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Voyage tranquille au Mali English translation pending
by Mamina64 · 2008-12-09 · 53 replies
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres… Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !

Vendredi 21 novembre 2008

Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !

Samedi 22 :

Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Effectuer en trois semaines le trajet historique de la Route 66 English translation pending
by Ericetnath · 2008-11-24 · 45 replies
Bonjour, celas fait maintenant quelques semaines que nous etudions les prix ( location de voiture, hotel, nourriture, visites ) afin d'effectuer en trois semaines le trajet historique de la route 66 c'est a dire de chicago a los angeles. Nous pensons qu'un budget de 8500 euros pour notrte couple devrais etre suffisant, voici notre base de calcul avion : 1700 a 2000 euros voiture : 2000 euros hotel: 1500 euro carburant : 450 euros repas : 800 euros souvenirs, argent de poche, visites : 2000 euros environs Que pensez vous de cette estimations ? Pour ceux qui on dejas effectuer ce trajet n'hesitez pas a donner vos impressions et vos conseils, dans un prochain post je vous decrirez avec plus de precisions les etapes que nous envisageons.

merci a vous .
Itinéraire pour aller à moto en Mongolie depuis le sud de la France? English translation pending
by Landgs83 · 2008-11-08 · 42 replies
Bonjour, j'envisage de partir en Mongolie dans quelques mois.Le voyage se fera à deux sur la moto. Des idées d'itinéraires depuis le sud de la France pour l'aller, le retour et experiences me seront précieuses !! Merci !!
Ascension du Rinjani à Lombok (Indonésie) English translation pending
by Onthenet6464 · 2008-07-09 · 26 replies
bonjour

je reviens just d'un sejour bali sullawesi lombock donc j'ai des info sur sullawesi macassar tojara et iles togians et pour ce que ca interesse aussi j'ai enfin fait l'ascesion du rinjani 3726 metres jusqu'en haut grandiose onthenet
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
by Millipatti · 2008-06-17 · 19 replies
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Hôtel Safira Palms à Djerba English translation pending
by Lolo4431 · 2008-04-08 · 8 replies
Bonjour ; comme vous j'ai réservé des vacances fin juin dans cet hôtel; inquiète par la masse d'info contradictoires je ne sais plus que penser. Si vous revenez de Djerba ou si vous y résidez pouvez m'informer de manière objective. merci
Trek Munich - Venise English translation pending
by Cortex31 · 2008-02-25 · 29 replies
bonjour,

Nous envisageons pour l'été un "petit" trek de munich à venise (enfin plus exactement de neuschwanstein à quelque part au pied des dolomites, le reste se faisant en train). quelqu'un l'aurait t il déja fait ? Il semblerais que ce soir un trek connu, et pourtant il est difficile de trouver des infos, donc je suis prenneur de toutes sortes d'info (étapes, durée, difficulté ...) ! est ce un chemin de type GR bien balisé ou alors doit on composer son circuit ? quelles marques de cartes me conseilleriez vous ? on envisage de le faire sur 4 semaines, histoire d'avoir le temps de visiter Munich, innsbruck et venise tranquillement, est ce suffisant ?

merci

ronan
Avis sur circuit en Polynésie English translation pending
by Euphroozine · 2008-01-27 · 28 replies
Bonjour,

ça fait un petit moment que je lis les discussions du forum au sujet de la polynésie. J'envisage de faire mon voyage de noce là bas. N'étant pas millionaire je compte plutôt loger dans des pensions. J'aurais aimé avoir votre avis sur mon séjour, sachant que j'envisage essentiellement de faire du snorkelling, de la randonnée (mais pas trop s'il fait chaud), de la ballade, du vélo et du repos... Le voyage aura lieu en octobre (si j'ai bien compris, ça devrait être moins pluvieux que novembre ?? en théorie bien sûr...) Dates de congés oblige je partirais un samedi. samedi : arrivée 21h30 dodo à l'hotel à côté de l'aéroport dimanche : prise de l'avion vers maupiti à 14h 5 nuits au Maupiti Visit Vendredi : avion vers Tahiti puis bateau vers Moorea 6 nuits à Moorea au Camping Nelson mercredi : départ vers tahiti dans l'après midi jeudi 00h30 : envol vers Ile de Paques 3 nuits à l'ile de Paques dimanche : retour à Tahiti à 23h30 dimanche/lundi : nuit à la pension te miti mardi 23h30 : envol vers Paris jeudi matin : ça y est, tout est fini, nous revoilà dans la grisaille parisienne (lol, désolé pour les parisiens)

Que pensez vous de mon circuit ? Je pars à Maupiti en premier car sinon il n'y a pas d'avion qui correspond, il faudrait faire une nuit à Bora pour prendre le bateau mais j'ai pas envie de perdre une journée de plus dans les transports... J'hésite à aller sur un atoll genre Tikehau ou Faka mais j'ai peur que ça soit chargé et surtout pas très pratique à réaliser avec les contraintes des vols. Et puis ça revient plus cher. Pour faire l'intégralité du séjour cité, je devrais m'en sortir pour 2900€ par personne si mes calculs sont bons. Avez vous des avis sur les pensions choisies ? Et des conseils sur les endroits où aller pour le snorkelling ? Est-il facile d'organiser son voyage comme je le souhaite, c'est à dire facile de réserver les pensions, pas de mauvaises surprises à l'arrivée ? Avez vous des infos sur les vols vers l'ile de paques, car hormis trouver les horaires des vols et que c'est la compagnie LAN qui assure les vols, j'ai eu un peu de mal à trouver des infos sur les tarifs et on ne peut pas réserver en ligne sur leur site pour cette destination (avez vous les coordonées de leur agence de Paris, s'il y en a une...)

Pouvez vous me donner des infos sur les risques de vols ? Genre, est ce possible de laisser ces affaires sur la plage sans se les faire voler, est ce que les bungalows des pensions ferment à clé ? Bref est ce que ça craint ? Non paske je voudrais pas me trimballer dans l'eau avec mon appareil photo autour du cou, mais je voudrais quand même rentrer en métropole avec...

Merci de vos réponses et surtout bravo à ce forum qui m'a été vraiment utile pour arriver à avoir une idée de l'itinéraire à faire, des noms de pensions, mon futur mari est épaté de voir tout ce que je connais sur la polynésie en si peu de temps !!!

Euphroozine
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied English translation pending
by 321 · 2008-01-27 · 192 replies
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

~

Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Circuit moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Milaucou · 2007-12-11 · 31 replies
Nous envisageons un circuit principalement en moto du 26 avril au 13 mai 2008. Nous nous sommes adressés à l'agence Backroads. Voila les grandes lignes de notre circuit proposé. Nous aimerions des retours sur un circuit semblable et votre avis sur les excursions à faire ainsi que des appréciations sur les hotels proposes. J1 26/04 Arrivée LAS VEGAS - Nuit à l' Excalibur J2 27/04 Prise en mains Moto - journée à LV - Nuit Excalibur J3 départ pour Grand Canyon - Nuit : Hotel Bright Angel Lodge (Aurons nous le temps de faire un tour d'helicoptere ?) J4 29/04 Route pour Monument Valley - Nuit : hotel San Juan à Mexican Hat J5 30/04 Excursion dans Monument Valley (4X4)- Nuit même hotel J6 1/05 Route pour Page - Nuit au Quality Inn J7 2/05 Route pour Bryce Canyon -Nuit au BW Ruby's Inn J8 3/05 Journée dans Bryce C - Nuit Même hotel J9 4/05 Départ pour Zion- Nuit au BW Zion Park Inn J10 - Départ pour Death Valley - Nuit au Furnace Creek Range J11 - Retour sur LV - Nuit au Riviera Hotel J12 - Rendu de la moto - Transfert en vol intérieur sur San Fransisco - Location voiture - Départ pour Yosemite Park - Nuit au Cedar Lodge à El Portal J13 - Ballade dans Yosemite P - Nuit même hotel J14 - Retour sur SF - Restitution voiture - Nuit Hotel Renoir J15 - Ballade dans SF - Nuit même hotel - J16 - SF - Nuit même hotel J17 - retour France J18 - Arrivée France

Nous aimerions aussi avoir des infos sur la météo que nous risquons de rencontrer, ainsi que des conseils sur les bagages que nous devons/pouvons emporter sur la moto. Petite précision, nous sommes 1 couple 48/50 ans.
Cherche hôtel sympathique proche d'une plage en Croatie English translation pending
by Jumag · 2007-07-29 · 19 replies
Bonjour, qq'un pourrait me donner l'adresse d'un hotel en croatie sympa ! nous sommes un couple de jeunes sans enfant ! Nous ne connaissons pas la croatie ... Merci d'avance
Rejoindre le ferry du lac Komani en Albanie English translation pending
by Cuyéné · 2007-05-21 · 10 replies
Bonjour, j'ai lu les differents post sur le lac Komani. J'aimerai savoir si il est possible de rejoindre facilement l'embarcadere en minibus depuis Skodra ou Velipoja ou s'il faut obligatoirement partir de Tirana. D'autre part, est il facile de se loger à l'arrivée ? Merci !
Périple Bangkok - Singapour English translation pending
by Odiledesiles · 2007-02-26 · 14 replies
Bonjour,

Mon voyage commence à prendre forme (départ 16/04). Je remercie tous ceux qui m'ont aidé pr les hotels. J'aurai besoin d'autres infos cc mon périple. BKK/ Pattaya / Hua Hin / Surat Thani / Phuket / Hat Yai / Georges Town / ipoh / Kuala lumpur / Singapour. Vos conseils svp. Quelles sont les villes à zapper ? Bus climatisé ou train ? 15 jours pr la descente, est ce faisable ? Je remonte de Singapour à BKK en avion (thai airways). Mon but serait de faire cool, de m'arreter ds + sieurs villes. Mci d'avance pr vos conseils.

Odile Ile de la Réunion
Retour du Royal Decameron (8-15 janvier 2007) English translation pending
by Melaniep · 2007-02-08 · 33 replies
Nous avons séjournés au Royal Decameron du 8 au 15 janvier 2007.

Points positifs: Le site de l'hôtel est paradisiaque - c'est vraiment de toute beauté. Le service à la réception et de réparation. Le site et les chambres extrêmement propres. Restos à la carte - la nourriture est bonne (mais ça se limite à "bonne") Très bonne gestion de l'hôtel considérant le nombre de personne sur le site

Points négatifs: Manque d'espaces où nous pouvons avoir de l'ombre le jour. Étant donné le nombre de personnes sur le site de l'hôtel (il y en avait 3000 lorsque nous y étions - l'hôtel était à pleine capacité) - c'est donc un problème pour avoir de l'ombre le jour; la mer n'est vraiment pas belle, l'eau est brune et sent le poisson beaucoup de raies dans l'eau donc il y a des chances de vous faire piquer aucun service au buffet et ce malgré les nombreux pourboires - 95% des serveurs vous parlent uniquement en espagnol et si vous ne comprenez pas c'est tant pis pour vous. la chaleur avec le facteur humidex peut être un problème pour les personnes qui ont des problèmes respiratoires. l'hôtel est entre 2 et 3 heures d'autobus de l'aéroport (tout dépend de votre chauffeur - pour nous pour se rendre à l'hôtel, nous sommes arrivés le soir - notre chauffeur avait peur de conduire le soir donc le trajet a duré près de 3 heures - beaucoup d'impatience dans l'autobus!)

