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Les incontournables de la Roumanie English translation pending
Bonjour à tous.
Je pars cet été une dizaine de jours en Roumanie et à dire vrai, je ne sais pas encore dans le détail mon itinéraire.
Je viens donc chercher vos conseils. J'arrive et repars de Bucarest.
Transport: pour visiter le pays, est-il pratique de prendre les trains et bus ou vaut-il mieux louer une voiture?
Lieux à visiter: Mis à part Bucarest, quels sont les lieux à visiter? Je cherche surtout des visites culturelles (musées, villes à l'architecture intéressante, châteaux!...). Et bien évidemment, je souhaite visiter la Transylvanie et les Carpates.
Hotels/pensions/chambres d'hôtes: Avez-vous des recommandations pour le logement? Des lieux différents? NOus voyageons avec le sac à dos et nos dépensent principales ne seront pas des hôtels 5*. Un bon lit et un endroit propre est tout ce qu'on demande.
Nourriture: quels sont les plats typiques à goûter? Avez-vous des recommandations de restaurant?
Conseil aux voyageurs: comme dans tous les pays, il y a des choses que les touristes doivent savoir faute de quoi il peut y avoir des surprises... Quels sont vos conseils?
Langues: parler roumain est-il indispensable pour se faire comprendre en dehors de Bucarest?
Merci d'avance pour vos réponses.
Baguette
Je pars cet été une dizaine de jours en Roumanie et à dire vrai, je ne sais pas encore dans le détail mon itinéraire.
Je viens donc chercher vos conseils. J'arrive et repars de Bucarest.
Transport: pour visiter le pays, est-il pratique de prendre les trains et bus ou vaut-il mieux louer une voiture?
Lieux à visiter: Mis à part Bucarest, quels sont les lieux à visiter? Je cherche surtout des visites culturelles (musées, villes à l'architecture intéressante, châteaux!...). Et bien évidemment, je souhaite visiter la Transylvanie et les Carpates.
Hotels/pensions/chambres d'hôtes: Avez-vous des recommandations pour le logement? Des lieux différents? NOus voyageons avec le sac à dos et nos dépensent principales ne seront pas des hôtels 5*. Un bon lit et un endroit propre est tout ce qu'on demande.
Nourriture: quels sont les plats typiques à goûter? Avez-vous des recommandations de restaurant?
Conseil aux voyageurs: comme dans tous les pays, il y a des choses que les touristes doivent savoir faute de quoi il peut y avoir des surprises... Quels sont vos conseils?
Langues: parler roumain est-il indispensable pour se faire comprendre en dehors de Bucarest?
Merci d'avance pour vos réponses.
Baguette
Quel itinéraire pour le nord de l'Argentine à vélo? English translation pending
Actuellement à Pumamarca (Argentine), nous allons descendre jusqu’à Salta. Puis, nous nous interrogeons. Est-il intéressant de descendre jusqu’a Cordoba ou Mendoza ? D aller ensuite vers Valparaiso ? Nous aurions peut-être voulu remonter vers Iguaçu (les chutes étant semble t-il incontournable) et redescendre vers Buenos Aires en passant peut-être vers l’Uruguay ou il parait que les plages sont magnifiques. Nous souhaitons ne pas descendre trop bas, pour ainsi éviter le froid et avons soif de paysage verdoyant ( 3 mois au Pérou et Bolivie). Notre avions est le 15 juillet à Buenos Aires (soit 2 mois de Vélo). Et nous n’excluons pas de prendre le Bus sur les routes monotones.
Des itinéraires à conseillers ?
Taxi privé pour Sipalay (Philippines) English translation pending
bonjour
connaissez-vous les tarifs actuels pour aller à sipalay de bacolod et de dumaguete
et combien de temps de trajet pour ralier sipalay sugar beach
merci d'avance pour vos infos
Première au Portugal, hébergements, restaurants et visites? English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvellement membre et c'est dans le but de planifier un voyage en Europe. Nous voulons commencer par le Portugal, ensuite l'Espagne, un p'tit tour en France et par la suite en Belgique. C'est un début 😉
Alors, au Portugal nous prévoyons faire Lisbone, Porto et l'Algarve. Je pense qu'il faut commencer par Porto et de là voyager en train pour la suite. Alors, si vous avez déjà fait ce voyage j'aimerais bien avoir vos suggestions et recommandations sur le trajet, les hébergements, restos et évidemment quoi ne pas manquer ! Merci et au plaisir de vous lire.
Itinéraire de quatre semaines en Australie English translation pending
bonsoir, j'approche de la fin des préparatifs concernant notre voyage du 21 juillet au 21 Août en Australie et j'ai besoin de quelques informations pour le compléter ... je compte donc sur vous :-) !
voilà nous avons donc choisi emirates pour nous acheminer de paris à sydney sol australien que nous foulerons donc le 23 juillet. nous restons ensuite 4 jours sur sydney histoire de visiter ce coin de la terre pendant l'hiver mais également se remettre du décalage horaire ...
Première question ici, sachant que la première journée risque d'être courte vu notre état de fatigue et étant donné que je n'ai pas prévu de voitures, pensez vous que 3 jours pleins du côté de circular quay serons mis à profit ou faut il envisager une excursion (blue mountains ou autre ?) ... Je me demande quel type de météo nous allons avoir ...
puis nous partons en avion vers ayer's rock ou le périple est également prévu avec hôtel et 4x4 réservé : nous restons 2 jours sur uluru, 1 jour pour king's canyon, 1 jour à glen helen avec la mereenie loop et 1 nuit à alice springs avec la visite des mc donnells ranges. - > à priori pas de surprise ni question sauf peut être : mereenie loop en 4x4 difficulté particulière ? temps de trajet ayer's rock vers king's canyon même question entre king's canyon et glen helen ? quelle randonnée conseillez vous à king's canyon ?
de alice springs nous reprenons l'avion vers darwin ou là j'ai prévu :une nuit à darwin puis le lendemain départ matinal pour litchfield NP avec une nuit au batchelor resort, le lendemain matin à nouveau le parc et départ pour nitmiluk ou nous logeons 2 nuits pour en profiter une journée complète. Enfin 2 nuits dans kakadu park et retour darwin ... tout est également réservé et là je me demandais comment visiter au mieux nitmiluk, j'ai vu que l'on pouvait louer des canoes ou prendre le bateau ... bref qqs conseils ici pour profiter de ce parc seraient les bienvenus :-) ... dans kakadu il me reste également à planifier plus finement mes deux journées, aussi les incontournables sont appréciés, j'ai lu qu'il fallait un permis pour arnheim mais cela vaut il le coup au regard de notre temps dans ce parc ? je ferai peut être la croisière sur la yellow river ?
ensuite nous prenons l'avion vers cairns ou nous profiterons d'une journée dans cairns pour aller à kuranda en train et prendre le "téléphérique" puis faire qqs parcs (je crois que ma fille aimerait tenir un koala dans ses bras :-)) ... le lendemain nous prenon le bateau pour 2 nuits sur une ile de la grande barrière de corail et nous revenons à cairns d'où je prévois de louer une voiture et là commence mes interrogations pour terminer ce voyage ...
il me reste 8 nuits à caser J1 : je récupère le 13 août la voiture et je me demande si cette première journée pourrait nous permettre de faire la boucle du sud par innisfall (?) et profiter un peu du woonooroonan NP, je pense loger vers mareeba pour ce J1 ... J2 go vers port douglas en profitant du plateau d'atherton .. intérêt de ce J2 ? J3 : port douglas -> mossman gorge -> daintree J4 : daintree -> cape tribulation J5 : cape tribulation J6 : départ vers cooktown (par où rejoindre cooktown ? obligé de repasser par la route intérieur la highway ? je ne me sens pas de prendre la bloomfield track !), combien de temps pour rejoindre cooktown ? : nuit à cooktown J7 : cooktown -> nuit à port douglas J8 : port douglas -> palm cove pour se faire la journée le long des beach :-) ... nuit à palm cove J9 : départ de l'aéroport de cairns !
voilà je suis vraiment preneur de tous vos conseils qui pourraient me permettre de finaliser cet itinéraire et de réserver les derniers hôtels ... merci à vous :-)
3 monts ... en échange je peux vous rencardez sur les états unis côté ouest et est ainsi que sur qqs destinations en europe ! faite moi signe si besoin.
voilà nous avons donc choisi emirates pour nous acheminer de paris à sydney sol australien que nous foulerons donc le 23 juillet. nous restons ensuite 4 jours sur sydney histoire de visiter ce coin de la terre pendant l'hiver mais également se remettre du décalage horaire ...
Première question ici, sachant que la première journée risque d'être courte vu notre état de fatigue et étant donné que je n'ai pas prévu de voitures, pensez vous que 3 jours pleins du côté de circular quay serons mis à profit ou faut il envisager une excursion (blue mountains ou autre ?) ... Je me demande quel type de météo nous allons avoir ...
