvait facilement les campings selon les guides (Lonely Planet, Norwegian Camping Guide – on peut le télécharger sur le site camping.no, on a pris une version papier (gratuit) dans le camping à Oslo – très pratique, avec une carte), les cartes routières ou les indications sur la route. On n'a jamais réservé d'avance et à part la première nuit au Danemark (mais où on est arrivé après 22h et on a vite trouvé un autre camping), on a jamais eu de problème pour trouver une place.

Pour ce qui est du camping sauvage, autorisé en Norvège, on n'a jamais essayé. On peut l'imaginer (et on l'a vu) dans la montagne, ailleurs cela nous semble plus difficile à envisager.

Système de péages (AutoPASS)

Les routes en Norvège sont payantes (surtout autour des grandes villes comme Oslo, Trondheim, Bergen, Stavanger).

Il existe de type de système de paiement: le paiement manuel au guichet et le paiement automatique. Le paiement manuel est sans problème – on paie au guichet lorsqu'on passe (notamment les routes touristiques comme la Peer Gynt Vegen ou la Jontunheimvegen). Le paiement automatique (pour les routes "normales") est plus compliqué dans le sens qu'on ne s'arrête pas, la plaque de la voiture est scannée au passage. Il existe trois possibilités pour payer:

1/ On enregistre sa carte de crédit sur Internet (autopass.no – Visitors' Payment) et les montants sont déduits automatiquement du compte prépayé lorsqu'on passe par un péage.

2/ On paie à la première pompe à essence après le péage (le péage est indiqué) – la plupart du temps, on a pu payer uniquement à Shell, ce système est assez fatiguant – il faut s'arrêter à chaque fois, remplir un formulaire, expliquer ce qu'on veut payer (le système est assez récent), puis il faut garder tous le reçus… - on a testé ce système au début de notre voyage, assez pénible vu le nombre de péages.

3/ On ne paie pas et on attend la facture – on a commencé à utiliser ce système lorsqu'on a appris qu'il n'y avait pas de frais supplémentaires liés à ce système de paiement – beaucoup plus simple à notre avis – là, on attend la facture (la facture est censée d'arriver 2-3 mois après le retour).

Ferry

Pour les ferrys depuis et vers le Danemark (il y a d'autres possibilités également pour arriver en Norvège – passer par la Suède, l'Allemagne, etc.), on a réservé longtemps en avance – c'est comme les prix d'avions – mieux vaut réserver plus tôt pour avoir des bons prix.

Pour les ferrys internes (aux fjords) – on n'a rien réservé, ni imprimer les horaires. C'est vraiment très simple, on arrive, on fait la file, on paie (soit en passant au guichet, soit il y a une personne auprès de laquelle on paie) et on embarque. Les ferrys sont très fréquents, on n'a jamais attendu longtemps. Un système vraiment très efficace.

Littérature

A part ce forum qui nous a bien aidés, on peut conseiller:

- Guide de Routard Norvège

- Lonely Planet Norway

- Rother Walking Guide – Norway South – très utile pour ceux qui veulent faire de la redonnée (rother.de)

- Norwegian Camping Guide – gratuit, pris sur place dans le premier camping (sinon, possible de le télécharger sur camping.no)

- cartes routières Norvège du Sud (1) et Norvège Centrale (2), Freytag & Berndt(utiles même si on a le GPS dans la voiture)
Transcription d'un mariage franco-camerounais English translation pending
by Magweregaz · 2011-11-03 · 1101 replies
Bonjour Je suis Français et je viens de me marier avec une camerounaise (un amour de femme). J'ai déposé un dossier de mariage a l'ambassade de France a Yaoundé au mois d'octobre 2010, après 10 mois de tracasseries administratives, j'ai enfin reçu ma capacité a mariage (cela fais drôle dans un pays de sois disant de liberté comme la France, de demander une autorisation pour épouser la femme de sa vie ), maintenant il ne reste plus que la transcription, cela fait maintenant un mois que celle ci est arrivée a l'ambassade de Yaoundé et je me suis permis de les appeler pour savoir ou l'on en était, j'ai eu comme réponse d'une dame, qu'ils étaient actuellement dans l'attente de l'authentification de l'acte de naissance de mon épouse ( la même raison qui a fait trainer la délivrance de la capacité a mariage ). Pourtant quand j'ai retiré la capacité le fonctionnaire qui me l'a remise m' assuré que tout était bon, que pour la transcription il n'y avait plus rien a faire sinon transcrire le mariage a l’état civil Français. Si quelqu'un a une idée pour faire avancer les choses, je suis preneur, j'aimerai bien faire les fêtes de fin d'année avec mon épouse ici en France. Merci de vos réponses et conseils.
Itinéraire de trois semaines Nouvelle-Zélande / Îles Cook en février English translation pending
by Chrismartin3 · 2011-11-02 · 25 replies
Bonsoir à toutes et à tous.

Voila, mon amie et moi partons 3 semaines en fevrier 2012 en Nlle Zelande et je reflechissais à la possibilité de coupler la visite du pays au long nuage blanc avec la decouverte d'une ile paradisiaque histoire de finir le sejour.

Mon choix se porterait sur Aitutaki dans les Iles Cook.

Je fais donc appel pour me conseiller sur le choix de mon itinéraire en Nlle Zelande sachant que nous serions 15 jours là bas et que nous aimerions faire les 2 iles.

Et bien sur que nous louerons un van.

Je vois tellement de choses sur les forum que je ne sais pas vers quoi m'orienter.

Et concernant Aitutaki, j'ai lu aussi que c'etait la saison des pluies en fevrier.

Y a t il des personnes qui y sont allés à cette periode et si oui, est ce le prix d'une journée ou est ce qu'il peut y pleuvoir une semaine d'affilé sans arret????

Merci de vos reponses!

J'attends avec impatience.
Circuit de dix jours au départ de Las Vegas en avril English translation pending
by Clarikette · 2011-10-31 · 54 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais réaliser en avril 2012 mon premier road-trip dans l'Ouest (le premier, je l'espère, d'une longue série). Je voyage seule avec mes deux enfants, qui auront alors 8 et 12 ans, et sont en général assez cool (et peuvent donc supporter un peu de voiture). Je parle anglais très couramment. (Mais je ne vous cache pas qu'être seule avec deux gamins si loin de chez moi, je trouve que c'est une grosse responsabilité, et je prendrai toutes les assurances rapatriement imaginables...) Comme le plus jeune sera encore assez petit, je voudrais faire un voyage assez tranquille, et pour qu'il soit heureux, lui proposer quelques visites autres que les parcs (toutes les suggestions sont les bienvenues, je n'ai pas encore creusé cette question. Un village fantôme, par exemple, ravirait son âme de petit cow-boy).

Voici l'itinéraire que j'envisage :

J1 : Arrivée Las Vegas

J2 : Las Vegas

J 3 : Las Vegas : excursion vers Red Rock Canyon ou Valley of Fire

J 4 : Départ pour Death Valley

300kilomètres, 2h30 de route d’après google maps

Pause à Shoshone

J 5 Death Valley

J 6 Death Valley

J 7 : départ pour Twentynine Palms, point de départ pour visiter Joshua. 440 kilomètres, 5h

J 8 : Joshua Tree National Park

J 9 : départ pour Las Vegas en traversant Mojave Desert : si on passe par Kelso, il y a 3h40 de route depuis 29 Palms

J 10 : départ pour Paris

N'hésitez pas à être francs dans vos remarques, je me soumets à votre sagacité et à votre expérience. Si vous pensez que je dois attendre que les enfants grandissent, ou trouver un(e) autre adulte pour m'accompagner, dites-le moi...

