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Marchander au Maroc? English translation pending
Bonjour,
je sais que le sport national en Afrique du Nord est de marchander. Mais peut-on ou doit-on tout marchander?
Au Maroc, dois-je marchander pour l'hébergement? les taxis? ou seulement dans les souks?
Si oui, de combien (en %) dois-je diminuer les prix proposés?
Quatre jours à Budapest: chambres d'hôtes, visites? English translation pending
Bonjour,
Je pars environ quatre jours début mars à Budapest, j'aimerai visiter la ville à pied pour la majeure partie et profiter des bains (quels sont les bains les plus jolis?).
Je pars avec une personne, quelqu'un pourrait me donner des adresses pas chères (chambres d'hotes, auberge de jeunesse) proche du centre ?
Je cherche aussi des endroits un peu insolites à visiter, et des monuments incontournables.
Merci ;)
Je pars environ quatre jours début mars à Budapest, j'aimerai visiter la ville à pied pour la majeure partie et profiter des bains (quels sont les bains les plus jolis?).
Je pars avec une personne, quelqu'un pourrait me donner des adresses pas chères (chambres d'hotes, auberge de jeunesse) proche du centre ?
Je cherche aussi des endroits un peu insolites à visiter, et des monuments incontournables.
Merci ;)
Nouvelle itinéraire de 17 jours en Namibie English translation pending
Suite à vos conseils avisés, j'ai revu mon itinéraire à la baisse😕
Je tiens à vos suggestions et avis😉
Jour1: Windhoek- Spreethoogte pass B1+C24(205km)
Jour2: Spreethoogte pass-Sesriem C24-C14-C19-C27(135km)
Jour3: Sesriem- Sossuslei 135km
Jour4: Sesriem ou Naukfluft ou Solitaire C19-D831-D855-C14
(223 ou 266km)
Jour5: Naukfluft ou solitaire- Walvis Bay D854-C14 (214 où 273km)
Jour 6: Walvis Bay sortie enmer + Sandwich harbour
Jour 7: Walvis Bay- Spitzkoppe B2-C28-D1991-Moonlandscape-B2-D1918-D3716 (213km)
Jour8: Spitzkoppe-Twifelfontein D3716-D1930-C35-D2612(216km)
Jour9: Twifelfontein-Warmquelle D2612-C43 (189km)
Jour 10: Warmquelle-Opuwo C43-C3705 (144km)
Jour 11: Opuwo-Kamanjab C41-D3709-C35 (233km)
Jour 12: Kamanjab: la ferme aux guépards
Jour 13: Kamanjab-Etosha C40-D2694-D2710-C38 okaukuejo
(197km)
Jour 14: Etosha-Halali
Jour 15: Etosha- Onguma
Jour16: Etosha- Waterberg C38-B1-C42-D2863-B8-D2512 (332km)
Jour17: Waterberg-Windhoek D2512-C22-B1 (283km)
Sur le jour 17 est-ce de trop de monter jusqu'à Otjiwarongo pour voir la ferme aux crocodiles? Est-ce que cela en vaut la peine?
Opuwo ou plutot Purros pour la rencontre avec les Himbas?
Pour le jour 4 une nuit plutôt au Naukfluft ou à Solitaire?
Où dormir en camp à Kamanjab?
Merci à tous pour votre aide
Sur le jour 17 est-ce de trop de monter jusqu'à Otjiwarongo pour voir la ferme aux crocodiles? Est-ce que cela en vaut la peine?
Opuwo ou plutot Purros pour la rencontre avec les Himbas?
Pour le jour 4 une nuit plutôt au Naukfluft ou à Solitaire?
Où dormir en camp à Kamanjab?
Merci à tous pour votre aide
Partir vivre et travailler plusieurs mois au Portugal English translation pending
Bonsoir,
Passionné par le Portugal, je souhaite partir vivre dans ce pays pendant plusieurs mois à partir du début de l’année prochaine. Je suis actuellement étudiant en 1 ere année de droit, mais cette filière ne me plaisant pas, je souhaite profiter du reste de cette année scolaire pour apprendre une langue et vivre une nouvelle expérience. Pour cela je recherche des personnes vivant au Portugal ou non, qui pourraient m’orienter sur des bons plans pour l’hébergement (chambre d‘hôte?), à Porto ou à Lisbonne. Je souhaiterai également chercher du travail ; n’hésitez donc pas à me faire part de vos bons plans. Je ne parle pas le portugais (j’ai seulement quelques notions…). Dans l’immédiat, je pars 3 jours à Porto du 22 au 25 Novembre avec un ami, en « repérage ». Que me conseillez vous de voir durant ces trois jours ? Existe-t-il des agences immobilières françaises ? Des centres d’hébergements pour les étrangers ? Des auberges de jeunesse à bons prix ?
J’attends vos réponses avec impatience !
Passionné par le Portugal, je souhaite partir vivre dans ce pays pendant plusieurs mois à partir du début de l’année prochaine. Je suis actuellement étudiant en 1 ere année de droit, mais cette filière ne me plaisant pas, je souhaite profiter du reste de cette année scolaire pour apprendre une langue et vivre une nouvelle expérience. Pour cela je recherche des personnes vivant au Portugal ou non, qui pourraient m’orienter sur des bons plans pour l’hébergement (chambre d‘hôte?), à Porto ou à Lisbonne. Je souhaiterai également chercher du travail ; n’hésitez donc pas à me faire part de vos bons plans. Je ne parle pas le portugais (j’ai seulement quelques notions…). Dans l’immédiat, je pars 3 jours à Porto du 22 au 25 Novembre avec un ami, en « repérage ». Que me conseillez vous de voir durant ces trois jours ? Existe-t-il des agences immobilières françaises ? Des centres d’hébergements pour les étrangers ? Des auberges de jeunesse à bons prix ?
J’attends vos réponses avec impatience !
Retour du MSC Fantasia English translation pending
voila l'heure du retour a sonné et nous avons promis de venir faire un compte rendu de cette croisiere.
Le départ s'est fait à l'heure de Marseille, enregistrement des bagages et rentrée dans le bateau : 1h, tout à fait professionnel.A l'entrée du bateau un majordome nous conduit jusqu'a notre cabine pont 10.La chambre est tres belle decorée, en tons de rouge, un grand lit ( en regardant sous le cache sommier nous nous sommes rendu compte qu'il etait facon "lit d'appoint" avec des pieds en fer)fait de 2 matelas 1 place. Le bateau est magnifique, tout est rutillant, l'exterieur est immaculé et l 'interieur extremement bien décoré. nous en avons profité pour prendre des photo de tous les bars, piscines et restaurants, tous decorés de facon impecable et differente.
Que des points positifs au niveau décoration mais il y a toujours des ombres au tableau : le personnel ne parle pas francais ( la plupart sont d'origine indonesienne donc meme l'anglais ou l italien c'est difficile) donc pour commander le repas, demander des informations ou choisir une excursion ca a eté assez chaotique.
nous etions au 1er service au restaurant Cerchio d'oro, décoration assez chargé mais très classe, la nourriture à eté tres variée, chaque jour un menu different, de bonne qualité, mais je m'attendais à mieux pour un 5 étoiles, les desserts etait tres beaux mais totalement "industriels" les cremes avaient ce gout de chimique des desserts tout prets facon alsa..... La chose la plus desagréable à été le fait que nous n'avions pas le temps de poser notre fourchette que le serveur se precipitait pour prendre notre assiette, plusieurs fois nous n'avions meme pas fini et avons du lui demander de la reposer. Mon homme les surnommé les "rapaces" car ils restaient vraiment aux aguets derriere nous pour attraper les assiettes le plus vite possible. Nos serveurs n'etaient pas tres souriants mais cela est comprehensible ils prenaient leurs services à 6h le matin en non-stop jusqu'au soir donc je pense que la fatigue devait etre la.
Sinon les villes visitées ont eté magnifiques, les debarquements sans problemes, certaines fois beaucoup de monde mais rien de bien méchant. Nous n'avons acheté une des excursions de MSN qu'a Tunis ou je pense qu'elle etait necessaire car nous n'avions pas envie de prendre un taxi. pour palerme, palma et barcelone nous avons choisis les circuits en bus panoramiques.
voila un petit bilan de nos vacances, nous revenons avec des beaux paysages pleins les yeux et heureux de notre croisiere malgré ces quelques couacs. si vous avez des questions j'y repondrais avec grand plaisir!🙂
Le départ s'est fait à l'heure de Marseille, enregistrement des bagages et rentrée dans le bateau : 1h, tout à fait professionnel.A l'entrée du bateau un majordome nous conduit jusqu'a notre cabine pont 10.La chambre est tres belle decorée, en tons de rouge, un grand lit ( en regardant sous le cache sommier nous nous sommes rendu compte qu'il etait facon "lit d'appoint" avec des pieds en fer)fait de 2 matelas 1 place. Le bateau est magnifique, tout est rutillant, l'exterieur est immaculé et l 'interieur extremement bien décoré. nous en avons profité pour prendre des photo de tous les bars, piscines et restaurants, tous decorés de facon impecable et differente.
Que des points positifs au niveau décoration mais il y a toujours des ombres au tableau : le personnel ne parle pas francais ( la plupart sont d'origine indonesienne donc meme l'anglais ou l italien c'est difficile) donc pour commander le repas, demander des informations ou choisir une excursion ca a eté assez chaotique.
nous etions au 1er service au restaurant Cerchio d'oro, décoration assez chargé mais très classe, la nourriture à eté tres variée, chaque jour un menu different, de bonne qualité, mais je m'attendais à mieux pour un 5 étoiles, les desserts etait tres beaux mais totalement "industriels" les cremes avaient ce gout de chimique des desserts tout prets facon alsa..... La chose la plus desagréable à été le fait que nous n'avions pas le temps de poser notre fourchette que le serveur se precipitait pour prendre notre assiette, plusieurs fois nous n'avions meme pas fini et avons du lui demander de la reposer. Mon homme les surnommé les "rapaces" car ils restaient vraiment aux aguets derriere nous pour attraper les assiettes le plus vite possible. Nos serveurs n'etaient pas tres souriants mais cela est comprehensible ils prenaient leurs services à 6h le matin en non-stop jusqu'au soir donc je pense que la fatigue devait etre la.
Sinon les villes visitées ont eté magnifiques, les debarquements sans problemes, certaines fois beaucoup de monde mais rien de bien méchant. Nous n'avons acheté une des excursions de MSN qu'a Tunis ou je pense qu'elle etait necessaire car nous n'avions pas envie de prendre un taxi. pour palerme, palma et barcelone nous avons choisis les circuits en bus panoramiques.
voila un petit bilan de nos vacances, nous revenons avec des beaux paysages pleins les yeux et heureux de notre croisiere malgré ces quelques couacs. si vous avez des questions j'y repondrais avec grand plaisir!🙂
Cherche une boutique de tatouage à Buenos Aires English translation pending
Bonjour,
je reviens d'un voyage de 2ans ou j'ai ete a buenos aires.je suis a la recherche d'un tatoo shop qui se trouve dans capital federal et qui possede une carte de visite avec un dessin de lutin que je voudrais bien recuperer.je sais que ceyye annonce parait bizare mais se dessin est tres important pour moi.si qqn est sur ba as et veux bien m'aider a retrouver se tatoo shop, se serais super.il se trouve entre la rue santa fee et callao dans une galerie.voila si qqn a du temps..merci d'avance
Ethiopian Airlines pour la RDC English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans quelques jours pour Lubumbashi (RD Congo) avec la compagnie Ethiopian Airlines.