Ce qu'il faut savoir:

Chaises à la plage - vous n'avez pas le droit de réserver vos chaises à la plage. Entre 6h00 et 7h00 a.m. il y a un espèce de garde qui passe et qui met un "post-it" sur votre chaise si votre serviette est là mais pas vous. 1 heure après il repasse et si vous n'êtes toujours pas là il enlève votre serviette sur votre chaise et si ça vous arrive, vous devez payer 25$ US pour la récupérer - pas besoin de vous dire que cette façon de faire a engendré énormément de conflits sur la plage - lorsqu'une personne se faisait confisquer sa serviette et qu'une autre personne ne sachant pas que c'était le cas, prend maintenant possession de la chaise, la personne qui avait réservé la chaise revenait pour y trouver quelqu'un d'autre dessus et là c'était la chicane parce qu'un prétend que l'autre a volé sa serviette, ect. Généralement les gens qui se faisaient confisquer leur serviette allaient voler les serviettes des autres pour ne pas avoir à débourser le 25$ US donc attention à votre serviette. Je vous conseille d'apporter votre propre serviette de plage de la maison - ça évite bien des surprises... Donc si vous voulez être assuré d'avoir une chaise à l'ombre pour la journée, vous devez vous lever et être sur la plage au plus tard à 5h30 - 5h45 a.m. Je suis arrivée un matin à 6h05 a.m. me disant que cette journée là je voulais absolument une chaise où je pouvais avoir de l'ombre et j'ai eu une des dernières places disponibles sous un palapas. À 6h05, le soleil n'est pas levé encore et la plage est pleine de monde assis sur leur chaise qui attende que le jour se lève, c'est vraiment pathétique... Pour les chaises à la piscine, passé 7h30 a.m. vous avez très peu de chance d'avoir une chaise sous un parasol et dès que vous vous levez de votre chaise, il y a généralement quelqu'un qui se fait un plaisir de tasser vos chaises au soleil et qui s'installent eux sous le parasol. Ce n'est pas très agréable à avoir à se battre pour un palapas ou un parasol pour avoir un peu d'ombre.

Raies dans l'eau - il est vrai qu'il y a beaucoup de raies dans l'eau. Le danger est plus présent lorsque la marée est basse puisqu'il y a une différence de 18 pieds entre la marée haute et basse. Donc attention où vous marchez. Je vous conseille d'apporter avec vous des petits souliers de plage pour aller à l'eau. Il ne semble pas y avoir de danger lorsque vous vous faites piquer et on nous a dit que si c'est le cas simplement asperger la piqure de jus de citron.

Restos à la carte - vous pouvez réserver à votre arrivée 3 restos à la carte d'avance pour toute la semaine (donc c'est 3 restos par semaine d'hébergement). Si vous désirez manger dans les restos à la carte les 4 autres soirs, vous devez réserver le jour même. Si vous voulez être certain d'avoir de la place dans les restos à la carte pour le soir même, je vous suggère d'être au lobby pour faire la réservation pour 6h45 a.m. le comptoir ouvre à 7h00 a.m. À partir de 7h15 a.m. les bons restos sont tous complets. Par ailleurs, je vous suggère d'aller au comptoir du lobby #3 - c'est le seul lobby qui, toute la semaine, n'avait pratiquement pas de file d'attente. Les 2 autres lobby sont extrêmement occupés donc si vous voulez avoir du service - aller toujours faire les réservations des excursions, restos, ect au lobby #3 (qui est le plus beau aussi avec une vue du haut de la montagne sur la mer).

Par ailleurs, si vous aimez prendre votre temps pour manger je vous suggère de réserver au dernier service. Si vous êtes au service de 18h00 ou 18h30, ils vont clairement vous indiquer que vous devez quitter ou carrément accélérer les services car vous devez quitter le plus rapidement possible le resto afin que la table soit prête pour le prochain service.

Il nous a été dit que la très grande majorité des gens du complexe vont manger dans les restos à la carte le soir. Par conséquent, l'accent et les efforts sont mis sur les restos à la carte et non sur le buffet. Le buffet est conseillé pour l'heure du lunch mais déconseillé pour l'heure du souper.

Plongée en apnée - Ne vous faites pas avoir - un des représentants au comptoir des sports nautiques nous a indiqué qu'il n'y a rien à voir. Il y a un endroit près de la petite ìle devant l'hôtel mais il est très très rare que l'eau soit assez belle pour que vous y voyez quelque chose.

Pêche en haute mer - il semblerait que la pêche soit assez bonne mais il faut savoir que le bateau reste pas mal dans le secteur de l'hôtel il est très rare qu'il s'aventure très loin.

Téléphone - il est très très dispendieux d'appeler au Québec de l'hôtel (3$ US de la minute) même si ça ne répond pas vous payez. Ceux qui ont des cellulaires et qui sont avec Rogers, votre cellulaire fonctionne au Panama. Il suffit d'informer Rogers avant votre départ pour qu'ils activent votre ligne pour le Panama. Dans l'éventualité où vous n'avez pas fait activer la ligne, vous pouvez quand même envoyer des messages textes et en recevoir sans problème. Donc c'est une autre façon de discuter avec les gens du Québec à moins de frais.

Température - avec le facteur humidex il a fait entre 39 et 42 degrés toute la semaine. Pour ceux qui ont des problèmes respiratoires c'est un problème. J'ai moi-même des problèmes respiratoires et je devais parfois aller m'installer dans la chambre pendant quelques minutes à l'air climatisée pour m'aider à mieux respirer. C'est comme si vous étiez dans une grosse canicule ici au Québec sauf que cette canicule là elle ne se termine jamais!

Excursions - personnellement je n'ai pas fait d'excursion - par contre toutes les personnes à qui nous avons parlé qui ont fait des excursions étaient tous très déçus et ne nous conseillaient pas d'en faire. Il faut dire que pratiquement toutes les excursions requièrent (aller-retour) entre 4 et 6 heures de voyagement. Alors je crois que les personnes n'appréciaient pas de faire tant de voyagement pour être sur place qu'une 1 ou 2 pour visiter. Pour notre part, nous sommes allés à Penonome à 15 minutes de l'hôtel et c'était largement suffisant.

Sports nautiques - tout est extrêmement contrôlé donc ça ne vaut pas la peine. Si vous voulez faire du seadoo (45$ US pour 1 personne) ils doivent toujours avoir un repère visuel sur vous donc vous êtez obligé de rester devant l'hôtel où eux vous disent d'aller et croyez moi le périmètre est très petit. Il y a une petite île devant l'hôtel et il est interdit de la contourner - donc rien à voir et rien à faire!!! - pour le kayak vous êtes aussi obligé de rester devant l'hôtel, ils ont fait un corridor avec des bouées et vous devez rester dans le corridor - pas très intéressant de faire du vas-et-vient dans le corridor. Donc ça ne vaut pas vraiment la peine mais au moins c'est gratuit pour le kayak.

Complexe - Malgré la grandeur du complexe tout est pas mal centralisé donc je n'ai jamais eu l'impression de marché des heures et des heures pour me rendre d'un endroit à un autre. Par contre, pour les personnes qui ont des problèmes à se déplacer - je vous suggère fortement de payer un peu plus cher pour avoir une chambre des les complexes qui sont au niveau de la mer. Tout est centralisé à ce niveau (au niveau de la mer) vous n'avez donc aucune côte à monter à moins de vouloir aller à un des lobby ou à 2 des piscines (et 1 resto à la carte). Les côtes sont assez raides à monter pour quelqu'un qui a de la difficulté à se déplacer il y a des endroits où se sont des marches mais il y en a beaucoup à monter. Dans le pire des cas vous avez toujours un système de navette qui vous prendra et qui va monter ou descendre la côte, ce sont de petits camions (mini-van).

Marche sur la plage - Attention si vous marchez sur la plage. Nous avons décidé de prendre une marche sur la plage et nous étions les seuls touristes à le faire à ce moment précis. Il y a un petit village de pêcheurs à côté du complexe. Nous nous sommes arrêtés pour prendre des photos d'une petite embarcation de pêcheurs qui arrivait au bord. Il y avait un pêcheur au sol qui nous regardait et qui avant une grosse machette dans la main. Nous avions quand même une certaine distance par rapport à eux mais ce pêcheur nous regardait d'une drôle de façon. Nous avons donc décidé de continuer notre route pour constater que ce dernier s'est mis à nous suivre. Plus on accélérait le pas plus il accélérait aussi. C'est un peu déstabilisant puisque nous étions seuls là avec rien sur nous à part une caméra et lui il avait son grand couteau dans les mains. Alors nous avons fait comme si rien n'était et nous avons continué à marcher un peu plus loin où il y avait 3 grands jeunes touristes qui venaient vers nous. Dès que nous avons été à leur hauteur nous avons tourné de côté et sommes retournés à l'hôtel avec les 3 jeunes hommes. Lorsque le pêcheur a constaté que nous n'étions plus seuls, il s'est retourné et est retourné chez lui. Je ne sais pas ce qu'il désirait - nous avons pensé que c'était peut-être la caméra puisque nous n'avions rien d'autre de valeur sur nous. Alors je vous conseille de toujours partir avec d'autres si vous le pouvez.

Aéroport - au Panama, rien n'est informatisé - vos "bording pass" sont placées dans des piles de papier par ordre alphabétique. Par conséquent, si vous êtes le dernier à passer, vous aller attendre très longtemps en ligne. C'est très long, chaque papier est trié un à un pour trouver le bon nom. Par ailleurs, sachez que toutes les valises (les grosses valises et non les baggages à main) sont fouillées une à une sur une table devant vous et devant tous les autres voyageurs. Alors si vous avez des choses qui seraient gênantes si la douanière devait les sortir, je vous suggère de mettre ces choses dans le fond de votre valise... Ce processus est fait avant que vous ayez accès au comptoir pour obtenir votre "bording pass". Donc c'est très long.... par ailleurs, sachez qu'une fois tout le processus complété, il y a seulement un resto dans l'aéroport avec quelques tables donc si vous prévoyez manger à l'aéroport, vous avez intérêt à être les premiers de l'autre côté sinon oubliez ça la place... Alors la morale de cette histoire, je vous suggère de vous rendre au lobby lorsque vous allez être sur le retour tôt pour vous assurer d'être dans le premier autobus pour ansi arriver à l'aéroport dans les premiers. Une fois de l'autre côté, vous pouvez aller manger ou faire le tour des magasins, il y en a beaucoup (parfum, souliers, vêtements griffés, ect.).

