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Préparation d'une croisière sur le MSC Meraviglia de Norvège jusqu'au Svalbard English translation pending
Tous d'abord je tiens à remercier tous les participants du forum (notamment claud05 et malapine et Mdr83.…) qui on fait des comptes rendu sur lesquels je m’appuyée pour préparer ma croisière ainsi que les blogs.
Il ne faut pas oublier le guide Michelin, le guide du routard, tripadvisor et le site www.visit norway.com entre autre je suis sûr d’en oublier plein !
Cette préparation sera un récapitulatif de TOUS ce que j’ai pu lire et que je vais essayer d’alimenter au fur et à mesure.
1/ date de la croisière Nous partons du 10 juin au 24juin 2018 Pour moi c’est une grande première de préparer un voyage aussi longtemps à l’avance d’habitude c’est plutôt 6 mois avant. Donc mon mari et mes amis appréhende un peu car ils ont peur que je leur rabâche un peu trop les oreilles, mais c’est un peu les pré-vacances et on commence à rêver.
2/ voici le trajet et les escales

JOUR DATE ESCALE ARRIVÉE DÉPART AGENDA STATUT* 1 dimanche, 10 juin 2018 Hambourg, Allemagne - 20:00 à quai 2 lundi, 11 juin 2018 En mer - - - 3 mardi, 12 juin 2018 Alesund, Norvège 10:00 18:00 à quai 4 mercredi, 13 juin 2018 En mer - - - 5 jeudi, 14 juin 2018 Tromso, Norvège 13:00 21:00 à quai 6 vendredi, 15 juin 2018 En mer - - - 7 samedi, 16 juin 2018 Longyearbyen, Norvege 08:00 22:00 à quai 8 dimanche, 17 juin 2018 En mer - - - 9 lundi, 18 juin 2018 Honningsvag, Norvège 14:00 - en rade 10 mardi, 19 juin 2018 Honningsvag, Norvège - 02:00 en rade 11 mercredi, 20 juin 2018 En mer - - - 12 jeudi, 21 juin 2018 Hellesylt/Geiranger, Norvège 07:00 17:00 en rade 13 vendredi, 22 juin 2018 Flåm, Norvège 08:00 18:00 en rade 14 samedi, 23 juin 2018 En mer - - - 15 dimanche, 24 juin 2018 Hambourg, Allemagne 06:00 - à quai
3/ le préacheminement sur Hambourg Après réflexion et vu les prix aérien d’air France (compagnie que je n’aime pas en plus) Nous avons décidé de faire l’Oise – Hambourg soit 870km en voiture soit environ 9heure de route (ça reste moins que lorsqu’on va voir la famille sur la côte d’azur ou égale à Lausanne). Nous partirions le vendredi 08 juin afin de ce laissé une journée avant pour découvrir cette ville. Donc on va réserver 2 nuits d’hôtel sur place. J’ai pensé au mercure hôtel d’Hambourg city ? J’aime bien le groupe accord et en plus on a la carte, mais si vous avez des suggestions, seul impératif un parking pour titine !
4/ Hambourg Du vendredi 08 juin au dimanche 10 juin 2018 J’ai pratiquement tous listé et mis en gras et italique ce qu’on est sur (oups que je suis sûr de vouloir faire, monsieur me laisse toute latitude dans la préparation de nos voyage, il dit préféré les surprise et voir sur place) - Les arcades de l'Alster : Une image emblématique d'Hambourg. Bâties au bord du canal Alster en face du Rathausmarkt, juste avant le Jungernstieg, elles abritent cafés et boutiques. - le parc d'Altona (Altonaer Volkspark) : Le plus grand parc d'Hambourg - Les entrepôts de la Speicherstadt : Située dans le port de Hambourg (dans le quartier HafenCity), les bâtiments ont été construits entre 1883 et 1927 pour une surface d'environ 370 000 m2. Zone franche à l'origine, elle est l'un des plus vastes complexes d'entrepôts au monde.La zone est notable pour le matériau de construction, la brique, et son architecture de style néogothique. La Speicherstadt est classée monument historique depuis 1991 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015. - Excursion en bateau sur l'Alster (Départ à Jungernstieg / Anleger 3 et 4 / de 10h à18h / A partir de 9€50) Ce magnifique lac au centre de la ville est bordé de parcs et de superbes villas. C'est là qu'habitent les Hambourgeois les plus aisés. La promenade autour de l'Alster constitue une promenade dominicale très appréciée. - Tour en Barkasse dans le port et les canaux : A bord des barkasses, un bar composé d'un casier avec des canettes, un ouvre-bouteille et une corbeille pour la monnaie. Servez-vous vous-même, payez, reprenez votre monnaie. Cette coutume basée sur la confiance est très répandue en Europe du Nord. En ce qui concerne le port proprement dit, vous ferez une très jolie balade sur l'Elbe, le port comme celui de Duisburg, est immense. - Tour en bateau dans le port de l'Elbe - Kapitän Prüsse : Départs de St. Pauli Landungsbrücken - Le marché aux poissons, Fischmarkt : Fonctionne tous les dimanches d'avril à octobre de 5h à 11h du matin et de 7h à 11h de novembre à mars. Fête dans la halle aux poissons : Entrée gratuite mais brunch payant - L'église st Pierre et son panorama à 360° sur la ville (St. Peter’s Church, en allemand: Petrikirche). 544 marches pour monter au sommet du clocher (132 mètres) pour apercevoir : Vers l'Ouest, on peut observer le grand Hôtel de ville tout proche. Vers le Nord, les lacs (Alster) Vers l'Est, les rues commerçantes qui relient l'hôtel de ville à la gare (Haupt-bahnhof) Vers le sud, Speicherstadt, le vieux quartier des entrepôts, puis les anciens docks en reconstruction, Hafencity et en toile de fond l'Elbe et la zone portuaire. -miniature wunderland (acheter les billets avant sur le net) - L’hôtel de ville - Quartier st pauli pour une balade - Le jardin planten und blömen - Quartier krameramtsgame qui serait du 17ème siècle - L’église st michel
Si vous avez des suggestions où des choses qu’il ne faut pas louper absolument où des restaurants sympas pour y diner ou déjeuner je suis preneuse
1/ date de la croisière Nous partons du 10 juin au 24juin 2018 Pour moi c’est une grande première de préparer un voyage aussi longtemps à l’avance d’habitude c’est plutôt 6 mois avant. Donc mon mari et mes amis appréhende un peu car ils ont peur que je leur rabâche un peu trop les oreilles, mais c’est un peu les pré-vacances et on commence à rêver.
2/ voici le trajet et les escales

JOUR DATE ESCALE ARRIVÉE DÉPART AGENDA STATUT* 1 dimanche, 10 juin 2018 Hambourg, Allemagne - 20:00 à quai 2 lundi, 11 juin 2018 En mer - - - 3 mardi, 12 juin 2018 Alesund, Norvège 10:00 18:00 à quai 4 mercredi, 13 juin 2018 En mer - - - 5 jeudi, 14 juin 2018 Tromso, Norvège 13:00 21:00 à quai 6 vendredi, 15 juin 2018 En mer - - - 7 samedi, 16 juin 2018 Longyearbyen, Norvege 08:00 22:00 à quai 8 dimanche, 17 juin 2018 En mer - - - 9 lundi, 18 juin 2018 Honningsvag, Norvège 14:00 - en rade 10 mardi, 19 juin 2018 Honningsvag, Norvège - 02:00 en rade 11 mercredi, 20 juin 2018 En mer - - - 12 jeudi, 21 juin 2018 Hellesylt/Geiranger, Norvège 07:00 17:00 en rade 13 vendredi, 22 juin 2018 Flåm, Norvège 08:00 18:00 en rade 14 samedi, 23 juin 2018 En mer - - - 15 dimanche, 24 juin 2018 Hambourg, Allemagne 06:00 - à quai
3/ le préacheminement sur Hambourg Après réflexion et vu les prix aérien d’air France (compagnie que je n’aime pas en plus) Nous avons décidé de faire l’Oise – Hambourg soit 870km en voiture soit environ 9heure de route (ça reste moins que lorsqu’on va voir la famille sur la côte d’azur ou égale à Lausanne). Nous partirions le vendredi 08 juin afin de ce laissé une journée avant pour découvrir cette ville. Donc on va réserver 2 nuits d’hôtel sur place. J’ai pensé au mercure hôtel d’Hambourg city ? J’aime bien le groupe accord et en plus on a la carte, mais si vous avez des suggestions, seul impératif un parking pour titine !
4/ Hambourg Du vendredi 08 juin au dimanche 10 juin 2018 J’ai pratiquement tous listé et mis en gras et italique ce qu’on est sur (oups que je suis sûr de vouloir faire, monsieur me laisse toute latitude dans la préparation de nos voyage, il dit préféré les surprise et voir sur place) - Les arcades de l'Alster : Une image emblématique d'Hambourg. Bâties au bord du canal Alster en face du Rathausmarkt, juste avant le Jungernstieg, elles abritent cafés et boutiques. - le parc d'Altona (Altonaer Volkspark) : Le plus grand parc d'Hambourg - Les entrepôts de la Speicherstadt : Située dans le port de Hambourg (dans le quartier HafenCity), les bâtiments ont été construits entre 1883 et 1927 pour une surface d'environ 370 000 m2. Zone franche à l'origine, elle est l'un des plus vastes complexes d'entrepôts au monde.La zone est notable pour le matériau de construction, la brique, et son architecture de style néogothique. La Speicherstadt est classée monument historique depuis 1991 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015. - Excursion en bateau sur l'Alster (Départ à Jungernstieg / Anleger 3 et 4 / de 10h à18h / A partir de 9€50) Ce magnifique lac au centre de la ville est bordé de parcs et de superbes villas. C'est là qu'habitent les Hambourgeois les plus aisés. La promenade autour de l'Alster constitue une promenade dominicale très appréciée. - Tour en Barkasse dans le port et les canaux : A bord des barkasses, un bar composé d'un casier avec des canettes, un ouvre-bouteille et une corbeille pour la monnaie. Servez-vous vous-même, payez, reprenez votre monnaie. Cette coutume basée sur la confiance est très répandue en Europe du Nord. En ce qui concerne le port proprement dit, vous ferez une très jolie balade sur l'Elbe, le port comme celui de Duisburg, est immense. - Tour en bateau dans le port de l'Elbe - Kapitän Prüsse : Départs de St. Pauli Landungsbrücken - Le marché aux poissons, Fischmarkt : Fonctionne tous les dimanches d'avril à octobre de 5h à 11h du matin et de 7h à 11h de novembre à mars. Fête dans la halle aux poissons : Entrée gratuite mais brunch payant - L'église st Pierre et son panorama à 360° sur la ville (St. Peter’s Church, en allemand: Petrikirche). 544 marches pour monter au sommet du clocher (132 mètres) pour apercevoir : Vers l'Ouest, on peut observer le grand Hôtel de ville tout proche. Vers le Nord, les lacs (Alster) Vers l'Est, les rues commerçantes qui relient l'hôtel de ville à la gare (Haupt-bahnhof) Vers le sud, Speicherstadt, le vieux quartier des entrepôts, puis les anciens docks en reconstruction, Hafencity et en toile de fond l'Elbe et la zone portuaire. -miniature wunderland (acheter les billets avant sur le net) - L’hôtel de ville - Quartier st pauli pour une balade - Le jardin planten und blömen - Quartier krameramtsgame qui serait du 17ème siècle - L’église st michel
Si vous avez des suggestions où des choses qu’il ne faut pas louper absolument où des restaurants sympas pour y diner ou déjeuner je suis preneuse
Retour Costa neoRiviera (croisière du 25 juin au 2 juillet) English translation pending
Bonjour à tous,
voici un petit CR de notre dernière croisière Costa sur le neo Riviera. les escales étaient les suivantes: Savone, Porto Torres (Sardaigne), Port Mahon (Minorque), Ibiza, Palma, Tarragone, Savone.
Préambules: revenu totalement enchanté de notre dernière Croisière Costa sur le Pacifica en novembre dernier, nous avons décider au début du printemps de remettre ca fin juin😛.. Choix assez dure car nous avions apprécier le calme et l'ambiance du Pacifica (car peu de passager à cette époque de l'année également). J'ai longuement analyser les CR concernant les croisières Néo de Costa, qui me semblait être le meilleures type de croisière pour cette saison, et pour la méditerranée; n'ayant pas envie de me retrouver dans un camping sicilien flottant.😇
Embarquement le 25 juin: arrivé a 9:00 à Savone et depot de la voiture au pied du bateau, aucune attente prise en charge direct des bagages et de la voiture. Attribution du numéro 2, top😇 embarquement vers 12:30 assez rapide. Premier choc...En récupérant la carte Costa, je vois qu'on nous a attribuer une table et une heure de service, alors que lors de la réservation on nous avait dit et il était clairement écrit que sur cette croisière le restaurent était en "open seat". Nous passons donc par le restaurent et nous demandons au maître d'hotel; effectivement, pour nous sa sera le 2ème service à 21:30..dommage on prévoyait déjà de pouvoir allé mangé quand on voulait..
18:00 le navire quitte Savone, premier bilan: Beaucoup de famille, enfants et ados, animation et musique plein tube sur le pont piscine: Piscines et jacuzzi bondé.😕 ... Ai-je embarqué sur le faux navire? 😊.. Sans hésiter nous filons au SPA prendre un abonnement ( proposer 99 euro accès illimité pour 2 au centre thermale du SPA) se qui sera au final notre havre de paix pour la semaine😇.
Cabine: Nous étions en IP ( intérieur prémium) au pont 10, juste en dessous des buffets, ce qui m'inquiétait la moindre😄.. Hé bien rien à réclamer. Le calme pas un bruit..😇qu'on aille au lit tôt ou tard, qu'on se reveille plus tôt ou tard, nous n'avons jamais été dérangé par un bruit, sauf par quelques vibration le matin lorsque le bateau se met à quai.. mais rien de méchant. C'est vrai que la cabine est un peu plus exigu qu'une cabine intérieur d'un autre bateau, la salle de bain également, et aussi impossible de mettre les valises sous le lit, mais du coup on les employaient pour poser nos affaires dessus. Pour les amateurs de café il y a une machine à café dans la cabine, se qui est une bonne surprise.
Repas au restaurent Cetara: premier soir, beaucoup de monde en short et sandale. Il y a du avoir des réclamations car les soirs d'après le maitre d'hotel filtrait les entrée pantalons et chaussure obligatoires ..( a enfin).. J'ai trouvé le restaurent assez oppressant, les tables sont très proches. Coté nourriture belle assiette, et copieux, nous avons par contre été déçu du nouveau menu du chef Bruno Barbieri, l'ancien était bien mieux. et les dessert ( gateau souvent mal dégelé, et chocolat sans saveur), d'ailleurs à force beaucoup de passager commandaient une simple glaces.
Service au buffet (déjeuner): le restaurent est par contre très spacieux (disposition des tables), très agréable et lumineux en général. le service est également très fluide, jamais besoin d'attendre au buffet, avec très large choix. Il y a également un coin grill, avec tous les jours (de 12à 14:30 hamburgers, chees-burger, frites, hot dog, sans supplément, par contre le soir c'est payant.
A suivre... (dans le prochain épisode: le bateau, les excursions Costa tours, les soirées à bord, et conclusion)
voici un petit CR de notre dernière croisière Costa sur le neo Riviera. les escales étaient les suivantes: Savone, Porto Torres (Sardaigne), Port Mahon (Minorque), Ibiza, Palma, Tarragone, Savone.
Préambules: revenu totalement enchanté de notre dernière Croisière Costa sur le Pacifica en novembre dernier, nous avons décider au début du printemps de remettre ca fin juin😛.. Choix assez dure car nous avions apprécier le calme et l'ambiance du Pacifica (car peu de passager à cette époque de l'année également). J'ai longuement analyser les CR concernant les croisières Néo de Costa, qui me semblait être le meilleures type de croisière pour cette saison, et pour la méditerranée; n'ayant pas envie de me retrouver dans un camping sicilien flottant.😇
Embarquement le 25 juin: arrivé a 9:00 à Savone et depot de la voiture au pied du bateau, aucune attente prise en charge direct des bagages et de la voiture. Attribution du numéro 2, top😇 embarquement vers 12:30 assez rapide. Premier choc...En récupérant la carte Costa, je vois qu'on nous a attribuer une table et une heure de service, alors que lors de la réservation on nous avait dit et il était clairement écrit que sur cette croisière le restaurent était en "open seat". Nous passons donc par le restaurent et nous demandons au maître d'hotel; effectivement, pour nous sa sera le 2ème service à 21:30..dommage on prévoyait déjà de pouvoir allé mangé quand on voulait..
18:00 le navire quitte Savone, premier bilan: Beaucoup de famille, enfants et ados, animation et musique plein tube sur le pont piscine: Piscines et jacuzzi bondé.😕 ... Ai-je embarqué sur le faux navire? 😊.. Sans hésiter nous filons au SPA prendre un abonnement ( proposer 99 euro accès illimité pour 2 au centre thermale du SPA) se qui sera au final notre havre de paix pour la semaine😇.
Cabine: Nous étions en IP ( intérieur prémium) au pont 10, juste en dessous des buffets, ce qui m'inquiétait la moindre😄.. Hé bien rien à réclamer. Le calme pas un bruit..😇qu'on aille au lit tôt ou tard, qu'on se reveille plus tôt ou tard, nous n'avons jamais été dérangé par un bruit, sauf par quelques vibration le matin lorsque le bateau se met à quai.. mais rien de méchant. C'est vrai que la cabine est un peu plus exigu qu'une cabine intérieur d'un autre bateau, la salle de bain également, et aussi impossible de mettre les valises sous le lit, mais du coup on les employaient pour poser nos affaires dessus. Pour les amateurs de café il y a une machine à café dans la cabine, se qui est une bonne surprise.
Repas au restaurent Cetara: premier soir, beaucoup de monde en short et sandale. Il y a du avoir des réclamations car les soirs d'après le maitre d'hotel filtrait les entrée pantalons et chaussure obligatoires ..( a enfin).. J'ai trouvé le restaurent assez oppressant, les tables sont très proches. Coté nourriture belle assiette, et copieux, nous avons par contre été déçu du nouveau menu du chef Bruno Barbieri, l'ancien était bien mieux. et les dessert ( gateau souvent mal dégelé, et chocolat sans saveur), d'ailleurs à force beaucoup de passager commandaient une simple glaces.
Service au buffet (déjeuner): le restaurent est par contre très spacieux (disposition des tables), très agréable et lumineux en général. le service est également très fluide, jamais besoin d'attendre au buffet, avec très large choix. Il y a également un coin grill, avec tous les jours (de 12à 14:30 hamburgers, chees-burger, frites, hot dog, sans supplément, par contre le soir c'est payant.
A suivre... (dans le prochain épisode: le bateau, les excursions Costa tours, les soirées à bord, et conclusion)
Retour de 2 semaines Galapagos & Equateur English translation pending
De retour de vacances en Equateur, je prends le temps de poster ce « petit » résumé, car j’utilise souvent les conseils du site voyage forum et notre parcours (fait maison) pourra servir à d’autres.
J1 : Avion jusque Guayaquil et connexion pour Baltra aux Galapagos. Nous décidons de mettre les Galapagos en premier dans notre séjour pour inclure l’A/R aux Galapagos dans nos vols initiaux, cela coûte moins cher que de racheter ensuite sur place un A/R Galapagos depuis Quito ou Guayaquil. Il faudra dès Guayaquil payer la TCT (Tarjeta de Control de Transito) 20$ par personne, puis 100$ d’entrée aux Galapagos (entrée du parc). Nous avons prévu de rester 2 nuits sur Santa Cruz et 2 nuits sur Isabela, et pour ne pas morceler ces 2 séjours, nous enchaînons directement à notre arrivée sur Baltra en prenant le bateau pour aller sur Isabela (2h30 de mer pour 60$ Aller-Retour), comme cela nous nous posons réellement 2 jours sur chaque île. Autant vous dire que cette première journée fut très très longue…. Notre logeuse sur Isabella nous avait acheté les billets de bateau pour être sûrs, à notre arrivée sur Santa Cruz, d’avoir de la place pour traverser. C’est un bon plan conseillé par Léon Equateur. Arrivés sur Isabela, il nous faut encore payer un droit d’entrée de 10$ pour cette île. Il nous coûte également le trajet en bus pour aller de Baltra à Santa Cruz (3$) + les taxis aquatiques (à Santa Cruz 1$ et à Isabela 1$). Mais c’est l’émerveillement dès le début du séjour, c’est tellement beau !! et même si la nuit ne va pas tarder, nous ne résistons pas à un premier bain de mer. Nous séjournons à l’hostal La Jungla sur la plage tout au bout, près du chemin d’accès au centro de crianza de tortugas. Nous trouvons cet hostal un peu cher (60$ chambre pour 2 avec sdb privée sans petit-déj) et sur place nous nous rendons compte que nous aurions pu négocier au dernier moment une nuit à 40$ (attention à ce prix-là c’est simple), mais bon après 30h de voyage on est contents de ne pas avoir à chercher notre logement. La responsable de l’hostal, super efficace, nous aide à préparer nos excursions, elle appelle un peu partout et nous programme 2 sorties en fonction des marées, elle nous achètera également le retour en bateau sur Santa Cruz.
J1 : Avion jusque Guayaquil et connexion pour Baltra aux Galapagos. Nous décidons de mettre les Galapagos en premier dans notre séjour pour inclure l’A/R aux Galapagos dans nos vols initiaux, cela coûte moins cher que de racheter ensuite sur place un A/R Galapagos depuis Quito ou Guayaquil. Il faudra dès Guayaquil payer la TCT (Tarjeta de Control de Transito) 20$ par personne, puis 100$ d’entrée aux Galapagos (entrée du parc). Nous avons prévu de rester 2 nuits sur Santa Cruz et 2 nuits sur Isabela, et pour ne pas morceler ces 2 séjours, nous enchaînons directement à notre arrivée sur Baltra en prenant le bateau pour aller sur Isabela (2h30 de mer pour 60$ Aller-Retour), comme cela nous nous posons réellement 2 jours sur chaque île. Autant vous dire que cette première journée fut très très longue…. Notre logeuse sur Isabella nous avait acheté les billets de bateau pour être sûrs, à notre arrivée sur Santa Cruz, d’avoir de la place pour traverser. C’est un bon plan conseillé par Léon Equateur. Arrivés sur Isabela, il nous faut encore payer un droit d’entrée de 10$ pour cette île. Il nous coûte également le trajet en bus pour aller de Baltra à Santa Cruz (3$) + les taxis aquatiques (à Santa Cruz 1$ et à Isabela 1$). Mais c’est l’émerveillement dès le début du séjour, c’est tellement beau !! et même si la nuit ne va pas tarder, nous ne résistons pas à un premier bain de mer. Nous séjournons à l’hostal La Jungla sur la plage tout au bout, près du chemin d’accès au centro de crianza de tortugas. Nous trouvons cet hostal un peu cher (60$ chambre pour 2 avec sdb privée sans petit-déj) et sur place nous nous rendons compte que nous aurions pu négocier au dernier moment une nuit à 40$ (attention à ce prix-là c’est simple), mais bon après 30h de voyage on est contents de ne pas avoir à chercher notre logement. La responsable de l’hostal, super efficace, nous aide à préparer nos excursions, elle appelle un peu partout et nous programme 2 sorties en fonction des marées, elle nous achètera également le retour en bateau sur Santa Cruz.
USA 2017, 40 jours de bonheur ou presque English translation pending
USA Il y a maintenant pas mal de temps (10 jours au début de l'écriture de ce carnet) que nous sommes rentrés et c’est la première fois que cela se produit avec autant d’intensité, nos têtes avec les quelques neurones qui nous restent, nos pensées, nos yeux, nos cœurs, nos … sont restés en arrière.
Et ça dure, ça dure !
Pour le moment, impossible de se reconnecter à notre environnement, le voulons-nous seulement ?
Mais comment commencer ce retour, par où, de quelle manière le présenter ?
En réfléchissant, je constate que mes souvenirs se mélangent déjà un peu (est-ce l’âge ou la durée du voyage ?) donc je vais vous la jouer chronologique et je vais prendre mon temps ! Si certains veulent des informations précises plus rapidement, ils peuvent toujours me contacter directement en MP. Vous trouverez le projet d’origine sous : Projet USA: 2017 presque d'Ouest en Est
Quelques rappels :
· 2007 était l’année des grands classiques, · 2012, un mélange de lieux classiques (nouveaux) et de lieux hors circuits, · 2015 peut se résumer à peu de nouveaux lieux classiques et beaucoup de lieux hors circuits,
Que faire en 2017 pour que la surprise et l'émerveillement soit au rendez-vous ? A la base, n’y avait que des nouvelles choses certaines fois dans des endroits connus bien sûr.
Sans rentrer tout de suite dans les détails, nous ferons la traversée des USA d’ouest en est. Pourquoi ce sens : · Comme on n’aime pas les villes, je préfère finir avec La Nouvelle Orléans · Le vol de retour est plus court de la cote est · Je voulais faire Death Valley, Valley of Fire et la région de St George avec une température moins élevée et prenant un risque pour la Louisiane · Et « Laisser les bons temps rouler » en Louisiane avec la fatigue de fin de voyage · Le 2ème conducteur est gratuit en Californie · Et puis il fallait bien choisir un sens
Nous allons donc traverser : la Californie, le Nevada, l’Utah, le Nouveau Mexique, le Texas, la Louisiane et juste faire une intrusion en Arizona et au Colorado.
Le départ se fait d’Yverdon-les-Bains en Suisse le 2 mai avec une petite heure de train jusqu’à l’aéroport de Genève où nous prendrons un premier vol pour Londres puis après pour Los Angeles dans un A380. Le retour se fera depuis La Nouvelle Orléans sur Londres avec un 787 puis direction Genève avec un chaleureux accueil le 11 juin, à notre arrivée, par nos enfants.
Cette fois encore, c’est avec British Airways que nous allons voyager. Pour les longs vols nous avons pris la classe World Traveller Plus, ce qui sur le A380 se concrétise effectivement avec plus de place pour les jambes et sièges plus larges mais sur le 787 les sièges restent aussi étroits qu’en classe économique. Dans les deux cas la zone dans l’avion était plus petite donc moins de mouvement et de bruit. Le rapport qualité/prix reste très bon pour moi.
Pour la voiture, essentiellement pour des raisons de prix, c’est chez Hertz que nous allons, j’y reviendrais plus tard. Les presque 10000km seront assurés par deux conducteurs.
Ceux qui m’ont suivi pendant la phase de préparation ne seront pas surpris par la durée de celle-ci (plus d’une année) et le nombre de variantes que j’ai fait mais quand on est sur le terrain on se rend compte que cela en valait la peine.
Nous allons prendre notre temps, 40 jours de voyage avec chaque jour une visite principale et plus si l’envie est là, si la fatigue le permet, si nos yeux ne sont pas saturés d’images, si … Prendre notre temps, effectivement notre âge (68 ans) ne nous permet plus de rechercher la performance ou la quantité, il nous reste donc la qualité. Notre mot d’ordre reste toujours : « Voir moins, mais mieux »
J’ai oublié de mentionner que nous partons à trois : moi, mon épouse et son frère.
Cette période de voyage est favorable : moins de monde (hors vacances scolaires), prix un peu plus bas, température moins élevée, ... Le voyage est rythmé selon les mêmes principes que les autres fois :
· une limite à environ 400 km de voiture par jour, · un bon déjeuner, un bon souper et entre les deux très léger, · si possible plusieurs nuits dans le même motel et le Check.In en début l’après-midi ce qui permet, après un léger repos, de repartir tous ensemble ou pas, · une bonne alternance dans les thèmes des visites,
Voilà la mise en route, la suite le plus vite possible !
Mais comment commencer ce retour, par où, de quelle manière le présenter ?
En réfléchissant, je constate que mes souvenirs se mélangent déjà un peu (est-ce l’âge ou la durée du voyage ?) donc je vais vous la jouer chronologique et je vais prendre mon temps ! Si certains veulent des informations précises plus rapidement, ils peuvent toujours me contacter directement en MP. Vous trouverez le projet d’origine sous : Projet USA: 2017 presque d'Ouest en Est
Quelques rappels :
· 2007 était l’année des grands classiques, · 2012, un mélange de lieux classiques (nouveaux) et de lieux hors circuits, · 2015 peut se résumer à peu de nouveaux lieux classiques et beaucoup de lieux hors circuits,
Que faire en 2017 pour que la surprise et l'émerveillement soit au rendez-vous ? A la base, n’y avait que des nouvelles choses certaines fois dans des endroits connus bien sûr.
Sans rentrer tout de suite dans les détails, nous ferons la traversée des USA d’ouest en est. Pourquoi ce sens : · Comme on n’aime pas les villes, je préfère finir avec La Nouvelle Orléans · Le vol de retour est plus court de la cote est · Je voulais faire Death Valley, Valley of Fire et la région de St George avec une température moins élevée et prenant un risque pour la Louisiane · Et « Laisser les bons temps rouler » en Louisiane avec la fatigue de fin de voyage · Le 2ème conducteur est gratuit en Californie · Et puis il fallait bien choisir un sens
Nous allons donc traverser : la Californie, le Nevada, l’Utah, le Nouveau Mexique, le Texas, la Louisiane et juste faire une intrusion en Arizona et au Colorado.
Le départ se fait d’Yverdon-les-Bains en Suisse le 2 mai avec une petite heure de train jusqu’à l’aéroport de Genève où nous prendrons un premier vol pour Londres puis après pour Los Angeles dans un A380. Le retour se fera depuis La Nouvelle Orléans sur Londres avec un 787 puis direction Genève avec un chaleureux accueil le 11 juin, à notre arrivée, par nos enfants.
Cette fois encore, c’est avec British Airways que nous allons voyager. Pour les longs vols nous avons pris la classe World Traveller Plus, ce qui sur le A380 se concrétise effectivement avec plus de place pour les jambes et sièges plus larges mais sur le 787 les sièges restent aussi étroits qu’en classe économique. Dans les deux cas la zone dans l’avion était plus petite donc moins de mouvement et de bruit. Le rapport qualité/prix reste très bon pour moi.
Pour la voiture, essentiellement pour des raisons de prix, c’est chez Hertz que nous allons, j’y reviendrais plus tard. Les presque 10000km seront assurés par deux conducteurs.
Ceux qui m’ont suivi pendant la phase de préparation ne seront pas surpris par la durée de celle-ci (plus d’une année) et le nombre de variantes que j’ai fait mais quand on est sur le terrain on se rend compte que cela en valait la peine.
Nous allons prendre notre temps, 40 jours de voyage avec chaque jour une visite principale et plus si l’envie est là, si la fatigue le permet, si nos yeux ne sont pas saturés d’images, si … Prendre notre temps, effectivement notre âge (68 ans) ne nous permet plus de rechercher la performance ou la quantité, il nous reste donc la qualité. Notre mot d’ordre reste toujours : « Voir moins, mais mieux »
J’ai oublié de mentionner que nous partons à trois : moi, mon épouse et son frère.
Cette période de voyage est favorable : moins de monde (hors vacances scolaires), prix un peu plus bas, température moins élevée, ... Le voyage est rythmé selon les mêmes principes que les autres fois :
· une limite à environ 400 km de voiture par jour, · un bon déjeuner, un bon souper et entre les deux très léger, · si possible plusieurs nuits dans le même motel et le Check.In en début l’après-midi ce qui permet, après un léger repos, de repartir tous ensemble ou pas, · une bonne alternance dans les thèmes des visites,
Voilà la mise en route, la suite le plus vite possible !
Corée du Sud, découverte d'une culture English translation pending
Et le prochain voyage, ce sera où ?
- En Corée
Devant l’air surpris, voire inquiet de notre interlocuteur, nous ajoutions :
- « du sud », et le soulagement se faisait sentir.
Outre les inquiétudes concernant la Corée du Nord, il faut bien avouer que la Corée du Sud n’est pas une destination courue. Son isolement y est sûrement pour quelque chose : impossible d’y arriver par voie terrestre, ce qui la met à l’écart des périples au long cours. On peut y accéder en ferry cependant, depuis la Chine ou le Japon.
En conséquence, il n’a pas été facile de trouver des informations sur ce forum et je remercie Myu-Ri, Nicolas, Louis pour leurs conseils, ainsi que Thomas pour son carnet de voyage.
En complément, j’ai appelé l’office de tourisme de Corée en France (pas de succès avec la commande sur Internet), qui m’a envoyé une bonne documentation, dont le « Guide de Voyage en Corée », qui liste les principaux points d’intérêts du pays et j’ai également consulté le Lonely Planet de 2011. Le site Internet VISIT KOREA est aussi très bien documenté.
A mon tour de vous faire part de notre expérience de trois semaines en mai 2017.
Billets d’avion : vol direct Paris-Séoul KOREAN AIR, en A380. Bonnes prestations mais pas en tête de ma liste de compagnies préférées… Curieusement, le vol retour de 12 h, qui se déroulait entièrement de jour, a été fait hublots fermés et dans le noir la plupart du temps. Peu agréable. Pas de menu distribué à l’avance et il n’était pas toujours facile de comprendre en quoi consistaient les trois plats principaux offerts.
Notre vol aller atterrissait à 15 h et les formalités ont été rapides. Comme il avait eu lieu de nuit et que nous dormons rarement bien en avion, nous avions choisi de prendre un hôtel près de l’aéroport : Incheon Airport Egarak Residence. Le service information de l’aéroport les a contactés pour nous afin de demander comment s’y rendre. Quelqu’un est venu nous chercher. Heureusement car nous aurions sûrement eu des difficultés à trouver l’accueil, qui se trouve dans un bureau dans les parkings du sous-sol ! Appartement correct et de nombreux points de restauration tout près. Le bus navette gratuit pour l’aéroport est à quelques centaines de mètres.
Jour 1 – 10 mai 2017 - Séoul-Daejeon
Le lendemain, après le petit-déjeuner pris à Ediya Coffee (très sucré, même le pain au fromage…)
nous avons acheté notre carte T-Money (4 000 wons la carte + un chargement de 10 000 wons, soit 3,20 € et 8 €) à la supérette C U (convenience store) de l’aéroport et avons pris le métro jusqu’à la gare de Séoul (45/60 mn environ). Là, nous avons fait notre première expérience de taxi coréen. Nous avions heureusement l’adresse très détaillée en caractères coréens et cela n’a pas posé trop de problèmes. On peut payer par carte mais aucune des nôtres n’a pu fonctionner.
Après avoir sillonné quelques rues du quartier Insadong, il nous a déposés juste devant l’enseigne voulue.
Retour à la gare en métro, c’était tout près en fait. De là, nous avons acheté nos premiers billets de train. Nous voulions tester le train à grande vitesse KTX, TGV vendu par la France. Pas de souci, il y a de la place dans le suivant et de toute façon, il y en a plusieurs par heure. Voir le site KORAIL.
Juste le temps de manger au MacDo, nouvelle difficulté pour payer avec ma Mastercard, et nous voici en route vers Daejeon. Cette ville de 1 500 000 habitants, à 1 h de KTX de Séoul n’a pas grand intérêt mais elle possède des sources chaudes. J’avais donc réservé un hôtel dans le quartier Yuseong Oncheon. J’ai profité d’une promotion Booking pour Le Stendhal, superbe hôtel, à 5 mn à pied des bains en plein air. L’endroit est vraiment agréable, très arboré et c’est un plaisir de prendre un bain de pieds dans le chemin thermal.



Il est temps de commencer à manger coréen, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de barbecues, généralement non pimentés. Nous montrons ce que nous voulons mais il n’est pas possible de choisir deux plats différents. Nous nous laissons tenter par des tranches de porc, sympathiques sur l’image mais beaucoup plus grasses en réalité. On nous allume le BBQ intégré à la table et on nous montre comment procéder : on fait griller la viande et ensuite on l’enveloppe dans des herbes à larges feuilles. Plutôt bon. Coût pour deux : 25 000 wons, soit environ 20 euros. En fait c’était 26 000 mais on a eu droit à un « discount » (ou peut-être n’avaient-ils plus de billets de 1 000 ?).
En coréen, il n’existe guère de restaurants proposant un menu complet, nous complétons donc avec un petit gâteau acheté au 7 Eleven. 2e jour – 11 mai 2017 – Daejeon – Gunsan La journée commence par un petit-déjeuner/brunch à l’hôtel. De quoi nous caler une bonne partie de la journée.
Nous nous dirigeons ensuite vers la gare centrale des bus intercités. Nous passons presque une heure à essayer de trouver un distributeur qui accepte nos cartes pour retirer de l’argent (Visa et Mastercard). Un coup de fil au numéro de téléphone de l’Office de Tourisme Coréen dédié aux étrangers (1330) ne nous aide guère. On nous conseille de nous adresser à la banque proche de la gare. La banque ne peut pas nous remettre d’argent mais nous indique cependant le seul automate capable de la faire aux environs. Il est situé au 1er étage de la gare. Un premier essai avec Mastercard se solde par un échec parce que j’ai omis d’activer l’option « monde » sur ma carte… Ca marche avec Visa et nous sommes soulagés. Il semblerait qu’on puisse retirer sans problème dans les 7 Eleven mais notre seul essai s’est aussi soldé par un échec !
Cette formalité accomplie, nous pouvons aller acheter notre ticket de bus pour Gunsan, d’où partent les ferries vers les îles Seonyu do (à ne pas confondre avec le parc du même nom à Séoul).
Difficile de savoir à quel guichet s’adresser, nous choisissons celui qui a la plus petite file d’attente. Là encore, nous pouvons partir très rapidement. Le bus est simple, pas de toilettes mais le trajet ne dure qu’une heure trente. Le paysage ne change guère : collines boisées, rizières ou cultures diverses sur le moindre terrain plat près des routes et lignes de chemin de fer.
Nous essayons de trouver un office de tourisme dans ou près de la gare mais il n’y a rien et personne pour nous renseigner. Nous avons réservé au Best Western (merci les super promos) et nous tentons de prendre le taxi en donnant seulement cette indication. Pas de problème, il connait, ce sera bien la seule fois où cela nous arrivera ! C’est très loin, perdu dans la zone portuaire mais en principe près du terminal de ferry pour le lendemain matin. Nous dînons dehors de plateaux repas achetés au C U face à l’hôtel.
3E jour – 12 mai 2017 – Iles ( Seonyu do (ou Sunyoudo)
En principe donc l’hôtel n’est pas loin du terminal. Nous demandons à la réception comment nous pouvons nous y rendre. Ils téléphonent pour s’assurer qu’il est bien opérationnel et nous annonce un horaire à 10 h 30 alors que l’office de tourisme de Daejeon nous avait indiqué 9 h 30. On nous appelle un taxi, nous remet une carte de réduction et en route. Ce n’est effectivement pas loin mais nous sommes un peu surpris de la direction qu’a prise le taxi. Notre but est de passer une ou deux nuits sur ces îles mais nous avons un peu de mal à nous faire comprendre au guichet. Le capitaine du bateau s’approche pour aider car il parle plus anglais et nous découvrons que nous ne sommes pas au bon endroit ! Il s’agit en fait d’une société de croisières, qui fait l’aller/retour dans la journée et fait du cabotage entre les différentes îles. Comme cela ne nous intéresse pas ils prennent contact avec le terminal de ferries – le vrai, nous accompagnent jusqu’au bus qui vient de faire un stop (à point nommé !) et demandent au chauffeur de nous indiquer notre arrêt. Seul hic, le bateau était bien à 9 h 30, nous l’avons donc raté !!!
Il n’y a pas grand monde dans le hall, le responsable s’approche pour nous accueillir, nous informe que le prochain départ est à 13 h 30 (il est 10 h 30…). Nous en profitons pour demander s’ils connaissent un hébergement sur l’île. En effet, contrairement à mes habitudes, j’ai réservé nos nuitées à l’avance et c’est le seul endroit où je n’avais pu trouver d’adresse. Fort heureusement, ils ont une carte de visite d’un Minbak (pension). Ils passent un coup de fil et nous pouvons réserver pour 30 000 wons (24 €), le propriétaire viendra nous chercher au port.
En attendant, nous déjeunons à la cantine, une petite superette/restaurant dans le hall d’attente. On nous conseille du Tteokguk, soupe de pâtes de riz au bœuf. Les rondelles de riz sont un peu difficiles à mâcher mais c’est plutôt bon et très nourrissant !
A l’arrivée sur l’île, notre hôte est bien là mais le prix est passé à 40 000 wons. Nous hésitons un peu à protester puis laissons filer. La chambre est basique mais correcte mais la literie n’est pas bonne du tout !

Il fait beau, nous partons tout de suite explorer l’archipel à pied, en commençant par l’île Munyeodo , accessible par un pont métallique rouge. Bien que les îles soient petites, les voitures sont autorisées et surtout les engins électriques sous des formes diverses qu’on trouve un peu partout en location. La carte récupérée à l’office de tourisme est imprécise et les indications sur le chemin sont en caractères coréens, il nous est difficile de suivre le circuit proposé. Nous atteignons un endroit appelé « Golden Rain Tree Colony » (savonnier), parce qu’il y a quelques arbres de cette espèce endémique puis arrivons à un petit village de pêcheurs où les hommes réparent les filets et les femmes trient les moules.
L’île semble être un immense chantier, nous devons dévier de notre chemin et ne verrons pas les salines. Nous sommes un peu déçus par ce premier contact, de nombreux déchets jalonnent le chemin, ainsi que des décharges à ciel ouvert, sans compter le bruit des travaux de « l’autoroute » qui va relier toutes les îles.
Bientôt 19 h il est temps d’aller sur la belle place de Seonju Do pour admirer le coucher de soleil. Dommage qu’on ait construit devant le rocher une affreuse tour métallique qui sert de point de départ à une tyrolienne…

Le soir, nous mangeons à l’auberge jouxtant notre minbak. Nous sommes tentés par des plats de crabe mais ils sont très chers, nous nous contentons d’une soupe de fruits de mer, coques essentiellement. (20 000 wons à deux)
4e jour – Jangjado et Daejangdo Après une nuit difficile (mauvaise literie et conversations animées du restaurant jusqu’à 2h du matin…), nous nous dirigeons de l’autre côté de Seonydo vers l’île Jangjado. Celle-ci nous avait été recommandée par le capitaine du bateau de croisière, comme étant plus authentique. Effectivement c’est plutôt sympa, nous pouvons voir les pêcheurs préparer leurs produits pour le séchage ou la cuisson dans des petits stands. Un autre pont et nous voici sur Daejangdo, qui semble s’être convertie en site d’accueil des touristes. Plusieurs petits immeubles neufs proposent des chambres.
Ce ne sont pas des hôtels mais des pensions, nous précise une employée qui nous indique le début d’un chemin de randonnée pour grimper sur le Daejangbong Peak, 143 m d’altitude. La balade est vraiment agréable, à travers la forêt, et offre de belles vues. Cela nous réconcilie avec les îles Seonyu Do !



Pour le déjeuner, nous jetons notre dévolu sur le SUNYU STORY dans la rue principale de Sunyoudo.
Comme dans tous les établissements de l’île, les poissons et crustacés attendent leurs clients dans des bacs et aquariums. Nous sommes ainsi assurés que c’est frais, même si certains spécimens ont la mauvaise idée de nager sur le dos ! Les menus ne sont qu’en coréen, y compris les prix et personne ne parle anglais. Au vu de notre phrase magique, le cuisinier comprend que nous ne voulons pas manger épicé. Nous montrons également les assiettées de poisson cru, spécialité de l’île (et en Corée en général) et indiquons que nous n’en voulons pas. Il soulève un poulpe et nous le montre. OK ? OK.
Toute la cuisine étant préparée à la demande, nous patientons un bon moment puis arrive notre plat. Le poulpe n’est pas très cuit, c’est un peu difficile à mâcher mais c’est bon. (33000 wons à deux - environ 27 €)
Pour le dessert, nous allons à côté, au café de Sun-Y, qui non seulement a des desserts appétissants mais promet également du wifi gratuit. Aubaine car c’est assez rare sur l’archipel, nous n’avons trouvé pour l’instant qu’une seule connexion publique et gratuite non loin de l’embarcadère.
Nous reprenons le ferry à 16 h 30, et nous tenons bien au chaud à l’intérieur car le vent est froid. Cela nous permet de regarder les informations en boucle sur grand écran et de suivre les différents déplacements du nouveau Président de la Corée du Sud, élu le jour de notre arrivée. (Moon Jae-In).
nous avons acheté notre carte T-Money (4 000 wons la carte + un chargement de 10 000 wons, soit 3,20 € et 8 €) à la supérette C U (convenience store) de l’aéroport et avons pris le métro jusqu’à la gare de Séoul (45/60 mn environ). Là, nous avons fait notre première expérience de taxi coréen. Nous avions heureusement l’adresse très détaillée en caractères coréens et cela n’a pas posé trop de problèmes. On peut payer par carte mais aucune des nôtres n’a pu fonctionner.Après avoir sillonné quelques rues du quartier Insadong, il nous a déposés juste devant l’enseigne voulue.
Retour à la gare en métro, c’était tout près en fait. De là, nous avons acheté nos premiers billets de train. Nous voulions tester le train à grande vitesse KTX, TGV vendu par la France. Pas de souci, il y a de la place dans le suivant et de toute façon, il y en a plusieurs par heure. Voir le site KORAIL.
Juste le temps de manger au MacDo, nouvelle difficulté pour payer avec ma Mastercard, et nous voici en route vers Daejeon. Cette ville de 1 500 000 habitants, à 1 h de KTX de Séoul n’a pas grand intérêt mais elle possède des sources chaudes. J’avais donc réservé un hôtel dans le quartier Yuseong Oncheon. J’ai profité d’une promotion Booking pour Le Stendhal, superbe hôtel, à 5 mn à pied des bains en plein air. L’endroit est vraiment agréable, très arboré et c’est un plaisir de prendre un bain de pieds dans le chemin thermal.



Il est temps de commencer à manger coréen, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de barbecues, généralement non pimentés. Nous montrons ce que nous voulons mais il n’est pas possible de choisir deux plats différents. Nous nous laissons tenter par des tranches de porc, sympathiques sur l’image mais beaucoup plus grasses en réalité. On nous allume le BBQ intégré à la table et on nous montre comment procéder : on fait griller la viande et ensuite on l’enveloppe dans des herbes à larges feuilles. Plutôt bon. Coût pour deux : 25 000 wons, soit environ 20 euros. En fait c’était 26 000 mais on a eu droit à un « discount » (ou peut-être n’avaient-ils plus de billets de 1 000 ?).En coréen, il n’existe guère de restaurants proposant un menu complet, nous complétons donc avec un petit gâteau acheté au 7 Eleven. 2e jour – 11 mai 2017 – Daejeon – Gunsan La journée commence par un petit-déjeuner/brunch à l’hôtel. De quoi nous caler une bonne partie de la journée.

Nous nous dirigeons ensuite vers la gare centrale des bus intercités. Nous passons presque une heure à essayer de trouver un distributeur qui accepte nos cartes pour retirer de l’argent (Visa et Mastercard). Un coup de fil au numéro de téléphone de l’Office de Tourisme Coréen dédié aux étrangers (1330) ne nous aide guère. On nous conseille de nous adresser à la banque proche de la gare. La banque ne peut pas nous remettre d’argent mais nous indique cependant le seul automate capable de la faire aux environs. Il est situé au 1er étage de la gare. Un premier essai avec Mastercard se solde par un échec parce que j’ai omis d’activer l’option « monde » sur ma carte… Ca marche avec Visa et nous sommes soulagés. Il semblerait qu’on puisse retirer sans problème dans les 7 Eleven mais notre seul essai s’est aussi soldé par un échec !
Cette formalité accomplie, nous pouvons aller acheter notre ticket de bus pour Gunsan, d’où partent les ferries vers les îles Seonyu do (à ne pas confondre avec le parc du même nom à Séoul).
Difficile de savoir à quel guichet s’adresser, nous choisissons celui qui a la plus petite file d’attente. Là encore, nous pouvons partir très rapidement. Le bus est simple, pas de toilettes mais le trajet ne dure qu’une heure trente. Le paysage ne change guère : collines boisées, rizières ou cultures diverses sur le moindre terrain plat près des routes et lignes de chemin de fer.
Nous essayons de trouver un office de tourisme dans ou près de la gare mais il n’y a rien et personne pour nous renseigner. Nous avons réservé au Best Western (merci les super promos) et nous tentons de prendre le taxi en donnant seulement cette indication. Pas de problème, il connait, ce sera bien la seule fois où cela nous arrivera ! C’est très loin, perdu dans la zone portuaire mais en principe près du terminal de ferry pour le lendemain matin. Nous dînons dehors de plateaux repas achetés au C U face à l’hôtel.
3E jour – 12 mai 2017 – Iles ( Seonyu do (ou Sunyoudo)
En principe donc l’hôtel n’est pas loin du terminal. Nous demandons à la réception comment nous pouvons nous y rendre. Ils téléphonent pour s’assurer qu’il est bien opérationnel et nous annonce un horaire à 10 h 30 alors que l’office de tourisme de Daejeon nous avait indiqué 9 h 30. On nous appelle un taxi, nous remet une carte de réduction et en route. Ce n’est effectivement pas loin mais nous sommes un peu surpris de la direction qu’a prise le taxi. Notre but est de passer une ou deux nuits sur ces îles mais nous avons un peu de mal à nous faire comprendre au guichet. Le capitaine du bateau s’approche pour aider car il parle plus anglais et nous découvrons que nous ne sommes pas au bon endroit ! Il s’agit en fait d’une société de croisières, qui fait l’aller/retour dans la journée et fait du cabotage entre les différentes îles. Comme cela ne nous intéresse pas ils prennent contact avec le terminal de ferries – le vrai, nous accompagnent jusqu’au bus qui vient de faire un stop (à point nommé !) et demandent au chauffeur de nous indiquer notre arrêt. Seul hic, le bateau était bien à 9 h 30, nous l’avons donc raté !!!
Il n’y a pas grand monde dans le hall, le responsable s’approche pour nous accueillir, nous informe que le prochain départ est à 13 h 30 (il est 10 h 30…). Nous en profitons pour demander s’ils connaissent un hébergement sur l’île. En effet, contrairement à mes habitudes, j’ai réservé nos nuitées à l’avance et c’est le seul endroit où je n’avais pu trouver d’adresse. Fort heureusement, ils ont une carte de visite d’un Minbak (pension). Ils passent un coup de fil et nous pouvons réserver pour 30 000 wons (24 €), le propriétaire viendra nous chercher au port.
En attendant, nous déjeunons à la cantine, une petite superette/restaurant dans le hall d’attente. On nous conseille du Tteokguk, soupe de pâtes de riz au bœuf. Les rondelles de riz sont un peu difficiles à mâcher mais c’est plutôt bon et très nourrissant !
A l’arrivée sur l’île, notre hôte est bien là mais le prix est passé à 40 000 wons. Nous hésitons un peu à protester puis laissons filer. La chambre est basique mais correcte mais la literie n’est pas bonne du tout !