La compagnie semble plutôt bien notée (en tout cas pour une Cie africaine) mais j'ai trouvé des témoignages récents assez négatifs.
Avez-vous déjà volé avec Ethiopian ?
Comment se passe le transit à ADD ?
Toute info bienvenue !
Merci
Nous partons dans quelques jours pour Lubumbashi (RD Congo) avec la compagnie Ethiopian Airlines.
La compagnie semble plutôt bien notée (en tout cas pour une Cie africaine) mais j'ai trouvé des témoignages récents assez négatifs.
Avez-vous déjà volé avec Ethiopian ?
Comment se passe le transit à ADD ?
Toute info bienvenue !
Merci
Delta et Northwest pour le vol Paris-San Francisco? English translation pending
Bonjour
j ai enfin reservé mon vol pour SF avec escale de 2 heures a l allée et retour a Minneapolis .
Les trajet Eu - paris se feront avec Delta avec un avion 767-300ER
et les vols internes Minneapolis - SF avec Northwest avec des boeing 753 et A320.
Que pouvez vous me dire sur Northwest? Que pouvez vous me dire sur le changement d avion en arrivant et en partant des US... est ce compliqué? De plus concernant les bagages normalement on ne me fera pas payer en plus c'est bon?
merci de vos conseils
Que pouvez vous me dire sur Northwest? Que pouvez vous me dire sur le changement d avion en arrivant et en partant des US... est ce compliqué? De plus concernant les bagages normalement on ne me fera pas payer en plus c'est bon?
merci de vos conseils
Cadeaux souvenirs du Canada? English translation pending
bonjour tout le monde!
je voulais vous demander conseil pour des cadeaux souvenirs du canada sympa et pas trop cher.
merciiii ^^
Station balnéaire sur Krabi en décembre? English translation pending
Bonjour,
Ayant passé 1 mois en dans le nord et le centre de la Thailande l'été passé, nous envisageons maintenant un voyage de deux semaines sur la cote d'andaman pour découvrir quelques îles au mois de décembre prochain. Nous cherchons une belle station balnéaire d'où l'on peut pratiquer quelques activités nautiques (snorkeling, kayak, jet ski) et d'où l'on peut également louer une moto et visiter 2-3 monuments ou autre... Pensez-vous que Krabi est une bonne destination pour ce que nous cherchons ? Y a -t-il qu'Ao nang comme plage intéressante dans la province de Krabi ou connaissez vous d'autres plages moins fréquentée?
Déjà un grand merci à ceux qui pourront m'aider....
Ayant passé 1 mois en dans le nord et le centre de la Thailande l'été passé, nous envisageons maintenant un voyage de deux semaines sur la cote d'andaman pour découvrir quelques îles au mois de décembre prochain. Nous cherchons une belle station balnéaire d'où l'on peut pratiquer quelques activités nautiques (snorkeling, kayak, jet ski) et d'où l'on peut également louer une moto et visiter 2-3 monuments ou autre... Pensez-vous que Krabi est une bonne destination pour ce que nous cherchons ? Y a -t-il qu'Ao nang comme plage intéressante dans la province de Krabi ou connaissez vous d'autres plages moins fréquentée?
Déjà un grand merci à ceux qui pourront m'aider....
Croisière sur le Costa Concordia du 8 au 19 avril 2009 English translation pending
😉Bonjour
Nous partons sur le Concordia ( suite au désistement de L'Europa d'octobre 2008) du 8 au 19 avril 2009.😎
Nous partons avec 2 enfants: une fille de 11 et un garçon de 14 ans.J'aimerais savoir si d'autres personnes partent aussi à cette même époque.Le circuit s'appelle " Les trésors de l'histoire", au départ de Nice. Gréce, Turquie, Rhodes, Alexandrie, Chypre et Rome.Le tout sur 12 jours.Tout se rapportant à cette croisiére me fera plaisir.Amicalement😏 et à bientôt peut-être sur les flots bleus ( du moins je l'espère)😎
Aller de Nosy-Be à Tananarive English translation pending
Bonjour,
le 20 octobre prochain, mon épouse et moi, nous partons pour 12j de 1er découverte au Mada, avec l'arrivé à Nosy-Be.
Je veux y rester 3 jours et partir ensuite pour Tananarive, avec 5 jours de voyage, en passant par le reserve de l'Ankarana et d'Ampijoroa (RN6 + RN4). Arrivé à Tana, j'y reste 3 jours.
En 12j je veux voir le max - pas facile...
Et j'ai donc pas mal de questions qui ce posent, dont les principales que j'aimerais vous poser:
- quelles sont les endroits sympa à visiter à Nosy-Be? - !!!! où est comment louer une voiture (reserver depuis Paris, si possible) avec chauffeur-guide pour aller de Nosy-Be à Tana?? avez vous une adresse ? Combien cela va me couter? On le paye avec une avance ou bien à la fin du parcourt ? 🤪 - quels sont les endroits à visiter en 5j entre Diego-Suarez et Tana, en déhors de 2 reserves naturels mentionnés ? - j'ai attendu parler qu'il faut avoir le max de argent liquide avec soit. C'est pas trop dangeureux d'avoir une somme assez importante dans sa pauche ? - quelles sont les endroits sympa à visiter à Tana et autour ? est-il réaliste de faire en une journé allez-retour en voiture deTana au parc Ranomafana ?
Merci d'avance de vos conseilles!
Amicalement Alex 😉
En 12j je veux voir le max - pas facile...
Et j'ai donc pas mal de questions qui ce posent, dont les principales que j'aimerais vous poser:
- quelles sont les endroits sympa à visiter à Nosy-Be? - !!!! où est comment louer une voiture (reserver depuis Paris, si possible) avec chauffeur-guide pour aller de Nosy-Be à Tana?? avez vous une adresse ? Combien cela va me couter? On le paye avec une avance ou bien à la fin du parcourt ? 🤪 - quels sont les endroits à visiter en 5j entre Diego-Suarez et Tana, en déhors de 2 reserves naturels mentionnés ? - j'ai attendu parler qu'il faut avoir le max de argent liquide avec soit. C'est pas trop dangeureux d'avoir une somme assez importante dans sa pauche ? - quelles sont les endroits sympa à visiter à Tana et autour ? est-il réaliste de faire en une journé allez-retour en voiture deTana au parc Ranomafana ?
Merci d'avance de vos conseilles!
Amicalement Alex 😉
Découvrir l'Inde de l'intérieur (février 2008) English translation pending
J'ai parcouru le forum mais n'est pas trouvé la réponse a mes questions notamment a savoir ou trouver un chauffeur pour Delhi et comment réserver un train pour faire Delhi-Agra et Agra-Bénares. En effet les distances n'ont pas l'air immense entre ces deux villes mais je sais que le réseau routier et ferrée n'est pas au TOP.
Merci a Laptitmarie pour l'attention portée a mon message. Je sais qu'il est impossible de se fondre à la population Indienne mais nous voudrions le plus possible connaître ce pays de l'intérieur et non pas comme les touristes lambdas. Je suis preneur pour toutes adresses ou rsgts permettant de vivre au mieux ce voyage.
Bona 😎
Bona 😎
Voir le Pape à Rome English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai en Italie du 11 au 21 au mois de septembre 2008, est ce possible de voir Pape à Vatican? Est ce qu'il fait messe à publique? Quelqu'un sait l'horaire?
Merci d'avance
Un soir à Orcchia (village du Madhya Pradesh) English translation pending
La piété des indiens est-elle sincère?
La ferveur de leurs rituels est-elle seulement une affaire de traditions, de conformité aux coutumes d'une société où la religion est complètement intégrée au quotidien?
Spiritualité ou superstition?
Sans doute un doux mélange pimenté par un goût immodéré pour un cérémonial aussi théâtralisé et exubérant que la vie amoureuse, sexuelle et guerrière de leurs divinités.
Chants, danses, musique, strass et paillettes, encens, offrandes, immersions, pélerinages, processions...une infinie palette de signes extérieurs de ferveur à la mesure de la profusion de leurs dieux et déesses, les plus importants étant naturellement Brahma, le dieu suprême un peu distant et Shiva marié et père de famille, bien plus proche d'eux.
C'est à Orcchia, village du Madhya Pradesh au pied de trois palais jadis fastueux...c'est à Orcchia que j'ai assisté aux manifestations de piété les plus spectaculaires. Cela commence vers sept heures du soir à la nuit tombée, autour du seul temple d'Orcchia encore fréquenté par les fidèles, au centre du village. La place est couverte d'hommes, de femmes et d'enfants assis sur le sol, comme en attente d'un mystérieux événement. On mange, on bavarde, on s'interpelle dans une atmosphère bruyante mais paisible. La chaleur est tombée, il fait respirable. Les marchands vendent fruits et gâteaux. Les poudres sacrées étincellent dans le soir de toutes leurs couleurs. Les saddus sous les arbres ombreux de la place mijotent leur cuisine dans leurs casseroles en fer blanc et attendent les roupies qui amélioreront leur frugal repas de riz et de quelques légumes. Un mouvement de foule se forme peu à peu, des gens arrivent de tous côtés : femmes aux saris cossus ou modestes, errants, pouilleux, hommes habillés indifféremment de loques ou bien à l'occidentale, infirmes...J'ai vu une créature pitoyable au visage quasi inexistant et aux jambes inertes se hisser sur des marches par la tension de ses bras malingres, s'efforçant de garder levée sa tête chétive, comme réduite. Le parcours de la foule est précis. Il s'agit de faire plusieurs fois le tour du temple avant d'y entrer. Ce parcours est entrecoupé de prosternations face contre terre, attitude d'humilité des pieux de toutes religions. Certains se collent un instant, les bras levés, contre le mur du temple, puis reprennent leur course. Ces gestes s'accomplissent avec rapidité jusqu'à la porte du temple où ils sont encore répétés plusieurs fois. Un rituel permettant d'être digne d'y entrer. Progressivement la foule est engloutie dans le temple. On peut imaginer le nombre de fidèles qui s'y pressent, coagulés en un seul corps à têtes et à respirations multiples. A aucun moment, un silence ne s'est installé pendant l'accomplissement de ce rituel, mais une sorte de ferveur bruyante est restée constante. Ferveur ou conformité aux traditions?
