Results for "Croix+Valmer+|+127"
203161 results found.
Show off our bikes!
Some people have questions about choosing a touring bike, so those who are equipped can post a photo here and describe their ride—its strengths and, of course, its flaws.
I’ll go first!

Here’s the beast: a Ridgeback Panorama model, around 10 years old, bought second-hand from a cyclist who’d picked the wrong size. Steel frame in Reynolds 725 (it’s written on it, but I doubt the whole set is that series). Gear ranges from XT for the rear derailleur to some cheaper parts. Three chainrings and sturdy but heavy wheels. Here with 35mm tires—plenty for gravel paths and the occasional rougher trail (as long as you don’t ride like a sausage!).
What I’ve modified: - Upgraded from 9 to 10 speeds when I changed the cassette - Installed two Tubus racks—the rear replaced the original aluminum one (which got bent) - Moved the shifters to the frame instead of the brake/shift combos, which were getting in the way of my handlebar bag - Swapped the saddle for a Brooks B17 (the original one didn’t suit me at all) Over time, some wear-and-tear parts have been replaced.
It’s comfy and sturdy but heavy (almost 14kg). Downsides? It’s a bit sluggish when you stand up to pedal—the chainring rubs against the front derailleur cage (the bottom bracket lacks rigidity). Definitely not a climber’s bike! The cantilever brakes are a tad weak—you get used to them, but you’ve gotta anticipate.
We’ve had some great rides together, but it’ll soon be on the market since I’m replacing it with a custom Cattin. I won’t sell it for much—it’ll make someone happy...
I’ll go first!

Here’s the beast: a Ridgeback Panorama model, around 10 years old, bought second-hand from a cyclist who’d picked the wrong size. Steel frame in Reynolds 725 (it’s written on it, but I doubt the whole set is that series). Gear ranges from XT for the rear derailleur to some cheaper parts. Three chainrings and sturdy but heavy wheels. Here with 35mm tires—plenty for gravel paths and the occasional rougher trail (as long as you don’t ride like a sausage!).
What I’ve modified: - Upgraded from 9 to 10 speeds when I changed the cassette - Installed two Tubus racks—the rear replaced the original aluminum one (which got bent) - Moved the shifters to the frame instead of the brake/shift combos, which were getting in the way of my handlebar bag - Swapped the saddle for a Brooks B17 (the original one didn’t suit me at all) Over time, some wear-and-tear parts have been replaced.
It’s comfy and sturdy but heavy (almost 14kg). Downsides? It’s a bit sluggish when you stand up to pedal—the chainring rubs against the front derailleur cage (the bottom bracket lacks rigidity). Definitely not a climber’s bike! The cantilever brakes are a tad weak—you get used to them, but you’ve gotta anticipate.
We’ve had some great rides together, but it’ll soon be on the market since I’m replacing it with a custom Cattin. I won’t sell it for much—it’ll make someone happy...
Oman, le pays des Mille et Une Merveilles English translation pending
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
Kirghizistan juillet 2019 English translation pending

C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/

Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes
et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!
Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.
Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.
Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !).
Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.
Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!
Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.
Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.
A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.
Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.
Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.
Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.
Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)!
Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur).
Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il.
Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma.
Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux.
Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée.
Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication.
Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous.
Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion.
On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée.
Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là!
Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher.
Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!
C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres!
C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver.
Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.
Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.
Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.
L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.
Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent.
Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose.
Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands….
Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout.
Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz .
Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac.
De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière.
Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord.
Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.
Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir.
Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre.
Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage.
Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.
Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon.
Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons.
Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard.....
Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize.
Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux.
Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres!
La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles.
Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.
Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!
Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.
Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?)
Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire
Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus.
Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente.
Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue».
Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé!
Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service?
Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!!
En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.
Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....
Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier.
Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache.
Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près.
Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête.
En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable.
Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille....
Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route.
La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....
Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.
La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac.
Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc.
C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel!
Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent.
Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.
Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.
Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C!
La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée.
Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.
Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.
Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.
Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!
Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.
Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo.
C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose!
Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.
Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
Bolivia: Exploring the South Lipez by Self-Drive
Hi everyone,
The idea of traveling to Bolivia came to me after seeing Jean-François (Max68)’s photos on his website. I thought we *had* to see those stunning landscapes with the colorful lagoons for ourselves. But a self-drive trip didn’t seem doable at first. A few years ago, everyone advised against going to the South Lipez with just one car.
Laguna Kara
It was only after reading Laurent (Lolobe) and Pascal (Pepe874)’s travel journals—who explored the South Lipez solo with a car from Biz Rent a Car—that I thought we might be able to do the same. Meanwhile, we’d already contacted a local agency to organize a trip with a driver and guide. But the idea of a self-drive adventure really appealed to us. With encouragement and tips from Thierry (Tbernay) and Jean-François (Max68), we decided to plan our own self-drive trip. I’d like to thank them for their advice—it was *super* helpful. And a big thanks to all the other forum members for the info shared during our prep!
Laguna Colorada
Planning this trip happened during a tough time for our family. My mother-in-law’s illness and passing, plus a few health issues of my own, made us doubt the trip multiple times and nearly scrap the whole thing.
We booked our international flights in February with Swiss. They offered the best balance of travel time and price from Switzerland. Swiss operates Zurich–São Paulo with their own fleet, and São Paulo–Santa Cruz with GOL. In June, GOL canceled the Saturday flight and rebooked us on Sunday. Spending over 24 hours in that huge Brazilian city didn’t work for us at all, so we asked Swiss to put us on the next Zurich–São Paulo flight. Too bad—we lost a day in Bolivia and had to skip the Tarabucco market on Sunday.
Right after, we also booked the car in February. After contacting Imbex and Biz, we went with Biz. Not speaking Spanish, we were relieved to communicate with Alejandra in French. The contact was great—she answered all our questions patiently. Sometimes it took a few days to get a reply, but we could also reach her on WhatsApp. After our trip, we can *only* recommend Biz for rentals in Bolivia. The cars are well-prepped for the South Lipez tracks. The agency is reliable, and the vehicles are new and well-maintained.
“Our” car, a Toyota Hilux
While planning, we realized the presidential elections would happen while we were in Bolivia. The risk of *bloqueos* (roadblocks and protests) was very real. But in Bolivia, *bloqueos* seem common—you always have to account for that kind of hassle. In late August/early September, Uyuni and the Salar region were blocked for days, leading to food, fuel, and cash shortages. Worried about a blockade in Uyuni and missing the Salar, we decided to visit it first *just in case*.
On election day, the whole country shut down. Planes were grounded, buses and taxis couldn’t circulate, and private cars were banned. There were a few exceptions—ambulances, police, or certain professions—but as tourists, we couldn’t get permission to drive. We asked the embassy, and Biz even requested a permit from the electoral office. So we had to plan to be somewhere with things to do *without* the car.
We decided not to book any accommodations in advance—a first for us. Usually, we plan our stops and reserve lodges, hotels, or campgrounds well ahead. This time, only the room in Sucre was booked, so we’d have a base when we arrived.
In July, Alex (Delhenry) reached out to propose joining part of the trip. He didn’t realize we were leaving in October. Still, we got fresh updates when he returned from the South Lipez. Thanks, Alex—your tips, especially about the Guadalupe–Tupiza stretch, were *super* useful.
In September, we connected with Jean-Louis (Avx) and Anne (Xeta), who were also heading to Bolivia in October, one and two weeks after us. We had dinner with Jean-Louis and his friend after our South Lipez trip and stayed in touch with Anne. It was great to chat with them! Unfortunately, Anne and her husband had a much rockier trip—they got hit hard by post-election issues.
Climbing Volcán Tunupa
Our itinerary wasn’t set in stone—we decided to wing it on the spot. Two weeks before departure, I reconnected with Alejandra at Biz to move the car rental up by a day. With the elections, we wanted to leave Sucre ASAP and focus on the South Lipez. Outside Uyuni and Tupiza, the risk of blockades was zero. We also planned a two-night buffer in Sucre before our flights, just in case. It might sound overcautious, but in hindsight, we made the right call. If we’d left Sucre a day later, we wouldn’t have made it to Potosí—it was completely blocked. On the way back, we *just* dodged blockades in Potosí and elsewhere. Sometimes, you’ve gotta trust your gut.
Here’s our route—only the first two nights in Sucre were booked ahead:
D1 Departure from Switzerland
D2 Sucre (La Selenita)
D3 Sucre (La Selenita)
D4 Colchani (Hotel de Sal Luna Salada)
D5 Jirira (Auberge Doña Lupe)
D6 On the Salar (in the car)
D7 A few kilometers from Estancia Catal (in the car)
D8 Laguna Hedionda (Hotel Los Flamencos)
D9 Laguna Colorada (Lodge by the lagoon)
D10 Middle of nowhere, en route Laguna Verde–Mina Horsu–Quetena Chico (in the car)
D11 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D12 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D13 Guadalupe (Guest room at Celia’s)
D14 Along the Rio Grande (in the car)
D15 Tupiza (Hotel Mitru)
D16 Tupiza (Hotel Mitru)
D17 Sucre (La Selenita)
D18 Sucre (La Selenita)
D19 Santa Cruz (Hotel Sun)
D20 Departure from Santa Cruz
D21 Arrival in Switzerland
As you can see, we spent 13 nights in the South Lipez. Initially, we’d planned for nine, but Jean-François (Max68) suggested staying longer. Great advice—we didn’t regret it one bit. We could’ve even added 2–3 more days without getting bored.
Self-driving in the South Lipez takes some prep and a good GPS. We kept it simple and used maps.me to navigate. It’s a solid app—just save your waypoints ahead of time. For some stretches, I used Google Earth to visualize the tracks and sites. If you stick to the tour operator routes, you *almost* can’t get lost. But we often veered off the beaten path and took different routes. Some days, we didn’t see another car. So in case of a breakdown, it’s key to have water and food for several days. In some spots, there’s *zero* signal—your phone won’t work. Another must: it gets *cold* in the South Lipez, and a good sleeping bag is essential. We brought down sleeping bags rated for -10°C and didn’t regret it during our car nights.
The Dalí Desert
Some tracks are *super* rocky—flat tires are a real risk. On those stretches, maps.me’s estimated travel time was way off. Some sections barely let us go over 15 km/h.
Lots of forum members recommend doing the South Lipez “loop” from Tupiza to Uyuni—ending with the Salar—to avoid Uyuni’s crowds. That might work for organized tours, but for self-drive, the direction *doesn’t* matter. I’ll say this: the few vehicles we saw mostly came from Tupiza and Chile, not Uyuni. So if starting from Uyuni works better for you, go for it! Ending in Tupiza means heading toward warmer weather. For our planned stops and climbs, starting in Uyuni helped with acclimatization. Spending a few nights between 3,600–3,800 m before going over 4,000 m is a smart move.
Uyuni Salt Flats in the morning
Overall, we barely saw anyone—except at Laguna Hedionda and Chalviri. There were several tour groups at Hotel Los Flamencos (Laguna Hedionda), but we didn’t cross paths during the day. Hardly anyone on the Salar, on the roads, or at the lodges in the evenings. The *only* place that shocked us was Chalviri. We’d planned to stay there, but it was fully booked—and we counted *forty* tour jeeps on-site. This was around noon! At the Polques hot springs (Chalviri), it was *packed*—we quickly nixed the idea of a dip. Plus, the vibe wasn’t great: soaking right by the road with lodges and restaurants in the background? Meh. Still, lots of tourists love it, so it’s up to you.
For the photos, I kept the colors and mood we saw. The lagoons’ hues are often stunning, but some online photos are *way* over-edited and oversaturated. The South Lipez’s landscapes are breathtaking—no need for excessive retouching.
If you don’t want to read all the details, the start of the travel journal is here: https://voyageforum.com/v.f?post=9888761;a=9888761
The idea of traveling to Bolivia came to me after seeing Jean-François (Max68)’s photos on his website. I thought we *had* to see those stunning landscapes with the colorful lagoons for ourselves. But a self-drive trip didn’t seem doable at first. A few years ago, everyone advised against going to the South Lipez with just one car.
Laguna KaraIt was only after reading Laurent (Lolobe) and Pascal (Pepe874)’s travel journals—who explored the South Lipez solo with a car from Biz Rent a Car—that I thought we might be able to do the same. Meanwhile, we’d already contacted a local agency to organize a trip with a driver and guide. But the idea of a self-drive adventure really appealed to us. With encouragement and tips from Thierry (Tbernay) and Jean-François (Max68), we decided to plan our own self-drive trip. I’d like to thank them for their advice—it was *super* helpful. And a big thanks to all the other forum members for the info shared during our prep!
Laguna ColoradaPlanning this trip happened during a tough time for our family. My mother-in-law’s illness and passing, plus a few health issues of my own, made us doubt the trip multiple times and nearly scrap the whole thing.
We booked our international flights in February with Swiss. They offered the best balance of travel time and price from Switzerland. Swiss operates Zurich–São Paulo with their own fleet, and São Paulo–Santa Cruz with GOL. In June, GOL canceled the Saturday flight and rebooked us on Sunday. Spending over 24 hours in that huge Brazilian city didn’t work for us at all, so we asked Swiss to put us on the next Zurich–São Paulo flight. Too bad—we lost a day in Bolivia and had to skip the Tarabucco market on Sunday.
Right after, we also booked the car in February. After contacting Imbex and Biz, we went with Biz. Not speaking Spanish, we were relieved to communicate with Alejandra in French. The contact was great—she answered all our questions patiently. Sometimes it took a few days to get a reply, but we could also reach her on WhatsApp. After our trip, we can *only* recommend Biz for rentals in Bolivia. The cars are well-prepped for the South Lipez tracks. The agency is reliable, and the vehicles are new and well-maintained.
“Our” car, a Toyota HiluxWhile planning, we realized the presidential elections would happen while we were in Bolivia. The risk of *bloqueos* (roadblocks and protests) was very real. But in Bolivia, *bloqueos* seem common—you always have to account for that kind of hassle. In late August/early September, Uyuni and the Salar region were blocked for days, leading to food, fuel, and cash shortages. Worried about a blockade in Uyuni and missing the Salar, we decided to visit it first *just in case*.
On election day, the whole country shut down. Planes were grounded, buses and taxis couldn’t circulate, and private cars were banned. There were a few exceptions—ambulances, police, or certain professions—but as tourists, we couldn’t get permission to drive. We asked the embassy, and Biz even requested a permit from the electoral office. So we had to plan to be somewhere with things to do *without* the car.
We decided not to book any accommodations in advance—a first for us. Usually, we plan our stops and reserve lodges, hotels, or campgrounds well ahead. This time, only the room in Sucre was booked, so we’d have a base when we arrived.
In July, Alex (Delhenry) reached out to propose joining part of the trip. He didn’t realize we were leaving in October. Still, we got fresh updates when he returned from the South Lipez. Thanks, Alex—your tips, especially about the Guadalupe–Tupiza stretch, were *super* useful.
In September, we connected with Jean-Louis (Avx) and Anne (Xeta), who were also heading to Bolivia in October, one and two weeks after us. We had dinner with Jean-Louis and his friend after our South Lipez trip and stayed in touch with Anne. It was great to chat with them! Unfortunately, Anne and her husband had a much rockier trip—they got hit hard by post-election issues.
Climbing Volcán TunupaOur itinerary wasn’t set in stone—we decided to wing it on the spot. Two weeks before departure, I reconnected with Alejandra at Biz to move the car rental up by a day. With the elections, we wanted to leave Sucre ASAP and focus on the South Lipez. Outside Uyuni and Tupiza, the risk of blockades was zero. We also planned a two-night buffer in Sucre before our flights, just in case. It might sound overcautious, but in hindsight, we made the right call. If we’d left Sucre a day later, we wouldn’t have made it to Potosí—it was completely blocked. On the way back, we *just* dodged blockades in Potosí and elsewhere. Sometimes, you’ve gotta trust your gut.
Here’s our route—only the first two nights in Sucre were booked ahead:
D1 Departure from Switzerland
D2 Sucre (La Selenita)
D3 Sucre (La Selenita)
D4 Colchani (Hotel de Sal Luna Salada)
D5 Jirira (Auberge Doña Lupe)
D6 On the Salar (in the car)
D7 A few kilometers from Estancia Catal (in the car)
D8 Laguna Hedionda (Hotel Los Flamencos)
D9 Laguna Colorada (Lodge by the lagoon)
D10 Middle of nowhere, en route Laguna Verde–Mina Horsu–Quetena Chico (in the car)
D11 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D12 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)
D13 Guadalupe (Guest room at Celia’s)
D14 Along the Rio Grande (in the car)
D15 Tupiza (Hotel Mitru)
D16 Tupiza (Hotel Mitru)
D17 Sucre (La Selenita)
D18 Sucre (La Selenita)
D19 Santa Cruz (Hotel Sun)
D20 Departure from Santa Cruz
D21 Arrival in Switzerland
As you can see, we spent 13 nights in the South Lipez. Initially, we’d planned for nine, but Jean-François (Max68) suggested staying longer. Great advice—we didn’t regret it one bit. We could’ve even added 2–3 more days without getting bored.
Self-driving in the South Lipez takes some prep and a good GPS. We kept it simple and used maps.me to navigate. It’s a solid app—just save your waypoints ahead of time. For some stretches, I used Google Earth to visualize the tracks and sites. If you stick to the tour operator routes, you *almost* can’t get lost. But we often veered off the beaten path and took different routes. Some days, we didn’t see another car. So in case of a breakdown, it’s key to have water and food for several days. In some spots, there’s *zero* signal—your phone won’t work. Another must: it gets *cold* in the South Lipez, and a good sleeping bag is essential. We brought down sleeping bags rated for -10°C and didn’t regret it during our car nights.
The Dalí DesertSome tracks are *super* rocky—flat tires are a real risk. On those stretches, maps.me’s estimated travel time was way off. Some sections barely let us go over 15 km/h.
Lots of forum members recommend doing the South Lipez “loop” from Tupiza to Uyuni—ending with the Salar—to avoid Uyuni’s crowds. That might work for organized tours, but for self-drive, the direction *doesn’t* matter. I’ll say this: the few vehicles we saw mostly came from Tupiza and Chile, not Uyuni. So if starting from Uyuni works better for you, go for it! Ending in Tupiza means heading toward warmer weather. For our planned stops and climbs, starting in Uyuni helped with acclimatization. Spending a few nights between 3,600–3,800 m before going over 4,000 m is a smart move.
Uyuni Salt Flats in the morningOverall, we barely saw anyone—except at Laguna Hedionda and Chalviri. There were several tour groups at Hotel Los Flamencos (Laguna Hedionda), but we didn’t cross paths during the day. Hardly anyone on the Salar, on the roads, or at the lodges in the evenings. The *only* place that shocked us was Chalviri. We’d planned to stay there, but it was fully booked—and we counted *forty* tour jeeps on-site. This was around noon! At the Polques hot springs (Chalviri), it was *packed*—we quickly nixed the idea of a dip. Plus, the vibe wasn’t great: soaking right by the road with lodges and restaurants in the background? Meh. Still, lots of tourists love it, so it’s up to you.
For the photos, I kept the colors and mood we saw. The lagoons’ hues are often stunning, but some online photos are *way* over-edited and oversaturated. The South Lipez’s landscapes are breathtaking—no need for excessive retouching.
If you don’t want to read all the details, the start of the travel journal is here: https://voyageforum.com/v.f?post=9888761;a=9888761
Retour de mon voyage en solo au Cap Vert English translation pending
D abord merci à tous pour vos recommandations et un super merci à Marie ( ptitortue). Je rentre tout juste de 12 jours de ce merveilleux archipel . J ai choisi d arriver à San Vicente pour repartir de Sal et en rando à Santo Antao.
À San Vicente j ai passé 2 nuits . Mon premier jour j ai visite Mindelo et le lendemain j ai pris une excursion privée pour la visite de l île. J ai beaucoup aimé la vue sur l île de Monte Verde et les grandes plages et les quelques dunes de sable. J ai déjeuné à Calhau chez Hamburg et ce fut très bon. Le paysage est bien changeant sur cette île on passe de l aridité a un peu de vert là où les moulins à vent fonctionnent pour rendre les agricultures vertes. J ai bu des verres au terra lodge , à la pergola et dîner chez loutcha. Pendant ma visite de Mindelo j ai eu droit à la compagnie de Oscar qui me parlait de son pays et qui voulait partager avec moi les anecdotes . Le lendemain j ai pris le ferry de 7h j avoue que ça bougeait pas mal mais bon j ai tenu. L arrivée sur Santo Antao est magnifique avec une très belle lumière. Je suis attendue par mon chauffeur ! On est passé dans une épicerie et la dame m à préparé un piqué nique pour 500 Esc. Je découvre le paysage aride , les dunes de sable noir des superbes montagnes avec les pics et je pense que bientôt je vais être là dedans... Le chauffeur me dépose au sentier qui monte à l alto mira, j avoue que j appréhende un peu car c est ma première rando Le sentier est un long chemin pavé première surprise car j avoue que j ai préparé ce voyage sans regarder de photos et je mcetee et is imaginé ces chemins pavés . En chemin un petit parc de cochon , différentes cultures mais , igname, patates douces et je me sens super bien même si la montée est un peu raide je me rends compte sur j ai vraiment beaucoup de chance d être ici. Au bout d’ une demi heure je suis au col et je n ai rencontré personne ... ça fait bizarre chez moi quand je randonne on rencontre toujours quelqu un. Du col de Forquinha superbe vue sur la vallée . Les sommets comme des aiguilles des dykes! Je descend cette vallée sans oublier de me retourner à chaque instant pour admirer ces dykes, le ciel est bleu et il fait doux . Je passe devant des manguiers et je commence à apercevoir quelques maisons et là c est des Bom Dia comme j aime cette île. Je traverse des ravines et ne voit toujours personne comme touriste ! Je me pose pour découvrir mon pique nique: fromage de chèvre , tomates, coriandre , oignons vert, du pain , des gâteaux maisons et une confiture... un vrai festin et des œufs durs... Je prends mon temps vu qu il est encore tôt je descend dans une gorge
Je rejoins le village de Cha de Morte en étant en pleine forme. Cette première rando était superbe et hâte d en faire d autre.
À San Vicente j ai passé 2 nuits . Mon premier jour j ai visite Mindelo et le lendemain j ai pris une excursion privée pour la visite de l île. J ai beaucoup aimé la vue sur l île de Monte Verde et les grandes plages et les quelques dunes de sable. J ai déjeuné à Calhau chez Hamburg et ce fut très bon. Le paysage est bien changeant sur cette île on passe de l aridité a un peu de vert là où les moulins à vent fonctionnent pour rendre les agricultures vertes. J ai bu des verres au terra lodge , à la pergola et dîner chez loutcha. Pendant ma visite de Mindelo j ai eu droit à la compagnie de Oscar qui me parlait de son pays et qui voulait partager avec moi les anecdotes . Le lendemain j ai pris le ferry de 7h j avoue que ça bougeait pas mal mais bon j ai tenu. L arrivée sur Santo Antao est magnifique avec une très belle lumière. Je suis attendue par mon chauffeur ! On est passé dans une épicerie et la dame m à préparé un piqué nique pour 500 Esc. Je découvre le paysage aride , les dunes de sable noir des superbes montagnes avec les pics et je pense que bientôt je vais être là dedans... Le chauffeur me dépose au sentier qui monte à l alto mira, j avoue que j appréhende un peu car c est ma première rando Le sentier est un long chemin pavé première surprise car j avoue que j ai préparé ce voyage sans regarder de photos et je mcetee et is imaginé ces chemins pavés . En chemin un petit parc de cochon , différentes cultures mais , igname, patates douces et je me sens super bien même si la montée est un peu raide je me rends compte sur j ai vraiment beaucoup de chance d être ici. Au bout d’ une demi heure je suis au col et je n ai rencontré personne ... ça fait bizarre chez moi quand je randonne on rencontre toujours quelqu un. Du col de Forquinha superbe vue sur la vallée . Les sommets comme des aiguilles des dykes! Je descend cette vallée sans oublier de me retourner à chaque instant pour admirer ces dykes, le ciel est bleu et il fait doux . Je passe devant des manguiers et je commence à apercevoir quelques maisons et là c est des Bom Dia comme j aime cette île. Je traverse des ravines et ne voit toujours personne comme touriste ! Je me pose pour découvrir mon pique nique: fromage de chèvre , tomates, coriandre , oignons vert, du pain , des gâteaux maisons et une confiture... un vrai festin et des œufs durs... Je prends mon temps vu qu il est encore tôt je descend dans une gorge
Je rejoins le village de Cha de Morte en étant en pleine forme. Cette première rando était superbe et hâte d en faire d autre.
Appli web pour préparer ses itinéraires internationaux à vélo English translation pending
Salut à tous.
Voilà un bout de temps que je travaille sur ce projet, et maintenant j'aimerais le partager ici.
Il s'agit d'une application web qui vise à aider les voyageurs à vélo dans la préparation de leurs itinéraires internationaux. Ça vous permet d'estimer combien de temps il vous faut pour vous rendre d'un endroit à un autre, et quel devrait être le climat quand vous arrivez là-bas.
C'est 100% gratuit et sans pub. Je l'avais initialement conçu pour mon propre usage ; et puis j'ai voulu en faire profiter les autres. Ça se trouve sur https://talaria.ingirum.net
En retour, j'aimerais demander une seule chose : des commentaires. L'application est toujours en cours de développement. Il y a encore beaucoup de choses que j'aimerais améliorer. Alors si vous décelez des bugs, si vous rencontrez des difficultés, ou si vous avez des idées ou des suggestions, je serais très content que vous m'en fassiez part.
Bons préparatifs, bonne route, bon voyage !
https://talaria.ingirum.net

