Search VoyageForum
FR
Où partir quelques jours en janvier en France selon ces critères? English translation pending
by Offref · 2010-12-25 · 10 replies
Bonjour à tous tout d'abord Joyeux Noël évidemment 😉 Etant disponibles en Janvier, ma mère (la quarantaine) et moi (18 ans) souhaitont partir quelques jours en Janvier en France

Nous cherchons tout simplement en endroit où aller

Pour répondre à vos future questions :

Nous partons en voiture Nous pouvons dormir en hotel ou chambre d'hotes ... Peu importe Nous aimerions bien parcourir un bout de région ou une région comme nous l'avons fait en Normandie et en Alsace par exemple Nous n'avons pas vraiment de limite budgétaire ( dans la limite du raisonnable bien sur ) Faire de la route ne nous dérange pas Nous aimons marcher visiter et cherchons aussi à voir des paysages mémorables

Quelques contraintes quand même : Evitons les montagnes où il y a des stations de ski, sinon nous serions parti dans les alpes ou les Pyrénées Nous souhaitons éviter les grandes villes et plus parcourir inside : style Route des vins, etc

En fait, je cherche plus vos coups de coeur en tant que Voyageur chevronné qu'une simple liste de destinations

Si jamais je repense à un critère je vous en fait part au plus vite

N'hésitez pas les questions et autres suggestions

Merci beaucoup

Joyeuses fêtes de fin d'année

François

EDIT : Je viens de penser aux chateaux de la Loire , pourquoi pas ? 😄
Recherche quelques plans pour un voyage en hiver au Québec English translation pending
by Jerem57 · 2010-12-25 · 34 replies
Bonjour à tous les Vforumistes...

Alors voilà, nous partons ( ma copine et moi) faire un petit trip hiver au Québec au moi de mars. Billets bookés hier, arrivée à Montréal le 8 14h30 et départ le 20 à 20h30, Ce qui nous fait 13 jours et 12 nuits....

Pour parfaire ce trip, je viens glaner quelques infos et conseils de toutes sortes.

Dans les grandes lignes, on va essayer de passer 5 -6 jours en ville ( montréal et québec city, nottament pour voir les chutes de Momorancy gélées ) le reste du temps on aimerait profiter de la nature dans de grands espace comme le parc de Jacques quartier pour un treck en raquette par exemple. J'avais envisager un petit séjour dans un gite type la ferme 5étoiles pour cummuler toutes les activités neige ...mais j'ai encore besoin d'étudier les différents forfaits de plus près. Bien sûr, je precise que l'on loura un véhicule, certainement sur une période de 8 jours, ainsi on pourra se déplaser à notre guise.

SI vous avez des tuyaux sympas, je suis prenneur....

Merci à vous....
Noël à travers le monde English translation pending
by Atila · 2010-12-23 · 4 replies
Un petit sujet léger pour changer😏

Vous qui avez vécu un noël ailleurs, racontez nous votre expérience !

Et bonnes fêtes à tous😉
Logements à petits prix à Bali et Java, conseils divers English translation pending
by Albinou · 2010-12-23 · 7 replies
Tous les prix sont en roupies pour un couple en chambre double prix négociés en septembre 2010:

Bali :

- Jimbaran : Puri Royan, 150000 la nuit avec eau chaude, piscine, bon petit dej (pancake, fruit, café ou thé) bien situé près de la plage et du marché

- Tulamben : Puri Arries, 100000 la nuit, petit dej (pancake, café ou thé) bien situé coté colline avec club de plongee tenu par 1 francais super sympa (dive concept) et peu cher, très bonne ambiance

- Lovina : Harris homestay, 80000 la nuit avec bon petit dej (pancake, café ou thé) bien situé dans le centre à Kalibubuk

- Permuteran : Kubuku, 150000 la nuit, bon petit dej (pancake, fruits, jus de fruits frais, café ou thé) situé coté colline et pour plonger le moins cher avec une très bonne prestation : Yos diving situé le long de la route principale cote colline - - Ferrie Bali >Java : 5700 Rp

- Ubud : Jungut Inn, 75000 la nuit, bon petit dej (pancake, fruits, café ou thé) situé près du marché dans le centre, personnel très sympa

Java

- Trajet ferrie Kawa Ijen Brom Yogya : Trajet du Ferrie à Banyuwangi : bemo 15000 Rs Kawa ijen depuis Banyuwangi : nous étions 7 français rencontrés sur place : 100000 Rs par personne, depart 4h, en 4*4 obligé car route très pentue et détruite par endroits, les premiers sur place, descente dans le cratère (magique) avant l’épaississement de la fumée, retour Banyuwangi midi

- Trajet Banyuwangi Bondowoso train économique : 12000Rs par personne - Trajet Bondowoso Probolingo bus très très plein : 14000 Rs par personne - Trajet Probolingo Bromo : minibus 25000Rs par personne départ quand il est plein vers midi

- Bromo : nous n’adhérons pas au tourisme massif qui part en 4*4 voir le point de vue à 4h de mat, donc on est partis à pied sur la route en face du cemera Indha, on passe devant la grosse antenne, on prolonge cette route sur 2 ou 3 km jusqu'à ce qu’elle se transforme en chemin et on commence l’ascension de ce chemin, toujours suivre le principal, on arrive à des marches d’escaliers qui mènent a une première plate forme d’où le levé du soleil se regarde sans touriste…

- Loseman Seturi Kawan 80000Rs cher pour pas grand chose, sale et pas de petit déjeuné…

- Trajet Bromo Probolingo : minibus 25000Rs par personne départ quand il est plein - Trajet Probolingo Yogya train 28000Rs mais 10h en economique…

- Yogya : Très bon Loseman Utar dans le quartier Sosro 80000Rs la nuit avec thé et café à volonté, petit déj inclus, salle de bain commune pour pls chambre mais douche à l’occidentale ! (eau froide). Très propre et personnel très sympa. Propose aussi des chambres avec sdb.

