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Administrer une somme d'euros importante vers la Thaïlande English translation pending
by Thaiboss · 2019-02-12 · 47 replies
😇appel aux experts comptable........ comment aujourdhui feriez vous pour envoyer plus de 100.000.-- euros en thailande sur compte thai soit en euro soit tout en thai baht ..... casse tète que faire avec plus de 100.000 euros qui ne doivent pas rester en europe ? comment placeriez vous cette somme en thai bank ?
Prix 2019 des tuk-tuk pour le site d'Angkor et heures de visite des temples English translation pending
by Soho · 2019-02-02 · 37 replies
Bonjour, Je vais retourner à Angkor en Avril et mon dernier passage sur les lieux date de 2013. Apparemment il y a des changements pour les visites des temples et le lieux d'achat des passes. La visite de la majorité des temples ne peut s'effectuer qu'à partir de 7H30 mais peut-on par exemple arriver à 6H30 pour faire de la photo de l'extérieur des temples???? Exemple le Bayon est très photogénique aux lever du soleil, puis je prendre des photos du Bayon à 6H30 sans pénétrer dans le temple et ensuite attendre l'ouverture à 7H30????

Autre question, je pense que depuis 2013 les prix des Tuk Tuk ont dû augmenter: quel est le prix actuel pour le petit circuit et pour le grand circuit ainsi que pour les temples éloignés.

Merci
Birmanie: 3 semaines de circuit et trek au lac Inle English translation pending
by Corserandos · 2018-12-26 · 61 replies
Bonjour, Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 1er au 23 août 2015.

Participants: famille de 5 personnes entre 27 et 62 ans.

Organisation : agence birmane

Déplacements : avion, van avec chauffeur

Climat : juillet-août est la période des moussons et, éventuellement des cyclones, ce qui fut le cas lors de notre séjour. Il fait donc chaud et humide mais l’intérieur reste plus sec. Quelques jours de pluie, mais jamais de manière continue.

Nos coups de cœur :

- Yangon : la Shwedagon Pagoda au coucher du soleil - Bagan : le site des temples et particulièrement les temples Damayazika et Ananda, la vue de la Shwesandaw Pagoda, - Mandalay : - le Shwe Nandaw Kyaung (monastère du Palais d’Or construit en teck) - la Maha Muni Pagoda et sa statue de bouddha tellement vénérée - Mingun : la Hsinbyume ou Myatheindan Pagoda, toute blanche - Monywa : - la Thanboddhay Pagoda aux 582.357 bouddhas - les grottes de Pho Win Tang - Pindaya : la grotte de Shwe Uwin et ses 9.000 bouddhas - Kalaw - lac Inle : le trek - Lac Inle : - Ywama, village lacustre Inthas - Inn Dain et ses milliers de stupas - Phaung Daw U et son marché des ethnies Shan - les pêcheurs au coucher du soleil - Pha An : - les grottes - les paysages de pics karstiques - l’intérieur du monastère U Nar Aut d’époque coloniale.

Observations :

- Les indications sur les logements datant de 2015 ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

- Juillet-août n’est pas la meilleure saison d’un point de vue climatique. Ce n’est donc pas non plus une saison très touristique. Même si on risque quelques averses, le fait de visiter les temples sans une foule envahissante est un grand privilège. Les prix des logements sont évidemment aussi plus intéressants. Il faut savoir que certaines activités ne sont pas accessibles à cette époque, comme le survol des temples de Bagan en montgolfière. Mais il n’y a aucune raison de ne pas partir à cette saison.

- Si notre programme semble dense à première vue, il s’est fait de manière très relax, nous avons eu le temps de profiter des piscines des hôtels quand il y en avait et n’avons jamais eu l’impression d’être à la bourre ou d’en faire trop.

- Pour la visite des temples, il faut avoir les épaules couvertes et un vêtement qui descend en-dessous du genou. On peut aussi s’entourer la taille d’un sarong pour autant qu’il soit assez long et qu’il ferme. Dans la mesure où il faut toujours se déchausser pour visiter les temples, il est pratique d’avoir des chaussures faciles à enlever (cf tongs).

Jour 1 : Bruxelles - Bangkok

11h30 : vol vers Bangkok par Thaï Airways. Les hôtesses sont en tenue traditionnelle colorée. Bel avion (B 777) tout en rose et mauve. Repas correct. Durée du vol : 10h50. On apprend que notre programme a été totalement chamboulé à cause des inondations très importantes qui ont lieu en ce moment. A la suite d’un cyclone, combiné à la mousson de saison, la Birmanie a été décrétée en état d’urgence et demande l’aide internationale.

Jour 2 : Bangkok - Yangon a.m. : - vol Bangkok – Yangon p.m. : - parc Maha Bandoola - bouddha couché Kyaukhtatgyi - place Mahabandula - quartier chinois

Arrivée à Bangkok à 6h du matin. Enorme aéroport assez futuriste. La présence d’un « Burger King » réjouit certains, même à cette heure bien matinale ! 8h : vol pour Yangon (+/- 1h). On survole des zones bien inondées avant d’arriver à Yangon.



On aperçoit déjà des petits temples dorés un peu partout. La file est longue à la douane mais le personnel est souriant. Après avoir retrouvé tous nos bagages, nous découvrons Nini, notre guide, qui parle bien français. C’est dimanche, il y a peu de trafic. Il fait très chaud et très humide mais il ne pleut pas fort. Après s’être un peu reposés et rafraîchis à notre hôtel, nous partons déjeuner dans un établissement très local où on peut aller choisir ses plats dans la cuisine. Nini nous emmène faire une balade dans un parc, le Maha Bandoola, qui aboutit à la fameuse pagode Shwe Dagon qu’on ne visite pas aujourd’hui.



Un chouette petit bain de foule bien locale car c’est dimanche et les jeunes se promènent. Les filles sont encore souvent habillées de leur tenue traditionnelle (un top avec un sarong). C’est parfois très harmonieux et magnifique. Les garçons varient entre tenue traditionnelle (aussi avec sarong) et … coupes punks asiatiques et « kakebroek » (broek = pantalon, vous pouvez deviner le reste).





Nous allons ensuite voir le grand bouddha couché, Kyaukhtatgyi, de 66 m, monumental, malheureusement à l’abri dans une sorte de hangar amélioré. 108 dessins sur la plante des pieds, 108 comme les grains d’un chapelet, représentent les lignes de sa vie (comme les lignes de la main), et donc son destin.







Ensuite, balade en ville en partant de la place Maha Bandoola où se trouve une sorte d’obélisque, monument à l’indépendance de 1948. Une place complétement hétéroclite avec la pagode Sule, des bâtiments très modernes, de vieux immeubles coloniaux très délabrés, d’autres restaurés … et toujours beaucoup de jeunes qui y passent leur dimanche, notamment des amoureux assis sous des buissons taillés aux formes étranges.









Une balade dans une grande rue nous fait découvrir plein de petites échoppes sur les trottoirs et des stands de nourriture.



Des femmes préparent des chiques de feuilles de bétel avec de la chaux et des noix de bétel.



Beaucoup de femmes ont les joues couvertes d’une pâte beige faite à partir d’écorce d’un arbre dans le but de se faire belles. C’est très animé et haut en couleurs. Dans le quartier chinois, les stands de fruits et légumes sont encore plus colorés. On y voit notamment les énormes fruits du jacquier, des sauterelles grillées et des crevettes qui doivent bien faire 25 cm.









Visite d’un temple chinois.



Beaucoup d’immeubles ont dû avoir leur heure de gloire mais sont maintenant totalement décrépis et couverts de mousse et de végétation.





Petite pause dans une sorte de café on ne peut plus local pour goûter le thé birman au lait sucré, assez bon. L’endroit est pittoresque. C’est là que Nini nous apprend que le salaire minimum est de 3 € ! Une augmentation à 3,5 € a été mise au vote mais refusée. Journée très agréable et cool. Comme dit Nini, en Birmanie, le stress n’existe pas. Retour à l’hôtel pour prendre une douche. Dîner dans un restaurant de cuisine de l’est de la Birmanie, un beau bâtiment assez chic avec une bonne cuisine. Nuit à Yangon, à l’hôtel « Grand United », grande tour en face du Central Woman Hospital (où on ne voudrait pas être hospitalisée pour un empire), grande chambre avec coin salon et vue sur le Shwe Dagon au loin, sans charme mais propre, confortable et bien équipée, bonne salle de bain.
Koyo, 6 semaines au Japon English translation pending
by Sissi57 · 2018-11-30 · 203 replies
30 Novembre

En préambule à ce petit carnet je voudrais exprimer toute ma gratitude à tous les habitués du forum Japon, dont les réponses à mes questions et à celles des autres forumeurs, ou leur blog, m'ont permis de rassembler des informations qui ont contribué de manière décisive à ce que notre (premier, mais du coup probablement pas dernier) voyage au Japon soit un enchantement.

Notre itinéraire est resté classique, mais en même temps, c'est assez logique pour un premier voyage de se concentrer sur les "incontournables", dont certains nous ont semblé cependant ne pas l'être absolument.... de gustibus.....

Une partie du voyage a été faite en voiture de location et j'aimerais contribuer à démystifier cette manière de voyager au Japon, qui si elle paraît normale aux connaisseurs du pays, semble incongrue à beaucoup ( et à quelques Japonais que nous avons croisés dans notre voiture)

il y avait quelques critères dans la mise au point de l'itinéraire: 1. assister au Jidai Matsuri à Kyoto le 22 octobre 2. suivre le koyo

Bon... on y va?
Forfaits boissons MSC English translation pending
by Naxa · 2018-11-13 · 441 replies
Bonsoir à tous les croisiéristes Grand déception et abus de msc Les forfaits boissons sont passés à un tarif exhorbitant Easy équivalent brindiamo SANS cocktails 406€ Premium ex all inclusive 550€ Soft 266€ Pire que le carburant 😠 Faites passer Costa va sûrement récupérer des clients à moins qu’ils ne prennent le mauvais exemple

Bonne soirée
Le jeu des cigognes English translation pending
by Normandaluz · 2018-11-07 · 57 replies
Bonjour à toutes et tous, voyageur/euses ! J’espère ne pas être totalement hors sujet, puisqu’il s’agit d’un jeu pas exactement axé sur la thématique du “voyage”, plutôt sur la géographie humaine, la manière dont les gens vivent au quotidien leur réalité sociale aux quatre coins du globe.

Je vous propose d’être “cobayes” pour une expérience “littéraire” particulière, une sorte de livre-jeu que je suis en train d’élaborer. C’est un jeu à portée pédagogique, conçu pour des clases de lycée (eh oui, je suis prof), le but étant que les jeunes découvrent, de manière ludique, les manières dont on vit dans chaque région du monde, la différence entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, etc. Bref la réalité quotidienne des humains partout sur la terre.