C'est à Orcchia, village du Madhya Pradesh au pied de trois palais jadis fastueux...c'est à Orcchia que j'ai assisté aux manifestations de piété les plus spectaculaires. Cela commence vers sept heures du soir à la nuit tombée, autour du seul temple d'Orcchia encore fréquenté par les fidèles, au centre du village. La place est couverte d'hommes, de femmes et d'enfants assis sur le sol, comme en attente d'un mystérieux événement. On mange, on bavarde, on s'interpelle dans une atmosphère bruyante mais paisible. La chaleur est tombée, il fait respirable. Les marchands vendent fruits et gâteaux. Les poudres sacrées étincellent dans le soir de toutes leurs couleurs. Les saddus sous les arbres ombreux de la place mijotent leur cuisine dans leurs casseroles en fer blanc et attendent les roupies qui amélioreront leur frugal repas de riz et de quelques légumes. Un mouvement de foule se forme peu à peu, des gens arrivent de tous côtés : femmes aux saris cossus ou modestes, errants, pouilleux, hommes habillés indifféremment de loques ou bien à l'occidentale, infirmes...J'ai vu une créature pitoyable au visage quasi inexistant et aux jambes inertes se hisser sur des marches par la tension de ses bras malingres, s'efforçant de garder levée sa tête chétive, comme réduite. Le parcours de la foule est précis. Il s'agit de faire plusieurs fois le tour du temple avant d'y entrer. Ce parcours est entrecoupé de prosternations face contre terre, attitude d'humilité des pieux de toutes religions. Certains se collent un instant, les bras levés, contre le mur du temple, puis reprennent leur course. Ces gestes s'accomplissent avec rapidité jusqu'à la porte du temple où ils sont encore répétés plusieurs fois. Un rituel permettant d'être digne d'y entrer. Progressivement la foule est engloutie dans le temple. On peut imaginer le nombre de fidèles qui s'y pressent, coagulés en un seul corps à têtes et à respirations multiples. A aucun moment, un silence ne s'est installé pendant l'accomplissement de ce rituel, mais une sorte de ferveur bruyante est restée constante. Ferveur ou conformité aux traditions?
Albanie: nostalgie English translation pending
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Livre: "dans les pays de l'axe du mal" de Tony Wheeler English translation pending
un livre de la collection du LP qui promet (sortie prochaine), je viens de le commander sur Amazon.
résumé :
Dans son livre «Dans les pays de l’Axe du mal» Wheeler relate sa propre expérience de voyageur dans les pays aux régimes les plus répressifs. Dans cet ouvrage, il décrit la vie dans ces pays mis au ban d’une partie de la communauté internationale. Tony Wheeler tente de définir ce qu’on entend par États bannis et évalue la portée de ce terme. Il revient sur leur histoire, démystifie les idées reçues, en particulier grâce aux rencontres qu’il fait tout au long de sa route. Tony Wheeler offre à la fois un carnet de voyage et un commentaire politique et social sur les neuf pays qu’il a visités : l’Afghanistan, l’Albanie, la Birmanie, Cuba, l’Iran, l’Irak, la Libye, la Corée du Nord et l’Arabie Saoudite.
Extraits Corée du Nord « Vous savez, c’est vous qui êtes vraiment l’axe du mal », postillonne notre guide sur sa chope de bière dans un restaurant de Pyongyang. « Dès que je vous dis de ne pas prendre de photo, vous sortez l’appareil et vous vous penchez par la vitre. Vous vous baladez sans guide, on ne peut même pas garder un œil sur vous. Vous ricanez – oui, je dis bien “ricanez” – quand les guides locaux discourent sur les réalisations du Grand Dirigeant. Il va y avoir un rapport après ce voyage, je le sais. Je risque de perdre mon boulot. Au minimum, on va m’envoyer au lac Chon pour encadrer des groupes pendant les six mois d’hiver. » Arabie Saoudite « Les touristes japonaises sont incroyables, m’a raconté un guide marocain. Elles achètent des abaya fabriquées à Tokyo pour pouvoir les porter à la descente de l’avion. Certaines autres touristes en achètent une à l’arrivée et ensuite, elles passent leur temps à demander à quel moment elles doivent la porter, à quel moment elles peuvent l’enlever… Je crois bien que les Japonaises la portent même dans leur chambre d’hôtel. » «Tandis que je fais la queue au contrôle d’identité à l’aéroport de Najran, je jette discrètement un coup d’œil par-dessus l’épaule de la femme qui me précède. Je me demande bien ce qu’il peut y avoir sur sa carte d’identité. Si une Saoudienne part à l’étranger, il faut forcément que sa photo figure sur son passeport. Les autres pays ne vont pas accepter le portrait de quelqu’un avec un sac noir sur la tête. Ici, la question de la photo sur le permis de conduire ne se pose évidemment jamais, mais que montrent donc les Saoudiennes sur leur carte d’identité ? Réponse : la photo de leur mari.» En Albanie « À la mort , en 1985, l’Albanie comptait un bunker pour quatre habitants. Érigés sur tous les points stratégiques, ils avaient colonisé aussi bien les cols montagneux que les plages reculées, l’entrée des ports que l’approche des aéroports. Leur construction a nécessité trois fois plus de béton qu’en France celle de la ligne Maginot. Si cette dernière n’empêcha pas l’invasion allemande, les bunkers d’Hoxha n’eurent quant à eux jamais à subir la moindre attaque. Mais qui aurait voulu envahir l’Albanie ? » À Cuba «Mais le gros problème sur la route à Cuba, c’est la signalisation. Ou plutôt, sa totale absence. Une fois épuisé le budget annuel en peinture pour les inévitables slogans «Le socialisme ou la mort»… il n’est plus rien resté pour les panneaux routiers. Ne pas être agressé en permanence par les publicités du monde occidental est une chose. Ne jamais savoir s’il faut tourner à droite, à gauche ou continuer tout droit chaque fois qu’on arrive à un carrefour en est une autre.» En Libye « Kadhafi, avec son penchant pour les déguisements, a toujours été le Peter Pan des dictateurs. Un jour, il s’inspirait de Hollywood (costume de cheikh du désert puis tenue de safari), le lendemain de la rock’n’roll attitude (uniformes militaires à la Sergeant Pepper et costard dandy à la Brian Ferry). Et comme la Libye a toujours eu un petit côté Neverland, et que le Colonel se montre aussi versatile en politique que dans ses choix vestimentaires, ce pays dégage une indéniable touche michael-jacksonienne.» A propos du Malomètre® «L’évaluation du caractère infréquentable d’un pays n’est pas une science exacte. J’ai eu l’occasion de me rendre compte à d’innombrables reprises lors de mes voyages dans les États malfrats qu’il y a toujours deux manières de considérer une même réalité. Les terroristes d’un pays sont souvent les combattants de la liberté d’un autre. Et comparer les différentes perceptions de ce qui constitue le mal ou l’immoralité revient à essayer de mettre en balance des pommes pourries et des oranges amères. Je vais toutefois faire une tentative en ce sens. J’ai mis au point mon propre instrument de mesure, le Malomètre® et vais passer mes pays scélérats sous cette toise afin de déterminer lequel est le pire de tous». Interview avec Tony Wheeler Quels problèmes spécifiques avez-vous rencontré pour écrire ce livre ? Le plus difficile a été de ne pas mettre en danger les personnes que je mentionne. Tout est vrai sauf les noms que j’ai du modifer. Qu’est ce qui vous a donné l’idée de créer le Malomètre® ? Après avoir écrit ce livre, je me suis dit qu’il fallait trouver un moyen de mesurer le mal, de déterminer le degré de perversité de ces pays, ou simplement de savoir s’ils étaient réellement mauvais. Pour certains, je reviens sur leur histoire pour connaître leur situation au moment où ils ont été inscrits sur la liste des parias. Dans le cas de l’Albanie, il s’agit de l’époque d’Enver Hoxha. En Afghanistan, c’est au moment où les Talibans étaient au pouvoir. Pour la Corée du Nord, c’est ce qui s’y passe maintenant. Quel est l’endroit le plus étrange que vous ayez visité ? Sans hésitation : la Corée du Nord. On se croirait dans un décor de cinéma, avec des façades et rien derrière. Par exemple, on dit que le métro de Pyongyang n’a que deux stations, construites uniquement pour les montrer aux touristes. Tout le reste du réseau serait artificiel ou ne serait simplement jamais utilisé. Au cours de mon voyage, j’ai rencontré un diplomate qui disait avoir souvent utilisé le métro et que celui-ci fonctionnait normalement. Mais il faut dire qu’en tant que visiteur, notre accès est tellement restreint que les rumeurs vont bon train. Cette isolement, ce manque de contact et d’information, cette absence totale de marques et de produits occidentaux contribuent à rendre ce pays très étrange. Avez-vous eu des surprises ? En Arabie Saoudite il n’y a pratiquement pas de tourisme étranger en dehors du tourisme religieux des pèlerins musulmans. J’ai été surpris de découvrir qu’il était très facile de circuler dans le pays, et surtout, que les visiteurs non-musulmans peuvent y trouver un grand intérêt. Malheureusement, à la différence de l’Afghanistan et de l’Iran, par exemple, la plupart des sites religieux sont fermés aux non-musulmans. Bien sur le point de vue d’une femme qui visite l’Arabie Saoudite est totalement différent. L’Iran m’a surpris aussi par le côté chaleureux et ouvert des Iraniens, leur intérêt pour ce qui se passe en dehors de leurs frontières, leur franc-parler, l’étonnante spontanéité des femmes (un contraste très net par rapport aux autres pays islamiques décrits dans le livre) et par la relative ouverture des mosquées et sites d’autres religions. En Arabie Saoudite, les incroyants sont totalement bannis des mosquées. A Esfahan, en Iran, on a insisté pour que je retourne visiter une mosquée afin de pouvoir l’apprécier pleinement de jour comme de nuit.
résumé :
Dans son livre «Dans les pays de l’Axe du mal» Wheeler relate sa propre expérience de voyageur dans les pays aux régimes les plus répressifs. Dans cet ouvrage, il décrit la vie dans ces pays mis au ban d’une partie de la communauté internationale. Tony Wheeler tente de définir ce qu’on entend par États bannis et évalue la portée de ce terme. Il revient sur leur histoire, démystifie les idées reçues, en particulier grâce aux rencontres qu’il fait tout au long de sa route. Tony Wheeler offre à la fois un carnet de voyage et un commentaire politique et social sur les neuf pays qu’il a visités : l’Afghanistan, l’Albanie, la Birmanie, Cuba, l’Iran, l’Irak, la Libye, la Corée du Nord et l’Arabie Saoudite.
