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Compagnie aérienne pour voyage à vélo au Kirghizistan? English translation pending
Bonjour,
J'ai dans l'idée de faire une virée en septembre 2007 au Kirghizistan en vélo. Le problème est qu'en épluchant voyage-forum et les sites des différentes compagnie aériennes qui déservent Moscou-Bishkek (je souhaite prendre un vol au départ de Marseille) je retombe toujours sur l'Aéroflote. Je n'ai absolument aucun préjugé sur cette compagnie mais le problème est quelle n'autorise que 20kg de bagages (y compris les bagages à main) et que le kg supplémentaire est facturé 16€/kg. Rien qu'avec le vélo, les sacs vides et un bon duvet pour ne pas mourir de froid je dépasse déjà les 20kg.
Si par hasard quelqu'un a un tuyau, je suis vraiment preneur.
Sur d'autres forum certains disaient que le forfait de 80€ pratiqué par AirFrance était cher, mais pour le Kirghizistan, 16€/kg après les 20kg c'est carrément un vol grang luxe pour un voyage à vélo...
Comment acheter son billet d'avion retour Pekin-Paris de France ou de Chine? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer un voyage jusqu’à Pékin, en allant de France à Moscou en bus, puis le transsibérien jusqu’à Pékin. Mais le problème que j’ai, c’est comment revenir ?? J’aimerais revenir en avion mais comment acheter mon billet Pékin / Paris d’ici ? J’imagine que le mieux est d’acheter là bas, sur place mais à quel prix !!? Quelqu’un a-t-il des adresses d’agences de voyages à Pékin bon marché ?
Merci
Je suis en train de préparer un voyage jusqu’à Pékin, en allant de France à Moscou en bus, puis le transsibérien jusqu’à Pékin. Mais le problème que j’ai, c’est comment revenir ?? J’aimerais revenir en avion mais comment acheter mon billet Pékin / Paris d’ici ? J’imagine que le mieux est d’acheter là bas, sur place mais à quel prix !!? Quelqu’un a-t-il des adresses d’agences de voyages à Pékin bon marché ?
Merci
Train Pekin-Oulan Bator en août English translation pending
Bonjour a tous
je voulais savoir comment s organiser pour aller de pekin a oulan bator en train au mois aout.
Et il possible de prendre son billet sur place sans attendre 1 semaine ou bien faut il le reserver .si cela et le cas par qui passer vous?
Autrement j ai vu qu il y avais le bus si quelqu un a des infos sur le trajet
Faut il prendre l aller retour obliger ou non pour ses 2 transport, car
je ne sais pas si je reste 1 mois ou 2
Combien coute tout cela?
Au depart jeter parti pour prendre le transsiberien de moscou mais vu que la russie n est un pays qui m attire pour le momment et une fois le cumul du visa russe du train et de quelque jour au lac +5 jour de trajet je suis parti pour prendre l avion jusqu a pekin
Merci pour vos infos
Merci pour vos infos
Cartes ou statistiques donnant les vents dominants au sol dans les différentes régions du monde English translation pending
Bonjour
Je prepare un voyage de longue durée (2 ans et plus si affinité) . Le choix du materiel est défini, à l'exception de quelques équipements techniques du vélo (dérailleurs, moyeux ...) pour lesquels j'hésite encore entre top de gamme (rares et chers) et équipements plus courants donc plus faciles à réparer ou à se procurer à l'étranger . Par contre, en ce qui concerne l'itinéraire, je souhaiterais l'optimiser en fonction des vents dominants . Comme beaucoup de cyclistes, j'ai eu l'occasion de constater combien un vent de face persistant pouvait pourrir un voyage à vélo, et même dans des cas limites de voyages dans des zones isolées en autonomie complete, le rendre dangereux .
Je suis à la recherche de cartes ou de statistiques donnant les vents dominants au sol dans les différentes régions du monde en fonction des saisons (pour le reste j'utilise le livre Saisons&Climats) . Quelqu'un sait-il où trouver ce genre d'infos ?
Merci d'avance🙂 Jean-Marc
Je prepare un voyage de longue durée (2 ans et plus si affinité) . Le choix du materiel est défini, à l'exception de quelques équipements techniques du vélo (dérailleurs, moyeux ...) pour lesquels j'hésite encore entre top de gamme (rares et chers) et équipements plus courants donc plus faciles à réparer ou à se procurer à l'étranger . Par contre, en ce qui concerne l'itinéraire, je souhaiterais l'optimiser en fonction des vents dominants . Comme beaucoup de cyclistes, j'ai eu l'occasion de constater combien un vent de face persistant pouvait pourrir un voyage à vélo, et même dans des cas limites de voyages dans des zones isolées en autonomie complete, le rendre dangereux .
Je suis à la recherche de cartes ou de statistiques donnant les vents dominants au sol dans les différentes régions du monde en fonction des saisons (pour le reste j'utilise le livre Saisons&Climats) . Quelqu'un sait-il où trouver ce genre d'infos ?
Merci d'avance🙂 Jean-Marc
Classe Tempo sur Air France English translation pending
Devant le succès rencontré par le forum "Espace Affaires et Espace Première sur Air France", je propose la création de cette page, toujours -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences positives ou négatives rencontrées en classe Tempo sur Air France. En voici quelques unes pour commencer.
Los Angeles-Monument Valley autrement qu'en voiture? English translation pending
Bonjour
Nous sommes une famille avec 2 enfants (9 ans et 8 ans)et nous allons faire un échange de maison en décembre avec une famille de Palm Springs. Durant ce séjour, nous souhaitons visiter Monument Valley mais nous ne voulons pas y aller en voiture... Savez-vous s'il existe des circuits ou des transports entre Los Angeles (où nous atterrissons) ou Palm Springs et Monument Valley ? A quel prix ?
Une fois sur place (si on y arrive !!!), nous envisageons de faire des visites guidées par les indiens. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait avec des enfants ? Que nous conseillez-vous ?
Avez-vous des tuyaux sur Palm Springs et sa région ? Nous échangeons aussi les voitures.
Merci à tous
Neptunéa
Atteindre le Kirghizistan depuis l'Europe English translation pending
Bonjour, pour un depart dans le courant de l'annee prochaine, je cherche à atteindre le Kirghizistan depuis l'europe (ou autre). Quelles sont les possibilités de vol pour l'atteindre? je sais que depuis la turquie il y a des vols, depuis moscou aussi. D'autres possibilités?
En fait nous partons en couple à 2, et ma compagne voudrait éviter tant que possible les régions à risque (typiquement celles au sud du Kirghizistan)... donc si vous avez une route sûre qui pourrait nous faire arriver dans cette région...on prend!
Merci!
En fait nous partons en couple à 2, et ma compagne voudrait éviter tant que possible les régions à risque (typiquement celles au sud du Kirghizistan)... donc si vous avez une route sûre qui pourrait nous faire arriver dans cette région...on prend!
Merci!
Sortir de Russie pour quelques jours en Ukraine? English translation pending
Bonjour,
Je vais 14 jours en Russie. J'ai un visa de séjour en Russie en bonne et due forme. Je voudrais me rendre en Ukraine pendant quelques jours pendant la durée de mon séjour en Russie. Est-ce que c'est possible ? Est-ce que j'ai le droit de sortir et revenir en Russie pendant la durée de mon séjour, pour faire une escapade en Ukraine ?
PS : j'atteris à Moscou à mon arrivée, et je décolle de Moscou pour quitter la Russie à la fin de mon séjour.
Merci d'avance pour votre réponse.
Un voyageur perplexe.
Voyage en Biélorussie English translation pending
Bonjour à tous !!!
Je souhaiterais me rendre en Bielorussie pour découvrir et voyager.
Je compte m'y rendre avec ma propre voiture pour sillonner "la russie blanche".
Quelqu'un saurait-il quel est le meilleur chemin pour s'y rendre, quelles sont les formalités aux douanes, quels papiers avoir (visa etc...) ???
En fait, si quelqu'un pouvait ayant déjà été en bielorussie en voiture pouvait m'expliquer un peu mieux comment organiser cette traversée et ce voyage...ainsi que le logement sur place...je pense faire une virée de 1 ou 2 semaines...
Merci d'avance.
Guide du routard pour la Russie English translation pending
Bonjour,
pour mon récent voyage en Russie, j'ai eu le malheur d'acheter ce guide à la noix... je vous laisse lire le mail ci-dessous que je leur ait envoyé ce jour et je reste à dispo pour en discuter.
a+
barbara
J'ai acheté votre guide Moscou - st pétersbourg pour mon récent voyage et je pense franchement que ça fait DES ANNEES que vous n'avez pas mis les pieds en Russie... c'est honteux de vendre des guides autant faux et vous m'avez fait perdre des heures entières à cause des informations éronnées contenues dans ce guide. Bien entendu, je vais argumenter ci-dessous:
Tout d'abord, TOUS les prix que vous donnez (sauf, à la rigueur l'entrée de certains musées) sont FAUX... depuis que vous y êtes allés, il ont DOUBLE...
De plus, et chose extrèmement importante en Russie, les jours de fermeture que vous annoncez sont FAUX ainsi que les horaires d'ouverture!!! (à cause de vous, nous avons raté des visites... mais bon!!)
A Moscou: Le musée d'histoire moderne: vous devriez revoir votre plan il est FAUX... heureusement que certains russes nous l'ont indiqué!! Vous parlez d'un superbe arrêt de métro Novoslobodskaya que vous décrivez avec des superbes vitraux... et bien pas du tout!! il s'agit de la station suivante sur la ligne circulaire!!! Vous dites qu'il est extrèmement difficile de prendre le métro à Moscou car tout est inscrit en cyrillique et bien sachez que ça fait quelques années qu'il y a le sous-titrage en anglais... et nous n'avons eu AUCUNES DIFFICULTES à circuler en métro!!! Le musée de l'aviation et des Cosmonautes : Votre carte qui est censée nous l'indiquer est ARCHI FAUSSE, il est IMPOSSIBLE de trouver ce musée avec ce plan...
A St Pétersbourg: Vous indiquez un magasin d'Art-Shop soit disant pas cher sur la perspective Nevski et bien je vous informe officiellement qu'il est fermé depuis DES ANNEES celon les commerçants environnant... Vous annoncez la boîte de nuit GRIBAYEDOV comme LA boîte de nuit TECHNO construite dans un abri anti-aérien et bien cette boîte n'est PAS DU TOUT construite dans un abri anti-aérien et pas non plus TECHNO, il s'agit en fait de la boîte LE TUNNEL qui est à l'autre bout de St Pétersbourg (je vous laisse le plaisir de la localiser)... ces éléments sont ceux pour lesquels j'ai pris note mais je n'ai malheureusement pas tout noté!! La conclusion de cet e-mail est tout simplement que, grâce à votre guide parfaitement A JOUR, nous avons perdu énormément de temps (des après midi entières) à chercher alors que c'est censé "aider" les routards...
je n'attend pas forcément de réponse de votre part car je pense que ce courrier va vous laisser sans voix mais sachez qu'en tant que grande amatrice de voyage, je vais le faire circuler sur tous les forums que je fréquente et je ne vais pas vous faire de la pub...
est-il nécessaire de préciser que je n'achèterais plus votre guide de merde???
cordialement, Mlle DUCREUX Barbara
pour mon récent voyage en Russie, j'ai eu le malheur d'acheter ce guide à la noix... je vous laisse lire le mail ci-dessous que je leur ait envoyé ce jour et je reste à dispo pour en discuter.
a+
barbara
J'ai acheté votre guide Moscou - st pétersbourg pour mon récent voyage et je pense franchement que ça fait DES ANNEES que vous n'avez pas mis les pieds en Russie... c'est honteux de vendre des guides autant faux et vous m'avez fait perdre des heures entières à cause des informations éronnées contenues dans ce guide. Bien entendu, je vais argumenter ci-dessous:
Tout d'abord, TOUS les prix que vous donnez (sauf, à la rigueur l'entrée de certains musées) sont FAUX... depuis que vous y êtes allés, il ont DOUBLE...
