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Trekking d'environ sept jours au Nord du Vietnam/Laos English translation pending
by MVZ · 2010-04-06 · 15 replies
Bonjour a tous,

Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.

Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.

Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
Encore un opposant pacifiste mort en prison à Cuba English translation pending
by Kapdiwasa · 2010-03-17 · 72 replies
Cuba : la mort d'Orlando Zapata, gréviste de la faim

Par Michel Faure | Journaliste | 24/02/2010 | 21H11

Le seul crime qu'avait commis Orlando Zapata Tamayo, mort mardi 23 février à La Havane des suites de sa grève de la faim à l'âge de 42 ans, était d'être en désaccord avec le régime cubain. Il n'avait tué personne, ni volé, ni agressé quiconque. Il était simplement un opposant à Fidel Castro, et le disait, comme cela aurait été son droit le plus élémentaire dans n'importe quelle démocratie. Mais les dictatures sont justement nommées des régimes totalitaires pour ne laisser aucun espace à la liberté, aucun champ à la divergence d'opinions. Le désaccord est une trahison, et demander la démocratie à Cuba est donc un crime. Comme la paranoïa est aussi au programme, ce crime, tellement odieux, ne peut-être qu'une perversion inspirée de l'étranger, et le dissident est bien évidemment, aux yeux du pouvoir cubain, un agent au service de la CIA et des Etats-Unis. Pris dans la grande rafle des dissidents d'avril 2003 Pour toutes ces extravagantes raisons, Orlando Zapata avait été pris dans la grande rafle des dissidents cubains d'avril 2003. Soixante-quinze personnes, dont plusieurs journalistes indépendants, avaient été arrêtées et jugées à des peines parfois sévères. Celle de Zapata fut relativement légère, tout en restant totalement injuste : trois ans de prison. Zapata, cependant, fut un « mauvais » prisonnier, ce qui lui valu une nouvelle condamnation à vingt-cinq ans supplémentaires de prison. Zapata, qui avait été désigné « prisonnier de conscience » par Amnesty International, avait entamé une grève de la faim voici 85 jours. Sa mère, il y a une semaine, avait alerté l'opinion de la gravité de l'état de santé de son fils, et le quotidien Miami Herald avait publié la nouvelle. Le prisonnier, d'abord transporté dans une clinique de la région de Camaguey, avait été hospitalisé il y a quelques jours à la Havane où il est mort. Selon la BBC, le dernier dissident cubain à mourir d'une grève de la faim en prison fut un étudiant et poète, Pedro Luis Boitel, en 1972. La blogueuse cubaine Yoani Sanchez, sur Twitter, appelle à un deuil national. Photo : registre de condoléances ouvert à La Havane après la mort d'Orlando Zapata Tamayo (Enrique De La Osa/Reuters)

C'est toujours aussi stupéfiant de mépris pour les droits de l'homme mais ça continue de plus belle malgré le pseudo assouplissement régulièrement invoqué sur VF par le "fanclub" de Cuba................

Viva la libertad!.............................y.............................Vivan las vacaciones en Cuba!
Petit compte rendu de notre périple de quinze jours dans le Sud marocain à l'automne 2009 English translation pending
by Rivièrefox · 2010-01-26 · 30 replies
Bonjour à tous, Pour avoir préparé notre petit périple dans la sud à la mi-octobre avec l'aide de plusieurs d'entre vous, vos commentaires, conseils + la lecture de carnets de route à mon tour de vous donner quelques détails qui pourront aider, je l'espère quelques voyageurs en quête d'idées pour une première visite dans le sud... Sommes partis à deux- mon mari et moi - au départ d 'Agadir avec une voiture de location (une Logan dont nous avons été bien satisfaits). Nous avions choisi la plupart du temps des petites auberges, assez simples mais situées au calme et dans un très bel environnement . Partout l'accueil y a été des plus chaleureux et aucune ne nous a déçus (excepté celui d'Essaouira quant à la partie "sanitaires".) En voici un condensé et mon appréciation:

Agadir : - arrivée le soir , accueil à l'aéroport par notre loueur Hicham - efficace et très sympa. - Hôtel El Bahia accueil et chb TB (et calme)et la résa sans faille... Très bonne situation pour une seule nuit, avec de nombreux petits restos sur la place en face.Agadir s'est bien agrandi depuis notre passage en 95 !

Agadir s'est bien agrandi depuis notre passage en 95 !

Ensuite nous prenons la merveilleuse route en grande partie longeant la mer jusqu'à Essaouira : Hôtel Dar Naciria (le long de la plage) très belle situation, en bord de mer mais accueil moyen et problèmes d'eau dans la s de b.(travaux en cours) Ambiance merveilleuse d'Essaouira qui prête à la flanerie... Marrakech : H. Mont Gueliz - bon accueil , chb TB, calme, air co - situation très pratique juste en face station bus. Nous n'avons visité que la médina cette fois et son ambiance si particulière... Le lendemain route en passant par le Tichi N 'tichka , arrivée en fin d'après-midi à Aït Benhaddou : Maison d'Hôtes Panoramic - situation exceptionnelle en 1ère ligne juste en face du ksar-au grand calme- excellent accueil par ce jeune couple Ebrahim Bolkaid et Khadija - pt déj. et souper sur la terrasse délicieux - Chb et s de d minuscules mais vu la situation on s'en est accomodé aisément... Quel spectacle au moment du coucher de soleil, quand il n'y a plus que quelques habitants du coin ! Pour l'étape suivante nous aurions aimé revisiter les environs de Kelaa, la vallée des roses, les gorges et loger sur la route de Tourbist à la Kasbah Itrane mais tout était complet 2 mois plus tôt déjà ... Nous avons donc continué jusque Tineghir :là il ne s'agit pas d'une petite auberge : Hôtel Kenzi Shagro : accueil plus froid ( comme dans les hôtels d'Etat 🙁 ) mais cet hôtel situé sur un promontoire jouit d' une vueexceptionnelle sur la palmeraie, les montagnes et la ville . Nous y avions déjà logé et avons retrouvé la même chb( ! )en bord de terrasse et là je dois dire que ma demande quant au choix de la chb a été respecté à 100%. Le paysage depuis l'hôtel est un de ceux que je préfère avec ceux de la route vers les gorges de Todra... Ensuite nous sommes allés vers N'kob en coupant au court par Alnif (et ses fossiles...) une petite partie(env. 10km) était en piste -très praticable - pour cause d'aménagement de la route. N'kob : Auberge Kasbah Ennakile : accueil TB, chb mignonne - au calme , très belle vue palmeraie et djebel - déco fort originale ( style berbère), jolie comme tout - air co tout neuf. N'kob est un village où l'on peut se promener à l'aise sans être accosté aucunement. Et enfin, nous faisons route vers le désert M'Hamid : Le Relais Hamada du Drâa chez Hassan très sympa, très actif - logement dans une tente/case avec s d d + air co svp ! Les 2 jours suivants circuit organisé par Hassan en 4x4 : Chiggaga et bivouac/nuitsdésert fort agréable grâce au chauffeur Abou expérimenté et sympa. Nousétions seuls au campement ( ! ), situé en retrait de Chigaga - ambiance chaleureuse avec chants +musique autour d'un feu - balade dans des champs de fossiles - beau circuit avec à un certain moment vue au loin sur l'Algérie -si proche et si inaccessible :- ( , superbes paysages , assez variés - n'avons croisé que qlq randonneurs et dromadaires et 2ou 3 véhicules 4x4 . Mais la vue sur l'Erg Chigaga est malheureusement bien abîmée par les nombreux campements . Nous avions songé loger à l'auberge "Sahara sky " - heureusement que nous ne l'avons pas fait car nous nous serions retrouvé dans un environnement sans charme , près du "bac à sable" de Tinfou (nous sommes passés devant ! ). Je n'en reviens pas que des voyagistes et des guides puissent proposer un arrêt devant les dunes de Tinfou, ridicules de tailles... enfin...

Au retour de M'Hamid arrêt improvisé pour casser la croûte à Tamegroute à l'auberge Jnane Dar Diafa : repas délicieux sous la tente du jardin et accueiltrès gentil de la propriétaire et du personnel et ce malgré un groupe (se restaurant à l'écart, dans une salle ). Agdz : une des 2 seules haltes - avec la suivante -où nous n'avions pas -malheureusement - pas réservé . H.Kissane choisi car les 2 autres '1er choix" étaient complets (il était tard )- n'avions plus envie de chercher ni d'aller dans endroit trop chic et cher ! Hôtel défraîchi et assez impersonnel dommage car son patio arboré et fleuri tout autour de la piscine pourrait être bien plus agréable après qlq travaux de rajeunissement ! Route Tazenakht et ses rues décorées d'une foule de tapis aux couleurs multicolores -Taliouine - Igherm route sauvage et merveilleuse - merci larazou et larab2Cervis pour dormir à Tata : Le Relais des sables - chb petite (mais grande douche et w.c séparés) , au calme et air co super silencieux( tout neuf comme à N'Kob et M'Hamid, à croire que "Electro Maroc" avait fait des promos...) Air co des plus appréciés après une route sous une chaleur étouffante ( 32° à 18h30 ...) Remontée vers Tafraout via Igherm par une route à peu près parallèle à celle de la veille , très belle aussi .

Arrivée peu avant la tombée de la nuit à Tafraout -Tandilt : Maison d'hôtes Yamina : splendide situation, très belle vue sur la vallée des Amelns, au calme, chbre à la déco ravissante (la plus jolie du voyage- style en partie berbère + la touche personnelle de notre hôtesse) et souper marocain "des grands jours" délicieux (merci Tafakara).

Et puis...après les paysages désertiques et une visite -approfondie ;- ) - à Tiznit et son célèbre souk des bijoutiers , nous découvrons La Mer ... à Legzira entre Mirleft et Sidi- Ifni : Hôtel Beach Club - situation superbe en bord de plage -tenu par le dynamique et souriant Hicham, tout seul aux commandes et qui se plie en 4 pour satisfaire ses clients , chb simple mais avec douche et toilettes+ lit extra + vue imprenable sur la mer et ses rochers ocre-rouge, repas délicieux de poisson tout frais !

Balade vivifiante le long de la plage , découverte des immenses arches et des galets aux mille couleurs. Un petit tour jusque Sid Ifni qui nous avait laissé en 95 le souvenir d'une ville fantôme mais qui a beaucoup changé depuis :beaux aménagements des abords de la ville , de nombreux bâtiments ont été restaurés, repeints ou sont en train de l'être: nous avons été agréablement surpris ! Et enfin , faisant une boucle en arrière, nous nous dirigeons vers un lieu où nous aurions dû passer 2 J plus tôt s'il y avait eu de la place à ces dates : Amtoudi - Id Aïssa : Auberge "On dirait le sud"/chez le charmant monsieur Georges(merci Raoulx) secondé par son aide précieux , cuisinier/homme de confiance Abdou : accueil- ambiance- cadre chaleureux. Amtoudi et sa palmeraie est un endroit toujours aussi magique que lorsque nous l'avions découverten 1995. Et pour finir retour à Agadir pour reprendre l'avion en début de soirée(après les dernières courses-huile d'argan etc)au méga supermarché Marjane.

Conclusion au bout de ce périple : merveilleux voyage mais fatigant (et on n'a plus 20 ans !). Nous avons regretté de n'être pas restés plus souvent 2 nuits au même endroits...La prochaine fois on raccourcira le circuit et on savourera avec encore plus de plaisir la beauté, les richesses des lieux ainsi que l'accueil et la gentillesse des Marocains. Si l'un d'entre vous souhaite un complément d'info ce sera avec plaisir. Ci-dessous qlq photos + celles des environs de Legzira et du futur complexe balnéaire qui est en construction mais je peux rassurer Claude 😉, heureusement un peu en retrait de la falaise et sans gigantisme( 1 étage ou 2 maximum) .
Trois semaines en Bolivie: modalité générale English translation pending
by Namz · 2009-10-27 · 20 replies
Bonjour à tous, je découvre ce forum qui m'attire l'œil car très intéressant, après deux heures à feuilleter vos réponses sympathiques sur la Bolivie, je me lance sur mon premier message qui risque d'être très général en raison de mes connaissances réduites vis à vis des catégories du forum entre climat, sécurité etc. En réalité je parle pour deux personnes, ma copine et moi (masculin), nous sommes deux adolescents de 18 ans, qui auront donc 19 ans (pour ma part) en été 2010. Attaché à cette culture, à cette langue, à ce 'mode de vie', j'aimerais vivre plus en Amérique du Sud plus tard, après mes études. Mais la question qui m'amène, est liée à un voyage en projet pour 3 semaines en Bolivie cet été. Pour vous éclaircir et ne pas me tromper voilà quelques informations. Pourquoi trois semaines ? Nous avons décidés ceci pour profiter à fond, étant adolescent notamment, profiter pleinement pour le fruit d'un travail étant donné que les prix du trajet et ce qui s'en suit ne reste pas négligeables pour nous. 3 semaines aussi pour être assez long (voir trop ?) et aussi assez court loin de nos familles (Ah les jeunes ...). De plus, la Bolivie a été choisie pour le budget des hôtels, nourritures, côté naturel authentique. Mes questions reposeraient sur différents points :

=> Après avoir lu les consignes de sécurité et de vigilance, je voulais savoir si étant deux adolescents de 18 et 19 ans; une fille et une garçon, ça représentait une vigilance supplémentaire ou non ?

