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Trois semaines en juin dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
voilà: mon mari et moi désirons réaliser un vieux rêve et faire un voyage seuls dans l'ouest américain, pour 3 semaines en juin.
Nous avons 56 ans, aimons la nature mais des soucis de santé ne nous permettent pas de faire de longue marches de bon niveau, mais nous pouvons en faire de niveau pas trop dur et surtout sans trop de pentes raides.
Je n'ai jamais préparé un voyage via internet, ça me stresse pas mal, au niveau des avions, voiture, hôtels, etc.
Une chose sûre: nous préférerions un vol direct sans escale , de Bruxelles à San Francisco. Habitant le Nord, près de Lille, l'aéroport de Bruxelles est beaucoup plus pratique pour nous que celui de Paris.
Je n'arrive pas à me faire un idée précise du nombre de jours nécessaires à passer dans chaque endroit.
Voici les choses auxquelles j'ai réfléchi. Je remercie par avance tous ceux et toutes celles qui peuvent m'aider à y voir plus clair.
Ce que nous aimerions voir : d'ouest en est:
San Francisco
Yosemite Park
Las Vegas, (juste pour voir, pas pour jouer)
Le grand canyon du Clorado
Lac Powell
Bryce Canyon
Monument Valley (pour la séquence "nostalgie des westerns »)
Arches National Parc
Un morceau de la route 66
Deux endroits pour lesquels je pose un point d'interrogation: Zion National parc et sequoia national parc. Mais si on va à Yosemite, je pense qu’on y verra déjà des séquoias et qu’on peut zapper sequoia parc. Pour d’autres endroits, comme canyonland, j’ai cru comprendre qu’ils sont super pour ceux qui peuvent faire de la marche à pied de bon niveau, ce qui n’est pas notre cas.
Deux endroits qui ne m'attirent pas, mais je crains de devoir quand même y passer: death valley et Los Angeles. Pour death Valley, mon mari aimerait y aller, moi j'ai un peu peur de la température.
A la louche et à vol d'oiseau, je dirais que de San Francisco à Arches, il y a dans les 1500 Km... sans doute beaucoup plus, car routes de montagnes par exemple pour Yosemite. Donc, minimum 3000 Km à conduire.
Je tablerais plutôt sur 4000, voire plus si on passe à LA.
Existe-t-il un site qui me permette de claculer les distances à parcourir?
DONC, les questions que je me pose sont les suivantes:
1) Est-ce que tout ça est visitable de façon décente en 3 semaines? Sachant que notre arthrose commune ne nous permet pas de trekking ni même de balade pentue, la visite se fera surtout en voiture, même si on peut faire de petites balades. Combien de jour à consacrer à chaque site et combien de temps pour la route entre deux sites?
2) Est-ce que tout ça est réalisable par un seul chauffeur sans que celui-ci soit réduit à l'état de lavette? Sinon, est-il préférable de repenser à un voyage organisé?
3) Si on part seuls, est-ce qu'il est préférable de louer une voiture pour tout le parcours ou bien doit-on préférer l’avion pour se déplacer d'un endroit à un autre?
Je pensais par exemple faire un circuit "San Franciso-Yosemite", puis prendre l'avion et aller à Las Vegas pour un second circuit dans les parcs qui m'intéressent et sont tous situés à l'est de Las Vegas.
4) Dans les parcs, si on est seuls, existe-t-il des solutions avec un guide? Ou bien est-ce juste une balade planifiable par nos soins? Par exemple, je sais que pour Monument Valley, en pleine réserve navajo, ce n'est accessible que avec des navajos (pas réputés aimables, en plus).
Je retiens déjà les indications suivantes:
1) se faire faire un permis international puisqu’il sert de pièce d’identité et en cas de contrôle de police sur la route, ça simplifie la vie.
2) se renseigner à la banque pour la carte gold ou pour les travellers cheks (on a déjà été farcés avec nos deux cartes "simples" à l'étranger, si on devait tout régler sur place).
3) louer un GPS en même temps que la voiture (!)
Merci à tous et à toutes de vos conseils éclairés.
Flo59
Ce que nous aimerions voir : d'ouest en est:
San Francisco
Yosemite Park
Las Vegas, (juste pour voir, pas pour jouer)
Le grand canyon du Clorado
Lac Powell
Bryce Canyon
Monument Valley (pour la séquence "nostalgie des westerns »)
Arches National Parc
Un morceau de la route 66
Deux endroits pour lesquels je pose un point d'interrogation: Zion National parc et sequoia national parc. Mais si on va à Yosemite, je pense qu’on y verra déjà des séquoias et qu’on peut zapper sequoia parc. Pour d’autres endroits, comme canyonland, j’ai cru comprendre qu’ils sont super pour ceux qui peuvent faire de la marche à pied de bon niveau, ce qui n’est pas notre cas.
Deux endroits qui ne m'attirent pas, mais je crains de devoir quand même y passer: death valley et Los Angeles. Pour death Valley, mon mari aimerait y aller, moi j'ai un peu peur de la température.
A la louche et à vol d'oiseau, je dirais que de San Francisco à Arches, il y a dans les 1500 Km... sans doute beaucoup plus, car routes de montagnes par exemple pour Yosemite. Donc, minimum 3000 Km à conduire.
Je tablerais plutôt sur 4000, voire plus si on passe à LA.
Existe-t-il un site qui me permette de claculer les distances à parcourir?
DONC, les questions que je me pose sont les suivantes:
1) Est-ce que tout ça est visitable de façon décente en 3 semaines? Sachant que notre arthrose commune ne nous permet pas de trekking ni même de balade pentue, la visite se fera surtout en voiture, même si on peut faire de petites balades. Combien de jour à consacrer à chaque site et combien de temps pour la route entre deux sites?
2) Est-ce que tout ça est réalisable par un seul chauffeur sans que celui-ci soit réduit à l'état de lavette? Sinon, est-il préférable de repenser à un voyage organisé?
3) Si on part seuls, est-ce qu'il est préférable de louer une voiture pour tout le parcours ou bien doit-on préférer l’avion pour se déplacer d'un endroit à un autre?
Je pensais par exemple faire un circuit "San Franciso-Yosemite", puis prendre l'avion et aller à Las Vegas pour un second circuit dans les parcs qui m'intéressent et sont tous situés à l'est de Las Vegas.
4) Dans les parcs, si on est seuls, existe-t-il des solutions avec un guide? Ou bien est-ce juste une balade planifiable par nos soins? Par exemple, je sais que pour Monument Valley, en pleine réserve navajo, ce n'est accessible que avec des navajos (pas réputés aimables, en plus).
Je retiens déjà les indications suivantes:
1) se faire faire un permis international puisqu’il sert de pièce d’identité et en cas de contrôle de police sur la route, ça simplifie la vie.
2) se renseigner à la banque pour la carte gold ou pour les travellers cheks (on a déjà été farcés avec nos deux cartes "simples" à l'étranger, si on devait tout régler sur place).
3) louer un GPS en même temps que la voiture (!)
Merci à tous et à toutes de vos conseils éclairés.
Flo59
Voyage dans les Etats du Nord-Est de l'Inde: Arunashal Pradesh, Nagaland, Assam... English translation pending
Bonjour à tous ,
Ayant voyagé cette année 2 fois dans le nord est de l ' Inde ( Assam et Arunachal Pradesh pour la fête du Myoko ) puis Nagaland ( Hornbill festival ) Meghalaya et Tripura j ' avais envie de partager avec vous ces purs moment de bonheur .
D ' abord il ne s ' agit pas du tout de l ' Inde telle qu ' on la connaît . C ' est l ' Inde des tribus . Ils sont soit animistes , soit chrétiens ( Baptistes pur la plupart au Nagaland après avoir été coupeurs de têtes ).
Au Nagaland il y a des Eglises partout et dans les villages leur taille est très imposantes par rapport aux maisons de bambous. Quel régal de voir les préparatifs de Noël avec leurs étoiles en bambou recouvertes de tissu rouge hissées sur un mat et éclairées . Chaque famille construit sa propre étoile et la nuit le spectacle est fascinant . Dans chaque village il y a les traités de paix inscrit sur des pierres pour marquer la fin des guerres tribales ( et ça n ' est pas si vieux que ça ) Le Hornbill festival est à voir , c ' est la fête de toute les tribus , chacune apportant ses danses , ses chants et ses habits chatoyants . Cette fête a lieu chaque année à Kohima la première semaine de décembre .En plus il y a un festival de rock où les jeunes peuvent venir chanter le soir . Ce festival est le seul moment où les jeunes peuvent sortir , s ' amuser et se coucher tard car il faut bien le dire l ' armée est partout et en dehors des festivités il y a un espèce de couvre feu et tout ferme à 17 heures . Mais quel plaisir de pouvoir rire , danser et boire un coup avec ces jeunes qui sont curieux de tout . Après Kohima il faut partir dans leurs villages , et même aller à Longwa qui est la frontière avec la Birmanie rencontrer les chefs de village et partager un moment d ' intimité avec eux et leurs famille à la lumière des bougies et des lampes électriques . Moment unique .
Que dire sur le Meghalaya . Ici c ' est la nature . Il y a plein de choses à faire : trek , rafting , aller voir les ponts racines à Cherrapunjee et le village le plus propre de l ' Inde . Ici tout est en harmonie avec la nature et elle est très belle .
Quand au Tripura , la route est épuisante à faire et c' est ce que j ' ai vu de moins beau .
Pour l ' Assam il y a les Moines de Majuli Island . Il faut les voir danser , partager un repas avec eux . Ici aussi tout est calme et sérénité. Il y a aussi le parc de Kaziranga où une ballade à dos d ' éléphant le matin à l ' aube pour aller voir les rhinocéros est magique .
Enfin l ' Arunachal Pradesh et ses paysages , la fête du Myoko à Ziro ( terrifiant pour les cochons ) , les tribus sont omniprésentes aussi et la nature est très belle . Les rizières à Ziro sont magnifiques . Il faut dormir chez l ' habitant dans leurs maisons de bambou à Ziro ou Daporijo .
Bon je n ' ai pas parler des plantations de thé de l ' Assam ni d ' autres choses car il y a beaucoup à dire . Si un voyage hors des sentiers battus comme celui là vous intéresse , vous pouvez m ' écrire et je vous fournirez tous les renseignements , comment y aller et comment l ' organiser depuis la France , les différentes autorisations à avoir .....
A plus Choinne
Ayant voyagé cette année 2 fois dans le nord est de l ' Inde ( Assam et Arunachal Pradesh pour la fête du Myoko ) puis Nagaland ( Hornbill festival ) Meghalaya et Tripura j ' avais envie de partager avec vous ces purs moment de bonheur .
D ' abord il ne s ' agit pas du tout de l ' Inde telle qu ' on la connaît . C ' est l ' Inde des tribus . Ils sont soit animistes , soit chrétiens ( Baptistes pur la plupart au Nagaland après avoir été coupeurs de têtes ).
Au Nagaland il y a des Eglises partout et dans les villages leur taille est très imposantes par rapport aux maisons de bambous. Quel régal de voir les préparatifs de Noël avec leurs étoiles en bambou recouvertes de tissu rouge hissées sur un mat et éclairées . Chaque famille construit sa propre étoile et la nuit le spectacle est fascinant . Dans chaque village il y a les traités de paix inscrit sur des pierres pour marquer la fin des guerres tribales ( et ça n ' est pas si vieux que ça ) Le Hornbill festival est à voir , c ' est la fête de toute les tribus , chacune apportant ses danses , ses chants et ses habits chatoyants . Cette fête a lieu chaque année à Kohima la première semaine de décembre .En plus il y a un festival de rock où les jeunes peuvent venir chanter le soir . Ce festival est le seul moment où les jeunes peuvent sortir , s ' amuser et se coucher tard car il faut bien le dire l ' armée est partout et en dehors des festivités il y a un espèce de couvre feu et tout ferme à 17 heures . Mais quel plaisir de pouvoir rire , danser et boire un coup avec ces jeunes qui sont curieux de tout . Après Kohima il faut partir dans leurs villages , et même aller à Longwa qui est la frontière avec la Birmanie rencontrer les chefs de village et partager un moment d ' intimité avec eux et leurs famille à la lumière des bougies et des lampes électriques . Moment unique .
Que dire sur le Meghalaya . Ici c ' est la nature . Il y a plein de choses à faire : trek , rafting , aller voir les ponts racines à Cherrapunjee et le village le plus propre de l ' Inde . Ici tout est en harmonie avec la nature et elle est très belle .
Quand au Tripura , la route est épuisante à faire et c' est ce que j ' ai vu de moins beau .
Pour l ' Assam il y a les Moines de Majuli Island . Il faut les voir danser , partager un repas avec eux . Ici aussi tout est calme et sérénité. Il y a aussi le parc de Kaziranga où une ballade à dos d ' éléphant le matin à l ' aube pour aller voir les rhinocéros est magique .
Enfin l ' Arunachal Pradesh et ses paysages , la fête du Myoko à Ziro ( terrifiant pour les cochons ) , les tribus sont omniprésentes aussi et la nature est très belle . Les rizières à Ziro sont magnifiques . Il faut dormir chez l ' habitant dans leurs maisons de bambou à Ziro ou Daporijo .
Bon je n ' ai pas parler des plantations de thé de l ' Assam ni d ' autres choses car il y a beaucoup à dire . Si un voyage hors des sentiers battus comme celui là vous intéresse , vous pouvez m ' écrire et je vous fournirez tous les renseignements , comment y aller et comment l ' organiser depuis la France , les différentes autorisations à avoir .....
A plus Choinne
Couple mixte avec enfant voyagant au Maroc English translation pending
Bonjour nous sommes un couple Franco Marocain(papier Marocain) avec enfant vivant en France nous comptons faire un petit séjour au Maroc, sachant que l'on nous louerais pas de chambre pour 3, on envisage de prendre 1 appartement, faut il en louer 2 , quel problème pouvons nous rencontrer à l'Aeroport?et meme sur place, quel sont les précotions à prendre pour passer un séjour tranquil et profité de ce beau pays?
Merci d'avance pour vos réponses.
Merci d'avance pour vos réponses.
Personnes âgées et Maroc English translation pending
Suite à différents séjours au Maroc, il m'apparait que la prise en charge des personnes âgées marocaines est une nouvelle donnée à prendre en considération. Quelqu'un connait-il ce qui se pratique en terme d'accompagnement et/ou d'hebergement des personnes âgées ? Dans le secteur public ? dans le secteur privé ?.
Y-a-t-il des projets à venir et dans quelles régions du Maroc ?
Je recherche plûtot des données sur Agadir et Essaouira.
Dans cette même région existe-t-il aussi des projets pour les personnes âgées non marocaines ?
Merci
Dans 10 ans, la Thaïlande, vous la voyez comment? English translation pending
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet n'existaient pas ou presque, pourraient temoigner que c'etait quel que soit l'endroit ou on se trouvait un "vrai paradis"..Il est donc naturel que la nostalgie grandisse quand on voit dans quel sens et a quelle vitesse les choses evoluent.😕
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Anarchiste? English translation pending
Quelques questions naîve voir cliché...mais j'espère pas seulement !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
De la frontière laossièno-viet jusqu'à Hanoi, reste sous les couvertures pendant que je te raconte English translation pending
A l'heure des grandes migrations, les animaux, attirés comme des aimants par un instinct infaillible, en oublient de compter et de se plaindre des kilomètres parcourus.
Moi qui ne suis pas un goéland, quand j'en suis à mon troisième jour consécutif de transport intensif, l'idée commence à faire son chemin. Qui plus est, aujourd'hui, j'abandonne le bateau et son doux balancement pour me jeter à la gueule d'un minibus exigu et bondé. Si j'ajoute à cela qu'il faut entreprendre cette nouvelle journée au lever du soleil, c'est du pain bénit pour la longue complainte qui s'avance à grands pas.
Le réveil est en effet branché à 5h40 ce qui au bout du compte ne me fait pas plus de cinq heures de sommeil. C'est donc les paupières lourdement chargée qu'il faudrait que je me charge d'ouvrir les yeux à l'écoute d'une sonnerie délicieusement forte. Seulement, la sonnerie, soit elle ne s'est pas manifestée, soit je l'ai occultée de main de maître du sommeil tardif car c'est à 5h47 précise que je suis tiré du lit par un forcené qui frappe à la porte à l'en sortir de ses gonds. En fait de forcené, entre les tambourinages, je parviens à percevoir la voix de Nathalie qui hurle l'urgence dans laquelle je me suis mis à ne pas me manifester plus tôt. Et comme ce n'est pas un gros viking, ça pourrait être bien pire, je le concède... En quelques fractions de seconde, me voilà donc à battre des records d'efficacité, contraint de rattraper mon retard matinal. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je suis habillé, mon sac est bouclé et les résidus nocturnes qui s'amoncelaient à la commissure de mes yeux sont enlevés. J'ai beau ne pas être tout à fait frais, un tel rythme au réveil est parfait pour créer l'illusion d'un quelconque dynamisme.
Après cinq minutes de cette course folle, nous voilà tous dans le bac chargé de nous faire rejoindre la rive ouest de la rivière et ainsi nous mettre sur la route, le nez face au Vietnam à quelques dizaines de kilomètres près. Se trouvent en ma compagnie, les deux couples de la veille qui n'en sont pas : le couple franco-belge Nat et Jo, et le couple 100% national Manschaft Marius et Dani. Chacun trouve sa place comme il peut dans le minibus. Celui-ci est lesté de centaines de kilos de sacs de riz dont le plancher est recouvert, de dizaines de pots en terre divers et variés, d'un bazar ambulant transporté par les locaux jusqu'à l'autre côté de la frontière. Et il y en a autant sur le toit qu'à l'intérieur. Ca au moins, on est sûr qu'on ne va pas s'envoler!
A 6h tapantes, comme prévu, la première est enclanchée, le cirque ambulant se meut. Pour nous, c'est un peu éprouvant car personne, notamment Team Germany, ne fait moins d'1m70, ce qui serait beaucoup plus commode étant donné l'espace restreint dont on dispose pour se plier en quatre. Le sentiment est renfocé par la route en elle-même qui n'épargne personne. C'est véritablement un festival de virages serrés qui se suivent les uns derrières les autres. La chaussée est en plus gorgée de flotte du fait de la pluie de ces dernières 48 heures à tel point que parfois il faut qu'on traverse de véritables torrents qui manquent à chaque fois de nous emporter tant on dérape dedans. Tout ça l'un dans l'autre fait qu'au final, on ne dépasse jamais les 30km/h rendant le supplice un peu plus long encore.
On atteint finalement la frontière à midi. Ca fait six heures qu'on est parti et on a dû parcourir dans les 80 kilomètres, vive le tortillard express!!!
Le poste frontière, un grand batiment qui n'a rien à voir avec la cahute entre le Cambodge et le Laos, est posé en haut d'une courte montagne qui domine les autres montagnes environantes. C'est majestueux, torturé, en un mot, superbe, l'endroit idéal pour prendre un cliché sensationnel. Mais rien ne presse, il faut tout d'abord présenter nos passeports aux autorités compétentes ce qui prend à tout casser 1/4 d'heure. Je ne ma fait même pas emmerder pour mon passeport éponge encore trempé et dégoulinant de la veille. Et bien durant ces 15 minutes, c'est bien simple, le baromètre a dû faire de la voltige, on est passé littéralement d'un soleil radieux à une purée de poids à ne pas voir sa main au bout de son bras. Les nuages opaques ont recouverts les alentours à la vitesse d'un cheval au galop sachant que pour le cas présent, c'est tout sauf une expression! On les a vu arriver et c'est à se croire dans un film d'épouvante ou dans un livre de Stephen King. Résultat des courses, la photo panoramique qui aurait fait si bien dans l'album n'est plus qu'un doux rêve. En voiture Simone! Circulez, y'a rien à voir!!!
On est donc maintenant au Vietnam ce qui est une vraie différence. De ce côté là de la frontière, à mesure que l'on redescent dans la vallée et que le ciel se dégage enfin, on note que la route est délicieusement asphaltée, qu'il y a des usines plus importantes que l'ensemble de l'industrie laossienne pour casser un peu le paysage verdoyant fait de rizières au vert transcendant. C'est d'ailleurs à ce moment là que je refais tout mon système de valeur concernant ma couleur préférée. C'est nouveau, ça vient de sortir mais pas de doute, c'est maintenant le vert-rizière qui s'impose et ce, impossible de le savoir avant; autant le nord du Laos est accidenté au point qu'il y serait suicidaire de s'acharner à faire pousser du riz, autant le nord du Vietnam laisse la place à d'immenses langues de terre au vert immaculé. Il y a pas de justice pour les laos mais c'est comme ça. C'est donc les yeux grands ouverts qu'on finit le trajet qui nous mène à Dien Bien Phu, bien connue des français pour avoir été de théâtre d'un bottage de culs comme on en fait plus depuis, merci bien!! D'ailleurs, quand on arrive en ville, on découvre le long d'une colline un escalier collossale qui mène au sommet où trone une statue démesurément grande qui rappelle à tous l'ampleur de la déculottée. On sait donc dors et déjà que le vietnamien en général est pas peu fier, doux euphémisme, d'avoir coup sur coup renvoyé à leurs foyers les forces françaises et les forces américaines qui leur ont succédées. On peut donc l'imaginer coriace le bougre!
A Dien Bien Phu, pour nous qui ne sommes pas des foudres de guerre, il n'y a pas grand chose à faire ou à voir si ce n'est le théâtre des opérations ce qui n'est pas notre préoccupation première. Ce qui nous importe maintenant qu'on est là, c'est de repartir aussi sec avec en vue, Hanoï située encore plus à l'est. Mais comme c'est à encore douze heures de bus, on va déjà s'attacher à poser nos affaires pour la nuit. Douze heures!!! Oh my god!! On déniche donc un petit hotel à quelques encablures de la gare routière dont on sait déjà que ce sera notre point de sortie du lendemain matin avant de penser à prendre une douche et à se remplir la panse dans un café qui affiche des tables à l'effigie de Britney Spears!! Nom d'un chien, tu parles d'un pays communiste!! Ensuite c'est quartier libre pour tout le monde. Internet pour les uns, ronflage pour les autres, tout le monde est content.
On se retrouve ensuite tous à la tombée de la nuit pour manger à nouveau avant de reprendre le rythme internet et sieste. Au menu, tout est très normal sauf pour Nat la végétarienne qui se voit servir une soupe plus dégoulinante que liquide dont elle ne pourra finalement manger qu'une cuillère et encore... A la table d'à côté, des locaux mangent et se marrent et alors que je passe près d'eux pour X raisons, je suis cordialement invité au pot de l'amitié. Sympa comme tout avec le plein de sourires!
A la sortie , il faut encore passé à la gare routière s'enquérir des horaires pour le petit matin. Et alors qu'on s'y trouve déjà, quelqu'un repère sur un toit un petit singe tout mignon qui n'a rien demandé à personne. Il aurait mieux fait de rester au lit celui là, c'est moi qui vous le dit... Aussi sec, c'est l'agitation qui prend les vietnamiens qui, les uns après les autres, s'échinent à attraper la pauvre bête. Et après maintes tentatives, il y en a un qui pose la main sur le petit animal fragile. On est tous consterné. Dans la seconde, le singe est ficelé et son "maître" propose déjà de nous le vendre dans sa langue qui ne nous permet pas de savoir si c'est en souvenir ou en ragout. Peu importe, pas question de cautioner le geste, pas même question d'être aimable, on s'en va comme des tornades retrouver notre quotidien après plusieurs tentatives infructueuses de voir le singe libéré.
En ce qui me concerne, j'ai déjà bien pianoter l'après-midi et me contente d'accompagner Nat au cybercafé pour la rassurer dans cette ville à l'éclairage public intermitent. Au retour à l'hotel où feignantent la gente masculine, je ne vois pas une grande flaque de boue dans l'obscurité et me vautre dans les grandes largeurs pour ne pas perdre le rythme imposé par ma gaucherie! J'ai bien fait de prendre une douche, j'ai plus qu'à y retourner avant de repartir une heure plus tard rechercher la belle.
C'est finalement à 23h que tout le monde se dit bonne nuit et regagne sa chambre. J'en profite pour me replonger quelques temps dans l'écriture avant d'être tirer de ma torpeur par Nat qui ne trouve pas le sommeil, toute faible qu'elle est à cause d'un mal mystérieux et soudain. On discute finalement jusqu'à 2h du matin, c'est bon signe si on prend en compte le fait qu'elle est une beautée rieuse et rayonnante, c'est moins bon signe si on se focalise sur le réveil de 5h30. (sic)
Au petit petit petit matin, comble du comble, je me réveille le premier. J'ai presque envie de réclamer une médaille. C'est donc à moi qu'il échoit de réveiller les quatre autres sachant que c'est aujord'hui leur tour de ne pas entendre leur réveil. Quel malin plaisir je prends alors à prendre leur porte pour un pushing ball!!! Pas question de rater le bus maintenant que je suis debout, faut pas déconner... Je profite donc de la responsabilité qui m'incombe pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sonner la cavalerie. Une fois. Deux fois. Trois fois? Non, je suis assez convaincant finalement dans mon role d'épouvantail pour qu'à 5h45 tout le monde soit debout frais ou pas frais. A 6h, nous sommes à la gare routière. A 6h05, le minibus démarre, on peut se rendormir finalement en s'efforçant d'oublier qu'il n'y a que 20cm qui séparent le bout de nos sièges et celui de devant, que le chauffeur fait dépassements hasardeux sur dépassements suicidaires, que les boeufs traversent la route en pleins virages, que les pierres s'écrasent sur la voie depuis les falaises situées de chaque côté...
La pause déjeuner sera pour chacun l'occasion de se réveiller pleinement. On est arrêté dans une petite ville à mi-chemin entre Dien Bien Phu et Hanoï dans la cour intérieure d'un hotel sans prétention qui fait aussi restaurant. Restaurant? Ce serait encore trop facile... On peut plutôt parler de gourbi!! A la disposition de la cuisinière, de la viande qui n'y ressemble en rien, de la soupe dont on se demande si c'est pas des yeux dedans et du riz pour ajouter un peu de normalité à l'ensemble. Je jète finalement et après mures réflexions mon dévolu sur la viande alors que les autres partent à la recherche d'une épicerie ou se contentent d'un simple riz nature. J'aurais dû faire la même. La prochaine fois, c'est sûr, je reste dormir dans le bus!!! Rien à becter dans l'assiette, c'est un ramassi d'os et de gras que je dois ingurgiter. N'y comptez même pas, j'ai beau me dire qu'il faut que je fasses l'effort, c'est insurmontable à l'heure du petit déjeuner à moins de tout vomir dans la foulée. Au bout du compte, je fais finalement comme les autres et me contente de mon bol de riz, d'un peu de sauce au soja et de la boite de gateaux familiale trouver par Nat et Dani. Et après ça, on sait déjà que Hanoï, méfie-toi, on arrive et on a faim comme quinze!!!
On repart donc le ventre vide pour six nouvelles heures de comatage profond. Dehors quand même, les paysages sublimes s'aplanissent pour laisser la place aux rizières en fleur, on est enfin plus tranquille...
On arrive à proximité d'Hanoï après avoir contemplé le coucher de soleil depuis le minibus. La circulation se densifie à chaque nouveau kilomètre parcouru jusqu'à nous dévoiler le visage réel du traffic urbain local. C'est l'apocalypse en version deux roues. Personne n'a l'air de conduire de voiture, les scooters et autres mobylettes se défient à chaque instant pour savoir qui des uns ou des autres aura une priorité toute relative. C'est pas la première fois que je le dis mais une nouvelle fois, je ne pense jamais avoir vu un bordel pareil!!! Y'en a pour ainsi dire partout sauf dans les arbres!!! Ca klaxonne, ça joue des coudes, ça joue avec la patience de chacun pare-chocs contre pare-chocs. Et avec tout ça, dans tout ce maelstrom, on pense légitimement ne jamais réussir à se frayer un chemin avec notre minibus qui joue le role de l'éléphant au royaume des souris.
Finalement, c'est à 19h, treize heures après le départ, qu'on est laché dans cette jungle motorisée. Et comme on voyage maintenant à cinq, on se dit qu'on est pas rendu pour trouver un tuk-tuk capable de tous nous transporter avec nos sacs qui ne dévoilent que nos jambes quand on est vu de dos. C'est en fin de compte maintenant qu'on est vraiment au bout du rouleau que la chance nous sourit. A l'extérieur de la gare routière, on tombe nez à nez avec une sorte de Renault Espace locale qui est en plus un taxi tout ce qu'il y a de plus règlementaire!! Tout notre équipement est chargé, nos culs bien installés, le contact est enclenché direction le centre-ville. C'est une overdose de confort le temps de quelques secondes, le temps pour le chauffeur de brancher sa stéréo. Car le chauffeur en question a une installation sonore de premier ordre et des gouts musicaux de bas étages. L'homme a une collection complète de CD qui vous transforme Hanoï en Ibiza, le silence ou la conversation en vacarme sans nom, mes oreilles en douleur. Et ça les fait marrer les franco-belgo-allemands, c'est déjà ça!! Même à mettre mes écouteurs et ma musique à fond les ballons, je suis parasité de décibels nuisibles à la nocivité certaine!! Vivement qu'on arrive, vraiment j'en peux plus!!!
Et c'est après une trentaine de minutes de ce manège infernal qu'on est enfin déposé devant la cathédrale de la ville qui finra par être notre point de repère pour les jours à venir. Chacun remet donc son sac sur ses épaules et on est lancé vers une quête de la meilleure guesthouse.
Une heure et demie!!!!!!!!!! Voilà le temps que ça nous prend pour dégotter la perle rare qui convienne à nous cinq sachant que pour ma part, la résignation est montée à tel point que j'ai abandonné tout commentaire depuis bien longtemps. Voilà ce que c'est les pires heures quand on voyage à plusieurs et que chacun à un avis sur le moindre détail, sur le moindre centime sur la facture. En fin de compte, entre les hotels complets, trop chers, trop ci, pas assez ça, on s'installe dans une double chambre pour cinq avec un matelas par terre, un petit coin salon, une télé et une salle de bain privée. D'accord l'attente n'est finalement pas vaine, mais mon dieu qu'il en aura fallu des trésors de patience et des kilomètres à crapahuter!! Plus question que ça se reproduise, c'est moi qui vous le dit!!!
On s'installe donc dans notre nouveau chez-nous avant de nous retrouver taraudés par la faim d'une journée sans petit déjeuner et au déjeuner plus que douteux. Et cette fois-ci, plus question de faire des tours et des tours. On se retrouve dans une pizzeria style "all you can eat buffet" ou "buffet sans fin si t'as grand faim". C'est donc dans une orgie de nourriture qu'on finira la journée. On prendra juste le temps de jouer à la courte paille la place sur le matelas gonflable posé par terre. Grand vainqueur : je te le donne en mille, même pas la peine de l'écrire... Damned!!!
On rentre donc enfin à la GH pour se coller à l'horizontal. Juste le temps de profiter du wifi et de me rendre compte en chargeant des photos sur le blog que l'archos déconne de plus en plus, on passe tous l'arme à gauche rapidement terrassés par cette journée sans fin et la digestion qui s'occupe de nous achever.
Hier était un nouveau pays, aujourd'hui est une nouvelle ville, demain un autre jour. Bonne nuit, bon appétit si vous êtes à table, et si vous voulez mon avis, évitez la soupe...
Grosses bises depuis sous les couvietures. Prenez soin de vous autant que je prends soin de dormir.
Eventuellement, tu peux aussi consulter ma merveille de blog et tant qu'à faire t'abonner à la newsletter. Exigeant? Pas que. Sympa aussi.
Le réveil est en effet branché à 5h40 ce qui au bout du compte ne me fait pas plus de cinq heures de sommeil. C'est donc les paupières lourdement chargée qu'il faudrait que je me charge d'ouvrir les yeux à l'écoute d'une sonnerie délicieusement forte. Seulement, la sonnerie, soit elle ne s'est pas manifestée, soit je l'ai occultée de main de maître du sommeil tardif car c'est à 5h47 précise que je suis tiré du lit par un forcené qui frappe à la porte à l'en sortir de ses gonds. En fait de forcené, entre les tambourinages, je parviens à percevoir la voix de Nathalie qui hurle l'urgence dans laquelle je me suis mis à ne pas me manifester plus tôt. Et comme ce n'est pas un gros viking, ça pourrait être bien pire, je le concède... En quelques fractions de seconde, me voilà donc à battre des records d'efficacité, contraint de rattraper mon retard matinal. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je suis habillé, mon sac est bouclé et les résidus nocturnes qui s'amoncelaient à la commissure de mes yeux sont enlevés. J'ai beau ne pas être tout à fait frais, un tel rythme au réveil est parfait pour créer l'illusion d'un quelconque dynamisme.
Après cinq minutes de cette course folle, nous voilà tous dans le bac chargé de nous faire rejoindre la rive ouest de la rivière et ainsi nous mettre sur la route, le nez face au Vietnam à quelques dizaines de kilomètres près. Se trouvent en ma compagnie, les deux couples de la veille qui n'en sont pas : le couple franco-belge Nat et Jo, et le couple 100% national Manschaft Marius et Dani. Chacun trouve sa place comme il peut dans le minibus. Celui-ci est lesté de centaines de kilos de sacs de riz dont le plancher est recouvert, de dizaines de pots en terre divers et variés, d'un bazar ambulant transporté par les locaux jusqu'à l'autre côté de la frontière. Et il y en a autant sur le toit qu'à l'intérieur. Ca au moins, on est sûr qu'on ne va pas s'envoler!
A 6h tapantes, comme prévu, la première est enclanchée, le cirque ambulant se meut. Pour nous, c'est un peu éprouvant car personne, notamment Team Germany, ne fait moins d'1m70, ce qui serait beaucoup plus commode étant donné l'espace restreint dont on dispose pour se plier en quatre. Le sentiment est renfocé par la route en elle-même qui n'épargne personne. C'est véritablement un festival de virages serrés qui se suivent les uns derrières les autres. La chaussée est en plus gorgée de flotte du fait de la pluie de ces dernières 48 heures à tel point que parfois il faut qu'on traverse de véritables torrents qui manquent à chaque fois de nous emporter tant on dérape dedans. Tout ça l'un dans l'autre fait qu'au final, on ne dépasse jamais les 30km/h rendant le supplice un peu plus long encore.
On atteint finalement la frontière à midi. Ca fait six heures qu'on est parti et on a dû parcourir dans les 80 kilomètres, vive le tortillard express!!!
Le poste frontière, un grand batiment qui n'a rien à voir avec la cahute entre le Cambodge et le Laos, est posé en haut d'une courte montagne qui domine les autres montagnes environantes. C'est majestueux, torturé, en un mot, superbe, l'endroit idéal pour prendre un cliché sensationnel. Mais rien ne presse, il faut tout d'abord présenter nos passeports aux autorités compétentes ce qui prend à tout casser 1/4 d'heure. Je ne ma fait même pas emmerder pour mon passeport éponge encore trempé et dégoulinant de la veille. Et bien durant ces 15 minutes, c'est bien simple, le baromètre a dû faire de la voltige, on est passé littéralement d'un soleil radieux à une purée de poids à ne pas voir sa main au bout de son bras. Les nuages opaques ont recouverts les alentours à la vitesse d'un cheval au galop sachant que pour le cas présent, c'est tout sauf une expression! On les a vu arriver et c'est à se croire dans un film d'épouvante ou dans un livre de Stephen King. Résultat des courses, la photo panoramique qui aurait fait si bien dans l'album n'est plus qu'un doux rêve. En voiture Simone! Circulez, y'a rien à voir!!!
On est donc maintenant au Vietnam ce qui est une vraie différence. De ce côté là de la frontière, à mesure que l'on redescent dans la vallée et que le ciel se dégage enfin, on note que la route est délicieusement asphaltée, qu'il y a des usines plus importantes que l'ensemble de l'industrie laossienne pour casser un peu le paysage verdoyant fait de rizières au vert transcendant. C'est d'ailleurs à ce moment là que je refais tout mon système de valeur concernant ma couleur préférée. C'est nouveau, ça vient de sortir mais pas de doute, c'est maintenant le vert-rizière qui s'impose et ce, impossible de le savoir avant; autant le nord du Laos est accidenté au point qu'il y serait suicidaire de s'acharner à faire pousser du riz, autant le nord du Vietnam laisse la place à d'immenses langues de terre au vert immaculé. Il y a pas de justice pour les laos mais c'est comme ça. C'est donc les yeux grands ouverts qu'on finit le trajet qui nous mène à Dien Bien Phu, bien connue des français pour avoir été de théâtre d'un bottage de culs comme on en fait plus depuis, merci bien!! D'ailleurs, quand on arrive en ville, on découvre le long d'une colline un escalier collossale qui mène au sommet où trone une statue démesurément grande qui rappelle à tous l'ampleur de la déculottée. On sait donc dors et déjà que le vietnamien en général est pas peu fier, doux euphémisme, d'avoir coup sur coup renvoyé à leurs foyers les forces françaises et les forces américaines qui leur ont succédées. On peut donc l'imaginer coriace le bougre!
A Dien Bien Phu, pour nous qui ne sommes pas des foudres de guerre, il n'y a pas grand chose à faire ou à voir si ce n'est le théâtre des opérations ce qui n'est pas notre préoccupation première. Ce qui nous importe maintenant qu'on est là, c'est de repartir aussi sec avec en vue, Hanoï située encore plus à l'est. Mais comme c'est à encore douze heures de bus, on va déjà s'attacher à poser nos affaires pour la nuit. Douze heures!!! Oh my god!! On déniche donc un petit hotel à quelques encablures de la gare routière dont on sait déjà que ce sera notre point de sortie du lendemain matin avant de penser à prendre une douche et à se remplir la panse dans un café qui affiche des tables à l'effigie de Britney Spears!! Nom d'un chien, tu parles d'un pays communiste!! Ensuite c'est quartier libre pour tout le monde. Internet pour les uns, ronflage pour les autres, tout le monde est content.
On se retrouve ensuite tous à la tombée de la nuit pour manger à nouveau avant de reprendre le rythme internet et sieste. Au menu, tout est très normal sauf pour Nat la végétarienne qui se voit servir une soupe plus dégoulinante que liquide dont elle ne pourra finalement manger qu'une cuillère et encore... A la table d'à côté, des locaux mangent et se marrent et alors que je passe près d'eux pour X raisons, je suis cordialement invité au pot de l'amitié. Sympa comme tout avec le plein de sourires!
A la sortie , il faut encore passé à la gare routière s'enquérir des horaires pour le petit matin. Et alors qu'on s'y trouve déjà, quelqu'un repère sur un toit un petit singe tout mignon qui n'a rien demandé à personne. Il aurait mieux fait de rester au lit celui là, c'est moi qui vous le dit... Aussi sec, c'est l'agitation qui prend les vietnamiens qui, les uns après les autres, s'échinent à attraper la pauvre bête. Et après maintes tentatives, il y en a un qui pose la main sur le petit animal fragile. On est tous consterné. Dans la seconde, le singe est ficelé et son "maître" propose déjà de nous le vendre dans sa langue qui ne nous permet pas de savoir si c'est en souvenir ou en ragout. Peu importe, pas question de cautioner le geste, pas même question d'être aimable, on s'en va comme des tornades retrouver notre quotidien après plusieurs tentatives infructueuses de voir le singe libéré.
En ce qui me concerne, j'ai déjà bien pianoter l'après-midi et me contente d'accompagner Nat au cybercafé pour la rassurer dans cette ville à l'éclairage public intermitent. Au retour à l'hotel où feignantent la gente masculine, je ne vois pas une grande flaque de boue dans l'obscurité et me vautre dans les grandes largeurs pour ne pas perdre le rythme imposé par ma gaucherie! J'ai bien fait de prendre une douche, j'ai plus qu'à y retourner avant de repartir une heure plus tard rechercher la belle.
C'est finalement à 23h que tout le monde se dit bonne nuit et regagne sa chambre. J'en profite pour me replonger quelques temps dans l'écriture avant d'être tirer de ma torpeur par Nat qui ne trouve pas le sommeil, toute faible qu'elle est à cause d'un mal mystérieux et soudain. On discute finalement jusqu'à 2h du matin, c'est bon signe si on prend en compte le fait qu'elle est une beautée rieuse et rayonnante, c'est moins bon signe si on se focalise sur le réveil de 5h30. (sic)
Au petit petit petit matin, comble du comble, je me réveille le premier. J'ai presque envie de réclamer une médaille. C'est donc à moi qu'il échoit de réveiller les quatre autres sachant que c'est aujord'hui leur tour de ne pas entendre leur réveil. Quel malin plaisir je prends alors à prendre leur porte pour un pushing ball!!! Pas question de rater le bus maintenant que je suis debout, faut pas déconner... Je profite donc de la responsabilité qui m'incombe pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sonner la cavalerie. Une fois. Deux fois. Trois fois? Non, je suis assez convaincant finalement dans mon role d'épouvantail pour qu'à 5h45 tout le monde soit debout frais ou pas frais. A 6h, nous sommes à la gare routière. A 6h05, le minibus démarre, on peut se rendormir finalement en s'efforçant d'oublier qu'il n'y a que 20cm qui séparent le bout de nos sièges et celui de devant, que le chauffeur fait dépassements hasardeux sur dépassements suicidaires, que les boeufs traversent la route en pleins virages, que les pierres s'écrasent sur la voie depuis les falaises situées de chaque côté...
La pause déjeuner sera pour chacun l'occasion de se réveiller pleinement. On est arrêté dans une petite ville à mi-chemin entre Dien Bien Phu et Hanoï dans la cour intérieure d'un hotel sans prétention qui fait aussi restaurant. Restaurant? Ce serait encore trop facile... On peut plutôt parler de gourbi!! A la disposition de la cuisinière, de la viande qui n'y ressemble en rien, de la soupe dont on se demande si c'est pas des yeux dedans et du riz pour ajouter un peu de normalité à l'ensemble. Je jète finalement et après mures réflexions mon dévolu sur la viande alors que les autres partent à la recherche d'une épicerie ou se contentent d'un simple riz nature. J'aurais dû faire la même. La prochaine fois, c'est sûr, je reste dormir dans le bus!!! Rien à becter dans l'assiette, c'est un ramassi d'os et de gras que je dois ingurgiter. N'y comptez même pas, j'ai beau me dire qu'il faut que je fasses l'effort, c'est insurmontable à l'heure du petit déjeuner à moins de tout vomir dans la foulée. Au bout du compte, je fais finalement comme les autres et me contente de mon bol de riz, d'un peu de sauce au soja et de la boite de gateaux familiale trouver par Nat et Dani. Et après ça, on sait déjà que Hanoï, méfie-toi, on arrive et on a faim comme quinze!!!