De plus, et chose extrèmement importante en Russie, les jours de fermeture que vous annoncez sont FAUX ainsi que les horaires d'ouverture!!! (à cause de vous, nous avons raté des visites... mais bon!!)
A Moscou: Le musée d'histoire moderne: vous devriez revoir votre plan il est FAUX... heureusement que certains russes nous l'ont indiqué!! Vous parlez d'un superbe arrêt de métro Novoslobodskaya que vous décrivez avec des superbes vitraux... et bien pas du tout!! il s'agit de la station suivante sur la ligne circulaire!!! Vous dites qu'il est extrèmement difficile de prendre le métro à Moscou car tout est inscrit en cyrillique et bien sachez que ça fait quelques années qu'il y a le sous-titrage en anglais... et nous n'avons eu AUCUNES DIFFICULTES à circuler en métro!!! Le musée de l'aviation et des Cosmonautes : Votre carte qui est censée nous l'indiquer est ARCHI FAUSSE, il est IMPOSSIBLE de trouver ce musée avec ce plan...
A St Pétersbourg: Vous indiquez un magasin d'Art-Shop soit disant pas cher sur la perspective Nevski et bien je vous informe officiellement qu'il est fermé depuis DES ANNEES celon les commerçants environnant... Vous annoncez la boîte de nuit GRIBAYEDOV comme LA boîte de nuit TECHNO construite dans un abri anti-aérien et bien cette boîte n'est PAS DU TOUT construite dans un abri anti-aérien et pas non plus TECHNO, il s'agit en fait de la boîte LE TUNNEL qui est à l'autre bout de St Pétersbourg (je vous laisse le plaisir de la localiser)... ces éléments sont ceux pour lesquels j'ai pris note mais je n'ai malheureusement pas tout noté!! La conclusion de cet e-mail est tout simplement que, grâce à votre guide parfaitement A JOUR, nous avons perdu énormément de temps (des après midi entières) à chercher alors que c'est censé "aider" les routards...
je n'attend pas forcément de réponse de votre part car je pense que ce courrier va vous laisser sans voix mais sachez qu'en tant que grande amatrice de voyage, je vais le faire circuler sur tous les forums que je fréquente et je ne vais pas vous faire de la pub...
est-il nécessaire de préciser que je n'achèterais plus votre guide de merde???
cordialement, Mlle DUCREUX Barbara
Milan-Ulan Bator en Mongolie avec la compagnie Miat English translation pending
Il m'a semblé entendre ce matin (3 juin) sur France inter que la MIAT avait une liaison directe entre Milan et Ulan Bator (en plus de Berlin)
Je n'arrive pas à trouver l'info sur le net et le site de la MIAT ne répond pas
Quelqu'un en sait-il davantage ? Merci
Vos avis sur la compagnie aérienne Aéroflot? English translation pending
J'aimerai avoir votre avis sincère sur la compagnie Aéroflot. Je pars en Chine en août et les prix avec Aéroflot sont vraiment les moins chers...Mais est-on en sécurité avec Aéroflot?
Merci bcp pour vos réponses
Mongolie: sur les traces de Gengiskhan / les Tsatans / le vol de l'aigle English translation pending
SUR LES TRACES DE GENGIS KHAN
“Mer de steppes desolees et deserts de vents, Forêts seculaires et hautes montagnes enneigees, La Mongolie s'offre aux yeux des voyageurs incontaminee
Sur cette terre aux horizons sans barriere, Le vent des plaines se melange au bleu du ciel Pour creer des peintures impressionistes
Fuggitif comme la lumière sera le passage du cavalier sur la piste, Ephemère sera l'etablissement de la yourte au coeur de la colline La Mongolie se merite... et se laisse apprivoiser... Tout doucement... Selon les rencontres et les caprices de son climat”
LA PREMIERE NUIT DANS LES STEPPES DE GENGIS KHAN
Contrairement a nos habitudes nous avions decides de reserver une jeep depuis la Suisse car, notre arrivee a Olaan Bataar prevue pour le premier jour du Nadaan comprometait les recherches sur place. Après avoir assiste pendant trois jours au Nadaan (fête nationale ou tous les Mongols eparpilles dans la steppe se retrouvent pour apprecier leurs trois sports favoris: la lutte, le tir a l'arc et les courses de chevaux) sonna l'heure du depart pour suivre les traces de Gengis Khan. La proprietaire de la guest house, qui nous avait louer son propre appartement par manque de place, nous avait dit d'être pret à 7.00 heure. Dès 6.00 heure, nous guettions derrière les rideaux l'arrivee de la jeep, mais dans ce quartier de pur style sovietique tout etait tranquille. Vers 7.30 heure nous fummes avertis d'une panne immobilisant la jeep pour quelques petites heures. Mais le temps vola et 16.00 heure arriva et Gengia Khan n'allait peut-être pas nous attendre indefiniment... Durant l'attente, nous decidâmes de reconfirmer les vols, visiter encore Olaan Bataar et de parler avec des voyageurs de la guest house dont certains arrivaient de France a bicyclette. Soudain le chauffeur apparu et sans avoir le temps de realiser Olaan Bataar disparaissait à l'horizon. Dès que finie la ville, la steppe s'etend dejà à l'infini, paysages splendides a vous couper le souffle, vastes plaines ou le vent et les chevaux peuvent courir sans rencontrer d'obstacles, et la tombee de la nuitdonnait une note encore plus mysterieuse à la steppe. Mejet, le chauffeur, parlait peu la langue de Shakespeare, et nous sachant en retard nous n'osions pas lui demander d'arreter souvent son vehicule pour prendre des photos. Nos yeux ecarquilles tentaient d'enregistrer chaque paysage, chaque visage rencontre, chaque animal qui paissait tranquillement... La beaute de la steppe nous avait dejà conquis, faisant battre nos coeurs à l'unisson et mettant nos sens en ebulition. Durant un arrêt pour observer et photographier un ovoo ( monticule votive ou pour demander protection les voyageurs nouent des rubans bleus, ou de l'argent, ou deposent une pierre ou n'importe quel objet; durant le communisme les ovoos furent interdits mais actuellement cette pratique rernait) j'ai demande ou nous aurions dormi, et à la reponse: sous une yourte, je compris avoir trouve le chauffeur adapte a nos exigences et desir de partager la vie locale; en effet, plus tard, des voyageurs rencontres nous ont dit n'avoir jamais eu l'occasion de dormir chez l'habitant, seulement dans des tourists camps.Vers 21. heure, tout à coup, Mejet changea de direction et dans cet ocean ou l'herbe regne sans partage, nous nous demandions ou nous allions... Dix minutes plus tard une yourte apparue, unique forme vivante perdue dans ce desert incommensurable. Les Mongols ont un sens extraordinaire de l'orientation, il se guident en observant les differentes formes des montagnes, plaines, dunes, ruisseaux rencontres. Une gentille famille avec deux enfants en bas âge nous accueillie en nous offrant en signe de bienvenue un grand bol de lait de jument fermente: le celèbre airak...dont sont friands les Mongols, il peuvent en boire jusqu'a 5 litres par jour... Après nous avoir regale d'un diner mongol a base defromage et d'une excellente soupe, la maitresse de maison designa l'endroit ou nous pouvions nous installer pour la nuit, c'est à dire face a l'entree, place d'honneur reservee aux invites. Un peu perdus, sans se deshabiller, nous nous enfilames dans nos sacs de couchage avec au dessus de ma tête un plateau ou des fromages sechaient pour être manges durant l'hiver. Petit à petit la vie sous la yourte se tranquillisa, les enfants s'etaient endormis, seul nous parvenait le bruit du pilon - rateau brassant le lait de la derniere traite des juments pour le transformer en airak.Le mari, plus tard, rentrant fatigue de sa longue journee dans la steppe, jetta sa selle dans un coin de la ger, comme nous les clefs de la voiture, embrassa sa femme et s'aperçu de notre presence, nous salua d'un signe de tête, absoluement pas surpris de nous trouver là, installes chez lui; exemple d'hospitalite mongole... La pluie commenca à tomber et a travers l'ouverture au sommet de la yourte qui sert de fenetre, nous pouvions voir dans le ciel les zebrures des eclairs, le scintillement des etoiles et la pluie tomber et magie mongole: aucune goutte penetrant à l'interieur de la ger... Et doucement, main dans la main, de fantastiques souvenirs plein les yeux, tout en rêvant à notre rencontre avec Gengis Khan, Morphee nous emporta avec lui...
MONGOLIE: CHEZ LES HOMMES RENNES
Il y a d'abord l'immensité, puis le silence et enfin ces yeux bridés réduits à de simples fentes pour mieux apprécier les distances dans cet océan changeant selon les caprices du temps. Nous sommes de retour au pays de Gengis Khan à la recherche des hommes rennes. Mais avant de les rencontrer nous avons un important rendez vous...
