Results for "Agadir+et+golf+|+1+>+66"
5152 results found.
Voyage 4x4 Maroc-Mauritanie-Sénégal par la route English translation pending
salut a tous je pars debut de semaine prochaine pour le senegal en 4*4 par la route, je pense m'arrêter apres agadir pour surfer, pouvez vous m'indiquer les spots et les endroits sympats dans la partie apres tantan merci!
Tuyaux de Tiznit (Maroc) à Dakhla (Sahara Occidental)? English translation pending
😎 salut!à tous je cherche desespérément des conseils et tuyaux pour savoir si il y a de quoi poser la caravane à dakhla pour un séjour de 1à2 mois;camping ou bivouac? ensuite savoir si il y a des petits villages accueillants en remontant vers tiznit et ce toujours en prenant le temps de se méler à la population (histoire de ne pas voir que ce qui ce fait à la chaine en 8 jours). A croire que cette région n'existe pas! personne n'en parle je compte sur vous tous pour développer ce sujet! par avance merci!J-Luc 😉
Croisière sur le Costa Serena le 16 mars 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons faire une croisisere sur le costa serena " terre et soleil" le 16 mars 2009. Qqu a t il déja fait cette croisiere? Qui peut nous donner des conseils sur les escales.
Merci d avance a tous.
Nous allons faire une croisisere sur le costa serena " terre et soleil" le 16 mars 2009. Qqu a t il déja fait cette croisiere? Qui peut nous donner des conseils sur les escales.
Merci d avance a tous.
Marrakech en mars: dormir à l'aéroport? English translation pending
🙂 bonjour,
on doit se rendre à Marrakech début mars et je suis sidérée ou naive face aux horaires nuls proposés: c'est soit 7h du mat souvent ou 15h à l'aller
de plus je me demande quelle compagnie prendre quant je vois les témoignages des internautes
comment vous faite quant les vols sont si tôt ? Dormir sur place, prendre un hôtel ? MERCI
KAJOLKA
ps: au moins FES c'est simple et petit aéroport !!
comment vous faite quant les vols sont si tôt ? Dormir sur place, prendre un hôtel ? MERCI
KAJOLKA
ps: au moins FES c'est simple et petit aéroport !!
Maroc: état de la route de Tata à Goulimine? English translation pending
Bonjour,
Je pars la semaine prochaine dans ce coin, avec location de voiture à partir d'Agadir.
je n'arrive pas à trouver les infos sur l'état de la route et les temps de trajet sur les itinéraires suivants :
Agadir-Akka
Akka-Goulimime
Goulimime-Agadir
Toutes les routes sont-elles goudronnées ?
merci pour les infos !!!
Maroc ou Tunisie pour une petite escapade de six jours fin novembre? English translation pending
bonjours a tous
j'ai un gros dileme j'ai 6 jours (su 23 au 28 novembre) de congée et je me suis dit qu'une petite escapade ne me ferais pas de mal. 6 jour a me faire chouchouter mais ou ? Marrakech, Agadir ou djerba ?? ou ailleurs ??
qui aurais un conseil? ou me donner le nom d'un bon hotel ou d'un centre de thalasso ??
merci d'avenche
bonne journée
j'ai un gros dileme j'ai 6 jours (su 23 au 28 novembre) de congée et je me suis dit qu'une petite escapade ne me ferais pas de mal. 6 jour a me faire chouchouter mais ou ? Marrakech, Agadir ou djerba ?? ou ailleurs ??
qui aurais un conseil? ou me donner le nom d'un bon hotel ou d'un centre de thalasso ??
merci d'avenche
bonne journée
Se loger au Maroc English translation pending
Bonjour, je pars fin novembre au Maroc. Voila mon itineraire souhaitable: Marrakech (2 nuits), Casablanca (2 nuits), Essaouira (2 nuits), Agadir (4 nuits), + la derniere nuit a Marrakech. Avez-vous des conseils pour le logement, hotel ou riad, pas tres cher mais propre et confortable? Merci pour toute reponse.