On repart donc le ventre vide pour six nouvelles heures de comatage profond. Dehors quand même, les paysages sublimes s'aplanissent pour laisser la place aux rizières en fleur, on est enfin plus tranquille...
On arrive à proximité d'Hanoï après avoir contemplé le coucher de soleil depuis le minibus. La circulation se densifie à chaque nouveau kilomètre parcouru jusqu'à nous dévoiler le visage réel du traffic urbain local. C'est l'apocalypse en version deux roues. Personne n'a l'air de conduire de voiture, les scooters et autres mobylettes se défient à chaque instant pour savoir qui des uns ou des autres aura une priorité toute relative. C'est pas la première fois que je le dis mais une nouvelle fois, je ne pense jamais avoir vu un bordel pareil!!! Y'en a pour ainsi dire partout sauf dans les arbres!!! Ca klaxonne, ça joue des coudes, ça joue avec la patience de chacun pare-chocs contre pare-chocs. Et avec tout ça, dans tout ce maelstrom, on pense légitimement ne jamais réussir à se frayer un chemin avec notre minibus qui joue le role de l'éléphant au royaume des souris.
Finalement, c'est à 19h, treize heures après le départ, qu'on est laché dans cette jungle motorisée. Et comme on voyage maintenant à cinq, on se dit qu'on est pas rendu pour trouver un tuk-tuk capable de tous nous transporter avec nos sacs qui ne dévoilent que nos jambes quand on est vu de dos. C'est en fin de compte maintenant qu'on est vraiment au bout du rouleau que la chance nous sourit. A l'extérieur de la gare routière, on tombe nez à nez avec une sorte de Renault Espace locale qui est en plus un taxi tout ce qu'il y a de plus règlementaire!! Tout notre équipement est chargé, nos culs bien installés, le contact est enclenché direction le centre-ville. C'est une overdose de confort le temps de quelques secondes, le temps pour le chauffeur de brancher sa stéréo. Car le chauffeur en question a une installation sonore de premier ordre et des gouts musicaux de bas étages. L'homme a une collection complète de CD qui vous transforme Hanoï en Ibiza, le silence ou la conversation en vacarme sans nom, mes oreilles en douleur. Et ça les fait marrer les franco-belgo-allemands, c'est déjà ça!! Même à mettre mes écouteurs et ma musique à fond les ballons, je suis parasité de décibels nuisibles à la nocivité certaine!! Vivement qu'on arrive, vraiment j'en peux plus!!!
Et c'est après une trentaine de minutes de ce manège infernal qu'on est enfin déposé devant la cathédrale de la ville qui finra par être notre point de repère pour les jours à venir. Chacun remet donc son sac sur ses épaules et on est lancé vers une quête de la meilleure guesthouse.
Une heure et demie!!!!!!!!!! Voilà le temps que ça nous prend pour dégotter la perle rare qui convienne à nous cinq sachant que pour ma part, la résignation est montée à tel point que j'ai abandonné tout commentaire depuis bien longtemps. Voilà ce que c'est les pires heures quand on voyage à plusieurs et que chacun à un avis sur le moindre détail, sur le moindre centime sur la facture. En fin de compte, entre les hotels complets, trop chers, trop ci, pas assez ça, on s'installe dans une double chambre pour cinq avec un matelas par terre, un petit coin salon, une télé et une salle de bain privée. D'accord l'attente n'est finalement pas vaine, mais mon dieu qu'il en aura fallu des trésors de patience et des kilomètres à crapahuter!! Plus question que ça se reproduise, c'est moi qui vous le dit!!!
On s'installe donc dans notre nouveau chez-nous avant de nous retrouver taraudés par la faim d'une journée sans petit déjeuner et au déjeuner plus que douteux. Et cette fois-ci, plus question de faire des tours et des tours. On se retrouve dans une pizzeria style "all you can eat buffet" ou "buffet sans fin si t'as grand faim". C'est donc dans une orgie de nourriture qu'on finira la journée. On prendra juste le temps de jouer à la courte paille la place sur le matelas gonflable posé par terre. Grand vainqueur : je te le donne en mille, même pas la peine de l'écrire... Damned!!!
On rentre donc enfin à la GH pour se coller à l'horizontal. Juste le temps de profiter du wifi et de me rendre compte en chargeant des photos sur le blog que l'archos déconne de plus en plus, on passe tous l'arme à gauche rapidement terrassés par cette journée sans fin et la digestion qui s'occupe de nous achever.
Hier était un nouveau pays, aujourd'hui est une nouvelle ville, demain un autre jour. Bonne nuit, bon appétit si vous êtes à table, et si vous voulez mon avis, évitez la soupe...
Grosses bises depuis sous les couvietures. Prenez soin de vous autant que je prends soin de dormir.
Eventuellement, tu peux aussi consulter ma merveille de blog et tant qu'à faire t'abonner à la newsletter. Exigeant? Pas que. Sympa aussi.
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 1ère partie English translation pending
Déjà 5 mois que nous sommes rentrés, et je n'ai pas encore pris le temps de faire le tri de mes photos, ni de créer ce carnet de voyage qui me tenait pourtant à coeur. Nous y voilà, je le ferai au fur et à mesure.
Pour notre 4e voyage en famille dans l'ouest américain, nous avons choisi les grands espaces en réalisant une boucle de 5700 km au départ de Denver à travers Colorado, Wyoming, Dakota du Sud et Montana, entre plaines et montagnes, et ne l'avons pas regretté... Nos voyages précédents nous ont donné envie de moins survoler les étapes et certains trouveront que nous aurions pu en faire plus sur cette durée, mais c'était un choix délibéré, d'autant plus que nous voyagions avec nos deux garçons de 7 et 8 ans.
J1. 30/06/09 : VOYAGE ALLER Départ de Bruxelles à 10h pour Londres avec BMI, où nous prenons un vol United pour Denver ; nous avons le plaisir d'être surclassés en Economy Plus et de pouvoir étendre nos jambes (tous ceux qui font plus d'1m85 doivent comprendre de quoi je parle !). Vols sans problèmes, nous arrivons à l'heure à Denver et, ô surprise, passons l'immigration en moins de 15 mn. Après avoir récupéré nos bagages direction la navette hertz où nous attend un superbe 4x4 Nissan Pathfinder (4e fois chez hertz aux usa, toujours des voitures japonaises).
Nous prenons la route par l'I25 vers le sud pour Colorado Springs. Le temps est magnifique, et trouvons le site de Denver dans cette plaine/prairie au pied des Rocheuses tout à fait remarquable.
Nous arrivons à Colorado Springs après environ 1h30 de route, nous rendons à l'hôtel Quality Inn (super rapport qualité-prix, 42 € la nuit, bien situé et personnel impeccable) réservé sur expedia. Il est 19h et choisissons d'aller coucher directement.
J2. 01/07/09 : COLORADO SPRINGS (GARDEN OF THE GODS, USAF ACADEMY, OLD COLORADO CITY) Décalage horaire oblige, nous nous réveillons à 5h, et ne tardons pas à nous lever pour être les premiers au petit déjeuner. Nous prenons ensuite la voiture, direction Garden of the Gods, superbe parc où de nombreux sentiers permettent de se promener entre des rochers rouges plantés verticalement, avec Pikes Peak en toile de fond. Le temps est magnifique. Nous marchons deux bonnes heures, il fait chaud, sec, et regrettons rapidement d'avoir oublié l'eau en voiture ! http://www.gardenofgods.com/home/index.cfm
En repartant, en voiture, vers le visitor center, les enfants voient des panneaux indiquant "Rock Ledge ranch" et insistent pour qu'on aille voir de quoi il s'agit. Nous y allons donc et passerons finalement plus de 2 heures dans ce site intéressant et vivant (avec figurants en costume d'époque) reconstituant la vie des pionniers et des indiens au XIXe siècle. Affamés, nous nous rendons enfin au visitor center de Garden of the Gods, que nous visitons après nous être sustentés. De là nous décidons d'aller visiter l'US Air Force Academy au nord de la ville. Après une inspection de la voiture en règle au poste de garde, nous entrons, et circulons librement, dans l'immense site de l'AF Academy.
Plusieurs avions sont exposés (F10, A10, B52 pour les connaisseurs), mais le clou de la visite c'est la chapelle des cadets, avec sa singulière et très élégante architecture composée de 17 flèches en aluminium.
Un orage violent monte sur la Front Range à l'ouest, et ne tarde pas à atteindre le site. Nous nous réfugions dans le visitor center, où nous achetons quelques souvenirs pendant qu'à l'extérieur, les éléments se déchainent. Décidément, tout ici est fait en grand, même les orages !!
http://www.usafa.af.mil/
Le soir, alors que les nuages se dissipent, direction Old Colorado City, vieux quartier pittoresque plein de boutiques sympas... malheureusement pour la plupart fermées à cette heure tardive. Après un excellent dîner dans un restaurant italien, nous assistons à un concert de jazz gratuit en plein air.
J3. 02/07/09 : COLORADO SPRINGS (SEVEN FALLS, US OLYMPIC COMPLEX, MANITOU SPRINGS) Nous nous levons à nouveau de bonne heure, direction Seven Falls, étroit Canyon animé par une succession de 7 chutes d'eau. L'endroit est très touristique, plutôt commercial (terrain privé et entrée payante / environ 30 $ pour nous 4), mais l'heure matinale fait que nous sommes quasiment seuls...
Un ascenseur monte à un point de vue sur les chutes, que l'on peut également surplomber grâce à un escalier impressionnant de 224 marches, mais ce qui nous aura le plus plu c'est le sentier d'Inspiration Point qui mène en une bonne heure A/R à un beau point d'observation sur le canyon, et à l'est, sur Colorado Springs et la plaine qui s'étend à l'infini.
En prime, au retour, nous tombons nez à nez avec une biche. Notre première rencontre avec la faune locale, et ce n'était qu'un début !
http://www.sevenfalls.com/home/index.cfm

De retour au parking, nous décidons de visiter le complexe d'entraînement aux jeux olympiques. A plus de 1800 m d'altitude, le site de Colorado Springs est en effet un excellent endroit pour l'entraînement des sportifs de haut niveau. Visite intéressante, surtout pour voir les installations, mais un peu décevante car, en ce début d'été, l'activité du centre nous a paru très ralentie. De plus, notre guide parlait à une vitesse folle et nous avons eu du mal à saisir toutes ses explications.
Sur la montagne, à l'ouest, un nouvel orage est en formation. Il est 15h et nous n'avons pas encore mangé. Nous revenons dans le centre ville et nous arrêtons acheter des sandwiches chez Subway que nous avalerons dans le parc adjacent. Nous faisons ensuite une petite ballade dans les rues pas très vivantes du centre, néanmoins bordées de quelques bâtiments intéressants.
Nous partons ensuite en course chez Wall Mart, et à la sortie du magasin, nous sommes surpris par un nouvel orage monstrueux. Cela semble monnaie courante dans le coin, se dit-on...
La pluie ne s'arrête pas et nous décidons, après un passage à l'hôtel où nous piquons une tête dans la piscine (entre deux averses et un peu inquiets du tonnerre qui gronde), d'aller passer la soirée à Manitou Springs. Très joli coin, malheureusement la pluie reprend et nous contraint à écourter notre promenade.

J4. 03/07/09 :COLORADO SPRINGS (PIKES PEAK, MANITOU CLIFF DWELLINGS) Ce matin, direction Pikes Peak. En sortant de la chambre d'hôtel, ô stupeur, alors que jusque là nous nous étions levés avec un ciel limpide, Pikes Peak est coiffé d'un dôme nuageux, certes gracieux, mais qui ne nous arrange absolument pas !! Tant pis, c'est notre dernier jour ici, et décidons de tenter l'ascension quand même. Nous prenons donc la route, et au péage de la Pikes Peak Highway, on nous donne toutes les consignes nécessaires pour la descente afin de ne pas faire surchauffer les freins de la voiture. Nous n'avons vraiment pas regretté les 30 $ payés ! La route s'élève à travers une forêt de conifère, longe un lac de retenue, puis des panneau "end of pavement" nous indique que nous arrivons sur la partie non bitumée de la route. Au fur et à mesure que la piste s'élève, la végétation se fait de plus en plus rare et la vue se dégage, à l'ouest vers les sommets enneigés des Rocheuses.
Après quelques arrêts photos, nous atteignons finalement le sommet désertique et... les nuages !!
Quelle déception, car il n'y a rien d'autre à voir que le brouillard. Il fait un froid glacial, renforcé par un vent violent, et malgré les épaisseurs (pulls, polaires, coupe-vents) superposées, nous nous réfugions dans la boutique de souvenirs.
Soudain, un rayon de soleil perce à travers les fenêtres ; nous ressortons et découvrons un panorama sublime sur 360°, de la Great Continental Divide à l'Ouest aux plaines du Kansas à l'Est. Au nord, les dômes caratéristiques de l'aéroport de denver se devine aisément.
Nous nous amusons de ce que marcher à cette altitude peut être essouflant, puis prenons le chemin du retour, boîte de vitesse bloquée sur les 2 premiers rapports et presque sans jamais toucher au frein. Dans un virage, un mule-deer traverse la piste devant nous. A mi-parcours un ranger contrôle la température des freins et nous autorise à continuer. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pique-niquer en pleine forêt. Quel bonheur, comme toujours, de trouver des aires de pique nique partout, et surtout des toilettes, propres, même dans les coins les plus reculés !!
Quelques kilomètres plus bas, nous nous arrêtons faire une petite marche au bord du Crystal Reservoir, avec de jolies vues sur Pikes Peak. Les enfants jouent aux chercheurs d'or et reviendront avec quelques cristaux (de roches...)
http://www.pikes-peak.com/
En rentrant vers Colorado Springs, nous faisons un arrêt à Manitou Cliff Dwellings, site d'habitations troglodytiques Anasazi. En fait il s'agit de constructions déplacées de la région des Four Corners dans le sud ouest du Colorado au début du XXe siècle. Le problème c'est que les tarifs ne sont indiqués qu'arrivé au péage, qui se trouve juste après un virage, à un endroit où on ne peut faire demi-tour. "Piégés", nous payons donc l'entrée (35 $ pour nous 4 + taxes). Honnêtement, nous avons trouvé l'endroit géré de manière hyper mercantile, manquant d'authenticité. Et il y a peu à visiter. Une déception. http://www.cliffdwellingsmuseum.com/
Le soir nous rentrons à l'hôtel, et dînons au restaurant "Black Eyed Pea" juste à côté( réduction pour les clients de l'hôtel). Excellent rapport qualité/prix, et des portions énormes !
J5. 04/07/09 : COLORADO SPRINGS - LEADVILLE (via FLORISSANT FOSSIL BEDS NM). Nous prenons la route de bonne heure, plein ouest par l'US24 direction FLORISSANT FOSSIL BEDS NM, que nous atteignons après 1 heure d'une route magnifique délivrant de superbes vues sur le versant ouest de Pikes Peak.
Nous nous rendons au visitor center où une "Mamie" ranger nous accueille et propose aux enfants de faire un "junior ranger program", petit livret d'activités à faire au fur et à mesure de nos visites. Nos enfants ne parlent absolument pas anglais, mais, moyennant quelques traductions, cela s'est avéré un excellent moyen de rendre la visite intéressante à leurs yeux. Nous avons renouvelé l'opération à chaque visite d'un National Park ou d'un National Monument. En plus, à la fin, les jeunes Rangers doivent prêter serment et ont droit à un badge souvenir.
Le site occupe le lit d'un lac préhistorique noyé par les coulées de boue provoquées par un volcan, emprisonnat ainsi des milliers d'animaux et de végétaux ainsi fossilisés. Des sentiers parcourent la forêt et la prairie où l'on peut observer d'impresionnants troncs de sequoia fossilisés, et croiser de nombreux écureuils.
Nous partons ensuite pique-niquer sur la Lower twin rock road, dans une aire de pique nique où nous nous sentons seuls au monde. Seuls un écureuil et un groupe de cerfs (superbe, mais le temps de dégainer l'appareil photo ils avaient disparu) nous ont tenus compagnie. Au loin un nouvel orage monte.
Après déjeûner, nous visitons le Hornbeck Homestead (emplacement de la ferme de la fin du XIXe d'une pionnière), dans un joli site hors du temps, sous un ciel de plus en plus menaçant.
http://www.nps.gov/FLFO/index.htm
Nous reprenons ensuite la route à travers la Pikes National Forest jusqu'au Wilkerson Pass où, soudainement, la route plonge dans South Park, une large dépression d'une cinquantaine de kilomètres de large au milieu des montagnes. En face, à l'ouest, la chaîne des Collegiate Peaks (Monts Princeton, Yale, Harvard...) domine South Park et la vallée de l'Arkansas.
La route traverse South Park en ligne droite. C'est une terre d'élevage et des milliers de boeufs Angus peuplent les lieux, en semi-liberté. Nous traversons ensuite la bourgade de Buena Vista, entièrement dédiée aux sports d'eau (rafting...) dans la haute vallée de l'Arkansas. Nous mettons alors cap au nord, remontant la vallée jusqu'à Leadville. Nous y avons réservé un chalet au Grand West Village, en pleine forêt... Assez cher, mais quel confort, quel calme, quel environnement !! A notre arrivée, personne à l'accueil, mais notre clé se trouve avec un petit mot dans une boîte au lettre à côté de la porte.
http://www.grandwest.com/
Après nous être installés, nous partons dîner, et essayons le Quincy's dans la rue principale. A l'entrée n nous précise que c'est menu unique : prime rib, plusieurs épaisseurs possibles. Nous prenons le plus petit morceau pour les adultes, et un pour deux pour les enfants. C'était largement suffisant, accompagné d'une pomme au four, de salade et d'une excellent sauce "horseraddish" (raifort?). Et excellent. Notre meilleur souvenir culinaire cet été !! Nous avons ce jour là commencé notre cure de viande rouge qui allait durer jusqu'à la fin du voyage (sorry doc')...
Après dîner, nous avons attendu pour admirer le feu d'artifice (ben oui, on était le 4 juillet). Bon, c'est pas une grande ville... Le 4 juillet 2007 on était à San Francisco, et la comparaison serait inconvenue !
J6. 05/07/09 : LEADVILLE. Après une excellente nuit, et un réveil sous un frais soleil, nous décidons de partir randonner autour de Turquoise Lake. Las, c'était sans compter sans les moustiques, qui nous ont assaillis malgré le répulsif dont nous nous étions enduits... Nous avons fini par rebrousser chemin.
Nous avons donc finalement fait le tour du lac en voiture, avant d'aller à la Leadville National Fish hatchery, pisciculture chargée de l'élevage de différentes espèces de truites pour peupler les cours d'eau du Colorado. Une petite exposition intéressante nous apprend que les cours d'eau des rocheuses n'étaient absolument pas poissoneuses hormis la présence par endroit d'une espèce endémique la "cutthroat trout". On a alors importé la truite arc-en-ciel, qui est aujourd'hui considérée comme nuisible dans certains lacs (comme yellowstone) car elle a a pris la place de l'espèce locale. Pour un quarter, vous pouvez acheter des granulés et nourrir les truites dans les bassins. Cela amusa beaucoup les enfants.
Le temps se faisant menaçant, nous décidons exceptionnelement de ne pas pique niquer, nous nous arrêtons au safeway faire quelques courses et rentrons nous concocter un excellent repas au chalet.
L'après-midi, nous allons faire un tour en ville et visiter le National Mining Hall of Fame & Museum (http://www.mininghalloffame.org/), qui retrace l'épopée de la mine à travers l'ouest américain et plus particulièrement dans les rocheuses, avec quelques expositions "grandeur nature" assez réussies. La ville de Leadville est parait-il la plus haute agglomération en Amérique du Nord. Perchée à près de 3.200 m d'altitude, le site est en effet grandioses, dans une large vallée entourée de sommets à plus de 4.200 m. La grandeur passée est encore très visible, surtout dans la rue principale avec de nombreux bâtiments d'époques. http://www.leadville.com/

Le soir nous retournons chez Quincy's et nous régalons à nouveau ! Une adresse incontournable, à l'accueil super sympa.
J7. 06/07/09 : LEADVILLE (CO) - WHEATLAND (WY) via DENVER. Nous quittons Leadville vers 9h, par le col Fremont et l'impressionnante mine Climax (cuivre), avant de rejoindre l'I 70 que nous prenons vers l'ouest, direction Denver. Nous arrivons à Denver vers 12h et nous dirigeons vers le très beau City Park. Nous nous garons près du Museum of nature and Science, et nous installons pour pique-niquer au bord d'un lac (Ferryl Lake), avec une jolie vue sur Dowtown la Front range en arrière plan. Après déjeûner, nous nous rendons en voiture vers le Civic Center. Nous y visitons le Capitole, où nous apprenons que le Colorado s'appelle le "Centennial State" car il est entré dans l'Union en 1876, soit exactement 100 ans après la déclaration d'indépendance des Etats Unis.
Vers 16h nous reprenons la route vers le nord, direction le Wyoming. Nous essuyons à nouveau un orage monstrueux, entrons dans le Wyoming, passons Cheyenne et nous arrêtons dans la petite ville de Wheatland pour la nuit. Nous avons réservé une chambre au Super 8, très récent et doté d'une jolie piscine couverte (heureusement car dehors, un orage se déchaîne) dont nous profitons avant d'aller dîner. Heureusement notre chambre ne donnait pas à l'arrière sur un parking poids lourd bruyant.
J8. 07/07/09 : WHEATLAND (WY) - KEYSTONE (SD) via FORT LARAMIE. Vers 8h, nous reprenons la I25 vers le nord avant de bifurquer plein est sur la 26 vers Guernsey et Fort Laramie. A Guernsey, nous prenpns 1h pour visiter le site "Oregon trails Ruts NHS", en fait un des endroits ou le passage des convois sur la piste de l'Oregon a laissé de plus de traces. Nous sommes seuls ou presque, et le site nous a beaucoup ému : il en est passé des pionniers, des anonymes motivés par l'appât du gain ou simplement l'espoir d'une vie meilleure pour créer de telles ornières en quelques décennies...
De là, nous reprnons la route pour effectuer les quelques miles qui nous séparent de Fort Laramie. Il est environ 10h30 quand nous arrivons, et il y a très peu de monde sur place. Encore une visite comme on les aime, loin de la foule. Le lieu est intéressant, nos enfants y effectuent à nouveau un programme Junior Ranger, nous permettant d'apprendre pas mal de choses sur les site. Ancien fort militaire, puis comptoir de commerce, Fort Laramie n'a plus aujourd'hui d'enceinte mais se présente comme un ensemble de bâtiments construits autour d'une vaste esplanade : dortoirs, quartiers des officiers, magasins, prison, boulanger etc... le tout meublé, et "peuplé" de figurants en costume qui répondent volontiers à vos questions.
Après la visite et un rapide pique-nique, nous reprenons le volant, plein nord vers la région des Black Hills. Nous roulons sur la route 85 pendant 140 miles jusqu'à Newcastle, Wyoming sans croiser grand monde, au milieu des étendues semi-désertiques des plaines de l'Ouest. "Papa, Maman, c'est le pays de Yakari ici !" remarquera Arthur, 7 ans. à Newcastle, nous bifurquons vers l'est sur la route 16, direction les Black Hills qui se dessinent très nettement devant nous. En arrivant sur les premiers contreforts, nous sommes frappés par le spectacle de désolation qu'offrent des kilomètres carrés de forêt brûlée. Heureusemnt, au bout d'un moment le paysage retrouve ses couleurs, et nous circulons dans une profonde et belle forêt vallonnée. Nous passons la petite ville de Custer, sans nous y arrêter, passons au pied du monument à Crazy Horse, puis quelques minutes plus tard devant le site du Mt Rushmore. Nous arrivons enfin dans la très touristiques bourgade de Keystone, où nous avons réservé une cabine Deluxe au Powder house lodge. La cabine est très sympa, chambre séparée pour les parents, mezzanine avec 2 lits pour les enfants, grand séjour. Mais franchement, la propreté laisse à désire, on dirait que les poussières n'ont pas été faites depuis longtemps... Autre point négatif : l'eau qui coule du robinet est jaunâtre et sent le souffre ! http://www.powderhouselodge.com. Le soir nous prenons un agréable dîner sur place, dans la belle salle à manger du lodge.
2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622 3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355
Pour notre 4e voyage en famille dans l'ouest américain, nous avons choisi les grands espaces en réalisant une boucle de 5700 km au départ de Denver à travers Colorado, Wyoming, Dakota du Sud et Montana, entre plaines et montagnes, et ne l'avons pas regretté... Nos voyages précédents nous ont donné envie de moins survoler les étapes et certains trouveront que nous aurions pu en faire plus sur cette durée, mais c'était un choix délibéré, d'autant plus que nous voyagions avec nos deux garçons de 7 et 8 ans.

J1. 30/06/09 : VOYAGE ALLER Départ de Bruxelles à 10h pour Londres avec BMI, où nous prenons un vol United pour Denver ; nous avons le plaisir d'être surclassés en Economy Plus et de pouvoir étendre nos jambes (tous ceux qui font plus d'1m85 doivent comprendre de quoi je parle !). Vols sans problèmes, nous arrivons à l'heure à Denver et, ô surprise, passons l'immigration en moins de 15 mn. Après avoir récupéré nos bagages direction la navette hertz où nous attend un superbe 4x4 Nissan Pathfinder (4e fois chez hertz aux usa, toujours des voitures japonaises).
Nous prenons la route par l'I25 vers le sud pour Colorado Springs. Le temps est magnifique, et trouvons le site de Denver dans cette plaine/prairie au pied des Rocheuses tout à fait remarquable.
Nous arrivons à Colorado Springs après environ 1h30 de route, nous rendons à l'hôtel Quality Inn (super rapport qualité-prix, 42 € la nuit, bien situé et personnel impeccable) réservé sur expedia. Il est 19h et choisissons d'aller coucher directement.J2. 01/07/09 : COLORADO SPRINGS (GARDEN OF THE GODS, USAF ACADEMY, OLD COLORADO CITY) Décalage horaire oblige, nous nous réveillons à 5h, et ne tardons pas à nous lever pour être les premiers au petit déjeuner. Nous prenons ensuite la voiture, direction Garden of the Gods, superbe parc où de nombreux sentiers permettent de se promener entre des rochers rouges plantés verticalement, avec Pikes Peak en toile de fond. Le temps est magnifique. Nous marchons deux bonnes heures, il fait chaud, sec, et regrettons rapidement d'avoir oublié l'eau en voiture ! http://www.gardenofgods.com/home/index.cfm

En repartant, en voiture, vers le visitor center, les enfants voient des panneaux indiquant "Rock Ledge ranch" et insistent pour qu'on aille voir de quoi il s'agit. Nous y allons donc et passerons finalement plus de 2 heures dans ce site intéressant et vivant (avec figurants en costume d'époque) reconstituant la vie des pionniers et des indiens au XIXe siècle. Affamés, nous nous rendons enfin au visitor center de Garden of the Gods, que nous visitons après nous être sustentés. De là nous décidons d'aller visiter l'US Air Force Academy au nord de la ville. Après une inspection de la voiture en règle au poste de garde, nous entrons, et circulons librement, dans l'immense site de l'AF Academy.
Plusieurs avions sont exposés (F10, A10, B52 pour les connaisseurs), mais le clou de la visite c'est la chapelle des cadets, avec sa singulière et très élégante architecture composée de 17 flèches en aluminium.
Un orage violent monte sur la Front Range à l'ouest, et ne tarde pas à atteindre le site. Nous nous réfugions dans le visitor center, où nous achetons quelques souvenirs pendant qu'à l'extérieur, les éléments se déchainent. Décidément, tout ici est fait en grand, même les orages !!
http://www.usafa.af.mil/
Le soir, alors que les nuages se dissipent, direction Old Colorado City, vieux quartier pittoresque plein de boutiques sympas... malheureusement pour la plupart fermées à cette heure tardive. Après un excellent dîner dans un restaurant italien, nous assistons à un concert de jazz gratuit en plein air.J3. 02/07/09 : COLORADO SPRINGS (SEVEN FALLS, US OLYMPIC COMPLEX, MANITOU SPRINGS) Nous nous levons à nouveau de bonne heure, direction Seven Falls, étroit Canyon animé par une succession de 7 chutes d'eau. L'endroit est très touristique, plutôt commercial (terrain privé et entrée payante / environ 30 $ pour nous 4), mais l'heure matinale fait que nous sommes quasiment seuls...
Un ascenseur monte à un point de vue sur les chutes, que l'on peut également surplomber grâce à un escalier impressionnant de 224 marches, mais ce qui nous aura le plus plu c'est le sentier d'Inspiration Point qui mène en une bonne heure A/R à un beau point d'observation sur le canyon, et à l'est, sur Colorado Springs et la plaine qui s'étend à l'infini.
En prime, au retour, nous tombons nez à nez avec une biche. Notre première rencontre avec la faune locale, et ce n'était qu'un début !
http://www.sevenfalls.com/home/index.cfm

De retour au parking, nous décidons de visiter le complexe d'entraînement aux jeux olympiques. A plus de 1800 m d'altitude, le site de Colorado Springs est en effet un excellent endroit pour l'entraînement des sportifs de haut niveau. Visite intéressante, surtout pour voir les installations, mais un peu décevante car, en ce début d'été, l'activité du centre nous a paru très ralentie. De plus, notre guide parlait à une vitesse folle et nous avons eu du mal à saisir toutes ses explications.
Sur la montagne, à l'ouest, un nouvel orage est en formation. Il est 15h et nous n'avons pas encore mangé. Nous revenons dans le centre ville et nous arrêtons acheter des sandwiches chez Subway que nous avalerons dans le parc adjacent. Nous faisons ensuite une petite ballade dans les rues pas très vivantes du centre, néanmoins bordées de quelques bâtiments intéressants.
Nous partons ensuite en course chez Wall Mart, et à la sortie du magasin, nous sommes surpris par un nouvel orage monstrueux. Cela semble monnaie courante dans le coin, se dit-on...
La pluie ne s'arrête pas et nous décidons, après un passage à l'hôtel où nous piquons une tête dans la piscine (entre deux averses et un peu inquiets du tonnerre qui gronde), d'aller passer la soirée à Manitou Springs. Très joli coin, malheureusement la pluie reprend et nous contraint à écourter notre promenade.

J4. 03/07/09 :COLORADO SPRINGS (PIKES PEAK, MANITOU CLIFF DWELLINGS) Ce matin, direction Pikes Peak. En sortant de la chambre d'hôtel, ô stupeur, alors que jusque là nous nous étions levés avec un ciel limpide, Pikes Peak est coiffé d'un dôme nuageux, certes gracieux, mais qui ne nous arrange absolument pas !! Tant pis, c'est notre dernier jour ici, et décidons de tenter l'ascension quand même. Nous prenons donc la route, et au péage de la Pikes Peak Highway, on nous donne toutes les consignes nécessaires pour la descente afin de ne pas faire surchauffer les freins de la voiture. Nous n'avons vraiment pas regretté les 30 $ payés ! La route s'élève à travers une forêt de conifère, longe un lac de retenue, puis des panneau "end of pavement" nous indique que nous arrivons sur la partie non bitumée de la route. Au fur et à mesure que la piste s'élève, la végétation se fait de plus en plus rare et la vue se dégage, à l'ouest vers les sommets enneigés des Rocheuses.
Après quelques arrêts photos, nous atteignons finalement le sommet désertique et... les nuages !!
Quelle déception, car il n'y a rien d'autre à voir que le brouillard. Il fait un froid glacial, renforcé par un vent violent, et malgré les épaisseurs (pulls, polaires, coupe-vents) superposées, nous nous réfugions dans la boutique de souvenirs.
Soudain, un rayon de soleil perce à travers les fenêtres ; nous ressortons et découvrons un panorama sublime sur 360°, de la Great Continental Divide à l'Ouest aux plaines du Kansas à l'Est. Au nord, les dômes caratéristiques de l'aéroport de denver se devine aisément.
Nous nous amusons de ce que marcher à cette altitude peut être essouflant, puis prenons le chemin du retour, boîte de vitesse bloquée sur les 2 premiers rapports et presque sans jamais toucher au frein. Dans un virage, un mule-deer traverse la piste devant nous. A mi-parcours un ranger contrôle la température des freins et nous autorise à continuer. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pique-niquer en pleine forêt. Quel bonheur, comme toujours, de trouver des aires de pique nique partout, et surtout des toilettes, propres, même dans les coins les plus reculés !!
Quelques kilomètres plus bas, nous nous arrêtons faire une petite marche au bord du Crystal Reservoir, avec de jolies vues sur Pikes Peak. Les enfants jouent aux chercheurs d'or et reviendront avec quelques cristaux (de roches...)
http://www.pikes-peak.com/
En rentrant vers Colorado Springs, nous faisons un arrêt à Manitou Cliff Dwellings, site d'habitations troglodytiques Anasazi. En fait il s'agit de constructions déplacées de la région des Four Corners dans le sud ouest du Colorado au début du XXe siècle. Le problème c'est que les tarifs ne sont indiqués qu'arrivé au péage, qui se trouve juste après un virage, à un endroit où on ne peut faire demi-tour. "Piégés", nous payons donc l'entrée (35 $ pour nous 4 + taxes). Honnêtement, nous avons trouvé l'endroit géré de manière hyper mercantile, manquant d'authenticité. Et il y a peu à visiter. Une déception. http://www.cliffdwellingsmuseum.com/
Le soir nous rentrons à l'hôtel, et dînons au restaurant "Black Eyed Pea" juste à côté( réduction pour les clients de l'hôtel). Excellent rapport qualité/prix, et des portions énormes !J5. 04/07/09 : COLORADO SPRINGS - LEADVILLE (via FLORISSANT FOSSIL BEDS NM). Nous prenons la route de bonne heure, plein ouest par l'US24 direction FLORISSANT FOSSIL BEDS NM, que nous atteignons après 1 heure d'une route magnifique délivrant de superbes vues sur le versant ouest de Pikes Peak.
Nous nous rendons au visitor center où une "Mamie" ranger nous accueille et propose aux enfants de faire un "junior ranger program", petit livret d'activités à faire au fur et à mesure de nos visites. Nos enfants ne parlent absolument pas anglais, mais, moyennant quelques traductions, cela s'est avéré un excellent moyen de rendre la visite intéressante à leurs yeux. Nous avons renouvelé l'opération à chaque visite d'un National Park ou d'un National Monument. En plus, à la fin, les jeunes Rangers doivent prêter serment et ont droit à un badge souvenir.
Le site occupe le lit d'un lac préhistorique noyé par les coulées de boue provoquées par un volcan, emprisonnat ainsi des milliers d'animaux et de végétaux ainsi fossilisés. Des sentiers parcourent la forêt et la prairie où l'on peut observer d'impresionnants troncs de sequoia fossilisés, et croiser de nombreux écureuils.
Nous partons ensuite pique-niquer sur la Lower twin rock road, dans une aire de pique nique où nous nous sentons seuls au monde. Seuls un écureuil et un groupe de cerfs (superbe, mais le temps de dégainer l'appareil photo ils avaient disparu) nous ont tenus compagnie. Au loin un nouvel orage monte.
Après déjeûner, nous visitons le Hornbeck Homestead (emplacement de la ferme de la fin du XIXe d'une pionnière), dans un joli site hors du temps, sous un ciel de plus en plus menaçant.
http://www.nps.gov/FLFO/index.htm
Nous reprenons ensuite la route à travers la Pikes National Forest jusqu'au Wilkerson Pass où, soudainement, la route plonge dans South Park, une large dépression d'une cinquantaine de kilomètres de large au milieu des montagnes. En face, à l'ouest, la chaîne des Collegiate Peaks (Monts Princeton, Yale, Harvard...) domine South Park et la vallée de l'Arkansas.
La route traverse South Park en ligne droite. C'est une terre d'élevage et des milliers de boeufs Angus peuplent les lieux, en semi-liberté. Nous traversons ensuite la bourgade de Buena Vista, entièrement dédiée aux sports d'eau (rafting...) dans la haute vallée de l'Arkansas. Nous mettons alors cap au nord, remontant la vallée jusqu'à Leadville. Nous y avons réservé un chalet au Grand West Village, en pleine forêt... Assez cher, mais quel confort, quel calme, quel environnement !! A notre arrivée, personne à l'accueil, mais notre clé se trouve avec un petit mot dans une boîte au lettre à côté de la porte.
http://www.grandwest.com/
Après nous être installés, nous partons dîner, et essayons le Quincy's dans la rue principale. A l'entrée n nous précise que c'est menu unique : prime rib, plusieurs épaisseurs possibles. Nous prenons le plus petit morceau pour les adultes, et un pour deux pour les enfants. C'était largement suffisant, accompagné d'une pomme au four, de salade et d'une excellent sauce "horseraddish" (raifort?). Et excellent. Notre meilleur souvenir culinaire cet été !! Nous avons ce jour là commencé notre cure de viande rouge qui allait durer jusqu'à la fin du voyage (sorry doc')...
Après dîner, nous avons attendu pour admirer le feu d'artifice (ben oui, on était le 4 juillet). Bon, c'est pas une grande ville... Le 4 juillet 2007 on était à San Francisco, et la comparaison serait inconvenue !J6. 05/07/09 : LEADVILLE. Après une excellente nuit, et un réveil sous un frais soleil, nous décidons de partir randonner autour de Turquoise Lake. Las, c'était sans compter sans les moustiques, qui nous ont assaillis malgré le répulsif dont nous nous étions enduits... Nous avons fini par rebrousser chemin.
Nous avons donc finalement fait le tour du lac en voiture, avant d'aller à la Leadville National Fish hatchery, pisciculture chargée de l'élevage de différentes espèces de truites pour peupler les cours d'eau du Colorado. Une petite exposition intéressante nous apprend que les cours d'eau des rocheuses n'étaient absolument pas poissoneuses hormis la présence par endroit d'une espèce endémique la "cutthroat trout". On a alors importé la truite arc-en-ciel, qui est aujourd'hui considérée comme nuisible dans certains lacs (comme yellowstone) car elle a a pris la place de l'espèce locale. Pour un quarter, vous pouvez acheter des granulés et nourrir les truites dans les bassins. Cela amusa beaucoup les enfants.
Le temps se faisant menaçant, nous décidons exceptionnelement de ne pas pique niquer, nous nous arrêtons au safeway faire quelques courses et rentrons nous concocter un excellent repas au chalet.L'après-midi, nous allons faire un tour en ville et visiter le National Mining Hall of Fame & Museum (http://www.mininghalloffame.org/), qui retrace l'épopée de la mine à travers l'ouest américain et plus particulièrement dans les rocheuses, avec quelques expositions "grandeur nature" assez réussies. La ville de Leadville est parait-il la plus haute agglomération en Amérique du Nord. Perchée à près de 3.200 m d'altitude, le site est en effet grandioses, dans une large vallée entourée de sommets à plus de 4.200 m. La grandeur passée est encore très visible, surtout dans la rue principale avec de nombreux bâtiments d'époques. http://www.leadville.com/

Le soir nous retournons chez Quincy's et nous régalons à nouveau ! Une adresse incontournable, à l'accueil super sympa.
J7. 06/07/09 : LEADVILLE (CO) - WHEATLAND (WY) via DENVER. Nous quittons Leadville vers 9h, par le col Fremont et l'impressionnante mine Climax (cuivre), avant de rejoindre l'I 70 que nous prenons vers l'ouest, direction Denver. Nous arrivons à Denver vers 12h et nous dirigeons vers le très beau City Park. Nous nous garons près du Museum of nature and Science, et nous installons pour pique-niquer au bord d'un lac (Ferryl Lake), avec une jolie vue sur Dowtown la Front range en arrière plan. Après déjeûner, nous nous rendons en voiture vers le Civic Center. Nous y visitons le Capitole, où nous apprenons que le Colorado s'appelle le "Centennial State" car il est entré dans l'Union en 1876, soit exactement 100 ans après la déclaration d'indépendance des Etats Unis.
Vers 16h nous reprenons la route vers le nord, direction le Wyoming. Nous essuyons à nouveau un orage monstrueux, entrons dans le Wyoming, passons Cheyenne et nous arrêtons dans la petite ville de Wheatland pour la nuit. Nous avons réservé une chambre au Super 8, très récent et doté d'une jolie piscine couverte (heureusement car dehors, un orage se déchaîne) dont nous profitons avant d'aller dîner. Heureusement notre chambre ne donnait pas à l'arrière sur un parking poids lourd bruyant.J8. 07/07/09 : WHEATLAND (WY) - KEYSTONE (SD) via FORT LARAMIE. Vers 8h, nous reprenons la I25 vers le nord avant de bifurquer plein est sur la 26 vers Guernsey et Fort Laramie. A Guernsey, nous prenpns 1h pour visiter le site "Oregon trails Ruts NHS", en fait un des endroits ou le passage des convois sur la piste de l'Oregon a laissé de plus de traces. Nous sommes seuls ou presque, et le site nous a beaucoup ému : il en est passé des pionniers, des anonymes motivés par l'appât du gain ou simplement l'espoir d'une vie meilleure pour créer de telles ornières en quelques décennies...
De là, nous reprnons la route pour effectuer les quelques miles qui nous séparent de Fort Laramie. Il est environ 10h30 quand nous arrivons, et il y a très peu de monde sur place. Encore une visite comme on les aime, loin de la foule. Le lieu est intéressant, nos enfants y effectuent à nouveau un programme Junior Ranger, nous permettant d'apprendre pas mal de choses sur les site. Ancien fort militaire, puis comptoir de commerce, Fort Laramie n'a plus aujourd'hui d'enceinte mais se présente comme un ensemble de bâtiments construits autour d'une vaste esplanade : dortoirs, quartiers des officiers, magasins, prison, boulanger etc... le tout meublé, et "peuplé" de figurants en costume qui répondent volontiers à vos questions.
