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Pièces Mercedes 508 English translation pending
SALUT 🙂
J ME TROUVE ACTUELLEMENT DANS LE SUD DE LA FRANCE ET JE SUIS CONSTAMENT A LA RECHERCHE DE PIECES POUR MON MERCEDES 508!
JE CHERCHE EGALEMENT TOUTES PERSONNES PASSIONNEES DES ANCIENS UTILITAIRES DE MERCEDES: TOUT COMME DES MECANOS SYMPAS, DES LIEUX OU ON PEU REPARER, ..............etc!
MERCI!
J ME TROUVE ACTUELLEMENT DANS LE SUD DE LA FRANCE ET JE SUIS CONSTAMENT A LA RECHERCHE DE PIECES POUR MON MERCEDES 508!
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MERCI!
Les Philippines, pour changer English translation pending
Dimanche 19/10/2003
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Egypte & Petra 2001 - 3 semaines en solo English translation pending
Salut à tous,
Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Remorque vélo pour voyager avec bébé English translation pending
Bonjour,
Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.
Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.
Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Voyage autour des 5 sens English translation pending
Les 5 sens:
L'ouïe😏
Le toucher😊
Le goût😛
L'odorat😄
La vue🙂
Pour chacun d'eux, quels sont vos plus forts souvenirs de voyage?
L'ouïe😏
Le toucher😊
Le goût😛
L'odorat😄
La vue🙂
Pour chacun d'eux, quels sont vos plus forts souvenirs de voyage?
France: donne infos sur le Finistère en Bretagne English translation pending
salut à tous,
Je suis Breton et connaissant par coeur le finistère(département 29), je pense être utile à ceux qui voudraient s'y rendre...
Au plaisir
yann
Je suis Breton et connaissant par coeur le finistère(département 29), je pense être utile à ceux qui voudraient s'y rendre...
Au plaisir
yann
Egypte: pourboire et argent de poche English translation pending
Bonjour,
Je pars en Egypte à la fin avril et mon agent de voyage me suggère d'apporter de l'argent liquide en US. De plus, il me suggère 84 $ US de pourboires pour tout mon séjour (7 nuits bateau + 5 nuits Caire). Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 10 à 15 ans. C'est beaucoup trop cher pour les enfants à mon avis. Vous qui avez des enfants, que donnez-vous ? Même si mon agent de voyage me suggère de laisser une enveloppe au capitaine du bateau, je n'en ai pas l'intention : trop peur qu'il se farcisse le maximum et ne laisse rien à ses employés! Pour l'argent de poche, l'agent conseiller 350 $ US par personne - évidemment, pas question encore là d'en apporter autant surtout pour les enfants ! J'ai pas l'intention d'acheter plein de souvenirs (en voyage organisé, paraît que les prix triplent à la vue des touristes) mais besoin d'$ pour les boissons, eau, cartes postales, etc. Donc, j'avais pensé à des chèques de voyage et bien sûr carte de crédit. On me dit que l'on ne peut pas échanger sur le bateau... 😕pas plaisant pour le tourisme... J'avais aussi pensé d'apporter un peu d'Euros et bien sûr d'obtenir des livres égyptiennes rendus sur place. Un peu mélangée ces temps-ci avec tous les conseils que je lis un peu partout. La vérité ? Merci 🙂
Je pars en Egypte à la fin avril et mon agent de voyage me suggère d'apporter de l'argent liquide en US. De plus, il me suggère 84 $ US de pourboires pour tout mon séjour (7 nuits bateau + 5 nuits Caire). Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 10 à 15 ans. C'est beaucoup trop cher pour les enfants à mon avis. Vous qui avez des enfants, que donnez-vous ? Même si mon agent de voyage me suggère de laisser une enveloppe au capitaine du bateau, je n'en ai pas l'intention : trop peur qu'il se farcisse le maximum et ne laisse rien à ses employés! Pour l'argent de poche, l'agent conseiller 350 $ US par personne - évidemment, pas question encore là d'en apporter autant surtout pour les enfants ! J'ai pas l'intention d'acheter plein de souvenirs (en voyage organisé, paraît que les prix triplent à la vue des touristes) mais besoin d'$ pour les boissons, eau, cartes postales, etc. Donc, j'avais pensé à des chèques de voyage et bien sûr carte de crédit. On me dit que l'on ne peut pas échanger sur le bateau... 😕pas plaisant pour le tourisme... J'avais aussi pensé d'apporter un peu d'Euros et bien sûr d'obtenir des livres égyptiennes rendus sur place. Un peu mélangée ces temps-ci avec tous les conseils que je lis un peu partout. La vérité ? Merci 🙂
N'allez pas au Dominican Bay! English translation pending
Si quelqu'un doit aller au dominican bay a boca chica, qu'il n'aille surtout pas c'est un hotel scandaleusement crado😠😠😠
j'ai des photos pour le prouver et des temoignage d'autres personnes...
Le personnel est bien sympa mais c'est tout!!!
j'ai des photos pour le prouver et des temoignage d'autres personnes...
Le personnel est bien sympa mais c'est tout!!!
Carnet de voyage live d'Afrique Australe English translation pending
😎 Salut à tous, c'est maintenant J - 5 avant mon tour de l'Afrique australe pendant 3 mois.
Voila toutes les paperasses et autres trucs obligatoires avant départ sont faites ( Passeport valide, vaccins, etc.... )
Les derniers billets d'avion en poche depuis ce matin il me tarde maintenant de refouler la terre ocre du bush austral.
Je vous tiendrai au courrant de mes périgrinations et de mes rencontres en live sur ce post une fois par semaine environ. Je ne manquerai pas d'y mettre les bons plans.
Bonne suite à tous les projets de nos VFistes.
Voila toutes les paperasses et autres trucs obligatoires avant départ sont faites ( Passeport valide, vaccins, etc.... )
Les derniers billets d'avion en poche depuis ce matin il me tarde maintenant de refouler la terre ocre du bush austral.
Je vous tiendrai au courrant de mes périgrinations et de mes rencontres en live sur ce post une fois par semaine environ. Je ne manquerai pas d'y mettre les bons plans.
Bonne suite à tous les projets de nos VFistes.
Les petites "galères"? English translation pending
Tiens pour changer ...
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Le Transsibérien, extraits de carnets de route, seconde partie English translation pending
Samedi 13/09/03, Irkoutsk, 15:30 LOC, 10:30 MOS
J'attends le bus de 16h30 pour Listvianka. J'ai manqué le précédent à cause d'une erreur de débutant relative au décalage horaire. J'avais fini par trouver au centre ville un cyber-café, où j'envoyais tranquillement mes premiers mails d'une série que je prévoyais longue, quand j'ai vu l'heure sur l'ordinateur. J'ai tout d'abord pensé que, comme d'habitude, il n'étais pas à l'heure du lieu dans lequel nous nous trouvions lui et moi, mais j'ai alors immédiatement pensé à ce qui vient naturellement suite à une telle réflexion: j'avais changé de fuseau horaire, et j'avais oublié de donner à manger à ma montre une heure de plus. La cinquième depuis Moscou. J'en suis quitte pour prendre le prochain bus, seule conséquence de cette erreur. J'ai donc une heure d'attente en sus à dépenser dans cette gare routière. J'en profite pour observer, et je me retrouve plongé quatre ans en arrière, à la gare routière de Bernaoul.