Ce jeu est basé sur le modèle des “livres dont vous êtes le héros”, avec une composante “jeu de rôle”. Pour commencer, il faut tirer deux dés. Le premier jet de dé indique le lieu où votre personnage va naître (exemple : 1, Afrique, 2. Inde, 3. Chine, etc) et le second jet indique son niveau socio-économique à la naissance. Cela donne donc 36 options, 36 enfants qui naissent dans des conditions géographiques et socioécomiques totalement différentes: si vous faites 2 et 1, par exemple, vous interprèterez le rôle d’Aja, petite fille tanit (intouchable) en Inde, mais si vous faites 6 et 6, vous serez Peter, né dans une famille bourgeoise des USA. Le jeu est basé sur des probabilités, en fonction des statistiques mondiales, chaque numéro “représente” une réalité qui couvre environ 200 millons de personnes dans le monde (donc il y aura 1 brésilien ou 1 pakistanais mais 6 chinois, 6 indiens, etc), vous avez 50% de chances d’être garçon, 50% d’être fille, x% de chances d’être en dessous du seuil de pauvreté, etc…

Après avoir tiré les dés, vous devrez lire le paragraphe correspondant à l’enfance de votre personnage. Le paragraphe s’arrête alors que le personnage arrive à 15-16 ans et doit effectuer ses premiers choix de vie. En fin de paragraphe, on vous propose plusieurs options pour faire évoluer votre personnage vers l’avenir que vous souhaitez. C’est donc VOUS, avec l’aide du livre, qui orientez sa vie et de paragraphe en paragraphe, vous “contruisez” VOTRE histoire de ce personnage, jusqu’à sa mort. Un petit détail : il n’y a rien à “gagner” dans ce jeu, il s’agit juste expérimenter, de raconter une histoire et de réflechir sur le monde!

Bon si vous n’avez pas vraiment compris, pas grave, tirez 2 dés et attendez la réponse ! En príncipe il suffit de lire les paragraphes et indiquer vos choix quand on vous le demande!😉

Sinon, quand je disais “cobayes”… Je vais essayer d’expliciter. Il s’agit pour l’instant d’un coup d’essai, loin d’être fini et pas encore testé en cours avec les élèves. Pour le moment j’ai rédigé, en espagnol, -je suis prof en Espagne- les amorces de chacune des 36 vies, mais pas encore la suite, donc pour le 1er paragraphe je dois traduire ce que j’ai écrit et après j’improviserai au fur et à mesure… Du coup mes réponses peuvent prendre un peu de temps -quelques heurs ou quelques jours- … Cependant je tenais à vous présenter ce projet à ce stade-ci de sa création, et expressément sur ce site de forum voyage, parce que c’est le seul lieu que je connaisse qui regroupe des gens qui connaissent les réalités quotidiennes de tous les coins du monde, pour y avoir voyagé ou vécu. Une vraie aubaine pour moi, car le problème est que je dois retranscrire des histoires qui se déroulent en Chine, en Inde, en Iran, etc, bref dans des lieux où je n’ai jamais mis les pieds… Je ne fonctionne qu’aux statistiques, articles de presse et autres documents et je suis allé vite pour rédiger ce premier canevas, donc c’est plus que probable que dans certains cas, ce que j’écris ne corresponde pas du tout à la réalité du terrain… Aussi votre aide sera précieuse pour éviter ces “anachronismes géographiques”, (genre “les études en Chine ce n’est pas du tout ça” pour donner un exemple) et aussi pour enrichir les récits de détails culturels. Et d’avance pardon si je presente un pays qui vous est cher sous des traits qui ne vous plaisent pas, ce n’est pas du tout l’intention. (important !)🤪

Sinon, sur ce topic pour éviter d’être débordé, je ne “jouerai” qu’avec 4 personnes en même temps, les autres, faudra attendre la mort d’un joueur pour commencer.😐

Bref, on est prêts ? Si vous voulez savoir où la cigogne va déposer un bébé, prenez deux dés et indiquez moi le résultat… Dès que je suis prête je vous balance le paragraphe correspondant en guise de réponse...
De Hô-Chi-Minh-Ville à Hanoï en passant par Angkor English translation pending
by 72chris72 · 2018-11-02 · 52 replies
Voila, dimanche mon mari et moi partons, pour le Vietnam et surtout Angkor , pour un périple de 19 jours .Un peu court pour certains , mais nous n'avons pas plus de temps . Après avoir lu de nombreux récits sur le forum , pris quelques renseignements ici et là , posé quelques questions , notre circuit est bouclé. 4 jours à Ho Chi Minh 2.5 jours à Phnom Penh 5.5 jours à Siem Reap 5 jours à Hanoi Nous essaierons de donner de nos nouvelles tous les jours , en espèrant que cela servira à certains .Pardon d'avance , si notre ressenti est différent du votre . A bientôt sur le forum Christiane
Cambodge en août avec 3 enfants (12 et 2 x 10 ans) English translation pending
by Caroetpaul · 2018-10-14 · 29 replies
Bonjour,

l'année dernière nous avons eu la chance de pouvoir partir mon conjoint et moi 2 semaines au vietnam et en sommes revenus enchantés. Nous aurions aimé pousser jusqu'à Angkor mais il nous fallait faire des choix, mais l'envie est toujours là.

Nous aimerions également emmener cette fois ci nos 3 enfants avec nous afin de leur faire partager une autre culture et ouvrir leur univers. Ils sont déjà habitués à marcher et au voyage, ils nous ont même épatés cet été lors de notre roadtrip en Andalousie sous plus de 40° sans presque râler😏

J'ai bien conscience que le mois d'août n'est pas du tout la bonne époque avec la saison des pluies mais je ne peux avoir qu'à cette époque plus d'une semaine de congés; l'établissement dans lequel je travaille fermant tout le mois d'août. Les autres périodes de l'année me sont imposées et je n'ai jamais plus d'une semaine ( un peu short pour un tel voyage).

Malgré tout, je ne souhaite pas entreprendre un tel voyage s'il représente pour mes enfants "un réel risque" au niveau sanitaire et au niveau de leur sécurité J'aimerai avoir le retour de personnes qui y sont allées à cette époque / au transport et infrastructures ( même si d'une année à l'autre nul ne peut savoir quel sera la météo. On était à Sapa à "la meilleure période" ce qui nous a pas empêché de faire notre trek de 2 jours avec des bottes de pluie, de la boue jusqu'aux genoux et la brume comme seul horizon, mais ça reste un super souvenir et la sensation d'avoir vécu qch d'unique).

Je souhaiterai aussi avoir des avis/recommandations / aux vaccins et traitements anti-pallu sachant que nous ne serions sur place qu'une quinzaine de jours et sans trop sortir des points touristiques "classique" . Au Vietnam, n'étant que nous 2, nous ne nous étions même pas posés la question et n'avons rien entrepris en terme de précautions sanitaires.

Je vous remercie par avance de vos retours,

Caroline
Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie English translation pending
by Belisama45 · 2018-09-30 · 48 replies
Assalamou alaïkoum! Ichlar kalay?

Bienvenue à vous sur ce petit carnet de voyage que j'écrirai en plusieurs étapes/messages.

Après moult tergiversations, nous décidons mon compagnon et moi-même en février 2018 de nous lancer sur les routes de la soie, pour un voyage de 19 jours en Ouzbékistan. Passionnés d'histoire, nous étions emballés à l'idée d'aller marcher sur les traces d'Alexandre le Grand, de Gengis Khan, de Tamerlan. Nous avions entendu beaucoup de choses positives sur ce pays, encore assez à l'écart des grands circuits touristiques classiques, et rêvé sur de splendides clichés qui représentaient les immenses médersa du Reghistan de Samarcand. Nous avons choisi de nous adresser à une agence ouzbèke pour la réservation d'une voiture avec chauffeur et des hôtels, histoire de gagner du temps sur place. Par contre, nous avons pu coudre main l'intégralité de notre voyage, choisissant le sens de notre circuit et son déroulement étape par étape.

Notre circuit pas à pas :

Jour 1. Vol Paris CDG/TACHKENT via OURGUENTCH Jour 2. Journée dans les montagnes du Tian Shan à Bildirçoi et sur les bords du lac Tcharvak Jour 3. NUKUS et ses alentours : visite de la nécropole Mizdakhan et de la forteresse en ruine Gyaur Kala. Visite du musée Igor Savitsky. Jour 4. Visite des forteresses du désert Toprak Kala et Ayaz Kala. Après-midi à KHIVA Jour 5, 6. KHIVA en visite libre Jour 7, 8. BOUKHARA en visite libre Jour 9. Les environs de BOUKHARA : le Palais d'été de l'émir, la nécropole Tchor Bakr, la cité sogdienne en ruine de Varakhcha Jour 10. Visite à GIJDUVAN d'un atelier de céramiques. Visite de NOURATA : bassin aux poissons sacrés, mosquée, vestiges de la cité sogdienne. Visite du lac AYDARKUL. Arrivée au camps de yourtes à YANGUIGAZGAN. Promenade en chameau dans le désert. Nuit sous la yourte. Jour 11. MOJRUM et son cyprès bimillénaire. HAYAT dans les montagnes nouratines Jour 12. Randonnée de 5-6 heures dans les montagnes nouratines avec pique-nique sur le col Jour 13, 14. SAMARCANDE en visite libre Jour 15. SAMARCANDE et les environs de SAMARCANDE : URGUT Jour 16. CHAKRIZABZ Jour 17. KOKAND - RICHTAN - FERGANA Jour 18. MARGUILAN Jour 19. Vol TACHKENT/PARIS CDG

Allez, c'est parti pour le récit d'un périple inoubliable, duquel nous sommes rentrés plein d'étoiles dans les yeux, entre le désert du Kyzyl Kum, les montagnes nouratines, la vallée du Ferghana et les grandes villes-musées ! Nous partons de Paris CDG le vendredi 31 août 2018 à 21h30 et arrivons le lendemain à Tachkent, la capitale, à 9h20 heure locale. En été, il faut compter 3h de décalage horaire. Une fois arrivés à l'aéroport, notre premier chauffeur francophone nous attend avec une pancarte. Il se montre tout de suite très accueillant et sympathique. Nous mettons les valises dans la malle et partons en direction des montagnes du Tian Shan pour une journée divisée en deux étapes : une petite ascension à 2200 mètres en télésiège à Bildirçoi pour pouvoir admirer le panorama montagnard et une visite au lac Tcharvak. Le tout se situant à environ 1h30 de Tachkent dans l'arrière-pays.

Sur le chemin pour Bildirçoi, nous nous arrêtons une première fois pour savourer les spécialités locales vendues sur un petit marché de bord de route. Une femme nous interpelle et nous invite à venir goûter ses produits, comme il est d'usage de le faire en Ouzbékistan dans les bozor. Elle nous propose toute une gamme d'amandes au sucre, au miel mais aussi des graines, des fruits secs à profusion et des laitages dont le fameux kurut. Le kurut, ce sont des petites billes de fromage séché, natures ou épicées. Pour leur conception, on utilise du lait de chèvre, de mouton ou de vache qui est transformé en yoghourt puis salé et mis à égoutter dans des sacs de toile ou de peau de chèvre. Ensuite, on le roule en billes ou en boules et on le laisse sécher pendant plusieurs semaines au soleil. On mange ce "fromage" ouzbek très salé à l'apéritif en sirotant une bonne bière. Nous sommes gâtés par la gentillesse et le sourire de cette dame avec laquelle nous échangeons nos premiers mots ouzbeks. Et nous repartons avec des sacs remplis de bonnes choses.



Nous reprenons la route. Sur les bas-côtés, des animaux évoluent en semi-liberté. Ils ont beau vivre librement dans la montagne, et non paître dans des parcs clos, ils ont tous un propriétaire et ils connaissent parfaitement leur territoire. Ici, une ânesse et son petit ânon.





Nous arrivons enfin à la station de Bildirçoi. Nous devrons faire 1h30 de queue avant de pouvoir grimper sur un télésiège très rudimentaire qui nous fera culminer à 2200 mètres d'altitude en survolant des vergers de pommiers et une charmante petite rivière. En effet, nous sommes le samedi 1er septembre, c'est le jour de l'Indépendance en Ouzbékistan. Les Ouzbeks se sont réunis en famille ou entre amis pour profiter une dernière fois des atours de la montagne avant la rentrée officielle du lundi qui suit. Une fois arrivés là-haut, nous profitons d'une vue magnifique sur un horizon montagneux aux belles couleurs.





