Results for "Saïda+ou+Sidon+|+5+>+164"
4516 results found.
Tanzanie seul - Retour prématuré, avis... English translation pending
Bonjour a tous ceux qui me liront
48 heures après être rentré de Tanzanie, je me pose la question de savoir si je ne suis pas passé à côté de mes vacances, votre avis pour ceux qui s'y sont rendu m'aidera peut être accepter mon retour prématuré.🙁
Mon séjour initialement prévu pour une durée de 25 jours me fait arriver à Dar Es Salaam, pour me rendre ensuite à Zanzibar, repartir vers Moshi, Arusha afin de faire les parcs animaliers, et enfin me rendre à Nairobi pour un retour à Paris. Mon voyage s'arrêtera à Zanzibar après seulement 10 jours...
A savoir que je pars seul en routard (pas de backpakers en Tanzanie), sur une base de 25 dollars la nuit
Arrivé à l'aéroport Julius Nyerere de Dar Es Salaam, je prends un taxi qui restera mon guide pour les 2 jours à suivre... Je lui transmet l'adresse de mon Guest house déjà pré-réservé. Ce dernier me déconseille vivement l'endroit, pour lui un quartier populaire pouvant craindre pour ma sécurité, je connais l'Afrique et ses guides qui ont des "accords" avec les hôtels, j'insiste lui rappel ma réservation, par ces faits m'emmène à mon adresse... En effet en arrivant devant la maison d'hôte, rien n'inspire confiance, au fond d'une cours, une rue inondé, aucun endroit pour manger. La fatigue du transport, me laissera lui prendre la décision de emmener dans un hôtel (45 dollars la nuit), mon budget se retrouve déjà amputé...
Le lendemain la visite de maisons d'hôtes dans mon budget restera dans la même lignée; éloignée, triste, gris, un coût sur la t^te en comprenant que ma tranquillité doit passé par des hôtels plus couteux. La visite de la ville se fait facilement a pied sans aucun problème, seul très peu de choses à voir, une ville vraiment triste, mon guide me fera découvrir les plages environnante agréable et sympathique, mais en gardant dans la tête les mots de John (mon guide) de ne pas m'éloigner et ne pas rester seul isolé, toujours pour ma sécurité... Comme me déconseiller à mainte reprise de ne pas traverser la Tanzanie comme ça seul. Mouais ok...
Mon troisième jour arrive, prêt a partir pour Zanzibar, John m'accompagne pour prendre mon ticket, et en effet seul, cela aurait été une épreuve et ne m'aurait peut être pas permis d'avoir les conditions tarifaire normale. (40 dollars A/R)
Le Kilimanjaro IV (la navette) quitte le port, après 50 minutes arrive Stone Town. Une halte prévue pour une durée d'une semaine avant de repartir vers Moshi. A la descente du bateau, je prends de nouveau un guide qui m’emmène jusqu’à mon hôtel. Nous passons la matinée ensemble, avec son aide, je paye pour mes activités, entre autre prison Island... Stone Town est pleine de couleur, de vie, je sens enfin mes vacances commencer. Saîd mon guide, me laisse l'après midi pour me laisser déambuler dans les rue étroite de la ville, je suis à l'écoute des personnes (nombreuses) qui m'interpellent, je prends le temps de les écouter, leur demande de me raconter la vie et leur vie sur l'ile, des rencontres souvent pleines de richesse mais parfois saoulant quand il s'agit de quémander. Une première journée inoubliable.
Le second jour, j'aurais la mauvaises surprise de voir le distributeur automatique ne plus me donner de l'argent, en effet très peu voir pas du tout de paiement par visa qui oblige d'effectuer des retraits. Un soucis qui m'oblige de prendre contact avec ma banque en France afin de palier à ce soucis, désagréable. une première sortie vers Prison Island, un retour 3 heures après, le temps pour manger et prendre ma pilule pour le paludisme. L'après midi s'avéra plus longue que la précédente, après avoir fait le tour, très vite je prends conscience qu'il y a peu de chose à faire, je continue a arpenter les rues que je connais malheureusement déjà. Les rabatteurs, me traquent de nouveau, cela devient de plus en plus usant, rabâcher les mêmes mots et les mêmes phrases me lassent, puis revoir les personnes à qui je pensais avoir fait comprendre de ne pouvoir rien faire pour eux, à deux reprise cela s'avéra chaud, très calme et très philosophe de la vie, cela m'aidera... seul je comprends être vulnérable et une proie facile. Après cette journée plus monotone et fatigante que la précédente, je décide de ne plus rester à Stone Town et me rendre sur la côte est à Page.
Le troisième jour commence, taxi direction Page, 1 heure de route et 20 dollars plus loin, me voilà au Teddy's Accomodation que je recommande vivement, un endroit idyllique, une plage magnifique, des couleurs incroyable... Ouf je souffle enfin, enfin presque, sur la plage de nouveau on me proposera à plusieurs reprise les dauphins, le sky surf, et autres activités. Un air de Stone Town... Ce guest house me permettra de faire de vraies rencontres, notamment 2 françaises qui sont amies, une première en vacance et une seconde résidente à Dar Es Salaam, cette dernière dans nos échanges m'explique qu'être dérangé constamment ainsi se fera de plus en plus en me dirigeant vers Arusha ou se trouve les parcs animaliers, me met en garde de voyager seul ainsi en me tirant son chapeau... Je comprends alors que ce voyage ne sera pas de tout repos, que la méfiance et l'attention doit être plus que je n'y suis préparé, ces mots me laissent à ce moment réfléchir à rentrer... Fatigué également de voir des moustiquaires trouées par des brulures de cigarettes, calfeutrés par des bouts de scotchs, des lits aspergés de "Raid", me badigeonné de répulsif, ce médicament à prendre à heure précise, des prises électriques qui ne fonctionnent pas rendant mon diffuseur inutile, des faits qui occasionne une petite pression supplémentaire... Bien qu'habitué...
La nuit me laissera donc à réfléchir de ne pas continuer, une décision difficile à prendre, après 3 mois de préparation je ressens un certains gâchis, de plus j'appréhende déjà mon retour à Stone Town, refaire face à ces rabatteurs qui ne vous lâche pas, mais il le faut... Et cela s'avéra une dernière épreuve, en arrivant dans la ville, un parasi (en swahili), m'interpelle, les yeux injecter, m'impose de lui acheter ces colliers, il me faudra une bonne demi-heure pour le décrocher sans une certaine crainte que cela dégénère en venant de lui.
Du coup voilà qui me pousse à prendre un billet retour au cybercafé entre 2 grosses panne d'électricité qui m'obligera à rester 1 très longue journée à Stone Town sans me priver de continuer mon périple dans la ville qui n'a maintenant plus de secret...
Voilà pour mon récit, j'ai l'impression que quelque chose m'échappe, que les personnes à 2, en couple ou en groupe, n'aurait pas la même histoire à raconter, cela restera tout de même un moment fort dans les bons côtés; un pays magnifique, des rencontres inoubliable. Mais autant frustrant pour le prendre comme un échec, une frustration. Mes amis en voyant les photos insiste sur le paradis du lieu, ou j'ai plus en la tête plus le côté pénible et difficile...
Vraiment ai-je bien fait de ne pas poursuivre mon voyage et d'écouter les personnes qui m'ont conseillé de ne pas m'entêter à continuer seul... A savoir que de cette même façon toute l'Afrique du Sud, rien de tout ce que j'ai pu vivre en Tanzanie, malgré la même attention qu'il faut portée.
Merci pour vos avis qui rassureront aussi ceux qui désirent se lancer, peut-être plus que mes mots.
Kilhian
48 heures après être rentré de Tanzanie, je me pose la question de savoir si je ne suis pas passé à côté de mes vacances, votre avis pour ceux qui s'y sont rendu m'aidera peut être accepter mon retour prématuré.🙁
Mon séjour initialement prévu pour une durée de 25 jours me fait arriver à Dar Es Salaam, pour me rendre ensuite à Zanzibar, repartir vers Moshi, Arusha afin de faire les parcs animaliers, et enfin me rendre à Nairobi pour un retour à Paris. Mon voyage s'arrêtera à Zanzibar après seulement 10 jours...
A savoir que je pars seul en routard (pas de backpakers en Tanzanie), sur une base de 25 dollars la nuit
Arrivé à l'aéroport Julius Nyerere de Dar Es Salaam, je prends un taxi qui restera mon guide pour les 2 jours à suivre... Je lui transmet l'adresse de mon Guest house déjà pré-réservé. Ce dernier me déconseille vivement l'endroit, pour lui un quartier populaire pouvant craindre pour ma sécurité, je connais l'Afrique et ses guides qui ont des "accords" avec les hôtels, j'insiste lui rappel ma réservation, par ces faits m'emmène à mon adresse... En effet en arrivant devant la maison d'hôte, rien n'inspire confiance, au fond d'une cours, une rue inondé, aucun endroit pour manger. La fatigue du transport, me laissera lui prendre la décision de emmener dans un hôtel (45 dollars la nuit), mon budget se retrouve déjà amputé...
Le lendemain la visite de maisons d'hôtes dans mon budget restera dans la même lignée; éloignée, triste, gris, un coût sur la t^te en comprenant que ma tranquillité doit passé par des hôtels plus couteux. La visite de la ville se fait facilement a pied sans aucun problème, seul très peu de choses à voir, une ville vraiment triste, mon guide me fera découvrir les plages environnante agréable et sympathique, mais en gardant dans la tête les mots de John (mon guide) de ne pas m'éloigner et ne pas rester seul isolé, toujours pour ma sécurité... Comme me déconseiller à mainte reprise de ne pas traverser la Tanzanie comme ça seul. Mouais ok...
Mon troisième jour arrive, prêt a partir pour Zanzibar, John m'accompagne pour prendre mon ticket, et en effet seul, cela aurait été une épreuve et ne m'aurait peut être pas permis d'avoir les conditions tarifaire normale. (40 dollars A/R)
Le Kilimanjaro IV (la navette) quitte le port, après 50 minutes arrive Stone Town. Une halte prévue pour une durée d'une semaine avant de repartir vers Moshi. A la descente du bateau, je prends de nouveau un guide qui m’emmène jusqu’à mon hôtel. Nous passons la matinée ensemble, avec son aide, je paye pour mes activités, entre autre prison Island... Stone Town est pleine de couleur, de vie, je sens enfin mes vacances commencer. Saîd mon guide, me laisse l'après midi pour me laisser déambuler dans les rue étroite de la ville, je suis à l'écoute des personnes (nombreuses) qui m'interpellent, je prends le temps de les écouter, leur demande de me raconter la vie et leur vie sur l'ile, des rencontres souvent pleines de richesse mais parfois saoulant quand il s'agit de quémander. Une première journée inoubliable.
Le second jour, j'aurais la mauvaises surprise de voir le distributeur automatique ne plus me donner de l'argent, en effet très peu voir pas du tout de paiement par visa qui oblige d'effectuer des retraits. Un soucis qui m'oblige de prendre contact avec ma banque en France afin de palier à ce soucis, désagréable. une première sortie vers Prison Island, un retour 3 heures après, le temps pour manger et prendre ma pilule pour le paludisme. L'après midi s'avéra plus longue que la précédente, après avoir fait le tour, très vite je prends conscience qu'il y a peu de chose à faire, je continue a arpenter les rues que je connais malheureusement déjà. Les rabatteurs, me traquent de nouveau, cela devient de plus en plus usant, rabâcher les mêmes mots et les mêmes phrases me lassent, puis revoir les personnes à qui je pensais avoir fait comprendre de ne pouvoir rien faire pour eux, à deux reprise cela s'avéra chaud, très calme et très philosophe de la vie, cela m'aidera... seul je comprends être vulnérable et une proie facile. Après cette journée plus monotone et fatigante que la précédente, je décide de ne plus rester à Stone Town et me rendre sur la côte est à Page.
Le troisième jour commence, taxi direction Page, 1 heure de route et 20 dollars plus loin, me voilà au Teddy's Accomodation que je recommande vivement, un endroit idyllique, une plage magnifique, des couleurs incroyable... Ouf je souffle enfin, enfin presque, sur la plage de nouveau on me proposera à plusieurs reprise les dauphins, le sky surf, et autres activités. Un air de Stone Town... Ce guest house me permettra de faire de vraies rencontres, notamment 2 françaises qui sont amies, une première en vacance et une seconde résidente à Dar Es Salaam, cette dernière dans nos échanges m'explique qu'être dérangé constamment ainsi se fera de plus en plus en me dirigeant vers Arusha ou se trouve les parcs animaliers, me met en garde de voyager seul ainsi en me tirant son chapeau... Je comprends alors que ce voyage ne sera pas de tout repos, que la méfiance et l'attention doit être plus que je n'y suis préparé, ces mots me laissent à ce moment réfléchir à rentrer... Fatigué également de voir des moustiquaires trouées par des brulures de cigarettes, calfeutrés par des bouts de scotchs, des lits aspergés de "Raid", me badigeonné de répulsif, ce médicament à prendre à heure précise, des prises électriques qui ne fonctionnent pas rendant mon diffuseur inutile, des faits qui occasionne une petite pression supplémentaire... Bien qu'habitué...
La nuit me laissera donc à réfléchir de ne pas continuer, une décision difficile à prendre, après 3 mois de préparation je ressens un certains gâchis, de plus j'appréhende déjà mon retour à Stone Town, refaire face à ces rabatteurs qui ne vous lâche pas, mais il le faut... Et cela s'avéra une dernière épreuve, en arrivant dans la ville, un parasi (en swahili), m'interpelle, les yeux injecter, m'impose de lui acheter ces colliers, il me faudra une bonne demi-heure pour le décrocher sans une certaine crainte que cela dégénère en venant de lui.
Du coup voilà qui me pousse à prendre un billet retour au cybercafé entre 2 grosses panne d'électricité qui m'obligera à rester 1 très longue journée à Stone Town sans me priver de continuer mon périple dans la ville qui n'a maintenant plus de secret...
Voilà pour mon récit, j'ai l'impression que quelque chose m'échappe, que les personnes à 2, en couple ou en groupe, n'aurait pas la même histoire à raconter, cela restera tout de même un moment fort dans les bons côtés; un pays magnifique, des rencontres inoubliable. Mais autant frustrant pour le prendre comme un échec, une frustration. Mes amis en voyant les photos insiste sur le paradis du lieu, ou j'ai plus en la tête plus le côté pénible et difficile...
Vraiment ai-je bien fait de ne pas poursuivre mon voyage et d'écouter les personnes qui m'ont conseillé de ne pas m'entêter à continuer seul... A savoir que de cette même façon toute l'Afrique du Sud, rien de tout ce que j'ai pu vivre en Tanzanie, malgré la même attention qu'il faut portée.
Merci pour vos avis qui rassureront aussi ceux qui désirent se lancer, peut-être plus que mes mots.
Kilhian
Bénévolat en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Je me permets de poster un sujet car je suis à la recherche d'une association souhaitant m'accueillir en tant que bénévole. Je souhaiterais en effet m'investir au côté d'une association en Asie du Sud et apporter mes connaissances en matière de web et de design.
Je suis à ce jour salarié d'une entreprise (à distance) et freelance et propose divers services, de la création de site internet au graphisme pour développer l'identité visuelle de mes clients, en passant par la photographie et la vidéo. Autodidacte, j'ai appris peu à peu à répondre à des demandes très diverses et sais ainsi m'adapter à toutes les situations. Je maîtrise aujourd'hui parfaitement mon sujet et désire mettre mon savoir-faire au service d'associations. Une aide en termes de communication ne pourra qu'être un plus pour contribuer à développer l'association et la faire connaître plus largement. Vous n'êtes pas sans savoir que la réussite d'un tel projet est nécessairement liée à la manière de véhiculer un message et de le rendre accessible au plus grand nombre. Je dispose du matériel nécessaire pour la production de photographies et autres vidéos afin de réaliser des reportages que nous pourrions diffuser par différents biais.
Malgré mon jeune âge (je n'ai que 20 ans), j'ai derrière moi un parcours associatif très complet. En effet, dès l'âge de 13 ans j'ai fondé ma propre web radio, cette aventure a duré 5 ans. A cette époque, j'ai fait de cette radio l'une des 20 meilleurs radios du web en France. En outre, j'ai tout mis en œuvre pour valoriser les groupes musicaux de ma région en contribuant à la mise en place de festivals. Cette expérience m'a beaucoup appris. A 17 ans, j'ai choisi de faire un service civique dans une association de prévention du SIDA. Là encore, j'ai beaucoup appris et ai compris que le bénévolat était réellement l'un de mes moteurs. Un an plus tard, je partais en Moldavie dans le cadre d'un Service Volontaire Européen. J'étais alors au sein de d'une association qui milite pour une meilleure qualité de vie des familles moldaves. Pour cela, l'association a fait le choix de favoriser le tourisme solidaire en rénovant une ancienne école et en donnant la possibilité aux locaux de travailler. Pour cette association, j'ai notamment créé un site internet qui a permis d'ouvrir de nombreuses portes et qui a donné à cette association un moyen de se faire connaître à une époque où le web est devenu un acteur incontournable de la réussite d'une association. Au-delà de la création du site de l'association, j'ai mis en place un guide touristique produit par l'association.
Comme vous pouvez le constater, j'aime tout à la fois voyager et mettre mes capacités diverses au service d'associations. Le bénévolat est pour moi tout à fait essentiel, il m'est inconcevable d'utiliser mes compétences uniquement dans un but lucratif. C'est pourquoi je souhaiterai vivement aider une association en lui accordant du temps et en mettant mon expérience en matière de communication à son service.
Je vous invite à me contacter si ma proposition vous intéresse et si vous pensez que je vous pourrais être utile à votre cause.
Bien cordialement Kévin Parent
Je me permets de poster un sujet car je suis à la recherche d'une association souhaitant m'accueillir en tant que bénévole. Je souhaiterais en effet m'investir au côté d'une association en Asie du Sud et apporter mes connaissances en matière de web et de design.
Je suis à ce jour salarié d'une entreprise (à distance) et freelance et propose divers services, de la création de site internet au graphisme pour développer l'identité visuelle de mes clients, en passant par la photographie et la vidéo. Autodidacte, j'ai appris peu à peu à répondre à des demandes très diverses et sais ainsi m'adapter à toutes les situations. Je maîtrise aujourd'hui parfaitement mon sujet et désire mettre mon savoir-faire au service d'associations. Une aide en termes de communication ne pourra qu'être un plus pour contribuer à développer l'association et la faire connaître plus largement. Vous n'êtes pas sans savoir que la réussite d'un tel projet est nécessairement liée à la manière de véhiculer un message et de le rendre accessible au plus grand nombre. Je dispose du matériel nécessaire pour la production de photographies et autres vidéos afin de réaliser des reportages que nous pourrions diffuser par différents biais.
Malgré mon jeune âge (je n'ai que 20 ans), j'ai derrière moi un parcours associatif très complet. En effet, dès l'âge de 13 ans j'ai fondé ma propre web radio, cette aventure a duré 5 ans. A cette époque, j'ai fait de cette radio l'une des 20 meilleurs radios du web en France. En outre, j'ai tout mis en œuvre pour valoriser les groupes musicaux de ma région en contribuant à la mise en place de festivals. Cette expérience m'a beaucoup appris. A 17 ans, j'ai choisi de faire un service civique dans une association de prévention du SIDA. Là encore, j'ai beaucoup appris et ai compris que le bénévolat était réellement l'un de mes moteurs. Un an plus tard, je partais en Moldavie dans le cadre d'un Service Volontaire Européen. J'étais alors au sein de d'une association qui milite pour une meilleure qualité de vie des familles moldaves. Pour cela, l'association a fait le choix de favoriser le tourisme solidaire en rénovant une ancienne école et en donnant la possibilité aux locaux de travailler. Pour cette association, j'ai notamment créé un site internet qui a permis d'ouvrir de nombreuses portes et qui a donné à cette association un moyen de se faire connaître à une époque où le web est devenu un acteur incontournable de la réussite d'une association. Au-delà de la création du site de l'association, j'ai mis en place un guide touristique produit par l'association.
Comme vous pouvez le constater, j'aime tout à la fois voyager et mettre mes capacités diverses au service d'associations. Le bénévolat est pour moi tout à fait essentiel, il m'est inconcevable d'utiliser mes compétences uniquement dans un but lucratif. C'est pourquoi je souhaiterai vivement aider une association en lui accordant du temps et en mettant mon expérience en matière de communication à son service.
Je vous invite à me contacter si ma proposition vous intéresse et si vous pensez que je vous pourrais être utile à votre cause.
Bien cordialement Kévin Parent
Un nouveau visa touriste multiples entrées devrait voir le jour pour la Thaïlande English translation pending
Bonnes nouvelles pour les voyageurs et les retraités qui veulent faire de longs séjours en Thaïlande, ce visa multiples entrées sera bientôt une réalité pour les visiteurs du royaume.
Le multiples entrées sera disponible 60 jours après la publication de cette loi dans la Gazette royale, selon la presse thailandaise.
Le ministre du Tourisme Kobkarn Wattanavrangkul a dit que le nouveau visa permettra à ces titulaires de venir dans le pays plus d'une fois pour le coût de THB5,000 (prix du visa).
La proposition a été faite dans le cadre d'un plan pour tenter de stimuler le tourisme et d'aider l'économie chancelante du pays.
La Thaïlande espère attirer 28 millions de visiteurs cette année.
Sources: http://www.nationmultimedia.com/national/Plan-to-grant-multiple-entry-visas-to-tourists-fro-30266029.html et http://www.bangkokpost.com/news/general/645828/multiple-visa-a-trade-boon-say-operators
Le multiples entrées sera disponible 60 jours après la publication de cette loi dans la Gazette royale, selon la presse thailandaise.
Le ministre du Tourisme Kobkarn Wattanavrangkul a dit que le nouveau visa permettra à ces titulaires de venir dans le pays plus d'une fois pour le coût de THB5,000 (prix du visa).
La proposition a été faite dans le cadre d'un plan pour tenter de stimuler le tourisme et d'aider l'économie chancelante du pays.
La Thaïlande espère attirer 28 millions de visiteurs cette année.
Sources: http://www.nationmultimedia.com/national/Plan-to-grant-multiple-entry-visas-to-tourists-fro-30266029.html et http://www.bangkokpost.com/news/general/645828/multiple-visa-a-trade-boon-say-operators
Une semaine à Mayotte English translation pending
Bonjour à tous!!
Je pars en octobre à Mayotte pour une semaine (après avoir passé 2 semaines à la Reunion) Que me conseillé vous à voir, à faire pour ces quelque jours? Est il facile de louer une voiture? Auriez des bons plans logements? Quel est le budget requis?
Merci d'avance pour vos réponses!
Jumaju
Je pars en octobre à Mayotte pour une semaine (après avoir passé 2 semaines à la Reunion) Que me conseillé vous à voir, à faire pour ces quelque jours? Est il facile de louer une voiture? Auriez des bons plans logements? Quel est le budget requis?
Merci d'avance pour vos réponses!
Jumaju
Seul avec son appareil photo au Brésil: danger? English translation pending
Bonjour,
Je suis passionné de photographie et cet été je dois partir une semaine au brésil pour des raisons professionnelles. J'ai sauté sur l'occasion pour prendre deux semaines de congés et vadrouiller un peu... seulement...
Plus j'en parle autour de moi et plus je me renseigne, et plus je me rends compte du danger que cela représente. Je serais seul avec mon reflex et mon gros objectif. Meme si je pense avoir quelques habitudes sensé m'éviter quelques problèmes dans un pays "normal"... et bien j'ai beau faire aussi attention qu'il faut, si j me fais agressé j me fais agressé !
Je voudrais donc avoir votre avis sur quelle est la meilleure solution !
1) Ne pas amener l'appareil photo Arf ca fait mal... J'avoue que cette solution est aussi radicale que déplaisante pour moi.
2) Partir avec l'appareil mais prendre une assurance contre le vol. Peut etre la solution la plus soft, au crédit agricole il y a une assurance "tout mobiles" qui est sensé couvrir les appareils électroniques, mais en connaissez vous d'autres ?
3) Partir mais changer de destination. Après tout le brésil c'est grand, y a ptete des endroits un peu moins craignos dans lesquels je peux me rendre pour pas trop cher en avion, non ? Voir dans un pays a coté.
Voila, si vous avez d'autres solutions à m'offrir je suis preneur. N'ayant pas énormément d'argent j'avoue que prendre le risque de perdre mon matos à 1000 euros pour un voyage... je suis pas trop pour :/
Merci beaucoup de votre aide !
Je suis passionné de photographie et cet été je dois partir une semaine au brésil pour des raisons professionnelles. J'ai sauté sur l'occasion pour prendre deux semaines de congés et vadrouiller un peu... seulement...
Plus j'en parle autour de moi et plus je me renseigne, et plus je me rends compte du danger que cela représente. Je serais seul avec mon reflex et mon gros objectif. Meme si je pense avoir quelques habitudes sensé m'éviter quelques problèmes dans un pays "normal"... et bien j'ai beau faire aussi attention qu'il faut, si j me fais agressé j me fais agressé !
Je voudrais donc avoir votre avis sur quelle est la meilleure solution !
1) Ne pas amener l'appareil photo Arf ca fait mal... J'avoue que cette solution est aussi radicale que déplaisante pour moi.
2) Partir avec l'appareil mais prendre une assurance contre le vol. Peut etre la solution la plus soft, au crédit agricole il y a une assurance "tout mobiles" qui est sensé couvrir les appareils électroniques, mais en connaissez vous d'autres ?
3) Partir mais changer de destination. Après tout le brésil c'est grand, y a ptete des endroits un peu moins craignos dans lesquels je peux me rendre pour pas trop cher en avion, non ? Voir dans un pays a coté.
Voila, si vous avez d'autres solutions à m'offrir je suis preneur. N'ayant pas énormément d'argent j'avoue que prendre le risque de perdre mon matos à 1000 euros pour un voyage... je suis pas trop pour :/
Merci beaucoup de votre aide !
Pas de paradis, ni ici ni là-bas (Zimbabwe / Etats-Unis) English translation pending
Umuntu ngumuntu ngabantu : Une personne est une personne grâce à d’autres personnes. (proverbe zulu*, cité par NoViolet Bulawayo dans les "Remerciements" à la fin de son livre)
NoViolet Bulawayo : "Il nous faut de nouveaux noms"
Ce début littéraire suit le parcours d'une gamine, de nom Darling (Chérie), une petite voleuse de goyaves de 10 ans : d'un bidonville des environs de Harare ironiquement nommé Paradise aux Etats-Unis surconsommateurs. Enfant, elle fait partie d'un groupe d'amis – Bastard (Bâtard), Chipo, Godknows (Dieusait), Sbho et Stina – et qu'ensemble, ils volent des goyaves dans Budapest et Shanghai, des quartiers chics, et s'inventent de nouveaux noms. Dans sa langue spontanée et imagée, avec l'authenticité des mots naïfs et crus (du genre : "Si on mange beaucoup de goyaves c'est qu'on a pas d'autre moyen de tuer notre faim, et quand c'est le moment de faire nos besoins, on a tellement mal que ça devient une chose presque impossible à faire, comme si on essayait de donner naissance à un pays."), la romancière parvient à se mettre dans la peau de Darling – son alter ego – pour nous familiariser avec une enfance africaine heureuse malgré la misère et les problèmes inhérents, une vie sans école car les professeurs sont tous partis, sans père qui les a oubliés, une vie de faim, de maladie, de mort et de violence mais aussi du bonheur d'être enfants et de jouer à des jeux inventés mais souvent teintés de la cruauté du monde des adultes, d'être ensemble et de rêver même si la violence est toujours présente, prête à sourdre de n’importe où. En fait, la réalité où grandit Darling est bien un pays en pleine décomposition, pourri par l'accaparement de toutes les richesses par la classe dirigeante, par le sida, par l'exode de sa population. Néanmoins, débordants d'entrain, avec du réalisme et de la bonté de cœur, les enfants survivent tant bien que mal. Durant leurs pérégrinations dans les quartiers riches, Darling et ses amis n'abandonnent personne du groupe même pas Chipo, 11 ans, violentée par son grand-père, qui s'est appesantie à cause de son "ventre" et ne parle plus depuis :
C’est quand d’abord qu’elle va l’avoir, ce bébé ? Bâtard dit. Bâtard il aime pas quand on doit s’arrêter de faire un truc à cause du ventre de Chipo. Il a même essayé de carrément nous empêcher de jouer avec elle. Elle l’aura un jour, je dis à la place de Chipo parce qu’elle, elle parle plus. Elle est pas muette-muette ; c’est juste que quand on a commencé à voir son ventre, elle a arrêté de parler. Mais elle joue toujours avec nous et elle continue de faire tout pareil, et si elle a vraiment, vraiment besoin de dire quelque chose, alors là elle parle avec ses mains. C’est quand, un jour ? Jeudi ? Demain ? La semaine prochaine ? Tu vois pas que son ventre il est encore petit ? Il faut que le bébé grandisse. Les bébés, ça grandit en dehors du ventre, pas dedans. C’est justement pour ça qu’ils naissent. Pour grandir et devenir des adultes. Ben c’est pas encore le moment. C’est pour ça qu’il est encore dans un ventre. C’est un garçon ou une fille ? Un garçon. Le premier bébé normalement c’est un garçon. Mais toi t’es une fille, grosse maligne, et t’étais un premier bébé. J’ai dit normalement, non ? Ferme ta bouche kaka, là, c’est même pas ton ventre. Moi à mon avis c’est une fille. Je pose mes mains dessus tout le temps et je l’ai jamais senti donner des coups de pied, jamais jamais. Ouais, les garçons ils donnent des coups de pied et des coups de poing et des coups de tête. C’est tout ce qu’ils savent faire. C’est un garçon qu’elle veut ? Non. Oui. Peut-être. Je sais pas. Le bébé, il sort par où exactement ? Par où il est entré dans le ventre. Comment il entre dans le ventre exactement ? D’abord, il faut que la mère de Jésus le mette dedans. Non, pas la mère de Jésus. C’est un homme qui doit le mettre dedans, ma cousine Musa elle m’a dit. Enfin, elle l’a dit à Enia et moi j’étais à côté, alors j’ai entendu. Alors c’est qui celui qui l’a mis dans son ventre ? Comment tu veux qu’on sache si elle dit rien ? Qui c’est qui l’a mis là, Chipo ? Dis-nous, on répétera pas. Chipo regarde le ciel. Elle a une larme dans un oeil, mais c’est juste une toute petite larme. Et puis d’abord si c’est un homme qui l’a mis dedans, pourquoi il l’enlève pas ? Parce que c’est les femmes qui accouchent, espèce d’abruti. C’est pour ça qu’elles ont des seins pour allaiter le bébé et tout. Mais les seins de Chipo ils sont minuscules. On dirait des pierres. C’est pas grave. Ils vont grossir quand le bébé sera là. On y va maintenant, on peut y aller, Chipo ? je dis.
Pendant que la première partie du livre retrace l'enfance de Darling en Afrique – dans un pays d'Afrique dont le nom n'est pas mentionné (à la fin du roman, elle parle de "Zim", une seule fois), mais qui pourrait bien être le Zimbabwe (le plus probable) ou aussi le Kenya ou la Côte d'Ivoire –, sa deuxième partie décrit son adolescence déracinée aux États-Unis : à l'âge de 14, elle part avec sa tante Fostalina pour s'installer chez elle à "Destroyedmichygen" (Detroit, Michigan) et c'est sans retour. Une vie trop bien nourrie, avec école, quelques amies (de la même couleur de peau), la télé, les malls, les pornos sur internet mais une vie qui n’est pas tout à fait celle dont on rêvait car, une fois sur place, elle se trouve confrontée à une société qui lui concède à toute participation, en se coupant des siens restés en Afrique en rêvant d'une Amérique gâcheuse très éloignée de la réalité. Ainsi, Darling se déracine peu à peu au risque de se perdre. Ses amis d'enfance deviennent de lointaines voix au téléphone et ses nouvelles amies ne peuvent pas comprendre.
Il nous faut de nouveaux noms est un roman qui bouleverse. Parce que l'auteure est à la fois fière et innocente. Et parce que beaucoup d'évènements traumatisants "apparaissent en passant", racontés directement et sans ménagements. Par exemple que la petite Chipo est enceinte à l'âge de 11, ne parle plus depuis mais participe aux jeux tout naturellement. Ou la tentative abandonnée des ses copains d'avorter le bébé de Chipo avec le portemanteau, des pierres et de la pisse. Ou aussi la description de la scène où les enfants retrouvent une femme qui s'est pendue dans un arbre parce qu'elle ne voulait plus vivre avec la honte dite "sida", lui prennent les chaussures après un premier état de choc et se carapatent de joie et avec la perspective de pouvoir les échanger contre du pain. C'est brutal, voire presque barbare mais c'est aussi plausible et pour ainsi dire contraignant ... Et concernant la deuxième partie, le roman dévoile les misères de la diaspora, met à mal l’image positive des migrants pour ceux restés en Afrique ; d'autre côté, il n'est pas avere de critique à l’égard de l'Occident qui refuse bien souvent de voir et d’entendre ces populations "étrangères" qui vivent au sein de leur société.
Le langage de NoViolet Bulawayo pétille de "bigarrure", d'"odeurs" et de vitalité : de l'impertinence enfantine se mêle à des images poétiques avec beaucoup de force, d'étonnement naïf à un fatalisme stoïcien, jusqu'à ce que même le triste, le terrible et le cruel paraissent comme un jeu d'enfants allègre. Elle dessine sa petite héroïne avec tant d'empathie qu'elle parvient, magie incroyable des mots, à montrer un monde tel qu'il va (trop souvent mal) à travers les yeux d'une enfant d'aujourd'hui, elle nous enseigne qu'une enfant reste une enfant même si elle n'a pas d'enfance. L'histoire de Darling est pleine d'images touchantes. Voici une dernière et, à mon avis, une des plus pathétiques : la première rencontre des amis de Darling avec son père retourné de l'Afrique du Sud, sidéen et très malade. Darling le déteste parce qu'elle doit prendre soin de lui, ce que l'empêche de jouer avec ses amis. Elle tâche de le priver d'eux mais ensuite les amis insistent pour le voir – et lui redonnent ainsi sa dignité. Tout comme le fait cette auteure en faveur de son pays natal avec ce grandiose roman.
Du Zimbabwe vient beaucoup de littérature de première classe, et la relève se fait écouter. A la bonne heure ! Il nous faut de la littérature africaine ! Beaucoup plus ...
La jeune auteure née en 1981 à Tsholotsho, au Zimbabwe, s'appelle en réalité Elizabeth Zandile Tshele. Sélectionnée pour le Man Booker Prize en 2013, lauréate du Caine Prize for African Writing en 2011 (pour son conte "Hitting Budapest"), elle vit aujourd'hui aux États-Unis et enseigne à l'université Stanford (Californie). NoViolet Bulawayo est son nom de plume.
http://novioletbulawayo.com/
Bulawayo, NoViolet (2014). Il nous faut de nouveaux noms. (Du monde entier). Traduit de l’anglais (Zimbabwe) par Stéphanie Levet. Paris : Gallimard.
(en allemand : Bulawayo, NoViolet (2014). Wir brauchen neue Namen. Aus dem Englischen (Zimbabwe) übersetzt von Miriam Mandelkow. Berlin : Suhrkamp.)
*je ne garantis pas sa véracité ; tiré de l'internet. En tout cas, NoViolet Bulawayo est une femme ndebele.

