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Itinéraire Pérou-Bolivie: possible en dix-huit jours? English translation pending
Bonjour,
Je dispose d'environ 18 jours en mai-juin pour voyager au Pérou et en Bolivie, et j'aimerais visiter ces villes :
Paris - Lima
Huacachina (près d'Ica sur la côte)
Nazca
Cuzco
Aguas Calientes
Cuzco
Puno
Puis passer en Bolivie pour aller à
La Paz
Salar Uyuni
Potosi
Sucre
Revenir à La Paz pour rentrer en France.
Bon évidemment 18 jours c'est trop court... 🤪 • Pour ceux qui connaissent ces deux pays, pouvez vous me conseiller les incontournables afin de choisir un itinéraire réalisable ? Ou d'autres lieux à ne pas manquer (Ollantaytambo...) • dans quel ordre de visite afin de perdre le moins de temps en trajets ? • Est-il possible d'acheter un billet d'avion Paris - Lima et de rentrer depuis La Paz - Paris ? (problèmes de douane, visa...). Merci d'avance de vos conseils éclairés! 😉
Bon évidemment 18 jours c'est trop court... 🤪 • Pour ceux qui connaissent ces deux pays, pouvez vous me conseiller les incontournables afin de choisir un itinéraire réalisable ? Ou d'autres lieux à ne pas manquer (Ollantaytambo...) • dans quel ordre de visite afin de perdre le moins de temps en trajets ? • Est-il possible d'acheter un billet d'avion Paris - Lima et de rentrer depuis La Paz - Paris ? (problèmes de douane, visa...). Merci d'avance de vos conseils éclairés! 😉
Bilan d'un séjour de dix jours à Hong Kong English translation pending
Nous réalisons actuellement un tour du monde en famille. Nous avons séjourné à Hong-Kong pendant 10 jours dans une petite guest-house à partir de laquelle nous avons visité la ville. Voici un petit bilan de ce séjour, avec nos bons plans et des infos pratiques. Quelques statistiques pour les cartésiens sont aussi indiquées.
Have fun !
Chine - Hong-Kong Nombre de jours passés : 10 10 Dollars HK = 1 € Le visa est délivré directement à l'arrivée à l'aéroport. Gratuit.
Tourisme > La plupart du temps les visites et le transport sont gratuits pour les moins de 3 ans. Amélie payait tandis qu'Alix se faisait passer pour moins de 3 ans. > Tarifs indiqués pour 2 adultes et 1 enfant.
Hong-Kong Island - Victoria Peak (***) Tramway : 119 HKD (2 adultes 1 enfant) Avec entrée au plateau panoramique. Superbe vue sur toute laa baie de Knoloon et les buildings de Hong-Kong Island. Nous y sommes monté en fin de matinée. Il y a tout une galerie commeriale avec un supermarché. Nous y avons aheté de quoi picniquer. Petite balade sur un chemin en direction du sommet où des jeux d'enfants ont fait le bonheur des filles. Nous ne sommes monté sur le plateau panoramique qu'à la nuit tombée afin d'avoir une vue sur les buildings illuminés. Attention, une heure de queue pour redescendre par le tramway. Tous ceux qui sont montés pendant la journée, redescendent le soir, donc embouteillage. Article sur notre journée au Victoria Peak
Kowloon - Musée d'histoire (***) Entrée : 25 HKD (2 adultes 1 enfant) Musée retraçant l'histoire de Hong-Kong, depuis la formation de la Terre à nos jours, en passant par les guerres et l'annexion Anglaise. La mise en scène est extraordinaire. Superbement présenté, des reconstitutions hallucinantes. Vraiment génial. Les enfants ont adoré. Prévoir 3 heures. Article sur notre visite du Musée
Lantau Island - Bouddha (**) Montée en télécabine : 221 HKD (2 adultes 1 enfant) Article sur notre visite du Bouddha
Hong-Kong Island - Parc Zoologique (*) Entrée : Gratuit Quelques oiseaux, très peu de reptiles et singes. Décevant en nombre d'animaux présentés, mais parc gratuit et agréable à arpenter. Quelques jeux pour enfants intéressants.
Hong-Kong Island - SoHo (**) Beaucoup de restaurants et bars. Happy hours. Très animé.
Hong-Kong Island - Mid Levels Escalator (*) Enchainement d'un nombre impressionnant d'escalators : le plus long du monde. Traverse le quartier de SoHo.
Hong-Kong Island - Western Market (*) Petit vieux marché typique couvert, restauré et un peu surfait.
Hong-Kong Island - Building (***) On ne peut les louper, ils peuplent Hong-Kong. Il est intéressant de voir les différents types d'architechture, de jour et la mise en scène lumineuse de nuit. De belles photos en perspectives !
Hong-Kong Island - Hong-Kong Park (**) Très sympa. Connexion wifi gratuit. Serre aux oiseaux très bien conçue. Entrée gratuite.
Kowloon - Divers (**) Avenue des stars, Ladies Market, Goldfish Market. Article sur Kowloon
Etoiles : (-) : A éviter (*) : Bien (**) : Très bien (***) : A ne pas manquer
Dépenses pour 10 jours à Hong-Kong Hébergement : 3 400 HKD Nourriture : 2 200 HKD Tourisme : 400 HKD Internet : 0 HKD (Wifi gratuit dans de nombreux parcs) Transport : 400 HKD (Trains Delhi > Jaipur > Agra > Delhi + nombreux rickshaw et taxis) Divers : 1 200 HKD Taux par jour : 764 HKD par jour pour notre famille de 2 adultes et 2 enfants. Soit 77 € par jour.
Hébergement Chung Kiu Inn - www.chungkiuinn.com.hk Réservation faite sur Hostelsclub.com, mais possible de le faire sur leur site. Demander une SdE privée, chambre avec fenêtre. From airport you can take a bus A11 or N11 ( bus fee HK$40 ) and get off at No. 14 station " SOGO " ( Yee Wo St. Causeway Bay ). The shuttle bus A11 & N11 is 24 hours. When you get off, pls walk backward to " SOGO " department store and will be 5-minutes to our hostel Article de présentation de notre chambre
Internet De nombreux parcs proposent une connexion gratuite en wifi. Le débit est relativement bon. On a même pu faire une communication skype vidéo avec la famille. Egalement, 20 minutes de wifi gratuit par jour dans les MacDo.
Photos Nombre de photos prises : 3107 Nombre de séquences vidéo (films) prises : 82 Taille totale des fichiers : 17, 2 Go Nb de DVD de sauvegarde : 4
Eau Nombre de Pastiles micropure utilisées : 0. Note : nous avons consommé beaucoup de thé, soupes et jus et disposion d'une bouilloire permettant de stériliser l'eau bue.
Transports Nombre de fois que nous avons pris le tramway : 6 allers / 6 retours, c'était notre moyen de transport privilégier. On monte à l'arrière et on paye en descendant. 2 HKD par personne. le ferry : 2 A/R (pour aller sur Kowloon). le métro : 1 A/R (pour aller sur Lantau Island). le bus : 2 (trajets depuis et vers l'aéroport)
Masse de nos sacs à dos au départ de Delhi > Cyril : 14, kg > Perrine : 14, 6 kg au départ de Hong-Kong > Cyril : 18, 6 kg > Perrine : 11, 6 kg
Site internet Enfants autour du Monde Passage du cap des 450 inscrits à la Newsletter
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Chine - Hong-Kong Nombre de jours passés : 10 10 Dollars HK = 1 € Le visa est délivré directement à l'arrivée à l'aéroport. Gratuit.
Tourisme > La plupart du temps les visites et le transport sont gratuits pour les moins de 3 ans. Amélie payait tandis qu'Alix se faisait passer pour moins de 3 ans. > Tarifs indiqués pour 2 adultes et 1 enfant.
Hong-Kong Island - Victoria Peak (***) Tramway : 119 HKD (2 adultes 1 enfant) Avec entrée au plateau panoramique. Superbe vue sur toute laa baie de Knoloon et les buildings de Hong-Kong Island. Nous y sommes monté en fin de matinée. Il y a tout une galerie commeriale avec un supermarché. Nous y avons aheté de quoi picniquer. Petite balade sur un chemin en direction du sommet où des jeux d'enfants ont fait le bonheur des filles. Nous ne sommes monté sur le plateau panoramique qu'à la nuit tombée afin d'avoir une vue sur les buildings illuminés. Attention, une heure de queue pour redescendre par le tramway. Tous ceux qui sont montés pendant la journée, redescendent le soir, donc embouteillage. Article sur notre journée au Victoria Peak
Kowloon - Musée d'histoire (***) Entrée : 25 HKD (2 adultes 1 enfant) Musée retraçant l'histoire de Hong-Kong, depuis la formation de la Terre à nos jours, en passant par les guerres et l'annexion Anglaise. La mise en scène est extraordinaire. Superbement présenté, des reconstitutions hallucinantes. Vraiment génial. Les enfants ont adoré. Prévoir 3 heures. Article sur notre visite du Musée
Lantau Island - Bouddha (**) Montée en télécabine : 221 HKD (2 adultes 1 enfant) Article sur notre visite du Bouddha
Hong-Kong Island - Parc Zoologique (*) Entrée : Gratuit Quelques oiseaux, très peu de reptiles et singes. Décevant en nombre d'animaux présentés, mais parc gratuit et agréable à arpenter. Quelques jeux pour enfants intéressants.
Hong-Kong Island - SoHo (**) Beaucoup de restaurants et bars. Happy hours. Très animé.
Hong-Kong Island - Mid Levels Escalator (*) Enchainement d'un nombre impressionnant d'escalators : le plus long du monde. Traverse le quartier de SoHo.
Hong-Kong Island - Western Market (*) Petit vieux marché typique couvert, restauré et un peu surfait.
Hong-Kong Island - Building (***) On ne peut les louper, ils peuplent Hong-Kong. Il est intéressant de voir les différents types d'architechture, de jour et la mise en scène lumineuse de nuit. De belles photos en perspectives !
Hong-Kong Island - Hong-Kong Park (**) Très sympa. Connexion wifi gratuit. Serre aux oiseaux très bien conçue. Entrée gratuite.
Kowloon - Divers (**) Avenue des stars, Ladies Market, Goldfish Market. Article sur Kowloon
Etoiles : (-) : A éviter (*) : Bien (**) : Très bien (***) : A ne pas manquer
Dépenses pour 10 jours à Hong-Kong Hébergement : 3 400 HKD Nourriture : 2 200 HKD Tourisme : 400 HKD Internet : 0 HKD (Wifi gratuit dans de nombreux parcs) Transport : 400 HKD (Trains Delhi > Jaipur > Agra > Delhi + nombreux rickshaw et taxis) Divers : 1 200 HKD Taux par jour : 764 HKD par jour pour notre famille de 2 adultes et 2 enfants. Soit 77 € par jour.
Hébergement Chung Kiu Inn - www.chungkiuinn.com.hk Réservation faite sur Hostelsclub.com, mais possible de le faire sur leur site. Demander une SdE privée, chambre avec fenêtre. From airport you can take a bus A11 or N11 ( bus fee HK$40 ) and get off at No. 14 station " SOGO " ( Yee Wo St. Causeway Bay ). The shuttle bus A11 & N11 is 24 hours. When you get off, pls walk backward to " SOGO " department store and will be 5-minutes to our hostel Article de présentation de notre chambre
Internet De nombreux parcs proposent une connexion gratuite en wifi. Le débit est relativement bon. On a même pu faire une communication skype vidéo avec la famille. Egalement, 20 minutes de wifi gratuit par jour dans les MacDo.
Photos Nombre de photos prises : 3107 Nombre de séquences vidéo (films) prises : 82 Taille totale des fichiers : 17, 2 Go Nb de DVD de sauvegarde : 4
Eau Nombre de Pastiles micropure utilisées : 0. Note : nous avons consommé beaucoup de thé, soupes et jus et disposion d'une bouilloire permettant de stériliser l'eau bue.
Transports Nombre de fois que nous avons pris le tramway : 6 allers / 6 retours, c'était notre moyen de transport privilégier. On monte à l'arrière et on paye en descendant. 2 HKD par personne. le ferry : 2 A/R (pour aller sur Kowloon). le métro : 1 A/R (pour aller sur Lantau Island). le bus : 2 (trajets depuis et vers l'aéroport)
Masse de nos sacs à dos au départ de Delhi > Cyril : 14, kg > Perrine : 14, 6 kg au départ de Hong-Kong > Cyril : 18, 6 kg > Perrine : 11, 6 kg
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Transport aéroport de Marseille - pont d'embarquement de l'Orient Queen? English translation pending
Bonjour à tous, je pars en voyage de noce le 9 aout 2009 sur l'orient queen.
Le depart étant de Marseille.
Nous arrivons à l'aeroport et nous avons besoins d'aller au pont d'embarqyement de l'orient queen.
Quel serait le meilleur moyen.
merci
merci
Palawan ou Cebu pour visiter les îles environnantes? English translation pending
Bonjour.
Nous projetons un séjour sur les îles Philippines au mois de février 2009 pour 12 jours. Nous hésitons de nous diriger vers PALAWAN ou CEBU. Nous recherchons repos, farniente sur plages de rêve (sable blanc et cocotiers, masque et tubas), possibilité de se ballader en scooter pour découvrir villages et nature, logement "les pieds" dans l'eau accueillant et typique.
PALAWAN: atterrissage à Manille, vol jusqu'à Puerto Princesa, puis direction El Nido(y a t'il une ligne aérienne ?). Nous souhaiterions séjourner sur El Nido 4 jours, puis nous rendre 2 fois 4 jours sur 2 îles voisines (lesquelles nous conseilleriez vous?) pas trop éloignées les unes des autres et accessibles en bateau.
CEBU: atterrissage à Cebu, puis direction soit vers le nord sur Bantayan et Malapascua, ou soit vers le sud sur Siquijor et Balicasag et Camigui. Idem que précédament: nous rendre sur 3 à 4 îles différentes (lesquelles nous conseilleriez vous) pour y séjourner quelques jours et bien sûr en ne perdant pas trop de temps dans les transferts en bateau.
Grande interrogation car nous n'avons aucune notion du temps qu'il faut compter d'une île à l'autre. 12 jours c'est court.
Pourriez vous nous renseigner sur la direction à privilégier, les transports à prendre et les horaires, et si vous avez des bons plans concernant les logements: n'hésitez pas...? Un grand merci pour votre aide.
Nous projetons un séjour sur les îles Philippines au mois de février 2009 pour 12 jours. Nous hésitons de nous diriger vers PALAWAN ou CEBU. Nous recherchons repos, farniente sur plages de rêve (sable blanc et cocotiers, masque et tubas), possibilité de se ballader en scooter pour découvrir villages et nature, logement "les pieds" dans l'eau accueillant et typique.
PALAWAN: atterrissage à Manille, vol jusqu'à Puerto Princesa, puis direction El Nido(y a t'il une ligne aérienne ?). Nous souhaiterions séjourner sur El Nido 4 jours, puis nous rendre 2 fois 4 jours sur 2 îles voisines (lesquelles nous conseilleriez vous?) pas trop éloignées les unes des autres et accessibles en bateau.
CEBU: atterrissage à Cebu, puis direction soit vers le nord sur Bantayan et Malapascua, ou soit vers le sud sur Siquijor et Balicasag et Camigui. Idem que précédament: nous rendre sur 3 à 4 îles différentes (lesquelles nous conseilleriez vous) pour y séjourner quelques jours et bien sûr en ne perdant pas trop de temps dans les transferts en bateau.
Grande interrogation car nous n'avons aucune notion du temps qu'il faut compter d'une île à l'autre. 12 jours c'est court.
Pourriez vous nous renseigner sur la direction à privilégier, les transports à prendre et les horaires, et si vous avez des bons plans concernant les logements: n'hésitez pas...? Un grand merci pour votre aide.
Fer à plat dans les hôtels à Cuba: en acheter un sur place? English translation pending
Bon, je n'ai pas le choix je dois m'applatir les cheveux.