Il fait beau, nous partons tout de suite explorer l’archipel à pied, en commençant par l’île Munyeodo , accessible par un pont métallique rouge. Bien que les îles soient petites, les voitures sont autorisées et surtout les engins électriques sous des formes diverses qu’on trouve un peu partout en location. La carte récupérée à l’office de tourisme est imprécise et les indications sur le chemin sont en caractères coréens, il nous est difficile de suivre le circuit proposé. Nous atteignons un endroit appelé « Golden Rain Tree Colony » (savonnier), parce qu’il y a quelques arbres de cette espèce endémique puis arrivons à un petit village de pêcheurs où les hommes réparent les filets et les femmes trient les moules.
L’île semble être un immense chantier, nous devons dévier de notre chemin et ne verrons pas les salines. Nous sommes un peu déçus par ce premier contact, de nombreux déchets jalonnent le chemin, ainsi que des décharges à ciel ouvert, sans compter le bruit des travaux de « l’autoroute » qui va relier toutes les îles.
Bientôt 19 h il est temps d’aller sur la belle place de Seonju Do pour admirer le coucher de soleil. Dommage qu’on ait construit devant le rocher une affreuse tour métallique qui sert de point de départ à une tyrolienne…

Le soir, nous mangeons à l’auberge jouxtant notre minbak. Nous sommes tentés par des plats de crabe mais ils sont très chers, nous nous contentons d’une soupe de fruits de mer, coques essentiellement. (20 000 wons à deux)

4e jour – Jangjado et Daejangdo Après une nuit difficile (mauvaise literie et conversations animées du restaurant jusqu’à 2h du matin…), nous nous dirigeons de l’autre côté de Seonydo vers l’île Jangjado. Celle-ci nous avait été recommandée par le capitaine du bateau de croisière, comme étant plus authentique. Effectivement c’est plutôt sympa, nous pouvons voir les pêcheurs préparer leurs produits pour le séchage ou la cuisson dans des petits stands. Un autre pont et nous voici sur Daejangdo, qui semble s’être convertie en site d’accueil des touristes. Plusieurs petits immeubles neufs proposent des chambres.
Ce ne sont pas des hôtels mais des pensions, nous précise une employée qui nous indique le début d’un chemin de randonnée pour grimper sur le Daejangbong Peak, 143 m d’altitude. La balade est vraiment agréable, à travers la forêt, et offre de belles vues. Cela nous réconcilie avec les îles Seonyu Do !



