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Double meurtre à Koh Tao English translation pending
L'helicoptere de la police vient d'aterrir a koh tao pour constater et enqueter sur un double meurtre de "farangs" decouvert ce matin sur sairee beach 😕
A suivre
La vente d'alcool interdite au Kerala English translation pending
Le Kerala doit faire face à des problèmes d'alcoolismes de ses quelques 34 millions d'habitants. Ainsi, le gouvernement indien va interdire la vente, dans un premier temps, de l'alcool dans les bars a annoncé le chef de son exécutif.
Plus de 700 bars de l'Etat ont perdu leur licence et ne peuvent plus vendre de l'alcool. Seuls les hôtels 5 étoiles peuvent encore en servir, tous les jours sauf le dimanche. Les magasins d'Etat où l'on peut acheter de l'alcool perdront également leur licence, à raison de 10% l'an (donc dans 10 ans, ils ne vendront plus d'alcool).
Vu cette interdiction et le fait que la taxe a rapporté plus d''un milliard de dollars en 2012-2013 , les finances de l'Etat vont s'en ressentir et le secteur du tourisme s'inquiète de cette interdiction sur les touristes.
ALAIN
3 semaines en Afrique du Sud - Compte rendu d'une boucle classique English translation pending
Bonjour à tous,
Ci-dessous un petit compte rendu de notre périple Africain au cœur de l’hiver Austral. Nous sommes partis en famille (2 adultes et 3 ados de 18, 16 et 14 ans) pour un premier séjour en Afrique du Sud et un parcours très très très classique : Cape Town puis Durban / Santa Lucia / Swaziland / Kruger / Blyde et Joburg.
Merci à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage. Pour l’anecdote, on a souvent relu au cours de nos étapes, le carnet d’Eric B afin de comparer avec nos impressions du moment. C'est même devenu un classique à chaque étape : "et qu'est ce qui dit le fameux Eric B sur Santa Lucia ?..."


Le trajet, les logements, le programme…
Nuit 1 : Paris 20h50 / Dubai / Cape Town 16h15 Vols Emirates : A380 jusque Dubai (super !) puis A340 (moyen)

Nuits 2 à 6 : 5 nuits à Cape Town Nous avons loué un (superbe) appartement (Star Holiday Apartments via Booking.com) : Cuisine équipée où nous avons dîné les 5 premiers soirs, 3 chambres, 200 m², garage, ménage fait tous les 2 jours, belle vue sur le port, quartier résidentiel et bien placé. Budget un peu élevé mais justifié (10 450 zar pour 5 nuits).
http://www.starapartments.co.za/
Coté voiture, on a loué un Xtrail chez Thrifty. J’ai bien cru que la transmission allait me rester sur les bras tellement il était poussif. En plus c’est assez inconfortable pour le passager central arrière. Petite sueur froide à la fin à cause de la transmission…
Notre programme sur Cape Town :
Premier jour pour aller à Hermanus voir les baleines.
Le temps est maussade. Nous sommes passés par la très belle route de Gordon’s Bay où les baleines se baignaient en bordure de plage, puis Betty’s Bay et sa colonie de pingouins et enfin Hernanus où le resto du routard était très sympa (Zebra crossing) mais où on s’est pris une pluie lourde et tropicale…Bref, on a vite plié les gaules même si les baleines étaient bien là dans la baie (bien qu’un peu lointaines).


Deuxième journée autour de Hout Bay et de Cape Town. A 10h00 nous étions sur le port de Hout Bay pour aller voir les « seal » vers Duiker Island (attention le dernier départ de la journée en cette saison est vers 11h15). Très sympa à faire. Puis nous sommes allés chercher le King Protea aux jardins de Kirstenbosch avant de filer sur Cape Town. Déjeuner vers 15h00 sur le Water front dans une franchise pas terrible (Santa Ana Spur) puis ballade en bordure de mer. On ne s’est pas attardé car nous nous étions fixés comme règle d’être rentrés chez nous avant le coucher de soleil (vers 18h15 en cette saison). Par ailleurs on avait proposé aux enfants de visiter le Township de Langa mais l’idée n’a pas été retenue : « ça fait un peu zoo quand même ! ».












A suivre...
Ci-dessous un petit compte rendu de notre périple Africain au cœur de l’hiver Austral. Nous sommes partis en famille (2 adultes et 3 ados de 18, 16 et 14 ans) pour un premier séjour en Afrique du Sud et un parcours très très très classique : Cape Town puis Durban / Santa Lucia / Swaziland / Kruger / Blyde et Joburg.
Merci à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage. Pour l’anecdote, on a souvent relu au cours de nos étapes, le carnet d’Eric B afin de comparer avec nos impressions du moment. C'est même devenu un classique à chaque étape : "et qu'est ce qui dit le fameux Eric B sur Santa Lucia ?..."


Le trajet, les logements, le programme…
Nuit 1 : Paris 20h50 / Dubai / Cape Town 16h15 Vols Emirates : A380 jusque Dubai (super !) puis A340 (moyen)

Nuits 2 à 6 : 5 nuits à Cape Town Nous avons loué un (superbe) appartement (Star Holiday Apartments via Booking.com) : Cuisine équipée où nous avons dîné les 5 premiers soirs, 3 chambres, 200 m², garage, ménage fait tous les 2 jours, belle vue sur le port, quartier résidentiel et bien placé. Budget un peu élevé mais justifié (10 450 zar pour 5 nuits).
http://www.starapartments.co.za/
Coté voiture, on a loué un Xtrail chez Thrifty. J’ai bien cru que la transmission allait me rester sur les bras tellement il était poussif. En plus c’est assez inconfortable pour le passager central arrière. Petite sueur froide à la fin à cause de la transmission…
Notre programme sur Cape Town :
Premier jour pour aller à Hermanus voir les baleines.
Le temps est maussade. Nous sommes passés par la très belle route de Gordon’s Bay où les baleines se baignaient en bordure de plage, puis Betty’s Bay et sa colonie de pingouins et enfin Hernanus où le resto du routard était très sympa (Zebra crossing) mais où on s’est pris une pluie lourde et tropicale…Bref, on a vite plié les gaules même si les baleines étaient bien là dans la baie (bien qu’un peu lointaines).


Deuxième journée autour de Hout Bay et de Cape Town. A 10h00 nous étions sur le port de Hout Bay pour aller voir les « seal » vers Duiker Island (attention le dernier départ de la journée en cette saison est vers 11h15). Très sympa à faire. Puis nous sommes allés chercher le King Protea aux jardins de Kirstenbosch avant de filer sur Cape Town. Déjeuner vers 15h00 sur le Water front dans une franchise pas terrible (Santa Ana Spur) puis ballade en bordure de mer. On ne s’est pas attardé car nous nous étions fixés comme règle d’être rentrés chez nous avant le coucher de soleil (vers 18h15 en cette saison). Par ailleurs on avait proposé aux enfants de visiter le Township de Langa mais l’idée n’a pas été retenue : « ça fait un peu zoo quand même ! ».












A suivre...
Août 2014: Orages, moustiques et alligators, récit d'un voyage en Floride English translation pending
Prologue
En préalable, je vous propose une petite synthèse de ma préparation et du déroulé du voyage.
Les dates : Nous sommes partis à 4 (2 adultes et 2 ados) du 31 juillet au 25 août 2014.
Notre parcours :
Les guides des voyages : Guide Vert Floride : pour le côté culturel, les plans, les propositions de circuits à pied ou en voiture Guide du Routard Floride : pour les adresses et les commentaires décalés Guide Voir : pour les photos et les écorchés très bien faits.
Les récits de voyage et les blogs : (quelques uns que j'ai particulièrement aimé..., j'en ai parcouru des dizaines...) http://www.frontiereland.be/photos/floride.htm : celui qui m'a donné l'irrésistible envie de partir http://en-voyages.fr/amerique/floride-2/ http://www.carnetsdevacances.com/...ages/floride... : pour les photos, magnifiques... et sur VF le CR complet de Karibou77 : http://voyageforum.com/..._printemps_D4499465/ Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples pour préparer et patienter en attendant notre tour.
La location de voiture : Chez Hertz, une catégorie fullsize , avec Sunpass inclus.
Les hôtels:
A Miami : Loews Miami Beach (1601 Collins avenue) : en plein cœur de South Beach, tout près d’Espanola Way et de Lincoln Road Mall, avec un accès direct à la plage.

A Key West : Southernmost Hotel (1319 Duval Street) : tout au bout de Duval Street, à l’opposé de Mallory Square, avec le Southern most Beach Café directement sur la plage
A Naples : Bellasera Hotel (221 Ninth StreetSouth), en fait un système d’appart hôtel avec tout l’équipement cuisine et électroménager (notamment lave-linge et sèche-linge), en plus un service de navette gratuite dans un rayon de 3 miles (donc accès au Pier, à la plage et la 5ème rue d’ailleurs accessible également à pied)
A Saint Pete Beach : Loews Don Cesar ((3400 Gulf Boulevard) : grosse meringue rose posée sur la plage
A Universal Orlando : Loews Royal Pacific Resort (6300 Hollywood Way), pour les express pass, l’accès à pied et une heure plus tôt à Island of Adventure
A Walt Disney Word : Disney’s Beach Club Resort (1800 Epcot Resorts Boulevard), en Club Level (petit-déjeuner et boissons plus en-cas inclus), accès à pied à Epcot, beau complexe aquatique « Stormalongbay »
A Cocoa : Best Western Coacoa Inn (4225 KingStreet), petit déjeuner inclus, près de Port Canaveral pour embarquer sur le Carnival Sunshine A Fort Lauderdale : The Atlantic Hotel (601North Fort Lauderdale Beach Boulevard), en front de mer.
A bientôt pour le début du récit.
Les dates : Nous sommes partis à 4 (2 adultes et 2 ados) du 31 juillet au 25 août 2014.
Notre parcours :

Les guides des voyages : Guide Vert Floride : pour le côté culturel, les plans, les propositions de circuits à pied ou en voiture Guide du Routard Floride : pour les adresses et les commentaires décalés Guide Voir : pour les photos et les écorchés très bien faits.
Les récits de voyage et les blogs : (quelques uns que j'ai particulièrement aimé..., j'en ai parcouru des dizaines...) http://www.frontiereland.be/photos/floride.htm : celui qui m'a donné l'irrésistible envie de partir http://en-voyages.fr/amerique/floride-2/ http://www.carnetsdevacances.com/...ages/floride... : pour les photos, magnifiques... et sur VF le CR complet de Karibou77 : http://voyageforum.com/..._printemps_D4499465/ Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples pour préparer et patienter en attendant notre tour.
La location de voiture : Chez Hertz, une catégorie fullsize , avec Sunpass inclus.
Les hôtels:
A Miami : Loews Miami Beach (1601 Collins avenue) : en plein cœur de South Beach, tout près d’Espanola Way et de Lincoln Road Mall, avec un accès direct à la plage.

A Key West : Southernmost Hotel (1319 Duval Street) : tout au bout de Duval Street, à l’opposé de Mallory Square, avec le Southern most Beach Café directement sur la plage

A Naples : Bellasera Hotel (221 Ninth StreetSouth), en fait un système d’appart hôtel avec tout l’équipement cuisine et électroménager (notamment lave-linge et sèche-linge), en plus un service de navette gratuite dans un rayon de 3 miles (donc accès au Pier, à la plage et la 5ème rue d’ailleurs accessible également à pied)

A Saint Pete Beach : Loews Don Cesar ((3400 Gulf Boulevard) : grosse meringue rose posée sur la plage

A Universal Orlando : Loews Royal Pacific Resort (6300 Hollywood Way), pour les express pass, l’accès à pied et une heure plus tôt à Island of Adventure

A Walt Disney Word : Disney’s Beach Club Resort (1800 Epcot Resorts Boulevard), en Club Level (petit-déjeuner et boissons plus en-cas inclus), accès à pied à Epcot, beau complexe aquatique « Stormalongbay »

A Cocoa : Best Western Coacoa Inn (4225 KingStreet), petit déjeuner inclus, près de Port Canaveral pour embarquer sur le Carnival Sunshine A Fort Lauderdale : The Atlantic Hotel (601North Fort Lauderdale Beach Boulevard), en front de mer.
A bientôt pour le début du récit.
Turquie de l'Est - Grand tour en fourgon aménagé - 2014 English translation pending
Turquie du 2 août au 25 Août 2014
En résumé : aucun problème à suivre les frontières sud-est et est de la Turquie à condition de pas aller à la frontière. ce dernier conseil n'est valable que pour la Syrie et L'Iraq. La frontière iranienne ne pose aucun problème.
Les photos sur http://citoyenmonde.blogspot.fr/...au-30-aout-20...
les nuits (CC + 3 adultes + électricité) :Edirne : Omur Camping > Patronne pas très sympa, camping propre avec piscine. 22€ la nuitAksaray : Camping à côté d'un hôtel. Vieillot et propre, douche. 16€Karatas : Bivouac Bord de mer sur parking d'une paillote qui loue les transats et douche, mangez du Bar frais chez lui !Urfa : Nuit à l'hôtel Harran avec piscine vu la chaleur pas du luxe Dyarbakir :Bivouac entre Diarbakir et Mardin sur le parking d'un resto.Hasankef : Bivouac au bord du Tigre, baignade dans le fleuve.Lac de Van : 1er camping sur la route. pas douche. 30TL et repas de poison d'élevage à 30Tl par personne.Lac de Van : camping ATHAMAR, 1 km de l'embarcadère, douche impec, accueil super > 25 TLDoyubagasit : camping au dessous d'Isak pasha 30 TL avec douche.Ani : camping au pied des remparts. propre. 10 TL et 5 TL la doucheIshan : Bivouac au pied de l'église. petit resto à coté.Sumela : Sumela camping, Sümer restaurant. propre, douche chaude. 40TL + repas assez cher mais bon.Tokat : Bivouac au resto Yasil vadi > sympa mais noces jusqu'à 23h30.Hatusha : Baskent Camping. Propre mais pas d'ombre. 30 TL. Douche machine à laver gratuite.Hatusha : Asikoglu camping. Propre, ombre et abri + douche. 30 TL.Ankara : Celtimen Kamp. pas top. 20TL sans douche.Silivri : à Selimpasha au SESIMKEMP Mocamp. tres propre bien équipé, piscine. 70 TLSilivri : plus loin vers Tekirdag sur un Kemp, accès à la mer. pas top et 50TL.Silivri : encore plus loin vers Tekirdag, ombragé accès à la mer UNAL CAMPING, cosy à la turque .3 nuits. 40TL la nuit. Un peu bruyant cause nationale tout près mais franchement le mieux sur ce bout de côteEdirne : Aire camping-car en ville.Départ vendredi 1er à 14h: On passe voir Louis à Croisy, puis gonflage des pneus en face. Route de Gournay, Beauvais, Fitz-James pour voir Quentin. Après les visites, la route : Soissons et Reims. c'est très long sur la nationale. Après c'est l'autoroute. Le soir on dort sur l'aire de KAYSERSLAUTERN. Le 2 août : Départ 8h30. Allemagne, Autriche et Hongrie. Nous dormons sur une aire d'autoroute à la frontière Serbe mais côté hongrois à Szeged. Le 3 aout : Serbie, Bulgarie et 2h30 pour le passage de frontière entre la Bulgarie et la Turquie. Les turcs vivants à l'étranger et qui rentrent au pays pour les vacances sont autorisés à voter. Les bureaux de vote sont au poste frontière. Il est 23h00 quand nous arrivons au camping d'Edirne ou nous avons nos petites habitudes. 22€ pour nous 3. Douche bien méritée et nuit également. Elle fut uniquement interompue par l'arrivée triomphante de 7 camping-car italiens. Toujours dans la discrétion... Le 4 août : Reveil 7h45 petit dej et départ pour une nouvelle journée à rouler. Nous avons fait Edirne, Istambul, Ankara et enfin Aksaray. Repas de Pidé (voir photos) sur le bord de la route et camping à Arksaray. Les prochaines journées seront plus calmes. D'abord Mersin, puis Gaziantep, Urfa, Mardin, lac de Van et Ishak Pasha; le but ultime du voyage.
5 août :
Départ tranquille vers Adana. En route, nous décidons de ne pas aller à Mersin mais à Karatas. Cela nous évitera de faire 50 à 60 kms pour le lendemain. Le trajet est un peu long alors Valérie fait des selfies avec son appareil.
Nous arrivons à la plage qui comme chacun sait est au bout de la route. On gare le CC et direct sur notre plage 'privée' ou presque. 3 chaises longues la méditerranée chaude. le bonheur...
Finalement, on s'installe. Comme les mauvais élèves qui font leurs devoirs au dernier moment, on prépare les étapes suivantes en sirotant une bière et autres boissons sucrées.
Nous décidons de dormir sur ce parking à côté de la mer. le patron de la paillote est ok. on lui demande de nous faire du poisson pour le repas du soir. des petits bars frais péchés grillés avec une petite salade. Très sympas, sauf que la pluie s'en mêle et le patron nous fait rentrer dans la cuisine avec lui pour manger nos poissons debout. Un petit Tchai et tout le monde au lit avec vue sur mer.

Pour info : le 1 € = 2.84 TL au change en banque.
Le 6 août : Départ pour Urfa. Route sans pb avec repas sur l'autoroute 'comme au boulot'. Arrivée en début d'après-midi. on se gare dans un grand parking en ville. Nous partons en exploration pour la citadelle et le jardin avec le bassin d'Abraham. En chemin, nous passons devant un hôtel avec piscine. La tentation est trop grande : on prend une chambre. Ensuite visite de la ville. Au retour on pique une tête dans la piscine. Super... ils préparent un mariage. les tables sont installées jusqu'au bord de la piscine. Repas dans la rue : 'Adana keybab', 'Urfa keybab' et salata.
Le 7 aout : Petit dej à l’hôtel. Retour au camping-car resté toute la nuit dans un OTOPARK. Direction la Syrie, à 19 kms de la frontière, une grande angoisse pour Domi avant de partir. En fait, tant que l’on ne se promène pas sur la frontière, la vie est tranquille et sûr sur le territoire turc, le conflit ne déborde pas. Nous allons donc visiter Harran, village biblique où se trouve des maisons en forme de termitière, architecture d’origine Syrienne, construite pour renvoyer la chaleur dans le pain de sucre et conserver une température convenable au niveau habitable. Village où se trouve aussi la ruine d’une mosquée du 12ème et de remparts. Puis direction Diyarbakir que nous atteignons en début d’après-midi, c’est une ville peuplée essentiellement de Kurdes. Marche à pied auprès des remparts les plus longs après la Muraille de Chine paraît-il, sa couleur noire est dû aux pierres volcaniques. Valérie a repéré un café avec vaporisation d’eau et nous nous y installons pour une heure ou deux avec boissons et glaces turques. Nous reprenons la route vers Mardin. En chemin, on voit un resto avec un grand parking. On demande pour dormir : c’est ok. Nous demandons pour manger vers 19h30. Nous y allons à l’heure dite. Il nous présente son étale pour choisir à la lampe solaire, ce sera poulet. Ils n’ont pas l’électricité. Nous mangeons dehors mais finissons à l’aveugle car la nuit est tombée. Il nous explique qu’il y aura de l’électricité vers 9h. En fait, à 9h l’éclairage publique se met en marche, raccord sur le lampadaire et voilà le tour est joué. La nuit est un hachée pour moi car les gars avaient l’air un peu curieux. Finalement, pas de problème.

Le 8 aout : saint Dominique… Nous atteignons Mardin dans la matinée. Visite à pied de la vieille ville, maisons anciennes comme si nous étions dans l’ancien temps plutôt gréco romain, il est 9h et c’est le début de la cuisson pour nous. Courageux nous prolongeons la promenade pendant 1 heure. Puis nous faisons les 7 km qui nous séparent du monastère de DEYR AZ ZAFERAN. Très joli l’arrivée sur celui-ci. Il se trouve sur un promontoire au milieu d’une montagne désertique et face à la plaine vers la Syrie. La visite pour 6 LT par personne est un peu décevante car très courte : 3 pièces et merci messieurs dames. Les moines araméens qui y résident, on le sens du commerce. A midi, nous arrivons à Midyat. Visite de la vieille ville en plein cagnard, il fait environ 40°, engagés dans les ruelles nous finissons par tomber sur une des magnifiques maisons du village qui est ouverte aux visiteurs, jolie récompense. Une Française du 9.5, est entrain d’y faire ses photos de mariage. Route vers HASANKEYF. Vers 15h nous sommes installé au bord du Tigre. Nous y trempons les pieds avant de nous installer sur un petit salon au bord du fleuve. Nous y passons l’après-midi à finir de cuire. Discussion avec des turcs, repas de poisson ‘surgelés’. Nous nous déplaçons d’une centaine de mètres pour un bivouac sauvage au bord du Tigre. Bonne nuit même s’il a fallu attendre longtemps la fraicheur 25°C vers 4h du mat, c’est bon.

