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France vers mai-juin 2008: camper chez l'habitant? English translation pending
by Shervince · 2007-12-04 · 10 replies
Bonjour tout le monde. Nous sommes un couple de 20 ans qui prévoient partir pour la France vers les mois de mai-juin 2008. Nous avons un budget d'environ 6000$. Notre but est d'arriver à Paris et ensuite de parcourir tranquillement la France (auto-stop, train) tout en faisant du camping. Nous voudrions terminer notre périple sur la Côte D'azur dans les environs de Nice pour 2 semaines ou plus dépendamment de l'argent qu'il nous reste. Je me demandais si c'était envisagable d'aller demander à des gens le droit de planter notre tente sur leur terrain pour une nuit. Ce serait un bon moyen de voyager pour pas cher. Je me demandais ce que vous en pensiez ou si quelqu'un avait déjà tenté le coup et aussi combien de temps vous pensez que nous allons pouvoir durer avec 6000$ en faisant du camping (nous prévoyons passer 4 jours à Paris).
Guyane: forêt à vendre English translation pending
by Marieherment · 2007-11-03 · 23 replies
Bonjour à tous,

je reviens d'un séjour d'un mois à Saül en Guyane française. C'était mon 4 ème voyage là bas et la seule chose qui aurait dû changer entre mes derniers voyages et celui là c'est un titre administratif, celui de parc naturel. La Guyane devient un espace protégé. Génial ! Sauf qu'en arrivant ça n'est pas la fôret quittée l'année d'avant que j'ai retrouvé. J'ai vu des engins, des pelles, des bandes de forêt entière à terre, des trouées énormes, des lieux de campements immenses et sales... On parle beaucoup d'orpaillage clandestin. Autant j'avais un peu de mal à en vouloir à des Brésiliens (ou autres) qui n'avaient que ça pour vivre, autant je n'ai aucune pitié pour ce chantier là. Je suis en colère et j'ai peur parce que celui là il est légal, connu et autorisé par l'état Français. Alors voilà la première déscision de gestion pour ce parc : autoriser un chantier d'orpaillage en plein coeur, qui a déjà complètement bousillé une rivière. 😕

Je crains que cette forêt que j'aime de tout mon coeur ne doive prouver qu'elle vaut plus debout qu'à terre si elle veut avoir une petite chance de survit.

Quelqu'un connaît il d'autre cas comme celui là ? D'autres chantiers ?
Rencontre VF sur Toulouse le 27 ou 28 octobre 2007 sur l'Islande English translation pending
by Clo31 · 2007-10-09 · 44 replies
Je propose d’organiser une rencontre pour les Toulousains à 35 km au sud de Toulouse sur la A64 à mon domicile soit le samedi 27, soit le dimanche 28 octobre. Au programme buffet entre routards (selon la méthode de l’auberge espagnole) et projection sur grand écran (2, 80 m * 2 m) sur l’Islande par Laurent81 qui revient d’un voyage là-bas et qui nous propose de partager ces magnifiques instants en nous commentant son carnet de voyage. Places limitées à 12 personnes. Qui est partant ? S'incrire au plus vite...

Clo31
Mes premières impressions du Vietnam English translation pending
by Jolebelge2 · 2007-09-14 · 1 reply
Bonjour,

Au retour d'un voyage, les souvenirs qui restent particulièrement précis dans ma tête sont les tout premiers instants après l'arrivée, même s'il n'ont rien eu d'exceptionnels. Voici mes premières impressions du vietnam, où j'ai passé 3 mois en été 2006.

Bonne lecture !

5 juin 2006,

Dans un cri de douleur déchirant, les pneus de l’airbus avaient crissé avec rage sur le tarmac de l’aéroport, comme un hurlement libérateur après un vol trop long. La masse gigantesque de l’avion glissait maintenant avec volupté sur la piste. Le pilote éteignis les moteurs, je défis ma ceinture. Ca y est, j’étais arrivé à Saigon.

Saigon, Saigon ! Il me plaisait de faire resurgir d’un passé sombre et tumultueux l’ancien nom de la capitale sud vietnamienne, désormais officiellement nommée Ho Chi Minh Ville, en hommage au père de la révolution contre les colons français. Saigon, par son histoire, sonnait et résonnait dans ma tête comme un mystère obscur, une ville fiévreuse, grouillante, insaisissable où se tramaient complots secrets et trafics en tout genre, dans une chaleur humide et épuisante, propice à l’humeur langoureuse.

A peine sorti de la cabine confortable et climatisée de l’avion, un souffle chaud et moite me tombait sur les épaules. Subitement, une sorte de pression étrange enveloppait mon corps tout entier, comme si, ici, l’air n’avait pas la même densité. C’était la chaleur des tropiques qui m’écrasait de tout son poids, qui dégoulinait en sueur sur ma peau. J’aimais cette sensation oppressante qui, avec l’odeur puissante et saturée du goudron, mélangée à celle du kérosène, avec l’épaisseur de la nuit noire alentour, me confirmait que décidément j’avais bel et bien changé de latitude.

A la sortie du hall d’arrivé, dans la foule amassée derrière les barrières, m’attendait un homme avec un carton à la main sur lequel je pouvais lire avec soulagement, « Mister Joachim Peeters ». Non, on ne m’avait pas oublié, on était bien venu me chercher.

Le chauffeur du minibus dans lequel j’avais pris place aux côtés des employés de l’usine dans laquelle j’allais travailler, tentait en vain de se frayer un chemin à coup de klaxon au milieu de cette circulation anarchique. Seules deux choses étaient indispensables pour progresser : une pédale d’accélérateur et un bon klaxon. Habitué des bouchons de voitures aux heures de circulation difficile, je découvrais émerveillé les embouteillages de motos. De partout, au coude à coude, déboulaient des milliers de vietnamiens, en selle à trois parfois quatre sur des petites motos d’importation chinoise ou japonaise. Le flot était anarchique et coordonné en même temps, comme un fleuve plein de remous mais qui s’écoule dans une même direction. J’étais ensorcelé par ce ballet de motos, et la danse joyeuse et délurée de ces milliers de phares rouges et jaunes m’hypnotisait.

Peu à peu nous quittions les banlieues de Saigon qui s’étiraient sur plusieurs kilomètres. Enfin nous commencions à respirer, loin des millions de pots d’échappements et de l’agitation de la marmite saigonaise. Tandis qu’Elvis Presley, qui se donnait à fond sur des rythmes de rock endiablés maintenait la concentration du chauffeur à travers la radio, la plupart des employés de l’usine somnolaient sur les banquettes. A mes côtés, une des secrétaires de l’usine, que je ne connaissais que depuis une heure, dormait la tête reposée sur mon épaule.

Malgré la fatigue du voyage, j’étais bien trop excité par ces paysages inconnus qui surgissaient à 100 km/h du noir de la nuit. La nuit était d’une obscurité inquiétante, seul le paysage dans le champ d’éclairage des phares montrait son visage. Et ainsi, de proche en proche, tout ce qui m’était encore inconnu la seconde précédente se dévoilait peu à peu, comme une confidence avant de replonger dans le noir. Paysages furtifs, contemplation éphémère.

La route filait, chaotique, comme un long serpent noir entre des milliers de palmiers. De temps en temps nous croisions quelques ombres, aussi noires et discrètes que la nuit, qui marchaient le long de la route. Puis, à toute berzingue toujours, nous traversions un petit hameau de maisons avec ses commerces et gargotes qui s’étalaient le long du goudron. Enfin, après deux heures de route, les lumières puissantes de la sucrerie apparurent au milieu des champs de cannes à sucre.

Tel un phare, la haute cheminée de combustion de l’usine annonçait la fin de mon voyage.

joachim
Déclaration de Raul Castro (Cuba) English translation pending
by Cloclooo · 2007-07-28 · 22 replies
Voici un petit article, dans la section international du journal de Québec, paru vendredi le 27 juillet 2007.

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RAUL CASTRO PROMET DE RÉFORMER CUBA

Camaguey, Cuba - Le président cubain par intérim, Raul Castro, a promis jeudi des progrès économiques et offre de dialogue avec les États-Unis après le départ de l'administration Bush.

