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Ushuaïa vaut la peine ou pas? Et Torres del Paine? English translation pending
by CopineDébile · 2011-09-22 · 36 replies
Bonjour !

Je suis en train de faire mon trajet pour l'Argentine et je me pose deux questions :

- dois-je inclure Ushuaïa ou pas ? (bien sûr, si nous arrivons à trouver une petite croisière jusqu'à l'Antarctique sur quelques jours, la question ne se posera plus mais sinon). En fait, des amis m'ont dit que si on ne faisait pas de croisière, Ushuaïa n'avait pas grand intérêt hormis celui d'être symboliquement la ville du bout du monde. Dans mon Routard, ils mentionnent tout de même le canal de Beagle et le parc naturel.

- et que pensez-vous d'aller jusqu'à Torres de Paine mais seulement pour 1 jour ou 2, pas le temps de faire la grande randonnée. Est-ce intéressant quand même ? Si l'on fait aussi El Calafate, est-ce que ça a un intérêt ?

Les jours nous sont comptés alors j'essaie de ne pas me tromper et de faire les bons choix :)

Merci à tous pour vos réponses et à bientôt !!
Thaïlande: sac à dos ou voiture? English translation pending
by Artefakt · 2011-09-08 · 42 replies
Bonjour à tous,

Pour mon prochain voyage j'envisage de partir 3 semaines en thailande du 20 janvier au 11 février.

Les billets d'avion venant d’être achetés, je commence la préparation du voyage et beaucoup de questions me viennent à l'esprit.

Avant de plannifier les étapes, j aimerai savoir quel est le meilleur moyen pour visiter la Thaïlande ( en sac à dos ou voiture ); Nous sommes 4 à partir donc les deux sont possible au niveau de notre budget.

Apparemment, il est facile de voyager sac à dos la bas mais la voiture ne fait elle pas gagner beaucoup plus de tps? ce gain de temps vaut il de perdre le coté immersion du voyage en transport en commun?

L'état des routes, la qualité des véhicules misent à disposition et la conduite à gauche ne sont ils pas des freins?

Si vous avez un avis sur le sujet, n'hésitez pas.

Merci par avance à tous ceux qui me répondront.

Cordialement,

Stéphane
Vol international de Sulawesi pour Bohol ou Cebu aux Philippines? English translation pending
by Stayfan · 2011-08-26 · 21 replies
bonjour,

Après 60 jours en Indonésie, je serais sur l'île de" Sulawasi" -> y-a-t'il une possibilité de vol international de Sulawasi (Makassar ou Manado) pour aller aux Philippines (Bohol ou Cebu) !!!?

Merci d'avance pour vos infos stayfan
Faire la route Grand Canyon / Las Vegas ou bien Grand Canyon / Phoenix? English translation pending
by Zelda13 · 2011-08-14 · 7 replies
Bonjour tout le monde !

J'ai besoin de conseils pour décider où prendre mon vol intérieur, j'espère que vous pourrez m'aider !

Alors voilà : on est 4 à partir en avril prochain pour Las Vegas. Nous y passerons quelques jours, puis nous partirons faire le circuit suivant : Bryce Canyon, Page, Monument Valley, et le Grand Canyon. Ensuite nous prendrons un vol intérieur direction New York pour une semaine.

Le dernier jour au Grand Canyon sera composé du vol hélico le matin, puis du trajet vers Las Vegas ou Phoenix, et nuit sur place (pour pouvoir prendre un vol matinal le landemain).

J'hésite donc entre LV et Phoenix, mon choix dépendra surtout de la route, laquelle est la plus sympa à faire, points d'intérêt pour faire des pauses...

Ce qui m'embête dans le fait de repartir de Phoenix, c'est de rater la 66, Seligman... mais j'ai cru comprendre que c'était assez décevant au final. Concernant la route de¨Phoenix, je ne sais pas grand chose, à part que c'est sympa d'y faire une vraie étape (pas possible dans mon cas). Je pense qu'on aura le temps de faire quelques haltes cependant.

Je sais qu'il y aurait des frais d'abandon si on s'envole de Phoenix, mais qui seraient amortis par le prix du billet moins onéreux, et le fait qu'on soit 4 à les partager.