=> Au niveau des billets d'avion, après quelques recherches, les prix A/R ne descendent pas en dessous de 1300e Paris-La Paz, ce qui représente une somme importante voire trop pour nous, j'ai vu que certains s'en sortaient pour 800/900e, ce qui nous arrangerait beaucoup beaucoup plus, où trouver ça, à quel moment ? Peut-on privilégier Paris vers une autre direction pour ensuite rejoindre La Paz à coût moindre ?

=> Au niveau de la date, partir 3 semaines en août, est-ce correct ? le climat se définirait comment ? (j'ai vu que les nuits avoisinaient -20°C et les journées 10).

=> Une fois à La Paz, est-il dur de tenir le coup après l'avion, face à l'altitude où vaut mieux se poser ailleurs puis y aller ? Si nous arrivons en pleine nuit, comment s'organiser ? Est-il facile de trouver un hôtel ?

=> Les portables marchent-ils ? Peut-on réussir à joindre la France, voir mon amie qui serait avec moi ?

Tant de question, j'espère des réponses pour tout vous avouer, même des fragments de réponses si vous n'avez pas le temps bien sûr, je vous remercie d'avance, c'est un projet qui me tient à coeur, une aventure humaine qui serait ma première pour aussi 'longtemps'. Bonne soirée, Geoffrey.
Un an en Amérique du Sud en camion ou sac à dos? English translation pending
by Fannyalbrand · 2009-09-17 · 15 replies
Bonjour à tous...

Voila, je me donne une bonne année pour préparer mon voyage en Amérique du sud. Je compte partir un an avec mon copain faire le tour de ce magnifique continent en sac à dos. Je n'ai pas encore prévu de trajet exact mais je pense déjà faire l'Argentine, le Chili, le Pérou, le Brésil...

J'ai pas mal de question importante et peu d'expérience de ce type de voyage aussi tous renseignements, conseils, mis en garde, seraient le bien venu.

La première question que je me pose, est niveau budget est -il plus avantageux de partir en sac à dos ou en camion? nous prévoyons un budget de 7000 euros à deux pour an, est-ce suffisant?

J'aimerai dans la mesure du possible emmener mon chien... Mais hors de question de lui imposer une quarantaine ou de le mettre en danger, aussi j'aimerai savoir quel pays impose des quarantaine et est-il compliquer de voyager à pied avec un chien dans ce continent?

Niveau visa et papier, quelle législation (papier, vaccination...) est en vigueur pour les étranger (hommes et animaux... 😏 ).

Voilou, en gros toutes infos m'aiderai dans mes préparatifs... Si vous avez des itinéraire à me conseiller c'est cool aussi.

Merci d'avance à ceux qui répondront

Fanouchka
Retour de vingt jours en Floride an août English translation pending
by Noemiemiette · 2009-09-14 · 24 replies
Bonjour à tous, Me voilà de retour après un séjour de 20jours en Floride en Août dernier.

Ce forum m'a beaucoup aidé donc si je peux être utile à mon tour, c'est avec grand plaisir.

Voilà grosso modo notre itinéraire. Si vous avez des question je suis à votre disposition. Itinéraire Floride

Jeudi 30 Juillet Trajet Paris – Zurich – Miami

Arrivée 17h30 Miami

Récupération de la voiture puis trajet vers l’hôtel Park Central.

Vend. 31 Juillet

Visite de Miami Beach, South Beach, Art Deco.

Baignade à la Venetian Pool (10$ / personne)+ Coral Gables.

Shopping à Bayside MarketPlace.

Sam. 1er Août

Miami beach, quartier Coconut Grove + Key Biscayne.

Dim. 2 Août

Départ le matin tôt pour les Keys - 3h30 de route (257 km)

Arrêts plage au Bahia Honda Park puis arrivée à Key West dans l’après-midi.

Installation à l’hôtel, balade et musée Pirate Soul.

Coucher de soleil incontournable.

è Nuit à « Eden House »

Lundi 3 Août

Visite de la ville en vélo et visite du musée Mel Fisher.

Admirer la plus belle vue de l’île au dernier étage de l’hotel Concha

2e nuit à l’Eden House.

Mardi 4 Août Key West- Naples : 382km/ 5h04

Départ tôt le matin pour les Everglades

Arrêt pour une balade en air boat – Cooper town

Puis direction Naples, installation à l’hôtel

The pier : balade traditionnelle + plage

è Nuit à « Lemon Tree Inn »

Repas au Mel’s Dinner.

Mercredi 5 Août Naples- FM Beach : 67, 4km/ 50min

Départ pour Fort Myers: visite du musée Ford et Edison.

Installation à FM Beach, balade.

Passage à l’outlet Tanger, Summerlin Rd, pas loin du pont pour Sanibel.

è Nuit à « Palm Terrace »

Jeudi 6 Août

Sanibel Island (mais pas de chance car forte pluie ce jour-là).

Outlet l'après-midi.

Vendredi 7 Août

Matin : Trajet sur la côte, arrêt à Venice puis Sarasota (env. 1h40) : Musée du cirque Ringling (19$ / personne) : super visite.

Route vers Fort de Soto Park (une des plus belles plages d’Amérique, là encore temps très moyen).

Hôtel à St Petersburg Beach, Dolphinn.

Samedi 8 Août

Remont2E par la côte ouest et le golfe et arrivée à Clearwater Beach (env. 40min).

Arrêts photos. Plage à Clearwater : magnifique.

Route vers Tarpon Springs : petit village grec, éponges (env.35min)

Balade, photos.

Direction Kissimme: 2h.

Installation à l’hôtel.

è Arrivée à « Palm Lakefront Resort & Hostel »

Disney Quest + Old Town Kissimme: vieilles voitures + Old Portrait.

Dimanche 9 Août

Hollywood Studios

Repas à 11h30 au Sci-Fi Dine in Theater

+ Spectacle Fantasmic le soir.

Lundi 10 Août

Universal Studios

+ Repas le midi au Hard Rock Café

+ Visite d’Universal City Walk

Mardi 11 Août

Blizzard Beach

Repas au Sweet Tomatoes…The salad buffet Restaurant (7$)

Celebration, maison penchée sur International Drive : Ripley’ Believe It or Not !

Outlets : Outlet Premium

Le soir, Cirque du Soleil: La Nouba.

Mercredi 12 Août

Epcot

+ Spectacle Illuminations le soir

Jeudi 13 Août

Animal Kingdom

+ Spectacle Wishes et Spectromagic à Magic Kingdom le soir

Vendredi 14 Août

Island of Adventure (journée courte)

Florida Mall et boutique M&M's.

Samedi 15 Août

Seaworld

Check-in Pop’s Century Pop's Century. 1050 Century Drive, Lake Buena Vista, Orlando, FL 32830

Dimanche 16 Août

Magic Kingdom + Typhoon Lagoon

Soirée Dowtown Disney, repas à 20h30 au Rainforest Café

Lundi 17 Août

Trajet pour Daytona : 1h.

Midi au Ligthouse Landing ou au Cruisin’ Café

Plage et pneus dans l'eau.

Départ pour Cape Canaveral et Cocoa Beach.

Nuit sur place, Quinta Inn.

Mardi 18 Août

Départ tôt pour Palm Beach (7h): ville la plus riche de tous les Etats-Unis (env. 2h30)

Balade dans la ville, vue de la plage.

Départ pour Fort Lauderdale

Balade dans la ville, plage et installation à l'hôtel.

Nuit à l’hôtel Cocobelle Resort.

Mercredi 19 Août

Derniers achats, dernière plage puis trajet vers l’aéroport

Vol Miami – Zurich - Paris
20 000 km en stop depuis la Normandie jusqu'à Bangkok English translation pending
by Vipassana · 2009-08-06 · 19 replies
Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.

Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.

Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !

Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).

Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.

Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.

Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.

Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).

Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).

Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.

Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).

J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.

A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"

C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).

Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).

Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.

Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).

Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.

Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.

J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).

08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.

Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.

Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.

Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.

Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.

Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).

Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).

Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.

Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.

Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).

Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...

Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Partir à l'île Maurice par nos propres moyens English translation pending
by Choubidoo · 2009-07-30 · 51 replies
Bonjour, je souhaite partir en octobre a l'ile maurice avec mon chéri. Nous souhaitons visiter un maximum de choses, du moins les plus importantes à faire ... Nous aimerions nous déplacer en quad ? cela est il possible? y'a t il des agences de locations? Que me conseillez vous comme endroit pour séjourner? hotel, chez l'habitant, louer un studio, une villa? si vous avez des adresses n'hésitez pas à me les communiquer...

Pour les loisirs, si vous avez également des contacts n'hésitez pas, cheval, nager avec les dauphins ou du moins juste les voir catamaran , jet ski etc j'attends vos infos merci d'avance 😛
Shanti shanti, Kathmandou - Bénarès - Bundi... English translation pending
by Parvat · 2009-07-20 · 32 replies
Avec quelques mois de retard, le voilà... Inde - Népal 2009

2 janvier Arrivée à l'heure! Je passe rapidement l'immigration, mais j'attends deux heures (!!!) mon sac… Je change des sous, le mec veut me donner des billets de 1000. Ah non, donnez moi des 500! Ils sont tout abîmés... Yen a pas d'autres? Non? Tant pis. (Erreur!!! J'oublie qu'on n'accepte pas les billets abîmés, j'ai du passer du temps à les changer ensuite...) Je sors et partage un taxi jusque Paharganj. Purée!!! C'est le cas de le dire, on n'y vois pas à 5 mètres tant le brouillard est épais! Heureusement, pas de vaches sur la route.

Je rentre dans le premier hôtel venu, (le lord Krishna) regarde les chambres, c'est bon. Rzzz… Le lendemain je me lève tôt, je suis à nouveau en Inde, le pied total! J'achète une shalwar kemiz dans mon magasin habituel, on me reconnaît.. Je vais manger un thali à mon resto habituel, on me reconnaît, j'ai droit à des Namasté chaleureux qui me vont droit au cœur… Je tel à Jaoui, expat' que je ne connais que par quelques mails, et on se file rendez vous pour le lendemain midi. J'achète un ticket de train pour Benares, départ demain soir, hello madam yes? Hello rickshaw? Have a look madam, one roupie mama...

4/1: Douche, check out, je laisse mon sac et prends un rickshaw jusqu'a la french colony. Waouh, quel quartier chicos! Un gardien m'ouvre la grille, et je rentre dans un jardin aux mille plantes différentes. Une grande villa toute blanche au bout de l'allée, une Mercedes devant le garage… Jaoui m'ouvre la porte, je la vois de suite chaleureuse avec une gentille et douce voix. Son chez elle est impressionnant de classe, de chic et de toute beauté. Son mari adore la peinture contemporaine indienne, de magnifiques tableaux ornent les murs, et de très beaux objets décorent les pièces, lampes, statues en argent ciselé, j'aurais bien voulu visiter le maison, mais on ne se connaît pas vraiment, et je n'ose lui demander… Après un succulent repas bien expat': pâtes fraiches aux aubergines, tomates, ail et basilic, et vin italien, nous allons visiter le Lodi Garden. Je suis super contente, cela faisait bien longtemps que je voulais y aller... Le chauffeur sort la mercedes, et on se laisse conduire tranquillou...

le lodi Garden...

Au soir, je prends mon sac et vais à la gare... Purée quelle cohue... Je regarde le tableau d'affichage... Shiv Ganga express : Cancelled!!!! Didjeu!!! Retour à Paharganj, après avoir acheté un ticket de train pour le lendemain après midi. Il ne devrait pas y avoir de brouillard l'après midi quand même... Le lendemain, youpie le train est là, je m'installe... Plus de 15 heures de trajet...

Rassurez vous, je n'ai pas eu la générosité de partager ma banquette... Il faisait frisquet dans le train... (on est en janvier) Au soir, l'autre occidentale de mon compartiment, toujours plongée dans un bouquin, remarque que je n'ai pas de couverture et m'en donne une! Génial! Cela fait plus d'un an qu'elle étudie à Benares, sa mère vient de lui rendre visite, elle en a donc une extra. Je suis si contente, que je lui demande si elle aime le chocolat... Oui? Le noir ou au lait? Noir? Hop, je sors de mon sac, une tablette de bon chocolat belge, noir... Je vous dis pas son bonheur! .../...

Varanasi, Namasté très chère!!! Tu m'as tant manqué... Je passe outre les rabatteurs d'un pas décidé, je traverse le parking, et prends un cyclo. Je le répète: j'adore les cyclo, ok ca peut être difficile de les regarder suer en pedalant, et nous "confortablement" assis avec une belle vue... Mais c'est ecolo, puis leurs roupies, ils les gagnent dur, autre chose que de conduire les auto rickshaw à fond la caisse, en pétaradant pour toute la ville...