Nous nous engageons ensuite dans la descente qui nous prendra 25 minutes environ. C'est assez abrupt par moment, on a vraiment l'impression de plonger dans le vide. Une fois en bas, nous retrouvons notre ami chauffeur qui nous racontera toutes sortes d'anecdotes sur l'histoire du pays avant de nous amener sur les bords du lac Tcharvak. Nous roulons sur une route correcte jusqu'à une distance d'environ 80 km au nord-est de Tachkent et nous tombons nez-à-nez sur le lac Tcharvak, près de Tchimgan. Ses eaux d'un bleu profond répondant à celui du ciel avec, comme horizon proche, la silhouette des montagnes du Tian Shan en arrière-plan. Nous sommes conquis. Il s'agit d'un lac artificiel construit en 1982 au confluent des hautes vallées du Pskem, du Koksou et du Tchatkal. Aujourd'hui, les Ouzbeks viennent y pratiquer le sport nautique ou le deltaplane sur ses contreforts.











Nous prenons le temps de contempler le panorama du haut de la route. Cet endroit respire le calme, la quiétude et nous laisse une impression d'immensité.

Nous nous arrêtons dans une tchaikhana pour déguster nos premières shashliks de mouton et de boeuf, les brochettes ouzbèkes. Elles nous sont servies avec une salade de tomates (pomidor), de concombres (bodring) et d'oignons (piyoz). Nous buvons le célèbre kok chai ou thé vert mais aussi de la Kompot soit un jus de fruit frais national aux variantes locales. Absolument délicieux. Évidemment, pas de déjeuner sans l'incontournable nôn, le pain ouzbek dont les recettes se déclinent selon les régions. Puis nous repartons en direction de Tachkent où nous passerons la nuit dans un quartier résidentiel de la ville dans un hôtel très correct tenu par des Russes.

Fin de la première journée !
Gare routière Tananarive vers Antsirabe English translation pending
by Domdeni · 2018-06-10 · 21 replies
Bonjour la gare routière pour les taxis brousse jusqu' à Antsirabé est-elle toujours Fasan'ny Karana ou a-t-elle déménagé ? Et comment s'y rendre depuis l'aéroport ? Enfin y-a-t-il des hôtels dans le quartier de cette gare ? merci pour vos réponses Dom
Choisir ses périples en Ouzbékistan English translation pending
by Belisama45 · 2018-02-15 · 30 replies
Bonjour à tous les forumeurs :)

Je viens faire appel aux connaissances et aux sentiments des voyageurs ayant parcourus l'Ouzbékistan. Mon compagnon et moi-même réservons un voyage de deux semaines via une agence locale. Je me retrouve à devoir faire des choix car 15 jours ne sont évidemment pas suffisants pour faire tout le pays. Et me voilà hésiter. J'ai demandé à ce que la vallée de Ferghana soit ajoutée à mon programme. Du coup, mon agent a supprimé le périple des citadelles dans le désert. J'aurais donc aimé avoir votre opinion sur ce qu'il y aurait, selon vous, de mieux à faire. J'ai aussi la possibilité de supprimer ma journée à Tashkent, ville moderne qui me tente beaucoup moins que les citadelles et Ferghana. Que me conseilleriez-vous d'enlever ?

Sinon voici le détail de notre voyage : Khiva Boukhara Nourata Yanguigazgan (village de bergers kazakhs) Aydarkul lake Hayat avec un trekking d'une journée et demi dans les montagnes Samarcande Chakhrisabz Samarcande Tashkent Kokand Richtan Ferghana Marguilan Tashkent
Dimension bagage cabine sur vol retour Air France (iMac Pro 27) English translation pending
by Olimac · 2017-12-15 · 83 replies
Bonjour, je vais aux USA et je vais peut être me ramener un ordinateur iMac Pro 27 pouces car c'est. beaucoup moins cher qu'en France. Vu le prix il est hors de question que je le mette en soute (environ 5 500€) Je repart de Miami avec air France et en enlevant la boite l'ordinateur mesure maximum 15 cm de plus de chaque coté par rapport aux dimensions autorisé par air France en cabine. 15 cm c'est pas énorme non plus. Est ce que ça vas aller ou ça vas poser problème ?

Sinon qu'aurais t'il d'autre comme solutions ?

Merci d'avance de votre aide.

Olivier.
Ces pays où il ne faut pas aller English translation pending
by Koudou · 2017-11-25 · 274 replies
Quand je me suis inscrit à voyageforum il y a déjà 12 ans, je pensais que le mérite principal était l'entraide entre voyageurs, car les renseignements sur les diverses destinations sortant un peu des sentiers battus n'étaient pas très bien documentés. Il y avait donc ceux qui en revenaient et donnaient des témoignages, et ceux qui voulaient y aller et demandaient des renseignements.

Et puis, petit à petit, avec l'essor des réseaux sociaux (que j'ai décidé de ne plus utiliser*), il est apparu plusieurs courants de comportements un peu dommageable à cet objectif d'entraide.

Il y a bien entendu toujours ces extrémistes d'opinion 😠, ceux qui sont souvent plein de haine vis à vis d'autres (religions, ethnies, politiques, communautés sociétales ou rassemblées autour d'une passion, etc ...). Cela a toujours existé, sur l'internet et même avant que cela ne devienne internet, et on n'a jamais réussi à s'en débarrasser. Cela constitue un bruit de fond désagréable auquel on finit par s'accoutumer en étant un peu agacé, comme pour le spam ou les moustiques. Par contre, une dérive est apparue ces dernières années qui dans un premier temps m'ont fait délaisser voyageforum : des donneurs de leçon d'opinion qui parfois n'y connaissent pas grand chose ou d'autres fois ont une vision de la réalité déformée.

Par exemple, sur le Myanmar (que certains s'obstinent à appeler Birmanie, ce qui en soi est déjà un positionnnement idéologique), on a vu passer ceux farouchement pour les pauvres bouddhistes massacrés et/ou opprimés par le régime militaire, Puis, avec l'arrêt du régime militaire, les pauvres rohingas massacrés et/ou opprimés par le régime démocratique bouddhiste.**

Ou encore le Zimbabwe où le "dictateur Mugabe"*** vient d'être démis de ses fonctions par l'armée en libérant le peuple.

Et les exemples sont très nombreux, il suffit d'aller surfer sur voyageforum pour les reconnaître.

Et donc, on voit fleurir à partir de ces élements de nombreuses recommandations pour ne pas aller visiter le Myanmar, le Zimbabwe, Madagascar, l'Algérie, le Brésil etc ...

On peut donner -et cela est souhaitable- donner une opinion basée sur des faits objectifs en explicitant pourquoi on ne va pas visiter tel ou tel pays. Mais aller raconter des salades dont on a eu les rumeurs pour donner des conseil inavisés n'est pas ce que l'on pourrait appeler de l'entraide. Cela relève de la désinformation, qu'elle soit consciente ou non, et c'est à chacun de se poser des questions au moment où il écrit.

============================== Notes (pour expliciter ce que j'ai écrit de façon un peu abrupte): * Il est désormais patent que, à part cet espèce de voyeurisme mélangé à son côté opposé des troubles comportements histrioniques, les réseaux sociaux sont devenus un des vecteurs principaux de désinformation. Ce qui y circule est donc plus que jamais sujet à caution, y compris d'ailleurs des documents photographiques bidons ou détournés. Je me suis donc désabonné de tout réseau social. Je ne dis pas que c'est ce que chacun doit faire (chacun doit avoir son propre jugement), mais que chacun doit à chaque instant se poser la question de l'intérêt d'y être quand cela peut constituer une arme contre soi-même utilisée par d'autres (famille, mésentente avec ses proches, employeur, communautés, malfaiteurs, administration etc ...)

** Je ne me positionne ni contre ni pour les bouddhistes, les militaires ou les Rohingas, mais les exemples excessifs de ce qui s'est passé et se passe au Myanmar montrent bien que comme malheureusement partout dans le monde et dans le temps (il y en a même décrits dans l'ancien testament, récit religieux faisant partie des textes sacrés de la quasi totalité des cultes en France : diverses formes de christianisme, judaisme et islam), les minorités ont toujours été opprimées et souvent par des violences. Et d'ailleurs on fait souvent partie de la minorité de quelqu'un d'autre. Cela dit, je n'y suis pas allé en refusant d'organiser quoique que ce soit lorsqu'il y avait un régime militaire qui organisait le travail des enfants pour fabriquer les routes. J'ai agit ainsi par conviction politique, mais à tous ceux qui me demandaient mon avis, ma réponse était que cela se ferait sans moi (par conviction), mais que le pays était maginifique et les gens accueillants. Et maintenant, je n'y vais toujours pas par conviction à cause de l'oppression des Rohingas, mais si on me demande mon avis, je dis toujours que c'est un pays magnifique avec des gens adorables (je ne peux pas en dire grand chose d'autre, ce ne sont que les retours directs que j'ai eu d'amis et de la famille). J'espère que j'irai quand même à un moment donné ...

*** Les mots sont souvent utilisés et répétés avec un peu de légèreté. Ainsi le mot dictateur renvoie dans notre inconscient collectif à Hitler, mais si Mugabe est très autoritaire, il n'est pas un dictateur : en particulier, il a perdu les élections législatives de 2008, ce qui l'a mis dans l'obligation d'avoir un premier ministre de l'opposition, et la cohabitation (on connaît ça en France) a duré 5 ans jusqu'à la législative suivante. Cela montre à la fois qu'il n'est pas un dictateur (par définition), et que les élections sont démocratiques, au moins plus que dans de nombreux pays dans le monde. J'ai également entendu un interview d'un "grand reporter" de l'Express qui disait que les terres des fermiers blancs avaient été confisquées par Mugabe pour les remettre aux fermiers noirs "par vengeance". C'est clairement une contre vérité, car ce transfert des terres des fermiers blancs aux fermiers noirs fait partie de la constitution du Zimbabwe (1980), cette constitution étant rédigée à partir des accords de Lancaster House signées en Grande Bretagne par les mouvement révolutionnaires noirs (dont Mugabe représentant un de ces mouvements), Ian Smith (au nom des blancs de ce qui était la Rhodésie du Sud à l'époque) et la GB de Thatcher représentée par Lord Soames. Et la date limite était 2000, date effective de la réforme agraire qui entérinait ce transfert, ce qui a provoqué le couroux de la GB de Tony Blair et a amené ce pays à une grande campagne de guerre économique avec gel des avoirs du Zimbabwe dans les banques britanniques et l'échange des voix de la GB sur des sujets européens (France) ou politiques mondiaux (USA) pour un boycott complet du Zimbabwe et a plongé ce pays dans une dégringolade économique grave et provoqué la fuite de tous ceux qui pouvaient d'enfuir dans les pays voisins (professeurs, infirmiers, docteurs, avocats, industriels etc ...) Le pays ne s'en est aujourd'hui toujours pas remis, et il est à espérer qu'avec le nouveau gouvernement qui va sortir des prochaines élections de aout 2018 pourra permettre à cette force vive installée dans les pays voisins de revenir et relancer le pays. Ce n'est pas évident, car ils ont refait leur vie ailleurs... Cela dit, c'est bien ce qu'a réussit la Chine ! Mais pendant que tout le monde disait que le pays était sous la férule d'un "dictateur sanguinaire" et qu'il ne fallait surtout pas y aller, j'y suis allé en 2004. Le pays est magnifique et j'y suis retourné 8 fois, dont la dernière l'été dernier. C'est un pays fantastique, et on n'y court pas de danger lié à la sécurité (ni politique, ni délinquance), en tout cas moins qu'en France. Pendant cette période, il y a d'ailleurs eu plusieurs missions d'universitaires français pour des missions de restauration de monuments (ruines de Khami, sous l'égide de l'Uniesco) ou d'étude de la nature (à Hwange, université de lyon pendant plusieurs années). Et les amis avec qui j'y suis allé se sont faits traités de fous par des connaissances (qu'y n'y sont jamais allé), alors que nous y avons loué une voiture et circulé sans aucun problème dans tout le pays. Comme quoi, il n'y a pas que sur voyageforum que l'on dit n'importe quoi, n'importe comment ...
Premier voyage en Iran, trop hâte English translation pending
by Cosi · 2017-06-22 · 12 replies
Bonjour à tous

Je prévois 25 jours en Iran en septembre en solo. Pour un premier voyage dans cette région, je compte faire l'itinéraire classique avec, au début, un petit tour dans le nord ouest. L'idée serait de faire Téhéran, Zanjan, Rasht (+ Masuleh), Ardabil , puis Tabriz où il y a des vols pour Shiraz. J'aurais quelques questions pour cette partie

Zanjan: est-ce jouable et onéreux d'aller à Takht-e Soleyman en taxi en une journée? Route Zanjan-Rasht: y a-t-il un bus qui fase ce trajet Route Rasht-Ardabil: comme je veux voir la Caspeinne (oui, je sais, c'est moche, mais je collectionne les mers!) , le bus longe-t-il la côte ou ai-je intérêt à séjourner à Bandar-e Anzali plutôt qu'à Rasht?