Un an après son arrivée au pouvoir en remplacement de son frère aîné Fidel, Raul Castro a prononcé dans la ville de Camaguey un discours d'une heure à l'occasion du Jour de la Révolution (26 juillet), devant 100 000 personnes qui scandaient son prénom.

Il a affirmé que Fidel Castro, qui n'est pas apparu en public depuis son opération à l'intestin il y a un an, était de plus en plus actif.

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Je suis très intéressé à lire vos commentaires!!

Bonne journée

Clo
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 4, retour en Argentine) English translation pending
by Mlefevre · 2007-07-27 · 27 replies
La Partie 1 est ici : http://voyageforum.com/...ost=1190568;#1190568 Pour aller à la Partie 2 (Chili) : http://voyageforum.com/...ost=1191542;#1191542 Et pour la Partie 3 (Bolivie): http://voyageforum.com/v.f?post=1191724;#1191724

J14 Jeudi 12/07/07 112150 km Nous avons très bien dormi, l’endroit est vraiment très calme. Bonne douche pour toute la famille, lessive puis nous partons à SPDA faire le plein d’eau, de gasoil, regonfler 1 ou 2 pneus, faire qq courses, avant de regagner l’Argentine par le Paso de Jama.

Nous retrouvons la pompe à essence presque du premier coup (elle est dans la rue Toconao, suivre la flèche COPEC) et refaisons le plein d’eau. Le seul compresseur de SPDA se trouve dans une gomeria située juste avant le poste de douane en quittant SPDA.

Nous allons ensuite pour 1200 pesos(12FF)/pers déguster un pollo-papas fritas (poulet-frites) dans un petit resto qui donne sur le terrain de foot avec une vue imprenable sur le Licancabur. 2 chiens opportunistes sont là à attendre les os, bien élevés, restant juste à la porte du petit resto. Nous dépensons ensuite nos derniers pesos chiliens dans les nombreuses boutiques pour touristes.

Vient enfin l’heure de quitter SPDA, en passant par le poste de douane où nous perdons encore au moins 1h30 ( !) Les douaniers chiliens sont vraiment très très c… (du moins ceux du coin) Les Argentins disent que les Chiliens ont l’esprit aussi large que leur pays…. C’est bien dommage de quitter un si beau pays dans de telles conditions…

Nous quittons SPDA à 2500 m pour grimper sur l’altiplano à 4400 m en 40 km. Nous devons à deux reprises laisser un peu refroidir le moteur. Nous roulons jusqu’à la nuit et décidons de nous arrêter pour ne pas manquer les superbes paysages du paso de Jama.







Malheureusement nous nous rendons rapidement compte que nous avons oublié de brancher le connecteur qui permet de recharger la batterie de la cellule à partir du moteur. Il nous faut donc rouler environ 1 h de plus ce qui nous permet de franchir le chaleureux poste-frontière argentin situé juste au col de Jama. Viva Argentina (surtout comparé aux douaniers chiliens…) Nous nous arrêtons 40 km après le col à 4150 m en plein vent. La nuit promet d’être fraîche !

J15 Vendredi 13/07/07 112350 km3°C ce matin dans le camping car, -15°C dehors. La pompe est bien sûr gelée, pas d’eau. Le moteur démarre après qq tentatives, ouf !

Nous roulons jusqu’à Susques, très glauque petite ville où volent des nuages de poussière au milieu de dizaines de camions qui attendent sans doute le passage vers le col. Il n’y a plus de gasoil à la pompe. Bon, ça devrait aller jusqu’à Purmamarca.

En milieu de journée nous nous arrêtons aux Salinas Grandes à 3400 m d’altitude.



Ce salar est actuellement exploité, il y a des petits tas de sel partout et qq engins qui travaillent. L’eau est toujours gelée, on verra plus tard…

Nous nous amusons à faire qq photos,





déjeunons sur le salar puis descendons par la cuesta de Lipan pour arriver dans la très belle vallée colorée de Purmamarca.





A 2200 m il fait très bon, on a de nouveau de l’eau. Le village est joliment situé mais ressemble un peu à un attrape-touriste avec son marché artisanal où les bus déversent leur cargaison de clients.





Ca nous dissuade de monter plus au nord vers Humahuaca qui fait aussi partie des marronniers du coin. De plus on a déjà vu pleins de magnifiques quebradas avec plein de couleurs et sans personne.

On décide donc d’aller voir à quoi ressemble le Parque Nacional Calilegua, situé à 80 km au nord de San Salvador de Jujuy en prenant la route 34. La route à partir de cette ville est assez quelconque, traversant une région agricole avec pas mal de coins ressemblant à des bidonvilles. La route est bordée de sacs plastiques. On voit plein de gens pousser des charrettes à bras pour ramener le bois glané le long des fossés. D’énormes camions transportent la récolte de canne à sucre, principale ressource locale apparemment. Partout des chevaux paissent sur les bas côtés au bout de leur longe. Il y a une densité incroyable de terrains de foot : au moins 4/km dans certains endroits : les jeunes garçons s’y retrouvent après l’école. Nous faisons de grosses courses à General Liberator San Martin, dernier gros bourg avant le parc dans un vrai supermarché, le premier depuis celui de BSAS. On est un peu l’attraction locale, pas beaucoup de tourisme étranger apparemment dans le coin.

Nous trouvons finalement l’entrée du parc (pas facile avec la nuit) et croisons les gardes qui redescendent et nous disent de nous installer pour la nuit. 2 renards (zorros) observent avec intérêt notre arrivée.

J16 Samedi 14/07/07 112795 km Nuit très calme, 13°C dans le camping-car au réveil. On se renseigne sur les différentes possibilités de balades dans le Parc Calilegua : le personnel très gentil nous donne plein de brochures concernant les sentiers, l’identification des traces d’animaux et des oiseaux.

Nous remontons d’abord à pied la piste sur 4 km puis bifurquons à droite sur le sentier de Junta, balade annoncée pour 5 h. Les sentiers sont bien balisés. Il y a très peu d’animaux, très peu d’oiseaux. Il faut dire que nous sommes en hiver. La végétation est luxuriante, sub-tropicale.



Nous descendons au fond de la vallée et longeons vers l’aval l’arroyo Aguas Negras







pour finalement rejoindre l’entrée du parc où est garé le camping car, avec un petit détour vers la Lagunita, toute verte.



4h de balade au total, très dépaysante, au cours de laquelle nous avons vu des dizaines de traces d’animaux,

Le bouchon de l'objectif fait 67 mm de diamètre!

dont certaines de bonne taille (il y a des jaguars…).

Parc apparemment très peu fréquenté car nous sommes samedi et il n’y a que 2 autres voitures, mais qui vaut le détour.

Après avoir déjeuné, nous décidons d’aller faire un tour demain dimanche à Salta.

Nous tentons de monter plus haut dans les Yungas



pour aller jusqu’au village de San Francisco situé à 40 km où l’on peut peut-être faire une balade à cheval. Mais la piste se dégrade de + en + et au bout d’une heure et 20 km, il faut nous rendre à l’évidence : nous arriverons seulement une heure avant la nuit et n’aurons plus le temps de faire de balade.



Ici on va aussi vite à cheval.



Nous rebroussons chemin et au retour un fourmilier traverse juste devant nous, assez lentement et se réfugie dans un arbre.





On a tout le temps de l’observer avant qu’il disparaisse dans les fourrés.

Nous allons passer la nuit au camping du parc à l’entrée (5 pesos/adulte, 3 pesos/enfant, 3 pesos/voiture. Toilettes, des lavabos crados, pas de douches) Ce sera notre seule nuit en camping. Nous sommes seuls avec la vue sur la vallée. Les enfants allument un gros feu avec bien du mal.



La forêt génère pas mal d’humidité. Demain nous irons à Salta située à environ 160 km.

J17 Dimanche 15/07 112835 km Au réveil, nous remarquons un renard qui vient nous rendre visite.



Il est méfiant mais s’approche très près. On s’était étonné de l’absence de chien à l’accueil du parc car en Argentine et au Chili, comme en Bolivie, il y a des chiens vraiment partout, souvent très joueurs et affectueux et toujours gourmands. Nous lançons d’abord un morceau de poulet au renard, puis des crêpes… Il apprécie et approche à moins d’un mètre. Les enfants en sacrifieraient presque leur petit déjeuner de crêpes !

