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Pondichéry... English translation pending
by Novlang · 2011-07-09 · 1 reply
J' ai retrouvé la civilisation indienne le lundi 17 Janvier après avoir participé à ma dernière séance de yoga à l' ashram, après avoir mangé un dernier repas, fait l'accolade aux gens avec qui j'avais tissé des liens, remercié et salué les bénévoles qui s' occupaient de nous. J' ai l'intention de prendre le bus pour retourner sur Madurai, j'ai l' espoir d'être à Pondicherry au lever du jour, il est midi. Je marche le long de la route, des bus me doublent, je leur fais signe de s'arrêter mais ils font comme s'ils ne m' avaient pas vu, c'est peut-être le cas. J' attend à l'ombre d'un arbre, il fait chaud, il y a une sorte d'abris blanc, je m'imagine que c'est l'arrêt de bus mais il n'en est rien, un homme en moto s'arrête pour m'expliquer que ce n'en est pas un , il me montre au loin un panneau de signalisation vert et m'indique d' aller après. Je marche un kilomètre, pose mes sacs par terre. Un bus passe, je lève la main timidement, il file. Un second passe, il est plein, des hommes sont accrochés aux portes, un pied sur une marche et l'autre dans le vide, les joues déformées par l'air qu'elles transpercent à toute allure. Un troisième, un quatrième, un cinquième, un sixième... Je m' énerve tout seul, j'ai déjà oublié qu'à peine une heure auparavant j' étais dans un état de zénitude absolu. Le prochain, je l'arrête de force, je le braque, et s'il ne s'arrête pas je lui ferais l'honneur de croiser les bras et de lui suggérer de se mettre le majeur où je pense !!! Une demie heure passe, il fait chaud, je sens la sueur s'accumuler sur mon visage, la chaleur est visible, des mirages flottent sur le bitume, je devine une tâche bleu qui arrive dans ma direction. C'est un bus, oui c'est un bus ! Je lève le bras droit avec autorité, je lui fais signe de s'arrêter. « Alléluia! Chauffeur je vous aime!» c'est ce qu'il a pu lire sur mon visage.

Je descends à la gare routière de Madurai, il faut que je trouve rapidement un bus pour Pondicherry, j' espère qu'il reste des places, je n'ai pas envie de dormir ici. Après m'être renseigné, j' entre dans une agence de voyage, encore une Ganesh Travel. Le gars fait la grimace quand je lui dis que je veux partir le soir même. Il appelle, me demande 350 roupies pour le billet, il reste une place, la numéro 25, le départ est à 22 heure, je souffle. Je dépose mon gros sac dans une consigne à la gare routière et m'en vais tuer le temps dans le vieux Madurai, à coté du temple. Je suis stupéfait par sa beauté et sa grandeur, je ne rentrerai pas dedans mais le simple fait de le voir de l' extérieur me contente. Je marche aux alentours, comprenant pourquoi cette ville est un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. N' ayant pu rédiger d'articles pendant ma retraite spirituelle, je vais dans un internet-café pour rattraper le retard que j'ai pris. J' y passe le reste de la journée. Il ne me reste plus qu'à manger quelque chose, je pourrai alors me rendre à l'agence, il est 20h30.



Le bus arrive à l'heure, je suis un des premiers à monter dedans, « siège numéro 25, hum...ok c'est ici ! ». Un gars s'assoit à coté de moi :

«- Tu as quelle place? Me demande-t'il. - 25. - C'est bizarre moi aussi!? - Regarde, c'est bien marqué 25. »

Il descend du bus, le gars de la place 26 arrive, s'assoit et me demande à qui est le sac qui est à sa place, je lui dis que c'est à un autre gars qui a la même place que lui. Il se lève et descend à son tour. Je me dis que je bougerai pas, que j'étais là le premier, je suis au milieu du bus, où on ne sent pas trop les secousses. Un gars vient vers moi, me demande mon billet et s'en va avec. Il revient dix minutes plus tard, et me dit de me déplacer à la place 63, la dernière, au fond au milieu de l'allée, la plus désagréable, juste au dessus de l'essieu arrière. L' agence m' a vendu une place qui l'était déjà, je prends celle d'un des employés. Je respire par le nez, repense à l' ashram et à mon avocat, mon Dr Gonzo qui est « cépagravologue ». Le principal, c'est que je sois dans le bus, je serai dans dix heures à Pondicherry!

A la descente, je me fais avoir par un chauffeur de rickshaw. Je lui demande de m' emmener à la Sri Aurobinio Guest House, il me dépose dans le quartier français devant un hôtel où les chambres sont à 1000 roupies ( 17 euros ), je décide de marcher pour essayer d' en trouver une bien moins cher mais après quelques minutes, je me décide à prendre un autre rickshaw. Cette fois-ci je souhaite aller à la Surya Swastika Guest House, il me dépose au Surya Hôtel où les chambres sont au même prix que les précédentes, heureusement le gars de l'accueil me dit d'aller quelques rues plus loin pour en trouver une qui correspondant à mon budget. Je repars à pied et envoie promener tous les chauffeurs qui se présentent à moi.

Je trouve finalement une petite cellule d'à peine six mètres carrés, sans fenêtre et avec une ridicule salle de bain pour 200 roupies à la Mother Guest House, le long du grand boulevard qui sépare les quartiers tamil et français. Je vais dormir quelques heures. En me réveillant je déclare la guerre à des fourmis naines, il va leur falloir trois jours, trois générations et des milliers de pertes pour comprendre que ce carrelage est mon territoire. Je leur prévois un véritable holocauste si elles insistent. Elles vont finir par comprendre et par battre en retraire.

L'après-midi je pars à la découverte de la ville, je suis sidéré par la différence de propreté qu'il y a entre les deux parties de la ville. Du coté français, il y a plein de touristes du troisième âge, des restaurants, des boulangeries dont la qualité des croissants n'a rien à envier à celle que nous avons chez nous, le nom des rues est inscrit dans la langue de Molière et comme par hasard on est à deux pas de la Mer du Bengale. Je prends place pour le reste de la journée dans le Eat'n Net, rue Romain Roland, un très beau bar où il y a le WIFI, j'ai encore du travail. Les patrons sont délicieux, ils sont indiens, parlent une multitude de langues. Ce sont les meilleurs commerçants que j'ai pu voir en Inde. Ils ne passent presque que de la musique classique. J'ai l'impression d' être un des droogies dans le milk-bar d'Orange Mécanique ( même si la décoration n'a rien à voir ) au moment où j' entends la 9ème symphonie de Beethoven et que je sirote en même temps une boisson lactée, l'ultra violence en moins bien sûr ! Un peu plus tard j' aurai même le droit de plonger dans l' univers de Twin Peaks à l'écoute de son générique désormais kitch. Le soir je vais au bar Le Space ( rien à voir avec le club d' Ibiza ) pour boire des cocktails, je n'ai pas bu depuis Goa, j' y rencontre deux françaises, Maika et Claire. Elles viennent juste d'arriver en Inde, elles vont travailler pendant un mois dans une ferme d' Auroville, une ville expérimentale, idéaliste , communautaire. Je ne vais pas faire long feu...