Adresse de la gare ferroviaire à Tanger? English translation pending
à tous je recherche adresse de la garre ferroviaire à tanger pour la transmettre a mon copain qui cherche les horaires et les prix pour se rendre à casablanca pour ensuite prendre le car pour agadir? merci beaucoup je cherche depuis longtemps !
Trajet en voiture au départ de Marrakech avec deux enfants: le désert ou Essaouira? English translation pending
Bonjour à tous
nous partons avec nos filles de 17 et 5 ans samedi 25 octobre pour Marrakech.Nous disposons de 8 jours
Selon vous avec nos filles quelle serait la meilleure option
Marrakech- ouarzazate-Zagora puis excursion vers Mahmid- tazenak par agdz- Taliouine- Taroudannt- Tinmelt-marrakech
ou
Marrakech-ouarzazate-Taroudannt( avec les memes arrets) -Essaouira- marrakech
n6tre plus grande fille craint de faire trop de voiture, et la plus petite reve de voir le desert (comme Dora et Babouche!!!!)
merci de vos avis et si vous avez quelques bonnes adresses pas trop chères sur le trajet, ce serait la cerise!
Voyage de dix jours à Marrakech? English translation pending
Bonjour à tous,
Ma femme et moi partons pour le Maroc du 15 au 25 novembre avec une arrivée à Marrakech. Je viens de lire de nombreuses discussions, mais j'ai encore quelques questions : nous envisageons de partager notre séjour en 3 parties: 1/3 à Marrakech, 1/3 aux alentours de la ville (Asni, vallée de l'Ourika), et le dernier 1/3 à Ouarzazate. Nous pensons louer une voiture pour 6 jours. Cela vous semble-t'il suffisant ? Bien sûr nous avons tous un rythme de visite différent, en ce qui nous concerne nous sommes restés une grosse aprés-midi pour visiter l'Alhambra de Grenade ! Nos aimons bien prendre le temps de découvrir.
Ce seront nos premiers pas au Maroc, je vous remercie pour vos réponses.
Georges.
Georges.
Problèmes pour une femme seule au Maroc? English translation pending
Hello!
Je suis une femme seule artiste peintre assez connue en France et je voudrais savoir si une femme seule n'a pas trop de problèmes au Maroc et si une artiste peut vivre de sa peinture mieux qu'en France
Je recherche des amis ayant cette expérience ou similaire
Merci à tous
Ordinateur portable au Maroc English translation pending
Je dois aller prochainement au Maroc en avion et je veux emmener mon PC portable. Si d'autres membres du Forum l'on deja fait, pouvez vous me dire si la douane l'inscrit sur le passeport? dans le cas ou je voudrais l'offir à une association du Maroc.
Merci de vos réponses.
Merci de vos réponses.
Sécurité pour femme seule à Essaouira? (Maroc) English translation pending
Bonjour
J'envisage de partir vivre quelques mois à Essaouira et me demande si au niveau de la sécurité ce sera tranquille pour une fille seule? Car je connais le Maroc et me sens à l'aise quand j'y vais en vacances, même s'il y a de nombreuses sollications, j'aimerais savoir si c'est plus cool quand on vit là bas?
