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De Cape Town à Johannesburg English translation pending
by Michel85200 · 2014-10-02 · 430 replies
Note aux nouveaux lecteurs:

Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.

Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.

L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.

La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.

Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.

Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !

Dissertons plus précisément :

Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.

Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).

Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.

Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?

La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.

Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…

Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).

Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.

Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…

Michel

PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Fabuleux GR 20 (juin-juillet 2014) English translation pending
by Rage2001 · 2014-10-01 · 39 replies
Salut tout le monde, Le récit de mon périple dans les montagnes corses au printemps-été dernier (une étape par message).

Mercredi 18 juin 2014 :

Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.

Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ. Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.

Jeudi 19 juin 2014 :

Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m

Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30. Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées. Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit. Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil. Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide. Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours. Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit. Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue. L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne. La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses. Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR. Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres. 7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu. Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée. Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi. En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert. En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.
Comment organiser nos 3 semaines en Thaïlande en novembre English translation pending
by Chicamariana · 2014-09-30 · 15 replies
Bonjour à tous 🙂 Avec mon homme nous partons en Thaïlande en Novembre, sac à dos et bonne chaussures et souhaiterions découvrir un maximum de ce pays en 3 semaines de voyage en incluant visite et détente.

Les billets sont enfin bouclés mais reste à finaliser ce que l'on veux voir et les endroits ou nous souhaitons aller... Pour l'instant nous sommes plongés dans les bouquins et sur le net pour connaitre un peu mieux le pays et ce qui nous intéresse.

Malgré tout j'ai besoin de vous pour des questions logistique: en arrivant à l'aéroport de bangkok comment rejoins-t on le centre? est-il mieux de prendre le taxi, le train? combien cela coute t'il? (car nous prévoyons de réserver 2 nuits à Bangkok dés maintenant pour souffler du long voyage et découvrir par la mm occasion avant de reprendre la route).

Des amis qui sont partis l'an dernier nous ont expliqué que des agences nous propose d'organiser nos 3 semaines de vacances en se chargeant de réserver les déplacements et les hôtels en fonction de notre budget... Est-ce que c'est ainsi que cela fonctionne pour la majorité des touristes qui ne partent pas en circuit organisé?

Autre chose... "tout le monde" nous conseil le 2 roues sur place pour nous déplacer lorsqu'on arrive dans une ville dans lequel nous restons 2/3 jours. Problème: l'un comme l'autre n’avons jamais fais de 2 roues et ne sommes pas à l'aise à cette idée. Est-ce que cela va nous gâcher le séjour à cause de ça? Car le touk touk serait limité au quotidien apparemment?

Qu'est-ce que vous nous conseillez pour l'argent? (on prend tout en liquide avec nous directement ou la cb fonctionne bien la bas partout?)

Si vous avez aussi d'autre conseils pour 2 novices qui ne connaissent rien à ce pays qui nous fais rêver alors nous sommes preneur 😉

En tout cas merci à tous ceux qui ont prit le temps de me lire et qui pourront répondre à nos questions.

Marianna
Les Moluques (Indonésie) English translation pending
by Gaelle75018 · 2014-09-27 · 37 replies
Bonjour Je souhaiterais partir fin décembre dans les Moluques en Indonesie. Je suis une femme seule...aucun problème à votre avis ou bof bof? Merci!
Escroquerie au comptoir de Dollar à l'aéroport de Denver English translation pending
by Kashtin · 2014-09-23 · 100 replies
Bonjour,

Je me décide à mettre en ligne la mésaventure qui nous est arrivée au comptoir de Dollar à l'aéroport de Denver, ainsi qu'à deux amis (Angelo/Mokahlki et sa femme) avec qui nous avons fait les vols aller et retour.

Nous avons loué une voiture pendant 5 semaines en mai-juin dernier. Au contrat initial nous avions ajouté sur place une assurance pneus et bris de glace (roadsafe) de 264,77 $ TTC. Nous avons donc quitté Denver avec un reçu qui indiquait uniquement cet ajout. Au moment de la remise du véhicule on nous a donné un nouveau reçu qui indiquait, lui, un montant de 516,46 $. La différence, 251,69 $, nous a-t-on dit, correspondait à un abonnement de 5 semaines pour une autoroute à péage autour de Denver, abonnement auquel nous n'avions pas souscrit (nous épluchons toujours soigneusement les contrats de location justement pour éviter qu'on ne nous ajoute des options). – Au départ, nous avons payé environ 10 $ à un guichet de sortie de l'aéroport, puis nous avons pris la direction du sud de Denver pour aller dormir à Castle Rock sans passer par l'autoroute à péage. – Au retour, nous avons dormi à 70 km au nord de Denver et avons cette fois pris pour la première fois, donc, cette autoroute pour rejoindre l'aéroport, les frais d'après ce que nous avons vu sur les panneaux s'élevant à une dizaine de dollars. Entre ces deux dates nous avons fait une grande boucle et n'avons plus remis les pieds à Denver ou dans ses environs.

Nous avons écrit à rentalcars qui nous a répondu :

Nous avons contacte le loueur et ce dernier nous informe que vous etiez revenu au comptoir de l'agence pour demander cet abonnement platepass, qui correspond a un abonnement pour peages.

Evidemment, nous avons fait des bonds ! La jeune femme à qui nous avions eu affaire avait insisté lourdement pour que nous prépayions une quinzaine de dollars pour partir de Denver "sinon nous aurions de fortes amendes tous les vingt kilomètres" et nous avions refusé car nous ne voulions pas emprunter cette fameuse autoroute à péage. Angelo/Mokahlki également. Elle savait donc pertinemment que nous n'en voulions pas. Mais pas de problème, on était revenus 40 mn plus tard pour réclamer l'abonnement de 5 semaines !! 🤪 😠

Dollar a produit deux scans à rentalcars sur lesquels ma signature a été dupliquée! Et donc Rentalcars ne voulait rien savoir, mais c'était sans compter avec ma pugnacité. J'ai un ami qui vit depuis quarante ans aux US et qui m'a donné des adresses de forums américains, me conseillant également de prendre contact avec un avocat, Chris Elliott (
http://chriselliotts.com/), qui écrit dans les journaux sur les cas qui l'intéressent, et d'après lui des touristes français qui se font rouler en arrivant aux US, ça devait l'inspirer. Sans doute la mention de l'avocat leur a-t-elle fait peur. En tout cas il m'a fallu pas moins de 18 mails entre le 20 juin et le 1er août pour obtenir un remboursement !

Autre anomalie dans cette histoire : Dollar avait entre-temps remboursé Angelo/Mokahlki pour ce platepass. En fait, après Denver, eux étaient partis sur Albuquerque où ils avaient changé leur voiture dont les pneus n'étaient pas conformes. C'est d'ailleurs lors de ce changement de voiture qu'on leur avait sorti ce nouveau reçu de 516 $. Mais comme ils avaient été sous-classés, Dollar a peut-être pensé que ça faisait beaucoup et les a donc remboursés un peu plus rapidement.

La morale de l'histoire c'est qu'il ne faut jamais rien lâcher lorsqu'on est dans son droit. Une dernière chose que j'ai oubliée de signaler: rentalcars a tout d'abord envoyé un mail disant qu'ils répondraient sous 28 jours (sans doute les entreprises estiment-elles que c'est le temps nécessaire pour que le client se lasse...). Lorsque je leur ai dit qu'autoescape, il y a quelques années, avaient réglé une histoire de plein d'essence en 48 heures, les 28 jours ont été oubliés...
Canada en camping-car English translation pending
by Maretjoh · 2014-09-16 · 11 replies
Bonjour à tous,

J'essaye ici car dans la section Québec j'ai eu très peu de réponse

Je suis nouveau sur le forum, je souhaite faire un voyage en camping car. Présentation nous sommes un couple avec 2 enfants (8 et 4 ans au moment du voyage). Notre voyage sera du 06/07 au 22/07/2015. Nous souhaitons passer 3 jours à Montréal (au début) et puis 12 jours de camping car. Je pense faire 200 Km par jour max et parfois passer 2 jours au même endroit. J'ai fait faire un devis par cooldrive les prix sont dans ce que je pensais mais par contre tout est en plus (vaisselle, draps, chaises et table extérieure ....). Budget 7500 € tout compris, j'aimerais savoir par qui passer pour le vol, pour la location du camping car, ou dormir à Montréal et si quelqu'un pouvais me suggérer des itinéraires (nous aimerions voir les chutes du Niagara, voir les baleines et rencontrer les locaux). Je souhaiterais faire un peut de quad et du canoë Est-ce un projet réaliste ? Faut-il dormir dans des campings ? Budget à prévoir pour cela ! Quelles sont les erreurs à éviter ?

Je me donne jusque fin octobre pour réserver le camping car et l'avion. Il vaut mieux réserver l'avion en premier ou le camping car. A t-on des meilleurs tarifs en réservant tôt ou au dernier moment. Et bien sûr je suis preneur de toutes vos remarques.

Merci d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre A bientôt Maretjoh
Compte rendu de notre première croisière sur Costa Magica English translation pending
by Valyo73 · 2014-09-09 · 43 replies
Bonjour à tous, Comme j'ai beaucoup apprécié les avis et conseil du forum, je viens moi aussi apporter mon opinion par un petit compte rendu.

Nous avons choisi costa magica, panorama d'orient avec comme escales commentée : Départ Venise : simple d, accès, on pose les valises devant l'entrée puis on va garer la voiture sur les parking juste en face . Super et pratique La salle est simple, mais on est la pour la croisière pas pour les bâtiments du port !!!. Comme nous avions pris une suite, il faut le dire tout de suite des la pose des bagages pour obtenir l'accès prioritaire sinon c'est foutu .... L'entrée sur le bateau est magnifique est dès 12 h nous pouvons prendre notre premier repas sur le bateau. C'est parti pour la course à l'organisation : rangement des affaires, tour du navire (merci pour les conseils des membres pour la circulation sur le bateau : tout sauf 3&4), exercice de sécurité ( je cherche encore l'utilité mais bon) et ça y est départ de Venise a 17 h précise. C'est le moment le plus magique pour nous tous. Nous en profitons pour ouvrir la bouteille de spumante et trinquons sur la balcon face à la place St. Marc .....magique. Puis vient le moment d'écouter la présentation du chef de croisiere, et la tout deviens plus facile et clair. Toutes les questions que l'on se posent sont répondus et du coup nous devenons beaucoup plus serein...

Pour la suite : bari: nous avons profités du bateau car après une dure année ça fais du bien.

Pour kataloon: nous avions pris l'excursion avec costa : à faire . La guide francophone passionnée à même intéressé notre grand de 12 ans !!! Très bien organisé comme toutes les autres.

Pour Athènes : merci au forum : nous avons réservé le taxi francophone pour 4h30 de visite par katakoloon express. Simplement magnifique et parfait : Thomas notre chauffeur nous attendait à la sortie comme prévu, avec 2 bouteilles d'eau fraîches pour les parents et 2 jus pour les enfants. Vraiment n'hésitez pas a demander Thomas, car il est extra: il nous amène aux meilleurs endroits pour éviter la queue et l'arrivée des bus, il a géré notre parcours en nous amenant à la relève de la garde (vraiment à faire, car pas de possibilité de bus....), et pour finir visite de la plaka avec la bonne adresse pour déguster la bière du pays. VRAIMENT À FAIRE

Pour Izmir, excursion costa a ephese . A voir au moins une fois. Très beau site et commentaire de la guide de costa indispensable !!!

Pour Istanbul, la nous avons été déçu. Notre excursion de costa a été décalée au lendemain ( prétexte de beaucoup de bateau mais c'était la même chose le lendemain donc ????) Du coup, on a fais le premier jour la visite seul et nous n'avons aimé que le bazar égyptien !!!!! (Sur les bons conseils de la guide d'ephese) Le lendemain matin la visite de costa avec mosquée bleu, sainte Sophie et bazar ... Beaucoup de monde et trop axée pour les adultes, pourtant c'était une excursion pour les familles . Bref un bémol.

Au retour à Corfou, nous avions réserve aqualand avec costa et la ça été super surtout pour les enfants.

Pour finir sur le bateau, nous avons pris une séance de massage qui a beaucoup plus à mme, et le forfait 7 repas pour le restaurant semi gastronomique le vicenza pour 99 € par personne en sus. Le moment est agréable car le seul son est le pianiste .... A l'opposé des resto cantine (bon mais très bruyant)

Les plus de cette première croisiere : Beau bateau belle chambre Bonne organisation Superbe animation le soir Le all inclusive qui est finalement vite amorti (les verres à table eau et vin, les apéro, les cafés, et les cocktail ...)

Les moins : Pas d'attention spécifique pour les résidants des suites (hormis petit déj servis dans la chambre sans supplément) Très bruyant dans les parties communes Excursion famille pas du tout adaptée aux familles Pas de possibilité d'avoir un peu de calmée sur les ponts

En résumé, nous avons adorés le principe des croisières. C'est les vacances vraiment .... Nous avons réservés pour l'année prochaine sur msc en yacht club pour essayer de limiter les inconvénients de costa. A voir

Voilà si vous souhaitez quelconques renseignements, je tâcherai d'y répondre.
18 jours à Madagascar English translation pending
by Jbri · 2014-09-08 · 78 replies
Bonjour ,

Suite à un petit soucis de dernières minutes , je dois changer mon trip perou/bolivie pour mon 2e choix : madagascar

….mais je suis sur que ce sera top aussi ! J

Par contre, je ne pars que 18j et n ai pas encore eu le tps « de travailler » mon voyage…. sachant que le changement de choix ne vient que de se faire et que mon billet d avion n’est tjs pas pris….

Je devrais partir avec ma copine du 08 au 26/10

Alors le forum peut il m aider a déblayer mon periple sachant que ns aimons la nature (les fameux baobabs, baleine a bosse, lemurien, crocodile etc etc …) et faire un peu de playas

On a l habitude des voyages en sac a dos (principalement am sud + asie).

Par contre, gros point noir de mada, j ai vu que les voyages de nuit (taxi/bus de brouses) étaient déconseillés ce qui diminuera donc d autant mes possibilités de profiter du pays

Jusque là, ce que j’aimerais faire : Antana /canal des pangalanes / ile ste Marie et nosy be si on a le tps = En gros faire l est en priorité…

Au max avec un avion en interne ? car un peu surpris du prix des vols interieurs (150/200€ l’aller) ??

08/10 : arrivé au soir à Antana

….

26/10 : depart au matin d’antana pour paris

Des endoits a me suggerer ?

merci
Le Vietnam du Sud au Nord, été 2014 English translation pending
by Azertiryx · 2014-09-04 · 3 replies
Bonjour,

Après avoir beaucoup profité des carnets de voyage, je me lance à mon tour! J'ai retranscrit ici à l'identique mes notes prises à chaud au fur et à mesure.



J0 – Départ pour l’aventure

Avec plus de 45 minutes de retard au départ de Roissy, il ne s’en est fallu que de 10 minutes à Moscou pour rater la correspondance. Heureusement, Aéroflot à de la ressource : Moscou -> Séoul puis Séoul -> Ho Chi Minh City pour une arrivée au Vietnam à 22h au lieu de 10h ! Grâce au peu d’informations fournies, c’est une étrange sensation que d’être dans des avions sans aucune notion des temps de vol ni des décalages horaires ! Ca aura tout de même permis de tamponner le visa coréen et de « visiter » Séoul (ou plutôt le petit temple du coin, mais au moins, ça occupe le temps de l’escale !)

Transports Avions Paris -> Moscou, Moscou -> Séoul et enfin Séoul -> Ho Chi Minh City

Hébergement Avion

J1 – Good evening Vietnam

Enfin arrivé ! Le passage à l’immigration, digne d’une belle bureaucratie (mais plutôt pragmatique), n’est qu’une formalité. Et c’est parti pour les négociations et marchandages en tous genres. Rien que pour le taxi (qu’une expat’ nous a pourtant conseillé), on se fait plumer ! A l’arrivée au quartier Routard, passé 23h, tout est encore ouvert, et on se fait alpaguer à tous les coins de rues pour des chambres à louer. Après deux ou trois visites et un bon marchandage mené de main de maitre, on obtient une chambre avec balcon et douche. La leçon du taxi est vite mise en pratique ! Il est maintenant temps d’aller sentir le pouls de la ville, et de découvrir la Saigon Beer, avant une première nuit bien méritée.

Transports Taxi (non officiel, à éviter) : aéroport -> district 1

Hébergement Un petit hotel dans une ruelle perpendiculaire à Pham Ngu Lao

J2 – A la découverte de Saigon

Après une bonne nuit, l’apprentissage des méthodes vietnamiennes continue dès le réveil : pour rester à l’hôtel, il faut changer de chambre où pour le même prix, il y a un mur à la place du balcon et une douche sans évacuation. Aux dires de la patronne, « the same room » ! Mais vu le peu de difficulté à trouver où dormir, autant changer. Après avoir retrouvé le Nord sur les cartes, et quelques points de repère, nous voici parti à la découverte de la ville, en commençant par le marché, grouillant de monde, avec ses marchandises exotiques et ses règles qui le sont tout autant. On est loin du marché à l’européenne ! Il fait chaud, très chaud, mais on résiste tout de même aux innombrables motos- taxi ou autres vélos qui nous interpellent sans cesse sur le chemin de la cathédrale et de la poste centrale. Petit détour par la terrasse du grand Rex avant de tenter la visite de la pagode aux chats, qu’on ne verra finalement que de l’extérieur. Parés pour la négociation, on se divise les hôtels pour trouver plus rapidement le plus intéressants, avant d’aller gouter des pancakes vietnamiens tout en prévoyant les journées suivantes.

Transports A pieds !

Hébergement Mimi Hostel

J3 – Sur les traces de la guerre du Vietnam

Objectif du jour : les tunnels de Cu Chi, et accessoirement, prévoir les billets pour les prochains jours. On passe par une agence du quartier routard qui organise l’après midi à Cu Chi. En même temps, plusieurs solutions sont envisagées pour la suite, dont celle d’un tour organisé pour découvrir le delta du Mekong, et remonter ensuite jusqu’au Cambodge. La visite de Cu Chi en elle-même est assez intéressante afin de se rendre compte des conditions de vie pendant la guerre contre tonton Sam. Les coups de feu du champ de tir juste à coté, et les quelques mètres parcourus laborieusement à l’intérieur des tunnels (ou plutôt les boyaux, vu l’étroitesse des passages) participent à l’atmosphère générale du site. Cependant, comme tout bon tour qui se respecte, il faut suivre le troupeau. Et ça sent parfois l’attrape touristes ! C’est décidé, mieux vaut se débrouiller par soi même.

Transports Bus d’agence

Hébergement La famille

J4 – En route pour le Cambodge

Les choses ont bien évolué pendant la nuit, et il faut que je change d’air et quitte HCMC pour voir du vert. Direction le Cambodge et les temples d’Angkor, pour lesquels je prends mes billets avant même d’avoir la moindre idée de où ça se trouve précisément! Vite, un Lonely Planet SVP ! J’arrive finalement à Phnom Penh en soirée, pour reprendre directement un « Hostel Bus » à 23h pour Siem Reap. Le principe des hostel bus est très bien, à part les dimensions aux standards cambodgiens… Qui eut cru qu’un jour mon mètre soixante quinze puisse poser problème ?

Transports Bus : Ho Chi Minh City -> Phnom Penh Tuk-Tuk : Phnom Penh -> Phnom Penh Hostel Bus : Phnom Penh -> Siem Reap

Hébergement Hostel Bus

J5 – Angkor : un petit tour en vélo!

Arrivée la tête enfarinée à Siem Reap dans une « gare routière » plus proche du bidonville que d’un véritable nœud d’interconnexion aux moyens de transport modernes : les tuk-tuk nous sautent dessus à peine sortis du bus, au milieu des hangars où s’entassent des détritus et s’ébattent des poules. Pour trouver un dortoir, je me laisse totalement guider par le tuk-tuk, qui en retour insiste fortement pour que je fasse la visite des temples avec lui. Mais en discutant avec deux français pendant le petit déjeuner, ils me donnent leurs impressions et quelques bons conseils. C’est décidé, Angkor, c’est à vélo que je le ferai. Difficile ensuite à le faire comprendre à mon conducteur de tuk-tuk, qui n’alors qu’un but, me décourager de le faire par moi-même. Mais je suis tenace ! Découvrir Angkor en toute liberté, à vélo, est un véritable plaisir. Les temples sont époustouflants, tant dans le détail des sculptures que par la majesté des constructions. La carte postale est belle et bien sous mes yeux ! Après le symbolique Angkor Wat et le végétal Ta Prohm, visités sous le soleil, j’ai à peine le temps de me réfugier dans le temple de Banteay Kdei avant qu’une intense pluie s’abatte. Et c’est là, en attendant que ça se calme, que je rencontre Carlos, un mexicain qui tente également de s’abriter. Et il n’en faut pas beaucoup plus pour décider de continuer ensemble ! Le retour à Siem Reap, sous une pluie battante, est épique : comment éviter les ornières cachées sous les flaques ? Heureusement, la pluie est chaude !

Transports Tuk-tuk : gare routière Siem Reap -> Siem Reap centre Vélo

Hébergement Siem Reap Central Hostel

J6 – Angkor : un grand tour en tuk-tuk!

Départ en tuk-tuk avec Carlos pour les temples du grand tour et Banteay Srey, un peu plus loin. On y trouve de magnifiques sculptures, d’une très grande finesse. Et comme Banteay Srei est hors de la zone centrale d’Angkor, ça permet de découvrir d’autres paysages, et la « vraie vie » du coin, avec ses habitants, ses buffles, ses marchés, et ses « stations essence ». De retour sur le grand tour, les temples sont toujours aussi agréables à visiter, avec une mention spéciale pour le Bayon, un incroyable dédale dans lequel on se plait à se perdre ! Une pluie bien drue nous raccompagne jusqu’à Siem Reap où seul le bombé central des rues reste visible. En attendant la fin du déluge, je teste le « fried amok » : beaucoup de sauce douce-amère, mais surtout quelques traitres morceaux de piment. J’ai mis quelques minutes à m’en remettre !

Transports Tuk-tuk : grand tour Angkor + Banteay Srey Sleeping Bus : Siem Reap -> Phnom Penh

Hébergement Sleeping Bus

J7 – Phnom Penh

Réveil en douceur, face à la rivière, entre tartines et Lonely : je n’ai qu’une grosse journée pour découvrir Phnom Penh. Je me rends tout d’abord à S21, ancien établissement scolaire transformé par les Khmers Rouges en prison. Découvrir la folie sans borne des hommes, sa plus complète inhumanité, aussi bouleversante, incompréhensible et pesante soit elle, est nécessaire. Un tuk-tuk plus tard et je suis au marché russe : tout sur tout et un peu plus que tout ! De la bouffe et des fringues, mais aussi tout pour le bricolage, et une impressionnante section moto. C’est ensuite un instructif « fried rice » qui me permet de m’améliorer sur la manipulation des baguettes : c’est une voisine lituanienne qui prend pitié de moi et me donne un coup de main. Sympa ! L’après midi est dédiée au palais royal et la pagode d’argent. L’architecture extérieure de l’ensemble est intéressante, mais l’exhibition des richesses met mal à l’aise en comparaison à ce que l’on peut voir aux abords du palais, avec des gamins complètements nus le cul dans les flaques, des familles dormant sur le trottoir…

Transports Moto taxi & tuk-tuk : pour S21 et le marché russe Sleeping Bus : Phnom Penh -> Ho Chi Minh City

Hébergement Sleeping Bus

J8 – Ho Chi Minh City, le retour

Arrivée 10h30 après un long voyage et un laborieux passage de frontière : beaucoup d’attente pour pas grand-chose. Après avoir réservé un bus pour Dalat, je file directement au marché central, pour son ambiance, puis vers la pagode de Jade. Au final, je me rends compte que, même si c’est à voir, je ne suis pas vraiment passionné par les pagodes ni par la vie de Buddha. Au retour, c’est une charmante policière qui m’accompagne pour traverser un boulevard : impossible de mettre le premier pas sur la chaussée. Et pourtant, je ne suis pas du genre à tergiverser pour la traversée à la vietnamienne ! Pour mon dernier repas à Ho Chi Minh City, je retourne dans le resto où j’avais essayé les pancakes. Ce que je mange est de très loin différent de ce que j’imaginais en commandant, mais c’est très bon ! Je finis la journée en tentant de soulager les deux énormes cloques, bien symétriques, que j’ai sur chaque petit orteil… à l’Opinel !