Je vous remercie d'avance.
Indonésie en décembre: coups de coeur, guest house...? English translation pending
by Juliatita · 2011-10-30 · 13 replies
Salut a tous,

Nous partons en Indonésie pour le mois de décembre, et pour environ 1 mois. On est en couple, et allons rejoindre une amie.Ce sera aussi une "pause" au milieu de notre road trip en Australie pour 2 ans. On ne connait pas du tout l'Indo, donc si vous avez des coups de coeur, des experiences a partager, ce sera bienvenue! On a encore aucune idée du périple, en sachant que c'est grand, et qu'un mois c est relativement court, on aimerait quand même voir tt ça au moins dans les grandes lignes. On m'a dit que pour arriver, histoire d'atterir tranquille et le temps de se retrouver, Sanur était pas mal...touristique, mais moins que Kuta, a voir. Si vous avez des bon plans, bonnes guest house, bon coins reculés ou plan pêche....le prix en moyenne pour une loc de voiture? En gros tout sera bienvenue, on part de zero!

Merci d'avance pour votre aide! :)
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-10-22 · 12 replies
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 m��tres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Traversée des Pyrénées par la HRP English translation pending
by Mjp · 2011-10-19 · 8 replies
Je viens de réaliser la traversée de Banyuls à Hendaye par la Haute randonnée Pyrénéenne. Ce fut un fabuleux voyage d'altitude dont j'ai essayé de traduire l'ambiance par ce récit

1er épisode:

Les Pyrénées Orientales

25 août: Banyuls – Fontaine de la Massana + 1140m - 230m 5h30 L'aube à peine naissante, mon compagnon et moi quittons le camping de Banyuls, déterminés mais quand même quelque peu circonspects sur les difficultés qui nous attendent dans cette traversée. La ville rapidement dépassée, c'est par un chemin facile au milieu des vignes et des chênes liège que nous débutons notre grimpette. Je pressentais que cette première heure serait longue et pénible: pourtant, nous sommes partis tôt. Des entrées maritimes accrochent les sommets des Albères et l'air moite est saturé d'humidité, Au bout d'un quart d'heure je suis trempé malgré l'allure d'escargot que je me suis imposé. L'eau claire de la fontaine des chasseurs est la bienvenue pour se rafraîchir et compléter les bouteilles. Quelques réglages du sac et il faut repartir en évitant de penser qu'il est bien lourd et qu'il meurtrit les épaules. Quelques coups d'œil sur l'altimètre permettent de se donner du courage; 400, 500, 600 ….mètres, puis le premier sommet, le pic Sailfort à presque 1000 mètres est bientôt en vue qui offrira un bel emplacement de pique nique. Les brumes s'enroulent autour des roches déchiquetées de la crête et, maintenant, l'air est presque frais. Requinqué après la pause je repars pour parcourir la vaste crête balisée de bornes numérotées en pierre matérialisant la frontière. Nous avions décidé de nous « roder » sur des premières étapes courtes et quand le sentier passe à proximité de la fontaine de la Massana nous cherchons un emplacement adapté pour le bivouac: un douillet replat herbeux dans une clairière bordée d''un maigre ruisseau fera notre bonheur. Montage de la tente, organisation du rangement du contenu du sac, toilette, courte sieste réparatrice occuperont donc facilement la fin de l'après-midi.

26 août: Fontaine de la Massana – saint Martin de l'Albère + 550m -860m 4h30 C'est en excellente forme, toutes traces de fatigue de la veille effacées, que je me réveille. La brume dessine des figures fantomatiques dans la forêt avant que le soleil ne perce. Le claquement du vent sur la tente et le frissonnement des arbres ont ponctué mon sommeil, à peine troublé par l’ululement d'une chouette. Je repars donc rasséréné sur le sentier qui monte tranquillement vers la crête dentelée sur laquelle les brumes s'effilochent. Un long cheminement de niveau entre forêts et prairies permet d'atteindre le pied du pic Neulos. Devant nous 200 mètres de pente raide, premier véritable test d'aptitude de cette traversée. Je démarre très lentement et petit à petit je prends confiance: malgré la lourdeur du sac je débouche au sommet sans être essoufflé et pressens qu'à ce rythme lent je pourrai franchir les dénivellations plus importantes qui m'attendent. Le sentier descend ensuite gaillardement au milieu de prairies avant de plonger dans une forêt de pins. Arrivés en début d'après midi à Saint Martin d'Albère nous discutons avec un sympathique habitant qui nous propose d'installer notre bivouac au bord de son chemin près d'une fontaine. Nous nous installons donc tranquillement alors que les cumulus enflent rapidement et c'est bien à l'abri de notre tente que nous attendrons la fin de l'orage.

27 août: saint Martin de l'Albère – Las Illas + 615m -715m 5h15 C'est, aujourd'hui', une étape de liaison qui présente peu de points d'intérêt et qui se déroule exclusivement sur de longues pistes et de petites routes au milieu de zones forestières. Je redoute un peu cette journée qui risque d'être fort monotone, d'autant plus que nous devons redescendre à basse altitude vers le col du Perthus et que la chaleur risque d'être éprouvante. Heureusement, une légère tramontane vient tempérer les ardeurs du soleil et la perspective de prochaines étapes plus attrayantes m'aide à « avaler » les heures de marche sans lassitude. Pourquoi donc s'engager dans une telle « aventure » de plus de 40 jours et quitter sa famille et son confort quotidien ? Certains comprendraient mal pourquoi on corse l'affaire en s'y engageant en autonomie avec le poids de la tente, du matelas, du duvet, du réchaud...et des vivres pour 5 à 6 jours. Peut être pour tenir le défi de propos prononcés rapidement un jour d'euphorie: « et si on faisait la HRP ! ». Sans doute, aussi, pour mesurer ses limites, vérifier qu'on est capable d'atteindre un objectif fixé en toute liberté. Mais, plus certainement, pour « voyager » réellement, vagabonder sans autre contrainte que les besoins élémentaires de la vie, échanger avec les personnes rencontrées sans avoir l'œil rivé sur une horloge, être immergé dans la nature et la voir se transformer au jour le jour, découvrir l'évolution progressive des paysages au pas lent du marcheur, être fasciné par le soleil qui réapparaît chaque jour et les couleurs changeantes du ciel. A l'arrivée à Las Illas nous découvrons avec bonheur une aire aménagée et engazonnée qui fera un confortable site pour installer notre bivouac

28 août: Las Illas – Amélie les Bains + 1000m - 1260m 7h30 La vie « à bord » de l'espace réduit de la tente s'organise et chaque matin un ordre immuable, quasi-militaire, s'instaure naturellement pour ranger le sac et plier la tente ce qui nous permet d'être rapidement prêts pour le départ. C'est par un agréable cheminement en forêt en louvoyant de part et d'autre de la frontière que nous atteignons le roc de France, belvédère rocheux au vaste panorama avec, en face de nous, l'imposant massif du Canigou qui sera le but des prochains jours. La suite de l'étape me confirme une des difficultés pressenties de cette traversée: les longues descentes qui éprouvent les genoux, les chevilles et le dos. Heureusement, nous ne sommes pas pressés et c'est avec beaucoup de précautions que nous abordons le raide sentier qui dévale vers Amélie les Bains.

29 août: Amélie les Bains – gîte de Batère + 1270m - 55m 6h15 Au réveil, je constate avec soulagement que toutes les traces de la longue descente de la veille ont disparu durant la nuit. Voilà qui est de bon augure pour la suite de notre périple:repartir chaque jour sans accumulation de fatigue est indispensable pour tenir la distance, d'autant que de rudes journées nous attendent. Partir de 220 mètres pour atteindre le sommet du Canigou à 2784 mètres, nous rentrons dans le vif du sujet ! Le départ est tardif car nous devons attendre l'ouverture des magasins. Avec le sac rempli pour 6 jours d'autonomie et la chaleur pesante il s'agit donc de ne pas se hâter sur le raide sentier qui escalade les pentes abruptes dominant Amélie. La suite de l'étape se déroule sur de longues pistes qui n'offrent pas de panorama très dégagé jusqu'à la tour de Batère. Au-delà, la perspective s'ouvre et le Canigou apparaît, malheureusement englouti par les nuages en cette fin d'après midi.