Voilà, je sollicite donc vos conseils 🙂 Vous repartiriez d'où à ma place ? 🙂
Compagnies aériennes la moins chère pour vol Lyon ou Genève - Montréal? English translation pending
by Marvinleu · 2011-08-10 · 10 replies
Bonsoir, novice en terme de recherches pour un vol, j'aimerai quelques renseignements.

J'ai l'intention de partir pour une semaine à Montréal en février, et je cherche quelles compagnies proposent les tarifs les plus bas... J'ai la possibilité de partir de Lyon ou Genève (Lyon parait moins cher). La compagnie KLM est pour l'instant la moins chère que j'ai trouvé avec un billet à 438 euros A/R. Quelles autres compagnies me conseiller vous?

Deuxième chose, pour faire Montréal-New York, le bus est-il une bonne solution?

Je vous remercie de votre aide, en vous souhaitant de bonnes vacances :)
Rejoindre la Polynésie-Française depuis un port chilien: bateau-stop et transpacifique? English translation pending
by LaureM · 2011-08-08 · 1 reply
Bonjour, nous sommes un couple de 26 et 29 ans actuellement en voyage en Amerique Latine. Nous voudrions rejoindre la Polynesie Francaise depuis un port Chilien et aurions besoin de conseils quant á la maniére de s'y prendre... Actuellement en Equateur, le Perou, la Bolivie et l'Argentine nous attendent avant que l'on arrive au Chili, on ne sait pas encore exactement dans combien de temps nous y serons, environ deux á trois mois, plus ou moins. Est ce que le bateau-stop fonctionne bien ? Nous en avons entendu parle mais jamais pratiqué ? Comment faut-il procéder ? Quel endroit est le plus approprié ? Quelle période ? Peut-on poster des petites annonces sur un site ? Nous n'avons jamais navigué mais sommes trés motivés et apprenons vite, savons cuisiner, nous nous intéressons á tout et nous adaptons aux situations. Merci d'avance pour vos bons conseils ! Patrick et Laure
Hôtels Grand Coco Bay, Catalonia Playa Maroma ou Iberostar Paraiso Beach à Riviera Maya? English translation pending
by Domsud · 2011-08-04 · 8 replies
Lequel choisir entre les 3 en oct. l'année passé j'était au Iberostar et c'était très bien, Merci.
Itinéraire dans le nord de la Thaïlande, possibilité de faire du stop? English translation pending
by Andy32 · 2011-08-03 · 43 replies
Bonjour amis voyageurs !

Nous partons ma copine et moi 3 semaines en Thaïlande et nous aurions aimé vous poser une question.

Nous avons prévu une semaine dans le Nord, voici une idée de notre itinéraire :

Chiang Mai- Chiang Rai Chiang Rai-Chiang Saen-Bansop Ruak- Mae Sai Mae salong -Thaton- Fang- Chiang Dao

Et ensuite retour sur Chiang Mai, nous aurions aimé savoir s'il était envisageable de faire ce tour en stop.. La conduite en Thailande nous effraie un peu d'autant plus que même si nous avons le permis nous n'avons jamais conduit de scooter...

Que pensez vous de l'idée de faire du stop ? Si quelqu'un à une remarque sur notre itinéraire ou n'importe quels conseils, cela sera avec plaisir.

Merci d'avance.

Andréas
Arrivée à Bali le soir: dormir à Ubud ou Jimbaran? English translation pending
by Claireloise · 2011-05-09 · 30 replies
Bonjour à tous,

Nous partons pour Bali le 20/09 pour un mois, en famille (2 enfants de 9 et 11 ans). Nous n'avons pas encore de programme précis (mon mari et moi avons déjà passé 15 jours à Bali en 98, donc on pense surtout aller à Lombok, Gilli's, voire Flores), mais comme notre avion atterit à 19.20h (en principe), je tiens au moins à réserver les 2 premières nuits dans une guesthouse qui peut venir nous chercher à l'aéroport.