On me dit qu'un convertisseur ou adapteur est necessaire. Parfait, je regarde les autres ''post'' et effectivement les gens répètent ça. Je vais dans trois boutiques spécialisés en article de voyages... et voilà ce qu'on me dit. Même avec un adapteur et un convertisseur, il y a des risques de mon appareil saute quand je le branche. On s'entends que même si je paye 60$ pour les meilleurs adapteur et/ou convertisseur mais je fasse sauter celui-ci, ce n'est pas très payant au bout de la ligne.
J'ai besoin d'un fer à repassé (au pire, je peux me débrouiller avec ça). Dans ma chambre il n'y en a pas.
Donc, quelqu'un peut me dire, s'ils sont déjà aller à CUBA (hotel 220v) qui ont soit apporter un fer à plat (si oui quel type de convertisseur et/ou adapteur) et que leur appareil est tjrs fonctionnel. OU si vous avez vu ces articles (à vendre) sur le resort où ailleurs....(je parle ici de fer à repasser ou fer à plat)
MERCI BEAUCOUP!!!
On me dit qu'un convertisseur ou adapteur est necessaire. Parfait, je regarde les autres ''post'' et effectivement les gens répètent ça. Je vais dans trois boutiques spécialisés en article de voyages... et voilà ce qu'on me dit. Même avec un adapteur et un convertisseur, il y a des risques de mon appareil saute quand je le branche. On s'entends que même si je paye 60$ pour les meilleurs adapteur et/ou convertisseur mais je fasse sauter celui-ci, ce n'est pas très payant au bout de la ligne.
J'ai besoin d'un fer à repassé (au pire, je peux me débrouiller avec ça). Dans ma chambre il n'y en a pas.
Donc, quelqu'un peut me dire, s'ils sont déjà aller à CUBA (hotel 220v) qui ont soit apporter un fer à plat (si oui quel type de convertisseur et/ou adapteur) et que leur appareil est tjrs fonctionnel. OU si vous avez vu ces articles (à vendre) sur le resort où ailleurs....(je parle ici de fer à repasser ou fer à plat)
MERCI BEAUCOUP!!!
Week-end de trois jours à Londres en décembre English translation pending
Bonsoir,
J'ai réservé un vol par Ryanair au mois de décembre pour un week end de 3 jours à Londres. J'atterris à l'aéroport de Luton et j'ai réservé un hôtel recommandé par le routard, Le "Saint David's" dans le quartier Paddington, pour son rapport qualité/prix.
Faut-il prendre un taxi pour se rendre de l'aéroport à l'hôtel ou y a t-il bus ou métro ?
Que visiter en priorité pour un week end et quel est le meilleur transport ?
Merci d'avance de votre aide et de vos idées ! Isabelle
J'ai réservé un vol par Ryanair au mois de décembre pour un week end de 3 jours à Londres. J'atterris à l'aéroport de Luton et j'ai réservé un hôtel recommandé par le routard, Le "Saint David's" dans le quartier Paddington, pour son rapport qualité/prix.
Faut-il prendre un taxi pour se rendre de l'aéroport à l'hôtel ou y a t-il bus ou métro ?
Que visiter en priorité pour un week end et quel est le meilleur transport ?
Merci d'avance de votre aide et de vos idées ! Isabelle
Randonnée de six jours en France début novembre English translation pending
Bonjour,
En fait quasi tout est dans le titre... Un peu dans le flou jusqu'au dernier moment... J'ai finalement une semaine de vacances la semaine prochaine... Pensant l'avoir en septembre, j'avais pensé aux Chemins de St Jacques de Compostelle : la partie vers les pyrénnées... Mais en Novembre, est ce qu'il est encore possible de les faire ? Et je n'ai en réalité que 6 jours.... J'ai l'habitude de la randonnée en montagne, mais là je partirai tte seule ! Sinon je suis ouverte à toute autre idée de rando en France à cette période ci... Mon budget étant plutôt limité... J'aurai plutôt opté pour le mode tente... (mais bon il y a aussi des gites pas chers... et ca permet de rencontrer des gens ! ) Mais du coup je peux pas aller n'importe ou non plus (jeune fille seule) Si quelqu'un à quelque idée, je suis vraiment prenante !!! Car je reconnais que je suis un peu prise de court !!!
Merci beaucoup d'avance !!!!
En fait quasi tout est dans le titre... Un peu dans le flou jusqu'au dernier moment... J'ai finalement une semaine de vacances la semaine prochaine... Pensant l'avoir en septembre, j'avais pensé aux Chemins de St Jacques de Compostelle : la partie vers les pyrénnées... Mais en Novembre, est ce qu'il est encore possible de les faire ? Et je n'ai en réalité que 6 jours.... J'ai l'habitude de la randonnée en montagne, mais là je partirai tte seule ! Sinon je suis ouverte à toute autre idée de rando en France à cette période ci... Mon budget étant plutôt limité... J'aurai plutôt opté pour le mode tente... (mais bon il y a aussi des gites pas chers... et ca permet de rencontrer des gens ! ) Mais du coup je peux pas aller n'importe ou non plus (jeune fille seule) Si quelqu'un à quelque idée, je suis vraiment prenante !!! Car je reconnais que je suis un peu prise de court !!!
Merci beaucoup d'avance !!!!
Hôtel Knossos Beach en Crète English translation pending
🙂 Bonjour, ma maman part la semaine prochaine à l'hôtel Knossos beach en Crète, à 12 km d'Heraklion
Pouvez vous me renseigner sur cet hôtel
Me donner les prix pour qq visites : ex la croisière ile de santorin, qui lui est proposée à 98 € pour 1 journée, ce qui me paraît excessif phestos, gortys, matala (1 jour = 59 €)
Merci aussi de me dire le temps qu'il fera la semaine prochaine
Tour du nord-est du Vietnam English translation pending
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est compliqué.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !
Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :
- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;
- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.
Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !
POUR LES AVENTURIERS
Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
HANOÏ - CAO BANG
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
BABE – CAO BANG
A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).
CAO BANG
DORMIR
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on
pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :
d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC
LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.
POUR ALLER A HA GIANG
- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.
On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.
L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).
- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.
Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est compliqué.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !
Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :
- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;
- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.
Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !
POUR LES AVENTURIERS
Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
HANOÏ - CAO BANG
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
BABE – CAO BANG
A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).
CAO BANG
DORMIR
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on
pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :
d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC
LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.
POUR ALLER A HA GIANG
- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.
On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.
L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).
- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.
Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Rester trois mois en Thaïlande sans visa? English translation pending
Salut,
Je pars en novembre en Thailande pour une durée de 3 mois, j'y ai déja été en 2000 pour une durée de 6 mois et afin de ne pas avoir à payer chaque mois un nouveau visa, je passez en Malaisie ou Birmanie, du coup lorsque je renvenais sur le sol Thailandais il m'était de nouveau possible de rester 30 jours supplémentaire sans aucun frais ....🙂
Le probleme est que j'ai discuter de ca avec un ami qui pars d ici 2 semaines pour 4 mois et il me dit que la loi à changer, qu'il à été obliger de prendre un visas car aujourd'hui en 2008 d'apres ce qu il aurait compris, les jours passez en Thailande sont comptés depuis votre arrivée et s'accumule jusqu'a votre départ sans prendre en compte les éventuels changement de pays et donc surprise à vous lorsque vous prenez l' avion du retour car les frais s' applique à l' aéroport avant votre départ .... 🙁
Quelqu'un sait peut etre ce qu'il en est réelement ?
Quelqu'un sait peut etre ce qu'il en est réelement ?
Langson-Cao Bang: la route sanglante English translation pending
LANGSON-CAO BANGH: LA ROUTE SANGLANTE
Bonjour!
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait etre une date capitale dans l’histoire du monde moderne: en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque: Dien Bien Phu.
Donc, VOILA!
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc) bien pourris qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les pochesavec de somptueux dividendes et le trafic de piastres, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jeanpierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc., anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Hélas, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaitre ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe: c’est l’affaire de ses officiers supérieurs. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement qu’il a la situation bien en main (curieux comme l’histoire se répète! C’est la meme escroquerie militaire perpétrée par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les memes résultats!!!!!!). Le résultat: en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoi.
LE CADRE!
Le Nord Ouest, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaum de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle controle les 3 seules portes de la Chine: Monkai à l’est, Langson au centre, et Cao Bang au nord. Qui la controle bloque tout le traffic routier entre la Chine et le Tonkin.
De Langson à Dong Khé à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points incontrolables. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral: la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un canon de 75 dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tete et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi!!!! C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent a la frontière du Vietnam (elles repoussent les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thailande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et, en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles controlleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80). Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépots d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entrainées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion (le célèbre 2E REP) à Cao Bang et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décident donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi fufute, décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le Leconte, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang sous les ordres du Colonel Chartron, un des « Dieux » de la Légion. Chartron quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroisme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh combattabnnt a 10 contre 1 et, au lieu de secourir Chartron, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Chartron quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéantis le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé »- Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir errer des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaitront les terribles camps vietminh (de saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis) ; seuls quelques officiers et hommes de troupe -surtout nord africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre., nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur la colline de Ninh Binh.
On peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste part à gauche à 2km après Dong Khé, mais elle est épouvantable sur toute la montée.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépots de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’est de Hanoi et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap controllant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
Bonjour!
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait etre une date capitale dans l’histoire du monde moderne: en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque: Dien Bien Phu.
Donc, VOILA!
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc) bien pourris qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les pochesavec de somptueux dividendes et le trafic de piastres, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jeanpierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc., anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Hélas, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaitre ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe: c’est l’affaire de ses officiers supérieurs. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement qu’il a la situation bien en main (curieux comme l’histoire se répète! C’est la meme escroquerie militaire perpétrée par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les memes résultats!!!!!!). Le résultat: en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoi.
LE CADRE!
Le Nord Ouest, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaum de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle controle les 3 seules portes de la Chine: Monkai à l’est, Langson au centre, et Cao Bang au nord. Qui la controle bloque tout le traffic routier entre la Chine et le Tonkin.
De Langson à Dong Khé à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points incontrolables. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral: la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un canon de 75 dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tete et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi!!!! C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent a la frontière du Vietnam (elles repoussent les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thailande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et, en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles controlleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80). Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépots d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entrainées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion (le célèbre 2E REP) à Cao Bang et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décident donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi fufute, décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le Leconte, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang sous les ordres du Colonel Chartron, un des « Dieux » de la Légion. Chartron quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroisme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh combattabnnt a 10 contre 1 et, au lieu de secourir Chartron, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Chartron quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéantis le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé »- Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir errer des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaitront les terribles camps vietminh (de saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis) ; seuls quelques officiers et hommes de troupe -surtout nord africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre., nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur la colline de Ninh Binh.
On peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste part à gauche à 2km après Dong Khé, mais elle est épouvantable sur toute la montée.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépots de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’est de Hanoi et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap controllant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
Hôtel Don Juan Resort en janvier 2009 English translation pending
Bjr, je viens de reserver un sejour d'1 semaine pour le 05 janvier 09 au don juan hotel. Nous partons à 2 couples (entre 18 et 25 ans). Quelqu'un peut-il m'en dire un peu + sur cet hotel ? j'ai lu bcp de commentaires divergeants.Mais il est vrai qe j'ai trouvé bcp + de discussions sr le Dominican bay. Quelqu'un connait il le Don juan ?
Comment est la ville de boca chica ? Je veux absolument tout savoir ! lol. le coût de la vie, le climat, ce qu'il faut faire et ne pas faire, les vêtements a emmener, tout les details de l'hotêl ....
Faîtes moi voyager comme si j'y était déjà !!!!!
merci d'avance
Vaccins pour la Thaïlande? English translation pending
Bonjour
je sais qu'aucun vaccin n'est obligatoire, mais tout de même, quels sont ceux recommandés ?
je pars à Phuket, donc uniquement dans le sud
merci davnce
nnatt
je sais qu'aucun vaccin n'est obligatoire, mais tout de même, quels sont ceux recommandés ?
je pars à Phuket, donc uniquement dans le sud
merci davnce
nnatt
Japan Rail Pass pour Tokyo? English translation pending
Bonjour à tous !
Je pars au Japon le 8 août jusqu'au 31 août, à Tokyo.
J'aimerai savoir si c'est intéressant de prendre le Japan Rail Pass pour toute la durée du séjour en sachant que je resterai principalement à Tokyo avec quelques exursions (mont Fuji, Kyoto, Osaka).
Sinon, quel est le meilleur plan pour voyager en métro et bus dans Tokyo en illimité (ou en tous cas, pour éviter l'achat d'un ticket tous les jours...).
Merci bcp à bientôt ! 🙂
Je pars au Japon le 8 août jusqu'au 31 août, à Tokyo.
J'aimerai savoir si c'est intéressant de prendre le Japan Rail Pass pour toute la durée du séjour en sachant que je resterai principalement à Tokyo avec quelques exursions (mont Fuji, Kyoto, Osaka).
Sinon, quel est le meilleur plan pour voyager en métro et bus dans Tokyo en illimité (ou en tous cas, pour éviter l'achat d'un ticket tous les jours...).
Merci bcp à bientôt ! 🙂
Possibilité d'obtention du visa chinois à Hong Kong? English translation pending
bonjour,
je sais le sujet a déjà été demander mais vu les restriction je voudrais juste avoir si l'on peut encore avoir des visa pour la chine a hong kong, et si oui sont ils sujet au même restriction quand France?(30jour maxi......) et surtout faut il les même pièces que pour le visa en France ou simplement 2 photos d'identité suffisses comme j ai pu le lire sur un forum?
je compte rester 1 semaine a hong kong et j ai prévus 40 dollars us par jourau vus du lonely planet cela parais possible sans trop de problème, mais je préfère vous demander a vous qui avez déjà été sur place!!!!!
et même question pour macao ou je devrais reste 1 semaine!!!
puis de la aller en chine pour 1 mois avec un budget de 30 dollars us par jour mais j ai tellement de question que pour l instant ce serais déjà super de répondre a celle-ci les autre ce seras dans un prochain poste^^
merci d'avance
je sais le sujet a déjà été demander mais vu les restriction je voudrais juste avoir si l'on peut encore avoir des visa pour la chine a hong kong, et si oui sont ils sujet au même restriction quand France?(30jour maxi......) et surtout faut il les même pièces que pour le visa en France ou simplement 2 photos d'identité suffisses comme j ai pu le lire sur un forum?
je compte rester 1 semaine a hong kong et j ai prévus 40 dollars us par jourau vus du lonely planet cela parais possible sans trop de problème, mais je préfère vous demander a vous qui avez déjà été sur place!!!!!
et même question pour macao ou je devrais reste 1 semaine!!!
puis de la aller en chine pour 1 mois avec un budget de 30 dollars us par jour mais j ai tellement de question que pour l instant ce serais déjà super de répondre a celle-ci les autre ce seras dans un prochain poste^^
merci d'avance
Rajasthan ou plage avec des enfants? (Inde) English translation pending
bonjour,
j'ai passé 6 mois en inde en 1995 (udaipur, pushkar, varanasi, puri, mysore, kerala, madurai, hampi) et désire y retourner
mais cette fois avec ma femme et nos 2 filles(3 et 6 ans), et pour seulement 3 semaines en fevrier.
nous recherchons un endroit tranquille pour les enfants .
nous hésitons entre : _ le rajasthan pour sa magie et ses coulueurs (pushkar que je connais, bundi?......et un autre lieu peut être)
ou
_ goa, (agonda)gokarn et un autre endroit dans le coin(hampi ou badami, ....?)
je sais c'est opposé le desert ou la plage, mais bon.....!
avez vous d'autre suggestions d'itineraire, de lieu childfriendly, des bons plans divers (adresses d'hotels avec piscine au rajhastan, peut on se baigner en fevrier? etc............
merci à tous
Lyon-Marrakech en avion vers le 26 juin, retour le 7 juillet English translation pending
bonjour, où puis-je trouver un billet pour Marrakech au départ de Lyon avec arrivée en début d'aprem ou le matin?
quel hôtel pas loin de l'aéroport pas trop cher?