Pour le déjeuner, nous jetons notre dévolu sur le SUNYU STORY dans la rue principale de Sunyoudo.
Comme dans tous les établissements de l’île, les poissons et crustacés attendent leurs clients dans des bacs et aquariums. Nous sommes ainsi assurés que c’est frais, même si certains spécimens ont la mauvaise idée de nager sur le dos ! Les menus ne sont qu’en coréen, y compris les prix et personne ne parle anglais. Au vu de notre phrase magique, le cuisinier comprend que nous ne voulons pas manger épicé. Nous montrons également les assiettées de poisson cru, spécialité de l’île (et en Corée en général) et indiquons que nous n’en voulons pas. Il soulève un poulpe et nous le montre. OK ? OK.
Toute la cuisine étant préparée à la demande, nous patientons un bon moment puis arrive notre plat. Le poulpe n’est pas très cuit, c’est un peu difficile à mâcher mais c’est bon. (33000 wons à deux - environ 27 €)
Pour le dessert, nous allons à côté, au café de Sun-Y, qui non seulement a des desserts appétissants mais promet également du wifi gratuit. Aubaine car c’est assez rare sur l’archipel, nous n’avons trouvé pour l’instant qu’une seule connexion publique et gratuite non loin de l’embarcadère.
Nous reprenons le ferry à 16 h 30, et nous tenons bien au chaud à l’intérieur car le vent est froid. Cela nous permet de regarder les informations en boucle sur grand écran et de suivre les différents déplacements du nouveau Président de la Corée du Sud, élu le jour de notre arrivée. (Moon Jae-In).Préparation d'un road trip en famille dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Je me lance directement après avoir feuilleté passionnément ce site, ces récits de tous ces carnets de voyage en particulier celui de 69Eric même si je projette de faire le trajet en sens inverse. 🙂
Qui ? Famille de 4 : 47, 44, 16,5 et 14,5 seront l’âge des participants à la date du voyage
Pourquoi ? Choix de faire un voyage (le voyage de la famille) avant que la future émancipation des enfants n’arrive. La Californie et les parcs principaux ont fait l'unanimité du choix de la destination. 😉
Quand ? Mardi 08 août 2018 départ de France, samedi 1er septembre 2018 arrivée en France Au départ je m'étais fixé 3 semaines max mais finalement j'ai opté pour quelques jours supplémentaires pour avoir le temps de faire un minimum de choses 🙂
Voici mon programme initial, merci de m'indiquer si vous pensez que c'est jouable, si j'oublie quelques éléments de visite importants à faire :
J1 (Mardi, 07 Août 2018) Trajet en avion depuis Lyon, Genève ou Paris arrivée à San Francisco. Récupération location véhicule Hotel type travelodge center ou airbnb
J2 + J3 Visite San Francisco. Journées à programmer pour voir entre autre Golden gate, pier 39, fisherman's wharf, transamerica pyramid, quartie lafayette + ville (twin peaks, union square, painted ladies, ...) Nuits à San Francisco
J4 (Vendredi, 10 Août 2018) Matin : San Francisco reste à voir ? + route vers Yosemite (y a t'il le long de cette route des points à ne pas louper) ? Fin d'après-midi : premières visites yosemite comme par exemple yosemite falls Nuit vers Yosemite (Yosemite Westgate Lodge ou red bull ?)
J5 (Samedi, 11 Août 2018) Visite de Yosemite NP Points de vue : Tunnel view, El capitan, glacier point, half dome Mariposa grove, trail mariposa grove (2h) Nuit vers Fresno (Motel de chaine)
J6 (Dimanche, 12 Août 2018) Visite Sequoia NP & Kings Canyon NP kings canyon scenic by way et tunnel view Trail general sherman tree (45 min), moro rock (30 min), general grant tree trail (30 min) et crescend meadow (1h route et nuit vers Bakersfield (Super 8)
J7 (Lundi, 13 Août 2018) Route vers barstow jusquà bagdad café, puis retour barstow pour léger shopping puis visite de calico ghost town en milieu d'après-midi. Route en fin d’après-midi vers death valley. Points de vue à faire entre ce soir et le lendemain matin : Mesquit flat sand dunes, Dantes view, Zabriskies point, Artist drive, devils golf course, badwater Nuit si possible à Death valley sinon à beatty
J8 (Mardi, 14 Août 2018) Matin : Fin visite death valley + route vers Vegas (visite red rock canyon ?) Après-midi visite Vegas, main strip Soir spectacle cirque du soleil (O ou Mystère) Strip de nuit 😊 Nuit à vegas (hotel treasure island ?)
J9 (Mercredi, 15 Août 2018) Grasse matinée + Journée : Las Vegas (visites diverses). Soirée à Downtown Nuit à vegas (hotel treasure island ?)
J10 (Jeudi, 16 Août 2018) Matin visite de Valley of Fire SP. Puis route vers Zion. Premières visites Zion (trail emerald pool 2h) Nuit vers Zion (springale Terrace Brook Lodge ?)
J11 (Vendredi, 17 Août 2018) route UT9, checkboard mesa, kolob terrace road Trail : hidden canyon trail (2h) et/ou riverside walk 1h30 et/ou canyon overlook trail 1h Route et nuit vers Bryce canyon (bryce view lodge ?)
J12 (Samedi, 18 Août 2018) Visite Bryce Canyon NP. scenic drive, fayriland point, sunrise point, sunset point, inspiration point, bryce point, parya view Trail : queens garder + navajo loop (3h) Soir : route et nuit vers Capitol Reef (aquarius Inn ?)
J13 (Dimanche, 19 Août 2018) Visite de Capitol Reef NP. Route en direction de Moab visite Dead Horse point stat park (scenic view) puis route vers Moab Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)
J14 (Lundi, 20 Août 2018) Visite de Arches NP. park avenue view point et landscape arch Trail : the windows trail (1h), double arch (30 min) et devils garden trail (3h) Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)
J15 (Mardi, 21 Août 2018) Visite de Canyonlands NP (Island in the Sky). island in the sky, green river over look, buck canyon overlook, shafer trail et potash 4*4 Trail : mesa arch (30 min), murphy point over look trail (2h) et grand view point overlook (1h) Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)
J16 (Mercredi, 22 Août 2018) Route vers needles overlook ou vers big spring canyon overlook. Visite de valley of the gods Milieu et/ou fin d’après midi Visite de Monument valley. Nuit si possible à Monument Valley (the view sinon goulding lodge )
J17 (Jeudi, 23 Août 2018) Route vers page Visite lower ou upper antelope canyon vers 11h Après midi à lake powel (glen canyon dam overlook, glen canyon dam, scenic view plus baignade) Fin après midi Horseshoe bend Nuit à page (super 8 ?).
J18 (Vendredi, 24 Août 2018) Visite lower ou upper antelope canyon vers 8-9h Visite horsehoe bend si pas eu le temps la veille Route vers grand canyon + peut être début visite grand canyon nuit vers grand canyon (red father lodge ?)
J19 (Samedi, 25 Août 2018) Vol au dessus de grand canyon si budget OK Visite Grand Canyon NP (South Rim) : grand canyon south rim, desert view drive, desert view tower Fin d’après-midi route et nuit vers Kingman ou laughlin (motel 6 ou super 8).
J20 (Dimanche, 26 Août 2018) Grosse journée en voiture de kingman vers San diego en passant vers joshua tree, palm springs (y a t'il le long de cette route des points à ne pas louper) ?
Nuit à San Diego (red roof inn ou super8)
J21 (Lundi, 27 Août 2018) Visite de San diego : gaslaup quarter, coronado, little italy, seaport village Nuit à San Diego (red roof inn ou super8)
J22 (Mardi, 28 Août 2018) Sea world. Soir : route en direction de Los Angeles (hotel avant Los angeles à définir sur le trajet).
J23 (Mercredi, 29 Août 2018) Visite los Angeles : union station, hollywood boulevard, beverly hills, bel air, rodeo drive Nuit à los Angeles (tuscan garden inn)
J24 (Jeudi, 30 Août 2018) Universal studio + griffith observatory Nuit à Los Angeles (tuscan garden inn ?)
J25 (Vendredi, 31 Août 2018) Visite matin Los Angeles santa monica, venice beach. Soir : Trajet en avion. 😕
J26 (Samedi, 01 Septembre 2018) Arrivée en France.
Pour ce projet de road trip j’ai 2 regrets : yellowstone trop éloigné et le trail angels landing trail à zion (j’ai vu des images splendides sur un reportage à la TV) mais ce trail ferait puiser un peu trop dans nos forces (vertiges pour certains, genou parfois récalcitrant, sécurité, temps de parcours) pour profiter pleinement du reste du séjour.
Pour ma fille son regret est le suivant : quoi on va aux états unis sans voir la statue de la liberté ? 🤪
Au niveau du budget : Je me suis fixé comme objectif pour ce fabuleux voyage une enveloppe de 15 000 € pour 4 personnes qui pourrait être répartie de la manière suivante : Avion: 4 000 € Location Voitures : 1 500 € (j’ai vu que pas mal de road trippeurs arrivaient à tourner aux alentours des 800 € moi toutes mes simulations sont plutôt vers 1500) Hotel :3 000 € Activités2 500 € (comprenant sea world, universal, spectacle, Esta, pass beautiful amercia, entrées sites navajos, et …) Essence : 500 € Restauration3 000 € Shopping, souvenir500 € Dans ce budget n’est pas compris le vol au dessus du grand canyon on verra après l’achat des billets d’avion, la location de la voiture et des hotels si mon budget tient à peu près la route.
Quand pensez-vous est-ce trop ambitieux, me manque t’il certains points d’intérêts que j’ai omis dans ce parcours ?
En tout cas merci d'avance pour vos précieux conseils.
Je me lance directement après avoir feuilleté passionnément ce site, ces récits de tous ces carnets de voyage en particulier celui de 69Eric même si je projette de faire le trajet en sens inverse. 🙂
Qui ? Famille de 4 : 47, 44, 16,5 et 14,5 seront l’âge des participants à la date du voyage
Pourquoi ? Choix de faire un voyage (le voyage de la famille) avant que la future émancipation des enfants n’arrive. La Californie et les parcs principaux ont fait l'unanimité du choix de la destination. 😉
Quand ? Mardi 08 août 2018 départ de France, samedi 1er septembre 2018 arrivée en France Au départ je m'étais fixé 3 semaines max mais finalement j'ai opté pour quelques jours supplémentaires pour avoir le temps de faire un minimum de choses 🙂
Voici mon programme initial, merci de m'indiquer si vous pensez que c'est jouable, si j'oublie quelques éléments de visite importants à faire :
J1 (Mardi, 07 Août 2018) Trajet en avion depuis Lyon, Genève ou Paris arrivée à San Francisco. Récupération location véhicule Hotel type travelodge center ou airbnb
J2 + J3 Visite San Francisco. Journées à programmer pour voir entre autre Golden gate, pier 39, fisherman's wharf, transamerica pyramid, quartie lafayette + ville (twin peaks, union square, painted ladies, ...) Nuits à San Francisco
J4 (Vendredi, 10 Août 2018) Matin : San Francisco reste à voir ? + route vers Yosemite (y a t'il le long de cette route des points à ne pas louper) ? Fin d'après-midi : premières visites yosemite comme par exemple yosemite falls Nuit vers Yosemite (Yosemite Westgate Lodge ou red bull ?)
J5 (Samedi, 11 Août 2018) Visite de Yosemite NP Points de vue : Tunnel view, El capitan, glacier point, half dome Mariposa grove, trail mariposa grove (2h) Nuit vers Fresno (Motel de chaine)
J6 (Dimanche, 12 Août 2018) Visite Sequoia NP & Kings Canyon NP kings canyon scenic by way et tunnel view Trail general sherman tree (45 min), moro rock (30 min), general grant tree trail (30 min) et crescend meadow (1h route et nuit vers Bakersfield (Super 8)
J7 (Lundi, 13 Août 2018) Route vers barstow jusquà bagdad café, puis retour barstow pour léger shopping puis visite de calico ghost town en milieu d'après-midi. Route en fin d’après-midi vers death valley. Points de vue à faire entre ce soir et le lendemain matin : Mesquit flat sand dunes, Dantes view, Zabriskies point, Artist drive, devils golf course, badwater Nuit si possible à Death valley sinon à beatty
J8 (Mardi, 14 Août 2018) Matin : Fin visite death valley + route vers Vegas (visite red rock canyon ?) Après-midi visite Vegas, main strip Soir spectacle cirque du soleil (O ou Mystère) Strip de nuit 😊 Nuit à vegas (hotel treasure island ?)
J9 (Mercredi, 15 Août 2018) Grasse matinée + Journée : Las Vegas (visites diverses). Soirée à Downtown Nuit à vegas (hotel treasure island ?)
J10 (Jeudi, 16 Août 2018) Matin visite de Valley of Fire SP. Puis route vers Zion. Premières visites Zion (trail emerald pool 2h) Nuit vers Zion (springale Terrace Brook Lodge ?)
J11 (Vendredi, 17 Août 2018) route UT9, checkboard mesa, kolob terrace road Trail : hidden canyon trail (2h) et/ou riverside walk 1h30 et/ou canyon overlook trail 1h Route et nuit vers Bryce canyon (bryce view lodge ?)
J12 (Samedi, 18 Août 2018) Visite Bryce Canyon NP. scenic drive, fayriland point, sunrise point, sunset point, inspiration point, bryce point, parya view Trail : queens garder + navajo loop (3h) Soir : route et nuit vers Capitol Reef (aquarius Inn ?)
J13 (Dimanche, 19 Août 2018) Visite de Capitol Reef NP. Route en direction de Moab visite Dead Horse point stat park (scenic view) puis route vers Moab Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)
J14 (Lundi, 20 Août 2018) Visite de Arches NP. park avenue view point et landscape arch Trail : the windows trail (1h), double arch (30 min) et devils garden trail (3h) Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)
J15 (Mardi, 21 Août 2018) Visite de Canyonlands NP (Island in the Sky). island in the sky, green river over look, buck canyon overlook, shafer trail et potash 4*4 Trail : mesa arch (30 min), murphy point over look trail (2h) et grand view point overlook (1h) Nuit à Moab (Super 8 ou Bowen hotel ou Motel 6)
J16 (Mercredi, 22 Août 2018) Route vers needles overlook ou vers big spring canyon overlook. Visite de valley of the gods Milieu et/ou fin d’après midi Visite de Monument valley. Nuit si possible à Monument Valley (the view sinon goulding lodge )
J17 (Jeudi, 23 Août 2018) Route vers page Visite lower ou upper antelope canyon vers 11h Après midi à lake powel (glen canyon dam overlook, glen canyon dam, scenic view plus baignade) Fin après midi Horseshoe bend Nuit à page (super 8 ?).
J18 (Vendredi, 24 Août 2018) Visite lower ou upper antelope canyon vers 8-9h Visite horsehoe bend si pas eu le temps la veille Route vers grand canyon + peut être début visite grand canyon nuit vers grand canyon (red father lodge ?)
J19 (Samedi, 25 Août 2018) Vol au dessus de grand canyon si budget OK Visite Grand Canyon NP (South Rim) : grand canyon south rim, desert view drive, desert view tower Fin d’après-midi route et nuit vers Kingman ou laughlin (motel 6 ou super 8).
J20 (Dimanche, 26 Août 2018) Grosse journée en voiture de kingman vers San diego en passant vers joshua tree, palm springs (y a t'il le long de cette route des points à ne pas louper) ?
Nuit à San Diego (red roof inn ou super8)
J21 (Lundi, 27 Août 2018) Visite de San diego : gaslaup quarter, coronado, little italy, seaport village Nuit à San Diego (red roof inn ou super8)
J22 (Mardi, 28 Août 2018) Sea world. Soir : route en direction de Los Angeles (hotel avant Los angeles à définir sur le trajet).
J23 (Mercredi, 29 Août 2018) Visite los Angeles : union station, hollywood boulevard, beverly hills, bel air, rodeo drive Nuit à los Angeles (tuscan garden inn)
J24 (Jeudi, 30 Août 2018) Universal studio + griffith observatory Nuit à Los Angeles (tuscan garden inn ?)
J25 (Vendredi, 31 Août 2018) Visite matin Los Angeles santa monica, venice beach. Soir : Trajet en avion. 😕
J26 (Samedi, 01 Septembre 2018) Arrivée en France.
Pour ce projet de road trip j’ai 2 regrets : yellowstone trop éloigné et le trail angels landing trail à zion (j’ai vu des images splendides sur un reportage à la TV) mais ce trail ferait puiser un peu trop dans nos forces (vertiges pour certains, genou parfois récalcitrant, sécurité, temps de parcours) pour profiter pleinement du reste du séjour.
Pour ma fille son regret est le suivant : quoi on va aux états unis sans voir la statue de la liberté ? 🤪
Au niveau du budget : Je me suis fixé comme objectif pour ce fabuleux voyage une enveloppe de 15 000 € pour 4 personnes qui pourrait être répartie de la manière suivante : Avion: 4 000 € Location Voitures : 1 500 € (j’ai vu que pas mal de road trippeurs arrivaient à tourner aux alentours des 800 € moi toutes mes simulations sont plutôt vers 1500) Hotel :3 000 € Activités2 500 € (comprenant sea world, universal, spectacle, Esta, pass beautiful amercia, entrées sites navajos, et …) Essence : 500 € Restauration3 000 € Shopping, souvenir500 € Dans ce budget n’est pas compris le vol au dessus du grand canyon on verra après l’achat des billets d’avion, la location de la voiture et des hotels si mon budget tient à peu près la route.
Quand pensez-vous est-ce trop ambitieux, me manque t’il certains points d’intérêts que j’ai omis dans ce parcours ?
En tout cas merci d'avance pour vos précieux conseils.
Découvrir la Nouvelle-Zélande en van English translation pending
23 mai 2017
Nous sommes rentrés hier d'un voyage de 4 semaines en Nouvelle-Zélande, des images plein la tête, mais pas encore les mots pour décrire tout ce que nous avons vu et ressenti. Tout est encore si frais, et pourtant déjà si loin...
Comme d'habitude, ce forum m'a largement aidée à préparer ce voyage, mais paradoxalement, j'ai trouvé peu de carnets de voyage sur cette destination. Or, je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les carnets d'autres voyageurs, et j'admire le temps qu'ils consacrent à partager leur vécu et leurs avis. Alors modestement, je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice. C'est la première fois que je me lance, lors de nos précédents voyages (surtout aux Etats-Unis) je ne pensais rien apporter de bien nouveau ou original. Cette fois, je franchis le pas, peut-être ce compte-rendu pourra-t-il en aider certains dans leur préparation ou donner à d'autres le goût d'aller se balader en Terre du Milieu ! Je ne prétends pas à l'exhaustivité, ce sera simplement notre expérience et nos impressions. 🙂
Petite présentation rapide : nous sommes un couple de trentenaires adorant voyager, pas vraiment de grands randonneurs, mais pas tentés non plus par les tours organisés, un peu feignasses sur les bords 😄, mais toujours partants pour la découverte !
Comme d'habitude, ce forum m'a largement aidée à préparer ce voyage, mais paradoxalement, j'ai trouvé peu de carnets de voyage sur cette destination. Or, je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les carnets d'autres voyageurs, et j'admire le temps qu'ils consacrent à partager leur vécu et leurs avis. Alors modestement, je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice. C'est la première fois que je me lance, lors de nos précédents voyages (surtout aux Etats-Unis) je ne pensais rien apporter de bien nouveau ou original. Cette fois, je franchis le pas, peut-être ce compte-rendu pourra-t-il en aider certains dans leur préparation ou donner à d'autres le goût d'aller se balader en Terre du Milieu ! Je ne prétends pas à l'exhaustivité, ce sera simplement notre expérience et nos impressions. 🙂
Petite présentation rapide : nous sommes un couple de trentenaires adorant voyager, pas vraiment de grands randonneurs, mais pas tentés non plus par les tours organisés, un peu feignasses sur les bords 😄, mais toujours partants pour la découverte !
Retour d'un mois au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Comme à mon habitude, un récit suivra dans les prochains jours.
Mais, je voulais d'abord donner une première impression sur mon séjour d'un mois du sud au nord.
J'ai d'abord passé trois nuits à SAIGON dans un charmant petit hôtel au calme dans une petite rue, pas loin pourtant de l'agitation.
Ensuite, je suis passée par une agence pour faire le Delta du Mekong ( 4 nuits ) avec une dame guide francophone formidable ; ensuite, l'agence m'a organisé mon transfert de CAN THO à DANANG par avion où un chauffeur m'attendait pour me conduire à HOI AN où j'ai séjourné trois nuits et me suis débrouillée seule. Après, un chauffeur de l'agence m'a conduit à HUE et là j'ai eu un guide francophone une journée. J'ai passé deux nuits à Hué.
L'agence m'a organisé un vol pour HANOI et ensuite organisé ma croisière de deux nuits à la baie d'Halong (sans guide francophone malheureusement).
Ensuite, j'ai continué avec une petite agence à taille humaine d'Hanoi pour faire la montagne nord-est avec un guide francophone. Je n'ai pas été contente de ce guide qui tient également un hôtel à Tam Coc (Toan). Il a voulu tout miser sur l'argent. J'ai été très déçue et le responsable de l'agence l'était tout autant que moi ne sachant que faire pour moi vu que ce n'était pas ce guide qui était prévu au départ mais bien le responsable de l'agence lui-même (suite à un accident, il n'a pas pu). J'ai ensuite visiter HANOI par moi-même durant trois nuits.
Mes conclusions sur le VIETNAM:
C'est un pays aux paysages magnifiques et magiques mais je n'y retournerai jamais. Je n'aime pas la mentalité surtout dans le nord.
LEUR MENTALITE: tu as de l'argent pour venir alors dépense et ne regarde pas au prix....Ils me l'ont dit à plusieurs reprises.
Le récit détaillé suivra sous peu.
MARIE
Environ une semaine en Toscane (Florence, etc) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Je me permets de vous poser quelques questions en vue de mes prochaines vacances, cet été (en Août... je sais, il y aura du monde !), en Toscane.
En effet, nous allons nous rendre à Florence avec ma chérie, et je souhaiterais en profiter pour visiter un peu la Toscane en général.
Mon plan de route serait le suivant :
Trajet jusqu’à Sienne (le plus au Sud). Jour 1 : Sienne Jour 2 : Départ pour Florence, avec une escapade à Monteriggioni (voire San Gimignano si possible ?) Jour 3, 4, 5, 6, 7 ? : Florence + consacrer une journée à Pise et Lucques (si possible, cf. ci-dessous).
J’ai cependant quelques questions, qui viendraient compromettre ce que j’ai prévu :
1- A la base, je comptais partir le lundi 14 (donc le jour 1 aurait été le mardi 15) or, j’ai découvert récemment l’existence de la Palio de Sienne, et manque de pot… je tomberais en plein dedans. Et manifestement, entre la circulation et le fait que tout (ou presque) soit fermé en ville, ce n’est pas la meilleure chose à faire ! Du coup, je m’interroge car certaines sources disent que la ville sera occupée le mercredi 16, d’autres (comme le site officiel de la Palio) parlent de courses entre le 13 et le 16 ! Certains ici savent s’il vaut mieux éviter la ville durant toute la durée indiquée du 13 au 16 ? Ou est-ce que, en dehors du 16, c’est largement faisable ? On peut éventuellement partir 2-3 jours plus tôt mais ça coince quand même un peu au niveau des dates...
2- Est-ce que faire Monteriggioni et San Gimignano dans la même journée (en sachant que nous devrons rallier Florence le soir même) semble possible ? Dans mon idée, je voulais faire un détour par Monteriggioni le matin, déjeuner sur place, puis faire un petit détour à San Gimignano.
3- Pour le reste du séjour, j’aimerais que ma voiture reste à Florence. Est-ce possible de se rendre à Pise (juste pour la tour) et à Lucques, la même journée, via les transports en commun (avec départ et retour à Florence) ?
4- Enfin, y a-t-il des jours, durant l’été, où tout (ou presque) risque d’être fermé ? (Style dimanche ou lundi…)
5- Dernière question subsidiaire. :D Ma chérie aimerait voir la plage une fois pendant le séjour, si quelqu’un a un conseil de ce que nous pourrions faire un jour sur la côté Est de la Toscane… (nous passons par la Suisse au retour, donc on préférerait ne pas trop s’éloigner non plus !).
Désolé pour toutes ces questions mais je n’ai jamais fait de circuit comme ça, et j’ai tellement envie que ça se passe le mieux possible… :) Merci par avance !
Mon plan de route serait le suivant :
Trajet jusqu’à Sienne (le plus au Sud). Jour 1 : Sienne Jour 2 : Départ pour Florence, avec une escapade à Monteriggioni (voire San Gimignano si possible ?) Jour 3, 4, 5, 6, 7 ? : Florence + consacrer une journée à Pise et Lucques (si possible, cf. ci-dessous).
J’ai cependant quelques questions, qui viendraient compromettre ce que j’ai prévu :
1- A la base, je comptais partir le lundi 14 (donc le jour 1 aurait été le mardi 15) or, j’ai découvert récemment l’existence de la Palio de Sienne, et manque de pot… je tomberais en plein dedans. Et manifestement, entre la circulation et le fait que tout (ou presque) soit fermé en ville, ce n’est pas la meilleure chose à faire ! Du coup, je m’interroge car certaines sources disent que la ville sera occupée le mercredi 16, d’autres (comme le site officiel de la Palio) parlent de courses entre le 13 et le 16 ! Certains ici savent s’il vaut mieux éviter la ville durant toute la durée indiquée du 13 au 16 ? Ou est-ce que, en dehors du 16, c’est largement faisable ? On peut éventuellement partir 2-3 jours plus tôt mais ça coince quand même un peu au niveau des dates...
2- Est-ce que faire Monteriggioni et San Gimignano dans la même journée (en sachant que nous devrons rallier Florence le soir même) semble possible ? Dans mon idée, je voulais faire un détour par Monteriggioni le matin, déjeuner sur place, puis faire un petit détour à San Gimignano.
3- Pour le reste du séjour, j’aimerais que ma voiture reste à Florence. Est-ce possible de se rendre à Pise (juste pour la tour) et à Lucques, la même journée, via les transports en commun (avec départ et retour à Florence) ?
4- Enfin, y a-t-il des jours, durant l’été, où tout (ou presque) risque d’être fermé ? (Style dimanche ou lundi…)
5- Dernière question subsidiaire. :D Ma chérie aimerait voir la plage une fois pendant le séjour, si quelqu’un a un conseil de ce que nous pourrions faire un jour sur la côté Est de la Toscane… (nous passons par la Suisse au retour, donc on préférerait ne pas trop s’éloigner non plus !).
Désolé pour toutes ces questions mais je n’ai jamais fait de circuit comme ça, et j’ai tellement envie que ça se passe le mieux possible… :) Merci par avance !
Préparation Yellowstone été 2018 English translation pending
Bonjour,
A peine rentrée, que me voilà à étudier notre futur projet, avec ma maman cette fois-ci...Pour l'été prochain, j'aimerai l'emmener à Yellowstone, elle en rêve et pour nous ce serait une belle découverte également Alors voilà nos premières idées, nos premières réflexions et nos premières questions😉. merci d'avance pour vos conseils ...
L'idée : faire Grand Teton - Yellowstone et Cody sur une grosse semaine puis prendre un vol intérieur pour terminer par un parc d’attraction pour mon fils (peut-être Orlando pour éviter de retourner une nouvelle fois à L.A)
La période : entre juillet ou août, un mois à privilégier?
Avion : Pour nous, ce serait plus simple d'arriver et de repartir de Jackson Hole... Mais niveau coût, ce n'est pas plus cher que de Salt Lake City? Qui est déjà passé par Jackson Hole?Hébergements : alors, là, c'est le plus compliqué.... Bon peut-être une nuit à Colter Bay , une nuit à Cody, deux nuits au Nord de Yellowstone (Gardiner ou Mammoth cabins) et trois nuits à West Yellowstone (ou 2 + 1 à Old faithful). Dormir ou non sur le parc, telle est la question? Ce qui pose problème avec un ado c'est l’absence de TV et de WIFI sur le parc.... Bon, j'aimerais quand même bien prendre les cabines à Mammoth, je me dis que je peux payer une connexion wifi pour compenser... ça devrait passer... mais je me pose une autre question... pour manger? Il n'y a que des restaurants ou peut-on trouver des salades composées, des sandwichs ou pizzas à emporter? Car un restau de temps en temps pour se faire plaisir ok... mais tous les jours, ce n'est pas notre truc! Pour Old Faithful... je suis plus partagée... dormir 3 nuits à West Yellowstone me parait plus pratique, plus confortable aussi mais cela implique plus de trajets en voiture... j'ai lu que le cadre autour des cabines de Snow lodge n'est pas terrible, donc ce serait plus une vieille chambre... mais là, pas de wifi possible... voilà où j'en suis dans mes interrogations... tout conseil est le bienvenu! Pour réserver... j'ai lu ouverture des réservations en mai... faut-il réserver avant de prendre ses billets d'avion? Peut-on annuler sans frais ensuite? Si on attend la fin de l'année, y aura t'il encore des places?
Activités : Où peut-on louer des canoés à l'heure? Où est-ce le plus sympa? On pense faire le musée de Cody puis un diner-spectacle aussi (mais pas de rodéo)? D'autres idées ? Baignade? Si quelqu'un à déjà testé à BOILING RIVER ou FIREHOLE RIVER...
Randonnées : Les plus belles à ne pas manquer? Une plus ludique pour mon fils (où on peut grimper, escalader....)? J'ai déjà noté Mt Washburn, Beaver Ponds, Boucle Upper Geyser Bassin, Black Sand Bassin et Biscuit Bassin. PuisTaggart Lake, Bradley lake pour Grand Teton!
Un grand merci d'avance... Et bonne fin de week-end! Fanny
A peine rentrée, que me voilà à étudier notre futur projet, avec ma maman cette fois-ci...Pour l'été prochain, j'aimerai l'emmener à Yellowstone, elle en rêve et pour nous ce serait une belle découverte également Alors voilà nos premières idées, nos premières réflexions et nos premières questions😉. merci d'avance pour vos conseils ...
L'idée : faire Grand Teton - Yellowstone et Cody sur une grosse semaine puis prendre un vol intérieur pour terminer par un parc d’attraction pour mon fils (peut-être Orlando pour éviter de retourner une nouvelle fois à L.A)
La période : entre juillet ou août, un mois à privilégier?
Avion : Pour nous, ce serait plus simple d'arriver et de repartir de Jackson Hole... Mais niveau coût, ce n'est pas plus cher que de Salt Lake City? Qui est déjà passé par Jackson Hole?Hébergements : alors, là, c'est le plus compliqué.... Bon peut-être une nuit à Colter Bay , une nuit à Cody, deux nuits au Nord de Yellowstone (Gardiner ou Mammoth cabins) et trois nuits à West Yellowstone (ou 2 + 1 à Old faithful). Dormir ou non sur le parc, telle est la question? Ce qui pose problème avec un ado c'est l’absence de TV et de WIFI sur le parc.... Bon, j'aimerais quand même bien prendre les cabines à Mammoth, je me dis que je peux payer une connexion wifi pour compenser... ça devrait passer... mais je me pose une autre question... pour manger? Il n'y a que des restaurants ou peut-on trouver des salades composées, des sandwichs ou pizzas à emporter? Car un restau de temps en temps pour se faire plaisir ok... mais tous les jours, ce n'est pas notre truc! Pour Old Faithful... je suis plus partagée... dormir 3 nuits à West Yellowstone me parait plus pratique, plus confortable aussi mais cela implique plus de trajets en voiture... j'ai lu que le cadre autour des cabines de Snow lodge n'est pas terrible, donc ce serait plus une vieille chambre... mais là, pas de wifi possible... voilà où j'en suis dans mes interrogations... tout conseil est le bienvenu! Pour réserver... j'ai lu ouverture des réservations en mai... faut-il réserver avant de prendre ses billets d'avion? Peut-on annuler sans frais ensuite? Si on attend la fin de l'année, y aura t'il encore des places?
Activités : Où peut-on louer des canoés à l'heure? Où est-ce le plus sympa? On pense faire le musée de Cody puis un diner-spectacle aussi (mais pas de rodéo)? D'autres idées ? Baignade? Si quelqu'un à déjà testé à BOILING RIVER ou FIREHOLE RIVER...
Randonnées : Les plus belles à ne pas manquer? Une plus ludique pour mon fils (où on peut grimper, escalader....)? J'ai déjà noté Mt Washburn, Beaver Ponds, Boucle Upper Geyser Bassin, Black Sand Bassin et Biscuit Bassin. PuisTaggart Lake, Bradley lake pour Grand Teton!
Un grand merci d'avance... Et bonne fin de week-end! Fanny
En Isaan: une famille, un village English translation pending
1 Frères et Soeurs
Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.
Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.
Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.
Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.
Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.
Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.
Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.
La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.
Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.
Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.
Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.
Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.
La suite bientôt!
Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.
Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.
Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.
Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.
Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.
Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.
Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.
La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.
Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.
Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.
Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.
Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.
La suite bientôt!
Voyage aux Philippines de janvier à mars 2017 English translation pending
Trajet et Manille
Depart de Paris avec Travel genio (mauvaise reputation...? justifiee actuellement?......) et Saudi Arabian Airlines...Les horairesne sont pas follichons mais pour le prix(485€ A et R) je m'en contenterai....... Ils ont quand meme changé mes horaires de vol de l'aller et du retour! Voyage de 5h45 jusqu'à Riyad puis 6 h d'attente et 9h pour arriver à Manille Le change est autour de 5.18 (j'ai 5180 pesos pour 100€) Pour les taxis c'est autour de 300 a 400 P pour etre correct .....quand au temps de trajet, c'est a geometrie variable suivant la circulation! Arrivee à notre hotel Casa bocobo pres de Rizal Park .chambre bien et environnement prix environ 50€ pour 2 Balade dans le vieux Manille .....bof...... est agreable et authentique si on arrive a echapper aux gaz d'echappements en traversant Rizal park En deux jours il ne faut pas demander l'impossible ...... Manille. Kalibo, Boracay
De Casa Bocobo (pres de Rizal Park) a l'aéroport a 8h du matin un samedi nous avons mis 15 minutes ! Nous avions réserve un vol avec Air Asia pour 41€96 Nous avions 2h de retard pour un vol d'une durée de a peine 1h Arrivee a Kalibo direction la Casa Dayang , un peu a l'ecart de la grand route mais boueux car il a plu pas mal Surprise avec cette guest house car la chambre ne correspondait pas a ce qui avait ete reserve (chambre de la famille, partage de la salle debain.pas de connection.....) Par contre accueil tres agreable, repas avec la famille et variete de plats Nous avons passe la journee du Dimanche au festival et le soir nous avons demenage a l'auberge de jeunesse dans une chambre familiale avec aussi salle de bain exterieure Ceci n'empêchera pas la demande de dédommagement a Booking ......A Suivre........rien n'a été demandé! Ce festival existe depuis de nombreuses années et il mobilise des milliers de personnes.A l'origine ATHI-ATHIHAN etait la plus grande fête du pays C'est un mélange de rituel catholique (el Nino et la vierge) de spectacle indigène et d'attraction touristique En fait peu de touristes ......en dehors du festival il n'y a rien a Kalibo
De Boracay a Iloilo
L'hotel ou nous etions a Boracay (Roy's rendezvous) est très bien avec une grande terrasse Un petitlit unpeu mou et un grand un peu dur Pour aller chercher unTricycle sur la route principale il faut rouler lesvalises dans le sable et la caillasse......il y a une roue de la valise de Françoise qui n'a pas aime mais. heureusement on a pu la faire reparer a Iloilo Nous avons pris un combiné bateau et van pour 325 pesos Il faut attendre que le van ait tous ses clients avant de partir et le voyage dure 5 h avec pause a la demande Il s'arrete au centre commercial SM city et notre hotel est au Robinson à a peine 10 minutesde taxi Le Go Hotel est un batiment moderne de 6 etages .......si la chasse d'eau et le WI Fi avaient fonctionné , ca aurait ete unplus! car nous y restons 5 nuits Le but de ce sejour ici est la presence du festival des tribus DanagYang un tres beau spectacle de 2 matinees au cours dsquelles les tribus presentent leur travail et sont notees par un jury Nous n'avons pu avoir ques des places sur le cote au premier rang le Samedi mais au 3eme le Dimanche (cout 1000 pesos : 20€) a cause de tous les smartphones qui se tendent vers le spectacle, la prise de vue est parfois aleatoire Nous avons bien Il n' a ps plu et meme fait chaud! Pour les personnes intéressées, il faut reserver plus longtemps a l'avance pour etre bien place Les repas ne sont pas top......genre fast food et difficile d'avoir autre chose Les repas sur les marches etant repetitifs Demain nous partons sur l'Ile Negros a Daumaguete via Bacolod ........un jounee de trajet et apres nous esperons snorkler!
De Iloilo à Daumaguete
Une véritable aventure! Tout d'abord le bateau: le "Super Cat" auprès duquel nous avions réservé la veille ne part pas ......on se rabat sur le "Weesam" qui devait partir une heure plus tard.......rebelote .....pour cause de gale warning (avis de coup de vent......j'aurai au moins appris un nouveau terme!) il ne part pas non plus Finalement le 3eme:"Ocean jet" part vers 13h .....nous n'avons attendu "que " 2h30!la mer est un peu houleuse mais il y a pire! 1h30 plus tard nous arrivons à Bacolod en haut du Négros et nous devons aller en bas sur Dumagete Le seul bus qui y va est un Ceres.....bus jaunes que l'on voit partout.....et nous arrivons juste pour son départ à 16h ! il met entre 6 et 7h pour arriver!(il a mis 6h15) car il a une partie de son trajet en montagne Nous avions une très bonne place devant nous avons pu profiter du paysage (beaucoup de champs de canne à sucre) et étendre les jambes
Negros: Daumaguete et autour
Daumaguete est un carrefour pour aller vers Cebu et pas loin de Bohol notre prochaine étape Nous pensions pouvoir faire du snorkling autour mais aucun bateau des agences n'a pris le départ;nous sopposons que c'est parce que le temps n'était pas sûr Alors nous sommes allees vers les deux lacs :direction San Jose en bus là des hubble-hubble (motocycles) nous attendent et nous font grimper aux lacs sur 13 kms pour 400p chacune)L'endroit est joli meme si peu ensoleillé Notre tentative de longer le lac était un peu perilleuse car les roches étaient glissantes Nous sommes aussi allees sur APO island avec un banka local a partir de Malapatey pour 2000 p le bateau de 4 personnes Nous nous sommes fait copieusement arroser Sur place un moniteur de snorkling nous prend en charge (obligatoire c'est un parc protégé )et nous balade voir quelques poissons mais surtout une grosse tortue Le dernier jour nous n'avons pas résisté a aller voir les requins baleines a.Oslob.......2h de queue
suite Negros: Dumaguete et autour ........On peut aller visiter des requins baleines .....presque apprivoisés......à Oslob Démarche tres contestee mais qui rapporte gros: 1000p l'entree, des resto etc .....2h de queue pour 20minutes de snorkling à cote de ces grosses bêtes tres placides et surveillés par les gars des bateaux........Il faut reconnaitre que se trouver en face de leur grande bouche ouverte est tres impressionnant ...... j'ai pesté apres mon masque qui prenait l'eau et m'empechait et de voir et de filmer! un bon moment malgre tout Notre hotel a Dumagete etait le Nicanor trouve sur internet sans Booking ni Agoda pas toujours fiables et plus chers (1350p par nuit pour deux) Prochaine étape Bohol
BOHOL
De Dumaguete il est facile de prendre le bateau pour Tagbilaran 700 pesos 2h d trajet Attention si on les laisse empiler les. valises on les récupérera au bout d'une demie heure! Se mefier aussi des soi disant porteurs de bagages qui vous escroquent de 100 pesos sans aucune prestation a la clé! Au port les taxis vous proposent des parcours pour l'ile de Panglao (entre 14 et18 kms)pour environ 500 pesos que l'on peut facilement fait resdescendre de moitie et meme moins si on est plusieurs Nous avions reserve au Bolod Beach Resort pour 2 nuits par l'intermediaire de Agoda pour 4000pesos par nuit (20 € chacune par nuit) mais nous n'avions pas deux lits, pas d'eau au lavabo; remettre un autre lit et plus de place La plage devant l'hotel mais pas de fond meme a maree haute Bref nous sommes allées voir sur Alona Beach à 4 kms de là et avons trouvé un "local" au bord de la mer pour 1800pesos la ch a 2 lits c'est le Playa Blanca de Asteria e mail: aster_blessing@yahoo.com Nous resterons 8 nuits a Alona beach Activites: snorkling sur Balicasag à faire absolument 750 p ......il y a des poissons mais les coraux sont en bien mauvais état bien que ce soit une réserve .........en fait c'est une réserve pour faire payer.....mais quelle protection? Visite de Tagbilaran pour réserver notre dernier hôtel avant de s'envoler vers Manille pour récupérer une copine et redescendre sur Palawan prochaine étape Loboc
LOBOC
Nous sommes venues sur Loboc pour nous rapprocher des Chocolate Hills Notre hébergement se situait de l'autre cote du pont :Le Stephanie Grace trouve sur Booking et avec piscine .....on ne se baigne pas dans la rivière ! Un endroit super sympa avec un excellent couchage et petit déjeuner. Nous avons loué une moto chacune pour 400pesos , en bon état et en route pour le Chocolate Hill qui etaient plutôt vertes vue la flotte tombée recemment C'est un endroit agreable avec sa nuee de tours operators chinois qui montent au point de vue prennent quantites de selfies et redescendent rapidement! Nous avons fait le tour par Sierra Bulones et de la on prend une petite route vers Jacqna (demander sa route a Sierra Bulones) Auparavent nous avions fait un aller et retour au lac de Pier .La route de Sierra Bulones a Jacqna est magnifique Ensuite il faut 1h pour rejoindre Loboc Apres Loboc nous reprenons un jeepnay pour Tagbilaran 45 pesos avec les bagages
Tagbilaran et sanctuaire des Tarsiers
Nous sommes revenues sur Tagbilaran pour visiter le sanctuaire des tarsiers plutot que la reserve de Loboc qui nous a semble trop touristique Le tarsier est un primate tres ancien qui mesure environ 10cms pour un poids de 120 gr Il est extremement anxieux et trop de bruits ou les flashs le stressent et dans cecas il lui arrive de se laisser mourir Pour se rendre au sanctuaire de Canapnapan, on prend un bus au mall (centre commercial) pour Sikatuna pour 20pesos , il nous arrete a l'embranchement vers le centre où il reste 50m a parcourir La visite coute 60 pesos On parcourt un chemin trace dans la jungle reconstituée accompagné d'une personne du centre et a raison de 2 à 4 personnes C'est rapide on arrive juste a voir le petit animal et a le photographier entre deux branches A Tagbilaran nous sommes au Wregent un tres bon hotel pour 650pesos la nuit L'aeroport se situe a environ 3 kms on prend un vol pour Manille pour recuperer la 3eme copine et ensuite reprendre un vol pour Puerto Princesa
Puerto Princesa
De Tagbilaran, nous avons pris l'avion pour Manille pour chercher notre co-equipiere et redescendues sur PP Nous logeons au Matutina Pension , une chambre a trois lits salle de bain vetuste mais propre et calme avec petit dejeuner compris pour 61€ pour. 2 nuits pour 3 ....imbattable! Nous nous sommes arrêtées la pour permettre a notre copine de recuperer de son trajet d'avion de France Nous avons visite la cathédrale tout de bleu peinte ......comme beaucoup d'églises rencontrées Et nous partons pour Port Barton
Port Barton
Nous sommes a l'Ausan beach resort au bord de la mer dans un etablissement decore de partout L'endroit est agreable et tranquille Un bon restaurant tenu par un français et un autre (Olive) un peu plus loin oú c'est aussi bon Le temps est couvert mais une copine fait un tour vers les iles à côté et il y avait des choses a voir Sinon on s'ennuie tres vite Pour El nido on a reserve un van pour 500pesos qui devrait mettre 4 à 5h de route La connexion internet est toujours mauvaise
Corong-Corong et El nido Archipel de Bacuit
Le Van a mis 4h pour rejoindre Corong Corong avec les arrets repas Notre hôtel Le Talindak est au bord de la plage Reserve par booking, il se trouve que sur les 2 bungalows retenus, un seul convient pour une personne , dans l'autre prevu pour 2, on ne peut pas rentrer les valises , nous trouvons donc une autre chambre dans l'hotel a cote qui fait aussi restaurant mais chambre borgne sans vue sur la mer (a 1100 p la nuit chacune)Heureusement nous n'aurons pas a payer pour le bungalow qui ne convenait pas et la chambre trouvee nous coutera moins cher Le coin est plus calme que a El Nido mais il n'y a pas de fond qui permette de nager ! Un tour vers l'ile de Matinloc (le C) permettra d'avoir un bel apercu de ce fameux archipel de Bacuit......bien joli....mais ca ne vaut pas la Thailande .....il faut venir ici sans etre passe par la Thailande! El nido est une ville saturee......mais il y a des vetements "mettables" par rapport a ce que . l'on a vu et des restaurants où on peut avoir de la nourriture variee! A part cela le battage qui est fait autour de son attrativite (lie a l'archipel) est tres surévalué
Bateau vers Coron et Coron
Le bateau le plus pratique que nous ayons trouvé est le fast ferry Pratiquement neuf(2015) il est confortable à tout point de vue Comme nous l'avons pris de bonne heure, on somnole pratiquement pendant tout le trajet de 4h La ville de Coron n'a rien d'extraordinaire On a trouve deux restos corrects( La Sirene et une pizzeria), le reste a été parfois franchement mauvais Notre hotel l'island View est bien et au centre Pas de plage a Coron Un tricycle nous a emmene a un endroit "Cabo" (pour 600 p)ou ce qui peut ressembler a une plage a été aménagé , c'est payant (50 p), l'eau n'est pas claire et le sable grossier ........c'est nettoyé dans un cercle restreint!! ailleurs c'est nature poubelle Heureusement que l'on paie des taxes environnementales un peu partout!sinon on se demande comment ça serait Un Tour sur l'ile de Coron pour 750p agreable l'ile est jolie, l'eau est magnifique .pas grand chose en snorkling et les coraux sont bien abimes .....mais rares sont les endroits où ils ne le sont pas
Route vers San Jose et San José
Cette fois ci on n'a pas eu le choix du mode de transport: c'était la grosse bangka pouvant contenir 80 personnes avec des sieges "mobiles" c'est a dire des banquettes posées sur le plat du bateau des fenetres qui s'ouvraient pour laisser passer les paquets de mer ou si elles etaient fermées, la sensation d'etouffer Tous ceux qui étaient malades avaient trouvé une position allongée et les autres degobillaient en entrouvant les vitres! Ambiance......pendant 6h! Arrivée au Sikatuna beach resort excentre au bord de la plage avec du sable noir Un pêcheur nous a prepare un excellent poisson au barbecue ....Pas grand chose a faire a San Jose d'autant plus que le temps est couvert La prochaine étape sera l'ile de Pandan face a Sablayan oú nous avons pu avoir un bungalow pour le dimanche soir (Les WE c'est plein)
Sablayan et Panda Island
De San Jose on met 2h (62kms) pour arriver a Sablayan On fait escale au Land Manz pour une nuit car on ne peut se rendre au Pandan que le lendemain Tres bon hotel .....grande chambre familiale pour 500pesos chacune La ville surprend par sa proprete et son ordonnancement :tout est range clean L'embarcadere pour Pandan Island est devant l'Emily hotel Lá en principe c'est soit le bateau à fond plat du resort soit la bangka qui recupere les passagers pour 100 pesos En fait cela depend de la maree il y a 20 minutes de traversée Une bonne surprise a l'arrivée un grand bugalow est libre et pour le meme prix on a un grand lit au rdc un petit et un grand lit a l'etage face a la mer (2050p )le seul hic c'est l'obligation d'un buffet le soir par jour a 470p .......non obstant d'autres plats au choix pour les autres repas Ce resort est tenu par des francais et fait aussi ecole de plongee vers Apo Reef Un endroit sympa pour bronzer, admirer des tortues et parfois des raies ....quant aux coraux ils sont bien abimes! Petite balade vers le Wild lagon pour dire que l'on s'occupe .........mais pour moi deux jours ca suffit
Route vers Batangas puis Manille
Petit dejeuner au Pandan avec des toasts faits maison .......Miam miam Le bateau nous ramene a Sablayan En van on met 2h45 pour arriver a Abra de Ilog oú se trouve le ferry (250p) Le bateau, un gros ferry , met 2h 30 pour arriver a Batangas Mer tres calme Nous allons a l'hotel Traveller's recommandé par le LP la chambre est a 1325p pour 3 Elle est petite mais pour une nuit ca devrait aller! Le terminal des bus pour se rendre a Manille est a 15minutes de l'hotel Il fait le trajet en 2h25 ....quand il n'y a pas d'embouteillage !En arrivant on prend un taxi (a cause des bagages) pour se rendre au terminal des bus de Ohayami (Sampaloc)et aller sur Banaue On est a Pasay soit environ 45 ´ de Sampaloc ( 300p de taxi)
De Manille à Banaue , Banaue et Sagada
Nous avons pris le bus d'Ohayami car le Florida ayant eu un accident n'apparaissait pas dans les recherches or il se trouve, qu'a Sampaloc oú se trouvent les terminaux de ces deux compagnies, , nous avons vu des Florida tout neuf et qui semblaient plus confortables que l'Ohayami Nous avons fait le trajet en bus de nuit avec sieges inclinables (peu et pas larges) de 22h à 7h Il s'arrete 2 fois 15' Ce qui rend le trajet aussi peu confortable, c'est que la route est majoritairement de la montagne . L'hotel a Banaue est le rice home stay Il vient nous chercher a la gare des bus car c'est a environ 1km5 du terminal et il y a des escaliers pas pratiques pour y acceder Un endroit agreable avec vue sur le torrent La température est plus fraiche et le temps est reste maussade pendant les 3jours oú nous sommes restées De Banaue, nous avons pris un tricycle qui nous a emmenées jusqu'a la fin de la route qui mene a Bataad et nous avons poursuivi a pied sur un chemin de gravats puis betonne Les paysages de rizieres sont tres beaux sur des pentes escarpees mais le riz commencait a peine a sortir et Bataad recele plus de GH que d'endroits a visiter mais ca vaut le coup d'oeil De la , dans la foulee, parce que sur la même route nous sommes allées a Bangaan .....il pleuvait....quelques photos et nous sommes reparties Nous avons payé le tricycle 1300 p (nous etions 3, on paie a la course) Beaucoup de rizieres sont abandonnées Celles qui m'ont semblé les plus belles sont celles que l'on parcoure en allant aux hotspring a Hungduan suite Sagada et retour
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite ...la grotte funeraire de Lumiang oú sont entasses des cercueils Les corps sont places en position foetale La chaise permet d'attacher lemort pendant les ceremonies d'obsèques
Pour revenir sur Manille nous avions reserve le meme bus qu'a l'aller avec Ohayami c'est a dire revenir sur Banaue et prendre ce bus (450p) qui part a 19 et arrive entre 3h30 et 4h30 du matin Pour se rendre de Sagada a Banaue nous pouvions prendre le jeepney jusqu'a Bontoc et ensuite un van mais nous avons trouve un bus Coda lines qui fait Sagada Manille soit par Banaue soit par par Baguio Il part de Sagada a 14h (celui qui passe par Banaue) et arrive a Banaue 3h apres (300p) pour Manille il arrive a 2h du matin A Bontoc nous avons du descendre du bus , passer le pont a pieds pour prendre un autre bus de l'autre côté en raison de glissement de terrain 48h a Manille et retour home
Depart de Paris avec Travel genio (mauvaise reputation...? justifiee actuellement?......) et Saudi Arabian Airlines...Les horairesne sont pas follichons mais pour le prix(485€ A et R) je m'en contenterai....... Ils ont quand meme changé mes horaires de vol de l'aller et du retour! Voyage de 5h45 jusqu'à Riyad puis 6 h d'attente et 9h pour arriver à Manille Le change est autour de 5.18 (j'ai 5180 pesos pour 100€) Pour les taxis c'est autour de 300 a 400 P pour etre correct .....quand au temps de trajet, c'est a geometrie variable suivant la circulation! Arrivee à notre hotel Casa bocobo pres de Rizal Park .chambre bien et environnement prix environ 50€ pour 2 Balade dans le vieux Manille .....bof...... est agreable et authentique si on arrive a echapper aux gaz d'echappements en traversant Rizal park En deux jours il ne faut pas demander l'impossible ...... Manille. Kalibo, Boracay
De Casa Bocobo (pres de Rizal Park) a l'aéroport a 8h du matin un samedi nous avons mis 15 minutes ! Nous avions réserve un vol avec Air Asia pour 41€96 Nous avions 2h de retard pour un vol d'une durée de a peine 1h Arrivee a Kalibo direction la Casa Dayang , un peu a l'ecart de la grand route mais boueux car il a plu pas mal Surprise avec cette guest house car la chambre ne correspondait pas a ce qui avait ete reserve (chambre de la famille, partage de la salle debain.pas de connection.....) Par contre accueil tres agreable, repas avec la famille et variete de plats Nous avons passe la journee du Dimanche au festival et le soir nous avons demenage a l'auberge de jeunesse dans une chambre familiale avec aussi salle de bain exterieure Ceci n'empêchera pas la demande de dédommagement a Booking ......A Suivre........rien n'a été demandé! Ce festival existe depuis de nombreuses années et il mobilise des milliers de personnes.A l'origine ATHI-ATHIHAN etait la plus grande fête du pays C'est un mélange de rituel catholique (el Nino et la vierge) de spectacle indigène et d'attraction touristique En fait peu de touristes ......en dehors du festival il n'y a rien a Kalibo
De Boracay a Iloilo
L'hotel ou nous etions a Boracay (Roy's rendezvous) est très bien avec une grande terrasse Un petitlit unpeu mou et un grand un peu dur Pour aller chercher unTricycle sur la route principale il faut rouler lesvalises dans le sable et la caillasse......il y a une roue de la valise de Françoise qui n'a pas aime mais. heureusement on a pu la faire reparer a Iloilo Nous avons pris un combiné bateau et van pour 325 pesos Il faut attendre que le van ait tous ses clients avant de partir et le voyage dure 5 h avec pause a la demande Il s'arrete au centre commercial SM city et notre hotel est au Robinson à a peine 10 minutesde taxi Le Go Hotel est un batiment moderne de 6 etages .......si la chasse d'eau et le WI Fi avaient fonctionné , ca aurait ete unplus! car nous y restons 5 nuits Le but de ce sejour ici est la presence du festival des tribus DanagYang un tres beau spectacle de 2 matinees au cours dsquelles les tribus presentent leur travail et sont notees par un jury Nous n'avons pu avoir ques des places sur le cote au premier rang le Samedi mais au 3eme le Dimanche (cout 1000 pesos : 20€) a cause de tous les smartphones qui se tendent vers le spectacle, la prise de vue est parfois aleatoire Nous avons bien Il n' a ps plu et meme fait chaud! Pour les personnes intéressées, il faut reserver plus longtemps a l'avance pour etre bien place Les repas ne sont pas top......genre fast food et difficile d'avoir autre chose Les repas sur les marches etant repetitifs Demain nous partons sur l'Ile Negros a Daumaguete via Bacolod ........un jounee de trajet et apres nous esperons snorkler!
De Iloilo à Daumaguete
Une véritable aventure! Tout d'abord le bateau: le "Super Cat" auprès duquel nous avions réservé la veille ne part pas ......on se rabat sur le "Weesam" qui devait partir une heure plus tard.......rebelote .....pour cause de gale warning (avis de coup de vent......j'aurai au moins appris un nouveau terme!) il ne part pas non plus Finalement le 3eme:"Ocean jet" part vers 13h .....nous n'avons attendu "que " 2h30!la mer est un peu houleuse mais il y a pire! 1h30 plus tard nous arrivons à Bacolod en haut du Négros et nous devons aller en bas sur Dumagete Le seul bus qui y va est un Ceres.....bus jaunes que l'on voit partout.....et nous arrivons juste pour son départ à 16h ! il met entre 6 et 7h pour arriver!(il a mis 6h15) car il a une partie de son trajet en montagne Nous avions une très bonne place devant nous avons pu profiter du paysage (beaucoup de champs de canne à sucre) et étendre les jambes
Negros: Daumaguete et autour
Daumaguete est un carrefour pour aller vers Cebu et pas loin de Bohol notre prochaine étape Nous pensions pouvoir faire du snorkling autour mais aucun bateau des agences n'a pris le départ;nous sopposons que c'est parce que le temps n'était pas sûr Alors nous sommes allees vers les deux lacs :direction San Jose en bus là des hubble-hubble (motocycles) nous attendent et nous font grimper aux lacs sur 13 kms pour 400p chacune)L'endroit est joli meme si peu ensoleillé Notre tentative de longer le lac était un peu perilleuse car les roches étaient glissantes Nous sommes aussi allees sur APO island avec un banka local a partir de Malapatey pour 2000 p le bateau de 4 personnes Nous nous sommes fait copieusement arroser Sur place un moniteur de snorkling nous prend en charge (obligatoire c'est un parc protégé )et nous balade voir quelques poissons mais surtout une grosse tortue Le dernier jour nous n'avons pas résisté a aller voir les requins baleines a.Oslob.......2h de queue
suite Negros: Dumaguete et autour ........On peut aller visiter des requins baleines .....presque apprivoisés......à Oslob Démarche tres contestee mais qui rapporte gros: 1000p l'entree, des resto etc .....2h de queue pour 20minutes de snorkling à cote de ces grosses bêtes tres placides et surveillés par les gars des bateaux........Il faut reconnaitre que se trouver en face de leur grande bouche ouverte est tres impressionnant ...... j'ai pesté apres mon masque qui prenait l'eau et m'empechait et de voir et de filmer! un bon moment malgre tout Notre hotel a Dumagete etait le Nicanor trouve sur internet sans Booking ni Agoda pas toujours fiables et plus chers (1350p par nuit pour deux) Prochaine étape Bohol
BOHOL
De Dumaguete il est facile de prendre le bateau pour Tagbilaran 700 pesos 2h d trajet Attention si on les laisse empiler les. valises on les récupérera au bout d'une demie heure! Se mefier aussi des soi disant porteurs de bagages qui vous escroquent de 100 pesos sans aucune prestation a la clé! Au port les taxis vous proposent des parcours pour l'ile de Panglao (entre 14 et18 kms)pour environ 500 pesos que l'on peut facilement fait resdescendre de moitie et meme moins si on est plusieurs Nous avions reserve au Bolod Beach Resort pour 2 nuits par l'intermediaire de Agoda pour 4000pesos par nuit (20 € chacune par nuit) mais nous n'avions pas deux lits, pas d'eau au lavabo; remettre un autre lit et plus de place La plage devant l'hotel mais pas de fond meme a maree haute Bref nous sommes allées voir sur Alona Beach à 4 kms de là et avons trouvé un "local" au bord de la mer pour 1800pesos la ch a 2 lits c'est le Playa Blanca de Asteria e mail: aster_blessing@yahoo.com Nous resterons 8 nuits a Alona beach Activites: snorkling sur Balicasag à faire absolument 750 p ......il y a des poissons mais les coraux sont en bien mauvais état bien que ce soit une réserve .........en fait c'est une réserve pour faire payer.....mais quelle protection? Visite de Tagbilaran pour réserver notre dernier hôtel avant de s'envoler vers Manille pour récupérer une copine et redescendre sur Palawan prochaine étape Loboc
LOBOC
Nous sommes venues sur Loboc pour nous rapprocher des Chocolate Hills Notre hébergement se situait de l'autre cote du pont :Le Stephanie Grace trouve sur Booking et avec piscine .....on ne se baigne pas dans la rivière ! Un endroit super sympa avec un excellent couchage et petit déjeuner. Nous avons loué une moto chacune pour 400pesos , en bon état et en route pour le Chocolate Hill qui etaient plutôt vertes vue la flotte tombée recemment C'est un endroit agreable avec sa nuee de tours operators chinois qui montent au point de vue prennent quantites de selfies et redescendent rapidement! Nous avons fait le tour par Sierra Bulones et de la on prend une petite route vers Jacqna (demander sa route a Sierra Bulones) Auparavent nous avions fait un aller et retour au lac de Pier .La route de Sierra Bulones a Jacqna est magnifique Ensuite il faut 1h pour rejoindre Loboc Apres Loboc nous reprenons un jeepnay pour Tagbilaran 45 pesos avec les bagages
Tagbilaran et sanctuaire des Tarsiers
Nous sommes revenues sur Tagbilaran pour visiter le sanctuaire des tarsiers plutot que la reserve de Loboc qui nous a semble trop touristique Le tarsier est un primate tres ancien qui mesure environ 10cms pour un poids de 120 gr Il est extremement anxieux et trop de bruits ou les flashs le stressent et dans cecas il lui arrive de se laisser mourir Pour se rendre au sanctuaire de Canapnapan, on prend un bus au mall (centre commercial) pour Sikatuna pour 20pesos , il nous arrete a l'embranchement vers le centre où il reste 50m a parcourir La visite coute 60 pesos On parcourt un chemin trace dans la jungle reconstituée accompagné d'une personne du centre et a raison de 2 à 4 personnes C'est rapide on arrive juste a voir le petit animal et a le photographier entre deux branches A Tagbilaran nous sommes au Wregent un tres bon hotel pour 650pesos la nuit L'aeroport se situe a environ 3 kms on prend un vol pour Manille pour recuperer la 3eme copine et ensuite reprendre un vol pour Puerto Princesa
Puerto Princesa
De Tagbilaran, nous avons pris l'avion pour Manille pour chercher notre co-equipiere et redescendues sur PP Nous logeons au Matutina Pension , une chambre a trois lits salle de bain vetuste mais propre et calme avec petit dejeuner compris pour 61€ pour. 2 nuits pour 3 ....imbattable! Nous nous sommes arrêtées la pour permettre a notre copine de recuperer de son trajet d'avion de France Nous avons visite la cathédrale tout de bleu peinte ......comme beaucoup d'églises rencontrées Et nous partons pour Port Barton
Port Barton
Nous sommes a l'Ausan beach resort au bord de la mer dans un etablissement decore de partout L'endroit est agreable et tranquille Un bon restaurant tenu par un français et un autre (Olive) un peu plus loin oú c'est aussi bon Le temps est couvert mais une copine fait un tour vers les iles à côté et il y avait des choses a voir Sinon on s'ennuie tres vite Pour El nido on a reserve un van pour 500pesos qui devrait mettre 4 à 5h de route La connexion internet est toujours mauvaise
Corong-Corong et El nido Archipel de Bacuit
Le Van a mis 4h pour rejoindre Corong Corong avec les arrets repas Notre hôtel Le Talindak est au bord de la plage Reserve par booking, il se trouve que sur les 2 bungalows retenus, un seul convient pour une personne , dans l'autre prevu pour 2, on ne peut pas rentrer les valises , nous trouvons donc une autre chambre dans l'hotel a cote qui fait aussi restaurant mais chambre borgne sans vue sur la mer (a 1100 p la nuit chacune)Heureusement nous n'aurons pas a payer pour le bungalow qui ne convenait pas et la chambre trouvee nous coutera moins cher Le coin est plus calme que a El Nido mais il n'y a pas de fond qui permette de nager ! Un tour vers l'ile de Matinloc (le C) permettra d'avoir un bel apercu de ce fameux archipel de Bacuit......bien joli....mais ca ne vaut pas la Thailande .....il faut venir ici sans etre passe par la Thailande! El nido est une ville saturee......mais il y a des vetements "mettables" par rapport a ce que . l'on a vu et des restaurants où on peut avoir de la nourriture variee! A part cela le battage qui est fait autour de son attrativite (lie a l'archipel) est tres surévalué
Bateau vers Coron et Coron
Le bateau le plus pratique que nous ayons trouvé est le fast ferry Pratiquement neuf(2015) il est confortable à tout point de vue Comme nous l'avons pris de bonne heure, on somnole pratiquement pendant tout le trajet de 4h La ville de Coron n'a rien d'extraordinaire On a trouve deux restos corrects( La Sirene et une pizzeria), le reste a été parfois franchement mauvais Notre hotel l'island View est bien et au centre Pas de plage a Coron Un tricycle nous a emmene a un endroit "Cabo" (pour 600 p)ou ce qui peut ressembler a une plage a été aménagé , c'est payant (50 p), l'eau n'est pas claire et le sable grossier ........c'est nettoyé dans un cercle restreint!! ailleurs c'est nature poubelle Heureusement que l'on paie des taxes environnementales un peu partout!sinon on se demande comment ça serait Un Tour sur l'ile de Coron pour 750p agreable l'ile est jolie, l'eau est magnifique .pas grand chose en snorkling et les coraux sont bien abimes .....mais rares sont les endroits où ils ne le sont pas
Route vers San Jose et San José
Cette fois ci on n'a pas eu le choix du mode de transport: c'était la grosse bangka pouvant contenir 80 personnes avec des sieges "mobiles" c'est a dire des banquettes posées sur le plat du bateau des fenetres qui s'ouvraient pour laisser passer les paquets de mer ou si elles etaient fermées, la sensation d'etouffer Tous ceux qui étaient malades avaient trouvé une position allongée et les autres degobillaient en entrouvant les vitres! Ambiance......pendant 6h! Arrivée au Sikatuna beach resort excentre au bord de la plage avec du sable noir Un pêcheur nous a prepare un excellent poisson au barbecue ....Pas grand chose a faire a San Jose d'autant plus que le temps est couvert La prochaine étape sera l'ile de Pandan face a Sablayan oú nous avons pu avoir un bungalow pour le dimanche soir (Les WE c'est plein)
Sablayan et Panda Island
De San Jose on met 2h (62kms) pour arriver a Sablayan On fait escale au Land Manz pour une nuit car on ne peut se rendre au Pandan que le lendemain Tres bon hotel .....grande chambre familiale pour 500pesos chacune La ville surprend par sa proprete et son ordonnancement :tout est range clean L'embarcadere pour Pandan Island est devant l'Emily hotel Lá en principe c'est soit le bateau à fond plat du resort soit la bangka qui recupere les passagers pour 100 pesos En fait cela depend de la maree il y a 20 minutes de traversée Une bonne surprise a l'arrivée un grand bugalow est libre et pour le meme prix on a un grand lit au rdc un petit et un grand lit a l'etage face a la mer (2050p )le seul hic c'est l'obligation d'un buffet le soir par jour a 470p .......non obstant d'autres plats au choix pour les autres repas Ce resort est tenu par des francais et fait aussi ecole de plongee vers Apo Reef Un endroit sympa pour bronzer, admirer des tortues et parfois des raies ....quant aux coraux ils sont bien abimes! Petite balade vers le Wild lagon pour dire que l'on s'occupe .........mais pour moi deux jours ca suffit
Route vers Batangas puis Manille
Petit dejeuner au Pandan avec des toasts faits maison .......Miam miam Le bateau nous ramene a Sablayan En van on met 2h45 pour arriver a Abra de Ilog oú se trouve le ferry (250p) Le bateau, un gros ferry , met 2h 30 pour arriver a Batangas Mer tres calme Nous allons a l'hotel Traveller's recommandé par le LP la chambre est a 1325p pour 3 Elle est petite mais pour une nuit ca devrait aller! Le terminal des bus pour se rendre a Manille est a 15minutes de l'hotel Il fait le trajet en 2h25 ....quand il n'y a pas d'embouteillage !En arrivant on prend un taxi (a cause des bagages) pour se rendre au terminal des bus de Ohayami (Sampaloc)et aller sur Banaue On est a Pasay soit environ 45 ´ de Sampaloc ( 300p de taxi)
De Manille à Banaue , Banaue et Sagada
Nous avons pris le bus d'Ohayami car le Florida ayant eu un accident n'apparaissait pas dans les recherches or il se trouve, qu'a Sampaloc oú se trouvent les terminaux de ces deux compagnies, , nous avons vu des Florida tout neuf et qui semblaient plus confortables que l'Ohayami Nous avons fait le trajet en bus de nuit avec sieges inclinables (peu et pas larges) de 22h à 7h Il s'arrete 2 fois 15' Ce qui rend le trajet aussi peu confortable, c'est que la route est majoritairement de la montagne . L'hotel a Banaue est le rice home stay Il vient nous chercher a la gare des bus car c'est a environ 1km5 du terminal et il y a des escaliers pas pratiques pour y acceder Un endroit agreable avec vue sur le torrent La température est plus fraiche et le temps est reste maussade pendant les 3jours oú nous sommes restées De Banaue, nous avons pris un tricycle qui nous a emmenées jusqu'a la fin de la route qui mene a Bataad et nous avons poursuivi a pied sur un chemin de gravats puis betonne Les paysages de rizieres sont tres beaux sur des pentes escarpees mais le riz commencait a peine a sortir et Bataad recele plus de GH que d'endroits a visiter mais ca vaut le coup d'oeil De la , dans la foulee, parce que sur la même route nous sommes allées a Bangaan .....il pleuvait....quelques photos et nous sommes reparties Nous avons payé le tricycle 1300 p (nous etions 3, on paie a la course) Beaucoup de rizieres sont abandonnées Celles qui m'ont semblé les plus belles sont celles que l'on parcoure en allant aux hotspring a Hungduan suite Sagada et retour
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite
pour aller aux hot spring, il faut payer la taxe de 30 p et prendre un guide .......obligatoire a 500p pour traverser les rizieres......alors qu'on peut tres bien faire seul! Il faut 45 mn environ pour se rendre aux hot spring C'est un bassin ou une resurgescence donne une eau a environ 37 degres et a cote du torrent Pour nous rendre a Sagada, il y soit un van jusqu'a Bontoc puis un jeepney jusqu'a Sagada , soit un van direct Sagada (ceux du matin avant 10h) Le tout met 3h et 300 p pour le van et 40 p pour le jeepney avec les bagages Curieusement il n'y a pas de van Sagada Banaue ! A Sagada nous logeons au Kanip , dont l'acces n'est pas tres pratique du fait de travaux Une belle (mais petite) chambre un peu excentree La ville est tranquille bien que touristique Ce qui est a voir: la grande grotte de Sumagin On peut l'explorer avec un guide Echo valley et ses cercueils suspendus 200p pour le guide et 30 mns de visite ...la grotte funeraire de Lumiang oú sont entasses des cercueils Les corps sont places en position foetale La chaise permet d'attacher lemort pendant les ceremonies d'obsèques
Pour revenir sur Manille nous avions reserve le meme bus qu'a l'aller avec Ohayami c'est a dire revenir sur Banaue et prendre ce bus (450p) qui part a 19 et arrive entre 3h30 et 4h30 du matin Pour se rendre de Sagada a Banaue nous pouvions prendre le jeepney jusqu'a Bontoc et ensuite un van mais nous avons trouve un bus Coda lines qui fait Sagada Manille soit par Banaue soit par par Baguio Il part de Sagada a 14h (celui qui passe par Banaue) et arrive a Banaue 3h apres (300p) pour Manille il arrive a 2h du matin A Bontoc nous avons du descendre du bus , passer le pont a pieds pour prendre un autre bus de l'autre côté en raison de glissement de terrain 48h a Manille et retour home
Photographier dans les chemins de traverse en voyage English translation pending
Bonjour
En voyage, que celui qui n’a jamais pesté contre une horde de touristes vous pourrissant une séance photos me jette la première pierre. Vous aviez pourtant pris la précaution de vous lever aux aurores espérant être seul, ne serait-ce que quelques heures, sur ce site fréquenté chaque année par des millions de visiteurs. C’était perdu d’avance. Les adaptes du voyage collectif organisé ont eux aussi pris l’habitude de se lever tôt pour commettre leurs selfies sur le moindre mètre carré de la planète. C’est leur droit !
Le Taj Mahal, le Machu Pichu où les temples d’Angkor pour n’en citer que trois, sont d’excellents exemples du développement touristique de ces dernière années. Ceux qui ont trainé leurs chaussures de marche en ces lieux ne me contrediront pas. Et je ne parle pas des embouteillages de 4X4 dans les parcs nationaux africains ou du Sri-Lanka (voir photos ci-dessous). Là, on réalise combien cette activité économique est devenue une véritable industrie. C’est même la première source de revenus pour certains pays.
Sans se lancer dans une discussion -ce n’est pas le propos- sur les bénéfices tirés par les populations locales en comparaison à la fragilisation liée à la surfréquentation de ces joyaux de l’humanité, il faut bien dire que le photographe Amateur, lui, ne s’y retrouve plus. A moins de travailler sur le tourisme à travers le monde.
Devant ce constat, j’ai décidé d’organiser mes propres périples, comme je l’avais toujours fait. Mais cette fois, le plus loin possible des hauts lieux du tourisme mondial. Une quête effrénée d’authenticité ?
Au-delà du nombre croissant de touristes ou voyageurs dans le moindre recoin du monde, il faut bien admettre que même au prix de lourdes et onéreuses expéditions, la mondialisation est bien là. Impossible d’y échapper. Même dans l’Himalaya, notamment dans un petit village perdu que j’ai fréquenté ces trente dernières années, tout le monde à désormais son téléphone portable. Il y a dix ans avoir un petit poste de radio ici, était un luxe incroyable.
Il a donc fallu que je révise ma définition du mot authenticité. Car la modernité fait désormais partie du quotidien des lieux les plus reculés.
Une dimension que tout voyageur, photographe ou non, doit intégrer une bonne fois pour toute à travers l’omniprésence du T shirt, des jean’s et désormais des smartphones...
Le regard du photographe doit s’adapter à cette nouvelle réalité visuelle. Il faut définitivement abandonner l’idée de de trouver un tribu coupée du monde depuis la préhistoire. Au mieux, les soi-disant indigènes revêtiront leurs parures ou costumes traditionnels pour monnayer une photo. Eux aussi ont appris à vivre avec leur temps.
Je dois reconnaître que j’ai été un temps déboussolé par ces mutations du monde. Je ne retrouvais plus, et ne me retrouvais plus dans cette mondialisation que l’on dit bénéfique pour tous. Bref tout me semblait devenu fade. Je n’avais plus le goût de faire des photos.
Et puis je me suis souvenu que, souvent, mes meilleures photos avaient été prises dans les chemins de traverse. En voyage, il y a longtemps que je ne fréquente que très rarement les sites classés au Patrimoine mondial de l’humanité. Sans me l’interdire pour autant, il ne faut pas mourir idiot.
Mais là, je sais -sauf coup de chance extraordinaire- que ce n’est pas ici que je ferai les images que j’affectionne. Je choisis plutôt les petites villes, à fortiori les villages repérés sur une carte routière que les guides ne mentionnent pas. Au petit bonheur la chance.
Là, avec les oubliés de la croissance, vous êtes accueillis sans arrière pensée par la population locale. Souvent, ce sont eux qui vous demandent de les prendre en photo.
Je ne parle pas de l’Inde où cette demande est systématique. Non, je parle de petites villes côtières de Thaïlande par exemple, uniquement fréquentées le week-end par les touristes venus de Bangkok. Même chose au Sri-Lanka ou en Indonésie, destinations pourtant sacrifiées aujourd’hui sur l’autel du tourisme, où j’ai pourtant -en faisant un pas de côté- trouvé des coins oubliés des circuits obligés.
Et que dire de Madagascar où le moindre hameau sur le bord d’une route m’a permis de faire de merveilleuses rencontres. Et pour cause, ici, personne ne s’arrête, il n’y a rien à y faire. Au mieux on achète un paquet de gâteaux, une bouteille d’eau et on reprend la route. C’est là que j’ai réalisé mes meilleurs clichés sur la vie quotidienne Malgache en m’y attardant une journée entière. C'est un belle lumière qui m'a incité à faire une halte prolongée pour photographier les arbres fruitiers en fleurs sur fond de maisons colorées. Les rencontres ont suivies dans la gargote locale
Mais voyager sans but précis hormis la rencontre et la photo, n’est pas pour autant la condition sine qua non pour faire de bonnes photos.Malgré ce que je viens d’écrire plus haut et au risque d'avoir l'air de me contredire, les lieux fréquentés par le tourisme de masse peuvent être l'occasion de bonnes images. Mais ils faut s’écarter du site convoité par les voyageurs. Le photographe aura toujours de bonnes surprises en fouinant dans les arrières cours.
Trois exemples parmi des dizaines que me reviennent en mémoire : Le Marché aux zébus d’Ambalavao à Madagascar. Il se tient deux fois par semaine. Les touristes arrivent en pleine nuit à l’hôtel et se rendent tôt le matin, avec leur guide, sur le marché aux bovins. Ils repartent en début d’après-midi vers d’autres aventures. C’est le rituel.
Moi, je suis arrivé vingt-quatre heures avant pour repérer les lieux. Finalement j’y suis resté quatre jours. J’ai pu ainsi découvrir la quiétude de ce petit village et d’autres marchés uniquement fréquentés par la population locale. Et là, c’est moi qui suis devenu l’attraction du moment. L’occasion de sympathiques rencontres et d’amicales séances photos. quand je suis reparti, toute le monde m'appelait par mon prénom.
Au Sri-Lanka, Négombo ville balnéaire située à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Colombo. Les touristes préfèrent cette ville côtière à la capitale pour arriver et repartir du pays. Et ils ont bien raison. Là, tous les matins des dizaines de bateaux à voile unique reviennent de la pêche. Et tous les matins à même le sable, sur six à huit-cents mètres linéaires de plage, les familles des pêcheurs s’activent pour réceptionner, saler, conditionner et expédier poissons et calamars.
Une visite obligée pour les touristes de passage. Le car arrive. Cinquante touristes en descendent. Quelques photos et on repart. Il faut dire que l’odeur de poisson mort qui règne ici, n’incite guère à la flânerie pour les nez sensibles.
Moi, j’y suis revenu trois jours de suite en y passant toutes mes matinées. Et dès le deuxième jours, j’étais invité chez les pêcheurs.
Ultime exemple, en décembre dernier à Agra. On ne présente plus cette ville indienne. Mon troisième séjours dans ce haut lieux du tourisme indien. Ce n’était qu’une étape sur mon retour vers New-Delhi. Je ne devais y passer qu’une nuit et reprendre le train tôt le matin. Comme j’étais arrivé en milieu d’après-midi et que je n’avais pas l’intention de visiter une fois de plus le Taj Mahal, je me suis volontairement perdu dans les quartiers qui jouxtent le Mausolée. Et là, à moins de cent mètres du monument, je me suis retrouvé de façon inattendues dans de véritables quartiers-villages. Les cochons se baladaient librement dans les rues pour assurer le nettoyage de la voirie. Un monde insoupçonné que les touristes venus visiter le Taj ne verront probablement jamais. Moi-même ces quartiers m’avaient échappés lors de mes précédents passages. Résultat, sacrifiant le shopping prévu à Delhi, j’y suis resté deux jours supplémentaires pour arpenter ces lieux en attendant une belle lumière qui n’est jamais venue. Ce qui ne m’a pas empêché de réaliser quelques unes de mes meilleures images de ce bref périple indien d’une quinzaine de jours. Je pense y retourner un de ces jours pour y trouver une lumière plus propice à la photographie.
Pour résumer, lorsque la photo est le vecteur du voyage -comme je tente de le faire en immortalisant des instants de la vie quotidienne des pays visités-, il faut savoir s’affranchir des circuits imposés et se risquer à faire ces fameux pas de côté.
Je reconnais que le voyage sans mes boîtiers n’est pas concevable. C’est mon fil rouge. Mais cette approche photographique est pour moi un véritable vecteur de rencontres, comme d’autres découvrent un pays à travers sa gastronomie ou son architecture. Le numérique -je l’ai déjà écrit sur ce forum- à singulièrement facilité ma démarche, grâce au monitor de contrôle qui permet de montrer le résultat aux personnes photographiées. Même si je n’aime pas le terme d’échange, trop galvaudé ; c’est bien de cela dont il s’agit.
Comme la fonction “ajouter une légende” ne fonctionne pas sur mon ordinateur, je précise que les photos ci-dessous ont été prises au Sri Lanka. Les deux premières au Lion Rock à Sigiriya. Les deux autres dans la petite réserve d’éléphants de Minneriya.
En voyage, que celui qui n’a jamais pesté contre une horde de touristes vous pourrissant une séance photos me jette la première pierre. Vous aviez pourtant pris la précaution de vous lever aux aurores espérant être seul, ne serait-ce que quelques heures, sur ce site fréquenté chaque année par des millions de visiteurs. C’était perdu d’avance. Les adaptes du voyage collectif organisé ont eux aussi pris l’habitude de se lever tôt pour commettre leurs selfies sur le moindre mètre carré de la planète. C’est leur droit !
Le Taj Mahal, le Machu Pichu où les temples d’Angkor pour n’en citer que trois, sont d’excellents exemples du développement touristique de ces dernière années. Ceux qui ont trainé leurs chaussures de marche en ces lieux ne me contrediront pas. Et je ne parle pas des embouteillages de 4X4 dans les parcs nationaux africains ou du Sri-Lanka (voir photos ci-dessous). Là, on réalise combien cette activité économique est devenue une véritable industrie. C’est même la première source de revenus pour certains pays.
Sans se lancer dans une discussion -ce n’est pas le propos- sur les bénéfices tirés par les populations locales en comparaison à la fragilisation liée à la surfréquentation de ces joyaux de l’humanité, il faut bien dire que le photographe Amateur, lui, ne s’y retrouve plus. A moins de travailler sur le tourisme à travers le monde.
Devant ce constat, j’ai décidé d’organiser mes propres périples, comme je l’avais toujours fait. Mais cette fois, le plus loin possible des hauts lieux du tourisme mondial. Une quête effrénée d’authenticité ?
Au-delà du nombre croissant de touristes ou voyageurs dans le moindre recoin du monde, il faut bien admettre que même au prix de lourdes et onéreuses expéditions, la mondialisation est bien là. Impossible d’y échapper. Même dans l’Himalaya, notamment dans un petit village perdu que j’ai fréquenté ces trente dernières années, tout le monde à désormais son téléphone portable. Il y a dix ans avoir un petit poste de radio ici, était un luxe incroyable.
Il a donc fallu que je révise ma définition du mot authenticité. Car la modernité fait désormais partie du quotidien des lieux les plus reculés.
Une dimension que tout voyageur, photographe ou non, doit intégrer une bonne fois pour toute à travers l’omniprésence du T shirt, des jean’s et désormais des smartphones...
Le regard du photographe doit s’adapter à cette nouvelle réalité visuelle. Il faut définitivement abandonner l’idée de de trouver un tribu coupée du monde depuis la préhistoire. Au mieux, les soi-disant indigènes revêtiront leurs parures ou costumes traditionnels pour monnayer une photo. Eux aussi ont appris à vivre avec leur temps.
Je dois reconnaître que j’ai été un temps déboussolé par ces mutations du monde. Je ne retrouvais plus, et ne me retrouvais plus dans cette mondialisation que l’on dit bénéfique pour tous. Bref tout me semblait devenu fade. Je n’avais plus le goût de faire des photos.
Et puis je me suis souvenu que, souvent, mes meilleures photos avaient été prises dans les chemins de traverse. En voyage, il y a longtemps que je ne fréquente que très rarement les sites classés au Patrimoine mondial de l’humanité. Sans me l’interdire pour autant, il ne faut pas mourir idiot.
Mais là, je sais -sauf coup de chance extraordinaire- que ce n’est pas ici que je ferai les images que j’affectionne. Je choisis plutôt les petites villes, à fortiori les villages repérés sur une carte routière que les guides ne mentionnent pas. Au petit bonheur la chance.
Là, avec les oubliés de la croissance, vous êtes accueillis sans arrière pensée par la population locale. Souvent, ce sont eux qui vous demandent de les prendre en photo.
Je ne parle pas de l’Inde où cette demande est systématique. Non, je parle de petites villes côtières de Thaïlande par exemple, uniquement fréquentées le week-end par les touristes venus de Bangkok. Même chose au Sri-Lanka ou en Indonésie, destinations pourtant sacrifiées aujourd’hui sur l’autel du tourisme, où j’ai pourtant -en faisant un pas de côté- trouvé des coins oubliés des circuits obligés.
Et que dire de Madagascar où le moindre hameau sur le bord d’une route m’a permis de faire de merveilleuses rencontres. Et pour cause, ici, personne ne s’arrête, il n’y a rien à y faire. Au mieux on achète un paquet de gâteaux, une bouteille d’eau et on reprend la route. C’est là que j’ai réalisé mes meilleurs clichés sur la vie quotidienne Malgache en m’y attardant une journée entière. C'est un belle lumière qui m'a incité à faire une halte prolongée pour photographier les arbres fruitiers en fleurs sur fond de maisons colorées. Les rencontres ont suivies dans la gargote locale
Mais voyager sans but précis hormis la rencontre et la photo, n’est pas pour autant la condition sine qua non pour faire de bonnes photos.Malgré ce que je viens d’écrire plus haut et au risque d'avoir l'air de me contredire, les lieux fréquentés par le tourisme de masse peuvent être l'occasion de bonnes images. Mais ils faut s’écarter du site convoité par les voyageurs. Le photographe aura toujours de bonnes surprises en fouinant dans les arrières cours.
Trois exemples parmi des dizaines que me reviennent en mémoire : Le Marché aux zébus d’Ambalavao à Madagascar. Il se tient deux fois par semaine. Les touristes arrivent en pleine nuit à l’hôtel et se rendent tôt le matin, avec leur guide, sur le marché aux bovins. Ils repartent en début d’après-midi vers d’autres aventures. C’est le rituel.
Moi, je suis arrivé vingt-quatre heures avant pour repérer les lieux. Finalement j’y suis resté quatre jours. J’ai pu ainsi découvrir la quiétude de ce petit village et d’autres marchés uniquement fréquentés par la population locale. Et là, c’est moi qui suis devenu l’attraction du moment. L’occasion de sympathiques rencontres et d’amicales séances photos. quand je suis reparti, toute le monde m'appelait par mon prénom.
Au Sri-Lanka, Négombo ville balnéaire située à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Colombo. Les touristes préfèrent cette ville côtière à la capitale pour arriver et repartir du pays. Et ils ont bien raison. Là, tous les matins des dizaines de bateaux à voile unique reviennent de la pêche. Et tous les matins à même le sable, sur six à huit-cents mètres linéaires de plage, les familles des pêcheurs s’activent pour réceptionner, saler, conditionner et expédier poissons et calamars.
Une visite obligée pour les touristes de passage. Le car arrive. Cinquante touristes en descendent. Quelques photos et on repart. Il faut dire que l’odeur de poisson mort qui règne ici, n’incite guère à la flânerie pour les nez sensibles.
Moi, j’y suis revenu trois jours de suite en y passant toutes mes matinées. Et dès le deuxième jours, j’étais invité chez les pêcheurs.
Ultime exemple, en décembre dernier à Agra. On ne présente plus cette ville indienne. Mon troisième séjours dans ce haut lieux du tourisme indien. Ce n’était qu’une étape sur mon retour vers New-Delhi. Je ne devais y passer qu’une nuit et reprendre le train tôt le matin. Comme j’étais arrivé en milieu d’après-midi et que je n’avais pas l’intention de visiter une fois de plus le Taj Mahal, je me suis volontairement perdu dans les quartiers qui jouxtent le Mausolée. Et là, à moins de cent mètres du monument, je me suis retrouvé de façon inattendues dans de véritables quartiers-villages. Les cochons se baladaient librement dans les rues pour assurer le nettoyage de la voirie. Un monde insoupçonné que les touristes venus visiter le Taj ne verront probablement jamais. Moi-même ces quartiers m’avaient échappés lors de mes précédents passages. Résultat, sacrifiant le shopping prévu à Delhi, j’y suis resté deux jours supplémentaires pour arpenter ces lieux en attendant une belle lumière qui n’est jamais venue. Ce qui ne m’a pas empêché de réaliser quelques unes de mes meilleures images de ce bref périple indien d’une quinzaine de jours. Je pense y retourner un de ces jours pour y trouver une lumière plus propice à la photographie.
Pour résumer, lorsque la photo est le vecteur du voyage -comme je tente de le faire en immortalisant des instants de la vie quotidienne des pays visités-, il faut savoir s’affranchir des circuits imposés et se risquer à faire ces fameux pas de côté.
Je reconnais que le voyage sans mes boîtiers n’est pas concevable. C’est mon fil rouge. Mais cette approche photographique est pour moi un véritable vecteur de rencontres, comme d’autres découvrent un pays à travers sa gastronomie ou son architecture. Le numérique -je l’ai déjà écrit sur ce forum- à singulièrement facilité ma démarche, grâce au monitor de contrôle qui permet de montrer le résultat aux personnes photographiées. Même si je n’aime pas le terme d’échange, trop galvaudé ; c’est bien de cela dont il s’agit.
Comme la fonction “ajouter une légende” ne fonctionne pas sur mon ordinateur, je précise que les photos ci-dessous ont été prises au Sri Lanka. Les deux premières au Lion Rock à Sigiriya. Les deux autres dans la petite réserve d’éléphants de Minneriya.
Sarajevo deux époques English translation pending
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles.
La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Mes 34 parcs nationaux de l'Ouest américain English translation pending
Mon Classement des parcs nationaux de l'ouest USA
(complété à la fin par les parcs visités en 2018) en page 3 - les National Monuments
Après huit voyages dans le grand West, j'avais classé à la fin du dernier carnet de voyage (2014) les 34 parcs nationaux visités dans les 13 états traversés. Ce classement était en fonction de l'intérêt que je leur ai trouvé, avis bien sûr personnel qui pourrait être différent de celui que ferrait des jeunes amateurs de grandes randonnées. Certains à l'époque avaient pensé qu'il serait bon de faire un carnet de voyage indépendant – j'ai attendu longtemps mais le voici
Tout d'abord voici la liste des 34 National Park par état :
3 en Arizona : Grand Canyon – Petrified Forest – Saguaro 9 en Californie : Channel Islands – Death Valley – Joshua Trees – King Canyon – Lassen Volcanic – Pinnacles – Redwood – Sequoia – Yosemite 4 au Colorado : Black Canyon – Great Sand Dune – Mesa Verde – Rocky Mountain 0 dans l'Idaho 1 auMontana, Glacier 1 au Nevada : Great Basin 1 au Nouveau Mexique : Carlsbad Caverns 1 en Oregon : Crater Lake 2 au South Dakota : Badlands – Wind Cave 2 au Texas : Big Bend – Guadalupe Mountain 5 en Utah : Arches – Bryce – Canyonlands – Capitol Reef – Zion 3 dans le Washington : Mount Rainier – North Cascades – Olympic 2 au Wyoming : Grand Teton – Yellowstone
Pour le suspense, je commence par les... derniers sans donner de classement particulier autre qu’alphabétique. Je dirais ce sont les "1 étoile". Je n'y ai passé qu'une journée au maximum
Grand Teton NP (WY). Vu en 2007, lacs dans la brume, montagnes dans les nuages. Le meilleur souvenir est à la Chapelle de la Transfiguration, le musée voisin et la traversée de la Snake River en ferry manœuvré et expliquée par une jeune rangerette. Par contre je pense que bien peu connaissent la face ouest de la montagne d'où la vue sur le Grand Teton explique l'origine de son nom.

Pour traverser la Snake River
L'autre face du Grand Teton
Guadalupe Mountain NP (TX). Visité en 2012, temps couvert. Intéressante promenade botanique près du visiteur center, Frijole Ranch History museum fermé, début de trail de McKittrick Canyon, mais marche au delà de nos possibilités.

Arbre rouge texan à Guadalupe Mountain NP
Vers Mc Kittrick Canyon
Mount Rainier NP (WA). Traversé en 2010, dans les nuages. Vu quelques cascades, sans grand intérêt, secteur de Paradise surpeuplé, rien pu voir. Intéressante coulée glacière. En fait, on est juste passé parce que c'était une des routes possibles pour aller à notre destination suivante.

Coulée glacière
Porte d'entrée
North Cascades NP (WA). Traversé en 2010, très beau temps. Vu une cascade, quelques points de vue, dont 1 superbe sur le Diablo Lake. Et après la sortie est, un beau point de vue à Washington Pass. Le problème, c'est que tout ça ne fait pas partie du National Park ! Le NP est en 2 parties, de part et d'autre de la Skagit Gorge où passe la route, et aucune route ne pénètre dans le parc lui-même, seulement quelques long chemins de randonnée.

L'eau turquoise du Diablo Lake
Une petite cascade
Pinnacles NP (CA). Visité en 2014, beau temps. Intéressante visite de Bear Gulch Cave au bout d'un petit trail. Et ça s'arrête là, ce NM élevé récemment au rang de NP intéresse peut-être les randonneurs.

Vers Bear Gulch Cave
Entrée dans la cave
Saguaro NP (AZ). Parc ouest visité en 2009, beau temps, chaud. Visite limitée au Scenic Bajada Loop Drive. Après le Sonora Desert Museum et surtout à la suite d'une journée à Organ Pipe NM, le Saguaro NP a peu d’intérêt. Mais la notice explicative en français reçue au Visitor Center est très instructive sur les cactus géants.

Cactus Saguaro centenaires
Et plus jeune
Wind Cave NP (SD). Parc visité en 2009. Des différentes caves visitées cette année là, c'est la moins intéressante. Visite guidée avec beaucoup de marches à descendre, mais ascenseur pour remonter. J'ai préféré la cave voisine, Jewel Cave NM.