Le tambour résonne dans la petite cabane en bois plongée dans l'obscurité, la céremonie va commencer, le grand chamane de Tsaagan Nur Sun a accepté de pratiquer son art pour nous. Nous sommes venus lui demander d'implorer la protection des dieux pour notre randonnée chez les Tsaatans. Nos offrandes vodka, cigarettes, diverses douceurs et quelques billets sont bien acceptés par le maitre des lieux. Incantations, litanies, chants, implorations, gesticulations, le chamane chasse les mauvais esprits et implore les dieux de venir le rejoindre dans sa danse de transes. Sa femme et sa soeur l'aident dans toutes les phases du rite. Soudain, le chamane commence à tournoyer, au fur et à mesure il accelère le rythme: il est possédé! Quelques secondes plus tard il est à nouveau paisible mais sa posture et ses gestes ne sont plus les même qau'auparavant: il est désormais habité par un puissant esprit. Les dés sont jetés, trois personnes sont choisies dans l'assemblée dont notre ami chauffeur qui ne sait pas si il doit se sentir honoré de pouvoir rejoindre le chamane dans son délire. Nous nous réjouissons de ne pas avoir été élues, mais c'était sans se douter que plus tard notre tour viendrait d'être flagéllées par les longs rubans de son grand manteau bleu, de recevoir en pleine tête la grosse et courte baguette de bois dont il se sert pour taper sur son tambour. Nous nous demandions ce qui allait nous arriver, l'une d'entre nous semble avoir la préférence du chamane car il passe plusieurs fois sa baguette sur son corps en donnant de grands coups dans son estomac en s'enquiérant des troubles ressentis et fera ensuite des incatations spéciales pour la libérer des démons qui l'habitent. J'ai aussi droit a ce même traitement mais en moins violent, une vieille dame sera jetée a terre de son tabouret, le chamane distribuera des pénitences aux personnes présentes, notre chauffeur devra s'abstenir de boire de l'alcool pendant sept jours, un enfant se fera cracher dans les oreilles car durant la cérémonie il faisait ses devoirs au lieu d'être attentif aux évolutions du grand maitre ... Finalement le tambour recommence a se faire entendre avec insistance, l'esprit satisfait est prêt a regagner son univers et a rendre le corps emprunté a son propriétaire. Après mille virevoltes sa femme entreprend de lui enlever un à un ses habits de cérémonie quand tout à coup le chamane tombe à terre et seule la fumée d'une braisse saupoudrée d'herbes bénéfiques posée près de lui le fera retourner parmis nous. Nous partageons avec l'assemblée la vodka et autres douceurs, le reste sera distribué aux familles voisines, le chamane nous assure que nous sommes tous en bonne santé mais que notre amie doit bien se couvrir et consulter un sorcier moderne. Nous repartons avec l'assurance d'avoir été béni malgrè la colère des dieux car la cérémonie en notre honneur a eu lieu pendant la journée et les divinités, ont le sait, préférent la nuit noire pour s'exprimer...
Par un matin qui peine a se lever notre caravane composée d'une dizaine de chevaux s'ébranle. J'avais mis des fleurs dans la crinière de mon cheval nommé pour l'occasion Gengis Khan pour rejoindre la tribu des Tsaatans. Nos corps dansaient au rythme des pas de nos montures, la steppe défilant devant nous comme un film sans fin, sans horizon que l'on puisse toucher du doigt. Seul le bruit des sabots et les hénissements de nos montures troublaient quelques instants la quiétude de ces lieux magiques, ensuite le silence se refermait derrière notre spassage pour mieux éffacer nos traces: la steppe doit toujours rester intacte. Ivres de liberté, grisés d'air pur, porté par le zéphyr des steppes, un chant monte des tréfonds de la terre: c'est notre guide qui chante l'amour pour ses chevaux et sa patrie. Des sons graves se libèrent de sa gorge et s'envolent triomphants jusqu'au bleu du ciel, jamais nous n'avions connu une telle plénitude ni ressenti une telle harmonie avec la nature. Lorsque la musique abandonna à l'air léger ses derniers accords nous restâmes immobiles, comme si de ne pas bouger, pouvait arrêter l'instant, prolonger ce présent à l'infini... Ici même la musique reflète l'âme profonde de la Mongolie, les notes communiant totalement avec les éléments. Montagnes pelées, boisées, fleuries, cassées, amas de pierres, névés, torrents, passages étroits ou nos bagages s'accrochent et nos genoux s'écorchent, sentiers quasi invisibles ou même une chèvre tibétaine hésiterait a y conduire ses petits, il nous faut pourtant poursuivre dans cet univers minéral et végétal à la montée si rude, aux sols si glissants, détrempés, spongieux et boueux ou nous peinons avec nos chevaux qui parfois s'enfoncent jusqu'a mi cuisse... Impression de vertige... et si le temps n'existait pas? Et si cette vie loin de tout mais si près de la nature était la vérité? Et si ces nomades (et ces hommes rennes) avaient trouvé la clef pour vivre hors da temps dans le temps présent? Des nuages blancs comme la neige se jouent du soleil en déssinant des arabesques sur cette mer d'herbe ou caillouteuse, nous approchons sans bruit des hommes rennes de peur de les éffaroucher et enfin derrière une énième montagne les premiers urts en forme de tipis avec leurs volutes bleues sont en vue, nos sens se mettent en alerte: quel accueil les Tsaatans vont- ils nous réserver? Notre apprehension sera vite oubliée car ils feront bouillir la marmite pour rechauffer nos muscles endoloris, nous apporterons du bois et nous aiderons a monter nos tipis modernes ou nous gelerons la nuit... Notre ascension s'achève après dix heures d'éfforts au royaume des cerfs des neiges: ici les rennes ont supplanté la plus noble conquête de l'homme (le cheval) dans le coeur de cette tribu: la vie s'organise et dépend totalement des rennes. Enfants d'une nature grandiose mais hostile, le petit peuple des Tsaatans est en train de disparaitre et silencieusement appele au secours. A l'ouest du lac Kovsgol, là où la steppe cède la place à la taïga, sur une terre creusée par de nombreux cours d'eau, là ou l'hiver est si rude, vit une petite et antique peuplade nomade. Tribu d'environ 200 âmes en totale symbiose avec leurs animaux au point que les Mongols les appelent les hommes rennes, du mot tsang, peuple, et tsaa buga, cerf des neiges. Sans les rennes les Tsaatans ne peuvent pas survivre: sa viande et son lait quatre fois plus riche que le lait de vache sont quasiment les seuls aliments dont ils se nourrissent. Les peaux sont utilisées pour la fabrication des chaussures et couvre-chefs, les andouillers coupés sur l'animal vivant, très appréciés dans la pharmacopée chinoise pour leurs vertus dites aphrodiasiques, sont échangés contre quelques indispensables denrées comme le riz, le thé, la farine et le sel. Les Tsaatans ont conservés leurs traditions ancestrales et pratiquent le chamanisme. Ils vénerent et craignent les esprits du ciel et de la terre et respectent les rites antiques funébres. Les enfants apprenent tout en observant le travail des adultes, même les plus petits savent s'occuper du troupeau, se preparant ainsi au dur labeur et aux migrations annuelles. Comme pour toutes les peuplades de l'Asie centrale le nomadisme n'est pas du à la nécéssité de trouver de nouveaux paturages, car l'herbe ne manque pas, mais le nomadisme a une profonde signification spirituelle liée au cycle de la vie mettant en relation le ciel et la terre, le visible avec l'invisible. Les Tsaatans ont renoncés à une vie plus facile au village de Tsaagan Nur, au confort ils ont préféré vivre pleinement leur culture et spiritualité, ils ont choisi la liberté. Pourtant la lutte est inégale maintenant qu'ils n'ont plus le droit d'aller en Siberie faire paitre leurs troupeaux, la brucellose fait des ravages en décimant les hommes et les rennes, et si rien n'est entrepris dans quelques années ce peuple aux racines si lointaines ne sera plus qu'un souvenir. Et sur le chemin du retour en repartant vers d'autres sublimes paysages et formidables rencontres nous pensons longtemps aux hommes rennes là bas cachés dans les forêts jouxtant la Sibérie... qui ont su nous donner une formidable leçon d'humilité eux qui luttent tous les jours pour une précaire survie en conservant avec ténacité la valeur de la liberté.
LES TSAATANS
La tribu des Tsaatans vit à 1 ou 2 journées de cheval de Tsaagan Nur Sun de la mi juin à la mi août. Avant et après les campements sont plus éloignés et cachés dans la forêt. Pas plus de 40 familles composent cette tribu qui habite dans des tipis semblables aux habitations traditionelles des Indiens d'Amérique et vit presque exclusivement de l'élevage des rennes d'où son nom: tsaa (renne) et tang (peuple). La tribu des Tsaatans se divise en 2 groupes: les Tsaatans de l'ouest, compter 10 heures de cheval pour rejoindre le campement ou vit environ 15 familles éparpillées sur un plateau à plus de 3000 mètres; les Tsaatans de l'Est, compter presque 2 journées de cheval pour rejoindre dans la montagne les familles restantes. Ces familles très pauvres luttent quotidienement pour leur survie, ne pouvant plus se rendre en Sibérie voisine pour faire paitre les rennes et faire des échanges avec leurs frères de la république Tuuva la brucellose sévit dans les troupeaux ainsi que chez les hommes et malgré les efforts d'une association italienne qui il y a quelques années a vacciné les animaux si rien n'est entrepris les Tsaatans ne seront plus bientôt qu'un souvenir dans la mémoire collective du monde, aussi si vous décidez d'aller leur rendre visite il est vivement conseillé d'apporter quelques denrées qui améliorera l'ordinaire. Vous pouvez tout acheter a U.B. avant votre départ ou bien compléter vos achats à Mörön et à Tsaagan Nur Sun. Un conseil acheter des quantités égales pour le nombre de familles que vous désirez visiter (de 5 à 10 familles environ, selon votre permanence). Liste des achats (n'hésitez pas a demander conseil à votre chauffeur): oRiz, farine, thé, sel oTabac et papier à cigarette oArticles de toilette: savon, dentifrice, brosse à dents, peigne, barrettes à cheveux ... oTissu pour faire des dells, des habits pour enfants... oBougies, briquets, allumettes, stylos, cahiers, cartes à jouer, jeux pour les enfants, tee shirts oJourneaux utilisés pour essuyer la vaisselle ET comme papier à cigarettes...
PREPARATION RANDONNEE POUR LES TSSATANS
oToile de tente bien imperméable AVEC DOUBLE TOIT (risque de pluie, de neige ou de gelée) oDuvet haute montagne (-30 conseillé) car nuits très très froides oHabits chauds car le temps change rapidement (s'habiller en couche superposées). Prévoir des habits de rechange en cas de pluie. oGants chauds, bonnet de laine, écharpe, casquette et coupe vent (cape déconseillée car si vent le cheval peut avoir peur des mouvements de la cape) oChaussettes chaudes, chaussures montantes et résistantes (bottes) oCulotte de cheval special endurance ou bien porter sous la culotte de cheval un caleçon de cycliste qui adoussira le contact avec la selle. Pas de slip sous le caleçon cycliste ou la culotte de cheval pour éviter le cisaillement des élastics. oLunettes de soleil avec cordon (en cas de chute du cheval), crème solaire oRépulsifs pour mouches et taons oPour les haltes: fruits secs, barres énergétiques oBagages pas fragiles, plutôt petits et imperméables pour pouvoir être chargé facilement sur les chevaux. Prévoir quelques sacs de jute ou en toile résistante pour emballer vos bagages ainsi que de la corde. oPrevoir un minimun de nourriture pour votre séjour chez les Tsaatans, vous pourrez demander de l'eau et cuisiner chez eux mais sachez partager... oPomade anti frottements, prévoir antalgiques et anti inflammatoires (conseil: le matin avant de partir prendre un antalgique pour diminuer les courbatures) oLeçons de cheval pas indispensables mais conseillées. oPour vos guides: cigarettes et briquets
MONGOLIE: LE DEPART!!!!