Merci pour vos avis et bonne route à tous
En Isaan: une famille, un village English translation pending
by GeorgesOZ · 2017-04-07 · 270 replies
1 Frères et Soeurs

Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.

Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.

Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.

Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.

Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.

Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.

Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.

La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.

Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.

Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.

Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.

Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.

La suite bientôt!
Voyage 15 jours à Lesbos (Grèce) English translation pending
by Christianede · 2017-02-17 · 11 replies
Bonsoir, Nous avons choisi d'aller sur Lesvos sans trop se rendre compte . Nous sommes bien au courant de la situation dramatique des émigrés mais sans vraiment réaliser où cela se passe, je voyais cela plus vers l'Italie.Désolée pour mon ignorance impardonnable.Quelqu'un peut-il nous renseigner ? Que faut-il craindre ou non et quelles précautions devons-nous prendre? Est-il quand même possible de se déplacer en voiture sans danger? nous voudrions quand même visiter un peu mais que devons-nous éviter de faire? J'ai essayé d'avoir quelques renseignements sur les endroits à ne pas rater mais pour je ne sais quelle raison je n'ai pas eu de réponse. j'ai toujours été satisfaite de vos conseils et plus que jamais j'ai besoin d'aide étant donné la situation là-bas. D'avance je vous remercie pour l'attention que vous voudrez accorder à ma requête. Bien à vous, Christianede
Organisation / alternatives sur Siem Reap et Phnom Penh English translation pending
by Erialc1 · 2017-01-04 · 14 replies
Salut à tous !

Je prépare un court séjour au Cambodge après 1mois au vietnam.

J'arrive à Siem Reap et repars de Phnom Pehn, j'y suis pendant 10 jours fin janvier-debut février.

J'ai un peu de mal à y voir clair pour l'organisation : est ce nécéssaire de réserver un hotel à l'avance ou est ce que c'est ok le jour même ? Des recommandations style auberge de jeunesse ou guesthouse familiale ? J'arriverai le 27 soit à la date du nouvel an, cela peut il avoir des incidences sur les prix / la fréquentation ? Je pense bien sur visiter Angkor. Je ne suis pas forcément une adepte des "tours" guidés, mais sur un site aussi grand, je me dis que cela peut etre interessant, également pour les explications et l'histoire sans passer la journée le nez dans un guide. Ces guides se trouvent-ils facilement sur place ? Ou faut-il les réserver à l'avance ?Combien faut-il compter à la journée ?

Même si Angkor est un incontournable, j'ai peur d'y etre un peu décue par le coté trop touristique. Y-a t'il d'autres coins plus tranquilles, paysages ou villages, à proximité de Siem Reap? Sont-il facilement accessibles par bus ?

De même, y-a t'il des coins sympas à proximité de Phnom Pehn, par coin sympa j'entends lieux paisibles...?

Merci d'avance pour vos infos

Claire
Ténérife... tu kiffes? English translation pending
by Vazyvite · 2016-12-31 · 208 replies
Bonjour,

Nous voilà de retour d'une semaine à Tenerife en partant le Samedi 26 Novembre. C'est un voyage qui s'est décidé 15 jours plus tôt 🤪, donc au niveau préparation, c'est le minimum syndical. Pour ceux qui cherchent des infos incontournables sur la randonnée, passez votre chemin ... j'avais pas le temps de faire un tri et des choix réfléchis. Et puis, on n'a pas la condition physique pour se lancer dans du dénivelé ou des trucs de 4h00, je m'ennuie rapidement 😛

Pour agrémenter le séjour, et comme je ne suis pas sûr de remplir 7 jours sur Tenerife uniquement, j'ai prévu 1 jour et 1 nuit sur La Gomera.

Donc, j'ai une liste d'endroits, le Routard à peine parcouru, une Mauricette en état de marche et vaccinée, une CB Gold Premium remplie à bloc et des slips de rechange. Je suis prêt quoi 😎

Voici en gros nos journées que je vais détailler.



Nous séjournerons pour les 4 premières nuits à l'Ouest sur Puerto de Santiago, à côté de Los Gigantes. Ensuite, une nuit à La Gomera. Puis, nos 2 derniers jours à Santa Cruz, la capitale au Nord.

Suite aux conseils lus ici, j'ai loué la voiture chez CICAR à l'aéroport. 120€ pour la semaine pour une Opel Corsa 3 portes. Finalement, on sera upgradés sur une Opel Astra 5 portes, toute neuve.



Je lisais aussi partout que Novembre était dans la Haute Saison 😇 Effectivement, les prix des hôtels ne sont pas soldés et sur Booking, j'arrivais à 90% de remplissage. J'ai même eu du mal à trouver où je voulais. Une fois sur place, c'est une autre histoire.

Si les prix se maintiennent, c'est aussi parce que beaucoup de résidences sont fermées donc moins de dispos. L'hôtel que j'avais réservé sur Puerto de Santiago m'a écrit 3 jours après avoir accepté ma résa de 4 nuits qu'il n'avait plus de places 😠 Et il me propose une résidence à 100m de là, avec un grand appartement. Pas trop le choix donc j'accepte, vu que j'avais eu du mal à trouver ici. Et une fois sur place, il est bien ouvert mais fermera 2 jours plus tard. Ca veut bien dire qu'il n'avait que peu de résa à date et a préféré fermer jusqu'à Noël peut-être. Dans notre résidence, je pense qu'il y avait 10 ou 15 maisons occupées sur les 100 dispos.

Dans plusieurs villes, pas mal des restaurants indiqués par le Routard étaient fermés provisoirement 😕

Donc, il y a du monde mais je suppose que ça n'a rien à voir avec des mois plus chauds.

Dans tous les cas, ça nous va bien.

Notre objectif : Visiter en évitant au maximum les zones à resort et plages.

Pour les bordelais 😉, nous avons voyagé avec VOLOTEA en vol direct de 3h30 tous les samedis. Avion rempli à 50-60% en gros. Prix = 210€ AR par personne sans bagage en soute.

Je vais faire pipi et je reviens !
Perdre son sang froid (en Thaïlande) English translation pending
by Hitorogoshi · 2016-12-18 · 27 replies
Bonsoir (ou bon milieu de nuit) à tous,

Discussion ouverte sur ce que vous pensez de cet article : www.thailande-fr.com/...de-perdre-sang-froid

Pour ma part, me faire envoyer dans une direction totalement opposée à l'endroit que je cherchais, ça m'est déjà arrivé (mais ce n'est pas bien grave).

Mais j'aurais aimé avoir vos avis (et si vous en avez, vos quelques anecdotes) sur le reste de l'article, notamment sur le :

En général il vaut mieux choisir la première solution (rester calme) et la négociation plutôt que la confrontation. Encore une fois "lorsque le sourire n'est plus là, le couteau n'est pas loin".

Est-ce que des situations en Thaïlande vous ont déjà échappé et se sont envenimées sans que vous l'ayez vu venir ? Et est-il dangereux d'essayer d'avoir raison, notamment avec les hommes (pour moi qui ai du mal avec l'injustice, votre réponse m'intéresse pas mal), de dire clairement les trois vérités à quelqu'un qui cherche à vous arnaquer ou vos ment (à part des insultes de Pakistanais, on ne m'a encore jamais menacé), ou même de prendre la défense de quelqu'un que l'on croise et qui est en situation de danger (harcèlement (ou plus) par un homme sur une mineure, Thaïs qui s'en prennent à un autre, etc) ?

Le seul Thaï énervé que je me souviens avoir vu, c'était à Phuket lors d'un trajet en mini-bus. En pleine rue (l'avenue longeant Karon Beach), il venait d'exploser une chaise sur le dos d'un gros étranger friqué, qui s'est retourné en commençant à enlever sa montre...

Personnellement, je n'ai jamais eu à faire à un Thaï énervé (à une Thaïe, oui ; et à des Pakistanais (et leur lot d'insultes) qui voulaient me vendre leurs écharpes de merde à 30 euros, aussi) mais j'ai parfois ressenti que leur calme apparent (je parle aussi des femmes) n'en était rien (je pouvais me prendre une crise de jalousie ou des remontrances venues de nulle part en plein milieu de repas sans avoir rien vu approcher et alors que je dégustais tranquillement (et naïvement) mon plat...).

Je me souviens aussi d'un article de Gavroche (lu en 2009 ou 2012/2013) qui traitait d'une expression propre à la Thaïlande : "donner à manger aux canards par la fenêtre" ou quelque chose de semblable : Pour résumer, les maisons traditionnelles Thaïlandaises sont sur pilotis (pour éviter à l'époque les dangers d'inondation et de crue des fleuves et rivières), avec souvent les animaux de basse-cour qui se réfugient en dessous (canards, poules, etc), pour se mettre à l'abri des chaleurs de la journée puis pour dormir le soir. L'article affirmait qu'il arrivait qu'une femme Thaïe trompée (/humiliée) (surement dans les régions rurales) coupe les bourses (ou le pénis ?) de son mari volage pendant la nuit et les jette par la fenêtre, terminant leur course dans l’œsophage des oiseaux, friands de nouvelles saveurs et de cadeaux venus du ciel... Comme quoi (si l'article dit vrai), même si aucune poulette Thaïe ne m'a encore sorti le couteau, ne pas sous-estimer les répercussions si vous leur faites perdre la face ou si vous les humiliez... Sacrées Thaïes !

(en parrallèle, si cet autre article dit vrai, alors il ne doit plus rester beaucoup de paires de coucougnettes en service en Thaïlande... www.thailande-fr.com/...lusieurs-partenaires Sacrés Thaïs... )

Bonne nuit à tous.

Alexandre
L'armée à Koh Samet English translation pending
by Franklenfant · 2016-11-21 · 32 replies
L'armée vient de faire une descente sur l'île de Koh Samet classée parc naturel.