Dans Wind Cave
Voûte caractéristique
A suivre - les 2 étoiles
(complété à la fin par les parcs visités en 2018) en page 3 - les National Monuments
Après huit voyages dans le grand West, j'avais classé à la fin du dernier carnet de voyage (2014) les 34 parcs nationaux visités dans les 13 états traversés. Ce classement était en fonction de l'intérêt que je leur ai trouvé, avis bien sûr personnel qui pourrait être différent de celui que ferrait des jeunes amateurs de grandes randonnées. Certains à l'époque avaient pensé qu'il serait bon de faire un carnet de voyage indépendant – j'ai attendu longtemps mais le voici
Tout d'abord voici la liste des 34 National Park par état :
3 en Arizona : Grand Canyon – Petrified Forest – Saguaro 9 en Californie : Channel Islands – Death Valley – Joshua Trees – King Canyon – Lassen Volcanic – Pinnacles – Redwood – Sequoia – Yosemite 4 au Colorado : Black Canyon – Great Sand Dune – Mesa Verde – Rocky Mountain 0 dans l'Idaho 1 auMontana, Glacier 1 au Nevada : Great Basin 1 au Nouveau Mexique : Carlsbad Caverns 1 en Oregon : Crater Lake 2 au South Dakota : Badlands – Wind Cave 2 au Texas : Big Bend – Guadalupe Mountain 5 en Utah : Arches – Bryce – Canyonlands – Capitol Reef – Zion 3 dans le Washington : Mount Rainier – North Cascades – Olympic 2 au Wyoming : Grand Teton – Yellowstone
Pour le suspense, je commence par les... derniers sans donner de classement particulier autre qu’alphabétique. Je dirais ce sont les "1 étoile". Je n'y ai passé qu'une journée au maximum
Grand Teton NP (WY). Vu en 2007, lacs dans la brume, montagnes dans les nuages. Le meilleur souvenir est à la Chapelle de la Transfiguration, le musée voisin et la traversée de la Snake River en ferry manœuvré et expliquée par une jeune rangerette. Par contre je pense que bien peu connaissent la face ouest de la montagne d'où la vue sur le Grand Teton explique l'origine de son nom.

Pour traverser la Snake River
L'autre face du Grand TetonGuadalupe Mountain NP (TX). Visité en 2012, temps couvert. Intéressante promenade botanique près du visiteur center, Frijole Ranch History museum fermé, début de trail de McKittrick Canyon, mais marche au delà de nos possibilités.

Arbre rouge texan à Guadalupe Mountain NP
Vers Mc Kittrick CanyonMount Rainier NP (WA). Traversé en 2010, dans les nuages. Vu quelques cascades, sans grand intérêt, secteur de Paradise surpeuplé, rien pu voir. Intéressante coulée glacière. En fait, on est juste passé parce que c'était une des routes possibles pour aller à notre destination suivante.

Coulée glacière
Porte d'entréeNorth Cascades NP (WA). Traversé en 2010, très beau temps. Vu une cascade, quelques points de vue, dont 1 superbe sur le Diablo Lake. Et après la sortie est, un beau point de vue à Washington Pass. Le problème, c'est que tout ça ne fait pas partie du National Park ! Le NP est en 2 parties, de part et d'autre de la Skagit Gorge où passe la route, et aucune route ne pénètre dans le parc lui-même, seulement quelques long chemins de randonnée.

L'eau turquoise du Diablo Lake
Une petite cascadePinnacles NP (CA). Visité en 2014, beau temps. Intéressante visite de Bear Gulch Cave au bout d'un petit trail. Et ça s'arrête là, ce NM élevé récemment au rang de NP intéresse peut-être les randonneurs.

Vers Bear Gulch Cave
Entrée dans la caveSaguaro NP (AZ). Parc ouest visité en 2009, beau temps, chaud. Visite limitée au Scenic Bajada Loop Drive. Après le Sonora Desert Museum et surtout à la suite d'une journée à Organ Pipe NM, le Saguaro NP a peu d’intérêt. Mais la notice explicative en français reçue au Visitor Center est très instructive sur les cactus géants.

Cactus Saguaro centenaires
Et plus jeuneWind Cave NP (SD). Parc visité en 2009. Des différentes caves visitées cette année là, c'est la moins intéressante. Visite guidée avec beaucoup de marches à descendre, mais ascenseur pour remonter. J'ai préféré la cave voisine, Jewel Cave NM.

