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Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) English translation pending
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
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« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Trek au Népal en novembre: choisir Manaslu ou les Annapurnas? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes !
C'est aujourd'hui à mon tour de poster ici pour bénéficier des conseils ô combien avisés des vénérables Voyageonautes parcourant ces espaces de discussions :p
Je projette, avec mon père et un ami, un trek au Népal pour Novembre. Comme ce n'est sans doute pas de sitôt que je pourrai poser autant de jours, je souhaiterais faire la balade la plus longue possible. Je me suis renseignée auprès de quelques agences ayant bonne réputation (Trinetra et celtic trekking pour ne pas les citer) et j'hésite entre plusieurs possibilités:
Grand tour des Annapurnas (+ tichilo ou camp de base): itinéraire traditionnel
Tour du Manaslu et Tsum valley: itinéraire classique
Ou bien le combiné manaslu annapurna: l'itinéraire proposé est le suivant:
Katmandu-Chanaute-Duteni; Dhuteni–Barpak; Barpak–Laprak; Laprak-Kholabesi; Kholabesi-Jagat; Jagat-Deng; Deng -Namrung; Namrung-Sama Gaon
Sama Gaon -Samdo Samdo-Larke Glacier Larke Glacier-Larke-La 5300m-Bhimtang Bhimtang-Tilje Tilje-Koto Koto-Pisang Pisang-Manang; Manang–Lether;
Lether –Phedi; Phedi-Col du Thorong-Muktinath Muktinath-Jomsom
J'aimerais avoir votre avis sur ces différentes balades. J'aimerais bien faire le tour des anas mais à ce que j'ai lu c'est devenu assez touristique... Est-ce également le cas en novembre?
Le tour du manaslu me dirait bien car réputé "plus sauvage" mais est-ce aussi beau que le tour des anas? A ce qu'il parait la première partie n'est pas interessante car se situant dans des gorges, ce qui empeche d'avoir une bonne visibilité
Le combiné permettrait de faire "un peu des deux" mais comme je ne connais absolument pas les itinéraires, je sais pas si la combinaison est intéressante
Le budget n'est pas une considération première, j'ai vraiment envie de me faire plaisir et vu l'age de mon père ce sera sans doute le dernier trek de cette envergure (c'est aussi le premier aussi grand lol) qu'on fera ensemble, en plus il me laisse organiser le tout (pressiooooon) donc j'ai vraiment envie que ce soit réussi !
Si vous pouviez toutes info, avis etc pour que j'arrive à me décider ce serait génial
Merci par avance :)
Raphaelle
C'est aujourd'hui à mon tour de poster ici pour bénéficier des conseils ô combien avisés des vénérables Voyageonautes parcourant ces espaces de discussions :p
Je projette, avec mon père et un ami, un trek au Népal pour Novembre. Comme ce n'est sans doute pas de sitôt que je pourrai poser autant de jours, je souhaiterais faire la balade la plus longue possible. Je me suis renseignée auprès de quelques agences ayant bonne réputation (Trinetra et celtic trekking pour ne pas les citer) et j'hésite entre plusieurs possibilités:
Grand tour des Annapurnas (+ tichilo ou camp de base): itinéraire traditionnel
Tour du Manaslu et Tsum valley: itinéraire classique
Ou bien le combiné manaslu annapurna: l'itinéraire proposé est le suivant:
Katmandu-Chanaute-Duteni; Dhuteni–Barpak; Barpak–Laprak; Laprak-Kholabesi; Kholabesi-Jagat; Jagat-Deng; Deng -Namrung; Namrung-Sama Gaon
Sama Gaon -Samdo Samdo-Larke Glacier Larke Glacier-Larke-La 5300m-Bhimtang Bhimtang-Tilje Tilje-Koto Koto-Pisang Pisang-Manang; Manang–Lether;
Lether –Phedi; Phedi-Col du Thorong-Muktinath Muktinath-Jomsom
J'aimerais avoir votre avis sur ces différentes balades. J'aimerais bien faire le tour des anas mais à ce que j'ai lu c'est devenu assez touristique... Est-ce également le cas en novembre?
Le tour du manaslu me dirait bien car réputé "plus sauvage" mais est-ce aussi beau que le tour des anas? A ce qu'il parait la première partie n'est pas interessante car se situant dans des gorges, ce qui empeche d'avoir une bonne visibilité
Le combiné permettrait de faire "un peu des deux" mais comme je ne connais absolument pas les itinéraires, je sais pas si la combinaison est intéressante
Le budget n'est pas une considération première, j'ai vraiment envie de me faire plaisir et vu l'age de mon père ce sera sans doute le dernier trek de cette envergure (c'est aussi le premier aussi grand lol) qu'on fera ensemble, en plus il me laisse organiser le tout (pressiooooon) donc j'ai vraiment envie que ce soit réussi !
Si vous pouviez toutes info, avis etc pour que j'arrive à me décider ce serait génial
Merci par avance :)
Raphaelle
Retour d'un voyage au Vietnam: trajet, informations, etc English translation pending
Après mon « post » Mes impressions du Vietnam… voici mon parcours dont les informations pourront aider – je l’espère – les prochains visiteurs du pays.
Notre trajet : Hanoi – Sapa – Hanoi – Tam Coc – Hanoi – Baie d’Along – Hanoi – Hoi An – HCMV – Mékong – HCMV – Cu Chi – HMCV – Hanoi. Nous n’avons pas privilégié Nha Trang et Mui Ne, car nous n’aimons pas particulièrement la baignage et la plage.
8 et 9 décembre 2009 – Montréal – Hanoi
Arrivés à Hanoi vers les 23 heures, nous avons pris la direction du dodo. Hôtel Little Hanoi (48 rue Hang Ba). Coût : 22 $ US, déjeuner inclus. Ils offrent le « pick-up » à l’aéroport si un minimum de 2 nuits (le transport de l’aéroport à Hanoi coûte environ 10 $). Les gens à la réception nous ont rendu de multiples services : achat de billets de train (pas vraiment plus cher que si je l’avais fait par moi-même et pas le tracas de le faire), trouver une pharmacie et agir à titre d’interprète, etc. Vraiment, service super. Par contre, ils ont tendance à « surbooker ». Mais ils trouvent toujours un moyen de nous faire dormir à quelque part ! Les chambres sont corrects, mais sans plus. Possible de laisser ses bagages dans le « store room » lorsqu’on part en excursion et possibilité d’y prendre une douche même si on n’a pas de chambre. Endroit très pratique. Je n’ai pas cherché moins cher ailleurs, je m’y sentais bien.
10 décembre 2009 – Arrivée à Hanoi
Lors de ma première journée, nous avons fait un tour d’horizon d’Hanoi, fait le tour des 36 quartiers, marché Dong Xuan et du lac Hoan Kiem. Le marché Dong Xuan était très beau visuellement. Dans la rangée des fruits et légumes, il y a plein de couleurs vives. Dans la rangée des viandes, j’ai pensé devenir végétarienne… J On s’est également arrêté pour simplement regarder la conduite des motobikes… c’est presque quelque chose à voir.
Restaurant Bun Bo (67, rue Hang Dieu) : Tel que dit dans mon livre de voyage, on y offre que du Bun Bo. C’était vraiment très bon et ridiculement pas cher. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un restaurant « fancy ». Coût : 30 000 VND chacun.
Le soir même, on prenait le train pour Lao Cai (Sapa). Choisir un compartiment à 4 couchettes « softsleep » (« softsleep » pour mieux dormir et à 4, car c’est moins cher et on peut avoir la chance de discuter avec d’autres voyageurs). Coût : 50 $ US par personne pour un aller-retour. À la gare, un touriste nous a indiqué d’aller voir un homme en particulier pour recevoir nos billets. Une chance, car on n’aurait jamais su.
11 décembre 2009 – Lao Cai – Sapa
On arrive très tôt à la gare de Lao Cai (vers 4 h 30). Lorsqu’on débarque, il faut prendre un moyen de transport pour se rendre à Sapa. Ça prend environ 1 h et la route est très sinueuse. En sortant du train, il y a quelques kiosques qui proposent le transport en minivan (pour 10-12 personnes). Coût : 30 000 VND par personne. En sortant de la gare, il y a encore plus de gens à vous offrir le transport. Les chauffeurs nous ont déposé dans Sapa. Bien des gens nous attendent pour nous proposer leur hôtel. Nous, on voulait aller au Green Valley Hostel. Coût : 7 $ US pour 2, déjeuner inclus. À noter : il n’y a pas de chauffage, mais douche avec eau chaude. On a demandé un chauffage portatif, car on avait très peur d’avoir froid.
Côté température, on m’avait dit qu’il pouvait faire très froid en décembre. On est très chanceux, car il faisait entre 23-25 degrés le jour et peut-être 15 degrés le soir. Belle température avec gros soleil et pas de brume. Mais je ne pense pas que ce soit représentatif comme température en décembre.
Nous sommes allés au Tourism Information Center pour s’informer (en face du marché). On a choisi de faire un trek d’une journée (14 km). Coût : 23 $ US par personne. On est arrivé à 9 h 45 et on partait à 10 h 20. Nous étions seuls avec la guide. C’était super, car on avait vraiment la chance de discuter avec elle. Les villages visités : Y Linh Ho, Lao Chai, Ta Van. Nous avions tout de même 2 Hmong qui nous ont suivis durant tout le trek ! Ce qu’il faut savoir à Sapa, c’est qu’il s’y trouve une minorité Hmong. Les femmes et les jeunes suivent les touristes en vue de vendre une de leurs confections. N’imaginez pas qu’elles se lassent après 1 km. Elles nous ont suivis durant 12 des 14 km. C’est lorsque nous leur avons acheté quelque chose qu’elles nous ont quitté à la recherche d’un autre touriste. C’est un peu contre mes principes d’acheter quelque chose pour gagner la paix, car je me dis que j’encourage ce comportement. Si les enfants ne récoltaient pas d’argent, ils seraient peut-être envoyés à l’école. Mais d’un autre côté, on me disait que ce n’était pas vraiment correct de ne rien acheté. Le trek que nous avons fait était vraiment super. On a vu des rizières en terrasse. J’étais vraiment curieuse de voir ça de mes yeux. Vu que la récolte était passée, il n’y avait de vert verdoyant. La guide nous disait plein de trucs sur la culture et les manières de vivre des Vietnamiens. On s’est couché dès notre retour à l’hôtel. Nous étions épuisés.
12 décembre 2009 – Sapa – Lao Cai
Le lendemain, nous avons marché dans Sapa. En fait, on est sorti des rues principales. On s’est retrouvé à marcher sur des trottoirs qui reliaient les maisons dans les jardins. Il n’y avait que quelques touristes (ils étaient suivis par des Hmong !). C’est fascinant de voir les gens dans leur chez-eux, à s’occuper de leur quotidien.
On a fait un tour du marché. Puisque mon conjoint et moi-même n’aimons pas trop le magasinage, on n’est pas resté longtemps.
Puis, nous nous sommes rendus à Dragon Mountain (on a eu besoin d’aide pour trouver). A mon avis, c’est quelque chose à faire. Coût : 30 000 VND par personne. On s’est promené un peu partout. La carte n’est pas trop précise, alors difficile de savoir si on voit tout. J’avais lu sur Internet qu’il y avait un beau point de vue, mais je suis passée à côté. En descendant, j’ai aperçu où était le point de vue. On a donc remonté la petite montagne. Et là, nous avons vu Sapa du haut de Dragon Mountain. C’est très joli, à ne pas manquer. Contente d’avoir fait la 2e montée !
Par la suite, c’était déjà le temps de retourner à l’hôtel, plier bagage et prendre le taxi pour aller à Lao Cai. À Lao Cai, on a mangé au restaurant où le taxi nous a déposés. Nous n’avions pas de restaurant en particulier où aller, alors bah… Restaurant : Fastfood Emotion. Coût du repas : 115 000 VND. Rien de particulier, c’était correct. Ensuite, nous avons vu l’accident de 2 motobikes. On gros « bang ». En moins de 2 minutes, il y avait une masse de gens… et la rue est devenue bloquée à cause des gens qui s’attroupaient. Les autres motobikes klaxonnaient pour passer, mais en vain. Nous nous sommes rendus à la gare pour prendre notre train pour rejoindre Hanoi.
13 décembre 2009 – Hanoi
Arrivée aux petites heures du matin à Hanoi. Nous avons fait un tour au lac Hoan Kiem. Il y a beaucoup de gens qui faisaient leurs exercices. Je ne me serais pas levée exprès pour voir cela, mais vu que j’y étais… c’était bien.
Nous devions aller au Musée d’ethnographie et à Ca Phe Ve Lo. Changement de programme, car mon conjoint avait une infection au pied. Nous nous sommes rendus à l’Hôpital français de Hanoi. Coût : 90 $ US pour la consultation et quelques petits dollars pour les médicaments. Ça n’a pas été si long que cela. Nous avons dîné au Tamarin. Coût : 16, 70 $ US. Restaurant un peu à l’occidental. Facile de faire grimper la facture. C’était très bon, mais j’ai préféré le restaurant Bun Bo pour l’expérience ! J On a regardé pour certains achats que nous devions faire. Mon conjoint a été tenté par une pâtisserie à vendre (petit magasin dans les 36 quartiers. Finalement, il se fera jouer un tour, car en la mangeant, il remarquera que sa pâtisserie regorge de fournis (10-15 fourmis seulement)… Puis ç’a été du repos (pour le pied de mon conjoint.)
14 décembre 2009 – Tam Coc
Départ avec un bus touristique à partir de l’hôtel pour se rendre à Tam Coc. Coût : 6 $ US chacun. On suit le petit groupe de 7 personnes. Donc, en chemin, on visite 2 temples à Ninh Binh. Coût : 10 000 VND par personne pour les 2 temples. Le guide nous avise que pour se rendre à Tam Coc, il faudrait avoir un « arrangement », sinon, l’autobus nous laisse à Ninh Binh.( Je crois qu’il a été tenté de faire un peu plus d’argent.) On fait comprendre au guide qu’on a payé pour se rendre à Tam Coc. Finalement, on se fait déposé à Tam Coc. On a marché jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à environ 1 km : Chez Loan. Coût : 12 $ US pour la chambre, sans déjeuner. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel, Loan, qui parle français, n’était pas là. Et personne ne parlait français ou anglais. Finalement, Loan a été rejointe par cellulaire et tout a été ok. Malheureusement, l’hôtel était en rénovation lors de notre passage, mais rien de dérangeant. Et Loan était à l’extérieur, donc nous n’avons jamais pu la rencontrer. Nous avons pris notre dîner à l’hôtel. Le repas était vraiment bon (surtout le mien, qui était la spécialité du coin je crois, de la chèvre). Coût : 230 000 VND.
Nous avons emprunté des vélos pour se promener dans les environs. Nous nous sommes rendus à la pagode Binh Dong. On devait laisser nos vélos à un endroit et quelqu’un les « surveillait ». 5 000 VND pour les 2 vélos. À la pagode, il y avait plusieurs jeunes femmes, dont une qui nous proposait ses services de guide qu’on a refusé. Finalement, je crois que nous aurions dû : le site est beau, mais difficile de savoir par où passer et possibilité d’Avoir plus d’infos. Je ne me souviens quel montant d’argent elle nous demandait en échange d’être notre guide, mais ce n’était pas cher (genre 2 $ US).
J’ai remarqué à Tam Coc, les enfants vietnamiens semblaient toujours rire de nous, mais pas méchamment. Et ils lançaient toujours des « Hello ! ». C’est le seul endroit que j’ai remarqué ça.
15 décembre 2009 – Tam Coc
À l’hôtel, nous avons croisé un autre couple de touristes qui quittaient justement Tam Coc. Ayant à peu près tout fait dans le coin, nous leur avons demandé les meilleurs endroits selon eux. Ils nous suggéraient fortement de faire la pagode de Ham Nua (450 marches) et de se promener en barque à Tran An plutôt que les barques de Tam Coc (Tran An est un peu plus cher, mais c’est apparemment beaucoup moins touristique).
Nous avons suivi leurs conseils et nous n’avons rien regretté. Nous sommes partis avant 8 h avec nos vélos. Nous nous sommes rendus à Tran An en premier. Nous avons sollicité bien des gens avec notre carte (remise par l’hôtel) pour savoir par où passer. Arrivée aux barques, on fait garder nos vélos (5 000 VND) et nous avons payé notre tour en barque (160 000 VND chacun). Le site est vraiment très beau. C’est le calme total. On voit une dizaine de grottes. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Durée : 2-3 h.
Puis, nous sommes revenus sur nos pas en vélos. Nous sommes arrêtés à la pagode de Ham Nua. Ouf ! C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas en forme ! J Coût : 20 000 VND par personne (comprend la surveillance des vélos). Quand on commence à gravir les marches, on se décourage un peu, mais ça va quand même vite. En haut, on a une excellente vue des environs. C’est complètement différent de quand on est au niveau du sol. On voit les pitons rocheux qui sortent du sol. Tout simplement wow !
Durant cette journée, il faisait vraiment chaud (plus de 30 degrés Celsius). Je me souviens que mon conjoint et moi-même ayons dit qu’on avait rarement sué autant durant une journée… c’était avant de se rendre dans le Sud du Vietnam…
Étonnamment, Tam Coc était très peu abordé dans mon guide. Et je crois que ce devrait être un lieu incontournable. Sapa et Tam Coc ont été mes 2 endroits préférés. Peut-être parce qu’il s’agissait d’endroits très calme où on peut s’entendre penser…
Nous sommes revenus à l’hôtel. Nous avons pris un taxi pour se rendre à la gare d’autobus. Coût du bus Ninh Binh – Hanoi : je ne m’en souviens plus, mais c’est très peu cher. Confort sommaire, mais on s’en foutait. Conduite un peu effrayante, mais je me disais qu’on était plus gros que la plupart des autres (motobikes et autos). J Quand nous sommes arrivés à Hanoi, il y avait une manne de chauffeurs de taxi et de motobike qui nous collaient à la peau pour qu’on embarque avec eux. À ce moment précis, je me suis sentie vraiment étouffée. L La seule façon que j’ai trouvé de m’en sortir a été de marcher jusqu’à mon hôtel (Little Hanoi). En fait, je ne savais pas par où je me dirigeais, mais je voulais juste qu’on cesse de me suivre et de m’offrir sans cesse leur service. Bref, nous avons fait une marche de 2 heures 30 minutes. Ce n’était pas agréable ni désagréable (mais mon copain a trouvé ça moins agréable que moi, car il était un peu malade). Ça m’a permis de voir et d’entendre (klaxons) les rues de Hanoi.
Arrivée à l’hôtel, il était « sur-booké », donc ils nous ont installés dans un autre de leur hôtel avec mille et une excuses.
Contente d’y être allée à Tam Coc durant 2 jours, parce qu’une excursion d’une journée ne serait pas suffisante pour s’empreindre du lieu.
En se couchant, mon conjoint m’a affirmé qu’il ne voulait pas aller à la Baie d’Along, à cause de son pied, sa toux, mais surtout à cause de la fatigue. J’étais un peu découragée. Car aller au Vietnam sans aller à la Baie d’Along, … je trouvais ça moche. Mais il n’en pouvait plus, je me devais donc de respecter ses limites.
16 décembre 2009 – Hanoi – Baie d’Along
Le lendemain très tôt, on se réveille. Car sachez qu’il est impossible de se lever tard, car les klaxons retentissent dès 5 h du matin. Nous, on se couchait vers les 20-21 h max (quand ce n’était pas plus tôt), donc ça ne nous dérangeait pas trop. Avis donc au couche-tard… Bref, en entendant les premiers klaxons du matin, mon copain a décidé qu’il ne passerait pas une autre journée à Hanoi dans le bruit des klaxons. Donc, grâce aux klaxons, nous sommes allés à la Baie d’Along ! Nous avons acheté un tour avec Ocean Tours (22, rue Hang Bac, Hanoi) le matin même. On voulait prendre le tour avec le dodo dans le bungalow, mais c’était complet (à 1 heure d’avis, on ne pouvait pas trop en demander !). Donc, on a dormi dans un bateau. Coût : 105 $ US chacun pour un 2 jours, 1 nuit. Encore là, nous étions bien chanceux, car nous étions 10 seulement sur le bateau, mais il y avait un enfant pour le moins turbulent – et je suis polie – mais on ne peut pas tout avoir ! Note : apportez-vous de l’eau, car c’est très cher sur le bateau.
Notre conducteur (entre Hanoi et la Baie d’Along) conduisait vraiment bien. Wow ! Puis embarquement dans le bateau. Je me suis désolée de voir autant d’essence dans l’eau, car les bateaux ne sont pas tous mécanique A-1.
Nous avons demandé de ne pas avoir de fruits de mer comme repas. Là où j’habite, on en mange tout l’été et je n’apprécie pas plus qu’il faut les fruits de mer. La bouffe que j’ai mangée sur ce bateau, c’était vraiment extra. Je crois que tout le monde a vraiment aimé. Ceux qui ont mangé les fruits de mer et poisson autant que la végétarienne que nous avec la viande plus traditionnelle. Je ne sais pas il y avait combien de services par repas, mais j’ai eu l’impression de manger tout le temps.
On a fait un tour de kayak d’une heure environ. C’était un peu court. J’aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir plus explorer. Mais bon ! Puis à la suite, les gens se sont baignés. L’eau était apparemment chaude, mais je suis frileuse et je n’aime pas particulièrement me baigner, alors j’ai passé mon tour.
D’ailleurs, nous n’avions emmené des vêtements légers avec nous, car nous avions toujours très chaud. Dès le 16 décembre, la température était beaucoup plus fraîche (15-17 degrés). Je n’avais que des shorts !
17 décembre 2009 – Baie d’Along – Hanoi
Le lendemain, difficulté pour prendre une douche sur le bateau, donc j’emprunte la douche de la guide ! On se rend à la « Amazing Cave ». C’est tout un endroit. Une immense grotte en 3 sections. Avec les jeux de lumières, ça fait de superbes photos. À mon avis, c’est une bonne idée que ce soit inclus dans le tour quand on va à la Baie d’Along. Puis retour en bateau, puis en autobus à Hanoi. A mon avis encore, 2 jours et 1 nuit est suffisant pour la Baie d’Along. Mais si on décide d’aller à l’île Cat Ba, il est sûrement préférable d’allonger le séjour.
18 décembre 2009 – Hanoi – Danang – Hoi An
On part aux petites heures du matin avec deux autres touristes pour prendre l’avion Hanoi-Danang. Nous avons fait ce choix pour 2 raisons. D’une part, nous ne disposions de pas plus de 3 semaines pour voyager et on voulait limiter la fatigue liée au transport sur terre.
Concernant les vols internes…
Vietnam Airlines : un excellent transporteur. Service à la clientèle, bouffe super (et ce, malgré les courtes distances !), confort, toujours à l’heure, etc. Il est légèrement plus cher que son concurrent (JetStar), mais la petite différence vaut nettement la peine.
JetStar (au Vietnam) : un peu moins cher que son concurrent (Vietnam Airlines). Par contre, attendez-vous à des délais, annulations et reports de vol. Étrangement, cette compagnie offre une dizaine de vols par jour (ex. : Danang – HCMV), mais annule 8 vols. Inévitablement, votre vol sera déplacé. Mais il peut être déplacé jusqu’à 48 h plus tard (c’est arrivé aux 2 touristes qui étaient avec nous ; ils ont donc changé pour VN Airlines). Donc, si vous avez du temps devant vous, il peut être un choix. Le service durant le vol est moindre, mais vu que les vols sont très courts, c’est correct.
De Danang, nous avons pris un taxi les 4 ensemble en direction de Hoi An. Tout avait été arrangé à partir de l’hôtel à Hanoi. Coût : 8 $ US pour les 4.
En décembre, c’était la saison des pluies dans le Centre, je crois. Il a donc plu tout le temps où nous étions là. De la grosse pluie ! Avec quelques arrêts certains jours… avant que la pluie ne recommence de plus belle. Les Vietnamiens trouvent la température froide (18 degrés Celsius environ) ; de notre côté on est juste bien ! Hoi An est une ville très agréable : moins de gens, moins de klaxons, moins sollicité. Nous nous sommes promenés un peu dans les rues pour faire connaissance avec la ville.
Notre 1er hôtel a été Vinh Huy. Coût : 285 000 VND, déjeuner non-inclus. Très ordinaire, l’eau du toit coulait sur les murs du corridor, … Nous y avons dormi 1 nuit seulement, puis nous avons changé d’hôtel le lendemain.