puis nous partons en avion vers ayer's rock ou le périple est également prévu avec hôtel et 4x4 réservé : nous restons 2 jours sur uluru, 1 jour pour king's canyon, 1 jour à glen helen avec la mereenie loop et 1 nuit à alice springs avec la visite des mc donnells ranges. - > à priori pas de surprise ni question sauf peut être : mereenie loop en 4x4 difficulté particulière ? temps de trajet ayer's rock vers king's canyon même question entre king's canyon et glen helen ? quelle randonnée conseillez vous à king's canyon ?
de alice springs nous reprenons l'avion vers darwin ou là j'ai prévu :une nuit à darwin puis le lendemain départ matinal pour litchfield NP avec une nuit au batchelor resort, le lendemain matin à nouveau le parc et départ pour nitmiluk ou nous logeons 2 nuits pour en profiter une journée complète. Enfin 2 nuits dans kakadu park et retour darwin ... tout est également réservé et là je me demandais comment visiter au mieux nitmiluk, j'ai vu que l'on pouvait louer des canoes ou prendre le bateau ... bref qqs conseils ici pour profiter de ce parc seraient les bienvenus :-) ... dans kakadu il me reste également à planifier plus finement mes deux journées, aussi les incontournables sont appréciés, j'ai lu qu'il fallait un permis pour arnheim mais cela vaut il le coup au regard de notre temps dans ce parc ? je ferai peut être la croisière sur la yellow river ?
ensuite nous prenons l'avion vers cairns ou nous profiterons d'une journée dans cairns pour aller à kuranda en train et prendre le "téléphérique" puis faire qqs parcs (je crois que ma fille aimerait tenir un koala dans ses bras :-)) ... le lendemain nous prenon le bateau pour 2 nuits sur une ile de la grande barrière de corail et nous revenons à cairns d'où je prévois de louer une voiture et là commence mes interrogations pour terminer ce voyage ...
il me reste 8 nuits à caser J1 : je récupère le 13 août la voiture et je me demande si cette première journée pourrait nous permettre de faire la boucle du sud par innisfall (?) et profiter un peu du woonooroonan NP, je pense loger vers mareeba pour ce J1 ... J2 go vers port douglas en profitant du plateau d'atherton .. intérêt de ce J2 ? J3 : port douglas -> mossman gorge -> daintree J4 : daintree -> cape tribulation J5 : cape tribulation J6 : départ vers cooktown (par où rejoindre cooktown ? obligé de repasser par la route intérieur la highway ? je ne me sens pas de prendre la bloomfield track !), combien de temps pour rejoindre cooktown ? : nuit à cooktown J7 : cooktown -> nuit à port douglas J8 : port douglas -> palm cove pour se faire la journée le long des beach :-) ... nuit à palm cove J9 : départ de l'aéroport de cairns !
voilà je suis vraiment preneur de tous vos conseils qui pourraient me permettre de finaliser cet itinéraire et de réserver les derniers hôtels ... merci à vous :-)
3 monts ... en échange je peux vous rencardez sur les états unis côté ouest et est ainsi que sur qqs destinations en europe ! faite moi signe si besoin.
Itinéraire Caprivi (Namibie) - Kasane - Savute - Moremi (Botswana) English translation pending
Bonjour
En relisant les messages sur le site dont ceux de PIERRE 77N sur l'opportunité de rester 2 nuits à SAVUTE, pouvez vous me donner votre retour d'experience sur l’itinéraire suivant pour octobre 2012 que me propose TOURMALINE.
BANDE DE CAPRIVI OUEST - BAGANI (500km - 6h) Nuit au Mahangu Safari Lodge BRAS DE L'OKAVANGO - SHAKAWE (50km - 1h) Nuit au Drotsky's Cabins SHAKAWE Nuit au Drotsky's Cabins EST CAPRIVI - KONGOLA (260km - 4h) Nuit au Namushasha KONGOLA Nuit au Namushasha KASANE (240km - 4/5h) Nuit au Chobe Safari Lodge KASANE visite Vic falls Nuit au Chobe Safari Lodge KASANE / PARC CHOBE Nuit au Chobe Safari Lodge SAVUTE Nuit au Botswana National Parks Savute SAVUTE Nuit au Botswana National Parks Savute RESERVE DE MOREMI Nuit au Botswana National Parks North Gate camping ………
Merci de votre aide
En espérant que l'administrateur du site ne mettra cette discussion dans la rubrique aquatique comme la dernière fois :)
Bonne journee
Alexandre
En relisant les messages sur le site dont ceux de PIERRE 77N sur l'opportunité de rester 2 nuits à SAVUTE, pouvez vous me donner votre retour d'experience sur l’itinéraire suivant pour octobre 2012 que me propose TOURMALINE.
BANDE DE CAPRIVI OUEST - BAGANI (500km - 6h) Nuit au Mahangu Safari Lodge BRAS DE L'OKAVANGO - SHAKAWE (50km - 1h) Nuit au Drotsky's Cabins SHAKAWE Nuit au Drotsky's Cabins EST CAPRIVI - KONGOLA (260km - 4h) Nuit au Namushasha KONGOLA Nuit au Namushasha KASANE (240km - 4/5h) Nuit au Chobe Safari Lodge KASANE visite Vic falls Nuit au Chobe Safari Lodge KASANE / PARC CHOBE Nuit au Chobe Safari Lodge SAVUTE Nuit au Botswana National Parks Savute SAVUTE Nuit au Botswana National Parks Savute RESERVE DE MOREMI Nuit au Botswana National Parks North Gate camping ………
Merci de votre aide
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Bonne journee
Alexandre
Location de 4x4 en Tanzanie? English translation pending
Bonjour, nous souhaitons louer un 4x4 pour une dizaine de jours en Tanzanie pour 3 personnes, équipé si possible, en octobre ou novembre. Connaissez-vous une compagnie fiable avec un prix raisonnable? Merci.
Songkran du côté de Bâan Nâawk English translation pending
Comme je l’avais plus ou moins promis à Madog, je vais écrire quelques pages sur les célébrations de Songkran, auxquelles j’ai assisté récemment. J’étais accompagné de Louise, pour laquelle c’était le premier voyage en Asie. Je l’avais plongée au plus profond de la piscine, pour ainsi dire, car je l’avais emmenée à mon village « du côté de Bâan Nâawk », au cœur de l’Isàán. J’ai déjà parlé de Bâan Nâawk sur VF, voir les liens suivants pour ceux que cela pourrait intéresser :
http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;page=unread#unread
http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=3555739;page=1;search_string=Naawk;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=24
http://voyageforum.com/v.f?post=3818933;search_string=bouddhisme
Vendredi 13 – Arrivée au village
Nous avions pris l’avion de Bangkok à Udon Thani pour couper court aux difficultés, sinon à l’impossibilité, en pleine période de fête, de trouver deux places de bus à la gare routière de Mo Chit. Notre approche sur Udon avait été mouvementée. Nous n’avions pas encore amorcé notre descente que nous avions eu l’impression de subitement entrer dans un mur. L’espace d’une fraction de seconde, je m’étais demandé ce qui avait bien pu nous arriver, avant de comprendre que nous avions traversé un trou d’air. La femme pilote sût bien manœuvrer l’appareil pour éviter les nuages les plus gros et nous poser sur le sol sans autres secousses aussi inquiétantes. L’idée que nous étions un vendredi 13 ne m’avait même pas effleuré…
De Udon, nous avions pris le bus pour Bâan Nâawk où nous avions retrouvé Y, qui était bien sûr accompagnée de plusieurs membres de sa famille. C’était le premier jour de Songkran et la fête battait son plein. Les rues de Bâan Nâawk s’étaient transformées en champ de bataille. Les voitures que nous croisions étaient une cavalerie joyeuse qui nous balançait des baquets d’eau au passage. Le long des trottoirs, des groupes de gens dansaient et nous soumettaient au feu croisé d’une artillerie tous calibres, allant du lancer sporadique de simples verres d’eau aux jets plus soutenus de tuyaux d’arrosage. Louise avait accepté l’invitation de s’asseoir aux premières loges, à l’arrière du pick-up, mais le fait que certains assaillants utilisaient de l’eau glacée – quel vice ! – l’avait convaincue qu’il valait mieux faire un repli stratégique et me rejoindre à l’intérieur de la voiture.
L’un des beaux-frères de Y, un homme tout à fait charmant, était au volant. Il prit la route la plus longue et la plus tortueuse pour nous conduire au village. Nous avions ainsi traversé plusieurs autres villages où la fête avait aussi bien démarré. Je voudrais cependant remarquer qu’il n’y avait ici aucune trace de cette vulgarité qui affecte la fête de Songkran dans les lieux fréquentés par les touristes. La veille, comme je faisais découvrir Bangkok à Louise, nous étions arrivés sur Soi Nana et nous nous y étions arrêtés l’espace d’une, non, deux bières. Nous avions vue immédiate sur les trottoirs où des « farangs » affublés de perruques ridicules et arborant des panses débordantes de leurs chemises déboutonnées « faisaient la guerre » avec de gros pistolets à eau, s’aspergeant d’un trottoir à l’autre et ne montrant aucune pitié pour les passants. Fête de « farangs » …. à éviter ! Cela avait amusé Louise, c’était une autre facette de Bangkok, pas la meilleure, certes, et faisant contraste avec le reste de notre visite dans cette ville magnifique.