Je vous remercie d'avance
Itinéraire au sud du Maroc: hébergement pour chacune des étapes? English translation pending
Bonsoir,
Avec des amis on a préparé un circuit pour dix jours, vos conseils et suggestions seront d'une grande utilité pour nous :
1er jour : Marrakech : Visites des principaux monuments de la ville. 2ème jour : l'Ourika et setti Fatma Gîte sur place. 3ème jour : Marrakech ==> Ouarzazate : Kasba Ait Ben Hadou, Studio Cinéma et Taourirt 4ème jour : Ouarzazate ==> Kelaa Megouna ==> Gorges du Dades ==> Tinghir 5 ème jour : Tinghir ==> Gorges du Todra ==> Ouarzazate 6 èm jour : Ouarzazate ==> Agdz ==> Zagoura 7 ème jour : Zagoura ==> Agdz ==> Foum Zguid 8 ème jour : Foum Zguid ==> Tissante ==> Tata ==> Tafraoute 9 ème jour : Tafraoute ==> Tiznit ==> Agadir ==> Imessouane => Essaouira 10 ème jour : Retour sur Marrakech
Merci d'avance si vous connaissez de bons coins où héberger à chacune des étapes de nous les faire partager
Avec des amis on a préparé un circuit pour dix jours, vos conseils et suggestions seront d'une grande utilité pour nous :
1er jour : Marrakech : Visites des principaux monuments de la ville. 2ème jour : l'Ourika et setti Fatma Gîte sur place. 3ème jour : Marrakech ==> Ouarzazate : Kasba Ait Ben Hadou, Studio Cinéma et Taourirt 4ème jour : Ouarzazate ==> Kelaa Megouna ==> Gorges du Dades ==> Tinghir 5 ème jour : Tinghir ==> Gorges du Todra ==> Ouarzazate 6 èm jour : Ouarzazate ==> Agdz ==> Zagoura 7 ème jour : Zagoura ==> Agdz ==> Foum Zguid 8 ème jour : Foum Zguid ==> Tissante ==> Tata ==> Tafraoute 9 ème jour : Tafraoute ==> Tiznit ==> Agadir ==> Imessouane => Essaouira 10 ème jour : Retour sur Marrakech
Merci d'avance si vous connaissez de bons coins où héberger à chacune des étapes de nous les faire partager
Autocars de Fes à Chefchaouen? English translation pending
bonjour a tous, merci pour vos reponses, je suis comme j ai dis à agadir, j aimerai visiter d abord fes puis aller à chefchaouen, y a t ils des autocars direct de fes à chefchaouen?le prix aproximatif? j ai entendu parler qu au maroc il ya la societe CTM; est ce que cette societe fait ce traget: rabat -fes -chefchaouen?
merci encore une foi
merci encore une foi
Itinéraire de vingt jours au Maroc avec les enfants en juillet English translation pending
j'avais déjà posté un message mais il a été effacé... grrr!!
et du coup, désolée pour ceux qui m'ont répondu... mais j'ai pas pu lire vos reponses!
Bon je recommence, avec de nouvelles questions
je pars au Maroc pour 3 semaines en juillet avec mon ex mari et mes 2 filles (14 et 6 ans) et peut-être mon fils de 20 ans
on atterit à Casablanca c'est tout ce qu'on sait.
On va sûrement longer la mer un petit moment (quelle endroit nous conseillez vous? et connaissez vous des endroits pour dormir?) en direction du Sud Oualidia? c'est bien?
puis je sais pas
peut-être aller dans l'Atlas?
on cherche et on attend vos réponses
merci
et du coup, désolée pour ceux qui m'ont répondu... mais j'ai pas pu lire vos reponses!
Bon je recommence, avec de nouvelles questions
je pars au Maroc pour 3 semaines en juillet avec mon ex mari et mes 2 filles (14 et 6 ans) et peut-être mon fils de 20 ans
on atterit à Casablanca c'est tout ce qu'on sait.