Finalement nous reprenons la route pour Salta . C’est la récolte de la canne à sucre. Tout est super-organisé. A chaque entrée de champ, un homme et un gyrophare préviennent des passages de camions. La piste est mouillée par un camion citerne pour éviter la poussière sur les cannes. Bien que l’on soit dimanche, tout le monde s’active pour la récolte. Nous arrivons à Salta en fin de matinée et comme c’est dimanche, trouvons à nous garer facilement. La circulation est fluide. Nous faisons le tour de la Plaza du 09 Juillet (belle architecture coloniale)





puis en passant par l’église San Francisco



et sa tour penchée (où se déroule une messe à guichets fermés, quel succès !) comme tous les gens du coin allons manger des empenadas sur la Plaza del Lago.





Il y a plein de marchands ambulants qui vendent toutes sortes de nourritures salées et sucrées, des barbes à papa, des trucs à faire des bulles, des cerfs-volants. Sur le Lago on peut faire du pédalo ou de la barque. C’est la sortie familiale du dimanche, très bon enfant. Tout est très bon marché pour nous autres européens, bien moins cher qu’au Chili. Sur une scène se succèdent des groupes de danse folklorique et de musique contemporaine, que les gens applaudissent entre deux bouchées, assis à des tables disposées partout dans le parc.



Beaucoup des habitants de Salta sont de type indien.



Comme partout dans le Nord-Ouest, les véhicules font de l'usage!



En milieu d’après-midi nous prenons la route puis la piste pour Cachi (160 km) La piste est très bonne en général. Il y a plein de voitures qui redescendent du col Pierra del Molino à 3300 m. Toute la vallée subit la poussière de tous ces véhicules… Peu après le col, nous remarquons un gros oiseau posé à terre qui me fait d’abord penser à une autruche vu son volume. C’est en fait un condor qui s’envole avant que je ne puisse le photographier au zoom. C’est vraiment une grosse bestiole ! Nous faisons un détour (8km A/R) vers la vallée Encantada (seuls les chevaux ont le droit de s'y promener...)



dans le Parc National Los Cardones : de curieuses formations rocheuses rougeâtres, jolies mais la randonnée y est interdite comme partout dans le parc, dommage.

Nous descendons ensuite la recta de Tin Tin, longue ligne droite entre deux « champs » de cactus. Bof, des cactus, il y en a dans plein d’autres endroits. Pas de quoi en faire un parc, sauf pour attirer les touristes…

Nous arrivons enfin à Cachi où nous avons l’intention de faire une randonnée à cheval. Nous décidons d’aller dormir à Las Pailas d’où nous devrions avoir une vue sur le Nevado Cachi qui culmine à plus de 6000 m. La nuit tombe avant que nous n’y arrivions et nous nous posons pour la nuit à flanc de montagne.

J18 Lundi 17/07 113230 km 10°C dans le camping car à la fin de cette nuit à 3000 m. Bonne surprise, nous sommes presque arrivés à Las Pailas.



Il reste 1 km.



Une famille vit là avec 2 petits enfants, qq chiens, 1 chat, plein de chèvres et 2 ou 3 petits champs.



Un chevreau est né à l’aube, il est encore mouillé et a toujours son cordon ombilical. Il flageole sur ses longues pattes pour boire le lait de sa mère.

Ici, le bois est rare. Heureusement il y a les cactus!



Las Pailas est un site archéologique laissé dans son jus situé dans un cirque montagneux magnifique au pied du Nevado de Cachi qui culmine à 6300 mètres.

Les indiens semblent avoir créé autrefois des petits champs propices à la culture ou à l’élevage en érigeant de gros murs des pierres ôtées des parcelles.



Nous nous y baladons pendant 1 heure ou 2 avant de redescendre sur Cachi, situé à 16 km. Le petit village est mignon, constitué de qq rues et comme toujours d’une place centrale.







Nous cherchons en vain où faire une promenade à cheval. Senor Toro n’est pas là… (à Payogasta il y avait une pancarte indiquant aussi des rando à cheval mais nous n’avons trouvé personne. Il semble que nous soyons vraiment hors saison)

Nous mangeons pour 70 pesos des bife con papas fritas (vuelta y vuelta) et un cabrito con ? 3 minibus de 24 personnes déchargent leur cargaison de touristes argentins. Il y a plein de tours organisés depuis Salta. C’est le moment de prendre la piste vers Cafayate (la ruta 40), vraiment très pénible, que de la tôle ondulée.

Nous passons à côté de Los Molinos.



Le paysage est agricole avec qq champs et des maisons en adobe très modestes



comme partout dans le NOA, presque toutes les maisons ont leur four.



On devine des jours meilleurs autrefois en admirant quelques façades à colonnes.



Plus au sud, le paysage devient plus spectaculaire avec des quebradas colorées. L’agriculture est plus développée et le niveau de vie semble meilleur.

Nous arrivons enfin à Angastaco



après 90 km de piste (en 4h !), joli village tranquille lové au creux d’une quebrada jaune et ocre.

Les chiens et les chevaux sont omniprésents.



L’hosteria Angastaco propose des rando à cheval, d’après le Lonely Planet. Nous essayons de nous y renseigner mais ne trouvons que la jardinière qui nous dit que c’est possible demain matin. On lui dit qu’on viendra pour 8h30. On verra bien. Nous allons poser le camping car pour la nuit un peu à l’est du village, sur un promontoire surplombant le Rio Calchaqui.



En contrebas, il y a qq fermes, des ânes, plein de chèvres.



Profitant des derniers rayons du soleil



nous descendons jusqu’au Rio, slalomant entre des roches typées far-west.



Chaque balade ici est prétexte à des leçons d’anatomie : on trouve partout des squelettes de cheval, âne, vache, chèvre, mouton… Les enfants adorent…



J19 Mardi 18/07 113333 km Quelle chaleur étrange. A 23h30 nous sommes réveillés par de fortes rafales de vent. Il fait 25°C dans le camping-car. C’est le zonda, un vent chaud qui peut être très puissant. J’ai peur qu’une bourrasque nous précipite dans le ravin en contrebas, nous sommes secoués comme des pruneaux. On préfère changer de place pour se mettre plus à l’abri, juste à l’entrée d’Angastaco. Au matin, nous allons attendre à l’Hosteria Angastaco la personne qui doit nous accompagner pour la rando à cheval. Au bout d’une heure, toujours personne. On abandonne et on reprend la piste : encore 50 km de tôle ondulée jusqu’à San Carlos. Le paysage est plus banal. C’est vraiment dans la région d’Angastaco qu’il est le plus surprenant. Au total, vu l’état de la piste et l’intérêt des paysages, il vaut bien mieux passer pour la route 68 qui relie Salta à Cafayate, d’autant plus qu’il n’y a pas moyen d’y faire de rando à cheval comme nous l’espérions. Les petits hameaux rencontrés sur cette mauvaise piste existent aussi ailleurs, en particulier sur la route du paso San Francisco.

Nous rejoignons Cafayate, passons les ruines de Quilmes et bifurquons vers Tafi Del Valle : nous escaladons les Cumbres Calchaquies, très arides sur leur versant ouest puis atteignons un col situé à 3000 m et redescendons côté est dans un paysage de montagnes suisses, avec plein de bétail, d’herbe bien rase, de résidences secondaires. La descente est interminable, très sinueuse, traverse une forêt sub-tropicale du même type que celle du parc Calilegua.

Enfin, nous arrivons dans la plaine de Santiago del Estero, au-dessus de laquelle flotte une chape brunâtre… La récolte de la canne à sucre bat son plein. Quand celle-ci est terminée, les paysans mettent le feu aux champs fauchés et ça sent bon le caramel.

Nous traversons la ville de Termas de Rio Hondo, très animée. Des enfants jouent en plein hiver sur des toboggans aquatiques. Nous nous arrêtons pour la nuit un peu plus loin sur un chemin perpendiculaire à la route N°9. Cette route comme beaucoup d'autres ressemble à une de nos nationales, latéralement elle est bordée des 2 côtés par une bande de 20 ou 30 m d’herbe rase, ce qui permet de voir à l’avance d’éventuels obstacles : charrettes tirées par des chevaux, cochons, chevaux, poules, cyclistes. Il y a quand même pas mal de chiens morts sur les bas-côtés. Nous sommes à environ 1100 km de Buenos Aires.