Certaines personnes ne semblaient pas avoir conscience du voyagement à faire pour se rendre à destination ce qui causait bien des frustrations chez certains. Alors n'oubliez pas que le vol est d'une durée d'un peu moins de 6 heures et après vous avez entre 2 et 3 heures d'autobus à faire (tout dépend du chauffeur) - ajouter à ça tous les temps d'attente et vous allez vite constater que vous perdez 2 jours complets en voyagement alors un voyage d'une semaine est vite passé. Pour ceux qui ont le mal des transports, s.v.p. prévoyez le coup c'est un bon 2 heures à se faire brasser dans l'autobus. Donc les gravols c'est un "must" et s.v.p. pour ces personnes n'allez pas vous asseoir dans le fond de l'autobus (à l'arrière c'est la pire place), prévoyez une place à l'avant de l'autobus dans les premiers sièges, s'il n'y en a pas je suis certaine qu'avec explications, quelqu'un vous cédera sa place si ça peut éviter que cette personne vomisse tout le long du trajet....

Règle générale, nous avons passé une belle semaine. Considérant que nous avons payé, en dernière minute, notre billet 1060$ et ceci incluait un surclassement de chambre pour être au niveau de la mer, je ne suis vraiment pas déçue. Cependant, avant de payer 1800$ pour aller à cet endroit, je considérerais sérieusement un autre endroit où la mer est belle puisque la mer est vraiment une grosse déception pour la majorité des gens.

Mel 🙂
Des Oryx du Kgalagadi aux Rhinos blancs du Pilanesberg (Afrique du Sud septembre 2006) English translation pending
by Simba · 2006-10-29 · 51 replies
On ne va pas faillir aux bonnes & vieilles habitudes, celles de faire un petit (ou grand) écho du dernier trip réalisé. Inlassable ... Insatiable, cela reste encore et toujours au coeur des espaces sauvages africains, que j'aime tant.😉 AFRIQUE DU SUD 06

Di 03.09.06 (Bxl-Paris-JNB)

Mes parents nous dropent à la gare de Bruxelles midi. On est bien à l’heure et l’entrée par la Rue de France nous indique le comptoir Air France à 25 m ! Quel Bol ! Ce dernier est assez isolé du reste du complexe de la gare et n’ouvre ses guichets qu’à 15h00 ! Une bonne heure à tuer donc …Le temps de vidanger et de casser la croûte (c’est que nous n’avons encore rien avalé aujourd’hui !)

Dimanche, jour de grand marché … Il y a du peuple ! Va falloir avoir l’œil sur l’ensemble de nos bagages. Ce n’est pas le moment de se faire soustraire, ça la foutrait mal ! 🤪

15h00 : Ouverture du comptoir Air France. Une petite quinzaine de passagers au Tchek in ! La jolie dame en uniforme (juste un brin aimable) enregistre déjà nos places train et avion. Aucune pesée des bagages, tout cela se fera à Paris !

Sur le quai N°4 … Encore une heure à tuer ! Le Thalys ne démarre qu’à 16h19. Pagaille généralisée à l’arrivée du TGV … Le préposé bagages tarde à arriver ! 5 min avant le départ, la masse des valises, sacs à dos embarquent enfin ! Quant à nous on laisse passer les « empressés » : derniers bagages mis = 1ers bagages sortis ! 😏

Trajet d’1h20, en wagon 1ère classe réservé Air France (le tout étant compris dans le prix du billet avion). Je n’ai pas vu défiler le paysage, ayant très rapidement sombré dans les bras de morphée.

Arrivée en gare de l’aéroport CDG, on récupère nos bagages sur le quai et c’est au pas de course que l’on rejoint le terminal A. On doit être dans les derniers à se pointer … Enregistrement des bagages en soute et aucune pesée ni prise de dimension des bagages à mains (ce qui nous ravit, vu la quantité de matos photos que l’on transporte !)

Passage au tchek sécurité oblige. On se défait de tout ce qui peut clinquer sous le portique ! JP plaisante avec la préposée : « vous pouvez tout me demander sauf mon slip » … Ayant de la répartie, elle lui rétorque : « Voulez vous bien enlever votre T-Chirt monsieur que j’examine le torse ! »

Même poste de contrôle que les passagers qui partent pour Londres ! Une frêle jeune femme force le passage … Illico : une armada de douaniers s’encourt à ses trousses !

Quelques moments à tuer avant l’embarquement ! (Vol prévu à 19h40) quand une voix se met à crachoter dans le micro : « Y a-t-il 2 candidats volontaires pour postposer leur vol Paris-JNB à demain, une prime de 500 € est offerte). Ce ne sera pas nous, nous avons une correspondance à prendre tôt le lendemain matin et on ne tient pas à perdre un jour (ça fait un an qu’on l’attend ce voyage !). Par contre mauvais signe, c’est que l’avion est bondé à bloc ! 😕

15 min de retard pour l’embarquement … Une fois dans l’avion 25 min de retard sup ! C’est qu’il faut en effet décharger et récupérer les bagages du duo volontaire !

Vol sans encombre et deux premières pour moi : C’est la première fois que je voyage dans un avion avec écran incorporé au dossier du siège ! A un détail près ! C’est que un seul écran dans tout l’avion était démob ! Le mien !!!

Au départ



Première tentative de photographies d’un coucher de soleil au dessus des nuages. (un rêve de gosse !)





Tiens le survol de la Zambie.



Lu 04.09.06 (JNB – Upington)

Atterrissage vers 6h40 – 5°C au dehors ! (Brrr) On connaît bien le parcours maintenant : le papier douane à remplir, le bus et la zone d’émigration ! Mince ! C’est le guichetier (lambin de l’année passée) qui est encore de fonction ! Sueurs froides ! C’est pas le moment de perdre du temps : déjà que le vol pris du retard, que nous devons récupérer nos bagages avant d’attraper la correspondance ! A notre grande surprise, il s’est boosté et l’affaire est rapidement expédiée.

La course au changement de terminal ne se fait pas sans un tapissage alimentaire de la rigole par mon lou … Un touristil, une petite gorgée et hop c’est reparti mon kiki ! 😛

Nouvel enregistrement : Pas de problème pour le poids des bagages cabine – Nouveau passage contrôle avec là : ouverture et fouille des sacs photos !

9h05, nous voilà dans un petit coucou de South African qui nous emmène vers Upington … Nos sacs sur les genoux (c’est qu’ils ne rentrent pas dans les emplacements cabine au dessus des sièges !)

Arrivée à Upington et virage impressionnant de l’avion au dessus de la rivière orange … J’ai cru que j’allais avoir droit à un plongeon vertigineux et même à une gorgée !

Petit aéroport mais qui possède une des pistes les plus longues d’AFS !



Ca sent bon la brousse ici … L’herbe arbore une couleur jaune pâle extraordinaire, mélangée de touches grisâtres … L’essence naturelle du désert du Kalahari enivre déjà

C’est sous un vent à décrocher les cornes … que nous prenons possession de notre voiture de location. Direction la GH La Fugue.

Un petit havre de paix au cœur d’un jardin tropical, tenu par une Suisse expatriée (poigne de fer dans un gant de velours !) L’occasion d’échanger en français (encore un peu) et une délicieuse rencontre avec un couple d’allemands (que l’on reverra quelques fois au début de notre séjour)

Le temps, de débarquer le nécessaire et de filer en ville pour retirer du cash et faire quelques achats …C’est qu’il faudra cuisiner à certains endroits du parc. On embarque le charbon de bois, un bac frigo (le tt facilement trouvable sur place ! au Pick and Pay) Upington (ville principale de la Province du Cap Nord) est très safe …

A la terrasse de la GH … déjà de nos premières rencontres volatiles. Un Coucal de Burchell fait un remue-ménage dans un palmier, un Rock Pigeon trône fièrement sur le tronc d’un arbre, un couple de Bulbul aux yeux rouges et les piaillements des petits moineaux viennent bercer notre fin de journée.



La luminosité bleutée du ciel drape son voile pour une couleur jaune orangée et la lune imposante prend place dans l’horizon.

La tête déjà pleine de rêves pour l’aventure qui commencera réellement, dès demain.
Pérou: récits de treks en photos English translation pending
by Sbecker · 2006-10-14 · 51 replies
De retour du Pérou, j'entame un récit des quelques treks & ascensions que j'y ai effectué.

Tour de l'Alpamayo

Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur. Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.

Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord

Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)

Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m) L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population. Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.

A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite .



Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.

J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos. D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache ! Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!

Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.



Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM. Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes. Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.



Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)

Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.

La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.

Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.

La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.

La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !

Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".

Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Recherche chambres d'hôtes à Saint Malo, Montrésor, Sarlat, Privas English translation pending
by Dilermando · 2006-10-01 · 16 replies
Bonjour. Je cherche des bons tuyaux pour la location des chambres d'hôte pour 2 personnes, aux environs (c'est à dire, à une demi-heure approx. au maximum, en voiture ) des villes suivantes: SAINT MALO - MONTRÉSOR - SARLAT-LA-CANÉDA - PRIVAS J'ai déjá trouvé quelques bons adresses à des prix convenables, mais peut-être il en y a d'autres à découvrir. Nous cherchons des chambres d'hôte avec douche/wc privés, au calme. De préférence, avec possibilité d'accès à un coin cuisine, et de quoi laver / sécher le linge. Nous ne cherchons pas le luxe ... Pour préserver la souplesse de notre programme de voyage, je n'aimerais pas réserver à l'avance. Je pense à donner un coup de fil au propriétaire le jour précédent, pour savoir s'il peut nous accomoder pour 2, voire 4 nuitées. Ou consulter le bureau de tourisme local, pour trouver une chambre d'hôte ou petit hôtel. Pensez-vous que cela marchera bien la première semaine de Mai 2007 ? ou faut-il réserver systématiquement quelques mois à l'avance ? Merci beaucoup. DILERMANDO
Ouzbékistan? Eblouissant! English translation pending
by CatherineGil · 2006-09-08 · 47 replies
Tout d'abord, Mille mercis à Maxicool qui nous a donné envie de ce voyage, à Nancy qui grâce à son sens logistique nous à indiqué de bonnes adresses et merci aussi à la personne dont je ne me souviens plus du nom qui nous à recommandé de ne pas rater Nurata .

Pour ma part, étant plus sensible à l'anecdote, je me contenterai de raconter au jour le jour quelques extraits de mon journal de voyage, cependant, je suis à la disposition des personnes qui seraient intéressées par des renseignements pratiques .

Le 13 août, départ de Montpellier en TGV . Il fait une chaleur étouffante et nous sommes amusés par les airs de mère poule inquiète de notre plus jeune fils, qui à tenu à nous accompagner à la gare avec nos sacs. 3 heures et demi plus tard, à Paris, sous la pluie et dans la cohue de la gare, je téléphone à l'hôtel Baladin où j'avais réservé au hasard une chambre parce qu'ils ont une navette pour Roissy, comment arriver chez eux. un long trajet RER commence et une heure après, nous voilà arrivés à la gare d'Aulnay sous Bois . Il tombe des trombes d'eau. A gauche de la gare, un car de CRS, dans la gare des "djeun's" capuches sur la tête déconnent, mais le bus que nous à indiqué l'hôtel ne roule pas le dimanche . Les taxis ? Le Dimanche soir veille de 15 août ? Ils sont tous au soleil à Palavas les Flots, ou en tous cas n'ont aucune envie de répondre à un appel venu de la gare d'Aulnay. Re-téléphone à l'hôtel qui soit disant s'occupe de nous en envoyer un, mais une heure après, il est maintenant 21 heure trente, toujours rien. Finalement écoeurés, je sais désormais quelle chaîne d'hôtels je ne choisirai pas " au hasard ", nous reprenons le RER vers Roissy en espérant trouver là-bas une chambre libre . Finalement, à 23 heures, s'il pleut toujours à verses, nous trouvons une chambre où poser nos sacs et c'est, trempés jusqu'aux os, que nous partons à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent parce qu'en France, après onze heures du soir, c'est pas facile !