N'hésitez pas à nous poser des questions pour précisions! Bon voyage, nous on a adoré!
Retour de quatre jours à Mai Chau, Vietnam du Nord English translation pending
by Larsay · 2010-12-19 · 8 replies
Bonjour

Ces notes de voyage sont pour ceux qui ne connaissent pas encore ou mal le coin. Les autres sont cordialement invités à en rajouter sans les réflexions désobligeantes habituelles à mon égard.

Donc, je viens de passer 4 jours à Mai Chau (la vallée est toujours aussi magnifique, merci !), à me balader en moto tout autour, et j’ai découvert des trucs super. Bien entendu, Ban Lac est toujours aussi touristique, mais le petit village voisin de Ban Pom Cung est pratiquement désert, avec de petites nha ngi très sympas.

La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.

Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.

Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La, montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés. Pas équipé pour vu qu’il faisait chaud dans la vallée de Mai Chau. Mais c’est au programme !!!! Au lieu de ça, je suis rentré dans une maison h’mong pour me réchauffer (feu de bois + alcool de maïs, ça marche très bien !). Quelle hospitalité, ces h’mongs ! J’ai eu du mal à partir –et j’ai trouvé un guide de trek si ça me dit.

En résumé, 4 jours dans le coin –à 4h de route de très bonne route de Hanoi- en font un petite ballade des plus sympathiques.
Température en Éthiopie durant les nuits de janvier, février et mars? English translation pending
by Nominanda · 2010-12-18 · 9 replies
bonjour Nous pârtons début janvier pour 3 mois en Ethiopie , et nous hésitons à emmener avec nous une tente et des duvets (et surtout les trimbaler pendant 3 mois !!). Savez vous quelle est la température la nuit dans le sud près de Turmi , et à Bale en février mars et est ce que la tente est indispensable . Où trouve t' on des lodges ? nous voyagerons en duo merci de votre réponse nominanda
Trois semaines en Éthiopie au mois de juin: vos bons plans et conseils? English translation pending
by Raph1982 · 2010-12-08 · 2 replies
Bonsoir, Je compte me rendre en Ethiopie lors des 3 premières semaines de juin. C'est le début de la saison des pluies qui reste bcp plus favorable que juillet-août à ce que j'ai compris. J'aimerais cependant privilégier les zones où la météo est vraiment la plus clémente. Dans cette optique, ce serait sympa de me répondre sur les 5 questions suivantes:

1. en juin, peut-on aller partout dans le pays ou vaut-il mieux privilégier le nord ou le sud, question météo? 2. vu la météo: si nord (et centre ou/et est), auriez-vous un itinéraire à conseiller, sachant qu'un voyage varié m'intéresse (contacts locaux, culture, nature, trek)? idem pour le sud? 3. si nord ou si sud: les transports sont-ils aisés? y'a-t-il pas mal de grands axes pour voyager? ou les routes sont-elles déjà embourbées ou/et impraticables? dans le sud, l'usage du 4x4 est-il évitable? (je désire tant que faire se peut éviter les gros frais!) 4. tout en faisant un trek ou l'autre, y'a-t-il moyen de se passer de tente et sac de couchage (histoire d'alléger les bagages!) 5. enfin, en juin, quel parc naturel privilégier, et qui vaut le déplacement?!

D'ores et déjà un grand merci pour votre aide et tout renseignement utile! Raph1982
Tour des Annapurnas en mai 2011: guide nécessaire? English translation pending
by Francois3333 · 2010-12-08 · 3 replies
Bonjour, j'ai parcouru avec attention les sujets sur ce trek mais quelques questions restent sans réponse... J'effectue ce trek avec un ami. Nous faisons la version courte (avion à Jomson) mais comptons faire l'extension du lac Tilicho.

- J'ai lu partout que le trek était faisable sans guide (nous comptons quand même prendre des porteurs) mais qu'en est-il de la portion vers le lac de Tilicho. Un guide est-il nécessaire? - Que pensez-vous de l'itinéraire en 4 jours que nous prévoyons pour le lac Tilicho? Manang/Khangsar Khangsar/CB Tilicho CB Tilicho/lac/CB Tilicho puis CB Tilicho/Yak Kharka - Quel budget prévoir en liquide avant de quitter KTM pour les 15 jours de trek (bus+lodges+nourriture) - Quel est le prix journalier RAISONNABLE pour un porteur

D'avance merci pour vos réponses!!!
Hésitation entre le nord-est et le nord-ouest des États-Unis English translation pending
by Gobo69 · 2010-12-06 · 4 replies
Bonjour

tout est dans le sujet. Nous avons fait en 2009 un circuit en solo dans le sud-ouest des USA, une boucle classique entre SF et LA en passant par Moab. Et on a adoré !

Cette année, grosse hésitation entre 2 circuits pour le mois de juillet : - le nord ouest : point de départ Seattle et direction l'est puis le sud avec en point d'orgue le parc de Yellowstone, arrivée à Salt Lake - le nord est : point de départ NY et boucle Toronto-Montréal-Québec puis retour en longeant la cote vers NY

Je précise que l'on aime bp les grands parcs et que mon inquiétude pour le nord est de faire un circuit trop urbain

Merci de votre aide
Vos deux ou trois sites préférés en Islande? English translation pending
by DID75 · 2010-12-02 · 11 replies
Bonjour à tous, Je prépare un voyage en ISLANDE pour l'été prochain et je voudrais savoir quels sont les sites qui vous ont le plus marqué. J'ai consulté ce site et des guides mais je voudrais avoir votre sentiment personnel, c'est à dire connaitre les 2 ou 3 endroits que vous retiendriez si vous deviez y retourner. Merci d'avance à vous toutes et tous pour vos réponses.
Guadeloupe ou à la Réunion fin décembre? English translation pending
by Lianne · 2010-12-02 · 20 replies
bonjour

Je serais intéressée de partir pour le 25/12/2010 soit en guadeloupe, soit à l'ile de la réunion, sur quel site dois-je aller ? en formule tout compris peut-être ou demi pension de manière à visiter, j'aimerais connaître votre avis. Quel est le moins onéreux à cette période, ce serait jusqu'au 8 janvier 2010. Visites, farniente etc...

