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Circuit en camping-car dans l'Ouest américain au mois de novembre 2008 English translation pending
by Mikalex · 2008-10-04 · 9 replies
Bonjour à tous!

Nous sommes 6 (parents + enfants 17-21 ans) à partir à faire un circuit en camping car en Californie du 1er au 15 novembre 2008. Aimerais savoir si le circuit suivant est faisable ?? Aimerions voir le plus possible mais pensons que ce circuit est un peu trop long pour 14 jours.

1. Arrivée à Los Angeles dans l'après-midi, 2. Los Angeles 3. Prise de nos 2 campingcars et en route pour Big Sur/Monterey 4. Monterey - San Francisco 5. San Francisco 6. San Francisco - Yosemite 7. Yosemite - Death Valley 8. Death Valley - Las Vegas 9. Las Vegas 10. Las Vegas - Zion - Bryce 11. Bryce - Monument Valley 12. Monument Valley - Grand Canyon 13. Grand Canyon 14. Grand Canyon - Los Angeles 15. Retour des Campingcars

Merci de votre réponse 🙂
Délai d'attente pour l'obtention du livret de famille pour Cuba? English translation pending
by Kris23 · 2008-10-03 · 30 replies
Bonjour,

Je suis actuellement en attente du livret de famille, j'aimerai avoir des informations des personnes qui sont déjà passé par là. Les personnes qui ont effectuées un mariage récemment et qui ont déjà reçus leur livret de famille, et en combien de temps ils l'ont reçus. Merci à tous pour vos informations et bon courage à tout ceux qui sont en pleins dans les démarches administratifs.
Thaïlande: attention fausse information English translation pending
by Chrisphil77 · 2008-09-22 · 20 replies
Sur un autre forum, une personne s'amuse à diffuser de faux messages : le dernier en date une bombe sur phuket qui aurait tuée 3 touristes....

Je vous rassure rien de tout cela est vrai.

Pourquoi fait-il ça...mystère

Donc n'hésitez pas courrez volez vers la thailande
Séjour à Bordeaux ou Toulouse? English translation pending
by Lune154 · 2008-08-31 · 11 replies
Bonjour!

Je songe déjà à mes prochaines vacances qui sont encore loins, mais néanmoins je tiens à m' informer à temps.

J'aimerais découvrir une partie de la France que je ne connais pas encore et j'en connais pas mal (Des Pays - de - la Loire en passant par la région parisienne à l'Alsace dans le nord et du Languedoc en passant par Montpellier à la Côte d'Azur au sud)

Pour cette fois - ci j'ai pensé au sud - ouest (Toulouse ou Bordeaux) et j'aimerais lire vos opinions sur ces deux villes. Quels sont les caractéristiques, à quelles autres villes de la France peut - on les comparer peut - être?

Je suis relativement jeune, ce qui compte pour moi c'est l'ambiance d'un côté (possibilités de sortir, étudiants/ pas d'étudiants? internationalité et restauration pas chère)et les alentours de l'autre (Y -a - t- il une possibilité de se retirer quand la ville devient trop bruyante? possibilités de randonnée, proximité des montagnes et de la mer etc)

Comme je m'intéresse beaucoup à la météo et au climat j'aimerais savoir également laquelle des deux villes est météorologiquement plus intéressante, c'est à dire où est - ce qu'il y a plus de changement de temps, plus de températures extrêmes ou plus d'orages par exemple...

Je vais effectuer le séjour l'année prochaine seulement, mais comme je vais rester pas mal de temps il faut que je réfléchisse bien sur ma choix.

Merci d'avance pour vos opinions

Wolfi
Des photos/en veux-tu/en voilà! English translation pending
by Mesrob · 2008-08-16 · 604 replies
De quoi s'agit-il ? pas vraiment difficile......
Compte bancaire thai vidé! English translation pending
by Taty1978 · 2008-08-05 · 73 replies
bonjour à tous,

voilà la mésaventure qu'il m'arrive, hier tranquillement je vais faire ma mise à jour de mon livret bancaire (K...banque verte) et là SURPRISE mon compte a été vidé, en 5 transactions ce week end...58000 baths!!!! vu que j'étais à la banque, je suis allée voir un conseiller qui m'a fait appeler le Call Center...ils font des recherches pour savoir comment mon compte a pu etre vidé alors que ma carte ne m'a pas quitté.

une amie thaie, m'a dit qu'il y avait des arnaques dans les petits ATM, où ils arrivent récupérer les infos...j'ai fait mon dernier retrait au petit ATM de la K(banque verte) du petit Lotus de Bo Sang ( pres de Chiang Mai) et ne l'ai plus utilisé du week end...

savez vous, si les banques sont assurées? si c'est déjà arrivé à quelqu'un?

enfin, voilà, alors faite bien attention!!!!

je vous dirai ce que la K. me répond et si j'arrive récupérer quelque chose...cela peut servir à d'autre.

bonne journée à tous...
Séjour de trois semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Playm0 · 2008-07-29 · 25 replies
Bonjour à tous, je prépare un voyage de trois semaines dans l’ouest des Etats-Unis l’été prochain. J’aurais aimé avoir votre avis sur mon itinéraire. Alors je sais c’est un peu tôt et que j’ai encore tout le temps pour y réfléchir mais j’avoue que je ne peux pas m’en n’empêcher, je suis tellement impatient.

J’ai découvert ce forum il y a maintenant trois jours et j’ai déjà passé de nombreuses heures dessus, vos nombreux conseils et vos récits passionnants n’ont fait qu’accroître mon envie de partir. Je trouve vraiment que chaque réponse apporte sa pierre à l’édifice (quelque soit le sujet) et que tous les avis sont bons à prendre, c’est ce qui m’a donné envie de vous soumettre mon projet dans l’ouest Américain.

Ce sera mon premier « vrai » voyage, j’en rêve depuis plusieurs années et maintenant que je travail je vais pouvoir me faire plaisir. J’ai pu constater qu’il y avait de nombreux spécialistes de ce type de circuit, je vous remercie d’avance pour vos avis qui me seront très précieux. Sachez que rien n’est figé mais que ce circuit sert de base de départ.

J1 - Arrivé à Los Angeles J2- Visite Los Angeles (studios, plage, boutiques ?) J 3- Départ pour Las Vegas (peu d’intérêt pour nous, une soirée histoire de voir) J 4- Départ pour Grand Caynon, nuit à Flagstaff J 5- Lake Powell (plage, promenade en bateau ?) J 6 - Lake Powell – Antelope Caynon, autres caynons ? J 7 - Départ tôt le matin pour Monument Valley, nuit dans le parc J 8- Départ pour le Parcs des Arches, nuit à Moab J 9- Parcs des Arches, Caynonlands J 10- Départ pour Capitol Reef (rando) J 11- Départ pour Brice Caynon J 12- Brice Cayon J 13- Départ pour Zion, nuit dans les environs ? J 14- Zion puis nuit à Las Vegas J 15- Départ pour Death valley, nuit à Lone Pine (trop long ?) J 16- Possibilité de se poser un peu dans les environs entre Lone Pine et Mono Lake ? J 17- Yosemite J 18- Yosemite J 19- San Francisco J 20- San Francisco J 21- Départ de San Francisco

Notre itinéraire vous parait-il raisonnable sachant que nous ne voulons pas un voyage speed (mais j’ai du mal à me rendre compte) et que nous privilégions la nature aux grandes villes. Je suis prêt à faire des concessions, je préfère en voir moins quitte à y retourner une prochaine fois.