On va sûrement longer la mer un petit moment (quelle endroit nous conseillez vous? et connaissez vous des endroits pour dormir?) en direction du Sud Oualidia? c'est bien?
puis je sais pas
peut-être aller dans l'Atlas?
on cherche et on attend vos réponses
merci
Recherche une bonne adresse de carrossier sur le Maroc English translation pending
bonjour,
un petit coucou a tous les internautes inconditionel du maroc( et autre aussi quand méme un peut...) on recherche les coordonnées d'un ou plusieur(c'est mieux!) bon carrossier sur le maroc. on part deux mois en juillet aout avec un utilitaire(renault master) amménégé. lord d'un de nos préscédent périple en italie, une charmante italiénne au volant de son alpha roméo de circonstance nous littéralement emboutie le coté conducteur.🙁 deux ans plus tard et enfin indémnisé, non sans mal!!! on voudrais refaire la carrosserie endomagé, en sachant que le véhicule étant entiérement isolé il faut tout refaire par l'éxtérieur!!! donc si vous avez une ou plusieurs bonne adresse ou quel ce trouve ce sera le top pour nous.😉
d'avance merci pour tous vos tuyau!
ps: si vous connaisser également l'endroit pour fair la travérsé depuis l'éspagne a moindre caout avec un utilitaire la c'est le top du top!
handa 31😇
un petit coucou a tous les internautes inconditionel du maroc( et autre aussi quand méme un peut...) on recherche les coordonnées d'un ou plusieur(c'est mieux!) bon carrossier sur le maroc. on part deux mois en juillet aout avec un utilitaire(renault master) amménégé. lord d'un de nos préscédent périple en italie, une charmante italiénne au volant de son alpha roméo de circonstance nous littéralement emboutie le coté conducteur.🙁 deux ans plus tard et enfin indémnisé, non sans mal!!! on voudrais refaire la carrosserie endomagé, en sachant que le véhicule étant entiérement isolé il faut tout refaire par l'éxtérieur!!! donc si vous avez une ou plusieurs bonne adresse ou quel ce trouve ce sera le top pour nous.😉
d'avance merci pour tous vos tuyau!
ps: si vous connaisser également l'endroit pour fair la travérsé depuis l'éspagne a moindre caout avec un utilitaire la c'est le top du top!
handa 31😇
Recherche un guide au Maroc pour le mois d'octobre English translation pending
Bonjour,
Je serais de retour au Maroc du 6 au 20 octobre et je recherche guide et eventuellement logement sur les villes de marrakech, casa, rabat, tanger, fes... Je connais assez bien le maroc mais un(ou une) guide c'est toujours utile pour decouvrir les merveilles du maroc. J'aurai une voiture de location...
Si vous connaissez des bons plans... Faites moi signe...
Merci à tous. LAURENT
Formalités pour revenir au Maroc 90 jours? English translation pending
Bonjour a tous,
J'aimerais savoir les regle et formalité, si il y en a, pour revenir au maroc pour 90 jours touriste, si je suis au maroc pour 90 jours et que je sors du pays X jours est ce que je peux retourner pour autre 90 jours touriste???? Merci pour vos réponse
Hôtel Odyssée Zarzis pour deux semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis ''une petite nouvelle'' et une ou deux questions à vous poser.
Je vais réserver 2 semaines à l'hôtel odyssée zarzis, j'ai lu pas mal de critiques, je pense avoir fait le bon choix. période: dernière semaine de septembre et première d'octobre.
(mon premier choix était ibérostar à djerba, mais djerba me semble être trop touristique.....quand pensez-vous?)
est-il intéressant d'opter pour la formule all inclus pour cet hôtel?
températures à cette période? excursions intéressantes à partir de zarzis? villes, désert, mosquées (peut-on les visiter en étant vêtu très décemment?) Merci d'avance pour vos réponses, à bientôt DHAISY
Je suis ''une petite nouvelle'' et une ou deux questions à vous poser.
Je vais réserver 2 semaines à l'hôtel odyssée zarzis, j'ai lu pas mal de critiques, je pense avoir fait le bon choix. période: dernière semaine de septembre et première d'octobre.