Transports Sleeping Bus : Ho Chi Minh City -> Dalat

Hébergement Sleeping Bus

J9 – Prendre le frais à Dalat

Arrivée à Dalat à quatre heures du matin. Il pleut et j’ai froid. Dur ! Je patiente (ou plutôt, je zone) une heure et demi dans la gare routière où je rencontre deux chiliens, Stefan et Phelippe, avec qui je prends la navette pour le centre ville, et dans laquelle on rencontre deux brésiliennes. Nous voici donc à cinq à chercher un hostel, et après quelques tentatives, on arrive au Dalat Central Hostel. Superbe dortoir ! On y rencontre un autre français, Ben. Un petit tour au marché puis autour du lac permet de découvrir une charmante petite ville à l’atmosphère bien différente d’Ho Chi Minh City, mais aussi une excellente boulangerie. C’est le début de l’abus de « baguettes » !

Transports A pieds !

Hébergement Dalat Central Hostel

J10 – A l’eau !

Nous partons à cinq pour une journée canyoning, les deux chiliens, Ben, Johanna, une française qui nous a rejoint dans la soirée, et moi. Avec les intestins en vrac au réveil, je ne sais pas ce que ça va donner dans la journée… Au programme, deux rappels « secs » avec arrivée dans l’eau, deux toboggans, un saut et deux rappels « mouillés » dont la « washing machine » ! Le tout procurant de superbes sensations, même si j’ai rarement autant frissonné de ma vie (de froid bien sûr). Après ça, tout le monde est lessivé, et c’est dodo, diner, dodo !

Transports Amphibie

Hébergement Dalat Central Hostel

J11 – MVP

Grasse mat’, package et départ pour Nah Trang en début d’après midi, en compagnie de mes quatre compagnons de canyoning. C’est agréable de voir le paysage de jour, les montagnes, les plantations de café, les serres de fleurs… A peine arrivés à Nah Trang et nous voici déjà arrivés sur la plage à profiter des derniers rayons du soleil, de la chaleur de l’air et de la douceur de l’eau. L’ambiance est encore une fois bien différente de Dalat dans cette station balnéaire animée. Et c’est à Nah Trang que Phelippe me proclame MVP (most valuable player) !

Transports Mini Bus : Dalat -> Nha Trang

Hébergement True Friends Hostel

J12 – Prendre le soleil à Nah Trang

Grasse mat’, « baguette » et plage sont au programme de la journée, avec un bon roman et l’ombre d’un parasol. Le sable est tellement chaud qu’il est quasi impossible de se balader pieds nus, et il ne me faut pas plus de dix minutes à profiter de l’eau bien chaude pour attraper de méchants coups de soleils. Difficile d’avoir la peau blanche sous ces latitudes ! Après une énième « baguette » et avoir salué une dernière fois nos deux compagnons chiliens, c’est un bus de nuit qui nous attend pour nous conduire, Ben et moi, jusqu’à Hoi An.

Transports Sleeping Bus : Nha Trang -> Hoi Han

Hébergement Sleeping Bus

J13 – Hoi An la douce

Arrivée au petit matin à Hoi An, très jolie petite ville qui a conservé son caractère ancien et son atmosphère de petit bourg. Après la découverte à pieds du centre ville le matin, c’est en direction de la plage, en vélo et sous un ciel menaçant, que nous nous dirigeons en début d’après midi. La plage est superbe et l’eau est encore plus chaude qu’à Nah Trang. Tellement chaude qu’alors que je n’étais pas parti pour me baigner mais simplement profiter, après y avoir mis les pieds, il était impossible de ne pas y gouter ! Et c’est parti pour une première baignade en caleçon ! Pour bien finir la journée, on se régale des spécialités de la région, fried wonton et white rose, en compagnie d’Elodie et Mathieu, une suisse et un français rencontrés à l’hostel.

Transports Vélo

Hébergement Hop Yen

J14 – Découvertes matinales

Départ cinq heures du matin pour découvrir le site My Son, restes de la civilisation Cham. On nous a vendu du « sunrise »… mais il est déjà bien sorti quand on arrive. Les temples sont en très mauvais état, le site est petit, bref, décevant après avoir vu Angkor. Le retour en bateau est plutôt sympathique, mais l’arrêt shopping sur l’ile en face de Hoi An est inutile. Le tour doit avoir des actions avec le vendeur de sculptures bois… Avec deux allemands et Ben, on esquive pour simplement aller se balader dans les rues. C’est bien plus intéressant ! Je continue mon chemin vers Hué avec Ben en début d’après midi, non sans avoir croisé au hasard des ruelles, et pour la deuxième fois de la journée, Elodie et Mathieu.

Transports Bus : Hoi Han -> Hue

Hébergement Halo Guest House

J15 – Hue et ses empereurs

Découverte des tombes des empereurs à moto (avec des conducteurs locaux). L’avantage de la moto, c’est que l’on peut prendre son temps et que l’on évite le flux des touristes en faisant les visites à l’inverse des agences. La première tombe, celle de Minh Mang, constitue un véritable havre de paix (c’est d’ailleurs la plus agréable à visiter). S’ensuit le tombeau de Khai Dinh, beaucoup plus récent et très surprenant par son architecture, avec beaucoup de béton, suivant un style industriel années 20 pas des plus jolis. Et enfin, on visite la tombe de Tu Duc, un peu dans le même style que la première, avec ses édifices disséminés dans un grand parc arboré, mais moins organisée. Par contre, à la sortie du tombeau, l’un de nos chauffeurs nous attend pour nous engueuler, on n’était pas assez rapide à son gout ! Il fera la tête tout le reste du trajet… Pour le repas du soir, sur les conseils du Routard, dans un petit resto tenu par des sourds-muets, on teste les « roll yourself ». C’est une très étrange impression, tout le monde met ses doigts dans nos assiettes pour essayer de nous aider, serveurs, voisins de table en train de fumer, passants… Ca me laisse un peu dubitatif, et sur ma faim !

Transports Moto taxi

Hébergement Halo Guest House

J16 – La citadelle impériale

Pour notre dernière journée ensemble avec Ben, on décide de découvrir la citadelle. Pour bien commencer, on se fait avoir sur le prix d’entrée avec la vente forcée de billets combinés. Pas très agréable dès le matin. La citadelle en elle-même présente de beaux édifices, mais beaucoup manquent par rapport aux reconstructions 3D. Les bâtiments restaurés sont très jolis, mêlant rouge pourpre et jaune or. L’ensemble est à voir, mais c’est tout de même moins agréable que les tombeaux impériaux.

Transports Sleeping Bus : Hue -> Hanoi

Hébergement Sleeping Bus

J17 – Hanoi, première !

Arrivée le matin à Hanoi (mais « hors plan »), et c’est une moto taxi qui me conduit en centre ville pour 30000VND. Mais une fois arrivé, c’est 40000VND qu’il me prend, et étrangement, il ne comprend plus l’anglais. A part pour me dire que c’était loin… il le savait ! (enfin, il a quand même beaucoup demandé son chemin sur la route). Après quelques minutes d’un dialogue de sourds, et à l’aide d’un second vietnamien, on coupe la poire en deux, et il me rend 5000VND que j’utilise immédiatement pour acheter à une vendeuse ambulante de petits beignets « boule » très bons. Une fois le dortoir trouvé, deux françaises me font peur vu les problèmes rencontrés pour leur tour dans la baie d’Along et me conseillent de bétonner les choses avec l’agence pour ne pas me faire avoir. Ce que je fais ! Découverte des vieux quartiers, puis je reviens près du lac, pour prévoir mes prochaines étapes, assis sur un banc, face à l’eau, Routard à la main. Et c’est là que je me fais accoster par une étudiante vietnamienne qui veut parler anglais. Ca me surprend, mais ça me plait ! On parle un bon bout de temps, une de ses « copines du lac » nous rejoint, puis repart, et on décide d’aller manger ensemble. Comme elle me demande ce que je fais après, je lui propose d’aller prendre une bière, ce qu’elle accepte bien volontiers. Mais moins d’une demie bière bouteille après, elle est toute rouge, et c’est aussi tout de suite moins cohérent. Même si elle me dit qu’elle doit s’entrainer et qu’elle a accepté en connaissance de cause, je m’en veux un peu.

Transports A pieds !

Hébergement Hanoi Tony’s Hotel

J18 – En route pour la baie d’Along

Après deux heures de bus, la magie des tours organisés opère une nouvelle fois : pause shopping à l’organisation magnifique, avec le bus nous laissant à l’entrée pour nous reprendre à la sortie qui se trouve de l’autre coté. Insupportable ! Du port d’Along, un petit bateau nous amène sur un plus gros qui nous baladera à travers la baie. La bonne surprise, c’est que pour une chambre partagée louée pour 80$, je me retrouve finalement seul dans une chambre double bien sympa, de loin mieux que tout ce que j’ai fait jusqu’à présent. Et sans supplément en plus ! Après un premier repas à bord, c’est l’heure du départ pour la baie en elle-même. C’est une autoroute à bateaux, mais le spectacle est au rendez-vous. Magnifique, avec ses nombreux pains de sucre dépassant des flots ! Par contre, l’emploi du temps est minuté : Kayak entre baie et tankers (d’ailleurs, ils sont forts ces vietnamiens, je n’avais jamais encore vu de supplément tunnel !), Amazing Cave, une grotte assez impressionnante de par ses proportions, et arrêt sur une petite ile surpeuplée à la plage ridicule et dont l’eau est plus que douteuse. Je préfère aller profiter de la vue au sommet, j’aime bien aller voir ce qui se passe d’en haut ! Au retour sur le bateau, c’est cooking classe (une grosse blague plutôt : rouler des nems), et pêche aux calamars, totalement vaine. Mais c’est surtout une soirée idéale pour profiter du calme de la baie installés sur le pont supérieur, à discuter, à parler pourboires, et refaire le monde avec des gens de tous horizons. Un régal !

Transports En bus, en bateau et en kayak (mais pas sous les tunnels)

Hébergement Bateau

J19 – Magnifique baie d’Along

Agréable réveil au milieu de la baie, suivi par une conduite forcée vers une ferme perlière où, bizarrement, il y a beaucoup de temps pour le shopping. Retour tranquille à travers la baie avec encore une fois de magnifiques paysages. Après un dernier repas à bord, et la mauvaise surprise avec des coûts cachés de la vie à bord (les prix étaient en fait sans la TVA et le service), c’est l’heure du retour pour Hanoi, sans oublier la petite pause shopping en cours de route. Pour faire suite aux discussions de la veille, je « tip » à 10%, suivant les conseils d’autres français qui m’ont l’air plus au point que moi. De retour à Hanoi, je suis surpris mais surtout très content de recroiser, totalement par hasard, Johanna. J’avais cru reconnaitre une voix familière en pleine rue, je me suis empressé de faire demi-tour, et je l’ai reconnue ! Malheureusement, comme j’ai le bus à prendre, je n’ai pas beaucoup de temps pour papoter… C’était sans compter sur l’organisation discutable de la compagnie de bus ! L’avantage, c’est qu’une heure et demie d’attente, ça permet de faire connaissance, et je me retrouve à bavarder avec 2 belges et un petit groupe de françaises. Finalement, on réussi tant bien que mal à embarquer dans l’un des 3 bus disponibles.

Transports En bateau, en bus… Sleeping Bus : Hanoi -> Lao Cai (à priori)

Hébergement Sleeping bus épique et bien remuant

J20 – Sapa à l’improviste

Réveillé à temps pour descendre à Lao Cai, je comprends rapidement que le chauffeur de bus ne sait absolument pas où aller, puisque pendant une bonne demi-heure, le bus erre littéralement dans la ville, entre arrêts, demi-tours et marches arrière, avant d’abandonner. Après une laborieuse montée - et une épique pause refroidissement moteur au jet d’eau - j’arrive finalement à Sapa, où je n’ai ni la force ni l’envie de me battre pour retourner à Lao Cai. De toutes façons, je devais également venir à Sapa ! Par contre, je comprends enfin pourquoi les allées du bus sont bondées alors qu’il n’y avait personne la veille : l’un des trois bus à rendu l’âme en cours de route, et les passagers ont été entassés dans les deux bus restants. Difficile de m’orienter en sortant du bus, me repérer sur la carte, bref, trouver le nord ! Surtout que je suis « hors carte », pour commencer ma recherche d’un hostel. Après avoir fait le tour des agences, j’en conclu que ça pourrait être mieux (et moins cher) de randonner avec une guide locale. Petite mise en jambe l’après midi avec le village de Cat Cat et 2 bonnes heures de marche.

Transports A pieds (c’est plus fiable !)

Hébergement Sapa Hostel

J21 – Un trek dans les rizières

Je devais être seul, mais Saha, la guide, m’annonce que quatre autres personnes veulent se joindre. Quatre jeunes français en plus ! Me voici donc avec un couple de tourdumondistes, Margot et Olivier, la sœur de l’un, Thiphaine et le copain de l’autre, Mathieu. La randonnée se déroule par une chaleur oppressante, sous un soleil voilé mais traitre, au milieu des forêts, villages, plantations de thé, indigo ou marijuana au départ, puis plantations de riz à la fin. Paysages magnifiques ! C’est comme les cartes postales, sauf que l’on est dedans. Pour les repas, c’est Saha qui régale, et c’est simplement succulent, comme avec cet assortiment de différents plats pour le repas du soir partagé en famille, avec son mari et ses 3 fils. Le porc cuit au feu est à tomber par terre. Le « morning glory » est très bon aussi. Entre autres ! Et pour finir, alcool de riz ! Cependant, l’impression de vivre dans une autre époque reste étrange, avec une maison en bois, sans fenêtre, mais avec d’énormes jours entre les lames de bois. Les toilettes sont à 20 mètres à gauche de la maison. L’ « eau courante » est à 20 mètres à droite. Pour l’aménagement, il n’y a pas de chaise, que des bancs ou tabourets très bas, tandis que les lattes des lits ne sont pas égalisées. Il faut bien viser avec les omoplates ! Cochons, poules, canards, chiens et chats vivent leur vie devant la maison, voire parfois dedans. Suite à cette soirée, on se pose également la question de l’état de la vie de famille, avec des étrangers sans cesse accueillis par Saha. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le plus grand des fils ne semble pas très bien le vivre.

Transports Toujours à pieds !

Hébergement Chez Saha, dans un petit village proche de Sapa

J22 – Nager avec les buffles

Réveil à 5 heures du matin par le petit de 3 ans, puis par le coq, puis par le grand père qui s’amuse au marteau. Résultat, à 7 heures, debout ! Saha est déjà partie rameuter les pèlerins à la descente du bus de nuit, et on déjeune à son retour, avec un repas sous la même forme que le diner, mais avec du café à la place de l’ « happy water ». La suite de la randonnée nous conduit, à travers les rizières, jusqu’à une cascade pour une baignade un peu perturbée : une demi-douzaine de buffles venus également profiter de l’eau ! Méfiants au départ, on se remet à l’eau en voyant qu’ils se tiennent tranquilles. Fin de la randonnée vers 14 heures, à 10 km de Sapa, alors que l’on était sensés y retourner à pieds. C’est tellement bien organisé que 5 motos nous y attendent… désagréable sentiment de s’être fait piégés ! Mais je décide de continuer à pieds alors que les autres partent en moto. Après une heure de marche, et alors que le mari de Saha est revenu à notre niveau, je n’ai plus le choix alors que la balade était très belle et que je tenais la forme. Retour à Sapa, banana pancake, puis diner avec mes quatre co-randonneurs (curieusement fini par un pot de yaourt servi sur sa petite coupelle) avant de finir par un « plumfoot » (ou dacau), sorte de badminton qui se joue avec les pieds. Et on se prend vite au jeu !

Transports Encore à pieds !

Hébergement Dortoir de l’agence située en face de l’église (et dont je n’ai plus le nom)

J23 – En deux roues

Je profite de cette journée pour parfaire ma culture vietnamienne. Plutôt réticent au début du voyage, je me dis que je ne peux pas quitter le Vietnam sans avoir expérimenté la conduite d’un scooter. Et heureusement, Sapa n’est pas aussi encombrée qu’Hanoi. Mais pour une première, c’est tout de même une belle expérience, au milieu des rizières, et avec un matériel au top, sans compteur de vitesse, ni kilométrique, et encore moins de jauge à essence. Ce n’est pas peu dire que je n’en menais pas large au début !

Transports Scooter Sleeping Bus : Sapa -> Hanoi

Hébergement Sleeping Bus

J24 – La baie d’Along terrestre

A peine une heure après être arrivé à Hanoi, je suis déjà dans un bus en direction de Ninh Binh, pour un départ dès 6h. Mon premier bus local ! Le principe est simple : pour prendre et déposer des passagers, le bus s’arrête n’importe où, n’importe comment, aussi bien en pleine ville qu’au beau milieu de l’autoroute. Petit joueur, j’ai préféré les gares routières ! Après mon initiation à Sapa, je loue une nouvelle fois un scooter pour aller découvrir en toute liberté les sites de la baie d’Along terrestre, les grottes de Trang An puis les grottes de Tam Coc. Les balades en barques au milieu des pains karstiques sont agréables bien que l’ambiance reste très touristique. Le plus surprenant reste tout de même les rameuses qui utilisent la technique traditionnelle, en ramant avec les pieds ! J’ai la chance de faire Tam Coc en fin d’après midi, après le départ des groupes, pour un moment magique de quiétude et de contemplation. Cependant, les prix pratiqués pour les visites sont excessivement chers en comparaison à d’autres sites vietnamiens, et la baie d’Along terrestre, bien que très jolie, n’est tout de même pas au niveau de la maritime.

Transports Bus : Hanoi -> Ninh Binh Scooter (en meilleur état que la veille)

Hébergement New Queen Mini Hotel

J25 – Hanoi, le retour

Ca sent la fin de l’aventure. Je profite de mon retour à Hanoi pour me balader au hasard des rues pour m’imprégner de cette ambiance vietnamienne si particulière et que je vais bientôt quitter. Je prends tout de même quelques minutes pour demander mon remboursement du billet de bus pour Lao Cai. J’ai bien appris ma leçon, tout se négocie ! Et pour finir, un petit tour au lac, pour pratiquer un peu mon anglais !

Transports Bus : Ninh Binh -> Hanoi

Hébergement Street Backpackers Hostel (défiant toute concurrence, à seulement 3$ la nuit, bière et petit déjeuner inclus !)

J26 – Good bye Vietnam

Direction le marché à la recherche de quelques cadeaux. Encore une fois, la négociation est de rigueur ! Par contre, j’ai un peu de mal à me faire comprendre pour trouver ces fameux « plumfoot ». Je profite également du temps qu’il me reste pour m’offrir un massage, prévu de longue date et bien mérité. Moins de cinq minutes avant le départ de la navette pour l’aéroport, je tombe nez à nez avec les françaises rencontrées quelques jours plus tôt, au départ de l’épique bus pour Sapa. Dommage de ne pas avoir plus de temps pour bavarder. Mais pour bien finir ce voyage, marqué par de nombreuses et belles rencontres, c’est en compagnie d’Anna, agréable française rencontrée à l’aéroport, que je partage le trajet retour.

Transports Vietnam Airlines (navette aéroport +avion)

Hébergement Avion
Retour d'expérience sur location de voiture 4x4 au Pérou English translation pending
by GollumNet · 2014-08-30 · 28 replies
Bonjour,

Ayant pas mal cherché des informations sur des locations de voitures au Pérou avant mon départ, je fais ici un rapide retour pour les personnes qui pourraient être intéressées.

Pour commencer et avant de rentrer dans les détails, et après avoir tenté l'expérience, je dirais sans hésitation que la location d'un véhicule et si possible un 4x4 valent vraiment le coup. On va où on veut, on s'arrête quand on veut, on choisit ses horaires, etc. Si c'était à refaire, nous le referions les yeux fermés.

1- Choix du véhicule Nous souhaitions un véhicule solide pour aller partout sans se poser de questions. Nous avons donc réservé un Land Cruiser chez Avis. Coût : 2480.53USD pour 27 jours, forfait de 1500 km par semaine (soit 214 km environ par jour). Nous n'avons pas pris les assurances car paiement par carte de crédit. Mais attention, seules les cartes type Visa Infinite ou Amex Platinum couvrent les locations de 4x4. Avec par exemple une Visa Premier, vous n'êtes pas couverts. Comme nous n'avons pas souscrit les assurances, on nous a demandé un dépôt de garantie de 2500USD sous la forme d'une pré-autorisation sur la carte de crédit.

2- Livraison du véhicule Pour une récupération du véhicule à l'aéroport, Avis nous facturait un énorme supplément. De plus, à la descente de l'avion, il aurait fallu affronter tout de suite la circulation dans Lima et de nuit. Nous avons donc préféré une livraison le lendemain matin suivant le jour de notre arrivée, à l'aube et directement à notre hôtel à Miraflores. Avis est venu également récupéré le véhicule à l'hôtel. Aucun supplément pour ce service que nous recommandons. Nous avons eu un Toyota Land Cruiser Prado quasi-neuf et en excellent état (21915km au compteur). Visiblement, bien que s'agissant d'un véhicule taillé pour les pistes, ses pneus n'avaient connu que le bitume. Présence d'une trousse de secours. Pneus en parfait état. Présence de la roue de secours elle-même en parfait état. Bref, un véhicule rassurant pour partir à l'aventure.



3- Carburant, stationnement et péages Le véhicule fonctionnait à l'essence, et on devait mettre du "95" ou du "97". Arrivés à Puno, alors qu'on était dans le "orange", impossible de trouver une station ayant du "95" ou du "97". Nous avons avons alors échangé avec un péruvien qui avait aussi un 4x4 et il nous a dit de ne pas nous embêter et de mettre du "84". Ce que nous avons et continué de faire jusqu'à ce qu'on retrouve du "95" et du "97" quand on est revenus à Paracas. Nous avons payé dans 80%-90% des cas par carte de crédit (Visa partout, Amex quelques fois) dans les stations. Le reste du temps, on a dû payer en espèces. Côté consommations et budget essence, je n'ai pas noté et je ne me rappelle plus. De mémoire, le gallon devait tourner autour de 18 SOL. Nous avons séjourné dans des hôtels qui avaient des parkings privés gardés et/ou fermés, accessibles aux clients sans supplément, sauf à Cusco où le Casa Andina Private Collection n'a pas de parking et travaille avec un garage voisin (coût journalier 30 SOL). Pour aller au MP, il y a deux parkings à Ollantaytambo : un IncaRail et un PeruRail. Nous étions dans un hôtel situé dans la gare (El Albergue) et qui a un accord avec le parking IncaRail pour un stationnement gratuit. La plupart des routes sont à péages et il faut donc prévoir quand on circule du liquide en petites coupures (10 SOL ou des pièces) pour les péages.

4- Contrôles de police Au Pérou, il y a beaucoup de contrôles de police et nous en avons vu énormément au bord des routes. Nous avons fait en tout 3850km et subit seulement 4 contrôles : 3 contrôles de police (papier du véhicule, permis) et un contrôle sanitaire sur Los Libertadores en redescendant sur la côte. Pour les contrôles de police, nous avons visiblement été vernis parce que la moyenne semble plus élevée. Je pense que le fait d'avoir une "grosse" voiture neuve a joué et fait qu'on ne nous arrêtait pas souvent. De plus, à l'occasion des 4 contrôles subis, aucun agent n'a essayé de nous extorquer de l'argent ou quoi que ce soit. Il y a même un policier qui nous a indiqué qu'il fallait faire attention aux faux flics en nous donnant des indications pour identifier les agents officiels. Ceci étant, il semblerait que cette expérience ne soit pas la norme et des péruviens nous ont dit qu'ils étaient ravis de nous entendre dire ça parce que classiquement, les policiers trouvaient toujours des faux problèmes pour essayer de soutirer de l'argent aux conducteurs. Il faut dire aussi que comme nous ne parlons pas espagnol, la discussion s'arrêtait vite dès qu'on présentait les papiers de la voiture et notre permis (français car on n'a pas eu le temps de faire un permis international et le permis français est valable pour un court séjour). En tout cas, à titre personnel, nous n'avons aucun reproche à faire concernant le comportement des agents de police.