Le matin suivant, je me lève tôt. J'ai deux objectifs, trouver le Sri Aurobinium ashram pour prendre des cours de yoga, et la Jayalakshmi Fine Art Academy pour apprendre à jouer des tablas. Je vais mettre du temps pour trouver l'ashram, demandant mon chemin à plusieurs personnes qui m'orientent tous dans des directions différentes. Une fois sur place, une dame me dit d'aller au bureau des renseignements « Vous allez tout droit, prenez la troisième rue à droite, continuez, c'est à gauche après le pont, un bâtiment gris, s'est marqué COTTAGE ». A l'office, on m'explique qu'il n'y a pas de leçons de yoga, que chacun vient le faire de façon autonome, je ne suis pas assez expérimenté, j'abandonne. Je file sur Mission Street pour trouver l'école de musique, dans le Lonely Planet ils indiquent que c'est au 221. Je suis devant, il y a un hôtel et une battisse à l'abandon. Je demande mon chemin à un employé de l' hôtel « Vous reprenez Mission Street, c'est à l'avant dernière rue à gauche, à l'angle ». J' y vais, il n'y a rien à l' angle. Je redemande mon chemin, on me guide vers un studio d'enregistrement qui n'est pas une école. Je me renseigne à nouveau, on me dit que c'est au 221, j' y retourne, reste face à l'immeuble désaffecté, il y a une pancarte écrite en indien, je devine un chiffre, ils ont du changé d' adresse. Il y a un jeune couple, assis sur un scooter à l'arrêt. Je leur demande s'ils peuvent me traduire par écrit ce qu'il y a de marqué. La fille note mot pour mot, sur mon cahier, ce qui est inscrit, je ne comprends pas plus mais elle me dit que si je montre ça à n'importe qui, on me guidera. Je vais finalement comprendre que l' école est désormais au 39 Thiyagaraja Street. Je réserve cinq heures de cours, je commence demain à 9h30, ça me coûte à peine 5 euros de l'heure. Je décide d'aller à la plage. Je m' assois au bout d'une digue de rochers noirs, face au soleil, je fais connaissance avec Monsieur Meursault, L' étranger.



Le soir je retourne au Space, revois les deux françaises, rencontre Constantin un suisse et Markus un allemand.

Une nouvelle nuit de passée, j' ai rendez-vous à 9h30, je suis un peu excité, c'est mon premier cours de musique. J' arrive, le master n'est pas là, le gars du bureau l' appelle pour lui rappeler qu'il a un cours à donner. Il se pointe, me demande si je suis novice. Je lui explique que je fais de la musique mais que je ne sais pas jouer de percussion.

Tout d'abord, nous restons assis en tailleur, sans instrument, il prend mon cahier, note :

« THA GA DHE ME, THA GA DHE ME » « THA GI DA, THA GI DA » ( 1 2 3 4 ) ( 1 2 3 )

Il me fait taper le rythme sur ma cuisse, un temps de la paume, le suivant du dos de la main. Au début je ne chante pas le rythme, mais il m' explique que c'est primordiale, si je ne suis pas capable de le chanter, je ne pourrais pas le jouer.

Il me note ainsi quelques exercices je vais attendre un peu avant de toucher l' instrument. Une tabla est une percussion constituée de deux éléments, le Danga la partie gauche qui correspond à la basse et le Karnai, plus petite, à droite.

Il me montre quatre touchers que je vais travailler :

Le THA, joué sur le danga avec les cinq doigts de la main gauche, au milieu de la peau. Le THEE, joué sur le karnai avec trois doigts de la main droite, au milieu de la peau. Le THOM, joué sur le danga avec le majeur gauche, au milieu de la peau. Le NAM, joué sur le karnai avec l'index, sur le bois, l'extrémité de la peau.

Il écrit une dizaine d' exercices.

< THA THA - THEE THEE - THOM THOM - NAM NAM >

< NAM NAM THOM - NAM NAM THOM >

< NA DHE - NA DHE DHEN - NA DHE >

Il est assez dissipé, on dirait un grand gamin qui ne sait pas rester en place, qui a du mal à rester concentré. Il passe des coups de téléphone à des amis pour leur dire qu'il donne des cours à un musicien occidental, il me passe le téléphone, m' explique qu'ils veulent me parler, nous échangeons des banalités. Il me passe un autre de ces amis qui vend des tablas, il m' en propose à 3500 roupies. Il me montre ses cartes de visite, ses papiers à entête, des prospectus où son nom est inscrit. Il demande à la secrétaire un thé. Il me note de nouveaux exercices. Les deux heures sont passées vite, je n'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose, mais au moins j'ai tout un cours manuscrit avec plein de THOM, de NAM et de THEE, j'imagine que je saurai m' en souvenir le jour où je me retrouverai chez moi à composer.

« Je peux vous demander une faveur Master ? Oui ? En fait, pendant mon voyage, je promène avec moi une caméra, j'aimerai pouvoir filmer le prochain cours... C'est vrai, ça ne vous dérange pas... Merci beaucoup ! »

Deux jours plus tard, je pénètre dans la même pièce, cette fois-ci, il est déjà là, il est avec un garçon de six ans qui tape comme un sourd sur une batterie.

« On m' a appelé à cinq heure ce matin, pour que je donne un cours à ce gamin », me dit-il. Je fais semblant de le croire.

J' installe mon matériel.

«-Alors ça tourne? - Non pas encore Master.»

Il est déjà pendu au téléphone, j'imagine qu'il dit à ses amis qu'un type est venu de loin pour le filmer. Il a besoin de se mettre en valeur vis à vis des autres, il ne doit pas avoir une grande confiance en lui. C'est curieux, avec le talent qu'il a, il a juste à jouer pour qu'on s'intéresse à lui. Je l'aime bien, il est touchant.

«-Alors ça tourne ? - Oui, c'est bon. »

Il me demande de taper sur les tablas, pour que je fasse entendre à la personne qu'il a au bout du fil qu'il est bien en train de donner un cours. Il me dit de reprendre les exercices, il s'absente quelques secondes et revient avec un petit clavier qui fonctionne à l'air, un peu comme un accordéon. Il commence à jouer. La façon dont il fait sonner ce jouet m'épate, il est vraiment doué. Il me corrige, m'explique comment mieux toucher les peaux.

«-Alors ça tourne ? - Oui oui, encore. »

Il prend les tablas, se cadre au milieu de l'objectif et commence à jouer un rythme tribal. Instinctivement je me mets à chanter... Avec tout son cirque, je ne suis plus attentif, je n'ai plus trop envie d' apprendre, d'ailleurs, je réalise que je ne suis pas venu ici pour vraiment apprendre à jouer mais pour vivre une expérience.

( Pondicherry ne m'enchante pas plus que ça, j' ai même du mal à supporter cette ville. La frontière entre les deux quartiers est indécente. Les mendiants, qui ne sont ni du coté français, ni du coté tamil, me paraissent encore plus abimés ici. J'ai l'impression qu'ils sont victimes des riches expatriés et des vieux « voyageurs organisés » qui viennent en Inde pour faire le tour de ...Pondicherry, pour acheter du mobilier d'art et se rassurer, « Chéri, prend l'appareil, regarde comme il est pauvre cet enfant !».

La colonisation a le don d'engendrer le chaos. Du chaos, il y en a pourtant dans toute les villes d' Inde, mais ailleurs, il parait être « organisé », les gens vivent avec, on arrive à sentir de l' humanité chez « les laissés pour compte », ici c'est l'inverse, les misérables font vraiment très très mal à voir, ils dorment dans les caniveaux, ils errent sur ce grand boulevard qui donne la gerbe … … Et deux ou trois pâtés de maison plus loin, il y a ce parc si « français » avec de belles fleurs, des toboggans, des bancs publics et des gens qui se prennent en photos devant tout et n'importe quoi. Je me sens mal à l'aise, les indiens, du moins les riches indiens, les plus pales, ont l' air d' apprécier ce beau quartier, cette sorte de Promenade Des Anglais qui longe la mer... J'en ai marre des croissants. Faut que je bouge, encore un cours et je bouge, plus que deux jours et je bouge. Une semaine ici, c'est beaucoup trop, beaucoup beaucoup trop... )











Lido di Camaiore en Toscane English translation pending
by Lavitaebella · 2011-06-13 · 5 replies
Bonjour,

Je vais passer 4 jours à Lido di camaiore fin juin.