Le lendemain, étant donné la galère de la veille, oh miracle, le départ se passe sans encombres si ce n'est les 3/4 d'heures de queue pour obtenir un méchant sandwich club à un pris exorbitant et nos deux bières délibérément renversées sur le pantalon de Gil par un serveur fonctionnant au ralenti ..... Le vol Paris/Moscou dans un Airbus A319 passe vite, A Moscou pas de problème non plus on est fort bien drivés vers notre terminal et l'embarquement pour Tachkent se fait exactement à l'heure, dans un airbus A320 bondé . Il y a une trentaine de gosses qui partent ou reviennent de vacances qui chantent des chants de colo repris par d'autres passagers, à coté de moi, une jeune femmes très sympa nous pose les questions qui seront traditionnelles tout au long du voyage dés que nous rencontrerons quelqu'un, à savoir : d'où venez vous, avez vous des enfants, où travaillez-vous ? Comme la soeur de ma prof de Russe qui devait nous recevoir à Tachkent mais finalement nos dates ne coïncidant pas n'a pas pu, m'avait prévenue, j'avais préparé un petit album photo avec des photos des enfants et de "vnouchka" ma petite fille qui à été tout le long du voyage abondamment feuilleté et commenté par toutes nos rencontres 🙂 Le temps de récupérer nos sacs et de remplir nos fiches de police, il est prés de trois heures du mat', mais, mais, mais, notre taxi, qui doit nous conduire au Grand Orzu est là qui nous attend et à l'hôtel, malgré l'heure plus que tardive, il y a aussi quelqu'un pour nous accueillir et même nous proposer un thé ! Après la galère de Paris c'est bien agréable.

Le 15 août, malgré ou à cause du décalage horaire de trois heures, nous nous réveillons vers neuf heures. Le Grand Orzu est un peu vieillot dans une jolie maison construite en carré autour d'une cour avec une petite piscine. Nous prenons un super petit déj dans la cour sous des canisses, il fait un temps splendide, pas trop chaud, bien agréable, le temps idéal pour aller se promener en ville. Au bout de N kilomètres dans ces avenues larges et droites à la soviétique, nous arrivons enfin en centre ville, du coté du quartier surnommé " Brooklin" . Les rues traversent un grand parc avec des bouquinistes d'abord, puis un tas de restaurants . Mais pour l'heure, nous voudrions bien changer nos dollars en sums. Finalement on nous indique une banque qui pour 200$ nous refile trois énormes liasses en fait 25600 sums, à peu près 1226 sums pour 1$ . On se balade encore dans ce quartier, on passe un moment dans un bistrot qui a installé ses tables sur les pelouses, et retour à l'hôtel en taxi pour sieste et farniente dans la cour du Grand Orzu . Faut pas rigoler, c'est les vacances tout de même ! Le soir, repas excellent au Caravan voisin qui est un joli endroit très "mode" semble-t-il, avec vin ouzbek " Omar Khayam" bien sur 🙂 comment pourrait-il en être autrement 😉 et orchestre jazz et Rock, excellent pour la partie Rock.
Comment faites-vous pour partir si souvent? English translation pending
by Jeremias · 2006-05-21 · 114 replies
Aller dites le moi, comment par quel moyen, comment pouvez vous avoir autant de temps libre et l argent neccessaire, à des voyages souvent tres longs.Comment faite vous?Moi perso, j etais en australie y a 2 mois, ben maintenant va falloir que je travaille longtemps avant de repartir pour plus de trois semaines.
Tunisie - Mars/Avril 2006 English translation pending
by Nancy · 2006-05-03 · 12 replies
Ce fut un voyage un peu particulier. Pour la première fois depuis 16 ans de voyage, nous sommes partis à 4 : nous avons proposé à mes parents de nous accompagner. Le but était double : tout d’abord passer 2 semaines ensemble, ni chez les uns, ni chez les autres (donc sans souci et sans contrainte), et puis aussi leur faire découvrir notre façon de voyager, à eux qui ne connaissent du voyage que le circuit organisé depuis leur retraite. Il fallait donc trouver une destination dépaysante, pas trop loin, facile d’un point de vue logistique et avec un patrimoine culturel et naturel attrayant. La Tunisie a remporté nos suffrages. Ensemble nous avons choisi la période, la durée et bâti un premier parcours prévisionnel. Bien sûr, nous avons loué une voiture plus spacieuse et nous avons cherché des hôtels plus confortables et surtout plus accessibles, par égard envers la canne de mon père … Voilà les seules différences, autrement, ce fut la même improvisation qu’habituellement : pas de réservation, des petites gargotes, des changements de programmes selon l’humeur (ou les siestes inopinées du copilote !) …

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Nous avons privilégié l’aspect culturel de la Tunisie, trop méconnu à mon goût, et délaissé totalement le côté balnéaire. Pour ceux qui connaissent mes précédents carnets et nos habitudes de voyage : rassurez-vous, oui, mes parents sont aussi amoureux des vieilles pierres que nous 😉!!

Sam 25 Mars - Vols AF Paris/Tunis – Route vers Dougga - Nuit à Teboursouk Dim – Sites romains de Dougga et Bulla Regia - Nuit à Teboursouk Lun – Site romain de Makthar - Nuit à Sbeïtla Mar- Site romain de Sbeïtla - Nuit à Tozeur Mer– Nefta – Tozeur - Nuit à Tozeur Jeu- Les oasis de montagne : Chebika, Tamerza et Midès - Nuit à Tozeur Ven – Traversée du Chott el Jerid – Douz – Boucle du Nefzaoua – Matmata - Nuit à Matmata Sam– Toujane – Boucle des ksour - Nuit à Matmata Dim– Médina de Sfax - Nuit à Sousse Lun– Amphithéâtre et musée d’El Jem – Ribat de Sousse – Nuit à Sousse Mar - Ribat de Monastir - Musée archéologique de Sousse - Nuit à Sousse Mer– Kairouan : la mosquée, la Zaouia de Sidi Sahab, les bassins des Aghlabides – Nymphée de Zaghouan – Site romain de Thuburbo Majus - Nuit à Gammarth Jeu–Musée du Bardo – Souk de Tunis - Nuit à GammarthVen–Carthage – Sidi Bou Saïd - Nuit à Gammarth Sam 8 Avril - Vols AF Tunis/Paris

BUDGET :

Le Dinar Tunisien (DT) est divisé en millimes. Ne soyez donc pas surpris de voir 3 chiffres après la virgule. Cours : 1 € = 1, 6 DT - Conversion facile : 1DT = 4FF.

Vols réguliers Air France : 221 € X 4p = 884 € Voiture = 1 800 € Sur place, 2 400 DT cash : 1 000 € changés à l’aéroport au cours de 1, 6 DT et 800 DT retirés à un ATM de Tozeur quasiment au même taux, commission incluse (vérification faite sur mon relevé de banque) et 1 175 DT de paiemant CB. Total sur place : 3 575 DT soit 64 DT/j/p. Je vous rappelle que nous étions 4 adultes et on ne s’est privé de rien (apéritif tous les jours, quelques extras au restau, hôtels confortables) … ainsi, ce budget n’est-il pas significatif, il est très large.

GUIDES :

A 4, nous n’en manquions pas !

Logistique : Lonely Planet version française 1è édition – Avril 2004 – Peu utilisé – Les infos datent … Guide du Routard 2006 – Beaucoup utilisé pour les restau et les horaires d’ouverture des sites.

Culturel : Guide Bleu – Très riche. Excellente aide pour préparer le voyage (c’est notamment le seul guide qui donne une idée de la durée moyenne de visite des sites) Guide Gallimard – Magnifique complément sur place avec de nombreux schémas et des encadrés intéressants. C’est un guide qui devient vite livre de chevet.

TRANSPORTS :

1 - Vols Achetés début Février sur le site d’Air France : 221 € l’A/R. C’était le meilleur prix (meilleur marché que Tunisair) en vol régulier. Première expérience de e-ticketing, j’étais un peu inquiète. Au final, quelle simplicité et quel progrès !

2 - Voiture Réservation d’une Peugeot 406 (sans AC) début Mars auprès d’Avis (via internet) : 1 800 € TTC, km illimité. Facture conforme au devis. Seul le conducteur additionnel (gratuit sur le devis) était facturé 5DT/jour sur place. Nous avons décliné et Philippe s’est tapé les 2 700 km tout seul !... 😛😛 Nous avons eu finalement une 407 Diesel, probablement parce que l’A/C ne fonctionnait plus. A 4 et pour un périple aussi long, c’était ce qu’il fallait. D’un avis général, elle était fort confortable et les bagages rentraient sans problème dans le coffre (il faut dire que mes parents voyagent aussi légers que nous !). Le choix à cette période de ne pas opter pour l’A/C était tout à fait judicieux : on s’en est passé sans difficulté. Par ailleurs, pour 2 700 km nous avons fait 2 pleins ½ ! Moins de 100 DT d’essence au total. Un vrai chameau, cette voiture ! Le gasoil est à 0, 64 DT le litre. Prix fixe ? Sans doute, c’était partout pareil … Paiement cash dans toutes les stations. Nombreux contrôles de police sur les routes. Nos plaques bleues (réservées aux touristes) nous ont souvent permis d’y échapper. 2 fois seulement nos papiers ont été contrôlés (permis de conduire international et contrat de location). Rapide et courtois. Il n’a jamais été question du moindre bakchich … Nous avons tous été surpris d’avoir autant roulé. Ca ne nous a jamais semblé laborieux ou épuisant. La variété des paysages nous a éblouis de bout en bout et la qualité du réseau routier permet de rouler correctement sans fatigue. Nous avions la carte Michelin 744. Suffisante pour notre périple.

HEBERGEMENT :

3 critères de choix importants pour nous lors de ce voyage particulier : un parking à proximité, au moins une chambre avec sanitaires privés et aussi peu de marches que possible. Nous avons obtenu des réductions facilement, étant encore en basse saison et arrivant à 4 souvent pour 2 ou 3 nuits …

Teboursouk : Hôtel Thugga (60 DT/p en ½ pension – cash) - ref GdR Chambres simples et sympas réparties autour d’un patio qui mériterait d’être davantage fleuri. Salle de restau sans charme – Le premier diner était vraiment mauvais (pour un premier repas, c’était dommage, ça partait mal, j’ai eu quelques craintes !….), le second soir, c’était correct mais ça ne restera pas un grand souvenir culinaire. Accueil sympa.