Je vous le fais en résumé ; le pouvoir actuellement en place qui est l’armée est en train de faire un énorme nettoyage de printemps ( on est pourtant en novembre ) ; la plupart des resorts ont 15 jours pour ramasser leurs affaires personnelles avant destruction totale; les loueurs de jet-ski, de trux et de machins, les samlo qui sont sur place doivent déguerpir au plus vite .. 80 " officiels " ont été déplacés ainsi que le précédent chef, patron du parc national

www.thaivisa.com/...oliday-island-today/

Quelle sera la prochaine ile ?
Vietnam du 15 octobre au 11 novembre 2016 English translation pending
by Pascal44220 · 2016-11-13 · 24 replies
Notre voyage au Vietnam se déroule du 15 octobre au 11 novembre 2016. La saison nous conduit à choisir un sens de visite du Nord au Sud. Il doit faire beau sur Along, le centre doit être sous forte pluie, et le sud est toujours égal. Globalement, le circuit : Ho Chi Minh - Hanoi - Sapa - Along - Minh Binh - Hue - Hoi An - Delta Mekong - Long Hai. Deux agences nous aident à organiser nos circuits : Ethnic Travel et Hué Tourist. Entre la France et le Vietnam, 6 heures de décalage horaire: quand il est midi à Nantes, il est 18 heures à Ho Chi Minh. Nous partons en famille :

Clo et moi même Sylvie, la soeur de Clo et son mari Bruno Valérie, la cousine de Clo et sa fille Alice

Valérie et Alice restent 2 semaines, et rentrent après la Baie Along terrestre, et nous quasi 4 semaines.

J 00 Vietnam - le départ Samedi 15 octobre Le départ de Couëron, le 15 octobre, se fait à pied, après un réveil à 7h30: Bus, Tram, TGV Paris, bus aéroport CDG, et montée a bord de l'A380 Qatar Airlines à 15h30. Nous avons retrouvé Valérie et Alice à l'aéroport. L'enregistrement des billets sur le smartphone va nous faire gagner une longue file d'attente pour déposer nos bagages. L'A380 est imposant avec son escalier central et ses 10 sieges par rangée. Décollage à 16h10, dîner , films, en-cas, boissons a volonté. Escale à la luxueuse Doha. Repartis à 2h15 à bord d'un A330, brunch et atterrissage à 16h50 à Ho Chi Minh Ville. Nous venons d'avancer nos montres de 6h. Bienvenue au Vietnam et son climat.

J 01 HCMV l'arrivée Dimanche 16 octobre Atterrissage à 16h50 heure locale à Ho Chi Minh comme prévu. Tout le monde a son bagage ! Valérie et Alice recherchent des cartes SIM. Et la sortie de l'aéroport annonce la couleur : la chaleur humide nous saisit. Bienvenue au Vietnam. On trouve facilement le bus 152, négocié à 5000 dongs, soit 20 cts par personne. Le bus ne démarre pas tout de suite, la chaleur est forte, et la clim se met en marche avec le bus. Ouf ! Ensuite c'est l'organisation vietnamienne qui opère. Je demande au policier, au chauffeur, a un passager a quelle station il faut descendre ... et je retourne rejoindre le groupe avec un gros doute ... et le chauffeur n'a pas oublié , il nous fait signe au bon moment. Le bus nous dépose dans notre quartier à touristes à 30 minutes de l'hôtel . L'orage a grondé et la pluie a commencé à tomber pendant le trajet, les piétons et scooters sont a l'abri sous les capes de pluie, nous arrivons a l'hôtel 'Madame CUC 184' trempés. Accueil sympathique, déchaussage et repartition dans les chambres des 3,4 et 5ème étage. Nous ressortons gambader sous la pluie pour trouver le restaurant conseillé par l'hôtel. On ne le trouvera pas et fatigués, on s'installe en balcon au 2ème étage d'un resto avec vue sur la ville bruyante, ses grapppes de fils électriques. Retour à l'hôtel après bières, excellente soupe ou fricassée de riz. La bar avait une sono vraiment très présente. Nuit après avoir mis vêtements à sécher et tenté de sauver la carte SD photo.

J 02 HCMV la visite Lundi 17 octobre Un réveil plus tardif permet de prendre un petit déjeuner dans l'entrée de l'hôtel. Le café et la margarine font l'unanimité contre eux, quoique Sylvie s'y résout. Je conserve le café malgré tout et me régale avec l'omelette. Notre hôte nous fait découvrir le fruit du dragon, fruit rouge avec des piquants, et une chaire blanche et un peu citronnée. Merci internet. Une journée de visite débute avec un départ sur un trip proposé par lonelyP. ... Mais nous le modifions pour un circuit imaginé par le groupe. Nous reportons le marché Ben Than au profit du musée de la guerre qui nous a tous un peu ou beaucoup impressionné; c'est un immense reportage photo ... sans concession. La cathédrale Notre-Dame de la fin XVIII ème nous laissera sans doute peu de souvenirs, tandis que la poste, signée Eiffel, nous a charmés.





L'envie de visiter la Pagode de Jade, nous oblige à prendre un taxi qui nous allège au passage de 800000 ds ! Mais la Pagode nous fait à nouveau sourire. Nous avons aussi du sauver Alice d'un coup de fatigue par un arrêt au restaurant chic et pas cher. Nous ratons le spectacle de marionnettes, cause fermeture le lundi, et une touriste qui nous proposait une autre spectacle n'a pas su nous convaincre; nous cherchions une épicerie pour quelques ravitaillements. Un peu de fatigue, et un vietnamien me regardant chercher sur une carte de transport un hypothétique moyen de rentrer rapidement en bus nous conseille de prendre le 52; il arrête en même temps un autre numéro, je ne sais plus, et brieffe le chauffeur, qui se fait klaxonner car il laisse les touristes monter lentement, et il nous interpelle plus tard pour nous inviter à descendre à la station la plus proche de l'hôtel : on croit rêver. Le marché Ben Than sera pour une autre fois. Nous avons aussi pris des précautions au vu des précipitations de la veille en fin d'après midi : l'achat de capes de pluie, qui nous a bien faire rire, essayage et mise en pratique. Mise en pratique d'ailleurs un peu prématurée : un groupe de touristes en cape, mais pas les vietnamiens ni une goutte de pluie, ça vaut son pesant !



Une séance de massage pour tout le groupe : une moitié au bar (si, si) en sirotant une bière, l'autre moitié dans un institut par des masseurs malvoyants. C'est la séquence relaxation de la journée. Un temps technique pour intendance et suite : booking du vol HCMV Hanoi, douche, résas hôtels, navette aéroport. Prêts à aller dans un restaurant qui ressemble à une cantine et qui prépare des Pho (ne pas oublier cette soupe Pho Hung) appréciées ici. Le personnel est rapide, précis, et nous a appris à préparer les sauces, et ajouter les herbes aromatiques : cool ! Et toujours avec des prix sympa. Aller et retour enfin sous la pluie.

J 03 HCMV HANOI la liaison Mardi 18 octobre Réveil matinal pour prendre l'avion Vietjet et rejoindre Hanoi Une navette nous emmène directement depuis l'hôtel, elle est seulement un peu petite. A l'aéroport, grand moment : Valérie a juste pris sans faire attention des billets skyBOSS, avec tout ce qui va avec : guichet fleuri, minibus Mercèdes pour rejoindre l'avion, montėe à bord en premier. ... Décollage à 10h25 comme prévu. L'arrivée à Hanoi est sans ennui. Nous avons tous nos bagages, et décidons après moultes explications, et après l'expérience du 152 à Ho Chi Minh de prendre un minibus navette qui nous déposera à notre hôtel pour moins de 4 euros de supplément pour nous 6, par rapport au bus de ville. L'accueil au 'Little Hanoi Hostel' se fait devant un thé. Distribution des chambres et Sylvie et Bruno se voient attribuer provisoirement une chambre au 4eme étage... qu'ils garderont finalement. Huong, une amie vietnamienne rencontrée en France il y a 4 ans, nous rejoint vers 15h, comme convenu, et c'est Alice qui la reconnaîtra à son entrée à l'hôtel. Après les retrouvailles, embrassades, et présentations, Huong nous promène à pied au bord du lac Hoan Kiem.



Tour du lac et visite du temple de l' Épée restituée, accessible par le pont rouge.



Huong nous laisse ensuite aux mains de trois pilotes de vélo -pousse qui nous feront traverser le vieux Hanoi dans tous les sens, avec la rue des fleuristes, des cafés, des couturiers, ... Dépôt à l'hôtel. Clo et Valérie vont faire faire un joli bouquet pour Huong et sa famille. Dîner chez Huong. Nous prenons un taxi qui doit nous conduire chez Huong, dans les nouveaux quartiers d'Hanoi. Le malheureux chauffeur devra demander plusieurs fois son chemin pour trouver ce nouvel immeuble dont l'adresse ne doit pas encore être très connue. Truong, le mari de Huong, viens nous accueillir. L'immeuble est neuf, l'entrée luxueuse avec un gardien. L'appartement, dans lequel on entre déchaussé, est spacieux, et la nappe à même le sol. Dans un coin du séjour, un petit hôtel pour la prière, qui se fait tout les jours quand on emménage, puis toutes les semaines. Clo avait apporté de France saucisson et gâteaux secs. Le bouquet est apprécié : il y en a beaucoup en préparation chez les fleuristes car nous sommes à deux jours du jour de la femme. Le fils de Huong gambadera toute la soirée avec ses jouets et sans quasiment manger. La belle mère et la cousine sont venues prêter main forte pour preparer le dîner. Comment dire ? Dîner de gala ? Impossible de froisser nos hôtes en mangeant tout !



Nous comprenons également vite que Truong remplit les verres dès qu'on commence à boire. Il faut boire la bière doucement.



Huong est notre interprète pour toute la famille.

J 04 Hanoi la visite Mercredi 19 octobre Huong nous retrouve vers 9h30. Elle nous concocte un super tour d'Hanoi. Le Temple de la littérature : mémoire d'une université millénaire. Poursuite par un passage dans le marché couvert. Les sandwiches de brochettes de porc sont servies au bord du marché. Huong nous emmène ensuite chez un glacier : le dessert aux noms exotiques est un régal.



Poursuite par la visite du musée des minorités ethniques : la décoration du musée intérieur et la reconstruction des différentes maisons des ethnies en extérieur est époustouflante. Le barbecue qui suit est sympa, même si on a failli frire Valérie au passage.



Fin de soirée près du lac Hoan Kiem pour un spectacle de Marionnettes sur l'eau. Les musiciens et chanteuses - à la voie haut perchée - sont à gauche de l'estrade en surplomb, les marionnettistes sont dans l'eau jusqu'à la taille derrière un rideau : spectacle de scènes courtes de la vie quotidienne ou de légende très amusant.



Retour à pied au Little Hanoi Hostel.

J 05 Hanoi et départ Sapa Jeudi 20 octobre Nous devons quitter l'hôtel à 10h et préparons les sacs : quoi garder, laisser pour 3 jours à Sapa ? Les gros sacs restent à l'hôtel et ne partirons qu'avec le sac léger. Huong nous rejoint pour nous accompagner dans cette dernière journée. Visite du musée Ho Chi Minh : magnifique exposition d'où nous sommes contraints de partir à 12h, fermeture oblige.





A la sortie ... vente de chaussures en véritable pneu. Valérie s'équipe. ... Et je propose que l'on ouvre un import-export de chaussures en pneu, et on distribue les fonctions dans le taxi ... Nous prenons le taxi tout le long de la journée. Déjeuner au bord du lac Hoan Kiem, dans un petit retaurant qui n'a pas de rabatteur.



Poursuite pas le palais présidentiel, à l'entrée duquel je laisserai encore mon couteau au passage du portique.



Nous voulons tous faire des emplettes, direction Marché couvert. Huong est notre négociatrice. Retour à l'hôtel préparer le départ et on retrouve Ethnic Travel. Dîner à 'The King Cafe ' : très bon souvenir, nous y reviendrons. Transfert à la gare de Hanoi pour un départ à 22h. Embarquement à 21 heures.