Je ne sais pas trop quoi faire entre Zion et Yosemite (J14 à J17), j’ai choisi le passage par l’ouest de la Sierra mais j’hésite car nous ratons Sequoia Park mais j’ai peur que ça fasse trop, j’aimerai avoir votre avis sur la question. Ah oui j’oubliais, une dèrnière chose, me conseilleriez vous de réserver les hôtels avant le départ, je pensais le faire au fur et à mesure du voyage histoire de se sentir vraiment libre au cas ou on décidait de changer de cap ou si on traînait en route, qu’en pensez vous sachant que nous partons en été (Juillet ou Août).

Merci pour votre aide et vos conseils.
Billets GP Air France bientôt taxés English translation pending
by Lili013 · 2008-07-19 · 171 replies
L'Urssaf veut taxer les avantages en nature des salariés des grandes sociétés nationales dont les billets GP AIRFRANCE Dans le collimateur depuis plusieurs années, les avantages en nature (billets gratuits pour les salariés d'Air France et de la SNCF, ou réductions de tarifs pour ceux d'EDF ou de GDF)pourraient être bientôt taxés. Les syndicats protestent.C'est un dossier explosif qui revient sur le devant de la scène. Selon le Figaro de ce mardi, l'Urssaf aurait en effet l'intention de taxer les privilèges en nature dont disposent les salariés d'Air France, de la SNCF, d'EDF ou de GDF. A savoir ces fameux billets GP (pour "gratuité partielle") qui permettent aux salariés de voyager gratuitement ou pas cher à la SNCF ou chez Air France, ou de profiter d'électricité et de gaz à prix réduit.L'objectif de l'Urssaf serait d'instaurer des cotisations sociales sur ces billets, payées à la fois par l'employeur et le salarié. Dans les textes, le Code de la Sécurité sociale dispose déjà que les avantages en nature constituent une rémunération et doivent donc être taxés. Une dérogation existe pour les réductions tarifaires de moins de 30%, mais ce n'est pas le cas pour les employés d'Air France, de la SNCF, d'EDF et de GDF qui, selon Le Figaro, peuvent bénéficier de tarifs réduits jusqu'à 90%, voire 100%.Reste qu'une taxation, si elle est envisagée depuis plusieurs années, serait difficile à mettre en oeuvre. En effet, selon les entreprises concernées, le billet GP diffère. A la SNCF, les salariés disposent ainsi de billets gratuit tandis que les agents d'Air France paient une partie du transport. Selon Le Figaro, des négociations seraient en cours entre l'Urssaf et les entreprises concernées notamment sur la notion de prix de base.Pour les syndicats des entreprises concernées, la menace sur les privilèges en nature est prise très au sérieux. En particulier à Air France où la direction générale a pris des mesures à la suite d'une lettre d'observation de l'Urssaf sur les facilités de transport. Dans une déclaration commune datée du 26 juin, les organisations syndicales "rappellent que les GP sont un acquis social essentiel, partie intégrante de notre identité AF (Air France) et refusent le projet de la direction qui fait supporter le surcoût aux salariés".Les syndicats "affirment leur volonté partagée d'entamer des démarches avec les organismes extérieurs concernés, et demandent la suspension de la mise en application pour laisser le temps de clarifier et de négocier dans la transparence"
Une journée à Carcassonne English translation pending
by Superlili · 2008-07-05 · 15 replies
Comme Carcassonne était sur mon itinéraire voyage, j'ai décidé d'y passer une journée.

Alors en une journée, qu'est-ce que je peux faire? Il y a moyen de voir en une journée? Je ne dors pas là. J'arrive en train le matin et je repars le soir pour Marseille.

Est-ce qu'à la gare de carcassonne je peux laisser mon bagage? Ou même un autre endroit?

Merci🙂
Détour à Las Vegas? English translation pending
by Hub94 · 2008-06-30 · 12 replies
Bonjour à tous,

Pour faire court à notre demande, nous souhaitons partir le 4 ou 5 août pour 17 jours moitié côte Ouest (5/8/08 au 14/08/08) et moitié côte Est (15/08/08 au 22/08/08). (Pou info, suite à un problème de dernière minutes hélàs nous étions incertains de pouvoir partir nous avons dû arrêté nos recherches d'ou notre resollication tardive).

Malgrès la hausse des billets depuis biensur on garde espoir on a trouvé en moins chère nous sommes à 1300e (avec Continental conseillé par des amis de ce forum) pour notre itinéraire.

5/08 au 8/08 Nous pensions attérir à SAN DIEGO rester 3 nuits (dot celle de notre arrivé à 20h) et 2 jours pour sea world, Zoo, coronado, island beach Ensuite direction LA via la côte environ 200 km donc tranquillement en une journée le temps de s'arrêter admirer le paysage quitte à prendre une chambre à Laguna(d'ailleurs on se demandait mais à partir d'ou nous pourrions nous baigner à température correct car d'après ce que nous avons lu l'eau est assez froide🙂). donc du 8/08 au 14/08 nous pensions prendre un hôtel excentré de LA avec une piscine découvrir de Santa monica, barbara à bervelly ills, hollywood etc.. jusqu"à santa Universale et autre parc, outlets, nous sommes en train de reagarder tout ça et viendrons vous consulter pour peaufiner ça😉

Mais notre problème est celui-ci le 14/08 au soir normalement il était prévu de voyager de nuit vers l'Est gains de temps oblige mais nous hésitons à faire un LA-NY ou allez deux jours plus tôt à Las vegas en avion interne (40e) ou en voiture (pour lequel nous attendons vos avis 😎) arriver en fin d'après midi le 13/08 par exemple profiter de la soirée de LV et le lendemain piscine et visite de quelques hotels et repartir de LAS VEGAS le soir vers 21h et arrivé le lendemain matin à New york pour lequel nous aavons réservé un appartement.

Le plus importants sont les billets sont à prendre rapidement le reste nous pourrons en reparler ici sur vos conseils Merci pour votre aide Hub
Pèlerinage Conques-Rocamadour à pied en août English translation pending
by Pitch49 · 2008-06-24 · 3 replies
Je souhaite effectuer le pélerinage Conques-Rocamadour en Août, quelqu'un pourrait-il me donner des indications conernant le chemin à prendre ainsi que des endroits bon marché pour s'arrêter. Savez-vous s'il y a possibilit de faire du camping sauvage?
Itinéraire trop chargé dans l'Ouest américain? English translation pending
by Cpar · 2008-06-17 · 26 replies
Bonsoir à tous,

Comme beaucoup, je cherche à faire « valider » certains détails de notre voyage dans l’ouest américain par els experts de ce forum (/!attention pavé /!).