Le soir, nous avions mangé en famille, assis sur des nattes de rotin devant la maison de Y, puis nous avions installé la stéréo pour une séance de karaoké. J’avais apporté une bouteille de Ricard – le pastis ne manque pas d’amateurs dans la famille ! En ayant vite tiré les dernières gouttes, nous nous étions rabattus sur force bouteilles de bière Leo. De l’avis de bien des étrangers, ce n’est pas la meilleure bière du pays, mais nous la trouvons excellente avec des glaçons, à la manière thaïe.
Ce qui frappait le plus Louise, dans cette atmosphère familiale, c’était que tous les âges étaient inclus. Pas d’exclusion des tous petits comme cela est souvent devenu la règle en Europe, malheureusement. Elle s’amusait de ces hamacs faits d’une écharpe multicolore, typique de l’Isàán, nouée sur un cadre en bois rustique, et trouvait qu’on balançait un peu trop vigoureusement les bébés qui y dormaient. « Pas étonnant qu’ils vomissent tant ! », me dit-elle, faisant allusion aux odeurs de vomi qui flottaient dans l’air des maisons que nous avions visitées à notre arrivée, pour saluer les gens de la famille.
Elle fut également surprise de voir une petite fille d’à peine plus d’un an, qui commençait tout juste à marcher, danser sur la musique, et un garçonnet de 5 ou 6 ans fredonner les chansons avec ses aînés. Je le lui avais bien dit, «ces gens ont la musique dans la peau. Au village, on chante et on danse ! ». Mais surtout, elle était étonnée des décibels que nous nous permettions de sortir de la sono – tout le voisinage pouvait suivre les efforts, pas toujours très réussis, des chanteurs successifs – et me fit la remarque qu’en France nous aurions vu les gendarmes débarquer dès la première minute.
http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;page=unread#unread
http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=3555739;page=1;search_string=Naawk;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=24
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Vendredi 13 – Arrivée au village
Nous avions pris l’avion de Bangkok à Udon Thani pour couper court aux difficultés, sinon à l’impossibilité, en pleine période de fête, de trouver deux places de bus à la gare routière de Mo Chit. Notre approche sur Udon avait été mouvementée. Nous n’avions pas encore amorcé notre descente que nous avions eu l’impression de subitement entrer dans un mur. L’espace d’une fraction de seconde, je m’étais demandé ce qui avait bien pu nous arriver, avant de comprendre que nous avions traversé un trou d’air. La femme pilote sût bien manœuvrer l’appareil pour éviter les nuages les plus gros et nous poser sur le sol sans autres secousses aussi inquiétantes. L’idée que nous étions un vendredi 13 ne m’avait même pas effleuré…
De Udon, nous avions pris le bus pour Bâan Nâawk où nous avions retrouvé Y, qui était bien sûr accompagnée de plusieurs membres de sa famille. C’était le premier jour de Songkran et la fête battait son plein. Les rues de Bâan Nâawk s’étaient transformées en champ de bataille. Les voitures que nous croisions étaient une cavalerie joyeuse qui nous balançait des baquets d’eau au passage. Le long des trottoirs, des groupes de gens dansaient et nous soumettaient au feu croisé d’une artillerie tous calibres, allant du lancer sporadique de simples verres d’eau aux jets plus soutenus de tuyaux d’arrosage. Louise avait accepté l’invitation de s’asseoir aux premières loges, à l’arrière du pick-up, mais le fait que certains assaillants utilisaient de l’eau glacée – quel vice ! – l’avait convaincue qu’il valait mieux faire un repli stratégique et me rejoindre à l’intérieur de la voiture.
L’un des beaux-frères de Y, un homme tout à fait charmant, était au volant. Il prit la route la plus longue et la plus tortueuse pour nous conduire au village. Nous avions ainsi traversé plusieurs autres villages où la fête avait aussi bien démarré. Je voudrais cependant remarquer qu’il n’y avait ici aucune trace de cette vulgarité qui affecte la fête de Songkran dans les lieux fréquentés par les touristes. La veille, comme je faisais découvrir Bangkok à Louise, nous étions arrivés sur Soi Nana et nous nous y étions arrêtés l’espace d’une, non, deux bières. Nous avions vue immédiate sur les trottoirs où des « farangs » affublés de perruques ridicules et arborant des panses débordantes de leurs chemises déboutonnées « faisaient la guerre » avec de gros pistolets à eau, s’aspergeant d’un trottoir à l’autre et ne montrant aucune pitié pour les passants. Fête de « farangs » …. à éviter ! Cela avait amusé Louise, c’était une autre facette de Bangkok, pas la meilleure, certes, et faisant contraste avec le reste de notre visite dans cette ville magnifique.
Le soir, nous avions mangé en famille, assis sur des nattes de rotin devant la maison de Y, puis nous avions installé la stéréo pour une séance de karaoké. J’avais apporté une bouteille de Ricard – le pastis ne manque pas d’amateurs dans la famille ! En ayant vite tiré les dernières gouttes, nous nous étions rabattus sur force bouteilles de bière Leo. De l’avis de bien des étrangers, ce n’est pas la meilleure bière du pays, mais nous la trouvons excellente avec des glaçons, à la manière thaïe.
Ce qui frappait le plus Louise, dans cette atmosphère familiale, c’était que tous les âges étaient inclus. Pas d’exclusion des tous petits comme cela est souvent devenu la règle en Europe, malheureusement. Elle s’amusait de ces hamacs faits d’une écharpe multicolore, typique de l’Isàán, nouée sur un cadre en bois rustique, et trouvait qu’on balançait un peu trop vigoureusement les bébés qui y dormaient. « Pas étonnant qu’ils vomissent tant ! », me dit-elle, faisant allusion aux odeurs de vomi qui flottaient dans l’air des maisons que nous avions visitées à notre arrivée, pour saluer les gens de la famille.
Elle fut également surprise de voir une petite fille d’à peine plus d’un an, qui commençait tout juste à marcher, danser sur la musique, et un garçonnet de 5 ou 6 ans fredonner les chansons avec ses aînés. Je le lui avais bien dit, «ces gens ont la musique dans la peau. Au village, on chante et on danse ! ». Mais surtout, elle était étonnée des décibels que nous nous permettions de sortir de la sono – tout le voisinage pouvait suivre les efforts, pas toujours très réussis, des chanteurs successifs – et me fit la remarque qu’en France nous aurions vu les gendarmes débarquer dès la première minute.
Voyage avec adolescent à Cuba en juillet, activités, balade? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars deux semaines à Cuba avec mon fils de 15 ans en juillet. J’ai prévu de voyager en bus (viazul) et de loger en casas particulars, en plus des visites classiques j’aimerais ajouter quelques plans susceptibles de plaire au fiston du type balade avec baignade, plages sympas, spectacles, si vous avez des idées ou des remarques sur le trajet que j’envisage ou encore de bonnes adresses … je suis preneur. Mon trajet du 7 au 21 Juillet 2 jours à La Havane Arrivée 7 à 17h30 Après-midi - départ bus le 10 (8h15 – 12h30) 2 jours à Cienfuegos : Arrivée le 10 à Midi –départ bus le 12 (12h35 14h10) 2,5 jours à Trinidad : Arrivée le 12 après-midi – départ bus le 15 (8h-13h15) Balade à Topes de collante 1,5 jours à Camaguey : Arrivée le 15 après-midi - départ bus le 16 Voyage de nuit (0h35 à 7h20) 3,5 jours à Santiago : Arrivée le 17 le matin, départ le 20 en avion (14h50-16h25) à la Havane et retour en France le 21 à 11h 15 J’hésite aussi à enlever une étape pour être un peu plus cool. Mais j'ai très envie de finir par Santiago
Merci d'avance
Je pars deux semaines à Cuba avec mon fils de 15 ans en juillet. J’ai prévu de voyager en bus (viazul) et de loger en casas particulars, en plus des visites classiques j’aimerais ajouter quelques plans susceptibles de plaire au fiston du type balade avec baignade, plages sympas, spectacles, si vous avez des idées ou des remarques sur le trajet que j’envisage ou encore de bonnes adresses … je suis preneur. Mon trajet du 7 au 21 Juillet 2 jours à La Havane Arrivée 7 à 17h30 Après-midi - départ bus le 10 (8h15 – 12h30) 2 jours à Cienfuegos : Arrivée le 10 à Midi –départ bus le 12 (12h35 14h10) 2,5 jours à Trinidad : Arrivée le 12 après-midi – départ bus le 15 (8h-13h15) Balade à Topes de collante 1,5 jours à Camaguey : Arrivée le 15 après-midi - départ bus le 16 Voyage de nuit (0h35 à 7h20) 3,5 jours à Santiago : Arrivée le 17 le matin, départ le 20 en avion (14h50-16h25) à la Havane et retour en France le 21 à 11h 15 J’hésite aussi à enlever une étape pour être un peu plus cool. Mais j'ai très envie de finir par Santiago