Comment se rendre à Ouarzazate de Marrakech en transpot en commun?
J'ai déjà eu une réponse pour l'avion, mais les arrvées sont un peu tardives, je voudrais une arrivée soit le matin pour prendre le bus aussitôt pour Ouarzazate, soit arrivée dans l'aprem, mais aller à l'hôtel et bus le lendemain, je dois être à Ouarzazate le 27 juin; merci devotre aide;
quel hôtel pas loin de l'aéroport pas trop cher?
Comment se rendre à Ouarzazate de Marrakech en transpot en commun?
J'ai déjà eu une réponse pour l'avion, mais les arrvées sont un peu tardives, je voudrais une arrivée soit le matin pour prendre le bus aussitôt pour Ouarzazate, soit arrivée dans l'aprem, mais aller à l'hôtel et bus le lendemain, je dois être à Ouarzazate le 27 juin; merci devotre aide;
Combien coûte de faire venir un Cubain au Canada? English translation pending
jai un enfant avec un cubain
jaimerai le fair venir ici mais jaimerai en savoir plus avant
de menbarquer la dedant
Emmener deux chats en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour, je vais pas tarder à partir travailler en Nouvelle Calédonie, mais j'ai un problème de conscience à laisser mes deux matous ici... Je ne sais pas si quelqu'un peut me dire si il a emmené son chat en NC, par quelle compagnie et à quel tarif. Et comment ça se passe ? Le voyage est tellement long, j'ai peur qu'ils souffrent voire qu'ils n'y survivent pas...
Etant donné le court laps de temps qu'il me reste (eh oui : fin mai !), je suis dans une urgence pas possible et complètement angoissée avec tout ce que j'ai à faire... Mais c'est pour eux que je m'inquiète le plus. Et démarrer une nouvelle vie à l'autre bout du monde sans mes bêbêtes, c'est inhumain ! 🤪
Je pense que je vais partir par Qantas, ça ne fait qu'une escale. Ah oui et j'oubliais après il faut changer de compagnie aérienne, est ce qu'il faut récupérer sa bestiole avant ?
Merci d'avance pour votre aide !
Costa Rica: Eden de la Pura Vida English translation pending
Le Costa Rica : un paradis surréaliste avec ses volcans en activité entourés de paysages lunaires au fond desquels des lacs d’un vert émeraude dégagent une forte odeur de souffre. Le Costa Rica : un paradis naturel avec sa jungle épaisse, ses forêts primaires immenses à couper le souffle et ses deux océans aux vagues impressionnantes qui déferlent sur des plages de rêves. Certainement le pays d’Amérique latine dont la faune et la flore sont les plus riches et les plus variées. Pas de monuments, ni de vieilles pierres, pas de temples, ni de ruines.
Difficile pour nous de choisir un itinéraire pour profiter de ce superbe pays, petit en taille et tellement diversifié.
« Pura Vida », c’est l’expression qui décrit le mieux ce pays qui déborde de vie sous toutes ses formes. La gentillesse et la chaleur des Ticos n’a d’égale que l’extraordinaire richesse de la nature. Un pays de rencontre, des habitants ouverts, accueillants, sans armée depuis 1947, faisant de l’éducation et de la santé une priorité nationale. C’est un pays riche et développé souvent appelé « La Suisse de l’Amérique centrale ». Costa Rica = la côte riche ! Pour nous, voyageurs accoutumés de cette région du globe, c’est le comble du bonheur. Nous sommes malgré tout un peu frustrés de ne pas pouvoir toujours communiquer, notre espagnol est beaucoup trop approximatif. Grande décision : on se met à apprendre l’espagnol dès notre retour !
Comme beaucoup, et par facilité, nous avons choisi de commencer notre périple costaricain par un séjour à Alajuela, plus tranquille que San José, près de l’aéroport et au milieu des fincas de café. Notre point de chute pour visiter la Vallée centrale et découvrir le cœur et le visage authentique du Costa Rica.
Notre première matinée va nous familiariser avec les différents aspects du pays. Ici on vit avec le soleil, on se lève tôt, très tôt. La vie commence à s’agiter dès 6h du matin. Les conditions climatiques varient à une vitesse incroyable, nous sommes à la saison sèche, donc l’été, mais dans la même journée nous pouvons passer d’un soleil magnifique et chaud à un temps brumeux et humide. Polaires alternent avec K-ways et lunette de soleil !
Et nous partons avec notre 4/4 loué à partir de l’hôtel sur les routes. Etroites, sinueuses mais en assez bon état, pour l’instant. Nous avons fait beaucoup de kilomètres les 3 premiers jours, souvent en tournant en rond car il est rare de trouver le nom d’une rue ou des panneaux de signalisation et, encore plus rare de trouver un Tico pour nous indiquer la bonne direction ! Lorsqu’une bonne âme nous renseigne, pleine de bonne volonté, ce n’est pas nécessairement plus facile. Les gens ici, se repèrent par rapport à la route principale (mais on ne sait jamais laquelle) ou un bâtiment, un objet, ou un feu qu’eux seuls connaissent. Mais, perdu pour perdu, nous visitons ! Et nous nous disputons… non c’est à gauche, non ce n’est pas par là ! Je te dis que nous sommes déjà passés par là ! Au Costa Rica les trajets ne se comptent pas en distance mais en temps.
Par un soleil radieux qui ne le restera pas longtemps, nous partons à la découverte du Parc Braulio Carrillo qui nous apporte notre premier dépaysement. Des collines enveloppées d’une épaisse forêt de nuages (il pleut vraiment !) aux plaines verdoyantes et humides. Ce jour-là, par un ciel bas, une barrière de brouillard et beaucoup d’eau, nous nous contentons de faire une grande boucle en voiture (150kms).
Les jardins de La Paz, et les cascades formées par sa rivière se trouvent sur le flanc du Volcan Poas. Les jardins de papillons et d’ornithologie, le jardin d’orchidées et les sentiers faciles qui longent les chutes nous permettent d’approcher de très près la faune et la flore que nous verrons plus tard à l’état sauvage.
Comme tous les guides le conseillent, il faut voir les cratères des volcans très tôt le matin. Nous nous trouvons au Parc national Poas dès l’ouverture. La route pour y arriver est magnifique et ensoleillée, sinueuse et pittoresque. En arrivant une épaisse couche de nuages s’accumule autour de la montagne et les gardiens nous déconseillent l’entrée du parc. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Nous offrons l’abri et la chaleur de la voiture à deux suissesses qui attendent à pied l’entrée, frigorifiées et épuisées. Elles ont pris un taxi de San José à 6 heures du matin qui les a déposé aux grilles du parc. Mais il y a encore un long chemin à parcourir jusqu’à l’entrée du parc. Avis à ceux qui viennent en bus ou taxi de San José ! Le lendemain matin nous profiterons d’un beau ciel bleu et dégagé pour admirer le cratère principale et le lac de soufre d’un vert turquoise, et l’autre cratère couvert d’un lac tranquille et acide et bordé par une végétation exubérante.
Le volcan Irazu qui culmine à 3432m d’altitude est le volcan le plus élevé du pays. Et on l’a bien senti ! Nos oreilles bourdonnent, le souffle est plus court et il fait froid ! Un paysage lunaire de sable volcanique (on prendra du sable chaud pour la collection d’Ilan), une végétation rase et aride et un lac sulfureux. Au sommet quatre cratères, et une vue magnifique. Nous prenons en stop Rebecca, une Israélienne qui peine beaucoup pour descendre et nous passerons le reste de la journée avec elle. Elle veut connaître les noms de nos amis et familles en Israël. Qui sait… elle les connaît peut être !
En descendant du volcan nous visitons les jardins Lankester, connus pour leurs collections d’orchidées, 800 différentes espèces avec des nombreux panneaux explicatifs. Dommage, nous sommes au début de la saison de floraison, donc très peu de fleurs.
Le sol et le climat des hauts plateaux de la Vallée centrale se prêtent parfaitement à la culture du café. Pour ceux qui aiment le café, et pour les autres aussi, par curiosité (dont moi !) la visite d’une entreprise de torréfaction nous fait découvrir l’histoire et tout le cheminement de la graine. Nous arrivons trop tard pour la visite guidée mais en nous promenant sur les lieux, Daniel sympathise avec Omar qui accueille les visiteurs. Normalement il ne doit pas nous servir de guide, mais comme il veut parfaire son anglais il nous accompagne et nous explique les différentes étapes de la production du café, la plantation, le centre de traitement et la différence entre le café ordinaire et biologique. Des senteurs de café nous enveloppent et la dégustation est appréciée. Merci Omar et bonne chance.
Après la vallée centrale direction sud le long de la côte caraïbe : Cahuita. L’âme de la communauté afro-caraïbe qui vit aux rythmes des îles, de la musique reggae. Atmosphère décontractée et cuisine aux saveurs de la noix de coco. Un petit paradis, bordé par Playa Negra, une longue plage de sable noir, balayée par de belle vagues puis nous entrons dans le Parc national de Cahuita, avec, d’un côté la plage et de l’autre un sentier à travers la jungle. Plus loin, une avancée dans la mer entre deux plages de sable fin nous oblige de nous déchausser : un rafraîchissement qui est le bienvenu ! Le sentier côtier, facile à suivre nous mène à travers la jungle, où vivent différents mammifères prédateurs (le raton laveur, le singe capucin, le paresseux, les singes hurleurs aux cris terrifiants) et une flore très riche. Dans ce parc, l’environnement est respecté. Les ponts sont construits uniquement avec un matériel recyclable et aucun bois n’est utilisé. 10 kilomètres à pied…ça use ! En partant très tôt le matin on évite la foule de promeneurs et cyclistes que nous croisons sur notre chemin de retour vers 11h. Grand regret : après notre déjeuner nous n’avons pas le courage de retourner dans le parc, au bord de l’eau, pour se baigner. Sieste dans notre bungalow et on se contentera d’un bain de mer sur la Playa Negra au magnifique sable fin et noir. Pas si mal….
Tortuguero est une zone de forêt tropicale humide, une des régions les plus arrosées du pays. Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir profiter tout de même de quelques moments d’un beau ciel bleu, du soleil et de la chaleur. Notre trajet en bus jusqu’au port d’embarcations pour les canaux, au milieu des plantations de bananes et de la jungle nous a ravis, malgré le temps de parcours un peu long. Nous admirons le travail des trains de bananes que tirent avec peine les ouvriers. Le commerce de la banane naquit grâce au commerce du café et l’implantation du chemin de fer. A l’époque, l’intérieur des terres n’était que jungle dense et marécageuse infestée et le paludisme obligeait souvent de renouveler la main d’œuvre locale avec des chinois, des prisonniers nord américains et des esclaves affranchis. Pour fournir une alimentation bon marché aux ouvriers, des bananiers sont plantés le long du chemin de fer. Dans l’espoir de démarrer une nouvelle entreprise, la banane fut exportée et le Costa Rica devint, au début du 20e siècle, le premier exportateur mondial, bien avant le café. Intéressante histoire que celle de la banane. Le bananier n’est pas un arbre, il vit et produit une seule récolte. En revanche, chaque arbuste « père » est coupé après la récolte et la sève est transmise à l’arbuste fils… ainsi de suite. Les bananes sont récoltées au bout de 10 semaines pour l’envoi vers les pays lointains (l’Europe et l’Asie) ; elle mûrit pendant le transport et arrivent à destination, prêtes à la consommation. Pour l’Amérique, la récolte se fait au bout de 12 semaines. Aujourd’hui la banane génère moins de ressources pour le Costa Rica à cause des divers insecticides utilisés depuis trop longtemps. La terre n’est plus cultivable et pour protéger l’environnement, il est interdit d’abattre les arbres des forêts. Mais la banane offre aujourd’hui, malgré tout, un travail à beaucoup de Costaricains. Dans des conditions dures et pénibles, certains travaillent de très longues heures sous le soleil et parcourent des kilomètres pour emmener les bananes du lieu de la cueillette jusqu’aux usines de sélection. Avec un harnais autour de la taille, ils tirent des charrettes remplies de bananes accrochées sur des trolleys, souvent dans la boue, sur des chemins cahoteux et pour un salaire mensuel de 400$.
Les célèbres canaux de Tortuguero qui relient des lagunes et des rivières, nous font découvrir la mangrove et sa faune tellement diversifiée. Les plages où viennent pondre les tortues (en juillet et août) sont de toute beauté et les pistes envahies par la jungle nous transportent dans un monde mystérieux. Un grand coup de cœur pour cette étape, parmi tous les oiseaux aquatiques, les iguanes, les singes, les caïmans etc. Nous partons très tôt sur l’eau, un petit crachin qui nous mouille bien nous accompagne à la découverte de ce lieu privilégié et magique. Notre guide et le pilote ont la vue fine. Ils nous montrent une quantité d’animaux que nous n’aurions jamais trouvés sans leur aide. Nous n’avons pas fière allure avec nos cirés jaunes prêtés par le resort, il faut bien se protéger, de bon matin. Retour à 8h au lodge, un petit déjeuner copieux, nous échangeons nos cirés contre des grosses bottes en caoutchouc, le soleil fait son apparition et nous partons pour une magnifique ballade dans la jungle, à la rencontre d’autres d’animaux. Le guide nous demande de ramasser au retour de la promenade les déchets, (capsules, plastique, canettes etc.) amenés par les marées et les rivières qui se déversent dans la mer. Ecologie toujours !
Pour une petite montée d’adrénaline, nous avons cédé à la tentation, accroché nos harnais et sommes partis pour le grand frisson, agrippés sur des câbles des tyroliennes. Toi, Tarzan, moi Jane ! Daniel surmonte sa peur des hauteurs et participe à l’aventure. Un point de vue unique sur la forêt tropicale même si c’est un peu difficile, et quelquefois impossible d’observer quoi que ça soit dans cette végétation si luxuriante ! Excitante impressions par la hauteur, la vitesse et les sensations fortes ! J’ai adoré, Daniel un peu moins, et quand je propose de le refaire à Monteverde, berceau des tyroliennes, j’ai un NON catégorique. Nous opterons plutôt pour une ballade sur le réseau des ponts suspendus.
La Fortuna, célèbre pour son volcan en activité, sa forme conique et ses éruptions régulières : un spectacle permanent. Dès notre arrivée, nous décidons de passer plus de temps ici, séduits par cette paisible bourgade et ses environs. La ville en elle même manque de charme et nous trouverons hébergement dans une des 6 cabinas da la villa Jospiek dans le petit village de Chachagua (j’adore le nom !) Un peu rustique certes, mais donnant sur le volcan, dans un joli jardin avec une belle piscine, calme et si bien accueillis par nos hôtes. Grâce au très beau temps que nous avons pendant notre séjour à La Fortuna, nous avons la chance (si l’on en croit les dires des nombreux voyageurs que nous avons rencontré) de profiter de vues splendides du volcan El Arenal, avec des jets de fumées, des explosions et de terrible grondement : une immense casserole en train de bouillir ! Du côté de Chachagua la végétation a pris le dessus sur la civilisation. La vue de El Castillo, minuscule village bien placé sur le versant nord de la montagne, nous permet d’admirer les belles coulées de lave rouges sur le volcan. Malheureusement pour nous, nos 3 nuits nuageuses ne nous permettrons pas de jouir de ce spectacle nocturne paraît-il féerique. Les gros nuages arrivent tous les fins d’après midi vers 16 heures et cachent le volcan. De belles randonnées sur les sentiers qui longent le volcan et croisent la coulée de lave de 1993. Le sentier, sur 2 kilomètres est facile, plat et couvert de sable qui a été expulsé par le volcan depuis 1968. La végétation est pauvre, principalement des fougères. Au bout du sentier une montée sur la coulée de lave, un peu plus sportive que le reste de la randonnée mais nos efforts sont récompensés par la vue splendide : d’un côté le lac Arenal, à gauche la forêt tropicale et droit devant nous, le volcan. De temps en temps, différentes manifestations, des grondements et des explosions de fumée nous rappelle que le volcan est encore bien actif. L’une des plus grandes curiosités de cette région volcanique en dehors du cratère lui même sont les sources chaudes. L’eau chaude géothermale coule dans les piscines et les cascades naturelles dont la température varie entre 17° et 40°. Le complexe thermal de Eco-Termales (portail sans indication et sur RDV uniquement, fréquenté par beaucoup de Ticos) est d’une grande élégance mais discrète. Assis dans les bassins ou des torrents à l’air libre, c’est un vrai moment de bonheur, de tranquillité et de plaisir. Les singes hurleurs ne nous empêcheront pas de savourer pleinement ces quelques heures. N’oubliez pas gommages, masques et crèmes (visage et corps) pour parfaire l’extraordinaire bien être ressenti. Un pur régal !
