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Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-20 · 27 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods

Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.





Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.

Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :



La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.

Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.

Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.





Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.

Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :



J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?



Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.

Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.



Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.

Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.

La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.



De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.

Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).

Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.





Certains des petits bonshommes sont très amicaux :



On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :





Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :



En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…





Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.





Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.





Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.

De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.



Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.

Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.

J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.

Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.

Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.

La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.











Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…



… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.





Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.



J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)



Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…





Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.







Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.

Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.

Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.

JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon

Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.

La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…



… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.





Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !





Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.

En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…



Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.



Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.



A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.

Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.

Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.





Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).



Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).

C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.

Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…

C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.

Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.

La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).

La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.

Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).

Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).

En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).

De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).

Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.

Revenons au déroulement de mon voyage…

Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.

Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !

Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".

Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !

Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.

Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…









Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.







Certains rochers font penser à des menhirs.



D’autres semblent peints…



… comme ce tableau d’art moderne…



… ou cet incroyable visage féminin masqué !

Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.



Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».



Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.



The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.



Voici une photo prise en 2006…



… et une autre prise cette année.



Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.

Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière



Une vue plus classique...



… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.



Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.





Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?



Ici, un couple de lions de mer…



… là, une fissure colorée.



Une belle montagne rouge et blanche…





… se termine par une petite famille de hoodoos.



Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!

A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.







Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.

Après un superbe arc en ciel idéalement placé…



… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !



C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….

Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !



JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon

Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.



Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.



Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.







On trouve en chemin des micro-badlands colorés.





Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.

Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.



Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.

John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!

Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).

A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.

Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.



Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !

Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.









L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :



Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).



La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.

Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.

Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.



Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »

Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.

L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.

Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?

Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?

Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.

On les voit d’abord de profil…



… puis par en dessous…



… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !



L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.

Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.









Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.

John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.

Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.

Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.

JOUR 11 : de Red Canyon à Page

Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.

Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».









Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.





Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.

A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.

Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…





… ainsi que de belles traces de dinosaures.



Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.

Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.

Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.

En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.

Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.

Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…





… et celui-ci vers l’est.



Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.

Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:









Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.



J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.

C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.





Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.



Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.





Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.

Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Arnaque à la drogue du sommeil aux Philippines English translation pending
by Bandit12s · 2010-03-19 · 38 replies
Salut,

Voilà une arnaque vécue pas un couple d'amis venus passé 2 semaines en vacances aux Philippines

Son mail: On t'a dit avoir fait l'expedition Lac Taal avec une famille de Philippins. En fait, ca a fini en escroquerie organise.

On les a croise au Parc Rizal le vendredi aprem. Ils pretendaient venir de Legaspi, etre en conges pour une semaine et aller le soir meme vers Tagaytay pour visiter le Lac Taal le lendemain a l'aube. On a fait le trajet ensemble, 2h de bus le vendredi soir pour rejoindre l'hotel a Tagaytay ou ils avaient reserve 3 chambres pour leur expedition Lac Taal.

Repas avec eux, poulet grille+riz qu'ils sont alle acheter dans un take-away a cote, et une caisse de San Mig qu'ils semblaient avoir tout de suite en arrivant, je ne sais pas trop d'ou elle sortait. J'ai bu 3 San Mig, Ane en a a peine bu, puisque pas trop biere...

Fin du repas, et ensuite trou noir, plus aucun souvenir jusqu'au lendemain matin. Sur le coup, je me dis que c'est la fatigue accumulee et les 3 bieres de la veille, mais rien a faire toujours aucun souvenir de ce qu'il s'est passe la nuit du vendredi au samedi.

On se fait le Lac Taal le samedi matin, avec une partie de la famille et vers 12h ils nous amenent vers un bus direction Manille. Eux restent a Tagaytay.

Suite, on prend l'avion retour et je passe au distributeur avec ma carte bleue perso : "no more fund on the account". Meme chose a un deuxieme distrib et je finis par prendre de l'argent sur ma carte bleue Astrium.