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C'est 100% gratuit et sans pub. Je l'avais initialement conçu pour mon propre usage ; et puis j'ai voulu en faire profiter les autres. Ça se trouve sur https://talaria.ingirum.net
En retour, j'aimerais demander une seule chose : des commentaires. L'application est toujours en cours de développement. Il y a encore beaucoup de choses que j'aimerais améliorer. Alors si vous décelez des bugs, si vous rencontrez des difficultés, ou si vous avez des idées ou des suggestions, je serais très content que vous m'en fassiez part.
Bons préparatifs, bonne route, bon voyage !
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Itinéraire de trois semaines avec enfants en juillet au Canada English translation pending
Bonjour,
Habitués des roads trips avec nos deux enfants(12 et 9) (ThaIilande, USA, ...) nous partons cette année au Canada et Quebec :
Nous avons un doute sur Kingston, est ce un incontournable avec ses milles iles (et visite du pénitencier) ou peut on le zapper ? Voici notre itiniéraire, à notre gout, il y a trop de "sauts de puces" type une nuit , deux nuits... et finalement cela nous fait perdre du temps en aménagement à l'hotel , départ etc... mais le problème est que le territoire est GRAND 🤪
Notre itinéraire : Toronto 3 nuits , Niagara falls : 2 nuits Kingston 1 nuit Ottawa : 2 nuits (on aurait aimé faire cornwalls et uppervillage) mauricie : trois rivières : 2 nuits mauricie : pourvoirie triton Saguenay : deux nuits Tadoussac : 1 nuit Coté Est de : 2 nuits (en passant par le Bic) Quebec : 2 nuits Montréal : 4 nuits
SI quelqu"un connait bien et peux me donner son avis, ce serait sympa, toute remarque autre est d'ailleurs bonne à prendre, merci !
cordialement, Isabelle
Habitués des roads trips avec nos deux enfants(12 et 9) (ThaIilande, USA, ...) nous partons cette année au Canada et Quebec :
Nous avons un doute sur Kingston, est ce un incontournable avec ses milles iles (et visite du pénitencier) ou peut on le zapper ? Voici notre itiniéraire, à notre gout, il y a trop de "sauts de puces" type une nuit , deux nuits... et finalement cela nous fait perdre du temps en aménagement à l'hotel , départ etc... mais le problème est que le territoire est GRAND 🤪
Notre itinéraire : Toronto 3 nuits , Niagara falls : 2 nuits Kingston 1 nuit Ottawa : 2 nuits (on aurait aimé faire cornwalls et uppervillage) mauricie : trois rivières : 2 nuits mauricie : pourvoirie triton Saguenay : deux nuits Tadoussac : 1 nuit Coté Est de : 2 nuits (en passant par le Bic) Quebec : 2 nuits Montréal : 4 nuits
SI quelqu"un connait bien et peux me donner son avis, ce serait sympa, toute remarque autre est d'ailleurs bonne à prendre, merci !
cordialement, Isabelle
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Hiking in Arizona, just Arizona English translation pending
Les mois ont passé….
Ma demande en mariage à Dirty Devil Overlook (vers Hanksville, au fin fond de l’Utah) un soir de juin 2017, s’est concrétisée.... "Chérie", ma dame est devenue Madame.
..