Pourriez vous me conseiller une agence de location de voiture à l'aéroport de Pise, est il préférable de réserver à l'avance ? J'aurais besoin d'un siège enfant dans la voiture.

Quelle belle balade en voiture pourrais je faire pour voir ce genre de paysage ?

L'hotel me demande, afin de confirmer ma réservation les infos de ma carte de crédit (N°, date d'expi, et code sécurité) à envoyer par mail, afin de prélever un acompte. Est ce normal ?

Si vous avez des bon plan, resto balade ... n'hésitez pas.

Merci d'avance
"Road trip" de vingt-trois jours dans l'ouest des États-Unis en septembre 2011 English translation pending
by Gssy · 2011-04-01 · 12 replies
Bonjour,

Nous partons dans l'ouest des états unis du 9 sept (arrivée san francisco 12h50 heure locale) au 1er oct (départ los angeles 21h heure locale)

Je souhaiterais avoir des conseils sur mon itinéraire, activités visites à ne pas rater!

Voici mon itinéraire: Jour 1, 2, 3 et 4 SF Jour 5 départ pour yosemite (envir 4h de route) visite l'après midi jour 6 visite yosemtie puis départ puis départ pour death valley (moitié du trajet soit 3h30 environ) Jour 7 départ pour death valley (3h30 de trajet) visite l'après midi + nuit jour 8 depart pour las vegas (arrivée début d'après midi) envir 3h30 de route jour 9 Las vegas jour 10 départ vers Zion (2h de route) /arrivée vers bryce canyon le soir (3h de route) jour 11 bryce canyon jour 12 visite canyonlands national park puis départ vers moab jour 13 moab jour 14 moab jour 15 départ vers monument valley (3h de route env) jour 16 départ vers lake powell (360 kms) jour 17 lake powell jour 18 départ vers grand canyon (4h de route envir) jour 19 départ vers laughlin (350 kms???) jour 20 départ vers calico puis LA (temps??? kms???) jours 21, 22 et 23 los angeles et alentours

j'attends vos avis... 3 jours à LO est-ce suffisant? que faut-il visiter impérativement???

dans l'attente de vos réponses je vous remercie d'avance!!

jessy
Croisière sur le Costa Pacifica en Méditerranée English translation pending
by Danyanto · 2011-02-12 · 76 replies
Bonjour, J'ai acheté une croisière de 12 jours à partir du 3 Mars sur le Costa Pacifica (départ Nice/Savona) qui passe par l'Italie, la Grèce (Katakalon), la Turquie (Izmir), Israël (Ashdod), l'Egypte (Port Saïd et Alexandrie, suivant les événements !) et retour à Rome (Civitavecchia) puis Nice. Des internautes ont-ils fait cette croisière ? Quels sont vos conseils et vos bons tuyaux ? Merci pour vos réponses !
Visiter Los Angeles ou non? English translation pending
by Rurutu · 2010-08-20 · 138 replies
Voilà

De retour d'un trip dans l'ouest, je voulais ouvrir une discussion sur le fait d'aller ou non a LA, et surtout de rester quelques jours làbas; en effet en lisant les divers post, 80% étaient négatifs " grande métropole tentaculaire sans âme, ..........." Je me faisais beaucoup de soucis sur le fait de conduire a LA, de fréquenter des quartiers a risque et sur le fait d'avoir réellement des choses a voir, surtout quand on est fan de cinéma: Je ne regrette donc pas du tour d'avoir prolongé mon séjour a LA, et en plus cela m'a permis de me remettre du décalage horaire.

Et bien oui, il y a beaucoup de choses a voir a LA, je n'y ai passé que 3 jours pleins, mais 1 ou 2 jours de plus n'auraient pas été de trop sortie des hollywood, beverly hills, santa monica, venice beach, et universal studio qui vous prennent déjà au moins 2 jours; il reste encore plein de choses a voir Monter au griffith observatory: superbe, aller visiter les cimetieres de hollywood ou westwood :" marilyn monroe " pour le côté nostalgie, voir downtown et son vieux quartier mexicain, monter jusqu'au sign HOLLYWOOD: oui c'est possible, passadena trés joli au style hispanique; aller voir un match des dodger's ou des laker's au stabbles stadium.

De plus il y a plein de restos et de bar sympa a LA: chez MEL'S DRIVE IN par exemple un vrai diner des années 50, 60.

Pour en finir avec ce post, mes enfants ados ont adorés et la conduite a LA , n'est pas difficile du tout, voir trés agréable, même sur autoroute Il faut arréter de ce faire des films sur l'effroyable los angeles, le seul coyote que j'ai vu en 3 semaines de trip ce trouvé sur les hauteurs de hollywood; un - tout de même le prix des parkings, mais en s'écartant un peu des endroits touristique et en marchant un peu, le prix baisse nettement.

PS: de + aprés le choc LA, le retour a la nature d'un trip dans les parcs de l'ouest est d'autant meilleur et la nature est encore plus belle.
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain? English translation pending
by Isabelambre · 2010-03-22 · 137 replies
🙂 Bonjour à tous,

Je démarre une nouvelle discussion car j'ai l'impression que celle déjà lancée s'est un peu essoufflée... Je suis venue sur ce forum pour vous demander conseils sur un circuit tour operator et vous m'avez tous conseillée de le faire par moi-même, alors ne me laissez pas tomber maintenant s'il vous plaît !!! Je pars donc avec ma fille de 15 ans qui veut absolument voir les villes (surtout San Francisco, sans rater los Angeles) et personnellement je ne veux pas rater les merveilleux paysages... Je vais de Las vegas à las Vegas (pas du tout intéressée par cette ville mais bon..) à cause des tarifs d'avion. J'ai cherché dans tous les moteurs de recherches et c'est le seul moyen d'avoir des tarifs intéressants (1400 euros pour deux aller retour et sans escale). Mon budget est assez serré donc impossible de faire Paris San Francisco et las Vegas paris, comme il aurait été logique... J'ai donc essayé de concilier les deux (villes et parcs nationaux) mais j'ai conscience qu'autour de Moab j'en ai un peu trop mis... j'ai donc besoin de vos conseils pour savoir ce que je dois malheureusement enlever ou si c'est possible de faire tout ça en se levant très tôt le matin ??? Voici mon itinéraire :

ORGANISATION VOYAGE ETATS UNIS

DEPART 27 JUIN

JOUR 1/27 juin : Arrivée Las Vegas repos JOUR 2/28 juin : visite Las Vegas JOUR 3/29 juin : Départ vers Los Angeles (nuit à LA) (430 km) JOUR 4/30 juin : visite Los Angeles (studios etc...) (nuit à LA) JOUR 5/1 juil : Visite nord LA / Départ côte vers San Francisco (nuit à San Luis Obispo) (305 km) JOUR 6/2 juil : départ pour San Francisco par côte avec arrêts dans les villes (405 km) (nuit à SF) JOUR 7/3 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 8/4 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 9/5 juil :Visite San Francisco et départ le soir pour Yosémite (307 km) (nuit à Yosémite) JOUR 10/6juil : Visite du parc yosemite jusqu'à Lone Pine (nuit à Lone Pine) (315 km) JOUR 11/7 juillet : Départ vers death valley / Las Vegas (403 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 12/8 juillet : Départ pour le grand canyon (visite après-midi) (445km) / départ vers Page (nuit à Page) (225 km) JOUR 13/9 juil : Visite Horseshoe Bend / Antelope Canyon et départ vers Monument valley (nuit à monument valley) JOUR 14/10 juil : Départ vers Moab (310 km) / Dead Horse Point, Island in the Sky, Potash Road, (nuit à Moab) JOUR 15/11 juill : Moab / Arches, Capitol reef (nuit à Moab) JOUR 16/12 juil : Canyonlands the needles, Negro Bill Canyon, Fisher Towers, Lion's Back et départ pour bryce canyon (450 km) (nuit à Bryce canyon) JOUR 17/13 juil : Visite bryce canyon / départ vers Zion et visite de Zion (190 km) (nuit Zion) JOUR 18/14 juil : Départ vers valley of fire (visite) / départ Las Vegas (270 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 19/15 juil : Retour Paris

J'attends vos conseils avec impatience !!! Si vous pouviez me préciser le temps nécessaire pour la visite de chaque parc, ça serait génial aussi !!!