J'hésite entre Ubud et Jimbaran. Avantage de Jimbaran par rapport à Ubud : la distance par rapport à l'aéroport. Et j'ai le divin souvenir de grillades de fruits de mer les pieds dans le sable pour une croûte de pain (l'équivalent de 5 euros pour 2 à l'époque). Le jour d'après, on devrait de toute façon aller sur Ubud. Mais j'ai quelques questions qui devraient m'aider à me décider :

Pour Jimbaran : - j'ai lu sur un post que Jimbaran n'était plus qu'un chantier. Vous confirmez ? Est-ce que ça vaut toujours le coup d'y passer 2 nuits ? La mer n'est pas trop dangereuse pour des enfants ? (ils savent nager mais bon...) - est-ce que le bruit des avions n'est pas trop dérangeant du fait de la proximité de l'aéroport ? - combien coûte en moyenne un repas grillade actuellement ? On n'a pas un budget énorme, donc si c'est devenu un truc de luxe, on préfère éviter. - une guesthouse sympa, pas trop chère (avec piscine serait parfait) et surtout acceptant 2 adultes - 2 enfants dans la même chambre ? et de préférence avec un site internet pour que nous puissions réserver ces 2 nuits

Pour Ubud et Jimbaran : - durée du transfert aéroport-Ubud/Jimbaran et prix approximatifs (de nuit) ?

Voilà, ce sera tout pour l'instant 😉

Merci !
Italie, Campanie: région d'Agropolie ou côte amalfitaine pour rayonner? English translation pending
by Wproject · 2011-05-08 · 9 replies
Bonjour,

Voilà, nous partons en Aout à deux pour une semaine en Campanie, pour principalement visiter : (du nord au sud ) Pozzuoli (Solfatare), Capri, Vesuvio, Pompei, Herculaneum, Côte Amalfitaine, Paestum, Parco di cilento (capo Palinuro) et Maratea. Donc pas de plage, bronzette etc mais + de la découverte et de beaux paysages

Nous aurons une petite voiture en loc.

Pour ceux qui connaissent et avec le recul, mieux vaut il pas loger en location du côté d'Agropoli (Castellabate, Paestum) même si c'est à deux heures de route de Napples et des principaux sites ou plutôt de manière plus centrale se positionner sur la côte Amalfitaine : mais grosse galère de stationnement et de bouchons donc temps au volant important pour quitter cette Zone ( + stress de tole froissée.........) En gros Est ce vraiment terrible la côte Amalfitaine si on est en voiture et que nous voulons rayonner ( en Aout)? et Vers Agropoli, est ce vraiment épuisant de faire autant de route pour aller au Vésuve etc..

Choix difficile... Tranquilité, un peu à l'écart du tumulte ou endroit plus intense en relief et beauté?

Sinon y a t'il d'autres endroits sympa et assez centraux pour trouver une petite maison/Appart pour deux, entourée d'oliviers ; Zone pas trop bétonnée et bien désservie? Si vous avez trouvé le coin idéal pour Août, nous sommes preneurs.. !!

Merci Merci
Vol Air France ou Air Austral pour la Nouvelle-Calédonie? English translation pending
by Delfinouu · 2011-05-07 · 50 replies
Bonjour j'aimerais avoir des avis sur les compagnies air france et air austral pour la nouvelle calédonie. Donnez vos avis sur les vols que vous avez déjà effectué. Si vous avez testez les 2 vous préférez laquelle et pourquoi ?

Air france a déjà ouvert ses reservations pour avril 2012 mais air austral toujours pas savez vous combien de temps avant les réservations sont ouvertes pour air austral ?

Nous partirons de lyon en avril 2012.

C'est notre 1er voyage en avion je peux vous dire que je ne serais pas fraiche au départ lol je pense que le stress sera là tant qu'on aura pas fait le décollage.
Trois semaines à Okinawa, où aller? English translation pending
by Chikous · 2011-05-01 · 12 replies
Bonjour,

J'ai fait toutes les recherches possibles et inimaginables sur le forum et sur internet, mais difficile de trouver les infos, alors je crée un nouveau post en espérant que cela génère des avis 🙂

J'ai prévu d'aller dans les îles d'Okinawa mi août à mi sept. 3/4 semaines, c'est long, alors comme je n'ai pas envie de m'ennuyer, je pense qu'il est inévitable de changer d'îles. Mais voilà, les billets d'avion coûtent assez chers, j'aimerais donc les minimiser tout en maximisant le séjour ^^

Combien de temps rester sur l'île d'Okinawa même (en étant basée à Naha) ? Les îles de Kerama m'ont l'air bien petites, combien de temps y rester sans tourner en rond ? Cela vaut-il le coup d'aller dans les YAEYAMA ? J'ai cru comprendre qu'il y avait pas mal de touriste durant cette période sur ces îles... Est-ce mieux d'aller à Miyako?