NoViolet Bulawayo : "Il nous faut de nouveaux noms"
Ce début littéraire suit le parcours d'une gamine, de nom Darling (Chérie), une petite voleuse de goyaves de 10 ans : d'un bidonville des environs de Harare ironiquement nommé Paradise aux Etats-Unis surconsommateurs. Enfant, elle fait partie d'un groupe d'amis – Bastard (Bâtard), Chipo, Godknows (Dieusait), Sbho et Stina – et qu'ensemble, ils volent des goyaves dans Budapest et Shanghai, des quartiers chics, et s'inventent de nouveaux noms. Dans sa langue spontanée et imagée, avec l'authenticité des mots naïfs et crus (du genre : "Si on mange beaucoup de goyaves c'est qu'on a pas d'autre moyen de tuer notre faim, et quand c'est le moment de faire nos besoins, on a tellement mal que ça devient une chose presque impossible à faire, comme si on essayait de donner naissance à un pays."), la romancière parvient à se mettre dans la peau de Darling – son alter ego – pour nous familiariser avec une enfance africaine heureuse malgré la misère et les problèmes inhérents, une vie sans école car les professeurs sont tous partis, sans père qui les a oubliés, une vie de faim, de maladie, de mort et de violence mais aussi du bonheur d'être enfants et de jouer à des jeux inventés mais souvent teintés de la cruauté du monde des adultes, d'être ensemble et de rêver même si la violence est toujours présente, prête à sourdre de n’importe où. En fait, la réalité où grandit Darling est bien un pays en pleine décomposition, pourri par l'accaparement de toutes les richesses par la classe dirigeante, par le sida, par l'exode de sa population. Néanmoins, débordants d'entrain, avec du réalisme et de la bonté de cœur, les enfants survivent tant bien que mal. Durant leurs pérégrinations dans les quartiers riches, Darling et ses amis n'abandonnent personne du groupe même pas Chipo, 11 ans, violentée par son grand-père, qui s'est appesantie à cause de son "ventre" et ne parle plus depuis :
C’est quand d’abord qu’elle va l’avoir, ce bébé ? Bâtard dit. Bâtard il aime pas quand on doit s’arrêter de faire un truc à cause du ventre de Chipo. Il a même essayé de carrément nous empêcher de jouer avec elle. Elle l’aura un jour, je dis à la place de Chipo parce qu’elle, elle parle plus. Elle est pas muette-muette ; c’est juste que quand on a commencé à voir son ventre, elle a arrêté de parler. Mais elle joue toujours avec nous et elle continue de faire tout pareil, et si elle a vraiment, vraiment besoin de dire quelque chose, alors là elle parle avec ses mains. C’est quand, un jour ? Jeudi ? Demain ? La semaine prochaine ? Tu vois pas que son ventre il est encore petit ? Il faut que le bébé grandisse. Les bébés, ça grandit en dehors du ventre, pas dedans. C’est justement pour ça qu’ils naissent. Pour grandir et devenir des adultes. Ben c’est pas encore le moment. C’est pour ça qu’il est encore dans un ventre. C’est un garçon ou une fille ? Un garçon. Le premier bébé normalement c’est un garçon. Mais toi t’es une fille, grosse maligne, et t’étais un premier bébé. J’ai dit normalement, non ? Ferme ta bouche kaka, là, c’est même pas ton ventre. Moi à mon avis c’est une fille. Je pose mes mains dessus tout le temps et je l’ai jamais senti donner des coups de pied, jamais jamais. Ouais, les garçons ils donnent des coups de pied et des coups de poing et des coups de tête. C’est tout ce qu’ils savent faire. C’est un garçon qu’elle veut ? Non. Oui. Peut-être. Je sais pas. Le bébé, il sort par où exactement ? Par où il est entré dans le ventre. Comment il entre dans le ventre exactement ? D’abord, il faut que la mère de Jésus le mette dedans. Non, pas la mère de Jésus. C’est un homme qui doit le mettre dedans, ma cousine Musa elle m’a dit. Enfin, elle l’a dit à Enia et moi j’étais à côté, alors j’ai entendu. Alors c’est qui celui qui l’a mis dans son ventre ? Comment tu veux qu’on sache si elle dit rien ? Qui c’est qui l’a mis là, Chipo ? Dis-nous, on répétera pas. Chipo regarde le ciel. Elle a une larme dans un oeil, mais c’est juste une toute petite larme. Et puis d’abord si c’est un homme qui l’a mis dedans, pourquoi il l’enlève pas ? Parce que c’est les femmes qui accouchent, espèce d’abruti. C’est pour ça qu’elles ont des seins pour allaiter le bébé et tout. Mais les seins de Chipo ils sont minuscules. On dirait des pierres. C’est pas grave. Ils vont grossir quand le bébé sera là. On y va maintenant, on peut y aller, Chipo ? je dis.
Pendant que la première partie du livre retrace l'enfance de Darling en Afrique – dans un pays d'Afrique dont le nom n'est pas mentionné (à la fin du roman, elle parle de "Zim", une seule fois), mais qui pourrait bien être le Zimbabwe (le plus probable) ou aussi le Kenya ou la Côte d'Ivoire –, sa deuxième partie décrit son adolescence déracinée aux États-Unis : à l'âge de 14, elle part avec sa tante Fostalina pour s'installer chez elle à "Destroyedmichygen" (Detroit, Michigan) et c'est sans retour. Une vie trop bien nourrie, avec école, quelques amies (de la même couleur de peau), la télé, les malls, les pornos sur internet mais une vie qui n’est pas tout à fait celle dont on rêvait car, une fois sur place, elle se trouve confrontée à une société qui lui concède à toute participation, en se coupant des siens restés en Afrique en rêvant d'une Amérique gâcheuse très éloignée de la réalité. Ainsi, Darling se déracine peu à peu au risque de se perdre. Ses amis d'enfance deviennent de lointaines voix au téléphone et ses nouvelles amies ne peuvent pas comprendre.
Il nous faut de nouveaux noms est un roman qui bouleverse. Parce que l'auteure est à la fois fière et innocente. Et parce que beaucoup d'évènements traumatisants "apparaissent en passant", racontés directement et sans ménagements. Par exemple que la petite Chipo est enceinte à l'âge de 11, ne parle plus depuis mais participe aux jeux tout naturellement. Ou la tentative abandonnée des ses copains d'avorter le bébé de Chipo avec le portemanteau, des pierres et de la pisse. Ou aussi la description de la scène où les enfants retrouvent une femme qui s'est pendue dans un arbre parce qu'elle ne voulait plus vivre avec la honte dite "sida", lui prennent les chaussures après un premier état de choc et se carapatent de joie et avec la perspective de pouvoir les échanger contre du pain. C'est brutal, voire presque barbare mais c'est aussi plausible et pour ainsi dire contraignant ... Et concernant la deuxième partie, le roman dévoile les misères de la diaspora, met à mal l’image positive des migrants pour ceux restés en Afrique ; d'autre côté, il n'est pas avere de critique à l’égard de l'Occident qui refuse bien souvent de voir et d’entendre ces populations "étrangères" qui vivent au sein de leur société.
Le langage de NoViolet Bulawayo pétille de "bigarrure", d'"odeurs" et de vitalité : de l'impertinence enfantine se mêle à des images poétiques avec beaucoup de force, d'étonnement naïf à un fatalisme stoïcien, jusqu'à ce que même le triste, le terrible et le cruel paraissent comme un jeu d'enfants allègre. Elle dessine sa petite héroïne avec tant d'empathie qu'elle parvient, magie incroyable des mots, à montrer un monde tel qu'il va (trop souvent mal) à travers les yeux d'une enfant d'aujourd'hui, elle nous enseigne qu'une enfant reste une enfant même si elle n'a pas d'enfance. L'histoire de Darling est pleine d'images touchantes. Voici une dernière et, à mon avis, une des plus pathétiques : la première rencontre des amis de Darling avec son père retourné de l'Afrique du Sud, sidéen et très malade. Darling le déteste parce qu'elle doit prendre soin de lui, ce que l'empêche de jouer avec ses amis. Elle tâche de le priver d'eux mais ensuite les amis insistent pour le voir – et lui redonnent ainsi sa dignité. Tout comme le fait cette auteure en faveur de son pays natal avec ce grandiose roman.
Du Zimbabwe vient beaucoup de littérature de première classe, et la relève se fait écouter. A la bonne heure ! Il nous faut de la littérature africaine ! Beaucoup plus ...
La jeune auteure née en 1981 à Tsholotsho, au Zimbabwe, s'appelle en réalité Elizabeth Zandile Tshele. Sélectionnée pour le Man Booker Prize en 2013, lauréate du Caine Prize for African Writing en 2011 (pour son conte "Hitting Budapest"), elle vit aujourd'hui aux États-Unis et enseigne à l'université Stanford (Californie). NoViolet Bulawayo est son nom de plume.
http://novioletbulawayo.com/
Bulawayo, NoViolet (2014). Il nous faut de nouveaux noms. (Du monde entier). Traduit de l’anglais (Zimbabwe) par Stéphanie Levet. Paris : Gallimard.
(en allemand : Bulawayo, NoViolet (2014). Wir brauchen neue Namen. Aus dem Englischen (Zimbabwe) übersetzt von Miriam Mandelkow. Berlin : Suhrkamp.)
*je ne garantis pas sa véracité ; tiré de l'internet. En tout cas, NoViolet Bulawayo est une femme ndebele.