Merci d'avance
Etat de la route Ouarzazate - Zagora, stations essence? English translation pending
Bonjour , je viens d'arriver au Maroc et projette de descendre sur Zagora . ma question est la suivante : avec une voiture berline normale ( Fiat Punto ) la route Ouarzazate /zagora est elle praticable ? goudronnée tout le long ? Ya a t'il quelques stations essence bien reparties ? Votre experience me sera précieuse.
Petit détail qui n'a rien a voir ; les douanes marocaines deviennent tres penibles a Tanger Med ; que de soucis pour passer un Ipad , un vélo et un Apn ; que de palabres et de temps perdu avec les douaniers qui nous emm... un max avec les papiers . Quand on veux pas sacrifier a la loi du Backchich , on devient vite un paria ... M6 , paye mieux tes fonctionnaires et ca ira mieux
Hôtels Excellence Playa Mujeres, Royal Playa del Carmen ou Couples Negril? English translation pending
Bonjour, mon beau frère veux faire son voyage de noce (départ 23 juillet) à l'un de ces resorts. Lequel serait le plus intéressant par rapport à vos expériences, merci !
Toute première fois aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà fin juillet, début août, je pars au Philippines, je sais que ce n'est pas la meilleure période, mais comme je ne voyage uniquement avec ma petite Princesse (ma fille de 10 ans), je n'ai pas le choix.
J'ai une vie assez stressante, donc pour les vacances, c'est ressourcing, donc je ne souhaite pas courir et changer d'endroits. On va faire un stop a Manille, puis trouver un endroit sympa où l'on pourrait faire essentiellement de la détente, du snorkeling et pouvoir visiter un peu, sans devoir se déplacer sur de trop longues distances.
La durée du voyage sera d'environ 2 semaines, 2 semaines et demi.
Nous partons aux Philippines, car j'avoue y aller pour prendre la température en vue d'y passer de nombreux mois par an lorsque je serais à la retraite.
Ce serait sympa si vous pouviez me donner quelques tuyaux.
Merci d'avance à tous.
Voilà fin juillet, début août, je pars au Philippines, je sais que ce n'est pas la meilleure période, mais comme je ne voyage uniquement avec ma petite Princesse (ma fille de 10 ans), je n'ai pas le choix.
J'ai une vie assez stressante, donc pour les vacances, c'est ressourcing, donc je ne souhaite pas courir et changer d'endroits. On va faire un stop a Manille, puis trouver un endroit sympa où l'on pourrait faire essentiellement de la détente, du snorkeling et pouvoir visiter un peu, sans devoir se déplacer sur de trop longues distances.
La durée du voyage sera d'environ 2 semaines, 2 semaines et demi.
Nous partons aux Philippines, car j'avoue y aller pour prendre la température en vue d'y passer de nombreux mois par an lorsque je serais à la retraite.
Ce serait sympa si vous pouviez me donner quelques tuyaux.
Merci d'avance à tous.
Réputation d'Aeroflot + escale à Moscou? English translation pending
Bonjour à tous,
Le 7 septembre je dois m'envoler pour Shanghai pour une année.
Etudiant je souhaitais partir à budget modéré avec Aeroflot ! qu'en pensez vous ? Pourquoi un tel écart de prix entre elle et les autres ??
Par ailleurs, je vais avoir une escale de 6 à 7 heures à L'aeroport de moscou... Aussi, la zone de transit est-elle confortable ? sieges ? dormir par terre ? et surtout y a t-il de prises exploitables pour brancher un ordinateur et faire passer le temps ? prises russes spéciales ?
Merci à tous pour votre aide !
Par ailleurs, je vais avoir une escale de 6 à 7 heures à L'aeroport de moscou... Aussi, la zone de transit est-elle confortable ? sieges ? dormir par terre ? et surtout y a t-il de prises exploitables pour brancher un ordinateur et faire passer le temps ? prises russes spéciales ?
Merci à tous pour votre aide !
Key West au moment de la Fantasy Fest avec des enfants? English translation pending
Bonsoir voilà nous partons un peu plus de 15 jours en Floride à la toussaint 2012 , j'ai déjà quasiment tout mon itinéraire de fait😉Merci le forum mais comme Corsair a annulé nos vols , nous avons changé un peu le programme.
Nous partons 2jours plus tôt par contre je suis bloquée par un hôtel déjà réservé et non modifiable sur Miami .
Donc nous arrivons un mercredi soir à 17H30 à Miami et devons être le vendredi soir à Miami south beach , comme je n'avais pas réussi à intégrer Key west, j'ai bien sûr pensé à commencer par ça mais je me suis rendue compte qu'il y avait la fantasy fest à cette période.
Est-ce que qqn connaît?
J'ai vu les photos, je me dis que ce n'est peut-être pas très indiqué avec des enfants?
Enfin au niveau du timing ça va quand même être chaud alors je me dis que si c'est pour être noyé par la foule on ferait peut-être mieux de se contenter de n'aller que jusqu'à Marathon .
La 1 ère nuit, je pense la passer autour de l'aéroport car avec une arrivée à 17H30 , le temps de passer la douane et de récupérer la voiture il sera vers 20H,20H30.
Le lendemain départ de bonne heure pour faire une 1 ère visite dans les everglades :Anhiga trail et ferme aux crocodiles avec tour en airboat, début d'am départ pour Key west arrivée à l'hôtel vers 16/17 H petit plongeon dans la piscine si on a le temps et couché de soleil et soirée à Mallory square
dans l'ambiance de Fantasy fest.
Le lendemain matin on repart vers Miami en s'arrêtant à Bahia Honda et un peu plus loin sur Islamorada je crois à une Marina où on peut nourrir des tarpons.
Voilà ça c'est l'option avec Key west en sachant qu'au niveau budget sur Key west on ne peut s'offrir que le days inn qui est bien excentré , j'ai vu que l'hôtel propose une navette mais pas sûr qu'elle fonctionne le soir tard donc on risque de pas mal galérer en voiture avec la FANTASY FEST;
L'autre option, on ne va pas jusqu'à KEY WEST, on prend plus notre temps sur la route des keys et on se choisit un plus bel hôtel vers Marathon par exemple en bullant un peu plus à l'hôtel.
Voilà si certains connaissent et peuvent me donner leur avis .
En fait si il n'y avait pas eu la fantasy fest j'aurais sûrement choisi l'option Key west mais j'ai peur qu'on perde bcq de temps avec la foule.
Merci d'avance pour votre aide.
Itinéraire dans l'Ouest canadien du 11 au 19 juin English translation pending
Bonjour,
J'ai une idée un peu plus précise de mon itinéraire pour mon voyage dans l'ouest mais il me reste encore quelques questions...
Ce sera du 11-19 juin donc 8 jours complets.
Vol Montréal-Calgary.
Direction Banff (en auto).2nuits (peyto, Louise lake, Morraine...)
On poursuit jusqu'à Jasper par la route des glaciers.2-3 nuits(maligne lake, glacier Athabaska)
De là, on roulera direction Vancouver.Arrêt possible à Kamloops.Arrêt certain à Lynn Valley et à Whistler.
On ne visitera pas la ville de Vancouver, on va plutôt prendre le ferry jusqu'à Victoria.1-2 nuits.
Vol Vancouver-Montréal.
* *Savez-vous combien peut coûter la traversée de la route des glaciers..À cause des péages. * *Faut-il réserver le ferry à ces dates? Et les hôtels?? * *Kamloops vaut-il la peine d'être visité? * *Mon père est âgé mais il peut marcher tranquillement.Dans les parcs, est-ce facile de se déplacer? Serait-ce mieux de louer une chaise roulante?
Merci beaucoup ..
* *Savez-vous combien peut coûter la traversée de la route des glaciers..À cause des péages. * *Faut-il réserver le ferry à ces dates? Et les hôtels?? * *Kamloops vaut-il la peine d'être visité? * *Mon père est âgé mais il peut marcher tranquillement.Dans les parcs, est-ce facile de se déplacer? Serait-ce mieux de louer une chaise roulante?
Merci beaucoup ..
Que faire aux Philippines en quinze jours avec un enfant de 3 ans (belles plages, snorkeling et nature)? English translation pending
Bonjour à tous,
tout d'abord merci pour vos précieux conseils. Après avoir hésité, nous partons pour 15 jours environ aux Philippines fin juillet mi août, avec notre pitchoun de 3 ans.Nous sommes déjà partis en A.S.E avec lui plusieurs fois ( Thailande, Malaisie, Bali et Singapour). Cependant, petit problème, j'essaie de créer un itinéraire mais impossible ! J'ai voulu me procurer un guide de voyage ( le Lonely par ex) mais la nouvelle édition parait fin juin😠. Je vais donc attendre un peu pour l'acheter.C'est là que j'ai besoin de votre aide pour préparer notre itinéraire :
Que pourrait-on faire en 15 jours sans trop de déplacements( même si cela risque d'être difficile) avec belles plages de sable blanc, spots de snorkeling et coins nature pour marcher/visiter un peu ? Par exemple, nous avons adoré les Gili en Indo et détesté les Perhentians...