19 décembre – Hoi An
Changement d’hôtel. Nouvel hôtel : Phuoc Anh Hotel (31/1 Tran Cao Van). On me propose une chambre à 25 $. Selon mes recherches, ça semblait moins cher… On a négocié un peu et finalement, on nous offre la chambre à 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. À cet hôtel, le déjeuner est un buffet vraiment super. Chaque chambre a 2 parapluies et ça rend les marches sous la pluie très agréables. Relativement grand comme hôtel, on n’a pas l’impression d’être coincés, ce qui est bien, car avec la pluie, on se retrouve un peu plus longtemps à l’hôtel. On n’a pas essayé leur piscine, car il faisait trop froid (15-20 degrés).
Nous nous sommes fait prendre au jeu des vêtements sur mesure. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les boutiques qui sont super honnête, donc je conseille de voir sur Trip Advisor. Nous avons beaucoup acheté, ou plutôt « consommé » à Hoi An. Vêtements et chaussures sur mesure, foulards, t-shirt, sac, etc.
Des trois magasins pour vêtements et chaussures sur-mesure, nous avons acheté de :
- Blue Ms Tam Tam (56 Tran Hung Dao) (vêtements) : Excellent service. Souci du travail bien fait. Je ne peux que vivement recommander cet endroit.
- Blue Rose II (71 Tran Hung Dao) (vêtements) : Service correct, mais sans plus. Un peu déçue.
- Boutique Impression (97 Tran Hung Doa) (chaussures) : À éviter à tout prix. Très mauvaise expérience (et je ne suis pas la seule sur TripAdvisor…)
On a fait un petit cours de cuisine dans un resto du coin et on prépare 3 plats. C’était très sympathique comme activité. Presque tous les restos offrent des cours de cuisine. Puisque j’avais une extinction de voix (à mon tour d’être malade !), la dame me fait une tisane au gingembre et lime… c’est tellement bon ! Prix pour le cours : 280 000 VND pour les deux.
20 décembre – Hoi An
On décide d’aller à My Son sous la pluie. On devait aller à la Cité impériale, mais il nous manque de temps et nous sommes malades. On fait le choix de ne pas y aller. Donc, on prend un tour avec l’hôtel (coût : 4 $ US chacun). Il ne faut pas avoir de grandes attentes quand on prend un tour de ce type. Visite du site.
De retour à Hoi An, on mange au Yellow Star Cafe (73 NguyenThai Hoc) (resto occidental). Coût : 145 000 VND pour 2. J’y ai mangé l’un des meilleurs cheeseburger à vie ! C’est pas très typique du Vietnam, mais bon, un petit égard de conduite ! Ensuite, on se promène dans le marché et on achète un fruit du dragon et un pomelo. Je trouve que le fruit du dragon est tellement beau (visuellement), mais moins goûteux que ce à quoi on pourrait s’attendre. En contrepartie, le pomelo est tellement bon.
21 décembre – Hoi An
Promenade dans la ville accompagnés de nos parapluies. Arrêt dans un resto-pâtisserie : le Tam Tam Jardin (121 Tran Phu) (très occidental encore). Nous avons dans la mire les pâtisseries. C’est un délice incroyable. Pour les dents sucrées, essayez la mousse au chocolat.
22 décembre – Hoi An – HCMV
Notre avion est reporté de 5 h (vol avec JetStar !). Vol de Danang jusqu’à HCMV (40 minutes de vol). Taxi entre l’aéroport et HCMV : 8 $ US. Malgré que la distance entre l’aéroport et le centre-ville soit courte, la course est relativement longue, car il y a foule. Il fait plus de 30 degrés Celsius. Nous approchons des fêtes, donc les hôtels sont plus difficiles à trouver. On déniche une nuitée à Bich Duyen Hotel (283/4, Pham Ngu Lao). L’hôtel se trouve dans une ruelle, donc c’est beaucoup moins bruyant. Coût : 16 $ US. Tour d’horizon de HCMV. On remarque un rassemblement dans un parc en soirée. C’est en l’honneur du 65e anniversaire de la guerre (selon les dires des gens). On discute avec des jeunes vietnamiens.
23 décembre – Delta du Mékong
Nous partons en tour pour le Mékong. Tour acheté la veille avec le Sinh Tourist (246-248 De Tham, HCMV). Coût : 64 $ US pour les 2. Trajet : Sai Gon–Cai Be–Vinh Long–Long Xuyen–Chau Đoc–Can Tho–Cai Rang. On a choisit de faire le tour en autobus climatisé (certains trajets étaient possible d’être fait en bateau). Or, on savait qu’on faisait déjà des tours de bateau durant le tour et il faisait très chaud (passé les 30 degrés). Enrhumée, je ne m’en sentais pas capable. Ensuite, on prend le tour de 3 jours ; le 2 jours me semble une course, alors on se dit que ce sera un peu plus relax et qu’on aura plus le temps d’apprécier le delta. Le delta, c’est beaucoup de route. Pour faire 110 km environ, ça prend 2 h 30-3 h. Le paysage n’étant pas très beau, on sommeille un peu. On arrive vers les 10 h à Cai Be pour le marché flottant. Je ne sais pas pourquoi ils s’efforcent de le mettre sur le trajet, car le marché est terminé depuis belle lurette ! Il reste 2-3 bateaux sur l’eau. Alors, c’est plus un tour de bateau qu’on fait. Par la suite, on arrête dans les endroits où on fabrique du miel, trucs à la noix de coco et de riz. La chaleur est écrasante. C’est à ce moment où je repense à Tam Coc ; ce n’était pas si mal finalement. L’hôtel où nous dormons (choisi par le tour) est très ordinaire ; on y dort très mal.
24 décembre – Delta du Mékong
Tôt le matin, on quitte pour les villages flottants. On est dans une petite barque. Une dame rame debout et nous sommes 2 à l’intérieur. Arrêt dans une pisciculture. C’est très calme sur l’eau. Le village flottant est très joli et donne l’occasion de prendre de belles photos. Puisqu’on est tôt le matin, il ne fait encore trop chaud. On remarque que notre barque prend l’eau ! À la fin, je commence à avoir hâte d’arriver au rivage, car je n’avais pas prévu une baignade. Visite d’un endroit à tissage. Puis, on se rend à une mosquée… mais on ne peut pas entrer à l’intérieur et il n’y a pas de panneau d’information. Bref, on ne peut que la regarder. Je me suis demandée un peu pourquoi on y était passé ! Retour dans notre barque qui prend toujours un peu plus d’eau. L’une des rames de notre pauvre rameuse se brise. Elle a bien failli tomber à l’eau, mais arrive à retrouver l’équilibre (je n’y serais jamais arrivée) ! Une autre barque passe près de nous et nous escorte jusqu’au rivage. Le village flottant a été ma partie préférée du tour. On visite par la suite un temple et une pagode, puis un centre d’élevage de crocodiles. Autobus jusqu’à Can Tho et après-midi libre pour tous. Mon conjoint et moi-même allons près de l’eau. Là où nous étions, je trouvais qu’il y avait beaucoup de circulation, mais les trottoirs étaient plus souvent libres et dans mon souvenir, il y avait moins de klaxons qu’à Hanoi et HCMV.
25 décembre – Delta du Mékong
Nous partons tôt pour aller dans un 2e marché flottant. Cette fois, c’est beaucoup mieux. On visite un verger et on goûte à divers fruits. Lors du trajet de retour, on fait une pause à Vinh Long. Je SAIS que ce n’est pas représentatif de la ville, mais nous avons atterri tout près du marché vers 15 h une journée très chaude. L’odeur m’a prise à la gorge. Je me suis tout de même promenée dans le marché, mais j’avais plutôt hâte de partir. Retour à HCMV. Puisque c’est Noël, nous achèterons un gâteau de Noël (145 000 VND). Nous dormons à l’Hôtel Giang & Son (j’ai oublié l’adresse). Coût : 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. Endroit très bien.
26 décembre – HCMV
Visite du Palais de la Réunification en matinée. Coût : 15 000 VND chacun. Comme je l’Avais lu dans un post, nous demandons un guide pour la visite. Je crois qu’il est indispensable d’être accompagné, sinon on passe à côté du Palais. Très intéressant. Poste centrale et la cathédrale (impossible de visiter lorsqu’on y était) par la suite. On cherche un resto, mais la chaleur me rend irritable. On demande un resto et on nous envoie dans le secteur des gros hôtels et les restos qui viennent avec. On revient sur nos pas pour avoir en endroit qui est plus représentatif du Vietnam. Ouf ! Qu’il fait chaud ! On se rend au Musée de la Guerre (coût : 15 000 VND chacun). À mon avis encore, aller au Vietnam et ne pas voir le Musée de la Guerre, c’est « louper » quelque chose. Malheureusement, le site est en construction. Il fait excessivement chaud à l’intérieur. J’avais tellement chaud. Mon conjoint ruisselait littéralement. Mais pour revenir au musée : une mine d’information. Très-très intéressant, voire un incontournable. C’est dur à voir (et on s’imagine que ce n’est rien comparativement à la réalité vécue) : morts, tortures, effets secondaires de l’agent orange, etc. Il nous a manqué un peu de temps (on est arrivé à 13 h 30 et fermeture du site à 17 h). Ça donne envie de lire davantage sur la guerre du Vietnam que je connais très peu.
27 décembre – HCMV
Changement d’hôtel encore une fois, car l’autre hôtel avait de la place pour nous seulement pour une nuit. Nous allons donc au Madame CUC 64 (64, Bui Vien). Coût de la nuitée : 15 $ US, déjeuner et souper inclus. Vraiment pas cher comme endroit, mais très bruyant (autant à cause de la rue que des gens – incluant touristes – à l’intérieur). Dans mon guide, il y avait une suggestion d’endroit pour des massages : l’association des aveugles de Ho Chi Minh-Ville. Parmi les massages que nous avons eu au Vietnam, c’était le meilleur endroit. Coût : 50 000 VND chacun. La dame qui fait mon massage parle avec la voisine ( !) ; pour mon conjoint, il parle au cellulaire ( !). Les gens étaient sympathiques et belle expérience.
Visite au marché de Ben Tranh. À chaque kiosque, on est interpellé. Jusque là, c’est correct. Parce qu’il faut bien attirer l’attention du client quand on est 50 à vendre des t-shirt ! Et là, je vois un touriste qui explique à une vendeuse que les touristes (en général) n’apprécient pas qu’on lui tape sur le bras par exemple…
Vers la soirée, une idée saugrenue nous traverse l’esprit : partir à la chasse aux sucreries ! On trouve le Yogurt Space (147 Tran Hung Dao). On y trouve plein de sorte de yogourts glacés (amande, lichee, mangue) auxquels on ajoute des friandises… Le coût : 20 000 VND / 100 grammes. On s’en fait un méga (coût : 117 000 VND) ! Bizarrement, nous sommes les seuls blancs à cet endroit, qui fait un peu « occidental ». Un délice, car il fait très chaud à l’extérieur. Puis, se trouve en face le Chewy Junior (34, Tran Hung Dao). Un genre de beignet avec garniture – bien meilleur que les beignets par chez-nous ! La propriétaire nous fait goûter un échantillon… nous sommes vendus ! On commande 4 pâtisseries. Coût : 60 000 VND. On en repart heureux !
28 décembre – HCMV, temple caodaiste et tunnels de Cu Chi
On avait acheté le tour pour aller au temple caodaiste et aux tunnels de Cu Chi quelques jours plus tôt (Coût : 7 $ US chacun + 75 000 VND chacun pour l’entrée des tunnels). On quitte tôt le matin. Encore beaucoup de route (parfois belle, d’autres fois moins). Le temple est vraiment impressionnant à voir. On assiste au début de la cérémonie de prière, puis on quitte. Par la suite, on se rend aux tunnels de Cu Chi. Encore une fois, c’est intéressant comme endroit. Par contre, j’y serais restée plus longtemps. J’avais l’impression qu’on passait un peu à côté tellement ça allait vite. En fait, si c’était à refaire, j’opterais pour un tour en privé (ça doit être possible – un peu plus cher, mais encore plus intéressant).
29 décembre – HCMV – Hanoi
Promenade dans la ville et derniers achats. On achète encore un pomelo (ce sera notre fruit du Vietnam !). On se rend à l’aéroport pour un vol HCMV – Hanoi. Encore une fois, JetStar accusera un retard. Nous sommes avisés à 17 h 15 (l’embarquement était à 16 h 40) qu’il y a des retards et qu’on aura plus de renseignements à 18 h 30. En parlant la dame au comptoir, elle nous dit que si un avion en provenance de Singapour atterrit à HCMV, alors on pourra quitter. Notre avion pour notre retour au Canada est le lendemain, alors nous devons quitter. On se dépêche pour ravoir nos bagages et on achète un vol et s’enregistre avec Vietnam Airlines pour leur vol de 18 h (car le vol de 19 h 30 est complet). On court comme des fous, mais on y arrive ! JetStar ne veut pas nous rembourser car l’achat s’est fait par carte de crédit ; on nous remboursera dans deux semaines par carte de crédit ! Ouais… je n’y croyais pas vraiment !
A Hanoi, on prend une navette jusqu’au lac Hoan Kiem. Coût : 2 $ US chacun. Petit problème, car l’hôtel a « surbooké ». Bref, mon conjoint et moi-même dormons dans un lit simple du dortoir… J Ce qu’on ne ferait pas pour que tous puisse dormir dans un lit !
30 décembre – Hanoi – Montréal
On prend une partie de la journée pour trouver le bureau de JetStar et réclamer notre remboursement. La préposée nous joue la carte qu’elle est une simple employée et ne peut rien faire pour nous. Elle nous dit que nous serons remboursés dans un mois ! Nous insistons – toujours poliment – et finissons par obtenir gain de cause. Il faut être tenace…
Par la suite, c’est le retour à la maison… et nous avons bien hâte de remettre les pieds au pays.
À savoir : Au Vietnam, il faut savoir négocier. Personnellement, je suis pourrie là-dedans. Je me sens mal de couper le prix de moitié ! En revanche, mon conjoint est un excellent négociateur.
Si vous parcourez le Vietnam, pensez à acheter un vol aller vers Hanoi ou HCMV et le retour de l’autre ville. Ça évite des vols internes inutilement.
Wiki
Photo 1: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 2: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 3: Dans les environs de Sapa - durant notre trek Photo 4: Du haut de la pagode de Ham Nua à Tam Coc Photo 5: Temple caodaiste (cérémonie) Photo 6: Une montagne de pomelo! Hum...
Notre trajet : Hanoi – Sapa – Hanoi – Tam Coc – Hanoi – Baie d’Along – Hanoi – Hoi An – HCMV – Mékong – HCMV – Cu Chi – HMCV – Hanoi. Nous n’avons pas privilégié Nha Trang et Mui Ne, car nous n’aimons pas particulièrement la baignage et la plage.
8 et 9 décembre 2009 – Montréal – Hanoi
Arrivés à Hanoi vers les 23 heures, nous avons pris la direction du dodo. Hôtel Little Hanoi (48 rue Hang Ba). Coût : 22 $ US, déjeuner inclus. Ils offrent le « pick-up » à l’aéroport si un minimum de 2 nuits (le transport de l’aéroport à Hanoi coûte environ 10 $). Les gens à la réception nous ont rendu de multiples services : achat de billets de train (pas vraiment plus cher que si je l’avais fait par moi-même et pas le tracas de le faire), trouver une pharmacie et agir à titre d’interprète, etc. Vraiment, service super. Par contre, ils ont tendance à « surbooker ». Mais ils trouvent toujours un moyen de nous faire dormir à quelque part ! Les chambres sont corrects, mais sans plus. Possible de laisser ses bagages dans le « store room » lorsqu’on part en excursion et possibilité d’y prendre une douche même si on n’a pas de chambre. Endroit très pratique. Je n’ai pas cherché moins cher ailleurs, je m’y sentais bien.
10 décembre 2009 – Arrivée à Hanoi
Lors de ma première journée, nous avons fait un tour d’horizon d’Hanoi, fait le tour des 36 quartiers, marché Dong Xuan et du lac Hoan Kiem. Le marché Dong Xuan était très beau visuellement. Dans la rangée des fruits et légumes, il y a plein de couleurs vives. Dans la rangée des viandes, j’ai pensé devenir végétarienne… J On s’est également arrêté pour simplement regarder la conduite des motobikes… c’est presque quelque chose à voir.
Restaurant Bun Bo (67, rue Hang Dieu) : Tel que dit dans mon livre de voyage, on y offre que du Bun Bo. C’était vraiment très bon et ridiculement pas cher. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un restaurant « fancy ». Coût : 30 000 VND chacun.
Le soir même, on prenait le train pour Lao Cai (Sapa). Choisir un compartiment à 4 couchettes « softsleep » (« softsleep » pour mieux dormir et à 4, car c’est moins cher et on peut avoir la chance de discuter avec d’autres voyageurs). Coût : 50 $ US par personne pour un aller-retour. À la gare, un touriste nous a indiqué d’aller voir un homme en particulier pour recevoir nos billets. Une chance, car on n’aurait jamais su.
11 décembre 2009 – Lao Cai – Sapa
On arrive très tôt à la gare de Lao Cai (vers 4 h 30). Lorsqu’on débarque, il faut prendre un moyen de transport pour se rendre à Sapa. Ça prend environ 1 h et la route est très sinueuse. En sortant du train, il y a quelques kiosques qui proposent le transport en minivan (pour 10-12 personnes). Coût : 30 000 VND par personne. En sortant de la gare, il y a encore plus de gens à vous offrir le transport. Les chauffeurs nous ont déposé dans Sapa. Bien des gens nous attendent pour nous proposer leur hôtel. Nous, on voulait aller au Green Valley Hostel. Coût : 7 $ US pour 2, déjeuner inclus. À noter : il n’y a pas de chauffage, mais douche avec eau chaude. On a demandé un chauffage portatif, car on avait très peur d’avoir froid.
Côté température, on m’avait dit qu’il pouvait faire très froid en décembre. On est très chanceux, car il faisait entre 23-25 degrés le jour et peut-être 15 degrés le soir. Belle température avec gros soleil et pas de brume. Mais je ne pense pas que ce soit représentatif comme température en décembre.
Nous sommes allés au Tourism Information Center pour s’informer (en face du marché). On a choisi de faire un trek d’une journée (14 km). Coût : 23 $ US par personne. On est arrivé à 9 h 45 et on partait à 10 h 20. Nous étions seuls avec la guide. C’était super, car on avait vraiment la chance de discuter avec elle. Les villages visités : Y Linh Ho, Lao Chai, Ta Van. Nous avions tout de même 2 Hmong qui nous ont suivis durant tout le trek ! Ce qu’il faut savoir à Sapa, c’est qu’il s’y trouve une minorité Hmong. Les femmes et les jeunes suivent les touristes en vue de vendre une de leurs confections. N’imaginez pas qu’elles se lassent après 1 km. Elles nous ont suivis durant 12 des 14 km. C’est lorsque nous leur avons acheté quelque chose qu’elles nous ont quitté à la recherche d’un autre touriste. C’est un peu contre mes principes d’acheter quelque chose pour gagner la paix, car je me dis que j’encourage ce comportement. Si les enfants ne récoltaient pas d’argent, ils seraient peut-être envoyés à l’école. Mais d’un autre côté, on me disait que ce n’était pas vraiment correct de ne rien acheté. Le trek que nous avons fait était vraiment super. On a vu des rizières en terrasse. J’étais vraiment curieuse de voir ça de mes yeux. Vu que la récolte était passée, il n’y avait de vert verdoyant. La guide nous disait plein de trucs sur la culture et les manières de vivre des Vietnamiens. On s’est couché dès notre retour à l’hôtel. Nous étions épuisés.
12 décembre 2009 – Sapa – Lao Cai
Le lendemain, nous avons marché dans Sapa. En fait, on est sorti des rues principales. On s’est retrouvé à marcher sur des trottoirs qui reliaient les maisons dans les jardins. Il n’y avait que quelques touristes (ils étaient suivis par des Hmong !). C’est fascinant de voir les gens dans leur chez-eux, à s’occuper de leur quotidien.
On a fait un tour du marché. Puisque mon conjoint et moi-même n’aimons pas trop le magasinage, on n’est pas resté longtemps.
Puis, nous nous sommes rendus à Dragon Mountain (on a eu besoin d’aide pour trouver). A mon avis, c’est quelque chose à faire. Coût : 30 000 VND par personne. On s’est promené un peu partout. La carte n’est pas trop précise, alors difficile de savoir si on voit tout. J’avais lu sur Internet qu’il y avait un beau point de vue, mais je suis passée à côté. En descendant, j’ai aperçu où était le point de vue. On a donc remonté la petite montagne. Et là, nous avons vu Sapa du haut de Dragon Mountain. C’est très joli, à ne pas manquer. Contente d’avoir fait la 2e montée !
Par la suite, c’était déjà le temps de retourner à l’hôtel, plier bagage et prendre le taxi pour aller à Lao Cai. À Lao Cai, on a mangé au restaurant où le taxi nous a déposés. Nous n’avions pas de restaurant en particulier où aller, alors bah… Restaurant : Fastfood Emotion. Coût du repas : 115 000 VND. Rien de particulier, c’était correct. Ensuite, nous avons vu l’accident de 2 motobikes. On gros « bang ». En moins de 2 minutes, il y avait une masse de gens… et la rue est devenue bloquée à cause des gens qui s’attroupaient. Les autres motobikes klaxonnaient pour passer, mais en vain. Nous nous sommes rendus à la gare pour prendre notre train pour rejoindre Hanoi.
13 décembre 2009 – Hanoi
Arrivée aux petites heures du matin à Hanoi. Nous avons fait un tour au lac Hoan Kiem. Il y a beaucoup de gens qui faisaient leurs exercices. Je ne me serais pas levée exprès pour voir cela, mais vu que j’y étais… c’était bien.
Nous devions aller au Musée d’ethnographie et à Ca Phe Ve Lo. Changement de programme, car mon conjoint avait une infection au pied. Nous nous sommes rendus à l’Hôpital français de Hanoi. Coût : 90 $ US pour la consultation et quelques petits dollars pour les médicaments. Ça n’a pas été si long que cela. Nous avons dîné au Tamarin. Coût : 16, 70 $ US. Restaurant un peu à l’occidental. Facile de faire grimper la facture. C’était très bon, mais j’ai préféré le restaurant Bun Bo pour l’expérience ! J On a regardé pour certains achats que nous devions faire. Mon conjoint a été tenté par une pâtisserie à vendre (petit magasin dans les 36 quartiers. Finalement, il se fera jouer un tour, car en la mangeant, il remarquera que sa pâtisserie regorge de fournis (10-15 fourmis seulement)… Puis ç’a été du repos (pour le pied de mon conjoint.)
14 décembre 2009 – Tam Coc
Départ avec un bus touristique à partir de l’hôtel pour se rendre à Tam Coc. Coût : 6 $ US chacun. On suit le petit groupe de 7 personnes. Donc, en chemin, on visite 2 temples à Ninh Binh. Coût : 10 000 VND par personne pour les 2 temples. Le guide nous avise que pour se rendre à Tam Coc, il faudrait avoir un « arrangement », sinon, l’autobus nous laisse à Ninh Binh.( Je crois qu’il a été tenté de faire un peu plus d’argent.) On fait comprendre au guide qu’on a payé pour se rendre à Tam Coc. Finalement, on se fait déposé à Tam Coc. On a marché jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à environ 1 km : Chez Loan. Coût : 12 $ US pour la chambre, sans déjeuner. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel, Loan, qui parle français, n’était pas là. Et personne ne parlait français ou anglais. Finalement, Loan a été rejointe par cellulaire et tout a été ok. Malheureusement, l’hôtel était en rénovation lors de notre passage, mais rien de dérangeant. Et Loan était à l’extérieur, donc nous n’avons jamais pu la rencontrer. Nous avons pris notre dîner à l’hôtel. Le repas était vraiment bon (surtout le mien, qui était la spécialité du coin je crois, de la chèvre). Coût : 230 000 VND.
Nous avons emprunté des vélos pour se promener dans les environs. Nous nous sommes rendus à la pagode Binh Dong. On devait laisser nos vélos à un endroit et quelqu’un les « surveillait ». 5 000 VND pour les 2 vélos. À la pagode, il y avait plusieurs jeunes femmes, dont une qui nous proposait ses services de guide qu’on a refusé. Finalement, je crois que nous aurions dû : le site est beau, mais difficile de savoir par où passer et possibilité d’Avoir plus d’infos. Je ne me souviens quel montant d’argent elle nous demandait en échange d’être notre guide, mais ce n’était pas cher (genre 2 $ US).
