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Buenos Aires et le Nord de quatorze à dix-sept jours English translation pending
by Philippe8899 · 2011-05-15 · 1 reply
Nous sommes sois 2 ou 4 personnes (ce qui importent peu ici) et nous partons pour l'Argentine pour 14-17 jours . Nous partons dans les environs du 2-10 octobre . Nous arriverons directement à Buenos Aires (de Montréal) . Nous comptons y rester 3-4 jours pour ensuite se diriger sois vers Mendoza ou vers Iguazu . Nous avons ciblé 4 villes qui nous semblaient des incontournables pour le voyages : Buenos Aires (3-4 jours)-Iguazu (3 jours)-Cordoba (2-3 jours)-Mendoza (2-3 jours) . L'ordre n'est pas établi encore tout comme le mode de déplacement pour chaque ville.

Le meilleur moyen est il en bus ou train (si il y a train) .Le bus couchette est une option disponible pour nous. Il y a t'il d'autres villes alentours qui seraient des indispensbles aussi que je manquerais ? Vous connaisez le meilleur site pour les hôtels pour l'Argentine ? On cherche quelque chose de bien (disons chambre et salle de bain ) 2-3 étoiles. Pourvu que ca sois propre !! Le meilleur quartier pour loger à Buenois Aires ?(On aime la bonne bouffe et le vino quand même !) Le meilleur vignoble à Mendoza ? Attrape touriste à faire attention ?

Merci pour les infos

Budget de 6000$ à 2 c'est possible ?
Road trip Yucatan-Belize-Guatemala fin mai 2011: budget et durée? English translation pending
by BackFire · 2011-04-25 · 19 replies
Bonjour a vous globe-trotters du monde entier !

Voila un moment que je parcours ce forum a la recherche de la moindre info pouvant m'être utile et ensuite inscrit pour pouvoir un jour faire appel a vous, et bien on dirait que le moment est venu :)

Donc je suis français, j'ai 22ans, et j'etudie actuellement a Atlanta aux USA. J'ai pas mal voyage pendant ce semestre (Savannah, Miami, Chicago, Nouvelle-Orleans, Boston, New York et ai descendu le Rio Grande en canoë a Big Bend NP) et les cours se terminent début mai. Mon retour en France étant prévu pour le 1er juin, j'ai 1 mois pour faire 1 Max de choses. (désole pour tout ce bavardage mais je pose la situation avant de passer aux choses sérieuses 😉) Jusqu'au 7 mai donc je serais a DC, ensuite je file en Floride pour faire Miami, Everglades, Keys et Bahamas avant de partir en croisière dans les Caraïbes: Cozumel, Belize City, Roatan, iles Caymans. Ce jusqu'au 22 mai.

C'est la que je fais appel a vous, j'ai du 23 mai au 1er juin quartier libre et je souhaiterai de Miami arriver sur Cancun pour démarrer une sorte de roadtrip. J'ai bien sur repéré pas mal d'infos sur le forum, ce qui m'a permis de commencer a réfléchir sur une idée d'itinéraire: - 23 mai arrivée sur Cancun en début d'aprem, reste de la journée sur la ville et les environs (plage, visite...) nuit a Cancun

- 24 mai départ de Cancun pour Chetumal avec stops a Playa Del Carmen et Tulum (5/6h entre Cancun et Chetumal) nuit a Chetumal

- 25 mai excursion a Banco chinchorro (de Xcalac?) + trajet Chetumal/Belize City 3/4h (formalités frontières ? J'ai 1 passeport français et 1 Visa américain) nuit a Belize City ?

- 26 mai Half Moon Caye + Blue Hole , départ pour le Guatemala et Flores avec un stop a Belmopan (durée ?) nuit a flores

- 27 mai visite de Tikal et du lac, départ pour Palenque (saut par San Cristobal?) durée Flores/Palenque? Nuit a Palenque

- 28 mai Palenque/Villahermosa (2h) visite de la ville puis départ vers Campeche (6h) nuit a Campeche

- 29 mai Campeche/Merida (3h) avec stop a Uxmal (Puuc Route?) nuit a Merida - 30 mai Merida/Cancun (5/6h) avec stop a Chichen Itza et Valladollid, nuit a Cancun

- 31 mai Cancun, excursion a Isla Holbox pour requins baleines ? Ou modif dans l'itinéraire

- 1er juin départ Cancun pour Atlanta

A quel budget dois-je m'attendre ? Sachant que je suis étudiant et adepte des auberges de jeunesse, prêt a dormir dans des cabanes ou hamacs ! 1000$ est-ce utopique ? Et au niveau des trajets, je souhaiterai tout faire en bus évidemment étant seul. Comment cela fonctionne t il ? Au mexique j'ai vu les réseaux de bus mais c possible de s'arrêter pour des stops et en reprendre plus tard ? (par ex le 1er jour Cancun-Chetumal avec Tulum) Et au Belize et Guatemala, trajets faisables en bus ? Et en 10 jours c'est réalisable? J'ai souvent un rythme d'enfer dans mes voyages...

Toutes les remarques motifs ou éventuelles suggestions sont bien sur les bienvenues 😉

Merci a tous pour votre aide

Kev
Argentine...projet réalisable niveau budget? English translation pending
by Zebrasquare · 2011-04-25 · 8 replies
Bonjour à tous,

Réféchissant à un nouveau voyage pour cet été, j'étudie la faisabilité d'aller en argentine NOA. J'ai une idée vague de l'itinéraire assez classique je pense.

Mais avant malheuresement il faut parler argent !😕 Comme ds mes autres voyages, avant de me lancer dans l'itineraire exact il faut évaluer le budget.

Donc ma question est trés simple, je dispose de 120€ Maximum par jours et pour deux personnes Est ce suffisant pour ce loger, manger, visiter et se deplacer en bus, taxis...etc

Ce budget comprend la vie sur place, hors billet d'avion bien sur, pour environ 27 jours de voyage.

Merci beaucoup pour vos conseils reco etc... Bien à vous

Julien
Itinéraire au départ de Panama jusqu'à Buenos Aires? English translation pending
by Hornet77360 · 2011-04-01 · 8 replies
Bonjour,

Nous quittons le Canada fin juin pour nous rendre au Panama, puis nous voulons partir pour un tour en Amérique du sud pour le finir à Buenos aires en janvier. Notre circuit serait Panama-Colombie-Pérou-Bolivie-Chili et Argentine. Avez vous des itineraires à nous conseiller, sachant que les trajets se feront uniquement en bus. Merci de votre aide.
Vos meilleurs souvenirs: Bolivie, nord du Chili et de l'Argentine? English translation pending
by Tohine · 2011-03-20 · 14 replies
Salut les voyageurs ! Vu les tarifs et les escales à n'en plus finir j'ai décidé d'atterrir à Buenos Aires plutôt qu'en Bolivie puis d'y aller tranquillement en car en passant plutôt par le chili. La question c'est en passant par où, m'arrêtant où ? J'aime bien les parcours en-dehors des sentiers battus, les rencontres incongrues, les visites improbables. Qu'avez-vous croisé qui vous ait changé, époustouflé, amusé, surpris dans ces coins-là ? Quelle route (ou rail) ne surtout pas louper et accessoirement à combien ça peut bien revenir ? Et vos meilleurs souvenirs de Bolivie, c'est où ? C'est quoi ?