30 août: gîte de Batère – les Cortalets + 1020m -360m 6h Au petit matin, le cheminement vers le col de la Cirère, au milieu des prairies, est particulièrement agréable avec une large vue sur le Roussillon. Je découvre ensuite une autre dimension de cette traversée qui m'avait un peu échappée à l'examen du topo-guide et des cartes: pour progresser d'est en ouest il ne suffit pas de gravir des cols et des sommets puis d'en redescendre, il faut également parcourir de longs sentiers horizontaux, ou presque, pour contourner les nombreux et parfois profonds vallonnements qui ceinturent les massifs montagneux, C'est particulièrement vrai autour du Canigou où nous naviguons sur d'interminables sentiers balcons sans grande variété. Heureusement, l'itinéraire gravit ensuite une crête redressée puis contourne quelques escarpements rocheux offrant un vaste panorama sur le massif du Canigou.

31 août: les Cortalets – Mariailles + 680m - 1075m 5h45 Ce matin, je vis un de ces moments privilégiés que procurent les bivouacs en altitude. Alors que le soleil inonde généreusement de ses rayons le sommet du Canigou, une mer de nuages s'étale à nos pieds. C'est un spectacle dont je ne me lasse jamais. L'ascension du Canigou, sommet emblématique de la Catalogne est presque une formalité sur un large sentier bien tracé au milieu des rhododendrons puis des pierriers. Du sommet le panorama est exceptionnel. Pour descendre, il faut emprunter un raide couloir de gradins rocheux sans difficulté mais dont la hauteur est suffisante pour que l'impression de vide soit palpable. Je m'y engage donc avec précaution, attentif, les muscles tendus pour éviter d'être déséquilibré par le poids du sac. Puis, petit à petit, la confiance s'installe et je prends un grand plaisir à cette désescalade d'une bonne centaine de mètres. La pente s'apaise ensuite et le sentier, parfois bien caillouteux, serpente dans une zone d'alpages puis contourne quelques inévitables vallons avant d'atteindre Mariailles. Le temps menaçant nous incite à nous installer dans la maison forestière et la fin de la journée confirmera nos craintes par quelques belles averses.

1er septembre: Mariailles – Mantet + 860m - 1030m 5h Au cours d'une randonnée de cette durée il est inévitable de composer avec les conditions météorologiques. La pluie dans la soirée d'hier, le pessimisme du gardien du gîte et les nuages d'altitude qui zèbrent le ciel matinal nous incitent à modifier notre itinéraire pour éviter les hauts plateaux où l'orientation serait très délicate par temps de brouillard. Nous redescendons donc vers la vallée, ce qui nous permet de découvrir les villages de Py et de Mantet aux solides maisons de pierre confortablement blottis sur des pentes ensoleillées de part et d'autre du col de Mantet. Nos réserves de vivres étant limitées nous décidons de passer la nuit au gîte « chez Cazenave » où nous retrouvons 2 autres comparses randonneurs qui parcourent aussi la HRP et sont partis de Banyuls le même jour que nous. Magie des rencontres... Ce sera l'occasion d'une fort sympathique soirée animée par nos hôtes Angéline et Richard qui nous racontent avec verve l'histoire de leur famille et du vignoble catalan.

2 septembre: Mantet – col de Tirapitz + 1640m - 500m 6h30 J’apprécie beaucoup les départs matinaux. C'est généralement le matin que je me sens au mieux de ma forme et je reste toujours fasciné comme un enfant par ces premiers rayons de soleil qui embrasent les hauts sommets avant de venir progressivement caresser les flancs des vallées. Dans un périple comme celui-ci c'est également un moyen d'arriver assez tôt à l'étape afin de profiter calmement de la fin de la journée et, aussi, souvent, d'éviter les orages. C'est donc dès l'aube, qu'aujourd'hui encore, nous remontons d'un pas régulier et lent le long vallon qui mène à la porteille de Mantet. C'est un vrai plaisir de sentir, qu'une fois les muscles échauffés, la progression s'effectue avec un effort minimal et de parcourir le chemin sans autre préoccupation que d'observer le paysage. Arrivés en début d'après midi au refuge d'Ull de Ter nous nous sentons en bonne forme, il fait beau et nous décidons de continuer plus loin: ce sera du temps de gagné pour l'étape du lendemain qui s'annonce longue. C'est donc d'un pas de sénateur que je m'engage pour 500 mètres de dénivellation supplémentaire. La perspective d'une belle nuit en haute altitude me motive et c'est sans peine que j'arrive à l'orry blotti dans la pente sous le col de Tirapitz à l'abri du vent qui balaye les crêtes. Pour y pénétrer il faut ramper dans un étroit tunnel et il fait un noir d'encre à l'intérieur. Mon premier réflexe de claustrophobe incurable est de ressortir de ce « trou à rat » et de chercher un emplacement pour ma tente. Mais le terrain est tellement pentu que la partie est perdue et, en outre, à 2700 mètres la température risque d'être très fraîche... Je me fais violence, allume ma lampe frontale pour examiner l'intérieur qui, avec un peu de lumière, prend une apparence plus accueillante. Finalement, une fois bien installé, je finis par trouver cet abri relativement confortable d'autant plus que le vent souffle dehors avec violence. Dans la soirée une souris grassouillette tente de flairer nos provisions et bien vite nous installons une étagère de fortune inaccessible. Sa curiosité la poussera quand même à tenter de visiter nos sacs à plusieurs reprises durant la nuit.

3 septembre: col de Tirapitz – Eyne + 610m - 1650m 6h Nous quittons notre abri sommaire au lever du jour pour un long parcours de crêtes. Les brumes et les rafales de vent ont rafraichi la température et, pour la première fois depuis Banyuls, je sors gants et cagoule. Des hardes d'isards gambadent joyeusement dans les pentes herbeuses. Le décor est grandiose, les éclairages changeant à chaque instant sous l'effet des brumes balayées par le vent. Mais, au sommet du Noufonts, les bourrasques de vent rabattent les nuages qui nous cachent brutalement toute visibilité. Une lecture un peu rapide de la boussole, un examen sommaire de la carte qui s'obstine à se replier sous le vent, le sac lourd qui nous presse d'avancer et nous voilà partis dans la mauvaise direction. Quelques cairns, des traces de passage nous incitent à descendre jusqu'à ce qu'une éclaircie opportune nous fasse comprendre notre erreur. Il ne reste plus qu'à remonter péniblement au sommet pour reprendre la bonne direction, à nouveau évidente car, entretemps, le ciel s'est dégagé. Arrivés au col de Nuria nous bifurquons dans la vallée d'Eyne pour une longue descente au milieu des prairies où paissent vaches et chevaux. Dans le village nous apprenons avec désespoir qu'il n'y a pas de ravitaillement, Il faudra attendre le lendemain en espérant que les commerces du prochain village seront ouverts le dimanche. Sur les conseils d'un habitant nous poursuivons notre route sur le sentier archéologique pour trouver un champ accueillant où dresser nos tentes rapidement car l'averse menace.

4 septembre: Eyne – Estany Sec + 810m - 210m 6h Ce matin, tout est humide autour de nous. La réputation d'ensoleillement de la Cerdagne serait-elle usurpée? Quand je préparais cette traversée des Pyrénées j'avais évidemment envisagé que la météo nous jouerait quelques mauvais tours. Et il n'est évidemment pas possible d'attendre sur place le retour incertain du beau temps. Il faut donc plier la tente bien mouillée, protéger son sac et se mettre en route malgré la fine bruine qui commence à tomber. Cette étape se déroule essentiellement sur de petites routes et des pistes donc la gêne causée par la pluie sera minime. Notre principale préoccupation est autre: il s'agit de savoir si nous trouverons du ravitaillement; c'est donc avec soulagement que nous apercevons une supérette ouverte à Bolquère. Les sacs bien remplis, nous reprenons notre cheminement sur une longue piste rectiligne et monotone au milieu de la forêt de pins sous un ciel sans couleur. La piste s'interrompt brutalement pour découvrir un décor de lacs glaciaires environnés de prairies et de blocs de granit à proximité du lac des Bouillouses. Quelques belles éclaircies nous incitent à poursuivre jusqu'au bord de l'Estany Sec, décor de rêve pour un bivouac. Mais les averses me laisseront à peine le temps de monter ma tente avant d'effacer brutalement le bleu du ciel. Je suis évidemment assez déçu de ne pas pouvoir profiter de ce superbe emplacement. La pluie ne laissera aucun répit dans la soirée m'empêchant même de faire chauffer mon repas; je me contenterai donc d'un modeste sandwich au jambon avant de m'endormir un peu inquiet sur l'évolution pour le lendemain.