5- Comment s'orienter Les indications ne sont pas toujours claires, ce qui rend difficile la circulation. Quand on demande son chemin, on arrive toujours à avoir des indications pour aller dans la bonne direction. Nous avons utilisé une carte routière et nous imprimions des trajets Google Maps dans les hôtels pour compléter. Sur les pistes, nous avons dû sortir une fois une boussole pour se repérer et se localiser.

6- Sécurité routière et conduite péruvienne Pour faire simple, la conduite est effectivement sportive, mais en étant un peu vigilant et en conduisant uniquement le jour, on s'en sort sans stress. Il suffit d'observer attentivement les comportements des autres au cours des premiers kilomètres et après c'est bon. Autrement, je dirais que sur la route, il faut se méfier dans l'ordre : - des collectivos ; - des bus ; - des autres véhicules. En ville, il faut ajouter les motos taxis qui sont les plus dangereux à mon avis. En termes de sécurité, j'avais longuement discuté et à l'avance de mon itinéraire avec des péruviens qui m'avaient rassuré sur les pistes envisagées. On ne nous a donc déconseillé aucune des pistes prévues, dès lors qu'on roulait dans la journée en étant prudent. Sur route bitumée, on pouvait atteindre des moyennes de 80-90km/h (voire plus, mais il ne faut pas le dire car c'est interdit de rouler plus vite 😉). Sur piste, on a eu des tronçons à 30km/h, mais en moyenne on arrivait je pense à faire entre 40 et 60km/h selon les pistes. Attention, je rappelle qu'on avait une très bonne voiture avec d'excellents pneus et que cette moyenne peut fortement descendre si le moyen de locomotion n'est pas adapté.

7- Où dormir ? Comme indiqué plus haut, nous avons privilégié des hôtels avec parking. Avec un 4x4, je ne connais pas la réglementation, mais il me semble qu'il aurait été techniquement possible de camper dans un certain nombre d'endroits totalement désertiques (et je n'avais pas l'impression que ça posait des problèmes de sécurité). Pour les nuits chez l'habitant, ça doit être possible, mais ponctuellement compliqué car nous avons traversé certains endroits où à mon avis peu de gens parlaient espagnol, et encore moins anglais.

8- Divers Il faut parfois prévoir quelques surprises en route. Entre Cusco et Abancay, il y avait des travaux de réfection de la voie et nous avons été 2h30 totalement à l'arrêt. Plutôt que de faire une circulation alternée, ils ont tout simplement fermé la route dans un sens et en pleine journée. Nous n'avons eu aucune crevaison, même si nous avons fait subir un régime infernal à la voiture.

9- Bilan Nous sommes donc très satisfaits de l'expérience. Le loueur a été globalement clean. Profitant du fait qu'on n'a pas pris l'assurance, ils nous ont facturé après notre retour 293.57 USD de dégâts découverts après avoir lavé la voiture qui est arrivée littéralement couverte de poussière. Il s'agit de quelques rayures sur la carrosserie et je pense que c'est l'intense fréquentation de pistes étroites avec des plantes qui débordaient sur la piste qui en est la cause. Je ne vais donc probablement pas chercher à contester, d'autant plus que c'est couvert par l'assurance de ma carte de crédit.

J'espère que ce retour sera utile à d'autres personnes et je reste disponible pour répondre à vos questions complémentaires. Quand j'aurai un peu de temps, je ferai un retour sur le voyage lui-même dont l'itinéraire a été le suivant en se basant sur les nuits passées : Lima (25-26.07) - Paracas (27-28.07) - Nasca (29.07) - Arequipa (30-31.07) - Yanque (01-02.08) - Puno (03-04.08) - Cusco (05.08) - Ollantaytambo & MP (06-07.08) - Cusco (08-09.08) - Trek (10-13.08, voir www.andeanlodges.com) - Cusco (14-15.08) - Abancay (16.08) - Andahuaylas (17.08) - Ayacucho (18-19.08) - Paracas (20.08) - Lima (21-22.08).

@+ GollumDotNet
Séjour linguistique longue durée pour adulte aux États-Unis English translation pending
by Emelila13 · 2014-08-29 · 13 replies
Bonjour à tous !

Je me présente, je m'appelle Coralie, j'ai 31 ans, habite à Lyon, et suis salariée de mon entreprise depuis 7 ans environ.

J'ai depuis toujours été attirée par le voyage et les langues étrangères, malheureusement pour des raisons familiales je n'ai jamais pu réellement voyager ni approfondir mes compétences linguistiques car j'ai du abandonner mes études à 18 ans. Je m'en suis bien sortie cependant car je travaille dans une grosse entreprise ayant des filiales un peu partout dans le monde... Ce qui m'amène au sujet de cette conversation. :)

Je suis partie à Las Vegas cet été, ma première fois aux US, et cela a été un déclic pour moi. Quel bonheur de sentir à nouveau sa tête tourner à 2000 à l'heure, apprendre du vocabulaire, des expressions, découvrir une nouvelle manière de vivre, des gens adorables et souriants, bref, vraiment que du positif. Sauf que... Moi qui demande une mutation à mon entreprise depuis 2 ans, j'ai aussi réalisé que mon anglais, qui pourtant est jugé "bon" par mon entreprise, était en réalité misérable !! Pourtant, je regarde tous mes films et séries en VO, mais ce n'est pas suffisant avouons le pour faire de nous quelqu'un de bilingue, encore moins en ce qui concerne le langage d'entreprise !

Ayant juste un niveau BAC, j'ai donc pris la décision après pas mal de temps de réflexion de tenter l'aventure du séjour linguistique. Mais je ne compte ni partir 1 mois, ni deux mois. Mon objectif serait de partir entre 9 et 12 mois, par le biais d'un congé individuel de formation, pour acquérir un maximum de vocabulaire, de prononciation, de culture générale...

Aussi je cherche des personnes qui auraient déjà tenté cette aventure et qui puissent me donner des conseils.

Je viens seulement de contacter le Fongecif, j'attends donc d'aller assister à la réunion d'information et ensuite de rencontrer mon conseiller, en espérant qu'à terme mon projet puisse être accepté.

Concernant mon projet en lui-même est déjà bien avancé : Concernant le lieu, ce serait probablement Las Vegas (question pratique car un de mes amis y habite, et aussi pour le côté géographique : amoureuse de nature (oui oui ça peut sembler paradoxal avec Las Vegas lol :) ) la proximité des parcs m'attire, le climat aussi, et le fait que ce ne soit pas une énorme ville comme Los Angeles) mais le choix n'est cependant pas entériné.

J'ai contacté 2 écoles : FLS et IAE : est-ce que vous en avez déjà entendu parler ? Le programme serait intensif : entre 25 et 30h de cours par semaine, avec au final évaluation via le TOEIC et peut-être également Cambridge, à voir. S'il existe d'autres possibilité de certificats ou diplômes que vous connaissez je suis preneuse de conseils également.

Pour ceux qui sont déjà partis dans le cadre d'un tel séjour : ma grande crainte est de ne me retrouver qu'avec des jeunes de 18 ans... Comment ça s'est passé pour vous ?

Comme on ne peut pas travailler aux US avec un visa étudiant, je pensais aussi à la possibilité de faire un peu de bénévolat sur mon temps libre histoire de pratiquer un maximum l'anglais. Quelqu'un a déjà essayé cette formule ? J'espérais à la base pouvoir donner des cours de Français comme j'ai un excellent niveau, ou au pire servir dans un bar, mais je ne veux pas me risquer au moindre problème sur place comme je sais les états unis très regardants sur ce point.

Ceux qui sont partis sur une longue période, comment estimez vous votre niveau d'anglais par la suite ? J'ai oublié de préciser que mon but est d'intégrer la filiale US de mon entreprise à mon retour de congé, ou une autre filiale anglophone.

Je vous remercie pour vos réponses et vos conseils si vous en avez !!

Coralie
26 jours de Denver à Denver: des Ardéchois aux States English translation pending
by Biquette07 · 2014-08-27 · 169 replies
Bonsoir les forumeurs,

Bien que les carnets s’embouteillent un peu ces derniers jours, je commence le mien avant d’être happée par l’ogre Rentrée… 😉 Mille mercis aux nombreux contributeurs qui nous ont permis de préparer et réaliser un superbe voyage. Je ne suis pas la première à le (re-re-re)dire mais ce forum a été une mine d’infos indispensable : les carnets, les photos, les suggestions, les réponses aux questions posées, tout ça. J’ai pensé un moment faire comme VallM17 ou Xfg59* un Top 15 mais en fait… tout nous a plu ! Tout était génial (ou presque) ! Je crois qu’on est rentrés avec des yeux plus grands qu’au départ tellement on les a écarquillés ! Donc je me contenterai de raconter ce qu’on a vécu, petits novices de l’Ouest américain.

Je resitue le contexte : nous sommes partis 26 jours, du 24 juillet au 19 août, pour une (petite) boucle d’environ 2000 miles de Denver à Denver. Nous étions 5, mon mari, mes filles (11 et presque 14 ans), mon fils (9 ans) et moi. Nous rejoignions des amis expat’ qui ont voyagé avec nous la première semaine. Ce voyage je l’ai longuement préparé, l’itinéraire était bouclé fin octobre 2013, les billets achetés début novembre, la voiture réservée début mars 2014, presque tous les hébergements réservés en ligne de janvier à juin. J’ai beaucoup beaucoup utilisé les sites ouestusa.fr, west-usa-dream.blogspot.fr, sunsetbld.com, les blogs d’Isap, jeveuxcamperauxusa, lesnainsvoyagent, sibellelaterre, etc. J’ai rapidement investi dans les Photographing the Southwest Southern Utah et Arizona qui m’ont réellement servi dans les choix de sites à visiter. Sur place, j’ai récupéré (à contre-cœur) un Guide du routard parcs nationaux de l’Ouest américain qui m’a également été utile. Les copains expat’ nous ont laissé un Tomtom avec carte EU qui fut, lui aussi, trrrès utile : j’ai regretté ne pas avoir emporté des coordonnées GPS de départ de certaines randos (voir + loin)…

Nous avons choisi Icelandair parce qu’ils proposaient le meilleur rapport tarif/durée du voyage et nombre d’escales : 4093€ pour nous 5, 1 seule courte escale, 11h20 de vol à l’aller et seulement 10h20 au retour. En plus, chose non négligeable, ils accordent 2 bagages de 23kg par personne en classe éco.

Nous avons choisi l’option camping dans les parcs + voiture, sur les 26 nuits nous avons dormi seulement 7 nuits à l’hôtel. Du coup, nous avons voyagé avec 2 tentes, 5 matelas auto-gonflants, 5 duvets, 5 draps de sac en soie (géniale cette découverte), sans oublier 5 frontales (indispensables en camping). Nous avons préparé la plupart des repas nous-mêmes (pic-niques à midi), puisque nous n’avons mangé que 6 fois au resto. Nos copains expat' nous ont amené le réchaud à gaz, les gamelles, la lampe de camping, la glacière, des bâches (à mettre sous les tentes pour ne pas les plier crades), et 5 oreillers (trop trop bien : on les a ramenés dans l'avion et c'était top confort).

Allez, assez bavassé.

Le circuit prévu : J1 vol Paris - Denver (arrivée 18h30 = nuit Denver) J2 Denver - Colorado NM (nuit Saddlehorn campground - Colorado NM) J3 Colorado NM - Arches NP : Devil’s garden trail (nuit Devil's garden campground - Arches) J4 Arches NP : Fiery Furnace (réservé) - Mill creek canyon (nuit Devil's garden campground - Arches) J5 Canyonlands NP : Island in the sky - Horseshoe Bend (nuit Devil's garden campground - Arches) J6 Moab - Mesa verde (nuit Mesa Verde RV resort) J7 Mesa verde NP : Mesa top loop, Balcony House, Chapin mesa museum (nuit Mesa Verde RV resort) J8 Mesa verde NP - Gooseneck -Moki Dugway - Muley point - Valley of the gods - Bluff (nuit Recapture Lodge - Bluff) J9 Bluff - Road canyon - Monument valley - Navajo NM (nuit Sunset view campground - Navajo NM) J10 Navajo NM - Grand canyon village (nuit Mather campground - GC) J11 Grand canyon NP (nuit Mather campground - GC) J12 Grand canyon village - Page - Horseshoe bend (nuit Super 8 - Page) J13 Lower Antelope canyon - Wire pass/Buckskin Gulch- Coral Pink sand dunes SP (nuit Coral Pink sand dunes campground) J14 Coral Pink sand dunes SP - Zion NP (nuit Watchman campground - Zion) J15 Zion NP : The Subway (nuit Watchman campground - Zion) J16 Zion NP : The Narrows (nuit Watchman campground - Zion) J17 Zion NP : Angel's landing - Bryce canyon NP (nuit Sunset campground - Bryce) J18 Bryce canyon NP : Queens garden/Navajo loop (nuit Sunset campground - Bryce) J19 Bryce canyon NP - Willis creek - CCR : Grosvenor arch - Kodachrome basin SP (nuit Kodachrome basin campground) J20 Kodachrome basin SP - (nuit Kodachrome basin campground) J21 Kodachrome basin SP - HITRR : Peekaboo et/ou Zebra slot - Devil’s Garden (nuit Calf creek campground) J22 Upper ou Lower Calf creek falls - Burr trail road + Nottom road si météo ok - Capitol Reef NP (nuit camping Torrey ou Fruita) J23 Capitol Reef NP - Panorama point, Hickman bridge, Sulphur creek - Goblin valley SP (nuit Goblin valley campground) J24 Little wild horse canyon - Moab - re-Arches : Delicate arch (nuit Apache motel - Moab) J25 Moab : Bowtie et Corona arch - Fisher towers (nuit Apache motel - Moab) J26 Moab - Denver (nuit Denver) J27 vol Denver - Paris (départ 17h20)

J1 - 24 juillet : vol Paris - Denver avec Icelandair Rien à dire sur la prestation si ce n’est l’absence de sous-titrage français pour les films : les enfants étaient déçuuuuus… Ils se voyaient déjà engloutir des heures de cinoche et là nada, rien, que dalle. Gloups. Arrivée à Denver avec 1h de retard (problème technique à Reykjavik) donc vers 19h30, direction Alamo où nous récupérons sans problème un Dodge Grand caravan. L’employée qui nous sert ne nous force pas la main avec les assurances, elle nous propose d’elle-même une traduction française du contrat, bref pas de mauvaise surprise. On a juste cherché un moment où se cachait la 7e place vu l’ingéniosité du système de (re)pliage du siège sous les pieds ! Juste un p’tit coup de speed pour aller jusqu’à l’hôtel puisque nous n’avions ni GPS ni carte routière précise (aaaaaah, l’aventure !)…

Dodo : hôtel Days Inn International Airport. Bon, très très moyen. En plus toute la nuit y’a eu un bruit assez fort de moteur (clim’ ?), on aurait pu trouver mieux.



J2 - 25 juillet : Denver - Colorado National Monument Grâce au décalage horaire, on se réveille à 5h et on décolle à 7h30 (sans avoir testé la piscine, rappellent les enfants !). Malgré notre absence de GPS, la sortie de Denver par l’I70 se fait fingers in the noze et très vite défilent des paysages de montagnes qui rappellent les Alpes (ben un peu, si). Au fur et à mesure qu’on s’approche de Grand Junction la température monte et inévitablement on craque : on met la clim’ ! Au diable les convictions écolo, quand il fait chaud, il fait chaud. On teste notre premier « resto », un Subway, et on constate l’étendue de nos lacunes en anglais… Argh, arrêtez de me demander ce que je veux comme pain, comme accompagnement, comme crudités, comme sauce, comme boisson, comme couleur de serviette ! Je veux juste bouffer ! Même pour se servir en eau c’est compliqué (si si)… Direction le parc Colorado NM. Nous réalisons que nous sommes partis (et là on regrette un peu) sans carte IGN : résultat, on galère pour trouver l’entrée Est du parc. Si on avait su, on se serait imprimé une carte… A l’entrée du parc, une rangerette avec un chapeau plastique improbable nous accueille version j’ai-avalé-un-tube-de-vitamines, et la pluie commence à tomber, zut. Puis ça se transforme en orage (grrr), donc on se pose à un point de vue et… on attend. Heureusement, au bout de 45’ ça se dégage et le soleil ressort, chouette ! On enchaîne alors tous les points de vue de la Rim rock drive tellement on est contents, ce qui nous prendra un bon moment. Que c'est beau !





Dodo : Saddlehorn campground. On constate que d’un emplacement à l’autre on passe du pas sympa (pentu, petit) au royal. Nous avons choisi la loop B et la vue sur la vallée est superbe, que ce soit au coucher de soleil ou au lever ! En revanche, la marge de manœuvre pour planter les 2 tentes est limite… Mais les enfants sont ravis, il y a des lapins qui sautent partout (trop drôle), faut même faire gaffe où on marche la nuit !
Mésaventure à Alexandrie English translation pending
by Soupemama · 2014-08-23 · 15 replies
Bonjour !

Je voudrais juste relater une petite mésaventure qui m'est arrivée a Alexandrie le mois dernier . Rien de grave , mais sait-on jamais, je préfère prévenir.

Alors que je me balladais (seul) un matin sur la Corniche, une voiture occupée par 3 personnes s'est arrêtée à mon niveau et m'a fait signe de venir. Croyant naivement à une simple question de curieux où un renseignement je me suis approché. C'est alors que j'ai vu que l'homme devant, à la "place du mort" , portait la chemise blanche de la police. Celui-ci a commencé a me parler (en Arabe) me disant (j'imagine) qu'il était flic en me montrant ses galons sur son épaule. Il m'a dit de monter dans la voiture , ce que j'ai refusé . Il m'a demandé mon passeport ( que j'avais) , mais que j'ai fait semblant de ne pas l'avoir, lui proposant la photocopie de celui-ci, que j'ai toujours sur moi .

Il a continué a parler en Rebeu et m'a attrapé le bras fermement, aidé de l'homme à l'arrière de la voiture qui était sorti pour lui prêter main forte pour me rentrer dans cette voiture .

Il était aux environs de 9h du matin, sur le trottoir opposé a la mer, les commerces étaient encore fermés et peu de monde circulait a pied.

Étant donné qu'il était habillé en flic , qu'il m'a présenté une carte j'ai été pris au dépourvu . Je n'ai pas osé frapper. J'ai eu peur des conséquences.

Je leur ai dit (enfin essayé de leur faire comprendre, car j'ai fait mine de ne pas parler Anglais - bien qu'eux non plus ne semblaient pas parler Anglais) de me rammener à l'hôtel où je résidais afin d'y récupérer mon passeport , ce qu'ils ont acceptés et qui se trouvait à environ 20 minutes à pied.

Une fois la voiture démarrée , le flic est devenu encore plus agressif . Il a commencé à faire de grands signes comme quoi j'étais fou et je fumais et a parler très fort . Il a fait des gestes de piqûre sur son bras et là j'ai commencé à me dire que ça puait lol

J'ai donc commencé aussi à crier et l'insulter en Français .

J'ai sorti mon téléphone et ai simulé un appel. Là, la voiture a ralenti et s'est mise sur le bas côté. J'ai fortement tenté d'ouvrir la porte et ils l'ont dévérouillée, je suis sorti sur la route , et ils ont continué la leur . Fin de l'histoire .

Après renseignements pris auprès de mon hôtel et de l'office du tourisme, les flics ne contrôlent jamais les touristes . Ce que je leur ai immédiatement raconté m'a semblé les laisser dubitatifs et perplexes . Je n'ai eu sur le moment ni le temps , ni la présence d'esprit de noter le numéro de la plaque . Quand bien même, je ne comprends pas l'Arabe de toutes façons .

Donc voilà, tout ça pour dire que si cette histoire se reproduit sur quelqu'un ici, n'ayez crainte et partez. Ne jamais oublier les bases en voyage. On n'a pas son passeport , on ne comprends rien.

Ce message n'a aucunement pour but de faire croire que l'Egypte est un pays dangereux où quoi que ce soit . C'est juste une anecdocte qui m'est arrivée la faute a pas de chance . Mais mieux vaut prévenir que guérir non :-)

Amusez-vous bien
Pacific Northwest Motorcycle Trip English translation pending
by Genevois · 2014-08-21 · 70 replies
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.

Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.

Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.

Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.

Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.

Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.

L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.

Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...

Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
Des Minions de Los Angeles aux colibris de Tucson, 3 semaines en famille English translation pending
by Pboulard · 2014-08-15 · 170 replies
Hello,

Après avoir profité et aussi continuer à profiter des carnets de voyages des autres, je me lance dans l'exercise. Me voilà donc pour vous faire le récit de nos 19 jours de péripéties dans le pays de l’Oncle Sam au mois d'avril 2014. On a opté pour un voyage voiture/hôtel, où tout a été réservé par nous-même. Nous étions 2 adultes et 2 petits monstres de 13 et 10 ans.

L'itinéraire Après plusieurs remaniements, l’itinéraire (presque) définitif a été fixé début août 2013, ce qui a permis de réserver les hôtels de notre premier choix sans aucun problème. Au final, nous avons parcouru 3’600km. Nous avons volontairement zappé San Francisco, Yosemite, Arches préférant limiter le nombre de km par jour et le temps passé dans la voiture pour plutôt le consacrer aux ballades et se donner le temps de profiter un maximum de endroits que nous avions la chance voir.

Ce que nous avons eu l'occasion de voir

J1 - Le départ Vol Bruxelles - Londres - Los Angeles Walk of Fame; Chinese Theatre

J2 - Los Angeles Hollywood Sign; Universal Studios

J3&J4 - Death Valley 🙂 Randsburg Ghost Town Mosaic Canyon; Mesquite Sand Dunes; Zabriskie Point; Dante’s view; Golden Canyon; Artist Drive; Badwater

J5 - Las Vegas Ballade dans les casinos

J6 - Valley-of-Fire 🙂🙂🙂

J7&J8 - Zion & Bryce Canyon Emerald Pools Canyon Overlook Trail 🙂 Navajo Loop & Queen’s Garden 🙂🙂

J9&10 - Grand Staircase Escalante NM & Kodachrome Basin Hole-in-the-Rock: Devil’s Garden, Peek-a-Boo & Spooky 🙂 Cottonwood Canyon Road 🙂: Grosvenor Arch, Cottonwood Narrows Kodachrome Basin SP

J11 - Kanab, Vermillion Cliffs Little Hollywood Museum Wire Pass & Buckskin Gulch 🙂🙂 Toadstool Hoodoos

J12 - Page Rafting sur la Colorado River Horseshoe Bend

J13 - Monument Valley

J14 - Hopiland Coal Mine Canyon 🙂🙂 Dawa Park Hopi Village

J15 - Grand Canyon

J16&17 - Williams & Sedona Williams Sedona 🙂🙂🙂

J18&19 - Tucson Saguaro West NP 🙂 Old Tucson Studios 🙂 Mission San Xavier Del Bac Sonora Desert Museum

avec un petit résumé en images

et l'itinéraire sur une carte (extrait de notre roadbook)

Le budget

Le budget total: 9'400€ (hors shopping: kdos, souvenirs, vêtements). Je m’étais fixé une limite de 10’000€... je crois que c’est la 1ere fois que je suis en-dessous du budget fixé pour les vacances😇

Avion: 3'394€ (Vols réservés en direct chez British Airways) - Billets: 3'212€ - Réservation sièges: 168€ (si moi je ne suis pas très grande, Mr fait son 1m93 et aime avoir un minimum de place pour ses jambes pour les vols longs-courriers) - Connection WiFi sur le vol Londres-LA: 14€

Voiture: 1’080€ - SUV Full Size; type Chevrolet Tahoe Location : 732,31€ (toutes les assurances incluses, y compris bris de vitres et pneus) - avec 15% de réduction Essence : 475$ (pour 3'600km - le monstre consommait environ 13L/100km )

Hôtel: (dans les parcs quand c'était possible) 2'185€ soit 120€ / nuit On a choisit des hôtels qui nous plaisaient (enfin surtout à moi 😉). On aurait pu limiter les dépenses de ce poste mais pour nous des vacances réussies incluent un cadre agréable pour passer la nuit.