Dans Wind Cave
Voûte caractéristiqueA suivre - les 2 étoiles
Coup de foudre... début d'un grand amour (Inde) English translation pending
Objet: Impressions 1 ère partie Calcutta
Nous sommes le 2 janvier et cela fait maintenant 8 jours que j'ai pris contact avec ce pays pour le moins surprenant ..... Ce ne fut pas un coup de foudre ni une attirance mais pas non plus une répulsion comme certains m'en avaient avertie ... Le premier contact avec Calcutta fut aride , abrupt , brutal même ...tte cette misère , ce bruit , cette foule , cette crasse , ces ordures qui envahissent les rues , ces klaksons permanents et stridents , toute cette cacophonie même , vous agressent en premier lieu ...
Puis il faut se mettre en retrait , observer , ne plus se laisser envahir , ne pas porter de jugement , ne pas essayer de comparer avec ce que l'on connaît ... Il faut se laisser porter , imprégner , voire même séduire si toutefois ce terme peut s'appliquer à une ville comme Calcutta ...
Et là , on découvre la gentillesse qui irradie sur les visages , ..on se sent accueilli , accepté , souvent ils viennent vers vous pour aider si on semble égaré ou désemparé ...je pense qu'ils sont fiers que nous , touristes étrangers venions de si loin visiter leur pays ...ils semblent flattés de l'intérêt porté à leur culture ....ils semblent curieux de connaître le pays d'où nous venons et nous sommes souvent sollicités pour poser avec eux .....car ils ont des portables !!!!! L'opposition entre le modernisme galopant et l'absence du minimum vital observé chez ceux qui dorment ds la rue , ds leur charrette ou autres endroits plus surprenants les uns que les autres est terrible ...
Il faut maintenant parler de la foule , compacte , si dense à certains endroits qu'il est difficile de se frayer un chemin ...la jawaharlal nehru road , qui longe le parc maidan est une rue ayant un côté couvert par des sortes d'arcades où les magasins se succèdent les uns aux autres ....nous sommes tous , nous les étrangers des clients potentiels , riches évidemment , qui sommes là pour acheter ...il est impossible de regarder ou de sembler s'intéresser à quoique ce soit sans être cerner par une nuée de rabatteurs qui veulent vous entraîner vers leur échoppe qui est la meilleure puisque c'est elle qui pratique les meilleursprix ...c'est tout simplement insupportable et on se croirait ds les souks du Maghreb ou pire ceux de Turquie ..
Il faut parler aussi des rues qui ressemblent à un dépotoir ......comme ds toute l'Inde les poubelles sont inexistantes et ts les détritus biodégradables , sacs en papier , canettes , ....jonchent les rues , les trottoirs les caniveaux et il est difficile d'avancer en les évitant ...mais bon ce qui est triste c'est que nous finissons par nous y habituer ...non pas ne plus les voir mais les ignorer ....that's India nous a dit un jour une indienne rencontrée au cours d'une visite de temple et qui nous avait gentiment offert des que l'on trempe ds une coupelle pleine de sauce ...qd j'ai eu terminée je cherchais des yeux qqchose qui ressemblât à une poubelle ...elle me l'a pris des mains et l'a lancé derrière elle en disant " that's India "!!!!!!! Une exception toutefois ...les gares ....ont des poubelles et personne ne songerait à y jeter un papier par terre ...ils sont donc capables d'un peu de discipline ....pourquoi ne pas prolonger cette expérience à un plus grand domaine ????? Il faut parler du bruit permanent , strident qd il s'agit des klaksons , à tel point que souvent on regrette de ne pas avoir de boules quies !!!!!
On ne peut aborder Calcutta sans parler de la misère ....contrairement à la saleté des rues les indiens sont très propres ...les points d'eau sont pris d'assaut pour se laver , pour laver le linge , souvent un change , pas plus que cela ...mais la propreté est le mot d'ordre ....malgré tout , à plusieurs reprises , j'ai été frappé par le manque d'intimité qui leur tient lieu de salle de bain ....mon coeur s'est serré à la vue d'une femme qui , yeux baissés , comme si cela la rendait invisible , se contorsionnait pour se laver sans perdre sa dignité , cela au bord d'un trottoir entre des piétons indifférents et le flot continu des voitures ....
Près de l'hôtel de la rue sudder, à deux pas du parc Maidan qui ressemble désormais à un champ de détritus , je me suis faite une " copine de trottoir " , jeune encore , les dents de devant manquantes, elle demandait qqes roupies en échange d'une décoration des mains au henné ....le dernier jour , après m'être perdue en plein Calcutta , désemparée et désespérée je me suis assise sur le bord du trottoir , ne pouvant retenir mes larmes , moi pauvre petite fille riche avec mes pbs existentiels ...et c'est elle qui , oubliant ses propres conditions de survie , m'a consolée ....j'avais presque honte de me laisser aller ....c'est moi qui aurait du la consoler de son existence misérable dont elle n'avait aucune chance de se sortir .....le monde est ainsi fait...les riches se plaignent d'un rien et les pauvres subissent leur sort stoïquement sans se plaindre ....
Le pire me semble t'il , ce sont les mendiants .....comment résister et pourtant nous n'avons pas le choix car si l'on donne à un , de nombreux autres surgissent de nulle part et de partout , car l'étranger est la proie idéale guettée et .....aussitôt harcelée ....ce qui est le plus dur c'est devoir leur refuser car qqes roupies cela représente tellement pour eux et tellement peu pour nous ...
il reste encore qqes beaux monuments datant de l'époque où les anglais étaient les " rois " .. St John ´S Church entouré de son beau parc , , le Victoria mémorial , au bout du parc Maidan , la St paul's cathedral, et aussi park street cemetery qui fut le cimetière européen et qui garde le souvenir de tant de familles décimées ..par la guerre ....preuve les nombreuses tombes de jeunes soldats ...., par la maladie , le climat et les épidémies responsables d'une mortalité infantile importante ....preuve les nombreuses tombes d'enfants morts en bas âge.....
On ne peut quitter Calcutta sans parler de ses moyens de transport ....le métro et sa ligne unique d'une propreté qui peut faire honte à notre Metro parisien ....
Les bus que l'on prend au vol qd on a la chance d'en voir passer un où il reste encore qqes places ...et le tramway anti diluvien ( 1905 ) mais tjs d'actualité et incontournable !!!!!
J'ai quitté Calcutta pensant " une fois cela suffit " ....
Et en y repensant je me dis que j'ai encore tant de choses à voir ....la maison de mère teresa , revoir mes copines de trottoirs qui seront tjs au même endroit et que j'aurai plaisir à retrouver ....essayer de trouver enfin des tenues adéquates que je n'ai pas réussi à dénicher en trois jours et ..peut être une excursion aux sunderbans afin d'apercevoir peut être un ..tigre royal .....
Impressions 2ème partie Bubaneshwar
Pour quitter Calcutta et rejoindre bhubaneswar , la ville à la multitude de temples , nous avons pris un train de nuit , couchettes avec draps , couvertures et oreillers ...rien à dire ....un confort digne des couchettes françaises ...le bruit en plus !!!!! Des vendeurs ne cessent de passer et repasser pour vendre des biscuits , des plats tout préparés (biryanij )du Chail , des " pani bottle " ceci en un ballet incessant .....bon on ne risque pas de mourir de faim ou de soif , c'est déjà ça !!!'!!
Le train arrivant tôt et la date de réservation de la chambre d'hôtel étant erronée , il a fallu trouver un autre hôtel et attendre que la chambre soit prête ....
Nous nous sommes installés en attendant devant un petit kiosque pour " petit déjeuner " de Chail et de biscuits ....qqes indiens et indiennes faisaient de même sans doute une habitude matinale de se retrouver et de discuter de tout et de rien ....comme en France au comptoir des bistrots ....rapidement les trois indiennes présentes se sont enhardies et sont venues nous entourer pour essayer de communiquer ...de quel pays venons nous ....puis les portables dégainés , des photos ont été prises, nom et tel échangés , l'une d'elle m'a demandé si j'étais sur "WhatsApp " ??!?!?? ma stupéfaction fut à son comble en apprenant que ce moyen de communication était connu d'une indienne du bout du monde et ignorée d'une parisienne " sensée être au courant des dernières trouvailles de la technologie !!!!!! Well, cela grignote peu à peu mon ego encore trop développé à mon goût ....
Puis une nouvelle venue , Betty , jeune et jolie , s'est joint à notre groupe ...elle semblait en admiration devant moi !!!! Là mon ego s'est un peu regonflé, dommage !!!!!!ma peau blanche et les cheveux bouclés et décolorés semblaient la subjuguer !!!! Et dire que nous , occidentales faisons des efforts inouïs pour acquérir un teint caramel au détriment de notre santé et que les indiennes rêvent d'avoir la blancheur de notre peau .....mais pour les cheveux elles ne se font pas encore décolorer comme les japonaises ...j'ai eu l'occasion de visiter le Japon il y a qqes mois , ...et à ma gdre surprise les japonaise brunes font désormais partie de la légende .......elles sont rouquines , châtain plus ou moins foncé voire blondes ...étonnant ....
Chambre rejointe , et organisation mise au point par mon compagnon de voyage ( organisateur hors pair il faut le reconnaître ...lui , qui m'avait demandé un jour si je pouvais oublier mon ancien métier , n'a heureusement pas oublié le sien !!!!!)
nous avons démarré notre première journée ds l'Odisha par la visite d'un temple mythique ´le temple du soleil" à konarak dédié au dieu du soleil Surya et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ......
Une des merveille architecturale .de l'Inde .....
imaginez un immense charriot " emprunté par le dieu Surya tous les jours pour traverser le ciel de l'aube jusqu'au crépuscule " ( ça c'est la mythologie !!!!) douze paires de roues sculptées ( les douze mois de l'année ) et sur les rayons diverses scènes dont de nombreuses érotiques .....
un toit à trois gradins et à chaque niveau des sculptures ...cette partie centrale du charriot était un lieu d'assemblée ....
Trois statues du dieu Surya grandeur nature , situées de façon à ce qu'elles soient éclairées successivement à différents moments de la journée , à l'aube , au Zénith et au crépuscule....
Des bas reliefs fabuleusement sculptées de personnages ´faisant partie de scènes de cour , courtisanes , danseurs , musiciens , animaux ...et en bas une frise continue de 700 éléphants ...( selon mon guide car je ne les ai pas comptés !!!!)et toujours et encore des scènes érotiques représentant "l'énergie vitale ".........
Et avant d'arriver à cette partie du temple , un édifice appelée salle de danses ...et tout autour de merveilleux éléphants sculptés ....
Extraordinaire !!!!!le tout conservé ds un état exceptionnel , sachant qu'il a été bâti au XII e siècle ....ne pas oublier que le " charriot " est resté de nombreux siècles enfoui sous le sable et qu'il n'a été dégagé qu'au XXe siècle ......
Des scènes tellement érotiques qu'à la fin de la visite je serai bien rentrée directement à 'hôtel pour mettre en pratique ttes les suggestions évoquées sur les murs de cette merveille ...
Autre chose de très curieux .... Je me suis faite fréquemment arrêtée ds ma visite par de gentilles petites indiennes afin de poser en famille .....seule avec elle , ou avec le père , la mère , la grand mère ....ces séances photos m'ont bcp amusée les premières fois mais , devant leur répétition , ont fini par me lasser ...surtout en voyant la tête de mon guide s'allonger ....qd je lui ai faire part de ma lassitude il m'a répondu sur un ton rogue " eh bien tu n'as qu' à dire non !!!!
Le pb est : qd on est sollicité avec autant de gentillesse , il est difficile de refuser ...et puis de ttes façons je ne sais pas dire non....
Encore éblouis par ttes ces merveilles , et après un déjeuner plus que frugal ( mais on n'est pas là pour ça !!!) nous sommes allés faire un tour sur la plage ...dommage je n'avais pas de maillot ...j'ai dû me contenter de longer la plage sur le sable mouillé ( le bas du pantalon aussi !!!) et nous sommes arrivés au bout ...là des barques de pêcheurs commençaient à rentrer et des femmes achevaient de récupérer les qqes sardines encore coincées ds les filets ...des gamins jouaient autour et venaient quémander qqes piécettes au cas où ...en haut de la plage les cabanes de pêcheurs étaient visibles ...eux au moins avaient un toit et n'avaient de nombreux kms à parcourir pour aller travailler !!!! Nouvelles scènes de la vie indienne ..mais je n'étais pas arrivée au bout de mes surprises ...
Rentrés à l'hôtel nous nous sommes mis en quête d'un endroit pour dîner ....nous avons arpentés les rues ...le long d'une des rues principales , des dizaines de magasins de chaussures se succédaient .....cela me parut disproportionné ...Bhubaneswar ne me paraissait pas mériter un tel déballage ...ou alors encore une découverte surprenante ......les indiens partageaient ma passion des chaussures !!!!!
De retour à l'hôtel une dispute a éclaté et mon voyage en Inde a failli s'arrêter là !!!!!!
Mais bon nous sommes des adultes et nous attendrons le retour pour régler nos comptes !!!!
Donc le lendemain , direction l'office du tourisme pour une visite guidée de la ville et de ses temples ....
La ville ? Rien de bien particulier si ce n'est les caractéristiques habituelles ...la pollution sonore ( les klaksons y contribuent bcp ) , la saleté des rues qui ressemblent toutes à un dépotoir mais ce qui est étonnant c'est que les indiens balaient devant leur porte (au sens propre et peut être aussi au sens figuré !!!!) et il y a ça et là des petits tas d'ordures qui seront peut être ramassés un jour !?!?!?!) , le danger qui nous guette à chaque instant ....on risque sa vie en marchant le long des rues qui n'ont pas toutes un trottoir ou en traversant .....that's india !!!!
La visite commence par un bâtiment assez étonnant ...le Dhauli, un stupa bouddhique blanc au sommet d'un monticule dominant les rizières ...., érigé ds les années 80 par les japonais et inauguré par le dalaï lama en personne ..en 1985 , il est situé sur l'emplacement de la bataille sanglante de kalinga , remportée par l'empereur Ashoka en 260 av jc..il a fini par prendre conscience de l'inutilité de ses conquêtes et donc des massacres et s'est convertit au bouddhisme , entraînant les siens ds la paix ....
Avec ses antennes qui se dressent , terminées par des sortes de soucoupes , on dirait une soucoupe volante !!!!!mais l'effet de surprise passé on grimpe la volée de marchés menant au temple lui même et tout autour des panneaux sculptés sur la vie de bouddha, entrecoupés de statue de bouddha grandeur nature dont une couchée et une debout ainsi que la déesse ?????
C'est assez surprenant car on ne s'attend pas à voir un tel monument ds ce genre d'endroit mais il doit se tailler un franc succès si on considère le nombre d'échoppes qui vendent à boire ( de délicieux sirops de canne à sucre écrasées sous nos yeux par des machines dont la roue tourne actionnée par une manivelle ...le jus est recueilli au bout et avec un peu de citron vert c'est très rafraîchissant ....) c'est fou le nombre de petits boulots répartis le long des routes ou des rues ds des échoppes ou à même le trottoir ....je me demande comment tout ce petit monde arrive à s'entendre car la concurrence est dure et surtout , à en vivre ....
Puis qqes petits temples très bien conservés , tous bâtis sur le même modèle ... Une tour carrée dont le sommet s'effile ou deul au dessus de la cella où est conservée l'image de la divinité ...et à côté un bâtiment plus plat et plus large ou salle d'assemblée coiffé d'un toit en forme de pyramide ....ceci pdt que les indiens avaient droit à la visite du roi du temple selon certains le Lingaraja temple .....vexés !!! Nous n'avons pas daignés aller l'apercevoir du haut de la plate forme réservée aux étrangers ...
Ensuite la merveille des merveilles le Mukteshwar temple un bijou ds ts les sens du terme : un portail ou torana avec des sculptures féminines langoureuses et expressives , au nord et au sud des fenêtres en forme de diamant cernées par des singes , la salle intérieure avec le plafond finement sculpté , les murs avec des niches qui semblent être des écrins pour des statues de toute beauté , un toit en forme de fleur de lotus et partout toujours et encore des sculptures plus belles les unes que les autres .....le temps nous était malheureusement compté , sinon je crois que nous y serions encore !!!!! et à côté un autre temple plus petit mais avec une extraordinaire sculpture de Ganesh peinte en ...rouge ...superbe ds ces atours royaux ...il faut dire que j'ai une affection tte particulière pour ce dieu à la tête d'éléphant .....
Après un rapide déjeuner composé de samossas et autres beignets ....nous avons eu souvent l'occasion de nous en régaler et n'avons jamais été déçus ....ils ne sentent pas l'huile de vidange comme les Nems et autres chinoiseries des petits traiteurs parisiens ....
L'après miidi, nous sommes allés rendre visite au roi du zoo " le ou plutôt les tigres blancs " impressionnant , royal ..je n'aimerais pas me trouver nez à nez avec sa majesté au cours d'une promenade en forêt ....et puis aussi les panthères .....c'est vrai que sa fourrure est belle !!!!que de massacres commis pour le plaisir de certaines .....et puis la girafe qu'elle est sympathique avec son long cou et sa petite tête rieuse ....et quelle langue ...longue , fine et noire pour aller attraper les jeunes pousses inaccessibles ....on dirait presque la langue d'un caméléon ....
En fin de compte je n'aime pas trop les zoos car je ne pense pas que ce soit la place des animaux ......un tigre que l'on voit aller et venir à l'air de s'ennuyer fort ....mais je dois avouer que j'y ai pris , malgré tout , bcp de plaisir et que je ne manquerai pas d'y accompagner mes petits enfants lors de leur prochaine visite à Paris ..
Ah j'oubliais ....les grottes de Udayagiri percées ds la pierre , au 1er siècle pour y accueillir des moines venant y faire retraite ...mais à part la chambre de la reine a deux étages richement sculptée , je n'ai pu voir qu'une autre grotte gardée par deux éléphants et qqes autres mais peu sculptées ....c'était la fin de l'après midi et la nuit tombe vite en Inde ...voilà donc un exemple de journée bien remplie ....
Des merveilles plein les yeux, ils ne nous restent plus qu'à trouver un restaurant ...indien .....pour y déguster des plats ......indiens ....ce n'est que le 5 e jour et je boirai bien un bon verre de Bordeaux ..par exemple ...la France a du bon !!!!!
Impressions 3eme partie odisha chez Léon
Nouveau. voyage en couchettes indiennes ....mais cette fois à la dure ...la couchette de base sans literie ....heureusement j'ai prévu ...un oreiller. gonflable muji , acheté en prévision d'un éventuel manque de confort sur le chemin de Compostelle , va améliorer mon ordinaire !!!! Un brouhaha du à la présence de plusieurs étudiants envahit le wagon . Un début d'altercation entre mon guide ( de voyage , pas spirituel !!!! ) et un étudiant bruyant et un peu trop sur de lui , fini par ramener un peu de calme et je finis par m'endormir ..à la dure c'est le terme qui convient ..il y a trois ventilateurs au plafond du compartiment ...tous plus noirs les uns que les autres ...couleurs identiques des interrupteurs !!!!! La vitre ne ferme pas complètement et j'ai un courant d'air en permanence sur le visage puis le froid se propage rapidement sur le reste de ma petite personne déjà gelée et endolorie ...le bonheur !!!!mais je suis allongée ...alors pourquoi se plaindre !!!!au milieu de la nuit , en plein sommeil nous sommes réveillés en sursaut par une voix furibonde .....on ne comprend pas un traite mot mais on saisit rapidement qu'un monsieur flanquée de Mme et de ses nombreux paquets , n'est pas content et est prêt à nous virer manu militari de la couchette qu'il croit être la sienne ...explications , excuses , réconciliations , serrage de pognes ( qd même on est entre gens bien élevés ) et le silence revient ... Fin de nuit sans pbs et réveil matinal par un vendeur de chail ....
Nous poursuivons notre séjour à Gougouda , petit village de l'orissa , où un australien , Léon tient depuis une dizaine d'années une guest house , digne de ce nom .....son chauffeur nous attend à la gare de Kakiriguma et les retrouvailles avec mon guide sont des plus chaleureuses , celui ci ayant séjourné à plusieurs reprises chez Léon ...
Le but étant de profiter de qqes jours de repos et de retourner apporter des photos aux habitants d'un village voisin ...en effet , mon ami base l'essentiel de ses voyages sur les relations humaines et les échanges et j'aurai l'occasion d'en découvrir l'intensité et la richesse ......ces moments d'échange sont , jusqu'à présent les plus beaux moments vécus ds ce pays ....c'est alors que je me suis rendue compte qu'après moult hésitations , j'avais eu raison de m'obstiner et de partir. ....une petite voix me dictait ce voyage ....je suis très intuitive et me trompe rarement ....et comme disait la rose du petit prince " il faut bien supporter qqes chenilles si on veut voir les papillons "!!!!!alors faisant fi des pbs personnels , j'ai écouté mon intuition et je suis partie ...et de jour en jour la beauté et la diversité des rencontres me confortent ds ma décision ....
Donc la guest house ....une maison en L avec , au milieu une salle , séjour et à manger et une cuisine vitrée où chacun peut aller demander un chail , un café , un jus de fruit à tout moment de la journée ...plusieurs femmes du village y travaillent , l'équipe est dirigée de main de maître par Rita et supervisée par Léon... La cuisine est savoureuse mais non indienne . La décoration est sobre , de bon goût ( du moins tel que je le conçois ) et le plafond de la salle est recouvert d'une multitude de saris de coton dont les couleurs jaillissent joyeusement et se mêlent en toute liberté et harmonie .... Les premiers jours ont été un peu difficiles car si , je me débrouille en anglais, j'ai bcp de mal à le comprendre ..qd un non anglophone le parle avec un accent aussi pourri que le mien , ça va ...mais une canadienne , un australien ou un indien !!!! C'est une autre histoire ....heureusement il y avait Fabienne une bruxelloise avec la quelle j'ai bcp échangé et comme mon guide m'a gentiment dit qu'il n'était pas mon traducteur !!!! , J'étais souvent larguée lors des conversations autour de la table ..... (depuis il me traduit qd même qd je semble ne pas comprendre !!!) L'après midi , visite du village qui est un village de potiers ...nous avons vu les potiers travailler et je sais comment boucher un trou qd un récipient a eu un loupé lors de sa fabrication ... Retrouvailles un peu distantes au début puis plus chaleureuses ...j'observais n'osant pas prendre de photos ...si je sentais une réticence , je m'abstenais comprenant leur réserve et leur pudeur ...puis progressivement les gens sortaient sur le pas de leur porte et les enfants s'approchaient ....un premier vrai contact pour moi , augurant de nombreux autres .....je prenais mes marques .... Le lendemain , accompagné des deux canadiennes , picnic et sac à dos nous partions en randonnée à travers les rizières pour rejoindre plusieurs villages , dont celui des photos ...
C'était le jour de l'an et notre passage était salué par un échange de " moua bassa " ou happy new year ...qd nous arrivâmes au village , nous fûmes accueillis à bras ouverts et sitôt les photos distribuées , les villageois s'enhardirent et se mirent à poser , ayant pris goût à être le centre d'attraction ...Mon ami a une technique infaillible pour séduire et apprivoiser les gens ...il les prend en photo et après il leur montre ....et ça marche ... C'était très émouvant de voir les fillettes poser ds leur jolie robe , les mamans amener leur bébé , un jeune homme a voulu poser avec moi , un autre jeune homme infirme dont le visage s'est illuminé de joie devant l'intérêt que l'on lui portait qd P me l'a présenté : deux étrangers qui venaient vers lui pour le saluer !!! Je dois reconnaître que P à du talent pour communiquer et faire passer amitié et chaleur humaine ( pourquoi avec moi ça bloque ...souvent ?!?!? ) Puis au bout d'une heure nous sommes repartis , avons traversé une autre village , chrétien celui ci avec une petite églises blanche et une simple croix sur la façade .. Après un rapide picnic nous avons escalader une " collinette " et arrivés en haut il fallait bien redescendre ..pas de sentier..que des buissons d'épineux ...inconsciente et courageuse je me suis élancée ..presqu'une heure de descente au milieu des ronces ...pantalon court et un chemisier à manches courtes !!!!!j'entendais l'une des deux canadiennes qui pestait après son amie ( celle qui avait eu cette idée géniale ) "fuck idea " ...je suis arrivée en bas furieuse et ensanglantée ..en plus , début de gastro le matin , la fatigue et l'irritation se faisant sentir , je trainais la patte et des idées un peu noires ...à tel point qu'ayant rattrapée la troupe , j'ai lancé d'un ton acerbe à Suzanne " Why you walk so quickly , you have to take a train ?" Le lendemain nous devions allés en ville pour préparer la suite du voyage ( sans internet on ne peut pas faire grand chose si ce n'est se remettre entre les mains du hasard ...et alors c'est 6 mois qu'il faudrait rester !!!) , je suggérais à P de faire développer les photos et d'aller les donner avant notre départ ...sitôt dit , sitôt fait ... Koraput ? Ville indienne , rien à dire de plus ....retour en bus et en attendant qqes scènes photographiées ...curiosité des indiens ....je suis souvent dévisagée , qqes fois des jeunes hommes m'abordent pour me demander " where country ?" , et éventuellement demander " un selfy " , des jeunes filles rient sous cape (l'âge bête sévit aussi en Inde ?!?!?!) ..la misère est moins présente qu'à Calcutta ...serait ce parce que la solidarité fonctionne mieux ds des villes moins grdes ou ( et ) que la campagne étant proche , les gens ont de quoi je survivre ? un contact évidemment autre que ds les villages ... Retour en bus ...luxueux par rapport à la majorité du parc des bus indiens !!!! A nouveau soirée anglophone !!! En plus je me sens fiévreuse ...bonne excuse pour quitter la table et aller écrire ds mon lit ...
C'est devant le peu de dialogue avec mon compagnon que j'ai décidé de transcrire mes impressions , un journal en qqe sorte , et de l'envoyer , par épisodes à mes ami(e)s les plus cher(e)s.....je pense que c'est la meilleure idée que j'ai eu depuis bien longtemps ... Le soir au dîner , renouvellement des convives ...départ de 4 anglophones dont les deux canadiennes ( ouf ..) c'est vrai qu'avec les autres il est bcp plus avenant ...j'ai tjs dit qu'il valait mieux être son amie que sa petite amie ...impression confirmée par le voyage ) et arrivée d'un couple de francophones suisses ( bien fait ! avec lFabienne la Belge et un autre français , nous sommes en majorité et les anglophones se taisent !!!) Mme est malade et renseignement pris il s'agirait d'une gastro ....après vérification de son traitement avec son mari , je complète avec du spasfon et 1 h après elle apparaissait à table ..l'incrédulité de certain devant ma compétence professionnelle à fait place à un début de reconnaissance ...il en aura fallu du temps ...heureusement que , malgré les conseils , je n'ai pas oublié mon ancien métier!!!! La Suissesse , Claudia est en fait une mexicaine ...blonde !!!! Avec des ongles d'or faire pâlir d'envie ts les félins de la jungle indienne ...très bavarde et drôle nous sympathisons immédiatement ....les cartes changent de main !!!!en plus ils vivent à Martigny petite localité du Valais que je connais ...lorsque nous allions skier à Verbier ... Soirée sympa ...confidences ...les apparences sont souvent trompeuses ...ce couple apparemment uni et sans pbs a subi il y a qqes années , une épreuve dont bcp ne se remettent pas ...la vie nous réserve parfois de sacrées surprises ....je pense que nous choisissons nos épreuves et que , malgré les aides pour les surmonter , il faut souvent avoir la foi pour continuer à croire en la vie ... Le lendemain matin livraison des photos ....à notre arrivée au village , chacun était en train de vaquer à ses occupations .....ds des tenues " de tous les jours " ... Quel bonheur de voir leur visage s'éclairer à la vue des photos ...chacun a fait sa propre distribution et rapidement un " chef " a pris la direction des opérations pour la répartition ...puis nous les avons vu disparaître les uns après les autres et réapparaître ds leur tenue de fête pour prendre à nouveau la pose ...pdt plus d'une heure nous avons joué les photographes professionnels pour le plus grd plaisir de nos modèles ...les mamans habillaient les bébés et les tenaient à bout de bras devant l'objectif , les gamines souvent très jolies faisaient concurrence à Kate Moss ...où avaient elles appris à poser ainsi ...ce ne sont pourtant pas les magasines de mode s'empilent sur les tables du village ....il n'y a pas de table !!!!! un homme d'une cinquantaine d'années (?) a voulu lui aussi prendre la pose ....étonnant .....une femme m'a entraîné chez elle ( une pièce sans fenêtre , un sol en terre battu , ds un coin qqes ustensiles de cuisine , et au fond une autre pièce plus petite avec un lit unique ...qqes étagères peintes en rose ...c'est tout ) et pourtant ces gens ont l'air heureux ...une fois la glace brisée ils sont souriants , chaleureux et cherchent à communiquer par tous les moyens ...je suis rentrée ds son jeu , j'avais envie de lui faire plaisir ....pour elle ce sera un jour particulier dont elle se souviendra mais pour moi aussi ...devant cette chaleur communicative j'ai pensé " que c'est bon de donner sans rien attendre en échange ...elle a posé , puis sa fille , qui revenait sans cesse , puis son fils ....puis un couple âgé m'a entraîné derrière une maison ds une cour ou il y avait un grand arbre et j'ai du prendre la photo avec l'arbre ...en pied !!!! Je ne sais pas ce que cet arbre représentait pour eux mais il paraissait très important .... Peut être le lieu de leur premier baiser ....d'amoureux ...car s'il y a bcp de mariages arrangés , je pense qu'il y a aussi des mariages d'amour ...ou des couples qui tombent amoureux une fois mariés comme c'était le d'Awesh notre guide d'hier ... Beaucoup d'émotion donc , une belle émotion non polluée ....beaucoup de sourires , de chaleur , de joie , il n'est pas nécessaire de parler la même langue pour échanger ...l'amour est un langage universel et ces moments passés en leur cie me l'a confirmé .....encore faut il que les protagonistes aient envie d'en donner et d'en recevoir ... A cette occasion j'ai vu mon guide sous un autre jour ..il avait l'air tellement heureux lui aussi de donner .....j'ai pensé : ce voyage me permet de voir d'autres facettes de cet homme que je trouve souvent si dur ...malheureusement ces instants de communion ne nous ont fondamentement changés...nous avons tjs la même difficulté à échanger ...dommage .... Puis retour au bercail pour la dernière soirée ....nous n'avons pas eu le même échange avec Claudia car les hommes s'en sont mêlés ...mais je vais télécharger "WhatsApp " et nous pourrons nous parler .... Et je n'aurai plus rien à envier à la jeune indienne rencontrée puisque , moi aussi , j'aurai "WhatsApp "!!!!!!! Adieu matinal le lendemain ....j'ai été généreuse avec " les filles "car elles le méritent et sur le pas de la porte Léon m'a crié " come with yours friends " du moins c'est ce que j'ai compris ?!?!?!? L'accent australien ?!?!?!? Mais Qui sait ?
Impressions 4eme partie 2 jours ds les environs de Jagdalpur
Après avoir quitté la guest house de Léon , nous avons pris un train qui nous a mené en qqes heures de la gare de Kakiriguma à celle d'une autre gdre ville indienne , Jagdalpur mais situé ds un autre état , le chhasttisgarh , district de Bastar......A l'arrivée , la nuée habituelle de conducteur de tuc tuc et discussion habituelle pour faire baisser le prix qui est fixé , bien sûr , à la tête du client ...en gros , plus notre peau est claire , plus le prix est élevé !!!!!installation ds notre " superbe " hôtel typiquement indien "le rainbaw hôtel " , tout un programme ...
Chambre correcte ..il faut savoir que la plupart du temps il n'y a qu'un drap de dessous , en général trop petit .....et que nous devons nous contenter d'une couverture ...j'ai bien mon" sac à viande " (en soie !!!'tjs pour améliorer l'ordinaire du chemin de Compostelle ) mais je n'ai pas trop envie de me retrouver ligotée comme un saussisson...il fait trop chaud ... Mais tout est ds la salle de bains !!!!! Un wc ( ici à la turque il y a intérêt à bien viser si on ne veut pas s'arroser les pieds et mettre des chaussures pour faire pipi la nuit ) un robinet est à la disposition des amateurs pour se rincer à l'indienne ( après on est trempé ...on fait comment ?) mais un membre du personnel est revenu nous apporter deux rouleaux de PQ se doutant bien qu'on ne tarderait pas à en demander ...ah ces européens !!!!! A côté un lavabo ...d'époque incertaine ...comme la couleur !!!! Et en face un pommeau de douche qui gicle jusqu'au dessus du lavabo mais pas sur moi ....et un seau avec un petit récipient pour se laver à l'indienne ...en fin de compte je m'y suis mise et cela me rappelle mon enfance qd ma mère nous lavait sur l'évier , debout ds une cuvette ... Ah par contre , miracle , il y a internet...et ça marche ....mais pas ds la chambre !!!! il faut descendre à la réception et se faire dévorer par les moustiques avant que , découragée je remonte ds la chambre m'enduire d'insect écran ....le monde n'est pas parfait !!!!!! Le programme est la visite guidée des villages tribaux des environs ...notre guide Awesh arrive tout sourire ....il parle un anglais assez compréhensible pour que j'en comprenne les 3/4 ... La journée commence bien ... Notre chauffeur arrive et arrêt ds un premier village ...au passage il nous explique , les traditions , les arbres ( ici cocotiers , bananiers , arbres à teck , cachous (?) se succèdent et se découpent sur la terre rouge ....les paysages sont très beaux ).... Les " allées" ou chemins et même les lopins de terre sont entourés de grosse plaques qui ressemblent à de l'ardoise mais plus brunes ou rouges ...elles sont fichées à même le sol et déterminent ainsi le territoire de chacun ....des meules de foin comme celles de nos campagnes ds les années 50 ou 60 ( maintenant ce ne sont plus des meules mais des rouleaux ) , des faux en bois avec une extrémité en métal coupante , En levant la tête nous apercevons ds les arbres des sortes de grosses cruches en terre accrochées ..elles sont destinées à recueillir le suc qui s'écoule des branches sectionnées ...le matin c'est un jus de fruit et au fur et à mesure que s'écoule la journée, la fermentation se fait et le soir si on en boit ...on roule sous la table ... Enfin par terre car il n'y a tjs pas de table !!!!!!! La première maison où nous nous sommes arrêtés était la maison d'un forgeron ...pas tour à fait désintéressé , car ils fabriquaient de petits objets en métal doré qui étaient à vendre !!! Évidemment !!! Aux touristes !!! C.-à-d. NOUS !!!!!!'mais c'étaient joli ...et ils étaient charmants ......donc nous avons un peu craqué....( mais pas trop car c'était un peu lourd ..et un vol intérieur se profilait à l'horizon avec un poids de bagage limité ...) .et puis c'est artisanal et cela leur permet de vivre ... P à son habitude a pris des photos ....avec l'autorisation du guide ....et moi j'étais plus réservée ...en effet je trouve que , rentrer chez les gens , même si c'est pour la bonne cause et les prendre en photo , est un peu comme violer leur intimité ....cela me gêne et je pense qu'ils sont peut être aussi gênés mais n'osent pas trop le montrer ....donc je reste un peu distante tout en leur souriant ...P est plus à l'aise mais cela fait aussi de nombreuses années qu'il vient en Inde ...il en a le mode d'emploi !!!
Il faut savoir que nous étions ds une zone ou la majorité de la population est animiste Donc en voyant des vaches se promener nonchalamment sur la route ( comme toutes les vaches indiennes d'ailleurs !!!). Je lui ai demandé si ces tribus les mangeaient ...il m'a répondu " officiellement non mais en réalité oui " un bon sujet à méditer " la tolérance " entre les différentes religions ...... Deuxième village ...encore des choses à vendre mais cette fois ci il m'a présenté au " chamane " Il n'y a pas forcément un chamane par village ..il communique avec les esprits de la nature , des morts , des gens malades ......il possède des pouvoirs ?!?!?! de guérison , je pense que c'est plus en rapport avec le psychisme , et comme bcp de choses sont liées au psychisme ....alors on peut penser qu'il a bcp de pouvoirs ...certains diront qu'il suffit d'y croire ...soit ...ça serait un peu comme un effet placebo ?!?!? À voir ....en tout cas , moi je crois que " l'au delà existe et que nous y séjournons entre deux vies ....alors des " esprits " pourquoi pas ...qui nous " possèdent " pourquoi pas et " nous font du mal " pourquoi pas ...il y a bien des prêtres exorcistes ....tout cela doit appartenir au même monde ...il n'y a que la façon de l'appréhender qui diffère .....il y avait un petit temple avec une porte joliment décorée ...comme je paraissais intéressée ils me l'ont ouvert et j'ai eu le droit d'y pénétrer , de regarder l'autel ...sans prendre de photo ...évidemment ... Puis ils nous apporté des objets artisanaux à vendre ....il faut être patient car qd on demande " How much " ils ne répondent pas. '.il faut réitérer la question , attendre la réponse , discuter pour le fun et le principe ( moi je n'aime pas trop discuter car je pense qu'un travail artisanal se paie et , fausse idée , qu'ils ont besoin d'argent , mais par contre je n'aime avoir l'impression d'être prise pour une " touriste " !!!!!!!!!!!j'ai acheté un espèce de bandeau qu'ils s'attachent sur le front lors de leurs danses " initiatiques "(?) , "traditionnelles "me parait plus juste ..... Puis un autre village ...avec encore un chamane ....nous sommes rentrés ds la cour d'une maison , pris encore qqes photos ....le chamane était en train de réparer une sorte de tambour allongé , un groupe de femmes étaient allongées au centre et des enfants jouaient autour d'elles ..peu d'hommes ...où étaient ils ??? et le guide m'a pris en aparté pour me dire " on va attendre un peu , il nous prépare une surprise " ...nous sommes ressortis , avons vu une partie de la population disparaître et , bientôt réapparaître ayant revêtus , les femmes , une douzaine , des saris oranges ainsi qu'un bandeau de la même couleur, qui leur ceignait le tour de la tête .....les hommes avaient un " dhoti" court orange également , étaient torse nu et portait une coiffe : deux cornes de buffle diverses décorations et le même bandeau orné de coquillages que j'avais acheté , des plumes de coq surmontaient tout cela ...tout ce petit monde portaient des colliers et divers bijoux .. Puis ils se sont mis à tourner en dansant , les hommes tapaient sur leur tambour en scandant des onomatopées ( du moins pour moi ) , les femmes chantaient ...cela ressemblaient plutôt à des litanies '.....La surprise était de taille car ce spectacle était offert , spontané et ce n'en était que plus émouvant ....pour nous ....incroyable cette générosité et ce désir de partager .....ils nous ont donné ce qu'ils avaient de mieux à nous offrir et ça , c'est inoubliable .. Ensuite nous sommes à nouveau rentrés ds la cour pour assister à une " consultatation " du chamane ....il s'agissait d'un homme qui avait visiblement mal au foie ..le chamane a fait brûler un os de bœuf et , à travers un linge , il a appliqué l'os brûlant sur la région malade ...dommage je ne connaîtrai pas le résultat de son intervention .... Il faut préciser que notre guide connaissait tout le monde ds ts les villages ...il nous à emmené ds les plus accessibles pour lui , je pense ...il a tenu à me préciser que nous avions tjs eu P et moi une attitude respectueuse ....tout en leur portant de l'intérêt ...attitude qui a été appréciée ...la preuve ... Puis un marché ....ah ces marchés indiens !!!! Colorés, vivants , diversifiés ...c'est l'occasion de rencontrer diverses tribus que l'on peut reconnaître à leurs traits ( nez plus ou moins épatés , peaux plus ou moins foncées mais assez foncées en général ) , à leurs bijoux ( percing de nez le plus souvent, bilatéral et qqfois assez volumineux , ) colliers rigides autour du cou .....je n'ai jamais une telle diversité de légumes ....ttes sortes , ceux que nous connaissons et bien d'autres...comme ils n'ont pas de balance , ils sont répartis en divers petits tas de taille à peu près identique ( ils ont bien droit à une marge d'erreur !!!) en général les femmes sont assises devant , certaines ont un plastique au dessus de la tête ( les plus riches ? Les plus importantes ? ) d'autres non ...elles sont en plein soleil ...et il tape ...en plus ce n'est pas comme chez nous a 13 h ils ne plient pas bagages ...ils sont là , immobiles ou presque tte la journée ....leur clients viennent à pied pour la plupart ....pieds nus ...les femmes repartent avec leurs achats ds un sac ou un panier , posé sur leur tête ....cette habitude de tout porter ainsi sur la tête , leur donne un port de reines ...car ce sont des reines ....les reines de leur famille , du village , du pays ....elles font souvent plusieurs kms à pied pour aller chercher de l'eau potable qu'elles rapportent ds des jarres en inox.(!!!!!!eh oui ) sur leur tête ....j'ai vu des pompes ds les villages mais je pense que l'eau ne doit pas être potable ... Et aussi des stands d'objets utilitaires ( peignes et brosses en plastique , piles ......des marchands de saris , d'écharpes , de robes à froufrous , galons , volants ds des couleurs plus flashies les unes que les autres , en synthétique ( on n'arrête pas le progrès !!!!mais c'est vrai qu'ils n'ont pas de fer à repasser ) UN VRAI RÉGAL ...que du bonheur pour la bourge parisienne que je suis !!!!!et aussi des stands de bracelets ...en plastique ....de ttes les couleurs ... Et au fond ....la zone des alcoolos .....hommes , femmes sont concernés ...attention je ne dis pas que tous les indiens picolent !!!!! Mais ce doit être à peu près comme chez nous ...et peut être un peu plus ds les campagnes et les jours de fête ....donc es femmes vendent des alcools forts , de riz ( genre saké ) et autres ....ds des bouteilles de bière récupérées ........tjs assises par terre et imperturbables .....
De retour à l'hôtel , épuisés mais ravis nous sommes allés dîner au restaurant de l'hôtel ...et ....... Qui étaient là pour nous accueillir ????? Les canadiennes ...mes copines !!!!! Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un sursaut de recul et de m'exclamer oh non !!!( l'ont elles perçu ??? Je ne sais pas mais elles ont été plutôt sympas avec moi ..mais peut être suis je parano comme semble le penser mon cher guide !!!!) j'ai donc fait contre mauvaise fortune bon coeur( encore une soirée en anglais ...) , j'ai accroché un sourire à ma face et cela s'est plutôt bien passé ...sauf qu'en partant , Suzanne ( encore elle ) a pris P ds ses bras et l'a embrassé en l'appelant " chéri " ( ou P chéri ou mon chéri ???? peut être est ce une attitude normale des anglo- canadiennes envers les hommes !!!! Ou c'est peut être encore ma paranoïa galopante qui m'a joué un tour !!!!!)
Le lendemain re guide , re marchés, mais cette fois accompagnés du psychiatre italien qui paraissait comme moi intéressé par le chamanisme ...nous avons un peu échangé avec mon anglais pourri mais ..il était malade et préférait garder sa fièvre et sa toux que se soigner alors qu'il avait du Zithromax, antibio miracle pour les débuts d'infections pulmonaires ....ah ces hommes !!!!!italiens ou français ils sont bien tous pareils ...s'ils sont malades , ils gémissent mais se soigner les font passer pour des femmelettes !!!! Autre village autre visite ..mais cette fois avec un événement marquant ...une femme avait les yeux très rouges et les paupières très gonflées ...elle se passait un chiffon sec et sale ....P et moi l'avions remarqué...je lui ai parlé d'allergie ...j'avais ce qu'il fallait ds ma valise et ( avec son accord ) je lui ai donné 4 cps en faisant intervenir le guide pour la traduction....puis ( pour une fois !!!) de connivence P lui a donné une petite serviette de toilette pour faire des compresses d'eau froide .....normalement si elle a bien suivi nos conseils cela devait être terminé en 48 h ....c'est peut être mon ego qui a parlé mais je me suis sentie heureuse d'avoir été utile .....(?!?!?!) Voilà retour au bercail , dîner au même restaurant ( sans les canadiennes cette fois ...ouf !!!!!) et au lit pour lever à 5 h du mat ...car nous avions un avion à prendre ....une grève avait été annoncée ds l'orissa et à 7 h les frontières seraient fermées jusqu'à ??????? Nous devions donc être sortis de l'orissa au plus tard à 7 h ....That's India !!!!!! Mais la nuit fut mouvementée et le sommeil léger car ds un hôtel Indien , il est pratiquement impossible de s'endormir avant 1 h du mat car les portes .claquent , les gens crient , les bruits de robinetterie ....tout cela concourent à un repos bien mérité !!!!!!!
Impressions 5 ème partie 3 jours à mamallipuram .
Cet épisode va commencer avec notre départ dès potron minet (5 h du mat )de notre hôtel indien ....tout est calme et silencieux ....ds le hall de l'hôtel . deux silhouettes allongées sur des matelas jaillissent de dessous les couvertures ...ce sont les réceptionnistes qui dorment , à pied d'œuvre pour les clients matinaux .....pour sortir , l'un d'eux a dû réveiller le gardien qui sommeillait sur le trottoir devant l'hôtel ..ensuite il a fallu nous ouvrir une grille sur le côté ... Nous ne risquions pas de partir sans payer....le taxi avait un peu du retard....source de stress....enfin il arrive et nous partons ...moins d'une heure trente pour franchir la frontière , il ne s'agit pas de traîner .....même s'il fait nuit , je ne perds pas une miette du spectacle qui se déroule sous mes yeux .....ça et là , des braseros sont allumés le long de la route et éclairent des silhouettes engoncées ds des couvertures ...nous sommes en moyenne montagne et les nuits sont fraîches ...je suppose que ce sont des gens qui passent leur nuit dehors ????? J'ai beau écarquillé les yeux je n'arrive pas trop à distinguer le paysage ...puis l'obscurité est moins pénétrante et nous traversons des villes et des villages , déjà un peu animés malgré l'heure matinale ...j'ai même vu ds la nuit au bord de la route , la silhouette d'une femme , sa cruche en inox sur la tête ....quel courage ...certains me diront ..oui mais elle n'a pas le choix et ne se demande pas si elle doit y aller ou non ...mais malgré tout je suis admirative .., d'autres silhouettes se profilent sur le bas côté ...toutes emmitouflées ds de grosses couvertures ...le jour est à peine levé et déjà toute la " fourmilière " est au travail ....notre conducteur est habile avec son klakson ( pousse toi de là , c'est ma route et j'arrive !!!!!) pour se faufiler entre camions , voitures et deux roues ..qd ce ne sont pas les piétons qui traversent sans regarder.....malgré tout je préfère regarder le paysage plutôt que la route ...je veux bien mourir mais je n'ai pas envie de me retrouver ds un hôpital indien !!!! nous arrivons au poste frontière déjà encombré de camions , de voitures , de deux roues , de troupeaux de vaches ....notre chauffeur est expérimenté et semble vouloir se faire pardonner son retard de ce matin .....et à 6h 55 à ma montre .....Nous passons la frontière ..youpiiiiiiiiii nous sommes en Andhra Pradesh .... Nous continuons à descendre .....et surprise !!!!!! La route est rapidement encombrée par d'énormes troupeaux de vaches ( indiennes avec des cornes ..à propos pourquoi les nôtres n'ont pas de corne ? Renseignement pris , on coupe ou on brûle les cornes de nos vaches pour les traire , les transporter ...alors que les vaches indiennes " sacrées " sont à l'état brut ....merci Google ...même en Inde il est là !!!!!) Donc d'immenses troupeaux ...entre cinquante et cent bêtes par troupeau , menées par des vachers au bâton d'or ...ça coure , ça galope mais ça obéit et ça se range ... Il y en a de plus en plus ..à tel point que je me demande si c'est la transhumance ? Non ce serait plutôt un marché ...mais autant de têtes de bétail ? Vont elles trouver ttes un acquéreur ? Et après il faut qu'elles remontent ? Étrange !!!!! Aux alentours de 10 h , nous arrivons à destination , Visakhapatnam où nous devons prendre notre avion à 15 h pour Chennai ....comme nous avons du temps nous allons faire un tour au pied du temple ....mais c'est un temple moderne sans grd intérêt pour les touristes ..il y a une espèce de dortoir pour les pèlerins et je vois plusieurs personnes dont le crâne rasé est recouvert par une sorte d'emplâtre d'argile ?? Puis en contre bas , un très beau jardin et un panneau sur la grille " centre de médecine ayurvedique ....connaissant un peu leur technique de soins , je me suis demandé si ce n'était pas des malades en traitement ...
Après un vol sans histoire , et sans peur ...j'adore prendre l'avion je m'y sens ds mon élément ...sans doute en rapport avec mon enfance où très jeunes , mon grand père nous emmenait faire un tour ds des jodels ou cesnas..... Re taxi qui nous attendait à la gare ...traversée de Chennai , ville inondée il y a moins d'un mois ...et le plus surprenant ...il n'y a pas de trace apparente ...et pourtant j'avais regardé le peu de reportages sur internet .....ils avaient de l'eau au moins jusqu'à la taille .... arrivée à mamallipuram , petite ville très touristique , au bord du golf du Bengale avec de très beaux temples .....et oh surprise ..la Guest house est en bordure de plage , notre chambre au rez de chaussée avec une petite terrasse donnant sur la plage ....le bonheur ..un rêve ...je remercie chaleureusement P pour cette bonne idée ..et je reconnais son organisation sans faille ... Tout est bien ds le meilleur des mondes .... En plus mamallipuram est une jolie petite ville avec des maisons très colorées ..ainsi les tas d'ordures sont plus acceptables ....ce qui m'étonne c'est que je finis par ne plus les voir !!!!!il ne faut pas s'arrêter à ça ...l'Inde c'est autre chose ...c'est une culture fabuleuse , une spiritualité présente à chaque instant , une histoire d'une richesse étonnante , des gens d'une gentillesse infinie .... Les échoppes ..il ne faut pas oublier de parler des échoppes ..au début je me demandais ce qu'on pouvait bien y trouver ..et en fin de compte , on y trouve l'essentiel ....c'est un super marché en réduction et cela fait vivre un nombre inouï de personnes ...car les indiens sont les rois des petits boulots ....j'ai même vu sur un marché un réparateur de transistor avec son fer à souder et son petit feu !!! Ce sont les rois de la réparation et de la récupération ...si seulement on pouvait prendre exemple sur eux ...
Nous étions à mamallipuram pour rencontrer un indien Diva que P avait connu lors de précédent voyage ....il y a 3 ans je crois ...Diva tenait le restaurant sur le toit de l'hôtel et avait pour projet d'avenir d'ouvrir un café philosophique où les gens pourraient se rencontrer , échanger , en dégustant qqes mets indiens.....qd j'ai rencontré P , il m'avait parlé de diva et des ses idées et m'avait fait part de son admiration pour cet indien hors du commun .... Diva appartient à la caste des intouchables , est extrêmement sympathique , a le regard malin , respire la joie de vivre , parle un français plus que correct quoiqu'un peu rapide avec un accent indien ...qqfois je dois le faire répéter ....mais quel bonheur après ts ces anglophones ....donc dîner d'arrivée avec Diva qui nous explique son projet , ou plutôt ses projets ...car en plus du café philo ( un peu plus ds le sud à tiruvanamalai où sa famille possédait du terrain ( il nous a expliqué que c'est une région où il y a bcp d'ashrams donc de personnes susceptibles d'être intéressés par son café ....ce terrain vendu lui a permis d'acheter son propre terrain ) P était étonné que des intouchables puissent être propriétaires .....il nous a expliqué qu'au moment de la partition de l'Inde , le gouvernement avait donné des terres , qui ensuite étaient restées ds les familles .. Diva nous a expliqué qu'il avait réfléchi à sa vie , qu'il s'était trompé de route et que désormais il écoutait la voie de son coeur ....depuis il est devenu végétarien , ne boit plus du tout d'alcool ....bien ...j'aime bcp cette démarche ...de plus il nous explique cela d'un ton tellement joyeux et tellement sincère qu'on ne peut que penser qu'il est sur le bon chemin ...et peut être emprunterai je même ....
Le lendemain visite du célèbre bas relief " la descente du Gange ou Bagiratha.s penance ..il y a au centre une fissure naturelle symbolisant le Gange descendu du ciel ..de part et d'autres d'extraordinaires sculptures racontant cette mythologie ...on y retrouve des créatures célestes ( Shiva ...) semi célestes , des ascèses , des animaux ....à droite de majestueux éléphants .....ce bas relief 27m par 9 m ) est la preuve de la dextérité des sculpteurs de cette époque ( VII ème siècle ) à droite une petite sculpture représentant des singes en train de s'épouiller... Ce bas relief est à la base d'un énorme rocher sur lequel noeud pouvons monter ...Ds un premier temps , m'étant retrouvée seule car n'ayant pas trouvé l'entrée de tout le monde où P m'attendait ( lui avait emprunté le raccourci par les rochers ) et ne mesurant pas l'ampleur du site , je fais donc un tour , visite un petit temple , prend qqes photos ...je décide de redescendre et d'attendre ....en vain ...Hôtel ..personne , retour...personne ...et en fin de compte ....drame .... j'ai eu la chance de retourner sur le site avec Diva qui m'a fait une visite guidée complète ....Nous sommes même monté en haut du phare pour avoir le panorama sur la ville et sur le site ...et c'est vrai que , vu d'en haut le rocher à la forme d'un éléphant ....alors il m'a dit " ne t'en fait pas tu as perdu P mais tu m'as trouvé moi .... Et j'ai eu le meilleur des guides ....de plus comme je crois à la réincarnation , nous avons pu parler de nos croyances .il m'a donné un éclairage supplémentaire sur la religion hindouiste que je ne connais pas bien mais que je découvre progressivement ....et j'ai fait une expérience extraordinairement ....dangereuse !!!! Pour rechercher P , Diva m'a emmené à travers la ville , sur ....son scooter ......j'ai cru ma dernière heure arrivée à chaque instant .....klakson bloqué , il slalomait à travers les voitures , les Tuk Turks, les bus et les deux roues ...en plus c'est une position très inconfortable ....je me demande comment font les indiennes installées à l'arrière en amazone et en tongs !!!!!!!! Qd il n'y a pas un enfant avec ..... L'après midi , explication , réconciliation ( enfin presque !!!!) et visite du superbe temple en bord de mer le " shore temple " dédié à Vishnu , auquel ont été rajouté deux sanctuaires dédiés à Shiva ...à l'intérieur un Vishnu allongé ( au moins taille humaine ) et un lingam poli à seize facettes .une merveille ...et tout autour une ceinture de " nandis " ( nandi est un taureau qui est , entre autre la monture de Shiva ) allongés ...tout cela ayant parfaitement résisté au temps ...fabuleux !!!!! Quel pays extraordinaire et tellement chargé d'histoire que tte une vie suffirait à peine à en faire le tour ..surtout en commençant à la retraite ...
Le Lendemain en route pour Thirukazhukundram ...pour la visite d'un temple en haut d'une colline que finalement nous n'avons pas grimpée pour cause de chaleur ...
Le soir était consacré à un dîner chez Diva , préparé par une amie à lui , cuisinière de son métier et qui doit reprendre du service à l'ouverture de sa paillote sur le toit de sa maison ...une femme d'une gentillesse et d'une générosité comme je n'en ai jamais vu , un coeur débordant d'amour pour les autres ...chaque fois que je la voyais , elle me décorait les cheveux avec des fleurs de jasmin tressées elle même ....un amour ds tous les sens du terme ... Elle nous avait préparé un curry de poisson , succulent ....en plus elle rit tout le temps ....Diva et elle se sont bien trouvés pour ouvrir leur restaurant sur le toit ....nous avons passé une partie de la soirée à discuter de la réincarnation , des 7 vies des Hindous .... et aussi , de l'amour à partager et à donner , de la nature à respecter ...bref des valeurs universelles et qui peuvent être appliquées par tous que l'on soit hindouiste catho ou autre ....
Quelles belles rencontres ...rien que pour cela je ne regrette pas tout ce voyage .... Demain départ pour pondicherry , ex comptoir français .... P a l'intention de prendre une journée sabbatique , lundi ..j'en profiterai pour visiter Pondicherry dont nous avons déjà fait le tour en arrivant ....merci P , demain je serai en terrain connu ....
Impressions 6 ème partie pondicherry 2, jours et dem
Donc dimanche , arrivée à Pondicherry en début d'après midi et premier contact avec l'ex comptoir français ...où l'influence française se fait encore sentir ...d'abord parce qu'une partie de, la population parle la langue de Molière ....
Une longue promenade de 3 kms en front de mer avec , encore qqes belles demeures....qqes rues en arrière , un canal presqu'asséché( un filet d'eau nauséabonde enrichi de détritus y coule encore ) sépare l'ex partie européenne de la ville tamoule. La différence se fait tout de suite sentir .....ds la partie européenne de belles demeures ...qqes unes encore luxueuses , balcons , grille en fer forgé , couleurs pimpantes .....un parc ombragé avec , au centre , un pavillon blanc ....Indiens et européens se retrouvent pour prendre le frais ......ça et là qqes maisons auraient besoin d'être restaurées mais les rues sont presque propres et silencieuses !!!!!une très belle église Notre dame des anges ....avec un chemin de croix de tte beauté ....j'ai d'ailleurs photographié ttes les stations une par une .... En face l'hôpital St Joseph ...encore l'influence francaise et catholique .....les rues , ombragées par de beaux arbres qui amènent un peu de fraîcheur , sont un peu moins défoncées qu'ailleurs ...ds les villes indiennes il est impossible de marcher le nez en l'air car on risque de tomber ds un trou à chaque instant ..... Des plaques bleues ( comme à Paris ) avec des noms français ....rue Dumas , rue du bazar s'y Laurent , rue de la marine .....rappellent elles aussi , qu'il n'y a pas si longtemps , les français étaient encore là ( 1956 à peine soixante ans ) ...devant le palais du lieutenant gouverneur ( ancienne demeure du gouverneur de l'époque Francois Dupleix 1742 - 1754 ) , des policiers , tout de blanc vêtu , ont conservé le képi rouge ....ils ont d'ailleurs fière allure ds leur beaux uniformes ...ne passe pas qui veut et j'ai du expliqué que je voulais simplement prendre des photos ..... Sur le front de mer , à l'heure du déjeuner des familles indiennes pique niquent sur le trottoir d'en face , ombragé et les mères donnent la becquée à leur progéniture , pourtant déjà un peu grande !!!!!! Il n'est sans doute pas évident vers 5 6 ans de faire des boulettes avec la main droite seule et une assiette en équilibre !!!!! Hier soir nous avons dîner ds un restaurant indien , nous avons mangé des "dosais " sorte de crêpes ( les sœurs de nos crêpes bretonnes ) fourrées de diverses choses , servies avec deux ou trois sauces ...eh bien j'ai mis ma main gauche sous la table ( j'avais commencé à m'en servir car manger une crêpe avec une cuillère relève de la prestidigitation !!!et une indienne à la table d'à côté m'a foudroyé du regard ...je voudrais bien la voir en France avec des couverts à poissons !!!!) et j'ai mangé ma crêpe avec les doigts et je m'en suis fort bien sortie ...et j'y ai pris bcp de plaisir !!!!!
En passant devant un centre qui s'occupe d'enfants en difficultés , un jeune indien en est sorti pour me faire visiter le centre ....une gdre salle avec qqes tables où étaient assises des femmes qui attendaient ??? Il m'a expliqué qu'il n'était pas question d'argent mais de fournir stylos et cahiers aux enfants pauvres ....tout de suite je lui ai proposé d'aller en acheter ....mais comme je voulais continuer ma route vers le quartier des pêcheurs ....il m'a dit que cela pouvait attendre et m'a accompagné ...en m'expliquant qu'il n'y avait pas seulement des pêcheurs mais aussi des artisans ( menuisiers , ...) et aussi bcp d'étrangers ( français , anglais , , , , ) il m'a montré des temples , non ouverts à cette heure ci puis tout en marchant , nous sommes arrivés chez lui ....une maison plutôt spacieuse , à étages avec , ds le séjour , un canapé et une télévision devant laquelle sa mère était installée ....( peut être regardait elle " les feux de l'amour façon Bollywood ?!?!? ) . Après nous nous être saluées , elle a disparu ds la cuisine et est revenue avec une assiette de riz , de légumes et de viande , une cuillère et je n'ai pas eu le choix ...obtempérer et me régaler tout en la remerciant ...mais elle avait l'air de trouver cela normal !!!! Il m'a été expliqué qu'il ne fallait pas dire merci , car rendre service était considéré comme un devoir ( duty ) ....Quelle hospitalité et quelle générosité ...son fils Jagan a partagé mon repas , sa mère ayant déjà déjeuné ....puis tout fier , il m'a montré les cartes reçues de ses différentes rencontres et amis français , italiens et autres ..il faut signaler que ce jeune homme de trente ans m'a expliqué qu'il était allé à l'école de l'alliance francaise ( il parlait un français plus que correct )...il regardait TV 5 monde en français et qd il ne comprenait pas un mot il l'écrivait sur le mur à côté de la télé pour en avoir une explication ultérieure ...je me suis fait un plaisir de lui donner le sens d'un certain nombre de mots à son grd contentement ...un détail ...il parlait le tamoul , le français , l'anglais , l'espagnol et un peu l'hindi et l'italien .....j'étais stupéfaite de voir avec quelle facilité un jeune homme travaillant ds un restaurant , avait réussi à apprendre 4 langues et à les parler presque couramment ...puis nous avons pris des photos avec sa maman et je leur ai promis de leur envoyer , sitôt rentrée à Paris .... Nous sommes monté sur la terrasse agréablement ombragée par un manguier car il voulait fumer une cigarette ( en Inde , les cigarettes s'achètent à l'unité , par trois ou par dix ...et il y a les mêmes inscriptions " qui font peur " que chez nous...mais il n'y a pas de "pousse à la consommation "....comme pour les médicaments ....j'ai acheté des vitamines ...le pharmacien a sorti une grosse boîte , difficile à caser ds une valise déjà bourrée mais ...ouf , il m'en a sorti une plaquette de dix ...bravo !!!! ) Nous sommes repartis visiter la fabrique de papier de sri aurobindo, ..j'ai eu droit à une visite en règle ..j'ai vu comment le papier était trempé ds différentes bains ds lesquels on ajoutait des traces de peinture en suspension et qui donnaient ces impressions " cachemire " tellement jolies .... Il y avait un autre frère à la maison et le troisième était parti travailler en Indonésie . Je pense que cette famille appartenait à la nouvelle classe moyenne indienne ... Puis je voulais visiter l'ashram de Sri Aurobindo ....en chemin il a rencontré une jeune et jolie allemande qu'il m'a présenté et devant le peu d'enthousiasme à l'idée de l'accompagner ds la soirée , boire de la bière , il a changé son fusil d'épaule et a pensé qu'avec l'allemande , il avait plus de chance de s'encanailler !!!! En plus je récupérais ma liberté , ce qui n'était pas pour me déplaire .... Au centre de la cour ombragée et très fleurie de l'ashram se trouve le mémorial de Sri Aurobindo et de la mère ....sur la surface , deux compositions de fleurs fraîches changées , je pense , tous les jours ...les gens défilent de façon ininterrompue et certains se recueillent avec une grde ferveur ... Puis je suis aller traîner ds la ville indienne ( tamoule ) à la recherche de Pashminas ...non trouvés sauf ds une boutique près de la cathédrale mais à des prix prohibitifs .....sans doute m'ont t'ils prise pour une américaine !!!! La cathédrale ...assez étonnante blanche et rouge comme un gâteau à la crème !!! Mais assez jolie , de beaux vitraux colorés reflétaient le soleil et tte l'église était illuminée ....à la sortie deux nantais avec leur guide ....nous avons un peu parlé ..le guide tamoul m'a expliqué qu'il faisait partie d'une fondation qui voulait ouvrir un centre de médecine ayurvedique , accessible à tous......des indiens les plus modestes aux étrangers , qui désiraient s'y faire soigner ...je suis un peu renseignée et ce genre de médecine qui considère l'homme ds son ensemble n'est pas pour me déplaire , bien au contraire !!!!!j'ai même vu sur le front de mer un centre d'homeopathie hollistique de ......sri aurobindo ...décidément , même mort il occupe une sacrée place .....( en face de l'ashram il y a même une poste Sri Aurobindo !!!!) Le soir une fête " alcoolisée " à la bière était prévue avec le groupe et j'ai été aussitôt conviée , invitation déclinée car il était plus de 5 h et je marchais depuis 11 h ..la fatigue commençait à se faire sentir ..et puis partir en goguette avec un groupe de nantais .....pourquoi pas mais j'ai préféré mes rencontres indiennes plus riches ... De retour à la guest house je les ai vu passer ds leur minicar ...ils m'ont klaksonné pour me joindre à eux mais mon courage déclinait de minute en minute ...et je n'avais qu'une hâte ....rentrer m'allonger sur la terrasse si agréable et rythmée par les appels à la prière car nous logeons ds un quartier musulman .....et ça ne me déplaît pas... Le matin réveillée à 7 h , je suis montée sur la terrasse et , allongée sur une chaise longue , j'ai entendu s'élever ds le silence , des chants d'église ...insolite et magique ....j'aime ces multitudes de confessions qui semblent cohabiter sans aucune difficulté .....certains pays pourraient bien en prendre exemple .... Épuisée mais ravie , je suis rentrée profiter de la jolie terrasse sur le toit de la guest house .....
