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Nouveaux nés en Angola English translation pending
by Sol56 · 2007-05-23 · 11 replies
Tout d'abord bonjour à tous, je suis une petite nouvelle sur ce forum🙂...

Voilà, je suis actuellement enceinte de jumeaux et nous venons d'apprendre avec mon mari que nous allions partir en expat à Luanda en angola dans un futur plus ou moins proche...

Il est bien entendu hors de question de partir maintenant, mais j'ai eu différents sons de cloche sur l'âge auxquel les bébés sont "aptes" à partir.Peut-etre qqn parmi vous pourrait m'éclairer et nous conseiller sur le sujet??

Merci d'avance.
Retour de Thaïlande English translation pending
by Barbot · 2006-11-23 · 86 replies
Salut à tous, 😉 J'ai un petit moment et j'en profite de venir dire un petit bonjour sur le VF, je suis de retour depuis lundi, tout c'est très bien passer avec le beau temps en prime une ou deux grosses averses tropical et c'est tout, même que ça fait du bien quand il pleut ça raffraichit . Le nouvel aéroport je l'ai trouver génial très bien expliquer et pas possible de s'y perdre ou pas trouver son chemin et le soir avec toutes ses lumières c'est magnifique . Le nouveau Michelin Thaïlande est sorti version 2006 mieux que les anciens, il y a même un page complète pour les distances entre les villes du pays, le nouvel aéroport de Bangkok est bien indiqué ainsi que l'ancien aussi pour ce faire une idée ( d'ailleurs sur la photo on peut le constater ) . Toutes les nouvelles routes y sont aussi ainsi que la nouvelle autoroute 44 de Surattani --> krabi super cet autoroute je l'ai pris deux fois et on y gagne du temps une ligne quasiment droite de Krabi à Surattani de 100 Km l'inverse pareil hé hé . Voici deux photos de ce plan Michelin, on le trouve partout dans les rayons librairies en Thaïlande le prix 350 bahts . Plus tard quand j'aurais plus de temps je mettrais de belles photos que j'ai fait avec explications . Je n'ai pas pu aller à la fête des éléphants à Surin ce n'est que partie remise je reprennais mon vol pour rentrer le 19, mais j'ai eu une pensée aux copains qui s'y trouver et d'après les échos que j'ai obtenu ça a été très bien réussi .

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Rencontre chez Parvat (Belgique) le samedi 26 août 2006 English translation pending
by Parvat · 2006-07-05 · 538 replies
Ca fait vraiment un long bout de temps que j'envie d'une tite fête entre nous chez moi... J'ai de la place, il devrait faire soleil (inch'allah stp allah...) Pour le moment, 32°c: le pied!!! Et c'est pas les grosses vaches du pré d'à côté qu'on va déranger... 🙂 J'espère que mes amis vfistes préferés (ils se reconnaitront) seront libres, quand aux futurs amis vfistes, welcome! 🙂 S'il y en a qui veulent dormir ici, (j'habite en pleine campagne) je peux heberger au moins 10 personnes dans des lits. (quand je vous dit que j'ai de la place...) Et le terrain est grand assez pour planter des tentes. Au programme, au choix je précise 😉 Jardinage: nettoyer les mauvaises herbes du potager, becher le fond du jardin, faire des buches du peuplier tombé ya 2 ans, élaguage, tonde du gazon, etc... Rejointoillage de murs, de la terrasse... Siestes dans les 4 hamacs... Promenade tour du paté de maison (3/4h->?)... Promenade chez Gaston pour chercher des oeufs frais... Promenade visite des animaux d'une ferme... Etc etc etc...

En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...

Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))

Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!

Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..

C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.

Voilà c'est parti! 😎

(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)
Mariage en Thaïlande English translation pending
by John1986 · 2006-05-21 · 126 replies
😉 j'ai encore une petite question, est il vrai que pour se marié en thailande il faut prouver de 400.000bath ou pas?

merci😇😇😇
Trajet entre Cottonou et Natitingou au Bénin English translation pending
by Stephanemtp · 2006-01-07 · 17 replies
Bonjour, J'arrive à Cottonou dans quelques semaines. Je désire savoir si le trajet entre Cottonou et Natitingou est facile à organiser. En fait, j'avais pensé prendre un train de nuit jusqu'à Parakou. Est ce possible et faut-il reserver à l'avance ? Et ensuite voir par des moyens de transport type bus, jusqu'à Natitingou.

Peut-être existe-il un moyen plus simple ?

Vos conseils sont bienvenu, Stephane
Différence de prix entre les agences! English translation pending
by Michel33 · 2003-12-17 · 12 replies
il est bizarre de constater comment les prix des cayos peuvent etre abordable 998 $$ souvent alors qu il y a des hotels a 1500 $$ pourquoi une si grosse difference. je veux juste faire un choix eclairer. pourquoi payer 1500 si on peut payer 998 $$
2 weeks in the Cyclades
by Muriel18 · 2025-06-09 · 123 replies
Hi everyone!

Blue skies (lots of them), whitewashed villages with steep alleyways, hundreds of churches, and... thousands of stairs? Welcome to the Cyclades! 🙂

We’d been dreaming about this for a while, but in July-August—with the crowds—no way! Now that I can travel outside school holidays, the Cyclades are back on the agenda. And so begins a loooong period of planning and second-guessing, with countless itinerary changes: the Cyclades, yes, but which ones? I was fixated on Folegandros (we won’t be going after all) and really wanted to visit Delos. So, for this first trip, it’ll be: Mykonos (and Delos)-Naxos-Amorgos-Santorini.

Saturday 24/05: Departure from Orly on a Transavia flight, arriving in Mykonos in the late afternoon. We found a hotel that offers free transfers (pretty rare and not insignificant—it’s 25 € each way for just a few kilometers 😠) and at a reasonable price (83 € per night for B&B). Time for dinner already: Greek salad and souvlaki (we’re in Greece, right?)

(Okay, this is actually a dakos with Naxos cheese, but I don’t have a photo of a Greek salad 😏).
From Caño Cristales to Tayrona Park
by Phil31600 · 2024-12-31 · 20 replies
After about 12 hours of flying from Toulouse (via Paris), we landed in Bogotá six years after our first trip to Colombia. This time, our journey will be very different, with only this stop in the Colombian capital in common. Our travel itinerary Bogotá / La Macarena (Caño Cristales) / Villa de Leyva / Barichara / San Gil / Girón / Mompox / Ciénaga and the Santa Marta lagoon / Minca / Los Naranjos (Tayrona Park) / Bogotá. Step 1: Bogotá (and Nemecon) Bogotá (1/3) This morning, we had a meet-up with Flora from Aventure Colombia, who helped me organize one of our stops, a few transfers, and tomorrow’s day trip, the program of which I changed at the last minute after deciding to skip the visit to the Salt Cathedral of Zipaquirá. Flora is a kind and lovely person, always available, and she did everything to answer my questions and give me advice. She’s a local contact I highly recommend. Flora can help you plan your trip, whether you want a fully organized tour or, like us, just need assistance with a specific stop or one or more transfers between cities. We left Flora after setting a meet-up for our return to Bogotá in a month. As we walked out of her agency, we headed to the wonderful Gold Museum, located just a hundred meters away. I was excited to revisit this amazing museum. Note: Free entry for those over 60, regardless of nationality. Just show your passport. Like six years ago, I was amazed by its museography, the beauty of the pieces on display, and that breathtaking shamanic room.