Repas: 1'900$ soit 25$ / personne / jour (petits déjeuners, les restos, les courses pour le picnic) En général, c’était picnic à midi et resto le soir (on a fait aussi 4 ou 5 fois un fast-food)

Budget total activités/visites: 1'220 € Billets d'entrée pour: Universal Studios, Old Tucson Studios, Sonora Desert Museum Entrées pour les parcs: Pass "America the Beautiful", Valley-of-Fire, Monument Valley Activités: Rafting sur le Colorado , Pink Jeep Tour à Sedona, Soirée astronomie à Tucson, Visite guidée Hopiland
24 jours dans le Far West English translation pending
by MycoVtt · 2014-08-15 · 147 replies
Bonjour à tous,

après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.

Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...

Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.

Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...

Place au carnet proprement dit...

Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite

Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....

Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).

Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...

Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!

Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...

J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...







La Norvège, du sud au nord ou... presque! English translation pending
by Krikri6792 · 2014-08-07 · 156 replies
Voici le récit de notre voyage de cinq semaines en camping-car, depuis la région parisienne jusqu'aux îles Lofoten, en traversant une partie de l'Allemagne, du Danemark, de la Suède et... de la Norvège !

Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/

Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.



.................................................................................................................................................................. Présentation

Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.

Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.

Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.

La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.

Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.

Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.

Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.

De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.

Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.

La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.

Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.

Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.

Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.

Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.

Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.

Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !

Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.

Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.

Prêts à nous suivre ?

Aller en jaune, retour en rouge

En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)

J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014

Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.

Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.

La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !

Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.

Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.

Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.

C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.

Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.

Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !

Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !

On vous fait visiter ?

Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.

L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.

Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.

D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.

Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.

L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.

Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !

Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres

J4 : Jeudi 12 juin 2014

Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.

Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.

En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.

En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.

A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.

Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !

Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.

Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.

Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.

Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.

Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.

A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.

Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !

Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.

La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.

A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.

Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.

Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.

Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.

Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.

Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !

Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres

Notre fidèle "Pössl"



De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !

J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !

Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.

Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).

Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).

Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.

A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.

Mais les paysages sont éblouissants !

La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.

La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.

En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.

C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.

Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !

La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !

Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.

Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !

Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !

C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.

En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.

Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.

Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres

Neige à 1 000 mètres !



Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord

J6 : Samedi 14 juin 2014

Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.

Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !

Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.

Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.

Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !

Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !

Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.

L'effort est intense et les genoux souffrent !

Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.

Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.

Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.

Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.

Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.

Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.

Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.

Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.

Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.

Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.

La vue est tout simplement vertigineuse !

Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.

Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.

Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.

La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.

Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.

Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !

J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !

Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.

Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.

A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.

Des falaises impressionnantes !

Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !

Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !

Une colonie de phoques !

Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.

Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.

Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !

Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !

Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.

Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !

Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.

Vue sur le Lysefjord

Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger

J7 : Dimanche 15 juin 2014

Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.

Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !

En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !

C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.

Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.

La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.

Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.

Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.

Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.

Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.

La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.

Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.

Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.

Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.

La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.

Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.

Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.

Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !

En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.

Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.

Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.

Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.

Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.

Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.

Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !

Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !

Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.

Le rocher du Preikestolen



De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer

J8 : Lundi 16 juin 2014

Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.

Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.

Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.

Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik

Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.

Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.

Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !

En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.

Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.

La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.

Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.

Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.

Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.

Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)

Un petit pont métallique… facile !

Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !

Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !

Premier aperçu de la langue glaciaire…

… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.

Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.

En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !

Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.

Rendez-vous est pris pour demain !

Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !

Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.

Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…

Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres

Buer Glacier

De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !

J9 : Mardi 17 juin 2014

La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.

Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !

Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.

Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.

Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?

A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.

Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.

500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.

Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.

Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.

Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.

A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.

La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.

Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.

Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.

Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !

Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678

Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.

Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.

Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.

Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)

Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.

Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.

Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.

Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?

Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.

J10 : Mercredi 18 juin 2014

Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.

Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.

Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).

Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.

Incroyable, on se croirait en croisière privée !

Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.

Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.

Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moitié de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.

Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.

Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)

Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.

Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.

Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.

Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !

Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.

L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.

Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !

Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.

Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres

En chemin vers Trolltunga

Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !

J11 : Jeudi 19 juin 2014

Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.

Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)

Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.

Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.

Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.

Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.

La vue n'est déjà pas mal, non ?

Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.

C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284

Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.

Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.

Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.

Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.

Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.

Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.

Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.

A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.

En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.

Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.

Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades… hélas, à travers un voile de brouillard !

Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres

Le Nærøyfjord vu d'en haut

Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)

J12 : Vendredi 20 juin 2014

Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.

En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.

Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.

C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.

Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.

En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.

Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil

En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.

Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.

Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).

A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.

A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !

A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !

Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.

Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.

Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.

Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !

A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.

A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.

Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.

Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger

Petite cabane au fond des bois

Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.

Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.

Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !

Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.

Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres

Ferme de Homlongsetra

De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls

J13 : Samedi 21 juin 2014

Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.

Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).

Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.

Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…

Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !

C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)

Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?

En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.

C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.

Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !

Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !

Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.

Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.

Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.

Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.

Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.

Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".

En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.

Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.

En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.

Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(

Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.

On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.

Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.

Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !

A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.

Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.

Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.

Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.

Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.

Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.

Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.

La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.

Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.

Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.

Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.

En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.

Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.

Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres

Quai à Ålesund

De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !

Dimanche 22 juin 2014

Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.

En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.

Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !

De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.

Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !

Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !

De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.

C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !

Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…

Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.

Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres

J15 : Lundi 23 juin 2014

Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.

Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !

Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.

Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.

Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.

Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.

Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !

Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.

Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.

Ah, si on pouvait approcher des élans !

En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.

Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.

Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.

Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.

Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.

Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.

Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.

Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet

C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.

Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !

Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres

Pont de la route de l'Atlantique

Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen

J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !

Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.

Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.

Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.

C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.

Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer

Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?

Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.

A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.

Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.

Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !

Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !

Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !

Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.

Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.

Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.

Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.

Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.

Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !

Il reste à contourner le lac glaciaire… … avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.

Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.

Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.

Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !

Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.

Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.

Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !

Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.

La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !

Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.

C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…

Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres

Glacier Svartisen

Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)

J17 : Mercredi 25 juin 2014

Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !

Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…

Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.

Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !

Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.

Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N

A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.

Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.

En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !

Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).

De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.

Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.

Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !

En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.

A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.

Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.

La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.

A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !

Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.

Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.

Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.

Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.

Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres

J18 : Jeudi 26 juin 2014

Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.

Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.

Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.

Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.

L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.

Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.

Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.

Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.

C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.

Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.

A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.

Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.

L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.

Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.

De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.

Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.

Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.

Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…

Là, un flotteur géant, ramené par la mer…

Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)

Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.

D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.

Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.

Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !

A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !

Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.

Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !

Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).

Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.

Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.

Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.

Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !

Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !

Village de Måstad à Værøy



Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika

J19 : Vendredi 27 juin 2014

Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.

Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.

Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.

Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.

Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.

Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.

L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.

A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.

Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.

Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.

Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?

Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !

Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.

Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.

C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.

Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.

Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.

Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.

Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".

Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.

Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.

Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.

Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.

Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.

Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.

Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.

Distance parcourue dans la journée : 50 km

Plage de Kvalvika

Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord

J20 : Samedi 28 juin 2014

Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.

Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…

C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.

C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.

A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.

Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.

Ajoutez à cela de belles vues sur l'océan ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.

Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.

Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.

Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?

Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.

Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.

Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.

Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.

Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.

Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !

Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !

En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.

En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.

D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.

Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.

Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.

En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.

Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.

Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.

Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.

Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.

A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.

Distance parcourue dans la journée : 35 km

Nusfjord

Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær

J21 : Dimanche 29 juin 2014

Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.

La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.

C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.

Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).

Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.

Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)

Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.

Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.

Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.

Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.

Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.

Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.

Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)

Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".

Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.

La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.

La plage est sublime effectivement.

En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.

Distance parcourue dans la journée : 90 km

J22 : Lundi 30 juin 2014

Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.

Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.

Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.

C'est Hervé qui vous conte la suite :

"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.

Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.

D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "

A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !

Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.

En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.

Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.

Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.

On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.

Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?

Distance parcourue dans la journée : 110 km

Cténophore

Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum

J23 : Mardi 1er juillet 2014

Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.

Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.

Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.

En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.

Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.

Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.

L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !

Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !

Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.

Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.

Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.

Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.

Arrivée au camping-car à 15 h 15.

Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).

Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)

La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.

Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.

La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !

C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.

Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.

Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.

Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.

Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)

C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.

Distance parcourue dans la journée : 80 km

Du sommet de Justadtinden

Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent

J24 : Mercredi 24 juillet 2014

Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journée. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !

A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.

Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).

Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.

A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !

Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.

Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.

Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.

Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?

Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.

Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.

Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.

"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.

Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.

D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).

A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.

Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.

L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.

On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.

On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.

Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.

Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

J25 : Jeudi 3 juillet 2014

Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.

Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.

Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !

Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.

Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.

Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.

En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.

Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.

Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)

Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.

En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.

C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.

Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.

En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.

Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !

Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.

Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !

Distance parcourue dans la journée : 325 km

Au sommet du mont Hoven



Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen

J26 : Vendredi 4 juillet 2014

Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.

L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.

Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.

Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.

A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.

A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.

Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.

Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.

Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.

Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.

Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !

Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.

Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.

A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...

Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !

Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.

Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.

La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.

Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.

J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.

L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.

Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.

Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.

C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.

Distance parcourue dans la journée : 210 km

Glacier occidental du Svartisen



Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17

J27 : Samedi 5 juillet

Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.

Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.

Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.

Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette météo exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.

De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.

Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.

Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.

A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !

Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.

En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.

18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.

Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…

Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.

Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !

Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !

En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.

Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.

A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.

Distance parcourue dans la journée : 190 km.

J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.

La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.

Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.

Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?

Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.

Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.

Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.

Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.

Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?

Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.

Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.

Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.

Tout l'après-midi y passe.

Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.

C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.

Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !

A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).

Distance parcourue dans la journée : 265 km

La montagne percée de Torghatten



De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell

J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.

La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.

D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !

Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.

De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…

… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…

Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.

Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !

Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.

De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.

En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.

Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.

Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.

Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.

Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.

Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.

Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.

A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !

L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.

En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.

Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.

Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.

Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?

J30 : Mardi 8 juillet 2014

Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.

Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.

En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.

Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?

Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.

En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.

Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.

Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.

Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !

Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.

Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.

Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.

On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.

Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.

Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.

Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.

Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…

Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !

Distance parcourue dans la journée : 400 km.

Parc national du Dovrefjell



Une journée à Oslo, visite de la capitale

J31 : Mercredi 9 juillet 2014

Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.

Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.

Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.

Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.

D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.

Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).

Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.

Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !

Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?

Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?

L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.

Premier hopp off devant le parc Vigeland.

Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.

L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !

Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.

Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.

De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !

Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.

Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.

A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.

Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.

C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.

Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.

Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.

On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.

Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.

Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !

Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.

En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.

Distance parcourue dans la journée : 180 km

Opéra d'Oslo



Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg

J32 : Jeudi 10 juillet 2014

Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.

Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.

Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)

Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.

Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme

Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.

Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.

Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.

A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).

Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !

Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.

De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)

C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.

Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !

C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.

Retour à Strömstad vers 18 heures.

La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".

Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.

Distance parcourue dans la journée : 10 km

J33 : Vendredi 11 juillet 2014

Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.

En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.

Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.

Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.

La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.

Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes

En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux

Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.

La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.

L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?

Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.

A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.

On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.

Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.

Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.

N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.

Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)

Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.

Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.

Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.

Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !

Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.

En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.

En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.

En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.

Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures

Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?

Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !

Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.

Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !

Distance parcourue dans la journée : 465 km

Sur l'île de Koster Sud



Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint

J34 : Samedi 12 juillet 2014

De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.

Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.

Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.

Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.

La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.

Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.

D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.

Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.

A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.

A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.

Prêts à poursuivre la visite ?

Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.

C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.

Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme

A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.

D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.

En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.

C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.

Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.

Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"

Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"

Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.

Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.

Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.

Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.

Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !

A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.

Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Quartier de Nyhavn à Copenhague



Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre

J35 : Dimanche 13 juillet 2014

C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.

Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.

Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.

Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.

Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !

Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.

Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.

Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.

A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.

Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.

Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.

Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.

La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.

Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.

Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.

J36 : Lundi 14 juillet 2014

Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.

Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.

Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.

Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".

Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !

FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !

Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours

Korb am Strand, plage de Scharbeutz



Le mot de la fin

Impressions générales

Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.

Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).

D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.

C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.

Nos coups de cœur

En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.

Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.

Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.

Bref, nous avons TOUT aimé.

Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.

Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.

Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.

A propos du véhicule

Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.

Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).

Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !

Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.

Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.

Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.

Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.

Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.

Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/

Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html

Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...

Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/

Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php

Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...

Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/

Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html

Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.

Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.

Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.

A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

Islande: entre volcans et glaciers, été 2014 English translation pending
by Max68 · 2014-08-06 · 63 replies
Les apprentis voyageurs s’aguerrissant d’année en année nous nous sommes orientés vers une destination plus « compliquée » : l’Islande. Pourquoi plus compliqué : ben parce qu’il risque de ne pas faire beau tous les jours et ça on a du mal. Du coup on s’est préparé psychologiquement et vestimentairement !. Plus compliqué également car plus rustique, hébergement en refuge par exemple, pistes et passage de gués pas forcément évident.

Nous avons aussi voulu orienter le voyage vers les randonnées, tester des balades de 15 à 20 kms.

Mais pourquoi l’Islande alors ?: pour les volcans et les glaciers, pour des paysages hors normes, pour avoir l’impression d’être sur Mars … et parce que ça n’est pas si loin et qu’il y a un vol direct Easy Jet depuis Bâle Mulhouse.

En effet ce ne sera qu’un voyage court, à deux sans les enfants, d’une durée de 9 jours sur place. Durée qui avec le recul était très bien, la météo n’étant pas optimale c’est bien suffisant niveau couleur du ciel … gris ou gris ou gris.

Sans enfant mais pas tout seul, Val et Guy, des amis «d’Internet » nous accompagnerons avec leur propre véhicule … enfin propre, pas pour longtemps.

Comme le fil conducteur était « randonner dans des paysages extraordinaires et auprès de glaciers » nous nous sommes concentrés sur le sud et les hautes terres. Les fjords et le nord seront pour un éventuel futur voyage.

Afin de pouvoir envisager les pistes sans inquiétude … et pour me faire plaisir, nous avons loué une Jeep Wrangler auprès de Reykjavic Rentacar, bonne compagnie qui nous a été recommandée par Pierre ... décidément encore lui 🙂!.

Comme nous ne partons que 9 jours le parcours sera limité au Sud et au centre: Vik - Laki - Skaftafell - Jökulsarlon - Skalafell - Landmannalaugar - Veidivotn - Geysir - Gulfoss - Kerlingarfjoll - Thinkvellir - Reykjavic

07 juillet 2014 Nous embarquons avec nos valises pleines de vêtements techniques et de matériel pour lutter contre le froid, le vent et la pluie … sans oublier de la nourriture pour les moment où nous risquons d’être en autonomie

Décollage à 14h40, atterrissage 16h40 heure locale (2h de décalage horaire)

A l’aéroport aucun problème tout ira très vite. Le loueur nous attend, ainsi que d’autres passagers, pour nous amener à son agence qui est toute proche. On réceptionne le 4x4 … mince deux pneus me paraissent usés pour ce que nous voulons faire. Je le signale, on discute, ok pour les changer mais à l’agence principale à Reykjavic. Tant pis pour Seltun, nous partons pour Reykjavic. Au final ils nous changerons d’office les 4 pneus, très correct, rien à dire.

Ensuite plein sud pour rejoindre nos amis à Porlakshöfn … oui va falloir vous habituer aux noms imprononçables ! C’est que ce soir il y a gueuleton et ils ont faim ! Nous logons dans Guesthouse Hja Jonna. Accueil sympathique du propriétaire, ah faut enlever les chaussures … oui c’est une constance dans les maisons, hôtels ou Guesthouse on se déchausse à l’entrée. Chambre bien et très propre.

Guy et Val semblent contents de leurs premiers jours, la météo avait annoncé mauvais et il a fait BEAU !.

Fini de rigoler, à table .. en route pour Eyrarbakki où Val nous a réservé une table à la Red House, restaurant de langoustines réputé. Ben .. pas usurpée la réputation, ce sera absolument excellent !!!. Bon il se fait tard faudrait rentrer … à la sortie du restaurant il fait toujours aussi jour !. Retour à la Guesthouse. Plusieurs fois je me lèverai et toujours aussi jour il fera … en fait début juillet il ne fait jamais nuit en Islande, c’est déstabilisant.

08 juillet Réveillé de bonne heure je ferai un tour vers la côte « pour voir la mer ! ». Retour pour le petit-déjeuner … c’est pas parce qu’il ne fait pas nuit qu’on ne doit pas manger. Et quel repas, c’est absolument délicieux pain et pancakes maison, gâteau idem, confiture et compote de rhubarbes tout autant et à côté poisson fumé, salade … c’était pas prévu qu’on ferait un séjour gastronomique !!!.

Aujourd’hui grosse journée … au programme : Seljalandsfoss, Skogarfoss, une grande randonnée à Pakgil, Vik et si on y arrive un tour à Reynisfjara.

Alors dans les noms Islandais il y a souvent une indication pour que tu saches ce que tu vas voir : Quand le mot fini par « foss » c’est une cascade « jökull » glacier « Fell » ou « Fjoll » plutôt une montagne ... ou un volcan … c’est souvent la même chose en Islande « lon » c’est un lagon comme Jokulsarlon « sandur » désert ou grande étendue issue de la rupture de glaciers « vatn » lac

Facile non !

Donc nous avons d’abord fait : Seljalandsfoss ... donc une … cascade !. Fréquentée mais sympathique car on peut faire le tour derrière la chute d’eau. On est légèrement mouillé, mais honnêtement en Islande on n’est pas à ça près. Ah j’ai oublié de vous dire … c’est bon le ciel bleu est parti et le VRAI temps Islandais s’est installé … gris … avec gouttes ou sans gouttes c’est selon

Suivra Skogarfoss … je ne vous ferai pas l’affront de vous souligner ce que c’est. Elle est très impressionnante, voire pour moi, la plus impressionnante puisqu’on est au pied de la cascade et qu’on peut se rapprocher très près. On peut aussi grimper en haut de la cascade d’où on a une belle vue sur les Sandar (pluriel de Sandur !). Suivra un petit arrêt au Musée de Skogar où il y a de magnifiques maisons à la toiture végétalisée

Nous longerons la côte sur la route numéro 1, principale route, qui fait le tour de l’île. N’allez pas extrapolé c’est pas parce que j’ai dit PRINCIPALE que c’est une 2x 2 voies, certes elle est bitumée mais ressemble plus à une départementale de chez nous.

Nous longeons d’impressionnantes falaises, dont le haut sera … dans les nuages. L’arrivée sur Vik est sympa. Sur toute les cartes figure cette localité, qu’on pourrait légitimement nommée capitale du sud et qu’on image d’une certaine taille ... que nenni, il y a environ 300 habitants à l’année ici. L’Islande est PEU mais alors PEU peuplé. 320.000 habitants dont 120.000 à Reykjavic et une relative concentration autour de la capitale.

Tout ça pour dire que Vik c’est mignon, au pied des falaises, avec sa station service, son restaurant attenant, son église et une banque, ah j’oubliais et ses macareux. Nous en profiterons pour retirer de l’argent … oui déjà … ici il file vite voir très vite tout étant tellement cher. Ensuite le plein et en avant pour note première randonnée.

On emprunte une petite piste magnifique qui nous mène au camping de Thargil au fond d’une petite vallée. De là par une belle randonnée (que j’avais repéré sur le site de Krikri) qui fait 15 kms et qui nous mène au Myrdalsjökull ... jökull = glacier … vous aurez suivi. Belle balade sans difficulté particulière, sauf que ça monte et qu’il faut marcher sur des névés, ce que Valérie n’aime pas du tout. On se croirait vraiment sur une autre planète, les roches torturées, les précipices et l’immensité, on adore. Et au bout LA récompense, un glacier pour moi ce n’est que la deuxième fois que j’en vois un de près (le précédent étant l’Aletsch en Suisse). Mais là c’est une autre dimension c’est IMMENSE, on voit ici toute la puissance de la nature. C’est magnifique. Bon c’est pas tout ça mais il faut redescendre. Petite précision il a fait BEAU pendant toute la rando J.

Un arrêt à l’hôtel (Hofdabrekka), très bien, où nous en profiterons pour mariner un peu dans un Hot Spot.

Val et Guy sont encore par monts et par vaux, c’est donc seul que nous irons rejoindre Cendryon pour un charmant diner à Vik, non sans avoir au préalable fait un crochet au pied de la falaise pour voir les macareux batifoler dans l’eau. Le repas est bon et la soirée sympathique avec un bruit de fond la demi finale de foot Allemagne Bresil, vous savez celle où vous ne pouviez pas vous absenter une minutes sous peine de rater un but des Allemands !

Après le repas, vu qu’il ne fait jamais nuit !, nous en avons profité pour faire un tour à Reynisfjara au bout de la falaise pour voir les impressionnants orgues Basaltiques. Dommage qu’il pleuvait à torrent.

Retour à l’hôtel pour un bon dodo.

09 juillet Aujourd’hui : Cap Dyrholaey, Laki.

Comme d’habitude, lever de bonne heure (genre 5h30 – 6h), nous en profiterons pour aller au Cap Dyrholaey. Il y faisait presque beau et nous pourrons y voir des macareux …génial !! Nous retrouvons Val et Guy au petit déjeuner qui fut très bon. Même si c’est un établissement assez important et sans cachet (comme souvent en Islande) c’est une bonne adresse.

Ensuite c’est le Laki qui est au programme. C’est une succession de cratère datant d’une énorme éruption datant de 1753, qui dit-on à engendrer une mini période glacière et la famine qui est à l’origine de la révolution Française. Une longue piste (5 h aller / retour au minium) pour y aller. Il ne fait vraiment pas beau et peu de chance que le temps s’éclaircisse. Après comme en Islande on ne peut jamais prévoir et quoi faire d’autres … nous nous lançons. Nous prenons qu’un 4x4 Val et Guy nous accompagnant, Cendryon nous a accompagné, mais à fait demi tour, le temps et peut-être les gués n’inspirant pas son mari.

On se lance, ok il ne fait pas super beau mais le paysage « Martien » avec d’immenses champs de lave et des petits cratères est vraiment impressionnant. Premier gué un peu sérieux juste avant Fagrifoss … youpi, Jean-François peut s’amuser. Notre voiture ayant une boite auto c’est facile : boite courte, 4x4 et on rentre tout doucement, surtout pas d’éclaboussures, et on y va calmement sans s’arrêter. Nickel !.

Un arrêt à Fagrifoss ... clic clac firent les photographes.

Ensuite le nuage c’est un peu levé et le ciel c’est « légèrement » dégagé, suffisamment pour profiter de la vue. En revanche arrivé au pied du Laki là on était à nouveau dans les nuages et il pleuvait. Pas la peine de vouloir monter, on ne voyait pas à 20 mètres. Nous avons donc continué la boucle, dès qu’on est redescendu un peu tout de suite le temps s’est amélioré, nous nous sommes arrêtés à Langahvatn faire un petit tour. Nous continuerons ainsi la route ponctuée d’arrêt photos. Tout au bout de la piste (ou au début ça dépend où on se place) nous nous sommes arrêtés au Canyon de Fjadrargijufur, sympa.

Ensuite on a pris la direction Svinafell, à côté du parc de Skaftafell avec juste un arrêt photo à Nupstadur. C’est joli mais comme c’est maintenant une propriété privée c’est de loin que nous prendrons la photo Ici nous logerons à Svinafell dans une Guesthouse / Camping. Bon clairement le plus minable hébergement de ce séjour, en sous-sol avec un soupirail pour 70 euros par personne, salle de bains / WC commun, c’est du vol mais comme il n’y a pas d’autre hébergement à part l’hôtel qui était complet, ben on fait avec.

Diner au snack attenant à la station service (c’est la solution la plus courante en Islande). Certes finie la grande gastronomie mais les hamburgers sont corrects, la bière aussi. Retour dans notre cagibi pour la nuit.

10 juillet Aujourd’hui au programme Skaftafell et Jökulsarlon (et autres –lon dans le même secteur)

Le petit tour préprandiale nous a mené au pied du Svinafellsjökull. Dommage que la brume nous cachait la vue, mais cela ne nous a pas empêché de faire une petite balade le long de cette langue glacière … si vous ne le savez pas encore j’ADORE les glaciers !.