Bengali tola mini street... Je vais dire bonjour au baba GH, ils sont complets, mais m'assure qu'ils vont me libérer une chambre pour ce soir... Je prends une douche, laisse mon sac, leur donne une tablette de chocolat, waouh, j'adore cette famille...

Balade au bord du Gange, rêveries, chai, beedie, puja au Gange avec mon brahmane préféré... Lors de mon précédent voyage, ce gentil tout plein brahmane m'avait chanté une mantra...

Je vais dire bonjour à Nitin, le matin, il travaille comme infirmier dans un petit hopital, l'après midi il tient sa boutique de tabac et d'encens...



Je lui offre du chocolat, un pull bien chaud qu'il m'avait demandé, on papote longuement, et vais dire bonjour mes tailleurs, Govind et Gopal...



Eux aussi ont droit à une tablette de chocolat, ma dernière! La journée est trop courte... Dîner au Chandan resto, certains marchands me reconnaissent, je me sens comme à la maison...

Retour au baba, le chocolat fait un tabac! J'achète un ticket de bus pour Kathmandu, départ tôt le lendemain car j'ai rendez voua avec une internaute que j'ai vraiment envie de rencontrer, mais elle s'en retourne bientôt en France après 6 mois au Nepal.

Après une nuit trop courte, hop! Rickshaw pour l'arrêt de bus, p'tit dej' en vitesse, et en route... 8 heures de trajet sans compter les pauses... Pendant tout le trajet, je lis "Sous un ciel de marbre"...

Un de mes top 10! Vraiment terrible!

"En 1632, Shah Jahan, empereur des Indes, rendu fou de chagrin par la mort en couches de son épouse adorée, Mumtaz Mahal, ordonne la construction d’un gigantesque mausolée en témoignage de son amour : le Taj Mahal. La fille du couple impérial, la princesse Jahanara, est chargée d’assister l’architecte Ustad Isa dans sa tâche. Commencent alors pour la jeune femme des années exaltantes, tandis que sous ses yeux s’élève un monument en marbre ciselé, éblouissant, incrusté de pierres précieuses ; des années dangereuses dans un empire ensanglanté par les luttes fratricides entre héritiers du trône ; des années de passion secrète, aussi. À travers son destin extraordinaire à l’ombre du Taj Mahal, la princesse Jahanara nous entraîne dans une envoûtante fresque orientale peuplée de palais opulents, de harems décadents, où s’épanouissent intrigues de cour et liaisons interdites."

En fin de journée j'ai fini ma passionnante lecture, et on arrive à la frontière. Je suis la troupe descendant du bus, on tamponne nos visas indiens, et on passe la porte. Attente qui n'en finit pas au bureau de visa népalais, mais les douaniers sont tout cool, souriants, accueillants! On nous parque dans un guest house assez pourave, compris dans les 10€ du ticket Varanasi-Kathmandu... Mais je dois partager une grande chambre de 8 lits avec 4 autrichiens et autrichiennes... J'ai rien contre l'Autriche, mais zut, je suis une femme, et ya deux hommes inconnus dormant dans la même chambre que moi... Hop, j'essaie, et j'obtiens une chambre pour moi toute seule, aussi une chambre à 8 lits! Question douche, euh... L'eau est gelée, puis rien qu'a les regarder euh... Je décide de rester crade 24h de plus, tant pis, vive les voyages... Je papote avec un jeune couple de sympa francais, et on pars dîner ensemble. Rzzzzz....

Bus pour Kathmandu... Purée c'est long. Plus de lecture pour passer le temps, mais le paysage est prenant. Vers 18h, enfin nous y sommes. Un autre occidental et moi partageons un taxi pour Freak street pendant que tout les autres montent dans un minibus pour Thamel.

Thamel, c'est bien quand on en a marre de la cuisine locale, qu'on a envie d'une bière, de musique live, de frites (euh... Sont très doués les népalais pour les frites ) ou simplement qu'on est seul et qu'on a envie de papoter avec d'autres occidentaux, il y a le choix! Freak street j'aime car j'y ai de bons souvenirs, c'est bien plus calme que Thamel, rien à voir. De plus c'est à côté du Durbar square.

L'hotel que je prends est propret tout plein, à 1€ la chambre, faut le voir pour le croire... Je tel à Calou, et youpie! On se voit ce soir, et demain on va dîner chez chez Sarou et Pramod. Sarou? Pramod? Mais je la connais! On s'est vu lors d'une rencontre net à Bruxelles! Youpie! Le monde est beau! Sur le chemin je passe au distributeur... Rien du tout... Comment ca rien du tout??? ???? C'est quoi ce binze???? Je tel à Bruxelles, me reste 15€ en poche, je vais pas aller bien loin pour 6 semaines... Bruxelles: "ah non pas de sous! Vous aviez un RV auquel vous n'avez pas été..." "mais j'étais en vacances et le suis toujours!!!" "venez nous voir quand vous rentrez, on arrangera ca, en attendant bonnes vacances!!" Grand moment de solitude, les larmes coulent... Ca commence bien... Je rentre dans un net café, en écrivant un mail de secours aux copines, je fonds en larme, à gros sanglots... Purée, à mon âge, devoir demander des tunes car je suis dans la dèche au bout du monde... J'ai honte, vraiment honte, mais dois mettre ma fierté de côté, je ne vois pas que faire d'autre... Pourtant j'ai passé une heure au syndic avant de partir, même que j'ai papoté du Népal avec le mec, qui y avait déjà été... Je suis dégoutée...J'avais tout fait pour ne pas avoir d'emmerdes... Et voila. Enfin bon... Merci l'administration... Ils ne seront pas dans mes prières à Ganesh... Par contre, pour moi je prie bien Laxmi...

Déesse de la fortune et de la prospérité.

Bon, j'essuie mes larmes, et vais voir Calou. Très positive et chaleureuse, elle m'aide à chasser mes idées noires, après tout, je suis à Kathmandou avec une copine, dans un chouette petit resto... Santé!

Rzzzz... Je me lève tôt, encore toute endormie, je bois un chai dans la rue dans un toute petite gargote, il fait frisquet. J'attends que la brume se lève, redemande un bon chai bien chaud, et pars me balader...



Mes yeux pétillent de bonheur... Kathmandu est toujours une ville absolument grandiose... Les népalais sont beaux, doux, accueillants, pas harcelleurs du tout... J'adore leur look, beaucoup portent le chapeau typiquement newari.



La photo est un peu floue, mais j'ai "papoté" 10 minutes avec ce gentil tout plein monsieur... Je trouve la lumière belle ce matin... Même si j'ai des problèmes de sous, les photos ne coutent rien, et je m'y donne à coeur joie!





Je traine, m'arrête toutes les 5 minutes pour je ne sais combien de temps de pause... J'observe les népalais faire leurs offrandes... Ci dessous Bhairav, dieu népalais protecteur. Son aspect effrayant est sensé écarter les mauvais esprits...



Je ne sais pas quoi regarder, qui prendre en photo,



ya trop! J'adore... J'adore l'ambiance... Personne ne me dérange en voulant me vendre dieu sait quoi, au contraire, je reçois beaucoup de sourires, de Namasté... Des statues incroyables ornent les entrées des temples...



En croisant Ganesh, je ne peux m'empêcher de lui demander de prendre soin de moi et de tout le monde...



Je remarque du passage dans une ruelle de pas plus d'un mètre de large, je la prends, et arrive à un temple. Il y a un boucan de dingue...

Je tel à Calou, et ce soir nous dormons chez Sarou, demainn tôt nous partons pour la balade de Namo Bouddha, tu viens? Ah que oui alors!!! Ma bonne humeur revient!!!

Avant de revoir Calou, quelques photos plic ploc, quelques rêveries devant les bâtiments hallucinants...



La fin de la journée approche, le rendez vous de ce soir aussi...



Je rentre au guest house, fais mon sac, douche et je check out... .../...
Massif Central à vélo: Oui? Non? English translation pending
by DamienGroo · 2009-05-24 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite effectuer une randonnée à vélo courant printemps 2010. Au départ des environs de Forbach - Metz, je voudrais arriver sur la côte atlantique, tout en passant par les massifs montagneux. Pour ce faire j'ai pensé au massif central, région que j'ai toujours voulu visiter, cependant, ce voyage serait pour moi le premier.

Effectuer ce voyage en solo ou à deux ? A la base je voulais voyager seul, mais je me demande si il serait pas présomptueux de vouloir joindre à l'itinéraire ce massif montagneux. Je fais du VTT une à deux fois par semaine (sortie d'environ 30 - 60 km selon les jours) et 2 entraitements de badminton de 2h. Je tiens aussi à signaler un léger détail sur ma santée, je suis légèrement asthmatique à l'effort, et j'ai fait il y a 2 ans et demi, 9 pneumothorax complet du poumon gauche et m'en suis remis après 3 opérations. Cela fait donc réellement que 1 an que j'ai repris une activité sportive régulière et relativement intense puisque mes sorties en VTT sont assez fréquente et sportive. J'ai consulté mon médecin, qui m'as dit que si je suivais une préparation physique plus importante avant ce voyage, mes anciens problème de poumon ne poseront pas de soucis.

J'aimerais si vous pouvez, que vous me conseiller un peu, et si pour certains d'entre vous qui connaissent ces montagnes, si il est possible d'y passer sans forcément se tapper des cols pharaonïques.

Merci à tous !
Dernière nouvelle du Vietnam du Nord English translation pending
by Larsay · 2009-05-10 · 56 replies
La semaine derniere, le Premier ministre a "pose la premiere pierre" du futur autoroute joignant l'aeroport d'Hanoi a Lao Cai (premier tronçon: Noi Bai-Yen Bai -$1, 2 milliards). Lorsque terminée (l'article du Vet nam News ne précise pas quand), Lao Cai sera à 4h de route d'Hanoi; ça promet du monde à Sapa!!!!!!
Maroc au guidon d'une 1200gsa English translation pending
by Bmreveur · 2009-04-30 · 59 replies
Bonjour à tous, J'envisage un voyage au Maroc au guidon de ma 1200 gsa en mai 2010, je m'y prend bien à l'avance pour etre sur de bien préparer mon circuit, je pense descendre jusqu'au sud de la France puis bateau Séte Tanger ou alors la traversée de l'Espagne. Ensuite le Maroc que je connais déja un peu mais pas en moto, pour le moment je suis seul avec peut être un pote qui m'accompagnera avec sa Varadéro 1000. Je suis à la recherche de tous tuyaux sur les pistes accéssibles à nos bécannes sachant que j'ai une bonne expérience en enduro mais pas mon pote, il est vrai que le poids des bécannes nous empéchera de passer par certaines pistes de montagne. Je pense surtout faire du goudron et de la piste dans le sud ...; D'avance merci pour tous vos bons plans !!!!!!! Agences marocaines et faux guides merci de vous abstenir de vos message de pub !!!!! D'avance merci à tous Fred
Croisière sur le Celebrity Solstice: quelles escales choisir? English translation pending
by ChatRuner · 2009-03-15 · 20 replies
Bonjour mes amis croisièristes.

Je prépare notre prochaine croisière pour fin mai 2010. Notre choix s’arrête sur cette compagnie Celebrity cruises line a bord du Solstice qui est tout neuf.

Voici les escales proposés; Rome (Civitavecchia), Italy, Sicily (Messina), Italy, Athens (Piraeus), Greece, Mykonos, Greece, Ephesus (Kusadasi), Turkey, Rhodes, Greece, Santorini, Greece, Naples/Capri, Italy, Rome (Civitavecchia), Italy

Donc je lance l’appel pour m’informer et tous les lecteurs de cet excellent forum. La référence pour plusieurs.

SVP. Voici mes besoins :

Comment est Celebrity cruise line, vous les avez appréciés ? Les chanceux qui ont navigués sur le Solstice, parlez s’en nous ? Vous coups de cœurs pour les escales proposées ? La température à la fin mai dans les îles grecques ?

Merci à tous et surtout n’hésitez pas si vous désirez faire cette croisière, il me fera plaisir d’échanger avec vous. Éric
Je viens de rentrer de Madagascar (3 mars 2009) English translation pending
by Goodwil · 2009-03-03 · 67 replies
Le Jour ou je suis arrivé, c'était le fameux samedi des émeutes sur TANA avec des morts à la clef.(28 personnes qu'ils passent en boucles à la télé avant de les inhumer)... J'ai passé une nuit de transit sur Tana aux alentours de l'aéroport à cause du décallage des vols dû au couvre feu. J'ai pris un avion pour Ste Marie le lendemain et tout s'est bien passé.