About two hours later, we decided to walk (careful, it’s a climb!) to the Monserrate cable car (3152m). Long wait to buy tickets and board the cable car! Once we arrived, a few raindrops, an impressive panoramic view of Bogotá’s vastness, a quick visit to the basilica (a pilgrimage site for Colombians), a walk through the tourist market, and at the top, plenty of small restaurants where we had our first Colombian meal. After our hearty lunch, we were lucky to see the sun return! No line for the descent. We then headed back to the hotel because Justine wanted to rest and recover from the trip. As for me, I continued my walk. I discovered a really nice craft market recommended by Flora, Pasaje Rivas, returned to Bolívar Square, and wandered through different streets, including the main pedestrian avenue (Calle 7), where there’s always something to see.



Tomorrow, a change of scenery as we head out for a hike in a small desert (Desierto de Chueca), located about 2 hours from Bogotá in the village of Nemecon. For this outing from Bogotá, with Flora’s help, we booked a car with a driver for the day. Flora also took care of booking the guide (since the site can only be visited with one). Nemecon (2/3) Today, we went to Nemecon to hike about 7.5 km in the ‘Desert of Checua.’ It’s nothing like sandy deserts! Instead, it’s geological formations sculpted by time, wind, and water. After two hours on the road—almost one of them spent navigating traffic jams with cars, trucks, buses, and a continuous flow of motorcycles on either side of our taxi—we reached Nemecon! The village center is really (too?) quiet. We met up with Deisy and headed toward the ‘desert,’ about twenty minutes away on a bumpy dirt road. Once there, a quick briefing, and off we went! Deisy didn’t stop talking (in Spanish) for over 3 hours!!! She told us so much about her region (flower farming, water management, traditions, songs, etc.), the origin of the site, and even mentioned Antonio Banderas, who filmed *The 33* in the village’s salt mine (the story of the survival of 33 Chilean miners after a collapse in their copper and gold mine). One hour of walking to reach the site, one hour to explore it, and one hour to return.





The advantage of this non-stop chatter was that it forced us to brush up on our Spanish at lightning speed. I even wondered if the effort to concentrate wasn’t more exhausting than the physical effort! Especially since on the way back, I got an oral quiz. Deisy wanted to make sure I remembered some of the information she’d given me during the visit: why is this rock white, that one red, and that one black? Back in the village, we had lunch at a restaurant recommended by Deisy before visiting the Nemecon salt mine. Before entering, a guide spent a good half-hour explaining the origin of the salt and the presence of many fossils in the area. Again, concentrating was tough because all the comments were exclusively in Spanish! An hour and a half wandering through the tunnels with a ‘lovely miner’s helmet’ on our heads!







We met our driver at the mine entrance. The return to Bogotá was a bit faster, but traffic in the city center was still heavy! We arrived in front of our hotel between 8:00 and 8:30 PM. It’s been a pretty intense start to the trip! Tonight, our legs are tired. Hopefully, tomorrow will be a bit more relaxed! Bogotá (3/3) We started the day by visiting the Santa Clara Church Museum, located next to the presidential palace. Alejandra (from the local agency ‘Gaia Tours Colombia,’ which organized our stay in Caño Cristales (La Macarena)) had recommended this visit for its rich mural paintings.



A few hundred meters further, after crossing the Plaza Mayor again, we visited the cultural complex housing the Botero Museum, the Mint Museum, and the Bank of the Republic Art Museum. Note that entry is free for all three museums. Botero Museum: There are fewer works by Botero here than in the Medellín museum, but more paintings and sculptures by other artists, all from Botero’s private collection (donated to Colombia). Mint Museum: We limited ourselves to visiting one room (on Flora’s advice) where three gold and gemstone monstrances and a Christ with a crown of emerald thorns are displayed. Photos are not allowed. Art Museum: We visited two temporary exhibitions. Lunchtime came quickly. We had a good meal at a reasonably priced small restaurant in the La Candelaria micro-district, near the Chorro de Quevedo square. We decided to spend the afternoon wandering the streets and alleys of the historic center to discover local street art.



We also passed through very lively pedestrian streets. I also decided to revisit Pasaje Rivas to show Justine all the shops selling more or less artisanal products. Tomorrow morning, we fly to La Macarena at 10:30 AM. Not to dance (you’d be surprised if I told you we were going to take a South American dance class, right?!), but to visit the fabulous Caño Cristales, a river naturally colored by aquatic plants. The planned program includes hiking, horseback riding, canoeing, and swimming among these plants. This site was long inaccessible because the area was controlled by the FARC. Access and tourism development became possible after agreements and amnesty measures between the Colombian government and paramilitary groups. As in other regions, former FARC members have been able to transition into various tourism-related activities.
Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) English translation pending
by Raju · 2020-01-10 · 3 replies
Bonjour, un petit retour en forme de guide de voyage sur le trek du camp de base du Mardi Himal effectué du 15 au 21 novembre. Il vous faudra une petite semaine pour monter à 4500m d’altitude en partant de Pokhara et y revenir.

Jour 1 : De Pokhara lake side, direction Baglung bus station (400rps en taxi ou 1h30 de marche ou bus local). Demandez le bus pour Phedi, c’est le départ du trek. 1h de bus, 100rps. Vous pouvez avec le même bus continuer 1 heure de plus pour aller à Kande (départ alternatif du trek). Si vous voulez alléger un peu l’énorme liasse de roupies qui constitue votre budget pour une semaine de trek, vous pouvez prendre un taxi jusqu’à Phedi pour 1200 roupies (à peu près, cela dépendra de votre aptitude à la négociation tarifaire).

Phedi (1130m) – (upper)Dampus (1650). C’est court mais intense. Vous descendez du bus, traversez la route et commencez directement à monter des marches d’escalier. Courage, cela prendra 1h30 pour venir à bout des 3650 marches restantes. Je vais vous épargner les détails, mais je m’arrête à Dampus une semaine. D’abord car je vais chez des amis et puis la vue est pas mal du tout ! Libre à vous de continuer vers Pothana (1 petite heure), voir Deurali (encore 1 heure supplémentaire).