Après la visite et un rapide pique-nique, nous reprenons le volant, plein nord vers la région des Black Hills. Nous roulons sur la route 85 pendant 140 miles jusqu'à Newcastle, Wyoming sans croiser grand monde, au milieu des étendues semi-désertiques des plaines de l'Ouest. "Papa, Maman, c'est le pays de Yakari ici !" remarquera Arthur, 7 ans. à Newcastle, nous bifurquons vers l'est sur la route 16, direction les Black Hills qui se dessinent très nettement devant nous. En arrivant sur les premiers contreforts, nous sommes frappés par le spectacle de désolation qu'offrent des kilomètres carrés de forêt brûlée. Heureusemnt, au bout d'un moment le paysage retrouve ses couleurs, et nous circulons dans une profonde et belle forêt vallonnée. Nous passons la petite ville de Custer, sans nous y arrêter, passons au pied du monument à Crazy Horse, puis quelques minutes plus tard devant le site du Mt Rushmore. Nous arrivons enfin dans la très touristiques bourgade de Keystone, où nous avons réservé une cabine Deluxe au Powder house lodge. La cabine est très sympa, chambre séparée pour les parents, mezzanine avec 2 lits pour les enfants, grand séjour. Mais franchement, la propreté laisse à désire, on dirait que les poussières n'ont pas été faites depuis longtemps... Autre point négatif : l'eau qui coule du robinet est jaunâtre et sent le souffre ! http://www.powderhouselodge.com. Le soir nous prenons un agréable dîner sur place, dans la belle salle à manger du lodge.2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622 3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355
Conditions des femmes au maroc English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis etudiant et souhaite partir etudier un semestre à l'etranger avec ma copine.
Attiré depuis longtemps par les pays du Maghreb, j'aimerai partir a Casablanca.
Ma copine n'est pas contre mais s'inquiete un peu. Nous ne sommes ni d'origine magrhebine ni musulmans. Elle craint donc un peu de subir des regards, des remarques desobligeantes, de ne pas pouvoir sortir ou elle veut quand elle veut...
A t'elle raison d'avoir peur? Est-ce (encore?) vrai dans une ville comme Casablanca? ou bien est-ce seulement des prejugés? Pouvez-vous m'en dire un peu plus? Restez objectifs s'il vous plait.
Ma copine n'est pas contre mais s'inquiete un peu. Nous ne sommes ni d'origine magrhebine ni musulmans. Elle craint donc un peu de subir des regards, des remarques desobligeantes, de ne pas pouvoir sortir ou elle veut quand elle veut...
A t'elle raison d'avoir peur? Est-ce (encore?) vrai dans une ville comme Casablanca? ou bien est-ce seulement des prejugés? Pouvez-vous m'en dire un peu plus? Restez objectifs s'il vous plait.
Voyager avec un chien à Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de voyager avec notre chien (un mini yorkshire de 3 ans) à Madagascar, et nous aimerions savoir si tous les hôtels acceptent les chiens dans leur établissement ?
Nous aimerions également savoir quels documents nous aurons besoin pour notre chien (carnet de vaccination, certificat de bonne santé ... ) ????
Merci pour toutes réponses à venir
Voyage à moto autour de Saïgon English translation pending
Bonjour;
apres avoir cherché sur le forum j'ai pas trouvé mon bonheur alors je pose mes questions ici.
On part à 4 à Saigon entre noël et le jour de l'an, on a donc 6 jours sur place. On veut louer des motos et se balader, et faire une belle boucle pour découvrir un peu. Notre but est de rouler quelques heures par jour, voir un peu du typique. On nous a dit que c'etait pas terrible saigon et qu'hanoi etait mieux; en plus la route est tres dangereuse. Si on prends des petites pistes et des mini routes ca doit etre sympathique.
Si queqlqu'un peut nous aider dans notre planning et nous dire ou aller et ou dormir ce serait parfait.
Ps; si vous connaissez un endroit où on peu manger du cobra c'est parfait.
Merci bien
On part à 4 à Saigon entre noël et le jour de l'an, on a donc 6 jours sur place. On veut louer des motos et se balader, et faire une belle boucle pour découvrir un peu. Notre but est de rouler quelques heures par jour, voir un peu du typique. On nous a dit que c'etait pas terrible saigon et qu'hanoi etait mieux; en plus la route est tres dangereuse. Si on prends des petites pistes et des mini routes ca doit etre sympathique.
Si queqlqu'un peut nous aider dans notre planning et nous dire ou aller et ou dormir ce serait parfait.
Ps; si vous connaissez un endroit où on peu manger du cobra c'est parfait.
Merci bien
Première classe: plainte contre une compagnie aérienne English translation pending
Bonjour à tous,
Les faits :
=> Voyage Long-Courrier en Première (billet payant) sur une compagnie européenne :Siège totalement cassé, impossible à incliner durant tout le vol, voyage donc en position assise.Ecran défaillant durant tout le vol.Cabine Première complète donc pas d'alternative possible.Rapport relatant les faits établi par le Manager PNC avec contreseing du Commandant de Bord; numérisé par le Service Client.Procédure :Lettre établie à l'attention du Service Client pour demander une compensation.Réponse de ce dernier m'offrant "gracieusement" et "à titre commercial" : 20000 Miles.Expression de mon mécontentement au Service Client au sujet de cette compensation, mais refus catégorique de ce dernier de revoir son offre, ni même de répondre à mes courriers. Mes demandes de rappel téléphonique, pour essayer de trouver une solution, ne sont pas non plus honorées.Lettre au Management de cette Compagnie pour lui demander une médiation. Réponse un mois après pour me dire qu'il ne pouvait rien faire de plus que la compensation déjà "offerte".Dans ce contexte, et compte tenu de cette compensation que je trouve extrêmement faible, je songe donc à porter plainte. Je suis navré d'en arriver là, mais ils ne me laissent aucun autre choix.
Je souhaitais alors avoir votre opinion là dessus (s'il y a des Juristes ou Avocats parmi nous, merci de votre avis éclairé 🙂).
Le Siège et l'IFE ne sont certes pas contractuels au sens du Contrat de Transport, et ces questions ne sont pas régies par la Convention de Varsovie, ni par celle de Montréal. L'angle d'attaque serait donc davantage celui de l'article L121-1 du Code de la Consommation*, relatif à la publicité mensongère, dés lors qu'on m'a promis un lit plat avec un écran de divertissement, et que je n'ai eu ni l'un ni l'autre.
Je suis déterminé à aller jusqu'au bout, même si cela prendra du temps, mais je souhaitais tout de même avoir votre avis.
Les frais d'avocat ne sont pas un problème puisque qu'une grande Association de Consommateurs française est disposée à les couvrir et à se porter partie civile.
Qu'en dites-vous donc en définitive, puisque je n'ai de toute façon rien à perdre ? 🙂
* Selon l'article L121-1 du code de la consommation (loi 2008-776 du 4 août 2008) :
I - Une pratique commerciale est trompeuse si elle est commise dans l'une des circonstances suivantes :
"2° Lorsqu'elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur et portant sur l'un ou plusieurs des éléments suivants : a) L'existence, la disponibilité ou la nature du bien ou du service ; b) Les caractéristiques essentielles du bien ou du service, à savoir : ses qualités substantielles, sa composition, ses accessoires, son origine, sa quantité, son mode et sa date de fabrication, les conditions de son utilisation et son aptitude à l'usage, ses propriétés et les résultats attendus de son utilisation, ainsi que les résultats et les principales caractéristiques des tests et contrôles effectués sur le bien ou le service".
Les faits :
=> Voyage Long-Courrier en Première (billet payant) sur une compagnie européenne :Siège totalement cassé, impossible à incliner durant tout le vol, voyage donc en position assise.Ecran défaillant durant tout le vol.Cabine Première complète donc pas d'alternative possible.Rapport relatant les faits établi par le Manager PNC avec contreseing du Commandant de Bord; numérisé par le Service Client.Procédure :Lettre établie à l'attention du Service Client pour demander une compensation.Réponse de ce dernier m'offrant "gracieusement" et "à titre commercial" : 20000 Miles.Expression de mon mécontentement au Service Client au sujet de cette compensation, mais refus catégorique de ce dernier de revoir son offre, ni même de répondre à mes courriers. Mes demandes de rappel téléphonique, pour essayer de trouver une solution, ne sont pas non plus honorées.Lettre au Management de cette Compagnie pour lui demander une médiation. Réponse un mois après pour me dire qu'il ne pouvait rien faire de plus que la compensation déjà "offerte".Dans ce contexte, et compte tenu de cette compensation que je trouve extrêmement faible, je songe donc à porter plainte. Je suis navré d'en arriver là, mais ils ne me laissent aucun autre choix.
Je souhaitais alors avoir votre opinion là dessus (s'il y a des Juristes ou Avocats parmi nous, merci de votre avis éclairé 🙂).
Le Siège et l'IFE ne sont certes pas contractuels au sens du Contrat de Transport, et ces questions ne sont pas régies par la Convention de Varsovie, ni par celle de Montréal. L'angle d'attaque serait donc davantage celui de l'article L121-1 du Code de la Consommation*, relatif à la publicité mensongère, dés lors qu'on m'a promis un lit plat avec un écran de divertissement, et que je n'ai eu ni l'un ni l'autre.
Je suis déterminé à aller jusqu'au bout, même si cela prendra du temps, mais je souhaitais tout de même avoir votre avis.
Les frais d'avocat ne sont pas un problème puisque qu'une grande Association de Consommateurs française est disposée à les couvrir et à se porter partie civile.
Qu'en dites-vous donc en définitive, puisque je n'ai de toute façon rien à perdre ? 🙂
* Selon l'article L121-1 du code de la consommation (loi 2008-776 du 4 août 2008) :
I - Une pratique commerciale est trompeuse si elle est commise dans l'une des circonstances suivantes :
"2° Lorsqu'elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur et portant sur l'un ou plusieurs des éléments suivants : a) L'existence, la disponibilité ou la nature du bien ou du service ; b) Les caractéristiques essentielles du bien ou du service, à savoir : ses qualités substantielles, sa composition, ses accessoires, son origine, sa quantité, son mode et sa date de fabrication, les conditions de son utilisation et son aptitude à l'usage, ses propriétés et les résultats attendus de son utilisation, ainsi que les résultats et les principales caractéristiques des tests et contrôles effectués sur le bien ou le service".
"Une exception culturelle francaise, livre "Délires et défaites" English translation pending
Le titre exact est Délires et défaites, seulement le sous-titre, Une exception culturelle française, m'a paru plus explicite pour cette analyse historique, économique et intellectuelle de la France. Ceux qui sont passionnés par l'histoire ne trouveront pas d'informations nouvelles -ou si peu, quant aux autres ils vont regimber à coup sûr tant cet ouvrage remet en cause toutes les idées reçues et toutes celles qu'on nous a inculquées à l'école sur notre si glorieux passé francais. Pourtant Claude Fouquet nous présente, encore une fois rien de nouveau car nous savons tout, mais comme dit l'adage : " il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir".
Il est bien dommage pour moi de n'avoir pas eu en mains "Délires et défaites" avant que d'évoquer " Mémoires d'outre-tombe " et envisager une " Avenue Rommel à Berlin ", cela aurait donné plus de poids à mes digressions aventureuses. Oui, c'est fascinant de constater que nous vivons sous le manteau de légendes indestructibles...
..."Encore aujourd'hui, qui loue Louis XV d'avoir épargné toute invasion à la France, et de l'avoir pacifiquement agrandie de la Lorraine et de la Corse ? Au contraire, avec le récit des tueries et des rapines de Napoléon, qui l'a rétrécie dans le sang, Max Gallo vend bien ses livres...Pourquoi tant d'adoration pour des conquérants, des guillotineurs, d'implacables faiseurs de système et des meurtriers de masse..."
..."L'histoire de la Révolution francaise fut l'objet de falsifications dès le début, et par les acteurs eux-mêmes. C'est ainsi que le procès-verbal officiel des journées de Thermidor an II ne fut écrit qu'en l'an IV. Très tôt les historiens officiels s'étaient vu confier une mission : montrer l'Ancien Régime sous un jour honni.... "
Durant trois siècles, de Charles VII à Louis XVI, la France ne fut ni envahie, ni occupée. L'Ancien Régime n'a connu que des victoires sur terre et sur mer - en tous les cas aucune défaite qui a remis en cause la vie du royaume ; quant à la Révolution et Bonaparte nul n'est besoin de préciser leurs contributions au déclin d'un pays qui était au XVIIIe siècle le plus puissant, le plus peuplé et le plus respecté, et dont la langue etait quasiment la langue officielle de toute l'Europe. Même Louis XVI a gagné sur mer pendant la guerre en Amérique ! Jamais les Français ne se sont sentis aussi heureux, libres et enrichis que sous Louis XV ( Pierre Gaxotte. , Tocqueville...). Car l'état royal était l'état qui se mêlait le moins de la vie privée des gens. ( J'oubliais les interventions militaires de nos trois derniers rois qui se sont couronnées de succès - apprecier ou non leur pertinence n'est pas le sujet ici-, étonnant, non ? A croire que Ancien Regime égal victoires, Republique égal défaites ! Nous avons même eu une promotion militaire qui s'est nommée Dien Bien Phu et notre plus grand vaincu se trouve sous le dôme des Invalides ! En fait, il n'y aura jamais une avenue Rommel à Berlin, car il me semble que les Allemands ne sont pas du genre à se glorifier d'un désastre. Nous, on adore ça, jusque dans les sujets, heureusement moins graves comme le sport par exemple, il ne faut donc pas s'étonner que la France fut Poulidoriste, en son temps.) "Délires et défaites" aborde des questions d'une brûlante actualité : Exception judiciaire, Universalisme et idendité, Démocratie ou République ( ch 18 a 20), Qu'est-ce une nation ? (ch 28). D'accord ou pas avec l'auteur, reconnaissons que ses arguments sont remarquablement étayes - ainsi que ses lignes sur la noscivité de nos grands écrivains du XVIIIe siècle, et certains du XXe, tel Sartre, sans toutefois leur rechigner leur immense talent. Quelques chapitres sont consacrés à notre exception économique. Celui sur notre politique agricole est convainquant, mais ceux sur la relation entre l'état et l'économie prennent un peu d'eau, au regard de la crise financière dans laquelle nous sommes. Ce livre que j'ai trouvé à l'occasion d'une brocante, au mois de novembre à Paris, a été publié en 2000. Et je ne résiste pas à l'envie, pour terminer et vous inciter à vous procurer ce livre, de mettre ces quelques annotations de Claude Fouquet sur la Suisse :
..."Le peuple suisse s'est toujours prononcé contre les aventures, contre nationalisme, communisme, fascisme, militarisme, imperialisme, et toute forme de delire..."
Délires et défaites- Une histoire intellectuelle de l'exception française- Claude Fouquet Albin Michel (2000)
J'ai laissé ce livre chez "Orn's bookshop", 1051/61 Jet Yod-soi 1- à Chiang Rai. L'anglais qui tient ce lieu inhabituel pour un bookshop - c'est une maison en bois remplie de livres, il y a en même sur les marches de l'escalier- est très accueillant. Si vous lisez l'anglais, vous y trouverez un choix très large, mais la section française est bien réduite. ( Orn's est indiqué dans les guides)
..."Encore aujourd'hui, qui loue Louis XV d'avoir épargné toute invasion à la France, et de l'avoir pacifiquement agrandie de la Lorraine et de la Corse ? Au contraire, avec le récit des tueries et des rapines de Napoléon, qui l'a rétrécie dans le sang, Max Gallo vend bien ses livres...Pourquoi tant d'adoration pour des conquérants, des guillotineurs, d'implacables faiseurs de système et des meurtriers de masse..."
..."L'histoire de la Révolution francaise fut l'objet de falsifications dès le début, et par les acteurs eux-mêmes. C'est ainsi que le procès-verbal officiel des journées de Thermidor an II ne fut écrit qu'en l'an IV. Très tôt les historiens officiels s'étaient vu confier une mission : montrer l'Ancien Régime sous un jour honni.... "
Durant trois siècles, de Charles VII à Louis XVI, la France ne fut ni envahie, ni occupée. L'Ancien Régime n'a connu que des victoires sur terre et sur mer - en tous les cas aucune défaite qui a remis en cause la vie du royaume ; quant à la Révolution et Bonaparte nul n'est besoin de préciser leurs contributions au déclin d'un pays qui était au XVIIIe siècle le plus puissant, le plus peuplé et le plus respecté, et dont la langue etait quasiment la langue officielle de toute l'Europe. Même Louis XVI a gagné sur mer pendant la guerre en Amérique ! Jamais les Français ne se sont sentis aussi heureux, libres et enrichis que sous Louis XV ( Pierre Gaxotte. , Tocqueville...). Car l'état royal était l'état qui se mêlait le moins de la vie privée des gens. ( J'oubliais les interventions militaires de nos trois derniers rois qui se sont couronnées de succès - apprecier ou non leur pertinence n'est pas le sujet ici-, étonnant, non ? A croire que Ancien Regime égal victoires, Republique égal défaites ! Nous avons même eu une promotion militaire qui s'est nommée Dien Bien Phu et notre plus grand vaincu se trouve sous le dôme des Invalides ! En fait, il n'y aura jamais une avenue Rommel à Berlin, car il me semble que les Allemands ne sont pas du genre à se glorifier d'un désastre. Nous, on adore ça, jusque dans les sujets, heureusement moins graves comme le sport par exemple, il ne faut donc pas s'étonner que la France fut Poulidoriste, en son temps.) "Délires et défaites" aborde des questions d'une brûlante actualité : Exception judiciaire, Universalisme et idendité, Démocratie ou République ( ch 18 a 20), Qu'est-ce une nation ? (ch 28). D'accord ou pas avec l'auteur, reconnaissons que ses arguments sont remarquablement étayes - ainsi que ses lignes sur la noscivité de nos grands écrivains du XVIIIe siècle, et certains du XXe, tel Sartre, sans toutefois leur rechigner leur immense talent. Quelques chapitres sont consacrés à notre exception économique. Celui sur notre politique agricole est convainquant, mais ceux sur la relation entre l'état et l'économie prennent un peu d'eau, au regard de la crise financière dans laquelle nous sommes. Ce livre que j'ai trouvé à l'occasion d'une brocante, au mois de novembre à Paris, a été publié en 2000. Et je ne résiste pas à l'envie, pour terminer et vous inciter à vous procurer ce livre, de mettre ces quelques annotations de Claude Fouquet sur la Suisse :
..."Le peuple suisse s'est toujours prononcé contre les aventures, contre nationalisme, communisme, fascisme, militarisme, imperialisme, et toute forme de delire..."
Délires et défaites- Une histoire intellectuelle de l'exception française- Claude Fouquet Albin Michel (2000)
J'ai laissé ce livre chez "Orn's bookshop", 1051/61 Jet Yod-soi 1- à Chiang Rai. L'anglais qui tient ce lieu inhabituel pour un bookshop - c'est une maison en bois remplie de livres, il y a en même sur les marches de l'escalier- est très accueillant. Si vous lisez l'anglais, vous y trouverez un choix très large, mais la section française est bien réduite. ( Orn's est indiqué dans les guides)
Vietnam ou pas Vietnam? English translation pending
Salut,
jusqu'à hir, j'envisageais de plus en plus sériusement un combiné angkor+vietnam l'été prochain...
mais un psot réent sur les déboires d'un récents voyageurs, et ce que j'ai pu lire apr la suite sur le comportement des vietnamiens me refroidit qq peu...
Pouvez-vous me rassurer ?😊
J'ai envie de voir le Vietnam pour compléter ma trilogie ASE (Bali+Thaïlande+Vietnam), mais peut-être n'est-ce finalement pas une bonne idée...
En fait je recherche pour ce voyage surtout un côté nature/campagne...
je ferais bien le cambodge, mais j'ai peur que ce soit un peu trop "roots" (même si on voyage en sac-à-dos, on aime retrouver un confort "européen"...)
Merci de me rassurer/réorienter... 😉
jusqu'à hir, j'envisageais de plus en plus sériusement un combiné angkor+vietnam l'été prochain...
mais un psot réent sur les déboires d'un récents voyageurs, et ce que j'ai pu lire apr la suite sur le comportement des vietnamiens me refroidit qq peu...
Pouvez-vous me rassurer ?😊
J'ai envie de voir le Vietnam pour compléter ma trilogie ASE (Bali+Thaïlande+Vietnam), mais peut-être n'est-ce finalement pas une bonne idée...
En fait je recherche pour ce voyage surtout un côté nature/campagne...
je ferais bien le cambodge, mais j'ai peur que ce soit un peu trop "roots" (même si on voyage en sac-à-dos, on aime retrouver un confort "européen"...)
Merci de me rassurer/réorienter... 😉
Chez l'Oncle Sam - Voyage dans le Sud-Ouest Américain English translation pending
Et voilà, après de longs mois de travail, je vous livre le récit de mes pérégrinations dans le Sud Ouest du pays de l’Oncle Sam. Pas trop tôt dirons certains mais vous verrez qu’il y a de la matière à lire et que c’est plus prêt du roman que du carnet ! 😊
Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Peuples de l'Asie (suite) English translation pending
Bonjour aux braves!
Il y a trois mois, j’ai commencé un poste intitulé Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, dont voici le lien ci-dessous :
http://voyageforum.com/...ie_sud_est_D2833480/
Ce poste a gagné une certaine popularité et a maintenant dépassé 500 messages. L’équipe de VF m’a donc demandé de le clore parce que cela n’est plus gérable au point de vue informatique. Sur quoi a porté cette longue discussion qui a fait monter l’aiguille du serveur VF dans le rouge ?
Nous avons tout d’abord passé l’histoire de la Chine en revue, car elle a conditionné en très grande mesure les mouvements de populations de la Chine du Sud vers l’Asie du Sud-Est, et au-delà. Nous avons beaucoup parlé des pressions répétées sur la Chine par divers peuples évoluant au-delà de ses frontières septentrionales, des migrations Malayo-Polynésiennes issues de Taiwan et plus loin dans le temps de la Chine du Sud, des Hmong-Mien, des Khmer etc…. En route, j’ai tenu à introduire des explications concernant les familles linguistiques de ces peuples et leurs filiations génétiques. Nous en étions arrivés aux Thaï.
J’ai beaucoup apprécié les contributions d’un petit groupe de lecteurs que je remercie chaudement pour leur fidélité et la qualité de leurs interventions. À vrai dire, je pense avoir largement couvert le sujet que je m’étais donné au départ et je pourrais m’arrêter là. Cependant, il me reste quelques « fils à remonter », qui probablement ne demanderont pas une autre discussion de 500 messages, mais sait-on jamais ?
Voici donc la suite.
Il y a trois mois, j’ai commencé un poste intitulé Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, dont voici le lien ci-dessous :
http://voyageforum.com/...ie_sud_est_D2833480/
Ce poste a gagné une certaine popularité et a maintenant dépassé 500 messages. L’équipe de VF m’a donc demandé de le clore parce que cela n’est plus gérable au point de vue informatique. Sur quoi a porté cette longue discussion qui a fait monter l’aiguille du serveur VF dans le rouge ?
Nous avons tout d’abord passé l’histoire de la Chine en revue, car elle a conditionné en très grande mesure les mouvements de populations de la Chine du Sud vers l’Asie du Sud-Est, et au-delà. Nous avons beaucoup parlé des pressions répétées sur la Chine par divers peuples évoluant au-delà de ses frontières septentrionales, des migrations Malayo-Polynésiennes issues de Taiwan et plus loin dans le temps de la Chine du Sud, des Hmong-Mien, des Khmer etc…. En route, j’ai tenu à introduire des explications concernant les familles linguistiques de ces peuples et leurs filiations génétiques. Nous en étions arrivés aux Thaï.
J’ai beaucoup apprécié les contributions d’un petit groupe de lecteurs que je remercie chaudement pour leur fidélité et la qualité de leurs interventions. À vrai dire, je pense avoir largement couvert le sujet que je m’étais donné au départ et je pourrais m’arrêter là. Cependant, il me reste quelques « fils à remonter », qui probablement ne demanderont pas une autre discussion de 500 messages, mais sait-on jamais ?
Voici donc la suite.
Retour du Vietnam après trois semaines de voyage English translation pending
de retour du Vietnam après 3 semaines de voyage, paysages somptueux quel beau pays.
Mais arnaque à tous les coins de rue, évidemment quelques rencontres sympas mais trop peu pour rattraper le coup !
C'est bien la première fois que je rentre d'un voyage aussi décue.
Il est peu probable que j'y retourne un jour.
Patoune
Patoune
Orlando-Nouvelle Orléans: avion ou voiture, Atlanta, Memphis? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme je le disais hier dans un message, je suis en train de me triturer les méninges pour réfléchir à toutes les possibilités que je pourrais envisager pour un voyage en Floride et en Louisiane, avec éventuellement un arrêt dans la région d'Atlanta (pas encore sûr).
En utilisant la fonction Rechercher du forum, je me suis aperçue, notamment, grâce à des posts de LiseDenise, que la côte nord-ouest de la Floride, que je ne connais pas, est très belle (Pensacola, Port St Joe, Fort Walton). Je vois aussi que Françoise parle souvent des beaux paysages de l'Alabama.
Ma question est donc la suivante : est-ce intéressant, touristiquement parlant, de faire le trajet Orlando - New Orleans en voiture ? Quelles pourraient être les étapes sympas ? Ou vaut-il mieux prendre un vol low cost ? (Southwest, a priori).
Pour rappel, nous sommes 2 adultes et un enfant de 9 ans. A ce sujet, j'hésite à arriver à Miami ou à Orlando depuis l'Europe. Je pencherais pour Miami car de là, nous irions aux Everglades puis sur la côte ouest (Naples, Fort Myers) avant de remonter sur Orlando. MAIS : comme nos jours de vacances sont comptés, que nous connaissons Miami pour y être allés quelques fois sans notre fils et que celui-ci n'y trouverait peut-être pas grand intérêt, j'envisage d'arriver directement à Orlando. Le problème : j'aimerais faire de l'airboat. Connaîtriez-vous un endroit où c'est possible dans le centre de la Floride, ou faut-il obligatoirement aller dans la région des Everglades pour ça ?
Dernière question, au cas où nous irions à Atlanta après un petit circuit en Louisiane (au sens large) : la route entre Natchez et Atlanta vaut-elle la peine ? Car là aussi, je vois que je pourrais trouver des vols low cost. Sinon, j'envisageais éventuellement de remonter vers Memphis par la Natchez Trace. Cette route est-elle intéressante ?
Voilà, comme vous le voyez, ça part dans tous les sens, mais ça bout tellement là-dedans que j'avais besoin d'exprimer ça et d'en parler "à la communauté". Je suis preneuse de tous les avis et commentaires possibles !
Merci beaucoup ! 🙂
Comme je le disais hier dans un message, je suis en train de me triturer les méninges pour réfléchir à toutes les possibilités que je pourrais envisager pour un voyage en Floride et en Louisiane, avec éventuellement un arrêt dans la région d'Atlanta (pas encore sûr).
En utilisant la fonction Rechercher du forum, je me suis aperçue, notamment, grâce à des posts de LiseDenise, que la côte nord-ouest de la Floride, que je ne connais pas, est très belle (Pensacola, Port St Joe, Fort Walton). Je vois aussi que Françoise parle souvent des beaux paysages de l'Alabama.
Ma question est donc la suivante : est-ce intéressant, touristiquement parlant, de faire le trajet Orlando - New Orleans en voiture ? Quelles pourraient être les étapes sympas ? Ou vaut-il mieux prendre un vol low cost ? (Southwest, a priori).
Pour rappel, nous sommes 2 adultes et un enfant de 9 ans. A ce sujet, j'hésite à arriver à Miami ou à Orlando depuis l'Europe. Je pencherais pour Miami car de là, nous irions aux Everglades puis sur la côte ouest (Naples, Fort Myers) avant de remonter sur Orlando. MAIS : comme nos jours de vacances sont comptés, que nous connaissons Miami pour y être allés quelques fois sans notre fils et que celui-ci n'y trouverait peut-être pas grand intérêt, j'envisage d'arriver directement à Orlando. Le problème : j'aimerais faire de l'airboat. Connaîtriez-vous un endroit où c'est possible dans le centre de la Floride, ou faut-il obligatoirement aller dans la région des Everglades pour ça ?
Dernière question, au cas où nous irions à Atlanta après un petit circuit en Louisiane (au sens large) : la route entre Natchez et Atlanta vaut-elle la peine ? Car là aussi, je vois que je pourrais trouver des vols low cost. Sinon, j'envisageais éventuellement de remonter vers Memphis par la Natchez Trace. Cette route est-elle intéressante ?
Voilà, comme vous le voyez, ça part dans tous les sens, mais ça bout tellement là-dedans que j'avais besoin d'exprimer ça et d'en parler "à la communauté". Je suis preneuse de tous les avis et commentaires possibles !
Merci beaucoup ! 🙂
Vos avis sur circuit sur la côte ouest américaine et Yellowstone? English translation pending
Bonjour,
Enfin notre rêve d'enfant a ma femme et a moi n'a jamais été aussi prêt. En effet nous prevoyons de faire un voyage au USA sur la cote Ouest en 2010 surement juin ou juillet de 4 semaines. J'ai lu beaucoup de choses mais bon j'ai pas mal de questions. Pour vous donner un peu notre profil nous ne souhaitons pas faire de randonnées dans las parcs mais juste les visiter, prendre des photos et flaner un peu. Alors j'ai une esquisse de parcours en tête mais au vu des distances que j'apprehende encore mal je crois que cela parait impossible et je souhaite savoir ce que vous en penser sachant que je suis peut être a cote de la plaque mais bon je me lance.
je souhaieterais faire les etapes classiques comme: Los Angeles Barstow Needles, Seligman(pour prendre un peu de la route66), Williams, Flagstaff, peut être Sedona) Grand Canyon Page (Monument Valley, Lac Powel, Antelope, horseshoe bend etc..) Moab (Needles Overlook, Canyonlands, Arches etc..) Bryce canyon Zion Las Vegas mammoth lake Yosémite San Francisco
bon je ne sais pas encore dans quel ordre exactement (vos conseils me seront précieux pour éviter des km pour rien) et la ou je suis un peu fou c'est que j'aimerais faire aussi yellowstone et le grand teton mais il me semble que la distance est trop grande. J''avais penser peut etre arriver a Denver dans le Colorado puis direction yellowstone et redescendre vers moab, page etc.. mais qu'en penser vous? Est ce possible?
Nous avons choisi plutot la voiture et a ce propos concernant les hotels(pour les villes comme Los angeles, san francisco et las vegas c'est sur je dois réserver) mais pour le reste? car si on a un empêchement ça se passe comment ?
Pour ce qui est du temps. Je ne souhaite pas passer trop de temps a Los Angeles car je ne souhaite pas faire de parc d'attractions donc 1 jour me semble suffisant, a San Francisco je penses que deux 2 jours suffiraient , a Yellowstone 3 jours et a Las Vegas 1 jour. Qu'en pensez vous?
Merci pour toutes les infos, conseils que vous voudrez bien me donner.
Enfin notre rêve d'enfant a ma femme et a moi n'a jamais été aussi prêt. En effet nous prevoyons de faire un voyage au USA sur la cote Ouest en 2010 surement juin ou juillet de 4 semaines. J'ai lu beaucoup de choses mais bon j'ai pas mal de questions. Pour vous donner un peu notre profil nous ne souhaitons pas faire de randonnées dans las parcs mais juste les visiter, prendre des photos et flaner un peu. Alors j'ai une esquisse de parcours en tête mais au vu des distances que j'apprehende encore mal je crois que cela parait impossible et je souhaite savoir ce que vous en penser sachant que je suis peut être a cote de la plaque mais bon je me lance.
je souhaieterais faire les etapes classiques comme: Los Angeles Barstow Needles, Seligman(pour prendre un peu de la route66), Williams, Flagstaff, peut être Sedona) Grand Canyon Page (Monument Valley, Lac Powel, Antelope, horseshoe bend etc..) Moab (Needles Overlook, Canyonlands, Arches etc..) Bryce canyon Zion Las Vegas mammoth lake Yosémite San Francisco
bon je ne sais pas encore dans quel ordre exactement (vos conseils me seront précieux pour éviter des km pour rien) et la ou je suis un peu fou c'est que j'aimerais faire aussi yellowstone et le grand teton mais il me semble que la distance est trop grande. J''avais penser peut etre arriver a Denver dans le Colorado puis direction yellowstone et redescendre vers moab, page etc.. mais qu'en penser vous? Est ce possible?
Nous avons choisi plutot la voiture et a ce propos concernant les hotels(pour les villes comme Los angeles, san francisco et las vegas c'est sur je dois réserver) mais pour le reste? car si on a un empêchement ça se passe comment ?
Pour ce qui est du temps. Je ne souhaite pas passer trop de temps a Los Angeles car je ne souhaite pas faire de parc d'attractions donc 1 jour me semble suffisant, a San Francisco je penses que deux 2 jours suffiraient , a Yellowstone 3 jours et a Las Vegas 1 jour. Qu'en pensez vous?
Merci pour toutes les infos, conseils que vous voudrez bien me donner.
S'installer au Maroc English translation pending
Bonjour!
je suis tunisienne et je souhaite m'installer au Maroc en decembre 2009 ou au plus tard en janvier 2010 mais j'ai quelques questions qui me préoccupent:
1/Quand on est tunisien, est ce qu’on a besoin d’une carte de séjour pour s installer au Maroc pour une longue période ?
2/ le loyer, est ce que c’est facile de trouver un petit studio à casa qui soit meublé et à quel prix ? Est ce que la colocation est une solution quand on est étranger.
3/le travail, je sais que la situation est la même qu en Tunisie, mais est ce que c est facile de trouver un travail dans un centre d’appel. J’ai une expérience de 4ans dans l’assistance technique et j’aimerais trouver un poste d’hotliner. Est-ce que B2S, webhelp ou TP recrutent toujours et comment les contacter ?
4/Est-ce que j’ai la possibilité de reprendre mes études au Maroc, je vous explique la situation, j’ai un diplôme universitaire en génie biomédicale BAC+3( c’est le choix de mes parents), mais je suis passionnée par les langues en particulier celle de schekspeare, est ce que je peux commencer la préparation d une maîtrise en langue anglaise et si oui combien ça coûte ?
Voilà, j espère trouver de réponses car j’ai hâte de me lancer dans cette aventure. AU PLAISIR DE VOUS LIRE
Voilà, j espère trouver de réponses car j’ai hâte de me lancer dans cette aventure. AU PLAISIR DE VOUS LIRE
Enquête d'opinion sur les applaudissements à l'atterrissage English translation pending
Bonjour tout le monde.
Passionné par l'étude du comportement humain et notamment celui des touristes, cela fait longtemps que je m'interroge sur les raisons psychologiques poussant traditionnellement certains passagers vacanciers à applaudir vers la fin de l' atterrissage de leur avion. 🤪 (réaction n'existant exclusivement ou presque que sur les vols charters)
Perso, cela me fait irrésistiblement penser aux anciennes réactions infantiles, de l'époque où nous chantions "merci chauffeur" au conducteur de car nous ayant transportés à destination des colonies de vacances, réactions qui ressurgiraient ici de l'inconscient chez certains adultes mais "murement" maîtris��es pour se transformer en applaudissements.
Il serait très intéressant, entre autres, de pouvoir lire l'avis d'un commandant de bord à ce sujet, lui qui vit cette situation quotidiennement.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Passionné par l'étude du comportement humain et notamment celui des touristes, cela fait longtemps que je m'interroge sur les raisons psychologiques poussant traditionnellement certains passagers vacanciers à applaudir vers la fin de l' atterrissage de leur avion. 🤪 (réaction n'existant exclusivement ou presque que sur les vols charters)
Perso, cela me fait irrésistiblement penser aux anciennes réactions infantiles, de l'époque où nous chantions "merci chauffeur" au conducteur de car nous ayant transportés à destination des colonies de vacances, réactions qui ressurgiraient ici de l'inconscient chez certains adultes mais "murement" maîtris��es pour se transformer en applaudissements.
Il serait très intéressant, entre autres, de pouvoir lire l'avis d'un commandant de bord à ce sujet, lui qui vit cette situation quotidiennement.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Classement 2009 des aéroports English translation pending
Nouveau millésime de ce sondage, dont je souscris aux conclusions...