Merci à tous et bonne journée
Recherche bénévolat en urbanisme, aménagement ou environnement English translation pending
by Kafk · 2010-11-29 · 4 replies
Salut à tous,

Tout juste diplômé d'un master en Urbanisme/Géographie de la santé, je souhaiterai vadrouiller pendant 6mois- 1an avant de m'enfermer dans un bureau 😛. Ayant dèja pas mal voyagé en Asie (Inde, Thailande, Laos, Vietnam et Cambodge) en mode routard, j'aimerai cette fois là m'investir aupres d'un projet humanitaire. Ainsi, cette expérience me permettrai à la fois de faire une rupture avec ma vie étudiante et professionnelle mais aussi une transition permettant de valoriser mon diplôme et surtout d'apporter de mes compétences en géographie/aménagement à un pays en voie de développement. Personnellement, j'affectionne l'Asie car je connait relativement bien ce continent ainsi que sa culture mais je ne me limite à elle et suis ouvert à toutes propositions. Pour cela, je recherche une structure dans laquelle je pourrai me rendre utile. Si vous êtes une association cherchant un profil similaire au miens, si vous-même vous avez participé à une mission, ou encore vous en connaissez une, faites moi signe! J'étudierai toutes les propositions avec intéret.

Merci beaucoup et bon voyage.
Traversée à vélo des salars de Coipasa et Uyuni, novembre 2010 (Bolivie) English translation pending
by Lucbertrand · 2010-11-25 · 2 replies
Traversée des salars de Coipasa et d’Uyuni

Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.

Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.

Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.

Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.

Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.

Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.

Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.

Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.

Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.

La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.

Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.

Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.

Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.

Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.

Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.

Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.

Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.

Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.

Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.

Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.

Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.

Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.

Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.

Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.

Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !

Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.

Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.

Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.

Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.

Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.

Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.

Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.

La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Randonnée dans l'Atlas marocain au mois de février English translation pending
by Chamiiiii · 2010-11-25 · 9 replies
Bonjour à tous,

j'ai pour projet de découvrir l'Atlas au mois de Février 2011 à travers un ou plusieurs treks. Seulement, je ne connais absolument rien, mais vraiment rien du tout à ce lieu... En fonction de la période (février), vaut-il mieux favoriser certaines régions, en éviter absolument d'autres? Que me recommanderiez vous pour une première expérience dans ces montagnes? Comment se passe une randonnée là-bas? Y a t-il des gîtes un peu partout? Peut-on bivouaquer facilement?... Bref, je voudrais toutes sortes d'informations sur le trekking en Atlas à cette période, sachant que je voyage seul que j'ai une certaine expérience de la randonnée (Pérou, Népal, et France bien sur) Ne soyez pas avare de commentaires ;) Merci
A pied sur le Sagrho, de Nkob à Boumalne Dadès (Maroc) English translation pending
by Cambrousse · 2010-11-22 · 14 replies
🙂

bonjour !

quelqu'un est-il deja passé à pied sur le Sagrho, de Nkob à Boulmane dades, par bab n ali, iknioun, tagdilt.... quels villages ou étapes possibles entre nkob et iknioun ?

merci de bien vouloir me faire bébéficier de vos avis.

(nous comptons y aller en mars prochain).

🙂
Tour des Annapurnas à VTT avec sacoches arrières: faisable? English translation pending
by Virji · 2010-11-21 · 17 replies
Bonjour,

Plusieurs agences propose le tour des anapurnas à vtt, j'aimerai savoir si quequ'un l'a déjà fait, est-ce que ca a un intéret de le faire a vtt plutot qu'à pied, d'apres ce que j'ai lu : j'ai vu quelques sections (notament le fameux col le Torong La Pass(à 5400 m) où les vtt sont mis sur les mules. Est-ce possible de trouver sur place un muletier juste pour une étape ? l 'hébergement étant en lodge je me dis qu'il doit etre possible de trouver quelqu'un sur place avec une mule mais pas sur pdt la saison touristique, les mules sont deja peut-etre toutes utilsées pour les treks) .

Combien d'étapes où les mules seraient necessaires ? Le reste du circuit faisable à vtt avec saccoche arrières ? plus de pistes que de single ?