Merci beaucoup d'avance !
Consigne à bagages gare de Chennai Central? English translation pending
by KVL · 2010-02-24 · 3 replies
Bonjour,

Nous arrivons en avion à Chennai à 5h, nous repartons le soir même à 21h en train pour Kochin.

Est-t-il possible de déposer nos bagages dans une consigne dans la gare de Chennai Central.

N’y à t’il aucune crainte à avoir ?

Est-ce la meilleure solution ?

Existe-t-il des consignes en ville ?

La même chose pour notre retour depuis Bangalore ou Mysore (Y a-t-il des consignes dans toutes les gares ? le prix pour la journée… j’imagine dérisoire !?

Merci.
Hôtel Viva Wyndham Dominicus Palace du 8 au 15 mars 2010 English translation pending
by Cjoy · 2010-02-07 · 21 replies
salut je vais moi aussi a l'hotel Viva Wyndham Dominicus Palace du 8 au 15 mars 2010. je ne sait plus quoid penser, je lis un coup l'hotel et tres bien un autre l'hotel est a fuire, comment savoir. merci de me repondre si quelqu'un sait comment est reellement cette hotel merci pour votre réponse claude
Trajet/transport Luang Prabang/Sainyabuli/Pak Lai/Vientiane? English translation pending
by Kuukkeli · 2009-07-19 · 16 replies
Bonjour, Quelqu'un a-t-il déjà fait le trajet Luang Prabang/Sainyabuli/Pak Lai/Vientiane ? Je cherche toute information à ce sujet, le but étant de faire un bout en bateau lent entre Sanyabul ou Pak Lai à Vientiane, avec une idée des temps de transport et l'intérêt de faire cet itinéraire Est-ce que Pak Lai/Vientiane en vedette rapide, çà craint ? Merci à l'avance de votre aide Véronique
Parcours en Indonésie au mois de juillet English translation pending
by Virginie · 2009-05-21 · 18 replies
Bonjour, Bonjour, Nous partons en indonésie en juillet, nous arrivons à Jakarta le 7 juillet nous pensions faire le parcours suivant : jakarta -yogakarta, surabaya de surabaya nous voulons prendre un vol pour- lombok et nous reposer une semaine sur une belle plage tranquillepuis komodo pour les dragons -une île vers komodo mais je ne sais pas laquelle -ensuite Bali -de Bali nous prenons un vol pour Bangkok avant de rentrer en France pour nous connaître : nous avons l'habitude de voyager, nous ne recherchons pas de repères pour routards, nous voulons avancer tranquillement sans trop courir, faire des randonnées et découvrir des endroits pas trop touristique, (une belle plage tranquille pour se reposer à lombok (je pense que les plages y sont calmes et très jolies ?) mes questions :que pensez vous de notre parcours ? quels sont les endroits (suivant notre parcours) à ne pas manquer je cherche :un hôtel à Jakarta, bien situéune plage à lombok et une adresse pour y dormirun guide pour komodoest il possible de voyager seul en iran jaya, comment y aller et toutes les adresses que vous voudrez bien partager merci d'avance
Avis sur itinéraire (quasi définitif) pour onze nuits sur Bali? English translation pending
by Fakos17 · 2009-03-29 · 16 replies
Bonjour,

je vais sur Bali avec ma femme du 06 au 17/08. Nous allons donc passer 11 nuits sur place ( je sais; c'est trop peu...)

Arrivée le 06 au soir à 22h + 07/08: 2ères nuits aux alentours de Kuta, Legian (pensez-vous qu'il faille réserver ? où?) 08-09-10/08: 3 nuits sur Ubud 11-12/08: 2 nuits sur Amed 13-14-15/08: 3 nuits sur Gili Trawagan 16/08: 1 nuit sur Jimbaran

Nous souhaitons un séjour alliant découvertes et plages (plongée, farniente...) Nous savons que nous pouvons pas tout voir donc nous nous concentrons sur l'essentiel.

Merci pour vos avis éclairés...
Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-05 · 7 replies
Briançon Nice

Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.

Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.

Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.

Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.

Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.

Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.

Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.

Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.

Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.

Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.

Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.

Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.

Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.

Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.

Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.

Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.

Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».

Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.

D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.

J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.

Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.

Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.

Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.

Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.

La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.

J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.

La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.

Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.

Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.

L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.

Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.

Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.

Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.

Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.

Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.

Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.

L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.

Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.

Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.

Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.

Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.

Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.

Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.

Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.

La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.

Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.

L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.

Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.

Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.

Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.

Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.

Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.

Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.

Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.

Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.

La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Hôtel Catalonia Gran Dominicus à La Romana English translation pending
by Maxjean · 2008-01-25 · 8 replies
😉 bonjour je voudais savoir comment vous trouvez l'hotel la Catalonia dominicus a la Romana ?

la plage ? la nouriture? la propreté des chambres la température a ce temps ci de l'année ??

on part le4 février, merci de vos réponses
La Côte D'Azur en juillet English translation pending
by Dauphine1973 · 2007-01-18 · 11 replies
Bonjour, bonsoir,

Je voudrais aller sur la Côte D'Azur vers le 1 juillet pour une période 15 jours avec mon fils. Il y a probablement quelqu'un ici qui est déjà été dans ce beau coin de pays. Je vais partir de Montréal direction Nice...Le temps de vol, je crois, est exrêmement long??? Avez vous des suggestions touristiques??? ou autres??? Je vais demeurer chez une amie qui habite Menton, vous connaîssez???

Donnez moi tout les infos que vous avez que ce soit positif ou négatif... Merci à vous, j'attends de vos nouvelles.
Donne quelques infos pratiques sur la Syrie English translation pending
by Ouais · 2006-12-23 · 21 replies
Ayant effectuée un voyage en Syrie durant la période du 7 octobre jusqu’ au 23 décembre, je suis en mesure de vous donner quelques informations qui pourraient vous aider lors d’une prochaine visite de ce pays :