5 septembre: Estany Sec – Cortal Rosso + 1120m - 1105m 7h30 La pluie a cessé dans la nuit et, au réveil, un brouillard diffus enveloppe les lacs. Mon premier souci est évidemment d'interroger le ciel mais il se montre réticent à répondre et laisse planer le doute sur l'évolution. Il faut alors parier pour choisir le bon itinéraire et on ne gagne pas à tous les coups... Aujourd'hui, le choix est entre traversée du Carlit ou contournement. Si le temps s'aggrave la traversée risque d'être compliquée et l'orientation délicate, mais le contournement rallongerait de manière importante l'itinéraire. Donc, nous parions sur le retour du beau temps et...nous gagnons. De fugitives éclaircies illuminent la montagne et les nuages déchirés par le vent ne cessent de se reformer tandis que nous nous rapprochons de la longue arête rocheuse qui défend le sommet. Mais, le vent finit par avoir le dessus et nous gravissons les derniers ressauts sous le soleil. Il reste ensuite à descendre le raide et impressionnant couloir d'éboulis et de pierrailles qui parcourt toute la face ouest: grâce à la pluie le terrain s'est ameubli et cette longue descente sera finalement plus aisée que la pente ne le laissait craindre. Le décor change au pied du couloir et nous découvrons un superbe panorama de ruisseaux et de lacs entourés de pelouses aux tons déjà mordorés. La journée est loin d'être finie car il faut encore remonter vers la portella de Lanos sous le chaud soleil de l'après midi. Au pied du col une vaste cuvette herbeuse bien ensoleillée où paissent quelques chevaux nous invite à installer le bivouac. Dans la soirée, les chevaux curieux viendront nous distraire avec le tintement de leurs cloches.

A suivre......
Bonnes surprises au Vietnam (Hanoï) English translation pending
by PanchenLama · 2011-10-04 · 52 replies
Je reviens aujourd'hui de trois semaines à Ha Noi que je visite pour la première fois, et j'ai un flopée de bonnes surprises (par rapport à ce que j'avais pensé) que je voulais partager. - Pas beaucoup d'insectes : j'ai mis les deux premiers jours de l'Insect écran, après j'ai arrêté, au final je me suis fait très peu piquer. - Les rues ne sont pas si difficiles à traverser (les motos et voitures roulent lentement), en Syrie par exemple c'est autre chose ! - Il n'y a pas tant de bruit de klaxon que cela : j'avais maximifié le bruit dans ma tête - Ce n'est pas très sale : c'est probablement dû au millénaire de Thang Long (Ha Noi) mais c'était vraiment propre - relativement à ce que l'on peut attendre d'un tel pays. - Les filles n'étaient pas trop dénudées. On m'avait dit autre chose, et pour moi c'est un plus.

Après, j'ai été surpris de combien la nourriture était bonne : la plupart des restaurants vietnamiens l'étaient, et tous les étrangers qu'on a essayé sauf un étaient décevants au mieux. Et en tout, on en a fait plein. Les meilleurs : Kiti n°1 (toujours bon après 4 fois et pas cher), Koto suivant les plats, Quan An Gnon . Pho10 est bon pour ce que c'est, et pas cher du tout. Les moins bons : ThaiExpress (15% du prix en plus, peu), Tamarind café (pas bon du tout, autant la nourriture que leurs mocktails sans aucun goût - une honte de servir un truc pareil car objectivement sans goût, très cher, doigt d'honneur fait aux locaux par l'absence total de vietnamien sur la carte ou de carte à part, en plus pas très bon accueil) et Madame Hien (très cher et mauvaise cuisine)

Pour les fameuses arnaques, je ne sais pas parce que j'étais avec une vietnamophone mais pas trop de problèmes. Il y a juste les taxis à faire attention, mais au final en euro ça ne change pas grand chose. Bien sûr il y a des gens mal élevés, mais pas besoin d'aller là-bas pour en trouver.

Après, les deux seuls points négatifs sont - la pollution, je pense qu'on la ressent plus avec l'humidité - pas de glace digne de ce nom pour un prix raisonnable, mais c'est très très largement compensé par les superbes Sinh To (smoothies) qu'il y a !!! J'ai hâte d'en reprendre l'année prochaine !
Dilemme English translation pending
by WallyGator · 2011-10-04 · 273 replies
Merveilleux voyages qui permettent de s'évader, de se rencontrer, d'élargir son horizon, sa pensée... Malheureusement, il y a un sérieux revers à la médaille.

Petit article parut récemment :

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Restos sympas et bons à Yellowstone? English translation pending
by Jororemy · 2011-10-04 · 24 replies
Bonjour,

auriez vous des adresses de restaurants a nous conseiller a Yellowstone?

Nous allons logé 2 jours au Canyon Lodge et j'ai lu que leur cafétéria était une des mieux du parc. Qu'en pensez vous?

Pour les 2 autres jours ce sera un hôtel a West Yellowstone donc nous serions intéressé par des adresses de restos sympas et bon.

Merci
Remorque mono-roue et vélo de route English translation pending
by Marco263 · 2011-10-03 · 26 replies
Un petit topic histoire d'inventorier à travers l'hexagone tous les heureux propriétaires de remorque mono-roue attelé à un vélo de route (exclusivement) avec par exemple une petite photo du modèle et les kil parcourus On pourrait appeler ça les Remorqueurs Allez, lachez-vous ! Je commence JAGO24 365 kms
Croisière sur le Carnival Dreams: vos impressions? English translation pending
by Croquignole1 · 2011-10-03 · 43 replies
Bonjour,

Je voudrais savoir si quelqu'un est allé recemment faire une croisière avec Carnival sur le Dreams. Quels sont vos impressions.

Merci
Tous les à-cotés du concours d'octobre: L'homme et son animal English translation pending
by Lahaut · 2011-09-30 · 276 replies
🙂C'est ici que tous les bla bla bla et autres pourquoi ? comment cela marche ? qu'est ce qu'il faut faire ? est ce que le chien de ma voisine avec le petit cousin de mon oncle cela entre dans le thème ?

Bon je joins à ce message quelques photos qui pourront vous donner des idées (photo hors concours évidemment 😉!!)
Article sur les bonzes possédants des objets électroniques (Thaïlande) English translation pending
by Lucii · 2011-09-26 · 34 replies
Voici mon article sur les moines Buddhiste qui possèdent des appareils électroniques.

En français cette fois !

J'ai écris ce texte pour mon uni et je le post ici dans le buts d'avoir vos commentaires !

Merci pour vos futures commentaires ! 🙂

Aujourd'hui, la société est en grande partie basée sur le consumérisme et la possession de biens. La puissance et l'influence d'un homme sont estimés par la valeur de ses propriétés et de l'argent sur son compte bancaire. Nous sommes tous les victimes de la publicité massive, qui essaie de nous faire croire que si nous n'achetons pas le dernier produit à la mode, nous ne ferons pas partie de la société moderne. Qu'en est-il des moines bouddhistes vivant dans les grandes villes, comme Bangkok? Les temples sont le centre de la vie de la société thaïlandaise.

Pouvons-nous admettre qu'un moine qui as accès à la télévision sera plus en mesure d'aider, d'enseigner et de comprendre les laïcs? Un abbé, ou "djaoawat", le moine plus haut placé dans le temple, qui possèdent un téléphone mobile sera plus efficace dans l'organisation de la vie du temple et par la même plus efficace dans la propagation du Dharma. Mais est-ce que la possession de ces biens sont un obstacle à la réussite dans le Dharma? Et, est-ce le bon exemple pour les moines novices et les laïcs?