A première vue je dirai que l'on ne ressent pas vraiment la crise et les tensions tant que l'on ne met pas les pieds dans le centre de la capitale.Les malgaches en ont assez de ces histoires et tentent de s'en détacher le plus souvent pour garder le sourire et leur indéniable sympathie.En revanche les discours que l'on entend sont comme les infos d'un journaliste, à vérifier...On entend même que air MADA est au bord du dépot de bilan, alors que c'est un problème de direction apparememnt (directeur allemand qui se fait virer..) qu'ils vont licencier bref à verifier. Que corsair et air france ne dépose plus sur Tana mais direct sur nosy be et après verif c'est faux etc...

Ce qui est sur c'est que mon séjour sur Ste Marie a été magnifique même s'il est vrai que là, les effets de la crise se font ressentir. A la déscente de l'avion 10 touristes à tous casser et sur l'ile c'est désert.Je suis allé sur l'île aux nattes et tout est quasiment fermé (exepté le manigori et chez régine..) et je me suis retrouvé comme robinson sur une île déserte. Mes deux filles ont apprécié mais il est vrai que les malgaches de l'ile souffrent car quand il n'y a pas de touristes, il n'y a pas de pourboires, pas de courses en taxi, pas de loc de moto, pas de souvenirs achetés, pas de travail dans les hotels puisqu'ils ferment les uns après les autres faute d'affluence. C'est vrai que c'est la période la plus creuse (cyclones et pluie mais moi rien vu) mais pour avoir discuter avec plusieurs hoteliers, 2009 ne s'annonce pas bien. La crise mondiale appuyé à la crise locale va être désastreuse et plonger le tourisme comme en 2002. Apparement les locaux disent que c'est un cycle qui revient tous les 5 ans. C'est vraiment dommage car c'est un pays qui ne demande qu' a être visité, c'est magnifique et authentique et j'y retournerai. Le peuple quand à lui est généreux alors qu'il n'a rien, et toujours prêt à engager une conversation. Alors faites comme moi ne baissez pas les bras et allez y même si les infos donnent parfois des frissons, bravez les, et partez, vous n'en serez que gagnant. De toute façon, vu l'ambiance en France ça ne peut qu'être que mieux je vous l'assure, c'est le retour qui est dur.....Je suis partis avec femme et enfants (6 et 9 ans) et je n'ai ressenti que du bonheur....
Pays d'Asie du Sud-Est pour un mois avec 1200 euros? English translation pending
by Groslapin · 2009-01-23 · 19 replies
salut tous le monde quelqu'un pourrais me dire quel est en asie sud est le pays le plus approprier pour tripper 1 mois avec mon frangins. voyager avec le sac, stop, bus, plage de paradis, case bon marché, locaux sympa accueillant, faune extraordinaire, petit village touristique mais pas trop ou se sentir chez sois mais déconnecté comme au costa rica ( montezuma ), bref un trip d'un mois inoubliable, avec 1200 euro chacun vol compris. désolé je connais pas du tous l'asie, et je préfère demander a ceux qui savent.

merci a tous.

moi j'ai pas encore de citation que j'aime bien, alors on va dire: quand on a pas la technique on y va a la zob. je dirai pas d'où ça vient les fan sauront
Quinze jours à Bornéo (Malaisie) English translation pending
by Kikique · 2009-01-08 · 3 replies
18.7.08 Arrivée à l'aéroport Genève à 9h45 pour décoller à 11h45. Après 6h de vol avec Quatar airways, escale à Doha (Quatar) de 1h20. C'est rigolo de voir des femmes voilée ou en bourka en train d'acheter des produits Goutchi, Dior, Givenchy avec leur maris enturbannés... on est presque les seuls touristes occidentaux. A 20h (heure locale, GTM+2), départ pour 8h de vol jusqu'à Kuala Lumpur. Air Quatar c'est très bien... écrans individuels (avec plusieurs dizaines de films à choix, jeux, guide GPS etc...), nourriture excellente. Le deuxième vol a eu bcp de turbulence vers la fin... et Evelyne a été malade. 19.7.08 Arrivée à l'aéroport de KL à 9h20 (GTM+7), tout est ok ! On a nos bagages Houppie !! Et on passe brièvement au Burger King pour s'acheter un hamburger et un coca. . On change 700.- suisse / 1francs suisse = 3 RM. On saute dans la navette (3RM/2) qui doit nous emmener à l'aéroport low cost de KL (LCCT) qui est à 30min. On décolle avec une heure de retard, à 14h, avec Air asia, pour Bornéo, Kuching (qui veut dire chat en Malais). On dort tout le voyage (2h) et à l'arrivée, il pleut des cordes... on rencontre 2 américains avec qui on partage le prix du taxi (20RM/4). Ils connaissent la ville pour y être déjà venu plusieurs fois. Ils nous conseille un endroit pour dormir, ils ont réservé depuis longtemps et découvrent que malheureusement comme ils n'ont pas payé la caution, ils n'ont pas de chambre. On part ensemble chercher un autre endroit et ils ont entendu parler d'un « B&B Nomad » à 100m qui est bien. On y va (on enlève nos pompes à l'entrée), et miracle, il ont de la place. Chambres simples (75 RM/nuit) avec clim, douches sur les toilettes, propre et ambiance monstre conviviale ! Puis nous partons découvrir la ville à pied sous un parapluie. Les rues sont désertes et en plus, c'est dimanche est le centre touristique est fermé...on voulait réservé une nuit supplémentaire pour Bako...tant pis. On mange une morse dans un bouibouis indien. Une espèce de crêpe/rösti très bonne – avec un coca (8RM). On rentre se coucher, 19h. A première vue, les gens parlent bien anglais et sont très sympathiques.

20.7.08

Réveil à 7h15. Avec le décalage horaire, on dort mieux le matin que le soir. Petit déj. copieux (panecake – minis-bananes – pain grillé – fruits ...etc) puis départ pour la station de bus (que nous n'avons pas trouvé hier soir...). On arrive juste trop tard, le bus est déjà parti (2RM/pers) et du coup, plutot que d'attendre une heure, on prend un bas mini (minibus) (40RM/2)... après avoir négocier le prix, 2 touristes entrent et payent le même prix que nous?!.. 35 min. plus tard nous voici au débarcadère du parc national de Bako. L'organisation est très pro. d'accueil nickel. Ils ont notre réservation pour la nuit prochaine et malheureusement on ne pourra pas faire une nuit de plus, comme on espérait. On monte sur une barque (des pêcheurs arrondissent leur fin de mois en faisant le transport des touristes) 47RM/barque – 4 pers. et on arrive 40min plus tard au parc Bako. Tout est très bien rodé, il y a l'accueil et ils nous donnent un plan photocopié des différents parcours (il y a 30km au total) à faire dans la jungle. On leur laisse nos sacs en consigne (la chambre n'est pas encore prête) et départ !

On choisi un parcours en boucle de 5, 8 km, 3h30 de marche, indiqué parfaitement bien de couleur rouge. Très vite on voit les premiers macaques qui jouent sans nous prêter attention. On suit les flèches et nous sommes très vite plongés dans une nature luxuriante et dense, très dense ! Seul trace humaine, les bornes toutes les 100m qui égraine notre balade, en indiquant le trajet restant à faire...mais nous sommes étonnés de voir que nous progressons lentement...il fait chaud et humide. Assez vite, après 600m, Evelyne croit avoir reçu une goutte de pluie... Cédric très positif (comme tjr) lui répond que ça vient de tomber d'une feuille d'arbre...mais malheureusement il a fallut admettre qu'elle a raison (encore) puisque qu'il s'est mis à pleuvoir... d'abord doucement...Evelyne propose de faire demi-tour... nous sommes au km 4, 6. Cédric, tjr positif, lui dit que ça va s'arrêter.... malheureusement, Evelyne a encore raison et très rapidement des trombes d'eau se sont abattues sur nous et le chemin s'est transformé en rivière...et nos chaussures trempées sont mises à l'abri dans nos sacs à dos et changée contre des tongs. Et c'est trempé jusqu'aux culottes que nous avons terminé cette balade. Non sans glisser 2-3 fois et risquer de goûter la boue d'encore plus prêt. Heureusement nous n'avons ni vu les migales, serpent promis. A l'arrivée, sous un soleil resplendissant, nous avons fait sêcher nos vêtements, passeport, argent, sac, chaussures. Un macaque a bien aié nous faucher une canette de coca pour la finir en haut d'un arbre. Vers 16h, sec et remis de nos émotions, nous avons repris notre bâton de pèlerin pour nous rendre à un plage à 1, 2km de là. (en tongs directement.) On apperçoit nos premiers nasiques de loin. Nuit moyenne sous la moustiquaire et l'électricité est arrivée à minuit en nous réveillant avec la lumière. Du coup, on a pû mettre la prise anti-moustique.

21.7.08

Levé à 8h30, la nuit n'a pas été très reposante pour Evelyne... on se motive à passer sous la douche (eau brune...de pluie et froide). Les macaques omniprésents et nous font une haie d'honneur jusqu'à la salle de bain... ils essaient même d'ouvrir la fenêtre de la chambre. Il a plu toute la nuit et le sol est détrempé ce qui amuse les deux ou trois facochères qui font trempette dans la boue autour des maisonettes. Petit déj. spartiate qui se compose de cookies (que l'on se fait faucher par...devinez qui...les macaques!!!)...finalement on prend la décision de ne pas rester plus longtemps à Bako, l'expérience d'hier nous a bien refroidi et le temps est encore bien nuageux.On prend un bateau (tjr 47RM) et nous arrivons juste à l'heure pour prendre le bus (4RM/2). On retourne au B&B Nomad mais cette fois, nous avons moins de chance puisqu'il ne reste pas de chambre climatisée et avec SDB. On prend une plus simple sans SDB et sans clim. (65RM)...on donne des habits à laver à la réception (6RM). On part manger, vers 12h, dans un restaurant chinois super sympa où on mange assis sur des coussins en buvant un excellent thé froid jasmin/citron vert. Ensuite on déambule un peu en ville (carte postale (1RM)et timbres(0, 5RM)) avant d'aller se faire masser pdt une heure ! (90RM/2) C'est très agréable et la masseuse de Cédric aime bien lui masser les jambes...On part ensuite faire une croisière « sunset » sur la Sarawak River dans une ambiance très asiatique : Petits luminions Musique à fond commentaires avec echo Jus de fruit et cake à la pastèque (de la même couleur que la pastèque) On a débuté sous une pluie battante qui s'est un peu calmée par la suite. Les danses traditionnelles locales ont couronné notre croisière... Repas du soir dans un resto pagode du bord du fleuve...déco sympa, prix elevés et pas très bon...dodo.

22.7.08

La nuit a été mouvementée puisqu'un couple (de Hollandais, pour changer...) a pris procession de la chambre d'à côté vers 23h30 et que visiblement ils n'ont pas compris qu'ils n'étaient pas les seuls dans le B&B...même en criant, sifflant, rien n'y fait, ils parlent, hurlent à tel point que nous rallumons pour lire pdt 30 minutes, en attendant qu'ils se calment. Vivement 7h pour la vengeance... 7h, le réveil sonne et nous nous levons avec peine ! Mais la consolation est de pouvoir faire du bruit. On déjeune et on fait nos sacs, on paye la chambre, on laisse nos bagages en lieu sûr. On part pour aller chercher le bas mini pour le centre de réhabilitation les orang-outans devant le centre touristique à 8h30 ! Quand nous arrivons, il est sur le point de partir... il reste juste 2 places ! OUF ! (25RM/pers). Le trajet prend entre 30 et 40 minutes et nous voici au centre pour assister au « nourrissage » des grands primates ! C’est très impressionnant de voir le mâle dominant de plus de 150 kg se déplacer de branche en branche et de voir les arbres ployer sous sont poids. On a même la chance de voir la jeune maman avec son nourrisson de 2 semaines… au total, c’est une quinzaine d’orang-outan que nous avons eu le privilège d’apercevoir quand on sait que le parc fait plusieurs hectares et que les singes sont en liberté, mais nourris deux fois par jour. Retour à Kuching vers 11h pour flâner un peu, on prend une barque pour aller voir la rive opposée du fleuve (0, 3RM/pers)…on fait les boutiques sans rien acheter. On croise finalement les deux américains (le taxi du 1er jour) et on leur demande où on peut manger correctement à Kuching… c’est vrai que ça n’est peut-être pas la question à poser à des Ricains… et le seul resto qu’ils nous recommandent et dans lequel nous ne soyons pas encore allé est le « blablabla » est ça tombe bien, il est justement fermé le mardi !!! Cédric trouve un truc sympa dans le lonely et nous partons à sa recherche… après 25min sans succès et dans un coin lugubre avec la nuit qui tombe, on rebrousse chemin…et c’est à ce moment que nous le trouvons et heureusement car c’est le meilleure endroit que nous ayons testé !!! Le « Hornbills café » c’est un resto à ciel ouvert où tu choisis (à gogo) des viandes crues marinées ou pas, poissons, crustacé, poulet, bœuf, porc etc… des légumes : choux, brocolis, chouxfleur, champignons et raviolis. Sur la table est posé un système à gaz avec au centre de l’eau qui boue et autour des compartiments pour griller. Il faut assaisonner l’eau avec sel, poivre, épices, herbes et mettre du beurre dans les compartiments, et à choix, on grille ou on cuit dans le bouillon les viandes et légumes !! Un régal et merci encore au monsieur de la table d’à côté qui nous a tout expliqué !! Le tout pour 18RM/pers…6frs suisse…On retourne vers 20h au B&B pour prendre nos sacs et notre lessive, écrire un petit mot sur le mur de l’escalier, et hop dans un taxi pour l’aéroport ! On décolle à l’heure (22h) et on arrive à Kota Kinabalu à 23h45 ! On saute dans un taxi (45RM) et on a le doute de savoir si il a bien saisi l’endroit où il doit nous amener…. Il semblerait que oui, puisque 15min plus tard et après un léger problème avec le taxi (il a loupé un virage en ne braquant pas suffisamment…) nous voici dans l’endroit le plus glauque de la ville (à se demander si le Lonely, qui le conseille, y a mis les pieds… ils disent : le charme de l’endroit compense largement l’éloignement du centre ville), dans un Back Packer qui ressemble à un abri anti-atomique, en pleine zone industrielle !!! (58RM/nuit)