C'était un voyage sensationnel, le meilleur. A peine rentrés, on savait qu'on repartirait...et le plus rapidement possible. Un mariage à organiser, la vente de la maison, l'acquisition d'une autre, un an de travaux et l'arrivée d'Utah notre Border Collie.... Voilà le contexte... (ce qui explique la longue absence sur VF et le délai pour s'occuper du carnet 😉)
Mais premier point noir: Au moment du peaufinage du roadbook, les USA sont plongés en plein Shutdown. Et ça dure, ça dure. …On suit alors ça de ‘’près’’. Le shutdown le plus long de l’histoire à ce jour s’est terminé 5 semaines avant le départ… Or le programme était de partir de Phoenix/ Tucson Saguaro NP/ Organ mountain / White Sands / Bisti Badlands / Canyon de Chelly / Painted desert / Walnut canyon / Grand Canyon avec boucle South kaibab Bright Angel / Sedona 4 nuits / puis retour Phoenix. Donc une grosse dominante de parcs nationaux cette année et peu de Wilderness; donc des coins potentiellement fermés et peu de plan B proches. Pas envie de prendre le risque si l’épisode reprend.
Deuxième point noir : quelques semaines avant le départ, double ernie discale et méchant lumbago lors des travaux dans la nouvelle maison. Arrêt de travail, kiné, ostéo, massages, etc. Grosse incertitude sur la capacité de partir, à tenir 10 heures dans l’avion, à pouvoir randonner… bref le doute domine.
Troisième point noir : Il nous est désormais impossible pour des raisons professionnelles de partir entre avril et septembre. Or en vérifiant la météo avant le départ (longtemps avant !!), la météo est détraquée dans le Southwest. Il fait anormalement froid….. et ça dure. Sauf vers Phoenix et Tucson où la météo est correcte.
Tous ces éléments nous font modifier le parcours peu de temps avant de partir. D’autres hôtels sont alors réservés, tout en gardant le plan A au cas où une éclaircie pointerait le bout de son nez…
Une chose est sûre, on part pour une boucle au départ de Phoenix, pour randonner en Arizona... A suivre ...
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C'était un voyage sensationnel, le meilleur. A peine rentrés, on savait qu'on repartirait...et le plus rapidement possible. Un mariage à organiser, la vente de la maison, l'acquisition d'une autre, un an de travaux et l'arrivée d'Utah notre Border Collie.... Voilà le contexte... (ce qui explique la longue absence sur VF et le délai pour s'occuper du carnet 😉)
Mais premier point noir: Au moment du peaufinage du roadbook, les USA sont plongés en plein Shutdown. Et ça dure, ça dure. …On suit alors ça de ‘’près’’. Le shutdown le plus long de l’histoire à ce jour s’est terminé 5 semaines avant le départ… Or le programme était de partir de Phoenix/ Tucson Saguaro NP/ Organ mountain / White Sands / Bisti Badlands / Canyon de Chelly / Painted desert / Walnut canyon / Grand Canyon avec boucle South kaibab Bright Angel / Sedona 4 nuits / puis retour Phoenix. Donc une grosse dominante de parcs nationaux cette année et peu de Wilderness; donc des coins potentiellement fermés et peu de plan B proches. Pas envie de prendre le risque si l’épisode reprend.
Deuxième point noir : quelques semaines avant le départ, double ernie discale et méchant lumbago lors des travaux dans la nouvelle maison. Arrêt de travail, kiné, ostéo, massages, etc. Grosse incertitude sur la capacité de partir, à tenir 10 heures dans l’avion, à pouvoir randonner… bref le doute domine.
Troisième point noir : Il nous est désormais impossible pour des raisons professionnelles de partir entre avril et septembre. Or en vérifiant la météo avant le départ (longtemps avant !!), la météo est détraquée dans le Southwest. Il fait anormalement froid….. et ça dure. Sauf vers Phoenix et Tucson où la météo est correcte.
Tous ces éléments nous font modifier le parcours peu de temps avant de partir. D’autres hôtels sont alors réservés, tout en gardant le plan A au cas où une éclaircie pointerait le bout de son nez…
Une chose est sûre, on part pour une boucle au départ de Phoenix, pour randonner en Arizona... A suivre ...
Réenregistrement bagages sur Air Tahiti Nui à Los Angeles English translation pending
Bonjour, Ia ora na.
J'ai acheté pour ma compagne et moi même 2 billets allers retour : Voyage 1 : de Tahiti à Los Angeles / de Los angeles à Tahiti aller le 08.02 retour le 29.02
Voyage 2 : De los angeles à Paris / de Paris à los angeles , aller le 09.02 retour le 29.02 .
En fait , afin de payer moins cher j'ai choisis le même avion, même vol qui devait alelr en direct de Tahiti Vers Paris avec escale technique à Los angeles, mais en choisissant 2 allers retours différents...
Je viens d'apprendre que je ne pourrai apparament pas voyager car je ne dispose pas du temps nécessaire afin de récupérer mes bagages et les réenregistrer! Sauf qu'il s'agit de la même compagnie aérienne Air Tahiti Nui et du même avion....
Y a T'il un moyen de se faire enregistrer en une seule fois afin de ne pas avoir à récupérer nos bagages ! je n'ai pas pris de billet modifiables donc j'aimerais ne pas avoir perdu ces billets ....
Je précise également que le temps entre les 2 vols est de 2h ( arrivée à 8h55 départ 11h35 à Los angeles et arrivé à 14h15 et départ à 16h15 ) SVP aidez nous :( SVP aidez nous :(
J'ai acheté pour ma compagne et moi même 2 billets allers retour : Voyage 1 : de Tahiti à Los Angeles / de Los angeles à Tahiti aller le 08.02 retour le 29.02
Voyage 2 : De los angeles à Paris / de Paris à los angeles , aller le 09.02 retour le 29.02 .
En fait , afin de payer moins cher j'ai choisis le même avion, même vol qui devait alelr en direct de Tahiti Vers Paris avec escale technique à Los angeles, mais en choisissant 2 allers retours différents...
Je viens d'apprendre que je ne pourrai apparament pas voyager car je ne dispose pas du temps nécessaire afin de récupérer mes bagages et les réenregistrer! Sauf qu'il s'agit de la même compagnie aérienne Air Tahiti Nui et du même avion....
Y a T'il un moyen de se faire enregistrer en une seule fois afin de ne pas avoir à récupérer nos bagages ! je n'ai pas pris de billet modifiables donc j'aimerais ne pas avoir perdu ces billets ....
Je précise également que le temps entre les 2 vols est de 2h ( arrivée à 8h55 départ 11h35 à Los angeles et arrivé à 14h15 et départ à 16h15 ) SVP aidez nous :( SVP aidez nous :(
Voyage 20 jours mère/fille et un budget "riquiqui" pour la Thaïlande English translation pending
Sawadee khaa ^^
Je suis le cas . La personne dont on se demande si elle existe vraiment, l'heureuse élue (😇) j'ai remporté un voyage en Thaïlande le truc improbable 😮
Après l'ébahissement qui dure encore aujourd'hui je part à l'attaque de l'organisation. En gros j'ai 2000 euros offert pour organiser un voyage pour 2 en Thailande. SAUF QUE , je pars depuis La Réunion (où je vis) et je n'ai que jusqu'à fin février pour prendre les billets. Autrement dit le moins cher que j'ai trouvé à cette période c'est 1400 euros aller retour. Super il me reste 600 euros pour 2 pour manger dormir me déplacer. Je n'ai pas de sous de coté mais j'espère d'ici là réussir à mettre 200 euros de coté supplémentaires mais je préfère ne pas me baser sur ce que je n'ai pas encore. Je pars donc avec ma mère de 63 ans un peu dans l'idée de lui en mettre plein les mirettes parcequ'elle n'a jamais vraiment voyagé et que je la kiffe c'est tout :p
Madame veut de l'aventure rien que ça, mais soyons réaliste à son âge, mon absence totale d'entrainement sportif , avec ce budget et en si peu de temps on va faire ce qu'on peut hein.
Question numéro 1 : Les auberges de jeunesse pour 2 femmes voyageant seules c'est oui ou non? sachant que ne soyez pas déçus ;) nous n'irons ni à Phuket, ni à Koh Phiphi, ni à Pattaya ou chose du genre.
Maintenant que j'ai planté le décor sur le budget et les motivations voici un 1 er jet de ce que j'envisage.
J1 : arrivée à Bangkok à 6h, j'hésite entre le bus et le taxi pour joindre notre hôtel qui sera hélas à quelques rues de kaho san road . J'ai ouïe dire que c'était un bon endroit pour préparer la suite du séjour et que c'était bien pour les touristes aux poches presque vides. repos et marchés flottants si on a la pêche. J2 : visite du Palais royal , Bouddha couché Wat Arun etc tout le classique mais à voir si on vient à Bangkok J3: si on a trouvé des choses en terme de circuit pas chèr, on bouge vers Kanchanaburi visite du pont de la rivière Kwai puis aller dans une rafthouse encore indéfinie (dormir sur une rivière aventure blablabla) J4 : Direction l'Emerald Pool depuis tôt le matin pour se taper les 7 niveaux et repartir en fin d'aprem sur Bangkok pour prendre un vol pour Chiang Mai. Arrivée à Chiang mai dans une guesthouse pas cher (20 max à 2) J5 /visite du parc Doi Inthanon J6 : balade dans la vieille ville et visite des temples J7 : bus pour CHiang Rai, visite du Wat Rong Khun que ma mère veut absolument voir. Nuit dans une guesthouse à Chiang rai (maxi 15 euros à 2) J8 : je voulais aller jusqu'au triangle d'or et redescendre un bout du Mekong ? Possible ou pas ? Ensuite re nuit à Chiang rai ou vol direct jusqu' à Surat thani je ne sais pas encore J9 : arrivée à Surat thani direction Khao Sok. Je pensais à dormir au khao sok treehouse (un peu cher mais cabane à 14 m du sol et ma mère veut absolument dormir dans des arbres ou un truc original (aventure blablabla) J10 : descente de la Rivière de Khao Sok en canoë puis redodo dans les arbres J11: visite du Chiew larn Lake. On voulais dormir dessus mais les seules cabanes flottantes qui rentrent dans notre budget ne m'inspirent pas confiance pour une retraitée et sa fille euh j veux dire 2 femmes seules, et juste l'idée de la côte à grimper pour aller aux wc pendant la nuit me refroidie un peu (bin alors elles sont où les aventurières? 😊 ) mais si vous me dites que c'est safe j'y vais les yeux fermés ^^ J11 ou 12 ? : Départ pour Krabi . On prend un bateau et on part du coté de Railay ou la plage de Phra Nang ( coup de coeur ) J13 : trekking ou truc du genre jusqu'au point de vue et Princess lagoon J14 : Bin ... repos? J15 : beaucoup de repos J16 : retour sur Bangkok J17 : marché de Chatuchak (oui c'est que le weekend je sais) Ayuttaya si on a le temps
après je sais plus je suis un peu larguée.
J'esperais beaucoup mieux pour ma mère mais avec un budget pareil dur dur :( . Sachant qu'elle est grande habituée de rando et moi mega pantouflarde 🤪 ... Je sais que je manque des immanquable comme Koh Phi Phi ou autre mais le coté fêtard et trop de monde je ne sais pas si ça en vaut la peine et les plages de Phra Nang et Railay sont tellement belles...
des idées de spectaculaire pas cher? des conseils? Et histoire de rassurer mes proches qui font les gros yeux, on craint rien dans les dortoirs?
Merci aux plus courageux qui ont réussis à lire jusque là, Dieu ou autre vous le rendra :p
Je suis le cas . La personne dont on se demande si elle existe vraiment, l'heureuse élue (😇) j'ai remporté un voyage en Thaïlande le truc improbable 😮
Après l'ébahissement qui dure encore aujourd'hui je part à l'attaque de l'organisation. En gros j'ai 2000 euros offert pour organiser un voyage pour 2 en Thailande. SAUF QUE , je pars depuis La Réunion (où je vis) et je n'ai que jusqu'à fin février pour prendre les billets. Autrement dit le moins cher que j'ai trouvé à cette période c'est 1400 euros aller retour. Super il me reste 600 euros pour 2 pour manger dormir me déplacer. Je n'ai pas de sous de coté mais j'espère d'ici là réussir à mettre 200 euros de coté supplémentaires mais je préfère ne pas me baser sur ce que je n'ai pas encore. Je pars donc avec ma mère de 63 ans un peu dans l'idée de lui en mettre plein les mirettes parcequ'elle n'a jamais vraiment voyagé et que je la kiffe c'est tout :p
Madame veut de l'aventure rien que ça, mais soyons réaliste à son âge, mon absence totale d'entrainement sportif , avec ce budget et en si peu de temps on va faire ce qu'on peut hein.
Question numéro 1 : Les auberges de jeunesse pour 2 femmes voyageant seules c'est oui ou non? sachant que ne soyez pas déçus ;) nous n'irons ni à Phuket, ni à Koh Phiphi, ni à Pattaya ou chose du genre.
Maintenant que j'ai planté le décor sur le budget et les motivations voici un 1 er jet de ce que j'envisage.
J1 : arrivée à Bangkok à 6h, j'hésite entre le bus et le taxi pour joindre notre hôtel qui sera hélas à quelques rues de kaho san road . J'ai ouïe dire que c'était un bon endroit pour préparer la suite du séjour et que c'était bien pour les touristes aux poches presque vides. repos et marchés flottants si on a la pêche. J2 : visite du Palais royal , Bouddha couché Wat Arun etc tout le classique mais à voir si on vient à Bangkok J3: si on a trouvé des choses en terme de circuit pas chèr, on bouge vers Kanchanaburi visite du pont de la rivière Kwai puis aller dans une rafthouse encore indéfinie (dormir sur une rivière aventure blablabla) J4 : Direction l'Emerald Pool depuis tôt le matin pour se taper les 7 niveaux et repartir en fin d'aprem sur Bangkok pour prendre un vol pour Chiang Mai. Arrivée à Chiang mai dans une guesthouse pas cher (20 max à 2) J5 /visite du parc Doi Inthanon J6 : balade dans la vieille ville et visite des temples J7 : bus pour CHiang Rai, visite du Wat Rong Khun que ma mère veut absolument voir. Nuit dans une guesthouse à Chiang rai (maxi 15 euros à 2) J8 : je voulais aller jusqu'au triangle d'or et redescendre un bout du Mekong ? Possible ou pas ? Ensuite re nuit à Chiang rai ou vol direct jusqu' à Surat thani je ne sais pas encore J9 : arrivée à Surat thani direction Khao Sok. Je pensais à dormir au khao sok treehouse (un peu cher mais cabane à 14 m du sol et ma mère veut absolument dormir dans des arbres ou un truc original (aventure blablabla) J10 : descente de la Rivière de Khao Sok en canoë puis redodo dans les arbres J11: visite du Chiew larn Lake. On voulais dormir dessus mais les seules cabanes flottantes qui rentrent dans notre budget ne m'inspirent pas confiance pour une retraitée et sa fille euh j veux dire 2 femmes seules, et juste l'idée de la côte à grimper pour aller aux wc pendant la nuit me refroidie un peu (bin alors elles sont où les aventurières? 😊 ) mais si vous me dites que c'est safe j'y vais les yeux fermés ^^ J11 ou 12 ? : Départ pour Krabi . On prend un bateau et on part du coté de Railay ou la plage de Phra Nang ( coup de coeur ) J13 : trekking ou truc du genre jusqu'au point de vue et Princess lagoon J14 : Bin ... repos? J15 : beaucoup de repos J16 : retour sur Bangkok J17 : marché de Chatuchak (oui c'est que le weekend je sais) Ayuttaya si on a le temps
après je sais plus je suis un peu larguée.
J'esperais beaucoup mieux pour ma mère mais avec un budget pareil dur dur :( . Sachant qu'elle est grande habituée de rando et moi mega pantouflarde 🤪 ... Je sais que je manque des immanquable comme Koh Phi Phi ou autre mais le coté fêtard et trop de monde je ne sais pas si ça en vaut la peine et les plages de Phra Nang et Railay sont tellement belles...
des idées de spectaculaire pas cher? des conseils? Et histoire de rassurer mes proches qui font les gros yeux, on craint rien dans les dortoirs?
Merci aux plus courageux qui ont réussis à lire jusque là, Dieu ou autre vous le rendra :p
Itinéraire de onze jours en voiture dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour la communauté,
Je viens solliciter votre aide et vos précieux conseils pour une idée de road trip dans l'Ouest Américain prévu en avril 2020. Une chose est figé actuellement le VOL: => On arrive à LA et repart de SF. En tout, nous restons 11 jours sur place grosso modo.
Notre séjour est certes court mais avons d'une part l'habitude et d'autre part, nous y reviendrons. Nous partons en avril et ma femme est enseignante (déjà dit sur d'autre topic), d'ou le créneau disponible de 15 jours lié aux vacances scolaires.
Du coup, nous avons décidé de faire court à LA. Nous ne sommes pas intéressés plus que ça et nous pensons ainsi faire le premier après-midi sur LA puis une partie de la matinée avant de partir sur la route 66 vers le GC.
Autre concession, Yosémite et Death Valley. Ce sont évidemment des incontournables, mais au vu de la distance entre LV et San Francisco, il nous semble préférable de s'attarder (par exemple) une demi-journée suppl à Bryce ou Zion et ensuite depuis LV, prendre un vol direction SF. Nous avons vu des vols abordable avec SouthWest qui partent tôt et en moins de 2heures, on a rejoint San Fr. La route dans Yosemite et Death Valley est pour le coup très longue si j'ai bien compris surtout si c'est pour visiter ces 2 régions en 2 jours. Nous remettons ces sites pour notre prochaine venue (sniff, faut savoir faire des concessions dans la vie héhé).
Nous rendrons la voiture de location à l'aéroport de LAS Vegas (on la récupère dès le premier jour à LA). Qu'en pensez-vous ?
A San Francisco, nous avons noté que la voiture n'est une obligation pour visiter (contrairement à LA). Nous y passerons les 2 derniers jours avant de reprendre notre vol le samedi en fin d'après-midi pour Londres.
Ci-dessous le résumé
JOUR x MATIN--APRES-MIDI
DAY 1 - VOL -- LOS ANGELES DAY 2 - LOS ANGELES -- ROUTE 66 DAY 3 - ROUTE 66 -- GRAND CANYON DAY 4 - GRAND CANYON -- MONUMENT VALLEY DAY 5 - MONUMENT VALLEY -- ANTELOPE CANYON DAY 6 - ANTELOPE CANYON -- HORSEHOE BEND DAY 7 - BRYCE CANYON -- BRYCE CANYON DAY 8 - ZION -- ZION DAY 9 - VALLEY OF FIRE-- LAS VEGAS DAY 10 - VOL LV->SF -- SAN FRANCISCO DAY 11 - SAN FRANCISCO -- SAN FRANCISCO DAY 12 - SAN FRANCISCO -- VOL
En jour 3, possible qu'on passe l'après midi au GC et le soir qu'on reste sur Flagstaff pour dormir (à moindre coût qu'au Grand Canyon où c'est hors de prix). Et le matin du DAY4, on reste sur Flagstaff avant de partir vers MV. Bref, ce sont des ajustement que je n'ai pas indiqués sur l'itinéraire ci-dessus à ce stade. Je m'occuperai des détails dans un second temps, une fois que cet itinéraire semble ... okay.
Je suis preneur de vos conseils et avis. Merci d'avance pour vos retours.
Ne soyez pas surpris si vous avez déjà vu mon planning récemment sur un autre forum (j'ai aussi demandé conseils sur un autre forum de voyage).
Je viens solliciter votre aide et vos précieux conseils pour une idée de road trip dans l'Ouest Américain prévu en avril 2020. Une chose est figé actuellement le VOL: => On arrive à LA et repart de SF. En tout, nous restons 11 jours sur place grosso modo.
Notre séjour est certes court mais avons d'une part l'habitude et d'autre part, nous y reviendrons. Nous partons en avril et ma femme est enseignante (déjà dit sur d'autre topic), d'ou le créneau disponible de 15 jours lié aux vacances scolaires.
Du coup, nous avons décidé de faire court à LA. Nous ne sommes pas intéressés plus que ça et nous pensons ainsi faire le premier après-midi sur LA puis une partie de la matinée avant de partir sur la route 66 vers le GC.
Autre concession, Yosémite et Death Valley. Ce sont évidemment des incontournables, mais au vu de la distance entre LV et San Francisco, il nous semble préférable de s'attarder (par exemple) une demi-journée suppl à Bryce ou Zion et ensuite depuis LV, prendre un vol direction SF. Nous avons vu des vols abordable avec SouthWest qui partent tôt et en moins de 2heures, on a rejoint San Fr. La route dans Yosemite et Death Valley est pour le coup très longue si j'ai bien compris surtout si c'est pour visiter ces 2 régions en 2 jours. Nous remettons ces sites pour notre prochaine venue (sniff, faut savoir faire des concessions dans la vie héhé).
Nous rendrons la voiture de location à l'aéroport de LAS Vegas (on la récupère dès le premier jour à LA). Qu'en pensez-vous ?
A San Francisco, nous avons noté que la voiture n'est une obligation pour visiter (contrairement à LA). Nous y passerons les 2 derniers jours avant de reprendre notre vol le samedi en fin d'après-midi pour Londres.
Ci-dessous le résumé
JOUR x MATIN--APRES-MIDI
DAY 1 - VOL -- LOS ANGELES DAY 2 - LOS ANGELES -- ROUTE 66 DAY 3 - ROUTE 66 -- GRAND CANYON DAY 4 - GRAND CANYON -- MONUMENT VALLEY DAY 5 - MONUMENT VALLEY -- ANTELOPE CANYON DAY 6 - ANTELOPE CANYON -- HORSEHOE BEND DAY 7 - BRYCE CANYON -- BRYCE CANYON DAY 8 - ZION -- ZION DAY 9 - VALLEY OF FIRE-- LAS VEGAS DAY 10 - VOL LV->SF -- SAN FRANCISCO DAY 11 - SAN FRANCISCO -- SAN FRANCISCO DAY 12 - SAN FRANCISCO -- VOL
En jour 3, possible qu'on passe l'après midi au GC et le soir qu'on reste sur Flagstaff pour dormir (à moindre coût qu'au Grand Canyon où c'est hors de prix). Et le matin du DAY4, on reste sur Flagstaff avant de partir vers MV. Bref, ce sont des ajustement que je n'ai pas indiqués sur l'itinéraire ci-dessus à ce stade. Je m'occuperai des détails dans un second temps, une fois que cet itinéraire semble ... okay.
Je suis preneur de vos conseils et avis. Merci d'avance pour vos retours.
Ne soyez pas surpris si vous avez déjà vu mon planning récemment sur un autre forum (j'ai aussi demandé conseils sur un autre forum de voyage).
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! English translation pending
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici :
onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
ESTA refusé et visa B1/B2 pour les États-Unis English translation pending
Bonjour tous le monde,
J'ai changé/renouveler de passeport (il expiré en janvier 2020) et j'ai bien évidemment fait ma demande d'ESTA pour anticiper un voyage au USA possible en 2020.
Pour rappel: je n'ai jamais eu aucun soucis au USA avant, mon dernier séjour date d’août 2019 et tous mes voyages (nombreux) au USA ont était dans le cadre du tourisme et sous l'ESTA.
J'ai bien parcouru les motifs de "refus" et je ne rentre dans aucune des catégories par exemple: over-stay, casier criminel....
Aucune erreur de saisie dans ma demande, ce n'est pas ma première demande d'ESTA.
Je suis totalement bouleversée par cette nouvelle et je ne m'attendais pas a devoir affronter un refus! j'ai des amies la bas... en bref, une incompréhension total.
Deux solutions s'offre à moi apparemment:
1. Refaire une demande d'ESTA dans une dizaine de jour. 2. Faire la demande d'un VISA B1/B2 (je n'ai que très peu d'information dessus, je n'ai pas encore effectuée de recherche sur ses Visa...)
Avez vous eu un problème comme le miens? Avez vous déjà refait une demande d'Esta après une non autorisation et avez vous était approuvée?
concernant le visa B1/B2 et qui me chiffonne énormément, c'est que j'ai besoin de multiple entrée et je ne comprends pas bien cette histoire de 6 mois? donc pendant 10 ans de validité au total je ne peux rester que 6 mois sur le territoire américain pour 10 ans seulement? je suis très confuse car je ne souhaite pas et ne peux pas rester 6 mois sur le territoire américain, j'ai des impératifs en France.
J'ai besoin d'aide et je suis dévastée ainsi que mes proches... les USA est mon pays de cœur et je ne peux pas m'imaginer ne plus y aller, ni de visiter d'autre villes ainsi que mes amies la bas.
Je souhaite aussi vous tenir au courant concernant la résolution de ma situation. Malheureusement beaucoup de personne demande de l'aide mais une fois la situation résolue. Personne ne donne de nouvelles choses qui peu être utile pour des personnes dans mon cas.
Merci d'avance.
J'ai changé/renouveler de passeport (il expiré en janvier 2020) et j'ai bien évidemment fait ma demande d'ESTA pour anticiper un voyage au USA possible en 2020.
Pour rappel: je n'ai jamais eu aucun soucis au USA avant, mon dernier séjour date d’août 2019 et tous mes voyages (nombreux) au USA ont était dans le cadre du tourisme et sous l'ESTA.
J'ai bien parcouru les motifs de "refus" et je ne rentre dans aucune des catégories par exemple: over-stay, casier criminel....
Aucune erreur de saisie dans ma demande, ce n'est pas ma première demande d'ESTA.
Je suis totalement bouleversée par cette nouvelle et je ne m'attendais pas a devoir affronter un refus! j'ai des amies la bas... en bref, une incompréhension total.
Deux solutions s'offre à moi apparemment:
1. Refaire une demande d'ESTA dans une dizaine de jour. 2. Faire la demande d'un VISA B1/B2 (je n'ai que très peu d'information dessus, je n'ai pas encore effectuée de recherche sur ses Visa...)
Avez vous eu un problème comme le miens? Avez vous déjà refait une demande d'Esta après une non autorisation et avez vous était approuvée?
concernant le visa B1/B2 et qui me chiffonne énormément, c'est que j'ai besoin de multiple entrée et je ne comprends pas bien cette histoire de 6 mois? donc pendant 10 ans de validité au total je ne peux rester que 6 mois sur le territoire américain pour 10 ans seulement? je suis très confuse car je ne souhaite pas et ne peux pas rester 6 mois sur le territoire américain, j'ai des impératifs en France.
J'ai besoin d'aide et je suis dévastée ainsi que mes proches... les USA est mon pays de cœur et je ne peux pas m'imaginer ne plus y aller, ni de visiter d'autre villes ainsi que mes amies la bas.
Je souhaite aussi vous tenir au courant concernant la résolution de ma situation. Malheureusement beaucoup de personne demande de l'aide mais une fois la situation résolue. Personne ne donne de nouvelles choses qui peu être utile pour des personnes dans mon cas.
Merci d'avance.
Retour sur 3 semaines le long de la RN7 English translation pending
Petit retour sur nos 3 semaines le long de la « fameuse » (?) RN7, de Tana à Salary Bay.
Voyage effectué en novembre/décembre 2019 en louant une voiture avec chauffeur, en couple.
Autant le dire tout de suite : ce voyage fut placé sous le signe de la déception, pour plein de raisons diverses et variées qui font qu’au final il n’y a pas vraiment eu de coup de cœur.
Le but de ce retour est simplement de partager notre « ressenti » ainsi que quelques infos que nous aurions aimé avoir avant d’organiser ce trip.
Nous sommes plongeurs et une bonne partie de notre intérêt pour Mada était surtout lié à ça, d’où la dernière semaine à Salary bay.
Itinéraire Le programme initial prévu avec Faly de Mamyland était le suivant
15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Fianarantsoa, hôtel Cotsoyannis 20.11.19 Andringitra, bivi 21.11.19 Andringitra National Parc, bivi 22.11.19 Andringitra National Parc, Camp Catta 23.11.19 Vallée de Tsaranoro, Camp Catta 24.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 25.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Sauf qu’on a tout changé en cours de route. Au final nous avons fait 15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Ambositra, Annexe de l'Artisan 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Ranomafana, hôtel Thermal 20.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 21.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 22.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 23.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 24.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 25.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Salary Bay 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Pourquoi tous ces changements ? Fatigue, chaleur, manque d’intérêt de certains endroits, etc. Quelques commentaires ci-dessous.
Antsirabe : plutôt moche, manque d’intérêt, une nuit nous a semblé bien suffisante. Visite du lac Tritriva sympatoche mais ça fait 2h de voiture depuis Antsirabe pour un site qui ne décorne pas un zébu non plus. Du coup nous avons décidé de passer la nuit suivante à Ambositra. Idem, c’est plutôt moche, peu d’intérêt. La nuit à l’annexe de l’hôtel Artisan fut cauchemardesque : chiens aboyant toute la nuit, confort sommaire, etc. A noter que ces 2 premiers jours représentent beaucoup d’heures de voiture dans des conditions pénibles : trafic (1h30 pour sortir de Tana), état déplorable de la route, paysages quelconques, pollution derrière les autres voitures/camions. Il faut compter une moyenne max de 40km/h.
Une de nos rares bonnes décisions aura été de doubler la nuit à Ranomafana : avec le recul on aurait presque pu la tripler. Confort sommaire Chez Gaspard, en revanche pour quelques dizaines d’euros en plus, l’hôtel Thermal est chouette, confortable et le restau est excellent.
Nous avons annulé le trek dans l’Andringitra à cause la chaleur, bcp trop chaud. A faire en juillet/aout je pense. Avec le recul on aurait quand même du passer 1 nuit ou 2 au camp Catta et randonner à la journée dans ce coin, dommage.
Isalo : hôtel Isalo Ranch très bien pour dormir. Restaurant moyen mais il y a d’excellentes adresses dans le coin, à commencer par le Relais de la Reine et/ou Jardin du Roy (à visiter absolument) ou alors la pizza de Luigi à Rahohina (Pizzeria Italiana Liberta). C’est le seul endroit où la RN7 où le facteur « wahou » est bien présent. Nous avions prévu 3 jours de rando mais malade du ventre le 3eme jour … et du coup il vaut mieux payer le guide au jour le jour et non pas en avance comme nous l’avons fait, pas de remboursement sinon. Rando sympa (Canyon des Rats+Makis) mais pas folles non plus (piscine), très chaud, assez pénible. 2 jours de rando auraient suffi je pense. Garder un éventuel 3eme jour pour la visite de la mine à Ilakaka par exemple via Color Line. Un tour que j’ai trouvé intéressant mais un peu « malaisant » tellement les conditions de travail de ces esclaves modernes sont effroyables ...
Mangily : Hyper chaud en arrivant vers Tuléar, 36 degrés à l’ombre à l’arboretum d'Antsokay, dur. Le choc en arrivant un dimanche au Bella Donna à Mangily, plein de vaza en phase terminale avec des petites de 20 ans. On savait que c’était courant à Mada mais ça fait bizarre de voir ça après les 1000 kms de la RN7 (on avait été épargné par ce spectacle jusque-là). Super restau au Bella Donna et chez Freddy, chambres moyennes par contre. On a fait 2 plongées décevantes mais JP de Atimoo est sympa.
Salary Bay : n’ayant pas été super fan de l’ambiance de Mangily/Bella Donna on décide d’ajouter une nuit à Salary Bay en espérant que ça vaudra la peine. Eh bien ça valait le coup/cout. L’ambiance est tout autre ici. C’est beau, c’est calme, c’est bon. Malheureusement Madame est tombée malade en mangeant le 1er midi chez Francesco & Claire (à coté), à éviter c’est plus prudent. Pas déçu de Salary Bay même si à la base nous y sommes allés pour plonger, et là c’était plutôt décevant. Fred est très sympa mais les 8 plongées ont été plutôt quelconques. Là aussi, ça aurait peut-être été mieux en septembre (baleines, moins chaud, etc.), ou pas. Déçu par la plongée donc, mais c’était quand même sympa de passer une semaine là-bas.
Commentaire Manque de préparation dans notre programme, et pourtant on y avait passé du temps ! Nous avons surtout sous-estimé les temps de transport, la chaleur et le manque de confort des hôtels (nuit peu reposante). Pour quelqu’un qui ne fait pas de plongée, 2 semaines semblent bien suffisantes pour ce tour, ou moins … Pour nous c’est devenu intéressant à partir de Ranomafana. Avec le recul on aurait tracé direct à cet endroit, avec 1 nuit seulement en route.
Même si on s’y attendait un peu, nous avons été surpris par l’état d’extrême pauvreté qui règne à Mada. L’Etat est absent partout. Infrastructures non existantes : peu de production électrique, réseau routier en piteux état et peu développé, pas d’eau courante, etc. La misère est omniprésente, la famine ne semble jamais bien loin. La majorité de la population semble vivre dans un autre temps, une autre époque, un autre monde. Peu de sites vraiment intéressants sur cet itinéraire. Des paysages saccagés par les brulis et la déforestation, des espèces en voie de disparition (baobab, lémuriens, etc.) et au final une impression d’énorme gâchis sur cette ile, dans une indifférence générale ...
Malgré tout, ce fut intéressant d’en apprendre un peu plus le mode de vie de l’ethnie des Bara … qui nous a furieusement rappelé notre voyage à Rentepao en pays Toraja, en Sulawesi. Idem concernant le mode de vie des Vezos ainsi que les Mikea, un peuple de chasseur cueilleur ... Pas vraiment de problème d’insécurité pour le touriste moyen, même s’il faut faire attention à Tana (une de nos rencontre c’est fait voler ses affaires quelques jours après). A savoir que les chauffeurs/taxis ne roulent pas sur certaines portions de la RN7 la nuit à cause d’attaques de gangs encore régulières.
Au final, pas de coup de cœur mais je ne déconseillerai pas d’y aller pour autant, au contraire.
On a aimé Les 4L, 2CV, 505 et autres anciennetés Le parc de Ranomafama, mais ça reste cher pour ce que c’est malgré tout Isalo National Park, mais ça reste très cher pour ce que c’est malgré tout Salary Bay, même si la plongée aura été bof bof La nourriture, excellente dans le sud et à Tana ...
On a moins aimé ... mais la turista n’est jamais bien loin ! L’état du pays et la misère qui y règne Le confort spartiate de certains hôtels, les standards sont bien inférieurs à la moyenne Le prix abusé des parcs nationaux Ne pas conduire nous-même
Voyage effectué en novembre/décembre 2019 en louant une voiture avec chauffeur, en couple.
Autant le dire tout de suite : ce voyage fut placé sous le signe de la déception, pour plein de raisons diverses et variées qui font qu’au final il n’y a pas vraiment eu de coup de cœur.
Le but de ce retour est simplement de partager notre « ressenti » ainsi que quelques infos que nous aurions aimé avoir avant d’organiser ce trip.
Nous sommes plongeurs et une bonne partie de notre intérêt pour Mada était surtout lié à ça, d’où la dernière semaine à Salary bay.
Itinéraire Le programme initial prévu avec Faly de Mamyland était le suivant
15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Fianarantsoa, hôtel Cotsoyannis 20.11.19 Andringitra, bivi 21.11.19 Andringitra National Parc, bivi 22.11.19 Andringitra National Parc, Camp Catta 23.11.19 Vallée de Tsaranoro, Camp Catta 24.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 25.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Sauf qu’on a tout changé en cours de route. Au final nous avons fait 15.11.19 Vol AF, hôtel Sakamanga 16.11.19 Antsirabe, Résidence camélia 17.11.19 Ambositra, Annexe de l'Artisan 18.11.19 Ranomafana, Chez Gaspard 19.11.19 Ranomafana, hôtel Thermal 20.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 21.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 22.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 23.11.19 Isalo, hotel Isalo Ranch 24.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 25.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 26.11.19 Mangily, hotel Bella Donna 27.11.19 Salary Bay 28.11.19 Salary Bay 29.11.19 Salary Bay 30.11.19 Salary Bay 01.12.19 Salary Bay 02.12.19 Salary Bay 03.12.19 Salary Bay 04.12.19 Salary - Tulear, vol pour Tana à 12h55, hôtel Sakamanga 05.12.19 Tana 06.12.19 Vol AF à 02h00
Pourquoi tous ces changements ? Fatigue, chaleur, manque d’intérêt de certains endroits, etc. Quelques commentaires ci-dessous.
Antsirabe : plutôt moche, manque d’intérêt, une nuit nous a semblé bien suffisante. Visite du lac Tritriva sympatoche mais ça fait 2h de voiture depuis Antsirabe pour un site qui ne décorne pas un zébu non plus. Du coup nous avons décidé de passer la nuit suivante à Ambositra. Idem, c’est plutôt moche, peu d’intérêt. La nuit à l’annexe de l’hôtel Artisan fut cauchemardesque : chiens aboyant toute la nuit, confort sommaire, etc. A noter que ces 2 premiers jours représentent beaucoup d’heures de voiture dans des conditions pénibles : trafic (1h30 pour sortir de Tana), état déplorable de la route, paysages quelconques, pollution derrière les autres voitures/camions. Il faut compter une moyenne max de 40km/h.
Une de nos rares bonnes décisions aura été de doubler la nuit à Ranomafana : avec le recul on aurait presque pu la tripler. Confort sommaire Chez Gaspard, en revanche pour quelques dizaines d’euros en plus, l’hôtel Thermal est chouette, confortable et le restau est excellent.
Nous avons annulé le trek dans l’Andringitra à cause la chaleur, bcp trop chaud. A faire en juillet/aout je pense. Avec le recul on aurait quand même du passer 1 nuit ou 2 au camp Catta et randonner à la journée dans ce coin, dommage.
Isalo : hôtel Isalo Ranch très bien pour dormir. Restaurant moyen mais il y a d’excellentes adresses dans le coin, à commencer par le Relais de la Reine et/ou Jardin du Roy (à visiter absolument) ou alors la pizza de Luigi à Rahohina (Pizzeria Italiana Liberta). C’est le seul endroit où la RN7 où le facteur « wahou » est bien présent. Nous avions prévu 3 jours de rando mais malade du ventre le 3eme jour … et du coup il vaut mieux payer le guide au jour le jour et non pas en avance comme nous l’avons fait, pas de remboursement sinon. Rando sympa (Canyon des Rats+Makis) mais pas folles non plus (piscine), très chaud, assez pénible. 2 jours de rando auraient suffi je pense. Garder un éventuel 3eme jour pour la visite de la mine à Ilakaka par exemple via Color Line. Un tour que j’ai trouvé intéressant mais un peu « malaisant » tellement les conditions de travail de ces esclaves modernes sont effroyables ...
Mangily : Hyper chaud en arrivant vers Tuléar, 36 degrés à l’ombre à l’arboretum d'Antsokay, dur. Le choc en arrivant un dimanche au Bella Donna à Mangily, plein de vaza en phase terminale avec des petites de 20 ans. On savait que c’était courant à Mada mais ça fait bizarre de voir ça après les 1000 kms de la RN7 (on avait été épargné par ce spectacle jusque-là). Super restau au Bella Donna et chez Freddy, chambres moyennes par contre. On a fait 2 plongées décevantes mais JP de Atimoo est sympa.
Salary Bay : n’ayant pas été super fan de l’ambiance de Mangily/Bella Donna on décide d’ajouter une nuit à Salary Bay en espérant que ça vaudra la peine. Eh bien ça valait le coup/cout. L’ambiance est tout autre ici. C’est beau, c’est calme, c’est bon. Malheureusement Madame est tombée malade en mangeant le 1er midi chez Francesco & Claire (à coté), à éviter c’est plus prudent. Pas déçu de Salary Bay même si à la base nous y sommes allés pour plonger, et là c’était plutôt décevant. Fred est très sympa mais les 8 plongées ont été plutôt quelconques. Là aussi, ça aurait peut-être été mieux en septembre (baleines, moins chaud, etc.), ou pas. Déçu par la plongée donc, mais c’était quand même sympa de passer une semaine là-bas.
Commentaire Manque de préparation dans notre programme, et pourtant on y avait passé du temps ! Nous avons surtout sous-estimé les temps de transport, la chaleur et le manque de confort des hôtels (nuit peu reposante). Pour quelqu’un qui ne fait pas de plongée, 2 semaines semblent bien suffisantes pour ce tour, ou moins … Pour nous c’est devenu intéressant à partir de Ranomafana. Avec le recul on aurait tracé direct à cet endroit, avec 1 nuit seulement en route.
Même si on s’y attendait un peu, nous avons été surpris par l’état d’extrême pauvreté qui règne à Mada. L’Etat est absent partout. Infrastructures non existantes : peu de production électrique, réseau routier en piteux état et peu développé, pas d’eau courante, etc. La misère est omniprésente, la famine ne semble jamais bien loin. La majorité de la population semble vivre dans un autre temps, une autre époque, un autre monde. Peu de sites vraiment intéressants sur cet itinéraire. Des paysages saccagés par les brulis et la déforestation, des espèces en voie de disparition (baobab, lémuriens, etc.) et au final une impression d’énorme gâchis sur cette ile, dans une indifférence générale ...
Malgré tout, ce fut intéressant d’en apprendre un peu plus le mode de vie de l’ethnie des Bara … qui nous a furieusement rappelé notre voyage à Rentepao en pays Toraja, en Sulawesi. Idem concernant le mode de vie des Vezos ainsi que les Mikea, un peuple de chasseur cueilleur ... Pas vraiment de problème d’insécurité pour le touriste moyen, même s’il faut faire attention à Tana (une de nos rencontre c’est fait voler ses affaires quelques jours après). A savoir que les chauffeurs/taxis ne roulent pas sur certaines portions de la RN7 la nuit à cause d’attaques de gangs encore régulières.
Au final, pas de coup de cœur mais je ne déconseillerai pas d’y aller pour autant, au contraire.
On a aimé Les 4L, 2CV, 505 et autres anciennetés Le parc de Ranomafama, mais ça reste cher pour ce que c’est malgré tout Isalo National Park, mais ça reste très cher pour ce que c’est malgré tout Salary Bay, même si la plongée aura été bof bof La nourriture, excellente dans le sud et à Tana ...
On a moins aimé ... mais la turista n’est jamais bien loin ! L’état du pays et la misère qui y règne Le confort spartiate de certains hôtels, les standards sont bien inférieurs à la moyenne Le prix abusé des parcs nationaux Ne pas conduire nous-même
Je vous invite à découvrir l'Île de Maui à Hawaii English translation pending
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
En septembre dernier, nous avons séjourné 15 jours sur l'île de Maui à Hawaii afin d'en découvrir les différents attraits touristiques
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visités sont énumérés ci-dessous. Un lien est rattaché à chaque attrait afin de vous permettre d'accéder plus rapidement aux informations le concernant.
Atterrissage sur l'île de Maui Location d'un véhicule Notre condo à Kihei Kahekili Highway: - En route vers la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la montée) sur la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la descente) sur la Waihe'e Ridge Trail - En route vers Olivine Pools - Olivine Pools & Bellstone - Ohai Loop Trail and Overlook - En route vers Nakalele Point & Blowhole - Nakalele Point & Blowhole - En route sur la Kahekili Highway Haleakala National Park: - Sliding Sands Trail (Keonehe'ehe'e) - Pu'u'Ula'ula Summit (Red Hill) - Kalahaku Overlook Trail - Leleiwi Overlook Trail Road to Hana: - Introduction - Spreckelsville Beach (Baby Beach) - Baldwin Beach Park - Ho'okipa Beach Park & Surf - Ho'okipa Beach Park - A la rencontre des tortues - Ho'okipa Beach Park - Wing Surfing - Ho'okipa Beach Park - Snorkeling - Ho'okipa Beach Park - Sauvetage en mer - Twin Falls - Eucalyptus arc-en-ciel - Waikamoi Nature Trail - Waikamoi Stream & Waterfalls - Kaumahina State Wayside Park - Keanae Arboretum - Wailua Valley State Wayside Park - Upper Waikani Falls (Three Bears Waterfalls) - Pua'a Ka'a Falls - Hanawi Falls - Hana Lava Tube - Wai'anapanapa State Park - Saut de falaise - Wai'anapanapa State Park - Les mangoustes - Wai'anapanapa State Park - Hana Beach Park - Fagan's Cross - Koki Beach - Hamoa Beach - Wailua Falls - Pipiwai Trail & Waimoku Falls - Seven Sacred Pools (Ohe'o Gulch) - Alelele Falls En route sur la Piilani Highway Kahului - Kanaha Pond Wildlife Sanctuary - Kanaha Beach Park En route - Kahului & Wailuku Wailuku - En route - Iao Valley State Park - Iao Valley State Park - Kepaniwai Park & Heritage Gardens L'intérieur des terres - Waihou Spring Trail - Makawao - En route sur Olinda Rd - Makawao - Kula Botanical Garden - Sun Yat-Sen Memorial Park - Kula West Maui - Front Street - Lahaina - Lahaina Banyan Court Park - Lahaina - Hale Pa'Ahao/Lahaina Prison - Lahaina - Randonnée - Hanakao'o Beach Park vers Wahikuli Wayside Park - Ka'anapali - Ka'anapali Beach Boardwalk - Saut de falaise à Black Rock - Ka'anapali - Black Rock Torch Lighting / Cliff Diving Ceremony - Ka'anapali - Kahekili Beach Park - Ka'anapali - Honokowai Beach Park - Honokowai - Napili Bay - Napili - Kapalua Coastal Trail (Aller) - Kapalua - Kapalua Coastal Trail (Retour) - Kapalua - Dragon's Teeth (Makaluapuna Point) - Kapalua - Randonnée dans la forêt de la Baie d'Honolua - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 1 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 2 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 3 - Kapalua - Baignade avec les tortues dans la Baie d'Honolua - Kapalua - Road Trip - Honoapiilani Hwy - Lahaina South Maui - Kealia Pond National Wildlife Refuge - Ma'alaea - Kealia Coastal Boardwalk - Ma'alaea - Maui Ocean Center - Ma'alaea - Kalepolepo Beach Park - Kihei - Kamaole Beach Park I, II & III - Kihei - Keawakapu Beach Park - Kihei - Wailea Beach Path - Wailea - Palauea Beach & Po'olenalena Beach & Malu'aka Beach - Makena - Plongée en apnée - Makena Landing Beach - Makena - Big Beach, Little Beach & Pu'u Ola'i - Makena - Plongée en apnée - Ahihi Bay - Makena - Plongée en apnée - Ahihi-Kina'u Natural Area Reserve - Makena - Randonnée - La Perouse Bay - Makena - Road Trip - Makena Alanui Rd - Wailea-Makena
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En septembre dernier, nous avons séjourné 15 jours sur l'île de Maui à Hawaii afin d'en découvrir les différents attraits touristiques
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
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Atterrissage sur l'île de Maui Location d'un véhicule Notre condo à Kihei Kahekili Highway: - En route vers la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la montée) sur la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la descente) sur la Waihe'e Ridge Trail - En route vers Olivine Pools - Olivine Pools & Bellstone - Ohai Loop Trail and Overlook - En route vers Nakalele Point & Blowhole - Nakalele Point & Blowhole - En route sur la Kahekili Highway Haleakala National Park: - Sliding Sands Trail (Keonehe'ehe'e) - Pu'u'Ula'ula Summit (Red Hill) - Kalahaku Overlook Trail - Leleiwi Overlook Trail Road to Hana: - Introduction - Spreckelsville Beach (Baby Beach) - Baldwin Beach Park - Ho'okipa Beach Park & Surf - Ho'okipa Beach Park - A la rencontre des tortues - Ho'okipa Beach Park - Wing Surfing - Ho'okipa Beach Park - Snorkeling - Ho'okipa Beach Park - Sauvetage en mer - Twin Falls - Eucalyptus arc-en-ciel - Waikamoi Nature Trail - Waikamoi Stream & Waterfalls - Kaumahina State Wayside Park - Keanae Arboretum - Wailua Valley State Wayside Park - Upper Waikani Falls (Three Bears Waterfalls) - Pua'a Ka'a Falls - Hanawi Falls - Hana Lava Tube - Wai'anapanapa State Park - Saut de falaise - Wai'anapanapa State Park - Les mangoustes - Wai'anapanapa State Park - Hana Beach Park - Fagan's Cross - Koki Beach - Hamoa Beach - Wailua Falls - Pipiwai Trail & Waimoku Falls - Seven Sacred Pools (Ohe'o Gulch) - Alelele Falls En route sur la Piilani Highway Kahului - Kanaha Pond Wildlife Sanctuary - Kanaha Beach Park En route - Kahului & Wailuku Wailuku - En route - Iao Valley State Park - Iao Valley State Park - Kepaniwai Park & Heritage Gardens L'intérieur des terres - Waihou Spring Trail - Makawao - En route sur Olinda Rd - Makawao - Kula Botanical Garden - Sun Yat-Sen Memorial Park - Kula West Maui - Front Street - Lahaina - Lahaina Banyan Court Park - Lahaina - Hale Pa'Ahao/Lahaina Prison - Lahaina - Randonnée - Hanakao'o Beach Park vers Wahikuli Wayside Park - Ka'anapali - Ka'anapali Beach Boardwalk - Saut de falaise à Black Rock - Ka'anapali - Black Rock Torch Lighting / Cliff Diving Ceremony - Ka'anapali - Kahekili Beach Park - Ka'anapali - Honokowai Beach Park - Honokowai - Napili Bay - Napili - Kapalua Coastal Trail (Aller) - Kapalua - Kapalua Coastal Trail (Retour) - Kapalua - Dragon's Teeth (Makaluapuna Point) - Kapalua - Randonnée dans la forêt de la Baie d'Honolua - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 1 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 2 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 3 - Kapalua - Baignade avec les tortues dans la Baie d'Honolua - Kapalua - Road Trip - Honoapiilani Hwy - Lahaina South Maui - Kealia Pond National Wildlife Refuge - Ma'alaea - Kealia Coastal Boardwalk - Ma'alaea - Maui Ocean Center - Ma'alaea - Kalepolepo Beach Park - Kihei - Kamaole Beach Park I, II & III - Kihei - Keawakapu Beach Park - Kihei - Wailea Beach Path - Wailea - Palauea Beach & Po'olenalena Beach & Malu'aka Beach - Makena - Plongée en apnée - Makena Landing Beach - Makena - Big Beach, Little Beach & Pu'u Ola'i - Makena - Plongée en apnée - Ahihi Bay - Makena - Plongée en apnée - Ahihi-Kina'u Natural Area Reserve - Makena - Randonnée - La Perouse Bay - Makena - Road Trip - Makena Alanui Rd - Wailea-Makena
Le nord Chili de Calama à Arica English translation pending
Après un voyage passionnant en Patagonie il y a 1 an,
voyageforum.com/...ost=9269103;#9269103 nous avons rapidement décidé de retourner au Chili, cette fois tout au nord, pour une balade andine entre Calama et Arica. Départ prévu en novembre…mi-octobre, de violentes manifestations éclatent à Santiago puis essaiment aux autres villes. Je surveille l’actualité et nous décidons finalement de maintenir le voyage, puisque les vols semblent se dérouler normalement et que ne ferons pas de tourisme urbain.
Edit : Voilà, le carnet complet en images, vidéos et cartes est là: CLIC
Bonne lecture! Marie En « route » vers les Andes 9 et 10/11/19 Vol Air France Luxembourg-Paris (30 mn de vol)- puis Paris-Santiago du Chili (14h de vol ! Moins cher que de partir de Paris directement et plus près pour nous 794 €/pers. avec 1 bagage en soute et le choix des sièges)
puis 5h d’escale (où nous sommes soulagés de récupérer nos bagages car nous allons en partie camper. Nous retirons aussi du cash),
puis vol (2h30) Sky Airlines de Santiago à Calama (low cost déjà testée et approuvée il y a 1 an, 77 €/pers avec 1 bagage en soute et le choix des sièges),
où nous atterrissons le dimanche 10/11/19 à 17h30 comme prévu.
Très beau temps lors de la traversée des Andes, qui nous semblent cependant bien peu enneigées en ce printemps austral…





