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Makalu 2015: exploration du glacier du Barun et ascension du Kamepe Ri English translation pending
Du 8 au 27 octobre 2015Avant-Propos:
Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l'Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu'au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m et admirer le Barun Tse.
J'avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m'en a pris puisque l'individu m'abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l'avenir, prêter plus d'attention à la sélection des candidats à l'aventure!
Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De plus, l'extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s'est découverte sous un superbe soleil d'automne.
Par chance, j'arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie... Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!

Les trekkeurs seront plus nombreux qu'en Mai 2014 sur les chemins du camp de base. Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J'aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu'avec certains touristes fort exigeants et parfois irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d'ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).
Préparation:
Le même matériel est utilisé qu'en mai 2014. J'embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d'autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l'eau et l'essence (c'est trop, mon dos s'en ressentira).
Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d'habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d'éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose...
Situation:

Accès et Budget:
Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues... Au retour, nous arriverons avec plus d'une heure de retard à Delhi mais l'avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J'ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari - Num (600Rs à l'aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!
Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d'autonomie "gratuits"). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s'élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l'on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!
Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local ;-)
Agenda:

Altitude à l'étape:

Altitude = f(Distance):

Dénivelé Total Quotidien:

Le Trek au Jour le Jour:
Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa -
départ 11h35 - arrivée à 17h55 - altitude 1564m
Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C'est un appel à l'aventure!

Ce n'est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n'est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l'Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.

Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon
Voilà trois jours d'interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l'avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.

Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon
Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m
La marche est facile aujourd'hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu'il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l'année a commencé et l'activité bat son plein dans les champs.
J'en profite pour visiter l'école de Tashigaon, récemment équipée. L'accueil est chaleureux. Le temps s'est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m'installe dans le seul lodge ouvert.

Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma
Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30, altitude 3614m
Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l'hiver.
Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l'ascension de 1450m qu'il impose. Le "partenaire" montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu'elle est réversible. C'est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j'arriverai à le traîner jusqu'au glacier du Barun...
Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C'est une affaire de famille sur toute la route jusqu'au camp de base...
Je repère l'embranchement probable du chemin pour la vallée d'Isuwa (Ishuwa) sur la crête (N 27.647117° E 87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n'est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.
Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m'installant dans le plus ancien.
Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m'affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C'est pratique. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "partenaire" m'apprend qu'il m'abandonne à mon triste sort...

Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma
La pluie a remplacé la neige dés le matin. J'avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd'hui, en négligeant l'acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu'il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.
Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu'à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement... Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.
Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato
levé 6h15 - T intérieure 7°C - départ 7h20 - arrivée 13h30 - altitude 3900m
Comme j'ai l'habitude à Kongma et au-dessus, c'est une course perdue à l'avance contre la montre avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s'arrachent déjà des coteaux gorgés d'humidité. Celles-ci montent pour s'accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J'aperçois encore la chaîne de montagnes à l'Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu'on le voit d'ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d'Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.
Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu'à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l'année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J'attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l'acclimatation d'hier. Un cachet d'ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m'abritant sous le toit d'un bâtiment nouvellement construit.


La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m'accueille avec sa bonne humeur. Nous déjeunons ensemble d'un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.

Vendredi 16 Octobre - Acclimatation forcée à Dobato
Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C'est plus qu'un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores... Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J'essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s'écoule pas trop lentement. L'arrivée de trekkeurs, dans l'après-midi, me donne l'occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. L'un d'entre eux m'apostrophe brutalement car il trouve honteux d'utiliser les services d'enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J'ai beau essayer d'argumenter en lui disant qu'il devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n'y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n'y fait mais le temps passe et c'est le principal. Voir annexe "la vieille trekkeuse et ses porteurs".
Samedi 17 Octobre - de Dobato à Yangle kharka
levé 6h - T intérieure -1°C - départ 7h - arrivée 13h40 - Altitude 3620m
Comme pour me rassurer des doutes d'hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J'ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d'ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.



La brume monte de l'Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d'espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.

fin partie 1
Juillet 2016 sera studieux: révision des grands classiques de l'Ouest américain English translation pending
Après vous avoir tous lus (si, si !) avec plaisir, voire délectation, à mon tour de présenter mon projet de notre voyage : les grands classiques de l’Ouest.
Les acteurs : Mon époux et moi-même, la petite quarantaine, et nos deux filles qui auront 9 et 12 ans l’été prochain. Lui amoureux des grands espaces et sports de glisse, moi ancienne citadine et pour toujours amoureuse des grandes métropoles comme NYC ou Sydney où j’ai vécu qq temps. Nous vivons maintenant entre les Alpes et le Jura, et rêvons quand même de découvrir ce que Yosemite a à nous offrir !
Les contraintes : Le temps ! Nous partons deux semaines et cinq jours … et c’est déjà cinq jours de bonus !
Les plaisirs : rajouter aux deux grandes côtières que sont SF et LA, la jolie San Diego, ses plages et ses vagues … Se faire offrir les billets grâce aux miles de mon mari, et voir du positif émerger des ses trop nombreuses absences.
L’anecdote : Mon premier séjour dans l’Ouest s’est fait à l’âge de 2 mois, avec la mutation professionnelle de mon père à San José pour 2 ans. Sans doute les vieux films familiaux de l’ours de Yosemite, ou du périple en mobile-home orange et marron ont-ils nourri mon enfance pour faire de moi une passionnée des US. J’y suis retournée 20 and plus tard pour une seconde tranche de vie un peu plus rock’n roll. Deux road-trips à mon actif à cette période là : un NYC-New Orleans, puis un NYC-LA-Portland-San Diego. De nouveau 20 ans ont passé et c’est en mère de famille rangée 😇 que je reviens pour peut-être transmettre ce virus à mes filles.
Le parcours :
J1 – Vol Genève – Paris – San Francisco avec une arrivée à 13h.
Petite ballade dans le quartier qui jouxtera notre hôtel, sans doute Chinatown. Hôtel non réservé, sans doute Union Square-Chinatown.
J2 – San Francisco
Brunch au Mama’s près du Washington Square park. Visite Coit Tower, descente par les Filbert steps. Croisière et visite guidée Alcatraz Lunch au Pier 39 – hâte de comparer les clam chowders de SF à ceux de la Nouvelle-Angleterre ! Ballade jusqu’au USS Pampanito Powell-Mason cable-car Cable-car Museum Cheese-cake Factory du Macy de Union Square ou Lori’s diner. Mais pas les 2 !!!
J3 – San Francisco – Dublin (en Californie, pas en Irlande !)
Location de la voiture Petite boucle débutant par la descente des lacets de Lombard St Muir Woods National Park Retour sur Sausalito et Marin city pour les floating houseboats Petit arrêt à Vista Point et/ou Fort Point Baker Beach Golden Gate Park et son Japanese Garden Haight-Ashbury et les Painted Ladies d’Alamo Square Twin Peaks si le temps est favorable Fresques de Balmy Alley à Mission Départ vers l’Est par le Bay Bridge et nuit à Dublin.
Hôtel non réservé
Je voudrais solliciter votre avis à propos de cette nuit, notamment à Alex-Durandale, toujours bienveillant dans ses conseils sur sa ville. Mon idée était de m’échapper de San Francisco ce soir-là, qui sera un dimanche, afin d’échapper aux bouchons des gens qui partent travailler le lundi matin. En passant la nuit à Dublin ou aux environs, nous sommes déjà à 1 h de San Francisco, et cela nous rapprocherait d’autant de Yosemite. Qu’en pensez-vous ? Hôtel non réservé
J4 – Dublin – Yosemite NP
Entrée par Big Oak Flat Si nous n’avons pas pu voir de sequoias à Muir Woods, ballade de Tuolomne Grove. Sinon Valley view Taft Point Glacier Point
Nuit à Yosemite village – non réservée
J5 – Yosemite village – Bridgeport
Yosemite Valley si les chutes ne sont pas à sec. Tioga road avec Olmsted Point, Tenaya Lake, Tuolomne Meadows Mono Lake
Nuit à Bridgeport – non réservée
J6 – Bridgeport – Death Valley NP
Bodie Long trajet jusqu’aux Mesquite Flat Sand dunes de Death Valley Sunset à Zabriskie Point
Nuit à Furnace Creek – non réservée
J7 – Furnace Creek – Las Vegas
Devils Golf Course, Badwater, Artist Drive Dante’s View
Trajet jusqu'à Las Vegas Piscine – Tix4Tonight pour vérifier les spectacles Visite des casinos jouxtant notre hôtel : Venetian Treasure Island – ok pour des enfants ? Mirage et son volcan en éruption Caesar Palace – arrêt à la Cheesecake Factory si non fait à SF Bellagio et ses fontaines Paris – vue du sommet de la Tour Eiffel Flamingo et au dodo ! Cette liste sera à adapter suivant spectacle ou non, fatigue des filles ou non.
Hotel – Best Western Plus Casino Royale – réservé
J8 – Las Vegas
Photo souvenir devant le Las Vegas sign Outlets du sud Piscine Visite des Casinos non vus la veille : New-York New-York – dîner au Shake-Shack ! Excalibur Louxor
J9 – Las Vegas – Bryce Canyon NP
Nous perdons une heure avec le passage en Utah, donc départ bien matinal. Ballade de Canyon Overlook à l’entrée de Zion NP Arrivée à Bryce Canyon, points de vue : - Fairyland Point avant l’entrée du Parc, - Sunrise Point - Sunset Point - Inspiration Point - Bryce Point - Paria View
Nuit au Bryce View Lodge – Réservé
J10 – Bryce Canyon NP – Page
Rando Sunset point, Navajo Loop, Queens Garden trail et remontée par Sunrise point. Cottonwood Canyon road en espérant qu’elle ne soit pas « Cloz de chez cloz » (clin d’œil à Klr29 et son super carnet !) Nous regagnons une heure en passant en Arizona.
Lone Rock Beach avec baignade et ballade en paddle-boards. Glen Canyon dam overlook et Carl Hayden Visitor Center Scenic View/Wahweap overlook pour le sunset
Nuit au Lake Powell Motel – réservé
J11 – Page – Monument Valley
Visite de Lower Antelope Canyon Point de vue de Horseshoe Bend
Trajet jusqu’à Monument Valley, nous reperdons une heure en Utah. Monument Valley drive
Nuit au View, hôtel ou cabine, voire tipi - Non réservée
J12 – Monument Valley – Grand Canyon NP
Une heure regagnée, retour en Arizona
Entrée par l’Est du Parc, points de vue sur la Desert View drive. Sunset à Yaki Point en navette.
Nuit au Yavapai Lodge – réservée
J13 – Grand Canyon NP – Kingman ou Needles ?
Hermits Road Drive, Mather Point, Yavapai Point
Départ pour Williams en début d’après-midi. Seligman Hackberry General Store Kingman Oatman Needles
Ici encore, questionnement sur la pertinence d’une nuit à Needles : est-ce que Kingman est si sympa que ça ? A l’origine, je voulais équilibrer le trajet en 2x4h pour rejoindre LA, mais je suppose que les arrêts sur la Route 66 vont rompre ce bel équilibre … Si arrêt à Kingman, le motel Trovatore a l’air super, mais il n’a pas de piscine, alors cruel dilemme là aussi ! Des avis ?
J14 – Kingman ou Needles – Los Angeles
Trajet jusqu’à Hollywood. Piscine A pied jusqu’à Hollywood Bvd Walk of Fame, Chinese Theater Dîner au Planet Hollywood pour les filles
Hôtel non réservé
J15 – Los Angeles
Universal Studios Griffith Observatory Park
Hôtel non réservé
J16 – Los Angeles – San Diego
Santa Monica via Beverly Hills Locations de vélos pour la ballade jusqu’à Venice Beach, Canals Walkway … euh Bikeway ?! Et retour jusqu’au Pier de Santa Monica. Déjeuner au Bubba Gump Baignade, brrr (pas pour moi !) Départ pour San Diego
J17 et 18, – San Diego
La Jolla Cove Pas de Marineland ni de Zoo Plage, plage, plage.
Hôtel non réservé
J19 – San Diego – Atlanta – Paris – Genève
Dépose de la voiture de location.
J’ai lgtps hésité entre remonter à LA pour prendre un A380 confortable, et direct jusqu’à Paris. Finalement je suis allée jusqu’au bout du raisonnement « repos total les 3 derniers jours », pour ne pas être stressée par un trajet sur autoroute et d’éventuels bouchons. On se gavera de films durant les 5 heures de vols pour Atlanta, et on dormira comme des bienheureux puisqu’on repart à 23h pour Paris. Espérons !
J’ai écris un roman … J’attends vos suggestions, remarques, critiques avec impatience. J'ai vu aussi passer Orionide avec qui j'avais échangé sur un road-trip australien, finalement ce sera les Etats-Unis 😛
Les acteurs : Mon époux et moi-même, la petite quarantaine, et nos deux filles qui auront 9 et 12 ans l’été prochain. Lui amoureux des grands espaces et sports de glisse, moi ancienne citadine et pour toujours amoureuse des grandes métropoles comme NYC ou Sydney où j’ai vécu qq temps. Nous vivons maintenant entre les Alpes et le Jura, et rêvons quand même de découvrir ce que Yosemite a à nous offrir !
Les contraintes : Le temps ! Nous partons deux semaines et cinq jours … et c’est déjà cinq jours de bonus !
Les plaisirs : rajouter aux deux grandes côtières que sont SF et LA, la jolie San Diego, ses plages et ses vagues … Se faire offrir les billets grâce aux miles de mon mari, et voir du positif émerger des ses trop nombreuses absences.
L’anecdote : Mon premier séjour dans l’Ouest s’est fait à l’âge de 2 mois, avec la mutation professionnelle de mon père à San José pour 2 ans. Sans doute les vieux films familiaux de l’ours de Yosemite, ou du périple en mobile-home orange et marron ont-ils nourri mon enfance pour faire de moi une passionnée des US. J’y suis retournée 20 and plus tard pour une seconde tranche de vie un peu plus rock’n roll. Deux road-trips à mon actif à cette période là : un NYC-New Orleans, puis un NYC-LA-Portland-San Diego. De nouveau 20 ans ont passé et c’est en mère de famille rangée 😇 que je reviens pour peut-être transmettre ce virus à mes filles.
Le parcours :
J1 – Vol Genève – Paris – San Francisco avec une arrivée à 13h.
Petite ballade dans le quartier qui jouxtera notre hôtel, sans doute Chinatown. Hôtel non réservé, sans doute Union Square-Chinatown.
J2 – San Francisco
Brunch au Mama’s près du Washington Square park. Visite Coit Tower, descente par les Filbert steps. Croisière et visite guidée Alcatraz Lunch au Pier 39 – hâte de comparer les clam chowders de SF à ceux de la Nouvelle-Angleterre ! Ballade jusqu’au USS Pampanito Powell-Mason cable-car Cable-car Museum Cheese-cake Factory du Macy de Union Square ou Lori’s diner. Mais pas les 2 !!!
J3 – San Francisco – Dublin (en Californie, pas en Irlande !)
Location de la voiture Petite boucle débutant par la descente des lacets de Lombard St Muir Woods National Park Retour sur Sausalito et Marin city pour les floating houseboats Petit arrêt à Vista Point et/ou Fort Point Baker Beach Golden Gate Park et son Japanese Garden Haight-Ashbury et les Painted Ladies d’Alamo Square Twin Peaks si le temps est favorable Fresques de Balmy Alley à Mission Départ vers l’Est par le Bay Bridge et nuit à Dublin.
Hôtel non réservé
Je voudrais solliciter votre avis à propos de cette nuit, notamment à Alex-Durandale, toujours bienveillant dans ses conseils sur sa ville. Mon idée était de m’échapper de San Francisco ce soir-là, qui sera un dimanche, afin d’échapper aux bouchons des gens qui partent travailler le lundi matin. En passant la nuit à Dublin ou aux environs, nous sommes déjà à 1 h de San Francisco, et cela nous rapprocherait d’autant de Yosemite. Qu’en pensez-vous ? Hôtel non réservé
J4 – Dublin – Yosemite NP
Entrée par Big Oak Flat Si nous n’avons pas pu voir de sequoias à Muir Woods, ballade de Tuolomne Grove. Sinon Valley view Taft Point Glacier Point
Nuit à Yosemite village – non réservée
J5 – Yosemite village – Bridgeport
Yosemite Valley si les chutes ne sont pas à sec. Tioga road avec Olmsted Point, Tenaya Lake, Tuolomne Meadows Mono Lake
Nuit à Bridgeport – non réservée
J6 – Bridgeport – Death Valley NP
Bodie Long trajet jusqu’aux Mesquite Flat Sand dunes de Death Valley Sunset à Zabriskie Point
Nuit à Furnace Creek – non réservée
J7 – Furnace Creek – Las Vegas
Devils Golf Course, Badwater, Artist Drive Dante’s View
Trajet jusqu'à Las Vegas Piscine – Tix4Tonight pour vérifier les spectacles Visite des casinos jouxtant notre hôtel : Venetian Treasure Island – ok pour des enfants ? Mirage et son volcan en éruption Caesar Palace – arrêt à la Cheesecake Factory si non fait à SF Bellagio et ses fontaines Paris – vue du sommet de la Tour Eiffel Flamingo et au dodo ! Cette liste sera à adapter suivant spectacle ou non, fatigue des filles ou non.
Hotel – Best Western Plus Casino Royale – réservé
J8 – Las Vegas
Photo souvenir devant le Las Vegas sign Outlets du sud Piscine Visite des Casinos non vus la veille : New-York New-York – dîner au Shake-Shack ! Excalibur Louxor
J9 – Las Vegas – Bryce Canyon NP
Nous perdons une heure avec le passage en Utah, donc départ bien matinal. Ballade de Canyon Overlook à l’entrée de Zion NP Arrivée à Bryce Canyon, points de vue : - Fairyland Point avant l’entrée du Parc, - Sunrise Point - Sunset Point - Inspiration Point - Bryce Point - Paria View
Nuit au Bryce View Lodge – Réservé
J10 – Bryce Canyon NP – Page
Rando Sunset point, Navajo Loop, Queens Garden trail et remontée par Sunrise point. Cottonwood Canyon road en espérant qu’elle ne soit pas « Cloz de chez cloz » (clin d’œil à Klr29 et son super carnet !) Nous regagnons une heure en passant en Arizona.
Lone Rock Beach avec baignade et ballade en paddle-boards. Glen Canyon dam overlook et Carl Hayden Visitor Center Scenic View/Wahweap overlook pour le sunset
Nuit au Lake Powell Motel – réservé
J11 – Page – Monument Valley
Visite de Lower Antelope Canyon Point de vue de Horseshoe Bend
Trajet jusqu’à Monument Valley, nous reperdons une heure en Utah. Monument Valley drive
Nuit au View, hôtel ou cabine, voire tipi - Non réservée
J12 – Monument Valley – Grand Canyon NP
Une heure regagnée, retour en Arizona
Entrée par l’Est du Parc, points de vue sur la Desert View drive. Sunset à Yaki Point en navette.
Nuit au Yavapai Lodge – réservée
J13 – Grand Canyon NP – Kingman ou Needles ?
Hermits Road Drive, Mather Point, Yavapai Point
Départ pour Williams en début d’après-midi. Seligman Hackberry General Store Kingman Oatman Needles
Ici encore, questionnement sur la pertinence d’une nuit à Needles : est-ce que Kingman est si sympa que ça ? A l’origine, je voulais équilibrer le trajet en 2x4h pour rejoindre LA, mais je suppose que les arrêts sur la Route 66 vont rompre ce bel équilibre … Si arrêt à Kingman, le motel Trovatore a l’air super, mais il n’a pas de piscine, alors cruel dilemme là aussi ! Des avis ?
J14 – Kingman ou Needles – Los Angeles
Trajet jusqu’à Hollywood. Piscine A pied jusqu’à Hollywood Bvd Walk of Fame, Chinese Theater Dîner au Planet Hollywood pour les filles
Hôtel non réservé
J15 – Los Angeles
Universal Studios Griffith Observatory Park
Hôtel non réservé
J16 – Los Angeles – San Diego
Santa Monica via Beverly Hills Locations de vélos pour la ballade jusqu’à Venice Beach, Canals Walkway … euh Bikeway ?! Et retour jusqu’au Pier de Santa Monica. Déjeuner au Bubba Gump Baignade, brrr (pas pour moi !) Départ pour San Diego
J17 et 18, – San Diego
La Jolla Cove Pas de Marineland ni de Zoo Plage, plage, plage.
Hôtel non réservé
J19 – San Diego – Atlanta – Paris – Genève
Dépose de la voiture de location.
J’ai lgtps hésité entre remonter à LA pour prendre un A380 confortable, et direct jusqu’à Paris. Finalement je suis allée jusqu’au bout du raisonnement « repos total les 3 derniers jours », pour ne pas être stressée par un trajet sur autoroute et d’éventuels bouchons. On se gavera de films durant les 5 heures de vols pour Atlanta, et on dormira comme des bienheureux puisqu’on repart à 23h pour Paris. Espérons !
J’ai écris un roman … J’attends vos suggestions, remarques, critiques avec impatience. J'ai vu aussi passer Orionide avec qui j'avais échangé sur un road-trip australien, finalement ce sera les Etats-Unis 😛
Thaïlande: choix de circuit 2 semaines avec enfants English translation pending
Bonsoir et merci pour vos réponses !!
Après avoir glané des infos ici, dans notre entourage, sur les blogs... J'ai un peu la tête qui tourne 🤪 et besoin de vos lumières !!
Voici ce que nous recherchons avec un budget assez serré: quelques temples, de beaux paysages à voir, des ballades simples avec nos filles (de belles rizières ou cascades), la rencontre des éléphants sur un site respectant les animaux ("elephant nature park" présent sur Chiang Mai ou Kanchanaburi apparemment...), la plage, des petites sorties le soir.
Premier circuit de 2 semaines envisagé:
1ère semaine: Bangkok (1J) / Chiang Mai (4 j)
* BKK: Grand palais / quartier chinois ou marché riverfront le soir
* CM: ballade dans les rizières / canoé sur Ping river / Découverte des paysages alentours / temple Doi Suthep / sunday market / elephant nature park...
2ème semaine: Koh Lanta (5j) / Bangkok (1J)
ou programme inverse avec CM en 2e semaine et Koh lanta en 1ère.
Pouvez-vous nous dire, en toute honnêteté si ce parcours CM / Koh Lanta est réalisable sur 12 jours ou trop fatigant pour les enfants (10/12 ans) ? On a envie de leur montrer un max de choses sans en faire trop non plus... train de nuit vers CM et avion vers KL.
Première hésitation, commencer le séjour par CM ou finir par CM ? Le but étant de fatiguer les enfants le moins possible et profiter au mieux du séjour (en gros, vaut-il mieux se poser à la plage en premier ou à la fin ?) - Si nous faisons Chiang Mai en 1er, nous ratons le marché nocturne du dimanche qui semble-t-il est super !!
Deuxième circuit envisagé:
Bangkok (2j) / Kanchanaburi (2à3j) (erawan waterfall / elephant nature park) / Koh Lanta (6J)
Deuxième hésitation:
Connaissant nos goûts que faire ? Chiang Mai ou Kanchanaburi ?
Certains nous disent d'éviter la longue distance vers Chiang Mai et aller vers Kanchanaburi à la place. Je me dis que si nous prenons le train de nuit, puis l'avion nous ne perdrons pas tant de temps que ça en transport... Qu'en pensez-vous ? (NB: les sites d'Ayuttayah et Lopburi ne nous attirent pas plus que ça)
PS: Si vous avez des bons plans logement (pour 4 c'est pas facile !!) et activités sur Koh Lanta je suis preneuse !!
MERCI pour vos réponses !! 😉
Cocorizo
Belle croisière en mer Noire avec Holland America English translation pending
Pour aller en mer Noire, une seule compagnie , Holland America, avec le Prinsendam.
Cette compagnie est plus chère que MSC ou Costa, tout en restant beaucoup plus abordable que Ponant, mais la différence de qualité avec MSC-Costa est énorme.
Il n'y a pratiquement pas de queue où qu'on aille, il y a beaucoup d' espace dans les parties communes, les piscines sont chauffées , on dîne quand on veut, le buffet excellent reste ouvert le soir, le personnel est très aimable, même la réception, la décoration est discrète et comporte même quelques pièces de valeur.
L'explication tient en quelques chiffres : 38000 tonneaux pour 777 passagers, soit 49 tx par passager (contre 24 tx par passager pour le MSC Armonia ou le Costa Diadema et 32 tx par passager pour le MSC Divina ou le Costa Serena), d'où beaucoup plus de place disponible,
470 hommes d'équipage pour 777 passagers soit 2 hommes d'équipage pour trois passagers (contre 1 pour 4 sur l'Armonia et le Diadema et 1 pour 3 sur le Divina et le Serena), d'où un meilleur service moins stressé.
Ce sont des ratios comparables à ceux de Ponant, pour des tarifs très inférieurs.
Réserve importante : c'est un bateau exclusivement anglophone, seuls quelques personnes parlent Français. D'ailleurs, nous serons les seuls passagers Français, au milieu de 650 Américains et d'une centaine de Canadiens, dont quelques Québécois. Les croisiéristes ayant choisi cet itinéraire et accepté de traverser l'Atlantique pour le faire sont forcément différents de ceux qu'on trouve aux Caraïbes leur comportement est très policé, la plupart d'entre eux ont voyagé sur tous les continents et se révèlent d'un contact agréable qui confortera le charme de notre croisière.
Les escales : Départ du Pirée à Athènes, comptez une heure de taxi entre l'aéroport et le Pirée pour un tarif entre 60 et 75 euros. Dès la descente du taxi, l'équipage prend vos bagages en charge. Embarquement en douceur par petits groupes. Thessalonique (Grèce): Ville très intéressante à visiter à pied, le bateau étant amarré près du centre ville. On visite le marché, de belles ruines Romaines, l'église Agios Demetrios, la Rotonde et l'Arche de Galerius, en passant par de belles places, notamment la place monumentale de Mitropoleos, la belle tour Blanche construite par les Vénitiens, on finit par le musée de la culture Byzantine qui met en valeur de magnifiques icônes et des éléments architecturaux dans un beau cadre.
Épuisés, on revient au bateau en taxi pour 3,5 €.
Cannakale (Turquie):
C'est l'entrée du détroit des Dardanelles, où eurent lieu de sanglantes batailles entre Turcs Ottomans d'un coté et Franco Britanniques de l'autre. Le musée principal consacré à cette bataille est situé à Gallipoli, de l'autre coté du détroit. Des vedettes y mènent. Certains sont allés visiter Troie mais aller voir le cheval qui a servi dans le film de W.Petersen avec Brad Pitt ne nous a pas convaincu. Nous nous sommes contentés de visiter le musée naval de Canakale, installé dans un grand beau jardin, d'où on peut admirer le trafic incessant sur le détroit.
Ci dessus épave de sous marin.
Traversée du Bosphore :
Une journée en mer pour traverser la mer de Marmara et le Bosphore. Le nombre de bateaux circulant là est impressionnant, et très sympa quand on le voit en buvant un cocktail au bar du 12 ème étage à l'avant. On traverse Istanbul sans s’arrêter pour rejoindre Sinop.
Sinop (Turquie):
L'arrivée sur Sinop n'est pas enthousiasmante. En approchant, le petit port devant une grande enceinte fortifiée et avec les barques de pécheurs se révèle plus sympa.
On va boire un café Turc dans un des nombreux cafés qui bordent le port et où on trouve une Wifi gratuite (celle du bord est hors de prix, comme souvent). Ensuite on fait le tour des fortifications dont l'origine remonte à 2 millénaires avant Jésus Christ et qui ont été modifiées et renforcées successivement par les Grecs, les Romains et les Ottomans. On visite la belle mosquée d'Aladdin au centre ville et le centre artisanal logé en face dans une ancienne medersa. On termine en montant des escaliers fort raides pour atteindre le sommet de la plus belle tour, juste en face du bateau, d'où on jouit d'une belle vue sur les fortifications et le port.
Trabzon (Turquie):
C'est l'ancienne Trébizonde, qui fut la capitale de l'Empire Byzantin après la chute de Constantinople. On va au marché, où on découvre une multitude de magasins regorgeant de produits de toutes sortes. Pas de sollicitations, pas de bousculades, les ruelles sont extrêmement propres. On tourne un peu en rond car les noms de rues ne sont pas bien indiqués. On en ressort pour aller au musée qui se trouve en plein centre. On y trouve une exposition d'objets locaux anciens, pas très bien mis en valeur, mais intéressante et une exposition archéologique. Celle ci rassemble des sculptures ayant réchappé aux excavations effectuées en ville lors de la construction d'immeubles neufs.
On suit ensuite l'avenue principale pour passer sur deux ponts spectaculaires qui dominent de profondes vallées, la première, Thabakhane, est en cours de réaménagement et on y détruit de vieux immeubles décrépits, la seconde, Zagnos, a été complètement aménagée en parc, avec un grand amphithéâtre de plein air et de nombreux équipements collectifs. Le vieux pont qui l'enjambe est superbe. Ces ponts mènent à la mosquée Ortahisar Fatih, qui date du XIX ème siècle et est la plus importante mosquée de la ville.
L’après midi, on prend un taxi pour aller visiter Hagia Sophia, église Byzantine du XIII ème siècle, qui se trouve à 10 minutes du centre. Elle est partiellement reconvertie en mosquée, mais reste accessible dans sa partie non religieuse. D'une des absides, on aperçoit d'assez loin les magnifiques peintures de la coupole.
Celles ci ne sont pas visibles de la partie religieuse d'où elles sont cachées par des voiles. Les jardins de Hagia Sophia offrent de belles vues sur l'église. Hagia Sophia est à visiter absolument, l'ensemble est d'une harmonie rare.
Batumi (Georgie) :
C'est une station balnéaire Géorgienne très fréquentée par les Russes. La ville se visite facilement à pied à partir du bateau.
On a une vision d'ensemble en prenant le téléphérique qui se trouve à la sortie du bateau et mène au sommet du Mont Batumi (une grosse colline en réalité). La ville n'impressionne pas par sa propreté, . De nombreux immeubles sont proches de la ruine et les maisons sont rongées par l'humidité. Par contre se construisent d'énormes immeubles modernes, d'une architecture souvent ridiculement prétentieuse. La place de l'Europe, centre de la ville, est ainsi bordée de bâtiments qui sont un mélange entre Disneyland et l'architecture Soviétique des années 50. les statues en bronze qui l'ornent sont franchement ordinaires. Les trottoirs sont défoncés et le petit nombre de voitures(surtout de grosses Mercédes) qui circulent roulent à toute vitesse, sans aucun respect pour les piétons.
Il y a plusieurs grands hôtels de luxe et de casinos, suggérant que, si la majorité des habitants est très pauvre (un professeur de lycée gagne 200 $ par mois), une minorité a beaucoup d'argent. On a un début d'explication quand au hasard des rues, on tombe dans une grande avenue sur un portail entrouvert gardé ostensiblement par un homme en battle dress armé d'un pistolet mitrailleur. Derrière le portail deux grosses Mercédes valant 20 à 30 ans d'un salaire de professeur. Bonne ambiance.
Sochi (Russie) :
La pire des escales qu'on puisse imaginer. D'abord il faut payer pour avoir un visa. Ce visa vous oblige à passer par une excursion du bateau ou par une agence agréée. Dans les deux cas, vous n’êtes pas libre de vos mouvements et vous êtes sous surveillance.
Ensuite, la ville de Sochi paraît assez agréable dans sa partie longeant la mer, mais on ne peut pas s’arrêter, ni descendre du bus. On est obligé d'admirer la nouvelle gare (!), le nouvel hôtel de la nouvelle gare (!!). Le chauffeur nous emmène ensuite sur le parc olympique, vaste espace totalement désert avec les stades qui ont servi pour les derniers JO d'hiver. Certains voudraient bien se faire photographier dans les tribunes, mais il est interdit de s’arrêter.
On nous a promis de visiter un parc naturel du Caucase. Le bus s’arrête donc 10 minutes sur une aire d'où on a une belle vue sur une vallée encaissée, comme il y en a des dizaines entre Grenoble et Briançon. On peut aussi se faire photographier en compagnie d'un malheureux aigle à moitié déplumé.
On continue vers le parc, qui s'avère finalement n'être que la station de ski des JO, totalement inintéressante. Tout au long, à l'aller comme au retour, nous avons droit à un discours patriotique sur les bienfaiteurs du peuple que sont Vladimir Vasseilevitch Putin et son ancien Joseph Staline et tout ce qu'ils ont apporté au peuple Russe. Chaque bâtiment neuf est une merveille etc..
Ca se gâte franchement quand la guide nous invite à demander à nos gouvernements d'abandonner les sanctions contre la Russie, demande réitérée sous diverse formes à trois reprises. Les Américains présents avec nous dans le bus ne réagissent pratiquement pas, à deux ou trois exceptions près. Visiblement, ils ont une idée très floue du problème.
Nous revenons au bateau et on nous refuse l’arrêt au centre commercial qui se trouve à la sortie du port (il ne doit pas y avoir grand chose dans les rayons).
Une journée et un pays à oublier.
Constanta (Roumanie) :
Il faut prendre la navette du bateau pour sortir du port. Elle nous dépose au centre ville et le chauffeur nous remet des plans détaillés de la ville. En revenant à pied vers le port, on passe devant les principaux centres d’intérêt, à commencer par un musée archéologique en plein air peu intéressant. Par contre, plus loin, on visite le musée des arts folkloriques. Petit mais avec des collections de vêtements superbes et des objets de la vie courante très intéressants. Une visite à ne pas manquer.
Les immeubles le long des rues s'avèrent intéressants mais sont dans un état déplorable. Ca et là on peut admirer de belles corniches, de beaux encadrements de portes et de fenêtres sculptés.
On passe devant l'église Byzantine de Saint Anton. A l'extérieur, elle est belle. A l'intérieur, on a un véritable choc esthétique. Les murs et les plafonds sont décorés de superbes peintures qui garnissent complètement toutes les surfaces. Le résultat est saisissant.
Près de cette église se trouvent les ruines d'une ancienne église Byzantine du V ème ou VI ème siècle.
On rejoint ensuite la belle promenade piétonne du bord de mer au bout de laquelle se trouve l'incroyable casino de Constanta. C'est un énorme bâtiment Art déco, isolé en bord de mer, qui tombe en ruine et dont l'allure fantomatique est extraordinaire.
Visites passionnantes dans une ville malheureusement très pauvre.
Varna (Bulgarie) :
La ville de Varna ne présente pas beaucoup de centres d’intérêt.Nous prenons donc une matinée pour aller visiter le Parc de Balchik, domaine créé par la Reine Marie de Roumanie. Elle a implanté plusieurs bâtiments dans un grand parc en bord de mer qui continue à être entretenu aujourd'hui. Le mois d'Octobre n'était pas le meilleur pour visiter ce parc qui commençait tout doucement son hiver. Il reste une belle collection de roses, parmi lesquelles des Madame Meillant, et un ensemble de maisons , de thermes d'un style volontairement hétéroclite (la Reine Marie voulait réconcilier l'art Romain, l'art Gothiqe et l' art Musulman, d'où de curieuses associations).
De retour à Varna, nous faisons un tour de la ville avec une belle cathédrale en centre ville, la cathédrale de la Vierge de l'Assomption, copie de la cathédrale de Saint Petersbourg
et nous terminons par le promenade en bord de mer et le musée naval, qui présente sur ses pelouses de nombreuses pièces intéressantes, dont un sous marin complet !
Istanbul (Turquie) :
C'est l'escale où on ne risque pas de s'ennuyer. Comme c'est notre troisième passage à Istanbul, on a déjà visité la Mosquée Bleue, Sainte Sophie, la Citerne, Dolmabahce, les rives du Bosphore.
On continue donc par le Grand Bazar en empruntant la navette du bateau qui nous dépose devant une des entrées principales. Munis d'un plan détaillé et d'une liste des lieux à ne pas manquer, on visite en zig zags sans trop se perdre, car les ruelles sont pour la plupart bien indiquées. En dehors de l'énorme quantité de magasins et de marchandises, il y a quelques endroits superbes, comme ZINCIRLI Han et IC CEBECI Han , où nous buvons un café Turc tranquillement au milieu des chats et à l'écart de la foule. Nous sommes frappés par la grande propreté des ruelles, qui feraient honte à bien des rues touristiques Françaises.
Déjeuner au pied du pont de Galata à Eminonu, avec une vue étonnante sur le grouillement des ferries, des bus et des automobiles.
Ensuite, taxi jusqu'à Topkapi. Le taxi se moque de nous et fait tout le tour de Sultanahmet et nous dépose au sud de la Mosquée Bleue, à près de deux kilomètres de Topkapi, kilomètres que nous devons franchir sous une pluie battante. On prend un audioguide en Français qui n'est pas exceptionnel, mais permet quand même de mieux comprendre. Comme on est en week end, il y a beaucoup de visiteurs locaux et la visite du trésor de Topkapi et de la salle des reliques s'avère longue et un peu pénible. Comme on a déjà beaucoup marché, on ne visite pas le harem, ce sera pour une autre fois.
Très belle escale, ternie pour plusieurs passagers par le comportement de chauffeurs de taxis qui ont abusé de la situation et se sont livré à quelques arnaques.
Kusadasi/Ephèse (Turquie) :
Au débarquement, on est saisi par un centre commercial très chic, où voisinent joailliers, marchands de tapis et de vêtements, vendeurs de montres (« contrefaçons authentiques » proclame fièrement une enseigne), etc....
Nous avons choisi d'aller en excursion à Ephèse. Notre guide (anglophone, comme toutes les excursions du bateau) s'avère très cultivée et intéressante.
Nous nous arrêtons à la maison de la Vierge Marie. Petite maison dans les collines où la Vierge Marie a passé la fin de sa vie. On fait une grande queue pour un passage très court dans la maison, mais ce lieu est tellement chargé de spiritualité que cela en vaut largement la peine. A la sortie un mur des lamentations recueille les vœux des nombreux touristes de passage, devenus pèlerins.
En suite, la visite d'Ephèse est exceptionnelle. Le site est immense, avec de nombreux bâtiments partiellement reconstruits. Pour les isolés, il y a des audioguides en plusieurs langues à l'entrée. Comme la visite se fait en sens unique, il n'y a pas de bousculades comme à Pompéi et on peut s'attarder sur les endroits les plus intéressants sans problème. Il y a de nombreux points forts comme la bibliothèque, reconstruite partiellement sur trois étages
et l’amphithéâtre immense pouvant recevoir 20 000 personnes.
Cette visite de plusieurs heures est absolument inoubliable.
On finit l'après midi chez un marchand de tapis très courtois qui nous montre l'effilage des cocons de soie, le tissage à la Turque et nous présente quelques dizaines de très beaux tapis, tous exemplaires uniques (!)
Athènes :
Retour au Pirée après 15 jours d'émotions variées. Débarquement très progressif, dans le calme et retour à l'aéroport dans la cohue du lundi matin.
Pour conclure :
Très intéressante croisière, multipays (Grèce, Turquie, Georgie, Russie, Roumanie, Bulgarie), avec des escales exceptionnelles : Istanbul, Kusadasi/Ephèse
des escales très intéressantes : Sinop, Trabzon, Thessalonique, Constanta
et une escale lamentable : Sochi.
Bateau très agréable, servi par un personnel très nombreux, agréable et détendu (homogène, pratiquement 100 % de Philippins), de grands espaces communs notamment une belle bibliothèque salle de jeux, des piscines chauffées, des jacuzzis chauffés et en nombre suffisant.
Des salles de restaurant plaisantes, avec une excellente cuisine.
Des passagers Américains et Canadiens sociables et très courtois.
Les escales : Départ du Pirée à Athènes, comptez une heure de taxi entre l'aéroport et le Pirée pour un tarif entre 60 et 75 euros. Dès la descente du taxi, l'équipage prend vos bagages en charge. Embarquement en douceur par petits groupes. Thessalonique (Grèce): Ville très intéressante à visiter à pied, le bateau étant amarré près du centre ville. On visite le marché, de belles ruines Romaines, l'église Agios Demetrios, la Rotonde et l'Arche de Galerius, en passant par de belles places, notamment la place monumentale de Mitropoleos, la belle tour Blanche construite par les Vénitiens, on finit par le musée de la culture Byzantine qui met en valeur de magnifiques icônes et des éléments architecturaux dans un beau cadre.
Épuisés, on revient au bateau en taxi pour 3,5 €.
Cannakale (Turquie):
C'est l'entrée du détroit des Dardanelles, où eurent lieu de sanglantes batailles entre Turcs Ottomans d'un coté et Franco Britanniques de l'autre. Le musée principal consacré à cette bataille est situé à Gallipoli, de l'autre coté du détroit. Des vedettes y mènent. Certains sont allés visiter Troie mais aller voir le cheval qui a servi dans le film de W.Petersen avec Brad Pitt ne nous a pas convaincu. Nous nous sommes contentés de visiter le musée naval de Canakale, installé dans un grand beau jardin, d'où on peut admirer le trafic incessant sur le détroit.
Ci dessus épave de sous marin.
Traversée du Bosphore :
Une journée en mer pour traverser la mer de Marmara et le Bosphore. Le nombre de bateaux circulant là est impressionnant, et très sympa quand on le voit en buvant un cocktail au bar du 12 ème étage à l'avant. On traverse Istanbul sans s’arrêter pour rejoindre Sinop.
Sinop (Turquie):
L'arrivée sur Sinop n'est pas enthousiasmante. En approchant, le petit port devant une grande enceinte fortifiée et avec les barques de pécheurs se révèle plus sympa.
On va boire un café Turc dans un des nombreux cafés qui bordent le port et où on trouve une Wifi gratuite (celle du bord est hors de prix, comme souvent). Ensuite on fait le tour des fortifications dont l'origine remonte à 2 millénaires avant Jésus Christ et qui ont été modifiées et renforcées successivement par les Grecs, les Romains et les Ottomans. On visite la belle mosquée d'Aladdin au centre ville et le centre artisanal logé en face dans une ancienne medersa. On termine en montant des escaliers fort raides pour atteindre le sommet de la plus belle tour, juste en face du bateau, d'où on jouit d'une belle vue sur les fortifications et le port.
Trabzon (Turquie):
C'est l'ancienne Trébizonde, qui fut la capitale de l'Empire Byzantin après la chute de Constantinople. On va au marché, où on découvre une multitude de magasins regorgeant de produits de toutes sortes. Pas de sollicitations, pas de bousculades, les ruelles sont extrêmement propres. On tourne un peu en rond car les noms de rues ne sont pas bien indiqués. On en ressort pour aller au musée qui se trouve en plein centre. On y trouve une exposition d'objets locaux anciens, pas très bien mis en valeur, mais intéressante et une exposition archéologique. Celle ci rassemble des sculptures ayant réchappé aux excavations effectuées en ville lors de la construction d'immeubles neufs.
On suit ensuite l'avenue principale pour passer sur deux ponts spectaculaires qui dominent de profondes vallées, la première, Thabakhane, est en cours de réaménagement et on y détruit de vieux immeubles décrépits, la seconde, Zagnos, a été complètement aménagée en parc, avec un grand amphithéâtre de plein air et de nombreux équipements collectifs. Le vieux pont qui l'enjambe est superbe. Ces ponts mènent à la mosquée Ortahisar Fatih, qui date du XIX ème siècle et est la plus importante mosquée de la ville.
L’après midi, on prend un taxi pour aller visiter Hagia Sophia, église Byzantine du XIII ème siècle, qui se trouve à 10 minutes du centre. Elle est partiellement reconvertie en mosquée, mais reste accessible dans sa partie non religieuse. D'une des absides, on aperçoit d'assez loin les magnifiques peintures de la coupole.
Celles ci ne sont pas visibles de la partie religieuse d'où elles sont cachées par des voiles. Les jardins de Hagia Sophia offrent de belles vues sur l'église. Hagia Sophia est à visiter absolument, l'ensemble est d'une harmonie rare.
Batumi (Georgie) :
C'est une station balnéaire Géorgienne très fréquentée par les Russes. La ville se visite facilement à pied à partir du bateau.
On a une vision d'ensemble en prenant le téléphérique qui se trouve à la sortie du bateau et mène au sommet du Mont Batumi (une grosse colline en réalité). La ville n'impressionne pas par sa propreté, . De nombreux immeubles sont proches de la ruine et les maisons sont rongées par l'humidité. Par contre se construisent d'énormes immeubles modernes, d'une architecture souvent ridiculement prétentieuse. La place de l'Europe, centre de la ville, est ainsi bordée de bâtiments qui sont un mélange entre Disneyland et l'architecture Soviétique des années 50. les statues en bronze qui l'ornent sont franchement ordinaires. Les trottoirs sont défoncés et le petit nombre de voitures(surtout de grosses Mercédes) qui circulent roulent à toute vitesse, sans aucun respect pour les piétons.
Il y a plusieurs grands hôtels de luxe et de casinos, suggérant que, si la majorité des habitants est très pauvre (un professeur de lycée gagne 200 $ par mois), une minorité a beaucoup d'argent. On a un début d'explication quand au hasard des rues, on tombe dans une grande avenue sur un portail entrouvert gardé ostensiblement par un homme en battle dress armé d'un pistolet mitrailleur. Derrière le portail deux grosses Mercédes valant 20 à 30 ans d'un salaire de professeur. Bonne ambiance.
Sochi (Russie) :
La pire des escales qu'on puisse imaginer. D'abord il faut payer pour avoir un visa. Ce visa vous oblige à passer par une excursion du bateau ou par une agence agréée. Dans les deux cas, vous n’êtes pas libre de vos mouvements et vous êtes sous surveillance.
Ensuite, la ville de Sochi paraît assez agréable dans sa partie longeant la mer, mais on ne peut pas s’arrêter, ni descendre du bus. On est obligé d'admirer la nouvelle gare (!), le nouvel hôtel de la nouvelle gare (!!). Le chauffeur nous emmène ensuite sur le parc olympique, vaste espace totalement désert avec les stades qui ont servi pour les derniers JO d'hiver. Certains voudraient bien se faire photographier dans les tribunes, mais il est interdit de s’arrêter.
On nous a promis de visiter un parc naturel du Caucase. Le bus s’arrête donc 10 minutes sur une aire d'où on a une belle vue sur une vallée encaissée, comme il y en a des dizaines entre Grenoble et Briançon. On peut aussi se faire photographier en compagnie d'un malheureux aigle à moitié déplumé.
On continue vers le parc, qui s'avère finalement n'être que la station de ski des JO, totalement inintéressante. Tout au long, à l'aller comme au retour, nous avons droit à un discours patriotique sur les bienfaiteurs du peuple que sont Vladimir Vasseilevitch Putin et son ancien Joseph Staline et tout ce qu'ils ont apporté au peuple Russe. Chaque bâtiment neuf est une merveille etc..
Ca se gâte franchement quand la guide nous invite à demander à nos gouvernements d'abandonner les sanctions contre la Russie, demande réitérée sous diverse formes à trois reprises. Les Américains présents avec nous dans le bus ne réagissent pratiquement pas, à deux ou trois exceptions près. Visiblement, ils ont une idée très floue du problème.
Nous revenons au bateau et on nous refuse l’arrêt au centre commercial qui se trouve à la sortie du port (il ne doit pas y avoir grand chose dans les rayons).
Une journée et un pays à oublier.
Constanta (Roumanie) :
Il faut prendre la navette du bateau pour sortir du port. Elle nous dépose au centre ville et le chauffeur nous remet des plans détaillés de la ville. En revenant à pied vers le port, on passe devant les principaux centres d’intérêt, à commencer par un musée archéologique en plein air peu intéressant. Par contre, plus loin, on visite le musée des arts folkloriques. Petit mais avec des collections de vêtements superbes et des objets de la vie courante très intéressants. Une visite à ne pas manquer.
Les immeubles le long des rues s'avèrent intéressants mais sont dans un état déplorable. Ca et là on peut admirer de belles corniches, de beaux encadrements de portes et de fenêtres sculptés.
On passe devant l'église Byzantine de Saint Anton. A l'extérieur, elle est belle. A l'intérieur, on a un véritable choc esthétique. Les murs et les plafonds sont décorés de superbes peintures qui garnissent complètement toutes les surfaces. Le résultat est saisissant.
Près de cette église se trouvent les ruines d'une ancienne église Byzantine du V ème ou VI ème siècle.
On rejoint ensuite la belle promenade piétonne du bord de mer au bout de laquelle se trouve l'incroyable casino de Constanta. C'est un énorme bâtiment Art déco, isolé en bord de mer, qui tombe en ruine et dont l'allure fantomatique est extraordinaire.
Visites passionnantes dans une ville malheureusement très pauvre.
Varna (Bulgarie) :
La ville de Varna ne présente pas beaucoup de centres d’intérêt.Nous prenons donc une matinée pour aller visiter le Parc de Balchik, domaine créé par la Reine Marie de Roumanie. Elle a implanté plusieurs bâtiments dans un grand parc en bord de mer qui continue à être entretenu aujourd'hui. Le mois d'Octobre n'était pas le meilleur pour visiter ce parc qui commençait tout doucement son hiver. Il reste une belle collection de roses, parmi lesquelles des Madame Meillant, et un ensemble de maisons , de thermes d'un style volontairement hétéroclite (la Reine Marie voulait réconcilier l'art Romain, l'art Gothiqe et l' art Musulman, d'où de curieuses associations).
De retour à Varna, nous faisons un tour de la ville avec une belle cathédrale en centre ville, la cathédrale de la Vierge de l'Assomption, copie de la cathédrale de Saint Petersbourg
et nous terminons par le promenade en bord de mer et le musée naval, qui présente sur ses pelouses de nombreuses pièces intéressantes, dont un sous marin complet !
Istanbul (Turquie) :
C'est l'escale où on ne risque pas de s'ennuyer. Comme c'est notre troisième passage à Istanbul, on a déjà visité la Mosquée Bleue, Sainte Sophie, la Citerne, Dolmabahce, les rives du Bosphore.
On continue donc par le Grand Bazar en empruntant la navette du bateau qui nous dépose devant une des entrées principales. Munis d'un plan détaillé et d'une liste des lieux à ne pas manquer, on visite en zig zags sans trop se perdre, car les ruelles sont pour la plupart bien indiquées. En dehors de l'énorme quantité de magasins et de marchandises, il y a quelques endroits superbes, comme ZINCIRLI Han et IC CEBECI Han , où nous buvons un café Turc tranquillement au milieu des chats et à l'écart de la foule. Nous sommes frappés par la grande propreté des ruelles, qui feraient honte à bien des rues touristiques Françaises.
Déjeuner au pied du pont de Galata à Eminonu, avec une vue étonnante sur le grouillement des ferries, des bus et des automobiles.
Ensuite, taxi jusqu'à Topkapi. Le taxi se moque de nous et fait tout le tour de Sultanahmet et nous dépose au sud de la Mosquée Bleue, à près de deux kilomètres de Topkapi, kilomètres que nous devons franchir sous une pluie battante. On prend un audioguide en Français qui n'est pas exceptionnel, mais permet quand même de mieux comprendre. Comme on est en week end, il y a beaucoup de visiteurs locaux et la visite du trésor de Topkapi et de la salle des reliques s'avère longue et un peu pénible. Comme on a déjà beaucoup marché, on ne visite pas le harem, ce sera pour une autre fois.
Très belle escale, ternie pour plusieurs passagers par le comportement de chauffeurs de taxis qui ont abusé de la situation et se sont livré à quelques arnaques.
Kusadasi/Ephèse (Turquie) :
Au débarquement, on est saisi par un centre commercial très chic, où voisinent joailliers, marchands de tapis et de vêtements, vendeurs de montres (« contrefaçons authentiques » proclame fièrement une enseigne), etc....
Nous avons choisi d'aller en excursion à Ephèse. Notre guide (anglophone, comme toutes les excursions du bateau) s'avère très cultivée et intéressante.
Nous nous arrêtons à la maison de la Vierge Marie. Petite maison dans les collines où la Vierge Marie a passé la fin de sa vie. On fait une grande queue pour un passage très court dans la maison, mais ce lieu est tellement chargé de spiritualité que cela en vaut largement la peine. A la sortie un mur des lamentations recueille les vœux des nombreux touristes de passage, devenus pèlerins.
En suite, la visite d'Ephèse est exceptionnelle. Le site est immense, avec de nombreux bâtiments partiellement reconstruits. Pour les isolés, il y a des audioguides en plusieurs langues à l'entrée. Comme la visite se fait en sens unique, il n'y a pas de bousculades comme à Pompéi et on peut s'attarder sur les endroits les plus intéressants sans problème. Il y a de nombreux points forts comme la bibliothèque, reconstruite partiellement sur trois étages
et l’amphithéâtre immense pouvant recevoir 20 000 personnes.
Cette visite de plusieurs heures est absolument inoubliable.
On finit l'après midi chez un marchand de tapis très courtois qui nous montre l'effilage des cocons de soie, le tissage à la Turque et nous présente quelques dizaines de très beaux tapis, tous exemplaires uniques (!)
Athènes :
Retour au Pirée après 15 jours d'émotions variées. Débarquement très progressif, dans le calme et retour à l'aéroport dans la cohue du lundi matin.
Pour conclure :
Très intéressante croisière, multipays (Grèce, Turquie, Georgie, Russie, Roumanie, Bulgarie), avec des escales exceptionnelles : Istanbul, Kusadasi/Ephèse
des escales très intéressantes : Sinop, Trabzon, Thessalonique, Constanta
et une escale lamentable : Sochi.
Bateau très agréable, servi par un personnel très nombreux, agréable et détendu (homogène, pratiquement 100 % de Philippins), de grands espaces communs notamment une belle bibliothèque salle de jeux, des piscines chauffées, des jacuzzis chauffés et en nombre suffisant.
Des salles de restaurant plaisantes, avec une excellente cuisine.
Des passagers Américains et Canadiens sociables et très courtois.Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou English translation pending
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute...
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
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FAT BASTARD
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(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
-
Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)
"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...
(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
-
Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
-
Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
-
Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
-
C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
-
Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.
Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
-
Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
-
Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
-
La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.
(Suite p 1 post 16)
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
-
FAT BASTARD
-
(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
-
Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...