Location de voiture aux USA: comment ne pas se faire arnaquer? English translation pending
Bonjour à tous 🙂
je suis en train de finaliser mon circuit de 25 jours dans l'Ouest l'été prochain (une très classique boucle LA - Grand Canyon - Monument Valley- Page - Bryce - Las Vegas - Yosemite - SF) et j'en suis à la location de la voiture...
Nous sommes quatre adultes + bagages et nous allons donc faire pas mal de route, je pensais m'orienter vers un mini Van voire un full size SUV en fonction du prix. La location se fera A/R à l'aéroport de LA.
Quand je regarde chez les brokers comme rentals.com , autoescape... j'en suis déjà à 1250 € ( loueur low-cost genre Alamo, Dollar, Budget)... et avec un seul conducteur ( nous allons en rajouter 1 ou 2).
Ce que j'appréhende c'est qu'il va falloir encore lutter comme à chaque fois à l'agence de loc avec l'employé qui profite que vous arrivez explosé par 15 heures d'avion et 9 heures de jet lag (et pourtant je comprends bien l'anglais) pour essayer de vous refiler des upgrades, des assurances et autres suppléments, j'en ai vraiment marre, à chaque fois c'est le même cirque !
Y'a-t-il un moyen de louer au meilleur prix une voiture sans se faire arnaquer aux USA ?
Merci de vos précieux conseils 😉
je suis en train de finaliser mon circuit de 25 jours dans l'Ouest l'été prochain (une très classique boucle LA - Grand Canyon - Monument Valley- Page - Bryce - Las Vegas - Yosemite - SF) et j'en suis à la location de la voiture...
Nous sommes quatre adultes + bagages et nous allons donc faire pas mal de route, je pensais m'orienter vers un mini Van voire un full size SUV en fonction du prix. La location se fera A/R à l'aéroport de LA.
Quand je regarde chez les brokers comme rentals.com , autoescape... j'en suis déjà à 1250 € ( loueur low-cost genre Alamo, Dollar, Budget)... et avec un seul conducteur ( nous allons en rajouter 1 ou 2).
Ce que j'appréhende c'est qu'il va falloir encore lutter comme à chaque fois à l'agence de loc avec l'employé qui profite que vous arrivez explosé par 15 heures d'avion et 9 heures de jet lag (et pourtant je comprends bien l'anglais) pour essayer de vous refiler des upgrades, des assurances et autres suppléments, j'en ai vraiment marre, à chaque fois c'est le même cirque !
Y'a-t-il un moyen de louer au meilleur prix une voiture sans se faire arnaquer aux USA ?
Merci de vos précieux conseils 😉
Demande visa France English translation pending
bonjour, je suis marocain étudiant a la faculté , j'ai un ami français avec sa femme, qui veulent m'inviter pour une 45 jours cet été ( visa touristique) , il sont retraités , moi j'ai pas de revenu étant qu’étudiant , mais il peuvent me prendre en charge durant la période de séjours , et payé le transport et fournir hébergement et tout ..
que dois je fournir pour le consulat pour qui'il accepte ce Visa ?
merci
Tinerhir - Imilchil et Kasba Tadla English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
On envisage un petit tour (une semaine) en famille (5 adultes) avec une voiture location (Dacia Duster) de Marrakech à Marrakech. On a un vol de Milan le 20 avril, rétour 26 avril, et j'ai fait un programme d'une boucle comme ca: 1 aprés midi 20/4 : Marrakech- Ait Benhaddou 2 21/4 Ait Benhaddou- Gorges de Dadés (Msemrir) 3 22/4 Gorges Dadés- Gorges Todra- Imilchil 4 23/4 Imilchil - Kasba Tadla - Beni Mellal 5 24/4 Beni mellal- Cascades D'Ouzoud - Marrakech 6 25/4 Marrakech 7 26/4 Marrakech départ
Tout conseil est bienvenu. Surtout je cherche renseignements sur la route entre Tinerhir Imilchil et Kasba Tadla. Soit pour la saison, soit pour la condition de la route . La première partie , route 703 franchit un col Tizi Tirherhouzine 2700 m. (neige?) La partie finale -route 317 - est classifiée sur la carte Michelin 742 "parcours difficile ou dangereux" entre Ouraourioud et Kisba. Merci
On envisage un petit tour (une semaine) en famille (5 adultes) avec une voiture location (Dacia Duster) de Marrakech à Marrakech. On a un vol de Milan le 20 avril, rétour 26 avril, et j'ai fait un programme d'une boucle comme ca: 1 aprés midi 20/4 : Marrakech- Ait Benhaddou 2 21/4 Ait Benhaddou- Gorges de Dadés (Msemrir) 3 22/4 Gorges Dadés- Gorges Todra- Imilchil 4 23/4 Imilchil - Kasba Tadla - Beni Mellal 5 24/4 Beni mellal- Cascades D'Ouzoud - Marrakech 6 25/4 Marrakech 7 26/4 Marrakech départ
Tout conseil est bienvenu. Surtout je cherche renseignements sur la route entre Tinerhir Imilchil et Kasba Tadla. Soit pour la saison, soit pour la condition de la route . La première partie , route 703 franchit un col Tizi Tirherhouzine 2700 m. (neige?) La partie finale -route 317 - est classifiée sur la carte Michelin 742 "parcours difficile ou dangereux" entre Ouraourioud et Kisba. Merci
Crash d'un Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes English translation pending
Philippines: Taxe internationale de sortie English translation pending
La taxe de sortie est repassee a 750 pesos depuis le 1er Novembre 2014! Auparavant, elle etait fixee a 550p. Et, si tu restes plus d'un an aux Philippines, il faut
payer en sus la somme de 1620 pesos (Tieza), donc: 1620+750=2370 pesos!
L'indignation English translation pending
Bonsoir à toutes et tous
Ce n'est peut-être pas l'endroit mais j'ai envie de vous dire mon indignation (aucun mot n'est assez fort) suite au massacre qui s'est produit ce matin à Paris. Des policiers, des journalistes ont payé de leur vie notre droit à la liberté de la presse.
Côte d'Ivoire - Madagascar par bateau English translation pending
Bonjour,
je suis en cote d'ivoire, et je veux me rendre a madagascar, mai en bateau. comment sa ce passe? aidez moi s'il vous plait.
je suis en cote d'ivoire, et je veux me rendre a madagascar, mai en bateau. comment sa ce passe? aidez moi s'il vous plait.
Compte rendu de croisière MSC Lirica (Tunisie, Malte, Sicile, Italie) du 19 au 26 octobre 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes rentrés très contents de la croisière sur le Lirica malgré quelques imprévus liés à la météo. Le compte rendu suit :
Samedi 18 octobre 2014 : Départ
C’est le grand jour😎 ! Nous avons décidé de couper le trajet vers Marseille en deux, puisque le bateau part dimanche, et de dormir un peu après Lyon.
Un peu avant 16 h, bises aux garçons, qui restent à la maison😇, et nous prenons la route. C’est parti pour 4h30 de voiture, avec un arrêt dîner vers 19h30. Nous arrivons à 21h à l’Ibis Styles de Chasse-sur-Rhône où nous avons réservé une chambre, petit déjeuner compris, pour 59 euros😉.
L’hôtel est neuf, la déco vitaminée et les chambres bien insonorisées🙂.