Présentation : Nous sommes 6 (2 couples, et deux grands ados de 19 et 16 - mes enfants). Nous ne sommes pas vraiment sportifs ni téméraires (adieu Angel’s Landing), mais tenterons de faire quelques ballades. Vu notre nombre, et pour des raisons de coût, nous avons opté pour un seul véhicule, type Van, et donc pas de possibilités de faire de la piste, malheureusement. 19 jours pour un premier contact, c’est déjà bien mais jamais assez. Nous souhaitons faire une grosse partie des incontournables, ce qui laisse peu de place aux sites moins connus ou au wilderness (et comme pas de 4x4, encore moins de possibilités). Nous faisons l’impasse sur la partie Cow-boy/cactus de l’Arizona et du nouveau Mexique, ainsi que toute la cote Pacifique, à l’exception de San Francisco. Nous sommes de piètres photographes. Nous n’allons pas multiplier les lever/coucher de soleil et nous sommes en vacances, donc pas trop de journée marathon et pas trop de départs aux aurores. Nous avons donc bâti un autotour sur la base de descriptifs de tours-opérateurs et de guides (Routard/Michelin) et déjà tout bouclé (Avion, hôtels, véhicule). Ceci malheureusement avant de trouver la mine de renseignements sur la toile. Nous avons ensuite refait quelques modifications sur un minimum de chose

Jour 1 dimanche 3 août : départ de Paris le matin, arrivée à San Francisco vers 21h00 PST, direction l’hotel dans San Francisco Jour 2 lundi 4 août : San Francisco Jour 3 mardi 5 août : San Francisco Jour 4 mercredi 6 août : San Francisco Jour 5 jeudi 7 août : route vers Yosemite NP, nuit à Mariposa Jour 6 vendredi 8 août : Yosemite, nuit a Mariposa Jour 7 samedi 9 août : Tioga Road, Bodie (selon timing), Mono Lake, Death Valley, nuit à Beatty Jour 8 dimanche 10 août : Death Valley, route vers Las Vegas Jour 9 lundi 11 août Las Vegas, Grand Canyon en hélicoptère le matin, Nuit a Las Vegas Jour 10 mardi 12 août : Route vers Zion, visite du parc, nuit à Panguitch Jour 11 mercredi 13 août : visite de Bryce, nuit à Panguitch Jour 12 jeudi 14 août : Scenic Byway 12, puis direction Moab, nuit à Moab Jour 13 vendredi 15 août : Canyonland ou Arches, nuit à Moab Jour 14 samedi 16 août : Canyonland ou Arches, nuit à Moab Jour 15 dimanche 17 août : Mesa verde, nuit à Mesa Verde Jour 16 lundi 18 août :Mesa Verde, Monument Valley, nuit à Page Jour 17 mardi 19 août ; Antelope Canyon, CBS, nuit à Page Jour 18 mercredi 20 août : Antelope Canyon (si pas fait la veille), Horse Shoe Bend, Route est de Grand Canyon, nuit à Tusayan Jour 19 jeudi 21 août : Visite de la rim de Grand Canyon, puis route vers Phoenix, nuit à Phoenix Jour 20 vendredi 22 août : Vol retour Jour 21 samedi 23 août : Arrivée à Paris

Commentaires sur les visites : Partie San Francisco : Une journée de trop à mon goût, qui vient du fait que nous avons changé au dernier moment de compagnie aérienne pour une raison de coût et que nous avons du pour cela partir le 3 août au lieu du 4 comme prévu initialement car grosse différence de tarif. Cela nous laisse un peu de temps pour nous acclimater au décalage horaire, à la « gastronomie » et à la voiture. A San Francisco, visite de la ville (route 49) et des environs (Napa Valley, Muir Wood, la baie). Pas encore de chose bien établie sur cette partie, qui se fera au « feeling »

Partie Californie/Nevada : Je ne sais pas encore ce que nous allons faire dans Yosemite, mais vraisemblablement au moins Mariposa Grove et Glacier point. Pour le reste, cela sera sans doute selon l’envie, la foule, la chaleur et la condition physique du moment. Pour Bodie, Mono Lake, cela sera aussi en fonction du timing (Si on arrive à se lever tôt ou pas). J’espère arriver pour le coucher du soleil à Zabriskie point, et être en mesure de voir le reste de Death Valley (Artist Drive, Devil golf Course, Badwater, Dante's View) le lendemain matin « à la fraîche » (jour 8).Le reste de la journée sera d’aller à Las Vegas, donc pas très folichon. On peut bien sur caser Red Rock Canyon sur le chemin, ou Valley of Fire un peu plus loin s’il ne fait pas trop chaud (éventuellement le lendemain après-midi, créneau pour la visite aussi). Sinon, ça sera piscine et/ou outlets. (Nous pensions prendre un motel a El Portal mais complet, ainsi qu’un hébergement avant Death Valley, mais plus rien de disponible non plus. De ce fait, la route est rallongée de 2h00 ce qui fait que nous allons courir une journée et en avoir une un peu vide le lendemain.) Le jour suivant (jour 9), départ pour une balade en hélico dans le Grand Canyon le matin avec atterrissage de quelques minutes pour approcher le fleuve Colorado (enfin j’espère). Après-midi :Red Rock ou Valley of Fire ou outlets selon la veille.

Partie Utah 1 (Zion/Bryce) : Jour 10, départ le matin pour Zion NP. Au programme : Pa’rus Trail, Emerald Pool (Lower et Upper), Canyon’s Overlock. Nuit à Panguitch (Ici, il manqué une demi-journée minimum dans le parc) Le lendemain (jour 11) à Bryce, le trio Queen's Garden, Navajo Loop, Pickaboo loop (sous reserve) + points de vues sur la rim (inspiration, Bryce, etc) et ballade au fond du parc si pas trop fatigués. Jour 12, départ vers Moab sur la Scenic Byway 12. Je pensais faire Pekaboo Gulch et Dry Fork et peut-être si nous en avons le temps en arrivant à Moab, un bout de Arches NP.

Partie Utah 2 (Moab) : Deux jours complets à Moab (jours 13et 14), dont au moins un entier pour Island in the Sky ou j’aimerais caser Mesa Arch/Murphy point Trail/White Rim Trail/Grand View point, c'est-à-dire toute la partie sud. Sur l’autre journée, Arches NP avec Double Arch + point de vue à l’entrée, Landscape et Double O Arch coté Devil Garden et finir sur Delicate le soir si on a encore de l’energie, quitte a repasser à l’hôtel entre temps. Enfin, peut-être une incursion dans la partie The Needles, en roulant vers Mesa verde, si pas trop de risque de rater une visite guidée la bas ce dont j’ai très peur. (Choix à faire). Je sais qu’il manque au minimum une journée ici, pour faire The Needles, ce qui nous aurais permis de ne pas arriver trop tard à Mesa Verde.

Partie Colorado / Arizona 1 : Mesa Verde l’après midi du jour 15 avec une des visites guidées (j’espère qu’il y aura de la place vu l’heure de notre arrivée) avec Cliff Palace (en priorité sinon le lendemain matin) ou Balcony house. Dans l’attente de notre tour, visite de Sprunce Tree House et Long House. Comme ce sera notre seule rencontre avec les ruines des « natives », je compte vraiment faire les 4 lieux dans la mesure du possible, d’autant que nous dormirons sur place. Le lendemain, visite de Balcony House (ou Cliff Palace si pas pu la veille), puis départ pour Monument Valley. La, je suis à la recherche de choses à voir sur l’itinéraire. En effet, je ne compte pas trop m’attarder dans Monument Valley (pas de tour en 4x4, pas de nuit sur place bien que le goulding’s lodge me paraissait une belle étape). Arrivée à Page le soir.