Sbeïtla : Motel de la Jeunesse (24 DT la chambre avec douche et wc – 16 DT la chambre avec lavabo – 3DT/p le petit dej - cash) - ref GdR Chambre très très simple et juste propre (draps vraiment courts et vraiment usés, sol dégueu, couvertures sales) – La douche elle était propre – Mais que c’était sympa avec ces chambres aux jolies portes bleues alignées de part et d’autre d’un patio couloir où des tables et des chaises invitaient aux retrouvailles - Petit déj plus que copieux – Accueil extrêmement chaleureux. La simplicité des chambres est très largement compensée par l’accueil et l’agencement. N’hésitez pas, de toute façon, à Sbeïtla, il y a peu de choix. Un bon souvenir !

Tozeur : Hôtel Continental (négocié 54 DT la chambre avec petit dej - cash) - ref GdR Il a dû être agréable, il pourrait l’être encore s’il était mieux entretenu. Mais à ce rythme là, dans peu de temps, il sera à l’abandon. Dommage, car il est bien situé.

Matmata : Diar el Barbar (négocié 100 DT la chambre en ½ pension - CB) - ref GdR Notre gros coup de coeur 🙂🙂🙂 A la manière d’un grand ksar aux multiples cours, un très bel hôtel offrant des chambres ‘troglodytes’ en rez de chaussée. C’est superbe, confortable et très propre. Belle piscine donnant sur une vallée lunaire magnifique. Diner et petit dej buffet de très bonne qualité. Le second soir, nous étions si peu nombreux qu’ils avaient installé le buffet en bord de piscine. Vraiment, je conseille à tous ce magnifique lieu : ça vaut le coup de casser sa tirelire.

Sousse : Hôtel Jinene (négocié 62 DT la chambre avec petit dej - CB) Sur la route de Port El Kantaoui, dans la partie balnéaire. Sans ostentation (car on en a vu où c’était vraiment à gerber !). Accueil vraiment chaleureux et personnalisé. Petit déj buffet sympa (crêpes !) Par contre l’environnement est nul : il faut être motorisé pour aller manger à Sousse. Avertissement à ceux qui seraient tentés par l’aspect balnéaire : l’accès à la plage se fait par un étroit sentier entre 2 murs blancs. On débouche sur une mini plage, large de 2 à 3 mètres, pas plus. C’est vraiment glauque 🙁. Caricatural ! On a plaint ceux qui venaient ici pour profiter de la mer. (Remarque : l’hôtel Medina (GdR), au bord de la médina de Sousse, nous a paru tout à fait convenable mais ne répondait pas à nos critères particuliers.)

Gammarth : El Mouradi (négocié 100 DT la chambre avec petit dej - CB) Grand hôtel comme on en trouve partout et qui n’a plus de tunisien que le nom ... Mais c’est propre, spacieux, confortable. Le petit déj est un grand moment (encore des crêpes !). Son intérêt : facile d’accès, au calme, parking, proche de Carthage et de l’aéroport. Là encore, il faut être motorisé.

REPAS :

Vous trouverez ce paragraphe sans doute moins précis que dans mes précédents carnets, n’ayant pas sur place rempli mon habituel carnet de route pour profiter davantage de mes parents ... On croit qu’on va tout retenir et on oublie qu’après 40 ans les neurones (LE neurone comme dit Philippe !) ne fonctionnent plus aussi bien … Dure prise de conscience 😕😛 !...

Dès les tout premiers jours, nous avons mangé dans des gargotes et avalé des crudités savoureuses (tomates, concombre, salades, fenouil, chou blanc ….). Nous avons tous eu une petite diarrhée à un moment ou à autre, très vite réglée avec un cachet d’’Imodium et du Coca. Pas de quoi gâcher le voyage. N’oubliez pas d’avoir toujours du papier toilette sur vous, rares sont les toilettes des lieux publics qui en disposent. Seule règle à laquelle on n’a pas dérogé : l’eau qu’on a toujours achetée en bouteille.

Il faut aimer la viande d’agneau ou de mouton quand on vient en Tunisie. Les repas des petits restaurants simples sont généralement très bons mais pas très variés. On y retrouve toujours les bricks, le couscous, les brochettes, le poulet rôti et les différentes salades. Ces plats complets tournaient autour de 5-6 DT. Jamais de dessert. Plusieurs fois, le thé à la menthe nous a été offert. A tous les repas, le pain est offert généreusement. On est loin des corbeilles avec 3 malheureux quignons !… En plus, qu’il est moelleux et croustillant ! Mmmmmh …. Hormis les diners vraiment quelconques de l’hôtel Thugga et une expérience malheureuse de pizzeria à Sousse, nous avons toujours bien mangé (et mon père est un gourmand !).

L'eau est à 0, 5 DT dans les épiceries des rues (1, 5l) et à 0, 340 DT chez Carrefour. Elle passe à 1 ou 2 DT dans les restaurants. Les amateurs de bière devront composer : on n’en trouve pas partout, loin s’en faut. La bouteille de Celtia (33cl) est autour de 2 DT. Elle est bonne. On trouve du Coca facilement mais parfois en toute petite bouteille de 19cl. Enfin, le Boga est la limonade locale

Voici quelques bons souvenirs à prix corrects (entre 20 et 50 DT pour nous 4). Nous avons toujours payé cash. Comme partout, plus c’est touristique plus c’est cher ...

A Makhtar, nous trouverons un restaurant au cœur de la petite bourgade où avait lieu un beau marché d’ailleurs. On ne peut pas le rater, c’est le seul qu’on ait vu et le bourg n’est pas bien gros … Genre routier chez nous : repas simple et copieux pour 16DT pour nous 4 ! Pas un touriste bien sûr, pas de bière non plus (c’est souvent lié évidemment) …. C’était très très copieux et très bon. Ce fut notre meilleur rapport qualité/prix.

Restaurant de la République à Tozeur (GdR) Populaire et agréable. Bonne cuisine simple.

Restaurant Tozorous à Tozeur A quelques dizaines de mètres de l’hôtel Continental. C’est devenu notre cantine pour nos 3 soirées à Tozeur. Il est tout neuf, les menus sont encore truffés de fautes amusantes (les serveurs prennent d’ailleurs les devants pour éviter les mises en boite trop faciles). Ambiance décontractée, chaleureuse, confortable. On y mange très bien à prix raisonnables (fourchette haute quand même).

Restaurant AliBaba à Douz (GdR) Pour nous remettre de nos émotions (voir plus bas) – Dans une petite cour ombragée, avec une tente de nomades pour accueillir ceux qui sont prêts à manger accroupis.

Le Restaurant du Peuple (GdR) dans la médina de Sousse. D’après mon père, le meilleur couscous qu’il ait mangé. Pour 6 DT/p ( plus très sûre, mais c’est de cet ordre), repas complet : entrée, plat, thé. Par contre, ce petit restau est bien tristounet ….

Un autre restau à Sousse (hors guides) Je ne sais plus son nom, on est tombé dessus par hasard. A l’entrée de la médina, à côté de la porte Bab el Gharbi, juste à côté du poste de police. Pour les motorisés, il y a là un petit parking d’une vingtaine de places. Petit restau tout simple où nous sommes un peu sortis du traditionnel couscous : ragoût de mouton aux oignons et un ragoût de veau. Cuisine familiale excellente. 6 DT le plat. Le patron a même été jusqu’à me demander si le prix me convenait. C’est sympa, non !?

Le Snack Quick à Monastir (GdR) Philippe a testé le couscous aux fruits de mer (couçaïella) et s’est régalé !

La Source à Zaghouan (GdR) Sympa, mélange de touristes et de locaux. Repas complet à 10 DT/p.

D’un tout autre ordre :

L’Essaraya dans la médina de Tunis. Grand restaurant de Tunis dans une magnifique demeure couverte de céramique. Nous y sommes allés vers 14h (après la visite du Bardo) sans réservation. Bon moyen pour profiter de ce lieu magique sans se sentir mal à l’aise avec nos tongs et nos vêtements trop simples pour l’ambiance raffinée du soir … A cette heure tardive, nous étions les seuls clients et avons reçu un accueil plutôt froid (visiblement, ils n’étaient pas enchantés de devoir réenfiler leur veste). Couscous (mon père est un inconditionnel !), agneau au four ou aux fruits secs … c’est très fin. Le plat tourne ici autour de 20 DT, prix tout à fait justifié.

Les Dunes à La Marsa. A la veille du départ et pour remonter notre moral en berne, nous nous sommes offert un dernier extra. Sans réservation, nous sommes arrivés tôt. Et malgré nos tongs, l’accueil a été tout à fait prévenant. Depuis quelques jours, la direction est italienne, les serveurs ont encore du mal avec la nouvelle carte : plats tunisiens et italiens donc (n’est-ce pas un peu dommage pour un tel restaurant ?). Mises en bouches, entrées, plats de poisson ou pâtes carbonara faites maison, vin blanc (1 bouteille ½) … 200 DT pour le tout … Même avec un service attentionné et chaleureux, ça ne les vaut pas.

Y a vraiment pas photo : l’Essaraya est bien plus typique, les prix beaucoup plus justifiés, le cadre plus pittoresque et la cuisine y est totalement tunisienne.

SITES CULTURELS :

La Tunisie n’a pas que ses belles plages à offrir, loin s’en faut. Les sites romains sont incroyablement bien conservés, les mosaïques comptent parmi les plus belles du bassin méditerranéen, et l’architecture sobre et austère des ribats est admirable.

Le prix d’entrée des sites est généralement de 3 DT/p + 1 DT pour le droit photo. En ce qui nous concerne, nous l’avons toujours acquitté mais n’en avons payé qu’un seul pour 2 appareils. Aucun contrôle n’a jamais eu lieu.

1 – Les sites romains

Dougga 3 DT/p + 1 DT Situé sur une colline, il y fait froid le matin. Le site est vaste et présente des monuments très bien conservés. Nous y avons flâné 3 heures agréables mais un peu éprouvantes pour les jambes fatiguées des seniors (dénivelé important).

Bulla Regia 3 DT/p + 1 DT Petit site dont l’intérêt réside dans l’originalité des maisons enterrées et dans les quelques superbes mosaïques laissées in situ. 2 heures peuvent suffire.

Makthar 3 DT/p + 1 DT A cette époque de l’année, c’est dans un champ de fleurs sauvages multicolores que l’on visite ce site. Je ne sais pas ce qu’on a préféré de ce cadre bucolique ou des vestiges. Même si les thermes sont intéressants, ça reste un site mineur.

Sbeïtla 3 DT/p + 1 DT Au cœur de la ville, site très étendu dont le forum est magnifique quand le soleil du matin illumine ses pierres orange. Mérite les 3 heures (toujours en prenant grandement son temps !) qu’on y a passées. Venant de Makthar, pour rejoindre Sbeïtla, nous avons emprunté la C77 qui traverse une jolie campagne. Manque d’attention, nous ratons l’embranchement à droite vers la C85 et poursuivons sur la C77 jusqu’à Hajeb El Ayoun. Or, cette portion n’est plus du tout adaptée aux voitures de tourisme. Nous avons dû traverser 2 gués, le 1er n’était pas bien méchant mais le 2ème a suscité quelques inquiétudes. Soyez vigilants : ne ratez pas le croisement vers la C85 ….