Les moyens pour y aller : Avion : Il y a deux compagnies qui proposent des prix assez attractifs tout au long de l’année : Syrianair et la Malev(pour ceux qui partent de paris) Bus : Bus quotient jusqu’en Syrie au départ de toutes les grandes villes de Turquie, avec un stop a Antakya : 1 500 Livres Syrienne. Il y a un bus qui effectue aussi une fois par jour le trajet Antakya-Lattaquié assez tout dans la journée car cette frontière ferme sur les cout de 4 heures : 500 LS le billet. Taxi Collectif : Il y a des taxis collectifs au départ de toutes les grandes villes proches des frontières avec la Syrie : Antakya-Baalbek-Beyrouth-Amman, … Train : 1 départ par semaine pour y aller, Alep-Istanbul= 1 700 livres syrienne, le mardi, cabine couchette de 2 personnes max ; départ à 10h12 arrivée le lendemain à 17h55 Voiture : Permis international recommandé, prendre une assurance à la frontière même si cela ne vous servira a rien si vous avez un accident, mais c’est obligatoire. Les véhicules diesels sont lourdement taxés : 150 dollars par semaine non divisible, mais on trouve du diesel de partout. Se déplacer dans le pays : Bus : le moyen de locomotion le plus répandu et qui vous mènera de partout, dans le moindre petit bled, et c’est vraiment pas cher ; exemple : Damas-Alep : 125 Livres syrienne, bus 24h/24 départ toutes les 15 minutes, 4 à 5 heures de trajet Lattaquié-Damas : 120 LS, environs 20 bus par jour : compagnie Al Qadmous, 4 heures de trajet Lattaquié-Tartous : 35 LS, bus tous les 15minutes, 1 heure de trajet Damas-Hama : 90LS, bus 24h/24 départ régulier, rarement plus d’heure d’attente, 2h30 de trajet Tartous-Hama : 60, quelques départs quotients effectués par la compagnie Al Qadmous, environs un départ toutes les 2 heures Train : le réseau est tres lent et relativement peu développer, si vous êtes vraiment fauchés vous vous en servirez surtout pour économiser une nuit d’hôtel, sachez que les billets peuvent s’acheter a la gare du Hidjaz mais que les train se prennent dans une gare totalement a l’extérieur de la ville. Pour exemple il y a un train qui part a 00h pour Alep et qui arrive a 6H en gare d Alep, prix 100 LS en premier classe. La seule ligne qui peut vraiment être intéressant c’est bien sur la ligne entre Alep et Lattaquié, car le train est beaucoup plus rapide que les bus, et que les paysages sont vraiment magnifiques. Une bonne idée consiste a prendre le train de Damas-Qamishli (555 LS en classe VIP) pour pouvoir profiter de toute la vallée de l Euphrate et de voir les paysages du Kurdistan, après redescendre par le bus jusqu'à Deir-en-Zor pour faire le musée et les départs pour les sites archéologie de Mari et Douropos. Stop : il marche très bien, aucun problème au niveau sécurité, tendez la pièce pour participer aux frais d’essences, beaucoup refuserons mais soyez correct. Infos Pratiques :

Argent : 67 LS = 1 euro Les distributeurs se trouvent dans les grandes villes du pays et en quantités suffisantes pour que vous ne tombiez jamais a cours d’argent : Carte VISA et Mastercard La plupart des boutiques acceptent les cartes de paiement, attention quand même aux commissions qui peuvent être très importantes, l Americain Expresss n’est accepte que dans quelques magasins. Sachez toute de même que la LS est indexée sur le Dollars. Les gares routières : on en trouve 4 grandes : Baramket : En plein cœur de Damas, à cote du Four Seasons et du pont du président, cette gare dessert toutes les villes du sud, Qunetra ainsi que les villes à l’internationales, c’est ici que se trouve les taxi collectifs ainsi que la gare officielle de la compagnie d’état Karnak, elle assure toutes les transferts en bus vers le Liban et la Jordanie : 6 départs par jour pour Beyrouth 250 LS Amman 2 départs par jour 7h00 et 15h30 350 LS. Les bus sont légèrement moins chers que les taxis mais on met sensiblement le même temps qu’eux. Zabladanie : Quasiment à l’extérieur de la ville, elle dessert toutes le villes en direction du Liban et notamment Maloulaa et Seydnaya, sachez qu’entre ces deux villes il n’y a aucun moyen de transport. Garaj Sid : cette gare vous servira pour aller à la mosquée de Seynab, vers Bab Sharki Harasta : c’est la gare des pullman, par excellence, pour tout départ pour un grande ville de Syrie vous devez vous rendre dans cette gare, départ pour la Turquie à 22H tous les jours. Pour ceux qui dorment dans le quartier de Saruja ou de la place Merjé prendre un micro bus Mezzeh-Kerajad au niveau de la place à coté du parking aérien en construction, demandez a ce que l’on vous arrête le bon micro-bus, cela vous coutera 5 LS au lieu 100 LS.

Aéroport : Quand vous arrivez à l aéroport international de Damas, vous avez les choix entre 2 solutions, soit prendre les taxis accrédités ou prendre a navette (6heure-00h) : taxi 600LS, la navette Karnak 20LS, elle vous laisse a Baramket. A partir de Baramket, tous les hôtels bon marchés se trouvent dans le coin genre 10 minutes de marche. La police de l’immigration : A cote de la Gare Baramket, en partant sur le quartier des Facs, un bâtiment un peu gris, voila l’endroit ou vous risquez de passer des moments merveilleux… Si vous arrivez par avion, vous devez vous faire enregistrer après 45 jours de présence totale sur le sol syrien, pour les gens qui passent par les frontières terrestres c’est 15 jours. Les bureaux se trouvent aux 2eme étage (3eme pur les syrien…)il faut retirer 4 feuilles : 25 LS faites gaffe ils sont tendances à arnaquer sur les prix…remplir ces feuilles et aller acheter 1 timbre au magasin a droite en sortant du commissariat : 10 LS Il faut aussi 2 photocopie du passeport + Visa, 3 photos d’identités et après vous armer de patience car il vous en faudra vous allez vous faire trimbaler d’un bureau à l’autre. Pour acheter un billet d’avion : dans les agences de la Syrian et de Egypt Air, je ne sais pas avec les autres si c’est comme ça, mais on ne peut pas payer avec des livres syriennes, il faut aller changer des dollars ou des euros (cela dépend des jours) dans une banque avec un certain papier a tamponner montrant que vous avez bien changer l’argent. On peut payer par carte mais attention à la com…

Café internet : prix entre 25 et 60 LS de l’heure, on peut tout faire : graver, imprimer, etc pour vraiment pas grand-chose… ! Il y a énormément de cafés internet dans le quartier de Bab-touma, mais c’est la que c’est le plus cher. Connexion a environ 4 MB, mais cela peu changer tres vite. Attention, lors de mon passage, Hotmail était interdit… Taxi : demander toujours au chauffeur de mettre le compteur, il commence a 4 livres, s’il refuse demander le prix avant de monter, une course tourne autour de 50 livres, attention quand il y a des bouchons donnez plus car les compteurs fonctionnent sur la distance et non au prorata de la distance et du temps !

Je vous mettrai les coins sympas dans un prochain Post !
Bons plans sur Los Angeles? English translation pending
by Csolio · 2006-06-28 · 20 replies
Salut à tous Je suis tout à bord ravie de rejoindre ce Forum 🙂.

J'avais fait un circuit au Usa l'an dernier, j'y retourne cette année plus prescicement à Los Angeles car cette Ville me fascine(Jdr le cette ville, fan de 24h biensur, fan....Je repars donc très bientot, 1semaine à l'hotel Ramada Inn West Hollywood boulevard sante monica.J'ai quelques informations à vous demander avant de partir. Voila je voudrais tout d'abord vous demander si il exisite des coins sympas près de mon lieux de residence soit Ramada Inn dans le Boulevard Sante Monica ?(Tout est n'importe quoi) Après je voulais vous demander si il exsite des Magasin de Plantes Carnivores près de Santa Monica ? car j'adore cela et je sais qu'il a plein d'espece qui vienne de Californie. Puis je souhaiterais également savoir si il y à des Magasin de mode sympas pour mon age (17 ans) ?

Existe t-il un Service de Livraison de Donuts et de Fast Food 😛 ?

Pour finir, je voulez vous demander aussi si il y à l'acces à internet Wifi dans toute la ville ?

Merci d'avance pour vos reponses 😉
Balade de trois semaines en Italie au mois d'août... English translation pending
by Forlong · 2006-05-02 · 12 replies
Bonjour Bonjour !