Merci pour tout, les récits des uns et des autres sont de bien meilleurs indicateurs que les guides
Circuit en Argentine au mois d'avril English translation pending
by Bouba033 · 2011-03-15 · 9 replies
Bonjour,

A peine rentré du Cambodge (ballade du 10/01/11 au 10/03/11) que je souhaite repartir découvrir un autre pays, une autre culture et m'offrir une nouvelle aventure. 😎

Entre le Pérou et l'Argentine mon cœur balance, après quelques recherches je viens de choisir l'Argentine. Il faut bien démarrer quelque part, le Pérou comme 1000 autres destinations seront pour plus tard, pas facile de tout visiter dans une seule vie, encore moins avec un tout ptit salaire 🏴‍☠️

Seulement voila, je souhaite partir pour le mois d'avril et ça arrive bientôt.. et a part avoir choisi mon pays j'ai pas encore vu pour le circuit idéal à l'intérieur de ces terres pendant un mois. Lors de mon organisation pour le Cambodge j'avais pris beaucoup d'informations via ce forum, cette fois ci je viens voir si un globe-trotteur peut me donner un coup de main car le temps se met a manquer..

J'arriverai le 04avril et repartirai le 07mai à chaque fois par Buenos Aires. Avec un sac à dos et quelques euros (3000max (sans compter le vol) mais bien sur si j'arrive à depenser moins c'est l'idéal sinon au retour j'ai plus rien ce sont mes dernières économies :x j'ai pas encore regardé le cout de vie la bas.. donc coté dépense ce sera la surprise).

L'idéal serait de passer quelques jours a BA pour visiter, puis lors de mon sejour j'aimerai faire 3-4jours de ballade à cheval, et aller voir les chutes d'iguazu.. il y a certainement plein d'autres merveilleuses choses a voir, et c'est la ou j'ai besoin d'aide pour réussir a organiser un ptit circuit, passer par quelques villages du trou du cul du monde avec pour seul intérêt un bon repas et des gens souriants et aussi passer par des endroits touristiques avec des choses inoubliables à voir. J'ai un mois je tiens pas à courrir, je prefere ne faire qu'une partie et revenir dans quelques années si jamais j'ai raté quelque chose. J'ai tendance à preferer les chambres d'hotes simple plutot que les hotels meme si je ne suis pas contre un petit peu de confort de temps en temps, ce qui compte le plus c'est les paysages et la bouffe^^ j'suis un ventre sur pattes. Je suis pas sportif pour un poil, si jamais il y a des treks faut que ce soit à mon rythme, le cheval pour ca m'irait bien^^ Je n'ai pas prévu de partir avec un matériel de camping. Et je pense prendre les bus plutôt que l'avion par économie..

Voila, je sais que chaque voyage et chaque voyageur est différent mais si quelqu'un peut me dépanner ce serait top ;) je suis dispo pour davantage d'information pour aider à m'aider^^ et bien sur dispo pour donner des infos sur mon voyage au Cambodge via mp ou sur un autre post (pour pas trop polluer celui-la) si quelqu'un le souhaite.

Merci par avance. Sylvain
Taxe de sortie Guatemala/Belize? English translation pending
by Evazion4 · 2011-03-08 · 3 replies
Bonjour à tous les VFistes !

Je m'envole semaine prochaine pour 5 semaines dont 4 au Guatemala et 1 à Belize.

L'itinéraire sera une "boucle" : j'atterirai à Guate. Ciudad puis atteindrai Belize pour Caye Caulker / Caye Tobacco pour enfin retourner au Guatemala direction la France.

J'ai une interrogation : la taxe de sortie du Guatemala étant déjà incluse dans le prix du billet d'avion, devrai-je la payer de nouveau lorsque je quitterai, pour une semaine, le Guatemala ? (d'après le Routard, non) En revanche, je devrai tout de mm m'acquitter de 15 € de taxe de sortie de Belize et 2 € pour revenir Guatemala ...

Enfin, quelqu'un saurait-iol me dire s'il est possible de relier Caye Caulker à Caye Tobacco directement par bateau ?? (ou suis-je obligée de repasser par le continent Dangriga) ??

Merci d'avance pour vos tuyaux !!!

@ +
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-02-11 · 3 replies
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
Un mois cet été en Argentine-Bolivie, possible? English translation pending
by Max2000 · 2011-02-09 · 12 replies
Bonjour à tous!

Ici deux neophytes québécois des forums de ce genre qui appelent à l'aide! 🙂 Nous prévoyons partir 1 mois cet été en Amérique du Sud... Là s'arrête les certitudes! Après, que des questions pour lesquelles nous aimerions votre aide! Nous voulions initialement faire Buenos Aire-»Iguazu-»sud de la Bolivie-»retour au Qc via Santa Cruz ou La paz. Est-ce possible en un mois de tout faire cela ou nous allons manquer de temps pour vraiment profiter de notre voyage? Si c'est possible, comment voyageons-nous entre ces destinations, et à quel prix/temps? Avez-vous d'autres itinéraires à nous proposer, considérant que notre budget est celui d'étudiants et que nous visons plus l'«aventure» que les musées?

Merci infiniment!
Quinze jours dans le Nord-Ouest argentin en juin 2011: bus, villes et météo? English translation pending
by KarijiniNP · 2011-02-08 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterai passer 15 jours en Argentine en Juin 2011 mais ne sais pas trop comment m'y prendre. J'aime les voyages-sac à dos et voyagerai probablement avec une amie. Cette destination est-elle sûre pour 2 filles? (pour rassurer papa-maman...😛) La météo en juin est-elle compatible avec une vie en plein air? (les musées, ce n'est pas vraiment mon truc) Quel est le mode de transport à privilégier pour ménager le calendrier et le porte-monnaie? (bus? train? voyage de nuit) Quel serait le circuit idéal en sachant que j'aimerai faire le détour par les chutes d'Iguaçu?