Le 9 août : Visite de HASNKEYF. Mausolée Zeyn el Abdin du 13ème avec faïences bleue, minarets du 12ème, vieux pont dont il ne reste que les piles, normal le reste était en bois, habitats troglodytes tout au long du village qui surplombe le Fleuve. Départ pour Batman, Oui ! oui ! il était dans la région (lol). Nous enchaînons avec Tatvan. Un peu plus loin, baignade dans le lac de Van malgré les détritus. C’est beurk !!! C’était mieux dans le Tigre !! Pause au dit « camping » à 3 kilomètres de l’embarcadère pour l’ile d’Akdamar où se trouve une église Arménienne du 10ème siècle, Cathédrale du Vaspourakan, connaissez-vous ? Nous pas. Nous mangeons sur place des truites fraîchement sortie des bacs d’élevage. Le chef nous prend 20 LT pour le repas (par personne) et 30 LT pour le camping ou il n’y a rien, de rien, excepté des toilettes qui auront été bien utiles car tout le monde à un petit problème avec ses boyaux. Une semaine de salade, clim et haute température ont eu raison de nous, heureusement, Super Valérie dégaine la pharmacie. Vu le prix nous décidons de tenter notre chance ailleurs, le lendemain.
Le 10 Aout : Départ pour l’ile d’Akdamar. Arrivés à l’embarcadère, nous attendons 50 mn qu’il y ait suffisamment de monde pour que le bateau parte. 10 TL la traversée, et 5 TL pour l’église. Visite et retour. Nous allons à un autre camping beaucoup moins cher que la veille : 25 TL pour le camping avec douche, électricité et internet. 30TL pour nos 3 repas et nos boissons, ils ne nous prennent pas pour des Américains et sont aux petits soins, c’est dimanche, beaucoup de Turcs sont dans ces parc aménagés à tous faire (possibilité de faire son barbecue, de manger à au petit resto, de s’installer à l’ombre d’installer son samovar au feu de bois ‘enfumage garantie’) et pour ce camping, parc, etc, nous avons en plus la plage. C’est beaucoup moins crade qu’a Tatvan, mais on ne peut pas dire que la population se sente concernée par les déchets.
Le 11 Août : Douche et petit dej. Départ vers Cavustepe. Visite du site. Les filles vont jusqu’en haut et voient les signes cunéiformes sur les tables de basalte. Valérie a des soucis avec l’appareil photo et râle après coup. Finalement, c’est l’autofocus qui n’est pas mis. Ensuite achat de petits souvenirs fait par le gardien qui est le seul à connaitre la signification des signes. Apparemment, il connait bien également la signification de l’argent !! Route vers Dogubayasit. Au passage, nous mangeons aux cascades. Vers 17h arrivée à Isack pasha et vue sur le mont Ararat (légende de l’arche de Noé). On fait quelques photos avant de redescendre au camping d’où nous avons la vue sur Isack Pasha. Nous y rencontrons quelques français de retour d’Iran. Echanges avec eux. Ils n’ont pas de carnet de passage en douane, ils étaient en transit sur 7 jours. Affaire à vérifier pour un prochain périple.
12 Août : Matin visite de ISCHAK PASHA. Très joli palais avec très belles portes et salle de réception. Après ce moment agréable, nous partons vers ANI. Dans l’après-midi, nous prenons une piste, pas bonne pour le camping-car. Cela me fâche (et c’est peu dire ! Val). Après quelques kilomètres nous ressortons sur la route qui va de Esenkent à Ani. Après s’être approché des fabuleux murs d’enceinte. On se gare sur l’otopark qui fait camping. Gros orage le soir sur la ville. Nous dormons avec la grande porte tournée vers les remparts. Rien entre nous et les remparts.
13 Août : Très longue visite du site de 8h30 à 11h30. Parsemés sur le site, églises arméniennes, palais Seljukides, première mosquée construite en Anatolie XIIème, les ruines de maisons du 13ème avec, cuisine et plomberie en pierre d’époque, certains debout, d’autres coupé en deux, et d’autres en cours de restauration. Site calme et impressionnant, un de nos préférés. Nous reprenons la route après un petit rafraichissement. En fin de journée, 200 kms plus loin, nous décidons de ‘monter’ vers Ishan ou se trouve une église géorgienne restaurée. La route ou devrais-je dire la piste monte sur 5 kms avec des parties en terre ou coule de l’eau qui fait patiner le cc. Encore une fois ce n’est pas un chemin pour ce type de véhicule. Nous arrivons enfin au village. Peut-on descendre à l’église avec le cc ? un habitant nous fait signe que oui. Hésitation puis nous nous engageons. Ça passe mais faudrait pas être plus large ou plus long… on se gare sur la place derrière l’église. Visite de l’église ou nous rencontrons une jeune femme turque, étudiante sage-femme, qui nous emmène prendre le thé dans sa famille. Arrive sa cousine qui est prof d’anglais. Cela facilite la discussion avec la famille. Vers 19h30 nous prenons congé… au-dessus du parking, il y a un petit resto ou nous mangeons. Nous lui demandons l’électricité qu’il nous fournit avec plaisir.
14 août : Descente tranquille de la piste et route vers Göle et Yusufeli. Entre yusfeli et Ispir, 90 km de distance. Au début petite route suivie de 25 km de piste avec trous et bosses, cailloux et autres joyeusetés. J’en ai marre de ces soit disant routes. Ispir direction RIZE avec petits arrêts en approchant de la côte car des plantations de thé apparaissent à flanc de coteaux. Ne trouvant rien pour dormir sur la côte de la mer noire, nous prenons la route pour Trabzon et le monastère de Sumela soit 120 km. Avant le monastère (17km) nous nous arrêtons au Sumela Camping (Sümer restaurant). Attention au moins deux Sumela Camping. Nous mangeons sur place. Les filles testent le ‘çumak’ sorte de welshe (fondue savoyarde). Finalement, le repas plus le camping et la bière fraîche nous coûtent 120 TL. Oups… mais nous avons la douche chaude. Nuit un peu chaude.
15 août : Matin traînant, nous arrivons au Monastère à 10 h et surprise, 200 gendarmes jalonnent les 4 derniers kilomètres ? Nous sommes le 15, c’est l’assomption, et le Pape Orthodoxe célèbre la messe au Monastère. Retransmission en direct, il y a le gratin en robe chic sur le parvis qui suit la messe. C’est un peu compliqué pour nous d’aller admirer les fresques. Nous reprenons la route vers Maçka, déjeuner et retour sur la côte en direction de Giresun, une petite plage (payante) de sable noire nous tend les bras, il faut dire que la côte est occupée par l’autoroute, que les plages sont pratiquement inexistantes, rochers, galets, et bandes d’arrêt d’urgence pour les atteindre sont le quotidiens des Turcs qui vont se baigner le soir. Un bain frais et nous rejoignons la montagne à la recherche d’un Bivouac. 19h un parking au pied d’une Mosquée à flanc de montagne fera l’affaire. Il fait frais nous dormons bien.
Le 16 Août : Route vers Tokat ou nous arrivons vers 13h. Petit resto de pidé et visite des curiosités de la ville : le Konak de Latifoglu (maison typique restaurée et meublée pour la famille du Paça), le Tas Han (ancien caravansérail transformé en centre pour artisans) et par hasard la vraie médersa de Tokat. Le resto du midi nous a donné une adresse de camping pour le soir. C’est un resto, parc à thé, mais il accepte que l’on dorme sur son parking. Fin d’après-midi à siroter quelques boissons gazeuses et du thé, en attendant le dîner et le mariage prévu sur le site.
Le 17 Août : Début de nuit un peu agitée. A 23h30, fin de la musique et départ des invités. A 2h30, un gars passe la tête par la vitre de la salle de bain et nous demande en criant fort si on veut changer de place. Nous lui disons non. Après ce dernier réveil nuit tranquille. Route de Tokat vers Amasya. Repas à Amasya, photos des konaks et des tombeaux du royaume du pont (4 siècles av JC). Nous reprenons la route vers la très ancienne cité d’HATTUSAS. Nous y arrivons vers 17 heures. Camping BASHKENT. Dominique se jette sur une boutique qui vend de la bière Efes bien fraîche et Valérie fait deux tournées de machine à laver. Nous avons une connexion internet donc maj du blog et envoi de mails.
Le 18 Août : Visite du site principal. Comme il y a 5km à faire, c’est prévu pour les voitures. Entrée = 8TL/pers. Ville basse et son temple, ville haute avec ses portes et ses ruines de temples et de maisons… Nous enchaînons avec le site d’YAZILIKAYA et ses belles sculptures dans le rocher. Suivi du repas en ville et du camping pour passer un après-midi de repos.
19 Août : Route Ankara. visite du mausolée d'ATATURK. déplacement du CC. nous trouvons une place sur un otopark pas loin de la citadelle et du musée des civilisations Anatoliennes. Repas dans un petit resto. Valerie goûte les petits raviolis turcs 'manti'. Elle trouve ça très bon. Périnne teste les gözlemes. c'est plus bourratif. Visite du musée et redescente vers le cc à pieds en passant par le quartier bazar de la ville. Nous allons dans un camping donné dans le guide du routard. c'est 20 TL avec l'electricité mais globalement pas terrible.
20 Août : Route vers Istanbul puis les plages de la mer de Marmara. nous ne trouvons pas celui visé. Finalement, nous allons au Sesim MOCAMP qui n'est pas auprès de la plage. beau gazon, des arbres et une petite piscine agréable en fin d'après-midi.
Finalement le prix est de 70 TL. La mer manque à Valérie donc nous allons changer d'endroit.
21 Août : Départ pour la route qui longe la côte. quelques kilomètres plus loin nous repérons des tentes. Nous y allons et nous finissons sur un 'camp' avec de l'ombre, de l'électricité et la mer. Pour le reste, c'est pas top. Nuit à 50 TL. nous changerons demain. petite sieste et bain dans l'après-midi. nuit tranquille.
22 Août : changement de camping. Encore quelques kilomètres et le décor parait cette fois plus accueillant.Nous y passerons surement trois jours de repos avant le retour en France. Cerise sur le gateau, il y a internet dans la partie café du camping. c'est donc face à la mer Marmara que j'écris ces lignes en grignotant un petit dessert lacté turque.
En résumé : aucun problème à suivre les frontières sud-est et est de la Turquie à condition de pas aller à la frontière. ce dernier conseil n'est valable que pour la Syrie et L'Iraq. La frontière iranienne ne pose aucun problème.
Les photos sur http://citoyenmonde.blogspot.fr/...au-30-aout-20...
les nuits (CC + 3 adultes + électricité) :Edirne : Omur Camping > Patronne pas très sympa, camping propre avec piscine. 22€ la nuitAksaray : Camping à côté d'un hôtel. Vieillot et propre, douche. 16€Karatas : Bivouac Bord de mer sur parking d'une paillote qui loue les transats et douche, mangez du Bar frais chez lui !Urfa : Nuit à l'hôtel Harran avec piscine vu la chaleur pas du luxe Dyarbakir :Bivouac entre Diarbakir et Mardin sur le parking d'un resto.Hasankef : Bivouac au bord du Tigre, baignade dans le fleuve.Lac de Van : 1er camping sur la route. pas douche. 30TL et repas de poison d'élevage à 30Tl par personne.Lac de Van : camping ATHAMAR, 1 km de l'embarcadère, douche impec, accueil super > 25 TLDoyubagasit : camping au dessous d'Isak pasha 30 TL avec douche.Ani : camping au pied des remparts. propre. 10 TL et 5 TL la doucheIshan : Bivouac au pied de l'église. petit resto à coté.Sumela : Sumela camping, Sümer restaurant. propre, douche chaude. 40TL + repas assez cher mais bon.Tokat : Bivouac au resto Yasil vadi > sympa mais noces jusqu'à 23h30.Hatusha : Baskent Camping. Propre mais pas d'ombre. 30 TL. Douche machine à laver gratuite.Hatusha : Asikoglu camping. Propre, ombre et abri + douche. 30 TL.Ankara : Celtimen Kamp. pas top. 20TL sans douche.Silivri : à Selimpasha au SESIMKEMP Mocamp. tres propre bien équipé, piscine. 70 TLSilivri : plus loin vers Tekirdag sur un Kemp, accès à la mer. pas top et 50TL.Silivri : encore plus loin vers Tekirdag, ombragé accès à la mer UNAL CAMPING, cosy à la turque .3 nuits. 40TL la nuit. Un peu bruyant cause nationale tout près mais franchement le mieux sur ce bout de côteEdirne : Aire camping-car en ville.Départ vendredi 1er à 14h: On passe voir Louis à Croisy, puis gonflage des pneus en face. Route de Gournay, Beauvais, Fitz-James pour voir Quentin. Après les visites, la route : Soissons et Reims. c'est très long sur la nationale. Après c'est l'autoroute. Le soir on dort sur l'aire de KAYSERSLAUTERN. Le 2 août : Départ 8h30. Allemagne, Autriche et Hongrie. Nous dormons sur une aire d'autoroute à la frontière Serbe mais côté hongrois à Szeged. Le 3 aout : Serbie, Bulgarie et 2h30 pour le passage de frontière entre la Bulgarie et la Turquie. Les turcs vivants à l'étranger et qui rentrent au pays pour les vacances sont autorisés à voter. Les bureaux de vote sont au poste frontière. Il est 23h00 quand nous arrivons au camping d'Edirne ou nous avons nos petites habitudes. 22€ pour nous 3. Douche bien méritée et nuit également. Elle fut uniquement interompue par l'arrivée triomphante de 7 camping-car italiens. Toujours dans la discrétion... Le 4 août : Reveil 7h45 petit dej et départ pour une nouvelle journée à rouler. Nous avons fait Edirne, Istambul, Ankara et enfin Aksaray. Repas de Pidé (voir photos) sur le bord de la route et camping à Arksaray. Les prochaines journées seront plus calmes. D'abord Mersin, puis Gaziantep, Urfa, Mardin, lac de Van et Ishak Pasha; le but ultime du voyage.
5 août :
Départ tranquille vers Adana. En route, nous décidons de ne pas aller à Mersin mais à Karatas. Cela nous évitera de faire 50 à 60 kms pour le lendemain. Le trajet est un peu long alors Valérie fait des selfies avec son appareil.
Nous arrivons à la plage qui comme chacun sait est au bout de la route. On gare le CC et direct sur notre plage 'privée' ou presque. 3 chaises longues la méditerranée chaude. le bonheur...
Finalement, on s'installe. Comme les mauvais élèves qui font leurs devoirs au dernier moment, on prépare les étapes suivantes en sirotant une bière et autres boissons sucrées.
Nous décidons de dormir sur ce parking à côté de la mer. le patron de la paillote est ok. on lui demande de nous faire du poisson pour le repas du soir. des petits bars frais péchés grillés avec une petite salade. Très sympas, sauf que la pluie s'en mêle et le patron nous fait rentrer dans la cuisine avec lui pour manger nos poissons debout. Un petit Tchai et tout le monde au lit avec vue sur mer.

Pour info : le 1 € = 2.84 TL au change en banque.
Le 6 août : Départ pour Urfa. Route sans pb avec repas sur l'autoroute 'comme au boulot'. Arrivée en début d'après-midi. on se gare dans un grand parking en ville. Nous partons en exploration pour la citadelle et le jardin avec le bassin d'Abraham. En chemin, nous passons devant un hôtel avec piscine. La tentation est trop grande : on prend une chambre. Ensuite visite de la ville. Au retour on pique une tête dans la piscine. Super... ils préparent un mariage. les tables sont installées jusqu'au bord de la piscine. Repas dans la rue : 'Adana keybab', 'Urfa keybab' et salata.
Le 7 aout : Petit dej à l’hôtel. Retour au camping-car resté toute la nuit dans un OTOPARK. Direction la Syrie, à 19 kms de la frontière, une grande angoisse pour Domi avant de partir. En fait, tant que l’on ne se promène pas sur la frontière, la vie est tranquille et sûr sur le territoire turc, le conflit ne déborde pas. Nous allons donc visiter Harran, village biblique où se trouve des maisons en forme de termitière, architecture d’origine Syrienne, construite pour renvoyer la chaleur dans le pain de sucre et conserver une température convenable au niveau habitable. Village où se trouve aussi la ruine d’une mosquée du 12ème et de remparts. Puis direction Diyarbakir que nous atteignons en début d’après-midi, c’est une ville peuplée essentiellement de Kurdes. Marche à pied auprès des remparts les plus longs après la Muraille de Chine paraît-il, sa couleur noire est dû aux pierres volcaniques. Valérie a repéré un café avec vaporisation d’eau et nous nous y installons pour une heure ou deux avec boissons et glaces turques. Nous reprenons la route vers Mardin. En chemin, on voit un resto avec un grand parking. On demande pour dormir : c’est ok. Nous demandons pour manger vers 19h30. Nous y allons à l’heure dite. Il nous présente son étale pour choisir à la lampe solaire, ce sera poulet. Ils n’ont pas l’électricité. Nous mangeons dehors mais finissons à l’aveugle car la nuit est tombée. Il nous explique qu’il y aura de l’électricité vers 9h. En fait, à 9h l’éclairage publique se met en marche, raccord sur le lampadaire et voilà le tour est joué. La nuit est un hachée pour moi car les gars avaient l’air un peu curieux. Finalement, pas de problème.

Le 8 aout : saint Dominique… Nous atteignons Mardin dans la matinée. Visite à pied de la vieille ville, maisons anciennes comme si nous étions dans l’ancien temps plutôt gréco romain, il est 9h et c’est le début de la cuisson pour nous. Courageux nous prolongeons la promenade pendant 1 heure. Puis nous faisons les 7 km qui nous séparent du monastère de DEYR AZ ZAFERAN. Très joli l’arrivée sur celui-ci. Il se trouve sur un promontoire au milieu d’une montagne désertique et face à la plaine vers la Syrie. La visite pour 6 LT par personne est un peu décevante car très courte : 3 pièces et merci messieurs dames. Les moines araméens qui y résident, on le sens du commerce. A midi, nous arrivons à Midyat. Visite de la vieille ville en plein cagnard, il fait environ 40°, engagés dans les ruelles nous finissons par tomber sur une des magnifiques maisons du village qui est ouverte aux visiteurs, jolie récompense. Une Française du 9.5, est entrain d’y faire ses photos de mariage. Route vers HASANKEYF. Vers 15h nous sommes installé au bord du Tigre. Nous y trempons les pieds avant de nous installer sur un petit salon au bord du fleuve. Nous y passons l’après-midi à finir de cuire. Discussion avec des turcs, repas de poisson ‘surgelés’. Nous nous déplaçons d’une centaine de mètres pour un bivouac sauvage au bord du Tigre. Bonne nuit même s’il a fallu attendre longtemps la fraicheur 25°C vers 4h du mat, c’est bon.

Le 9 août : Visite de HASNKEYF. Mausolée Zeyn el Abdin du 13ème avec faïences bleue, minarets du 12ème, vieux pont dont il ne reste que les piles, normal le reste était en bois, habitats troglodytes tout au long du village qui surplombe le Fleuve. Départ pour Batman, Oui ! oui ! il était dans la région (lol). Nous enchaînons avec Tatvan. Un peu plus loin, baignade dans le lac de Van malgré les détritus. C’est beurk !!! C’était mieux dans le Tigre !! Pause au dit « camping » à 3 kilomètres de l’embarcadère pour l’ile d’Akdamar où se trouve une église Arménienne du 10ème siècle, Cathédrale du Vaspourakan, connaissez-vous ? Nous pas. Nous mangeons sur place des truites fraîchement sortie des bacs d’élevage. Le chef nous prend 20 LT pour le repas (par personne) et 30 LT pour le camping ou il n’y a rien, de rien, excepté des toilettes qui auront été bien utiles car tout le monde à un petit problème avec ses boyaux. Une semaine de salade, clim et haute température ont eu raison de nous, heureusement, Super Valérie dégaine la pharmacie. Vu le prix nous décidons de tenter notre chance ailleurs, le lendemain.

Le 10 Aout : Départ pour l’ile d’Akdamar. Arrivés à l’embarcadère, nous attendons 50 mn qu’il y ait suffisamment de monde pour que le bateau parte. 10 TL la traversée, et 5 TL pour l’église. Visite et retour. Nous allons à un autre camping beaucoup moins cher que la veille : 25 TL pour le camping avec douche, électricité et internet. 30TL pour nos 3 repas et nos boissons, ils ne nous prennent pas pour des Américains et sont aux petits soins, c’est dimanche, beaucoup de Turcs sont dans ces parc aménagés à tous faire (possibilité de faire son barbecue, de manger à au petit resto, de s’installer à l’ombre d’installer son samovar au feu de bois ‘enfumage garantie’) et pour ce camping, parc, etc, nous avons en plus la plage. C’est beaucoup moins crade qu’a Tatvan, mais on ne peut pas dire que la population se sente concernée par les déchets.
Le 11 Août : Douche et petit dej. Départ vers Cavustepe. Visite du site. Les filles vont jusqu’en haut et voient les signes cunéiformes sur les tables de basalte. Valérie a des soucis avec l’appareil photo et râle après coup. Finalement, c’est l’autofocus qui n’est pas mis. Ensuite achat de petits souvenirs fait par le gardien qui est le seul à connaitre la signification des signes. Apparemment, il connait bien également la signification de l’argent !! Route vers Dogubayasit. Au passage, nous mangeons aux cascades. Vers 17h arrivée à Isack pasha et vue sur le mont Ararat (légende de l’arche de Noé). On fait quelques photos avant de redescendre au camping d’où nous avons la vue sur Isack Pasha. Nous y rencontrons quelques français de retour d’Iran. Echanges avec eux. Ils n’ont pas de carnet de passage en douane, ils étaient en transit sur 7 jours. Affaire à vérifier pour un prochain périple.
12 Août : Matin visite de ISCHAK PASHA. Très joli palais avec très belles portes et salle de réception. Après ce moment agréable, nous partons vers ANI. Dans l’après-midi, nous prenons une piste, pas bonne pour le camping-car. Cela me fâche (et c’est peu dire ! Val). Après quelques kilomètres nous ressortons sur la route qui va de Esenkent à Ani. Après s’être approché des fabuleux murs d’enceinte. On se gare sur l’otopark qui fait camping. Gros orage le soir sur la ville. Nous dormons avec la grande porte tournée vers les remparts. Rien entre nous et les remparts.
13 Août : Très longue visite du site de 8h30 à 11h30. Parsemés sur le site, églises arméniennes, palais Seljukides, première mosquée construite en Anatolie XIIème, les ruines de maisons du 13ème avec, cuisine et plomberie en pierre d’époque, certains debout, d’autres coupé en deux, et d’autres en cours de restauration. Site calme et impressionnant, un de nos préférés. Nous reprenons la route après un petit rafraichissement. En fin de journée, 200 kms plus loin, nous décidons de ‘monter’ vers Ishan ou se trouve une église géorgienne restaurée. La route ou devrais-je dire la piste monte sur 5 kms avec des parties en terre ou coule de l’eau qui fait patiner le cc. Encore une fois ce n’est pas un chemin pour ce type de véhicule. Nous arrivons enfin au village. Peut-on descendre à l’église avec le cc ? un habitant nous fait signe que oui. Hésitation puis nous nous engageons. Ça passe mais faudrait pas être plus large ou plus long… on se gare sur la place derrière l’église. Visite de l’église ou nous rencontrons une jeune femme turque, étudiante sage-femme, qui nous emmène prendre le thé dans sa famille. Arrive sa cousine qui est prof d’anglais. Cela facilite la discussion avec la famille. Vers 19h30 nous prenons congé… au-dessus du parking, il y a un petit resto ou nous mangeons. Nous lui demandons l’électricité qu’il nous fournit avec plaisir.
14 août : Descente tranquille de la piste et route vers Göle et Yusufeli. Entre yusfeli et Ispir, 90 km de distance. Au début petite route suivie de 25 km de piste avec trous et bosses, cailloux et autres joyeusetés. J’en ai marre de ces soit disant routes. Ispir direction RIZE avec petits arrêts en approchant de la côte car des plantations de thé apparaissent à flanc de coteaux. Ne trouvant rien pour dormir sur la côte de la mer noire, nous prenons la route pour Trabzon et le monastère de Sumela soit 120 km. Avant le monastère (17km) nous nous arrêtons au Sumela Camping (Sümer restaurant). Attention au moins deux Sumela Camping. Nous mangeons sur place. Les filles testent le ‘çumak’ sorte de welshe (fondue savoyarde). Finalement, le repas plus le camping et la bière fraîche nous coûtent 120 TL. Oups… mais nous avons la douche chaude. Nuit un peu chaude.
15 août : Matin traînant, nous arrivons au Monastère à 10 h et surprise, 200 gendarmes jalonnent les 4 derniers kilomètres ? Nous sommes le 15, c’est l’assomption, et le Pape Orthodoxe célèbre la messe au Monastère. Retransmission en direct, il y a le gratin en robe chic sur le parvis qui suit la messe. C’est un peu compliqué pour nous d’aller admirer les fresques. Nous reprenons la route vers Maçka, déjeuner et retour sur la côte en direction de Giresun, une petite plage (payante) de sable noire nous tend les bras, il faut dire que la côte est occupée par l’autoroute, que les plages sont pratiquement inexistantes, rochers, galets, et bandes d’arrêt d’urgence pour les atteindre sont le quotidiens des Turcs qui vont se baigner le soir. Un bain frais et nous rejoignons la montagne à la recherche d’un Bivouac. 19h un parking au pied d’une Mosquée à flanc de montagne fera l’affaire. Il fait frais nous dormons bien.
Le 16 Août : Route vers Tokat ou nous arrivons vers 13h. Petit resto de pidé et visite des curiosités de la ville : le Konak de Latifoglu (maison typique restaurée et meublée pour la famille du Paça), le Tas Han (ancien caravansérail transformé en centre pour artisans) et par hasard la vraie médersa de Tokat. Le resto du midi nous a donné une adresse de camping pour le soir. C’est un resto, parc à thé, mais il accepte que l’on dorme sur son parking. Fin d’après-midi à siroter quelques boissons gazeuses et du thé, en attendant le dîner et le mariage prévu sur le site.
Le 17 Août : Début de nuit un peu agitée. A 23h30, fin de la musique et départ des invités. A 2h30, un gars passe la tête par la vitre de la salle de bain et nous demande en criant fort si on veut changer de place. Nous lui disons non. Après ce dernier réveil nuit tranquille. Route de Tokat vers Amasya. Repas à Amasya, photos des konaks et des tombeaux du royaume du pont (4 siècles av JC). Nous reprenons la route vers la très ancienne cité d’HATTUSAS. Nous y arrivons vers 17 heures. Camping BASHKENT. Dominique se jette sur une boutique qui vend de la bière Efes bien fraîche et Valérie fait deux tournées de machine à laver. Nous avons une connexion internet donc maj du blog et envoi de mails.
Le 18 Août : Visite du site principal. Comme il y a 5km à faire, c’est prévu pour les voitures. Entrée = 8TL/pers. Ville basse et son temple, ville haute avec ses portes et ses ruines de temples et de maisons… Nous enchaînons avec le site d’YAZILIKAYA et ses belles sculptures dans le rocher. Suivi du repas en ville et du camping pour passer un après-midi de repos.
19 Août : Route Ankara. visite du mausolée d'ATATURK. déplacement du CC. nous trouvons une place sur un otopark pas loin de la citadelle et du musée des civilisations Anatoliennes. Repas dans un petit resto. Valerie goûte les petits raviolis turcs 'manti'. Elle trouve ça très bon. Périnne teste les gözlemes. c'est plus bourratif. Visite du musée et redescente vers le cc à pieds en passant par le quartier bazar de la ville. Nous allons dans un camping donné dans le guide du routard. c'est 20 TL avec l'electricité mais globalement pas terrible.
20 Août : Route vers Istanbul puis les plages de la mer de Marmara. nous ne trouvons pas celui visé. Finalement, nous allons au Sesim MOCAMP qui n'est pas auprès de la plage. beau gazon, des arbres et une petite piscine agréable en fin d'après-midi.
Finalement le prix est de 70 TL. La mer manque à Valérie donc nous allons changer d'endroit.
21 Août : Départ pour la route qui longe la côte. quelques kilomètres plus loin nous repérons des tentes. Nous y allons et nous finissons sur un 'camp' avec de l'ombre, de l'électricité et la mer. Pour le reste, c'est pas top. Nuit à 50 TL. nous changerons demain. petite sieste et bain dans l'après-midi. nuit tranquille.
22 Août : changement de camping. Encore quelques kilomètres et le décor parait cette fois plus accueillant.Nous y passerons surement trois jours de repos avant le retour en France. Cerise sur le gateau, il y a internet dans la partie café du camping. c'est donc face à la mer Marmara que j'écris ces lignes en grignotant un petit dessert lacté turque.
Voyager seul en Asie? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes :))))))
Je vous explique donc: J'ai décidé de partir cet été (2015) voyager en Asie du 5 Aout au 10 Sepetempre, J'ai 19 ans et j'ai un budget de 4000e a peu près 😎
Je me suis toujours intéressé par les grandes villes et etc, donc j'ai choisi de visiter les grande metropoles de l’Asie. Je voulais visiter la Thailande (7J à BKK et 4J a Koh Samui), La Malaisie (4J a Kuala Lumpur et 5J a Singapore) et pour finir La Chine (9J à Hong Kong). Cependant en vue de la saison à laquelle je pars, il risque d'y avoir de fortes pluies donc je me demandais si c'est un bon choix ? et Aussi si mon Budget de 4000e suffit ? Je compte pas de rester dans des hôtels de luxe, manger dans des restaurants et etc ... Vu que je voyage tout seul, je comptais de rester plutôt chez des Auberges Jeunesse, marger des nourritures locales (J'ai vu que ce sont des payes où la nourriture coûte pas cher ). Vous en pensez quoi ? PS : Je voyage seul parce que moi et mes potes on pas les mêmes goûts .... 🏴☠️🏴☠️
Est-ce que vous pensez que cela est réalisable? Que nous conseillez vous?
Je me suis toujours intéressé par les grandes villes et etc, donc j'ai choisi de visiter les grande metropoles de l’Asie. Je voulais visiter la Thailande (7J à BKK et 4J a Koh Samui), La Malaisie (4J a Kuala Lumpur et 5J a Singapore) et pour finir La Chine (9J à Hong Kong). Cependant en vue de la saison à laquelle je pars, il risque d'y avoir de fortes pluies donc je me demandais si c'est un bon choix ? et Aussi si mon Budget de 4000e suffit ? Je compte pas de rester dans des hôtels de luxe, manger dans des restaurants et etc ... Vu que je voyage tout seul, je comptais de rester plutôt chez des Auberges Jeunesse, marger des nourritures locales (J'ai vu que ce sont des payes où la nourriture coûte pas cher ). Vous en pensez quoi ? PS : Je voyage seul parce que moi et mes potes on pas les mêmes goûts .... 🏴☠️🏴☠️
Est-ce que vous pensez que cela est réalisable? Que nous conseillez vous?
Tour des Balkans (Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie) en fourgon et en famille English translation pending
Bonjour à tous,
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
Pyramides mayas, jungle, cénotes et trésors des Caraïbes English translation pending
Coucou tout le monde,
Comme le forum n’est pas très riche en carnet sur le Mexique, je partage avec plaisir notre expérience de cet été. Voici donc le récit de nos 22 jours passé dans la partie Yucatan et un peu au Chiapas.
Prologue: après notre fabuleux voyage en Namibie en 2013, je voulais aller découvrir l'Ouest des USA. Cependant, mon beau-frère, mon mari et nos enfants ont eu l'idée du Mexique, ils recherchaient un mix de culture, nature et eau. J'avoue que je n'étais pas très emballée et lors de ma préparation j’ai lu des retours d'expérience positifs et négatifs qui me faisaient hésiter. Au final, nous avons vraiment vu de belles choses, vécu quelques expériences inoubliables et passé d'excellentes vacances. Donc je rejoins le club des expériences positives 😎
Quelques détails et chiffres pour commencer: Notre équipe de 8 : ma famille avec mon mari, notre fille de 19 ans et fils de 16 ans. La famille du frère de mon mari avec 2 gamines de 7 et 5 ans. Vols Londres Gatwick - Cancun €700 pp. British Airways (vol direct durant 10h à l'aller et 9h au retour) Eurostar aller-retour (toute gare belge à Londres) €112 pp. 1 nuit au Premier Inn à côté du terminal nord de Gatwick €60 (chambre familiale pour 4) Véhicule de location au Mexique: Renault Traffic diesel 9 places Kms parcourus: 2300 km Prix du carburant : 13,4 pesos (1€ = 17 pesos) Hôtels: la majorité réservés sur Booking + 9 nuits réservées directement avec les propriétaires. Prix allant de €40 à €90 en chambre familiale pour 4 (les plus chères étant nos nuits sur la plage).
6 juillet Londres Gatwick Nous quittons la maison dans la matinée et retrouvons le reste de l'équipe à la gare. Un premier train nous transporte jusqu'à la gare du midi à Bruxelles. On passe par les formalités pour l'Eurostar et 2h plus tard on est à Londres. La connexion en train vers Gatwick airport est "easy", notre hotel Premier inn à 3min à pied du terminal. Un hôtel tout neuf, bien sympa, on y a même super bien mangé : des hambugers haut comme des tours pour les enfants et un mix de plats indiens délicieux pour nous. On goûte que les cuisiniers du restos sont indiens comme nous le confirmera notre serveur. (Meal Deal à £22,99 Starter + Main + drink + breakfast buffet). Super facile, vraiment bien cette combinaison de dormir juste à côté de l'aéroport.
7 juillet Londres - Cancun - Paamul
Après un petit déjeuner à l'anglaise, nous nous rendons au check in. Notre avion décolle à l'heure (11h). British Airways n'est pas mal du tout, mon fils avec son 1.95m trouve qu'il est assis assez confortablement et que l'espace pour les jambes est plutôt bien et est content avec son écran individuel et les films proposés. Plateau repas bon. Boissons alcoolisée et vin offert à volonté, d'ailleurs les anglais ne se privent pas! On arrive à l'heure à Cancun, 15h20 heure locale. On passe l'immigration mais à la douane, on se fait super contrôler et on doit ouvrir tous les sacs. Ils trouvent notre trousse de pharmacie un peu gonflée et c'est tout juste s'ils ne nous confisquent pas les antibiotiques que nous avons emporté au cas où. Surtout ma belle-soeur doit les convaincre que les médicaments lui ont été prescrits pour les 2 gamines. Prise de la voiture sans problème, puis on roule 65 km pour rejoindre Paamul hotel & Cabanas. On commence vraiment à resentir la fatigue. Nos chambres sur la plage sont vraiment jolies et très spacieuses, avec un coin kitchette, frigo et micro-onde. La terrasse ombragée offre une vue splendide sur la mer des Caraïbes. Le coin est super tranquille.