J’ai remarqué à Tam Coc, les enfants vietnamiens semblaient toujours rire de nous, mais pas méchamment. Et ils lançaient toujours des « Hello ! ». C’est le seul endroit que j’ai remarqué ça.
15 décembre 2009 – Tam Coc
À l’hôtel, nous avons croisé un autre couple de touristes qui quittaient justement Tam Coc. Ayant à peu près tout fait dans le coin, nous leur avons demandé les meilleurs endroits selon eux. Ils nous suggéraient fortement de faire la pagode de Ham Nua (450 marches) et de se promener en barque à Tran An plutôt que les barques de Tam Coc (Tran An est un peu plus cher, mais c’est apparemment beaucoup moins touristique).
Nous avons suivi leurs conseils et nous n’avons rien regretté. Nous sommes partis avant 8 h avec nos vélos. Nous nous sommes rendus à Tran An en premier. Nous avons sollicité bien des gens avec notre carte (remise par l’hôtel) pour savoir par où passer. Arrivée aux barques, on fait garder nos vélos (5 000 VND) et nous avons payé notre tour en barque (160 000 VND chacun). Le site est vraiment très beau. C’est le calme total. On voit une dizaine de grottes. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Durée : 2-3 h.
Puis, nous sommes revenus sur nos pas en vélos. Nous sommes arrêtés à la pagode de Ham Nua. Ouf ! C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas en forme ! J Coût : 20 000 VND par personne (comprend la surveillance des vélos). Quand on commence à gravir les marches, on se décourage un peu, mais ça va quand même vite. En haut, on a une excellente vue des environs. C’est complètement différent de quand on est au niveau du sol. On voit les pitons rocheux qui sortent du sol. Tout simplement wow !
Durant cette journée, il faisait vraiment chaud (plus de 30 degrés Celsius). Je me souviens que mon conjoint et moi-même ayons dit qu’on avait rarement sué autant durant une journée… c’était avant de se rendre dans le Sud du Vietnam…
Étonnamment, Tam Coc était très peu abordé dans mon guide. Et je crois que ce devrait être un lieu incontournable. Sapa et Tam Coc ont été mes 2 endroits préférés. Peut-être parce qu’il s’agissait d’endroits très calme où on peut s’entendre penser…
Nous sommes revenus à l’hôtel. Nous avons pris un taxi pour se rendre à la gare d’autobus. Coût du bus Ninh Binh – Hanoi : je ne m’en souviens plus, mais c’est très peu cher. Confort sommaire, mais on s’en foutait. Conduite un peu effrayante, mais je me disais qu’on était plus gros que la plupart des autres (motobikes et autos). J Quand nous sommes arrivés à Hanoi, il y avait une manne de chauffeurs de taxi et de motobike qui nous collaient à la peau pour qu’on embarque avec eux. À ce moment précis, je me suis sentie vraiment étouffée. L La seule façon que j’ai trouvé de m’en sortir a été de marcher jusqu’à mon hôtel (Little Hanoi). En fait, je ne savais pas par où je me dirigeais, mais je voulais juste qu’on cesse de me suivre et de m’offrir sans cesse leur service. Bref, nous avons fait une marche de 2 heures 30 minutes. Ce n’était pas agréable ni désagréable (mais mon copain a trouvé ça moins agréable que moi, car il était un peu malade). Ça m’a permis de voir et d’entendre (klaxons) les rues de Hanoi.
Arrivée à l’hôtel, il était « sur-booké », donc ils nous ont installés dans un autre de leur hôtel avec mille et une excuses.
Contente d’y être allée à Tam Coc durant 2 jours, parce qu’une excursion d’une journée ne serait pas suffisante pour s’empreindre du lieu.
En se couchant, mon conjoint m’a affirmé qu’il ne voulait pas aller à la Baie d’Along, à cause de son pied, sa toux, mais surtout à cause de la fatigue. J’étais un peu découragée. Car aller au Vietnam sans aller à la Baie d’Along, … je trouvais ça moche. Mais il n’en pouvait plus, je me devais donc de respecter ses limites.
16 décembre 2009 – Hanoi – Baie d’Along
Le lendemain très tôt, on se réveille. Car sachez qu’il est impossible de se lever tard, car les klaxons retentissent dès 5 h du matin. Nous, on se couchait vers les 20-21 h max (quand ce n’était pas plus tôt), donc ça ne nous dérangeait pas trop. Avis donc au couche-tard… Bref, en entendant les premiers klaxons du matin, mon copain a décidé qu’il ne passerait pas une autre journée à Hanoi dans le bruit des klaxons. Donc, grâce aux klaxons, nous sommes allés à la Baie d’Along ! Nous avons acheté un tour avec Ocean Tours (22, rue Hang Bac, Hanoi) le matin même. On voulait prendre le tour avec le dodo dans le bungalow, mais c’était complet (à 1 heure d’avis, on ne pouvait pas trop en demander !). Donc, on a dormi dans un bateau. Coût : 105 $ US chacun pour un 2 jours, 1 nuit. Encore là, nous étions bien chanceux, car nous étions 10 seulement sur le bateau, mais il y avait un enfant pour le moins turbulent – et je suis polie – mais on ne peut pas tout avoir ! Note : apportez-vous de l’eau, car c’est très cher sur le bateau.
Notre conducteur (entre Hanoi et la Baie d’Along) conduisait vraiment bien. Wow ! Puis embarquement dans le bateau. Je me suis désolée de voir autant d’essence dans l’eau, car les bateaux ne sont pas tous mécanique A-1.
Nous avons demandé de ne pas avoir de fruits de mer comme repas. Là où j’habite, on en mange tout l’été et je n’apprécie pas plus qu’il faut les fruits de mer. La bouffe que j’ai mangée sur ce bateau, c’était vraiment extra. Je crois que tout le monde a vraiment aimé. Ceux qui ont mangé les fruits de mer et poisson autant que la végétarienne que nous avec la viande plus traditionnelle. Je ne sais pas il y avait combien de services par repas, mais j’ai eu l’impression de manger tout le temps.
On a fait un tour de kayak d’une heure environ. C’était un peu court. J’aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir plus explorer. Mais bon ! Puis à la suite, les gens se sont baignés. L’eau était apparemment chaude, mais je suis frileuse et je n’aime pas particulièrement me baigner, alors j’ai passé mon tour.
D’ailleurs, nous n’avions emmené des vêtements légers avec nous, car nous avions toujours très chaud. Dès le 16 décembre, la température était beaucoup plus fraîche (15-17 degrés). Je n’avais que des shorts !
17 décembre 2009 – Baie d’Along – Hanoi
Le lendemain, difficulté pour prendre une douche sur le bateau, donc j’emprunte la douche de la guide ! On se rend à la « Amazing Cave ». C’est tout un endroit. Une immense grotte en 3 sections. Avec les jeux de lumières, ça fait de superbes photos. À mon avis, c’est une bonne idée que ce soit inclus dans le tour quand on va à la Baie d’Along. Puis retour en bateau, puis en autobus à Hanoi. A mon avis encore, 2 jours et 1 nuit est suffisant pour la Baie d’Along. Mais si on décide d’aller à l’île Cat Ba, il est sûrement préférable d’allonger le séjour.
18 décembre 2009 – Hanoi – Danang – Hoi An
On part aux petites heures du matin avec deux autres touristes pour prendre l’avion Hanoi-Danang. Nous avons fait ce choix pour 2 raisons. D’une part, nous ne disposions de pas plus de 3 semaines pour voyager et on voulait limiter la fatigue liée au transport sur terre.
Concernant les vols internes…
Vietnam Airlines : un excellent transporteur. Service à la clientèle, bouffe super (et ce, malgré les courtes distances !), confort, toujours à l’heure, etc. Il est légèrement plus cher que son concurrent (JetStar), mais la petite différence vaut nettement la peine.
JetStar (au Vietnam) : un peu moins cher que son concurrent (Vietnam Airlines). Par contre, attendez-vous à des délais, annulations et reports de vol. Étrangement, cette compagnie offre une dizaine de vols par jour (ex. : Danang – HCMV), mais annule 8 vols. Inévitablement, votre vol sera déplacé. Mais il peut être déplacé jusqu’à 48 h plus tard (c’est arrivé aux 2 touristes qui étaient avec nous ; ils ont donc changé pour VN Airlines). Donc, si vous avez du temps devant vous, il peut être un choix. Le service durant le vol est moindre, mais vu que les vols sont très courts, c’est correct.
De Danang, nous avons pris un taxi les 4 ensemble en direction de Hoi An. Tout avait été arrangé à partir de l’hôtel à Hanoi. Coût : 8 $ US pour les 4.
En décembre, c’était la saison des pluies dans le Centre, je crois. Il a donc plu tout le temps où nous étions là. De la grosse pluie ! Avec quelques arrêts certains jours… avant que la pluie ne recommence de plus belle. Les Vietnamiens trouvent la température froide (18 degrés Celsius environ) ; de notre côté on est juste bien ! Hoi An est une ville très agréable : moins de gens, moins de klaxons, moins sollicité. Nous nous sommes promenés un peu dans les rues pour faire connaissance avec la ville.
Notre 1er hôtel a été Vinh Huy. Coût : 285 000 VND, déjeuner non-inclus. Très ordinaire, l’eau du toit coulait sur les murs du corridor, … Nous y avons dormi 1 nuit seulement, puis nous avons changé d’hôtel le lendemain.
19 décembre – Hoi An
Changement d’hôtel. Nouvel hôtel : Phuoc Anh Hotel (31/1 Tran Cao Van). On me propose une chambre à 25 $. Selon mes recherches, ça semblait moins cher… On a négocié un peu et finalement, on nous offre la chambre à 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. À cet hôtel, le déjeuner est un buffet vraiment super. Chaque chambre a 2 parapluies et ça rend les marches sous la pluie très agréables. Relativement grand comme hôtel, on n’a pas l’impression d’être coincés, ce qui est bien, car avec la pluie, on se retrouve un peu plus longtemps à l’hôtel. On n’a pas essayé leur piscine, car il faisait trop froid (15-20 degrés).
Nous nous sommes fait prendre au jeu des vêtements sur mesure. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les boutiques qui sont super honnête, donc je conseille de voir sur Trip Advisor. Nous avons beaucoup acheté, ou plutôt « consommé » à Hoi An. Vêtements et chaussures sur mesure, foulards, t-shirt, sac, etc.
Des trois magasins pour vêtements et chaussures sur-mesure, nous avons acheté de :
- Blue Ms Tam Tam (56 Tran Hung Dao) (vêtements) : Excellent service. Souci du travail bien fait. Je ne peux que vivement recommander cet endroit.
- Blue Rose II (71 Tran Hung Dao) (vêtements) : Service correct, mais sans plus. Un peu déçue.
- Boutique Impression (97 Tran Hung Doa) (chaussures) : À éviter à tout prix. Très mauvaise expérience (et je ne suis pas la seule sur TripAdvisor…)
On a fait un petit cours de cuisine dans un resto du coin et on prépare 3 plats. C’était très sympathique comme activité. Presque tous les restos offrent des cours de cuisine. Puisque j’avais une extinction de voix (à mon tour d’être malade !), la dame me fait une tisane au gingembre et lime… c’est tellement bon ! Prix pour le cours : 280 000 VND pour les deux.
20 décembre – Hoi An
On décide d’aller à My Son sous la pluie. On devait aller à la Cité impériale, mais il nous manque de temps et nous sommes malades. On fait le choix de ne pas y aller. Donc, on prend un tour avec l’hôtel (coût : 4 $ US chacun). Il ne faut pas avoir de grandes attentes quand on prend un tour de ce type. Visite du site.
De retour à Hoi An, on mange au Yellow Star Cafe (73 NguyenThai Hoc) (resto occidental). Coût : 145 000 VND pour 2. J’y ai mangé l’un des meilleurs cheeseburger à vie ! C’est pas très typique du Vietnam, mais bon, un petit égard de conduite ! Ensuite, on se promène dans le marché et on achète un fruit du dragon et un pomelo. Je trouve que le fruit du dragon est tellement beau (visuellement), mais moins goûteux que ce à quoi on pourrait s’attendre. En contrepartie, le pomelo est tellement bon.
21 décembre – Hoi An
Promenade dans la ville accompagnés de nos parapluies. Arrêt dans un resto-pâtisserie : le Tam Tam Jardin (121 Tran Phu) (très occidental encore). Nous avons dans la mire les pâtisseries. C’est un délice incroyable. Pour les dents sucrées, essayez la mousse au chocolat.
22 décembre – Hoi An – HCMV
Notre avion est reporté de 5 h (vol avec JetStar !). Vol de Danang jusqu’à HCMV (40 minutes de vol). Taxi entre l’aéroport et HCMV : 8 $ US. Malgré que la distance entre l’aéroport et le centre-ville soit courte, la course est relativement longue, car il y a foule. Il fait plus de 30 degrés Celsius. Nous approchons des fêtes, donc les hôtels sont plus difficiles à trouver. On déniche une nuitée à Bich Duyen Hotel (283/4, Pham Ngu Lao). L’hôtel se trouve dans une ruelle, donc c’est beaucoup moins bruyant. Coût : 16 $ US. Tour d’horizon de HCMV. On remarque un rassemblement dans un parc en soirée. C’est en l’honneur du 65e anniversaire de la guerre (selon les dires des gens). On discute avec des jeunes vietnamiens.
23 décembre – Delta du Mékong
Nous partons en tour pour le Mékong. Tour acheté la veille avec le Sinh Tourist (246-248 De Tham, HCMV). Coût : 64 $ US pour les 2. Trajet : Sai Gon–Cai Be–Vinh Long–Long Xuyen–Chau Đoc–Can Tho–Cai Rang. On a choisit de faire le tour en autobus climatisé (certains trajets étaient possible d’être fait en bateau). Or, on savait qu’on faisait déjà des tours de bateau durant le tour et il faisait très chaud (passé les 30 degrés). Enrhumée, je ne m’en sentais pas capable. Ensuite, on prend le tour de 3 jours ; le 2 jours me semble une course, alors on se dit que ce sera un peu plus relax et qu’on aura plus le temps d’apprécier le delta. Le delta, c’est beaucoup de route. Pour faire 110 km environ, ça prend 2 h 30-3 h. Le paysage n’étant pas très beau, on sommeille un peu. On arrive vers les 10 h à Cai Be pour le marché flottant. Je ne sais pas pourquoi ils s’efforcent de le mettre sur le trajet, car le marché est terminé depuis belle lurette ! Il reste 2-3 bateaux sur l’eau. Alors, c’est plus un tour de bateau qu’on fait. Par la suite, on arrête dans les endroits où on fabrique du miel, trucs à la noix de coco et de riz. La chaleur est écrasante. C’est à ce moment où je repense à Tam Coc ; ce n’était pas si mal finalement. L’hôtel où nous dormons (choisi par le tour) est très ordinaire ; on y dort très mal.
24 décembre – Delta du Mékong
Tôt le matin, on quitte pour les villages flottants. On est dans une petite barque. Une dame rame debout et nous sommes 2 à l’intérieur. Arrêt dans une pisciculture. C’est très calme sur l’eau. Le village flottant est très joli et donne l’occasion de prendre de belles photos. Puisqu’on est tôt le matin, il ne fait encore trop chaud. On remarque que notre barque prend l’eau ! À la fin, je commence à avoir hâte d’arriver au rivage, car je n’avais pas prévu une baignade. Visite d’un endroit à tissage. Puis, on se rend à une mosquée… mais on ne peut pas entrer à l’intérieur et il n’y a pas de panneau d’information. Bref, on ne peut que la regarder. Je me suis demandée un peu pourquoi on y était passé ! Retour dans notre barque qui prend toujours un peu plus d’eau. L’une des rames de notre pauvre rameuse se brise. Elle a bien failli tomber à l’eau, mais arrive à retrouver l’équilibre (je n’y serais jamais arrivée) ! Une autre barque passe près de nous et nous escorte jusqu’au rivage. Le village flottant a été ma partie préférée du tour. On visite par la suite un temple et une pagode, puis un centre d’élevage de crocodiles. Autobus jusqu’à Can Tho et après-midi libre pour tous. Mon conjoint et moi-même allons près de l’eau. Là où nous étions, je trouvais qu’il y avait beaucoup de circulation, mais les trottoirs étaient plus souvent libres et dans mon souvenir, il y avait moins de klaxons qu’à Hanoi et HCMV.
25 décembre – Delta du Mékong
Nous partons tôt pour aller dans un 2e marché flottant. Cette fois, c’est beaucoup mieux. On visite un verger et on goûte à divers fruits. Lors du trajet de retour, on fait une pause à Vinh Long. Je SAIS que ce n’est pas représentatif de la ville, mais nous avons atterri tout près du marché vers 15 h une journée très chaude. L’odeur m’a prise à la gorge. Je me suis tout de même promenée dans le marché, mais j’avais plutôt hâte de partir. Retour à HCMV. Puisque c’est Noël, nous achèterons un gâteau de Noël (145 000 VND). Nous dormons à l’Hôtel Giang & Son (j’ai oublié l’adresse). Coût : 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. Endroit très bien.
26 décembre – HCMV
Visite du Palais de la Réunification en matinée. Coût : 15 000 VND chacun. Comme je l’Avais lu dans un post, nous demandons un guide pour la visite. Je crois qu’il est indispensable d’être accompagné, sinon on passe à côté du Palais. Très intéressant. Poste centrale et la cathédrale (impossible de visiter lorsqu’on y était) par la suite. On cherche un resto, mais la chaleur me rend irritable. On demande un resto et on nous envoie dans le secteur des gros hôtels et les restos qui viennent avec. On revient sur nos pas pour avoir en endroit qui est plus représentatif du Vietnam. Ouf ! Qu’il fait chaud ! On se rend au Musée de la Guerre (coût : 15 000 VND chacun). À mon avis encore, aller au Vietnam et ne pas voir le Musée de la Guerre, c’est « louper » quelque chose. Malheureusement, le site est en construction. Il fait excessivement chaud à l’intérieur. J’avais tellement chaud. Mon conjoint ruisselait littéralement. Mais pour revenir au musée : une mine d’information. Très-très intéressant, voire un incontournable. C’est dur à voir (et on s’imagine que ce n’est rien comparativement à la réalité vécue) : morts, tortures, effets secondaires de l’agent orange, etc. Il nous a manqué un peu de temps (on est arrivé à 13 h 30 et fermeture du site à 17 h). Ça donne envie de lire davantage sur la guerre du Vietnam que je connais très peu.
27 décembre – HCMV
Changement d’hôtel encore une fois, car l’autre hôtel avait de la place pour nous seulement pour une nuit. Nous allons donc au Madame CUC 64 (64, Bui Vien). Coût de la nuitée : 15 $ US, déjeuner et souper inclus. Vraiment pas cher comme endroit, mais très bruyant (autant à cause de la rue que des gens – incluant touristes – à l’intérieur). Dans mon guide, il y avait une suggestion d’endroit pour des massages : l’association des aveugles de Ho Chi Minh-Ville. Parmi les massages que nous avons eu au Vietnam, c’était le meilleur endroit. Coût : 50 000 VND chacun. La dame qui fait mon massage parle avec la voisine ( !) ; pour mon conjoint, il parle au cellulaire ( !). Les gens étaient sympathiques et belle expérience.
Visite au marché de Ben Tranh. À chaque kiosque, on est interpellé. Jusque là, c’est correct. Parce qu’il faut bien attirer l’attention du client quand on est 50 à vendre des t-shirt ! Et là, je vois un touriste qui explique à une vendeuse que les touristes (en général) n’apprécient pas qu’on lui tape sur le bras par exemple…
Vers la soirée, une idée saugrenue nous traverse l’esprit : partir à la chasse aux sucreries ! On trouve le Yogurt Space (147 Tran Hung Dao). On y trouve plein de sorte de yogourts glacés (amande, lichee, mangue) auxquels on ajoute des friandises… Le coût : 20 000 VND / 100 grammes. On s’en fait un méga (coût : 117 000 VND) ! Bizarrement, nous sommes les seuls blancs à cet endroit, qui fait un peu « occidental ». Un délice, car il fait très chaud à l’extérieur. Puis, se trouve en face le Chewy Junior (34, Tran Hung Dao). Un genre de beignet avec garniture – bien meilleur que les beignets par chez-nous ! La propriétaire nous fait goûter un échantillon… nous sommes vendus ! On commande 4 pâtisseries. Coût : 60 000 VND. On en repart heureux !
28 décembre – HCMV, temple caodaiste et tunnels de Cu Chi
On avait acheté le tour pour aller au temple caodaiste et aux tunnels de Cu Chi quelques jours plus tôt (Coût : 7 $ US chacun + 75 000 VND chacun pour l’entrée des tunnels). On quitte tôt le matin. Encore beaucoup de route (parfois belle, d’autres fois moins). Le temple est vraiment impressionnant à voir. On assiste au début de la cérémonie de prière, puis on quitte. Par la suite, on se rend aux tunnels de Cu Chi. Encore une fois, c’est intéressant comme endroit. Par contre, j’y serais restée plus longtemps. J’avais l’impression qu’on passait un peu à côté tellement ça allait vite. En fait, si c’était à refaire, j’opterais pour un tour en privé (ça doit être possible – un peu plus cher, mais encore plus intéressant).
29 décembre – HCMV – Hanoi
Promenade dans la ville et derniers achats. On achète encore un pomelo (ce sera notre fruit du Vietnam !). On se rend à l’aéroport pour un vol HCMV – Hanoi. Encore une fois, JetStar accusera un retard. Nous sommes avisés à 17 h 15 (l’embarquement était à 16 h 40) qu’il y a des retards et qu’on aura plus de renseignements à 18 h 30. En parlant la dame au comptoir, elle nous dit que si un avion en provenance de Singapour atterrit à HCMV, alors on pourra quitter. Notre avion pour notre retour au Canada est le lendemain, alors nous devons quitter. On se dépêche pour ravoir nos bagages et on achète un vol et s’enregistre avec Vietnam Airlines pour leur vol de 18 h (car le vol de 19 h 30 est complet). On court comme des fous, mais on y arrive ! JetStar ne veut pas nous rembourser car l’achat s’est fait par carte de crédit ; on nous remboursera dans deux semaines par carte de crédit ! Ouais… je n’y croyais pas vraiment !
A Hanoi, on prend une navette jusqu’au lac Hoan Kiem. Coût : 2 $ US chacun. Petit problème, car l’hôtel a « surbooké ». Bref, mon conjoint et moi-même dormons dans un lit simple du dortoir… J Ce qu’on ne ferait pas pour que tous puisse dormir dans un lit !
30 décembre – Hanoi – Montréal
On prend une partie de la journée pour trouver le bureau de JetStar et réclamer notre remboursement. La préposée nous joue la carte qu’elle est une simple employée et ne peut rien faire pour nous. Elle nous dit que nous serons remboursés dans un mois ! Nous insistons – toujours poliment – et finissons par obtenir gain de cause. Il faut être tenace…
Par la suite, c’est le retour à la maison… et nous avons bien hâte de remettre les pieds au pays.
À savoir : Au Vietnam, il faut savoir négocier. Personnellement, je suis pourrie là-dedans. Je me sens mal de couper le prix de moitié ! En revanche, mon conjoint est un excellent négociateur.
Si vous parcourez le Vietnam, pensez à acheter un vol aller vers Hanoi ou HCMV et le retour de l’autre ville. Ça évite des vols internes inutilement.
Wiki
Photo 1: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 2: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 3: Dans les environs de Sapa - durant notre trek Photo 4: Du haut de la pagode de Ham Nua à Tam Coc Photo 5: Temple caodaiste (cérémonie) Photo 6: Une montagne de pomelo! Hum...
Téléphoner pas cher de Thaïlande vers notre douce France English translation pending
salut a tous, je viens de faire une decouverte et je tiens a en faire profiter tout le monde; j ai achete un telelphone portable neuf pour 850 baths (18 euros). bon il ne fait ni appareil photo ni lave linge, mais je m en fiche un peu.
et ou ca devient incroyable: avec une carte sim Intersim de chez TRUEMOVE (disponible chez 7/eleven par exemple)) on telephone en france sur des fixes pour environ 1 bath la mn ( faisez le calcul, on arrive a peine a 2 euros de l heure. qui dit mieux?? )J ai teste pour vous.. Et la qualite est bien correcte, Apres faut voir quelle est la couverture sur le territoire....
Avis sur préparation d'un séjour de 17 jours au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Mon mari et moi avons les billets en poche pour notre voyage au Vietnam, prévu du 5 au 21 avril 2010.Nous arriverons et repartirons à HCMV.