Après avoir mangé une bricole à la cafétéria de l’aéroport, nous récupérons chez Europcar un Nissan X trail 4X4 quasiment neuf (800 km au compteur) mais avec des pneus de ville. Location effectuée via booking.com, modifiée à plusieurs reprises car le prix n’a cessé de baisser les derniers jours (sans doute en raison des évènements ?) : gain de 150 € (finalement 750 € pour 12 jours) Frais de drop off à Arica (250 € environ) d’où nous reprendrons l’avion le 22/11 pour Santiago. Nous prévoyons de remonter vers le nord en direction de Putre en restant la plupart du temps sur l’altiplano. Il nous faut donc être autonomes en bouffe, eau et essence. L’idée est de prendre notre temps pour faire quelques détours…nous camperons donc puisqu’il y a peu d’hébergements et que nous aimons profiter des beaux endroits seuls avec les belles lumières du levant et du couchant. L’autonomie en carburant est un problème dans cette partie du Chili puisqu’entre les villes de Calama et Arica on ne trouve de stations-service qu’à Pica et Pozzo Almonte. Sinon il faut compter sur de l’essence vendue au bidon dans certains villages ou sur ses propres réserves. Le parcours prévu est le suivant : Calama (essence en station)-Ollagüe-Huasco Lipez-Pica-Pintados-Pozzo Almonte (essence en station)-Humberstone-Huara-Geysers de Puchuldiza-Cariquima-Bosque de Cactus-Colchane (essence bolivienne au marché noir)-Parque Nacional Volcan Isluga-Laguna Roja-Termas de Polloquere (salar de Surire)-Quebrada de Chuba-Parque Nacional Lauca-Putre (essence au bidon)-Cerro Milagro-Putre -Laguna Cotacotani Lago Chungara-Putre-Suriplaza-Putre-Codpa-Valle Camarones-Caleta Camarones-Caleta Victor-Arica (essence en station) De Calama à Putre, nous ne descendrons qu’une fois jusqu’à la plaine côtière, afin de varier un peu le voyage, et de reprendre de l’essence. L’idée est de conserver l’adaptation à l’altitude qui devrait s’améliorer au fil de jours et nous permettre de faire quelques randos en fin de séjour, même si en réalité il faut plutôt 4 semaines pour être vraiment bien acclimaté. Par précaution nous emmenons le petit compresseur et de quoi réparer d’éventuelles crevaisons et le téléphone satellite. Nous irons dans quelques zones assez isolées sans réseau téléphonique et sans beaucoup de passage…et ça permet de garder le contact avec les proches.
La ville est à quelques km de l’aéroport : nous posons nos affaires au Géotel Calama (bien, 46 € bon petit-déj inclus), prenons une bonne douche, tentons une sortie pour aller faire un gros ravitaillement, rapidement avortée en raison des bruits de manifestations qui retentissent dans les rues avoisinantes. Nous irons demain ! Au lit !
voyageforum.com/...ost=9269103;#9269103 nous avons rapidement décidé de retourner au Chili, cette fois tout au nord, pour une balade andine entre Calama et Arica. Départ prévu en novembre…mi-octobre, de violentes manifestations éclatent à Santiago puis essaiment aux autres villes. Je surveille l’actualité et nous décidons finalement de maintenir le voyage, puisque les vols semblent se dérouler normalement et que ne ferons pas de tourisme urbain.
Edit : Voilà, le carnet complet en images, vidéos et cartes est là: CLIC
Bonne lecture! Marie En « route » vers les Andes 9 et 10/11/19 Vol Air France Luxembourg-Paris (30 mn de vol)- puis Paris-Santiago du Chili (14h de vol ! Moins cher que de partir de Paris directement et plus près pour nous 794 €/pers. avec 1 bagage en soute et le choix des sièges)
puis 5h d’escale (où nous sommes soulagés de récupérer nos bagages car nous allons en partie camper. Nous retirons aussi du cash),
puis vol (2h30) Sky Airlines de Santiago à Calama (low cost déjà testée et approuvée il y a 1 an, 77 €/pers avec 1 bagage en soute et le choix des sièges),
où nous atterrissons le dimanche 10/11/19 à 17h30 comme prévu.
Très beau temps lors de la traversée des Andes, qui nous semblent cependant bien peu enneigées en ce printemps austral…