Ensuite direction le parc de Skaftafell au pied du Vatnajökull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe du coup. Il est grand comme la Corse tout de même !!

Je le dis tout de suite car vous allez forcément vous poser la question : il a fait BEAU pendant toute la balade / rando.

Nous avons commencé par « Sel « (ferme avec toit enherbé) d’où on a une jolie vue sur le Skeidararjökull et le Skeidararsandur (finalement c’est pratique le nom peut se décliner !)

De là nous irons voir Svartifoss, magnifique cascade au milieu d’orgues basaltiques. J’irai même jusqu’à dire, pour moi la plus belle.

De là nous irons voir le glacier, d’abord au point de vue de Sjonarnipa puis jusqu’à Glama. Entre les deux on longe en surplomb la langue galcière de Skaftafelljökull. C’est vraiment magnifique … Ensuite retour au parking à travers une belle petite forêt. Très belle randonnée, on a dû faire environ 13 kms, mais c’était vraiment très beau et varié. Peut-être la balade que j’ai préférée. Le parc de Skaftafell est un coup de cœur, à recommander.

Puis direction le paradis des photographes, j’ai nommé Jökulsarlon. Avant, histoire de se mettre l’eau à la bouche on s’arrêtera au Fjalsarlon et au Breidarlon. Au Breidarlon il n’y a plus rien, plus de glaçon rien à part une étendue d’eau. En revanche le Fjalsarlon est vraiment très beau avec le glacier derrière, en plus il est nettement moins touristique ... un coup de cœur pour moi, oui je sais le deuxième de la journée.

Au Fjalsarlon les icebergs ne peuvent pas rejoindre l’océan avant d’avoir fondu, alors qu’à Jokulsarlon ils passent sous en point puis la mer les rejettent sur les plages … trop trop beau !. Dommage qu’à ce moment là le temps Islandais s’est rappelé à nous avec du vent et un ciel couvert.

Cette nuit nous logeons à la Guesthouse Stekkatun, juste à côté de la ferme Skalafell. Très bien, c’est tout neuf et au calme. Nous dinerons juste à côté à Guesthouse Skalafell. Le repas, un buffet, y est excellent, mais pas donné, comme souvent ici.

Belle journée où on en a pris plein les yeux.

11 juillet Aujourd’hui direction le fameux Landmannalaugar.

Le Landmannalaugar étant un nord de Vik nous revenons sur nos pas et en profitons pour refaire un arrêt à Jokulsarlon. Malheureusement ce sera une des plus moches journées, pluies, brouillard et pluie. A Jokulsarlon nous attendrons à la cafet une éventuelle éclaircie, qui n’est jamais venue. Profitant tout de même d’un moment plus calme nous sommes allés voir les « glaçons » échouer sur la plage en face du Jokulsarlon, quelques photos dans le brouillard et nous voilà repartis.

Nous ferons quelques arrêts pour photographier des « ...foss », beaucoup plus impressionnantes que la veille ou l’avant-veille, normal avec toute cette eau qui est tombée.

Ensuite, après un casse croute et un plein on s’engage sur la F208 qui nous mènera au Landmannalaugar. Pour cette première nuit nous logeons à Holaskjoll Higland Center, un refuge proposant quelques petits chalets en bois. Ma mémoire n’étant pas au top, je croyais que nous dormirons dans le refuge et quelle ne fut ma, bonne, surprise de voir que nous avons un mignon petit chalet tout en bois … merci Val !. Ok salle de bains à 100 mètres et WC pareil, mais c’est tout de même mignon tout plein .. et ça doit être encore plus beau sous le soleil !. Oui il n’a fait QUE pleuvoir. Armé de courage nous nous sommes tout de même rendu à la faille de Eldgia, c’est un endroit particulier, ici la plaque Eurasienne et la plaque Américaine se séparent, grandiose. Nous ferons malgré la pluie et le vent la randonnée jusqu’à la cascade Ofaerufoss. Impressionnant. Impressionnant aussi le paysage avec torrents et terre mêlés. Profitant d’un arrêt momentané de la pluie nous sommes aussi allés voir la cascade près de notre chalet.

Ah j’ai oublié … c’est à partir de là que commence les GUES … hi, hi , hi. Il y en a deux entre le Holaskjoll et Eldgia et ils sont déjà assez « sérieux », surtout avec toute cette pluie.

Soirée sympathique dans notre chalet, sans électricité, remarque vu qu’il ne fait jamais nuit c’est pas gênant. Ce fut l’occasion de tester pates en sachet et plats pré-cuisinés ramenés de France … un régal ... bon ok … je n’irais pas jusque là. J’ai même eu la bonne idée de tester mon réchaud de compétition, résultat … la sonde de détection de CO2 s’est déclenchée … promis je ne l’utiliserais plus à l’intérieur !. N’empêche qu’il est super efficace 1 litre d’eau bouillante en moins de 2 minutes.

Bonne nuit dans des doubles lits superposés.
Dépôt de bilan TAAJ Croisières English translation pending
by Fabiensc · 2014-08-04 · 263 replies
Taaj, ayant déposé le bilan le 29 Juillet, nous a appelé ce matin en nous disant que notre départ le 11 août pourrait être annulé ou qu'il faudrait repayer la croisière que j'ai déjà payé il y a 2 mois. J'ai appelé costa qui m'a dit qu'ils allaient voir si je pourrais partir ou pas. Si vous êtes dans mon cas, que vous a dis taaj ou costa et que puis-je faire de plus?
Le problème des gens seuls English translation pending
by Sissih83 · 2014-08-03 · 155 replies
Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum et le sujet a peut être déjà été abordé et que je ne l'ai pas vu... le problème qui se pose à moi est que personne ne semble avoir pensé aux personnes seules mais qui souhaitent quand même voyager 😠... si l'on excepte, bien sûr, les voyages de "papis" organisés (désolée, mais je ne me sens pas encore prête...😛) et même si je voulais, en étant seul on vous explose le budget ce qui est purement scandaleux à mon sens... Pourtant, les gens seuls sont paraît-il de plus en plus nombreux... on dirait alors qu'ils ne voyagent pas... bizarre... Mes amis sont tous "casés", pas intéressés par les voyages ou n'ont pas les moyens suffisants pour partir...je ne peux donc compter sur personne. Ma question est donc la suivante: il y a sûrement des personnes seules sur ce forum, comment faites vous? Connaissez vous des organisateurs de voyages dédiés (sans que ça se transforme en copie de "Meetic" bien sûr 😉)??? Merci de vos réponses.
Hawaï: Kauai et Big Island, été 2014 English translation pending
by Mlefevre · 2014-08-03 · 49 replies
Bonjour à tous,

Le récit de notre dernier voyage est en ligne avec les photos ici : sibellelaterre



Bonne lecture!

Marie

Texte seul :

Hawai ?? Mais qu’allez-vous faire là-bas ? Voilà la réflexion unanime de ceux qui nous connaissent un peu… Des vacances à la plage ?? Vraiment ? Oui, mais pas « que »… Voyage effectué en juin-juillet 2014

PREPARATIFS BUDGET

Il ne faut pas se fier à l’image stéréotypée d’îles ensoleillées, avec autoroutes, immeubles ultramodernes, flics et plagistes bodybuildés, bimbos, strings et coktails. L’archipel volcanique d’Hawaï (50ème état des Etats-Unis, 1,4 million d’habitants) comporte 137 îles dont seule une poignée est habitée : nous en avons choisi seulement deux pour un voyage de 3 semaines : Kauai (70 000 habitants, 50 km de diamètre), la plus « vieille » aux reliefs délicatement façonnés par l’érosion (5 millions d’années) Big Island ou Hawaï (190 000 habitants, 130 km de diamètre), la plus jeune (800 000 ans), brute d’un volcanisme encore actif, avec 2 énormes volcans qui dépassent les 4000 m. Nous partons Fred et moi pour 3 semaines (bah oui presque 24h de voyage, 12h de décalage horaire) et Arnaud et Marion nous rejoindront 1 semaine plus tard, tandis que Caroline reste travailler… Hawaï étant dans l’hémisphère nord, nous y serons en été : c’est la saison « sèche » mais la mer est plus calme. C’est en hiver que déferlent les énormes vagues et que batifolent les baleines. Cet archipel polynésien se situe loin de tout, à 2400 km de San Francisco, en plein milieu du Pacifique, à 2500 km au nord de Tahiti, à la latitude du Sahara, sur un point chaud. La population d’origine polynésienne ne représente plus que 10% de la population composée par ailleurs de 40% d’asiatiques, 25% de blancs et 25% de métis. Le mélange nous a semblé assez harmonieux (1 mariage sur 2 est mixte) Le plus grand ranch d’élevage bovin des Etats-Unis se situerait sur Big Island, il y a aussi un peu d’agriculture (de petits lopins sur les 2 îles visitées, fruits et légumes hors de prix d’ailleurs). Le tourisme est depuis les années 50 la principale source de revenus (8 millions de visiteurs/an, 11% pour Big Island, 8% pour Kauaï, seulement 8% d’Européens) Source : files.hawaii.gov/...2-annual-visitor.pdf

Hébergement : Seuls 5% des visiteurs louent des maisons de vacances : c’est pourtant la formule que j’ai choisie. Nous campons volontiers, mais toujours « en sauvage », chose interdite sur l’île ou le mot camping est souvent perçu comme un synonyme de homeless (SDF) et assez mal perçu. Pas fans non plus des grosses structures touristiques… J’ai donc farfouillé sur les sites des parcs (certains louent des cabins, assez rustiques mais qui permettent d’être « au cœur du sujet ») et sur VRBO et sur Air BnB : aucune mauvaise surprise. Budget total hébergement : 2145 € pour 19 nuits

Avion : J’ai acheté les vols via Cheaptickets, car je n’ai pas réussi à trouver ailleurs (je préfère en général acheter directement sur les sites des compagnies aériennes) des vols avec une seule escale pas « trop » chers. Vols Air France sous-traités à Delta puis Alaska Airlines. Escale à Seattle (6h) pour les parents et à Los Angeles (4h) pour les enfants une semaine plus tard. 22h de voyage à l’aller, 24h30 au retour. 1080 €/personne, vols achetés en octobre. Vols inter-îles avec Hawaian Airlines de Kauai à Big Island avec escale à Maui : 107 €/pers (avec 3 bagages en soute pour nous 4)

Voitures : Louées chez Alamo via locationdevoiture.fr : midsize SUV avec assurances maxi pour chaque île. 11 jours sur Kauai : 419 € (Jeep Compass) 10 jours sur Big Island : 367 € (Chevrolet

Extra : Hélico à Kauai pour 4 (Jack Harter) : 795 € Raies Manta sur Big Island (Aloha Kayak) pour 4 : 266 €+ pourboire

Dépenses sur place (essence et bouffe, resto quasiment 1X par jour car épicerie très chère) Environ 2500 €

Total pour 3 semaines à 2 puis 4 (Les enfants étaient absents la 1ère semaine) : 11240 €

Le voyage vers Kauai Samedi 21 JUIN 2014 (J1)

1er vol sur Delta Airlines de Paris à Seattle (pas mal de place pour les jambes, écrans individuels, plein de films et de collations) qui aurait pu être confortable sans les hurlements d’un monstre de 2 ans (qui ont d’ailleurs déjà commencé en salle d’embarquement) pendant la totalité du voyage (10h ! Oui c’est possible, quelle énergie !) Longue escale de 6h à Seattle (pour nous c’est le milieu de la nuit…) puis 2ème vol plus rustique (pas d’écran mais plein de place pour les jambes, température glaciale et pas de couverture ! Au retour, alors qu’on avait pris les doudounes en cabine ( !), il fera par contre super chaud, (pieds gonflés garantis !) avec Alaska Airlines. Arrivée à Lihue sur Kauai à 21h20 pour un départ de Paris le même jour à 10h40 (on a fait la course avec le soleil !) Formalités ultra-rapides mais…il manque 1 sac, pfff… Après avoir rempli le formulaire d’usage chez Alaska Airlines, nous récupérons notre SUV chez Alamo qui n’attendait plus que nous (du coup pas le choix de la voiture mais à vrai dire on s’en fiche un peu…Jeep Compass) Il fait nuit et il pleut : heureusement j’ai entré le point GPS de notre maison pour 3 jours près de Lawaï, village situé à 1/2h de route de l’aéroport : Hale Kua Guest House (www.halekua.com/) dont nous réveillons les propriétaires (z’avaient qu’à mettre un petit mot) C’est très cosy et nous sommes impatients de découvrir la vue demain matin. 1 stilnox (12h de décalage horaire, en France il est presque midi) et hop au lit ! Il fait très bon : la maison est équipée de moustiquaires sur toutes les fenêtres et c’est un régal de sentir la brise se faufiler partout dans la maison. Il n’y a quasiment jamais de clim à Hawaï (sauf sans doute dans les hébergements concentrationnaires)

Maha’ulepu Heritage Trail Dimanche 22 Juin (J2)

On se réveille frais et dispos : il fait très beau et nous découvrons ravis la végétation tropicale qui entoure notre petite maison. Pas de nouvelles d’Alaska Airlines… On file vers la côte SE de l’île pour randonner sur le Maha’ulepu Heritage Trail (4 miles A/R) (www.kauai.com/mahaulepu-beach-trail)) Nous achetons en route le kit du parfait petit vacancier (aux frais d’Alaska Airlines) : chapeaux et chemises à fleurs ! Kauai est surnommée à juste titre Garden Island ! Il y a très peu d’indications et je me félicite d’avoir entré dans le GPS tous les départs de randos : gain de temps et d’énervement garanti ! Nous sommes sur la côte au vent, ça doit déménager ici en hiver et pourtant la côte est encore très déchiquetée, pas encore polie par le travail de l’océan. Il nous faut chercher un peu pour trouver le passage vers le Makau-Wahi Sinkhole (www.hikemahaulepu.org/7/) d’un intérêt plus paléologique qu’esthétique (entre 2 fouilles, un scientifique y organise à la bonne franquette de petites visites guidées) Nous traversons ensuite une microscopique plantation de papayes et poursuivons au-delà de la belle plage de Maha’ulepu jusqu’à Kamala Point où nous avons la surprise de découvrir ce mystérieux cercle de pierres. Plus au nord, le sentier se perd dans une plage assez sauvage… Demi-tour donc pour une pause pic-nic à l’ombre. Plus loin on apprécie la relative fraicheur générée par ces jolies plantes grasses qui courent sur les dunes. Heureusement il y a du vent ! Sur la route du retour nous prenons encore le temps d’admirer les très beaux arbres de Kauaï. Nous poussons jusqu’aux Wailua Falls qui nous laissent un peu sur notre faim (il faudrait pour bien en profiter descendre à leur pied mais c’est interdit…donc : « ah oui, c’est beau…bon on y va ? ») en.wikipedia.org/wiki/Wailua_Falls

Salt Pond Beach, Polihale SP Lundi 23 juin (J3)

Aujourd’hui nous avons au programme la côte sud et sud-ouest de l’île. Pas de nouvelles du sac…Du coup nous achetons ce qui va nous manquer : palmes, masques, tubas, combinaisons néoprène, bâtons de marche, serviettes, affaires de toilette… (il y a un grand magasin de sport et un Wall Mart à Lihue) Après une rapide visite (gratuite) de la Kauai Coffee Company, histoire de voir à quoi ressemblent des plants de café, nous arrivons à Salt Pond Beach Park (www.kauai.com/salt-pond-beach) Tout y est, Les palmiers, Le surveillant de baignade et son attirail, Les vacanciers. Pour pondérer cet exotisme, quelques volatiles bien de chez nous se baladent ici et là… C’est le « fléau » de Kauaï : il y a une vingtaine d’années, un ouragan a libéré quelques poulets qui se sont si bien reproduits en l’absence de prédateurs naturels sur l’île qu’on les trouve actuellement partout. Cocorico ! C’est l’oiseau le plus bruyant de Kauai, les autres sont heureusement plus discrets… Ces marrants salants ne sont plus guère utilisés... Très peu de planches à voile en été à Kauaï : la seule que nous ayons vue ! A l’extrémité sud de la plage, un camp +/- permanent (pour éviter la sédentarisation des homeless, tous les campings de l’île ferment un jour/semaine pour « nettoyage »). Il y a pire comme endroit ! En franchissant le pont sur la Waimea River, nous remarquons de jolis praos échoués sur le sable. Pendant l’échauffement des rameurs nous faisons un petit tour sur la belle plage de sable noir… Au loin l’îlot privé de Ni’ihau. fr.wikipedia.org/wiki/Niihau Les filles se lancent, ça souque ferme ! Quand on n’a pas de maison, il faut bien se débrouiller… Nous reprenons la route, négligeant les 2 routes partant vers le nord et le Waimea Canyon (au programme demain) et poursuivons laborieusement sur la piste menant à Polihale State Park (faisable toutefois en voiture normale, nous y avons vu 2 Mustangs) www.hawaiistateparks.org/...s/kauai/polih...

C’est l’endroit le plus chaud et sec de l’île (côte sous le vent) : la piste s’arrête au pied de la Napali Coast (on ne peut pas faire le tour de Kauai en voiture) La chaleur et les traces de 4X4 partout sur la plage n’invitent guère à la promenade. Fred se baigne rapidement à Queen’s bath (www.viator.com/...tate-Park/d278-a9948 bof, pas un poil d’ombre) et nous rebroussons chemin. En fin de journée, nous faisons à tout hasard un saut à l’aéroport : le sac a été retrouvé à Seattle ! Nous pourrons venir le chercher demain !

Waimea Canyon Kokee SP Mardi 24 Juin (J4)

Nous quittons aujourd’hui notre maison de Lawai (non sans profiter une dernière fois du jardin) pour aller passer 3 jours dans le Kokee State Park (www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?pa...) au sommet du Waimea Canyon (www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?pa...) Nous passons d’abord à l’aéroport et récupérons le sac (la douane a fouillé le sac et y a glissé un petit mot, puis le sac a dû être oublié dans un coin, pfff…) Nous voilà donc avec 6 paires de palmes, 6 combin’, etc… (nous avons pris le matos des enfants qui voyageront sans bagage en soute) ! Nous présentons les factures à Alaska Airlines qui ne fait aucune difficulté pour nous rembourser (plus de 600 $, je me demande quels sont les plafonds ?) : le souci est qu’ils remboursent normalement en chèque mais comme nous n’avons pas de compte bancaire aux US nous demandons du cash, ce qu’ils acceptent mais ils n’en ont pas assez en caisse : nous encaissons 500 $ et récupérerons les 100 $ manquant quand nous reviendrons à l’aéroport prendre l’avion pour Big Island – tout ça prendra pas loin d’une heure tout-de-même à chaque fois…) Auparavant, tant que nous n’en sommes pas trop éloignés, nous allons faire un saut au Keahua arboretum (www.kauai.com/keahua-arboretum) où nous essuyons une belle averse. On adore les troncs multicolores des eucalyptus ! Nous sommes tout près de l’endroit le plus pluvieux de l’île (qui est aussi son sommet, le Mont Waialeale 1569 m où il pleut 12 m d’eau/an. A Nancy : 0,7 m) Plusieurs films ont été tournés à Kauai, en particulier une scène de Jurassik Park pas très loin d’ici. Nous nous amusons à prendre la piste qui mène vers the Blue Hole, où une rando ardue permet de se retrouver dans un cirque (lieu du tournage) arrosé de multiples cascades, au pied du Mont Waialeale (rando pas faite par manque de temps et de courage : chaleur humide+++, prévoir toute la journée) www.summitpost.org/blue-hole/156476 La journée est déjà bien avancée et il est temps de filer vers l’ouest et les pentes du Waimea Canyon. Une bonne demi-heure d’ascension nous mène à notre cabin du Kokee State Park : il y en a une dizaine et la nôtre (Olapa Cabin) est tout au bout du chemin. C’est trrrès rustique et défraichi mais tout fonctionne et l’environnement est égayé par de jolies capucines qui prospèrent dans une gigantesque jardinière. Nous posons nos affaires et filons aussitôt vers le Kalalau Valley lookout, un peu plus haut dans le parc : il fait beau et il faut en profiter ! En effet les sommets de l’île accrochent les nuages et le beau temps n’est pas garanti, c’est pourquoi j’ai choisi de réserver 3 nuits à cet endroit. Nous arrivons au Kalalau lookout en même temps qu’un nuage, flûte. Très vite ça se dégage et le spectacle peut commencer. Les hortensias apprécient ce climat très humide… Les oh’i’as aussi… Un peu plus loin le Pu’u o Kila lookout offre un point de vue sur Alaka’s swamp (marais d’altitude) Pour une fois ( !) le plus haut sommet de l’île est dégagé. Très belle lumière de fin de journée au départ du Pihea Trail juste après le Pu’u o Kila Lookout. On ne peut s’empêcher de refaire un saut au Kalalau lookout où grâce aux nuages, le spectacle est sans cesse renouvelé.

Waimea Canyon Kokee SP Mercredi 25 Juin (J5)

Lever de bonne heure aujourd’hui pour profiter du beau temps (ça se couvre souvent l’après-midi) car nous partons pour une grande balade : Nu’alolo Trail + Nu’alolo Cliff trail (théoriquement fermé mais j’ai lu sur tripadvisor que c’était sans problème) + Awa’awapuhi trail et retour par la route jusqu’à la cabin soit une petite vingtaine de km (-500m, +500 m) Le début de la rando en forêt n’est pas palpitant mais quand on en sort enfin le grand spectacle peut commencer ! A ce panneau, poursuivre (en A/R) vers Lolo Vista, c’est époustouflant ! Prévoir cependant les boules Quiès car les hélicos se succèdent à intervalle régulier, ce qui ne semble nullement déranger les oiseaux. Pas mal de monde aussi sur l’eau, en particulier de tous petits kayaks, ballotés par l’océan et les vagues générées par une succession de bateaux à moteur ! 500 m plus bas on distingue parfaitement les massifs de corail… C’est un peu la foule sur la Napali Coast (du moins dans les airs et sur l’eau) Nous revenons jusqu’à la bifurcation et prenons le Nu’alolo cliff trail : comme indiqué sur tripadvisor, un sentier contourne à présente le petit glissement de terrain qui a motivé la fermeture du trail et par temps sec, ça passe sans problème) Petite pause près d’un abri pique-nique gardé par un fier volatile. Ce sera ma dernière photo de la balade qui ensuite ne présente plus guère d’intérêt je trouve : il y a foule sur l’Awa’awapuhi trail (personne sur les Nu’alolo et Nu’alolo cliff trails) dont le viewpoint est d’ailleurs dans les nuages (on a bien fait de démarrer tôt !) et j’agonise dans la remontée : je supporte très mal cette chaleur humide et je déteste me faire doubler par plein de gens frais comme des gardons ! Nu’alolo www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... Nu’alolo cliff trail www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... Awa’awapuhi trail www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?hi... Retour à la cabin en milieu de journée, grosse sieste et cogitation… Je ne me vois plus faire après-demain comme prévu le Kalalau Trail (www.wildbackpacker.com/...rails/kalalau-t...) sur 3 jours/2 nuits (bien que j’aie pu réserver les campings il y a plusieurs mois) : trop chaud, trop humide, trop de monde, noria d’hélicoptères au-dessus de la côte, paysages déjà vus d’en haut et que nous reverrons en hélico (justement !), trop de dénivelé (+1500 m aller), trop long (11 miles aller), avec ce climat. Du coup nous devons trouver où dormir pour les 2 nuits prévues sur le trail mais vu la pléthore d’hébergements, je ne me fais pas trop de souci (et au pire, nous avons la tente) Nous reprenons en fin d’après-midi la voiture pour aller voir les points de vue sur le Waimea Canyon. Depuis le Puu Hinahina lookout, il y a du réseau qui nous permet de donner des nouvelles (pas de réseau dans le Kokee State Park) En face et encore au soleil, les Waipio Falls, où mène cette jolie crête et où nous irons demain via les Cliff et Canyon Trails. Un peu plus bas c’est un festival d’arcs en ciel !