Palawan me fait rêver mais il n'y a rien de sûr au niveau palu. Si possible des endroits comportant au moins un dispensaire ou hopital assez proche ( on ne sait jamais).Les Philippines ont l'air si belles que je suis paumée entre : Boracay, Panglao, Bantayan, Palawan, Siquijor et les autres...
Merci et bonne journée
tout d'abord merci pour vos précieux conseils. Après avoir hésité, nous partons pour 15 jours environ aux Philippines fin juillet mi août, avec notre pitchoun de 3 ans.Nous sommes déjà partis en A.S.E avec lui plusieurs fois ( Thailande, Malaisie, Bali et Singapour). Cependant, petit problème, j'essaie de créer un itinéraire mais impossible ! J'ai voulu me procurer un guide de voyage ( le Lonely par ex) mais la nouvelle édition parait fin juin😠. Je vais donc attendre un peu pour l'acheter.C'est là que j'ai besoin de votre aide pour préparer notre itinéraire :
Que pourrait-on faire en 15 jours sans trop de déplacements( même si cela risque d'être difficile) avec belles plages de sable blanc, spots de snorkeling et coins nature pour marcher/visiter un peu ? Par exemple, nous avons adoré les Gili en Indo et détesté les Perhentians...
Palawan me fait rêver mais il n'y a rien de sûr au niveau palu. Si possible des endroits comportant au moins un dispensaire ou hopital assez proche ( on ne sait jamais).Les Philippines ont l'air si belles que je suis paumée entre : Boracay, Panglao, Bantayan, Palawan, Siquijor et les autres...
Merci et bonne journée
Tanzanie en self drive English translation pending
Bonjour à tous !!
Après avoir fait la Namibie puis Namibie - Botswana et Zimbabwe en self drive, nous (ma copine et moi) aimerions faire la Tanzanie de la même manière, mais le forum est pauvre (à part Franky) en information sur ce sujet...
Je souhaiterais donc savoir si quelqu'un peut nous renseigner sur ce mode de voyage en Tanzanie ?
- > Quel loueur de voiture ? - > Dans quels parcs pouvons nous entrer sans guide - > Quels sont les campsites, et quel est le prix ?
Par avance merci de votre aide
Rafa
Après avoir fait la Namibie puis Namibie - Botswana et Zimbabwe en self drive, nous (ma copine et moi) aimerions faire la Tanzanie de la même manière, mais le forum est pauvre (à part Franky) en information sur ce sujet...
Je souhaiterais donc savoir si quelqu'un peut nous renseigner sur ce mode de voyage en Tanzanie ?
- > Quel loueur de voiture ? - > Dans quels parcs pouvons nous entrer sans guide - > Quels sont les campsites, et quel est le prix ?
Par avance merci de votre aide
Rafa
Infos prix/budget routard en avril 2012 pour la Birmanie English translation pending
Bonjour,
de retour de birmanie voici quelques infos des prix pratiques en ce mois d'avril... pour ceux qui veulent prevoir leur budget
attention ceux sont les prix minimum (il faut parfois negocier) que j'ai trouve pour un touriste classique qui ne parle pas la langue locale et qui debarque pour la premiere fois...
1 dollars US ce change a environ 820 kyats (ks) a yangoon (le taux est moins bon ailleurs), les euros environ 1020-1050 (je crois), a mon avis inutile de changer dans la rue le taux est a peine mieux que dans les banques et j'ai croise bcp de touristes qui se sont fait avoirs par les changeurs de rue : donc aller dans les banques (ne pas suivre ce que dit le LP)
Attention vos billets en dollars doivent etre absolument comme neuf sinon ils seront refusee... les grosse coupures de 100 ce changent a un meilleur taux que les autres... J'ai vu des ATM en constructions, mais ils sont pas encore en fonction...
chambre dans une petite guest house ou un petit hotel : on trouve pratiquement partout a partir de 5 dollars par personne, attention de nombreuses GH n'ont pas le droit de recevoir les etrangers... donc vous devrait peut-etre en faire plusieurs avant de trouver... Dans certaines zones tres touristiques il faudra monter a 8 dollars Sauf si vous voulez rencontrer d'autres voyageurs/lecteurs du LP, fuyez les adresses petit budget mentionnees dans ce guide, elles ont presques toutes multiplier leurs prix par 2 ou 3!!! sans pour autant ameliorer la qualite ce qui en fait un des plus mauvais rapport qualite prix d'asie du sud est a mon avis...
location d'un velo (vieux velo chinois) a la journee : 1000 a 2000 ks petit plat de base dans la rue : a partir de 600 ks minimum (jusqu'a 3500 ks pour un plat plus sophistique ou dans un petit resto un peu touristique), a bagan je conseil le spice restaurant, a Inle le 4 sister's 1 bouteille d'eau : 250 a 300ks 1 biere Mandalay (au moins 1200 ks) biere myanmar au moins 1500 ks course en taxi dans yangoon : 3000 ks bus local dans yangoon : 50 a 100 ks deserte aeroport : taxi 5000 ks bus local 200 ks qq ex de prix de trajets en bus/train: bago-thazi en train 3eme classe 8000 ks, bagan-yangoon en bus 15000 ks, yangoon-golden rock 5500 ks en pick-up, plage de chaung tha-yangoon 6000 ks.... Attention les hotels ou agences qui font la resa pour vous prenne bien sur une petite commission... mais elle est parfois tres exageree... court trajet en moto taxi : 500 a 1500 ks, moto taxi a la demi journee a partir de 5000 ks Voila, sinon comme le pays commence lentement a s'ouvrir au tourisme, les birmans sont en general tres sympas accueillants, et asser curieux, ils ne sont pas encore blazes comme les thai par exemple (je dis pas pour autant qu'ils sont pas sympas), mais il y asser peu de monde qui parle anglais... en esperant que cela soit utile a quelqu'un...
chambre dans une petite guest house ou un petit hotel : on trouve pratiquement partout a partir de 5 dollars par personne, attention de nombreuses GH n'ont pas le droit de recevoir les etrangers... donc vous devrait peut-etre en faire plusieurs avant de trouver... Dans certaines zones tres touristiques il faudra monter a 8 dollars Sauf si vous voulez rencontrer d'autres voyageurs/lecteurs du LP, fuyez les adresses petit budget mentionnees dans ce guide, elles ont presques toutes multiplier leurs prix par 2 ou 3!!! sans pour autant ameliorer la qualite ce qui en fait un des plus mauvais rapport qualite prix d'asie du sud est a mon avis...
location d'un velo (vieux velo chinois) a la journee : 1000 a 2000 ks petit plat de base dans la rue : a partir de 600 ks minimum (jusqu'a 3500 ks pour un plat plus sophistique ou dans un petit resto un peu touristique), a bagan je conseil le spice restaurant, a Inle le 4 sister's 1 bouteille d'eau : 250 a 300ks 1 biere Mandalay (au moins 1200 ks) biere myanmar au moins 1500 ks course en taxi dans yangoon : 3000 ks bus local dans yangoon : 50 a 100 ks deserte aeroport : taxi 5000 ks bus local 200 ks qq ex de prix de trajets en bus/train: bago-thazi en train 3eme classe 8000 ks, bagan-yangoon en bus 15000 ks, yangoon-golden rock 5500 ks en pick-up, plage de chaung tha-yangoon 6000 ks.... Attention les hotels ou agences qui font la resa pour vous prenne bien sur une petite commission... mais elle est parfois tres exageree... court trajet en moto taxi : 500 a 1500 ks, moto taxi a la demi journee a partir de 5000 ks Voila, sinon comme le pays commence lentement a s'ouvrir au tourisme, les birmans sont en general tres sympas accueillants, et asser curieux, ils ne sont pas encore blazes comme les thai par exemple (je dis pas pour autant qu'ils sont pas sympas), mais il y asser peu de monde qui parle anglais... en esperant que cela soit utile a quelqu'un...
Douze jours en Russie! English translation pending
Salut :)
Je viens de passer 12 jours en Russie pour le boulot. J'ai eu le temps de visiter un peu (3 jours à Moscou notamment) et comme à mon habitude, j'ai pris des tonnes de photos :) J'ai créer un blog à l'occasion ( http://12jours-russie.blogspot.fr/ ), et je vous posterais ici les meilleures photos ;) N'hésitez pas à me poser des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre (dans la mesure du possible ;) )
Une superbe expérience ce voyage, c'est un pays très sympa et différent... dépaysement totale. Moscou, une ville immense, folle. Le reste (Voronezh, Rostov, Krasnodar), encore différent. Bref, c'était bien cool.
Je viens de passer 12 jours en Russie pour le boulot. J'ai eu le temps de visiter un peu (3 jours à Moscou notamment) et comme à mon habitude, j'ai pris des tonnes de photos :) J'ai créer un blog à l'occasion ( http://12jours-russie.blogspot.fr/ ), et je vous posterais ici les meilleures photos ;) N'hésitez pas à me poser des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre (dans la mesure du possible ;) )
Une superbe expérience ce voyage, c'est un pays très sympa et différent... dépaysement totale. Moscou, une ville immense, folle. Le reste (Voronezh, Rostov, Krasnodar), encore différent. Bref, c'était bien cool.
Bornéo entre jungle et océan English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.
Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.

Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.
Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.

Premières bulles chez les junkies
Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.
Balade en aquarium
Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.

Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.

Le jour où Grisemote devint une légende.
Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.

Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.

Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !

Nasiques à gogo
Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !
La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.

Impitoyable Jungle
Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …
Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »
A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …

Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.

Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.

Marchons sous la pluie
Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.

Larmes de volcans
Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.
Viens chez moi, j’habite dans une « long house »
La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.
Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !

Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !

Tip of Bornéo : la plage du bout du monde
Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.

Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !

Bako : la jungle pour les nuls
Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.
Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.

La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers
Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.
Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.
- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.
- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir
- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !
- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.

Kuching : le retour
Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.

Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.

Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.

Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant
Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.

Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.

Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.
Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.

Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.
Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.
C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …
Gilles 23/04/2012 1H34
DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Suède - Finlande - Norvège en camping-car English translation pending
Bonjour 🙂
Nous partons en Suède .... puis laponie Finlandaise et Nord de la Norvège en juin 2012 pour 5 semaines Nous aimerions avoir des renseignements sur :
1/ Le tarif du pont entre Copenhague et Malmoe pour un cc de moins de 6m. 2/ L'alimentation locale .... au niveau des super market est-il facile de s'y repérer 3/ Les locaux sont-ils demandeurs de produit qu'ils ne peuvent pas acheter chez eux (alcool, cigarette) 4/ Les coins peu touristiques .... mais attrayants 5/ La route côtière semble avoir de bonnes routes quant est-il des axes intérieurs
Merci de nous aider à préparer ce voyage.
Nous partons en Suède .... puis laponie Finlandaise et Nord de la Norvège en juin 2012 pour 5 semaines Nous aimerions avoir des renseignements sur :
1/ Le tarif du pont entre Copenhague et Malmoe pour un cc de moins de 6m. 2/ L'alimentation locale .... au niveau des super market est-il facile de s'y repérer 3/ Les locaux sont-ils demandeurs de produit qu'ils ne peuvent pas acheter chez eux (alcool, cigarette) 4/ Les coins peu touristiques .... mais attrayants 5/ La route côtière semble avoir de bonnes routes quant est-il des axes intérieurs
Merci de nous aider à préparer ce voyage.
Cabine intérieure du MSC Musica English translation pending
je viens de recevoir mon numéro de cabine ayant prix une cabine intérieure garantie.
Nous serons sur le pont 12 cabine 12199 donc tout au fond du bâteau sur le msc musica.
Quelqu'un peut-il me dire si nous sommes bien placés?
Merci
Hôtel Be Live Las Morlas, Varadero (2 au 9 mars 2012) English translation pending
Be Live Las Morlas, Varadero, Cuba
Ma femme et moi sommes allés à cet hôtel tout-inclus du 2 au 9 mars 2012. Il est clair qu’il ne s’agit pas ici d’un 4 ni d’un 5 étoiles : 3 au gros max. L’Hôtel est avant tout amical et chaleureux, mais il est dû pour un coup de pinceau un peu partout. C’est vieux, mais intime : seulement 150 chambres. La clientèle venait surtout du Canada, de l’Allemagne, de la Russie, de la Croatie/Serbie et de l’Italie. Étant donné les bas prix des forfaits de l’hôtel, la clientèle est peu raffinée. Par contre, le Las Morlas n’est qu’à quelques minutes à pied du centre-ville de Varaderro. Voici donc nos observations.
Check in/out
Le check in s’est passé sans problème et rapidement. Le personnel nous a même laissé changer de chambre, car la première n’avait pas une belle vue. Par contre, au check out, nous avons trouvé que le personnel n’était pas en mesure de nous répondre précisément sur les procédures de départ. Un conseil : si vous voulez garder la chambre après les heures normales de check out lors de votre dernière journée, faites-le savoir le plus tôt possible au personnel, ce que nous n’avons pas fait… Le personnel de l’accueil était somme toute accueillant, sauf une dame en question qui n’avait aucune façon. Devant des problèmes, le personnel ne peu rarement faire quelque chose : les Cubains sont très procéduraux au niveau de l’administration et ne dérogent point pour accommoder les clients même si des solutions simples et gratuites pouvaient être appliquées. Au comptoir, on vous change rapidement 20$ can pour 18 ou 17 cuc.
Restos
Il n’y a qu’un autre resto hormis le buffet principal et il n’est pas toujours ouvert. Le buffet est simple, petit. La bouffe est peu variée (eh, vous êtes à Cuba!), ce qui ne nous dérangeait pas, mais par contre, elle était souvent tiède, voire froide. Il n’y pas de service le midi sauf celui de desserte de table : si vous voulez quelque chose, vous vous levez et vous servez! Vous allez même couler votre bière-pression à loisir, ce qui cause un problème d’hygiène quand les gens y retournent souvent sans changer de verre… Certains se présentent aux cuisines en camisoles sales et en sandales pleines de sable pour le repas du soir. Il n’y a pas de code vestimentaire pour aller manger, ce qui fait défaut selon moi. J’ai vu beaucoup de gens toucher à la nourriture et la remettre sur les plateaux devant le personnel de la cuisine qui ne bronchait pas.
Pour ce qui est du seul resto à la carte, c’est plus qu’ordinaire. Rien de spécial : steak, thon… Mais le service était bien.
Le snack bar de la plage n’est pas souvent ouvert, mais c’est bon : paella, porc, poulet, burgers, etc. Très bien avec une petite bière bien froide. Le chef grillardin est un spectacle en soi.
Chambre
Nous avons eu la chambre 239 au début, mais elle ne nous plaisait pas puisqu’elle était juste au-dessus de la ventilation des cuisines et que la vue du balcon était plus que moche. On nous a gentiment offert la 417; d’ailleurs, je vous recommande de prendre une chambre à cet étage si vous voulez avoir une belle vue sur la mer. Les chambres sont vieilles et petites, mais très propres. Notre femme de chambre, Sonia, était un ange et nous a très bien servis; nous lui laissions 2 cuc par jour. Les chambres régulières ont des lits jumeaux. Bien qu’il y ait un frigo, ce dernier est vide : vous devez aller à la réception pour le faire remplir et on vous y offre pour 10 cuc : 1 bouteille de rhum brun, 10 cannettes de bière Cristal, ce qui n’est pas cher. La chambre manque malgré tout d’équipement de base : horloge/réveille-matin, fer et planche à repasser, cafetière. Il s’agit de chambreur pour fumeur. La TV fonctionnait bien, l’air climatisé aussi et il y avait de l’eau chaude sans problème. La chambre manquait de luminosité. Aucune chambre n’est à l’abri de l’animation de soirée, mais, heureusement, celle-ci s'arrête à 22h et on peut dormir calmement. Le coffret de sûreté est offert avec la chambre.
Plage
Magnifique! Il y a assez de palapas et de transat s pour tous : pas besoin de se lever à 6h pour les réserver. Le sable est fin et doré. À marrée basse, on peut marcher 100m dans l’eau. L’eau est bleu et claire sauf évidemment quand le vent se lève. On peut faire de très longue marche sur la plage, c’est très agréable. Le life guard est actif, mais devient dérangeant quand il veut vous vendre des cigares… les vendeurs itinérants sous peu nombreux et pas harcelant du tout. Au snack bar dont je parlais dans le paragraphe des restos, il y a un petit bar qui s’appelle El Chiringuito et qui est ouvert de 10h à 17h tous les jours, contrairement au resto. Les barmans sont peu souriants et ne changent pas d’attitude même avec de généreux pourboires : j’ai donc cessé d’en donner et de faire comme les autre touristes. Dommage!
Je veux dénoncer les idiots, toutes nationalités confondues, qui ne respectent pas l’environnement et qui laissent sur le beau sable cubain, mégots, verres vides, papiers, pailles…
Bars
Celui du lobby s’appelle La Sirena. On y sert de très bons cafés et beaucoup de cocktails. Jorgue le barman est super. Celui de la piscine et du théâtre s’appelle La Ajugar. Il est correct, tout au plus. Ceux qui ont fréquenté la disco m’ont rapporté que le DJ offre aux clients de l’hôtel un souper aux langoustes chez lui pour 15 cuc. Plusieurs y sont allés et ont aimé.
Loisirs