(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
-
Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
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Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
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Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
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C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
-
Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
-
Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
-
Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
-
La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.(Suite p 1 post 16)
Déjeuner au restaurant le midi: Lirica - Sinfonia - Armonia English translation pending
Bonjour,
Cette question adressée aux passagers qui ont déjà une expérience sur ces navires depuis leur agrandissement.
Point de questions sur la qualité des menus, ou autre; mais seulement sur les conditions de vie pour ces repas : - restaurant classique, - semi buffet ; entrées desserts, - formules différentes...
Merci d' avance, si vous êtes : " bien placé pour savoir " 😉
Cordialement
Cette question adressée aux passagers qui ont déjà une expérience sur ces navires depuis leur agrandissement.
Point de questions sur la qualité des menus, ou autre; mais seulement sur les conditions de vie pour ces repas : - restaurant classique, - semi buffet ; entrées desserts, - formules différentes...
Merci d' avance, si vous êtes : " bien placé pour savoir " 😉
Cordialement
Concours Photo de novembre 2015 " Les Marchés du monde " English translation pending
Bonjour à tous,
Le thème du concours du mois de novembre 2015 sera "Les Marchés du Monde"
A ma grande surprise, ce thème n'a jamais été abordé et j'en profite pour le proposer ce mois-ci car les marchés sont un lieu de vie où j'adore me perdre pendant mes voyages.
Pas de restriction particulière pour ce thème même si j'aime que l'humain soit au coeur de la photo mais rien ne vous empêche de proposer un simple mais beau stand d'épices par exemple.
Règlement du concours
Vous avez jusqu'au vendredi 20 novembre minuit pour publier vos photos sur ce fil. Chaque membre peut proposer jusqu'à trois photos numérotées de 1 à 3 Merci de ne poster qu'une photo par message...veuillez indiquer le lieu de la prise de vue, vous pouvez aussi rajouter un commentaire à la photo postée.
Les votes débuteront le samedi 21 novembre et se clôtureront le vendredi 27 novembre minuit. Il n’est pas nécessaire d’avoir participé au concours pour voter et il va de soi que l'on ne vote pas pour sa propre photo.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son auteur aura l'immense honneur d'organiser le concours du mois de décembre. En cas d'ex-aequo, la photo ayant obtenu le plus grand nombre de premières places (soit de votes à 3 pts) l'emporte sur la suivante.
Le diaporama c'est ici
La discussion c'est ici voyageforum.com/v.f?post=7234772;live=1;
Le diaporama des précédents concours VF réalisé par Herikles c'est ici : herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Bon concours à tous
Rachid
Le thème du concours du mois de novembre 2015 sera "Les Marchés du Monde"
A ma grande surprise, ce thème n'a jamais été abordé et j'en profite pour le proposer ce mois-ci car les marchés sont un lieu de vie où j'adore me perdre pendant mes voyages.
Pas de restriction particulière pour ce thème même si j'aime que l'humain soit au coeur de la photo mais rien ne vous empêche de proposer un simple mais beau stand d'épices par exemple.
Règlement du concours
Vous avez jusqu'au vendredi 20 novembre minuit pour publier vos photos sur ce fil. Chaque membre peut proposer jusqu'à trois photos numérotées de 1 à 3 Merci de ne poster qu'une photo par message...veuillez indiquer le lieu de la prise de vue, vous pouvez aussi rajouter un commentaire à la photo postée.
Les votes débuteront le samedi 21 novembre et se clôtureront le vendredi 27 novembre minuit. Il n’est pas nécessaire d’avoir participé au concours pour voter et il va de soi que l'on ne vote pas pour sa propre photo.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son auteur aura l'immense honneur d'organiser le concours du mois de décembre. En cas d'ex-aequo, la photo ayant obtenu le plus grand nombre de premières places (soit de votes à 3 pts) l'emporte sur la suivante.
Le diaporama c'est ici
La discussion c'est ici voyageforum.com/v.f?post=7234772;live=1;
Le diaporama des précédents concours VF réalisé par Herikles c'est ici : herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Bon concours à tous
Rachid
Faire The Wave tout seul... Raisonnable? English translation pending
Bonjour à tous,
Je part aux USA en fin de semaine prochaine et comme deuis 2 ans je voyage seul, je me pose souvent cette question de la rando en solo... Ma question, est-ce que vous pensé qu'il est raisonnable de se lancer dans une rando comme "The wave" seul" ? Je compte tenter ma chance sur place mais j'avoue que l'idée de me lancer seul m'inquiète un peu...
Je part aux USA en fin de semaine prochaine et comme deuis 2 ans je voyage seul, je me pose souvent cette question de la rando en solo... Ma question, est-ce que vous pensé qu'il est raisonnable de se lancer dans une rando comme "The wave" seul" ? Je compte tenter ma chance sur place mais j'avoue que l'idée de me lancer seul m'inquiète un peu...
Échappée belle en Inde - 2012 English translation pending
"Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même, sain et sauf."(proverbe persan)
L’Inde a nourri mon imaginaire. Adolescente, j’ai lu “l’homme qui voulu être roi” de Rudyard Kipling en me forgeant l’idée que l’inde est le pays où la folie des hommes peut s’exprimer.
Premiers jours d’octobre 2012, riche d’un billet Bruxelles/Delhi, Chennaï/Bruxelles et munie du précieux visa, je doute encore de mon envie de partir. Noyée sous l’avalanche des recommandations et influencée par ces voyageurs qui ont “fait” l’Inde, je n’ai pas d’itinéraire. Je pars le mois prochain, c’est certain. Mais quelle route emprunter ? Varanasi, Darjeeling, Agra, Mysore …. Tous ces lieux m’attirent et me repoussent. Mon entourage me regarde comme une espèce rare : “tu pars seule ? tu n’as pas froid aux yeux !”
A près de cinquante ans, je ne suis pourtant pas téméraire, un peu perdue sans doute, avec pour seule envie : foutre le camp. Renouer avec ces poussées d’adrénaline qui me rappellent que je ne suis pas morte. Mon quotidien m’ennuie. Ma vie ne me captive pas et mes amours sont incertaines. Partout dans la ville, des affiches électorales défigurent les lieux publics mais la continuité annoncée des politiques stériles ne me tient pas en haleine.
Où aller ? Une seule certitude : ne rien emporter de ce qui me leste au quotidien. Réapprendre à utiliser mes cinq sens, les affuter à une réalité différente. En serais-je capable ? Ne vais-je pas prendre anticipativement un vol de retour, sidérée par cette Inde que j’appelle à découvrir ? Vais-je me cloîtrer dans une chambre d’hôtel, n’acceptant pour toute nourriture que celle qui me rappelle mon pays d’origine ? Quelques jours encore et je saurai à quoi m’en tenir ! Quelqu'un m’a dit, on ne revient jamais intact d’un voyage en Inde et c’est probablement ce qui m’y précipite. Comme une mise en abyme de moi-même…. Goûter aux silences. Ceux de l’homme que j’aime et qui me fuit, le silence des nuits blanches. Réapprendre à vivre dans une réalité décalée, plus consistante. Renouer avec le goût des choses après cette longue traversée au bout de mes certitudes… La folie, c’est ce présent : tu m’aimes mais tu me quittes et tu n’en finis pas de revenir, comme si cette trahison, cette infidélité, t’avais emporté bien plus loin que de l’autre côté du monde dont il ne faut plus quatre vingt-un jour pour faire le tour.
14 novembre 2012
Une grève générale paralyse Bruxelles. Xavier m’accompagne à l’aéroport mais la circulation nous empêche d’avancer. Après quelques moments d’anxiété, nous arriverons bien à temps.
Je viens d’embarquer. Je me suis rappelée du temps où tu étais présent dans toutes les circonstances importantes de ma vie... celui ou tu n’aurais pas manqué de me dire : que tout se passe bien ! Une prière ?, un souhait ?, une formule que tu répètes par habitude ? Le froid de novembre m’a glacée jusqu’au sang. Ton absence me crucifie. Pourtant, qui sommes-nous encore l’un pour l’autre ?
Le vol sera rythmé par la valse des plateaux repas que l’on nous sert à intervalle régulier dans le but de calmer l’angoisse ou l’impatience, c’est selon… Même pas peur. Il y a dans la fuite en avant quelque chose de jouissif, une espèce d’hyper oxygénation du cerveau qui rend euphorique. Pourvu que ça dure…. Je voyage léger. Le strict nécessaire ne pèse pas lourd dans mon sac à dos. Mon bagage est vide, ma tête est vide. J’efface l’ardoise afin de pouvoir y écrire une un nouveau début à notre histoire, ailleurs. Avec une fin heureuse cette fois. Comme dans les contes, ça commence par : « il était une fois »…
Dans une dizaine d’heures, à l’issue d’un vol interminable et d’une escale de deux heures à Abu Dhabi, je foulerai enfin le sol du sous-continent indien. A l’arrivée, rien n’est prévu. Place à l’improvisation ! Ne pas penser surtout. Mettre un pied devant l’autre. Aller de l’avant. Et dire qu’hier encore tu me disais : « sois prudente ». La prudence, elle, tu ne t’en es jamais départi.
New Delhi
4h du matin. L’aéroport est étrangement vide et les quelques personnes présentes semblent bouger au ralenti. J’hésite : vais-je sortir affronter la foule du dehors ou attendre en sécurité que le jour se lève. Finalement je me décide à sortir. Pour mon premier voyage en Inde, ce que j’ai lu à propos de New Delhi m’a convaincue d’en reporter la visite à plus tard. Je me rends au terminal des vols intérieurs direction Vârânasî. Pourtant, à cet instant précis, je me sens fatiguée et j’ai terriblement envie de stopper là. Nous sommes au milieu de la nuit. Il règne une chaleur moite. Ma méconnaissance de l’anglais et les difficultés que je pressens à me faire comprendre me nouent les tripes. J’ai les jambes qui tremblent. En fait tout mon corps tremble. Le contrecoup sans doute. Je suis seule. Je ne connais personne. Je repère une table derrière laquelle deux hommes dispensent les tickets pour la navette qui relie les deux aéroports. Ils me réclament mon passeport et mes tickets d’avion. Remarquant qu’il me reste de longues heures avant le départ de mon prochain vol, ils essaient de me dissuader de me rendre à l’aéroport des vols domestiques, prétextant le manque de confort et l’absence de sièges. Perplexe et n’ayant pas d’autre choix : impossible de rebrousser chemin ; je décide néanmoins de partir. Une fois à l’aéroport, mes craintes s’apaisent. Quelques heures à tuer. Le temps ici n’est pas un problème. Je suis à l’orée du chemin. La route se déroule devant moi. Un pas après l’autre. Il faut juste que je m’acclimate au milieu ambiant.
Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.
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Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.
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Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préf��re néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préf��re néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Arches méconnues et backpaking en Utah English translation pending
Ce carnet est la suite de nos aventures de septembre 2015 en Oregon et en Uath
première partie ici: voyageforum.com/...regon-utah-d7219644/
Après un vol très court de 1h15 vers Salt lake city on retrouve enfin de la chaleur et direction le loueur de voitures en face du terminal. Salt lake est un « petit » aéroport donc les loueurs ne sont pas dans un bâtiment loin de l’aéroport mais juste en face du terminal. Le problème est qu’il n’y a en général pas grand choix et là je ne peux même pas choisir la voiture sur le parking car on me fournit les clés au comptoir sans choix possible. Je récupère donc une Chevrolet traverse donc n’ayons pas peur des mots une voiture de merde et le pire SUV que j’ai pu avoir depuis que j’en loue. Il y a en plus sur le parking une Cherokee mais déjà attribuée que j’aurais préféré avoir même si le modèle 2014 de la cherokee, le premier de l’ère FIAT, est loin de valoir les modèles précédents en matière de franchissement. Le traverse est une AWD avec une roue galette (toujours mieux que rien). Dans la précipitation, je ne vérifie que les pneus arrière et nous ne le savons pas encore mais cela aura son importance pour le reste du voyage…. Après avoir fait les courses au Wal mart au bord de l’I15, nous arrivons à Hanksville après 4 petites heures de route où viennent également juste d’arriver Olivier et Virginie qui viennent eux de commerncer leur voyage par un backpacking dans White domes suivi d'un autre dans Boulder mail trail (lien vers leur carnet de voyage ici: http://voyageforum.com/v.f?post=7231520;page=last;#last) qu’ils ont parcouru du Boulder mail strip jusqu’à Escalante river trailhead. Après un bon diner au steak house local qui a changé de propriétaire (la dernière fois en 2013 ce n’était vraiment pas bon), il est temps de défaire les valises et préparer la voiture pour de nouvelles aventures plus sauvages dès le lendemain
Jour 12 : après un petit déjeuner copieux à la station service (inclus dans le prix de la chambre au whispering sands), nous faisons route vers le trail head de Hurst bridge, moi et lysiane dans notre voiture et Olivier et Virginie dans la leur, une jeep patriot qui est une bonne voiture mais uniquement 4x2 dans leur cas ce qui limite les escapades. D’ailleurs au bout d’à peine 1km de piste il ne pourra pas traverser un wash sablonneux et laisse sa voiture dans le wash. Avec le traverse cela passe en prenant de l’élan mais c’est juste. Nous voilà donc partis à 4 dans la voiture pour les 3 miles de pistes mais à la première difficulté, un petit wash de sable mou, la voiture s’ensable. C’est la première fois que cela m’arrive. Tout le monde descend, dégage le sable et met des pierres derrière les pneus mais rien n’y fait ce qui est un peu normal car au bout de quelques minutes je m’aperçois que je n’avais pas desserré le frein à main !!! ah ces satanés freins à main au pied…. Malheureusement même desserré, cela ne change pas grand-chose. La seule solution est donc de dégonfler les pneus. J’ai été bien inspiré d’acheter la veille un compresseur, la première fois également dans nos nombreux voyages. Avec la moitié de la pression en moins, là cela marche et j’arrive à m’extirper du wash en marche arrière. On se gare donc sur le bas côté et on fera les 2 miles de piste qui restent à pied. Si on l’avait fait dès le début on aurait évité de perdre quasiment une heure car c’est très long de regonfler les pneus avec un petit compresseur. La randonnée qui mène à Hurst Bridge n’est pas spécialement jolie et Ernies Bridge très petit.
Après environ 2h nous arrivons à Hurst Bridge qui est de bonne taille et correctement éclairé même si on est en plein midi.


Au moins on profite de l’ombre pour pique niquer car il fait assez chaud en cette première journée et cela change radicalement de l’Oregon. De retour à l’Hotel, Olivier me fait part de leur planning du lendemain pour aller explorer Happy canyon , un slot canyon très photogénique mais apparemment difficilement accessible par 16 miles de piste jusqu’à la dirty devil river. Vu les velléités de notre SUV hors piste, je décide d’annuler les 2 nuits à Green river pour aller à covert arch/la boca arch et five hole arch et de tenter de trouver un outfitter, via la patronne de l’hotel, qui nous emmène avec eux pour explorer ce slot canyon. Malheureusement, pas d’outfitter et je regrette de ne pas avoir fait un saut à Moab pour louer une jeep rubicon pour la journée du lendemain. Tant pis nous irons à Eagle canyon arch et nous anticiperons donc de 1 jour notre arrivée à Escalante
Jour 13 : Olivier et Virginie ont pas mal cogité la soirée dernière et ils ont d’une part renoncé à se taper les 16 miles de piste aller à pied pour accéder à la dirty devil river et ensuite au slot canyon (backpacking de 3 jours) et également de bypasser la piste par un sentier avec des passages vertigineux qui sont dangereux. Sage décision. En fait on va passer une nouvelle demi-journée ensemble pour aller voir Eagle canyon arch ce qui nous plait bien car ils sont très sympas et on a beaucoup de centres d’intérêt en commun, comme les voitures de sports…. Cette fois ci la piste pour accéder à Swasey cabin est facile et ne nécessite pas de 4x4 ni de high clearance donc pas de pb. La randonnée est facile, pas très longue et l’arche est impressionnante que ce soit de loin ou dessous.

De retour au trailhead , petit stop pour un pique nique à côté du pictogram de Lone warrior et il est temps que nos routes se séparent avec Oliver et Virgine. Dommage on aurait bien fait un backpaking avec eux… Arrivés à Escalante, j’ai un peu de travail pour préparer les sacs à dos pour le lendemain et être sûr de ne rien oublier pour notre premier backpacking dans Coyote Gulch : tente, réchaud, duvets, matelas, nourriture lyophilisée, pompe pour filtrer l’eau , petit matériel de camping et un minimum de boisson : ma poche camelback de 3l d’eau, 2 jus d’orange, 4 coca cola de 35cl, 2 gatorade de 60cl.
Cependant, je dois modifier le programme car impossible d’aller jusqu’à Fortymile Ridge avec cette voiture et je n’ai pas envie de payer 300$ pour un shuttle . Tant pis, nous partirons de Hurricane wash, le chemin le plus court et irons jusqu’à la jonction avec la rivière Escalante, enfin c’est ce que l’on croit à ce moment-là….
Jour 14 : lever tôt ce matin car l’objectif est de démarrer au plus tard du trailhead à 9h, ce qui laissera 10h30 jusqu’au coucher de soleil donc largement assez de temps en théorie…. Les 37 miles de piste sont rapidement avalés et on démarre sur le coup de 8h30 donc en avance sur le timing. Nous ne sommes pas habitués à porter des sacs aussi lourds donc avant de partir nous avions fait quelques randonnées en configuration cible !!!. 1h15 après le départ, nous apercevons un homme seul d’environ 70ans qui lève les bras au ciel en nous voyant. Après quelques paroles, pas difficile de voir qu’il est français. Il nous raconte qu’il est savoyard, perdu depuis 2 jours et qu’il tourne en rond, réserve d’eau quasiment à sec (il lui reste 20cl) et pas de nourriture car il n’a que du lyophilisé. De plus son GPS est dans sa voiture et il m’explique qu’il espérait acheter la cartographie pour le GPS à Escalante !!! visiblement il n’y avait jamais mis les pieds… Je lui dis qu’au moins il aurait pu enregistrer le waypoint de sa voiture et aurait pu suivre le cap. Nous voyons qu’il n’est pas trop mal en point donc nous lui donnons un reste de bouteille de Gatorade, des pastilles isostar et lui expliquons le chemin tout en ne comprenant pas comment il est possible de se perdre sur ce chemin ou il y a fréquemment des cairns. Nous n’avons pas vu de voiture sur le parking le lendemain donc il a du s’en sortir sans problème…. Au bout d’environ 2h30, nous voyons la première source d’eau qui est à peu près claire. Nous ne le savons pas mais ce sera la seule qui ne soit pas extrêmement boueuse. Nous testons donc la pompe filtrante qui marche très bien et je remplis la gourde pour le déjeuner que nous prendrons au pied de Jacob Hamblin arch.



J’avais prévu un plat lyophilisé chacun par repas mais force est de constater que c’est trop car on est blindé. Ce n’est pas le tout mais on a encore pas mal de chemin à faire. Deuxième étape, Coyote Bridge où en route nous faisons un stop devant des petites cascades où je décide de remplir ma poche d’eau.