merci d'avance
Préparation d'un circuit de quinze jours à vélo au Monténégro English translation pending
by Romaxel · 2010-11-20 · 6 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir cet été au Monténégro, l'idée est de rouler une quinzaine de jours, nos habitudes, sur des parcours montagneux, est de rouler une centaine de km par jour. On ne sait pas si on doit prendre un avion ou aller en voiture pour être plus autonome. Ne connaissant absolument pas cette région du monde, merci de nous indiquer ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas faire, et ce qu'il faut visiter. Si quelques membres ont déjà réalisés des circuits merci de nous donner des idées. Sportivement Jean-Yves
Itinéraire pour Madagascar du 27 décembre 2010 au 22 janvier 2011? English translation pending
by Babmal · 2010-11-16 · 31 replies
Bonjour à tous En parcourant les discussions, je vois que beaucoup de bons connaisseurs fréquentent le forum... je viens donc chercher de l'aide pour préparer "un peu" notre voyage prévu du 27 décembre 2010 au 22 janvier 2011... "un peu" car je crois qu'il ne faut pas trop prévoir à mada et sans doute se laisser aller ou le vent nous mène (et aussi les cyclones😛) Nous sommes 2 et nous souhaitons voyager en sac à dos, nous aimons la rando, les rencontres avec les gens, les couleurs, la verdure et les surprises!! Bref, je lance cette discussion en espérant profiter de vos bons conseils! ... Nous imaginions plus le sud ouest (bonne idée ou pas ? possible de faire plus en un mois) déplacements en taxi-brousses, pas de résa de logement(possible à cette saison je crois...), des treks sur place sans résa non plus (quels parcs?...), une descente en pirogue à organiser là bas aussi (quel fleuve? ) un peu de farniente masque et tuba-jolis poissons (où?)... Je commence en parallèle à lire le lonelly, le routard et le futé que l'on m'a prêté (avec ça....) A tout bientôt j'espère! Babmal
Trek pour une semaine au Kirghizistan English translation pending
by 1awrence · 2010-11-16 · 16 replies
Bonjour amis voyageurs !

Je vous écris pour vous demander quelques informations concernant le Kirghizistan, pays duquel je me trouve actuellement peu éloigné. J'ai vu sur internet que le pays a l'air vraiment beau: hautes montagnes, plaines verdoyantes, etc.

Je me suis dit que je pourrai y passer 10 jours et faire une semaine de trek, seul de préférence, sac au dos.

Est-ce que vous avez déjà été dans ce pays ? Si oui que me conseillez vous de voir et de faire ? Et puis connaissez vous un itinéraire de trek sympa ?

Merci d'avance pour toutes vos réponses !!

a+
Balades automnales à Majorque English translation pending
by Mlefevre · 2010-11-12 · 18 replies
Bonjour à tous,

Le récit de notre escapade automnale est en ligne.

Pour le récit illustré, cliquez ici : sibellelaterre



Bonne lecture!

Marie

Majorque Toussaint 2010

Découvrez en images les quelques randonnées effectuées lors d'un court séjour à Majorque (Baléares) fin octobre 2010.

Péninsule d'Alcudia (Lundi 25/10) Après un vol sans histoire sur Ryanair depuis Francfort Hahn, nous sommes arrivés hier à la nuit tombante à la Finca Can Salas Petit, réservée par internet. Nuit très douce dans cette vieille maison rénovée avec goût. Au réveil, nous découvrons le paysage qui nous entoure : on est ravi! Après un fugace arc-en-ciel, il pleut des cordes, temps idéal pour aller faire un ravitaillement au bourg voisin. Les quelques km qui nous séparent du supermarché nous laissent le temps d'observer que le ciel est plus dégagé sur les 2 péninsules du nord de Majorque : Formentor et Acudia. Va pour Alcudia cette fois! La jolie route qui longe la côte nord de la péninsule nous mène jusqu'au phare de Penya Roja : terminus! Au-delà c'est une zone réservée aux militaires... Au nord, on distingue la péninsule de Formentor avec ses massifs inclinés caractéristiques. Le ciel est magnifique avec de bons gros cumulus comme on les aime. La lumière est trop belle, on n'y tient plus et on jette notre dévolu sur la balade la plus proche qui part du parking de l'Ermita de la Victoria (au SE du Cap Gros sur la carte) Nous sommes immédiatement repérés par un matou qui traverse d'une traite le grand parking (il y a un restaurant) et arrive au petit trot pour se faire câliner. Les vacances commencent bien! Le sentier grimpe tranquillement dans la pinède, nous sommes étonnés de trouver une île aussi verte, surtout en cette fin d'été. Le temps se gâte tous azimuts : c'est un festival de nuages qu'on apprécie d'autant mieux que nous sommes encore au soleil! En une heure environ nous parvenons à la Talaia d'Alcudia où se trouve une cabane de surveillance contre les incendies : de ce petit sommet la vue sur la ville d'Alcudia et la Sierra Tramuntana est imprenable! Le tonnerre gronde sur ce massif qui constitue toute la partie ouest de Majorque et où j'ai repéré plusieurs balades. Le soleil se fait de plus en plus rare, illuminant une dernière fois les fonds de la baie de Pollença. Nous sommes entourés d'orages, il est temps de faire demi-tour. En arrivant à la finca, c'est la débandade! Une portée de 4 petits chatons affamés niche dans un tas d'herbe à côté de la maison : cette finca est vraiment parfaite! Soirée crêpe occupée à essayer d'apprivoiser la bande de petits voraces.

Formentor (mardi 26/10) 1er regard en nous levant vers la fenêtre de la cuisine : trop mignons! Les 4 chatons ont dormi là serrés les uns contre les autres. Je sens qu'il ne va pas être facile de décoller ce matin. Ce n'est pas grave car le ciel est encore chargé ce matin et le soleil a bien du mal à se faufiler sous la couche nuageuse. Les petits chats s'enhardissent, c'est l'invasion! Les nuages restent bloqués sur la Sierra Tramuntana, aussi décidons-nous d'aller vers la péninsule de Formentor. Ici aussi la route est très jolie avec d'innombrables vues sur le mer et la montagne et... très très peu d'endroits pour s'arrêter afin d'en profiter un peu. Il y a plein de cyclistes courageux car ça monte et ça descend sans arrêt! De plus, il souffle un vent terrible, complètement saoulant. La mer est magnifique, ça déménage! Nous arrivons enfin au bout de la route au phare de Formentor : il y a pas mal de monde. Je n'ose pas imaginer ce que ça peut donner en été sur cette route tortueuse en cul de sac! Nous n'avons pas trouvé de possibilité de balade dans le coin, dommage. Nous décidons alors d'aller marcher vers Cala Boquer au départ de Port de Pollença : le sentier passe d'abord devant la Finca Boquer puis court dans une jolie vallée (réputée pour ses nombreuses espèces d'oiseaux mais en pleine journée et à cette époque on n'a pas vu grand-chose) ponctuée de roches calcaires et se termine au bord de la mer. Pas mal de monde sur cette rando (plein d'Allemands qui se sentent vraiment chez eux et qui répondent Halo à nos Hola!), à faire plutôt le matin je pense.