Waimea Canyon Kokee SP Jeudi 26 Juin (J6)

Aujourd’hui il pleut vraiment, tout est bouché. On se lance courageusement sur le Pihea Trail : www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... un vrai parcours du combattant avec boue ultra-glissante, racines entrelacées boueuses, branches auxquelles on pense pouvoir se raccrocher rendues boueuses par les précédents passages de randonneurs, bref, un univers de boue à tel point que je n’ai pas oser sortir l’appareil photo (et pourtant je n’avais pris que le compact) Après 1/2 heure de glissades nous rebroussons chemin, de toute façon on ne voit rien ! 1h de rando, 2h de lessive/douche, décrottage divers… L’après-midi le temps se dégage et nous partons sur le Cliff trail puis le Canyon Trail jusqu’aux Waipio Falls (le départ se situe au Puu Hinahina lookout, 6 km A/R environ) www.hawaiistateparks.org/...kokee_state_p... Un peu avant d’arriver à la cascade nous rattrapons un groupe d’enfants dont le plus petit d’environ 5 ans a fait toute la randonnée pieds nus en grimpant et sautant partout, belle santé ! Pour rejoindre la cascade il faut un peu avant la piscine naturelle tourner à droite puis traverser le ruisseau sur une petite planche. La remontée est parfois bien raide mais le paysage nous donne du baume au cœur ! Profitant de notre hébergement dans le parc, nous refaisons un saut jusqu’au fameux Kalalau lookout en toute fin de journée, maintenant dégagé.

Côte Nord Moloa’a beach, Kilauea Point Vendredi 27 Juin (J7)

Nous quittons le Kokee State Park, descendons le Waimea Canyon et reprenons la route qui longe la côte sud de l’île en direction cette fois de Kilauea sur la côte nord, où j’ai réservé une grande chambre (N°6) au Kauai Retreat Center pour 3 jours à partir du 29 (date d’arrivée des enfants) kauairetreatcenter.com/..._Center/Welcome... Nous espérons que la chambre sera dispo dès aujourd’hui, ce serait le plus simple. A chacun de nos passages en face de Pakala Beach (invisible depuis la route) www.kauaibeachscoop.com/...e/pakala-beach...! nous avons remarqué des voitures de surfeurs garées sur le bas- côté (le plus souvent de vieux pick-up +/- déglingués). En passant nous allons donc y faire un petit tour et en effet le matin à la fraîche, peut-être avant d’aller au boulot, quelques surfeurs viennent s’y défouler (c’est vraiment un art de vivre : femmes fluettes et hommes d’âge mur sont monnaie courante. Aucune frime à aucun niveau) Grâce au GPS nous trouvons facilement la maison : la chambre N°6 est très agréable et dispo de suite : cool ! Nous y déposons nos affaires et partons à la découverte de la côte nord, vers Moloa’a Beach, qui est toute proche. www.kauaibeachscoop.com/...e/moloaa-beach...! La toute petite route passe à côté d’une plantation de papayes (nous en avons fait une cure, elles sont délicieuses) et se termine en cul de sac (peu de places pour se garer mais l’endroit semble confidentiel, nous n’y avons jamais vu grand- monde) Ici le risque de tsunami est pris au sérieux et les maisons sont souvent construites sur de hauts pilotis. Compte-tenu de la pluviométrie, il y a pas mal de rivières sur la petite île de Kauaï et j’adore ces petits estuaires où se mélangent eau douce et eau salée, jungle et milieu marin. La rivière charrie quelques noix de coco, qui iront leur petit bonhomme de chemin au hasard des courants avant de s’échouer définitivement pour donner un bel arbre, peut-être sur cette plage où alors à des milliers de km sur une autre île polynésienne. Les vents dominants sont de NE et cette baie est relativement abritée. Pourtant ce n’est pas la foule… Nous y faisons notre 1ère séance de snorkeling à son extrémité NE : il y a pas mal de poissons mais l’eau est rendue trouble par les limons apportés par la rivière. L’eau est à 28°C mais nous apprécions les combin’ néoprènes qui évitent les longues séances d’encrémage et nous protègent des rochers et coraux. Dans notre souvenir, la Basse Californie était franchement vachement mieux ! Mais le contexte était différent (c’était notre 1ère fois en snorkeling, nous étions loin de tout, sur une île quasi-déserte, … sites.google.com/...californiakayak/home) Il faut dire aussi que cette plage n’est pas réputée pour le snorkeling, et de fait, nous allons, un peu par hasard, aller crescendo dans l’intérêt des sites de snorkeling. En tout cas la plage est très sympa, il y a de l’air et de l’ombre. Nous allons manger un petit bout à Kilauea Bakery and Pau Hana Pizza, où nous retournerons à plusieurs reprises avec plaisir, avant de pousser jusqu’au phare de Kilauea où se situe une réserve d’oiseaux de mer www.fws.gov/refuge/kilauea_point/ (entrée 5$, ils acceptent le National Park Pass www.nps.gov/findapark/passes.htm, 1h suffit pour la visite car le site est peu étendu) Fous, frégates, albatros, tropic birds (phaétons à bec jaune), puffins, se côtoient ici sur quelques centaines de mètres carrés alors qu’on n’en voit nulle part ailleurs sur l’île. On a vraiment l’impression que celle-ci est un relais pour les voyages trans-océaniques de ces oiseaux. Il y a aussi les fameuses bernaches « néné » oiseau endémique et emblématique de l’archipel de Hawaï, sauvé de justesse de l’extinction et dont nous verrons des couples un peu partout. fr.wikipedia.org/...nache_n%C3%A9n%C3%A9

A défaut de pouvoir faire des photos intéressantes faute de zoom, nous ne nous lassons pas d’observer le vol de ces grands oiseaux au sommet de la falaise. Certains choisissent d’être encore plus tranquilles en nichant sur cet îlot au pied du phare. Nous reprenons la route afin de déterminer les meilleurs sites de snorkeling car les enfants arrivent après-demain. Nous arpentons successivement Secret Beach (bof, mauvais rapport effort (grimpette longuette)/paysage/fréquentation) www.kauaibeachscoop.com/...-kauapea-beach...! Anini Beach, très facile d’accès, avec un affluent (j’adore… mais du coup eau trouble), de l’ombre, un peu de monde. www.kauaibeachscoop.com/...ini-beach-park...!

Hanalei Bay et son Pier : la foule et plein de moucherons, on se sauve presqu’en courant. www.kauaibeachscoop.com/...re/hanalei-bay...!

En fait avec le recul les plages les plus fréquentées sont celles où il y a des toilettes (véridique!), douches et surveillants de baignade. Peu importe qu’elles soient au bord de la route ou infestées de moucherons comme celle de Hanalei Bay. Evidemment la proximité des grosses structures touristiques (en l’occurrence le hideux complexe de Princeville qui est la seule – énorme - verrue de toute la côte nord, par ailleurs magnifique) booste la fréquentation des plages alentours. Nous poussons jusqu’à Ke’e Beach, tout au bout de la route, dont le parking est saturé. www.kauaibeachscoop.com/...ore/ke-e-beach...! Nous trouvons cependant de la place un peu en amont (400 m à l’est) sur un parking de délestage et allons examiner de plus près de petits champs de taro, un tubercule consommé par les Hawaïens, qui pousse un peu comme du riz et se consomme un peu comme de la pomme de terre. fr.wikipedia.org/.../Colocasia_esculenta Au passage on admire les racines qui courent sur la falaise qui surplombe la route et les champs. Voilà de quoi donner des complexes au philodendron de ma belle-mère ! Ici l’eau est partout, encore une rivière (Wainita River) Et l’herbe bien grasse !

Côte Nord Samedi 28 Juin (J8)

Matinée tranquille à profiter de la maison car il pleut des cordes… La côte nord de l’île est la plus arrosée. D’ordinaire les averses sont brèves car le vent chasse très vite les nuages mais pour une fois il n’y a pas la moindre brise et ceux-ci s’incrustent. Ça se lève dans l’après-midi et nous allons tout simplement à Moloa’a Beach notre petite plage quasi privée, la plus proche et notre préférée. Après une semaine sur place nous sommes gagnés par le rythme indolent des îles… Il faut dire qu’avec les 3 jours libérés par l’abandon du Kalalau Trail nous commençons un peu à tourner en rond. Nous aurions certes pu tout-de-même faire la randonnée jusqu’aux Hanakapiai Falls www.kauai.com/hanakapiai-trail mais la météo et la foule sur le parking de Ke’e Beach nous découragent. Pour une fois nous prenons le temps de lire en vacances !

Côte Nord Dimanche 29 Juin (J9)

Nous récupérons les enfants ce soir à l’aéroport, ils sont actuellement dans l’avion entre Paris et Los Angeles. Aujourd’hui le Hanalei Valley Lookout www.kauai.com/hanalei-valley-lookout où nous sommes déjà passés plusieurs fois est au soleil ! Du coup nous en profitons pour descendre dans la vallée examiner de plus près ces très esthétiques champs de tarots, dont le milieu humide fait la joie des aigrettes Et des fameuses nénés. Nous poursuivons vers l’ouest pour aller snorkeler à Tunnels Beach www.kauaibeachscoop.com/...ls-makua-beach...! : les fonds y sont plus variés qu’à Moloa’a mais il y a moins de poissons et à cette heure de la marée il y a très peu d’eau : bien contents d’être en combin’ pour ne pas trop se frotter aux rochers et coraux. Il n’y a personne d’autre que nous sur la plage…faut dire que se garer n’est pas simple et que l’accès à la plage ne saute pas aux yeux. Sans doute n’y étions- nous pas dans les conditions idéales car l’endroit est apparemment un site réputé pour le snorkeling… Petite douche/sieste à la maison puis nous partons tranquillement vers Lihue, avec un détour vers les Opaeka’a Falls (en.wikipedia.org/.../%27Opaeka%27a_Falls route 580. Ici aussi : « ah oui c’est beau, bon on y va ? ») et une pause au point de vue qui surplombe la Wailua River. Impossible sur une île de ne pas aller faire un tour vers le port. Comme souvent le port de commerce est « assez mal famé » : je mets des guillemets car c’est vraiment très relatif ! Disons que l’ensemble de Kauaï est très bien entretenu de partout, et qu’ici c’est un peu plus déglingué avec des gens assortis à l’environnement plus « dans son jus » J’avais lu à plusieurs reprises des mises en garde à propos des vols dans les voitures (et en effet les locaux très souvent laissent carrément portières et vitres ouvertes afin d’éviter la casse…) mais nous n’avons rien observé de particulier. Sauf peut-être dans les endroits très fréquentés, les portes des maisons ne sont d’ailleurs pas fermées à clef. Le port de plaisance (Nawiliwili harbor) est plus tranquille avec quelques vrais beaux voiliers au ponton ou au mouillage. C’est que ça fait une trotte de naviguer jusqu’ici ! La nuit arrive quand nous surplombons depuis le point de vue sur Hulemalu Road le Alekoko Fish Pond www.gohawaii.com/...ko-menehune-fishpond, construit il y a 1000 ans pour y stocker du poisson. Nous allons ensuite faire un petit ravitaillement au Walmart (très peu de produits frais) avant d’aller chercher les enfants vers 21h30 à l’aéroport. Ils ont eu trrrès chaud dans le 2ème avion (d’autant plus que je leur avais dit de mettre des pantalons longs, vu la température polaire que nous avions dû supporter ! C’est incroyable qu’à notre époque on soit infichu de réguler correctement la température dans les avions : j’menfoutisme ou raison technique ? ! Il doit pourtant bien y avoir des Américains procéduriers qui ont déjà dû porter plainte pour survenue d’une phlébite suite à une température trop élevée en cabine !) 1 h de route jusqu’à la maison, on avale quelques fruits et hop tout le monde au lit ! Il ne nous reste que 2 jours pleins pour donner un aperçu de Kauaï aux enfants…

Côte Nord Lundi 30 juin (J10)

Nous partons de bonne heure vers Ke’e Beach, considérée comme le meilleur site de snorkeling de la côte dont le parking est le point de départ des randonnées sur le Kalalau Trail. A 8h c’est déjà complet mais une place se libère miraculeusement après que j’ai déposé Fred et les enfants avec armes et bagages. L’eau est limpide (d’autant que nous sommes les premiers dans l’eau), les fonds sont beaux et il y a plein de poissons : la réputation de l’endroit n’est pas usurpée. Nous partons en fin de matinée alors qu’il n’y a toujours pas grand-monde. Tous les gens garés sur le parking vont-ils donc randonner sur le Kalalau Trail ? C’est bien possible car nous avons trouvé que les sentiers étaient assez fréquentés, presque plus que les plages ! Kauai est clairement une destination nature plutôt que balnéaire. Pause déjeuner à Kilauea à la Bakery, sieste, puis histoire de montrer un peu « la jungle » aux enfants, nous allons faire un tour à l’arboretum où pour une fois il ne pleut pas ! Fin d’après-midi jacuzzi à la maison puis soirée crêpes en compagnie de la chatte Mollie !

Côte Nord, hélico Mardi 1er juillet (J11)

Matinée tranquille à Moloa’a beach, Nous repassons à Kilauea Point montrer les oiseaux aux enfants mais aujourd’hui il y a peu de vent et c’est moins spectaculaire. Puis nous partons pour l’aéroport de Lihue : check in à 14h30 pour un tour de Kauai en hélico avec Jack Harter. www.helicopters-kauai.com/ J’ai réservé un tour dans un hélico sans portes (Hughes 500) avec juste 4 places pour nous : sensations garanties malgré un temps mitigé ! Le business est bien rodé, très pro, parcours au millimètre au ras des falaises et des crêtes, Cascades à gogo, Arcs en ciel, Quelques rayons de soleil tout de même, Canyons ocres, Les Waipio Falls où nous étions il y a quelques jours, L’amphithéâtre de Nualolo et la crête de Lolo Vista à droite (où nous avons aussi randonné), Encore un rayon de soleil, Un gouffre entouré de pics acérés, Bien contents d’avoir une ceinture ! On survole Kalalau Beach, le terminus du Kalalau Trail Puis Ke’e Beach où nous étions hier, Encore quelques cascades et c’est déjà le retour. On comprend le succès de ces vols en hélico, c’est extra-ordinaire, d’autant que sauf pour Arnaud c’était notre baptême de l’air en hélico. Nous avions mis des pantalons longs, des chaussures fermées et des coupe-vents et une petite laine supplémentaire n’aurait pas été de trop, on a eu un peu frisquet (mais bon on a vu des gens en short et T shirt qui ont survécu !) Pas le moindre symptôme de mal de l’air (j’y suis pourtant très sensible), bref que du plaisir, à recommander donc !

Arrivée sur Big Island Mercredi 02 juillet (J12)

Aujourd’hui nous changeons d’île, départ pour Big Island vers 10h00, arrivée à Kailua Kona vers 14h00 après une escale-déjeuner à Maui. Temps bouché sur Maui dont on aperçoit tout de même le sommet. Pas mieux sur Big Island dont la côte ouest est pourtant la plus ensoleillée. D’ailleurs l’aéroport de Kona est à ciel ouvert, constitué de petits modules sans aucune porte, c’est très agréable et relaxant. Nous récupérons la voiture chez Alamo (cette fois on a un peu plus de choix entre plusieurs SUV, mais pas de 4X4 sauf supplément de 350$ prix d’ami : nous déclinons…) On prend une blanche Chevrolet, qui s’avérera super poussive et gloutonne ! J’ai réservé pour les 3 prochaines nuits à Namakani Paio Camp une cabin, à l’orée du Volcano NP. Nous choisissons la route du sud, plus courte, qui traverse des champs de lave à perte de vue, comme en beaucoup d’endroits sur Big Island, qui est l’île la plus récente de l’archipel. Petit arrêt à la plage de sable noire de Punaluu Beach, www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Parks.pu... réputée pour ses tortues, qui en effet s’amusent à surfer les vagues (j’exagère à peine…qui l’eût dit pour des tortues) La mer est trop agitée pour se mettre à l’eau avec elles aussi reprenons-nous la route qui grimpe à présente en une longue ligne droite jusqu’au Volcano NP. www.nps.gov/havo/index.htm

Nous ressortons notre Pass America the Beautiful pour entrer dans le parc, faisons le check-in et filons vers notre cabin, récemment rénovée mais très basique : 1 lit double, 2 lits superposés, pas d’eau, une table de pique-nique et un barbecue. www.hawaiivolcanohouse.com/cabins-campsit... Douches et toilettes communes à 50 m. Ce n’est pas l’enthousiasme au 1er abord, d’autant qu’il pleut en arrivant mais à l’usage c’est finalement fonctionnel et le fait d’être tout près du Halema’uma’u Crater www.nps.gov/...mtour_halemaumau.htm en.wikipedia.org/wiki/Halemaumau_Crater

est bien pratique (Les distances sont grandes sur…Big Island). Nous y partons d’ailleurs dans la foulée, toujours dans les nuages et sous la pluie, on distingue à peine la fumée qui s’en échappe. Pas grave, nous sommes là pour 3 nuits, nous reviendrons. Dîner au tout petit village de Volcano au restaurant Thaï, honnête sans plus. Nuit paisible, nous sommes à 1200 m et il pleut donc il fait très bon.

Volcano NP Kapoho Tide Pools Jeudi 03 juillet (J13)

Nous nous réveillons sous le soleil, et filons aussitôt vers le cratère : 300 m plus loin nous entrons dans Le Nuage. En fait nous réalisons qu’un nuage stationne grosso modo toujours au même endroit, à peu près sur le visitor center du Volcano NP, sa position variant de quelques centaines de mètres parfois en quelques minutes. Ce nuage est d’ailleurs représenté sur certaines cartes ! Il ne faut donc pas se désespérer et prendre le temps d’attendre que le nuage se déplace. Cette fois le cratère est bien visible depuis le Jaggar Museum : malheureusement il est interdit de s’en approcher pour « cause de fumées toxiques entre autres ». Le fameux nuage donne une atmosphère tout-à-fait spéciale, accentuée encore par quelques fumerolles, www.nps.gov/...terrimtour_steam.htm Dont la flore locale profite bien ! Ces fleurs d’oh’i’a, endémiques, ont la capacité de se fermer en présence de fumées toxiques ! Quand la concentration en dioxyde de souffre baisse elles s’ouvrent à nouveau. Nous prenons ensuite la Chain of the Crater Road fr.wikipedia.org/...hain_of_Craters_Road qui descend vers la mer en traversant des coulées de laves de différentes époques. La côte sud-est de l’île est quasi déserte, sans doute car elle est souvent exposée aux émanations toxiques du volcan. Nous faisons une agréable petite balade parcourant différents types de lave, vers des pétroglyphes assez grossiers qui dateraient du XVème siècle. www.nps.gov/...ryculture/puuloa.htm www.bigislandhikes.com/puu-loa-petroglyphs/ Le vent est le bienvenu pour nous rafraîchir sur cette lave noire quasi dépourvue de végétation. Il fait encore plus chaud à Big Island qu’à Kauaï (2 à 4°C de plus) du fait je pense de la quasi absence de couverture végétale sur une grande partie de Big Island. Juste avant le bord de mer, c’est le terminus ! La route qui faisait le tour de l’île a été engloutie voici quelques années. Elle réapparait 6 miles plus à l’est à Kalapana. C’est dans cette zone entre la fin de la Chain of the crater road et Kalapana que l’on pouvait jusqu’à l’année dernière voir s’écouler la lave dans la mer, générant de spectaculaires panaches de fumées. On pouvait s’en approcher en prenant un tour en bateau ou en marchant sur quelques miles sur la coulée de lave, le tout générant un business assez juteux. A présent la lave s’écoule vers l’intérieur de l’île (vers le NE) dans une zone difficile (et interdite) d’accès.

Je copie-colle un message que j’ai posté récemment sur voyage forum : « Non non actuellement la lave ne coule pas du tout vers la mer! Dommage pour le business des bateaux, la tuile pour eux... Seul l'hélico permet de survoler la lave ou le cratère mais je ne sais pas l'intérêt que ça présente, ne l'ayant pas fait et n'ayant pas vu des images récentes. Tous les tours opérators ont de superbes images sur leurs sites mais fais attention à bien te renseigner sur le moment où elles ont été prises! Il y a une rando interdite qui part de Glenwood un peu à l'est de Volcano : 3 ou 4 miles je crois (aller) dans la forêt avant d'arriver à la lisière puis il reste encore 1 ou 2 miles à découvert dans un champ de lave jusqu'à la lave dans une zone interdite car elle serait crevassée. Le point de départ est là je pense : 19° 26.702' N 155° 7.333' O D'autre part cette zone est le plus souvent dans les nuages... Bref on n'a pas tenté le coup car là-aussi je n'ai pas réussi à trouver des images récentes de gens qui aurait bravé l'interdiction pour aller voir la coulée : sans doute que peu de gens s'aventurent jusque-là et je pense aussi que les rangers font la chasse sur le net pour censurer d'éventuelles images qui pourraient donner envie à d'autres potentiels randonneurs. Du coup c'est assez frustrant de savoir que le volcan est actif mais de ne pouvoir approcher par soi-même la lave! Mieux vaut en ce moment aller sur l'Etna je pense! Donc en fait à part quelques fumerolles, quelques traces de souffre, et la nuit le joli spectacle du nuage de fumée du Halema'uma'u crater éclairé en-dessous par la lave, à moins de prendre l'hélico, tu ne verras pas d'autres manifestations de volcanisme actif (sauf changement d'ici là!) Donc il ne faut pas aller à Hawaï pour ça! Mais l'archipel a d'autres atouts... Tape Rain Forest Hike to Pu’u’o’o vent sur google et tu vas trouver des choses sur cette rando. Tu peux suivre l'actualité volcanique ici : www.nps.gov/...nyourvisit/lava2.htmwww.nps.gov/...le&pageID=694154hvo.wr.usgs.gov/...ty/kilaueastatus.ph... » Nous garons la voiture au parking situé à la fin de la route et continuons à pied sur quelques centaines de mètres jusqu’à la lave (refroidie !) L’alizé souffle régulièrement sur ces palmiers rescapés ! Nous revenons jusqu’à la voiture via la côte, une austère falaise de lave noire, parfois végétalisée, en passant à Holei Sea Arch (tout près du parking) www.explorationhawaii.com/.../the-holei-s... Le temps d’abord incertain (le fameux Nuage…) s’est à présent totalement dégagé et nous en profitons pour enchaîner avec le Kilauea Iki Trail. www.nps.gov/...e_day_kilaueaiki.htm www.bigislandhikes.com/...ki-hawaii-volca... Agréable randonnée dont le principal défaut est qu’elle manque de suspense puisque dès le parking on embrasse d’un regard tout le parcours. Nous allons descendre dans le cratère du Kilauea Iki (remarquez au second plan la fumée du Halema’uma’u crater), le traverser et remonter de l’autre côté. Nous avons fait la boucle dans un sens horaire mais c’est sans doute mieux dans l’autre sens, la remontée sera plus douce. On se faufile d’abord entre de spectaculaires fougères arborescentes ménageant des vues intermittentes sur le cratère qui se rapproche. La traversée du cratère est balisée d’énormes cairns, sans doute appréciés quand Le Nuage est là. Milieu hyper-minéral égayé par quelques plantes obstinées. Jolie balade, pas mal de monde car c’est un peu le « must » du Volcano NP, 2 à 3 h en prenant son temps. Vers 15h nous sommes affamés et allons tester le Lava Rock Café à Volcano, dont nous allons faire notre « QG » pour quelques jours : personnel sympa, bouffe sans prétention mais roborative, et WIFI performant. En route à présent vers la côte, un peu au sud de Hilo pour aller snorkeler aux Kapoho Tide Pools : super ! www.to-hawaii.com/.../kapohotidepools.php Il s’agit de bassins d’eau de mer protégés de la houle où viennent sourdre des filets d’eau douce, ce qui semble attirer un grand nombre de poissons. Cerise sur le gâteau, ces sources d’eau douce sont souvent chaudes ! (20% de l’énergie électrique consommée à Big Island vient de la géothermie. Certes en Islande, la géothermie est à l’origine de 66% de toute l’énergie consommée !) Petit bémol, la différence de diffraction entre l’eau douce et l‘eau de mer (plus lourde, qui « coule »), crée des zones de flou optique assez étranges. Tout le site est constitué de pierre de lave donc pas franchement « moelleux » : chaussures d’eau recommandées et combin’ bienvenues. En fait Big Island est tellement récente (et encore en formation d’ailleurs) qu’elle n’a pour le moment que très peu de rivières (l’érosion a encore du boulot !) : l’eau de pluie (il pleut 10 mètres par an sur la côte Est !) s’infiltre donc directement à travers la lave poreuse pour réapparaître des milliers de mètres plus bas sous forme de résurgences d’eau douce à proximité de la côte. Ces sources étaient évidemment connues des Anciens qui avaient installé leurs villages à proximité. Le temps s’est couvert (on essuie même quelques gouttes) et on se promet de revenir avec le soleil car encore plus qu’à la surface, les paysages sous-marins sont magnifiés par le beau temps. Ici il n’y a ni sable ni rivière et l’eau est limpide, d’autant que la fréquentation est très discrète ! Sur la route du retour nous faisons un rapide passage à Lava Tree State Monument www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?par... www.bigislandhikes.com/...rees-state-monu... On y voit des arbres « pétrifiés » dont nous n’avons pas clairement compris le mécanisme d’apparition. Très belle végétation tropicale alentour. Pour finir la journée en beauté, nous allons en soirée admirer depuis le Jaggar Museum l’éruption du Halema’uma’u crater car- coup de chance- Le Nuage est 200 m à gauche du cratère, qui se laisse admirer pendant quelques dizaines de minutes avant de disparaitre pudiquement dans un voile de brume.