J'ai trop pris l'habitude de resserrer l'écriture, si bien que j'oublie de sauter de nouveau les lignes, quand bien même j'ai acheté un nouveau cahier, flambant neuf, que je réserve pour plus tard.
Pour changer mon billet de car, ce ne fut pas une mince affaire. Je me serais cru dans une parodie particulièrement caricaturée. Après avoir fait une première queue, importante, et souvent anarchique, notamment ignorée de certaines vieilles babaïagas à l'air mauvais, quand ce fut mon tour, je me suis fait renvoyer dans mes vingt deux par la caissière, qui m'a dit que les remboursements, c'était la caisse d'à côté. J'ai eu beau lui expliquer que je venais de faire la queue, et que c'était injuste, elle n'en eut, évidemment, cure. La nouvelle queue fut en tout point identique à la première. Ensuite, pour le remboursement, outre les vingt cinq pour cent de frais d'annulation, il a fallu que la caissière remplisse un immense cahier, sur lequel elle devait noter mes noms, prénoms, et patronymes. Je lui ai donné mon passeport, mais elle a fini par se décourager. Ensuite, elle m'a remboursé, lentement, alors que je lui avais bien précisé que je voulais juste prendre le bus d'après. Derrière, ça poussait comme dans un mirage 2000 qui met la post-combustion. Rien que des fait routiniers, au final. J'ai hésité à les relater sur ce cahier, tant ce genre de scènes est banal ici.
Avant cet incident somme toute mineur, j'ai visité la ville qui a un certain charme. Les maisons sont de vieilles bâtisses toutes de bois construites, très joliment décorées, mais elles mériteraient un coupe de restauration. Il y a de belles églises, sans trop d'or, pour une fois, peintes avec beaucoup de goût. Le grand marché central est également charmant, véritablement authentique.
Avant cela, j'ai réussi à acheter mon billet de train de Ulan Udé à Vladivostok. Départ d'Ulan Ude mardi après midi. En attendant, je vais essayer de visiter le Baïkal, et d'aller par un moyen ou un autre de l'autre côté, en Bouriatie, jusqu'à sa capitale, Ulan Udé. Ce soir, je serai donc à Listvianka, village situé au bord du mythique Lac, et j'espère trouver un petit hôtel sympathique où me poser un peu. Je vais essayer de me laver, et de laver quelques habits.
France – Liban en voiture (été 2003) English translation pending
France – Liban (2003)
Cette année j’étais motivé ! J’étais motivé pour partir au Tibet… oui mais voilà, un impondérable : le SRASM. Sous ces quelques lettres anodines se cache une nouvelle maladie pulmonaire qui fit quelques centaines de morts en Asie, et qui, surtout, fut très médiatisé… Jusque là, rien de suffisamment alarmant pour me faire changer de projet. Mais c’est sous la pression de mes proches et surtout la fermeture temporaire d’une frontière qui me décida à mettre un terme a ce fabuleux voyage.C’est alors, qu’un petit mois avant mon future départ, JiJoe, un amis, me fait une proposition qui ne peut se refuser : partir de France au Liban en voiture. Pour le parcours, j’eu tous loisir de faire gambader mon imagination le temps de se mettre d’accord sur les grandes lignes : France – Italie – Slovénie – Croatie – Monténégro – Kosovo – Serbie – Bulgarie – Turquie – Syrie – Liban et un retour plus rapide par la Grèce.
10 Juillet 2003 C’est comme cela que je me retrouve dans une Twingo rose en direction de Lyon où l’on s’arrêtera quelques jours pour penser à tous ce que l’on aurait oublié et surtout se refroidir dans une piscine avant un été qui promet d’être chaud : la météo annonce déjà 38°C dans toute la région !
Lundi 14
Nous quittons Lyon un beau matin autours des 6h30, direction Genève. C’était prévue, nous ne visiterions pas l’Italie : après le tunnel du mont blanc les villes s’enchaînes, Milan où l’on prend à penne le temps de se restaurer et Venise dont nous verrons que le périphérique…Vers 17h nous entrons sur les verdoyante terre de Slovénie. Et là, lassé des autoroutes et désireux de découvrir le paysage, nous nous dirigeons vers la capitale Lubjana à travers la montagne et sur des routes pas indiqué sur notre atlas routier… On est joueur en cette fin de journée ! Après 15 km de virage incessant, nous passons au travers d’un village nommé Logatec et à proximité d’un sapin démunie de toutes ses branches à la base. Bref, on veut savoir se que c’est exactement et on s’arrête.Après une visite des environs, on rencontre un vieux qui nous parle dans sa langue, le slovène… La voisine nous traduit quelques minutes puis nous invites chez elle : on discute un peut, et à cause de notre pauvre anglais, on confond le tilleul avec cet arbre que l’on à vue dans le village. A partir de là débute un gros malentendu qui ne sera élucidé que le soir dans la tente en écrivant ces lignes. Eux parlant des tilleuls et nous de ces sortes de sapins, on apprendra quand même que les tilleuls sont le symbole du pays depuis le passage de Napoléon.On plante notre tente à coté d’une chapelle et de ce fameux arbre !
Mardi 15
On part pour lubjana : la capital. Une petite balade dans les rues s’impose, une église par ci, un château par là. Puis, sous les conseils de la voisine du vieux de Logatec, nous partons en début d’après-midi pour Bled et un parc naturel non loin de là : un haut lieu touristique de Slovénie.Et en effet, le cadre est tous simplement magnifique. Nous en profitons pour faire un petit plongeon dans cette eau si claire. Visiblement c’est interdit, mais personne n’ose venir nous chercher au beau milieu du lac. Le soir, nous nous imprégnons de cette ambiance de vacance qui règne sur les berges avant de s’endormir dans la voiture.
Mercredi 16 Le matin nous prenons tous notre temps pour la visite du château surplombant le lac. Nous rejoignons un second lac à une heure de route d’ici pour prendre du bon temps à flémarder sur ses berges. L’eau est toujours aussi claire et rafraîchissante (Il fait extrêmement chaud). On tente ensuite de manger pour 365 tolar : c’est ce qu’il nous reste et ça fait environs 1.5€. En fait je me trompe sur les prix et nous lâchons encore quelques euro.Vers 17h, nous nous décidons enfin pour partir vers Postojna à travers la montagne… Et là, ce qui devais être un agréable raccourci et malgré notre sens aigu de l’orientation, se transforme en une rallonge incroyable dans un dédale de chemin pour le moins pittoresques. Le soleil disparue derrière les monts et la faim venant, nous terminons notre folle course à environ 1300m d’altitude sur un chemin de terre où nous pouvons enfin demander notre chemin : tous rentre dans l’ordre. Avec un tel retard, plus question de dormir en Croatie ce soir, on stop donc à Postojna où l’on dépense nos quelques Tolar en bière. Cela nous permet de rencontrer des habitués qui nous explique à grand renfort de dessin la signification des fameux sapins rencontrés deux jours plus tôt. A priori, ils sont typiques de la région, (quelques villages) et sont mis ici pour la fêtes nationale du 24 juin. En outre, ils nous déconseillent le camping sauvage à cause des petits grizzlys du coin. De toute façon, il est bien trop tard pour trouver un camping, le montage de la tente se fera donc de nuit et sauvage.