C’est là que les problèmes commencent car je ne comprends pas : la pompe ne pompe quasiment plus. Est-ce l’eau qui est trop chargée en sable car la cartouche filtrante se bouche très rapidement ? Les joints qui ne sont plus bien étanches et donc problème de dépression ? Toujours est-il que ce n’est pas rassurant et nous passons près de 45 minutes à pomper à peine un litre d’eau. Après coyote Bridge,

nous reprenons notre marche vers Cliff arch et nous perdons un peu de temps à vouloir prendre au plus court, ce qui est une mauvaise idée car il y a un passage plein de sables mouvants donc infranchissable et qui nécessite de revenir sur ses pas pour contourner par un chemin qui grimpe pour redescendre ensuite. La vue distante de Cliff arch n’est pas top

et je suppose qu’il faut aller en face pour accéder en dessous mais la végétation à l’air très dense et il est déjà tard car nous avons perdus du temps donc on continue notre chemin pour arriver à la cascade à laquelle nous nous étions arrêtés en 2007 en venant de Crack in the wall. Elle est moins photogénique car l’eau est trop boueuse.

C’est le moment de faire un ravitaillement d’eau pour la fin de la journée et là à nouveau nous perdons un temps fou pour essayer de pomper quelques centilitres. Rien à faire, j’ai beau démonter chaque pièce de la pompe, il n’y a quasiment pas de dépression dedans. On décide quand même de continuer en espérant que l’eau dans la rivière escalante sera plus claire mais peu après nous arrivons devant un passage assez raide et glissant. Je manque de tomber en essayant de descendre et je suis obligé de remettre mes chaussures de randonnées (nous marchions avec des chaussures prévues pour la marche en rivière) et de me faire tirer avec une corde par lysiane pour remonter. De plus le soleil se couche dans 1h30 et la fatigue se fait sentir avec toute l’énergie passée à pomper de l’eau dans le vide. On ne prendra pas de risque car pas question de risquer de se fouler une cheville donc tant pis nous n’irons pas jusqu’à la rivière escalante. En 2007 nous étions montés sur cette pente lisse mais un tronc d’arbre était présent… nous avions repéré un emplacement idéal sous une grande alcove à 15min de marche donc ce sera notre camp pour la nuit.

A 100m du camp, il y a une petite source d’eau toujours très boueuse donc je pense qu’il n’y aura pas de problème pour faire le plein d’eau mais encore une fois, grosse désillusion : je vais passer plus d’une demie heure à récupérer à peine 25cl juste de quoi manger car même si j’ai encore environ 2l dans le camelback, c’est de l’eau mélangée avec de la menthe donc pas terrible pour manger. Il faut se rendre à l’évidence, il va falloir gérer notre stock de liquide pour le lendemain car il nous reste 4l en tout pour le diner, la nuit et la journée du lendemain. Au pire, je sais qu’on pourra accéder à la seule source d’eau claire à une douzaine de kilomètre et que je pourrais la faire bouillir pour la boire mais nous nous endormons avec un sentiment d’inachevé et pas tellement rassurés pour le lendemain car il fait environ 35° en journée. C’est dans ces moments-là que l’on prend conscience de l’importante vitale de l’eau. Lysiane est quelque peu dépitée pour sa première expérience de Backpaking et m’indique que ce sera probablement notre unique expérience du genre...
jour 15: ...Heureusement, elle passe une excellente nuit sur notre tente Big agnes et elle a le moral ce matin et est décidée à avancer au maximum à la fraiche. Après un petit déjeuner rapide, nous remballons le camp et nous mettons en route. La progression sera plus facile que la veille (on ne refait pas les même erreurs deux fois)





mais arrivés à la source d’eau claire, la pompe ne marchera qu’une fois de quoi pomper 1 litre et nous remplissons les bouteilles vides d’eau non filtrée pour s’asperger sur le chemin et en faire bouillir au cas où nous n’aurions finalement assez d’eau sans trop se rationner. Arrivés à la voiture, nous sommes quand même contents de cette première expérience et c’est légers (au sens propre comme au figuré) qu’on reprend la piste. Le répit est de courte durée car le témoin de pneu crevé s’allume et effectivement le capteur m’indique environ la moitié de la pression : le pneu avant gauche a un gros boulot d’enfoncé dans la bande de roulement et je m’aperçois d’ailleurs à cette occasion que cette voiture n’aurait jamais dû être proposée à la location car les deux pneus avant sont usés au-delà du témoin donc quasiment plus de sculpture. Je décide de ne pas enlever le boulon et de regonfler le pneu car celui-ci a l’air enfoncé profondément. Une fois que c’est fait, je croise les doigts et ai les yeux rivés sur le capteur de pression au tableau de bord guettant la moindre chute. Par chance, bien que je roule vite, la pression ne chute à nouveau qu’à un mile de la fin de la route. Je me gare donc sur le bas côté pour retirer le boulon dans le pneu et mettre une mèche en caoutchouc pour colmater et regonfler le pneu. Il est samedi et 17H passé donc j’espère que le garage à Escalante est ouvert pour réparer à minima le pneu mais en arrivant devant, c’est fermé. La caissière à la station service me dit que le garage est censé être ouvert mais le mécano n’est pas venu le matin et personne dans la station n’a la clé pour l’ouvrir et m’aider. Je retourne à l’Hotel (Prospector INN) et je raconte mes mésaventures au patron qui me propose d’amener la voiture dans son garage derrière l’hôtel et mettre une mêche plus robuste. C’est très sympa à lui. La réparation devrait permettre de faire réparer le pneu dès le lendemain mais problème : il est peu probable que je trouve un garage ouvert le dimanche. Je pense bien au grand garage en face du Ruby’s INN sur la route de Bryce mais après vérification il est fermé le dimanche donc il va falloir que je trouve une autre solution car je ne m’engagerai pas sur la Cottonwood road le lendemain avec un pneu dans cet état. ..
première partie ici: voyageforum.com/...regon-utah-d7219644/
Après un vol très court de 1h15 vers Salt lake city on retrouve enfin de la chaleur et direction le loueur de voitures en face du terminal. Salt lake est un « petit » aéroport donc les loueurs ne sont pas dans un bâtiment loin de l’aéroport mais juste en face du terminal. Le problème est qu’il n’y a en général pas grand choix et là je ne peux même pas choisir la voiture sur le parking car on me fournit les clés au comptoir sans choix possible. Je récupère donc une Chevrolet traverse donc n’ayons pas peur des mots une voiture de merde et le pire SUV que j’ai pu avoir depuis que j’en loue. Il y a en plus sur le parking une Cherokee mais déjà attribuée que j’aurais préféré avoir même si le modèle 2014 de la cherokee, le premier de l’ère FIAT, est loin de valoir les modèles précédents en matière de franchissement. Le traverse est une AWD avec une roue galette (toujours mieux que rien). Dans la précipitation, je ne vérifie que les pneus arrière et nous ne le savons pas encore mais cela aura son importance pour le reste du voyage…. Après avoir fait les courses au Wal mart au bord de l’I15, nous arrivons à Hanksville après 4 petites heures de route où viennent également juste d’arriver Olivier et Virginie qui viennent eux de commerncer leur voyage par un backpacking dans White domes suivi d'un autre dans Boulder mail trail (lien vers leur carnet de voyage ici: http://voyageforum.com/v.f?post=7231520;page=last;#last) qu’ils ont parcouru du Boulder mail strip jusqu’à Escalante river trailhead. Après un bon diner au steak house local qui a changé de propriétaire (la dernière fois en 2013 ce n’était vraiment pas bon), il est temps de défaire les valises et préparer la voiture pour de nouvelles aventures plus sauvages dès le lendemain
Jour 12 : après un petit déjeuner copieux à la station service (inclus dans le prix de la chambre au whispering sands), nous faisons route vers le trail head de Hurst bridge, moi et lysiane dans notre voiture et Olivier et Virginie dans la leur, une jeep patriot qui est une bonne voiture mais uniquement 4x2 dans leur cas ce qui limite les escapades. D’ailleurs au bout d’à peine 1km de piste il ne pourra pas traverser un wash sablonneux et laisse sa voiture dans le wash. Avec le traverse cela passe en prenant de l’élan mais c’est juste. Nous voilà donc partis à 4 dans la voiture pour les 3 miles de pistes mais à la première difficulté, un petit wash de sable mou, la voiture s’ensable. C’est la première fois que cela m’arrive. Tout le monde descend, dégage le sable et met des pierres derrière les pneus mais rien n’y fait ce qui est un peu normal car au bout de quelques minutes je m’aperçois que je n’avais pas desserré le frein à main !!! ah ces satanés freins à main au pied…. Malheureusement même desserré, cela ne change pas grand-chose. La seule solution est donc de dégonfler les pneus. J’ai été bien inspiré d’acheter la veille un compresseur, la première fois également dans nos nombreux voyages. Avec la moitié de la pression en moins, là cela marche et j’arrive à m’extirper du wash en marche arrière. On se gare donc sur le bas côté et on fera les 2 miles de piste qui restent à pied. Si on l’avait fait dès le début on aurait évité de perdre quasiment une heure car c’est très long de regonfler les pneus avec un petit compresseur. La randonnée qui mène à Hurst Bridge n’est pas spécialement jolie et Ernies Bridge très petit.
Après environ 2h nous arrivons à Hurst Bridge qui est de bonne taille et correctement éclairé même si on est en plein midi.

Au moins on profite de l’ombre pour pique niquer car il fait assez chaud en cette première journée et cela change radicalement de l’Oregon. De retour à l’Hotel, Olivier me fait part de leur planning du lendemain pour aller explorer Happy canyon , un slot canyon très photogénique mais apparemment difficilement accessible par 16 miles de piste jusqu’à la dirty devil river. Vu les velléités de notre SUV hors piste, je décide d’annuler les 2 nuits à Green river pour aller à covert arch/la boca arch et five hole arch et de tenter de trouver un outfitter, via la patronne de l’hotel, qui nous emmène avec eux pour explorer ce slot canyon. Malheureusement, pas d’outfitter et je regrette de ne pas avoir fait un saut à Moab pour louer une jeep rubicon pour la journée du lendemain. Tant pis nous irons à Eagle canyon arch et nous anticiperons donc de 1 jour notre arrivée à Escalante
Jour 13 : Olivier et Virginie ont pas mal cogité la soirée dernière et ils ont d’une part renoncé à se taper les 16 miles de piste aller à pied pour accéder à la dirty devil river et ensuite au slot canyon (backpacking de 3 jours) et également de bypasser la piste par un sentier avec des passages vertigineux qui sont dangereux. Sage décision. En fait on va passer une nouvelle demi-journée ensemble pour aller voir Eagle canyon arch ce qui nous plait bien car ils sont très sympas et on a beaucoup de centres d’intérêt en commun, comme les voitures de sports…. Cette fois ci la piste pour accéder à Swasey cabin est facile et ne nécessite pas de 4x4 ni de high clearance donc pas de pb. La randonnée est facile, pas très longue et l’arche est impressionnante que ce soit de loin ou dessous.

De retour au trailhead , petit stop pour un pique nique à côté du pictogram de Lone warrior et il est temps que nos routes se séparent avec Oliver et Virgine. Dommage on aurait bien fait un backpaking avec eux… Arrivés à Escalante, j’ai un peu de travail pour préparer les sacs à dos pour le lendemain et être sûr de ne rien oublier pour notre premier backpacking dans Coyote Gulch : tente, réchaud, duvets, matelas, nourriture lyophilisée, pompe pour filtrer l’eau , petit matériel de camping et un minimum de boisson : ma poche camelback de 3l d’eau, 2 jus d’orange, 4 coca cola de 35cl, 2 gatorade de 60cl.
Cependant, je dois modifier le programme car impossible d’aller jusqu’à Fortymile Ridge avec cette voiture et je n’ai pas envie de payer 300$ pour un shuttle . Tant pis, nous partirons de Hurricane wash, le chemin le plus court et irons jusqu’à la jonction avec la rivière Escalante, enfin c’est ce que l’on croit à ce moment-là….Jour 14 : lever tôt ce matin car l’objectif est de démarrer au plus tard du trailhead à 9h, ce qui laissera 10h30 jusqu’au coucher de soleil donc largement assez de temps en théorie…. Les 37 miles de piste sont rapidement avalés et on démarre sur le coup de 8h30 donc en avance sur le timing. Nous ne sommes pas habitués à porter des sacs aussi lourds donc avant de partir nous avions fait quelques randonnées en configuration cible !!!. 1h15 après le départ, nous apercevons un homme seul d’environ 70ans qui lève les bras au ciel en nous voyant. Après quelques paroles, pas difficile de voir qu’il est français. Il nous raconte qu’il est savoyard, perdu depuis 2 jours et qu’il tourne en rond, réserve d’eau quasiment à sec (il lui reste 20cl) et pas de nourriture car il n’a que du lyophilisé. De plus son GPS est dans sa voiture et il m’explique qu’il espérait acheter la cartographie pour le GPS à Escalante !!! visiblement il n’y avait jamais mis les pieds… Je lui dis qu’au moins il aurait pu enregistrer le waypoint de sa voiture et aurait pu suivre le cap. Nous voyons qu’il n’est pas trop mal en point donc nous lui donnons un reste de bouteille de Gatorade, des pastilles isostar et lui expliquons le chemin tout en ne comprenant pas comment il est possible de se perdre sur ce chemin ou il y a fréquemment des cairns. Nous n’avons pas vu de voiture sur le parking le lendemain donc il a du s’en sortir sans problème…. Au bout d’environ 2h30, nous voyons la première source d’eau qui est à peu près claire. Nous ne le savons pas mais ce sera la seule qui ne soit pas extrêmement boueuse. Nous testons donc la pompe filtrante qui marche très bien et je remplis la gourde pour le déjeuner que nous prendrons au pied de Jacob Hamblin arch.



J’avais prévu un plat lyophilisé chacun par repas mais force est de constater que c’est trop car on est blindé. Ce n’est pas le tout mais on a encore pas mal de chemin à faire. Deuxième étape, Coyote Bridge où en route nous faisons un stop devant des petites cascades où je décide de remplir ma poche d’eau.



C’est là que les problèmes commencent car je ne comprends pas : la pompe ne pompe quasiment plus. Est-ce l’eau qui est trop chargée en sable car la cartouche filtrante se bouche très rapidement ? Les joints qui ne sont plus bien étanches et donc problème de dépression ? Toujours est-il que ce n’est pas rassurant et nous passons près de 45 minutes à pomper à peine un litre d’eau. Après coyote Bridge,

nous reprenons notre marche vers Cliff arch et nous perdons un peu de temps à vouloir prendre au plus court, ce qui est une mauvaise idée car il y a un passage plein de sables mouvants donc infranchissable et qui nécessite de revenir sur ses pas pour contourner par un chemin qui grimpe pour redescendre ensuite. La vue distante de Cliff arch n’est pas top

et je suppose qu’il faut aller en face pour accéder en dessous mais la végétation à l’air très dense et il est déjà tard car nous avons perdus du temps donc on continue notre chemin pour arriver à la cascade à laquelle nous nous étions arrêtés en 2007 en venant de Crack in the wall. Elle est moins photogénique car l’eau est trop boueuse.

C’est le moment de faire un ravitaillement d’eau pour la fin de la journée et là à nouveau nous perdons un temps fou pour essayer de pomper quelques centilitres. Rien à faire, j’ai beau démonter chaque pièce de la pompe, il n’y a quasiment pas de dépression dedans. On décide quand même de continuer en espérant que l’eau dans la rivière escalante sera plus claire mais peu après nous arrivons devant un passage assez raide et glissant. Je manque de tomber en essayant de descendre et je suis obligé de remettre mes chaussures de randonnées (nous marchions avec des chaussures prévues pour la marche en rivière) et de me faire tirer avec une corde par lysiane pour remonter. De plus le soleil se couche dans 1h30 et la fatigue se fait sentir avec toute l’énergie passée à pomper de l’eau dans le vide. On ne prendra pas de risque car pas question de risquer de se fouler une cheville donc tant pis nous n’irons pas jusqu’à la rivière escalante. En 2007 nous étions montés sur cette pente lisse mais un tronc d’arbre était présent… nous avions repéré un emplacement idéal sous une grande alcove à 15min de marche donc ce sera notre camp pour la nuit.

A 100m du camp, il y a une petite source d’eau toujours très boueuse donc je pense qu’il n’y aura pas de problème pour faire le plein d’eau mais encore une fois, grosse désillusion : je vais passer plus d’une demie heure à récupérer à peine 25cl juste de quoi manger car même si j’ai encore environ 2l dans le camelback, c’est de l’eau mélangée avec de la menthe donc pas terrible pour manger. Il faut se rendre à l’évidence, il va falloir gérer notre stock de liquide pour le lendemain car il nous reste 4l en tout pour le diner, la nuit et la journée du lendemain. Au pire, je sais qu’on pourra accéder à la seule source d’eau claire à une douzaine de kilomètre et que je pourrais la faire bouillir pour la boire mais nous nous endormons avec un sentiment d’inachevé et pas tellement rassurés pour le lendemain car il fait environ 35° en journée. C’est dans ces moments-là que l’on prend conscience de l’importante vitale de l’eau. Lysiane est quelque peu dépitée pour sa première expérience de Backpaking et m’indique que ce sera probablement notre unique expérience du genre...
jour 15: ...Heureusement, elle passe une excellente nuit sur notre tente Big agnes et elle a le moral ce matin et est décidée à avancer au maximum à la fraiche. Après un petit déjeuner rapide, nous remballons le camp et nous mettons en route. La progression sera plus facile que la veille (on ne refait pas les même erreurs deux fois)