J20 Mercredi 19/07 113763 km Longue journée de route ingrate, comme à l’aller. Seul événement marquant : plein d’oiseaux de toutes sortes, même des flamants roses dans la région de Selva, à mi-chemin entre Santiago del Estero et Rosario, là où la route passe entre 2 gigantesques marais. Au début de la journée, plein de charrettes tirées par 1 cheval. A la fin de la journée, qq grosses voitures rutilantes. Toute la journée, on a doublé des dizaines et des dizaines de camions. On se pose pour la nuit environ 50 km avant Rosario après avoir fait qq courses à Totoras. Demain nous visiterons Rosario.

J21 Jeudi 20/07 114522 km Visite de Rosario, située au bord du Parana, 2ème fleuve le plus grand d’Amérique du Sud après l'Amazone,



qui se jette dans un estuaire qui fait 100 km de large en certains endroits. Qq gros cargos passent sur le fleuve. Nous sommes maintenant à 25 m d’altitude… Il y a un million d’habitants. Nous arpentons les 2 rues commerçantes pour dépenser nos derniers pesos, avec bien du mal. Aucun magasin d’artisanat pour touristes. Finalement les enfants achètent des chaussures! Balade au bord du fleuve, jusqu’au monument au drapeau national.



Pour 1, 50 pesos, nous montons en haut de la tour (vue sur le fleuve), mangeons des barbes à papa, buvons un coup…



Nous allons dormir dans un champ à 25 km de Rosario vers BSAS.

J22 Vendredi 21/07 114654 km Encore 300 km jusqu’à BSAS. Visite matinale du gaucho de la ferme voisine qui propose gentiment aux enfants de monter sur son cheval, adorable.



Il nous fait admirer ses vaches… Elles méritent bien une photo car elles sont très appétissantes (le bifteck est à 3 euro/kg!)



Après avoir parcouru 1 km nous crevons ! Le dernier jour… Route sans histoire jusqu’à BSAS, à part une voiture qui évite de justesse une palette, quitte la route et fait un tête à queue, juste devant nous. Nous arrivons à l’agence vers 15h00. 6200 km au total, 120 USD pour le pneu, bon à changer. Avec les km supplémentaires, cela fait un surcoût de 313 USD. Sebastian et Cristian ont bien confirmé le vol de retour, qui est retardé de 21h00 à 1h00 du matin demain samedi. 1h15 de route jusqu’à l’aéroport, ça bouchonne. 3h !! pour s’enregistrer, 1h rien que pour nous !! Finalement on ne décolle qu’à 3H du matin... Taxes aéroport inattendues de 18 USD/pers ! Bon pour un repas de la part d’Aérolineas au resto qui ferme et nous donne juste des sandwiches pas fameux et des boissons.. On sait déjà qu’on n’aura pas notre correspondance à Madrid. Il faudra se débrouiller sur place avec AA.

J23 Samedi 22/07/07 On arrive à Madrid à 19h00. Bien sûr, 4 de nos 6 sacs sont perdus puis retrouvés au bout d’une heure et demie. Queue encore une fois chez AA pour savoir quel vol nous ramènera à Paris. Demain dimanche il n’y a de la place que vers Orly à 7h50. Pas le choix…Navette surchargée jusqu’à l’hôtel. Re-queue à la réception de l’hôtel Auditorium, luxueux. Bon buffet qui nous réconforte (sur 24h, 11 h de vol, 13h de queue !!) Courte nuit, coucher à 23h30, lever à 5h.

J24 Dimanche 23/07/07 Enregistrement rapide sur un vol d’Air Europa. Arrivée à Orly à 10h00. 64 euro/5 pers. pour la navette Air France, 35 minutes, ça roule bien, on est dimanche. Arrivée à Roissy, on récupère la voiture : 175 euro de parking. Arrivée à Nancy à 16h00. Le chien et les chats sont là ! Tout va bien ! Demain au boulot !

BUDGET : Avion pour 5 : 4040 euro (adulte 845 euro, enfant 626 euro) Location camping-car: 3230 US$ (2343 euro) 1 pneu à changer : 120 US$ (87 euro) Papiers pour passage du camping-car au Chili : 100 US$ (73 euro) Tour en Bolivie pour 5 : 600 US$ (436 euro) Dépenses en Argentine : 3400 pesos (792 euro) Dépenses au Chili : 204000 pesos chiliens (286 euro) Taxes aéroport BSAS pou 5 : 90US$ (66 euro)

TOTAL POUR 5 : 8123 euro soit 1624 euro/personne.

Bibliographie : Lonely Planet pour Argentine et Bolivie Petit Futé pour Chili Carte Argentina 1:1 900 000 de Freytag et Berndt Carte Chile 1:2 000 000 de Borch Map

Quelques liens utiles : agence location camping-car : http://www.andeanroads.com/ cartes routes en Argentine : http://www.andeanroads.com/ cartes routes au Chili : http://www.turistel.cl/v2/ météo et stats : http://www.tutiempo.net/...-Aires-AR004627.html état des routes en Argentine : http://www.aca.org.ar/...o/vial/framevial.htm site argentin (voyages hors des sentiers battus, cartes, photos) : http://viajeros.freeservers.com/ site argentin (voyage à vélo et rando dans le NOA, cartes, photos) : http://www.latitud-cero.com.ar/ site français (amérique du sud en camping-car) : http://espacla.chez-alice.fr/ site français (amérique du sud en camping-car) : http://www.lesderoutes.com/index.html site belge francophone (amérique du sud en camping-car) : http://www.aquandes.be/accueil.html andinisme (en français) : http://www.cimes-et-sommets.net/chili/clbienvenue.htm. entre autres, bien sûr!

ON A ADORE : Le Paso San Francisco (et je crois que le côté chilien est au moins aussi beau)+++++ La Vallée de la Lune à San Pedro de Atacama au lever du soleil+++++ La virée en Bolivie dans le Sud Lipez+++++ La balade au nord de Cafayate près de la route 68++++ La vallée de l’Arc en Ciel au Nord de san Pedro+++ La balade dans le petit canyon au NE de san Pedro+++

ON A AIME La route du Paso de Jama et ses paysages Les paysages du paso de Sico mais PAS sa piste ! Le parc national Calilegua.

UN PEU DECUS PAR Les vallées calchaquiès Rosario 2 endroits selon nous exagérément mis en valeur par le Lonely Planet.

UN REGRET : Nous ne parlons pas du tout espagnol et c’est vraiment dommage car les Argentins en particulier sont très chaleureux et on ressent une grande frustration de ne réduire les échanges qu’au strict nécessaire. Le Français et l’Espagnol sont cependant très proches et c’est un vrai plaisir que de réussir à comprendre une phrase simple en espagnol, souvent prononcée avec calme et patience par notre interlocuteur. Il est par contre plus difficile de s’exprimer. Sur notre parcours, pratiquement personne ne parlait anglais. (Il est vrai que la guerre des Malvinas pèse toujours lourdement sur l’estomac des Argentins…ce qui ne doit pas rendre l’anglais très populaire à l’école)

En Conclusion : beaucoup de km (6200 dont trop de piste en tôle ondulée !) mais un superbe voyage, des paysages fantastiques, une autre planète, des sensations vraiment inédites.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas! Je me ferai un plaisir d'essayer d'y répondre!

Marie
Plage en Bretagne? English translation pending
by Caro28 · 2007-07-25 · 33 replies
Bonjour. Est ce qu'il y a des plages en Bretagne ? J'ai vu des photos de Belle ile en mer...ca l'air vraiment tres tres beau !!! est ce que quelqu, un connait ? Merci à l'avance.
Aerolíneas Argentinas pour l'Argentine? English translation pending
by Ziliamqui · 2007-07-02 · 30 replies
bonjour, chers aventuriers, ma question va certainement vous faire sourire mais moi je rigole plus. 🤪 Nous partons la semaine prochaine vers l'argentine avec la compagnie Aerolineas Argentinas.....et là c'est la panique. J'ai peur de prendre l'avion!!!!! Est ce que cette compagnie est sûre??? Que faut il faire pour me calmer? (j'ai déjà prévu le petit cachton qui fait faire dodo!) merci de vos réponses!
Caraïbes: zône violente English translation pending
by Envie2partir · 2007-06-01 · 7 replies
Voici un petit sujet qui sans polémiquer peut servir de precaution a plus d'un pour son futur voyage !!!