Jeudi 17
Au réveil, un paysans passant ;-) se met à nous parler dans une langue incompréhensible pendant quelques minutes pour finir par glisser le mot bien compris de nos deux campeurs : police. Sans changer nos plans, nous quittons la Slovénie en fin de matinée pour faire halte à Rijeka en Croatie. C’est une ville sans grand intérêt à nos yeux. On galère un peut pour ce garer, on mange une pizza pour notre premier restaurant du voyage avant de déambuler une heure ou deux et remplir quelques formalités : argent, timbre, Email.Nous poursuivons donc notre route le long de la cote adriatique, les rumeurs avaient raison : c’est magnifique ! On plante notre tente dans un des nombreux campings coincés entre la montagne, la route et la mer. L’eau (salé cette fois) est limpide, le soleil tape toujours aussi fort et nous nous exerçons quelques peut au diabolo et à l’art de la jonglerie.En résumé, nous passons une fin de journée tranquille et bien agréable.
Vendredi 18
La nuit à été tourmenté par de violents vents qui arrachèrent la première toile mal fixé de notre tente : réveil vers 5h. Après un petit déjeuné sous de nouvelles bourrasques entre un muret et la voiture (abri totalement inefficace), nous continuerons la descente de la cote adriatique entamée la veille. C’est à ce moment que l’on eu une idée absolument génial : plutôt que de suivre cette belle route bien droite, dirigeons nous vers Vire, ce petit village indiqué sur notre carte dans l’espoir de trouver une communauté de pêcheur jusqu'à présent absent du littoral. Très mal indiqué, Vire se situe sur une pointe voisine d’une pointe touristique et n’est desservie que par une unique petite route. Ca parait bien partis, mais l’aventure coupe cours : après 35km d’une route tortueuse, nous découvrons avec horreur un village vacance en pleine construction et déjà habité… Les rues ne sont pas terminées, entre deux chantiers une décharge utilisée pour brûler tout les immondices, sans oublier l’usine de béton érigé là pour l’occasion. Même les plages sont couvertes de gravas et autres déchets de chantier : malgré la chaleur toujours aussi étouffante, nous nous privons de notre baignade ! Ce serait quand même mentir par omission que de passer sous silence Nin, le charmant village touristique non loin de là.Le soir, dans un coin un peut à l’écart pour planter notre tente, deux policiers interrompent notre dîné et nous invite à rejoindre notre camping… Nous reprenons dons la route à la tombé de la nuit pour la passer sur un parking de Zadar. On en profite pour visiter cette très jolie ville et très animé en ce vendredi soir. Nous nous faisons littéralement attaquer par une nuées de moustiques pendant la nuit : dans la voiture on en recense une bonne vingtaine au levé du jours ! Mais il y en avait sûrement plus car nous en tuerons jusqu’au lendemain soir !
Samedi 19
Après une nouvelle visite de Zadar de jour cette fois-ci, notre descente de la cote se poursuit tranquillement au rythme effréné des baignades tri quotidiennes. De l’avis du narrateur (oui oui, c’est moi J ), Split est une ville à ne pas manquer : toute une partie de la ville voie ses maisons et ruelles enchevêtré avec les vestiges d’un palais romain. Tout comme les belles croates, cela donne à ses quartiers un charme indéfinissable. De plus, les terrasses des cafés et une scène de pleine air laissent penser que les vendredis soir doivent être animées. Oui mais voilà, on est samedi et ici les week-ends sembles correctement respectés et c’est tout à leur honneurs.Nous faisons donc encore quelques kilomètres afin de trouvé un paisible village ou quelconque havre de paix susceptible d’accueillir notre Twingo et leurs passagers pour la nuit. Et on trouve notre bonheur sur une plage privé avec douche et parking, que demander de mieux !
Dimanche 20 Après ce camping improvisé où nous avons tous deux passé une excellente nuit, nous mettons le cas sur la ville mythique de Dubrovnik. Par chance, nous trouvons un parking gratuit pour la journée ainsi que la nuit non loin du centre culturel. Dubrovnik est une vielle ville toute neuve ! Je m’explique, c’est une ville historique qui à subit de grand dommage lors de la dernière guerre et qui a été entièrement rénové pour le plus grand bonheur des nombreux touristes. En une journée, nous croisons plus de Français que depuis tous le début du voyage. Comme beaucoup de ville extrêmement touristique, nous en prenons plein les yeux et puis… c’est tous. Pas de rencontre si ce n’est une petite discussion avec un barman. (L’avantage c’est tous le monde parle anglais) Nous finissons la journée dans la mer avant d’errer de nuit dans les rues pour finalement assister à un concert de jazz en sirotant quelques bières locales pour dilapider notre monnaie.
Lundi 21
Nouvelle semaine, nouveau pays ! Nous faisons nos adieux à la Croatie et sa belle ville pour s’enfoncer dans les terres. La Yougoslavie c’est visiblement éteinte depuis le début de l’année laissant place au derniers pays qui la composait : La république du Monténégro et de Serbie. Le Kosovo quand à lui est toujours sous contrôle des Nations Unis mais fait partie de la serbie. (Ca, c’est la version que l’on a compris)Afin de rentrer dans les terres, il nous faut trouver un col que l’on pourra traverser. Celui que nous choisissons n’est pas si haut que cela, il ne fait que 1006m. Mais les milles mètres de déniveler se transforme en un enchaînement de lacet interminable se terminant tous de même au beau milieu de magnifique paysage du terroir Yougoslave. Ou plutôt Monténégrin devrais je dire… Nous en profitons égoïstement, et c’est bien dommage.Nous passons la nuit à Podgoritsa où un jeune parlant quelques mots d’anglais (c’est rare en cette contré) commence par nous dire qu’il n’y à rien à faire et rien à visiter ici ! Sans nous décourager nous trouvons un cybercafé sans Internet, deux distributeurs de billets en panne, une poste sans téléphone qui marche ni timbre et même la carte de téléphone acheté le matin se révèle être une carte pour téléphone portable ! On accuse un peut le coup, mais après une petite pause bien mérité nous finissons par trouver des timbres (toujours inutilisé à se jour faute de carte postale) et surtout un téléphone. Je remercie au passage mes prof. d’allemand qui ont tous de même réussi à m’inculquer les bases.