mais arrivés à la source d’eau claire, la pompe ne marchera qu’une fois de quoi pomper 1 litre et nous remplissons les bouteilles vides d’eau non filtrée pour s’asperger sur le chemin et en faire bouillir au cas où nous n’aurions finalement assez d’eau sans trop se rationner. Arrivés à la voiture, nous sommes quand même contents de cette première expérience et c’est légers (au sens propre comme au figuré) qu’on reprend la piste. Le répit est de courte durée car le témoin de pneu crevé s’allume et effectivement le capteur m’indique environ la moitié de la pression : le pneu avant gauche a un gros boulot d’enfoncé dans la bande de roulement et je m’aperçois d’ailleurs à cette occasion que cette voiture n’aurait jamais dû être proposée à la location car les deux pneus avant sont usés au-delà du témoin donc quasiment plus de sculpture. Je décide de ne pas enlever le boulon et de regonfler le pneu car celui-ci a l’air enfoncé profondément. Une fois que c’est fait, je croise les doigts et ai les yeux rivés sur le capteur de pression au tableau de bord guettant la moindre chute. Par chance, bien que je roule vite, la pression ne chute à nouveau qu’à un mile de la fin de la route. Je me gare donc sur le bas côté pour retirer le boulon dans le pneu et mettre une mèche en caoutchouc pour colmater et regonfler le pneu. Il est samedi et 17H passé donc j’espère que le garage à Escalante est ouvert pour réparer à minima le pneu mais en arrivant devant, c’est fermé. La caissière à la station service me dit que le garage est censé être ouvert mais le mécano n’est pas venu le matin et personne dans la station n’a la clé pour l’ouvrir et m’aider. Je retourne à l’Hotel (Prospector INN) et je raconte mes mésaventures au patron qui me propose d’amener la voiture dans son garage derrière l’hôtel et mettre une mêche plus robuste. C’est très sympa à lui. La réparation devrait permettre de faire réparer le pneu dès le lendemain mais problème : il est peu probable que je trouve un garage ouvert le dimanche. Je pense bien au grand garage en face du Ruby’s INN sur la route de Bryce mais après vérification il est fermé le dimanche donc il va falloir que je trouve une autre solution car je ne m’engagerai pas sur la Cottonwood road le lendemain avec un pneu dans cet état. ..
Namibie/Bostwana: Utiliser un tour-opérateur, un inconvénient mal connu English translation pending
Dans le cadre d'un voyage Namibie / Bostwana je suis passé par un TO pour les reservations des logements.
A priori la formule est appreciable : au lieu de s'adresser un par un aux camping/lodges , on fourni la liste au TO qui se charge des reservations et on a qu'un seul contact à gerer (et cela sans forcement payer plus cher) .
On paye le TO en globalité au lieu de x paiements .
Sauf que si problème on est face à une grosse somme d'argent en jeu et une position compliqué : tout le voyage est entre les mains du TO !!!
C'est ce que je rencontre : pour beneficier d'une reduction de 3% j'ai payé via un transfert banquaire . 4 semaines apres : le TO me dit qu'il n'a pas reçu l'argent alors que mon compte a bien été débité depuis longtemps . La banque (CA) ne sait pas où est l'argent : c'est compliqué voyez vous me dit elle , le TO est en Namidie et sa banque à l'Ile Maurice ..., en plus on est pas en Europe , c'est compliqué ...
Je ne sais pas comment ca va finir mais j'en retiens 2 choses : - le paiement en CB est bien plus securisant , surtout avec un pays d'AFrique Australe - Passer par un TO , c'est mettre tous ses oeufs dans un meme panier
Est ce que les services de transferts en ligne comme XE.com ne sont pas preferables aux banques ? le change est bien meilleur que le celui de ma banque , et à les lire , le transfert semble bien plus rapide (ma banque(CA) annonce 10 jours pour un transfert en Afrique)
On paye le TO en globalité au lieu de x paiements .
Sauf que si problème on est face à une grosse somme d'argent en jeu et une position compliqué : tout le voyage est entre les mains du TO !!!
C'est ce que je rencontre : pour beneficier d'une reduction de 3% j'ai payé via un transfert banquaire . 4 semaines apres : le TO me dit qu'il n'a pas reçu l'argent alors que mon compte a bien été débité depuis longtemps . La banque (CA) ne sait pas où est l'argent : c'est compliqué voyez vous me dit elle , le TO est en Namidie et sa banque à l'Ile Maurice ..., en plus on est pas en Europe , c'est compliqué ...
Je ne sais pas comment ca va finir mais j'en retiens 2 choses : - le paiement en CB est bien plus securisant , surtout avec un pays d'AFrique Australe - Passer par un TO , c'est mettre tous ses oeufs dans un meme panier
Est ce que les services de transferts en ligne comme XE.com ne sont pas preferables aux banques ? le change est bien meilleur que le celui de ma banque , et à les lire , le transfert semble bien plus rapide (ma banque(CA) annonce 10 jours pour un transfert en Afrique)
La face cachée de Ryanair révélée par une ex-hôtesse English translation pending
Au moment ou des discussions sur VF s'enflamment à propos d' Air France , au meme moment
le supplément du Parisien Libéré ainsi que le magazine hebdomadaire Marianne parus la semaine dernière annoncent la sortie en librairie d’un livre sur Ryanair pour le 14 octobre : « Bienvenue à bord » de Sofia Lichani , Les Arènes ,288p. 18 euros
Chacun consacre un article avec des passages édifiants sur les conditions de travail imposées cette compagnie low cost vis-à-vis de son personnel navigant commercial. ( Entretien d’ embauche en 5 mns , formation au frais du personnel , logement en auberge de jeunesse , contrat irlandais avec Crewlink sorte de boite d’interim , heures d’astreinte non payées , etc… )
Autant dire que Ryanair n’en sort pas grandi , il y a de quoi etre révolté de voir comment est traité le personnel . Et egalement s'inquieter sur son niveau de formation et l'etat de fatigue de personnes
en charge d' assurer votre sécurité.
Comment nos gouvernements et la commission européenne peuvent ils tolerer
de tels agissements de la part de cette compagnie ? C'est à vous degouter .
le supplément du Parisien Libéré ainsi que le magazine hebdomadaire Marianne parus la semaine dernière annoncent la sortie en librairie d’un livre sur Ryanair pour le 14 octobre : « Bienvenue à bord » de Sofia Lichani , Les Arènes ,288p. 18 euros
Chacun consacre un article avec des passages édifiants sur les conditions de travail imposées cette compagnie low cost vis-à-vis de son personnel navigant commercial. ( Entretien d’ embauche en 5 mns , formation au frais du personnel , logement en auberge de jeunesse , contrat irlandais avec Crewlink sorte de boite d’interim , heures d’astreinte non payées , etc… )
Autant dire que Ryanair n’en sort pas grandi , il y a de quoi etre révolté de voir comment est traité le personnel . Et egalement s'inquieter sur son niveau de formation et l'etat de fatigue de personnes
en charge d' assurer votre sécurité.
Comment nos gouvernements et la commission européenne peuvent ils tolerer
de tels agissements de la part de cette compagnie ? C'est à vous degouter .
Le sud du Laos: Vientiane, les Bolovens et les 4000 îles English translation pending
Je me décide enfin à poster ces notes de mon périple de 3 semaines en moto effectué en février.
Disons tout de suite que je suis revenu quelque peu déçu, comme vous allez vous en rendre compte, sans mentionner que la vie est beaucoup plus chère qu’au Vietnam (à ceux qui pensent que c’est normal car tout est importé, je réponds que l’excellente bière locale Lao et le café local, un des meilleurs du monde, sont également plus chers). Grand détail peu plaisant : gros problème de drogue chez les jeunes, donc de plus en plus de vols et tous les loueurs de motos insistent à ce que vous mettiez une chaine (qu’ils vous donnent) le jour et ne jamais laisser la moto dans la rue la nuit, chaine ou pas, et de ne jamais laisser un sac sur la moto, ce qui est très ennuyeux quand vous voulez visiter quelque chose en chemin ; il faut trimballer les bagages avec soi. VIENTIANE J’y ai passé une semaine je ne sais pas trop pourquoi. C’est sympa mais sans plus ; il y a ce qui est appelé « Le Centre », avec 3 grandes rues est-ouest, Fa Ngum au bord du Mékong (enfin, pas tout à fait au bord car grande esplanade du coté fleuve et développements immobiliers en veux-tu en voilà ; bref les bords du Mékong sont vraiment moches), Setthatirat, et Samsenthai, et un tas de petites rues nord-sud. Pas grand-chose de transcendant à visiter : wat wat wat wat wat ! Attendez-vous à vous perdre le 1er jour vu que les panneaux de rue sont aux abonnés absents sauf pour les rues du « Centre », où il y a tout de même du rarement vu, des rues sans nom même quand il y a dedans de bons hôtels et restaux ; quant aux plans de Vientiane, pas de noms de petites rues non plus ! Une adresse « normale » à Vientiane est « derrière le Wat Im Peng » ; comme il y a plusieurs rues derrière ….
Tout cela se visite facilement en vélo. Excellents engins (normaux et VTT) au Lao Bike sur Setthathirath juste en face du wat Ong Teu. Plusieurs loueurs de motos dans le même coin.
Côté hôtels, il n’y a que l’embarras du choix, du 1 au 4 étoiles ; avec mon grand nez, j’en ai trouvé un extra, la Villa Sisavad, 117/12 Ban Sisavad. Un vrai miracle ! Dans une petite rue tranquille, on entre dans une grande cour avec, au fond, un bâtiment en rez-de-chaussée de 10 chambres, à gauche, un petit bâtiment neuf d’un étage de 7 chambres, et surtout, incroyable mais vrai pour le prix, à droite, une grande piscine avec tables au soleil ou sous toit de chaume en terrasse. Quand on ajoute l’accueil chaleureux de Mme Khéo, la belle patronne lao, en plus adorable et francophone, on ne se demande plus pourquoi faire une réservation à l’avance est indispensable. A 500 m sur la gauche, marché avec petites gargotes et, à 10 mn à pied, un excellent restaurant thaï au patron hilare, le Khua Thai, où l’on mange mieux pour pas un rond que dans beaucoup de restaurants connus de Bankgok. Un peu excentré (15 mn de moto du Centre), mais, avec la piscine, on ne peut pas trouver mieux pour le prix dans tout Vientiane.
Sinon, en très bien pas cher dans le Centre, le Mali Namphu, très prisé à cause de son grand patio, et la petite Heuan Lao GH (avec les innombrables chats et chiens de M. Somboune, le patron artiste-peintre francophone), sont mes préférés ; en 3 étoiles, définitivement la belle Villa Manoly, avec son grand jardin et large piscine, au grand calme « sur le côté du wat Phyavat » (petite rue en terre sur le côté droit du wat) et le Sala Impeng, petits bungalows très chouettes dans un grand jardin (mais pas de piscine) ; en 4, l’Ansara, mais ce ne sont pas les mêmes prix, et le Green Park, impec mais vraiment excentré !
Evidemment, les restaux pullulent. Je me suis régalé 2 fois au célèbre Chokdee, ouvert par un belge super-sympa ; je vous recommande les moules à la moutarde ; attention : il a une sacrée collection de bières belges dont une délicieuse Blanche à la pression et Blanche de Namur en bouteille, mais les prix… 8$ pour une petite pression ; je n’ai pas fait attention et ai vidé mon porte-monnaie dans la soirée ! 2 excellents diners au Provençal (a déménagé au au coin nord-est de Manthattourhat et Setthatirat ; si vous avez faim, ses pizzas font 37 cm de diamètre) et un autre diner à une belle trouvaille, le Xang Khoo au coin de la fontaine de Nam Phu, que le très sympathique et cultivé jeune français Arnaud a repris lorsque c’était une crêperie réputée comme la meilleure du Laos (100% sarrasin, une grande rareté en Asie du Sud-est – Essayer la crêpe Normandie aux pommes caramélisées et calva !) ; il a ajouté sur le menu des plats laotiens traditionnels (excellents Lap) ainsi qu’occidentaux, des spaghettis au filet mignon. Le tout dans une belle salle au carrelage rouge et grosses poutres en bois au plafond, avec large terrasse, et à des prix si doux (pour Vientiane) qu’on croit rêver. Voilà une excellente petite adresse pour se régaler et passer une bonne soirée à bavarder avec vos voisins de table ou au bar avec Arnaud.
Pour déjeuner, facile pour moi de choisir : tous les midis à la terrasse du Banneton, célèbre boulangerie-pâtisserie-salon de thé français ; des tartelettes divines (mais ils ont aussi un tas de salades etc.) + un ou 2 verres de Chardonnay blanc bien frais ont fait l’affaire à chaque coup !
Pas grand-chose dans les alentours de Vientiane, qui sont en plaine, à part un endroit étonnamment farfelu, le Wat Xien Khuan (Buddha Park), à 24 km au sud de la ville en longeant le Mékong (route de Thadeua); imaginez un immense terrain où un riche lao, Luang Pu, qui rêvait de fusionner le bouddhisme et l’hindouisme, a érigé plus de 200 statues en béton armé, dont certaines sont vraiment très chouettes (et le Buddha couché gigantesque) ; on y passe un après-midi dans un vrai Disneyworld lao.
Pour les billets d’avion, le bureau de Lao Airlines dans le Centre est fermé (bureau à l’aéroport seulement) ; heureusement, en face, il y a une excellente agence gérée par un hindou parlant un anglais impec, la Lao Passenger Service Co, en bas de la rue Phangkam presqu’au coin de Fa Ngum ; il m’a eu un billet Vientiane-Pakse pour moins cher que ce m’avait annoncé Lao Air au téléphone ; il fait aussi tous les billets de bus.
Horaires de certains bus (à revérifier sur place)
Vientiane-Siem Reap (35 h de bus !) : 19h 420 000 K ; Vientiane-Phnom Penh (32 h) : 19h 300 000 K ; Vientiane-Hanoi (22 h) : 22h 230 000 K ; Vientiane-Danang (24 h) : 17h 230 000 K ; Vientiane-Hue (35 h) : 19h 420 000 K Vientiane-Bangkok : le mieux est le bus de 7h30 pour Non Khai + train NK-Bangkok (départ 10h50, arrive 17h40 (260 à 400 000 K). PAKSE ET LE PLATEAU DES BOLAVENS
Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les français appellent ça les Bolovens alors que c’est les Bolavens, merci (ça veut dire « la région des Lavens », une vieille tribu). PAKSE
Une ville qui roupille, mais bourré de Routards en transit entre le Laos et le Cambodge. Les rues marchent avec des numéros mais comme il n’y a aucun panneau, on se débrouille (il parait que les panneaux sont prévus…depuis des années ; heureusement que son centre n’est pas grand). Un tas de petits hôtels dont le très connu Sabaidy 2, rue 20, un grand bazar pour toutes les bourses allant du dortoir sombre SdB commune à des vraies chambres avec terrasse ou balcon ; très connu donc résa à l’avance conseillée ; mon préféré : le Sala Champa, plus cher mais avec 2 grandes terrasses dont une avec un bar et surtout un restaurant que je considère comme le meilleur de Pakse (essayer le divin poisson à la vapeur à la citronnelle + la bière Lao Gold, un délice pas très facile à trouver) ; en encore plus cher, la belle Résidence Sisouk, gérée par les très très classe et francophone Mme Sisouk de la richissime famille lao première producteur de café du pays, de ces grandes familles francophones qu’on rencontrent ici et là dans le vaste monde, dans lesquelles règnent la classe et la culture –et une français parfait, ça change des normes modernes en la matière ! Délicieuses pâtisseries et évidemment, une dégustation de cafés extraordinaires. Mêmes prix au Pakse Hotel, géré par des français et célèbre pour son bar-restaurant en terrasse sur le toit (très belle vue !).
Un tas de restaux, du Dao Lin et Sabaidee au coin de la rue 20 et de la 13, à un restau hindou correct (Hassan) et un petit sympa pas cher, le Lao Restaurant & Bar, où on se régale de cuisine lao pour peu de kips, les 2 également sur la rue 20. Vous pouvez vous régaler de poissons grillés aux terrasses des innombrables gargotes au bord du Mékong.
Pakse est le fief du célèbre Yves, un belge marié à une laotienne, Mme Noy de l’agence de voyage Miss Noy, et qui se met à genoux pour aider les touristes ; il est incroyable, le vrai Office du Tourisme de la région, avec cartes, conseils infinis et, à 18h, une véritable conférence sur la terrasse autour d’une grande table autour de laquelle s’entassent un tas de jeunes qui l’écoutent religieusement… et ça tous les jours de la semaine. Location de vélos et motos et café Internet avec des ordis qui, oh miracle, marchent impec. Il est tellement populaire qu’il faut en haute saison réserver une moto 2-3 jours à l’avance (mais s’il n’en a plus - et il en a 40 - il se débrouille pour vous en trouver une). LE PLATEAU DES BOLAVENS
Décidément, les plateaux, c’est pas mon truc : plat…eaux ! Il y a bien des hauts sommets au milieu, mais accessibles uniquement en trekking. On fait le tour des chutes en petite boucle Pakse-Tad Lo-Thateng-Pakson-Pakse, ou en grande en allant de Tad Lo à Sekong, puis plein sud pour rejoindre la route de Paksong-Pakse. En commençant par le nord, chute de Phu Xam, OK (intéressant village-musée de minorités locales à droite du parking, et restau en terrasse au-dessus des petites chutes) ; bon, c’est sur la route, alors autant les voir ! Après, une route barbante mène aux chutes de Tad Lo, avec un tas de petits hôtels ; j’ai choisi la grande maison bleue au bord de la rivière au coin droit du pont, la Sipaseth GH, petits bungalows cadeau dans le jardin, 4 chambres avec balcon sur la rivière, et on mange très bien sur la terrasse face aux chutes. A fuir absolument : la Saisee GH, autrefois bien avec ses petites maisons sur pilotis au bord des chutes, mais devenue un monument de saleté, de j’men-foutisme et d’impolitesse (vérifié auprès de plusieurs personnes, unanimes sur la question) ; heureusement, la belle Tad Lo Lodge avec ses bungalows sur les chutes et son restau gastronomique juste au-dessus des chutes a construit récemment des petites maisons dans les bois de l’autre côté des chutes, à 20$.
Le lendemain matin, je n’avais plus envie de plateau, donc petite boucle en allant plein sud de Tad Lo à Thateng et là, une merveille à 5 km au sud du bourg, la Sinouk Resort ; on est dans les plantations de coton du temps d’Autant en emporte le vent ou chez le chevalier de Leyritz en Martinique. Au milieu des 34 ha de caféiers de la famille Sisouk, un immense jardin avec 3 grandes maisons de style colonial : une au bord de la rivière et étang avec une suite + 3 chambres de luxe + pour moi une petite toute sympa à 40$, une avec 4 chambres supérieures à 60$, et une très grande dominant le tout avec 6 chambres de luxe (60$) + 2 immenses suites à 90$. Evidemment, tout cela est décoré de meubles anciens, bibelots locaux et antiquités ; belle salle de restau avec 2 terrasses, une surplombant un grand étang et une à son bord ; cuisine et service impec…et le café : de l’expresso Chantilly au cappuccino au thé vert ou au miel sauvage… dommage que ça empêche de dormir, on en dégusterait toute la soirée (et le matin et le midi et entre). Bref, un rêve !
Retour sur Paksé par Paksong (quel bled !) et les chutes de Tad Fane, celles-là spectaculaires, 2 sœurs jumelles dégringolant de 200 m ; on peut descendre se baigner en bas (1h de jungle aller et retour). En face, la sympa Tad Fane Resort (petites maisons et grande terrasse-restau face aux chutes).
Il parait que j’ai raté les chutes de Katamkok ; je ne crois pas, toutes ces chutes, ça vaut pas les chutes de Ban Gioc !!! CHAMPASAK ET LES 4000 ILES
CHAMPASSAK
Encore plus assoupie que Pakse ! Pour éviter le ferry, vous traversez à Pakse le nouveau pont sur le Mékong et, à une dizaine de km, tournez à gauche au grand panneau « Phaphinoy » (le 1er village du bourg). En arrivant, tourner au panneau « River Resort » ; somptueuse resort sur le Mékong développée avec des capitaux américains, du très grand luxe (ils ont même leur propre rizière et jardin potager pour le restau). En continuant, vous allez tomber sur la très agréable Anouxa GH ; petits bungalows face au fleuve, petites chambres sur jardin et 2 grandes maisons en bois avec d’immenses chambres Familles + une grande terrasse sur le Mékong, et on y mange fort bien ! Location de vélos et motos . Plus loin à droite, le cher Inthira Hotel, sans intérêt à mon avis car sur la route au lieu du Mékong. Il y a aussi une Folie Lodge dans l’ile de Don Daeng, où je suis pas allé (folie des prix, jusqu’à 200$ et plus !!!).
Quelques wat sympas et évidemment le Wat Phou, le site archéologique le plus important du Laos, à 10 km au sud de Champassak en plaine et flanc de montagne (les escaliers grimpent dur !) ; attention, il peut y faire une chaleur effrayante et ça ferme à 16h30. Bon, ce ne sont pas les temples d’Angkor mais ça vaut le détour quand même. Compter 2 heures de visite. 50 000 kips d’entrée + 5000 pour garer la moto.
KHIET NGON
Pour continuer vers le sud pour les 4000 iles, il faut prendre le “ferry” (en fait des trucs marrants, 2 pirogues accouplées par une plateforme, il ne vaut mieux pas rater son coup quand on monte la moto !) Une fois de l’autre coté, tourner à gauche et vous tombez sur la nationale 13 Pakse-Siphandone (les 4000 iles), la route la plus ennuyeuse que j’ai jamais faite avec la Phnom Penh-Siem Reap, du tout plat et rien à voir SAUF une sacrée belle surprise vraiment à voir, Kiet Ngon : au Km 48, vous prenez la route en latérite allant à Attapeu (garnd panneau « Attapeu 155 km ») et bouffez de la poussière rouge sur 8 km (péage 20 000 kips) pour tourner à droite (panneau) sur une bonne piste ; vous pénéterez dans le beau parc national de Xe Pian, où on trouve encore des éléphants sauvages, des léopards et des tigres. Vous arrivez à l’entrée du petit village de Ban Khiet Ngon; à votre droite, un petit bâtiment en dur avec 4 chambres OK pas chères (60 000 kips), en face d’une vieille maison en bois qui sert d’office du Tourisme et son jardin de “parking à éléphants” ; c’est en effet de ce village qu’on peut aller à dos d’éléphant (20 000 K) au sommet du Phou Asa, un des endroits les plus curieux que je n’ai jamais vu ; vous montez en pleine jungle et débouchez sur un sommet plat d’ardoise complètement dénudé, on se croirait vraiment sur la Lune ! Au fond, un site étonnant, construit en commémoration d’une victoire de nationalistes lao sur les envahisseurs siamois au XIXe (donc le site n’a pas 1000 ans comme le prétendent les locaux). Vaste site archéologique avec un enclos de 180 m sur 50 délimité par des murs et colonnes de 2 m en ardoises empilées sans mortier ; au fond, un temple en ruine et une tour. Vue époustouflante de toute la région. Très prisé par les touristes qui arrivent en minibus de Pakse ; bon, les balades à la queue leu-leu au milieu d’un groupe, c’est pas mon truc, donc on vous dit que c’est interdit de monter en moto, donc je l’ai fait, et sans problème à part l’air pas content des cornacs (vous tournez sur la piste à droite à l’entrée du village, panneau « Phou Asa »).
Si vous avez les fonds, vous suivez les flèches « Kingfisher Lodge » et arrivez dans la première écolodge du Laos, développée par une famille lao-italienne ; belles maisons sur pilotis (750 000 K avec pt déj) et 2 bungalows de 2 chambres avec ventilo seulement (250 000 K) ; petit bâtiment en bois de 2 étages restaurant + une terrasse au bord d’un étang avec un joli plus : le soir, des éléphants et buffles sauvages viennent boire un coup avec vous ; résa à l’avance conseillée car pas mal de groupes de Pakse.
Les guides-papier parlent également du village plus éloigné de Ban Papho, celui-là vraiment en pleine jungle ; il y a vait autrefois des balades à dos d’éléphant mais c’est terminé. Par contre, super-trekkings dans le parc national (voir à Pakse avec l’agence Green Discovery, spécialisée dans les trekkings dans tout le Laos.
LES 4000 ILES
On continue la 13 rasoir et on arrive à un grand pont tout neuf pour aller dans l’ile de Don Khong, où il n’y a rien à voir à part 2 wat, donc si vous n’y allez pas, vous ne perdez rien. Ensuite, panneau « Nakasang » pour arriver aux « ferries » qui traversent le Mékong jusqu’à ile de Don Det ; une célébrité, celle-là, une de ces poubelles pour jeunes qui croient qu’on ne s’amuse que si on est bourré d’alcool et de drogue. Une petite rue longeant le fleuve, bordée de GH, restaux et bars, un vrai souk ! Remarquez, que tous ces dérangés se détruisent ne me dérange pas, mais ce qui me hérisse le poil sont toutes les nanas se baladant là-dedans ainsi que dans les magasins et restaux en mini-bikini ; en plein pays bouddhiste ; devinez ce que les locaux pensent des occidentaux avec tout ça ! En plus, rien à voir dans l’ile.
Donc vous traversez la poubelle et arrivez dans un petit paradis, l’ile de Don Khone ; j’avais prévu 2 jours, il a fallu me torturer pour la quitter au bout de 6. Un petit village principal d’une rue en terre, un tas de GH et bons restaux, et un tas de belles choses à voir.
Pour le logement, ce sont en général des bungalows en bois avec terrasse sur le fleuve ; ça va de l’élégant et cher Sala Done Hotel au Somphamit, Pan’s, Pakha GH, et plein d’autres. J’ai trouvé mon havre à l’écart de tout: le petit Phonvilay, 3 petits bâtiments de 2 chambres toutes simples, avec terrasse au-dessus d’un bras du Mékong et un gros plus, un petit chemin juste à droite qui descend la berge de la rivière, donc 3-4 baignades sympas chaque jour ; le tout pour 60 000 K ; pour y aller, prendre à droite au bout du pont jusqu’au wat, et le petit chemin vers la rivière qui longe le mur du wat.
Pour manger, que l’embarras du choix ; j’ai pris tous mes diners chez la Cordon bleu de la Fleur du Mékong ; je ne sais pas comment elle fait, mais même les plats les plus simples ont un petit quelque chose extra ; elle est célèbre pour son curry (plutôt un ragoût peu épicé) de canard ou de poulet aux pommes de terre et patates douces, un copieux régal ; prenez celui au poulet, les canards asiatiques n’ont que la peau et les os.
L’ile a toute une histoire : le Mékong en amont fait plus d’un km de large (il parait qu’il peut faire 14 km en hautes eaux) et “tombe” sur une barrière rocheuse ; il se divise donc en multiples petits bras et passe partout où il y a des fissures, d’où les 4000 iles et les impressionnants rapides. Les français ont découvert ça en cherchant à naviguer sur le Mékong de Saigon à Luang Prabang et la Chine, et paf, impassable ! Donc ils ont construit un chemin de fer à voie étroite qui partait du sud de l’ile, contournait les rapides, et finissait au nord de l’ile de Don Det. On peut voir 2 locomotives rouillées, découvertes dans la jungle en 1990 par un explorateur français : l’une dans le prolongement sud du pont et l’autre au village de Ban Hang Khone à la pointe sud de l’ile, les 2 avec grands panneaux en anglais et très intéressantes photos d’époque expliquant tout l’histoire du chemin de fer, abandonnée lorsqu’a été construite la route 13 longeant les 4000 iles (les rails ont été récupérées et la voie de chemin de fer est maintenant une excellente piste).
Rapides de Somphamit (Li Phi )
Les locaux les appellent Li Phi, qui signifie « le gouffre aux mauvais esprits « (les « phi » auxquels les Lao croient encore beaucoup) car les locaux croient que les chutes et rapides captent les phi, au point où aucun ne se baignera jamais à cet endroit. C’est très spectaculaire. Droit d’entrée 35 000 K. Petite plage et grand restaurant avec terrasse et tables sous toits en chaume de riz.
Rapides de Khon Pa Sai
Un tout autre genre, tout aussi spectaculaires, et moins fréquentés par les touristes. Prendre à gauche à la sortie du pont et aller jusqu’au bout nord de l’ile (village de Ban Khon Nua) et continuer vers le sud jusqu’à un grand panneau jaune « Khon Pa Sai Waterfalls » indiquant un petit chemin à gauche. On arrive devant un petit pont suspendu au coin surplombé par un petit restaurant avec terrasse où l’on se régale (j’y ai pris la plupart de mes déjeuners). Traverser le pont et suivre le chemin ; on débouche sur un site spectaculaire de chutes et rapides. Au milieu de ceux-ci, vous y verrez des structures uniques, de gigantesques nasses à poissons de plus de 10 m de longueur ; en période de hautes eaux, ces nasses peuvent attraper chacune jusqu’à 500 kg de poissons (oui, cinq cent) par jour.
Ban Hang Khone
C’est le « port français » à la pointe sud de l’ile, au large de laquelle le Mékong a fini ses rapides et s’étend sur des km (c’est là qu’on peut voir les fameux dauphins de l’Irrawady le matin ou en fin d’après-midi). Pour y aller, vous prenez la piste qui était l’ancienne voie de chemin de fer, ou vous continuez plein sud la piste qui passe aux chutes de Khon Pa Sai (mais pas en moto car pont coupé). Immense terrasse en béton faisant partie des anciennes installations du port, avec magnifique panorama du Mékong à perte de vue. Un peu avant, une petite piste mène sur une grande plage (restaux).
Si on retourne sur la 13 (ou pirogue de Don Khone), il y a également plus au sud les chutes de Pha Peng , les plus hautes chutes fluviales d’Asie (15 m). Je n’y suis pas allé mais il parait qu’elles sont spectaculaires.
Disons tout de suite que je suis revenu quelque peu déçu, comme vous allez vous en rendre compte, sans mentionner que la vie est beaucoup plus chère qu’au Vietnam (à ceux qui pensent que c’est normal car tout est importé, je réponds que l’excellente bière locale Lao et le café local, un des meilleurs du monde, sont également plus chers). Grand détail peu plaisant : gros problème de drogue chez les jeunes, donc de plus en plus de vols et tous les loueurs de motos insistent à ce que vous mettiez une chaine (qu’ils vous donnent) le jour et ne jamais laisser la moto dans la rue la nuit, chaine ou pas, et de ne jamais laisser un sac sur la moto, ce qui est très ennuyeux quand vous voulez visiter quelque chose en chemin ; il faut trimballer les bagages avec soi. VIENTIANE J’y ai passé une semaine je ne sais pas trop pourquoi. C’est sympa mais sans plus ; il y a ce qui est appelé « Le Centre », avec 3 grandes rues est-ouest, Fa Ngum au bord du Mékong (enfin, pas tout à fait au bord car grande esplanade du coté fleuve et développements immobiliers en veux-tu en voilà ; bref les bords du Mékong sont vraiment moches), Setthatirat, et Samsenthai, et un tas de petites rues nord-sud. Pas grand-chose de transcendant à visiter : wat wat wat wat wat ! Attendez-vous à vous perdre le 1er jour vu que les panneaux de rue sont aux abonnés absents sauf pour les rues du « Centre », où il y a tout de même du rarement vu, des rues sans nom même quand il y a dedans de bons hôtels et restaux ; quant aux plans de Vientiane, pas de noms de petites rues non plus ! Une adresse « normale » à Vientiane est « derrière le Wat Im Peng » ; comme il y a plusieurs rues derrière ….
Tout cela se visite facilement en vélo. Excellents engins (normaux et VTT) au Lao Bike sur Setthathirath juste en face du wat Ong Teu. Plusieurs loueurs de motos dans le même coin.
Côté hôtels, il n’y a que l’embarras du choix, du 1 au 4 étoiles ; avec mon grand nez, j’en ai trouvé un extra, la Villa Sisavad, 117/12 Ban Sisavad. Un vrai miracle ! Dans une petite rue tranquille, on entre dans une grande cour avec, au fond, un bâtiment en rez-de-chaussée de 10 chambres, à gauche, un petit bâtiment neuf d’un étage de 7 chambres, et surtout, incroyable mais vrai pour le prix, à droite, une grande piscine avec tables au soleil ou sous toit de chaume en terrasse. Quand on ajoute l’accueil chaleureux de Mme Khéo, la belle patronne lao, en plus adorable et francophone, on ne se demande plus pourquoi faire une réservation à l’avance est indispensable. A 500 m sur la gauche, marché avec petites gargotes et, à 10 mn à pied, un excellent restaurant thaï au patron hilare, le Khua Thai, où l’on mange mieux pour pas un rond que dans beaucoup de restaurants connus de Bankgok. Un peu excentré (15 mn de moto du Centre), mais, avec la piscine, on ne peut pas trouver mieux pour le prix dans tout Vientiane.
Sinon, en très bien pas cher dans le Centre, le Mali Namphu, très prisé à cause de son grand patio, et la petite Heuan Lao GH (avec les innombrables chats et chiens de M. Somboune, le patron artiste-peintre francophone), sont mes préférés ; en 3 étoiles, définitivement la belle Villa Manoly, avec son grand jardin et large piscine, au grand calme « sur le côté du wat Phyavat » (petite rue en terre sur le côté droit du wat) et le Sala Impeng, petits bungalows très chouettes dans un grand jardin (mais pas de piscine) ; en 4, l’Ansara, mais ce ne sont pas les mêmes prix, et le Green Park, impec mais vraiment excentré !
Evidemment, les restaux pullulent. Je me suis régalé 2 fois au célèbre Chokdee, ouvert par un belge super-sympa ; je vous recommande les moules à la moutarde ; attention : il a une sacrée collection de bières belges dont une délicieuse Blanche à la pression et Blanche de Namur en bouteille, mais les prix… 8$ pour une petite pression ; je n’ai pas fait attention et ai vidé mon porte-monnaie dans la soirée ! 2 excellents diners au Provençal (a déménagé au au coin nord-est de Manthattourhat et Setthatirat ; si vous avez faim, ses pizzas font 37 cm de diamètre) et un autre diner à une belle trouvaille, le Xang Khoo au coin de la fontaine de Nam Phu, que le très sympathique et cultivé jeune français Arnaud a repris lorsque c’était une crêperie réputée comme la meilleure du Laos (100% sarrasin, une grande rareté en Asie du Sud-est – Essayer la crêpe Normandie aux pommes caramélisées et calva !) ; il a ajouté sur le menu des plats laotiens traditionnels (excellents Lap) ainsi qu’occidentaux, des spaghettis au filet mignon. Le tout dans une belle salle au carrelage rouge et grosses poutres en bois au plafond, avec large terrasse, et à des prix si doux (pour Vientiane) qu’on croit rêver. Voilà une excellente petite adresse pour se régaler et passer une bonne soirée à bavarder avec vos voisins de table ou au bar avec Arnaud.
Pour déjeuner, facile pour moi de choisir : tous les midis à la terrasse du Banneton, célèbre boulangerie-pâtisserie-salon de thé français ; des tartelettes divines (mais ils ont aussi un tas de salades etc.) + un ou 2 verres de Chardonnay blanc bien frais ont fait l’affaire à chaque coup !
Pas grand-chose dans les alentours de Vientiane, qui sont en plaine, à part un endroit étonnamment farfelu, le Wat Xien Khuan (Buddha Park), à 24 km au sud de la ville en longeant le Mékong (route de Thadeua); imaginez un immense terrain où un riche lao, Luang Pu, qui rêvait de fusionner le bouddhisme et l’hindouisme, a érigé plus de 200 statues en béton armé, dont certaines sont vraiment très chouettes (et le Buddha couché gigantesque) ; on y passe un après-midi dans un vrai Disneyworld lao.
Pour les billets d’avion, le bureau de Lao Airlines dans le Centre est fermé (bureau à l’aéroport seulement) ; heureusement, en face, il y a une excellente agence gérée par un hindou parlant un anglais impec, la Lao Passenger Service Co, en bas de la rue Phangkam presqu’au coin de Fa Ngum ; il m’a eu un billet Vientiane-Pakse pour moins cher que ce m’avait annoncé Lao Air au téléphone ; il fait aussi tous les billets de bus.
Horaires de certains bus (à revérifier sur place)
Vientiane-Siem Reap (35 h de bus !) : 19h 420 000 K ; Vientiane-Phnom Penh (32 h) : 19h 300 000 K ; Vientiane-Hanoi (22 h) : 22h 230 000 K ; Vientiane-Danang (24 h) : 17h 230 000 K ; Vientiane-Hue (35 h) : 19h 420 000 K Vientiane-Bangkok : le mieux est le bus de 7h30 pour Non Khai + train NK-Bangkok (départ 10h50, arrive 17h40 (260 à 400 000 K). PAKSE ET LE PLATEAU DES BOLAVENS
Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les français appellent ça les Bolovens alors que c’est les Bolavens, merci (ça veut dire « la région des Lavens », une vieille tribu). PAKSE
Une ville qui roupille, mais bourré de Routards en transit entre le Laos et le Cambodge. Les rues marchent avec des numéros mais comme il n’y a aucun panneau, on se débrouille (il parait que les panneaux sont prévus…depuis des années ; heureusement que son centre n’est pas grand). Un tas de petits hôtels dont le très connu Sabaidy 2, rue 20, un grand bazar pour toutes les bourses allant du dortoir sombre SdB commune à des vraies chambres avec terrasse ou balcon ; très connu donc résa à l’avance conseillée ; mon préféré : le Sala Champa, plus cher mais avec 2 grandes terrasses dont une avec un bar et surtout un restaurant que je considère comme le meilleur de Pakse (essayer le divin poisson à la vapeur à la citronnelle + la bière Lao Gold, un délice pas très facile à trouver) ; en encore plus cher, la belle Résidence Sisouk, gérée par les très très classe et francophone Mme Sisouk de la richissime famille lao première producteur de café du pays, de ces grandes familles francophones qu’on rencontrent ici et là dans le vaste monde, dans lesquelles règnent la classe et la culture –et une français parfait, ça change des normes modernes en la matière ! Délicieuses pâtisseries et évidemment, une dégustation de cafés extraordinaires. Mêmes prix au Pakse Hotel, géré par des français et célèbre pour son bar-restaurant en terrasse sur le toit (très belle vue !).
Un tas de restaux, du Dao Lin et Sabaidee au coin de la rue 20 et de la 13, à un restau hindou correct (Hassan) et un petit sympa pas cher, le Lao Restaurant & Bar, où on se régale de cuisine lao pour peu de kips, les 2 également sur la rue 20. Vous pouvez vous régaler de poissons grillés aux terrasses des innombrables gargotes au bord du Mékong.
Pakse est le fief du célèbre Yves, un belge marié à une laotienne, Mme Noy de l’agence de voyage Miss Noy, et qui se met à genoux pour aider les touristes ; il est incroyable, le vrai Office du Tourisme de la région, avec cartes, conseils infinis et, à 18h, une véritable conférence sur la terrasse autour d’une grande table autour de laquelle s’entassent un tas de jeunes qui l’écoutent religieusement… et ça tous les jours de la semaine. Location de vélos et motos et café Internet avec des ordis qui, oh miracle, marchent impec. Il est tellement populaire qu’il faut en haute saison réserver une moto 2-3 jours à l’avance (mais s’il n’en a plus - et il en a 40 - il se débrouille pour vous en trouver une). LE PLATEAU DES BOLAVENS
Décidément, les plateaux, c’est pas mon truc : plat…eaux ! Il y a bien des hauts sommets au milieu, mais accessibles uniquement en trekking. On fait le tour des chutes en petite boucle Pakse-Tad Lo-Thateng-Pakson-Pakse, ou en grande en allant de Tad Lo à Sekong, puis plein sud pour rejoindre la route de Paksong-Pakse. En commençant par le nord, chute de Phu Xam, OK (intéressant village-musée de minorités locales à droite du parking, et restau en terrasse au-dessus des petites chutes) ; bon, c’est sur la route, alors autant les voir ! Après, une route barbante mène aux chutes de Tad Lo, avec un tas de petits hôtels ; j’ai choisi la grande maison bleue au bord de la rivière au coin droit du pont, la Sipaseth GH, petits bungalows cadeau dans le jardin, 4 chambres avec balcon sur la rivière, et on mange très bien sur la terrasse face aux chutes. A fuir absolument : la Saisee GH, autrefois bien avec ses petites maisons sur pilotis au bord des chutes, mais devenue un monument de saleté, de j’men-foutisme et d’impolitesse (vérifié auprès de plusieurs personnes, unanimes sur la question) ; heureusement, la belle Tad Lo Lodge avec ses bungalows sur les chutes et son restau gastronomique juste au-dessus des chutes a construit récemment des petites maisons dans les bois de l’autre côté des chutes, à 20$.
Le lendemain matin, je n’avais plus envie de plateau, donc petite boucle en allant plein sud de Tad Lo à Thateng et là, une merveille à 5 km au sud du bourg, la Sinouk Resort ; on est dans les plantations de coton du temps d’Autant en emporte le vent ou chez le chevalier de Leyritz en Martinique. Au milieu des 34 ha de caféiers de la famille Sisouk, un immense jardin avec 3 grandes maisons de style colonial : une au bord de la rivière et étang avec une suite + 3 chambres de luxe + pour moi une petite toute sympa à 40$, une avec 4 chambres supérieures à 60$, et une très grande dominant le tout avec 6 chambres de luxe (60$) + 2 immenses suites à 90$. Evidemment, tout cela est décoré de meubles anciens, bibelots locaux et antiquités ; belle salle de restau avec 2 terrasses, une surplombant un grand étang et une à son bord ; cuisine et service impec…et le café : de l’expresso Chantilly au cappuccino au thé vert ou au miel sauvage… dommage que ça empêche de dormir, on en dégusterait toute la soirée (et le matin et le midi et entre). Bref, un rêve !
Retour sur Paksé par Paksong (quel bled !) et les chutes de Tad Fane, celles-là spectaculaires, 2 sœurs jumelles dégringolant de 200 m ; on peut descendre se baigner en bas (1h de jungle aller et retour). En face, la sympa Tad Fane Resort (petites maisons et grande terrasse-restau face aux chutes).
Il parait que j’ai raté les chutes de Katamkok ; je ne crois pas, toutes ces chutes, ça vaut pas les chutes de Ban Gioc !!! CHAMPASAK ET LES 4000 ILES
CHAMPASSAK
Encore plus assoupie que Pakse ! Pour éviter le ferry, vous traversez à Pakse le nouveau pont sur le Mékong et, à une dizaine de km, tournez à gauche au grand panneau « Phaphinoy » (le 1er village du bourg). En arrivant, tourner au panneau « River Resort » ; somptueuse resort sur le Mékong développée avec des capitaux américains, du très grand luxe (ils ont même leur propre rizière et jardin potager pour le restau). En continuant, vous allez tomber sur la très agréable Anouxa GH ; petits bungalows face au fleuve, petites chambres sur jardin et 2 grandes maisons en bois avec d’immenses chambres Familles + une grande terrasse sur le Mékong, et on y mange fort bien ! Location de vélos et motos . Plus loin à droite, le cher Inthira Hotel, sans intérêt à mon avis car sur la route au lieu du Mékong. Il y a aussi une Folie Lodge dans l’ile de Don Daeng, où je suis pas allé (folie des prix, jusqu’à 200$ et plus !!!).
Quelques wat sympas et évidemment le Wat Phou, le site archéologique le plus important du Laos, à 10 km au sud de Champassak en plaine et flanc de montagne (les escaliers grimpent dur !) ; attention, il peut y faire une chaleur effrayante et ça ferme à 16h30. Bon, ce ne sont pas les temples d’Angkor mais ça vaut le détour quand même. Compter 2 heures de visite. 50 000 kips d’entrée + 5000 pour garer la moto.
KHIET NGON
Pour continuer vers le sud pour les 4000 iles, il faut prendre le “ferry” (en fait des trucs marrants, 2 pirogues accouplées par une plateforme, il ne vaut mieux pas rater son coup quand on monte la moto !) Une fois de l’autre coté, tourner à gauche et vous tombez sur la nationale 13 Pakse-Siphandone (les 4000 iles), la route la plus ennuyeuse que j’ai jamais faite avec la Phnom Penh-Siem Reap, du tout plat et rien à voir SAUF une sacrée belle surprise vraiment à voir, Kiet Ngon : au Km 48, vous prenez la route en latérite allant à Attapeu (garnd panneau « Attapeu 155 km ») et bouffez de la poussière rouge sur 8 km (péage 20 000 kips) pour tourner à droite (panneau) sur une bonne piste ; vous pénéterez dans le beau parc national de Xe Pian, où on trouve encore des éléphants sauvages, des léopards et des tigres. Vous arrivez à l’entrée du petit village de Ban Khiet Ngon; à votre droite, un petit bâtiment en dur avec 4 chambres OK pas chères (60 000 kips), en face d’une vieille maison en bois qui sert d’office du Tourisme et son jardin de “parking à éléphants” ; c’est en effet de ce village qu’on peut aller à dos d’éléphant (20 000 K) au sommet du Phou Asa, un des endroits les plus curieux que je n’ai jamais vu ; vous montez en pleine jungle et débouchez sur un sommet plat d’ardoise complètement dénudé, on se croirait vraiment sur la Lune ! Au fond, un site étonnant, construit en commémoration d’une victoire de nationalistes lao sur les envahisseurs siamois au XIXe (donc le site n’a pas 1000 ans comme le prétendent les locaux). Vaste site archéologique avec un enclos de 180 m sur 50 délimité par des murs et colonnes de 2 m en ardoises empilées sans mortier ; au fond, un temple en ruine et une tour. Vue époustouflante de toute la région. Très prisé par les touristes qui arrivent en minibus de Pakse ; bon, les balades à la queue leu-leu au milieu d’un groupe, c’est pas mon truc, donc on vous dit que c’est interdit de monter en moto, donc je l’ai fait, et sans problème à part l’air pas content des cornacs (vous tournez sur la piste à droite à l’entrée du village, panneau « Phou Asa »).
Si vous avez les fonds, vous suivez les flèches « Kingfisher Lodge » et arrivez dans la première écolodge du Laos, développée par une famille lao-italienne ; belles maisons sur pilotis (750 000 K avec pt déj) et 2 bungalows de 2 chambres avec ventilo seulement (250 000 K) ; petit bâtiment en bois de 2 étages restaurant + une terrasse au bord d’un étang avec un joli plus : le soir, des éléphants et buffles sauvages viennent boire un coup avec vous ; résa à l’avance conseillée car pas mal de groupes de Pakse.
Les guides-papier parlent également du village plus éloigné de Ban Papho, celui-là vraiment en pleine jungle ; il y a vait autrefois des balades à dos d’éléphant mais c’est terminé. Par contre, super-trekkings dans le parc national (voir à Pakse avec l’agence Green Discovery, spécialisée dans les trekkings dans tout le Laos.
LES 4000 ILES
On continue la 13 rasoir et on arrive à un grand pont tout neuf pour aller dans l’ile de Don Khong, où il n’y a rien à voir à part 2 wat, donc si vous n’y allez pas, vous ne perdez rien. Ensuite, panneau « Nakasang » pour arriver aux « ferries » qui traversent le Mékong jusqu’à ile de Don Det ; une célébrité, celle-là, une de ces poubelles pour jeunes qui croient qu’on ne s’amuse que si on est bourré d’alcool et de drogue. Une petite rue longeant le fleuve, bordée de GH, restaux et bars, un vrai souk ! Remarquez, que tous ces dérangés se détruisent ne me dérange pas, mais ce qui me hérisse le poil sont toutes les nanas se baladant là-dedans ainsi que dans les magasins et restaux en mini-bikini ; en plein pays bouddhiste ; devinez ce que les locaux pensent des occidentaux avec tout ça ! En plus, rien à voir dans l’ile.
Donc vous traversez la poubelle et arrivez dans un petit paradis, l’ile de Don Khone ; j’avais prévu 2 jours, il a fallu me torturer pour la quitter au bout de 6. Un petit village principal d’une rue en terre, un tas de GH et bons restaux, et un tas de belles choses à voir.
Pour le logement, ce sont en général des bungalows en bois avec terrasse sur le fleuve ; ça va de l’élégant et cher Sala Done Hotel au Somphamit, Pan’s, Pakha GH, et plein d’autres. J’ai trouvé mon havre à l’écart de tout: le petit Phonvilay, 3 petits bâtiments de 2 chambres toutes simples, avec terrasse au-dessus d’un bras du Mékong et un gros plus, un petit chemin juste à droite qui descend la berge de la rivière, donc 3-4 baignades sympas chaque jour ; le tout pour 60 000 K ; pour y aller, prendre à droite au bout du pont jusqu’au wat, et le petit chemin vers la rivière qui longe le mur du wat.
Pour manger, que l’embarras du choix ; j’ai pris tous mes diners chez la Cordon bleu de la Fleur du Mékong ; je ne sais pas comment elle fait, mais même les plats les plus simples ont un petit quelque chose extra ; elle est célèbre pour son curry (plutôt un ragoût peu épicé) de canard ou de poulet aux pommes de terre et patates douces, un copieux régal ; prenez celui au poulet, les canards asiatiques n’ont que la peau et les os.
L’ile a toute une histoire : le Mékong en amont fait plus d’un km de large (il parait qu’il peut faire 14 km en hautes eaux) et “tombe” sur une barrière rocheuse ; il se divise donc en multiples petits bras et passe partout où il y a des fissures, d’où les 4000 iles et les impressionnants rapides. Les français ont découvert ça en cherchant à naviguer sur le Mékong de Saigon à Luang Prabang et la Chine, et paf, impassable ! Donc ils ont construit un chemin de fer à voie étroite qui partait du sud de l’ile, contournait les rapides, et finissait au nord de l’ile de Don Det. On peut voir 2 locomotives rouillées, découvertes dans la jungle en 1990 par un explorateur français : l’une dans le prolongement sud du pont et l’autre au village de Ban Hang Khone à la pointe sud de l’ile, les 2 avec grands panneaux en anglais et très intéressantes photos d’époque expliquant tout l’histoire du chemin de fer, abandonnée lorsqu’a été construite la route 13 longeant les 4000 iles (les rails ont été récupérées et la voie de chemin de fer est maintenant une excellente piste).
Rapides de Somphamit (Li Phi )
Les locaux les appellent Li Phi, qui signifie « le gouffre aux mauvais esprits « (les « phi » auxquels les Lao croient encore beaucoup) car les locaux croient que les chutes et rapides captent les phi, au point où aucun ne se baignera jamais à cet endroit. C’est très spectaculaire. Droit d’entrée 35 000 K. Petite plage et grand restaurant avec terrasse et tables sous toits en chaume de riz.
Rapides de Khon Pa Sai
Un tout autre genre, tout aussi spectaculaires, et moins fréquentés par les touristes. Prendre à gauche à la sortie du pont et aller jusqu’au bout nord de l’ile (village de Ban Khon Nua) et continuer vers le sud jusqu’à un grand panneau jaune « Khon Pa Sai Waterfalls » indiquant un petit chemin à gauche. On arrive devant un petit pont suspendu au coin surplombé par un petit restaurant avec terrasse où l’on se régale (j’y ai pris la plupart de mes déjeuners). Traverser le pont et suivre le chemin ; on débouche sur un site spectaculaire de chutes et rapides. Au milieu de ceux-ci, vous y verrez des structures uniques, de gigantesques nasses à poissons de plus de 10 m de longueur ; en période de hautes eaux, ces nasses peuvent attraper chacune jusqu’à 500 kg de poissons (oui, cinq cent) par jour.
Ban Hang Khone
C’est le « port français » à la pointe sud de l’ile, au large de laquelle le Mékong a fini ses rapides et s’étend sur des km (c’est là qu’on peut voir les fameux dauphins de l’Irrawady le matin ou en fin d’après-midi). Pour y aller, vous prenez la piste qui était l’ancienne voie de chemin de fer, ou vous continuez plein sud la piste qui passe aux chutes de Khon Pa Sai (mais pas en moto car pont coupé). Immense terrasse en béton faisant partie des anciennes installations du port, avec magnifique panorama du Mékong à perte de vue. Un peu avant, une petite piste mène sur une grande plage (restaux).
Si on retourne sur la 13 (ou pirogue de Don Khone), il y a également plus au sud les chutes de Pha Peng , les plus hautes chutes fluviales d’Asie (15 m). Je n’y suis pas allé mais il parait qu’elles sont spectaculaires.
Egladil sur la route de l'ouest (USA - Juillet 2015) English translation pending
Bonjour à tous
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Transit de 2h40 à Paris pour Punta Cana English translation pending
bonsoir à tous,
je pars à Punta Cana en janvier prochain avec mes enfants
mais c'est la 1ère fois que nous prendrons l'avion, 😊😊😊😊😊😊 donc nous ne sommes pas des spécialistes
si vous pouviez me donner quelques renseignements,
nous partons de marseille à 9h35 et arrivons à paris à 11h05 puis redécollage à 13h45
qu'est ce qu'on fait pendant ce temps ?????
on visite l'aéroport ? aura-t-on les valises avec nous ? un repas est il prévu ?
je sais que c'est dans longtemps mais chuis curieuse😇😇😇
merci d'avance
je pars à Punta Cana en janvier prochain avec mes enfants
mais c'est la 1ère fois que nous prendrons l'avion, 😊😊😊😊😊😊 donc nous ne sommes pas des spécialistes
si vous pouviez me donner quelques renseignements,
nous partons de marseille à 9h35 et arrivons à paris à 11h05 puis redécollage à 13h45
qu'est ce qu'on fait pendant ce temps ?????
on visite l'aéroport ? aura-t-on les valises avec nous ? un repas est il prévu ?
je sais que c'est dans longtemps mais chuis curieuse😇😇😇
merci d'avance
Retour USA: frais de consultation à l'hôpital English translation pending
Bonjour,
Nous étions en vacances en Californie cet été. Avant de partir j avais pris une assurance en cas d hospitalisation et autre problème. Suite à une mauvaise chute de mon fils, nous décidons de l emmener aux urgences, nous nous arretons en route à l hôpital de Merced.
Avant de faire la consultation, j appelle l assurance pour leur signaler notre visite aux urgences. De même à l accueil de l hôpital je demande le prix d une consultation et on me repond qu on a pas le droit de me dire, ça depend de ce qu' on fait. Je comprends ça mais je demande " on est français je voudrais un ordre de grandeur, c est 30, 50, 100 $ ?" On ne veut pas me répondre, du genre si je dis vous un tarif et qu après c est autre chose vous allez me faire un procès! Bref, on voit d abord une infirmière, puis on attend et enfin un medecin. Montre en main on a vu le medecin 5 minutes, il n y a eu aucun acte, pas de radio. On repart avec une ordonnance d Advil. Je vais pour payer et on me dit que pour l instant on ne peut pas me dire, il faut que j appelle dans 8 jours pour savoir, ce qui est totement surprenant, car en France on paie en sortant. De retour à Paris, je fais 2 mails à l hôpital demandant la facture et pas de nouvelles. Et hier matin, je reçois la facture...
1812 $ Alors là les bras m en tombent, mais dans leur grande générosité j ai droit à un rabais de 25% si je pais avant le 23, il ne me reste plus que 1359 $, une paille !
Donc j aurais voulu savoir si ce tarif est normal pour les Usa ? En sachant qu' il s agissait juste d une consultation, en plus je nai aucun detail du montant. Qu est ce que vous pourriez me conseiller comme recours ? Car je ne pense pas que la securite sociale et mon assurance ne vont me rembourser comme ça. C est totalement ridicule ce montant, et je me demande si ce n est pas marqué français = pigeon.
Merci d avance de vos avis et conseils car depuis hier je suis partagée entre colère et panique.
Impressions d'Afrique du Sud et du sud de la Namibie English translation pending
Bonsoir de Martinique