23.7.08

Reveil à 9h30, aujourd’hui, c’est repos !!! Nous n’avons rien à faire jusqu’à 14h, heure de notre prochain vol pour Tawau (il n’y a pas la possibilité d’enchaîner les deux vols…). On se douche, c’est propre (au moins ça…) et nous sautons dans un taxi pour le centre ville sous une pluie diluvienne… On se réfugie tout de suite dans un centre commercial et après avoir tourné 1h en rond, on se rend compte que KK n’est pas vraiment ce qu’on imaginait… c’est au bord de la mer, mais c’est pas trop aménagé pour passer du bon temps… on a vite fait de reprendre un taxi dans l’autre sens et on trouve un bouiboui pour manger à midi (très bon et pas cher, 7RM/2). Puis on tue le temps… Evelyne en lisant, et Cédric en surfant sur internet pendant 1h pour 2RM…puis c’est enfin l’heure d’aller à l’aéroport ! Décollage à 16h comme prévu et durée du vol de 50min….on monte et hop on redescend illico ! On se renseigne comment aller à Semporna depuis là, et on monte dans un bus qui nous amène en ville de Tawau (à 25km – 1h – 10Rm/pers)…on enchaîne avec un bas mini…bondé… (30RM/2)qui refait le trajet jusqu’à l’aéroport (en moins de temps) et qui nous conduit jusqu’au club de plongée de semporna (moyennant un pourboire supplémentaire…10RM)… arrivée à 19h30. On trouve le B&B reservé et le centre de plongée Tout est OK, on part demain matin pour notre première immersion ! On soupe dans un resto super bon, crevettes aigres-douces, poulet aigre-doux, et soupe nuddles + boissons + 2 soupes + aubergines grillée (un régal) + 2 assiettes de fruits… le tout pour 25RM !!! 22h30 dodo.

24.7.08

On se lève (avec le réveil) pour être à 7h30 au centre de plongée, en espérant partir avec le bateau à 8h...mais après avoir choisi notre matériel, mis nos valeurs dans un safe et poirauté, on prend le large seulement vers 9h15...l'organisation de scuba Junky est un peu légère...on avait lu de bonnes critiques à leur sujet, mais c'est pas trop ça... 1h30 après un voyage mouvementé et humide, nous arrivons à Mabul, l'eau est turquoise... et des dizaines de tortues pointent le bout de leur nez aux alentours de la longhouse sur pilotis dans laquelle nous allons loger pendant 3 jours. C'est plutôt spartiate et juste propre. Deux salles de bain sommaires pour tout le monde (eau à temp. ambiante). Ensuite, on attend... on ne sait pas pourquoi, ni sur qui, mais tjr est-il que nous repartons en direction de la 1ere plongée seulement à midi avec le doute que nous puissions faire les 3 plongées journalières. La 1ère plongée a lieu au large de Mabul avec une visibilité médiocre... on n'a pas vu grand chose...on est déçus. Enfin, on met le cap sur Sipadan (avec un autre bateau, plus rapide...c'est sur lui que nous attendions avant...) et là, 2ème plongée nickel ! Le rêve ! On comprend pourquoi il s'agit du 2ème site au monde !!! On a vu des dizaines de tortues, des requins à pointes blanches. La plongée passe trop vite ! On fait une pause, sur Sipadan, à 15h30 pour le repas de midi (très bon). L'île est super surveillée, il y a des militaires armés partout et ça ne rigole pas... La 3ème plongée tjr au large de Sipadan et on est encore une fois sous la charme... on voit un groupe de 11 tortues mâles à la recherche de femelles. On sort de l'eau tout contents et on se réjouit de revenir demain ! Cap sur Mabul, douche, repas, rami et au lit ! Enfin...lorsque Cédric se couche, le lit cède sous son poids. On doit changer de chambre... avec deux lits séparés.

25.7.08

2 ème jour de plongée à Sipadan, il pleut presque toute la matinée. Mais ça ne gâche pas notre plaisir ! On a plus chaud sous l'eau (28-30°C) que sur le bateau. Le soleil fait son apparition vers 12h et c'est sous un ciel partiellement dégagé que nous plongeon l'après-midi. Cédric prend des photos sous l'eau avec l'appareil loué (100RM) par le scuba junky. On ne compte plus les baracudas (un banc de plusieurs milliers d'individus à la 2ème plongée), poissons clowns, requins, tortues, muraines etc... Ambiance sympa entre les plongeurs, mais les moniteurs semblent s'emm.... et font leur job, sans plus. Retour à Mabul... douche, souper et dodo.

26.7.08

7h. Il fait beau, le soleil resplendit, mais de gros nuages à l'horizon laissent présager du pire ! Et finalement, un orage qui va durer 2 bonnes heures nous tombe dessus. On essaie de trouver d'autre touristes qui pourraient nous prêter de l'agent puisque nous avons laissé une bonne partie de nos valeurs dans le safe à Semporna... il faut trouver des gens à qui on puisse rendre le soir au retour au centre de scuba junkie, on trouve et on paye (60 RM/nuit/pers.). On attend avec les dives masters (des autres que les 2 premiers jours. ils sont super sympas) que la pluie se calme puis finalement le temps d'une brève accalmie, on part en bateau (il recommence alors à pleuvoir de plus belle) et on plonge au large de Mabul (à 300m de l'île, on ne la voit plus). On plonge, on voit de belles choses, dont un « corail garden » mais ce n'est pas aussi beau qu'à Sipadan... et lorsque nous sortons de l'eau, après une heure d'immertion, il fait beau !! Ouf... et le soleil ne nous a plus quitté toute la journée. Retour en vitesse à Semporna et nous payons nos immertions (1850RM/2), on reçoit notre CD-ROM avec les photos de la plongée, et on prend nos quartier au Semporna Inn (super classe, propre et avec SDB = 76RM/nuit). On rend l'argent emprunté (60RM) On se rend soudain compte qu'il est possible d'aller chez Oncle Tan, en partant à 7h30, en arrivant à 12h, juste à temps pour commencer le trip dans la jungle...seulement nous, on a un jour de battement que l'on pensait utile pour faire le trajet... On essaye, avec l'aide de tonton Junkie de téléphoner pour voir si on arrive à avancer d'un jour nos 3 jours dans la jungle...mais non, impossible, pas de place. Le soir on fait nos sacs, tout en sachant que c'est très souvent inondé chez Oncle Tan (c'est un couple de québécois qui nous l'a dit)...on redoute...Evelyne songe même à ne pas aller là-bas...et finalement on emballe tout ce à quoi on tient, dans des sacs plastiques, et on fait deux sacs : un avec les habits emballés, et un autre avec ce qu'il doit rester au sec.... on redoute. Souper super bon comme le 1er soir ici à Semporna.

27.7.08

On se lève à 6h45 pour aller prendre le bus à 7h30 qui finalement s'avère être le bus de 8h. Un bus flambant neuf et voyage de 4h (40RM/pers). Cédric a la bonne idée de donner un CD de musique au chauffeur qui s'empresse de le mettre et de le diffuser dans le car à plein tube ! A tel point, que ça saturait!! En plus, on l'a écouté 3 fois en boucle....jusqu'à ce qu'Evelyne se lève et aille mettre le volume sur 0... Aldebert, Marc Aymon, K, Cabrel, JJG n'ont plus de secret pour eux. Le bus s'arrête au bord de la route, à un rond point et nous dit de sortir... mais où est Uncle Tan ? Pas besoin de demander...3 ou 4 personnes nous abordent en nous montrant le chemin. 500m à pied et nous voici au campement de base. Très grand, propre, très pros. On obtient vite les infos que nous voulons, de vrais pros ! On prend pocession de notre chambre (avec clim et SDB à l'étage 100RM/nuit). On fait du farniente entre lectures, ramis, ping-pong, billard, et essayer, sans succès d'aller sur le net. Le soir on mange les grillades (excellent !), on nourrit les chats et on rentre avant que l'orage ne commence... et c'est dans un concert d'éclairs que nous nous endormons.

28.7.08

Finalement il semblerait que ce soit pas si terrible que ça ce séjour dans la jungle...on a vu des gens revenir vivants et pas trop sales... et on espère que l'orage de cette nuit n'a pas détrempé le sol du camp dans la forêt. On se lève vers 7h30 pour manger (tjr très bon...ça promet pour les 3 jours prochains...)et on boucle les sacs avant de partir, à 9h, voir une nouvelle fois les orangs-outans à 2km d'ici, à Sepilok... trajet derrière un pick-up. Finalement on assiste au nourrissage des primates... c'est décevant... déjà, c'est très cher (30RM/pers + 10RM par appareil photo...) et il n'y a pas bcp d'orang-outan... on a préféré le centre de Kuching. On rentre à pieds (20min) puisque l'animation n'aura duré que 10min + film 30min (sympa, intéressant), à 11h30 on est prêts à rentrer... il faut dire que l'on a pas trop envie d'attendre le pick-up jusqu'à 12h30... On a le temps de manger, de jouer au rami et de regarder les photos de la plongée sur l'ordinateur réservé à internet (gratuit, mais internet n' jamais fonctionné...) On voit un groupe de français (9) arriver et Cédric a peur qu'ils viennent avec nous pendant les jours... malheureusement ses crainte sont fondées... Et c'est parti pour 1h30 de bas mini (on passe acheter ce qui manque aux gens... pencho contre la pluie...) puis 30-40 min d'attente avant de prendre place sur une barque pour remonter la Sungai Kinabatangan pendant 30 min. Le temps apercevoir 3 ou 4 crocos, des dizaines de macaques, et un varan, le guide est sympa, il nous fait faire des détours et on zigzague sur la rivière pour voir les animaux. On arrive au débarcadère, on choisi nos bottes et il nous reste 400m de gadoue à franchir (comment c'est quand il pleut ?) avant de découvrir nos chambres...enfin plutôt nos cages ! Il s'agit d'abris grillagés sur pilotis avec des matelas à même le sol (ça sent la vieille pâte humide au bord du lavabo....). Le temps de faire 3 ramis et il est 19h30, le temps de passer au briefing ! Ils nous orientent sur les « problèmes » de ces prochaines heures. Au programme : 21h trip boat de nuit, 6h30 safari boat du matin, 8h petit déj., 10h30 balade de 2h dans la jungle (500m), 13h diner, 17h trip boat au coucher du soleil, 21h balade de nuit 1h=200m, 10h retour à la case départ. On mange à 20h et c'est excellent ! Il y a environ 8-10 plats tous plus bons les uns que les autres... un peu fort des fois... 21h, on reprend place dans le bateau et on part pour débusquer les zanimaux ! On a un très bon guide et on a la chance de voir 4 ou 5 king fisher (martin pêcheur), 2-3 hiboux, 1-2 crocos, un chat sauvage, un furet, une grosse grenouille, et des singes. Super sympa! Retour à 23h pour se brosser les dents (eau brunâtre) et faire dodo dans notre nid douillet.