Enfin ceci dit nous partons dns 4 jours en Républica Dominicana pour 1 mois et demi mais je me fais pas de souci hé hé hé

Analyse Record de violences aux Caraïbes, par Jean-Michel Caroit LE MONDE | 31.05.07 | 12h46 • Mis à jour le 31.05.07 | 12h46 Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel.

lages paradisiaques bordées de cocotiers, resorts tout inclus et croisières sur les eaux turquoise : les Caraïbes évoquent les vacances ensoleillées et le farniente à longueur d'année. Au revers de ces images de dépliant touristique, cette région est pourtant la plus violente du monde. Dans un récent rapport intitulé "Criminalité, violence et développement dans les Caraïbes", la Banque mondiale souligne que "les taux d'homicide y sont plus élevés que dans toute autre région du monde et que les taux d'agression se situent largement au-dessus de la moyenne mondiale". Attisée par le trafic de drogue, cette violence "compromet la croissance et la prospérité".

Avec un taux d'homicide de 30 pour 100 000 habitants, le bassin des Caraïbes devance l'Afrique du Sud et de l'Ouest (29), l'Amérique du Sud (26) et l'Amérique centrale (22). Les indicateurs de violence varient d'une île à l'autre dans cette région où l'extrême pauvreté d'Haïti côtoie l'opulence des Bahamas. Dans la majorité des pays et territoires formant l'arc insulaire, qui s'étire des côtes vénézuéliennes à la Floride, la criminalité a progressé ces dernières années. Parfois de manière spectaculaire, comme dans les îles jumelles de Trinité-et-Tobago et en République dominicaine, où les taux d'homicide ont respectivement triplé et doublé entre 2000 et 2005. Les pages des quotidiens dominicains sont remplies de faits divers sanglants. Le 24 mai, El Nacional a fait sa "une" sur l'assassinat par balles de trois jeunes à la sortie d'une discothèque d'un quartier huppé de Saint-Domingue, à la suite d'une rixe apparemment banale. Trois jours plus tôt, un Colombien, accusé de trafiquer 442 kg de cocaïne et pourtant en liberté sous caution, était abattu de plusieurs balles devant un débit de boisson. Deux cents femmes ont été tuées en 2006 par un mari ou un concubin jaloux. La violence contre les femmes est très répandue. L'initiation sexuelle de 48 % des adolescentes a été "forcée", révèle une enquête réalisée en 2003 dans neuf pays de la région. Les Bahamas détiennent le peu enviable record mondial du taux de viol. Diverses par leurs héritages coloniaux, leurs tailles, leurs populations, leurs langues et leurs niveaux de vie, les îles ont un point commun : elles sont devenues l'une des principales plaques tournantes du trafic de stupéfiants. Hormis le cannabis jamaïcain, la région ne produit pas de drogue. Mais une part importante de la cocaïne colombienne y transite à destination de l'Amérique du Nord et de l'Europe, un marché en expansion. En 2005, au moins 10 tonnes de cocaïne sont passées par la Jamaïque, et 20 tonnes par l'île d'Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine. Les saisies d'héroïne et de drogues synthétiques, notamment d'ecstasy, ont fortement augmenté ces dernières années. Parmi les vingt pays identifiés par les Etats-Unis comme étant des centres majeurs de production ou de transit de drogues, quatre appartiennent aux Caraïbes : les Bahamas, la République dominicaine, Haïti et la Jamaïque. Les services des trafiquants régionaux sont souvent rémunérés en marchandises, qui sont écoulées localement. Minime, il y a une vingtaine d'années, la consommation de cocaïne et de crack s'est répandue dans toutes les couches de la population. En République dominicaine, les gangs, appelés les "nations", recrutent des enfants pour distribuer la drogue. Selon le code pénal, les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent être arrêtés. Exclus d'un système éducatif déficient, sans perspectives d'emploi, les jeunes paient le plus lourd tribut à la violence liée au trafic de stupéfiants. Près de la moitié des victimes d'homicides sont âgées de 11 à 30 ans en République dominicaine. Etroitement associé au négoce illicite des stupéfiants, le trafic d'armes est en pleine expansion. Dans plusieurs pays de la région, comme la Jamaïque ou la République dominicaine, la prolifération d'armes de poing n'est pas nouvelle. Les partis politiques les distribuent depuis longtemps à leurs sympathisants, et le port d'armes, légal ou non, est commun. De plus en plus de fusils d'assaut et d'armes de guerre, souvent achetés aux Etats-Unis, sont introduits en contrebande.

CULTURE DE LA CORRUPTION

Trinité-et-Tobago est l'un des pays où les crimes ont fortement augmenté. Ces deux îles jumelles, dont l'économie est dopée par l'envolée des prix des hydrocarbures, ont connu une explosion du nombre des kidnappings. Nouveaux dans la région, les enlèvements avec demande de rançon sont devenus une véritable industrie à Trinité-et-Tobago et en Haïti. La corruption sert de terreau à la criminalité. En Haïti, les mafias ont occupé le vide créé par l'effondrement de l'Etat. Illustrant la culture de la corruption et de l'impunité qui gangrène la République dominicaine, le rapport de la Banque mondiale rappelle le scandale de Baninter, l'une des principales banques commerciales. Sa faillite frauduleuse, en 2003, a coûté l'équivalent de 16 % du PNB et fait plonger 1, 5 million de Dominicains (16 % de la population) dans la pauvreté. A ce jour, aucun des responsables de ce désastre n'est en prison ni n'a été condamné. Les criminels en col blanc exhibent sans pudeur leurs hélicoptères et leurs villas somptueuses, tandis qu'un pauvre bougre a passé des années en prison préventive pour le vol d'une poule. "La criminalité et la violence constituent un problème de développement", souligne Caroline Anstey, la responsable des Caraïbes à la Banque mondiale. Selon l'organisme international, une baisse d'un tiers des taux d'homicide permettrait de doubler le taux de croissance par habitant dans la région. Si Haïti et la Jamaïque parvenaient à réduire leur taux d'homicide au niveau du Costa Rica, leur revenu par habitant augmenterait de 5, 4 % par an. Pour la République dominicaine, le gain serait de 1, 8 %. Pertes humaines et matérielles, soins, justice, police, prisons, augmentation des dépenses privées de sécurité : dans tous les pays, les coûts de la criminalité ne cessent d'augmenter. La violence éloigne les investisseurs et renchérit les coûts des entreprises, qui doivent financer leur sécurité ou payer des racketteurs, parfois en uniforme. Principal secteur d'activité régional, le tourisme n'a jusqu'à présent que peu souffert de cette inquiétante montée de la criminalité. En Jamaïque ou en République dominicaine, les hôteliers ont constitué des enclaves où les touristes sont isolés des populations locales. Mais ces resorts protégés par des gardiens armés et appartenant le plus souvent à des chaînes étrangères contribuent peu à l'économie locale. Et donc à la lutte contre la pauvreté, qui pourrait freiner la montée de la violence. Jean-Michel Caroit
Hébergement pour quinze jours dans le Sahara algérien? English translation pending
by Boutartiga · 2007-04-01 · 19 replies
On a prevus de faire un sejour de 15 jours dans le sahara algerien, ghardaya golea timimoun beni abbes taghit debut mai, quels sont les possibilites d'hebergement pour cinq adultes, à savoir on demmare d'oran en voiture de location? hotel, chambre chez habitant meme camping si vous avez des adresse .

merçi de vos conseils.
Destination en France pour cet été? English translation pending
by Elaendra · 2007-03-21 · 8 replies
Bonjour à tous! Avec un groupe d'amis, on a décidé de partir une semaine pas trop loin, c'est-à-dire en France, en Italie ou en Espagne, mais ce serait plus la france cet été. On aimerait louer un appart ou une villa, on serait environ 6 ou 8. On pensait partir à Nice, les prix de logements ont pas l'air si chèr que ça... Est-ce que qqun a des bons plans ou d'autres idées de destinations. En gros, on aimerait être près de la mer et dans une ville qui bouge, où il y a de l'ambiance pour les jeunes. Merci d'avance pour vos réponses!
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 8 replies
17 novembre 05

L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.

Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).

Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !

Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.

La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.

On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).

On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.

17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.

On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous

18 novembre

Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!

Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.

Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.

En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)

Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?

Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.

Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.

19 novembre

Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.

Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!

Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.

Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?

Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !

20 Novembre

Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.

Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).

Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.

Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air

21 novembre

Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).

Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).

Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!

Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.

En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette r��plique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).

En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.

22 Novembre

Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !

Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday 

Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.

Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations

23 novembre

Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).

Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.

Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).

26 Novembre

Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).

Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !

Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.

Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.

Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.

Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.

Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.

27 Novembre

Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !

Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires.   Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!

28 Novembre

Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !

Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !

Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).

On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.

Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?

Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).

Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!

29 Novembre

Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !

Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….

En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !

D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!

Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !

Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.

L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !

30 Novembre

On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !

Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.

Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !

Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)

Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.

Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.

Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.

1er Décembre

Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».

J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.

L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!

Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).

On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??

Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !

2 décembre

Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.

On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.

Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.

On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !

Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.

La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).

3 décembre

Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).

Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !

Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….

Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.

Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.

ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.

Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !

4 décembre

Aujourd’hui c’est journée repos!

La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).

Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.

Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.

Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.

L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.

Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?

Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.

Que la force soit avec vous !

C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Camping-car en Bulgarie cet été English translation pending
by AP · 2007-03-03 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je fais appel à toute personne ou famille intéressée par un voyage en CC durant l'été 2007 : 15/7 jusqu'au 20/8 à peu près pour se rendre en Bulgarie à plusieurs. Nous sommes 1 couple + 2 enfants. Nous partirons du midi de la France (Aude).

J'ai consulté le site et il me semble avoir vu 2 familles dont 1 de Nantes et l'autre de Belgique qui sembleraient fixées sur cet itinéraire.

Pourquoi ne pas rajouter d'autres personnes qui pourraient d'ici être tentées par l'expérience ???

Nous rejoutons à cela que nous avons l'intention de visiter tout le pays et pas uniquement la Mer Noire, de passer par la roumanie et de rajouter les quelques lieux touristiques que nous avions "zappé" il y a 3 ans.

Nous sommes "ouverts" aux désirs de chacun : je veux dire que tous les participants ne sont pas obligés de se suivre à la queue leu leu... mais qu'on peut faire le maximum de chemin ensemble et après chacun voit en fonction des affinités des uns et des autres.

Pour l'instant, je ne me suis pas penché sur l'itinéraire mais comme l'a bien dit 1 de vous, le guide vert est très bien fait et puis je pense que ce sera assez vite fait de se documenter.

Une précision tout de même : étant donné que ce pays est entré dans la CEE, le passeport n'est donc + obligatoire, mais le CI suffit en cours de valadité bien entendu.

Salutations à tous et longue vie aux caristes.

AP

je rajoute mon e-mail pour réponse : arthurperret@yahoo.fr
Premier voyage à vélo en France English translation pending
by Neckar · 2007-01-29 · 16 replies
Bonjour à tous,

j'envisage avec un très bon ami à moi de faire un voyage à vélo en France cet été. Ce voyage durerait tout le voyage d'Août. Le problème, s'il en est un, c'est que nous sommes totalement novices dans le voyage à vélo et nous ne savons pas par où commencer. Quel itinéraire prendre ? nous aimerions longer la côte atlantique mais sans trop savoir où exactement, ni le trajet exact. Dans quel matériel investir ? Nous possédons tous deux, un bon vélo mais rien de plus, si ce n'est une tente et des duvets "moyens". Quel en sera le coût ? Et donc immédiatement où dormir ? Le camping sauvage est il possible ?

Merci de m'aiguiller car je dois avouer que je suis un peu perdu...

A bientôt !
Impressions birmanes (Myanmar) octobre-novembre 2006 English translation pending
by Lahaut · 2006-11-18 · 63 replies
🙂 Min-gala-ba tout le monde (bonjour en birman mais qui veut dire "c'est une bénédiction ")

Voila quelques notes sur le Myanmar qui pourront etre utiles pour les futurs voyageurs Mes impressions, les explications de certains lieux et evenements et les photos je les mettrai à la suite de ce carnet pratique

Tout d'abord je suis passé par la Qatar airway (escale à Doha 1 heure environ ) 14 heures de voyage(vivement que la téléportation comme dans Star trek soit inventé 😏 )pour le prix de 870 euros aller retour (mais en consultant le comparateur de prix de ce site 15 jours avant de partir on pouvait trouver le meme billet avec une cinquantaine d'euros en moins si je me rappelle bien !!😕)

Nous étions 5 personnes et pour nous faciliter la vie sur place (et etant donné que pas une seule personne d'entre nous parle correctement l'anglais 😕😕!) nous sommes passés en utilisant internet par une agence locale directement sur place tenue par un français pour nous reserver les hotels (indispensable pour voir la fête des ballons à Taunggyi mais hotels de categorie moyennes gammes selon le GDR et Lonely (entre 20 et 25 Dollars )et donc ce n'est pas les hotels bons marchés comme pour les vrais routards (donc on a pris 1 chambre triple et une chambre double ce qui nous fera environ 10 à12 dollars par pers.la nuit ), les billets d'avions interieur et de trains et quelques voitures privés avec chauffeur qui seront fort utiles pour visiter certains sites .

Je ne ferai que des compliments pour cette agence (petit cadeau à l'arrivée, explication de l'essentiel sur le pays, ..) qui nous a facilité le deroulement de notre périple Pour les personnes interessées je communiquerai le nom de l'agence en Mp pour ne pas faire de publicité Un moment, un de leur sous traitant nous a completement oublié et pour s'excuser l'agence nous a offert un superbe resto sur le site de Bagan tout compris avec les boissons 🙂

Donc nous avons payé à l'arrivée le solde en euro ou en dollars (aprés avoir fait un virement internationale de 30 pour cent) et donc on ne connait pas finalement exactement le prix des billets de train et d'avion, d'hotels et du minibus privé puisque c'etait un prix total à regler

Voilà notre itineraire (en gros )que nous avons planifié directement en France avec des propositions de cette agence (il y a eu beaucoup de modifications entre le debut et le projet definitif !!)

jour 1 arrivée à yangon le matin jour 2 visite de la ville jour 3 train entre Yangon et Mandalay jour 4 visite de Mandalay jour 5 Pont U Bein le matin et Mingun l'aprés midi jour 6 colline de Sagaing et Ava (Inwa) et pnt Ubein le soir jour 7 Monywa et grottes de Hpo Win Daung jour 8 Monywa- Pakoku et bateau pour Bagan jour 9 Visite de Bagan jour 10 Mont Popa jour 11 Montgolfiére puis visite de Bagan en bicyclette jour 12 Avion Bagan (via Mandalay) Heho pour la fête de ballons à Taunggyi (EXTRAORDINAIRE 🙂🙂!!) jour 13 Kaku et fete des ballons jour 14 Pindaya kalaw jour 15 debut du trek et nuit dans un monastère jour 16 Trek et nuit dans un monastère jour 17 fin du trek et arrivée au lac Inlé jour 18 visite du lac Inlé jusqu'au lac Sagar en bateau jour 19 Avion Heho Yangon le matin jour 20 depart pour le rocher d'Or jour 21 visite de la ville de Bago et retour à Yangon jour 22 depart de yangon et retour à Paris

Pour le change 1 euro = 1600 kyats 1 dollar = 1300 kyats On peut facilement changer les euros et les dollars à Yangon On a aussi changé des euros à Bagan pour 1 euro = 1550 kyats et 1 dollar pour 1250 kyats

Une course moyenne en taxi à Yangon se situe aux alentours de 1500k Un plat pris directement sur le trottoir se situe en dessous 1000k Un plat pris dans de petits restos typiques se situe entre 1000k et 2000k (que nous avons abondement utilisés) Les resto assez chics cela se situe entre 3000 et 5000 k et plus