La soirée se passe à fabriquer une maison pour les chats avec du carton et du polystyrène trouvés dans une poubelle!

Tour du Puig des Tossals Verds (Mercredi 27/10) Nous sommes ravis, les chatons ont adopté leur nouvelle maison, bien camouflée sous de l'herbe sèche, à l'abri des intempéries. Grand beau temps aujourd'hui, la tramontane a disparu, temps idéal pour aller faire une grande balade autour du Puig des tossals Verds. La route à l'ouest de Pollença est superbe et il nous faut une petite heure pour arriver vers 11h au départ de la rando : le parking du lac de Cuber est déjà complet (on se trouve une petite place avec difficulté. En été...etc...) Nous longeons la rive est du lac, bien bas en cette fin d'été, et jetons un peil au plus haut sommet de l'île, le Puig...Major (1447m, accès ici aussi réservé aux militaires...) Nous longeons une conduite d'adduction d'eau qui se faufile dans plusieurs tunnels (lampe de poche nécessaire), descendons dans une gorge encaissée, avant de tomber sur un petit troupeau d'ânes assez câlins (je pense qu'ils servent à l'entretien du paysage) Nous remontons ensuite vers le refugi Tossals Verds où nous refaisons le plein d'eau (dans ce massif calcaire, il n'y a quasiment pas d'eau) et comme ils ne vendent pas de glaces nous décidons d'aller pique-niquer plus haut afin d'avoir une jolie vue. Il fait très bon, un temps vraiment idéal pour la randonnée. Le sentier muletier grimpe encore, puis nous apercevons un vieil aqueduc, cheminons brièvement le long d'un petit ruisseau (rarissime ici) avant de retrouver une nouvelle conduite qui surplombe le lac de Gorg Blau, 2ème et dernier lac de l'île, artificiel lui aussi) et qui nous accompagnera jusqu'à la fin de la balade. Au retour à la Finca, pêche au chat!

Torrent de Paréis (jeudi 28/10) Ce torrent peut être descendu (en 3 ou 4h) depuis le haut, à partir de Escorca mais 2 raisons me font renoncer à cette idée : - le problème de la navette pour récupérer la voiture, même si un bus part de Sa Calobra vers Escorca théoriquement à 15h. - il a pas mal plus il y a quelques jours et je crains d'être confrontée à des piscines d'eau glacée difficile à franchir sans combinaison néoprène. Bref, nous arrivons à la jolie crique de Sa Calobra après avoir doublé plein de vélos dans la montée vers le col de Cals reis et après nous être fait doubler par quelques vélos kamikazes dans la descente infernale (lacets+++) vers Sa Calobra. Il est 10h30 et il n'y a encore pas grand-monde, chouette! Le torrent se termine pas un petit étang dont le niveau, bien bas, me laisse penser que nous aurions sans doute pu tenter la descente intégrale du torrent. Les surplombs de la falaise calcaire sont ornés de nids d'hirondelles et de stalactites. Par moments le canyon de rétrécit beaucoup, ce doit être un havre de fraîcheur en été. Nous ôtons bien vite nos polaires, réchauffés par quelques passages d'escalade facile. Un figuier opportuniste profite d'une source improbable. A plusieurs reprises, il faut chercher le passage, c'est très ludique. Après environ 1h nous avons franchi (je pense) les passages un peu techniques et la suite semble plus monotone aussi décidons-nous de redescendre. Je regrette un peu de ne pas avoir fait la descente intégrale depuis Escorca : ce jour-là c'était faisable sans mettre le moindre orteil dans l'eau et les difficultés techniques ne sont pas bien terribles. En arrivant à Sa Calobra nous voyons partir le bateau qui dessert le hameau (principalement composé de restaurants) à partir de Soller. Après avoir pris un petit verre au bord de l'eau et nous être acquittés des 13 euro (!) de parking, nous décidons d'aller voir un peu à quoi ressemble la partie non montagneuse de l'île : en route donc vers les salines de Llevant , au sud de l'île. Bof, bof, bof, les paysages sont assez quelconques, ponctués de moulins anciens et de petites éoliennes contemporaines. Les salines sont quelconques, entièrement clôturées si bien qu'il nous est impossible d'approcher les quelques flamants (pas roses) aperçus à quelques centaines de mètres. La plage des Trenc (4 euro le parking) ponctuée de blockaus est tout à fait quelconque avec la vue sur les moches immeubles de Colonia de San Jordi. Demi-tour donc vers la montagne! Il y a certainement de jolis endroits à Majorque en dehors de la montagne mais avec seulement 5 jours pleins sur place, on n'a pas le temps de les chercher!