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.
Sur les chemins de Roumanie et d’Hongrie en famille… English translation pending
Bonjour,
Nous revenons d’un superbe voyage de 3 semaines en Roumanie et d’une semaine en Hongrie. Nous sommes partis avec nos 2 enfants de 11 et 8 ans.
Nous avons pu élaborer notre voyage comme d’habitude en grande partie grâce aux membres de VF : juste retour des choses, en voici notre compte-rendu, en espérant que d’autres familles seront tentées par ce magnifique pays méconnu des français : la Roumanie. En effet, même si nous avons apprécié la Hongrie, nous avons eu un vrai coup de foudre pour la Roumanie : ses campagnes riantes, ses belles montagnes, le Delta si dépaysant, les villes de Transylvanie qui sont de vrais bijoux, les habitants d’une gentillesse incroyable, la nourriture goûteuse, la langue, etc… . Comme le dit ma fille : nous avions l’impression de nous promener de cartes postales en cartes postales… On reviendra donc très vite, on l’espère, visiter le reste du pays !
Transports Vol Lyon-Bucarest avec Germanwings, puis vol Tirghu Mures-Budapest (Wizz air) et enfin Budapest-Lyon (Brussel airlines).
En Roumanie, location d’une Logan chez autorom. Coût : 627€ pour 3 semaines, frais d’abandon inclus entre Bucarest et Tirghu Mures). Bon contact avec la commerciale sur Bucarest. Sur le terrain, quelques incompréhensions avec l’agence de Tirghu Mures, mais grosso modo, très satisfait de la prestation.
En Hongrie, location d’une voiture de catégorie économique (Toyoya Yaris) chez Carigami (anciennement locationdevoiture.fr). Coût : 135€ pour 6 jours. Comme d’habitude super satisfait du service clientèle de Carigami. Sur place, aucun souci avec le loueur, petite agence locale. Seul problème, la prise et le retour du véhicule à efectuer à la station Shell, c’est-à-dire en dehors de l’aéroport.
Nous revenons d’un superbe voyage de 3 semaines en Roumanie et d’une semaine en Hongrie. Nous sommes partis avec nos 2 enfants de 11 et 8 ans.
Nous avons pu élaborer notre voyage comme d’habitude en grande partie grâce aux membres de VF : juste retour des choses, en voici notre compte-rendu, en espérant que d’autres familles seront tentées par ce magnifique pays méconnu des français : la Roumanie. En effet, même si nous avons apprécié la Hongrie, nous avons eu un vrai coup de foudre pour la Roumanie : ses campagnes riantes, ses belles montagnes, le Delta si dépaysant, les villes de Transylvanie qui sont de vrais bijoux, les habitants d’une gentillesse incroyable, la nourriture goûteuse, la langue, etc… . Comme le dit ma fille : nous avions l’impression de nous promener de cartes postales en cartes postales… On reviendra donc très vite, on l’espère, visiter le reste du pays !
Transports Vol Lyon-Bucarest avec Germanwings, puis vol Tirghu Mures-Budapest (Wizz air) et enfin Budapest-Lyon (Brussel airlines).
En Roumanie, location d’une Logan chez autorom. Coût : 627€ pour 3 semaines, frais d’abandon inclus entre Bucarest et Tirghu Mures). Bon contact avec la commerciale sur Bucarest. Sur le terrain, quelques incompréhensions avec l’agence de Tirghu Mures, mais grosso modo, très satisfait de la prestation.
En Hongrie, location d’une voiture de catégorie économique (Toyoya Yaris) chez Carigami (anciennement locationdevoiture.fr). Coût : 135€ pour 6 jours. Comme d’habitude super satisfait du service clientèle de Carigami. Sur place, aucun souci avec le loueur, petite agence locale. Seul problème, la prise et le retour du véhicule à efectuer à la station Shell, c’est-à-dire en dehors de l’aéroport.
Rajasthan seule mais avec un chauffeur (mars 2015) English translation pending
Voyage au rajasthan
Après un retard de plus de 1 an sur la date de départ par faute d’ami(e) et d’économies pour ce voyage me voila avec un programme de 11 jours (oui trop peu !!) avec la sécurité sur place. J’ai opté pour une agence franco-indienne basée à Delhi (VF m’a bien aidé dans mon choix). Le directeur Ranjeet s’est lié d’amitié avec Alex, un français, et c’est ce dernier qui m’a organisé ce séjour, informé et rassuré. C’est plutôt ma famille que je devais rassurer car moi je pars confiante avec eux. J’ai hâte d’arriver mais je me pose pleins de questions, et la plus grande est celle concernant mon anglais. Oui en fait je me rends compte que mon anglais « is very bad » rien que dans l’avion lorsqu’il faut remplir les petits papiers pour la douane de Delhi….
Il est très tôt et comme tout aéroport, logique, je suis les gens pour sortir. Il y a beaucoup de chauffeurs et de famille dans l’attente, Sunil est présent. Ouf !
En quittant Delhi je n’ose pas poser de questions à Sunil car je me rends vite compte que le dialogue ne va pas être facile. Mais je finis par demander si c’était la pollution ou la rosée du matin, allez c’est parti je suis en mode découverte.
Vers 10h premier arrêt dans un resto « routier » pour un tchai. Pas mauvais mais je me rends compte qu’évidemment ce n’est pas le même gout que le tchai en sachet français.
Direction Jaipur où je vais y passer 2 nuits, j’observe tout ce qui se passe autours de nous. Le paysage est aride et quelques arbustes verts l’égayent. La double voie en construction ou rénovation ?, nous fait la longer, pleins de petits snack proposent bonbons, cigarettes, snacks… ça donnent des couleurs aux murs grisonnant. Sur les bords de route je vois aussi des petites stations de gonflage de pneus et surement de réparation. Je pense que les indiens usent leur pneus jusqu’au bout.
Jaipur passage obligé au Monnaie Change puis l’hôtel Rajputana Haveli. L’après midi je visite Fort Amber, le City Palace et Jantar Mantar. Nous sommes à la veille de Holi, jour férié un Inde. Des tas de bois sont prêts à être brûler à la nuit tombée. Malheureusement je ne connais pas l’heure et je le manque avant notre départ pour le rooftop Peacock de l’hôtel Pearl Palace. Sunil me présente à un couple de français. J’en profite pour parler français et quelques traductions. Pour une première soirée, j’aime beaucoup. C’est Holi la fête à laquelle je veux participer et Sunil doit m’emmener le fêter dans un fête privée. Ceci dit en traversant Jaipur je me rends compte que les policiers ont de longs bâtons, je me dis que seule je fais bien de ne pas déambuler dans la ville aujourd’hui.
J’attends Sunil, avec le couple de français rencontré la veille, en haut des escaliers car on aperçoit que le chien vient de se faire canarder de couleurs par les enfants. C’est amusant. Il est là. Nous embarquons et nous nous dirigeons vers un hôtel indien du sud de Jaipur. Journée bien sympathique malgré que je sois un peu réservée, je regarde les jeunes indiens dansaient et profitaient de cette journée en se donnant des étreintes et criant « Happy Holi ». Des couleurs vivent qui au fils des heures s’estompent et passent au vert foncé. Je pleins le personnel nettoyant les douches après le passage des touristes, la mienne est toute rose…
Je finis la journée sur la rooftop de mon hôtel qui est bien agréable. Je parle avec le serveur tant bien que mal et une scène digne des scènes d’amours bollywoodien surgit. Le serveur me montre un cerf volant qui vient d’atterrir sur la terrasse et me désigne pour le lancer dans le ciel. Je n’avais pas remarqué qu’il y en avait pleins dans le ciel de Jaipur. En demoiselle, je le laisse faire. Repas commandé dans ma chambre.
La route pour Pushkar est chaotique, des dos de « camels » comme m’apprend Sunil parmi les nids de poules. C’ est un bon chauffeur. Les derniers mètres jusqu’à l’hôtel Everest se font en scooter, on circule à pieds dans le cœur de Pushkar enfin presque ! Les klaxons s’entendent à la terrasse du café de la rue principale, ça fait mal aux oreilles. Valise posée je vais promener. Comme je m’attends à l’arnaque du bracelet dixit le Routard et mon anglais bof je préfère le style je sais où je vais. J’ai envie de m’aventurer à l’écart de le rue principale, d’ailleurs j’aperçois un vache (oui encore une normale !) au dessus d’un tas d’ordure (re-normale en Inde) et qui machouille un sachet plastique jusqu’à l’avaler. Je suis stupéfaite par cette scène. Je ne comprends pas pourquoi les indiens laisse leur poubelles dehors alors que leur vache « sacré » peuvent les manger et en mourir !
Du coup je me retrouve à l’opposée de la ville et je m’installe sur les ghâts avec une vue sur le lac. De l’autre côté, j’aperçois le temple sikh auquel je suis invitée par Sunil pour une visite. J’ai oublié de dire que mon chauffeur est de religion sikh, il ne porte pas le turban et a les cheveux courts mais il pratique. Sur les ghâts je me fais tout même aborder par un vieil homme qui tente de me prendre en photo avec un vieux nokia qui n’a même pas la fonction photo. Lol. Heureusement qu’il a un appel parce qu’il commence à être insistant. Sans mettre tout le monde dans le même panier 2 jeunes me demandent à être pris en photo avec eux, j’hésite car j’ai peur de devoir de l’argent comme le vieil homme d’avant. Mais non juste une photo avec la touriste blanche. Ce satané anglais grrrr
C’est l’heure de retraverser la rue principale et son bazar pour rejoindre Sunil. Le temple est magnifique. Heureusement que j’ai mon foulard car je dois me couvrir la tête pour la visite, passage dans le pédiluve. C’est calme, le marbre est frais. Le lieu est tellement apaisant. Sunil me dit qu’il dort dans le bâtiment situé plus bas sur le terrain, l’hospitalité des sikhs. Je me suis intéressée à cette religion durant mon séjour, c’est tout de même la 5° religion pratiquée. Retour à l’hôtel, j’ai l’impression d’être dans un village hippy. Des touristes de Woodstock un peu partout, je me sens à l’aise un jour de plus m’aurait bien plu. Encore une vue imprenable de la rooftop sur Pushkar et les collines environnantes.
A l’arrivée à Udaipur il fait 32° à 14h. Sunil m’accompagne en rickshaw jusqu’à l’hôtel Devraj Niwas. Puis petite ballade autours de l’hôtel. Ce soir je rencontre Louis avec qui je chat sur VF au Baghore Ki Haveli Museum pour regarder un spectacle de danse traditionnelle. Fait, nous allons faire connaissance autour d’un repas. Les heures passent je pars vers 00h30, je ne suis pas rassurée les rues sont désertes.
Le lendemain, Louis et moi allons visiter le City Palace. Nous nous rejoindrons dans la soirée, je vais promener en ville en mode solo et bien sûr je me perds au milieu des rues et sous la chaleur. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je voulais m’imprégner de l’ambiance, qui sait ? En fait je cherchais un parc avec des animaux, heureusement que j’ai le sens de l’orientation. Point important dans les villes en Inde je pense ! Mais l’entrée est trop discrète car je l’ai dépassé et je suis revenue à mon point de départ, j’ai tourné en rond pendant 2 heures !! Tant pis, je ne fais plus marche arrière. Retour à l’hôtel après quelques achats et une vache qui a failli m’embrocher. Quelle idée de vouloir passer à coté alors qu’elle a son veau ppfffff
De la rooftop vue imprenable sur le lac Pichola, magnifique a toute heure de la journée. Un petit écureuil vient boire la rosée du matin à un mètre de moi. C’est paisible.
En route pour Chittorgarh, la ville me parait longue à traverser. Il y a pleins de mariages en prévision car il y a des chars à musiques, des guirlandes et des banderoles colorées un peu partout. Le fort est sur la falaise, presque dans le même ton que la roche rouge. Les remparts font 5 km de long. Sunil me dépose au bas de la tour de la Victoire. Là je crois que je vis le temps fort du séjour. Je suis la seule touriste, les indiens visite ce site car il y a des temples hindoues, les singes circulent et les biquettes aussi. Une enfant essaye de me vendre une carte dessinée par ses soins, je me lance dans ce premier geste charitable ou arnaque ? au moins elle l’a fait de ses mains. Sur le parvis un groupe de jeunes indiens d’une quinzaine d’années m’abordent. Nous tentons de communiquer mais c’est bref, je suis frustrée de ne pas pouvoir leur parler en anglais. Je monte dans la tour, pieds nus, la pierre est froide, c’est étroit et sombre. Je flâne, je souris aux indiens. Il y a une vue magnifique du haut de la tour. En redescendant deux indiens vont vite puis je vois passer 2-3 indiens d’âges mures qui me demandent de poser avec eux, je commence à m’habituer et je lance un « no roupies ». Photo prises, encore 3 gars s’arrêtent et rebelote, malchance c’était un groupe d’au moins 15 personnes. Je finis par redescendre et reprendre mes chaussures. Je continue ma visite, je n’ose pas visiter tous ces temples, je ne veux pas offenser sur le lieu de croyance, mal faire le geste ou aller dans le sens inverse.
Sur ce magnifique site, une dame proposant des offrandes pour le temple me fait le 3ème œil de la sagesse avec la poudre rouge, je trouve cet échange photo de son enfant contre roupie + le bindi, chaleureux. Elle me propose en plus un morceau de fruit, je décline gentiment, en clair avec la tourista je ne voulais pas tenter le diable. Allez j’accepte et le temps que je me tourne un singe est devant moi, du coup j’engloutis le fruit. Il m’a fait peur. J’ai vu au Fort Amber un indien jeté sa glace car le singe courait vers lui. Je ne sais pas si j’ai bien fait ou si j’aurais du lui donner ??? cela reste encore un problème pour moi de juste limites. Je ne sais toujours pas à qui je dois donner des roupies pour porter mon bagage, au barman, au serveur, au gars du parking, … pareil aux animaux il faut les nourrir !!!??!! Sunil a géré beaucoup d’échanges de monnaies et j’espère qu’à la fin il sera toujours dans ses comptes.
En voiture, Sunil me parle d’un arrêt, yes sans trop savoir ce qu’il me dit. Arrivée à Menal. Arrêt rapide car la route est encore longue. Magnifique site non cité dans le Routard et faisant parti du patrimoine archéologique de l’Inde. C’est un temple dédié à Shiva et dans le style de Khajurâho. Accolé et séparé par une rivière à sec, se trouve deux autres petit temple : Ganesh et Gauri. Endroit magnifique et simple.
La route vers Bundi me semble interminable et les « camel » sont toujours là… Puis j’ai l’impression d’arrivée dans un grand parking à poids lourd et voiture car il y a beaucoup de poussières. Sunil me montre sur ma gauche le temple sikh où je comprends qu’il va dormir ainsi que différents temple. Je pense être arrivée, non encore 5 km et ça monte, je distingue une ville en bas qui s’étends sur des kilomètres.
Enfin nous arrivons à l’extrême de cette grande ville je suppose. J’aperçois un lac de couleur verte foncée, quelques havelis et une colline. Sunil s’arrête sur un parking. L’hotel Kasera Heritage donne sur la route. C’est une vrai haveli comme à Pushkar. Les fenêtres de ma chambre donnent sur Taragarh Fort et sont ornés de vitraux. 17h je décide d’aller faire un tour dans la ville. J’ai en tête de gouter les fameux lassi de Mr Sathi, lu sur internet, et dont Sunil m’a aussi parlé. Bha le problème c’est que la ville est grande et bien sur je ne parle pas anglais grrr Bref je déambule dans les rues, je ne sais pas où je vais, vers le centre ville ?
Plus j’avance plus je me dis qu’il ne faut pas que je m’éloigne trop de l’hôtel mais je suis attirée par le monde devant moi. Je découvre pleins de petites échoppes collé les unes aux autres. Je suis dans le bazar. Des matelas par terre et deux ou trois hommes assis dessus semblent attendre. J’en déduis que chacune à son corps de métiers : tissu, bijoux, quincaillers, laundry etc… et les marchands attendent le client. Je passe dans une rue très étroite et bruyante, les rickshaws klaxonnent et il n’y a pas la place pour deux véhicules et moi. Je n’ai même pas le temps de m’arrêter car je dois vérifier à chaque fois qu’un véhicule ne va pas me rouler dessus ! Je passe sous la porte chogan gate et voila une grande place, je continue à déambuler dans Indira Market. J’ai l’impression d’être au marché aux puces. Des vendeurs présentent leur marchandise : cadenas, bracelets, mini poterie etc Il y a de la musique dans une rue. Je m’avance, le char s’apprête à partir vers le mariage. Du monde est autours et certaines personnes dansent. Lorsqu’il y a un mariage, la famille fait appelle à ces chars musicaux pour l’ambiance, ils peuvent faire des kilomètres jusqu’au lieu de la fête. Je fais demi-tour et je rentre à l’hôtel pour manger. Je vais m’installer au roof top. Je suis seule et la vue de nuit est magnifique.
Le lendemain direction Garh Palace qui surplombe mon hôtel et la vieille ville. Le temple est ancien mais il y a encore de belles couleurs sur les peintures. Par contre des essaims d’abeilles empêchent l’accès aux étages, un guide m’entendant parlais seule me fais signe de le suivre. La dame est française et nous passons par une porte secrète. Je gagne un peu de temps. J’arrive dans le jardin principal avec un puit au milieu. Bundi est réputé pour ses puits mais je n’ai pas l’occasion d’aller voir ceux dans la ville.
Puis je sort et là un gentil guide se propose de m’accompagner à Taragarh Fort, il dit quelques mots en français et me fait comprendre qu’il y a des singes là-haut. Je l’ai lu dans le Routard. Allez un guide contre les méchants singes, je paye ! Il m’explique qu’il y vient depuis petit et qu’il connait les lieux. Il fait très chaud à 12h. Un peu plus haut sur le chemin, il se propose de me prendre en photo avec le palace en contre bas. Puis nous montons toujours. L’endroit et vraiment beau, un grand puit et nous traversons quelques arbres pour avoir un point de vue sur le Lac Jait Sagar et la maison de Rudyard Kipling. Le guide m’explique que c’est ici qu’il a eu l’idée d’écrire The Jungle Book… Il a toujours la même expression orale quand nous passons devant des peintures abimés ou un trou dans un mur « no no no les indiens pas bien … » Il me fait rire. Nous commençons à redescendre vers le palace et en chemin nous rencontrons des français, mon guide explique au groupe qu’il peut leur faire visiter le Fort. J’en profite pour leur donner la direction du point de vue et de les rassurer en leur disant qu’il n’y a pas de singes. Un simple bâton en location m’aurait suffit.
Au bas de la pente du Palace et au croisement avec la rue du bazar sur la gauche, j’aperçois l’échoppe de Mr Sati avec ses fameux lassi. Evidemment à 14h il n’y en a plus ! Je décide pour mon repas de mi journée d’acheter seule des fruits et je tombe sur un vendeur de jalebi, hmmm voila mon dessert d’aujourd’hui ! Il ressemble au zlabia et les indiens ont beau apprécié le sucré je n’ai pas trouvé de dessert intéressant sur les cartes. Des oranges, des jalebi et une boisson dans ma chambre d’hôtel au calme. Oui je suis repassée dans la rue très étroite et mes oreilles réclament du calme.
En fin de journée, je profite d’aller voir le lac artificiel Nawal Sagar. J’ai de la chance au mois de Mars il est plein. J’ai repéré en arrivant un marchand ambulant de jus de canne à sucre. Eau du robinet ou pas, je veux gouter. Je m’assoies avec mon verre à la main face au lac et le petit temple. C’est beaucoup plus calme que dans le bazar. J’observe ce qui se passe autours du lac et j’imagine… Mon repas du soir se fait à nouveau sur le roof top, pas de voyageurs. Je pense que je suis la seule dans l’hôtel.
La route pour Agra est interminable, malgré le levé plus tôt en prévision 7h ! C’est le trajet le plus long du séjour et une contrariété féminine me bloque quelques minutes à l’hôtel Tourist Rest House. Je ne peux l’expliquer à Sunil qui m’attend pour la visite et me demande de faire vite. Il m’accompagne voir le Taj Mahal, demain c’est Vendredi et c’est fermé. Il s’occupe de la réservation et me conduit au mini bus qui conduit les touristes sur le site. Oups une file d’attente homme et femme, je me trompe, au même moment un garde me rappelle à l’ordre. Apres le passage de sécurité, je rentre par le jardin principal et je traverse le premier bâtiment. Dans l’alcôve sombre j’ai une vue sur le Taj Mahal magnifique, il est 17h30 et le soleil reflète sur le marbre blanc. Les conseils du Routard ne sont pas erronés. A savoir, sur la place autours du Taj Mahal, les photos de groupes avec une française sont interdites. Un policier nous siffle mais je ne comprends pas tout de suite. Les indiens à mes cotés vont le voir et s’en vont, le policier ne me dit rien. Les photos sont autorisés et ils étaient 3 indiens donc je ne comprends pas bien. Encore une question sans réponse. En allant vers la sortie j’aperçois deux jeunes hommes se tenir les mains, ça me fait bizarre parce que je sais que l’Inde n’est pas tolérante envers les homosexuels et je me rappelle à travers les lectures sur l’Inde qu’ils expriment leur amitié en se tenant la main. Paradoxe tout de même…
Je rejoins Sunil à son hôtel pour me raccompagner au mien. Cet hôtel n’a pas de roof top mais une jolie cour verdoyante où les tables sont quasiment toutes pleines pour le repas. Je me trouve une place, les touristes autours de moi font des allers-retours, ils reviennent avec des bières, je suppose que l’hôtel n’en vends pas. Ma chambre est confortable mais a 6h du mat’, tourista me voila. Je me gave des cachets pris en France. Toutefois il est possible d’acheter ses cachets sur place, j’ai vu pleins de shops. Sunil arrive à 9h et je lui dis qu’on va directement à Delhi. Tant pis le fort rouge de Agra, j’y passe devant rapidement et en route vers la capitale. Je dors dans la voiture pour la première fois. Enfin une autoroute, ça change. Encore un arrêt à la « frontière de l’état ». Arrivée à l’hôtel In Tawang de Delhi, sieste de 2h. Il n’est que 17h à mon réveil, je n’ai pas envie de perdre encore de temps donc je vais promener dans les alentours. Le réceptionniste me parle d’un marché, je vais essayer de le trouver et me dégourdir un peu. Au coin de la rue un homme vient me parler, je crois qu’il veut m’accompagner… mais je lui dis gentiment que je veux juste « parler » au lieu de « marcher ». Il part de son coté voyant que nous ne nous comprenions pas du tout !
Je repère une ville bien différente des villages de l’Inde. Sauf que j’arrive à une succession de tôle qui ressemble à un marché. Je m’y promène mais rien de bien intéressant et coté esthétique c’est moyen. Je reviens sur le coté « ville ». Je rentre à l’hôtel déçu du « marché » et à cause des bouffées de chaleur.
MTV india et T-séries sont les deux chaines que j’ai le plus écouté. La bollywood n’a pas l’air d’avoir la cote dans le nord du pays et encore moins au Rajasthan. Mais les jeunes doivent apprécier en dehors des traditions.
J’ai faim mais je ne veux commander quelque chose de compliquer à comprendre sur la carte et de gaspiller. « I’m sick » mais je dois mal le prononcer. Le serveur me regarde d’un drôle d’air. Et j’ai gaspillé mon riz biryani. En plus il était accompagné d’une sauce yaourt qui me donnait envie. Ca devait être trop bon… seul le coca a été fini!
L’hotel luxe n’a rien a envié au petit haveli. Le bruit des indiens est présent dans leur langage et dans les pas dans les escaliers ou bien celui du personnel mais la chambre est confortable, y’a rien à redire.
Allez hop prête pour 9h. Dernier jour avec Sunil et je me suis bien reposée. Tournée des monuments que j’ai envie de voir et que Sunil me conseil. Moi ce sera Mahatma gandhi et le temple Bahaï.
Il réfléchit au circuit puis nous commençons par le Raj ghat pour voir le lieu de mémoire de Mahatma Gandhi. C’est calme, joli et reposant. Beaucoup de verdures. A proximité, plusieurs grand hommes et femmes de l’Inde ont été incinérés car le parc longe la Yamuna. Vu le pas de course de cette journée je ne peux pas aller jusqu’aux ghat. Direction la tombe d’Humayun. Ce tombeau a été construit par la femme d’Humayun pour son mari en 1572 et non l’inverse comme pour le Taj Mahal, d’ailleurs construit vers 1654. Des charbagh (jardin) avec les canaux et les jaali (fenêtre sculptée) du mausolée, magnifique. Plusieurs tombeaux entourent le tombeau de Humayun. On y accède à chacun par une porte. Beaucoup d’enfants en tenue scolaire promènent, cela fait partie de leur programme scolaire et culturel. Des rénovations sont en cours. Ensuite c’est le temple du Lotus (temple Bahaï). Je n’ai pas le temps de rentrer à l’intérieur du parc ni à l’intérieur du temple, il y a trop de visiteurs. De l’extérieur c’est beau. Vraiment j’admire les différentes architectures que j’ai pu observer en Inde. Construire un temple en forme de lotus, chapeau. Enfin le Gandhi Smriti qui d’après le Routard, est mieux que le musée à coté de Raj Gaht, je ne suis pas déçue. C’est un endroit vert, calme et reposant, j’adore le jardin. Je suis à Delhi et j’entends les oiseaux qui chantent. Birla House est composé de photographies, textes et de mini scène de vie de Gandhi en miniature, c’est à but éducatif et sympa à voir. Quelques manifestations sont encore organisées dans l’enceinte. Et marcher en parallèle des derniers pas de Gandhi me fait une impression bizarre. Dans tout les peuples il y aura toujours des fanatiques. Sunil s’est garé non loin mais là encore il paye un gars pourtant je ne vois pas Parking ! Il me demande si j’ai encore des achats, pourquoi pas. Il me conduit dans une boutique trop fourni pour moi mais j’y achète une peinture sur tissu couleur or et noir puis nous rentrons. Nous repassons devant le temple de Hanuman celui de Jhandewalan, la statue est immense, presque 30 m de haut, les personnes voient la statue de la rame du métro aérien. J’aperçois les indous rentrants par l’immense gueule d’Hanuman. Nous ne nous y arrêtons pas car il y a beaucoup de circulation. Très impressionnant. Je ne sais plus a quel moment de la journée, il a voulu me montrer le temple sikh, trop de monde mais ça valait le détour aussi. Ce temple est immense est ressemble à celui que j’ai visité a Pushkar mais en 10 fois plus grand. Nous avons fait le tour et je suis à mon hôtel vers 17h, nous nous donnons rendez vous à 2h du matin pour l’aéroport. La fin de mon séjour pointe son nez, je n’ai pas vraiment envie de partir…
Allez hop hop le marché de Karol Bagh n’est surement pas loin et je prends un rickshaw, mon premier que je commande seule. Une catastrophe, il me fallait bien une arnaque pendant mon séjour. Le chauffeur me demande ce que je veux, je lui dis que je ne sais pas mais je veux voir jewels, saari and spices, j’ai pas su traduire statuette. Là il me dépose devant un magasin de tissu. Je reste ferme sur mon idée car je ne vois pas de marché tel que je l’entends. Le chauffeur très désagréable me montre une direction avec la main. Je ne suis pas rassurée mais j’ai repéré le chemin retour à pieds cette fois ci ! Au loin de la rue désignée j’y vois …l’enseigne Subway. La civilisation. Ca me fait toujours ça en voyage, je finis par saturer de la nourriture locale et j’avoue que la viande me manque un peu. Surtout que je n’ai quasiment pas mangé depuis la veille. Au bout de la rue j’arrive enfin dans une rue comme Saint Férréol à la Noël (rue piétonne à Marseille). Du monde à perte de vue et toutes les boutiques possible de l’enseigne Tata comme H&M aux boutiques d’épices dont je n’en avais pas vu auparavant (Il y en a de partout en Inde mais des étals et ne parlant pas anglais, je n’ai pas demandé). Bref mes derniers achats sont faits. Je retourne en longeant le métro aérien jusqu’à mon hôtel. J’ai envie de rester encore quelques jours dans Delhi mais je dois essayer de dormir, le lever est très matinal.
Voilà Sunil me dépose, ça m’a fait plaisir d’avoir été accompagné, le fait de ne pas parler anglais et être seule à voyager a rendu le voyage plus rassurant en sa présence. Si un jour je reviens j’irais faire le nord de l’Inde, si si encore plus au Nord, le Punjab et Himachal Pradesh avec le temple d’or Sikh, Dharamsala et la source du Gange en passant par plusieurs villes sacrées. Moment de songe….
Je vais passer par les tracas du vol retour, fatiguant mais arrivée à bon port !
Après un retard de plus de 1 an sur la date de départ par faute d’ami(e) et d’économies pour ce voyage me voila avec un programme de 11 jours (oui trop peu !!) avec la sécurité sur place. J’ai opté pour une agence franco-indienne basée à Delhi (VF m’a bien aidé dans mon choix). Le directeur Ranjeet s’est lié d’amitié avec Alex, un français, et c’est ce dernier qui m’a organisé ce séjour, informé et rassuré. C’est plutôt ma famille que je devais rassurer car moi je pars confiante avec eux. J’ai hâte d’arriver mais je me pose pleins de questions, et la plus grande est celle concernant mon anglais. Oui en fait je me rends compte que mon anglais « is very bad » rien que dans l’avion lorsqu’il faut remplir les petits papiers pour la douane de Delhi….
Il est très tôt et comme tout aéroport, logique, je suis les gens pour sortir. Il y a beaucoup de chauffeurs et de famille dans l’attente, Sunil est présent. Ouf !
En quittant Delhi je n’ose pas poser de questions à Sunil car je me rends vite compte que le dialogue ne va pas être facile. Mais je finis par demander si c’était la pollution ou la rosée du matin, allez c’est parti je suis en mode découverte.
Vers 10h premier arrêt dans un resto « routier » pour un tchai. Pas mauvais mais je me rends compte qu’évidemment ce n’est pas le même gout que le tchai en sachet français.
Direction Jaipur où je vais y passer 2 nuits, j’observe tout ce qui se passe autours de nous. Le paysage est aride et quelques arbustes verts l’égayent. La double voie en construction ou rénovation ?, nous fait la longer, pleins de petits snack proposent bonbons, cigarettes, snacks… ça donnent des couleurs aux murs grisonnant. Sur les bords de route je vois aussi des petites stations de gonflage de pneus et surement de réparation. Je pense que les indiens usent leur pneus jusqu’au bout.
Jaipur passage obligé au Monnaie Change puis l’hôtel Rajputana Haveli. L’après midi je visite Fort Amber, le City Palace et Jantar Mantar. Nous sommes à la veille de Holi, jour férié un Inde. Des tas de bois sont prêts à être brûler à la nuit tombée. Malheureusement je ne connais pas l’heure et je le manque avant notre départ pour le rooftop Peacock de l’hôtel Pearl Palace. Sunil me présente à un couple de français. J’en profite pour parler français et quelques traductions. Pour une première soirée, j’aime beaucoup. C’est Holi la fête à laquelle je veux participer et Sunil doit m’emmener le fêter dans un fête privée. Ceci dit en traversant Jaipur je me rends compte que les policiers ont de longs bâtons, je me dis que seule je fais bien de ne pas déambuler dans la ville aujourd’hui.
J’attends Sunil, avec le couple de français rencontré la veille, en haut des escaliers car on aperçoit que le chien vient de se faire canarder de couleurs par les enfants. C’est amusant. Il est là. Nous embarquons et nous nous dirigeons vers un hôtel indien du sud de Jaipur. Journée bien sympathique malgré que je sois un peu réservée, je regarde les jeunes indiens dansaient et profitaient de cette journée en se donnant des étreintes et criant « Happy Holi ». Des couleurs vivent qui au fils des heures s’estompent et passent au vert foncé. Je pleins le personnel nettoyant les douches après le passage des touristes, la mienne est toute rose…
Je finis la journée sur la rooftop de mon hôtel qui est bien agréable. Je parle avec le serveur tant bien que mal et une scène digne des scènes d’amours bollywoodien surgit. Le serveur me montre un cerf volant qui vient d’atterrir sur la terrasse et me désigne pour le lancer dans le ciel. Je n’avais pas remarqué qu’il y en avait pleins dans le ciel de Jaipur. En demoiselle, je le laisse faire. Repas commandé dans ma chambre.
La route pour Pushkar est chaotique, des dos de « camels » comme m’apprend Sunil parmi les nids de poules. C’ est un bon chauffeur. Les derniers mètres jusqu’à l’hôtel Everest se font en scooter, on circule à pieds dans le cœur de Pushkar enfin presque ! Les klaxons s’entendent à la terrasse du café de la rue principale, ça fait mal aux oreilles. Valise posée je vais promener. Comme je m’attends à l’arnaque du bracelet dixit le Routard et mon anglais bof je préfère le style je sais où je vais. J’ai envie de m’aventurer à l’écart de le rue principale, d’ailleurs j’aperçois un vache (oui encore une normale !) au dessus d’un tas d’ordure (re-normale en Inde) et qui machouille un sachet plastique jusqu’à l’avaler. Je suis stupéfaite par cette scène. Je ne comprends pas pourquoi les indiens laisse leur poubelles dehors alors que leur vache « sacré » peuvent les manger et en mourir !
Du coup je me retrouve à l’opposée de la ville et je m’installe sur les ghâts avec une vue sur le lac. De l’autre côté, j’aperçois le temple sikh auquel je suis invitée par Sunil pour une visite. J’ai oublié de dire que mon chauffeur est de religion sikh, il ne porte pas le turban et a les cheveux courts mais il pratique. Sur les ghâts je me fais tout même aborder par un vieil homme qui tente de me prendre en photo avec un vieux nokia qui n’a même pas la fonction photo. Lol. Heureusement qu’il a un appel parce qu’il commence à être insistant. Sans mettre tout le monde dans le même panier 2 jeunes me demandent à être pris en photo avec eux, j’hésite car j’ai peur de devoir de l’argent comme le vieil homme d’avant. Mais non juste une photo avec la touriste blanche. Ce satané anglais grrrr
C’est l’heure de retraverser la rue principale et son bazar pour rejoindre Sunil. Le temple est magnifique. Heureusement que j’ai mon foulard car je dois me couvrir la tête pour la visite, passage dans le pédiluve. C’est calme, le marbre est frais. Le lieu est tellement apaisant. Sunil me dit qu’il dort dans le bâtiment situé plus bas sur le terrain, l’hospitalité des sikhs. Je me suis intéressée à cette religion durant mon séjour, c’est tout de même la 5° religion pratiquée. Retour à l’hôtel, j’ai l’impression d’être dans un village hippy. Des touristes de Woodstock un peu partout, je me sens à l’aise un jour de plus m’aurait bien plu. Encore une vue imprenable de la rooftop sur Pushkar et les collines environnantes.
A l’arrivée à Udaipur il fait 32° à 14h. Sunil m’accompagne en rickshaw jusqu’à l’hôtel Devraj Niwas. Puis petite ballade autours de l’hôtel. Ce soir je rencontre Louis avec qui je chat sur VF au Baghore Ki Haveli Museum pour regarder un spectacle de danse traditionnelle. Fait, nous allons faire connaissance autour d’un repas. Les heures passent je pars vers 00h30, je ne suis pas rassurée les rues sont désertes.
Le lendemain, Louis et moi allons visiter le City Palace. Nous nous rejoindrons dans la soirée, je vais promener en ville en mode solo et bien sûr je me perds au milieu des rues et sous la chaleur. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je voulais m’imprégner de l’ambiance, qui sait ? En fait je cherchais un parc avec des animaux, heureusement que j’ai le sens de l’orientation. Point important dans les villes en Inde je pense ! Mais l’entrée est trop discrète car je l’ai dépassé et je suis revenue à mon point de départ, j’ai tourné en rond pendant 2 heures !! Tant pis, je ne fais plus marche arrière. Retour à l’hôtel après quelques achats et une vache qui a failli m’embrocher. Quelle idée de vouloir passer à coté alors qu’elle a son veau ppfffff
De la rooftop vue imprenable sur le lac Pichola, magnifique a toute heure de la journée. Un petit écureuil vient boire la rosée du matin à un mètre de moi. C’est paisible.