Heathrow et Roissy pires aéroports au monde, selon une étude SYDNEY, 23 octobre (Reuters) - Les aéroports Heathrow de Londres et Roissy Charles-de-Gaulle sont les pires au monde, selon une étude réalisée auprès de 14.500 voyageurs réguliers. Les autres aéroports les moins appréciés des voyageurs sont ceux de Los Angeles, Francfort et Miami, montre ce sondage réalisé pour Priority Pass, un réseau de salons VIP, publié vendredi. Comme l'an dernier, les personnes interrogées ont plébiscité les aéroports Changi de Singapour et Chek Lap Kok de Hong Kong. L'aéroport favori des voyageurs en Europe est celui d'Amsterdam Schipol. Les personnes interrogées, issues de 160 pays, sont des voyageurs réguliers ayant effectué en moyenne 17 vols au cours des 12 derniers mois. (Belinda Goldsmith, version française Clément Dossin)
Heathrow et Roissy pires aéroports au monde, selon une étude SYDNEY, 23 octobre (Reuters) - Les aéroports Heathrow de Londres et Roissy Charles-de-Gaulle sont les pires au monde, selon une étude réalisée auprès de 14.500 voyageurs réguliers. Les autres aéroports les moins appréciés des voyageurs sont ceux de Los Angeles, Francfort et Miami, montre ce sondage réalisé pour Priority Pass, un réseau de salons VIP, publié vendredi. Comme l'an dernier, les personnes interrogées ont plébiscité les aéroports Changi de Singapour et Chek Lap Kok de Hong Kong. L'aéroport favori des voyageurs en Europe est celui d'Amsterdam Schipol. Les personnes interrogées, issues de 160 pays, sont des voyageurs réguliers ayant effectué en moyenne 17 vols au cours des 12 derniers mois. (Belinda Goldsmith, version française Clément Dossin)
D'Afghanistan au Laos ( Inde, Népal, Myanmar, Bangladesh 2009) English translation pending
Bonjour tout le monde Ca y est c est fait! Je viens de traverser l Afghanistan. Et ce qui est sur c est que ce n a pas ete un trip de tout repos. Je suis arrive jeudi 19 fevrier 2009 a Kabul en pleine tempete de neige. Ce qu il faut savoir c est que la capitale de lAfghanistan se situe a 1700 metres d altitudes et est dans une cuvette entouree de montagnes culminants a plus de 4000 metres. L atterissage n est donc jamais facile. Et ce coup ci, bien entendu, avec ma chance legendaire, le pilote a du s y reprendre plusieurs fois avant d atterir. Je peux vous assurer qu un avion qui reprend de l altitude en urgence c est pas rassurant; ce qui l est encore moins c est de voir les montagnes se repprocher alors que le pilote a fait une annonce peu rassurante finissant par le traditionnel "Inch Allah". Enfin bon, finalement l avion a reussi a atterir et j ai pu poser le pied sur le sol afghan, un sourrire triomphant sur le visage. Visage qui n a pas tarde a se retrouve trempe couvert de neige. Bien entendu la voiture que devait m envoyer l hotel n etait pas la et il afallu que je me debrouille. Pour 10dollars j ai trouve un chauffard anglophone qui m a conduit au "Kabul Lodge" mon hotel. La traverse de Kabul avait quelquechose d assez irrealiste. La neige et les nuages rendait la visibilite presque nulle mais j arrivais a entraprecevoir quelques decombres. L armee et la police partout. Notre ami Sarkozy reverait je suis sur d equiper nos chers poulets de kalachnikov et leurs voitures de fusils mitrailleurs. Une fois sur place j ai integre une magnifique chambre serti de tapis, habillee de vieux meubles coloniaux et chauffee au poelle a bois. La securite de l hotel estexceptionelle, elle n est pas assure par le proprio mais par l armee puisque sa localisation est dans la meme rue que le ministere de l interieur. En tchatchant avec quelques clients j ai appris que le ministere avait explose il y a moins d un an et qu il etait donc fort peu probable que cela recommence. Ce n est pas vraiment rasurant surtout quand ils me racontent qu il y avait des morceaux de cadavres dans tout le jardin et meme jusque dans certaines chambres. Apres diner je me laisse embringuer a "l atmosphere" un bar/restaurant pour ecluser quelques bieres. A la table d a cote quatres espionnes britaniques me sont designes ironiquement par Lorene une ecossaise. Les discussions sont assez hallucinantes, ca varit de : " vaut il mieux se faire tirer dessus ou se faire exploser par une bombe" a " a quel point c est contraignant de devoir garder son telephone allume pour etre averti des differentes bombes ou alertes journalieres". Vendredi 20 fevrier. Je quitte Kabul a 7h du mat. A bord d un 4x4 de location et muni d un chauffeur et d un guide(chauffeur/traducteur/debrouillard mais pas trop/neveu du gerant de l hotel), nous partons vers le nord toujours sous la neige et les nuages. Notre premiere pause nous servira a acheter des chaines puis nous attaquons la Salang Pass. Un petit point sur la conduite en Afghanistan : - Pas de code de la route - Le permis ne sert qu avoir l autorisation de passer de province en province - La conduite n est ni a droite ni a gauche - Les ronds points ne sont vraiment pas a sens unique La Salang Pass ou le col de Salang si vous preferez est le col le plus haut du pays: 3600 metres. La route est bonne et les tunnels sont de purs chef d oeuvres d architecture sovietique. Sauf qu ils ne sont pas pourvus d aeratioin et qu l un d eux fait 12 km de long; c est 1/2 heure d embouteillage dans un tunnel : aucune visibilite, mal de crane suffocation...etc Passer les montagnes nous arrivons dans les plaines des provinces de Baghlan et Kundunz. Imaginez la plus grande plaine que vous n ayez jamais vu, multipliez la par 100 et vous serez encore loin de la realite. Mon appareil photo s est avere incapable d en capturer toute l immensite. "Les cavaliers" de Kessel en tete j imagine sans peine le plaisir que ce doit etre de chevaucher ici. En fin d apres midi nous arrivons finalement a Mazar e Sharif dans la province de Samangan a 20 km de l ouzbekistan. La recherche d un hotel s avere ardu. Au final je trouve une chambre pour 30$ dans unj vieux batiment aux formes plus que stalinienne. Je fais ma premiere rencontre avec la bouffe afghane et c est un veritable coup de foudre : brochette de kebab+ riz au raisins et au moutons et surtout de l excellent pain(nan). Je passe la nuit tresd peu rassurer voir pas du tout par ce decor a la shining. Surtout que je suis seul dans l imense batisse et que ma chambre est la seule piece a avoir l electricite. Les hurlements des loups n ont eux aussi rien pour me reconforter. Samedi 21 fevrier. Nous partons a 7h30 pour visiter Balkh "la mere des villes". Cette ville la plus vieilledu pays aurait selon les musulmans ete trouve apres le deluge par Noe. Elle est particulierement connu pour etre le lieue de naissance de Zoroastre. Elle a ete conquise par Alexandre le grand et date de 600 ans avant JC(pas Jean Claude). Elle lui servit de base pour la conquete de l asie centrale. Et c est ici qu il a epouse Roxane( toujours pas celle de la TV). Par la suite Marco Polo y fit un rapide passage mais la ville avait ete detruite et ne restait que des ruines. Aujourd hui la ville est principalement connu pour etre au canabis ce que la Colombie est a la cocaine. On y trouve donc le meilleur Charas(hashish) d Afghanistan, donc du monde(ce que je confirme). De retour a Mazar e Sharif je visite l un des principaux lieux de pelerinage du pays "Shrine of Hazrat Ali". L interieur m est interdite n etant pas musulman. Les legendes racontent que le corp d Ali fut ramene d Iraq pour etre brule a Balkh et enfoui ici. Nous reprenons ensuite la route et je me regale a conduire le 4x4 a tombeau ouvert a travers les plaines. Puis une pause repas avec des sortes de raviolis geantes servies dans du yaourgt et les traditionnels kebabs de foie de moutons. Je visite ensuite "Takhat e Rostam". Bien entendu les talibans ont detruit les boudhas mais ils n ont pas reussi a exploser l enorme pilier creuser dans la roche. Rostam etait un hero, un vrais. Il aurait pu, il aurait du etre Marseillais. Pendant sa sieste sur une colline, on lui vola ses chevaux. Sans se demonter il alla voir le roi de Samangan et lui ordonna de retrouver ses chevaux ou il brulerais la ville. Le roi l invita a dormir et lui promis qu il aurait ses chevaux au reveil. Pendant la nuit la fille du roi, seduite par la force et le panache de Rostam vint lui rendre une visite nocturne. Elle se proposa a lui mais il refusa. "J ai mange la nourriture de ton pere, je dors dans ses murs, je ne peux te prendre, ca me serait nefaste( oui je sais, ca c est pas tres marseillais)" Elle : "Oh oui prends moi, prends moi!!!!" Rostam fit appeler le roi qui la fit egorger (mais non je deconne!). Il fit donc appeler le roi et lui dit vouloir epouser sa fille. A minuit le soir meme ils se marierent et a minuit une ils forniquerent. Au matin il la quitta pour rejoindre son armee en lui laissant une epauliere qu elle devrait transmettre a leur fils. Bien sur elle etait tombe en ceinte et bien sur ce serait un garcon. 17 ans plus tard Sourable fameux fils etait devenu le commandant de l armee royale. Son grand pere l envoya combattre une arme dans le desert. Et bien entendu il du combattre Rostam sans savoir qui c etait. Leur lutte a main nu dura 3 jour mais Rostam triompha en lui mettant un coup de couteau dans lew ventre en traitre. Les derniersd mots de Sourab furent "si tu avais affronter mon pere il t aurait egorger sans forcer". C est comme ca que Rostam devina qu il etait le pere puisque il etait toujours le plus fort avec un couteau contre un adversaire honnete a main nu. Le Takhat e Rostam a ete construit par Rostam en en l honneur de son mariage avec le fille du roi de Samangan. Juste avant de rentrer dans Pul e Khumri notre seconde halte, nous sommes arretes par un groupe arme tres agressif. Bien que pas en tenu ils se disent de la police et veulent me fouiller. La je flippe horriblement et me vois deja en prison a la midnight express. Ils nous laissent finalement partir et je ne fais pas du tout le melin encore sous le choc de leur agressivite. A ce moment la je me suis rendu compte que je suis vraiment seul au monde, personne ne sait ou je suis et j ai loue la voiture au black. La nuit a empire les choses puisque ne trouvant pas d hotel, j ai dormi dans dans une chambre de la radio locale a 30 metres de ces putains de loups hurlant a la lune toute la nuit. Dimanche 22 fevrier Depart a 6h direction Bamiyan. En Afghanistan il y a 4 types de routes : - Freeway : ce qu ils appellent une autoroute mais qui n est en fait qu une route goudronne. - Primary road : Ce que nous appellerions une route de campagne - Secondary road : un chemin vicinal - Tertiary road : J ai malheureusement la malchance de les essayer. La journee passe dans des paysages de montagne fracassant au milieu de l afghanistan profonde. Le seul detail rigolo a ete lorsqu on a croise des militaires neo zelandais qui m ont regarde passe avec des yeux ahuris et ne m ont absolument pas cru lorsque je leur ai dit etre un touriste/routard. J arrive finalement a Bamiyan. La bouffe est moins seduisante que les jours precedents. La neige commence a tomber dru. La recherceh d un hotel se solde par 60$ pour une chambre surplombant la valee. Valee ou les niches des boudhas me rappelle bien trop l absence des boudhas a mon gout. Je passe la soiree a tchatcher avec les deux cieux de l hotel. Nous parlons histoires et politique. Ils sont tre peu convaincu par les elections a venir et critique la main mise des americains et de l onu sur le gouvernement. Ils me parlent aussi des problemes de representativite ethniques et regionales. Nous tombons d accord sur la necessite d une republique federale comme l a connu l Espagne avec un grand E, la seule la vrai pas la faschiste et royaliste d aujourd hui. Lundi 23 fevrier Je me leve a 6h gele par les -2 degres qui m ont rejoint pendant la nuit puisque bien entendu le principe d un poelle a bois c est que si l on n y met pas de bois il ne chauffe plus. Il m aura malheureusement ete impossible de me rendre a la vallee du dragon et aux lacs de Band e Amir a cause de la neige et des difficultes de timing. C est dommage, j aurais adorer decouvrir de mes yeux le corp du dragon terrasse par Ali et les lacs creuses par ses coups d epee. Pour rentrer sur Kabul nous suivons la trace d Alexandre le grand qui a du lui aussi se geler les couilles. Nous empruntons la Shibar Pass(2960 metres). Le chemin est completements enneige et parseme de cadavre de tank sovietique. Tous les montagnards portent un fusil mais pas de chaussettes. Lorsque nous passons a cote d un camp de deminage je me met a me poser des questions sur la veritable connaissance de la route par mes chauffards. Se faire braquer par un fusil mitrailleur parceque ma voiture a trop ralenti a cote des 4x4 de l armee n est decidement vraiment pas rassurant. J arrive finalement a Kabul a la tombee de la nuit et decouvre pour la premiere fois a quel point la ville est en miettes. Mardi 24 fevrier Pour une fois je me leve relativement tqrd, 8h. Aujourd hui je pars a la decouverte de Kabul, c est vivant, plein de burqas. Je fais pas mal de shopping : une couverture en poil de chameau, des habits traditionels...etc La suite au prochain episode. Bises Dju
Mercredi 25 fevrier Je n ai rien a faire de la journee a part recupere mon billet d avion, je ne vais que regarder les boys de l hotel jouer au volley ball et et me plonger profondement dans "mort dans l apres midi". Il faut reconnaitre a Heminguay qu il a reussi ici une splendide vulgarisation et encyclopedie sur la corrida. Lorsqu on sort de ce bouquin, on n a qu un regret, ne pas etre a l epoque de Belmonte et Juanito pour les admirer danser et tuer. Le soir, je retrouve les trois allemands et l ecossaise pour en plaine nuit partir seul et a pied. L eclairage plus que relatif, la neige et la boue rende la traverse du quartier incertaine. Les quelques passant que nous croisons devisagent notre eaquipage ebahit par ce groupe dont la moyenne doit etre a 1m85. Nous arrivons finalement au siege des nations unis, passons les diverses fouilles et presentons nos divers papiers d identites pour recevoir nos badges d accreditations. Enfin dans le saint des seins nous accedons au bunker le restaurant, buffet, bar. Au cas ou vous vous posiez la question, ils n ont pas ete tres imaginatifs et c est un vrai bunker. Ce soir c est salsa night! Apperement avec le kit de survi fournit pour chaque expatrie de l ONU il y a un cd de salsa. Mes nouveaux collegues qui eux ne sont pas des privilegies(si cous savez comme ils en bavent d envie), m explique qu au kossovo, au Tadjikistan en Coree du nord le mercredi soir dans les locaux de l ONU c est salsa night. Regarder l allemand de 2m05 danser un tango endiable avec la cosaque de 1m40 a quelque chose d assez comique. Apres quelques bieres je rentre me coucher bien decider a gerer mon poelle a bois comme un chef pour ne pas me geler au reveil. Jeudi 26 Fevrier Je suis un dieue du poelle a bois. Ce matin en me levant il devais faire presque 9 degres dans ma chambre et dans le poelle une faible braise survivait. Je saute dans la chose qui me sert de taxi j usqu au premier des nombreux arret de securite bordant l aeroport. Sans faire le marseillais; l acces au batiment est separe en trois zones. Chacune d entre elle comprends une fouille physique d entree et de sortie plus une fouille des sacs complete de sortie. On traverse chacune de ces zones soit a pied soit en bus. Une fois dans l aeroport on a droit a encore 3 ou 4 fouilles mais le top c est d etre fouiller par le stewart de air india au moment de monter dans l avion. Le retour a delhi est liberateur. Je recupere une chambre dans l hotel de la semaine derniere, je ssuis heureux comme un pape de prendre une douche chaude, mais plus que tout de ne pas crever de froid en me sechant. Pahar Ganj est un peu le Kao San road de Bangkok, on s y fait brancher toutes les minutes par des rabatteurs : "Internet sir? Visit my shop sir? Hi sir, shoes shinning sir? Beer sir? Haschish sir?". La grosse differrence c est qu il y a beaucoup moins d alcool, quasiment pas de putes et le sol n est pas goudronne. On mange donc pas mal de poussiere. Pour esasayer de temperer mes effusions stomacales je tente un mac do vegetarien mais c etait en oubliant que le coca y est un melange de sirop et d eau. Vendredi 27 Fevrier Aujourd hui j ai deci de de visiter Delhi a pied, je me lance donc en tong a l assaut de la ville. Je traverse la gare et l infini continuite de travaux ambiants pour arriver finalement proche du vieux Delhi. Et la, je debarque dans le ghetto de Varsovie. L histoire de l Inde ne se melange pas a celle de l islam. Elle en est entre melee mais comme au USA, il y a l hypocrisie du melting pot et la realite du salad bol. On retrouve donc comme a Marseille un quartier musulman pauvre dans le centre ville. Ca sent la viande. J y retrouve tout les plaisires de ne pas y voir de touristes et toute la seine curiosite des regards et coups d oeils. Je suis a Noaille, je suis a Belsunce, je suis a la maison. Lorsque j en sort c est pour aterir sur Conaught Place : boutique Levi s, Nike, Adidas, Mac Do, KFC...etc Puis de retour dans Pahar Ganj je retrouve la mauvaise fois et la malhonnetetee des vendeurs asiatiques : je suis oblige de plus que monter le ton pour me faire rembourser un pantalon trop petit, achyete 15 minutes avant. Me l ayant promis remboursable puisque pas essayable dans la rue. Samedi 28 Fevrier Reveil 3h du matin pour un avion qui pertira avec tellement de retard qe j arriverais a 10h a Kathmandou. La, quel plaisir d eviter la queue des visas puisaue le mien a deja ete fait en France. A la sortie de l aeroport : NAMASTE. Je ne chance pas d argent mais negocis mon taxi en roupies indienne et grace a ca paie au final moins cher que le prix regulier: 150 Rps. Dans Thamel, le quartier touristique je reconnais presque immediatement les rues et retrouve mon vieil hotel, le "red planet". a mise en place d un gouvernement communiste ne transpire nulle part mise apart quelques affiches vite arrachees. Je te les metrais tous au goulags tous ces arracheurs d affiches fous. La ville a clairement explose que ce soit demographiquement ou son expension geographique. A 12h40 je saute dans un taxi pour aller chercher le cactus a l aeroport. J y passe les barrages de securites en bluffant les flics et j attends Solange aux bagages. Elle arrive enfin! Non taxi ne nous a pas attendu et je suis oblige de refaire le coup des roupies indiennes pour avoir un tarif descent. Il faut savoir qu en asie, a la sortie d un aeroport c est un systeme mafieu qui rackette litteralement les voyageurs et va du double au triple du prix regulier. Une fois ses affaire sposes a l hotel nous partons nous promener dans la moyenne ville. Les minots jouent a faire mordre les chiens dans des bombes a eau. Tout le monde nous devisage; pour deux raisons : tout d abord je suis habille a l afghane ensuite 80% des touristes ne sortent pas ou peu des sentiers battus meme en ville. Nous nous couchons super tot epuis e par nos reveil hyper matinaux et nos differents decalage horraires. Dimanche 1er Mars Nous nous reveillons tot et partons a la recherche d un petit dejeuner. Nous nous etablissons finalement dans une gargotte ou mon magnifique accent marseillais jette la confsions dans la commande de notre breakfast. Mes oeufs seront donc remplaces par du riz. Mais a 1euro 30 le petit dej pour deux on peux se permettre de jetter de la nourriture. Le rste de la journee s ecoulera tranquilement entre falafels, promenades, quelques photos, rabattages incessant de vendeurs de pashmina, de treck, de haschisk et les traditionnels mendiants. Une idee dee fou me traverse l esprit : acheter une moto pour la revendre au Bangladesh et en profiter pour traverser le pays a la Easy rider. La complexite des formalites et l ebsence de preparation post voyage me refroidi vite et Solange me convaint que de louer des motos dans chaques provinces sera deja largement suffisant. Au soir nous partons boire un coup et la je me rends compte a quel point la ville a changee : la musique forte, le rock, l alcool...etc Certe ca reste Kathmandou mais en trois les choses ont vraiment bouges. La suite au prochain episode Bises Dju
Lundi 2 Mars Kathmandou s est erige a une altitude de 1300 metres environ. De son sud-est en coule une vallee et tout autour s envole les sommets. Notre bien que correct s avere a la limite de ce que l on doit attendre d un point de vue du confort. L eau n est pas assez souvent chaude et le matelas est nepalais : 4 petits centimetres d epaisseur pose sur un sommier en planche. Lorsque le reveil sonne a 7h20 nos corps sont legerement courbattus surtout mon dos. Apres 2 mois a dormir seul il faut un leger temps d adaptation a nos corps pour retrouver le plaisir de dormir emmeles. Solange se laise seduire par du muesli au yaghourt local dont la couleur est bien plus jaune que blanche et je prends plaisir a la voir se regaler. Nous allons ensuite chercher le scooter reserve la veille. C est un petit 100cc, juste ce qu il nous faut pour terainouiller dans Kathmandou et ses environs. Les nepalais nous regardent passer et sont ebahis. Je suis sur que certains en nous suivant6 du regard ont du se manger un poteaux, en effet c est Solange qui conduit son homme d 1m90 et ca c est assez extraordinaire pour eux. L accueil d une amvassade en dehors du territoire francais est toujours agreable, a croire que l air parisien rends con. La paperrasse vite expediee nous quittons le sol bengali pour aller visiter Pathan. Je ne xagere pas ici quand je vous annonce que tout au long du trajet il y avait un flic tout les dix metres. Pathan est la soeur jumelle de Kathmandou, juste separe de son ainee par Bagamati la riviere. La visite de la cadette, que ce soit le quartier historique ou les marches est beaucoup plus calme et subuit surtout moins d affluence. L architecture ancestrale est splendide, le melange de brique et de bois surmontes de tuile est porteur d un puissant calme. On retrouve sur les plus hautes marches, sur les plus hauts niveaux la populace reveuse ou contemplative souvent en train de somnoler. Au retour c est a mon tourv de conduire et la c est le gymkhana! je traumatise Solange par ma conduite brusque et ai a\enormement de mal a conduire a gauche. Dans ma bouche, sur mes dents, dans mes yeux s amoncellent et se melangent la poussiere, la pollution et les gazs d echappements. Selon moi je m adapte tres vite a la conduite nepalaise de la ville et selon So, pas du tout. Le fait le plus marquant, le plaisir le plus surpris a ete le nombre de gamin et d ados en uniformes sortant d ecoles, de colleges, de lycee. Il y en a partout c est comme des pokemons, ca se multipli partout, ca pullule. C est genial. J ai tres rarement voir jamais vu autant d ecolier. C est le premier vrai et fort signe du socialisme que je croise qui soit si significatif. Cela m emeut enormement. En fin d apres midi nous sortons par l ouest de la capitale pour monter sur une colline surplombant la ville. De nombreux monasteres y reposent gardes par des singes aux poils aussi sales que ceux des chiens des rues. On se croirait dans un camp de gitan sauf qu ici les panchos ont ete remplaces par des singes aux instincts de gabian; des que ca brillle ils attaque pour essayer de voler. Garez bien vos montres.... Les feux de camps rehausse l ambiance mais les immenses moulins de prieres de plus de 2m et les moines a la tete rase enleve tout le piment de mon analogie.
Mardi 3 Mars Nous nous levons au son du reveil a 7h30 et nous lancons a la recherche d un petit dejeuner. Une fois nos estomacs cales, nous recuperons nos vehicules. Solange le scooter de la veille et moi une moto 125cc de marque inconnue. Dans le tohu bohu de Kathmandou, reprendre le coup de passer les vitesses est un peu chaud. Mais apres avoir cale quelques fois en plein milieu de la rue et de par cela avoir provoque autant d embouiteillages, je deviens vite sans gene et surtout je m en foutiste des coups de klaxons. L ambassade du Myanmar nous annonce une mauvaise nouvelle, nous allons devoir attendre deux jours pleins de plus avant d obtenir nos visas. Ce qui est sur c est que mes gros sabots n ont pas aide a accelerer les choses quand j ai propose un bakshish devant tout le monde. A travers les nuages de gaz carboniques nous arivons sans trpop nous perdre a sortir de la capitale et partons a l assaut d une vallee. Coup de chance ou coup de genie du cactus, nous ne nous perdons pas et traversons plusieurs vallees pour arriver a Pharping. Au confluent de deux rivieres, au creux d un ravin, nous decouvrons le temple de Dakshinkali. Ce lieue est dedie a la deesse Kali, l epouse de Shiva. Ici il s agit de sa represemtation la plus sanguinaire. Le samedi et le mardi, la populace vient y sacrifier des animaux sur l hotel. Nous garons les motos et descendons a pied en suivant les familles porteuses de coqs ou trainant des biquettes. Le temple est degoulinant de sang et une dizaine de persones sont afaires au nettoyage entre deux seances d egorgement. Les phototos sont interdites et les appareils photos bien ranges au fon de nos poches, nous ne tenos pas du tout a etre les prochains sacrifies. L accueil n est ni bon ni mauvais. Je dirais qu ils nous tolerent tant que nous nous montrons respectueux. Sur le chemin suivant je decide d apprendre a Solange a conduire une moto digne de ce nom. Sans fausses notes mais effrayee par le poid de l engin, elle fini par reussir quelques long aller-retour. Tout ce cirque traumatisa encre plus nos chers autocthones qui virent l homme sur le scooter et la femme sur la moto... Dans le sud de la vallee de Kathmandou nous montons en altitude mais la route devient impraticable pour le scooter. Bientot, meme en moto, je galere sur les chemins caillouteux inclines a plus de 45 degres. L architecture ne palaise est base sur un materiel: la brique. Elle est utilise pour tout travaux de maconnnerie et soit peinte en blanc apres, soit rehausse de bois pour la mettre en valeur. Pour les toit ils ont quelques problemes de finitions, les longues tiges en metal depassent des etages non finis. Du haut des plus hautes sommets de la vallees, on peut voir l infini nombre des cheminees des usines desquellles snt prduites ces briques ou tuiles. La fummee qui s en degage teinte tout le ciel dela vallee. Plus a l est nous finissons dans le village de Godawari ou Solange ternte pour la premiere fois le Dhal Bhat, le plat incontournable et traditionel nepalais : du riz blanc, une soupe de lentille, des pattates, des carotes, quelques legumes verts dont je n ai toujours pas trouve l origine, du poulet pour les non vegetariens et des sauces surepices assaisones aux clous de girofles. Dans ce paysage agraire, le nombre de faucilles et de marteaux peints sur les murs des maisons explose.
Mardi 4 Mars Aujourd hu, monte tout les deux sur le meme somptueux scooter, nous partons a l assaut des vallees a l est de Kathmandou. Direction Mandhyapur, Bhaktapur, les districts de Suryakinayak, Sanga, Banepa et Dhulikhel. Une fois sorti de la region nous atterrissons dans les immenses vallees menant a l Inde au sud et au sud-est. Pose devant un cadre magnifique, des restanques a perte de vue denivellant des pentes abruptes, nous nous regalons de Chowmeins et de mo mo; des nouilles sautes au poulet et des raviolis geants aux legumes epices. Au retour alors que le soleil commence a me bruler les mains et a attaquer sauvagement le visage de Solange, je decide de tenter un chemin de terre. Des le debut, mon cactus se positionne contre cette idee, encore plus quand le chemin est innonde par de mini etangs que je n ose traverser. Mais grace a l intervention d un gars du coin a qui je confis notre superbe machine, nous passons cet obstacle. Pour rassurer Solange je lui promet de me montrer responsable et adulte et de faire demi tour des que ce sera trop dur. Ah, Ah, Ha, Ha, au final nous galerons a traverser des rivieres"presques assechees", des ponts detruits, plus de 30 cm de sable, des galets, desn royaumes magiques, nous affrontons des dragons, mais nous ne faisons pas demi tour. Apres cette epreuve nous decidons d adouber notre scooter et de le renommer "Warrior 1er". Malgres ou grace a toutes ces epreuves nous apprecions et nous ennivrons de paysages epoustoufflant qui nous font nous arreter toutes les cinq minutes pour les admirer. A l arrivee a Kathmandou, Warrior 1er est dans un etat de salete qu il a rarement du connaitre. Pour les curieux, utilisez Google pour visualiser l etat de la route emprunte. C est entre Panchkhal et Banepa. Ne regardez pas la route goudrone mais celle des cretes. Tout au long de la journee, nous sommes empressionnes par le nombre de bus scolaire et les lieux qu ils desservent. Il y a plus d ecoles sur la carte routiere que de pompe a essence. "Cest le socialisme mon amour!"
Jeudi 5 Mars C est d un reveil tres matinal que nous nous levons. Petit conseil pour tout voyageur au Nepal, ne jamais tenter de suivre une carte dessinee par un nepalais. Ils confondent le nord et l ouest, la droite et la montee et en plus c est faux. Nous finissons par emprunter un rickshaw pour aller a notre bus. Ca y est notre voyage commence, c est notre premier trajet depuis notre point de depart. Nous arrivona a Pokhara vers 13h30. Cette ville situe a 900m d altitude se trouve prise en otage entre l Hymalaya et le lac Phewa tal. C est le point de depart de tout les treck pour la region des Annapurnas. On sent ici le physique en preparation ou en repos selon qu on parte ou revienne des neiges eternelles. A l arrivee nous nous faisons agresse par des taxis en folies qui veulent nous obliger a les suivre jusqu a leurs hotels. Nous montons le ton et les envoyons chier violement.
Vendredi 6 Mars Lorsque le reveil sonne a 5h du mat nous l eteignons et replongeons dans les bras de Morphee. Tant pis pour le lever de soleil sur les Annapurnas. A 8h nous emergeons finalementet sautons sur l enorme cylindree louee la veille. Pas mal d acous beaucoup de frayeur, des reproches en veux tu en voila de la part de Solange. Je reconnais que le passage des vitesses et le poids de la machine sur ces routes pourries est presque impossible, en plus tout le monde connait mes legendaires capacites de conduite et d attention. Nous ne tombons qu une fois mais pas de casse. Du haut de Sarangkot nous admirons le Dhaulagiri(8167m), le machhapuchhare(6997) et l Annapurna 2(7937m) d ouest en est. Enfin admirer est un bien grand mot, a travers la polution, nous ne distinguons pas grand chose et avons au final un super apercut du paysage sur carte postale. Au sud est de Pokhara nous nous rendons au lac Begnas ou nous tentons une excursion le long de srives mais sommes vite bloque par la vegetation en liberte. C est quand meme mieux et plus facile les parcs municipaux! L apres midi porte par notre bat-moto, Robin et moi allons visiter la bat-cave, une grotte ou sommeillent des centaines de chauves souris. On frole plus l escalade et la speleologie que la balade dominicale.
Samedi 7 Mars Nous nous trainons comme des limaces jusqu a la gare routiere ou de jeunes apprentis casses couilles nous brisent les oreilles. pendant 40 minutes que dure notre attente ils ne cessent de nous proposer des patisseries. Monsieur c est chaud, Monsieur c est bon pour l estomac, Madame juste une, Madame c est pas cher, Madame c est pas tres cher, sans cesse et sans arret! On embarque finalement et le periple recommence, quel aventure! Je ne vais meme pas critiquer ici l inconfort des places. Ca tout le monde peut imaginer a quel point un europeen est disproportionne par rapport a un nepalais. Nous arrivons a Butwal et la les gens du bus commencent a descendre les sacs de tout le monde. pourtant on est cense aller jusqu a Bhairawa. Aucune informations ni reponse donc je bouscule un peu le chauffeur et son accolyte, mais ca ne sert a rien. La police est bien sur aussi utile ici qu en France et regarde de loin les touristes hurler au scandale. Je secoue meme un peu le flic mais il ne reagit pas. Faut lui accorder, qu il est tres jeune, tres petit, tres tout seul et surtout que je suis blanc. Au final on ne comprends toujours rien, mais atravers les inexplications nous entravons quelques choses. Hier il ya eu un mort, un meurtre. On ne comprends pas par contyre si c ets dans le camp de la police, dans celui des manifestants ou dans celui des chauffeures ayant voulus forcer les barrages absolument pas filtrant des manifestants. Sur 20 km le sol est parsemme de verre brise des camions et des bus. Nous trouvons un rickshaw qui pour 450Rp accepte de nous charger avec nos sacs. Ce rickshaw est aussi bete que peureux. Les manifestants armes de rondins de bambou, de matraque ne laissent passer que les touristes sous les grands Bye Bye des gamins armes eux aussi. Notre rickshaw est tellement con qu il accelere sur lers barrages et ralenti voir s arrete 150 fois tellement il a peur. Lorsque les maniferstant lui dise depasser a pied il remonte sur sa selle. il est tellement con que c est moi qui ai envi de lui mettre des coups de canne. En trois heures nous faisons les 20 kms sous un soleil eprouvant. Quand l abbruti qui nous sert de pedaleur ralenti trop je prends sa place. Et la c est l effarement dans les chaumieres, un blanc qui conduite un Nepalais et une blanche!!!!! Il est tellement con et avare qu il negocie avec une famille d infdien pour leur transporter leurs valises. Au final ils les accroches a l arrierer et les traines sur leurs roulettes. 20Kgs de Rickshaw+30kg de bagage+15kg de bagages indiennes+Solange+le driver sous le cagnard sur du faux plat c est tuant. Arrive a Bhaiwara nous comprenons que notre projet d aller visiter Lumbini la ville de naissance de Boudha est tres serieusement compromis. Les manifestants sont en traion de tabasser un mec qui n est pas descendu assez vite de son velo. On sent que le revendicatif est tres secondaire; ils ont goutte au sang et ca leur a plus. Solange se moque de moi en me demandant si je me regale, si je suis content de galerer. Si elle savait a quel point je kif ca, de devoir changer de plan, reagir et ne rien prevoir a plus ou moins deux heures. On decide de passer la frontiere indienne. On prends un bus jusqu a Gorakhpur pour arriver en pleine nuit. Nous trouvont un train de nuit mais les reservation etant fermees ne pouvons acheter que deux billets regionnaux. Je m arrange avec le controleur "mon ami!!!!" et il accepte de nous prendre. Au milieu des mousyiques, dans des positions plus extravagantes que le kama sutra nous somnolons a tour de role en transpirant du trop plein de voyageurs. Nous arrivons finalement a Benares(Varanasi) a 5h du mat au lieue de 6h10. Les taxis nous sautent dessus comme des alcooliques sur un ricard. Je suis de retour a Marseille, c est vol, mensonges, arnaques et tutti quanti. Bien qu epuise je suis heureux comme un pape.
Dimanche 8 Mars Nous emergeons durement vers midi la tete et le corp epuise par la chaleur de la nuit et le stresse de la journee d hier. Benares! Vous savez? Benares! Le coeur de l univers hindou, lieue de passage entre le monde physique et spirituel. La cite de Shiva bordant le Gange est un joyeux bordel. Mais une fois sur les rives, le calme et le paisible est la. On y brule des cadavres pour qu ils puissent atteindre le "Moksha"(liberation du cycle des reincarnations). L auteur d Oliver Twist en disait : " Benares est plus ancienne que l histoire, plus ancienne que la tradition, plus ancienne meme que la legende, elle semble deux fois plus ancienne que tout cela reuni". Pourtant 3400 ans d histoire ont ete rase par mes potes afghans vers 1300 apres Jean Claude. L esthetique de ces lieux ancestraux n est en realite pas plus vieille que deux siecles. Je me fais coupe les cheveux et raser.
Lundi 9 Mars Lorsque le reveil sonne a 6h du matin nous sommes trop abrutis par la chaleur pour nous lever. Tant mieux. La rive ouest du Gange est prise dans la brume et les photos auraient ete rate. 64 roupies pour un euro donc 10 roupies pour 1 franc, c est trop genial d parler en francs. Pour les prix on voit de suite l explosion du cout de la vie. Nous achtons des billets pour demain a dstination de Darjeeling. Le guichetier est aussi faineant et bet qu un guichetier doit l etre. Solange sort ses crocs et reponds ultra agressivement aux eternels taxis, rickshaws et rabatteurs. Attention les yeux et les oreilles, Cactus pete un cable et attaque verbalement tous les enquiquineurs. Ils sont traumatises, ils ont peur, Cactus style! On loue ensuite une barque pour remonter le Gange. L eau verte pue. Le paysage se desembrume et nous shootons quelques photos. La grand mere comme les hindous appellent le Gange longe la ville sur 7 kms. Sur cette distance se deverse 30 differents egouts. L eau contient 1, 5 million de bacteries coliformes pour 100ml alors que la norme admise est inferieure a 500. Non, non je n exageres pas et les chiffres sont verifiables. Tout les jours plus de 60 000 fideles viennent prendre un bain rituel dans cette eau metastasee.
Mardi 10 Mars Nos corps sont habitues a se lever tot mais il nous est impossible de dormir passer 8h30. Nous en sommes degouttes, content faire une grasse matinee jusqu a au moins 9h30. Depuis un ou deux jours nous croisons des echoppes, des tables roulantes sur lequelles sont vendus de la poudre coloree : rose, fuschia, verte, bleue, violette, pourpre, fluo. Le hasard mon meilleur ami et la chance ma meileure amie en voyage nous ont porte en Inde pour la periode de Holi la fete hindouiste honorant la fin de l hiver. Pour celebrer la destruction du demon Holika, on allume des feux la veille puis pendant une journee on se peinturlure le visage de poudre "gulal" et on s asperge d eau coloree. Nous sommes la veille et raterons donc ce soir les immenses buchers que nous avons vu monter et s ettoffer au long de ces jours passes. Sans ma barbe, j ai deja perdu 10 ans, avec l espoir de jetter de la peinture a tout le monde j en perds encore 10. Je supplie donc Solange d acheter du Gulal en grande quantite et de toutes les couleurs. Solange accepte ajoutant de surcrois qu on pourra en ramener en France pour Happyholiser (pourrir) Damien lors de son mariage( moi pendant la ceremonie, elle apres). Dans une bouteille plastique je prepare ma mixture au grand desespoir de Cactus san et sous les regards attendris et mort de rire des serveurs du restaurant de l hotel. Ca y est je suis pres pour la guerre avec mes compatriotes gamins et mendiants. Je suis repris d alegresse des que nous remontons dans le train. Le voyage recommence! Volubile, je me fais pote avec tout le monde. On me fais essayer du tabac a priser, bof. Pendant la nuit le mec de la couchette du dessus descendant au prochain arret allume la lumiere en grand et ceci pour attendre assis sur le bord de ma couchette. Lorsque je lui demande 50 roupies pour s etre assis sur ma propriete il fait mine de ne pas comprendre. Je suis oblige de le degager a coup de pied. Une heure plus tard, tentant de dormir, les mecs de l ordre cote du couloir papotent a voix haute et ne se privent pas de monter le ton. je leur exprime mon desacord : "Could you shut your fuck up? please!".
Mercredi 12 Mars La nuit a ete entremele de reveil frigorifie par la clim. nos horloges biologiques nous font emerger vers 7h30 et nous attendont notre prochain arret NJP(New Jalpaiguri). L eternel agression des taxi et particulierement ici des jeep-men recommence et Cactus san ressort ses crocs. On embarque dans un4x4 pour Gangtok la capitale du Sikkim. Le Sikkim a abandonne son independance en 1975 et a integrer l Inde avec un statut particulier. Les etrangers ont besoin d un permis special pour y acceder. La langue est le nepalais. C est dit on un des derniers "Shangri La". Gangtok la capitale s etale entre 1400 et 1700m. C est un village en forme de montagne. Les visages vont du tibetain a l ouzbek en passant par le chinois. Une fois installe dans un hotel nous sortons celebrer Holi. Seulement 2/5 de la population s envoi du Gulal dans la gueule. Le reste de la population est Boudhiste. Les indiens viennent nous serrer dans leurs bras lorsque nous les celebrons a grand renfort de peinture. Nos visages oscillent entre le rose, le rouge, le vert, le bleue, le jaune et nos habits se marient tout a fait a la couleur ultra tendance de nos cheuveux. Nous artons nous promener a travers la coquette architecture de la ville. Les vallees et montagnes alentours sont encore cachees par une dense brume. Au soir nous marchons sur la promenades des anglais. En fait Gangtok est vraimen le lieue de villegiature des bourgeois de calcutta qui viennent ici eviter les chaleurs ettouffantes de la saison seche. C est un scandale je suis venu au Sikkim ce pays repute pour son alcool et sa biere le seul jour proclame par le gouvernement sans alcool, je me suis fait avoir. Je suis degoutte. Jeudi 12 mars Avant de passer la frontiere je decouvre qu le Sikkim est un pays completement non fumeur. 200rp d amende pour celui qui fume dans la rue. On n a le droit de fumer que dans nos chambres d hotel. De Gangtok a Darjeeling nous redescendons pour remonter encore plus haut. La route a l asphalte fatiguee monte, monte, monte. La pente ne me donne pas confiance, je ne m y arreterais pas en 2CV pour un demarrage en cote, ou plutot je parierais sur la cote. Le paysage change au fur et a mesure de l altitude. La route fine sur laquelle 2 jeeps auront du mal a se croiser traverse une foret d arbre fins. Leurs troncs immensement longs culminent surplombes par de geantes feuilles vertes passees. A l etage du dessus c est peuples de champignons geants; ces arbres theiers que taillent des fammes et hommes plier en deux sont d un vert profond comme nos foret francaise. Enfin a 2134m nous decouvrons l entree de Darjeeling. Sur le dernier troncon du parcours nous longeons les rails du toy's train, ce mini train met 7 heures pour franchir le trajet NJP>DJG(new jalpaiguri>Darjeeling). Il gravit mieux qu un grand ces hauts deniveles. Une fois installe nous sommes surpris par un petit restaurant proposant des chipolatas et des merguez. La ville ressemble un peu a Gangtok, mais en plus vivante, plus indienne. Pourtant on y sent une nuance plus enorme dans le visage des gens. ils sourient, ils sont polis. elles sont belles, magnifique, pleine de vie dans leurs sourires. Notre premiere boisson a Darjeeling aura ete du coca cola bien sur. Shame on us!!!! Lors de notre promenade de l apres midi nous croisons un rasemblement puis une manif pour le tibet libre. Quelques grand echalas bobos portent ces t shirt pour la liberation du tibet. Je suis sous le choc. Ils ont meme une banderole revendiquant la mise en place du saint dalai lama a la tete d un gouvernement religieux. J etais deja pro chinois dans cette affaire maintenant je suis anti moine, pauvre paysans tibetains qui doivent supporter toute ces conneries au quotidien et qui n ont rien demande a personne. Nous nous lancons finalement dans une degustation de the, mais ca ne s avere pas bon, ca a le gout du the! Quel horeur on nous aurait menti pendant toutes ces annes! A la revolte francais, le the c est de l eau chaude parfume au the. C est amer et ca n a pas de gout, pas de menthe, pas de fruit rouge, pas d epice!!!! Nous sommes surpris par le froid glacial et decidons d aller nous rechauffer a grand renfort de biere.
Vendredi 13 Mars Nous n'achetons finallement pas de the a darjeeling et quittons la ville pour Siliguri. De Siliguri a New Jalpaiguri sa soeur jumelle, les rues sont pleines de faucilles et de marteaux. Il y a autant "d'outils" sur les murs que de murs.Cela est sans compte su les grands panneaux publicitaires a la gloire du syndicalisme; eux aussi arborent une faucille et un marteau. Sur un mur nous retrouvons les celebres profils de Marx, Lenine, Staline et Mao.
Samedi 14 Mars C'est d'un pas alerte que nous quittons notre hotel de bourgeois (clim, toilettes ssise, eau chaude , draps propres, serviettes presque propre mais pas de papier toilette il faut pas exagerer quand meme) dans cette banlieu rouge. Nous galerons pour trouver un bus et finallement reussissons l'exploit d'en prendre un direct pour Changrabandha la ville frontiere. Puis c'est porte sur une charette tracte par un velo que nous avancons vers la frontiere. Les differents raquetteurs de pigeons nous attendent mais nous les esquivons comme des girelles aux Goudes. Enfin la douane Indienne. Je ne sais pas combien de douaniers il faut pour viser une ampoule, en tous cas, il nous faut quatre bureaux, deux tampons, huit douaniers pour avoir le droit de quitter le pays. Chacun de ces voleurs patentes par l'etat surveille que son superieur ou son subalterne oppose correctement son tampon. Nous posons finallement nos pieds sur le sol Bengali qui n'a rien a envier a l'Inde pour ses douaniers : trois bureaux, six douaniers, un tampon. Notre nouveau fidele Joly Jumper nous attend sous la forme d'une charette a velo et nous fait6 decouvrir les vingt kilometres de routes separant Burimari de Patgram. Solange decouvre qu'elle est blanche et commence a repeter se mantra a tous les Bengali qui la montre du doigt:"et oui on est blanc...et oui on est blanc..." L'emerveillement se peint sur tous les visages lors de notre passage. La politesse Bengali consiste a poser une infinite de questions plus ou moins indiscretes. Je dois donc repondre indefiniement a celles-ci:" comment tu t'appelle, quel age tu as , c'est quoi ton travail, qu'est-ce que tu fais ici, ou tu vas , t'as combien d'argent, t'as fait quels etudes, quelle est ta relation avec la madame, de quel pays es-tu, la femme de nicolas sarkosy c'est bien carla bruni?(non non je deconne pas meme pour la derniere question)". A Patgram, nous sautons dans un bus pour Rangpur.Le voyage est constelle des traditionnelles questions et l'addition s'averre sale lorsque le controleur du bus nous fait payer deux billets supplementaires pour nos sacs negligeament jete sur deux sieges. A Rangpur, nous trouvons un hotel pour 275 takas soit 3 euros et decouvrons avec bonheur les joies du confort local. A mes amis les moustiques, vous que j'aime tant, comme vous m'aviez manque! Notre premiere experience de bouffe bengali s'averre moins epice que dans mes souvenirs mes assez pour que je ne puisse pas fermer la bouche tellement elle me brule.
Dimanche 15 Mars L'ussurier local tente de nous escroquer et nous nous retrouvons contraint de changer des dollars a la banque. Nos roupies apparement sentent le gaz. Nous partons visiter le Carmichael College; une des plus grande universite du pays les batiment datent de 1916 et c'est un etonnent melange d'architecture Britannique et Mughal. Le campus est immense et nous sommes acceuilli par les banderoles de l'UEC locale. Les jeunes militants nous expliquent etre membres du parti socialiste Bengali. Je leur demande donc s'ils sont Marxiste-Leniniste effraye par se mot "socialiste" tant galvaude. Une fois leur "M L" confirme, ils tiennent a me preciser quand meme qu'ils sont a tendance Stalinienne. Ouf, j'avais peur que ce soient des mous. Lorque je leur declare que nous sommes communistes, nous nous tombons dans les bras en nous lancant de grands "Camarade, Comrade" et revons de goulags flambant neufs... Nous passerons l'apres midi dans un bus a destination de Bogra. Une voyageuse completement sous le charme de Solange tente de l'assassiner. Cactus n'en pouvait plus de rire et pleure d'hilarite, d'incomprehension sous les grotesques propositions de sa nouvelle meilleure amie. Celle-ci desire ardemment soit echanger un bracelet en plastique contre mon appareil photo, soit que je la prenne comme seconde epouse. Arrive a Bogra, dans une chambre de "luxe" a 6 euros sans serviette avec moustiquiaire; nous luttons contre la chaleur toute la nuit.
Lundi 16 Mars Jacques Brel nous a menti ou alors vous n'avez rien compris a la chanson. Le plat pays c'est le Bangladesh. Ca devient meme un peu monotone. Nous passons la journee a jouer a sauter de bus en bus , de rickshaw en charette pour arriver a Paharpur. C'est le plus grand site archeologique Boudhiste au sud de l'Hymalaya. Les diferentes civilisations hindous et musulmanes en ont nourri l'essence et la pagode/stupa est splendide. Ca ressemble beaucoup a Bagan. Solange se fait une nouvelle amie qui la prend par la main pour lui faire visiter le site. Lorsque nous lui disons etre marie sa premiere question est:"mariage d'amour?". Le reve des bourgeoises locale.En parlant avec son boyfriend je jette un froid en abordant ce sujet qui semble toujours etre tabou meme pour les gens cultives. Il faut quand meme prendre en compte que nous sommes dans la campagne profonde. Sur le chemin du retour nous decouvrons de succulant gateaux epice au miel et je m'en baffre gouluement.