De Mortitx vers la ferme abandonnée Es Rafal de Ariant (Vendredi 29/10) Comme tous les matins nous quittons notre jolie vallée et filons (façon de parler car ça tournicote) vers Mortitx à l'ouest de Pollença. De ce village part le canyon de Mortitx, réputé difficile que nous allons donc éviter en restant sur les hauteurs pour descendre peu à peu vers la mer et la ferme abandonnée Es Rafal de Ariant. Le départ de la randonnée est un vrai jeu de piste : heureusement le guide est précis (à part pour les cerisiers transformés en vigne) et nous arrivons facilement sur ce vieux chemin muletier qui serpente entre les oliviers. Nous le quittons bien vite pour un sentier souvent envahi par la végétation heureusement ponctué de nombreux cairns. Nous nous faufilons dans un dédale de roches calcaires aux formes étranges et après une longue descente bien raide arrivons enfin à la vieille ferme. Nous sommes un peu claqués car la roche mouillée par la rosée protégée par la végétation était très glissante et nous n'avions pas de bâtons donc concentration à 200% car ce calcaire est très anguleux et pas très confortable quand on s'y frotte de trop près. Du coup le courage nous manque (et l'eau aussi d'ailleurs, nous n'avons pas trouvé la source indiquée dans le guide et sur la carte près de la ferme) pour poursuivre comme le suggère le guide jusqu'aux grottes des sorcières. Je serais bien descendue jusqu'à cet ancien verger mais nous appréhendons un peu la grimpette sous le soleil. Nous faisons une confortable sieste digestive lovés dans ces grosses touffes d'herbe, bien plus cosy que le sol dur foulé par les chèvres. Ce bouc a repéré la feuille de figuier que j'utilise en guise de pare-soleil! Au retour nous croisons quelques allemands... ils sont partout, même dans les coins les plus perdus! En rentrant, nous faisons la connaissance du (supposé) grand-frère des petits chatons, super collant! La météo annonce un temps couvert pour demain, jour de notre départ.

Valldemossa, Port d'Andratx (samedi 30/10) Ayant fait nos adieux aux petits chats, nous prenons la route vers Valldemossa, joli village de la Sierra Tramuntana. Nous y faisons un peu les boutiques, y déjeunons vers midi alors que les Espagnols petit-déjeunent encore puis reprenons la route vers Port D'andratx. Nous croisons peu après la sortie de Valldemossa un incroyable verger planté d'oliviers centenaires, énormes et tarabiscotés. On a vu parci-parlà quelques « vénérables »mais il y en a ici une concentration incroyable! La route côtière est toujours aussi belle. A Port d'Andratx, nous assistons avec quelques canards a des exercices de sauvetages où des hommes revêtus de seyantes combinaisons de survie apprennent à utiliser un radeau de sauvetage. Il y a quelques bateaux de pêche qui ne sortiront sans doute pas aujourd'hui car il y a à nouveau pas mal de vent. Après avoir rendu la voiture en 2 secondes, nous décollons à 19h pour Francfort et arrivons à minuit à Nancy.

Carnet pratique, budget. Vols Ryanair Francfort Hahn/Palma de Majorque 60 euro A/R+ bagages+frais : 377 euro pour 4 Voiture 6 jours (un Berlingo chez Goldcar) 120 euro Location villa 690 euro Total : 1187 euro soit 300 euro/personne pour 6 jours.

Bibliographie: Carte Rough Guide Map Mallorca 1/80000è Guide de randonnées Edition Rother Majorque de Rolf Goetz (en Français) Walk Mallorca (North and Mountains) Discovery Walking Guides.(en Anglais) Le 1er de ces 2 guides suffit. Pleins d'infos et de liens utiles dans le (super!) site de Pierre : trekking en dehors des sentiers battus

Conclusion: Destination facile et pas chère, agréable (hors saison hein!) mais pas inoubliable. Ce court séjour nous a donné envie de retourner en Grèce, où on peut aussi profiter de paysages méditérannéens et où l'espace n'est pas compté comme sur Majorque. En effet, sur cette île, la plupart des chemins sont privés si bien qu'il nous a semblé difficile de trouver des coins « perdus ».
Découverte de la ville de Québec en famille dans le temps de Noël English translation pending
by Shirelle · 2010-11-11 · 7 replies
Bonjour, J aurais aime avoir vos tuyaux car je souhaiterais passer Noel a Quebec. Nous sommes 3. Nous ne connaissons rien de la region mais dans l idee j aimerais louer qq chose pour une semaine, 10 jours et pourvoir faire ski et chiens de traineauX. Faut il que je loue une voiture pour me deplacer ? Je viens de France. Que conseillez vous, l offre sur internet est tellement enorme que l on s y perd et on ne sait pas ce que cela vaut.

Merci de votre aide.
Idées de visites pour trois jours dans le sud du Maroc? English translation pending
by Zazi · 2010-11-08 · 1 reply
...mais ça peut être très bien quand même! :))

Bonjour à vous!

Je suis en ce moment à Rabat. Le week-end dernier, j'ai découvert sur 3 jours Meknès, Moulay Idriss et Chefchouen, c'était magnifique! En logeant chez des paysans près de Chefchouen, j'ai découvert un sens du partage incroyable, et une cuisine délicieuse...une belle et riche expérience!

Maintenant, je m'apprête à vivre une petite expérience plus au sud du pays. Le hic : je n'ai à nouveau que 3 jours! J'avais retenu deux options : la vallée d'Ammeln (proche d'Agadir) ou la région de Ouarzazate (Vallée du Drâa, ou Vallée de Dadès, voire descendre jusqu'à l'Erg Chigaga). En regardant la météo, ce ne semble pas terrible vers Agadir. L'option Ouarzazate paraît donc s'imposer d'elle-même (même s'il faut avouer que les nuit seront FROIDES!)!