Partie Arizona 2 (Page) : La, le soucis… J’ai un permis pour CBS pour la journée complète (jour 17) que nous passons à Page. Je suis en attente de la réponse du Paria Outpost pour un accompagnant. Mais entre, l’inconnu de la température, le fait que nous soyons 6, sans 4x4, ni de GPS, ça va être difficile. Du coup, je ne suis pas sur de pouvoir faire la randonnée. Si le temps le permet, nous louerons un 4x4 et avec celui de l’outfitter, espérons que tout aille bien. Par contre, j’aimerais aussi caser Upper Antelope Canyon le matin (et ai réservé la visite chez Ekis). La aussi, une journée de plus n’aurait pas été du luxe…(Lee’s Ferry, Marble Canyon, White Pocket) Du fait de la fermeture de l’Hermit Crest Road a Grand Canyon (à partir du 7 juillet), je pensais décaler Antelope le lendemain (jour 18) Choix à faire !!! (et peut-être rajouter le Lower), avant de partir pour Horse Shoe Bend et de faire les points de vues de la route Est de la South Rim du Grand Canyon en fin d’après midi. En cas d’annulation de CBS, plan B : Marble Canyon, Lee’s Ferry, Waterhole Canyon, Horse Shoe Bend (dans ce cas, pas le lendemain) baignade, bateau.

Partie retour : Jour 19, Grand Canyon. Un maximum de point de vue, surtout ceux ou il faut passer par les bois pour être au calme (et avec un peu de courage, lever tôt pour voir le lever de soleil), puis Phoenix pour des dernières courses avant de prendre l’avion du retour le lendemain matin (jour 20). Pas vraiment envie de programmer un ballade dans le grand Canyon, car fin de parcours, et beaucoup de route l’après midi, et un peu perdu du fait de la fermeture de la route ouest. Peut-être une dernière visite sur le trajet - Laquelle ?- pour couper un peu le trajet ou autour de Phoenix (pourquoi pas un truc genre ville western que nous n’aurons pas vu, ou quelques cactus dans un parc ou Scottsdale.

Voila le parcours. Certes, il sort peu des sentiers battus, mais nous n’avons que moyennement le profil pour cela, et pour une première prise de contact avec l’ouest, nous souhaitions d’abord faire les incontournables, comme annoncé en préambule. Selon vous, est-il trop chargé (surtout les jours 7, 15, 16, 18, 19). Avec la chaleur et l’affluence, sera t’il réalisable ?

Merci d’avance pour vos avis etmerci à tous pour tous les conseils ça et la sur les forums et pour vos merveilleux carnets de voyages..
Points à visiter pour un séjour à Los Angeles? English translation pending
by Montecito · 2008-06-15 · 9 replies
Salut tout le monde,

voila je suis hyper heureux car je pars l'année prochaine pour la première fois aux USA. Donc je partirais de Paris pour allez jusqu'à l'aéroport de LAX. Mais voila je sais juste que j'irais à l'universal studios ainsi que le Walk of Fame sur Hollywood Boulevard.

Quelqu'un pourrait me conseiller d'autres points à visiter svp.

Pour vos informations je pars 1 mois donc n'hésitez pas à me conseillez tout ce qui vous passe par la tête

Merci
Libre circulation des personnes dans les nouveaux pays de l'Union Européenne? English translation pending
by Lskadrille85 · 2008-06-10 · 21 replies
Bonjour j'aimerai savoir si il existe la libre circulation des personnes avec des nouveaux pays entrée dans l'UE à savoir la roumanie et la bulgarie et les autres etats shengen?
Signification pour un tatouage polynésien? English translation pending
by Mat34000 · 2008-05-31 · 34 replies
Salut, depuis quelques temps, l'idée de me faire un tatou polynésien me trote Le problême est que je ne connais aucune signification et je voudrai pas me faire tatouer n'importe quoi Je recherche donc quelqu'un ayant des connaissances a ce sujet afin de m'éclairer un peu voir plus Merci d'avance 😉
Où aller en Martinique? English translation pending
by M5d2n0 · 2008-05-24 · 17 replies
Boujour à tous,

Je souhaiterai partir en vacances vers la mi-juillet (seule p-e) en Martinique, j'aimerai savoir quelle ville vous me conseillez (Fort de France, les 3 illets, ...).

Je suis belge, faut-il un visa?, y-a-t-il des vacins obligatoires pour se rendre en Martinique.

Pourriez-vous me renseigner si il existe un site internet qui regroupe toutes les offres last minute (de préférence belge).

Merci

;)
Prix des vols Paris-Bangkok English translation pending
by Philgbo · 2008-05-06 · 48 replies
J'ai, un peu par hasard, vu un magazine économique sur Itélé qui faisait état d'une augementation très importante des tarifs à destination du Sud Est asiatique avec notamment pour exemple un doublement des tarifs entre Paris et Bkk dont le prix moyen atteindrait 1 500€ : le pétrole ne serait pas la seule cause car le journaliste parlait d'une destination désormais prisée toute l'année et d'une... pénurie d'avions sur cette distance (et encore plus vers la Chine et Singapour avec des prix triplés). Il faut reconnaitre que trouver un billet à moins de 800 € (en periode creuse) va être de plus en plus délicat. Sauf à s'y prendre plus de 8 mois à l'avance. Maintenant est ce aussi le cas en utilisant les compagnies aériennes du Golfe ou va t 'on se rabattre sur des compagnies moins "confortables" ?
Acheter une voiture aux États-Unis? English translation pending
by Nicolas5 · 2008-04-20 · 6 replies
bonjour Comment acheté une voiture aux états-unis ?
Yémen wahdi English translation pending
by Eversmile · 2008-04-16 · 16 replies
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits... Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...

J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...

Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.

Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!

A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...

Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..

Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...

Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...

J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...

J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....

Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...

A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...

A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...

A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...

J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...

* **

Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...

On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...

Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!

* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...

L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.

Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.

* **

Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.

Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.

A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...

C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!

Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.

Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !

Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.

Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.

Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!

Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!

Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.

Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.

La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...

L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...

De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.

Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...

On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.

J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !

A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...

Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...

Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)

Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...

La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.

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C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...

Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.

Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.

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Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...

On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...

Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.

A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!

Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...

Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...

Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...

Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...

Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).

Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.

A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!

Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...

Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.

Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!

* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.

Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.

Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.

* **

J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.

J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...

Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!

Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...

Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.

Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.

* **

Dernier jour a Sana'a.

Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...

J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.

Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...

Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!

Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...

On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...

Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...

Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.

Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...

Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.

La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!

De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.

L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!

Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.

Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...

Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...

C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...

Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...

Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Itinéraire de trois semaines en Indonésie: réaliste? English translation pending
by Carole25 · 2008-04-15 · 13 replies
Bonjour à tous, je pars avec une collègue 3 semaines en Indonésie, voilà ce que nous prévoyons : 5 jours vers Jogyakarta pour les temples de Borobudur et Pradambaram (3j) ainsi que pour le volcan Bromo (2j) vol intérieur (non booké, à booker sur place) avec Lion airlines de Surabaya à Mataram (Lombok) Lombok : 3 jours ...? avec le Rinjani et les iles Gilli Sulawesi : 10 jours Arrivée à Makassar (il n'y a pas de vol intérieur de Mataram à Makassar? Du coup via Denpasar?) pour finir aux iles Togian et à Manado par de la plongée et repos

Bon ca fait un peu beaucoup où c'est possible? Sinon on oublie Lombok ce qui nous fera plus de temps sur Sulawesi, qu'en pensez vous? N'hésitez pas à me faire part des bons plans dans chacun de ces endroits!!!!

Merci, Caro
Ulcère de Buruli: énigme résolue English translation pending
by Toukoul · 2008-03-27 · 1 reply
Pour info :

"... Les voies mystérieuses d'une maladie tropicale enfin découvertes LE MONDE | 26.03.08 | 14h22 • Mis à jour le 26.03.08 | 14h22

ieille de soixante ans, l'énigme de l'ulcère de Buruli vient d'être résolue. En 1948, une équipe australienne avait, pour la première fois, décrit cette affection chez des malades vivant près de Melbourne. Elle avait été la première à isoler le germe responsable de la maladie, Mycobacterium ulcerans, issu de la même famille que les bactéries responsables de la tuberculose et de la lèpre.