Mardi 22

Il n’y à donc pas grand-chose à visité ici ? Nos difficultés de communication et surtout notre longue route encore à parcourir nous décident à traverser la Yougoslavie rapidement : 400km dans la journée devrais nous permettre de découvrir une autre ville. C’était sans compter sur les limitations de vitesses ainsi que le piteux états des routes : il nous faudra donc dix heures, sans compter les arrêts, pour les parcourir. Nous traverserons quatre postes de douanes plus un autre contrôle dans la journée qui seras la plus épuisante du voyage.Toujours à travers les mêmes magnifiques paysages nous traversons un pays en pleine reconstruction : le Kosovo. Nous prenons même un raccourci pour le plaisir des yeux… mais un 4*4 aurait sans doute été préférable pour ce col de 12km non goudronné ! On ne s’attendait pas à ce qu’une piste soit indiquée sur notre carte.Au terme de cette journée pour le moins aventureuse : ce sont les journées où l’on se retrouve au sommet d’un col dans un dédale de piste non indiqué sur notre carte avec un soleil de plomb pour toute boussole… Nous arrivons finalement dans la ville de Nis vers 18h00 où nous avons à penne le temps de traverser un parc au milieu de remparts. Après avoir fait la connaissance de trois Françaises/Yougoslaves nous expliquant un certain nombre de chose et d’état de fait, nous partons en quête de nourriture. Ici, il faut payer en dinar (non non, on a pas quitter la Yougoslavie :-). Il est trop tard pour faire changer quelques-uns de nos euros et notre carte visa n’est acceptée nulle part.On s’endort donc le ventre vide et mort de fatigue. Bref, après une excellente journée.
Cette année j’étais motivé ! J’étais motivé pour partir au Tibet… oui mais voilà, un impondérable : le SRASM. Sous ces quelques lettres anodines se cache une nouvelle maladie pulmonaire qui fit quelques centaines de morts en Asie, et qui, surtout, fut très médiatisé… Jusque là, rien de suffisamment alarmant pour me faire changer de projet. Mais c’est sous la pression de mes proches et surtout la fermeture temporaire d’une frontière qui me décida à mettre un terme a ce fabuleux voyage.C’est alors, qu’un petit mois avant mon future départ, JiJoe, un amis, me fait une proposition qui ne peut se refuser : partir de France au Liban en voiture. Pour le parcours, j’eu tous loisir de faire gambader mon imagination le temps de se mettre d’accord sur les grandes lignes : France – Italie – Slovénie – Croatie – Monténégro – Kosovo – Serbie – Bulgarie – Turquie – Syrie – Liban et un retour plus rapide par la Grèce.
10 Juillet 2003 C’est comme cela que je me retrouve dans une Twingo rose en direction de Lyon où l’on s’arrêtera quelques jours pour penser à tous ce que l’on aurait oublié et surtout se refroidir dans une piscine avant un été qui promet d’être chaud : la météo annonce déjà 38°C dans toute la région !
Lundi 14
Mardi 15
Mercredi 16 Le matin nous prenons tous notre temps pour la visite du château surplombant le lac. Nous rejoignons un second lac à une heure de route d’ici pour prendre du bon temps à flémarder sur ses berges. L’eau est toujours aussi claire et rafraîchissante (Il fait extrêmement chaud). On tente ensuite de manger pour 365 tolar : c’est ce qu’il nous reste et ça fait environs 1.5€. En fait je me trompe sur les prix et nous lâchons encore quelques euro.Vers 17h, nous nous décidons enfin pour partir vers Postojna à travers la montagne… Et là, ce qui devais être un agréable raccourci et malgré notre sens aigu de l’orientation, se transforme en une rallonge incroyable dans un dédale de chemin pour le moins pittoresques. Le soleil disparue derrière les monts et la faim venant, nous terminons notre folle course à environ 1300m d’altitude sur un chemin de terre où nous pouvons enfin demander notre chemin : tous rentre dans l’ordre. Avec un tel retard, plus question de dormir en Croatie ce soir, on stop donc à Postojna où l’on dépense nos quelques Tolar en bière. Cela nous permet de rencontrer des habitués qui nous explique à grand renfort de dessin la signification des fameux sapins rencontrés deux jours plus tôt. A priori, ils sont typiques de la région, (quelques villages) et sont mis ici pour la fêtes nationale du 24 juin. En outre, ils nous déconseillent le camping sauvage à cause des petits grizzlys du coin. De toute façon, il est bien trop tard pour trouver un camping, le montage de la tente se fera donc de nuit et sauvage.
Jeudi 17
Vendredi 18
Samedi 19
Dimanche 20 Après ce camping improvisé où nous avons tous deux passé une excellente nuit, nous mettons le cas sur la ville mythique de Dubrovnik. Par chance, nous trouvons un parking gratuit pour la journée ainsi que la nuit non loin du centre culturel. Dubrovnik est une vielle ville toute neuve ! Je m’explique, c’est une ville historique qui à subit de grand dommage lors de la dernière guerre et qui a été entièrement rénové pour le plus grand bonheur des nombreux touristes. En une journée, nous croisons plus de Français que depuis tous le début du voyage. Comme beaucoup de ville extrêmement touristique, nous en prenons plein les yeux et puis… c’est tous. Pas de rencontre si ce n’est une petite discussion avec un barman. (L’avantage c’est tous le monde parle anglais) Nous finissons la journée dans la mer avant d’errer de nuit dans les rues pour finalement assister à un concert de jazz en sirotant quelques bières locales pour dilapider notre monnaie.
Lundi 21
Mardi 22