Mardi 17 Mars Dans un bus prive, de luxe, nous descendons vers Dakha. En debut d'apres-midi nous arrivons a la capitale et Solange a le bonheur d'y decouvrir les joies de la polution. Moi, je suis heureux je peux recommencer a fumer comme un pompier, la cigarette me sert de filtre a CO2. Je suis malade et me vide comme il se doit .On est plus chez les paysans :agissons comme des etre civilises. Pour y remedier je decide de manger equilibre. Ce sera donc KFC ou Pizza Hut. Chez mes freres de la grande restauration, je decouvre une sous-classe du proletariat local. Ici dans les metiers du service, de la restauration il y a le cuisto, le serveurs et surtout le tueur de moustiques. Ce charmant garcon se promene dans le resto avec une raquette electrique et smatche (avec l'accent) pour abattre les moustiques qui osent venir deranger la clientelle.
Mercredi 18 Mars Cette nuit j’ai eu droit a un reveil en fanfare par Solange apeuree. Un cafard se promenait sur son bras et ca l’a reveille. Debout sur le lit et n’osant plus bouger, elle me reveille donc a mon tour pour que j’extermine cette vile creature. Arme d’un massif tongue je commence le combat mais le cafard evite l’ecrasement en se refugiant sur ma jambe. Je remporte finallement la victoire en l’explosant sur le mur. Solange toujours pas rassuree m’oblige a exorciser les contour du lit au baygon. Je me rendors en affichant un large sourire condescendant mais pas rassure pour un brin. Et si la famille venait se venger pendant la nuit, et s’ils me mordaient pendant mon sommeil, oh merde!, ca doit s’infecter une morssure de blatte!!! Au reveil nous sommes entier et en un seul morceau, du moins apparement… Nous partons visiter le vieux Dakha et de l’avis de SOlange c’est sale, moche et ca pu. Moi j’adore. Une fille qui bossait a l’alliance francaise en 2006 m’avait confie que le regard des homes sur les blanches est completement base sur leurs experiences cinematographique. Malheureusement, ils on tune culture beaucoup plus pornographique francaise que du 7eme art. C’est plus “defonces moi le petit trou a 7” que “le Coeur des hommes”. Donc quand un Bengalis parle a une francaise il est convaincu que c’est une chiennasse et qu’elle aime se faire defoncer. Solange doit supporter ces regards la poses sur elle malgres ma presence. Elle semble tres mal le vivre. Voyager en couple m’aura permis de decouvrir en le vivant les atroces difficultees que doivent subir au quotidien les femmes lorsqu’elles voyagent dans des pays musulmans. Ca y est j’ai un nouveau fan, un papi et son rickshaw nous court après des qu’on s’approche de sa zone. Solange se defoule sur les mendiant et les voyeurs:”et oui on est blanc et toi t’as les oreilles en choux-fleurs, on peut pas tout avoir”, ”degage!”, ” et oui je suis la plus belle du monde”, ”casse toi gamin”… A la nuit tombante , nous nous egarons dans des ruelles sans eclairage. Notre pas se fait plus presse et notre rythme cardiaque sans doute aussi. C’est fou comme la nuit tous les chats sont gris.
Jeudi 19 Mars Nous trainons notre fatigue dans la ville et nous emboucannons avec la moitie des rickshaws et baby-taxis. L’apres-midi permet a Solange de faire du shopping. Puis nous allons passer le debut de la soiree a l’alliance Francaise. Ce soir c’est la fete de la francophonie. La-bas je retrouve la trace de mon ancient guide et en profite pour lui envoyer un mail. Le hazard fait mal les choses, il etudie a Paris quand je le cherche a Dakha. Sur le chemin du retour, sur un rickshaw, Solange a son sac pose sur les genoux. Une voiture passe, un bras se tend le sac est arrache. Solange malgres son autocritque a du mal a se rendre compte que la puissance de la voiture l’aurait entraine avec elle si elle s’etait accrochee a son sac. Les degats sont importants mais minims. Elle n’avait pas laisse son passeport et sa carte bleu dedans comme je le lui avait conseille. Par contre adieu tous ses cadeaux de Noel et d’anniversaire: walkman, appareil photo, telephone, cartes memoires, boussole, carnet d’adresse, couteau Suisse, notre guide de voyage, argent, … Porter plainte ne servirait pas a grand chose et nous decidons d’essayer de prendre le bus malgres les billets disparus. Nous passons la nuit a nous geler dans un frigo roulant.
Vendredi 20 Mars Nous arrivons a Cox’s Bazard. Sur Inani beach, la plus grande plage du monde, environ 120km de long. Sans le Lonely planet nous galerons un peu a trouver une chambre d’hotel. Solange toujours sous le choc dort tout l’apres-midi pour rattraper sa nuit. Vers 17h, tous les deux vetus a la Bengalis nous allons sur la plage. A peine pose un attroupement se cre. Je me fou en calecon pour prendre un bain sous les regard affoles de la populasse je suis sur que c’est mon impressionante musculature que les marquent le plus. L’eau est trop bonne! La vie dans cette station balneaire est reserve a la middle classe. C’est assez elitiste, autant que cela se peut au Bangladesh.
Samedi 21 Mars En nous promenant sous le soleil assassin, nous tombons par hazard sur l’hotel ou je sejourne 3 ans plus tot. Nous decidons de nous y installer. Vers la tombee du jour nous nous promenons sur la plage harcele par nos fans qui nous agressent Presque pour poser avec nous sur les photos qu’ils prennent. Solange trouve de nouvelles facon de repondre au mendiant qui disent “hello’’.“Hello, degages, hello, degages, hello, degages”. Moi je fais pire. Je prends ici le temps d expliquer que ces mendiants et rickshaws nous pourchassent sur des centaines de metres et qu ils ne parlent ni anglais, ni francais. Dimanche 22 Mars Relativement tot dans la matinee nous allons a la plage. Nous louons un parasol et je fais l’ecrevisse au soleil. Solange ramasse des coquillage et fait des chateaux de sable. Moi j’insulte les gamins qui me parlent en Bengali pour me proposer des coconuts. Nous nous baignons dans le golf de bengale. Solange galere a nager avec trios epaisseur d’habit et manque de se noyer sous les vagues. A force de dormer dans des 4 a 5 etoiles et de luncher puis diner dans d’equivalent restaurants, Solange prend l’habitude de se faire ouvrir les portes et comprend de moins en moins quand celles-ci restent fermees. En fin d’apres-midi nous retournons a la plage et la c’est le scandale! Appelez Voici! Gala! Entrevue!!! Solange se baigne avec seulement un debardeur et un pantalon. Lorsqu’elle sort de l’eau et se met a lire on peut deviner la peau blanche situee en dessous de son jolie cou et la forme de ses seins moulee dans ce shaitanique debardeur. Une bande de mateur debarque donc. Comme au cinema! Lorsque je reviens pres d’elle j’en fait virulement degager un dont la promenade est un peu trop au ralenti a mon gout. Nous decidons de tourner la situation a la derision. Je vais donc prendre de grotesques poses pres des mateurs en les designant ouvertement pour que Solange prenne la situation en photo. La ils ne sont pas content du tout . Pour etre serveur dans un restaurant 5 etoiles il faut : ne pas bine parler anglais, ne pas etre degourdi, ne rien connaitre a la cuisine, avoir besoin de trios collegues pour faire un simple boulot et se consulter toutes les 30 secondes sur tout et n’importe quoi :” t’as mis du sel, et si on mettait de sopalin sur la bouteille d’eau, comment on fait pour faire des boules de glaces?”.
Lundi 23 Mars La chose la plus typique chez les Bengalis c'est leur lenteur. Ils ne sont absolument pas rapides. Mais c'est hallucinant, c'est une nouvelle espece, un croisement entre un escargot et un paresseu; un metissage entre un corse et un cadre de la sncf. Apres avoir supporte la lenteur nationale on arrive a chopper un bus. Dans ce pays les statistiques de 2008 donnent une moyenne superieure a 32 morts par jour pour les accidents de bus. Ce chiffre me semble bien bas vu l'etat des bus et les capacites relatives des chauffeurs. Nous arrivons finallement a Chittagong, la seconde ville du pays. Marseille, port historique donnant sur le monde. Les portuguais ont debarques par ici, les rakhaines, les arrakanes, les mughols se sont disputes la ville jusqu'a ce que ces alcooliques d'anglais debarquent. Grognon a force de galerer pour trouver un guide de voyage, je ne me retiens pas et frappe un gamin aveugle qui s'accrochait a mon t-shirt depuis 5 mins pour mendier.
Mardi 24 Mars S : Tu trouves pas que l eau est plus salee ici? J : Je sais pas, je suis pas salologue! S : C est quoi un salologue? Un specialiste des salauds?
Nous arrivons a retrouver le bureau du gouverneur local grace a ma superbe memoire. Nous obtenons ainsi les autorisations et permis pour le Hills Tracks. Nous achetons ensuite nos billets d avion pour vendredi a destination de Calcutta. Sur la cote se trouve le lieu ou l on demonte les vieux paquebots et antiques navires. Il y a 3 ans, un planning mal organise m avait empeche d y aller. Cette annee a cause de ces bons a rien de green-peace on ne peut plus visiter les lieux et encore moins avec un appareil photos. Nous trouvons differents taxis hors de prix. Mais apprernons que les ouvriers sde sont mis en greve et combattent le gouvernement. Apperement de facon assez sanglante. Au final nous preferons depenser l argent de la course pour nous payer un resto 4 etoiles. L apres midi s ecoule a flaner dans les ruelles de la ville sous un soleil agressif. Vers 16h30 nous allons sur une des jettees pour louer une barquette et faire un tour sur l embouchure du fleuve. L eau est marron, l;es odeurs pestilencielles, la vie maritime en surcharge d activite. Nous mitraillons de photos
Mercredi 25 Mars Le reveil matinal est de plus en plus dur. Nous sautons dans un baby taxi qui bien sur nous enmenne au mauvais endroit. A trop faire confiance aux guides de voyages on oubli qu ils peuvent se perimer. Gare routiere"Oxygene", je trouve ca assez ironique vu la noirceur des fumees des pots d echapement. Ca y est on est parti direction les Hills Tracks, des petites collines a la frontiere du Myanmar. Apres la platitude et la monotonie de ce pays, ces collinettes nous paraissent de hautes montagnes qui j en suis sur seraient enneigees si il ne faisait pas 38 degres. Apres deux check points qui aujourd hui ne sont devenu que des formalites nous arrivons enfin a Rangamati. Nous essayons de trouver la maison de Shofiq(mon pote qui m avait accueilli il y a trois ans) mais la tache semble etre impossible de memoire. Nous nous posons finalement dans un hoitel avant de retourner arpenter les rues a la recherche de Shofiq. Trois heures sous le cagnard, des dizaines de rues traversees de long en large pour rien. Le desespoir me guette. Une intuition me vient et nous prenons un baby taxi pour le nord est de la ville. Rangamati est en fait une continuite d iles liees par des ponts ou des bandes de terres. Cet ensemble forme une ville sur le lac Kaptai. Nous trouvons finalement la maison! C est fou comme en trois ans une ville change dans ce pays. C est presque comme trente ans en france. Mon ami n est pas la mais sa famille nous accueile a bras ouvert, ils me le passent au telephone et depuis Dhaka ou il travaille, il gere la situation. C est un peu comme le parrain donnant ses ordres a la famille corleone. Tout le monde s empresse d'obeir. Le petit frere Javed m accompagne a l hotel et regle la chambre a ma place puis il nous installe dans la maison familliale. L accueil musulman typique, il paie tout, clopes, glaces, eau, toute mes depenses...etc Il ne me laisse absolument rien regler. Nous partons ensuite en famille visiter le temple boudhiste. A Rangamati, la grande histoire comme l actuelle a toujours euy la specificite de meler harmonieusement les religions. Ici les muslims visitent les pagodes et la fete de leau est celebre par tout le monde. Bien qu la saison seche a fait baisse le niveau du lac de plus de 10 metres, le paysage est somptieux et les iles parraissent des collines. Nous approchons de l ile du roi ou s eleve son palace. Ce traitre a son peuple s etait allie au Pakistan et apres la defaite a fuit la bas pour etre nomme ambassadeur en Argentine. Nous passons la fin de la journee a nous promener dans les parcs surplombant les iles et le lac. Sur un retau flottant nous degustons la specialite locale cuite dans du bambou.
Jeudi 26 Mars Aujourd'hui c est l anniversair du jour de la declaration de la guerre d independance. Nous nous sommes barricade sous la moustiquaire pour ettoufer de chaleur toute la nuit. Au reveil, petit dejeuner local agremente de miel, de pain de mie et de confiture d orange fluorescente. Puis nous partons faire une ballade sur le lac avec mr Uno un des etudiants de Javed. Il n est pas possible d embarquer avec des flics en armes sur le bateau. Le capitaine de la barquette est donc mort de peur et refuse de nous conduire plus loin sur le lac. Nous n en verrons donc que le debut et pas les cascades. De retour sur la jettee le marin tente de nous escroquer. Il nous reclame 600tks pours une heure cinquante, 3 ans plus tot j avais paye 500tks pour 5 heures. Je lui file 300tks et nous partons ses hurlements dans le dos. Solange se defoule ensuite sur sa nouvelle passion le shopping en achetant des tissus, sac et habits locaux traditionnels fait a la main. Nous rentrons finalement en bus sur Chittagong et reinvestissons notre precedent hotel. Ce soir c est :"claque ta tune" attitude, il faut flamber au restau pour changer nos derniers takas que l on ne peut changer.
Venndredi 27 Mars S: Mr je me la pete parceque j’ai plus mal au ventre! J: D’ailleurs j’ai recommence a chier mou dans l’ascenseur. (rires…)dans l’avion.
Bon ben on quitte finallement le pays. Et c’est sur la route de l’aeroport qu’on se rend compte a quell point on s’est adapte au pays. On paie le baby taxi sans qu’il gueule, on ne s’enerve pas de la lenteur des employes de l’aeroport, on ne s’etonne meme pas des 4 h de retard. On embarque finellement et Solange saute de joie car on quitte le pays a bord d’un avion a helices. Elle appelle son bonheur un simple relent de vitalite. On arrive a Kolkata ( anciennement Calcutta). La ville a etait la capitale de l’empire Britannique des Indes avant d’etre transferre a Delhi. C’est une ville qui ne se visite pas, elle se vit, se ressent, dissent les bobo que nous croisons. Si ils savaient a quel point c’est vrai mais a quell point ils en manquent l’essence… C’est du bonheur a l’etat pur! C’est trop fort, la ville est communiste, 14.5 millions d’habitants et une majorite communiste. Des rues avec des faucilles et des marteaux a chaques pas de porte. Les briquets aux effigies d’Ho Chi Minh, de Mao, d’Engels et de tonton Joseph. La mairie a fixe les loyers dans toute la ville, pas de speculation immobiliere! En plus de tout ca c’est un joyau d’architecture britannique, une replique de Londre a l’allure de jungle colonniale. Les rickshaws ne sont pas a velos mais a pied. On vient de debarquer dans la “citee de la joie”. Des mendiants a perte de vue et pas de place sur les trottoirs qui sont les villas locales des clochards. Nous choquons les blancs en mangeant avec les mains mais l’idee ne nous est meme pas venue de nous servir de couverts. Solange trouve les filles trop devetus et nous restons sous le choc de voir des blancs. Nous les fixons comme les Bengalis nous regardaient. On passe pour des jobastres!
Samedi 28 Mars Serveur: Y-a-t’il un probleme? Ju: Non non, c’est juste pas bon, pas de probleme …
Nous quittons l chamber a 840 Rs pour une a 350 d’une qualite relativement meilleure. Si l’on met de cote le cadeau laisse en souvenir au fond des toilettes par l’ancien occupant et l’odeur de vinasse qui empuanti la chamber. Nous nous promenons dans la ville. A pied sous cette chaleur c’est eprouvant. La misere est visible de partout ainsi que les faucilles et les marteaux. Entre coupe d’affiches de stars de cinema nous croisons sur les murs Mao, tonton Joseph, le camarade Vladimir et les vieux Friederich et Karl. Dans une section de CPI(M) le parti communiste Indien (Marxiste) nous retrouvons la bonne volonte des camarades. L’un d’eux nous compagne a pied jusqu’a l’immeuble abritant la federation West bengal du FYDI la JC locale. Devant un pepsi nous attendons la venue du secretaire federal qui a ete mis au courant de notre presence. Quand il debarque tres a l’aise, il ne s’assied pas dans son fauteuil de senateur mais approche une chaise en plastique des notres. Il se penche vers nous et nous entamons un jeu de questions reponses comme de vieux camarades complotant. En bref voila se qu’il nous dit: La Jc indienne s’appelle le DYFI: Democratic Youth Federation of India et ils ont 9851355 militants pour le Bengale occidental. Ils sont officiellement affilies au CPI(M) et CITU (Confederation Internationale (ou Indienne) Trade Unions (syndicat Marxiste qui pour donner une idée generale a une representativitee tres largement superieure a la CGT)).Le plus haut taux de syndicalisation des paysans d’Inde se trouve dans le CITU west bengale. Le CPI(M) detient 33.6%des sieges du parlement. Les axes politiques du CPI(M): _ EDUCATION: Education de et des masses. Education gratuite jusqu’au lycee Bourse de 6000Rs (environ 100 euros)/mois pour les etudes superieures en fonction du niveau de pauvrete “Camp de litterture pour les illettres” specialement destine au lumpen proletariat _ SANTE: a la difference des etats indiens non communistes, au west Bengal le secteur de la sante est encore sous la responsabilite de l’etat. Gratuite pour les pauvres _ LOGEMENT: 200-250 Rs de loyer mensuel pour les pauvres politique de construction immobiliere geree par l’etat a destination des indigents. Le FYDI a pour lutte principale, comme axe de campagne que soit inscrit dans la constitution le droit a un travail pour tous. Il y a 30% de femmes au DYFI sous la forme d’une association appelle AIDWA(All India Democratic Women Association) Les musulmans et surtout le fait d’avoir toutes les religions au sein de l’organisation sont la :”main force”, “striking force” du DYFI. Les parties politiques reformistes, gauchistes et locaux ont assasines 201 militants en 2 ans. Je quitte la rencontre le cerveau en ebullition. Apres tout ca je cherche un endroit ou graver mes 8Gb de photos sur 2DVD, ca me prend 3h30. Heures pendant lesquelles Solange va faire la plus folklorique des declarations de vol jamais faite. Mais ca c’est elle qui vous le racontera.
“INQILAB ZINDABAD !!” “LONGUE VIE A LA REVOLUTION !!”
Dimanche 29 Mars J : Regardes, regardes!! Le gros lezard sur l'arbre! S : C'est pas un lezard, abruti. C est un ecureuil.
Pas grand chose a raconter. Petite journee tranquille atrainailler sur internet. Le mec du cyber cafe avec qui je fume une clope me dit que la faucille te le marteau sur mon briquet c est le symbole de la ville. J essai de lui explique que ce n est pas typiquement de Kolkota mais c est pas facile. Le long de srues nous croisons des dizaines d'hommes assient en tailleur avec un sac plein d outils devant eux. Ils sont 10 a 30 sur une seule portion de trottoir a attendre que quelqu'un passe les chercher pour leur faire l aumone d une tache. Des hommes a louer a la journee. A Delhi c etait un camion du haut duquel un homme faisait son marche parmis les centaines de travailleurs a la journee; ca faisait tres "It's a free world". Ici ca semble etre des ouvriers qualifies puisqu ils mettent leurs scies rouillees et leurs marteaux usages a disposition. C'est la premiere de fois qu en voyage je traverse un lieue ou le dimanche est vraiment chome. Les magasins sont pour la plus grande majorite fermes. A kolkota les rues sont majoritairement a sens unique et deux fois par jour ce sens change. C est assez inimaginable et c est pourquoi vers 15h les taxis sont tres retifs. Et ben meme ces rues, le dimanche elles ne changent pas de sens. Un parc immense pouvant accueillir 2 a 3 fetes de l'huma sert de lieu de rassemblement a tout les amateurs de cricket et de foot. On se croirait un dimanche entre la pointe rouge et David. Des montreurs de singes, des cheveaux pour les minots....! De l autre cote de la grande rue, un parc a l'entree payante avec un batiment typiquement britanique sert de promenade aux bourgeois. Je me regale a les choquer en leur demandant si le batiment blanc est le Taj Mahal.
Lundi 30 Mars
C’est d’un reveil trop matinal que nous nous propulssons dans la voiture prive qui nous jette a l’aeroport.
Dans la sale d’embarquement je Remarque pour la premiere fois a quel point les moines Birmans sont impolis et misogynes. Chez eux sanctifies, dans les transports ils n’hesitent pas a me bousculer pour me doubler. Ce qui donne une scene d’anthologie lorsque je les bouscules a mon tour, eux que personne jamais ne touche. Poser la main sur un moine c’est reculer de 20 a 30 reincarnations. Sur ce coup la j’en ai pris pour un siecle. Je n’ose meme pas vous ecrire a quell point ils ont ignore Solange. On arrive finallement chez moi. Je retrouve ma ville. Je suis heureux comme un pape de fanfaronner devant Solange en lui montrant les rues, les monuments, en explicant ce que je sais. Nous sommes donc dans le pays des “ Terres dorees”. Les gens sont calmes ici que le rythme de la vie. On se sent tout de suite paisible, chez soi, bien… Le femmes sont toujours aussi sublime ce qui fait un peu grincer les dents de Solange.
Mardi 31 Mars
J: on va voir le pied de Boudha… S: ils l’ont coupe en mille morceaux le pauvre…
Le reveil après une nuit de chaleur epuisante est brutal. Surtout que Solange me dit qu’une bete lui a marche dessus pendant la nuit et l’a piquee. Je pense qu’elle a reve. Nous traversons le centre ville a pied sous les sourires aimables des jolie demoiselles. Au Bogyoke market nous changeons 550 euros contre 718 000 Kiats. Puis notre tentative d’aller en camionette locale dans les exterieur de la ville echoue. Nous louons donc un taxi pour aller a Thanlyin et Kyauktan. A la fin du XVIeme siecle Thanlyin fut le port d’attache d’un aventurier franco-portuguais: Felipe de Brito. Depuis cette base, en tant que representant des Rakhaings, il se tailla un petit royaume personnel. Il s’alliait soit aux Mons soit aux Bamars selon ses interest du moment. En 1599 il reussit a piller Bago ( anciennement Pegu) mais le retour du baton arriva en 1613 et les Bamars l’empalerent pour profanation de sanctuaires boudhiste. On raconte qu’il agonisa pendant deux a trois jours, n’ayant pas pris la bonne position le pal n’avait pas traverse les organes vitaux. A Kyauktan nous allons visiter une pagoda au milieu du fleuve. C’est tout simplement du racket, 4000 K pour la traverse de 50m jusqu’a l’ile/temple. Sur place nous nourrissons d’enormes poissons chats. Sur le chemin du retour nous nous arretons pour visiter la pagode de Kyaik Khauk dans le fameux village de Thanlyin. La, les Birmans rigole a nous voir sauter sur nos pieds nus pour eviter de se bruler sur la pierre chauffee a blanc par le soleil sur le sol du temple. Nous abandonnons après 5m. Le sol est trop chaud. De retour dans Yangoon (Rangoon l’ex capitale) nous partons visiter Shwedagon. La Shwedagon paya (pagode) est avec Bagan l’un des deux sites symbolique du Myanmar. A la difference de Bagan la paya est dans la ville. Chose amusante, il y a plus de 65 ans, Kessel dans la “vallee des rubis” la situee en dehors de la citee. On imagine a quel point la paisible capitale a grandit. Du haut de ses 98m la stupa (pilier) posee sur une colline surplombe la ville. Le “brigand” Felipe de Brito lanca une razia dessus pour en fondre la cloche et en faire des canons. Mais la main de Boudha lors du transport noya la cloche de pres d’une tonne. Solange est impressionnee par l’immensite du monument et hallucinee par le devotisme des ces gens. En fumant une clope avec un moine nous apprenons que Solange est du signe de l’elephant et moi…hahaha de celui de la souri.
Mercredi 1er Avril S: En fait les moines c’est comme les mendiants, avec les prieres en plus.
Reveil a 4h du matin; quel horreur! Nous nous faisons voler par un taxi 6 dollars pour aller a l’aeroport, mais a cette heure la pas vraiment le choix. Les vols c’est comme les trains, y’a plusieurs arrets et il faut pas se tromper. Quand on sort de l’aeroport, la mafia des taxis nous attend. Il y a une heure de trajet entre Heho et le lac Inle. On a pas vraiment le choix et ils le savent. Il y a trios ans le trajet m’avait coute 14 dollars environ. Aujourd’hui ils en demandent 25. A Yangon, c’est 5 dollars l’heure. Nous attendons l’arrivee du vol suivant dans l’espoir de partager un taxi avec d’autres routards. Une Irlandaise accepte et a trios nous payerons finalement 21 dollars pour un pick-up. A Nyaungshwe je retrouve la guest house ou je sejournais. Nous prenons une magnifique chambre en teck dont les murs de la salle de bain sont enchasses de galets. Avec notre nouvelle amie a usage unique nous louons un bateau pour visiter le lac. J’ai deja tout vu mais c’est genial de retrouver cette ambiance paisible et ces splendides paysages. Les villages flottants, remonter des rivieres, voir des homes pagayer avec leur jambe. Sarah (l’irlandaise) a etudie pendant un an les droits de l’homme et elle ne mange pas de viande. Elle ne mange pas de viande parceque les graines utilisees pour nourrir les animaux pouuraient etre donnees a manger aux pauvres des pays du tiers monde comme le Bangladesh. Je ne lui propose pas d’arreter de manger des cornflakes ni ne lui repond, car a ce niveau la de gentille connerie ca pourrait deteindre sur moi. Imaginez que je sois encore plus bete qu’aujourd’hui…
Jeudi 2 Avril Vendeur : where are you from? J : France… V: ah Zidane! J : ouais et Maurice Thorez aussi…
Couche tot la veille et un reveil a 9h nous permet de recuperer un peu de notre energie. La teakwood guest house inclu un superbe breakfast dans ses prix: fraises, pasteque, banana, crepes, miel, the, café, toasts et oeufs… Le mile est tres fort, local, le gout reste en bouche longtemps après avoir avale. On va se promener dans les larges ruelles du village Nyaungshwe. Dans le petit marche pour les locaux Solange achete des longyis (les jupes birmanes). Elle choisit deux longyis shan, l’ethnie du nord du pays. Le Myanmar est people de 8 nationalites: les Bamars, les Shans, les Mons, les Karens, les Kayahs, les Chins, les Kachins et les Rakhaings. On trouve aussi dans le pays des Nepalais, Indiens, Chinois , et surtout plus de 67 ethnies. Parler de ces ethnies prendrait des heures. Pour commencer a avoir une idees sur les moeurs restes intactent et qui le resteront tant que les frontiers et notre culture leur sera interdite et ferme; il y a deux solutions soit visiter le pays mais il faudrait plus de trios mois pour en decouvrir moins de la moitiee soit lire le superbe livre de Norman Lewis :”Terre d’or” . Le terme de Shan designe l’ethnie du nord du pays. Les Shans ne se reconnaissent pas eux meme sous ce nom d’origine chinoise qui signifie” montagnards sauvages” ou “ barbares” ainsi que les Chins et les Kachins. Ils se donnent le nom de “ Thai” qui veut dire libre. Ceux sont des “archis-republicains” dans le sens du terme le plus noble. Ce gout de la democratie va dans les plus petits villages jusqu’a l’absence de chef. Ils ont droits a trois femmes et les divorces sont en faveur des biens de celle-ci. Les Bghai Karens sont eux ultra conservateur pour les valeurs du marriage. Ils sont d’ailleur en voie de disparition puisqu’ils refusent les marriages inter raciaux et toutes formes d’inceste. L’etat Shan est oblige d’envoyer un fonctionnaire une fois par an pour qu’il designe dans chaque villages un couple de jeunes gens a enfermer dans une chamber nuptiale. C’est ainsi que l’on arrive a les faire procreer pour sauvegarder leur ethnie. Plus tard, en nous promenant, Solange me fait remarquer a quel point les gens sont beau et surtout a quel point c’est injuste. Quoi qu’ils ou elles portent, ils sont elegants. Si un europeens portrait un chapeau en osier avec des fleurs, il serait a coup sur ridicule. Les homes ici sont simplement splendides, resplendissants. Nous paasons le reste de ll après midi a trainailler dans le village.
Vendredi 3 avril J : en fait dire stupa a chaque fois que t en vois une, c est comme dire "Keke"a Marseille.
Ouahou, quelle journee! Quelle bordel de journee assassine! 14 heures de bus local , 2 crevaisons ou plutot explosion de roues, 40 degres a l'ombre et le bus n y etait pas. Un concour de vomi des enfants suivi par les meres puis les grands meres. Heureusement qu il faisait chaud et que le vomi seche vite. Des combats titanesque pour sauvegarder nos places et surtout l espac, le volume vital que les vieilles birmanes tentaient de nous voler. Au final on a voyager assis sur le rebords des fenetres. 37 places dans le bus + 10 tabourets en plastiques installes au millieu. Au final 55 personnes a l interieur et 15 sur le toit. Depart 4h30 arrive 19h en contant les petites pauses.
Samedi 4 avril Bagan ou plutot "Pagan"en birman est une zone archeologique. C est l un des sites les plus impressionsnt de la planete. Pendant 250 ans de 1047 a 1287 plus 4400 pagodes/temples/payas/stuppas/Boudhas furent eriges. Sur 42 km carres on peut donc visiter des temples des monuments datant pour les plus vieux du 5 eme siecle. C est dans cette plaine centrale formant "le coeur du Myanmar"que les Pyus, les Bamars et les Mons s affronterent pendant des siecles. L apogee du lieu prit fin sous la forme de horde mongoles diriges par Kibilai Khan. Nous louons une cariole a cheval pour la journee incluant le couche du soleil pour 10 000K. Et sous des temperatures infarnales partons visiter le site. Les marchands sont sur chaque temple. Des temples hindous a la gloire de Shiva, Kali, des pagodes aux formes Azteques, Incas etl infinite de temples, stupas en briques; des petites, des grandes. Et toujours cette chaleur qui fait chauffe l eau a l ombre. A midi nous degustons des curries Bamars au poulet, au porc au mouton avec du riz( c est ettonant!), des aubergines, du palmier, des poissons frits, ... etc. Plus tard alors qu il ne fait que 40 degres a l ombre nous visitons une fabrique de lacque. Voir les enfants de 8 ans au boulot nous refroidis enormement. Notre cocher nous trouve une Paya sans touriste mais refuse de nous emmener au site le plus eleve qui est trop loin. Je lui file 8 000 et on part a pied perdu au milieu de Pagan. Nous derangeons 2 jeunes en train de draguer, mais adorables ils nous proposent de nous emmener en scooter jusqu au lieu que l on recherche. Ils refusent qu on les paie a l arrivee. Nous regardons le couche de soleil et tentons de rentrer, tous les scooter, carioles tentent de nous voler. La solidarite entre routards ne semble pas fonctionner ici puisque un couple d allemand refuse de nous prendre dans leur cariole. Les seuls gentil messieurs sont deux gars sur un char a buffles qui nous font signe de monter. On refuse poliment allant plus vite a pied et trouvons apres 30 mins de marche un 4x4 relativement honnete.
Dimanche 5 Avril Petite journee pepere a creuver de chaud dans un bus climatise sans climatisation. Nous arrivons finalemment a Mandalay la 2eme ville du pays et derniere citee imperiale. En chemin je rencontre mon nouvel ami a usage unique, "un americain" de californie economiste de metier. Oui je sais y a qu a moi que ca arrive! C est pas drole il n a meme pas peur quand je lui dis etre communiste. Avec lui ce soir nnous devons aller voir le spectacle satirique des "moustaches Brothers" des comiques qui ont passer plus de temps en prison que sur scene suite a leurs moqueries sur les generaux locaux.
Le spectacle etait interressant mais cher. Au retour nous discutons culture, services et stereotype.
Lundi 6 Avril Cette nuit a ete delicieuse, des coupures d'electricite ordonnes par le gouvernement et des attaques incessantes des moustiques unifies. En debut de matinee nous essayons de reserver un vol pour le nord, l'etat Kachin. Les compagnies aeriennes fiables s'averent sur reserve pour la quinzaine a venir. Nous devons donc nous rabattre sur la compagnie gouvernementale. Nous louons ensuite un trishaw ( side-car a pedale dont les sieges passagers sont dos a dos) pour la journee. Nous attaquans donc la visite d'une ville dont la population est composee a 40% de moines. Que dire de la chaleur, comment la qualifiee. C est lourd, dur, brulant, aggressif, ettouffant. C est une chaleur a mettre un Sarko dehors. La visite de la ville n'enchante pas Solange et ne me rapelle pas les douces et paisibles images qu'il m en restait. Au soir nous tentons de changer des euros en Kiats. Le taux pour le dollar est relativement honnete, ce lui de l euro par contre est hallucinant. 1 euro = 1150 K. Je leur dis que plutot que de changer l'argent je dois d'abord aller checker internet pour voir si une revolution n a pas touche l europe pour devaluer autant sa monnaie ou si Sarko a ete assassine( ma blague ne les fait pas sourrire). Au meilleur taux de cette ville, en changeant 200 E ici on perd 30 euros de sa valeur.
Mardi 7 Avril Mendiants : Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello!( a prononcer vite et sdans trop articuler) J : Oh, putain tu vas la fermer ta gueule le gabian!
Nous dejeunons de fantastiques glaces faites maisons. Et passons la matinee a chercher un hotel ou les moustiques sont interdits. Nous achetons divers billets d'avion, trouvons quelques renseignements utiles pour la suite du voyage. Vers midi, apres avoir deguste de succulent macoronis a la bolognaises nous perdons notre combat contre la chaleur. Nous montons donc nous echouer sur notre lit comme deux grossers meduses sur une plage.
Mercredi 8 Avril Je m'emboucanne traditionnellement avec la réception au moment de payer. Ils veulent des dollars, je leur file des Kiats comme convenu au départ. A l'aéroport, notre vol n'apparaît pas. Une fois la frayeur qui l soit parti sans nous passée, nous comprenons qu'en fait notre compagnie est tellement pourrie qu'ils ne paient pas l'affichage de leurs vols sur les écrans. Nous arrivons avec du retard a Myitkyina la capitale de l'état Kachin. George Orwell situait dans cette zone son"histoire birmane". Il m'aura fallut 4 voyages au Myanmar pour enfin atteindre cet état. Nous sommes a moins de 50km du Yunan (région chinoise). La ville est plane, les rues larges, les maisons dépassent rarement le rez de chaussée. Les arbres sont verts, verts, verts…. A 43 km au nord se trouve Myit-son la source de l'Ayeyarwady. Ce fleuve traverse le pays du nord au sud. Nous sommes bien entendu a la saison seche et la chaleur toujours aussi forte est plus supportable grâce a une légère brise. L'Ayeyarwady un peu a sec est constelle de bancs de sable. A midi nous déjeunons de boeuf au curry et pour l'apero, une bière a la pression suivie de ses petites soeurs et du moutons (kebab). Vers 17h les gens viennent se laver dans le fleuve, laver leurs habits et leurs frigos avec cette eau boueuse.
Jeudi 9 Avril Tôt, après une nuit reposante nous filons vers la "boat station". La bas on nous dit qu'il n'y a pas de bateau pour Bhamo avant demain puis qu'il ne va pas dans le bon sens…etc Nous essayons ensuite la station de bus vers 7h30 mais ceux ci sont déjà parties ou pleins. La vérité est qu'ils ne veulent pas prendre la responsabilité des "foreigners". Avec des photocopies(5X) de nos passeports et visas pour les checks points ils acceptant de nous vendre des tickets pour demain. Nous prenons donc une chambre au YMCA (Young Men Christian Association) avec croix, bible, évangiles dans la chambre. S'ils savaient! Dans cette ville chrétienne nous trouvons beaucoup plus facilement de la viande a manger. Nous louons ensuite une 125cc et partons a le recherche, a l'assaut de l'Ayeyarwady. Sous le cagnard et un léger vent nous remontons vers le nord sur une route de mal en pis. Nous trouvons en fin Myit-son, la source. Solange y trempe ses pieds. Nous y déjeunons face aux deux rivières se rejoignant et une somptueuse pagode dorée. Sans crever ni mourir sur le chemin de galet nous refaisons les 43kms pour rentrer a Myitkyina ou je me délecte de bière a la pression après une promenade sur la rive du fleuve. Ce soir les gens y lavent leurs voitures, motos, tracteurs…etc Ici, pour rendre la monnaie quand elle n est pas importante, on nous donne des clopes ou des chewing gums. Alors que Solange dort je sors sur le perron du YMCA et fini de me saouler a la bière avec le gérant et un habitué. Ils parlent de football français (je ne comprends rien bien sur) et de cricket. Le gérant me dit que Sarko est bien car il va a l'église et que sa femme jolie.
Vendredi 10 Avril Le bruit de trombes d'eau sur la toiture en métal accompagne notre réveil. La pluie disparaît vite et nous démarrons notre trajet en bus pour Bhamo a 7h45. La route neuve est pavee!!! Nous longeons la frontière chinoise sur 188km. Le paysage fait de hautes collines est verdoyant. La culture sur bruli fait monter au ciel des fumes noires de champs consumes. La terre a ces endroits la est noire de cendre. La route est creusée dans des murs de végétation. Au "coupe-coupe" il doit falloir une heure a s'acharner pour avancer de 10metres. Les rondes collines servent al a culture du pivot et les petites plaines aux rizières ou aux champs de pastèques. Dans les petites échoppes le long de la route nous mangeons des nouilles de riz baignant dans des soupes épicées. Les produits d'importation tel que le coca n'ont plus d'inscriptions en thaï mais en cantonnais. Un des ponts en trop mauvais etat c est écroule, nous descendons donc avec le bus dans le lit de la rivière et la traversons a guet. L'eau monte jusqu'au milieu des roues et nous craignons pour nos sacs en soute. Le dernier quart de la route n'est pas pave et c est du vieux goudron entourant des trous que nos dos doivent supporter. Nous arrivons finalement a Bhamo a 14h pour découvrir que la ville s'écrit en fait "Banmaw". Il y a autant de caractère chinois que birmans et les "faces" sont plus brides. Dans les rues nous trouvons de nombreuses marchandises estampillées "Changhai". On nous annonce que le bateau part demain au lieu de dimanche, nous partons donc tenter d'acheter des billets et d'explorer la ville. Pour 54 dollars chacun nous acquerrons nos billets cabine pour 3 jours, deux nuits afin de rejoindre Mandalay. Puis nous allons faire les commissions. Solange s'occupe du ravitaillement technique(eau et galettes) et moi des bonbons, environ 1, 5kg de chewing gum.
Samedi 11 Avril S : ils sont quand même doue pour avoir des gens qui ne servent a rien dans ce pays. J : Tu m étonnes, t as vu le nombre de militaire et de moine?
A 5h debout, 5h25 petit déjeuner, a 5h50 sur l'embarcadère qui n'en est pas un. C est une rive avec des petits bateaux, de longues barques. On grimpe dans l'une d'elle à 6h10. Notre navire sensément doit partir a 7h. A 8h35 notre barque démarre pour rejoindre le bateau. Le niveau du fleuve est trop bas pour que l cargo remonte jusqu'à Banmaw. Nous partons donc a sa recherche. Sur le trajet nous sommes témoin d'un spectacle extraordinaire. Un adolescent traverse le fleuve sur le dos d'un buffle d'eau en train de nager. Le torse du minot dépasse stoïque et avance charge d'un sac a dos vers sa destination. Nous embarquons et échappons a 'arnaque de nous faire payer ce mini trajet. Nous nous installons dans notre cabine a bord de cette magnifique boite de conserve d'après les propos de Solange. Toute la difficulté du voyage va consister a un jeu qui s'appelle"évites les bancs de sables". La journée s'écoule lentement entre lecture, endormissement, bouffe, sieste et le paysage qui défile. Ces plaines enchâssent le fleuve brun de rives de sables blancs. A 17h le soleil a déjà entamée (techniquement il la commence a midi me rappelle Solange) sa descente. Nous croisons un autre cargo. Il est plus vieux, d'une facture dont le bois transparaît entre les plaques de métal. Nous nous arrêtons dans un tour a 180 degrés et nous entre accostons. Les hommes du pont inférieurs s'échangent du Whisky, du riz. Les capitaines sur le pont supérieur se partagent des noix de bettel à chiquer. Les conversations explosent, les informations s'échangent. A la proue du bateau je découvre un nouveau métier: "piqueur". Un homme muni d'une fine et immense tige de bambou raye de couleurs vertes et blanches en pique donc l'eau pour en sonder la profondeur. La nuit tombe lors d'une escale a Katha la ville dans laquelle Eric Blair (Gorges Orwell) écrivit une "histoire birmane". J'ai donc 20 minutes pour sauter les planches rejoignant la terre et courir acheter de l'eau et de la bière. Avant de s'arrêter, de jeter l'encre, d'accoster car il fait trop noir pour naviguer nous nous plantons dans un banc de sable submerge. Par des manœuvres de marche arrière le commandant réussi a nous en déloger.