29.7.08

4h45, on se fait réveillé par une tribut de macaque qui essaient d'entrer dans notre cage... fermée. Ils tirent sur la ficelle que Cédric a suspendu hier pour y accrocher des affaires. Ils font bcp de bruit et on fini par se rendormir jusqu'à 6h, une demie heure plus tard, nous sommes alignés sur la barque pour le morning boat trip. On voit des macaques (par centaines...), des nasiques (par dizaines), un aigle, 2-3 martin pêcheur et même un orang-outan !! Il est assez loin alors on accoste et on essaie de le retrouver dans la jungle. Mission impossible ! Retour pour le petit déj. et il est déjà 10h30, l'heure d'aller se promener dans la jungle pour y découvrir les insectes, migales, sangsue (que cédric a trouvé dans sa botte droite...), grenouille toute plate qui imite l'écorse d'un arbre, mille pattes, cent pattes, etc... Balade fort enrichissante avec un guide très sympa ! Retour au camp pour le repas de midi. L'après-midi est calme, et il n'y a rien au programme jusqu'à 17h. Les macaques savent qu'à ce moment là, ils peuvent attaquer, car tous les guides vont se coucher ou pêcher. Alors, ils s'organisent en arrivant petit à petit sur les toits autour du lieu où l'on mange. Losqu'ils passent à l'acte, impossible pour nous, simple touriste blanc, de faire reculer la tribu de macaque... ils repartent avec une conserve, un sac plastique avec des médics (le mâle dominant les mange puis vomi...), et 3 panecakes. Finalement un membre du staff alerté par nos cris est arrivé et par sa simple présence a fait fuir tout les singes ! Il pleut brièvement et à 17h, en route pour le boat trip (on cherche nos bottes que les nouveaux arrivés nous ont piqué...). On observe des singes... par dizaines (macaques, à crêtes et nasiques) et 2 crocos. Le soir on mange, c'est excellent, comme le soir précédent et à 21h, c'est parti pour la balade de nuit. Evelyne a hésité a venir et elle n'a pas été déçue : une tarentule, 3 scorpions, des grenouilles, sangsue, mille pattes, lézard et un petit oiseaux dans son nid (que chaque soir, des touristes, viennent faire ch....). Evelyne a trouvé un papillon dans sa botte et Cédric une grenouille. 22h30 dodo dans le nid qui pue !

30.7.08

Réveil à 8h ! Aujourd’hui c'est un jour de transition... et on ne sait pas trop comment on va faire... car notre vol pour Kuala Lumpur est prévu demain à 18h au départ de Tawau et on a pas trop envie de dormir une nuit et passer une journée à Tawau (c'est une ville portuaire sans charme...). On a l'idée d'avancer notre retour sur la capitale....même si les français nous on dit avoir payé 1600 euros pour avoir modifié un vol à la dernière minute. On va voir. A 10h30, nous sommes dans la barque qui nous ramène à la civilisation. On a hâte de pouvoir prendre une douche... et ça va peut-être chose possible dans 12h à KL... qui sait ? 35min plus tard, sur la terre ferme on nous dit d'aller au bord de la route et d'arrêter un bas mini qui fait la navette entre Sendakan et Laha Datu pour ensuite prendre un autre bas mini pour Tawau. On est un peu angoissés àl'idée que tous les bus soient plein en passant à notre hauteur...et que du coup on aie a attendre quelques heures.... 3min plus tard, nous sommes assis dans un bas mini !!! Mais après 30min, sans comprendre pourquoi, il s'arrête (pour de bon pas comme ça a été le cas 25 fois, pour prendre des gens et les déposer tous les 100...on faisait du 30km/h de moyenne) et nous fait descendre...on change de bus et on paye (30RM/2) et on arrive à Tawau sans arrêt ! Houppie !! A 13h, nous sommes à Laha Datu, sur un terrain vague, d'où partent tous les transports et on voit le bus pour Tawau...mais avant, nous partons avec nos gros sacs à la recherche d'un cybercafé pour voir si on arrive à modifier ou à acheter un vol Tawau -> KL pour le soir même. En 20minutes, montre en main, nous avons 2 nouveaux billets (1100RM/2) et nous voici dans un bas mini (60RM/2) en direction de l'aéroport. Il fait chaud et on avance pas vite (on voit les bornes km défiler lentement), 2h pour faire 148km...à 15h40 nous sommes à destination ! Ouf ! On s'imagine déjà dans notre hotel de luxe, sous la douche... On mange, on décolle à 19h15 et à 21h45 nous sommes dans un taxi (45RM) en direction du concorde inn. C'est le grand luxe (pas le même prix que les autres hotels jusqu'ici...230RM/nuit), un groom nous prend nos sacs etc... On se douche...haaaaaaa... et dodo 23h.

31.7.08

8h00 debout. Evelyne se lave les cheveux, p'tit déj de luxe avec buffet (Cédric met trop d'épice dans ses spags et le regrette 20 min...) puis départ pour l'aéroport international avec le shuttle bus de l'hôtel (3min – gratuit) et on prend le klia ekspres, un train à grande vitesse (160k/h, rien à voir avec celui de Shanghai à 400km/h) qui fait les 75km en 28min (70RM/pers aller retour). On saute dans le metro (2RM/2)pour visiter le chinatown. Les marchands mettent en place leur stands (montres, chaussures, t-shirts, lunette de soleil, dvd...etc tous des copies) et nous allons voir les temples chinois et indiens dans les environs. Un coca dans un des nombreux KFC, puis metro pour faire une balade dans le quartier malais (petites maisons avec des jardins au milieu des buildings...)re-metro et nous voici au pied des tours jumelles Petronas. (les 1500 billets gratuits on déjà trouvé preneur et il nous est impossible de monter sur le sky bridge). On prend quelques photos...il fait trop chaud, on va se rafraîchir (même un peu trop) dans un centre commercial gigantesque, au pied des tours. Il y a des milliers de personnes et toutes les marques de luxe sont présentes ici !! On décide d'aller sur une autre tour (menara KL), toute proche qui domine la ville depuis une colline et de là on aura une meilleure vue sur les tours petronas. Metro puis traversée d'une vraie jungle en pleine ville !! Il y a des sentiers et des singes jouent dans les arbres ! Au pied de la tour, nous mangeons un hamburger (35M/2) et nous prenons l'ascenseur (60RM/2) pour monter 250m plus haut ! Joli point de vue de là-haut et les commentaires audio en français sont très intéressants. On descend et on retraverse le parc de forêt vierge en évitant une famille d'une bonne dizaine de macaques et nous voici en plein little india ! Le dépaysement est total ! Des indiens partout, des magasins de saris, des kiosques qui vendent des revues indiennes et des resto pour manger des merveilleux curry ! On reprend le metro, le klia ekspres. en attendant le shuttle bus à l'aéroport, on assiste à une scène assez spéciale : une horde de fans hystériques court après un groupe musical de Hong-Kong (playboy genre Tokyo hôtel), elles crient, photographient, et courent pour les suivre. C'est surréaliste...on est mort de rire ! Et j'oublie les agents de la sécurité débordés qui essaient de contenir la foule. On rentre au concorde inn profiter un peu de la piscine, le soir repas à l'hôtel (bon, mais trop occidental...et le double du prix, 76RM/2). Dodo 22h

1.8.08

7h00 réveil et petit déj copieux (buffet impressionnant, pain, tresse, oeufs, légumes, saucisses, riz sauté, nouilles, fruits etc...). On repart en ville (shuttle + Klia ekspres + métro) et on cherche le bus numéro 11 qui doit nous mener aux batu's caves !!! On sillonne le little india en demandant notre chemin, il y a bcp de monde, il est 9h et c'est l'heure de pointe ! On le trouve et départ pour 45min (4RM/2) à travers KL et arriver au pied d'une colline où viennent se recueillir plus d'un million de fidèles au mois de janvier-février. Aujourd’hui, il y a plus de touristes que d'indous. On avance sur un sentier large de 100m de long puis on arrive au pied des 280 marches à gravir pour admirer la grotte. En bas des marches, les marchands du temple confectionnent des colliers de fleurs multicolores et vendent des offrandes(fruits). Il y a aussi une immense statue dorée de 45m qui impose le respect (elle est là depuis 2 ans à peine). C’est drôle de voir des femmes musulmanes en bourka qui visitent cet endroit… La grotte est habitée par des centaines de macaques qui volent tout ce qu’ils peuvent…offrandes y compris. Ils règnent en maître sur ce lieu. C’est gigantesque, le plafond de la grotte laisse passer un peu de lumière du jour, 60 – 80 mètre au dessus de nos têtes. On reste un moment, le temps de s’imprégner un peu … puis retour en ville pour manger au Chinatown ( au passage, on admire le lieu où a été déclaré l’indépendance du pays le 31.8.1957) des dumpling (raviolis) et un délicieux plat de nouilles avec des tranches de porc laquées. (avec les boissons 15RM/2). Retour à l’hôtel (métro+ Klia ekspres + shuttle) à 16h et on profite une dernière fois de la piscine.

2.8.08

2h on part pour l’aéroport, et décollage à 5h00 avec 45min de retard ! Arrivée à GE à 13h40.

Désolé pour les fautes d'orthographe... j'ai tapé assez vite... et je ne me suis pas trop re-lu.
La crise... English translation pending
by Montagne666 · 2009-01-06 · 410 replies
Juste une petite pensée de retour en France après un an "d'exil"... Je suis effarée... effarée par le fait que la politique de la peur marche si bien. Certes, on voit des annonces de licenciements, des gens qui font la manche, toussa toussa... Mais je vois surtout, autour de moi, des gens qui, bien que pas riches, mangent à leur faim, ont un toit, sortent boire des coups, s'amusent, ont de quoi se payer un peu de superflu, etc...

Et pourtant, dès que j'allume la télé, je finis par l'éteindre dès que ça parle de crise, tellement c'est déprimant. A les écouter, c'est la fin du monde et on va tous mourir. Et tout le monde marche dans la combine. Pourtant les ficelles paraissent tellement grosses: foutre la trouille aux gens le plus possibles pour qu'ils acceptent des conditions de travail de pire en pire et permettent ainsi aux plus riches d'être encore plus riches.

C'est vrai, quand je suis rentrée, j'étais un peu inquiète: pas de chez-moi, besoin de trouver un appart' au plus vite, un boulot, pas d'argent... Résultat, si j'allumais la télé, si j'écoutais les gens autour de moi, ça me fichait le bourdon, et j'avais super peur de ne plus trouver ni appartement ni boulot ni rien du tout et de finir je sais pas où... Bien sûr, rien de tout ça n'est arrivé: d'une on trouve du boulot, même si c'est pas celui de nos rêves, ça dépanne en attendant de trouver ou de créer autre chose, ou de se former (ben oui parce que quand même en France, c'est formidable, la formation continue!! Et des métiers où il y a de l'embauche, il y en a pour tous les goûts, si si!). l'appart, même pas besoin de montrer un dossier avec 150 fiches de salaires et 3 millions d'euros d'inscrit dessus... non, le proprio, lui, a décidé qu "on se faisait confiance", même quand je lui ai dit: "z'êtes sûrs, moi je suis sansa emploi et mon mari est en intérim"...

Mon message sert à quoi? à pas grand chose, si ce n'est de dire que dans la vie, il n'y a que l'optimisme qui paie, et l'énergie. Sans l'un ni l'autre, alors là, c'est sûr, on est foutu.
Acheter des dollars maintenant ou attendre mi-janvier? English translation pending
by Getyourkicks · 2008-12-10 · 57 replies
bonjour!

décembre 2008... pensez-vous qu'il est malin d'acheter des dollars là maintenant tout de suite, ou bien est-ce que je peux attendre mi janvier? (j'ai peur qu'il ne remonte, le fripon)

merci pour vos lumières.... bonne route à tous, isabelle
Carnet de route Islande 2008 English translation pending
by Azotobacter · 2008-12-04 · 13 replies
Bonjour à vous tous, amis islandophiles

Voilà je viens de terminer mon carnet de route sur l'Islande (www.regeafaitunbeauvoyage.fr), ce fût long mais j'y suis arrivé. Un voyage qui restera gravé dans ma mémoire, pas de mots assez forts pour décrire cette île envoutante !!!!!

Régis

www.regeafaitunbeauvoyage.fr
Croisière sur l'Emerald Princess le 29 janvier 2009 English translation pending
by Annouck · 2008-11-18 · 37 replies
Bonjour je pars sur le Emerald Princess le 29 Janvier 2009 y-a t-il des gens sur le site qui partiront a cette même date sur le même bateau ?😉😎😄
Carnet ATA pour le Sénégal English translation pending
by Danyyoyo · 2008-11-04 · 115 replies
je viens d etre contactee par la chambre de commerce de grenoble, il n est plus possible d obtenir de carnet ata pour le senegal ou sont les tourings clubs qui delivrent carnet passage en douane, car les passavents pour vehicules +de 5 ans ne sont pas delivres a la frontiere merci
Circuit pour le sud du Pérou l'été prochain English translation pending
by Amarion · 2008-10-19 · 142 replies
Bonjour à tous, Je prévois de partir l'été prochain (2009) en circuit pour le Sud du Pérou (du genre 23/07-18/08). J'aimerais avoir des renseignements sur l'avion, le circuit...

1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...

2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion

Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).

Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.

Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.

Adrien
Compte rendu d'une mini croisière sur le Costa Atlantica du 11 au 16 septembre English translation pending
by LO59 · 2008-09-30 · 16 replies
Bonjour à tous,

Petit compte rendu de notre mini croisière en méditerranée sur le Costa ATLANTICA. Notre 1ère mini croisière pour nos 10 ans de mariage.

Le parcours était :

SAVONE/AJACCIO/TUNIS/MALTE/NAPLES/SAVONE.