S'il est vrai que les médias électroniques pourrait aider les moines dans leur enseignement, il existe un potentiel de conséquences négatives. Les moines peuvent être tentés d'utiliser ces appareils pour d'autres raisons, telles que l'utilisation personnelle ou de divertissement. Le temple doit être un sanctuaire où le monde extérieur ne pénètre pas. Ces appareils donnent accès au monde extérieur en un simple clic et aussi offrent la possibilité au monde extérieur d'atteindre les moines grâce à la publicité. Alors qu'il est nécessaire que les moines soit connectés au monde extérieur afin de comprendre et d'enseigner aux laïcs, il ya d'autres façons pour les moines de faire cela sans l'aide de ces dispositifs électroniques. Ces dispositifs créent des tentations inutiles, allant à l'encontre de l'idée principale du Dharma.

Selon le code monastique bouddhiste, un moine bouddhiste ne devrait pas posséder d'objets en dehors des 8 objets de bases: une braillent aumône, une robe jaune, une robe inférieure, une robe extérieure, une ceinture de tissu, un filtre à eau, un rasoir et une pierre à aiguiser. Certains produits spéciaux peuvent être autorisés, selon les temples, tels que: livres (enseignement du Dharma, livres de prières et tous livre qui augmentent la connaissance du moine qui ne sont pas a fin de divertissement), un parapluie, des chaussures simples (pour les moines qui vivent dans les villes), un chapelet et documents officiels (dalaï lama, Comment pratiquer le bouddhisme).

Bien sûr, des appareils électroniques modernes, ont été inventés après l'écriture du code monastique bouddhiste et il n'y avait aucun moyen pour les auteurs de discuter si ces dispositifs sont appropriés ou non. Nous pouvons, toutefois, en déduire que l'intention de ces règles est de limiter les possessions des moines aux seuls objets nécessaires. Donc la question principale est, ces éléments sont-ils nécessaires? Même si certains diront qu'il est nécessaire pour les moines de comprendre le monde extérieur, ils ont d'autres façons de le faire, comme les livres et les journaux. Ces moyens contiennent de la publicité mais moins intrusive et il est moin tentant de les utiliser pour le divertissement ou pour un usage personnel.

Un jour j'ai assisté à un excellent exemple de comment l'utilisation de ces appareils électroniques peuvent s'écarter de l'intention initiale, c'est peut être juste un exemple isolé, mais il ne montre pas seulement comment les dispositifs peuvent être mal utilisés par les moines, mais aussi comment la société est habituée à voir les moines utiliser ces appareils. Je suis allé à une cérémonie d'ordination et j'ai vu un abbé, ou "djaoawat", répondre à son téléphone mobile tout en pleine cérémonie. Aucune des personnes thaïlandaise présentent n'avait l'air choqué par ce comportement, qui, pour moi, démontre que ce type d'abus leur semble normal. Ce qui est choquant pour moi, c'est que lors de cette cérémonie, qui est la première étape de l'homme de devenant moine, il a reçu un mauvais exemple de son abbé de ce qu'il devrait ou ne devrait pas faire. Ce qui nous laisse imaginer quel genre d'éducation religieuse, il recevra dans ce temple.

Selon le professeur Bandjop Banrudji de l'Université Chulalongkorn, la question principale n'est pas si ces dispositifs sont bons ou mauvais, mais comment ils sont utilisés (entrevue personnelle). Même si les anciennes formes de médias (journaux et livres) et les appareils électroniques modernes peuvent aider les moines à comprendre le monde extérieur, il ya des différences importantes dans la façon dont ils peuvent être utilisés. Alors que les appareils électroniques modernes offrent une expérience plus interactive avec plus de choix, les livres et les journaux vous permettent de lire seulement ce qui est déjà imprimé. Lorsque le lecteur achète un livre ou un journal, il a une bonne idée sur les sujets qui pourraient être couverts. Il n'ya aucun moyen de cliquer sur un lien pour se connecter instantanément à d'autres sujets. Plus encore, vous ne serez pas la victime de publicité envahissante ou d informations non désirées. Lorsque vous utilisez des ordinateurs ou des téléphones mobiles vous pouvez rencontrer des pop-ups et des résultats de recherche indésirables qui peuvent être inappropriés pour un moine. Les programmes de télévision même éducatifs sont systématiquement interrompus par la publicité.

Les livres et les journaux contiennent parfois de la publicité, mais mais celle-ci n'interrompt jamais le contenu, rendant cette publicité moins intrusive. De plus, le contenu de la publicité dans les livres et les journaux est en général plus étroitement lié aux sujets du livre ou du journal. Alors que les gens rivalisent pour avoir le dernier modèle de téléphone mobile ou d'ordinateur afin de montrer leur statut social, les livres et les journaux n'existent que sous une forme, celle que tout le monde utilise. Les livres et les journaux sont donc moins susceptibles de conduire à la tentation du consumérisme.

Même si ces appareils électroniques modernes sont utilisés de manière adéquate et même si les moines sont capables de résister à la tentation qu'ils procurent, le professeur Bandjop soutient que si ils ne sont pas nécessaires, ils ne devraient pas être utilisés par les moines. Ces appareils peuvent fournir un accès plus rapide à l'information, mais ils ont un grand potentiel de créer des tentations inutiles. La tentation, est, le désir, connu en thaï comme "kee leed», et est considéré comme le principal obstacle sur la voie de l'illumination (Dhalai Lama, L'Art du bonheur, 1999). Quel avenir pour la communauté bouddhiste? Comment les laïcs peuvent-ils éviter les "kee leed» dans leur vie, si leurs chefs religieux ne sont pas en mesure de le faire? Dans leur rôle d'enseignants et les dirigeants de la communauté bouddhiste, les moines devraient être des exemples pour les laïcs et moines novices.m La majorité des moines essayent de faire de leur mieux dans ce rôle, mais aujourd'hui, suivre les preceptes du dharma et faire partie de la société moderne est plus difficile que jamais.

Que peut-on faire pour aider les moines à éviter ces appareils et qui peux faire cela? Professeur Banjop dit, si une solution doit être trouvée cela doit venir de la Sangha (communauté monastique) et non du gouvernement. Je suis d'accord avec le professeur Banjop, car ce n'est pas une question de légalité mais plus une question de principes religieux. Comment les moines peuvent-ils jouer leurs roles de chefs religieux, si les politiciens leur disent quoi faire et ne pas faire? Une des principales préoccupations des politiciens est la santé économique de la nation. Comment, alors, peuvent-ils être les bonnes personnes à consulter sur comment éviter le consumérisme et le désir de posséder les objets pas nécessaires? Sans parler des conflits d’intérêts... Bien qu'il soit clair que la solution doit venir de l'intérieur de la Sangha, ce n'est pas une tâche facile d'inculquer un mode de pensée qui va à l'encontre de la direction dans laquelle la société se dirige. Une partie de la solution pourrait peut-être venir d'un contrôle plus strict du comportement des abbés, en créant un département au sein de la Sangha qui pourrait envoyer des moines pour inspecter la manière dont les abbés gèrent leurs temples. Pour qu'un tel département puisse faire son travail, la Sangha devrait préciser les règles et les standards concernant les appareils électroniques et comment un abbé devrait être "puni" si il ne respecte pas ces règles. La solution doit commencer par les abbés, car ils sont l'exemple pour les novices et ils sont le lien entre les novices et les principes religieux.

En évitant l'utilisation de ces appareils électroniques modernes, les moines peuvent éviter d'inutiles «kee leed», ce qui les aidera à suivre le dharma. Il y aura toujours des changements dans la société et surtout avec la technologie qui ne cesse de faire des avancées. Parfois, la religion doit s'adapter pour être en conformité avec ces changements, mais elle ne devrait pas le faire d'une manière qui s'oppose à ces principaux concepts.
Expédier un véhicule à Madagascar: modalités administratives? English translation pending
by Gdid69 · 2011-09-25 · 168 replies
Bonjour aux amis internautes

Je souhaite envoyer un véhicule de tourisme à Madagascar pour mes déplacements personnels dans le cadre de mes séjours réguliers. Aussi, je suis à la recherche de précisions de la part de personnes ayant déjà réalisés de tels envois, afin d'avoir des précisions sur les modalités administratives à surmonter et les frais de dédouanement. Je connais le texte qui précise les frais à supporter, TVA et dédouanement, mais quels sont les justificatifs de papiers qui sont demandés, et comment connaitre la valeur vénale sur laquelle s'appuient les douanes (Gasynet) pour calculer les frais ? Et quels sont les pièges à éviter ?