Avec une heure de retard de la maison !!! Circulation plus qu'intense sur l'autoroute qui conduit à l'aéroport de Milan. Bref rien ne nous sera épargné en ce jour de départ. Avec quelques effractions au code de la route (pardon Monsieur Sarkosy !) nous arrivons enfin chez ma cousine qui habite tout près de ce maudit aéroport pour lui laisser la voiture et courir plus vite que des éclairs là où nous attend ce fichu avion. Ca y est on y est et miracle nos 45 kilos ne font plus que 43.800 sur leur balance ! certes seul Angelo, mon mari, s'était présenté à l'enregistrement tandis que je gardais à l'abri des regards indiscrets nos bagages à main hors la loi pour le poids. Mais ils semblaient ne pas trop attirer l'attention, c'est vrai que cachés sous les grosses vestes d'hiver et portés comme si ils étaient remplis de plume alors que nos bras touchaient presque terre, c'était assez facile ( ?) de tromper l'ennemi. Premier contrôle des bagages à main et nom d'une pipe un article à l'intérieur du sac a attiré l'attention. Qu'est que cela sera ??? pensais-je, sûrement un des autoradios destinés aux chauffeurs de notre ami Mejet. Mais non cela ne les intéresse pas le moins du monde, pas plus que les deux bouteilles de champagne emportées pour fêter dignement nos retrouvailles, pas plus que les kilos de chocolat suisse sans compter les deux livres de fables merveilleusement illustrés par un grand amoureux de la Mongolie. Alors je déballe tout, je ne sais plus ce que j'ai mis dans ce diable de sac et finalement ce qui pour eux passait pour un parapluie renversé ou un essuie-glace se révéla être les deux vieux sièges de pêcheur allant finir leurs vieux jours là-bas dans les steppes mongoles !!! Gentiment on m'aide à remballer et surprise tout rentre du premier coup ! direction porte B25. Embarquement. Queue et voilà que le steward secoue la tête : ce n'est pas la bonne porte !!! Mais comment si à la porte B25 il y a un avion qui décolle pour Moscou à la même heure que le notre ? Est ce une histoire de fous ou une mauvais canular? Où se cache l'ennemi pour lui porter l'estocade ? On nous dit de courir le plus vite possible à la porte 5, nous avions confondu les numéros de sièges 25 avec celui de la porte 5, mais avec tous ces 5 il y avait de quoi perdre son latin non ? Evidemment les escalators n'existent jamais dans ces cas-là pour la montée, trop facile non ??? Alors la peur au ventre, l'angoisse dans les genoux on part, on court que dis-je on vole chacun avec ses 15 kilos de bagages à bout de bras et les vestes d'hiver traînant par terre bourrés de lunettes pour mes œuvres sociales là-bas, eux aussi faisant office de bagages ! Une seule phrase résonne dans nos têtes : on n'y arrivera jamais, on a perdu l'avion et personne ne nous a appelé ! Mais c'était compter sans Gengis Khan qui ce jour là encore veillait sur nous car la porte B5 est là tout à coté et l'embarquement n'a pas encore commencé !!! Les hôtesses de l'air sont en retard restées bloquées ailleurs… Nous jetons à terre plus que nous les déposons ces maudits bagages soufflant comme des bœufs, crachant presque nos poumons et nous serons les premiers à présenter les documents de voyage et à monter à bord. Avec un gros soupir de soulagement nous prenons place trempés de sueur comme des chevaux mongols sauvages en reprenant doucement nos esprits et nous remettant de nos émotions en attendant les prochaines… Et alors que moins de trente minutes plus tard s'envole notre avion dans les cieux de la plaine lombarde sachant que certains italiens de nos amis scrutaient avec envie les nuages pour nous entrevoir nous savions que désormais la Mongolie n'était plus qu'à un souffle de nous…
…Et serrés comme des sardines, les genoux dans les narines, tout doucement le grand oiseau blanc pris son envol dans le crépuscule russe sans nous doutez que quelques heures plus tard nous aurions la plus belle surprise de notre vie : les steppes mongoles enneigées. Tout simplement grandiose comme ce sentiment de rentrer à la maison qui nous inondait. A perte de vue des étendues blanches, figées sous les cristaux de neige parfois donnant l'impression d'une carte postale en blanc et noir. Gengis Khan, pour notre retour, avait orchestré le plus beau spectacle qu'il puisse nous offrir : une Mongolie immaculée.
Deux jours après notre arrivée nous voilà sur les routes, enfin les pistes quand 200km après le départ brusquement sans crier gare le moteur nous lâcha ! Arrêtés pour admirer des centaines de grues se réunissant pour la migration vers le désert de Gobi, leur vol nous fût fatal ! Gengis Khan nous aurait-il à peine retrouvés abandonnés ? nous ne pouvions le croire ni même l'imaginer ! Ce ne fut qu'après 48 heures de démontage total du moteur, de laborieux coups de téléphone vers la capitale d'où partirent les secours avec les pièces de rechange tombant eux aussi en panne que nous partiront enfin vers nos prochaines aventures accompagnés de vielles chansons du folklore mongol et de l'ombre désormais bienveillante de Gengis Khan…
La Mongolie se mérite toujours…
SUITE: LE VOL DE L'AIGLE
MONGOLIE : LE VOL DE L'AIGLE…
Il existe la nostalgie africaine et la non moins connue des steppes mongoles. Quel est ce sentiment venu de si loin qui voile nos regards de cette mélancolie à sa seule invocation? D'où vient-il? Aurions- nous dans nos veines des gènes de ces cavaliers dévalant l'Europe au bruit d'enfer de leurs sabots?
C'est physique, elle si forte cette sensation ressentie du plus profond de notre être devant l'immensité, devant cette mer verte infinie, si semblable et pourtant si différente à chaque vague qui vient mourir sur la lande. Ici point de remous violents juste quand Salik* joue avec les brins d'herbe, source de vie pour les chevaux et les troupeaux des nomades, un mouvement lent et gracieux fait onduler ce tapis de verdure ou se mêle les harmonies du morin khuur, le violon à tête de cheval des mongols. Pour la troisième fois nos pas foulent cette terre magique…cette steppe qui nous remplie d'émotions. Une yourte posée comme un champignon au milieu de nulle part. Une autre, très loin, à peine visible. Pas un arbre. Des touffes d'herbe grise, rachitiques, dans un paysage lunaire. Au loin, des collines ocre ondulent vers les montagnes enneigées de l'Altai qui dominent trois pays : Mongolie, Russie et Chine. Nous sommes à l'extrême ouest du territoire de Gengis Khan, dans la province de Bayan-Olgi. Ce matin, sous le vent que le soleil ne parvient pas à réchauffer, les hommes quittent leurs tentes rondes, à cheval, à moto ou à pied. Ils sont bottés, emmitouflés dans des manteaux épais et coiffés du chapeau traditionnel kazakh en soie doublée de renard. Ils ont rendez vous avec les aigles, leurs aigles. Aujourd'hui l'honneur et le savoir faire ancestral de leurs maîtres peut d'un coup d'aile s'envoler ou éclater au grand jour. Yeux prêts à affronter la brûlure du soleil et aptes à repérer le moindre mouvement dans l'immensité les Kazakhs chevauchent depuis des générations à travers les steppes. C'est dans la région de l'Altaï, que l'on peut rencontrer ceux qui ont su le mieux préserver l'art de la fauconnerie. Les Kazakhs capturent leurs aigles lorsqu'ils sont jeunes, un seul par nid et toujours une femelle. L'aigle reste avec eux sept ans environ avant de retrouver sa liberté pour qu'il se reproduise. Années pendant lesquelles l'homme et l'oiseau dépendent l'un de l'autre : l'aigle reçoit sa nourriture des mains du Kazakh, en retour le Kazakh récupère les proies de l'aigle, essentiellement renards et marmottes dont il tire les pelisses qu'il porte ou qu'il vend. Au pas de charge tous les fauconniers chamarrés portant leurs aigles au poing tournent plusieurs fois autour du stade improvisé dans ce coin de steppe, le rythme de la cavalcade se fait endiablé en voulant suivre la musique, le tournoi est ouvert ! Malgré leur fatigue, les chevaux tout en faisant scintiller leurs harnais d'argent, s'avancent un à un, ils savent bien que d'eux aussi dépendent la victoire. Pour le concours les habits traditionnels sont de mise et l'aigle impassible sur le bras droit de son maître se laisse admirer tout en tremblant de faire mauvaise impression au jury, il s'est tant entraîner pour cela. Il n'y aura pas de répit pour lui si fier et royal durant les prochaines quarante huit heures. L'heure de sa gloire peut sonner à tout instant, il est donc sans cesse sur le qui vive. Les épreuves continuent et la concentration parmi les oiseaux est à son comble, avec une trépidation croissante les aigles attendent du haut de la colline de laquelle ils doivent se lancer l'appel de leur maître pour déployer leurs ailes et présenter le vol le plus rapide et élégant de leur vie avant d'atterrir sur son bras.Certains n'en feront qu'à leur tête allant vagabonder au grand dam de leurs propriétaires dans les montagnes des alentours. Nous encourageons notre préféré, celui du plus jeune aiglier, 12 ans, qui est là avec son père qui lui a tout appris, comme son père avait fait avec lui il y a si longtemps déjà. Répondant instinctivement à son cri, d'un rapide coup d'aile, il ira se poser sur le manchon de son jeune maître lui assura ainsi un bon résultat. Après une nuit à supputer sur les différentes chances de chacun, les aigles attendent tout en admirant les divers jeux équestres et d'adresse kazakhs en haut de la montagne de pouvoir fondre sur le faux renard que tirera son maître derrière sa monture démontrant ainsi ses capacités à prendre des proies. Des cris rauques et sauvages retentissent dans la steppe et se fracassent sur les montagnes environnantes. Les kazakhs incitent leurs aigles à faire valoir leur bravoure, pour les mauvais élèves c'est la dernière chance. Certains appelleront en vain leurs oiseaux, d'autres taquins dédaigneront le leurre en un premier temps avant de bien vouloir l'attraper, d'autres, comme notre préféré, auront plus de chance ils se poseront dessus en battant fièrement des ailes tout en réclamant à grands renforts de cris aigus un peu de viande de lapin, récompense dont ils sont si friands, avant de lâcher leur prise. La remise des prix se fera en un joyeux désordre tandis que là haut un retardataire plane se jouant des courants montants et descendants dans un ciel pur. Il prend son temps tout en élargissant ses ailes. Il sait qu'il est admiré et craint tout à la fois, cela décuple sa fierté et au moment où on s'y attend le moins il fond rapide comme l'éclair sur sa proie a qui il ne reste déjà plus qu'un seul souffle de vie lorsqu'elle se sent soulevé de terre. Mais il est hors concours… car il est totalement libre dans cette steppe qui sait si bien faire voyager nos émotions, un pur bonheur pour nos sens.