En route pour Chittorgarh, la ville me parait longue à traverser. Il y a pleins de mariages en prévision car il y a des chars à musiques, des guirlandes et des banderoles colorées un peu partout. Le fort est sur la falaise, presque dans le même ton que la roche rouge. Les remparts font 5 km de long. Sunil me dépose au bas de la tour de la Victoire. Là je crois que je vis le temps fort du séjour. Je suis la seule touriste, les indiens visite ce site car il y a des temples hindoues, les singes circulent et les biquettes aussi. Une enfant essaye de me vendre une carte dessinée par ses soins, je me lance dans ce premier geste charitable ou arnaque ? au moins elle l’a fait de ses mains. Sur le parvis un groupe de jeunes indiens d’une quinzaine d’années m’abordent. Nous tentons de communiquer mais c’est bref, je suis frustrée de ne pas pouvoir leur parler en anglais. Je monte dans la tour, pieds nus, la pierre est froide, c’est étroit et sombre. Je flâne, je souris aux indiens. Il y a une vue magnifique du haut de la tour. En redescendant deux indiens vont vite puis je vois passer 2-3 indiens d’âges mures qui me demandent de poser avec eux, je commence à m’habituer et je lance un « no roupies ». Photo prises, encore 3 gars s’arrêtent et rebelote, malchance c’était un groupe d’au moins 15 personnes. Je finis par redescendre et reprendre mes chaussures. Je continue ma visite, je n’ose pas visiter tous ces temples, je ne veux pas offenser sur le lieu de croyance, mal faire le geste ou aller dans le sens inverse.
Sur ce magnifique site, une dame proposant des offrandes pour le temple me fait le 3ème œil de la sagesse avec la poudre rouge, je trouve cet échange photo de son enfant contre roupie + le bindi, chaleureux. Elle me propose en plus un morceau de fruit, je décline gentiment, en clair avec la tourista je ne voulais pas tenter le diable. Allez j’accepte et le temps que je me tourne un singe est devant moi, du coup j’engloutis le fruit. Il m’a fait peur. J’ai vu au Fort Amber un indien jeté sa glace car le singe courait vers lui. Je ne sais pas si j’ai bien fait ou si j’aurais du lui donner ??? cela reste encore un problème pour moi de juste limites. Je ne sais toujours pas à qui je dois donner des roupies pour porter mon bagage, au barman, au serveur, au gars du parking, … pareil aux animaux il faut les nourrir !!!??!! Sunil a géré beaucoup d’échanges de monnaies et j’espère qu’à la fin il sera toujours dans ses comptes.
En voiture, Sunil me parle d’un arrêt, yes sans trop savoir ce qu’il me dit. Arrivée à Menal. Arrêt rapide car la route est encore longue. Magnifique site non cité dans le Routard et faisant parti du patrimoine archéologique de l’Inde. C’est un temple dédié à Shiva et dans le style de Khajurâho. Accolé et séparé par une rivière à sec, se trouve deux autres petit temple : Ganesh et Gauri. Endroit magnifique et simple.
La route vers Bundi me semble interminable et les « camel » sont toujours là… Puis j’ai l’impression d’arrivée dans un grand parking à poids lourd et voiture car il y a beaucoup de poussières. Sunil me montre sur ma gauche le temple sikh où je comprends qu’il va dormir ainsi que différents temple. Je pense être arrivée, non encore 5 km et ça monte, je distingue une ville en bas qui s’étends sur des kilomètres.
Enfin nous arrivons à l’extrême de cette grande ville je suppose. J’aperçois un lac de couleur verte foncée, quelques havelis et une colline. Sunil s’arrête sur un parking. L’hotel Kasera Heritage donne sur la route. C’est une vrai haveli comme à Pushkar. Les fenêtres de ma chambre donnent sur Taragarh Fort et sont ornés de vitraux. 17h je décide d’aller faire un tour dans la ville. J’ai en tête de gouter les fameux lassi de Mr Sathi, lu sur internet, et dont Sunil m’a aussi parlé. Bha le problème c’est que la ville est grande et bien sur je ne parle pas anglais grrr Bref je déambule dans les rues, je ne sais pas où je vais, vers le centre ville ?
Plus j’avance plus je me dis qu’il ne faut pas que je m’éloigne trop de l’hôtel mais je suis attirée par le monde devant moi. Je découvre pleins de petites échoppes collé les unes aux autres. Je suis dans le bazar. Des matelas par terre et deux ou trois hommes assis dessus semblent attendre. J’en déduis que chacune à son corps de métiers : tissu, bijoux, quincaillers, laundry etc… et les marchands attendent le client. Je passe dans une rue très étroite et bruyante, les rickshaws klaxonnent et il n’y a pas la place pour deux véhicules et moi. Je n’ai même pas le temps de m’arrêter car je dois vérifier à chaque fois qu’un véhicule ne va pas me rouler dessus ! Je passe sous la porte chogan gate et voila une grande place, je continue à déambuler dans Indira Market. J’ai l’impression d’être au marché aux puces. Des vendeurs présentent leur marchandise : cadenas, bracelets, mini poterie etc Il y a de la musique dans une rue. Je m’avance, le char s’apprête à partir vers le mariage. Du monde est autours et certaines personnes dansent. Lorsqu’il y a un mariage, la famille fait appelle à ces chars musicaux pour l’ambiance, ils peuvent faire des kilomètres jusqu’au lieu de la fête. Je fais demi-tour et je rentre à l’hôtel pour manger. Je vais m’installer au roof top. Je suis seule et la vue de nuit est magnifique.
Le lendemain direction Garh Palace qui surplombe mon hôtel et la vieille ville. Le temple est ancien mais il y a encore de belles couleurs sur les peintures. Par contre des essaims d’abeilles empêchent l’accès aux étages, un guide m’entendant parlais seule me fais signe de le suivre. La dame est française et nous passons par une porte secrète. Je gagne un peu de temps. J’arrive dans le jardin principal avec un puit au milieu. Bundi est réputé pour ses puits mais je n’ai pas l’occasion d’aller voir ceux dans la ville.
Puis je sort et là un gentil guide se propose de m’accompagner à Taragarh Fort, il dit quelques mots en français et me fait comprendre qu’il y a des singes là-haut. Je l’ai lu dans le Routard. Allez un guide contre les méchants singes, je paye ! Il m’explique qu’il y vient depuis petit et qu’il connait les lieux. Il fait très chaud à 12h. Un peu plus haut sur le chemin, il se propose de me prendre en photo avec le palace en contre bas. Puis nous montons toujours. L’endroit et vraiment beau, un grand puit et nous traversons quelques arbres pour avoir un point de vue sur le Lac Jait Sagar et la maison de Rudyard Kipling. Le guide m’explique que c’est ici qu’il a eu l’idée d’écrire The Jungle Book… Il a toujours la même expression orale quand nous passons devant des peintures abimés ou un trou dans un mur « no no no les indiens pas bien … » Il me fait rire. Nous commençons à redescendre vers le palace et en chemin nous rencontrons des français, mon guide explique au groupe qu’il peut leur faire visiter le Fort. J’en profite pour leur donner la direction du point de vue et de les rassurer en leur disant qu’il n’y a pas de singes. Un simple bâton en location m’aurait suffit.
Au bas de la pente du Palace et au croisement avec la rue du bazar sur la gauche, j’aperçois l’échoppe de Mr Sati avec ses fameux lassi. Evidemment à 14h il n’y en a plus ! Je décide pour mon repas de mi journée d’acheter seule des fruits et je tombe sur un vendeur de jalebi, hmmm voila mon dessert d’aujourd’hui ! Il ressemble au zlabia et les indiens ont beau apprécié le sucré je n’ai pas trouvé de dessert intéressant sur les cartes. Des oranges, des jalebi et une boisson dans ma chambre d’hôtel au calme. Oui je suis repassée dans la rue très étroite et mes oreilles réclament du calme.
En fin de journée, je profite d’aller voir le lac artificiel Nawal Sagar. J’ai de la chance au mois de Mars il est plein. J’ai repéré en arrivant un marchand ambulant de jus de canne à sucre. Eau du robinet ou pas, je veux gouter. Je m’assoies avec mon verre à la main face au lac et le petit temple. C’est beaucoup plus calme que dans le bazar. J’observe ce qui se passe autours du lac et j’imagine… Mon repas du soir se fait à nouveau sur le roof top, pas de voyageurs. Je pense que je suis la seule dans l’hôtel.
La route pour Agra est interminable, malgré le levé plus tôt en prévision 7h ! C’est le trajet le plus long du séjour et une contrariété féminine me bloque quelques minutes à l’hôtel Tourist Rest House. Je ne peux l’expliquer à Sunil qui m’attend pour la visite et me demande de faire vite. Il m’accompagne voir le Taj Mahal, demain c’est Vendredi et c’est fermé. Il s’occupe de la réservation et me conduit au mini bus qui conduit les touristes sur le site. Oups une file d’attente homme et femme, je me trompe, au même moment un garde me rappelle à l’ordre. Apres le passage de sécurité, je rentre par le jardin principal et je traverse le premier bâtiment. Dans l’alcôve sombre j’ai une vue sur le Taj Mahal magnifique, il est 17h30 et le soleil reflète sur le marbre blanc. Les conseils du Routard ne sont pas erronés. A savoir, sur la place autours du Taj Mahal, les photos de groupes avec une française sont interdites. Un policier nous siffle mais je ne comprends pas tout de suite. Les indiens à mes cotés vont le voir et s’en vont, le policier ne me dit rien. Les photos sont autorisés et ils étaient 3 indiens donc je ne comprends pas bien. Encore une question sans réponse. En allant vers la sortie j’aperçois deux jeunes hommes se tenir les mains, ça me fait bizarre parce que je sais que l’Inde n’est pas tolérante envers les homosexuels et je me rappelle à travers les lectures sur l’Inde qu’ils expriment leur amitié en se tenant la main. Paradoxe tout de même…
Je rejoins Sunil à son hôtel pour me raccompagner au mien. Cet hôtel n’a pas de roof top mais une jolie cour verdoyante où les tables sont quasiment toutes pleines pour le repas. Je me trouve une place, les touristes autours de moi font des allers-retours, ils reviennent avec des bières, je suppose que l’hôtel n’en vends pas. Ma chambre est confortable mais a 6h du mat’, tourista me voila. Je me gave des cachets pris en France. Toutefois il est possible d’acheter ses cachets sur place, j’ai vu pleins de shops. Sunil arrive à 9h et je lui dis qu’on va directement à Delhi. Tant pis le fort rouge de Agra, j’y passe devant rapidement et en route vers la capitale. Je dors dans la voiture pour la première fois. Enfin une autoroute, ça change. Encore un arrêt à la « frontière de l’état ». Arrivée à l’hôtel In Tawang de Delhi, sieste de 2h. Il n’est que 17h à mon réveil, je n’ai pas envie de perdre encore de temps donc je vais promener dans les alentours. Le réceptionniste me parle d’un marché, je vais essayer de le trouver et me dégourdir un peu. Au coin de la rue un homme vient me parler, je crois qu’il veut m’accompagner… mais je lui dis gentiment que je veux juste « parler » au lieu de « marcher ». Il part de son coté voyant que nous ne nous comprenions pas du tout !
Je repère une ville bien différente des villages de l’Inde. Sauf que j’arrive à une succession de tôle qui ressemble à un marché. Je m’y promène mais rien de bien intéressant et coté esthétique c’est moyen. Je reviens sur le coté « ville ». Je rentre à l’hôtel déçu du « marché » et à cause des bouffées de chaleur.
MTV india et T-séries sont les deux chaines que j’ai le plus écouté. La bollywood n’a pas l’air d’avoir la cote dans le nord du pays et encore moins au Rajasthan. Mais les jeunes doivent apprécier en dehors des traditions.
J’ai faim mais je ne veux commander quelque chose de compliquer à comprendre sur la carte et de gaspiller. « I’m sick » mais je dois mal le prononcer. Le serveur me regarde d’un drôle d’air. Et j’ai gaspillé mon riz biryani. En plus il était accompagné d’une sauce yaourt qui me donnait envie. Ca devait être trop bon… seul le coca a été fini!
L’hotel luxe n’a rien a envié au petit haveli. Le bruit des indiens est présent dans leur langage et dans les pas dans les escaliers ou bien celui du personnel mais la chambre est confortable, y’a rien à redire.
Allez hop prête pour 9h. Dernier jour avec Sunil et je me suis bien reposée. Tournée des monuments que j’ai envie de voir et que Sunil me conseil. Moi ce sera Mahatma gandhi et le temple Bahaï.
Il réfléchit au circuit puis nous commençons par le Raj ghat pour voir le lieu de mémoire de Mahatma Gandhi. C’est calme, joli et reposant. Beaucoup de verdures. A proximité, plusieurs grand hommes et femmes de l’Inde ont été incinérés car le parc longe la Yamuna. Vu le pas de course de cette journée je ne peux pas aller jusqu’aux ghat. Direction la tombe d’Humayun. Ce tombeau a été construit par la femme d’Humayun pour son mari en 1572 et non l’inverse comme pour le Taj Mahal, d’ailleurs construit vers 1654. Des charbagh (jardin) avec les canaux et les jaali (fenêtre sculptée) du mausolée, magnifique. Plusieurs tombeaux entourent le tombeau de Humayun. On y accède à chacun par une porte. Beaucoup d’enfants en tenue scolaire promènent, cela fait partie de leur programme scolaire et culturel. Des rénovations sont en cours. Ensuite c’est le temple du Lotus (temple Bahaï). Je n’ai pas le temps de rentrer à l’intérieur du parc ni à l’intérieur du temple, il y a trop de visiteurs. De l’extérieur c’est beau. Vraiment j’admire les différentes architectures que j’ai pu observer en Inde. Construire un temple en forme de lotus, chapeau. Enfin le Gandhi Smriti qui d’après le Routard, est mieux que le musée à coté de Raj Gaht, je ne suis pas déçue. C’est un endroit vert, calme et reposant, j’adore le jardin. Je suis à Delhi et j’entends les oiseaux qui chantent. Birla House est composé de photographies, textes et de mini scène de vie de Gandhi en miniature, c’est à but éducatif et sympa à voir. Quelques manifestations sont encore organisées dans l’enceinte. Et marcher en parallèle des derniers pas de Gandhi me fait une impression bizarre. Dans tout les peuples il y aura toujours des fanatiques. Sunil s’est garé non loin mais là encore il paye un gars pourtant je ne vois pas Parking ! Il me demande si j’ai encore des achats, pourquoi pas. Il me conduit dans une boutique trop fourni pour moi mais j’y achète une peinture sur tissu couleur or et noir puis nous rentrons. Nous repassons devant le temple de Hanuman celui de Jhandewalan, la statue est immense, presque 30 m de haut, les personnes voient la statue de la rame du métro aérien. J’aperçois les indous rentrants par l’immense gueule d’Hanuman. Nous ne nous y arrêtons pas car il y a beaucoup de circulation. Très impressionnant. Je ne sais plus a quel moment de la journée, il a voulu me montrer le temple sikh, trop de monde mais ça valait le détour aussi. Ce temple est immense est ressemble à celui que j’ai visité a Pushkar mais en 10 fois plus grand. Nous avons fait le tour et je suis à mon hôtel vers 17h, nous nous donnons rendez vous à 2h du matin pour l’aéroport. La fin de mon séjour pointe son nez, je n’ai pas vraiment envie de partir…
Allez hop hop le marché de Karol Bagh n’est surement pas loin et je prends un rickshaw, mon premier que je commande seule. Une catastrophe, il me fallait bien une arnaque pendant mon séjour. Le chauffeur me demande ce que je veux, je lui dis que je ne sais pas mais je veux voir jewels, saari and spices, j’ai pas su traduire statuette. Là il me dépose devant un magasin de tissu. Je reste ferme sur mon idée car je ne vois pas de marché tel que je l’entends. Le chauffeur très désagréable me montre une direction avec la main. Je ne suis pas rassurée mais j’ai repéré le chemin retour à pieds cette fois ci ! Au loin de la rue désignée j’y vois …l’enseigne Subway. La civilisation. Ca me fait toujours ça en voyage, je finis par saturer de la nourriture locale et j’avoue que la viande me manque un peu. Surtout que je n’ai quasiment pas mangé depuis la veille. Au bout de la rue j’arrive enfin dans une rue comme Saint Férréol à la Noël (rue piétonne à Marseille). Du monde à perte de vue et toutes les boutiques possible de l’enseigne Tata comme H&M aux boutiques d’épices dont je n’en avais pas vu auparavant (Il y en a de partout en Inde mais des étals et ne parlant pas anglais, je n’ai pas demandé). Bref mes derniers achats sont faits. Je retourne en longeant le métro aérien jusqu’à mon hôtel. J’ai envie de rester encore quelques jours dans Delhi mais je dois essayer de dormir, le lever est très matinal.
Voilà Sunil me dépose, ça m’a fait plaisir d’avoir été accompagné, le fait de ne pas parler anglais et être seule à voyager a rendu le voyage plus rassurant en sa présence. Si un jour je reviens j’irais faire le nord de l’Inde, si si encore plus au Nord, le Punjab et Himachal Pradesh avec le temple d’or Sikh, Dharamsala et la source du Gange en passant par plusieurs villes sacrées. Moment de songe….
Je vais passer par les tracas du vol retour, fatiguant mais arrivée à bon port !
Doutes et envies sur le camping en tente sur toit English translation pending
Bonjour et merci par avance à l'intérêt que vous porterez à mes questions concernant le couchage en tente sur le toit. En effet nous souhaiterions(mon mari et moi même ) faire un voyage en Namibie (date imprécise pour l'instant, peut être octobre 2016 ou 2017!) et la formule 4x4 équipé camping nous tente beaucoup bien que nous n'ayons pas de notions de conduite de ce type de véhicule ni de la conduite à gauche mais conduire est un plaisir pour mon mari et aussi une grande partie de son métier.
Bien qu' ayant goûtés au camping "made in France" , je me pose quelques questions sur le camping sur toit en Namibie. Il s agirait d' un premier voyage(et peut être unique) d'un vingtaine de jours et l'itinéraire n'est pas défini. La formule camping nous séduit pour le caractère plus authentique , le dépaysement et le côté aventure (tout en optant pour des campings répertoriés ). Ma liste de questions : Combien de temps prennent le montage et démontage de la tente? Quel est l'espace dont on dispose? Quand on mesure 1m80 y a t'il suffisamment de place pour être à l'aise ? Si l'on a quelques problèmes de dos , le couchage est il assez ferme et assez confortable? Si l'un bouge l'autre ressent il les mouvements ? La tente est elle stable? Lorsque l'on passe plusieurs nuits sur le même site , le site ne risque t il pas d'être squatté pendant notre absence sur la journée ? A t on l'assurance de retrouver notre emplacement , faut il marqué sinon territoire ? Es ce une contrainte de monter , démonter tous les jours et avez vous le sentiment de "perdre " du temps et de l'énergie ? Encore une fois merci pour vos réponses , conseils et expériences .
Agnes
Bien qu' ayant goûtés au camping "made in France" , je me pose quelques questions sur le camping sur toit en Namibie. Il s agirait d' un premier voyage(et peut être unique) d'un vingtaine de jours et l'itinéraire n'est pas défini. La formule camping nous séduit pour le caractère plus authentique , le dépaysement et le côté aventure (tout en optant pour des campings répertoriés ). Ma liste de questions : Combien de temps prennent le montage et démontage de la tente? Quel est l'espace dont on dispose? Quand on mesure 1m80 y a t'il suffisamment de place pour être à l'aise ? Si l'on a quelques problèmes de dos , le couchage est il assez ferme et assez confortable? Si l'un bouge l'autre ressent il les mouvements ? La tente est elle stable? Lorsque l'on passe plusieurs nuits sur le même site , le site ne risque t il pas d'être squatté pendant notre absence sur la journée ? A t on l'assurance de retrouver notre emplacement , faut il marqué sinon territoire ? Es ce une contrainte de monter , démonter tous les jours et avez vous le sentiment de "perdre " du temps et de l'énergie ? Encore une fois merci pour vos réponses , conseils et expériences .
Agnes
Fiabilité vol Colombo-Chennai avec Sri Lanka Airlines English translation pending
Bonjour,
Est ce que quelqu'un a de l'expérience avec la compagnie SRI LANKA AIRLINES ? Est ce une compagnie fiable ou les vols peuvent-ils être supprimés à la dernière minute ????
En effet, je dois prendre un vol COLOMBO/CHENNAI avant de pour prendre mon vol LUFTHANZA pour FRANKFURT (qui est à 01.30 du matin)
Il y a un vol de COLOMBO qui arrive à CHENNAI à 15.05 et un autre qui arrive à 20.10....
Lequel vaut-il mieux que je choisisse ? Soit j'assure en arrivant à 15.05 et j'attends plus de 9h à l'aéroport international, soit je prends le risque et j'arrive à 20.10 pour prendre mon vol pour Frankfurt 5h après....
Pouvez vous me donner votre opinion ? Merci
Dragonfly
Sortir des sentiers battus en Iran English translation pending
Bonjour,
Je suis parti depuis 2 mois en Turquie, Géorgie et Arménie avec un ami. Nous avons pris la décision de partir en Iran pendant 17 jours (nous avons le visa) mais comme la décision date de dernière minute nous n'avons pas eu l'opportunité d'acheter un guide de l'Iran. De toute manière je ne suis pas fan du LP... nous nous retrouvons donc à éplucher les forums à la recherche de conseils.
Pour l'instant l'idée serait de voir Tabriz et ses environs (Takht e soleyman / Kandovan / Sabalan) puis Kashan / Ispahan / Yazd / Kerman / les Kaluts / Shiraz et peut être l'île de Hormoz ou qeshm.
Cette succession de ville n'est pas notre itinéraire détaillé mais plutôt des pistes que nous explorons pour l'instant. De toute manière je ne pense pas que nous ayons le temps de tout voir en 17 jours. Surtout cela reste pour l'instant un itinéraire de "surface" que nous aimerions bien transgresser pour aller plus en profondeur.
Nous adorons habituellement louer une voiture pour avoir la possibilité et la liberté de se balader de lacs en lacs, s'arrêter sur le bord des routes lorsque le paysage nous appelle et poser notre tente. J'ai cru comprendre que la location de voiture sans chauffeur était difficile sinon impossible en Iran.
C'est un peu la raison pour laquelle je poste ce message ici. Nous aimons surtout en voyage nous balader hors des sentiers battus, dans des lieux pas trop touristique, rencontrer du monde. Nous aimons la nature, les paysages sauvages.
Je me disais que peut être vous pourriez nous fournir de précieux conseils sur l'Iran. J'ai vraiment l'impression d'un pays qui se vit sur la route, loin des cars de touriste !
Merci d'avance à ceux qui prendrons la peine de nous répondre.
Marin
Je suis parti depuis 2 mois en Turquie, Géorgie et Arménie avec un ami. Nous avons pris la décision de partir en Iran pendant 17 jours (nous avons le visa) mais comme la décision date de dernière minute nous n'avons pas eu l'opportunité d'acheter un guide de l'Iran. De toute manière je ne suis pas fan du LP... nous nous retrouvons donc à éplucher les forums à la recherche de conseils.
Pour l'instant l'idée serait de voir Tabriz et ses environs (Takht e soleyman / Kandovan / Sabalan) puis Kashan / Ispahan / Yazd / Kerman / les Kaluts / Shiraz et peut être l'île de Hormoz ou qeshm.
Cette succession de ville n'est pas notre itinéraire détaillé mais plutôt des pistes que nous explorons pour l'instant. De toute manière je ne pense pas que nous ayons le temps de tout voir en 17 jours. Surtout cela reste pour l'instant un itinéraire de "surface" que nous aimerions bien transgresser pour aller plus en profondeur.
Nous adorons habituellement louer une voiture pour avoir la possibilité et la liberté de se balader de lacs en lacs, s'arrêter sur le bord des routes lorsque le paysage nous appelle et poser notre tente. J'ai cru comprendre que la location de voiture sans chauffeur était difficile sinon impossible en Iran.
C'est un peu la raison pour laquelle je poste ce message ici. Nous aimons surtout en voyage nous balader hors des sentiers battus, dans des lieux pas trop touristique, rencontrer du monde. Nous aimons la nature, les paysages sauvages.
Je me disais que peut être vous pourriez nous fournir de précieux conseils sur l'Iran. J'ai vraiment l'impression d'un pays qui se vit sur la route, loin des cars de touriste !
Merci d'avance à ceux qui prendrons la peine de nous répondre.
Marin
Carnet A l'assaut du Grand Sud: Texas, Louisiane, Mississippi & Tennessee English translation pending
Coucou nous revoilou !!
Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami… il y en a pour tous les goûts.
Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV…), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.
Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).
Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir…), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).
D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :
Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.
Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).
Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :
3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers… Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...
2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place…
1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris-Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo…
Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis… L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).
Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci…).
Allez, place au carnet !
Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami… il y en a pour tous les goûts.
Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV…), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.
Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).
Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir…), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).
D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :
Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.
Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).
Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :
3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers… Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...
2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place…
1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris-Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo…
Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis… L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).
Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci…).
Allez, place au carnet !
Trek au Népal en octobre 2015 + info en vracs English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai faire un trek au Népal cet automne. Quelles sont les zones à privilégiées (les moins touchées par le séisme, les plus sympas)? Peut-on trekker tout seul, sans passer par une agence ?
Sinon, je suis preneuse de tout itinéraire possible dans le pays (surtout s'il sort des sentiers battus) et de toutes info sur le pays.
Merci pour vos réponses!!
Je souhaiterai faire un trek au Népal cet automne. Quelles sont les zones à privilégiées (les moins touchées par le séisme, les plus sympas)? Peut-on trekker tout seul, sans passer par une agence ?
Sinon, je suis preneuse de tout itinéraire possible dans le pays (surtout s'il sort des sentiers battus) et de toutes info sur le pays.
Merci pour vos réponses!!
3 semaines à l'île Maurice: on fait quoi? English translation pending
Par ou commencer:
Une présentation: Nous sommes 2, (3) madame est enceinte. Notre dernier beau voyage a été conseillé par ce site( c'etait Bali et on a adoré). Nous avons décidé de partir a l'ile maurice fin septembre début octobre.
Ce post suivra donc nos choix pas a pas et nos vacances.
Les billets sont pris. Nous devons maintenant nous attaqué aux préparatifs. On aimerait faire de beaux hôtels, mais avec 21 nuits ça risque d’être impossible financièrement.
Avant de choisir les hôtels, guest house, location, en combien de points de chute on doit diviser notre séjour?
MERCI
Une présentation: Nous sommes 2, (3) madame est enceinte. Notre dernier beau voyage a été conseillé par ce site( c'etait Bali et on a adoré). Nous avons décidé de partir a l'ile maurice fin septembre début octobre.
Ce post suivra donc nos choix pas a pas et nos vacances.
Les billets sont pris. Nous devons maintenant nous attaqué aux préparatifs. On aimerait faire de beaux hôtels, mais avec 21 nuits ça risque d’être impossible financièrement.
Avant de choisir les hôtels, guest house, location, en combien de points de chute on doit diviser notre séjour?
MERCI
Tadjikistan: terre de contrastes English translation pending
LES CONDITIONS DU VOYAGE :
Nous étions deux, nous ne voulions pas faire un trek, nous ne voulions pas de groupe organisé, nous ne voulions pas de location de véhicule avec chauffeur/guide, nous ne voulions pas utiliser les transports en commun. Ce choix de ne pas utiliser les transports en commun : nous y allions, entre autre, pour les paysages avec l’envie de pouvoir s’arrêter quand on voulait pour prendre des photos les transports en commun, nous le savions, il y en a très peu en dehors de certains axes dont cela limité notre « exploitation du territoire » nous voulions pouvoir nous arrêter au grès des rencontres au détour d’une route, d’un village, d’une maison nous voulions camper si la nature nous y invité nous voulions le sentiment de liberté de vivre les vacances sans les contraintes des autres ce qui n’est pas possible avec un chauffeur ou un groupe. Ce qui ce complique, c’est qu’au Tadjikistan, la location de 4/4 sans chauffeur, cela n’existe pas (et je pèse bien mes mots). En effet, on ne trouve aucun loueur car à ce jour, il n’existe pas d’assurance pour ce type de location. Grâce à des contacts sur VF, j’ai réussi à convaincre une personne qui a une agence de nous louer son 4/4, un RAV 4. Chacun prenait des risques car pas d’assurance ni pour lui, ni pour nous. Le prix a été en conséquence : 130 dollars par jour. Bon, pas de souci avec la voiture même si elle avait 333000 km mais si nous étions inquiets des bruits et si nous avons crevé 4 fois ! Khudoguy Shonazarov. Pour les français, il se présente sous le nom de Roudik. Me demander son contact en MP car j'n 'arrive pas le mettre sur le site) Il pourra vous organiser voyage de groupe, voyage pour 2 avec un guide parlant un très bon français (lui). Il m’a indiqué à notre départ qu’il avait trouvé une compagnie d’assurance qui accepte de couvrir la location de voiture et qu’il envisageait la location de 4/4 pour l’été prochain. il a une agence, mais je ne l'ai jamais contacté par ce biais (me demander en MP)
LOGEMENT : Avant de détailler notre itinéraire et ces difficultés, il faut préciser que même si le logement chez l’habitant est courant, appelé « homestay », nous avons fait le choix du camping « sauvage ». Un inconvénient, cela limite les rencontres. Mais en même temps, les rencontres sont si faciles au Tadjikistan que chaque journée était ponctuée de nombreuses invitations et que nous en avons refusé beaucoup, beaucoup. Car là-bas, une invitation au « chtai », c’est bien plus qu’un thé, c’est le thé, plus le pain, plus le yaourt, plus, plus, plus……….. Et tu ne vas pas repartir au bout d’une demi-heure ! Tu peux en une journée ne faire que 30 km sans souci si c’est tu passes ce jour là par des villages. Donc je ne vous parlerais pas des logements mais cela ne pose aucun souci partout. Il faut simplement ne pas profiter que cette générosité d’accueil. Néanmoins, dans ces Homestays, pas d’eau courante, pas de salle de bain, wc au bout du jardin, électricité ? Pour l’option camping, c’est plus compliqué. Dans les vallées, il se trouve le problème de trouver un emplacement. En effet, une vallée au Tadjikistan, c’est la rivière et la montagne à pic de chaque côté. Chaque bout de terrain à « plat » est utilisé par la population pour la culture de fruits et de légumes. Sinon, on est trop prêt des rivières et on prend des risques. Où on est dans les cailloux et …. Quand on est dans les montagnes du haut Pamir, les vallées sont plus larges, on est plus loin des villages mais les herbes sont souvent hautes, il y a de l’eau partout. Dans tous les cas, beaucoup de vent le soir, plus rien le matin ? Néanmoins, on a toujours trouvé mais on a parfois passé du temps à chercher.
Notre itinéraire : 19 jours entiers sur place du 27 juillet au 15 août
Soyons clair : ce voyage est fonction du temps, des rencontres, des imprévus. Tout n’est que sensation. Le mauvais temps les 5 premiers jours n’a parfois pas permis d’apprécier le voyage de la même façon que sous le soleil.
1. DE DUSHANBE AU PAMIR
Route par le nord jusque Kalaik khoum :
Départ 7H15 de Douchanbe. Arrivée à l’intersection de LAB-I-JAR à 12H30 avec un arrêt de 1 H 15 soit 3 h 30 sans les arrêts. Jusqu’OBI GARN, une bonne route, vallée très cultivée au départ tout le monde aux champs. Après, c’est de la piste et on longe le fleuve jusqu’à l’intersection pour la vallée de RUSHT mais le fleuve est large, la vallée est grande, la terre grise. Bof bof. Incursion dans la VALLEE DE RUSHT. Le lonely disait très beau avec les glaciers derrière. La route est excellente mais vraiment rien d’extraordinaire dans le paysage. On a eu l’impression d’avoir perdu son temps. Nous revenons à l’intersection pour reprendre la M21 pour passer le col. La piste n’est pas bonne, on quitte le fleuve, on rentre dans la montagne. Il est 3 h 15 quand nous repartons de l’intersection. A 17 H, nous décidons de nous arrêter. Départ 8h 30, passage du col, arrivé à 13 h 40 à Kalaik khoum. Globalement, sans les arrêts, nous aurons mis 10 h depuis Dushanbe. De Kalaik khoum à l’intersection pour la vallée de Vang, la piste peut aller. A partir de l’intersection pour la vallée de VANG, la piste est très mauvaise. Départ 8H15, arrivée à 12 h à l’intersection (4H pour 87 KM). Pompe à essence près du poste de contrôle. De là jusque RUSHAN, piste pas trop mal…. 3 H pour 91 km. Paysage pas mal. Avant nuage et paysage moyen. Pas de souci pour se restaurer, des habitants font restau. A Rushan, on part à gauche dans la vallée de Bartang vers 16 H 10. (82 km depuis Vanj). La piste dans cette vallée n’est pas mal. Pas possible d’aller à SIPOG, route barrée à cause des inondations. Arrêt au village précédent KHIJEZ, très sympa. Il faut compter 1 H 30 pour y arriver depuis le début de la vallée. Beau paysage dans la vallée, si le soleil est là… Départ pour la marche pour Jeisev à 8H45. 1H 45 de montée, 1 h 20 de descente. Retour à 14H à la voiture. Bon, bien mais rien d’exceptionnel. Caillouteux au départ puis pas mal de végétation autour de la rivière et au niveau des villages. Bien pour voir le mode de vie traditionnel dans les 2 villages. En même temps, le ciel était couvert. Revenu à Rushan, nous décidons de prendre à gauche quelques km plus loin pour aller à KHUF. 1H de piste catastrophe pour monter. C’est une très grande vallée cultivée. Les maisons sont très éparpillées sur le plateau. Les montagnes autour sont très belles. Impossible de trouver une place pour camper : où c’est cultiver, où c’est mouillé, où les herbes sont hautes….
KHOROG, Aucun intérêt, à mon avis, à part le ravitaillement (seul vrai ville au Pamir car à Murghab, c’est limité) et la connexion wifi à l’office de tourisme. De KHOROG, à ISHKASHIM, 105 km, 3 h de route. La route n’est pas mauvaise même si loin d’être bonne. La vallée n’est pas très large, paysages bof. (il ne fait toujours pas beau) Sources chaudes de GARMCHASHMA à 39 km. Un mini, mini Pamukkale. Les Tadjiks y viennent pour traiter leur problème de peau. Bon…. Pas essentiel.
ICHTACHIM : Nous y venions pour le marché du samedi matin ou Afghans et tadjiks se retrouvent dans un no man land. Pas de marché ce samedi là, plus de marché ? Nous n’avons pas réussi à avoir une explication.
VALLEE DU WAKAN La piste n’est pas trop mauvaise, les paysages sont bien à la fin de la vallée. Sinon, vallée très encaissée avec pleins de villages très verts avec beaucoup de cultures maraichères. Beaucoup de rencontres. Départ 8 h d’Ichtachim et arrivée à 17h à Langar mais de nombreux arrêts.