L’embarquement :

Nous avions pris un avion de Lille pour rejoindre Nice. Là, un bus nous y attendait pour nous conduire au PALACROISIERE le 11 septembre.

A la descente du bus, le personnel COSTA nous attribuait un Numéro, ce fameux numéro qui nous permettait d’embarquer, le N° 12. De suite, je regardait le panneau d’affichage : 10. Super, nous allons pouvoir embarquer rapidement. Il était 13 h à peu près.

Le temps pour moi de faire un petit tour du palacroisières

Je précise que le COSTA ATLANTICA était au quai principal, seul départ de la journée.

Donc passage obligé pour notre 1ère photo, l’embarquement.

A ce moment là, on peut apercevoir le va et vient des camions qui livrent le bateau et les fameux containers avec nos valises. AIE, j’espère qu’elles vont tenir, car c’est pire que l’aéroport. Heureusement, pas de bouteilles dedans !

Accueil :

Sympathiques, mais au moment de parler, les 4 premiers non rien compris et MARIE notre francophone à bord nous accueille très souriante en nous informant qu’une réunion d’information a lieu à 16 h pour les Français (super on n’est pas les seuls)

Direction notre cabine (avec balcon) à l’avant du bateau pont 6 n° 6133. Sur notre lit : cartes costa et notre 1er today.

On prend possession des lieux, état correct, literie très bien, 2 penderies, 1 armoire.

14 h çà creuse. Nous prenons la route pour les ascenseurs et là ! Toutes les valises qui s’entassent l’une sur l’autre. On a décidé de chercher les nôtres pour qu’elles arrivent en entière dans la cabine. Beaucoup de personnes ont fait comme nous, récupérer les valises et les ramener nous-mêmes dans la cabine. Le temps de ranger nos affaires et nous reprenions la direction du pont 9 pour nous restaurer. Franchement on ne s’y attendait pas. Quel buffet magnifique et varié surtout. On se regarde et se dit : attention les kilos si on mange comme cela tous les jours.

Ballade sur le pont 9 pour découvrir le restaurant, les piscines 3 en tout (avant, arrière découvertes, milieu couverte suivant le temps extérieur). Puis nous sommes descendus sur le pont 2 et 3 pour découvrir les divers bars, le casino, les magasins, etc..

16 h : réunion d’information pour nous.

Nous avions à mon goût bien préparé nos différentes escales. Ce que nous a dit MARIE était le reflet de nos recherches.

Départ 17 h – Exercice d’abandon du navire.

Au moment de quitter SAVONE, ce fut l’exercice, et là ils ne rigolent plus nos italiens. Tout du moins ce qui étaient du côté porte A. en ligne par 5, le plus petit devant. un peu long à mon avis. Mais cela peut toujours être utile. On ne sait jamais.

Le bateau :

Dans la cabine : tout était parfait sauf la douche (un peu abîmé), sinon rien à signaler à l’intérieur. Le balcon : du fait du vent, nous avions constamment un bruit de claquement des portes intermédiaires. Cela ne nous a pas gêné du tout pour dormir la nuit.

Dans les couloirs, bien que nettoyés tous les jours, la moquette a certain endroit laissait apparaître des taches. Certainement des boissons renversées.

Le personnel est très compétent, que ce soit à l’intérieur et sur les ponts. Toujours propres.

Concernant les boutiques : 2. L’une avec vêtements hommes, femmes, montres, bijoux, parfums, sacs à main. L’autre, cigarettes, objets Costa, affaires de dépannages style dentifrice, bombe à raser, etc. Provenance : Chine

Tous les jours, nous avons eu le droit à des offres (lots de cigarettes, coffret à bijoux, vêtements COSTA, etc)

Tee-shirt pour les enfants, jouets, peluches.

Le casino : Je n’ai vu que très rarement de problèmes techniques. Les fans : ITALIENS et toute leur famille. Quel budget !

L'équipage : jamais rencontré sauf le jour de l’enregistrement de notre carte bancaire. Si l’on en croisait, pas du tout relationnel.

MARIE notre intervenante pour les français, très souriante, agréable, disponible tous les jours de 17 h 30 à 19 h pour nous conseiller, nous informer de ce qu’il y a à faire et ne pas faire. Honnête concernant les excursions par rapport au prix demandé par Costa. Nous étions 488 Français, et oui on a su se faire entendre.

Les spectacles : nous avons assisté à 2 spectacles dont l’un était très moyen, l’autre THATS DANCE : de très belle qualité au tant pour la musique, les costumes et les effets de scène.

Le restaurant : nous étions au 1er service à une table de 6 à l’arrière du navire donc vue sur la mer. Nos serveurs ont fait le maximum pour nous satisfaire, du fait qu’ils ne parlaient pas français ou peu. Donc il a fallu s’exprimer en anglais le premier soir puis ils ont fait l’effort dans notre langue et c’était super. Le premier soir, nous pensions prendre une entrée, un plat, un dessert. Sans oublier notre petite salade, fromage. SURPRISE, on prend ce que l’on veut, celui qui a un appétit d’ogre peut s’il le souhaite choisir tous les plats ! Je n’ai pas entendu de personnes désagréables avec les serveurs que ce soit italiens ou français. J’avais vu une vidéo sur un site que les serveurs faisaient une danse et oui notre dernière soirée, on a tous dansé dans le restaurant (grande farandole) serviette blanche en l’air, et puis danse des serveurs.

La restauration rapide (pour le midi) : près des piscines, frites, hamburgers, saucisses. Sinon à l’intérieur, 4 buffets avec thèmes, un côté viande, l’autre poisson et visite des pays.

Le personnel de cabine, « JANE », originaire des Philippines a été superbe, très vite elle s’est adaptée à nous. Dès qu’elle nous voyait sortir, elle arrêtait ce qu’elle faisait pour faire notre cabine et après le petit déjeuner, elle était déjà finie. Ses horaires 15 heures par jour. Le soir, elle avait fini pour 23 heures. Sacré horaire.

voici notre petit séjour. Au plaisir de vous renseigner si vous avez des questions.
Conflit en Géorgie: sentiment de guerre mondiale? English translation pending
by Duppyconquer · 2008-08-15 · 121 replies
Bonjour à tous,

J'ai suivi depuis le début le conflit en Georgie. Cela ne m'arrive pas souvent mais je suis inquiet. Les enjeux sont tel que meme si les Etats-Unis ont declare ne pas remedier a la force pour ce trouble, je reste perplexe.

Qu'en pensez vous?

Cordialement,

David.
Visa d'un an "retraite" en Thaïlande English translation pending
by Jumbo1 · 2008-06-30 · 37 replies
Bonjour, Concernant la demande d'un visa d'un an "retraite", les 800.000 baht que l'on doit avoir sur le compte doivent-ils obligatoirement venir de l'etranger (de France en l'occurence)? Je ne fais pas reference a celui qui justifie d'une retraite mais a celui qui n'ayant pas de retraite en France peut quand meme justifier des 800.000 baht.
Le long du Rhône en hiver English translation pending
by Lucbertrand · 2007-09-20 · 8 replies
Rhône

Depuis longtemps l'envie de remonter le Rhône à partir de Lyon me trottait dans la tête. Cette envie m'a été en partie communiquée par le récit de Paul Morand remontant le fleuve sur un des tous premiers hydroglisseurs. Cela remonte aux années trente. Décidé, le départ est fixé au dimanche 15 janvier.

Neuf heures, beau temps en avant. Comme il est étrange de partir, pour ce que l'on considère comme un voyage, à pied de chez soi. J'ai lu le récit d'un pur et dur qui écrivait que le vrai voyageur à pied était celui qui partait et revenait à pied chez lui. A défaut d'être un vrai voyageur à pied, je vais peut-être au moins en être un demi, car le retour est prévu en train. Donc, après un bon kilomètre de trottoir je me retrouve au bord du canal de Jonage. Temps parfait, il fait vraiment très bon pour un mois de janvier. Rapidement, je tombe sur un groupe de pêcheurs, dont l'un vient de sortir une belle carpe d'une dizaine de kilos, nombreuses photos agrémentées de cris de joie et d'éclats de rire. Le rythme est bon, le terrain étant plat. Jour du Seigneur, je croise un bon nombre de promeneurs à pied et à vélo. Enfin, après une quinzaine de kilomètres ayant laissé derrière moi le Grand large, le canal prend fin et commence le Rhône.

Au début, tout va bien . Un petit chemin s'insinue entre un terrain de golf et le fleuve, qui à cet endroit est entouré de grandes zones marécageuses. Mais, assez brutalement, la jolie sente se transforme en piste boueuse très noire et très gluante. Je vais me déplacer sur ce terrain désagréable durant une à deux heures. A deux reprises je suis dépassé par des engins pétaradant jetant aux mille vents outre des paquets de décibels, des nuées de gouttes pour le moins salissantes. Ce petit calvaire va prendre fin au confluent de l'Ain.

Là, dans un village j'ai du mal à retrouver le bord du fleuve, ayant du l'abandonner pour impraticabilité. Un monsieur très gentiment m'explique, qu'en sautant deux barrières, une pâture et en traversant un petit bosquet, je devrais le retrouver. Me voilà de nouveau au bord de l'eau, mais le chemin est capricieux, et pour me maintenir au plus près, j'essaye de marcher sur les galets, le niveau du fleuve étant faible. Pas facile du tout, c'est instable et ça glisse. Après avoir joué les défricheurs de forêt vierge au niveau d'un petit ru, me voilà de nouveau sur la grand route. Le bruit des voitures est rarement absent, car les deux rives sont proches d'axes routiers passants. Il est 15 heures. Plus de trente kilomètres au podomètre, il est sans doute temps de trouver un point de chute pour la nuit.

Dimanche après-midi, seul un bistrot est ouvert. Manifestement c'est le bistrot de garde, vu le prix du coca. Mais enfin, en prime, j'ai droit à une blague de Coluche, donc politiquement correcte. De plus le tôlier m'indique un petit hôtel dix kilomètres plus loin. Pas de problème, il est 16h, dans une heure et demie je devrais y être. J'emprunte un chemin assez éloigné du Rhône avec en toile de fond la centrale nucléaire du Bugey. Dans mon accoutrement je ne passe pas inaperçu. Un promeneur me dit que l'Himalaya c'est par là. Enfin, j'arrive au patelin, sur la petite place centrale un joli petit hôtel, quelle nuit en perspective après 40 bons kilomètres. Manque de chance, il est fermé le dimanche soir. Pas de panique, je m'adresse à une vieille dame, qui va probablement me tirer d'affaire. Pour commencer, elle me prend pour un SDF quémandant un euro pour se payer une chopine avant sa nuit à la belle étoile. Rassurée, elle ne m'apprendra rien de concret en perspective de la nuit qui avance à grands pas. Dans le village se trouve l'essentiel, une fontaine. Profitant des dernières clartés de cette journée d'hiver, je vais contempler l'église, qui est vraiment imposante, en particulier du fait de son immense clocher rectangulaire. A l'arrière de l'édifice un petit champ en pente à la base duquel un replat se dissimule dans l'obscurité grandissante.

Dix minutes plus tard ma petite tente y est installée, et je suis allongé à l'intérieur pour la longue nuit de 14 heures. Un petit coup de téléphone, avec un portable on n'a jamais l'impression d'être seul. J'ai la flemme de me faire à manger. Les cloches sont particulièrement présentes, elles annoncent tous les quarts d'heure et de plus elles doublent tous les messages. A croire que les habitants sont sourds. Malgré ce raffut, pouf je dors.

Il est 6 h du matin, je me réveille. Il fait encore nuit. J'en profite pour lire. Il s'agit du livre d'Ella Maillart: Ti Puss. Elle compare son chat à une grosse chenille velue. Huit heures sonnent au clocher. Le jour ne va pas tarder, je plie tout. Que d'humidité, cependant camper en hiver a son charme. Trente minutes plus tard, sac bouclé je démarre. Plongée dans le brouillard du petit matin une enseigne terne au détour d'une rue sombre, un bistrot improbable. Un petit café ne me fera que du bien, cela va faire 24 h que je suis quasiment à la diète totale. Je rentre et là je reconnais le bistrot français. Lorsque je vivais à l'étranger ces ambiances me manquaient. Comme dit Ella Maillart, au fin fond de l'Inde elle reconnaît un Français et bien moi au fin fond de l' Ain, je suis sûr que mon bistrot est français et le premier coup d'œil me le confirme. La tôlière me prend aussi pour un martien, va-t-elle m'indiquer le chemin des étoiles? En tout cas, je n'arrive pas à déterminer si elle a gardé sa chemise de nuit, à moins qu'elle ne soit allée repêcher sa chemise de la semaine dernière dans la machine à laver en panne. Je suis méchant car elle est avenante et son café bon. La clientèle est française, je le confirme. Les uns sont au petit blanc et les experts déjà au gros rouge. Il faut reconnaître que dans cette région de viticulture les deux couleurs se tiennent bien, alors que l'appellation est peu connue.