Comme indiqué dans le titre nous allons partir en Italie pour 3 semaines, au mois d'aout (oui c'est pas la meilleur période mais c'est la seule possible pour nous). Quand je dis nous, je parles de moi et d'au moins 2 autres personnes, autrement dit 3 jeunes, et comme chacun sait, qui dit jeune, dit sans argent 😕. ça, c'est le premier problème (mais on y reviendra^^)

Le Plan : découvrir au moins 4 grandes villes Italiennes, faire des rencontre, se balader dans de beau paysages etc... Pour le moment nous pensons faire dans l'ordre... Départ début aout de la région Rhone-Alpes --> Venize (disons 4 jours) --> Rome (environ 4 jours aussi) --> Naples (location d'un petit quelque chose pendant une semaine, permet de se poser un peu, d'aller à la mer si on en a marre de la culture, et oui, faut pas l'oublier, nous sommes jeunes et insouciants 😊) --> Florence (disons 4 jours aussi, faire cette ville en dernier permet de couper un peu le trajet du retour).

Le moyen de locomotion : la voiture

Hébergement : dans la voiture (sauf a naples, ça nous permettra de prendre une petite douche)

Budget : Infiniment limité (haha), non, en gros : le moins cher possible, quitte a dormir dans la voiture et bouffer du sandwich o jambon a tous les repas.--

Voila, ça c'est le projet de base, cela dit ce n'est que le projet d'un petit français qui n'a jamais mis les pied en Italie, qui ne parle pas un mot d'italiens et ne connait les villes et régions qu'il s'apprete à parcourir que par la télévision ou internet, hors comme je ne suis pas fou (pas complètement) j'ai quelques questions :qu'est-ce que vous pensez du parcour? des villes choisies?dormir dans la voiture? bonne ou mauvaise idée? (question douche ça pose peut-être un petit problème mais bon, au pire on se paiera une nuit en camping toutes les semaines pour se laver)avez vous des bonnes adresses à me donner? visites touristiques, moins touristiques, paysages pitoresques etc...avez vous des expériences, anecdotes ou autre à partager? en gros : donnez avis et conseils et ne soyez pas radin !

Merci pour les conseils et Merci de m'avoir lut en entier.
Attention aux faux policiers pendant la traversée de l'Espagne! English translation pending
by HJ61 · 2006-04-27 · 100 replies
😎 Salut à tous Pour ceux qui traversent l'Espagne en voiture ou 4x4 (en motorisé) attention aux faux policiers !!!! Nous l'avons déjà dit : victimes en décembre 2001, puis tentative en 2004 et nouvelle tentative (toujours aux abords de Madrid) le 2 janvier 2006 et notre beau-frère récemment (samedi dernier) !!! Ne vous arrêtez pas ATTENTION ! Voici les infos trouvées sur un autre forum :

Bonsoir,

Ci dessous je vous renvoie le message que j'ai envoyé au groupe Explo4x4 à la suite du sujet, et qu'il parait que l'information rapportée a été appréciée.

Au cas que le téléphone 900 ne marche pas avec les portables étrangers vous pouvez aussi téléphoner au 112 (selon a remarqué Pepecuco).

Amicalement,

Miguel AngelMensaje original-- De: Miguel Angel Elvira Juste Enviado el: viernes, 25 de marzo de 2005 16:58 Para:'Explo4x4 Asunto: RE: Faux policiers en Espagne

Bonjour la liste,

Sur les routes et l'autoroutes de l'Espagne la police qui fait la vigilance c'est celle du DGT (Direction Général du Trafic), avec l'exception de Catalogne (Mossos d'Esquadra) et le Pays Basque (Ertzaintza), pour vous arrêter, si la voiture des polices c'est camouflée, ils doivent vous avertir par milieu d'un haut-parleur à l'extérieur de sa voiture au même temps qu'ils montrent au pare-brise et à la fenêtre arrière de leur voiture un cartel électronique passant le message qu'ils vous donnent par l'haut-parleur. Cettes voitures sont identifiables parce qu'elles emmènent au moins deux antennes au capot arrière, intégrée dans la calandre va l'antenne du radar, dans l'intérieur nos devrons voir l'appareil photo et l'écran du radar, ce que c'est très facile d'apprécier depuis l'hauteur de nos 4x4, et leur occupants vont uniformes.

Il existe un téléphone gratuit de la DGT où nous pouvons demander secours:

900.123.505

Désolé des mésaventures que j'ai lu ces jours sur la liste, j'attends que ce message puisse aider à tous vous et vos amis quand ils traversent mon pays.

Cordialement,

Miguel Angel

Soyez vigilants !!!

MAMY
Langue française à Phuket English translation pending
by Stgeran69 · 2006-03-08 · 62 replies
Bonjour !

le français est-il sinon parlé du moins compris à Phuket ? merci d'avance
Hébergements peu coûteux à Riviera Maya English translation pending
by Rene460 · 2006-02-18 · 28 replies
🙂en se rendant sur place par nos moyens, existe-il des hébergements peux couteux?
Petit budget à Margarita English translation pending
by Exotic · 2005-12-22 · 7 replies
Bonjour à tous, Nous sommes trois Québécoises qui partons pour Margarita le 1er janvier 2006. Nous avons opté pour une formule tout inclus, mais nous comptons bien allez voir tout ce qu'il y a d'intéressant sur l'Île, évidemment pour pas trop cher puisque que notre budget est un peu resteint!!! À tous ceux qui peuvent nous donner quelques idées d'endroit à visiter absolument, de plages (nous serons à El Agua) et tous le reste, comme excursions, plongée et planche à voile.

Nous avons aussi entendu dire qu'on pouvait changer notre argent au noir pour des Bolivars sur la plage... qu'est-ce qui est le plus safe??? Est-ce que c'est mieux de changer de l'argent canadien ou américain? Connaissez-cous des gens qui changent l'argent?? Nous avons entendu parlé d'un certain Pépé..

Merci!!
Iberostar Varadero ou Playa Pesqueron Holguin English translation pending
by Machapouille · 2005-12-07 · 26 replies
Salut tout le monde!!🙂

Dans la semaine du 26 mars 2006, un couple d'amis, mon chum et moi voulons partir à Cuba!!!! Nous voulons qu'il y ait d'autres gens de notre âge, sans que se soit la fête sans arrêt....nous voulons faire de la plongée, participer à de belles excursions, que l'endroit soit propre et que la bouffe soit mangeable...

Je me suis fait proposer Iberostar Varadero et Playa Pesqueron Holguin!!! Que me conseillez-vous, avez vous déjà visité ces endroits? En avez vous de meilleurs à me conseiller?