Après une bonne douche et des quesadillas et guacamole, on ne veut qu'une chose: dormir. On sera au lit à 20h30.
8 juillet Paamul
Journée repos et relax. On est réveillé tôt et à 6h on se balade déjà le long de l'eau avec les jolies couleurs du soleil levant.

Il y a des nids où des tortues sont venues pondre, ils sont marqués pour éviter qu'on ne marche dessus. Petit-déjeuner au resto de la plage avec une belle vue sur la mer. Puis, on part faire des courses au supermarché de Puerto Aventuras à 4 km. Après ça, il est temps de piquer une tête dans la mer (ou la piscine pour les petites) et de profiter des possibilités de snorkeling à même pas 50m de la plage.



Le soir, on va à Akumal pour profiter de l'happy hour au restaurant 'Turtle Bay'. Délicieux mojitos, tacos avec poissons grillés et flatbread (sorte de pains pizza qui plaisent beaucoup aux enfants). Une très bonne adresse. On voudrait retirer de l'argent à un ATM du coin mais on doit vraiment chercher pour en trouver un qui délivre des pesos. A Akumal, les ATM délivrent des US dollars 🤪
9 juillet Paamul - Akumal
Comme on se réveille encore fort tôt avec le décalage horaire, on arrive à partir à 8h du matin pour aller voir les tortues marines de la baie d’Akumal. La plage est belle, sable blanc, eau turquoise, l'endroit est touristique mais à 8h30 on est parmi les premiers arrivés. On s'installe sous les palmiers puis on plonge à la recherche des tortues qui viennent brouter les algues dans les eaux peu profondes de la baie..

Elles sont au rendez-vous et c'est une expérience vraiment magique de nager tout près de ces superbes créatures. Les tortues doivent remonter souvent à la surface pour respirer et alors on voit leur petite tête hors de l'eau et elles font un grand bruit de respiration avant de replonger pour manger.

J'ai la chance de pouvoir en suivre une qui remonte souvent en passant à chaque fois à 20cm de mon masque. Puis elle nage un moment sans redescendre très bas, moi juste derrière elle, j'avançais à son rythme, c'était comme si on nageait en duo, en ballet et moi, je planais complètement en la suivant! À un moment, tout en suivant ma copine, une super grosse tortue est passée sous mon ventre, suivie par une autre plus petite, elles sont remontées pour respirer en me frôlant presque....waouh! Magique!!

Nos enfants s’en sont donné à coeur joie et ils ont passé des heures dans l’eau avec les tortues. (ici avec ma fille)

On terminera l’après-midi relax dans notre mini paradis à Paamul car demain les choses sérieuses commencent 😉
Comme le forum n’est pas très riche en carnet sur le Mexique, je partage avec plaisir notre expérience de cet été. Voici donc le récit de nos 22 jours passé dans la partie Yucatan et un peu au Chiapas.
Prologue: après notre fabuleux voyage en Namibie en 2013, je voulais aller découvrir l'Ouest des USA. Cependant, mon beau-frère, mon mari et nos enfants ont eu l'idée du Mexique, ils recherchaient un mix de culture, nature et eau. J'avoue que je n'étais pas très emballée et lors de ma préparation j’ai lu des retours d'expérience positifs et négatifs qui me faisaient hésiter. Au final, nous avons vraiment vu de belles choses, vécu quelques expériences inoubliables et passé d'excellentes vacances. Donc je rejoins le club des expériences positives 😎
Quelques détails et chiffres pour commencer: Notre équipe de 8 : ma famille avec mon mari, notre fille de 19 ans et fils de 16 ans. La famille du frère de mon mari avec 2 gamines de 7 et 5 ans. Vols Londres Gatwick - Cancun €700 pp. British Airways (vol direct durant 10h à l'aller et 9h au retour) Eurostar aller-retour (toute gare belge à Londres) €112 pp. 1 nuit au Premier Inn à côté du terminal nord de Gatwick €60 (chambre familiale pour 4) Véhicule de location au Mexique: Renault Traffic diesel 9 places Kms parcourus: 2300 km Prix du carburant : 13,4 pesos (1€ = 17 pesos) Hôtels: la majorité réservés sur Booking + 9 nuits réservées directement avec les propriétaires. Prix allant de €40 à €90 en chambre familiale pour 4 (les plus chères étant nos nuits sur la plage).
6 juillet Londres Gatwick Nous quittons la maison dans la matinée et retrouvons le reste de l'équipe à la gare. Un premier train nous transporte jusqu'à la gare du midi à Bruxelles. On passe par les formalités pour l'Eurostar et 2h plus tard on est à Londres. La connexion en train vers Gatwick airport est "easy", notre hotel Premier inn à 3min à pied du terminal. Un hôtel tout neuf, bien sympa, on y a même super bien mangé : des hambugers haut comme des tours pour les enfants et un mix de plats indiens délicieux pour nous. On goûte que les cuisiniers du restos sont indiens comme nous le confirmera notre serveur. (Meal Deal à £22,99 Starter + Main + drink + breakfast buffet). Super facile, vraiment bien cette combinaison de dormir juste à côté de l'aéroport.
7 juillet Londres - Cancun - Paamul
Après un petit déjeuner à l'anglaise, nous nous rendons au check in. Notre avion décolle à l'heure (11h). British Airways n'est pas mal du tout, mon fils avec son 1.95m trouve qu'il est assis assez confortablement et que l'espace pour les jambes est plutôt bien et est content avec son écran individuel et les films proposés. Plateau repas bon. Boissons alcoolisée et vin offert à volonté, d'ailleurs les anglais ne se privent pas! On arrive à l'heure à Cancun, 15h20 heure locale. On passe l'immigration mais à la douane, on se fait super contrôler et on doit ouvrir tous les sacs. Ils trouvent notre trousse de pharmacie un peu gonflée et c'est tout juste s'ils ne nous confisquent pas les antibiotiques que nous avons emporté au cas où. Surtout ma belle-soeur doit les convaincre que les médicaments lui ont été prescrits pour les 2 gamines. Prise de la voiture sans problème, puis on roule 65 km pour rejoindre Paamul hotel & Cabanas. On commence vraiment à resentir la fatigue. Nos chambres sur la plage sont vraiment jolies et très spacieuses, avec un coin kitchette, frigo et micro-onde. La terrasse ombragée offre une vue splendide sur la mer des Caraïbes. Le coin est super tranquille.


Après une bonne douche et des quesadillas et guacamole, on ne veut qu'une chose: dormir. On sera au lit à 20h30.
8 juillet Paamul
Journée repos et relax. On est réveillé tôt et à 6h on se balade déjà le long de l'eau avec les jolies couleurs du soleil levant.

Il y a des nids où des tortues sont venues pondre, ils sont marqués pour éviter qu'on ne marche dessus. Petit-déjeuner au resto de la plage avec une belle vue sur la mer. Puis, on part faire des courses au supermarché de Puerto Aventuras à 4 km. Après ça, il est temps de piquer une tête dans la mer (ou la piscine pour les petites) et de profiter des possibilités de snorkeling à même pas 50m de la plage.



Le soir, on va à Akumal pour profiter de l'happy hour au restaurant 'Turtle Bay'. Délicieux mojitos, tacos avec poissons grillés et flatbread (sorte de pains pizza qui plaisent beaucoup aux enfants). Une très bonne adresse. On voudrait retirer de l'argent à un ATM du coin mais on doit vraiment chercher pour en trouver un qui délivre des pesos. A Akumal, les ATM délivrent des US dollars 🤪
9 juillet Paamul - Akumal
Comme on se réveille encore fort tôt avec le décalage horaire, on arrive à partir à 8h du matin pour aller voir les tortues marines de la baie d’Akumal. La plage est belle, sable blanc, eau turquoise, l'endroit est touristique mais à 8h30 on est parmi les premiers arrivés. On s'installe sous les palmiers puis on plonge à la recherche des tortues qui viennent brouter les algues dans les eaux peu profondes de la baie..

Elles sont au rendez-vous et c'est une expérience vraiment magique de nager tout près de ces superbes créatures. Les tortues doivent remonter souvent à la surface pour respirer et alors on voit leur petite tête hors de l'eau et elles font un grand bruit de respiration avant de replonger pour manger.

J'ai la chance de pouvoir en suivre une qui remonte souvent en passant à chaque fois à 20cm de mon masque. Puis elle nage un moment sans redescendre très bas, moi juste derrière elle, j'avançais à son rythme, c'était comme si on nageait en duo, en ballet et moi, je planais complètement en la suivant! À un moment, tout en suivant ma copine, une super grosse tortue est passée sous mon ventre, suivie par une autre plus petite, elles sont remontées pour respirer en me frôlant presque....waouh! Magique!!

Nos enfants s’en sont donné à coeur joie et ils ont passé des heures dans l’eau avec les tortues. (ici avec ma fille)

On terminera l’après-midi relax dans notre mini paradis à Paamul car demain les choses sérieuses commencent 😉
13 jours au Gujarat - sans voiture English translation pending
Bonjour a tous,
Je continue de planifier mon itineraire en Inde (2 mois en tout, premiere fois en Inde), je devrais arriver de Udaipur/Chittaurgarh a Ahmedabad autour du 20 novembre.
Le debut de mon voyage se fera quasi-exclusivement en train; est-il concevable de passer environ 13 jours dans le Gujarat sans voiture (pas envie de conduire ou de prendre un chauffeur) ? Le systeme de bus est il optimal pour ce trajet ?Jour1: AhmedabadJour2: Ahmedabad, bus tard pour PalitanaJour3: Palitana le matin et depart tard pour GirJour4: Gir, depart pour Dwarka en fin d'apremJour5: DwarkaJour6: Dwarka, bus de nuit pour MandviJour7: MandviJour8: BhujJour9: Bhuj, depart fin d'aprem pour PatanJour10: PatanJour11: ModheraJour12: VadodaraJour 13: Champaner, retour a Vadodara et train de nuit pour Indore et la suite du voyageCet itineraire est surement trop charge, je peux peut etre me permettre de rester quelques jours de plus. Qu'en pensez-vous; critiques bienvenues !
Cote transport: Comment aller d'Udaipur a Patan / Modhera ? (ca me semble plus optimal)Comment aller de Modhera a Vadodara ?Merci d'avance pour votre aide ! Bonne journee,
Antoine
Je continue de planifier mon itineraire en Inde (2 mois en tout, premiere fois en Inde), je devrais arriver de Udaipur/Chittaurgarh a Ahmedabad autour du 20 novembre.
Le debut de mon voyage se fera quasi-exclusivement en train; est-il concevable de passer environ 13 jours dans le Gujarat sans voiture (pas envie de conduire ou de prendre un chauffeur) ? Le systeme de bus est il optimal pour ce trajet ?Jour1: AhmedabadJour2: Ahmedabad, bus tard pour PalitanaJour3: Palitana le matin et depart tard pour GirJour4: Gir, depart pour Dwarka en fin d'apremJour5: DwarkaJour6: Dwarka, bus de nuit pour MandviJour7: MandviJour8: BhujJour9: Bhuj, depart fin d'aprem pour PatanJour10: PatanJour11: ModheraJour12: VadodaraJour 13: Champaner, retour a Vadodara et train de nuit pour Indore et la suite du voyageCet itineraire est surement trop charge, je peux peut etre me permettre de rester quelques jours de plus. Qu'en pensez-vous; critiques bienvenues !
Cote transport: Comment aller d'Udaipur a Patan / Modhera ? (ca me semble plus optimal)Comment aller de Modhera a Vadodara ?Merci d'avance pour votre aide ! Bonne journee,
Antoine
Restaurants, cafés et brunchs à Bruxelles English translation pending
Bonjour
Nous allons aller avec mes 2 enfants (2 1/2 et 4 ans 1/2) quelques jours sur Bruxelles.
J'ai repéré des choses à faire mais y auriez vous des adresses sympas où manger (midi, soir, goûters, brunch... dans des endroits surprenants/cosy/children-friendly histoire de marquer le coup)
Merci d'avance!
C.
Parc national de Kep (trek) et Koh Tonsay le même jour? (Cambodge) English translation pending
Bonjour,
Après des longues rechercher sur le forum, je me pose toujours une question :
Est-il possible de faire le même jour le trek dans le parc national de kep (matin) et ensuite aller sur l'ile KOH TONSAY (après-midi)?
J'ai l'impression qu'il n'y a que des bateau qui partent le matin.
Merci de m'éclairer :)
Après des longues rechercher sur le forum, je me pose toujours une question :
Est-il possible de faire le même jour le trek dans le parc national de kep (matin) et ensuite aller sur l'ile KOH TONSAY (après-midi)?
J'ai l'impression qu'il n'y a que des bateau qui partent le matin.
Merci de m'éclairer :)
Budget et climat pour Koh Samui, Koh Tao et Koh Phangan English translation pending
Bonjour à tous,
Je part en Thaïlande pour 2 semaines fin aout / début septembre.
Nous pensons ne pas rester sur Bangkok et partir directement sur Koh tao, Koh Phangan et ensuite Koh Samui.
Je voudrais avoir des informations sur le budget nécessaire pour 10 jours sur ces 3 iles en se faisant plaisir (sans non plus vivre luxueusement).
Et ensuite nous resterons 3/4 jours à bangkok pour finir, quel budget aussi pour cette partie?
Enfin, des personnes y ont elles déjà été à cette période? quel est la météo sur ces iles?
En vous remerciant.
Je part en Thaïlande pour 2 semaines fin aout / début septembre.
Nous pensons ne pas rester sur Bangkok et partir directement sur Koh tao, Koh Phangan et ensuite Koh Samui.
Je voudrais avoir des informations sur le budget nécessaire pour 10 jours sur ces 3 iles en se faisant plaisir (sans non plus vivre luxueusement).
Et ensuite nous resterons 3/4 jours à bangkok pour finir, quel budget aussi pour cette partie?
Enfin, des personnes y ont elles déjà été à cette période? quel est la météo sur ces iles?
En vous remerciant.
Iceland Trip 2014 English translation pending
😉 Voilà , je me lance pour un petit résumé de notre escapade islandaise
quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place
Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...
Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet
Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...
Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !
Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !
Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun
Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...
Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos
Et voilà c'est parti :
Jeudi 26 juin soirée
Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.
Photo 1 : trajet aérien

photo 2 : circuit prévu en Islande

quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place
Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...
Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet
Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...
Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !
Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !
Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun
Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...
Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos
Et voilà c'est parti :
Jeudi 26 juin soirée
Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.
Photo 1 : trajet aérien