NB : j'ai rencontré sur place des gasy qui importaient des taxis brousses (fourgons), l'un de Hong Kong, et l'autre de Belgique, mais je me voyais mal leur demander des précisions sur leur business.

A vous lire Cordialement Daniel
Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines English translation pending
by Cendryon · 2011-09-18 · 92 replies
Bonjour,

Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.

Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici

Vendredi 1er juillet

Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...

Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "

Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .



Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.



Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.



Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.



Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.



Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !





Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!



Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.











Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.





Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !





Fier d'être Canadien !



C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.



On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...



Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.



Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.



Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !



Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...





Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.



Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.





Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...





Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !





Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...



... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...



Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.









Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !





Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".



La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .









La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.



Des plats copieux et roboratfs...





Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...



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Circuit d'un mois aux Etats-Unis en août 2012 English translation pending
by Milkmint · 2011-09-16 · 32 replies
Bonjour à tous !

Je cherche une aide avisée et des conseils de connaisseurs pour organiser un voyage aux USA, avec ma meilleure amie, pendant le mois d'août 2012 (nous aurons 21 et 24 ans), avec un budget de 7000 €, vols compris.

1) Nous comptons atterrir à New York pour commencer, et tenons y passer au moins une semaine. 2) Par la suite, nous aimerions nous diriger vers l'Utah (le Dead Horse Point de Moab étant une halte obligatoire) et l'Arizona pour le Grand Canyon. 3) Ensuite, nous reviendrons vers Oklahoma City et le Kansas, pendant quelques jours. 4) Pour enfin repartir à Paris depuis New York.

Je suppose que pour aller du 1) au 2), un vol interne New York-Salt Lake City s'impose ? De la, existe-t-il des bus, des trains pour se déplacer, ou revient-il moins cher de louer une voiture ? Quels sont les tarifs moyens si vous les connaissez ? Les vols internes aux USA doivent-ils être réservés longtemps à l'avance ? Existe-t-il beaucoup d’hôtels dans les endroits cités, ou est-il compliqué de s'y loger (Utah, Arizona, Kansas) ?

Nous sommes prêtes à réduire notre temps de séjour à 3 semaines si le budget ne tient pas, mais tout les bons plans low cost sont les bienvenus, et surtout des témoignages pratiques et concrets sur la façon de découvrir ce superbe pays !

Merci d'avance de vos réponse !
Tour direction région de Salta / Bolivie /Pérou et son Machu Picchu English translation pending
by JenniferG89 · 2011-09-12 · 11 replies
Bonjour à tous !🙂

Vivant à Buenos Aires, nous nous apprêtons à partir pour 19 jours (du 13 octobre au 31 octobre) direction la région de Salta, la Bolivie et le Pérou et son fameux Macchu Picchu! Nous sommes 3 étudiants.

Notre itinéraire est encore vague malgré la montagne de guide du routards et les nombreuses infos de ce site (parfait!) et nous avons besoin de votre aide! Nous comptons répartir notre trajet de cette façon: - Jour 1: départ de BA en bus direction la ville de Salta - Jour 2: arrivée en début d'après midi + visite de la ville de Salta dans l'après midi (une demi journée) - Jour 3 à 5: départ pour la Quebrada de Humahuaca sur la route 9 (location de voiture ?!) pour passer la frontière direction Bolivie - Jour 6 à 10: visite du sud-ouest bolivien avec notamment le désert d'Uyuni en passant par Copacabana et le lac Titicaca - nous voulons le faire en 4x4 avec un guide privée, nous savons que c'est à bon prix mais il nous manque un contact! - Jour 11: départ pour Cuzco depuis La paz(ou autre) - Jour 12 à 15: Visite du Macchu Pichu et de ses alentours - Jour 16 à 19: retour sur BA en bus

Vous pouvez voir que tout est encore assez flou mais le trajet est là!

Nous aimerions avoir des infos sur: * Que privilégier dans la région de Salta (et plus précisément la quebrada de Hu.) en sachant que nous aimerions remonter jusqu'à la frontière bolivienne en seulement 3 jours pleins? * Est il plus intéressant de louer un 4x4 à Salta pour 3 personnes afin de faire la quebrada? peut-on déposer le véhicule vers la frontière et ainsi ne pas redescendre exprès sur Jujuy ou Salta ? Avez vous des noms d'agences louant des voitures à prix très intéressants? * Qui connait une agence/guide privée à bon rapport qualité/prix pour un tour dans le sud de la Bolivie en 4x4? (nous avons entendu des amis nous parler d'un tour organisé avec un guide privée, une cuisinière durant 4 jours pour seulement 150 euros par personne) * Quel est le meilleur moyen de visiter le Machu Picchu le moins cher possible (car les prix flambent et nous aimerions nous tenir loin des arnaques!) ? - guide, bus, train, etc. Merci pour toutes les infos que vous pourriez nous donner sur cette merveille du monde! * Combien de jours sont nécessaires pour apprécier le Macchu Picchu?

Nous vous remercions d'avance pour toute l'aide que vous pourriez nous apporter ! Hasta Luego :o)
Taxis de Manille... pénibles non? English translation pending
by Derwik · 2011-09-11 · 62 replies
Salut a tous je viens de m installer a Manille et je suis un peu fatiguee de l esprit arnaqueur des taxi locaux : compteur truque, pas de monnaie ou alors on oublie de la rendre, detours... c es tres tres penible, des techniques pour eviter de se faire avoir ? merci
5,000 kilomètres dans l'Ouest américain: 4x4 ou simple voiture? English translation pending
by Julo401 · 2011-09-05 · 29 replies
bonjour. je souhaite louée une voiture via le site locationvoiture.fr. et j'ai vu un saturn vue (petit 4x4)avec sunny cars. sunny cars est elle mieux que dollars (gros escroc) je compte faire 5000km dans l'ouest americain au printemps prochain. l'an dernier, j'ai eu un dodge caliber (consommation raisonnable) je souhaite savoir le prix de revient pour parcourir 5000km en petit 4x4 ou voiture normale. y a t'il une enorme difference de prix pour l'essence? a combien cela va me revenir? merci de me faire partager vos experiences....!
Livre: "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson English translation pending
by Dolma · 2011-09-04 · 34 replies
Je l’attendais avec impatience ce livre. J’ai lu 31 pages. Un délice...

Et puis hier, 22h sur France 5 : « 6 mois de cabane au Baïkal ». Je n’aurais raté ce documentaire pour rien au monde et bien m’en a pris ! Entre les jeux de glace du lac et les volutes de fumée des cigarettes, entre les rencontres à 3 jours de marche et la danse de 14 juillet avec le chien, entre la lecture et l’écriture, entre les silences et les coups de hache, entre le thé et quelques doses de vodka, l’auteur, cinéaste et conteur pour l’occasion, nous fait partager ses doutes, ses joies, ses peines, ses réflexions… Film somptueux par les images et les paroles.

Mais les images et les paroles s’envolent trop vite dans un film, alors je vais reprendre ma lecture. Je vais croquer les mots avec lenteur, je vais les savourer avec délectation et quand je tournerai la dernière page, je reviendrai peut-être par ici vous en parler.

Je dis bien peut-être…

Dolma
Le pourboire (le "tip") est-il obligatoire aux Etats-Unis? English translation pending
by Tunnack · 2011-09-04 · 266 replies
Bonjour,

Je part dans 2 jours au usa, est ce qu'il est obligatoire de payer du tip partout car ca revient cher si il faut payer partout.

J'ai regarde sur internet et y pas mal de chose qui disent. Il faut payer en tip

- Resto 15% de l'adtition - Taxi - Hotel - Bar Et d'autre endroit

Car si par exemple je suis pas satisfait du service, ca me tente pas de payer un pourboire.

Lors de votre voyage au usa vous payer les tip, pourboire en plus. Si on donne pas de tip, il vont nous regarder de travers.