Extraits Corée du Nord « Vous savez, c’est vous qui êtes vraiment l’axe du mal », postillonne notre guide sur sa chope de bière dans un restaurant de Pyongyang. « Dès que je vous dis de ne pas prendre de photo, vous sortez l’appareil et vous vous penchez par la vitre. Vous vous baladez sans guide, on ne peut même pas garder un œil sur vous. Vous ricanez – oui, je dis bien “ricanez” – quand les guides locaux discourent sur les réalisations du Grand Dirigeant. Il va y avoir un rapport après ce voyage, je le sais. Je risque de perdre mon boulot. Au minimum, on va m’envoyer au lac Chon pour encadrer des groupes pendant les six mois d’hiver. » Arabie Saoudite « Les touristes japonaises sont incroyables, m’a raconté un guide marocain. Elles achètent des abaya fabriquées à Tokyo pour pouvoir les porter à la descente de l’avion. Certaines autres touristes en achètent une à l’arrivée et ensuite, elles passent leur temps à demander à quel moment elles doivent la porter, à quel moment elles peuvent l’enlever… Je crois bien que les Japonaises la portent même dans leur chambre d’hôtel. » «Tandis que je fais la queue au contrôle d’identité à l’aéroport de Najran, je jette discrètement un coup d’œil par-dessus l’épaule de la femme qui me précède. Je me demande bien ce qu’il peut y avoir sur sa carte d’identité. Si une Saoudienne part à l’étranger, il faut forcément que sa photo figure sur son passeport. Les autres pays ne vont pas accepter le portrait de quelqu’un avec un sac noir sur la tête. Ici, la question de la photo sur le permis de conduire ne se pose évidemment jamais, mais que montrent donc les Saoudiennes sur leur carte d’identité ? Réponse : la photo de leur mari.» En Albanie « À la mort , en 1985, l’Albanie comptait un bunker pour quatre habitants. Érigés sur tous les points stratégiques, ils avaient colonisé aussi bien les cols montagneux que les plages reculées, l’entrée des ports que l’approche des aéroports. Leur construction a nécessité trois fois plus de béton qu’en France celle de la ligne Maginot. Si cette dernière n’empêcha pas l’invasion allemande, les bunkers d’Hoxha n’eurent quant à eux jamais à subir la moindre attaque. Mais qui aurait voulu envahir l’Albanie ? » À Cuba «Mais le gros problème sur la route à Cuba, c’est la signalisation. Ou plutôt, sa totale absence. Une fois épuisé le budget annuel en peinture pour les inévitables slogans «Le socialisme ou la mort»… il n’est plus rien resté pour les panneaux routiers. Ne pas être agressé en permanence par les publicités du monde occidental est une chose. Ne jamais savoir s’il faut tourner à droite, à gauche ou continuer tout droit chaque fois qu’on arrive à un carrefour en est une autre.» En Libye « Kadhafi, avec son penchant pour les déguisements, a toujours été le Peter Pan des dictateurs. Un jour, il s’inspirait de Hollywood (costume de cheikh du désert puis tenue de safari), le lendemain de la rock’n’roll attitude (uniformes militaires à la Sergeant Pepper et costard dandy à la Brian Ferry). Et comme la Libye a toujours eu un petit côté Neverland, et que le Colonel se montre aussi versatile en politique que dans ses choix vestimentaires, ce pays dégage une indéniable touche michael-jacksonienne.» A propos du Malomètre® «L’évaluation du caractère infréquentable d’un pays n’est pas une science exacte. J’ai eu l’occasion de me rendre compte à d’innombrables reprises lors de mes voyages dans les États malfrats qu’il y a toujours deux manières de considérer une même réalité. Les terroristes d’un pays sont souvent les combattants de la liberté d’un autre. Et comparer les différentes perceptions de ce qui constitue le mal ou l’immoralité revient à essayer de mettre en balance des pommes pourries et des oranges amères. Je vais toutefois faire une tentative en ce sens. J’ai mis au point mon propre instrument de mesure, le Malomètre® et vais passer mes pays scélérats sous cette toise afin de déterminer lequel est le pire de tous». Interview avec Tony Wheeler Quels problèmes spécifiques avez-vous rencontré pour écrire ce livre ? Le plus difficile a été de ne pas mettre en danger les personnes que je mentionne. Tout est vrai sauf les noms que j’ai du modifer. Qu’est ce qui vous a donné l’idée de créer le Malomètre® ? Après avoir écrit ce livre, je me suis dit qu’il fallait trouver un moyen de mesurer le mal, de déterminer le degré de perversité de ces pays, ou simplement de savoir s’ils étaient réellement mauvais. Pour certains, je reviens sur leur histoire pour connaître leur situation au moment où ils ont été inscrits sur la liste des parias. Dans le cas de l’Albanie, il s’agit de l’époque d’Enver Hoxha. En Afghanistan, c’est au moment où les Talibans étaient au pouvoir. Pour la Corée du Nord, c’est ce qui s’y passe maintenant. Quel est l’endroit le plus étrange que vous ayez visité ? Sans hésitation : la Corée du Nord. On se croirait dans un décor de cinéma, avec des façades et rien derrière. Par exemple, on dit que le métro de Pyongyang n’a que deux stations, construites uniquement pour les montrer aux touristes. Tout le reste du réseau serait artificiel ou ne serait simplement jamais utilisé. Au cours de mon voyage, j’ai rencontré un diplomate qui disait avoir souvent utilisé le métro et que celui-ci fonctionnait normalement. Mais il faut dire qu’en tant que visiteur, notre accès est tellement restreint que les rumeurs vont bon train. Cette isolement, ce manque de contact et d’information, cette absence totale de marques et de produits occidentaux contribuent à rendre ce pays très étrange. Avez-vous eu des surprises ? En Arabie Saoudite il n’y a pratiquement pas de tourisme étranger en dehors du tourisme religieux des pèlerins musulmans. J’ai été surpris de découvrir qu’il était très facile de circuler dans le pays, et surtout, que les visiteurs non-musulmans peuvent y trouver un grand intérêt. Malheureusement, à la différence de l’Afghanistan et de l’Iran, par exemple, la plupart des sites religieux sont fermés aux non-musulmans. Bien sur le point de vue d’une femme qui visite l’Arabie Saoudite est totalement différent. L’Iran m’a surpris aussi par le côté chaleureux et ouvert des Iraniens, leur intérêt pour ce qui se passe en dehors de leurs frontières, leur franc-parler, l’étonnante spontanéité des femmes (un contraste très net par rapport aux autres pays islamiques décrits dans le livre) et par la relative ouverture des mosquées et sites d’autres religions. En Arabie Saoudite, les incroyants sont totalement bannis des mosquées. A Esfahan, en Iran, on a insisté pour que je retourne visiter une mosquée afin de pouvoir l’apprécier pleinement de jour comme de nuit.
Visite de Lisbonne fin octobre-début novembre English translation pending
Bonjour,
Je compte partir à Lisbonne du 29 oct au 2 nov. je souhaiterai savoir quels sont les lieux à visiter (Musées, monuments, places touristiques ...) Est-ce que la circulation en transport en commun (bus, tram, métro ...) est facile ? car je ne parle pas portugais et j'ai peur de ne pas m'y retrouver. Est-ce que les tarifs (transport, nourritures) ne sont pas trop élevés ?
Merci d'avance Emi
Je compte partir à Lisbonne du 29 oct au 2 nov. je souhaiterai savoir quels sont les lieux à visiter (Musées, monuments, places touristiques ...) Est-ce que la circulation en transport en commun (bus, tram, métro ...) est facile ? car je ne parle pas portugais et j'ai peur de ne pas m'y retrouver. Est-ce que les tarifs (transport, nourritures) ne sont pas trop élevés ?
Merci d'avance Emi
Thaïlande: traditions insolites English translation pending
étant toujours a la recherche de choses insolites, je cherche des traditions insolites comme celle si, un pécheur thai ne mange pas abord de son bateaux les 2 cotée du poison, cela porte malheur a la futur pêche, , 🤪
je suppose que dans vos archives il y en a d'autres ........ a vos claviers,
Formalités pour passer la Gambie en venant de Casamance au Sénégal English translation pending
Bonjour.Quels sont les " problèmes "qui se posent pour passer la Gambie en venant de la Casamance et le processus pour le passage . Merci
Jeu des photos (suite) English translation pending
Bonjour à tous,
Personne n'ayant eu la bonne idée de poster une photo, voici celle que je propose à votre sagacité.
Où est-ce ?
Personne n'ayant eu la bonne idée de poster une photo, voici celle que je propose à votre sagacité.
Où est-ce ?
Tour de l'Île de Pâques English translation pending
Salut
Faire le tour de l'Ile de Pâques à pieds et par ses propres moyens (sans passer par une agence) est-il encore possible ? Si oui a t'on la possibilité de camper plus ou moins à la sauvage ? Ou bien y a t'il des aires réservées ?
Existe t'il une règlementation particulière ?
Encore merci de vos réponses.
Magali.
Pèlerinage épique à Parasnath, Jharkhand (Inde) English translation pending
Je quitte Gaya aux aurores pour me rendre a Parasnath, une destination un peu mysterieuse, hors des sentiers battus, a propos de laquelle le Lonely Planet ne fournit que des informations extremement succintes (a peine une demi-colonne), mais tres allechantes. C’est ici que 23 des 24 divinites (trithankar) du pantheon jain ont atteint le nirvana, dont Parasnath, a l’age de 100 ans. Voila qui en fait le plus grand lieu de pelerinage jain « au monde » (comme les jains aiment formuler la chose). La ville se trouve dans l’etat du Jharkhand, qui est tres peu frequente des touristes et parfois agite par des troubles lies aux mouvements naxalistes ou maoistes. Meme si le guide met un peu en garde (pour eviter toute critique j’imagine), a priori rien a craindre pour moi puisque les attaques armees et actes de violence ne visent que le pouvoir (police, armee, etc). Pas grand chose sur Internet, hormis la meme soupe redigee dans un anglais approximatif, et aucune mention dans les grands forums consacres au voyage que sont ceux du Routard, de Lonely Planet ou de Voyage Forum. Bref, un petit-gout d’aventure qui me plait bien, avec a la cle une jolie petite randonnee, des temples et un panorama apparemment sublime au point culminant de l’etat, Parasnath Hill (1 355 metres).