A peine le temps de s’installer un peu et il est l’heure de dormir…
Dimanche 19 octobre 2014 : Embarquement à Marseille
Le réveil sonne à 7h30, ouille, on a l’impression que l’on vient juste de s’endormir🏴☠️. On s’habille et direction le buffet du petit déjeuner. C’est bon, varié et copieux. Le rapport qualité prix est vraiment bien.
A 9h, nous quittons Chasse-sur-Rhône, direction Marseille.
Nous arrivons sans encombre un peu avant midi.

Monsieur dépose Madame et les bagages au terminal (les femmes sont persona non grata au parking🤪, la capacité des navettes qui retournent au terminal étant limitée, dixit le Monsieur qui contrôle l’entrée des voitures). J’attends donc tranquillement que Monsieur Croisifan revienne, finalement à pieds (il est sportif😉) du parking.
Puis, nous nous présentons à l’enregistrement prioritaire puisque nous avons une suite Aurea😎. Ni une ni deux, nous avons nos cartes de cabine et nous montons à bord, il est 13h.

Nous allons au Pont 12 déposer les bagages à mains dans la cabine, qui est prête🙂.


Il est ensuite temps de commencer à amortir le forfait Allegrissimo 😇😇 inclus dans le prix de la suite Auréa. Nous nous installons donc au bar de la piscine pour siroter un cocktail de bienvenue à la fraise, un peu trop sucré. Il fait beau et chaud, la côte marseillaise est magnifique, les vacances ont commencé, bref la vie est belle😎.

Puis, la faim nous gagnant, nous allons faire un tour au buffet et nous nous installons dehors, près du deuxième bar de la piscine : pff, c’est dur…😎😎
Au milieu du repas, je reconnais Didou55 alias Odile😉 du forum qui commande un martini Rosso avec Monsieur. Je me présente et nous nous installons ensemble pour faire connaissance. Le temps passe, et il est déjà 15h30😮, l’exercice de sécurité a lieu à 16h. Il est temps de regagner nos pénates.
Entre temps, nos valises sont arrivées : opération rangement. Monsieur Croisifan vide les sacs, je mets les vêtements dans les placards, ça c’est du travail d’équipe😇… Nous venons juste de terminer lorsque le signal d’urgence retenti. Nous embarquons nos gilets de sauvetage, direction le pont 6. Le temps de scanner nos cartes pour vérifier que nous sommes disciplinés, une petite démonstration d’utilisation du gilet et hop, c’est déjà fini…ça dépote plus que chez Carnival 😛cet été.
Retour dans la cabine pour poser les gilets et en route pour la réunion d’information au théâtre. Nous apprenons qu’il y a plus de 500 français à bord😮, puis le bateau se met à vibrer : nous quittons Marseille avec 10 minutes d’avance. Au diable la réunion d’information😛, nous ne pouvons pas louper le départ sous ce magnifique soleil.
On croise l’Horizon,

le Costa Luminosa

et le Costa NeoRomantica , toujours à quai,

puis on tourne à gauche😉 après la digue : les couleurs de cette fin d’après-midi sont belles…


Un peu avant 18h, nous rentrons nous préparer pour la soirée. Nous commençons par une coupe de Prosecco à l’Atmosphère Lounge😇 du pont 6, où nous retrouvons Didou et son mari, avant d’assister au spectacle du soir, « Broadway Show », chansons et chorégraphies enlevées.

Puis à 20h15, nous nous dirigeons vers le restaurant l’Hippocampo, « l’ambiance Auréa » vantée par le catalogue MSC promettant un dîner sans contrainte horaire « Your choice dining ». Le maître d’hôtel à l’entrée nous assoie à une table de deux.
Arrive ensuite Gennaro, le Responsable du "Your choice dining" et c’est là que ça se gâte😕. Nous apprenons que nous sommes indisciplinés😠 mais que ça passera pour ce soir. En effet, il faut choisir un horaire de dîner pour toute la croisière et il n’y a que quatre possibilités : 18h30, 19h, 20h45, et 21h. Quand on sait que le 1er service est à 18h30 et le 2ème à 21h, tout ceci ressemble fort à de la publicité mensongère🤪🤪. Mais nous sommes flegmatiques, surtout après une coupe de Prosecco😇. Nous opterons donc pour 20h45 (sans pouvoir obtenir aucune explication plausible sur cette organisation). Le repas est bon, sans être exceptionnel. Nous terminons de dîner un peu avant 22h et regagnons notre cabine.
Demain, c’est jour en mer et on recule les montres d’une heure…
Nous sommes rentrés très contents de la croisière sur le Lirica malgré quelques imprévus liés à la météo. Le compte rendu suit :
Samedi 18 octobre 2014 : Départ
C’est le grand jour😎 ! Nous avons décidé de couper le trajet vers Marseille en deux, puisque le bateau part dimanche, et de dormir un peu après Lyon.
Un peu avant 16 h, bises aux garçons, qui restent à la maison😇, et nous prenons la route. C’est parti pour 4h30 de voiture, avec un arrêt dîner vers 19h30. Nous arrivons à 21h à l’Ibis Styles de Chasse-sur-Rhône où nous avons réservé une chambre, petit déjeuner compris, pour 59 euros😉.
L’hôtel est neuf, la déco vitaminée et les chambres bien insonorisées🙂.

A peine le temps de s’installer un peu et il est l’heure de dormir…
Dimanche 19 octobre 2014 : Embarquement à Marseille
Le réveil sonne à 7h30, ouille, on a l’impression que l’on vient juste de s’endormir🏴☠️. On s’habille et direction le buffet du petit déjeuner. C’est bon, varié et copieux. Le rapport qualité prix est vraiment bien.
A 9h, nous quittons Chasse-sur-Rhône, direction Marseille.
Nous arrivons sans encombre un peu avant midi.

Monsieur dépose Madame et les bagages au terminal (les femmes sont persona non grata au parking🤪, la capacité des navettes qui retournent au terminal étant limitée, dixit le Monsieur qui contrôle l’entrée des voitures). J’attends donc tranquillement que Monsieur Croisifan revienne, finalement à pieds (il est sportif😉) du parking.
Puis, nous nous présentons à l’enregistrement prioritaire puisque nous avons une suite Aurea😎. Ni une ni deux, nous avons nos cartes de cabine et nous montons à bord, il est 13h.

Nous allons au Pont 12 déposer les bagages à mains dans la cabine, qui est prête🙂.


Il est ensuite temps de commencer à amortir le forfait Allegrissimo 😇😇 inclus dans le prix de la suite Auréa. Nous nous installons donc au bar de la piscine pour siroter un cocktail de bienvenue à la fraise, un peu trop sucré. Il fait beau et chaud, la côte marseillaise est magnifique, les vacances ont commencé, bref la vie est belle😎.

Puis, la faim nous gagnant, nous allons faire un tour au buffet et nous nous installons dehors, près du deuxième bar de la piscine : pff, c’est dur…😎😎
Au milieu du repas, je reconnais Didou55 alias Odile😉 du forum qui commande un martini Rosso avec Monsieur. Je me présente et nous nous installons ensemble pour faire connaissance. Le temps passe, et il est déjà 15h30😮, l’exercice de sécurité a lieu à 16h. Il est temps de regagner nos pénates.
Entre temps, nos valises sont arrivées : opération rangement. Monsieur Croisifan vide les sacs, je mets les vêtements dans les placards, ça c’est du travail d’équipe😇… Nous venons juste de terminer lorsque le signal d’urgence retenti. Nous embarquons nos gilets de sauvetage, direction le pont 6. Le temps de scanner nos cartes pour vérifier que nous sommes disciplinés, une petite démonstration d’utilisation du gilet et hop, c’est déjà fini…ça dépote plus que chez Carnival 😛cet été.
Retour dans la cabine pour poser les gilets et en route pour la réunion d’information au théâtre. Nous apprenons qu’il y a plus de 500 français à bord😮, puis le bateau se met à vibrer : nous quittons Marseille avec 10 minutes d’avance. Au diable la réunion d’information😛, nous ne pouvons pas louper le départ sous ce magnifique soleil.
On croise l’Horizon,

le Costa Luminosa

et le Costa NeoRomantica , toujours à quai,

puis on tourne à gauche😉 après la digue : les couleurs de cette fin d’après-midi sont belles…


Un peu avant 18h, nous rentrons nous préparer pour la soirée. Nous commençons par une coupe de Prosecco à l’Atmosphère Lounge😇 du pont 6, où nous retrouvons Didou et son mari, avant d’assister au spectacle du soir, « Broadway Show », chansons et chorégraphies enlevées.