Merci tout le monde pour votre aide!😛

Machapouille🤪
Trekking ou randonnées en Svaténie ou ailleurs en Géorgie English translation pending
by Djalma · 2020-03-02 · 20 replies
Bonjour,

Je compte aller en Géorgie en septembre prochain.J'ai l'intention de faire un petit trek assez classique sur 3 ou 4 jours en Svatenie entre Mestia et Ushguli : Mestia/ Mulakhi/Adishi/ Ifrari/Ushguli. Comme j'ai vu qu'il existait une piste carrossable entre Mestia et Ushguli je voulais être sûr que le chemin de trek ne suive pas cette piste ou sinon sur de courtes portions...je n'ai pas envie de croiser des 4X4!) Ceux qui ont fait ce trek pourraient peut-être me renseigner? J'ai vu qu'on pouvait loger et manger aux différentes étapes sur le parcours.Je ne tiens pas à transporter le matériel de bivouac et du ravitaillement pour plusieurs jours. Dans le cas où ce serait de la piste et non des sentiers de montagne auriez quelques randonnées ( que vous avez faites en Géorgie) cette fois à la journée (pas obligatoirement en Svaténie) à me proposer dans ce pays? J'accepte un peu de piste mais pas que de la piste! Maximum 1200m de dénivelé et pas plus de 8h ( je serai en couple) et d'autres plus courtes aussi...
Un mois en Irlande en fourgon English translation pending
by Randomi · 2019-09-11 · 25 replies
Bonjour, après un voyage de près d'un mois en Irlande en Mai 2019 , je me lance pour ma première fois dans la rédaction d'un compte rendu tant ce voyage m'a enthousiasmé et m'a donné envie d'y retourner. Il s'agissait de mon premier voyage en Irlande, je ne suis donc pas un grand connaisseur du pays et ce compte rendu est juste un résumé succinct de mon séjour afin d'en conserver une trace personnelle pour un retour futur et aussi aider éventuellement quelques 'forumeurs' à préciser leur projet de voyage. Ce voyage s'est déroulé du 4 Mai 2019 au 1° Juin en fourgon aménagé et était un premier voyage de découverte orienté nature et randonnées à pied. Pour préparer mon itinéraire, le guide vert Michelin pour les circuits et les visites de site , la carte Irlande Michelin 712 et le guide Rother des randonnées en Irlande ainsi qu'une lecture assidue des retours de VF. Sur place, pour se repérer, le gps du fourgon, l'appli Maps.me et l'appli Park4Night pour les bivouacs.

Etant retraité depuis quelques mois, j'avais donc prévu environ un mois pour faire ce circuit, ma femme, encore en activité, me rejoignant sur place une dizaine de jours. Le circuit a donc été construit en tenant compte de ces retours sur Dublin. Circuit après une arrivée à Cork,

1° circuit de Cork à Dublin en passant par la côte Sud Ouest, la pénisule de Beara, le Ring of Kerry jusqu'à Killarney puis la région des Wicklow pour rejoindre Dublin pour rejoindre ma femme arrivant par le vol direct Lyon Dublin

2° circuit boucle de Dublin à Dublin en passant par le Connemara, le Burren, Cliff of Moher et la pénisule de Dingle puis retour sur Dublin par Rock of Cashel, Kilkenny et Sud Dublin, Dublin pour le vol retour Dublin Lyon de ma femme

3° circuit, boucle de Dublin à Dublin en passant par Belfast, Glens of Antrim, Causeway coast, le Donegal, Nord Mayo et Achill Island puis nouvelle traversée vers Dublin.

Ferry à l'aller Roscoff Cork avec Brittany Ferries pour environ 250 euros pour une personne, le fourgon et un siège inclinable. Départ prévu initialement en soirée vers 20H avec arrivée à Cork le lendemain matin vers 8 h avec le bateau le Pont Aven un incendie en salle moteur le week end précédent a entrainé un report au lendemain matin 8h30 sur un autre bateau l'Armorique et donc une traversée de jour. ( arrivée à Cork à 20 h ) Traversée plutot agréable, bateau très confortable, bonne Guinness pression et musique live au bar. La flotte et l'organisation de Brittany Ferries ainsi que le fait que l'on était alors en moyenne saison a fait que ce contre temps s'est révélé finalement sans trop de conséquence. Au retour Dublin Cherbourg avec Irish Ferries sur leur tout nouveau bateau le W.B. Yeats départ 16h, arrivée 11h réservation une semaine avant le retour pour 160 euros pour une personne, le fourgon et siège inclinable ( accoudoir non rabattable donc pas de possibilité de squatter 3 ou 4 places pour s'allonger comme sur l'Armorique).

Routes et conduite

les routes pas bien larges mais pas de souci avec un fourgon d'autant plus que la végétation très présente sur les accotements est taillé régulièrement, même pas de rayures sur le fourgon ( sans doute plus problématique voir même impossible sur certains passages avec un camping-car sur la wild atlantic way )

la conduite est sans stress même à Dublin la capitale, les Irlandais étant généralement respectueux des autres conducteurs ( à se demander si les voitures irlandaises sont équipées de klaxon )

état des routes en général correct , dans le Nord, le Donégal, pas mal de bosses qui secouent bien le fourgon et le conducteur

la conduite à gauche je trouve que l'on s'adapte très rapidement d'autant plus que la circulation n'est pas très dense et les ronds points beaucoup moins imposants que les ronds points Anglais.

Stationnement de jour En cette saison, aucun souci avec mon 5m40 pour se garer en ville. Sur les sites, souvent des délimiteurs de hauteur qui obligent les fourgons ou camping-car à se garer à l'extérieur, lorsque c'est possible.

Stationnement de nuit Avec Park4NIGHT, des spots fantastiques en bord de mer ou en pleine nature pour assister au coucher de soleil et passer des nuits au calme.

Camping Personnellement 1 nuit sur 4 en camping pour douche, plein d'eau et vidange car pratiquement pas d'aire de service en Irlande. Le plus souvent, beaucoup de grands bungalows très moches mais quand même quelques camping plus sympa, autour de 20 euros pour fourgon, 1 ou 2 personnes et électricité.

Météo

météo très clémente, alternance petites averses et très belles éclairicies en début de séjour, voire exceptionnelle avec même des longues journées ensoleillés ensuite. 2 jours de pluies en fin de séjour sur Achill Island

Le circuit 1

Après sortie rapide du ferry vers 20h30, direction Kinsale il y a un festival en ville et beaucoup de jeunes dans les rues et sur les terrasses des pub. On est samedi soir et c'est chaud … Nuit calme devant le Charles Fort sur les hauteurs.

Jour 1 dimanche 5 Mai; Au matin, belle vue sur Kinsale et le fleuve Bandon.



Balade à pied très agréable au milieu des maisons colorées du bourg et les belles maisons dominant le fleuve sur la Compass Hill. Cette première étape me plait bien et déjà je me dis qu'il faudra revenir pour profiter plus longuement mais avec la journée de retard du au problème de ferry, il faut avancer Au programme aujourd'hui route verte Micheli vers Timoleague, Seven Heads, Drombeg Stone Circle, Baltimore et Mizen Head.



C'est dimanche, il fait très beau et il y a beaucoup de familles de sortie dans les petits villages, les terrasses des pubs sont envahies, dans les rues étroites à 2 voies une voie est occupée par les voitures stationnées ou les tables des pub occupées par les familles, autant dire que la traversée des villages n'est pas toujours simple mais dans une ambiance décontractée et sympatique.

Les reflets lumineux sur l' estran, je viens de découvrir ce mot, à marée montante sont magnifiques.



Décidemment, tout cela commence bien. Le soir arrivée à Mizen Head après la fermeture du visitor center, donc pas de visite du phare ; nuit sur le parking avec 3 ou 4 autres fourgons.

Jour 2 lundi 6 Mai Départ matinal vers Glengarrif pour rejoindre le départ de la rando autour du Barley lake.



On est à 800 m d'altitude mais on se croirait en montagne balade très sauvage, pas de chemin bien marqué, orientation un peu difficile mais avec maps.me et une bonne visibilité pas de souci.





Vraiment, une très belle rando ( environ 3h ) ; la petite route d'accès est déconseillée au plus de 2 tonnes ( panneau au début de la route ) car assez pentue mais pas de problème avec un 3,5t. Sur la route découverte des premiers rhododendrons.



C'est très, très beau. Poursuite de la belle route verte par la côte jusqu'à Dursey Island, Allihies, Lauragh et le Healy Pass pour un retour sur Glengarrif et nuit sur le parking de la réserve naturelle de woodland.