photo 2 : circuit prévu en Islande

Violence de plus en plus fréquente au Cambodge English translation pending
Bonsoir,
La violence est de plus en plus fréquente dans les rues de Phnom Penh.
Peu de touristes le savent et ne prennent pas ou peu de précautions, pensant qu'on est dans un pays sans problème majeur de sécurité.
Régulièrement, les gens, cambodgiens ou étrangers se font détrousser de leur sac, avec violence.On hésite pas à trainer quelqu'un pour récupérer la précieuse manne.
Les voyous sont très habiles, a deux sur une mobylette, ils arrachent les sacs en bandouillière quitte à bousculer et faire tomber la personne sur la chaussée au risque de finir sous un véhicule.
Les hommes ne sont pas plus à l'abri que les femmes.
Voilà les infos que donnent le gouvernement Canadien.
Pas non plus de psychose mais prudence!
kris
CrimeLes crimes de rue, y compris le vol à la tire, ciblant les étrangers sont de plus en plus fréquents dans les zones urbaines y compris à Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, même pendant le jour. On signale des agressions armées le long de la partie riveraine de Phnom Penh et sur des plages isolées à Sihanoukville. Des Canadiens ont été blessés lors d’agressions et de vols à main armée. Des voleurs qui se déplacent parfois en motocyclette s'emparent des sacs et autres objets de valeur (y compris les passeports) des piétons, des autres motocyclistes et de leurs passagers. Des effets personnels ont été volés dans des installations fermées à clé, en particulier dans les centres d’hébergement bon marché. On signale également des vols d’articles dans des bagages entreposés dans les compartiments à bagages des autobus, notamment pendant le trajet entre Phnom Penh et Siem Reap. Le brigandage se poursuit dans certaines régions rurales, en particulier en soirée dans les régions entre Snoul, Kratie et Stung Treng, dans les provinces du nord-est. On signale aussi des altercations dans lesquelles des étrangers ont été ciblés par des policiers ou des militaires indisciplinés. Soyez très vigilants en tout temps, évitez de voyager seul, particulièrement la nuit, et assurez-vous que vos effets personnels, vos passeports et vos autres documents de voyage sont en sécurité en tout temps. Le taux de possession d’arme à feu est élevé, et des revolvers sont souvent utilisés lors de vols, de différends personnels ou de désaccords, y compris ceux mettant en jeu des étrangers
CrimeLes crimes de rue, y compris le vol à la tire, ciblant les étrangers sont de plus en plus fréquents dans les zones urbaines y compris à Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, même pendant le jour. On signale des agressions armées le long de la partie riveraine de Phnom Penh et sur des plages isolées à Sihanoukville. Des Canadiens ont été blessés lors d’agressions et de vols à main armée. Des voleurs qui se déplacent parfois en motocyclette s'emparent des sacs et autres objets de valeur (y compris les passeports) des piétons, des autres motocyclistes et de leurs passagers. Des effets personnels ont été volés dans des installations fermées à clé, en particulier dans les centres d’hébergement bon marché. On signale également des vols d’articles dans des bagages entreposés dans les compartiments à bagages des autobus, notamment pendant le trajet entre Phnom Penh et Siem Reap. Le brigandage se poursuit dans certaines régions rurales, en particulier en soirée dans les régions entre Snoul, Kratie et Stung Treng, dans les provinces du nord-est. On signale aussi des altercations dans lesquelles des étrangers ont été ciblés par des policiers ou des militaires indisciplinés. Soyez très vigilants en tout temps, évitez de voyager seul, particulièrement la nuit, et assurez-vous que vos effets personnels, vos passeports et vos autres documents de voyage sont en sécurité en tout temps. Le taux de possession d’arme à feu est élevé, et des revolvers sont souvent utilisés lors de vols, de différends personnels ou de désaccords, y compris ceux mettant en jeu des étrangers
Chiens errants et voyage Amérique Latine English translation pending
Bonjour,
Je reviens d'un mois en Thaïlande où on a eu à deux reprises des problèmes avec des chiens. Une fois, je me suis fait mordre (heureusement, légèrement). Je pars en septembre pour un an en Amérique Latine (Equateur, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine). J'aimerais avoir des conseils de voyageurs ayant peur des chiens qui ont voyagé sur ce continent ou ailleurs. Comment avez-vous géré les chiens? J'ai lu quelque part qu'un sifflet à ultra-son pouvait aider. Est-ce vrai? Je suis vaccinée contre la rage et j'ai eu une dose de vaccin curatif suite à ma morsure. Je n'ai vraiment pas envie que cela me pourrisse mon voyage et m'angoisse quand je sors marcher (j'aime bien me déplacer à pied chaque fois que c'est possible). Je sais que certaines personnes n'ont pas peur des chiens et trouvent ces questions exagérées mais quand on n'a pas l'habitude, ce n'est pas évident d'adopter l'attitude adéquate.
Merci d'avance de vos conseils et/ou témoignages,
Laurence
Je reviens d'un mois en Thaïlande où on a eu à deux reprises des problèmes avec des chiens. Une fois, je me suis fait mordre (heureusement, légèrement). Je pars en septembre pour un an en Amérique Latine (Equateur, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine). J'aimerais avoir des conseils de voyageurs ayant peur des chiens qui ont voyagé sur ce continent ou ailleurs. Comment avez-vous géré les chiens? J'ai lu quelque part qu'un sifflet à ultra-son pouvait aider. Est-ce vrai? Je suis vaccinée contre la rage et j'ai eu une dose de vaccin curatif suite à ma morsure. Je n'ai vraiment pas envie que cela me pourrisse mon voyage et m'angoisse quand je sors marcher (j'aime bien me déplacer à pied chaque fois que c'est possible). Je sais que certaines personnes n'ont pas peur des chiens et trouvent ces questions exagérées mais quand on n'a pas l'habitude, ce n'est pas évident d'adopter l'attitude adéquate.
Merci d'avance de vos conseils et/ou témoignages,
Laurence
Programme Queensland Nord août 2014 English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Nous partons le 3 août en Australie
pour atterrir le 5 à Cairns après une soirée à Sydney (on ne peut pas faire plus merci china southern :s)
-> de Cairns nous allons directement nous reposer de notre long vol à Kewarra beach (bien qu'il me semble qu'il pleuve...Qqn a-t-il des infos sur le temps en août...quand il pleut c'est une légère bruine d'1/2 h ou il faut prévoir bouquins, cirets, parapluie, bottes et jeux de société...? :s)
->De là nous allons passer 2 jours dans la daintree forest (bien que la météo ne soit pas top encore une fois....)
-> Ensuite : Soit nous partons directement 3 nuits /4 jours pour Ayers Rocks et nous faisons mareeba 2 jours qui a l'air super pour les paysages, les randonnées equestres, les activités culinaires (cafés, chocolats, vins), voir quelques caves et cascades.....ou d'abord mareeba puis ayers rocks...
J'ai un peu peur que ça fasse beaucoup de "outback" d un seul coup, mais bon...
Mareeba a a l'air bien mieux qu' Atherton.....qu'en pensez vous?
après tout cet "outback" nous allons avoir besoin d'eau, de sable et de soleil et on pensait descendre en voiture vers de îles....le probleme c est que 1.Aller jusqu'aux whitesundays de Mareeba en une fois est beaucoup trop long et nous n'aurons plus que 6 jours devant nous....2. j'ai peur qu'il pleuve et qu'il fasse frois plus on descend...compte tenu du fait que c est l hiver
alors. - n'est il pas mieux de remonter vers cape tribulation et de là faire des excursions vers la barriere de corails, sur des îles (green island etc....)
- ou est ce que vous pensez que c est faisable de descendre pour 6 jours vers magnetic island ou vers mission beach par ex (compte tenu de la distance et du temps) et de là faire une excursion de 3 jours...?
1,5 jour pour descendre. 2-3 jours pour les excursions. 1,5 jour pour remonter en variant les paysages et les stops? Y a t il des stops qui vaillent la peine sans perdre trop de temps sur le chemin?
et si nous nous arrêtons vers Tully ou townsville, n est pas un bon sport concernant les îles et le littoral?
Merci beaucoup beaucoup aux connaisseurs ;)
V
Nous partons le 3 août en Australie
pour atterrir le 5 à Cairns après une soirée à Sydney (on ne peut pas faire plus merci china southern :s)
-> de Cairns nous allons directement nous reposer de notre long vol à Kewarra beach (bien qu'il me semble qu'il pleuve...Qqn a-t-il des infos sur le temps en août...quand il pleut c'est une légère bruine d'1/2 h ou il faut prévoir bouquins, cirets, parapluie, bottes et jeux de société...? :s)
->De là nous allons passer 2 jours dans la daintree forest (bien que la météo ne soit pas top encore une fois....)
-> Ensuite : Soit nous partons directement 3 nuits /4 jours pour Ayers Rocks et nous faisons mareeba 2 jours qui a l'air super pour les paysages, les randonnées equestres, les activités culinaires (cafés, chocolats, vins), voir quelques caves et cascades.....ou d'abord mareeba puis ayers rocks...
J'ai un peu peur que ça fasse beaucoup de "outback" d un seul coup, mais bon...
Mareeba a a l'air bien mieux qu' Atherton.....qu'en pensez vous?
après tout cet "outback" nous allons avoir besoin d'eau, de sable et de soleil et on pensait descendre en voiture vers de îles....le probleme c est que 1.Aller jusqu'aux whitesundays de Mareeba en une fois est beaucoup trop long et nous n'aurons plus que 6 jours devant nous....2. j'ai peur qu'il pleuve et qu'il fasse frois plus on descend...compte tenu du fait que c est l hiver
alors. - n'est il pas mieux de remonter vers cape tribulation et de là faire des excursions vers la barriere de corails, sur des îles (green island etc....)
- ou est ce que vous pensez que c est faisable de descendre pour 6 jours vers magnetic island ou vers mission beach par ex (compte tenu de la distance et du temps) et de là faire une excursion de 3 jours...?
1,5 jour pour descendre. 2-3 jours pour les excursions. 1,5 jour pour remonter en variant les paysages et les stops? Y a t il des stops qui vaillent la peine sans perdre trop de temps sur le chemin?
et si nous nous arrêtons vers Tully ou townsville, n est pas un bon sport concernant les îles et le littoral?
Merci beaucoup beaucoup aux connaisseurs ;)
V
Faut-il encore aller au Mondolkiri? English translation pending
bonjour,
je me permets de reposer ma question autrement
dans notre voyage en fev prochain , avec deux enfants, le mondolkiri était prévu pour sortir des sentiers battus[ rencontrer des minorités, ballades dans la jungle , chutes et bain éléphant]
mais nous nous posons des questions:
peu d infos et quelques post pralant d importantes déforestation qui ont detruit la foret et font un paysage possiereux de désolation
nous n avons que trois semaines; la route est longue pour sen monorum et nous ne pourrons pas aller bcp plus loin .
donc est ce que quelqu'un a des infos recentes , ?
est toujours une bonne idée , ? si oui quelles infos ou bons plans?
et sinon nous irons en thailande pour cette rencontre avec les éléphants qui représentent bcp pour les enfants mais ce sera un détour.. je pensais à ko chang , dans ce cas mais pas d idéée du trajet dans notre itineraire;
merci à tous
Quel matériel photo pour un voyage? English translation pending
La question ne vous ait-elle jamais venue à l'esprit ? Quel appareil photo faut-il emmener en voyage ? La question est simple, mais mérite une ample réflexion. Reflex amateur ? pro ? APN ? Que faire ?
Dans cet article je tente de répondre à vos questions. La passion n'est pas la même pour chacun. Nos besoins ne sont pas les même. Le quid du poids, du rendu se pose mais pas seulement.
Alors quel appareil est fait pour vous. En bonus, un mini guide d'achat. ENJOY.
La suite ici : http://www.mikeontheroad.fr/quel-materiel-photo-pour-un-voyage
Dans cet article je tente de répondre à vos questions. La passion n'est pas la même pour chacun. Nos besoins ne sont pas les même. Le quid du poids, du rendu se pose mais pas seulement.
Alors quel appareil est fait pour vous. En bonus, un mini guide d'achat. ENJOY.
La suite ici : http://www.mikeontheroad.fr/quel-materiel-photo-pour-un-voyage
Récit 15 jours en Floride English translation pending
Bonjour à tous !
M'étant fortement inspirée des récits et conseils donnés sur le forum avant mon voyage, voici à mon tour un résumé de nos vacances en Floride. J'espère que ça vous plaira :) A savoir qu'avant de partir j'avais uniquement réservé les billets d'avion, les deux premières nuits d'hôtel, trois nuits d'hôtel à Miami, une croisière à Miami et la location de la voiture. J'ai fais les autres réservations sur place, toutes sont faites sur Expedia, sauf pour l'hôtel à Ocala que nous avons choisi une fois sur place. Du coup il est normal que les tarifs soient parfois en € et parfois en $
Billets d'avion : 1425,76€ montant total pour deux chez Air France avec toutes les assurances
Jeudi 19 juin : 13h30, départ de Roissy Charles de Gaulle 16h20 / 20h11, escale à Détroit 22h51, arrivée à Tampa L'escale s'est très bien passée, nous avons récupéré les valises pour un rapide check obligatoire puis elles sont reparties rapidement. Nous avons passé les douanes et contrôles en moins d'une heure et nous avons pu prendre le temps de manger et même de s'ennuyer avant de décoller à nouveau. Le deuxième vol était dur et long. Arrivés à Tampa il était l'équivalent de 6h du matin pour nos organismes donc un peu dur. Pas de controles puisque vol interne, nous récupérons rapidement la voiture (j'évoquerais ce point en fin de récit) mon chéri trouve rapidement la solution de la boîte manuel et après quelques passages dans des stations essences pour demander de l'aide, nous avons fini par trouver l'hôtel
Hôtel Tampa : Clarion Inn, réservé à 89,98€ pour 2 nuits sur Expedia. Très correcte, grand chambre, propre, très jolie piscine que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester, parking et petit déjeuners compris et restaurant juste à côté. Seul petit bémols, il n'était pas très loin de l'aéroport, environ 15/20min mais complètement à l'est de la ville, dont obligés de faire pas mal de route pour bouger. Et la clim est un peu bruyante et nous n'étions pas encore habitués.
Vendredi 20 juin : Levés pas trop tôt, on passe l'après midi à Clearwater (1h de route pour y aller), qui est une station balnéaire comme je n'aime pas vraiment. Beaucoup de monde même pour un vendredi, 10$ de parking, et uniquement des magasins et restaurant de bord de plage hors de prix. Mais l'eau est chaude, il fait beau et on commence à se sentir en vacances !

Au retour nous nous arrêtons dans notre premier Mall, premiers achats à l'Appel store et achat d'une carte sim prépayée qui fera office de GPS et dont je parlerais aussi plus en détail à la fin.
Samedi 21 juin : A Tampa nous ne sommes tombés que sur les fameuses routes Sunpass, nous en avons d'ailleurs prit une sans le vouloir le soir de notre arrivée et de ce fait on est pas très rassurés car ils affichent clairement 100$ d'amende si tu n'as pas le Sunpass. On décide alors de repasser à l'aéroport et de prendre l'option. On le regrettera finalement car avec le GPS et l'option "sans péage" et une fois que tu as compris comment fonctionnent les routes il n'est franchement pas nécessaire. On essaye de visiter au passage le centre ville de Tampa mais il n'y a pas grand chose à voir dans cette ville. Donc en début d'après midi nous prenons la direction d'Ocala. Première erreur de ma part car il n'y a rien à faire à Ocala. Je m'étais aussi inspirée de ce blog pour le voyage, mais au lieu de le relire avant de partir j'ai foncée tête baissée vers Ocala pour se rendre compte une fois sur place que les activités sympas étaient toutes sur le trajet. On décide tout de même de dormir là et de prendre la soirée pour mieux organiser la suite du voyage. Je passe donc la soirée à chercher un hôtel à Orlando et je me rends compte que même si nous sommes en basse saison, beaucoup d'hôtels sont complets !
Hôtel Ocala : Howard Johnsson Inn - 50$ pour une nuit Prix correct pour un hôtel un petit peu vieillot mais confortable avec petit déjeuner compris, parking, piscine et wifi. Nous n'avons toujours pas testé la piscine.
Dimanche 22 juin : Départ d'Ocala, nous prenons la route qui mène à Daytona en nous arrêtant à Silver Spring. C'est un petit parc au milieux duquel se trouve une sorte de petit lac d'eau de source. Il fait très chaud mais l'eau de source est vraiment très froide ! Je n'y mets pas plus d'un pied (je suis très frileuse) et mon homme arrive à entrer jusqu'aux cuisses. Les américains y vont à cœur joie, c'est assez drôle à voir. Nous faisons un petit tour du parc sur le petit pont, c'est très joli mais il se met à pleuvoir donc nous décidons de repartir.


Direction Daytona, pause sur la route pour manger et visite rapide de la ville avec une petit halte sur la plage. Le seul jour où la température était aussi faible, l'eau était plus chaude que l'air, ciel noir, du vent et de la petite pluie donc nous ne nous sommes pas attardés et avons continué notre route jusqu'à Orlando.

Hôtel Orlando : Extended Stay America - 205,56$ pour 3 nuits Hôtel que je déconseille. Chambre vieille et pas terrible, la moitié de la moquette trempée par la clim, parking complet le soir, petit déjeuner qui consiste à proposer 2 sortes de cafés et des muffins sous emballage dans le hall d'accueil, vraiment histoire de pouvoir l'ajouter dans les prestations. L'accueil est correct mais nous n'y retournerons pas si c'était à refaire. A 30min des parcs Universal
Le soir nous décidons de nous rendre dans le centre ville d'Orlando et nous débarquons à la fin d'un match de qualification des États-Unis dans la coupe du monde de soccer. Impressionnant !! Tout le monde est habillé aux couleurs du drapeau, au pire en superman ! Un fête s'improvise dans les rues, des piscines ont été installées et ça boit comme pas permis. Très bonne ambiance même si on comprend vite que le match n'était vraiment qu'une excuse ;)
Lundi 23 juin : Levés tôt direction Universal ! Nous décidons de prendre des billets pour faire les 2 parcs en deux jours, ce qui nous reviens à 332,26$ pour 2. On s'est renseigné pour prendre le Fastpass et c'était plus de 700$ donc non. Nous avons également payé deux fois 20,65$ de parking à l'entrée (il y avait moins cher à 17$ mais garés plus loin) Nous sommes arrivés à 9h, nous avons opté pour Island of Adventure pour commencer et à 18h nous avions fait toutes les attractions. Au pire 1h15 d'attente, au mieux 10min, une moyenne de 30/40min par attraction je pense. Donc plutôt correcte !


Mardi 24 juin : Arrivés au parc à 10h (plus de monde pour le parking) et répartis à 19h ayant eu le temps de tout faire sauf un que nous avons zappé volontairement et un autre que nous avons fait une seconde fois. Pour essayer d'économiser un peu, ces deux jours nous sommes passés au 7 eleven pour acheter des sandwichs, nous avions de l'eau en bouteille et de toute façon il y a des fontaines pour boire partout dans les parcs et dans les files d'attente. Très bonne expérience pour ma part, mon conjoint regrette un peu d'avoir fait les deux et aurait préféré un parc aquatique le deuxième jour. Retour au centre ville pour manger.
Mercredi 25 juin : Encore levés tôt, direction Cap Canaveral ! Nous avions prévu d'y arriver à 9h mais nous avons perdu du temps sans trop savoir comment et on arrive à 10h. Comme d'autres l'ont déjà dit, pas d'attractions dans ce centre hormis un simulateur (pas terrible d'ailleurs) mais de la visite. Nous avons pris les audio guide que nous n'avons pas regretté et le tout nous aura coûté 118,72$. Nous commençons par la visite en bus, super !! Nous mangeons dans le hall qui fait escale après le bus, hors de prix et pas bon ! Sauf les cookies... :p Puis nous sommes retournés avec un bus dans le centre principal, visite du Hall Atlantis et nous décidons de ne pas faire les autres pour nous rendre au fameux Hall of Fame un petit peu en retrait du CSC. Évidemment on arrive pile quand les portes se ferment donc je ne peux pas vous dire ce qu'il y a dedans ! Mais nous avons beaucoup aimé ce "musée".


Nous prenons donc la route direction Miami.
Hôtel Miami : Best Western Plus On the Bay Inn & Marina - 302,28$ pour 3 nuits et 217$ une fois sur place pour deux nuits supplémentaires (après négociation ^^) Sans aucun doute l'un des meilleurs hôtel que nous avons eu en Floride ! Petit balcon privatif + un second devant la porte de la chambre avec transats et qui donne sur la piscine, parking gratuit, wifi, petit déjeuner très correcte, super piscine donnant sur la baie de Miami, petits pontons accessibles derrière la piscine, donnant sur la baie de Miami et sur lesquels nous avons eu la chance d'apercevoir une raie et LA clim la moins bruyante qu'on ait eu ! Bref, si je dois retourner à Miami un jour, ce sera ici, en plus il est bien situé et avec tout ce qu'il faut à proximité.
Jeudi 26 juin : Encore levés très tôt ce matin car à 8h50 nous avons rdv avec deux français proposant des croisières journalières sur la baie de Miami (je ne cache pas qu'on commence à être plus fatigués qu'avant de partir) qui étaient conseillés par plusieurs personnes sur ce forum. A peut près 20min de voiture et nous sommes sur place. La journée se déroule bien, nous sommes les seuls à avoir réservés cette journée donc nous pouvons parler de beaucoup de choses à ce gentil couple. Le repas était très bon, en revanche, ayant déjà fait des journées de ce type en Guadeloupe et en Thaïlande dans des lieux vraiment paradisiaques, j'avoue qu'en fin de journée on était un petit peu déçus... Enfin, on savait que la baie de Miami ne ressemblerait pas à une île déserte, mais nous avons juste vu une suite sans fin d'énormes villas, fait un petit plongeons dans une eau pas transparente du tout et puis voilà. Donc on a trouvé ça cher pour ce que c'était (258$ pour deux, sans compter les boissons prises sur place et non inclues dans le prix de base) mais au moins on en savait plus sur la vie à Miami et les endroits où se rendre.


Vendredi 27 juin : Dodo !!! Puis après-midi tranquille où nous avons été visiter Miami Beach. Et petit restau hyper sympa dans un quartier aux murs très décorés !

Samedi 28 juin : Matinée passée à la piscine de l'hôtel le temps que je faisais tourner et sécher une machine de linge sale. Puis nous nous sommes rendus au Aventura Mall, qui est principalement une suite de magasin de luxe (d'ailleurs en se plaçant devant l'entrée principale vous pourrez admirer de jolies voitures confiées aux voituriers) et dans la foulée aux Outlets dont j'ai oublié le nom, mais les plus connus de Miami. Autant dire que la CB a chauffée et qu'une après-midi pour faire les deux c'est un peu juste ! Nous sommes ressortis à la fermeture des magasins et avec plusieurs kilomètres dans les jambes.
Dimanche 29 juin : Direction les Everglades ! Petite pause sur la route dans un Walmart pour acheter des sandwichs (pas bons...) et surtout LA bombe anti-moustiques (interdit en Europe car ce produit donne le cancer, détruit la planète et tout ce qui l'approche d'un peu trop prêt !) indispensable pour ces marécages.

Nous avons opté pour l'entrée principale car j'avais peur que la seule balade de Shark Valley ne suffise pas. Au final je ne suis pas certaine d'avoir fait le bon choix. Il y avait très peu de monde, la plupart étaient d'ailleurs en short/tee-shirt/tong alors que nous étions en pantalon/manches longues avec notre super produit et qu'on se faisait bouffer quand même, les autres n'avaient pas l'air embêtés... J'ai pas compris :/ Mais bref on a fait 4 ou 5 des premières balades qui sont sur la route et on était un peu déçu car on a pas croisé grand chose hormis des sauterelles en pleine période de reproduction, un alligator qui ne nous a montré que son dos et un second au loin qui s'est planqué 30sec après. Et des tortues aussi. Et les moustiques qui attaquent littéralement... Pourtant nous avons passé pas loin de 6h dans le parc. Pas de chance pour cette fois !

Sur le retour il pleut des trombes d'eau, et ça durera jusqu'au soir. On a tellement crevé de chaud dans la journée qu'on aurait aimé pouvoir aller dans la piscine mais le tonnerre et les éclaires nous en dissuadent rapidement.
Lundi 30 juin : Direction Key Largo ! Je suis excitée à l'idée d'aller des les Keys, les photos sur Internet me faisaient rêver et j'en attend beaucoup ! Comme on a déjà dépensé pas mal d'argent et d'énergie lors de la première semaine on souhaite faire cool pour la deuxième et du coup nous serons fortement déçus...
Hôtel Key Largo : Bayside Inn Key Largo - 166,72€ pour 2 nuits Là aussi je ne conseillerais pas cet hôtel. La "plage" fait à peu prêt 3 mètres de long, avec un énorme tuyau déversant je ne sais quoi dedans mais la mer est sale, mousseuse et pleine d'algues. La piscine est une baignoire, les chambres sont grandes mais la clim fait un bruit atroce, la lumière est tellement faible dans la salle de bain qu'on se lavait porte ouverte et des voisins de chambre ont trouvé des punaises dans leur lit et ont demandé à changer de chambre.
Arrivés à l'hôtel à 11h on se fait recaler car les chambres ne sont pas prêtes. On se rend donc dans un bar car on avait soif et très envie de faire pipi puis comme ils diffusaient l'un des matchs de la France nous y sommes resté jusqu'à la fin. Ensuite nous avons été manger et les 15h étaient arrivés donc nous sommes allé déposer les bagages à l'hôtel. On pensait pouvoir aller profiter de la plage et de la piscine (que nous n'avions pas encore vu) mais le plus bel orage de nos vacances est arrivé entre temps ! Impressionnant, il n'y avait pas d'autres mots ! Des trombes d'eau qui tombent du ciel, un bruit assourdissant lorsque le tonnerre frappe au dessus de nos têtes. C'était étrangement génial à vivre ! Mais bon, ça a duré 2h non stop, puis petite pluie fine jusqu'à ce que la nuit tombe. Aux infos le soir on a pu voir des images de Miami, la ville était complètement inondée, impressionnant à voir également.
Mardi 1 juillet : Ce matin là mon homme à la bonne idée d'empêcher la portière de la voiture de se fermer avec son doigt. Heureusement plus de peur que de mal, nous avons une pharmacie/supermarché juste en face de l'hôtel pour lui désinfecter et protéger le doigt, un grand verre avec des glaçons et nous sommes opérationnels pour la journée ! On prend la route principale, je veux passer au dessus de ces fameux ponts à tout prix ! Comme le ciel est couvert ça n'est pas exceptionnel mais nous continuons jusqu'à Marathon. On passe devant l'un des fameux centre où l'on peut nager avec les dauphins. Je décide d'entrer, fais un petit tour à l'accueil pour voir les tarifs et les différentes activités mais ma conscience reprend le dessus : ces dauphins sont enfermés et doivent faire les guignols toute la journée avec les touristes, hors de question que je paye pour ça ! On continue notre route, on s'arrête à l'office du tourisme et elle me parle du Turtle Hospital. Là ça m'intéresse ! On s'y rend, réservons la visite de 16h et allons manger en attendant (32$ pour 2 adultes) La visite était géniale, il vaut mieux maîtriser un minimum l'anglais car ils expliquent beaucoup de choses intéressantes sur la diversité des tortues, les maladies ou accidents qu'ils soignent dans le centre etc... Et bien sûr on visite les pensionnaires et on croise aussi tout un tas d'iguanes qui lézardent dans le parc au soleil.

Puis retour vers Key Largo, on tente une plage au retour mais là aussi l'eau ne nous donne vraiment pas envie d'y aller et les moustiques sont de sortie !! Donc on rebrousse chemin rapidement. On s'arrête par contre au magasin de pêche Bass Pro Shop (à Islamorada) et même si à la base on voulait voir des armes (bah oui on a jamais vu d'armes vendues en magasin de notre vie !) et qu'il n'y en a pas, j'avoue que le magasin est assez impressionnant et vaut le détour.
Mercredi 2 juillet : Départ des Keys direction Naples (à prononcer Naipeuls). L'un des trajets que j'ai préféré durant ce voyage ! On passe d'abord devant les terres agricoles de la Floride, sur le bord de la route vous trouverez fruits et légumes (ne faites pas comme moi et ne pensez pas pouvoir en retrouver à Naples car ce n'est pas le cas !) et des orchidées à des prix imbattables (entre 6 et 8$). Puis vous traverserez les Everglades et moi qui était déçue de ne pas avoir pu faire d'Airboat lors de notre visite du dimanche, j'ai pu me rattraper car il y en a tous les kilomètres !! Nous avons fait l'impasse sur ceux qui débordaient de monde et avons opté pour un plus petit centre tenu par des indiens. Nous avons payé 55$ pour deux, un tour d'environ 3/4 d'heure. Un alligator tournait déjà autour de l'Airboat avant même notre départ, puis notre guide nous en présenté deux autres durant la promenade (impressionnant d'en avoir un à portée de bras, même si bien sûr on ne le tend pas !) puis petite halte au super bon moment car nous avons eu une averse, sur un petit îlot qui était apparemment un ancien lieu d'habitation de sa tribu. Et là nous avons pu rencontrer un racoon !! Ou raton laveur si vous préférez, j'en avait déjà vu dans un parc en Guadeloupe, mais là j'ai pu le toucher et c'est franchement trop mignon !!

Retour sur la route, arrivés à Naples nous déposons les affaires à l'hôtel, sommes passés par un Mall pour recharger le forfait du téléphone et direction la plage !!! Elles sont belles, en plus il y a des vagues, l'eau est aussi chaude que l'air, c'est le bonheur !
Hôtel Naples : Ramada Naples - 121,92$ pour 2 nuits Le deuxième hôtel que je recommande vivement et que je reprendrais si j'y retourne un jour. Super accueil (comme partout de toute façon), super chambre même si pas très bien insonorisées, super piscine, super petit dej, vraiment top pour ce prix ! Le seul soucis que nous avons rencontré c'était un groupe de français. Persuadés d'être les seuls ils se permettaient de gueuler dans la cantine le matin, de juger les gens, ils s'insultaient entre eux (enfin, la mère insultait les enfants...) se gavaient comme des porcs au petit dej et en mettaient dans leurs sacs pour ne pas avoir à payer pour manger le midi ! Mais ils ne doivent pas être là toute l'année 😏
Jeudi 3 juillet : Visite du centre ville de Naples le matin, puis plage. L'après midi nous avons refait un petit tour dans le Mall, nous avons été promener en voiture devant les énormes villas de la ville et avons terminé la journée dans la piscine de l'hôtel (avec les français !!).