Je quitte donc Bodhgaya aux aurores, et rejoindrai la gare de Gaya au terme d’un trajet en tempo encore plus intense qu’a l’aller, puisque nous serons pas moins de 17 a y trouver place, ce qui depasse les limites de la science fiction la plus delirante. C’est folklo, evidemment, et encore une fois, c’est incroyable comme ca tape dur dans les rues defoncees de Gaya. Une fois a la gare, je prends un billet « wagon a bestiaux » (prosaiquement appele general compartment) pour 48 roupies. Prevu a 9h05, le train arrive avec une heure de retard, ce qui reste raisonnable. C’est evidemment une lutte de haut vol pour monter a bord et trouver un semblant d’espace ou me planter (s’asseoir etant un luxe impensable, les bancs en fer et bois prevus pour 3-4 personnes accueillant deja tous 6 ou 7 passagers). Les aller-et-venues incessantes des vendeurs ambulants ne font que compliquer les choses, vu comme le wagon est deja plein a craquer. Mais je reste zen, j’ai choisi d’etre la, apres tout, moi le nanti qui ai les moyens de voyager en premiere classe. J’observe longuement les passagers, les vendeurs. Quelles vies ils ont...Je suis toujours sidere de les voir reussir a dormir comme des masses dans le vacarme, l’inconfort, entasses, la tete appuyee contre des montants en acier, les fesses et le dos contre du bois dur. Un vendeur passe, avec dans sa corbeille un aliment inconnu. Des boules marron, de la taille d’une balle de golf, recouvertes de quelques graines de sesame. Sucre ? Sale ? Bah, a quatre roupies les deux, je ne vais pas risquer grand chose ! Le premier contact est deplaisant, avec un gout ecoeurant de vieille friture mal egouttee. Et puis, viens la pate, encore un peu tiede, avec en plus le sesame...humm...ce bon p’tit gout de miel ! C’est sacrement bon ! Et je ne suis pas le seul a le penser, puisque tout le compartiment, la bouche encore pleine, en redemande. C’est presque l’emeute a bord ! De partout, des billets et des pieces sont tendus. Donne-moi en deux de plus ! J’en prends un kilo ! Des billets de 10 et de 50 roupies dans une main, sa vieille balance dans l’autre, notre pauvre vendeur est deborde, et en seulement trois compartiment – meme pas un wagon – il ecoulera le contenu d’un grand panier pourtant dodu. « Nassa », ou un truc comme ca, que ca s’appelait. Vers 12h30, j’arrive enfin a la petite gare de Parasnath, soulage de pouvoir enfin bouger mes gambettes. Je dois a present me rendre a Madhuban, point de depart pour l’ascension de la colline sacree, ou je souhaite loger. A la gare, zero bus. Ah ben, ca commence bien. Personne ne parle vraiment anglais. A la gare ferroviaire, on m’explique qu’il n’y a effectivement aucun bus aujourd’hui, et depuis 3-4 jours apparemment. Et puis on me parle du gouvernement de l’etat (communiste). Gloups, la communication est difficile. Un type me propose de me conduire a Madhuban, moyennant 300 roupies. A ce prix-la, je peux surement me loger ici et decouvrir la ville, alors autant faire contre mauvaise fortune bon coeur, d’autant que ce n’est pas aujourd’hui que je pourrai gravir la montagne. En fait, la station s’appelle Parasnath, mais je suis a Izri, aussi appelee Izri Bazar. Parasnath se trouve semble-t-il sur la colline eponyme, au pied de laquelle est nichee Madhuban, le point de depart des pelerins jains. Je descends la rue de la gare a la recherche d’un hotel, et demande tout de meme confirmation a un pharmacien quant a cette histoire de bus. Il ne parle pas non plus anglais, et me dit de m’adresser dans la ruelle juste en face. Un homme se tient a la grille. Difficilement, il me confirme qu’il n’y a pas de bus, et me fait rentrer dans la cour. Vous allez dormir ici, me dit-il, et prendrez le bus demain aux aurores. Je suis en fait dans une dharamsala, une auberge pour pelerins. La chambre est a 100 roupies, mais je dois faire un don. Il me dit de lui donner 200. Je m’execute, car je me doute bien que l’hebergement est une denree rare dans le coin (effectivement, je n’ai pas vu d’hotel par la suite). Une chambre basique, mais spacieuse. Ca ne vaut certainement pas 200 roupies, mais ca fera l’affaire pour la nuit. Je prends une douche et m’allonge pour une sieste. C’est un delice, et je suis sur le point de m’endormir quand on tambourine a ma porte. C’est Nirmal Kumar Jain, le gerant qui m’avait accueilli. Il s’inscruste, et je ne comprends pas bien ce qu’il veut. Au bout d’un moment, je realise qu’il me parle de sous-vetements. Quel type je porte ? Ben, euh, des slips, la. Il veut voir. Refus polis, il insiste, et je lui montre un bout, pudique que je suis. Je ne sais comment, je me retrouve a lui deballer mon maigre stock de slips. Il est tres interesse. Elastic band ! Oh, verrry good, verrry comforrrtable ! Euh, oui, c’est ca, mon vieux. Bon, ca suffit, tu me rends mes slips, maintenant. Avec quelques difficultes, je reussis a m’en debarasser. Je pars en balade. C’est tres calme, ici. Personne ne m’aborde, ne cherche a me vendre quelque chose, ne vient mendier. Pas d’auto-rickshaws, juste quelques rares rickshaws assoupis. Les gens ont l’air un peu sideres de me voir. Je descends la rue de la gare, qui rejoint une nationale. Hop, je parcours quelques centaines de metres sur la droite, reviens sur mes pas, puis file ensuite longuement vers l’est. Ce sont principalement des camions de marchandises qui empruntent cette route, et donc autant de boutiques qui leur sont consacrees, ainsi qu’aux accessoires auto. Bref, rien de passionnant a voir ou a faire, mais il fait tres bon, la lumiere est superbe, et le traffic etant fluide, je profite des oiseaux et de l’ambiance un peu rurale. Je sirote un Pepsi dans une petite boutique, mange quelques samossas a l’ombre d’un arbre, tandis que l’on m’observe longuement depuis les echoppes de l’autre cote de la route. A la sortie de la ville, au terme d’un long faux-plat, la vue est degagee, et je decouvre au loin, noyee dans la brume de chaleur, Parasnath Hill. On apercoit meme le temple principal, petite tache blanche au sommet de la crete. Je rentre a deux a l’heure, et fais mon marche : concombres, tomates et un petit paquet de pain de mie, pour un pique-nique en chambre ce soir. J’occuperai ma soiree a ecrire, lire, et a preparer mon repas dans ma cuisine improvisee, une chaise de camping. Accessoirement, je m’occupe en chassant des dizaines de moustiques, et attends parfois que le courant revienne. A 21h30, on tocque a ma porte. Et merde, c’est Nirmal Kumar qui s’incruste. Il me reparle des slips. Un peu plus loin dans la conversation, voyant que j’ai des poils sous les bras, il m’apprend qu’ici on se rase, idem pour le pubis. Je lui explique que chez moi ce n’est pas le cas. Il veut voir…Je commence a le trouver louche…Un peu plus loin, il me relance. Bon, je manœuvre pour le mettre dehors, il me dit qu’il va me donner son adresse pour que je puisse lui envoyer un colis avec deux slips ! Hein, euh, oui, c’est ca, d’accord (bon, allez, degage maintenant).Et la, notre ami, debordant d’affection, me serre la main, me prend dans ses bras…et commence a m’embrasser les joues bizarrement en me serrant contre lui ! Je le repousse poliment, quoique difficilement, plutot gene. Allez, au revoir. Et voilà qu’il remet ca ! Et il a cherche a m’embrasser pour de vrai, j’en suis quasiment sur ! Et moi qui tournais sans cesse la tete de droite a gauche, ne sachant pas comment gerer la situation, vous auriez du me voir ! J’ai ete totalement pris au depourvu ! La porte fermee, je m’asseois sur le lit, totalement abasourdi par ce qui vient de se passer. Et dix minutes plus tard, voilà qu’il revient. Et il tambourine, en plus ! Je lui laisse juste le temps de me laisser sa carte de visite pour faire bonne figure, et lui souhaite bonne nuit. Vlan, je ferme la porte a double tour. Hallucinant…
Le reveil, a 5h10, est plutot violent le lendemain matin. Je souhaite en effet ne prendre aucun risque et ne pas rater le bus de 6 heures. Je prevois large, et sors dans la rue a 5h45. Il fait presque jour, et quelques personnes attendent deja.Un homme m’aborde et me demande ou je vais. Il me repond que lui aussi veut aller a Madhuban, ou il travaille, mais qu’il n’y a pas de bus, seulement des vehicules prives (des mini-vans en general), que l’on doit partager. Vu comment il marmonne avec certains chauffeurs, je sens encore l’arnaque. Je me rends a la gare routiere/ferroviaire. On me confirme qu’il n’y a pas de bus, et on me propose de me conduire pour 300 roupies. Seul un gars me baragouine qu’un bus part a 8h direction Madhuban. J’ai un peu les boules, et il n’est que 6h15…Personne ne parle anglais, pas moyen d’avoir des informations fiables et coherentes, et les vautours planent autour de moi avec leurs taxis. Un peu stressant. Je decide d’attendre, voir ce qui se passe, jusqu'à 8h s’il le faut. Il y a plein de jeeps et de voitures avec chauffeur garees juste devant moi, ca doit bien etre pour quelque chose ! A chaque train qui s’arrete en gare, c’est l’espoir que des passagers arrivent et constituent un equipage, pour reduire le cout de la jeep. En vain. Les gens s’entassent a 15 dans un vehicule, mais toujours direction Giridih. J’attends, en me disant qu’au pire, je peux chopper le train de 9h ou de 11h direction Calcutta. Je me pose pour boire un chai, et 5 minutes plus tard un mini-van quasiment plein s’arrete a ma hauteur. Et hop, pour 50 roupettes, je file sur Madhuban. C’est le double du bus, mais serait-il jamais passe ? Je suis installe a l’avant, le levier de vitesse entre les jambes. A chaque changement de rapport – entre mes cuisses – je ne peux m’empecher de de repenser a l’incident de la veille. La route est tres jolie. Un paysage rural, bucolique, calme. C’est pauvre, evidemment, mais pas cette misere noire, crasseuse, brutale comme on peut voir partout ailleurs, surtout dans les villes. La lenteur du vehicule rend la balade encore plus plaisante. Arrivee a Madhuban vers 8h15 environ. Je demande au chauffeur ou se trouve la tourist lodge qu’evoque le Lonely Planet. Il me dit de laisser tomber, et de loger dans l’etablissement devant lequel nous venons de nous garer. Une dharamsala jaine, allons jeter un coup d’œil. On accepte de m’accueillir pour une nuit, apparemment gratuitement. Ma chambre est sinistre. Une grande piece haute de plafond, aux murs noircis, qui sent l’humidite. Plein de moustiques, evidemment, les volets de bois restant toujours clos. Bon, ben ca ira pour la nuit, hein. Je remonte la rue principale de cette tranquille bourgade et reserve un billet de train pour le lendemain, un bureau d’Indian Railways etant installe en haut de la rue. Vu le logement, je me vois mal rester tres longtemps. A Izri Bazar, j’avais eu du mal a trouver de l’eau minerale, alors je charge lourdement mon sac. Pas question de refaire la meme erreur qu’a Girnar Hill (Junagadh, Gujarat). Je debute l’ascension vers 9h30. La montee est douce, sur un chemin de beton qui serpente a travers une foret luxuriante. De beaux arbres, quelques lianes. Quel silence ! Rien que le chant des oiseaux, parfois les cris de quelques singes. Je suis seul, c’est un delice. De temps en temps, quelques huttes ou l’on peut se reposer. Certaines sont habitees, et l’on y vend boissons et biscuits, parfois du chai. Au detour d’un espece de hameau de huttes sans eau ni electricite, un gros arbre, sous lequel des ecoliers, mains jointes, chantent ce qui ressemble a un hymne. Une ecole du bout du monde. Je croise quelques pelerins qui redescendent, mais tres peu. Il commence a faire chaud. Heureusement, le chemin offre une majorite de passages ombrages. Sur les versants opposes des collines alentours, des arbres en fleur ornent les massifs de quelques jolies touches de blanc et de violet. Ce sont a present des marches qu’il faut gravir, pendant les trois derniers kilometres. Je commence a fatiguer. Tout du long, le calme, et pas du tout de harcelement, de la part d’aucun des rares vendeurs ou mendiants installes le long du chemin. Juste des regards un peu meduses. Non loin du sommet, je rejoins le chemin qui dessert les 23 autres temples. Je passe devant une bonne partie d’entre eux, sortes de mini-chapelles ou autels sans interet notable sur le plan architectural ou artistique. A cet endroit, debouche l’autre voie d’acces, qui vient du sud, celle-ci. Soudain, du monde. Des porteurs, de nombreux pelerins. Ca fait drole, de voir du monde, apres quelque deux heures tout seul dans la foret ! Mais la encore, personne pour vous sauter dessus, vous vendre quelque chose, vous harceler de questions. A peine une ou deux personnes, tres gentilles, qui se contenteront de dire bonjour et de demander d’ou je viens. C’est tres agreable, et si rare, ici. Je suis alors une sorte de crete, depourvue de vegetation, mais constellee de superbes roches. Une courte descente, et me voilà au pied de la derniere montee, 200 metres a peine. Dans cette cuvette, une atmosphere sympathique, quelques gargottes installees sous des cabanes en bois et baches, ou les familles se desalterent en avalant quelques pakoras (beignets de legumes). Je me dechausse, et gravis les dernieres marches qui menent au temple de Parasnath. La encore, c’est bien plus l’ascension et le superbe panorama qui retiennent l’attention, que le temple en lui-meme, tres sobre et depouille a l’exterieur comme a l’interieur. Apres presque 3 heures d’ascension, me voila