Après avoir mangé une bricole à la cafétéria de l’aéroport, nous récupérons chez Europcar un Nissan X trail 4X4 quasiment neuf (800 km au compteur) mais avec des pneus de ville. Location effectuée via booking.com, modifiée à plusieurs reprises car le prix n’a cessé de baisser les derniers jours (sans doute en raison des évènements ?) : gain de 150 € (finalement 750 € pour 12 jours) Frais de drop off à Arica (250 € environ) d’où nous reprendrons l’avion le 22/11 pour Santiago. Nous prévoyons de remonter vers le nord en direction de Putre en restant la plupart du temps sur l’altiplano. Il nous faut donc être autonomes en bouffe, eau et essence. L’idée est de prendre notre temps pour faire quelques détours…nous camperons donc puisqu’il y a peu d’hébergements et que nous aimons profiter des beaux endroits seuls avec les belles lumières du levant et du couchant. L’autonomie en carburant est un problème dans cette partie du Chili puisqu’entre les villes de Calama et Arica on ne trouve de stations-service qu’à Pica et Pozzo Almonte. Sinon il faut compter sur de l’essence vendue au bidon dans certains villages ou sur ses propres réserves. Le parcours prévu est le suivant : Calama (essence en station)-Ollagüe-Huasco Lipez-Pica-Pintados-Pozzo Almonte (essence en station)-Humberstone-Huara-Geysers de Puchuldiza-Cariquima-Bosque de Cactus-Colchane (essence bolivienne au marché noir)-Parque Nacional Volcan Isluga-Laguna Roja-Termas de Polloquere (salar de Surire)-Quebrada de Chuba-Parque Nacional Lauca-Putre (essence au bidon)-Cerro Milagro-Putre -Laguna Cotacotani Lago Chungara-Putre-Suriplaza-Putre-Codpa-Valle Camarones-Caleta Camarones-Caleta Victor-Arica (essence en station) De Calama à Putre, nous ne descendrons qu’une fois jusqu’à la plaine côtière, afin de varier un peu le voyage, et de reprendre de l’essence. L’idée est de conserver l’adaptation à l’altitude qui devrait s’améliorer au fil de jours et nous permettre de faire quelques randos en fin de séjour, même si en réalité il faut plutôt 4 semaines pour être vraiment bien acclimaté. Par précaution nous emmenons le petit compresseur et de quoi réparer d’éventuelles crevaisons et le téléphone satellite. Nous irons dans quelques zones assez isolées sans réseau téléphonique et sans beaucoup de passage…et ça permet de garder le contact avec les proches.
La ville est à quelques km de l’aéroport : nous posons nos affaires au Géotel Calama (bien, 46 € bon petit-déj inclus), prenons une bonne douche, tentons une sortie pour aller faire un gros ravitaillement, rapidement avortée en raison des bruits de manifestations qui retentissent dans les rues avoisinantes. Nous irons demain ! Au lit !
Six-week trip to Mexico
I recently took a six-week trip to Mexico with Y, my Thai partner. To be precise, we spent 43 days there plus a final half-day before heading to Mexico City Airport for our return flight to Europe.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
Trois semaines entre Montréal, Ottawa, l'État de New York et la Nouvelle Angleterre English translation pending
Bonjour à tous
Après un été en Italie en 2018 , l’envie de repartir sur la côte est des USA pour « finir » notre voyage en Nouvelle Angleterre s’est concrétisé : 23 jours en partant de Montréal , tourner cette fois ci vers l’Ouest en passant par Ottawa, l’état de New York, le Connecticut, le Rhode Island, le Massachusetts, Le Vermont, à nouveau l’état de New York et enfin retour par Montréal .
Cette fois ci nous ne sommes que mon mari et moi , sans aucun enfant , les premières grandes vacances en couple depuis ...1990. Les billets d’avion sont achetés en Mars pour 1358€ pour 2 sur Air Canada directement -sièges et valises compris. Les AVE sont ok jusqu’en 2025. L’I94 sera réglé sur place . Les hôtels ont été réservés au fur et à mesure soit sur une centrale qui crédite une nuit gratuite pour 10 réservées- on en profitera deux fois, soit sur les sites directement des hôtels. Et ça ce fut un gros gros boulot en amont . Les repas seront surtout pris dans des restaurants et pique-nique le midi . Attention aux horaires des restos le soir , dans les coins pas touristiques, ils ferment souvent vers 21h-21h30.
Je me suis inspirée très fortement du guide « Escapades Américaines « de Marie France Bornais un des rares guides sur l’Etat de New York et du Guide Ulysse sur la Nouvelle Angleterre, des petits guides pour Montréal et Ottawa , les sites internet des régions parcourues , surtout https://parks.ny.gov/ et des demandes de documentations . Et bien sûr les quelques carnets et discussion sur ce forum.
Le trajet J1 mercredi 03 Juillet Paris-Montréal J2 jeudi 04 Juillet Montréal - Gatineau/Ottawa J3 Vendredi 05 Juillet Gatineau/Ottawa J4 Samedi 06 Juillet Ottawa-Gananoque J5 Dimanche 07 Juillet Gananoque J6 Lundi 08 Juillet Gananoque-Geneva J7 Mardi 09 Juillet Geneva-Ithaca J8 Mercredi 10 Juillet Ithaca J9 Jeudi 11 Juillet Ithaca-Pougkeepsie J10 Vendredi 12 Juillet Pougkeepsie-Mystic J11 Samedi 13 Juillet Mystic J12 Dimanche 14 Juillet Mystic J13 Lundi 15 Juillet Mystic J14 Mardi 16 Juillet. Mystic - Boston J15 Mercredi 17 Juillet Boston J16 Jeudi 18 Juillet Boston J17 Vendredi 19 Juillet Boston - Bennington J18 Samedi 20 Juillet Bennington J19 Dimanche 21 Juillet Bennington-Lake Placid J21 Lundi 22 Juillet Lake Placid J22 Mardi 23 Juillet Lake Placid -Montréal J23 Mercredi 24 Juillet Montréal J24 Jeudi 25 Juillet Montréal -Paris
Je vais essayer d'intégrer la photo du trajet mais celle que j’ai n’est pas assez « lourde ». Victoire :
Après un été en Italie en 2018 , l’envie de repartir sur la côte est des USA pour « finir » notre voyage en Nouvelle Angleterre s’est concrétisé : 23 jours en partant de Montréal , tourner cette fois ci vers l’Ouest en passant par Ottawa, l’état de New York, le Connecticut, le Rhode Island, le Massachusetts, Le Vermont, à nouveau l’état de New York et enfin retour par Montréal .
Cette fois ci nous ne sommes que mon mari et moi , sans aucun enfant , les premières grandes vacances en couple depuis ...1990. Les billets d’avion sont achetés en Mars pour 1358€ pour 2 sur Air Canada directement -sièges et valises compris. Les AVE sont ok jusqu’en 2025. L’I94 sera réglé sur place . Les hôtels ont été réservés au fur et à mesure soit sur une centrale qui crédite une nuit gratuite pour 10 réservées- on en profitera deux fois, soit sur les sites directement des hôtels. Et ça ce fut un gros gros boulot en amont . Les repas seront surtout pris dans des restaurants et pique-nique le midi . Attention aux horaires des restos le soir , dans les coins pas touristiques, ils ferment souvent vers 21h-21h30.
Je me suis inspirée très fortement du guide « Escapades Américaines « de Marie France Bornais un des rares guides sur l’Etat de New York et du Guide Ulysse sur la Nouvelle Angleterre, des petits guides pour Montréal et Ottawa , les sites internet des régions parcourues , surtout https://parks.ny.gov/ et des demandes de documentations . Et bien sûr les quelques carnets et discussion sur ce forum.
Le trajet J1 mercredi 03 Juillet Paris-Montréal J2 jeudi 04 Juillet Montréal - Gatineau/Ottawa J3 Vendredi 05 Juillet Gatineau/Ottawa J4 Samedi 06 Juillet Ottawa-Gananoque J5 Dimanche 07 Juillet Gananoque J6 Lundi 08 Juillet Gananoque-Geneva J7 Mardi 09 Juillet Geneva-Ithaca J8 Mercredi 10 Juillet Ithaca J9 Jeudi 11 Juillet Ithaca-Pougkeepsie J10 Vendredi 12 Juillet Pougkeepsie-Mystic J11 Samedi 13 Juillet Mystic J12 Dimanche 14 Juillet Mystic J13 Lundi 15 Juillet Mystic J14 Mardi 16 Juillet. Mystic - Boston J15 Mercredi 17 Juillet Boston J16 Jeudi 18 Juillet Boston J17 Vendredi 19 Juillet Boston - Bennington J18 Samedi 20 Juillet Bennington J19 Dimanche 21 Juillet Bennington-Lake Placid J21 Lundi 22 Juillet Lake Placid J22 Mardi 23 Juillet Lake Placid -Montréal J23 Mercredi 24 Juillet Montréal J24 Jeudi 25 Juillet Montréal -Paris
Je vais essayer d'intégrer la photo du trajet mais celle que j’ai n’est pas assez « lourde ». Victoire :

Un mois dans le nord du Pakistan English translation pending
1 mois au Pakistan, C’était GÉNIAL !
Un pays où le tourisme chinois, coréen et japonais est florissant. Du côté européen, 1 groupe de trekkeurs, et 2 individuels. C’est tout !
Nous étions 2 copines. Début janvier, achat du billet d’avion pour le Pakistan pour y passer un mois. Départ 31 juillet, retour 27 août avec une arrivée à Lahore et un départ d’Islamabad. Objectif : le nord du Pakistan.
Le visa : Pour entrer au Pakistan, il faut une invitation d’un pakistanais ou d’une agence française ou locale. Pour profiter au mieux de paysages et pouvoir s’arrêter où nous voulions, nous avions décidé de louer une voiture. Recherche de loueurs : nous n’avons pas trouvé de location sans chauffeur. Et j’ai envie de dire, avec du recul, aucun regret : notre chauffeur étant super, avec une parfaite connaissance du circuit que nous voulions faire. De plus, les routes sont souvent catastrophiques (en dehors des grands axes) et seules, nous aurions certainement renoncé à une bonne partie du périple !
Arrivée à Lahore où nous y avons passé 2 jours. Grande ville, bruyante à cause des motos mais avec une vieille ville très authentique. Pas de souci pour y passer 2 jours sans s’ennuyer (pourquoi pas 3). Et la population est accueillante, souriante. Une entrée en matière dans le pays très intéressante.
Puis nous avons pris un bus pour Islamabad. Nous n’avons pas du tout apprécié cette ville qui n’a aucune âme. Tracé au carré, avec des grands boulevards. Au centre de chaque quartier un centre commercial. Le seul intérêt : la mosquée.
C’est à Islamabad que nous avons été pris en charge par notre chauffeur. L’enjeu était de taille : il fallait s’entendre avec lui parce que 27 jours, cela peut être long avec quelqu’un avec qui il n’y a pas de complicité ! il nous a rapidement dit que nous étions des touristes « un peu spéciale » mais il s��est très vite adapté à nos attentes et à notre rythme. Le circuit avait été établi auparavant. Il a été respecté mais nous avons parfois modifié les étapes où nous avons dormi. Il faut le dire, c’est grâce à sa capacité d’adaptation, notre voyage a été formidable
cela commence mal, j'ai oublié les photos ! et maintenant, je ne sais pas les mettre en grand !
ISLAMABAD / CHILAS Journée longue. On a mis 5 h d’Islamabad pour arriver à l’intersection qui nous fasse rentrer dans la vallée de Kaghan. Route encombrée de voitures, camions… bruit, passage de villes sans intérêt. La vallée jusque Naran, je n’y ai pas trouvé d’intérêt, rien d’exceptionnel à mes yeux. Vallée fréquentée par les pakistanais qui viennent chercher la fraicheur et de Naran, faire la randonnée jusqu’au Glacier de Nanga Parbat. Après Naran, village touristique au milieu de la vallée, les paysages sont plus beaux. (Alors attention, à mes yeux car personnellement, je préfère les paysages arides. Donc sur mes photos, beaucoup de paysages arides. Ce qui ne veut pas dire que dans certains endroits il n’y a pas d’arbres mais comme je prends des photos pour me faire plaisir, de ce que j’aime, je fais peu de photos des paysages plus verts !) Au total, 12 h 30 de route !

Nous n’avons connu de Chilas que la rue principale le soir, pas vraiment animée, car nous sommes reparties le lendemain matin pour traverser le plateau de Diosai. Avec du recul, nous aurions dû prendre le temps le matin de marcher dans la petite ville et profiter de l’environnement).

CHILAS /ASTORE La vallée de Chilas, jusque l’embranchement d’Astore est superbe. Après, c’est une vallée très resserrée.


c'est l'occasion de voir nos premiers trucks pakistanais



Astore : une rue principale avec le bazar. Du monde le matin. Peu de contact et on fait vite le tour ! Mais en même temps, l’occasion d’observer la vie, les tenues. Et aucun touriste de quelques nationalités qu’ils soient.



Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la vallée de Rama (c’est vert !). Quelques familles y vivent, l’occasion de belles rencontres.



à suivre....
Un pays où le tourisme chinois, coréen et japonais est florissant. Du côté européen, 1 groupe de trekkeurs, et 2 individuels. C’est tout !
Nous étions 2 copines. Début janvier, achat du billet d’avion pour le Pakistan pour y passer un mois. Départ 31 juillet, retour 27 août avec une arrivée à Lahore et un départ d’Islamabad. Objectif : le nord du Pakistan.
Le visa : Pour entrer au Pakistan, il faut une invitation d’un pakistanais ou d’une agence française ou locale. Pour profiter au mieux de paysages et pouvoir s’arrêter où nous voulions, nous avions décidé de louer une voiture. Recherche de loueurs : nous n’avons pas trouvé de location sans chauffeur. Et j’ai envie de dire, avec du recul, aucun regret : notre chauffeur étant super, avec une parfaite connaissance du circuit que nous voulions faire. De plus, les routes sont souvent catastrophiques (en dehors des grands axes) et seules, nous aurions certainement renoncé à une bonne partie du périple !
Arrivée à Lahore où nous y avons passé 2 jours. Grande ville, bruyante à cause des motos mais avec une vieille ville très authentique. Pas de souci pour y passer 2 jours sans s’ennuyer (pourquoi pas 3). Et la population est accueillante, souriante. Une entrée en matière dans le pays très intéressante.
Puis nous avons pris un bus pour Islamabad. Nous n’avons pas du tout apprécié cette ville qui n’a aucune âme. Tracé au carré, avec des grands boulevards. Au centre de chaque quartier un centre commercial. Le seul intérêt : la mosquée.
C’est à Islamabad que nous avons été pris en charge par notre chauffeur. L’enjeu était de taille : il fallait s’entendre avec lui parce que 27 jours, cela peut être long avec quelqu’un avec qui il n’y a pas de complicité ! il nous a rapidement dit que nous étions des touristes « un peu spéciale » mais il s��est très vite adapté à nos attentes et à notre rythme. Le circuit avait été établi auparavant. Il a été respecté mais nous avons parfois modifié les étapes où nous avons dormi. Il faut le dire, c’est grâce à sa capacité d’adaptation, notre voyage a été formidable
cela commence mal, j'ai oublié les photos ! et maintenant, je ne sais pas les mettre en grand !
ISLAMABAD / CHILAS Journée longue. On a mis 5 h d’Islamabad pour arriver à l’intersection qui nous fasse rentrer dans la vallée de Kaghan. Route encombrée de voitures, camions… bruit, passage de villes sans intérêt. La vallée jusque Naran, je n’y ai pas trouvé d’intérêt, rien d’exceptionnel à mes yeux. Vallée fréquentée par les pakistanais qui viennent chercher la fraicheur et de Naran, faire la randonnée jusqu’au Glacier de Nanga Parbat. Après Naran, village touristique au milieu de la vallée, les paysages sont plus beaux. (Alors attention, à mes yeux car personnellement, je préfère les paysages arides. Donc sur mes photos, beaucoup de paysages arides. Ce qui ne veut pas dire que dans certains endroits il n’y a pas d’arbres mais comme je prends des photos pour me faire plaisir, de ce que j’aime, je fais peu de photos des paysages plus verts !) Au total, 12 h 30 de route !

Nous n’avons connu de Chilas que la rue principale le soir, pas vraiment animée, car nous sommes reparties le lendemain matin pour traverser le plateau de Diosai. Avec du recul, nous aurions dû prendre le temps le matin de marcher dans la petite ville et profiter de l’environnement).
CHILAS /ASTORE La vallée de Chilas, jusque l’embranchement d’Astore est superbe. Après, c’est une vallée très resserrée.


c'est l'occasion de voir nos premiers trucks pakistanais



Astore : une rue principale avec le bazar. Du monde le matin. Peu de contact et on fait vite le tour ! Mais en même temps, l’occasion d’observer la vie, les tenues. Et aucun touriste de quelques nationalités qu’ils soient.



Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la vallée de Rama (c’est vert !). Quelques familles y vivent, l’occasion de belles rencontres.