Puis à 20h15, nous nous dirigeons vers le restaurant l’Hippocampo, « l’ambiance Auréa » vantée par le catalogue MSC promettant un dîner sans contrainte horaire « Your choice dining ». Le maître d’hôtel à l’entrée nous assoie à une table de deux.
Arrive ensuite Gennaro, le Responsable du "Your choice dining" et c’est là que ça se gâte😕. Nous apprenons que nous sommes indisciplinés😠 mais que ça passera pour ce soir. En effet, il faut choisir un horaire de dîner pour toute la croisière et il n’y a que quatre possibilités : 18h30, 19h, 20h45, et 21h. Quand on sait que le 1er service est à 18h30 et le 2ème à 21h, tout ceci ressemble fort à de la publicité mensongère🤪🤪. Mais nous sommes flegmatiques, surtout après une coupe de Prosecco😇. Nous opterons donc pour 20h45 (sans pouvoir obtenir aucune explication plausible sur cette organisation). Le repas est bon, sans être exceptionnel. Nous terminons de dîner un peu avant 22h et regagnons notre cabine.
Demain, c’est jour en mer et on recule les montres d’une heure…
Change dinars algériens en euros English translation pending
Bonjour à tous!!!!
Je suis nouvelle sur le forum et nouvelle expatriée sur le territoire algérien.
J'ai toujours vécu en France et j'ai eu une opportunité de travail au mois de Juin et suis partie tenter l'expérience dans mon pays.
J'ai la double nationalité et sur mon contrat de travail il apparaît algérienne, en effet je le suis sauf que j'avais demandé au directeur de l'entreprise d'être payé en Euros, je suis partie pour 2 ans et je continue à payer mon logement en France ainsi que mes impôts (taxe habitation, impôts sur le revenu 2013...)
Le Directeur m'a garantie que ma paie pouvait être changé à la banque par des Euros, je me suis bien fait avoir car c'est impossible et je n'étais pas du tout au courant.
Avez-vous une solution?
Puis-je encaisser mon chèque de paie en France? On m'a dit que c'était possible, est-ce que quelqu’un l'a déjà fait et si oui le délai de traitement.
Merci pour tous vos conseils
Problème Ebola au Sénégal English translation pending
bonjour à tous nous avons reservé pour novembre des billets pour dakar avec sejour en casamance compte tenu des problémes de sante e bola nous voudrions annuler quelqu'un est il dans la meme situation merci pour les réponses
Les pays victimes du virus Ebola de plus en plus isolés English translation pending
Air France vient d'annoncer la "suspension provisoire"' de ses vols vers le Sierra Leone s'ajoutant ainsi à la liste des transporteurs qui ne souhaitent plus desservir ce pays, ainsi que le Liberia et accessoirement la Guinée.
Lire la suite...
Mésaventure à Alexandrie English translation pending
Bonjour !
Je voudrais juste relater une petite mésaventure qui m'est arrivée a Alexandrie le mois dernier . Rien de grave , mais sait-on jamais, je préfère prévenir.
Alors que je me balladais (seul) un matin sur la Corniche, une voiture occupée par 3 personnes s'est arrêtée à mon niveau et m'a fait signe de venir. Croyant naivement à une simple question de curieux où un renseignement je me suis approché. C'est alors que j'ai vu que l'homme devant, à la "place du mort" , portait la chemise blanche de la police. Celui-ci a commencé a me parler (en Arabe) me disant (j'imagine) qu'il était flic en me montrant ses galons sur son épaule. Il m'a dit de monter dans la voiture , ce que j'ai refusé . Il m'a demandé mon passeport ( que j'avais) , mais que j'ai fait semblant de ne pas l'avoir, lui proposant la photocopie de celui-ci, que j'ai toujours sur moi .
Il a continué a parler en Rebeu et m'a attrapé le bras fermement, aidé de l'homme à l'arrière de la voiture qui était sorti pour lui prêter main forte pour me rentrer dans cette voiture .
Il était aux environs de 9h du matin, sur le trottoir opposé a la mer, les commerces étaient encore fermés et peu de monde circulait a pied.
Étant donné qu'il était habillé en flic , qu'il m'a présenté une carte j'ai été pris au dépourvu . Je n'ai pas osé frapper. J'ai eu peur des conséquences.
Je leur ai dit (enfin essayé de leur faire comprendre, car j'ai fait mine de ne pas parler Anglais - bien qu'eux non plus ne semblaient pas parler Anglais) de me rammener à l'hôtel où je résidais afin d'y récupérer mon passeport , ce qu'ils ont acceptés et qui se trouvait à environ 20 minutes à pied.
Une fois la voiture démarrée , le flic est devenu encore plus agressif . Il a commencé à faire de grands signes comme quoi j'étais fou et je fumais et a parler très fort . Il a fait des gestes de piqûre sur son bras et là j'ai commencé à me dire que ça puait lol
J'ai donc commencé aussi à crier et l'insulter en Français .
J'ai sorti mon téléphone et ai simulé un appel. Là, la voiture a ralenti et s'est mise sur le bas côté. J'ai fortement tenté d'ouvrir la porte et ils l'ont dévérouillée, je suis sorti sur la route , et ils ont continué la leur . Fin de l'histoire .
Après renseignements pris auprès de mon hôtel et de l'office du tourisme, les flics ne contrôlent jamais les touristes . Ce que je leur ai immédiatement raconté m'a semblé les laisser dubitatifs et perplexes . Je n'ai eu sur le moment ni le temps , ni la présence d'esprit de noter le numéro de la plaque . Quand bien même, je ne comprends pas l'Arabe de toutes façons .
Donc voilà, tout ça pour dire que si cette histoire se reproduit sur quelqu'un ici, n'ayez crainte et partez. Ne jamais oublier les bases en voyage. On n'a pas son passeport , on ne comprends rien.
Ce message n'a aucunement pour but de faire croire que l'Egypte est un pays dangereux où quoi que ce soit . C'est juste une anecdocte qui m'est arrivée la faute a pas de chance . Mais mieux vaut prévenir que guérir non :-)
Amusez-vous bien
Je voudrais juste relater une petite mésaventure qui m'est arrivée a Alexandrie le mois dernier . Rien de grave , mais sait-on jamais, je préfère prévenir.
Alors que je me balladais (seul) un matin sur la Corniche, une voiture occupée par 3 personnes s'est arrêtée à mon niveau et m'a fait signe de venir. Croyant naivement à une simple question de curieux où un renseignement je me suis approché. C'est alors que j'ai vu que l'homme devant, à la "place du mort" , portait la chemise blanche de la police. Celui-ci a commencé a me parler (en Arabe) me disant (j'imagine) qu'il était flic en me montrant ses galons sur son épaule. Il m'a dit de monter dans la voiture , ce que j'ai refusé . Il m'a demandé mon passeport ( que j'avais) , mais que j'ai fait semblant de ne pas l'avoir, lui proposant la photocopie de celui-ci, que j'ai toujours sur moi .
Il a continué a parler en Rebeu et m'a attrapé le bras fermement, aidé de l'homme à l'arrière de la voiture qui était sorti pour lui prêter main forte pour me rentrer dans cette voiture .
Il était aux environs de 9h du matin, sur le trottoir opposé a la mer, les commerces étaient encore fermés et peu de monde circulait a pied.
Étant donné qu'il était habillé en flic , qu'il m'a présenté une carte j'ai été pris au dépourvu . Je n'ai pas osé frapper. J'ai eu peur des conséquences.
Je leur ai dit (enfin essayé de leur faire comprendre, car j'ai fait mine de ne pas parler Anglais - bien qu'eux non plus ne semblaient pas parler Anglais) de me rammener à l'hôtel où je résidais afin d'y récupérer mon passeport , ce qu'ils ont acceptés et qui se trouvait à environ 20 minutes à pied.
Une fois la voiture démarrée , le flic est devenu encore plus agressif . Il a commencé à faire de grands signes comme quoi j'étais fou et je fumais et a parler très fort . Il a fait des gestes de piqûre sur son bras et là j'ai commencé à me dire que ça puait lol
J'ai donc commencé aussi à crier et l'insulter en Français .
J'ai sorti mon téléphone et ai simulé un appel. Là, la voiture a ralenti et s'est mise sur le bas côté. J'ai fortement tenté d'ouvrir la porte et ils l'ont dévérouillée, je suis sorti sur la route , et ils ont continué la leur . Fin de l'histoire .
Après renseignements pris auprès de mon hôtel et de l'office du tourisme, les flics ne contrôlent jamais les touristes . Ce que je leur ai immédiatement raconté m'a semblé les laisser dubitatifs et perplexes . Je n'ai eu sur le moment ni le temps , ni la présence d'esprit de noter le numéro de la plaque . Quand bien même, je ne comprends pas l'Arabe de toutes façons .
Donc voilà, tout ça pour dire que si cette histoire se reproduit sur quelqu'un ici, n'ayez crainte et partez. Ne jamais oublier les bases en voyage. On n'a pas son passeport , on ne comprends rien.
Ce message n'a aucunement pour but de faire croire que l'Egypte est un pays dangereux où quoi que ce soit . C'est juste une anecdocte qui m'est arrivée la faute a pas de chance . Mais mieux vaut prévenir que guérir non :-)
Amusez-vous bien
Retour de croisière MSC Splendida 12 au 19 juillet 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets de vous faire un petit retour sur ma fabuleuse croisière (la 1ère!) sur la Méditerranée du 12 au 19/07/2014, sur le MSC Splendida. Pour la préparation de cette croisière, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire tous vos posts, lesquels m'ont permis de faire le plein d'astuces pour les escales notamment mais surtout de rêver un peu avant l'heure et de patienter. D'où l'objet de mon post, en espérant qu'il soit à la hauteur de ceux que j'ai pu lire. Ah oui, je n'ai pas pu écrire avant car suite à ma croisière j'étais encore en vacances sur les routes de France et ne suis arrivée chez moi que début août.
En préambule, nous étions 5 adultes, un couple en chambre double intérieure et 3 autres en chambre triple intérieure également, ambiance fantastica. Le parcours: départ de Marseille, escales à Gênes, puis Naples, Messine, Tunis et Barcelone.
Voici d'abord mon ressenti par rapport au MSC Splendida. Sachez que tout ce que vous pouvez lire par rapport à ce bateau est vrai: il est fantastiquement splendide et on en prend plein les yeux dès la montée à bord. ll est gigantesque et pour tout vous dire, nous n'avons pas eu le temps de le visiter entièrement (bien qu'ayant fait les coulisses: je vous en reparlerai), loin de là! Par rapport au personnel, je l'ai trouvé très avenant. Peu d'entre eux parlent le français mais on a toujours réussi à se faire comprendre via l'anglais. On est tombé sur un malgache très sympa qui nous a bien rendu service lors d'une de nos péripéties (que je vous raconterai en détails pour l'escale à Messine).
S'agissant de nos chambres, comme dit avant, nous étions tous en chambre intérieure (double au pont 12 et triple au pont 13). Je craignais un peu de me sentir à l'étroit, trop confinée, mais finalement tout s'est bien passé pour mon chéri et moi. En revanche pour mes parents et mon frère: ils ne reprendront plus de chambre triple puisque le système des lits à étage rabattables çà le fait pas trop pour 3 ou 4 adultes: je pense que les chambres triples/quadruples sont plus destinées aux familles avec jeunes enfants. Par contre, en terme de déco, tout est soigné et les espaces sont bien optimisés. Quand on arrive, la télé est allumée et on peut lire un message d'accueil personnalisé (là on se dit: ah ouais, pas mal déjà!). En terme de bruit, au pont n°12, c'était le calme plat mais visiblement pour mes parents et mon frère au pont n°10 c'était un peu la cata. Les enfants faisaient la fête jusqu'à pas d'heure dans les couloirs (forcément qu'on entend!). Ma cabine était un peu isolée (bout du couloir). peut-être Est-ce la raison pour laquelle nous n'avons pas eu de souci de ce coté là. En revanche, on a pas mal galéré les 1ers jours pour retrouver notre cabine. Mais une fois les repères pris et qu'on a compris le fonctionnement (par rapport aux N° pairs, impairs), plus de souci.
Concernant la restauration, nous avions demandé à être du 1er service (soit à 19h). Nous étions affectés au restaurant la Reggia, ce qui m'a enchanté car j'avais une préférence pour celui-ci (par rapport à la couleur et au côté plus intimiste je trouve). On s'est retrouvé sur une table de 9! (je ne savais même pas qu'il en existait). Evidemment, les 4 autres personnes étaient des français: un couple et leurs 2 petites filles. Ces 2 dernières sont venues le 1er soir et ont préféré aller au self avec les jeunes pour la suite de la croisière. Nous avons bien sympathisé avec le couple de Toulon et l'ambiance était bonne. Le service était irréprochable, avec 2 supers serveurs par table, dont notre responsable de table, le cher Sukadhana (indonésien). Ils étaient supers souriants, j'ai beaucoup apprécié. En terme de bouffe, au restaurant c'était plutôt raffiné, avec un petit éventail de pains à disposition tous les soirs (dont une très bonne foccacia). Je ne prenais en général qu'une entrée, un plat et un dessert, ce qui semblait peu car à chaque fois Sukadhana me suggérait de prendre autre chose. Les autres convives en revanche se faisaient plaisir en prenant entrée, potage, pâtes, plat, dessert... Oui, comme vous le savez, tout est servi en quantité réduite (comme les restaurants gastronomiques) mais on peut choisir le nombre de plats que l'on veut. Au niveau de la cafét-self, franchement c'était pas mauvais du tout. Il y a tellement de choix que vous trouverez forcément de quoi vous contenter. Un conseil: allez au fond vers le fond, vers le Pago Pago. On a plus de chance de se trouver une table et c'est beaucoup plus calme. Oui à cette période il y a tellement de monde qu'il fallait forcément faire la queue. Mais rien de bien méchant, rassurez-vous. Au niveau du petit déjeuner: on ne peut pas faire plus complet: des gaufres, pancakes, donuts, viennoiseries variées, pains et pâtisseries variés, céréales, fromages, fruits et tout ce que l'on veut en terme de salé (je ne suis pas salé le matin mais j'ai adoré les galettes de pommes de terre!). Vous l'aurez compris: il y a de quoi faire! Pour les boissons, alors nous avions pris le forfait allegrissimo. Donc forcément le matin, on ne prenait pas les jus et cafés à volonté aux fontaines (apparemment pas tops) et on se régalait avec des jus frais, expresso, cappucinos et chocolats chauds. Concernant le forfait, on a pu se faire plaisir avec les boissons, cocktails (humm Mojito et pina colada: vous me manquez!) , frappés, smoothies, milkshakes à toute heure. Et pourtant à la fin quand on a fait les comptes (on avait gardé tous les tickets), on s'est rendus comptes qu'on avait à peine rentabilisé les forfaits. En fait nous étions 3 bons buveurs et 2 buveuses qui se sont forcées lol. Alors vous vous demandez peut-être à ce stade: euh oui mais les kilos alors?? Et ben figurez-vous que nous n'avons pas tant pris que çà (de 1 à 3 kg selon la personne) puisqu'au final on a pas mal marché sur le bateau et pendant les escales (çà a du compenser un peu). Bon je pense que c'est assez pour un début. La suite au prochain épisode, si vous le voulez bien!
Voici d'abord mon ressenti par rapport au MSC Splendida. Sachez que tout ce que vous pouvez lire par rapport à ce bateau est vrai: il est fantastiquement splendide et on en prend plein les yeux dès la montée à bord. ll est gigantesque et pour tout vous dire, nous n'avons pas eu le temps de le visiter entièrement (bien qu'ayant fait les coulisses: je vous en reparlerai), loin de là! Par rapport au personnel, je l'ai trouvé très avenant. Peu d'entre eux parlent le français mais on a toujours réussi à se faire comprendre via l'anglais. On est tombé sur un malgache très sympa qui nous a bien rendu service lors d'une de nos péripéties (que je vous raconterai en détails pour l'escale à Messine).
S'agissant de nos chambres, comme dit avant, nous étions tous en chambre intérieure (double au pont 12 et triple au pont 13). Je craignais un peu de me sentir à l'étroit, trop confinée, mais finalement tout s'est bien passé pour mon chéri et moi. En revanche pour mes parents et mon frère: ils ne reprendront plus de chambre triple puisque le système des lits à étage rabattables çà le fait pas trop pour 3 ou 4 adultes: je pense que les chambres triples/quadruples sont plus destinées aux familles avec jeunes enfants. Par contre, en terme de déco, tout est soigné et les espaces sont bien optimisés. Quand on arrive, la télé est allumée et on peut lire un message d'accueil personnalisé (là on se dit: ah ouais, pas mal déjà!). En terme de bruit, au pont n°12, c'était le calme plat mais visiblement pour mes parents et mon frère au pont n°10 c'était un peu la cata. Les enfants faisaient la fête jusqu'à pas d'heure dans les couloirs (forcément qu'on entend!). Ma cabine était un peu isolée (bout du couloir). peut-être Est-ce la raison pour laquelle nous n'avons pas eu de souci de ce coté là. En revanche, on a pas mal galéré les 1ers jours pour retrouver notre cabine. Mais une fois les repères pris et qu'on a compris le fonctionnement (par rapport aux N° pairs, impairs), plus de souci.
Concernant la restauration, nous avions demandé à être du 1er service (soit à 19h). Nous étions affectés au restaurant la Reggia, ce qui m'a enchanté car j'avais une préférence pour celui-ci (par rapport à la couleur et au côté plus intimiste je trouve). On s'est retrouvé sur une table de 9! (je ne savais même pas qu'il en existait). Evidemment, les 4 autres personnes étaient des français: un couple et leurs 2 petites filles. Ces 2 dernières sont venues le 1er soir et ont préféré aller au self avec les jeunes pour la suite de la croisière. Nous avons bien sympathisé avec le couple de Toulon et l'ambiance était bonne. Le service était irréprochable, avec 2 supers serveurs par table, dont notre responsable de table, le cher Sukadhana (indonésien). Ils étaient supers souriants, j'ai beaucoup apprécié. En terme de bouffe, au restaurant c'était plutôt raffiné, avec un petit éventail de pains à disposition tous les soirs (dont une très bonne foccacia). Je ne prenais en général qu'une entrée, un plat et un dessert, ce qui semblait peu car à chaque fois Sukadhana me suggérait de prendre autre chose. Les autres convives en revanche se faisaient plaisir en prenant entrée, potage, pâtes, plat, dessert... Oui, comme vous le savez, tout est servi en quantité réduite (comme les restaurants gastronomiques) mais on peut choisir le nombre de plats que l'on veut. Au niveau de la cafét-self, franchement c'était pas mauvais du tout. Il y a tellement de choix que vous trouverez forcément de quoi vous contenter. Un conseil: allez au fond vers le fond, vers le Pago Pago. On a plus de chance de se trouver une table et c'est beaucoup plus calme. Oui à cette période il y a tellement de monde qu'il fallait forcément faire la queue. Mais rien de bien méchant, rassurez-vous. Au niveau du petit déjeuner: on ne peut pas faire plus complet: des gaufres, pancakes, donuts, viennoiseries variées, pains et pâtisseries variés, céréales, fromages, fruits et tout ce que l'on veut en terme de salé (je ne suis pas salé le matin mais j'ai adoré les galettes de pommes de terre!). Vous l'aurez compris: il y a de quoi faire! Pour les boissons, alors nous avions pris le forfait allegrissimo. Donc forcément le matin, on ne prenait pas les jus et cafés à volonté aux fontaines (apparemment pas tops) et on se régalait avec des jus frais, expresso, cappucinos et chocolats chauds. Concernant le forfait, on a pu se faire plaisir avec les boissons, cocktails (humm Mojito et pina colada: vous me manquez!) , frappés, smoothies, milkshakes à toute heure. Et pourtant à la fin quand on a fait les comptes (on avait gardé tous les tickets), on s'est rendus comptes qu'on avait à peine rentabilisé les forfaits. En fait nous étions 3 bons buveurs et 2 buveuses qui se sont forcées lol. Alors vous vous demandez peut-être à ce stade: euh oui mais les kilos alors?? Et ben figurez-vous que nous n'avons pas tant pris que çà (de 1 à 3 kg selon la personne) puisqu'au final on a pas mal marché sur le bateau et pendant les escales (çà a du compenser un peu). Bon je pense que c'est assez pour un début. La suite au prochain épisode, si vous le voulez bien!
Dans le "bus-stop" (Maroc) English translation pending
