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Hôtel Royal Decameron Baru à Carthagène des Indes (Colombie) English translation pending
by Manongig · 2010-05-06 · 16 replies
est-ce qu il y a du nouveau sur le decameroun de l ile baru on en entends plus parler j avais reserve en fevrier et tout a ete annule!!!!!est-ce que vous avez de nouvelles fraiches pour cette destination manon
Terres indiennes et avant-goût des Rocheuses English translation pending
by Bastinj · 2010-04-27 · 116 replies
Bonjour à tous,

A la demande de plusieurs d’entre vous, je vais vous raconter très succinctement les péripéties de notre 2ème voyage aux USA. Un carnet de voyage plus détaillé suivra peut-être plus tard… mais pour l’instant je suis à nouveau plongée dans la fin de la préparation de notre 3ème voyage qui aura lieu en juillet… Oui, je sais, nous sommes atteints du virus USA…

Voilà, nous sommes rentrés en Belgique samedi après-midi... crevés... Suite à l'éruption du volcan et à l'annulation de ts les vols, nous sommes restés 4 jours de plus aux USA... et avons été obligés de revenir avec AA et non BA, comme prévu initialement... Plus aucune alliance entre les compagnies aériennes n'existait... et comme c'est AA qui chapeautait nos réservations, ns avons dû rentrer avec un de leurs vols... Et ce fut dur d'en trouver un!!! Ils ne proposaient que des retours 7à 10 jours plus tard (sans aucune compensation financière évidemment)...!!! Finalement, après des heures (pratiquement 1 jour de vacances gâché) passées au téléphone et ds les aéroports (et bcp d'énervement...)...au lieu du vol prévu Phoenix-Londres-Bruxelles, nous avons fait Phoenix-Dallas-Frankfort : vol long et pénible, overbooké (bien que réservés, nos sièges ne nous ont été attribués que 30 minutes avant le vol!!!)...et très à l’étroit (nous avons eu l'impression qu'ils avaient rajouté des sièges pour rapatrier le plus de monde possible)... et puis plus rien pour rentrer en Belgique!! Mon fils aîné a donc dû venir en voiture ns reprendre à Frankfort pour rentrer à la maison (720 Km/6H30 A-R...)

Par contre, la prolongation de la réservation de voiture , via elocation, s'est faite par téléphone rapidement, sans problème et sans frais exagéré (ce fut une vraie bonne surprise) (contrairement à la prise de la location de voiture au comptoir de Dollar à l’aéroport de Phoenix….voir le post http://voyageforum.com/v.f?post=3377295#3377295 ) Du coup, pour nous occuper, depuis Phoenix , ns avons rajouter une étape de 2 jours à LV (donc 1000Km A-R!!), avec un spectacle Cirque du Soleil (KA au MGM) magnifique!!(Ns avions trouvé des promos sur internet).

Sinon le voyage s'est très bien passé: ciel bleu et soleil tout le temps (sauf à LV!!)... Même au Colorado, ns n'avons pas eu froid... (les paysages montagneux enneigés sous le ciel bleu étaient splendides... et les routes très dégagées... aucun regret d'avoir programmé cette partie du Colorado en avril.... malgré l’avis défavorable de plusieurs...) Nous avons donc pu réaliser tout ce qui était prévu! Pour voir le programme au complet, il suffit de relire le post http://voyageforum.com/v.f?post=3171275#3171275 Ce 2ème voyage fut très différent de celui de l'année dernière (itinéraire classique avec tous les parcs "rouges")... et beaucoup plus varié, moins lassant (bien que les parcs soient moins connus, les paysages étaient différents pratiquement tous les jours)....Pas beaucoup de touristes (sauf à Santa Fe).... on n'a pratiquement pas entendu parler français pendant tt le voyage! A refaire, je reprogrammerais les mêmes étapes, sauf Taos (on a trouvé l'endroit peu entretenu... peut-être qu'avril n'est pas la bonne saison...) et Bisbee (il n'y a rien à y voir, à part la visite de la mine qui n'est pas terrible)

Nos coups de coeur: Apache Trail, avec ses « forêts » de saguaros, ses lacs et ses villages-fantômes Sedona : nous y serions bien restés 1 jour de plus Grand Falls sur Little Colorado( impressionnantes chutes d'eaux brun-chocolat, bien nourries en avril... extraordinaires.. un de nos meilleurs coups de cœur) Sunset Crater (sous la neige!!!assez inattendue...C'est le seul endroit où ns avons dû mettre nos grosses vestes d'hiver) Coal Mine Canyon (site magnifique très photogénique, à 2 endroits différents, au bout de pistes navajos bien entretenues) "White and Red" Canyon (voir le site "secret" de Sedonax, en territoire indien... nous étions les seuls touristes et avons été "repérés" et suivis par ces indiens très mécontents de nous voir sur leur territoire, et prendre en plus des photos sans autorisation ... l'endroit est pourtant très photogénique... Je crois que pour eux, l'endroit devient de moins en moins secret et donc trop visité... et ils deviennent menaçants pour décourager de futurs touristes!) Petrified Forest :particulièrement 2 randos pas très longues :Long Logs Trail et Blue Mesa Trail Canyon de Chelly (plus pour le paysage du canyon que pour ses ruines indiennes anasazies) Mesa Verde (visite des ruines indiennes situées près du musée, et vues sur les autres ruines indiennes depuis la loop drive: nous avons zappé la visite en anglais avec un ranger, la vue étant très bonne depuis la scenic drive déjà ouverte, alors que ce n'était normalement pas prévu lors de nos dates de passage) le Diamond Belle Saloon à Durango, avec ses concerts country (et le départ du petit train à vapeur !) la Million Dollar Hwy , de Durango à Ouray, et la pittoresque petite ville de Silverton au cœur des San Juan Montains, ds le Colorado(personne ds les rues… que nous !!!) Black Cannyon of the Gunnison avec ses magnifiques roches encore partiellement enneigées (malheureusement la scenic drive n'était ouverte que jusqu'au visitor center) Bisti Wilderness (nous y avons randonné 5H, à l'aise, sans courir, en suivant le parcours de Sedonax... points GPS indispensables pour trouver les sites renseignés et cachés entre wash et canyons... sinon risque de passer à côté sans les voir!!) Vue sur les badlands de Lybrook (nous avons trouvé le fameux fauteuil de Sedonax campé sur la rim: voir son carnet de voyage) Santa Fe: moi, j'ai aimé; Arnaud , pas trop (trop de faux adobe en béton!!) (à faire surtout la Canyon Road pour voir les oeuvres ds les galeries d'art: surtout les 1ères maisons....) Tent Rocks : un petit parc avec ses rochers en forme de tipis vus nulle part ailleurs, pas besoin d'aller jusqu'au vista point: le plus beau se voit avant!: monter jusqu'au moment où en se retournant, on a une vue sur ces Tent Rocks... (le Ranger à l'entrée explique tout ça très bien sur le plan) White Sands (4H jusqu'au sunset: splendide, soleil, 25°C, pas de vent, pas de tir de missile!)… Nos photos y sont parfaitement réussies Tombstone (très couleur locale avec ses bâtiments d'époque minière, ses cowboys , diligences, etc.. mais pas de show ds la rue, le WE où nous y étions ) Tucson: particulièrement la mission San Xavier et le Sonora Desert Museum avec ts les animaux sensés être rencontrés ds ce désert…nous y sommes restés 5H, notamment un bon bout de temps ds la serre aux colibris( ns avons pu en admirer un nourrissant ses petits oisillons ds un nid.... exceptionnel... et belles photos!!)