(mon premier choix était ibérostar à djerba, mais djerba me semble être trop touristique.....quand pensez-vous?)
est-il intéressant d'opter pour la formule all inclus pour cet hôtel?
températures à cette période? excursions intéressantes à partir de zarzis? villes, désert, mosquées (peut-on les visiter en étant vêtu très décemment?) Merci d'avance pour vos réponses, à bientôt DHAISY
Sur la route de Zagora (2006) English translation pending
Précédents récits, "MARRAKECH, NOUS REVOILA" et "DE OUARZAZATE à MERZOUGA", peut-être un "peu" longs, d'où le troisième volet de notre voyage au Maroc en 2006 ! --
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages.
Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie !

Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ?
Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères !
J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages. Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie ! 
Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ? Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères ! J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Maroc, Tunisie ou autre pour quinze jours fin avril-début mai? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voulons partir mon copain et moi fin avril début mai pour 15 jours .. Ce n'est pas follement original, mais nous recherchons du soleil, de la tanquilllité, mais en m^me temps des choses à faire (..) et tout ça pour pas cher cher ..! facile quoi ! du coup des destinations comme le Maroc, la Tunise, ou m^me la Grèce nous paraissaient intéressantes..On partirait avec juste les billiets d'avion pour ensuite un voyage plutôt routard.. Nous n'avons jamais voyagé au Moyen Orient et pas trop non plus en Europe dans ce genre de "délire sac à dos" ( on l'a fait en d'autres contrées lointaines ..!) et a donc on a que des questions en vrac .. quelle destination faut il privilégier à votre avis ? est il possible de voyager traquilou dans ces pays et à cette période entendez par "tanquilou" sans être entourés que de touristes, ..( parce qu'on sait bien qu'on sera pas les seuls à y avoir penser !), de découvrir la vie locale... Pour ce qui est du choix du pays nous avons aussi pensé à ceux là, parce que nous sommes des amoureux du désert. On ne cracherait pas sur un petit plongeon de temps en temps, mais bon on a cru comprendre que c'était encore un peu tôt, alors comme on ne peut pas tout avoir..! et puis de manière générale on peut dire qu'on est à la recherche de beaux paysages et de gens gentils ( oui oui presque l'ile aux enfants!!!) Pour ce qui est du Maroc, nous avions l'impression que c'était le pays qui pouvait répondre répondre à toutes nos attentes ou presque, mais en m^me temps que c'était THE période touristique et ça nous a un peu calmé, car on a avraiment envie de se sentir ailleurs .. (je sais, ça non plus c'est pas très original et en plus c'est une remarque de touriste !!) . En^m^me temps c'est peut être pareil dans les autres pays, amis on a beaucoup lu cela du Maroc..Pour la Tunisie on entend et lit de tout ( "génial", "pas grand chose à faire" " plus chaud qu'au Maroc" ...) Bref c'est très brouillon mais si certains peuvent éclairer nos lanternes.. et si vous avez d'autres suggestions de destinations dans le sm^mes prix n'hésitez pas..( pour vous donner une idée au départ on avit choisi la Jordanie .. et puis comme les prix des billets ont grimpé, on a renoncé ! merci d'avance!