arrive. Je m’installe dans un coin, parmi les fideles, et ecris mon journal, en observant de temps en temps. Un brouhaha continu s’eleve et resonne sous la coupole. Priere declamees a haute voix se melangent aux chants enjoues d’un groupe d’adolescentes installees dans le fond. Les gens sont assis en tailleur, face a de petits pupitres. Ils prient, lisent des textes sacres, manipulent noix de coco et petits tas de riz avec lesquels ils realisent des motifs. D’autres se succedent devant un petit autel de marbre decore de guirlandes et coiffe d’un petit drapeau safran frappe d’une swastika. Dans la niche principale, une plaque de pierre noire, rectangulaire, comportant deux empreintes de pieds, en bas relief. Un pretre depose une goutte de liquide sur mon front. Un jeune etudiant rencontre peu avant depose quant a lui quelques gouttes d’eau benite sur mes doigts (car mes mains sont sales), et m’invite a m’humecter les paupieres et la nuque. Il m’avait auparavant donne une poignee de riz et une petite pierre, que j’avais deposees dans une grande coupelle devant l’autel. Nous descendons sous le temple, dans une sorte de chapelle etroite et sombre. Nous prenons place sur des nattes, face a un roc dans lequel est taille un autel. Le plafond est bas et noirci, mais comme eclaire par une douzaine de plaques dorees, devant lesquelles l’autel est place. Mon ami saisit l’un des exemplaires du livre saint jain, recite quelques prieres, et medite quelques minutes. Je file vers d’autres temples, sur la crete. Contraitement aux temples de Palitana, aucun d’entre eux ne comporte de statue, c’est pourquoi il est permis de photographier j’imagine. Tous comportent par contre ces plaques de pierre blanche ou noire dans laquelle est taillee l’empreinte de deux pas. Il est 15h30. Apres avoir profite une derniere fois du splendide panorama (et de l’apic parfois vertigineux), je commence la descente vers Madhuban, loin, tres loin tout en bas. Il fait tres bon, une legere brise me rafraichit, et la lumiere est splendide sur les massifs boises. Le calme absolu. La terre est rouge chaud, parfois noire et grasse. Je dis au revoir aux gros rochers noirs et rentre dans la foret. Les arbres ont une couleur splendide, un beau marron qui se fond avec celui de la terre. Je me pose a l’ombre sur un banc artisanal, un tronc fendu dans le sens de la longueur. Tout le long du chemin, de nombreux mendiants, probablement les habitants de la foret, les occupants de ces cabanes de bois et de toile. Certains sont atteints de malformations, d’autres semblent avoir la lepre. Tous vivent dans des conditions moyenageuses, sans electricite ni eau courante. Dans leurs gamelles posees a leurs pieds nus et uses, ravages par les crevasses, un peu de riz et quelques piecettes donnees par les pelerins. Vers la fin de la descente, j’entends des voix, et apercois de nombreux pelerins arrivant d’un chemin a gauche. La descente plus « classique », alors que je me suis contente de prendre le meme chemin qu’a l’aller, pour ne pas prendre de risques et etre sur d’atterir a Madhuban. Ca me va tres bien, car c’est si beau qu’on ne se lasse pas, et j’ai vraiment ete tranquille, seul avec la nature. Au terme d’une heure cinquante d’une descente qui m’aura meurtri les orteils et les genoux, j’arrive enfin au village. Je suis epuise, apres ces quelques 22 kilometres dans la montagne (9 kilometres pour monter, 9 pour descendre, plus quelques aller-et-venues). Je ne peux qu’etre admiratif devant les pelerins, qui font la boucle complete, soit 27 km, et tout ca pieds nus sur le beton brulant, irregulier et constelle de petits cailloux, brindilles ou autres bricoles desagreables. Beaucoup de temples jains ici, evidemment, ainsi que deux musees. Des la sortie de la foret, en rentrant dans le village, deux temples au style plus contemporain, grosses structures de beton assez hideuses, il faut reconnaître. Totalement ereinte, je regagne ma cellule, apres avoir decline une invitation a me rendre au refectoire. J’ai vraiment besoin d’une douche, la ! Et elle sera delicieuse…(je precise qu’on se lave au seau, puisque comme souvent il n’y a pas a proprement parler de « douche », juste un robinet et un seau). Propre comme un sou neuf, je sors me balader en ville. Ou plutot dans l’artere principale, les quelques rues laterales ne semblant pas etre interessantes et etant surtout tres mal eclairees. La encore, je peux me balader comme un indien lambda, tranquille. Je fais vite le tour : des boutiques de saris a profusion, quelques points telephone, une poignee de boutiques de souvenirs, et une demie-douzaine d’epiceries. Mais pas de restaurant, a l’exception de quelques trucs a cote desquels une dhaba passe pour un resto cinq etoiles. Je me resouds a me nourrir d’un paquet de crackers sales, apres avoir seulement avale un minuscule paquet de gateaux dans la matinee. Plus tot, en regagnant ma chambre pour me doucher, j’avais trouve ma porte dotee d’un second cadenas, en plus du mien ! Trois jeunes qui logaient la m’etaient venu en aide, et apres dix minutes d’attente, j’avais pu regagner mes quartiers et me recurer enfin. Je tombe sur eux en me promenant, et nous passerons la soiree ensemble a discuter dans la rue ou sur l’un des nombreux bancs de la dharamsala, au pied d’un grand palmier, sous le ciel etoile. Coucher a 21 heures petantes, sous ma couverture poussiereuse, ventilo a fond pour eloigner les vampires ailes.
J’ai evidemment dormi comme une masse, et me reveille a sept heures pour prendre le bus, prevu une heure plus tard. Une forte odeur d’urine, d’egout et d’humidite flotte dans ma chambre. Peu avant, j’avais entendu la foudre, enorme, et des trombes d’eau. Heureusement, le temps de me preparer, le temps se degage. Je remercie mes genereux hotes, et rejoins la dharamsala voisine, ou attend deja le bus direction la gare de Parasnath. Tout le monde me confirme qu’il part a 8 heures, ce qui est parfait car mon train part a 9h00. A 8h20, personne a bord, meme pas de chauffeur. Je redescends, inquiet, et demande ce qui se passe : il part a 8h30, mais ce n’est pas fixe, ca peut etre 8h45, aussi bien… Putain, c’est pas vrai, ca ! Je me resouds a prendre un taxi, un vehicule prive. Pas envie de rater l’unique train et rester bloque a Izri Bazar…Les tarifs sont prohibitifs. Je reussis a negocier la course a 150 roupies. C’est cher, mais je n’ai pas le choix et ai ete loge gratuitement la veille, alors ca compense. Comme il fallait s’y attendre, le chauffeur embarquera d’autres passagers et refusera pour autant de reduire le prix de ma course. J’ai beau savoir que les trains indiens sont toujours en retard, je passe mon temps a regarder ma montre. Heureusement, nous arrivons a la gare a 9h pile. Je me rends au guichet pour connaître mon numero de siege, car j’etais en liste d’attente. Je n’en crois pas mes oreilles quand j’apprends que mon train a purement et simplement ete annule ! Et aucun autre avant demain ! Encore sous le « choc » de l’annulation de mon train et d’avoir claque 150 roupies pour rien, voilà que je vois debouler le bus de la dharamsala. Si, si, celui qui ne prend que 20 roupies pour venir ! Bon, y’a pas moyen de rester ici, faut que je file quelque part. Aucun train pour Calcutta, soit, alors retournons a Bodhgaya, mon etape precedente ! Pas de train…Bon, ben allons a Varanasi, alors, puisque c’est egalement sympa et pas cher. Pas de train non plus…Je suis ecoeure. Tout du long, je n’aurai eu que des merdes, ici. C’est vraiment pas facile de voyager au Jharkhand, hors de circuits touristiques. Arrive Nem Kumar Jain, jeune etudiant jain avec qui j’avais sympathise dans la jeep. Heureusement, il parle un peu anglais. Je lui explique mon souci. Adorable, il se renseigne pour moi au guichet, et me trouve une solution : prendre le meme train local que son oncle et lui jusqu'à Dhanbad, attendre 4-5 heures, et prendre le « Black Diamond » jusqu'à Calcutta. Je prends un billet a 11 roupies, et nous rejoignons le quai, ou nous attendrons le train, qui aura une heure de retard. Evidemment, c’est l’attroupement autour de nous. C’est mon premier train local, et forcement, il est tres…couleur locale. Une version plus aeree de la classe 2 des trains express, que j’appelle « wagons a bestiaux ». Pas de compartiments ou de sieges en hauteur, juste des boxes ouverts avec des bancs de bois dur qui se font face. Beaucoup plus d’espace visuel, on respire plus, et heureusement pour moi, il y a peu de monde aujourd’hui. Enfin, pour l’Inde…Les 48 kilometres sont parcourus en un peu plus d’une heure, et me permettent de decouvrir une campagne verdoyante et un relief aux douces ondulations. Avec les pluies du petit matin, les rizieres et les forets ont vire au vert fluo, et la terre au rouge chaud. A Dhanbad, Nem Kumar et son oncle se plient en quatre pour moi, allant de guichet en guichet pour avoir des informations ou tenter d’effectuer une reservation en mon nom. Pas de reservation possible, et je dois attendre 5 heures mon « diamant noir ». Je decide d’aller dejeuner, seul, car Nem Kumar declinera malheureusement mon invitation. Ca fait deux jours et demi que je n’ai pas pris de vrai repas, chaud, et j’ai envie de manger dans un resto sympa. Lourdement charge, je marche sous un soleil de plomb, dans un environnement poussiereux, crasseux et moche. Ce que j’ai vu de Dhanbad ne m’a pas vraiment convaincu. Apres environ un kilometre, je trouve un hotel possedant un restaurant. Ca fait du bien de manger, d’etre au frais, et d’avoir les fesses sur un truc confortable ! Vers 14h, je suis de retour a la gare, et patiente de longues heures dans une chaleur suffocante. Je prends place a bord du train, qui, o miracle, part a l���heure. La meme version que celui pris dans la matinee, mais un peu plus confortable. Au plafond, 31 ventilateurs, rien que ca ; pas de trop pour brasser ce feu. Le train est a moitie plein quand nous partons, et j’ai la chance d’etre assis. La campagne est tres jolie. Des arbres, des cultures, du vert partout, des buffles qui paissent dans les rizieres. A Asansol, le train est pris d’assaut, et restera blinde jusqu’a l’arrivee. Nous sommes entasses sur des banquettes en skai qui font horriblement transpirer, la chaleur moite est intenable. Je serre les fesses. Le nombre de vendeurs qui se succedent est impressionnant, bien superieur a ce que j’ai pu voir en deuxieme classe couchettes (sleeper). Boissons, cacahuettes, beignets, snacks locaux, fruits, concombres, jouets pour les enfants, coupes-ongles, tabac a chiquer, stylos, cadenas... « Clap clap clap ». Tiens, un claquement de mains caracteristique. Voila trois travestis qui arrivent, et qui comme souvent mendient avec insistance et un air un peu menacant. Au bout du wagon, une voix chevrottante qui se rapproche tout doucement, rythmee par le « clong » lourd et mat d’un baton. Il ne chante pas tres bien, mais je lui donnerai tout de meme la piece, a ce chanteur aveugle, dont la chemise montre qu’il a rate quelques cuillerees de curry lors de ses precedents repas. Je ne compte plus les mendiants, dont certains sont infirmes ou souffrent de difformites et rampent sur le sol crasseux du couloir, pourtant etroit et tres encomnbre. A une petite gare, monte une jeune femme energique accompagnee d’une femme plus agee, qui tient dans ses bras un bebe, probablement son petit-fils. Avec une force impressionnante pour son gabarit ridicule, la jeune femme charge une demie-douzaine de lourds sacs de charbon, qu’elle range sous les banquettes en s’allongeant dans la poussiere. Des haillons sales et dechires, pas de chaussures, des pieds d’un noir inimaginable, les cheveux en bataille et du charbon plein les mains et le visage. Et pourtant, elle est belle, feminine, et c’est avec grace qu’elle se debarbouille rapidement le visage au petit lavabo du bout du wagon. Je suis touche par sa force et son energie, problablement celle de ceux qui n’ont pas le choix. Malgre le spectacle permanent, le voyage est interminable, et il nous faudra 5h15 pour rallier Calcutta (pardon : Kolkata), dont 30 horribles minutes pour faire les 800 derniers metres. Je suis casse, gluant et incroyablement poussiereux. Je monte dans un de ces taxis jaunes au style retro, une jolie Ambassador, qui pour 50 roupies me conduit dans la rue des routards, Sudder Street. C’est un chaos sans nom autour de la gare. Un ocean de taxis, colles au millimetre, completement en vrac dans tous les sens. Les carrosseries portent les stigmates de cette arene mecanique ou tous les coups sont permis. Les conducteurs font preuve d’une audace et d’une agilite surprenantes, meme si la vitesse reste reduite du fait du traffic. Nous empruntons Howrah Bridge, le pont le plus frequente au monde (un delire), traversons de larges avenues a vive allure, et arrivons a Sudder St. A part de chambres « hors de prix » (300 roupies la nuit), tout est complet. Je prends donc un lit au dortoir de l’Hotel Maria, pour seulement 70 roupies, soit 1, 30 euros. Pas le grand luxe, evidemment, mais je suis rode maintenant, et c’est plus dans mon budget. A 23 heures, soit 15 heures apres avoir quitte la dharamsala de Madhuban a 350 kilometres de la, je peux enfin dire « ouf », prendre une douche liberatrice, et m’ecrouler, sourire aux levres, sur ma planche. Quelle aventure, quelle journee de folie, une fois de plus ! Que de bons souvenirs, finalement !