J 06 Sapa - Giang Ta Chai Vendredi 21 octobre La nuit de transfert Ha Noi - Sapa se passe dans le train, plutôt confortable avec ses cabines à 4 couchettes 'molles'.



Valérie et Alice occupent la cabine voisine avec Dominique et Simon, qui nous accompagneront pendant 2 jours. Nostalgie déjà ? Clo et Val courent après une vendeuse pour revenir avec une bouteille de rouge Sirah et des bières pour Bruno et moi. Rien de tel pour une bonne nuit. Arrivée vers 7h à Lao CaÏ et nous sommes pris en charge par Ethnic Travel et transférés à Sapa par minibus.



Rencontre d'un touriste nous indiquant qu'il est déçu, le riz était coupé. ... ah mince, les vietnamiens ne l'avaient pas attendu :-) Accueil par Nhu, (se prononce New) guide anglophone, à notre grande surprise ... et déception. Nous tentons de contacter Thu. ... Nous comprenons rapidement que l'agence privilégie l'emploi local, et l'expérience montrera que nous ne le regretterons pas. Nhu est originaire de l'ethnie Mong noirs, son visage est buriné et sa tenue traditionnelle. La première marche, que nous avons choisie 'hard', commencera par une descente vers Y Linh Ho, qui nous rendra humble quant à nos capacités physiques.



Curieusement, nous avons 6 mini-guides qui ont su se rappeler à notre souvenir arrivés au village. Nous passons près de Cat Cat, village originaire de Nhu. La marche se poursuit vers Lao Chai, pour le déjeuner. Reprise après repas vietnamien ou noddle frites, pour aller à Ta Van, puis Giang Ta Chai, notre homestay. Nous sommes chez les Mongs Noirs.



Il me semble que c'est lors de cette descente que nous avons rencontré une femme âgée qui explique à Nhu qu'elle cherchait des lunettes pour pouvoir continuer à coudre; Clo donne ses lunettes de lecture à la dame qui regarde aussitôt sa manche pour voir si elle voit bien les détails de broderie. Grand sourire ... Et elle dit qu'elle n'a pas d'argent. Au homestay, notre chambre possède 8 grands lits avec moustiquaires, au rez-de-chaussée. Il faut quitter les chaussures pour prendre les sandales. ... trop petites pour moi ... des tongs feront l'affaire.



Accueil avec le thé. La douche est unique et il faut remettre en état 11 touristes ! Trois autres marcheurs sont arrivés. Les rouleaux de printemps sont préparés collectivement. Dîner vietnamien de riz, nems, chou, poulet oignon. Une belote plus tard, vers 20h (!), et une 'prend ca dans ta gueule', nous nous couchons sans regret. La journée a été sèche, et sur ce terrain argileux, nous ne sommes pas fâchés même si la température avoisine les 30 degrés. La météo prévoit de la pluie pour le lendemain, je n'ai ni cape ni kway, tout le monde est équipé.. .. suite dans autre message ... J 07 Giang Ta Chai - Ban Ho J 08 Ban Ho - Nam Toong - Sapa J 09 Hanoi - Baie Along J 10 Baie Along - Baie Tu Long J 11 Baie Tu Long - retour J 12 Tam Coc J13 Tam Coc J 14 Hué J 15 Hoi An J 16 Hoi An J 17 Hoi An - Ho Chi Minh J 18 Ho Chi J 19 Mekong - Ben Tre J 20 Mekong - Can Tho J 21 Mekong - Can Tho - HCMV J 22 Cu Chi - temple Caodai J 23 Vung Tau - Long Hai J 24 Long Hai J 25 Long Hai - Ho Chi J 26 Ho Chi Minh - retour J 27 HCMV DOHA PARIS COUERON Un mot sur la circulation
Porter plainte contre un Français en France en étant à l'étranger English translation pending
by Timeisnow · 2016-07-05 · 35 replies
Porter plainte contre un français en France en étant à l'étranger : Est-il possible de porter cette plainte en allant dans une Ambassade Française ?

Je suis moi-même français. Seulement, je n'ai pas la possibilité de revenir en France pour porter plainte (je serais à la rue si je rentrais en France, et ne pourrais pas me nourrir correctement).

J'ai trouvé ce lien : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr Seulement, il est indiqué : Ces pré-plaintes ne sont valables que pour les atteintes aux biens et doivent être confirmées par une signature physique auprès de votre commissariat de référence.

Or, dans le cas de la plainte que j'aimerais porter, il s'agit d'une atteinte à la personne ayant entraîné la mort.

TimeIsNow
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
by Estonien · 2016-06-15 · 24 replies
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
L'Iran en 10 points English translation pending
by Saint · 2016-06-01 · 33 replies
Mai 2016. L'Iran en 10 points.

Préalable.

L'Iran est assez régulièrement associée à un Islam radical, ce qui entache généralement son image à l'étranger et tout particulièrement en France. Il est vrai que le pays vit sous la coupe d'un régime théocratique et que les libertés individuelles s'en trouvent souvent réduites. L'Islam impose ses règles, parfois emprisonne, voire condamne à mort. Ce fut le cas pour plus de 600 personnes en 2015. Cependant il serait totalement erroné de considérer ce pays comme dangereux et de confondre le régime avec la population. Les Iraniens sont dans leur grande majorité des gens courtois, cultivés et extraordinairement accueillants. Ils éprouvent du plaisir à converser et sont toujours disponibles pour vous aider en cas de besoin. Sortis des grandes villes, vous aurez néanmoins des difficultés à trouver quelqu'un qui comprenne l'anglais et vous vous heurterez parfois à des murs d'incompréhension malgré toute la bonne volonté manifestée. L'Iran regorge de petites merveilles architecturales. La place centrale d'Esfahan, par exemple, vous laissera un souvenir inoubliable et les bazars vous feront oublier tous ceux que vous avez connus jusqu' alors.

La période la plus propice à mon sens pour visiter ce pays se situe de mi mars à mi- avril ou mi-septembre mi-octobre.Températures clémentes et moins de tourisme.

1- les formalités d'entrée dans le pays. L'aéroport.

Il est possible d'obtenir un visa d'entrée à l'ambassade d'Iran à Paris en suivant des procédures un peu lourdes pour la somme de 50 euros. Cependant, on peut désormais obtenir ce visa à l'aéroport "Imam Khomeini" lors de l'arrivée à Teheran. Ce visa était délivré pour 14 jours pour la somme de 75 euros. Depuis peu, ( 04/2016) ce même visa est délivré, toujours sous les mêmes conditions et pour le même prix, pour une durée d'un mois. Il vous faut soit une lettre d'invitation, soit une réservation d'hôtel. N'ayant ni l'un, ni l'autre, j'ai personnellement fourni le numéro de téléphone de l'ami qui m'hébergeait et, après vérification des autorités, j'ai obtenu le visa sans problème. Théoriquement il faut également une attestation d'assurance justifiant votre prise en charge en cas de nécessité. ( facile à obtenir auprès de Master CARD ou Visa CARD) Mais elle ne m'a pas été demandée. Pas plus qu'une photo d'ailleurs.. Mais tout ceci peut évoluer bien sûr. Tout se déroule avec gentillesse mais pas vraiment avec efficacité. Il aura fallu une demi-heure pour obtenir les visas alors que nous n'étions que deux à le solliciter .!! Que se passera-t-il quand il y aura plusieurs dizaines de personnes souhaitant obtenir ce service à l'arrivée..?

L'aéroport Immam Khomeni se situe à 30 kms du centre ville de Teheran. Comme dans beaucoup d'aéroports internationaux, il y a deux niveaux à IKA. Le rez-de-chaussée pour les arrivées avec 2 terminaux juxtaposés, et l'étage pour les départs. C'est d'autant plus facile de s'y retrouver que l'aéroport est plutôt petit.

Possibilité de changer vos euros à un taux moins intéressant qu'en ville. Cependant il vous faudra de l'argent iranien en arrivant! Donc, montez à l'étage supérieur et échangez à la seule agence de change. Les taux offerts seront bien plus intéressants que ceux proposés par la banque, au niveau de l'arrivée. Possible de se restaurer mais les prix sont très largement majorés. Un Novotel et un Ibis accessibles facilement à pied depuis la sortie de l'aéroport. Pour ceux et celles qui n'ont pas le budget pour ce type d'hôtels , des sièges- banquettes relativement confortables devraient aider à passer les quelques heures d'attente de l'avion.

Consigne à bagages pour 2 dollars la pièce. Location de voiture avec ou sans chauffeur : Europcar. Une agence Iran Air et Turkish Airlines.

2- les transports.

-Bus urbains dans les grandes villes, difficiles à emprunter sans l'aide des Iraniens. Mais les gens sont toujours là pour vous aider avec beaucoup de gentillesse. A Esfahan, par exemple, dès mon arrivée à la gare routière de Kaveh, après une négociation houleuse avec un chauffeur de taxi, un chauffeur de bus m'a accueilli avec un grand " Welcome in my bus" et a refusé que je paye. De surcroît il a chargé deux passagers de me piloter jusqu'à la Place centrale Immam Khomeini. Aussi, quand j'affirme que les Iraniens sont extraordinairement accueillants et serviables ce n'est pas un mythe.!! C'est vraiment surprenant pour un Européen qui a généralement perdu cette mentalité.

-Les taxis sont nombreux et théoriquement pas chers. "Bien évidemment" les prix pratiqués pour les touristes sont toujours majorés. Il n'est pas rare qu'on vous demande le double de ce que payerait un Iranien pour une même course. La vigilance et la négociation sont donc de rigueur. Ce qui est, me concernant, autant une question de principe que d'argent car les prix sont plutôt doux comparés aux nôtres. C'est ainsi, par exemple, qu'on vous demandera 70000 tomans soient environ 20 euros pour vous rendre de l'aéroport Immam Khomeini au centre ville de Teheran qui se situe à 30 Kms. Le véritable prix est plus proche de 50000 mais ne sera pas négociable ici.



On parle d'un train ou Metro qui relierait le centre-ville à l'aéroport en 2017. À voir.

-Les bus inter- cités. C'est confortable et pas cher du tout. Mais vraiment pas cher.!! Le moyen idéal pour se déplacer dans le pays. A titre d'exemple, un aller Teheran - Esfahan vous coûtera un peu plus de 6 euros en bus VIP. Trajet de 6 heures. Sièges inclinables, petite collation offerte, air climatisé. Propre. Vraiment rien à dire si ce n'est que c'est excellent. Bien sûr, toutes les Compagnies de bus ne se valent pas. Renseignez vous. C'est ainsi que, pour se rendre de Teheran à Esfahan, il est préférable de se rendre à "Arjantin Square" et de choisir la Compagnie Safar qui est la plus prisée. Nombreux départs quotidiens.

l'avion. Ne pas ignorer cette possibilité car le pays est bien desservi et pour les longues distances cela peut s'avérer être une économie de temps très appréciable. De surcroît c'est une solution peu onéreuse si vous anticipez vos achats. A titre d'exemple, un vol Shiraz / Teheran vous coûterait moins de 50 euros en classe économique, voire moins. Le train. Il est possible de faire certains trajets en train. Je n'ai pas testé. De nouvelles lignes de chemin de fer semblent être en construction.