* Salik : vent en mongol
BON VOYAGE... oceane56@excite.it
“Mer de steppes desolees et deserts de vents, Forêts seculaires et hautes montagnes enneigees, La Mongolie s'offre aux yeux des voyageurs incontaminee
Sur cette terre aux horizons sans barriere, Le vent des plaines se melange au bleu du ciel Pour creer des peintures impressionistes
Fuggitif comme la lumière sera le passage du cavalier sur la piste, Ephemère sera l'etablissement de la yourte au coeur de la colline La Mongolie se merite... et se laisse apprivoiser... Tout doucement... Selon les rencontres et les caprices de son climat”
LA PREMIERE NUIT DANS LES STEPPES DE GENGIS KHAN
Contrairement a nos habitudes nous avions decides de reserver une jeep depuis la Suisse car, notre arrivee a Olaan Bataar prevue pour le premier jour du Nadaan comprometait les recherches sur place. Après avoir assiste pendant trois jours au Nadaan (fête nationale ou tous les Mongols eparpilles dans la steppe se retrouvent pour apprecier leurs trois sports favoris: la lutte, le tir a l'arc et les courses de chevaux) sonna l'heure du depart pour suivre les traces de Gengis Khan. La proprietaire de la guest house, qui nous avait louer son propre appartement par manque de place, nous avait dit d'être pret à 7.00 heure. Dès 6.00 heure, nous guettions derrière les rideaux l'arrivee de la jeep, mais dans ce quartier de pur style sovietique tout etait tranquille. Vers 7.30 heure nous fummes avertis d'une panne immobilisant la jeep pour quelques petites heures. Mais le temps vola et 16.00 heure arriva et Gengia Khan n'allait peut-être pas nous attendre indefiniment... Durant l'attente, nous decidâmes de reconfirmer les vols, visiter encore Olaan Bataar et de parler avec des voyageurs de la guest house dont certains arrivaient de France a bicyclette. Soudain le chauffeur apparu et sans avoir le temps de realiser Olaan Bataar disparaissait à l'horizon. Dès que finie la ville, la steppe s'etend dejà à l'infini, paysages splendides a vous couper le souffle, vastes plaines ou le vent et les chevaux peuvent courir sans rencontrer d'obstacles, et la tombee de la nuitdonnait une note encore plus mysterieuse à la steppe. Mejet, le chauffeur, parlait peu la langue de Shakespeare, et nous sachant en retard nous n'osions pas lui demander d'arreter souvent son vehicule pour prendre des photos. Nos yeux ecarquilles tentaient d'enregistrer chaque paysage, chaque visage rencontre, chaque animal qui paissait tranquillement... La beaute de la steppe nous avait dejà conquis, faisant battre nos coeurs à l'unisson et mettant nos sens en ebulition. Durant un arrêt pour observer et photographier un ovoo ( monticule votive ou pour demander protection les voyageurs nouent des rubans bleus, ou de l'argent, ou deposent une pierre ou n'importe quel objet; durant le communisme les ovoos furent interdits mais actuellement cette pratique rernait) j'ai demande ou nous aurions dormi, et à la reponse: sous une yourte, je compris avoir trouve le chauffeur adapte a nos exigences et desir de partager la vie locale; en effet, plus tard, des voyageurs rencontres nous ont dit n'avoir jamais eu l'occasion de dormir chez l'habitant, seulement dans des tourists camps.Vers 21. heure, tout à coup, Mejet changea de direction et dans cet ocean ou l'herbe regne sans partage, nous nous demandions ou nous allions... Dix minutes plus tard une yourte apparue, unique forme vivante perdue dans ce desert incommensurable. Les Mongols ont un sens extraordinaire de l'orientation, il se guident en observant les differentes formes des montagnes, plaines, dunes, ruisseaux rencontres. Une gentille famille avec deux enfants en bas âge nous accueillie en nous offrant en signe de bienvenue un grand bol de lait de jument fermente: le celèbre airak...dont sont friands les Mongols, il peuvent en boire jusqu'a 5 litres par jour... Après nous avoir regale d'un diner mongol a base defromage et d'une excellente soupe, la maitresse de maison designa l'endroit ou nous pouvions nous installer pour la nuit, c'est à dire face a l'entree, place d'honneur reservee aux invites. Un peu perdus, sans se deshabiller, nous nous enfilames dans nos sacs de couchage avec au dessus de ma tête un plateau ou des fromages sechaient pour être manges durant l'hiver. Petit à petit la vie sous la yourte se tranquillisa, les enfants s'etaient endormis, seul nous parvenait le bruit du pilon - rateau brassant le lait de la derniere traite des juments pour le transformer en airak.Le mari, plus tard, rentrant fatigue de sa longue journee dans la steppe, jetta sa selle dans un coin de la ger, comme nous les clefs de la voiture, embrassa sa femme et s'aperçu de notre presence, nous salua d'un signe de tête, absoluement pas surpris de nous trouver là, installes chez lui; exemple d'hospitalite mongole... La pluie commenca à tomber et a travers l'ouverture au sommet de la yourte qui sert de fenetre, nous pouvions voir dans le ciel les zebrures des eclairs, le scintillement des etoiles et la pluie tomber et magie mongole: aucune goutte penetrant à l'interieur de la ger... Et doucement, main dans la main, de fantastiques souvenirs plein les yeux, tout en rêvant à notre rencontre avec Gengis Khan, Morphee nous emporta avec lui...
MONGOLIE: CHEZ LES HOMMES RENNES
Il y a d'abord l'immensité, puis le silence et enfin ces yeux bridés réduits à de simples fentes pour mieux apprécier les distances dans cet océan changeant selon les caprices du temps. Nous sommes de retour au pays de Gengis Khan à la recherche des hommes rennes. Mais avant de les rencontrer nous avons un important rendez vous...
Le tambour résonne dans la petite cabane en bois plongée dans l'obscurité, la céremonie va commencer, le grand chamane de Tsaagan Nur Sun a accepté de pratiquer son art pour nous. Nous sommes venus lui demander d'implorer la protection des dieux pour notre randonnée chez les Tsaatans. Nos offrandes vodka, cigarettes, diverses douceurs et quelques billets sont bien acceptés par le maitre des lieux. Incantations, litanies, chants, implorations, gesticulations, le chamane chasse les mauvais esprits et implore les dieux de venir le rejoindre dans sa danse de transes. Sa femme et sa soeur l'aident dans toutes les phases du rite. Soudain, le chamane commence à tournoyer, au fur et à mesure il accelère le rythme: il est possédé! Quelques secondes plus tard il est à nouveau paisible mais sa posture et ses gestes ne sont plus les même qau'auparavant: il est désormais habité par un puissant esprit. Les dés sont jetés, trois personnes sont choisies dans l'assemblée dont notre ami chauffeur qui ne sait pas si il doit se sentir honoré de pouvoir rejoindre le chamane dans son délire. Nous nous réjouissons de ne pas avoir été élues, mais c'était sans se douter que plus tard notre tour viendrait d'être flagéllées par les longs rubans de son grand manteau bleu, de recevoir en pleine tête la grosse et courte baguette de bois dont il se sert pour taper sur son tambour. Nous nous demandions ce qui allait nous arriver, l'une d'entre nous semble avoir la préférence du chamane car il passe plusieurs fois sa baguette sur son corps en donnant de grands coups dans son estomac en s'enquiérant des troubles ressentis et fera ensuite des incatations spéciales pour la libérer des démons qui l'habitent. J'ai aussi droit a ce même traitement mais en moins violent, une vieille dame sera jetée a terre de son tabouret, le chamane distribuera des pénitences aux personnes présentes, notre chauffeur devra s'abstenir de boire de l'alcool pendant sept jours, un enfant se fera cracher dans les oreilles car durant la cérémonie il faisait ses devoirs au lieu d'être attentif aux évolutions du grand maitre ... Finalement le tambour recommence a se faire entendre avec insistance, l'esprit satisfait est prêt a regagner son univers et a rendre le corps emprunté a son propriétaire. Après mille virevoltes sa femme entreprend de lui enlever un à un ses habits de cérémonie quand tout à coup le chamane tombe à terre et seule la fumée d'une braisse saupoudrée d'herbes bénéfiques posée près de lui le fera retourner parmis nous. Nous partageons avec l'assemblée la vodka et autres douceurs, le reste sera distribué aux familles voisines, le chamane nous assure que nous sommes tous en bonne santé mais que notre amie doit bien se couvrir et consulter un sorcier moderne. Nous repartons avec l'assurance d'avoir été béni malgrè la colère des dieux car la cérémonie en notre honneur a eu lieu pendant la journée et les divinités, ont le sait, préférent la nuit noire pour s'exprimer...
Par un matin qui peine a se lever notre caravane composée d'une dizaine de chevaux s'ébranle. J'avais mis des fleurs dans la crinière de mon cheval nommé pour l'occasion Gengis Khan pour rejoindre la tribu des Tsaatans. Nos corps dansaient au rythme des pas de nos montures, la steppe défilant devant nous comme un film sans fin, sans horizon que l'on puisse toucher du doigt. Seul le bruit des sabots et les hénissements de nos montures troublaient quelques instants la quiétude de ces lieux magiques, ensuite le silence se refermait derrière notre spassage pour mieux éffacer nos traces: la steppe doit toujours rester intacte. Ivres de liberté, grisés d'air pur, porté par le zéphyr des steppes, un chant monte des tréfonds de la terre: c'est notre guide qui chante l'amour pour ses chevaux et sa patrie. Des sons graves se libèrent de sa gorge et s'envolent triomphants jusqu'au bleu du ciel, jamais nous n'avions connu une telle plénitude ni ressenti une telle harmonie avec la nature. Lorsque la musique abandonna à l'air léger ses derniers accords nous restâmes immobiles, comme si de ne pas bouger, pouvait arrêter l'instant, prolonger ce présent à l'infini... Ici même la musique reflète l'âme profonde de la Mongolie, les notes communiant totalement avec les éléments. Montagnes pelées, boisées, fleuries, cassées, amas de pierres, névés, torrents, passages étroits ou nos bagages s'accrochent et nos genoux s'écorchent, sentiers quasi invisibles ou même une chèvre tibétaine hésiterait a y conduire ses petits, il nous faut pourtant poursuivre dans cet univers minéral et végétal à la montée si rude, aux sols si glissants, détrempés, spongieux et boueux ou nous peinons avec nos chevaux qui parfois s'enfoncent jusqu'a mi cuisse... Impression de vertige... et si le temps n'existait pas? Et si cette vie loin de tout mais si près de la nature était la vérité? Et si ces nomades (et ces hommes rennes) avaient trouvé la clef pour vivre hors da temps dans le temps présent? Des nuages blancs comme la neige se jouent du soleil en déssinant des arabesques sur cette mer d'herbe ou caillouteuse, nous approchons sans bruit des hommes rennes de peur de les éffaroucher et enfin derrière une énième montagne les premiers urts en forme de tipis avec leurs volutes bleues sont en vue, nos sens se mettent en alerte: quel accueil les Tsaatans vont- ils nous réserver? Notre apprehension sera vite oubliée car ils feront bouillir la marmite pour rechauffer nos muscles endoloris, nous apporterons du bois et nous aiderons a monter nos tipis modernes ou nous gelerons la nuit... Notre ascension s'achève après dix heures d'éfforts au royaume des cerfs des neiges: ici les rennes ont supplanté la plus noble conquête de l'homme (le cheval) dans le coeur de cette tribu: la vie s'organise et dépend totalement des rennes. Enfants d'une nature grandiose mais hostile, le petit peuple des Tsaatans est en train de disparaitre et silencieusement appele au secours. A l'ouest du lac Kovsgol, là où la steppe cède la place à la taïga, sur une terre creusée par de nombreux cours d'eau, là ou l'hiver est si rude, vit une petite et antique peuplade nomade. Tribu d'environ 200 âmes en totale symbiose avec leurs animaux au point que les Mongols les appelent les hommes rennes, du mot tsang, peuple, et tsaa buga, cerf des neiges. Sans les rennes les Tsaatans ne peuvent pas survivre: sa viande et son lait quatre fois plus riche que le lait de vache sont quasiment les seuls aliments dont ils se nourrissent. Les peaux sont utilisées pour la fabrication des chaussures et couvre-chefs, les andouillers coupés sur l'animal vivant, très appréciés dans la pharmacopée chinoise pour leurs vertus dites aphrodiasiques, sont échangés contre quelques indispensables denrées comme le riz, le thé, la farine et le sel. Les Tsaatans ont conservés leurs traditions ancestrales et pratiquent le chamanisme. Ils vénerent et craignent les esprits du ciel et de la terre et respectent les rites antiques funébres. Les enfants apprenent tout en observant le travail des adultes, même les plus petits savent s'occuper du troupeau, se preparant ainsi au dur labeur et aux migrations annuelles. Comme pour toutes les peuplades de l'Asie centrale le nomadisme n'est pas du à la nécéssité de trouver de nouveaux paturages, car l'herbe ne manque pas, mais le nomadisme a une profonde signification spirituelle liée au cycle de la vie mettant en relation le ciel et la terre, le visible avec l'invisible. Les Tsaatans ont renoncés à une vie plus facile au village de Tsaagan Nur, au confort ils ont préféré vivre pleinement leur culture et spiritualité, ils ont choisi la liberté. Pourtant la lutte est inégale maintenant qu'ils n'ont plus le droit d'aller en Siberie faire paitre leurs troupeaux, la brucellose fait des ravages en décimant les hommes et les rennes, et si rien n'est entrepris dans quelques années ce peuple aux racines si lointaines ne sera plus qu'un souvenir. Et sur le chemin du retour en repartant vers d'autres sublimes paysages et formidables rencontres nous pensons longtemps aux hommes rennes là bas cachés dans les forêts jouxtant la Sibérie... qui ont su nous donner une formidable leçon d'humilité eux qui luttent tous les jours pour une précaire survie en conservant avec ténacité la valeur de la liberté.