Doute. Le lundi on fait verifier les operations sur nos carte bleue Astrium et rien de special je crois. Mais le mardi les dernieres operations aux Philippines font surface et font apparaitre plusieurs retraites en Pesos sur la carte Astrium de Ane, plusieurs retraits en Pesos sur ma carte bleu perso, et une tentative de retrait sur ma carte bleue Astrium avec code faux. Ane n'avait pas sa carte perso sur elle. Il y en a pour plusieurs centaines d'Euros. On a fait opposition sur les cartes et elles vont etre remplacees. J'espere que le mefait se limite a ces retraits d'argent.

Dommage, parce que ca nous gache la rentree et la fin de vacances magnifiques.

La description la plus ressemblante que j'ai trouve vient de wikipedia : "Drug-facilitated robbery In the United Kingdom and the Philippines, the use of flunitrazepam and other "date rape" drugs has been connected to stealing from sedated victims. One expert quoted in a British newspaper estimated that up to 2,000 individuals are robbed each year after being spiked with powerful sedatives, [38] making drug-assisted robbery a more common problem than drug-assisted rape."

On va porter plainte en France, ne serait-ce que pour les banques qui le demandent pour rembourser les retraits frauduleux. On a des photos des Philippins sur nos deux appareils, et Ane a un numero de phon et une addresse mail. Je ne sais pas ce que ca va donner, mais autant te mettre au courant. J'espere qu'on aura rien a te demander par la suite, ca va dependre de ce que nous dit la police en France.

Ma conclusion: Je vie aux Philippines depuis un an, et je peux dire qu'il y a des gens extrêmement adorables et chaleureux, et malheureusement il y a une petite partie de la population qui n'ont aucune morale Le problème de cette arnaque, c'est qu'il y a pleins de familles ici qui sont sincèrement prêts a accueillir des voyageurs pour le simple plaisir de passer un peu de temps avec eux, et pour le voyageur ca reste une superbe aventure

Donc, a vous qui allez vous faire inviter par une famille et qui avez envie de les suivre, n'hésitez pas à accepter, mais si "une caisse de San Mig qu'ils semblaient avoir tout de suite en arrivant" se trouve là, saluez poliment, prétextez une grosse fatigue, ou n'importe quelle raison pour partir sans faire perdre la face à vos hôtes

😎
Vol Air France pour Bangkok le 29 mars, durant l'appel à la grève English translation pending
by Phasathai · 2010-03-17 · 31 replies
Watdi khrap touk khon ! Juste une question (s). Pour un départ le 29 mars avec Air France (TLSE - CDG et CDG - BKK) et sachant qu'il y a un appel à la grève du 28 au 31, comment ça se passe ? Est-ce que la compagnie s'arrange pour mettre le passager sur un autre vol ? sur une autre compagnie que Air France ? dans quel genre de délai ? Est-ce Air France qui averti le client ou doit-on les contacter ? merci d'avance 🙂
Air France: futur compagnie aérienne "low cost" ou renouveau? English translation pending
by Chandler3100 · 2010-03-13 · 26 replies
Suite a divers problème sur air france et à une discution avec un ami pilote chez air france, je profites du forum pour lancer une réelle discution sur l'avenir d'air france... mais la question se pose sur la nouvelle politique du groupe... et est ce que les décisions vont elle mener a un renouveau ou a un air france low cost...?

nouvelles décisions tarifaires: passagers en surpoid et nouvelles regles flying blue depuis 2009, service client de plus en plus désagréable, nouveaux sieges innovant mais apparemment moins confortable et à l'aspect low cost, systeme audio video dépassé, confort dans toutes les classes non renouvellé et également dépassé par les autres concurents, et surtout un personnel souvent peu agréable (heureusement il y a des exceptions...) et il n'y a pas de standard air france dans l'accueil, la qualité, ect

2 modèles économique différents peuvent peuvent il co-exister sur court /moyen courrier et long courrier sans cannibaliser la clientèle?

Je suis un client fidèle d'air france et j'espère le rester... mais...