De toute façon, mon objectif pour ces vacances est plutôt de ne RIEN faire à part lire mon kindle sur la plage ! Mais, d'une part, c'est la saison des typhons, il faut prendre en compte le fait que je risque d'être bloquée plusieurs jours à l'intérieur, et d'autre part, je suis très sportive, je ne dirai pas non à quelques randonnées :)

Merci beaucoup d'avance pour vos précieux témoignages!

Marie
Voyage à Cuba: auberge de jeunesse ou chambre d'hôtes? English translation pending
by Bricole63 · 2011-04-09 · 13 replies
bonjour je part a cuba vendredi .pris de vitesse plus beaucoup de temps pour preparer. je recherche des auberge de jeunesse au chambre d'hote dans le pays. si vous en connaisser des sympas merci. sinon es ce facille de louer une voiture et pas dangeureux de circuler avec ? ou faut t il mieux prendre les bus locaux.
De la France vers l'Espagne: plan camping ou autre? English translation pending
by Butchcutch · 2011-04-07 · 4 replies
Bonjour à tous

Avec 3 amies, nous avons décider de partir en vacances fin juin en nous dirigeant vers l'Espagne. Nous sommes originaires des Ardennes (Nord-Est français). Nous avons une voiture, et nous avons prévu de ne pas emprunter l'autoroute (ou du moins très peu) pour pouvoir, au passage, voir des beaux coins de la France ainsi que par soucis d'économie (pas de péages). Le trajet sera donc plus long pour nous rendre en Espagne (nous n'avons pas encore décidé d'une destination exacte, cela sera sûrement Barcelone), et nous voudrions camper le long de la route (camping sauvage, mais seulement pour une nuit dans un coin où on ne risque pas d'avoir de soucis).

J'aimerais que quelqu'un m'aide sur ces quelques points:

Où pourrons-nous nous doucher ? (j'ai pensé aux piscines et aux douches municipales mais ça s'avère compliquer... peut-être dans des stations-services?) Où pouvons-nous crécher en Espagne (Barcelone ou autre, c'est-à-dire une ville du bord de mer plutôt près de la France), toujours avec la possibilité de se doucher, et sans débourser beaucoup d'argent (plan camping ou autre)?

Je me creuse la tête et je visite des forums internet depuis des heures sans grand succès... Merci de bien vouloir nous aider moi et mes amies, cela devient urgent vu la période durant laquelle nous désirons partir.
Voyager en Namibie en solo ou via une agence de voyages? English translation pending
by SalsaThea · 2011-04-06 · 26 replies
Bonsoir,

depuis quelques jours je galère pour choisir une destination de vacances en septembre, apres plusieurs changements d'avis, je crois que nous sommes enfin fixés sur 1 mois en Namibie en septembre.

Notre grosse interrogation concerne le mode de voyage: vaut il mieux un auto tour donc organisé par une agence de voyage spécialisée ou bien tout faire en solo ?

Nous avons l'habitude d'acheter juste vol sec, de louer un véhicule, de réserver la premiere nuit d'hotel puis de ne plus rien réserver. Or j'ai encore lu pleins de posts ce soir sur ce forum, j'ai l'impression que la plus part d'entre vous partent en Namibie en passant par une agence qui vous réserve toutes les nuits à l'avance (évidement ce n'est pas le cas de tout le monde).