Merci pour votre aide, vos conseils me seront très précieux!😎 Camille
Visite insolite de Rome: vos idées? English translation pending
by Dididinene · 2010-12-18 · 16 replies
Bonjour,

Actuellement étudiante en BTS Tourisme, je dois organiser un voyage et j'ai choisi de le faire à Rome. J'aimerais savoir s'il existe des visites autres que culturelles. J'ai déjà prévu les visites du Colisée, du Panthéon, du Vatican, des fontaines... et j'aimerais ainsi proposer quelque chose de moins conventionnel.

Merci d'avance,

Amandine 😛
Argentine: meilleur trajet de Puerto Iguazu vers Salta en bus? English translation pending
by Zéphyr10 · 2010-12-17 · 10 replies
Bonjour,

Je souhaite me rendre de Puerto Iguazu à Salta en bus début janvier 2011. J'ai lu différents forums et consulté mes guides de voyage. Le meilleur trajet que j'ai trouvé est : Puerto Iguazu vers Corrientes Corrientes vers St-Martin de Tucuman St-Martin de Tucuman vers Salta

Bon, voilà que les trajets ne sont pas tous les jours.

Quelqu'un connaît un meilleur trajet? Je tente de voir le prix en avion de Puerto Iguazu vers salta, mais après consultation de diverses compagnies aériennes, aucun ne déssert ces villes entre le 5 et le 7 janvier 2011.

Est-ce que c'est moi qui ne regarde pas au bon endroit? Merci de me conseiller! Karine
Itinéraire pour un mois en Argentine? English translation pending
by ChidaNani · 2010-10-31 · 29 replies
HOLA !

Mon ami & moi envisageons de partir en Argentine 4 semaines en Mars/Avril. Le choix de la destination est tout frais, notre iténéraire n'est donc absolument pas défini, mais nous y travaillons :) ! Nous aimerions savoir quels sont les visites incontournables, les villes à visiter, les lieux insolites à ne surtout pas rater, ...

Pour info : Nous voyageons en sac à dos, nous ne sommes pas effrayés par les longues distances en bus (éventuellement vols intérieurs), et espérons visiter un maximum de choses en 4 semaines (avec deux ou trois jours de farniente).

Nous comptons donc sur vous nous faire partager vos expériences en Argentine et pour nous aiguiller dans nos choix !

Merci beaucoup pour votre aide ! Stéphanie.
Choquequirao et vallée sacrée des Incas en six jours English translation pending
by Boz51 · 2010-10-10 · 0 replies
Le trek de l'Alpamayo terminé, nous voici à Cuzco pour découvrir le site incas de Choquequirau (le "berceau de l'or" en quechua) qui se trouve à l'est de la ville et la vallée sacrée des incas (avec le Machu picchu au fond de la vallée) qui se trouve plus à l'ouest.

Donc arrivée à Cuzco de Lima en avion avec Star Péru (147 € l'aller retour : il y a moins cher mais ce sont des départs le matin ce qui ne nous arrangeait pas) vers 17 h. Direction l'hôtel pour déposer les bagages (la Casa Campesina : bien mais cher comme un peu tout à Cuzco !) puis le terminal terrestre pour acheter les billets de bus pour Sayhuite (15 NS pour 3h30 de trajet). Sur le retour pour aller à l'hôtel, achats de nourriture pour le trek.

Samedi 28 août 2010 : le trek du Choquequirau de Cachora vers Huanipaca

Départ au terminal terrestre à 6h et arrivée à Sayhuite à 9h30 où nous attendent des chauffeurs de taxi (en réalité des ados arrogants qui pratiquent des tarifs exorbitants) sur le bord de la route pour nous conduire à Cachora. En l'occurrence, nous avons payés 20 NS (un peu cher sans doute) mais il avait demandé le double : en réalité, il ne sert à rien de négocier la course au départ car les chauffeurs se connaissent tous et aucun ne proposera un tarif inférieur au risque d'être mal vu par les autres. Après plus de deux semaines au Pérou, on ne cherchait plus à négocier : on acceptait le tarif initial et, une fois à destination, on payait le prix normal (ce qui suppose de le connaître et c'est pour cela que je les indique) malgré les protestations du chauffeur qui n’a, de toute façon, aucun moyen de pression.

Nous sommes arrivés à Cachora à 10 h : le taxi nous dépose sur la place : nous faisons le plein d’eau à la fontaine et nous descendons le chemin sur les indications des policiers locaux. On arrive assez vite sur une route qu’il ne faut pas suivre : il faut couper à travers champs (se renseigner auprès des passants).

Le chemin (borné ce qui est peu courant) est sur le versant opposé : il y a 2h30 de montée et 2h30 de descente abrupte pour atteindre Chikiscca (à 16h). Nous avons trouvé peu d’intérêt à cette journée de marche assez monotone mais cela est peut être du au fait que nous venions de terminer le trek de l’Alpamayo : nous étions sans doute moins sensible au paysage. En plus, et comme à l’habitude, nous portions nos sacs (autour de 11-13 kg).

Chikiscca n’est pas un village mais un camping tenu par une famille qui cultive des fruits et des légumes et qui se trouve un peu avant Playa Rosalinas (où il existe des lodges désormais).

Dimanche 29 août 2010

La montée vers le site est interminable et vraiment pénible : aucun intérêt de surcroît.

Arrivée au point de contrôle vers 13h mais il n’y a pas de gardien (entrée à 37 NS normalement) ce qui ne m’empêche pas évidemment de poursuivre d’autant plus que le site apparaît au loin. J’arrive au camping (ne pas s’arrêter dans les lodges qui se trouvent un peu avant le point de contrôle car le site est assez loin (1h30 à 2h de marche) alors que le camping est bien plus proche).

Une fois la tente montée, je rejoins le site vers 15H. C’est réellement impressionnant et d’autant plus qu’il y avait très peu de touristes (moins d’une dizaine !). Le site ferme vers 17h mais rien n’empêche de jouer les prolongations à tel point que vers 17h, j’étais tout seul pour admirer les ruines (et notamment les fameux lamas incrustés) avec le coucher de soleil qui donne un peu plus d’authenticité au site. J’avais l’impression d’être un personnage des Cités d’or, le dessin animé.

Retour au camping un peu avant la tombée de la nuit.

Lundi 30 août 2010

Après une nuit d’orage et de déluge, réveil sous la pluie : le gardien attend que les campeurs se réveillent pour leur demander leur ticket : d’après ce que j’ai compris, il attend les personnes qui viennent de Huanipaca car il n’y a pas de point de contrôle en venant par ce côté-là. Attention, il est préférable de payer en soles car les dollars sont acceptés mais avec un taux de change très défavorable (2 NS pour un dollar lorsque le change à Cuzco est de 2,8 !).