Personne n'avait, depuis, réussi à identifier l'origine et les voies de transmission de cet agent pathogène. C'est désormais chose faite avec la publication, mercredi 26 mars, sur le site de la revue PloS Neglected Tropical Diseases, d'un travail conduit par une équipe de dix-sept chercheurs de nationalités belge, portugaise, américaine et ghanéenne.

Dans les années 1960, de nombreux cas similaires à ceux décrits en Australie avaient été recensés en Ouganda, dans le comté de Buruli (aujourd'hui district de Nakasongola), d'où le nom donné à cette infection qui se caractérise par une destruction étendue de la peau et des tissus mous, accompagnée de formation d'ulcères de grandes dimensions, se localisant en général sur la jambe ou le bras.

Cette destruction tissulaire est causée par une toxine produite par Mycobacterium ulcerans. En l'absence de traitement précoce par des antibiotiques adaptés, la maladie cause de durables incapacités fonctionnelles ainsi que d'importants handicaps de nature esthétique.

L'ulcère de Buruli touche pour l'essentiel des communautés rurales dans une trentaine de pays tropicaux ou subtropicaux. Cette infection méconnue du grand public sévit de manière croissante depuis une trentaine d'années en Afrique de l'Ouest, ce qui avait amené l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à lancer, en 1998, un plan de surveillance et de lutte.

MILIEU AQUATIQUE

De nombreux éléments épidémiologiques laissaient penser que Mycobacterium ulcerans était présente dans certains milieux aquatiques. On observe ainsi que l'ulcère de Buruli est présent à proximité des plans d'eaux, rivières à débit lent, mares, marais et lacs. Mais son mode de transmission à l'homme demeurait mystérieux. L'étude coordonnée par Françoise Portaels (Institut de médecine tropicale d'Anvers, Belgique) permet de lever le voile. "Les auteurs sont parvenus, à partir d'une enquête de terrain conduite au Bénin, à isoler pour la première fois une souche de la bactérie pathogène chez un insecte aquatique, explique Myriam Eddyani, biologiste à l'institut de recherche anversois. Il s'agit du water strider, qui pique l'homme de manière particulièrement agressive."

A la différence de la lèpre ou de la tuberculose, cette infection bactérienne ne se transmettrait donc pas par contagion interhumaine, mais sur un modèle équivalent à celui d'une maladie parasitaire comme le paludisme, ou virale comme le West Nile. Cette découverte devrait permettre de se doter de moyens de protection plus efficaces contre cette maladie.

Jean-Yves Nau ..."
Flore de l'Ouest américain en mai English translation pending
by Kashtin · 2008-03-26 · 104 replies
Pour voir les photos: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_45....

On trouve dans l'Ouest américain, au mois de mai, une profusion de fleurs. En voici quelques-unes, prises en Californie, Nevada, Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, classées par couleur, et leurs noms communs (anglais) et latins, pour les botanistes du forum. Si vous voyez une erreur, dites-le moi! (Page régulièrement mise à jour.)

Blue Flowers



Western Spiderwort (Tradescantia occidentalis)

Rimrock Milkvetch (Astragalus desperatus)

Wild Hyacinth (Brodiaea douglasii)

Douglas Iris (Iris douglasiana)

Blue Flax (Linum perenne)

Blue Lupin (Lupinus Angustifolius)

California Lilac (Ceanothus)

Woollen Breeches (Hydrophyllum capitatum)

Pasque Flower (Anemone patens)

Low Larkspur (Delphinium bicolor)

Iris missouriensis (Wild Iris)

Bluemist Penstemon (Penstemon virens)

Alpine Forget-Me-Not (Eritrichum aretioides)

Orange Flowers



Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis)

Sticky Monkeyflower (Mimulus aurantiacus)

California Poppy (Eschscholzia californica)

Butterfly Milkweed (Asclepias tuberosa)

Yellow Flowers



Buckhorn cholla (Cylindropuntia acanthocarpa )

Utah Agave (Agave utahensis)

Arrowleaf (Balsamorhiza sagittata)

Blanketflower (Gallardia pinnatifida)

California Flannel Bush (Fremontodendron californicum)

Cape Fig (Carpobrotus edulis)

Narrow Leaf Southern Monkey (Diplacus aurantiacus australis)

Yellow Mariposa Lily (Calochortus luteus)

Plains Pricklypear (Opuntia polyacantha)

Prince's Plume (Stanleya pinnata)

Lavandula Evening Primrose (Calylophus lavandulifolia)

Balsamroot (Balsamorhiza careyana)

Arrow-leaf Balsamroot (Balsamorhiza sagittata)

Nakedstem Sunray (Enceliopsis nudicaulis)

Heartleaf Arnica (Arnica cordifolia)

Brittle Bush (Encelia farinosa) butinées par un Buckeye (Precis coenia)

Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), anthères rouges

Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), anthères jaunes

Buttercup (Ranunculus...)

Yellowbell (Fritillaria pudica)

Golden Pea (Thermopsis divaricarpa)

Butterfly Milkweed (Asclepias tuberosa)

Pink Flowers



Sego Lily (Calochortus nuttallii)

Mountain Pride (Penstemon newberryi)

Redwood Sorrel (Oxalis oreganum)

Sclerocactus nyensis

Opuntias

Opuntia polyacantha

Opuntia vaseyi Wild-Buckwheat (Eriogonum arborescens)

Phlox hoodii

Showy rushpink (Lygodesmia grandiflora)

Showy milkweed (Asclepias speciosa)

Desert Peach (Prunus andersonii)

Sticky Purple Geranium (Geranium viscosissimum)

Shooting Star (Dodecatheon frigidum)

Colorado Loco ou Lambert Loco (Oxytropis lambertii)

Wild Rose (Rosa wodsii)

Wild Rhubarb (Rumex Hymenosepalus)

Red Flowers



Eucalyptus (Eucalyptus leucoxylon ssp. megalocarpa)

Cape fig (Carpobrotus edulis)

Snow Plant (Sarcodes Sanguinae)

Lemon Bottlebrush (Callistemon citrinus)

Claret Cup Cactus (Echinocereus triglochidiatus)

Indian Paintbrush (Castilleja)

Crimson Passion Flower (Passiflora vitifolia)

Penstemon (Penstemon eatonii)

Opuntia

Scarlet Gilia (Ipomopsis aggregata)

Ocotillos (Fouquieria splendens)

Narrowleaf Paintbrush (Castilleja linariifolia)

Scarlet Paintbrush (Castilleja miniata)

Red Columbine (Aquilegia elegantula)

White Flowers



White Cistus (Cistus lanadiferus)

California Buckeye (Aesculus californica)

Eucalyptus (Eucalyptus microtheca)

Sego Lily (Calochortus nuttallii)

Pacific Dogwood (Cornus nuttallii)

Pale Evening Primrose (Œnothera pallida)

Tufted Evening Primrose (Œnothera caespitosa)

Siskiyou Iris (Iris bracteata)

Agave

Spreading Fleabane (Asteraceae Erigeron divergens)

Pricklepoppies (Argemone pleiacantha)

Woolly Locoweed (Astragalus mollissimus)

Cliff Roses (Purshia stansburiana)

Wild-Buckwheat (Eriogonum pauciflorum)

Cliff Fendlerbush (Fendlera rupicola)

Vernal Daisy (Erigeron pumilus)

White Wild Onion (Allium textile)

Fleur du saguaro (Carnegiea gigantea)

Alpine Spring Beauty (Claytonia exigua) Mountain Marsh Marigold (Caltha leptosepala)

Mountain Death Camas (Zigadenus elegans)

White Loco (Oxytropis ericea)

Boulder Raspberry (Oreobatus deliciosus)

Miner's Candle (Oreocarya virgata)

Desert Evening Primrose (Oenothera deltoides)

Apache Plume (Fallugia paradoxa...), fleur

Apache Plume (Fallugia paradoxa...), graines

************
Voyage initiatique de six mois en Amérique Latine à pied English translation pending
by Jeremw · 2008-03-24 · 5 replies
Alu

Un voyage initiatique a travers l'amérique du sud durant 6 mois approximativement a pied avec une mule, est-ce possible ou impossible ?