Jour 2 : Dampus – Pothana – Deurali (2100) – Forest Camp (2540) En sortant de Dampus, il faut stopper au bureau de l’ACAP pour présenter ses papiers en règle, à savoir le TIMS et le droit d’entrée ACAP. Attention, le droit d’entrée ACAP se paie 2000 roupies à Katmandu ou Pokhara. Ici, c’est 6000 rps…véritable insulte aux têtes de linotte et autres procrastinateurs. En sortant de ce bureau, digne truchement de la corruption ambiante de ce beau pays montagneux, ne manquez pas l’occasion de vous procurer dans le dernier magasin de Dampus, un magnifique bâton de marche taillé dans du véritable bois d’arbre, pour la modique somme de 100 roupies. Ensuite, entamez votre montée vers Pothana, charmant village aux doux airs alpins puis suivez la crête encore 1 heure en montant vers Deurali, à 2100m. C’est un ensemble de 3 ou 4 guest house qui constitue une halte agréable avec une superbe vue sur les collines invitant à la méditation. A la sortie de Deurali, le sentier à gauche descend vers Landruk et le trek de l’abc. Si vous n’avez pas changé d’avis sur votre choix de trek, il serait judicieux d’emprunter le sentier sur votre droite. Vous allez alors pénétrer dans une forêt dense pour y passer les 4 prochaines heures. Oubliez les récits de touristes esseulés croqués par des léopards, et autres bûcherons solitaires morcelés par des ours, et continuez d’avancer sur ce sentier peu emprunté. Vous allez penser que l’investissement de 100 roupies pour acheter un bâton n’était décidément pas une fantaisie. Vous serez toutefois seul face à vous-même jusqu’au moment d’apercevoir entre les arbres et les fougères une modeste bâche qui abrite un autochtone entretenant un feu et ravi de vous proposer une tasse de café. Puis les arbres s’espacent enfin et laissent passer la lumière crue du jour qui illumine le panneau « Welcome to Forest Camp ». C’est un ensemble de 4 ou 5 guest house. Après un rapide tour d’horizon, Je sélectionne le « Jungle embassy Hotel » qui affiche fièrement ses 5 étoiles au-dessus de l’entrée du dining hall. Le jeune propriétaire de l’hôtel étale son ambition en proposant 2 salles de bain commune. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, il y a de l’eau chaude. La literie est neuve et confortable. Le cuistot me prépare des succulents spaghettis. L’endroit mérite décidément ses 5 étoiles.

Sympa la vue de Dampus? Je vous l'avais dit...

Pothana, un ptit air de ricolaaaa!!

Merci Bim pour les spaghettis, tu gères !

A suivre
Un "Esta" bientôt nécessaire pour se rendre au Royaume-Uni? English translation pending
by VoyageForum · 2019-12-04 · 401 replies
Visiblement, les autorités britanniques auraient dans l'idée de mettre en place un système d'Esta identique à celui existant pour les USA pour tous les voyageurs actuellement dispensés de visa (y compris donc les ressortissants de l'U.E.) souhaitant se rendre dans le pays une fois le Brexit effectif (s'il le devient un jour...). Lire la suite...
Préparation d'un road trip en famille dans l'Ouest américain English translation pending
by Definitif · 2017-06-02 · 53 replies
Bonjour,

Je me lance directement après avoir feuilleté passionnément ce site, ces récits de tous ces carnets de voyage en particulier celui de 69Eric même si je projette de faire le trajet en sens inverse. 🙂

Qui ? Famille de 4 : 47, 44, 16,5 et 14,5 seront l’âge des participants à la date du voyage

Pourquoi ? Choix de faire un voyage (le voyage de la famille) avant que la future émancipation des enfants n’arrive. La Californie et les parcs principaux ont fait l'unanimité du choix de la destination. 😉

Quand ? Mardi 08 août 2018 départ de France, samedi 1er septembre 2018 arrivée en France Au départ je m'étais fixé 3 semaines max mais finalement j'ai opté pour quelques jours supplémentaires pour avoir le temps de faire un minimum de choses 🙂

Voici mon programme initial, merci de m'indiquer si vous pensez que c'est jouable, si j'oublie quelques éléments de visite importants à faire :

J1 (Mardi, 07 Août 2018) Trajet en avion depuis Lyon, Genève ou Paris arrivée à San Francisco. Récupération location véhicule Hotel type travelodge center ou airbnb

J2 + J3 Visite San Francisco. Journées à programmer pour voir entre autre Golden gate, pier 39, fisherman's wharf, transamerica pyramid, quartie lafayette + ville (twin peaks, union square, painted ladies, ...) Nuits à San Francisco

J4 (Vendredi, 10 Août 2018) Matin : San Francisco reste à voir ? + route vers Yosemite (y a t'il le long de cette route des points à ne pas louper) ? Fin d'après-midi : premières visites yosemite comme par exemple yosemite falls Nuit vers Yosemite (Yosemite Westgate Lodge ou red bull ?)

J5 (Samedi, 11 Août 2018) Visite de Yosemite NP Points de vue : Tunnel view, El capitan, glacier point, half dome Mariposa grove, trail mariposa grove (2h) Nuit vers Fresno (Motel de chaine)

J6 (Dimanche, 12 Août 2018) Visite Sequoia NP & Kings Canyon NP kings canyon scenic by way et tunnel view Trail general sherman tree (45 min), moro rock (30 min), general grant tree trail (30 min) et crescend meadow (1h route et nuit vers Bakersfield (Super 8)

J7 (Lundi, 13 Août 2018) Route vers barstow jusquà bagdad café, puis retour barstow pour léger shopping puis visite de calico ghost town en milieu d'après-midi. Route en fin d’après-midi vers death valley. Points de vue à faire entre ce soir et le lendemain matin : Mesquit flat sand dunes, Dantes view, Zabriskies point, Artist drive, devils golf course, badwater Nuit si possible à Death valley sinon à beatty

J8 (Mardi, 14 Août 2018) Matin : Fin visite death valley + route vers Vegas (visite red rock canyon ?) Après-midi visite Vegas, main strip Soir spectacle cirque du soleil (O ou Mystère) Strip de nuit 😊 Nuit à vegas (hotel treasure island ?)

J9 (Mercredi, 15 Août 2018) Grasse matinée + Journée : Las Vegas (visites diverses). Soirée à Downtown Nuit à vegas (hotel treasure island ?)

J10 (Jeudi, 16 Août 2018) Matin visite de Valley of Fire SP. Puis route vers Zion. Premières visites Zion (trail emerald pool 2h) Nuit vers Zion (springale Terrace Brook Lodge ?)

J11 (Vendredi, 17 Août 2018) route UT9, checkboard mesa, kolob terrace road Trail : hidden canyon trail (2h) et/ou riverside walk 1h30 et/ou canyon overlook trail 1h Route et nuit vers Bryce canyon (bryce view lodge ?)