Il n’y à donc pas grand-chose à visité ici ? Nos difficultés de communication et surtout notre longue route encore à parcourir nous décident à traverser la Yougoslavie rapidement : 400km dans la journée devrais nous permettre de découvrir une autre ville. C’était sans compter sur les limitations de vitesses ainsi que le piteux états des routes : il nous faudra donc dix heures, sans compter les arrêts, pour les parcourir. Nous traverserons quatre postes de douanes plus un autre contrôle dans la journée qui seras la plus épuisante du voyage.Toujours à travers les mêmes magnifiques paysages nous traversons un pays en pleine reconstruction : le Kosovo. Nous prenons même un raccourci pour le plaisir des yeux… mais un 4*4 aurait sans doute été préférable pour ce col de 12km non goudronné ! On ne s’attendait pas à ce qu’une piste soit indiquée sur notre carte.Au terme de cette journée pour le moins aventureuse : ce sont les journées où l’on se retrouve au sommet d’un col dans un dédale de piste non indiqué sur notre carte avec un soleil de plomb pour toute boussole… Nous arrivons finalement dans la ville de Nis vers 18h00 où nous avons à penne le temps de traverser un parc au milieu de remparts. Après avoir fait la connaissance de trois Françaises/Yougoslaves nous expliquant un certain nombre de chose et d’état de fait, nous partons en quête de nourriture. Ici, il faut payer en dinar (non non, on a pas quitter la Yougoslavie :-). Il est trop tard pour faire changer quelques-uns de nos euros et notre carte visa n’est acceptée nulle part.On s’endort donc le ventre vide et mort de fatigue. Bref, après une excellente journée.
Nord ou sud de la République Dominicaine? English translation pending
Bonjour,
Nous voulons partir en rep dom; nous avons trouvé deux séjours; un au sud à Boca Chica, l'autre moins cher pour Sosua au nord; nous hésitons; il parait que les plages du nord sont bien moins agréables que celles du sud; cela en vaut-il la peine pour quelque'un qui ne surfe pas? Nous souhaitons aussi faire des excursions;
Que nous conseillez vous? ou y a-t-il le plus de choses à faire? les palges du nord sont-elles si agitées qu'on le dit? Y a-t-il une si grande différence entre le nord et le sud?
Merci! de me répondre rapidement; mon départ est tres proche!
Nous voulons partir en rep dom; nous avons trouvé deux séjours; un au sud à Boca Chica, l'autre moins cher pour Sosua au nord; nous hésitons; il parait que les plages du nord sont bien moins agréables que celles du sud; cela en vaut-il la peine pour quelque'un qui ne surfe pas? Nous souhaitons aussi faire des excursions;
Que nous conseillez vous? ou y a-t-il le plus de choses à faire? les palges du nord sont-elles si agitées qu'on le dit? Y a-t-il une si grande différence entre le nord et le sud?
Merci! de me répondre rapidement; mon départ est tres proche!
Carnet de voyage en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
J’ai décidé de vous faire partager mon périple en Asie et plus particulièrement en Chine mais aussi à Taiwan et au Japon. C’est un voyage que j’ai réalisé en 2001 d’une durée de 5 mois.
Tout d’abord je me présente, j’ai 36 ans et je travaille dans l’hôtellerie en réception, je suis également passionnée de cinéma mais depuis quelques années, j’ai envie de faire autre chose et cet “ autre chose “ c’est la réalisation de documentaire. Evidemment, on ne s’improvise pas du jour au lendemain réalisatrice, mais j’avais suivi un an auparavant un stage qui s’est avéré peu intéressant pour moi. Malgré un premier essai non fructueux en Amérique du sud avec une caméra non numérique, je ne me suis pas démontée.
Bref après avoir potassée des magazines et des bouquins sur le sujet, je me suis achetée une caméra vidéo et des accessoires notamment un micro et une bonnette (protection pour le micro ) très utiles pour les interviews. Je me suis entrainée chez moi 1 mois avant le départ.
Ce que j’aime dans les voyages, c’est de pouvoir rencontrer des gens et des modes de vie différents mais surtout de pouvoir vivre le quotidien de ces gens, c’est pour cette raison que je pars rarement ou jamais moins de 3 mois voire 6. Le summum du voyage pour moi c’est de pouvoir travailler dans le pays et pas forcément en tant que bénévole et c’est peut-être pour cela que je suis tombée par hasard dans l’hôtellerie qui était le moyen le plus facile pour travailler à l’étranger.
Il y a quelques années en 1997, je suis partie en Asie pour une durée indéterminée pour voyager et aussi faire du bénévolat. J’ai commencé par l’Inde, Le Népal, La Thailande, Le Myanmar, Le Laos, Hongkong, La Chine, Taiwan, Le Japon et retour par Les USA . Je me suis retrouvée à enseigner l’anglais au Japon puis à taiwan. Après presque 2 ans de voyage, je suis rentrée à paris avec l’intention de repartir pour parler de choses qui m’avaient titillées où intéressées durant ce voyage et notamment concernant La Chine et Taiwan.
J’avais envie de réaliser un documentaire sur les femmes de mon âge, célibataires mais en comparant la Chine et Taiwan. Car malgré leur différend, ces deux pays ont une une tradition commune. La plupart de mes étudiants à Taiwan étaient des femmes et en discutant avec elles, je me suis aperçue qu’elles étaient en même temps trés indépendantes mais aussi trés traditionnelles dans leur facon d’aborder les relations avec les hommes. Le mariage est trés idéalisé et en même temps elles sont trés diffiçiles . Elles ont des critères encore plus élevés que les miens et c’est peu dire.... Elles attendent le prince charmant et forcément elles se marient trés tard et j’avais aussi envie de voir le côté chinois. Voilà donc comment l’histoire a commencé. Sans avoir vraiment travaillé sur l’écriture du scénario, je suis partie en me disant qu’une fois sur place, j’aurai plus de temps pour y revenir.
Pour ce voyage, j’avais décidé de refaire le chemin à l’envers de ce que j’avais fait en 1998. Départ de HONGKONG, pour rejoindre la province du Yunnan, KUNMING, DALI, LIJIANG, ZHONDJIANG, la province du Sichuan, XIANCHENG, LITANG, KANDING, CHENGDU le tout en bus puis remonter vers la province du Gansu en bus ou en train LANZHOU puis direction le Xinjiang avec URUMQI, TURFAN, KASHGAR, de là, retour en sens inverse par YARKAND, HOTAN, le long du desert de TAKLAMATAN pour rejoindre GOLDMUD ou XINING puis LANZHOU et ensuite direction PEKIN, SHANGHAI puis GUILIN et YANGSHUO et de là, retour sur HONGKONG.