Quelques petites frayeurs aussi (pour pimenter le voyage !!) : - oublier (par 2 fois !) de refaire le plein d’essence : la 1ère, le voyant lumineux apparait arrivés au Visitor Center de Mesa Verde, et donc nous serons obligés de redescendre jusque Mancos (à plus de 30 Km) sans rien avoir visité !! (Nous remettrons la visite de ce parc plus tard) et la 2ème fois, ce sera sur le chemin entre Tent Rocks et Turquoise Trail( il ne restait que 2 litres ds le réservoir quand ns avons trouvé la seule pompe du coin : à Cerillos…) - rester bloqués au sommet d'un col enneigé non déblayé, sur la route entre Canyon de Chelly et Shiprock... là, ce seront de gentils navajos qui nous sortiront du pétrin avec leurs puissants 4x4(rien à voir avec les 4x4 que l’on peut trouver en location ! - en redescendant de Mesa Verde, après le sunset, sur la route vers Cortez, ns avons failli prendre une biche ds le pare brise... heureusement , Arnaud au volant a eu de bons réflexes... et il l'a évitée de justesse!....

Voilà, j’espère que ce petit résumé en aidera certains … ou fera en rêver d’autres…

Je profite aussi de l’occasion, pour remercier tous les intervenants de VF qui , par leurs conseils, m’ont aidé à élaborer ce magnifique parcours… Je ne cite personne car vous êtes si nombreux que j’en oublierais de citer certains….
Que deviennent nos commandants des croisières Costa? English translation pending
by Domireig · 2010-04-12 · 269 replies
ils sont toujours présents pourtant ne parlons jamais d'eux alors ou sont ils??? car ils changent de bateaux régulièrement : septembre 2006 Francesco SERRA sur le fortuna mars 2009 Paolo BENINI sur le serena novembre 2009 Ignacio GIARDINA sur le pacifica fevrier 2010 Giacomo LONGO sur le pacifica c'est bien de savoir un peu les déplacements de nos gentils commandants
Traversée de la Réunion par le GR R2, Piton des Neiges et le Cirque de Mafate English translation pending
by Ponpon29200 · 2010-03-29 · 11 replies
Je voudrais faire la traversée de la Réunion en Novembre par le GR R2 et en même temps le tour du Piton des Neiges et le cirque de Mafate. Mais je voudrais des renseignements pour composer mes étapes. Merci
Conditions d'obtention des visas sur le site du Consulat algérien de Lyon English translation pending
by Carinou2005 · 2010-03-26 · 50 replies
Voici enfin un exposé très clair et officiel des conditions d'obtention des visas pour l'Algérie. Ca évitera que chacun y aille de son petit avis perso... http://www.consulatalgerie-lyon.org/visa.php?service=visa Le consulat de Montpellier annonce la même info : http://www.consulat-algerie-montpellier.org/

Il est porté à la connaissance du public, que conformément aux nouvelles dispositions applicables à compter du 01/04/2010, le barème des droits de chancellerie applicable en matière de visas d'entrée en Algérie est fixé comme suit :

1 . Pour un visa d'une durée égale ou inférieure à 90 jours, le demandeur devra s'acquitter d'un montant de 60 €, représentant les frais de visa, auxquels s'ajouteront 25 € de frais de traitement du dossier, soit un total de 85 €.

2. Pour un visa d'une durée supérieure à 90 jours, le demandeur devra s'acquitter d'un montant de 100 €, représentant les frais de visa, auxquels s'ajouteront 25 € de frais de traitement du dossier, soit un total de 125 €.

Aussi, il est à noter que les délais de délivrance des visas, toutes catégories confondues sont de 14 jours, et qu'en cas de refus d'octroi du visa, les frais de traitement (25 €) ne seront pas remboursés.

Les détenteurs de passeport étranger désireux de se rendre en Algérie, sont dorénavant invités à tenir compte des nouveaux délais de délivrance de visa, dans la programmation de leurs voyages.

J'en connais plus d'un qui vont se réjouir de ces nouvelles mesures car ça leur coûtera finalement moins cher (en temps et en argent) ! Mais ces montants restent supérieurs à ceux du visa Schengen. C'est donc une réciprocité un peu bancale mais ça s'améliore pour les voyageurs réguliers ou de longue durée... Nos voisins Belges payaient déjà 60€ et je ne sais pas si les tarifs vont également augmenter pour eux. A surveiller auprès des représentations algériennes en Belgique...
Certificat ESTA imprimé obligatoire dès l'entrée aux États-Unis? English translation pending
by Cbl · 2010-03-20 · 22 replies
🙂 Bonsoir tout le monde ...

Est il nécessaire d'avoir son certificat ESTA imprimé avec soi dès qu'on rentre aux US? ou un simple enregistrement internet suffit il ? Merci !
Algérie - Sahara occidental - Maroc: passage des frontières par voie terrestre? English translation pending
by BenjaminLB · 2010-03-14 · 36 replies
Bonjour

Je suis français, je souhaite rejoindre le Maroc depuis l'Algérie fin avril 2009. Je sais que la frontière terestre est fermée. J'ai le temps mais pas trop d'argent donc je cherche les alternatives au bateaux et avions. Apparemment on peut passer au Noir mais ça aussi je le rejette.

Donc il ne me reste que la possibilité de contourner la frontière par le sud. Il y a la nationale 50 qui descend jusqu'à TINDOUF coté algérien, a environ 60 Km de la frontière avec le Sahara occidental.

Mes questions: Est ce que ces frontières (Algérie - Sahara occidental - Maroc) sont franchissable par la voie terrestre? Le visa du Sahara occidental à la frontière? Peut on trouver des camions ou bus? pour faire le voyage? Pouvez vous m'éclairer si la zone est dangereuse, très dangereuse ou sécurisé pour un blanc qui voudrait passer?

Merci
Intérêt de planter des hévéas dans la région de l'Isan? English translation pending
by Gillescarter · 2010-03-13 · 20 replies
bonjour a tous encore une question pour les specialistes de la thailande j aimerais connaitre votre avis sur l interet de planter des heveas dans la region de l isan il me semble mais je ne suis pas sur que si cela a ete tres rentable cela l ai bien moins actuellement que savait vous des aides de thaksin sur ce type de plantation precision je ne suis pas un investiseur mais je m interesse plutot a l avenir d une famille qui m ai chere merci pour vos precisions
Le parcours de la manif des Rouges à Bangkok le 14 mars English translation pending
by Khunfred · 2010-03-05 · 56 replies
http://www.bangkokpost.com/news/local/170534/udd-announces-venues-of-mass-rally

http://thainews.prd.go.th/newsenglish/index_en.php

Bonjour, Les leaders rouges ont confirmé ce jour la manifestation prévue pour le 14 mars. Comme prévu, elle se déroulera à Sanam Luang, au coeur du Bangkok historique. Le rassemblement débutera le 12 mars. L'un des leaders déclare:"La manifestation ne finira pas avant notre victoire, c'est-à-dire la dissolution du Parlement".

Les autorités ont indiqué qu'elles mettaient en place des checkpoints autour de la capitale, car il serait question que les fermiers tentent de relier la capitale en... tracteurs. Elles ne prévoient pas de violences pendant la démonstration, mais le trafic dans la capitale pourrait être largement perturbé.
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
by Lucbertrand · 2010-02-27 · 6 replies
Une traversée des Calanques en janvier

Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.

Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.

Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.

L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.

En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.

Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.

Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.

Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.

Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.

Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.

L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.

Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.

Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.

Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.

On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?

Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!

Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.

Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.

Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.

Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.

Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.

Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !

Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!

Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.

- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.

La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.

Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !

A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !

Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.

Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.

La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.

Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.

L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.

L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.

Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.

Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.

Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.

J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.

La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.

J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.

Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.

L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.

Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.

Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.

Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.

Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !

Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.

Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.

Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !

Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.

Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.

Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Retour de la croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Mediterranea du 6 au 13 février English translation pending
by MagetLo80 · 2010-02-20 · 33 replies
De retour de croisière nous sommes totalement enchanté par notre voyage. Au niveau du bâteau (Costa Mediterranea) pas de surprise ; c'était notre 4ème croisière avec Costa et nous n'avons jamais été déçus par cette compagnie (bâteaux luxueux, propres, nourriture excellente, multi-activités ...) En ce qui concerne la destination, elle nous a elle aussi emballée. Avec un point d'orgue pour la république dominicaine où les gens sont supers chaleureux. A noter, pour les amateurs de sensations et de franches rigolades, l'excursion en buggy à La Romana est géniale. De plus, Costa assure dans toutes les situations : en ce qui nous concerne, lorsqu'on est rentré en Guadeloupe l'aéroport était fermé (cause : éruption du Montserra). Nous sommes donc repartis en bâteau jusqu'en Martinique afin de pouvoir décoller. Tout a été super bien géré par Costa. Seul bémol : le manque de communication. Si vous êtes sur le point d'effectuer cette croisière et que vous avez des questions, n'hésitez pas ; nous nous ferons une joie d'y répondre.
Voyage au Maroc pour dix jours avec deux enfants English translation pending
by Davjul · 2010-01-27 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je suis allée au Maroc il y a 9 ans avec mes parents dans un complexe hôtelier de la Palmeraie. C'était chouette, mais aujourd'hui avec mes 2 enfants (3 et 5 ans), j'ai envie de découvrir le Maroc autrement. Je pensais faire 2-3 jours à Marrakech et ensuite aller visiter une autre partie du Maroc et d'autres villes incontournables. Je cherche un hébergement chez l'habitant, mais n'ai aucune adresse et ne veut pas passer par une de ces assoc' qui se dit "equitable" et qui au bout du compte ne verse pas grand chose aux locaux.

Avez vous des conseils de ville plus sympa que d'autres à visiter avec les enfants? Que conseillez vous : transfert en bus, taxi, voiture de loc? merci pour les adresses d'habitant qui seraient prêt à nous accueillir avec des enfants.

On compte partir du 10 au 20 avril, c'est la période des vacances scolaires en France, j'imagine qu'il vaut mieux réserver à l'avance???...

Merci pour votre aide.
Ouarzazate s'embellit avec des superbes lampadaires English translation pending
by Crossfire · 2010-01-19 · 56 replies
Il y a peut-être rien à voir à Ouarzazate (comme le prétendent ses détracteurs), en tous les cas : ils l'allument bien. Voilà deux photos toutes neuves de l'entrée de la ville où l'on peut parader pendant presque 5 kms entre deux rangées de superbes lampadaires.. Très joli, mais maintenant je vous laisse "juges et maîtres" de vos opinions pour savoir si c'était vraiment une priorité....
Retour d'un séjour à Amsterdam avec adolescents English translation pending
by Aimevoyager · 2010-01-01 · 3 replies
nous venons de passer 3 jours 1/2 à Amsterdam avec nos 3 ados et comme je trouve toujours de l'aide sur ce site pour établir nos voyages, je voulais vous donner quelques infos sur notre séjour : nous y sommes allés en voiture et nous sommes garés dans 1 parking P+R (6 euros par jour) le problème et qu'arrivant vers midi le premier parking (Zeeburg) était plein (200 places), nous sommes allés à un autre P+R et nous avons du attendre 2h pour obtenir de la place, ce parking étant lui aussi complet, il fallait attendre le départ d'une voiture pour entrer !!! sachant que l'on peut se garer 4 jours pour 6 euros / jour, il peut ne pas y avoir beaucoup de va et vient...ensuite très facile de se rendre dans le centre en train (5mn) nous avions reservé un appart prés de la gare, trés chouette programme : 1er aprés midi : visite à pieds du centre, avec le beguinage. 2éme jour : rijksmuseum, resto prés de là (cité ds le GR), la maison Rembrandt, visite des diamantaires Gassant; 3éme jour : musée Van gogh, ballade en bateau depuis le quai prés du musée, la maison Willem, retour à pieds vers le marché aux fleurs, le quartier joordan. 4eme jour : retour à la voiture pour visiter les villages du nord (Edam, Marken)

conseils : nos enfants ont l'habitude de visiter les musées mais pour ne pas le dégouter allez y tôt, viser l'ouverture : ensuite la file d'attente est incroyable, le monde invraisemblable devant les tableaux, de quoi les écoeurer vraiment des musées ! pour les motiver, nous leur demandons de choisir un tableau qu'ils préférent et de le montrer ensuite à chacun, ainsi ils se souviennent d'une oeuvre, et peut être de celle que les autres auront selectionné ? (l'audio guide du rijskmuseum est moyen) bon, evidemment ce programme convient aux journées d'hiver (pour nous neige, la raison pour laquelle nous n'avons pas loué de vélo), ceux qui iront par un temps plus clément feront sans doute plus d'exterieurs ...nous avons zappé la maison d'anne Frank, car la file d'attente y est étonnante et puis il faut faire des choix.. !

autre conseil : nous n'avons pas pris la I amsterdam card. elle n'est pas rentable pour les enfants qui disposent de prix reduits dans les musées, et nous trouvions aussi qu'il était possible de tout faire à pieds sauf les allers le matin pour le quartier des musées pour lesquels nous avions acheté des cartes tram (2 unités / trajet/ personne) 1 carte comprenant 15 unités et valant 7 euros.

et voilà, bon voyage à ceux qui partiront ensuite
Faire la grande traversée des Alpes en été 2010? English translation pending
by 63charly63 · 2009-12-09 · 76 replies
Bonjour

souhaite faire la GTA en été 2010 si vous avez des infos a partager merci et éventuellement participer a cette belle aventure
Maroc en juillet avec enfants English translation pending
by Risb · 2009-12-08 · 28 replies
bonjour, nous allons au maroc en juillet avec nos deux enfants (5 et 2 ans) et j ai qques questions. grosso modo voici le topo: avion+loc de voiture.

- arrivee marrakech 1- 2/3 jours a marrakech 2- 10 jours de balades 3- 1 semaine de loc du cote de oualidia ( plages pour enfants + visites) 4- 10 jours de balades

1- a part sur la cote est il necessaire de reserver les hotels a l avance pour cette periode? 2- sachant que : arrivee/depart marrakech que pouvons nous faire (itineraire, centre d interet avec enfants) pour les 10 jours avant et apres oualidia? 3-bon plans hotels... (avec piscine si possible..)

bref, nous sommes preneurs de tous renseignements sachant que nous avons l habitude de voyager en couple, en famille, seul (pour ma part), de maniere independante. merci d avance aux vfistes risb
Swiss International Air Lines: mépris des clients et non indemnisation en cas de retard ou annulation du vol English translation pending
by Namib18 · 2009-12-03 · 31 replies
Nous avons réservé un vol SWISS de Genève à New York pour notre famille (2 adultes et 3 enfants), départ prévu vendredi 16 septembre. Après 2h passées en salle d'embarquement devant l'avion, le commandant de bord nous annonce que le vol est annulé pour un problème technique et demande aux personnes de rentrer chez elles et d'appeler le call center. Le call center contacté depuis l'aéroport nous propose un vol 3 jours plus tard (sur 7 jours de voyage...). Nous prenons donc l'option d'attendre au comptoir SWISS à l'aéroport et patientons à nouveau 1h30. Le comptoir SWISS nous trouve un vol le lendemain sur Lufthansa engendrant un retard de 29h par rapport au vol initialement prévu. Notre demande d'indemnisation s'est heurtée à un mépris total des clients de la part de SWISS: sans concurrence, bénéficiant d'une réputation usurpée, et n'appartenant pas à la communauté européenne, SWISS se moque complètement de ses clients: elle n'a daigné répondre à notre courrier que par l'envoi d'un mail nous indiquant que nous n'avions droit à rien et notre réponse à ce mail a donné lieu aux éléments suivants:

" ...Dans notre courrier, nous vous avions exprimé notre position face à votre expérience et vous avions également exprimé nos regrets face aux inconvénients vécus. Nous sommes d'avis que notre position a été clairement exprimée à cette occasion. ... Le présent courrier représente notre réponse définitive quant à votre requête."