Nous avons fait l’excursion à La Havane offerte par l’hôtel (67 cuc/pers), mais ne vous la recommandons pas, car il s’agit plutôt du tour d’endoctrinement officiel du parti. On ne visite que peu, on ne nous laisse que 20 min pour visiter un musée et on finit toujours par nous faire descendre là où il y a des boutiques de souvenirs ou des marchés aux puces. Si vous voulez voir La Havane, louez une auto à 4 et allez y pour une nuit.
Devant les hôtels de Varadero passe un autobus à 2 planchers : 5 cuc/pers pour toute la journée. C’est très agréable pour visiter, mais les bus du circuit sont souvent bondés. Il vous faudra près de 3 h pour faire le circuit aller-retour.
Si vous prenez un taxi, ne soyez pas étonné que le prix de la course change en chemin : ils ont toujours une explication pour vous dire que vous avez mal compris. Le mieux est de prendre un taxi à 4 ou à 5 : le chauffeur s’obstine moins.
Banque
À 100m de l’hôtel, il y a une petite banque. N’y allez pas le lundi matin. Arrivez tôt, car il y a souvent une ligne à l’extérieur. J’ai eu 136 cuc pour 140$ can. En ville, il y aussi 3 autres banques dont 2 pour les touristes : le taux de change y est le même. La première est sise directement au coin de la 38e rue et de la Principale, la deuxième un peu plus au sud sur la 38e (les Cubains y ont accès et il y avait plus d’attente) et la dernière au coin de la 30e et le Principale.
Ne payez pas plus de 800$can / sem si vous y allez en basse saison.
Ma femme et moi sommes allés à cet hôtel tout-inclus du 2 au 9 mars 2012. Il est clair qu’il ne s’agit pas ici d’un 4 ni d’un 5 étoiles : 3 au gros max. L’Hôtel est avant tout amical et chaleureux, mais il est dû pour un coup de pinceau un peu partout. C’est vieux, mais intime : seulement 150 chambres. La clientèle venait surtout du Canada, de l’Allemagne, de la Russie, de la Croatie/Serbie et de l’Italie. Étant donné les bas prix des forfaits de l’hôtel, la clientèle est peu raffinée. Par contre, le Las Morlas n’est qu’à quelques minutes à pied du centre-ville de Varaderro. Voici donc nos observations.
Check in/out
Le check in s’est passé sans problème et rapidement. Le personnel nous a même laissé changer de chambre, car la première n’avait pas une belle vue. Par contre, au check out, nous avons trouvé que le personnel n’était pas en mesure de nous répondre précisément sur les procédures de départ. Un conseil : si vous voulez garder la chambre après les heures normales de check out lors de votre dernière journée, faites-le savoir le plus tôt possible au personnel, ce que nous n’avons pas fait… Le personnel de l’accueil était somme toute accueillant, sauf une dame en question qui n’avait aucune façon. Devant des problèmes, le personnel ne peu rarement faire quelque chose : les Cubains sont très procéduraux au niveau de l’administration et ne dérogent point pour accommoder les clients même si des solutions simples et gratuites pouvaient être appliquées. Au comptoir, on vous change rapidement 20$ can pour 18 ou 17 cuc.
Restos
Il n’y a qu’un autre resto hormis le buffet principal et il n’est pas toujours ouvert. Le buffet est simple, petit. La bouffe est peu variée (eh, vous êtes à Cuba!), ce qui ne nous dérangeait pas, mais par contre, elle était souvent tiède, voire froide. Il n’y pas de service le midi sauf celui de desserte de table : si vous voulez quelque chose, vous vous levez et vous servez! Vous allez même couler votre bière-pression à loisir, ce qui cause un problème d’hygiène quand les gens y retournent souvent sans changer de verre… Certains se présentent aux cuisines en camisoles sales et en sandales pleines de sable pour le repas du soir. Il n’y a pas de code vestimentaire pour aller manger, ce qui fait défaut selon moi. J’ai vu beaucoup de gens toucher à la nourriture et la remettre sur les plateaux devant le personnel de la cuisine qui ne bronchait pas.
Pour ce qui est du seul resto à la carte, c’est plus qu’ordinaire. Rien de spécial : steak, thon… Mais le service était bien.
Le snack bar de la plage n’est pas souvent ouvert, mais c’est bon : paella, porc, poulet, burgers, etc. Très bien avec une petite bière bien froide. Le chef grillardin est un spectacle en soi.
Chambre
Nous avons eu la chambre 239 au début, mais elle ne nous plaisait pas puisqu’elle était juste au-dessus de la ventilation des cuisines et que la vue du balcon était plus que moche. On nous a gentiment offert la 417; d’ailleurs, je vous recommande de prendre une chambre à cet étage si vous voulez avoir une belle vue sur la mer. Les chambres sont vieilles et petites, mais très propres. Notre femme de chambre, Sonia, était un ange et nous a très bien servis; nous lui laissions 2 cuc par jour. Les chambres régulières ont des lits jumeaux. Bien qu’il y ait un frigo, ce dernier est vide : vous devez aller à la réception pour le faire remplir et on vous y offre pour 10 cuc : 1 bouteille de rhum brun, 10 cannettes de bière Cristal, ce qui n’est pas cher. La chambre manque malgré tout d’équipement de base : horloge/réveille-matin, fer et planche à repasser, cafetière. Il s’agit de chambreur pour fumeur. La TV fonctionnait bien, l’air climatisé aussi et il y avait de l’eau chaude sans problème. La chambre manquait de luminosité. Aucune chambre n’est à l’abri de l’animation de soirée, mais, heureusement, celle-ci s'arrête à 22h et on peut dormir calmement. Le coffret de sûreté est offert avec la chambre.
Plage
Magnifique! Il y a assez de palapas et de transat s pour tous : pas besoin de se lever à 6h pour les réserver. Le sable est fin et doré. À marrée basse, on peut marcher 100m dans l’eau. L’eau est bleu et claire sauf évidemment quand le vent se lève. On peut faire de très longue marche sur la plage, c’est très agréable. Le life guard est actif, mais devient dérangeant quand il veut vous vendre des cigares… les vendeurs itinérants sous peu nombreux et pas harcelant du tout. Au snack bar dont je parlais dans le paragraphe des restos, il y a un petit bar qui s’appelle El Chiringuito et qui est ouvert de 10h à 17h tous les jours, contrairement au resto. Les barmans sont peu souriants et ne changent pas d’attitude même avec de généreux pourboires : j’ai donc cessé d’en donner et de faire comme les autre touristes. Dommage!
Je veux dénoncer les idiots, toutes nationalités confondues, qui ne respectent pas l’environnement et qui laissent sur le beau sable cubain, mégots, verres vides, papiers, pailles…
Bars
Celui du lobby s’appelle La Sirena. On y sert de très bons cafés et beaucoup de cocktails. Jorgue le barman est super. Celui de la piscine et du théâtre s’appelle La Ajugar. Il est correct, tout au plus. Ceux qui ont fréquenté la disco m’ont rapporté que le DJ offre aux clients de l’hôtel un souper aux langoustes chez lui pour 15 cuc. Plusieurs y sont allés et ont aimé.
Loisirs
Nous avons fait l’excursion à La Havane offerte par l’hôtel (67 cuc/pers), mais ne vous la recommandons pas, car il s’agit plutôt du tour d’endoctrinement officiel du parti. On ne visite que peu, on ne nous laisse que 20 min pour visiter un musée et on finit toujours par nous faire descendre là où il y a des boutiques de souvenirs ou des marchés aux puces. Si vous voulez voir La Havane, louez une auto à 4 et allez y pour une nuit.
Devant les hôtels de Varadero passe un autobus à 2 planchers : 5 cuc/pers pour toute la journée. C’est très agréable pour visiter, mais les bus du circuit sont souvent bondés. Il vous faudra près de 3 h pour faire le circuit aller-retour.
Si vous prenez un taxi, ne soyez pas étonné que le prix de la course change en chemin : ils ont toujours une explication pour vous dire que vous avez mal compris. Le mieux est de prendre un taxi à 4 ou à 5 : le chauffeur s’obstine moins.
Banque
À 100m de l’hôtel, il y a une petite banque. N’y allez pas le lundi matin. Arrivez tôt, car il y a souvent une ligne à l’extérieur. J’ai eu 136 cuc pour 140$ can. En ville, il y aussi 3 autres banques dont 2 pour les touristes : le taux de change y est le même. La première est sise directement au coin de la 38e rue et de la Principale, la deuxième un peu plus au sud sur la 38e (les Cubains y ont accès et il y avait plus d’attente) et la dernière au coin de la 30e et le Principale.
Ne payez pas plus de 800$can / sem si vous y allez en basse saison.
Itinéraire de huit jours en Gaspésie English translation pending
Bonjours,
Nous sommes en train d'organiser notre prochain voyage au canada pour Aout 2012... Nous irons dans la région de Charlevoix, puis nous voudrions aller en Gaspésie... C'est là que nous avons besoin de votre aide parce qu'on a des difficultés à établir notre itinéraire....
Nous finissons la région de Charlevoix par Bergeronne
Quel est le mieux pour la traversée? Forestville vers Rimouski?
Nous avions pensé faire comme ca: J1: Traversée Forestvile vers Rimouski. Puis route vers le parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspésie J2: Parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspesie J3: parc de la gaspesie vers perce. Nuit a perce J4: perce puis route vers le parc national de forillon. Nuit au parc de Forillon J5: parc national de forillon. Nuit au parc national de forillon J6: Parc national de forillon vers Baie des chaleurs. Nuit a baie des chaleurs J7: baie des chaleurs vers parc aux bics J8: parc aux bics J9: ensuite départ vers montreal...
Qu'en pensez vous?? On est branché randos, nature... on voudrait faire le moins de voiture possible... Du coup, est ce que vous pouvez nous dire si on aura le tps de bien profiter en faisant comme ca?
On est preneur: - d'idée de belle randos, activités(...) à faire dans chaque endroit ou on s'arrete - si vous avez de bonnes adresse pour dormir (B&B, camping... on est plutot petit budget)
Merci de nous aider...en 8 jours, on voudrait en voir le maximum..!!!!!
Quel est le mieux pour la traversée? Forestville vers Rimouski?