J12 (Samedi, 18 Août 2018) Visite Bryce Canyon NP. scenic drive, fayriland point, sunrise point, sunset point, inspiration point, bryce point, parya view Trail : queens garder + navajo loop (3h) Soir : route et nuit vers Capitol Reef (aquarius Inn ?)

J13 (Dimanche, 19 Août 2018) Visite de Capitol Reef NP. Route en direction de Moab visite Dead Horse point stat park (scenic view) puis route vers Moab Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)

J14 (Lundi, 20 Août 2018) Visite de Arches NP. park avenue view point et landscape arch Trail : the windows trail (1h), double arch (30 min) et devils garden trail (3h) Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)

J15 (Mardi, 21 Août 2018) Visite de Canyonlands NP (Island in the Sky). island in the sky, green river over look, buck canyon overlook, shafer trail et potash 4*4 Trail : mesa arch (30 min), murphy point over look trail (2h) et grand view point overlook (1h) Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)

J16 (Mercredi, 22 Août 2018) Route vers needles overlook ou vers big spring canyon overlook. Visite de valley of the gods Milieu et/ou fin d’après midi Visite de Monument valley. Nuit si possible à Monument Valley (the view sinon goulding lodge )

J17 (Jeudi, 23 Août 2018) Route vers page Visite lower ou upper antelope canyon vers 11h Après midi à lake powel (glen canyon dam overlook, glen canyon dam, scenic view plus baignade) Fin après midi Horseshoe bend Nuit à page (super 8 ?).

J18 (Vendredi, 24 Août 2018) Visite lower ou upper antelope canyon vers 8-9h Visite horsehoe bend si pas eu le temps la veille Route vers grand canyon + peut être début visite grand canyon nuit vers grand canyon (red father lodge ?)

J19 (Samedi, 25 Août 2018) Vol au dessus de grand canyon si budget OK Visite Grand Canyon NP (South Rim) : grand canyon south rim, desert view drive, desert view tower Fin d’après-midi route et nuit vers Kingman ou laughlin (motel 6 ou super 8).

J20 (Dimanche, 26 Août 2018) Grosse journée en voiture de kingman vers San diego en passant vers joshua tree, palm springs (y a t'il le long de cette route des points à ne pas louper) ?

Nuit à San Diego (red roof inn ou super8)

J21 (Lundi, 27 Août 2018) Visite de San diego : gaslaup quarter, coronado, little italy, seaport village Nuit à San Diego (red roof inn ou super8)

J22 (Mardi, 28 Août 2018) Sea world. Soir : route en direction de Los Angeles (hotel avant Los angeles à définir sur le trajet).

J23 (Mercredi, 29 Août 2018) Visite los Angeles : union station, hollywood boulevard, beverly hills, bel air, rodeo drive Nuit à los Angeles (tuscan garden inn)

J24 (Jeudi, 30 Août 2018) Universal studio + griffith observatory Nuit à Los Angeles (tuscan garden inn ?)

J25 (Vendredi, 31 Août 2018) Visite matin Los Angeles santa monica, venice beach. Soir : Trajet en avion. 😕

J26 (Samedi, 01 Septembre 2018) Arrivée en France.

Pour ce projet de road trip j’ai 2 regrets : yellowstone trop éloigné et le trail angels landing trail à zion (j’ai vu des images splendides sur un reportage à la TV) mais ce trail ferait puiser un peu trop dans nos forces (vertiges pour certains, genou parfois récalcitrant, sécurité, temps de parcours) pour profiter pleinement du reste du séjour.

Pour ma fille son regret est le suivant : quoi on va aux états unis sans voir la statue de la liberté ? 🤪

Au niveau du budget : Je me suis fixé comme objectif pour ce fabuleux voyage une enveloppe de 15 000 € pour 4 personnes qui pourrait être répartie de la manière suivante : Avion: 4 000 € Location Voitures : 1 500 € (j’ai vu que pas mal de road trippeurs arrivaient à tourner aux alentours des 800 € moi toutes mes simulations sont plutôt vers 1500) Hotel :3 000 € Activités2 500 € (comprenant sea world, universal, spectacle, Esta, pass beautiful amercia, entrées sites navajos, et …) Essence : 500 € Restauration3 000 € Shopping, souvenir500 € Dans ce budget n’est pas compris le vol au dessus du grand canyon on verra après l’achat des billets d’avion, la location de la voiture et des hotels si mon budget tient à peu près la route.

Quand pensez-vous est-ce trop ambitieux, me manque t’il certains points d’intérêts que j’ai omis dans ce parcours ?

En tout cas merci d'avance pour vos précieux conseils.
Votre avis sur la France English translation pending
by Lucbertrand · 2017-05-19 · 513 replies
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur? Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges. Au plaisir de vous lire Luc
Attention escroquerie à port de Bangsal (Lombok) - départ vers les îles Gili English translation pending
by SophieRo · 2013-06-15 · 24 replies
Ceci est un message pour ne pas vous faire avoir au port de Bangsal à Lombok, point de départ pour les Iles Gili.

Pour prendre le bateau public (il y en a de très nombreux, réguliers, mais ils s'arrêtent assez tôt (vers 16h/16h30)), ne vous arrêtez pas en chemin, allez directement au bateau. Surtout ne pas s'arrêter au bureau "koperasi" sur votre droite, c'est une bande d'escrocs, le tout bien rôdé bien entendu... Ils vous proposeront de prendre un "speed boat" parce qu' "il n'y a plus de bateau public", vous paierez la traversée 35.000Rp au lieu des 8.000Rp (pour Gili Air). Et vous monterez en fait bien sur un bateau public, vite rejoint par des locaux qui font la traversée. Ce n'est pas le problème de prendre le bateau public (au contraire, c'est chouette de se retrouver avec les locaux!); le problème est de payer 4 fois le prix.

Ils essayeront aussi de vous vendre des packages comprenant les deux traversées et le retour vers Senggigi, Mataram ou l'aéroport. Les prix sont abusifs (250.000Rp/pers). Nous avons négocié pour 100.000Rp/personne pour la traversée retour et le trajet jusqu'à l'aéroport. Négociez, ou au mieux achetez un package sur l'île, il y en des tas, bien moins chers!!

Donc surtout, ne vous laissez pas avoir!

Bon voyage, les Iles Gili sont magnifiques!
Avis sur itinéraire en Namibie et au Botswana? English translation pending
by Ciol46 · 2012-12-06 · 155 replies
Bonjour,

Ma femme et moi même enviseagons pour l'an prochain notre 1er trip safari photo en Afrique. Donc pour résumer il s'agirait d'une boucle Namibie + Botswana pendant 25 jours environ. Pour la durée s'il faut rallonger de quelques jours ou raccoucir, ça ne pose pas de problème. Le voyage aurait lieu en Septembre/octobre 2013 (donc si j'ai bien compris faut pas trop que je perde de temps pour les résas) le tout en 4x4 double cab tente sur toit durant tout le séjour.