N'importe quelle compagnie européenne est soumise à la loi européenne et à la jurisprudence de la Cour Européenne de Justice (11/2009) qui vient de rendre un arrêt très clair sur le sujet et qui prévoit des indemnisations suivant la durée du retard et la distance du vol. Il faut y penser avant de réserver un vol car SWISS peut annuler un vol, vous en proposer un autre 3 jours plus tard et ne vous indemnisera pas.
Séjour de dix/onze jours en famille en Tunisie English translation pending
by Camilleaja · 2009-11-18 · 11 replies
Bonjour !

Nous sommes 4 (avec 2 ados) et nous aimerions séjourner 10 à 11 jours en Tunisie en 2010.

On veut pouvoir profiter de la mer. On aimerait voir quelques endroits intéressants, le désert, voir la vie de tous les jours aussi. On pense louer une voiture et un hébergement où on peut se faire à manger. On préfère passer quelques jours à un endroit central que de faire trop de kilomètres.

Quelle est la ou les meilleures périodes pour y voyager - et profiter un peu de la mer (d'avril à octobre) ? Avez-vous des suggestions de circuits ? Des endroits à ne pas manquer ? Vaut-il mieux s'installer à un endroit central et rayonner, ou partager notre hébergement en quelques endroits ?

Merci pour vos réponses !
Hébergement sur la route des pêches et au lac Ahémé? (Bénin) English translation pending
by Dominit · 2009-11-02 · 20 replies
Nous allons passer une douzaine de jours au Bénin du 20/12 au 1/01. Quelqu'un pourrait-il nous indiquer un hébergement sympa et pas cher sur la route des Pêches ? Idem pour le lac Ahémé. Nous avons le Routard donc déjà des adresses, mais si vous en avez d'autres, elles seront les bienvenues. En dehors de l'hôtel éco-touristique de Possotomé, y aurait-il d'autres possibilités de se loger au bord du lac Ahémé ? Merci de vos réponses, Dominique et Roland

PS : j'ai envoyé un mail au Codia à Cotonou pour réserver la première nuit mais je n'ai pas de répnse ? Vat-il mieux téléphoner?
Marocco: le circuit des villes impériales English translation pending
by Tomas3 · 2009-10-08 · 22 replies
De la soupe de pois chiches du café Hafa aux cocktails de fruits du El Minzah(1)

Tanger, ville des paradoxes, explose sous les projets pharaoniques de M6 (Mohamed VI) le roi bâtisseur.

Les bastions espagnols luttent difficilement contre les rocades et les périphériques dont les ingénieurs marocains dotent l’ancienne capitale du Rif.

Adieu, Matisse, adieu Delacroix, vive UBU, le règne des contraires : des troupeaux qui franchissent l’autoroute CEUTA-TANGER, de l’arrière-pays que l’on éventre pour laisser place à des autoroutes de containers…

Un pari superbe que tente M6, faire du Maroc et de Tanger particulièrement, la passerelle économique et touristique du grand Maghreb.

Les paysannes du Rif continueront-elles à fréquenter petit et grand Socco avec leurs paniers de légumes frais et les fruits de leurs jardins.

J’ai bien peur que le Vieux Tanger laisse la place à de nouvelles Canaries pour allemands en short, en troupeaux et en goguette..

Le tourisme de masse gagne déjà les grandes villes du pays. Adieu Tanger, sa Kasbah, sa médina et ses coupe-gorge du petit socco. Même le « café central » du petit socco a renouvelé son mobilier, seul le Tin gis semble rescapé de l’époque des grands voyageurs…

Au Hafa, le couple BHL- Arielle a dressé un grand mur à l’Est, « mur de la honte » disent les Tanjaoui, entre les terrasses du célèbre café et les terrasses à « la Le Corbusier » de leur grande villa de vacance.

Au bas des remparts, les camions, les niveleuses, les engins de chantier travaillent nuit et jour pour un bonheur des Tanjaoui qui tarde à venir, au moins pour le peuple de la rue.

Derrière les hauts murs des villas du Marshan, les enfants de l’élite continuent de danser « aux pieds du volcan » (Malcolm Lowry)

Les sardines grillées d’Abdelhaïm (2)

Cela faisait deux jours que j’alternais avec Pénélope les paradoxes gastronomiques, passant de la soupe de pois chiche du café Hafa aux cocktails du El-Minzah(pistaches et olives marocaines, tunisiennes, et romaines comprises…)

Cela faisait aussi deux nuits qu’elle supportait de plus en plus difficilement les chambres du Motel du Mira monte(domaine d’un vieil anglais derrière le quartier marshan- vaut le détour pour ses couchers de soleil sur le détroit) où nous luttions contre les punaises des bois, les moustiques, et le tic-tac d’un joint de robinet exténué…

Aujourd’hui, on se ferait, sans complexe, le « complexe »balnéaire d’Asilah, ma préférée, mais, avant, on irait sous les remparts du vieux fort portugais manger les sardines grillées d’Abdelhaïm…

En voici, la recette originale :

Vous allez à la guinguette croulant sous les frondaisons de lierre aux pieds du fortin(en face du parking gardé) : vous demandez à déjeuner de thés à la menthe et de sardines grillées…

Abdelhaïm vous emmène choisir vos sardines fraîches aux halles du port (10 dirhams) puis vous allez avec lui au four collectif du village et vous prenez rang entre deux cuissons de ménagères asiliennes, vous revenez dix minutes plus tard, vos vingt quatre sardines vous attendent sur un plateau de cuisson.

Abdelhaïm y ajoute trois sets en papier kraft, trois verres de thé à la menthe marocain sans sucre, trois galettes de pain chaud sorties du four.

Vous vous installez, ¨Pénélope, Ulysse et Abdel à l’ombre du lierre centenaire, face au port de pêche, puis vous dégustez le blanc des sardines grillées que vous avez soin d’étaler entre vos doigts sur des portions de pain chaud.

Vous cherchez à deviner qui a le plus faim ou qui est le plus gourmand.

Après, vous doublez les 10 dirhams d’Abdelhaïm et ceux du patron de la guinguette.

Vous refusez la promenade en calèche autour des remparts, prétextant qu’elle n’est faite que pour les amoureux…

A la recherche du jardin des Hespérides(3)

Pour mes lecteurs préférés, je ne rappellerai pas qu’Ulysse est un archéologue passionné de vieilles pierres, comme Pénélope, sa compagne, est une compulsive passionnée de cuirs et de chiffons (« fashion addicted »)

Aussi, on allait concilier les passions contradictoires du couple en prenant la direction de LIXUS et de LARACHE.

C’est dans les ruines de Lixus, ville fondée par les phéniciens sept siècles avant notre ère, quatorze siècles avant le Prophète, que, selon la légende, le géant Hercule accomplit le onzième de ses travaux :

« la cueillette des pommes d’or au jardin des Hespérides ».

Lors de mon précédent passage en 2006, je n’avais trouvé ni les pommes d’or, ni le site…

Cette fois-çi, avec Pénélope et son aide, j’espérais bien trouver autre chose que les fruits de mon imagination…

Le Maroc est comme dirait Giorgio13 (cf. carnet « via aurélie ») le pays où l’on remet les pendules à l’heure. Certes, on allait découvrir le site (5 Kms avant Larache sur la nationale)

Une grande grille en fer forgé verdâtre enserre le site et le protège du trafic de la route toute proche.

On devine la ferme phénicienne et ses bacs d’élevage (déjà, aurait dit Nicolas Hulot…)

On déniche au hasard d’un sentier les formes d’une « aula » partiellement enterrée, avec voûte en plein cintre (en parfait état de conservation)

On relève le plan parcellaire de la colonie phénicienne ou romaine, ou carthaginoise (les historiens s’y perdent)

On comprend surtout l’intérêt du site : la proximité des marais salants…toujours en activité dans la baie de l’oued LOSSOUR, peut-être même avec encore les mêmes techniques héritées des carthaginois…

Mais la végétation a repris ses droits, les 20% du site fouillé disparaissent sous les eucalyptus et les chardons, et autres fleurs des champs…

On ne verra ni les restes des arènes, ni ceux de l’amphithéâtre, de rares éboulis parsèment de ci de là les champs voisins entre estuaire et collines, des blocs de pierre de gros appareil pour toute trace du Jardin des Hespérides.