3- l'argent

Il faut ABSOLUMENT emporter du cash soit en euros soit en dollars. Les deux sont parfaitement acceptés. Vos si chères et si pratiques cartes de crédit ne vous seront d'aucune utilité en Iran car vous ne trouverez aucun distributeur d'argent qui les acceptent. Les seuls ATM que vous verrez sont, pour l'instant, exclusivement réservés aux détenteurs de cartes iraniennes. Attendons la fin du blocus qui arrangera peut-être les choses dans ce domaine. Il existe, comme partout, des bureaux de change et leurs taux sont toujours plus avantageux que ceux des banques. N'hésitez cependant pas à comparer. C'est ainsi qu'en mai 2016 vous obteniez 34000 rials pour un euro à la Banque, 38000 rials dans les bureaux de change et à peine plus au marché noir. Il faut simplement vérifier qu'il n'y a aucune commission appliquée sur l'opération, ce qui est presque systématiquement le cas. Les taux sont souvent similaires dans toutes les grandes villes. Il n'est donc pas nécessaire de changer beaucoup à Teheran, contrairement à certains autres pays. Attention aux horaires de fermeture des banques. Ne pas oublier qu'elles sont toutes fermées le vendredi et que la plupart d'entre elles ferment à 14 heures

L'utilisation des billets est un peu compliquée au début du séjour car les Iraniens comptent et annoncent les prix en "Toman" alors que les billets sont en "Rials" . C'est la première difficulté, ma fois vite surmontée car il suffit simplement d'enlever un zéro à la valeur faciale du billet pour avoir l'équivalent en Tomans.

L'autre difficulté, au moins les premiers jours est justement de jongler avec ces nombreux zéros. Un billet de 10000 rials ne vaut que 30 centimes d'euros ce qui est un peu déconcertant au début.. Les prix se chiffrent donc souvent en centaines de milliers de rials, des millions pour une chambre d'hôtel. Il est de surcroît très facile de se tromper dans les billets car certaines coupures se ressemblent pour une valeur cependant bien différente. Attention donc de ne pas payer 3 euros un Coca qui n'en vaut que le dixième. Mais rares sont les Iraniens qui en profiterons pour vous escroquer.

Au retour, il est normalement possible de changer votre surplus de rials en Euros au bureau de change au premier étage de l'aéroport. Néanmoins, l'orsque que j'ai voulu le faire, une jeune fille un peu revêche m'a simplement dit qu'elle n'avait pas d'euros. Ce qui était complètement faux. Donc ... Prévoyez si vous ne voulez pas rentrer avec de beaux billets iraniens dont l'utilité est hypothétique en France...

4- l'électricité.

Le courant est partout en 220 volts et les prises sont au même standard que nos prises françaises. Nul besoin d'adaptateur. Pas de coupures ni délestages intempestifs. Le seul problème que vous rencontrez sans doute c'est le manque crucial de prises dans les chambres, mais vous pouvez acheter un multiplicateur sur place s'il n'est pas fourni par l'hôtel.

5- la restauration.

On ne va pas en Iran pour sa gastronomie. Voilà c'est dit.!! Cependant certains plats typiques peuvent être assez bons même s'ils ne sont pas toujours d'un grand raffinement. C'est généralement à base de féculents. Vous essayerez sans aucun doute le Dizzi et d'autres à l'aspect parfois peu engageant. Le riz blanc est toujours de bonne qualité et bien cuit. Ce sera l'accompagnement principal de vos repas et notamment du Kebab qui reste le plat vedette en Iran. Le thé est bien sûr omniprésent mais vous pourrez trouver du Coca cola sans sucre et d'autres boissons du même type souvent essentiellement chimiques. L'eau en bouteille se trouve partout. Quant à la bière ou au vin, vous pourrez toujours en rêver, sauf si vous l'aimez sans alcool. Les prix sont généralement inférieurs à nos prix européens mis à part dans certaines villes touristiques comme Esfahan ou Shiraz où cela frise parfois l'excès dans certains restaurants très... voire trop touristiques. Si vous êtes amateur de café au petit déjeuner, emportez votre Nescafé avec vous car, même si ça évolue, tous les hôtels ne vous en proposeront pas au petit-déjeuner. Pensez également à emporter votre Opinel car les couteaux sont souvent absents des tables de restaurant. Par ailleurs, depuis peu, on trouve de nombreuses petites échoppes où vous pourrez déguster un petit café noir fort honorable accompagné d'une petite pâtisserie. Le nougat ( gas) est une grande spécialité en Iran.. Mais là encore la prudence est de mise. Les qualités sont très variables. Essayer avant de trouver le bon ... Le choix est important et on dit que le meilleur vient d'Esfahan alors qu'il semble produit à Kerman. Et si vous aimez la glace dite américaine, bien crémeuse, à la vanille (malheureusement parfois parfumée à l'eau de rose) au chocolat ou au safran, vous serez comblés, car on en trouve partout et elle est aussi bonne que peu chère. ( 10000 rials soit un tiers d'euro)

6- le téléphone et le wifi.

Il est tout à fait possible d'acheter une carte Sim pour votre téléphone. Il faudra votre passeport et environ une dizaine d'euros pour obtenir la dite carte. Il est préférable de la faire activer par le vendeur. Même comme ça, on a parfois des surprises. Il existe des nano SIM pour vos téléphones et IPad et il est possible d'acheter une recharge internet cellulaire par tranche de 2 Gigas. C'est évidemment très peu mais ça peut dépanner quand vous êtes dans un Hotel dépourvu d'Internet. Cependant la majorité des hôtels proposent le wifi gratuit avec un débit correct même si parfois vous aurez à subir des coupures non désirées mais finalement pas très fréquentes.

7- l'hôtellerie.

C'est le point noir de l'Iran... Il y a un déficit global d'hôtels et les prix sont plutôt élevés pour le service offert. Certains hôtels mériteraient de sérieuses rénovations et d'autres, parfois neufs, sont mal conçus. Généralement mal insonorisées, les chambres sont parfois aveugles et souvent exiguës. Il y a aussi parfois un déficit de propreté dans les salles de bains et souvent du matériel défectueux même quand il est neuf. Il sera difficile de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 50 euros à Teheran ou Esfahan. Et il faut compter de 10 à 15 euros dans un dortoir. A l'évidence, l'Iran n'est pas un pays pour routards, même si la négociation des prix reste un élément incontournable. De surcroît, pendant la haute saison touristique, cela peut devenir difficile de trouver une chambre correcte a un prix honnête.

8- les infrastructures et les sites touristiques.

Ll'Iran possède un bon réseau routier qui, cependant, s'est un peu dégradé ces dix dernières années. Les villes principales sont , pour la plupart, reliées par des autoroutes très correctes. Les temps de transport de villes en villes ne sont donc jamais trop longs . Il existe aussi un réseau de voies ferrées avec des compartiments voyageurs ouverts aux touristes. Je n'ai pas testé. Il y a également de bons hôpitaux et les médecins iraniens sont bien formés. Pas de stress en cas de pépin, vous serez pris en charge. Quant aux sites à visiter, il faut savoir qu'ils coûtent généralement 200000 Tomans. Soit un peu plus de 5 euros à chaque fois. A la fin de la journée ça représente un petit budget. Les iraniens ne payeront que 30000 Tomans soit l'équivalent d'un dollar au cours actuel.

9- la police.

Assez peu présente et donc finalement assez peu visible. Pas d'histoires de corruption à ma connaissance. Il y a cependant la police des mœurs qui est encore moins visible mais qui est essentiellement dirigée vers les Iraniens et plus particulièrement les femmes qui ne respectent pas une tenue vestimentaire conforme à l'Islam , notamment le port du foulard. Cependant, il semble y avoir un petit relâchement depuis quelques années.

10- les Iraniens.

De culture Perse et non pas arabe, bien éduqués, les Iraniens sont d'une rare gentillesse et ce n'est pas un vain mot. Ils seront souvent prêts à vous aider dès la moindre sollicitation de votre part. Nombreux sont ceux qui viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. C'est bien sûr agréable mais ça peut aussi être parfois l'enfer pavé de bonnes intentions quand ça se répète un peu trop souvent. Il faut savoir clore une discussion sinon cela peut durer plus longtemps que vous ne l'auriez supposé ou souhaité. Ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont également tendance à idéaliser la France et aime à éprouver leur connaissance de l'anglais. Bien sûr, comme partout ailleurs, certaines exceptions confirment cette règle.

Aujourd'hui les langues se délient un peu concernant le précédent régime et c'est très souvent pour le condamner. Beaucoup affirment que leur président actuel est plus ouvert et qu'il favorise ainsi bien mieux l'image de l'Iran à l'étranger. Ils seront toujours sensibles à l'opinion que vous avez de leur pays . Vous serez peut-être surpris, si vous êtes un homme, de voir des jeunes femmes vous aborder afin de converser. N'y voyez aucune arrière - pensée, vous commettriez une grave erreur de courtoisie. Par ailleurs, si vous vous faites des amis et que vous êtes invités chez eux , vous réaliserez que les Iraniens sont bien plus libérés qu'on ne l'imagine quand il sont dans leur sphère d'intimité. Ils adorent également pique- niquer. Le moindre carré de pelouse ombragé et ils étalent leurs nattes afin de s'y relaxer, de manger ou de jouer. Vous serez aussi indéniablement surpris de leur façon de conduire. La signalisation horizontale n'a pas grand intérêt pour eux. Ce qui compte, c'est l'espace offert à la conduite. C'est ainsi que plusieurs voitures rouleront de front là où il n'en faudrait en théorie qu'une ou deux. On serre parfois les fesses.!!! Ils adorent également rouler à gauche ( pourquoi...?), et souvent assez vite. Cependant, même si on constate une vraie inconscience chez certains automobilistes et de nombreux accrocs sur les voitures, les accidents sont paradoxalement plutôt rares.
Au travers des USA English translation pending
by Durandale2 · 2016-04-23 · 98 replies
Bonjour a Tous

Au travers des USA A Peine rentre de France nous voila prets a reprendre la route. Depart de San Francisco, petit detour par l’Arizona et le New Mexico, et de la visite a Houston avant les chaleurs de l’été. Puis Kansas City Missouri, repos de deux ou trois semaines. Kansas City est une ville en partie sur le Kansas et l’autre sur le Missouri. Natchez Mississipi ou j’ai passe plusieurs semaines (Il y a longtemps) sans faire arret a New Orleans. A natchez nous remonterons le Natchez Trace Parkway, promesse faite a mon epouse et qu’il est temps de tenir. Le Natchez Trace Parkway commence a natchez MI, et se termine un peu au Sud Ouest de Nashville TN, Nous en profiterons pour ecouter de la Country a Nashville. Tournant vers l’est, Chattanooga TN, quelques belles grottes a revisiter. Atlanta, que je suis toujours heureux de revoir. Soiree a Stone Mountain pour le laser show. La cote de l’Atlantique, Savannah et Charleston SC. Retour vers l’Ouest et le Blue Ridge Parkway depuis Cherokee jusqu’au Sud de Washington DC. Ou nous remonterons jusqu’au Quebec, ou nous reprendrons le Lincoln Hwy vers l’Ouest, Glacier National Park ? Alaska ? Nous deciderons sur place et les desirs du moment. Nous mettrons quelques photos sur ce site et des infos sur notre voyage. Cordialement Alex
Responsabilité de l'agence de voyage English translation pending
by Beamelie · 2016-02-23 · 98 replies
bonjour, j'avais réservé 3 billets d'avion Lyon-Miami avec le site OPODO. Lors de mon arrivée à l'aéroport le 13/22/2016, on nous refuse l'embarquement car le site n'a pas réserver les billets mais encaisser l'argent. Fini les rêves de Disneyworld et l'argent dépensé dans les billets d'avion 1490 €, Disney 1460 €, hotel, voiture, argent de poche, etc.... Pensez-vous que l'agence est responsable ? Elle ne devait réserver que les billets, tout le reste a été fait par nous même. Merci de vos réponse par avance
Chaleur New York, côte Ouest en août 2016 English translation pending
by Kate34 · 2015-11-12 · 165 replies
Bonjour

Nous envisageons de nous rendre aux USA en août prochain pour faire dans un premier temps NY et par la suite les parc sur la côte Ouest pour terminer par San Francisco.