à suivre....
Crète... un parcours en zigzags dans l'ouest de l'île English translation pending
Joli mois de mai en Crète entre plages et lagons, gorges et arrière-pays mais aussi chapelles et monastères, sites antiques, villages typiques, routes panoramiques et partout à cette saison... des fleurs ! Circuit en voiture + randonnées quotidiennes.
Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

Présentation
De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.
Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.
J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !
C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.
Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'île ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.
Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?
C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !
M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon
Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.
Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉
Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.
Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.
Lauriers roses
Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019
Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.
Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.
A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.
Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.
Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.
Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.
Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?
Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.
Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".
Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !
L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.
Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.
En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.
Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !
Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres
Petit oratoire
Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019
Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.
Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.
Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.
Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.
Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".
Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.
Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?
Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.
L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.
Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.
Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.
Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.
Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.
Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.
C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.
Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !
Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.
Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.
Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.
Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.
Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres
Elafonissi
Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019
Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.
En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.
La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.
Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.
Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.
Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.
Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.
Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.
Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.
11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.
Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.
Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.
Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.
Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.
Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.
Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.
Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.
En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.
Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.
Lagon de Balos
Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019
En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.
Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".
Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.
Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.
Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !
A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.
Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.
Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.
Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.
Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.
Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.
A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route
Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.
Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.
Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.
Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.
Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.
Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.
Demain nous partons vers d'autres horizons !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
Vue depuis l'acropole de Polyrinia
Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019
Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.
Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.
Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.
Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.
Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !
Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !
En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.
Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.
Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.
C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.
Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.
Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.
Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.
Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.
Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.
Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !
Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !
En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.
Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres
Le lendemain…
Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.
Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !
L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.
Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.
Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.
8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.
Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.
A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.
C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.
Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.
Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.
Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.
En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !
Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.
Vers Lissos
Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019
Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).
Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.
Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.
Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.
Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.
Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.
C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.
Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.
Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.
Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.
La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.
Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !
Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.
Gorges de Figou
Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019
Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.
Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.
Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.
On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).
Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.
Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.
C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.
La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.
Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.
Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.
Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.
C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !
Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.
Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.
Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.
Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.
Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.
Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.
Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.
En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !
Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.
Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.
Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.
Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.
Portes de Fer
La suite se trouve dans le post 2 !
Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

Présentation
De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.
Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.
J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !
C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.
Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'île ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.
Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?
C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !
M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon
Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.
Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉
Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.
Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.
Lauriers roses

Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019
Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.
Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.
A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.
Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.
Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.
Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.
Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?
Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.
Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".
Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !
L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.
Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.
En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.
Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !
Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres
Petit oratoire

Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019
Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.
Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.
Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.
Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.
Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".
Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.
Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?
Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.
L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.
Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.
Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.
Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.
Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.
Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.
C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.
Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !
Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.
Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.
Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.
Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.
Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres
Elafonissi

Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019
Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.
En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.
La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.
Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.
Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.
Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.
Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.
Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.
Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.
11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.
Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.
Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.
Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.
Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.
Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.
Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.
Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.
En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.
Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.
Lagon de Balos

Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019
En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.
Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".
Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.
Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.
Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !
A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.
Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.
Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.
Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.
Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.
Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.
A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route
Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.
Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.
Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.
Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.
Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.
Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.
Demain nous partons vers d'autres horizons !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
Vue depuis l'acropole de Polyrinia

Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019
Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.
Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.
Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.
Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.
Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !
Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !
En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.
Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.
Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.
C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.
Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.
Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.
Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.
Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.
Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.
Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !
Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !
En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.
Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres
Le lendemain…
Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.
Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !
L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.
Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.
Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.
8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.
Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.
A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.
C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.
Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.
Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.
Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.
En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !
Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.
Vers Lissos

Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019
Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).
Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.
Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.
Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.
Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.
Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.
C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.
Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.
Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.
Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.
La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.
Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !
Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.
Gorges de Figou

Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019
Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.
Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.
Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.
On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).
Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.
Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.
C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.
La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.
Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.
Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.
Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.
C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !
Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.
Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.
Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.
Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.
Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.
Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.
Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.
En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !
Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.
Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.
Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.
Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.
Portes de Fer