Les mythes d’Hercule, d’Ulysse, l’odyssée de l’ardent navigateur (mais que va nous trouver larabadeservis ?) disparaissent derrière le trafic de la nationale (excellente halte autoroutière avec jeux pour les enfants à 3 Kms)

Le circuit des villes impériales : Mekhnès : (4)

Pénélope n’ayant qu’un intérêt relatif pour les vieilles pierres, elle est restée dans la voiture tout le temps de ma visite du site archéologique de LIXUS, il a fallu modifier en catastrophe l’ambitieux voyage culturel : VOLUBILIS, la capitale romaine du royaume de JUBA( mais que va dire Arab2cervis ?) serait écartée de l’itinéraire au profit de MEKNES, FES et CHEFCHAOUEN…

A part CHEFCHAOUEN, capitale du chanvre indien, j’augurais que Pénélope serait séduite par l’aspect « capitale » des deux villes impériales.

C’est ainsi que l’on quitta le petit port d’Asilah où nous avions déjà nos habitudes pour rejoindre notre première capitale chérifienne…

Pour gagner MEKNES de la côte Ouest, on a le choix entre l’autoroute M6 ou les petites routes nationales qui traversent le Maroc agricole, et là, le choc est brutal : on découvre comment les tomates de nos supermarchés, en fait tous les légumes et agrumes étiquetés « Maroc » sont produits :

Des nuées d’ouvriers et d’ouvrières agricoles, habillés souvent de haillons, logés souvent pour la saison dans des huttes de pailles ou de bambous revêtues de plastiques de serres, s’échinent(le mot est très parlant) à produire pour l’Europe, agriculture intensive aidant, souvent avec les bras, la mécanisation étant souvent sommaire…

Pénélope découvre que le tourisme marocain peut se teinter de « grisailles »…

Heureusement, les paysages peu à peu se vallonnent et, Juin aidant, le vert des champs de tournesols et le blond presque blanc des champs de blé forment des camaïeu de Palestine( on dirait du « Pondy »…)

Le tracteur disparaît au profit de l’âne bâté et chevauché qui, par l’enfant qui part à la corvée d’eau, chargé de bidons de plastique, qui par l’ouvrier ou l’ouvrière agricole qui rentrent des champs.

Paysages de Judée et de Samarie : sur le flanc d’une montagne verte, dans un enclos, des enfants excite un âne à battre les tiges de blé fraîchement récoltées…

L’épisode de la « tourista » L5)

Ulysse était parti d’Europe avec les séquelles d’une grippe intestinale hivernal mal soignée : une doctoresse duchéroise avait même diagnostiqué une forme bénigne de H1-N1 dite « perversio de type 3 »…

Depuis quatre jours au pays des almoravides et des almohades, le syndrome de cette affection s’était déclenché au contact de la nourriture du « El Khaima » d’Asilah.

Ulysse avait ingéré des sortes de boulettes de viande suédoises (sic…) baignait dans une épaisse sauce pimentée, et avait commencé à ressentir fébrilité et choc intestinal dans la nuit qui avait suivi.

Le lendemain, ne sachant plus si c’était l’effet des coups de soleil subis autour de la piscine de l’hôtel(cf .photo ci-jointe) ou les conséquences de sa vieille grippe intestinale, Ulysse avait tenu à aller consulter un médecin local dans son cabinet : le docteur « El Arrawak »…

Celui-ci devant la description et les symptômes et l’état réel dans lequel se trouvait le compagnon de Pénélope, avait conclu à ce diagnostic :

« ce n’est pas du tout un H1-N1 de type perversion 3, mais si vous continuez à ne pas vous soigner, vous risquez de tomber dans une névrose psychosomatique de type obsessionnel compulsif avec aspect hypocondriaque, d’où les « cacarella » à répétition… »

banale névrose post-cristallisation, lui avait susurré le bon docteur El Arrawak.

« le seul remède est le vaccin, à petite dose, qui vous remettra sur pied en un rien de temps.. »

tant il est vrai que l’on soigne le mal par le mal… Sur ce, revigoré, Ulysse avait juré que l’on n’y reprendrait plus à manger n’importe quelles boulettes avariées, nappées de sauce industrielle.

Le problème, c’est qu’Ulysse adorait les kefta, petites boulettes de viande très pimentées, qui laissent une goût de « revenez-y » longtemps dans la bouche…

Les enfants guides des greniers de Moulay Ismaël (6)

« Déconstruction d’un séjour touristique dans le Nord Marocain », je parodie grossièrement Jacques Derrida, car ce voyage dans le Nord Marocain, Rif et cités impériales, je l’ai déjà effectué seul, il y a trois ans, au mois d’avril( il y avait alors de la neige dans le Rif…)

L’intérêt de ce voyage, répété à 3 ans d’intervalle, est de vérifier ce qui a changé, du regard du voyageur, du pays traversé, des marocains rencontrés…

Ce peuple est toute amabilité, gentillesse, humour et finesse, à condition que l’on accepte de laisser notre morgue d’européen et nos repères économiques.

L’hospitalité, tous les jours proposés, à l’occasion d’une rencontre, d’un échange, d’une conversation impromptue, hospitalité que l’on refuse en regrettant déjà de l’avoir refusée, est une constante au Maroc : l’échange avec l’employé de l’hôtel a-t-il une autre dimension que celui d’un hôte qui vous aurait accueilli dans la belle villa qu’il a construite pour ses vieux jours dans son village natal à 7 Kms au Nord d’Asilah ?

Je ne crois pas, comme la visite (hors circuit touristique) d’une partie ignorée du palais de Moulay Ismaël à MEKNES, offerte par deux gamins des rues, fans de Ronaldhino, parlant déjà un beau français, appris grâce aux contacts qu’ils ont déjà eus avec nos compatriotes…

Chaque jour, il n’y a pas d’heure que nous ne consacrions à débattre de leur cher Maroc, de leurs coutumes, de leur gastronomie, de leur économie.

Hier, c’était vendredi, jour de la prière et jour du couscous hebdomadaire :

« Vous verrez, vous avez l’impression d’avoir trop mangé, mais c’est une illusion : dans trois heures, vous appellerez le room service » (Mohamed, serveur au restaurant de l’Hôtel)

Gazelles dans les souks, gazelles autour de la piscine : (7)

L’islam marocain est comme l’Islam africain en général, très doux aux mœurs… Certes les jeunes gazelles sont un peu plus voilées, surtout dans les grandes métropoles, mais avec recherche et avec élégance, tandis que leurs marâtres, surtout à Tanger et à Fès, procèdent plus des mille et une nuits ou des « cigares du Pharaon »….

(c’est selon sa culture, selon que l’on privilégie Rimski-Korsakov ou Hergé( dans le cas de Hergé, il faut aussi avoir lu la trilogie : Les Cigares du Pharaon, Coke en stock etc.…)

des spécialistes de Hergé affirment qu’il a puisé ses modèles à Tanger et à Essaouira…

MEKNES, à ce titre, procède de l’Islam très doux : les gazelles que l’on a croisées le matin dans les souks, on les retrouve franchement canailles et européanisées autour des piscines des hôtels où l’on se remet des poussières et des chaleurs des caravansérails :

Elles ont pris nos allures, nos musiques, nos modes, nos défauts (la cigarette) à I80% et leurs regards de gazelles rendraient jalouse plus d’une européenne de type duché rien…

Douces mœurs où les pères sont très présents, surtout près de leurs enfants, pas du tout les cow-boys machos des pubs de cigarettes.

Lorsque la nounou n’est pas là pour en faire des petits mâles méditerranéens, ce sont de vrais pères présents, baby-sitters à la suédoise.

Tandis que leurs gazelles bronzent pour des harems inconnus, les pères initient leurs progénitures aux joies de la natation.