Merci de me donner vos avis

Jerem😉
Choix de circuit ou voiture pour San Francisco à Los Angeles English translation pending
by Milisteph · 2008-03-16 · 7 replies
Bonjour,

Nous recherchons un moyen de visiter la californie en 10 jours en passant par SF, Yosemite Park, Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Los Angeles éventuellement ... Existe-t-il des circuits au départ de SF ? (vol non compris) Les trajets en voiture sont-ils réalisables ou trop fatigants ?

Merci d'avance 🙂
Los Angeles ou San Francisco pour une année d'étude? English translation pending
by Nico84 · 2008-03-12 · 10 replies
bonsoir tout le monde, alors je vous explique la situation : je vais partir en septembre 2008 aux USA pour une année d'étude avec l'organisme EF, et j'hésite entre deux destinations : Los Angeles ou San Francisco ? Pour ceux qui connaissent l'une ou l'autre ou les deux, pourriez vous me conseiller, me donner les avantages et inconvénients de chacune que ce soit pour les activités, les sorties, les visites, les transports en commun, la qualité et le cout de la vie ... enfin tout quoi ! 🙂

merci d'avance
Toilettes dans les parcs de l'Ouest américain? English translation pending
by Macareux06 · 2008-03-04 · 42 replies
salut à tous ! Question existensielle ?😊

Je dois prendre un médicament malheureusement qui fait uriner souvent donc aux 2h½-3hres..Je me promettais de faire beaucoup de sentiers ...dans les parcs...Je voudrais savoir si tous les parcs ont des toilettes du moins à l'entrée et parfois sur les sentiers ..ex: si je fais Délicate Arch, je pourrais le faire sans problème .Je vous remercie à l'avance car ca me décevrait beaucoup d'être obliger de changer de projet....😕

Je me posais aussi la question est-ce assez bien indiquée par des panneaux les attractions à visiter et les divers sentiers proposés? merci beaucoup et au plaisir de vous lire Macareux 06
Safari pas cher en Tanzanie: quelle formule? English translation pending
by Aktarus · 2008-03-02 · 21 replies
bonjour, je me demande quelle est la formule la moins chère pour un safari en Tanzanie (disons une virée à Ngorongoro, une autre à Seregenti, et puis quelques jours dans un parc "moins cher", avec des observation sd'animaux tout de même !) 1 acheter un voyage "tout fait" à partir de France 2- passer par des agences "réceptif" sur place (voire réserver de France), et réserver des hébergements à partir de France ? merci à la communauté pour ses conseils avisés !!!😉
Quelque part dans les Caraïbes....Bonaire (Antilles Néérlandaises) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-03-01 · 14 replies
Bonaire, vous connaissez ?

Jusqu’à il y a quelques semaines, cette destination m’était complètement inconnue. Hervé, lui, en tant que plongeur en avait entendu parler…..alors cette destination si confidentielle s’est rapidement imposée à nous. Puisqu’elle était si peu connue (du moins par les Français), elle devenait d’autant plus attirante. Alors, c’était décidé, du 12 février au 23 février 2008, nous irions à Bonaire.

Après neuf heures de vol depuis Amsterdam, voilà cette petite île de 30kms de long et de 5 à 11kms à l’endroit le plus large, peuplé de 12000 habitants et qui fait partie avec Aruba et Curaçao des Antilles Néerlandaises à 80 kms au large du Venezuela.



La version accompagnée de photos est ici :
http://sites.google.com/site/nosvoyagesenimages/

La carte générale de Bonaire (Merci Marie mlefevre pour le lien vers la carte).

Nous arrivons de nuit le 12 février 2008. Ce n’est donc que le lendemain que nous découvrons réellement notre hôtel, son environnement et les premières vues de l’île. Notre port d’attache pour ces dix jours est l’ Eden Beach Resort, un petit hôtel familial où nous avons réservé un studio. Petite plage, piscine, club de plongée et centre d’activités divers complètent l’équipement.

La vue depuis notre terrasse.

Coucher de soleil sur Klein Bonaire, îlot en face de notre hôtel.

Si nous sommes venus à Bonaire, c’est principalement pour la plongée (Hervé) et le snorkeling (moi).

A LA DECOUVERTE DES FONDS SOUS- MARINS.

Ici on plonge « en toute liberté », c’est-à-dire qu’après une plongée d’évaluation qui fait office de réadaptation, il suffit de se servir en bouteilles d’air ou de Nitrox (plongées illimitées), les charger dans le pick-up et c’est parti ! Mais il faut avoir son badge (25USD pour les plongeurs, 10USD pour les snorkeleurs), les fonds sous marins sont classés « national marine park »

Le pick-up que nous avons loué.

Tout autour de l’île, mais principalement sur la côte ouest, les spots de plongée et/ou de snorkeling sont matérialisés par des pierres peintes en jaune marquées du nom du lieu, comme celle-ci par exemple.

Les plongées se font du bord, à partir du récif ou plus rarement d’une petite bande de plage. Hervé étant seul à plonger, il se trouve à chaque fois un ou des partenaires comme ce groupe d’Américains avec lesquels il a plongé plusieurs fois. Ici, ils se mettent à l’eau à Andrea II.

Pendant ce temps (50mn à 1h), je nage en surface avec palmes, masque et tuba et je me régale. En plus des poissons habituels (perroquets, anges, trompettes, papillons, coffres, porcs-épics……), j’ai fait plusieurs jolies rencontres : - deux tortues à Hilma Hooker - une raie–aigle à Angel City - trois tortues à Playa Frans.

Je laisse la parole à Hervé pour vous donner ses impressions de plongeur :

Ici c’est vraiment le Paradis des plongeurs et encore plus pour ceux qui ont le mal de mer. Les fonds me rappellent la Mer Rouge d’il y a 20 ou 30 ans avec les éponges en plus.

Bonaire a été la première réserve marine des Antilles (1969) et il est strictement interdit de pratiquer la chasse sous marine. La pêche est quasiment inexistante sous quelque forme que ce soit, les « Bonairiens » ayant très vite compris que leur richesse dépendait plus du tourisme écologique que de quelques poissons.

Bref, c’est un véritable enchantement de côtoyer cette faune intacte dans une eau claire : la visibilité lors de notre voyage (février) était de 30 bons mètres. A noter qu’aucune rivière ne se déverse dans la mer, aucune industrie ni agriculture ne pollue les eaux. La température de l’eau est de 27°, une petite combinaison de 3mm est largement suffisante mais nécessaire car attention au corail de feu omniprésent. Il est d’ailleurs interdit de toucher ou de ramasser quoi que ce soit, de vivant ou de mort. Les gants sont interdits en plongée.