Côte Toscane et l'île d'Elbe mi-juin English translation pending
Bonjour,
Toujours en préparation d'un voyage en toscane pour mi-juin, quelqu'un aurait-il des endroits à ne pas manquer sur la côte toscane afin d'y séjourner quelques jours, je recherche aussi des infos sur l'ïle d'Elbe afin de savoir si cela vaut la peine d'y aller soit pour la visite, soit pour le farniente..?.....alors connaisseurs... dites-moi tout 😉 Merci d'avance! Phil.
Toujours en préparation d'un voyage en toscane pour mi-juin, quelqu'un aurait-il des endroits à ne pas manquer sur la côte toscane afin d'y séjourner quelques jours, je recherche aussi des infos sur l'ïle d'Elbe afin de savoir si cela vaut la peine d'y aller soit pour la visite, soit pour le farniente..?.....alors connaisseurs... dites-moi tout 😉 Merci d'avance! Phil.
Plan trajet Bangkok - Phnom Penh English translation pending
Je vais faire le trajet Bangkok-Phnom Penh dans un mois et j'avais fait quelques recherches sur le site, j'ai trouvé par ailleurs un descriptif détaillé avec tarifs et conseils divers, j'ai l'impression que ca pourrait répondre à de nombreuses questions : (c'est en anglais)
The Road to Phnom Penh

No matter how good a deal you get on the airline ticket, departure taxes will always increase the price of travelling to just a little more than had been budgeted for. Happily, when travelling by road there are no high airport taxes to be paid.
The journey from Bangkok is a five legged one, Bus from Ekamai Bus Station to Trat; Songlaw to Ban Hat Lek; a combination of a long tail to Koh Kong; a speedboat to Sinaoukville and; finally an air-conditioned coach to Phnom Penh. The cost can be as low as B882. If flying the departure tax alone is B500. It makes the option of travelling overland from Bangkok to Phnom Penh an affordable alternative.
When travelling by air to Cambodia there are Visa on Arrival facilities at both Phnom Penh and Siem Reap, such conveniences do not exist at the land boarders with Thailand and Cambodia. Foreigners wishing to cross into Cambodia overland MUST obtain their Cambodian Tourist Visa at the Royal Cambodian Embassy in Soi Sarasin. Turn up at the border without one and you will not be allowed to enter Cambodia.
The journey starts with the overnight bus from Bangkok's Ekamai Bus Station leaving at 10.30pm. The fare is B132 and the travelling times is a minimum of four hours but can vary according to the volume of traffic and weather conditions; a heavy storm can slow down the journey. The air-conditioned bus can be like a fridge on wheels so it's a good idea to wear something warm. From time to time there are military check points on the outskirts of Trat so keep your passport handy just incase.
The bus normally pulls into Trat at the ungodly hour of 4.30am. Although most of the town is still asleep, the market behind the bus station is just opening and is a good place to go for an early breakfast before the 70 km journey to the border at Ban Hat Lek. There are two options to reach the border; an open shared taxi for B55 or a Mini Bus for B100. The road from Trat to the border, although it's only single traffic in each direction, is a good one and the journey time is just over an hour. The border doesn't open until 7am so there is little point in leaving Trat before 6am. Again remember to keep your passport handy, as there are usually at least two military checkpoints on the road.
On arrival at Baan Hat Lek you will pass through the market with many favourably priced goods that originated in Cambodia. Although you cannot pay for a Cambodian Visa at the border, should you have overstayed your Thai visa, the fines of B200 a day are still payable. Having walked through the Thai border checkpoint, take a local Cambodian taxi to the point opposite Koh Kong where small boats are waiting to shuttle you across the river. There are boats from Ban Had Lek to Koh Kong but we would not recommend them as they are illegal and their safety is in question.
Modern secure Malay speedboats operate the journey between Koh Kong and Sihanoukville. On the rare occasions weather is really bad the Malay captain won't leave port. It's encouraging to know that he won't risk his own neck and his boat for a few dollars. The journey time to Sihanoukville is three and half-hours and you'll be able to see small deserted islands. It is pleasant to relax on deck but be careful of the sun. The cabin is comfortable but you may need a jacket as the air-conditioning is very efficient and remember to pack ear plugs if you a not a fan of loud Khmer music. Snacks and drinks are available and there is a toilet, though it may not be terribly clean.
The boat makes a short stop at Koh Sdach were the Cambodian police will check your passport, before heading across the open water to Sinoukville (some Khmer call it Kompong Som). The pier is 500m from where the bus to Phnom Penh stops and there is always a fleet of motorcycle-taxis and conventional taxis waiting to take you the short distance.
Royal Air Cambodge does operate daily flights between Phnom Penh and Sihanoukville.
The bus to Phnom Penh is surprisingly modern and air-conditioned. The one way fare is 12, 000 Riels (US$3.1) and the journey time is three hours. Incredible value at just over one dollar an hour. The journey to Phnom Penh gives a good insight into rural Khmer lifestyle. Finally sixteen hours after leaving Bangkok, the bus arrives opposite Phnom Penh Central market, instantly surrounded by a flock of eager and willing porters. Welcome to Phnom Penh.
Par ailleurs si quelqu'un fait ce trajet mi-mars, je ne suis pas contre le principe de se filer rencard.
Vous admettrez que ça a l'air précis, ceux qui connaissent peuvent confirmer que ca tient la route ?
Et je ne sais pas comment caser ce post dans une autre rubrique, mais si on peut il se trouverait mieux, dans le sujet cambodge et voyager pas cher, un truc comme ça.
The Road to Phnom Penh

No matter how good a deal you get on the airline ticket, departure taxes will always increase the price of travelling to just a little more than had been budgeted for. Happily, when travelling by road there are no high airport taxes to be paid.

The journey from Bangkok is a five legged one, Bus from Ekamai Bus Station to Trat; Songlaw to Ban Hat Lek; a combination of a long tail to Koh Kong; a speedboat to Sinaoukville and; finally an air-conditioned coach to Phnom Penh. The cost can be as low as B882. If flying the departure tax alone is B500. It makes the option of travelling overland from Bangkok to Phnom Penh an affordable alternative.
When travelling by air to Cambodia there are Visa on Arrival facilities at both Phnom Penh and Siem Reap, such conveniences do not exist at the land boarders with Thailand and Cambodia. Foreigners wishing to cross into Cambodia overland MUST obtain their Cambodian Tourist Visa at the Royal Cambodian Embassy in Soi Sarasin. Turn up at the border without one and you will not be allowed to enter Cambodia.
The journey starts with the overnight bus from Bangkok's Ekamai Bus Station leaving at 10.30pm. The fare is B132 and the travelling times is a minimum of four hours but can vary according to the volume of traffic and weather conditions; a heavy storm can slow down the journey. The air-conditioned bus can be like a fridge on wheels so it's a good idea to wear something warm. From time to time there are military check points on the outskirts of Trat so keep your passport handy just incase.
The bus normally pulls into Trat at the ungodly hour of 4.30am. Although most of the town is still asleep, the market behind the bus station is just opening and is a good place to go for an early breakfast before the 70 km journey to the border at Ban Hat Lek. There are two options to reach the border; an open shared taxi for B55 or a Mini Bus for B100. The road from Trat to the border, although it's only single traffic in each direction, is a good one and the journey time is just over an hour. The border doesn't open until 7am so there is little point in leaving Trat before 6am. Again remember to keep your passport handy, as there are usually at least two military checkpoints on the road.
On arrival at Baan Hat Lek you will pass through the market with many favourably priced goods that originated in Cambodia. Although you cannot pay for a Cambodian Visa at the border, should you have overstayed your Thai visa, the fines of B200 a day are still payable. Having walked through the Thai border checkpoint, take a local Cambodian taxi to the point opposite Koh Kong where small boats are waiting to shuttle you across the river. There are boats from Ban Had Lek to Koh Kong but we would not recommend them as they are illegal and their safety is in question.