Nous voulons partir mon copain et moi fin avril début mai pour 15 jours .. Ce n'est pas follement original, mais nous recherchons du soleil, de la tanquilllité, mais en m^me temps des choses à faire (..) et tout ça pour pas cher cher ..! facile quoi ! du coup des destinations comme le Maroc, la Tunise, ou m^me la Grèce nous paraissaient intéressantes..On partirait avec juste les billiets d'avion pour ensuite un voyage plutôt routard.. Nous n'avons jamais voyagé au Moyen Orient et pas trop non plus en Europe dans ce genre de "délire sac à dos" ( on l'a fait en d'autres contrées lointaines ..!) et a donc on a que des questions en vrac .. quelle destination faut il privilégier à votre avis ? est il possible de voyager traquilou dans ces pays et à cette période entendez par "tanquilou" sans être entourés que de touristes, ..( parce qu'on sait bien qu'on sera pas les seuls à y avoir penser !), de découvrir la vie locale... Pour ce qui est du choix du pays nous avons aussi pensé à ceux là, parce que nous sommes des amoureux du désert. On ne cracherait pas sur un petit plongeon de temps en temps, mais bon on a cru comprendre que c'était encore un peu tôt, alors comme on ne peut pas tout avoir..! et puis de manière générale on peut dire qu'on est à la recherche de beaux paysages et de gens gentils ( oui oui presque l'ile aux enfants!!!) Pour ce qui est du Maroc, nous avions l'impression que c'était le pays qui pouvait répondre répondre à toutes nos attentes ou presque, mais en m^me temps que c'était THE période touristique et ça nous a un peu calmé, car on a avraiment envie de se sentir ailleurs .. (je sais, ça non plus c'est pas très original et en plus c'est une remarque de touriste !!) . En^m^me temps c'est peut être pareil dans les autres pays, amis on a beaucoup lu cela du Maroc..Pour la Tunisie on entend et lit de tout ( "génial", "pas grand chose à faire" " plus chaud qu'au Maroc" ...) Bref c'est très brouillon mais si certains peuvent éclairer nos lanternes.. et si vous avez d'autres suggestions de destinations dans le sm^mes prix n'hésitez pas..( pour vous donner une idée au départ on avit choisi la Jordanie .. et puis comme les prix des billets ont grimpé, on a renoncé ! merci d'avance!
Retour de l'hôtel Gran Bahia Principe English translation pending
Bonjour, nous arrivons du complexe gran bahia principe et voici nos commentaires.
Nous étions à Akumal, qui selon nous est le plus bel hôtel des 3 sur le resort, il est très bien situé et d'ailleurs plusieurs clients des hôtels Coba et Tulum viennent profiter des installations d'Akumal.
L'hôtel est très propre, il y a énormément de personnel sur place, de vraies petites abeilles. Le personnel est courtois et poli mais comme partout ailleurs, il arrive que l'on ai affaire à des "airs bêtes" mais que voulez vous. Les chambres sont bien, les gens du club Golden sont plus retirés et donc mois près des installations principales. Un conseil, si vous pouvez choisir votre villa demandez dans les 48-49-50-51. C'est, selon nous, les mieux placées. Demandez aussi d'être au second plancher car au mexique, l'isolation n'est pas terrible et quand vous êtes au premier plancher, il y a un grand espace en dessus de la porte et c'est facile pour les petites fourmis d'entrer sous la porte.
Les piscines sont très bien entretenues. La bouffe, c'est très bon, je vous conseille fortement de réserver vos restaurants à la carte dès votre arrivée. Il faudra vous rendre au relations publiques afin de le faire car les meilleurs resto sont souvent complets. Aussi, n'oubliez pas de vous assurer de la date de vos resto à la carte car nous, on a un peu perdu la notion du temps et on en a sauté un, et tenez vous le pour dit, impossible de le remplacer. Si vous l'oubliez c'est dommage mais vous le perdez.
À tulum, le buffet est moins bien, on a l'impression de tourner en rond. Je vous conseille d'aller vous promener dans les autres hôtels et d'essayer les resto là bas.
La plage, wow!!!, c'est bien évident qu'il faut apporter des souliers pour aller dans l'eau. C'est une plage de coraux naturels et c'est très beau. Ce n'est pas partout où les souliers sont nécessaires mais gardez les toujours dans votre sac à dos. Apportez aussi votre masque de plongée ou juste des lunettes, c'est magnifique. Il y a un "spot" ou nagent des tonnes de poissons, vous le trouverez facilement, c'est toujours pleins de monde.
Le soir, allez faire un tour au theatre, ils y présentent des shows qui sont très bien, vous pouvez vous référer au tableau des activités de la journée afin de savoir ce qui est présenté le soir venu et aussi le lendemain.