Hier en arrivant , nous avons visité le marché couvert ..immense marché par lequel doit transiter une partie de la nourriture de la ville ....la partie légumes avec tjs autant de variétés ......qui se mêlent en une symphonie de formes et de couleurs comme seule la nature en a le secret ....les fruits nombreux et aussi variés , la zone de la pêche avec poisons , crustacés , crevettes .....plus ou moins préparés ..dommage que personne n'ait eu l'idée d'un endroit de cuisson et de dégustation sur place .....puis les poulets enfermés ds des cages ...il faut espérer qu'ils auront eu le loisir de courir avant leur séquestration .... Puis la zone textile avec encore , comme partout en Inde cette multitude de coloris qui , jamais , ne se heurtent .....puis des stands d'objets utilitaires en plastique tjs colorés ( la couleur occupe une grde place en Inde à tous les niveaux et cela m'enchante.....) , puis les ustensiles de cuisine , puis les pigments joliment colorés (encore !!!!) dont on retrouve les couleurs sur les murs des maisons et aussi , sur les dessins devant les pas de porte ....j'ai même vu un stand de boîtes " Tupperware " avec des couleurs bien plus vives et éclatantes que celle que nous trouvons en France ...serait ce une fabrication spéciale indienne ?!?!?!
Aujourd'hui , dernier jour à Pondicherry......ce matin nous prenons un petit déjeuner mi français mi anglais sur une terrasse à mi étage ...plusieurs françaises en transit sont installées et discutent .....d'éventuelles missions humanitaires , de circuits à travers le tamil nadu ....l'une d'elle parle de cavalaire où elle a vécu 30 ans ...mon attention est attirée par ce nom familier ..et je lui dis que je connais , car mon ex mari y est médecin ....exclamation qd je lui donne son nom ..elle le connaît très bien ainsi que mes enfants , car son mari est musicien et animait le remariage de Patrick !!!!!! Comme la vie nous réserve d'agréables surprises !!!! Décidément j'aurais fait des rencontres étonnantes au cours de ce voyage ..... Nous sommes retournés nous balader en ville , au marché et avons déjeuné sur le front de mer ....la vie passe paisiblement ds cette partie de la ville où le temps semble resté en suspens ......
Ce soir , car de nuit et départ pour Madurai et son pongal festival .....
Envoyé de mImpressions 7 ème partie Madurai Nous avons quittés Pondicherry ...pour moi un peu à regret pour plusieurs raisons 1 c'est une ville où bcp de monde parle encore français et où il est facile de se repérer 2 la partie francaise de cette ville n'est pas très représentative de l'Inde ... Elle est moins sale . Le front de mer est plus calme , plus élégant ...j'ai même trouvé le 1er vrai glacier de ce pays ....( il existe un autre petit coin de France à deux pas , ds une boulangerie pâtisserie française située ds le quartier tamoule....où nous avons dégusté une ...tarte au citron ...délicieuse ....) c'est un détail mais qui peut avoir son importance qd on se trouve si loin des siens et isolée affectivement ...le blues peut vous guetter et alors un petit rien suffit à vous faire retrouver le moral ....une plaque bleue , un sourire , un signe de la main comme une reconnaissance ...(et en cela , les indiens n'en dont pas avare ), des français sympas avec qui on peut échanger à la sortie d'une église ...... Moins bruyante aussi ...il y a moins de circulation donc moins de klaksons ...moins dangereuse ....je dois dire que risquer sa vie à chaque instant en traversant la rue est un petit jeu qui devient vite épuisant et excédant ..... 3 j'ai rencontré au moment de notre départ des gens que j'aurais aimé connaître plus longtemps......peut être certain(e) s çroiseront ils à nouveau ma route ????
Donc car de nuit pour arriver à madurai à 4 h du mat ....dur dur dur la vie de routarde ... Découverte de la ville le matin après avoir peu dormi ......
Découverte un peu vasouillarde. à cause du manque de sommeil ... Ville indienne habituelle .....opposition entre le modernisme galopant ....ses pubs , ses enseignes , ses néons , ses deux roues innombrables et leurs klaksons incessants et le reste .....les trottoirs défoncés , le bruit , les détritus , les caniveaux qui n'en sont pas .....les rabatteurs qui vous harcèlent pour vous emmener ds leur magasin , les marchands ambulants de cartes postales ( eh oui il est interdit de photographier ds le temple ) de colliers , de bracelets et autres pacotilles .... Bref le piège à touristes en bonne et due forme ... Mais on lève les yeux et on croise un regard bienveillant ...des enfants se retournent en agitant la main et font " hi " et sourient ...d'autres encore veulent se faire prendre en photos avec ou sans vous ...c'est pour le souvenir ....d'autres vous disent " welcome " en vous croisant , d'autres demandent " where Country do you come from'?" Et qd on répond " France " ils y ont très souvent un cousin ou ami ou y ont vécu eux mêmes ..à Lyon , Marseille ...ce matin un rabatteur m'a dit avoir vécu 2 ans à Cergy pontoise ...mais la vie est chère et les gens peu souriants ...on peut difficilement le contredire ...
Nous avons visité le temple " le Minakshi temple " ....interdiction de prendre des photos ...car c'est un temple en activité ...consacré à Minakshi (déesse aux yeux de poisson ) avatar de Parvati , femme de Shiva ....il est rare qu'un temple soit consacré à une déesse ...il y a deux sanctuaires , un pour chaque dieux et les hindous viennent s'y marier ou s'y purifier ...c'est un des lieux saints les plus fréquentés .... Il y a 4 " gopurams " ou portes à chaque points cardinaux d'une hauteur de plus de 50 m , avec une base en granit et décorés de personnages divers ( divinités , monstres , personnages de la mythologie ..) en stuc multicolore ...tous les soirs Shiva sous la forme de Dundareshvara est transporté d'un sanctuaire à un autre où se trouve son lit .....au centre le bassin aux lotus ...en fait il n'y en a qu'un ...des galeries ...des colonnes décorées de poissons , emblème de son épouse ....et ça et là des " lingams" , " des Ganesh " et de nombreux pèlerins venus se recueillir et se purifier ... Sans doute un peu comme nous , qd nous allons en pèlerinage à Chartres ou à Vezelay ou ds d'autres lieux saints ....... Je trouve que ttes les religions ont ceci en commun : aider les humains ( du moins les croyants ) à mieux vivre notre vie terrestre et espérer une vie future meilleure ...peu importe que l'on prie Jésus . Mahomet , Shiva , vichnu , Ganesh ......le " Div" comme me disait Diva , est le même au bout du compte et en cela , je suis bien d'accord avec lui.. On ne peut pas venir en Inde sans parler des échoppes ....il y en a partout ...ds les villes , sur les trottoirs , le long des routes de façon presqu' ininterrompue ... il y a les échoppes qui vendent de tout ...de l'eau " pani bottle " ( maintenant " tani bottle "tamil Nadu oblige !!!!) , des sodas , des fruits , des gâteaux secs , des sachets de shampoing , de lessive , des savons , des bonbons pour les enfants ...tout cela est suspendu comme autant de guirlandes multicolores..... il y a les échoppes qui vendent de la nourriture ...des beignets de toutes sortes ........la plupart du temps samossas , pomme de terre , beignets sucrés .... il y a les échoppes qui servent du chail , ce thé noir épicé ( en principe ! ) au lait très sucré , du café ( en fait un café au lait aussi sucré mais pas mauvais ) ...sur la planche qui sert de devanture , de nombreux bocaux remplis de gâteaux secs , qqfois à la crème... et aussi , des vendeurs de jus de canne à sucre pressé frais (???) Deux roues avec une manivelle qui actionne deux cylindres entre lesquelles sont écrasées les cannes ... Bref des tas de petits boulots qui emploient et font vivre une bonne partie de la population .... Bcp de gens vont pieds nus ....ils n'ont pas l'air d'avoir de difficultés pour se déplacer au milieu des cailloux , des gravats et des détritus ....j'ose à peine imaginer l'épaisseur de leur couche cornée plantaire s'ils se déplacent ainsi depuis l'enfance ..... Autre source d'étonnement ...l'habillement des hommes ....les plus âgés portent des "dhotis " sorte de tissu replié...... Les hommes d'âge moyen ou même les plus jeunes le portent long et souvent je les vois le replier comme si c'était gênant !!!! Hier nous avons pris un car pour aller à Rameshwara , île reliée au continent par un pont qui ressemble à celui de l'île de ré....sur cette île , que je pensais idyllique ( ds mes fantasmes ) se trouve un temple le Ramanathaswamy temple que l'on repère de loin grâce à sa couleur ....jaune vif !!!!temple consacré à Shiva , abrite un lingam de légende ( lingam installé par rama héros du ramayana) C'est un important lieu de pèlerinage ...c'est l'un des quatre lieus de pèlerinage les plus importants de l'Inde ..on appelle " Rameshwara , la Varanasi du sud ..... De très beaux et très longs corridors , l'un fait un km avec ses 500 colonnes richement sculptées .....des gardiens !!!! ( Tous un peu ventripotents !!!) garnissent les sommets des colonnes . Le tout est peint en jaune et les sculptures ainsi que les rosaces du plafond sont , elles , peintes de couleurs vives ....c'est un ensemble impressionnant ... Le temple possède 36 puits dont 22 à l'intérieur .....les pèlerins passent successivement d'un puit à l'autre et se font arroser donc bénir 22 fois... Cela correspond à une purification et Le dernier serait un puit avec de l'eau du Gange et une bénédiction spéciale de Shiva ....certains repartaient avec des bouteilles remplies d'eau ....cela n'est pas sans me rappeler nos pèlerinages , Lourdes peut être ... Même dévotion , même ferveur même si la croyance est différente .... Voilà nous étions ravis d'avoir assister à cette cérémonie ...nous les avons suivis presque tout du long et j'avoue que cette ferveur m'a laissé un peu pantoise .... En Inde il y aurait bcp d'ondes positives ...sans doute grâce à la croyance immense de tte cette population qui pourtant , a souvent bien des difficultés pour assurer leur survie ou même leur vie tout simplement ... Il était question que nous passions la nuit ds un hôtel réservé au bord de la plage ....j'étais ravie ......mais ....changement de programme ...nous avons repris le car pour Madurai .....dommage ......
Impressions Inde 8 ème partie Madurai
Aujourd'hui nous sommes le 16 janvier et c'est le 2eme jour du festival Pongal, autrement dit la fête des moissons ...il dure 4 jours ....et est très fêté ds le sud du pays , le tamil nadu ..... depuis notre arrivée à l'aéroport c.-à-d. Il y a deux jours , nous voyons le long des routes , des cannes à sucre coupées et mises à la disposition de ceux qui en ont besoin ..j'ai vu une grd mère repartir en traînant sa canne ( à sucre !!!) derrière elle , il y en a qui les ramène en équilibre sur leur mobylette ....bref chacun se débrouille comme il peut mais fêtera Pongal selon la tradition .... Le premier jour , les indiens ( je dis indiens et non pas hindous car c'est une fête païenne même si souvent des cérémonies au temple sont étroitement mêlées ) commencent par décorer le seuil de leur maison avec toutes sortes de rosaces qui pour eux ont une signification ....le contour est dessiné avec de la farine de riz puis le plus souvent l'intérieur du dessin est complété avec des pigments aux couleurs éclatantes ....le résultat vaut le coup d'œil, ...ils rivalisent d'imagination et de talent pour faire éclater leur joie de vivre jusque sur le seuil de leur maison .....déjà , pour le jour de l'an nous avions assisté à l'explosion de ces dessins colorés ...le soir du 31 , nous étions allés nous promener ds le village voisin de chez Leon , nous avions aperçu les artistes à l'œuvre en pleine nuit à la lueur de leur lumière de seuil, , accroupi et dessinant pour que la surprise soit totale au réveil du village .... Aujourd'hui nous devons aller fêter Pongal ds un village à une vingtaine de kms de Madurai .....le deuxième jour traditionnellement Pongal se fête en cuisinant ds un nouveau pot en terre , un mélange de riz , de lait , de sucre de la canne et d'épices comme du curcuma et du gingembre ....c'est délicieux c'est distribué à tout le monde et j'en même vu distribué devant le temple et pas seulement en offrande aux dieux ....
Nous sommes partis ds un car un peu brinquebalant !!!! Alors avec en plus , les routes défoncées , les dos d'ânes , leur façon de conduire à coups de klaksons et de coups de frein brusques , les deux roues qui se faufilent et leur piquent la priorité , une gastro déclarée cette nuit et pas bien consolidée ( plus un moral un peu hésitant ...) le voyage a été un peu difficile ...mais bon c'était ça ou rester au fond de mon lit ...et je ne suis pas venue si loin pour rester au lit ....il faut noter que c'était organisé par l'office du tourisme donc ils devaient toucher une compensation ...eh bien nous avons été reçu comme des rois , un collier de fleurs à la descente du car ( œillets d'Inde jaunes , jasmin et autres fleurs rouges dont je ne connais pas le nom ...) on nous a oint le front avec de la poudre rouge , puis de le jaune d'or ...ensuite petite cérémonie d'accueil avec discours en anglais ( avec l'accent tamoul en plus !!!!!) et nous nous sommes dirigés vers la placette où les villageois s'étaient exprimés en dessinant de superbes rosaces comme on en avait déjà vu à plusieurs reprises .... Puis nous sommes rentrés ds une enceinte au fond de laquelle il y avait le temple et une salle " des fêtes " .. De chaque côté il y avait divers stands où ils avaient exposés leurs divers talents artisanaux ....peintures , travaux sur cuir (silhouettes découpées et peintes ...très joli mais un peu cher!!!! ....) , éléphants peints et dessinés sur de la toile , une association de femmes de Madurai pour la " Green earth " etc ......Puis un spectacle de danses traditionnels ...deux femmes vêtues de saris oranges , des grelots aux mains et aux chevilles , des hommes montés sur des échasses ...deux étant caparaçonnés de maquettes de chevaux de couleurs vives , un troisième en pantalon rouge , grimé et monté sur d'immenses échasses qui ressemblait à un gamin grandi trop vite , puis un dernier en culottes courtes et bouffantes et qui dansait avec un pot sur la tête .....je sais qu'il s'agit d'une danse traditionnelle tamoule ....des touristes ont été invités à se joindre à eux ..puis des jeux ...dont un consistait à taper sur un pot en terre suspendu et à le casser avec un bâton ...les yeux bandés évidemment !!!!!! Puis visite du temple ....de très belles statues en bois peintes ds le " vestibule " (????) aux colonnes rouges et blanches ...et la cérémonie d'offrandes et de prières par le braman qui nous a ensuite symboliquement enduit le front avec de la farine de riz ... Ensuite un repas était prévu ...servi ds la salle des fêtes sur des feuilles de bananier ...un peu de riz au lait sucré tradition de Pongal nous avait déjà était servi en apéro !!! Cette fois ci , deux variétés de riz cuisinés avec différentes épices ...une purée de légumes (????) un morceau de canne à sucre qu'il faut croquer pour en extraire le jus ( je préfère qd ce sont les machines qui font le travail ...) , un morceau de qqchose qui ressemblait à du radis noir , et deux beignets de pomme de terre ( ?????) voilà un vrai gueuleton partagés entre villageois et touristes ... Et aussi ...ce qui me fait le plus craquer en Inde ? ....les enfants ...qui viennent spontanément vers vous .....where do you come from ? What Is your name? Ils sont souriants , charmants , attendrissants , communiquent facilement , vous font des signes amicaux , serrent la main car ils savent que c'est notre façon de dire bonjour et au revoir ....les enfants à eux seuls valent largement le voyage ..... Puis retour à Madurai ds l'autocar " tape cul " ...il ne faut pas avoir des pbs de cervicales pour voyager en Inde car la conduite , la vétusté de la plupart des véhicules et les dos d'âne ( triples à certains endroits ) se chargent de vous les arranger !!!! Ou alors voyager avec son kiné !!!! Et le soir à la tombée de la nuit , petit tour autour du temple et son activité nocturne , ses pèlerins ( des hommes facilement reconnaissables à leur dhoti noir , leur colliers de perles et leurs médailles , bien évidemment pieds nus ) , ses marchands ambulants ...vendeurs de cartes postales ( ils ont le beau rôle étant donné qu'il est interdit de photographier ds le temple ) et de plans de la ville , petite grd mère qui vend ses barrettes de couleurs , les marchands de ceintures , de crécelles , de barbes à papa (enfermée ds de petits sachets ) , vendeuse de bracelets de pied avec grelots ( avec ça on ressemble à une bohémienne mais c'est vrai que les gitans viennent d'Inde ...) , gamins et gamines qui proposent des colliers .....plus toutes les boutiques de " bondieuseries indiennes " !!!! : portraits de Ganesh ( c'est le numéro un au hit parade ...) en couleurs et ds ttes les tailles , lampes à huile de ttes formes , boutiques de saris , de tissus qui permet de se rhabiller pour peu cher et en qqes heures .....( ds un temple désaffecté , il y a des marchands de tissu et des couturiers et , en une heure ou deux , ils sont capables de vous faire le pantalon ou la tunique de vos rêves sur mesure et pour un prix défiant toute concurrence ....) Bref une activité qui se ralentit la nuit peut être et jusque vers 10 h du matin mais qui ne semble jamais être totalement arrêtée .... Le lendemain matin , troisième jour du festival , fête des bovins , des vachers et des bergers ...à cette occasion les cornes des vaches sont peintes et j'en ai même vu avec des couronnes de fleurs autour du cou !!!normalement des lâchers de buffles ont lieu ds les villages ( les vachers doivent aller chercher un petit sac de pièces entre les cornes de la vache et ....sans les bras !!!!! ) mais cette année , le gouvernement les a interdit .... Nous partons à la recherche d'un petit déjeuner ...et au détour d'une rue , une animation inhabituelle pour cette heure ci ....en remontant la rue ...un cortège ....avec des femmes , des enfants un pot sur la tête ( comme le danseur du village ) ...bref des gens qui fêtent ...sans doute ....Pongal ...à leur façon ...car il n'y a pas de bétail !!!! Entraînés par cette effervescence , nous remontons le cortège et y sommes d'autorité intégrés .... On nous offre à boire un lait rose parfumé ...une femme me prend par les épaules et m'entraîne avec elle en souriant et en scandant des " onomatopées " qui , pour elle doivent signifier qqchose mais pour moi ???? Nous finissons par arriver à un temple où nous assistons à la cérémonie des offrandes au dieu Shiva ....une vieille femme est assise à l'entrée du temple , fait frire des galettes et nous en offre une ...nous restons encore un petit moment ....des tables et chaises sont installées , nous les laissons à leurs agapes et partons discrètement , heureux d'avoir pu partager ce moment de fête avec eux ... Voilà comment sont les indiens ...tjs prêts à partager .... Le soir , à la recherche d'un restaurant , nous repassons devant l'endroit de la fête ...cette fois ci , il y avait un spectacle avec chanteurs du cru ......un Luis Mariano indien ....des jeunes filles qui avaient repris des succès étrangers pour les mettre au goût indien ......cela nous a amusé et du coup l'ambiance était meilleure ....
Demain départ pour le Sri Lanka ..une nouvelle aventure ...
Nous sommes le 2 janvier et cela fait maintenant 8 jours que j'ai pris contact avec ce pays pour le moins surprenant ..... Ce ne fut pas un coup de foudre ni une attirance mais pas non plus une répulsion comme certains m'en avaient avertie ... Le premier contact avec Calcutta fut aride , abrupt , brutal même ...tte cette misère , ce bruit , cette foule , cette crasse , ces ordures qui envahissent les rues , ces klaksons permanents et stridents , toute cette cacophonie même , vous agressent en premier lieu ...
Puis il faut se mettre en retrait , observer , ne plus se laisser envahir , ne pas porter de jugement , ne pas essayer de comparer avec ce que l'on connaît ... Il faut se laisser porter , imprégner , voire même séduire si toutefois ce terme peut s'appliquer à une ville comme Calcutta ...
Et là , on découvre la gentillesse qui irradie sur les visages , ..on se sent accueilli , accepté , souvent ils viennent vers vous pour aider si on semble égaré ou désemparé ...je pense qu'ils sont fiers que nous , touristes étrangers venions de si loin visiter leur pays ...ils semblent flattés de l'intérêt porté à leur culture ....ils semblent curieux de connaître le pays d'où nous venons et nous sommes souvent sollicités pour poser avec eux .....car ils ont des portables !!!!! L'opposition entre le modernisme galopant et l'absence du minimum vital observé chez ceux qui dorment ds la rue , ds leur charrette ou autres endroits plus surprenants les uns que les autres est terrible ...
Il faut maintenant parler de la foule , compacte , si dense à certains endroits qu'il est difficile de se frayer un chemin ...la jawaharlal nehru road , qui longe le parc maidan est une rue ayant un côté couvert par des sortes d'arcades où les magasins se succèdent les uns aux autres ....nous sommes tous , nous les étrangers des clients potentiels , riches évidemment , qui sommes là pour acheter ...il est impossible de regarder ou de sembler s'intéresser à quoique ce soit sans être cerner par une nuée de rabatteurs qui veulent vous entraîner vers leur échoppe qui est la meilleure puisque c'est elle qui pratique les meilleursprix ...c'est tout simplement insupportable et on se croirait ds les souks du Maghreb ou pire ceux de Turquie ..
Il faut parler aussi des rues qui ressemblent à un dépotoir ......comme ds toute l'Inde les poubelles sont inexistantes et ts les détritus biodégradables , sacs en papier , canettes , ....jonchent les rues , les trottoirs les caniveaux et il est difficile d'avancer en les évitant ...mais bon ce qui est triste c'est que nous finissons par nous y habituer ...non pas ne plus les voir mais les ignorer ....that's India nous a dit un jour une indienne rencontrée au cours d'une visite de temple et qui nous avait gentiment offert des que l'on trempe ds une coupelle pleine de sauce ...qd j'ai eu terminée je cherchais des yeux qqchose qui ressemblât à une poubelle ...elle me l'a pris des mains et l'a lancé derrière elle en disant " that's India "!!!!!!! Une exception toutefois ...les gares ....ont des poubelles et personne ne songerait à y jeter un papier par terre ...ils sont donc capables d'un peu de discipline ....pourquoi ne pas prolonger cette expérience à un plus grand domaine ????? Il faut parler du bruit permanent , strident qd il s'agit des klaksons , à tel point que souvent on regrette de ne pas avoir de boules quies !!!!!
On ne peut aborder Calcutta sans parler de la misère ....contrairement à la saleté des rues les indiens sont très propres ...les points d'eau sont pris d'assaut pour se laver , pour laver le linge , souvent un change , pas plus que cela ...mais la propreté est le mot d'ordre ....malgré tout , à plusieurs reprises , j'ai été frappé par le manque d'intimité qui leur tient lieu de salle de bain ....mon coeur s'est serré à la vue d'une femme qui , yeux baissés , comme si cela la rendait invisible , se contorsionnait pour se laver sans perdre sa dignité , cela au bord d'un trottoir entre des piétons indifférents et le flot continu des voitures ....
Près de l'hôtel de la rue sudder, à deux pas du parc Maidan qui ressemble désormais à un champ de détritus , je me suis faite une " copine de trottoir " , jeune encore , les dents de devant manquantes, elle demandait qqes roupies en échange d'une décoration des mains au henné ....le dernier jour , après m'être perdue en plein Calcutta , désemparée et désespérée je me suis assise sur le bord du trottoir , ne pouvant retenir mes larmes , moi pauvre petite fille riche avec mes pbs existentiels ...et c'est elle qui , oubliant ses propres conditions de survie , m'a consolée ....j'avais presque honte de me laisser aller ....c'est moi qui aurait du la consoler de son existence misérable dont elle n'avait aucune chance de se sortir .....le monde est ainsi fait...les riches se plaignent d'un rien et les pauvres subissent leur sort stoïquement sans se plaindre ....
Le pire me semble t'il , ce sont les mendiants .....comment résister et pourtant nous n'avons pas le choix car si l'on donne à un , de nombreux autres surgissent de nulle part et de partout , car l'étranger est la proie idéale guettée et .....aussitôt harcelée ....ce qui est le plus dur c'est devoir leur refuser car qqes roupies cela représente tellement pour eux et tellement peu pour nous ...
il reste encore qqes beaux monuments datant de l'époque où les anglais étaient les " rois " .. St John ´S Church entouré de son beau parc , , le Victoria mémorial , au bout du parc Maidan , la St paul's cathedral, et aussi park street cemetery qui fut le cimetière européen et qui garde le souvenir de tant de familles décimées ..par la guerre ....preuve les nombreuses tombes de jeunes soldats ...., par la maladie , le climat et les épidémies responsables d'une mortalité infantile importante ....preuve les nombreuses tombes d'enfants morts en bas âge.....
On ne peut quitter Calcutta sans parler de ses moyens de transport ....le métro et sa ligne unique d'une propreté qui peut faire honte à notre Metro parisien ....
Les bus que l'on prend au vol qd on a la chance d'en voir passer un où il reste encore qqes places ...et le tramway anti diluvien ( 1905 ) mais tjs d'actualité et incontournable !!!!!
J'ai quitté Calcutta pensant " une fois cela suffit " ....
Et en y repensant je me dis que j'ai encore tant de choses à voir ....la maison de mère teresa , revoir mes copines de trottoirs qui seront tjs au même endroit et que j'aurai plaisir à retrouver ....essayer de trouver enfin des tenues adéquates que je n'ai pas réussi à dénicher en trois jours et ..peut être une excursion aux sunderbans afin d'apercevoir peut être un ..tigre royal .....
Impressions 2ème partie Bubaneshwar
Pour quitter Calcutta et rejoindre bhubaneswar , la ville à la multitude de temples , nous avons pris un train de nuit , couchettes avec draps , couvertures et oreillers ...rien à dire ....un confort digne des couchettes françaises ...le bruit en plus !!!!! Des vendeurs ne cessent de passer et repasser pour vendre des biscuits , des plats tout préparés (biryanij )du Chail , des " pani bottle " ceci en un ballet incessant .....bon on ne risque pas de mourir de faim ou de soif , c'est déjà ça !!!'!!
Le train arrivant tôt et la date de réservation de la chambre d'hôtel étant erronée , il a fallu trouver un autre hôtel et attendre que la chambre soit prête ....
Nous nous sommes installés en attendant devant un petit kiosque pour " petit déjeuner " de Chail et de biscuits ....qqes indiens et indiennes faisaient de même sans doute une habitude matinale de se retrouver et de discuter de tout et de rien ....comme en France au comptoir des bistrots ....rapidement les trois indiennes présentes se sont enhardies et sont venues nous entourer pour essayer de communiquer ...de quel pays venons nous ....puis les portables dégainés , des photos ont été prises, nom et tel échangés , l'une d'elle m'a demandé si j'étais sur "WhatsApp " ??!?!?? ma stupéfaction fut à son comble en apprenant que ce moyen de communication était connu d'une indienne du bout du monde et ignorée d'une parisienne " sensée être au courant des dernières trouvailles de la technologie !!!!!! Well, cela grignote peu à peu mon ego encore trop développé à mon goût ....
Puis une nouvelle venue , Betty , jeune et jolie , s'est joint à notre groupe ...elle semblait en admiration devant moi !!!! Là mon ego s'est un peu regonflé, dommage !!!!!!ma peau blanche et les cheveux bouclés et décolorés semblaient la subjuguer !!!! Et dire que nous , occidentales faisons des efforts inouïs pour acquérir un teint caramel au détriment de notre santé et que les indiennes rêvent d'avoir la blancheur de notre peau .....mais pour les cheveux elles ne se font pas encore décolorer comme les japonaises ...j'ai eu l'occasion de visiter le Japon il y a qqes mois , ...et à ma gdre surprise les japonaise brunes font désormais partie de la légende .......elles sont rouquines , châtain plus ou moins foncé voire blondes ...étonnant ....
Chambre rejointe , et organisation mise au point par mon compagnon de voyage ( organisateur hors pair il faut le reconnaître ...lui , qui m'avait demandé un jour si je pouvais oublier mon ancien métier , n'a heureusement pas oublié le sien !!!!!)
nous avons démarré notre première journée ds l'Odisha par la visite d'un temple mythique ´le temple du soleil" à konarak dédié au dieu du soleil Surya et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ......
Une des merveille architecturale .de l'Inde .....
imaginez un immense charriot " emprunté par le dieu Surya tous les jours pour traverser le ciel de l'aube jusqu'au crépuscule " ( ça c'est la mythologie !!!!) douze paires de roues sculptées ( les douze mois de l'année ) et sur les rayons diverses scènes dont de nombreuses érotiques .....
un toit à trois gradins et à chaque niveau des sculptures ...cette partie centrale du charriot était un lieu d'assemblée ....
Trois statues du dieu Surya grandeur nature , situées de façon à ce qu'elles soient éclairées successivement à différents moments de la journée , à l'aube , au Zénith et au crépuscule....
Des bas reliefs fabuleusement sculptées de personnages ´faisant partie de scènes de cour , courtisanes , danseurs , musiciens , animaux ...et en bas une frise continue de 700 éléphants ...( selon mon guide car je ne les ai pas comptés !!!!)et toujours et encore des scènes érotiques représentant "l'énergie vitale ".........
Et avant d'arriver à cette partie du temple , un édifice appelée salle de danses ...et tout autour de merveilleux éléphants sculptés ....
Extraordinaire !!!!!le tout conservé ds un état exceptionnel , sachant qu'il a été bâti au XII e siècle ....ne pas oublier que le " charriot " est resté de nombreux siècles enfoui sous le sable et qu'il n'a été dégagé qu'au XXe siècle ......
Des scènes tellement érotiques qu'à la fin de la visite je serai bien rentrée directement à 'hôtel pour mettre en pratique ttes les suggestions évoquées sur les murs de cette merveille ...
Autre chose de très curieux .... Je me suis faite fréquemment arrêtée ds ma visite par de gentilles petites indiennes afin de poser en famille .....seule avec elle , ou avec le père , la mère , la grand mère ....ces séances photos m'ont bcp amusée les premières fois mais , devant leur répétition , ont fini par me lasser ...surtout en voyant la tête de mon guide s'allonger ....qd je lui ai faire part de ma lassitude il m'a répondu sur un ton rogue " eh bien tu n'as qu' à dire non !!!!
Le pb est : qd on est sollicité avec autant de gentillesse , il est difficile de refuser ...et puis de ttes façons je ne sais pas dire non....
Encore éblouis par ttes ces merveilles , et après un déjeuner plus que frugal ( mais on n'est pas là pour ça !!!) nous sommes allés faire un tour sur la plage ...dommage je n'avais pas de maillot ...j'ai dû me contenter de longer la plage sur le sable mouillé ( le bas du pantalon aussi !!!) et nous sommes arrivés au bout ...là des barques de pêcheurs commençaient à rentrer et des femmes achevaient de récupérer les qqes sardines encore coincées ds les filets ...des gamins jouaient autour et venaient quémander qqes piécettes au cas où ...en haut de la plage les cabanes de pêcheurs étaient visibles ...eux au moins avaient un toit et n'avaient de nombreux kms à parcourir pour aller travailler !!!! Nouvelles scènes de la vie indienne ..mais je n'étais pas arrivée au bout de mes surprises ...
Rentrés à l'hôtel nous nous sommes mis en quête d'un endroit pour dîner ....nous avons arpentés les rues ...le long d'une des rues principales , des dizaines de magasins de chaussures se succédaient .....cela me parut disproportionné ...Bhubaneswar ne me paraissait pas mériter un tel déballage ...ou alors encore une découverte surprenante ......les indiens partageaient ma passion des chaussures !!!!!
De retour à l'hôtel une dispute a éclaté et mon voyage en Inde a failli s'arrêter là !!!!!!
Mais bon nous sommes des adultes et nous attendrons le retour pour régler nos comptes !!!!
Donc le lendemain , direction l'office du tourisme pour une visite guidée de la ville et de ses temples ....
La ville ? Rien de bien particulier si ce n'est les caractéristiques habituelles ...la pollution sonore ( les klaksons y contribuent bcp ) , la saleté des rues qui ressemblent toutes à un dépotoir mais ce qui est étonnant c'est que les indiens balaient devant leur porte (au sens propre et peut être aussi au sens figuré !!!!) et il y a ça et là des petits tas d'ordures qui seront peut être ramassés un jour !?!?!?!) , le danger qui nous guette à chaque instant ....on risque sa vie en marchant le long des rues qui n'ont pas toutes un trottoir ou en traversant .....that's india !!!!
La visite commence par un bâtiment assez étonnant ...le Dhauli, un stupa bouddhique blanc au sommet d'un monticule dominant les rizières ...., érigé ds les années 80 par les japonais et inauguré par le dalaï lama en personne ..en 1985 , il est situé sur l'emplacement de la bataille sanglante de kalinga , remportée par l'empereur Ashoka en 260 av jc..il a fini par prendre conscience de l'inutilité de ses conquêtes et donc des massacres et s'est convertit au bouddhisme , entraînant les siens ds la paix ....
Avec ses antennes qui se dressent , terminées par des sortes de soucoupes , on dirait une soucoupe volante !!!!!mais l'effet de surprise passé on grimpe la volée de marchés menant au temple lui même et tout autour des panneaux sculptés sur la vie de bouddha, entrecoupés de statue de bouddha grandeur nature dont une couchée et une debout ainsi que la déesse ?????
C'est assez surprenant car on ne s'attend pas à voir un tel monument ds ce genre d'endroit mais il doit se tailler un franc succès si on considère le nombre d'échoppes qui vendent à boire ( de délicieux sirops de canne à sucre écrasées sous nos yeux par des machines dont la roue tourne actionnée par une manivelle ...le jus est recueilli au bout et avec un peu de citron vert c'est très rafraîchissant ....) c'est fou le nombre de petits boulots répartis le long des routes ou des rues ds des échoppes ou à même le trottoir ....je me demande comment tout ce petit monde arrive à s'entendre car la concurrence est dure et surtout , à en vivre ....
Puis qqes petits temples très bien conservés , tous bâtis sur le même modèle ... Une tour carrée dont le sommet s'effile ou deul au dessus de la cella où est conservée l'image de la divinité ...et à côté un bâtiment plus plat et plus large ou salle d'assemblée coiffé d'un toit en forme de pyramide ....ceci pdt que les indiens avaient droit à la visite du roi du temple selon certains le Lingaraja temple .....vexés !!! Nous n'avons pas daignés aller l'apercevoir du haut de la plate forme réservée aux étrangers ...
Ensuite la merveille des merveilles le Mukteshwar temple un bijou ds ts les sens du terme : un portail ou torana avec des sculptures féminines langoureuses et expressives , au nord et au sud des fenêtres en forme de diamant cernées par des singes , la salle intérieure avec le plafond finement sculpté , les murs avec des niches qui semblent être des écrins pour des statues de toute beauté , un toit en forme de fleur de lotus et partout toujours et encore des sculptures plus belles les unes que les autres .....le temps nous était malheureusement compté , sinon je crois que nous y serions encore !!!!! et à côté un autre temple plus petit mais avec une extraordinaire sculpture de Ganesh peinte en ...rouge ...superbe ds ces atours royaux ...il faut dire que j'ai une affection tte particulière pour ce dieu à la tête d'éléphant .....
Après un rapide déjeuner composé de samossas et autres beignets ....nous avons eu souvent l'occasion de nous en régaler et n'avons jamais été déçus ....ils ne sentent pas l'huile de vidange comme les Nems et autres chinoiseries des petits traiteurs parisiens ....
L'après miidi, nous sommes allés rendre visite au roi du zoo " le ou plutôt les tigres blancs " impressionnant , royal ..je n'aimerais pas me trouver nez à nez avec sa majesté au cours d'une promenade en forêt ....et puis aussi les panthères .....c'est vrai que sa fourrure est belle !!!!que de massacres commis pour le plaisir de certaines .....et puis la girafe qu'elle est sympathique avec son long cou et sa petite tête rieuse ....et quelle langue ...longue , fine et noire pour aller attraper les jeunes pousses inaccessibles ....on dirait presque la langue d'un caméléon ....
En fin de compte je n'aime pas trop les zoos car je ne pense pas que ce soit la place des animaux ......un tigre que l'on voit aller et venir à l'air de s'ennuyer fort ....mais je dois avouer que j'y ai pris , malgré tout , bcp de plaisir et que je ne manquerai pas d'y accompagner mes petits enfants lors de leur prochaine visite à Paris ..
Ah j'oubliais ....les grottes de Udayagiri percées ds la pierre , au 1er siècle pour y accueillir des moines venant y faire retraite ...mais à part la chambre de la reine a deux étages richement sculptée , je n'ai pu voir qu'une autre grotte gardée par deux éléphants et qqes autres mais peu sculptées ....c'était la fin de l'après midi et la nuit tombe vite en Inde ...voilà donc un exemple de journée bien remplie ....
Des merveilles plein les yeux, ils ne nous restent plus qu'à trouver un restaurant ...indien .....pour y déguster des plats ......indiens ....ce n'est que le 5 e jour et je boirai bien un bon verre de Bordeaux ..par exemple ...la France a du bon !!!!!
Impressions 3eme partie odisha chez Léon
Nouveau. voyage en couchettes indiennes ....mais cette fois à la dure ...la couchette de base sans literie ....heureusement j'ai prévu ...un oreiller. gonflable muji , acheté en prévision d'un éventuel manque de confort sur le chemin de Compostelle , va améliorer mon ordinaire !!!! Un brouhaha du à la présence de plusieurs étudiants envahit le wagon . Un début d'altercation entre mon guide ( de voyage , pas spirituel !!!! ) et un étudiant bruyant et un peu trop sur de lui , fini par ramener un peu de calme et je finis par m'endormir ..à la dure c'est le terme qui convient ..il y a trois ventilateurs au plafond du compartiment ...tous plus noirs les uns que les autres ...couleurs identiques des interrupteurs !!!!! La vitre ne ferme pas complètement et j'ai un courant d'air en permanence sur le visage puis le froid se propage rapidement sur le reste de ma petite personne déjà gelée et endolorie ...le bonheur !!!!mais je suis allongée ...alors pourquoi se plaindre !!!!au milieu de la nuit , en plein sommeil nous sommes réveillés en sursaut par une voix furibonde .....on ne comprend pas un traite mot mais on saisit rapidement qu'un monsieur flanquée de Mme et de ses nombreux paquets , n'est pas content et est prêt à nous virer manu militari de la couchette qu'il croit être la sienne ...explications , excuses , réconciliations , serrage de pognes ( qd même on est entre gens bien élevés ) et le silence revient ... Fin de nuit sans pbs et réveil matinal par un vendeur de chail ....
Nous poursuivons notre séjour à Gougouda , petit village de l'orissa , où un australien , Léon tient depuis une dizaine d'années une guest house , digne de ce nom .....son chauffeur nous attend à la gare de Kakiriguma et les retrouvailles avec mon guide sont des plus chaleureuses , celui ci ayant séjourné à plusieurs reprises chez Léon ...
Le but étant de profiter de qqes jours de repos et de retourner apporter des photos aux habitants d'un village voisin ...en effet , mon ami base l'essentiel de ses voyages sur les relations humaines et les échanges et j'aurai l'occasion d'en découvrir l'intensité et la richesse ......ces moments d'échange sont , jusqu'à présent les plus beaux moments vécus ds ce pays ....c'est alors que je me suis rendue compte qu'après moult hésitations , j'avais eu raison de m'obstiner et de partir. ....une petite voix me dictait ce voyage ....je suis très intuitive et me trompe rarement ....et comme disait la rose du petit prince " il faut bien supporter qqes chenilles si on veut voir les papillons "!!!!!alors faisant fi des pbs personnels , j'ai écouté mon intuition et je suis partie ...et de jour en jour la beauté et la diversité des rencontres me confortent ds ma décision ....
Donc la guest house ....une maison en L avec , au milieu une salle , séjour et à manger et une cuisine vitrée où chacun peut aller demander un chail , un café , un jus de fruit à tout moment de la journée ...plusieurs femmes du village y travaillent , l'équipe est dirigée de main de maître par Rita et supervisée par Léon... La cuisine est savoureuse mais non indienne . La décoration est sobre , de bon goût ( du moins tel que je le conçois ) et le plafond de la salle est recouvert d'une multitude de saris de coton dont les couleurs jaillissent joyeusement et se mêlent en toute liberté et harmonie .... Les premiers jours ont été un peu difficiles car si , je me débrouille en anglais, j'ai bcp de mal à le comprendre ..qd un non anglophone le parle avec un accent aussi pourri que le mien , ça va ...mais une canadienne , un australien ou un indien !!!! C'est une autre histoire ....heureusement il y avait Fabienne une bruxelloise avec la quelle j'ai bcp échangé et comme mon guide m'a gentiment dit qu'il n'était pas mon traducteur !!!! , J'étais souvent larguée lors des conversations autour de la table ..... (depuis il me traduit qd même qd je semble ne pas comprendre !!!) L'après midi , visite du village qui est un village de potiers ...nous avons vu les potiers travailler et je sais comment boucher un trou qd un récipient a eu un loupé lors de sa fabrication ... Retrouvailles un peu distantes au début puis plus chaleureuses ...j'observais n'osant pas prendre de photos ...si je sentais une réticence , je m'abstenais comprenant leur réserve et leur pudeur ...puis progressivement les gens sortaient sur le pas de leur porte et les enfants s'approchaient ....un premier vrai contact pour moi , augurant de nombreux autres .....je prenais mes marques .... Le lendemain , accompagné des deux canadiennes , picnic et sac à dos nous partions en randonnée à travers les rizières pour rejoindre plusieurs villages , dont celui des photos ...
C'était le jour de l'an et notre passage était salué par un échange de " moua bassa " ou happy new year ...qd nous arrivâmes au village , nous fûmes accueillis à bras ouverts et sitôt les photos distribuées , les villageois s'enhardirent et se mirent à poser , ayant pris goût à être le centre d'attraction ...Mon ami a une technique infaillible pour séduire et apprivoiser les gens ...il les prend en photo et après il leur montre ....et ça marche ... C'était très émouvant de voir les fillettes poser ds leur jolie robe , les mamans amener leur bébé , un jeune homme a voulu poser avec moi , un autre jeune homme infirme dont le visage s'est illuminé de joie devant l'intérêt que l'on lui portait qd P me l'a présenté : deux étrangers qui venaient vers lui pour le saluer !!! Je dois reconnaître que P à du talent pour communiquer et faire passer amitié et chaleur humaine ( pourquoi avec moi ça bloque ...souvent ?!?!? ) Puis au bout d'une heure nous sommes repartis , avons traversé une autre village , chrétien celui ci avec une petite églises blanche et une simple croix sur la façade .. Après un rapide picnic nous avons escalader une " collinette " et arrivés en haut il fallait bien redescendre ..pas de sentier..que des buissons d'épineux ...inconsciente et courageuse je me suis élancée ..presqu'une heure de descente au milieu des ronces ...pantalon court et un chemisier à manches courtes !!!!!j'entendais l'une des deux canadiennes qui pestait après son amie ( celle qui avait eu cette idée géniale ) "fuck idea " ...je suis arrivée en bas furieuse et ensanglantée ..en plus , début de gastro le matin , la fatigue et l'irritation se faisant sentir , je trainais la patte et des idées un peu noires ...à tel point qu'ayant rattrapée la troupe , j'ai lancé d'un ton acerbe à Suzanne " Why you walk so quickly , you have to take a train ?" Le lendemain nous devions allés en ville pour préparer la suite du voyage ( sans internet on ne peut pas faire grand chose si ce n'est se remettre entre les mains du hasard ...et alors c'est 6 mois qu'il faudrait rester !!!) , je suggérais à P de faire développer les photos et d'aller les donner avant notre départ ...sitôt dit , sitôt fait ... Koraput ? Ville indienne , rien à dire de plus ....retour en bus et en attendant qqes scènes photographiées ...curiosité des indiens ....je suis souvent dévisagée , qqes fois des jeunes hommes m'abordent pour me demander " where country ?" , et éventuellement demander " un selfy " , des jeunes filles rient sous cape (l'âge bête sévit aussi en Inde ?!?!?!) ..la misère est moins présente qu'à Calcutta ...serait ce parce que la solidarité fonctionne mieux ds des villes moins grdes ou ( et ) que la campagne étant proche , les gens ont de quoi je survivre ? un contact évidemment autre que ds les villages ... Retour en bus ...luxueux par rapport à la majorité du parc des bus indiens !!!! A nouveau soirée anglophone !!! En plus je me sens fiévreuse ...bonne excuse pour quitter la table et aller écrire ds mon lit ...
C'est devant le peu de dialogue avec mon compagnon que j'ai décidé de transcrire mes impressions , un journal en qqe sorte , et de l'envoyer , par épisodes à mes ami(e)s les plus cher(e)s.....je pense que c'est la meilleure idée que j'ai eu depuis bien longtemps ... Le soir au dîner , renouvellement des convives ...départ de 4 anglophones dont les deux canadiennes ( ouf ..) c'est vrai qu'avec les autres il est bcp plus avenant ...j'ai tjs dit qu'il valait mieux être son amie que sa petite amie ...impression confirmée par le voyage ) et arrivée d'un couple de francophones suisses ( bien fait ! avec lFabienne la Belge et un autre français , nous sommes en majorité et les anglophones se taisent !!!) Mme est malade et renseignement pris il s'agirait d'une gastro ....après vérification de son traitement avec son mari , je complète avec du spasfon et 1 h après elle apparaissait à table ..l'incrédulité de certain devant ma compétence professionnelle à fait place à un début de reconnaissance ...il en aura fallu du temps ...heureusement que , malgré les conseils , je n'ai pas oublié mon ancien métier!!!! La Suissesse , Claudia est en fait une mexicaine ...blonde !!!! Avec des ongles d'or faire pâlir d'envie ts les félins de la jungle indienne ...très bavarde et drôle nous sympathisons immédiatement ....les cartes changent de main !!!!en plus ils vivent à Martigny petite localité du Valais que je connais ...lorsque nous allions skier à Verbier ... Soirée sympa ...confidences ...les apparences sont souvent trompeuses ...ce couple apparemment uni et sans pbs a subi il y a qqes années , une épreuve dont bcp ne se remettent pas ...la vie nous réserve parfois de sacrées surprises ....je pense que nous choisissons nos épreuves et que , malgré les aides pour les surmonter , il faut souvent avoir la foi pour continuer à croire en la vie ... Le lendemain matin livraison des photos ....à notre arrivée au village , chacun était en train de vaquer à ses occupations .....ds des tenues " de tous les jours " ... Quel bonheur de voir leur visage s'éclairer à la vue des photos ...chacun a fait sa propre distribution et rapidement un " chef " a pris la direction des opérations pour la répartition ...puis nous les avons vu disparaître les uns après les autres et réapparaître ds leur tenue de fête pour prendre à nouveau la pose ...pdt plus d'une heure nous avons joué les photographes professionnels pour le plus grd plaisir de nos modèles ...les mamans habillaient les bébés et les tenaient à bout de bras devant l'objectif , les gamines souvent très jolies faisaient concurrence à Kate Moss ...où avaient elles appris à poser ainsi ...ce ne sont pourtant pas les magasines de mode s'empilent sur les tables du village ....il n'y a pas de table !!!!! un homme d'une cinquantaine d'années (?) a voulu lui aussi prendre la pose ....étonnant .....une femme m'a entraîné chez elle ( une pièce sans fenêtre , un sol en terre battu , ds un coin qqes ustensiles de cuisine , et au fond une autre pièce plus petite avec un lit unique ...qqes étagères peintes en rose ...c'est tout ) et pourtant ces gens ont l'air heureux ...une fois la glace brisée ils sont souriants , chaleureux et cherchent à communiquer par tous les moyens ...je suis rentrée ds son jeu , j'avais envie de lui faire plaisir ....pour elle ce sera un jour particulier dont elle se souviendra mais pour moi aussi ...devant cette chaleur communicative j'ai pensé " que c'est bon de donner sans rien attendre en échange ...elle a posé , puis sa fille , qui revenait sans cesse , puis son fils ....puis un couple âgé m'a entraîné derrière une maison ds une cour ou il y avait un grand arbre et j'ai du prendre la photo avec l'arbre ...en pied !!!! Je ne sais pas ce que cet arbre représentait pour eux mais il paraissait très important .... Peut être le lieu de leur premier baiser ....d'amoureux ...car s'il y a bcp de mariages arrangés , je pense qu'il y a aussi des mariages d'amour ...ou des couples qui tombent amoureux une fois mariés comme c'était le d'Awesh notre guide d'hier ... Beaucoup d'émotion donc , une belle émotion non polluée ....beaucoup de sourires , de chaleur , de joie , il n'est pas nécessaire de parler la même langue pour échanger ...l'amour est un langage universel et ces moments passés en leur cie me l'a confirmé .....encore faut il que les protagonistes aient envie d'en donner et d'en recevoir ... A cette occasion j'ai vu mon guide sous un autre jour ..il avait l'air tellement heureux lui aussi de donner .....j'ai pensé : ce voyage me permet de voir d'autres facettes de cet homme que je trouve souvent si dur ...malheureusement ces instants de communion ne nous ont fondamentement changés...nous avons tjs la même difficulté à échanger ...dommage .... Puis retour au bercail pour la dernière soirée ....nous n'avons pas eu le même échange avec Claudia car les hommes s'en sont mêlés ...mais je vais télécharger "WhatsApp " et nous pourrons nous parler .... Et je n'aurai plus rien à envier à la jeune indienne rencontrée puisque , moi aussi , j'aurai "WhatsApp "!!!!!!! Adieu matinal le lendemain ....j'ai été généreuse avec " les filles "car elles le méritent et sur le pas de la porte Léon m'a crié " come with yours friends " du moins c'est ce que j'ai compris ?!?!?!? L'accent australien ?!?!?!? Mais Qui sait ?
Impressions 4eme partie 2 jours ds les environs de Jagdalpur
Après avoir quitté la guest house de Léon , nous avons pris un train qui nous a mené en qqes heures de la gare de Kakiriguma à celle d'une autre gdre ville indienne , Jagdalpur mais situé ds un autre état , le chhasttisgarh , district de Bastar......A l'arrivée , la nuée habituelle de conducteur de tuc tuc et discussion habituelle pour faire baisser le prix qui est fixé , bien sûr , à la tête du client ...en gros , plus notre peau est claire , plus le prix est élevé !!!!!installation ds notre " superbe " hôtel typiquement indien "le rainbaw hôtel " , tout un programme ...
Chambre correcte ..il faut savoir que la plupart du temps il n'y a qu'un drap de dessous , en général trop petit .....et que nous devons nous contenter d'une couverture ...j'ai bien mon" sac à viande " (en soie !!!'tjs pour améliorer l'ordinaire du chemin de Compostelle ) mais je n'ai pas trop envie de me retrouver ligotée comme un saussisson...il fait trop chaud ... Mais tout est ds la salle de bains !!!!! Un wc ( ici à la turque il y a intérêt à bien viser si on ne veut pas s'arroser les pieds et mettre des chaussures pour faire pipi la nuit ) un robinet est à la disposition des amateurs pour se rincer à l'indienne ( après on est trempé ...on fait comment ?) mais un membre du personnel est revenu nous apporter deux rouleaux de PQ se doutant bien qu'on ne tarderait pas à en demander ...ah ces européens !!!!! A côté un lavabo ...d'époque incertaine ...comme la couleur !!!! Et en face un pommeau de douche qui gicle jusqu'au dessus du lavabo mais pas sur moi ....et un seau avec un petit récipient pour se laver à l'indienne ...en fin de compte je m'y suis mise et cela me rappelle mon enfance qd ma mère nous lavait sur l'évier , debout ds une cuvette ... Ah par contre , miracle , il y a internet...et ça marche ....mais pas ds la chambre !!!! il faut descendre à la réception et se faire dévorer par les moustiques avant que , découragée je remonte ds la chambre m'enduire d'insect écran ....le monde n'est pas parfait !!!!!! Le programme est la visite guidée des villages tribaux des environs ...notre guide Awesh arrive tout sourire ....il parle un anglais assez compréhensible pour que j'en comprenne les 3/4 ... La journée commence bien ... Notre chauffeur arrive et arrêt ds un premier village ...au passage il nous explique , les traditions , les arbres ( ici cocotiers , bananiers , arbres à teck , cachous (?) se succèdent et se découpent sur la terre rouge ....les paysages sont très beaux ).... Les " allées" ou chemins et même les lopins de terre sont entourés de grosse plaques qui ressemblent à de l'ardoise mais plus brunes ou rouges ...elles sont fichées à même le sol et déterminent ainsi le territoire de chacun ....des meules de foin comme celles de nos campagnes ds les années 50 ou 60 ( maintenant ce ne sont plus des meules mais des rouleaux ) , des faux en bois avec une extrémité en métal coupante , En levant la tête nous apercevons ds les arbres des sortes de grosses cruches en terre accrochées ..elles sont destinées à recueillir le suc qui s'écoule des branches sectionnées ...le matin c'est un jus de fruit et au fur et à mesure que s'écoule la journée, la fermentation se fait et le soir si on en boit ...on roule sous la table ... Enfin par terre car il n'y a tjs pas de table !!!!!!! La première maison où nous nous sommes arrêtés était la maison d'un forgeron ...pas tour à fait désintéressé , car ils fabriquaient de petits objets en métal doré qui étaient à vendre !!! Évidemment !!! Aux touristes !!! C.-à-d. NOUS !!!!!!'mais c'étaient joli ...et ils étaient charmants ......donc nous avons un peu craqué....( mais pas trop car c'était un peu lourd ..et un vol intérieur se profilait à l'horizon avec un poids de bagage limité ...) .et puis c'est artisanal et cela leur permet de vivre ... P à son habitude a pris des photos ....avec l'autorisation du guide ....et moi j'étais plus réservée ...en effet je trouve que , rentrer chez les gens , même si c'est pour la bonne cause et les prendre en photo , est un peu comme violer leur intimité ....cela me gêne et je pense qu'ils sont peut être aussi gênés mais n'osent pas trop le montrer ....donc je reste un peu distante tout en leur souriant ...P est plus à l'aise mais cela fait aussi de nombreuses années qu'il vient en Inde ...il en a le mode d'emploi !!!
Il faut savoir que nous étions ds une zone ou la majorité de la population est animiste Donc en voyant des vaches se promener nonchalamment sur la route ( comme toutes les vaches indiennes d'ailleurs !!!). Je lui ai demandé si ces tribus les mangeaient ...il m'a répondu " officiellement non mais en réalité oui " un bon sujet à méditer " la tolérance " entre les différentes religions ...... Deuxième village ...encore des choses à vendre mais cette fois ci il m'a présenté au " chamane " Il n'y a pas forcément un chamane par village ..il communique avec les esprits de la nature , des morts , des gens malades ......il possède des pouvoirs ?!?!?! de guérison , je pense que c'est plus en rapport avec le psychisme , et comme bcp de choses sont liées au psychisme ....alors on peut penser qu'il a bcp de pouvoirs ...certains diront qu'il suffit d'y croire ...soit ...ça serait un peu comme un effet placebo ?!?!? À voir ....en tout cas , moi je crois que " l'au delà existe et que nous y séjournons entre deux vies ....alors des " esprits " pourquoi pas ...qui nous " possèdent " pourquoi pas et " nous font du mal " pourquoi pas ...il y a bien des prêtres exorcistes ....tout cela doit appartenir au même monde ...il n'y a que la façon de l'appréhender qui diffère .....il y avait un petit temple avec une porte joliment décorée ...comme je paraissais intéressée ils me l'ont ouvert et j'ai eu le droit d'y pénétrer , de regarder l'autel ...sans prendre de photo ...évidemment ... Puis ils nous apporté des objets artisanaux à vendre ....il faut être patient car qd on demande " How much " ils ne répondent pas. '.il faut réitérer la question , attendre la réponse , discuter pour le fun et le principe ( moi je n'aime pas trop discuter car je pense qu'un travail artisanal se paie et , fausse idée , qu'ils ont besoin d'argent , mais par contre je n'aime avoir l'impression d'être prise pour une " touriste " !!!!!!!!!!!j'ai acheté un espèce de bandeau qu'ils s'attachent sur le front lors de leurs danses " initiatiques "(?) , "traditionnelles "me parait plus juste ..... Puis un autre village ...avec encore un chamane ....nous sommes rentrés ds la cour d'une maison , pris encore qqes photos ....le chamane était en train de réparer une sorte de tambour allongé , un groupe de femmes étaient allongées au centre et des enfants jouaient autour d'elles ..peu d'hommes ...où étaient ils ??? et le guide m'a pris en aparté pour me dire " on va attendre un peu , il nous prépare une surprise " ...nous sommes ressortis , avons vu une partie de la population disparaître et , bientôt réapparaître ayant revêtus , les femmes , une douzaine , des saris oranges ainsi qu'un bandeau de la même couleur, qui leur ceignait le tour de la tête .....les hommes avaient un " dhoti" court orange également , étaient torse nu et portait une coiffe : deux cornes de buffle diverses décorations et le même bandeau orné de coquillages que j'avais acheté , des plumes de coq surmontaient tout cela ...tout ce petit monde portaient des colliers et divers bijoux .. Puis ils se sont mis à tourner en dansant , les hommes tapaient sur leur tambour en scandant des onomatopées ( du moins pour moi ) , les femmes chantaient ...cela ressemblaient plutôt à des litanies '.....La surprise était de taille car ce spectacle était offert , spontané et ce n'en était que plus émouvant ....pour nous ....incroyable cette générosité et ce désir de partager .....ils nous ont donné ce qu'ils avaient de mieux à nous offrir et ça , c'est inoubliable .. Ensuite nous sommes à nouveau rentrés ds la cour pour assister à une " consultatation " du chamane ....il s'agissait d'un homme qui avait visiblement mal au foie ..le chamane a fait brûler un os de bœuf et , à travers un linge , il a appliqué l'os brûlant sur la région malade ...dommage je ne connaîtrai pas le résultat de son intervention .... Il faut préciser que notre guide connaissait tout le monde ds ts les villages ...il nous à emmené ds les plus accessibles pour lui , je pense ...il a tenu à me préciser que nous avions tjs eu P et moi une attitude respectueuse ....tout en leur portant de l'intérêt ...attitude qui a été appréciée ...la preuve ... Puis un marché ....ah ces marchés indiens !!!! Colorés, vivants , diversifiés ...c'est l'occasion de rencontrer diverses tribus que l'on peut reconnaître à leurs traits ( nez plus ou moins épatés , peaux plus ou moins foncées mais assez foncées en général ) , à leurs bijoux ( percing de nez le plus souvent, bilatéral et qqfois assez volumineux , ) colliers rigides autour du cou .....je n'ai jamais une telle diversité de légumes ....ttes sortes , ceux que nous connaissons et bien d'autres...comme ils n'ont pas de balance , ils sont répartis en divers petits tas de taille à peu près identique ( ils ont bien droit à une marge d'erreur !!!) en général les femmes sont assises devant , certaines ont un plastique au dessus de la tête ( les plus riches ? Les plus importantes ? ) d'autres non ...elles sont en plein soleil ...et il tape ...en plus ce n'est pas comme chez nous a 13 h ils ne plient pas bagages ...ils sont là , immobiles ou presque tte la journée ....leur clients viennent à pied pour la plupart ....pieds nus ...les femmes repartent avec leurs achats ds un sac ou un panier , posé sur leur tête ....cette habitude de tout porter ainsi sur la tête , leur donne un port de reines ...car ce sont des reines ....les reines de leur famille , du village , du pays ....elles font souvent plusieurs kms à pied pour aller chercher de l'eau potable qu'elles rapportent ds des jarres en inox.(!!!!!!eh oui ) sur leur tête ....j'ai vu des pompes ds les villages mais je pense que l'eau ne doit pas être potable ... Et aussi des stands d'objets utilitaires ( peignes et brosses en plastique , piles ......des marchands de saris , d'écharpes , de robes à froufrous , galons , volants ds des couleurs plus flashies les unes que les autres , en synthétique ( on n'arrête pas le progrès !!!!mais c'est vrai qu'ils n'ont pas de fer à repasser ) UN VRAI RÉGAL ...que du bonheur pour la bourge parisienne que je suis !!!!!et aussi des stands de bracelets ...en plastique ....de ttes les couleurs ... Et au fond ....la zone des alcoolos .....hommes , femmes sont concernés ...attention je ne dis pas que tous les indiens picolent !!!!! Mais ce doit être à peu près comme chez nous ...et peut être un peu plus ds les campagnes et les jours de fête ....donc es femmes vendent des alcools forts , de riz ( genre saké ) et autres ....ds des bouteilles de bière récupérées ........tjs assises par terre et imperturbables .....
De retour à l'hôtel , épuisés mais ravis nous sommes allés dîner au restaurant de l'hôtel ...et ....... Qui étaient là pour nous accueillir ????? Les canadiennes ...mes copines !!!!! Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un sursaut de recul et de m'exclamer oh non !!!( l'ont elles perçu ??? Je ne sais pas mais elles ont été plutôt sympas avec moi ..mais peut être suis je parano comme semble le penser mon cher guide !!!!) j'ai donc fait contre mauvaise fortune bon coeur( encore une soirée en anglais ...) , j'ai accroché un sourire à ma face et cela s'est plutôt bien passé ...sauf qu'en partant , Suzanne ( encore elle ) a pris P ds ses bras et l'a embrassé en l'appelant " chéri " ( ou P chéri ou mon chéri ???? peut être est ce une attitude normale des anglo- canadiennes envers les hommes !!!! Ou c'est peut être encore ma paranoïa galopante qui m'a joué un tour !!!!!)
Le lendemain re guide , re marchés, mais cette fois accompagnés du psychiatre italien qui paraissait comme moi intéressé par le chamanisme ...nous avons un peu échangé avec mon anglais pourri mais ..il était malade et préférait garder sa fièvre et sa toux que se soigner alors qu'il avait du Zithromax, antibio miracle pour les débuts d'infections pulmonaires ....ah ces hommes !!!!!italiens ou français ils sont bien tous pareils ...s'ils sont malades , ils gémissent mais se soigner les font passer pour des femmelettes !!!! Autre village autre visite ..mais cette fois avec un événement marquant ...une femme avait les yeux très rouges et les paupières très gonflées ...elle se passait un chiffon sec et sale ....P et moi l'avions remarqué...je lui ai parlé d'allergie ...j'avais ce qu'il fallait ds ma valise et ( avec son accord ) je lui ai donné 4 cps en faisant intervenir le guide pour la traduction....puis ( pour une fois !!!) de connivence P lui a donné une petite serviette de toilette pour faire des compresses d'eau froide .....normalement si elle a bien suivi nos conseils cela devait être terminé en 48 h ....c'est peut être mon ego qui a parlé mais je me suis sentie heureuse d'avoir été utile .....(?!?!?!) Voilà retour au bercail , dîner au même restaurant ( sans les canadiennes cette fois ...ouf !!!!!) et au lit pour lever à 5 h du mat ...car nous avions un avion à prendre ....une grève avait été annoncée ds l'orissa et à 7 h les frontières seraient fermées jusqu'à ??????? Nous devions donc être sortis de l'orissa au plus tard à 7 h ....That's India !!!!!! Mais la nuit fut mouvementée et le sommeil léger car ds un hôtel Indien , il est pratiquement impossible de s'endormir avant 1 h du mat car les portes .claquent , les gens crient , les bruits de robinetterie ....tout cela concourent à un repos bien mérité !!!!!!!
Impressions 5 ème partie 3 jours à mamallipuram .
Cet épisode va commencer avec notre départ dès potron minet (5 h du mat )de notre hôtel indien ....tout est calme et silencieux ....ds le hall de l'hôtel . deux silhouettes allongées sur des matelas jaillissent de dessous les couvertures ...ce sont les réceptionnistes qui dorment , à pied d'œuvre pour les clients matinaux .....pour sortir , l'un d'eux a dû réveiller le gardien qui sommeillait sur le trottoir devant l'hôtel ..ensuite il a fallu nous ouvrir une grille sur le côté ... Nous ne risquions pas de partir sans payer....le taxi avait un peu du retard....source de stress....enfin il arrive et nous partons ...moins d'une heure trente pour franchir la frontière , il ne s'agit pas de traîner .....même s'il fait nuit , je ne perds pas une miette du spectacle qui se déroule sous mes yeux .....ça et là , des braseros sont allumés le long de la route et éclairent des silhouettes engoncées ds des couvertures ...nous sommes en moyenne montagne et les nuits sont fraîches ...je suppose que ce sont des gens qui passent leur nuit dehors ????? J'ai beau écarquillé les yeux je n'arrive pas trop à distinguer le paysage ...puis l'obscurité est moins pénétrante et nous traversons des villes et des villages , déjà un peu animés malgré l'heure matinale ...j'ai même vu ds la nuit au bord de la route , la silhouette d'une femme , sa cruche en inox sur la tête ....quel courage ...certains me diront ..oui mais elle n'a pas le choix et ne se demande pas si elle doit y aller ou non ...mais malgré tout je suis admirative .., d'autres silhouettes se profilent sur le bas côté ...toutes emmitouflées ds de grosses couvertures ...le jour est à peine levé et déjà toute la " fourmilière " est au travail ....notre conducteur est habile avec son klakson ( pousse toi de là , c'est ma route et j'arrive !!!!!) pour se faufiler entre camions , voitures et deux roues ..qd ce ne sont pas les piétons qui traversent sans regarder.....malgré tout je préfère regarder le paysage plutôt que la route ...je veux bien mourir mais je n'ai pas envie de me retrouver ds un hôpital indien !!!! nous arrivons au poste frontière déjà encombré de camions , de voitures , de deux roues , de troupeaux de vaches ....notre chauffeur est expérimenté et semble vouloir se faire pardonner son retard de ce matin .....et à 6h 55 à ma montre .....Nous passons la frontière ..youpiiiiiiiiii nous sommes en Andhra Pradesh .... Nous continuons à descendre .....et surprise !!!!!! La route est rapidement encombrée par d'énormes troupeaux de vaches ( indiennes avec des cornes ..à propos pourquoi les nôtres n'ont pas de corne ? Renseignement pris , on coupe ou on brûle les cornes de nos vaches pour les traire , les transporter ...alors que les vaches indiennes " sacrées " sont à l'état brut ....merci Google ...même en Inde il est là !!!!!) Donc d'immenses troupeaux ...entre cinquante et cent bêtes par troupeau , menées par des vachers au bâton d'or ...ça coure , ça galope mais ça obéit et ça se range ... Il y en a de plus en plus ..à tel point que je me demande si c'est la transhumance ? Non ce serait plutôt un marché ...mais autant de têtes de bétail ? Vont elles trouver ttes un acquéreur ? Et après il faut qu'elles remontent ? Étrange !!!!! Aux alentours de 10 h , nous arrivons à destination , Visakhapatnam où nous devons prendre notre avion à 15 h pour Chennai ....comme nous avons du temps nous allons faire un tour au pied du temple ....mais c'est un temple moderne sans grd intérêt pour les touristes ..il y a une espèce de dortoir pour les pèlerins et je vois plusieurs personnes dont le crâne rasé est recouvert par une sorte d'emplâtre d'argile ?? Puis en contre bas , un très beau jardin et un panneau sur la grille " centre de médecine ayurvedique ....connaissant un peu leur technique de soins , je me suis demandé si ce n'était pas des malades en traitement ...