Le car qui fait la navette aller et retour entre Azilal, Ouaouizerth et Benni Mellal serait presque considéré chez nous comme une épave mécanique. Bringuebalant sur la route défoncée il m'oblige à des hiéroglyphes que je devrai ensuite déchiffrer.
C'est jour de souk à Benni Mellal et le car est déjà bien rempli au sortir de la gare routière. Il fera le plein, et même plus, en cours de route s'arrêtant régulièrement pour charger des voyageurs isolés. Les plus chanceux attendant à l'ombre improbable d'un arbre desséché, les autres assis sur un caillou ou à même la terre brûlante dans la poussière et le soleil de midi au bord de la route. Le "graisseur-encaisseur" descend, remonte, redescend, charge les bagages dans les coffres, encaisse, ne rend pas toujours immédiatement la monnaie. Quelques protestations. "Attends l'arrivée, Inch Allah, ou alors ne me donne pas un billet de deux cents dirhams pour une course qui en vaut quinze!". Le fonctionnaire dénichera finalement l'appoint au fond de ses poches. Au carrefour de Timoulilt une brebis trouvera place sur la galerie et le berger sur l'échelle extérieure.
Plus haut, la gendarmerie est en faction. La circulation des jours de souk augmente les possibilités de bakchich. Discussion avec le chauffeur pris la main dans le sac surchargé. Un carton sort en cliquetant de dessous le siège où est assis l’encaisseur. Il le porte à l’avant du bus. Un peu de son contenu passe dans un sac plastique puis dans les mains du gradé. Son subalterne aura droit au petit billet avec une chaleureuse poignée de main. Le bus repart dans un nuage de fumée, hoquette, tremble et fini par caler. La pente est pourtant douce, l'émotion du chauffeur peut-être...?
Au virage suivant l'homme à la brebis qui avait sauté de son échelle à la vue de la maréchaussée et continué la route à pied mine de rien, reprend son inconfortable position. Dans la montée de Tizi Ghnim le moteur hurle sa souffrance dans l'indifférence générale. Le type à l'extérieur enveloppé de la fumée noire qui émane du pot d'échappement à ses pieds se protège le visage comme il peut avec son chèche. Le claquement régulier dans l'arbre de transmission ne semble pas non plus émouvoir le conducteur qui joue à fond sur les premier et deuxième rapports pour venir à bout de la dure montée. A mon côté un vieillard égrène son chapelet. Peut-être prie-t-il pour qu'il n'y ait pas de voyageur sur le bord de la route qui couperait l'élan trouvé sur un léger faux plat. Mais les voies du seigneur ont leurs limites.
Au milieu de la montée l'équilibriste manifeste la fin de son voyage par de grandes claques sur la vitre arrière que le "graisseur-encaisseur" se charge de transmettre au conducteur. Je me demande s'il était réellement arrivé à destination ou s'il a préféré descendre avant l'asphyxie fatale. Nous repartons dans un démarrage en côte encore laborieux. Le deuxième rapport fini par passer après trois tentatives et autant de craquements douloureux pour le malheureux pignon.
Un bébé cherche désespérément quelques gouttes de lait au sein flétri de sa mère. Elle essaye de le protéger du soleil avec un lambeau du rideau qui pend misérablement devant la vitre sur une ficelle détendue pendant que ses trois frères et sœur se chamaillent sur le siège à côté pour quelques centimètres carrés de skaï lacéré, durci par la crasse et la poussière collées par des années de sueur indigente. Deux militaires provoquent bruyamment quelques rires gênés des jeunes filles assises de l'autre côté de l'allée, un homme -le père ?- se retourne pour les rappeler à l'ordre d'un regard sévère et au franchissement du col le vieux Berliet émet un râle de satisfaction à l'attendu passage de la troisième vitesse qui ne sera plus décrochée jusqu'au carrefour avec la route du lac et d'Azilal.
Je demande l'arrêt devant le café d'Abdslam. Un Coca et une clope s'imposent avant le retour à l'hôtel. Demain je remonte à Anergui.
Juin 2014
C'est jour de souk à Benni Mellal et le car est déjà bien rempli au sortir de la gare routière. Il fera le plein, et même plus, en cours de route s'arrêtant régulièrement pour charger des voyageurs isolés. Les plus chanceux attendant à l'ombre improbable d'un arbre desséché, les autres assis sur un caillou ou à même la terre brûlante dans la poussière et le soleil de midi au bord de la route. Le "graisseur-encaisseur" descend, remonte, redescend, charge les bagages dans les coffres, encaisse, ne rend pas toujours immédiatement la monnaie. Quelques protestations. "Attends l'arrivée, Inch Allah, ou alors ne me donne pas un billet de deux cents dirhams pour une course qui en vaut quinze!". Le fonctionnaire dénichera finalement l'appoint au fond de ses poches. Au carrefour de Timoulilt une brebis trouvera place sur la galerie et le berger sur l'échelle extérieure.
Plus haut, la gendarmerie est en faction. La circulation des jours de souk augmente les possibilités de bakchich. Discussion avec le chauffeur pris la main dans le sac surchargé. Un carton sort en cliquetant de dessous le siège où est assis l’encaisseur. Il le porte à l’avant du bus. Un peu de son contenu passe dans un sac plastique puis dans les mains du gradé. Son subalterne aura droit au petit billet avec une chaleureuse poignée de main. Le bus repart dans un nuage de fumée, hoquette, tremble et fini par caler. La pente est pourtant douce, l'émotion du chauffeur peut-être...?
Au virage suivant l'homme à la brebis qui avait sauté de son échelle à la vue de la maréchaussée et continué la route à pied mine de rien, reprend son inconfortable position. Dans la montée de Tizi Ghnim le moteur hurle sa souffrance dans l'indifférence générale. Le type à l'extérieur enveloppé de la fumée noire qui émane du pot d'échappement à ses pieds se protège le visage comme il peut avec son chèche. Le claquement régulier dans l'arbre de transmission ne semble pas non plus émouvoir le conducteur qui joue à fond sur les premier et deuxième rapports pour venir à bout de la dure montée. A mon côté un vieillard égrène son chapelet. Peut-être prie-t-il pour qu'il n'y ait pas de voyageur sur le bord de la route qui couperait l'élan trouvé sur un léger faux plat. Mais les voies du seigneur ont leurs limites.
Au milieu de la montée l'équilibriste manifeste la fin de son voyage par de grandes claques sur la vitre arrière que le "graisseur-encaisseur" se charge de transmettre au conducteur. Je me demande s'il était réellement arrivé à destination ou s'il a préféré descendre avant l'asphyxie fatale. Nous repartons dans un démarrage en côte encore laborieux. Le deuxième rapport fini par passer après trois tentatives et autant de craquements douloureux pour le malheureux pignon.
Un bébé cherche désespérément quelques gouttes de lait au sein flétri de sa mère. Elle essaye de le protéger du soleil avec un lambeau du rideau qui pend misérablement devant la vitre sur une ficelle détendue pendant que ses trois frères et sœur se chamaillent sur le siège à côté pour quelques centimètres carrés de skaï lacéré, durci par la crasse et la poussière collées par des années de sueur indigente. Deux militaires provoquent bruyamment quelques rires gênés des jeunes filles assises de l'autre côté de l'allée, un homme -le père ?- se retourne pour les rappeler à l'ordre d'un regard sévère et au franchissement du col le vieux Berliet émet un râle de satisfaction à l'attendu passage de la troisième vitesse qui ne sera plus décrochée jusqu'au carrefour avec la route du lac et d'Azilal.
Je demande l'arrêt devant le café d'Abdslam. Un Coca et une clope s'imposent avant le retour à l'hôtel. Demain je remonte à Anergui.
Juin 2014
"Un pain que l'on mange à genoux" English translation pending
"... un pain que l'on mange à genoux"
Je me permets de reprendre ces quelques mots du regretté Léo Ferré. Je suis sûr qu'il m'aurait pardonné s'il a connu Aghrom.
Ce texte aussi a déjà été édité sous un autre titre. Ce sera le dernier que je reprends de mon ancien pseudo que je veux supprimer.
Merci de votre indulgence.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée. Cela accentue la mélancolie qui se dégage de la vallée en ce mois mars hivernal. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j'abrège ma quotidienne ballade matinale dans les cultures.
Au retour je suis attiré par les par l'odeur du bois qui brûle et de pain chaud qui se dégagent de la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment ce clan à l'extrémité sud de la vallée. J'y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d'une demi-douzaine de familles… je devrais dire dans l'intimité d'une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation, sans heurts apparents, de quatre générations, si ce n'est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l'hilarité générale.
Comme je me penche à la porte pour saluer, mamie Rabkha me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom. J'accepte volontiers l'invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l'absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu'il ne faut pas bouder... et puis c'est aussi un petit moment de nostalgie, les parfums et la chaleur qui enveloppent la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j'étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l'accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine.
Aghrom c'est le pain quotidien au sens propre du terme. C'est la vie du paysan, du labour à la galette. C'est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain».
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Touda et Aïcha, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d'automne, grand-mère Rabkha et Fatima, la deuxième femme de Khella, redescendue avant hier de sa bergerie sur les hauts plateaux. Je m'assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l'invité doivent toujours être ménagées. Aussitôt Aïcha s'empresse de me présenter le coussin fait d'un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l'isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Elle fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l'intervention péremptoire de grand-mère Rabkha la conduit à me tendre à nouveau le coussin que je ne peux plus refuser. Visiblement rassurée, l'aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d'une deuxième théière.
Aïcha reprend la cuisson d'Aghrom n'tafant, une galette d'orge ou de blé, ou parfois encore mélangés, sans levain, que j'apprécie particulièrement. Ce pain est cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Touda termine la cuisson de son dernier pain. Celui-ci est appelé aghrom n'afarrane. Il est cuit au four, un simple demi petit tonneau renversé, appuyé contre le mur en pierres au fond de la pièce et recouvert d'une épaisse couche de boue séchée. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d'envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l'espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C'est au tour de Fatima n'Khella. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D'un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d'une vie entière, geste mille fois répété, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Touda est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n'a pas fait long feu sous le caillou manié de main de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l'assiette que vient de me tendre Aïcha. Saïd, le cousin de Touda arrive avec un bol de beurre fondu aux épices; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce feint, comment le savoir? Et oudi ne serait qu'un motif pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Aïcha, sans se démonter et en provoquant l'hilarité générale, l'invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l'ai accompagné sentant sa gène, et aussi pour profiter du calme qui régnait dans les champs et préserverait l'intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu'il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa maigre, mais suffisante, connaissance du français pour me poser des tas de questions sur moi et « l'autre monde ».
Je suis pour elles une énigme. Je quitte mon confort citadin pour une vie dans un milieu que les jeunes rêvent de quitter. J'escalade leur montagne alors que rien ne m'y oblige, j'écris parfois à mon retour, j'interroge le vent du matin dans leurs cultures (c'est du moins ce que croie la mamie quand elle me surprend, matinal, le nez en l'air, à observer au loin les petits points blancs et noirs des troupeaux dans les pentes de Tagoujimt), je consomme un nombre incalculable de bougies pour ma lecture du soir... Homme du livre, marabout à la recherche de roches précieuses ou bien tout simplement un innocent majnoun, un fou? Ni l'un ni l'autre, j'essaye de les rassurer.
La théière est vide, les pains dorés à souhait et le bol de beurre fondu bien entamé. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s'est écoulé sans que personne n'y prenne garde. Fatima s'en aperçoit, donne une galette à la grand-mère, en laisse une autre moitié sur le bol de oudi et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l'enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c'est son bébé tout emmailloté qui dormait sur un bout de natte en palmier nain un peu à l'écart du foyer du foyer. Rabkha remplit son brasero de braises pour l'amener dans sa cuisine. D'autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l'eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Saïd qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu'il fume. Quand il sera marié elle l'acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux. Dehors c'est maintenant un crachin épais et froid qui enveloppe le fond de vallée et incite à profiter encore de la chaleur du lieu tant qu'il y a de la braise.
L'affectivité partagée ces derniers instants s'attarde dans les senteurs particulières de genévrier brûlé. Saïd réchauffe un peu le beurre et prépare une nouvelle théière. La mélancolie me gagne.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée. Cela accentue la mélancolie qui se dégage de la vallée en ce mois mars hivernal. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j'abrège ma quotidienne ballade matinale dans les cultures.
Au retour je suis attiré par les par l'odeur du bois qui brûle et de pain chaud qui se dégagent de la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment ce clan à l'extrémité sud de la vallée. J'y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d'une demi-douzaine de familles… je devrais dire dans l'intimité d'une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation, sans heurts apparents, de quatre générations, si ce n'est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l'hilarité générale.
Comme je me penche à la porte pour saluer, mamie Rabkha me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom. J'accepte volontiers l'invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l'absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu'il ne faut pas bouder... et puis c'est aussi un petit moment de nostalgie, les parfums et la chaleur qui enveloppent la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j'étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l'accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine.
Aghrom c'est le pain quotidien au sens propre du terme. C'est la vie du paysan, du labour à la galette. C'est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain».
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Touda et Aïcha, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d'automne, grand-mère Rabkha et Fatima, la deuxième femme de Khella, redescendue avant hier de sa bergerie sur les hauts plateaux. Je m'assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l'invité doivent toujours être ménagées. Aussitôt Aïcha s'empresse de me présenter le coussin fait d'un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l'isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Elle fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l'intervention péremptoire de grand-mère Rabkha la conduit à me tendre à nouveau le coussin que je ne peux plus refuser. Visiblement rassurée, l'aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d'une deuxième théière.
Aïcha reprend la cuisson d'Aghrom n'tafant, une galette d'orge ou de blé, ou parfois encore mélangés, sans levain, que j'apprécie particulièrement. Ce pain est cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Touda termine la cuisson de son dernier pain. Celui-ci est appelé aghrom n'afarrane. Il est cuit au four, un simple demi petit tonneau renversé, appuyé contre le mur en pierres au fond de la pièce et recouvert d'une épaisse couche de boue séchée. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d'envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l'espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C'est au tour de Fatima n'Khella. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D'un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d'une vie entière, geste mille fois répété, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Touda est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n'a pas fait long feu sous le caillou manié de main de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l'assiette que vient de me tendre Aïcha. Saïd, le cousin de Touda arrive avec un bol de beurre fondu aux épices; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce feint, comment le savoir? Et oudi ne serait qu'un motif pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Aïcha, sans se démonter et en provoquant l'hilarité générale, l'invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l'ai accompagné sentant sa gène, et aussi pour profiter du calme qui régnait dans les champs et préserverait l'intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu'il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa maigre, mais suffisante, connaissance du français pour me poser des tas de questions sur moi et « l'autre monde ».
Je suis pour elles une énigme. Je quitte mon confort citadin pour une vie dans un milieu que les jeunes rêvent de quitter. J'escalade leur montagne alors que rien ne m'y oblige, j'écris parfois à mon retour, j'interroge le vent du matin dans leurs cultures (c'est du moins ce que croie la mamie quand elle me surprend, matinal, le nez en l'air, à observer au loin les petits points blancs et noirs des troupeaux dans les pentes de Tagoujimt), je consomme un nombre incalculable de bougies pour ma lecture du soir... Homme du livre, marabout à la recherche de roches précieuses ou bien tout simplement un innocent majnoun, un fou? Ni l'un ni l'autre, j'essaye de les rassurer.
La théière est vide, les pains dorés à souhait et le bol de beurre fondu bien entamé. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s'est écoulé sans que personne n'y prenne garde. Fatima s'en aperçoit, donne une galette à la grand-mère, en laisse une autre moitié sur le bol de oudi et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l'enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c'est son bébé tout emmailloté qui dormait sur un bout de natte en palmier nain un peu à l'écart du foyer du foyer. Rabkha remplit son brasero de braises pour l'amener dans sa cuisine. D'autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l'eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Saïd qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu'il fume. Quand il sera marié elle l'acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux. Dehors c'est maintenant un crachin épais et froid qui enveloppe le fond de vallée et incite à profiter encore de la chaleur du lieu tant qu'il y a de la braise.
L'affectivité partagée ces derniers instants s'attarde dans les senteurs particulières de genévrier brûlé. Saïd réchauffe un peu le beurre et prépare une nouvelle théière. La mélancolie me gagne.
Renforcement des contrôles de marchandises en duty free à l'aéroport de Bangkok English translation pending