Maintenant à AIR DE FRANCE DE FAIRE DU CIEL LE PLUS BEL ENDROIT DE LA TERRE...
Lufthansa: une bonne compagnie aérienne? English translation pending
by Cindyduvar · 2010-03-09 · 5 replies
BONJOUR

NOUS DEVONS VOYAGER AVEC LA LUF EN NOVEMBRE POUR UN MARSEILLE-FRANCFORT-NEW YORK ET J'AIMERAI CONNAITRE VOS AVIS SUR CETTE COMPAGNIE QUANT AU CONFORT, PONCTUALITE, BAGAGGES ETC.... MERCI CINDY
Vol avec Emirates pour Bangkok: meilleur tarif? English translation pending
by Christel3320 · 2010-02-28 · 12 replies
Bonjour,

Je recherche 2 A/R pour Bangkok, depart 20 mars retour 30 ou 31 mars. L'ideal serait un depart de l'aeroport de Lyon. Apres des recherches, le meilleuir tarif dispo semble etre 787€ depart de Nice. Thai et Etihad sont à plus de 900 € pour ces dates. Est ce un bon prix pour un depart dans moins d'un mois? Quelqu'un à une autre idée? Autre question, pour se rendre à Phuket ou Kho samui, air asia sur place à Bangkok, c'est ça le bon plan, n'est ce pas?

Merci pour votre aide. Christelle
Arriver aux États-Unis et repartir du Canada: problème avec l'administration américaine? English translation pending
by MikeG · 2010-02-28 · 12 replies
bonjour, j'ai recherché dans les thémes amérique du nord, administration, mais je n'ai pas trouvé complètement réponse à ma question ?

J'ai seulement lu que passer la frontière terrestre US/canada se faisait assez facilement.

Mais .....; Je viens de remplir le document ESTA . sur le site du tourisme américain(ambassade), il est précisé que le voyageur doit être en possession d'un billet avion aller/retour.

Mon billet aller part de Paris pour New york, je vais ensuite au Canada en voiture et je repars de Montréal pour Paris.

Cet aller et retour sera t'il valable pour l'administration américaine ???,
American Airlines: vol A/R Paris/Miami/Orlando English translation pending
by Trip2Orlando · 2010-02-28 · 7 replies
Bonjour bonjour 🙂

Avec une amie nous partons pour un job d'été chez Disney avec un Visa de travail américain.

C'est la première fois que je vais aux US et pleins de questions se posent pour le trajet aérien. Je pense avoir trouvé les réponses via la fonction recherche mais j'aimerai m'assurer que j'ai bien compris car ça n'a pas l'air évident.

Je comptais faire l'aller/retour avec American Air Lines :

Départ 10H Paris CDG Correspondance de 1h40 à Miami International - 13h55/15h35 Arrivée 16h40 à Orlando

Départ 14h15 d'Orlando Correspondance de 3h00 à Miami International - 15H20/18h20 Arrivée 9h10 J+1 à Paris CDG

Mes interrogations sont les suivantes :

1/ 1h40 et 3h suffisent t-ils à changer d'avion ? puisque je me suis laissé entendre dire que même en prenant le billet avec la même compagnie, il faudrait relever les bagages, passer l'immigration, ré enregistrer les bagages puis nous embarquer sur le vol... confirmation?

2/ Une fois notre job terminé le 20, nous comptons faire l'AR depuis orlando jusqu'à New York pour visiter 5 jours. Puis on revient à Orlando pour embarquer pour la France. Est-ce possible de voyager à l'intérieur du pays comme ca sans problème ? Sachant qu'après expiration du Visa de travail nous avons le droit de rester 1 mois sur le territoire.

Merci à tous 😉
Paris-Dubai en A380 English translation pending
by Mrs · 2010-02-28 · 8 replies
bonjour à tous,

nous partons cet été pour bangkok avec un tronçon cdg dubai en A380 emirates, nous serions curieux d'avoir des retours d'experience concernant le voyage en classe eco, condition d'embarquement, confort, repas, distraction et si enplus il y a quelques photos alors là on sera proche du bonheur merci d'avance

pat et lolo
Air France annonce des pertes record à son personnel English translation pending
by Tyrolien · 2010-02-25 · 58 replies
Des nouvelles pas tres bonnes du coté de chez AF ...