Sachant que nous souhaitons en premier lieu faire un aller et retour sur Phan Thiet, ma ville de naissance (2 jours) et après, remonter dans le nord pour voir la Baie d'Along puis redescendre progressivement pour finir notre voyage dans le sud, avec la découverte du delta du Mékong.
Nous aimerions visiter les sites/villes suivants :
- HCMV - HANOI - BAIE D'ALONG - SAPA - HUE - DANANG - HOI AN - NA TRANG - DALAT - DELTA DU MEKONG
Aurons-nous assez de temps pour tout faire ? Quels sont les sites à privilégier et sur quelle durée ? Nous faut-il prévoir un guide ? A vous lire et Merci par avance pour votre aide et gentillesse.
Nous aimerions visiter les sites/villes suivants :
- HCMV - HANOI - BAIE D'ALONG - SAPA - HUE - DANANG - HOI AN - NA TRANG - DALAT - DELTA DU MEKONG
Aurons-nous assez de temps pour tout faire ? Quels sont les sites à privilégier et sur quelle durée ? Nous faut-il prévoir un guide ? A vous lire et Merci par avance pour votre aide et gentillesse.
Bangladesh, petit récit des impressions d'une femme seule. English translation pending
Petit récit des impressions d'une femme blanche, seule, au Bangladesh
J'ai passé une dizaine de jours toute seule dans ce pays au début du mois d'octobre 2009 avant de trouver un compagnon de voyage. J'ai pourtant l'habitude de voyager, et de voyager seule par moments, mais ces quelques jours ont été assez éprouvants. Il est vrai que je suis arrivée comme une fleur à Dhaka sans m'être renseignée au préalable sur quoi que ce soit.
Arrivée un peu par hasard à Calcutta, je m'étais rendue à la section consulaire du Bangladesh pour obtenir un visa (environ 25 euros je crois pour un mois, apres avoir passé un petit entretien bidon) suivant en cela le principe de cette réflexion un peu niaise interrogeant : " peut être ai-je quelque chose à y apprendre ?", et j'avais pris un bus très tôt le matin.
Arrivée à Dhaka, je me suis aperçue qu'en période de ramadan l'heure s'avance d'1h30. Il était donc plus de 21h00. Le bus s'étant arrêté au milieu de nulle part, je ne parvenais pas à me localiser sur le médiocre plan de mon vieux Lonely. Je commence à négocier au hasard avec la horde habituelle de chauffeurs de taxi pour me faire conduire dans le vieux Dhaka. J'abandonne rapidement, plusieurs passants m'ayant, à tort ou à raison, vivement déconseillé de monter seule de nuit dans un taxi, avec ma tête de petite fille.... J'ai 25 ans mais en fais, physiquement, je ne sais pourquoi, à peine 20.
J'ai donc tranquillement commencé à chercher un hôtel à pied, dans ce vaste bordel qu'est Dhaka. J'ignorais également que la grande majorité des hôtels refuse de loger les étrangers, à plus forte raison les femmes seules. Les uns après les autres, tous les hôtels m'affirmaient être complets. J'ai tenté un rickshaw pour me rendre dans un hôtel d'un standing un peu plus élevé indiqué dans le guide. Le type, manifestement de bonne volonté, était pourtant complètement stupide et ne comprenait rien de ce que je pouvais lui dire.
Résultat, au bout d'une heure, passée à circuler dans un dédale de ruelles sombres et de boulevards saturés, après être passés à deux doigts, vraiment, d'un camion en marche arrière, après s'être arrêtés une bonne dizaine de fois pour demander notre chemin aux passants... nous étions, le type peut être encore plus que moi, à peu près complètement perdus. Il me regardait d'un air navré attendant que je lui dise de tourner à gauche ou à droite.... Il commençait, au passage, à être pas loin de minuit.
J'ai fini par me débrouiller pour gagner, à moitié à pied, le "quartier des affaires" (vaste programme...), Mothijeel, où, m'avait-on assuré, je trouverais un hôtel. Après avoir essuyé un enième refus, à presque 2h du matin, errant dans les rues sombres... j'ai commencé à penser que je m'étais encore fourée dans une belle galère.... J'étais à deux doigts de pleurer, mais je me suis dit que cela n'allait "techniquement" pas être possible.... que je n'avais qu'à me mordre la lèvre, trouver d'abord un hôtel, et pleurer ensuite si j'en éprouvais encore le besoin. Je n'avais jamais eu tant de mal à trouver un hôtel.
Au Bangladesh, de jour comme de nuit, dans la capitale comme ailleurs, seule ou à plusieurs, dès que l'on s'arrête un quart de seconde pour regarder son plan, ou simplement refaire son lacet, un attroupement d'hommes aux regards interrogateurs se forme aussitôt autour de vous et vous dévisage avec insistance. Un peu comme en Iran, où le phénomène a tendance à se produire également mais sans prendre de telles proportions, les gens vous fixent sans comprendre ce que vous faites là. Certains voient parfois la première femme blanche de leur vie... seule. Dix, vingt, trente.... personnes vous entourent aussitôt, sans hostilité, mais il faut sourire un à un à ces visage figés dans une expression d'interrogation avant que les traits ne se détendent et que la conversation, toujours sommaire (tu viens d'où ? qu'est ce que tu viens faire ici ? où est ton mari ? et dans certains cas, t'as pas un visa pour moi ?!!! ) ne puisse s'engager.
Et que des hommes... des hommes partout, dans les rues. L'islam étant ici très dur, les femmes ne sortent pas. Les seules que l'on croise sont celles, et elles sont relativement nombreuses, qui n'ont nulle part où aller et qui dorment, entourées de myriades d'enfants au ventre gonflé, à même le sol dans la boue et les ordures des rues. La sensation, donc, parfois très oppressante, d'être constamment au centre de tous les regards et de toutes les attentions masculines, dans ces rues bondées où il faut souvent jouer des coudes pour se frayer un chemin. L'impression physique de dégager quelque chose, comme une force d'attraction magnétique.
En tant que femme occidentale, je n'ai bien sûr pas le même statut que les femmes du pays. D'abord, comme dans beaucoup d'autres endroits, les hommes ont souvent de la femme occidentale une image de fille facile, presque de "Marie couche toi là" par moments. Il m'est arrivé une fois, alors que j'étais avec l'Australien que j'avais rencontré après la dizaine de jours passés seule, que nous formions donc, a priori, un couple, qu'un homme sorte de chez lui nous invitant chaleureusement à entrer pour boire un thé. Mon compagnon étant occupé à quelque affaire personnelle urgente, je lui avais proposé de le rejoindre peu après, pour n'avoir pas à décliner une invitation aussi cordiale. J'avais bêtement pensé que la femme et les enfants de cet homme devaient, comme à l'accoutumée, se trouver dans la maison.
Entrée dans la maison, je suis conduite sans autre forme de procès.... vers le lit du bonhomme qui s'avance et commence timidement à vouloir me toucher la poitrine. Après lui avoir passé un sacré savon, j'ai déverrouillé la porte d'entrée qu'il avait subrepticement fermée à double tour et suis sortie sans qu'il ne tente de m'en empêcher. Ce n'est pas la première fois que ce genre d'histoire m'arrive. La plupart du temps il ne s'agit que de mains discrètes mais insistantes au derrière ou de propos déplacés susurrés à l'oreille d'un air vicieux. Comme en France souvent, du reste.
Il y a plusieurs différences entre voyager seule ou en couple, contradictoires d'ailleurs, en apparence du moins, peut être. Cela n'est pas propre au Bangladesh. C'est une constatation que j'ai pu faire dans différents pays de religion musulmane, ou hindoue d'ailleurs. Lorsque je suis en couple, j'ai un statut un peu mal défini. Je ne suis, à la fois, "que" la femme de mon compagnon, à laquelle on parle toujours en deuxième. Sur notre ticket de "rocket", les paddle steamers qui sillonnent le delta du Bengale, figuraient en gros les noms de "DAN", l'Australien m'accompagnant, et "PARTY", comprendre : "moi", comme il aurait pu être indiqué "trois valises"... Mais, à la fois, lorsque nous sommes invités à partager un repas, je mange avec les hommes et non avec les femmes, qui me servent les plats comme à un homme. Si je suis seule, je vais partager le repas des femmes, après ces messieurs.
Paradoxalement, et je ne saurais dire à quoi cela tient, il m'arrive moins de mésaventures désagréables lorsque je suis seule et l'on me témoigne généralement plus de respect, même s'il me faut en général expliquer d'emblée quelque chose pour avoir la paix, comme : "mari malade, rester hôtel" sinon les gens ne comprennent pas, et je me sens toujours un peu suspecte. Est-ce parce que je suis plus vigilante lorsque je suis seule et que je dégage, sans m'en rendre compte très sans doute, quelque chose qui inspire plus de respect aux hommes qu'ils n'en auraient pour une femme en couple, la chose de son mari ? Je ne saurais le dire assurément.
Quant au comportement à adopter en tant que femme occidentale au Bangladesh, notamment en matière vestimentaire, je ne peux parler que de ma propre expérience n'ayant rencontré, en tout et pour tout, que mon Australien. J'évite, en règle générale, de me faire remarquer et suis assez sensible aux codes vestimentaires, sans toutefois faire de zèle. Je n'avais aucune envie de porter le voile, comme il est parfois conseillé dans les guides, estimant qu'il suffit déjà bien assez d'avoir à s'embarrasser de cette chose contrariante dans des pays comme l'Iran. A aucun moment je n'en ai éprouvé le besoin. J'ai toujours pensé, a contrario, quand le voile ne serait pas obligatoire en Iran, que je le porterais tout de même, car je me sentirais trop mal à l'aise dans les rues. Je suis donc restée en jeans slim/T shirt tout le long de mon séjour au Bangladesh, comme à l'ordinaire, ayant bien soin de camoufler ma braguette béante, la fermeture éclair ayant sauté plusieurs semaines auparavant...
Ensuite, je ne sais pas si cela tient à mon tempérament, quoique cela soit un chose que j'ai, en vérité, dû apprendre lentement au cours de mes voyages en terre musulmane, tendance à parler d'égal à égal aux hommes en face de moi. Cela ne pose en général aucun problème et je sens que ma position d'Occidentale m'autorise certaines libertés, tout en ayant plus ou moins conscience en permanence d'être dans une position un peu hybride, dans laquelle, en l'absence de règles claires préetablies, c'est à moi qu'il revient de fixer les modalités et les termes de l'échange.
Cela, en vérité, il m'a fallu l'apprendre, par l'expérience. Au début, en Iran notamment, je me surprenais parfois, bien malgré moi, à intérioriser la place, tout de même un peu subalterne, de la femme qui accompagne son mari. (La condition de la femme en Iran n'est toutefois pas si détestable qu'on veut bien le dire, et tous ces média qui font des gorges chaudes à ce propos, feraient bien de venir faire un petit tour au Bangladesh, au Népal.. ou dans d'autres pays plus proches de chez nous comme le Kosovo ou l'Albanie. Mais il est vrai qu'il n'y a là ni pétrole, ni, peu ou prou, excepté dans le cas du Kosovo, d'intérêts géostratégiques... On peut bien jeter de l'acide au visage des femmes soi-disant adultères du Bangladesh... pas grave....
Si les femmes n'ont pas, dans les pays sus-mentionnés, à porter impérativement le voile, chose que je suis loin de désapprouver pour sûr, il me semble que la situation des femmes iraniennes, sans être, de loin, merveilleuse, est encore préférable. Faut-il rappeler que près de 70% des étudiants en Iran sont des femmes ?? Il est vrai qu'on les trouve principalement dans les filières les moins considérées socialement comme les sciences humaines, les langues et l'art quand les hommes deviennent ingénieurs, médecins ou architectes. Et j'ai rencontré de nombreuses femmes artistes pleinement épanouies, conduisant leur voiture et traitant à égal avec les hommes quand les femmes kosovares, par exemple, illettrées voire analphabètes très souvent, sont de fait, condamnées à la cuisine, s'occupant à pondre les gamins et à engraisser... J'ai suivi des cours à la fac de Katmandou, de philosophie anglaise. Si nous étions dix filles sur une promo d'une centaine de personnes ou plus, c'était bien le bout du monde...... enfin...cqfd) Mais tout cela nous éloigne du sujet.
Pour ce qui est de la sécurité pour une femme seule au Bangladesh, c'est comme partout ailleurs et je pense bien que les dangers liés à la circulation, ou plutôt à l'absence de circulation dans les rues congestionnées jusqu'à en avoir la nausée, de Dhaka, sont de loin les plus significatifs. J'avoue toutefois avoir été par moments quelque peu tendue. Je n'avais, au début du moins, prévenu personne de mon séjour au Bangladesh, décidé au dernier moment, ce qui je l'avoue n'était pas très malin.
J'étais, de plus, un peu inquiète car je m'étais mise subitement à perdre mes cheveux par poignées entières depuis une dizaine de jours, et cela avait commencé après une série de bains répétés dans le Gange à Varanasi. Le Gange s'avéra toutefois être hors de cause. J'avais simplement par trop tiré sur la corde, et cette perte de cheveux était en fait liée à une dénutrition sévère. J'avais en effet essuyé, deux mois plus tôt, plusieurs semaines de fortes diarrhées et une perte de poids de près de dix kilos, ayant attrapé divers parasites. Six semaines de piqûres quotidiennes de vitamines, dans le postérieur, et des cachets de fer, ne furent pas de trop pour enrayer la chute. Mais j'ignorais à ce moment la cause et à ceci s'ajouta bien vite la reprise de forte fièvres intermittentes ainsi qu'une allergie de la peau de mon visage, devenue cramoisie et brûlante, due sans doute à la pollution ainsi qu'à l'inhalation de vapeurs piquantes exhalées par l'activité des travailleurs joailliers au bas de mon hôtel, sous mes fenêtres.
J'étais donc tendue. Et puis, il faut dire que le sinistre spectacle d'une misère crasse dans les rues de Dhaka n'est pas de nature à réjouir. J'avoue que j'ai eu, les premiers jours, une sorte de rejet. J'avais le plus grand mal à sortir de ma chambre d'hôtel. Je n'ai pourtant pas l'âme excessivement sensible et avais passé quelques temps en Inde auparavant. Le spectacle de lépreux et d'enfants des rues crasseux, leur sachet de colle fixé au nez ne m'était pas inconnu. Mais le Bangladesh surclasse à peu près tout. Il est vrai toutefois qu'il ne fait aucune différence lorsque l'on est misérable, de vivre dans un bidonville de Calcutta, de quelqu'endroit de l'Amérique latine ou de Dhaka.... Mais tout de même.
J'ai donc dû me forcer à sortir de ma chambre d'hôtel, aux moments où la fièvre tombait un peu. Ayant lu dans le guide : "Si vous ne devez faire qu'une seule chose à Dhaka, optez pour la promenade en barque, à négocier à l'embarcadère principal", j'ai négocié un petit tour de trois heures. Seule, ma carte bancaire dans la poche, je me trouvais donc en compagnie de deux hommes peu bavards sur la barque, au milieu du fleuve gigantesque. J'avais bien tenté d'engager la conversation mais sans grand résultat. Je commençais à être un peu nerveuse. La promenade avait pourtant "bien" commencé. On m'avait fait descendre pour me montrer une école sur la rive, un quartier particulièrement misérable, les fabriques de tissu où des centaines de pauvres misérables, enfants compris, cousent les jeans à destination du marché local, et asiatique en général (sentiment étrange de voyeurisme, comme un peu en toute circonstance dans ce pays pourtant magnifique, dans lequel l'on ne peut en fait, décemment "faire du tourisme", lorsque je me suis trouvée entourée par ces dizaines de femmes, toutes étonnées de me voir là, heureuses de ce rare moment de distraction offert, auxquelles je ne savais que dire puisqu'elles ne parlaient pas anglais, me contentant, submergée par l'émotion, de sourire d'un air un peu niais.
La promenade avait plutôt bien commencé, donc, lorsque sans crier gare, le batelier entreprit d'amarrer la barque à l'un de ces gros bateaux pêcheurs de sable lugubres qui sillonnent le fleuve. Essayant de ne pas laisser paraître ma peur, je l'assurais qu'il n'était nullement nécessaire qu'il me fit visiter le bateau. Mais peine perdue, je me voyais déjà vivant mes derniers instants. C'est alors, et je pense que je n'ai dû mon salut qu'à ce hasard, que nous avons apercu une barque venant à notre rencontre, de laquelle une famille entière me faisait de grands signes amicaux pour me saluer.... on repère ma tête de blanche de très loin, ce qu'excepté ce jour-là, je n'apprécie guère habituellement... prix touristes et emmerdeurs à la clef en général. Le batelier a stoppé net, et m'a sans mots dire, reconduite vers la rive. Je crois toutefois que cette mésaventure aurait aussi bien pu nous arriver à deux.
Voilà pour ces quelques impressions, livrées un peu en vrac, d'une femme blanche, seule, au Bangladesh.
R. S
J'ai passé une dizaine de jours toute seule dans ce pays au début du mois d'octobre 2009 avant de trouver un compagnon de voyage. J'ai pourtant l'habitude de voyager, et de voyager seule par moments, mais ces quelques jours ont été assez éprouvants. Il est vrai que je suis arrivée comme une fleur à Dhaka sans m'être renseignée au préalable sur quoi que ce soit.
Arrivée un peu par hasard à Calcutta, je m'étais rendue à la section consulaire du Bangladesh pour obtenir un visa (environ 25 euros je crois pour un mois, apres avoir passé un petit entretien bidon) suivant en cela le principe de cette réflexion un peu niaise interrogeant : " peut être ai-je quelque chose à y apprendre ?", et j'avais pris un bus très tôt le matin.
Arrivée à Dhaka, je me suis aperçue qu'en période de ramadan l'heure s'avance d'1h30. Il était donc plus de 21h00. Le bus s'étant arrêté au milieu de nulle part, je ne parvenais pas à me localiser sur le médiocre plan de mon vieux Lonely. Je commence à négocier au hasard avec la horde habituelle de chauffeurs de taxi pour me faire conduire dans le vieux Dhaka. J'abandonne rapidement, plusieurs passants m'ayant, à tort ou à raison, vivement déconseillé de monter seule de nuit dans un taxi, avec ma tête de petite fille.... J'ai 25 ans mais en fais, physiquement, je ne sais pourquoi, à peine 20.
J'ai donc tranquillement commencé à chercher un hôtel à pied, dans ce vaste bordel qu'est Dhaka. J'ignorais également que la grande majorité des hôtels refuse de loger les étrangers, à plus forte raison les femmes seules. Les uns après les autres, tous les hôtels m'affirmaient être complets. J'ai tenté un rickshaw pour me rendre dans un hôtel d'un standing un peu plus élevé indiqué dans le guide. Le type, manifestement de bonne volonté, était pourtant complètement stupide et ne comprenait rien de ce que je pouvais lui dire.
Résultat, au bout d'une heure, passée à circuler dans un dédale de ruelles sombres et de boulevards saturés, après être passés à deux doigts, vraiment, d'un camion en marche arrière, après s'être arrêtés une bonne dizaine de fois pour demander notre chemin aux passants... nous étions, le type peut être encore plus que moi, à peu près complètement perdus. Il me regardait d'un air navré attendant que je lui dise de tourner à gauche ou à droite.... Il commençait, au passage, à être pas loin de minuit.
J'ai fini par me débrouiller pour gagner, à moitié à pied, le "quartier des affaires" (vaste programme...), Mothijeel, où, m'avait-on assuré, je trouverais un hôtel. Après avoir essuyé un enième refus, à presque 2h du matin, errant dans les rues sombres... j'ai commencé à penser que je m'étais encore fourée dans une belle galère.... J'étais à deux doigts de pleurer, mais je me suis dit que cela n'allait "techniquement" pas être possible.... que je n'avais qu'à me mordre la lèvre, trouver d'abord un hôtel, et pleurer ensuite si j'en éprouvais encore le besoin. Je n'avais jamais eu tant de mal à trouver un hôtel.
Au Bangladesh, de jour comme de nuit, dans la capitale comme ailleurs, seule ou à plusieurs, dès que l'on s'arrête un quart de seconde pour regarder son plan, ou simplement refaire son lacet, un attroupement d'hommes aux regards interrogateurs se forme aussitôt autour de vous et vous dévisage avec insistance. Un peu comme en Iran, où le phénomène a tendance à se produire également mais sans prendre de telles proportions, les gens vous fixent sans comprendre ce que vous faites là. Certains voient parfois la première femme blanche de leur vie... seule. Dix, vingt, trente.... personnes vous entourent aussitôt, sans hostilité, mais il faut sourire un à un à ces visage figés dans une expression d'interrogation avant que les traits ne se détendent et que la conversation, toujours sommaire (tu viens d'où ? qu'est ce que tu viens faire ici ? où est ton mari ? et dans certains cas, t'as pas un visa pour moi ?!!! ) ne puisse s'engager.
Et que des hommes... des hommes partout, dans les rues. L'islam étant ici très dur, les femmes ne sortent pas. Les seules que l'on croise sont celles, et elles sont relativement nombreuses, qui n'ont nulle part où aller et qui dorment, entourées de myriades d'enfants au ventre gonflé, à même le sol dans la boue et les ordures des rues. La sensation, donc, parfois très oppressante, d'être constamment au centre de tous les regards et de toutes les attentions masculines, dans ces rues bondées où il faut souvent jouer des coudes pour se frayer un chemin. L'impression physique de dégager quelque chose, comme une force d'attraction magnétique.
En tant que femme occidentale, je n'ai bien sûr pas le même statut que les femmes du pays. D'abord, comme dans beaucoup d'autres endroits, les hommes ont souvent de la femme occidentale une image de fille facile, presque de "Marie couche toi là" par moments. Il m'est arrivé une fois, alors que j'étais avec l'Australien que j'avais rencontré après la dizaine de jours passés seule, que nous formions donc, a priori, un couple, qu'un homme sorte de chez lui nous invitant chaleureusement à entrer pour boire un thé. Mon compagnon étant occupé à quelque affaire personnelle urgente, je lui avais proposé de le rejoindre peu après, pour n'avoir pas à décliner une invitation aussi cordiale. J'avais bêtement pensé que la femme et les enfants de cet homme devaient, comme à l'accoutumée, se trouver dans la maison.
Entrée dans la maison, je suis conduite sans autre forme de procès.... vers le lit du bonhomme qui s'avance et commence timidement à vouloir me toucher la poitrine. Après lui avoir passé un sacré savon, j'ai déverrouillé la porte d'entrée qu'il avait subrepticement fermée à double tour et suis sortie sans qu'il ne tente de m'en empêcher. Ce n'est pas la première fois que ce genre d'histoire m'arrive. La plupart du temps il ne s'agit que de mains discrètes mais insistantes au derrière ou de propos déplacés susurrés à l'oreille d'un air vicieux. Comme en France souvent, du reste.
Il y a plusieurs différences entre voyager seule ou en couple, contradictoires d'ailleurs, en apparence du moins, peut être. Cela n'est pas propre au Bangladesh. C'est une constatation que j'ai pu faire dans différents pays de religion musulmane, ou hindoue d'ailleurs. Lorsque je suis en couple, j'ai un statut un peu mal défini. Je ne suis, à la fois, "que" la femme de mon compagnon, à laquelle on parle toujours en deuxième. Sur notre ticket de "rocket", les paddle steamers qui sillonnent le delta du Bengale, figuraient en gros les noms de "DAN", l'Australien m'accompagnant, et "PARTY", comprendre : "moi", comme il aurait pu être indiqué "trois valises"... Mais, à la fois, lorsque nous sommes invités à partager un repas, je mange avec les hommes et non avec les femmes, qui me servent les plats comme à un homme. Si je suis seule, je vais partager le repas des femmes, après ces messieurs.
Paradoxalement, et je ne saurais dire à quoi cela tient, il m'arrive moins de mésaventures désagréables lorsque je suis seule et l'on me témoigne généralement plus de respect, même s'il me faut en général expliquer d'emblée quelque chose pour avoir la paix, comme : "mari malade, rester hôtel" sinon les gens ne comprennent pas, et je me sens toujours un peu suspecte. Est-ce parce que je suis plus vigilante lorsque je suis seule et que je dégage, sans m'en rendre compte très sans doute, quelque chose qui inspire plus de respect aux hommes qu'ils n'en auraient pour une femme en couple, la chose de son mari ? Je ne saurais le dire assurément.