Les bouteilles d'eau entre 200 et 300 k je vous conseille la bière Myanmar (dans les 1200 k )par rapport à la Tiger moins bonne (1000k) il y a aussi l'ABC (brune ) et la Mandalay (red plus forte que la blue)

Les enfants à yangon vous vendent une serie de 20 de cartes postales pour 1000k Le timbre coute 30 k

Les entrés dans les sites : Parc et lac Kandawgyi 1000k par pers. Shwedagon 5 dollars et eventuellement guide français 10 dollars Mandalay :achat d'un pass de 10 dollars (Shenandaw, Atumashi, Kuthodaw, colline de Mandalay, Amarapura Inwa ) achat d'un pass 3 dollars (Mingun sagaing) Bateau pour Inwa 1000 k par pers caleche (2 heures environ indispensable) à Inwa pour 2 personnes 3000k (+1500k pour une troisiéme pers.) Barque pour voir le coucher de soleil au pont u Bein (2000k) A conseiller temple Paya thanboddhay 3 dollars grottes Hpo Win Daung 2 dollars + guide 3000k Montgolfiere à Bagan 245 dollars (prevoir de reserver à l'avance !) Velo à la journée à bagan 3000 k Caleche à bagan pour environ 3 heures 3000k Site de Kaku 3 dollars Grottes de Pindaya 3 dollars + supplement photos 200k Rocher d'or 6 dollars Navette en camion 800k à payer à l'aller et 800k à payer au retour le pass à Bago 10 dollars (Shwemawdaw, Kanbawzathadi, kyaik punshwethalyang)

J'ai oublié mais dans pas mal de site il y a des supplements photos (surtout dans les pagodes !) qui sont de l'ordre de 100 à 200k

Au sujet de bagan on a lu sur les guides qu'il y a un pas de 10 dollars à acheter mais bien qu'en faisant tous les sites importants de la plaine (en general les pass sont à acheter en entrant sur les sites !) personne ne nous a rien demander et finalement on n'a pas payé ce pass

Au sujet du lac Inlé c'etait inclu dans la prestation avec un bateau privé et donc on ne connais pas le droit d'entrer

Au sujet de la visite de Kaku qui doit se faire avec un guide pao, au moment du départ, la guide que l'on avait reservée par l'intermediaire de l'agence est venue nous dire qu'elle ne pouvait pas venir avec nous et donc on a fait la visite du site sans guide !!(elle etait gonfllée car aprés on l'a vu partir avec un autre groupe de touristes !!)

Impressions et photos c'est pour bientôt!!
Yéménia pour Addis Abeba en Ethiopie English translation pending
by Mireille06 · 2006-10-23 · 16 replies
Bonjour,

Je voudrais aller à Addis Abeba, via Sana'a au Yémen en empruntant la Yemenia comme compagnie aérienne. Impossible de trouver quoi que ce soit sur leur site, même pas un n° de téléphone. J'ai pourtant rencontré des personnes qui pour le même trajet ont emprunté ces lignes-là. Qui peut m'aider ?

d'avance merci !🙂
Rappelez-vous de ce qui vous a donné l'envie de voyager? English translation pending
by Raphton · 2006-09-29 · 64 replies
Bonjour tout le monde! Pas plus tard qu'il y a 5min, je me suis souvenu du 1er voyageur que j'ai rencontre; ou plutot voyageuse devrais-je dire. Elle etait allee seule en Russie et avait traverse la Mongolie, la Chine, et une partie de l'Asie du Sud-Est. Je n'avais quant a moi quitte ma chere banlieue que pour l'Espagne ainsi que l'Angleterre avec le college ou le lycee. La simple evocation de ces pays lointains m'a fait l'effet d'une decharge electrique. Je l'ecoutais, bouche bee, essayant de ne rien rater de cette avalanche d'anecdotes. J'aurais voulu qu'elle ne finisse jamais. J'ai tout de suite su que je voulais faire pareil. Une sorte de declic. Je n'avais pourtant fait qu'ecouter Virgine, mais je savais. Voyager en independant, seul ou accompagne, aller la ou bon me semblera. Voir de mes yeux une partie du monde. Quelques mois plus tard je partais a mon tour... 🙂

Ce post a pour but de faire appel a votre memoire, qu'est-ce qui vous a donne envie de voyager?

J'entends par voyager ne pas reste allonge sur une serviette 3 semaines par exemple; ce que beaucoup de gens font, nous sommes (routards, backpakers, cyclistes, toutes les expressions que vous voulez...) clairement minoritaires il me semble.

Je suis donc curieux de savoir ce qui vous a fait Partir, loin ou pas d'ailleurs. Une rencontre, une recherche de liberte, une envie de "fuir" la France, un coup de foudre, un desir present depuis votre plus jeune age?... Il y a plein de possibilites...

J'ai hate de vous lire! Raphael
Stage de salsa à Cuba English translation pending
by Anouch · 2006-09-25 · 20 replies
Bonjour à tous,

mon prochain projet de voyage est d'aller à Cuba, selon la formule suivante:stage de danse salsalogement chez l'habitantenviron 2 semaines plutôt en février 😛

j'ai un niveau intermédiaire+ en salsa (difficile de s'évaluer dans ce domaine !!!), et j'aimerais vraiment approfondir mon goût pour cette danse là-bas, en découvrant parallèlement ce pays si fascinant. Certains d'entre vous ont-ils "testé" ce type de voyage, et peuvent-ils me conseiller des organisateurs dans ce domaine (associations de danse, etc...) Merci d'avance à tous, y que viva la
Nicolas Cage a dû fuir la Thaïlande en jet privé English translation pending
by Phénixthai · 2006-09-22 · 31 replies
"Coup d’État: Nicolas Cage a dû fuir la Thaïlande en jet privé

Cyberpresse d'après AP Hong Kong

Le coup d’État survenu plus tôt cette semaine en Thaïlande a provoqué l’interruption du tournage d’un film d’action dans lequel l’acteur Nicolas Cage tient la vedette.

Le site Internet chinois Sina.com a annoncé que Cage avait fait préparer un jet privé afin de pouvoir quitter le pays rapidement en cas d’incident.

Le film en question est un remake de Bangkok Dangerous, tourné en 1999 par les frères jumeaux Danny et Oxide Pang, qui réalisent également la nouvelle version, selon Sina.com.

Dès l’annonce du coup d’État militaire, Nicolas Cage a été retourné illico à son hôtel par la production, qui est restée sur les lieux du tournage afin de garder un oeil sur les décors et accessoires. L’acteur a finalement a convaincu le producteur de retourner tous les membres de l’équipe chez eux afin d’assurer leur sécurité, rapporte le site Internet.

Le tournage du film Bangkok Dangerous, d’abord prévu jusqu’en octobre, a été reporté en raison des événements."

No comment ! 🤪
Couleurs d'automne English translation pending
by Goglu · 2006-09-14 · 103 replies
Je demeure à Québec. La photo que je joins est prise près de chez moi. Je vais aller prendre des photos du même site très souvent au cours de l'automne et les inclurent au site pour illustrer l'évolution des couleurs d'automne de notre belle nature. Si d'autres personnes veulent faire la même chose et inclure des photos ça serait très intéressant. J'espère que l'idée va vous plaire.

Goglu
L'Égypte est-elle accessible pour les handicapés? English translation pending
by Nordine38 · 2006-09-01 · 22 replies
Bonjour

Je venais vers vous routard, je suis une personne handicape qui souhaite visité l'egypte.

Avez vous deja vue des personnes handicapé ?

Peut-on louer des appartement au mois?

Merci a vous TOUS
Pêche à Port Gentil au Gabon English translation pending
by Tony13 · 2006-07-12 · 14 replies
😉Bonjour à tous. qui pourrait me donner des renseignements pour la peche surfcasting à port gentil, merci d avance. tony
Il était une fois... la vie après VF English translation pending
by Loopkin · 2006-07-09 · 28 replies
Bonjour à tous.

Un revenant? Non, deux revenants!