Aller faire aussi un tour à LACIENDA DONA ISABEL, c'est un petit marché où vous pouvez avoir accès à l'internet pour 4 pesos la minutes et aussi acheter pleins de trucs. C'est à cet endroit que se trouve la discothèque et où à lieu la Fiesta Mexicaine (nous ne sommes pas allée car nous partions le lendemain) Il semble que ce soit un "show" à voir.
Il faut absolument aller voir les ruines de Tulum, c'est un petit site mais c'est très intéressant et la plage là bas et l'une des plus belles que j'ai vue. Si vous désirez vous baigner, n'apporter pas de bijou dans l'eau car il y a la bas présence de Baracudas qui sont attirés par ce qui brille donc, si vous ne voulez pas vous faire croquer... Il en coûte, quand vous passez par l'agence sur place, 45$ canadien par personne pour 1/2 journée, le transport par autobus et le guide français.
Voilà, je crois que j'ai fais le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions, il me fera plaisir de vous répondre.
Nous étions à Akumal, qui selon nous est le plus bel hôtel des 3 sur le resort, il est très bien situé et d'ailleurs plusieurs clients des hôtels Coba et Tulum viennent profiter des installations d'Akumal.
L'hôtel est très propre, il y a énormément de personnel sur place, de vraies petites abeilles. Le personnel est courtois et poli mais comme partout ailleurs, il arrive que l'on ai affaire à des "airs bêtes" mais que voulez vous. Les chambres sont bien, les gens du club Golden sont plus retirés et donc mois près des installations principales. Un conseil, si vous pouvez choisir votre villa demandez dans les 48-49-50-51. C'est, selon nous, les mieux placées. Demandez aussi d'être au second plancher car au mexique, l'isolation n'est pas terrible et quand vous êtes au premier plancher, il y a un grand espace en dessus de la porte et c'est facile pour les petites fourmis d'entrer sous la porte.
Les piscines sont très bien entretenues. La bouffe, c'est très bon, je vous conseille fortement de réserver vos restaurants à la carte dès votre arrivée. Il faudra vous rendre au relations publiques afin de le faire car les meilleurs resto sont souvent complets. Aussi, n'oubliez pas de vous assurer de la date de vos resto à la carte car nous, on a un peu perdu la notion du temps et on en a sauté un, et tenez vous le pour dit, impossible de le remplacer. Si vous l'oubliez c'est dommage mais vous le perdez.
À tulum, le buffet est moins bien, on a l'impression de tourner en rond. Je vous conseille d'aller vous promener dans les autres hôtels et d'essayer les resto là bas.
La plage, wow!!!, c'est bien évident qu'il faut apporter des souliers pour aller dans l'eau. C'est une plage de coraux naturels et c'est très beau. Ce n'est pas partout où les souliers sont nécessaires mais gardez les toujours dans votre sac à dos. Apportez aussi votre masque de plongée ou juste des lunettes, c'est magnifique. Il y a un "spot" ou nagent des tonnes de poissons, vous le trouverez facilement, c'est toujours pleins de monde.
Le soir, allez faire un tour au theatre, ils y présentent des shows qui sont très bien, vous pouvez vous référer au tableau des activités de la journée afin de savoir ce qui est présenté le soir venu et aussi le lendemain.
Aller faire aussi un tour à LACIENDA DONA ISABEL, c'est un petit marché où vous pouvez avoir accès à l'internet pour 4 pesos la minutes et aussi acheter pleins de trucs. C'est à cet endroit que se trouve la discothèque et où à lieu la Fiesta Mexicaine (nous ne sommes pas allée car nous partions le lendemain) Il semble que ce soit un "show" à voir.
Il faut absolument aller voir les ruines de Tulum, c'est un petit site mais c'est très intéressant et la plage là bas et l'une des plus belles que j'ai vue. Si vous désirez vous baigner, n'apporter pas de bijou dans l'eau car il y a la bas présence de Baracudas qui sont attirés par ce qui brille donc, si vous ne voulez pas vous faire croquer... Il en coûte, quand vous passez par l'agence sur place, 45$ canadien par personne pour 1/2 journée, le transport par autobus et le guide français.