La Catarata de la Fortuna est un autre trésor naturel de la Fortuna. Une chute d’eau de 70m qui se déverse dans un canyon à pic bordé de roches volcaniques dans un décor de fleurs et de verdures. Le chemin abrupte vaut le détour pour sa vue spectaculaire, la jungle et la fraîcheur de la baignade dans une eau bleu-vert. Cette formidable cascade dégringole dans un goulet étroit que nous rejoignons très vite. Mais ensuite il faut parcourir le chemin en montée et ça c’est très dur !!! De la route principale pour atteindre l’entrée des chutes sur 7 kilomètres l’état de la route (ou plutôt du chemin) reflète bien certaines routes du Costa Rica en dehors du réseau principal.
Si quelques routes sont goudronnées, d’autres (autour de Monteverde par exemple) sont réservées aux cœurs et corps bien accrochés ! Des chemins de terre escarpés et sinueux remplis de nids-de-poule et de grosses pierres, qui transforment les trajets courts en heures interminables. Nous avons bien apprécié le « confort » de notre 4/4 ! Et c’est sans compter avec les énormes camions qui empruntent la trans-américaine, cet axe routier qui débute au Canada et se dirige droit vers la Patagonie !
El Castillo butterfly conservatory est bien autre chose qu’un jardin aux papillons. Plusieurs petits enclos correspondant à chaque habitat, un jardin botanique, un jardin d’herbes médicinales et une équipe de biologistes passionnées par les cycles de la vie et les schémas d’éclosion de différentes espèces rendent la visite de ce lieu magique particulièrement passionnante. Des papillons magnifiques de plusieurs espèces, des amphibiens minuscules, de couleurs étonnantes, et un moment serein dans un très beau cadre. Je n’oublierai pas cette grenouille minuscule de moins d’un centimètre dont le corps est d’un rouge éclatant et que les pattes arrière toutes bleues lui ont fait attribué le nom de grenouille blue-jean ! Et de là aussi, encore une très belle vue sur le volcan.
Coincé entre deux forêts de nuages, le village Ticos de Santa Elena et le village quaker de Monteverde, destination privilégiée des amoureux de la nature. Les habitants quakers de cette région se battent contre la menace du surdéveloppement et le respect du parc écologique. L’écotourisme est certainement le poumon économique de ce lieu. L’histoire remonte aux années 1930, lorsque quelques familles ticos s’installent dans la montagne pour vivre de l’exploitation du bois et de l’agriculture. Les premiers quakers en 1949 choisissent Monteverde pour 2 raisons : la suppression de l’armée au Costa Rica et le climat plus frais des montagnes idéal pour l’élevage du bétail. La religion des quakers les oblige à être pacifiste et 4 quakers refusant de participer à la guerre de Corée décident par réaction de quitter les Etats Unis avec 11 autres familles et de s’y installer pour une vie simple basée sur la production laitière et la fabrication du fromage. Pour contribuer à la sauvegarde de ce lieu, ligne de partage des eaux (Atlantique – Pacifique), la communauté quaker s’engage à protéger les forêts tropicales qui couvrent les flancs de la montagne. Avec l’arrivée des écologistes des années plus tard, ils découvrent deux écosystèmes différents. A Monteverde les vents alizés chauds et humides venus des Caraïbes balayent les montagnes, se refroidissent et se condensent pour former les nuages qui passent au dessus de la Réserve Santa Elena où les forêts sont plus chaudes de quelques degrés. C’est pourquoi deux espèces propres à chaque écosystème se côtoient suivant le côté de la montagne où nous nous trouvons. Ce paysage unique au monde, attire des quantités de touristes et provoque un choc énorme pour la tranquillité des habitants. Les communautés locales empêchent alors les promoteurs de construire des routes d’accès en dur, et entretiennent soigneusement nids de poule et les énormes pierres qui les couvrent dans le seul but de décourager les touristes et de protéger la région. Surtout n’oubliez pas vos chaussures de marche, vos cirés et vos chapeaux de brousse. Il y a quantités de façons de visiter les forêts : randonnées à cheval ou à pied, parcours dans la canopée accrochés aux câbles des tyroliennes ou promenade sur les ponts suspendus. La forêt de nuage, milieu très humide présente des chemins qui peuvent être très boueux et pour faciliter la marche, les sentiers ont été stabilisés par des blocs de pierre et des planches de bois. Accompagné par un guide, nous parcourons la réserve Biologica Bosque Nuboso de nuit, lampes de poche à la main pour découvrir cette réserve naturelle, où les animaux ont leur place. Nous ne sommes pas au zoo, il ne faut pas s’attendre à voir une quantité d’animaux et pour préserver l’environnement le nombre de visiteurs est limité. Mais nous sommes comblés par cette première expérience nocturne, parmi quelques araignées, grenouilles, scarabées, oiseaux endormis. Un peu stressant mais une belle aventure ! Le bruit court que le matin à l’entrée du parc il y a des quetzals perchés sur un avocatier, dont ils sont très friands. Nous tenterons notre chance le lendemain matin à 6h. Ah, il était bien là mais nous avons eu juste le temps de le voir s’envoler, et bien sûr pas assez de temps pour le prendre en photo ! Le quetzal, cet oiseau mythique, symbole du Guatemala et dont le plumage harmonise magnifiquement le rouge grenat et le vert pomme.
Ce matin une brume nous accompagne et une bruine tombe sur la forêt. Nous allons emprunter un circuit de ponts suspendus dans une forêt primaire et vivre pleinement la beauté et la vue imprenable sur les canopées. Une expérience magnifique et paisible.
Belle randonnée dans le Bosque Eterno de los Ninos sur un sentier long de 3, 5 kilomètres avec une vue très dégagé au cœur d’une forêt pré-montagneuse. Peu de monde, de beaux oiseaux et un moment délicieux.
Après plus de 2 semaines nous ressentons tout de même une certaine overdose de paysages de volcans, de forets et de randonnées. C’est pourquoi nous changeons de cap, quittons Monteverde pour nous diriger vers la côte pacifique toute proche. Après une courte traversée en bac, quelques jours de mer, soleil, sable et farniente à Montezuma, un petit village charmant avec une ambiance très zen, des plages de sable blanc qui s’étendent à perte de vue. Véritable carte postale, nous avons passé quelques jours dans un petit paradis, au Ylang-Ylang Beach resort qui se trouve au nord de la ville et dont l’accès ne peut se faire qu’avec la jeep de l’hôtel. Les bungalows (style tente luxueuse) sont disséminés dans un jardin fleuri juste devant la plage Une magnifique piscine à cascade surplombe la mer. Quelle superbe façon de clore notre périple costaricain.
Des paysages éblouissants, un accueil chaleureux, un littoral pacifique époustouflant et les fameuses forets de nuages ! Le paradis de nombreuses espèces animales et végétales et enfin, cette « vie pure » : La Pura Vida qui symbolise complètement notre séjour au Costa Rica et qui nous amènera certainement à y retourner.
Notre parcours :
Le coût de ce voyage n’est pas compris dans le budget CR car nous avons utilisé des miles pour le vol AR Paris/Miami. Ensuite nous avons passé 12 jours pour plonger à Roatan.
Paris/Miami/San José San José/ Roatan (Honduras) Roatan /Miami/Paris
Vols de Miami/San José//Roatan/Miami : 1174€ (2 personnes)
Location d’une 4/4 au Costa Rica 15 jours : dépôt et pick-up à l’hôtel à Alajuela : 916€ (toutes assurances comprises)
Logement : - Alajeula : Hotel Buena Vista 4 nuits + 1 nuit à la fin de notre voyage - Cahuita : 2 nuits sur Playa Negra - Tortuguero : Pachira Lodge 2 nuits - La Fortuna : Villa Jospiek 3 nuits - Monteverde : Cabinas Don Taco 2 nuits - Montezuma : Ylang-Ylang Beach Resort 3 nuits
Notre budget pour 2 personnes pour 18 jours : qui n’est pas une référence. - Hôtels : 1819$ - Transport : location voiture, essence, ferry (sans l’avion) 1637$ - Excursions : entrées aux parcs, canopée, ponts suspendus, guides, sources thermales etc. 567$ - Nourriture : 979$ - Divers : 189$
Total : 5191$ soit 3320€ (environ)
Nous avons vécu largement, confortablement sans regarder de très près le budget. Ce voyage est faisable bien sûr avec un budget de beaucoup moindre coût.
« Pura Vida », c’est l’expression qui décrit le mieux ce pays qui déborde de vie sous toutes ses formes. La gentillesse et la chaleur des Ticos n’a d’égale que l’extraordinaire richesse de la nature. Un pays de rencontre, des habitants ouverts, accueillants, sans armée depuis 1947, faisant de l’éducation et de la santé une priorité nationale. C’est un pays riche et développé souvent appelé « La Suisse de l’Amérique centrale ». Costa Rica = la côte riche ! Pour nous, voyageurs accoutumés de cette région du globe, c’est le comble du bonheur. Nous sommes malgré tout un peu frustrés de ne pas pouvoir toujours communiquer, notre espagnol est beaucoup trop approximatif. Grande décision : on se met à apprendre l’espagnol dès notre retour !
Comme beaucoup, et par facilité, nous avons choisi de commencer notre périple costaricain par un séjour à Alajuela, plus tranquille que San José, près de l’aéroport et au milieu des fincas de café. Notre point de chute pour visiter la Vallée centrale et découvrir le cœur et le visage authentique du Costa Rica.
Notre première matinée va nous familiariser avec les différents aspects du pays. Ici on vit avec le soleil, on se lève tôt, très tôt. La vie commence à s’agiter dès 6h du matin. Les conditions climatiques varient à une vitesse incroyable, nous sommes à la saison sèche, donc l’été, mais dans la même journée nous pouvons passer d’un soleil magnifique et chaud à un temps brumeux et humide. Polaires alternent avec K-ways et lunette de soleil !
Et nous partons avec notre 4/4 loué à partir de l’hôtel sur les routes. Etroites, sinueuses mais en assez bon état, pour l’instant. Nous avons fait beaucoup de kilomètres les 3 premiers jours, souvent en tournant en rond car il est rare de trouver le nom d’une rue ou des panneaux de signalisation et, encore plus rare de trouver un Tico pour nous indiquer la bonne direction ! Lorsqu’une bonne âme nous renseigne, pleine de bonne volonté, ce n’est pas nécessairement plus facile. Les gens ici, se repèrent par rapport à la route principale (mais on ne sait jamais laquelle) ou un bâtiment, un objet, ou un feu qu’eux seuls connaissent. Mais, perdu pour perdu, nous visitons ! Et nous nous disputons… non c’est à gauche, non ce n’est pas par là ! Je te dis que nous sommes déjà passés par là ! Au Costa Rica les trajets ne se comptent pas en distance mais en temps.
Par un soleil radieux qui ne le restera pas longtemps, nous partons à la découverte du Parc Braulio Carrillo qui nous apporte notre premier dépaysement. Des collines enveloppées d’une épaisse forêt de nuages (il pleut vraiment !) aux plaines verdoyantes et humides. Ce jour-là, par un ciel bas, une barrière de brouillard et beaucoup d’eau, nous nous contentons de faire une grande boucle en voiture (150kms).
Les jardins de La Paz, et les cascades formées par sa rivière se trouvent sur le flanc du Volcan Poas. Les jardins de papillons et d’ornithologie, le jardin d’orchidées et les sentiers faciles qui longent les chutes nous permettent d’approcher de très près la faune et la flore que nous verrons plus tard à l’état sauvage.
Comme tous les guides le conseillent, il faut voir les cratères des volcans très tôt le matin. Nous nous trouvons au Parc national Poas dès l’ouverture. La route pour y arriver est magnifique et ensoleillée, sinueuse et pittoresque. En arrivant une épaisse couche de nuages s’accumule autour de la montagne et les gardiens nous déconseillent l’entrée du parc. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Nous offrons l’abri et la chaleur de la voiture à deux suissesses qui attendent à pied l’entrée, frigorifiées et épuisées. Elles ont pris un taxi de San José à 6 heures du matin qui les a déposé aux grilles du parc. Mais il y a encore un long chemin à parcourir jusqu’à l’entrée du parc. Avis à ceux qui viennent en bus ou taxi de San José ! Le lendemain matin nous profiterons d’un beau ciel bleu et dégagé pour admirer le cratère principale et le lac de soufre d’un vert turquoise, et l’autre cratère couvert d’un lac tranquille et acide et bordé par une végétation exubérante.
Le volcan Irazu qui culmine à 3432m d’altitude est le volcan le plus élevé du pays. Et on l’a bien senti ! Nos oreilles bourdonnent, le souffle est plus court et il fait froid ! Un paysage lunaire de sable volcanique (on prendra du sable chaud pour la collection d’Ilan), une végétation rase et aride et un lac sulfureux. Au sommet quatre cratères, et une vue magnifique. Nous prenons en stop Rebecca, une Israélienne qui peine beaucoup pour descendre et nous passerons le reste de la journée avec elle. Elle veut connaître les noms de nos amis et familles en Israël. Qui sait… elle les connaît peut être !
En descendant du volcan nous visitons les jardins Lankester, connus pour leurs collections d’orchidées, 800 différentes espèces avec des nombreux panneaux explicatifs. Dommage, nous sommes au début de la saison de floraison, donc très peu de fleurs.
Le sol et le climat des hauts plateaux de la Vallée centrale se prêtent parfaitement à la culture du café. Pour ceux qui aiment le café, et pour les autres aussi, par curiosité (dont moi !) la visite d’une entreprise de torréfaction nous fait découvrir l’histoire et tout le cheminement de la graine. Nous arrivons trop tard pour la visite guidée mais en nous promenant sur les lieux, Daniel sympathise avec Omar qui accueille les visiteurs. Normalement il ne doit pas nous servir de guide, mais comme il veut parfaire son anglais il nous accompagne et nous explique les différentes étapes de la production du café, la plantation, le centre de traitement et la différence entre le café ordinaire et biologique. Des senteurs de café nous enveloppent et la dégustation est appréciée. Merci Omar et bonne chance.
Après la vallée centrale direction sud le long de la côte caraïbe : Cahuita. L’âme de la communauté afro-caraïbe qui vit aux rythmes des îles, de la musique reggae. Atmosphère décontractée et cuisine aux saveurs de la noix de coco. Un petit paradis, bordé par Playa Negra, une longue plage de sable noir, balayée par de belle vagues puis nous entrons dans le Parc national de Cahuita, avec, d’un côté la plage et de l’autre un sentier à travers la jungle. Plus loin, une avancée dans la mer entre deux plages de sable fin nous oblige de nous déchausser : un rafraîchissement qui est le bienvenu ! Le sentier côtier, facile à suivre nous mène à travers la jungle, où vivent différents mammifères prédateurs (le raton laveur, le singe capucin, le paresseux, les singes hurleurs aux cris terrifiants) et une flore très riche. Dans ce parc, l’environnement est respecté. Les ponts sont construits uniquement avec un matériel recyclable et aucun bois n’est utilisé. 10 kilomètres à pied…ça use ! En partant très tôt le matin on évite la foule de promeneurs et cyclistes que nous croisons sur notre chemin de retour vers 11h. Grand regret : après notre déjeuner nous n’avons pas le courage de retourner dans le parc, au bord de l’eau, pour se baigner. Sieste dans notre bungalow et on se contentera d’un bain de mer sur la Playa Negra au magnifique sable fin et noir. Pas si mal….