Quant au comportement à adopter en tant que femme occidentale au Bangladesh, notamment en matière vestimentaire, je ne peux parler que de ma propre expérience n'ayant rencontré, en tout et pour tout, que mon Australien. J'évite, en règle générale, de me faire remarquer et suis assez sensible aux codes vestimentaires, sans toutefois faire de zèle. Je n'avais aucune envie de porter le voile, comme il est parfois conseillé dans les guides, estimant qu'il suffit déjà bien assez d'avoir à s'embarrasser de cette chose contrariante dans des pays comme l'Iran. A aucun moment je n'en ai éprouvé le besoin. J'ai toujours pensé, a contrario, quand le voile ne serait pas obligatoire en Iran, que je le porterais tout de même, car je me sentirais trop mal à l'aise dans les rues. Je suis donc restée en jeans slim/T shirt tout le long de mon séjour au Bangladesh, comme à l'ordinaire, ayant bien soin de camoufler ma braguette béante, la fermeture éclair ayant sauté plusieurs semaines auparavant...
Ensuite, je ne sais pas si cela tient à mon tempérament, quoique cela soit un chose que j'ai, en vérité, dû apprendre lentement au cours de mes voyages en terre musulmane, tendance à parler d'égal à égal aux hommes en face de moi. Cela ne pose en général aucun problème et je sens que ma position d'Occidentale m'autorise certaines libertés, tout en ayant plus ou moins conscience en permanence d'être dans une position un peu hybride, dans laquelle, en l'absence de règles claires préetablies, c'est à moi qu'il revient de fixer les modalités et les termes de l'échange.
Cela, en vérité, il m'a fallu l'apprendre, par l'expérience. Au début, en Iran notamment, je me surprenais parfois, bien malgré moi, à intérioriser la place, tout de même un peu subalterne, de la femme qui accompagne son mari. (La condition de la femme en Iran n'est toutefois pas si détestable qu'on veut bien le dire, et tous ces média qui font des gorges chaudes à ce propos, feraient bien de venir faire un petit tour au Bangladesh, au Népal.. ou dans d'autres pays plus proches de chez nous comme le Kosovo ou l'Albanie. Mais il est vrai qu'il n'y a là ni pétrole, ni, peu ou prou, excepté dans le cas du Kosovo, d'intérêts géostratégiques... On peut bien jeter de l'acide au visage des femmes soi-disant adultères du Bangladesh... pas grave....
Si les femmes n'ont pas, dans les pays sus-mentionnés, à porter impérativement le voile, chose que je suis loin de désapprouver pour sûr, il me semble que la situation des femmes iraniennes, sans être, de loin, merveilleuse, est encore préférable. Faut-il rappeler que près de 70% des étudiants en Iran sont des femmes ?? Il est vrai qu'on les trouve principalement dans les filières les moins considérées socialement comme les sciences humaines, les langues et l'art quand les hommes deviennent ingénieurs, médecins ou architectes. Et j'ai rencontré de nombreuses femmes artistes pleinement épanouies, conduisant leur voiture et traitant à égal avec les hommes quand les femmes kosovares, par exemple, illettrées voire analphabètes très souvent, sont de fait, condamnées à la cuisine, s'occupant à pondre les gamins et à engraisser... J'ai suivi des cours à la fac de Katmandou, de philosophie anglaise. Si nous étions dix filles sur une promo d'une centaine de personnes ou plus, c'était bien le bout du monde...... enfin...cqfd) Mais tout cela nous éloigne du sujet.
Pour ce qui est de la sécurité pour une femme seule au Bangladesh, c'est comme partout ailleurs et je pense bien que les dangers liés à la circulation, ou plutôt à l'absence de circulation dans les rues congestionnées jusqu'à en avoir la nausée, de Dhaka, sont de loin les plus significatifs. J'avoue toutefois avoir été par moments quelque peu tendue. Je n'avais, au début du moins, prévenu personne de mon séjour au Bangladesh, décidé au dernier moment, ce qui je l'avoue n'était pas très malin.
J'étais, de plus, un peu inquiète car je m'étais mise subitement à perdre mes cheveux par poignées entières depuis une dizaine de jours, et cela avait commencé après une série de bains répétés dans le Gange à Varanasi. Le Gange s'avéra toutefois être hors de cause. J'avais simplement par trop tiré sur la corde, et cette perte de cheveux était en fait liée à une dénutrition sévère. J'avais en effet essuyé, deux mois plus tôt, plusieurs semaines de fortes diarrhées et une perte de poids de près de dix kilos, ayant attrapé divers parasites. Six semaines de piqûres quotidiennes de vitamines, dans le postérieur, et des cachets de fer, ne furent pas de trop pour enrayer la chute. Mais j'ignorais à ce moment la cause et à ceci s'ajouta bien vite la reprise de forte fièvres intermittentes ainsi qu'une allergie de la peau de mon visage, devenue cramoisie et brûlante, due sans doute à la pollution ainsi qu'à l'inhalation de vapeurs piquantes exhalées par l'activité des travailleurs joailliers au bas de mon hôtel, sous mes fenêtres.
J'étais donc tendue. Et puis, il faut dire que le sinistre spectacle d'une misère crasse dans les rues de Dhaka n'est pas de nature à réjouir. J'avoue que j'ai eu, les premiers jours, une sorte de rejet. J'avais le plus grand mal à sortir de ma chambre d'hôtel. Je n'ai pourtant pas l'âme excessivement sensible et avais passé quelques temps en Inde auparavant. Le spectacle de lépreux et d'enfants des rues crasseux, leur sachet de colle fixé au nez ne m'était pas inconnu. Mais le Bangladesh surclasse à peu près tout. Il est vrai toutefois qu'il ne fait aucune différence lorsque l'on est misérable, de vivre dans un bidonville de Calcutta, de quelqu'endroit de l'Amérique latine ou de Dhaka.... Mais tout de même.
J'ai donc dû me forcer à sortir de ma chambre d'hôtel, aux moments où la fièvre tombait un peu. Ayant lu dans le guide : "Si vous ne devez faire qu'une seule chose à Dhaka, optez pour la promenade en barque, à négocier à l'embarcadère principal", j'ai négocié un petit tour de trois heures. Seule, ma carte bancaire dans la poche, je me trouvais donc en compagnie de deux hommes peu bavards sur la barque, au milieu du fleuve gigantesque. J'avais bien tenté d'engager la conversation mais sans grand résultat. Je commençais à être un peu nerveuse. La promenade avait pourtant "bien" commencé. On m'avait fait descendre pour me montrer une école sur la rive, un quartier particulièrement misérable, les fabriques de tissu où des centaines de pauvres misérables, enfants compris, cousent les jeans à destination du marché local, et asiatique en général (sentiment étrange de voyeurisme, comme un peu en toute circonstance dans ce pays pourtant magnifique, dans lequel l'on ne peut en fait, décemment "faire du tourisme", lorsque je me suis trouvée entourée par ces dizaines de femmes, toutes étonnées de me voir là, heureuses de ce rare moment de distraction offert, auxquelles je ne savais que dire puisqu'elles ne parlaient pas anglais, me contentant, submergée par l'émotion, de sourire d'un air un peu niais.
La promenade avait plutôt bien commencé, donc, lorsque sans crier gare, le batelier entreprit d'amarrer la barque à l'un de ces gros bateaux pêcheurs de sable lugubres qui sillonnent le fleuve. Essayant de ne pas laisser paraître ma peur, je l'assurais qu'il n'était nullement nécessaire qu'il me fit visiter le bateau. Mais peine perdue, je me voyais déjà vivant mes derniers instants. C'est alors, et je pense que je n'ai dû mon salut qu'à ce hasard, que nous avons apercu une barque venant à notre rencontre, de laquelle une famille entière me faisait de grands signes amicaux pour me saluer.... on repère ma tête de blanche de très loin, ce qu'excepté ce jour-là, je n'apprécie guère habituellement... prix touristes et emmerdeurs à la clef en général. Le batelier a stoppé net, et m'a sans mots dire, reconduite vers la rive. Je crois toutefois que cette mésaventure aurait aussi bien pu nous arriver à deux.
Voilà pour ces quelques impressions, livrées un peu en vrac, d'une femme blanche, seule, au Bangladesh.
R. S
De la frontière laossièno-viet jusqu'à Hanoi, reste sous les couvertures pendant que je te raconte English translation pending
A l'heure des grandes migrations, les animaux, attirés comme des aimants par un instinct infaillible, en oublient de compter et de se plaindre des kilomètres parcourus.
Moi qui ne suis pas un goéland, quand j'en suis à mon troisième jour consécutif de transport intensif, l'idée commence à faire son chemin. Qui plus est, aujourd'hui, j'abandonne le bateau et son doux balancement pour me jeter à la gueule d'un minibus exigu et bondé. Si j'ajoute à cela qu'il faut entreprendre cette nouvelle journée au lever du soleil, c'est du pain bénit pour la longue complainte qui s'avance à grands pas.
Le réveil est en effet branché à 5h40 ce qui au bout du compte ne me fait pas plus de cinq heures de sommeil. C'est donc les paupières lourdement chargée qu'il faudrait que je me charge d'ouvrir les yeux à l'écoute d'une sonnerie délicieusement forte. Seulement, la sonnerie, soit elle ne s'est pas manifestée, soit je l'ai occultée de main de maître du sommeil tardif car c'est à 5h47 précise que je suis tiré du lit par un forcené qui frappe à la porte à l'en sortir de ses gonds. En fait de forcené, entre les tambourinages, je parviens à percevoir la voix de Nathalie qui hurle l'urgence dans laquelle je me suis mis à ne pas me manifester plus tôt. Et comme ce n'est pas un gros viking, ça pourrait être bien pire, je le concède... En quelques fractions de seconde, me voilà donc à battre des records d'efficacité, contraint de rattraper mon retard matinal. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je suis habillé, mon sac est bouclé et les résidus nocturnes qui s'amoncelaient à la commissure de mes yeux sont enlevés. J'ai beau ne pas être tout à fait frais, un tel rythme au réveil est parfait pour créer l'illusion d'un quelconque dynamisme.
Après cinq minutes de cette course folle, nous voilà tous dans le bac chargé de nous faire rejoindre la rive ouest de la rivière et ainsi nous mettre sur la route, le nez face au Vietnam à quelques dizaines de kilomètres près. Se trouvent en ma compagnie, les deux couples de la veille qui n'en sont pas : le couple franco-belge Nat et Jo, et le couple 100% national Manschaft Marius et Dani. Chacun trouve sa place comme il peut dans le minibus. Celui-ci est lesté de centaines de kilos de sacs de riz dont le plancher est recouvert, de dizaines de pots en terre divers et variés, d'un bazar ambulant transporté par les locaux jusqu'à l'autre côté de la frontière. Et il y en a autant sur le toit qu'à l'intérieur. Ca au moins, on est sûr qu'on ne va pas s'envoler!
A 6h tapantes, comme prévu, la première est enclanchée, le cirque ambulant se meut. Pour nous, c'est un peu éprouvant car personne, notamment Team Germany, ne fait moins d'1m70, ce qui serait beaucoup plus commode étant donné l'espace restreint dont on dispose pour se plier en quatre. Le sentiment est renfocé par la route en elle-même qui n'épargne personne. C'est véritablement un festival de virages serrés qui se suivent les uns derrières les autres. La chaussée est en plus gorgée de flotte du fait de la pluie de ces dernières 48 heures à tel point que parfois il faut qu'on traverse de véritables torrents qui manquent à chaque fois de nous emporter tant on dérape dedans. Tout ça l'un dans l'autre fait qu'au final, on ne dépasse jamais les 30km/h rendant le supplice un peu plus long encore.
On atteint finalement la frontière à midi. Ca fait six heures qu'on est parti et on a dû parcourir dans les 80 kilomètres, vive le tortillard express!!!
Le poste frontière, un grand batiment qui n'a rien à voir avec la cahute entre le Cambodge et le Laos, est posé en haut d'une courte montagne qui domine les autres montagnes environantes. C'est majestueux, torturé, en un mot, superbe, l'endroit idéal pour prendre un cliché sensationnel. Mais rien ne presse, il faut tout d'abord présenter nos passeports aux autorités compétentes ce qui prend à tout casser 1/4 d'heure. Je ne ma fait même pas emmerder pour mon passeport éponge encore trempé et dégoulinant de la veille. Et bien durant ces 15 minutes, c'est bien simple, le baromètre a dû faire de la voltige, on est passé littéralement d'un soleil radieux à une purée de poids à ne pas voir sa main au bout de son bras. Les nuages opaques ont recouverts les alentours à la vitesse d'un cheval au galop sachant que pour le cas présent, c'est tout sauf une expression! On les a vu arriver et c'est à se croire dans un film d'épouvante ou dans un livre de Stephen King. Résultat des courses, la photo panoramique qui aurait fait si bien dans l'album n'est plus qu'un doux rêve. En voiture Simone! Circulez, y'a rien à voir!!!
On est donc maintenant au Vietnam ce qui est une vraie différence. De ce côté là de la frontière, à mesure que l'on redescent dans la vallée et que le ciel se dégage enfin, on note que la route est délicieusement asphaltée, qu'il y a des usines plus importantes que l'ensemble de l'industrie laossienne pour casser un peu le paysage verdoyant fait de rizières au vert transcendant. C'est d'ailleurs à ce moment là que je refais tout mon système de valeur concernant ma couleur préférée. C'est nouveau, ça vient de sortir mais pas de doute, c'est maintenant le vert-rizière qui s'impose et ce, impossible de le savoir avant; autant le nord du Laos est accidenté au point qu'il y serait suicidaire de s'acharner à faire pousser du riz, autant le nord du Vietnam laisse la place à d'immenses langues de terre au vert immaculé. Il y a pas de justice pour les laos mais c'est comme ça. C'est donc les yeux grands ouverts qu'on finit le trajet qui nous mène à Dien Bien Phu, bien connue des français pour avoir été de théâtre d'un bottage de culs comme on en fait plus depuis, merci bien!! D'ailleurs, quand on arrive en ville, on découvre le long d'une colline un escalier collossale qui mène au sommet où trone une statue démesurément grande qui rappelle à tous l'ampleur de la déculottée. On sait donc dors et déjà que le vietnamien en général est pas peu fier, doux euphémisme, d'avoir coup sur coup renvoyé à leurs foyers les forces françaises et les forces américaines qui leur ont succédées. On peut donc l'imaginer coriace le bougre!
A Dien Bien Phu, pour nous qui ne sommes pas des foudres de guerre, il n'y a pas grand chose à faire ou à voir si ce n'est le théâtre des opérations ce qui n'est pas notre préoccupation première. Ce qui nous importe maintenant qu'on est là, c'est de repartir aussi sec avec en vue, Hanoï située encore plus à l'est. Mais comme c'est à encore douze heures de bus, on va déjà s'attacher à poser nos affaires pour la nuit. Douze heures!!! Oh my god!! On déniche donc un petit hotel à quelques encablures de la gare routière dont on sait déjà que ce sera notre point de sortie du lendemain matin avant de penser à prendre une douche et à se remplir la panse dans un café qui affiche des tables à l'effigie de Britney Spears!! Nom d'un chien, tu parles d'un pays communiste!! Ensuite c'est quartier libre pour tout le monde. Internet pour les uns, ronflage pour les autres, tout le monde est content.
On se retrouve ensuite tous à la tombée de la nuit pour manger à nouveau avant de reprendre le rythme internet et sieste. Au menu, tout est très normal sauf pour Nat la végétarienne qui se voit servir une soupe plus dégoulinante que liquide dont elle ne pourra finalement manger qu'une cuillère et encore... A la table d'à côté, des locaux mangent et se marrent et alors que je passe près d'eux pour X raisons, je suis cordialement invité au pot de l'amitié. Sympa comme tout avec le plein de sourires!
A la sortie , il faut encore passé à la gare routière s'enquérir des horaires pour le petit matin. Et alors qu'on s'y trouve déjà, quelqu'un repère sur un toit un petit singe tout mignon qui n'a rien demandé à personne. Il aurait mieux fait de rester au lit celui là, c'est moi qui vous le dit... Aussi sec, c'est l'agitation qui prend les vietnamiens qui, les uns après les autres, s'échinent à attraper la pauvre bête. Et après maintes tentatives, il y en a un qui pose la main sur le petit animal fragile. On est tous consterné. Dans la seconde, le singe est ficelé et son "maître" propose déjà de nous le vendre dans sa langue qui ne nous permet pas de savoir si c'est en souvenir ou en ragout. Peu importe, pas question de cautioner le geste, pas même question d'être aimable, on s'en va comme des tornades retrouver notre quotidien après plusieurs tentatives infructueuses de voir le singe libéré.
En ce qui me concerne, j'ai déjà bien pianoter l'après-midi et me contente d'accompagner Nat au cybercafé pour la rassurer dans cette ville à l'éclairage public intermitent. Au retour à l'hotel où feignantent la gente masculine, je ne vois pas une grande flaque de boue dans l'obscurité et me vautre dans les grandes largeurs pour ne pas perdre le rythme imposé par ma gaucherie! J'ai bien fait de prendre une douche, j'ai plus qu'à y retourner avant de repartir une heure plus tard rechercher la belle.
C'est finalement à 23h que tout le monde se dit bonne nuit et regagne sa chambre. J'en profite pour me replonger quelques temps dans l'écriture avant d'être tirer de ma torpeur par Nat qui ne trouve pas le sommeil, toute faible qu'elle est à cause d'un mal mystérieux et soudain. On discute finalement jusqu'à 2h du matin, c'est bon signe si on prend en compte le fait qu'elle est une beautée rieuse et rayonnante, c'est moins bon signe si on se focalise sur le réveil de 5h30. (sic)
Au petit petit petit matin, comble du comble, je me réveille le premier. J'ai presque envie de réclamer une médaille. C'est donc à moi qu'il échoit de réveiller les quatre autres sachant que c'est aujord'hui leur tour de ne pas entendre leur réveil. Quel malin plaisir je prends alors à prendre leur porte pour un pushing ball!!! Pas question de rater le bus maintenant que je suis debout, faut pas déconner... Je profite donc de la responsabilité qui m'incombe pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sonner la cavalerie. Une fois. Deux fois. Trois fois? Non, je suis assez convaincant finalement dans mon role d'épouvantail pour qu'à 5h45 tout le monde soit debout frais ou pas frais. A 6h, nous sommes à la gare routière. A 6h05, le minibus démarre, on peut se rendormir finalement en s'efforçant d'oublier qu'il n'y a que 20cm qui séparent le bout de nos sièges et celui de devant, que le chauffeur fait dépassements hasardeux sur dépassements suicidaires, que les boeufs traversent la route en pleins virages, que les pierres s'écrasent sur la voie depuis les falaises situées de chaque côté...
La pause déjeuner sera pour chacun l'occasion de se réveiller pleinement. On est arrêté dans une petite ville à mi-chemin entre Dien Bien Phu et Hanoï dans la cour intérieure d'un hotel sans prétention qui fait aussi restaurant. Restaurant? Ce serait encore trop facile... On peut plutôt parler de gourbi!! A la disposition de la cuisinière, de la viande qui n'y ressemble en rien, de la soupe dont on se demande si c'est pas des yeux dedans et du riz pour ajouter un peu de normalité à l'ensemble. Je jète finalement et après mures réflexions mon dévolu sur la viande alors que les autres partent à la recherche d'une épicerie ou se contentent d'un simple riz nature. J'aurais dû faire la même. La prochaine fois, c'est sûr, je reste dormir dans le bus!!! Rien à becter dans l'assiette, c'est un ramassi d'os et de gras que je dois ingurgiter. N'y comptez même pas, j'ai beau me dire qu'il faut que je fasses l'effort, c'est insurmontable à l'heure du petit déjeuner à moins de tout vomir dans la foulée. Au bout du compte, je fais finalement comme les autres et me contente de mon bol de riz, d'un peu de sauce au soja et de la boite de gateaux familiale trouver par Nat et Dani. Et après ça, on sait déjà que Hanoï, méfie-toi, on arrive et on a faim comme quinze!!!
On repart donc le ventre vide pour six nouvelles heures de comatage profond. Dehors quand même, les paysages sublimes s'aplanissent pour laisser la place aux rizières en fleur, on est enfin plus tranquille...
On arrive à proximité d'Hanoï après avoir contemplé le coucher de soleil depuis le minibus. La circulation se densifie à chaque nouveau kilomètre parcouru jusqu'à nous dévoiler le visage réel du traffic urbain local. C'est l'apocalypse en version deux roues. Personne n'a l'air de conduire de voiture, les scooters et autres mobylettes se défient à chaque instant pour savoir qui des uns ou des autres aura une priorité toute relative. C'est pas la première fois que je le dis mais une nouvelle fois, je ne pense jamais avoir vu un bordel pareil!!! Y'en a pour ainsi dire partout sauf dans les arbres!!! Ca klaxonne, ça joue des coudes, ça joue avec la patience de chacun pare-chocs contre pare-chocs. Et avec tout ça, dans tout ce maelstrom, on pense légitimement ne jamais réussir à se frayer un chemin avec notre minibus qui joue le role de l'éléphant au royaume des souris.
Finalement, c'est à 19h, treize heures après le départ, qu'on est laché dans cette jungle motorisée. Et comme on voyage maintenant à cinq, on se dit qu'on est pas rendu pour trouver un tuk-tuk capable de tous nous transporter avec nos sacs qui ne dévoilent que nos jambes quand on est vu de dos. C'est en fin de compte maintenant qu'on est vraiment au bout du rouleau que la chance nous sourit. A l'extérieur de la gare routière, on tombe nez à nez avec une sorte de Renault Espace locale qui est en plus un taxi tout ce qu'il y a de plus règlementaire!! Tout notre équipement est chargé, nos culs bien installés, le contact est enclenché direction le centre-ville. C'est une overdose de confort le temps de quelques secondes, le temps pour le chauffeur de brancher sa stéréo. Car le chauffeur en question a une installation sonore de premier ordre et des gouts musicaux de bas étages. L'homme a une collection complète de CD qui vous transforme Hanoï en Ibiza, le silence ou la conversation en vacarme sans nom, mes oreilles en douleur. Et ça les fait marrer les franco-belgo-allemands, c'est déjà ça!! Même à mettre mes écouteurs et ma musique à fond les ballons, je suis parasité de décibels nuisibles à la nocivité certaine!! Vivement qu'on arrive, vraiment j'en peux plus!!!
Et c'est après une trentaine de minutes de ce manège infernal qu'on est enfin déposé devant la cathédrale de la ville qui finra par être notre point de repère pour les jours à venir. Chacun remet donc son sac sur ses épaules et on est lancé vers une quête de la meilleure guesthouse.
Une heure et demie!!!!!!!!!! Voilà le temps que ça nous prend pour dégotter la perle rare qui convienne à nous cinq sachant que pour ma part, la résignation est montée à tel point que j'ai abandonné tout commentaire depuis bien longtemps. Voilà ce que c'est les pires heures quand on voyage à plusieurs et que chacun à un avis sur le moindre détail, sur le moindre centime sur la facture. En fin de compte, entre les hotels complets, trop chers, trop ci, pas assez ça, on s'installe dans une double chambre pour cinq avec un matelas par terre, un petit coin salon, une télé et une salle de bain privée. D'accord l'attente n'est finalement pas vaine, mais mon dieu qu'il en aura fallu des trésors de patience et des kilomètres à crapahuter!! Plus question que ça se reproduise, c'est moi qui vous le dit!!!
On s'installe donc dans notre nouveau chez-nous avant de nous retrouver taraudés par la faim d'une journée sans petit déjeuner et au déjeuner plus que douteux. Et cette fois-ci, plus question de faire des tours et des tours. On se retrouve dans une pizzeria style "all you can eat buffet" ou "buffet sans fin si t'as grand faim". C'est donc dans une orgie de nourriture qu'on finira la journée. On prendra juste le temps de jouer à la courte paille la place sur le matelas gonflable posé par terre. Grand vainqueur : je te le donne en mille, même pas la peine de l'écrire... Damned!!!
On rentre donc enfin à la GH pour se coller à l'horizontal. Juste le temps de profiter du wifi et de me rendre compte en chargeant des photos sur le blog que l'archos déconne de plus en plus, on passe tous l'arme à gauche rapidement terrassés par cette journée sans fin et la digestion qui s'occupe de nous achever.
Hier était un nouveau pays, aujourd'hui est une nouvelle ville, demain un autre jour. Bonne nuit, bon appétit si vous êtes à table, et si vous voulez mon avis, évitez la soupe...
Grosses bises depuis sous les couvietures. Prenez soin de vous autant que je prends soin de dormir.