Que me conseillez vous ? tout faire en solo ou passer par une agence de voyage ???? sachant que nous comptons privilégier le camping et passer qques nuits en lodge. Niveau prix, y a t il une grosse différence ? moi ca m'ennuie un peu de savoir avant de partir ou je vais passer toutes mes nuits, ca laisse pas de place à l'improvisation, aux coups de coeur, au feeling. D'un autre coté si on doit galérer pour l'hébergement, c'est pas top non plus (qq'un a dit sur VF que pour Etosha et un autre endroit dont je me rappelle plus, la résa était obligatoire, mais pas forcément de partout)

Notre autre intérogation concerne les chutes Victoria: y aller ou pas ? et si oui, en 4*4 depuis la Namibie (mais ca oblige à louer un 4*4, alors que j'ai compris qu'en Namibie, un SUV peut suffir) ou en prenant l'avion ?

Est ce que certains d'entre vous ont deja testé les 2 formules (en solo sans résa et en auto tour avec tout de préréservé par une agence) ou qui se sont posés les mêmes questions que moi pourraient me conseiller ?

Merci Cécile
Achat de vols intérieurs au Brésil: TAM ou GoVoyage? English translation pending
by Mariti · 2011-04-03 · 13 replies
Bonjour, Nous partons au Brésil cet été. Vaut-il mieux acheter ses billets pour les vols intérieurs directement sur le site TAM et payer en réals ou est-il préférable d'acheter le même vol sur Go Voyages (ou autre) en payant directement en euros ? Merci d'avance pour vos conseils !
Navette/bus pour le parc Yosemite: Wavona ou Mariposa Grove? English translation pending
by Biertan · 2011-03-24 · 4 replies
bonjour,

je souhaite visiter le park yosemite en septembre (je logerai à l'extérieur, à Midpines), mais sans voiture. J'ai vu que les bus Yarts déservent la Yosemite Vallée mais je ne trouve aucun renseignement pour me rendre à Wavona ou Mariposa Grove. Existe t il des bus? des navettes à partir de la Yosemite Vallée (je sais juste qu'il y a un shuttle en Wavona et Mariposa Grove)?

Merci de vos réponses
Gare de bus ou train à Bangkok vers le Cambodge? English translation pending
by Pinktitoune · 2011-03-14 · 22 replies
Bonjour,

J-4 avant le départ!! On se dirige vers BKK et on doit aller vers le Cambodge! Quelqu'un peut il m'informer sur la gare de bus ou ferroviaire dans BKK pour aller vers ma destination? Et puis je consulter les horaires sur internet.

Merci pour vos infos.
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
by Genevois · 2011-03-01 · 56 replies
Prologue

L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?

Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...

Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !

Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?

Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...

Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.

Les sacs sont prêts, les esprits aussi.

Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
Choix d'itinéraire en Malaisie: Penang ou Ipoh? English translation pending
by Zazabenji · 2011-02-25 · 9 replies
bonjour

nous avons préparé notre circuit pour cet été et nous voilà avec une journée / 2 nuits de rab 😛 Nous avons donc 2 possibilités pour combler cette journée, je vous les soumets et serais ravie d'avoir vos avis.

Itinéraire 1 J1 - retrait de la voiture à KLIA vers 14h et route pour Ipoh ballade ds la ville en soirée - nuit Ipoh J2 - Ipoh vieille ville + Temple Perak Tong au Nord d'Ipoh + Kuala Kangsar nuit Ipoh. J3 - départ pour les Cameron Highlands le matin, arrivée vers midi, visites dans les Cameron nuit CH J4 - CH J5 - départ CH pour Cherating

Itinéraire 2 J1 - retrait de la voiture à KLIA vers 14h et route pour Penang nuit Georgetown J2 - ballade ds Georgetown + Penang Hill nuit Georgetown J3 - route pour les Cameron avec arrêt au Perak Tong et à Kuala Kangsar - Arrivée dans les Cameron vers 15h. 1 ou 2 visites aux CH, nuit CH J4 - CH J5 - départ CH pour Cherating

Pour compléter les infos, noter que nous passerons également par Malacca, ville coloniale tout comme Penang : Penang ne sera-t-il pas un peu redondant ? Nous sommes bien conscients que le temps de route est nettement plus long pour Penang, mais peut être que la ville en vaut vraiment la peine ..... Séjourner sur Ipoh nous permet d'être plus cool quant aux déplacements, mais la ville vaut elle le coup ? au vu des avis, bof bof hormis la gare et les temples voisins ... Dernière info nous voyageons en famille avec des enfants de 9 à 15 ans.