Volcano NP Vendredi 04 juillet (J14)

Nous commençons cette belle journée dégagée en montant sur la Mauna Loa Scenic Drive jusqu’à son terminus. www.bigislandguru.com/...-drive--lookout.... La route est jolie et comme nous sommes sans doute les premiers à y passer aujourd’hui, nous voyons pleins de faisans et de nénés. Elle se termine un peu en eau de boudin car en dehors d’un microtrail pour admirer des plantes actuellement fanées (sabres d’argent : www.nps.gov/...ence/silversword.htm) et d’un maxi trail sur au moins 2 jours pour aller au sommet du Mauna Loa, il n’y a pas grand-chose d’autre à y faire que d’admirer la vue certes grandiose mais lointaine sur le Volcano NP et l’océan au loin. « Ah oui c’est beau, bon on y va ? Tiens, Le Nuage est bien à sa place !» Pas de regrets tout-de-même car la forêt qui borde la route est très agréable et originale. En bas de la route, petit détour vers Trees Mold, pas très spectaculaire mais intéressant : la coulée de lave a moulé des troncs d’arbres, qui se sont ensuite consumés, créant ainsi d’étranges « puits » de diamètres variables. www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Hikes.lm... Nous partons ensuite faire une petite rando à partir du Napau Trailhead sur la Chain of the Crater road, jusqu’au petit sommet du Mauna Ulu. Rando très sympa ! On admire au loin les 2 gros volcans de l’île : le Mona Kea et ses observatoires au nord et le ventru Mona Loa au Sud, Ainsi que l’immuable fumée du Halema’uma’u Crater. Le second cratère actif du Pu’u’o’o reste caché dans les nuages : nous ne le verrons jamais distinctement. Il est théoriquement visible depuis le Mauna Ulu. On remarque ici aussi des lava trees, le long du Napau Trail, que nous quittons au niveau de ce panneau pour monter à droite sur une coulée de lave qui longe une forêt rescapée. Quelques cairns , superflus avec ce beau temps. Le temps de nous faire cette réflexion, Le Nuage arrive et nous engloutis, flûte ! Juste avant le sommet ! 2 minutes plus tard, le soleil réapparait juste au moment où nous approchons des appareils scientifiques disposés au sommet du Mauna Ulu. Ambiance Jules Verne ! Quelques fumerolles profitent à une rare végétation sur la lèvre du cratère. On a vraiment apprécié cette balade avec un soupçon de volcanisme actif, des vues grandioses sur les gros volcans, et quasi personne, le tout au prix d’un effort très modeste. A recommander donc (si Le Nuage est coopératif !) www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Hikes.mulu

Nous regagnons tranquillement la voiture, non sans explorer (sur seulement quelques mètres faute d’éclairage) un ou deux tunnels de lave. Pause déjeuner au Lava Rock Café avant de filer vers le Hawai Tropical Botanical Garden au Nord de Hilo. www.htbg.com/ Bof… sensation d’étouffement dans cette ravine autrefois dépotoir transformée en jardin botanique si densément planté que je n’y suis pas sentie à l’aise, d’autant qu’il faisait très chaud, sans air. Intérêt donc plus documentaire qu’esthétique…On a trouvé la végétation « spontanée et naturelle » finalement bien plus impressionnante. Ensuite comme promis on file aux Kapoho Tide Pools toujours aussi agréables ! 3ème et dernière bonne nuit de sommeil dans notre petite cabin.

Mauna Kea Samedi 05 juillet (J15)

Après une petite séance de WIFI à la Volcano House, un petit tour ultra rapide (pas palpitant…) voir le Thurston Lava Tube www.nps.gov/...aterrimtour_tube.htm nous quittons le parc avant de reprendre la route en direction de l’extrême Nord de l’île où j’ai réservé pour 3 nuits un très joli cottage près de Lawi. Puisque le temps est encore dégagé nous choisissons de monter aujourd’hui au Mauna Kea, plutôt que de passer par la côte NE. En route nous faisons un rapide crochet vers les Rainbow Falls (bof) et les Boiling Pots (rebof) www.examiner.com/...ts-on-the-big-island

et enchaînons avec la Saddle Road (elle serait interdite par certains loueurs pour une raison qui m’échappe car elle est parfaite) www.konaweb.com/konaweb/driving.shtml Pas de quoi faire tout un plat de cette route, jolie sans plus, ce n’est pas la grande aventure ! Nous bifurquons ensuite sur les contreforts arides du Mauna Kea fr.wikipedia.org/wiki/Mauna_Kea vers la route menant à son sommet (4205 m, il y neige en hiver), faisons la halte conseillée d’une heure au Onizuka Center (vidéo intéressante) à 2900 m pour nous acclimater un peu à l’altitude. www.ifa.hawaii.edu/info/vis/

Au-dessus il faut théoriquement un 4X4 car la pente est raide et pas partout goudronnée (les derniers km le sont afin de ne pas générer de la poussière qui gênerait les observations astronomiques) Notre SUV non 4X4 a eu bien du mal (4 personnes+bagages) à grimper jusqu’en haut, à tel point que nous renoncerons à revenir un autre soir pour le coucher du soleil. Quel veau ! Nous avons été doublés par plusieurs berlines… Au loin derrière les observatoires, l’île de Maui. Mer de nuages Cratères secondaires La Koahala Coast au nord de Big Island avec ses 2 climats si marqués : à l’est, la côte au vent, sous les nuages, la jungle ! Et à l’ouest, c’est quasi désertique… Etonnamment nous sommes autorisés à accéder au pied de chacun des télescopes, on n’imagine pas une telle liberté chez nous ! On peut même entrer dans le sas de l’un d’entre eux. C’est énorme ! Nous laissons la voiture un peu en contrebas des télescopes et prenons le sentier qui mène au lac Waïau. www.bigislandhikes.com/mauna-kea-lake-wai...

C’est un lac sacré, alimenté non par les pluies mais- parait-il- par le permafrost ! Nous quittons les pentes ocres du Mauna Kea pour très vite nous perdre dans un océan de verdure ! Pause-déjeuner (bon) chez Pau à Waimea, au climat vraiment étrange (il y a toujours une petite ondée qui se promène au-dessus du village) On a adoré cette région de l’île ! Verts pâturages… On dirait le fond d’écran de Windows avec au second plan l’omniprésent Mauna Kea Ce n’est certes pas très exotique, Mais on s’y sent bien ! La région est terre d’élevage : le Parker Ranch serait le plus grand ranch des Etats Unis et les paysages sans doute très éloignés de leur aspect originel, sont harmonieux. Toujours grâce au GPS, nous découvrons ravis notre nouvelle maison pour 3 jours, un vrai petit ranch avec une vue incroyable ! kohalalodge.com/ Cerise sur le gâteau, nous avons des chevaux dans le jardin ! Et même un chat câlin ! Nous allons vite faire un ravitaillement au village afin de remplir le frigo, puis nous nous installons pour de bon, ravis de découvrir chacun des petits détails de déco du cottage. Il va falloir nous faire violence pour bouger car on ne se lasse pas de voir défiler les nuages depuis nos fauteuils adirondacks sous le porche…quelles lumières !

Polulu Valley Lapakahi SP Mookini Heiau Dimanche 06 juillet (J16)

Vue matinale depuis le porche… En route pour Polulu Valley, toute proche. Il faut profiter du beau temps car cette côte se couvre souvent en milieu de journée. www.bigislandhikes.com/pololu-valley/

Nous arrivons avant 8h et le tout petit parking est presque plein ! Nous comprenons plus tard que certains ont passé la nuit en campant au fond de la vallée (c’est le WE) : le coin semble prisé mais ça reste propre. Nous croisons dans la descente bien raide des surfeurs matinaux qui remontent avec leurs planches : belle santé ! La plage de sable noir est battue par la houle, ça doit déménager en hiver ! Une paisible rivière arrive du fond de la vallée. Jolie prairie humide, Interdite d’accès, Tant mieux pour les oiseaux qui apprécient la tranquillité Ces endroits où océan et rivière se rencontrent sont souvent magiques, Et rendent les gens poètes Les enfants sont aussi sous le charme Nous nous baladons jusqu’au bout de la plage, le sentier continue d’ailleurs au-delà… Il y a même une cabane de Robinson Les dunes boisées sont joliment fleuries Envol d’aigrettes avant l’ultime grimpette. Nous repassons par la maison, manger et buller un peu. En route une jolie carcasse…ici tout pousse ! Vue dégagée sur Maui. Dans l’après-midi nous partons vers l’ouest et la côte aride de l’île pour découvrir le Lapakahi State Park où nous allons aussi snorkeler (entre les sites 7 et 11). www.bigislandhikes.com/...ate-historical-... www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?par... Changement radical de climat : pas de vent, 32°C à l’ombre : on est mieux dans l’eau ! La lave noire capte la chaleur du soleil et ce ne sont pas les quelques galets de corail blanc qui peuvent y changer grand-chose ! Ici aussi l’eau est claire et il y a plein de poissons ! Décidément le snorkeling nous a semblé bien meilleur à Big Island qu’à Kauai ! En fin de journée nous allons jusqu’au Mo’okini Heiau, un temple hawaïen situé à l’extrême pointe nord de l’île, juste en face de Maui. L’endroit est paumé et la piste nécessite une bonne garde au sol . www.bigislandhikes.com/mookini-heiau/ On y fait encore quelques offrandes (mais plus de sacrifice humains !). Ce site presque millénaire aurait été construit avec des roches de Polulu Valley où nous étions ce matin, amenées à la main le long d’une chaîne humaine de plusieurs milliers de personnes. Arnaud et Marion (protégeant leur pâle peau de blancs-becs) semblent bien fluets à côté de cette masse énorme ! Peu d’éoliennes sur Big Island malgré un vent omniprésent sur la côte est…

Kiholo Bay Lundi 07 juillet (J17)

Temps menaçant sur la côte est mais aujourd’hui nous allons à l’ouest. Marion dilapide nos carottes achetées à prix d’or ! De ce côté de l’île c’est la savane, Voire le désert… Destination Kiholo Bay et ses tortues. www.bigislandhikes.com/kiholo-bay/ Nous dépassons l’impressionnant Heiau de Pu’ukohala Heiau historical site www.bigislandhikes.com/...heiau-historic-... www.nps.gov/puhe/index.htm en.wikipedia.org/...tional_Historic_Site

On aperçoit le lagon depuis la route : une piste descend vers la mer puis il faut marcher un bon ¼ h sur la plage avant d’atteindre le fameux lagon. En route nous croisons Queen’s bath, une résurgence d’eau douce et fraîche ! Le lagon est à nous, il n’y a personne ! Immédiatement nous apercevons plusieurs tortues qui batifolent. Comme annoncé l’eau est très trouble et je me retrouve soudain nez à nez avec ma première tortue, que je n’avais pas vue arriver (et réciproquement je pense !) Nous verrons en tout plusieurs dizaines de tortues, parfois 3 en même temps malgré une visibilité de seulement quelques mètres. Affamés par notre matinée dans l’eau nous décidons de rouler jusqu’à Waimea et essayons cette fois le Merriman’s, bondé mais un peu pompeux et décevant (portions ridicules et burgers indigents). On retourne ensuite vers la côte ouest et Makalawena Beach, considérée comme une (sinon LA) des plus belles plages de l’île. www.bigislandhikes.com/makalawena-beach/

Petit regard nostalgique en passant vers Kiholo Bay… Ici aussi il faut marcher un peu et vu le cagnard et l’heure déjà avancée, nous nous posons avant la plage au pied de ces élégants palmiers pour avoir un peu d’ombre. Snorkeling moyen ici (eau un peu trouble, l’endroit a été fréquenté toute la journée et il y a du sable) Fred et moi poursuivons à travers le champ de lave (chaud ! Le soleil…) jusqu’à la plage, désertée à cette heure tardive, jolie… Belle lumière de fin de journée. Les chèvres sauvages attendent le départ des derniers vacanciers (le parking ferme pour la nuit) pour venir profiter des résurgences d’eau douce qui parsèment la grève.

Raies Manta Mardi 08 juillet (J18)

Nous quittons déjà nostalgique notre petit havre de paix, en route cette fois pour le SO de l’île, où j’ai réservé une maison à Miloli pour nos 3 dernières nuits. www.airbnb.fr/rooms/1095174 Par ailleurs j’ai réservé pour ce soir une sortie pour aller voir les raies manta à Keauhou Bay. Nous prenons le chemin des écoliers en passant par la côte NE que nous ne connaissons pas encore. Le temps est couvert et ne met pas en valeur Waipio Valley. www.bigislandhikes.com/waipio-valley/ Comme notre voiture est poussive, nous n’osons pas y descendre car la pente est très raide. Pas envie non plus d’y aller à pied, l’endroit ne nous inspire pas particulièrement, d’autant que l’accueil des habitants de la vallée n’est pas réputé pour sa bienveillance. On préfère rester sur le très beau souvenir de Polulu Valley, sans doute plus sauvage car inhabitée. Toute cette côte NE, au vent, est très humide et verte. La côte est hostile, je n’aimerais pas faire naufrage au vent des récifs du Laupahoehoe Viewpoint …www.mappedplanet.com/..., %20United%20States

En retrait de la côte nous « visitons » un monumental banian. Très impressionnant ! fr.wikipedia.org/.../Figuier_des_banians Petit détour vers les Akaka Falls, que nous admirons de loin, plus intéressés par une portée de chatons joueurs. Nous repassons par le village de Volcano et en profitons pour déjeuner à nouveau au Lava Rock Cafe. Encore 1h30 de route jusqu’à Miloli et notre maison, confortable et sympathique mais située au milieu d’autres résidences sur un champ de lave écrasé de soleil et sous le vent de l’île donc sans air. Quelle drôle d’idée de s’installer sur ce qui ressemble à un terrain vague alors que la nature est si belle quelques km plus loin. Pas de plage ni d’épicerie à moins de 25 mn de route… Bref, éviter Miloli…j’ai été séduite par la maison sans faire suffisamment attention à son environnement… Quel contraste avec le Kohala Lodge et son océan de verdure ! Pourtant on aime les cailloux… Il est 16h, nous nous installons rapidement, allumons tous les ventilateurs (arghh ! ça va mieux), et faisons une petite pause avant de poursuivre vers le Nord pour la sortie raies manta que j’ai réservée chez Aloha Kayak www.zerve.com/AlohaKayakCo, dont l’agence située à Honalo est à 1h de route de Miloli. Inspirée par la lecture de « The Big Island revealed » j’ai choisi un tour en kayak : 10 mn de pagaie jusqu’au site d’observation des raies, où l’on rejoint en fait une noria de gros bateaux à moteurs, donc l’intérêt du kayak est à peu près nul. Nous sommes seuls avec notre guide, qui mouille les kayaks puis nous nageons (pas facile avec les gilets, d’autant qu’on a négligé de prendre les palmes, dommage) vers la meute des snorkelers agglutinés autour de puissantes lampes qui attirent le plancton qui attire les raies. Ce système marche moins bien en période de pleine lune car la mer est alors éclairée partout (sauf nuages). En cas d’absence des raies on peut revenir à la date de notre choix. En une dizaine de minutes, la scène est en place : 2 ou 3 radeaux éclairants où s’accrochent les snorkelers venus en gros bateaux, 2 ou 3 plongeurs au fond de la mer qui éclairent par en-dessous, et en quelques minutes les raies (2 ou 3 mètres d’envergure) sont au rendez-vous. Elles frôlent littéralement les nageurs et c’est assez amusant de voir tous les orteils se recroqueviller au passage des raies. C’est assez impressionnant quand une raie vient vers soi, gueule béante et qu’elle effectue son looping au-dernier moment à quelques centimètres de son masque. Gros gros bémol selon moi : il y a 3 ou 4 raies et environ 200 personnes qui trempent : gare aux coups de palmes et coudes ! Fred et les enfants le referaient volontiers, je suis plus mitigée mais contente de l’avoir fait (une fois !) Pour ceux qui surveillent leur budget ou qui sont allergiques aux tours organisés, il est possible d’aller voir les raies en free-lance : le site est tout près de la côte juste devant le Sheraton de Keauhou (entre 100 et 150 m de la côte) et tout est éclairé et illuminé de partout (par les bateaux et par les lumières de l’hôtel). II faut tout de même bien se signaler par un éclairage quelconque afin de ne pas se faire hacher menu par une hélice, même si les bateaux sont évidemment hyper prudents. Je pense que le mieux est d’y aller en repérage une 1ère nuit en restant sur la côte afin d’évaluer les choses et de se lancer la nuit suivante si on est confiant. Si on veut profiter des puissants éclairages des gros bateaux, les sorties se déroulent dès le coucher du soleil (19h pour nous) Je pense qu’après 21h il ne doit plus y avoir grand-monde et en amenant son propre éclairage (puissant !), et avec un peu de chance, ça doit être super !

Côte Sud Mercredi 09 juillet (J19)

Direction la pointe sud de l’île… Inspirée par le guide Big Island Revealed, nous tentons de descendre vers des plages de sable vert via la Road to the Sea (pas indiquée), située juste à l’est du Manuka State Wayside Park. Ces plages sauvages sont hélas difficilement accessibles www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Drives.r... Et nous devons renoncer devant l’état de la piste qui va en empirant avec une pente qui s’accentue. Nous devons d’ailleurs sur certains passages descendre de la voiture qui s’essouffle lamentablement, il était temps de faire demi-tour ! Pour ceux qui loueront un vrai 4X4, je pense que ça vaut le coup (mais prévoir du temps car la piste a l’air vraiment mauvaise, de gros blocs de lave souvent) Pour les autres qui comme nous n’ont pas de 4X4, mieux vaut prendre la South Point Road (bien indiquée), jolie route asphaltée qui travers d’abord un paysage de savane, aux arbres battus par les vents, Puis mène à la pointe sud de Big Island où vivent sous la tente quelques locaux Un peu plus à l’est se situe Green Sand Beach, une plage de sable accessible par une piste 4X4 difficile ou à pied. www.bigislandhikes.com/...ea-green-sand-b...

A peine arrivés sur le parking du bout de la route asphaltée, un local nous propose de nous emmener avec son 4X4 pour 10$/personne aller-retour. Vu la chaleur étouffante et le temps qui commence à se couvrir comme d’habitude par l’est, nous ne nous faisons pas prier : 15 personnes dans le pick up (nous sommes les derniers pour compléter la cargaison et partons donc de suite, cool !), 20 minutes d’un parcours qui me semble délicat avec un 4X4 de location (sableux mais avec de bonnes « marches » et ornières, sans danger cependant) Les courageux peuvent faire le trajet à pied en longeant la côte au plus près (8,5 km A/R d’un joli parcours sans doute un peu gâché par le passage des 4X4 mais qui doit valoir la peine en fonction de la météo) Un peu déçue par l’endroit, très fréquenté (j’avais vu des photos de plage déserte) et peu étendu, même si Fred et les enfants ont bien profité des belles vagues. Quant à la couleur verte du sable, elle est vraiment ténue et encore plus si le soleil vient à disparaître. (Faut dire qu’on a la rétine un peu faussée par le vert fluo de la végétation de ces îles)

Kealakekua Bay Jeudi 10 juillet (J20)

On décolle de bonne heure, « à la fraîche », pour la rando vers Kealakekua Bay, très fameux site de snorkeling, près de Captain Cook. www.bigislandhikes.com/kealakekua-bay/ Le site est réputé exceptionnel et un moratoire le protège. 4 possibilités pour le visiter : -y aller en kayak (1/2h) avec un guide « agréé », ce qui autorise le débarquement et ensuite on peut snorkeler tranquillement. -y aller avec un tour motorisé, débarquement interdit apparemment -y aller avec son propre kayak, mais il me semble avoir compris qu’on ne pouvait pas mettre à l’eau au plus près (comme les tours guidés) mais plus loin à Grand’ma beach. De plus le débarquement est interdit et il faut garder les kayaks « en laisse » pendant le snorkeling. -y aller à pied via un sentier de 6 km A/R qui descend vers la mer (400 m de dénivelé) C’est cette option que nous avons choisie puisque c’est celle qui offre le plus de liberté. A 8h nous sommes au bord de l’eau, 3 personnes arrivent en kayak (une guide et ses 2 clients qui débarquent en faisant très attention de ne pas abîmer les fonds) qui ne snorkeleront pas. La baie est à nous et en effet l’endroit est bien au-dessus des autres sites déjà visités au cours de ce voyage. L’eau est limpide, ça pullule de poissons (en particulier des petits poissons jaunes qui nagent tout près du bord et que j’ai d’abord pris pour des feuilles mortes tellement ils sont nombreux !), les fonds sont très beaux et tout ça sur une très large étendue dont nous n’avons d’ailleurs pas fait le tour ! Vers 9h arrivent les premiers tours organisés et à 10h30 c’est carrément la foule. Il est temps de remonter : dure, dure, la grimpette sous le soleil et sans un souffle d’air. Mais ça en vaut vraiment la peine. Un petit regret : nous n’avons pas vu de dauphins…

Honaunau Bay Vendredi 11 juillet (J21)

Nous reprenons l’avion à Kona ce soir à 22H25. Matinée snorkeling à Honaunau Bay, pas mal du tout : l’eau est claire, jolis fonds, pas mal de poisson, et accès très facile ! www.hawaiisnorkelingguide.com/...fuge_sno...

Déjeuner en terrasse où nous prenons tout notre temps dans un agréable resto dont le nom m’échappe (dommage) Après-midi plage et un peu snorkeling à Kahalu’u beach, choisie surtout pour sa douche ! www.hawaiisnorkelingguide.com/...park_sno...

Pas mal de monde, snorkeling pas terrible, mais ça fait du bien de se doucher avant l’avion. Diner à Kailua au Splasher’s Grill à la meilleure table (vue sur le port, bien) Puis c’est l’heure d’aller à l’aéroport… Voyage de retour via Seattle sans problème, arrivée à Paris le 13 (donc à J+2 !) à 10h55 et route vers Nancy via Verdun pour récupérer les chiens et faire un coucou aux grands-parents dog-sitters.