Cette société marocaine des piscines d’hôtels, certes privilégiée, est aussi une facette de la population rencontrée, après le conducteur de mulet dans les souks, le petit marchand de fleurs en papier qui accepte d’être payé avec une boîte de vaches qui rient, l’intellectuel vendeur de tapis exposant à la Foire de Nancy, qui sait tout du tapis berbère, qu’il soit prénuptial ou nuptial… Le guide de la Medersa, le dénicheur du Palais Mans Our et bien sûr :

ENMILI, le BOUANANIA, habit traditionnel – prix – confiance – satisfaction – KABBAK – ESSOUK – MEKNES – 4 fois merci –

« Le maraboutage de la turista » (8)

Malgré les soins locaux qu’il s’était prescrits (coca-cola et riz au maïs) , la turista d’Ulysse qu’il avait contractée à Asilah, avait tendance à résister. Il avait reçu une texto de son médecin préféré :

« stoppe les self médicaments services(SMS) » « il y a méprise sur le traitement » « soigne toi au Pervex3 »

N’ayant rien compris à cette ordonnance numérique, Ulysse, au hasard des boutiques du plus grand souk du Nord Maroc, allait se laisser tenter par la publicité d’un apothicaire local :

« BEN SALEM, paiement après résultats, voyant medium africain avec le don de son grand-père. Spécialiste de tout, retour d’affection, protection, désenvoûtement, amour durable, examen, retour du mari ou de la femme parti(e), travail, concours, attraction de clientèle pour vendeur, guérit tout complexe physique ou moral. SATISFACTION DANS TOUS LES DOMAINES ! (Travaille aussi par correspondance – reçoit tous les jours »

La description des compétences du marabout local aurait pu concurrencer Elizabeth Teissier et Christine Haas à la fois…

Il allait profiter du goût profond de Pénélope pour les kilims berbères et les tissus de soie naturelle de ENMILI DE BOUANANIA – prix – confiance- satisfaction – quatre fois merci, pour filer consulter le marabout apothicaire, deux rues après le palais MANJOUR.

La boutique de l’apothicaire aurait pu servir de salon au harem du palais Dar jamaï : zelliges et mosaïques bleues et blanches, fontaine asséchée, plafonds anciens finement décorés et peints, la boutique croulait sous des montagnes de tapis – le marabout était aussi marchand de tapis –

Et, entre deux piles, posé à même une chaise, un ordinateur potable de la troisième génération –version 2010 – d’un grand assembleur japonais que je ne citerai pas (paradoxe des souks marocains)

Après qu’Ulysse eut décrit ses symptômes au pseudo marabout, après le troisième thé, celui-ci lui prescrit cette curieuse ordonnance :

- 1 pervex le matin, - 1 nevrox au doppio doux amer, - et si les maux ne passent pas, de la poudre de ioolite en infusion dans la tisane du soir

FES, Ville impériale : (9)

S’il est une des villes impériales qui mérite le mieux ce qualificatif, c’est bien FES et ses 880.000 habitants, ses trois villes : la médina haute, la ville basse et la ville moderne…

J’avais d’ailleurs composé ce voyage à l’intention de Pénélope comme une symphonie :

- Tanger : ses brumes, ses brouillards, la violence des travaux entrepris (Furioso) - Asilah :le petit port, île grecque : (allegro) - Larache : (andante) - Mekhnès : la douce, la silencieuse, la digne (allegretto) - Fès : la multiple, la grande, la moyenâgeuse, l’universitaire, la culturelle (Fortissimo)

Pour la mise en bouche, avant même la pénétration dans la médina Fès El Bali, il faut aller la désirer du haut du Bjord Nord … du vieux fort, lorsque l’on contemple Fès, on voit toutes les grandes cités d’Orient :

Je cite :

« on conçoit que Fès ait pu rivaliser avec Cordoue ou avec Bagdad »

Garder la première demi-journée (entre 16 et 20 heures) à dénicher les merveilles (Palais Saada transformé en un salon de thé des mille et une nuits etc.…) Se recueillir au palais Mnebi, la résidence de Lyautey en I912, Ne pas hésiter à plonger de Bâb en bab (de porte en porte), à rompre le circuit touristique officiel pour s’égarer dans un souk d’artisans, Rejeter tout guide, Glisser une medersa (école coranique) entre deux pâtisseries, Siroter un thé à la menthe sans sucre, accompagné de pâtisseries fraîches à base d’amandes, Hésiter à rompre le charme, Monter sur les terrasses du palais de Lyautey et reprendre la maîtrise spectaculaire de cet enchevêtrement de poutres, de briques, de venelles venues du fond des âges, Où les petits métiers s’exercent encore comme il y a huit siècles, Admirer le rythme des mulets et des coursiers, Observer les sculpteurs sur marbre ou sur bois, la dextérité des brodeurs…

Pastilla, couscous et tagines : (10)

Un carnet de voyages n’est rien sans la saveur d’un carnet gourmand. Le Maroc ne laisse à nulle autre cuisine le soin d’expérimenter goûts et saveurs et, selon les régions traversées, l’appellation des plats gourmands, des pâtisseries du crû, valent à elles seules la description de leurs contenus.

- pastilla, mousse de semoule et crème de riz (Palais Jamaï Fès) - behketto ou tarte, poivron rouge et framboise(tarte au chocolat et aux poivrons) - salade d’aubergines (souks de Fès) - couscous aux épinards, tomates et poivrons confits (Mekhnès) - tagine d’artichauts aux tomates confites (Fès, palais des Mérinides) - filets de thons M’Charmel, pastel et tchekchouka (salade de tomates concassées) - polenta à l’huile d’argan et au miel (Asilah) - moelleux à la semoule et aux citrons (palais Jamaï) - chouriba à la noix de coco (palais Saada à Fès) - petites fleurs sablées (salon de thé – Fès) - pastilla de poulet à la confiture de courge (L’arabesque – Fès) - couscous de fruits secs à l’huile d’argan, avec menthe (meknès) - croquettes de dindes à l’estragon (Asilah)

il aurait été fastidieux de décliner les innombrables tagines, la variété des brochettes, des panini « en-cas » des room services…

la tagine ou les tagines restent cependant l’élémentaire basique et délicieux de cette cuisine, les restaurants des grands hôtels ayant une fâcheuse tendance à mettre sous le terme de « tagine » et surtout dans des assiettes de porcelaine industrielle « made in Macao » des plats qui n’ont de tagine que le nom.

Le chagrin d’amour de l’antiquaire du souk : (11)

Dans les souks de Fès, dans la ville basse, pas loin de la maison de Ibn Khaldun (sociologue arabe célèbre du XVième siècle) se trouve le magasin d’antiquités de may Kologhassi.

Son nom, d’origine turque, est trompeur : c’est celui d’une famille installée depuis des générations dans la ville basse et son magasin est un des plus beaux magasins d’antiquités de Fès.

Si vous avez le hasard de succomber à l’attrait des lampes anciennes, des coffres damasquinés, des meubles bas, des tapis qui meublent sa profonde échoppe, et si vous avez la chance de partager un thé à la menthe prolongé, il vous racontera l’histoire de son chagrin d’amour…

Il y a trois ans, assis sur le seuil de sa boutique, il hélait le chaland, le touriste pressé, avec une chance sur deux de le voir entrer dans son magasin « pour le plaisir des yeux »…

Chouf, Chouf (regarde) rien qu’un instant dans ma caverne d’Ali Baba…

Et, ce jour là, un couple d’étranger qu’il avait réussi à captiver, s’attarda plus longuement que d’habitude, le quatrième Muezzin avait chanté…

Derrière le thé, les Flags(bières locales) le grand étranger les appréciait comme les Spaten de son pays, pendant que sa petite femme n’avait d’yeux que pour le bel antiquaire oriental et May Kologhassi ne fut pas dupe du manège…

La cinquième Flag aidant, le grand étranger fatigué quitta la boutique pour regagner son hôtel, laissant sa petite femme négocier un cadenas Idrisside ancien du XII nième siècle, cadenas de coffre avec sa clé…

La négociation fut longue et quelques heures plus tard et quelques tapis de son arrière boutique froissés, May avait vendu son cadenas ancien à perte. Mais désormais, son cœur était brisé, la petite étrangère le lui avait acheté contre son corps au goût d’amande et de pruneaux…avec la légèreté de ces européennes de passage.