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/02/25/04015-20100225ARTFIG00603-air-france-annonce-des-pertes-record-a-son-personnel-.php

Plutot que des reactions à la con des internautes du Figaro.com, je pense qu'il est peut-être temps de s'interroger sur la strategie generale d'AF, peut-être trop passive face à la crise ... alors que pas mal de compagnies semblent etre de retour aux profits ( QF, SQ, LX et meme Air Mauritius je crois ...)

Esperons que cela ne se traduise pas par une reduction de prestations à bord ...
Trouver un vol pas cher Paris - New Delhi pour juillet? English translation pending
by Hombrecito · 2010-02-24 · 24 replies
Bonjour à tous,

je m'apprête à retourner cet été (11 juillet au plus tôt -30 juillet approximativement) pour 15 à 20 jours au rajasthan avec toute la petite famille (4 au total) .

je regarde fréquemment les vols pour delhi et je me rends compte que les tarifs augmentent tous les jours. je viens de recevoir aujourd'hui le dernier passeport manquant et je vais donc pouvoir booker les billets.

l'option air India en direct depuis CDG me tente bien mais c'est quand même 520EUR par personne , avez vous des bons plans à communiquer (hormis aéroflot bien entendu😉) car à 4 , tout gain n'est pas négligeable . Sachant que je ne peux pas partir avant le 11/07 du fait du bac de la belle fille.

Merci de votre aide!!!
Air France - Grève des pilotes du 26 février au 1er mars 2010 English translation pending
by Alfaborg · 2010-02-23 · 35 replies
En sus de la grève des aiguilleurs du ciel, une deuxième GREVE DE NANTIS se profile cette semaine. Deux syndicats de pilote on déposé un préavis de grève du 26/02 au 01/03.

http://www.tourmagazine.fr/...ars-2010_a12555.html

C'est proprement scandaleux. Cette semaine de vacances est complètement prise en otage.

Je n'en peux plus de cette compagnie de m****. Voyageur Elite, je ne peux faire autrement que passer par Air France pour le boulot, mais je me tourne systématiquement vers Emirates ou les compagnies de l'Asie du sud-est pour mes vols privés.

Air France est gangréné par des privilégiés qui couvent leur oeuf et ont depuis longtemps oublié la notion de qualité de service. Leurs résultats décoivent, le cours de l'action AF s'effondre. Enfin un peu de justice.

Pour mon petit cas personnel : j'ai organisé un week-end surprise pour l'anniversaire de ma chérie à Lisbonne ce week-end. J'ai l'impression que ca va tourner en cauchemar... A t'on des recours pour les nuits d'hotel payées d'avance et non remboursables dans l'hyptothèse où notre Paris-Lisbonne ne décollait pas ? Air France eux-memes, carte Visa Premier ?

Croisons les doigts pour que le préavis soit annulé. Car cumulé à la grève des aiguilleurs le 26 pourrait bien être une journée catastrophe...
Voyage de noces à Kastellorizo: durée idéale du séjour? (Grèce) English translation pending
by SK6Reykjavik · 2010-02-20 · 8 replies
Bonjour, Nous souhaitons partir en voyages de noces à Kastellorizo. Nous cherchons des renseignements pour savoir la durée idéale de séjour sur place, comment y allez le plus facilement possible (soit par Athènes, soit par Rhodes), un logement recommandé... Nous comptons partir au printemps en avril ou mai. Merci d'avance. Caroline
Une belle sortie à Paris? English translation pending
by Mia78 · 2010-02-18 · 10 replies
Bonjour a tous, je fais appel a vos connaissances, vos précieuses infos, pour vous demander conseil sur une belle sortie a faire a Paris en amoureux. Une ballade, une expo, un musée...? (outre les grands classiques bien sur) merci :)
New-York + côte Ouest: circuit envisageable? English translation pending
by Pachas · 2010-02-18 · 3 replies
Bonjour,

Pendant deux semaines nous aimerions visiter New-York pendant 4 jours et ensuite partir vers la Côte ouest au mois d'août 2010.