Merci de me dire votre avis
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible English translation pending
by Oltean · 2011-09-02 · 165 replies
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...

Alors voilà, here we go...:)

Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.

Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.

Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.

La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.



Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?

L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.

La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.



En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.



En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.



Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.

A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.



Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.



Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Compte rendu de croisière MSC Armonia du 19 au 26 août 2011 English translation pending
by Jenyfer67 · 2011-08-27 · 240 replies
Hello tout le monde, 🙂

Tout d'abord je voudrais remercier particulièrement les membres du forum qui m'ont aidé pour ma préparation de ma croissière tout particulièrement: Bruno, Mathilde, Choumi, Desbell, PAP (je ne suis pas tombée à Venise) et tous les autres aussi!! 😎

Et très contente aussi de rencontrer les membres VF sur le bateau , même si finalement on n'a pas eu le temps de se voir beaucoup car on n'a même pas les mêmes services de diner ou même resto ... j'espère que vous avez tous bien profité et bien rentré! je suis entrain de trier les photos et je commence😉😉😉😉

à plus!!
En direct d'une croisière sur le Costa Deliziosa English translation pending
by PAP86 · 2011-08-18 · 274 replies
17 et 18 août : PROLOGUE

Vous avez remarqué que dans la vie, quelquefois, on a l'impression de revivre les mêmes scènes qu'on a déjà vécues par le passé. C'est tout à fait ça pour nous pour ce prologue à notre croisière, qui reproduit exactement nos vacances de juillet 2010 : Poitiers-Amsterdam via Lille, avant d’embarquer sur le Luminosa… Là, c’est tout pareil, même le bateau, vu de l’extérieur… si on ne sait pas lire... 😮 parce que c’est quand même marqué assez gros, sur le bateau, « COSTA DELIZIOSA »… 😉

Départ donc ce mercredi 17 août dans la même voiture, avec les mêmes valises placées aux mêmes endroits, et exactement le même itinéraire que l'an dernier… on a l'impression de regarder notre film de l'été dernier, depuis l'intérieur du film. Mais bon, cette année, le caméscope reste à la maison, « photos pures »… Mais c’est promis, on mettra des photos sur VF, après le retour si ça ne passe pas « en direct ».

Direction Lille, donc, où nous avons passé la soirée à notre point d'étape habituel, mais cette année pas de petite sœur, pas d'amis pour partager notre dîner du soir… rien que nous deux Mme PAP et moi pour commencer nos vacances, "en amoureux". Et ça va continuer ainsi, puisque JR et Alex, pas plus qu’aucun de leurs frères, ne sont cette année de la partie…

Ah, si… Par rapport à l'an dernier, quand même une différence : le temps… non, non, pas celui qui nous donne un an de plus, l’autre, celui qui mouille… 🤪 et il a mouillé pas mal, sur l'autoroute. Et ce n'était pas mieux ce matin jeudi 18 août sur notre trajet Lille-Amsterdam. Faut dire que comme il y en a à tout casser pour trois heures, on n'est pas parti aux aurores… Copieux petit déjeuner-buffet, et ensuite, balade dans Lille jusque vers midi…

Nous avons ensuite effectué sur les autoroutes belges et hollandaises (pfff… gratuites, mais l’entretien s’en ressent…) le trajet Lille Amsterdam sous un ciel tout aussi maussade que la veille…

Je passerai rapidement sur Mme PAP qui oublie que dans les machines à café automatiques des stations services, on met un gobelet en place AVANT d’appuyer sur le bouton 😏😏 (30 personnes hilares autour, grand moment de solitude 🏴‍☠️ )… avant d’arriver au Novotel d'Amsterdam où nous passerons la nuit avant d'embarquer demain matin. De notre fenêtre, on regarde les avions qui décollent et atterrissent… Quel trafic ! Par contre, pas de match de coupe du monde cette année, l’hôtel est plus calme…

Alors les innombrables lecteurs qui suivent ce palpitant récit 😉😇 vont me poser la question : "mais quelle idée, puisque ni famille ni amis à voir à Lille, de ne pas avoir fait Poitiers-Amsterdam direct en une journée ? c’est 800 km d’autoroute, c’est quand même faisable"… 🤪🤪 Ben on sait pas, cette question, on se la pose aussi depuis ce matin… 😮 On a dû partir sur ce trip dès le début, et ne pas le remettre en question ensuite…

Notre voiture est maintenant au parking pour 12 jours pour 15 € par nuit : ouille ! 🏴‍☠️ ça a augmenté de trois euros depuis l'an dernier. Mais bon c'est toujours moins cher que le port de croisières où la place de parking avoisine cette année les 50 € par jour… Ca m’arrive rarement d’employer l’expression « hors de prix », mais là… 😕

Apéritif puis dîner au Novotel… excellent… un peu de marche à pieds après le repas (2 km, dit mon podomètre… 🙂) et retour pour la nuit… Pendant ce temps, sur la mer du Nord, le Costa Deliziosa poursuit sa route vers Amsterdam… A bord, Sylvianne termine ses valises et se prépare à les mettre dans le couloir… Au retour de ce qui, j’espère, aura été une formidable croisière… Je suis impatient de lire ses premières impressions, puis son C/R… On va avoir le temps, on commence par deux jours en mer, les 20 et 21…

(à suivre)
Service médical à bord du Costa Magica (mésaventure) English translation pending
by Rossonero · 2011-08-17 · 74 replies
Bonjour à tous, je ne sais pas si c'est le bon endroit pour ce sujet mais je tenais à vous faire part de la mésaventure qui vient de nous arriver, je vous mets ci dessous le mail que j'ai envoyé au service client de Costa, tout y est dit :