Dimanche 12 Avril Je suis berce par "Mermoz", sa biographie de Kessel. Il est amusant de penser que je lis sur l'un des plus grand aviateur a bord d'un bateau. Alors que je lisais sur le plus grand marin "Henry De Monfreyd" dans tous mes avions depuis trios ans. En regardant defiler les rives je suis noyé par la musique: Massilia, Banlieue rouge, Petrucciani… Quel bonheur. Dans ce voyage je n'ai pas ou peu écoute mon walkman. Lors de ce trajet on a que ça à faire. Regarder le paysage en lisant ou en écoutant ajoute une magie a la vie lente de ces rives. Vers 11h nous accostons une plage surmontée de quelques cabanes en bambou. On y charge des sacs. Je cours sur les planches pour y acheter du riz, des haricots jaunes et du gras en sauce le tout servi dans en minuscule sache plastique. La musculature des villageois est impressionnante; on en imagine bien les raisons, la vie rude et le travail d'esclave. Nous luttons contre la chaleur et l'étouffante cabine qui nous sert de geôle n'y aide pas du tout. Vers 16h nous re-accostons mais on m'interdit de débarquer. La plage ainsi que le village sont interdits aux étrangers. Un immense panneau écrit en anglais nous le confirme. Apparemment il y a des choses que le gouvernement ne veut pas nous montrer. Ca a un effet immédiat sur moi, je crève d'envie d'y aller. A la nuit tombée nous descendons sur le pont inférieur pour manger et faire la connaissance de l'équipage. J'allume mes cigarettes aux braises de la cuisine et sympathise avec les hommes. Le personnage le plus intéressant est "Thi Cho" le cuistot un peu simplet (d'après les membres d'équipage). Petit avec une tête de pirate, le crâne rase, une grosse boucle d'oreille, trois long poils a la chinoise sur le cote du menton, un t-shirt de hippies avec le logo peace and love et ses ongles peinturlures au vernis violet fluo. Il me demande mon t-shirt en souvenir, je lui propose de lui donner Solange. Tout le monde s'esclaffe, il est PD. En pleine nuit alors qu'il doit être 20h30 nous accostons pour passer la nuit. Je saute sur les planches de transbordement et monte au village acheter de l'eau fraîche et du Sprite pour Solange. Les lumières des lampes sur notre pont attirent la vermine volante et nous devons baygoniser la chambre avant d'aller y crever de chaud.
Lundi 13 Avril Bonne année! C'est le nouvel an, c'est Thingyan (Songkran en Thaïlande). On célèbre Thagyamin le roi des "nats" (esprit) rend visite aux humain pour faire le compte des bonnes et mauvaises actions. On lave la tete des aines et le crâne des boudha. La fête degenere trois jours durant en batailles d'eau diluviennes. Sur le bateau nous ne nous en rendons pas encore compte. Vers 7h30 nous croisons des barques a voile remontant le fleuve. Ces frêles embarcations semblent prêtes a se retourner tant leur fine et petite voile les tirent puissamment vers l'avant. Certaines de ces voiles portées très haut me font penser a la "fortune carrée" la voile spécialement utilise par les boutres de la mer rouge pour s'échapper des tempêtes. 12h30 nous débarquons dans Mandalay et recevons nos premiers verres d'eau puis bassines puis sauts. Nous trouvons un hôtel y jetons les affaires puis partons manger dans un restaurant a 35 dollars l'addition. Sur le trajet nous recevons jet d'eau sur jet d'eau. Du haut des estrades ou sont installes les petits bourgeois nous sommes asperge sans cesse sous un soleil pesant. En moins de 5min l'intégralité de nos fringues sèche. Apres le repas autour de l'ancienne citee impériale, sous les yeux de Solange je vais pogoter dans 40cm d'eau. Les jeunes qui dansent a l'arrière des pick-up m'invitent a les rejoindre. Je convaincs Solange et nous grimpons sur l'un d'eux. Debout, sautant, jumpant, pogotant, dansant et asperges a la lance a eau nous mettons le feu, nous mettons l'ambiance tout autour, on fou le oai! Les gens nous célèbrent autant que le festival, ils m'offrent a boire, viennent nous serrer la main. Epuises nous quittons notre équipage deux heures plus tard pour aller manger une glace.
Mardi 14 Avril A l'aéroport, Solange gère le taxi qui demande son due. Nous attendons l'heure de nous enregistrer pour nous rassurer. En effet nous devons voyager avec les billets d'avion de demain. Nous atterrissons a Yangoon après un vol plutôt agite. Enormes trous d'air, piques… La ville est débordante d'activité mais pas de travail, de l'eau est jeté a la lance a la bouteille au seau au verre… Nous cherchons une agence pour acheter notre billet suivant mais c'est férie pendant 11 jours; cette année Thingyan est suivit de l'anniversaire de boudha. Tout est ferme. Les bus sont interdits a la circulation ainsi que les bateaux pendant toute la semaine a venir. Bien entendu nous sommes vite trempe. La grosse différence ici est qu'un seau d'eau sur deux est remplis d'eau glacée. Dans la rue des petites tables échoppes éclosent tous les mètres. Ce qui est sur, c'est tout autant la fête des sucreries et pâtisseries …
Du 15 au 19 avril 2 jours a Yangoon et le reste a Bangkok. Les jeux d’eau sont vites epuisants et au bout de 4 jours ca devient enervant de pas faire 10 metres sans recevoir un sceau d’eau en pleine gueule. Notre projet de partir une semaine sur les plages tombe a l’eau avec l’arrivee des pluies. Nous decidons donc de retourner sur Bangkok et de voir pour la suite une fois sur place. Faire changer nos Kiats en dollars est un vrai suicide financier. Nous arrivons a Bangkok vendredi 17 et allons nous installer dans le quartier de Khao San Road le coin des bobos, des defonces et de toute l’engence de la terre. En y debarquant cinq plus tot, picoler jusqu’a 5h du mat assis sur un trottoir avec les pochtrons internationnaux m’avait fait kiffer. La ca me gave, c est surpeuple, que du bizness et les prix ont carrement augmentes. Apres la discretion de l’Inde, les voiles du Bangladesh et la classe Birmane, debarquer au milieue des ces Farangs(occidentaux) vulgaires a quelque chose de surnaturel, on n’est pas sur la meme planete et on se rends compte a quel point nous leurs avons polluer la tete. C est normal ici de se promener torse nu en pleine ville et que les filles s’habillent encore plus devetus que les putes de pattaya. Samedi soir nous embarquons dans un bus de nuite et debarquons dimanche a 8h30 du mat a Vientiane. Epuises, je retrouve avec un certain plaisir le calme et le paisible de cette ville. La gastronomie aussi. A midi restaurant marseillais et le soir restaurant nicois!! Je passé la majorité de la journee a faire de petites siestes pendant que Solange fait une petite promenade a la découverte de cette ville dont la tranquillité la stupéfie. Bon d’accord on est dimanche et OK il n’y a que 280 000 habitants, mais quand meme c est fou a quel point on a l’impression de marcher sur la lune. Dans les rues a la tombée du jour apparait un sursaut d'activité et nous allons nous promener a cote de quelques Tshirts aux effigies” I love Laos et des faucilles et des marteaux”. Le mekonk est encore plus a sec que lors de ma precedente visite.
The end
Mercredi 25 fevrier Je n ai rien a faire de la journee a part recupere mon billet d avion, je ne vais que regarder les boys de l hotel jouer au volley ball et et me plonger profondement dans "mort dans l apres midi". Il faut reconnaitre a Heminguay qu il a reussi ici une splendide vulgarisation et encyclopedie sur la corrida. Lorsqu on sort de ce bouquin, on n a qu un regret, ne pas etre a l epoque de Belmonte et Juanito pour les admirer danser et tuer. Le soir, je retrouve les trois allemands et l ecossaise pour en plaine nuit partir seul et a pied. L eclairage plus que relatif, la neige et la boue rende la traverse du quartier incertaine. Les quelques passant que nous croisons devisagent notre eaquipage ebahit par ce groupe dont la moyenne doit etre a 1m85. Nous arrivons finalement au siege des nations unis, passons les diverses fouilles et presentons nos divers papiers d identites pour recevoir nos badges d accreditations. Enfin dans le saint des seins nous accedons au bunker le restaurant, buffet, bar. Au cas ou vous vous posiez la question, ils n ont pas ete tres imaginatifs et c est un vrai bunker. Ce soir c est salsa night! Apperement avec le kit de survi fournit pour chaque expatrie de l ONU il y a un cd de salsa. Mes nouveaux collegues qui eux ne sont pas des privilegies(si cous savez comme ils en bavent d envie), m explique qu au kossovo, au Tadjikistan en Coree du nord le mercredi soir dans les locaux de l ONU c est salsa night. Regarder l allemand de 2m05 danser un tango endiable avec la cosaque de 1m40 a quelque chose d assez comique. Apres quelques bieres je rentre me coucher bien decider a gerer mon poelle a bois comme un chef pour ne pas me geler au reveil. Jeudi 26 Fevrier Je suis un dieue du poelle a bois. Ce matin en me levant il devais faire presque 9 degres dans ma chambre et dans le poelle une faible braise survivait. Je saute dans la chose qui me sert de taxi j usqu au premier des nombreux arret de securite bordant l aeroport. Sans faire le marseillais; l acces au batiment est separe en trois zones. Chacune d entre elle comprends une fouille physique d entree et de sortie plus une fouille des sacs complete de sortie. On traverse chacune de ces zones soit a pied soit en bus. Une fois dans l aeroport on a droit a encore 3 ou 4 fouilles mais le top c est d etre fouiller par le stewart de air india au moment de monter dans l avion. Le retour a delhi est liberateur. Je recupere une chambre dans l hotel de la semaine derniere, je ssuis heureux comme un pape de prendre une douche chaude, mais plus que tout de ne pas crever de froid en me sechant. Pahar Ganj est un peu le Kao San road de Bangkok, on s y fait brancher toutes les minutes par des rabatteurs : "Internet sir? Visit my shop sir? Hi sir, shoes shinning sir? Beer sir? Haschish sir?". La grosse differrence c est qu il y a beaucoup moins d alcool, quasiment pas de putes et le sol n est pas goudronne. On mange donc pas mal de poussiere. Pour esasayer de temperer mes effusions stomacales je tente un mac do vegetarien mais c etait en oubliant que le coca y est un melange de sirop et d eau. Vendredi 27 Fevrier Aujourd hui j ai deci de de visiter Delhi a pied, je me lance donc en tong a l assaut de la ville. Je traverse la gare et l infini continuite de travaux ambiants pour arriver finalement proche du vieux Delhi. Et la, je debarque dans le ghetto de Varsovie. L histoire de l Inde ne se melange pas a celle de l islam. Elle en est entre melee mais comme au USA, il y a l hypocrisie du melting pot et la realite du salad bol. On retrouve donc comme a Marseille un quartier musulman pauvre dans le centre ville. Ca sent la viande. J y retrouve tout les plaisires de ne pas y voir de touristes et toute la seine curiosite des regards et coups d oeils. Je suis a Noaille, je suis a Belsunce, je suis a la maison. Lorsque j en sort c est pour aterir sur Conaught Place : boutique Levi s, Nike, Adidas, Mac Do, KFC...etc Puis de retour dans Pahar Ganj je retrouve la mauvaise fois et la malhonnetetee des vendeurs asiatiques : je suis oblige de plus que monter le ton pour me faire rembourser un pantalon trop petit, achyete 15 minutes avant. Me l ayant promis remboursable puisque pas essayable dans la rue. Samedi 28 Fevrier Reveil 3h du matin pour un avion qui pertira avec tellement de retard qe j arriverais a 10h a Kathmandou. La, quel plaisir d eviter la queue des visas puisaue le mien a deja ete fait en France. A la sortie de l aeroport : NAMASTE. Je ne chance pas d argent mais negocis mon taxi en roupies indienne et grace a ca paie au final moins cher que le prix regulier: 150 Rps. Dans Thamel, le quartier touristique je reconnais presque immediatement les rues et retrouve mon vieil hotel, le "red planet". a mise en place d un gouvernement communiste ne transpire nulle part mise apart quelques affiches vite arrachees. Je te les metrais tous au goulags tous ces arracheurs d affiches fous. La ville a clairement explose que ce soit demographiquement ou son expension geographique. A 12h40 je saute dans un taxi pour aller chercher le cactus a l aeroport. J y passe les barrages de securites en bluffant les flics et j attends Solange aux bagages. Elle arrive enfin! Non taxi ne nous a pas attendu et je suis oblige de refaire le coup des roupies indiennes pour avoir un tarif descent. Il faut savoir qu en asie, a la sortie d un aeroport c est un systeme mafieu qui rackette litteralement les voyageurs et va du double au triple du prix regulier. Une fois ses affaire sposes a l hotel nous partons nous promener dans la moyenne ville. Les minots jouent a faire mordre les chiens dans des bombes a eau. Tout le monde nous devisage; pour deux raisons : tout d abord je suis habille a l afghane ensuite 80% des touristes ne sortent pas ou peu des sentiers battus meme en ville. Nous nous couchons super tot epuis e par nos reveil hyper matinaux et nos differents decalage horraires. Dimanche 1er Mars Nous nous reveillons tot et partons a la recherche d un petit dejeuner. Nous nous etablissons finalement dans une gargotte ou mon magnifique accent marseillais jette la confsions dans la commande de notre breakfast. Mes oeufs seront donc remplaces par du riz. Mais a 1euro 30 le petit dej pour deux on peux se permettre de jetter de la nourriture. Le rste de la journee s ecoulera tranquilement entre falafels, promenades, quelques photos, rabattages incessant de vendeurs de pashmina, de treck, de haschisk et les traditionnels mendiants. Une idee dee fou me traverse l esprit : acheter une moto pour la revendre au Bangladesh et en profiter pour traverser le pays a la Easy rider. La complexite des formalites et l ebsence de preparation post voyage me refroidi vite et Solange me convaint que de louer des motos dans chaques provinces sera deja largement suffisant. Au soir nous partons boire un coup et la je me rends compte a quel point la ville a changee : la musique forte, le rock, l alcool...etc Certe ca reste Kathmandou mais en trois les choses ont vraiment bouges. La suite au prochain episode Bises Dju
Lundi 2 Mars Kathmandou s est erige a une altitude de 1300 metres environ. De son sud-est en coule une vallee et tout autour s envole les sommets. Notre bien que correct s avere a la limite de ce que l on doit attendre d un point de vue du confort. L eau n est pas assez souvent chaude et le matelas est nepalais : 4 petits centimetres d epaisseur pose sur un sommier en planche. Lorsque le reveil sonne a 7h20 nos corps sont legerement courbattus surtout mon dos. Apres 2 mois a dormir seul il faut un leger temps d adaptation a nos corps pour retrouver le plaisir de dormir emmeles. Solange se laise seduire par du muesli au yaghourt local dont la couleur est bien plus jaune que blanche et je prends plaisir a la voir se regaler. Nous allons ensuite chercher le scooter reserve la veille. C est un petit 100cc, juste ce qu il nous faut pour terainouiller dans Kathmandou et ses environs. Les nepalais nous regardent passer et sont ebahis. Je suis sur que certains en nous suivant6 du regard ont du se manger un poteaux, en effet c est Solange qui conduit son homme d 1m90 et ca c est assez extraordinaire pour eux. L accueil d une amvassade en dehors du territoire francais est toujours agreable, a croire que l air parisien rends con. La paperrasse vite expediee nous quittons le sol bengali pour aller visiter Pathan. Je ne xagere pas ici quand je vous annonce que tout au long du trajet il y avait un flic tout les dix metres. Pathan est la soeur jumelle de Kathmandou, juste separe de son ainee par Bagamati la riviere. La visite de la cadette, que ce soit le quartier historique ou les marches est beaucoup plus calme et subuit surtout moins d affluence. L architecture ancestrale est splendide, le melange de brique et de bois surmontes de tuile est porteur d un puissant calme. On retrouve sur les plus hautes marches, sur les plus hauts niveaux la populace reveuse ou contemplative souvent en train de somnoler. Au retour c est a mon tourv de conduire et la c est le gymkhana! je traumatise Solange par ma conduite brusque et ai a\enormement de mal a conduire a gauche. Dans ma bouche, sur mes dents, dans mes yeux s amoncellent et se melangent la poussiere, la pollution et les gazs d echappements. Selon moi je m adapte tres vite a la conduite nepalaise de la ville et selon So, pas du tout. Le fait le plus marquant, le plaisir le plus surpris a ete le nombre de gamin et d ados en uniformes sortant d ecoles, de colleges, de lycee. Il y en a partout c est comme des pokemons, ca se multipli partout, ca pullule. C est genial. J ai tres rarement voir jamais vu autant d ecolier. C est le premier vrai et fort signe du socialisme que je croise qui soit si significatif. Cela m emeut enormement. En fin d apres midi nous sortons par l ouest de la capitale pour monter sur une colline surplombant la ville. De nombreux monasteres y reposent gardes par des singes aux poils aussi sales que ceux des chiens des rues. On se croirait dans un camp de gitan sauf qu ici les panchos ont ete remplaces par des singes aux instincts de gabian; des que ca brillle ils attaque pour essayer de voler. Garez bien vos montres.... Les feux de camps rehausse l ambiance mais les immenses moulins de prieres de plus de 2m et les moines a la tete rase enleve tout le piment de mon analogie.
Mardi 3 Mars Nous nous levons au son du reveil a 7h30 et nous lancons a la recherche d un petit dejeuner. Une fois nos estomacs cales, nous recuperons nos vehicules. Solange le scooter de la veille et moi une moto 125cc de marque inconnue. Dans le tohu bohu de Kathmandou, reprendre le coup de passer les vitesses est un peu chaud. Mais apres avoir cale quelques fois en plein milieu de la rue et de par cela avoir provoque autant d embouiteillages, je deviens vite sans gene et surtout je m en foutiste des coups de klaxons. L ambassade du Myanmar nous annonce une mauvaise nouvelle, nous allons devoir attendre deux jours pleins de plus avant d obtenir nos visas. Ce qui est sur c est que mes gros sabots n ont pas aide a accelerer les choses quand j ai propose un bakshish devant tout le monde. A travers les nuages de gaz carboniques nous arivons sans trpop nous perdre a sortir de la capitale et partons a l assaut d une vallee. Coup de chance ou coup de genie du cactus, nous ne nous perdons pas et traversons plusieurs vallees pour arriver a Pharping. Au confluent de deux rivieres, au creux d un ravin, nous decouvrons le temple de Dakshinkali. Ce lieue est dedie a la deesse Kali, l epouse de Shiva. Ici il s agit de sa represemtation la plus sanguinaire. Le samedi et le mardi, la populace vient y sacrifier des animaux sur l hotel. Nous garons les motos et descendons a pied en suivant les familles porteuses de coqs ou trainant des biquettes. Le temple est degoulinant de sang et une dizaine de persones sont afaires au nettoyage entre deux seances d egorgement. Les phototos sont interdites et les appareils photos bien ranges au fon de nos poches, nous ne tenos pas du tout a etre les prochains sacrifies. L accueil n est ni bon ni mauvais. Je dirais qu ils nous tolerent tant que nous nous montrons respectueux. Sur le chemin suivant je decide d apprendre a Solange a conduire une moto digne de ce nom. Sans fausses notes mais effrayee par le poid de l engin, elle fini par reussir quelques long aller-retour. Tout ce cirque traumatisa encre plus nos chers autocthones qui virent l homme sur le scooter et la femme sur la moto... Dans le sud de la vallee de Kathmandou nous montons en altitude mais la route devient impraticable pour le scooter. Bientot, meme en moto, je galere sur les chemins caillouteux inclines a plus de 45 degres. L architecture ne palaise est base sur un materiel: la brique. Elle est utilise pour tout travaux de maconnnerie et soit peinte en blanc apres, soit rehausse de bois pour la mettre en valeur. Pour les toit ils ont quelques problemes de finitions, les longues tiges en metal depassent des etages non finis. Du haut des plus hautes sommets de la vallees, on peut voir l infini nombre des cheminees des usines desquellles snt prduites ces briques ou tuiles. La fummee qui s en degage teinte tout le ciel dela vallee. Plus a l est nous finissons dans le village de Godawari ou Solange ternte pour la premiere fois le Dhal Bhat, le plat incontournable et traditionel nepalais : du riz blanc, une soupe de lentille, des pattates, des carotes, quelques legumes verts dont je n ai toujours pas trouve l origine, du poulet pour les non vegetariens et des sauces surepices assaisones aux clous de girofles. Dans ce paysage agraire, le nombre de faucilles et de marteaux peints sur les murs des maisons explose.
Mardi 4 Mars Aujourd hu, monte tout les deux sur le meme somptueux scooter, nous partons a l assaut des vallees a l est de Kathmandou. Direction Mandhyapur, Bhaktapur, les districts de Suryakinayak, Sanga, Banepa et Dhulikhel. Une fois sorti de la region nous atterrissons dans les immenses vallees menant a l Inde au sud et au sud-est. Pose devant un cadre magnifique, des restanques a perte de vue denivellant des pentes abruptes, nous nous regalons de Chowmeins et de mo mo; des nouilles sautes au poulet et des raviolis geants aux legumes epices. Au retour alors que le soleil commence a me bruler les mains et a attaquer sauvagement le visage de Solange, je decide de tenter un chemin de terre. Des le debut, mon cactus se positionne contre cette idee, encore plus quand le chemin est innonde par de mini etangs que je n ose traverser. Mais grace a l intervention d un gars du coin a qui je confis notre superbe machine, nous passons cet obstacle. Pour rassurer Solange je lui promet de me montrer responsable et adulte et de faire demi tour des que ce sera trop dur. Ah, Ah, Ha, Ha, au final nous galerons a traverser des rivieres"presques assechees", des ponts detruits, plus de 30 cm de sable, des galets, desn royaumes magiques, nous affrontons des dragons, mais nous ne faisons pas demi tour. Apres cette epreuve nous decidons d adouber notre scooter et de le renommer "Warrior 1er". Malgres ou grace a toutes ces epreuves nous apprecions et nous ennivrons de paysages epoustoufflant qui nous font nous arreter toutes les cinq minutes pour les admirer. A l arrivee a Kathmandou, Warrior 1er est dans un etat de salete qu il a rarement du connaitre. Pour les curieux, utilisez Google pour visualiser l etat de la route emprunte. C est entre Panchkhal et Banepa. Ne regardez pas la route goudrone mais celle des cretes. Tout au long de la journee, nous sommes empressionnes par le nombre de bus scolaire et les lieux qu ils desservent. Il y a plus d ecoles sur la carte routiere que de pompe a essence. "Cest le socialisme mon amour!"
Jeudi 5 Mars C est d un reveil tres matinal que nous nous levons. Petit conseil pour tout voyageur au Nepal, ne jamais tenter de suivre une carte dessinee par un nepalais. Ils confondent le nord et l ouest, la droite et la montee et en plus c est faux. Nous finissons par emprunter un rickshaw pour aller a notre bus. Ca y est notre voyage commence, c est notre premier trajet depuis notre point de depart. Nous arrivona a Pokhara vers 13h30. Cette ville situe a 900m d altitude se trouve prise en otage entre l Hymalaya et le lac Phewa tal. C est le point de depart de tout les treck pour la region des Annapurnas. On sent ici le physique en preparation ou en repos selon qu on parte ou revienne des neiges eternelles. A l arrivee nous nous faisons agresse par des taxis en folies qui veulent nous obliger a les suivre jusqu a leurs hotels. Nous montons le ton et les envoyons chier violement.
Vendredi 6 Mars Lorsque le reveil sonne a 5h du mat nous l eteignons et replongeons dans les bras de Morphee. Tant pis pour le lever de soleil sur les Annapurnas. A 8h nous emergeons finalementet sautons sur l enorme cylindree louee la veille. Pas mal d acous beaucoup de frayeur, des reproches en veux tu en voila de la part de Solange. Je reconnais que le passage des vitesses et le poids de la machine sur ces routes pourries est presque impossible, en plus tout le monde connait mes legendaires capacites de conduite et d attention. Nous ne tombons qu une fois mais pas de casse. Du haut de Sarangkot nous admirons le Dhaulagiri(8167m), le machhapuchhare(6997) et l Annapurna 2(7937m) d ouest en est. Enfin admirer est un bien grand mot, a travers la polution, nous ne distinguons pas grand chose et avons au final un super apercut du paysage sur carte postale. Au sud est de Pokhara nous nous rendons au lac Begnas ou nous tentons une excursion le long de srives mais sommes vite bloque par la vegetation en liberte. C est quand meme mieux et plus facile les parcs municipaux! L apres midi porte par notre bat-moto, Robin et moi allons visiter la bat-cave, une grotte ou sommeillent des centaines de chauves souris. On frole plus l escalade et la speleologie que la balade dominicale.
Samedi 7 Mars Nous nous trainons comme des limaces jusqu a la gare routiere ou de jeunes apprentis casses couilles nous brisent les oreilles. pendant 40 minutes que dure notre attente ils ne cessent de nous proposer des patisseries. Monsieur c est chaud, Monsieur c est bon pour l estomac, Madame juste une, Madame c est pas cher, Madame c est pas tres cher, sans cesse et sans arret! On embarque finalement et le periple recommence, quel aventure! Je ne vais meme pas critiquer ici l inconfort des places. Ca tout le monde peut imaginer a quel point un europeen est disproportionne par rapport a un nepalais. Nous arrivons a Butwal et la les gens du bus commencent a descendre les sacs de tout le monde. pourtant on est cense aller jusqu a Bhairawa. Aucune informations ni reponse donc je bouscule un peu le chauffeur et son accolyte, mais ca ne sert a rien. La police est bien sur aussi utile ici qu en France et regarde de loin les touristes hurler au scandale. Je secoue meme un peu le flic mais il ne reagit pas. Faut lui accorder, qu il est tres jeune, tres petit, tres tout seul et surtout que je suis blanc. Au final on ne comprends toujours rien, mais atravers les inexplications nous entravons quelques choses. Hier il ya eu un mort, un meurtre. On ne comprends pas par contyre si c ets dans le camp de la police, dans celui des manifestants ou dans celui des chauffeures ayant voulus forcer les barrages absolument pas filtrant des manifestants. Sur 20 km le sol est parsemme de verre brise des camions et des bus. Nous trouvons un rickshaw qui pour 450Rp accepte de nous charger avec nos sacs. Ce rickshaw est aussi bete que peureux. Les manifestants armes de rondins de bambou, de matraque ne laissent passer que les touristes sous les grands Bye Bye des gamins armes eux aussi. Notre rickshaw est tellement con qu il accelere sur lers barrages et ralenti voir s arrete 150 fois tellement il a peur. Lorsque les maniferstant lui dise depasser a pied il remonte sur sa selle. il est tellement con que c est moi qui ai envi de lui mettre des coups de canne. En trois heures nous faisons les 20 kms sous un soleil eprouvant. Quand l abbruti qui nous sert de pedaleur ralenti trop je prends sa place. Et la c est l effarement dans les chaumieres, un blanc qui conduite un Nepalais et une blanche!!!!! Il est tellement con et avare qu il negocie avec une famille d infdien pour leur transporter leurs valises. Au final ils les accroches a l arrierer et les traines sur leurs roulettes. 20Kgs de Rickshaw+30kg de bagage+15kg de bagages indiennes+Solange+le driver sous le cagnard sur du faux plat c est tuant. Arrive a Bhaiwara nous comprenons que notre projet d aller visiter Lumbini la ville de naissance de Boudha est tres serieusement compromis. Les manifestants sont en traion de tabasser un mec qui n est pas descendu assez vite de son velo. On sent que le revendicatif est tres secondaire; ils ont goutte au sang et ca leur a plus. Solange se moque de moi en me demandant si je me regale, si je suis content de galerer. Si elle savait a quel point je kif ca, de devoir changer de plan, reagir et ne rien prevoir a plus ou moins deux heures. On decide de passer la frontiere indienne. On prends un bus jusqu a Gorakhpur pour arriver en pleine nuit. Nous trouvont un train de nuit mais les reservation etant fermees ne pouvons acheter que deux billets regionnaux. Je m arrange avec le controleur "mon ami!!!!" et il accepte de nous prendre. Au milieu des mousyiques, dans des positions plus extravagantes que le kama sutra nous somnolons a tour de role en transpirant du trop plein de voyageurs. Nous arrivons finalement a Benares(Varanasi) a 5h du mat au lieue de 6h10. Les taxis nous sautent dessus comme des alcooliques sur un ricard. Je suis de retour a Marseille, c est vol, mensonges, arnaques et tutti quanti. Bien qu epuise je suis heureux comme un pape.
Dimanche 8 Mars Nous emergeons durement vers midi la tete et le corp epuise par la chaleur de la nuit et le stresse de la journee d hier. Benares! Vous savez? Benares! Le coeur de l univers hindou, lieue de passage entre le monde physique et spirituel. La cite de Shiva bordant le Gange est un joyeux bordel. Mais une fois sur les rives, le calme et le paisible est la. On y brule des cadavres pour qu ils puissent atteindre le "Moksha"(liberation du cycle des reincarnations). L auteur d Oliver Twist en disait : " Benares est plus ancienne que l histoire, plus ancienne que la tradition, plus ancienne meme que la legende, elle semble deux fois plus ancienne que tout cela reuni". Pourtant 3400 ans d histoire ont ete rase par mes potes afghans vers 1300 apres Jean Claude. L esthetique de ces lieux ancestraux n est en realite pas plus vieille que deux siecles. Je me fais coupe les cheveux et raser.
Lundi 9 Mars Lorsque le reveil sonne a 6h du matin nous sommes trop abrutis par la chaleur pour nous lever. Tant mieux. La rive ouest du Gange est prise dans la brume et les photos auraient ete rate. 64 roupies pour un euro donc 10 roupies pour 1 franc, c est trop genial d parler en francs. Pour les prix on voit de suite l explosion du cout de la vie. Nous achtons des billets pour demain a dstination de Darjeeling. Le guichetier est aussi faineant et bet qu un guichetier doit l etre. Solange sort ses crocs et reponds ultra agressivement aux eternels taxis, rickshaws et rabatteurs. Attention les yeux et les oreilles, Cactus pete un cable et attaque verbalement tous les enquiquineurs. Ils sont traumatises, ils ont peur, Cactus style! On loue ensuite une barque pour remonter le Gange. L eau verte pue. Le paysage se desembrume et nous shootons quelques photos. La grand mere comme les hindous appellent le Gange longe la ville sur 7 kms. Sur cette distance se deverse 30 differents egouts. L eau contient 1, 5 million de bacteries coliformes pour 100ml alors que la norme admise est inferieure a 500. Non, non je n exageres pas et les chiffres sont verifiables. Tout les jours plus de 60 000 fideles viennent prendre un bain rituel dans cette eau metastasee.
Mardi 10 Mars Nos corps sont habitues a se lever tot mais il nous est impossible de dormir passer 8h30. Nous en sommes degouttes, content faire une grasse matinee jusqu a au moins 9h30. Depuis un ou deux jours nous croisons des echoppes, des tables roulantes sur lequelles sont vendus de la poudre coloree : rose, fuschia, verte, bleue, violette, pourpre, fluo. Le hasard mon meilleur ami et la chance ma meileure amie en voyage nous ont porte en Inde pour la periode de Holi la fete hindouiste honorant la fin de l hiver. Pour celebrer la destruction du demon Holika, on allume des feux la veille puis pendant une journee on se peinturlure le visage de poudre "gulal" et on s asperge d eau coloree. Nous sommes la veille et raterons donc ce soir les immenses buchers que nous avons vu monter et s ettoffer au long de ces jours passes. Sans ma barbe, j ai deja perdu 10 ans, avec l espoir de jetter de la peinture a tout le monde j en perds encore 10. Je supplie donc Solange d acheter du Gulal en grande quantite et de toutes les couleurs. Solange accepte ajoutant de surcrois qu on pourra en ramener en France pour Happyholiser (pourrir) Damien lors de son mariage( moi pendant la ceremonie, elle apres). Dans une bouteille plastique je prepare ma mixture au grand desespoir de Cactus san et sous les regards attendris et mort de rire des serveurs du restaurant de l hotel. Ca y est je suis pres pour la guerre avec mes compatriotes gamins et mendiants. Je suis repris d alegresse des que nous remontons dans le train. Le voyage recommence! Volubile, je me fais pote avec tout le monde. On me fais essayer du tabac a priser, bof. Pendant la nuit le mec de la couchette du dessus descendant au prochain arret allume la lumiere en grand et ceci pour attendre assis sur le bord de ma couchette. Lorsque je lui demande 50 roupies pour s etre assis sur ma propriete il fait mine de ne pas comprendre. Je suis oblige de le degager a coup de pied. Une heure plus tard, tentant de dormir, les mecs de l ordre cote du couloir papotent a voix haute et ne se privent pas de monter le ton. je leur exprime mon desacord : "Could you shut your fuck up? please!".
Mercredi 12 Mars La nuit a ete entremele de reveil frigorifie par la clim. nos horloges biologiques nous font emerger vers 7h30 et nous attendont notre prochain arret NJP(New Jalpaiguri). L eternel agression des taxi et particulierement ici des jeep-men recommence et Cactus san ressort ses crocs. On embarque dans un4x4 pour Gangtok la capitale du Sikkim. Le Sikkim a abandonne son independance en 1975 et a integrer l Inde avec un statut particulier. Les etrangers ont besoin d un permis special pour y acceder. La langue est le nepalais. C est dit on un des derniers "Shangri La". Gangtok la capitale s etale entre 1400 et 1700m. C est un village en forme de montagne. Les visages vont du tibetain a l ouzbek en passant par le chinois. Une fois installe dans un hotel nous sortons celebrer Holi. Seulement 2/5 de la population s envoi du Gulal dans la gueule. Le reste de la population est Boudhiste. Les indiens viennent nous serrer dans leurs bras lorsque nous les celebrons a grand renfort de peinture. Nos visages oscillent entre le rose, le rouge, le vert, le bleue, le jaune et nos habits se marient tout a fait a la couleur ultra tendance de nos cheuveux. Nous artons nous promener a travers la coquette architecture de la ville. Les vallees et montagnes alentours sont encore cachees par une dense brume. Au soir nous marchons sur la promenades des anglais. En fait Gangtok est vraimen le lieue de villegiature des bourgeois de calcutta qui viennent ici eviter les chaleurs ettouffantes de la saison seche. C est un scandale je suis venu au Sikkim ce pays repute pour son alcool et sa biere le seul jour proclame par le gouvernement sans alcool, je me suis fait avoir. Je suis degoutte. Jeudi 12 mars Avant de passer la frontiere je decouvre qu le Sikkim est un pays completement non fumeur. 200rp d amende pour celui qui fume dans la rue. On n a le droit de fumer que dans nos chambres d hotel. De Gangtok a Darjeeling nous redescendons pour remonter encore plus haut. La route a l asphalte fatiguee monte, monte, monte. La pente ne me donne pas confiance, je ne m y arreterais pas en 2CV pour un demarrage en cote, ou plutot je parierais sur la cote. Le paysage change au fur et a mesure de l altitude. La route fine sur laquelle 2 jeeps auront du mal a se croiser traverse une foret d arbre fins. Leurs troncs immensement longs culminent surplombes par de geantes feuilles vertes passees. A l etage du dessus c est peuples de champignons geants; ces arbres theiers que taillent des fammes et hommes plier en deux sont d un vert profond comme nos foret francaise. Enfin a 2134m nous decouvrons l entree de Darjeeling. Sur le dernier troncon du parcours nous longeons les rails du toy's train, ce mini train met 7 heures pour franchir le trajet NJP>DJG(new jalpaiguri>Darjeeling). Il gravit mieux qu un grand ces hauts deniveles. Une fois installe nous sommes surpris par un petit restaurant proposant des chipolatas et des merguez. La ville ressemble un peu a Gangtok, mais en plus vivante, plus indienne. Pourtant on y sent une nuance plus enorme dans le visage des gens. ils sourient, ils sont polis. elles sont belles, magnifique, pleine de vie dans leurs sourires. Notre premiere boisson a Darjeeling aura ete du coca cola bien sur. Shame on us!!!! Lors de notre promenade de l apres midi nous croisons un rasemblement puis une manif pour le tibet libre. Quelques grand echalas bobos portent ces t shirt pour la liberation du tibet. Je suis sous le choc. Ils ont meme une banderole revendiquant la mise en place du saint dalai lama a la tete d un gouvernement religieux. J etais deja pro chinois dans cette affaire maintenant je suis anti moine, pauvre paysans tibetains qui doivent supporter toute ces conneries au quotidien et qui n ont rien demande a personne. Nous nous lancons finalement dans une degustation de the, mais ca ne s avere pas bon, ca a le gout du the! Quel horeur on nous aurait menti pendant toutes ces annes! A la revolte francais, le the c est de l eau chaude parfume au the. C est amer et ca n a pas de gout, pas de menthe, pas de fruit rouge, pas d epice!!!! Nous sommes surpris par le froid glacial et decidons d aller nous rechauffer a grand renfort de biere.
Vendredi 13 Mars Nous n'achetons finallement pas de the a darjeeling et quittons la ville pour Siliguri. De Siliguri a New Jalpaiguri sa soeur jumelle, les rues sont pleines de faucilles et de marteaux. Il y a autant "d'outils" sur les murs que de murs.Cela est sans compte su les grands panneaux publicitaires a la gloire du syndicalisme; eux aussi arborent une faucille et un marteau. Sur un mur nous retrouvons les celebres profils de Marx, Lenine, Staline et Mao.
Samedi 14 Mars C'est d'un pas alerte que nous quittons notre hotel de bourgeois (clim, toilettes ssise, eau chaude , draps propres, serviettes presque propre mais pas de papier toilette il faut pas exagerer quand meme) dans cette banlieu rouge. Nous galerons pour trouver un bus et finallement reussissons l'exploit d'en prendre un direct pour Changrabandha la ville frontiere. Puis c'est porte sur une charette tracte par un velo que nous avancons vers la frontiere. Les differents raquetteurs de pigeons nous attendent mais nous les esquivons comme des girelles aux Goudes. Enfin la douane Indienne. Je ne sais pas combien de douaniers il faut pour viser une ampoule, en tous cas, il nous faut quatre bureaux, deux tampons, huit douaniers pour avoir le droit de quitter le pays. Chacun de ces voleurs patentes par l'etat surveille que son superieur ou son subalterne oppose correctement son tampon. Nous posons finallement nos pieds sur le sol Bengali qui n'a rien a envier a l'Inde pour ses douaniers : trois bureaux, six douaniers, un tampon. Notre nouveau fidele Joly Jumper nous attend sous la forme d'une charette a velo et nous fait6 decouvrir les vingt kilometres de routes separant Burimari de Patgram. Solange decouvre qu'elle est blanche et commence a repeter se mantra a tous les Bengali qui la montre du doigt:"et oui on est blanc...et oui on est blanc..." L'emerveillement se peint sur tous les visages lors de notre passage. La politesse Bengali consiste a poser une infinite de questions plus ou moins indiscretes. Je dois donc repondre indefiniement a celles-ci:" comment tu t'appelle, quel age tu as , c'est quoi ton travail, qu'est-ce que tu fais ici, ou tu vas , t'as combien d'argent, t'as fait quels etudes, quelle est ta relation avec la madame, de quel pays es-tu, la femme de nicolas sarkosy c'est bien carla bruni?(non non je deconne pas meme pour la derniere question)". A Patgram, nous sautons dans un bus pour Rangpur.Le voyage est constelle des traditionnelles questions et l'addition s'averre sale lorsque le controleur du bus nous fait payer deux billets supplementaires pour nos sacs negligeament jete sur deux sieges. A Rangpur, nous trouvons un hotel pour 275 takas soit 3 euros et decouvrons avec bonheur les joies du confort local. A mes amis les moustiques, vous que j'aime tant, comme vous m'aviez manque! Notre premiere experience de bouffe bengali s'averre moins epice que dans mes souvenirs mes assez pour que je ne puisse pas fermer la bouche tellement elle me brule.
Dimanche 15 Mars L'ussurier local tente de nous escroquer et nous nous retrouvons contraint de changer des dollars a la banque. Nos roupies apparement sentent le gaz. Nous partons visiter le Carmichael College; une des plus grande universite du pays les batiment datent de 1916 et c'est un etonnent melange d'architecture Britannique et Mughal. Le campus est immense et nous sommes acceuilli par les banderoles de l'UEC locale. Les jeunes militants nous expliquent etre membres du parti socialiste Bengali. Je leur demande donc s'ils sont Marxiste-Leniniste effraye par se mot "socialiste" tant galvaude. Une fois leur "M L" confirme, ils tiennent a me preciser quand meme qu'ils sont a tendance Stalinienne. Ouf, j'avais peur que ce soient des mous. Lorque je leur declare que nous sommes communistes, nous nous tombons dans les bras en nous lancant de grands "Camarade, Comrade" et revons de goulags flambant neufs... Nous passerons l'apres midi dans un bus a destination de Bogra. Une voyageuse completement sous le charme de Solange tente de l'assassiner. Cactus n'en pouvait plus de rire et pleure d'hilarite, d'incomprehension sous les grotesques propositions de sa nouvelle meilleure amie. Celle-ci desire ardemment soit echanger un bracelet en plastique contre mon appareil photo, soit que je la prenne comme seconde epouse. Arrive a Bogra, dans une chambre de "luxe" a 6 euros sans serviette avec moustiquiaire; nous luttons contre la chaleur toute la nuit.
Lundi 16 Mars Jacques Brel nous a menti ou alors vous n'avez rien compris a la chanson. Le plat pays c'est le Bangladesh. Ca devient meme un peu monotone. Nous passons la journee a jouer a sauter de bus en bus , de rickshaw en charette pour arriver a Paharpur. C'est le plus grand site archeologique Boudhiste au sud de l'Hymalaya. Les diferentes civilisations hindous et musulmanes en ont nourri l'essence et la pagode/stupa est splendide. Ca ressemble beaucoup a Bagan. Solange se fait une nouvelle amie qui la prend par la main pour lui faire visiter le site. Lorsque nous lui disons etre marie sa premiere question est:"mariage d'amour?". Le reve des bourgeoises locale.En parlant avec son boyfriend je jette un froid en abordant ce sujet qui semble toujours etre tabou meme pour les gens cultives. Il faut quand meme prendre en compte que nous sommes dans la campagne profonde. Sur le chemin du retour nous decouvrons de succulant gateaux epice au miel et je m'en baffre gouluement.