Mes questions maintenant... Que conseilleriez-vous sur une si courte période dans les alentours de Ouarzazate? Je ne souhaite bien sûr pas rester dans cette ville. Mais comment me déplacer? Je voyage sur un petit budget et descendrai en train et bus depuis Rabat. Faut-il louer une voiture? Est-ce qu'en louant un vélo je peux - de façon réaliste - voir un certain nombre de choses? Y a-t-il des maisons d'hôtes/maisons rurales dans des villages alentours que vous connaissez? Un trek à faire qui n'oblige pas à camper? Est-ce qu'aller à Erg Chigaga est faisaible sur si peu de temps ou ai-je meilleur temps de laisser de côté? Entre la vallée du Draa et celle du Dades, laquelle choisir - elles ont l'air toutes deux si belles?

Merci mille fois de vos conseils et suggestions!
Calanques de Marseille: temps pour se rendre de Sormiou à Cassis par le GR? English translation pending
by Fjcolin · 2010-11-08 · 11 replies
Bonjour,

Je souhaite faire une rando sur UNE journée lors du Week End du 11 novembre dans les Calanques de Marseille. Je pensais partir de la Calanque de Sormiou vers 10h pour arriver à Cassis en fin d'aprés midi en prévoyant une marge avant la nuit. Nous serons 2 ; 40 ans; assez sportifs. Est ce envisageable ? Combien de temps faut il pour se rendre de Sormiou à Cassis par le GR ?

Merci pour vos réponses. Amicalement
Voyage au Maroc de 11 jours en janvier dans le sud sans voiture (avec 4 jours dans le desert) English translation pending
by Goldeneye · 2010-11-03 · 1 reply
Bonjour à tous

C'est desormais une habitude, je me documente sur VF avant chaque voyage. Seulement pour celui là, malgré près de trois jours de lectures; je ne trouve pas de réponses à toutes mes questions.

Je compte partir le 08 janvier (arrivée à Marrakech) pour 11 jours. J'avais l'intention de laisser le jour d'arrivée et les deux derniers jours à la visite de Marrakech (j'espère que ce sera suffisant). Ce qui laisse 8 jours plein pour le sud du Maroc (j'ai pensé qu'en janvier c'est une zone à privilégier).

J'aimerais faire (classiquement) la vallée du dades (les gorges, la palmeraie de Skoura...), valée des roses, la vallée du draa...Mais on aimerait également vivre le desert, pas seulement entrevoir quelques heures un tas de sable; j'ai lu qu'en dessous de 4 jours, cela reste de l'ordre de la visite; pas d'experience réelle du desert. J'ai lu également que Merzouga même si c'est très pratique pour les prestations, l'hotellerie, le professionnalisme; la beauté des dunes, on ne peut y faire un circuit de plus d'une journée (qu'en pensez vous).

Je pensais alors descendre à Zagora à la "fibule du draa", pour laquelle il y a de très bon equos. Pour réserver un périple de trois jours en chameau jusqu'à Chegaga, Iriqui, Ouled Driss; et retour en 4x4 le quatrième jour (qu'en pensez vous, il y a peut être surement bien mieux).

Et nous voulions également faire la piste Boulmane-N'kob pour voir le magnifique massif saghro.

Là où ça se complique c'est que nous sommes deux étudiant et que nous avons un budget de près de 250€ par personne pour les 8 jours dans le sud. Il sera difficile de trouver un guide de qualité qui nous feras passer hors des sentiers battus en 4x4 pour ce tarif, mais qui sait...

Autre complication j'ai le permis de conduire mais uniquement depuis 3 mois; je ne me vois pas louer une voiture à Marrakech pour finir dans un ravin en passant le col Tichka. Mais je pourrais toujours la louer à Ouarzazate si c'est intéréssant.

Nous sommes complètement ouvert qu'en à l'itinéraire, et j'ai lu, qu'un grand nombre de coin laissaient la bouche grande ouverte. Nous aimerions en faire un maximum. Mais je ne sais pas, avec mes contraintes (période de l'année, budget, moyen de transport) ce qui peut être faisable.

Il n'y a cependant pas que des contraintes, je connais un peu le Maroc (je suis d'origine marocaine). Je parle le dialecte marocain et négocie plutot bien.

Je suis vraiment ouvert aux propositions, le but étant de passer le plus beau séjour possible.

Merci à vous.

Abdel
Onze jours en janvier dans le sud du Maroc sans voiture (avec 4 jours dans le désert) English translation pending
by Goldeneye · 2010-11-03 · 21 replies
Bonjour à tous

C'est desormais une habitude, je me documente sur VF avant chaque voyage. Seulement pour celui là, malgré près de trois jours de lectures; je ne trouve pas de réponses à toutes mes questions.

Je compte partir le 08 janvier (arrivée à Marrakech) pour 11 jours. J'avais l'intention de laisser le jour d'arrivée et les deux derniers jours à la visite de Marrakech (j'espère que ce sera suffisant). Ce qui laisse 8 jours plein pour le sud du Maroc (j'ai pensé qu'en janvier c'est une zone à privilégier).

J'aimerais faire (classiquement) la vallée du dades (les gorges, la palmeraie de Skoura...), valée des roses, la vallée du draa...Mais on aimerait également vivre le desert, pas seulement entrevoir quelques heures un tas de sable; j'ai lu qu'en dessous de 4 jours, cela reste de l'ordre de la visite; pas d'experience réelle du desert. J'ai lu également que Merzouga même si c'est très pratique pour les prestations, l'hotellerie, le professionnalisme; la beauté des dunes, on ne peut y faire un circuit de plus d'une journée (qu'en pensez vous).

Je pensais alors descendre à Zagora à la "fibule du draa", pour laquelle il y a de très bon equos. Pour réserver un périple de trois jours en chameau jusqu'à Chegaga, Iriqui, Ouled Driss; et retour en 4x4 le quatrième jour (qu'en pensez vous, il y a peut être surement bien mieux).

Et nous voulions également faire la piste Boulmane-N'kob pour voir le magnifique massif saghro.