Tortuguero est une zone de forêt tropicale humide, une des régions les plus arrosées du pays. Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir profiter tout de même de quelques moments d’un beau ciel bleu, du soleil et de la chaleur. Notre trajet en bus jusqu’au port d’embarcations pour les canaux, au milieu des plantations de bananes et de la jungle nous a ravis, malgré le temps de parcours un peu long. Nous admirons le travail des trains de bananes que tirent avec peine les ouvriers. Le commerce de la banane naquit grâce au commerce du café et l’implantation du chemin de fer. A l’époque, l’intérieur des terres n’était que jungle dense et marécageuse infestée et le paludisme obligeait souvent de renouveler la main d’œuvre locale avec des chinois, des prisonniers nord américains et des esclaves affranchis. Pour fournir une alimentation bon marché aux ouvriers, des bananiers sont plantés le long du chemin de fer. Dans l’espoir de démarrer une nouvelle entreprise, la banane fut exportée et le Costa Rica devint, au début du 20e siècle, le premier exportateur mondial, bien avant le café. Intéressante histoire que celle de la banane. Le bananier n’est pas un arbre, il vit et produit une seule récolte. En revanche, chaque arbuste « père » est coupé après la récolte et la sève est transmise à l’arbuste fils… ainsi de suite. Les bananes sont récoltées au bout de 10 semaines pour l’envoi vers les pays lointains (l’Europe et l’Asie) ; elle mûrit pendant le transport et arrivent à destination, prêtes à la consommation. Pour l’Amérique, la récolte se fait au bout de 12 semaines. Aujourd’hui la banane génère moins de ressources pour le Costa Rica à cause des divers insecticides utilisés depuis trop longtemps. La terre n’est plus cultivable et pour protéger l’environnement, il est interdit d’abattre les arbres des forêts. Mais la banane offre aujourd’hui, malgré tout, un travail à beaucoup de Costaricains. Dans des conditions dures et pénibles, certains travaillent de très longues heures sous le soleil et parcourent des kilomètres pour emmener les bananes du lieu de la cueillette jusqu’aux usines de sélection. Avec un harnais autour de la taille, ils tirent des charrettes remplies de bananes accrochées sur des trolleys, souvent dans la boue, sur des chemins cahoteux et pour un salaire mensuel de 400$.
Les célèbres canaux de Tortuguero qui relient des lagunes et des rivières, nous font découvrir la mangrove et sa faune tellement diversifiée. Les plages où viennent pondre les tortues (en juillet et août) sont de toute beauté et les pistes envahies par la jungle nous transportent dans un monde mystérieux. Un grand coup de cœur pour cette étape, parmi tous les oiseaux aquatiques, les iguanes, les singes, les caïmans etc. Nous partons très tôt sur l’eau, un petit crachin qui nous mouille bien nous accompagne à la découverte de ce lieu privilégié et magique. Notre guide et le pilote ont la vue fine. Ils nous montrent une quantité d’animaux que nous n’aurions jamais trouvés sans leur aide. Nous n’avons pas fière allure avec nos cirés jaunes prêtés par le resort, il faut bien se protéger, de bon matin. Retour à 8h au lodge, un petit déjeuner copieux, nous échangeons nos cirés contre des grosses bottes en caoutchouc, le soleil fait son apparition et nous partons pour une magnifique ballade dans la jungle, à la rencontre d’autres d’animaux. Le guide nous demande de ramasser au retour de la promenade les déchets, (capsules, plastique, canettes etc.) amenés par les marées et les rivières qui se déversent dans la mer. Ecologie toujours !
Pour une petite montée d’adrénaline, nous avons cédé à la tentation, accroché nos harnais et sommes partis pour le grand frisson, agrippés sur des câbles des tyroliennes. Toi, Tarzan, moi Jane ! Daniel surmonte sa peur des hauteurs et participe à l’aventure. Un point de vue unique sur la forêt tropicale même si c’est un peu difficile, et quelquefois impossible d’observer quoi que ça soit dans cette végétation si luxuriante ! Excitante impressions par la hauteur, la vitesse et les sensations fortes ! J’ai adoré, Daniel un peu moins, et quand je propose de le refaire à Monteverde, berceau des tyroliennes, j’ai un NON catégorique. Nous opterons plutôt pour une ballade sur le réseau des ponts suspendus.
La Fortuna, célèbre pour son volcan en activité, sa forme conique et ses éruptions régulières : un spectacle permanent. Dès notre arrivée, nous décidons de passer plus de temps ici, séduits par cette paisible bourgade et ses environs. La ville en elle même manque de charme et nous trouverons hébergement dans une des 6 cabinas da la villa Jospiek dans le petit village de Chachagua (j’adore le nom !) Un peu rustique certes, mais donnant sur le volcan, dans un joli jardin avec une belle piscine, calme et si bien accueillis par nos hôtes. Grâce au très beau temps que nous avons pendant notre séjour à La Fortuna, nous avons la chance (si l’on en croit les dires des nombreux voyageurs que nous avons rencontré) de profiter de vues splendides du volcan El Arenal, avec des jets de fumées, des explosions et de terrible grondement : une immense casserole en train de bouillir ! Du côté de Chachagua la végétation a pris le dessus sur la civilisation. La vue de El Castillo, minuscule village bien placé sur le versant nord de la montagne, nous permet d’admirer les belles coulées de lave rouges sur le volcan. Malheureusement pour nous, nos 3 nuits nuageuses ne nous permettrons pas de jouir de ce spectacle nocturne paraît-il féerique. Les gros nuages arrivent tous les fins d’après midi vers 16 heures et cachent le volcan. De belles randonnées sur les sentiers qui longent le volcan et croisent la coulée de lave de 1993. Le sentier, sur 2 kilomètres est facile, plat et couvert de sable qui a été expulsé par le volcan depuis 1968. La végétation est pauvre, principalement des fougères. Au bout du sentier une montée sur la coulée de lave, un peu plus sportive que le reste de la randonnée mais nos efforts sont récompensés par la vue splendide : d’un côté le lac Arenal, à gauche la forêt tropicale et droit devant nous, le volcan. De temps en temps, différentes manifestations, des grondements et des explosions de fumée nous rappelle que le volcan est encore bien actif. L’une des plus grandes curiosités de cette région volcanique en dehors du cratère lui même sont les sources chaudes. L’eau chaude géothermale coule dans les piscines et les cascades naturelles dont la température varie entre 17° et 40°. Le complexe thermal de Eco-Termales (portail sans indication et sur RDV uniquement, fréquenté par beaucoup de Ticos) est d’une grande élégance mais discrète. Assis dans les bassins ou des torrents à l’air libre, c’est un vrai moment de bonheur, de tranquillité et de plaisir. Les singes hurleurs ne nous empêcheront pas de savourer pleinement ces quelques heures. N’oubliez pas gommages, masques et crèmes (visage et corps) pour parfaire l’extraordinaire bien être ressenti. Un pur régal !
La Catarata de la Fortuna est un autre trésor naturel de la Fortuna. Une chute d’eau de 70m qui se déverse dans un canyon à pic bordé de roches volcaniques dans un décor de fleurs et de verdures. Le chemin abrupte vaut le détour pour sa vue spectaculaire, la jungle et la fraîcheur de la baignade dans une eau bleu-vert. Cette formidable cascade dégringole dans un goulet étroit que nous rejoignons très vite. Mais ensuite il faut parcourir le chemin en montée et ça c’est très dur !!! De la route principale pour atteindre l’entrée des chutes sur 7 kilomètres l’état de la route (ou plutôt du chemin) reflète bien certaines routes du Costa Rica en dehors du réseau principal.
Si quelques routes sont goudronnées, d’autres (autour de Monteverde par exemple) sont réservées aux cœurs et corps bien accrochés ! Des chemins de terre escarpés et sinueux remplis de nids-de-poule et de grosses pierres, qui transforment les trajets courts en heures interminables. Nous avons bien apprécié le « confort » de notre 4/4 ! Et c’est sans compter avec les énormes camions qui empruntent la trans-américaine, cet axe routier qui débute au Canada et se dirige droit vers la Patagonie !
El Castillo butterfly conservatory est bien autre chose qu’un jardin aux papillons. Plusieurs petits enclos correspondant à chaque habitat, un jardin botanique, un jardin d’herbes médicinales et une équipe de biologistes passionnées par les cycles de la vie et les schémas d’éclosion de différentes espèces rendent la visite de ce lieu magique particulièrement passionnante. Des papillons magnifiques de plusieurs espèces, des amphibiens minuscules, de couleurs étonnantes, et un moment serein dans un très beau cadre. Je n’oublierai pas cette grenouille minuscule de moins d’un centimètre dont le corps est d’un rouge éclatant et que les pattes arrière toutes bleues lui ont fait attribué le nom de grenouille blue-jean ! Et de là aussi, encore une très belle vue sur le volcan.
Coincé entre deux forêts de nuages, le village Ticos de Santa Elena et le village quaker de Monteverde, destination privilégiée des amoureux de la nature. Les habitants quakers de cette région se battent contre la menace du surdéveloppement et le respect du parc écologique. L’écotourisme est certainement le poumon économique de ce lieu. L’histoire remonte aux années 1930, lorsque quelques familles ticos s’installent dans la montagne pour vivre de l’exploitation du bois et de l’agriculture. Les premiers quakers en 1949 choisissent Monteverde pour 2 raisons : la suppression de l’armée au Costa Rica et le climat plus frais des montagnes idéal pour l’élevage du bétail. La religion des quakers les oblige à être pacifiste et 4 quakers refusant de participer à la guerre de Corée décident par réaction de quitter les Etats Unis avec 11 autres familles et de s’y installer pour une vie simple basée sur la production laitière et la fabrication du fromage. Pour contribuer à la sauvegarde de ce lieu, ligne de partage des eaux (Atlantique – Pacifique), la communauté quaker s’engage à protéger les forêts tropicales qui couvrent les flancs de la montagne. Avec l’arrivée des écologistes des années plus tard, ils découvrent deux écosystèmes différents. A Monteverde les vents alizés chauds et humides venus des Caraïbes balayent les montagnes, se refroidissent et se condensent pour former les nuages qui passent au dessus de la Réserve Santa Elena où les forêts sont plus chaudes de quelques degrés. C’est pourquoi deux espèces propres à chaque écosystème se côtoient suivant le côté de la montagne où nous nous trouvons. Ce paysage unique au monde, attire des quantités de touristes et provoque un choc énorme pour la tranquillité des habitants. Les communautés locales empêchent alors les promoteurs de construire des routes d’accès en dur, et entretiennent soigneusement nids de poule et les énormes pierres qui les couvrent dans le seul but de décourager les touristes et de protéger la région. Surtout n’oubliez pas vos chaussures de marche, vos cirés et vos chapeaux de brousse. Il y a quantités de façons de visiter les forêts : randonnées à cheval ou à pied, parcours dans la canopée accrochés aux câbles des tyroliennes ou promenade sur les ponts suspendus. La forêt de nuage, milieu très humide présente des chemins qui peuvent être très boueux et pour faciliter la marche, les sentiers ont été stabilisés par des blocs de pierre et des planches de bois. Accompagné par un guide, nous parcourons la réserve Biologica Bosque Nuboso de nuit, lampes de poche à la main pour découvrir cette réserve naturelle, où les animaux ont leur place. Nous ne sommes pas au zoo, il ne faut pas s’attendre à voir une quantité d’animaux et pour préserver l’environnement le nombre de visiteurs est limité. Mais nous sommes comblés par cette première expérience nocturne, parmi quelques araignées, grenouilles, scarabées, oiseaux endormis. Un peu stressant mais une belle aventure ! Le bruit court que le matin à l’entrée du parc il y a des quetzals perchés sur un avocatier, dont ils sont très friands. Nous tenterons notre chance le lendemain matin à 6h. Ah, il était bien là mais nous avons eu juste le temps de le voir s’envoler, et bien sûr pas assez de temps pour le prendre en photo ! Le quetzal, cet oiseau mythique, symbole du Guatemala et dont le plumage harmonise magnifiquement le rouge grenat et le vert pomme.
Ce matin une brume nous accompagne et une bruine tombe sur la forêt. Nous allons emprunter un circuit de ponts suspendus dans une forêt primaire et vivre pleinement la beauté et la vue imprenable sur les canopées. Une expérience magnifique et paisible.
Belle randonnée dans le Bosque Eterno de los Ninos sur un sentier long de 3, 5 kilomètres avec une vue très dégagé au cœur d’une forêt pré-montagneuse. Peu de monde, de beaux oiseaux et un moment délicieux.
Après plus de 2 semaines nous ressentons tout de même une certaine overdose de paysages de volcans, de forets et de randonnées. C’est pourquoi nous changeons de cap, quittons Monteverde pour nous diriger vers la côte pacifique toute proche. Après une courte traversée en bac, quelques jours de mer, soleil, sable et farniente à Montezuma, un petit village charmant avec une ambiance très zen, des plages de sable blanc qui s’étendent à perte de vue. Véritable carte postale, nous avons passé quelques jours dans un petit paradis, au Ylang-Ylang Beach resort qui se trouve au nord de la ville et dont l’accès ne peut se faire qu’avec la jeep de l’hôtel. Les bungalows (style tente luxueuse) sont disséminés dans un jardin fleuri juste devant la plage Une magnifique piscine à cascade surplombe la mer. Quelle superbe façon de clore notre périple costaricain.
Des paysages éblouissants, un accueil chaleureux, un littoral pacifique époustouflant et les fameuses forets de nuages ! Le paradis de nombreuses espèces animales et végétales et enfin, cette « vie pure » : La Pura Vida qui symbolise complètement notre séjour au Costa Rica et qui nous amènera certainement à y retourner.
Notre parcours :
Le coût de ce voyage n’est pas compris dans le budget CR car nous avons utilisé des miles pour le vol AR Paris/Miami. Ensuite nous avons passé 12 jours pour plonger à Roatan.
Paris/Miami/San José San José/ Roatan (Honduras) Roatan /Miami/Paris
Vols de Miami/San José//Roatan/Miami : 1174€ (2 personnes)
Location d’une 4/4 au Costa Rica 15 jours : dépôt et pick-up à l’hôtel à Alajuela : 916€ (toutes assurances comprises)
Logement : - Alajeula : Hotel Buena Vista 4 nuits + 1 nuit à la fin de notre voyage - Cahuita : 2 nuits sur Playa Negra - Tortuguero : Pachira Lodge 2 nuits - La Fortuna : Villa Jospiek 3 nuits - Monteverde : Cabinas Don Taco 2 nuits - Montezuma : Ylang-Ylang Beach Resort 3 nuits
Notre budget pour 2 personnes pour 18 jours : qui n’est pas une référence. - Hôtels : 1819$ - Transport : location voiture, essence, ferry (sans l’avion) 1637$ - Excursions : entrées aux parcs, canopée, ponts suspendus, guides, sources thermales etc. 567$ - Nourriture : 979$ - Divers : 189$
Total : 5191$ soit 3320€ (environ)
Nous avons vécu largement, confortablement sans regarder de très près le budget. Ce voyage est faisable bien sûr avec un budget de beaucoup moindre coût.
Acheter en commun un camping-car aux Etats-Unis! English translation pending
Possédant un grand camping car Niesmann & Bischoff, poids lourd, je compte acheter en partenariat avec un autre propriétaire un camping car semblable Class A ( de 8 metres à 12 métres de long ) et pour un investissement d'environ 40.000 us dollar (27.000 €) chacun . Nous pourrions nous mettre d'accord sur la gestion du temps d'occupation et du reste pour une utilisation intérressante à travers les USA et le CANADA dans un premier temps ( une année ) et une autre utilisation USA et MEXIQUE (une autre année ).