J'ai déjà une 1ère ébauche d'itinéraire mais pas mal d'intérrogation, donc voici l'idée et ensuite je vous mitraille de questions.

jour 1 - Windhoek --> Sesriem jour 2 - Sossusvlei jour 3 - Sesriem --> Spitzkoppe (google map dit 7h pour 450 km mais dans la réalité ?) jour 4 - Spitzkoppe --> Palmwag jour 5 - Palmwag --> Purros (en route arrêt baignade à warmquelle) jour 6 - game drive éléphants du désert jour 7 - Purros --> Kamanjab ou directement Etosha mais y a t'il une entrée Ouest vers hobatere ? jour 8 - Etosha jour 9 - Etosha jour 9 - Etosha jour 10 - Etosha --> Mahango (longue route mais tout bitume donc ca me semble faisable non ?) jour 11 - game drive le matin dans Mahango et bateau le soir jour 12 - Mahango --> Kasane direct c'est jouable où il faut couper l'étape en deux à Salambala ? jour 13 - Parc de chobé jour 14 - Parc de chobé jour 15 - Parc de chobé + bateau jour 16 - Day trip pour les chutes Victoria

Option 1 jour 17 - kasane --> Maun via Nata jour 18 - trip Mokoro jour 1 jour 19 - trip Mokoro jour 2 Jour 20 - Maun --> Ghanzi Jour 21 - Ghanzi --> Windhoek jour 22 - Retour sur Nouméa

Option 2 jour 17 - kasane --> Savuti jour 18 - Savuti --> Moremi (à priori xakanaxa c'est le meilleur coin ?) jour 19 - game drive Moremi jour 20 - game drive Moremi jour 21 - Mokoro 1 journée depuis xakanaxa c'est possible ? jour 22 - Moremi --> Maun Jour 23 - Maun --> Ghanzi Jour 24 - Ghanzi --> Windhoek jour 25 - Retour à la réalité

Voilà pour l'itinéraire, vous aurez compris que le bord de mer et la zone Epupa falls en Namibie ne m'attire pas. Pour information je suis prêt à "sacrifier" Spitzkoppe et Purros au pire des cas. Si jamais les étapes du début sont intenables, j'avais envisagé de faire Sesriem-->Windhoek-->Waterberg-->Etosha.

Bon enfin je passe aux questions : 1°) Spitzkoppe et Purros immanquable selon vous ? 2°) option 1 ou 2 sachant que je n'ai pas d'expérience probante en 4x4 à part un peu aux usa et de temps en temps en Nouvelle Calédonie ? Sachant que je n'aurais sans doute qu'un 2.5L Hilux sans snorkel (version safari 3.0TD chez Asco vraiment chère) mais bon le snorkel en septembre/octobre est-ce vraiment utile ? 3°) Le mokoro ca vaut vraiment le coup/coût ? Si oui, 1 ou 2 jours ? 4°) Pour le mokoro depuis Maun j'ai trouvé 193 €/pers pour 2 jours nourriture et matériel compris, ca vous parait honnête où vous avez mieux ?

Bon d'autres questions viendront par la suite en fonction de vos réponses. En tout cas n'hésitez pas à me proposer d'autres trajets alternatifs. Et me donner les temps de route réel entre les différents lieux.

Merci d'avance à tous.

Quel hôtel choisir à Punta Cana pour deux couples dans la trentaine? English translation pending
by Noname31 · 2011-02-02 · 24 replies
Bonjour à vous tous,

Nous sommes deux couples dans la trentaine qui désirent aller à Punta Cana à la fin mars !!! Par contre, personne n'y est déjà allé ! Nous avons fouillé sur internet, mais il y en a tellement, on ne s'est plus du tout où se diriger ... Nous avons un budget de 1250$ par personne ! Est-ce que vous pouvez nous aider SVP 😕

Voilà ce que nous aimerions avoir : une superbe plage et une belle mer bleu (comme tout le monde), un hôtel propre avec bonne nourriture où il y a une super ambiance le soir pour pouvoir fêter un peu sans exagérer ... un discothèque aussi et des gens super sympas !!!

De plus, savez-vous si les hôtels offrent tous les mêmes excursions ? Mon chum veut aller faire du 4X4 comme à la télé 😉

Merci de nous aider à mieux nous orienter !!! C'est très apprécié 🙂

Noname31
Hôtel Bucanero English translation pending
by Spiked · 2010-11-13 · 92 replies
Allo tout le monde, je suis sur le point de réserver pour février 2011 pour santiago de cuba à l'hôtel Bucanero. Pour 500 $ par personne pour 7 jours, est-ce un très bon prix ou je peux attendre encore un peu ? J'aimerais beaucoup avoir des réponses rapides svp. merçi à tous.
Avis sur devis pour l'Ouest des Etats-Unis? English translation pending
by Sylou13 · 2009-12-30 · 76 replies
Nous avons demandé un devis pr nos vac d'été : destination l'ouest des USA départ : marseille/franckfurt/Los Angeles le 18 juillet loc voiture et circuit classique (LA Grand Canyon Monument Valley Brice park Las Vegas Death Valley Yosemite park San Francisco) jusqu'au 3 août puis vol intérieur pr N Y (la gauffre !!!) jusqu'au 6 août. retour N Y/munich/mlle le 6 le prix comprend les trajets avion pour 2 personnes et 1 enfant de 12 ans, les hôtels, la loc de la voiture jusqu'à S F pour la somme de 6 522 € pensez vous qu'on puisse se lâcher ????🤪🤪 nous sommes preneurs aussi de conseils.... MERCI
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Taux de change au Maroc English translation pending
by Fouadraiden · 2009-07-17 · 156 replies
salut

je viens de m'en apercevoir , en lisant à Agadir, j'etais tranquillment en vancance, je, une chronique economique sur la monnaie marocaine. stupéfacation, qu'y ai je appris:

les 11 dhirams et quelques cacahuètes contre lesquels le Maroc nous achète nous les marocains contraints à l'exil( je suis de bruxelles) euros sont en fait fixé, exclusivement , par la Banque du Maroc et sachant que dhiram ne vaux rien sur les marchés interantinoaux à cause du fait que le maroc n'exporte quasiment rien, c'est donc aupres des MRE, vous savez les marocains de l'etranger, que le régime marocain et ses économistes de pacotilles se chargent de remplir les caisses du royaume en devises européennes achetées à un prix défiant tte concurrence. du quasi vol d'autant que les Marocains de l'étranger n'y voient que du feux...la majorité croit meme gagné au change......