La suite se trouve dans le post 2 !
Îles Canaries (La Palma) - Novembre 2019 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.
Nous avons été conquis par les Canaries. Pour notre 3ème voyage, après Ténérife, La Gomera et Lanzarote, nous découvrons cette année La Palma. Formule identique à l’an dernier : un seul point de chute, une voiture de location et on rayonne. Voyage axé sur la randonnée. On rentre une fois de plus enchantés, prêts à poursuivre notre découverte de cet archipel magique, voire à revenir à La Palma qui, pour l’instant, est notre île préférée.
NOTRE SEJOUR DE 10 JOURS :
Ven 1er Nov – Vol Iberia Paris Orly/Santa Cruz de la Palma via Madrid – Arrivée à 13h50 - 10 nuits à Los Cancajos Sam – Cubo de la Galga (rando) - Santa Cruz de la Palma Dim – Fuencaliente : Volcan San Antonio & Teneguía (rando) – Le phare et les salines Lun – La Route des Volcans (rando) Mar – Puerto Naos – El Remo – El Paso – Eglise de la Virgen de Las Nieves - Santa Cruz Mer – Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (rando) – Charco Azul – La Fajana - LP4 : Roque de los Muchachos & observatoires Jeu – Zarza : Caldera de Agua (rando) – Tijarafe : baie des pêcheurs Ven – Las Tricias (rando) – Puerto de Tazacorte – Mirador de la Cumbrecita (rando) Sam – PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (rando) Dim – Los Llanos – Zarza : musée et parc – Playa Nogales Lun 11 Nov – Vol Iberia – Départ à 14h30
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols Iberia : 356 € l’A/R
Dépenses sur place : Location de voiture : 170 € Essence : 108 € Hébergement : 1 017 € + 66 € d’extra Autres : 380 €
Budget total tout compris (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : 2 450 €
GUIDES : Lonely Planet – Canaries – 3è édition Très décevant. Inutile. Guide du Routard – Canaries 2020 Bien plus complet que le LP. Quelques infos intéressantes sur les plus belles randos. La Palma – Rother Walking Guide De Klaus & Annette Wolfsperger – En anglais Le classement (intérêt et difficulté) des randos nous a permis de faire nos choix. Walk ! La Palma – Discovery Walking Guide De Charles Davis et Jan Kostura - En anglais Guide associé à la carte, bien pratique. Description très précise des randos. La Palma Tour & Trail Map Carte associée au guide précédent (1/40 000) Internet www.salutilescanaries.com/la-palma/
VOLS : Vols réguliers sur Iberia, avec escale à Madrid. Long et inconfortable.
LOCATION DE VOITURE : www.cicar.com Comme lors de nos 2 précédents voyages, nous passons par cette compagnie locale très réputée. Réservation via internet d'une Opel Corsa pour 10 jours – 170 € tout inclus, km illimité. Paiement au moment de la prise en charge à l’aéroport – Formalités réduites au minimum. Permis de conduire national suffisant. Excellente voiture – Aucun souci – Je recommande vivement cette compagnie tout à fait fiable.
Le réseau routier est excellent et la circulation réduite. La LP1 est la route du Nord, la LP2, celle du Sud. La LP3 traverse l’île en passant par le Visitor Center du PN de la Caldera de Taburiente. Enfin, la LP4 est la route de montagne qui dessert les observatoires et Roque de Los Muchachos. En 10 jours, on a parcouru ces routes plusieurs fois, toujours avec bonheur. Rouler n’est pas une contrainte. Prévoyez une moyenne de 40-50 km/h. L’essence est moins chère qu’en France (1,17€/l).
Pensez à télécharger la carte de La Palma dans l’application GoogleMaps pour pouvoir l’utiliser hors connexion.
HOTEL : Réservé directement sur leur site.
Hôtel H10 Taburiente Playa à Breña Baja www.h10hotels.com/...h10-taburiente-playa 10 nuits en ½ pension : 1070 € + 66 € d’extras (boissons lors du dîner) Notre expérience l’an dernier à Lanzarote dans cette chaîne d’hôtels nous avait tant plu que nous avons réitéré ici. Celui-ci a moins de charme que celui de Lanzarote. Pour autant, il correspond à ce qu’on cherchait : bien situé entre l’aéroport et Santa Cruz sur la jolie côte de Los Cancajos, petit déj buffet, chambre confortable, belle vue sur la mer et sur Santa Cruz, parking. Le surcoût pour la ½ pension est dérisoire. Et ça ne nous a pas empêchés de manger ailleurs, nous nous contentions alors de quelques fruits frais en toute fin de soirée. La plage (sable noir) de Los Cancajos est à 10 minutes à pied. Attention : à cette époque, la clientèle est composée principalement de retraités allemands. En résumé : un grand complexe, sans aucune âme canarienne, mais très pratique dès lors qu’on a une voiture.
Il n’est pas idiot d’envisager 2 points de chute. L’île n’est pas très grande mais les routes de montagne sont longues à parcourir. Sur la côte Est, Santa Cruz ou Los Cancajos sont de bonnes options (on n’a pas regretté notre choix). Sur la côte Ouest, on a beaucoup aimé Puerto de Tazacorte. Los Llanos de Aridane, charmante petite ville, peut également être une bonne idée. Assurez-vous toujours d’avoir une place de parking, c’est parfois un peu galère. Cela étant dit, pour 10 jours, on a bien apprécié de se poser. Et, certes, on a refait les mêmes routes plusieurs fois, mais, quel bonheur ! Rouler fait ici partie du voyage. Et si c’était à refaire (oui, oui, on l’envisage !), on referait tout pareil.
REPAS : Quelques adresses sympa (GoogleMaps les connait) :
Chipi Chipi (à l’Ouest de Santa Cruz juste avant l’église de la Virgen de las Nieves) Un petit restaurant original dans un cadre bien agréable. Ancora (sur la LP1, au Sud de Puntagorda) On est tombé dessus par hasard. Une carte originale. On choisit un curry (de langoustines pour l’un, de poulet pour l’autre) cuit dans une grosse boule de pain. Délicieux. Le vin est également très bon (1,80€ le verre !) Kiosko Teneguia (Puerto de Tazacorte) Plusieurs restaurants animent ce bord de mer. Cadre très agréable. Belle carte de poissons et de fruits de mer.
Partout, les prix sont très raisonnables. De quoi se faire plaisir sans compter !
LE SEJOUR : Cette fois, nous étions partis pour randonner. On n’a pas été déçus. L’île est extraordinaire : des paysages variés, allant de la forêt luxuriante du Nord Est aux étendues lunaires des volcans du Sud, en passant par la caldera de Taburiente au centre avec ses parois verticales et ses pics acérés. Les sentiers de randonnées sillonnent l’île. Il y en a partout. Le balisage est très bien fait, les sentiers sont propres. Le seul problème qu’il reste à régler c’est de choisir lesquels parcourir. En osant prendre parti, le guide Rother et le Guide du Routard nous ont bien aidés. On a suivi leurs conseils, sans regret.
Les randonnées : Je ne vais pas les décrire, juste donner quelques impressions personnelles. J’indique les références Rx pour le guide Rother Walking Guide et Dx pour le guide Discovery Walking Guide. Les durées que j’indique sont pauses comprises. On marche tranquillou et on fait souvent des photos.
· Cubo de la Galga (R10 et D26) – 2h45 Boucle - Belle forêt - Pour une bonne mise en jambe. Quelques petites hésitations pour finir la boucle. Suivez les indications du guide Discovery. · Volcan San Antonio & Teneguía (R51 et D10) – 0h30 + 2h30 5€/p pour accéder au Visitor Center et pouvoir faire le tour du volcan San Antonio (0h30 la boucle). Ensuite, l’accès au volcan Teneguia est un A/R (2h30) dans un paysage lunaire, à découvert de bout en bout. · La Route des Volcans (R50 et D8) – 6h Un must quidemande un tout petit peu d’organisation. C’est une longue descente de 17 kms, il faut donc organiser son transport. Nous sommes descendus en voiture à Los Canarios, nous y avons garé notre voiture derrière l’église (petit parking et arrivée de la rando. Remarquez la jolie statue en bronze qui nous est dédiée, à nous randonneurs !). Ensuite, un taxi nous a montés jusqu’au Refuge d’El Pilar (point de départ). Il ne nous restait plus qu’à descendre pour retrouver notre voiture. Réservation du taxi quelques jours plus tôt ici : www.taxilapalma.com/...alma-canary-islands/ 38€ pour nous 2. 45 minutes de trajet. Nous avions réservé à 8h45. Rendez-vous nous était donné au Bar Parada (GoogleMaps le connait) à Los Canarios, à quelques dizaines de mètres de l’église où nous nous sommes garés. Super pro, confirmation par email puis par WhatsApp. La rando est très agréable. Les 5 premiers kms grimpent (500m) à couvert sur un tapis moelleux d’aiguilles de pin. Seules les 10 dernières minutes sont éprouvantes sur un sentier plus raide de pouzzolane qui roule sous les pieds. Ensuite, on descend dans un paysage minéral, très dégagé, à travers les volcans. Les pins canariens vert fluo se détachent merveilleusement sur le sol de poudre noire. Magnifique rando ! Pas de point d’eau sur le sentier. Bien peu de monde. Très bien fléchée. · Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (hors guides) – 0h15 + 2h Nous avions prévu de faire la grande rando de la Casa del Monte jusqu’au Visitor Center de Los Tilos (R12 et D25). Malheureusement, la rando était fermée en raison d’éboulement … Sur les conseils du gentil ranger aussi dépité que nous, nous nous sommes “rabattus” sur 2 petites randos, d’ailleurs décrites dans le GdR. Le plan affiché au VC est suffisant. La Cascada (0h15) : petite balade, bien courte mais superbe avec tunnel, levada et jolie cascade au bout. Le Mirador del Espigón Atravesado (2h) :c’est la fin de la grande rando qu’on a ratée. Donc, ici, juste un A/R. Un bon aperçu de la laurisylve et un joli point de vue pour finir. Ces 2 randos ont suffi à effacer notre frustration. · Roque de los Muchachos – 1h ou plus … Pas vraiment une rando, plutôt une petite balade avec de superbes vues sur la caldera. Poussez jusqu’au bout du sentier de pierres. En redescendant en voiture, ne manquez pas de vous approcher d’un observatoire. C’est très impressionnant. · Zarza : Caldera de Agua (R24 et D20) – 2h30 Il pleuvait légèrement quand nous avons démarré. Qu’importe, nous étions quasiment toujours à couvert. Je vous conseille de suivre cette boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en allant d’abord vers Don Pedro (comme décrit dans le guide Discovery et non comme le Rother). Histoire de garder le plus beau pour la fin. Attention, au point Wp.7 (toujours du guide Discovery), il faut entrer dans la forêt et 20 mètres plus bas, il faut poursuivre tout droit malgré la pierre qui porte une croix et qui aurait tendance à nous en dissuader. Sans doute, une farce de petits malins qui l’ont déplacée (et non, nous ne sommes pas revenus pour la remettre à sa place). On retrouve des marques jaunes et blanches un peu plus bas. Le reste est sans problème. · Las Tricias (R30 et D15) – 2h30 Petite boucle qui permet d’admirer des dragonniers et des abris sous roche. Rando courte mais passionnante. Les dragos sur fond de mer bleue sont très photogéniques. · Mirador de la Cumbrecita (R61 et D31) – 1h30 Il faut réserver sa place de parking (gratuit). Ici : www.reservasparquesnacionales.es/...&cen=4&... Sans imprimante, il m’a suffi de montrer sur mon smartphone le numéro de résa à la barrière. Nous avons fait la petite boucle qui passe par Lomo de las Chozas et Los Roques. · PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (R55 et D34+33) – 5h30 C’est une longue descente depuis le Mirador de los Brecitos jusqu’à la sortie du Barranco (gorges) de las Angustias. On se gare au parking de la Calle la Viña (GoogleMaps connait “Salida excursion taburiente”) sur la LP214. Entre 8h et 13h, des taxis attendent pour monter les randonneurs à Los Brecitos. Réservation inutile. Nous avions néanmoins vérifié la veille au VC de la Caldera de Taburiente que le service était assuré. Nous arrivons donc vers 8h20, garons notre voiture et embarquons aussitôt dans un taxi avec un autre couple. 51€ à partager. 30 minutes de grimpette sur une route en lacets impressionnante pour arriver au Mirador de Los Brecitos. À partir de là, on suit les panneaux verts “Acampada”, zone de camping qu’on atteint en 1h40. A la Playa de Taburiente, il faut traverser le ruisseau pour arriver au camping. Montez vers les toilettes et le VC. Les panneaux verts indiquent maintenant “Barranco de las Angustias”. Il nous faudra 3h30 pour retrouver le parking, à sortie de ce barranco. Sur cette seconde partie, le sentier passe parfois dans le lit du ruisseau, parfois sur la rive droite, parfois sur la rive gauche. On s’y perd un peu mais sachez que si le niveau de l’eau le permet, vous pouvez rester dans le lit jusqu’au bout. À noter : juste après Dos Aguas, la traversée du ruisseau sur les pierres peut être plus hasardeuse. N’hésitez pas à vous déchausser et à passer à gué, l’eau n’est pas froide ! Le petit détour jusqu’à le cascada colorada est incontournable mais un poil décevant … Le manque d’eau a fait perdre un peu d’intérêt à ce site.
Aucune de ces randos ne nous a déplu. Elles ont toutes de l’intérêt. Si je devais en éliminer une, ce serait Cubo de la Galga (qui n’apporte pas grand-chose de plus par rapport aux randos dans Los Tilos). Le point de vue à Roque de Los Muchachos est beaucoup plus impressionnant que celui de la Cumbrecita. Mais l’un n’empêche pas l’autre. D’un point de vue physique, aucune difficulté particulière. Les longues descentes peuvent être un peu éprouvantes pour les genoux.
Les petits villages : Qu’ils sont beaux ces petits hameaux, ces petits villages, ces centres-villes, toujours colorés, alternant les couleurs vives et pastels. Les églises blanches avec des pierres d’angle volcaniques apparentes se détachent sur le ciel bleu. Il fait bon se promener dans ces bourgs, même si on les trouve parfois un peu endormis. Tijarafe : nous sommes descendus jusqu’à l’ancien port. La route en voiture est vertigineuse, raide et étroite. Mais évidemment extraordinaire. Depuis le parking, 10-15 minutes de marche conduisent au petit port où une vingtaine de petites maisons ont été construites sous la roche, tout au bord de l’eau. Très impressionnant et très mignon. El Paso : musée de la soie. Un petit intermède bien sympa entre 2 randos. Dans l’atelier, nous avons eu la chance d’avoir une dame qui nous a donné quelques explications en français. Zarza : parc archéologique. Une petite vidéo en français explique la découverte des pétroglyphes. Le musée est un peu vieillot mais le parc nous permet de découvrir in situ quelques beaux pétroglyphes. Los Llanos : le musée archéologique est fermé le dimanche, contrairement aux indications du GdR. Dommage ! Mais que le centre-ville est mignon. Santa Cruz : une jolie petite ville accrochée à la montagne. De beaux balcons et comme partout, de belles façades colorées.
Les plages : Elles sont toutes de sable noir, plus ou moins fin. La mer est souvent agitée de gros rouleaux qui viennent mourir sur la plage ou s’écraser contre des rochers aussi noirs que le sable. Écume blanche crémeuse, eaux aux reflets turquoise, sable et rochers noirs et parfois végétation verte. Tout est dit ! Playa Nogales : extraordinaire. Totalement sauvage. C’est un endroit qui se mérite. À partir d’un petit parking sur les hauteurs, la plage est desservie par un long sentier de marches, long mais splendide. Et l’arrivée sur la plage est incroyable. Ne ratez pas cet endroit magnifique (même sans vous y baigner car la mer y est dangereuse). Charco Azul : l’homme a aidé la nature à créer de petits bassins qui invitent à la baignade. C’est fait avec goût et mesure, le résultat est vraiment sympa. Un petit restau dans la falaise permet d’apprécier le lieu autrement. Fajana : là encore, des piscines naturelles mais, ici, c’est nettement moins réussi. Puerto de Tazacorte : longue et belle plage même s’il y a du monde. Le paseo qui la borde est très agréable, animé et coloré. On attend impatiemment que la place soit restaurée. Malgré la difficulté pour se garer, on a adoré cet endroit où on est revenu 3 fois. Puerto Naos : affreux ! Tout est factice. Et la falaise derrière n’est même pas belle. Los Cancajos : 3 criques se succèdent desservies en partie par une promenade de bois. Fuencaliente : ne manquez pas les salines, tout au Sud de l’île. Quelques panneaux explicatifs rendent la petite boucle très intéressante.
SI C’ÉTAIT À REFAIRE : Il est loin d’être exclus que nous revenions à La Palma. Et dans ce cas, on ne changerait rien à l’organisation, on ferait juste d’autres randos. Vous l’avez compris : 10 jours complets, ce n’est pas de trop sur cette très belle île. Quelques petits regrets : nous ne sommes pas remontés aux observatoires de nuit. Et pourtant, nous sommes des passionnés d’astronomie. Mais on n’a pas eu la témérité de conduire de nuit sur la bien tortueuse LP4. Sans doute aurions-nous dû envisager un tour organisé. Nous avons également raté la Cueva de Belmaco au sud de Mazo. C’est fermé le dimanche et c’était bien noté. Notre faute, pas très fière … Raté aussi le musée de Los Llanos. Mais, là, ce n’était pas notre faute. Aucun doute, il faut que nous revenions.
DIVERS : L’accueil : très amical et très souriant. La carte bancaire : bien acceptée. Le climat à cette époque : agréable : 18-27°. Nous avons eu pas mal de pluie, surtout sur la côte Est. Nous avons toujours réussi à y échapper en changeant de région. L’île est petite et le permet facilement. Vêtements : pour randonner, de bonnes chaussures de marche. Les sandales ne suffisent pas sur la pouzzolane. Prévoyez un petit gilet pour le soir. L’affluence touristique à cette époque : peu de monde. Même sur les randos les plus courues. Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : aucun Photos : ràs Électricité : pas besoin d’adaptateur L'artisanat : encore un lézard pour ce qui devient une collection.
On a beaucoup aimé : 🙂 La variété des paysages La quantité, la variété, la propreté et le balisage des randonnées La beauté et la qualité des routes Playa Nogales Puerto de Tazacorte La LP4 avec le mirador de Roque de los Muchachos et les observatoires : la nature et la science à leur paroxysme.
On a moins aimé : 🤪 Puerto Naos
En conclusion : Cette île réunit toutes les conditions pour faire la joie des randonneurs : diversité du paysage, quantité, propreté et excellent balisage des sentiers et climat idéal. Elle mérite au moins une semaine.
Nous avons été conquis par les Canaries. Pour notre 3ème voyage, après Ténérife, La Gomera et Lanzarote, nous découvrons cette année La Palma. Formule identique à l’an dernier : un seul point de chute, une voiture de location et on rayonne. Voyage axé sur la randonnée. On rentre une fois de plus enchantés, prêts à poursuivre notre découverte de cet archipel magique, voire à revenir à La Palma qui, pour l’instant, est notre île préférée.
NOTRE SEJOUR DE 10 JOURS :
Ven 1er Nov – Vol Iberia Paris Orly/Santa Cruz de la Palma via Madrid – Arrivée à 13h50 - 10 nuits à Los Cancajos Sam – Cubo de la Galga (rando) - Santa Cruz de la Palma Dim – Fuencaliente : Volcan San Antonio & Teneguía (rando) – Le phare et les salines Lun – La Route des Volcans (rando) Mar – Puerto Naos – El Remo – El Paso – Eglise de la Virgen de Las Nieves - Santa Cruz Mer – Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (rando) – Charco Azul – La Fajana - LP4 : Roque de los Muchachos & observatoires Jeu – Zarza : Caldera de Agua (rando) – Tijarafe : baie des pêcheurs Ven – Las Tricias (rando) – Puerto de Tazacorte – Mirador de la Cumbrecita (rando) Sam – PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (rando) Dim – Los Llanos – Zarza : musée et parc – Playa Nogales Lun 11 Nov – Vol Iberia – Départ à 14h30
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols Iberia : 356 € l’A/R
Dépenses sur place : Location de voiture : 170 € Essence : 108 € Hébergement : 1 017 € + 66 € d’extra Autres : 380 €
Budget total tout compris (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : 2 450 €
GUIDES : Lonely Planet – Canaries – 3è édition Très décevant. Inutile. Guide du Routard – Canaries 2020 Bien plus complet que le LP. Quelques infos intéressantes sur les plus belles randos. La Palma – Rother Walking Guide De Klaus & Annette Wolfsperger – En anglais Le classement (intérêt et difficulté) des randos nous a permis de faire nos choix. Walk ! La Palma – Discovery Walking Guide De Charles Davis et Jan Kostura - En anglais Guide associé à la carte, bien pratique. Description très précise des randos. La Palma Tour & Trail Map Carte associée au guide précédent (1/40 000) Internet www.salutilescanaries.com/la-palma/
VOLS : Vols réguliers sur Iberia, avec escale à Madrid. Long et inconfortable.
LOCATION DE VOITURE : www.cicar.com Comme lors de nos 2 précédents voyages, nous passons par cette compagnie locale très réputée. Réservation via internet d'une Opel Corsa pour 10 jours – 170 € tout inclus, km illimité. Paiement au moment de la prise en charge à l’aéroport – Formalités réduites au minimum. Permis de conduire national suffisant. Excellente voiture – Aucun souci – Je recommande vivement cette compagnie tout à fait fiable.
Le réseau routier est excellent et la circulation réduite. La LP1 est la route du Nord, la LP2, celle du Sud. La LP3 traverse l’île en passant par le Visitor Center du PN de la Caldera de Taburiente. Enfin, la LP4 est la route de montagne qui dessert les observatoires et Roque de Los Muchachos. En 10 jours, on a parcouru ces routes plusieurs fois, toujours avec bonheur. Rouler n’est pas une contrainte. Prévoyez une moyenne de 40-50 km/h. L’essence est moins chère qu’en France (1,17€/l).
Pensez à télécharger la carte de La Palma dans l’application GoogleMaps pour pouvoir l’utiliser hors connexion.
HOTEL : Réservé directement sur leur site.
Hôtel H10 Taburiente Playa à Breña Baja www.h10hotels.com/...h10-taburiente-playa 10 nuits en ½ pension : 1070 € + 66 € d’extras (boissons lors du dîner) Notre expérience l’an dernier à Lanzarote dans cette chaîne d’hôtels nous avait tant plu que nous avons réitéré ici. Celui-ci a moins de charme que celui de Lanzarote. Pour autant, il correspond à ce qu’on cherchait : bien situé entre l’aéroport et Santa Cruz sur la jolie côte de Los Cancajos, petit déj buffet, chambre confortable, belle vue sur la mer et sur Santa Cruz, parking. Le surcoût pour la ½ pension est dérisoire. Et ça ne nous a pas empêchés de manger ailleurs, nous nous contentions alors de quelques fruits frais en toute fin de soirée. La plage (sable noir) de Los Cancajos est à 10 minutes à pied. Attention : à cette époque, la clientèle est composée principalement de retraités allemands. En résumé : un grand complexe, sans aucune âme canarienne, mais très pratique dès lors qu’on a une voiture.
Il n’est pas idiot d’envisager 2 points de chute. L’île n’est pas très grande mais les routes de montagne sont longues à parcourir. Sur la côte Est, Santa Cruz ou Los Cancajos sont de bonnes options (on n’a pas regretté notre choix). Sur la côte Ouest, on a beaucoup aimé Puerto de Tazacorte. Los Llanos de Aridane, charmante petite ville, peut également être une bonne idée. Assurez-vous toujours d’avoir une place de parking, c’est parfois un peu galère. Cela étant dit, pour 10 jours, on a bien apprécié de se poser. Et, certes, on a refait les mêmes routes plusieurs fois, mais, quel bonheur ! Rouler fait ici partie du voyage. Et si c’était à refaire (oui, oui, on l’envisage !), on referait tout pareil.
REPAS : Quelques adresses sympa (GoogleMaps les connait) :
Chipi Chipi (à l’Ouest de Santa Cruz juste avant l’église de la Virgen de las Nieves) Un petit restaurant original dans un cadre bien agréable. Ancora (sur la LP1, au Sud de Puntagorda) On est tombé dessus par hasard. Une carte originale. On choisit un curry (de langoustines pour l’un, de poulet pour l’autre) cuit dans une grosse boule de pain. Délicieux. Le vin est également très bon (1,80€ le verre !) Kiosko Teneguia (Puerto de Tazacorte) Plusieurs restaurants animent ce bord de mer. Cadre très agréable. Belle carte de poissons et de fruits de mer.
Partout, les prix sont très raisonnables. De quoi se faire plaisir sans compter !
LE SEJOUR : Cette fois, nous étions partis pour randonner. On n’a pas été déçus. L’île est extraordinaire : des paysages variés, allant de la forêt luxuriante du Nord Est aux étendues lunaires des volcans du Sud, en passant par la caldera de Taburiente au centre avec ses parois verticales et ses pics acérés. Les sentiers de randonnées sillonnent l’île. Il y en a partout. Le balisage est très bien fait, les sentiers sont propres. Le seul problème qu’il reste à régler c’est de choisir lesquels parcourir. En osant prendre parti, le guide Rother et le Guide du Routard nous ont bien aidés. On a suivi leurs conseils, sans regret.
Les randonnées : Je ne vais pas les décrire, juste donner quelques impressions personnelles. J’indique les références Rx pour le guide Rother Walking Guide et Dx pour le guide Discovery Walking Guide. Les durées que j’indique sont pauses comprises. On marche tranquillou et on fait souvent des photos.
· Cubo de la Galga (R10 et D26) – 2h45 Boucle - Belle forêt - Pour une bonne mise en jambe. Quelques petites hésitations pour finir la boucle. Suivez les indications du guide Discovery. · Volcan San Antonio & Teneguía (R51 et D10) – 0h30 + 2h30 5€/p pour accéder au Visitor Center et pouvoir faire le tour du volcan San Antonio (0h30 la boucle). Ensuite, l’accès au volcan Teneguia est un A/R (2h30) dans un paysage lunaire, à découvert de bout en bout. · La Route des Volcans (R50 et D8) – 6h Un must quidemande un tout petit peu d’organisation. C’est une longue descente de 17 kms, il faut donc organiser son transport. Nous sommes descendus en voiture à Los Canarios, nous y avons garé notre voiture derrière l’église (petit parking et arrivée de la rando. Remarquez la jolie statue en bronze qui nous est dédiée, à nous randonneurs !). Ensuite, un taxi nous a montés jusqu’au Refuge d’El Pilar (point de départ). Il ne nous restait plus qu’à descendre pour retrouver notre voiture. Réservation du taxi quelques jours plus tôt ici : www.taxilapalma.com/...alma-canary-islands/ 38€ pour nous 2. 45 minutes de trajet. Nous avions réservé à 8h45. Rendez-vous nous était donné au Bar Parada (GoogleMaps le connait) à Los Canarios, à quelques dizaines de mètres de l’église où nous nous sommes garés. Super pro, confirmation par email puis par WhatsApp. La rando est très agréable. Les 5 premiers kms grimpent (500m) à couvert sur un tapis moelleux d’aiguilles de pin. Seules les 10 dernières minutes sont éprouvantes sur un sentier plus raide de pouzzolane qui roule sous les pieds. Ensuite, on descend dans un paysage minéral, très dégagé, à travers les volcans. Les pins canariens vert fluo se détachent merveilleusement sur le sol de poudre noire. Magnifique rando ! Pas de point d’eau sur le sentier. Bien peu de monde. Très bien fléchée. · Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (hors guides) – 0h15 + 2h Nous avions prévu de faire la grande rando de la Casa del Monte jusqu’au Visitor Center de Los Tilos (R12 et D25). Malheureusement, la rando était fermée en raison d’éboulement … Sur les conseils du gentil ranger aussi dépité que nous, nous nous sommes “rabattus” sur 2 petites randos, d’ailleurs décrites dans le GdR. Le plan affiché au VC est suffisant. La Cascada (0h15) : petite balade, bien courte mais superbe avec tunnel, levada et jolie cascade au bout. Le Mirador del Espigón Atravesado (2h) :c’est la fin de la grande rando qu’on a ratée. Donc, ici, juste un A/R. Un bon aperçu de la laurisylve et un joli point de vue pour finir. Ces 2 randos ont suffi à effacer notre frustration. · Roque de los Muchachos – 1h ou plus … Pas vraiment une rando, plutôt une petite balade avec de superbes vues sur la caldera. Poussez jusqu’au bout du sentier de pierres. En redescendant en voiture, ne manquez pas de vous approcher d’un observatoire. C’est très impressionnant. · Zarza : Caldera de Agua (R24 et D20) – 2h30 Il pleuvait légèrement quand nous avons démarré. Qu’importe, nous étions quasiment toujours à couvert. Je vous conseille de suivre cette boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en allant d’abord vers Don Pedro (comme décrit dans le guide Discovery et non comme le Rother). Histoire de garder le plus beau pour la fin. Attention, au point Wp.7 (toujours du guide Discovery), il faut entrer dans la forêt et 20 mètres plus bas, il faut poursuivre tout droit malgré la pierre qui porte une croix et qui aurait tendance à nous en dissuader. Sans doute, une farce de petits malins qui l’ont déplacée (et non, nous ne sommes pas revenus pour la remettre à sa place). On retrouve des marques jaunes et blanches un peu plus bas. Le reste est sans problème. · Las Tricias (R30 et D15) – 2h30 Petite boucle qui permet d’admirer des dragonniers et des abris sous roche. Rando courte mais passionnante. Les dragos sur fond de mer bleue sont très photogéniques. · Mirador de la Cumbrecita (R61 et D31) – 1h30 Il faut réserver sa place de parking (gratuit). Ici : www.reservasparquesnacionales.es/...&cen=4&... Sans imprimante, il m’a suffi de montrer sur mon smartphone le numéro de résa à la barrière. Nous avons fait la petite boucle qui passe par Lomo de las Chozas et Los Roques. · PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (R55 et D34+33) – 5h30 C’est une longue descente depuis le Mirador de los Brecitos jusqu’à la sortie du Barranco (gorges) de las Angustias. On se gare au parking de la Calle la Viña (GoogleMaps connait “Salida excursion taburiente”) sur la LP214. Entre 8h et 13h, des taxis attendent pour monter les randonneurs à Los Brecitos. Réservation inutile. Nous avions néanmoins vérifié la veille au VC de la Caldera de Taburiente que le service était assuré. Nous arrivons donc vers 8h20, garons notre voiture et embarquons aussitôt dans un taxi avec un autre couple. 51€ à partager. 30 minutes de grimpette sur une route en lacets impressionnante pour arriver au Mirador de Los Brecitos. À partir de là, on suit les panneaux verts “Acampada”, zone de camping qu’on atteint en 1h40. A la Playa de Taburiente, il faut traverser le ruisseau pour arriver au camping. Montez vers les toilettes et le VC. Les panneaux verts indiquent maintenant “Barranco de las Angustias”. Il nous faudra 3h30 pour retrouver le parking, à sortie de ce barranco. Sur cette seconde partie, le sentier passe parfois dans le lit du ruisseau, parfois sur la rive droite, parfois sur la rive gauche. On s’y perd un peu mais sachez que si le niveau de l’eau le permet, vous pouvez rester dans le lit jusqu’au bout. À noter : juste après Dos Aguas, la traversée du ruisseau sur les pierres peut être plus hasardeuse. N’hésitez pas à vous déchausser et à passer à gué, l’eau n’est pas froide ! Le petit détour jusqu’à le cascada colorada est incontournable mais un poil décevant … Le manque d’eau a fait perdre un peu d’intérêt à ce site.
Aucune de ces randos ne nous a déplu. Elles ont toutes de l’intérêt. Si je devais en éliminer une, ce serait Cubo de la Galga (qui n’apporte pas grand-chose de plus par rapport aux randos dans Los Tilos). Le point de vue à Roque de Los Muchachos est beaucoup plus impressionnant que celui de la Cumbrecita. Mais l’un n’empêche pas l’autre. D’un point de vue physique, aucune difficulté particulière. Les longues descentes peuvent être un peu éprouvantes pour les genoux.
Les petits villages : Qu’ils sont beaux ces petits hameaux, ces petits villages, ces centres-villes, toujours colorés, alternant les couleurs vives et pastels. Les églises blanches avec des pierres d’angle volcaniques apparentes se détachent sur le ciel bleu. Il fait bon se promener dans ces bourgs, même si on les trouve parfois un peu endormis. Tijarafe : nous sommes descendus jusqu’à l’ancien port. La route en voiture est vertigineuse, raide et étroite. Mais évidemment extraordinaire. Depuis le parking, 10-15 minutes de marche conduisent au petit port où une vingtaine de petites maisons ont été construites sous la roche, tout au bord de l’eau. Très impressionnant et très mignon. El Paso : musée de la soie. Un petit intermède bien sympa entre 2 randos. Dans l’atelier, nous avons eu la chance d’avoir une dame qui nous a donné quelques explications en français. Zarza : parc archéologique. Une petite vidéo en français explique la découverte des pétroglyphes. Le musée est un peu vieillot mais le parc nous permet de découvrir in situ quelques beaux pétroglyphes. Los Llanos : le musée archéologique est fermé le dimanche, contrairement aux indications du GdR. Dommage ! Mais que le centre-ville est mignon. Santa Cruz : une jolie petite ville accrochée à la montagne. De beaux balcons et comme partout, de belles façades colorées.
Les plages : Elles sont toutes de sable noir, plus ou moins fin. La mer est souvent agitée de gros rouleaux qui viennent mourir sur la plage ou s’écraser contre des rochers aussi noirs que le sable. Écume blanche crémeuse, eaux aux reflets turquoise, sable et rochers noirs et parfois végétation verte. Tout est dit ! Playa Nogales : extraordinaire. Totalement sauvage. C’est un endroit qui se mérite. À partir d’un petit parking sur les hauteurs, la plage est desservie par un long sentier de marches, long mais splendide. Et l’arrivée sur la plage est incroyable. Ne ratez pas cet endroit magnifique (même sans vous y baigner car la mer y est dangereuse). Charco Azul : l’homme a aidé la nature à créer de petits bassins qui invitent à la baignade. C’est fait avec goût et mesure, le résultat est vraiment sympa. Un petit restau dans la falaise permet d’apprécier le lieu autrement. Fajana : là encore, des piscines naturelles mais, ici, c’est nettement moins réussi. Puerto de Tazacorte : longue et belle plage même s’il y a du monde. Le paseo qui la borde est très agréable, animé et coloré. On attend impatiemment que la place soit restaurée. Malgré la difficulté pour se garer, on a adoré cet endroit où on est revenu 3 fois. Puerto Naos : affreux ! Tout est factice. Et la falaise derrière n’est même pas belle. Los Cancajos : 3 criques se succèdent desservies en partie par une promenade de bois. Fuencaliente : ne manquez pas les salines, tout au Sud de l’île. Quelques panneaux explicatifs rendent la petite boucle très intéressante.
SI C’ÉTAIT À REFAIRE : Il est loin d’être exclus que nous revenions à La Palma. Et dans ce cas, on ne changerait rien à l’organisation, on ferait juste d’autres randos. Vous l’avez compris : 10 jours complets, ce n’est pas de trop sur cette très belle île. Quelques petits regrets : nous ne sommes pas remontés aux observatoires de nuit. Et pourtant, nous sommes des passionnés d’astronomie. Mais on n’a pas eu la témérité de conduire de nuit sur la bien tortueuse LP4. Sans doute aurions-nous dû envisager un tour organisé. Nous avons également raté la Cueva de Belmaco au sud de Mazo. C’est fermé le dimanche et c’était bien noté. Notre faute, pas très fière … Raté aussi le musée de Los Llanos. Mais, là, ce n’était pas notre faute. Aucun doute, il faut que nous revenions.
DIVERS : L’accueil : très amical et très souriant. La carte bancaire : bien acceptée. Le climat à cette époque : agréable : 18-27°. Nous avons eu pas mal de pluie, surtout sur la côte Est. Nous avons toujours réussi à y échapper en changeant de région. L’île est petite et le permet facilement. Vêtements : pour randonner, de bonnes chaussures de marche. Les sandales ne suffisent pas sur la pouzzolane. Prévoyez un petit gilet pour le soir. L’affluence touristique à cette époque : peu de monde. Même sur les randos les plus courues. Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : aucun Photos : ràs Électricité : pas besoin d’adaptateur L'artisanat : encore un lézard pour ce qui devient une collection.
On a beaucoup aimé : 🙂 La variété des paysages La quantité, la variété, la propreté et le balisage des randonnées La beauté et la qualité des routes Playa Nogales Puerto de Tazacorte La LP4 avec le mirador de Roque de los Muchachos et les observatoires : la nature et la science à leur paroxysme.
On a moins aimé : 🤪 Puerto Naos
En conclusion : Cette île réunit toutes les conditions pour faire la joie des randonneurs : diversité du paysage, quantité, propreté et excellent balisage des sentiers et climat idéal. Elle mérite au moins une semaine.
Un grand week-end de novembre en Espagne English translation pending
Afin d’échapper à la grisaille de ce début novembre, nous avons décidé d’aller voir s’il fait meilleur de l’autre côté des Pyrénées.
Nous aimons beaucoup l’Espagne et cela fait plusieurs années que nous n’y avons pas mis les pieds, nous allons donc y remédier le week-end du 1er Novembre.
Alors où aller! Une destination s’impose, Madrid pour aller déguster les Churros con Chocalate 😊. Mais aussi Bardenas Real, annulé il y a deux ans et qui nous tient à cœur. Comme d’habitude, j’ai beaucoup utilisé les retours publiés sur le forum pour préparer mon séjour, je vous en remercie bien et je vais donc essayer d’y ajouter ma contribution.
Voilà le programme un peu speed que j’ai concocté pour ces quelques jours 😮.
01/11 Lyon / Madrid 02/11 Madrid / Tudela 03/11 Las Bardenas 04/11 Tudela / Saragosse 05/11 Saragosse / Barcelone / Lyon

Afin de vous donner un peu envie de nous suivre, voici quelques photos…
Palais Royal à Madrid
Castildetierra de Las Bardenas
Palais des rois de Navarre à Olite
Basilique de Saragosse
Allez! C'est parti... par ici
Alors où aller! Une destination s’impose, Madrid pour aller déguster les Churros con Chocalate 😊. Mais aussi Bardenas Real, annulé il y a deux ans et qui nous tient à cœur. Comme d’habitude, j’ai beaucoup utilisé les retours publiés sur le forum pour préparer mon séjour, je vous en remercie bien et je vais donc essayer d’y ajouter ma contribution.
Voilà le programme un peu speed que j’ai concocté pour ces quelques jours 😮.
01/11 Lyon / Madrid 02/11 Madrid / Tudela 03/11 Las Bardenas 04/11 Tudela / Saragosse 05/11 Saragosse / Barcelone / Lyon

Afin de vous donner un peu envie de nous suivre, voici quelques photos…
Palais Royal à Madrid
Castildetierra de Las Bardenas
Palais des rois de Navarre à Olite
Basilique de SaragosseAllez! C'est parti... par ici
Autumn trip from Puglia to Naples via Basilicata...
Hi everyone!!!
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
Découverte du Lesotho en juillet et traversée du Kruger et Mapungubwe English translation pending
Notre premier voyage en Afrique du Sud avait été parfait, le plus beau souvenir de vacances pour quasiment tout le monde ! En 4 semaines, nous avions visité Cape Town, longé la côte jusqu’à Addo Elephant NP, et enchaîné ensuite par la boucle classique des Must : Golden Gate NP, Royal Natal, St Lucia, Hluhluwe, Swaziland, Kruger et région du Blyde River Canyon.
Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger

Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP

Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger
Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP
Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

De Tijuana à Los Cabos, road trip de 16 jours en Basse Californie English translation pending
Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.

- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.


Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.
- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.



Deux semaines en Provence et Côte d'Azur au départ de Marseille English translation pending
bonjour,
Nous partons de Montréal, J'ai besoin de conseils pour préparer mon voyage 2020, 2 semaines, Provence et Côte d'Azur. Arrivée à Marseille, faire la Provence et Côte d'Azur: Questions: Juin ou septembre? Location de maison ou condo (5 jours chacun)? dans 2 villes, lesquelles? où louer une voiture et quand? Quoi visiter? Si qqn a déjà fait ce voyage et a adorer, j'aimerais qu'il partage son expérience, ses endroits.
Merci
Gauga1959
Circuit aux Visayas: horaires bateaux, hébergements et bagages English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4, 2 adultes et 2 enfants, qui auront 10 et 8 ans lors de notre voyage aux Philippines. Nous arrivons le 14 février 2020 en début d’après-midi et repartons le 27 février en début de soirée. J’ai beaucoup de mal à établir un circuit. C’est pourquoi j’ai besoin de vos avis.
Vendredi après-midi: Arrivée aéroport de Mactan, direction Moalboal Samedi : Moalboal et ses alentours. Dimanche: direction Malatapay visite de Dumaguete Lundi: Apo Island Mardi: Apo Island direction Siquijor Mercredi, jeudi: Siquijor Vendredi: Siquijor direction Tagbilaran - Bohol Samedi, dimanche, lundi: Bohol, Panglao, Balicasag Lundi: direction Mactan pour aller à Malapascua Mardi: Malapascua. Mercredi: Malapascua direction Mactan Jeudi: départ de Mactan.
Je n’ai pas les horaires des bateaux, ni même établie exactement les temps de parcours entre chaque destination. Si vous pouviez également me conseiller.
Concernant les hébergements sur chaque lieu que me conseillez-vous?
Dernière question, pour les bagages, j’ai le droit à 1 bagage en soute de 30 kg. Je comptais prendre une grosse valise. 4 petites en bagage à main plus 2 sac à dos. Je cherche le côté pratique lors des déplacements aussi ne vaut il pas mieux que des sacs?
Je vous remercie par avance pour vos suggestions.
Virginie
Nous sommes 4, 2 adultes et 2 enfants, qui auront 10 et 8 ans lors de notre voyage aux Philippines. Nous arrivons le 14 février 2020 en début d’après-midi et repartons le 27 février en début de soirée. J’ai beaucoup de mal à établir un circuit. C’est pourquoi j’ai besoin de vos avis.
Vendredi après-midi: Arrivée aéroport de Mactan, direction Moalboal Samedi : Moalboal et ses alentours. Dimanche: direction Malatapay visite de Dumaguete Lundi: Apo Island Mardi: Apo Island direction Siquijor Mercredi, jeudi: Siquijor Vendredi: Siquijor direction Tagbilaran - Bohol Samedi, dimanche, lundi: Bohol, Panglao, Balicasag Lundi: direction Mactan pour aller à Malapascua Mardi: Malapascua. Mercredi: Malapascua direction Mactan Jeudi: départ de Mactan.
Je n’ai pas les horaires des bateaux, ni même établie exactement les temps de parcours entre chaque destination. Si vous pouviez également me conseiller.
Concernant les hébergements sur chaque lieu que me conseillez-vous?
Dernière question, pour les bagages, j’ai le droit à 1 bagage en soute de 30 kg. Je comptais prendre une grosse valise. 4 petites en bagage à main plus 2 sac à dos. Je cherche le côté pratique lors des déplacements aussi ne vaut il pas mieux que des sacs?
Je vous remercie par avance pour vos suggestions.
Virginie
Les volcans de l'est de Java en octobre 2019 English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens faire une (longue) note pour donner des infos pour ceux qui envisagent de faire les volcans de l'Est de Java. Rappelez-vous que presque tout se négocie. On avait trouvé pas mal d'infos sur le site Terre des Volcans avant de venir qui peut-être complémentaire à ce CR.
On était là bas fin Octobre 2019. Le plan : Semeru - Bromo - Raung
On est arrivé à l'aéroport de Malang. Les taxis ont l'air d'être réglementé donc normalement pas de raison de se faire (trop) avoir. Ca nous a coûté 85 000 Rp pour rejoindre Jodipan (les villages colorés du centre de Malang). Je pense que ça vaut le coup de s'arrêter là bas c'est vraiment sympa. L'entrée des villages colorés coûte 3000 Rp chacun et le village bleu est toujours gratuit.
Ensuite l'objectif était de rejoindre le Semeru pour faire l'ascension sans guide.
En Indonésie il y a une appli comme Uber chez nous qui s'appelle Grab. Pour 185 000 Rp sur l'appli on pouvait avoir une voiture qui nous montait à Ranu Pani. En réalité les chauffeurs n'ont jamais voulu nous monter (on comprendra plus tard que la route était peut-être pas opportune pour une petite citadine).
Du coup depuis la gare de Malang on a trouvé une voiture qui nous a emmené à Tumpang pour 200 000 Rp (je vous donne les prix qu'on a payé pour 2 personnes à chaque fois). On s'est fait avoir.
On avait vu que l'hôpital pouvait nous délivrer le certificat medical pour le Semeru pour 15 000 Rp par personne. On sait pas si c'est parce qu'on est arrivé de nuit (18h), que les prix ont augmenté ou qu'on s'est fait avoir mais on a payé 40 000 Rp chacun.
Après on a trouvé une voiture pour 80 000 Rp pour rejoindre Gubbuklakah. Nuit dans une Homestay pour 150 000 Rp avec dîner. Il n'y a rien d'affiché sur Maps.me mais il y a pleins de Homestay et d'agences dans ce village comme sur Tumpang.
Pour 150 000 Rp la dame de la homestay nous met à l'arrière d'un camion à 4h du matin au milieu des sceaux de tofu avec les villageoises qui remontent sur Ngadas et Ranu Pani. Ça c'est peut-être le bon plan car comme on était bien entassé personne ne nous a demandé de payer l'entrée du parc National en arrivant.
La camion nous pose devant le bureau qui a l'air de gérer l'accès au trek du Semeru (à côté des petits lacs au Sud-Est de Ranu Pani sur Maps.me). Là le ranger nous apprend qu'il y a un feu et que l'accès au Semeru est interdit sans pouvoir nous dire quand l'accès sera rétabli. On a pas vu de fumée ni d'odeur... Personne ne nous l'a dit avant. Peut-être la dame de la homestay qui nous disait des "semeru top top"... Il y a effectivement un feu qui s'est déclenché ici fin Septembre. Comme on est en fin de saison sèche tout est très très sec en Indonésie. On pense donc que le feu est maîtrisé mais qu' ils ne veulent pas envoyer de touristes pour prendre des risques inutiles. Ils ont pas forcément tort mais du coup on apprend ça là-bas alors qu'on était venus sur Java essentiellement pour faire ce volcan.. Les personnes de l'hôpital de Tumpang devaient certainement savoir que l'accès était interdit mais nous ont quand même fait le certificat...
Donc voilà comment ça c'est passé pour nous pour accéder à Ranu Pani depuis Malang. 430 000 Rp de transport.
Pour ceux qui veulent faire le Semeru, attention donc à la saison à laquelle vous venez pour ne pas vous retrouver le bec dans l'eau comme nous...
Ensuite, comme le Semeru nous est passé sous le nez on s'est mis en direction du Bromo. Donc on remonte toute la route à pied qu'on a descendu le matin en camion pour rejoindre le bord de la caldeira. En regardant sur Maps.me on voit qu'il y a un chemin qui fait descendre dans le cratère en zigzag avant la cabane des rangers. Ca a du brûler cet automne car tout le pant est calciné mais le chemin passe. On se retrouve donc en bas en ayant à nouveau esquivé les frais d'entrée du parc. Je dis qu'on a esquivé mais on est jamais passé par un passage indiqué comme interdit.
Pour rejoindre le Bromo il faut marcher quelques heures en bas dans le cratère. C'est bien poussiéreux et c'est un peu long. Certains chemins sur Maps.me font passer derrière des petits poteaux jaune (zone où les motos et certainement les marcheurs ne doivent pas aller). Donc on a préféré longer les poteaux en restant du bon côté. En comprenant que ça allait faire un détour monstrueux et à suivi une trace de pas pour essayer de rejoindre le chemin Maps.me. Le mieux est d'essayer de viser le temple au pied du Bromo. Si vous visez trop tôt les escaliers on se retrouve dans les bouts de dunes et c'est le bordel.
Montée jusqu'au Bromo, photo photo selfie selfie et redescente. On était 4 touristes au bord du cratère vers 12h c'était top. Là on a voulu la jouer finot on est monté sur une moto (50 000 Rp chacun) pour ressortir par le chemin principal en se disant qu'on passerait inaperçu des rangers. Et ça a marché. Notre petite victoire de la journée après ces coups foireux.
Pour redescendre à Probolinggo on en a eu pour 200 000 Rp jusqu'à la gare du train. Le chauffeur de bus a payé les 10 000 Rp de bus jaune entre la gare des bus et la gare de train.
Dans le cratère un gars nous avait proposé une voiture à 200 000 Rp sans avoir attaqué à négocier pour redescendre à Probolinggo mais on l'a jamais retrouvé. En négociant un peu et en incluant la sortie du cratère à moto ça peut-être un plan pas trop mal.
Probolinggo, le Darma Hostel à côté de la gare c'est Homme et Femme séparés du coup on a trouvé un autre hostel pas très loin pour 170 000 avec clim et petit dej.
Train Probolinggo - Banyuwangi : 150 000 Rp par personne pour environ 4h de trajet. On peut prendre les billets directement sur le site tiket.com.
A la base on voulait enchaîner avec le Raung. L'ascension est pas super simple apparemment et avec la saison sèche le gars au Semeru nous a dit que c'était pas une super idée. On a donc aussi fait une croix sur le Raung (on pensait y aller en scooter depuis Banyuwangi) et on s'est consolé avec le Ijen. Que ce soit pour le Ijen où le Raung, pensez bien à descendre avant le terminus de Banyuwangi qui est le port pour Bali. La gare juste avant est plus proche du centre et des homestay pour monter au volcan.
Et pour finir on a finalement fait le Ijen. On pensait pas le faire au départ car on était pas très à l'aise de monter faire du tourisme au milieu des porteurs de souffre. Mais avec nos galères on s'est dit qu'on allait quand même aller faire un saut là haut. Pour le Ijen il y a plein d'infos je vous redonne juste les prix (et vous pouvez me demander si il faut vous éclairer sur qqchose). Homestay a côté de la gare de train : 100 000 Rp Location scooter : 75 000 Rp (pour 24h, ca laisse le temps d'aller faire le plein en fin d'après-midi plutôt que de galérer à minuit) Essence : 2x 1L 20 000 Rp Location masque : 50 000 Rp (pas nécessaire si vous ne descendez pas dans le cratère voir les flammes bleues). Je vous déconseille de les warriors en partant juste avec un Buff, les nuages de souffre, en fonction du vent, font vraiment pas rire à proximité des flammes. Péage route : 10 000 Rp Entrée du parc : 200 000 Rp Coût total de la sortie : 355 000 Rp pour 2 Pour celles et ceux qui hésitent à faire la route eux même en scooter, n'hésitez pas. Vous partez vers 00h il y a personne sur la route. La route est très bien goudronnée et super confortable. Et pour la redescente vous profitez tranquillement du volcan le temps que tous les tours s'en aille et comme ça vous avez la route pour vous également pour la redescente.
Grab pour aller au ferry : environ 50 000 Rp Ferry pour Bali : 40 000 Rp (on pense qu'on s'est fait avoir) Et sur Bali on a continué sur Munduk. Le taxi depuis le port de Gilimanuk : 350 000 Rp
Voilà voilà Un long post avec le plus d'informations que j'ai pu mettre pour aider les prochains qui sont sur le départ.
N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bon vent !
Je viens faire une (longue) note pour donner des infos pour ceux qui envisagent de faire les volcans de l'Est de Java. Rappelez-vous que presque tout se négocie. On avait trouvé pas mal d'infos sur le site Terre des Volcans avant de venir qui peut-être complémentaire à ce CR.
On était là bas fin Octobre 2019. Le plan : Semeru - Bromo - Raung
On est arrivé à l'aéroport de Malang. Les taxis ont l'air d'être réglementé donc normalement pas de raison de se faire (trop) avoir. Ca nous a coûté 85 000 Rp pour rejoindre Jodipan (les villages colorés du centre de Malang). Je pense que ça vaut le coup de s'arrêter là bas c'est vraiment sympa. L'entrée des villages colorés coûte 3000 Rp chacun et le village bleu est toujours gratuit.
Ensuite l'objectif était de rejoindre le Semeru pour faire l'ascension sans guide.
En Indonésie il y a une appli comme Uber chez nous qui s'appelle Grab. Pour 185 000 Rp sur l'appli on pouvait avoir une voiture qui nous montait à Ranu Pani. En réalité les chauffeurs n'ont jamais voulu nous monter (on comprendra plus tard que la route était peut-être pas opportune pour une petite citadine).
Du coup depuis la gare de Malang on a trouvé une voiture qui nous a emmené à Tumpang pour 200 000 Rp (je vous donne les prix qu'on a payé pour 2 personnes à chaque fois). On s'est fait avoir.
On avait vu que l'hôpital pouvait nous délivrer le certificat medical pour le Semeru pour 15 000 Rp par personne. On sait pas si c'est parce qu'on est arrivé de nuit (18h), que les prix ont augmenté ou qu'on s'est fait avoir mais on a payé 40 000 Rp chacun.
Après on a trouvé une voiture pour 80 000 Rp pour rejoindre Gubbuklakah. Nuit dans une Homestay pour 150 000 Rp avec dîner. Il n'y a rien d'affiché sur Maps.me mais il y a pleins de Homestay et d'agences dans ce village comme sur Tumpang.
Pour 150 000 Rp la dame de la homestay nous met à l'arrière d'un camion à 4h du matin au milieu des sceaux de tofu avec les villageoises qui remontent sur Ngadas et Ranu Pani. Ça c'est peut-être le bon plan car comme on était bien entassé personne ne nous a demandé de payer l'entrée du parc National en arrivant.
La camion nous pose devant le bureau qui a l'air de gérer l'accès au trek du Semeru (à côté des petits lacs au Sud-Est de Ranu Pani sur Maps.me). Là le ranger nous apprend qu'il y a un feu et que l'accès au Semeru est interdit sans pouvoir nous dire quand l'accès sera rétabli. On a pas vu de fumée ni d'odeur... Personne ne nous l'a dit avant. Peut-être la dame de la homestay qui nous disait des "semeru top top"... Il y a effectivement un feu qui s'est déclenché ici fin Septembre. Comme on est en fin de saison sèche tout est très très sec en Indonésie. On pense donc que le feu est maîtrisé mais qu' ils ne veulent pas envoyer de touristes pour prendre des risques inutiles. Ils ont pas forcément tort mais du coup on apprend ça là-bas alors qu'on était venus sur Java essentiellement pour faire ce volcan.. Les personnes de l'hôpital de Tumpang devaient certainement savoir que l'accès était interdit mais nous ont quand même fait le certificat...
Donc voilà comment ça c'est passé pour nous pour accéder à Ranu Pani depuis Malang. 430 000 Rp de transport.
Pour ceux qui veulent faire le Semeru, attention donc à la saison à laquelle vous venez pour ne pas vous retrouver le bec dans l'eau comme nous...
Ensuite, comme le Semeru nous est passé sous le nez on s'est mis en direction du Bromo. Donc on remonte toute la route à pied qu'on a descendu le matin en camion pour rejoindre le bord de la caldeira. En regardant sur Maps.me on voit qu'il y a un chemin qui fait descendre dans le cratère en zigzag avant la cabane des rangers. Ca a du brûler cet automne car tout le pant est calciné mais le chemin passe. On se retrouve donc en bas en ayant à nouveau esquivé les frais d'entrée du parc. Je dis qu'on a esquivé mais on est jamais passé par un passage indiqué comme interdit.
Pour rejoindre le Bromo il faut marcher quelques heures en bas dans le cratère. C'est bien poussiéreux et c'est un peu long. Certains chemins sur Maps.me font passer derrière des petits poteaux jaune (zone où les motos et certainement les marcheurs ne doivent pas aller). Donc on a préféré longer les poteaux en restant du bon côté. En comprenant que ça allait faire un détour monstrueux et à suivi une trace de pas pour essayer de rejoindre le chemin Maps.me. Le mieux est d'essayer de viser le temple au pied du Bromo. Si vous visez trop tôt les escaliers on se retrouve dans les bouts de dunes et c'est le bordel.
Montée jusqu'au Bromo, photo photo selfie selfie et redescente. On était 4 touristes au bord du cratère vers 12h c'était top. Là on a voulu la jouer finot on est monté sur une moto (50 000 Rp chacun) pour ressortir par le chemin principal en se disant qu'on passerait inaperçu des rangers. Et ça a marché. Notre petite victoire de la journée après ces coups foireux.
Pour redescendre à Probolinggo on en a eu pour 200 000 Rp jusqu'à la gare du train. Le chauffeur de bus a payé les 10 000 Rp de bus jaune entre la gare des bus et la gare de train.
Dans le cratère un gars nous avait proposé une voiture à 200 000 Rp sans avoir attaqué à négocier pour redescendre à Probolinggo mais on l'a jamais retrouvé. En négociant un peu et en incluant la sortie du cratère à moto ça peut-être un plan pas trop mal.
Probolinggo, le Darma Hostel à côté de la gare c'est Homme et Femme séparés du coup on a trouvé un autre hostel pas très loin pour 170 000 avec clim et petit dej.
Train Probolinggo - Banyuwangi : 150 000 Rp par personne pour environ 4h de trajet. On peut prendre les billets directement sur le site tiket.com.
A la base on voulait enchaîner avec le Raung. L'ascension est pas super simple apparemment et avec la saison sèche le gars au Semeru nous a dit que c'était pas une super idée. On a donc aussi fait une croix sur le Raung (on pensait y aller en scooter depuis Banyuwangi) et on s'est consolé avec le Ijen. Que ce soit pour le Ijen où le Raung, pensez bien à descendre avant le terminus de Banyuwangi qui est le port pour Bali. La gare juste avant est plus proche du centre et des homestay pour monter au volcan.
Et pour finir on a finalement fait le Ijen. On pensait pas le faire au départ car on était pas très à l'aise de monter faire du tourisme au milieu des porteurs de souffre. Mais avec nos galères on s'est dit qu'on allait quand même aller faire un saut là haut. Pour le Ijen il y a plein d'infos je vous redonne juste les prix (et vous pouvez me demander si il faut vous éclairer sur qqchose). Homestay a côté de la gare de train : 100 000 Rp Location scooter : 75 000 Rp (pour 24h, ca laisse le temps d'aller faire le plein en fin d'après-midi plutôt que de galérer à minuit) Essence : 2x 1L 20 000 Rp Location masque : 50 000 Rp (pas nécessaire si vous ne descendez pas dans le cratère voir les flammes bleues). Je vous déconseille de les warriors en partant juste avec un Buff, les nuages de souffre, en fonction du vent, font vraiment pas rire à proximité des flammes. Péage route : 10 000 Rp Entrée du parc : 200 000 Rp Coût total de la sortie : 355 000 Rp pour 2 Pour celles et ceux qui hésitent à faire la route eux même en scooter, n'hésitez pas. Vous partez vers 00h il y a personne sur la route. La route est très bien goudronnée et super confortable. Et pour la redescente vous profitez tranquillement du volcan le temps que tous les tours s'en aille et comme ça vous avez la route pour vous également pour la redescente.
Grab pour aller au ferry : environ 50 000 Rp Ferry pour Bali : 40 000 Rp (on pense qu'on s'est fait avoir) Et sur Bali on a continué sur Munduk. Le taxi depuis le port de Gilimanuk : 350 000 Rp
Voilà voilà Un long post avec le plus d'informations que j'ai pu mettre pour aider les prochains qui sont sur le départ.
N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bon vent !
Voyage à Saint-Pétersbourg avec le visa électronique English translation pending
Savez-vous que maintenant le voyage à Saint-Petersbourg se transforme en une simple affaire! Avec le visa électronique on peut mëme venir pour passer un week-ends! 3 h de vols, guide francophone et on se plonge en ambience magique de la capitale culturelle de Russie!