Eventuellement, tu peux aussi consulter ma merveille de blog et tant qu'à faire t'abonner à la newsletter. Exigeant? Pas que. Sympa aussi.
Le réveil est en effet branché à 5h40 ce qui au bout du compte ne me fait pas plus de cinq heures de sommeil. C'est donc les paupières lourdement chargée qu'il faudrait que je me charge d'ouvrir les yeux à l'écoute d'une sonnerie délicieusement forte. Seulement, la sonnerie, soit elle ne s'est pas manifestée, soit je l'ai occultée de main de maître du sommeil tardif car c'est à 5h47 précise que je suis tiré du lit par un forcené qui frappe à la porte à l'en sortir de ses gonds. En fait de forcené, entre les tambourinages, je parviens à percevoir la voix de Nathalie qui hurle l'urgence dans laquelle je me suis mis à ne pas me manifester plus tôt. Et comme ce n'est pas un gros viking, ça pourrait être bien pire, je le concède... En quelques fractions de seconde, me voilà donc à battre des records d'efficacité, contraint de rattraper mon retard matinal. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je suis habillé, mon sac est bouclé et les résidus nocturnes qui s'amoncelaient à la commissure de mes yeux sont enlevés. J'ai beau ne pas être tout à fait frais, un tel rythme au réveil est parfait pour créer l'illusion d'un quelconque dynamisme.
Après cinq minutes de cette course folle, nous voilà tous dans le bac chargé de nous faire rejoindre la rive ouest de la rivière et ainsi nous mettre sur la route, le nez face au Vietnam à quelques dizaines de kilomètres près. Se trouvent en ma compagnie, les deux couples de la veille qui n'en sont pas : le couple franco-belge Nat et Jo, et le couple 100% national Manschaft Marius et Dani. Chacun trouve sa place comme il peut dans le minibus. Celui-ci est lesté de centaines de kilos de sacs de riz dont le plancher est recouvert, de dizaines de pots en terre divers et variés, d'un bazar ambulant transporté par les locaux jusqu'à l'autre côté de la frontière. Et il y en a autant sur le toit qu'à l'intérieur. Ca au moins, on est sûr qu'on ne va pas s'envoler!
A 6h tapantes, comme prévu, la première est enclanchée, le cirque ambulant se meut. Pour nous, c'est un peu éprouvant car personne, notamment Team Germany, ne fait moins d'1m70, ce qui serait beaucoup plus commode étant donné l'espace restreint dont on dispose pour se plier en quatre. Le sentiment est renfocé par la route en elle-même qui n'épargne personne. C'est véritablement un festival de virages serrés qui se suivent les uns derrières les autres. La chaussée est en plus gorgée de flotte du fait de la pluie de ces dernières 48 heures à tel point que parfois il faut qu'on traverse de véritables torrents qui manquent à chaque fois de nous emporter tant on dérape dedans. Tout ça l'un dans l'autre fait qu'au final, on ne dépasse jamais les 30km/h rendant le supplice un peu plus long encore.
On atteint finalement la frontière à midi. Ca fait six heures qu'on est parti et on a dû parcourir dans les 80 kilomètres, vive le tortillard express!!!
Le poste frontière, un grand batiment qui n'a rien à voir avec la cahute entre le Cambodge et le Laos, est posé en haut d'une courte montagne qui domine les autres montagnes environantes. C'est majestueux, torturé, en un mot, superbe, l'endroit idéal pour prendre un cliché sensationnel. Mais rien ne presse, il faut tout d'abord présenter nos passeports aux autorités compétentes ce qui prend à tout casser 1/4 d'heure. Je ne ma fait même pas emmerder pour mon passeport éponge encore trempé et dégoulinant de la veille. Et bien durant ces 15 minutes, c'est bien simple, le baromètre a dû faire de la voltige, on est passé littéralement d'un soleil radieux à une purée de poids à ne pas voir sa main au bout de son bras. Les nuages opaques ont recouverts les alentours à la vitesse d'un cheval au galop sachant que pour le cas présent, c'est tout sauf une expression! On les a vu arriver et c'est à se croire dans un film d'épouvante ou dans un livre de Stephen King. Résultat des courses, la photo panoramique qui aurait fait si bien dans l'album n'est plus qu'un doux rêve. En voiture Simone! Circulez, y'a rien à voir!!!
On est donc maintenant au Vietnam ce qui est une vraie différence. De ce côté là de la frontière, à mesure que l'on redescent dans la vallée et que le ciel se dégage enfin, on note que la route est délicieusement asphaltée, qu'il y a des usines plus importantes que l'ensemble de l'industrie laossienne pour casser un peu le paysage verdoyant fait de rizières au vert transcendant. C'est d'ailleurs à ce moment là que je refais tout mon système de valeur concernant ma couleur préférée. C'est nouveau, ça vient de sortir mais pas de doute, c'est maintenant le vert-rizière qui s'impose et ce, impossible de le savoir avant; autant le nord du Laos est accidenté au point qu'il y serait suicidaire de s'acharner à faire pousser du riz, autant le nord du Vietnam laisse la place à d'immenses langues de terre au vert immaculé. Il y a pas de justice pour les laos mais c'est comme ça. C'est donc les yeux grands ouverts qu'on finit le trajet qui nous mène à Dien Bien Phu, bien connue des français pour avoir été de théâtre d'un bottage de culs comme on en fait plus depuis, merci bien!! D'ailleurs, quand on arrive en ville, on découvre le long d'une colline un escalier collossale qui mène au sommet où trone une statue démesurément grande qui rappelle à tous l'ampleur de la déculottée. On sait donc dors et déjà que le vietnamien en général est pas peu fier, doux euphémisme, d'avoir coup sur coup renvoyé à leurs foyers les forces françaises et les forces américaines qui leur ont succédées. On peut donc l'imaginer coriace le bougre!
A Dien Bien Phu, pour nous qui ne sommes pas des foudres de guerre, il n'y a pas grand chose à faire ou à voir si ce n'est le théâtre des opérations ce qui n'est pas notre préoccupation première. Ce qui nous importe maintenant qu'on est là, c'est de repartir aussi sec avec en vue, Hanoï située encore plus à l'est. Mais comme c'est à encore douze heures de bus, on va déjà s'attacher à poser nos affaires pour la nuit. Douze heures!!! Oh my god!! On déniche donc un petit hotel à quelques encablures de la gare routière dont on sait déjà que ce sera notre point de sortie du lendemain matin avant de penser à prendre une douche et à se remplir la panse dans un café qui affiche des tables à l'effigie de Britney Spears!! Nom d'un chien, tu parles d'un pays communiste!! Ensuite c'est quartier libre pour tout le monde. Internet pour les uns, ronflage pour les autres, tout le monde est content.
On se retrouve ensuite tous à la tombée de la nuit pour manger à nouveau avant de reprendre le rythme internet et sieste. Au menu, tout est très normal sauf pour Nat la végétarienne qui se voit servir une soupe plus dégoulinante que liquide dont elle ne pourra finalement manger qu'une cuillère et encore... A la table d'à côté, des locaux mangent et se marrent et alors que je passe près d'eux pour X raisons, je suis cordialement invité au pot de l'amitié. Sympa comme tout avec le plein de sourires!
A la sortie , il faut encore passé à la gare routière s'enquérir des horaires pour le petit matin. Et alors qu'on s'y trouve déjà, quelqu'un repère sur un toit un petit singe tout mignon qui n'a rien demandé à personne. Il aurait mieux fait de rester au lit celui là, c'est moi qui vous le dit... Aussi sec, c'est l'agitation qui prend les vietnamiens qui, les uns après les autres, s'échinent à attraper la pauvre bête. Et après maintes tentatives, il y en a un qui pose la main sur le petit animal fragile. On est tous consterné. Dans la seconde, le singe est ficelé et son "maître" propose déjà de nous le vendre dans sa langue qui ne nous permet pas de savoir si c'est en souvenir ou en ragout. Peu importe, pas question de cautioner le geste, pas même question d'être aimable, on s'en va comme des tornades retrouver notre quotidien après plusieurs tentatives infructueuses de voir le singe libéré.
En ce qui me concerne, j'ai déjà bien pianoter l'après-midi et me contente d'accompagner Nat au cybercafé pour la rassurer dans cette ville à l'éclairage public intermitent. Au retour à l'hotel où feignantent la gente masculine, je ne vois pas une grande flaque de boue dans l'obscurité et me vautre dans les grandes largeurs pour ne pas perdre le rythme imposé par ma gaucherie! J'ai bien fait de prendre une douche, j'ai plus qu'à y retourner avant de repartir une heure plus tard rechercher la belle.
C'est finalement à 23h que tout le monde se dit bonne nuit et regagne sa chambre. J'en profite pour me replonger quelques temps dans l'écriture avant d'être tirer de ma torpeur par Nat qui ne trouve pas le sommeil, toute faible qu'elle est à cause d'un mal mystérieux et soudain. On discute finalement jusqu'à 2h du matin, c'est bon signe si on prend en compte le fait qu'elle est une beautée rieuse et rayonnante, c'est moins bon signe si on se focalise sur le réveil de 5h30. (sic)
Au petit petit petit matin, comble du comble, je me réveille le premier. J'ai presque envie de réclamer une médaille. C'est donc à moi qu'il échoit de réveiller les quatre autres sachant que c'est aujord'hui leur tour de ne pas entendre leur réveil. Quel malin plaisir je prends alors à prendre leur porte pour un pushing ball!!! Pas question de rater le bus maintenant que je suis debout, faut pas déconner... Je profite donc de la responsabilité qui m'incombe pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sonner la cavalerie. Une fois. Deux fois. Trois fois? Non, je suis assez convaincant finalement dans mon role d'épouvantail pour qu'à 5h45 tout le monde soit debout frais ou pas frais. A 6h, nous sommes à la gare routière. A 6h05, le minibus démarre, on peut se rendormir finalement en s'efforçant d'oublier qu'il n'y a que 20cm qui séparent le bout de nos sièges et celui de devant, que le chauffeur fait dépassements hasardeux sur dépassements suicidaires, que les boeufs traversent la route en pleins virages, que les pierres s'écrasent sur la voie depuis les falaises situées de chaque côté...
La pause déjeuner sera pour chacun l'occasion de se réveiller pleinement. On est arrêté dans une petite ville à mi-chemin entre Dien Bien Phu et Hanoï dans la cour intérieure d'un hotel sans prétention qui fait aussi restaurant. Restaurant? Ce serait encore trop facile... On peut plutôt parler de gourbi!! A la disposition de la cuisinière, de la viande qui n'y ressemble en rien, de la soupe dont on se demande si c'est pas des yeux dedans et du riz pour ajouter un peu de normalité à l'ensemble. Je jète finalement et après mures réflexions mon dévolu sur la viande alors que les autres partent à la recherche d'une épicerie ou se contentent d'un simple riz nature. J'aurais dû faire la même. La prochaine fois, c'est sûr, je reste dormir dans le bus!!! Rien à becter dans l'assiette, c'est un ramassi d'os et de gras que je dois ingurgiter. N'y comptez même pas, j'ai beau me dire qu'il faut que je fasses l'effort, c'est insurmontable à l'heure du petit déjeuner à moins de tout vomir dans la foulée. Au bout du compte, je fais finalement comme les autres et me contente de mon bol de riz, d'un peu de sauce au soja et de la boite de gateaux familiale trouver par Nat et Dani. Et après ça, on sait déjà que Hanoï, méfie-toi, on arrive et on a faim comme quinze!!!
On repart donc le ventre vide pour six nouvelles heures de comatage profond. Dehors quand même, les paysages sublimes s'aplanissent pour laisser la place aux rizières en fleur, on est enfin plus tranquille...
On arrive à proximité d'Hanoï après avoir contemplé le coucher de soleil depuis le minibus. La circulation se densifie à chaque nouveau kilomètre parcouru jusqu'à nous dévoiler le visage réel du traffic urbain local. C'est l'apocalypse en version deux roues. Personne n'a l'air de conduire de voiture, les scooters et autres mobylettes se défient à chaque instant pour savoir qui des uns ou des autres aura une priorité toute relative. C'est pas la première fois que je le dis mais une nouvelle fois, je ne pense jamais avoir vu un bordel pareil!!! Y'en a pour ainsi dire partout sauf dans les arbres!!! Ca klaxonne, ça joue des coudes, ça joue avec la patience de chacun pare-chocs contre pare-chocs. Et avec tout ça, dans tout ce maelstrom, on pense légitimement ne jamais réussir à se frayer un chemin avec notre minibus qui joue le role de l'éléphant au royaume des souris.
Finalement, c'est à 19h, treize heures après le départ, qu'on est laché dans cette jungle motorisée. Et comme on voyage maintenant à cinq, on se dit qu'on est pas rendu pour trouver un tuk-tuk capable de tous nous transporter avec nos sacs qui ne dévoilent que nos jambes quand on est vu de dos. C'est en fin de compte maintenant qu'on est vraiment au bout du rouleau que la chance nous sourit. A l'extérieur de la gare routière, on tombe nez à nez avec une sorte de Renault Espace locale qui est en plus un taxi tout ce qu'il y a de plus règlementaire!! Tout notre équipement est chargé, nos culs bien installés, le contact est enclenché direction le centre-ville. C'est une overdose de confort le temps de quelques secondes, le temps pour le chauffeur de brancher sa stéréo. Car le chauffeur en question a une installation sonore de premier ordre et des gouts musicaux de bas étages. L'homme a une collection complète de CD qui vous transforme Hanoï en Ibiza, le silence ou la conversation en vacarme sans nom, mes oreilles en douleur. Et ça les fait marrer les franco-belgo-allemands, c'est déjà ça!! Même à mettre mes écouteurs et ma musique à fond les ballons, je suis parasité de décibels nuisibles à la nocivité certaine!! Vivement qu'on arrive, vraiment j'en peux plus!!!
Et c'est après une trentaine de minutes de ce manège infernal qu'on est enfin déposé devant la cathédrale de la ville qui finra par être notre point de repère pour les jours à venir. Chacun remet donc son sac sur ses épaules et on est lancé vers une quête de la meilleure guesthouse.
Une heure et demie!!!!!!!!!! Voilà le temps que ça nous prend pour dégotter la perle rare qui convienne à nous cinq sachant que pour ma part, la résignation est montée à tel point que j'ai abandonné tout commentaire depuis bien longtemps. Voilà ce que c'est les pires heures quand on voyage à plusieurs et que chacun à un avis sur le moindre détail, sur le moindre centime sur la facture. En fin de compte, entre les hotels complets, trop chers, trop ci, pas assez ça, on s'installe dans une double chambre pour cinq avec un matelas par terre, un petit coin salon, une télé et une salle de bain privée. D'accord l'attente n'est finalement pas vaine, mais mon dieu qu'il en aura fallu des trésors de patience et des kilomètres à crapahuter!! Plus question que ça se reproduise, c'est moi qui vous le dit!!!
On s'installe donc dans notre nouveau chez-nous avant de nous retrouver taraudés par la faim d'une journée sans petit déjeuner et au déjeuner plus que douteux. Et cette fois-ci, plus question de faire des tours et des tours. On se retrouve dans une pizzeria style "all you can eat buffet" ou "buffet sans fin si t'as grand faim". C'est donc dans une orgie de nourriture qu'on finira la journée. On prendra juste le temps de jouer à la courte paille la place sur le matelas gonflable posé par terre. Grand vainqueur : je te le donne en mille, même pas la peine de l'écrire... Damned!!!
On rentre donc enfin à la GH pour se coller à l'horizontal. Juste le temps de profiter du wifi et de me rendre compte en chargeant des photos sur le blog que l'archos déconne de plus en plus, on passe tous l'arme à gauche rapidement terrassés par cette journée sans fin et la digestion qui s'occupe de nous achever.
Hier était un nouveau pays, aujourd'hui est une nouvelle ville, demain un autre jour. Bonne nuit, bon appétit si vous êtes à table, et si vous voulez mon avis, évitez la soupe...
Grosses bises depuis sous les couvietures. Prenez soin de vous autant que je prends soin de dormir.
Eventuellement, tu peux aussi consulter ma merveille de blog et tant qu'à faire t'abonner à la newsletter. Exigeant? Pas que. Sympa aussi.
Frais bancaires (retrait DAB) coûteux pour un tour du monde English translation pending
Bonjour a tous !!
Je viens de faire un tour du monde et de faire les comptes des frais bancaires lors d'opérations de retrait dans les dabs
Total des opérations 1200€ de frais bancaire pour 11mois , je trouve la pilule amère.
Une seule possibilité autre, pour diminuer ces frais de retirer en une seule fois, à chaque fois dans les pays .
Bien à vous
Je viens de faire un tour du monde et de faire les comptes des frais bancaires lors d'opérations de retrait dans les dabs
Total des opérations 1200€ de frais bancaire pour 11mois , je trouve la pilule amère.
Une seule possibilité autre, pour diminuer ces frais de retirer en une seule fois, à chaque fois dans les pays .
Bien à vous
Trek à Sapa? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Je pars bientot au Vietnam, et 3, 5 semaines pour tout faire c'est en fait tres court!
Un treck à Sapa est possible mais j'aimerais vraiment savoir si ça vaut la peine
J'ai entendu beaucoup de choses sur la surexploitation touristique, les bus de touristes qui s'arretent tous au meme endroit, les villages qui ne deviennent plus si authentiques puisque interessés surtout par les touristes, etc...
C'est domamge car ça à l'air d'etre une tres belle region
Que me conseillez vous? Peut etre un moyen de sortir des sentiers battus et de faire qqchose d'original?
Merci
Circuit de cinq semaines en Thaïlande avec un bébé qui aura 8 mois English translation pending
Alors voilà, le vol est maintenant réservé pour notre 2e voyage en Thailande em mars 2010 et pour 5 semaines en plus🙂. À la différence (majeure!!) que cette fois, nous y apportons fiston qui aura 8 mois au moment du départ. Lors de notre premier voyage en 2007, nous avons fait BKK, Kanchanaburi, Ayuttaya, Khao Yai et Koh Tao pour la plongé.. Nous souhaitons évidemment voir autre chose pour ce voyage.
Cette fois, nous souhaiterions faire le nord pour 4 semaines + la dernière semaine sur une ile du sud ouest. Nous adorons la nature, la végétation, la faune et la découverte du peuple Thai et leurs cultures mais ne souhaitons pas s'éterniser dans les visites de temples. Avec bébé en sac à dos, les déplacements seront plus simple en train je crois (mais nous ne voudrions pas sacrifier l'incontournable quand même!!) et j'aimerais avoir vos avis sur un circuit avec bébé qui ressemblerait à :
BKK - Chiang Mai en train en s'arrêtant quelques journées en chemin, vous avez des suggestions ?? Chiang Mai - Pak Beng au laos en autobus Pak Beng - Luang Prabang - Vientiane en descendant le Mékong sur 2 jour: Jouable et sécuritaire avec un bébé ???? Nong Khai - BKK en train toujours en s'arrêtant à quelques endroits en chemin.
Le tout en 4 semaines, il me semble que c'est pas la course (ce que nous ne voulons absolument pas). Autre point, comme il fera très chaud en mars et considérant le bébé, sera-il possible de trouver de la clim presque partout ??, même au laos...?
Alors voilà, j'aimerais bien avoir vos suggestions d'arrêts en chemin vers Chaing Mai ainsi qu'au retour de Nong Khai ou tout autre suggestion qui vous semblera pertinente !!!😉
Quelle ile du sud me suggerez vous ? J'avais pensé prendre un vol Bkk-Phucket pour la dernière semaine mais j'ai peur du très haut niveau de tourisme de cet endroit.. Que faire ?
Merci pour vos précieux conseils !!!!!!!!
Cette fois, nous souhaiterions faire le nord pour 4 semaines + la dernière semaine sur une ile du sud ouest. Nous adorons la nature, la végétation, la faune et la découverte du peuple Thai et leurs cultures mais ne souhaitons pas s'éterniser dans les visites de temples. Avec bébé en sac à dos, les déplacements seront plus simple en train je crois (mais nous ne voudrions pas sacrifier l'incontournable quand même!!) et j'aimerais avoir vos avis sur un circuit avec bébé qui ressemblerait à :
BKK - Chiang Mai en train en s'arrêtant quelques journées en chemin, vous avez des suggestions ?? Chiang Mai - Pak Beng au laos en autobus Pak Beng - Luang Prabang - Vientiane en descendant le Mékong sur 2 jour: Jouable et sécuritaire avec un bébé ???? Nong Khai - BKK en train toujours en s'arrêtant à quelques endroits en chemin.
Le tout en 4 semaines, il me semble que c'est pas la course (ce que nous ne voulons absolument pas). Autre point, comme il fera très chaud en mars et considérant le bébé, sera-il possible de trouver de la clim presque partout ??, même au laos...?
Alors voilà, j'aimerais bien avoir vos suggestions d'arrêts en chemin vers Chaing Mai ainsi qu'au retour de Nong Khai ou tout autre suggestion qui vous semblera pertinente !!!😉
Quelle ile du sud me suggerez vous ? J'avais pensé prendre un vol Bkk-Phucket pour la dernière semaine mais j'ai peur du très haut niveau de tourisme de cet endroit.. Que faire ?
Merci pour vos précieux conseils !!!!!!!!
Faire une randonnée sur l'Annapurna ou le Kilimandjaro? English translation pending
Bonjour!
C'est mon 1er message sur ce site alors j'espère que je suis dans le bon onglet! :-)
Nous regardons pour une randonnée de treck soit en 2010 ou 2011. 2 trecks nous interessent particulièrement soit; Le Kilimandjaro ou le tour de l'Annnapurna. Nous allons être 6 personnes de forme physique moyenne. Nous avons fait du treck dans quelques montagnes du Canada mais rien au dessus de 2000m. Mon père de 72 ans qui est a une très bonne forme physique nous accompagne.
Suite à de nombreuses recherches, je remarque qu'il y a une très grande différence de prix entre les 2 randonnées. L'Annapurna environ 600$ et le Kilimandjaro entre 1500$ et 2000$ et je me demande ce qui justifie cette différence. La popularité? Qualité de la randonnée?
On entends beaucoup parlé du Kilimandjero mais peut du Népal, est-ce parce le Kilimandjero est vraiment une expédition exceptionelle?
Est ce qu'il y a des personnes ici qui ont fait les 2 et qui pourrait nous éclairer dans notre choix?
Merci à l'avance de vos réponses!
😊 Fransse
Nous regardons pour une randonnée de treck soit en 2010 ou 2011. 2 trecks nous interessent particulièrement soit; Le Kilimandjaro ou le tour de l'Annnapurna. Nous allons être 6 personnes de forme physique moyenne. Nous avons fait du treck dans quelques montagnes du Canada mais rien au dessus de 2000m. Mon père de 72 ans qui est a une très bonne forme physique nous accompagne.
Suite à de nombreuses recherches, je remarque qu'il y a une très grande différence de prix entre les 2 randonnées. L'Annapurna environ 600$ et le Kilimandjaro entre 1500$ et 2000$ et je me demande ce qui justifie cette différence. La popularité? Qualité de la randonnée?
On entends beaucoup parlé du Kilimandjero mais peut du Népal, est-ce parce le Kilimandjero est vraiment une expédition exceptionelle?
Est ce qu'il y a des personnes ici qui ont fait les 2 et qui pourrait nous éclairer dans notre choix?
Merci à l'avance de vos réponses!
😊 Fransse
Boucle Mai Chau – Ninh Binh English translation pending
Bonjour à tous,
Comme je l'ai expliqué dans une discussion précédente, je suis en train de finaliser mon parcours au Vietnam. J'essaye pour le moment de trouver le meilleur moyen pour faire la boucle Ninh Binh - Mai Chau. Vous trouverez ci-dessous l'itinéraire auquel j'ai pensé. Cependant, plusieurs questions persistent:
1) Est-ce mieux de faire la boucle dans ce sens (en sachant que je serai la veille du jour 1 dans la baie d'Halong? Ou est-ce mieux d'aller de la Baie d'Halong à Ninh Binh, et de finir par Mai Chau? (dans ce cas, je devrai prendre l'avion ou le train de nuit vers Huê depuis Hanoi) 2) Je prévois ici de partir de Ninh Binh à Huê en train couchette de nuit. Est-ce possible? Je ne parviens pas à trouver d'informations à ce sujet. Dois-je peut-être aller jusque Nam Dinh pour pouvoir prendre ce train? 3) Aurais-je le temps d'aller à Cuc Phuong lors des deux jours à Ninh Dinh ou vaut-il mieux que je reste dans les alentours de Ninh Dinh? 4) Ce programme est-il faisable seul ou pensez-vous que je doive passer par une agence?