Y a-t-il des personnes ayant déjà vécu cette expérience ? les bons et les mauvais côtés !!!! MERCI
Y a-t-il des personnes intérressées par cette opportunité ?😎😎😎😎
Bénévolat en Amérique Latine English translation pending
Vous qui avaient deja traine votre sac a dos sur les chemins poussiéreux d amerique du sud peut etre avez-vous remarqué des habitants dans un village qui œuvraient vers un interet commun ou encore une famille qui aurait besoin d aide . C est peut etre ce que je cherche
Vers la fin de cet annee 2008 ou debut 2009 je vais partir pour 6 mois en amerique latine.Je ne sais pas encore vers quels pays et cela m est égal. Je voudrais utiliser ce temps a aider materiellement dans des travaux divers comme le batiment, l agriculture, la mise en place de projet, l enseignement, ou autres
Merci a défaut de coordonnees precises de me donner quelques indices
Et toi qui va partir garde en memoire ma requete….. d avance merci
Coiffeur en Thaïlande English translation pending
Bonjour, comme je compte partir en thailande pour 1 bon mois je compte me couper les cheveux avant de partir mais je crois j'aurais besoin d'un autre coup de tondeuse là bas, mes cheveux pousse assez vite en + comme il fera chaud ca va pousser encore plus vite. bref ma question est la suivante: est ce que en thailande, les coiffeurs coupe bien les cheveux de facon général? et quel est le prix approximatif pour une coupe ? merci d'avance
Fièvre jaune au Sénégal English translation pending
Bonjour
Je sais que c'est un sujet récurrent sur ce forum mais je suis dans le flou total quant au vaccin contre la fièvre jaune.
Nous partons 1 semaine à Nianing en avril et je me demande si oui ou non il est nécessaire de nous faire vacciner.
A l'agence de voyage il nous dise de ne pas le faire, que c'est juste "recommandé"
Mon médecin traitant ne sait pas ..
Des relations qui vont souvent au Sénégal nous le déconseillent car soi disant inutile
Et enfin j'ai pu lire que il y avait des séquelles au niveau du foie ... (????)
Je sais que c'est une maladie mortelle et qu'une seule piqure de moustique porteur du virus suffit Mais la présence de la maladie est elle bien réélle sur les côtes sénégalaises ?
Merci à ceux qui pourront répondre à toutes mes interrogations peut être puériles mais bon ......
Bonne journée
Je sais que c'est une maladie mortelle et qu'une seule piqure de moustique porteur du virus suffit Mais la présence de la maladie est elle bien réélle sur les côtes sénégalaises ?
Merci à ceux qui pourront répondre à toutes mes interrogations peut être puériles mais bon ......
Bonne journée
Obtention du visa pakistanais en France English translation pending
Bonjour,
Cette question s'adresse a ceux qui ont obtenu leur visa pour la pakistan a l'ambassade du pakistan a Paris.
Sur le visa, y a t-il ecrit la ville dans laquelle on est sense arriver?
Est-ce qu'il est comme le visa indien, c'est a dire que la duree du visa commence a la date d'emission du visa ou commence a la date d'entree sur le territoire pakistanais.
Combien de mois avez vous eut? Donnent-ils double ou simple entree?
Merci bcp bcp a ceux qui pourront me repondre.
Cette question s'adresse a ceux qui ont obtenu leur visa pour la pakistan a l'ambassade du pakistan a Paris.
Sur le visa, y a t-il ecrit la ville dans laquelle on est sense arriver?
Est-ce qu'il est comme le visa indien, c'est a dire que la duree du visa commence a la date d'emission du visa ou commence a la date d'entree sur le territoire pakistanais.
Combien de mois avez vous eut? Donnent-ils double ou simple entree?
Merci bcp bcp a ceux qui pourront me repondre.
L'Inde aujourd'hui English translation pending
Quelques lignes pour faire le point sur notre voyage.
Où je parle également de Jean Genet et du poète arabe, Djamel Roumi.
Après quelques beaux jours passés à Paris, où nous nous sommes conduits en touristes, visité les Musées et pris moult photos, nous nous sommes -enfin- rendus à l'aéroport.
Le vol, avec Gulf Air, c'est bien passé. Arrivée à Bombay (Mombai, dit-on de préférence) à 6 h du matin --22° de température sous un ciel découpé de palmiers verdoyants. Nous avons fait connaissance avec trois français. Frank, qui connaît les lieux, nous a permis de nous rendre aisément de l'aéroport à la gare centrale. C'est un sculpteur. Il me montre sur son ordinateur des photos de son travail. Malheureusement, tailler des pierres, fussent-elles dignes d'enrichir par leur beauté l'espace d'un bureau, d'un hall ou d'un jardin, n'est plus rentable. Je peux voir également la maison où il vit en Normandie, qu'il a complètement retapé. Mais il n'est pas heureux dans sa campagne. Il rêve à présent de se monter une petite affaire en Inde, sur une plage de Goa, un restaurant, c'est la raison principale de son voyage. Pour cela, il restera quelques jours à Mombai et promet de nous rejoindre plus tard à Goa. Nous échangeons nos e-mails.
Michel et Catherine débarquent pour la première fois en Inde. Comme avec ma femme nous allons aussi à Goa, nous décidons de joindre nos efforts pour une même destination. C'est une bonne transition pour eux, d'autant plus que leur anglais est plutôt pauvre. L'aéroport doit se trouver proche de la ville car il ne nous faut pas beaucoup de temps avec trois rikshaws -véhicule à trois roues capable de prendre un minimum trois personnes et qui a coûté 80 Rpes- pour nous rendre à la gare locale dont la facade qui nous reçoit est cauchemardesque.
Nous prenons ensuite un train de banlieue, 9Rpes le ticket pour arriver à la gare principale, Victoria Station, d'où nous souhaitons sauter dans un train pour Goa. Ce ne sera pas possible. Mombay est une ville immense mais sans intérêt pour nous quatre. Nous passons l'après-midi sur une terrasse à siroter des jus de luxe et à admirer ces immenses bâtiments décadents de l'ère coloniale qui ressemblent à des palais de Maharaja transportés des planètes édéniques.
Nos nouveaux amis sont au début de la quarantaine. Lui est musicien, batterie et percussions, elle, dans le domaine de la vidéo, tous deux professionnels. Ce qui fait que j'ai réalisé mon premier film sur la plage d'Arambol (sourire). Comme ils ont un ordinateur et le programme approprié, je vais essayer de l'éditer. En France, ils vivent près de Die. Ils sont granolas, écolos, prédisposés au végétarisme et nous partageons bien des intérêts en commun. Immédiatement, une belle chimie passe entre nous. Mais ils sont très bohèmes, aux idées de gauche radicales que je ne partage pas, très politisés, obnubilés par les conspirations des magnats de la finance. Curieusement, les français que nous rencontrons durant notre voyage ont tous cette même passion caractérielle: Sarko est un fascho et la France un pays de requins qui court à sa perte. Pour cette raison, ils rêvent tous de quitter la France. Aller où ? Déjà, ils parlent de l'Inde. Sourire. . . L'Inde, c'est pourtant pire que la France sur tous les bords, à en avoir des cheveux blancs. Je devrais vous trouver des photos de la pub qu'on voit sur les murs ici, c'est wild! (voir l'image attachée, Harry potter en Inde)
Croient-ils qu'au Québec c'est différent de la France ? En tout cas, la culture américaine y est à fleur de peau là-bas. Un dicton indien prévient que peu importe où l'on va, on emporte avec soi son mental.
Catherine, alias Cri, a fait des études universitaires en sciences humaines, jusqu'à trente et un an. Elle connaît les auteurs que je lis en ce moment, Paulhan, Lévi-Strauss, Camus. Elle me parle de Genet. Curieusement, c'est le premier nom qu'elle me cite. Je suis impressionné de rencontrer quelqu'un qui connaît ma littérature de prédilection et aime Genet. Pour moi, Genet représente la facette extrême du monde de la violence que je haïs -le terrorisme. Et je le lui dis. Je déteste cette idéologie dont Sartre s'est repu et qui fait appel à la révolte brutale et sanglante pour imposer ses croyances. « Tuer c'est souvent donner la vie. Tuer peut-être bien.» avait écrit Genet dans Pompes funèbres. Et ailleurs: «Que de morts j'ai pu souhaiter. En moi-même je garde un charnier, dont la poésie aurait à répondre. Que de cœurs dévorés, de gorges traversées, tranchées, de poitrines ouvertes, que de mensonges, d'années empoisonnées. » L'histoire le comblera. Il pourra se promener, selon son souhait, au milieu des cadavres de Palestiniens après le massacre de Chatila, en observateur privilégié. Je me souviens, à le lire, que de contempler ces morts dans les rues, gonflés d'air, la ceinture et la braguette ouvertes, Genet nota dans une frénisie littéraire créatrice, qu'une impression érotique s'en dégageait. Quelle drôle de pensée !? Son homosexualité me revint à l'esprit. Évidemment, c'est pour cela qu'il aimait tant les Arabes! L'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, c'était l'Eldorado sexuel pour les artistes français gays. On comprend mieux alors le titre d'un de ses livres sur le monde arabe, Captif amoureux. Oui, l'amour rend aveugle.
Cri a également en sa possession Le Mesnevi, un livre de Roumi, Djamel Al-Din Roumi, un écrivain arabe du douzième siècle, je crois. Il contient une collection de 150 contes soufis qui, dans le monde musulman, sont aussi fameux que le Coran. Je connais certaines d'entre eux par les textes hindous et je soupconne Roumi d'avoir puisé dans ce corpus littéraire pour l'édification de l'ouvrage. Tout comme le fera plus tard, Lafontaine. Pour me distraire l'esprit, j'en lis quelques-uns.
Dans la première histoire, La belle servante, un roi, riche, grand et beau, tombe amoureux d'une esclave qu'il aperçoit sur son chemin. «Il achète cette servante et la ramena à son palais afin de décorer sa chambre de cette beauté. Mais aussitôt elle tomba malade.» Les mois passent et en rêve, le roi est prévenu qu'un sage viendra le visiter bientôt pour le tirer de ce mauvais pas. Le rêve se réalise et le roi voit venir à lui un sage beau comme un dieu, si je peux m'exprimer ainsi sachant parfaitement bien que, dans l'esprit du Coran dont ce livre s'inpire, la comparaison dégage une odeur de souffre. Le roi est fasciné par l'aura du personnage qui lui rassure sur son mal et celui de sa servante. Car après une brève consultation, le sage diagnostique chez la femme des troubles d'origine psychosomatique. Il requiert du roi la possibilité de s'entretenir seul avec sa patiente. Lui tenant le pouls et l'ayant rassurée sur ses intentions, il lui pose des questions. Tout à fait mise en confiance, elle lui parle de la ville où elle vivait et de sa famille. À un certain point de son récit, les battements de cœur augmentent, fournissant un indice au médecin. Il apprend, en définitive, qu'elle était secrètement amoureuse d'un bijoutier et que la séparation de son amant l'a jetée dans un gouffre de désespoir. Telle est la cause de son état. Le sage promet au roi qui avait déjà la tête ailleurs, d'arranger la situation s'il le désirait, pour le bien de tous -et de son âme, surtout. Le roi accepte de bon cœur et envoie sans tarder un messager rencontrer le bijoutier. Il avertit celui-ci du précieux destin qui frappe à sa porte: le roi a entendu parler de lui et lui demande de devenir le bijoutier royal. Il aura sa résidence au palais et sera heureux comme il ne l'a jamais été s'il accepte cette fonction. En guise de bonne foi, le messager lui offre des cadeaux de la part du roi, des étoffes d'une grande valeur brodées d'or. Devant tant de généreuses sollicitudes comme tombées du ciel, l'élu abandonne boutique, femmes et enfants et se rend au palais. Une fois la servante guérie par la présence de son amant et une médecine appropriée, la cérémonie de mariage est organisée. C'est ainsi qu'un bijoutier se voit gratifier d'une jeune femme qu'il ne connaissait pas, belle comme une princesse. « Et les feux de l'amour embrase le monde. Cela vaut la douleur de naître et de grandir. » Dixi A. Camus. Quelque temps plus tard, le sage, ayant comploté son affaire, le bijoutier tomba malade à son tour par empoisonnement; il perdit toute sa beauté et dépérit. Avec le temps, «le cœur de la belle servante se refroidit à son égard. Quand l'amour tient aux couleurs et aux parfums, ce n'est pas de l'amour, écrit Roumi. Ses plus belles plumes, pour le paon, sont des ennemis. Le renard qui va librement perd la vie à cause de sa queue. L'éléphant perd la sienne pour un peu d'ivoire.» Et il conclut que «l'amour de l'éphémère n'est pas l'amour. »
A suivre...
Après quelques beaux jours passés à Paris, où nous nous sommes conduits en touristes, visité les Musées et pris moult photos, nous nous sommes -enfin- rendus à l'aéroport.
Le vol, avec Gulf Air, c'est bien passé. Arrivée à Bombay (Mombai, dit-on de préférence) à 6 h du matin --22° de température sous un ciel découpé de palmiers verdoyants. Nous avons fait connaissance avec trois français. Frank, qui connaît les lieux, nous a permis de nous rendre aisément de l'aéroport à la gare centrale. C'est un sculpteur. Il me montre sur son ordinateur des photos de son travail. Malheureusement, tailler des pierres, fussent-elles dignes d'enrichir par leur beauté l'espace d'un bureau, d'un hall ou d'un jardin, n'est plus rentable. Je peux voir également la maison où il vit en Normandie, qu'il a complètement retapé. Mais il n'est pas heureux dans sa campagne. Il rêve à présent de se monter une petite affaire en Inde, sur une plage de Goa, un restaurant, c'est la raison principale de son voyage. Pour cela, il restera quelques jours à Mombai et promet de nous rejoindre plus tard à Goa. Nous échangeons nos e-mails.
Michel et Catherine débarquent pour la première fois en Inde. Comme avec ma femme nous allons aussi à Goa, nous décidons de joindre nos efforts pour une même destination. C'est une bonne transition pour eux, d'autant plus que leur anglais est plutôt pauvre. L'aéroport doit se trouver proche de la ville car il ne nous faut pas beaucoup de temps avec trois rikshaws -véhicule à trois roues capable de prendre un minimum trois personnes et qui a coûté 80 Rpes- pour nous rendre à la gare locale dont la facade qui nous reçoit est cauchemardesque.
Nous prenons ensuite un train de banlieue, 9Rpes le ticket pour arriver à la gare principale, Victoria Station, d'où nous souhaitons sauter dans un train pour Goa. Ce ne sera pas possible. Mombay est une ville immense mais sans intérêt pour nous quatre. Nous passons l'après-midi sur une terrasse à siroter des jus de luxe et à admirer ces immenses bâtiments décadents de l'ère coloniale qui ressemblent à des palais de Maharaja transportés des planètes édéniques.
Nos nouveaux amis sont au début de la quarantaine. Lui est musicien, batterie et percussions, elle, dans le domaine de la vidéo, tous deux professionnels. Ce qui fait que j'ai réalisé mon premier film sur la plage d'Arambol (sourire). Comme ils ont un ordinateur et le programme approprié, je vais essayer de l'éditer. En France, ils vivent près de Die. Ils sont granolas, écolos, prédisposés au végétarisme et nous partageons bien des intérêts en commun. Immédiatement, une belle chimie passe entre nous. Mais ils sont très bohèmes, aux idées de gauche radicales que je ne partage pas, très politisés, obnubilés par les conspirations des magnats de la finance. Curieusement, les français que nous rencontrons durant notre voyage ont tous cette même passion caractérielle: Sarko est un fascho et la France un pays de requins qui court à sa perte. Pour cette raison, ils rêvent tous de quitter la France. Aller où ? Déjà, ils parlent de l'Inde. Sourire. . . L'Inde, c'est pourtant pire que la France sur tous les bords, à en avoir des cheveux blancs. Je devrais vous trouver des photos de la pub qu'on voit sur les murs ici, c'est wild! (voir l'image attachée, Harry potter en Inde)
Croient-ils qu'au Québec c'est différent de la France ? En tout cas, la culture américaine y est à fleur de peau là-bas. Un dicton indien prévient que peu importe où l'on va, on emporte avec soi son mental.