Voilà, je crois que j'ai fais le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions, il me fera plaisir de vous répondre.
Bateau pour véhicule vers le Maroc à bon prix? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars au maroc le 2 aout 2008 et je commence à me renseigner dans les agences de voyages sur le prix de la traversée algeciras-tanger. Nous partons à 4 avec véhicule et ce matin j ai trouvé un tarif pour des billets open:aller retour 486 €. Pouvez vous me dire si je trouverais un meilleur tarif sur le port.
merci d'avance.
Vacances fin mars-début avril: Marrakech ou Djerba? English translation pending
Bonjour, je prends des vacances fin mars, début avril, et j'hésite entre Marrakech et Djerba !!!! En sachant que je souhaite trouver le max de chaleur, que me conseillez vous ???? merci d'avance 😉
Séjour de pêche dans la région de Mirleft (Maroc) English translation pending
Bonjour Tout le Monde,
Je souhaiterai me rendre dans la région de Mirleft pour un séjour de pêche et de découverte de 5 jours, je voudrais savoir s'il y en a parmis vous qu'ils sont déja allé a cet havre de paix pour me donner des astuces sur: Comment me rendre de l'aéroport d'agadir hotel bon marché qui organise des sorties de pêche Les prix Tout autres information
Merci
Je souhaiterai me rendre dans la région de Mirleft pour un séjour de pêche et de découverte de 5 jours, je voudrais savoir s'il y en a parmis vous qu'ils sont déja allé a cet havre de paix pour me donner des astuces sur: Comment me rendre de l'aéroport d'agadir hotel bon marché qui organise des sorties de pêche Les prix Tout autres information
Merci
Fiabilité des Range Rover? English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche un 4x4 increvable et je me suis plongé sur le Range Rover des années fin 80 début 90. Ce véhicule est-il fiable à tout niveau? Je n'y connais rien en mécanique.
J'ai vu cet été en Mongolie des australiens qui en avait un, lui me disait que son véhicule était increvable, et d'autres côté j'entends le contraire.....
Y-a t'il ici un connaisseur de voiture, 4x4 et mécanique ??
merci beaucoup de vos réponse
Je cherche un 4x4 increvable et je me suis plongé sur le Range Rover des années fin 80 début 90. Ce véhicule est-il fiable à tout niveau? Je n'y connais rien en mécanique.
J'ai vu cet été en Mongolie des australiens qui en avait un, lui me disait que son véhicule était increvable, et d'autres côté j'entends le contraire.....
Y-a t'il ici un connaisseur de voiture, 4x4 et mécanique ??
merci beaucoup de vos réponse
Transport Marrakech-Laayoune English translation pending
salam aleikoum
Que me conseillez-vous comme transport pour faire Marrakech-Laayoune ? Faut-il aller à Casa ou Agadir pour prendre l'avion direct ou combien de temps de bus depuis Marrakech et quelle compagnie ? Merci
Que me conseillez-vous comme transport pour faire Marrakech-Laayoune ? Faut-il aller à Casa ou Agadir pour prendre l'avion direct ou combien de temps de bus depuis Marrakech et quelle compagnie ? Merci
Argent au Maroc English translation pending
Bonjour
mes parents vont séjourner un mois au Maroc du côté d'Agadir. Ils se posent la question de l'argent : que vaut-il mieux faire? privilégier le cash (sachant que ça se perd ou se vole), la carte de crédit (mais ils sont limités dans leurs retraits) ou les travellers (en euros, )?
Merci de vos conseils.
Acheter un GPS au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis au Maroc (Marrakech) et je cherche ou acheter un GARMIN 152.
Je suis prête à faire des Km pour aller à Casa si nécessaire.
Ou faut-il que je le fasse venir de France dans une valise
Merci