LES TSAATANS
La tribu des Tsaatans vit à 1 ou 2 journées de cheval de Tsaagan Nur Sun de la mi juin à la mi août. Avant et après les campements sont plus éloignés et cachés dans la forêt. Pas plus de 40 familles composent cette tribu qui habite dans des tipis semblables aux habitations traditionelles des Indiens d'Amérique et vit presque exclusivement de l'élevage des rennes d'où son nom: tsaa (renne) et tang (peuple). La tribu des Tsaatans se divise en 2 groupes: les Tsaatans de l'ouest, compter 10 heures de cheval pour rejoindre le campement ou vit environ 15 familles éparpillées sur un plateau à plus de 3000 mètres; les Tsaatans de l'Est, compter presque 2 journées de cheval pour rejoindre dans la montagne les familles restantes. Ces familles très pauvres luttent quotidienement pour leur survie, ne pouvant plus se rendre en Sibérie voisine pour faire paitre les rennes et faire des échanges avec leurs frères de la république Tuuva la brucellose sévit dans les troupeaux ainsi que chez les hommes et malgré les efforts d'une association italienne qui il y a quelques années a vacciné les animaux si rien n'est entrepris les Tsaatans ne seront plus bientôt qu'un souvenir dans la mémoire collective du monde, aussi si vous décidez d'aller leur rendre visite il est vivement conseillé d'apporter quelques denrées qui améliorera l'ordinaire. Vous pouvez tout acheter a U.B. avant votre départ ou bien compléter vos achats à Mörön et à Tsaagan Nur Sun. Un conseil acheter des quantités égales pour le nombre de familles que vous désirez visiter (de 5 à 10 familles environ, selon votre permanence). Liste des achats (n'hésitez pas a demander conseil à votre chauffeur): oRiz, farine, thé, sel oTabac et papier à cigarette oArticles de toilette: savon, dentifrice, brosse à dents, peigne, barrettes à cheveux ... oTissu pour faire des dells, des habits pour enfants... oBougies, briquets, allumettes, stylos, cahiers, cartes à jouer, jeux pour les enfants, tee shirts oJourneaux utilisés pour essuyer la vaisselle ET comme papier à cigarettes...
PREPARATION RANDONNEE POUR LES TSSATANS
oToile de tente bien imperméable AVEC DOUBLE TOIT (risque de pluie, de neige ou de gelée) oDuvet haute montagne (-30 conseillé) car nuits très très froides oHabits chauds car le temps change rapidement (s'habiller en couche superposées). Prévoir des habits de rechange en cas de pluie. oGants chauds, bonnet de laine, écharpe, casquette et coupe vent (cape déconseillée car si vent le cheval peut avoir peur des mouvements de la cape) oChaussettes chaudes, chaussures montantes et résistantes (bottes) oCulotte de cheval special endurance ou bien porter sous la culotte de cheval un caleçon de cycliste qui adoussira le contact avec la selle. Pas de slip sous le caleçon cycliste ou la culotte de cheval pour éviter le cisaillement des élastics. oLunettes de soleil avec cordon (en cas de chute du cheval), crème solaire oRépulsifs pour mouches et taons oPour les haltes: fruits secs, barres énergétiques oBagages pas fragiles, plutôt petits et imperméables pour pouvoir être chargé facilement sur les chevaux. Prévoir quelques sacs de jute ou en toile résistante pour emballer vos bagages ainsi que de la corde. oPrevoir un minimun de nourriture pour votre séjour chez les Tsaatans, vous pourrez demander de l'eau et cuisiner chez eux mais sachez partager... oPomade anti frottements, prévoir antalgiques et anti inflammatoires (conseil: le matin avant de partir prendre un antalgique pour diminuer les courbatures) oLeçons de cheval pas indispensables mais conseillées. oPour vos guides: cigarettes et briquets
MONGOLIE: LE DEPART!!!!
Avec une heure de retard de la maison !!! Circulation plus qu'intense sur l'autoroute qui conduit à l'aéroport de Milan. Bref rien ne nous sera épargné en ce jour de départ. Avec quelques effractions au code de la route (pardon Monsieur Sarkosy !) nous arrivons enfin chez ma cousine qui habite tout près de ce maudit aéroport pour lui laisser la voiture et courir plus vite que des éclairs là où nous attend ce fichu avion. Ca y est on y est et miracle nos 45 kilos ne font plus que 43.800 sur leur balance ! certes seul Angelo, mon mari, s'était présenté à l'enregistrement tandis que je gardais à l'abri des regards indiscrets nos bagages à main hors la loi pour le poids. Mais ils semblaient ne pas trop attirer l'attention, c'est vrai que cachés sous les grosses vestes d'hiver et portés comme si ils étaient remplis de plume alors que nos bras touchaient presque terre, c'était assez facile ( ?) de tromper l'ennemi. Premier contrôle des bagages à main et nom d'une pipe un article à l'intérieur du sac a attiré l'attention. Qu'est que cela sera ??? pensais-je, sûrement un des autoradios destinés aux chauffeurs de notre ami Mejet. Mais non cela ne les intéresse pas le moins du monde, pas plus que les deux bouteilles de champagne emportées pour fêter dignement nos retrouvailles, pas plus que les kilos de chocolat suisse sans compter les deux livres de fables merveilleusement illustrés par un grand amoureux de la Mongolie. Alors je déballe tout, je ne sais plus ce que j'ai mis dans ce diable de sac et finalement ce qui pour eux passait pour un parapluie renversé ou un essuie-glace se révéla être les deux vieux sièges de pêcheur allant finir leurs vieux jours là-bas dans les steppes mongoles !!! Gentiment on m'aide à remballer et surprise tout rentre du premier coup ! direction porte B25. Embarquement. Queue et voilà que le steward secoue la tête : ce n'est pas la bonne porte !!! Mais comment si à la porte B25 il y a un avion qui décolle pour Moscou à la même heure que le notre ? Est ce une histoire de fous ou une mauvais canular? Où se cache l'ennemi pour lui porter l'estocade ? On nous dit de courir le plus vite possible à la porte 5, nous avions confondu les numéros de sièges 25 avec celui de la porte 5, mais avec tous ces 5 il y avait de quoi perdre son latin non ? Evidemment les escalators n'existent jamais dans ces cas-là pour la montée, trop facile non ??? Alors la peur au ventre, l'angoisse dans les genoux on part, on court que dis-je on vole chacun avec ses 15 kilos de bagages à bout de bras et les vestes d'hiver traînant par terre bourrés de lunettes pour mes œuvres sociales là-bas, eux aussi faisant office de bagages ! Une seule phrase résonne dans nos têtes : on n'y arrivera jamais, on a perdu l'avion et personne ne nous a appelé ! Mais c'était compter sans Gengis Khan qui ce jour là encore veillait sur nous car la porte B5 est là tout à coté et l'embarquement n'a pas encore commencé !!! Les hôtesses de l'air sont en retard restées bloquées ailleurs… Nous jetons à terre plus que nous les déposons ces maudits bagages soufflant comme des bœufs, crachant presque nos poumons et nous serons les premiers à présenter les documents de voyage et à monter à bord. Avec un gros soupir de soulagement nous prenons place trempés de sueur comme des chevaux mongols sauvages en reprenant doucement nos esprits et nous remettant de nos émotions en attendant les prochaines… Et alors que moins de trente minutes plus tard s'envole notre avion dans les cieux de la plaine lombarde sachant que certains italiens de nos amis scrutaient avec envie les nuages pour nous entrevoir nous savions que désormais la Mongolie n'était plus qu'à un souffle de nous…
…Et serrés comme des sardines, les genoux dans les narines, tout doucement le grand oiseau blanc pris son envol dans le crépuscule russe sans nous doutez que quelques heures plus tard nous aurions la plus belle surprise de notre vie : les steppes mongoles enneigées. Tout simplement grandiose comme ce sentiment de rentrer à la maison qui nous inondait. A perte de vue des étendues blanches, figées sous les cristaux de neige parfois donnant l'impression d'une carte postale en blanc et noir. Gengis Khan, pour notre retour, avait orchestré le plus beau spectacle qu'il puisse nous offrir : une Mongolie immaculée.
Deux jours après notre arrivée nous voilà sur les routes, enfin les pistes quand 200km après le départ brusquement sans crier gare le moteur nous lâcha ! Arrêtés pour admirer des centaines de grues se réunissant pour la migration vers le désert de Gobi, leur vol nous fût fatal ! Gengis Khan nous aurait-il à peine retrouvés abandonnés ? nous ne pouvions le croire ni même l'imaginer ! Ce ne fut qu'après 48 heures de démontage total du moteur, de laborieux coups de téléphone vers la capitale d'où partirent les secours avec les pièces de rechange tombant eux aussi en panne que nous partiront enfin vers nos prochaines aventures accompagnés de vielles chansons du folklore mongol et de l'ombre désormais bienveillante de Gengis Khan…
La Mongolie se mérite toujours…
SUITE: LE VOL DE L'AIGLE
MONGOLIE : LE VOL DE L'AIGLE…
Il existe la nostalgie africaine et la non moins connue des steppes mongoles. Quel est ce sentiment venu de si loin qui voile nos regards de cette mélancolie à sa seule invocation? D'où vient-il? Aurions- nous dans nos veines des gènes de ces cavaliers dévalant l'Europe au bruit d'enfer de leurs sabots?