Catherine, alias Cri, a fait des études universitaires en sciences humaines, jusqu'à trente et un an. Elle connaît les auteurs que je lis en ce moment, Paulhan, Lévi-Strauss, Camus. Elle me parle de Genet. Curieusement, c'est le premier nom qu'elle me cite. Je suis impressionné de rencontrer quelqu'un qui connaît ma littérature de prédilection et aime Genet. Pour moi, Genet représente la facette extrême du monde de la violence que je haïs -le terrorisme. Et je le lui dis. Je déteste cette idéologie dont Sartre s'est repu et qui fait appel à la révolte brutale et sanglante pour imposer ses croyances. « Tuer c'est souvent donner la vie. Tuer peut-être bien.» avait écrit Genet dans Pompes funèbres. Et ailleurs: «Que de morts j'ai pu souhaiter. En moi-même je garde un charnier, dont la poésie aurait à répondre. Que de cœurs dévorés, de gorges traversées, tranchées, de poitrines ouvertes, que de mensonges, d'années empoisonnées. » L'histoire le comblera. Il pourra se promener, selon son souhait, au milieu des cadavres de Palestiniens après le massacre de Chatila, en observateur privilégié. Je me souviens, à le lire, que de contempler ces morts dans les rues, gonflés d'air, la ceinture et la braguette ouvertes, Genet nota dans une frénisie littéraire créatrice, qu'une impression érotique s'en dégageait. Quelle drôle de pensée !? Son homosexualité me revint à l'esprit. Évidemment, c'est pour cela qu'il aimait tant les Arabes! L'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, c'était l'Eldorado sexuel pour les artistes français gays. On comprend mieux alors le titre d'un de ses livres sur le monde arabe, Captif amoureux. Oui, l'amour rend aveugle.
Cri a également en sa possession Le Mesnevi, un livre de Roumi, Djamel Al-Din Roumi, un écrivain arabe du douzième siècle, je crois. Il contient une collection de 150 contes soufis qui, dans le monde musulman, sont aussi fameux que le Coran. Je connais certaines d'entre eux par les textes hindous et je soupconne Roumi d'avoir puisé dans ce corpus littéraire pour l'édification de l'ouvrage. Tout comme le fera plus tard, Lafontaine. Pour me distraire l'esprit, j'en lis quelques-uns.
Dans la première histoire, La belle servante, un roi, riche, grand et beau, tombe amoureux d'une esclave qu'il aperçoit sur son chemin. «Il achète cette servante et la ramena à son palais afin de décorer sa chambre de cette beauté. Mais aussitôt elle tomba malade.» Les mois passent et en rêve, le roi est prévenu qu'un sage viendra le visiter bientôt pour le tirer de ce mauvais pas. Le rêve se réalise et le roi voit venir à lui un sage beau comme un dieu, si je peux m'exprimer ainsi sachant parfaitement bien que, dans l'esprit du Coran dont ce livre s'inpire, la comparaison dégage une odeur de souffre. Le roi est fasciné par l'aura du personnage qui lui rassure sur son mal et celui de sa servante. Car après une brève consultation, le sage diagnostique chez la femme des troubles d'origine psychosomatique. Il requiert du roi la possibilité de s'entretenir seul avec sa patiente. Lui tenant le pouls et l'ayant rassurée sur ses intentions, il lui pose des questions. Tout à fait mise en confiance, elle lui parle de la ville où elle vivait et de sa famille. À un certain point de son récit, les battements de cœur augmentent, fournissant un indice au médecin. Il apprend, en définitive, qu'elle était secrètement amoureuse d'un bijoutier et que la séparation de son amant l'a jetée dans un gouffre de désespoir. Telle est la cause de son état. Le sage promet au roi qui avait déjà la tête ailleurs, d'arranger la situation s'il le désirait, pour le bien de tous -et de son âme, surtout. Le roi accepte de bon cœur et envoie sans tarder un messager rencontrer le bijoutier. Il avertit celui-ci du précieux destin qui frappe à sa porte: le roi a entendu parler de lui et lui demande de devenir le bijoutier royal. Il aura sa résidence au palais et sera heureux comme il ne l'a jamais été s'il accepte cette fonction. En guise de bonne foi, le messager lui offre des cadeaux de la part du roi, des étoffes d'une grande valeur brodées d'or. Devant tant de généreuses sollicitudes comme tombées du ciel, l'élu abandonne boutique, femmes et enfants et se rend au palais. Une fois la servante guérie par la présence de son amant et une médecine appropriée, la cérémonie de mariage est organisée. C'est ainsi qu'un bijoutier se voit gratifier d'une jeune femme qu'il ne connaissait pas, belle comme une princesse. « Et les feux de l'amour embrase le monde. Cela vaut la douleur de naître et de grandir. » Dixi A. Camus. Quelque temps plus tard, le sage, ayant comploté son affaire, le bijoutier tomba malade à son tour par empoisonnement; il perdit toute sa beauté et dépérit. Avec le temps, «le cœur de la belle servante se refroidit à son égard. Quand l'amour tient aux couleurs et aux parfums, ce n'est pas de l'amour, écrit Roumi. Ses plus belles plumes, pour le paon, sont des ennemis. Le renard qui va librement perd la vie à cause de sa queue. L'éléphant perd la sienne pour un peu d'ivoire.» Et il conclut que «l'amour de l'éphémère n'est pas l'amour. »
A suivre...
Un an en Amérique du Sud: cours de langue, visas, déplacements English translation pending
Bonjour à tous,
j'en appelle à tous ceux qui pouraient m'eclairer dans mon projet de voyage en Amérique du sud. En effet, je compte partir très prochainement (début novembre) avec 3 amis, pour une période de 1 an pour visiter les pays ou ne partie de l'Amerique latine. Nous manquons sérieusement de temps pour que le tout soit ficelé de manière intelligente mais la n'est pas notre préocupation. Nous sommes près à travailler en echange de gite et couvert sans dates préfixés ni etapes obligatoires. La seul piste que nous avons pour le moment, c'est de partir pour Cuzco dans une école de langue pour une période de 2 semaines afin d'avoir un "point de depart". Quelqu'un connait excel language center? est-ce un bon compromis pour démarrer ? est-ce vraiment utile?
Par ailleurs je ne sais même pas comment cela se passe au niveau des visas... dois-je les avoir tous demandé avant le départ sachant que j'ignore encore quels pays nous allons traverser.
Pour ce qui est des moyens de déplacement, peut-être sommes nous un peu naifs mais nous aimerions nous déplacer un maximum à pied et en stop (on a du temps). Cela est-il possible de manière general au pérou, bolivie, chili???
Bien je suis interessé par toutes remarques, conseils ou avis à ce sujet. J'attend vos commentaires, expériences avec impatiente. Mateo Merci d'avance. mon mail mateo.h@wanadoo.fr
j'en appelle à tous ceux qui pouraient m'eclairer dans mon projet de voyage en Amérique du sud. En effet, je compte partir très prochainement (début novembre) avec 3 amis, pour une période de 1 an pour visiter les pays ou ne partie de l'Amerique latine. Nous manquons sérieusement de temps pour que le tout soit ficelé de manière intelligente mais la n'est pas notre préocupation. Nous sommes près à travailler en echange de gite et couvert sans dates préfixés ni etapes obligatoires. La seul piste que nous avons pour le moment, c'est de partir pour Cuzco dans une école de langue pour une période de 2 semaines afin d'avoir un "point de depart". Quelqu'un connait excel language center? est-ce un bon compromis pour démarrer ? est-ce vraiment utile?
Par ailleurs je ne sais même pas comment cela se passe au niveau des visas... dois-je les avoir tous demandé avant le départ sachant que j'ignore encore quels pays nous allons traverser.
Pour ce qui est des moyens de déplacement, peut-être sommes nous un peu naifs mais nous aimerions nous déplacer un maximum à pied et en stop (on a du temps). Cela est-il possible de manière general au pérou, bolivie, chili???
Bien je suis interessé par toutes remarques, conseils ou avis à ce sujet. J'attend vos commentaires, expériences avec impatiente. Mateo Merci d'avance. mon mail mateo.h@wanadoo.fr
Argentine-Bolivie via Aguas Blancas, Salta English translation pending
Bonjour,
je cherche a rejoindre la Bolivie depuis l'Argentine mais sans passer par La Quiata et Villazon. Idealement depuis Oran a Aguas Blancas puis Concepcion en Bolivie et de la Villamonte/Boyuibe/Santa Cruz. Visiblement il y a une "route" mais 1*/ dans quel etat ¿ 2*/ DAB ou change dans ces villes ¿ 3*/ je n'ai aucune idee de l'altitude Si vous connaissez, merci d'avance de vos informations et conseils.
je cherche a rejoindre la Bolivie depuis l'Argentine mais sans passer par La Quiata et Villazon. Idealement depuis Oran a Aguas Blancas puis Concepcion en Bolivie et de la Villamonte/Boyuibe/Santa Cruz. Visiblement il y a une "route" mais 1*/ dans quel etat ¿ 2*/ DAB ou change dans ces villes ¿ 3*/ je n'ai aucune idee de l'altitude Si vous connaissez, merci d'avance de vos informations et conseils.
Compagnie L'Avion (Elysair) English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage un petit voyage à New York pour quelques jours entre septembre et novembre, je ne sais pas encore. J'hésite à me prendre une classe affaires, alors j'ai pensé à L'Avion.
Je n'ai jamais été ailleurs qu'en éco que sur AF (Affaires) et UA (First et Affaires)et Egyptair mais c'était en vol intérieurs, alors j'aimerai savoir ce que valent les prestations comparé (ou pas) aux compagnies citées.
Est-ce vraiment un service digne d'une classe Affaires? Avez-vous eu une bonne expérience sur cette compagnie ?
Merci d'avance, Quentin
J'envisage un petit voyage à New York pour quelques jours entre septembre et novembre, je ne sais pas encore. J'hésite à me prendre une classe affaires, alors j'ai pensé à L'Avion.
Je n'ai jamais été ailleurs qu'en éco que sur AF (Affaires) et UA (First et Affaires)et Egyptair mais c'était en vol intérieurs, alors j'aimerai savoir ce que valent les prestations comparé (ou pas) aux compagnies citées.
Est-ce vraiment un service digne d'une classe Affaires? Avez-vous eu une bonne expérience sur cette compagnie ?
Merci d'avance, Quentin
Compte rendu de mon voyage à l'hôtel Iberostar Playa Alameda (Varadero) English translation pending
Bonjour, je viens tout juste de revenir de l’Hôtel Iberostar Playa Alameda à Varadero (du 7 au 15 juillet 2007). Voici un compte-rendu de mon voyage qui à été merveilleux malgré la TOURISTA durant les 2 derniers jours…
LES VOLS : Nous avons voyagé avec Sunwing Airlines. Le charter qui contenait 189 sièges et était assez serré. Par contre, le personnel est très courtois et le service y était excellent. Assurez-vous de ne pas vous trompez en remplissant votre carte touristique dans l’avion, car on vous chargera 20$ pour en obtenir une autre. Nous avons eu un petit retard de 25 minutes sur le vol du retour, mais rien de grave. Petit conseil…les vols de nuit sont très éreintants.
LA TEMPÉRATURE : Contrairement à ce que j’ai pu lire sur le site de Météomédia avant de partir (pluie et orage pour toute la semaine), il a fait beau et très chaud toute la semaine – entre 32 et 38˚C (sans compter le facteur humidex). Il a plut pendant 20 minutes 2 soirs, et ce, vraiment pas fort. Il y a de superbes éclairs de chaleurs le soir entre 20h et 23h.
LE PAYSAGE : Le resort est vraiment merveilleux. La végétation y est abondante et très, très variée (par ex., il y a au moins 4 ou 5 sortes de palmiers différents). Le site est très propre, malgré que le fait qu’il n’y ait pas assez de poubelles !!!
LA PLAYA : La plage est belle, il y quelques algues à droite, mais c’est très beau vers la gauche. Vous pouvez toujours marcher vers la droite jusqu’à la plage de l’hôtel Paradisus Princesa Del Mare où l’eau est très belle et sans algues ou vers la plage du Tryp Peninsula à gauche. Le vent se lève toujours vers 16h, mais rien d’exceptionnel. La plus belle plage reste celle dans le centre-ville de Varadero…WOW!!!
LA CHAMBRE : La chambre est jolie et assez sobre. Vous aurez soit une chambre avec un lit king ou avec 2 lits simples. Les lits sont assez durs et vous aurez 2 oreillers. Vous avez une grande garde-robe pour suspendre vos vêtements. Par contre, les tiroirs de la garde-robe s’ouvrent très mal, mais au moins, il y a 2 tablettes ou vous pouvez déposer vos effets personnels. L’air conditionné fonctionnait très bien. La salle de bain était très grande. Elle contenait un bain, une douche en coin, un évier avec un grand comptoir et un cabinet de toilette. Petit conseil, n’appuyez pas trop fort sur la chasse d’eau car vous allez la débarquer !!! Il y a aussi une télévision avec satellite. Il y a un mini-bar en-dessous de la télévision qui est rempli à tous les jours pour l’eau et à tous les 2 jours pour le reste (boissons gazeuses et bières).
LA NOURRITURE : Dans le resort, il y a le restaurant buffet Las Alamedas qui est bien. On y trouve à tous les soirs du poulet, du porc, du bœuf, un bar à salade, un bar à pâtes (avec différentes sauces), différents poissons, des fois des crevettes et de la langouste, en plus du grand bar à dessert. Le matin, vous pouvez vous faire faire des crêpes, des œufs et des omelettes apprêtées à votre goût. Le vin n’y est pas bon.
En passant, la laitue est très très rare à Cuba, donc quand on vous parle de salade dans les différents menus, ne vous attendez pas à recevoir de la laitue. De plus, les boissons gazeuses sont en fontaine dans les différents restos alors faites attention, car l’eau qu’on y utilise est celle de l’aqueduc.
Il y a 3 restaurants à la carte : le Don Alfredo (restaurant italien), le Romantico (restaurant international) et le Bucanero Ranchón (restaurant de fruits de mer). Pour un séjour d’une semaine, vous pouvez aller une seule fois à chacun des restaurants. Si par contre vous êtes difficiles ou que la personne qui vous accompagne est difficile (du genre elle ne mange pas de fruits de mer), il est possible d’aller 2 fois dans un même restaurant, vous n’avez qu’à faire la demande à la dame qui s’occupe des réservations dans le lobby.
Le Don Alfredo est généralement climatisé, mais il a brisé durant notre séjour. La nourriture y est très bonne : pâtes, poulet, porc, fruits de mer, poissons, bœuf, et de très bons desserts (profiteroles, truffes au chocolat, tiramisu, flan au caramel).
Le Romantico est climatisé et la nourriture y est aussi très bonne. Je n’ai pas essayé le restaurant de fruits de mer car mon copain n’en mange pas. Il est près du bord de la mer, mais il n’est pas climatisé (aire ouverte et couvert).
Il y a aussi un grill derrière le resto de fruits de mer où l’on peut manger des hamburgers, du poulet, du porc, du bœuf, des tomates et des poivrons grillés, etc.
Il y a le Beer Garden où l’on fait de bonnes sandwiches (surtout le sandwich Playa Alameda : poulet, jambon, œuf, fromage, laitue, concombre, mayonnaise) et de bonnes frites.
Il y a aussi le resto de la piscine le Laguna Azul où l’on peut manger des sandwiches, des hamburgers, des frites et de la pizza (hummm!!!!).
LES BARS : Le bar le plus achalandé est probablement le lobby bar Los Vitrales, car il est climatisé.
Il y a le Santiago de Cuba Bar qui est à l’extérieur sur votre gauche quand vous sortez du lobby. On y fait d’excellents cappuccino glacé avec du Baileys et du Milhwood.
Vous pouvez aussi boire à la piscine, dans le Beer Garden, au Night Club La Oliva, au restaurant de seafood dans la journée et sur la playa.