Bonjour,

Je vous envoie ce mail pour vous exprimer ma déception au sujet du service médical sur le costa Magica. Nous rentrons d'une croisière effectuée du 6 au 16 aout en Europe du Nord, Tout s'est très bien déroulé (comme d'habitude) grace au professionalisme et à la gentillesse du personnel Costa sur lequel je n'ai aucun reproche à faire, bien au contraire. Lors de notre dernière escale à Invergordon (Ecosse), ma fille de 11 ans a été prise de vomissements juste avant de partir en excursion, nous nous sommes donc rendus à l'hôpital du bateau et avons vus le médecin présent. Après une brève auscultation, il a décidé de mettre ma fille sous perfusion car il craignait une déshydratation (jusqu'à présent elle avait mangé et bu normalement). Après 45 minutes, il a été décidé de l'envoyer au centre de secours d'Invergordon, le médecin craignant un début d'occlusion intestinale. Notre correspondant francophone de costa : Cédric Claude nous a accompagné (je tiens à le remercier pour sa disponibilité et sa gentillesse car il est resté avec nous toute la journée). Le centre de secours, à la lecture du rapport du médecin Costa et ne disposant pas de pédiatre décide d'envoyer ma fille à l'hôpital d'Inverness pour en voir un. Un taxi spécialement affrêté nous accompagne à Inverness et nous sommes pris en charge immédiatement dans le service pédiatrie. Après plusieurs analyses et auscultations, le pédiatre nous autorise à quitter l'hopital et à retourner sur le bateau, son diagnostic étant vraisemblablement une intoxication alimentaire entrainant une inflammation des parties molles de l'abdomen. Nous repartons avec comme traitement un sachet à donner matin et soir à boire pour éviter la déshydratation.Nous n'avons rien à régler en Ecosse, tout étant pris en charge grace à la carte européenne médicale. Lorsque nous arrivons sur le bateau nous retournons voir le médecin du bateau pour lui remettre le document signé par le pédiatre d'Inverness nous autorisant à continuer la croisière : il s'agit du Dr Frosina (qui n'est pas celui qui a vu ma fille le matin). Surpris du diagnostic du pédiatre, il me dit vouloir réexaminer ma fille, ce qu'il fait. Après palpation, il m'annonce que ma fille est déshydratée et qu'il faut la perfuser immédiatement. Je suis surpris mais il me dit qu'il ne veut prendre aucun risque, ma fille est donc à nouveau perfusée pendant 2 heures et reçoit 2 fioles de glucose et 1 d'antibiotiques car me dit-il il ne faut pas qu'il y ait d'infection. N'étant pas médecin moi même, je me range à l'avis du professionnel qu'il est. Nous quittons l'hôpital du bateau 2 heures plus tard et le médecin me demande à revoir ma fille le lendemain matin 1ère heure. Ma fille passe une nuit sans problèmes, boit et n'a plus vomit depuis la veille 14 heures lorsque je retourne voir le médecin du bateau à 9h00. Il lui prend la température dans l'oreille, elle n'en a heureusement pas et me dit qu'il lui faut encore des antibiotiques, je lui dit qu'il est hors de question de la perfuser encore et qu'il n'a qu'à me donner des sachets d'antibiotiques, ce qu'il fait. Je repars de l'hopital et lorsque je retourne dans ma chambre je consulte mon compte et j'ai alors la mauvaise surprise de constater que le service médical me facture sa prestation pour la modique somme de .... 470 euros !!! Je reste bouche bée et me rend à nouveau voir le médecin pour rectifier ce qui, j'en suis certain, est une erreur. Quelle n'est pas ma stupéfaction lorsqu'il m'explique que le forfait perfusion est à 150 € répartis comme suit : 50 € pour l'acte et 100 € pour l'assistante (forfait jusqu'à 4 heures) pour la surveillance (elle vient toutes le 10 minutes voir si le liquide passe bien). Je passe de la stupéfaction à la colère lorsque je m'aperçois également que lorsqu'il a pris la température à ma fille, une consultation de 40 € a été facturée. Je commence à trouver cette façon de faire assez déplaisante et je dis au médecin ma façon de penser et lui fait remarquer que ma fille n'est pas restée plus de 4 heures au total et qu'il est anormal de me facturer 2 présences d'assistante pour 8 heures. De même je lui dit qu'il n'est pas correct de facturer une consultation alors qu'il s'est limité à prendre la température à ma fille. Il me dit que la compagnie Costa a augmenté ses prix de sevice médicaux de 40 à 50 % voir 400 % pour la présence d'assistante qui était facturée jusqu'à quelques mois 25€. Je repars avec la désagréable sensation d'avoir fait perfuser ma fille pour des motifs lucratifs et d'avoir quelque peu été abusé. Quelques minutes après cette discussion animée, le service client m'appelle et me dit que mon compte a été rectifié, ce que je m'empresse de vérifier. Je m'aperçois que la visite du matin a disparu ainsi qu'un forfait présence d'assistante : ma facture du service médical est redescendue à la modique somme de 329 €. Pour en avoir le coeur net, je suis allé voir mon médecin ce matin avec le traitement que m'avait donné le pédiatre d'Inverness et le rapport du médecin du bateau et qu'elle ne fut pas ma surprise lorsqu'il m'a dit qu'il s'agissait en fait du même traitement !!! Par conséquent, je suis convaincu désormais que ma fille a été perfusée pour rien, si ce n'est pour alourdir ma facture, ce qui me scandalise. Voila, j'en suis à ma onzième croisière avec Costa et je n'ai jamais été aussi déçu par le comportement d'un membre du personnel Costa, qui plus est d'un officier. Je ne sais pas s'il s'agit d'une initiative personnelle dans le but d'obtenir de bons scores ou d'une politique de la compagnie, quoiqu'il en soit, ce n'est pas en agissant ainsi que Costa en sortira grandie. J'ai actuellement 2 croisières réservées avec Costa, une sur le Fortuna en octobre et une sur le Favolosa en février dans les Emirats, j'attends de prendre un peu de recul pour décider si les annuler et changer de compagnie de croisières.

Cordialement
Budget pour l'Égypte du 27 août au 10 septembre? English translation pending
by Guerlain · 2011-08-02 · 11 replies
JE PARS AVEC MA FILLE EN EGYPTE DU 27 AOUT AU 10 SEPTEMBRE PROGRAMME:UNE SEMAINE CROISIERE SUR LE NIL AVEC LES VISITES COMPRISES SAUF ABOU SIMBEL:90E/PERS ET 63E/PERS:VISAS+SERVICE PERSONNEL PUIS UNE SEMAINE AU GORGONIA EN FORMULE TOUT COMPRIS JE VOUDRAI SAVOIR QUEL BUDGET IL ME FAUT PREVOIR (voyage deje regle) POUR CES 15 JOURS JE SOUHAITE FAIRE UNE BALLADE EN FELLOUQUE A ASSOUAN ET UNE EN CALECHE, VISITER LE MUSEE DE LOUXOR ET UN VILLAGE NUBIEN. ET PUIS POURQUOI PAS RAMENER QUELQUES SOUVENIRS.JE N AI PAS LA MOINDRE IDEE DES PRIX ET SURTOUT QUE RAMENER SANS SE FAIRE TROP ARNAQUER. JE COMPTE AUSSI FAIRE QUELQUES RESTOS SYMPAS MERCI DE L AIDE QUE VOUS POURREZ M APPORTER .
Voler avec Kuwait Airways pour Colombo? English translation pending
by Luisita · 2011-08-01 · 25 replies
Bonjour,

qui a voyagé avec cette compagnie pour se rendre à Colombo? Qu'en pensez vous? Horaires? Repas? Fiabilité? Confort?

merci😉
Croisière sur le Carnival Victory en septembre (première fois) English translation pending
by GenDec · 2011-07-27 · 4 replies
Bonjour, Nous partons en croisière en septembre sur le Carnival Victory. C'est notre première expérience de croisières. Nous avons une chambre sur le Main Deck. Au départ nous avions une cabine intérieure et j'ai eu un upgrade (promo) pour 70$ de plus a une cabine avec grande fenetre mais à l'arrière du bateau. J'ai fait le switch mais ensuite j'ai lu que nous allons ressentir plus de mouvements de tanguage ainsi que le bruits des moteurs le matin a l'accostage. Est-ce vrai?

J'ai aussi des questions concernant les excursions. Certains disent que c'est mieux de les prendre sur l'ile direct et d''autres disent que c'est pas bon et qu'on peut manquer le retour sur le bateau. Je ne sais plus quoi penser. Je crois que le prix est meilleur si tu t'organise toi même tes excursions mais est-ce fiables? Est-ce qu'il y a des attrapes à éviter?

On parle aussi beaucoup du magasinage de bijoux a St-Martin. Certains disent que ca vaut tellement la peine et d'autres que c'est cher... Si je peux avoir un deal sur une montre ce serait bien c'est quoi un deal finalement? Une montre de 2000$ laissé à 1000$? C'est quand même pas mal d'argent... Est-ce qu'il y a des choses intéressantes pour les petits budgets?

Donc les spécialistes j'attends vos recommandations avec plaisirs pour faire en sorte que c'est première expérience ne soit pas la dernière 😉 Nous sommes des habitués des tout inclus donc ce sera totalement différent pour nous. Merci
Vivre dans "l'hexagone"... English translation pending
by Mingan · 2011-07-26 · 446 replies
Bonjour à tous ceux qui me liront.

De voyages en vagabondages . .... voila que le temps de se poser arrive !. Avec une possibilité de rebondir ensuite, faire des courts séjours " ailleurs " toujours.. mais avec un point de chute perso : " entre deux voyages ". Pour bien des raisons bonnes ou non, ce sera en France.!!!

Aussi, l'ayant quitté pendant longtemps je ne sais vraiment pas OU m'installer ? Je n'ai pas d'apriori régional , me sentant citoyenne d'un peu partout , d' ici ou là.

Pas de grande ville. plutôt moyennne. pas au milieu de rien non plus, un bel endroit de vie , des possibilités d'activités diverses , une population mélangée , du social du culturel, des associations multiples, piscine, médiathèque .... c'est pas trop non ??

A tous ceux qui ont eu dans leur vie " un coup de coeur ". pour quelque part.. A ceux qui vivent dans un environnement correspondant aux quelques idées citées!.

J'attends Tous vos messages , qu'ils soient sincères, que l'on puisse en discuter ensuite si possible. je suis impatiente . MERCI. MINGAN

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