Vendredi 4 juillet : Je redoutais cette journée autant que je l'attendais ! Elle signait la fin du voyage mais quel bonheur de pouvoir vivre la journée nationale des américains ! Tout est ouvert, en tout cas jusque 15h donc pas de quoi s'affoler si vous avez besoin de faire des emplettes. Mais le drapeau et ses couleurs sont partout ! Nous prenons la route de Fort Myers où notre dernier hôtel nous attend. Enfin pas vraiment car encore une fois on arrive trop tôt, nous ne pouvons pas la récupérer mais la nana est arrangeante et nous propose de revenir à 13h30.
Hôtel Fort Myers : Howard Johnson Inn Fort Myers - 39,85€ la nuit On ne voulait pas dépenser beaucoup pour cette dernière nuit, l'hôtel est très correcte pour ce prix là, par contre pas du tout bien situé car loin du downtown et des plages ! La piscine n'était pas très propre non plus, mais le petit dej correcte et la clim n'était pas la pire qu'on ait eu.
Petit zieutage dans le guide du routard et à 15min de route se trouvait le parc naturel Six Mile Cypress Slough donc nous nous y rendons. 1$ pour une heure de parking, et un petit chemin d'une heure à faire en prenant son temps. Un endroit très charmant, pas de moustiques (étonnant car toutes les conditions étaient réunies pour qu'ils pullulent), très calme car il est indiqué partout de rester discret et c'était franchement chouette !

Le temps de retourner à l'hôtel nous pouvons déposer nos affaires dans la chambre, un Dinner typique des USA se trouvait juste en face de l'hôtel donc nous y avons mangé avant de prendre la route de Fort Myers Beach. Première fois que nous sommes confrontés à des embouteillages !! 1h30 pour y arriver au lieu de 25min en temps normal. En même temps nous nous rendons sur une île, desservie par une seule route et nous ne sommes pas les seuls à vouloir y aller ! Nous allons nous garer assez loin, et réussissons à trouver un parking d'un magasin fermé. Le reste est soit déjà complet, soit payant (et complet aussi). On remonte jusqu'au ponton d'où sera tiré le feu d'artifice. Visiblement les gens sont là depuis un moment, installés sous des tentes avec tables, chaises et tout ce qu'il faut pour un pic-nic. Nous choisissons de retourner au niveau de la voiture, c'est éloigné du ponton mais il y a moins de monde et à près tout, un feu d'artifice c'est tiré en l'air n'est ce pas ? :) Et nous avons bien fait ! Petite baignade, puis dès que le soleil commence à se coucher, les premiers feux d'artifices (non professionnels) démarrent. Il y en a de plus en plus au fur et à mesure que le temps passent, à croire parfois qu'ils font des compétitions entre eux. Les gens portent des bracelets, colliers et même tee-shirts lumineux, la plage s'allume de tout son long. Il y a des lumière à droite, à gauche et même en face de nous !! L'île de Sanibel je suppose. Le feu était très joli, on le voyait parfaitement bien, c'était vraiment super ! Puis nous avons mangé à la terrasse d'un petit restau qui faisait karaoké et le tout en pouvant continuer à voir régulièrement des feux d'artifice. Même après avoir mangé c'était encore le gros bordel sur la route du retour mais on était ravis de cette dernière soirée ! :)


Samedi 5 juillet : Dernier réveil en Floride, nous négocions pour garder la chambre une heure de plus ce qui nous laisse le temps de profiter de la piscine une petite heure et de parfaire notre bronzage. Alors qu'il était l'heure de se préparer pour prendre la direction de l'aéroport un gros orage éclate et il y aura de plus ou moins grosses averse durant tout notre trajet jusqu'à Tampa. A croire que la météo nous mettait dehors !

18h30 départ de Tampa 20h30 / 23h27 escale à Atlanta Arrivée à Roissy à 14h le lendemain
Et pour l'anecdote, en arrivant il pleuvait, une de nos valise avait été forcée et fermeture cassée par la douane Américaine et en moins de 30sec après avoir passé la douane je me suis embrouillée méchamment avec un rabatteur de faux taxi ! Il a pas aimé que je lui dise que son affaire était illégale et était à deux doigts de me sauter dessus. Les flics n'ont pas bougé et moi je me demandais vraiment ce que je foutais là !! Bref, de super vacances, mais qui m'ont complètement déprimée sur l'état actuel de la France et des français... La location de voiture : Nous sommes passé par le site BSP Auto pour être certains d'être bien assuré et surtout car qu'il était recommandé pour son sérieux et pour être sûr de ne pas payer plus une fois sur place. Nous avons loué une Dodge (sur le site) pour les 15 jours et pour un montant de 427€ à récupérer dans l'agence Thrifty Une fois sur place nous avons eu à payer en plus :Un plein d'essence (on avait demandé sur le site à la prendre vide et rendre avec le plein mais ce fut l'inverse) : 58,99$Un conducteur additionnel : 176$ (annoncé à 128€ sur le site)Les "fee" et taxes : 44,54$le Sunpass : 73,97$ Soit 353,50$ non prévus et à mon avis pas très honnêtes. Surtout que quand t'arrive t'es complètement déphasé, t'es pas encore bien accommodé avec l'anglais et on te demande de valider sur un boîtier électronique des pages et des pages de blabla en anglais, donc pas vraiment le temps ni l'envie d'y comprendre quoi que ce soit. Pour le Sunpass, on regrette de l'avoir prit car apparemment les voitures sont équipées par défaut du boîtier. Donc si vous prenez une route payante, elle vous sera juste facturée par le loueur mais il n'y aura pas l'amende de 100$ annoncée en gros sur les panneaux. Et avec le GPS Google map on peut demander pour chaque trajet "sans péages" et ainsi les éviter. Surtout que franchement, ça fait gagner entre 3 et 10min pour les plus gros trajets, ça ne faut vraiment pas le coup !
La carte SIM : Nous sommes allé chez T-mobile, nous avons prit une carte rechargeable proposant 200Mb par jour de 4G, puis le reste en Edge illimité, ainsi que les appels à 3$ par jour. En tout nous en avons eu pour 60$. 50$ lorsque nous avons prit la carte et 10$ pour la recharger en fin de séjour. Donc beaucoup moins cher que la location (ou l'achat) d'un GPS et beaucoup plus pratique car en plus on a internet partout et il nous a permit d'appeler deux ou trois fois en appel local. Par contre il a fallut acheter un chargeur allume cigare car le GPS bouffe la batterie du téléphone 😕 Les Keys : Contrairement donc, aux photos que peut vous montrer Google, pas de plages paradisiaques aux Keys, ou en tout cas pas dans la première partie des îles. Les Keys c'est le top si vous êtes amateurs de plongée ou de pêche, que vous voulez goûter l'ambiance à priori très animée de Key West et si vous êtes prêt à payer pour aller au large avec un bateau pour faire du snorkeling. Mais pour du farniente plage, pas du tout. Si c'était à refaire je passerais mon chemin et me rendrais directement à Naples qui m'a complètement séduite !! Voilà pour moi, n'hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques ! :)
M'étant fortement inspirée des récits et conseils donnés sur le forum avant mon voyage, voici à mon tour un résumé de nos vacances en Floride. J'espère que ça vous plaira :) A savoir qu'avant de partir j'avais uniquement réservé les billets d'avion, les deux premières nuits d'hôtel, trois nuits d'hôtel à Miami, une croisière à Miami et la location de la voiture. J'ai fais les autres réservations sur place, toutes sont faites sur Expedia, sauf pour l'hôtel à Ocala que nous avons choisi une fois sur place. Du coup il est normal que les tarifs soient parfois en € et parfois en $

Billets d'avion : 1425,76€ montant total pour deux chez Air France avec toutes les assurances
Jeudi 19 juin : 13h30, départ de Roissy Charles de Gaulle 16h20 / 20h11, escale à Détroit 22h51, arrivée à Tampa L'escale s'est très bien passée, nous avons récupéré les valises pour un rapide check obligatoire puis elles sont reparties rapidement. Nous avons passé les douanes et contrôles en moins d'une heure et nous avons pu prendre le temps de manger et même de s'ennuyer avant de décoller à nouveau. Le deuxième vol était dur et long. Arrivés à Tampa il était l'équivalent de 6h du matin pour nos organismes donc un peu dur. Pas de controles puisque vol interne, nous récupérons rapidement la voiture (j'évoquerais ce point en fin de récit) mon chéri trouve rapidement la solution de la boîte manuel et après quelques passages dans des stations essences pour demander de l'aide, nous avons fini par trouver l'hôtel
Hôtel Tampa : Clarion Inn, réservé à 89,98€ pour 2 nuits sur Expedia. Très correcte, grand chambre, propre, très jolie piscine que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester, parking et petit déjeuners compris et restaurant juste à côté. Seul petit bémols, il n'était pas très loin de l'aéroport, environ 15/20min mais complètement à l'est de la ville, dont obligés de faire pas mal de route pour bouger. Et la clim est un peu bruyante et nous n'étions pas encore habitués.
Vendredi 20 juin : Levés pas trop tôt, on passe l'après midi à Clearwater (1h de route pour y aller), qui est une station balnéaire comme je n'aime pas vraiment. Beaucoup de monde même pour un vendredi, 10$ de parking, et uniquement des magasins et restaurant de bord de plage hors de prix. Mais l'eau est chaude, il fait beau et on commence à se sentir en vacances !

Au retour nous nous arrêtons dans notre premier Mall, premiers achats à l'Appel store et achat d'une carte sim prépayée qui fera office de GPS et dont je parlerais aussi plus en détail à la fin.
Samedi 21 juin : A Tampa nous ne sommes tombés que sur les fameuses routes Sunpass, nous en avons d'ailleurs prit une sans le vouloir le soir de notre arrivée et de ce fait on est pas très rassurés car ils affichent clairement 100$ d'amende si tu n'as pas le Sunpass. On décide alors de repasser à l'aéroport et de prendre l'option. On le regrettera finalement car avec le GPS et l'option "sans péage" et une fois que tu as compris comment fonctionnent les routes il n'est franchement pas nécessaire. On essaye de visiter au passage le centre ville de Tampa mais il n'y a pas grand chose à voir dans cette ville. Donc en début d'après midi nous prenons la direction d'Ocala. Première erreur de ma part car il n'y a rien à faire à Ocala. Je m'étais aussi inspirée de ce blog pour le voyage, mais au lieu de le relire avant de partir j'ai foncée tête baissée vers Ocala pour se rendre compte une fois sur place que les activités sympas étaient toutes sur le trajet. On décide tout de même de dormir là et de prendre la soirée pour mieux organiser la suite du voyage. Je passe donc la soirée à chercher un hôtel à Orlando et je me rends compte que même si nous sommes en basse saison, beaucoup d'hôtels sont complets !
Hôtel Ocala : Howard Johnsson Inn - 50$ pour une nuit Prix correct pour un hôtel un petit peu vieillot mais confortable avec petit déjeuner compris, parking, piscine et wifi. Nous n'avons toujours pas testé la piscine.
Dimanche 22 juin : Départ d'Ocala, nous prenons la route qui mène à Daytona en nous arrêtant à Silver Spring. C'est un petit parc au milieux duquel se trouve une sorte de petit lac d'eau de source. Il fait très chaud mais l'eau de source est vraiment très froide ! Je n'y mets pas plus d'un pied (je suis très frileuse) et mon homme arrive à entrer jusqu'aux cuisses. Les américains y vont à cœur joie, c'est assez drôle à voir. Nous faisons un petit tour du parc sur le petit pont, c'est très joli mais il se met à pleuvoir donc nous décidons de repartir.


Direction Daytona, pause sur la route pour manger et visite rapide de la ville avec une petit halte sur la plage. Le seul jour où la température était aussi faible, l'eau était plus chaude que l'air, ciel noir, du vent et de la petite pluie donc nous ne nous sommes pas attardés et avons continué notre route jusqu'à Orlando.

Hôtel Orlando : Extended Stay America - 205,56$ pour 3 nuits Hôtel que je déconseille. Chambre vieille et pas terrible, la moitié de la moquette trempée par la clim, parking complet le soir, petit déjeuner qui consiste à proposer 2 sortes de cafés et des muffins sous emballage dans le hall d'accueil, vraiment histoire de pouvoir l'ajouter dans les prestations. L'accueil est correct mais nous n'y retournerons pas si c'était à refaire. A 30min des parcs Universal
Le soir nous décidons de nous rendre dans le centre ville d'Orlando et nous débarquons à la fin d'un match de qualification des États-Unis dans la coupe du monde de soccer. Impressionnant !! Tout le monde est habillé aux couleurs du drapeau, au pire en superman ! Un fête s'improvise dans les rues, des piscines ont été installées et ça boit comme pas permis. Très bonne ambiance même si on comprend vite que le match n'était vraiment qu'une excuse ;)
Lundi 23 juin : Levés tôt direction Universal ! Nous décidons de prendre des billets pour faire les 2 parcs en deux jours, ce qui nous reviens à 332,26$ pour 2. On s'est renseigné pour prendre le Fastpass et c'était plus de 700$ donc non. Nous avons également payé deux fois 20,65$ de parking à l'entrée (il y avait moins cher à 17$ mais garés plus loin) Nous sommes arrivés à 9h, nous avons opté pour Island of Adventure pour commencer et à 18h nous avions fait toutes les attractions. Au pire 1h15 d'attente, au mieux 10min, une moyenne de 30/40min par attraction je pense. Donc plutôt correcte !


Mardi 24 juin : Arrivés au parc à 10h (plus de monde pour le parking) et répartis à 19h ayant eu le temps de tout faire sauf un que nous avons zappé volontairement et un autre que nous avons fait une seconde fois. Pour essayer d'économiser un peu, ces deux jours nous sommes passés au 7 eleven pour acheter des sandwichs, nous avions de l'eau en bouteille et de toute façon il y a des fontaines pour boire partout dans les parcs et dans les files d'attente. Très bonne expérience pour ma part, mon conjoint regrette un peu d'avoir fait les deux et aurait préféré un parc aquatique le deuxième jour. Retour au centre ville pour manger.
Mercredi 25 juin : Encore levés tôt, direction Cap Canaveral ! Nous avions prévu d'y arriver à 9h mais nous avons perdu du temps sans trop savoir comment et on arrive à 10h. Comme d'autres l'ont déjà dit, pas d'attractions dans ce centre hormis un simulateur (pas terrible d'ailleurs) mais de la visite. Nous avons pris les audio guide que nous n'avons pas regretté et le tout nous aura coûté 118,72$. Nous commençons par la visite en bus, super !! Nous mangeons dans le hall qui fait escale après le bus, hors de prix et pas bon ! Sauf les cookies... :p Puis nous sommes retournés avec un bus dans le centre principal, visite du Hall Atlantis et nous décidons de ne pas faire les autres pour nous rendre au fameux Hall of Fame un petit peu en retrait du CSC. Évidemment on arrive pile quand les portes se ferment donc je ne peux pas vous dire ce qu'il y a dedans ! Mais nous avons beaucoup aimé ce "musée".


Nous prenons donc la route direction Miami.
Hôtel Miami : Best Western Plus On the Bay Inn & Marina - 302,28$ pour 3 nuits et 217$ une fois sur place pour deux nuits supplémentaires (après négociation ^^) Sans aucun doute l'un des meilleurs hôtel que nous avons eu en Floride ! Petit balcon privatif + un second devant la porte de la chambre avec transats et qui donne sur la piscine, parking gratuit, wifi, petit déjeuner très correcte, super piscine donnant sur la baie de Miami, petits pontons accessibles derrière la piscine, donnant sur la baie de Miami et sur lesquels nous avons eu la chance d'apercevoir une raie et LA clim la moins bruyante qu'on ait eu ! Bref, si je dois retourner à Miami un jour, ce sera ici, en plus il est bien situé et avec tout ce qu'il faut à proximité.
Jeudi 26 juin : Encore levés très tôt ce matin car à 8h50 nous avons rdv avec deux français proposant des croisières journalières sur la baie de Miami (je ne cache pas qu'on commence à être plus fatigués qu'avant de partir) qui étaient conseillés par plusieurs personnes sur ce forum. A peut près 20min de voiture et nous sommes sur place. La journée se déroule bien, nous sommes les seuls à avoir réservés cette journée donc nous pouvons parler de beaucoup de choses à ce gentil couple. Le repas était très bon, en revanche, ayant déjà fait des journées de ce type en Guadeloupe et en Thaïlande dans des lieux vraiment paradisiaques, j'avoue qu'en fin de journée on était un petit peu déçus... Enfin, on savait que la baie de Miami ne ressemblerait pas à une île déserte, mais nous avons juste vu une suite sans fin d'énormes villas, fait un petit plongeons dans une eau pas transparente du tout et puis voilà. Donc on a trouvé ça cher pour ce que c'était (258$ pour deux, sans compter les boissons prises sur place et non inclues dans le prix de base) mais au moins on en savait plus sur la vie à Miami et les endroits où se rendre.


Vendredi 27 juin : Dodo !!! Puis après-midi tranquille où nous avons été visiter Miami Beach. Et petit restau hyper sympa dans un quartier aux murs très décorés !

Samedi 28 juin : Matinée passée à la piscine de l'hôtel le temps que je faisais tourner et sécher une machine de linge sale. Puis nous nous sommes rendus au Aventura Mall, qui est principalement une suite de magasin de luxe (d'ailleurs en se plaçant devant l'entrée principale vous pourrez admirer de jolies voitures confiées aux voituriers) et dans la foulée aux Outlets dont j'ai oublié le nom, mais les plus connus de Miami. Autant dire que la CB a chauffée et qu'une après-midi pour faire les deux c'est un peu juste ! Nous sommes ressortis à la fermeture des magasins et avec plusieurs kilomètres dans les jambes.
Dimanche 29 juin : Direction les Everglades ! Petite pause sur la route dans un Walmart pour acheter des sandwichs (pas bons...) et surtout LA bombe anti-moustiques (interdit en Europe car ce produit donne le cancer, détruit la planète et tout ce qui l'approche d'un peu trop prêt !) indispensable pour ces marécages.

Nous avons opté pour l'entrée principale car j'avais peur que la seule balade de Shark Valley ne suffise pas. Au final je ne suis pas certaine d'avoir fait le bon choix. Il y avait très peu de monde, la plupart étaient d'ailleurs en short/tee-shirt/tong alors que nous étions en pantalon/manches longues avec notre super produit et qu'on se faisait bouffer quand même, les autres n'avaient pas l'air embêtés... J'ai pas compris :/ Mais bref on a fait 4 ou 5 des premières balades qui sont sur la route et on était un peu déçu car on a pas croisé grand chose hormis des sauterelles en pleine période de reproduction, un alligator qui ne nous a montré que son dos et un second au loin qui s'est planqué 30sec après. Et des tortues aussi. Et les moustiques qui attaquent littéralement... Pourtant nous avons passé pas loin de 6h dans le parc. Pas de chance pour cette fois !

Sur le retour il pleut des trombes d'eau, et ça durera jusqu'au soir. On a tellement crevé de chaud dans la journée qu'on aurait aimé pouvoir aller dans la piscine mais le tonnerre et les éclaires nous en dissuadent rapidement.
Lundi 30 juin : Direction Key Largo ! Je suis excitée à l'idée d'aller des les Keys, les photos sur Internet me faisaient rêver et j'en attend beaucoup ! Comme on a déjà dépensé pas mal d'argent et d'énergie lors de la première semaine on souhaite faire cool pour la deuxième et du coup nous serons fortement déçus...
Hôtel Key Largo : Bayside Inn Key Largo - 166,72€ pour 2 nuits Là aussi je ne conseillerais pas cet hôtel. La "plage" fait à peu prêt 3 mètres de long, avec un énorme tuyau déversant je ne sais quoi dedans mais la mer est sale, mousseuse et pleine d'algues. La piscine est une baignoire, les chambres sont grandes mais la clim fait un bruit atroce, la lumière est tellement faible dans la salle de bain qu'on se lavait porte ouverte et des voisins de chambre ont trouvé des punaises dans leur lit et ont demandé à changer de chambre.
Arrivés à l'hôtel à 11h on se fait recaler car les chambres ne sont pas prêtes. On se rend donc dans un bar car on avait soif et très envie de faire pipi puis comme ils diffusaient l'un des matchs de la France nous y sommes resté jusqu'à la fin. Ensuite nous avons été manger et les 15h étaient arrivés donc nous sommes allé déposer les bagages à l'hôtel. On pensait pouvoir aller profiter de la plage et de la piscine (que nous n'avions pas encore vu) mais le plus bel orage de nos vacances est arrivé entre temps ! Impressionnant, il n'y avait pas d'autres mots ! Des trombes d'eau qui tombent du ciel, un bruit assourdissant lorsque le tonnerre frappe au dessus de nos têtes. C'était étrangement génial à vivre ! Mais bon, ça a duré 2h non stop, puis petite pluie fine jusqu'à ce que la nuit tombe. Aux infos le soir on a pu voir des images de Miami, la ville était complètement inondée, impressionnant à voir également.
Mardi 1 juillet : Ce matin là mon homme à la bonne idée d'empêcher la portière de la voiture de se fermer avec son doigt. Heureusement plus de peur que de mal, nous avons une pharmacie/supermarché juste en face de l'hôtel pour lui désinfecter et protéger le doigt, un grand verre avec des glaçons et nous sommes opérationnels pour la journée ! On prend la route principale, je veux passer au dessus de ces fameux ponts à tout prix ! Comme le ciel est couvert ça n'est pas exceptionnel mais nous continuons jusqu'à Marathon. On passe devant l'un des fameux centre où l'on peut nager avec les dauphins. Je décide d'entrer, fais un petit tour à l'accueil pour voir les tarifs et les différentes activités mais ma conscience reprend le dessus : ces dauphins sont enfermés et doivent faire les guignols toute la journée avec les touristes, hors de question que je paye pour ça ! On continue notre route, on s'arrête à l'office du tourisme et elle me parle du Turtle Hospital. Là ça m'intéresse ! On s'y rend, réservons la visite de 16h et allons manger en attendant (32$ pour 2 adultes) La visite était géniale, il vaut mieux maîtriser un minimum l'anglais car ils expliquent beaucoup de choses intéressantes sur la diversité des tortues, les maladies ou accidents qu'ils soignent dans le centre etc... Et bien sûr on visite les pensionnaires et on croise aussi tout un tas d'iguanes qui lézardent dans le parc au soleil.

Puis retour vers Key Largo, on tente une plage au retour mais là aussi l'eau ne nous donne vraiment pas envie d'y aller et les moustiques sont de sortie !! Donc on rebrousse chemin rapidement. On s'arrête par contre au magasin de pêche Bass Pro Shop (à Islamorada) et même si à la base on voulait voir des armes (bah oui on a jamais vu d'armes vendues en magasin de notre vie !) et qu'il n'y en a pas, j'avoue que le magasin est assez impressionnant et vaut le détour.
Mercredi 2 juillet : Départ des Keys direction Naples (à prononcer Naipeuls). L'un des trajets que j'ai préféré durant ce voyage ! On passe d'abord devant les terres agricoles de la Floride, sur le bord de la route vous trouverez fruits et légumes (ne faites pas comme moi et ne pensez pas pouvoir en retrouver à Naples car ce n'est pas le cas !) et des orchidées à des prix imbattables (entre 6 et 8$). Puis vous traverserez les Everglades et moi qui était déçue de ne pas avoir pu faire d'Airboat lors de notre visite du dimanche, j'ai pu me rattraper car il y en a tous les kilomètres !! Nous avons fait l'impasse sur ceux qui débordaient de monde et avons opté pour un plus petit centre tenu par des indiens. Nous avons payé 55$ pour deux, un tour d'environ 3/4 d'heure. Un alligator tournait déjà autour de l'Airboat avant même notre départ, puis notre guide nous en présenté deux autres durant la promenade (impressionnant d'en avoir un à portée de bras, même si bien sûr on ne le tend pas !) puis petite halte au super bon moment car nous avons eu une averse, sur un petit îlot qui était apparemment un ancien lieu d'habitation de sa tribu. Et là nous avons pu rencontrer un racoon !! Ou raton laveur si vous préférez, j'en avait déjà vu dans un parc en Guadeloupe, mais là j'ai pu le toucher et c'est franchement trop mignon !!