Pourriez-vous me donner quelques conseils sur le circuit envisageable sans que ce soit une course aux visites et que cela reste dans un budget raisonnable ?

Nous partons à 4 adultes parents et deux enfants de 20 et 22 ans.

Merci pour vos conseils
Vos avis sur la classe affaire de KLM? English translation pending
by Fredfly · 2010-02-17 · 5 replies
Bonjour, Je n'ai pas vraiment trouvé d'avis récents sur ce thème donc je me lance... Je suis à la recherche d'avis sur le business KLM (destination Amérique du Nord) en 747 combi et 777-300... Quelqu'un pourrait me renseigner ? - salon à Amsterdam - sièges (type coque ou pas) - repas - service - IFE...

Bref... je suis preneur de toutes les infos récentes !! Merci
Soixante jours en Thaïlande/Cambodge: sans visa à l'arrivée? English translation pending
by Gudule77 · 2010-02-17 · 11 replies
Nous partons le 22 février de frankfurt pour BKK et retour le 22 avril (départ de BKK)

Nous comptons rester quelques jours en thailande puis nous rendre au cambodge. Pour le visa cambodgien nous le prendrons à la frontière mais en ce qui concerne le visa thailandais j'ai pensé que pas bseoin, vu que nous ne passerons pas 30 jours consécutifs en Thailande. Or je lis dans pas mal de discussion qu'on peut être refoulé par les compagnies aériennes...

Qui a des infos là dessus ? Nous voyagerons avec Emirates avec une escale à Dubaï.

Vu que nous partons lundi je suis UN PEU inquiète en fait !

Merci de vos réponses
Réservation d'avion en dernière minute pour Las Vegas début septembre? English translation pending
by Cedk03 · 2010-02-16 · 5 replies
bonjour 😉 y aurait-il des spécialistes de dernières minutes qui pourraient me dire si je prend un risque en attendant 5 à 8 semaines avant le départ pour réserver 4 billets d'avion pour Las végas départ début septembre ? J'ai un peu peur que je ne trouve plus de places pour 4 personnes et de préférence pas éloignés dans l'avion.😕
Agence de voyage en ligne pour un vol Paris-Manille? English translation pending
by Moustachon · 2010-02-09 · 27 replies
Bonjour, Je cherche à acheter des billets d'avion pour un aller-retour Paris-Manille en mars, mais c'est un peu la jungle des agences de voyage en ligne! Avez vous des préférences? Bravofly propose des tarifs intéressants mais vu les nombreux avis négatifs, je pense m'abstenir... Y a t-il des choses à vérifier avant d'acheter un billet sur internet? Merci pour vos réponses, Bonne soirée.
Avis sur les compagnies en RD Congo English translation pending
by EACitizen · 2010-02-09 · 20 replies
bonjour,

J'aurais besoin de, renseignements de voyageurs ayant déjà emprunté et/ou conseillé l'une de ces trois compagnies Wimbi Dira ou Hewa Bora ou CAA ?

comme il est hors de question de tenter la voie terrestre pour se rendre à Kisangani depuis Kinshasa, Laquelle semble la plus fiable pour rejoindre cette ville. les tarifs se situent dans la même fourchette mais qu'en est-il du service à bord et de la ponctualité ?

Merci
Question sur les écouteurs dans les avions English translation pending
by Urkane · 2010-02-09 · 37 replies
Une petite question toute bête 😊... mais autour de moi, j'ai des réponses tellement diverses et variées !

Peut-on brancher des écouteurs de portable (ou d'iphone) dans les avions qui diffusent des films ? NOus sommes une famille de 4 personnes et, sans vouloir faire ma radine, à 4€ chaque écouteur, ça commence à faire cher !