l'arnaque est gigantesque, bien que je ne sois pa économise je pense qu' il suffit pour se représenter les choses comparer le smic marocain avec celui pratiqué à Buxelles, à Francfort ou en France, cad à 1200 euros.

autrement dit, si 1000 EUROS VALENT grosso modo 10 000 dhiram, selon les taux actuels, comment se fait il que les salariés marocains eux en moyennent ne touchent que 2500 DH? dit autrement , combien de salariés pourrez- vous remunérer avec 1000 euros en contexte européen , aucun, n'est- ce pas?

vous comprenez , le ratio réel est de 1/4 et pour 400 EUROS nous devrions normalement du regime marocain à 10 000 DH et non les 4000 DH actuels. 1 euro pour 40 DH AU lieu de 1 euro pour 11 DH. vous comprenez l'arnaque et l'insitance avec laquelle le maroc tente de nous vendre des appartement à 70 000 EUROS que l'on devrait payé normalement quatre fois moins, cad plusou moins 15 000 euros

en sur-évaluant le dh le maroc achètent à très bas prix la monnaie des immigrés marocains d'autant plus que ce "pillage" ne profite guerre aux Marocains du Maroc vu que leur salaire est le meme , ainsi que l'infrastructure du Maroc en général, depuis des décennies.

que la vie serait agréable au bled si NOUS arrivions à vendre un euro 40 dh.
Vietnam: retour d'expérience, Along, Tam Coc... English translation pending
by Nanguadeloup · 2009-06-10 · 37 replies
Bonjour,

Nous y sommes encore mais je poste un message pour vous faire part de quelques expériences vraiment sympas lors de notre début de séjour. Juste retour des choses, je me suis pas mal servie du forum pour préparer cette partie de notre long voyage de 7 mois...en prenant beaucoup de plaisir a suivre les discussions parfois mouvementées sur le Vietnam...! On nous avait parfois promis les 7 plaies d'Egypte au Vietnam: arnaques, gens pas sympas, etc...Pour l'instant, ce n'est que du bonheur...il faut effectivement être vigilant sur certaines choses mais comme au Cambodge ou en Thailande, ou n'importe ou ailleurs. Retour de bonnes expériences donc pour aider les suivants dans leur aventure à eux.

à Tam Coc: j'ai trouvé sur vos conseils la maison de Loan...4 jours de calme et de sérénité, un hôtel charmant et confortable, une cuisine excellente, et l'accueil de Loan... à Along bay: on a craqué la tirelire pour un tour vraiment vraiment cher, et on ne l'a vraiment vraiment pas regretté. Vietattitude et Bourlingue étaient encore plus chers...On a donc opté pour cette option: Red Dragon Junk, compagnie indochina-junk, voir aussi tropical sails. On s'est promené dans Bai Tu Long Bay sur 2 jours. Pas une autre jonque à l'horizon...C'était fantastique, et on a eu du bol pour le temps. Pas du tout routard, mais notre but était d'éviter la foule, pari réussi. 8 sur la jonque, et pas un chat autour. Je précise qu'on ne fait jamais de tours d'habitude, pas trop notre truc...voilà. Si questions, n'hésitez pas, on est actuellement à Sapa, ensuite Bac Ha et la Chine...Bonne route à tous...que vous soyez en sac à dos ou en Samsonite, à la recherche de bleds perdus, ou sur ces sentiers fréquentés que d'autres détestent tant... Anne
Donne renseignements sur le Mali English translation pending
by Annebleue · 2009-03-14 · 144 replies
Bonjour à tous Je reviens du MALI. J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus. Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds.... Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.

TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
Voyage au Burkina Faso, quelle assurance prendre? English translation pending
by Charlotted · 2009-03-04 · 30 replies
Bonjour!!

Etant toute nouvelle sur ce forum, j'espère être au bon endroit pour poser mes questions.

J'ai 24 ans et souhaite partir au Burkina Faso. J'ai découvert une petite association qui vient de démarrer, et je resterai bien un an avec eux afin d'enseigner à une école de Léo bénévolement.

J'interromps donc mes études pour cette mission.

Quel type d'assurance dois-je prendre? J'essaye de me renseigner sur le net, mais je passe de 600 euros à 300 euros selon les assurances, je ne sais pas en qui je peux faire confiance ou si j'ai bien toutes les options.

Le plus important étant mon rapatriement en france en cas de blessure grave.

Et si vous avez des conseils à me donner concernant ma destination et mon action humanitaire, je suis preneuse.

a bientôt
De Siem Reap vers Phnom Penh English translation pending
by Carmen2709 · 2009-02-26 · 10 replies
Nous avons voyage' de ouest en est en traversant des champs asseche's -probablement des riziere qui attendent la mousson pour verdir. D' ímmenses pancartes longeaient la voie indiquant que ces champs avaient ete' nettoye's de mines mais ordonnaient aux paysans de rester a' l'écart de ceux qui ne l' étaient pas et les exhortaient a' ne pas s' aventurer hors des chemins reliant les champs entre eux. Le combat contre les mines anti-personnelles n'est toujours pas terminé. Le pays est loin d etre nettoye' de cette 'cochonnerie' car tous les soirs, des jeunes hommes, sans bras ou jambes de 15 a 25 ans viennent dans les quartiers ou' les touristes aiment souper, pour quemander. Ils sont mobiles grace a' un velo dont le siege est une planche et s íls sont pourvus de bras ils les utilise comme nous nos jambes pour pedaler. j'ai vu des hommes ampute's de leur 2 jambes mais qui avaient heureusement pu recevoir une prothese. ils sont nombreux et nous sollicitent pour leur acheter des livres sur le regime de Pol Pot.

Il y a quelques jours, s'ouvrait le jugement du numero 2 de Pol Pot et sa clique et le pays est tres excite' quant aux charges des responsables de ces atrocite's. Il y a beaucoup de journalistes devant le tribunal. Demain, j'irais faire un tour par la-bas.Le jour de l'ouverture du proces, il y a eu une grosse averse, ce qui, pour les cambodgiens annonce une mauvaise augure, d' apres le journal local.Quand je pense que Pol Pot mourrut de vielliesse dans son village natal ....

Nous sommes alle's visiter le champs qui avait servi aux khmer rouges (KR) pour y jeter les corps battus a' mort dans des fosses communes. Je crois que ton film 'La dechirure' parle de cet evenement. l'endroit etait impregne' de la douleur du passé. Nous l'avons ressenti et vu des ossements parmi des haillons qui avaient appartenus aux victimes des KR. les KR avaient acroche' des hauts parleurs pour camouffler les cris de douleurs arrache's a' ces pauvres paysans, hommes lettre's, politiciens et docteurs. Ils leur cassaient le crane á coup de massue afin d'economiser des balles. Tout le monde a d'une facon ou d'une autre souffert du regime des KR et c'est pour cela' qu' íl a fallu 30 ans pour que ce jugement ait lieu. le peuple cambodgien nétait pas pret a' assumer la verite' car il y a peu de familles qui n' ont pas, d'une facon ou d'une autre contribue' a' ces atrocite's. il a fallu attendre que la majorite' des sympathisant des KR soient morts car il y avait beaucoup de resistance de la part du peuple.