El Jem 6 DT/p comprenant le musée + 1 DT Amphithéâtre au cœur de la petite ville, incroyablement bien conservé et bien restauré. Tous les étages peuvent se visiter, y compris le sous-sol où s’entassaient gladiateurs et bêtes sauvages en attendant de monter dans l’arène. On espère d’ailleurs voir apparaître Russell Crowe à tout moment (surtout moi). Mais non … Malgré cela, c’est incontournable ! On y passe volontiers quelques heures. Des petites gargotes sympathiques attendent le client face à l’entrée. Déguster une brochette d’agneau avec en toile de fond cet imposant monument fait partie de mes meilleurs souvenirs (d’autant que la brochette cuite devant nous était excellente !). Même les plus hermétiques aux vieilles pierres seront charmés car il s’agit ici d’un seul monument (et non pas d’un site étendu et plus ou moins ruiné comme les précédents) très bien conservé où l’on n’a pas besoin d’imagination pour comprendre son utilité et son histoire. Par ailleurs, le site est assez proche de la côte et peut faire l’objet d’une excursion à la journée pour ceux qui sont sédentaires dans un site balnéaire. Vraiment ne ratez pas El Jem (même sans Russell Crowe😛).

Nymphée de Zaghouan gratuit Ma mère (innocemment) : «C’est normal qu’on voie la mer si près ?» Moi (émergeant d’un petit somme) : «Oups, sûrement pas !» C’est donc une erreur de copilotage (j’ai fait croire que j’étais subjuguée par les paysages !... ) qui nous a valu de visiter ce petit nymphée tout mignon. C’est la source d’eau qui alimentait Carthage par 90 km d’acqueduc. On aperçoit encore de beaux vestiges de cet aqueduc en remontant vers Tunis et à Carthage les grandes citernes très bien conservées, point d’arrivée de cette eau, donnent tout son sens à ce petit nymphée. Ce petit fil rouge nous a bien émus. Comme quoi, j’ai eu bien raison de m’assoupir un peu (ah non ! c’est vrai, les paysages !!) …

Thuburbo Majus 3 DT/p + 1 DT Etais-je fatiguée, un peu saturée des vieilles pierres ou simplement devenue plus difficile après toutes les merveilles déjà vues ?... Thuburbo Majus m’a … barbée.

Carthage 7 DT/p + 1 DT C’est sympbolique. Il reste assez peu de choses de l’époque romaine et encore moins de l'époque punique. Mais l’Histoire a marqué ses pierres. Alors, en fin ou en début de voyage, c’est sympa sans être à mon sens incontournable. Comme je l’ai dit plus haut, ne ratez pas les grandes citernes très bien conservées, surtout si vous avez vu Zaghouan.

2 – Les sites musulmans

Les ribats de Sousse et de Monastir 3 DT/p + 1 DT Assez différents l’un de l’autre, ils méritent tous les 2 une visite appronfondie. Celui de Monastir a été remanié plusieurs fois et présente un enchevêtrement compliqué. Celui de Sousse est d’une grande sobriété. Ne ratez pas la salle voutée des prières, massive et sobre (pour les 2). L’ascension dans la tour de guet apporte une vue splendide sur la médina et la grande mosquée (à Sousse), sur le port et le cimetière avec le mausolée de Bourghiba (à Monastir). Ascension plus facile à Sousse qu’à Monastir (de l’avis du seul courageux sur les 4 ayant grimpé les 2 !).

Kairouan 6 DT/p + 1 DT A notre arrivée en voiture à Kairouan, nous sommes accostés par un motocycliste qui, tout en roulant, tente de nous baratiner. Discours éculé … Or, nous savions pertinemment où nous allions, cette fois, le copilote ne dormait pas et était même plutôt attentif. Nous n’avons donc pas tenu compte de ses faux avertissements et autres conseils (du reste, il en changeait au gré de nos changements de direction) … Qu’il était collant ! C’est seulement devant la demande ferme de Philippe de nous laisser en paix que nous avons réussi à nous en débarasser. C’est la seule fois de tout notre voyage où nous avons eu ce genre de désagrément. Tout ça pour dire qu’effectivement à Kairouan, il faut acheter un pass (6 DT/p) qui donne accès aux principaux monuments de la ville (que nous n’avons pas tous visités d’ailleurs). Le bureau de vente se situe juste à côté des bassins des Aghlabides au Nord de Kairouan. Soyez sûrs de vous et fiez-vous à votre carte plus qu’aux motocyclistes kairouannais si vous ne voulez pas finir dans une fabrique de tapis 😏! - La mosquée de Kairouan Est-il utile de la présenter ? Même sans visiter la salle des prières, la mosquée de Kairouan est un joyau. Comment peut-elle dégager une telle harmonie alors qu’elle n’est qu’un amalgame de récupérations. Pas 2 colonnes identiques !... Il faut s’y poser pour s’imprégner de cette ambiance particulière. Beaucoup de groupes. Après le Sud, c’est un peu dur … - La Zaouia de Sidi Sahab Superbe complexe aux carreaux de céramiques colorées, aux coupoles couvertes de muqarnas, aux patios de marbre … L’art musulman dans toute sa plendeur. A ne pas rater. - Les bassins des Aghlabides Rapide mais impressionnant …

Ces 3 monuments sont situés dans un tout petit périmètre et sont très faciles d’accès. Nous n’avons consacré qu’une grosse matinée à Kairouan qui, c’est évident, en mérite davantage … Nous n’y avons vu que le principal et n’avons pas pris le temps d’y flâner, sans doute effrayés par une ambiance plus lourde qu’ailleurs.

3 – Les musées

El Jem Compris avec l’amphithéâtre Puisque le prix d’entrée est compris dans la visite de l’Amphithéâtre, ce serait dommage de le rater d’autant qu’au-delà de jolies mosaïques, une villa romaine grandeur nature y est reconstituée. Intéressant pour bien comprendre.

Sousse 3 DT/p + 1 DT Encore de très belles mosaïques. Pas indispensable si vous n’êtes pas très amateur …

Le Bardo à Tunis 6 DT/p + 1 DT C’est LE musée de mosaïques 🙂🙂! Incontournable. S’il faut n’en faire qu’un seul, sans hésitation, c’est celui-ci. Nous, ça fait 3 fois qu’on y va ! A faire de préférence en fin de voyage quand les noms des sites évoquent quelque chose. C’est mon avis … Nous y avons passé 3 heures en profitant des nombreux bancs installés dans toutes les salles. Evidemment beaucoup de monde (peut-être un peu moins vers midi) mais les groupes passent tellement vite qu’ils éclipsent les chefs d’œuvre à peine quelques minutes. La patience paie.

4 – Les médinas

Sfax : nous y étions un matin ; le marché était très animé, très authentique mais trop de monde (de Tunisiens) au goût de tous les 4. La flânerie y était impossible tant cette ruche bourdonnante était active. Personne n’y a réellement pris plaisir.

Sousse : sympa.

Tunis : ma préférée entre toutes. Je craignais des sollicitations nombreuses et lourdes. Pas du tout !!

Sidi Bou Saïd : à 2 pas de Carthage, c’est un joli petit village (ce n’est pas une médina) accroché à une colline (ça grimpe !), aux maisons blanches et aux portes bleues. Sa proximité avec Tunis et sa beauté l’ont rendu très touristique. A l’entrée du village, les échoppes sont nombreuses, le café des Nattes trop connu et trop couru … Mais franchie cette première rue, on retrouve vite la sérénité et la beauté d’un village paisible et bien entretenu, dominant la mer.

SITES NATURELS :

Nefta La fameuse Corbeille de Nefta sert malheureusement de dépotoir. Le charme n’opère plus. Reste la médina. Petite promenade à pied parmi les ruelles étroites bordées de ces maisons en briques de terre brune. Mais là encore, grosse déception : les briques rouges modernes viennent trop souvent consolider les anciennes maisons. Pour notre 3ème visite (en 16 ans), nous avons été vraiment attristés de voir à quel point Nefta se gâche et se perd. Enfin, la palmeraie, elle, nous comblera. Nous y faisons un petit tour en voiture totalement improvisé. Les palmiers dattiers des fameuses Deglet Nour ombragent des parcelles soigneusement cultivées. Après cet aperçu rapide, nous aurons envie d’appronfondir la visite d’une palmeraie. Ce sera chose faite à Tozeur.

Tozeur Grosse ville touristique, loin de l’image qu’on se fait d’une oasis. Pourtant, la médina nous a enchantés. Ici, la restauration des anciennes maisons est faite avec la volonté de rester dans l’esprit de cette architecture si particulière. C’est superbe et, après la déception de Nefta, nous étions regaillardis. La palmeraie nous a donné l’occasion d’une balade fort agréable en calèche en fin de journée (7 DT pour nous 4 pour 1 heure de balade) où le guide nous a donné quelques explications bienvenues. Pour nos amis cavaliers : bien sûr on a vérifié, le cheval n’était pas blessé au passage de sangle 😉 !

Les oasis de montagne Nous avons fait cette excursion au départ de Tozeur. Ce fut une de nos plus belles journées. Nous partons vers 9h. Au départ, le paysage de steppes désertiques est assez quelconque. Et puis, un petit ruisseau vient longer la route. Ses berges sont couvertes de sel et valent bien l’arrêt qu’on est les seuls à leur consacrer. En effet, nous sommes alors doublés par des dizaines de 4X4 aux effigies de «Terre d’Aventure» ou «Nomade» … Au loin, les premières montagnes apparaissent, rouges dans la lumière du matin. Elles se rapprochent, au point de nous encercler quand nous arriverons à Chebika où nous aurons la désagréable surprise de retrouver TOUS les 4X4. Ce sont des groupes dont l’équipement et les vêtements nous laissent dubitatifs quant à la nécessité du 4X4 … Bref, contre mauvaise fortune bon cœur, nous tâchons d’apprécier, malgré ces hordes, la beauté des lieux et y parvenons somme toute assez bien tellement Chebika est merveilleuse. Avec prudence et lenteur (canne oblige), nous descendons tous les 4 vers le lit du torrent. Mon père sera payé de ses efforts car la cascade est dans un site splendide, seulement gâché par le défilement incessant des trop nombreux groupes. Mais rien n’y fait : nous réussissons tous les 4 à nous émerveiller ! Nous ne monterons pas jusqu’au sommet de la colline, la canne déclarant forfait, estimant avoir rempli son contrat pour la journée. Quand nous reprenons la route, les 4X4 ont pratiquement tous disparus. Peut-être est-il judicieux de garder Chebika pour la fin …. Tant pis pour nous. Vous qui m’avez lue, vous le saurez. Nous passons Tamerza et contemplons la cascade au fond de sa gorge depuis la route. Trop de monde encore pour qu’on ait envie d’y descendre. Après un repas au Restaurant du Soleil (GdR – 10DT/p le repas complet et 3DT( !) la bouteille d’eau), nous arrivons à Midès. Cette fois, c’est tout seuls (enfin !) que nous visitons le vieux village et arrivons jusqu’au bord du canyon qui l’enserre tel un fer à cheval. Impressionnant ! Majestueux ! Et quel calme ! Demi-tour pour rentrer à Tozeur par la même route. Voilà comment, malgré des centaines de touristes croisés, nous avons engrangé des images qui resteront parmi les plus bellles que nous ayons vues … Route asphaltée en très bon état du début à la fin. Aucun problème avec une voiture de tourisme.