C'est physique, elle si forte cette sensation ressentie du plus profond de notre être devant l'immensité, devant cette mer verte infinie, si semblable et pourtant si différente à chaque vague qui vient mourir sur la lande. Ici point de remous violents juste quand Salik* joue avec les brins d'herbe, source de vie pour les chevaux et les troupeaux des nomades, un mouvement lent et gracieux fait onduler ce tapis de verdure ou se mêle les harmonies du morin khuur, le violon à tête de cheval des mongols. Pour la troisième fois nos pas foulent cette terre magique…cette steppe qui nous remplie d'émotions. Une yourte posée comme un champignon au milieu de nulle part. Une autre, très loin, à peine visible. Pas un arbre. Des touffes d'herbe grise, rachitiques, dans un paysage lunaire. Au loin, des collines ocre ondulent vers les montagnes enneigées de l'Altai qui dominent trois pays : Mongolie, Russie et Chine. Nous sommes à l'extrême ouest du territoire de Gengis Khan, dans la province de Bayan-Olgi. Ce matin, sous le vent que le soleil ne parvient pas à réchauffer, les hommes quittent leurs tentes rondes, à cheval, à moto ou à pied. Ils sont bottés, emmitouflés dans des manteaux épais et coiffés du chapeau traditionnel kazakh en soie doublée de renard. Ils ont rendez vous avec les aigles, leurs aigles. Aujourd'hui l'honneur et le savoir faire ancestral de leurs maîtres peut d'un coup d'aile s'envoler ou éclater au grand jour. Yeux prêts à affronter la brûlure du soleil et aptes à repérer le moindre mouvement dans l'immensité les Kazakhs chevauchent depuis des générations à travers les steppes. C'est dans la région de l'Altaï, que l'on peut rencontrer ceux qui ont su le mieux préserver l'art de la fauconnerie. Les Kazakhs capturent leurs aigles lorsqu'ils sont jeunes, un seul par nid et toujours une femelle. L'aigle reste avec eux sept ans environ avant de retrouver sa liberté pour qu'il se reproduise. Années pendant lesquelles l'homme et l'oiseau dépendent l'un de l'autre : l'aigle reçoit sa nourriture des mains du Kazakh, en retour le Kazakh récupère les proies de l'aigle, essentiellement renards et marmottes dont il tire les pelisses qu'il porte ou qu'il vend. Au pas de charge tous les fauconniers chamarrés portant leurs aigles au poing tournent plusieurs fois autour du stade improvisé dans ce coin de steppe, le rythme de la cavalcade se fait endiablé en voulant suivre la musique, le tournoi est ouvert ! Malgré leur fatigue, les chevaux tout en faisant scintiller leurs harnais d'argent, s'avancent un à un, ils savent bien que d'eux aussi dépendent la victoire. Pour le concours les habits traditionnels sont de mise et l'aigle impassible sur le bras droit de son maître se laisse admirer tout en tremblant de faire mauvaise impression au jury, il s'est tant entraîner pour cela. Il n'y aura pas de répit pour lui si fier et royal durant les prochaines quarante huit heures. L'heure de sa gloire peut sonner à tout instant, il est donc sans cesse sur le qui vive. Les épreuves continuent et la concentration parmi les oiseaux est à son comble, avec une trépidation croissante les aigles attendent du haut de la colline de laquelle ils doivent se lancer l'appel de leur maître pour déployer leurs ailes et présenter le vol le plus rapide et élégant de leur vie avant d'atterrir sur son bras.Certains n'en feront qu'à leur tête allant vagabonder au grand dam de leurs propriétaires dans les montagnes des alentours. Nous encourageons notre préféré, celui du plus jeune aiglier, 12 ans, qui est là avec son père qui lui a tout appris, comme son père avait fait avec lui il y a si longtemps déjà. Répondant instinctivement à son cri, d'un rapide coup d'aile, il ira se poser sur le manchon de son jeune maître lui assura ainsi un bon résultat. Après une nuit à supputer sur les différentes chances de chacun, les aigles attendent tout en admirant les divers jeux équestres et d'adresse kazakhs en haut de la montagne de pouvoir fondre sur le faux renard que tirera son maître derrière sa monture démontrant ainsi ses capacités à prendre des proies. Des cris rauques et sauvages retentissent dans la steppe et se fracassent sur les montagnes environnantes. Les kazakhs incitent leurs aigles à faire valoir leur bravoure, pour les mauvais élèves c'est la dernière chance. Certains appelleront en vain leurs oiseaux, d'autres taquins dédaigneront le leurre en un premier temps avant de bien vouloir l'attraper, d'autres, comme notre préféré, auront plus de chance ils se poseront dessus en battant fièrement des ailes tout en réclamant à grands renforts de cris aigus un peu de viande de lapin, récompense dont ils sont si friands, avant de lâcher leur prise. La remise des prix se fera en un joyeux désordre tandis que là haut un retardataire plane se jouant des courants montants et descendants dans un ciel pur. Il prend son temps tout en élargissant ses ailes. Il sait qu'il est admiré et craint tout à la fois, cela décuple sa fierté et au moment où on s'y attend le moins il fond rapide comme l'éclair sur sa proie a qui il ne reste déjà plus qu'un seul souffle de vie lorsqu'elle se sent soulevé de terre. Mais il est hors concours… car il est totalement libre dans cette steppe qui sait si bien faire voyager nos émotions, un pur bonheur pour nos sens.
* Salik : vent en mongol
BON VOYAGE... oceane56@excite.it
Compagnie pas chère Paris /Saint Petersbourg? English translation pending
J'ai besoin d'un petit coup de main, je voudrais partir pour une courte periode à St Petersbourg ... et les billets sont tres chers !!!!! alors si vous connaissez une cie Russe à petit prix.
Je suis preneuse.
Merci, merci, merci.
Cath
Tout petit... la planète! English translation pending
Ces derniers temps, je constate que le jardin de nos possibilités et délire de voyage s'est considérablement retréci.
Sans sombrer dans une paranoïa déplacée, la carte du monde actuellement présente un peu partout des aspérités qui rendent les déplacements périlleux.
Entre les pays en guerre frontale ou larvée, les pays à instabilité politique chronique et les autres où "l'occidental" est plutôt mal vu, il y a des régions entières, des portions de continents où à moins de vouloir jouer au kamikaze ou au contraire se mettre la tête dans le sable, il est pratiquemment impossible de voyager avec un minimun de tranquillité.
Aucun continent n'échappe aujourd'hui à ce triste constat. A cela s'ajoute, l'insécurité dans certaines grandes villes du tiers-monde et également dans les notres. Et pour couronner le tout voilà maintenant que les poulets et les moustiques viennent davantage nous picorer notre "jardin routard universel"... décidemment, de plus en plus petite la planète! Quelle réflexion vous inspire ce retrécissement? Aujourdh'ui, la possibilité de voyager facilement ne va-t-elle pas de paire avec une standardisation des circuits y compris chez les routards faute de pouvoir aller partout? Sommes-nous en train de vivre une mutation dans notre façon de concevoir le voyage? l'intérêt grandissant sur ce forum pour les questions sociales, politiques, vie de la cité etc..ne reflète-t-il pas la fin d'une vision idéalisée voire poétique du voyage issue de la période post68 au profit d'une tentative d'explication des hommes, des peuples, des civilisations?... etc...etc...
Sans sombrer dans une paranoïa déplacée, la carte du monde actuellement présente un peu partout des aspérités qui rendent les déplacements périlleux.
Entre les pays en guerre frontale ou larvée, les pays à instabilité politique chronique et les autres où "l'occidental" est plutôt mal vu, il y a des régions entières, des portions de continents où à moins de vouloir jouer au kamikaze ou au contraire se mettre la tête dans le sable, il est pratiquemment impossible de voyager avec un minimun de tranquillité.
Aucun continent n'échappe aujourd'hui à ce triste constat. A cela s'ajoute, l'insécurité dans certaines grandes villes du tiers-monde et également dans les notres. Et pour couronner le tout voilà maintenant que les poulets et les moustiques viennent davantage nous picorer notre "jardin routard universel"... décidemment, de plus en plus petite la planète! Quelle réflexion vous inspire ce retrécissement? Aujourdh'ui, la possibilité de voyager facilement ne va-t-elle pas de paire avec une standardisation des circuits y compris chez les routards faute de pouvoir aller partout? Sommes-nous en train de vivre une mutation dans notre façon de concevoir le voyage? l'intérêt grandissant sur ce forum pour les questions sociales, politiques, vie de la cité etc..ne reflète-t-il pas la fin d'une vision idéalisée voire poétique du voyage issue de la période post68 au profit d'une tentative d'explication des hommes, des peuples, des civilisations?... etc...etc...
Nombre de pays à visiter en une année en tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous !
J'essaie de me préparer un parcours pour un "TDM" et c'est pas facile de choisir je ne veux pas faire trop de pays pour pouvoir profiter et ne pas trop stresser...🤪
Combien de pays pensez vous qu'il est raisonable de visiter en une année ? (en moyenne sachant que certains prendront plus de temps que d'autres...)
Merci a tous !
J'essaie de me préparer un parcours pour un "TDM" et c'est pas facile de choisir je ne veux pas faire trop de pays pour pouvoir profiter et ne pas trop stresser...🤪
Combien de pays pensez vous qu'il est raisonable de visiter en une année ? (en moyenne sachant que certains prendront plus de temps que d'autres...)
Merci a tous !
Train de Pékin à Oulan Bator, puis cheval jusqu'à Suhbaatar (Mongolie) English translation pending
Voyage en train de Pékin à Oulan Bator, puis de là, à cheval jusqu'à Suhbaatar. Ensuite, reprendre le transmongolien jusqu'à Oulan Ude et, de là, se rendre jusqu'à Moscou.
Questions : Est-ce possible? Combien de temps faut-il compter pour faire un tel voyage? Est-il possible de faire des arrangements d'avance? Le cas échéant, avec qui?
Merci de me revenir avec tout renseignement complémentaire utile.
merci beaucoup M-C
Questions : Est-ce possible? Combien de temps faut-il compter pour faire un tel voyage? Est-il possible de faire des arrangements d'avance? Le cas échéant, avec qui?
Merci de me revenir avec tout renseignement complémentaire utile.
merci beaucoup M-C
Train de Paris à Bangkok English translation pending
qqun a t il fait le voyage paris bangkok en train ?
si oui combien de temps et combien d'euros ?
merci pour tout
il est dans la nature d'un voyageur de faire circuler l'information ; dicaprio (la plage ) 😎
il est dans la nature d'un voyageur de faire circuler l'information ; dicaprio (la plage ) 😎
Les 5 plus belles villes au monde English translation pending
Je classe Sydney comme archi favori
ensuite Auckland Kuala Lumpur Vienne et Barcelone
Train ou avion pour aller en Mongolie? English translation pending
kel es t le meilleur moyen de transport pour aller en mongolie de paris??en tps de trajeten coup du billetpour voir le paysage???.....
si qlq1 peu m'aider a choisir
MERCI
Transporter le vélo dans le transsibérien English translation pending
Salut,
Est ce que certains d entree vous ont déjà pris le transsibérien avec un vélo. En fait je dois rentrer d ulan ude jusqu a moscou en prenant le velo dans le train, et je n ai pas trouvé d info...