C’était à l’origine le trajet que je voulais suivre. Tout etait prêt pour le grand départ. A chaque fois que je pars je suis toujours excitée mais cette fois-ci j’étais aussi angoissée à l’idée de rater complèment et de me planter...
(à suivre...)
J’ai décidé de vous faire partager mon périple en Asie et plus particulièrement en Chine mais aussi à Taiwan et au Japon. C’est un voyage que j’ai réalisé en 2001 d’une durée de 5 mois.
Tout d’abord je me présente, j’ai 36 ans et je travaille dans l’hôtellerie en réception, je suis également passionnée de cinéma mais depuis quelques années, j’ai envie de faire autre chose et cet “ autre chose “ c’est la réalisation de documentaire. Evidemment, on ne s’improvise pas du jour au lendemain réalisatrice, mais j’avais suivi un an auparavant un stage qui s’est avéré peu intéressant pour moi. Malgré un premier essai non fructueux en Amérique du sud avec une caméra non numérique, je ne me suis pas démontée.
Bref après avoir potassée des magazines et des bouquins sur le sujet, je me suis achetée une caméra vidéo et des accessoires notamment un micro et une bonnette (protection pour le micro ) très utiles pour les interviews. Je me suis entrainée chez moi 1 mois avant le départ.
Ce que j’aime dans les voyages, c’est de pouvoir rencontrer des gens et des modes de vie différents mais surtout de pouvoir vivre le quotidien de ces gens, c’est pour cette raison que je pars rarement ou jamais moins de 3 mois voire 6. Le summum du voyage pour moi c’est de pouvoir travailler dans le pays et pas forcément en tant que bénévole et c’est peut-être pour cela que je suis tombée par hasard dans l’hôtellerie qui était le moyen le plus facile pour travailler à l’étranger.
Il y a quelques années en 1997, je suis partie en Asie pour une durée indéterminée pour voyager et aussi faire du bénévolat. J’ai commencé par l’Inde, Le Népal, La Thailande, Le Myanmar, Le Laos, Hongkong, La Chine, Taiwan, Le Japon et retour par Les USA . Je me suis retrouvée à enseigner l’anglais au Japon puis à taiwan. Après presque 2 ans de voyage, je suis rentrée à paris avec l’intention de repartir pour parler de choses qui m’avaient titillées où intéressées durant ce voyage et notamment concernant La Chine et Taiwan.
J’avais envie de réaliser un documentaire sur les femmes de mon âge, célibataires mais en comparant la Chine et Taiwan. Car malgré leur différend, ces deux pays ont une une tradition commune. La plupart de mes étudiants à Taiwan étaient des femmes et en discutant avec elles, je me suis aperçue qu’elles étaient en même temps trés indépendantes mais aussi trés traditionnelles dans leur facon d’aborder les relations avec les hommes. Le mariage est trés idéalisé et en même temps elles sont trés diffiçiles . Elles ont des critères encore plus élevés que les miens et c’est peu dire.... Elles attendent le prince charmant et forcément elles se marient trés tard et j’avais aussi envie de voir le côté chinois. Voilà donc comment l’histoire a commencé. Sans avoir vraiment travaillé sur l’écriture du scénario, je suis partie en me disant qu’une fois sur place, j’aurai plus de temps pour y revenir.
Pour ce voyage, j’avais décidé de refaire le chemin à l’envers de ce que j’avais fait en 1998. Départ de HONGKONG, pour rejoindre la province du Yunnan, KUNMING, DALI, LIJIANG, ZHONDJIANG, la province du Sichuan, XIANCHENG, LITANG, KANDING, CHENGDU le tout en bus puis remonter vers la province du Gansu en bus ou en train LANZHOU puis direction le Xinjiang avec URUMQI, TURFAN, KASHGAR, de là, retour en sens inverse par YARKAND, HOTAN, le long du desert de TAKLAMATAN pour rejoindre GOLDMUD ou XINING puis LANZHOU et ensuite direction PEKIN, SHANGHAI puis GUILIN et YANGSHUO et de là, retour sur HONGKONG.
C’était à l’origine le trajet que je voulais suivre. Tout etait prêt pour le grand départ. A chaque fois que je pars je suis toujours excitée mais cette fois-ci j’étais aussi angoissée à l’idée de rater complèment et de me planter...
(à suivre...)
Les révélations qu'on peut avoir lors d'un voyage English translation pending
J'ouvre un nouveau sujet:
on a tous connu des moments plus ou moins marquants lors de nos voyages. Certains instants étaient même si forts qu'ils ont contribué à une révélation. Par exemple untel a compris que le plus important, finalement, était de rester en vie, un autre qu'il devait se mettre à tel instrument, un autre enfin qu'en Occident, on était quand même gâtés, par rapport à plein d'autres endroits. Il peut s'agir d'une prise de conscience sur soi, ou sur le monde, ou les deux...
Je vous invite donc à nous faire part de vos récits de "révélations". Racontez l'évènement vécu, et le déclic qu'il a produit en vous. Ces moments de forte émotions passionneront, j'en suis sûr, beaucoup de personnes du forum. Voire, les interpelleront parce qu'elles auront senti les choses d'une façon similaire.
on a tous connu des moments plus ou moins marquants lors de nos voyages. Certains instants étaient même si forts qu'ils ont contribué à une révélation. Par exemple untel a compris que le plus important, finalement, était de rester en vie, un autre qu'il devait se mettre à tel instrument, un autre enfin qu'en Occident, on était quand même gâtés, par rapport à plein d'autres endroits. Il peut s'agir d'une prise de conscience sur soi, ou sur le monde, ou les deux...
Je vous invite donc à nous faire part de vos récits de "révélations". Racontez l'évènement vécu, et le déclic qu'il a produit en vous. Ces moments de forte émotions passionneront, j'en suis sûr, beaucoup de personnes du forum. Voire, les interpelleront parce qu'elles auront senti les choses d'une façon similaire.
Breathtaking Kyrgyzstan!
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not the south? Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
---/---
As a supplement, the route track. Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
From Bishkek to Karakol:

From Karakol to Kochkor:

From Kochkor to Baetov:

From Baetov to Kara-Köl:

From Kara-Köl to Bishkek:


But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not the south? Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
---/---
As a supplement, the route track. Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
From Bishkek to Karakol:

From Karakol to Kochkor:

From Kochkor to Baetov:

From Baetov to Kara-Köl:

From Kara-Köl to Bishkek:


16 days with family in La Gomera (Canary Islands)
Preamble: Why La Gomera?
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info: - The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side. - We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €. - The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen. - Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day. - Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!

And we start the trip with music!
We start the trip with music!
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info: - The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side. - We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €. - The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen. - Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day. - Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!

And we start the trip with music!
We start the trip with music!
A little piece of Sulawesi with the family: Rantepao and Selayar
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09: We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta. We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €). I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing... First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon. So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete! Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar. Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip. 12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway. No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets. To each their own souvenirs, I guess...

When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here. I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area. A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful. The river:
The karst site:





Wednesday 07/08 - Thursday 07/09: We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta. We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €). I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing... First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon. So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete! Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar. Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip. 12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway. No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets. To each their own souvenirs, I guess...

When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:

Ours:

View of the little lake:

But not everything is straightforward around here. I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area. A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful. The river:
The karst site:





Panama: le pays "paradis" English translation pending
Apres avoir passé de nombreux mois à me poser des questions sur le Panama, j'ai préféré tout regroupé pour vous aider à avoir un aperçu "global" :
Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba : http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?
Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba : http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?
Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Port du masque obligatoire en plein air aux Baléares English translation pending
Port du masque obligatoire en plein air, mais pas à la plage et à la piscine L'archipel espagnol très touristique a décidé jeudi de renforcer à son tour le port obligatoire du masque, comme la Catalogne. De nouveaux foyers de contagion du coronavirus sont apparus en Espagne. Le masque ne sera en revanche pas obligatoire à la plage ou à la piscine, ni lorsque que l'on fait du sport, a-t-elle précisé à la presse.
Mais dès lundi, aux Baléares, il sera obligatoire «sur la voie publique et en plein air» dès qu'il est possible de «rencontrer quelqu'un d'autre», ainsi que «dans les espaces publics fermés», a annoncé une conseillère technique du gouvernement régional, Marga Frontera. Ce qui signifie qu'il faudra le porter tout le temps dans la rue. Cette décision suit celle du gouvernement régional de Catalogne qui a imposé le masque depuis jeudi même lorsque la distance de sécurité peut être respectée, en raison d'un foyer important de contagion dans une zone de cette région du nord-est de l'Espagne, autour de la ville de Lérida où plus de 200'000 habitants sont isolés
Port de Miami et prise en charge des bagages pour croisière English translation pending
Bonjour
Je dois embarquer au port de miami pour une croisière, quelqu un peut me renseigner si les bagages sont pris en charges à l arrivée au bateau? et si le terminal est facile d accès? je vous remercie d avance pour vos réponses
Je dois embarquer au port de miami pour une croisière, quelqu un peut me renseigner si les bagages sont pris en charges à l arrivée au bateau? et si le terminal est facile d accès? je vous remercie d avance pour vos réponses
Port de Civitavecchia et liaison vers Rome par le train English translation pending
Bonjour
Quelqu’un pourrait-il me donner des infos pour relier Rome depuis le port de Civitavecchia ?
Je voudrais des renseignements sur les horaires des nouveaux trains mis en circulation en avril 2019 et le site à consulter
D’autre part, comment aller facilement du port à la gare de Civitavecchia ?
Merci
Port de départ (Marseille) et port d'arrivée (Gênes) English translation pending
Bonjour, je suis intéressée par une croisière MSC mais le départ se fait de Marseille et l'arrivée à gênes ! Quelqu'un a-t-il déjà fait cela ? Comment rejoindre Marseille ? Merci pour vos reponses
Port d'Ijmuiden à côté d'Amsterdam English translation pending
bonjour,
Je viens d'apprendre un changement sur mes escales: nous devions débarqué à Amsterdam près de la gare ferrovière et maintenant costa nous informe que l'escale est à Ilmuiden. Pouvez vous me dire si ce port et loin de la ville et comment puis-je me rendre à Amsterdam pour mes excursions prisent par l'office du tourisme et non par costa. Aucune navette est prévue pour les non excursions par costa. Le port est-il loin du centre ville ilmuiden?
Merci à tous.
Port-au-Prince, Jacmel, Marigot English translation pending