8h30, je quitte cet endroit bien sympathique. Le jour s'est levé, encore une fois le chemin refuse de me ramener au bord du fleuve. A vrai dire, il n'y a pas de chemin de halage et cela est logique, car le Rhône n'est pas navigable au nord de Lyon. Donc tout parallèle avec la Saône n'est pas possible. Je traverse de grandes zones de pâtures et de champs cultivés, puis j'arrive à proximité d'une grande propriété. Un chemin bordé d'immenses arbres majestueux contourne le corps principal des bâtiments. Il se dégage dans ce matin doux une atmosphère paisible qui donne un côté très agréable à la marche. Une fois de plus je suis acculé à prendre la route. Un village se dessine quelques kilomètres devant. Je vais bien trouver un petit restaurant . Le bourg est pittoresque et manifestement touristique, mais peut-être pas un lundi du mois de janvier. Un joli restaurant, à la carte alléchante, pas de doute ça m'a l'air superbe. Mais au fait c'est fermé. J'allais tomber dans la facilité. Bon le prochain village est dans un peu moins de dix kilomètres, avant treize heures trente j'y serai. La sortie du village offre une vue magnifique sur le fleuve, qui arbore de belles teintes bleu pastel dues au ciel et aux quelques nuages. Mais rapidement mon itinéraire emprunte un chemin de carrière duquel de vilains bosquets masquent l'eau qui court. Enfin sur l'autre rive, mon lieu escompté. Je traverse un pont duquel je vois une truite chasser de petits poissons. Je remonte la rue principale. Tout est fermé, tout absolument tout. Cela va finir par devenir l'aventure.

Je m'installe sur le quai et sors mon réchaud. Ma soupe mijote tranquillement. Au-dessus de moi un petit mur de 1, 5 mètre. Des voix d'enfants me font lever les yeux. Quatre petites têtes blondes et moins blondes m'observent avec curiosité. La première question jaillit. - Que faites-vous Monsieur? - Je me promène. - vous venez d'où? - de Lyon - à pied? - oui - vous mangez quoi? - de la soupe - bah!!! Elle est à quoi? - à la poule - pourquoi le sachet n'est pas écrit en français? - parce que je l'ai acheté en Espagne - pourquoi vous mangez pas un kébab? Alors le plus déluré de la bande me demande: - vous voyagez seul? Je lui réponds par l'affirmative. Il me regarde et me lâche: - ta chérie te manque pas? Il n'en fallait pas plus pour que la petite meute soit parcourue d'un grand éclat de rire. Bien en évidence au milieu le premier de la classe ses lunettes droites sur son nez ouvre son rire sur ses dents en zigzag. Il me fait penser au petit orphelin dans les Choristes. La frénésie inhibant la timidité l'un d'eux me lance: - Monsieur mets ta cagoule - eh! les anciens on continue à discuter dans le calme et le respect! - d'accord Monsieur, mais c'est lui qui fait toujours l'idiot - et au fait vous n'êtes pas à l'école cet après-midi? - ben non on a une petite grève de deux heures. Je continue mon repas sous leur regard, puis une voix lointaine les interpelle et ils disparaissent comme ils étaient venus.

Repas terminé, je range tout, nettoie ma gamelle au fleuve et c'est reparti. Une fois de plus, il n'y a que le goudron qui veuille bien accueillir mes chaussures. Quelques kilomètres plus loin, une immense étendue formée par le barrage situé en aval. Je vais remonter cet espace sans grand intérêt. L'été de nombreuses embarcations doivent l'arpenter, mais aujourd'hui c'est le désert. Un mot échangé avec un retraité, en regrets de ne pas avoir été militaire d'active dans l'armée de l'air, me permet d'espérer trouver un petit hôtel au hameau suivant. En effet cela fait 70 km depuis que je suis parti de chez moi, et je n'ai rencontré qu'un bistrot ouvert à l'exclusion de tout autre commerce. Effectivement un petit hôtel au carrefour de deux routes passantes. J'entre, m'installe, commande une bière à la vieille dame en train d'éplucher des haricots verts. Je lui demande s'il est possible d'avoir une chambre pour la nuit. Manifestement elle n'en prend pas la responsabilité et appelle à l'aide. Une belle femme entre, à laquelle je réitère ma question. Elle me répond que l'établissement est complet et repart vaquer à ses occupations. Je passe donc du désert total à la foule la plus absolue, car la bâtisse semble contenir de nombreuses chambres et qui en apparence sont toutes occupées. Bon, tant pis! De dépit je commande une seconde bière. Mon interlocutrice réapparaît et au moment de payer me dit : - j'ai bien une chambre qui n'est pas en état mais je veux bien vous la laisser, si vous voulez la voir et je vous la laisse pour 20 euros - ce n'est pas la peine que je la voie, je la prends ou c'est ma tente au bord du Rhône - ben non! On ne va pas vous laisser dormir dehors. Lorsque enfin j'émets le désir de rejoindre ma chambre, elle m'accompagne et me laisse découvrir un ensemble superbe avec salle de bain et télévision. Manifestement, au début elle aussi m'avait pris pour un SDF, sans doute insolvable, à la recherche d'un toit pour la nuit. Heureusement elle a révisé son jugement. A sa décharge, on peut se demander ce que vient donc faire en hiver un marcheur au bord du Rhône. Du coup, j'aurai une superbe nuit, gîte et couvert pour une somme modique.

Le lendemain matin après une bonne nuit, frais et dispos je décide de couper directement à travers la montagne et de quitter le bord du fleuve qui est encadré d'un peu trop près par le bitume. Rapidement je m'élève et le panorama s'élargit. La vue d'ensemble sur le Rhône est superbe. Les coteaux du Bugey déploient de magnifiques petits vignobles. Une petite rivière très claire, je m'arrête à la recherche de quelques poissons, mais hélas rien. Au moment de repartir un homme manifestement plus très jeune me héle et me demande si j'étais en train d'essayer d'apercevoir quelques truites. «Exactement» je lui réponds. Et là, il me raconte sa jeunesse à traquer le salmonidé dans ce gros ruisseau, et il y a bien longtemps il en ramassait de beaux, mais actuellement la population a périclité en partie à cause des différents produits utilisés pour les cultures. Le chemin serpente le long de pentes escarpées. Je rejoins un GR, et comme toujours dans ces conditions je ne regarde plus la topographie des lieux et me perds dans un petite trace très sauvage qui plonge vers la vallée. De toute évidence mon chemin court le long de la crête quelques centaines de mètres plus haut. En restant à flanc, je devrais rejoindre un petit col par lequel il passe probablement. Je vais jouer les sangliers en suivant des empreintes d'animaux pour me retrouver enfin à ce petit col. Les marques rouges et blanches sont bien là.

Il est plus de trois heures de l'après-midi, et j'aimerais bien arriver à Belley avant la nuit. Trois petits mouvements de terrain boisés sont à franchir, et je préférerais ne pas me retrouver en forêt après la tombée de la nuit, car le brouillard tombe vite à cette période de l'année. Donc, mesure immédiate : accélérer le pas. Le sentier est raide, en roche calcaire et orienté au nord donc très humide. Cela ne traîne pas, je prends une grosse gamelle et manque passer par dessus bord. Plus de peur que de mal, je repars en assurant mieux mes pas. Quelques quatre kilomètres plus loin, j'arrive à l'entrée d'un vaste bois, que je dois traverser par une petite sente. Je baisse les yeux sur ma carte à la recherche du bon indice pour ne pas faire l'erreur fatale un peu avant l'obscurité. Comme c'est bizarre je n'y vois rien, où sont mes lunettes. Rapidement je réalise qu'elles sont restées sur le lieu de ma chute, il n'est cependant pas question de faire demi-tour. Dans le noir j'ai peu de chance de les retrouver. Mais pas de panique, depuis que j'ai lu les exploits de Loulou Boulaz avec Louis Lachenal, je fais comme elle et j'ai toujours plusieurs paires de rechange. La perte ne sera pas lourde, car lorsque je marche, je me contente d'une paire de loupes que j'achète trois euros sur le marché de Villeurbanne, réservant mes lunettes à la noble tâche de la lecture de livres et non de cartes. Après quelques petites incertitudes topographiques, à la tombée de la nuit je me trouve à l'entrée de la ville.

Rapidement au centre, je demande à une personne où se trouve un hôtel. Cette dernière me répond qu'elle est justement propriétaire de l'hôtel au coin de la rue. Tout est pour le mieux dans le meilleur des monde. Une fois mes affaires déposées dans la chambre et une petite douche prise, il est temps d'aller se restaurer. Je fais la connaissance de l'andouillette du Bugey, ma foi très bonne, et pourtant étant lyonnais, je suis un inconditionnel de la grosse bobosse, donc très exigeant en la matière. Je l'accompagne d'une Mondeuse du Bugey fort bonne, et moi qui croyais que ce cépage était spécifique de Savoie.

Après une bonne nuit, le temps du retour à Lyon est arrivé après cent six kilomètres en trois jours. Avant l 'arrivée du car, qui me conduira à la gare la plus proche, je me promène un peu dans cette petite ville qui se réveille, et finalement je vais m'assoir à l'arrêt du bus . Alors arrive une grosse dame habillée en rose, qui me demande que le car l'attende si elle devait être en retard, car elle a quelques médicaments à acheter. Le bus arrive, je monte, mon gros bonbon rose n'est pas là. Pas d'affolement, il reste dix minutes. Le temps passe, départ dans trois minutes et elle n'est toujours pas en vue. Alors je signale le fait au chauffeur qui me répond qu'il n'a pas de latitude sur les horaires, car le train lui n'attendra pas. Enfin au bout de la rue, je la vois dans son habit de lumière qui essaie de courir. Tout est bien qui finit bien, à vrai dire cela ne fait que commencer .

Nous sommes cinq dans le bus, le chauffeur, la dame deux passagers et moi. Dès le départ, notre brave dame nous raconte ses tribulations médicales à grands renforts de gestes et de mimiques. Elle ne nous épargne rien et nous raconte par le menu comment le radiologue la retourne comme une omelette. «Vous comprenez» nous dit-elle « c'est que je n'ai plus dix-huit ans mais soixante quatorze » Elle y va avec tant d'entrain, que je finis par me demander si elle ne va pas nous faire un striptease. Mais non, et une fois que le registre des maladies multiples et diverses est clos, elle attaque les faits divers du matin. Et là, la grosse rigolade continue de plus belle. Elle interpelle le chauffeur: - Vous vous rendez compte, hier un prisonnier en a mangé un autre qui était dans sa cellule - Ben quoi ils leur donnent pas à manger en Amérique? - Mais non, ce n'est pas de faim qu'il l'a mangé mais de haine. A ce moment du dialogue, le chauffeur freine et s'arrête et les deux passagers descendent. Il est onze heures trente et comme notre grosse dame est polie, elle leur souhaite bon appétit. Je me retiens de leur demander s' ils n'ont pas un petit prisonnier à se mettre sous la dent. La gare est proche. Le retour vers Lyon se fait à faible allure, ce qui me permet de me remplir encore les yeux de nature avant de replonger dans l'affairement urbain. Une fois sur le quai de la gare de la Part Dieu, pour me remettre dans le tempo de la cité, je prends le temps de faire à pied les cinq kilomètres qui me conduiront chez moi.
Punta del Este ou Punta del Diablo? (Uruguay) English translation pending
by PatQuébek · 2006-12-20 · 9 replies
Salut à Tous! 😉

Quelques questions pour les connaisseurs de l'Uruguay...

première question : Est-ce possible de se débrouiller là-bas avec en parlant très bien français, anglais mais avec un espagnol de base?

Ensuite : La meilleur façon de partir de Buenos aires vers l'uruguay? J'ai vu qu'il y avais un service de ferry qui m'intéresse vraiment pour les paysages et les prix qui relient Buenos aires Montévidéo par Buquebus Sinon est-ce mieux par bus?

Ensuite Certains disent que punta del este est trop achalandé trop touristique.. est-ce vrai? sinon Punta del Diablo est mieux? par contre punta del diablo ne semble pas avoir beaucoup d'hôtel et d'auberge...

Meilleur endroit pour s'initier au surf?

Je sais j'ai beaucoup de question mais bon! Je vous avais informé que c'était seulemtent pour les connaisseurs! 🙂

Merci pour les infos si vous en avez pour moi!

Adios

Patrice
Mongolie à cheval English translation pending
by Border · 2006-09-15 · 8 replies
Bonjour, savez-vous le prix d'achat moyen d'un cheval en mongolie, pour visiter une infime partie de la mongolie Y-a-t'il possibilité de laisser ce cheval dans 1 famille à l'issue de ce voyage, afin de le retrouver plus tard? En ce qui concerne le matériel? A prendre sur place ou le ramener de france? C'est un projet que je désire partager avec d'autres personnes (aout 07 ou 08) Alors faites-vous connaitre 1 grand merci d'avance

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