Modern secure Malay speedboats operate the journey between Koh Kong and Sihanoukville. On the rare occasions weather is really bad the Malay captain won't leave port. It's encouraging to know that he won't risk his own neck and his boat for a few dollars. The journey time to Sihanoukville is three and half-hours and you'll be able to see small deserted islands. It is pleasant to relax on deck but be careful of the sun. The cabin is comfortable but you may need a jacket as the air-conditioning is very efficient and remember to pack ear plugs if you a not a fan of loud Khmer music. Snacks and drinks are available and there is a toilet, though it may not be terribly clean.
The boat makes a short stop at Koh Sdach were the Cambodian police will check your passport, before heading across the open water to Sinoukville (some Khmer call it Kompong Som). The pier is 500m from where the bus to Phnom Penh stops and there is always a fleet of motorcycle-taxis and conventional taxis waiting to take you the short distance.
Royal Air Cambodge does operate daily flights between Phnom Penh and Sihanoukville.
The bus to Phnom Penh is surprisingly modern and air-conditioned. The one way fare is 12, 000 Riels (US$3.1) and the journey time is three hours. Incredible value at just over one dollar an hour. The journey to Phnom Penh gives a good insight into rural Khmer lifestyle. Finally sixteen hours after leaving Bangkok, the bus arrives opposite Phnom Penh Central market, instantly surrounded by a flock of eager and willing porters. Welcome to Phnom Penh.
Par ailleurs si quelqu'un fait ce trajet mi-mars, je ne suis pas contre le principe de se filer rencard.
Vous admettrez que ça a l'air précis, ceux qui connaissent peuvent confirmer que ca tient la route ?
Et je ne sais pas comment caser ce post dans une autre rubrique, mais si on peut il se trouverait mieux, dans le sujet cambodge et voyager pas cher, un truc comme ça.
Arrivée à Lima... taxi entre l'aéroport et la gare, hôtel proche de l'aéroport English translation pending
Salut!
On part la semaine prochaine pour le Pérou, alors 2/3 questions par rapport à l'arrivée à Lima: L'avion se pose à 19h55, d'après vous, est il possible de choper le bus qui part à 22h pour Huaraz (Cruz del Sur)? ou vaut il mieux attendre le lendemain matin? Une idée du prix de la course en taxi entre l'aéroport et la gare (pour pas se faire trop enfler!)? Sinon un hotel à conseiller pas loin de l'aéroport?
Par rapport au reste du voyage quelqu'un a t'il une agence à conseiller pour organiser l'ascension du Chachani?
Merci pour d'éventuelles infos... on vous tient au courant...
A+. TiT
Buenos Aires insolite English translation pending
Donc nous poursuivons avec notre guide Rodolphe ou Herge, comme vous
voudrez...C est un passionne d architecture du debut du siecle ou fin de l
autre, donc on monte dans les immeubles, on penetre dans des cours privees,
tout ca d une facon la plus part du temps illegale, car on ne demande aue si
reellement on rencontre un garde, qui generalement refuse l acces...ce qui nous
qmene a un moment sur les toits d un immeuble gigantesque plein centre et qui
nous permet de tirer des photos qu aucun touriste ordinaire ne ferait
sinon.Enfin, apres avoir fait les etudiants espiegles, nous rentrons dans le
rang et allons visiter la cathedrale qui se trouve sur la place de mai. De loin
elle parait ecrasee et son fronton a colonades genre Parthenon, laisse penser a
un batiment p´lutot bas. En fait il n en est rien, elle est meme plutot grande
et haute, mais ici les immeubles alentours sont tellement hauts que c est uns
fausse impression que nous avions eu au depart.
Nous continuons par la galeria Guemes qui vient d etre classee et dont la
magnifique coupole et le bel ascenceur nous laissent un moment rever.
Puis nous continuons par le grand magasin Falabella qui vient tout juste d
ouvrir et quia une architecture ultra moderne faisant penser par sa verriere a
la pyramide du louvre.Nous prenons un cafe a l interieur(cher) :Nous visitons
maintenant la librairie Atheneo avec de belles boiseries .
Nous allons maintenant aux galerias Pacifico centro cultural Borges qui sont
absolument magnifiques, avec 4 entrees absolument symetriques donnant sur 4
rues differentes, tout ceci sur 4 etages: Nous assistons a une exposition de
vieilles photos de BsAs tres interessantes.
Le monastere Santa Catalina rue Cordoba et San Martin est aussi interessant,
ils y ont fait un restaurant a l interieur qui ne manque pas de charme( c dans
l ancien refectoire): Puis nous passons devant le Musee de Armas que nous ne
visitons pas car nous preferons nous rafraichir en traversant le tres ombrage
parc San Martin.
Nous continuons dans le parc qui est tres grand et dans la direction des gares
de Retiro nous visitons la Tour de los Ingleses ( cette tour offerte par les
Anglais qui faisaient les yeux doux a l argentine il fut un temps)ne fait pas
oublier a ces derniers le Mausolee aux Morts des Malouines constamment garde
par deux soldats en armes, et qui se trouve juste en face dans le Parc...La vue
du haut de cette Tour est vraiment impressinante car on peut voir a travers l
estuaire de la Plata au loin la ville de Colonia en Uruguay a 50 km, belle vue
sur le Sheraton et sa piscine et en fait sur le mico centre que nous venons de
parcourir a pied.
Descendus de la Tour, on entre dans la gare de Retiro d ou partent tous les
trains de banlieueet qui a garde toute son infrastructure anglaise: billeterie
avec les petits guichets avec les grilles en fer forge, et toute les charpentes
faites a Liverpool.Nous prenons un jus d orange bien merite au magnifique buffet
de la gare et nous prenons le metro pour rentrer a l hotel.
Le soir rendez vous etait pris pour manger dans un restaurant typiquement
argentin, ou vont les vedettes du foot ball et les autres...Le restaurant de
Los Amigos rue Gurratchai a Palermo Via Muro. Il fait 33 degres, et nous
mangeons dehors pour ne pas etre incommodes par la clim. Il est 20h30 et petit
a petit le resto se rempli, a 11h du soir il y a la queue devant la porte du
resto...Les argentins se couchent tard et ici c est un peu beaucoup comme en
espagne...Nous avons mange ben ce qu on nous a porte: pour nous faire patienter
du fromage en peu grille avec olives et poivrons, et une bouteille de vin rouge(
tjrs tres chaud) mais que l on consomme avec des glacons, ici c comme
ca...Arrive ensuite la commande: Le Provoleta qui est une sorte de crepe
epaisse au fromage chaud et fondu, le tout presente sous forme de beignet
plat.Ensuite bife de chorizo, en fait de la viande de boeuf, et bife de chorizo
mariposa( ouvert en deux) Crepes de poulet aux champignons pour agnes, le tout
pour 70 pesos(140 fr)
On va se coucher on est creves. Demain sera un autre jour: aplus.
Comment s'appelle votre vélo? English translation pending
et oui, je serais curieux de savoir ?comment s'appelle votre velo? suis je le seul a lui avoir donné un nom ?
le mien s'appelle BAMAKO en rapport a mon periple france -mali
je lui parlait beaucoup dans les grandes montées pour l'encourager et dans les immenses lignes droites sahariennes avec vent de face
il ne m'a jamais trahi et continu a m'acompagner dans de nombreux pays ainsi que dans notre chere france
je ne pourrait jamais m'en separer et j'ai entieremment confiance en lui
nous avons tellement de souvenirs en commun
sur mon site WWW.bamako.fr.fm il vous raconte son histoire en cliquant sur bd ( bamako et les zanimos )
ALLEZ ! osés ! comment s'appelle votre velo ?😮
Dollars ou Pesos en République Dominicaine? English translation pending
Je pars dans un tout inclus a playa dorada, mais je sortirai du resort par moi meme pour me rendre a puerto plata, sosua et cabarete. Dois-je emmener que de l'argent US ou est ce mieux de payer en pesos?? Pour le gua-gua par exemple, et tout le reste, alcool, cigare, boite de nuit, etc... merci
Wilma fait réfléchir English translation pending
J'ai trouvé ces quelques lignes sur internet et je veux les partager avec vous parce que je crois que c'est extrêmement important;
L’ouragan Wilma a provoqué de gros dégâts matériels mais une partie des responsabilités revient aussi à l’homme qui, dans la frénésie des profits immédiats, n’a pas toujours respecté l’écologie, l’environnement et la nature. Les mangroves, ces marais plantés de palétuviers où vivent les crocodiles, qui permettent d’absorber la puissance des ouragans, ont été les uns après les autres asséchés tout au long de la Riviera maya. La forêt dans l’arrière-pays a été massacrée. Il reste encore la barrière de corail qui a considérablement amorti la force des vagues, mais pour combien temps encore ? Les coraux se meurent avec la pollution des hôtels et des bateaux qui promènent les touristes. A Cancun, qui veut dire en maya, serpent doré, les promoteurs ont construit sur cette bande de terre très fragile les hôtels les plus luxueux, autour de la lagune Nichupté transformée en plan d’eau pour ski nautique. Faute de respecter les courants marins l’alimentant, la lagune est morte et de l’autre coté, les plages de rêve sont parties. Peut-être que l’homme a trop joué ici aux apprentis-sorciers. Wilma, le 21e ouragan de la saison, a vengé quelque part la nature outragée.
Il faut agir vite ! Ça ne coûte rien de changer quelques habitudes, si des millions de personnes dans le monde change un tout petit peu leur quotidien, ce sera un grand pas pour l'environnement. Un exemple : au travail, apporter vous une tasse pour votre café au lieu de prendre le verre de styrofoam à chaque jour, c'est si simple.
Merci d'avoir pris ces quelques minutes de réflexion
L’ouragan Wilma a provoqué de gros dégâts matériels mais une partie des responsabilités revient aussi à l’homme qui, dans la frénésie des profits immédiats, n’a pas toujours respecté l’écologie, l’environnement et la nature. Les mangroves, ces marais plantés de palétuviers où vivent les crocodiles, qui permettent d’absorber la puissance des ouragans, ont été les uns après les autres asséchés tout au long de la Riviera maya. La forêt dans l’arrière-pays a été massacrée. Il reste encore la barrière de corail qui a considérablement amorti la force des vagues, mais pour combien temps encore ? Les coraux se meurent avec la pollution des hôtels et des bateaux qui promènent les touristes. A Cancun, qui veut dire en maya, serpent doré, les promoteurs ont construit sur cette bande de terre très fragile les hôtels les plus luxueux, autour de la lagune Nichupté transformée en plan d’eau pour ski nautique. Faute de respecter les courants marins l’alimentant, la lagune est morte et de l’autre coté, les plages de rêve sont parties. Peut-être que l’homme a trop joué ici aux apprentis-sorciers. Wilma, le 21e ouragan de la saison, a vengé quelque part la nature outragée.
Il faut agir vite ! Ça ne coûte rien de changer quelques habitudes, si des millions de personnes dans le monde change un tout petit peu leur quotidien, ce sera un grand pas pour l'environnement. Un exemple : au travail, apporter vous une tasse pour votre café au lieu de prendre le verre de styrofoam à chaque jour, c'est si simple.
Merci d'avoir pris ces quelques minutes de réflexion