Pouvez-vous me dire, pour ceux qui l'ont fait à cette période là, si c'était ou pas insoutenable par rapport à la chaleur et au monde sur les routes.

J'ai bien conscience que c'est pendant la période la plus chère et là ou il y a du monde, mais j'ai besoin d'avoir des avis.

En vous remerciant

Kate
Carnet A l'assaut du Grand Sud: Texas, Louisiane, Mississippi & Tennessee English translation pending
by Globetrekkie · 2015-08-29 · 59 replies
Coucou nous revoilou !!

Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami… il y en a pour tous les goûts.

Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV…), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.

Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).

Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir…), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).

D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :

Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.

Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).

Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :

3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers… Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...

2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place…

1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris-Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo…

Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis… L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).

Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci…).

Allez, place au carnet !
Thaïlande: un touriste accidenté en tuk tuk doit payer 30,000 euros à l’hôpital English translation pending
by Suizo75 · 2015-06-12 · 7 replies
voici un article paru dans 24 heures en Suisse:

Le voyage de Michaël en Thaïlande s’est arrêté net contre un pylône de Krabi, le 1er janvier. Le Lausannois rentrait d’une fête de Nouvel-An en tuk-tuk, lorsqu’il a pris un poteau de plein fouet dans le visage. Le diagnostic est effrayant. Le jeune homme de 24 ans souffre de plusieurs fractures crâniennes et faciales. Le nez a explosé. A cela s’ajoute une hémorragie cérébrale. Hospitalisé à Phuket, il y subit trois interventions chirurgicales, dont une pour lui retirer l’os frontal émietté par le choc. Mais Michaël n’est pas au bout de son cauchemar. Après vingt jours d’hospitalisation, ses parents venus à son chevet souhaitent le rapatrier en Suisse. L’hôpital refuse qu’il quitte les lieux sans s’acquitter des frais médicaux non couverts par son assurance. Ils devront emprunter la somme.

Son os frontal rapatrié dans du Sagex Cinq mois et demi après son terrible accident, Michaël ne se souvient de rien. «Dans l’ensemble, ça va. Mais je me sens faible, je manque d’énergie», explique le Lausannois. Un bulletin de santé étonnant pour une personne qui a vécu quasiment seize semaines sans la partie avant de son crâne. Le CHUV lui a posé une prothèse le 27 mars dernier, lors d’une quatrième opération. «C’est nous qui avons ramené son os frontal de Thaïlande dans du Sagex, raconte la maman de Michaël. Mais il était tellement émietté que le CHUV n’a rien pu en faire.» Le père poursuit: «Le dossier médical est arrivé à l’Hôpital cantonal avant notre fils. Le neurochirurgien pensait qu’il allait recevoir un légume.» Les séquelles restent tout de même importantes. «Je souffre encore de perturbations émotionnelles», confie Michaël. A cela s’ajoutent un diabète dit «insipide», qui l’amène à boire jusqu’à dix litres d’eau par jour, et une perte de l’odorat. Un sentiment d’abandon Une défaillance du sens olfactif très gênante pour ce cuistot de formation, qui avait décidé de partir à l’aventure en Thaïlande avec un copain, en novembre dernier. Avant son départ, il avait contracté une assurance-accidents de base auprès de sa caisse maladie, puisqu’il n’avait plus d’employeur. «Lorsque mon fils a fait sa demande à la caisse maladie, ils ne lui ont rien dit sur les limites de l’assurance de base», se désole le papa. Une lacune qui se paiera cash quelques semaines plus tard. «Le 17 janvier, lorsque nous avons souhaité rapatrier notre fils, le manager de l’Hôpital de Phuket est venu vers nous avec une facture de 30000 francs. Il était exclu que Michaël quitte l’établissement sans que nous payions, relate le père. Nous avons demandé de l’aide au Consulat suisse de Thaïlande, mais j’attends encore leur coup de téléphone. Même la Rega nous a dit qu’elle ne le rapatrierait pas tant que nous ne nous acquittions pas de la facture. Nous nous sommes sentis abandonnés par tout le monde.» C’est finalement la tante de l’accidenté qui a avancé la somme. La famille de Michaël reste stupéfaite que l’assurance ne couvre pas tous les frais. «Ils nous ont dit qu’ils payaient 1268 francs par jour, rien de plus. Le reste est à notre charge», note le papa. «L’assurance-accidents de base a ses limites, surtout à l’étranger, explique Yves Seydoux, responsable de la communication au Groupe Mutuel. La prise en charge des prestations va jusqu’à concurrence du double des frais qui seraient intervenus en Suisse.» Le fautif a disparu Pris à la gorge financièrement, les parents de Michaël ont fait appel à un avocat. «Dans cette douloureuse affaire, le problème de base est qu’il n’y a pas d’interlocuteur pour l’assurance Responsabilité civile (RC), explique Me Gilles-Antoine Hofstetter. Or c’est la RC du conducteur du tuk-tuk qui aurait dû tout prendre en charge.» Le hic, c’est que le chauffeur de l’engin a tout de suite disparu après l’accident. «La police thaïlandaise recherche toujours cet homme, mais nous ne nous faisons aucune illusion», soupire le père. «En Suisse, lorsque la personne qui doit endosser la responsabilité civile disparaît, les victimes peuvent toujours se tourner vers le Bureau national d’assurance, qui prend en charge les frais, rappelle Gilles-Antoine Hofstetter. Mais je n’ai aucune idée si ce genre de structure existe en Thaïlande.» Longue bataille juridique en vue L’avocat a demandé de l’aide au Département des affaires étrangères (DFAE). «Ils m’ont répondu qu’ils n’étaient pas habilités à intervenir. Ils m’ont juste envoyé une liste d’avocats thaïlandais. Ce qui me désole, c’est le manque d’intérêt de DFEA pour cette affaire, il n’y a aucun soutien. La famille est laissée seule», déplore homme de loi. Il est encore possible de se retourner contre l’Etat de Vaud. En dernier recours, celui-ci peut intervenir à titre subsidiaire pour les victimes d’infraction. Me Hofstetter a déposé une requête dans ce sens. La bataille juridique s’annonce presque aussi longue que les deux ans de rééducation que pronostiquent les médecins à Michaël.

Comment s’assurer correctement contre les accidents à l’étranger Un voyage peut vite tourner au cauchemar. Et il n’est pas toujours évident de savoir si sa couverture est suffisante dans tous les cas de figure. La question est moins pertinente pour les salariés. «Les gens qui travaillent plus de huit heures par semaine sont assurés par leur employeur pour les accidents professionnels et non professionnels», explique l’avocat Gilles-Antoine Hofstetter. L’assurance couvre tous les frais médicaux ainsi que les pertes de gains. Ce qui n’est pas le cas pour les assurances-accidents contractées auprès des caisses maladie par ceux qui ne sont pas salariés. Celles-ci fonctionnent sur le même principe que les assurances-maladie. Alors, quelles sont les parades pour cette catégorie de personnes? «Il n’y a pas de miracle, pour être totalement couvert, il faut prendre des complémentaires», explique Valérie Muster, juriste à la Fédération romande des consommateurs. Elle ajoute: «Il est important de se renseigner auprès d’un courtier en assurances, car il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte.» Les assureurs proposent souvent des complémentaires spécifiques qui couvrent les risques à l’étranger. (24 heures)
Retour "Magie des Caraïbes, Costa Luminosa du 17 au 27 mars 2015 English translation pending
by Globetrekkie · 2015-04-05 · 32 replies
Et nous voilà de retour après notre croisière de 10 jours « magie des caraïbes » sur le Costa Luminosa, et donc voilà un compte rendu qui j’espère pourra servir à d’autres croisiéristes, je vais essayer de mettre des photos également.

Samedi 14 Mars 2015 – Baptême en A380

Pour une fois, notre avion ne décollant pour Miami qu’à 13H50, on ne passe pas la nuit à CDG.

Une fois n’étant pas coutume, pas de grève à la SNCF, notre trajet se passe sans encombres, c’est tellement rare que cela mérite d’être signalé. On arrive 3H avant le vol, et comme on vole en business pour la 1ere fois, on se dirige vers le comptoir Sky Priority pour enregistrer nos bagages.

Très confortable, comparé aux hordes de touristes qui font la queue pour imprimer leurs cartes d’embarquement et pour laisser leur bagages aux comptoirs ECO. Une fois cette étape terminée, on passe la douane et faisons le tour des boutiques, comme à l’habitude pour acheter journaux et autres indispensables au voyage. Puis, nous allons explorer le salon Air France, ben oui, ça va avec la Business, on ne va pas s’en priver.

Le salon est très grand, journaux, douches, et buffet sont à disposition des voyageurs lucky comme nous aujourd’hui.

On va choisir quelques mets au buffet, il est plus de midi et on commence à avoir faim. Je me sers du Pouilly Fuissé bien frais, et c’est parti pour une pause gourmande et reposante.

A l’heure prévue, on embarque sur le mastodonte, l’A380. Il ne me paraît pourtant pas plus gros qu’un 747, sans doute car je ne le vois pas à côté d’un autre coucou plus riquiqui.

On s’installe tranquillement dans nos sièges plus confortables qu’en éco, prenons un petit apéro avant le décollage, et c’est parti pour 9H20 de vol. On a un retard de 40 minutes au décollage qui sera absorbé pendant le vol. On nous remet le menu qui est plus appétissant que le traditionnel « Chicken or pasta » de la classe éco.

Apéro le retour, cette fois-ci une fois en vol, avec une mise en bouche et des feuilletés au fromage. Allez, une dernière coupette et je m’arrête, sinon, ça va me monter à la tête.



En entrée, on déguste des crevettes sautées au piment d’Espelette, un lingot de foie gras aux cranberries, et du taboulé libanais. On enchaîne tous les 2 avec le quasi de veau et la purée, miam miam.



En dessert, on choisit le sorbet, car on est déjà repus. On peut profiter des films à foison et se reposer de façon confortable. Steph se met en position dodo et se repose.

1H30 avant l’arrivée, rebelote, on nous sert une collation, qu’on ne mange pas en entier car on n’a pas trop faim. A l’heure prévue, soit 19H10, on se pose en douceur à Miami, et en 10 minutes nous sommes arrivés à l’immigration. Là, l’expérience aidant, on sait qu’on va devoir prendre notre mal en patience, car en général, ça prend un temps certain. La queue avance à un bon rythme, et à un moment, j’estime que ça prendra environ 1H (contre 2H environ pour nos fois précédentes). Beaucoup de guérites sont ouvertes, le flot est continu

Sauf que je n‘avais pas prévu qu’à 20H, la machine allait se gripper ! Presque toutes les guérites se vident, c’est la fin du service pour les officiers d’immigration, et il n’y a aucune relève à l’horizon !! il ne reste que 4 guérites ouvertes, très peu pour la queue immense… Donc au final, ça a pris 1H30.

Aucun souci pour récupérer les bagages à côté des tapis roulants, évidemment, ça fait un bail qu’ils sont arrivés, eux. On va directement récupérer notre voiture de loc chez Alamo dans le garage, sans passer par le comptoir, ayant fait le check-in online et sélectionné l’option « skip the counter », très utile, je recommande.

On choisit une Nissan Altima déjà approuvée par Steph, et le GPS enclenché, il se remet à l’heure US sans problème après notre escapade mexicaine l’an dernier.

C’est à 21H50 qu’on arrive au Hyatt Place Plantation déjà testé 2 fois, sans problèmes sur la route. Il fait encore chaud et humide à cette heure, il a visiblement fait beau la journée.

On va se coucher.

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