Merci de vos lumières !
Voyage à New York puis dans l'Ouest américain avec des enfants cet été English translation pending
by Cedwat · 2010-02-06 · 6 replies
Bonjour,

Nous projetons de partir aux USA cet été, pour un mois, c'est à dire certainement entre le 20 Juillet et le 20 Août.

Nous voudrions commencer par passer une semaine à 10 jours à New York, pour ensuite prendre un avions et faire l'Ouest (les Parcs et San Francisco).

Premières questions :

- où est-il avantageux de prendre nos billets d'avions (nous serons 2 adultes et 3 enfants de 17 15 et 5 ans) ? - nous aurons donc à prendre un Aller vers New York, un vol intérieur, puis par exemple, un retour de San Francisco ou bien est-il plus intéressant de prendre un Aller retour New York et un vol intérieur aller retour ?

Merci de vos conseils.
Soudan: visite de Méroé sur un week-end English translation pending
by Eric38500 · 2010-02-05 · 29 replies
Bonsoir,

Je pars pour une semaine à Khartoum pour le travail. J'ai un we à passer avant d'aller en Uganda. Je pensai aller à Méroé. Est-il possible sur la journée de faire l'AR à Méroé ? De passer la nuit sur place ? D'y aller avec une berline ? Avec qui (agences de voyage (si elles existent !), taxi à la journée, location de voiture avec chauffeur) ? Une idée du budget à prévoir ?

Merci d'avance.

Cdlt.
Etats-Unis: où passer cinq jours dépaysants, à pieds, en février? English translation pending
by Colleenette · 2010-01-30 · 15 replies
Bonjour, Je veux aller passer 5 jours aux USA pendant les vacances de février, avec ma fille pour humer un peu l'air américain. J'adore les villes typiques, les buildings, les magasins, les paysages mémorables. J'ai déjà fait New York, Las Végas, Washington, San Diego et Chicago : j'ai adoré toutes ces villes et je cherche aussi bien !!! Je ne tiens pas à louer de voiture donc je désire un endroit facile à visiter à pieds ou en transport en commun. J'avais pensé à San Francisco que j'ai déjà visité il y a 10 ans mais les tarifs des vols chez Expédia sont tous majorés de 70% environ donc inabordables. J'aimerais aussi qu'il y ait alentour un centre de magasins d'usines de la chaine Chelsea premium outlet car je suis accroc aux fringues et surtout à certaines marques américaines intéressantes avec un dollar avantageux. Je n'ai que très peu de temps pour me décider. J'attends avec impatience vos judicieux conseils pour acheter mon vol et choisir un hôtel. D'avance un grand merci !
Vol Paris-Miami: information sur les bagages? English translation pending
by Sandrinet29 · 2010-01-29 · 15 replies
Slt à tous, J'aimerai avoir des informations concernant le vol Paris, Miami, particulièrement au niveau des bagages.. Qu'est ce que l'on peu prendre dans sa valise, est ce que des produits comme laque pour les cheveux, déodorant, produits liquide, nécessaire de toilette..... sont autorisés car j'ai entendu dire récemment que les produits liquide n'étaient pas autorisés et qu'il fallait éventuellement qu'il est un emballage transparent.

Merci d'avance
Vol Paris/Maurice/Rodrigues English translation pending
by Eyota · 2010-01-26 · 14 replies
😕Sur le site air mauritius , je n'arrive pas à faire la simulation :

vol aller :paris, maurice, rodrigues et retour rodrigues avec 8 jours d'arret à maurice puis paris !!!

est ce possible ? ou doit on passer par le tel ?

Merci des réponses
Rapport de vol Swiss A333 CDG-ZRH-JFK en nouvelle classe affaire (suite et fin) English translation pending
by HonCircle · 2010-01-24 · 7 replies
Suite de mon périple avec Swiss.

L'IFE comme je le disais propose même une méthode de langue ou l'on peut apprendre je ne sais combien de langues en passant du Japonais au Finnois. Trés originale.