J'ai visité le musée national qui contenait une tres belle collection de buddhas khmers qui avaient été retrouvés enfouis et ainsi protégés du vandalisme des KR. Ils datent du 9eme au 17eme siecle et sont absolument magnifiques. A mon avis, ces buddhas sont les plus beaux de l'asie du sud-est. Curieusement, a' l'entrée, il y avait une pancarte qui priait les visiteurs de laisser leur chapeaux et leurs armes au vestiaire! A l'hotel aussi, il etait indiqué qu'il n'etait pas permis d'apporter des armes, des grenades et des seringues dans les chambres. On est au far-west ici! On voit bien que les vieilles habitudes guerrieres sont dures a' changer. Les armes á feux sont encore tres presentes au cambodge surtout parmi les paysans mais le gouvernement veut en finir avec cet heritage guerrier. Nous avons vu des pancartes encourageant les cambodgiens a' rendre leurs armes et munitions. Ca c' est la voie officielle du gouvernement. Ils organisent periodiquement une grande fete durant laquelle ils detruisent les armes rendues pour encourager d'autres a' le faire. Mais j'ai aussi appris quíl existe un champs hors de la ville, peu reglo, oú pour quelques dollars, on peut tirer des balles avec un AK 47 si on a envie de jouer á "Rambo". Il y a trop de 4x4 (1/4 des voitures le sont) et de misereux, enfants et estropie's pour vraiment avoir du plaisir a' se balader.Le soir, lorsqu'on sort pour aller dinner, on est confronte' a' une triste evidence: la pauvrete' extreme des meres cambodgiennes qui viennent e'taler leur be'be' sur le trottoire et nous demandent une piece. Le matin, comme le veut la coutume bouddhiste, l'aumone est faite par les moines tous les matins, (protegés du soleil par leur ombrelle).Ils se presentent devant les magasins et les cafés, l'expression paisible. ils sont touchants mais quand tu es au point de t'empiffrer de tartine au beurre et confiture, elle passe pas tant que tu ne sors ton porte-monnaie...j'ai aussi apercu un borgne qui tirait un aveugle avec une corde vers les tables et qui jouait une petite musique melancolique pour un billet.

Le trafic grouillant matin jusqu'au soir de camions aux ordures, de motos transportant des cochons gras et roses, couchés sur leur dos, mere avec bébé coincé entre le pere et la mere et le petit garcon debout, se tenant au guidon - sans casques, 2 bonzes, assis comme les femmes, a l'ancienne, un passager portant sur sa tete une vitre, aidé par le conducteur qui conduisait avec une main...

Ce qui m' horipille le plus, c'est de voir des gros lard europeéns avec des jeunes filles, toute menues et douces, bien qu 'íl y ait des rappels partout ou' les europeéns aiment ''se divertir" quíl est interdit d'abuser des jeunes filles et que les menottes sont pour toutes les tailles de poignets. en anglais, ce message est plus court et percutant.on peut aussi appeler un numero pour denoncer le vieux cochon. Et pourtant cela' n' empeche pas d 'ínnombrables salons de massage (= bordels) aux portes et fenetres fumées avec des noms explicite comme "le pussy" avec photos revelateurs de s'installer a' l'arriere des hotels.

La culture khmer est plus evidente a' siem reap qu' ici . le centre architectural d'angkor y est pour beaucoup et l'artisanat khmer ( la cuisine traditionnelle, la taille de pierre, la fabrication de la soie et le tissage, le travail sur bois et la peinture) est tres presant. La vie spirituelle, pas du tout vivante comme au laos ou en thailande.

C' est vraiment un triste pays...Beaucoup d'ONG s'occupent de remettre sur pieds ce pays qui a du mal, car il y a tant a' faire: aider les estropie's des mines et les orphelins, construire une infrastructure qui permettra le developpement économique du pays, augmenter la production de riz, l'éducation des enfants et des jeunes. La vie ici est tres chere et pourtant nous sommes entoure's de misereux qui vivent avec moins de 20 dollars par mois pour nourrir leur famille), une assiette de riz avec quelques legumes et une crevette coute 4 dollars, 2 dollars pour une grande bierre.

Mais j'ai quand meme eté temoin de quelques instants de grace comme lorsque j'ai vu ce petit garcon nu, courir sous la pluie et sauter dans les flaques d'eau lors d'une averse en riant de plaisir. Et lorsque le matin, je passe devant une jeune vendeuse de cacahouetes qui, plein d'amour pour son fils, le leve vers le ciel et l'embrasse sur son ventre .Et lui est aux anges. Tout les matins, je dois passer par une petite allée dans le complexe du temple bouddhiste et je vois les jeunes bonzes laver leur robes saffran apres qu íls aient fait leur quetes de riz pour la journée . il y en de tout les tons de jaunes pendues aux balustrades. Ils flottent dans le vent et c'est beau! Et le soir, sur une table, au fond d'une piece, un autel aux lumieres scintillantes fait concurrence aux images floues d 'une télé mal réglée. Le profane et le sacré se joint pour nous faire vibrer. Des chats, a' la queue courte avec comme un pompom au bout ( et non coupée comme je l'ai cru ) sortent timidement le soir pour manger ce que les bonzes etalent sur une nattes a' meme le sol. Ce n'est que du riz et quelques legumes. Les chats sont vegetariens comme la plupart des bonzes.

Les organisations non gouvernementales ont fait beaucoup de tord aux cambodgiens car ils sont devenus entierement dependant de la charite' occidentale. et le plus choquant est de voir des toyota a' 85000 dollars conduit par ces europe'ens et qui vivent dans des belles villas a' 2000 dollars par mois dans un pays ou' le salaire de base est 20 dollars par mois. ils sont sense's aider, pas profiter! j'ai vu dans une revue des annonces de vente de villas a' 1 millions. il y a moins de ONG au cambodge alors aujourd'hui les pigeons sont les touristes.

les cambodgiens ont toujours la main tendu pour de l'aide. nous les occidentaux, nous les avons habitue's a' cela'. ils n'ont aucune initiative. on les voit souvent assis, l'air beat dans l'attente de quelque chose.les khmers sont faineants et veulent que tout leur soit procure's. les vietnamiens ne les aiment pas et ne comprenent pas pourquoi ils ne travailent pas plus leur terre qui est tres fertile grace au mekong.