On y rencontre par exemple des coraux cornes de cerfs, très délicats sur la qualité de l’eau, que l’on ne voit plus beaucoup depuis de nombreuses années.

Peu de courant mais des dérivantes possibles d’un site à l’autre, car peu éloignés l’un de l’autre le retour se faisant à pied ou en stop, la solidarité entre plongeurs fonctionnant très bien.

Nous n’avons pas été à Klein Bonaire mais la plongée n’y est parait-il guère différente.

Finalement, plutôt que des longs discours, place aux images…voilà quelques illustrations de nos ballades sous marines.

Anémone.

Poisson ange royal.

Bébé mérou.

Chevrettes.

Corail rouge.

Corail cerveau.

Corail cerveau (bis).

Poisson porc-épic.

Poisson trompette.

Lut jan-chien.

Corail mou.

Ronco fish.

Corail étoilé rose.

Poisson coffre.

Poisson ange français.

Éponge tubulaire.

Huître perlière.

Labre créole.

Cherchez le mérou.

Cherchez le plongeur.

Maître d'école et perche à rayures bleues

Perche à rayures bleues (bis).

Salmonettes.

Vers turbicoles "sapins de Noël".

Le résumé de nos impressions se lit tout simplement sur la plaque minéralogique des voitures de l'île. Oui, incontestablement, « Bonaire is a…..

Bonaire vaut également pour ses paysages et sa faune terrestres très différents des autres îles antillaises. Ici très peu de palmiers ou de cocotiers (sauf ceux plantés près des hôtels). Bonaire se révèle très particulière. Alors suivez nous dans un petit tour de l’île…

A LA DECOUVERTE DES PAYSAGES TERRESTRES.

Commençons par explorer le sud de l’île.

Ici, c’est le plat pays couvert de marais salants

Notez cette couleur rose : est-ce pour cela que la plage toute proche porte le nom de Pink Beach ? à moins que ce ne soit en rapport avec les flamands roses qui la survolent ?

Coucher de soleil à Pink Beach.

Le sud concentre effectivement à Pekelmeer la majorité des flamands-roses de l’île (mais on en peut en voir à plusieurs autres endroits de l’île).

Parfois on les voit prendre leur envol vers le Venezuela.

Dans l’extrême sud très sauvage, l’océan rugit et vous éclabousse de ses embruns.

Parfois, sur la grève, la laisse de mer inspire quelques sculpteurs anonymes.

Au sud – est : Lac Bay.

Une partie du « Lac » est réservée au windsurfing, une autre à des activités guidées de kayaking dans la mangrove, une dernière est une réserve protégée.

La route non goudronnée qui mène à cette zone de mangrove livre quelques paysages un peu irréels

Pour pouvoir accéder à la mangrove, il est indispensable de se joindre à un groupe pour deux heures de balades en kayak suivi de snorkeling dans cet environnement très protégé. C’est ce que nous avons fait, mais tout de même très cher pour ce que c’est (45USD /pers.)

Dans le dédale de la mangrove.

Sous l’eau dans la mangrove

Le nord-est : Bocca Onima.

C’est ici qu’on se rend le mieux compte du caractère singulier de Bonaire : son aridité…et une végétation faite de broussailles et de cactus.

Au milieu de cette végétation, les lézards sont rois, ça grouille littéralement.

Les ânes (sauvages) sont légion dans ces contrées arides : ils sont les descendants de l’époque où le commerce du sel avaient besoin de leurs services.

La côte nord-ouest : de Kralendijk à la limite du parc national.

Contrairement au sud, le paysage au nord devient plus montagneux, mais toujours empreint de cette végétation si emblématique de broussailles et cactus. En quittant la ville principale Kralendijk vers le nord, la route surplombe la mer et livre quelques très belles vues.

1000 steps porte bien son nom. On accède à cette plage par 64 marches, mais au retour, surtout avec une bouteille de plongée sur le dos, c’est courageux !!!

Vue vers le nord depuis 1000 steps.

A Ol’ Blue.

Au lieu-dit Karpata, les ruines de quelques bâtiments historiques.

Un arbre « remarquable » près de Karpata.

Enfin à la limite du parc national qui couvre le nord de l’île, un petit bout du monde (accessible par une dirt road) : Playa Frans où vivent un couple d’Américains et un pêcheur. C’est là, en snorkeling, que nous avons la joie de voir trois tortues.

En revenant sur nos pas, une petite incursion vers Gotomeer, un autre sanctuaire pour les flamands-roses.

Sur le bord de l’étang, les lézards aussi ont élu domicile.

Le nord : Washington Slagbaii National Parc (carte ici).

Le parc ouvre de 8h à 17h : les badges pour la plongée sont également valables pour l’entrée du parc.

Le point culminant de Bonaire, le Brandaris (241m) se trouve dans le parc. Comme nous avons prévu de le gravir, il nous faut prendre la « short route », ce qui nous fait louper la côte extrême nord de l’île (la route est en effet en sens unique).

Vers 8h30, nous franchissons la guérite d’entrée.

A 9h, nous sommes au pied du trailhead du Brandaris. La randonnée (2H A/R) démarre en douceur sur un large chemin, dans une forêt de broussailles d’où émergent cactus et arbres dénudés.

Les premières collines sont en vue et le sentier devient plus escarpé.

Le soleil tape, et le vent fait plier les arbres.

On commence à prendre de la hauteur.

Ça y est, le sommet est en vue !

Enfin, l’île s’offre à nous d’en haut. Au loin, les plages de Slagbaai et Funchi que nous atteindrons plus tard dans la journée. A l'horizon, on devine l'île voisine de Curaçao.

Dans la descente, nous découvrons ces jolies fleurs de cactus.

De retour à notre pick-up, nous poursuivons jusqu’à Put Bronswinkel, un trou d’eau susceptible d’attirer oiseaux et iguanes.

Les perruches sont nombreuses à piailler dans ce coin, mais pas évident de les photographier.

En revanche, l’iguane pose carrément.

Nous atteignons bientôt Playa Funchi.

Un petit plongeon dans cette eau turquoise n’est pas de refus après notre grimpette de la matinée.

A Salina Wayaka, les flamands-roses côtoient les pélicans.

Mais sur la plage du même nom, seuls les pélicans occupent les rochers.

La plage, à cet endroit, est idyllique….et l’eau délicieuse.

A Salina Slagbaai, les flamands-roses se laissent observer de plus près à condition de ne pas quitter son véhicule.

Nous quittons le parc après une dernière traversée de la pampa.

Que ce soit dans l’eau ou sur terre, Bonaire est étonnante !

Si notre récit et nos photos vous donnaient l’envie de venir à Bonaire, voilà quelques informations pratiques complémentaires.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Bonaire est desservi au départ de l’Europe depuis Amsterdam par KLM en vol régulier.

Une location de pick-up est pratique pour les plongeurs, mais ne faites pas comme nous, réservez d’avance. Nous avons eu avec difficulté la dernière voiture de l’île et au prix fort. Sinon comptez entre 35 et 45 $/J

L’île offre un grand choix d’hébergements dans toutes les catégories de 75 $ à 300 $/J. L’Eden Beach se situe dans la catégorie intermédiaire.

Côté ravitaillement, plusieurs supermarchés et épiceries dans l’île. La nourriture est chère dans l’ensemble comme dans toutes les îles où tout est importé.