Le Chott El Jerid Plusieurs arrêts pendant cette traversée pour faire quelques photos de ces eaux saumâtres et des berges de sel. C’est impressionnant. Nous verrons aussi de nombreux campements et de grands troupeaux de dromadaires dans les étendues sablonneuses.

El Mansoura Juste avant Kebili, la carte Michelin indique une route verte (donc supposée plus pittoresque) passant par El Mansoura. De fait, elle traverse une jolie palmeraie. Par ailleurs, ce vendredi-là, c’était jour de marché dans le petit village. Nous nous sommes arrêtés et avons traversé à pied faisant quelques photos, toujours acceptées (voire réclamées !) avec beaucoup de gentillesse. Je n’ai pas osé photographier les femmes et je crois après coup qu’elles en auraient été tout aussi flattées que les hommes l’étaient. Contact facile et chaleureux de toute la population. Un moment simple, authentique et très agréable. De ceux qu’on ne planifie jamais et qui viennent enrichir un voyage. Voilà ce qu’aucun voyage organisé n’apportera jamais.

Douz et le Nefzaoua Nous arrivons à Douz vers 11h et décidons de faire la boucle du Nefzaoua avant de déjeuner … Nous voici donc partis vers Zaafrane où l’on emprunte une piste pour s’approcher des dunes. Prudent au début, Philippe s’enhardit petit à petit et … arrive ce qui devait arriver … la 407 renâcle, nous explique qu’elle n’est pas un 4X4 et … s’ensable. Faut dire que c’était gonflé de vouloir passer cette petite butte … Nous voilà donc bien penauds. Mes parents gardent leur calme : ma mère va s’asseoir sous un palmier, à l’ombre, mon père en profite pour faire quelques photos des dunes (vas-y Papa, on ne sera jamais plus près !) et des palmiers ensablés (comme nous). Quant à Philippe, il part chercher de l’aide : nous avions repéré des ouvriers un peu avant. Moi, ma seule inquiétude était que Philippe se perde dans le désert. Déjà des images de vieux films me reviennent … non, j’exagère, nous étions trop près du village pour de tels risques. Bref, j’attends … Il n’a pas fallu 5 minutes pour que 3 Tunisiens arrivent et essaient à leur tour de nous sortir de là. Mais rien n’y fait. Plus on essaie, plus le sable s’accumule sous la caisse. Du coup, ils attendent avec nous, nous rassurant gentiment. Enfin, au bout de 30 minutes, tel Indiana Jones, Philippe, juché sur une tractopelle arrive en fanfare ! 3 coups de pelle pour dégager l’arrière, un câble accroché à l’essieu (jamais trouvé d’anneau de tractage !) et zou …. la 407 est dégagée comme un fétu de paille en moins de 10 minutes. J’ai un peu blémi quand j’ai vu le pare-choc plier sous la tension du câble mais il a repris sa forme aussitôt après (magique !) ! Super, merci ! Ouf ! Si nous en doutions encore, cette aventure nous aura permis de voir la serviabilité et la gentillesse des Tunisiens. Nous repartons et, cette fois, mon Indiana ne quitte plus les pistes à peu près damées. Il en convient, nous attendrons un peu pour le Paris/Dakar … pas tout à fait prêt, Indy … Cette aventure ne nous empêchera pas de terminer la boucle qui offre de magnifiques paysages de désert et de dunes. Notre ensablement n’est dû qu’au souhait de s’approcher des dunes (Philippe voulait peut-être les voir de l’intérieur ?... mais non, je blague mon chéri !), mais la boucle se fait sur une excellente route asphaltée et vaut vraiment la peine. Que notre aventure ne vous fasse nullement hésiter. Et puis quoi, vous avez vu, il y a toujours une tractopelle à portée 😏!

Matmata L’arrivée sur Matmata, en fin de journée, avec un soleil rasant est un spectacle éblouissant. Dans la voiture, des oh ! des ah ! (à 4, on ne s’entendait plus !) et des arrêts tous les 50 mètres tellement le paysage est extraordinaire. Déjà, on devine les habitations troglodytes. Après notre installation à l’hôtel Diar el Barbar (voir hébergement), on file vers le village découvrir quelques maisons. L’hôtel Sidi Driss a été aménagé dans une maison troglodyte qui a servi de décor à Star Wars. Nous, en grands fans, on y est allés en pèlerinage. Un peu décevant, car alors la magie disparaît. Les quelques décors qui subsitent sont d’affreux moulages de plastique !! On voit là l’envers du décor et il faut bien reconnaître qu’Anaïkin y perd de son aura …. Quelques mètres au-delà de l’hôtel Sidi Driss, nous dominerons une jolie maison avec poulailler, puits et même un arbre au milieu de la cour enterrée.

Circuit des ksour Ksar (ksour au pluriel) : village fortifié. Nous avons entrepris ce circuit au départ de Matmata. Ce fut une journée un peu lourde mais dense, riche et, de l’avis de nous 4, la plus belle du voyage ! Même si certaines grimpettes ont découragé les seniors.

- Concrètement sur la carte : Matmata-Medenine via Toujane par la route de montagne C104 Medenine-Tataouine par la P19 Les ksour : Ksar Ouled Debbab – Douiret – Chenini et retour à Tataouine (on laisse tomber Guermessa) A/R à Ksar Ouled Soltane depuis Tataouine Retour à Matmata en passant par Ghomrassen (C121) – Ksar Hadada (C207) et la C113 vers Medenine Aucun problème en voiture de tourisme. Tout est asphalté et en très bon état.

- Toujane : j’avais lu dans le Lonely Planet (p.208, je viens de revérifier) que la route de Toujane à Medenine était réservée aux 4X4. D’ailleurs, ma carte Michelin semblait le confirmer en présentant une portion en pointillé … Malgré tout, avant de partir, je me renseigne à l’hôtel (intuition féminine ?...) Un peu surpris, le réceptionniste me répond qu’il n’y a aucun souci. J’insiste … même avec une 407 ? Toujours ses grands yeux ronds : ben oui …. Bon, on y va ! Depuis, je bénis cet homme et je comprends sa surprise (la même que la mienne quand aux USA on m’avait demandé si, en France, on connaissait les bananes !). La route est excellente et les paysages sont extraordinaires. Oui, je sais je l’ai déjà dit pour ceux autour de Matmata ! Ceux-là sont du même style mais encore plus grandioses ! A cette époque de l’année, quelques lopins de terre cultivés égayent d’un vert tendre la grande masse des collines rouges ou orangées couvertes de steppe. Ne manquez surtout pas cette route : Matmatma – Medenine par la C104 ! Toujane, magnifique village accroché à la montagne, apparaît d’un seul coup au sortir d’un virage.

- Ksar Ouled Debbab : attention arnaque ! un restaurant est en train d’y être aménagé et l’on tente de vous faire croire que pour voir les vestiges du ksar, il faut passer par leur musée à 7DT/p. On décline en criant à l’arnaque ! La fille, très gentille, nous dit qu’effectivement tout le monde trouve ça cher (tu m’étonnes ! plus cher que le Bardo !) mais que ça vaut le coup … (mouais ?...) Non, non … on ressort et on longe les murailles du ksar. A l’autre extrémité : une entrée béante ! c’est simple et gratuit de ce côté ! Nous visiterons ainsi ce bel exemple de ksar seuls et tranquilles pour finalement terminer sur le restaurant où l’on reverra la gentille fille de l’accueil qui, sans rancune et toujours d’un grand sourire, nous invitera à poursuivre notre balade vers les rénovations du restau. Une très jolie balade pour un premier ksar. Mais quelle drôle d’idée ces gros dinosaures en résine …. Que c’est laid … Cela dit, c’est un bon point de repère. C’était notre premier ksar et on l’a un peu cherché. En fait, il suffit de savoir qu’en général les ksour sont … en hauteur. Levez la tête et, pour celui-ci, repérez le dinosaure ! Vous y êtes ! C’est pas banal !

- Douiret : ancien village et ghorfas perchés sur une montagne. Même sans entreprendre la montée, la vue de ce vieux village a quelque chose d’émouvant.

- Chenini : encore un vieux village étagé sur le flanc de la colline.

- Ksar Ouled Soltane : le plus beau, le plus restauré (avec goût et sagesse), le plus grand. C’est superbe. En milieu d’après-midi, nous y étions seuls, la lumière était chaude et belle. Nous y avons longuement flâné jusqu’à plus soif. Possibilité de prendre un verre d’ailleurs … Architecture surprenante.

Pour le retour vers Matmata, nous prendrons le chemin des écoliers à travers la montagne. Nous nous arrêterons encore à Ksar Hadada, en cours de rénovation. En cours de route, nous en apercevrons d’autres encore que nous ne prendrons pas le temps de visiter. Quel bonheur, ces routes, même si les derniers kms se sont faits avec un méchant soleil dans les yeux et un silence attentif dans la voiture !...

Encore une fois, cette journée fut, pour tous, notre préférée.