une derniere chose sur PP, les AK47 sont partout et les journeaux mentionaient tous les jours des meurtres cause's par des disputes domestiques, de rixes entre gangs ou simplement a' propos d'une prostitue'ee dans un karaoke qui ne voulait pas danser avec un tel.le samedi soir, la police met des barrages a' quelques rond-points et si on ne s'arrete pas, il y a un membre de la police, plus bas qui tire avec un AK 47 dans les roues. ils font du racket pour arrondir les fins de mois.
Retour en Métropole après une installation en Nouvelle-Calédonie: pourquoi? English translation pending
by Michel06440 · 2009-01-12 · 9 replies
Bonjour à tous, parcourant de plus en plus de blogs, je découvre que 50% des métros qui tentent leur chance d'une installation sur le caillou abandonnent avant 2 ans. Pouvez-vous me dire pourquoi?? Certains peuvent-ils nous faire part de leur désillusion voire de leur mésaventure . Merci à tous de vos contributions toujours très intéressantes
Vivre et travailler en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Vivi11 · 2008-10-11 · 32 replies
bon, ben voilà.........nous avons un rêve ...allez vivre et ravailler en bouvelle calédonie........mais à la lecture de vos posts....on a bien peur que le rêve se transforme en cauchemard...........

mon mari a répondu à une annonce pour un emploi sur place....... nous ne connaissons si les tenants ni les aboutissants de ce poste ( salaires, conditions....) mais en vous lisant tous, on a l'impression qu'en dessous d'un certain salaire ( 1 couple, 2 enfants = 3500€ ???) apparament la vie est trés trés chére........le maison en location hors de prix............

on ne recherche pas une vie de rêve, mais un qualité de vie que nous ne trouvons plus en métropole.....

plusieurs questions me viennent à l'esprit...

1° la scolarité des enfants ??? mon ainé est actuellement en 4éme et ma puce en CE2

2° mon mari est frigoriste ................depuis 20 ans et actuellement à son compte en france..........quels sont les débouchés sur le caillou dans ce domaine ??

3° est il facile de se mettre à son compte ( administrativement ??)

4° les nouveaux arrivants sont ils bien " acceuillis " ?? et pas de tapis rouge hein !! juste accepetés

je sais, je sais, bcp de questions mais nous n'avons pas envi d'être déçu et de regretter c'est pour cela que nous voulons se faire une idée juste du caillou

merci à vous tous
Formalités pour un mariage franco-marocain? English translation pending
by Lozpad11 · 2008-09-29 · 43 replies
Salamalikoum. je recherche des renseignements sur les étapes du mariage franco- Marocain. J'ai le Certificat de Capacité a Mariage et la publication des bans en Mairie c'est bien passé. Premiere question : Quel délai j'ai pour trouver la date du jour du Mariage? 2ème Questions: Quand a lieu la fameusse enquête de police pour déterminer si ce mariage est sérieux ou blanc ? Ma future femme habite a Agadir et c'est dans cette ville qu'aura lieu le mariage. Pour l'Adouls pas de probleme j'ai trouver un homme tres serieux pour gerer les documents et les transcriptions Arabe Francais. Merci de vos commentaires Daniel
La Thaïlande existe-t-elle encore? English translation pending
by Stiwadii · 2008-08-30 · 149 replies
Bonjour à tous, Alors voilà, J ai vecu en Thailand il y a presque plus de 30 ans lorsque j etais enfant, jusk a l adolescence.Je suis très attachée a ce pays (nous etions a Rawaï-Pucket).J'y suis retournée en 2001 et 2002, d abord a Samui où j ai failli m'evanouir tant ça m a brisé le coeur cette usine a touristes puis a koh tao et phangan où on a pu trouver des petits coin perdu qui ont baumer mon coeur...!!!Aujourd´hui, nous avons decider d y retourner avec notre baby de 11mois mais là je ne sais plus quoi choisir, j ai chercher sur le web et vu Koh payam, Koh mak, Koh Raya...mais les avis des internautes sont tellement controversés(et oui les gouts et les couleurs...)Nous voulons absolument la paix dans la nature avec des bon plats thai avec un budget de 300 a 500 bath par nuit.pas de gogobar, pas de pizza-frites-hamburger, nous partons le 17 sept.quelqu un pourrait m aider un peu??? khop khoun kha
Comment trouver les randonnées en Scandinavie? English translation pending
by Tyftou · 2007-02-08 · 23 replies
Bonjour

Je prépare un voyage itinerant en scandinavie, j aimerais y integrer des randos a pieds et a velo

il semble qu en scandinavie c est le(s) pays de la rando, mais j ai du mal à obtenir plus d infos, localisation, difficultée et durée, balisage . Comment faites vous pour prévoir vos randos dans votre périple ?

Pour faire mon itineraire c est plutot embetant !

Quels sont vos tuyaux ? Merci d avance

@+

tyftou
Expatriés: la haine du touriste English translation pending
by Patrick12 · 2006-10-21 · 44 replies
Bonjour

expatries depuis quelques annees en asie du sud est, partout j ai ete frappe par l'attitude de la plupart des expatries qui jugent et meprisent les touristes; que ce soit une categorie specifique de touristes (backpackers, touriste en voyage organise, voyageur independant a gros budget dans un pays sous developpe...) ou tous dans leur ensemble. J'ai retrouve un peu de ca sur ce forum, dans les echanges entre "voyageurs experimentes" et ceux qui en sont a leur premier voyage en asie. Et pourtant...au Camobdge et en Thailande par exemple, j ai entendu bon nombre d expats faire des monologues definitifs et souvent un peu hasardeux sur la mentalite khmere, les filles thailandaises etc a des touristes qui buvaient ses paroles comme du petit lait.

Bref, je suis assez agace par cette espece de hierarchie sociale implicite et stupide entre occidentaux que je ne comprends pas... etant donnes certains expatries que j ai rencontre, je pense vraiment que le nombre d annees passees dans un pays n est pas une condition suffisante pour bien connaitre le pays dans lequel on vit...

qu en pensez vous ?

Et comme disait l'autre: "je connais tres bien l'asie", un francais vivant depuis trois mois en thailande.
Température à Cayo Coco en juin? English translation pending
by Iezabel · 2006-06-11 · 9 replies
Bonjour!

Je cherche à savoir quelle température il fait à Cayo Coco à ce temps-ci de l'année. Nous somme présentement le 11 juin et nous pourrions partir le 16 juin pour un très bon prix. Notre seul interrogation est à propos du temps qu'il fait. Nous sommes allés à Santa Lucia en janvier et avons trouvé cela trop venteux. Un température semblable est-elle à prévoir? Fait-il généralement beau à ce temps-ci de l'année?

J'attends désespérément une réponse, parce que cela influencera notre décision pour l'achat de notre voyage!

Merci, Iezabel

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