Le vent chasse les nuages ce qui nous permet de rejoindre le site et poursuivre la visite commencée la veille (il faut 4 heures environ pour le visiter tranquillement). Il est d’ailleurs préférable de le visiter en fin de journée lorsque les nuages et la brume se sont dissipés plutôt que le matin.

Mais la visite dans la brume a aussi son charme car on est plongé dans une atmosphère de découverte et de mystère telle qu’aurait pu connaître les découvreurs du site…

Fin de la visite et retour au camping pour faire les sacs et préparer le retour vers Huanipaca. Le sentier pour rejoindre Los Loros (localité où il existe un hôtel qui accueille les touristes de passage et à partir duquel il est théoriquement (cf. infra) possible de rejoindre Huanipaca en taxi) part du camping. Il s’agit de descendre jusqu’à la rivière Apurimac et remontée jusqu’à Huanipaca.

Au fonds de la vallée, il y a la Playa San Ignacio indiquée au camping à 4,5 km mais c’est en réalité plutôt autour des 8 km (2h) : la descente est assez longue et monotone.

La montée jusqu’à Los Loros est terrible surtout la première heure pour rejoindre l’hacienda San Ignacio : nous ne rejoindrons d’ailleurs pas Los Loros car la nuit arrivant, nous nous arrêtons au lieu dit Carmen. Il existe à cet endroit des sanitaires mais ils sont complètement détruits…

Mardi 31 août 2010

Nous arrivons assez rapidement à Los Loros (qui est à 17 km du camping du Choquequirau) : nous sonnons à la porte mais il n’y a personne. Nous attendons jusqu’à ce qu’une employée nous ouvre pour nous expliquer que les propriétaires ne sont pas présent et qu’ils ne peuvent pas appeler de taxi ni téléphoner. Des randonneurs rencontrés la veille et que nous retrouverons par la suite nous ont expliqué qu’ils avaient eu le même accueil mais qu’en insistant, l’un des employés avait fini par les conduire jusqu’à Huanipaca…

Un peu curieux tout cela. En attendant, nous avons du rejoindre Huanipaca à pieds : attention, il ne faut pas suivre la route qui fait 17 km en zigzags : il faut prendre le sentier qui va tout droit : c’est beaucoup plus cours (2 à 3 h).

Arrivée à Huanipaca, il faut encore trouver un taxi : le premier rencontré nous proposera 250 dollars pour rejoindre Cuzco !!!

Bref. A ce moment là, je me retourne et j’aperçois les randonneurs croisés la veille au camping dans une voiture qui les conduit jusqu’à la route qui mène à Cuzco (localité qui s’appelle Sayhuite) et où il est possible sans difficulté d’arrêter un bus pour Cuzco (il y a toutefois très peu voire aucun bus après 14 h semble t-il).

Ils nous proposent de partager la course avec eux : 50 NS à partager à deux soit 25 NS chacun. Vers 13h, on arrête un bus qui nous mènera à Cuzco en 3h30 pour 15 NS.

Bilan : le trek en lui-même ne présente pas grand intérêt et porter son sac rend l’exercice limite pénible. Il doit l’être d’autant plus d’ailleurs si, comme la plupart des randonneurs, ce trek consiste à faire Cachora – Choquequirau – Cachora. Le retour par Huanipaca permet d’éviter de revenir sur ses pas ce qui n’est pas spécialement palpitant d’autant plus compte tenu de la monotonie du parcours.

Par contre le site est à découvrir absolument !

Mercredi 1er septembre 2010 : la vallée sacrée des incas

Départ pour Pisac à 7h en collectivo (avenida Tulumayu) pour 2 NS : d’une manière générale, nous avons privilégié les collectivos aux taxis car c’est un mode de transports où il n’y a pas à négocier les prix : les tarifs sont affichés et sont les mêmes pour tous.

Le collectivo nous arrête devant le pont qu’il faut traverser pour rejoindre le centre de Pisac et notamment la place du marché où se trouve l’office du tourisme : il est possible de se procurer une carte avec le parcours de visite du site (très bien faite : c’est suffisamment rare pour le signaler).

Au niveau du pont mais côté village, des taxis attendent pour conduire les touristes jusqu’au site qui se trouve en hauteur : le tarif est fixe : 20 NS.

Il y a un point de contrôle un peu avant l’accès au site où il faut acheter le ticket d’entrée : nous avons pris le boleto à 70 NS qui permet de visiter Pisac, Moray, Ollantaytambo et Chinchero.

Il faut environ 1h30 à 2h pour visiter les ruines : le parcours consiste à descendre la montagne où sont disséminées les ruines pour rejoindre le village. C’est assez intéressant mais sans comparaison possible avec le site de Choquequirau : la visite de ruines au fil des jours va s’avérer d’ailleurs assez monotone car elles se ressemblent toutes : nous ne visiterons d’ailleurs pas celles d’Ollantaytambo (qui étaient programmée au retour du Machu picchu).

La fin de la visite des ruines de Pisac est très bien conçue car le touriste stupéfait par les ruines qu’il vient de découvrir, atterrit au milieu de la place du marché précisément là où se concentrent les vendeurs de babioles en tout genre :)

Vers 10h30, nous prenons la direction de Calca en collectivo (1 NS) puis Urubamba (2 NS) où nous trouvons un taxi qui nous amènera à Maras, Moray puis jusqu’aux salines pour 40 NS). Le taxi nous dépose sur chaque site et nous attends pendant la visite : aux salines (5 NS la visite), nous descendons à pieds jusqu’à la route qui se trouve en contrebas pour arrêter un collectivo (10 min d’attente et 2 NS) qui nous amènera jusqu’à Ollantaytambo vers 15h pour prendre le train pour Agua Caliente.

Tout ce parcours est parfaitement rôdé au niveau des taxis et des collectivos : les choses se font assez facilement pour peu qu’on ait compris comment tout cela fonctionne).

A Agua Calientes, nous avons trouvé l’hôtel El Inka II pour 30 NS la nuit : l’hôtel est référencé dans le guide du routard et à l’accueil, on est plus surpris de voir débarquer des français :) Les bagages posés, nous partons tout de suite acheter les billets pour le site du Machu picchu (126 NS !!!) et les billets de bus (7 dollars l’aller simple !!!) puis resto Indio Féliz.

Jeudi 2 septembre 2010

Levée à 4h30 mais personne à la réception pour nous ouvrir : tout le monde dort donc obligés de passer par la fenêtre…

On arrive au départ des bus vers 5h et il y a déjà beaucoup de monde : nous prendrons le 7ème bus (ce qui signifie qu’il y avait déjà 50 x 6 = 300 personnes à attendre avant nous). Arrivée sur le site, une personne se charge de remonter la file d’attente pour savoir qui veut monter au Wayna picchu : je serai le 325ème sur les 400 autorisés par jour :)))

Il y a de la brume mais cela n’est pas vraiment gênant : ce qui l’ai davantage et cela vaut également pour le Choquequirau, c’est qu’il n’y a aucune explication sur le site. Il est possible d’avoir une petite carte à l’entrée du Machu picchu mais rien pour le Choquequirau : compte tenu des tarifs exorbitants (le Machu Picchu est plus cher que le Louvre à Paris !), on pourrait s’attendre à avoir un petit prospectus un minimum pédagogique et quelques pancartes explicatives sur le site !