Vient enfin la collation avant l'arrivée. Alors là ce n'est même plus un gag, ca dépasse l'entendement. Les pnc arrive avec un chariot avec dessus 2 immenses saladiers remplis de concombres. On me sert alors, là, ce n'est même plus une soucoupe mais je ne sais pas, un soucoupe de tasse a nespresso, tellement petite que j'arrive a peine a la tenir. Ridicule. Il y a du saumon bien frais avec et une rosti chaude. Ce sera tout pour la collation. Un café avec et un verre de vin blanc Chateau Ste Michelle bien frais. C'etait bon certes mais les quantités sont un peu insultante. Pas mal de passagers autour de moi on d'ailleurs charier le Maitre de cabine sur leur dinette de bord. Est-ce par soucis économique pour en servir 3 fois moins qu'avant??. J'en suis persuadé.







La géo vision en 3D :





Arrivée à New York



Mon siège 14K



Notre avion au contact à JFK, le "Bellinzona"



Conclusion :

Il ressort de ce voyage un sentiment de baclé et d'inachevé. Je n'ai jamais été autant traité comme de la m**** avec une compagnie aérienne. Aucune sympathie, aucune reconnaissance du pax Business, rien. L'accueil à bord est impersonnel, froid, sans entrain. Limite on pourrait mettre les pax business en soute ce serait pareil quoi. J'ai eu le sentiment que Swiss snobe completement ses pax Haute contribution.

A noter aussi le truc qui m'agace toujours autant, à savoir encore et toujours des surclassements sauvages à la fermeture des portes. 3 personnes cette fois ci. Et le comble, elles ont eu droit à du Nespresso au repas alors que les pax normaux en Business se sont vu offrir un simple café dégueulasse. Et puis alors la discrétion avec laquelle le surclassement est fait, j'adore : "Merci hein, vraiment merci vraiment, c 'est trop gentil à vous, milles mercis". C'était du personnel Swiss. Bref bref bref....

Ce qui ma le plus chagriné c'est le catering à bord. On ne vous propose jamais de remplir votre verre vide, a moins de trépigner et d'insister. La prochaine fois je peux aussi emmener ma propre bouteille de vin tant qu'on y est. Les rations à bord sont ridicule. La dinette ca va 5 minutes, après c'est moins drôle. Je pense que si ca continue comme cela, au rythme ou vont les choses, Swiss vous servira à la louche dans vos propres mains. On vous demandera de serrer les 2 mains comme pour récupérer un liquide dans le creux de la main et on vous servira direct dedans. Honteux...

Les pnc à bord étaient hautains et dédaigneux. J'avais déjà lu sur ce site que certains se plaignaient des pnc Swiss.

Par contre, et là il fait l'avouer, leur nouvel airbus 333 est une pure merveille. L'avion est neuf, propre, le siège est parfait. Ca c'est une superbe réussite. Dommange que le reste ne suive pas.

Je retenterais quand même malgrès tout un nouveau voyage en Business avec eux. Car je ne veux pas rester sur un échec et sur cette image peu reluisante de la compagnie. L'avenir confirmera ou infirmera mes préjugés.

Voilà mon experience sur Swiss. Désolé d'avoir été aussi long mais j'avais beaucoup à dire.😄
Prix serrés pour le vol pour Montréal English translation pending
by Gomezcarole · 2010-01-22 · 9 replies
bonjour a tous

Voila je me lance j aurais voulu aller au quebec, montreal ect pour le mois d avril 15jours pendant les conges scolaire de mes enfants. Je recherche des tarifs interressant d avion pour cette periode la Je ne trouve pas grand chose helas Je pensais que les pris etait plus bas en cette periode la et je pense m etre tromper ou alors je ne regarde ps au bon endroit Je lis pas mal de post et des personnes trouvent des tarifs bien plus bas que les miens Pouvez vous m aider , dans quels sites je dois aller Merci de vos reponses et a bientot Merci

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