LANGAR - LAC YASHIL KUL . La piste n’est pas mauvaise. Dès le début de la piste, les paysages sont beaux puis moins bien jusqu’au contrôle de police à l’intersection pour Zorkul. Il faut un permis pour y aller. Nous l’avions obtenu à l’office de tourisme de khorog. Beaucoup de pluie les jours précédents, la route n’était pas praticable sans risque. Nous ne l’avons pas regretté car à partir de là, la route est superbe. IMPORTANT : Monter sur la droite au 1er petit lac au point de vue : HAUSIBEKS POINT, c’est superbe. Puis, lorsque l’on est en haut, marcher vers le 2ième lac et redescendre en oblique vers le point de départ. Plus loin, un autre lac. Super pour pic nic et éventuellement bivouac. Puis l’on retrouve la M51, la vue est magnifique. (Hé oui, nous avons retrouvé le soleil cette journée là !)
VILLAGE DE BULUNKUL il fait super froid, vent. Un peu village fantôme mais très photogénique. Petit t lac jusque à côté mais abords difficiles. Traverser le village vers le grand lac d’Yashil Kul . Ne pas s’arrêter à la première vue sur le lac. Continuer à rouler encore pendant 15 mn vers l’ouest (belles vues) puis faire demi-tour. On a essayé de faire le tour et revenir par la rive est. Super long et pas plus d’intérêt que ce que l’on voit les 15 premières minutes. Le premier lac près du village : bof Le geyser. Il faut prendre la piste du lac Yashil kul pour aller vers la M21. Il faut chercher, mais avec une bonne carte, on se repère et l’on trouve la piste. Un tout petit panneau l’indique. Pas de geyser mais on voit que toute la zone a du être en ébullition. Paysages autour très jolies. La piste pour y arriver en partant du lac n’est pas terrible car prêt de l’eau et donc impossible si pluie avant. Ensuite, recherche des sources chaudes. Nous n’avons pas trouvé !!! Village d’ALICHUR. Partagé en 2. Allez marcher dans la partie à gauche après le pont. C’est très beau avec les paysages en fond avec les maisons blanches où en torchis. La vallée est ensuite très large jusqu’au col de Neizath. Les kirghizes viennent y installer leurs yourtes pour juillet/aout/septembre pour le pâturage de leurs animaux. L’occasion de belles rencontres. On a voulu aller au col de CLARA PASS, sur la gauche avant Murghab. La piste n’est pas bonne et après ¾ d’heure, un gros caillou au milieu de la piste. Donc demi – tour… Retour sur laM21. Après le col, le paysage change complètement, les montagnes sont très découpées, pleines de couleurs. D’Alichur, la route est bonne.
Village de MURGHAB : pour faire le plein d’essence (car pas d’essence depuis Langar) et acheter des provisions. Possible de trouver des légumes et de l’eau. Pour ceux qui ne connaissent pas le Kirghizistan, c’est intéressant car la majorité des habitants sont kirghizes.
Direction Chaimak. Au départ, piste commune avec la route de la chine, cela va a peu prêt mais quelques passages ou il y a eu des écoulements de boue. Puis une piste part à droite ver Chaïmak, de la taule ondulée et pleins de trous. Arrêt au village de TOKHTAMYSH, village kirkighes. 50 km avant Chaimak, route coupée et rivière avec trop d’eau pour passer. Demi-tour et là grosses pluies. Retour bien difficile sur Murghab….
LAC KARAKUL En fait, nous avions décidé la vieille d’aller à Chaimak car la route pour le lac était coupée. Impossible de passer par les guets car trop d’eau les jours précédents. Ce jour là, nous avons pu passer mais l’eau était bien haute. De Murgab Jusqu’au col, le paysage est superbe. Puis une heure quelconque. Beau à l’arrivée avec vue sur le lac et les montagnes autours. Belles photos dans le village avec montagne derrière. Mais le village était sans vie et délabrée. 3 h de route de Murgab très bonne route, la meilleure du Pamir. Route pour rejoindre la vallée de chok dara. En effet, impossible de rejoindre Khorog autrement car la M51 est coupée avant khorog. Jusqu’Alichur et la jonction pour Langar, la route est correcte. Puis c’est la catastrophe jusque Jelondy. Nous avons tourné quelques km avant pour aller vers la vallée de CHOK DARA. Aucune indication. Encore une fois, il faut avoir une bonne carte pour se repérer. Petit bon galère puis traversées de gués très difficiles, pleins de cailloux. Cela peut être impossible si beaucoup de pluie les jours précédents. Ensuite, la piste n’est pas mauvaise. Diversion d’une demi heure pour aller chercher le lac Turumtakul (toujours rien au bout de 30 mn. trop loin, retour). Passage de gué pas facile avant le col (et si beaucoup d’eau, je ne sais pas comment l’on passe ?) Beaucoup de pâturages et belles vues sur glacier Karl Marx et Engels.
Arrivée en bas, on tourne à droite pour entrer dans la VALLEE CHOK DARA. Là, piste vraiment mauvaise et à part au début de la vallée, paysage (sec) sans intérêt jusqu’au village de VRANG. Là, on est parti à droite vers le village de Durum. Beaux paysages pour y aller. 7km, ¾ d’heure à l’aller. Beaucoup plus vite en descente…. Piste assez galère mais tout à fait faisable. Là, laisser la voiture au bout de la route et faire 40 mn de montée pour voir LAC bien bleu DE DURUM KOOL. Pas de souci pour trouver et ce n’est pas une rando difficile. A partir de là, la piste/ route devient meilleures. Villages à nouveau avec cultures et arbres. On est monté à Tision. Village à 4 km de la route principale (infos lonely) mais pour voir quoi ? On a traversé tout le village. Au bout de 7 km, piste trop difficile. On a marché 20 mn mais ? Peut-être aurait-il fallu marcher plus ! Je pense que si c’était à refaire et que M 51 était ouverte, je la prendrais pour rejoindre Khorog plutôt que de passer par la vallée. Les paysages de la M51 sont plus impressionnants pour moi et les points nommés par le lonely dans cette vallée ne m’ont pas semblés percutants.
Retour sur Douchanbé. Sur le retour, la route nous a semblé beaucoup plus difficile qu’a l’aller (mais nous avons fait la route en 2 jours plutôt que 3). Départ de khorog à 12 H, arrivé 20 H 30 à a Kalaik khoum avec une pose d’une ½ heure. 230 km. Les premiers 5O km, bonne route. Puis une heure pas terrible, puis l’horreur. Le plus dur, c’est après la vallée de vrang. De Douchanbé à khorog, c’est entre Kalaik khoum et la vallée de vrang que la partie afghane est la plus belle. Après Kalaik, nous avons cette fois ci rejoins Douchanbé par la route du sud. Pendant 2 H 30, les 100 premiers km, super route sans trou qui a été refaite il n’y a pas longtemps. Puis à nouveau route avec trous, tôle ondulée, cailloux jusque la grande ville de Après, la route est excellente jusque Douchanbé. Je ne suis pas d’accord pour dire que la route est sans intérêt après la ville de Kulob. Justement, on quitte ces vallées où l’on est enfermé par les montagnes pour un paysage très large avec, a perte de vue, des champs. A u moment des récoltes, c’est très beau .Et les villages en terre route ou beige sont très jolis. Puis on passe près d’un grand lac et il y a une belle vue. Peut-être aussi que la météo et la lumière selon l’heure de la journée jouent beaucoup. On passe de villages où la culture est maraichère à des villages où la culture est céréalière.
2. DE DUSHANBE AUX MONT FANS
La route direction Aïni est appelée autoroute : 3 péages. Ce n’est pas vraiment une autoroute mais une très bonne route à 2 voies avec pas mal de tunnels. Très vite à la sortie de Douchanbe, on se retrouve à nouveau dans une vallée avec rivière au milieu et encerclée par les montagnes. Tout au long, en partant de Douchanbe, il y a des tas d’endroits où les tadjiks vont le we, avec piscines, bains chauds, etc. Environ sur une cinquantaine de km. Rien à voir avec tout ce que l’on a vu dans le Pamir…. Pour aller au lac Iskandarkul , impossible de prendre cette route dans la totalité car le tunnel Anzob était fermé à cause des pluies. Nous avons donc prit la direction de Anzob par la vallée à droite. Il faut passer un col, la piste n’est pas bonne. Les paysages de cette vallée jusqu’à Anzob sont moyens. A la bifurcation, nous ne sommes pas partis à gauche pour Anzob mais à droite vers le village de Margeb. On rentre à nouveau dans un autre temps. Une belle vallée. Rencontres et invitations autant que l’on veut. Retour sur Anzob. Les anciennes écuries sont belles. Village moyen mais encore une fois, si l’on se promène, les rencontres sont belles.
Puis retour sur la route principale pour bifurquer vers le lac Iskandarkul Dans la vallée pour arriver au lac, les montagnes, c’est une explosion de couleurs. Surtout, ne pas s’arrêter au début lac. Prendre la route qui part à droite du lac, passer la datcha du président. Continuer et prendre la 1ère piste à droite. Allez jusqu’au village de SARYTAG. La vallée est belle, les montagnes sont belles. Puis continuez jusqu’au 2ième village (quand on arrive dans le premier village, tout droit et prendre la piste à gauche. Encore de merveilleuses couleurs de montagne. En plus, c’est l’époque des moissons, en fin d’après midi, ils sont tous aux champs. Tout se fait à la serpe et à la faucille. Dans la 2ième vallée, il y a des tentes réparties de ci de là. En fait, à ce moment de récolte, ils restent sur place en famille. Ne pas hésitez à aller se « promener à travers champs » et aller à la rencontre de la population.
Vallée de ZERAVCHAN, la route est en pleine construction. Il y a des tronçons excellents et d’autres en cours de…. Pleins de ponts sont entrain de se faire. Du coup, tu es arrêté de 1 H à 5 H car ils mettent du macadam, car du haut de la montagne, 4 hommes en rappel cassent les pierres qui tombent sur la route (partie pas faite) etc... D’ici quelques mois, ce sera une super route bien large (par comme celle qui va de Dushanbe à Aini). Vallée très large par endroit avec cultures, très serrée par endroit avec ravin. Bon, pas mal les paysages mais rien d’extraordinaire. Départ d’Aini à la bifurcation pour la vallée de Haft-koul, 2 h 30, actuellement (sans les arrêts pour les travaux).
HAFT-KOUL : de la bifurcation, 3 h 3O pour arriver au 6 ième lac. Entre le 5 et 6 ième lac, c’est chaud au niveau de la piste. Au 6ième lac, c’est super pour camper. Sur la route pour le 6ième lac, quelques homestays. Au 6 ième lac, une seule famille y vit (troupeaux). Paysages bien dans la vallée, rien de génial mais ce qui est bien ce sont les habitations qui sont différentes par rapport à ce que nous avons vu au Pamir. les personnes ne se laissent pas prendre en photo contrairement aux tadjiks du Pamir. Vallée authentique. S’arrêter dans les villages.
Route vers Aini : arrêt à mazar-e-sharif : mausolée (voir lonely) bof bof. Puis, nous avons pris à droite la route vers Panjdjrud (village qui n’a aucun intérêt) et nous sommes allées jusque Artouch (s’y promener, intéressant pour les contacts). On voulait aller marcher jusqu’au lac KOULIKALOU mais le lendemain la route était fermé de 12 à 19 h. On est donc reparti vers Aini. Si l’on ne fait pas la rando jusqu’au lac, à mon avis, ce n’est pas indispensable
Ville d’ISTARAVCHAN Pour le bazar, très animé. Quel accueil ! On nous a offert du pain, du fromage, des fruits. La vieille ville est très belle.
LACS D’ALAUDIN De la route, 2 h à l’aller, 1 h 30 au retour. J’ai trouvé la route beaucoup moins jolie du point de vue des montagnes que la vallée pour le lac Iskandarkul. Beaucoup moins de couleurs sauf au début, des sapins à flanc de montagne, un paysage déjà plus vue. 2 villages seulement noté sur la carte. Mais il y en a 3 autres tout petits. Au bout de la piste, en 4O mn de marche (si l’on marche bien et sans s’arrêter, on accède à trois lacs d’un bleu !!!! Après plus d’une heure de voiture dans cette vallée, nous avons retrouvé ce que nous avions vu aulac Iskandarkul : des familles entières qui campent là et qui coupent toutes les herbes pour leurs animaux en hiver. Si il faut choisir par manque de temps, lac Iskandarkul de préférence.
Douchanbe Hôtel POYTAHT 225 somonis, lit double avec salle de bain, petit salon, frigo et télé. Très suffisant et propre même si tout n’est pas parfait…. Situé près d’un bazar. Central, sur la route de l’aéroport. Taxi aeroport : 50 somonis (commandé par l’hôtel). Nous n’avons rien vu de la ville à part le bazar prêt de l’hôtel.
Voilà, j’espère que ces informations pourront servir à la préparation de vos voyages. Ceci est un complément au lonely Asie centrale qui n’est pas mauvais. Par contre, le petit futé, à éviter. Destination assez root car peu confortable à la fois dans les transports et dans les logements. Mais quel accueil ! Terres de contrastes car il y a des tadjiks du pamir et du reste du pays avec une pratique de la religion et des traditions différentes, puis il y a les kirghizes, eux aussi avec leurs traditions. Le gouvernement ne gère pas ses populations et ces parties du pays de la même façon....
Je peux céder mes 3 cartes du Tadjikistan : pamirs, Northern, southern. Elle me semble toute indispensable pour un voyage comme le notre. N’hésitez pas à me contacter en MP.
laurence
Nous étions deux, nous ne voulions pas faire un trek, nous ne voulions pas de groupe organisé, nous ne voulions pas de location de véhicule avec chauffeur/guide, nous ne voulions pas utiliser les transports en commun. Ce choix de ne pas utiliser les transports en commun : nous y allions, entre autre, pour les paysages avec l’envie de pouvoir s’arrêter quand on voulait pour prendre des photos les transports en commun, nous le savions, il y en a très peu en dehors de certains axes dont cela limité notre « exploitation du territoire » nous voulions pouvoir nous arrêter au grès des rencontres au détour d’une route, d’un village, d’une maison nous voulions camper si la nature nous y invité nous voulions le sentiment de liberté de vivre les vacances sans les contraintes des autres ce qui n’est pas possible avec un chauffeur ou un groupe. Ce qui ce complique, c’est qu’au Tadjikistan, la location de 4/4 sans chauffeur, cela n’existe pas (et je pèse bien mes mots). En effet, on ne trouve aucun loueur car à ce jour, il n’existe pas d’assurance pour ce type de location. Grâce à des contacts sur VF, j’ai réussi à convaincre une personne qui a une agence de nous louer son 4/4, un RAV 4. Chacun prenait des risques car pas d’assurance ni pour lui, ni pour nous. Le prix a été en conséquence : 130 dollars par jour. Bon, pas de souci avec la voiture même si elle avait 333000 km mais si nous étions inquiets des bruits et si nous avons crevé 4 fois ! Khudoguy Shonazarov. Pour les français, il se présente sous le nom de Roudik. Me demander son contact en MP car j'n 'arrive pas le mettre sur le site) Il pourra vous organiser voyage de groupe, voyage pour 2 avec un guide parlant un très bon français (lui). Il m’a indiqué à notre départ qu’il avait trouvé une compagnie d’assurance qui accepte de couvrir la location de voiture et qu’il envisageait la location de 4/4 pour l’été prochain. il a une agence, mais je ne l'ai jamais contacté par ce biais (me demander en MP)
LOGEMENT : Avant de détailler notre itinéraire et ces difficultés, il faut préciser que même si le logement chez l’habitant est courant, appelé « homestay », nous avons fait le choix du camping « sauvage ». Un inconvénient, cela limite les rencontres. Mais en même temps, les rencontres sont si faciles au Tadjikistan que chaque journée était ponctuée de nombreuses invitations et que nous en avons refusé beaucoup, beaucoup. Car là-bas, une invitation au « chtai », c’est bien plus qu’un thé, c’est le thé, plus le pain, plus le yaourt, plus, plus, plus……….. Et tu ne vas pas repartir au bout d’une demi-heure ! Tu peux en une journée ne faire que 30 km sans souci si c’est tu passes ce jour là par des villages. Donc je ne vous parlerais pas des logements mais cela ne pose aucun souci partout. Il faut simplement ne pas profiter que cette générosité d’accueil. Néanmoins, dans ces Homestays, pas d’eau courante, pas de salle de bain, wc au bout du jardin, électricité ? Pour l’option camping, c’est plus compliqué. Dans les vallées, il se trouve le problème de trouver un emplacement. En effet, une vallée au Tadjikistan, c’est la rivière et la montagne à pic de chaque côté. Chaque bout de terrain à « plat » est utilisé par la population pour la culture de fruits et de légumes. Sinon, on est trop prêt des rivières et on prend des risques. Où on est dans les cailloux et …. Quand on est dans les montagnes du haut Pamir, les vallées sont plus larges, on est plus loin des villages mais les herbes sont souvent hautes, il y a de l’eau partout. Dans tous les cas, beaucoup de vent le soir, plus rien le matin ? Néanmoins, on a toujours trouvé mais on a parfois passé du temps à chercher.
Notre itinéraire : 19 jours entiers sur place du 27 juillet au 15 août
Soyons clair : ce voyage est fonction du temps, des rencontres, des imprévus. Tout n’est que sensation. Le mauvais temps les 5 premiers jours n’a parfois pas permis d’apprécier le voyage de la même façon que sous le soleil.
1. DE DUSHANBE AU PAMIR
Route par le nord jusque Kalaik khoum :
Départ 7H15 de Douchanbe. Arrivée à l’intersection de LAB-I-JAR à 12H30 avec un arrêt de 1 H 15 soit 3 h 30 sans les arrêts. Jusqu’OBI GARN, une bonne route, vallée très cultivée au départ tout le monde aux champs. Après, c’est de la piste et on longe le fleuve jusqu’à l’intersection pour la vallée de RUSHT mais le fleuve est large, la vallée est grande, la terre grise. Bof bof. Incursion dans la VALLEE DE RUSHT. Le lonely disait très beau avec les glaciers derrière. La route est excellente mais vraiment rien d’extraordinaire dans le paysage. On a eu l’impression d’avoir perdu son temps. Nous revenons à l’intersection pour reprendre la M21 pour passer le col. La piste n’est pas bonne, on quitte le fleuve, on rentre dans la montagne. Il est 3 h 15 quand nous repartons de l’intersection. A 17 H, nous décidons de nous arrêter. Départ 8h 30, passage du col, arrivé à 13 h 40 à Kalaik khoum. Globalement, sans les arrêts, nous aurons mis 10 h depuis Dushanbe. De Kalaik khoum à l’intersection pour la vallée de Vang, la piste peut aller. A partir de l’intersection pour la vallée de VANG, la piste est très mauvaise. Départ 8H15, arrivée à 12 h à l’intersection (4H pour 87 KM). Pompe à essence près du poste de contrôle. De là jusque RUSHAN, piste pas trop mal…. 3 H pour 91 km. Paysage pas mal. Avant nuage et paysage moyen. Pas de souci pour se restaurer, des habitants font restau. A Rushan, on part à gauche dans la vallée de Bartang vers 16 H 10. (82 km depuis Vanj). La piste dans cette vallée n’est pas mal. Pas possible d’aller à SIPOG, route barrée à cause des inondations. Arrêt au village précédent KHIJEZ, très sympa. Il faut compter 1 H 30 pour y arriver depuis le début de la vallée. Beau paysage dans la vallée, si le soleil est là… Départ pour la marche pour Jeisev à 8H45. 1H 45 de montée, 1 h 20 de descente. Retour à 14H à la voiture. Bon, bien mais rien d’exceptionnel. Caillouteux au départ puis pas mal de végétation autour de la rivière et au niveau des villages. Bien pour voir le mode de vie traditionnel dans les 2 villages. En même temps, le ciel était couvert. Revenu à Rushan, nous décidons de prendre à gauche quelques km plus loin pour aller à KHUF. 1H de piste catastrophe pour monter. C’est une très grande vallée cultivée. Les maisons sont très éparpillées sur le plateau. Les montagnes autour sont très belles. Impossible de trouver une place pour camper : où c’est cultiver, où c’est mouillé, où les herbes sont hautes….
KHOROG, Aucun intérêt, à mon avis, à part le ravitaillement (seul vrai ville au Pamir car à Murghab, c’est limité) et la connexion wifi à l’office de tourisme. De KHOROG, à ISHKASHIM, 105 km, 3 h de route. La route n’est pas mauvaise même si loin d’être bonne. La vallée n’est pas très large, paysages bof. (il ne fait toujours pas beau) Sources chaudes de GARMCHASHMA à 39 km. Un mini, mini Pamukkale. Les Tadjiks y viennent pour traiter leur problème de peau. Bon…. Pas essentiel.
ICHTACHIM : Nous y venions pour le marché du samedi matin ou Afghans et tadjiks se retrouvent dans un no man land. Pas de marché ce samedi là, plus de marché ? Nous n’avons pas réussi à avoir une explication.
VALLEE DU WAKAN La piste n’est pas trop mauvaise, les paysages sont bien à la fin de la vallée. Sinon, vallée très encaissée avec pleins de villages très verts avec beaucoup de cultures maraichères. Beaucoup de rencontres. Départ 8 h d’Ichtachim et arrivée à 17h à Langar mais de nombreux arrêts.
LANGAR - LAC YASHIL KUL . La piste n’est pas mauvaise. Dès le début de la piste, les paysages sont beaux puis moins bien jusqu’au contrôle de police à l’intersection pour Zorkul. Il faut un permis pour y aller. Nous l’avions obtenu à l’office de tourisme de khorog. Beaucoup de pluie les jours précédents, la route n’était pas praticable sans risque. Nous ne l’avons pas regretté car à partir de là, la route est superbe. IMPORTANT : Monter sur la droite au 1er petit lac au point de vue : HAUSIBEKS POINT, c’est superbe. Puis, lorsque l’on est en haut, marcher vers le 2ième lac et redescendre en oblique vers le point de départ. Plus loin, un autre lac. Super pour pic nic et éventuellement bivouac. Puis l’on retrouve la M51, la vue est magnifique. (Hé oui, nous avons retrouvé le soleil cette journée là !)
VILLAGE DE BULUNKUL il fait super froid, vent. Un peu village fantôme mais très photogénique. Petit t lac jusque à côté mais abords difficiles. Traverser le village vers le grand lac d’Yashil Kul . Ne pas s’arrêter à la première vue sur le lac. Continuer à rouler encore pendant 15 mn vers l’ouest (belles vues) puis faire demi-tour. On a essayé de faire le tour et revenir par la rive est. Super long et pas plus d’intérêt que ce que l’on voit les 15 premières minutes. Le premier lac près du village : bof Le geyser. Il faut prendre la piste du lac Yashil kul pour aller vers la M21. Il faut chercher, mais avec une bonne carte, on se repère et l’on trouve la piste. Un tout petit panneau l’indique. Pas de geyser mais on voit que toute la zone a du être en ébullition. Paysages autour très jolies. La piste pour y arriver en partant du lac n’est pas terrible car prêt de l’eau et donc impossible si pluie avant. Ensuite, recherche des sources chaudes. Nous n’avons pas trouvé !!! Village d’ALICHUR. Partagé en 2. Allez marcher dans la partie à gauche après le pont. C’est très beau avec les paysages en fond avec les maisons blanches où en torchis. La vallée est ensuite très large jusqu’au col de Neizath. Les kirghizes viennent y installer leurs yourtes pour juillet/aout/septembre pour le pâturage de leurs animaux. L’occasion de belles rencontres. On a voulu aller au col de CLARA PASS, sur la gauche avant Murghab. La piste n’est pas bonne et après ¾ d’heure, un gros caillou au milieu de la piste. Donc demi – tour… Retour sur laM21. Après le col, le paysage change complètement, les montagnes sont très découpées, pleines de couleurs. D’Alichur, la route est bonne.
Village de MURGHAB : pour faire le plein d’essence (car pas d’essence depuis Langar) et acheter des provisions. Possible de trouver des légumes et de l’eau. Pour ceux qui ne connaissent pas le Kirghizistan, c’est intéressant car la majorité des habitants sont kirghizes.
Direction Chaimak. Au départ, piste commune avec la route de la chine, cela va a peu prêt mais quelques passages ou il y a eu des écoulements de boue. Puis une piste part à droite ver Chaïmak, de la taule ondulée et pleins de trous. Arrêt au village de TOKHTAMYSH, village kirkighes. 50 km avant Chaimak, route coupée et rivière avec trop d’eau pour passer. Demi-tour et là grosses pluies. Retour bien difficile sur Murghab….
LAC KARAKUL En fait, nous avions décidé la vieille d’aller à Chaimak car la route pour le lac était coupée. Impossible de passer par les guets car trop d’eau les jours précédents. Ce jour là, nous avons pu passer mais l’eau était bien haute. De Murgab Jusqu’au col, le paysage est superbe. Puis une heure quelconque. Beau à l’arrivée avec vue sur le lac et les montagnes autours. Belles photos dans le village avec montagne derrière. Mais le village était sans vie et délabrée. 3 h de route de Murgab très bonne route, la meilleure du Pamir. Route pour rejoindre la vallée de chok dara. En effet, impossible de rejoindre Khorog autrement car la M51 est coupée avant khorog. Jusqu’Alichur et la jonction pour Langar, la route est correcte. Puis c’est la catastrophe jusque Jelondy. Nous avons tourné quelques km avant pour aller vers la vallée de CHOK DARA. Aucune indication. Encore une fois, il faut avoir une bonne carte pour se repérer. Petit bon galère puis traversées de gués très difficiles, pleins de cailloux. Cela peut être impossible si beaucoup de pluie les jours précédents. Ensuite, la piste n’est pas mauvaise. Diversion d’une demi heure pour aller chercher le lac Turumtakul (toujours rien au bout de 30 mn. trop loin, retour). Passage de gué pas facile avant le col (et si beaucoup d’eau, je ne sais pas comment l’on passe ?) Beaucoup de pâturages et belles vues sur glacier Karl Marx et Engels.
Arrivée en bas, on tourne à droite pour entrer dans la VALLEE CHOK DARA. Là, piste vraiment mauvaise et à part au début de la vallée, paysage (sec) sans intérêt jusqu’au village de VRANG. Là, on est parti à droite vers le village de Durum. Beaux paysages pour y aller. 7km, ¾ d’heure à l’aller. Beaucoup plus vite en descente…. Piste assez galère mais tout à fait faisable. Là, laisser la voiture au bout de la route et faire 40 mn de montée pour voir LAC bien bleu DE DURUM KOOL. Pas de souci pour trouver et ce n’est pas une rando difficile. A partir de là, la piste/ route devient meilleures. Villages à nouveau avec cultures et arbres. On est monté à Tision. Village à 4 km de la route principale (infos lonely) mais pour voir quoi ? On a traversé tout le village. Au bout de 7 km, piste trop difficile. On a marché 20 mn mais ? Peut-être aurait-il fallu marcher plus ! Je pense que si c’était à refaire et que M 51 était ouverte, je la prendrais pour rejoindre Khorog plutôt que de passer par la vallée. Les paysages de la M51 sont plus impressionnants pour moi et les points nommés par le lonely dans cette vallée ne m’ont pas semblés percutants.
Retour sur Douchanbé. Sur le retour, la route nous a semblé beaucoup plus difficile qu’a l’aller (mais nous avons fait la route en 2 jours plutôt que 3). Départ de khorog à 12 H, arrivé 20 H 30 à a Kalaik khoum avec une pose d’une ½ heure. 230 km. Les premiers 5O km, bonne route. Puis une heure pas terrible, puis l’horreur. Le plus dur, c’est après la vallée de vrang. De Douchanbé à khorog, c’est entre Kalaik khoum et la vallée de vrang que la partie afghane est la plus belle. Après Kalaik, nous avons cette fois ci rejoins Douchanbé par la route du sud. Pendant 2 H 30, les 100 premiers km, super route sans trou qui a été refaite il n’y a pas longtemps. Puis à nouveau route avec trous, tôle ondulée, cailloux jusque la grande ville de Après, la route est excellente jusque Douchanbé. Je ne suis pas d’accord pour dire que la route est sans intérêt après la ville de Kulob. Justement, on quitte ces vallées où l’on est enfermé par les montagnes pour un paysage très large avec, a perte de vue, des champs. A u moment des récoltes, c’est très beau .Et les villages en terre route ou beige sont très jolis. Puis on passe près d’un grand lac et il y a une belle vue. Peut-être aussi que la météo et la lumière selon l’heure de la journée jouent beaucoup. On passe de villages où la culture est maraichère à des villages où la culture est céréalière.
2. DE DUSHANBE AUX MONT FANS
La route direction Aïni est appelée autoroute : 3 péages. Ce n’est pas vraiment une autoroute mais une très bonne route à 2 voies avec pas mal de tunnels. Très vite à la sortie de Douchanbe, on se retrouve à nouveau dans une vallée avec rivière au milieu et encerclée par les montagnes. Tout au long, en partant de Douchanbe, il y a des tas d’endroits où les tadjiks vont le we, avec piscines, bains chauds, etc. Environ sur une cinquantaine de km. Rien à voir avec tout ce que l’on a vu dans le Pamir…. Pour aller au lac Iskandarkul , impossible de prendre cette route dans la totalité car le tunnel Anzob était fermé à cause des pluies. Nous avons donc prit la direction de Anzob par la vallée à droite. Il faut passer un col, la piste n’est pas bonne. Les paysages de cette vallée jusqu’à Anzob sont moyens. A la bifurcation, nous ne sommes pas partis à gauche pour Anzob mais à droite vers le village de Margeb. On rentre à nouveau dans un autre temps. Une belle vallée. Rencontres et invitations autant que l’on veut. Retour sur Anzob. Les anciennes écuries sont belles. Village moyen mais encore une fois, si l’on se promène, les rencontres sont belles.
Puis retour sur la route principale pour bifurquer vers le lac Iskandarkul Dans la vallée pour arriver au lac, les montagnes, c’est une explosion de couleurs. Surtout, ne pas s’arrêter au début lac. Prendre la route qui part à droite du lac, passer la datcha du président. Continuer et prendre la 1ère piste à droite. Allez jusqu’au village de SARYTAG. La vallée est belle, les montagnes sont belles. Puis continuez jusqu’au 2ième village (quand on arrive dans le premier village, tout droit et prendre la piste à gauche. Encore de merveilleuses couleurs de montagne. En plus, c’est l’époque des moissons, en fin d’après midi, ils sont tous aux champs. Tout se fait à la serpe et à la faucille. Dans la 2ième vallée, il y a des tentes réparties de ci de là. En fait, à ce moment de récolte, ils restent sur place en famille. Ne pas hésitez à aller se « promener à travers champs » et aller à la rencontre de la population.
Vallée de ZERAVCHAN, la route est en pleine construction. Il y a des tronçons excellents et d’autres en cours de…. Pleins de ponts sont entrain de se faire. Du coup, tu es arrêté de 1 H à 5 H car ils mettent du macadam, car du haut de la montagne, 4 hommes en rappel cassent les pierres qui tombent sur la route (partie pas faite) etc... D’ici quelques mois, ce sera une super route bien large (par comme celle qui va de Dushanbe à Aini). Vallée très large par endroit avec cultures, très serrée par endroit avec ravin. Bon, pas mal les paysages mais rien d’extraordinaire. Départ d’Aini à la bifurcation pour la vallée de Haft-koul, 2 h 30, actuellement (sans les arrêts pour les travaux).
HAFT-KOUL : de la bifurcation, 3 h 3O pour arriver au 6 ième lac. Entre le 5 et 6 ième lac, c’est chaud au niveau de la piste. Au 6ième lac, c’est super pour camper. Sur la route pour le 6ième lac, quelques homestays. Au 6 ième lac, une seule famille y vit (troupeaux). Paysages bien dans la vallée, rien de génial mais ce qui est bien ce sont les habitations qui sont différentes par rapport à ce que nous avons vu au Pamir. les personnes ne se laissent pas prendre en photo contrairement aux tadjiks du Pamir. Vallée authentique. S’arrêter dans les villages.
Route vers Aini : arrêt à mazar-e-sharif : mausolée (voir lonely) bof bof. Puis, nous avons pris à droite la route vers Panjdjrud (village qui n’a aucun intérêt) et nous sommes allées jusque Artouch (s’y promener, intéressant pour les contacts). On voulait aller marcher jusqu’au lac KOULIKALOU mais le lendemain la route était fermé de 12 à 19 h. On est donc reparti vers Aini. Si l’on ne fait pas la rando jusqu’au lac, à mon avis, ce n’est pas indispensable
Ville d’ISTARAVCHAN Pour le bazar, très animé. Quel accueil ! On nous a offert du pain, du fromage, des fruits. La vieille ville est très belle.
LACS D’ALAUDIN De la route, 2 h à l’aller, 1 h 30 au retour. J’ai trouvé la route beaucoup moins jolie du point de vue des montagnes que la vallée pour le lac Iskandarkul. Beaucoup moins de couleurs sauf au début, des sapins à flanc de montagne, un paysage déjà plus vue. 2 villages seulement noté sur la carte. Mais il y en a 3 autres tout petits. Au bout de la piste, en 4O mn de marche (si l’on marche bien et sans s’arrêter, on accède à trois lacs d’un bleu !!!! Après plus d’une heure de voiture dans cette vallée, nous avons retrouvé ce que nous avions vu aulac Iskandarkul : des familles entières qui campent là et qui coupent toutes les herbes pour leurs animaux en hiver. Si il faut choisir par manque de temps, lac Iskandarkul de préférence.
Douchanbe Hôtel POYTAHT 225 somonis, lit double avec salle de bain, petit salon, frigo et télé. Très suffisant et propre même si tout n’est pas parfait…. Situé près d’un bazar. Central, sur la route de l’aéroport. Taxi aeroport : 50 somonis (commandé par l’hôtel). Nous n’avons rien vu de la ville à part le bazar prêt de l’hôtel.
Voilà, j’espère que ces informations pourront servir à la préparation de vos voyages. Ceci est un complément au lonely Asie centrale qui n’est pas mauvais. Par contre, le petit futé, à éviter. Destination assez root car peu confortable à la fois dans les transports et dans les logements. Mais quel accueil ! Terres de contrastes car il y a des tadjiks du pamir et du reste du pays avec une pratique de la religion et des traditions différentes, puis il y a les kirghizes, eux aussi avec leurs traditions. Le gouvernement ne gère pas ses populations et ces parties du pays de la même façon....
Je peux céder mes 3 cartes du Tadjikistan : pamirs, Northern, southern. Elle me semble toute indispensable pour un voyage comme le notre. N’hésitez pas à me contacter en MP.
laurence
Haïti, terre oubliée English translation pending
Compte rendu d'un voyage en février 2015
1ère remarque : aucun touriste à Haïti, en tout cas pour la partie d’Haïti que j’ai visité. Il y a des expatriés, dans sur les côtes aux environs de Port aux princes.
Voyage root pour les transports, pour les logements, pour les infos. Sur VF : rien !
La location de voiture sans chauffeur, hyper cher. Donc j’ai opté pour les motos taxi de village en village. Car les transports collectifs, ce n’est pas partout, pas souvent, voir pas du tout sur certaines destinations.
J’ai exploré la partie sud de port aux princes.
Jeremy
Vol de port aux princes à Jeremy. Je voulais éviter 10 h de route. C’est compliqué avec la compagnie pour les vols intérieurs à Haïti : TORTUG AIR, impossible de réserver des vols sur leur site. Il faut le faire sur place. Pas d’agence. Tu vas à « l’aéroport » domestique. Des petits coucous à hélices, mais cela fonctionne. 70 dollars par personne pour l’aller PAP/Jérémy A l’arrivée, il y a un minibus qui emmène à Jérémy les personnes qui arrivent avec le vol, au lieu souhaité. 50 gourdes. A ¼ d’heure de la ville. Logement : AUBERGE INN Géré par Juliette. 120 dollars pour 2 avec le PD. Excellent accueil et conseils, vieille maison avec jardin. Chambres soignées, 2 salles de bain communes, avec une petite véranda. Wifi. (509)3727 9678. Néanmoins, je trouve que cela est vraiment cher. C’était la 1ère nuit de notre voyage, j’avais réservé, de France. Les expériences suivantes ont montré que l’on pouvait trouver pour environ 5O dollars des chambres correctes. Le petit déjeuner est bon mais la nourriture le soir y est chère. Nous avons mangé très bien lors de la suite du voyage pour beaucoup moins cher. Donc à ne prendre que si votre budget n’est pas limité. Taxi moto, proposé par Juliette, pour longer la côte de Jérémy à Anse d’Abricot : 1000 gourdes, à 2 sur la moto + le chauffeur. Environ 4 h 30, y compris les arrêts, par une piste en mauvais état. Bonne prestation du « chauffeur ». Ceci dit, une moto pour 3, ce n’est vraiment pas confortable compte tenu de l’état de la piste. Taxi moto : Anderson (37070743) conduit TB, ce qui est très important sur ce type de piste… on ne longe pas vraiment la mer mais on passe dans la végétation où se trouve de nombreuses habitations. Quelques incursions à droite pour voir Anse d’Azur, Trou bonbon, Anse du Clerc. Je n’ai rien vu d’extraordinaire cet après midi là. Mer haute. Pas mal de nuages. Cela peut-être une explication à mon oui mais ! La ville de Jérémy est animée, de beaux vieux bâtiments, une ambiance sympa.