Pour sortir de PAP, demander de vous conduire au Portail Léogane en moto taxi, environ 125G/150G depuis Delmas 83 , puis les tarifs des minibus sont tarifés donc pas de négociation. La route est belle, mais faite votre prière car on se croirait dans Mariocart. A partir de carrefour Dufort, on commence la montagne, cela monte pas mal, soyez près d'une fenêtre à gauche car il y a de belles photos à faire. La station de Jacmel est en dehors de la ville, prenez une moto taxi pour aller à la place Toussaint Louverture, vous avez le grand hôtel directement sur place pour 50$us, basique mais central. Nous avons remonté la rue pour aller vers le cimetière, à environ 10mn de marche une rue sur la droite avec une buvette au coin (coin La normande et Alcius Charmant), demander pour madame Nohier. Elle a deux petits apparts à 100 us pour trois nuits ou 50us/nuit. C'est très sécuritaire, calme et propre, bon il y a bien la musique de la buvette, mais comme je vous l'ai déjà dit dans un précédent carnet, les bouchons d'oreilles sont indispensables en Haiti. La ville est sympas, avec son marché de fer, vestige d'un temps colonial, bon spot photos. La promenade sur le bord de mer est correct, j'ai bien aimé le retour des pêcheurs en pm, j'ai moins aimé la dump sur la plage. Il y a aussi un musée/ centre d'exposition des artistes dans un bâtiment pas loin des pêcheurs. La ville vaut son coup d’œil, le mieux est de se balader en faisant les rues du centre, pas beaucoup de voitures et de belles maisons d'un autre temps avec des scènes de rue qui valent les photos. Attention, pas facile de trouver de la bouffe de rue le soir, mangez avant la nuit, il y a bien des restos mais c'est cher. Ne manquer surtout pas le Bassin bleu, 500G en moto taxi par le chemin qui traverse la rivière ou 1000G en faisant le grand tour par le nouveau pont. Vous laisser pas embobiner par les gamins du village, il y a un droit d'entrée, mais ensuite le chemin vous y emmène direct, par contre l’artisanat du village est joli.
Prendre un Taptap pour Marigot, demander au gens de vous arrêter Au Surf Haiti guest house, réserver sur le site si vous arrivez en w.e., 50us/nuit, mais vous le regretterez pas, le meilleur rapport qualité prix du coin, un endroit de paradis dans une maison magnifique. Un endroit qui te fait oublier la ville; on peut manger des paninis ou des croques au bar, sinon demandez pour que l'on vous livre une boite repas du resto du village. Le midi on mangeait sur le bord de la route, le bouiboui paye vraiment pas de mine, mais c'est la cantine des locaux. Le peu de plage qui reste est dégueu, des déchets, des déjections et des sargasses qui fermentent, rien pour avoir envie de se mettre en maillot. De toute façon je ne me suis baigné en mer qu'à Port Salut, mais souvent en rivière. Si vous êtes le mardi à Marigot aller au port, c'est le jour du marché et du retour des pirogues de contrebande de la République. Animation garantie et photos géniales, le spectacle durent plusieurs heures non stop.
Attention pour aller aux Cayes depuis Jacmel, ne faite pas comme nous, ne vous arrêtez pas au carrefour Duffort en espérant prendre un bus pour Les Cayes. Ils ne s'arrêtent pas, revenir sur PAP y dormir une nuit, puis faire la longue route pour Les Cayes de bonne heure le matin. Suite dans un prochain carnet.
Port de Santorin: des voleurs! English translation pending
Bonjour,
Je suis allé en bateau à Santorin en septembre 2018. Arrivé au port, on vous saute dessus (Shuttle, loueur de voiture, taxi).
J'ai voulu prendre un shuttle chez " HOLIDAY TOURS & TRANFERS " (voir photo jointe) pour aller du port à mon Hôtel et on m'a demandé 30 € pour 2, alors que j'ai payé 25€/jour en location de voiture chez " RENT A CAR KRONOS " qui se trouve également au port de santorin, mais pour une épave. Les taxis vous demandent 35€ pour aller de l'aéroport au port pour un trajet de 9,6 km:c'est du vol même si l'essence est à 2€/litre sur l'ile. Le transporteur de bateau " SEAJETS " demande 1€ pour imprimer votre carte d'embarquement et cela n'est pas indiqué sur le site.
Seul les restaurants locaux sont à des prix raisonnables. Évitez les restaurants sur OIA, se sont des pièges à touristes (chers et pas bons).
Je suis allé en bateau à Santorin en septembre 2018. Arrivé au port, on vous saute dessus (Shuttle, loueur de voiture, taxi).
J'ai voulu prendre un shuttle chez " HOLIDAY TOURS & TRANFERS " (voir photo jointe) pour aller du port à mon Hôtel et on m'a demandé 30 € pour 2, alors que j'ai payé 25€/jour en location de voiture chez " RENT A CAR KRONOS " qui se trouve également au port de santorin, mais pour une épave. Les taxis vous demandent 35€ pour aller de l'aéroport au port pour un trajet de 9,6 km:c'est du vol même si l'essence est à 2€/litre sur l'ile. Le transporteur de bateau " SEAJETS " demande 1€ pour imprimer votre carte d'embarquement et cela n'est pas indiqué sur le site.
Seul les restaurants locaux sont à des prix raisonnables. Évitez les restaurants sur OIA, se sont des pièges à touristes (chers et pas bons).
Port USB sur télévisions du Costa Fascinosa? English translation pending
Bonjour, avec mon compagnon nous nous demandions si sur la télévision il y avais un port usb qui fonctionne pour brancher un disque dur? Merci bonne journée à vous
Port d'embarquement du Costa Fortuna à Singapour English translation pending
Qui connaîtrait le port d'embarquement à Singapour pour la croisière Costa de janvier 2019 ?
Merciiii
Port Barton: grosse déception du Deep Moon English translation pending
Bonsoir, je rentre juste d'un premier voyage merveilleux des Philippines ou tout s'est bien passé sauf au DEEP MOON à Port Barton. Arrivé sur place avec une réservation datant de plus de 4 mois, on vous informe que l'on vous attendait que le lendemain et qu'il faut attendre 2 hrs pour la préparation de la chambre, celle ci est à 20 mn de bateau , un peu isolé , une traversée (quand la mer le permet) dans le noir absolu et nous voilà au White Beach Ressort , leur soi disant annexe.Sur place , on nous apprend qu'il n'y a pas de wifi , pas de réseau tel , tout déplacement vers le Deep Moon nous coutera 150 pesos par personne, nous sommes les seuls clients et n'avons pas le choix que de diner et petit déjeuner sur place.On ne nous le dit pas mais on les dérange, ils n'ont pas l’habitude, on nous présente la chambre , les lits sont pas faits , les draps sont juste posés dessus, pas d'éclairage dans la salle de bain, c'est mieux pour cacher la vétusté et l'insalubrité, les miroirs reflètent à peine tellement que c'est sale, les portent coulissent qu'en forçant sans verrouillage et dans la chambre une seule chaise et une petite table branlante datant de Mathusalem.Le tout facturé au prix du Deep Moon mais pire, pour une réservation de 4 personnes, seuls 2 petits déjeuner sont compris, les autres facturés à 250 pesos.Aprés contestation , le lendemain on était hébergé au Deep Moon mais il nous a fallu se débrouiller pour le reste du séjour ce qui nous a fait perdre une journée sur un séjour de 3 jours avec fes frais imprévus, mais ça........ Alors avant de finaliser votre réservation assurez vous que votre hébergement est bien au Deep Moon et pas à l'annexe
Port d'escale à Ibiza English translation pending
Bonjour cher amis voyageurs!! je voudrais savoir si quelqu'un sais le nom du port d'escale a Ibiza pour la compagnie celebrity et si il a un endroit tous près pour faire la location d'une voiture. Merci de votre aide 🙂