LES ACTIVITÉS GRATUITES SUR PLACE : Il y a plusieurs choses à faire où à voir sur le resort. Pour l’horaire des activités d’animation voir près du restaurant le Romantico. Comme activités gratuites, il y a la piscine, le jacuzzi, le centre de conditionnement physique, le night club La Oliva, toutes les activités nautiques non motorisées (voir le kiosque près de la plage en face du terrain de volleyball de plage), le Club House (billard, Babyfoot, c’est aussi là qu’on va chercher les serviettes de plage – juste après la piscine), du basketball, du tennis, du soccer (ou le football pour les Européens), il y a aussi des spectacles à tous les soirs dès 21h45 au El Theatro et un mini-club d’amusement pour les enfants près de la piscine.
LES ACTIVITÉS PAYANTES ET LES EXCURSIONS : Les activités payantes à l’hôtel sont : les sports nautiques motorisés, la coiffure, les massages, la location de voiture ou de scooter.
J’ai fait 2 excursions lors de mon séjour : la Havane (les 5h de route aller-retour valent vraiment la peine) et le catamaran.
Pour l’excursion à la Havane nous avons dû débourser 85 CUC par personne et voici ce que ça incluait : un excellent guide touristique francophone, visite de la Havane coloniale et moderne, la place de la Cathédrale, la place de Saint-François d’Accise, la place de la Révolution, le Capitole, la fabrique de cigares et le musée du rhum Havana Club. Généralement, il y a une période de magasinage au grand marché artisanale, mais il était fermé le mardi. L’excursion avec Sunwing se faisait le mardi et le jeudi. Vous pouvez faire la même excursion sans la fabrique de cigares et le musée du rhum pour 67 CUC par personne (51 CUC pour les enfants)…mais selon moi ces 2 activités étaient un must. Pour ces 2 excursions, vous arrêterez mangé dans un petit café cubain (très bon). Dans l’excursion avec la fabrique et le musée, une camerawomen vous suit toute la journée et vous filme…à la fin de la journée vous pouvez acheter ce DVD pour 35 CUC et il y a plein de suppléments sur un 2e DVD.
Il y a aussi 2 autres excursions pour la Havane : - 1 jour et 1 soirée à la Havane — la Havane spéciale --(même chose que celle décrite plus haute sauf qu’il inclut un souper et le spectacle très réputé au Tropicana Club. Le tout pour 135 CUC par personne adulte ou enfant. - 1 jour et 1 nuit à la Havane (même chose que l’excursion la Havane spéciale, mais avec une nuit à l’hôtel dans la ville) pour 165 CUC par adulte ou 120 CUC par enfant.
L’excursion en catamaran consiste en une journée de bronzage intensif, boisson à volonté, période de snorkling dans une barrière de corail, nage avec les dauphins dans l’océan et photo pour 10 CUC supplémentaires, un dîner de langoustes, crevettes et poissons ou de poulet sur l’île de Cayo Blanco pour 85 CUC par adulte ou 64 CUC par enfant.
Vous pouvez aussi aller au Delfinario nager avec les dauphins pour 89 CUC (adulte) ou 67 CUC (enfant).
Tropicana Varadero Show (pas celui de la Havane) avec rhum et boissons gazeuses inclus pour 49 CUC. Le Rio Canimar Tour : plongée à Playa Coral et dans la grotte de Saturno, promenade le long de la rivière Canimar, dîner dans un ranch, équitation, canotage et baignade pour 51 CUC (adulte) et 39 CUC (enfant).
Le Rambo Tour : 2 journées d’excursion avec repas inclus, randonnée en montagne dans Trinidad, une nuit dans la montagne, naviguer sur la rivière, exploration de chutes pour 125 CUC (adulte) et 94 (enfant).
Visite de Trinidad : dîner inclus, visite historique et culturelle de la ville coloniale pour 71 CUC (adulte) et 54 CUC (enfant).
Le Jeep Safari : excursion d’une demi-journée en 4X4, visite de la rivière Canimar, cocktail de bienvenue, canotage, équitation et baignade pour 47 CUC (adulte) et 36 CUC (enfant).
LES DÉPLACEMENTS : Pour faire le tour de la péninsule de Varadero, il y a le Varadero Tour Bus. Il est sensé passer au 30 minutes, mais fini plutôt par passe à chaque 1h-1h30…il fait très chaud sur le bord de la rue. Si vous décidé de le prendre, il vous en coûtera 5 CUC par personne pour la journée.
Nous avons personnellement opté pour le taxi. Nous avons été dans un marché artisanal sur la 1ère avenue près de la Calle 16 je crois (ça vaut mieux que le centre d’achat Las Americas…c’est plus pittoresque). Sur demande, le même chauffeur de taxi en venu nous rechercher à l’heure que nous désirions sans une minute de retard…en passant les taxi sont climatisés !!! De l’hôtel au marché, il nous en a coûté 16 CUC pour y aller et 16 CUC pour le retour. Fixer le prix de votre déplacement avant de partir.
Je recommande fortement cet hôtel à tout le monde, j’y ai vraiment fait un voyage mémorable. De plus, n’oubliez pas d’apporter beaucoup de savon, de shampoing, de parfum, de vêtement, de crayons, de jouets, de lunettes soleil pour donner au gens là-bas…ils en sont très reconnaissants.
Conseil : acheter votre rhum à la Havane, il est beaucoup moins cher là-bas.
Si vous désirez plus d’info ou des photos, ne vous gênez pas pour me réécrire.
Stephanie
LES VOLS : Nous avons voyagé avec Sunwing Airlines. Le charter qui contenait 189 sièges et était assez serré. Par contre, le personnel est très courtois et le service y était excellent. Assurez-vous de ne pas vous trompez en remplissant votre carte touristique dans l’avion, car on vous chargera 20$ pour en obtenir une autre. Nous avons eu un petit retard de 25 minutes sur le vol du retour, mais rien de grave. Petit conseil…les vols de nuit sont très éreintants.
LA TEMPÉRATURE : Contrairement à ce que j’ai pu lire sur le site de Météomédia avant de partir (pluie et orage pour toute la semaine), il a fait beau et très chaud toute la semaine – entre 32 et 38˚C (sans compter le facteur humidex). Il a plut pendant 20 minutes 2 soirs, et ce, vraiment pas fort. Il y a de superbes éclairs de chaleurs le soir entre 20h et 23h.
LE PAYSAGE : Le resort est vraiment merveilleux. La végétation y est abondante et très, très variée (par ex., il y a au moins 4 ou 5 sortes de palmiers différents). Le site est très propre, malgré que le fait qu’il n’y ait pas assez de poubelles !!!
LA PLAYA : La plage est belle, il y quelques algues à droite, mais c’est très beau vers la gauche. Vous pouvez toujours marcher vers la droite jusqu’à la plage de l’hôtel Paradisus Princesa Del Mare où l’eau est très belle et sans algues ou vers la plage du Tryp Peninsula à gauche. Le vent se lève toujours vers 16h, mais rien d’exceptionnel. La plus belle plage reste celle dans le centre-ville de Varadero…WOW!!!
LA CHAMBRE : La chambre est jolie et assez sobre. Vous aurez soit une chambre avec un lit king ou avec 2 lits simples. Les lits sont assez durs et vous aurez 2 oreillers. Vous avez une grande garde-robe pour suspendre vos vêtements. Par contre, les tiroirs de la garde-robe s’ouvrent très mal, mais au moins, il y a 2 tablettes ou vous pouvez déposer vos effets personnels. L’air conditionné fonctionnait très bien. La salle de bain était très grande. Elle contenait un bain, une douche en coin, un évier avec un grand comptoir et un cabinet de toilette. Petit conseil, n’appuyez pas trop fort sur la chasse d’eau car vous allez la débarquer !!! Il y a aussi une télévision avec satellite. Il y a un mini-bar en-dessous de la télévision qui est rempli à tous les jours pour l’eau et à tous les 2 jours pour le reste (boissons gazeuses et bières).
LA NOURRITURE : Dans le resort, il y a le restaurant buffet Las Alamedas qui est bien. On y trouve à tous les soirs du poulet, du porc, du bœuf, un bar à salade, un bar à pâtes (avec différentes sauces), différents poissons, des fois des crevettes et de la langouste, en plus du grand bar à dessert. Le matin, vous pouvez vous faire faire des crêpes, des œufs et des omelettes apprêtées à votre goût. Le vin n’y est pas bon.
En passant, la laitue est très très rare à Cuba, donc quand on vous parle de salade dans les différents menus, ne vous attendez pas à recevoir de la laitue. De plus, les boissons gazeuses sont en fontaine dans les différents restos alors faites attention, car l’eau qu’on y utilise est celle de l’aqueduc.
Il y a 3 restaurants à la carte : le Don Alfredo (restaurant italien), le Romantico (restaurant international) et le Bucanero Ranchón (restaurant de fruits de mer). Pour un séjour d’une semaine, vous pouvez aller une seule fois à chacun des restaurants. Si par contre vous êtes difficiles ou que la personne qui vous accompagne est difficile (du genre elle ne mange pas de fruits de mer), il est possible d’aller 2 fois dans un même restaurant, vous n’avez qu’à faire la demande à la dame qui s’occupe des réservations dans le lobby.
Le Don Alfredo est généralement climatisé, mais il a brisé durant notre séjour. La nourriture y est très bonne : pâtes, poulet, porc, fruits de mer, poissons, bœuf, et de très bons desserts (profiteroles, truffes au chocolat, tiramisu, flan au caramel).
Le Romantico est climatisé et la nourriture y est aussi très bonne. Je n’ai pas essayé le restaurant de fruits de mer car mon copain n’en mange pas. Il est près du bord de la mer, mais il n’est pas climatisé (aire ouverte et couvert).
Il y a aussi un grill derrière le resto de fruits de mer où l’on peut manger des hamburgers, du poulet, du porc, du bœuf, des tomates et des poivrons grillés, etc.
Il y a le Beer Garden où l’on fait de bonnes sandwiches (surtout le sandwich Playa Alameda : poulet, jambon, œuf, fromage, laitue, concombre, mayonnaise) et de bonnes frites.
Il y a aussi le resto de la piscine le Laguna Azul où l’on peut manger des sandwiches, des hamburgers, des frites et de la pizza (hummm!!!!).
LES BARS : Le bar le plus achalandé est probablement le lobby bar Los Vitrales, car il est climatisé.
Il y a le Santiago de Cuba Bar qui est à l’extérieur sur votre gauche quand vous sortez du lobby. On y fait d’excellents cappuccino glacé avec du Baileys et du Milhwood.
Vous pouvez aussi boire à la piscine, dans le Beer Garden, au Night Club La Oliva, au restaurant de seafood dans la journée et sur la playa.
LES ACTIVITÉS GRATUITES SUR PLACE : Il y a plusieurs choses à faire où à voir sur le resort. Pour l’horaire des activités d’animation voir près du restaurant le Romantico. Comme activités gratuites, il y a la piscine, le jacuzzi, le centre de conditionnement physique, le night club La Oliva, toutes les activités nautiques non motorisées (voir le kiosque près de la plage en face du terrain de volleyball de plage), le Club House (billard, Babyfoot, c’est aussi là qu’on va chercher les serviettes de plage – juste après la piscine), du basketball, du tennis, du soccer (ou le football pour les Européens), il y a aussi des spectacles à tous les soirs dès 21h45 au El Theatro et un mini-club d’amusement pour les enfants près de la piscine.
LES ACTIVITÉS PAYANTES ET LES EXCURSIONS : Les activités payantes à l’hôtel sont : les sports nautiques motorisés, la coiffure, les massages, la location de voiture ou de scooter.
J’ai fait 2 excursions lors de mon séjour : la Havane (les 5h de route aller-retour valent vraiment la peine) et le catamaran.
Pour l’excursion à la Havane nous avons dû débourser 85 CUC par personne et voici ce que ça incluait : un excellent guide touristique francophone, visite de la Havane coloniale et moderne, la place de la Cathédrale, la place de Saint-François d’Accise, la place de la Révolution, le Capitole, la fabrique de cigares et le musée du rhum Havana Club. Généralement, il y a une période de magasinage au grand marché artisanale, mais il était fermé le mardi. L’excursion avec Sunwing se faisait le mardi et le jeudi. Vous pouvez faire la même excursion sans la fabrique de cigares et le musée du rhum pour 67 CUC par personne (51 CUC pour les enfants)…mais selon moi ces 2 activités étaient un must. Pour ces 2 excursions, vous arrêterez mangé dans un petit café cubain (très bon). Dans l’excursion avec la fabrique et le musée, une camerawomen vous suit toute la journée et vous filme…à la fin de la journée vous pouvez acheter ce DVD pour 35 CUC et il y a plein de suppléments sur un 2e DVD.
Il y a aussi 2 autres excursions pour la Havane : - 1 jour et 1 soirée à la Havane — la Havane spéciale --(même chose que celle décrite plus haute sauf qu’il inclut un souper et le spectacle très réputé au Tropicana Club. Le tout pour 135 CUC par personne adulte ou enfant. - 1 jour et 1 nuit à la Havane (même chose que l’excursion la Havane spéciale, mais avec une nuit à l’hôtel dans la ville) pour 165 CUC par adulte ou 120 CUC par enfant.
L’excursion en catamaran consiste en une journée de bronzage intensif, boisson à volonté, période de snorkling dans une barrière de corail, nage avec les dauphins dans l’océan et photo pour 10 CUC supplémentaires, un dîner de langoustes, crevettes et poissons ou de poulet sur l’île de Cayo Blanco pour 85 CUC par adulte ou 64 CUC par enfant.
Vous pouvez aussi aller au Delfinario nager avec les dauphins pour 89 CUC (adulte) ou 67 CUC (enfant).
Tropicana Varadero Show (pas celui de la Havane) avec rhum et boissons gazeuses inclus pour 49 CUC. Le Rio Canimar Tour : plongée à Playa Coral et dans la grotte de Saturno, promenade le long de la rivière Canimar, dîner dans un ranch, équitation, canotage et baignade pour 51 CUC (adulte) et 39 CUC (enfant).
Le Rambo Tour : 2 journées d’excursion avec repas inclus, randonnée en montagne dans Trinidad, une nuit dans la montagne, naviguer sur la rivière, exploration de chutes pour 125 CUC (adulte) et 94 (enfant).
Visite de Trinidad : dîner inclus, visite historique et culturelle de la ville coloniale pour 71 CUC (adulte) et 54 CUC (enfant).
Le Jeep Safari : excursion d’une demi-journée en 4X4, visite de la rivière Canimar, cocktail de bienvenue, canotage, équitation et baignade pour 47 CUC (adulte) et 36 CUC (enfant).
LES DÉPLACEMENTS : Pour faire le tour de la péninsule de Varadero, il y a le Varadero Tour Bus. Il est sensé passer au 30 minutes, mais fini plutôt par passe à chaque 1h-1h30…il fait très chaud sur le bord de la rue. Si vous décidé de le prendre, il vous en coûtera 5 CUC par personne pour la journée.
Nous avons personnellement opté pour le taxi. Nous avons été dans un marché artisanal sur la 1ère avenue près de la Calle 16 je crois (ça vaut mieux que le centre d’achat Las Americas…c’est plus pittoresque). Sur demande, le même chauffeur de taxi en venu nous rechercher à l’heure que nous désirions sans une minute de retard…en passant les taxi sont climatisés !!! De l’hôtel au marché, il nous en a coûté 16 CUC pour y aller et 16 CUC pour le retour. Fixer le prix de votre déplacement avant de partir.
Je recommande fortement cet hôtel à tout le monde, j’y ai vraiment fait un voyage mémorable. De plus, n’oubliez pas d’apporter beaucoup de savon, de shampoing, de parfum, de vêtement, de crayons, de jouets, de lunettes soleil pour donner au gens là-bas…ils en sont très reconnaissants.
Conseil : acheter votre rhum à la Havane, il est beaucoup moins cher là-bas.
Si vous désirez plus d’info ou des photos, ne vous gênez pas pour me réécrire.
Stephanie