DAME MARIE
Départ 9 H 3O de Jérémy, arrivée 12 H avec 3 arrêts. Dont une au village de Marfanc (marché et village prêt de rivière, une au pont suspendu. Il aurait fallu en faire une à Moron car il y a de belles maisons et village animé. Superbes paysages jusque Montagnac. Après, bof. Moto : 1000 gourdes par moto. (Cette fois-ci, une par personne ! C’est Juliette à Jérémy qui nous a trouvé les motos. Il doit y avoir des collectifs mais ….. ? La plage : longue plage, sable gris, pleine de coquillages. Ils les pêchent, enlèvent la bête qu’ils mangent et laisse des monts de coquillages sur la plage. On longe la plage sur 4/5 KM. La plage est sale, (impossible de s’y baigner) bordée de cahutes. Beaucoup d’Haïtiens interpellent parce qu’ils ont faims. A l’arrivée dans le village, plein soleil, couleur de l’eau magnifique puis nuages et pluie. Cela peut changer une impression. Dans le village, à l’intérieur, quelques rues pavées avec jolies maisons colorées. Assez sympa. Bien d’y faire une petite étape. Une journée pas plus. Pour manger, ……. Un seul tout petit restau en face de l’hôtel de la nativité. On a commandé dans l’après midi du poisson. Superbe assiette avec bananes frites et légumes. A recommander (en même temps, il n’y a rien d’autre). C’est Chez Kempez. C’est un couple charmant. Se renseigner auprès des habitants. Hôtel LE BON COIN 60 dollars avec repas du soir et PD 3772 6826. Pas prit car vraiment tout au bout du village en longeant la mer sur la gauche. Donne sur la plage. Hôtel DE LA NATIVITE, sur la place où le plus d’animation. Chambre 1 lit pour 2, petite mais fenêtre donc lumineuse, sans PD. 1150 gourdes (négocié au lieu de 1250). Du bruit la journée mais le soir, que les chiens. Grande Terrace qui donne sur la place. Salle de bain commune, basic mais tout à fait correcte (douche au pot !)
PORT SALUT Pour y aller, pas de transport en commun. Cela devient une habitude, on fait le choix de la moto. Pour moto : Mr Muller 46329930. C’est Juliette à Jérémy qui avait donné son numéro. Il s’est chargé de trouver 2 motos et 2 jeunes. Très bonne prestation de la part des jeunes et prix très raisonnable. On en peut par prendre n’importe quelle moto car la piste est vraiment très mauvaise sur la moitié du trajet. Départ 7 h 30, arrivée 14 h 30.Normalement 4 h de trajet. 4500 gourdes. Sur la route : Anse d’Hainaut, on a aimé. Sur la plage, pleins de bateaux de pêcheurs, des poissons qui sèchent, un petit marché. Rue principale avec de petites maisons pleines de couleurs. Arrêt au village « les irois ». La aussi, il faut aller voir les pêcheurs sur la plage, aller dans les rues du village pour les vieilles maisons. Puis piste jusque Carcasse, le paysage et superbe. A partir de là, la piste qui n’était déjà pas bonne, est terrible. Je ne savais pas que des motos pouvaient passer sur ce type de piste. Les paysages changent, moins vert mais c’est toujours très beau. Arrêt au village de Tibéron, moins d’animation mais aussi de belles vieilles maisons. Vie sur la plage moins intéressante. Puis la piste devient bonne, on est assez vite sur le plat, route droite avec la mer à droite et la montagne au fond à gauche. Rien à voir avec les paysages d’avant où l’on quitté souvent la mer pour rentrer dans la végétation et la montagne. Les villages jusque Port Salut ont beaucoup moins d’intérêt. Port salut, ce n’est pas vraiment un village. Quand on arrive de Dame Marie, quelques maisons, c’est le début de Port Salut qui s’étire tout en longueur. Et là, pas mal de guets house ou hôtel entre 1500 gourdes et …. Mais en général entre 5O et 1OO dollars. Il y a des logements chez l’habitant. Nous avions 2 adresses, nous n’avons pas réussit à trouver. On a été logé dans une asso humanitaire. La plage est très belle. Quelques barques de pécheurs. Moto dans port salut pour aller au marché le matin (à l’extrémité du village, sur le route de dame marie) : 25 gourdes par personne.
ILE AUX VACHES
2 hôtels entre 150 et 300 dollars. Un a Kay cok et un sur la plage d’abaka. 2 petites chambres chez Jérôme 30 dollars avec repas du soir et PD à kaycock. Accueil à revoir. Une chambre avec porte, l’autre avec un rideau. Sinon, aucun logement sur l’île et pas de voiture. Départ de port salut 6 H 3O en moto taxi aux Cayes à 7 H 45. 150 gourdes par moto. Pour aller à l’île aux vaches, demander de vous déposer « au bâtiment public », endroit où l’on trouve les barques. Pas d’horaire, on part quand c’est plein. Peu de barques par jour. On nous avons conseillé d’être là avant 8 h. Nous avons eu de la chance, une barque est partie à 8 H 3O. Mais l’on nous a dit que parfois, il fallait attendre midi ou 13 H. Pour monter dans une barque, tu te mets sur le dos de jeunes qui t’emmènent à une première barque (tu peux aller dans l’eau, mais peu engageant), 5 gourdes. En fait, cette barque t’emmène dans une 2 ième barque, 10 gourdes. Puis la barque qui t’emmène, 100 gourdes. (et tous les haïtiens font comme cela !) . Pour Trouver à manger, c’est compliqué car pas restaurants dans le village de KAY COQ. Il y a un boulanger, un hangar bazar. C’est tout. A une heure de marche, il y a un village avec un marché le lundi et jeudi au village de Mme Bernard. La ville comme ils disent… Pour aller au marché : 100 gourdes par personne en moto. (1/2 heure. Pas de plage à coq, même si le village est au bord de l’eau. On peut traverser pour aller de l’autre coté de l’ile sur la plage de ABAKABIE, là où il y a un hôtel (et que cela). Sinon, des chemins partout, on peut se perdre si on aime marcher.
JACQMEL
Départ à 6 h 30 en moto pour Mme Bernard. Le bateau est partie à 8 h 30. Bus 400 gourdes par personnes chez TRANSPORT CHIC. Obligé de payer comme si l’on allé à Port aux princes. Bus climatisé et une place par personne. Arrivée à l’intersection pour Jacmel à 13 H 15. Tap tap pour 250 pour deux. 1H 4O……. La ville, bof. L’aménagement du front de mer, bof. Les expat s’y rendent le we ! HOTEL de la place : 55 dollars avec PD pour 2. Donne sur la place centrale. Demander une chambre qui donne sur la terrasse. Chambre « peu » moderne dans le mobilier mais salle de bain attenante et bon lit. Bien placé.
BELLE ANSE De jacqmel, c’est compliqué pour y aller, il faut avoir le temps Départ de Jacquel à 8 h 15, arrivée 9 h à MARIGOT. Jusque là, cela va car des collectifs. Le problème, c’est pour aller à Belle anse. Bateau que le mardi début après midi. Avec bien du mal, on a trouvé 2 motos (200 gourdes) pour belle anse en partant de Marigot. C’est vraiment « tap cul ». Et on passe par la montagne et il fait froid par rapport à la côte. 2 h 45 Jamais de touristes dans ce village. Belle baie avec belle mer pleines de couleurs. Plage de galets. Falaise blanche à chaque extrémité. Pas de restaurant. Poisson, bananes sur la place pour 170 gourdes pour 2.TB Il y a de la vie dans ce village et animation le soir sur la place et de quoi manger. Vieilles maisons différentes de ce qui a était vu avant. Hôtel COCKY (+509 3730 5914, numéro petit futé), Sur facture : (509)3878-1565 , 125O gourdes pour une petite chambre à l’étage qui donne sur une terrasse en construction. Propre, salle de bain dans chambre. Café, pain et vache qui rit au PD. Bon, du bruit le matin à partir de 6 h…. Un autre hôtel, JEL hôtel, 34731606/38607404 belle maison mais je n’ai pas visité et demandé les prix. Bateaux de belle anse pour ANSE A PITRE. Bien compliqué à trouver car un ou 2 bateaux par semaine, mais la nuit. On a commencé à chercher à 8 H, on est parti à 10 h. 6000 gourdes pour 2 AR. A l’aller : 1 H 20, au retour 1 H 35. On longe de belles falaises. Balade bateau assez sympa. Le village lui-même, même si la mer est superbe, cela ne nous a pas fait tilt. Par la route, en moto, 1500 par personne, 2H30/3H l’aller.
Sécurité : je suis de nature peu méfiante, je ne prends pas de risque mais en même temps je vais partout, à toute heure. Le souci à Haïti, c’est qu’il n’y a pas d’électricité le soir dans les villes et villages, où dans très peu de rues. Hors c’est un pays où les gens n’ont pas grand-chose. Souvent, je vais dans des pays où je parle de pauvreté. A Haïti, Je parlerais plutôt de misère. Donc de ce fait, comment la vie est difficile, oui, sortir le soir, cela présente un risque. Certainement un peu moins dans les petits villages mais dans les villes et à Port aux princes, c’est un vrai risque. Et à Port aux princes, même la journée. Une bonne partie de la population a du mal à se nourrir. Quand on te voit, on t’interpelle en te disant le blanc. Et au blanc, on lui demande pourquoi il est là et on sollicite son aide. Pas toujours, mais il faut savoir accepter cela. Je n’ai rien dit sur Port aux Princes. J’y suis restée 3 jours. Je n’y ai pris aucun plaisir, trouvé aucun intérêt à part quelques lieux de sorties le soir. Mais les entrées de ces lieux sont chères (entrée, boissons. Pour se déplacer le soir, les motos taxis, c’est prendre beaucoup de risque. Donc, il faut absolument prendre des taxis officiels et c’est aussi cher, voir plus qu’en France.
Nourriture : dans les villages, pas de restau, pas de boutique. Sur les marchés, le midi. Le soir, pas facile de trouver.
1 DOLLAR = 46.5 GOURDES en février 2015. L’euro, à oublier pour faire le change. Venir avec des dollars.
si toutes ces infos peuvent vous donner envie 😏
laurence
Jeremy
Vol de port aux princes à Jeremy. Je voulais éviter 10 h de route. C’est compliqué avec la compagnie pour les vols intérieurs à Haïti : TORTUG AIR, impossible de réserver des vols sur leur site. Il faut le faire sur place. Pas d’agence. Tu vas à « l’aéroport » domestique. Des petits coucous à hélices, mais cela fonctionne. 70 dollars par personne pour l’aller PAP/Jérémy A l’arrivée, il y a un minibus qui emmène à Jérémy les personnes qui arrivent avec le vol, au lieu souhaité. 50 gourdes. A ¼ d’heure de la ville. Logement : AUBERGE INN Géré par Juliette. 120 dollars pour 2 avec le PD. Excellent accueil et conseils, vieille maison avec jardin. Chambres soignées, 2 salles de bain communes, avec une petite véranda. Wifi. (509)3727 9678. Néanmoins, je trouve que cela est vraiment cher. C’était la 1ère nuit de notre voyage, j’avais réservé, de France. Les expériences suivantes ont montré que l’on pouvait trouver pour environ 5O dollars des chambres correctes. Le petit déjeuner est bon mais la nourriture le soir y est chère. Nous avons mangé très bien lors de la suite du voyage pour beaucoup moins cher. Donc à ne prendre que si votre budget n’est pas limité. Taxi moto, proposé par Juliette, pour longer la côte de Jérémy à Anse d’Abricot : 1000 gourdes, à 2 sur la moto + le chauffeur. Environ 4 h 30, y compris les arrêts, par une piste en mauvais état. Bonne prestation du « chauffeur ». Ceci dit, une moto pour 3, ce n’est vraiment pas confortable compte tenu de l’état de la piste. Taxi moto : Anderson (37070743) conduit TB, ce qui est très important sur ce type de piste… on ne longe pas vraiment la mer mais on passe dans la végétation où se trouve de nombreuses habitations. Quelques incursions à droite pour voir Anse d’Azur, Trou bonbon, Anse du Clerc. Je n’ai rien vu d’extraordinaire cet après midi là. Mer haute. Pas mal de nuages. Cela peut-être une explication à mon oui mais ! La ville de Jérémy est animée, de beaux vieux bâtiments, une ambiance sympa.
DAME MARIE
Départ 9 H 3O de Jérémy, arrivée 12 H avec 3 arrêts. Dont une au village de Marfanc (marché et village prêt de rivière, une au pont suspendu. Il aurait fallu en faire une à Moron car il y a de belles maisons et village animé. Superbes paysages jusque Montagnac. Après, bof. Moto : 1000 gourdes par moto. (Cette fois-ci, une par personne ! C’est Juliette à Jérémy qui nous a trouvé les motos. Il doit y avoir des collectifs mais ….. ? La plage : longue plage, sable gris, pleine de coquillages. Ils les pêchent, enlèvent la bête qu’ils mangent et laisse des monts de coquillages sur la plage. On longe la plage sur 4/5 KM. La plage est sale, (impossible de s’y baigner) bordée de cahutes. Beaucoup d’Haïtiens interpellent parce qu’ils ont faims. A l’arrivée dans le village, plein soleil, couleur de l’eau magnifique puis nuages et pluie. Cela peut changer une impression. Dans le village, à l’intérieur, quelques rues pavées avec jolies maisons colorées. Assez sympa. Bien d’y faire une petite étape. Une journée pas plus. Pour manger, ……. Un seul tout petit restau en face de l’hôtel de la nativité. On a commandé dans l’après midi du poisson. Superbe assiette avec bananes frites et légumes. A recommander (en même temps, il n’y a rien d’autre). C’est Chez Kempez. C’est un couple charmant. Se renseigner auprès des habitants. Hôtel LE BON COIN 60 dollars avec repas du soir et PD 3772 6826. Pas prit car vraiment tout au bout du village en longeant la mer sur la gauche. Donne sur la plage. Hôtel DE LA NATIVITE, sur la place où le plus d’animation. Chambre 1 lit pour 2, petite mais fenêtre donc lumineuse, sans PD. 1150 gourdes (négocié au lieu de 1250). Du bruit la journée mais le soir, que les chiens. Grande Terrace qui donne sur la place. Salle de bain commune, basic mais tout à fait correcte (douche au pot !)
PORT SALUT Pour y aller, pas de transport en commun. Cela devient une habitude, on fait le choix de la moto. Pour moto : Mr Muller 46329930. C’est Juliette à Jérémy qui avait donné son numéro. Il s’est chargé de trouver 2 motos et 2 jeunes. Très bonne prestation de la part des jeunes et prix très raisonnable. On en peut par prendre n’importe quelle moto car la piste est vraiment très mauvaise sur la moitié du trajet. Départ 7 h 30, arrivée 14 h 30.Normalement 4 h de trajet. 4500 gourdes. Sur la route : Anse d’Hainaut, on a aimé. Sur la plage, pleins de bateaux de pêcheurs, des poissons qui sèchent, un petit marché. Rue principale avec de petites maisons pleines de couleurs. Arrêt au village « les irois ». La aussi, il faut aller voir les pêcheurs sur la plage, aller dans les rues du village pour les vieilles maisons. Puis piste jusque Carcasse, le paysage et superbe. A partir de là, la piste qui n’était déjà pas bonne, est terrible. Je ne savais pas que des motos pouvaient passer sur ce type de piste. Les paysages changent, moins vert mais c’est toujours très beau. Arrêt au village de Tibéron, moins d’animation mais aussi de belles vieilles maisons. Vie sur la plage moins intéressante. Puis la piste devient bonne, on est assez vite sur le plat, route droite avec la mer à droite et la montagne au fond à gauche. Rien à voir avec les paysages d’avant où l’on quitté souvent la mer pour rentrer dans la végétation et la montagne. Les villages jusque Port Salut ont beaucoup moins d’intérêt. Port salut, ce n’est pas vraiment un village. Quand on arrive de Dame Marie, quelques maisons, c’est le début de Port Salut qui s’étire tout en longueur. Et là, pas mal de guets house ou hôtel entre 1500 gourdes et …. Mais en général entre 5O et 1OO dollars. Il y a des logements chez l’habitant. Nous avions 2 adresses, nous n’avons pas réussit à trouver. On a été logé dans une asso humanitaire. La plage est très belle. Quelques barques de pécheurs. Moto dans port salut pour aller au marché le matin (à l’extrémité du village, sur le route de dame marie) : 25 gourdes par personne.
ILE AUX VACHES
2 hôtels entre 150 et 300 dollars. Un a Kay cok et un sur la plage d’abaka. 2 petites chambres chez Jérôme 30 dollars avec repas du soir et PD à kaycock. Accueil à revoir. Une chambre avec porte, l’autre avec un rideau. Sinon, aucun logement sur l’île et pas de voiture. Départ de port salut 6 H 3O en moto taxi aux Cayes à 7 H 45. 150 gourdes par moto. Pour aller à l’île aux vaches, demander de vous déposer « au bâtiment public », endroit où l’on trouve les barques. Pas d’horaire, on part quand c’est plein. Peu de barques par jour. On nous avons conseillé d’être là avant 8 h. Nous avons eu de la chance, une barque est partie à 8 H 3O. Mais l’on nous a dit que parfois, il fallait attendre midi ou 13 H. Pour monter dans une barque, tu te mets sur le dos de jeunes qui t’emmènent à une première barque (tu peux aller dans l’eau, mais peu engageant), 5 gourdes. En fait, cette barque t’emmène dans une 2 ième barque, 10 gourdes. Puis la barque qui t’emmène, 100 gourdes. (et tous les haïtiens font comme cela !) . Pour Trouver à manger, c’est compliqué car pas restaurants dans le village de KAY COQ. Il y a un boulanger, un hangar bazar. C’est tout. A une heure de marche, il y a un village avec un marché le lundi et jeudi au village de Mme Bernard. La ville comme ils disent… Pour aller au marché : 100 gourdes par personne en moto. (1/2 heure. Pas de plage à coq, même si le village est au bord de l’eau. On peut traverser pour aller de l’autre coté de l’ile sur la plage de ABAKABIE, là où il y a un hôtel (et que cela). Sinon, des chemins partout, on peut se perdre si on aime marcher.
JACQMEL
Départ à 6 h 30 en moto pour Mme Bernard. Le bateau est partie à 8 h 30. Bus 400 gourdes par personnes chez TRANSPORT CHIC. Obligé de payer comme si l’on allé à Port aux princes. Bus climatisé et une place par personne. Arrivée à l’intersection pour Jacmel à 13 H 15. Tap tap pour 250 pour deux. 1H 4O……. La ville, bof. L’aménagement du front de mer, bof. Les expat s’y rendent le we ! HOTEL de la place : 55 dollars avec PD pour 2. Donne sur la place centrale. Demander une chambre qui donne sur la terrasse. Chambre « peu » moderne dans le mobilier mais salle de bain attenante et bon lit. Bien placé.
BELLE ANSE De jacqmel, c’est compliqué pour y aller, il faut avoir le temps Départ de Jacquel à 8 h 15, arrivée 9 h à MARIGOT. Jusque là, cela va car des collectifs. Le problème, c’est pour aller à Belle anse. Bateau que le mardi début après midi. Avec bien du mal, on a trouvé 2 motos (200 gourdes) pour belle anse en partant de Marigot. C’est vraiment « tap cul ». Et on passe par la montagne et il fait froid par rapport à la côte. 2 h 45 Jamais de touristes dans ce village. Belle baie avec belle mer pleines de couleurs. Plage de galets. Falaise blanche à chaque extrémité. Pas de restaurant. Poisson, bananes sur la place pour 170 gourdes pour 2.TB Il y a de la vie dans ce village et animation le soir sur la place et de quoi manger. Vieilles maisons différentes de ce qui a était vu avant. Hôtel COCKY (+509 3730 5914, numéro petit futé), Sur facture : (509)3878-1565 , 125O gourdes pour une petite chambre à l’étage qui donne sur une terrasse en construction. Propre, salle de bain dans chambre. Café, pain et vache qui rit au PD. Bon, du bruit le matin à partir de 6 h…. Un autre hôtel, JEL hôtel, 34731606/38607404 belle maison mais je n’ai pas visité et demandé les prix. Bateaux de belle anse pour ANSE A PITRE. Bien compliqué à trouver car un ou 2 bateaux par semaine, mais la nuit. On a commencé à chercher à 8 H, on est parti à 10 h. 6000 gourdes pour 2 AR. A l’aller : 1 H 20, au retour 1 H 35. On longe de belles falaises. Balade bateau assez sympa. Le village lui-même, même si la mer est superbe, cela ne nous a pas fait tilt. Par la route, en moto, 1500 par personne, 2H30/3H l’aller.
Sécurité : je suis de nature peu méfiante, je ne prends pas de risque mais en même temps je vais partout, à toute heure. Le souci à Haïti, c’est qu’il n’y a pas d’électricité le soir dans les villes et villages, où dans très peu de rues. Hors c’est un pays où les gens n’ont pas grand-chose. Souvent, je vais dans des pays où je parle de pauvreté. A Haïti, Je parlerais plutôt de misère. Donc de ce fait, comment la vie est difficile, oui, sortir le soir, cela présente un risque. Certainement un peu moins dans les petits villages mais dans les villes et à Port aux princes, c’est un vrai risque. Et à Port aux princes, même la journée. Une bonne partie de la population a du mal à se nourrir. Quand on te voit, on t’interpelle en te disant le blanc. Et au blanc, on lui demande pourquoi il est là et on sollicite son aide. Pas toujours, mais il faut savoir accepter cela. Je n’ai rien dit sur Port aux Princes. J’y suis restée 3 jours. Je n’y ai pris aucun plaisir, trouvé aucun intérêt à part quelques lieux de sorties le soir. Mais les entrées de ces lieux sont chères (entrée, boissons. Pour se déplacer le soir, les motos taxis, c’est prendre beaucoup de risque. Donc, il faut absolument prendre des taxis officiels et c’est aussi cher, voir plus qu’en France.
Nourriture : dans les villages, pas de restau, pas de boutique. Sur les marchés, le midi. Le soir, pas facile de trouver.
1 DOLLAR = 46.5 GOURDES en février 2015. L’euro, à oublier pour faire le change. Venir avec des dollars.
si toutes ces infos peuvent vous donner envie 😏
laurence
Ete 2016 - Boucle Windhoek-Windhoek en passant par les chutes Victoria English translation pending
Bonjour à tous !
Cet été, nous prévoyons de visiter la Namibie pour la première fois. Nous disposons d'une période de 3 semaines ( 21 nuit ) pour se faire. Nous aimerions bien faire une boucle Windhoek - Windhoek en passant par les chutes Victoria. Après avoir lu plusieurs carnets, j'ai pu déjà établir un petit "programme" mais je n'ai pas encore utilisé toutes les nuits à notre disposition et, surtout, j'ai trouvé très peu d'infos sur ce qu'il y a à faire sur la route entre les chutes Victoria et Windhoek en passant par le Botswana!
Voici donc ce que j'ai déjà pu retirer des différentes informations que j'ai trouvées :
JOUR 1 : arrivée à Windhoek Arrivée à 5h30. Prise en charge de la voiture et premières courses. A visiter à Windhoek : Christuskirche et son quartier Katutura Township (prendre une visite guidée) (Est-ce que ça a un réel intérêt ? Peut-être déjà s’avancer sur la route du lendemain tout doucement et dormir entre Windhoek et Sesriem ? ) Nuit Windhoek. JOUR 2 : route jusqu’à Sesriem De windhoek à Sesriem il y a 306 km de roite, soit environ 4h39 de route. Activités à faire en route à déterminer. Olive Trail ou Waterkloof Trail (tour partiel seulement, pas le tour complet, faisable en 1h – 1h 30) Coucher de soleil à la Dune Elim. Nuit Sesriem (le plus proche de Sossusvlei possible). JOUR 3 : Sesriem Lever tôt le matin afin d’aller voir Sossuvlei. Dans le parc national où Sossuvlei (qui est une dune) se trouve : ascension de la dune 45 (la plus facile, 300 m à parcourir). La fin de la route vers la dune en elle-même de Sossusvlei est très sablonneuse, navettes à disposition des touristes pour cette partie-là de la route (même si accessible avec son propre véhicule). A Sossuvlei : monter sur « Big Daddy » afin de se rendre à Dead Vlei (depuis el sommet de Big Daddy, très belle vue sur d’autres vlei ( = désert de sel). Retour en contournant la dune de Big Daddy au parking ou lieu de prise en charge de la navette. Balade dans le Sesriem Canyon Nuit Solitaire, pour s’avancer sur la route du lendemain. JOUR 4 : Walvis Bay & Swakopmund Visite du front de mer. Flamants roses. Pelican point et son phare. Swakopmund. A Swakopmund, ne pas faire le marché artisanal, c’est un peu comme le marché à Sanur… Nuit Swakopmund. JOUR 5 : Swakopmund : mer et désert Dolphin Cruise. Balade en mer dans un catamaran pour aller voir les pélicans, huitres, otaries, dauphins, baleines, mola mola et tortues. Le tour se passe de 9h00 à 12h30. 3 compagnies : Mola Mola, 580$/pers ; Laramon, 600$/pers ou Levo, pas d’info de prix. L’après-midi, faire un autre tour dans le désert. Soit le « Living Desert Tour » avec linvigdesertnamibia.com, 650$/pers boissons incluses pour 5 heures. L’après-midi, le tour est sur demande donc voir si possible avec la société. Ou alors, le Namib Desert Tour avec Charly’s Desert Tour d’une durée de 4h avec un départ à 14h00. Le prix est de 600$/personne. Nuit Swakopmund. JOUR 6 : Journée jusqu’à notre logement près de Twyfelfontein Welwitschia Plain Drives (route reliant l’est de Swakopmund jusqu’à Spitzkoppe justement) Spitzkoppe hike. Nuit Twyfelfontein (plutôt dans le coin de Uis) JOUR 7 : Twyfelfontein Twyfelfontein, suivre l’itinéraire du Dancing Kudu et du Lion Man’s Trail. (Il y a 2 itinéraires à Twyfelfontein et les deux ont une durée d’une heure) La visite se fait avec un guide, compter 1h30-2h . Faire un petit tour à Organ Pipe et Burnt Mountain. White Lady Trail (Brandberg) (1h30 – 2h, guide obligatoire aussi) Nuit Twyfelfontein (plutôt dans le coin de Palmwag) JOUR 7 : Grootberg Lodge Matin : route. Himba Village Visit (l’après midi). Nuit Grootberg Lodge JOUR 8 : Guided Walk sur le plateau le matin, départ à 7h30 pour une durée de 3h00. Palmwag Day Visitor Area (vraiment très beau d’après les photos, nécessite environ 4h de visite) Nuit sur la route entre le Grootberg et le Dolomite Camp. JOUR 9 : Etosha : premier pied dedans Route pour Etosha pour le Dolomite Camp. Nuit Dolomite Camp à Etosha. JOUR 10 : Etosha Visite d’Etosha Nuit à Namutoni Camp. JOUR 11 : Route jusque Caprivi Journée route jusqu’à notre hôtel sur la bande de Caprivi. Nuit partie gauche de la bande de Caprivi JOUR 12 : Bande de Caprivi Mahango Game Reserve Direction le Camp Kwando Faire le tour en bateau au coucher du soleil. Nuit Camp Kwando JOUR 13 : Kasane Route jusqu’au Waterlily Lodge, à Kasane Visite dans le coin Nuit Waterlily Lodge En « réserve » Une nuit de plus à Waterlily Lodge afin de visiter Chobe NP ? JOUR 14 : Victoria Falls Chutes Victoria Nuit Victoria Falls JOUR 15 : Nata Route jusqu’au Nata Bird Sanctuary Nuit Nata Lodge JOUR 16 : Maun Makgadikgadi Pans National Park Nuit Maun JOUR 17 : Route depuis Maun jusqu’à Windhoek ou environs. Nuit à proximité de Windhoek ou dans les environs est (on a le temps, le vol est le soir !) Ou alors nuit au « The N/a’an ku sê Foundation », lodge avec animaux (voir détail plus haut pour le prix et les activités) « The N/a’an ku sê Foundation », lodge avec animaux 600€ pour une villa avec deux chambres et pdj, diner et souper ainsi qu’une activité d’une valeur de 500$/personne (le Carnivore Feeding Tour a l’air pas mal)
Ce lodge se trouve à 50 minutes de route de l’aéroport.
JOUR 18: Profiter des activités proposées par le lodge. Retour le soir --
J'aimerais vos conseils concernant les 4 nuits restantes, où les places? J'aimerais aussi savoir si je ne manque pas de points d'intérêts importants sur le chemin? Existe-t-il une alternative au Grootberg Lodge? (plus ou moins dans les environs, proposant des services équivalents) Y a-t-il, plus spécifiquement, des "choses à faire" sur la route entre Victoria Falls et Windhoek en plus de ce que j'ai pu noté dans le programme ci-dessus?
Un grand merci d'avance pour toutes vos réponses et votre aide!
OlalaCestDur. 🙂
Cet été, nous prévoyons de visiter la Namibie pour la première fois. Nous disposons d'une période de 3 semaines ( 21 nuit ) pour se faire. Nous aimerions bien faire une boucle Windhoek - Windhoek en passant par les chutes Victoria. Après avoir lu plusieurs carnets, j'ai pu déjà établir un petit "programme" mais je n'ai pas encore utilisé toutes les nuits à notre disposition et, surtout, j'ai trouvé très peu d'infos sur ce qu'il y a à faire sur la route entre les chutes Victoria et Windhoek en passant par le Botswana!
Voici donc ce que j'ai déjà pu retirer des différentes informations que j'ai trouvées :
JOUR 1 : arrivée à Windhoek Arrivée à 5h30. Prise en charge de la voiture et premières courses. A visiter à Windhoek : Christuskirche et son quartier Katutura Township (prendre une visite guidée) (Est-ce que ça a un réel intérêt ? Peut-être déjà s’avancer sur la route du lendemain tout doucement et dormir entre Windhoek et Sesriem ? ) Nuit Windhoek. JOUR 2 : route jusqu’à Sesriem De windhoek à Sesriem il y a 306 km de roite, soit environ 4h39 de route. Activités à faire en route à déterminer. Olive Trail ou Waterkloof Trail (tour partiel seulement, pas le tour complet, faisable en 1h – 1h 30) Coucher de soleil à la Dune Elim. Nuit Sesriem (le plus proche de Sossusvlei possible). JOUR 3 : Sesriem Lever tôt le matin afin d’aller voir Sossuvlei. Dans le parc national où Sossuvlei (qui est une dune) se trouve : ascension de la dune 45 (la plus facile, 300 m à parcourir). La fin de la route vers la dune en elle-même de Sossusvlei est très sablonneuse, navettes à disposition des touristes pour cette partie-là de la route (même si accessible avec son propre véhicule). A Sossuvlei : monter sur « Big Daddy » afin de se rendre à Dead Vlei (depuis el sommet de Big Daddy, très belle vue sur d’autres vlei ( = désert de sel). Retour en contournant la dune de Big Daddy au parking ou lieu de prise en charge de la navette. Balade dans le Sesriem Canyon Nuit Solitaire, pour s’avancer sur la route du lendemain. JOUR 4 : Walvis Bay & Swakopmund Visite du front de mer. Flamants roses. Pelican point et son phare. Swakopmund. A Swakopmund, ne pas faire le marché artisanal, c’est un peu comme le marché à Sanur… Nuit Swakopmund. JOUR 5 : Swakopmund : mer et désert Dolphin Cruise. Balade en mer dans un catamaran pour aller voir les pélicans, huitres, otaries, dauphins, baleines, mola mola et tortues. Le tour se passe de 9h00 à 12h30. 3 compagnies : Mola Mola, 580$/pers ; Laramon, 600$/pers ou Levo, pas d’info de prix. L’après-midi, faire un autre tour dans le désert. Soit le « Living Desert Tour » avec linvigdesertnamibia.com, 650$/pers boissons incluses pour 5 heures. L’après-midi, le tour est sur demande donc voir si possible avec la société. Ou alors, le Namib Desert Tour avec Charly’s Desert Tour d’une durée de 4h avec un départ à 14h00. Le prix est de 600$/personne. Nuit Swakopmund. JOUR 6 : Journée jusqu’à notre logement près de Twyfelfontein Welwitschia Plain Drives (route reliant l’est de Swakopmund jusqu’à Spitzkoppe justement) Spitzkoppe hike. Nuit Twyfelfontein (plutôt dans le coin de Uis) JOUR 7 : Twyfelfontein Twyfelfontein, suivre l’itinéraire du Dancing Kudu et du Lion Man’s Trail. (Il y a 2 itinéraires à Twyfelfontein et les deux ont une durée d’une heure) La visite se fait avec un guide, compter 1h30-2h . Faire un petit tour à Organ Pipe et Burnt Mountain. White Lady Trail (Brandberg) (1h30 – 2h, guide obligatoire aussi) Nuit Twyfelfontein (plutôt dans le coin de Palmwag) JOUR 7 : Grootberg Lodge Matin : route. Himba Village Visit (l’après midi). Nuit Grootberg Lodge JOUR 8 : Guided Walk sur le plateau le matin, départ à 7h30 pour une durée de 3h00. Palmwag Day Visitor Area (vraiment très beau d’après les photos, nécessite environ 4h de visite) Nuit sur la route entre le Grootberg et le Dolomite Camp. JOUR 9 : Etosha : premier pied dedans Route pour Etosha pour le Dolomite Camp. Nuit Dolomite Camp à Etosha. JOUR 10 : Etosha Visite d’Etosha Nuit à Namutoni Camp. JOUR 11 : Route jusque Caprivi Journée route jusqu’à notre hôtel sur la bande de Caprivi. Nuit partie gauche de la bande de Caprivi JOUR 12 : Bande de Caprivi Mahango Game Reserve Direction le Camp Kwando Faire le tour en bateau au coucher du soleil. Nuit Camp Kwando JOUR 13 : Kasane Route jusqu’au Waterlily Lodge, à Kasane Visite dans le coin Nuit Waterlily Lodge En « réserve » Une nuit de plus à Waterlily Lodge afin de visiter Chobe NP ? JOUR 14 : Victoria Falls Chutes Victoria Nuit Victoria Falls JOUR 15 : Nata Route jusqu’au Nata Bird Sanctuary Nuit Nata Lodge JOUR 16 : Maun Makgadikgadi Pans National Park Nuit Maun JOUR 17 : Route depuis Maun jusqu’à Windhoek ou environs. Nuit à proximité de Windhoek ou dans les environs est (on a le temps, le vol est le soir !) Ou alors nuit au « The N/a’an ku sê Foundation », lodge avec animaux (voir détail plus haut pour le prix et les activités) « The N/a’an ku sê Foundation », lodge avec animaux 600€ pour une villa avec deux chambres et pdj, diner et souper ainsi qu’une activité d’une valeur de 500$/personne (le Carnivore Feeding Tour a l’air pas mal)
Ce lodge se trouve à 50 minutes de route de l’aéroport.
JOUR 18: Profiter des activités proposées par le lodge. Retour le soir --
J'aimerais vos conseils concernant les 4 nuits restantes, où les places? J'aimerais aussi savoir si je ne manque pas de points d'intérêts importants sur le chemin? Existe-t-il une alternative au Grootberg Lodge? (plus ou moins dans les environs, proposant des services équivalents) Y a-t-il, plus spécifiquement, des "choses à faire" sur la route entre Victoria Falls et Windhoek en plus de ce que j'ai pu noté dans le programme ci-dessus?
Un grand merci d'avance pour toutes vos réponses et votre aide!
OlalaCestDur. 🙂
Devenir propriétaire et projeter un long voyage English translation pending
Bonjour à tous, les globetrotteurs !
Avec mon conjoint, nous sommes actuellement locataires et projetons de devenir prochainement propriétaires. Parallèlement, nous avons le projet de faire un long voyage (sûrement tour du monde d'un an) dans les années à venir.
La question étant : outre l'aspect financier, est-ce compatible?
Le plus simple est trèèèès certainement de ne pas investir dans l'immobilier avant le voyage : déménager, stocker nos affaires, squatter chez les copains en rentrant avant de retrouver un logement en location... (Puis trouver à acheter et RE-déménager).
Sachant que nous avons déjà vécu toute cette succession d'étapes (sauf acheter), il y a peu (nous étant exilés pour travailler durant 1 année, dans l'océan Indien...)..... Et que nous avons largement la flemme de revivre ça... Tous ces déménagements !...
Il faut bien avouer que lors d'un long voyage fait d'itinérance, la perspective de retrouver un "vrai chez soi" en rentrant, de se poser (et non de squatter chez les amis, à droite, à gauche) est bien agréable.
Et puis, la question largement débatuue : que faire de sa maison? La laisser vide, est-ce bien raisonnable, si nous ne trouvons pas de locataires?...
BREF : Partir en étant propriétaire est-il possible? L'avez-vous vécu? Si vous avez des retours d'expérience à nous partager, nous sommes largement preneurs... ;-)
Un grand merci d'avance ! Bonheur et escapades !!!
C&M.
Avec mon conjoint, nous sommes actuellement locataires et projetons de devenir prochainement propriétaires. Parallèlement, nous avons le projet de faire un long voyage (sûrement tour du monde d'un an) dans les années à venir.
La question étant : outre l'aspect financier, est-ce compatible?
Le plus simple est trèèèès certainement de ne pas investir dans l'immobilier avant le voyage : déménager, stocker nos affaires, squatter chez les copains en rentrant avant de retrouver un logement en location... (Puis trouver à acheter et RE-déménager).
Sachant que nous avons déjà vécu toute cette succession d'étapes (sauf acheter), il y a peu (nous étant exilés pour travailler durant 1 année, dans l'océan Indien...)..... Et que nous avons largement la flemme de revivre ça... Tous ces déménagements !...
Il faut bien avouer que lors d'un long voyage fait d'itinérance, la perspective de retrouver un "vrai chez soi" en rentrant, de se poser (et non de squatter chez les amis, à droite, à gauche) est bien agréable.
Et puis, la question largement débatuue : que faire de sa maison? La laisser vide, est-ce bien raisonnable, si nous ne trouvons pas de locataires?...
BREF : Partir en étant propriétaire est-il possible? L'avez-vous vécu? Si vous avez des retours d'expérience à nous partager, nous sommes largement preneurs... ;-)
Un grand merci d'avance ! Bonheur et escapades !!!
C&M.