DIVERS :

L’accueil : pas de doute, les Tunisiens sont gentils et encore plus particulièrement avec les cheveux blancs. Le meilleur exemple : à la sortie du souk de Tunis, je propose à mes parents de nous attendre à une terrasse de bistrot pendant qu’on part rechercher la voiture. Je les installe, le patron prend leur commande, je m’en vais. Au bout de 10-15 minutes, les boissons bues, mes parents scrupuleux se lèvent pour laisser leur place. Le patron, qui visiblement avait compris notre organisation, arrive. «Où allez-vous ?». «Attendre nos enfants au bord du trottoir». «Restez assis, vous êtes bien là, vous les verrez aussi bien d’ici ! ». Voilà comment, nous les avons retrouvés assis tranquillement, reposés, et discutant avec le patron qui nous a accueillis d’un beau sourire. Et ce n’est qu’un exemple. Logistique : Pas vu (mais pas vraiment cherché non plus) de cyber cafés. Des distributeurs de billets dans toutes les villes. Stations essence plus fréquentes qu’on ne l’imaginait. Pas de problème. Le climat à cette époque : Agréable, pas de moustique, pas de coup de soleil. Jusqu’à 35° dans le Sud, sec et très supportable. Dans le Nord, nécessité d’un gilet. Pas une seule goutte de pluie. La végétation à cette époque : nous n’imaginions pas la Tunisie si verte ! De Tunis jusqu’à Sbeïtla, nous avons vu de grands champs de céréales d’un vert claquant. Les oliveraies sont elles d’un vert bronze. Et les orangers portaient fleurs et fruits en même temps. Cueillez une fleur d’oranger et faites la sécher dans le GdR ! Odeur forte et souvenirs émus garantis dès que vous réouvrirez le guide chez vous. L’affluence touristique à cette époque : sur les sites romains (hors Carthage) : personne. Mais vraiment personne ! Dans le Sud, plus connu, on retrouve quelques groupes. Mais les hôtels sont tous assez vides … C’est à Chebika, à Kairouan et au Bardo que nous verrons le plus de monde. Même le souk de Tunis est quasiment désert … Bref, les dates du voyage étaient parfaites ! Que des avantages ! L’itinéraire : tout le monde a préféré le Sud, plus dépaysant, plus authentique, plus rural, plus calme. Aurions-nous pu/dû y passer plus de temps ? Peut-être … La carte bancaire : à ma grande surprise, encore bien peu acceptée. Notamment dans les stations service. 3 paiements en CB (pour les hôtels). C’est tout. Photos : j’aime bien faire des portraits et je n’ai pas eu de difficultés à en faire. Toujours avec l’autorisation gracieuse du modèle et sans bakchich (un principe de base chez moi). Très très peu de refus. Je n’ai jamais osé demander aux femmes leur permission et je le regrette, notamment au marché d’El Mansoura. Ni nos photos numériques ni les photos argentiques de mon père n’ont rendu les magnifiques couleurs du Sud. Pas de doute, il faut y aller ! Rien ne remplacera jamais l’œil. Et c’est tant mieux. L'artisanat : pour les amateurs de mosaïques, le plus bel atelier d’artisanat que nous ayons vu est à El Jem, face à l’entrée de l’amphithéâtre. Les prix affichés nous ont paru, à la base, assez raisonnables. Négociation de rigueur bien sûr dans les souks : on obtenait facilement -30%. A cette époque, aucune sollicitation lourde dans aucun des souks. Que du plaisir. Les roses des sables sont lourdes. Pensez-y avant d’acheter la plus grosse … Une anecdote : à Tunis, ma mère et moi remarquons une espèce de sculpture moderne originale. Aussitôt le vendeur nous accroche, baratine … on hésite … Je lui demande de quel bois est composée cette pièce. Très honnête, il nous dit que c’est de la résine. Beurk … Mais oui, bien sûr, maintenant on voit. Du coup, la sculpture perd de son intérêt et nous finirons par partir sans acheter. Son honnêteté lui aura fait perdre sa vente. Il gardera sa bonne humeur. C’est terrible, non ?.... Mais qu’aurions-nous dû faire 😕? Le vin : Nous avons acheté du Muscat de Kelibia (blanc – 11 DT) et du Vieux Magon (rouge – 9, 8 DT) tout simplement au Carrefour de Tunis (sur la route de Gammarth). Nous l’avons déjà goûté. Le blanc est assez sec. Le Vieux Magon (2001) lui est ouvert à souhait et sent le soleil de Tunisie ! Mais pourquoi n’en a-t-on acheté que 3 bouteilles 😛?!

On a beaucoup aimé : 🙂 La gentillesse, l'accueil chaleureux et spontané des Tunisiens, leur respect et leur empressement envers les plus âgés. Le couscous ! Heureusement …. Le thé à la menthe Le Sud, le Sud, le Sud ! La période choisie : il fait beau, il fait bon, il n’y a personne.

On a moins aimé : 😕 Les stations balnéaires sans âme de la côte. Les moutons pendus devant les devantures des bouchers le long des routes et ceux qui attendent leur tour … (surtout dans le Nord)

En conclusion ... Décidément, la Tunisie est méconnue. «Djerba ou Hammamet ?» voilà généralement la question de ceux qui apprenaient où je partais … C’est vraiment réducteur … Loin de ces cartes postales, tous les 4, nous avons vécu un superbe voyage, marqué par l’accueil toujours chaleureux et respecteux des Tunisiens, par les paysages grandioses et tellement variés du Sud, par la richesse culturelle du patrimoine. La comparaison entre voyage individuel et organisé, sans parti pris (car soyons clairs, jamais mes parents n’auraient pu autant voyager autrement), fut un sujet de conversation très intéressant ….
Pérou, Costa Rica, Nicaragua ou Équateur? English translation pending
by IzzabelleM · 2006-02-26 · 16 replies
Pérou, Costa Rica, Nicaragua ou Équateur?

Où me conseiller vous d'aller entre ces trois pays selon ces critères: J'adore la rando en montagne, et j'adore voir des paysages totalement différents se cotoyant J'adore les palmiers Je ne parle pratiquement pas espanol (mais je compte apprendre quelques mots clés avant de partir) J'aimerais partir 3 semaines, les 3 dernières de mai (et je ne veut pas que mes journées soient ruinées par la pluie) Je part seule (chose que je n'ai jamais fait apparavant) J'aimerais ne pas avoir à me louer voiture ou de 4x4 pour me déplacer J'aimerais ne pas avoir à prendre des moyens de transports seule très longtemps (l'avion ca va, mais pas faire 12 hres de bus)Merci énormément pour vos conseils et suggestions!!!
Tour de Bretagne à vélo English translation pending
by Juju91 · 2005-12-21 · 33 replies
slt à tous, j'ai décidé de partir au mois de juin faire le tour de la bretagne en vélo, alors si vous l'avez déjà fait, faites le moi savoir afin de partager votre expérience et me donner quelques conseils,

a+😉
Bébé de 6 mois en Thaïlande en janvier 2006 English translation pending
by Lulu56 · 2005-11-12 · 26 replies
Bonsoir à tous, Ayant découvert la Thaïlande l'année dernière, nous envisageons d'y retourner en janvier avec notre bébé qui aura 6 mois. J'aimerai avoir des conseils si parmi vous certains ont fait la même chose car on se tracasse un peu avec papa à cause des fortes températures (entre autres), de l'hygiène, du palu... Pour nous adultes c'est pas pareil, on est bien immunisés. Vos avis nous serons donc très utiles. Merci d'avance😛
Info pour l'Italie! English translation pending
by Omar1 · 2005-11-10 · 46 replies
Je suis italien, ecrivez-moi si vous voulez tous les informations pour voyager en Italie. Ciao Omar
Cyclotourisme au Danemark English translation pending
by Lilidh · 2005-04-07 · 24 replies
Bonjour!

Je vais effectuer pour la première fois un voyage à vélo en juin, au Danemark. J'aurai voulu avoir tous les conseils possibles concernant l'équipement, quoi mettre dans les sacoches, les règles de base à vélo, etc.

Merci d'avance!

Lilidh
Rencontre VF 22-23-24 juillet 2005 en Haute Savoie English translation pending
by Inextremis · 2005-03-29 · 285 replies
bonjour,

Pour ceux qui sont déjà au fait de cette rencontre, ce post n'a pour objet que d'officialiser l'évènement et les dates ...

Je vous convie donc tous à nous rejoindre les 23-24 juillet 2005 aux Contamines Montjoie (Haute-Savoie) pour un très bon moment ...

Parallèlement à la rencontre, j'organise, au profit de notre association (Karing for Kids), deux concerts de musique classiques qui auront lieu dans le village les vendredi et samedi soir. Au programme : Le vendredi - Chopin / Le samedi - Gershwin Même s’il est encore tôt pour savoir ce que chacun fera fin juillet, les réservations sont tout de même déjà ouvertes... histoire de gérer au mieux tout ça... le prix des entrées (qui sera intégralement reversé à l'association pour faire tourner notre clinique au Népal) est fixé à 17€ / Soirée ou 28€ pour le pass donnant accès aux deux concerts...

Pour ce qui est de la rencontre VF à proprement parler... je vous propose donc de nous retrouver le vendredi soir, ceux qui le souhaitent pourront venir applaudir notre pianiste, les autres pourront quant à eux emmagasiner quelques calories pour les éventuelles randos du lendemain... justement, samedi matin... après avoir accueilli les derniers arrivants.. Nous pourrions rejoindre le lac Jovet 1000 m plus haut pour y pique-niquer tous ensemble et faire mieux connaissance ! .... la rando est très facile et le panorama vaut le déplacement... Pour le reste du WE, aux Contamines ou a proximité, les activités ne manquent pas (via ferrata, alpinisme, escalade, baignade, VTT, etc etc)... je pense que le choix se fera en fonction des participants et de leur centres d'intérêt... donc je laisse venir pour affiner la chose !

Voila !!! Maintenant a vous de réfléchir et de venir ajouter votre nom a la liste !

a++

thib

🙂🙂🙂
Votre plus beau souvenir en Asie? English translation pending
by Freefall · 2004-09-01 · 15 replies
Je pars tout l’hiver - Asie sud-est - j’aimerais savoir quel à été votre plus beau souvenir de voyage ou le pire du Vietnam Thaïlande, Laos, Cambodge ect..

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus??

J’attends avec impatience votre histoire!

J-P 😛
Villages around Hazaribagh in West Bengal
by Aleph240758 · 2026-07-28 · 54 replies
Wednesday, April 1st

Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.



Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.



Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.

On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.







During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.



On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.



The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.



The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.

That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.



That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Costa Rica: The dry season isn't what it used to be!
by Ellobo · 2026-03-09 · 56 replies
Introduction: For years, I’ve heard about Costa Rica, which seems like a country "made for me"—nature, not cities. I almost went in 2019, but a family issue made me cancel. Initially, I wanted to spend at least three weeks there, planning to go in our summer despite it being the rainy season. Then I realized what I wanted to do could fit into two weeks, so I ended up going in February. Plus, January’s weather was so awful that some sunshine should do me good. I found a flight at a decent price, but with two downsides. The first is that it leaves from Paris CDG, and the second is that it’s with Air France—a airline I’d sworn off after my misadventures with them back in 2008. We’ll see how it goes!
A lovely wander at the mercy of the wind in this amazing Rajasthan
by Solene40 · 2025-01-10 · 214 replies
Hey there, forum friends 😉

Some of you have mentioned missing the activity on this Indian "page," so let’s try to liven things up a bit—with joy and good vibes (mandatory with me 😜). Plus, it’ll make Jojoone happy 😊.

As big lovers of India—we’ve been six times—my co-traveler husband and I decided to explore Rajasthan this time around. The reason we waited so long to come here? We were dreading the tourist crowds in this state. But thanks to the timing (late March to early April 2024, which is starting to get pretty hot) and Aleph’s great tips, we were *very* far from mass tourism.

We spent three weeks getting around on our own for transport: mostly taxis and trains.

And I’ll admit, we had a rather "Arabian Nights" experience, far from the "real" India (Marien, if you’re reading this 😉). So this travel journal makes no claims other than to share what we saw, experienced, and felt—with all our ignorance about this country (which I’m fully aware of).

But fair warning: I go overboard with emojis, and this journal is super casual because it’s the one I share, almost in "live" mode, with our loved ones.

So, if you’re here, consider yourself almost part of the family 😄.

See you soon and....

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