Retour sur la route, arrivés à Naples nous déposons les affaires à l'hôtel, sommes passés par un Mall pour recharger le forfait du téléphone et direction la plage !!! Elles sont belles, en plus il y a des vagues, l'eau est aussi chaude que l'air, c'est le bonheur !
Hôtel Naples : Ramada Naples - 121,92$ pour 2 nuits Le deuxième hôtel que je recommande vivement et que je reprendrais si j'y retourne un jour. Super accueil (comme partout de toute façon), super chambre même si pas très bien insonorisées, super piscine, super petit dej, vraiment top pour ce prix ! Le seul soucis que nous avons rencontré c'était un groupe de français. Persuadés d'être les seuls ils se permettaient de gueuler dans la cantine le matin, de juger les gens, ils s'insultaient entre eux (enfin, la mère insultait les enfants...) se gavaient comme des porcs au petit dej et en mettaient dans leurs sacs pour ne pas avoir à payer pour manger le midi ! Mais ils ne doivent pas être là toute l'année 😏
Jeudi 3 juillet : Visite du centre ville de Naples le matin, puis plage. L'après midi nous avons refait un petit tour dans le Mall, nous avons été promener en voiture devant les énormes villas de la ville et avons terminé la journée dans la piscine de l'hôtel (avec les français !!).

Vendredi 4 juillet : Je redoutais cette journée autant que je l'attendais ! Elle signait la fin du voyage mais quel bonheur de pouvoir vivre la journée nationale des américains ! Tout est ouvert, en tout cas jusque 15h donc pas de quoi s'affoler si vous avez besoin de faire des emplettes. Mais le drapeau et ses couleurs sont partout ! Nous prenons la route de Fort Myers où notre dernier hôtel nous attend. Enfin pas vraiment car encore une fois on arrive trop tôt, nous ne pouvons pas la récupérer mais la nana est arrangeante et nous propose de revenir à 13h30.
Hôtel Fort Myers : Howard Johnson Inn Fort Myers - 39,85€ la nuit On ne voulait pas dépenser beaucoup pour cette dernière nuit, l'hôtel est très correcte pour ce prix là, par contre pas du tout bien situé car loin du downtown et des plages ! La piscine n'était pas très propre non plus, mais le petit dej correcte et la clim n'était pas la pire qu'on ait eu.
Petit zieutage dans le guide du routard et à 15min de route se trouvait le parc naturel Six Mile Cypress Slough donc nous nous y rendons. 1$ pour une heure de parking, et un petit chemin d'une heure à faire en prenant son temps. Un endroit très charmant, pas de moustiques (étonnant car toutes les conditions étaient réunies pour qu'ils pullulent), très calme car il est indiqué partout de rester discret et c'était franchement chouette !

Le temps de retourner à l'hôtel nous pouvons déposer nos affaires dans la chambre, un Dinner typique des USA se trouvait juste en face de l'hôtel donc nous y avons mangé avant de prendre la route de Fort Myers Beach. Première fois que nous sommes confrontés à des embouteillages !! 1h30 pour y arriver au lieu de 25min en temps normal. En même temps nous nous rendons sur une île, desservie par une seule route et nous ne sommes pas les seuls à vouloir y aller ! Nous allons nous garer assez loin, et réussissons à trouver un parking d'un magasin fermé. Le reste est soit déjà complet, soit payant (et complet aussi). On remonte jusqu'au ponton d'où sera tiré le feu d'artifice. Visiblement les gens sont là depuis un moment, installés sous des tentes avec tables, chaises et tout ce qu'il faut pour un pic-nic. Nous choisissons de retourner au niveau de la voiture, c'est éloigné du ponton mais il y a moins de monde et à près tout, un feu d'artifice c'est tiré en l'air n'est ce pas ? :) Et nous avons bien fait ! Petite baignade, puis dès que le soleil commence à se coucher, les premiers feux d'artifices (non professionnels) démarrent. Il y en a de plus en plus au fur et à mesure que le temps passent, à croire parfois qu'ils font des compétitions entre eux. Les gens portent des bracelets, colliers et même tee-shirts lumineux, la plage s'allume de tout son long. Il y a des lumière à droite, à gauche et même en face de nous !! L'île de Sanibel je suppose. Le feu était très joli, on le voyait parfaitement bien, c'était vraiment super ! Puis nous avons mangé à la terrasse d'un petit restau qui faisait karaoké et le tout en pouvant continuer à voir régulièrement des feux d'artifice. Même après avoir mangé c'était encore le gros bordel sur la route du retour mais on était ravis de cette dernière soirée ! :)


Samedi 5 juillet : Dernier réveil en Floride, nous négocions pour garder la chambre une heure de plus ce qui nous laisse le temps de profiter de la piscine une petite heure et de parfaire notre bronzage. Alors qu'il était l'heure de se préparer pour prendre la direction de l'aéroport un gros orage éclate et il y aura de plus ou moins grosses averse durant tout notre trajet jusqu'à Tampa. A croire que la météo nous mettait dehors !