May Kologhassi en parle encore avec des larmes dans les yeux, il a gardé la clef du cadenas et rêve un jour que la petite acheteuse vienne la lui réclamer…

Ou Hilary trouble le séjour marocain d’Ulysse et de Pénélope : (12)

« ciao, Hilary, du circuit des villes impériales.bise fassi du pays des mille et une nuits. Signé : Ulysse »

« ciao, Hilary chérie, tu devrais changer de registre avec moi…grâce à moi, tu es désormais une héroïne de roman, lu par des milliers de lecteurs.. » signé : Ulysse

Elle ne décolérait pas de rage qu’il l’ait pris en modèle d’une héroïne d’un de ses carnets, mais, dans ce Maroc paisible, il n’y avait pas de place pour la furieuse Hilary…

Hilary, qui se croyait propriétaire de l’image qu’elle avait donnée d’elle-même. Elle lui faisait penser à Marie Despléchin poursuivant en justice son ex-mari pour des moments d’histoires familiales qu’il avait utilisés dans un de ses films.

Est-on jamais propriétaire de l’image que l’on se complaît à donner de soi-même dans un Forum public ? Peut-on trépigner de rage et qualifier de tous les noms d’oiseaux le modeste prosateur qui émaille ses carnets, pour les rendre plus vivants, des caractères d’un personnage qui lui avait semblé si vivant ?

Il en est du NET comme de la télévision, le numérique s’efface très vite de la mémoire visuelle, mais les sentiments et les comportements décrits restent imprimés dans la mémoire profonde.

Ulysse utilisait de temps son propre disque dur et ses lecteurs ne s’y trompaient pas, les images qu’il avait cru lire ou vivre sur le NET, il les renouvelait et, fort de son imagination, il avait su rendre crédibles une jeune novice, une ex-moniale, un spécialiste d’enluminures anciennes, un architecte dépressif, un archéologue amoureux, une Pénélope fidèle (tautologie).

Jusqu’à présent, seule la petite nonne avait cru se reconnaître dans les carnets délirants de Tomas(sic…selon Dolma) et rugissait de fureur rentrée…

Marocco 2009 le film (14)

Tourné entre le I et le I5 juin 2009, Marocco2009, le film a été réalisé par les acteurs suivants :

PRODUCTEUR : le groupe PPR (Pinault Printemps La redoute) la SOFREMI

SCENARIO ET REALISATION : Tomas3 avec dans les rôles de

Pénélope : Zébulette Ulysse : Tomas3 La poétesse : Tinitrane Le remetteur de pendules à l’heure : l’arab2Crvis Le marchand d’antiquités : May Kologhassi Hilary : Hilary L’assistante du professeur Manu : Cléo40 Le professeur Manu : Manu Le tourmondiste pressé : Arrawak Le chœur des trolls : victoire3615- victoria3617 – cléa40 Don Florian : Jean-Louis G. L’étranger dans le bazar : Achille Les figurants actifs et enthousiastes : Michagadir : Michagadir Iacalo : Iacalo Tarafabo : Tarafabo Mourtte : Mourtte

Les décors ont été tournés dans leur milieu naturel et nous remercions le Groupe Accor pour la qualité de ses prestations hôtelières sur les différents sites choisis. Les services des douanes de Tanger pour la visite des nouvelles installations portuaires – Les services médicaux du poste frontière de Ceuta pour la qualité de leur accueil – La compagnie de ferries FRS a pris soin du transport des différents acteurs et de leur matériel – - couverture photographique du reportage : laboratoires KODAK et FUJI
Rapport du PNUD: vers l'ouverture des frontières? English translation pending
by Farang61 · 2009-10-05 · 74 replies
Bjr, Le PNUD (programme des nations unies pour le développement) annonce dans son rapport 2009 (entretien radiophonique de ce matin) qu'il envisage désormais comme une solution au problème du déséquilibre économique planétaire "l'ouverture" des frontières. Il constate: - que la "fermeture" des frontières et le "filtrage" des "migrants" sont totalement inefficaces et humainement inquiétants - que la libre circulation de tout individu est un droit inaliénable - que les changements climatiques vont entraîner des transferts de population de plus en plus importants - que les analyses économiques n'apportent en rien la preuve que l'immigration serait dangereuse dans les pays d'accueil, sur le plan de l'emploi ou des budgets par exemple. C'est la première fois à ma connaissance qu'un organisme officiel international, émanation des nations elles-mêmes, évoque cette solution. Bien entendu, celle-ci se mettrait en place au fur et à mesure, de manière graduelle et concertée, par exemple entre différents pays de la même sphère tout d'abord. Nous apprenons d'autre part que les transferts monétaires des migrants vers leurs pays d'accueil s'élèvent à 150 milliards de dollars par an, contre le tiers pour l'aide officielle internationale. J'espère personnellement (et bien que la politique actuelle consiste à faire exactement le contraire) que cette idée, enfin reconnue par un organisme qu'on ne peut pas suspecter d' "extrémisme", va peu à peu faire son chemin dans les esprits des décideurs (si l'on considère que leurs intérêts propres iront un jour dans ce sens) et des individus. Je pense en effet que c'est une démarche qui nous élève moralement, une attitude d'ouverture et de compréhension tournée vers tous nos compagnons du genre humain sans distinction, et la seule solution envisageable si on veut éviter la catastrophe humaine qui sera inexorable si nous continuons à nous entêter à nous refermer sur nous-mêmes, à défendre une politique de "quotas", de "visas" bien souvent comptable (et à tort) et qui ne fait qu'entretenir, voire encourager les mafias de l'immigration clandestine et du travail au noir. C'est, pour moi, une belle semaine qui commence!🙂
Philippines: bon plan pour la période des Fêtes? English translation pending
by Guilavoie · 2009-09-10 · 14 replies
Bonjour à tous,

j'aimerais avoir des recommandations pour des endroits pour fêter Noël et le Jour de l'An aux Philippines...

Je ne recherche pas des endroits du type "Angeles" mais bien des coins de plage avec une belle ambiance, bars, etc... soit à Palawan ou ailleurs aux Philippines! Dans la plupart des routards on recommande Boracay, Sabang, Puerto Princessa mais j'aimerais avoir les avais des vrais experts sur le sujet!

Merci beaucoup!
Vivre trois mois à Nagoya au Japon: visiter et trouver des cours English translation pending
by Lyra26 · 2009-09-02 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je pars vivre trois mois en tant que jeune fille au pair dans une famille canadienne à Nagoya et souhaiterais prendre des cours de japonais et de cuisine (je ne parle absolument pas un mot de japonais 🤪 mais anglais couramment). Auriez-vous des bons plans à ce sujet ?

De plus, en lisant les différentes discussions de chacun, je vois que vous conseillez souvent la plupart du temps d'éviter Nagoya qui, je cite, "n'a pas tellement d'intérêt". Pourquoi cela ? Y a t-il néanmoins des endroits à voir, à visiter, des choses à vivre et à faire ? Je suis passionnée par l'histoire et avide de connaître les différentes cultures plutôt que d'en être simplement le spectateur, y a-t-il des choses, des endroits à ne pas manquer, sur Nagoya ou dans les environs ?

Une dernière question, je ne suis pas concernée par le Japan Rail pass étant donné que je reste trois mois et ne pourrai voyager que les week-ends, mais j'ai entendu parlé du pass régional. Connaissez-vous son prix, sa période de validité et s'il s'applique à Nagoya ?

Merci beaucoup pour tous ces renseignements !