nous sommes donc dans l'indécision et votre avis pourra peut être nous éclairer. D'avance merci à vous tous 🙂

Au plaisir de vous lire.
Voyage à "petit budget" en Espagne: Barcelone ou Séville? English translation pending
by Funnycalamar · 2011-02-21 · 10 replies
Bonjour, Je n'arrive pas à trouver de réponse récente à mon interrogation : que choisir, entre Barcelone et Séville, question budget (pour le reste, le forum a répondu à mes questions et ces 2 villes m'interressent), pour un long WE mi-mai ? Je compte partir avec une amie, au menu : balades, ptits restos/tapas et...fiesta ! Certes, le billet d'avion Paris-Seville est plus cher que celui pour Barcelone (+ moins de choix chez les low-cost), mais il me semble qu'en ce qui concerne les dépenses sur place (logement et nourriture notamment), Barcelone soit plus chère (aucun ptit hotel à moins de 25 E pour une chambre double??), qu'en pensez-vous ? Merci de votre aide, il faut que l'on se décide, et pour un "ptit WE avant vacances d'été", on fait attention à ne pas avoir -trop-de mauvaises surprises à l'arriivée... Bien sûr, tout bon plan logement bienvenu! Merci d'avance FC
Excursions de Koh Samui à Hua Hin ou autre? English translation pending
by Michele13 · 2011-02-06 · 12 replies
Bonjour,

Depuis pas mal d'années maintenant, je suis une passionnée de la Tahailande comme vous tous ! et je voudrai savor si de KOH Samui où je suis assez souvent, on pourrait aller sur la côte de Surat tani et aller du côté de HUA HIN en, excursion pour quelques jours, je sais que l'oin peut traverser avec le Ferry, mais à partir de là que faire ?, je n'ai jamais fait ce coin et aimerai que l'on me conseille sachant que nous aimons les belles plages et les hôtels 2 * minimum, sur cette côte que doit on faire ? y a t il de belles choses à voir à découvrir ? si vous pouviez me donner quelques renseignements et hôtels ce serait bien, on voudrait y passer 4 jours et retourner à KS pour finir notre mois de vacances. Merci à ceux qui pourront me conseiller .
Voyage de deux semaines au Costa Rica: auto ou autobus? English translation pending
by Reggie53 · 2011-01-31 · 72 replies
Bonjour,

nous partons au costa-rica fin mars en couples(2) pour deux semaines, quelle est le meilleure moyen de transport pour visiter ce pays? auto ou autobus. location sur place a San josé ou jaco-beach? réservation avant de partir?

Merci 😉
Bangkok: visiter le Grand Palais ou le Wat Pho? English translation pending
by Myriam66 · 2011-01-31 · 54 replies
Bonjour,

Je n'ai que deux jours à Bangkok et aimerait voir plein de choses... que me conseillez vous de visiter entre le Grand Palais ou le What pho ?? Merci Myriam
Hésitation entre quinze jours au Canada ou aux Etats-Unis? English translation pending
by Bl0ups · 2011-01-27 · 8 replies
Bonjour, En septembre je voulais faire un roadtrip en Europe mais finalement on s'est dit on est jeune et on ne vit qu'une fois... Direction l'Amérique... :) Maintenant le problème est soit 15 jours:CANADA: qq jours près des grands lacs et qq jours en villeUSA: Floride ou Californie/MexiqueNiveau budget je pense que ça doit se tenir... Question logement... B&B, petits hôtels ou chez l'habitant... Pourquoi pas du camping au Canada ds la région des grands lacs... Sinon on peut louer une voiture pr se déplacer sur place, c'est pas un problème!

Qui a des idées de circuit? Qui a déjà fait pareil expérience? Je suis avare d'idées afin de pouvoir mettre tt ça sur pied!!!

Merci les copains :)
Idées pour rejoindre la Mongolie depuis Istanbul ou Ankara? English translation pending
by Naislamalice · 2011-01-16 · 17 replies
Bonjour,

Nous partons pour un periple a pied, nous userons donc de tout moyen de locomotions disponibles en essayant d éviter l'avion.