18h30 départ de Tampa 20h30 / 23h27 escale à Atlanta Arrivée à Roissy à 14h le lendemain
Et pour l'anecdote, en arrivant il pleuvait, une de nos valise avait été forcée et fermeture cassée par la douane Américaine et en moins de 30sec après avoir passé la douane je me suis embrouillée méchamment avec un rabatteur de faux taxi ! Il a pas aimé que je lui dise que son affaire était illégale et était à deux doigts de me sauter dessus. Les flics n'ont pas bougé et moi je me demandais vraiment ce que je foutais là !! Bref, de super vacances, mais qui m'ont complètement déprimée sur l'état actuel de la France et des français... La location de voiture : Nous sommes passé par le site BSP Auto pour être certains d'être bien assuré et surtout car qu'il était recommandé pour son sérieux et pour être sûr de ne pas payer plus une fois sur place. Nous avons loué une Dodge (sur le site) pour les 15 jours et pour un montant de 427€ à récupérer dans l'agence Thrifty Une fois sur place nous avons eu à payer en plus :Un plein d'essence (on avait demandé sur le site à la prendre vide et rendre avec le plein mais ce fut l'inverse) : 58,99$Un conducteur additionnel : 176$ (annoncé à 128€ sur le site)Les "fee" et taxes : 44,54$le Sunpass : 73,97$ Soit 353,50$ non prévus et à mon avis pas très honnêtes. Surtout que quand t'arrive t'es complètement déphasé, t'es pas encore bien accommodé avec l'anglais et on te demande de valider sur un boîtier électronique des pages et des pages de blabla en anglais, donc pas vraiment le temps ni l'envie d'y comprendre quoi que ce soit. Pour le Sunpass, on regrette de l'avoir prit car apparemment les voitures sont équipées par défaut du boîtier. Donc si vous prenez une route payante, elle vous sera juste facturée par le loueur mais il n'y aura pas l'amende de 100$ annoncée en gros sur les panneaux. Et avec le GPS Google map on peut demander pour chaque trajet "sans péages" et ainsi les éviter. Surtout que franchement, ça fait gagner entre 3 et 10min pour les plus gros trajets, ça ne faut vraiment pas le coup !
La carte SIM : Nous sommes allé chez T-mobile, nous avons prit une carte rechargeable proposant 200Mb par jour de 4G, puis le reste en Edge illimité, ainsi que les appels à 3$ par jour. En tout nous en avons eu pour 60$. 50$ lorsque nous avons prit la carte et 10$ pour la recharger en fin de séjour. Donc beaucoup moins cher que la location (ou l'achat) d'un GPS et beaucoup plus pratique car en plus on a internet partout et il nous a permit d'appeler deux ou trois fois en appel local. Par contre il a fallut acheter un chargeur allume cigare car le GPS bouffe la batterie du téléphone 😕 Les Keys : Contrairement donc, aux photos que peut vous montrer Google, pas de plages paradisiaques aux Keys, ou en tout cas pas dans la première partie des îles. Les Keys c'est le top si vous êtes amateurs de plongée ou de pêche, que vous voulez goûter l'ambiance à priori très animée de Key West et si vous êtes prêt à payer pour aller au large avec un bateau pour faire du snorkeling. Mais pour du farniente plage, pas du tout. Si c'était à refaire je passerais mon chemin et me rendrais directement à Naples qui m'a complètement séduite !! Voilà pour moi, n'hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques ! :)
De Bangkok à Phuket à vélo English translation pending
La Thaïlande est un pays accueillant, stable et d’une rare beauté ; Il nous tenait à cœur de traverser Bangkok à vélo, de longer le littoral du golfe de Thaïlande parsemé de sites magnifiques, de dormir chez les moines bouddhistes et chez les pêcheurs , de plonger à Ko Tao spot international subaquatique, de se promener en « Long tail » dans la réserve de Phang Na, de découvrir les îles encore sauvages de Ko Yao.
C ‘est fait
Notre récit est un peu long , on espère qu’il suscitera l’envie d’aller. (. JJ et Pat )
SAMEDI 8 MARS 2014
BAMGKOK SUVARNABHIMO- BANGKOK CENTRE ( 45 km a velo)
Nous quittons l’aéroport de Bangkok-Suvarnabhimo par la 4 voies qui permet de prendre la direction du centre ville .Nous sommes un peu perdu dans l’immense échangeur de bitume. Tout est grand , la route , les bus. Le bâtiment de l’aéroport semble sortir d’une autre dimension. Au bout de 10 km de voie rapide nous doutons de notre direction. Nous décidons de faire demi tour, 15 km pour rien sur une voie express. La ville est bruyante , polluée, sale et mal-odorante, les odeurs de poulets grillés, de poissons fris se mêlent aux odeurs d’égout et de gaz d’échappement. Nous pénétrons peu a peu dans cette mégapole extravagante, bouillonnante de vie , d’audace économique, capitale du tourisme sexuel. La circulation est de plus en plus dense, la voie de chemin de fer domine la voie express qui surplombe les avenues qu’enjambent les passerelles et toboggans, tout cela se reflète dans les façades de verre des buildings. Vers 18h , nous quittons Sukhumvit Road pour emprunter Pridà Alley. C’est une rue ombragée ou crache la sono d’ un établissement de nuit. Le quartier nous plait bien, il reflète ce que l’on attend de Bangkok. Nous prenons une chambre au 6 eme étage de l’hôtel « La Promenade » .Notre fenêtre donne sur un parc de verdure , la climatisation est bruyante, , mais l’établissement est propre. Apres la douche, à la nuit tombée nous décidons de découvrir le quartier. L’activité est intense, les « vieux blancs » se promenant main dans la main avec des jeunettes, les stands de poissons et autres victuailles se succèdent . Quelques restaurateurs ont dressé la table dans un jardin arbore de palmiers, kamerops et strelitzias. Nous sommes étonnés par le nombre de Bar trucks. Ce sont pour la circonstance des fourgons Volkswagen Transporter d’anciennes génération décorés de ruban de led multicolores , boules à facettes, le tableau de bord habillé de moquette rose. Le toit a été découpé pour le rendre ouvrant comme un coffre a jouets, les bouteilles de Chivas , Gin, vodka, et autres sont alignées comme des quilles le long d un comptoir rutilant. En regagnant notre hôtel nous passons devant LE KIWI, célèbre volatile de Nouvelle Zélande. Son nom ne trompe pas , il s’agit d un pub tenu par un anglais. Une dizaine d’écran de Tv diffusent des images de Foot, jeu a XIII et rugby. Aujourd’hui, c‘est journée du Tournoi des 6 nations. A cause du décalage horaire le match de l’équipe de France en Ecosse sera proposée à minuit à la suite de celui de l’Italie en Irlande. Deux matches implique 4 mi-temps = 1 Henekein + 3 Guiness. A 2 heures du matin , la France a gagné , je peux aller rejoindre Patricia restée a l’hôtel.. . . .
DIMANCHE 9 MARS
BANGKOK- HAT CHAO SAMRAN (130 km de bus et 40 km a velo
Le réveil est tardif , l’air est moite, la température vers 10h est déjà de 35 degrés. La nuit a lavé les pêchés. Nous reprenons notre raid urbain sur la même avenue ou nous l’avons laissée. En ce dimanche , la circulation est moins dense. Les feux rouges à décompte à rebours se succèdent. Ce système d affichage lumineux indiquant l’attente restant avant de démarrer est présent à tous les carrefours. Les chiffres rouges ou verts sont placés de l’autre coté de l’intersection suspendus à un portique de 5 ou 6 mètres de hauteur tels le Start d’un grand prix de F1. A zéro, l’immense cortège mécanique se met en branle dans un vacarme odorant, et nous en appuis sur nos pédales , masques de papiers sur le nez peinons à reprendre le rythme des tuk-tuks.
Au bout d’une heure soit environ 15 km nous arrivons au centre historique de Bangkok. Palais, demeures royales de l’ancien Siam , temples bouddhistes... se côtoient. Nous faisons une halte au Palais SUTHATTHEPRARAM, une multitude de toiture de tuiles rouges et de panneaux de pierre grise ornés de bois sculptés perchées sur des colonnes blanches protégent 146 bouddhas étincelants disposés dans une galerie en périphérie du temple. Devant l’entrée, une vendeuse d’offrandes enfile à l’aide d’un fil de fer de petites fleurs jaunes et roses sur des colliers de jasmin. Elle nous en propose 3 pour 20 bahts (50 c d Euros). Notre ras le bol de la ville et plus fort que notre curiosité , nous abandonnons la richesse culturelle et historique pour enfourcher nos vélos et fuir vers les cotes verdoyantes du pays. Un grand toboggan nous permet de franchir les eaux grises du CHAO PHRAYA.. Nous sommes contraint d’emprunter les voies express urbaines bondées de bus, camions et véhicules en tout genres. Notre patience et notre entêtement à n’utiliser que l’énergie de nos mollets pour rejoindre Phuket situé à 1000 km plus au sud sont bafoués lorsque nous nous retrouvons au centre de la jonction de 2 motorways de 4 voies chacune. Le zébra central est l’unique refuge qui nous permet de retrouver de la lucidité pour glisser dans le flot incessant de voitures. Encore quelques kilomètres et nous capitulons à la vue de la grande gare routière de Bangkok.. Il est 13 heures , la température de rapproche des 40 degrés. C’en est trop. Patricia se laisse convaincre du raisonnable. Quinze minutes plus tard nous sommes installes séparément dans un vieux modèle de bus, une poche de beignets de poisson froid négociée à la dernière minute en guise de déjeuner. Nos vélos sont compressés dans la soute à bagages contre la batterie de réservoir de GPL. Patricia s ‘endort, pendant que je rédige le journal du voyage. A 14h30, le bus éjecte ses baroudeurs et leurs bardas sur le trottoir de PHETCHABURY, petite ville tranquille à 130 km de la capitale. Nous traversons en 2 coups de pédale son centre sans intérêt et nous prenons la direction du golfe de Thaïlande en suivant une allée ombragée bordée de grands arbres. Puis une longue route jalonnée de poteaux métalliques surmontés de pelotes de fils électriques inextricables et de belvédères poussiéreux nous conduit a KWANG . Sur notre gauche, sous le squelette d’une structure en béton se tiens le marche du dimanche. Magnifique, chaleureux, authentique , original. Nous n’avons pas de mot pour qualifier cette ambiance tropicale. La vie y est intacte. Des dizaines de femmes s’ affairent à la cuisine sur des frêles brûleurs de gaz, beignets de calamars, friture d’oeufs de caille, plats traditionnels thaï, fruits en tout genres, produits de la mer, brochettes de poulets et poulet frit.... à coup de 20 bahts par ci ou par là, nous remplissons notre pense à grands risques de turista. On osera même la dégustation de larves, de criquets et de sauterelles grillés. Encore dix kilomètres sur une route presque tranquille et sur notre gauche nous sommes intrigues par l’originalité d’un abri bus à l’architecture locale. Photo souvenir prise par une passante à moto qui nous rencarde sur la présence de bungalow a louer juste au bout du chemin. C est un ancien hangar agricole transforme en gite. Les alveoles du fourrage ont ete equipes en logements confortables , seul bemol ...pas de fenetre. Tampis pour 10 euros la nuit , son confort est suffissant. Nous voila installes et douches. Le village balneaire de HAT CHAO SAMRAN est a 2 km. Frontale sur le front, nous enfourchons nos velos pour s y rendre. Superbe site , plage de cocotier , maisons de pecheurs et quelques et etablissements touristiques de petites tailles, l endroit est sympa. Nous poussons notre curiosite au fond d une traverse qui semble animee. Nous debouchons sur ce qui doit etre la place centrale ou se deroule une fete boudhiste. Au centre de la place de dresse la reproduction d un temple en haut du quel prone un cerceuil , a chaque angle des efigies en l honneur du defunt : un moine venere et respecte dont nous ne serions repete le nom. Tout au tour se trouvent des tribunes drappees de blanc et de jaunes mangue, au premier rang des bancs scultes pour acceuillir les honorables, derriere les chaises sont habillees de houses immaculees. En arriere plan une enfilade d’instruments de musiques graves de pierres precieuses laissent echapper un son himalayen, pendant que les monks murmurent une priere. La fete ne serait pas totale s il n y avait de kermesse locale. Une jeep course un avion qui survole un bateau lequel tante de rattrapper la moto qui le precede. Entieremet construit par son proprietaire chaque sujet du manege est suspendu a une charpente en rotation , laquelle pivote propulsee par un ventilateur domestique. Les jeux gonflables, peche au gupies, carabine a bouchon et jeux de flechettes completent la foire. On s attable devant une assiette de vermicelle a l omelette de seches, puis on deguste le kaolam (riz thai cuit dans un morceaux de cane a sucre). Feu d artifice et illumination de feu de bingale cloture la soiree. Nous retournons a velo dans le douceur de la nuit a notre hebergement de campagne.
LUNDI 10 MARS 2014
HAT CHAO SAMRAN- HUA HIN
Nous ouvrons la porte de la chambre , le gardien se tiens debout a quelques metres les bras croises. Il attendais notre apparition pour nous proposer le cafe. Nous repassons a HAT CHAO SAMRAN , triste comme un lendemain de fetes, les ouvriers s affairent au demontage puis nous longeons le littoral par une belle route bordee d’une piste cyclable. Nous nous arretons sous une tonnelle qui abrite un commerce de bord de route , la patronne fend des coques semblables a des nooix de coco, elle en extrait trois fruits gros comme des abricots et de la couleur du litchi. Elle nous tend ce fruit en disant : thin, c est le nom de ce fruit. Deux allemandes a velo qui envisagent le meme parcours que nous s arretent egalement pour nous saluer. Apres 30 km nous arrivons a CHA-AM , petite station balneaire qui a conserve son patrimoine architectural et son port de peche artisanal malgre la construction de hauts immeubles d appartememts et de vasques complexes hoteliers . Quelle joie nous empli a la vue de ses dizaines de bateaux multicolores decores de pavillon bleu rouge et jaune amares au ponton de leurs maisons sur pilotis reparties de part et d autre de l’embouchure de la riviere. La peche est une activite bien vivante qui mobilise une main d oeuvre locale tres experimemtee aux methodes de travail traditionnelles. C est ainsi que l on a pu assister au dechargemet de centaines de caisses de calamars pesees meticuleusememt l une apres l autre a l aide d une balance plus proche du pese personnes que de la bascule. En meme temps un marin bascule des pains de glace d une centaine de litres dans un concasseur a couteaux , lequel se deverse sur une vis sans fin qui monte les eclats de glaces au sommet d une goulotte. De la , la glace pilee glisse jusque dans les cales d’un navire pret a appareiller. Poisson grille , brochettes de cuisse de poulet et riz comblent notre appetit sur une table revetue d une toile ciree qui nous colle les coudes. Une passerelle jaune enjambant le cour d’eau verdatre nous permet de pousuivre notre route vers HUA-HIN , d abord le long des plages puis sur une deux fois trois voies qu’il est impossible de contourner. Nous tentons bien a plusieurs reprises de chercher une route parallele au front de mer, mais en vain, chaque traverse se termine en cul de sac au pied d’un recent hotel. Vers 14h00 la temperature atteind les 40 degres.Au 70 eme kilometre de la journee nous penetrons dans la ville de HUA-HIN. Nous nous arretons a un marchand ambulant proposant des coca frais et des fruits peles. Annanas , pasteque et papaie. Jean jacques s’eclipse le temps d un besoin pressant et reviens 10 mn plus tard. Si tu veux un endroit sympa pour la nuit, j’ai ce que tu cherches. Nous enfourchons nos velos et a travers un dedalle de petites ruelles traversant un bidon- ville puis en suivant un canal profond securise par un grillage et degageant une odeur noseabonde nous progressons a la stupefaction des habitants qui tentent de nous dissuader de continuer dans cette direction. Les touristes ne viennent jamais ici ... Puis nous foulons de nos pieds le sable de la plage, poussant peniblement nos pesant velos.Nous contournons quelques maisons de pecheur pour decouvrir la case de notre hote Nylan. Nylan habite une petite case de bois de 6 ou 7 m2 seulement, sur l’avant se trouve une plateforme de planche sureleve du sable de 50 cm et recouvert de plaques de fibrociment et sur l’arriere un appentis sert de rangement a son materiel. La marree est basse et sa barque de peche git sur la greve amarree a une grosse ancre dont le jas est plante dans le sol. Nylan repare ses fillets assis sur la marche de sa porte. La population se mobilise pour nous accueillir. Un ami a Nylan nous montre le tuyau d’eau pour la toilette et reviens avec du poisson seche , des brochettes et des beignets alors que la voisine cuisine du poisson bouilli et du riz. On a pas faim car il n’est que 16h , mais nous ne pouvons faire autrement que d’avaler tous ces aliments. Pour ne pas arriver les mains vides nous avons apporte 4 Changs.(biere locale). Nylan continue ses travaux. Nous nous installons a l exterieur sur la terrasse, nous faisons face a la mer le dos appuye sur un amas de filet , les jambes glissées dans nos sacs a viande. Elle est pas belle la vie ? Plus tard Nylan nous propose 2 boites de coca frais, une autre voisine nous apporte un bol de riz recouvert d’oeuf poelle et d’oignons fris , puis un homme apporte un ventilateur en simulant le bruit du moustique. La nuit avance, Nylan a ete se coucher et a arreter la radio qui jusque la accompagne notre soiree en musique Thailandaise.
MARDI 11 MARS 2014
HUA HIN- BO NOK 96 km. (Velo) La radio de Nylan a gueule toute la nuit a croire qu’ il ne s ‘est pas couche, et le neon blanc au dessus de nos tetes ne s’est eteint que vers 2h00. Un cauchemar dans un cadre idillyque. Nylan nous propose un seau pour la toilette et nous prepare l’eau pour le cafe, puis il prepare le petit dejeuner : poissons bouillis avec des oignons et riz blanc, un regal. Nous avons quitte notre hote vers 9h00 avec beaucoup de re gret. A peine sorti du sable , crevaisson. Le ciel est voile et la temperature grimpe a 34 degres. La route pour quitter HUA HIN n’est pas tres agreable pendant 20 km , puis nous bifurquons vers le littotal pour atteindre PAK NAM PRAN , jolie plage de sable blanc et de cocotiers. Quelques bateaux de peche secoues par la houle mouillent dans la baie. A proximite 2 temples boudhistes se font face. Un decors de carte postale Nous poursuivons la route qui longe le bord de mer, parfois la chaussee rentre dans les terres, traverse des cocoteraies ou des rizieres pour re apparaitre quelques kilometres plus loin. Ce petit jeu de cache-cache complique notre etape et la rallonge un peu. Vers 14h00 , en contre bas de la route sous un auvent de palmes un dizaine de femme s affairent activement. Nous prenons la rampe menant a cet atelier, il s agit d’une fabrique de fruit fris. Certaines coupent des bananes , des patates rouges et des racines de bambous en roudelle tres fines ou en batonnets pendant que d’autres les plongent dans des bacs d’huile bouillante a la chaleur d’un feu de bois. Ces chips de bananes et autres sont ensuite conditionnes dans des sachets en plastiques. L ‘autre specialite est la puree d’ Ananas ou de papayes maceree dans du lait de coco puis confite, un vrai regal. La patronne nous en donne 2 barquettes. Nous longeons ensuite la longue plage de Ban Nong Khaem Noi desertique, quelques guest houses et etablissements de plage ont pris place sur ce site superbe, mais a en juger par les importants travaux d’amenagement en cours, il y a peu de chance de conserver cet endroit intact tres longtemps. A l’horizon se detachent la masse importante des collines du parc National de Khao Sam Roi Yat hautes de 650m. Apres 70 km avec le vent de face nous traversons le Parc, les plages ont fait place aux etangs entoures d, une epaisseur et haute vegetation au dessus de laquelle parfois depassent les toitures d’un temple.Puis quelques singes suivent des yeux notre passage perches sur les panneaux indicateurs.Nous arrivons apres 95 km a Ban Bo Nok, un des cinq bungallows super kitch a 100 m de la plage sera a nous pour la nuit contre le paiememt de 500 baths environ 11 euros, petitdej compris.
MERCREDI 12 MARS 2014 Ban Bo Nok – Thap Sakae. ( 110 km a velo)
Depart a la fraiche ce matin et arret au temple tout proche qui heberge les ecoliers du village, sceance photo pour Patricia emmerveillee par tous ces ecoliers en tenue orange qui la regardent avec admiration , il faut dire qu’elle passe pas inapercue avec son casque qui surmonte sa casquette rouge posee a l’envers et sa peau teinte equrevisse. Ce matin la route qui fuit le village vers l’ouest est quasi deserte, nous empruntons le toboggan tout neuf qui enjambe la voie ferree et obliquons vers l’ouest pour eviter la route a 2x4 voies qui descend vers le sud. Sur le bord de la route a l’ombre d’un abri de planche une thailandaise propulse des projectiles pour faire fuir les oiseaux interesses par ses semances de riz, l’occasion est trop belle pour s’initier a l’art du lance pierre. Un baton en forme de Y equipe d’un elastique lui sert a lancer a une centaine de metres des billes d’argile qu’elle a soigneusememt roulees dans ses doigts. Avec beaucoup d’adresse elle fait deguerpir les nombreux volatiles. Apres 2 ou 3 essais nous sommes satisfait de notre niveau technique. Le goudron fait place a la latterite, la piste traverse des exploitations de figues de barbarie, d’ananas, de mangues. Les seuls vehicules qui utilisent cette voie transportent les produits agricoles vers la ville. Nous croisons une procession de villageois coiffes de chapeau de paille colores et portant un habit traditionnel orne de chapelets d’offrande. Ils se rendent au Wat en cortege de 4x4 donc le premier transporte un orchestre qui ne passe pas inapercu. Nous aercevois au loin le temple perche sur la colline de PRACHUAP.C’est le signe que nous approchons de la route numero 4 qui relie la capitale au sud du pays a l’image de la RN 7 en France. IL nous faut traverser cet axe et rejoindre une route secondaire qui parallele a la voie ferree traverse des cocoteraies ombragees et des etangs habritant des oiseux migateurs. La temperature est de 38 degres en ce debut d apres midi nous avons 62 km dans les mollets. Retour sur la route numero 4 pendant 20km, ras le bol de la circulation nous fuyons dans la cocoteraie et decouvrons une piste de terre longeant le chemin de fer. Un vrai regal pendant 5 km de paysage polynesiens avant d’aboutir dans une exploitation de coco d’un autre temps. Ressemblant a une maison coloniale , teintee de bleu pale la grande batisse toise les cocotiers avec beaucoup d’arogance, les chiens aboient et un jeune thai sort sur le seuil de la porte. Il joint ses mains au niveau de son torse, s’incline plusieurs fois lentement dans notre direction en signe de bienvenu. Nous sommes au pays du sourire. Le rythme de pedalage est de plus en plus aisee. Ca devient presque facile, boustes par l’euphorie nous avalons les km a bonne vitesse. Au 100 eme nous quittons definitivement la route numero 4 pour rejoindre le littoral a Thap Sakae. Un grand chapiteau habritant une foire est insatlle au centre de l’agglomeration. Comme a l’accoutume les stands de cuisine thai y sont nombreux, vu l’heure avancee , c’est pour nous l’occasion de se restaurer. Puis dans la penombre nous repartons 45 mn plus tard a la recherche d’un hebergement. Nous essuyons deux refus de locaux estimant que leur maison n’est pa assez bien pour nous, puis nous tentons notre chance aupres d’un bureau de l’ EGAP ( = EDF), pas possible non plus. Un peu plus loin deux pecheurs sous leur abris de fortune nous proposent le gite et le couvert. Le cadre est superbe , sable blanc palmier et cocotier , et couchage possible sur le pont du bateau a sec. Mais l’ un des deux est emeche , ce sera non merci pour Patricia.... A deux cents metres de la, trois bungallows offrent une vue superbe sur le golfe de thailande. Onze euros la nuit. Une Chang (biere thai) et le cul dans le sable face a la mer a contempler la mer. JEUDI 13 MARS 2014 Thap Sakae- Chumphon (170 km a velo). Puis Chumphom- Ko Tao par le Ferry de nuit.
Partageant le meme sentiment de guili-guili toute la nuit, nous concluons que nous avons dormi parmis les puces rouges, Avant de quitter le bungallow a 8h00, je prend renseignement aupres du patron pour connaitre la disatance separant Thap Sakae de Chumphon. Dans un anglais approximatif assez proche du mien , il me repond apres avoir consulter Internet : One hundread and fifthy et je comprend : One hundread and Fiftheen , ce qui est tres different surtout lorsque on circule a velo. La temperature est inferieur a 30 degre, il y a un air frais , ca change un peu. Apres 15 km nous faisons une premiere halte pour le petit dejeuner cher Than , un charmant Thai selon Patricia. Deux jus d’ananas frais et deux bols de riz agrementes d’oeuf et de legumes soit 90 baths (environ 2 euros). Nous parcourons la, la plus belle etape depuis Bangkok. De petites routes sans aucune circulation qui longe le sable borde de pelouse , de l’autre cote une succession de petites maisons Thai aux couleurs chatoyante rose, bleu , vert pistache...Plus loin la route enjambe et longe un bras la lagune pendant quelques kilometres ; des bateaux de pecheurs sont amarres de chaque cote.Au bout de la lagune se trouve un groupe de maisons sur pilotis. Nous nous arretons a une exploitation de poissons seches. Les petits poissons sechent au soleil sur des centaines de clayettes posees sur des piquets a 50 cm du sol dans un decors paradisiaque, seul le bruissement des branches de cocotiers et les rouleau des vagues sur le sable blance perturbent le silence. Deux Thai retournent methodiquement les clayettes une a une. Le poisson est prealablement bouilli dans de grands bacs matalliques encastres dans des fours en maconnerie alimentes par un feu de bois.
Nous arrivons Ban Tha Manao, deux grandes digues sur pilotis, l’une en bois l’autre en beton retiennent des dizaines de bateaux de peche bordees de rampes lumineuses. Au bout du ponton, le dernier rentre decharge sa cargaisson alors qu’un camion au soleil est en cours de chargement de glace pilee.
Nous traversons de grande foret de cahoutchou et des palmeraies, il est 15h la temperature est de 38 degres.
Le bord de mer disparait et la route se transforme maintenant un grand huit , les monta-calas se succedent nous obligeant a des efforts supplementaires en plein soleil. Le but de l’etape du jour est d’arrivee a Chumphon avant le depart du ferry pour Ko Tao qui quitte le quai a 22 heures. Nous passons le 90e km. Un automobiliste nous aborde alors que nous sommes arretes a une intersection. En lui disant que nous allons a Chumphon il repond Eighthy ( je comprend Eightheen )betement je calcule 90 + 18 = 108 km. C’est a peu pret ce que l’on nous a dit avant notre depart. (soit 115 km ) Dix km plus loin nous nous arretons a un marche pour acheter du ravitaillement , beignets de crabe, grillage de pate de viande et coca. Nous redemandons la distance restant pour Chumphon , la jeune fille affiche 7 doigt , c est bon on y est presque sauf que sept doigts c’est SOIXANTE DIX KILOMETRE. Les quiprocos se multiplient et se tiennent jusqu’ au moment ou un panneaux affiche-- Chumphon 48 km-- Douche froide, la nuit tombe, la fatigue est la et en plus je creve la roue arriere par un grosse vis. Mutinerie a bord, Patricia ne veux plus avancer, elle veut arreter un pick up, je lui propose de prendre une chambre des que possible. Elle a des brulures sur les levres, une allergies au soleil sur les cuisses et le derriere en feu. Mais le temps necessaire a la reparation calme les ardeurs et nous repartons de plus belle. La nuit tombe, nous enfilons les gilets fluo, et sortons frontales et feux rouges. Notre progression se fait maintenant de nuit , il reste 30 km. Fort heureusement le bas cote est en bon etat. C’est super agreable de rouler de nuit, torse nu et gilet ouvert offrant le torse a la fraicheur. Nous sommes vigilant aux divers obstacles qui pourraient se presenter, trous , sable, absence de revetement, chiens.....Nous avons penser a tout sauf a une petite dame vetue de noir, en appuis sur sa bequille qui clodique lentement sur le cote de la route...juste le temps de crier ATTENTION et de donner un coup de frein qui siffle dans la nuit et elle est deja derriere encore sur ses jambes. Je n’ai vu que le reflet de sa bequille et sa frele silhouette. Patricia plus decalee que moi l’ a aussi evitee de justesse. En cas de choc , c, est hopital pour la pauvre dame et prison pour nous. Chumphon n’est plus qu’ a 15 kilometres, puis a 10 puis a 3 km. On s’ arrete au coin d’ une avenue pour avoir confirmation que le port est bien vers la gauche.....grands signes positifs de la tete de tous les hommes attables a la terrasse d’un bar , on redemarre et on entend –Thirstheen- kilo à Nous avons bien compris 13 km , le port est encore a une demi heure. C’est au bout de 170 km et 13 heures de voyage que nous prenons a 21h10 nos billets de ferry pour Ko Tao. Un bloc sanitaire rudimentaire sur le port nous offre une douche appreciee. Les velos accroches au bastaingage, le batteau appareille a 22h00.
VENDREDI 14 et SAMEDI 15 MARS 2014
Sur l’ile de Ko Tao (ko= Iles Tao=Tortue) Puis traversee de nuit jusqu’a Surratthanit.
La traversee depuis CHUMPHON s’effectue de nuit, bercee par le boucan metallique du moteur similaire a un bruit de marteau piqueur.Patricia , boules kyes fichees dans les orielles a dormi comme un bebe et moi comme un pepe engoisse. 96 couchettes equipent l’ unique dortoir du bateau a l’exception des cabines d’equipage situees au pont inferieur. Le bateau est charge de materiaux de construction, de bois, de citernes en plastique et autres palettes bachees dissimulant leur contenant, bouteilles d’eau minerale .Tout ce qui est necessaire a l’organisation de la vie insulaire est a bord. A 6h00 du matin , il fait encore nuit , les lumieres de la cote se rapprochent et le moteur ralenti son rythme appaissant nos tympants. Le debarquement est tres rapide. Nous remontons la rue principale de BAM MAE HAT, pentue et bordee de commerce pour trouver refuge dans un petit restaurant local. Le jour se leve et la population aussi. Plus de touristes , moins de chaleur dans le sourire des Thai. Une soupe de vermicelle agrementee de je ne sais quoi pour petit dej. Puis nous allons au quartier de Hat Sairee, ou se trouve une grande partie des clubs de plongee. Il parait qu’ici se trouvent les plus beau spots au monde.Le club Francophone Aqua Tao a notre preference et nous reservons des places pour la sortie du lendemain puis nous partons visiter l’ile a velo. Le relief est assez scabreux , les 21 km2 de l’ile sont tres boises, deux routes principales en forme de Y permettent de desservir par des voies betonnees tres pemtues les petites criques de plage de sable fin. De charmants bungallows bien integres au site batis sur les gros blocs de granite a moitie immerges offrent un decor de cartes postales. Malheureusement la constructions de grosses batisses ou de somptueuses villas commemcent a marquer l’environnement. La population est faite d’ indigenes, de touristes generalement jeunes (20 a 30 ans) et de travailleurs saisonniers embauches en grande partie par les centre de plongee comme moniteurs (jeunes aussi). De ce fait, Patricia et moi representons la quai totalite de Seniors de l’ile. Nous louons un bungallow dans un coin assez calme et repartons deambuler dans le quartier et consommer au coin de la rue un plat thai et un jus de Dragon-fruit. Le rendez vous au club de plongee est fixe a 6h15 du matin pour un depart a bord d’ un tres beau bateau en bois a 3 ponts pouvant acceuillir jusqu’ a 50 plongeurs. Nous sommes 18 a bord , on a donc la place pour preparer le materiel. Nous nous immergeons avec Max le dive-master et Alex , breton d’origine et boulanger sur l’ ile de Ko Phangan , sur le site appelle CHUMPHON PINACCLE. Les deux plongees se font sur le meme spot, Rien d’exceptionnel peut etre a cause d’un luminosite faible. Beaucoup de petits poissons et peu de coraux, nous ne regrettons pas cette belle plongee. L’apres midi est consacre au fareniente , balade et baignade sur la plage, biere a la terrasse d’ un troquet. Nous avions envisage de prendre le bateau pour Ko Phangan cet apres midi (Samedi), mais en raison de ce qui est appelle ici , the full moon , les compagnie refusent de transporter nos velos. La Full Moon est un rassemblement de fetards sur l’ile voisine ou fete , alcool et musique a donf sont ininterrompus pendant 24heures. Nous prenons donc a 21h30 le ferry de nuit pour aller directement sur le continent a SURRATTHANIS. Double interet pour nous, eviter la zone trop touristique de Ko Phangan et de Ko Samuit et gagner deux jours pour profiter d’avantage de la region de Krabi et de la baie de Phang Nga, la plus belle du monde. Le bateau est assez confortable et moins bruyant que celui qui nous a amene a Ko Tao. Nous trouvons le sommeil avant qu’il large ses amarres.
DIMANCHE 16 MARS 2014.
Surratthani – Ban Playkorn (95 km a velo)