Nous avions pensé faire comme ca: J1: Traversée Forestvile vers Rimouski. Puis route vers le parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspésie J2: Parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspesie J3: parc de la gaspesie vers perce. Nuit a perce J4: perce puis route vers le parc national de forillon. Nuit au parc de Forillon J5: parc national de forillon. Nuit au parc national de forillon J6: Parc national de forillon vers Baie des chaleurs. Nuit a baie des chaleurs J7: baie des chaleurs vers parc aux bics J8: parc aux bics J9: ensuite départ vers montreal...
Qu'en pensez vous?? On est branché randos, nature... on voudrait faire le moins de voiture possible... Du coup, est ce que vous pouvez nous dire si on aura le tps de bien profiter en faisant comme ca?
On est preneur: - d'idée de belle randos, activités(...) à faire dans chaque endroit ou on s'arrete - si vous avez de bonnes adresse pour dormir (B&B, camping... on est plutot petit budget)
Merci de nous aider...en 8 jours, on voudrait en voir le maximum..!!!!!
Voyage en Angleterre d'un mois en novembre-décembre: hébergement? English translation pending
Bonjour!
Je suis une québecoise qui viste l'europe depuis le debut de cette année et je compte terminer cette aventure en angleterre a la fin novembre jusqu'au 20 decembre 2012 environ.
J'aimerais savoir si quelqu'un aurais de bon plan a me conseillé. Surtout concernant l'hebergement. Je voudrais passée beaucoup de temps a Londres qui est ma ville péféré mais aussi voyager un peu autour. Je serais heureuse de vivre en famille ou en colocation si cela est possible. Je n'est pas de visa pour travailler la-bas, mais si je pourrais aider comme au pair ou de petit travaille au noir sa me fera plaisir! J'ai un petit budget, donc oublions les 4 étoiles... ;)
J'attends vos idées.
Merci a tout le monde!
J'aimerais savoir si quelqu'un aurais de bon plan a me conseillé. Surtout concernant l'hebergement. Je voudrais passée beaucoup de temps a Londres qui est ma ville péféré mais aussi voyager un peu autour. Je serais heureuse de vivre en famille ou en colocation si cela est possible. Je n'est pas de visa pour travailler la-bas, mais si je pourrais aider comme au pair ou de petit travaille au noir sa me fera plaisir! J'ai un petit budget, donc oublions les 4 étoiles... ;)
J'attends vos idées.
Merci a tout le monde!
Liaison Bangkok - Siem Reap pour mai 2012: bus/bateau/avion? English translation pending
Bonjour,
Nous serons en escale à BKK 1 semaine en mai et souhaitons en profiter pour nous rendre au Cambodge visiter les sites d'angkor et si possible passer un peu de temps sur le mékong à la découverte des villages flottants. Nous avons 5 jours devant nous.
1/Quels moyens de transport est le plus simple (rapport temps/prix) pour faire BKK _ Siam Rep au mois de mai. J'ai lu beaucoup de choses: _Par bus: peu encourageant d'apres les differents posts (route defectueuse, conducteur inconscient, passage frontière long, visa compliqué, saison des pluies, à minima 10h)...mais il semble que la route a été refaite, sera t-elle sous l'eau au mois de mai?
_Combiner Avion et bus: BKK-PP par avion (environ 50 € A/R - 2 heures) puis PP - Siam rep par bus (Enciron 25€ A/R - 7h de trajet)
_Direct BKK _ Siam REP en Avion - environ 180€ A/R - 1H30
2/Que pouvons-nous faire, dans le laps de temps qu'il nous reste (1 jour), pour décourir un bout de la vie le long du mékong?
_Certains parlent de KOMPONG PHHLUK ou de KOMPONG KHLEANG, comment peut-on rejoindre ces endroits, est-ce envisageable au mois de mai. Qu'elle est le niveau du lac?
Par avance un grand merci pour votre aide
M
Nous serons en escale à BKK 1 semaine en mai et souhaitons en profiter pour nous rendre au Cambodge visiter les sites d'angkor et si possible passer un peu de temps sur le mékong à la découverte des villages flottants. Nous avons 5 jours devant nous.
1/Quels moyens de transport est le plus simple (rapport temps/prix) pour faire BKK _ Siam Rep au mois de mai. J'ai lu beaucoup de choses: _Par bus: peu encourageant d'apres les differents posts (route defectueuse, conducteur inconscient, passage frontière long, visa compliqué, saison des pluies, à minima 10h)...mais il semble que la route a été refaite, sera t-elle sous l'eau au mois de mai?
_Combiner Avion et bus: BKK-PP par avion (environ 50 € A/R - 2 heures) puis PP - Siam rep par bus (Enciron 25€ A/R - 7h de trajet)
_Direct BKK _ Siam REP en Avion - environ 180€ A/R - 1H30
2/Que pouvons-nous faire, dans le laps de temps qu'il nous reste (1 jour), pour décourir un bout de la vie le long du mékong?
_Certains parlent de KOMPONG PHHLUK ou de KOMPONG KHLEANG, comment peut-on rejoindre ces endroits, est-ce envisageable au mois de mai. Qu'elle est le niveau du lac?
Par avance un grand merci pour votre aide
M
Mauritanie - Ouagadougou en voiture, formalités, visa pour le Mali? English translation pending
Bonsoir,
Devant bientot retourner sur Ouaga, je souhaiterai y aller avec ma voiture en traversant la mauritanie, sénégal et mali.
Les tensions politiques de retour dans le sahel m'empecheront elles d'obtenir un visa pour le mali a la frontiere ?
Le carnet de passage en douane est il vraiment nécéssaire ?
Si vous avez pris cette route dernièrement, éclairez mon pessimisme ambiant !
Merci d'avance.
Quelle destination du type Bali / Koh Tao? English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une destination pour le mois d'aout prochain et je me pose plusieurs questions pour orienter mon choix, j'aimerais vos avis : J'ai visité bali (en hiver donc pas bondé de touristes) /Gili T et Koh tao / Koh phan ghan, j'ai adoré l'ambiance de ces îles (j'ai par contre detesté Koh Samui). Quelles destinations me conseilleriez-vous pour retrouver l'ambiance de ces iles ?
Contraintes : - lié au temps (si on pouvait éviter la pluie ce serait top :)) - le bugdet : ce type de destination convient très bien à mon budget (rapport qualité prix généralement bon)
=> Si vous avez des idées (en asie de préférence, mais pas du tout obligé)
Merci beaucoup !! :-)
Je suis à la recherche d'une destination pour le mois d'aout prochain et je me pose plusieurs questions pour orienter mon choix, j'aimerais vos avis : J'ai visité bali (en hiver donc pas bondé de touristes) /Gili T et Koh tao / Koh phan ghan, j'ai adoré l'ambiance de ces îles (j'ai par contre detesté Koh Samui). Quelles destinations me conseilleriez-vous pour retrouver l'ambiance de ces iles ?
Contraintes : - lié au temps (si on pouvait éviter la pluie ce serait top :)) - le bugdet : ce type de destination convient très bien à mon budget (rapport qualité prix généralement bon)
=> Si vous avez des idées (en asie de préférence, mais pas du tout obligé)
Merci beaucoup !! :-)
Retour d'un vol Kingfischer en Inde English translation pending
Bonjour,
L'inde dans le monde moderne. Je vous fais partager cette petite experience.
Nous avons réservé un vol GOA/MUMBAI/PATNA il y a quelques mois sur la compagnie Kingfischer pour un trip d'ici qq semaines.
Mardi, la compagnie nous envoie un mail ; Votre vol Mumbai/Patna est annulé.
Et c'est tout ?!?!?!😕
J'appelle la compagnie pour savoir qu'est ce qu'il se passe, et au bout de 10min l'agent KF me répond qu'il supprime cette liaison. Et c'est tout. Je lui répond que je veux être remboursé ou avoir un autre vol pour une ville dans le Bihar ou l'Uttar Pradesh comme PAR EXEMPLE Varanasi. Il part 10min et reviens en me disant qu'il ne desserve pas Benares. Et c'est tout!
Donc je demande le remboursement de la totalité du vol, car pas question de rester à Bombay (autre vols et taxis deja bookés pour la suite). Je recois un mail me dissant qu'il me rembourse les vols mais il ne parle pas de la bouffe. Je rappelle et apres une longue discussion dans un anglais que je ne comprenait pas bien, il me repond que je dois envoyer un mail. La, la.... Je me suis faché. J'ai crié. Il a finit par le faire lui même, enfin je ne suis pas remboursé encore 😕🤪
C'est dur de rentrer dans le monde moderne. Si les indiens commencent par devenir comme nous actuellement sans passer par le superservice client avant. Ca va être chouette.
Ils ont pas finit de se faire en......lé par des occidentaux qui sont de plus en plus exigeant. Bonne soirée.😉
J'appelle la compagnie pour savoir qu'est ce qu'il se passe, et au bout de 10min l'agent KF me répond qu'il supprime cette liaison. Et c'est tout. Je lui répond que je veux être remboursé ou avoir un autre vol pour une ville dans le Bihar ou l'Uttar Pradesh comme PAR EXEMPLE Varanasi. Il part 10min et reviens en me disant qu'il ne desserve pas Benares. Et c'est tout!
Donc je demande le remboursement de la totalité du vol, car pas question de rester à Bombay (autre vols et taxis deja bookés pour la suite). Je recois un mail me dissant qu'il me rembourse les vols mais il ne parle pas de la bouffe. Je rappelle et apres une longue discussion dans un anglais que je ne comprenait pas bien, il me repond que je dois envoyer un mail. La, la.... Je me suis faché. J'ai crié. Il a finit par le faire lui même, enfin je ne suis pas remboursé encore 😕🤪
C'est dur de rentrer dans le monde moderne. Si les indiens commencent par devenir comme nous actuellement sans passer par le superservice client avant. Ca va être chouette.
Ils ont pas finit de se faire en......lé par des occidentaux qui sont de plus en plus exigeant. Bonne soirée.😉
Berlin, histoire écrite à 4 mains English translation pending
Le 8 avril 2012, jour de mon anniversaire, je me suis retrouvée dans un avion en partance pour Berlin sans l'avoir prévu, ni préparé. Katelolo, mon amie et compagne de voyage m'a donné un livret contenant la discussion VF sur ce voyage. De fait, tous ceux qui ont participé à ce topic, ont été associés à mes amis qui m'ont préparé cette merveilleuse surprise. Je vous remercie toutes et tous du temps que vous avez pris à donner ces précieux conseils que nous avons suivi tout au long de notre séjour.🙂
Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.

Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.