Sophie
Que pensez-vous des voyages seul? English translation pending
by Zemou · 2009-08-19 · 80 replies
Salut à tous ,

Preferez vous voyager seul ou accompagné ??

Ds un post de Sabrina075 qui recherche un compagnon de voyage , je livre mon experience et ma reflexion à ce sujet ...

C'était ds ce post :http://voyageforum.com/v.f?post=2826780;search_page=1;

Pour ceux qui voudraient en débattre ....à vos claviers !

zemou
Séjour de deux semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Looping1234 · 2009-08-17 · 6 replies
Bonjour à tous,

Cela fait quelques jours que je viens sur ce forum, que j'ai découvert par hasard. Je trouve que l'on y trouve de précieux conseils alors merci pour vos retours d'informations.

Je parts en Octobre Prochain et j'aimerais vous demander vos commentaires sur le trajet suivant.

Jour 1 : Arrivée en soirée à Los angeles Jour 2 : Unniversal studio + hollywood boulevard dodo santa monica jour 3 : Grosse journée de route départ pour williams ou nous dormirons jour 4 : en route pour le grand canyon. fin de journée direction Page dodo jour 5 : en route tôt le matin pour bryce canyon. fin de journée direction Cedar dodo Jour 6 : en route pour zion puis las vegas. dodo jour 7 : Hoover dam matin - magasins d'usine apreme dodo vegas jour 8 : visite vegas jour et nuit et farniente dodo vegas jour 9 : départ tres tot pour valley de la mort. Fin de journée direction tulare dodo jour 10 : départ yosemite parc. soir dodo yosemite (pas encore d'idée où exactement) jour 11 : départ san francisco - visite de la ville dodo san francisco jour 12 : visite de la ville (golden bridge, chinatown ...) dodo san francisco jour 13 : départ pour monterey. visite de l'aquarium et de la ville dodo monterey (je ne sais pas ou reserver l'hotel car c'est assez cher...) jour 14 : Départ pour Carmel visite cote ... dodo carmel (je ne sais pas ou reserver l'hotel car c'est assez cher..) jour 15 : Départ pour los angeles, direction la France

N'hésitez pas à me transmettre vos commentaires. Je vous remercie d'avance pour votre aide

Bonne journée Nathalie
Voyage Autriche-Allemagne-Suisse à vélo: pertinence des cartes? English translation pending
by Jonthemoon · 2009-08-05 · 2 replies
Bonjour,

On part dans 7 jrs en Autriche/Allemagne/Suisse. J'arrive d'un marchand de cartes et il n'y avait pas de cartes au 200000 des régions que je cherchais. En fouinant un peu je me suis demandé si c'était pertinent les cartes.

Pour vous mettre en contexte, on fait le trajet Vienne - Linz - Salzburg en suivant le danube entre Vienne et Linz. Puis on monte à Munich. Le long du danube il y a l'eurovélo 6 donc j'imagine que c'est bien indiqué.

Puis, pour le reste, je me dit qu'il y a probablement des cartes dans les centre d'informations touristiques pour le reste? Parce que les cartes, c'est vraiment gros puis pas préci ou bien il n'y a pas le nom des routes donc c'est pas très utile...

La seule chose que j'ai trouvé qui me semblait intéressante est le guide Hachette Évasion où il y a les cartes des villes principales bien en détail et souvent des cartes en couleur de plus haut niveau. Mais bon, acheter un guide pour 10 cartes que je peux facilement imprimer moi même avant... c'est pertinent??

Si j'imprime mon trajet à l'avance puis que je prends des suppléments à mesure c'est un bon plan?? Des gens d'expérience peuvent me conseiller?

Votre avis svp? Merci!!!
Trek Vieng Phukha - plateau des Bolovens - Mille îles (Laos) English translation pending
by Chrychry · 2009-06-23 · 8 replies
bonjour, Pour peaufiner les préparatifs de notre voyage de juillet voici quelques questions assez précises sur le nord et le sud: - vieng puckha: qui pourrait me donner des détails /conseils sur le treck de 3j: guide, prix moyen par personne, difficulté, dénivellé heures de marche (on recherche qqchose de très sportif...), hébergement rudimentaire chez l'habitant... peux t'on organiser ce treck en arrivant un dimanche soir pour le lundi matin car malheureusement nos jours sont "comptés"? - muang ngoi: il semblerait qu'il n'y ai pas de bateau régulier pour y aller et ensuite redescendre de nong khiaw sur luang prabang(il faut en louer un à plusieurs et ce n'est pas donné); quelqu'un en sait un peu plus, et cela vaut 'il vraiment le coup pour aller à LP? - Vang vieng: n'étant pas des routards "festifs" est ce interessant de s'y arréter sur la route de vientiane? - plateaux des bolovens: aller en vélo jusqu'à taldo et se balader aux alentours pendant 2j en indépendant? - les iles: peux t'on facilement y aller de Champassak sans remonter jusqu'à packsé (bus directs?): quelles iles à visiter pour nous nous qui sommes très " rando / nature /authanticité"? est ce une bonne période en juillet malgré la mousson pour profiter pleinement des paysages/cascades...Humidité et chaleur supportables?différences avc le nord ou le plateau des bolovens? Combien de temps y passer? - retour à bangkok : pour faire au plus vite, et sans trop de changement vaut'il mieux prendre des bus ou le train? - une adresse d'herbergement entre 10/15 dollards à bangkok au calme ? MERCI D'AVANCE pour vos réponses et conseils! Chrychry
Itinéraire pour trois semaines en Thaïlande en famille? English translation pending
by Rudyy · 2009-05-28 · 4 replies
Bonjour!

je me doute que bon nombre de posts sont proches du mien mais vu le paquet de discussions, jai renoncé au bout de 4 pages et JE ME LANCE!

nous sommes une famille de 4 : ma femme et moi et Lucie, 5 ans et Maxime 7 ans. Nous avons décidé, après Bali cette année, de visiter la thaîlande en Février 2010.

Mais je suis perdu pour un itinéraire!!!! Nous serons trois semaines sur place: j'ai pensé à la région de Kanchanaburi, SAngkhlaburi puis au sud (mais je ne sais pas où aller: on veut échapper au tourisme de masse et faire du srnorkelling: Ko Tarutao?) et enfin quelques jours à Bangkok! Mais rien n'est figé vous l'aurez compris!

Voilà, c'est assez maigre pour le moment mais je compte sur vos avis! Le but est de s'imprégner de la culture thai et aussi de profiter de la plage (ou de piscines), sans courrir! Peut-être tout cela est totalement antagoniste...

Salutations à tous!!!!  
Voyage en Toscane avec trois enfants English translation pending
by Corinne6 · 2009-05-27 · 5 replies
bonjour, cet ete nous partons du 18.07 au 01.08 en toscane avec trois enfants de 14 ans a 4 ans nous voudrions negocie visites et plages (non payantes et tranquilles un peu sauvages si il y en a) avez vous quelques conseils, ? MERCI BCP
Hébergements tenus par des Français en Thaïlande? English translation pending
by JeromeLe44 · 2009-05-07 · 129 replies
Bonjour Nous terminons demain notre premier sejour en thailande en voyage organise et nous sommes ravi. Nous voudrions revenir seul en aout prochain mais nous ne parlons pas un mot d’anglais. Ce qui nous tenterait ca serait une semaine a chiang mai, une semaine sur uen ile ko chang ou ko same et 2 semaines a pattaya. Pour etre rassure nous voudrions etre heberge chez des francais, qu’on puisse au moins communiquer. Sur internet a chiang mai j’ai vu la bungalow guesthouse. Sur ces iles quelqu’un connaît un hotel tenu par des francais ? A pattaya j’ai telephone au patron de pattaya-locations.net, je dois visiter un appart ce soir, premier contact par telephone bien sympa. Quelqu’un connaît-il l’un de ces francais ? je ne voudrai pas me faire arnaquer si je reserve. Les prix sont tellement incroyables, nous avons l’habitude de passre un mois en corse !!! que ca parait trop beau pour etre vraie

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