Mardi 17 Mars Dans un bus prive, de luxe, nous descendons vers Dakha. En debut d'apres-midi nous arrivons a la capitale et Solange a le bonheur d'y decouvrir les joies de la polution. Moi, je suis heureux je peux recommencer a fumer comme un pompier, la cigarette me sert de filtre a CO2. Je suis malade et me vide comme il se doit .On est plus chez les paysans :agissons comme des etre civilises. Pour y remedier je decide de manger equilibre. Ce sera donc KFC ou Pizza Hut. Chez mes freres de la grande restauration, je decouvre une sous-classe du proletariat local. Ici dans les metiers du service, de la restauration il y a le cuisto, le serveurs et surtout le tueur de moustiques. Ce charmant garcon se promene dans le resto avec une raquette electrique et smatche (avec l'accent) pour abattre les moustiques qui osent venir deranger la clientelle.
Mercredi 18 Mars Cette nuit j’ai eu droit a un reveil en fanfare par Solange apeuree. Un cafard se promenait sur son bras et ca l’a reveille. Debout sur le lit et n’osant plus bouger, elle me reveille donc a mon tour pour que j’extermine cette vile creature. Arme d’un massif tongue je commence le combat mais le cafard evite l’ecrasement en se refugiant sur ma jambe. Je remporte finallement la victoire en l’explosant sur le mur. Solange toujours pas rassuree m’oblige a exorciser les contour du lit au baygon. Je me rendors en affichant un large sourire condescendant mais pas rassure pour un brin. Et si la famille venait se venger pendant la nuit, et s’ils me mordaient pendant mon sommeil, oh merde!, ca doit s’infecter une morssure de blatte!!! Au reveil nous sommes entier et en un seul morceau, du moins apparement… Nous partons visiter le vieux Dakha et de l’avis de SOlange c’est sale, moche et ca pu. Moi j’adore. Une fille qui bossait a l’alliance francaise en 2006 m’avait confie que le regard des homes sur les blanches est completement base sur leurs experiences cinematographique. Malheureusement, ils on tune culture beaucoup plus pornographique francaise que du 7eme art. C’est plus “defonces moi le petit trou a 7” que “le Coeur des hommes”. Donc quand un Bengalis parle a une francaise il est convaincu que c’est une chiennasse et qu’elle aime se faire defoncer. Solange doit supporter ces regards la poses sur elle malgres ma presence. Elle semble tres mal le vivre. Voyager en couple m’aura permis de decouvrir en le vivant les atroces difficultees que doivent subir au quotidien les femmes lorsqu’elles voyagent dans des pays musulmans. Ca y est j’ai un nouveau fan, un papi et son rickshaw nous court après des qu’on s’approche de sa zone. Solange se defoule sur les mendiant et les voyeurs:”et oui on est blanc et toi t’as les oreilles en choux-fleurs, on peut pas tout avoir”, ”degage!”, ” et oui je suis la plus belle du monde”, ”casse toi gamin”… A la nuit tombante , nous nous egarons dans des ruelles sans eclairage. Notre pas se fait plus presse et notre rythme cardiaque sans doute aussi. C’est fou comme la nuit tous les chats sont gris.
Jeudi 19 Mars Nous trainons notre fatigue dans la ville et nous emboucannons avec la moitie des rickshaws et baby-taxis. L’apres-midi permet a Solange de faire du shopping. Puis nous allons passer le debut de la soiree a l’alliance Francaise. Ce soir c’est la fete de la francophonie. La-bas je retrouve la trace de mon ancient guide et en profite pour lui envoyer un mail. Le hazard fait mal les choses, il etudie a Paris quand je le cherche a Dakha. Sur le chemin du retour, sur un rickshaw, Solange a son sac pose sur les genoux. Une voiture passe, un bras se tend le sac est arrache. Solange malgres son autocritque a du mal a se rendre compte que la puissance de la voiture l’aurait entraine avec elle si elle s’etait accrochee a son sac. Les degats sont importants mais minims. Elle n’avait pas laisse son passeport et sa carte bleu dedans comme je le lui avait conseille. Par contre adieu tous ses cadeaux de Noel et d’anniversaire: walkman, appareil photo, telephone, cartes memoires, boussole, carnet d’adresse, couteau Suisse, notre guide de voyage, argent, … Porter plainte ne servirait pas a grand chose et nous decidons d’essayer de prendre le bus malgres les billets disparus. Nous passons la nuit a nous geler dans un frigo roulant.
Vendredi 20 Mars Nous arrivons a Cox’s Bazard. Sur Inani beach, la plus grande plage du monde, environ 120km de long. Sans le Lonely planet nous galerons un peu a trouver une chambre d’hotel. Solange toujours sous le choc dort tout l’apres-midi pour rattraper sa nuit. Vers 17h, tous les deux vetus a la Bengalis nous allons sur la plage. A peine pose un attroupement se cre. Je me fou en calecon pour prendre un bain sous les regard affoles de la populasse je suis sur que c’est mon impressionante musculature que les marquent le plus. L’eau est trop bonne! La vie dans cette station balneaire est reserve a la middle classe. C’est assez elitiste, autant que cela se peut au Bangladesh.
Samedi 21 Mars En nous promenant sous le soleil assassin, nous tombons par hazard sur l’hotel ou je sejourne 3 ans plus tot. Nous decidons de nous y installer. Vers la tombee du jour nous nous promenons sur la plage harcele par nos fans qui nous agressent Presque pour poser avec nous sur les photos qu’ils prennent. Solange trouve de nouvelles facon de repondre au mendiant qui disent “hello’’.“Hello, degages, hello, degages, hello, degages”. Moi je fais pire. Je prends ici le temps d expliquer que ces mendiants et rickshaws nous pourchassent sur des centaines de metres et qu ils ne parlent ni anglais, ni francais. Dimanche 22 Mars Relativement tot dans la matinee nous allons a la plage. Nous louons un parasol et je fais l’ecrevisse au soleil. Solange ramasse des coquillage et fait des chateaux de sable. Moi j’insulte les gamins qui me parlent en Bengali pour me proposer des coconuts. Nous nous baignons dans le golf de bengale. Solange galere a nager avec trios epaisseur d’habit et manque de se noyer sous les vagues. A force de dormer dans des 4 a 5 etoiles et de luncher puis diner dans d’equivalent restaurants, Solange prend l’habitude de se faire ouvrir les portes et comprend de moins en moins quand celles-ci restent fermees. En fin d’apres-midi nous retournons a la plage et la c’est le scandale! Appelez Voici! Gala! Entrevue!!! Solange se baigne avec seulement un debardeur et un pantalon. Lorsqu’elle sort de l’eau et se met a lire on peut deviner la peau blanche situee en dessous de son jolie cou et la forme de ses seins moulee dans ce shaitanique debardeur. Une bande de mateur debarque donc. Comme au cinema! Lorsque je reviens pres d’elle j’en fait virulement degager un dont la promenade est un peu trop au ralenti a mon gout. Nous decidons de tourner la situation a la derision. Je vais donc prendre de grotesques poses pres des mateurs en les designant ouvertement pour que Solange prenne la situation en photo. La ils ne sont pas content du tout . Pour etre serveur dans un restaurant 5 etoiles il faut : ne pas bine parler anglais, ne pas etre degourdi, ne rien connaitre a la cuisine, avoir besoin de trios collegues pour faire un simple boulot et se consulter toutes les 30 secondes sur tout et n’importe quoi :” t’as mis du sel, et si on mettait de sopalin sur la bouteille d’eau, comment on fait pour faire des boules de glaces?”.
Lundi 23 Mars La chose la plus typique chez les Bengalis c'est leur lenteur. Ils ne sont absolument pas rapides. Mais c'est hallucinant, c'est une nouvelle espece, un croisement entre un escargot et un paresseu; un metissage entre un corse et un cadre de la sncf. Apres avoir supporte la lenteur nationale on arrive a chopper un bus. Dans ce pays les statistiques de 2008 donnent une moyenne superieure a 32 morts par jour pour les accidents de bus. Ce chiffre me semble bien bas vu l'etat des bus et les capacites relatives des chauffeurs. Nous arrivons finallement a Chittagong, la seconde ville du pays. Marseille, port historique donnant sur le monde. Les portuguais ont debarques par ici, les rakhaines, les arrakanes, les mughols se sont disputes la ville jusqu'a ce que ces alcooliques d'anglais debarquent. Grognon a force de galerer pour trouver un guide de voyage, je ne me retiens pas et frappe un gamin aveugle qui s'accrochait a mon t-shirt depuis 5 mins pour mendier.
Mardi 24 Mars S : Tu trouves pas que l eau est plus salee ici? J : Je sais pas, je suis pas salologue! S : C est quoi un salologue? Un specialiste des salauds?
Nous arrivons a retrouver le bureau du gouverneur local grace a ma superbe memoire. Nous obtenons ainsi les autorisations et permis pour le Hills Tracks. Nous achetons ensuite nos billets d avion pour vendredi a destination de Calcutta. Sur la cote se trouve le lieu ou l on demonte les vieux paquebots et antiques navires. Il y a 3 ans, un planning mal organise m avait empeche d y aller. Cette annee a cause de ces bons a rien de green-peace on ne peut plus visiter les lieux et encore moins avec un appareil photos. Nous trouvons differents taxis hors de prix. Mais apprernons que les ouvriers sde sont mis en greve et combattent le gouvernement. Apperement de facon assez sanglante. Au final nous preferons depenser l argent de la course pour nous payer un resto 4 etoiles. L apres midi s ecoule a flaner dans les ruelles de la ville sous un soleil agressif. Vers 16h30 nous allons sur une des jettees pour louer une barquette et faire un tour sur l embouchure du fleuve. L eau est marron, l;es odeurs pestilencielles, la vie maritime en surcharge d activite. Nous mitraillons de photos
Mercredi 25 Mars Le reveil matinal est de plus en plus dur. Nous sautons dans un baby taxi qui bien sur nous enmenne au mauvais endroit. A trop faire confiance aux guides de voyages on oubli qu ils peuvent se perimer. Gare routiere"Oxygene", je trouve ca assez ironique vu la noirceur des fumees des pots d echapement. Ca y est on est parti direction les Hills Tracks, des petites collines a la frontiere du Myanmar. Apres la platitude et la monotonie de ce pays, ces collinettes nous paraissent de hautes montagnes qui j en suis sur seraient enneigees si il ne faisait pas 38 degres. Apres deux check points qui aujourd hui ne sont devenu que des formalites nous arrivons enfin a Rangamati. Nous essayons de trouver la maison de Shofiq(mon pote qui m avait accueilli il y a trois ans) mais la tache semble etre impossible de memoire. Nous nous posons finalement dans un hoitel avant de retourner arpenter les rues a la recherche de Shofiq. Trois heures sous le cagnard, des dizaines de rues traversees de long en large pour rien. Le desespoir me guette. Une intuition me vient et nous prenons un baby taxi pour le nord est de la ville. Rangamati est en fait une continuite d iles liees par des ponts ou des bandes de terres. Cet ensemble forme une ville sur le lac Kaptai. Nous trouvons finalement la maison! C est fou comme en trois ans une ville change dans ce pays. C est presque comme trente ans en france. Mon ami n est pas la mais sa famille nous accueile a bras ouvert, ils me le passent au telephone et depuis Dhaka ou il travaille, il gere la situation. C est un peu comme le parrain donnant ses ordres a la famille corleone. Tout le monde s empresse d'obeir. Le petit frere Javed m accompagne a l hotel et regle la chambre a ma place puis il nous installe dans la maison familliale. L accueil musulman typique, il paie tout, clopes, glaces, eau, toute mes depenses...etc Il ne me laisse absolument rien regler. Nous partons ensuite en famille visiter le temple boudhiste. A Rangamati, la grande histoire comme l actuelle a toujours euy la specificite de meler harmonieusement les religions. Ici les muslims visitent les pagodes et la fete de leau est celebre par tout le monde. Bien qu la saison seche a fait baisse le niveau du lac de plus de 10 metres, le paysage est somptieux et les iles parraissent des collines. Nous approchons de l ile du roi ou s eleve son palace. Ce traitre a son peuple s etait allie au Pakistan et apres la defaite a fuit la bas pour etre nomme ambassadeur en Argentine. Nous passons la fin de la journee a nous promener dans les parcs surplombant les iles et le lac. Sur un retau flottant nous degustons la specialite locale cuite dans du bambou.
Jeudi 26 Mars Aujourd'hui c est l anniversair du jour de la declaration de la guerre d independance. Nous nous sommes barricade sous la moustiquaire pour ettoufer de chaleur toute la nuit. Au reveil, petit dejeuner local agremente de miel, de pain de mie et de confiture d orange fluorescente. Puis nous partons faire une ballade sur le lac avec mr Uno un des etudiants de Javed. Il n est pas possible d embarquer avec des flics en armes sur le bateau. Le capitaine de la barquette est donc mort de peur et refuse de nous conduire plus loin sur le lac. Nous n en verrons donc que le debut et pas les cascades. De retour sur la jettee le marin tente de nous escroquer. Il nous reclame 600tks pours une heure cinquante, 3 ans plus tot j avais paye 500tks pour 5 heures. Je lui file 300tks et nous partons ses hurlements dans le dos. Solange se defoule ensuite sur sa nouvelle passion le shopping en achetant des tissus, sac et habits locaux traditionnels fait a la main. Nous rentrons finalement en bus sur Chittagong et reinvestissons notre precedent hotel. Ce soir c est :"claque ta tune" attitude, il faut flamber au restau pour changer nos derniers takas que l on ne peut changer.
Venndredi 27 Mars S: Mr je me la pete parceque j’ai plus mal au ventre! J: D’ailleurs j’ai recommence a chier mou dans l’ascenseur. (rires…)dans l’avion.
Bon ben on quitte finallement le pays. Et c’est sur la route de l’aeroport qu’on se rend compte a quell point on s’est adapte au pays. On paie le baby taxi sans qu’il gueule, on ne s’enerve pas de la lenteur des employes de l’aeroport, on ne s’etonne meme pas des 4 h de retard. On embarque finellement et Solange saute de joie car on quitte le pays a bord d’un avion a helices. Elle appelle son bonheur un simple relent de vitalite. On arrive a Kolkata ( anciennement Calcutta). La ville a etait la capitale de l’empire Britannique des Indes avant d’etre transferre a Delhi. C’est une ville qui ne se visite pas, elle se vit, se ressent, dissent les bobo que nous croisons. Si ils savaient a quel point c’est vrai mais a quell point ils en manquent l’essence… C’est du bonheur a l’etat pur! C’est trop fort, la ville est communiste, 14.5 millions d’habitants et une majorite communiste. Des rues avec des faucilles et des marteaux a chaques pas de porte. Les briquets aux effigies d’Ho Chi Minh, de Mao, d’Engels et de tonton Joseph. La mairie a fixe les loyers dans toute la ville, pas de speculation immobiliere! En plus de tout ca c’est un joyau d’architecture britannique, une replique de Londre a l’allure de jungle colonniale. Les rickshaws ne sont pas a velos mais a pied. On vient de debarquer dans la “citee de la joie”. Des mendiants a perte de vue et pas de place sur les trottoirs qui sont les villas locales des clochards. Nous choquons les blancs en mangeant avec les mains mais l’idee ne nous est meme pas venue de nous servir de couverts. Solange trouve les filles trop devetus et nous restons sous le choc de voir des blancs. Nous les fixons comme les Bengalis nous regardaient. On passe pour des jobastres!
Samedi 28 Mars Serveur: Y-a-t’il un probleme? Ju: Non non, c’est juste pas bon, pas de probleme …
Nous quittons l chamber a 840 Rs pour une a 350 d’une qualite relativement meilleure. Si l’on met de cote le cadeau laisse en souvenir au fond des toilettes par l’ancien occupant et l’odeur de vinasse qui empuanti la chamber. Nous nous promenons dans la ville. A pied sous cette chaleur c’est eprouvant. La misere est visible de partout ainsi que les faucilles et les marteaux. Entre coupe d’affiches de stars de cinema nous croisons sur les murs Mao, tonton Joseph, le camarade Vladimir et les vieux Friederich et Karl. Dans une section de CPI(M) le parti communiste Indien (Marxiste) nous retrouvons la bonne volonte des camarades. L’un d’eux nous compagne a pied jusqu’a l’immeuble abritant la federation West bengal du FYDI la JC locale. Devant un pepsi nous attendons la venue du secretaire federal qui a ete mis au courant de notre presence. Quand il debarque tres a l’aise, il ne s’assied pas dans son fauteuil de senateur mais approche une chaise en plastique des notres. Il se penche vers nous et nous entamons un jeu de questions reponses comme de vieux camarades complotant. En bref voila se qu’il nous dit: La Jc indienne s’appelle le DYFI: Democratic Youth Federation of India et ils ont 9851355 militants pour le Bengale occidental. Ils sont officiellement affilies au CPI(M) et CITU (Confederation Internationale (ou Indienne) Trade Unions (syndicat Marxiste qui pour donner une idée generale a une representativitee tres largement superieure a la CGT)).Le plus haut taux de syndicalisation des paysans d’Inde se trouve dans le CITU west bengale. Le CPI(M) detient 33.6%des sieges du parlement. Les axes politiques du CPI(M): _ EDUCATION: Education de et des masses. Education gratuite jusqu’au lycee Bourse de 6000Rs (environ 100 euros)/mois pour les etudes superieures en fonction du niveau de pauvrete “Camp de litterture pour les illettres” specialement destine au lumpen proletariat _ SANTE: a la difference des etats indiens non communistes, au west Bengal le secteur de la sante est encore sous la responsabilite de l’etat. Gratuite pour les pauvres _ LOGEMENT: 200-250 Rs de loyer mensuel pour les pauvres politique de construction immobiliere geree par l’etat a destination des indigents. Le FYDI a pour lutte principale, comme axe de campagne que soit inscrit dans la constitution le droit a un travail pour tous. Il y a 30% de femmes au DYFI sous la forme d’une association appelle AIDWA(All India Democratic Women Association) Les musulmans et surtout le fait d’avoir toutes les religions au sein de l’organisation sont la :”main force”, “striking force” du DYFI. Les parties politiques reformistes, gauchistes et locaux ont assasines 201 militants en 2 ans. Je quitte la rencontre le cerveau en ebullition. Apres tout ca je cherche un endroit ou graver mes 8Gb de photos sur 2DVD, ca me prend 3h30. Heures pendant lesquelles Solange va faire la plus folklorique des declarations de vol jamais faite. Mais ca c’est elle qui vous le racontera.
“INQILAB ZINDABAD !!” “LONGUE VIE A LA REVOLUTION !!”
Dimanche 29 Mars J : Regardes, regardes!! Le gros lezard sur l'arbre! S : C'est pas un lezard, abruti. C est un ecureuil.
Pas grand chose a raconter. Petite journee tranquille atrainailler sur internet. Le mec du cyber cafe avec qui je fume une clope me dit que la faucille te le marteau sur mon briquet c est le symbole de la ville. J essai de lui explique que ce n est pas typiquement de Kolkota mais c est pas facile. Le long de srues nous croisons des dizaines d'hommes assient en tailleur avec un sac plein d outils devant eux. Ils sont 10 a 30 sur une seule portion de trottoir a attendre que quelqu'un passe les chercher pour leur faire l aumone d une tache. Des hommes a louer a la journee. A Delhi c etait un camion du haut duquel un homme faisait son marche parmis les centaines de travailleurs a la journee; ca faisait tres "It's a free world". Ici ca semble etre des ouvriers qualifies puisqu ils mettent leurs scies rouillees et leurs marteaux usages a disposition. C'est la premiere de fois qu en voyage je traverse un lieue ou le dimanche est vraiment chome. Les magasins sont pour la plus grande majorite fermes. A kolkota les rues sont majoritairement a sens unique et deux fois par jour ce sens change. C est assez inimaginable et c est pourquoi vers 15h les taxis sont tres retifs. Et ben meme ces rues, le dimanche elles ne changent pas de sens. Un parc immense pouvant accueillir 2 a 3 fetes de l'huma sert de lieu de rassemblement a tout les amateurs de cricket et de foot. On se croirait un dimanche entre la pointe rouge et David. Des montreurs de singes, des cheveaux pour les minots....! De l autre cote de la grande rue, un parc a l'entree payante avec un batiment typiquement britanique sert de promenade aux bourgeois. Je me regale a les choquer en leur demandant si le batiment blanc est le Taj Mahal.
Lundi 30 Mars
C’est d’un reveil trop matinal que nous nous propulssons dans la voiture prive qui nous jette a l’aeroport.
Dans la sale d’embarquement je Remarque pour la premiere fois a quel point les moines Birmans sont impolis et misogynes. Chez eux sanctifies, dans les transports ils n’hesitent pas a me bousculer pour me doubler. Ce qui donne une scene d’anthologie lorsque je les bouscules a mon tour, eux que personne jamais ne touche. Poser la main sur un moine c’est reculer de 20 a 30 reincarnations. Sur ce coup la j’en ai pris pour un siecle. Je n’ose meme pas vous ecrire a quell point ils ont ignore Solange. On arrive finallement chez moi. Je retrouve ma ville. Je suis heureux comme un pape de fanfaronner devant Solange en lui montrant les rues, les monuments, en explicant ce que je sais. Nous sommes donc dans le pays des “ Terres dorees”. Les gens sont calmes ici que le rythme de la vie. On se sent tout de suite paisible, chez soi, bien… Le femmes sont toujours aussi sublime ce qui fait un peu grincer les dents de Solange.
Mardi 31 Mars
J: on va voir le pied de Boudha… S: ils l’ont coupe en mille morceaux le pauvre…
Le reveil après une nuit de chaleur epuisante est brutal. Surtout que Solange me dit qu’une bete lui a marche dessus pendant la nuit et l’a piquee. Je pense qu’elle a reve. Nous traversons le centre ville a pied sous les sourires aimables des jolie demoiselles. Au Bogyoke market nous changeons 550 euros contre 718 000 Kiats. Puis notre tentative d’aller en camionette locale dans les exterieur de la ville echoue. Nous louons donc un taxi pour aller a Thanlyin et Kyauktan. A la fin du XVIeme siecle Thanlyin fut le port d’attache d’un aventurier franco-portuguais: Felipe de Brito. Depuis cette base, en tant que representant des Rakhaings, il se tailla un petit royaume personnel. Il s’alliait soit aux Mons soit aux Bamars selon ses interest du moment. En 1599 il reussit a piller Bago ( anciennement Pegu) mais le retour du baton arriva en 1613 et les Bamars l’empalerent pour profanation de sanctuaires boudhiste. On raconte qu’il agonisa pendant deux a trois jours, n’ayant pas pris la bonne position le pal n’avait pas traverse les organes vitaux. A Kyauktan nous allons visiter une pagoda au milieu du fleuve. C’est tout simplement du racket, 4000 K pour la traverse de 50m jusqu’a l’ile/temple. Sur place nous nourrissons d’enormes poissons chats. Sur le chemin du retour nous nous arretons pour visiter la pagode de Kyaik Khauk dans le fameux village de Thanlyin. La, les Birmans rigole a nous voir sauter sur nos pieds nus pour eviter de se bruler sur la pierre chauffee a blanc par le soleil sur le sol du temple. Nous abandonnons après 5m. Le sol est trop chaud. De retour dans Yangoon (Rangoon l’ex capitale) nous partons visiter Shwedagon. La Shwedagon paya (pagode) est avec Bagan l’un des deux sites symbolique du Myanmar. A la difference de Bagan la paya est dans la ville. Chose amusante, il y a plus de 65 ans, Kessel dans la “vallee des rubis” la situee en dehors de la citee. On imagine a quel point la paisible capitale a grandit. Du haut de ses 98m la stupa (pilier) posee sur une colline surplombe la ville. Le “brigand” Felipe de Brito lanca une razia dessus pour en fondre la cloche et en faire des canons. Mais la main de Boudha lors du transport noya la cloche de pres d’une tonne. Solange est impressionnee par l’immensite du monument et hallucinee par le devotisme des ces gens. En fumant une clope avec un moine nous apprenons que Solange est du signe de l’elephant et moi…hahaha de celui de la souri.
Mercredi 1er Avril S: En fait les moines c’est comme les mendiants, avec les prieres en plus.
Reveil a 4h du matin; quel horreur! Nous nous faisons voler par un taxi 6 dollars pour aller a l’aeroport, mais a cette heure la pas vraiment le choix. Les vols c’est comme les trains, y’a plusieurs arrets et il faut pas se tromper. Quand on sort de l’aeroport, la mafia des taxis nous attend. Il y a une heure de trajet entre Heho et le lac Inle. On a pas vraiment le choix et ils le savent. Il y a trios ans le trajet m’avait coute 14 dollars environ. Aujourd’hui ils en demandent 25. A Yangon, c’est 5 dollars l’heure. Nous attendons l’arrivee du vol suivant dans l’espoir de partager un taxi avec d’autres routards. Une Irlandaise accepte et a trios nous payerons finalement 21 dollars pour un pick-up. A Nyaungshwe je retrouve la guest house ou je sejournais. Nous prenons une magnifique chambre en teck dont les murs de la salle de bain sont enchasses de galets. Avec notre nouvelle amie a usage unique nous louons un bateau pour visiter le lac. J’ai deja tout vu mais c’est genial de retrouver cette ambiance paisible et ces splendides paysages. Les villages flottants, remonter des rivieres, voir des homes pagayer avec leur jambe. Sarah (l’irlandaise) a etudie pendant un an les droits de l’homme et elle ne mange pas de viande. Elle ne mange pas de viande parceque les graines utilisees pour nourrir les animaux pouuraient etre donnees a manger aux pauvres des pays du tiers monde comme le Bangladesh. Je ne lui propose pas d’arreter de manger des cornflakes ni ne lui repond, car a ce niveau la de gentille connerie ca pourrait deteindre sur moi. Imaginez que je sois encore plus bete qu’aujourd’hui…
Jeudi 2 Avril Vendeur : where are you from? J : France… V: ah Zidane! J : ouais et Maurice Thorez aussi…
Couche tot la veille et un reveil a 9h nous permet de recuperer un peu de notre energie. La teakwood guest house inclu un superbe breakfast dans ses prix: fraises, pasteque, banana, crepes, miel, the, café, toasts et oeufs… Le mile est tres fort, local, le gout reste en bouche longtemps après avoir avale. On va se promener dans les larges ruelles du village Nyaungshwe. Dans le petit marche pour les locaux Solange achete des longyis (les jupes birmanes). Elle choisit deux longyis shan, l’ethnie du nord du pays. Le Myanmar est people de 8 nationalites: les Bamars, les Shans, les Mons, les Karens, les Kayahs, les Chins, les Kachins et les Rakhaings. On trouve aussi dans le pays des Nepalais, Indiens, Chinois , et surtout plus de 67 ethnies. Parler de ces ethnies prendrait des heures. Pour commencer a avoir une idees sur les moeurs restes intactent et qui le resteront tant que les frontiers et notre culture leur sera interdite et ferme; il y a deux solutions soit visiter le pays mais il faudrait plus de trios mois pour en decouvrir moins de la moitiee soit lire le superbe livre de Norman Lewis :”Terre d’or” . Le terme de Shan designe l’ethnie du nord du pays. Les Shans ne se reconnaissent pas eux meme sous ce nom d’origine chinoise qui signifie” montagnards sauvages” ou “ barbares” ainsi que les Chins et les Kachins. Ils se donnent le nom de “ Thai” qui veut dire libre. Ceux sont des “archis-republicains” dans le sens du terme le plus noble. Ce gout de la democratie va dans les plus petits villages jusqu’a l’absence de chef. Ils ont droits a trois femmes et les divorces sont en faveur des biens de celle-ci. Les Bghai Karens sont eux ultra conservateur pour les valeurs du marriage. Ils sont d’ailleur en voie de disparition puisqu’ils refusent les marriages inter raciaux et toutes formes d’inceste. L’etat Shan est oblige d’envoyer un fonctionnaire une fois par an pour qu’il designe dans chaque villages un couple de jeunes gens a enfermer dans une chamber nuptiale. C’est ainsi que l’on arrive a les faire procreer pour sauvegarder leur ethnie. Plus tard, en nous promenant, Solange me fait remarquer a quel point les gens sont beau et surtout a quel point c’est injuste. Quoi qu’ils ou elles portent, ils sont elegants. Si un europeens portrait un chapeau en osier avec des fleurs, il serait a coup sur ridicule. Les homes ici sont simplement splendides, resplendissants. Nous paasons le reste de ll après midi a trainailler dans le village.
Vendredi 3 avril J : en fait dire stupa a chaque fois que t en vois une, c est comme dire "Keke"a Marseille.
Ouahou, quelle journee! Quelle bordel de journee assassine! 14 heures de bus local , 2 crevaisons ou plutot explosion de roues, 40 degres a l'ombre et le bus n y etait pas. Un concour de vomi des enfants suivi par les meres puis les grands meres. Heureusement qu il faisait chaud et que le vomi seche vite. Des combats titanesque pour sauvegarder nos places et surtout l espac, le volume vital que les vieilles birmanes tentaient de nous voler. Au final on a voyager assis sur le rebords des fenetres. 37 places dans le bus + 10 tabourets en plastiques installes au millieu. Au final 55 personnes a l interieur et 15 sur le toit. Depart 4h30 arrive 19h en contant les petites pauses.
Samedi 4 avril Bagan ou plutot "Pagan"en birman est une zone archeologique. C est l un des sites les plus impressionsnt de la planete. Pendant 250 ans de 1047 a 1287 plus 4400 pagodes/temples/payas/stuppas/Boudhas furent eriges. Sur 42 km carres on peut donc visiter des temples des monuments datant pour les plus vieux du 5 eme siecle. C est dans cette plaine centrale formant "le coeur du Myanmar"que les Pyus, les Bamars et les Mons s affronterent pendant des siecles. L apogee du lieu prit fin sous la forme de horde mongoles diriges par Kibilai Khan. Nous louons une cariole a cheval pour la journee incluant le couche du soleil pour 10 000K. Et sous des temperatures infarnales partons visiter le site. Les marchands sont sur chaque temple. Des temples hindous a la gloire de Shiva, Kali, des pagodes aux formes Azteques, Incas etl infinite de temples, stupas en briques; des petites, des grandes. Et toujours cette chaleur qui fait chauffe l eau a l ombre. A midi nous degustons des curries Bamars au poulet, au porc au mouton avec du riz( c est ettonant!), des aubergines, du palmier, des poissons frits, ... etc. Plus tard alors qu il ne fait que 40 degres a l ombre nous visitons une fabrique de lacque. Voir les enfants de 8 ans au boulot nous refroidis enormement. Notre cocher nous trouve une Paya sans touriste mais refuse de nous emmener au site le plus eleve qui est trop loin. Je lui file 8 000 et on part a pied perdu au milieu de Pagan. Nous derangeons 2 jeunes en train de draguer, mais adorables ils nous proposent de nous emmener en scooter jusqu au lieu que l on recherche. Ils refusent qu on les paie a l arrivee. Nous regardons le couche de soleil et tentons de rentrer, tous les scooter, carioles tentent de nous voler. La solidarite entre routards ne semble pas fonctionner ici puisque un couple d allemand refuse de nous prendre dans leur cariole. Les seuls gentil messieurs sont deux gars sur un char a buffles qui nous font signe de monter. On refuse poliment allant plus vite a pied et trouvons apres 30 mins de marche un 4x4 relativement honnete.
Dimanche 5 Avril Petite journee pepere a creuver de chaud dans un bus climatise sans climatisation. Nous arrivons finalemment a Mandalay la 2eme ville du pays et derniere citee imperiale. En chemin je rencontre mon nouvel ami a usage unique, "un americain" de californie economiste de metier. Oui je sais y a qu a moi que ca arrive! C est pas drole il n a meme pas peur quand je lui dis etre communiste. Avec lui ce soir nnous devons aller voir le spectacle satirique des "moustaches Brothers" des comiques qui ont passer plus de temps en prison que sur scene suite a leurs moqueries sur les generaux locaux.
Le spectacle etait interressant mais cher. Au retour nous discutons culture, services et stereotype.
Lundi 6 Avril Cette nuit a ete delicieuse, des coupures d'electricite ordonnes par le gouvernement et des attaques incessantes des moustiques unifies. En debut de matinee nous essayons de reserver un vol pour le nord, l'etat Kachin. Les compagnies aeriennes fiables s'averent sur reserve pour la quinzaine a venir. Nous devons donc nous rabattre sur la compagnie gouvernementale. Nous louons ensuite un trishaw ( side-car a pedale dont les sieges passagers sont dos a dos) pour la journee. Nous attaquans donc la visite d'une ville dont la population est composee a 40% de moines. Que dire de la chaleur, comment la qualifiee. C est lourd, dur, brulant, aggressif, ettouffant. C est une chaleur a mettre un Sarko dehors. La visite de la ville n'enchante pas Solange et ne me rapelle pas les douces et paisibles images qu'il m en restait. Au soir nous tentons de changer des euros en Kiats. Le taux pour le dollar est relativement honnete, ce lui de l euro par contre est hallucinant. 1 euro = 1150 K. Je leur dis que plutot que de changer l'argent je dois d'abord aller checker internet pour voir si une revolution n a pas touche l europe pour devaluer autant sa monnaie ou si Sarko a ete assassine( ma blague ne les fait pas sourrire). Au meilleur taux de cette ville, en changeant 200 E ici on perd 30 euros de sa valeur.
Mardi 7 Avril Mendiants : Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello!( a prononcer vite et sdans trop articuler) J : Oh, putain tu vas la fermer ta gueule le gabian!
Nous dejeunons de fantastiques glaces faites maisons. Et passons la matinee a chercher un hotel ou les moustiques sont interdits. Nous achetons divers billets d'avion, trouvons quelques renseignements utiles pour la suite du voyage. Vers midi, apres avoir deguste de succulent macoronis a la bolognaises nous perdons notre combat contre la chaleur. Nous montons donc nous echouer sur notre lit comme deux grossers meduses sur une plage.
Mercredi 8 Avril Je m'emboucanne traditionnellement avec la réception au moment de payer. Ils veulent des dollars, je leur file des Kiats comme convenu au départ. A l'aéroport, notre vol n'apparaît pas. Une fois la frayeur qui l soit parti sans nous passée, nous comprenons qu'en fait notre compagnie est tellement pourrie qu'ils ne paient pas l'affichage de leurs vols sur les écrans. Nous arrivons avec du retard a Myitkyina la capitale de l'état Kachin. George Orwell situait dans cette zone son"histoire birmane". Il m'aura fallut 4 voyages au Myanmar pour enfin atteindre cet état. Nous sommes a moins de 50km du Yunan (région chinoise). La ville est plane, les rues larges, les maisons dépassent rarement le rez de chaussée. Les arbres sont verts, verts, verts…. A 43 km au nord se trouve Myit-son la source de l'Ayeyarwady. Ce fleuve traverse le pays du nord au sud. Nous sommes bien entendu a la saison seche et la chaleur toujours aussi forte est plus supportable grâce a une légère brise. L'Ayeyarwady un peu a sec est constelle de bancs de sable. A midi nous déjeunons de boeuf au curry et pour l'apero, une bière a la pression suivie de ses petites soeurs et du moutons (kebab). Vers 17h les gens viennent se laver dans le fleuve, laver leurs habits et leurs frigos avec cette eau boueuse.
Jeudi 9 Avril Tôt, après une nuit reposante nous filons vers la "boat station". La bas on nous dit qu'il n'y a pas de bateau pour Bhamo avant demain puis qu'il ne va pas dans le bon sens…etc Nous essayons ensuite la station de bus vers 7h30 mais ceux ci sont déjà parties ou pleins. La vérité est qu'ils ne veulent pas prendre la responsabilité des "foreigners". Avec des photocopies(5X) de nos passeports et visas pour les checks points ils acceptant de nous vendre des tickets pour demain. Nous prenons donc une chambre au YMCA (Young Men Christian Association) avec croix, bible, évangiles dans la chambre. S'ils savaient! Dans cette ville chrétienne nous trouvons beaucoup plus facilement de la viande a manger. Nous louons ensuite une 125cc et partons a le recherche, a l'assaut de l'Ayeyarwady. Sous le cagnard et un léger vent nous remontons vers le nord sur une route de mal en pis. Nous trouvons en fin Myit-son, la source. Solange y trempe ses pieds. Nous y déjeunons face aux deux rivières se rejoignant et une somptueuse pagode dorée. Sans crever ni mourir sur le chemin de galet nous refaisons les 43kms pour rentrer a Myitkyina ou je me délecte de bière a la pression après une promenade sur la rive du fleuve. Ce soir les gens y lavent leurs voitures, motos, tracteurs…etc Ici, pour rendre la monnaie quand elle n est pas importante, on nous donne des clopes ou des chewing gums. Alors que Solange dort je sors sur le perron du YMCA et fini de me saouler a la bière avec le gérant et un habitué. Ils parlent de football français (je ne comprends rien bien sur) et de cricket. Le gérant me dit que Sarko est bien car il va a l'église et que sa femme jolie.
Vendredi 10 Avril Le bruit de trombes d'eau sur la toiture en métal accompagne notre réveil. La pluie disparaît vite et nous démarrons notre trajet en bus pour Bhamo a 7h45. La route neuve est pavee!!! Nous longeons la frontière chinoise sur 188km. Le paysage fait de hautes collines est verdoyant. La culture sur bruli fait monter au ciel des fumes noires de champs consumes. La terre a ces endroits la est noire de cendre. La route est creusée dans des murs de végétation. Au "coupe-coupe" il doit falloir une heure a s'acharner pour avancer de 10metres. Les rondes collines servent al a culture du pivot et les petites plaines aux rizières ou aux champs de pastèques. Dans les petites échoppes le long de la route nous mangeons des nouilles de riz baignant dans des soupes épicées. Les produits d'importation tel que le coca n'ont plus d'inscriptions en thaï mais en cantonnais. Un des ponts en trop mauvais etat c est écroule, nous descendons donc avec le bus dans le lit de la rivière et la traversons a guet. L'eau monte jusqu'au milieu des roues et nous craignons pour nos sacs en soute. Le dernier quart de la route n'est pas pave et c est du vieux goudron entourant des trous que nos dos doivent supporter. Nous arrivons finalement a Bhamo a 14h pour découvrir que la ville s'écrit en fait "Banmaw". Il y a autant de caractère chinois que birmans et les "faces" sont plus brides. Dans les rues nous trouvons de nombreuses marchandises estampillées "Changhai". On nous annonce que le bateau part demain au lieu de dimanche, nous partons donc tenter d'acheter des billets et d'explorer la ville. Pour 54 dollars chacun nous acquerrons nos billets cabine pour 3 jours, deux nuits afin de rejoindre Mandalay. Puis nous allons faire les commissions. Solange s'occupe du ravitaillement technique(eau et galettes) et moi des bonbons, environ 1, 5kg de chewing gum.
Samedi 11 Avril S : ils sont quand même doue pour avoir des gens qui ne servent a rien dans ce pays. J : Tu m étonnes, t as vu le nombre de militaire et de moine?
A 5h debout, 5h25 petit déjeuner, a 5h50 sur l'embarcadère qui n'en est pas un. C est une rive avec des petits bateaux, de longues barques. On grimpe dans l'une d'elle à 6h10. Notre navire sensément doit partir a 7h. A 8h35 notre barque démarre pour rejoindre le bateau. Le niveau du fleuve est trop bas pour que l cargo remonte jusqu'à Banmaw. Nous partons donc a sa recherche. Sur le trajet nous sommes témoin d'un spectacle extraordinaire. Un adolescent traverse le fleuve sur le dos d'un buffle d'eau en train de nager. Le torse du minot dépasse stoïque et avance charge d'un sac a dos vers sa destination. Nous embarquons et échappons a 'arnaque de nous faire payer ce mini trajet. Nous nous installons dans notre cabine a bord de cette magnifique boite de conserve d'après les propos de Solange. Toute la difficulté du voyage va consister a un jeu qui s'appelle"évites les bancs de sables". La journée s'écoule lentement entre lecture, endormissement, bouffe, sieste et le paysage qui défile. Ces plaines enchâssent le fleuve brun de rives de sables blancs. A 17h le soleil a déjà entamée (techniquement il la commence a midi me rappelle Solange) sa descente. Nous croisons un autre cargo. Il est plus vieux, d'une facture dont le bois transparaît entre les plaques de métal. Nous nous arrêtons dans un tour a 180 degrés et nous entre accostons. Les hommes du pont inférieurs s'échangent du Whisky, du riz. Les capitaines sur le pont supérieur se partagent des noix de bettel à chiquer. Les conversations explosent, les informations s'échangent. A la proue du bateau je découvre un nouveau métier: "piqueur". Un homme muni d'une fine et immense tige de bambou raye de couleurs vertes et blanches en pique donc l'eau pour en sonder la profondeur. La nuit tombe lors d'une escale a Katha la ville dans laquelle Eric Blair (Gorges Orwell) écrivit une "histoire birmane". J'ai donc 20 minutes pour sauter les planches rejoignant la terre et courir acheter de l'eau et de la bière. Avant de s'arrêter, de jeter l'encre, d'accoster car il fait trop noir pour naviguer nous nous plantons dans un banc de sable submerge. Par des manœuvres de marche arrière le commandant réussi a nous en déloger.
Dimanche 12 Avril Je suis berce par "Mermoz", sa biographie de Kessel. Il est amusant de penser que je lis sur l'un des plus grand aviateur a bord d'un bateau. Alors que je lisais sur le plus grand marin "Henry De Monfreyd" dans tous mes avions depuis trios ans. En regardant defiler les rives je suis noyé par la musique: Massilia, Banlieue rouge, Petrucciani… Quel bonheur. Dans ce voyage je n'ai pas ou peu écoute mon walkman. Lors de ce trajet on a que ça à faire. Regarder le paysage en lisant ou en écoutant ajoute une magie a la vie lente de ces rives. Vers 11h nous accostons une plage surmontée de quelques cabanes en bambou. On y charge des sacs. Je cours sur les planches pour y acheter du riz, des haricots jaunes et du gras en sauce le tout servi dans en minuscule sache plastique. La musculature des villageois est impressionnante; on en imagine bien les raisons, la vie rude et le travail d'esclave. Nous luttons contre la chaleur et l'étouffante cabine qui nous sert de geôle n'y aide pas du tout. Vers 16h nous re-accostons mais on m'interdit de débarquer. La plage ainsi que le village sont interdits aux étrangers. Un immense panneau écrit en anglais nous le confirme. Apparemment il y a des choses que le gouvernement ne veut pas nous montrer. Ca a un effet immédiat sur moi, je crève d'envie d'y aller. A la nuit tombée nous descendons sur le pont inférieur pour manger et faire la connaissance de l'équipage. J'allume mes cigarettes aux braises de la cuisine et sympathise avec les hommes. Le personnage le plus intéressant est "Thi Cho" le cuistot un peu simplet (d'après les membres d'équipage). Petit avec une tête de pirate, le crâne rase, une grosse boucle d'oreille, trois long poils a la chinoise sur le cote du menton, un t-shirt de hippies avec le logo peace and love et ses ongles peinturlures au vernis violet fluo. Il me demande mon t-shirt en souvenir, je lui propose de lui donner Solange. Tout le monde s'esclaffe, il est PD. En pleine nuit alors qu'il doit être 20h30 nous accostons pour passer la nuit. Je saute sur les planches de transbordement et monte au village acheter de l'eau fraîche et du Sprite pour Solange. Les lumières des lampes sur notre pont attirent la vermine volante et nous devons baygoniser la chambre avant d'aller y crever de chaud.