Tout d'abord, nous voudrions dire: « loin du site, mais pas loin du coeur ». Nous sommes restés bien silencieux, mais non sans penser souvent à VF, voire à venir parfois regarder en douce, sans nous identifier. Nous sommes heureux de voir que VF continue, que les discussions sont toujours aussi passionnées, que la relève est là, et bien là. Le site se développe, espérons que ceux qui en ont la charge tiendront toujours le coup. (No pasaran!). On leur doit tout. Et plus encore que vous ne pourriez l'imaginer.

Flashback:

Février 2003: Loopkin se pose beaucoup de questions, et veut partir faire un Grand Voyage. Il commence à farfouiller sur internet, et rapidement, il tombe sur un petit forum, de quelques centaines de membres. Il s'y plait. Le forum grandit, et en même temps, ses membres mûrissent les uns aux contacts des autres. Les discussions sont soutenues et passionnées (sinon passionnantes), et ce, dès le début. Loopkin prend conscience de nombreuses choses sur les manières de voyager, de ressentir, de penser la Terre et les Hommes. Il découvre les dinosaures de la première heure, et qui sont toujours là : Alan, Simba, SandrineInde, François et les autres ...

Novembre 2003: Loopkin publie ses premiers récits de voyage, après une incartade de deux minuscules semaines à bord du Transsibérien. Les éloges qu'il reçoit en retour lui vont droit au coeur, et l'encouragent pour la suite.

Cette suite, c'est un voyage d'un an, en Amérique Latine, où il se plaît à faire rêver plein de vf-autes grâce au forum, et à rêver des récits de voyage de ces mêmes vf-autes, alors même qu'il est lui-même sur la route !!! Addicted au rêve? Addicted au voyage? Addicted à la reconnaissance virtuelle?

Et grâce à VF, il rencontre plusieurs membres passionnants durant le périple: Grobi, Jocan, Hergé ... Ce voyage voulait en faire rêver plus d'un, notamment par la géantropie, joli pretexte à l'aventure? Emballage conceptuel? Peu importe, il en est ressorti un an de voyage, avec tout ce que cela veut dire...

Août 2005: Bluebird se pose beaucoup de questions, et veut tout plaquer pour partir en voyage. Elle commence à farfouiller sur Internet, et rapidement, tombe sur un véritable univers de plusieurs dizaines de milliers de membres. Elle s'y plait. Beaucoup. Elle y pose quelques questions, y trouve des réponses, et d'autres questions encore. Les discussions sont soutenues et passionnantes, l'accueil chaleureux, la complicité forte. Les Incontournables, les amis de la première heure, les petits nouveaux comme elle... Très vite, VF devient une seconde famille.

Et puis, et puis... Et puis...

Un pseudo qui revient souvent, décidément très souvent. Un voyage qui la fait rêver. Un nom qui interpelle: « géantropie »... Elle ose un mail privé...sans bien savoir ce qu'elle cherche.

Et puis... Et nous voilà ce soir !

9 juillet 2006 : L'un comme l'autre, nous avons réalisé le pourquoi de notre présence respective sur VF. Avec le recul, nous pouvons affirmer que nous étions sur VF d'abord comme des bouteilles jetées à la mer, dans l'espoir insensé d'être trouvées par l'Autre. Une chance sur cent mille? Et pourtant...

C'est le message que nous voulions laisser avant de partir : VF rapproche ceux que tout rapproche mais que la vie ne prédestinait pas forcément à se rencontrer. C'est une ouverture formidable, parce que la rencontre en vraie peut être encore plus forte que ne le sont les échanges par VF, même s'ils sont déjà riches.

Ce soir, nous venons aussi vous dire au-revoir. La vraie vie a pris le dessus, avec ses formidables promesses, faîtes de quotidien chaque jour réinventé, d'amour, de montagnes, de projets de voyage, d'amitiés communes, de constructions... vraiment plus de temps pour des soirées sur un clavier!!!!

En cadeau d'adieu, Loopkin voudrait dédicacer à tout VF ce sur quoi il a passé des mois : l'aboutissement, ENFIN, de l'aventure de la géantropie. Il s'agit du livre de son voyage, disponible sous la forme d'un diaporama, libre, sur le site de la géantropie (
http://geantropie.free.fr). Il condense les grands moments de cette année latino-américaine, et permet, enfin, de tourner la page. Le futur remplace désormais le passé. Et ce futur .... se conjugue à deux.

Nous souhaitons longue vie au forum, et garderons de temps en temps un oeil sur la famille VF.

Bluebird et Loopkin
Se nourrir en randonnée de vélo English translation pending
by Nuss · 2006-06-24 · 16 replies
Bonjour, nous partons dans un mois en Islande à vélo: nous aimerions savoir quelle nourriture emmener, afin d'optimiser le poids, mais aussi l'apport nutritif: l'année dernière nous avons fait l'Ecosse en 15 jours, avec uniquement du déshydraté, et cela ne nous a jamais suffit: 1 paquet de 80g par personne et par repas est vite apparu quasi inutile: donc nous avons comblé avec pain et autre confiture. Il est vrai que pour l'Islande, la nourriture est très chère là-bas, en plus, s'arrêter acheter de la nourriture vous impose de rester dans les parages d'un ravitaillement, et finalement, un paquet de pates, est quand même bien plus lourd (mais plus nourrissant) que le deshydraté : que faire??? deux paquets par personne et par repas??????

Merci à vous de nous faire partager votre expérience
Full moon party en Thaïlande! English translation pending
by Marseillais1 · 2006-05-26 · 151 replies
Salut a tous, tout dabord merci a tous ceux qui ont pris du temps pour repondre a ma question precedente. J'ai bcp entendu parler de la full moon party, jai vu qu elle se passait le 9 aout 2006 donc jyserais certainement. je voudrais savoir si la pluparts des personnes etaient des touristes ou des thailandais. Aussi le moyen de transport le plus rapide et le moins cher pour se rendre a koh phangan en partant de pattaya. Puyis si l'on pouvait y aller a moto jusqu'au lieu ou il fo prendre le bateaui merci a vous..................le ké de marseille du parc
Envoi de colis de Phnom Penh (Cambodge) en France English translation pending
by Jyjo · 2006-05-15 · 6 replies
URGENT

Il se trouve que j'ai oublié dans un hotel à PP un sac plastique contenant des souvenirs. L'hotel est prêt à me l'expédier mais je dois lui indiquer mon choix d'expédition. Quelqu'un aurait il déjà procéder à ce genre d'envoi par la poste par exemple. Je souhaiterai également rembourser les frais d expédition ou recevoir le colis contre remboursement. Est ce possible ? Je viens de me renseigner aurprès des compagnies de transport style UPS ou DHL et leur tarif dépasse tout entendement (entre 300 et 500 euros pour un simple sac en plastique de 2 à 3 kg à peine) Merci bcp pour les info et la rapidite de la réponse Cordialement
Tristes éthiopiques? English translation pending
by Sylvie57 · 2006-05-14 · 68 replies
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.

Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Royaume-Uni - Irlande - Écosse - Norvège - Suède - Danemark - Pays-Bas - Belgique, retour pour Londres à vélo English translation pending
by PierreC · 2006-05-12 · 18 replies
L'année prochaine j'aimerais faire Royaume-Uni - Irlande Écosse Norvège Suède Danemark Pays-Bas Belgique Retour pour Londres en vélo.

J'aimerais savoir si ce voyage est réalisable en trois mois de voyage en vélo. Et comment Traverser des Royaume - uni a la Norvège. Quel est le prix d'une telle traversier.

Est t'il possible de trouver des campagne gratuit. Car se sont des pays qui coûte très cher.
Séjour à l'hôtel Dominicus Palace à Bayahibe en juin English translation pending
by 799roc · 2006-05-09 · 14 replies
recherche conseils, infos sur l'hotel Dominicus à Bayahibé sejour prevu juin06😎
Rencontre à Toulouse dimanche le 21 mai 2006 English translation pending
by Pipo31 · 2006-05-08 · 35 replies
Oye Oye, brave citoyens de la ville rose, si d' aventure il y aurait des personnes motivés pour se retrouver ce mois dans un lieux propice aux echanges de voyageurs, si quelqu' un a une date a proposer, je vous ecoute ....

amicalement, phil

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