Depuis mardi les passagers arrivant à l'aéroport ne sont autorisés à passer en duty free des marchandises que pour une valeur maximum de 10 000 bahts : souvenirs, parfums, alcools, cigarettes.
Au delà, les marchandises seront taxées, et la Thailande est championne en matière de taxes sur les produits importés, en particulier en ce qui concerne l'alcool !
En cas de non déclaration, les marchandises seront saisies avec le paiement d'une amende égale à 4 fois la valeur du produit plus les taxes..
Après les problèmes pour obtenir les visas, voilà qui est fait pour encourager les touristes. Le principe ici étant que tout ce qui est étranger n'est pas bon pour les thais !
http://www.bangkokpost.com/news/local/418345/customs-enforcing-duty-free-limits-on-personal-goods-purchased-overseasnvx
Après les problèmes pour obtenir les visas, voilà qui est fait pour encourager les touristes. Le principe ici étant que tout ce qui est étranger n'est pas bon pour les thais !
http://www.bangkokpost.com/news/local/418345/customs-enforcing-duty-free-limits-on-personal-goods-purchased-overseasnvx
Retour de notre première croisière, MSC Splendida en Méditerranée le 12 avril 2014 English translation pending
Bonjour à tous
Nous voila revenus, de notre première croisière. Le rêve est fini, nous avons vécus sur un petit nuage pendant 1 semaine. Le navire est fabuleux, paradisiaque !!!!! Le personnels est souriants aimable adorable, ils sont à votre service 24/24 !!!!
Le bateaux Il est immense, on se perd un peu mais des plans sont disponibles aux ascenseurs. Il y a beaucoup beaucoup de monde et de bruit aux piscines !!! c'était le plus désagréable, le seul endroit en extérieur silencieux c'était le balcon de ma cabine !!! ou peut être sur le pont 18 mais c'est payant et réservé au adultes. La propreté est irréprochable, des petites mains œuvres toutes la journée avec un chiffon a la main ou un aspirateur !!! Il est très stable sur toute notre croisière, il n y a qu'une seul soirée ou cela a un peu bougé, un petit comprimé et hop c'est oublié 🙂
Les repas Ils sont très variés que ce soit à la cafétéria ou au restaurant, cela change tous les jours. Pour avoir des plats exotiques c'est au PAGO PAGO qui est a l'arrière. Au restaurant les portions sont petites, faites vous plaisir commandez autant que vous voulez, certains plats manquaient de goût et les légumes étaient rares, donc je commandais souvent le plat végétarien en plus qui était toujours excellent 😛 Les desserts, beaucoup de gâteaux à la crèmes, c'est un peu dommage de ne trouver des yaourts qu'au petit déjeuner !! Des fruits frais sont à disposition avec un peu de choix.
Je confirme le café est imbuvable, ainsi que le tang du matin !!! La solution les expresso des bars qui sont payants ou penser à prendre des sticks de soluble, l'eau chaude est toujours dispo à la cafet.
Pas de chocolat le matin a la cafet !!! il est dispo en cabine et au resto La solution prendre votre boite de chocolat sous le bras 😉
Les Boissons De l'eau est disponible a la cafet en libre service, pour le restaurant c'est de l'eau en bouteille 2.6 euros ou 26 euros le carnet de 14 bouteilles. Nous avions commandé des tickets avant notre départ 2 packs de sodas 1 d'eau et à l'embarquement 1 pack de cocktails, nous avons regretté un peu, mes enfants n'ont pas tout consommé, du coup nous avons débarqué avec le reste de soda pour notre voyage de retour. Pour le pack cocktail, idem on avait pas forcement envie de prendre des boissons avec alcool , du coup le prix était moindre en moyenne 6.7 euros avec alcool, 4.7 sans alcool et puis il y a le cocktail du commandant offert, donc fait vos calculs avant de partir. Il faut noter aussi que ce n'était pas les grandes chaleurs.
Les piscines A part les jaccuzis, elles sont froides, en cette saison, la fraicheur de la piscine intérieur était supportable. Attention aux jaccuzis intérieurs l'eau est très chloré et salée, avec la chaleur en plus de la verrière c'était insupportable cela me brulait de partout surtout les yeux et au niveaux des jambes, je suis ressortit de suite et mes jambes étaient rouge écrevisse !!! j'ai du retourné a ma cabine en urgence pour me doucher !!!! Si vous voulez du calme et être a l'abris du vent mettez vous a l'arrière, attention les places de transats sont chère 😐 et souvent réservé dès le matin 🤪
La cabine balcon A la base nous devions avoir 1 cabine pour 4 dont deux ados 12 et 15 ans, heureusement que MSC nous a offert la cabine double car si non je ne sais pas comment ont auraient fait 😊 Le ménage est fait deux fois part jour, mais notre cabinier n'était pas très efficace, nous avons du demander du Papier toilette, heureusement que j'en avais dans la cabine des mes enfants si non j'aurais été dans la M.... on a aussi du demander a ce qu'il nous change les verres au bout de 2 jours car j'avais un traitement a prendre avec des cachets effervessents, la lunette des toilettes propre au dessus mais en dessous 🤪....... bref pas d'enveloppe pour lui à la fin de notre croisière .....
Voila en bref un petit apperçus la suite demain 🙂
Nous voila revenus, de notre première croisière. Le rêve est fini, nous avons vécus sur un petit nuage pendant 1 semaine. Le navire est fabuleux, paradisiaque !!!!! Le personnels est souriants aimable adorable, ils sont à votre service 24/24 !!!!
Le bateaux Il est immense, on se perd un peu mais des plans sont disponibles aux ascenseurs. Il y a beaucoup beaucoup de monde et de bruit aux piscines !!! c'était le plus désagréable, le seul endroit en extérieur silencieux c'était le balcon de ma cabine !!! ou peut être sur le pont 18 mais c'est payant et réservé au adultes. La propreté est irréprochable, des petites mains œuvres toutes la journée avec un chiffon a la main ou un aspirateur !!! Il est très stable sur toute notre croisière, il n y a qu'une seul soirée ou cela a un peu bougé, un petit comprimé et hop c'est oublié 🙂
Les repas Ils sont très variés que ce soit à la cafétéria ou au restaurant, cela change tous les jours. Pour avoir des plats exotiques c'est au PAGO PAGO qui est a l'arrière. Au restaurant les portions sont petites, faites vous plaisir commandez autant que vous voulez, certains plats manquaient de goût et les légumes étaient rares, donc je commandais souvent le plat végétarien en plus qui était toujours excellent 😛 Les desserts, beaucoup de gâteaux à la crèmes, c'est un peu dommage de ne trouver des yaourts qu'au petit déjeuner !! Des fruits frais sont à disposition avec un peu de choix.
Je confirme le café est imbuvable, ainsi que le tang du matin !!! La solution les expresso des bars qui sont payants ou penser à prendre des sticks de soluble, l'eau chaude est toujours dispo à la cafet.
Pas de chocolat le matin a la cafet !!! il est dispo en cabine et au resto La solution prendre votre boite de chocolat sous le bras 😉
Les Boissons De l'eau est disponible a la cafet en libre service, pour le restaurant c'est de l'eau en bouteille 2.6 euros ou 26 euros le carnet de 14 bouteilles. Nous avions commandé des tickets avant notre départ 2 packs de sodas 1 d'eau et à l'embarquement 1 pack de cocktails, nous avons regretté un peu, mes enfants n'ont pas tout consommé, du coup nous avons débarqué avec le reste de soda pour notre voyage de retour. Pour le pack cocktail, idem on avait pas forcement envie de prendre des boissons avec alcool , du coup le prix était moindre en moyenne 6.7 euros avec alcool, 4.7 sans alcool et puis il y a le cocktail du commandant offert, donc fait vos calculs avant de partir. Il faut noter aussi que ce n'était pas les grandes chaleurs.
Les piscines A part les jaccuzis, elles sont froides, en cette saison, la fraicheur de la piscine intérieur était supportable. Attention aux jaccuzis intérieurs l'eau est très chloré et salée, avec la chaleur en plus de la verrière c'était insupportable cela me brulait de partout surtout les yeux et au niveaux des jambes, je suis ressortit de suite et mes jambes étaient rouge écrevisse !!! j'ai du retourné a ma cabine en urgence pour me doucher !!!! Si vous voulez du calme et être a l'abris du vent mettez vous a l'arrière, attention les places de transats sont chère 😐 et souvent réservé dès le matin 🤪
La cabine balcon A la base nous devions avoir 1 cabine pour 4 dont deux ados 12 et 15 ans, heureusement que MSC nous a offert la cabine double car si non je ne sais pas comment ont auraient fait 😊 Le ménage est fait deux fois part jour, mais notre cabinier n'était pas très efficace, nous avons du demander du Papier toilette, heureusement que j'en avais dans la cabine des mes enfants si non j'aurais été dans la M.... on a aussi du demander a ce qu'il nous change les verres au bout de 2 jours car j'avais un traitement a prendre avec des cachets effervessents, la lunette des toilettes propre au dessus mais en dessous 🤪....... bref pas d'enveloppe pour lui à la fin de notre croisière .....
Voila en bref un petit apperçus la suite demain 🙂
Preziosa Yacht Club English translation pending
Bonjour
Pour nos 10 ans de mariage, nous envisageons de faire une croisières. C'est un mode de vacances que nous ne connaissons pas mais qui nous attirent fortement justement pour cette occasion spéciale. Après pas mal de recherche sur les sites de croisiéristes et sur les forum (notamment des avis très intéressant de croisifan et pap, merci à eux) , nous envisageons une croisière en 2015 sur le presioza en yacht club. Toutefois n'ayant jamais fait de croisières et le budget étant conséquent en yacht club, nous avons quelques doutes sur notre choix afin de ne pas nous tromper.
Est ce que le yacht club est vraiment intéressant et apporte vraiment un surplus de confort par rapport à une croisière standard ?
- la zone dédiée et les cabines isolées du reste du bateau : gros point positif pour moi qui n'aime pas la foule en vacances. Me conseilleriez vous le pont 15 ou le 16 ? j'ai peur des bruits du pont 18 si l'on est au 16.
- Les repas : j'ai lu pas mal d'avis négatif sur la restauration en croisière en général (trop industrielle, et sans saveur) , la le restaurant dédié la palmerai semble être à la carte et de meilleure qualité, quand est il vraiment pour ceux qui ont pu le tester ?
- Les boissons : j'ai lu que seule les boissons bas de gamme sont en all inclusive, n'étant pas grand fan de vin cela ne me pose pas trop de problème mais que valent les cocktails et trouvent ont des apéritifs et boissons standards (martini, whisky, jus de fruit et soda de marque, ...) dans le forfait.
- Les excursions (la rien avoir avec le YC, mais seulement avec le principe même de la croisière). Nous avons prévu de faire Rome, Tunis et Valence en excursion organisée, est ce que l'on découvre vraiment bien les villes visitées vu le faible temps imparti pour les visites ?
Désolé si ces questions vous paraissent bateaux (c'est le cas de le dire ici 😛) mais je débute en terme de croisière.
- la zone dédiée et les cabines isolées du reste du bateau : gros point positif pour moi qui n'aime pas la foule en vacances. Me conseilleriez vous le pont 15 ou le 16 ? j'ai peur des bruits du pont 18 si l'on est au 16.
- Les repas : j'ai lu pas mal d'avis négatif sur la restauration en croisière en général (trop industrielle, et sans saveur) , la le restaurant dédié la palmerai semble être à la carte et de meilleure qualité, quand est il vraiment pour ceux qui ont pu le tester ?
- Les boissons : j'ai lu que seule les boissons bas de gamme sont en all inclusive, n'étant pas grand fan de vin cela ne me pose pas trop de problème mais que valent les cocktails et trouvent ont des apéritifs et boissons standards (martini, whisky, jus de fruit et soda de marque, ...) dans le forfait.
- Les excursions (la rien avoir avec le YC, mais seulement avec le principe même de la croisière). Nous avons prévu de faire Rome, Tunis et Valence en excursion organisée, est ce que l'on découvre vraiment bien les villes visitées vu le faible temps imparti pour les visites ?
Désolé si ces questions vous paraissent bateaux (c'est le cas de le dire ici 😛) mais je débute en terme de croisière.
Voyage prévu en octobre 2014 sur MSC Splendida English translation pending
Bonjour à tous,
Nous projetons de faire une croisière pendant les vacances scolaires de Toussaint (2 adultes et 2 ados 13 et 15 ans).
Le voyagiste (azur croisière - conseiller très gentil 🙂 ) nous propose "Marseille, Genes, Naples, Messine, Tunis, navigation, Barcelone, Marseille" sur le Splendida.
Ce sera notre première croisière 😊
Je m'adresse donc aux spécialiste 😉 afin de savoir si c'est un bon choix (notamment par rapport à la date départ 18 octobre, pour les enfants...) mais aussi pour avoir tous les trucs et astuces pour que cela se passe au mieux (mon mari n'est pas convaincu, pour lui une croisière bof bof)
Dans le devis j'ai demandé pourboires inclus et le forfait boisson allegrissimo On me propose cabine quadruple vue mer avec balcon catégorie B2!
Par la suite j'aurais d'autres questions (excursions, spas etc.....) 😉
Pour info on est habitué à partir à cette même période mais en club
Merci par avance pour votre aide
Bigoudi
Nous projetons de faire une croisière pendant les vacances scolaires de Toussaint (2 adultes et 2 ados 13 et 15 ans).
Le voyagiste (azur croisière - conseiller très gentil 🙂 ) nous propose "Marseille, Genes, Naples, Messine, Tunis, navigation, Barcelone, Marseille" sur le Splendida.
Ce sera notre première croisière 😊
Je m'adresse donc aux spécialiste 😉 afin de savoir si c'est un bon choix (notamment par rapport à la date départ 18 octobre, pour les enfants...) mais aussi pour avoir tous les trucs et astuces pour que cela se passe au mieux (mon mari n'est pas convaincu, pour lui une croisière bof bof)
Dans le devis j'ai demandé pourboires inclus et le forfait boisson allegrissimo On me propose cabine quadruple vue mer avec balcon catégorie B2!
Par la suite j'aurais d'autres questions (excursions, spas etc.....) 😉
Pour info on est habitué à partir à cette même période mais en club
Merci par avance pour votre aide
Bigoudi
Croisière à la Terre Sainte, Grêce, Israèl, Crète, Égypte... English translation pending
Bonjour, Mon époux et moi-même couple de retraités devant pour la première fois partir en croisière le 9 novembre 2014
pour 12 jours sur le COSTA PACIFICA.
Nous appréhendons de passer autant de jours à bord et espèrons de votre part qui avez fait déjà quelques croisières nous donner des renseignements quant au quotidien sur le bâteau à savoir, repas, loisirs, excursions etc ..
Pouvez vous me dire la situation du bâteau par rapport à notre numéro de cabine
Merci d'avance pour vos renseignements
Transfert entre aéroports Atatürk et Sabiha English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais savoir si 4heures sont suffisantes pour une correspondance avec changement d'aéroport.J'arrive à Istanbul Ataturk à 16H et je dois prendre un vol pour Kayseri à partir de Sabiha à 20h05. Je compte prendre un taxi pour ce trajet.
Merci pour vos réponses.
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Air India et Jet Airways ne sont plus "sûrs" English translation pending
Les autorités américaines de l'aviation ont abaissé la notation de la sécurité aérienne de l'Inde, a déclaré, vendredi, M. Ajit Singh, lors d'une conférence de presse. Cette décision empêche Air India et Jet Airways d'augmenter leurs liaisons avec les Etats-Unis. De plus des contrôle de sécurité seront ajoutés sur les vols existants. Cette met fin à leurs accords avec des compagnies américaines. Pour rappel, Jet Airways a un accord de partage de code avec United Airlines et Air India fait partie de Star Alliance.
Alain
Film et livre: "The Masons of Djenné" (Mali) English translation pending
"All art worthy the name is the energy – neither of human body alone, nor of the human soul alone, but of both united, one guiding the other: good craftsmanship and work of the fingers, joined with good emotion and work of the heart." (John Ruskin, 1859)
A tous les amis du MALI et de la ville de Djenné,
le film "The Masons of Djenné/Les Maçons de Djenné", sous-titré en français, a été créé pour l'exposition MUD MASONS OF MALI au Musée National d'Histoire Naturelle de l'Institution Smithsonian, Washington DC. Les maçons parlent de l'histoire de leur ville, de leur métier, et des défis et des transformations culturelles auxquels ils sont confrontés de nos jours. Un film produit et réalisé par l'anthropologue Trevor H.J. Marchand (de la SOAS, Université de Londres) :
http://www.youtube.com/watch?v=WPi2ZnqOArk
++++++++++++++
Voici le livre de Trevor Marchand qui met le travail de retour sur le terrain, avec de la saleté encore sous les ongles. Pour en apprendre les processus de construction, Marchand lui-même devient apprenti des maçons de Djenné, en échangeant son travail pour l'apprentissage.
La ville de Djenné inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, a été un carrefour pour le commerce des marchandises, des personnes, des idées et des technologies depuis des millénaires. Par invention locale et intégration des méthodes et styles, les bâtiments de Djenné et notamment la Grande Mosquée, le plus grand édifice du monde en banco, sont des avatars d'une telle architecture appropriée. Autrement dit, ils sont accordés avec les particularités des matériaux locaux, les climats, les cosmologies et les sens esthétiques qui subsument des facteurs à la fois pratiques et "idéationnels".
Par sa description élégante et entraînante, Marchand redonne vie aux structures merveilleuses de Djenné : le travail peut être la joie, est une leçon en soi et une prière encore plus profonde. La vitalité des processus de construction est assurée par des serments, des trucs magiques et des interventions spirituelles qui protègent les maçons musulmans profondément respectueux de leur métier pouvant être dangereux, tout en assurant le succès de leurs efforts. En effet, dans un des passages les plus saisissants du livre, Marchand révèle comment des dimensions mystiques répondent aux réalités de la construction : une façade s'est effondré juste là où les enfants passent, mais personne ne se blesse. "'Ce n'est pas possible, ' Bamoy muttered breathlessly, shaking his head in disbelief. 'Ce n'est pas possible.' Yappi turned to me, slightly shocked, and said that he had never seen this happen before. Quickly regaining composure, Bamoy interjected that accidents like this can and do happen from time to time. He paused, and then exclaimed with grand confidence that effaced any trace of shaken nerves: 'No one was injured, of course, because I made proper benedictions this morning before work.' The whole assembly, nevertheless, had to be rebuilt. The palm trunk was salvaged from the street and hauled back to the roof, but the bricks had shattered and would be recycled as mortar. ..." (p.217).
Dans la partie 2 du livre, "Portraits of Life and Work in Djenné", nous rencontrons aussi des personnalités plus grandes que la vie, dont le "Michel-Ange de Djenné" (Al-Hajji Kouroumansé*), pas du tout une exagération, vu la capacité et la créativité extraordinaires de cet homme. Finalement, ce qu'est le plus convaincant de cette étude, c'est sentir et vivre la passion des maçons de Djenné qu'ils développent pour leur travail, et le lecteur est disposé à partager la passion de Trevor Marchand pour avoir pu collaborer avec eux. De nombreuses magnifiques photos en noir et blanc augmentent la qualité et après tout la valeur de cet ouvrage. A lire absolument ...
Marchand, Trevor H.J. (2009). The Masons of Djenné. Bloomington-Indianapolis : Indiana University Press, 352 pages, bibl.
Hery
*dans ce nom de famille, une famille de maçons installée depuis longtemps à Djenné, "se cache" la phrase verbale bambara Kurun ma se ("la pirogue n'est pas arrivée"). Plus qu'une indication aux Bozo comptant parmi les anciennes familles de maçons en ville. Aujourd'hui, environ 20% de la population de Djenné sont Bozo. Ils résident surtout à Djoboro, un des plus anciens quartiers ...