Je vous remercie très sincérement pour vos réponses!
Benjamin
JOUR 1 (30 novembre 2009)
Départ de Hanoi vers Mai Chau
Journée à Mai Chau
Nuit à Mai Chau
JOUR 2 (1 décembre 2009)
Journée à Mai Chau
Départ de Mai Chau vers Ninh Binh (170 km – 3 heures de route)
Nuit à Ninh Binh
JOUR 3 (2 décembre 2009)
Visite de Ninh Binh et des alentours
Visite des grottes de Tam Coc (après 16h pour éviter les bus touristiques)
Retour à Ninh Binh
Nuit à Ninh Binh
JOUR 4 (3décembre 2009)
Visite de Hua Lu et des alentours
Visite de Kênh Ga
Départ vers Huê en train de nuit
Comme je l'ai expliqué dans une discussion précédente, je suis en train de finaliser mon parcours au Vietnam. J'essaye pour le moment de trouver le meilleur moyen pour faire la boucle Ninh Binh - Mai Chau. Vous trouverez ci-dessous l'itinéraire auquel j'ai pensé. Cependant, plusieurs questions persistent:
1) Est-ce mieux de faire la boucle dans ce sens (en sachant que je serai la veille du jour 1 dans la baie d'Halong? Ou est-ce mieux d'aller de la Baie d'Halong à Ninh Binh, et de finir par Mai Chau? (dans ce cas, je devrai prendre l'avion ou le train de nuit vers Huê depuis Hanoi) 2) Je prévois ici de partir de Ninh Binh à Huê en train couchette de nuit. Est-ce possible? Je ne parviens pas à trouver d'informations à ce sujet. Dois-je peut-être aller jusque Nam Dinh pour pouvoir prendre ce train? 3) Aurais-je le temps d'aller à Cuc Phuong lors des deux jours à Ninh Dinh ou vaut-il mieux que je reste dans les alentours de Ninh Dinh? 4) Ce programme est-il faisable seul ou pensez-vous que je doive passer par une agence?
Je vous remercie très sincérement pour vos réponses!
Benjamin
JOUR 1 (30 novembre 2009)
Départ de Hanoi vers Mai Chau
Journée à Mai Chau
Nuit à Mai Chau
JOUR 2 (1 décembre 2009)
Journée à Mai Chau
Départ de Mai Chau vers Ninh Binh (170 km – 3 heures de route)
Nuit à Ninh Binh
JOUR 3 (2 décembre 2009)
Visite de Ninh Binh et des alentours
Visite des grottes de Tam Coc (après 16h pour éviter les bus touristiques)
Retour à Ninh Binh
Nuit à Ninh Binh
JOUR 4 (3décembre 2009)
Visite de Hua Lu et des alentours
Visite de Kênh Ga
Départ vers Huê en train de nuit
Importer un katana (sabre japonais) au Vietnam... English translation pending
.
Bonjour a tous !
Bon ben voila, tout est dans le titre, mais c'est tellement specifique que je suis meme pas sur que quelqu'un puisse poster sur le sujet....
J'aimerai acheter un katana (sabre japonais) online, mais je sais pas trop ce qui va se passer quand ca va arriver par EMS, j'ai deja fait plusieurs achats, tantot il y a des taxes, tantot il n'y en a pas, mais la, je sais meme pas si ca va passer au regard des autorites..... Parait il que cela n'est pas autorise du tout mais evidemment on ne peut avoir aucune info serieuse ici comme d'hab quoi, on trouve des viet qui en vendent, mais sous le manteau, provenance de chine, qualite douteuse et sans aucun choix, et plus cher evidemment ! sans compter le risque de comportement des vendeurs, au Vietnam il y a toujours ce doute latent du comportement de chacun vis a vis des autorites.
Si quelqu'un a une quelconque info, merci beaucoup de poster.... ;)
a plus...
Bonjour a tous !
Bon ben voila, tout est dans le titre, mais c'est tellement specifique que je suis meme pas sur que quelqu'un puisse poster sur le sujet....
J'aimerai acheter un katana (sabre japonais) online, mais je sais pas trop ce qui va se passer quand ca va arriver par EMS, j'ai deja fait plusieurs achats, tantot il y a des taxes, tantot il n'y en a pas, mais la, je sais meme pas si ca va passer au regard des autorites..... Parait il que cela n'est pas autorise du tout mais evidemment on ne peut avoir aucune info serieuse ici comme d'hab quoi, on trouve des viet qui en vendent, mais sous le manteau, provenance de chine, qualite douteuse et sans aucun choix, et plus cher evidemment ! sans compter le risque de comportement des vendeurs, au Vietnam il y a toujours ce doute latent du comportement de chacun vis a vis des autorites.
Si quelqu'un a une quelconque info, merci beaucoup de poster.... ;)
a plus...
Qui sont ces touristes/globe-trotteurs/amateurs au Vietnam? English translation pending
🙂Amis du jour, bonjour.
Intéressé par le forum Asie S/E, je suis interpellé par les conseils et discussions donnés par les habitués du site : Abalone, Larsay, Venissian, Ottlpac …
Ils forment à eux seuls l'animation sur le site, les questions sont toujours les mêmes.
«Que faire ? que voir ? vite en peu de temps, profiter un maximum sans bourse déliée, tout bénéfice sinon je passe pour un touriste.»
En fait ces voyageurs n'ouvrent aucun livre, aucun guide ou documentation et préfèrent se fier aux autres (c'est aux autres de faire le travail). Les débats animés entre le Nord, le Sud et le Centre sont amusants (à quand la Réunification ?) c'est à se demander s' ils ne travaillent pas tous pour la même organisation ou agence et qu'il s'agit d'une seule et même personne. Les réponses sont récurrentes et n'apportent pas grand intérêt. Mais c'est amusant et je reconnais que sans Abalone qui défend le Sud, Larsay le Nord, Venissian le Centre et Ottlpac le Delta, c'est le désert. A question bête, réponse bête. A votre santé. 😉
«Que faire ? que voir ? vite en peu de temps, profiter un maximum sans bourse déliée, tout bénéfice sinon je passe pour un touriste.»
En fait ces voyageurs n'ouvrent aucun livre, aucun guide ou documentation et préfèrent se fier aux autres (c'est aux autres de faire le travail). Les débats animés entre le Nord, le Sud et le Centre sont amusants (à quand la Réunification ?) c'est à se demander s' ils ne travaillent pas tous pour la même organisation ou agence et qu'il s'agit d'une seule et même personne. Les réponses sont récurrentes et n'apportent pas grand intérêt. Mais c'est amusant et je reconnais que sans Abalone qui défend le Sud, Larsay le Nord, Venissian le Centre et Ottlpac le Delta, c'est le désert. A question bête, réponse bête. A votre santé. 😉
Avis sur itinéraire et guide au Vietnam? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir à 3 au vietnam en mars 2010. C'est un pays que je ne connais pas et j'essai tant bien que mal de préparer un itinéraire possible.
Voici en gros ce que nous voudrions voir .....
- Hanoi
- Baie d'along (2 jours)
- Ninh Binh
- Hue
- Dan Nang + Hoi An
- Nha Trang pour la plongée
- DA Lat
- Phan thiet
- Ho chi ming ville
- Croisière delta du mékong
- Saigon
En gros et peut être faire le nord avec SAPA.
Ne prenez pas peur. J'ai besoin de conseil pour enlever ou rajouter d'autres villes auquel je n'aurai pas pensé.
On part environs 16 jours.
Que me conseillez-vous de faire et combien de temps rester et quoi voir dans les sites (lieux touristiques et non touristiques) et quoi enlever (ce qui ne vaut pas la peine).
Concernant les guides, j'en ai trouvé 4 :
- etourvn.com
- etourvietnam.com
- Bienvenue chez Binhtours
- Pozao travel
Lequel me conseillez-vous car j'ai pu lire beaucoup de déception de certain voyageur avec des guides "arnaqueurs"
Je remercie tout ceux qui prendrons le temps de lire mon mail et qui répondrons.
Avis sur itinéraire au Laos? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons bientot pour l'asie du sud est et avions besoin de votre avis pour le laos!
Notre itinéraire "idéal" :
- frontière thailande - laos : arrivée à Paksé
- district de siphandone avec ses différentes iles
- Champassak et wat phou
- Retour sur paksé et départ pour le plateau des bolovens
- Thakhek
- Vientiane
- Vang vieng
- Luang prabang
- Puis gros ???? : Pakbeng, oudom sai, nong khiaw et retour sur luang prabang ou aller directement à phonsavanh et rejoindre la frontière du vietnam.
Pour le plateau des bolovens, les guides citent plusieurs villages, lesquels seraient les plus interessant? est il facile de se déplacer entre ces differents villages?
La traversée sur le mékong est elle indispensable (sachant que nous allons par la suite au vietnam) car cela allongerai pas mal notre itinéraire?
Et encore plein d'autres questions qui viendront au fur et à mesure!!! Merci à tous!
Pour le plateau des bolovens, les guides citent plusieurs villages, lesquels seraient les plus interessant? est il facile de se déplacer entre ces differents villages?
La traversée sur le mékong est elle indispensable (sachant que nous allons par la suite au vietnam) car cela allongerai pas mal notre itinéraire?
Et encore plein d'autres questions qui viendront au fur et à mesure!!! Merci à tous!
Carnet de voyage au nord Vietnam du 1er au 21 août 2009 (1ère semaine) English translation pending
Nous rentrons d’un voyage de 3 semaines au Nord Vietnam. Comme à souvent, j’ai trouvé sur ce forum tous les renseignements qui m’ont été nécessaire pour préparer ce voyage. Je vous livre donc (ce n’est qu’un juste retour) notre livre de bord et les quelques renseignements qui pourront (modestement) donner envie et être utiles à ceux qui souhaitent faire ce voyage à leur tour.
Nous sommes une famille de 6 qui depuis maintenant 5 ans a pris le parti de découvrir un pays durant 3 semaines. Après l’ouest américain en 2005, l’Angleterre, l’Irlande et l’Ecosse en 2006, le pays basque en 2007 et la Namibie/Botswana en 2008, nous avons voulu découvrir le sud est asiatique cette année et plus précisément le Vietnam.
Le principe de base de tous nos voyages c’est l’autonomie. Comme beaucoup ici, on commence par prendre un grand plaisir à le préparer en se documentant et en prenant tous les contacts pour réserver nos points de chutes.
Pour ce qui est du Vietnam on s’est rendu compte très vite qu’il était difficile de louer une voiture et de voyager seul. D’autant que nous souhaitions mettre l’accent cette année sur la rencontre avec la population. Après consultation on s’est orienté vers une agence locale qui pouvait mettre à disposition une voiture avec chauffeur et guide.
Après échange d’expérience ici même (merci à ottlnpac, titilou, 34jaky42 et plus particulièrement à Emmanuel (manu91150)) nous avons fini par retenir Vietnam orignal travel.
C’était un bon choix ! Mr Manh et son équipe ont été à l’écoute de nos envies et ses propositions de parcourt ont correspondu à nos attentes. Nous voulions de la marche à pied (bon rythme pour rencontrer les populations) dormir chez l’habitant tant faire se peut et bien sur avoir un aperçu le plus complet possible. Le résultat a été conforme au projet.
Un seul bémol : attention au choix des guides. Nous en avons eu trois. Le premier malheureusement n’a pas été tout à fait à la hauteur de la situation. Sans doute plus intéressé à en faire le moins possible, à rejoindre sa femme (qui habitait l’un des villages autour desquels nous marchions) il a fallu « s’énerver un peu » pour lui faire admettre que nous avions un programme que nous souhaitions suivre. Après une mise au point les choses ont repris leur cour normale. Les deux autres ont été très pro !
Ce contre temps ne nous a pas permis de voir la baie d’Along terrestre aussi bien qu’on l’aurait souhaité.
Je vous livre donc notre itinéraire :
Samedi 1 Aout et Dimanche 2 Aout
Départ 7h30 pour rejoindre Roissy Terminal 1 par le TGV. Le décollage est prévu à 12h25 direction Singapour. Il faut noter que nous voyageons sur l’A380 de Singapour Airlines ! Impressionnant quand même. Il ne faut pas moins de 2h pour canaliser le flot de passagers entre l’enregistrement et le début d’embarquement. Embarquement (sur deux niveaux) qui à lui seul, prend une heure. A l’intérieur c’est clean, musique d’ambiance, sièges spacieux (en classe éco), écran vidéo individuel avec jeux vidéo, films à volonté. On est tous impressionnés au décollage comme durant le vol. On entend très peu le bruit des réacteurs et coté turbulences c’est très soft. Et rien à dire sur les services de la compagnie.
12 heures de vol + une escale de 4 heures à l’aéroport de Singapour (il y a pire comme endroit pour attendre !).On redécolle à 10 h pour 2h30 de vol jusqu’à Hanoi.
Les formalités de visa sont interminables. On arrive à l’hôtel à 16 h (dimanche heure locale) pour prendre une bonne douche froide car la température dépasse les 30° mais l'air est très humide.

Lundi 3 Aout Hanoï
Après une nuit de sommeil réparateur (11 heures presque non-stop) nous voilà debout et en pleine forme pour un petit déjeuner vietnamien : riz sauté, poulet en sauce, café et fruits frais et pour entamer une visite d’une journée à Hanoï.
A 8h30 il fait déjà très chaud. Direction le mausolée de Hô Chi Minh dans une cohue infernale. Voitures, scooters, pousse-pousse et piétons empruntent les voies de circulation dans tous les sens
La place Ba Dinh, où se trouve le mausolée, est plus calme pour s’y balader.
Attention si vous voulez absolument voir la dépouille de l’oncle Hô sachez que le mausolée est fermé le lundi. On y arrive juste pour la relève de la garde. On s’en contentera.
Juste à coté on trouve la pagode au pilier unique. Pagode construite en 1049 sur un seul pieu pour la soutenir. En fait de pieu, aujourd’hui il s’agit d’un pilier de béton soutenant une reconstitution, vu que les soldats français l’ont détruite en 1950.
Direction ensuite vers le temple de la littérature. Fondé en 1070 cette « université » a formé jusqu’en 1919 les esprits les plus brillants du Vietnam. Construite sur 5, 6 hectares c’est une succession de cours intérieures (5) séparées par des grandes portes telle que : la Grande Porte du Milieu,
la porte de l’Accomplissement de la Vertu….pour arriver au Thai Hoc sanctuaire dédié à trois grands rois vietnamiens.
Après un repas de midi délicieux (Bo Bun : nouilles sautées au bœuf) et condiments à base de cacahuètes) juste à coté de l’entré du sanctuaire
Direction ensuite le musée d’ethnologie. Pas de chance une fois de plus : c’est fermé le lundi. On espère pouvoir y revenir lors de notre prochain passage. (en réalité on n’a jamais eu le temps). Dommage car l’endroit est parait il très intéressant pour découvrir tous les peuples du vietnam et leurs modes de vie
Du coup on se rabat vers le marché de Dong Xuan dans la vielle ville. C’est très animé comme on peut s’en douter. Les couleurs, les odeurs, se mêlent aux marchandises disparates.
Nous marchons ainsi jusqu’au lac Hoan Kiem pour visiter les pavillons Dac Nguyet et Tran Ba Ding. L’endroit est calme et ombragé. On s’y repose le temps d’attendre la représentation du spectacle de marionnettes sur l’eau. Tradition millénaire, ces marionnettes sont manipulées par des marionnettistes dans l’eau jusqu’aux cuisses à l’aide de tiges dissimulées dans l’eau le tout accompagné par des musiques et chants traditionnels. A voir.
Vers 16h on rentre à l’hôtel nos vêtements trempés non pas par la pluie mais par la transpiration tellement il faut chaud. Une douche bien froide nous fera le plus grand bien. La journée se termine après un repas pas assez typé à notre goût.
Notre hôtel à Hanoï était le Bros&Sis Hotel brosishotel@fpt;vn .Très bien, chambre confortable avec internet dans la chambre, buffet de petit déjeuner très sympa. (Je recommande)





Mardi 4 Aout : Hanoï – Hoa Lu (baie d’Along terrestre)
Départ 9 h pour Hoa Lu surnommée la baie d’Ha Long terrestre. Deux heures de route pour rejoindre l’ancienne capitale du Vietnam. Après une sortie d’Hanoï interminable on finit par apercevoir les 1eres rizières. Hao Lu est une ville étrange où se mêlent rizières, montagnes en forme de pain de sucre et complexes industriels. Après un déjeuner rapide nous visitons les deux temples le Din Tien Hoang et le Dai Hanh qui sont les rares vestiges de cette ancienne capitale du Vietnam de (968 à 1009 de notre ère) La chaleur est oppressante (+de 35°) un véritable sauna sans compter le harcèlement des vendeurs à la sauvette à la sortie du temple. Direction l’hôtel pour prendre une douche (presque) fraiche. Puis direction la réserve naturelle de Van Long où nous prenons deux sampans pour explorer une vaste zone humide au milieu de pic calcaires et une végétation luxuriante. C’est très paisible et presque rafraichissant !
L’endroit mérite que l’on s’y attarde. A condition de trouver un hôtel plus sympa car le Van Long Resort , ou nous étions, est un endroit impersonnel. Plusieurs blocs spartiates et un restaurant très moyen. (je déconseille)



Mercredi 5 Aout : Hoa Lu - Mai Chau
Départ prévu pour Mai Chau à 8h. Après un petit déjeuner vraiment pas terrible on quitte Hao Lu. 4 h de route à travers les rizières et les montagnes. La route est superbe.
Nous arrivons juste pour le déjeuner chez les Thaï blancs chez qui nous logerons ce soir. Le repas est simple mais délicieux : riz, choux, bœuf cuit au bouillon, porc laqué et nem nous régalent.
Petite ballade à pied à travers rizières et villages traditionnels fort sympathiques. Le calme et la sérénité des lieux nous émerveillent. On y découvre la vie traditionnelle des Thaï Blancs. Après une petite pose sous un ventilateur (il fait toujours aussi chaud) nous voilà partis pour une ballade de 2 heures en vélo. Il faut en vouloir sous cette chaleur (on transpire comme des malades) mais c’est finalement un grand moment. Le soleil commence à décliner quand nous rejoignons notre maison sur pilotis pour prendre une douche bien méritée.



Jeudi 6 et vendredi 7 Aout: Mai Chau - Phu Lec - Lung Lieng
Nous partons pour un treck de 4 jours dans les villages des Thaï blancs. 3 heures de marche le matin de 8 heures à 11 heures environ pour profiter de la fraicheur matinale (tout est relatif !), 4 heures de repos chez l’habitant (déjeuner compris) durant les heures les plus chaudes puis 3 heures de marche de 3 à 6 pour enfin rejoindre l’étape du soir.
Les paysages sont magnifiques.
Pour être authentique c’est authentique, nous ne croisons aucun touriste durant ces trois jours. Les maisons sur pilotis sont toutes sur le même modèle une pièce commune où l’on mange et où l’on dort et une pièce annexe qui sert de cuisine.
En dessous on y trouve les animaux divers d’une habitation classique : chien, poules, cochons et buffles et, ce qui est moins banal, les futurs cercueils des résidents. C’est la coutume.
L’accueil est toujours sympathique. Le confort est simple : une natte, un tapis de sol, un drap, une moustiquaire et des ventilateurs au plafond. Le plus dur ce n’est pas la rudesse du couchage mais la chaleur. Il faut attendre 2, 3 heures du matin pour être à peu prés bien. Mais tout le monde s’y fait sans rechigner et dans la bonne humeur.
Coté sanitaire c’est correct les douches (froides) et wc sont toujours propres.
Coté alimentaire on se régale à tous les repas. Pour la ligne c’est génial : pas de matières grasses et plein de légumes.





Samedi 8 Aout : Lung Lieng - Thanh Hóa
Après deux jours de marche nous rejoignons notre 3° étape en scooter. Après un moment d’inquiétude, les filles finissent par enfourcher ces engins. A trois par scooter nous voilà partis pour une bonne heure de route pour rallier l’étape du 7 au soir. C’est une expérience. Il semble avoir peu d’accidents compte tenu du nombre de véhicules divers et variés qui empruntent les routes. La raison en est simple : tout ce petit monde roule prudemment. C’est le cas de nos trois chauffeurs. Nous arrivons sans encombre à notre destination à la nuit tombée.
Après une nouvelle nuit sur nos nattes posées sur un plancher fait de bambou, nous voila repartis pour une ballade de 2 heures en vélo le long d’une vallée. Nous arrivons en milieu de matinée dans le village où nous nous installons pour les deux prochaines nuits. Vu qu’il fait encore très chaud et que l’on commence à fatiguer un peu nous nous posons une bonne partie de l’après midi. Petite ballade à pied en fin de journée dans le village.



Nous sommes une famille de 6 qui depuis maintenant 5 ans a pris le parti de découvrir un pays durant 3 semaines. Après l’ouest américain en 2005, l’Angleterre, l’Irlande et l’Ecosse en 2006, le pays basque en 2007 et la Namibie/Botswana en 2008, nous avons voulu découvrir le sud est asiatique cette année et plus précisément le Vietnam.
Le principe de base de tous nos voyages c’est l’autonomie. Comme beaucoup ici, on commence par prendre un grand plaisir à le préparer en se documentant et en prenant tous les contacts pour réserver nos points de chutes.
Pour ce qui est du Vietnam on s’est rendu compte très vite qu’il était difficile de louer une voiture et de voyager seul. D’autant que nous souhaitions mettre l’accent cette année sur la rencontre avec la population. Après consultation on s’est orienté vers une agence locale qui pouvait mettre à disposition une voiture avec chauffeur et guide.
Après échange d’expérience ici même (merci à ottlnpac, titilou, 34jaky42 et plus particulièrement à Emmanuel (manu91150)) nous avons fini par retenir Vietnam orignal travel.
C’était un bon choix ! Mr Manh et son équipe ont été à l’écoute de nos envies et ses propositions de parcourt ont correspondu à nos attentes. Nous voulions de la marche à pied (bon rythme pour rencontrer les populations) dormir chez l’habitant tant faire se peut et bien sur avoir un aperçu le plus complet possible. Le résultat a été conforme au projet.
Un seul bémol : attention au choix des guides. Nous en avons eu trois. Le premier malheureusement n’a pas été tout à fait à la hauteur de la situation. Sans doute plus intéressé à en faire le moins possible, à rejoindre sa femme (qui habitait l’un des villages autour desquels nous marchions) il a fallu « s’énerver un peu » pour lui faire admettre que nous avions un programme que nous souhaitions suivre. Après une mise au point les choses ont repris leur cour normale. Les deux autres ont été très pro !
Ce contre temps ne nous a pas permis de voir la baie d’Along terrestre aussi bien qu’on l’aurait souhaité.
Je vous livre donc notre itinéraire :
Samedi 1 Aout et Dimanche 2 Aout
Départ 7h30 pour rejoindre Roissy Terminal 1 par le TGV. Le décollage est prévu à 12h25 direction Singapour. Il faut noter que nous voyageons sur l’A380 de Singapour Airlines ! Impressionnant quand même. Il ne faut pas moins de 2h pour canaliser le flot de passagers entre l’enregistrement et le début d’embarquement. Embarquement (sur deux niveaux) qui à lui seul, prend une heure. A l’intérieur c’est clean, musique d’ambiance, sièges spacieux (en classe éco), écran vidéo individuel avec jeux vidéo, films à volonté. On est tous impressionnés au décollage comme durant le vol. On entend très peu le bruit des réacteurs et coté turbulences c’est très soft. Et rien à dire sur les services de la compagnie.
12 heures de vol + une escale de 4 heures à l’aéroport de Singapour (il y a pire comme endroit pour attendre !).On redécolle à 10 h pour 2h30 de vol jusqu’à Hanoi.
Les formalités de visa sont interminables. On arrive à l’hôtel à 16 h (dimanche heure locale) pour prendre une bonne douche froide car la température dépasse les 30° mais l'air est très humide.

Lundi 3 Aout Hanoï
Après une nuit de sommeil réparateur (11 heures presque non-stop) nous voilà debout et en pleine forme pour un petit déjeuner vietnamien : riz sauté, poulet en sauce, café et fruits frais et pour entamer une visite d’une journée à Hanoï.
A 8h30 il fait déjà très chaud. Direction le mausolée de Hô Chi Minh dans une cohue infernale. Voitures, scooters, pousse-pousse et piétons empruntent les voies de circulation dans tous les sens
La place Ba Dinh, où se trouve le mausolée, est plus calme pour s’y balader.