Après un vol sans histoire , et sans peur ...j'adore prendre l'avion je m'y sens ds mon élément ...sans doute en rapport avec mon enfance où très jeunes , mon grand père nous emmenait faire un tour ds des jodels ou cesnas..... Re taxi qui nous attendait à la gare ...traversée de Chennai , ville inondée il y a moins d'un mois ...et le plus surprenant ...il n'y a pas de trace apparente ...et pourtant j'avais regardé le peu de reportages sur internet .....ils avaient de l'eau au moins jusqu'à la taille .... arrivée à mamallipuram , petite ville très touristique , au bord du golf du Bengale avec de très beaux temples .....et oh surprise ..la Guest house est en bordure de plage , notre chambre au rez de chaussée avec une petite terrasse donnant sur la plage ....le bonheur ..un rêve ...je remercie chaleureusement P pour cette bonne idée ..et je reconnais son organisation sans faille ... Tout est bien ds le meilleur des mondes .... En plus mamallipuram est une jolie petite ville avec des maisons très colorées ..ainsi les tas d'ordures sont plus acceptables ....ce qui m'étonne c'est que je finis par ne plus les voir !!!!!il ne faut pas s'arrêter à ça ...l'Inde c'est autre chose ...c'est une culture fabuleuse , une spiritualité présente à chaque instant , une histoire d'une richesse étonnante , des gens d'une gentillesse infinie .... Les échoppes ..il ne faut pas oublier de parler des échoppes ..au début je me demandais ce qu'on pouvait bien y trouver ..et en fin de compte , on y trouve l'essentiel ....c'est un super marché en réduction et cela fait vivre un nombre inouï de personnes ...car les indiens sont les rois des petits boulots ....j'ai même vu sur un marché un réparateur de transistor avec son fer à souder et son petit feu !!! Ce sont les rois de la réparation et de la récupération ...si seulement on pouvait prendre exemple sur eux ...
Nous étions à mamallipuram pour rencontrer un indien Diva que P avait connu lors de précédent voyage ....il y a 3 ans je crois ...Diva tenait le restaurant sur le toit de l'hôtel et avait pour projet d'avenir d'ouvrir un café philosophique où les gens pourraient se rencontrer , échanger , en dégustant qqes mets indiens.....qd j'ai rencontré P , il m'avait parlé de diva et des ses idées et m'avait fait part de son admiration pour cet indien hors du commun .... Diva appartient à la caste des intouchables , est extrêmement sympathique , a le regard malin , respire la joie de vivre , parle un français plus que correct quoiqu'un peu rapide avec un accent indien ...qqfois je dois le faire répéter ....mais quel bonheur après ts ces anglophones ....donc dîner d'arrivée avec Diva qui nous explique son projet , ou plutôt ses projets ...car en plus du café philo ( un peu plus ds le sud à tiruvanamalai où sa famille possédait du terrain ( il nous a expliqué que c'est une région où il y a bcp d'ashrams donc de personnes susceptibles d'être intéressés par son café ....ce terrain vendu lui a permis d'acheter son propre terrain ) P était étonné que des intouchables puissent être propriétaires .....il nous a expliqué qu'au moment de la partition de l'Inde , le gouvernement avait donné des terres , qui ensuite étaient restées ds les familles .. Diva nous a expliqué qu'il avait réfléchi à sa vie , qu'il s'était trompé de route et que désormais il écoutait la voie de son coeur ....depuis il est devenu végétarien , ne boit plus du tout d'alcool ....bien ...j'aime bcp cette démarche ...de plus il nous explique cela d'un ton tellement joyeux et tellement sincère qu'on ne peut que penser qu'il est sur le bon chemin ...et peut être emprunterai je même ....
Le lendemain visite du célèbre bas relief " la descente du Gange ou Bagiratha.s penance ..il y a au centre une fissure naturelle symbolisant le Gange descendu du ciel ..de part et d'autres d'extraordinaires sculptures racontant cette mythologie ...on y retrouve des créatures célestes ( Shiva ...) semi célestes , des ascèses , des animaux ....à droite de majestueux éléphants .....ce bas relief 27m par 9 m ) est la preuve de la dextérité des sculpteurs de cette époque ( VII ème siècle ) à droite une petite sculpture représentant des singes en train de s'épouiller... Ce bas relief est à la base d'un énorme rocher sur lequel noeud pouvons monter ...Ds un premier temps , m'étant retrouvée seule car n'ayant pas trouvé l'entrée de tout le monde où P m'attendait ( lui avait emprunté le raccourci par les rochers ) et ne mesurant pas l'ampleur du site , je fais donc un tour , visite un petit temple , prend qqes photos ...je décide de redescendre et d'attendre ....en vain ...Hôtel ..personne , retour...personne ...et en fin de compte ....drame .... j'ai eu la chance de retourner sur le site avec Diva qui m'a fait une visite guidée complète ....Nous sommes même monté en haut du phare pour avoir le panorama sur la ville et sur le site ...et c'est vrai que , vu d'en haut le rocher à la forme d'un éléphant ....alors il m'a dit " ne t'en fait pas tu as perdu P mais tu m'as trouvé moi .... Et j'ai eu le meilleur des guides ....de plus comme je crois à la réincarnation , nous avons pu parler de nos croyances .il m'a donné un éclairage supplémentaire sur la religion hindouiste que je ne connais pas bien mais que je découvre progressivement ....et j'ai fait une expérience extraordinairement ....dangereuse !!!! Pour rechercher P , Diva m'a emmené à travers la ville , sur ....son scooter ......j'ai cru ma dernière heure arrivée à chaque instant .....klakson bloqué , il slalomait à travers les voitures , les Tuk Turks, les bus et les deux roues ...en plus c'est une position très inconfortable ....je me demande comment font les indiennes installées à l'arrière en amazone et en tongs !!!!!!!! Qd il n'y a pas un enfant avec ..... L'après midi , explication , réconciliation ( enfin presque !!!!) et visite du superbe temple en bord de mer le " shore temple " dédié à Vishnu , auquel ont été rajouté deux sanctuaires dédiés à Shiva ...à l'intérieur un Vishnu allongé ( au moins taille humaine ) et un lingam poli à seize facettes .une merveille ...et tout autour une ceinture de " nandis " ( nandi est un taureau qui est , entre autre la monture de Shiva ) allongés ...tout cela ayant parfaitement résisté au temps ...fabuleux !!!!! Quel pays extraordinaire et tellement chargé d'histoire que tte une vie suffirait à peine à en faire le tour ..surtout en commençant à la retraite ...
Le Lendemain en route pour Thirukazhukundram ...pour la visite d'un temple en haut d'une colline que finalement nous n'avons pas grimpée pour cause de chaleur ...
Le soir était consacré à un dîner chez Diva , préparé par une amie à lui , cuisinière de son métier et qui doit reprendre du service à l'ouverture de sa paillote sur le toit de sa maison ...une femme d'une gentillesse et d'une générosité comme je n'en ai jamais vu , un coeur débordant d'amour pour les autres ...chaque fois que je la voyais , elle me décorait les cheveux avec des fleurs de jasmin tressées elle même ....un amour ds tous les sens du terme ... Elle nous avait préparé un curry de poisson , succulent ....en plus elle rit tout le temps ....Diva et elle se sont bien trouvés pour ouvrir leur restaurant sur le toit ....nous avons passé une partie de la soirée à discuter de la réincarnation , des 7 vies des Hindous .... et aussi , de l'amour à partager et à donner , de la nature à respecter ...bref des valeurs universelles et qui peuvent être appliquées par tous que l'on soit hindouiste catho ou autre ....
Quelles belles rencontres ...rien que pour cela je ne regrette pas tout ce voyage .... Demain départ pour pondicherry , ex comptoir français .... P a l'intention de prendre une journée sabbatique , lundi ..j'en profiterai pour visiter Pondicherry dont nous avons déjà fait le tour en arrivant ....merci P , demain je serai en terrain connu ....
Impressions 6 ème partie pondicherry 2, jours et dem
Donc dimanche , arrivée à Pondicherry en début d'après midi et premier contact avec l'ex comptoir français ...où l'influence française se fait encore sentir ...d'abord parce qu'une partie de, la population parle la langue de Molière ....
Une longue promenade de 3 kms en front de mer avec , encore qqes belles demeures....qqes rues en arrière , un canal presqu'asséché( un filet d'eau nauséabonde enrichi de détritus y coule encore ) sépare l'ex partie européenne de la ville tamoule. La différence se fait tout de suite sentir .....ds la partie européenne de belles demeures ...qqes unes encore luxueuses , balcons , grille en fer forgé , couleurs pimpantes .....un parc ombragé avec , au centre , un pavillon blanc ....Indiens et européens se retrouvent pour prendre le frais ......ça et là qqes maisons auraient besoin d'être restaurées mais les rues sont presque propres et silencieuses !!!!!une très belle église Notre dame des anges ....avec un chemin de croix de tte beauté ....j'ai d'ailleurs photographié ttes les stations une par une .... En face l'hôpital St Joseph ...encore l'influence francaise et catholique .....les rues , ombragées par de beaux arbres qui amènent un peu de fraîcheur , sont un peu moins défoncées qu'ailleurs ...ds les villes indiennes il est impossible de marcher le nez en l'air car on risque de tomber ds un trou à chaque instant ..... Des plaques bleues ( comme à Paris ) avec des noms français ....rue Dumas , rue du bazar s'y Laurent , rue de la marine .....rappellent elles aussi , qu'il n'y a pas si longtemps , les français étaient encore là ( 1956 à peine soixante ans ) ...devant le palais du lieutenant gouverneur ( ancienne demeure du gouverneur de l'époque Francois Dupleix 1742 - 1754 ) , des policiers , tout de blanc vêtu , ont conservé le képi rouge ....ils ont d'ailleurs fière allure ds leur beaux uniformes ...ne passe pas qui veut et j'ai du expliqué que je voulais simplement prendre des photos ..... Sur le front de mer , à l'heure du déjeuner des familles indiennes pique niquent sur le trottoir d'en face , ombragé et les mères donnent la becquée à leur progéniture , pourtant déjà un peu grande !!!!!! Il n'est sans doute pas évident vers 5 6 ans de faire des boulettes avec la main droite seule et une assiette en équilibre !!!!! Hier soir nous avons dîner ds un restaurant indien , nous avons mangé des "dosais " sorte de crêpes ( les sœurs de nos crêpes bretonnes ) fourrées de diverses choses , servies avec deux ou trois sauces ...eh bien j'ai mis ma main gauche sous la table ( j'avais commencé à m'en servir car manger une crêpe avec une cuillère relève de la prestidigitation !!!et une indienne à la table d'à côté m'a foudroyé du regard ...je voudrais bien la voir en France avec des couverts à poissons !!!!) et j'ai mangé ma crêpe avec les doigts et je m'en suis fort bien sortie ...et j'y ai pris bcp de plaisir !!!!!
En passant devant un centre qui s'occupe d'enfants en difficultés , un jeune indien en est sorti pour me faire visiter le centre ....une gdre salle avec qqes tables où étaient assises des femmes qui attendaient ??? Il m'a expliqué qu'il n'était pas question d'argent mais de fournir stylos et cahiers aux enfants pauvres ....tout de suite je lui ai proposé d'aller en acheter ....mais comme je voulais continuer ma route vers le quartier des pêcheurs ....il m'a dit que cela pouvait attendre et m'a accompagné ...en m'expliquant qu'il n'y avait pas seulement des pêcheurs mais aussi des artisans ( menuisiers , ...) et aussi bcp d'étrangers ( français , anglais , , , , ) il m'a montré des temples , non ouverts à cette heure ci puis tout en marchant , nous sommes arrivés chez lui ....une maison plutôt spacieuse , à étages avec , ds le séjour , un canapé et une télévision devant laquelle sa mère était installée ....( peut être regardait elle " les feux de l'amour façon Bollywood ?!?!? ) . Après nous nous être saluées , elle a disparu ds la cuisine et est revenue avec une assiette de riz , de légumes et de viande , une cuillère et je n'ai pas eu le choix ...obtempérer et me régaler tout en la remerciant ...mais elle avait l'air de trouver cela normal !!!! Il m'a été expliqué qu'il ne fallait pas dire merci , car rendre service était considéré comme un devoir ( duty ) ....Quelle hospitalité et quelle générosité ...son fils Jagan a partagé mon repas , sa mère ayant déjà déjeuné ....puis tout fier , il m'a montré les cartes reçues de ses différentes rencontres et amis français , italiens et autres ..il faut signaler que ce jeune homme de trente ans m'a expliqué qu'il était allé à l'école de l'alliance francaise ( il parlait un français plus que correct )...il regardait TV 5 monde en français et qd il ne comprenait pas un mot il l'écrivait sur le mur à côté de la télé pour en avoir une explication ultérieure ...je me suis fait un plaisir de lui donner le sens d'un certain nombre de mots à son grd contentement ...un détail ...il parlait le tamoul , le français , l'anglais , l'espagnol et un peu l'hindi et l'italien .....j'étais stupéfaite de voir avec quelle facilité un jeune homme travaillant ds un restaurant , avait réussi à apprendre 4 langues et à les parler presque couramment ...puis nous avons pris des photos avec sa maman et je leur ai promis de leur envoyer , sitôt rentrée à Paris .... Nous sommes monté sur la terrasse agréablement ombragée par un manguier car il voulait fumer une cigarette ( en Inde , les cigarettes s'achètent à l'unité , par trois ou par dix ...et il y a les mêmes inscriptions " qui font peur " que chez nous...mais il n'y a pas de "pousse à la consommation "....comme pour les médicaments ....j'ai acheté des vitamines ...le pharmacien a sorti une grosse boîte , difficile à caser ds une valise déjà bourrée mais ...ouf , il m'en a sorti une plaquette de dix ...bravo !!!! ) Nous sommes repartis visiter la fabrique de papier de sri aurobindo, ..j'ai eu droit à une visite en règle ..j'ai vu comment le papier était trempé ds différentes bains ds lesquels on ajoutait des traces de peinture en suspension et qui donnaient ces impressions " cachemire " tellement jolies .... Il y avait un autre frère à la maison et le troisième était parti travailler en Indonésie . Je pense que cette famille appartenait à la nouvelle classe moyenne indienne ... Puis je voulais visiter l'ashram de Sri Aurobindo ....en chemin il a rencontré une jeune et jolie allemande qu'il m'a présenté et devant le peu d'enthousiasme à l'idée de l'accompagner ds la soirée , boire de la bière , il a changé son fusil d'épaule et a pensé qu'avec l'allemande , il avait plus de chance de s'encanailler !!!! En plus je récupérais ma liberté , ce qui n'était pas pour me déplaire .... Au centre de la cour ombragée et très fleurie de l'ashram se trouve le mémorial de Sri Aurobindo et de la mère ....sur la surface , deux compositions de fleurs fraîches changées , je pense , tous les jours ...les gens défilent de façon ininterrompue et certains se recueillent avec une grde ferveur ... Puis je suis aller traîner ds la ville indienne ( tamoule ) à la recherche de Pashminas ...non trouvés sauf ds une boutique près de la cathédrale mais à des prix prohibitifs .....sans doute m'ont t'ils prise pour une américaine !!!! La cathédrale ...assez étonnante blanche et rouge comme un gâteau à la crème !!! Mais assez jolie , de beaux vitraux colorés reflétaient le soleil et tte l'église était illuminée ....à la sortie deux nantais avec leur guide ....nous avons un peu parlé ..le guide tamoul m'a expliqué qu'il faisait partie d'une fondation qui voulait ouvrir un centre de médecine ayurvedique , accessible à tous......des indiens les plus modestes aux étrangers , qui désiraient s'y faire soigner ...je suis un peu renseignée et ce genre de médecine qui considère l'homme ds son ensemble n'est pas pour me déplaire , bien au contraire !!!!!j'ai même vu sur le front de mer un centre d'homeopathie hollistique de ......sri aurobindo ...décidément , même mort il occupe une sacrée place .....( en face de l'ashram il y a même une poste Sri Aurobindo !!!!) Le soir une fête " alcoolisée " à la bière était prévue avec le groupe et j'ai été aussitôt conviée , invitation déclinée car il était plus de 5 h et je marchais depuis 11 h ..la fatigue commençait à se faire sentir ..et puis partir en goguette avec un groupe de nantais .....pourquoi pas mais j'ai préféré mes rencontres indiennes plus riches ... De retour à la guest house je les ai vu passer ds leur minicar ...ils m'ont klaksonné pour me joindre à eux mais mon courage déclinait de minute en minute ...et je n'avais qu'une hâte ....rentrer m'allonger sur la terrasse si agréable et rythmée par les appels à la prière car nous logeons ds un quartier musulman .....et ça ne me déplaît pas... Le matin réveillée à 7 h , je suis montée sur la terrasse et , allongée sur une chaise longue , j'ai entendu s'élever ds le silence , des chants d'église ...insolite et magique ....j'aime ces multitudes de confessions qui semblent cohabiter sans aucune difficulté .....certains pays pourraient bien en prendre exemple .... Épuisée mais ravie , je suis rentrée profiter de la jolie terrasse sur le toit de la guest house .....
Hier en arrivant , nous avons visité le marché couvert ..immense marché par lequel doit transiter une partie de la nourriture de la ville ....la partie légumes avec tjs autant de variétés ......qui se mêlent en une symphonie de formes et de couleurs comme seule la nature en a le secret ....les fruits nombreux et aussi variés , la zone de la pêche avec poisons , crustacés , crevettes .....plus ou moins préparés ..dommage que personne n'ait eu l'idée d'un endroit de cuisson et de dégustation sur place .....puis les poulets enfermés ds des cages ...il faut espérer qu'ils auront eu le loisir de courir avant leur séquestration .... Puis la zone textile avec encore , comme partout en Inde cette multitude de coloris qui , jamais , ne se heurtent .....puis des stands d'objets utilitaires en plastique tjs colorés ( la couleur occupe une grde place en Inde à tous les niveaux et cela m'enchante.....) , puis les ustensiles de cuisine , puis les pigments joliment colorés (encore !!!!) dont on retrouve les couleurs sur les murs des maisons et aussi , sur les dessins devant les pas de porte ....j'ai même vu un stand de boîtes " Tupperware " avec des couleurs bien plus vives et éclatantes que celle que nous trouvons en France ...serait ce une fabrication spéciale indienne ?!?!?!
Aujourd'hui , dernier jour à Pondicherry......ce matin nous prenons un petit déjeuner mi français mi anglais sur une terrasse à mi étage ...plusieurs françaises en transit sont installées et discutent .....d'éventuelles missions humanitaires , de circuits à travers le tamil nadu ....l'une d'elle parle de cavalaire où elle a vécu 30 ans ...mon attention est attirée par ce nom familier ..et je lui dis que je connais , car mon ex mari y est médecin ....exclamation qd je lui donne son nom ..elle le connaît très bien ainsi que mes enfants , car son mari est musicien et animait le remariage de Patrick !!!!!! Comme la vie nous réserve d'agréables surprises !!!! Décidément j'aurais fait des rencontres étonnantes au cours de ce voyage ..... Nous sommes retournés nous balader en ville , au marché et avons déjeuné sur le front de mer ....la vie passe paisiblement ds cette partie de la ville où le temps semble resté en suspens ......
Ce soir , car de nuit et départ pour Madurai et son pongal festival .....
Envoyé de mImpressions 7 ème partie Madurai Nous avons quittés Pondicherry ...pour moi un peu à regret pour plusieurs raisons 1 c'est une ville où bcp de monde parle encore français et où il est facile de se repérer 2 la partie francaise de cette ville n'est pas très représentative de l'Inde ... Elle est moins sale . Le front de mer est plus calme , plus élégant ...j'ai même trouvé le 1er vrai glacier de ce pays ....( il existe un autre petit coin de France à deux pas , ds une boulangerie pâtisserie française située ds le quartier tamoule....où nous avons dégusté une ...tarte au citron ...délicieuse ....) c'est un détail mais qui peut avoir son importance qd on se trouve si loin des siens et isolée affectivement ...le blues peut vous guetter et alors un petit rien suffit à vous faire retrouver le moral ....une plaque bleue , un sourire , un signe de la main comme une reconnaissance ...(et en cela , les indiens n'en dont pas avare ), des français sympas avec qui on peut échanger à la sortie d'une église ...... Moins bruyante aussi ...il y a moins de circulation donc moins de klaksons ...moins dangereuse ....je dois dire que risquer sa vie à chaque instant en traversant la rue est un petit jeu qui devient vite épuisant et excédant ..... 3 j'ai rencontré au moment de notre départ des gens que j'aurais aimé connaître plus longtemps......peut être certain(e) s çroiseront ils à nouveau ma route ????
Donc car de nuit pour arriver à madurai à 4 h du mat ....dur dur dur la vie de routarde ... Découverte de la ville le matin après avoir peu dormi ......
Découverte un peu vasouillarde. à cause du manque de sommeil ... Ville indienne habituelle .....opposition entre le modernisme galopant ....ses pubs , ses enseignes , ses néons , ses deux roues innombrables et leurs klaksons incessants et le reste .....les trottoirs défoncés , le bruit , les détritus , les caniveaux qui n'en sont pas .....les rabatteurs qui vous harcèlent pour vous emmener ds leur magasin , les marchands ambulants de cartes postales ( eh oui il est interdit de photographier ds le temple ) de colliers , de bracelets et autres pacotilles .... Bref le piège à touristes en bonne et due forme ... Mais on lève les yeux et on croise un regard bienveillant ...des enfants se retournent en agitant la main et font " hi " et sourient ...d'autres encore veulent se faire prendre en photos avec ou sans vous ...c'est pour le souvenir ....d'autres vous disent " welcome " en vous croisant , d'autres demandent " where Country do you come from'?" Et qd on répond " France " ils y ont très souvent un cousin ou ami ou y ont vécu eux mêmes ..à Lyon , Marseille ...ce matin un rabatteur m'a dit avoir vécu 2 ans à Cergy pontoise ...mais la vie est chère et les gens peu souriants ...on peut difficilement le contredire ...
Nous avons visité le temple " le Minakshi temple " ....interdiction de prendre des photos ...car c'est un temple en activité ...consacré à Minakshi (déesse aux yeux de poisson ) avatar de Parvati , femme de Shiva ....il est rare qu'un temple soit consacré à une déesse ...il y a deux sanctuaires , un pour chaque dieux et les hindous viennent s'y marier ou s'y purifier ...c'est un des lieux saints les plus fréquentés .... Il y a 4 " gopurams " ou portes à chaque points cardinaux d'une hauteur de plus de 50 m , avec une base en granit et décorés de personnages divers ( divinités , monstres , personnages de la mythologie ..) en stuc multicolore ...tous les soirs Shiva sous la forme de Dundareshvara est transporté d'un sanctuaire à un autre où se trouve son lit .....au centre le bassin aux lotus ...en fait il n'y en a qu'un ...des galeries ...des colonnes décorées de poissons , emblème de son épouse ....et ça et là des " lingams" , " des Ganesh " et de nombreux pèlerins venus se recueillir et se purifier ... Sans doute un peu comme nous , qd nous allons en pèlerinage à Chartres ou à Vezelay ou ds d'autres lieux saints ....... Je trouve que ttes les religions ont ceci en commun : aider les humains ( du moins les croyants ) à mieux vivre notre vie terrestre et espérer une vie future meilleure ...peu importe que l'on prie Jésus . Mahomet , Shiva , vichnu , Ganesh ......le " Div" comme me disait Diva , est le même au bout du compte et en cela , je suis bien d'accord avec lui.. On ne peut pas venir en Inde sans parler des échoppes ....il y en a partout ...ds les villes , sur les trottoirs , le long des routes de façon presqu' ininterrompue ... il y a les échoppes qui vendent de tout ...de l'eau " pani bottle " ( maintenant " tani bottle "tamil Nadu oblige !!!!) , des sodas , des fruits , des gâteaux secs , des sachets de shampoing , de lessive , des savons , des bonbons pour les enfants ...tout cela est suspendu comme autant de guirlandes multicolores..... il y a les échoppes qui vendent de la nourriture ...des beignets de toutes sortes ........la plupart du temps samossas , pomme de terre , beignets sucrés .... il y a les échoppes qui servent du chail , ce thé noir épicé ( en principe ! ) au lait très sucré , du café ( en fait un café au lait aussi sucré mais pas mauvais ) ...sur la planche qui sert de devanture , de nombreux bocaux remplis de gâteaux secs , qqfois à la crème... et aussi , des vendeurs de jus de canne à sucre pressé frais (???) Deux roues avec une manivelle qui actionne deux cylindres entre lesquelles sont écrasées les cannes ... Bref des tas de petits boulots qui emploient et font vivre une bonne partie de la population .... Bcp de gens vont pieds nus ....ils n'ont pas l'air d'avoir de difficultés pour se déplacer au milieu des cailloux , des gravats et des détritus ....j'ose à peine imaginer l'épaisseur de leur couche cornée plantaire s'ils se déplacent ainsi depuis l'enfance ..... Autre source d'étonnement ...l'habillement des hommes ....les plus âgés portent des "dhotis " sorte de tissu replié...... Les hommes d'âge moyen ou même les plus jeunes le portent long et souvent je les vois le replier comme si c'était gênant !!!! Hier nous avons pris un car pour aller à Rameshwara , île reliée au continent par un pont qui ressemble à celui de l'île de ré....sur cette île , que je pensais idyllique ( ds mes fantasmes ) se trouve un temple le Ramanathaswamy temple que l'on repère de loin grâce à sa couleur ....jaune vif !!!!temple consacré à Shiva , abrite un lingam de légende ( lingam installé par rama héros du ramayana) C'est un important lieu de pèlerinage ...c'est l'un des quatre lieus de pèlerinage les plus importants de l'Inde ..on appelle " Rameshwara , la Varanasi du sud ..... De très beaux et très longs corridors , l'un fait un km avec ses 500 colonnes richement sculptées .....des gardiens !!!! ( Tous un peu ventripotents !!!) garnissent les sommets des colonnes . Le tout est peint en jaune et les sculptures ainsi que les rosaces du plafond sont , elles , peintes de couleurs vives ....c'est un ensemble impressionnant ... Le temple possède 36 puits dont 22 à l'intérieur .....les pèlerins passent successivement d'un puit à l'autre et se font arroser donc bénir 22 fois... Cela correspond à une purification et Le dernier serait un puit avec de l'eau du Gange et une bénédiction spéciale de Shiva ....certains repartaient avec des bouteilles remplies d'eau ....cela n'est pas sans me rappeler nos pèlerinages , Lourdes peut être ... Même dévotion , même ferveur même si la croyance est différente .... Voilà nous étions ravis d'avoir assister à cette cérémonie ...nous les avons suivis presque tout du long et j'avoue que cette ferveur m'a laissé un peu pantoise .... En Inde il y aurait bcp d'ondes positives ...sans doute grâce à la croyance immense de tte cette population qui pourtant , a souvent bien des difficultés pour assurer leur survie ou même leur vie tout simplement ... Il était question que nous passions la nuit ds un hôtel réservé au bord de la plage ....j'étais ravie ......mais ....changement de programme ...nous avons repris le car pour Madurai .....dommage ......
Impressions Inde 8 ème partie Madurai
Aujourd'hui nous sommes le 16 janvier et c'est le 2eme jour du festival Pongal, autrement dit la fête des moissons ...il dure 4 jours ....et est très fêté ds le sud du pays , le tamil nadu ..... depuis notre arrivée à l'aéroport c.-à-d. Il y a deux jours , nous voyons le long des routes , des cannes à sucre coupées et mises à la disposition de ceux qui en ont besoin ..j'ai vu une grd mère repartir en traînant sa canne ( à sucre !!!) derrière elle , il y en a qui les ramène en équilibre sur leur mobylette ....bref chacun se débrouille comme il peut mais fêtera Pongal selon la tradition .... Le premier jour , les indiens ( je dis indiens et non pas hindous car c'est une fête païenne même si souvent des cérémonies au temple sont étroitement mêlées ) commencent par décorer le seuil de leur maison avec toutes sortes de rosaces qui pour eux ont une signification ....le contour est dessiné avec de la farine de riz puis le plus souvent l'intérieur du dessin est complété avec des pigments aux couleurs éclatantes ....le résultat vaut le coup d'œil, ...ils rivalisent d'imagination et de talent pour faire éclater leur joie de vivre jusque sur le seuil de leur maison .....déjà , pour le jour de l'an nous avions assisté à l'explosion de ces dessins colorés ...le soir du 31 , nous étions allés nous promener ds le village voisin de chez Leon , nous avions aperçu les artistes à l'œuvre en pleine nuit à la lueur de leur lumière de seuil, , accroupi et dessinant pour que la surprise soit totale au réveil du village .... Aujourd'hui nous devons aller fêter Pongal ds un village à une vingtaine de kms de Madurai .....le deuxième jour traditionnellement Pongal se fête en cuisinant ds un nouveau pot en terre , un mélange de riz , de lait , de sucre de la canne et d'épices comme du curcuma et du gingembre ....c'est délicieux c'est distribué à tout le monde et j'en même vu distribué devant le temple et pas seulement en offrande aux dieux ....
Nous sommes partis ds un car un peu brinquebalant !!!! Alors avec en plus , les routes défoncées , les dos d'ânes , leur façon de conduire à coups de klaksons et de coups de frein brusques , les deux roues qui se faufilent et leur piquent la priorité , une gastro déclarée cette nuit et pas bien consolidée ( plus un moral un peu hésitant ...) le voyage a été un peu difficile ...mais bon c'était ça ou rester au fond de mon lit ...et je ne suis pas venue si loin pour rester au lit ....il faut noter que c'était organisé par l'office du tourisme donc ils devaient toucher une compensation ...eh bien nous avons été reçu comme des rois , un collier de fleurs à la descente du car ( œillets d'Inde jaunes , jasmin et autres fleurs rouges dont je ne connais pas le nom ...) on nous a oint le front avec de la poudre rouge , puis de le jaune d'or ...ensuite petite cérémonie d'accueil avec discours en anglais ( avec l'accent tamoul en plus !!!!!) et nous nous sommes dirigés vers la placette où les villageois s'étaient exprimés en dessinant de superbes rosaces comme on en avait déjà vu à plusieurs reprises .... Puis nous sommes rentrés ds une enceinte au fond de laquelle il y avait le temple et une salle " des fêtes " .. De chaque côté il y avait divers stands où ils avaient exposés leurs divers talents artisanaux ....peintures , travaux sur cuir (silhouettes découpées et peintes ...très joli mais un peu cher!!!! ....) , éléphants peints et dessinés sur de la toile , une association de femmes de Madurai pour la " Green earth " etc ......Puis un spectacle de danses traditionnels ...deux femmes vêtues de saris oranges , des grelots aux mains et aux chevilles , des hommes montés sur des échasses ...deux étant caparaçonnés de maquettes de chevaux de couleurs vives , un troisième en pantalon rouge , grimé et monté sur d'immenses échasses qui ressemblait à un gamin grandi trop vite , puis un dernier en culottes courtes et bouffantes et qui dansait avec un pot sur la tête .....je sais qu'il s'agit d'une danse traditionnelle tamoule ....des touristes ont été invités à se joindre à eux ..puis des jeux ...dont un consistait à taper sur un pot en terre suspendu et à le casser avec un bâton ...les yeux bandés évidemment !!!!!! Puis visite du temple ....de très belles statues en bois peintes ds le " vestibule " (????) aux colonnes rouges et blanches ...et la cérémonie d'offrandes et de prières par le braman qui nous a ensuite symboliquement enduit le front avec de la farine de riz ... Ensuite un repas était prévu ...servi ds la salle des fêtes sur des feuilles de bananier ...un peu de riz au lait sucré tradition de Pongal nous avait déjà était servi en apéro !!! Cette fois ci , deux variétés de riz cuisinés avec différentes épices ...une purée de légumes (????) un morceau de canne à sucre qu'il faut croquer pour en extraire le jus ( je préfère qd ce sont les machines qui font le travail ...) , un morceau de qqchose qui ressemblait à du radis noir , et deux beignets de pomme de terre ( ?????) voilà un vrai gueuleton partagés entre villageois et touristes ... Et aussi ...ce qui me fait le plus craquer en Inde ? ....les enfants ...qui viennent spontanément vers vous .....where do you come from ? What Is your name? Ils sont souriants , charmants , attendrissants , communiquent facilement , vous font des signes amicaux , serrent la main car ils savent que c'est notre façon de dire bonjour et au revoir ....les enfants à eux seuls valent largement le voyage ..... Puis retour à Madurai ds l'autocar " tape cul " ...il ne faut pas avoir des pbs de cervicales pour voyager en Inde car la conduite , la vétusté de la plupart des véhicules et les dos d'âne ( triples à certains endroits ) se chargent de vous les arranger !!!! Ou alors voyager avec son kiné !!!! Et le soir à la tombée de la nuit , petit tour autour du temple et son activité nocturne , ses pèlerins ( des hommes facilement reconnaissables à leur dhoti noir , leur colliers de perles et leurs médailles , bien évidemment pieds nus ) , ses marchands ambulants ...vendeurs de cartes postales ( ils ont le beau rôle étant donné qu'il est interdit de photographier ds le temple ) et de plans de la ville , petite grd mère qui vend ses barrettes de couleurs , les marchands de ceintures , de crécelles , de barbes à papa (enfermée ds de petits sachets ) , vendeuse de bracelets de pied avec grelots ( avec ça on ressemble à une bohémienne mais c'est vrai que les gitans viennent d'Inde ...) , gamins et gamines qui proposent des colliers .....plus toutes les boutiques de " bondieuseries indiennes " !!!! : portraits de Ganesh ( c'est le numéro un au hit parade ...) en couleurs et ds ttes les tailles , lampes à huile de ttes formes , boutiques de saris , de tissus qui permet de se rhabiller pour peu cher et en qqes heures .....( ds un temple désaffecté , il y a des marchands de tissu et des couturiers et , en une heure ou deux , ils sont capables de vous faire le pantalon ou la tunique de vos rêves sur mesure et pour un prix défiant toute concurrence ....) Bref une activité qui se ralentit la nuit peut être et jusque vers 10 h du matin mais qui ne semble jamais être totalement arrêtée .... Le lendemain matin , troisième jour du festival , fête des bovins , des vachers et des bergers ...à cette occasion les cornes des vaches sont peintes et j'en ai même vu avec des couronnes de fleurs autour du cou !!!normalement des lâchers de buffles ont lieu ds les villages ( les vachers doivent aller chercher un petit sac de pièces entre les cornes de la vache et ....sans les bras !!!!! ) mais cette année , le gouvernement les a interdit .... Nous partons à la recherche d'un petit déjeuner ...et au détour d'une rue , une animation inhabituelle pour cette heure ci ....en remontant la rue ...un cortège ....avec des femmes , des enfants un pot sur la tête ( comme le danseur du village ) ...bref des gens qui fêtent ...sans doute ....Pongal ...à leur façon ...car il n'y a pas de bétail !!!! Entraînés par cette effervescence , nous remontons le cortège et y sommes d'autorité intégrés .... On nous offre à boire un lait rose parfumé ...une femme me prend par les épaules et m'entraîne avec elle en souriant et en scandant des " onomatopées " qui , pour elle doivent signifier qqchose mais pour moi ???? Nous finissons par arriver à un temple où nous assistons à la cérémonie des offrandes au dieu Shiva ....une vieille femme est assise à l'entrée du temple , fait frire des galettes et nous en offre une ...nous restons encore un petit moment ....des tables et chaises sont installées , nous les laissons à leurs agapes et partons discrètement , heureux d'avoir pu partager ce moment de fête avec eux ... Voilà comment sont les indiens ...tjs prêts à partager .... Le soir , à la recherche d'un restaurant , nous repassons devant l'endroit de la fête ...cette fois ci , il y avait un spectacle avec chanteurs du cru ......un Luis Mariano indien ....des jeunes filles qui avaient repris des succès étrangers pour les mettre au goût indien ......cela nous a amusé et du coup l'ambiance était meilleure ....
Demain départ pour le Sri Lanka ..une nouvelle aventure ...
Discussion autour du thème du mois de février 2017: "Un monde à l'abandon" English translation pending
L'espace échanges en tout genre est ouvert !
Découverte de Pétra English translation pending
Petra 8/11 1er jour
6 h du matin ....réveillée par l'air glacé sur le visage et par le lever du soleil , je me lève ds l'espoir d'une douche chaude prise avant l'arrivée du gros de la troupe ... Je ne suis pas la première et ...l'eau est presqu'aussi froide que la veille ... Courage ...la journée est sérieuse ... Huit heures , départ ... Nous arrivons sur le site ...des touristes mais pas trop ... Un petit tour au musée , histoire de nous situer .... Petra ( roche en grec ) capitale du royaume des nabatéens , ancêtres des tribus arabes , origine du NO de la péninsule arabique ...avant d'arriver ds le sud de la Jordanie , ils s'y étaient en partie sédentarisés et étaient devenus des commerçants avisés ( ou plutôt des pilleurs de caravanes !!!! ) du fait de leur situation sur la route des caravanes entre l'orient ( Chine et Indes ) et les ports de la côte méditerranéenne . Ils ont étendus cette activité au sud de la Jordanie et sont devenus les maîtres des routes commerciales de la région .Ils se sont enrichis en prélevant des péages ( déjà !!!) et en protégeant les caravanes qui transportaient la soie , l'encens , les épices , l'ivoire ..... Les nabatéens furent à leur apogée durant 200 ans ( UN siècle av JC et UN siècle après ) ....avant d'être annexés à l'empire romain en 106 après JC sous Trajan .
Petra est l'une des sept nouvelles merveilles du monde et un site archéologique exceptionnel qui allie un emplacement naturel d'une beauté époustouflante à l'ingéniosité architecturale humaine et réalisée avec un talent hors du commun . Ils eurent l'intelligence d'associer les arts grec , romain , égyptien , byzantin , mésopotamien ....à leur propre art indigène et le résultat est unique au monde et la richesse culturelle est remarquable .
Puis Petra a été progressivement abandonnée et est tombée ds l'oubli jusqu' à sa découverte en 1812 par un explorateur orientaliste suisse , Johan Ludwig Burkhardt , curieux et informé , habillé en bédouin et parlant parfaitement l'arabe . Elle était alors habitée par des tribus bédouines qui vivaient ds les maisons troglodytes. Le gouvernement a favorisé leur sédentarisation en construisant des village en dur et maintenant , grâce à leur reconversion ds le tourisme ( ventes de souvenirs , âniers , chameliers , conducteurs de calèches ...) ils ont un revenu supérieur à la moyenne nationale . Nous pénétrons ds le site proprement et devant nous , se déroule un large chemin de terre d'un km et demi , encaissé entre deux vallées et qui longe le cours d'un ruisseau souvent asséché mais qui peut se transformer en un torrent impétueux , le Wadi Musa . Le long du chemin , nous commençons à voir les premières tombes rupestres puis sur la droite , trois sortes de cubes , les blocs ou cubes de Djinn hauts de 6 à 9 m et qui , selon les bédouins , abritaient des esprits malins ( d'où leur nom Djinn ) .Sans décoration mais creuses à certains endroits , l'hypothèse de tombes paraît être la plus vraisemblable .
Un peu plus loin , une structure double dont la partie supérieure doit son nom à la présence de quatre obélisques d'inspiration égyptienne et creusée de niches funéraires ( quatre plus une ) le tombeau des Obélisques et dont la niche centrale entre les obélisques est , elle , d'influence greco romaine . En dessous , un peu décalé , se situe le Bab al siq ( la porte du Siq ) triclinium ( triclinaire trois bancs sur les côtés des parois ) vraisemblablement une salle de banquet , où se déroulaient les fêtes honorants les défunts .Sur le dessus , deux demi frontons de style corinthien .
Un pont , avant de s'enfoncer entre les rochers , le canyon proprement dit , le Siq interne , véritable tunnel long de 1,5 kms et dont les parois peuvent atteindre 180 m de hauteur et peuvent se resserrer jusqu' à moins de 2 m. Impressionnant , qd je pense que non otre explorateur s'y est engagé sans savoir sur quoi il allait déboucher... Ce n'était pas l'entrée principale mais un passage sacré , pavé , descendant jusqu'à la partie religieuse de la cité . On peut y voir les traces d'un arc qui devait être fermé par une porte . Certains pavages sont d'origine et on peut , comme à Jerash , y distinguer les traces des roues des chars .Maintenant ce sont des calèches qui emmènent les touristes sur les chemins de Petra . Nous nous engageons ds le défilé où l'ombre et la fraîcheur surprennent ... À partir de maintenant , à Petra et dans le wadi rum , les couleurs chatoyantes ds tous les tons de rose , ocre , crème , orangée variant en fonction de l'heure et donc de la position du soleil , ne vont plus nous quitter et nous émerveillerons tout au long de notre chemin.... J'ai passé quatre jours à ressentir et à m'imprégner de toute cette beauté et à chaque instant , ces simples mots " que c'est beau "me viennent aux lèvres et ont du mal à exprimer mon émerveillement devant tant de magnificence . Peu après l'entrée, des canaux taillés ds la roche ainsi que des traces de canalisations amenant l'eau à Petra . Tout au long du siq , on voit des "wadi "fermés par des digues . Quelques arbustes parviennent à se frayer un chemin entre les rochers .
Le découpage artistique naturel des roches fait travailler notre imagination et ça et là nous voyons , qui un poisson qui , un éléphant ...je crois que tout le bestiaire a du y passer !!!!
Tout le long , des niches votives contenant des " betyles ", pierre symbolisant le dieu nabatéen Dushara . Un peu plus loin à gauche , sculptés à même la paroi , les pieds d'un marchand et de son chameau indiquant qu'il y avait de l'eau . Et ....l'Apparition ...magique dans le soleil entre les parois du canyon....le trésor du pharaon ou Khazneh Firaoun....une grande émotion m'envahit à la découverte de cette merveille sculptée à même le grès rose de la montagne .
40 m de hauteur , 28 m de large , deux niveaux . A la partie inférieure , six colonnes à chapiteau corinthien soutiennent un portique à fronton . De chaque côté on devine Castor et Pollux , assez abîmés par l'œuvre destructrice des iconoclastes qui , au VIII e siècle , reçurent l'ordre de détruire toute représentation humaine sur les terres de l'Islam . Au dessus de la colonnade , une frise de volutes et de grappes de raisin .De chaque côté du chapiteau , deux lions . Au centre du fronton des symboles rappelant la déesse égyptienne , Isis . La partie supérieure est composée de trois éléments ....au centre , un temple rond ou tholos avec un toit comique et un chapiteau corinthien sur lequel repose une urne , endommagée par les balles des bédouins pensant qu'elle contenait un trésor ... Le tholos est encadré de deux panneaux latéraux avec colonnes et demi- frontons . Les sculptures sont en partie effacées ... Sur les côtés du trésor sont creusés des canaux pour évacuer l'eau pouvant endommager le monument ...mais les Nabatéens n'avaient pas prévu l'érosion due au vent et au sable . Huit marches à la partie inférieure permettent d'accéder à l'intérieur.
Diverses fouilles ont permis de compris endre qu'il s'agissait là d'un temple funéraire consacré au culte et à la mémoire d'Aretas IV . Il a été terminé entre 40 et 60 après JC.
Une petite contrariété a un peu gâché cette découverte...j'ai cru mon appareil photo cassé....à Petra en plus , quel gâchis !!!! Préoccupée , je n'ai pas vu le groupe repartir ..Après quelques errements pendant une dizaine de minutes, j'ai fini par les retrouver ...j'ai vertement tancé Wallid en lui demandant s'il avait pour habitude de ne pas compter ses ouailles !!!! Un peu désagréable, d'autant plus que je ne me souvenais plus du nom du camps !!!!
Nous longeons sur la gauche Le Siq extérieur élargi et la rue des façades avec de chaque côté ses rangées de tombeaux nabatéens, pour arriver à un théâtre de style romain presqu'entièrement taillé dans le roc au premier siècle après JC par les Nabatéens sous Aretas IV .Dans un premier temps , il pouvait contenir entre 3000 et 4000 spectateurs. Lors de l'annexion de Petra par les romains en 106 , il fut agrandi jusqu'à pouvoir contenir jusqu'à 8000 spectateurs.
Nous continuons notre périple ...Face au théâtre , sur les hauteurs , un groupe de tombeaux royaux , impressionnants par leur taille ...Le Tombeau de l'urne , Le plus grand , Le Tombeau de la soie , Le Tombeau corinthien, Le Tombeau du palais et Le Tombeau de Sextus Florentinus ..
Sur la voie , nous visitons des cavernes creusées dans le rocher avec une exceptionnelle palette de nuances , blanc , rose , orange , dont les stries se mêlent et se démêlent à la façon d'un écheveau .
En empruntant la rue des colonnades , nous nous dirigeons sur la droite vers les vestiges de l'église byzantine construite sur l'emplacement d'un édifice ( probablement un temple ) démoli .
Avant la bifurcation , Nymphaeum , vestiges d'une fontaine dont il ne reste plus rien mais où s'épanouit un pistachier vieux de 450 ans .
A droit donc , l'église ou ce qu'il en reste ...de superbes céramiques , personnages , animaux ( lapins , sangliers cerfs , coqs ..) , trois vestiges de chapiteaux dans la cour . A droite , en contrebas , les ruines du Temple des lions ailés ( nom provenant des sculptures des chapiteaux )
Nous redescendons pour reprendre la voie des colonnades qui se termine par un vaste portail, , la porte du Temenos , gardée par deux gardiens en tenue " comme à l'époque !!!!! Ce portail donnait accès à la partie sacrée , Le Temenos ( grande salle pavée ) du QASR el Bint , principal temple Nabatéen de la capitale et seul survivant des tremblements de terre et inondations. L'édifice culmine à une vingtaine de mètres . Une grande salle pavée dominée par le temple lui même et son autel. Sur la droite , des vestiges de ce qui paraît être un "hamman " .
C'est à l'ombre de ces murs que nous mangeons nos sandwichs "bédouins " avant de repartir .
Cette fois ci , c'est sérieux , nous devons grimper jusqu'au monastère , Le Deir , 2,5 km dans la montagne , quelques centaines de marches taillées à même le roc et inégales ....la montée est rude ...le monastère se mérite !!!!! Mais le coup d'œil en vaut la peine ...
Un petit bar à ses pieds et nous dégustons notre café sucré à la cardamome avec délectation ....nous zapons la montée " pour la vue " !!!!! Un plateau montagneux où, dans un de ses flancs , a été creusée la façade du monastère . Monument à peu près carré ( 50 m de large 45 m de haut ) , deux niveaux , un inférieur avec demi colonnes à chapiteaux nabatéens, deux niches à tympan recourbé . Un portique de huit mètres de haut ceint de deux demi colonnes . Le deuxième étage , très en relief , comporte deux avant corps surmontés de deux demi frontons et un tholos central dont le chapiteau nabatéen supporte une urne (9 m à elle seule ) . La façade se découpe de la montagne , très en relief et je suis frappée par la sobriété du monument, comme s'il ne voulait pas voler la vedette au paysage environnant . Imposant , majestueux tout en étant sobre , voilà le Deir , bâti au I ou II eme siècle avant JC , ce serait un temple dédié à la pratique d'un culte en l'honneur d'un roi...Obodas I et peut être aussi le Dieu Dushara ....
Ce n'est pas tout , la journée n'est pas finie ....nous devons rentrer au camp ...à pieds !!! Quelques km de plus ....nous ne sommes pas à cela près !!!!!
Nous partons en longeant des corniches dont le vide à nos pieds est impressionnant...les couleurs changent , les vallées se creusent , les sommets s'éloignent et de temps en temps nous rencontrons une plaque de "gazon " tellement vert qu'on le croirait faux ....
Nous sommes accueillis par un thé chaud bien mérité mais qui ne s'ensuivra pas d'une bonne douche " chaude " qui , pourtant , aurait été la bienvenue .
Le repas du soir composé de légumes délicieux , de grillades au feu de bois et de discussions animées , terminera cette journée de façon conviviale et c'est avec bonheur que nous retrouvons nos duvets dans nos tentes bédouines .
6 h du matin ....réveillée par l'air glacé sur le visage et par le lever du soleil , je me lève ds l'espoir d'une douche chaude prise avant l'arrivée du gros de la troupe ... Je ne suis pas la première et ...l'eau est presqu'aussi froide que la veille ... Courage ...la journée est sérieuse ... Huit heures , départ ... Nous arrivons sur le site ...des touristes mais pas trop ... Un petit tour au musée , histoire de nous situer .... Petra ( roche en grec ) capitale du royaume des nabatéens , ancêtres des tribus arabes , origine du NO de la péninsule arabique ...avant d'arriver ds le sud de la Jordanie , ils s'y étaient en partie sédentarisés et étaient devenus des commerçants avisés ( ou plutôt des pilleurs de caravanes !!!! ) du fait de leur situation sur la route des caravanes entre l'orient ( Chine et Indes ) et les ports de la côte méditerranéenne . Ils ont étendus cette activité au sud de la Jordanie et sont devenus les maîtres des routes commerciales de la région .Ils se sont enrichis en prélevant des péages ( déjà !!!) et en protégeant les caravanes qui transportaient la soie , l'encens , les épices , l'ivoire ..... Les nabatéens furent à leur apogée durant 200 ans ( UN siècle av JC et UN siècle après ) ....avant d'être annexés à l'empire romain en 106 après JC sous Trajan .
Petra est l'une des sept nouvelles merveilles du monde et un site archéologique exceptionnel qui allie un emplacement naturel d'une beauté époustouflante à l'ingéniosité architecturale humaine et réalisée avec un talent hors du commun . Ils eurent l'intelligence d'associer les arts grec , romain , égyptien , byzantin , mésopotamien ....à leur propre art indigène et le résultat est unique au monde et la richesse culturelle est remarquable .
Puis Petra a été progressivement abandonnée et est tombée ds l'oubli jusqu' à sa découverte en 1812 par un explorateur orientaliste suisse , Johan Ludwig Burkhardt , curieux et informé , habillé en bédouin et parlant parfaitement l'arabe . Elle était alors habitée par des tribus bédouines qui vivaient ds les maisons troglodytes. Le gouvernement a favorisé leur sédentarisation en construisant des village en dur et maintenant , grâce à leur reconversion ds le tourisme ( ventes de souvenirs , âniers , chameliers , conducteurs de calèches ...) ils ont un revenu supérieur à la moyenne nationale . Nous pénétrons ds le site proprement et devant nous , se déroule un large chemin de terre d'un km et demi , encaissé entre deux vallées et qui longe le cours d'un ruisseau souvent asséché mais qui peut se transformer en un torrent impétueux , le Wadi Musa . Le long du chemin , nous commençons à voir les premières tombes rupestres puis sur la droite , trois sortes de cubes , les blocs ou cubes de Djinn hauts de 6 à 9 m et qui , selon les bédouins , abritaient des esprits malins ( d'où leur nom Djinn ) .Sans décoration mais creuses à certains endroits , l'hypothèse de tombes paraît être la plus vraisemblable .
Un peu plus loin , une structure double dont la partie supérieure doit son nom à la présence de quatre obélisques d'inspiration égyptienne et creusée de niches funéraires ( quatre plus une ) le tombeau des Obélisques et dont la niche centrale entre les obélisques est , elle , d'influence greco romaine . En dessous , un peu décalé , se situe le Bab al siq ( la porte du Siq ) triclinium ( triclinaire trois bancs sur les côtés des parois ) vraisemblablement une salle de banquet , où se déroulaient les fêtes honorants les défunts .Sur le dessus , deux demi frontons de style corinthien .
Un pont , avant de s'enfoncer entre les rochers , le canyon proprement dit , le Siq interne , véritable tunnel long de 1,5 kms et dont les parois peuvent atteindre 180 m de hauteur et peuvent se resserrer jusqu' à moins de 2 m. Impressionnant , qd je pense que non otre explorateur s'y est engagé sans savoir sur quoi il allait déboucher... Ce n'était pas l'entrée principale mais un passage sacré , pavé , descendant jusqu'à la partie religieuse de la cité . On peut y voir les traces d'un arc qui devait être fermé par une porte . Certains pavages sont d'origine et on peut , comme à Jerash , y distinguer les traces des roues des chars .Maintenant ce sont des calèches qui emmènent les touristes sur les chemins de Petra . Nous nous engageons ds le défilé où l'ombre et la fraîcheur surprennent ... À partir de maintenant , à Petra et dans le wadi rum , les couleurs chatoyantes ds tous les tons de rose , ocre , crème , orangée variant en fonction de l'heure et donc de la position du soleil , ne vont plus nous quitter et nous émerveillerons tout au long de notre chemin.... J'ai passé quatre jours à ressentir et à m'imprégner de toute cette beauté et à chaque instant , ces simples mots " que c'est beau "me viennent aux lèvres et ont du mal à exprimer mon émerveillement devant tant de magnificence . Peu après l'entrée, des canaux taillés ds la roche ainsi que des traces de canalisations amenant l'eau à Petra . Tout au long du siq , on voit des "wadi "fermés par des digues . Quelques arbustes parviennent à se frayer un chemin entre les rochers .
Le découpage artistique naturel des roches fait travailler notre imagination et ça et là nous voyons , qui un poisson qui , un éléphant ...je crois que tout le bestiaire a du y passer !!!!
Tout le long , des niches votives contenant des " betyles ", pierre symbolisant le dieu nabatéen Dushara . Un peu plus loin à gauche , sculptés à même la paroi , les pieds d'un marchand et de son chameau indiquant qu'il y avait de l'eau . Et ....l'Apparition ...magique dans le soleil entre les parois du canyon....le trésor du pharaon ou Khazneh Firaoun....une grande émotion m'envahit à la découverte de cette merveille sculptée à même le grès rose de la montagne .
40 m de hauteur , 28 m de large , deux niveaux . A la partie inférieure , six colonnes à chapiteau corinthien soutiennent un portique à fronton . De chaque côté on devine Castor et Pollux , assez abîmés par l'œuvre destructrice des iconoclastes qui , au VIII e siècle , reçurent l'ordre de détruire toute représentation humaine sur les terres de l'Islam . Au dessus de la colonnade , une frise de volutes et de grappes de raisin .De chaque côté du chapiteau , deux lions . Au centre du fronton des symboles rappelant la déesse égyptienne , Isis . La partie supérieure est composée de trois éléments ....au centre , un temple rond ou tholos avec un toit comique et un chapiteau corinthien sur lequel repose une urne , endommagée par les balles des bédouins pensant qu'elle contenait un trésor ... Le tholos est encadré de deux panneaux latéraux avec colonnes et demi- frontons . Les sculptures sont en partie effacées ... Sur les côtés du trésor sont creusés des canaux pour évacuer l'eau pouvant endommager le monument ...mais les Nabatéens n'avaient pas prévu l'érosion due au vent et au sable . Huit marches à la partie inférieure permettent d'accéder à l'intérieur.
Diverses fouilles ont permis de compris endre qu'il s'agissait là d'un temple funéraire consacré au culte et à la mémoire d'Aretas IV . Il a été terminé entre 40 et 60 après JC.
Une petite contrariété a un peu gâché cette découverte...j'ai cru mon appareil photo cassé....à Petra en plus , quel gâchis !!!! Préoccupée , je n'ai pas vu le groupe repartir ..Après quelques errements pendant une dizaine de minutes, j'ai fini par les retrouver ...j'ai vertement tancé Wallid en lui demandant s'il avait pour habitude de ne pas compter ses ouailles !!!! Un peu désagréable, d'autant plus que je ne me souvenais plus du nom du camps !!!!
Nous longeons sur la gauche Le Siq extérieur élargi et la rue des façades avec de chaque côté ses rangées de tombeaux nabatéens, pour arriver à un théâtre de style romain presqu'entièrement taillé dans le roc au premier siècle après JC par les Nabatéens sous Aretas IV .Dans un premier temps , il pouvait contenir entre 3000 et 4000 spectateurs. Lors de l'annexion de Petra par les romains en 106 , il fut agrandi jusqu'à pouvoir contenir jusqu'à 8000 spectateurs.
Nous continuons notre périple ...Face au théâtre , sur les hauteurs , un groupe de tombeaux royaux , impressionnants par leur taille ...Le Tombeau de l'urne , Le plus grand , Le Tombeau de la soie , Le Tombeau corinthien, Le Tombeau du palais et Le Tombeau de Sextus Florentinus ..
Sur la voie , nous visitons des cavernes creusées dans le rocher avec une exceptionnelle palette de nuances , blanc , rose , orange , dont les stries se mêlent et se démêlent à la façon d'un écheveau .
En empruntant la rue des colonnades , nous nous dirigeons sur la droite vers les vestiges de l'église byzantine construite sur l'emplacement d'un édifice ( probablement un temple ) démoli .
Avant la bifurcation , Nymphaeum , vestiges d'une fontaine dont il ne reste plus rien mais où s'épanouit un pistachier vieux de 450 ans .
A droit donc , l'église ou ce qu'il en reste ...de superbes céramiques , personnages , animaux ( lapins , sangliers cerfs , coqs ..) , trois vestiges de chapiteaux dans la cour . A droite , en contrebas , les ruines du Temple des lions ailés ( nom provenant des sculptures des chapiteaux )
Nous redescendons pour reprendre la voie des colonnades qui se termine par un vaste portail, , la porte du Temenos , gardée par deux gardiens en tenue " comme à l'époque !!!!! Ce portail donnait accès à la partie sacrée , Le Temenos ( grande salle pavée ) du QASR el Bint , principal temple Nabatéen de la capitale et seul survivant des tremblements de terre et inondations. L'édifice culmine à une vingtaine de mètres . Une grande salle pavée dominée par le temple lui même et son autel. Sur la droite , des vestiges de ce qui paraît être un "hamman " .
C'est à l'ombre de ces murs que nous mangeons nos sandwichs "bédouins " avant de repartir .
Cette fois ci , c'est sérieux , nous devons grimper jusqu'au monastère , Le Deir , 2,5 km dans la montagne , quelques centaines de marches taillées à même le roc et inégales ....la montée est rude ...le monastère se mérite !!!!! Mais le coup d'œil en vaut la peine ...
Un petit bar à ses pieds et nous dégustons notre café sucré à la cardamome avec délectation ....nous zapons la montée " pour la vue " !!!!! Un plateau montagneux où, dans un de ses flancs , a été creusée la façade du monastère . Monument à peu près carré ( 50 m de large 45 m de haut ) , deux niveaux , un inférieur avec demi colonnes à chapiteaux nabatéens, deux niches à tympan recourbé . Un portique de huit mètres de haut ceint de deux demi colonnes . Le deuxième étage , très en relief , comporte deux avant corps surmontés de deux demi frontons et un tholos central dont le chapiteau nabatéen supporte une urne (9 m à elle seule ) . La façade se découpe de la montagne , très en relief et je suis frappée par la sobriété du monument, comme s'il ne voulait pas voler la vedette au paysage environnant . Imposant , majestueux tout en étant sobre , voilà le Deir , bâti au I ou II eme siècle avant JC , ce serait un temple dédié à la pratique d'un culte en l'honneur d'un roi...Obodas I et peut être aussi le Dieu Dushara ....
Ce n'est pas tout , la journée n'est pas finie ....nous devons rentrer au camp ...à pieds !!! Quelques km de plus ....nous ne sommes pas à cela près !!!!!
Nous partons en longeant des corniches dont le vide à nos pieds est impressionnant...les couleurs changent , les vallées se creusent , les sommets s'éloignent et de temps en temps nous rencontrons une plaque de "gazon " tellement vert qu'on le croirait faux ....
Nous sommes accueillis par un thé chaud bien mérité mais qui ne s'ensuivra pas d'une bonne douche " chaude " qui , pourtant , aurait été la bienvenue .
Le repas du soir composé de légumes délicieux , de grillades au feu de bois et de discussions animées , terminera cette journée de façon conviviale et c'est avec bonheur que nous retrouvons nos duvets dans nos tentes bédouines .
Itinéraire camping-car dans l'Ouest américain cet été English translation pending
Bonjour,
nous aimons voyager en camping-car pour être libre sur notre timing et itinéraire..
1- peut-on dormir n'importe où ou faut-il toujours être dans un camping?
2-peut-on arriver le jour même dans un camping dans les PN?
3-que faire si plus de place?
4-est-ce possible de récupérer le camping-car à un point et le rendre dans une autre ville afin d'éviter de faire un aller-retour?
5-en 4 semaines, est-ce possible de faire San Francisco, séquoia, Death Valley, Grand Canyon, Bryce Canyon, Zion, antelope, arches, Yellowstone? Ou on peut/doit élaguer?
Merci pour le partage de votre expérience!
Itinéraire 4 semaines en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
nous partons en ADS en couple mi-aout 2017 pour 4 semaines.
Nous sommes tout au début de nos recherches.
Notre avion atterrit et repart de Johannesburg.
Pas de but particulier. Nous pensons louer une voiture pour être autonome.
Ce qui nous intéresse:
- les animaux (bien sur)
- les gens, la culture "locale"
- le vin
- la plongée
- les grands espaces
- pas trop se presser....
- les rencontres
En lisant un peu les forums, je pensais préparer un itinéraire comme celui-ci: - Johannesburg = 2 nuits - route vers Kruger / halte 1 nuit sur la route? - Kruger = 3 nuits dans la parc (plus?) - "descente" vers le sud - plongée (avec requins?) -- > jusqu'au Cap. - retour en avion du Cap vers Johannesburg. - retour vers la France.
Comme vous le voyez c'est encore flou! Questions: - compte-tenu de la période, toutes les régions sont-elles "visitables"? - Towship à Johannesburg. Bonne idée? - quelle durée au parc Kruger? - d'autres parcs? - rouler en voiture (conduite à gauche) problème? - etc.
Bref, je suis preneur de vos remarques, conseils, endroits pour dormir, sites incontournables (je suis conscient qu'il y en trop....) Merci d'avance.
En lisant un peu les forums, je pensais préparer un itinéraire comme celui-ci: - Johannesburg = 2 nuits - route vers Kruger / halte 1 nuit sur la route? - Kruger = 3 nuits dans la parc (plus?) - "descente" vers le sud - plongée (avec requins?) -- > jusqu'au Cap. - retour en avion du Cap vers Johannesburg. - retour vers la France.
Comme vous le voyez c'est encore flou! Questions: - compte-tenu de la période, toutes les régions sont-elles "visitables"? - Towship à Johannesburg. Bonne idée? - quelle durée au parc Kruger? - d'autres parcs? - rouler en voiture (conduite à gauche) problème? - etc.
Bref, je suis preneur de vos remarques, conseils, endroits pour dormir, sites incontournables (je suis conscient qu'il y en trop....) Merci d'avance.
Fourgon + moto au Maroc: autorisations (voyage seul) English translation pending
Bonjour,
L'année dernière, je suis arrivé par bateau à Tanger med avec mon fourgon transporter T4 ainsi qu'une moto à l'intérieur (un Suzuki vanvan 125).
Ces deux véhicules sont à mon nom et j'ai les cartes grises à mon nom, en règle ainsi que les assurances internationales.
Je me suis fait bloquer par les douanes à la frontière au dernier péage du port. On ma' interdit de rentrer sur le territoire marocain avec deux véhicules à mon nom en voyageant seul...
J'ai dû rebrousser chemin et reprendre un ferry pour l'Espagne car sinon, je devais laisser ma moto en zone de fret au port en payant pour tous les jours de stockage et je devais y laisser aussi casque et clefs.
Bref, cette année, je retournerais bien au Maroc toujours de la même façon c'est à dire avec mon fourgon mais cette fois en y tractant une remorque sur laquelle il y aurait donc ma 125 qui est je le rappelle un véhicule avec une immatriculation et non un véhicule de cross... je voyage seul et j'aimerais vraiment entrer sur le territoire marocain avec ces deux véhicules. Et en sortir aussi (!) deux mois après environ.
Quelqu'un a t-il été confronté au même problème que moi? À savoir impossibilité d'entrée sur le territoire marocain avec deux véhicules immatriculés à son nom en voyageant seul?!
Merci beaucoup pour vos réponses et votre aide
Jerome
Carnet de voyage: 30 jours à Cuba English translation pending
Nous avons passé un mois à Cuba en février mars.
Excellent voyage, pays attachant, population sympathique.
Arrivée à La Havane où nous avons d'abord passé 3 jours dans une casa de La Habana Vieja, 25 cuc la nuit, contact très agréable, conseils pertinents pour notre voyage.La ville nous a beaucoup plu, c'est une ambiance, c'est un patrimoine colonial extraordinaire.