Lundi 13 Avril Bonne année! C'est le nouvel an, c'est Thingyan (Songkran en Thaïlande). On célèbre Thagyamin le roi des "nats" (esprit) rend visite aux humain pour faire le compte des bonnes et mauvaises actions. On lave la tete des aines et le crâne des boudha. La fête degenere trois jours durant en batailles d'eau diluviennes. Sur le bateau nous ne nous en rendons pas encore compte. Vers 7h30 nous croisons des barques a voile remontant le fleuve. Ces frêles embarcations semblent prêtes a se retourner tant leur fine et petite voile les tirent puissamment vers l'avant. Certaines de ces voiles portées très haut me font penser a la "fortune carrée" la voile spécialement utilise par les boutres de la mer rouge pour s'échapper des tempêtes. 12h30 nous débarquons dans Mandalay et recevons nos premiers verres d'eau puis bassines puis sauts. Nous trouvons un hôtel y jetons les affaires puis partons manger dans un restaurant a 35 dollars l'addition. Sur le trajet nous recevons jet d'eau sur jet d'eau. Du haut des estrades ou sont installes les petits bourgeois nous sommes asperge sans cesse sous un soleil pesant. En moins de 5min l'intégralité de nos fringues sèche. Apres le repas autour de l'ancienne citee impériale, sous les yeux de Solange je vais pogoter dans 40cm d'eau. Les jeunes qui dansent a l'arrière des pick-up m'invitent a les rejoindre. Je convaincs Solange et nous grimpons sur l'un d'eux. Debout, sautant, jumpant, pogotant, dansant et asperges a la lance a eau nous mettons le feu, nous mettons l'ambiance tout autour, on fou le oai! Les gens nous célèbrent autant que le festival, ils m'offrent a boire, viennent nous serrer la main. Epuises nous quittons notre équipage deux heures plus tard pour aller manger une glace.
Mardi 14 Avril A l'aéroport, Solange gère le taxi qui demande son due. Nous attendons l'heure de nous enregistrer pour nous rassurer. En effet nous devons voyager avec les billets d'avion de demain. Nous atterrissons a Yangoon après un vol plutôt agite. Enormes trous d'air, piques… La ville est débordante d'activité mais pas de travail, de l'eau est jeté a la lance a la bouteille au seau au verre… Nous cherchons une agence pour acheter notre billet suivant mais c'est férie pendant 11 jours; cette année Thingyan est suivit de l'anniversaire de boudha. Tout est ferme. Les bus sont interdits a la circulation ainsi que les bateaux pendant toute la semaine a venir. Bien entendu nous sommes vite trempe. La grosse différence ici est qu'un seau d'eau sur deux est remplis d'eau glacée. Dans la rue des petites tables échoppes éclosent tous les mètres. Ce qui est sur, c'est tout autant la fête des sucreries et pâtisseries …
Du 15 au 19 avril 2 jours a Yangoon et le reste a Bangkok. Les jeux d’eau sont vites epuisants et au bout de 4 jours ca devient enervant de pas faire 10 metres sans recevoir un sceau d’eau en pleine gueule. Notre projet de partir une semaine sur les plages tombe a l’eau avec l’arrivee des pluies. Nous decidons donc de retourner sur Bangkok et de voir pour la suite une fois sur place. Faire changer nos Kiats en dollars est un vrai suicide financier. Nous arrivons a Bangkok vendredi 17 et allons nous installer dans le quartier de Khao San Road le coin des bobos, des defonces et de toute l’engence de la terre. En y debarquant cinq plus tot, picoler jusqu’a 5h du mat assis sur un trottoir avec les pochtrons internationnaux m’avait fait kiffer. La ca me gave, c est surpeuple, que du bizness et les prix ont carrement augmentes. Apres la discretion de l’Inde, les voiles du Bangladesh et la classe Birmane, debarquer au milieue des ces Farangs(occidentaux) vulgaires a quelque chose de surnaturel, on n’est pas sur la meme planete et on se rends compte a quel point nous leurs avons polluer la tete. C est normal ici de se promener torse nu en pleine ville et que les filles s’habillent encore plus devetus que les putes de pattaya. Samedi soir nous embarquons dans un bus de nuite et debarquons dimanche a 8h30 du mat a Vientiane. Epuises, je retrouve avec un certain plaisir le calme et le paisible de cette ville. La gastronomie aussi. A midi restaurant marseillais et le soir restaurant nicois!! Je passé la majorité de la journee a faire de petites siestes pendant que Solange fait une petite promenade a la découverte de cette ville dont la tranquillité la stupéfie. Bon d’accord on est dimanche et OK il n’y a que 280 000 habitants, mais quand meme c est fou a quel point on a l’impression de marcher sur la lune. Dans les rues a la tombée du jour apparait un sursaut d'activité et nous allons nous promener a cote de quelques Tshirts aux effigies” I love Laos et des faucilles et des marteaux”. Le mekonk est encore plus a sec que lors de ma precedente visite.
The end
Faire un tour du monde ayant entre 40 et 50 ans? English translation pending
bjr je me pose une question qui amène réflexion , peu de gens dans cette tranche d'âge pour faire un tour du monde , souvent les candidats sont
jeunes , peut être un peu rêveur et c'est très bien , ou a la retraite plus facile .. certainement, du moins je le crois ! certe j'en connais qq uns.
alors a quoi celà est dû ?? a quoi sont dûes ses retenues ? l'argent , les enfants , la famille , les proches , le mode de vie , le .. confort , ou le
manque de volonté ? j'éspère que c'est pas dû a un manque de rêve , ou alors c'est la maturité !
bref vos avis m'interessent , sans exclure les célibataires bien sur , a vos claviers si vous avez envie de nous éclairer merci salutations georges .
Tout quitter à 31 ans? English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai besoin de votre aide !
Je suis une jeune femme de 31 ans. J'ai beaucoup voyagé pendant 2 ans et demi et depuis 2 ans me voilà revenue en France. Je mène une vie comme "normale" et assez banale. J'ai tout pour être heureuse : mes parents, un bon job, un petit ami...
MAIS j'ai très envie de repartir, de revivre l'aventure, d'aller voyager et travailler à l'étranger...
Cependant, je me dis que je n'ai plus l'age car je veux construire une famille et surtout je souhaite plus que tout avoir des enfants.
Pourtant, souvent, je me prend à rêver d'un nouveau départ à l'étranger et puis tout de suite après la raison revient à moi et je me dis que je ne peux pas laisser un bon job de fonctionnaire, mon petit ami et surtout mes parents qui commencent à vieillir... pas à 31 ans... je reve d'avoir 20-25 ans du coup !
Voilà mon état d'esprit !
Y a t il d'autres personnes qui se font les mêmes reflexions que moi ? Avez vous déjà ressenti cela ?
Avez vous des conseils à me donner ?
MERCI BEAUCOUP D'AVANCE ! Angel.
Je suis une jeune femme de 31 ans. J'ai beaucoup voyagé pendant 2 ans et demi et depuis 2 ans me voilà revenue en France. Je mène une vie comme "normale" et assez banale. J'ai tout pour être heureuse : mes parents, un bon job, un petit ami...
MAIS j'ai très envie de repartir, de revivre l'aventure, d'aller voyager et travailler à l'étranger...
Cependant, je me dis que je n'ai plus l'age car je veux construire une famille et surtout je souhaite plus que tout avoir des enfants.
Pourtant, souvent, je me prend à rêver d'un nouveau départ à l'étranger et puis tout de suite après la raison revient à moi et je me dis que je ne peux pas laisser un bon job de fonctionnaire, mon petit ami et surtout mes parents qui commencent à vieillir... pas à 31 ans... je reve d'avoir 20-25 ans du coup !
Voilà mon état d'esprit !
Y a t il d'autres personnes qui se font les mêmes reflexions que moi ? Avez vous déjà ressenti cela ?
Avez vous des conseils à me donner ?
MERCI BEAUCOUP D'AVANCE ! Angel.
La Thaïlande en vingt-quatre jours English translation pending
Du 15 septembre au 7 octobre, saison des pluiesAyutata 2 nuits :A peine arrivés, nous prennons un bus pour la gare afin de nous rendre à Ayutaya. Inutile de dire que nous arrivons épuisés. Nous trouvons une chambre au Baan Lotus, conseillé par le Lonely Planet LP. La vue sur la mare recouverte de népuphar, la gérante qui n'a plus toute sa tête et nous demande à chaque fois qu'elle nous croise si on veut une chambre, et le coin un peu paisible nous plaisent de suite. Juste à coté, il y a un bar sympa où nous ne croisons que des habitués thaï, qui laissent là leur bouteille de whisky avec leur nom sur l'étagère. Le lendemain, nous louons un vélo et décidons de visiter les temples à pied. Entre le manque de sommeil et le décalage, nous n'avons pas vraiment envie de faire l'intégralité de la ville pour tout trouver, et nous sommes déçus par le prix d'entrée de chaque monument.
La nuit, une flopée, que dis-je, une armée d'insectes semble frotter ses menbibules dans un son assourdissant.
Avec le ciel couvert, en un rien de temps j'attrape un des plus gros coup de soleil jamais eu, celà me servira de leçon pour la suite du voyage. Nous repartons 2 nuits plus tard en train, pour Phitsanulok.
Phitsanulok 3 nuits :Nous avons prévu de ne rester qu'une nuit, pour faire une étape vers Sukhothai. A peine arrivés, nous trouvons la ville peu agréable, et nous nous dirigons vers la rivière pour trouver une chambre dans une petite rue (London Hotel, toujours recommandé par le LP, 150 baths la nuit). A ce prix là, (ce sera la seule chambre en dessous de 250 baths que nous ferons) je dois dire que c'est loin d'etre feng shui : salle de bain commune qui sent la pisse et salle, oreillers en plastic dur qui me laisseront une marque sur le visage pendant plusieurs jours, personnel qui nous ignore totalement... Mais bon, nous partons nous renseigner pour les bus, à la gare routière, qui n'est pas tout à coté. Au passage, nous croisons un couple de thai dans leur pickup qui nous vois marcher dans la rue et nous propose de nous y déposer gratuitement, pour nous rendre service. Ils avaient l'air tout content de nous aider. Et nous aussi. Nous leur faisons plein de signes et de merci en partant, apprennons que pour les bus ordinaires nous ne pouvons pas acheter a l'avance, puis nous rentrons à pied. Sur le chemin du retour, nous arrivons au night bazar, qui est vraiment sympa, où nous mangeons le bord de la rivière les fameux liserons d'eau, ou "flying vegetables" qui donnent lieu à un spectacle chaque soir. Vers minuit, je me réveille avec une douleur en allant aux toilettes qui ne part pas. Deux heures et 2 litres d'eau et 20 pauses pipi plus tard en fiasant bien chier tout le monde, je n'arrive toujours pas à dormir et nous décidons d'aller aux urgences de nuit de Phitsanulok, à pied, en zigzaguant entre les cafards dans la rue. Nous trouvons l'intégralité du service endormit, et qui s'active à notre arrivée. Me voila entourée de 3 infirmières, d'un médecin, d'une interne etc... La majorité ne parlent pas anglais, mais je finis par expliquer que je fais une infection urinaire. Après une piqure anti douleur, des antibiotiques pour 5 jours (photo sensibiliants... pas glop) et des médicaments contre les spasmes, le personnel insiste pour nous faire raccompagner en ambulance, en précisant 5 fois que c'est un service gratuit, meme si nous dormons à 10 minutes à pied de là. La docteur, autoritaire, ne nous laisse guère la possibilité de refuser. Nous retournons donc avec chauffeur à notre chambre. L'intégralité ne nous aura couté que 500 baths ! La docteur en partant nous recommande de ne pas trop voyager le temps de s'assurer que les antibiotiques feront bien leur effet. Et nous voilà donc pour 2 nuits supplémentaires dans cette ville, pour rester prudent.
Le lendemain, après avoir quité notre guest house sans regrets pour Bon Bon guest house (nickel, sympa, propre, et bon marché) nous galérons quelques heures à la recherche d'un cyber café : il n'y en a quasiment aucun dans la ville au centre, et ils sont tous pris s'assaut par les jeunes thai, qui semble avoir attrapé le virus du jeu en ligne. Nous allons tout de meme visiter l'un des plus beaux boudha de thailande, au Wat Phra Sri Rattana Mahathat. Nous papotons aussi un peu avec le gérant qui nous apprends quelques mots de base en thai pour expliquer que nous ne voulons pas de viande (may kin nuaa) ni de poisson (may kin plaa), et on apprends à dire en thai le fameux plat de liserons d'eau à la sauce d'huite et à l'ail (pak bung). Il s'amuse comme un fou à nous voir eccorcher sa langue, et nous apprends à faire une déclaration d'amour (pom lak kun mar mars), en nous expliquant qu'on doit se tenir la main, et qu'on peut se faire un bisou sur la joue à la fin, tout en détournant pudiquement la tête à ce moment, en rigolant avec sa femme. Au final, cette ville est plus agréable qu'il n'y parrait, même s'il n'y a pas grand chose à y faire. On sent qu'ici peu de touristes passent, et que les thaï ne sont pas blasés par les farang. Des sourires de partout, des coucou, la vendeuse de jus de fruit qui essaye désespéremment de nous apprendre à compter en thaï... C'est plutot agréable et léger. Une thai, nous voyant fouiller dans le guide, nous approche avec un gentil "do you near hear ?". Nous mettons quelques secondes à comprendre qu'elle nous propose de l'aide. Globalement, la communication en anglais est déjà un peu plus difficile qu'à Ayutaya ici.
Pour le moment la "mousson" nous épargne : il ne pleut que la nuit et c'est tant mieux.
Je ressens le besoin d'avoir le "regard" d'un local ou d'un expat, car je me sens relativement blasée par les conseils du guide, et partir comme ça au pif ne donne pas que des choses intéressantes. Nous décidons donc de rejoindre Olivier à Loei, rencontré ici sur Voyage forum (alias thaiissan).Loei 2 nuits :Après environ 4h30 de bus, nous arrivons dans la ville de Loei, Issan, où après avoir vite fait le tour, nous sommes plus que blasés. Pas de sourire, des regards "louches", rien à voir... Nous prennons une chambre au Royal Inn (conseil LP), par chère du tout et parfaite... jusqu'au soir. En effet, arrivé vers 20h, le "restaurant" de l'hotel mets la sono à fond. Nous essayons de trouver un coin pour manger dans une de ces "clean food street" que l'on croisera dans plusieurs villes. Mais dès que nous expliquons que nous ne mangeons pas de viande, on nous envoie au restaurant à touriste du coin. Déçus, nous envoyons rapidement un message à Olivier pour lui donner le nom de l'hotel et nous patrons manger quelque part. Olivier nous rejoint quelques temps plus tard et nous faisons sa connaissance. Notre hotel le faire sourire car il s'agit de la rue "chaude" de la ville (ce que le guide oublie de mentionner). Nous nous mettons d'accord pour nous retrouver demain pour une balade dans la région et nous rentrons. De 10h à 2h du matin, impossible de dormir. Nous avons croisé quelques prostituées, qui semblent venir à cet hotel pour "travailler" : entre le karaoké, la télé à fond, et les talons aiguilles qui montent et descendent toute la nuit, puis les douches des clients, nous n'en pouvons plus. Je finis par perdre mon calme et expliquer à l'accueil que je n'en peux plus et que je ne trouve pas normal que les clients ne puissent pas dormir. Les prostitués se font chasser en faisant la tête, et une heure plus tard le calme revient. Une nuit vraiment merdique. Le lendemain, Olivier nous récupère. Sa femme, thai, a appris que nous avons dormis dans cet hotel et est en "colère" que nous soyons restés dans un endroit comme ça : elle insiste pour que nous soyons hébergés chez eux, car ils ont un bungalow vide à coté du leur. Olivier vient de découvrir un temple en haut d'environ 300 marches, paumé au milieu de nulle part, et aimerait profiter de notre présence pour le visiter. A notre arrivée, une agréable surprise nous attends : nous sommes complètement seuls ici, et en bas du temple des dizaines de petits singes vivent. Une jeune fille thai en scooter nous a vue et nous a suivit. Elle porte avec elle des morceaux de maïs pour les singes. Nous lui achetons quelques morceaux de maïs et voila des tonnes de singes qui rappliquent vers nous en courant, certains portant leur petit sous le ventre. Ils sont peureux mais pas du tout agressifs. On tend la main, et ils viennent prendre la nouriture avec leur pate, posant la leur sur notre main, ou parfois se tenant à notre pantalon. Certains essayent de nous amadouer à coup de sourire, d'autre plus nerveux crient pour attirer notre attention. C'est un moment magique. Le temple, connu uniquement par quelques thais, est dans une grotte perchée, et un local vient nous ouvrir (après qu'une bonne quantité de singes nous aie suivit pendant toute la montée). Olivier nous parle de plein de choses, nous explique comment "saluer" un boudha pour lui porter respect et nous repartons en voiture. Cette fois-ci, nous arrivons à un autre temple dans une grotte paumé, mais remplit de chauves souris. Ensuite, nous partons manger dans le petit village où il vit. Sa femme, adorable, nous a écrit la nuit précédente une feuille avec des plats, écrits en thai, sans viande ou demandant d'enlever la viande. Nous voilà parrés pour les futures villes où les gens ne parleront pas anglais. Ensuite l'après midi nous visitons les paysages autour de Loei, qui sont à couper le souffle, et remontons doucement vers Pak chom, pour longer le mekong (où en chemin nous trouvons un temple avec à coté des "statues" étranges en forme de pénis) jusqu'à Chiang Khan au coucher du soleil magnifique qui nous y attends. Des locaux nous proposent de tester leur alcool maison, et des jeunes nous demandent de les prendre en photo avec nous. Olivier nous explique les projets qu'il a pour aider sa famille, permettre à certaines veuves d'etre à l'abris du besoin, ou permettre à son cousin handicapé d'avoir une petite rente. J'aime beaucoup son approche, et ce qu'il fait pour sa famille thai. Je trouve qu'il a plein d'idées intéressantes, et nous espérons vivement que ses projets vont marcher très bientot. La journée que nous avons passée est géniale, et il envisage bientôt de la proposer comme activité dans la région, pour les touristes. C'était une journée très nature, et très simple, bien loin des sentiers batus.
Le lendemain, après avoir passé une super nuit dans le bungalow d'Olivier, mais blasés par la pluie, nous décidont d'aller tout de même à Sukhothai, sans passer par la case Phitsanulok cette fois ci. Nous avons passé une journée géniale, et nous avons appris plein de choses sur la culture thailandaise au passage. Malgré notre demande fréquente de défrayer Olivier, celui-ci refuse obstinément notre argent. Nous avons juste regrété ne pas avoir pu connaitre sa femme, qui bossait bien loin de là pendant la semaine.
Sukhothai 2 nuitsArrivés à 21h, nous arrivons au Baan Thai, tenu par une famille souriante et sympatique. Nous visitons la vieille ville le lendemain en vélo, un vrai bonheur : la balade ombragée fait du bien avec la chaleur, les jardins sont superbes, il n'y a pas trop de monde, et nous nous y posons toute la matinée. L'après midi, sur les conseils d'une des filles de la guest house, nous testons un vrai massage thai. Les femmes commencent par une prière, et ensuite c'est partit pour 1h30 de torture. Je dois dire que pas un seul moment n'est agréable, mais la masseuse arrive à débloquer des vertèbres que notre kiné n'arrive pas à débloquer en temps normal chez mon homme. Au final, son nerf sciatique va beaucoup mieux, c'était donc un "mal nécessaire". La nouvelle ville en revanche n'a aucun charme.
Chiang Mai 4 nuitsNous avons décidé d'aller dans la guest house de Manu et Ludovic, Bungalows Guest house. Elle est tenue par 2 frères français installés dans le pays depuis plusieurs années. Manu, ex légionaire, est un sacré personnage, mais connais beaucoup de choses et en parle avec passion. Noius avons eu du bol d'arriver au bon moment, car le mois de septembre est pour eux en général l'occasion de partir trouver de nouvelles activités à proposer à leurs hôtes (ils revennaient du Laos). Nous voulions lui acheter quelques livres sur la thailande, qu'il a écrit, mais nous avons zappé au dernier moment. Leurs lits, avec celui d'Olivier, seront les plus confortables de notre voyage. Il y a meme une piscine, ce qui ne gache rien. La ville en elle même est ecoeurante : les rues ne sont que des guest house, massage, agances de voyage, à répétition de partout.
Manu et Ludovic organisent de nombreuses excurtions un peu hors sentier battus, a à peine quelques kilomètres de la ville, et nous avions vraiment voulu tester la journée avec les éléphants. Ils ont organisé cette journée, car en général dans la région, on trouve 2 types d'activité avec les éléphant : demi journée touriste, où si l'on a vraiment pas de chance on verra les pachidermes jouer au foot (!!!) ou alors camps de travail où l'on vient réparer des clotures et aider. Cette journée qu'il organise est très différente car on passe une journée entière avec son éléphant, on le lave, lui fait prendre son bain de boue, et il s'agit d'un camp de préservation. Nous avons remarqué que les thais prennaient vraiment soin des éléphants. L'une était en gestation, à quelques kolimètres isolée, et suivit en permanence par un thai qui s'occupe d'elle. Après avoir appris à diriger l'éléphant en lui parlant une langue spécifique, nous les lavons, les promenons, puis finissons tous dans une boue tellement profonde qu'il faut ramper pour en sortir (et qui ne nous rendra pas pour autant la peau plus douce 😉). Nous plantons quelques cannes à sucre pour "l'avenir" et finissons par une prière aux éléphants. Une journée épuisante et magique.

Le lendemain, nous "louons" le taxi de la guest house 700 baths à partager entre 6 personnes pour l'après midi, afin de visiter les temples de la ville (avec d'étranges moines en cire très réalistes, et d'autres où sont affichés les boudhas qui correspondent à chaque jour de la semaine, chaque thai choisissant en fonction du jour où il est né, pour faire son offrande, et où des thai déposent des feuilles d'or sur un boudha), plus un village qui rassemble presque 30 ruines et temples (dont la majorité ne sont pas intéressants, et où il est "obligatoire" de cirucluer en cariole tirée par des chevaux, concept que nous n'avons pas vraiment aimé).
Le jour d'après, nous prennons la journée 4x4, qui nous fait visiter le temple perché sur la montagne (Doi Suthep, trop touristique), une plantation de café où nous avons dégusté du bon arabica, une tribu karen qui a construit une école accueillant tous les villages des environs, faire de la piste dans la jungle boueuse pendant quelques heures, manger sur un lac sur des radeaux de bois à midi, puis visiter des boudhas recouverts de mousse dans la forêt. Nous avons partagé toutes ces activités avec 3 français et un américain tous super sympas, rencontrés à Sukhotai, et qui nous ont suivit jusque là, puis que nous avons recroisés ensuite plus tard à chiang rai.

La suite au prochain post, celà prends un temps fou à écrire 🙂
Phitsanulok 3 nuits :Nous avons prévu de ne rester qu'une nuit, pour faire une étape vers Sukhothai. A peine arrivés, nous trouvons la ville peu agréable, et nous nous dirigons vers la rivière pour trouver une chambre dans une petite rue (London Hotel, toujours recommandé par le LP, 150 baths la nuit). A ce prix là, (ce sera la seule chambre en dessous de 250 baths que nous ferons) je dois dire que c'est loin d'etre feng shui : salle de bain commune qui sent la pisse et salle, oreillers en plastic dur qui me laisseront une marque sur le visage pendant plusieurs jours, personnel qui nous ignore totalement... Mais bon, nous partons nous renseigner pour les bus, à la gare routière, qui n'est pas tout à coté. Au passage, nous croisons un couple de thai dans leur pickup qui nous vois marcher dans la rue et nous propose de nous y déposer gratuitement, pour nous rendre service. Ils avaient l'air tout content de nous aider. Et nous aussi. Nous leur faisons plein de signes et de merci en partant, apprennons que pour les bus ordinaires nous ne pouvons pas acheter a l'avance, puis nous rentrons à pied. Sur le chemin du retour, nous arrivons au night bazar, qui est vraiment sympa, où nous mangeons le bord de la rivière les fameux liserons d'eau, ou "flying vegetables" qui donnent lieu à un spectacle chaque soir. Vers minuit, je me réveille avec une douleur en allant aux toilettes qui ne part pas. Deux heures et 2 litres d'eau et 20 pauses pipi plus tard en fiasant bien chier tout le monde, je n'arrive toujours pas à dormir et nous décidons d'aller aux urgences de nuit de Phitsanulok, à pied, en zigzaguant entre les cafards dans la rue. Nous trouvons l'intégralité du service endormit, et qui s'active à notre arrivée. Me voila entourée de 3 infirmières, d'un médecin, d'une interne etc... La majorité ne parlent pas anglais, mais je finis par expliquer que je fais une infection urinaire. Après une piqure anti douleur, des antibiotiques pour 5 jours (photo sensibiliants... pas glop) et des médicaments contre les spasmes, le personnel insiste pour nous faire raccompagner en ambulance, en précisant 5 fois que c'est un service gratuit, meme si nous dormons à 10 minutes à pied de là. La docteur, autoritaire, ne nous laisse guère la possibilité de refuser. Nous retournons donc avec chauffeur à notre chambre. L'intégralité ne nous aura couté que 500 baths ! La docteur en partant nous recommande de ne pas trop voyager le temps de s'assurer que les antibiotiques feront bien leur effet. Et nous voilà donc pour 2 nuits supplémentaires dans cette ville, pour rester prudent.
Le lendemain, après avoir quité notre guest house sans regrets pour Bon Bon guest house (nickel, sympa, propre, et bon marché) nous galérons quelques heures à la recherche d'un cyber café : il n'y en a quasiment aucun dans la ville au centre, et ils sont tous pris s'assaut par les jeunes thai, qui semble avoir attrapé le virus du jeu en ligne. Nous allons tout de meme visiter l'un des plus beaux boudha de thailande, au Wat Phra Sri Rattana Mahathat. Nous papotons aussi un peu avec le gérant qui nous apprends quelques mots de base en thai pour expliquer que nous ne voulons pas de viande (may kin nuaa) ni de poisson (may kin plaa), et on apprends à dire en thai le fameux plat de liserons d'eau à la sauce d'huite et à l'ail (pak bung). Il s'amuse comme un fou à nous voir eccorcher sa langue, et nous apprends à faire une déclaration d'amour (pom lak kun mar mars), en nous expliquant qu'on doit se tenir la main, et qu'on peut se faire un bisou sur la joue à la fin, tout en détournant pudiquement la tête à ce moment, en rigolant avec sa femme. Au final, cette ville est plus agréable qu'il n'y parrait, même s'il n'y a pas grand chose à y faire. On sent qu'ici peu de touristes passent, et que les thaï ne sont pas blasés par les farang. Des sourires de partout, des coucou, la vendeuse de jus de fruit qui essaye désespéremment de nous apprendre à compter en thaï... C'est plutot agréable et léger. Une thai, nous voyant fouiller dans le guide, nous approche avec un gentil "do you near hear ?". Nous mettons quelques secondes à comprendre qu'elle nous propose de l'aide. Globalement, la communication en anglais est déjà un peu plus difficile qu'à Ayutaya ici.
Pour le moment la "mousson" nous épargne : il ne pleut que la nuit et c'est tant mieux.
Je ressens le besoin d'avoir le "regard" d'un local ou d'un expat, car je me sens relativement blasée par les conseils du guide, et partir comme ça au pif ne donne pas que des choses intéressantes. Nous décidons donc de rejoindre Olivier à Loei, rencontré ici sur Voyage forum (alias thaiissan).Loei 2 nuits :Après environ 4h30 de bus, nous arrivons dans la ville de Loei, Issan, où après avoir vite fait le tour, nous sommes plus que blasés. Pas de sourire, des regards "louches", rien à voir... Nous prennons une chambre au Royal Inn (conseil LP), par chère du tout et parfaite... jusqu'au soir. En effet, arrivé vers 20h, le "restaurant" de l'hotel mets la sono à fond. Nous essayons de trouver un coin pour manger dans une de ces "clean food street" que l'on croisera dans plusieurs villes. Mais dès que nous expliquons que nous ne mangeons pas de viande, on nous envoie au restaurant à touriste du coin. Déçus, nous envoyons rapidement un message à Olivier pour lui donner le nom de l'hotel et nous patrons manger quelque part. Olivier nous rejoint quelques temps plus tard et nous faisons sa connaissance. Notre hotel le faire sourire car il s'agit de la rue "chaude" de la ville (ce que le guide oublie de mentionner). Nous nous mettons d'accord pour nous retrouver demain pour une balade dans la région et nous rentrons. De 10h à 2h du matin, impossible de dormir. Nous avons croisé quelques prostituées, qui semblent venir à cet hotel pour "travailler" : entre le karaoké, la télé à fond, et les talons aiguilles qui montent et descendent toute la nuit, puis les douches des clients, nous n'en pouvons plus. Je finis par perdre mon calme et expliquer à l'accueil que je n'en peux plus et que je ne trouve pas normal que les clients ne puissent pas dormir. Les prostitués se font chasser en faisant la tête, et une heure plus tard le calme revient. Une nuit vraiment merdique. Le lendemain, Olivier nous récupère. Sa femme, thai, a appris que nous avons dormis dans cet hotel et est en "colère" que nous soyons restés dans un endroit comme ça : elle insiste pour que nous soyons hébergés chez eux, car ils ont un bungalow vide à coté du leur. Olivier vient de découvrir un temple en haut d'environ 300 marches, paumé au milieu de nulle part, et aimerait profiter de notre présence pour le visiter. A notre arrivée, une agréable surprise nous attends : nous sommes complètement seuls ici, et en bas du temple des dizaines de petits singes vivent. Une jeune fille thai en scooter nous a vue et nous a suivit. Elle porte avec elle des morceaux de maïs pour les singes. Nous lui achetons quelques morceaux de maïs et voila des tonnes de singes qui rappliquent vers nous en courant, certains portant leur petit sous le ventre. Ils sont peureux mais pas du tout agressifs. On tend la main, et ils viennent prendre la nouriture avec leur pate, posant la leur sur notre main, ou parfois se tenant à notre pantalon. Certains essayent de nous amadouer à coup de sourire, d'autre plus nerveux crient pour attirer notre attention. C'est un moment magique. Le temple, connu uniquement par quelques thais, est dans une grotte perchée, et un local vient nous ouvrir (après qu'une bonne quantité de singes nous aie suivit pendant toute la montée). Olivier nous parle de plein de choses, nous explique comment "saluer" un boudha pour lui porter respect et nous repartons en voiture. Cette fois-ci, nous arrivons à un autre temple dans une grotte paumé, mais remplit de chauves souris. Ensuite, nous partons manger dans le petit village où il vit. Sa femme, adorable, nous a écrit la nuit précédente une feuille avec des plats, écrits en thai, sans viande ou demandant d'enlever la viande. Nous voilà parrés pour les futures villes où les gens ne parleront pas anglais. Ensuite l'après midi nous visitons les paysages autour de Loei, qui sont à couper le souffle, et remontons doucement vers Pak chom, pour longer le mekong (où en chemin nous trouvons un temple avec à coté des "statues" étranges en forme de pénis) jusqu'à Chiang Khan au coucher du soleil magnifique qui nous y attends. Des locaux nous proposent de tester leur alcool maison, et des jeunes nous demandent de les prendre en photo avec nous. Olivier nous explique les projets qu'il a pour aider sa famille, permettre à certaines veuves d'etre à l'abris du besoin, ou permettre à son cousin handicapé d'avoir une petite rente. J'aime beaucoup son approche, et ce qu'il fait pour sa famille thai. Je trouve qu'il a plein d'idées intéressantes, et nous espérons vivement que ses projets vont marcher très bientot. La journée que nous avons passée est géniale, et il envisage bientôt de la proposer comme activité dans la région, pour les touristes. C'était une journée très nature, et très simple, bien loin des sentiers batus.
Le lendemain, après avoir passé une super nuit dans le bungalow d'Olivier, mais blasés par la pluie, nous décidont d'aller tout de même à Sukhothai, sans passer par la case Phitsanulok cette fois ci. Nous avons passé une journée géniale, et nous avons appris plein de choses sur la culture thailandaise au passage. Malgré notre demande fréquente de défrayer Olivier, celui-ci refuse obstinément notre argent. Nous avons juste regrété ne pas avoir pu connaitre sa femme, qui bossait bien loin de là pendant la semaine.
Sukhothai 2 nuitsArrivés à 21h, nous arrivons au Baan Thai, tenu par une famille souriante et sympatique. Nous visitons la vieille ville le lendemain en vélo, un vrai bonheur : la balade ombragée fait du bien avec la chaleur, les jardins sont superbes, il n'y a pas trop de monde, et nous nous y posons toute la matinée. L'après midi, sur les conseils d'une des filles de la guest house, nous testons un vrai massage thai. Les femmes commencent par une prière, et ensuite c'est partit pour 1h30 de torture. Je dois dire que pas un seul moment n'est agréable, mais la masseuse arrive à débloquer des vertèbres que notre kiné n'arrive pas à débloquer en temps normal chez mon homme. Au final, son nerf sciatique va beaucoup mieux, c'était donc un "mal nécessaire". La nouvelle ville en revanche n'a aucun charme.
Chiang Mai 4 nuitsNous avons décidé d'aller dans la guest house de Manu et Ludovic, Bungalows Guest house. Elle est tenue par 2 frères français installés dans le pays depuis plusieurs années. Manu, ex légionaire, est un sacré personnage, mais connais beaucoup de choses et en parle avec passion. Noius avons eu du bol d'arriver au bon moment, car le mois de septembre est pour eux en général l'occasion de partir trouver de nouvelles activités à proposer à leurs hôtes (ils revennaient du Laos). Nous voulions lui acheter quelques livres sur la thailande, qu'il a écrit, mais nous avons zappé au dernier moment. Leurs lits, avec celui d'Olivier, seront les plus confortables de notre voyage. Il y a meme une piscine, ce qui ne gache rien. La ville en elle même est ecoeurante : les rues ne sont que des guest house, massage, agances de voyage, à répétition de partout.
Manu et Ludovic organisent de nombreuses excurtions un peu hors sentier battus, a à peine quelques kilomètres de la ville, et nous avions vraiment voulu tester la journée avec les éléphants. Ils ont organisé cette journée, car en général dans la région, on trouve 2 types d'activité avec les éléphant : demi journée touriste, où si l'on a vraiment pas de chance on verra les pachidermes jouer au foot (!!!) ou alors camps de travail où l'on vient réparer des clotures et aider. Cette journée qu'il organise est très différente car on passe une journée entière avec son éléphant, on le lave, lui fait prendre son bain de boue, et il s'agit d'un camp de préservation. Nous avons remarqué que les thais prennaient vraiment soin des éléphants. L'une était en gestation, à quelques kolimètres isolée, et suivit en permanence par un thai qui s'occupe d'elle. Après avoir appris à diriger l'éléphant en lui parlant une langue spécifique, nous les lavons, les promenons, puis finissons tous dans une boue tellement profonde qu'il faut ramper pour en sortir (et qui ne nous rendra pas pour autant la peau plus douce 😉). Nous plantons quelques cannes à sucre pour "l'avenir" et finissons par une prière aux éléphants. Une journée épuisante et magique.

Le lendemain, nous "louons" le taxi de la guest house 700 baths à partager entre 6 personnes pour l'après midi, afin de visiter les temples de la ville (avec d'étranges moines en cire très réalistes, et d'autres où sont affichés les boudhas qui correspondent à chaque jour de la semaine, chaque thai choisissant en fonction du jour où il est né, pour faire son offrande, et où des thai déposent des feuilles d'or sur un boudha), plus un village qui rassemble presque 30 ruines et temples (dont la majorité ne sont pas intéressants, et où il est "obligatoire" de cirucluer en cariole tirée par des chevaux, concept que nous n'avons pas vraiment aimé).
Le jour d'après, nous prennons la journée 4x4, qui nous fait visiter le temple perché sur la montagne (Doi Suthep, trop touristique), une plantation de café où nous avons dégusté du bon arabica, une tribu karen qui a construit une école accueillant tous les villages des environs, faire de la piste dans la jungle boueuse pendant quelques heures, manger sur un lac sur des radeaux de bois à midi, puis visiter des boudhas recouverts de mousse dans la forêt. Nous avons partagé toutes ces activités avec 3 français et un américain tous super sympas, rencontrés à Sukhotai, et qui nous ont suivit jusque là, puis que nous avons recroisés ensuite plus tard à chiang rai.

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Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde English translation pending
On va tous crever et brutalement comme les dinosaures en leur temps🏴☠️, c'est imminent!
La planète se réchauffe à cause des gaz à effet de serre! La population est en constante augmentation et le processus est sans fin! Impossible de nourrir tout le monde! les petits africains meurent chaque jour par milliers à côté des carcasses d'animaux en décomposition comme nous le montrent les affiches!... Les espèces animales s'éteignent au rythme de plusieurs centaines par an! Les lacs, océans, fleuves et ruisseaux sont tous pollués! Les forêts sont en perdition et le dernier poumon de la terre l'Amazonie va disparaître rapidement! L'éco-système est en voie d'auto-destruction. La méteo c'est devenu du grand n'importe quoi! rendez vous compte, nous sommes en octobre et il fait encore 30° dans le sud😮... Les pandémies nous menacent, les cadavres se ramassent par milliers dans les rues... nous approchons des limites de la vie, la terre et l'humanité ont assez vécu... voilà c'est fini!!! Quel gâchis!!!
Il ne se passe plus un jour sans voir un reportage ou entendre une déclaration annonçant la fin du monde imminente😕 Non ce ne sont pas les scientologues ou les témoins de jéhova qui déblatèrent, mais une ambiance générale au catastrophisme qui nous prépare à la repentance et à la décroissance. Les grands papes médiatiques s'en donnent à coeur joie. Du haut de leurs hélicoptères ils nous abreuvent d'images toutes sublimes et copieusement retravaillées à la palette graphique, car l'horreur doit être belle à regarder et toujours avec le même refrain "il faut tous changer de comportements car il est presque déjà trop tard😠" Alors vous les voyageurs qui parcourez la planète et d'après vos expériences, vous en pensez quoi de la prochaine fin du monde?
La planète se réchauffe à cause des gaz à effet de serre! La population est en constante augmentation et le processus est sans fin! Impossible de nourrir tout le monde! les petits africains meurent chaque jour par milliers à côté des carcasses d'animaux en décomposition comme nous le montrent les affiches!... Les espèces animales s'éteignent au rythme de plusieurs centaines par an! Les lacs, océans, fleuves et ruisseaux sont tous pollués! Les forêts sont en perdition et le dernier poumon de la terre l'Amazonie va disparaître rapidement! L'éco-système est en voie d'auto-destruction. La méteo c'est devenu du grand n'importe quoi! rendez vous compte, nous sommes en octobre et il fait encore 30° dans le sud😮... Les pandémies nous menacent, les cadavres se ramassent par milliers dans les rues... nous approchons des limites de la vie, la terre et l'humanité ont assez vécu... voilà c'est fini!!! Quel gâchis!!!
Il ne se passe plus un jour sans voir un reportage ou entendre une déclaration annonçant la fin du monde imminente😕 Non ce ne sont pas les scientologues ou les témoins de jéhova qui déblatèrent, mais une ambiance générale au catastrophisme qui nous prépare à la repentance et à la décroissance. Les grands papes médiatiques s'en donnent à coeur joie. Du haut de leurs hélicoptères ils nous abreuvent d'images toutes sublimes et copieusement retravaillées à la palette graphique, car l'horreur doit être belle à regarder et toujours avec le même refrain "il faut tous changer de comportements car il est presque déjà trop tard😠" Alors vous les voyageurs qui parcourez la planète et d'après vos expériences, vous en pensez quoi de la prochaine fin du monde?
Croisière Costa sur le Deliziosa le 22 octobre 2010 English translation pending
nous venons de reserver notre prochaine croisiere sur le costa delicioza, depart le 22/10/2010. Je suis preneuse d'infos sur les escales (Naples, sicile, alexandrie, Limassol, Turquie, Santorin et Olympie) et aimerais savoir si d'autres personnes ont egalement reservé cette croisiere. C'est notre 2eme croisiere avec Costa...
"École de campagne" à Cuba: le saviez-vous? English translation pending
nous venons d'apprendre que ma petite belle sœur (12 ans)devra obligatoirement participer le mois prochain a l'école de campagne
horaire et planning
5 heures du mat debout pas au clairon mais bien avec une grosse cloche
5 heures 30 petit dej tasse de café + fongo sorte de banane écrasée
6 heures/ 13 heures travail obligatoire au champs , désherbage , récolte de fruits , divers taches agricole avec quota de production
13 heures retour a l'établissement dit scolaire et repas genre potage eau claire
13 / 17 heures cours
17h30 repas
18 heures dodo , bien mérité dans un dortoir type militaire lit métallique superposé comme dans les bons vieux film des années 50
visite des parents une fois par semaine , en générale avec de l'alimentation pour leur progéniture
durée du séjour club med entre un et quatre mois , tout inclus , bien entendu sans le moindre salaire
n'hésitez pas donner votre opinion
c'est la réalité , ce n'est pas un canular
c'est la réalité , ce n'est pas un canular
Voyageurs solitaires, avez-vous déjà pleuré? English translation pending
... en voyage ?