La visite du site peut se réaliser en 3 à 4 h et il faut environ 2h de plus pour le Wayna picchu. Le Wayna picchu vaut le coup pour la vue sur le Machu picchu mais aussi pour se rendre compte de la position de site qui se trouve entourée de montagnes : c’est très spectaculaire.

Nous descendons vers 12h pour prendre un bus puis le train de 13h41.

Arrivés à Ollantaytambo, nous n’aurons plus d’envie pour visiter les ruines et nous rentrerons pour Cuzco.
Visiter le nord de l'Argentine en dix jours à partir d'Iguazu? English translation pending
by Yvanvw · 2010-06-30 · 16 replies
Bonjour tout le monde,

J'ai déjà parcouru de nombreux posts sur l'Argentine. Je prolonge un voyage au Pérou par 10 jours en Argentine. J'arrive à l'aéroport d'Iguazu (côté argentin) et j'aimerais donc commencer là mon tour pour me rendre à Buenos Aires pour reprendre l'avion vers la maison.

Je visiterai donc les chutes côté brésilien et argentin. Le barrage d'Itaipu me tente aussi. Est-ce qu'on peut combiner la visite des chutes côté brésilien avec le barrage dans la même journée? faut-il être côté brésilien le matin ou l'après midi. Il me semble avoir vu qu'on peut nager à certains endroits. Est-ce vrai?

Puis j'aimerais visiter le parc Reserva Provincial Esteros de Ibera. Mais ça a l'air galère pour s'y rendre... quelqu'un a déjà expérimenté à partir d'Iguazu? et puis dans le parc, faut-il prévoir un guide, risque-t-on de se faire manger tout cru par les caimans? Combien de temps faut-il y rester?

Ensuite direction Salta? je préfère la nature à la culture... n'y a-t-il pas des montagnes / glaciers à voir dans le coin? si on ne va pas à Salta.

Puis direction Buenos Aires, où on verra ce programme nous laisse le temps d'un peu visiter cette ville.

Est-ce que ça vous semble faisable? Comment se rendre de Iguazu à la réserve? puis de la réserve à Salta ou les montagnes?

Merci d'avance pour votre aide, j'ai hâte de partir!

Yvan
Visiter le Grand Trou Bleu (Blue Hole) au Belize? English translation pending
by Midounette69 · 2010-06-21 · 18 replies
bonjour,

je veux faire le BLUE HOLE ; qq'un l'a til fait et peut me dire : - de quelle ville prendre un speedboat pour y aller? one day avec une agence? eske je peux à partir de Caye Ambergris? ou Caulker? ou chetumal ? ou placencia? qui sont mes arrêts ; ou suis je obligée par Belizecity? et quel prix environ?

merci pr vos réponses
Itinéraire dans le Nord-Ouest argentin et en Bolivie English translation pending
by Miohen · 2010-06-14 · 7 replies
Bonjour, nous partons à 2 pour un voyage de 7 semaines dans le Nord Ouest Argentin et surtout en Bolivie (de fin juin à mi-aout). J'ai bien travaillé l'itinéraire que j'imagine en BOUCLE (Arrivée et Retour de BUENOS AIRES)... et à présent je me pose la question du sens de ma boucle. Je pense qu'elle peut avoir une importance concernant l'acclimatation à l'altitude, mais également .

- En gros, nous passerons quelques jours entre SALTA et LA QUIACIA avant de rejoindre la Bolivie (Purmamarca, Tilcara, Iruya, ..) - quelques jours à TUPIZA avec rando/cheval dans les environs - POTOSI (mais pas l'intention d'aller voir la mine, mais plutot la ville et les environs) - quelques jours à SUCRE et ses environs (trek par nous-meme en Cordillera de Los Frailes) - Remonter vers COCHABAMBA par la vallée Alto (Aiquille, tarata, punata ... d'ailleurs est-il possible de rejoindre le PN de TORO TORO depuis Aiquille, ou seulement depuis COCHABAMBA??) - Plusieurs jours au PN de Sajama ( - Aller quelques jours pres du Salar mais en indépendant..; je pense au bus local qui mene à Llica! Est-il possible d'aller ensuite a pied ou en bus vers les villages de Jirira/Tahua...) - Redescendre vers SALTA pour prendre le bus pour BUENOS AIRES

Voila les grandes lignes de notre itinéraire... on cherche vraiment les endroits préservés du tourisme de masse et on prefere les transports locaux aux tours organisés meme si cela prend un peu plus de temps. Avez vous d'autres idées a nous soumettre dans la région de la Vallée Alto entre COCHABAMBA et SUCRE... ou bien des endroits interessants entre SAJAMA et LLICA pres du Salar.

Merci d'avance pour vos retours d'experiences et vos conseils.
Voyage au Pérou et en Bolivie en octobre: vos avis sur nos choix? English translation pending
by Braker29 · 2010-06-02 · 9 replies
Bonjour, Bretons quincagénaires, nous renouons avec le voyage après une pause(trop longue). Nous avons pris nos billets pour l'Amérique du Sud. Arrivée prévue le 02/10 à Lima(Pérou)et Départ le 30/10 de Santa Cruz(Bolivie). Nous préparons notre intinéraire mais nous nous posons des questions sur les étapes à inscrire sur notre parcours afin de ne pas louper l'essentiel et apprécier les bons moments. Bien sûr, nous pensons inclure les "immanquables" Machu Pichu, Titicaca, Arequipa, Nazca, Salar de Uyuni, Sucre. Nous sommes inquiets de ne pouvoir boucler ce circuit dans le délai dont nous diposons. Nous sommes donc à l'écoute de tous les bons avis sur la faisabilité et le retour d'expérience des voyageurs.
Effectuer le trajet Palenque-Tikal-Belize avec un tour opérateur? English translation pending
by Kaliko06 · 2010-05-30 · 5 replies
Bonjour,

J'aurais aimé savoir s'il est possible d'effectuer le trajet Palenque-Flores/Tikal-Belize avec un tour opérateur. J'ai vu qu'il existait des tours au départ de Palenque jusqu'à Tikal mais dont le retour se fait à Palenque. Nous aimerions rentrer au Mexique par le Belize. Quelqu'un l'a déjà fait? Avec quelle agence?