Jour 3 mardi 7 Mai; petite balade ( 2h 15 ) dans la Glengarrif Nature reserve à partir du parking sur des chemins aménagés à cette heure matinale, pas mal de joggers et d'habitants de Glengarrif avec leurs chiens. Ballade agréable et variée dans la forêt, le long de la Canrooska river et de la Glengarrif river puis point de vue sur Glengarrif. Route plein nord pour rejoindre le Kerry avec un arrêt à Kenmare et ses commerces dont une boutique 'musique' , instrument et CD, the soundz of music très sympa



puis continuation vers Caherdaniel et le camping Wave Crest, le meilleur camping de tout mon séjour ( accueil très sympa, très bien intégré à l'environnement, emplacement face à la mer, sanitaires impeccables et chauffés ).



Malheureusement le ciel est très gris et cela ne va pas s'arranger. Départ à pied du camping avec imper ( haut et bas ) direction Derrynane Bay et Abbey Island



la pluie est bien présente mais la ballade dans la baie et la grande plage de sable est magnifique sans compter la végétation 'japonisante' le long de la petite route permettant d'accéder à la plage.

Le pub au retour paraît bien sympathique ( conseillé pour sa restauration par la dame du camping ) mais là je suis complètement trempé et l'envie d'une douche bien chaude et du chauffage du fourgon l'emportent sur l'envie d'une bonne guiness. Là aussi, il va falloir que je revienne.

Jour 4 mercredi 8 Mai; Après un passage à la supérette très bien achalandée du camping ( j'ai même l'impression que c'est LE commerce du village ), direction Valentia Island par la route cotière. Dès le départ, panorama magnifique au dessus de la baie de Derrynane et Ballinskelligs,



mais malheurement encore pas mal de grisaille jusqu'à Pormagee. Malgré la grisaille, nombreux arrêts en bord de route pour admirer et prendre quelques photos face aux Skellig Islands.

Passage du pont de Pormagee à Valentia Island,

arrêt rapide au visitor center puis route vers Bray Head pour une boucle pédestre facile de 1h30.

Après cette boucle encore bien agréable, continuation sur le ring direction Killarney plus précisemment le parking en bas du Gap of Dunloe. Après une Guiness au Kate Kearneys cottage, grand pub sympa apparemment très fréquentée par les cars de touristes,



magnifique balade à pied sur la route du Gap of Dunloe à cette heure, fin de journée, les calèches tirées par les chevaux apparemment très prisées par les touristes sont parkées et les voitures sont peu nombreuses sur la route. Très rapidement je me retrouve tout seul au milieu des lacs entourés de genêts en fleur et des moutons multicolores le ciel est encore bien gris mais la lumière est là et c'est magnifique.





Retour au parking du pub encore quelques voitures mais la nuit sera calme. La suite au prochain épisode
Itinéraire en Australie en famille sur 2 mois (novembre - décembre) English translation pending
by Marysuisse · 2018-10-16 · 14 replies
Bonjour chers voyageurs,

Nous prévoyons un voyage en van durant 2 mois l'hiver prochain avec notre petite fille qui aura 3 ans et demi. En fonction de la saison (novembre et décembre) nous allons privilégier le sud. Après maintes recherches, nous imaginons débuter à Brisbane puis Melbourne, Adélaïde et Tasmanie et terminer par Sydney.

Que pensez-vous de cet itineraire dans ces conditions? Est-ce raisonnable?

Mille mercis pour vos précieux conseils.
Paris classique, Paris touristique...mais Paris magique! English translation pending
by Jojoone1 · 2018-01-03 · 100 replies


Ce carnet a pour objet de présenter des vues de quelques endroits de la capitale. Pour ceux qui veulent se faire une idée des lieux qu'ils visiteront un jour, pour ceux qui aiment regarder des photos sur VoyageForum, pour ceux qui veulent retrouver une sensation vécue il y a quelque temps.

L'idée n'est pas de révolutionner l'art du carnet de voyage, de faire dans l'inédit ou de servir de guide pratique. D'ailleurs, pour ce qui est du guide pratique, si peu nombreux sont ceux qui donnent et si nombreux sont ceux qui prennent qu'on en vient à être dissuadé de fournir un gros effort pour contribuer au succès des voyages d'autres " participants ".

Paris ne s'est pas fait en un jour. Nous non plus ne l'avons pas fait en un jour et pourtant il nous a fallu éliminer bien des options, bien des promenades et des musées.

Le forfait métro " Paris Visite " peut s'acheter à un automate dans beaucoup de stations. On a le choix entre 1,2,3 et 5 jours. Le forfait 5 jours ( incluant les zones 1 à 3 ) revient actuellement à 38,35 €. Le forfait musées nous a paru trop cher. Pour qu'il soit rentable, il faut vraiment en visiter beaucoup en peu de temps.

Il faut prendre grand soin d'établir son programme parce que différents musées n'ont pas le même jour de fermeture dans la semaine.

Si j'avais une suggestion à faire à quelqu'un pour le premier jour, c'est de commencer par la promenade que je vais détailler maintenant. Une simple promenade d'ouest en est, un petit concentré de Paris.

Il suffit de prendre le métro et de sortir à la station Trocadéro. On passe à côté du musée de l'Homme, on se retrouve directement sur le parvis.



Et en ce qui me concerne c'est le moment où j'ai toujours un choc. Cette vision de la Tour Eiffel, si métallique mais si belle, encore distante mais si haute, me remue autant à chaque fois.



C'est très agréable ensuite de descendre les marches tout en profitant du point de vue. En arrivant sous la Tour Eiffel et en levant la tête ( faut quand même faire attention à ce que personne ne vous fasse les poches à ce moment-là ), difficile de ne pas être impressionné. Par le passé, j'ai déjà eu l'opportunité d'y monter à deux reprises mais désormais le temps d'attente et le prix me semblent plus dissuasifs. L'altitude écrasant les reliefs, j'estime que ceux qui le souhaitent peuvent raisonnablement se contenter de monter au premier étage.





Il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Plutôt de quoi donner l'envie de ne pas s'y attarder. Nous avons donc longé par la gauche le Champ de Mars, ce qui donne l'occasion d'admirer déjà de belles demeures. De constater, également, que la situation des rats de ville a connu une embellie dans les dernières années, ce qui a généré récemment quelques polémiques.







Nous avons légèrement bifurqué vers la gauche ; presque à l'extrémité du Champ de Mars, on accède rapidement aux Invalides, aisément repérables à leur dôme de feu.















Sécurité au Brésil English translation pending
by Martinenego · 2017-07-29 · 62 replies
je voulais revoir mon bresil!!j y etais en 73!!! durant presque 4 ans! tout le monde me deconseille car parait il que de nos jours on se fait attaquer avec armes et tout ça de partout au bresil??????? je projette d y aller en routarde de decembre a mars???? bien sur j atterrirai a rio puis irai vers le nord et aussi le minas gerais ; manaus bellem????? vous pensez vraiment que ça craint ??????? etant habituée a l asie où là; c est cool!!!!!!!!!!je me demande si je fais le bon choix pour mon hiver ???????merci si vous y etes maintenant de me dire vos impressions car je pense acheter le billet tres bientot martine
Forte augmentation des frais de visas touristiques pour l'Inde English translation pending
by ActionVisas · 2017-03-31 · 122 replies
Bonjour à tous,

A compter de lundi 3 Avril, le visa touristique indien obtenu auprès de VFS sera revu à la hausse de 45,00€ pour atteindre le montant de 104,00€! Le visa d'affaires, lui, bénéficiera d'une belle réduction de 90,00€ et coutera 123,00€.

Cordialement, Nicolas

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