A tous les amis du MALI et de la ville de Djenné,
le film "The Masons of Djenné/Les Maçons de Djenné", sous-titré en français, a été créé pour l'exposition MUD MASONS OF MALI au Musée National d'Histoire Naturelle de l'Institution Smithsonian, Washington DC. Les maçons parlent de l'histoire de leur ville, de leur métier, et des défis et des transformations culturelles auxquels ils sont confrontés de nos jours. Un film produit et réalisé par l'anthropologue Trevor H.J. Marchand (de la SOAS, Université de Londres) :
http://www.youtube.com/watch?v=WPi2ZnqOArk
++++++++++++++
Voici le livre de Trevor Marchand qui met le travail de retour sur le terrain, avec de la saleté encore sous les ongles. Pour en apprendre les processus de construction, Marchand lui-même devient apprenti des maçons de Djenné, en échangeant son travail pour l'apprentissage.
La ville de Djenné inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, a été un carrefour pour le commerce des marchandises, des personnes, des idées et des technologies depuis des millénaires. Par invention locale et intégration des méthodes et styles, les bâtiments de Djenné et notamment la Grande Mosquée, le plus grand édifice du monde en banco, sont des avatars d'une telle architecture appropriée. Autrement dit, ils sont accordés avec les particularités des matériaux locaux, les climats, les cosmologies et les sens esthétiques qui subsument des facteurs à la fois pratiques et "idéationnels".
Par sa description élégante et entraînante, Marchand redonne vie aux structures merveilleuses de Djenné : le travail peut être la joie, est une leçon en soi et une prière encore plus profonde. La vitalité des processus de construction est assurée par des serments, des trucs magiques et des interventions spirituelles qui protègent les maçons musulmans profondément respectueux de leur métier pouvant être dangereux, tout en assurant le succès de leurs efforts. En effet, dans un des passages les plus saisissants du livre, Marchand révèle comment des dimensions mystiques répondent aux réalités de la construction : une façade s'est effondré juste là où les enfants passent, mais personne ne se blesse. "'Ce n'est pas possible, ' Bamoy muttered breathlessly, shaking his head in disbelief. 'Ce n'est pas possible.' Yappi turned to me, slightly shocked, and said that he had never seen this happen before. Quickly regaining composure, Bamoy interjected that accidents like this can and do happen from time to time. He paused, and then exclaimed with grand confidence that effaced any trace of shaken nerves: 'No one was injured, of course, because I made proper benedictions this morning before work.' The whole assembly, nevertheless, had to be rebuilt. The palm trunk was salvaged from the street and hauled back to the roof, but the bricks had shattered and would be recycled as mortar. ..." (p.217).
Dans la partie 2 du livre, "Portraits of Life and Work in Djenné", nous rencontrons aussi des personnalités plus grandes que la vie, dont le "Michel-Ange de Djenné" (Al-Hajji Kouroumansé*), pas du tout une exagération, vu la capacité et la créativité extraordinaires de cet homme. Finalement, ce qu'est le plus convaincant de cette étude, c'est sentir et vivre la passion des maçons de Djenné qu'ils développent pour leur travail, et le lecteur est disposé à partager la passion de Trevor Marchand pour avoir pu collaborer avec eux. De nombreuses magnifiques photos en noir et blanc augmentent la qualité et après tout la valeur de cet ouvrage. A lire absolument ...
Marchand, Trevor H.J. (2009). The Masons of Djenné. Bloomington-Indianapolis : Indiana University Press, 352 pages, bibl.
Hery
*dans ce nom de famille, une famille de maçons installée depuis longtemps à Djenné, "se cache" la phrase verbale bambara Kurun ma se ("la pirogue n'est pas arrivée"). Plus qu'une indication aux Bozo comptant parmi les anciennes familles de maçons en ville. Aujourd'hui, environ 20% de la population de Djenné sont Bozo. Ils résident surtout à Djoboro, un des plus anciens quartiers ...