De plus, est-ce que vois connaissez des excursions/hébergements atypique au nord du Guatemala (vers Tikal) du style dormir dans des cabanes au coeur de la forêt, traverser le fleuve en lancha, observer la faune....

Merci pour vos réponses
Itinéraire Bolivie-Argentine du 25 juillet au 20 août English translation pending
by Elise24 · 2010-05-28 · 6 replies
Salut salut!

J'aurais grandement besoins de vos conseils... On doit choisir un itinéraire sympa entre la bolivie et buenos aires. On sera a Potosi aux environs du 25 juillet et devons être a Buenos Aires le 20 août.

On pensait passer par Sucre et Santa Cruz mais après on ne sais pas trop. (Bresil-paraguay?) C'est pour ca qu'on a besoin de vos conseils!

On a déja vu la région de salta, on a adoré. On recherche quelque chose hors des troupes de touristes de juillet-août (c'est la que ca se corse!). On adore la nature, avons notre tente, notre réchaud et tout le tralala... Et on aime rencontrer des gens du pays... Il y a les chutes d'iguazu mais j'ai très peur que la horde de touristes nous gâche le plaisir... et qu'il n'y ai pas grand chose d'autentique dans le coin...

tous vos conseils sont les bienvenus, Merci merci!!! Elise
Meilleure compagnie de bus pour faire le trajet Buenos Aires - Puerto Iguazu? English translation pending
by Lon · 2010-04-21 · 20 replies
Bonjour,

Je m'apprete à partir pour un tour en argentine cet été et biensûr je passerai voir les chutes d'iguazu, cependant j'aimerais savoir quelle est la meilleur compagnie de bus à prendre pour faire ce trajet (20 heures quand même), si quelqu'un d'entre vous a déjà réalisé ce voyage et qui pourrait m'aider?J'ai déjà entendu parler de viabariloche, crucero del norte et rio uruguay, mais je ne sais pas laquelle de ces 3 choisir?

Merci beaucoup

ed
Bolivie: une alternative à Rurrenabaque? English translation pending
by Sushicat · 2010-04-08 · 12 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes en train de préparer notre prochain voyage en bolivie (me reste donc 3 mois pr apprendre l'espagnol...). Nous avons très envie de nous aventurer dans la jungle amazonienne mais d'après ce que je lis rurrenabaque relève plutôt de l'usine à touristes et ça a en général tendance à me gacher un peu mon séjour. N'y aurait il pas des autres parcs en bolivie avec ce type de paysage et plus "calmes" ? Vers tinidad ou le parc amboro peut être. J'avoue que j'ai encore un peu de mal dans mes lectures à m'y retrouver dans toutes ces végétations.

Merci d'avance pour vos réponses.
Comment passer en Colombie depuis l'Amazonie péruvienne? English translation pending
by Adone1 · 2010-03-27 · 8 replies
Bonjour, tout le Monde

Actuellement en Amazonie sur le territoire peruvien, je m apprete a rejoindre la Ville de Pucalpa ou il est possible de prendre un Bateau sur le Rio Amazonas jusqu a Iquitos.. Jusqu a la pas de Probleme.. Je vais donc me retrouver d ici une semaine a Iquitos, le probleme se pose maintenant.. J ai envie de passer en Colombie depuis iquitos, apparament le point de passage ce situe a Leticia... chose encore faisable pour moi.. Par manque de moyen, je ne peux pas prendre L avion de Leticia a bogota qui coute a peu pres 200 euros... Ma question est : est il possible de rejoindre bogota depuis leticia par les terres? Bus, taxi? ou encore par des Fleuves? Si non, j aimerai alors savoir si il est possible de rejoindre l equateur depuis Iquitos sans passer par Tarapoto et Tumbes.. Sur mes cartes j ai vu qu il y avait le RIO NAPO, un fleuve donc, qui par de iquitos et qui va vers l equateur.. Ainsi je pourrai passer par l amazonie equatorienne pour rejoindre la colombie... cela est il possible??

Voila Voila, j espere avoir ete assez Claire... En vous remerciant d avances camarades routard...
Chutes d'Iguazu: incontournable pour un séjour de dix jours en Argentine? English translation pending
by Ncnc104 · 2010-01-29 · 11 replies
Bjr,

Dans 2 semaines, nous partons avec nos 2 enfants en Argentine pour une durée de 10 jours. Nous avions prévu de ne faire que Buenos Aires et les environs. Est-ce une erreur grossière de ne pas aller passer 1 ou 2 jours aux chutes d'iguazu ? (c'est le budget à 4 pour si peu de temps qui nous fait un peu peur). Merci de votre aide.
Traversée de l'Amérique Centrale en deux ou trois mois English translation pending
by Cassandrea · 2009-12-22 · 4 replies
Bonjourà tous, moi et 2 autres amies prévoyons partir au Mexique en Février 2010. Nous arrivons à Cancun et restons 1 semaine là-bas. Ensuite, nous voulons descendre vers le Belize suivi du Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica et Panama. Avec un petit montant d'argent soit 3000$ J'ai du mal à m'organiser côté transport. Je suis un peu insécure, car j'entends par-ci et par-là qu'il y a des endroits à éviter étant donné que nous sommes 3 filles. Jusqu'à maintenant notre itinéraire plus détaillé ressemble à ceci:Cancun, Mexique (hôtel durant 7 jours) à Chetumal(en autobus)de Chetumal, Mexique à Belize City, Belize (en autobus)Belize City, Belize à Île Caye, Belize (7 jours) QUESTION 1: Comment on s'y rend le plus facilement...Taxi-boat? Combien$?Île Caye, Belize à Tikal, Guatemala QUESTION 2: Par quels moyens pouvons nous s'y rendre...Combien de temps et $?Tikal(1 journée), Guatemala à Flores(5jours), Guatemala (en autobus)Flores(5jours), Guatemala à Guatemala city(5jours), Guatemala (en autobus) QUESTION 3: Est-ce possible? Combien$?Guatemala city(5jours), Guatemala à indéterminer au El Salvador SUGGESTIONS?Pour le moment c'est à ça que ressemble notre itinéraire. Je dois faire vite mais je trouve que je ne détiens pas assez d'informations alors je suis ouverte à toutes propositions ou infos concernant un des pays de l'amérique centrale. Nous voulons que le gros de notre voyage se fasse au Nicaragua et Costa Rica. Bocas del Toro vaut-il la peine au Panama? Est-ce qu'il y a des endroits fabuleuses et fascinantes ou d'autres qui ne valent pas la peine dans tous ces pays? Laissez-moi tout ce qui vous passe par la tête ou des anecdotes de voyages dans ces pays! Merci d'avance Cassandrea!