Attention si vous voulez absolument voir la dépouille de l’oncle Hô sachez que le mausolée est fermé le lundi. On y arrive juste pour la relève de la garde. On s’en contentera.
Juste à coté on trouve la pagode au pilier unique. Pagode construite en 1049 sur un seul pieu pour la soutenir. En fait de pieu, aujourd’hui il s’agit d’un pilier de béton soutenant une reconstitution, vu que les soldats français l’ont détruite en 1950.
Direction ensuite vers le temple de la littérature. Fondé en 1070 cette « université » a formé jusqu’en 1919 les esprits les plus brillants du Vietnam. Construite sur 5, 6 hectares c’est une succession de cours intérieures (5) séparées par des grandes portes telle que : la Grande Porte du Milieu,
la porte de l’Accomplissement de la Vertu….pour arriver au Thai Hoc sanctuaire dédié à trois grands rois vietnamiens.
Après un repas de midi délicieux (Bo Bun : nouilles sautées au bœuf) et condiments à base de cacahuètes) juste à coté de l’entré du sanctuaire
Direction ensuite le musée d’ethnologie. Pas de chance une fois de plus : c’est fermé le lundi. On espère pouvoir y revenir lors de notre prochain passage. (en réalité on n’a jamais eu le temps). Dommage car l’endroit est parait il très intéressant pour découvrir tous les peuples du vietnam et leurs modes de vie
Du coup on se rabat vers le marché de Dong Xuan dans la vielle ville. C’est très animé comme on peut s’en douter. Les couleurs, les odeurs, se mêlent aux marchandises disparates.
Nous marchons ainsi jusqu’au lac Hoan Kiem pour visiter les pavillons Dac Nguyet et Tran Ba Ding. L’endroit est calme et ombragé. On s’y repose le temps d’attendre la représentation du spectacle de marionnettes sur l’eau. Tradition millénaire, ces marionnettes sont manipulées par des marionnettistes dans l’eau jusqu’aux cuisses à l’aide de tiges dissimulées dans l’eau le tout accompagné par des musiques et chants traditionnels. A voir.
Vers 16h on rentre à l’hôtel nos vêtements trempés non pas par la pluie mais par la transpiration tellement il faut chaud. Une douche bien froide nous fera le plus grand bien. La journée se termine après un repas pas assez typé à notre goût.
Notre hôtel à Hanoï était le Bros&Sis Hotel brosishotel@fpt;vn .Très bien, chambre confortable avec internet dans la chambre, buffet de petit déjeuner très sympa. (Je recommande)





Mardi 4 Aout : Hanoï – Hoa Lu (baie d’Along terrestre)
Départ 9 h pour Hoa Lu surnommée la baie d’Ha Long terrestre. Deux heures de route pour rejoindre l’ancienne capitale du Vietnam. Après une sortie d’Hanoï interminable on finit par apercevoir les 1eres rizières. Hao Lu est une ville étrange où se mêlent rizières, montagnes en forme de pain de sucre et complexes industriels. Après un déjeuner rapide nous visitons les deux temples le Din Tien Hoang et le Dai Hanh qui sont les rares vestiges de cette ancienne capitale du Vietnam de (968 à 1009 de notre ère) La chaleur est oppressante (+de 35°) un véritable sauna sans compter le harcèlement des vendeurs à la sauvette à la sortie du temple. Direction l’hôtel pour prendre une douche (presque) fraiche. Puis direction la réserve naturelle de Van Long où nous prenons deux sampans pour explorer une vaste zone humide au milieu de pic calcaires et une végétation luxuriante. C’est très paisible et presque rafraichissant !
L’endroit mérite que l’on s’y attarde. A condition de trouver un hôtel plus sympa car le Van Long Resort , ou nous étions, est un endroit impersonnel. Plusieurs blocs spartiates et un restaurant très moyen. (je déconseille)



Mercredi 5 Aout : Hoa Lu - Mai Chau
Départ prévu pour Mai Chau à 8h. Après un petit déjeuner vraiment pas terrible on quitte Hao Lu. 4 h de route à travers les rizières et les montagnes. La route est superbe.
Nous arrivons juste pour le déjeuner chez les Thaï blancs chez qui nous logerons ce soir. Le repas est simple mais délicieux : riz, choux, bœuf cuit au bouillon, porc laqué et nem nous régalent.
Petite ballade à pied à travers rizières et villages traditionnels fort sympathiques. Le calme et la sérénité des lieux nous émerveillent. On y découvre la vie traditionnelle des Thaï Blancs. Après une petite pose sous un ventilateur (il fait toujours aussi chaud) nous voilà partis pour une ballade de 2 heures en vélo. Il faut en vouloir sous cette chaleur (on transpire comme des malades) mais c’est finalement un grand moment. Le soleil commence à décliner quand nous rejoignons notre maison sur pilotis pour prendre une douche bien méritée.



Jeudi 6 et vendredi 7 Aout: Mai Chau - Phu Lec - Lung Lieng
Nous partons pour un treck de 4 jours dans les villages des Thaï blancs. 3 heures de marche le matin de 8 heures à 11 heures environ pour profiter de la fraicheur matinale (tout est relatif !), 4 heures de repos chez l’habitant (déjeuner compris) durant les heures les plus chaudes puis 3 heures de marche de 3 à 6 pour enfin rejoindre l’étape du soir.
Les paysages sont magnifiques.
Pour être authentique c’est authentique, nous ne croisons aucun touriste durant ces trois jours. Les maisons sur pilotis sont toutes sur le même modèle une pièce commune où l’on mange et où l’on dort et une pièce annexe qui sert de cuisine.
En dessous on y trouve les animaux divers d’une habitation classique : chien, poules, cochons et buffles et, ce qui est moins banal, les futurs cercueils des résidents. C’est la coutume.
L’accueil est toujours sympathique. Le confort est simple : une natte, un tapis de sol, un drap, une moustiquaire et des ventilateurs au plafond. Le plus dur ce n’est pas la rudesse du couchage mais la chaleur. Il faut attendre 2, 3 heures du matin pour être à peu prés bien. Mais tout le monde s’y fait sans rechigner et dans la bonne humeur.
Coté sanitaire c’est correct les douches (froides) et wc sont toujours propres.
Coté alimentaire on se régale à tous les repas. Pour la ligne c’est génial : pas de matières grasses et plein de légumes.





Samedi 8 Aout : Lung Lieng - Thanh Hóa
Après deux jours de marche nous rejoignons notre 3° étape en scooter. Après un moment d’inquiétude, les filles finissent par enfourcher ces engins. A trois par scooter nous voilà partis pour une bonne heure de route pour rallier l’étape du 7 au soir. C’est une expérience. Il semble avoir peu d’accidents compte tenu du nombre de véhicules divers et variés qui empruntent les routes. La raison en est simple : tout ce petit monde roule prudemment. C’est le cas de nos trois chauffeurs. Nous arrivons sans encombre à notre destination à la nuit tombée.
Après une nouvelle nuit sur nos nattes posées sur un plancher fait de bambou, nous voila repartis pour une ballade de 2 heures en vélo le long d’une vallée. Nous arrivons en milieu de matinée dans le village où nous nous installons pour les deux prochaines nuits. Vu qu’il fait encore très chaud et que l’on commence à fatiguer un peu nous nous posons une bonne partie de l’après midi. Petite ballade à pied en fin de journée dans le village.



Destination pour un premier voyage en Asie du Sud-Est? (trois semaines en février 2010) English translation pending
Bonjour,
Nous avons déjà l'habitude de voyager mais nous ne connaissons pas du tout l'Asie. Nous aimerions partir 3 semaines en février en Asie du Sud- Est mais nous hésitons encore sur la destination précise... Nous somme intéressés par plein de choses : culture, rando, thé ... et pourquoi pas un peu de plage à un moment... Nous aimerions ne pas dépenser trop d'argent... Je ne sais pas non plus si au niveau du temps, certaines régions sont plus sures à cette période de l'année...
Bref, si vous avez des idées, n'hésitez pas. Et si vous pouvez aussi nous donner des bons plans au niveau des transports et nous donner une idée du budget à prévoir, ce serait parfait!
Merci!
Alex et Aline
Nous avons déjà l'habitude de voyager mais nous ne connaissons pas du tout l'Asie. Nous aimerions partir 3 semaines en février en Asie du Sud- Est mais nous hésitons encore sur la destination précise... Nous somme intéressés par plein de choses : culture, rando, thé ... et pourquoi pas un peu de plage à un moment... Nous aimerions ne pas dépenser trop d'argent... Je ne sais pas non plus si au niveau du temps, certaines régions sont plus sures à cette période de l'année...
Bref, si vous avez des idées, n'hésitez pas. Et si vous pouvez aussi nous donner des bons plans au niveau des transports et nous donner une idée du budget à prévoir, ce serait parfait!
Merci!
Alex et Aline
Recherche retour d'expérience d'une croisière sur la baie de Ha Long (Vietnam) English translation pending
Bonjour à tous,
Dans le cadre de notre prochain séjour en Asie du SE (mi-septembre/mi-octobre) nous allons faire un "saut" du côté de Hanoi et souhaitons visiter la baie de Ha Long maritime.
Je pense que deux jours devraient nous suffire pour voir une fois cette fameuse baie (incontournable je pense, bien qu'il s'agisse d'un "nid" à touristes)
Je me permets donc de m'adresser à vous afin de savoir si quelqu'un pourrait me faire part d'un retour d'expérience positif d'une "croisière" en jonque dans ladite baie. Nous recherchons quelque chose pour 2 jours, 1 nuit, dans une jonque pas trop grande (si l'on peut éviter une bétaillère, tant mieux !), pour un prix aux alentours de 120-200 USD/pers.
Après de multiples recherches, vu le nombre important d'offres diverses et variées, j'ai un peu de peine à faire une sélection. Par ailleurs, j'ai bien compris qu'il n'est pas recommandé de prendre des tours trop "cheap"
Enfin voilà, si jamais vous avez des renseignements, je suis volontiers preneur !
Merci d'avance 🙂
Dans le cadre de notre prochain séjour en Asie du SE (mi-septembre/mi-octobre) nous allons faire un "saut" du côté de Hanoi et souhaitons visiter la baie de Ha Long maritime.
Je pense que deux jours devraient nous suffire pour voir une fois cette fameuse baie (incontournable je pense, bien qu'il s'agisse d'un "nid" à touristes)
Je me permets donc de m'adresser à vous afin de savoir si quelqu'un pourrait me faire part d'un retour d'expérience positif d'une "croisière" en jonque dans ladite baie. Nous recherchons quelque chose pour 2 jours, 1 nuit, dans une jonque pas trop grande (si l'on peut éviter une bétaillère, tant mieux !), pour un prix aux alentours de 120-200 USD/pers.
Après de multiples recherches, vu le nombre important d'offres diverses et variées, j'ai un peu de peine à faire une sélection. Par ailleurs, j'ai bien compris qu'il n'est pas recommandé de prendre des tours trop "cheap"
Enfin voilà, si jamais vous avez des renseignements, je suis volontiers preneur !
Merci d'avance 🙂
Isan pour sept à dix jours English translation pending
Bonjour,
N'étant en thailande que 24 jours sur place (2eme voyage), je voudrais partager mon temps entre Sukhothai/ayutthaya, l'issan, koh rang/koh kut/autres petites iles, pour finir par 2 jours max à BKK. Voici une première idée d'itinéraire (nous envisageons plutot des trajets en bus ou train de nuit si possible evidemment): 14/09 : départ Paris 15/09 : Arrivée BKK 16/09 : Ayutthaya 1 jour 17/09 : Sukhothai 2 jours 18/09 au 26/09 : Issan (point en suspens : comment aller de sukhothai en issan) 9 jours 27/09 au 05/10 : Koh Kut, Koh Rang etc... (point en suspens : comment aller d'issan à koh chang, passage par BKK obligatoire ?) 9 jours 05/10 au 07/10 : BKK 2 jours 07/10 : départ 20H30 pour Paris
Déjà, le trajet de Sukhothai vers l'issan est-il possible ? Que recommendez-vous comme ville d'arrivée en Issan ?
L'issan étant une région très vaste, j'ai regardé quelques billets sur le forum, mais j'aimerais avoir l'avis de personnes connaissant bien la région pour me dire quels sont les endroits qui valent le coup pour cette petite période de 7 à 10 jours. Nous avons prévu de venir avec un permis international si besoin est de se déplacer en voiture. Je pense qu'après Sukhothai/ayutthaya on n'aura pas forcément envie de visiter d'autres temples encore (sauf s'il y a un lieu qui vaut plus le coup que Sukhothai/ayutthaya auquel cas on zappera peut-etre l'un des deux). Disons juste que je n'ai pas forcément envie de transformer le voyage en "tiens un boudha assis, tiens un boudha debout, tiens un boudha allongé" si vous voyez ce que je veux dire 😎
Je suis plutot partante pour du calme, des scènes de vie du quotidien, de beaux paysages, peut etre que le bord du mékong est interessant ?
Mon seul "hic" est que nous sommes tous deux végétariens (or j'ai cru lire que l'issan etait très viande). Dans ces conditions, vivre chez l'habitant en étant veg es-ce réaliste ? Avez-vous des plans chez l'habitant ? Celà a-t-il un intéret par rapport à une Guest House ? Merci de vos conseils
N'étant en thailande que 24 jours sur place (2eme voyage), je voudrais partager mon temps entre Sukhothai/ayutthaya, l'issan, koh rang/koh kut/autres petites iles, pour finir par 2 jours max à BKK. Voici une première idée d'itinéraire (nous envisageons plutot des trajets en bus ou train de nuit si possible evidemment): 14/09 : départ Paris 15/09 : Arrivée BKK 16/09 : Ayutthaya 1 jour 17/09 : Sukhothai 2 jours 18/09 au 26/09 : Issan (point en suspens : comment aller de sukhothai en issan) 9 jours 27/09 au 05/10 : Koh Kut, Koh Rang etc... (point en suspens : comment aller d'issan à koh chang, passage par BKK obligatoire ?) 9 jours 05/10 au 07/10 : BKK 2 jours 07/10 : départ 20H30 pour Paris
Déjà, le trajet de Sukhothai vers l'issan est-il possible ? Que recommendez-vous comme ville d'arrivée en Issan ?
L'issan étant une région très vaste, j'ai regardé quelques billets sur le forum, mais j'aimerais avoir l'avis de personnes connaissant bien la région pour me dire quels sont les endroits qui valent le coup pour cette petite période de 7 à 10 jours. Nous avons prévu de venir avec un permis international si besoin est de se déplacer en voiture. Je pense qu'après Sukhothai/ayutthaya on n'aura pas forcément envie de visiter d'autres temples encore (sauf s'il y a un lieu qui vaut plus le coup que Sukhothai/ayutthaya auquel cas on zappera peut-etre l'un des deux). Disons juste que je n'ai pas forcément envie de transformer le voyage en "tiens un boudha assis, tiens un boudha debout, tiens un boudha allongé" si vous voyez ce que je veux dire 😎
Je suis plutot partante pour du calme, des scènes de vie du quotidien, de beaux paysages, peut etre que le bord du mékong est interessant ?
Mon seul "hic" est que nous sommes tous deux végétariens (or j'ai cru lire que l'issan etait très viande). Dans ces conditions, vivre chez l'habitant en étant veg es-ce réaliste ? Avez-vous des plans chez l'habitant ? Celà a-t-il un intéret par rapport à une Guest House ? Merci de vos conseils
Recherche d'une histoire sur le peuple H'mongs du Vietnam English translation pending
bonjour
j'ai été fasciné par les monghs.
je recherche une histoire ou de la documentation sur ce peuple: origine, histoire, jusque alentours des années 1900/1950.
je n'ai rien su trouver à l'école française d'extrème orient.
quelqu'un peut il m'aider?
MERCI
Un mois au Laos en janvier English translation pending
bjr tout le monde ben je vien tout juste de m'inscrir ici mais je comrend rien kelk'unpuet m'aider svp sinon j'aimerai avoir des conseil pour le laos compte partir 1 mois en janvier
Quel trek choisir au Népal? English translation pending
Bonjour,
J'arrive à Kathmandou le 28 octobre et j'y reste jusqu'au 30 novembre 2009. J'aimerais faire 15 à 20 jours de trek sur mes 34 jours prévus au Népal. Après quelques recherches, j'hésite encore entre les possibilités suivantes, auriez-vous des avis à me donner sur : - Le tour des Annapurnas (celui que j'avais prévu initialement mais la lecture de pas mal de posts certains avis extérieurs ne m'incitent pas vraiment à faire ce trek, a priori devenu une autoroute un peu trop urbanisée...). - trek de Langtang - trek d'Hélambu - Treks de l'Everest (Jiri-Lukla ou Luckla-Gokyo ou Camp de base Everest) - Trek de Manaslu Je pratique régulièrement la rando et jusque là, mon plus grand trek était de 15 jours avec franchissement d'un 4000m. Je recherche des paysages avec une grande diversité végétale (pas trop "rocailleux" ou aride), la rencontre avec les populations locales, et bien évidemment mon budget n'est pas illimité... Voilà, vous savez tout, donc merci d'avance pour vos conseils compte tenu de mes envies, mon niveau, les conditions climatiques de novembre et un budget raisonnable...
@ bientôt
Seb
PS : dernier détail, je pars seul... (d'ailleurs, si certains veulent se joindre à moi...)
J'arrive à Kathmandou le 28 octobre et j'y reste jusqu'au 30 novembre 2009. J'aimerais faire 15 à 20 jours de trek sur mes 34 jours prévus au Népal. Après quelques recherches, j'hésite encore entre les possibilités suivantes, auriez-vous des avis à me donner sur : - Le tour des Annapurnas (celui que j'avais prévu initialement mais la lecture de pas mal de posts certains avis extérieurs ne m'incitent pas vraiment à faire ce trek, a priori devenu une autoroute un peu trop urbanisée...). - trek de Langtang - trek d'Hélambu - Treks de l'Everest (Jiri-Lukla ou Luckla-Gokyo ou Camp de base Everest) - Trek de Manaslu Je pratique régulièrement la rando et jusque là, mon plus grand trek était de 15 jours avec franchissement d'un 4000m. Je recherche des paysages avec une grande diversité végétale (pas trop "rocailleux" ou aride), la rencontre avec les populations locales, et bien évidemment mon budget n'est pas illimité... Voilà, vous savez tout, donc merci d'avance pour vos conseils compte tenu de mes envies, mon niveau, les conditions climatiques de novembre et un budget raisonnable...
@ bientôt
Seb
PS : dernier détail, je pars seul... (d'ailleurs, si certains veulent se joindre à moi...)
Que faire en Thaïlande quand on a tout fait (ou presque)? English translation pending
Bonjour amis VF
Après 2 bons séjours en Thailande qui m'ont permis de couvrir une bonne partie des classiques touristiques : - Bangkok, ses wats, ses klongs, ses malls et sa vie nocturne - Chiang Mai, ses wats (encore), ses randos, ses balades en scooters dans les environs, son marché de nuit - Koh Samui (& Phan Gan), son aéroport walt disney, ses massages, dîners et cocktails sur la plage - Phuket, son... euh non c'était pas cool en fait - Ayuthaya et ses splendeurs passées
Malgré tout mon intérêt pour ce magnifique pays, je me sens un peu en manque de nouveaux points de chute... je lance donc un appel auprès de tous les VF chevronnés et fins connaisseurs du royaume de Siam : quels sont les autres villes/îles/provinces/bons-plans et autres sites moins courus mais à voire à l'occasion d'un 3ème voyage ? Sans parler thai (j'essaye mais c'est dur...), je suis prêt à faire des efforts pour sortir des sentiers battus et rebattus...
Et vous avez le droit de ne pas répondre Pattaya :)
Merci à toutes et à tous
Après 2 bons séjours en Thailande qui m'ont permis de couvrir une bonne partie des classiques touristiques : - Bangkok, ses wats, ses klongs, ses malls et sa vie nocturne - Chiang Mai, ses wats (encore), ses randos, ses balades en scooters dans les environs, son marché de nuit - Koh Samui (& Phan Gan), son aéroport walt disney, ses massages, dîners et cocktails sur la plage - Phuket, son... euh non c'était pas cool en fait - Ayuthaya et ses splendeurs passées
Malgré tout mon intérêt pour ce magnifique pays, je me sens un peu en manque de nouveaux points de chute... je lance donc un appel auprès de tous les VF chevronnés et fins connaisseurs du royaume de Siam : quels sont les autres villes/îles/provinces/bons-plans et autres sites moins courus mais à voire à l'occasion d'un 3ème voyage ? Sans parler thai (j'essaye mais c'est dur...), je suis prêt à faire des efforts pour sortir des sentiers battus et rebattus...
Et vous avez le droit de ne pas répondre Pattaya :)
Merci à toutes et à tous
Descente du Mékong (Laos-Cambodge) en trois semaines au mois de janvier English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage avec mon copain de partir en janvier trois semaines descendre le Mekong du Laos au cambodge. eSt il possible d'envisager un voyage en bateau qui soit agréable(entre les speed boat tarés et les bateaux totalement vetustes et hard pour nos derrieres....a quel saint se vouer?)? Peut on dormir sur les bateaux? Est il autrement possible de faire ce voyage en moto ou a Cheval, meme par portions?
Sinon je suis preneuse de bons plans🙂 sur ces deux destinations et de petites adresses car je ne pas tres renseignee!
N'hesitez pas si besoins d'info Chine Thailande ou Inde du sud!
Un grand merci!
Marie
J'envisage avec mon copain de partir en janvier trois semaines descendre le Mekong du Laos au cambodge. eSt il possible d'envisager un voyage en bateau qui soit agréable(entre les speed boat tarés et les bateaux totalement vetustes et hard pour nos derrieres....a quel saint se vouer?)? Peut on dormir sur les bateaux? Est il autrement possible de faire ce voyage en moto ou a Cheval, meme par portions?
Sinon je suis preneuse de bons plans🙂 sur ces deux destinations et de petites adresses car je ne pas tres renseignee!
N'hesitez pas si besoins d'info Chine Thailande ou Inde du sud!
Un grand merci!
Marie
Est-il possible de faire son visa vietnamien à Paksé au Laos? English translation pending
Bonjour
Je m'aperçois qu'il existe un consulat vietnamien à Pakse , Laos.
Quelqu'un aurait-il fait faire son visa vietnamien à Pakse? Délais? Prix?
Merci
Gilles
Parcours pour trois semaines au Vietnam English translation pending
Je pars trois semaines au vietnam fin decembre pouvez m'aider un faire mon parcours et me donner des conseilles si 'il faut passer par des agences par ou commencer le voyage nord ou sud et le budjet
merci a tous
Où partir seule en Asie du Sud-Est ou Inde en août 2009? English translation pending
Salut!
j'aimerais me lancer dans un voyage en solo au mois d'aout!
j'hesite encore entre la thailande, le laos, la cambodge, ou l'inde!!
je sais c'est large!
mais ce qui m'inquiete surtout c'est le climat et la mousson.
de plus partir pour une femme seule, dans quel pays serais-je le plus en securité?!!
merci d'avanve à tous ceux qui pourront m'aider!
Où faire un trek de trois/quatre jours dans le nord et le centre du Vietnam en juillet? English translation pending
Bonjour,
Je pars le 13 juillet au Vietnam où je vais voyager un mois toute seule. J'arrive à Hanoï et souhaiterais faire un trek dans le Nord et un autre dans le Centre. Auriez-vous une agence sérieuse à me conseiller pour le nord et une autre pour le centre ? Quels sont les lieux à privilégier selon vous (très beaux et pas trop fréquentés bien sûr) ? A lire les témoignages de voyageurs, j'ai l'impression que les marchés sont des moments fabuleux et à ne pas rater, confirmez vous cette information ? Y a t-il autre chose à ne pas rater ? Pensez vous que la mousson pourrait rendre la marche difficile dans le Nord ? Question pratique, peut on laisser ses bagages quelque part à Hanoï ou doit on voyager avec tous ses bagages (je ne sais d'ailleurs toujours pas si je prends un sac à dos de 30l ou un petit sac à dos et un bagage à roulette, si vous avez un avis, n'hésitez pas et par ailleurs, pensez vous que les chaussures de marche sont indispensables ou de bonnes tennis seraient suffisants ? ... Et sinon, dernière chose, si quelqu'un a un hôtel ou une pension de famille à me conseiller à Hanoï, je suis preneuse ...
Mille mercis d'avance pour tous vos conseils !
Caroline
Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
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