Côté restauration, toutes les cuisines sont représentées : internationale, mexicaine, argentine, chinoise, italienne, néerlandaise….Nous avons gouté un excellent mahi-mahi à la sauce chili au Wil’s Tropical Grill dans un cadre très sympa.

Le prix des plongées est imbattable : 12, 5 $ la bouteille et 25 par jour sans limite pour l’air et 15 et 30 $ pour le Nitrox. Il est habituel de voir les addicts partir avec 2 blocs chacun le matin et 2 autres blocs l’après midi et pourquoi pas une petite dernière de nuit vers 19h !!! Certains hôtels proposent un forfait tout compris : logement, voiture et blocs à volonté.

Pour préparer le voyage, le site www.infobonaire.com donne tous les renseignements indispensables.

Pour préparer nos sorties-plongées, le guide Lonely Planet « Diving & snorkeling Bonaire » nous a été très utile. On trouve également sur place bon nombre de brochures gratuites très bien documentées : « Bonaire Dive Guide », « Nights Bonaire », « Bonaire Affair ».

Pour conclure, un dernier clin d’œil à l’animal fétiche de Bonaire : le flamand-rose. Ici il est partout.

Sur le fronton des maisons

En guise de boîte aux lettres

En incrustation sur les trottoirs

Nous vous remercions de nous avoir lu jusque là. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires. Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires, nous nous ferons une joie d'y répondre.

Krikri (texte) et Hervé (photos) le 1er mars 2008.
Croisière Royal Caribbean sur le Navigator of the Seas English translation pending
by Davari · 2008-02-06 · 8 replies
Si vous aller voir sur http://www.royalcaribbean.com

Ship name : Navigator of the Seas Date range : avr08-jun08

Vous allez tomber sur une transat de 14 nuits pour le 12 avril (repositionnement ?)

Niveau escale, rien de spectaculaire : Fort Lauderdale, Florida; Kings Wharf, Bermuda; Lisbon, Portugal; Seville (Cadiz), Spain; Malaga, Spain; Barcelona, Spain mais le bateau est très sympa (je reviens d'une croisiere a son bord dans les caraïbes)

Le prix affiché est évidement hors taxes et hors pourboire mais en choisissant : 12 avril (y a que cette date là) Q Interior Stateroom Deck(s): Guarantee Stateroom (on ne choisi pas la cabine, on recoit ce qu'il reste ou alors si plus dispo une catégorie supérieure) On arrive a un total de 1152 € tout compris pour deux (pourboire, taxes et supplément fuel) : ca donne moins de 50€ / jour / personnes.

Ou 1.424€ tout compris pour deux dans une cabine "I Oceanview Stateroom" (vue sur mer).

Sur le site, ca ne fonctionne que pour 2 personnes (pas d'enfant dans la meme cabine) mais y a peut etre moyen d'avoir d'autre info par agence ?

Reste plus qu'a trouver un vol aller simple pour la floride (parfois presque aussi chers qu'un A/R voir même plus) et se démerder avec la douane pcq ils n'aiment pas qu'on arrive avec un aller simple (ca doit passer si on dit qu'on repart en bateau je supose ... mais bien se renseigner avant tout de même ... quelqu'un a deja essayé peut etre ? )

Le prix varie de jour en jour ... parfois un peu plus parfois un peu moins mais ca reste, pour le moment, dans la meme fourchette.

Perso j'en reviens donc c'est délicat ... mais sinon je partirai desuite :)

Edit : 13 Night Spanish Transatlantic Cruise Départ le 27-Apr-2008 Departing From: Galveston, Texas Stateroom: Interior Stateroom Guarantee Ship Name: Voyager Of The Seas Escales : Galveston, Texas; Miami, Florida; Ponta Delgada, Azores; Cartagena, Spain; Barcelona, Spain> 1.036, 18 EUR tout compris pour deux.
Itinéraire de vingt jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Lanena · 2008-02-03 · 16 replies
Bonjour, J'aurai besoin de votre aide concernant notre itinéraire aux USA. Original hen??? 😛

Nous partons du 3 au 23 mai de Genève à San Francisco et retour de Las Vegas, avec Continental Airlines. Les billets d'avion sont déjà payés. Nous sommes sûrs de passer les 3 premiers jours à San Francisco. Pareil pour les 2 derniers jours à Las Vegas. Nous descenderons de San Francisco sur LA. Pas de stop à Yosemite NP! Le reste est modifiable (stops, hôtels...).

Voici ce que nous avons prévu.

3/05 Arrivée vers 18h30 à San Francisco. Prise du véhicule, route jusqu à l'hôtel (hésitation entre "The Opal" & le "Greenwich").

4/05 Visites, non définies...

05/05 Idem

06/05 Idem

07/05 Descente sur Monterrey, Carmel. Nuit à Carmel (ou ailleurs selon le feeling)

08/05 On continue la descente direction LA. Nuit à Pismo Beach.

09/05 Direction LA. Nuit au Best Western Hollywood Hills. Selon l'heure d'arrivée, ballade dans les environs ou dodo!

10/05 Walk of Fame, Hollywood Bvd, Sunset Bvd, Beverly Hills, Griffith Park au coucher de soleil...

11/05 Malibu, Sta Monica, Venice...

Et c'est surtout là que j'ai besoin de vous...

L'itinéraire pour la suite serait celui-ci:

Bryce, Moab (Arches & Canyonlands), Mesa Verde, Monument Valley, Gd Canyon et fin du séjour à Vegas. LA - Bryce Canyon, c est un sacré bout. Feriez-vous un stop à Vegas entre 2 ou ailleurs ou consacrer une journée de route entre LA & Bryce Canyon? On aimerait éviter le stop à Vegas vu qu on y passe déjà 3 nuits à la fin du séjour

12/05 route de LA à Vegas ou ailleurs. 1 nuit sur place

13/05 Départ de Vegas tôt le matin direction Bryce Canyon (env 5h de route) . Après midi à Bryce. Et photos en rafales au coucher de soleil 😉

14/05 Ballade matinale à Bryce et route direction Moab. A nouveau 5h de route. OU route pour Moab et ballade à Arches NP. Nuit à Moab

15/05 Arches NP ou Canyonlands NP Nuit à Moab

16/05 Arches ou Canyonlands Nuit à Moab

17/05 Route pour Mesa Verde. Env 5h de trajet. Visite Nuit à Mesa Verde

18/05 Mesa Verde puis route pour Monument Valley. (env 6h de route) Nuit à Monument Valley

19/05 Route pour Gd Canyon (env 5h30 de route) Ballade Nuit au Gd Canyon

20/05 Gd Canyon Ballade et go to Vegas!

Nuit à Vegas

21/05 et 22/05, visite de la ville, hôtels, casinos et aussi shopping dans les nombreux Outlets & piscine à l'hôtel. Hotel pas sûr, mais il y a de grosses chances que ce soit le Mandalay Bay Resort.

23/05 Vol matinal Vegas - Newark et Newark - Genève

On a abandonné l idée du stop à Death Valley vu que le planning est déjà bien serré. Ce sera pour une autre fois...

Feriez vous le parcours dans l autre sens? LA - Gd Canyon, Monument Valley, Mesa Verde, Moab, Bryce, Vegas?

Pour Monument Valley, j ai très souvent vu que le tour pouvait être fait en 2h environ. Passeriez-vous la nuit ailleurs? Si oui... where?

Merci bcp pour votre aide. Bonne fin de week-end!

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