j
Sécurité au Guatemala? English translation pending
by Virji · 2009-09-02 · 23 replies
Bonjour, j'envisage d'aller au Guatemala pour Noel, je sai sque le sujet sur la securité au Guatemala a deja été traité mais j'ai lu que depuis cet été , les agressions étaient en augmentation. Est-ce qu'il faut prendre un guide a chaque fois qu'on veut faire une randonnée ? Est ce possible d'aller dormir pres du cratère du Pacaya , de se balader sur les rives du lac Atilan sans guide ? Sinon quel est le prix d'un guide pour aller au volcan y dormir et en redescendre par exemple ? Merci
Argentine: votre avis sur un itinéraire de vingt et un jours? English translation pending
by Saboli2007 · 2009-07-31 · 10 replies
Bonjour,

Inscrit depuis de 2 ans sur ce forum, nous lisons énormément les mines d'informations que les membres fournissent et qui nous aident pour tous nos voyages. Mias cette année, nous sechons un peu pour notre trajet et c'est pour cette raison que nous faisons appel à vos connaissances. Nous partons en septembre pour 21 jours en Argentine. Voici ce que nous pensions faire. Pourriez-vous nous donner vos avis sur ce trajet ?

J : arrivé à 7h00 à Buenos aires depuis Paris J + 1 : Buenos Aires J + 2 : Buenos aires puis départ vers Posadas J + 3 : Posadas vers Iguazu J + 4 : Iguazu J + 5 : Iguazu - Mendoza (Avion vol de 17 h 50 - 22 h 15) J + 6 : Mendoza J + 7 : Mendoza J + 8 : Mendoza J + 9 : Mendoza - Cordoba J + 10 : Cordoba J + 11 : Cordoba J + 12 : Cordoba - Buenos Aires J + 13 : Buenos aires - EL calafate (avion 09 h50 -14 h35) J + 14 : EL Calafate J + 15 : EL Calafate J + 16: El calafate J + 17 : El calafate J + 18 : El Calafate - Buenos aires J + 19 : Buenos aires saut à Montevideo ou Colonia ? J + 20 : Départ vers 17 h 00

Il nous reste 1 jour, on ne sait pas trop ou le mettre ? Comment fait-on Posadas et les missiones, faut-il mieux y passer une nuit ou pas ? Enfin, nous nous demandons s'il est plus intéressant d'aller 4-5 jours à El Calafate ou Ushuaia ?

Merci bien pour vos aides.

Les Saboli
Voyage dans le Nord argentin en août English translation pending
by Tamahyou · 2009-06-04 · 5 replies
Alors alors je me présente : je suis étudiante en médecine et je pars cet été faire un stage a Buenos Aires. Je serai a Buenos aires du 29 Juin au 7 Aout (ce qui me laisse le temps de voir la ville et les alentours) puis je dispose d'un mois pour parcourir le pays.... Je comptais plutot me concentrer sur le nord argentin avec les provinces de missiones et corrientes, les chutes puis humahuaca, salta, jujuy, cafayate, la vallee de la luna mendoza et cordoba. Je serai accompagnée de 3/4 copines qui voyageront avec moi et nous comptons plutot voyager en bus et dormir en auberge de jeunesse... Je cherche donc des infos sur le circuit : -quel temps prévoir pour visiter chaque région ? - quel budget prévoir ? - choses a voir absolument, choses un peu moins interessantes....etc... - serait il jouable de faire une petite escale dans le sud bolivien ? J'aimerai aussi si possible pouvoir faire un petit trek de quelques jours, mi marche mi cheval... sachant que je ne sais pas du tout monter (ca remonte a tres tres longtemps) et que cela ne me dérange pas de passer quelques jours avec ma tente et mon petit sac a dos pour seul confort 🙂

Sinon je suis aussi une passionnée de tango... donc si vous avez des bons plans milongas / chaussures ou n'importe quoi d'autre a Buenos Aires ou dans le nord je suis preneuse... 😎

Merci d'avance pour toutes les infos !
Mon expérience de divers hébergements en Argentine English translation pending
by Clairelis · 2009-05-05 · 2 replies
Me voila de retour après 6 semaines en Amérique du Sud dont au moins 4 en Argentine. Pour trouver des hébergements, je me suis tout d'abord référée au guide du Routard 2008-2009, mais souvent j'ai constaté que les informations n'étaient pas actualisées et notamment qu'il manquait plein d'adresses d'hostels nouvellement ouverts, offrant de bonnes prestations, car soucieux de se faire une clientèle. Par la suite, j'ai donc affiné mes recherches. Je réservais dans une ville pour une nuit et ensuite, en me promenant dans les différents endroits, je visitais d'autres lieux et changeais si je trouvais de meilleures opportunités. Des routards au long cours m'ont d'ailleurs expliqué, qu'il vaut mieux arriver tout frais sans bagages dans un hostel pour pouvoir tranquillement discuter du prix sans avoir l'air d'être aux abois. D'ailleurs ils m'ont expliqué aussi que bien souvent un compère gardait le sac à l'autre coin de la rue... Par la suite, l'un des hostels m'a donné un petit guide qui s'appelle "get south" et dans lequel il y a pas mal d'adresses d'hostels avec des réductions. A Buenos-aires:J'avais réservé dans un hostel par Internet, la première adresse du Routard dans le quartier de San-Telmo. Il s'agit de l'hostel Aleph. Nous y sommes restés quatre jours et dans l'ensemble, ça restera plutôt un bon souvenir à cause des bonnes discussions avec d'autres voyageurs, mais il faut nuancer: Avantages: situation assez centrale, mais le quartier de San telmo n'est pas très sûr la nuit bon petit déjeuner avec des fruits quoiqu’un peu déglingué, lieu plein de personnalité et de créativité (oeuvres d'art partout) personnel serviable et tolérant bonne ambiance et bon lieu d'échanges avec d'autres français petite structure

Inconvénients: il faut porter les bagages au deuxième étage exiguité et relatif délabrement des locaux communs certaines chambres donnant sur la rue sont bruyantes élevage de siamois à l'étage au-dessous (odeurs et miaulements) Le prix de la chambre était de 125 pesos avec le petit déjeuner.