Là où ça se complique c'est que nous sommes deux étudiant et que nous avons un budget de près de 250€ par personne pour les 8 jours dans le sud. Il sera difficile de trouver un guide de qualité qui nous feras passer hors des sentiers battus en 4x4 pour ce tarif, mais qui sait...

Autre complication j'ai le permis de conduire mais uniquement depuis 3 mois; je ne me vois pas louer une voiture à Marrakech pour finir dans un ravin en passant le col Tichka. Mais je pourrais toujours la louer à Ouarzazate si c'est intéréssant.

Nous sommes complètement ouvert qu'en à l'itinéraire, et j'ai lu, qu'un grand nombre de coin laissaient la bouche grande ouverte. Nous aimerions en faire un maximum. Mais je ne sais pas, avec mes contraintes (période de l'année, budget, moyen de transport) ce qui peut être faisable.

Il n'y a cependant pas que des contraintes, je connais un peu le Maroc (je suis d'origine marocaine). Je parle le dialecte marocain et négocie plutot bien.

Je suis vraiment ouvert aux propositions, le but étant de passer le plus beau séjour possible.

Merci à vous.

Abdel
Meilleure période pour l'ascension du Djebel Siroua et de la crête du Lersk? (Maroc) English translation pending
by Pippolin · 2010-10-29 · 5 replies
Bonjour,

J'ai cherché sur le Forum et n'ai pas trouvé toutes les réponses à mes questions.

Voilà, j'ai randonné à 2 reprises au Maroc : Toubkal et M'Goum, les 2 fois en juillet. Un excellent souvenir à chaque fois.

J'envisage à présent de faire : :

- soit l'ascension du Siroua (en mars ou avril), - soit un circuit dans les environs de Tafraoute, avec ascension de la crête du Lersk (en février ou mars).

Mes questions :

- Y a-il des risques de neige pour le Djebel Siroua en mars ou avril ; dois-je redouter des températures négatives passés les 2000 mètres,

- Pour Tafraoute me conseillez vous d'y aller en février ou en mars ? En février la crête du Lersk est-elle praticable ?

- Par rapport à mes précédents voyages au Maroc (Toubkal et M'Goum), quel circuit propose la plus grande différence ?

- En février ou mars, dois-je redouter des animaux venimeux (scorpions noirs ou serpents) du côté de Tafraoute ?

Merci
Tour du Queyras fin juin-début juillet: enneigement? (France) English translation pending
by Legemmois · 2010-10-27 · 5 replies
Bonjour,

J'ai l'intention de faire le Tour du Queyras avec des copains fin juin - début juillet 2011 Le pré-projet nous ferait passer entre autres par :le col de ChamoussièreLe col de Saint Véranle pic Caramantranle col vieuxle tour de la Tête de Toillies ( col de Longet, col de la Noire....)le col de Malrif Le col des ThuresJ'ai appris que certains de ces sommets du GR58 peuvent être encore enneigés. Dans ce cas, est-ce raisonnable de vouloir faire cet itinéraire (on est bons marcheurs mais assez novices en ce qui concerne la marche dans la neige)? Quels sont les sommets encore enneigés à cette époque et sont-ils franchissables ?

Pouvez-vous me faire un retour de vos expériences.

D'avance merci Le Gemmois
Mon voyage au Vietnam en 2010 (vidéo) English translation pending
by Pierrehuyen · 2010-10-24 · 55 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Mon voyage en vidéo :

Pierre.
Les dénivelés à vélo English translation pending
by Jeddhai · 2010-10-19 · 46 replies
Hello aux cyclo-voyageurs ! Dont je ne fais pas vraiment partie, bienqu'ayant comme d'autres fait pas mal de rando à vélo à la journée dans un rayon de 30-50 kms maxi 😄 sans bagages en général Je me posais la question de la souffrance à vélo, principalement quand ça monte, tout simplement ? Existe-t-elle pour vous, un peu, beaucoup, "passionnément" ? ou n'est-ce qu'un détail pour vous qui ne peut rivaliser avec les joies du voyage et des paysages rencontrés Ou alors évitez vous parfois les montées, pour choisir des routes plates et des vallées serpentant autour de la planète ?

Quand je croise de simples cyclistes du dimanche sur les routes de france qui parfois "rament" et ont l'air de peiner dans de légères montées, je me dis qu'ils auraient du investir dans une voiture (électrique si possible, pour le respect de Gaya) ou un bateau à voile !

Personnellement s'il n'y avait pas ces côtes, plus ou moins importantes, (ou même ces faux plats !) qui parfois sappent le physique (ou le moral ), avec ou sans petit(s) plateau(x), je serais surement parti bien plus souvent avec mon vtt, mais la terre n'est pas plate, mais ronde avec pas mal de reliefs, sans compter la circulation sur les routes, bref, c'est un des seuls point négatif que j'ai trouvé dans ce mode de voyage, après comme la marche (qui a ma préference jusque là, because on peut aller partout y compris dans les près et hors des routes ! ) , il y a de très belles choses qu'on peut y vivre

Si vous avez un avis
Cherche itinéraire de Tinerhir à Merzouga par la piste English translation pending
by Fred4619 · 2010-10-13 · 20 replies
Bonjour,

Je prépare un nouveau voyage de 5 jours dans le sud Marocain en GS 1200 adv au départ de Ouarzazate. Projet : J1 : Ouarzazate Gorge de Dades par les dessus J2 --> Merzouga J3 et J4 --> Merzouga à Zagora J5 : à définir

Je cherche un itinéraire par la piste qui me mène à Merzouga en partant de Boulmane Dades ou Tinerhir.

Quelqu'un a une idée ?

Toute autre proposition est la bienvenue

Merci d'avance pour votre aide.

Fred

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display