Est ce possible? Faut il payer un supplément? Est ce que le velo est dans un endroit safe? Et sin non, est ce qu un tovaritch russe pourrait m indiquer si il est possible de revendre le velo sur place?
Toute info est bienvenue...
Tibo
Est ce que certains d entree vous ont déjà pris le transsibérien avec un vélo. En fait je dois rentrer d ulan ude jusqu a moscou en prenant le velo dans le train, et je n ai pas trouvé d info...
Est ce possible? Faut il payer un supplément? Est ce que le velo est dans un endroit safe? Et sin non, est ce qu un tovaritch russe pourrait m indiquer si il est possible de revendre le velo sur place?
Toute info est bienvenue...
Tibo
Faisable ou pas (Russie-Mongolie)? English translation pending
Bonjour,
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien prendre du temps pour nous éclairer :
Nous souhaitons faire le trajet Paris/Moscou puis transsibérien jusqu'à Krasnojarsk.
C'est là que ça se complique :
On voudrait aller de Krasnojarsk à Kyzyl en train, y rester environ deux jours puis descendre en Mongolie et ralier Darhan (30 derniers km à pied si possible).
De là, on reprendrait le transmongolien jusqu'à Irkutsk. Avant de reprendre l'avion Irkutsk Paris, on restera quelques jours autour du lac Baïkal.
Nos questions sont nombreuses : prendre un billet transsib Moscou/Krasnojarsk en arrivant à Moscou (dans les 2 jours) début août n'est-il pas un peu ambitieux ? comment se renseigner les liaisons Krasnojarsk-Kyzyl peut-on entrer en Mongolie de Kyzyl ? comment rejoindre alors Darhan (si entrée en Mongolie au sud de Kyzyl) ?
Bien sûr à tout ceci il faut ajouter la question du coût, notre budget est de 1000 euros dont 150€ Paris/Moscou, 340€ Irkutsk/Paris, 130€ de visas. Autrement dit avec 380€ pour tout le reste : transports Moscou-Krasnojarsk-Kyzyl-Darhan-Irkutsk + logement (camping tant que possible) et nourriture, est-ce faisable ?
J'espère ne pas trop avoir chargé en questions, si vous avez la gentillesse d'y répondre, sachez que vous ferez trois heureux,
merci
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien prendre du temps pour nous éclairer :
Nous souhaitons faire le trajet Paris/Moscou puis transsibérien jusqu'à Krasnojarsk.
C'est là que ça se complique :
On voudrait aller de Krasnojarsk à Kyzyl en train, y rester environ deux jours puis descendre en Mongolie et ralier Darhan (30 derniers km à pied si possible).
De là, on reprendrait le transmongolien jusqu'à Irkutsk. Avant de reprendre l'avion Irkutsk Paris, on restera quelques jours autour du lac Baïkal.
Nos questions sont nombreuses : prendre un billet transsib Moscou/Krasnojarsk en arrivant à Moscou (dans les 2 jours) début août n'est-il pas un peu ambitieux ? comment se renseigner les liaisons Krasnojarsk-Kyzyl peut-on entrer en Mongolie de Kyzyl ? comment rejoindre alors Darhan (si entrée en Mongolie au sud de Kyzyl) ?
Bien sûr à tout ceci il faut ajouter la question du coût, notre budget est de 1000 euros dont 150€ Paris/Moscou, 340€ Irkutsk/Paris, 130€ de visas. Autrement dit avec 380€ pour tout le reste : transports Moscou-Krasnojarsk-Kyzyl-Darhan-Irkutsk + logement (camping tant que possible) et nourriture, est-ce faisable ?
J'espère ne pas trop avoir chargé en questions, si vous avez la gentillesse d'y répondre, sachez que vous ferez trois heureux,
merci
Russie: infos sur Touva? English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'infos sur Touva : comment y aller...
Merci d'avance
Je suis à la recherche d'infos sur Touva : comment y aller...
Merci d'avance
Tour du monde à moto English translation pending
Bonjour à tous ceux qui sont partis ou partiront un jour.
Nous sommes deux et nous envisageons (départ juin 2006) de partir en moto pour un tour du monde d'un an. Nous aimerions pouvoir échanger avec des gens qui l'ont fait (ou pour partie), ou souhaitent eux aussi le faire, pour avoir leur avis sur divers aspects d'organisation (partir avec une ou deux motos, itinéraire choisi, transport de la moto...). Amis motards (tous les autres sont bien evidemment aussi les bienvenus!!) n'hésitez pas à vous faire connaitre, nous ferons avec plaisir quelques brins de causette entre deux virées motardes.
Nous sommes deux et nous envisageons (départ juin 2006) de partir en moto pour un tour du monde d'un an. Nous aimerions pouvoir échanger avec des gens qui l'ont fait (ou pour partie), ou souhaitent eux aussi le faire, pour avoir leur avis sur divers aspects d'organisation (partir avec une ou deux motos, itinéraire choisi, transport de la moto...). Amis motards (tous les autres sont bien evidemment aussi les bienvenus!!) n'hésitez pas à vous faire connaitre, nous ferons avec plaisir quelques brins de causette entre deux virées motardes.
Voyage en Géorgie English translation pending
Salut...
Je vais faire mon stage en Géorgie cet été, durant 4 mois et demi...
Ayant vu le prix du billet d'avion, je pensais à y accéder par voie maritime (de la Roumanie ou Turquie ou autre...) ou terrestre (par bus de la Turquie) et je me demandais si c'était faisable pas trop compliqué et ou cher, voire pas trop dangereux...
En effet les port principaux sont en Abkhazie et Adjarie apparemment (quoique je crois me souvenir que cette dernière est "tombée" l'an dernier... qu'en est'il réellement?) et ça pourrait coûter en argent et en temps d'y passer...en fait je sais pas trop, c'est pour ça que je cherhe conseil.
L'ambassade déconseille formellement ces deux provinces.
Voilà...bien sur j'aurai d'autres renseignements à avoir, mais ça viendra...🙂
Merci d'apporter vos lumières...(et... c koi la bière? Ca se laisse boire?😛)
Je vais faire mon stage en Géorgie cet été, durant 4 mois et demi...
Ayant vu le prix du billet d'avion, je pensais à y accéder par voie maritime (de la Roumanie ou Turquie ou autre...) ou terrestre (par bus de la Turquie) et je me demandais si c'était faisable pas trop compliqué et ou cher, voire pas trop dangereux...
En effet les port principaux sont en Abkhazie et Adjarie apparemment (quoique je crois me souvenir que cette dernière est "tombée" l'an dernier... qu'en est'il réellement?) et ça pourrait coûter en argent et en temps d'y passer...en fait je sais pas trop, c'est pour ça que je cherhe conseil.
L'ambassade déconseille formellement ces deux provinces.
Voilà...bien sur j'aurai d'autres renseignements à avoir, mais ça viendra...🙂
Merci d'apporter vos lumières...(et... c koi la bière? Ca se laisse boire?😛)
partir au vietnam petit budget(étudiant) English translation pending
Bonjour tout le monde!!
je suis étudiant en medecine a marseille et je pars faire un stage à l hopital de saigon en juillet et aout.
j ai trouvé un billet nice hanoi pour 879 euros. avec aeroflot. Vous en pensez quoi : du prix? de la compagnie? sachant en plus que aeroflot ne dessert que hanoi et qu apres je dois me rendre a saigon (une trentaine d heures de train...).
Est ce que vous connaissez des compagnies moins cheres?
Et en passant par bkk, est ce que ca vaut le coup?
je suis un peu dans l expectative, et je ne sais pas quoi faire sachant que je dois payer mon billet avant lundi prochains....
a tous les routards invétérs, je demande de l aide!!!!!!
Merci d avance......
je suis étudiant en medecine a marseille et je pars faire un stage à l hopital de saigon en juillet et aout.
j ai trouvé un billet nice hanoi pour 879 euros. avec aeroflot. Vous en pensez quoi : du prix? de la compagnie? sachant en plus que aeroflot ne dessert que hanoi et qu apres je dois me rendre a saigon (une trentaine d heures de train...).
Est ce que vous connaissez des compagnies moins cheres?
Et en passant par bkk, est ce que ca vaut le coup?
je suis un peu dans l expectative, et je ne sais pas quoi faire sachant que je dois payer mon billet avant lundi prochains....
a tous les routards invétérs, je demande de l aide!!!!!!
Merci d avance......
Quelqu'un de Bruxelles pour parler tdm? English translation pending
.... la trentaine, tdm prévu pour début (?) 2006
Billets de train Pekin-Ulaan Baatar en France English translation pending
Quelqu'un sait il ou on peut reserver ou acheter des billets de train Pekin - Ulaan Baatar en France ?
Merci
Merci
Pékin - Lhassa par voie terrestre English translation pending
salut à tous
bon voilà je prépare un tour du monde qui débutera en mai 2005 par une traversée de moscou à oulan bator par le transiberien puis direction pekin
ensuite j'aimerais me rendre de pekin a delhi en passant par le tibet puis le nepal
je crois qu'il est possible de rejoindre katmandou a lhassa par voie terrestre? (pas en train bien sur)
et de pekin, quels sont les solutions pour rejoindre lhassa par voie terrestre?
j'attends vos conseils
merci
bon voilà je prépare un tour du monde qui débutera en mai 2005 par une traversée de moscou à oulan bator par le transiberien puis direction pekin
ensuite j'aimerais me rendre de pekin a delhi en passant par le tibet puis le nepal
je crois qu'il est possible de rejoindre katmandou a lhassa par voie terrestre? (pas en train bien sur)
et de pekin, quels sont les solutions pour rejoindre lhassa par voie terrestre?
j'attends vos conseils
merci
Un tour en avion de chasse English translation pending
Bonjour à tous.
Un ami fête ses 40 ans. Il est contrôleur aérien, et adore tout ce qui est motorisé (Moto, Moto-neige, voitures, avions... évidemment). Nous avons comme idée de lui offrir un tour en avion de chasse (Mirage, MIG, ...). Peux-importe l'endroit (Russie pour les MIG par exemple) : vu sa profession, le voyage ne sera pas chère.
Mais je ne sais ni où chercher, ni le budget qu'il faut compter. Je vous remercie d'avance pour toutes les pistes et infos que vous pourrez me fournir.
Shaddock
Un ami fête ses 40 ans. Il est contrôleur aérien, et adore tout ce qui est motorisé (Moto, Moto-neige, voitures, avions... évidemment). Nous avons comme idée de lui offrir un tour en avion de chasse (Mirage, MIG, ...). Peux-importe l'endroit (Russie pour les MIG par exemple) : vu sa profession, le voyage ne sera pas chère.
Mais je ne sais ni où chercher, ni le budget qu'il faut compter. Je vous remercie d'avance pour toutes les pistes et infos que vous pourrez me fournir.
Shaddock