A mon retour, j’ai voulu trouver un hostel plus central et je suis allée à l’hostel Colonial. Pas mon genre : 3 portes pour entrer, ce qui en dit long sur l’insécurité du coin. Locaux communs exigus, salles de bains et WC miniatures, grosse réglementation et malgré tout bruyant. Pas très cher cependant. Mendoza:Nous avons réservé à une adresse du routard: la pension Tayna à 60 pesos la nuit sans petit dej (cela correspondait au prix indiqué dans le guide du routard). C'est une ancienne maison tenue par des dames. L'endroit pourrait être sympa s'il était aménagé avec l'esprit et les services d'un hostel, mais c'est plutot l'esprit pensionnat. Chambres tristes et sans fenetres. Sanitaires défaillants. Aucune ambiance, on a voulu fuir rapidemment. En nous promenant en ville, nous avons trouvé un lieu plus central au coeur de l' animation de la ville. Adventure Park Hostel 681, Sarmiento ( 02 614 231148). C'est une bonne adresse. 100 pesos la chambre avec le petit dej, chambre donnant sur un patio au calme. Gérants jeunes et serviables, sympathiques. Barbecue, jardin, internet, une vraie cuisine. Alors bien sûr, après notre virée au Chili on a voulu retourner dans cet hostel, mais c'était la semaine sainte et il n y avait plus de place. Malgré tout, accueil très sympa (invitation à déguster une petite viande du barbecue) ; les gérants nous ont trouvé un plan: il fallait aller dormir dans un appartement plutot chic (130 pesos) et ensuite prendre le petit déjeuner dans un autre hostel à quelques rues: l'hostel del Sur. (voir photo numéro 1) Le jeune gérant de cet hotel, 25 ans nous a fait visiter sa demeure et franchement, elle nous est apparue comme la bonne adresse de Mendoza. Le patio, avec son gigantesque ficus est un endroit enchanteur. Même gamme de prix apparemment que dans l'hotel précédent. Les dortoirs sont au dessous, et les chambres à l'étage pour garantir la tranquilité. On a eu droit à la bise en partant.. Direction San Juan ensuite:La, on ne s'est pas foulé, on est allé directement à la gare des bus au bureau des renseignements pour les touristes. Ils nous ont conseillé un hostel situé entre la gare des bus et le centre ville: San Juan hostel. (70 ou 80 pesos la chambre si mes souvenirs sont exacts)C'est pas cher, correct mais pas inoubliable; malgré le jaccuzzi sur la terrasse. L’accueil d’ Alberto est très sympatique, il est disponible, il nous a emmené à la gare avec son tout-terrain et c'est lui qui nous a donné le petit guide "get south". Prochaine étape Vallée Fertil: Nous avons logé à la bonne adresse du Routard: appart hotel vallée del Sol. 10 % de réduc avec le petit livret "get south". Moins de 100 pesos pour une prestation de bon standing. C 'est une sorte de motel. Cependant l'accueil est assez impersonnel, c'est pas du tout l'ambiance routarde. Il y a des 4X4 garés au parking, mais les chambres sont grandes et confortables. C'est calme, propre, reposant. Bon marché pour la qualité. Puis nous sommes allés à la Rioja : à la pension du 9 Juillet. 85 pesos sans le petit dejeuner que l’on peut prendre à la pension pour 5 pesos de plus par personne. L’endroit est bruyant, mais j’ai bien aimé cette ancienne demeure coloniale, surtout l’immense treille de jasmin donnant sur la place. Par contre il y fait tres chaud! Le bus pour la gare est juste devant la porte. Mais pas d’internet, pas de cuisine. Ensuite, nous devions monter vers le Nord, mais problème de dingue, on a bifurqué vers Cordoba. Comme nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette idée, pas mal d’herbergements étaient complets. On a atteri dans un hostel récent trouvé dans la brochure « Get south » Aldea Hotel 81 pesos la chambre "matrimoniale" avec le petit déj. Beaucoup de jeunes israéliens (les consignes sont en espagnol et en hébreu). Encore un endroit plein d’œuvres d’art : c’est spacieux, calme. C’est pas mal pour le prix, mais c’est le style industriel, pas vraiment charmant. Puis direction Iguazu. Enfin un endroit plein d’hebergements charmants et pas chers.A la gare, on nous a proposé la résidence Noelia référencée sur le guide du routard. Les prix avaient baissé : 60 pesos la chambre. Nous avons préféré aller à la meilleure adresse du Routard : le Rioselva. Ce qui était une erreur. L’endroit est certes très beau avec un parc paysager, une petite piscine adorable, mais très loin du centre. Encore une sorte de motel. Mais il n’ y a pas de cuisine, pas d’internet et j’ai trouvé l’accueil intéressé. En plus 130 pesos, c’est cher pour l’endroit. Donc, nous avons changé pour aller dans un petit hostel prés de la gare : El Guembre. Avec une chambre à 80 pesos (salle de bains commune) petit déj compris. Le jardin et la petite piscine sont charmants. Il y a des hamacs. Une grande cuisine. On peut griller des viandes dans le jardin. C’est super. Crochet par san ignacio où nous sommes descendus au Descanso. Les bungalows sont extra, ce sont des petites cabanes mignonnes et proprettes. 65 pesos la nuit et il faut rajouter 4 pesos de petit déjeuner. Les propriétaires d’origine autrichienne sont adorables. L’endroit est un peu loin du centre ville, mais il y a des taxis pour 10 pesos. Et enfin Colonia en Uruguay : hostel « el espagnol ». Là, j’ai dormi dans les dortoirs, il n’y avait pas grand monde. Les chambres de 4 personnes étaient belles, grandes avec des hauts plafonds. Pas cher. Petit déj en sus. C’est une maison coloniale très très sympa. Patios, grand salon salle à manger, cuisine, internet, gentilles personnes à l’accueil. Bien situé entre la vieille ville et le port. Deux dalmatiens pour garder la maison.

N'hésitez pas à me contacter pour plus d'infos! Bonne route. Clairelis
Circuit des missions Jésuites en Bolivie? English translation pending
by Goldandlink · 2009-04-29 · 8 replies
Bonjour,

n'ayant pas eu de réponses sur un autre forum je me permets de poster mes questions ici :)

Plutôt que de faire un topic avec toutes mes questions, j'ai préféré faire un par sujet, pour que ça puisse servir à d'autres et que ce soit plus simple à retrouver.

Celui-là concerne ma question sur le circuit des missions jésuites, que le Lonely Planet qualifie comme l'une des plus belles et plus riches excursions à faire en Bolivie. Pourtant, il n'y consacrent que 4-5 pages dans le guide, aucune photo, et d'après ce que je lis, j'ai l'impression qu'il s'agit avant tout d'une succession d'étapes dans des petites villes, un peu au pas de course, mais je ne suis pas sûr que ça vaille tant que ça le coup.

Quelqu'un peut-il me donner des retours sur cette excursion ?

Si je souhaite faire ce circuit, je suppose que le mieux est de partir de Santa Cruz non ? Ça donnerait une raison d'aller dans cette ville, qui n'a pas l'air si intéressante que ça (par rapport à Sucre ou Potosi par exemple...)

Merci d'avance pour vos retours

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