Notre principale interrogation c'est comment partir de Turquie (istanbul ou ankara) pour rejoindre la Mongolie (oulan bator ou autre) en évitant l avion? le train nous botte bien....

" j'ai eu cette reponse : pas besoin d' avion pour la mongolie. tu prend le train de ankara pour astrakan et de la tu remonte a novosibirsk pour finir la liaison oulan-batoor. En 3eme classe c'est grand delire et ca coute queudal."

Pouvez vous nous apporter des précisions ou autre solutions? si un peu détaillé ca nous aiderai...

MerCi et en avant la Vie

Nais'n'ClemZ 😉😉😉😉😉😉
Quatre semaines en Inde au mois d'août: choisir le sud ou le nord? English translation pending
by Linseysnoils · 2011-01-15 · 1 reply
Bonjour à tous,

C'est y est decision prise, je pars en inde au mois d'aout pour 4 semaines. Je voyages en sac à dos, à l'aventure en auberge chez l'habitant ou peu importe.

Le but du voyage est de découvir le pays, la culture, se méler au habitant, rencontrer des locaux et profiter pour s'enrichir. j'aimerais pouvoir rentrer en contact avec une association sur place pour pourquoi pas leur apporter mon temps et des choses de France.

Cependant, j'hésites entre le nord et le sud et j'aurais aimer faire 3 semaines dans un coin et 1 semaine dans un autre. j'aimerai voir le taj mahal puis partir au Sud avec pourquoi pas un vol interne. pour mes déplacement, je prévois bus, train, stop ...

Qu'en pensez vous ? niveau budget, que dois-je prévoir hors billet d'avion ?

Merci de votre aide,

linsey
Parcours Laâyoune-Dakhla: voiture ou 4x4? English translation pending
by Dakro · 2011-01-02 · 24 replies
Salut et bonne année,

préparant un long trek entre le tropique du cancer (Dakhla/Sahara Occidental)et le cercle polaire arctique (Rovaniemi/Finlande), je me demande ce que je vais trouver au Maroc entre Dakhla et Laayoune qui sera le début de mon parcours...combien de points de ravitaillement possibles : sources, stations service, villages??? comme il parait difficile d'avoir des infos précises sur le sujet, je compte faire une reconnaissance sur place dans un mois, en voiture...j'ai vu sur le forum qu'il n'y avait pas de super entre Dakhla et Laayoune, louer un véhicule diesel donc?? jerricanes?? voiture ou 4x4?? ...je pars de Marrakech pour aller jusqu'à Dakhla donc...

Merci
Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1 English translation pending
by 00Alex · 2010-12-08 · 33 replies
Big 5 pour small 4 ou l’Afrique Australe en famille : Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1

La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.

Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.

Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.

L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.

En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.

29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.

30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».

Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay

Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"

31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.

1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.

Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach

Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...

Maison, que tu es loin, c'est si bon...

Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance

Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive

2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.

Une cellule collective dans la prison de Robben Island

La cellule de Nelson Mandela

3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.



Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniforme

Retour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.

4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.

Au loin, les Montagnes du Naukluft

Premier camping : le bonheur !

5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…

L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir

Le sommet est proche

Le désert à perte de vue

6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.

L'imposante dune "Big Daddy"

Vue du sommet de "Big Daddy"

Lever de soleil sur Dead Vlei

Au coeur de Dead Vlei

La traversée de Dead Vlei

Après un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…

La photo parle d'elle-même...

Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ?

7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.

Là encore, la légende est superflue

8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.

Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay

L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...

Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.

Tout plein de flamands dans le lagon

Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc une petite chance de rester stable.

9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.

On se croirait effectivement en Allemagne

Une église Luthérienne !

10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.

Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4

Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...

11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a proposé cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.

Sur les routes du Damaraland...

Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"

12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.

De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse, c'est un peu surréaliste

Natacha passe en premier : l'expérience est unique

Bataille de gros chats dans un jardin namibien

Le dîner des guépards en semi-liberté

Les bébés du printemps dernier

13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.

Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.

La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;

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