Puis, on a pris un bus pour aller jusqu'à Cienfuegos, petite ville du bord de mer. On y a passé 2 nuits en casa particular, on a pris la carriole taxi pour aller à Punta Gorda, boire un cuba libre au Palacio de Valle qui offre une superbe vue sur les alentours. Le soir, on s'est régalé au dîner préparé à la casa, soupe de poisson, crabes et chupito pour digérer le tout.

Puis, vers 10h, départ pour Trinidad, une superbe ville de carte postale.Des maisons colorées, des rues pavées, de jolies églises, de la musique et des touristes en grand nombre.
Visite de la vallée de Los Ingénios en taxi, ancienne zone sucrière aujourd'hui plantée de manguiers, d'avocatiers, de cocotiers.... Soirée musique à la casa de la musica. Très festif, très gaie, excellente ambiance.
Journée plage à Ancon, à 12 km de Trinidad.Belle plage, pas trop de monde, des arbres pour avoir un peu d'ombre.Mais très peu de Cubains. Idéal pour la baignade.


Ensuite, pour aller à Santiago, on fera une étape d'une nuit à Camaguey, dans une casa du centre, chambre très bruyante, on a eu l'impression de coucher sur le trottoir.
Le lendemain on arrivera à Santiago après avoir traversé des plaines plantées de canne à sucre, de bananeraies, de quelques rizières et on croisera des troupeaux énormes avec leurs cow boys à cheval. On reste 3 nuits à Santiago dans une casa du centre, très sympa, excellents dîners à prix plus que raisonnables. Visite de la maison Velasquez, très vieille maison de maître, très belle maison. L'ambiance de la rue est sympa, petits étals de fruits, de viande, d'oignons...


Après, direction Baracoa via Guantanamo, en bus.Végétation luxuriante, montagnes majestueuses. Un bicy-taxi nous attend pour nous conduire à notre casa. Baracoa est une petite ville très vivante, très animée. Il est agréable d'y flâner. Musique en soirée. Beaucoup de monde. Journée randonnée pédestre, départ le long de la plage en direction de la playa blanca. Superbe balade, traversée du Rio Miel, pont suspendu, petit village de pêcheurs. C'est charmant. On se laisse tenter et on goûte au cucurucho, de la noix de coco râpée de la goyave, de la papaye et du sucre servis dans un cornet... Puis journée découverte des alentours en taxi réservé pour la journée au prix de 20cuc. Visite d'une plantation de cacao, de caféiers, de cocotiers. Fabrication artisanale du chocolat. Taxi jusqu'à la plage de Manglito, superbe, un petit coin de paradis au bout du monde.



Retour à Santiago pour 2 nuits avant de repartir pour Holguin.Sur la route on croisera des attelages de boeufs, des cavaliers....Beaucoup d'animation dans cette petite ville bien agréable. Le propriétaire de la casa nous réserve nos nuits suivantes à Gibara, on souhaite y aller pour profiter de la plage mais on a trop de vent. Donc, on fera de la marche. Et dès plages "lectures" dans le jardin calme de notre jolie casa.On est surpris de constater que la vie s'arrête très tôt dans cette petite ville balnéaire, heureusement que notre casa sert d'excellents dîners.
Retour sur Holguin avant de repartir pour Santa Clara, la ville où serait enterré le Che. On s'installe dans une jolie casa coloniale en plein coeur de la ville. On y est au calme. Le lendemain, visite de la place de la révolution, on est impressionnés par la statue du Che, par la lettre gravée dans la pierre sur une énorme stèle. Visite du théâtre construit en 1885.Il est très très joli et la guide qui nous accompagne tellement agréable. Belle visite. Visite d'une fabrique de cigares, les employés ne semblent pas nager dans le bonheur.


Puis, en route pour Remédios, une heure en taxi,15cuc. Petite casa très simple mais pour une nuit, ça ira. Taxi pour aller jusqu'à Santa Maria, accessible par une route longue de 48km, en pleine mer, pour une part, en pleine mangrove pour le reste.Plage sauvage mais occupée par des complexes touristiques all included. Un peu décevant...Malgré les eaux turquoises. Visite du village de Caribeen, petit port de pêche. Sympa! Retour à Remédios où la fête foraine bat son plein. Une sono d'enfer...difficile de rester sur la place. Repas langoustes le soir, la 1ère langouste de notre voyage...Bon...mais pas extra.... Remédios est une ville charmante où les maisons anciennes sont superbement restaurées, la place est très jolie.
Retour à La Havane en taxi collectif qui nous laisse juste devant notre casa.Une nuit et re-taxi collectif pour Viñales, cette fois.Jolis paysages, champs de tabac, bohios, casa de tabaco, fruitiers....Très belle région...On a une casa en plein centre, sur la route des mogotes. Beaucoup de charme, beaucoup d'espace pour randonner, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Mais que de touristes ! C'est énorme ! Mais ça vaut vraiment le déplacement. On est dans un autre univers et c'est tellement beau. Multiples randonnées pour découvrir la campagne environnante. Un vrai coup de coeur !


Et pour terminer,2 nuits à La Havane, ville magnifique, qu'on a beaucoup aimée.

Magnifique voyage, construit avec l'aide des discussions sur ce forum. Merci à tous.



Puis, on a pris un bus pour aller jusqu'à Cienfuegos, petite ville du bord de mer. On y a passé 2 nuits en casa particular, on a pris la carriole taxi pour aller à Punta Gorda, boire un cuba libre au Palacio de Valle qui offre une superbe vue sur les alentours. Le soir, on s'est régalé au dîner préparé à la casa, soupe de poisson, crabes et chupito pour digérer le tout.

Puis, vers 10h, départ pour Trinidad, une superbe ville de carte postale.Des maisons colorées, des rues pavées, de jolies églises, de la musique et des touristes en grand nombre.
Visite de la vallée de Los Ingénios en taxi, ancienne zone sucrière aujourd'hui plantée de manguiers, d'avocatiers, de cocotiers.... Soirée musique à la casa de la musica. Très festif, très gaie, excellente ambiance.
Journée plage à Ancon, à 12 km de Trinidad.Belle plage, pas trop de monde, des arbres pour avoir un peu d'ombre.Mais très peu de Cubains. Idéal pour la baignade.


Ensuite, pour aller à Santiago, on fera une étape d'une nuit à Camaguey, dans une casa du centre, chambre très bruyante, on a eu l'impression de coucher sur le trottoir.
Le lendemain on arrivera à Santiago après avoir traversé des plaines plantées de canne à sucre, de bananeraies, de quelques rizières et on croisera des troupeaux énormes avec leurs cow boys à cheval. On reste 3 nuits à Santiago dans une casa du centre, très sympa, excellents dîners à prix plus que raisonnables. Visite de la maison Velasquez, très vieille maison de maître, très belle maison. L'ambiance de la rue est sympa, petits étals de fruits, de viande, d'oignons...


Après, direction Baracoa via Guantanamo, en bus.Végétation luxuriante, montagnes majestueuses. Un bicy-taxi nous attend pour nous conduire à notre casa. Baracoa est une petite ville très vivante, très animée. Il est agréable d'y flâner. Musique en soirée. Beaucoup de monde. Journée randonnée pédestre, départ le long de la plage en direction de la playa blanca. Superbe balade, traversée du Rio Miel, pont suspendu, petit village de pêcheurs. C'est charmant. On se laisse tenter et on goûte au cucurucho, de la noix de coco râpée de la goyave, de la papaye et du sucre servis dans un cornet... Puis journée découverte des alentours en taxi réservé pour la journée au prix de 20cuc. Visite d'une plantation de cacao, de caféiers, de cocotiers. Fabrication artisanale du chocolat. Taxi jusqu'à la plage de Manglito, superbe, un petit coin de paradis au bout du monde.



Retour à Santiago pour 2 nuits avant de repartir pour Holguin.Sur la route on croisera des attelages de boeufs, des cavaliers....Beaucoup d'animation dans cette petite ville bien agréable. Le propriétaire de la casa nous réserve nos nuits suivantes à Gibara, on souhaite y aller pour profiter de la plage mais on a trop de vent. Donc, on fera de la marche. Et dès plages "lectures" dans le jardin calme de notre jolie casa.On est surpris de constater que la vie s'arrête très tôt dans cette petite ville balnéaire, heureusement que notre casa sert d'excellents dîners.
Retour sur Holguin avant de repartir pour Santa Clara, la ville où serait enterré le Che. On s'installe dans une jolie casa coloniale en plein coeur de la ville. On y est au calme. Le lendemain, visite de la place de la révolution, on est impressionnés par la statue du Che, par la lettre gravée dans la pierre sur une énorme stèle. Visite du théâtre construit en 1885.Il est très très joli et la guide qui nous accompagne tellement agréable. Belle visite. Visite d'une fabrique de cigares, les employés ne semblent pas nager dans le bonheur.


Puis, en route pour Remédios, une heure en taxi,15cuc. Petite casa très simple mais pour une nuit, ça ira. Taxi pour aller jusqu'à Santa Maria, accessible par une route longue de 48km, en pleine mer, pour une part, en pleine mangrove pour le reste.Plage sauvage mais occupée par des complexes touristiques all included. Un peu décevant...Malgré les eaux turquoises. Visite du village de Caribeen, petit port de pêche. Sympa! Retour à Remédios où la fête foraine bat son plein. Une sono d'enfer...difficile de rester sur la place. Repas langoustes le soir, la 1ère langouste de notre voyage...Bon...mais pas extra.... Remédios est une ville charmante où les maisons anciennes sont superbement restaurées, la place est très jolie.
Retour à La Havane en taxi collectif qui nous laisse juste devant notre casa.Une nuit et re-taxi collectif pour Viñales, cette fois.Jolis paysages, champs de tabac, bohios, casa de tabaco, fruitiers....Très belle région...On a une casa en plein centre, sur la route des mogotes. Beaucoup de charme, beaucoup d'espace pour randonner, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Mais que de touristes ! C'est énorme ! Mais ça vaut vraiment le déplacement. On est dans un autre univers et c'est tellement beau. Multiples randonnées pour découvrir la campagne environnante. Un vrai coup de coeur !


Et pour terminer,2 nuits à La Havane, ville magnifique, qu'on a beaucoup aimée.

Magnifique voyage, construit avec l'aide des discussions sur ce forum. Merci à tous.
Travel Journal: In the Land of Vikings, Fjords, and Sheep
Hello everyone,
As usual, I’m posting a new travel journal about our trip to Norway last September. This one will span several months, with a day-by-day account of our adventure. I won’t be posting many photos on the forum (the publishing rules have become even more complicated since my last journal), but you can find all the shots on my blog (address in my signature).
We’ve just returned from a truly extraordinary, unforgettable trip. Planning this trip wasn’t easy, and I’ll admit I struggled to decide on the itinerary… Should we take the Hurtigruten all the way from the south to the north? But a whole trip by boat didn’t really appeal to us. Or focus on the south in the fjord region? But that would mean missing out on the Lofoten Islands… In the end, we chose to concentrate on southern Norway, exploring the coast and fjords, while including a stop in Oslo and mixing train, boat, and car travel. I also opted for a trip where we’d drive less than in previous years (1,650 km compared to 2,000 km in Portugal and 3,800 km in the American West), but we’d still move around a bit and do some hikes. Here’s the itinerary we followed:

This trip was absolutely amazing and introduced us to so many things we’d never seen or done before—fjords, a night on a boat, glaciers, stave churches, snow in summer (…and the high cost of living!).
If we had to sum up our top highlights, here’s our top 3: Mr.:
the variety of landscapes the colors, especially the colors of the water—from crystal clear to light blue and turquoise in some spots eating good fish
Mrs.:
the roads: the ones in the area we explored were truly stunning Geirangerfjord, especially in the late afternoon, when it was quiet and free of cruise ships the Trolltunga hike: a challenging trek and a little personal achievement for us
What we liked less:
the sometimes inconsistent signage on hikes the cost of living (everything costs money, and even food is expensive) the tunnels: there are so many, and they’re not much fun (except for one with a roundabout inside…!)
That’s it for this first summary/overview, and I can already tell that choosing photos is going to be tough!!! Here’s a little preview of what we discovered:

To see the photos in full size on my blog: check it out here
As usual, I’m posting a new travel journal about our trip to Norway last September. This one will span several months, with a day-by-day account of our adventure. I won’t be posting many photos on the forum (the publishing rules have become even more complicated since my last journal), but you can find all the shots on my blog (address in my signature).
We’ve just returned from a truly extraordinary, unforgettable trip. Planning this trip wasn’t easy, and I’ll admit I struggled to decide on the itinerary… Should we take the Hurtigruten all the way from the south to the north? But a whole trip by boat didn’t really appeal to us. Or focus on the south in the fjord region? But that would mean missing out on the Lofoten Islands… In the end, we chose to concentrate on southern Norway, exploring the coast and fjords, while including a stop in Oslo and mixing train, boat, and car travel. I also opted for a trip where we’d drive less than in previous years (1,650 km compared to 2,000 km in Portugal and 3,800 km in the American West), but we’d still move around a bit and do some hikes. Here’s the itinerary we followed:

This trip was absolutely amazing and introduced us to so many things we’d never seen or done before—fjords, a night on a boat, glaciers, stave churches, snow in summer (…and the high cost of living!).
If we had to sum up our top highlights, here’s our top 3: Mr.:
the variety of landscapes the colors, especially the colors of the water—from crystal clear to light blue and turquoise in some spots eating good fish
Mrs.:
the roads: the ones in the area we explored were truly stunning Geirangerfjord, especially in the late afternoon, when it was quiet and free of cruise ships the Trolltunga hike: a challenging trek and a little personal achievement for us
What we liked less:
the sometimes inconsistent signage on hikes the cost of living (everything costs money, and even food is expensive) the tunnels: there are so many, and they’re not much fun (except for one with a roundabout inside…!)
That’s it for this first summary/overview, and I can already tell that choosing photos is going to be tough!!! Here’s a little preview of what we discovered:

To see the photos in full size on my blog: check it out here
Inside South Africa
Inside South Africa
The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.

Since a cover is needed (in black and white)...
The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.
Since a cover is needed (in black and white)...
Carnet de voyage Nicaragua, du 21 septembre au 16 octobre 2016 English translation pending
Au début, quand mon épouse et moi nous sommes décidés à partir en voyage dans ce pays, beaucoup de gens autour de nous nous ont dit : " ah, le Nicaragua?! Bizarre cette destination, pourquoi pas plutôt le Costa Rica ? Non, moi à votre place j'irai au Costa Rica ! En plus ça 'craint' non le Nicaragua ! Ils ne sont pas toujours en guerre ?! Et puis vous n'y allez pas à la bonne saison !"
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
Concours Photo du mois d'octobre 2016: "Géométrie urbaine" English translation pending
Bonsoir,
Je déclare ouvert ce jour le 76e concours de photos VF.
Bon, pas facile de trouver un nouveau thème, puisque 75 ont déjà été proposés. Certains connaissent mon attirance pour les thèmes graphiques. Je vous propose donc : la géométrie urbaine. Dans les villes, l'architecture et le design dessinent des lignes parallèles, perpendiculaires ou convergentes, des grilles, des cercles, concentriques ou non, mais aussi des triangles ou des rectangles. La géométrie dans l'espace est également envisageable, si, par exemple, vous souhaitez proposer le sommet icosaédrique d'une tour, ou plus simplement des éléments sphériques (Géode) ou cubiques (Ka'aba).
J'ai mis quelques exemples personnels sur le fil de discussion associé. Autres exemples de photos : ici.
Bon, le thème et les exemples parlent d'eux-mêmes, mais sait-on jamais, si vous avez des questions à poser, un fil consacré aux à-côtés est à votre disposition.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, et non sur Internet, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute explication sur ces photos sera la bienvenue mais à défaut, indiquez-en au moins la localisation. Ces photos devront respecter le thème tout en étant une invitation au voyage, ce qui n'est jamais facile. Essayez d'étonner, voire éblouir, ceux qui regarderont vos photos. Vous avez jusqu'au dimanche 23 octobre 2016, 23h23 (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres.
Le vote aura lieu du lendemain, lundi 24 octobre, zéro heure au dimanche 30 octobre, 23h30. Mais petite nouveauté (il faut toujours innover), le vote sera secret, pour éviter les tricheries infantiles (vu qu'il n'y a aucun enjeu) que l'on constate régulièrement. Il vous suffira de m'adresser dans un MP via VF, votre vote, comportant trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur et le numéro de la photo. Des explications sur votre choix seront appréciées. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus ou moins de trois photos ne seront pas pris en compte. À la fin du vote, les votes seront publiés tels quels, avec leurs éventuels commentaires.
Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de novembre qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.
Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours jusqu'au 23, et à compter du dimanche 30, les commentaires sur les résultats et les photos proposées.
Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Bon concours !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici, Diaporama présentant les photos proposées : là.
Je déclare ouvert ce jour le 76e concours de photos VF.
Bon, pas facile de trouver un nouveau thème, puisque 75 ont déjà été proposés. Certains connaissent mon attirance pour les thèmes graphiques. Je vous propose donc : la géométrie urbaine. Dans les villes, l'architecture et le design dessinent des lignes parallèles, perpendiculaires ou convergentes, des grilles, des cercles, concentriques ou non, mais aussi des triangles ou des rectangles. La géométrie dans l'espace est également envisageable, si, par exemple, vous souhaitez proposer le sommet icosaédrique d'une tour, ou plus simplement des éléments sphériques (Géode) ou cubiques (Ka'aba).
J'ai mis quelques exemples personnels sur le fil de discussion associé. Autres exemples de photos : ici.
Bon, le thème et les exemples parlent d'eux-mêmes, mais sait-on jamais, si vous avez des questions à poser, un fil consacré aux à-côtés est à votre disposition.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, et non sur Internet, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute explication sur ces photos sera la bienvenue mais à défaut, indiquez-en au moins la localisation. Ces photos devront respecter le thème tout en étant une invitation au voyage, ce qui n'est jamais facile. Essayez d'étonner, voire éblouir, ceux qui regarderont vos photos. Vous avez jusqu'au dimanche 23 octobre 2016, 23h23 (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres.
Le vote aura lieu du lendemain, lundi 24 octobre, zéro heure au dimanche 30 octobre, 23h30. Mais petite nouveauté (il faut toujours innover), le vote sera secret, pour éviter les tricheries infantiles (vu qu'il n'y a aucun enjeu) que l'on constate régulièrement. Il vous suffira de m'adresser dans un MP via VF, votre vote, comportant trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur et le numéro de la photo. Des explications sur votre choix seront appréciées. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus ou moins de trois photos ne seront pas pris en compte. À la fin du vote, les votes seront publiés tels quels, avec leurs éventuels commentaires.
Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de novembre qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.
Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours jusqu'au 23, et à compter du dimanche 30, les commentaires sur les résultats et les photos proposées.
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Fil parallèle consacré aux discussions : ici, Diaporama présentant les photos proposées : là.
Croisière du 6 avril 2017 sur le MSC Magnifica English translation pending
bonjour,
je recherche des infos ou comptes rendus sur les escales de casablanca, malaga, santa cruz et funchal, a faire nous memes, rome et barcelonne nous connaissons. merci d'avance pour vos réponses
je recherche des infos ou comptes rendus sur les escales de casablanca, malaga, santa cruz et funchal, a faire nous memes, rome et barcelonne nous connaissons. merci d'avance pour vos réponses
Préparation d'un trip "de Yellowstone à Los Angeles" English translation pending
Piqués par le virus après un 1er voyage en famille dans l'ouest en 2014 (carnet pour ceux que ça intéresse ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-3-semaines-dans-wild-wild-west-d6689140-4/) , ça y est : On y retourne en août 2017 😉😉
Cette fois, je suis un peu à la bourre au niveau préparation... et j'ai le désagréable sentiment de devoir me dépêcher car les logements à proximité du Yellowstone sont déjà quasi full !
Pour m'aider, je me tourne donc rapidement vers vous, chère communauté d'amoureux de l'ouest ;0)
Voici l'idée de départ (départ début août 2017, voyage de 21 jours avec un enfant de 11 ans). Si vous ne trouvez ni Zion, ni Bryce, ni Grand canyon, ni Monument valley, ... dans notre projet de voyage, c'est parce qu'on les a tous faits en 2014. On se concentre sur la nouveauté :
J1 : Arrivée par un vol BXL-Salt Lake City-Cody. Soirée à Cody
J2 : Départ pour Yellowstone par l'entrée est. Dodo à Roosevelt Lodge
J3 : Zone de Mammoth Hot springs. Dodo à Gardiner, juste à l'entrée nord
J4 : Descente jusqu'à la zone de Old Faithfull Dodo Là
J5 : Visite de la zone Old faithfull 2ème nuit à Old Faithfull
J6 : Zone West thumb, Lewis falls et ce qu'il reste à voir côté old faithfull On quitte Yellowstone par la route sud. Nuit à proximité de Grand Teton, mais je ne sais pas trop où.
J7 : Grand teton & Jenny lake Nuit je ne sais pas où, entre Jenny lake et Flaming gorge reservoir (2h/2h30 de route max) : Boulder ? Rock springs ?
J8 : Flaming gorge area Nuit à Vernal
J9 : Dinosaur National Monument Nuit à Grand Junction
J10 : Arrivée à Moab. Journée Repos
J11 : Arches 2ème nuit à Moab
J12 : Canyonlands Dormir où ? Sachant que l'objectif suivant est red canyon, à côté de Bryce et qu'on ne peut pas imposer 4h de route au fiston qui a une fâcheuse tendance à être malade en voiture... ;0( Qu'est-ce qu'il y a à faire sur la route entre ces 2 points ?
J13 : Journée Hotel-Piscine à Panguitch
J14 : Red canyon Nuit à Cedar City
J15 : Kanarra creek Nuit à St Georges
J16 : Las Vegas dodo là
J17 : Las Vegas dodo là
J18 : Las Vegas matin + Death valley : nuit dans le parc
J19 : Death Valley de grand matin
J20 : Los Angeles/santa Monica : quelque chose à nous proposer sur cette longue route entre Death valley et Los angeles ??
J21 : Los angeles + Départ avion
Merci de me donner votre avis, vos conseils et idées pour faire de ce brouillon un beau projet 😛
Enfin, j'ai deux questions sur le yellowstone : - J'ai lu qu'il faut grimper pour avoir une vue sympa sur grand prismatic et que des travaux étaient en cours pour aménager cela. En attendant, il serait impossible de le voir correctement. Une idée de la durée des ces travaux ?
- J'ai bien compris qu'en août on sera loin d'être seul dans le parc. A quel point est-ce la folie ? On a fait le Grand Canyon en août et, franchement, en se mettant en route vers 7h du matin, on l'a vécu très tranquillement, sans ressentir la foule. C'est jouable comme ça aussi au Yellowstone ?
Cette fois, je suis un peu à la bourre au niveau préparation... et j'ai le désagréable sentiment de devoir me dépêcher car les logements à proximité du Yellowstone sont déjà quasi full !
Pour m'aider, je me tourne donc rapidement vers vous, chère communauté d'amoureux de l'ouest ;0)
Voici l'idée de départ (départ début août 2017, voyage de 21 jours avec un enfant de 11 ans). Si vous ne trouvez ni Zion, ni Bryce, ni Grand canyon, ni Monument valley, ... dans notre projet de voyage, c'est parce qu'on les a tous faits en 2014. On se concentre sur la nouveauté :
J1 : Arrivée par un vol BXL-Salt Lake City-Cody. Soirée à Cody
J2 : Départ pour Yellowstone par l'entrée est. Dodo à Roosevelt Lodge
J3 : Zone de Mammoth Hot springs. Dodo à Gardiner, juste à l'entrée nord
J4 : Descente jusqu'à la zone de Old Faithfull Dodo Là
J5 : Visite de la zone Old faithfull 2ème nuit à Old Faithfull
J6 : Zone West thumb, Lewis falls et ce qu'il reste à voir côté old faithfull On quitte Yellowstone par la route sud. Nuit à proximité de Grand Teton, mais je ne sais pas trop où.
J7 : Grand teton & Jenny lake Nuit je ne sais pas où, entre Jenny lake et Flaming gorge reservoir (2h/2h30 de route max) : Boulder ? Rock springs ?
J8 : Flaming gorge area Nuit à Vernal
J9 : Dinosaur National Monument Nuit à Grand Junction
J10 : Arrivée à Moab. Journée Repos
J11 : Arches 2ème nuit à Moab
J12 : Canyonlands Dormir où ? Sachant que l'objectif suivant est red canyon, à côté de Bryce et qu'on ne peut pas imposer 4h de route au fiston qui a une fâcheuse tendance à être malade en voiture... ;0( Qu'est-ce qu'il y a à faire sur la route entre ces 2 points ?
J13 : Journée Hotel-Piscine à Panguitch
J14 : Red canyon Nuit à Cedar City
J15 : Kanarra creek Nuit à St Georges
J16 : Las Vegas dodo là
J17 : Las Vegas dodo là
J18 : Las Vegas matin + Death valley : nuit dans le parc
J19 : Death Valley de grand matin
J20 : Los Angeles/santa Monica : quelque chose à nous proposer sur cette longue route entre Death valley et Los angeles ??
J21 : Los angeles + Départ avion
Merci de me donner votre avis, vos conseils et idées pour faire de ce brouillon un beau projet 😛
Enfin, j'ai deux questions sur le yellowstone : - J'ai lu qu'il faut grimper pour avoir une vue sympa sur grand prismatic et que des travaux étaient en cours pour aménager cela. En attendant, il serait impossible de le voir correctement. Une idée de la durée des ces travaux ?
- J'ai bien compris qu'en août on sera loin d'être seul dans le parc. A quel point est-ce la folie ? On a fait le Grand Canyon en août et, franchement, en se mettant en route vers 7h du matin, on l'a vécu très tranquillement, sans ressentir la foule. C'est jouable comme ça aussi au Yellowstone ?
Voyage seule à Cuba English translation pending
Bonjour à tous,
Je n'ai décidé qu'il y a 8 jours d'aller à Cuba parce que j'ai trouvé un projet communautaire qui me convient et me permettra de voyager différemment pour un bout et ainsi établir un premier contact avec les Cubains.
Mais voilà, je ne connais pas du tout Cuba et je n'ai pas beaucoup de temps pour lire, réfléchir et prendre certaines décisions concernant le temps de ma prolongation de séjour et je dois donner mes dates d'ici une semaine environ.
Le séjour avec le groupe devrait se dérouler dans la région de Viñales, Las Terrazas ou Santa Clara et durerait 3 semaines (20 janvier au 10 février) incluant un séjour de 3 jours à La Havane. Par la suite, j'aimerais prolonger de 3 semaines à 1 mois mon séjour (11 février au 3 ou 6-7 mars) en incluant 1 semaine à La Havane et 5 à 6 jours sur le bord d'une plage avant le retour au Québec.
Voici mes questions: 1. Placeriez-vous la semaine à La Havane en début ou en fin de séjour?
2. Je ne sais vraiment pas dans quel quartier m'installer à La Havane: Habana Vieja, Centro Habana ou Vedado
3. Avez-vous une bonne "Casa particular" à me suggérer à La Havane (selon votre expérience) à un prix économique et avec des gens sympathiques... car je serai seule pour assumer les coûts pour cette partie du voyage.
4. À part La Havane est-il nécessaire de réserver à l'avance les "Casas particulares" ou puis-je trouver une place au jour le jour au gré de mes déplacements (11 février au 3-4-5 mars - haute saison!).
5. Est-il facile de se déplacer partout à Cuba en autobus?
6. Pour mon séjour à la plage, avez-vous un endroit à me suggérer - pas trop touristique mais qui bouge quand même un peu - dans un rayon de 4 à 5 heures d'autobus de La Havane... sinon près de La Havane.
7. Je voyagerai seule... de quoi dois-je me méfier?
Voilà c'est tout pour le moment... merci à l'avance de votre attention et de votre aide.
Michèle
Je n'ai décidé qu'il y a 8 jours d'aller à Cuba parce que j'ai trouvé un projet communautaire qui me convient et me permettra de voyager différemment pour un bout et ainsi établir un premier contact avec les Cubains.
Mais voilà, je ne connais pas du tout Cuba et je n'ai pas beaucoup de temps pour lire, réfléchir et prendre certaines décisions concernant le temps de ma prolongation de séjour et je dois donner mes dates d'ici une semaine environ.
Le séjour avec le groupe devrait se dérouler dans la région de Viñales, Las Terrazas ou Santa Clara et durerait 3 semaines (20 janvier au 10 février) incluant un séjour de 3 jours à La Havane. Par la suite, j'aimerais prolonger de 3 semaines à 1 mois mon séjour (11 février au 3 ou 6-7 mars) en incluant 1 semaine à La Havane et 5 à 6 jours sur le bord d'une plage avant le retour au Québec.
Voici mes questions: 1. Placeriez-vous la semaine à La Havane en début ou en fin de séjour?
2. Je ne sais vraiment pas dans quel quartier m'installer à La Havane: Habana Vieja, Centro Habana ou Vedado
3. Avez-vous une bonne "Casa particular" à me suggérer à La Havane (selon votre expérience) à un prix économique et avec des gens sympathiques... car je serai seule pour assumer les coûts pour cette partie du voyage.
4. À part La Havane est-il nécessaire de réserver à l'avance les "Casas particulares" ou puis-je trouver une place au jour le jour au gré de mes déplacements (11 février au 3-4-5 mars - haute saison!).
5. Est-il facile de se déplacer partout à Cuba en autobus?
6. Pour mon séjour à la plage, avez-vous un endroit à me suggérer - pas trop touristique mais qui bouge quand même un peu - dans un rayon de 4 à 5 heures d'autobus de La Havane... sinon près de La Havane.
7. Je voyagerai seule... de quoi dois-je me méfier?
Voilà c'est tout pour le moment... merci à l'avance de votre attention et de votre aide.
Michèle
USA 2016 - Comment j'ai (longtemps) attendu le soleil dans l'ouest English translation pending
23 avril : Roissy
Dès que je regarde le tableau d’affichage des vols, je comprends que les ennuis viennent de commencer. Mon vol est le seul à être reporté de plus d’une heure. Aucune chance d’attraper ma correspondance à Dallas dans ces conditions. Déjà que la journée promettait d’être longue… Une première occasion de râler. Je ne le sais pas encore, mais ce ne sera pas la dernière. L’embarquement se traine. Puis le vol, interminable, comme d’habitude. Il doit y avoir deux ou trois films doublés en français de disponibles et je les ai tous vus. Pas génial la banque d’images d’American Airlines. Même le jeune américain très sympa qui est installé à côté de moi est dépité devant la piètre qualité de l’écran. Seul bon point : je me trouve près d’un hublot.
Arrivée à Dules en milieu d’après-midi. Il me reste encore une petite chance d’avoir ma correspondance. A la sortie de l’avion, quelques stickers colorés « express transfert » accrochés au mur attendent les voyageurs en transit. Ils vont permettre au personnel de l’aéroport de nous identifier et de nous faire passer les contrôles plus rapidement. A la douane, je fais la connaissance d’une petite famille de trois qui se trouve dans la même situation que moi. Ils se rendent aussi à Vegas, mais pour y rester la semaine. Je les encourage à en sortir un peu, ne serait-ce que pour effectuer une petite virée à Valley Of Fire. Coup de bol, le vol pour Vegas a également du retard et nous parvenons à l’attraper. Cette seconde partie du voyage est beaucoup plus agréable. Le paysage est dégagé et nous survolons une partie du Grand Canyon que je n’arrive pas à identifier. Puis le Hoover dam, reconnaissable entre mille.

Il fait déjà nuit lorsque je me rends chez Alamo. Assez peu de choix parmi les SUV standards. Trois véhicules seulement. Je porte mon choix sur un Ford Eagle Titanium car c’est le seul à arborer une inscription « AWD » à l’arrière. J’ai réservé ma première nuit au Day’s Inn qui se trouve sur Tropicana Bld North, un peu en retrait du Strip, juste derrnière le New York New York. Je préfère généralement m’offrir un hôtel-casino sur le Strip – pour le fun -, mais nous sommes un vendredi soir, jour où les prix de ceux-ci triplent par rapport aux jours de semaines, et j’ai décidé d’investir aussi peu que possible dans ce voyage (financièrement s’entend).
Bon, même si je suis bien crevé, ce serait dommage de ne pas aller faire quelques pas sur le Strip, même s’il faut marcher un bon quart d’heure avant d’y arriver depuis le Day’s Inn. C’est curieux Vegas. Il y a des soirs ou on ne voit que les lumières et où on se laisse emporter par la démesure et le glamour des méga casinos. Et il y a des soirs où l’on ne remarque plus que le pathétique et le sordide. C’est un de ces soirs. L’image qui me reste de cette courte promenade, c’est cette femme SDF, assise sur la passerelle surplombant Harmon avenue, hurlant « Leave me alone ! Leave me alone ! » à un type étrange qui reste là, immobile, à la regarder avec un mauvais sourire. Glaçant. Seule chose à trouver grâce à mes yeux ce soir-là, ce groupe musical installé devant le New York New York. De bonnes tronches authentiques de musiciens country, même si le chanteur est quand même un peu braillard.

24 avril : Las Vegas.
La première chose qu’on fait en se réveillant dans un motel, c’est d’ouvrir le rideau afin de vérifier l’état du ciel. Et celui-ci est tout bleu. Heureusement car ma destination du jour, Little Finland, perd une bonne part de son intérêt sous la grisaille.
Pour le petit déjeuner, je m’offre le buffet de l’Excalibur. Assez cher quand même. Du coup, je le transforme en repas complet. Puis je fais quelques pas à travers le casino et son voisin, le Louxor, histoire de raviver quelques bons souvenirs.
Départ vers le nord sur l’Interstate 15 qui est assez simple à trouver depuis Tropicana bld. Il y a pas mal de circulation et je décide de ne pas stopper dans la banlieue de Vegas pour me ravitailler. On verra ça plus tard, sur la route. Sauf que sur la route il n’y a pas grand-chose. Glendale, seule localité indiquée sur le chemin avant que je ne doive quitter l’I15, n’est guère constituée que d’une station-service et de quelques mobiles homes. Je continue donc un peu plus loin que prévu, jusqu’à Mesquite. Cela m’obligera à refaire quelques miles en sens inverse, mais rien de rédhibitoire.
Merquite est une de ces nombreuses villes-casino de Nevada, un mini Vegas. On y trouve de tout. Et surtout un WallMart pour se ravitailler. Quelques conserves, trois gallons d’eau, des sandwitchs, des muffins, un gros sachet de « trail mix » et des zip bags pour le partitionner et me voilà prêt à m’enfoncer dans le Wilderness. Malheureusement, le ciel s’est couvert au fil de la matinée. L’espoir d’un coucher de soleil sur les formations ciselées de Little Finland est en train de s’éloigner. Tant pis, on y va quand même. On ne sait jamais, sur un malentendu…
Le long chemin d’accès à cette curieuse zone se découpe en quatre parties distinctes. La première consiste en une petite route pas si mauvaise -malgré les nombreux nids de poules - qui se transforme progressivement en une piste facile et roulante.
Puis, à partir de Whitney pockett, la piste devient caillouteuse et moins agréable. Une demi-heure plus tard, un embranchement me conduit à la troisième partie. Cette fois, la piste devient carrément mauvaise, voire épouvantable. Je roule à deux à l’heure en guettant les moindres écueils. Je ne suis jamais tranquille sur une piste. Je n’ai encore jamais crevé et je n’ai aucune envie de commencer sur celle-ci. Après quelques miles très pénibles, je me retrouve dans la toute dernière partie qui consiste à suivre le « Mud Wash road », un lit de rivière à sec. Ces derniers miles sont plus agréables. On doit un peu improviser son chemin parmi toutes les traces qui parsèment le wash mais rien de bien compliqué. La seule difficulté est la barre rocheuse au-delà de laquelle une barrière avait été posée quelques années auparavant. Mais un passage a depuis été tracé sur la gauche et cela ne pose plus vraiment de problème.
Au final, il m’a fallu une bonne heure pour parcourir les 7.5 derniers miles. Ce qui nous donne une moyenne remarquable d’environ 13 km/h.
J’arrive sur le site en milieu d’après-midi sous un ciel lourd et gris. Désappointement. Il va falloir faire son deuil des jolies photos de la « Golden hour ». L’endroit lui-même est assez peu hospitalier. C’est sans doute mieux sous le soleil.

Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me mets à arpenter le site. J’ai imprimé une planche avec les photos d 'un site allemand mais j’ai du mal à retrouver ses formations, hormis l’une des plus belles, « le rapace », qui est extrêmement facile à repérer. Je ne suis pas très inspiré photographiquement parlant et je pense que l’absence de lumière y est pour beaucoup.



Un rayon de soleil arrive à percer pendant quelques secondes, donnant une idée de ce que serait cette séance photo dans de meilleures conditions.

Il y a une zone assez étrange, pleine de dépôts blanchâtres, au nord du site, et que je ne me souviens pas avoir vu souvent représentée. C’est pourtant assez graphique, je trouve.

Je me pose la question d’attendre le soir, dans l’espoir que le ciel s’éclaircisse. Mais les chances me semblent faibles, au contraire de celles de voir un orage se déclarer. Et il parait que la Mush wash road devient rapidement impraticable par temps de pluie. Je décide donc de refaire au moins les 7.5 derniers miles à l’envers de façon à ne pas risquer de me retrouver bloqué ici.
Une heure et demie plus tard, je suis de retour à Whitney pockett. Il y a là un grand parking, idéal pour passer la nuit.

Au loin, dans la direction de Little Finland que je viens de quitter, le ciel s’est entrouvert et laisse passer un large rideau de lumière doré. Peut-être ai-je finalement raté quelque chose. C’est comme ça. Il faut souvent faire des choix de cet ordre dans l’ouest, et ils ne sont pas toujours gagnants. Je me couche après m’être régalé d’une boite de miettes de poulet froid. C’est la fête.
Dès que je regarde le tableau d’affichage des vols, je comprends que les ennuis viennent de commencer. Mon vol est le seul à être reporté de plus d’une heure. Aucune chance d’attraper ma correspondance à Dallas dans ces conditions. Déjà que la journée promettait d’être longue… Une première occasion de râler. Je ne le sais pas encore, mais ce ne sera pas la dernière. L’embarquement se traine. Puis le vol, interminable, comme d’habitude. Il doit y avoir deux ou trois films doublés en français de disponibles et je les ai tous vus. Pas génial la banque d’images d’American Airlines. Même le jeune américain très sympa qui est installé à côté de moi est dépité devant la piètre qualité de l’écran. Seul bon point : je me trouve près d’un hublot.
Arrivée à Dules en milieu d’après-midi. Il me reste encore une petite chance d’avoir ma correspondance. A la sortie de l’avion, quelques stickers colorés « express transfert » accrochés au mur attendent les voyageurs en transit. Ils vont permettre au personnel de l’aéroport de nous identifier et de nous faire passer les contrôles plus rapidement. A la douane, je fais la connaissance d’une petite famille de trois qui se trouve dans la même situation que moi. Ils se rendent aussi à Vegas, mais pour y rester la semaine. Je les encourage à en sortir un peu, ne serait-ce que pour effectuer une petite virée à Valley Of Fire. Coup de bol, le vol pour Vegas a également du retard et nous parvenons à l’attraper. Cette seconde partie du voyage est beaucoup plus agréable. Le paysage est dégagé et nous survolons une partie du Grand Canyon que je n’arrive pas à identifier. Puis le Hoover dam, reconnaissable entre mille.

Il fait déjà nuit lorsque je me rends chez Alamo. Assez peu de choix parmi les SUV standards. Trois véhicules seulement. Je porte mon choix sur un Ford Eagle Titanium car c’est le seul à arborer une inscription « AWD » à l’arrière. J’ai réservé ma première nuit au Day’s Inn qui se trouve sur Tropicana Bld North, un peu en retrait du Strip, juste derrnière le New York New York. Je préfère généralement m’offrir un hôtel-casino sur le Strip – pour le fun -, mais nous sommes un vendredi soir, jour où les prix de ceux-ci triplent par rapport aux jours de semaines, et j’ai décidé d’investir aussi peu que possible dans ce voyage (financièrement s’entend).
Bon, même si je suis bien crevé, ce serait dommage de ne pas aller faire quelques pas sur le Strip, même s’il faut marcher un bon quart d’heure avant d’y arriver depuis le Day’s Inn. C’est curieux Vegas. Il y a des soirs ou on ne voit que les lumières et où on se laisse emporter par la démesure et le glamour des méga casinos. Et il y a des soirs où l’on ne remarque plus que le pathétique et le sordide. C’est un de ces soirs. L’image qui me reste de cette courte promenade, c’est cette femme SDF, assise sur la passerelle surplombant Harmon avenue, hurlant « Leave me alone ! Leave me alone ! » à un type étrange qui reste là, immobile, à la regarder avec un mauvais sourire. Glaçant. Seule chose à trouver grâce à mes yeux ce soir-là, ce groupe musical installé devant le New York New York. De bonnes tronches authentiques de musiciens country, même si le chanteur est quand même un peu braillard.

24 avril : Las Vegas.
La première chose qu’on fait en se réveillant dans un motel, c’est d’ouvrir le rideau afin de vérifier l’état du ciel. Et celui-ci est tout bleu. Heureusement car ma destination du jour, Little Finland, perd une bonne part de son intérêt sous la grisaille.
Pour le petit déjeuner, je m’offre le buffet de l’Excalibur. Assez cher quand même. Du coup, je le transforme en repas complet. Puis je fais quelques pas à travers le casino et son voisin, le Louxor, histoire de raviver quelques bons souvenirs.
Départ vers le nord sur l’Interstate 15 qui est assez simple à trouver depuis Tropicana bld. Il y a pas mal de circulation et je décide de ne pas stopper dans la banlieue de Vegas pour me ravitailler. On verra ça plus tard, sur la route. Sauf que sur la route il n’y a pas grand-chose. Glendale, seule localité indiquée sur le chemin avant que je ne doive quitter l’I15, n’est guère constituée que d’une station-service et de quelques mobiles homes. Je continue donc un peu plus loin que prévu, jusqu’à Mesquite. Cela m’obligera à refaire quelques miles en sens inverse, mais rien de rédhibitoire.
Merquite est une de ces nombreuses villes-casino de Nevada, un mini Vegas. On y trouve de tout. Et surtout un WallMart pour se ravitailler. Quelques conserves, trois gallons d’eau, des sandwitchs, des muffins, un gros sachet de « trail mix » et des zip bags pour le partitionner et me voilà prêt à m’enfoncer dans le Wilderness. Malheureusement, le ciel s’est couvert au fil de la matinée. L’espoir d’un coucher de soleil sur les formations ciselées de Little Finland est en train de s’éloigner. Tant pis, on y va quand même. On ne sait jamais, sur un malentendu…

Le long chemin d’accès à cette curieuse zone se découpe en quatre parties distinctes. La première consiste en une petite route pas si mauvaise -malgré les nombreux nids de poules - qui se transforme progressivement en une piste facile et roulante.
Puis, à partir de Whitney pockett, la piste devient caillouteuse et moins agréable. Une demi-heure plus tard, un embranchement me conduit à la troisième partie. Cette fois, la piste devient carrément mauvaise, voire épouvantable. Je roule à deux à l’heure en guettant les moindres écueils. Je ne suis jamais tranquille sur une piste. Je n’ai encore jamais crevé et je n’ai aucune envie de commencer sur celle-ci. Après quelques miles très pénibles, je me retrouve dans la toute dernière partie qui consiste à suivre le « Mud Wash road », un lit de rivière à sec. Ces derniers miles sont plus agréables. On doit un peu improviser son chemin parmi toutes les traces qui parsèment le wash mais rien de bien compliqué. La seule difficulté est la barre rocheuse au-delà de laquelle une barrière avait été posée quelques années auparavant. Mais un passage a depuis été tracé sur la gauche et cela ne pose plus vraiment de problème.
Au final, il m’a fallu une bonne heure pour parcourir les 7.5 derniers miles. Ce qui nous donne une moyenne remarquable d’environ 13 km/h.
J’arrive sur le site en milieu d’après-midi sous un ciel lourd et gris. Désappointement. Il va falloir faire son deuil des jolies photos de la « Golden hour ». L’endroit lui-même est assez peu hospitalier. C’est sans doute mieux sous le soleil.

Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me mets à arpenter le site. J’ai imprimé une planche avec les photos d 'un site allemand mais j’ai du mal à retrouver ses formations, hormis l’une des plus belles, « le rapace », qui est extrêmement facile à repérer. Je ne suis pas très inspiré photographiquement parlant et je pense que l’absence de lumière y est pour beaucoup.



Un rayon de soleil arrive à percer pendant quelques secondes, donnant une idée de ce que serait cette séance photo dans de meilleures conditions.

Il y a une zone assez étrange, pleine de dépôts blanchâtres, au nord du site, et que je ne me souviens pas avoir vu souvent représentée. C’est pourtant assez graphique, je trouve.

Je me pose la question d’attendre le soir, dans l’espoir que le ciel s’éclaircisse. Mais les chances me semblent faibles, au contraire de celles de voir un orage se déclarer. Et il parait que la Mush wash road devient rapidement impraticable par temps de pluie. Je décide donc de refaire au moins les 7.5 derniers miles à l’envers de façon à ne pas risquer de me retrouver bloqué ici.
Une heure et demie plus tard, je suis de retour à Whitney pockett. Il y a là un grand parking, idéal pour passer la nuit.

Au loin, dans la direction de Little Finland que je viens de quitter, le ciel s’est entrouvert et laisse passer un large rideau de lumière doré. Peut-être ai-je finalement raté quelque chose. C’est comme ça. Il faut souvent faire des choix de cet ordre dans l’ouest, et ils ne sont pas toujours gagnants. Je me couche après m’être régalé d’une boite de miettes de poulet froid. C’est la fête.