En conclusion :

D’agréables vacances mais pas la grande aventure ! Hawaii est un harmonieux mélange de jolies montagnes, de belles plages, de forêts vierges, et de paysages volcaniques. Les Hawaiens nous ont semblés paisibles et accueillants, pas saturés du tourisme comme en certains endroits du sud de la France. Le climat est agréable pour ne rien faire ou profiter de la mer, trop chaud et humide à mon goût pour des randonnées de plus de quelques heures ou avec de forts dénivelés. Le côté « volcanique » des îles est à mon avis un peu trop mis en avant. Peut-être sommes-nous devenus un peu trop difficiles après avoir visité l’Etna, l’Islande ou le Yellowstone. Bien sûr, j’aurais un avis différent si la coulée de lave était plus facilement accessible. C’est aussi trrrrès frustrant de ne pas pouvoir approcher du Halema’um’a crater : je ne suis pas volcanologue mais cette interdiction m’a semblée exagérée. Enfin, il me semble qu’en 3 semaines nous aurions eu le temps de visiter en plus le volcan de Maui car les vols intérieurs ne sont pas trop chronophages ni d’un prix exorbitant. Ce voyage a été le plus reposant de tous nos voyages aux Etats-Unis mais pas le plus palpitant !

DOCUMENTATION

Guide Ulysse : en Français, concerne tout l’archipel, bien pour dégrossir mais c’est tout Lonely Planet : Big island et Lonely Planet : Kauai, lus il y a plusieurs mois, ne saurait plus donner un avis… Frommer’s Best Hiking trips in Hawaii : très bien Big Island Revealed the Ultimate Guidebook et The Ultimate Kauai Guidebook : achetés un peu au dernier moment, très complets surtout pour les randos et activités diverses, enthousiasme parfois un peu « chauvin » je trouve (écrits par des locaux) A mon avis les 2 meilleurs guides tout de même. Le Frommer’s n’apporte rien de plus si on achète ces deux-là. Cartes Nelles Map : Big island et Kauai Carte du National Geographic Hawaii Volcanoes National Park » Cartes topo gratuites compatibles Garmin pour le GPS, très utiles car les cartes Nelles sont assez grossières. www.gpsfiledepot.com/maps/view/42/
Vol Munich - Los Angeles avec Lufthansa English translation pending
by WildWildWest · 2014-08-02 · 18 replies
Bonjour à tous,

Voilà, dans 1 mois je vais enfin réaliser mon rêve : Visiter la Californie !

Très intéressé par l'univers et l'histoire de l'Ouest Américain mais cependant grand novice du voyage (surtout aérien) j'aimerai savoir si des personnes ici ont déja emprunter la compagnie aérienne Lufthansa pour le vol Munich / Los Angeles ?? Pour information, mon vol sera le LH452 en économique ^^

Alors si oui j'aimerais savoir :

- Votre temps de vol - Le confort à bord de l'avion (même si je ne connais pas encore le type) - Les options dans l'avion (films, divertissement...) - Les collations sont-elles TOUS payantes?

Et enfin, une question un peu plus général qui concerne toujours le vol : Quels sont vos astuces pour faire face au décalage horaire ?

Merci d'avance de toutes vos réponses :D
Retour de 15 jours dans les Alpes bavaroises et autrichiennes English translation pending
by Elyzabeth · 2014-08-02 · 47 replies
us,

C’est en lisant des carnets de voyage sur ce forum que j'ai construit peu à peu mon séjour et je remercie les forumeurs qui ont répondu à mes questions.

J’ai pris l’habitude de partir en SOLO. « Voyager seul au féminin », j’avoue y avoir pris gout. Ce qui ne m’empêche pas de m’éclater.

Malheureusement, sur 15 jours, je n’ai eu que 6 vrais jours de beau temps. Pour le reste, ce fut une alternance de pluies diluviennes et d’éclaircies. Je devais poursuivre par quelques jours dans le Tyrol, mais la météo ne s’annonçant pas meilleure, j’ai préféré rentrer. Pas grave ; ce sera pour la prochaine fois, car il y en aura forcément une ...

Bon : pas de bla bla et en route ….

VENDREDI 11 JUILLET

N’étant qu’à 3 heures de route de Strasbourg et de la frontière allemande, je pars de chez moi tranquillement vers 10 h. La météo est pourrie, et la circulation est dense, mais ça roule pas mal.

Je n’arrive à destination que peu après 22 h car je passe plus de 3 heures dans les bouchons : une fois à cause d’un gros accident qui nécessite la fermeture d’un tronçon d’autoroute peu avant Strasbourg, et le reste à cause de gros travaux en Allemagne entre Karlsruhe et Stuttgart. Une fois passé ces maudits travaux, j’adopte l’habitude allemande sur l’autoroute et j’affiche une petite vitesse de croisière à 160-170 km/h. C’est trop le pied de conduire comme ça. Je peux ainsi combler mon retard et à 22 h tapantes, j’arrive enfin à l’hôtel.

L’hôtel : Hardung’s Dorf (
http://www.hartungs-hoteldorf.de/) : l'hôtel situé en haut d'une côte assez raide, domine le lac de Hopfen am See. Le cadre est superbe comme en témoigne cette photo que j'ai faite entre deux averses.



Il n'y a que 15 kilomètres pour rejoindre le village de Schwangau dominé par le célèbre château de Neuschwanstein.

SAMEDI 12 JUILLET

Comme j’aime me rendre sur les sites à l’heure de leur ouverture afin de bien en profiter et d’éviter la foule, je me lève pour prendre mon petit-déjeuner à 7 h 30. Je mange copieusement avant de filer à Füssen pour ma première visite des châteaux.

La météo est maussade et je prends une petite bruine en route. Voilà qui commence bien… Et voici comment le château de Neuschwanstein m’apparaît depuis la route : nimbé de nuages, flottant au dessus des arbres. Vision irréelle…



J’arrive sur place pour 9 h. Je me gare au premier parking que je trouve, pas trop loin de l’entrée du site. 5 euros pour la journée.

Vu que ça vient d’ouvrir, il n’y a pas grand monde aux caisses. J’en profite alors pour prendre un pass qui me permettra d’accéder librement aux monuments publics de la Bavière durant 2 semaines. On m’en remet la liste avec la carte. Ce pass n’est malheureusement pas en vente sur Internet. Uniquement aux caisses des châteaux (n’importe lesquels). Il m’en coûte 24 € qui seront vite amortis, compte tenu du prix des visites qui sont assez élevés.



Mais le pass ne marche pas pour le château de Hohenschwangau qui est un château privé qui appartient toujours à la famille royale de Bavière qui vient y séjourner de temps en temps. Eh oui, il faut le savoir… Je n’en prends pas moins mon billet, car c’est par celui-là que je souhaite commencer.

Petit mode d’emploi : A la caisse, on vous attribue un numéro de groupe et un horaire de visite suivant la langue que vous souhaitez. Les visites sont soit animées par un conférencier, soit audio guidées. A noter que les visites en français ne sont pas très nombreuses. Comme je ne suis pas très patiente et que j’ai la chance d’être bilingue français-anglais, je choisis la visite dans cette dernière langue. J’ai rendez-vous à 10 h 25.



En sortant du guichet, je papote un peu avec des américains qui me racontent leurs aventures. Et c’est ensemble que nous prenons une calèche collective pour monter au château. C’est seulement arrivé au terminus et après avoir fait une petite grimpette à pied que je me rends compte que je me suis trompé de château. Je ne suis pas à Hohenschwangau, mais au château d’en face et ma visite est dans 20 minutes. Je redescends presque en courant pour aller attraper la bonne calèche. J’espère ne pas avoir à repayer pour la visite.



Quand j’arrive en bas, il y a une queue monstrueuse aux caisses. Le panneau indique au moins 50 minutes d’attente avant d’obtenir les précieux sésames.



bon courage …

Je reprends une calèche (la bonne cette fois !) pour monter à Hohenschwangau. Arrivé là, je vais me renseigner à la boutique de souvenirs pour voir si malgré mon numéro périmé, je peux malgré tout rejoindre un groupe en anglais. L’une des dames qui tient la boutique est charmante et parle un excellent français et me trouve un créneau, en me disant que je ne suis pas la première à qui cela arrive.





C’est ainsi que je me retrouve dans un petit groupe international, guidé par un conférencier qui connait son affaire. Comme nous ne sommes pas nombreux, il a le temps de répondre à quelques questions qu’on lui pose. Le château est intéressant Les pièces sont plutôt petites. C’est très intimiste. Par les fenêtres, on a quelques belles vues sur les alentours. J’aime beaucoup et je passe un excellent moment.

Pour info : tarif des calèches : - pour Neuschwanstein : 6 € par trajet - pour Hohenschwangau : 4.50 € par trajet On ressort par un petit jardin tout mignon. Le soleil a fini par se montrer. Il fait un peu chaud. Pourvu que ça dure.



Demain, je reviens sur le site pour visiter Neuschwanstein. En attendant, je rentre à l’hôtel pour faire une petite pause avant de reprendre la route pour Füssen.

...
Tour du monde à vélo sans beaucoup d'argent English translation pending
by Posecacao · 2014-07-30 · 11 replies
Salut a tous 🙂

-0 Avant de poster une réponse merci de bien lire ce qui suit 😛

-1 Tout d'abord laissez moi expliquer un peu les raisons de ce projet.Je suis un jeune de bientot 25 ans qui a du mal a trouver du travail et qui a passé son temps a déménager de pays en pays lors de mon enfance ( a l'époque cause de la situation de mes parents).Je suis né en France mais un peu plus d'un mois après je partais pour le Nigéria ou mon père avait un poste, s'en suit l'Indonésie et le Panama ou j'allais dans les écoles du pays et non françaises (je précise).Au début j'étais le seul blanc de la classe et a cause des différents milieux socio, religieux et culturels, ce ne fut pas facile.Mais avec le temps on m'a accepter et j'en garde encore des souvenirs inoubliable.Je suis rentré en France pour le collège en 6e, et quel choc... rien qu'a l'école c'est passer de l'ardoise a craie au cahier bien entretenu avec des lignes etc...sans parler du reste (mentalité etc..)

-2 Le temps est passé la famille s'est un peu "embrouiller et dispatché" mais j'ai garder cette fougue du voyage en moi et je suis toujours parti a droite a gauche.Mon premier périple était de 554Km, ensuite j'ai fais la corse a vélo (c'est corsé c'est le cas de le dire 😎 ) mais aussi saint-jaques de Compostelle ou encore le tour du Portugal et de l'Espagne.J'ai donc un VTT monté sur des pneus Michelin country rock qui ne m'a jamais fais défaut pour l'instant; je dispose aussi du matos de base (sacoches, tente, matelas auto-gonflable, duvé, chargeur solaire... etc).Je fume pas, je bois qu'en soirée et je m'entraine a vélo tout les jours.Ce voyage commencerait en Septembre/Octobre par l'Italie, l'autriche, république tchèque, Ukraine ou Biélorussie (au choix vue les événements actuel..) la Russie, la Mongolie, la Chine (sans oublier le Tibet aussi) Népal, un peu d'inde, le Bangladesh, la Birmanie, La Thailande... de la on se débrouille comme on peu pour arriver au Mexique ou en Colombie puis cap au sud, Pérou Chilie en remontant par l'Argentine, le Brésil pour arriver en Guyane et finir... en France.

-3 Pour le budget, je suis loin d'etre riche mais je compte bien travailler au besoin dans les pays cités (je parle aussi bien Anglais qu'Espagnol étant donné mon passé), je compte pas demander de RSA a mes 25 ans et finir au crochet de la société comme la plupart non.. j'ai toujours été indépendant et je veux autre chose, de fort, beau et aventurier 🙂

J'ai donc besoin de vos avis, vos conseils, vos bon plans, car j'ai bien conscience qu'une telle aventure n'est pas de tout repos et peut comporter de mauvaises surprises, mais ça fait des années que j'y pense et cette idée a murie dans ma tete.J'ai aussi besoin que vous me donniez votre avis sur les pays cités, voila j'ai essayé de dire l'essentiel pour quelque chose d'énorme... 🙂
Vols sur Madagascar English translation pending
by Dominique85 · 2014-07-28 · 99 replies
Bonjour voilà j'ouvre un nouveau sujet pour la destination madagascar J'y vai depuis 18 ans excatement et maintenant j'y vis depuis plus de 3 ans, donc j'ai utilisé un certain nombre de compagnie aérienne. Air mad en premier lieu, biensur. Pratique pour ses vols intérieurs mais laborieux sur l'international. Ils m'ont même vendu une fois un billet paris/morombé alors que les vols étaient interrompus depuis plusieurs mois sur morombé et que je suis resté" en rade à tuléar Air france, bien mais plus chere et peu de vols en comparaison des autres compagnies Corsair, ras sinon que ça s'arrete à tana et j'avais les genoux sur le siège d'en face Et puis depuis dix ans air austral, plus pratique pour aller à tamatave, moins chère que les autres en période creuse, une relativement bonne cuisine à bord , un personnel au petit soin(en classe eco). Mais voilà, a mon dernier depart de tamatave je ne suis arrivé que 3/4 d'heure avant le départ et on m'a refoulé alors qu'il y avait un passager en train de faire enregistrer ses bagages devant moi. Donc rachat d'un nouveau billet alors que l'on charge du fret à ma place et que tous les passager restent sur la piste devant mes yeux pendant une heure et demi suite à des problèmes mécaniques Retour de paris, rebelotte, le tgv prend deux heures de retard et j'arrive 1 heure avant le decollage et on me refoule. Il reste pourtant quinze personnes à l'enregistrement. Sur mon billet il est pourtant inscrit: last check list 20mn avant le vol. Comme nous sommes une douzaine dans le même cas, on nous prends quand même. D'autre part la compagnie se dégrade fortement: plus d'apero à bord(bon à la limite...)Pas assez de café le matin pour tout le monde. Plus de nourriture lorsque l'on en redemande. Et cerise sur le gateau, un de mes bagage arrivera avec 4 jours de retard et ce, pour la seconde fois en 6 mois§ Après réclamation auprès de la compagnie, on me repond que c'est normal de me faire payer un billet simple 885€ alors que mon A/R coutait 1020€ pour mon vol raté suplementaire et puis plus de reponses pour le reste malgrès 3 relances Je tiens à préciser que la compagnie air austral ne paye plus ses employés malgaches depuis le début de l'année et que la police de l'air et des frontières me précise que les pannes et retards sont courants et bien sur sans indemnités Tous ces problèmes mis bout a bout sentent mauvais, j'apprends également que c'est systématique les retards pour les bagages hors normes. Merci les vacances à rester sur place pour les touristes Conclusion, alors que j'ai recommandé cette compagnie pendant neuf ans, je la déconseille fortement à l'heure actuelle
Vol sac à l'arrachée à Koh Phangan English translation pending
by AL90 · 2014-07-27 · 32 replies
Bonjour, J'ai lu dans le post "La Thaïlande reste-elle une destination sans risque" le message suivant : - En ce moment , grosse vague de vol de sac a l’arrachée avec violence sur koh phan gan. Quelqu'un peut-il m'en dire plus sur ce phénomène. Qu'elles ont les méthodes employées, les lieux (plages, routes), agissent-ils seul ou à plusieurs, etc... Vos témoignages seront les bienvenus. J'y serai en couple une semaine fin août mais ma fille y sera seule 4 jours début septembre. En attente de vos conseils, hormis le fait d'avoir toujours de porter son sac à main devant soi avec le minimum d'affaires à l'intérieur. C'est à dire une copie de votre passport et un minimum d'argent. Même si la perte peut être minime, une agression peut être traumatissante. Merci d'avance. A encore une chose : si cela arrive, à qui faut-il se plaindre si la police est corrompue. Il me semble qu'il n'y ait pas de police touristique comme à Samui.
État des routes en Guinée English translation pending
by Foutadecouv · 2014-07-23 · 21 replies
Je lance une bouteille à la mer .... Enfin plutôt un appel aux voyageurs qui sont passés récemment en Guinée Conakry. Régulièrement des "forumistes" posent des questions sur les routes de Guinée et notamment aux frontières (vers Sénégal, Mali, Cote d'Ivoire, Guinée-B, moins souvent vers Sierra-L et Libéria). Ce serait donc certainement utile aux "futurs aventuriers" de pouvoir trouver une compilation de toutes les infos possibles sur les routes existantes, leur état, les temps de trajet, le type de véhicules nécessaire pour "passer" avec des mises à jour régulières. Alors merci à tous de votre contribution ! Pour ma part, je suis plus particulièrement intéressé par la route/piste entre Labé et le Sénégal en passant par Mali Y.
Endroits cachés et non touristiques à voir en octobre au Québec English translation pending
by AlisonRn · 2014-07-18 · 23 replies
Bonjour à tous !

Je me présente je m'appelle Alison, Maraîchère, 21 ans et désireuse au plus haut point de faire ma vie sur les routes du monde.

Voilà ma demande: Je pars au mois d'Octobre (je n'ai pas choisis cette période de l'année par hasard) voir mon frère qui vit à Montréal et ce pour tout le mois. J'avais donc prévu de passer 2 semaines chez lui (qui compte me faire visiter tout Montréal et très certainement ses alentours) et faire 2 semaines de circuit avec une voiture de location. Récemment, j'ai acheter le livre 'guide évasion hachette' pour la région Québec et je commence donc à construire mon circuit petit à petit selon le bouquin...

Seulement voilà, je suis relativement exigeante et au final cela me fruste un peu de me dire que tout les 'bons plans' répertoriés dans les guides de voyage ne sont au final que très communs. Je m'attends donc à voir des touristes à chaque endroits visités car souvent, les guides citent les endroits les plus connus. J'aimerais donc avoir vos avis, vos partages, conseils et/ou idées sur des endroits (restos, parc, montagne, ville, village typique de là bas etc... tout ce qui pourrait vraiment sortir de l'ordinaire et de ces satanés guides de voyage !) qui ne seraient à pas manquer mais pourtant moins connus des touristes.

Je ne suis pas du tout une citadine (même si les villes du québec ont l'air très sympa et chaleureuse) mais très branchée nature. J'adore marcher, j'adore camper, passer mes soirs devant un magnifique coucher de soleil sur les hauteurs. Je me sens très vite en pleine osmose avec mère nature... c'est en pleine nature que je me sens le mieux ! J'ai aussi ce côté zen et bouddhiste, j'adore le dépaysement total aussi, et tout ce qui touche à l’originalité et l'hors norme/insolite m'attire beaucoup. Pour les restos, tout ce qui est 'nouveau' pour moi attise beaucoup ma curiosité !

Je précise au cas où que j'ai un budget assez moyen. Je compte partir avec mon conjoint pour à peu près 2500€ sans compter la location de la voiture -400€-, l'essence et l'hebergement. Un hébergement perdu en pleine montagne nous suffit amplement. Nous adorons le côté rustique et typique du pays et notamment la culture que je respecte beaucoup et qui m'attique beaucoup.

Si mes critères correspondent à certaines de vos idées ou pas du tout, je suis preneuse à 100% !

Dernière question: dans le guide, il y ai écrit qu'en moyenne pour un budget moyen il faut compter de 150 à 200$ par personne par jour (hors frais de transports et activités).. est ce vrai ?? cela m'inquiète un peu, et du coup j'ai peur que l'on se retrouve très vite sur la paille...

Merci à tous pour vos réponses ! 🙂
Séjour en août dans l'Est du Canada English translation pending
by Loulouforum · 2014-07-17 · 25 replies
Bonjour à tous,

Après moultes modifications et ajustements, je crois avoir finalisé le programme pour notre séjour au Canada pour le prochain mois d'aout (il était temps! 😉). Nous sommes 4: 2 adultes et 2 enfants de 6 et 9 ans, dont c'est le 1er grand voyage hors de France. J'ai donc essayé de prévoir des activités variées pour ne pas les blaser et accumuler trop de km en voiture. Je vous le soumets pour les derniers avis, sachant que tous les hotels sont réservés, mais presque tous sont annulables ! (presque seulement...) Je précise que l'étape Toronto/Niagara est assumée, pous apporter un peu de variété et motiver les enfants par le côté un peu spectaculaire.

il me reste quand même quelques doutes, je les mets en gras ci-dessous:

jour 1: arrivée à toronto en fin d'après-midi, récupération voiture de location, installation à l'hotel, petite promenade en ville pour sentir l'atmosphère, et récupération post-voyage...

jour 2: visite de toronto (tour CN, central island, kensington market, ...).

jour 3: chutes du niagara (le tour touristique classique: croisière mist maid, tour skyline?, etc...) retour vers toronto. Probablement niagara on the lake. nuit à toronto.

jour 4: départ le matin vers kingston. visite Kingston, croisière 1000 iles (version courte pour ne pas blaser les enfants), nuit à kingston. Cette étape n'est pas la plus enthousiasmante a priori du séjour. Mais elle me semble nécessaire pour faire étape avant Ottawa. Y aurait-il mieux à faire (l'hotel est encore annulable) ?

jour 5: départ le matin vers ottawa- visite Ottawa (colline du parlement, promenade le long du canal rideau, marché by, ...)

jour 6: visite Ottawa: musée des civilisations + parc gatineau si assez de temps? je n'ai pas planifié en détail l'étape à Ottawa, mais j'imagine qu'il y a largement de quoi occuper 2 jours.

jour 7: départ le matin vers le parc la mauricie. La route semblant longue, je pense entrer directement dans le parc dès notre arrivée et zapper la visite des environs (shawinigan/St jean des piles/grandes piles ?). à confirmer en fonction de notre heure d'arrivée. Y a-t-il quelque chose d'incontournable à voir avant d'entrer dans le parc? nuit dans le parc (Otentik, non annulable).

jour 8: journée dans le parc de la mauricie: rando, canot... nuit dans le parc (Otentik)

jour 9: départ vers le lac st jean. Pique-nique à mi-chemin au parc de la rivière bostonnais. Visite Val-Jalbert. nuit à st félicien.

jour 10: zoo de st félicien + baignade. J'ai l'impression que nous n'aurons pas le temps de visiter Masteuiatsh: dois-je le regretter ou tenter de m'organiser autrement pour le voir?... nuit à st félicien

jour 11: route vers le fjord du saguenay par la route nord. visite des alentours (ste rose du nord, baie ste marguerite ou petite rando dans le parc du saguenay ou le parc des monts valins?). nuit à ste rose du nord (pourvoirie du cap au leste, non annulable).

jour 12: rando autour du fjord (où ça? à voir sur place). On fera surement l’impasse sur la croisière dans le fjord, vu le prix… route vers tadoussac : visite tadoussac/bergeronnes (observation des baleines à partir de la côte). Nuit aux escoumins (réserve essipit non annulable). Combien de temps faut-il prévoir à Tadoussac?

jour 13: croisière (baleines) le matin puis choix entre remonter visiter le sud du fjord (anse st jean?) ou faire route directement vers charlevoix. Nuit à La Malbaie. Combien de temps prévoir à Charlevoix?

jour 14: visite Charlevoix (st irénée, les éboulements, baie st paul, etc...). Nuit à La Malbaie.

jour 15: journée sur l'ile aux coudres avec location de vélos. Nuit à St Hilarion (auberginn)

jour 16: parc des grands jardins (probablement rando pioui - mt du lac des cygnes, en espérant que ce ne soit pas trop difficile pour les enfants). nuit à st hilarion (auberginn).

jour 17: route vers quebec. Visite Québec. nuit à Québec (hotel quelconque... avec piscine pour motiver les enfants au retour de la visite de la ville).

jour 18: visite quebec, Réserve huron(+ parc montmorency éventuellement...). nuit à Québec.

jour 19: en fonction des envies de chacun, de la météo, etc...: soit visite Québec, soit journée dans le parc de la Jacques Cartier (y a-t-il une belle rando pas trop dure à faire avec les enfants?). nuit à Québec. Combien de temps prévoir à Québec?

jour 20: route vers montreal, visite montreal (hebergement chez de la famille)

jour 21: journée à montreal

jour 22: journée à montreal

jour 23: journée à montreal, départ pour paris (décollage à 22h30, ce qui laisse du temps pour profiter de la journée) Nous faisons complètement l'impasse sur le sud du St Laurent, pour ne pas accumuler les km et pouvoir se poser un peu à chaque étape. C'est dommage, mais j'ai peur que ce soit la course sinon (au début, on vouliat aller à rimouski, parc du bic, etc...😕). alors?... en espérant ne pas être complètement à côté de la plaque... 🤪 merci pour vos avis, il est encore d'ajuster un peu si nécessaire!

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