Le JASOEN a effectue la traversee par une mer belle et remonte la riviere dans la nuit jusqu’a un appontement. Il est environ 5h00 et le chef de cabine allume la lumiere du dortoir en criant : -The boat is arrived at Surratthani – une premiere fois en Anglais et une deuxieme fois en Thai. Nous avons a peine le temps de sortir sur le pont que la cargaisson est deja a terre grace a l’efficacite des jeunes matelots Birman , visage perturlure et deja en sueur. Les services maritimes ont mis a disposition une table et propose du cafe gratuitement. Nous rencontrons un americain du Massassuchett vivant a Changmail et sa compagne Thailandaise qui effectuent un voyage a moto.Vers 6h15 le jour est a peine leve, nous enfourchons nos velos, tranversons le grand pont en beton qui enjambe la riviere et nous dirigeons vers la ville en direction du sud. Nous n’avons pas track sur le GPS, il faut donc s’orienter a la boussole en se refairant a la carte insuffisamemt precise. On s’en sort bien et 5km plus loin la ville sans interet de Surratthanis est derriere nous. Nous empruntons la route 4002 en direction de Ban Na San. Cette grande route est generalement tres frequentee, mais ce dimanche et a cette heure matinale la circulation est faible, ce qui nous permet de gagner rapidement vers le sud. Nous arrivons a Lum Sai ou la 4002 prend fin devant un grand toboggan en travaux qui permettrat prochainement de franchir la route 44 sans carrefour. Sur le bas cote , une peite echoppe tenue par une thailandaise et ses 2 filles propose des grillade de poulet, et diverses preparations a base de riz et de jus de coco grillees et roulees dans des feuilles de differents vegetaux. Nous gouttons a presque tout. Nous poursuivons a bon rythme de pedalage notre descente jusqu’ Ban Na San ou nous faisons un nouvelle halte a la terrasse ombragee d’un commercant avide de rencontre. Celui ci parle bien l’anglais pour avoir travailler dans un hotel sur l’ile de Ko Samui. Les seuls interets touristiques du coin se resument a une cascade , trop loin de notre route, et une grotte que nous decidons d’aller visiter. Helas l’accueil est repoussant et la caissiere n’a pas la monaie de nos 1000 baths. Nous arrivons a Nam Phu, petit village comme tant d’autres sur notre route. A la difference pour celui ci est qu’un barnum a larges bandes jaunes et noires joliment decore emprunte sur la route au deux tiers de sa largeur comme si la fete qu il abrite est plus importante que la circulation des usagers. Sous le barnum un groupe de personne atable emballe dans un papier cellophane des statuettes de boudhat, a cote le portrait d’un homme trone sur un chevalet. Eleve a 2m du sol au dessus d’une cascade de fleurs, un cerceuil blanc entoure d’ornements dores domine la scene. Il s’agit d’une ceremonie de funeraille. La fille du defunt et son fiance maitrisant l’anglais viennent a notre rencontre et nous invite a table. Au coin de la rue , les tentes destinees a acceuillir les convivies s’etalent sur une trentaine de metres et de gros poellons sur feu de bois migottent les plats de poisson, porc et poulet. Un groupe de femme sous un auvent epluche n’inombrables legumes. La veuve nous offrent une statuette de boudhat que l’on s’engage a suspendre a notre coucou en respect pour son epoux. Nous repartons en direction de Phukett le ventre plein. Le reseaux routier du sud de la thailande est assez simpliste, il cadrie le pays en petits polygones de 15 a 50 km de cote.L’echelle de notre carte est trop petite (1cm pour 9km) pour envisager de traverser l’un d’eux. Mais au sud de Ban Na San, l’exploitation du cahoutchou a permi la construction de pistes de terre ou betonnees qui desservent les habiattions et les forets. C’est en s’engouffrant sur l’une d’elles que l’on decouvre une autre facette de ce pays. Une vie a l’ombre des grands arbres , organisee en bourgade lineaire le long de la piste ou de petites maisons d’architecture tres variees se succedent avec un point commun- le Krae-. Petite plateforme de bois surmontee d’une toiture qui accceuillent toute la famille pour un rassemblement de convivialite ou jeunes et vieux echangent dans une ambiance rieuse en regardant les rares passages sur la piste qui constituent les seules animations du quartier. Il nous faut trouver un accueil pour la nuit. Nous faisons halte a plusieurs reprises devant les-Krae- en adressant de chaleureux –See weut dii ke- (bonjour), parfois les habitants ne nous portent pas grand interet, et nous poursuivons notre chemin, parfois il en suit une tentative de communication. Vers le 92 eme kilometre , nous passons le portail de la famille de Mee Kitt. Il est en train de couper une branche d’un arbre avec sa femme, au fond du jardin le reste de la famille se protege du soleil. A notre vue, il va chercher une perche au bout de laquelle se touve une lame courbee. Avec dexterite et a bout bras , il deccroche 2 noix de coco qui tombent et roulent au sol. Sa femme en decapite une a l’aide d’une feuille de boucher, lui creer une ouverture grosse comme une piece de 2 euros et la tend a Patricia qui , basculant la tete en arriere avale de grosses goulees tiedes de son jus. A tour de role nous sechons son contenu. Puis la femme fend la noix en deux et nous donne moitie chacun ainsi q’une ceuilliere pour en deguster la chair. Tout cela a durer moins de 5mn. Accusant un coup de chaleur Jean jacques s’endort sur un muret pendant que Patricia discute avec les enfants et petit enfants du couple. Au reveil, Monsieur Kitt nous propose une douche dans son toilette de jardin. Il refuse de nous heberger pour la nuit mais nous propose de nous conduire au temple se trouvant plus loin sur la piste a environ 3 km. Nous voila repartis , lui en petite moto, nous a velo. Trois kilometres plus loin , alors qu’ un autre thai en moto lui aussi s’est joint a nous, monsieur Kitt arrete sa moto sous un immense arbre au tronc multi-centenaire. Sur la droite un moine en tunique orangee s’active a la construction d’un temple. Nous sommes a Ban Playkorn, bourgade de 300 habitants. Le moine deroule deux nattes sur le sol de l’autel a cote de la statue de boudhatet nous demande de bien vouloir dormir dans une orientation precise. Les pieds a l’oppose de Boudhat. . Les jeunes filles viennent nous rendre visite ainsi que la famille antiere de Fharan, torse nu, l’air emeche mais super amusant. Il nous initie a la –water tumtum- , sa formule pour decrire la douche a l’ecuelle. Oreillets , ventilateur, bouteilles d’eau sont gracieusement mis a notre disposition. Bien que la natte sente le pied de moine, la nuit profite du calme et de la fraicheur de la foret.
LUNDI 17 MARS 2014.
Ban Playkorn- Leam Sak (99 km a velo)
A 6h15 , Mam la fille de Fharan ouvre sa boutique face au grand arbre multi-centenaire.Le jour se leve et la lumiere de soleil decoupe la silhouette des branches. Peu de temps apres une dame arrive pres de l’autel pour y deposer le plateau en inox de notre petit dejeuner. Dessus se trouvent un bol de riz , un plat de porc epice, 2 morceaux de poisson aludres que l’om trouve chez nous. Le riz et le porc feront l’affaire. Nous plions bagages vers 10 heures et quittons le temple apres d’intermonable remerciements justifies. Cinq kilometres de piste nous conduisent a la route 44 descendant vers Phukett.Direction Sud Ouest de la Thailande, la temperature est de 43 degres. Au bout d’une vingtaine de kilometres nous quittons la 44 et commencons a apercevoir les pitons granitiques de la regin de Krabi. Vers 12h30 nous nous arretons dans une boutique a Play Phraia pour se proteger de la chaleur et boire une boisson fraiche et sucree. Jean Jacques s’endors sur le carrelage pendant que Patricia ecrit son journal.La generosite des thai sera encore prouver puisque il nous sera offert riz et porc.La noix de coco offerte la veille par Monsieur Kitt sera notre desert. La route est frequentee par de nombreux camions, de plus la bande reservee aux deux roues est presque inexistante , elle est pour nous la portion la plus dangereuse depuis Bangkok. Un panneau sur la droite de la route annonce la presence d’un centred’entrainement de boxe thai, sport national en thailande. Apres 1km de piste en foret nous arrivons a un complexe en pleine nature comprenant un grand chapiteau protegeant le ring , 2 maisons sommaires et un petit temple boudhiste. Un veil homme assis en tailleur fait face a son maitre, les mains jointes contre le torse. Il se tourne pou me saluer. C’est un ancien champion de boxe , il nous presente les differents posters ou il apparait tout jeune et au sommet de sa gloire. Il offre a Patricia un flottant de boxe. Un peu plus loin nous empruntons une piste cherchant a pompre la monotonie du gondron, apres avois traverser des decors somptueux , nous nous retrouvons 2 km en arriere. Il nous reste environ 25 km de route lassante pour rejoindre Leam Sak situe dans la baie de Phukett. Nous decouvrons un bord de mer inaccessible car occupe en bande continue par de petites La grande curiosite de Leam Sak est son temple, occasion pour nous d’aller demander l ;hospitalite. Nou sommes recu froidement et prudemment par l’un d’entre eux , ils somt sept dans cet immense domaine , plusieurs grands batiments, un grand parc ceinture par un grand mur et ferme par un grand portail. Avant de donner son accord , accours vers le grand chef que nous ne voyont pas, verifie sur nos passeport la veracite de nos declarations puis nous accompagne vers un batiment situe en contrebas. A l’angle d’un batiment il nous designe un moine assis en tailleur revetu de sa tunique orange et n’exprimamt par les trait de son visage aucun sentiment. He’s big chief. Il nous demabde de nous agenouiller en joignant les mains devant notre torse.C’est ce que nous faisons immediatement. Puis demontant un grand rideau metallique , Il nous installe dans une salle ventilee, sur des nattes et des matelas. Nous disposont de toutes les commodites.
MARDI 18 MARS 2014
Leam Sak- Ko Yao Noi (70 km a velo + 14 km long Tail)
On s’active dans la piece voisine. Des hommes et des femmes preparent dans la salle des prieres la ceremonie matinale. Intrigues nous nous glissons a tour de role parmis les fideles, La ceremonie a commence face a l’autel de Boudhat, une douzaine de personne recite in lassablement l’ incantation au prophete. A gauche les sept moines assis en taille, saisissent de leur main gauche la nourriture deposee dans un contenant spherique enveloppee dans une etoffe. Il mange goulument pendant toute la ceremonie.Au bout d’un demi heure tout le monde ressort de la salle. Les fideles s’orientent vers une cour et s’installe a table pour le petit dejeuner. Ils nous invitent a manger avec eux le reste des plats apportes en offrandes. Poisson, riz, et Koa Lam. Seule uns dame parle correctement l’anglais, elle nous apprend qu’il n’y a pas de bateau au depart de Leam Sak pour Ko Yao Noi et qu’il faut de rendre a Tha Lane qui est le port le plus proche disposant de liaison reguliere. Tha Lane est a 60 km par la route. Avant de quitter le temple , nous allons remercier nos hotes qui ont regagner leurs appartements.Nous allons a la rencntre des locaux pour verifier les dires de cette dame. Un gamin a cyclo nous guide jusqu’ au port qui se resume a un ponton sur pilotis dans uns baie d’une beaute incroyable. En arriere plan des montagne arrondies , couvertes de vegetations dominent une superbe mangrove qui en raison de la marree basse decouvre ses racines. Sur le plan d’eau, des maisons de bois gris sur pilotis s’isolent de la surface en revelant leur reflet. Trois grands Long Tail et quelques barques de pecheur constituent la flotte disponible. Trois mille baths est le prix de la course que me propose le Boat-Man (75 euros). Il faut compter 10 fois moins a partir de Tha Lane. La route qui quitte Leam Sak est une 4 voies tres large, bordee de cabanes souvant couvertes de tole. Ouvrage surdimmensionne presageant certainement a un developpement touristique prochain. Il est 10 heures, la temperature est de 35 degres. Nous sommes obliges d’emprunter un troncon de route 42 frequente par des camions se rendant a Krabi pendant une vingtaine de kilometres, puis nous bifirquons par une route secondaire a travers la foret et se dirigeant vers le littoral. Cette route sillonne dans une vrai foret vierge ou s’entremelent de grands arbres feuillus , des bananiers, des lianes et palmiers, les grands cocotiers depassent leurs tetes de cet ecrins de verdure. Nous traversons de nombreux villages et remarquons la presence de mosquee signe que nous entrons dans la region de Krabi. La route glisse entre des grosses montagnes arrondies, verdoyante ce qui lui rajoute encore a sa beaute. Les quelques vehicules qui utilisent cette route sont essentiellement des canionnettes transportant la production locale de........... Ce sont de grosses grappes de fruit rouges agglutines en boule, se developpant comme se reproduisent des dattes en haut des trons a la naissance des palmes. Ce vegetal est utilise pour la roduction de carburant et d’huile. En Debut d’apres midi le ciel se charge de gros nuages blancs et la temperature de rafraichit en descendant a 37 degres, puis se rafraichit encore avec la venue de l’air marin. Nous arrivons a Tha Lane, la route passe en corniche au dessus de la baie, nous decouvrons un point de vue exceptionnel sur une mer truffee de monticules luxuriants, derriere l’archipel des Pakoh se decoupent les profils de KoYao Noi et Ko Yao Ya. La luminosite a baisse et rend l’horizon un peu flou. Le muezzin appelle a la priere. Nous suivons le flechage indiquant l’embarcadere Tha Lane Pier et arrivons sur un ponton en beton, 4 ou 5m au dessus du niveau de la mer. En bas de l’escalier un Long Tail vient d’accoster et decharge ses passagers et marchandises, une moto est monte a bout de bras par l’equipage. C’est le Long Tail de 17h00 nous affirme une parisienne vivant depuis peu sur Ko Yao Noi. , le dernier de la journee pour rejoindre l’ile. Trente minutes plus tard, une vingtaine de passagers et leurs bagages , un sac de riz, une moto et nos deux velos sont embarques. Le – 4 cylindres- demarre dans une petarade, le bateau manoeuvre et prend la direction du large dans l’axe les bouees qui definissent le chenal. L’archipel Pakoh se situ au sud-est de la baie de Phang Nga, il est compose d’une douzaine d’iles que nous tranversons lentement, le spectacle est exceptionnel. 45 mn plus tard le long tail par manque de place est oblige d’aborder un autre bateau deja a quai a Thakhao. Le debarquement est assez scabreux , d’autant que la marre basse nous impose d’escaler une echelle glissante avant de monter l’escalier jusqu’ au ponton. Des les premiers coups de pedales nous nous sentons bien sur cette ile. Ko Yao Noi mesure 25 km de long sur 7 de large, une belle route etroite mais en tres bon etat la parcours. La moitie Nord n’est accessible qu’a pieds. Nous avons tot fait de trouver un accueuil pour la nuit. Il se fait tard et nous prenons place a table sous les palmiers Nipa d’un modeste restaurant. Dans sa pelouse se trouvent 3 kraes, nous reperons le plus petit mais aussi le plus eloigne des tables , a 3 metres seuleument du bord de l’eau. Apres le repas nous discutons avec le patron et sollicitons sous accord pour investir le petit auvent pour la nuit , ce qu’il accepte.. Il nous propose meme des matelas , oreillets et couverture. Les toilettes et water Tum Tum a disposition. Une nuit dans un coin de paradis.
MERCREDI 19 MARS
Sur l’ile Ko Yao Noi. (55 km de velo)
Nous nous levons en meme temps que le soleil, rougeoyant comme lui au dessus des montagnes de Krabi.La mer s’est retiree au loin et a abandonner un fond vaseux ou s’agitent quelques crabes. La journee sera consacree a la visite de l’ile. Apres un cafe vite avale, nous partons en direction de Market qui constitue le coeur commercial de Ko Yao Noi. Nous decouvrons une ile préservée. Les maisons traditionnelles sont élégantes et fonctionnelles, adaptées au climat et a la vie de famille. Ces habitations sur pilotis, en bois, bambou ou palme sont généralement composes d’ un pièce unique permettant de se prémunir des inondations. Pendant la saison sèche le dessous de la maison protege de la chaleur et sert aussi de cuisine. Les toits sont très pentus et sont souvent décores aux angles d‘un Naga (serpent). Ces maisons sont modestes , de petites tailles et bien incorporees a la vegetation. Une route bétonnée parcours le littoral offrant des vues magifiques sur la mer. Quelques restaurant de plage au nom enchanteurs se succedent face a la plage de Klong Jark puis face a celle de Pasai. Puis la route s’eleve pour franchir la nervure d’un cap et nous voila sur la ligne droite qui mene a Market. Ptit dej devant l’etal de vendeur de tout, beignet , mangue ...nos velos sont ranges contre un poteau au soleil, le thermometre de mon GPS affiche 54 degres. Puis apres quelques achats et fouineries dans les boutiques de Market nous filons vers Manoh Pier lieu d’embarquement pour Ko Yao Yai. Sur place nous discutons avec un boatman qui nous propose pour 3500 baths de nous amener a la reserve nationale de Phang Nga. Phang Nga est sans doute la baie la plus belle du globe. Nous ne pensions pas que cela etait possible au depart de Ko Yao Noi. Rendez vous est pris pour le lendemain. Nous restons donc sur cette ile 1 nuit de plus. Nous poursuivons notre visite a velo par la route bordant la mangrove ou les sonneratias et les avicennias baignent leurs racines inextricables dans une eau saumatre, puis nous rentrons dans le centre de l’ile pour aller vers Thakhao , la meme ou nous avons debarque la veille. Sur la gauche un panneau indique Had Yao Beach 3 km. Nous prenons cette direction , au bout de 200m la route betonnee laisse place a un chemin de terre zig zaguant dans la foret et au travers de plantations d’heveas. De temps en autre , nous laissons sur le bord du chemin la demeure de bois et de branchage sur pilotis d’une famille d’exploitatant jouxtant les installations d’extraction et de stockage du latex. Chiens, coqs et poules assurent l’ambiance sonore. Enfin le chemin plonge vers la mer, traverse la cocoteraie pour aboutir sur une plage isolee. Sceances de balancoire, sabaye-sabaye dans un hamac avant de revenir sur nos traces de roues .Sur le retour, de jeunes thai ont tendu un filet entre deux heveas , au sol une aire de jeu est delimitee par une corde fixee par des pics enterres , c’est un terrain de TAKRAW. Organises par equipe de trois, et jouant pour de l’argent les participants faisaient preuve de souplesse , agilete et precision. Sorte de volley- ball joue avec les pieds, il n’etait pas rare de voir un joueur , generalement de petite taille, parvenir a smatcher la balle vegetale avec le pied. Nous bouclons le tour de l’ile et repassons devant le restaurant NAIDAB qui nous a heberge puis retour a Market pour un repas sous les etoiles , les pieds dans la pelouse. Mais ou va-t-on dormir cette nuit ? Patricia a la mission un peu imposee de trouver un hebergement, nous partons du restaurant dans la nuit a la lumiere de nos frontales en direction de Manoh Pier, elle a dans l’apres midi repere un stade et a l’intention de s’y installer. Le portail est ouvert malgre l’heure tardive , nous passond devant la guerite du gardien absent et longeons le grand batiment. Au 1er etage la lumiere d’un bureau est encore allumee, elle y trouve le directeur de l’etablissement. Celui ci nous explique que le terrain de sport fait parti du college , que celui est ferme pour les vacances. Il nous propose de dormir sue le parquet du palier de l’escalier d’acces aux salles de cours , et de profiter des toilettes et de la douche au meme etage. Mission accomplie, l’endroit est tres correct pour de l’imprevu. Un chat blanc vient s’installer pres de nous dans la nuit.
JEUDI 20 MARS 2014 ou 2557 De l’ile Ko Yao Noi a l’ile de KoYao Yai en passant par Phang Nga (70 km log tail = 13 km de velo)
Le parquet du collège comme le réveil est un peu dur. Nous prenons le peti dej dans une cantine traditionnelle dans Market, beignets, riz et mauvais cafe au lait. Patricia retrouve le boat man au bord de la route et nous le suivons vers son Long tail amarré à Manoh Pier. Nous embarquons sur le ..... à destination du parc national de la baie de Phang Nga. Nous atteignons la première île après 40 mn de navigation sur une mer très calme, distante de 14 km de Ko Yao Noi. L’île est assez grande et très haute, de gigantesques de falaises grises et noires plongent dans la mer. Notre boat man Dee oriente la prou de son bateau en direction d’une grotte a ras de l’eau , avance lentement et nous laisse quelques minutes contempler l’immensité de la voûte sur laquelle s’accrochent de grandes stalactites. Au fond quelques plantes vertes donnent de la fraîcheur a l’endroit. Une petite plage de sable très étroite permet de poser pieds a terre. La boite a vitesse craque et le Long Tail amorce une marche arrière. Un peu plus loin le bateau reprend la direction des falaises vers une plage bloquée entre deux parois, le boat man pose l’avant du bateau sur la grève sous l’œil habitue d’un groupe de singe. Nous sautons a terre , escaladons une échelle de bois et pénétrons dans une grotte d’une cinquantaine de mètres qui offrent un très beau spectacle de stalactites et de concrétions calcaires . A l’extrémité , une fenêtre verticale et étroite donne un point de vue sur un cratère inonde. Lorsque nous ressortons de la grotte , nous croisons un groupe d’une trentaine de touristes casques , débarquant d’un speed boat en provenant de Phukett , ouf , on a échappe au pire. Le Long Tail longe la base des falaises jusqu’a passer sous le toit forme par l’érosion marine, Le plafond est découpé, déchiqueté par la mer formant des dentelles de calcaire qui plongent à ras de l’eau. Le baot man procède a un troisième accostement pour nous déposer sur une vire rocheuse a l’entrée d’un boyau horizontal traversant la roche pour déboucher sur une cavité surplombant un autre cratère inonde. Nous quittons cette île pour en regagner Ko Hong, beaucoup plus fréquentée. Un restaurant-buvette est installe sur une plate-forme flottante sert aussi de base a la location de kayak. Ainsi des dizaines d’embarcation explorent la baie. Des bouts de corde pendent au ras de l’eau permettant aux kayakistes de s’y amarrer. Ko hong est une baie fermée entre deux pitons calcaires, dont un est percé d’un tunnel franchissable à marée basse. L’approche de Tham loc est vraiment impressionnante. Le boat man dirige son bateau vers la voûte d’un tunnel qui semble trop basse, on imagine aisément que seuls les kayaks peuvent passer, pourtant le Long Tail ne ralentit que modérément, on pense que la proue massive du bateau cerclée d’écharpes multicolores qui s’érige vers le ciel va s’écraser contre l’arche calcaire, effet d’optique ou magie du boat man , le bateau glisse sans bruit dans la pénombre slalomant entre les larmes de calcite. Superbes sensations. De l’autre cote du rocher , apparaît à la lumière le rivage couvert de mangrove verdoyante qui jadis hébergeait les plus grands crocodiles du monde. Nous faisons route vers Ko Ping Kan, c’est le coin le plus visite du parc. Une plage de sable est bloquée entre deux pitons, envahie par des boutiques de souvenirs et barrant la vue sur le rocher de James Bond, obligeant les visiteurs a payer une taxe pour accéder au point de vue sur Ko Tapu ( James bond Rock’s). Trop de monde, nous poursuivons notre visite vers le village de pêcheurs de Panyi. Ce que nous apercevons en premier a l’approche de Panyi, c’est les coupoles dorées de sa mosquée, seul édifice bâti sur la terre ferme, tout le reste est sur pilotis a quelques décimètres de l’eau . Le village est un dédalle de pontons en béton donnant accès a une centaine de maison de tôle, de bois ou en maçonnerie. La vie de tout les jours a pris sa place, puisqu’il y a une école, un stade, un gymnase et tout autres bâtiments nécessaires a la société moderne. Une lignée de restaurants faisant face au large isole une partie du village de la mer. Nous regagnons notre bateau, et Dee met le cap sur Ko Yao Yai. Le bateau s’amarre à Chong Lad Pier au nord de l’île vers 15 heures d’ou nous repartons a velo. Ko Yao Yai s’étend sur 27 km du nord au sud sur 5 km de largeur environ. Cette île est assez peu touchée par le tourisme, principalement boisée de forets primaires, de plantations d’hévéas, de cocotiers et de palmiers. C’est pour nous un site paradisiaque. Nous avons a peine quitter le ponton et pris la route vers le sud qu’un salon de massage nous aguiche. C’est maintenant ou jamais. Nous nous allongeons cote a cote a plat ventre sur les matelas et les deux masseuses se mettent en action. Détente, relaxation sont réparateurs. Oublions les coups de marteau et les hurlements de la scie circulaire de l’ouvrier qui posait les gouttières.... Retour sur nos vélos, la route escalade un mamelon et offre un panorama sur la passe entre les deux îles, sur les rivages de sable, sur les cocotiers et sur l’archipel des Pakoh, plus a l’est on devine la baie de Krabi. L’heure avance, nous nous mettons a la recherche d’une cantine, endroit populaire ou les Thai viennent se restaurer. On les trouve au bord de la route généralement dans les bourgades. Toujours organisées de la même façon : Un coin préparation des plats ou on épluche les légumes ou prépare les pâtes , un coin cuisson avec un tri pattes a gaz et une grande poêle a frire, une vieille glacière pour conserver la glace pilée et quelques tables et chaises pour les clients qui sont bien souvent devenus des amis. Nous adorons manger dans cet environnement. Mais aujour d’hui pas de cantine qui nous convienne. Nous arrivons a Loh Poh Bay, un chemin rectiligne sur la droite descend vers la mer a l’Est, on aperçois en bas un ponton et un panneau indique Restaurant Sea Food. L’endroit nous parait magnifique d’autant qu’il est 18h et que le soleil descend sur l’horizon. En roue libre nous dévalons la pente. En bas, la grande terrasse du restaurant est perchée 3 m au dessus du sable délaisse par la marée, en face un ouvrier répare un Long Tail. Il purge habillement l’ancien mastic d’etancheite qui comble le joint entre les planches de la coque pour le remplacer par un cordon en coton servant de fond de joint a une résine d’etancheite. A cote, un vieux bateau en bois sec et rabougri, couvert d’un tau de toile bleu ferait bien notre affaire pour la nuit. Avec l’accord du charpentier et de Nieung venu par curiosité , nous installons un platelage dans l’étrave. Nieung est le propriétaire du restaurant, il est amusant et avenant alors nous prenons place a une ses tables en contemplant le coucher de soleil sur les pitons de la baie de Phang Gna. Nieung nous sert a table et son humour nous amuse toute la soirée. Ce soir il y a Full Moon, pas besoin de frontale pour retourner dans la cocoteraie et se coucher dans le Long Tail.
VENDREDI 21 MARS 2014 ou 2557 du calendrier Boudhiste.
De Ko Yao Yai a Nai Yang Beach par Phuket (26 km velo + 20 km Ferry + 60 km de velo.
Le chant des grillons comparable a celui de cigales provençales enrouées nous tire du sommeil , puis un grand bruit nous rappelle qu’il est dangereux de rester sous les cocotiers. La mer est venue dans la nuit lécher l’herbe verte de la cocoteraie et s’est retirée a plus de 300 m. Une aubaine pour les ramasseuses de fruits de mer. Elles sont deja a l’oeuvre. Pieds nus nous descendons l’escalier du ponton pour marcher dans le sable mou parfois visqueux jusqu’a elles. La première ramasse de petits mollusques gris portant une carapace a deux faces d’ou sort une queue grise et molle. A l’aide d‘une bêche arrondie qu’elle enfonce judicieusement dans le sable au droit de petits trous invisibles pour nous , elle extrait une motte qui en retombant au sol se sépare en deux et délivre la bestiole . Son panier en feuilles sèches se remplit rapidement. Plus loin, les filets maintenues par des bâtons plantes au sol ont fait prisonniers des centaines d’escargots qu’une famille entiere vient ramasser. Nieung est parti a la pêche cette nuit et ne sera de retour qu’en fin de matinée avec la Water- Up. Nous partons sans le remercier vers 7h45. Comme tous les matins nous faisons halte a une cantine pour le peti dej. Apres Pru Nai situe sur la seule route qui gagne le sud, nous bifurquons en direction de Loh Balai Bay. Une piste de terre traverse la foret pendant 7 km pour aboutir a Hua Lam Lan, a l’extrémité sud de l’ile. La nous découvrons un village de pêcheur sur pilotis d’une beauté et d’une conservation exceptionnelle. Comme isole du monde, la communauté vie de la pêche et de la richesse de la nature. Un baleze Thai décortique les noix de coco a la méthode traditionnelle sur une lame plantée dans le sol il empale la coque , la fait pivoter sur elle même ce qui arrache la structure filandreuse puis recommence 4 ou 5 fois jusqu’ a en avoir fait le tour. Les noix qu’il récolte sont différentes de celles que nous avons vu dans la région de Surratthani. Lorsqu‘ il les fend, il jette le liquide qu’elles contiennent et en extrait un fruit que nous n’avions jamais vu avant. Souple et onctueux a la fois, il a l’apparence de la meringue et le goût du coco. En repartant du village, un chemin en sous bois conduit en une centaine de mètres a la plage isolée de Aow Say Beach. Nous cédons au plaisir d’un bain naturiste. Nous repartons vers Loh Jark Pier pour prendre le ferry de 14h en partance pour Phuket. Lorsque le bateau quitte le ponton et qu’ il s’éloigne de la cote, nous comprenons en voyant cette image de carte postale que nous sommes au bout de notre périple. Il faut un peu plus d’une heure pour parcourir les 20 km qui séparent Ko Yao Yai de Rassada Arbours à Phuket. L’équipage débarque nous vélo acrobatiquement , se les passant a bout de bras du pont supérieur au quai. La faim se fait sentir , un marche qui se tient a proximité le vendredi nous permet de déjeuner de la manière que nous préférons : Flâner en picorant de stand en stand tout un tas de spécialités locales. A deux pas de la, nous achetons dans une boutique de (c’est un secret)…… le cadeau que Patricia envisage pour la fête des mères. Chargée et sanglée sur mon porte bagage , notre traversée de Phuket Town ne passe pas inaperçue. Nous prenons la route en direction de Patong en appréciant au passage les maisons Sino-portugaises bâties au siècle dernier. La route a 4 voies qui s’éloigne du centre-ville, d’abord plane et sécurisante se transforme au bout d’une dizaine de kilomètres en piège a cyclistes. La pseudo-piste cyclable disparaît et la ligne blanche du bas cote flirte avec le rail métallique de sécurité. La route fait face a une haute colline boisée qu’elle doit franchir sans détour par manque de place. Une seule solution, réduire sa largeur et se tortiller sur elle même au péril des moteurs diesels des bus et camions surcharges. C’est ainsi que nous nous retrouvons transpirant a grosses gouttes, coudes baissés, dos courbés, petit braquet, en appuis saccadés sur les manivelles à lutter contre la file discontinue de véhicules crachotant des gaz mal consumés. Une , puis deux épingles avalées , nous commençons à apercevoir le sommet lorsque deux mastodontes vitres et climatises, au coude a coude, se disputant l’autorité de la voie , négligent la frêle existence de la bicyclette de Patricia , bardée de sacoches rouges qui pour la circonstance font office d’airbags entre le rail et les portes de soutes de l’autobus. Guère plus rapide que le vélo, le car de touriste défile sa publicité a quelques centimètres de des oreilles de Patoune pendant de longues secondes. Le sommet de la bosse permet de récupérer de l’effort et de l’émotion. La descente qui s’en suit nous conduit en quelques minutes au cœur de Patong , bruyante, surchauffée, grouillant d’une foule agitée beurrée d’ambre solaire languissant des activités nocturnes et des décibels techno-iques. On est a Golfe-Juan en plein mois d’Août. Deux ou trois raidillons nous extraient de cet enfer , puis nous retrouvons pendant des kilomètres les files de voitures , les stationnement en double file sur les routes commerçantes qui fuient l’agglomération. A la nuit tombante , les premiers panneaux routiers indiquant Nai Yang Beach et l’aéroport sont enfin la. Une enseigne lumineuse super kitch affiche – Rooms to rent- , sans se poser de question , nous répondons favorablement a la proposition. Sur une longue façade jaune perpendiculaire a la route , une enfilade de 6 portes blanches donnant directement sur le trottoir accède a autant de chambres confortables mais mal tenues. Nous nous y installons pour les 2 ultimes nuits.
SAMEDI 22 MARS 2014
Visite de Nai Yang Beach et prepartif pour le retour.
SAMEDI 8 MARS 2014
BAMGKOK SUVARNABHIMO- BANGKOK CENTRE ( 45 km a velo)
Nous quittons l’aéroport de Bangkok-Suvarnabhimo par la 4 voies qui permet de prendre la direction du centre ville .Nous sommes un peu perdu dans l’immense échangeur de bitume. Tout est grand , la route , les bus. Le bâtiment de l’aéroport semble sortir d’une autre dimension. Au bout de 10 km de voie rapide nous doutons de notre direction. Nous décidons de faire demi tour, 15 km pour rien sur une voie express. La ville est bruyante , polluée, sale et mal-odorante, les odeurs de poulets grillés, de poissons fris se mêlent aux odeurs d’égout et de gaz d’échappement. Nous pénétrons peu a peu dans cette mégapole extravagante, bouillonnante de vie , d’audace économique, capitale du tourisme sexuel. La circulation est de plus en plus dense, la voie de chemin de fer domine la voie express qui surplombe les avenues qu’enjambent les passerelles et toboggans, tout cela se reflète dans les façades de verre des buildings. Vers 18h , nous quittons Sukhumvit Road pour emprunter Pridà Alley. C’est une rue ombragée ou crache la sono d’ un établissement de nuit. Le quartier nous plait bien, il reflète ce que l’on attend de Bangkok. Nous prenons une chambre au 6 eme étage de l’hôtel « La Promenade » .Notre fenêtre donne sur un parc de verdure , la climatisation est bruyante, , mais l’établissement est propre. Apres la douche, à la nuit tombée nous décidons de découvrir le quartier. L’activité est intense, les « vieux blancs » se promenant main dans la main avec des jeunettes, les stands de poissons et autres victuailles se succèdent . Quelques restaurateurs ont dressé la table dans un jardin arbore de palmiers, kamerops et strelitzias. Nous sommes étonnés par le nombre de Bar trucks. Ce sont pour la circonstance des fourgons Volkswagen Transporter d’anciennes génération décorés de ruban de led multicolores , boules à facettes, le tableau de bord habillé de moquette rose. Le toit a été découpé pour le rendre ouvrant comme un coffre a jouets, les bouteilles de Chivas , Gin, vodka, et autres sont alignées comme des quilles le long d un comptoir rutilant. En regagnant notre hôtel nous passons devant LE KIWI, célèbre volatile de Nouvelle Zélande. Son nom ne trompe pas , il s’agit d un pub tenu par un anglais. Une dizaine d’écran de Tv diffusent des images de Foot, jeu a XIII et rugby. Aujourd’hui, c‘est journée du Tournoi des 6 nations. A cause du décalage horaire le match de l’équipe de France en Ecosse sera proposée à minuit à la suite de celui de l’Italie en Irlande. Deux matches implique 4 mi-temps = 1 Henekein + 3 Guiness. A 2 heures du matin , la France a gagné , je peux aller rejoindre Patricia restée a l’hôtel.. . . .
DIMANCHE 9 MARS
BANGKOK- HAT CHAO SAMRAN (130 km de bus et 40 km a velo
Le réveil est tardif , l’air est moite, la température vers 10h est déjà de 35 degrés. La nuit a lavé les pêchés. Nous reprenons notre raid urbain sur la même avenue ou nous l’avons laissée. En ce dimanche , la circulation est moins dense. Les feux rouges à décompte à rebours se succèdent. Ce système d affichage lumineux indiquant l’attente restant avant de démarrer est présent à tous les carrefours. Les chiffres rouges ou verts sont placés de l’autre coté de l’intersection suspendus à un portique de 5 ou 6 mètres de hauteur tels le Start d’un grand prix de F1. A zéro, l’immense cortège mécanique se met en branle dans un vacarme odorant, et nous en appuis sur nos pédales , masques de papiers sur le nez peinons à reprendre le rythme des tuk-tuks.
Au bout d’une heure soit environ 15 km nous arrivons au centre historique de Bangkok. Palais, demeures royales de l’ancien Siam , temples bouddhistes... se côtoient. Nous faisons une halte au Palais SUTHATTHEPRARAM, une multitude de toiture de tuiles rouges et de panneaux de pierre grise ornés de bois sculptés perchées sur des colonnes blanches protégent 146 bouddhas étincelants disposés dans une galerie en périphérie du temple. Devant l’entrée, une vendeuse d’offrandes enfile à l’aide d’un fil de fer de petites fleurs jaunes et roses sur des colliers de jasmin. Elle nous en propose 3 pour 20 bahts (50 c d Euros). Notre ras le bol de la ville et plus fort que notre curiosité , nous abandonnons la richesse culturelle et historique pour enfourcher nos vélos et fuir vers les cotes verdoyantes du pays. Un grand toboggan nous permet de franchir les eaux grises du CHAO PHRAYA.. Nous sommes contraint d’emprunter les voies express urbaines bondées de bus, camions et véhicules en tout genres. Notre patience et notre entêtement à n’utiliser que l’énergie de nos mollets pour rejoindre Phuket situé à 1000 km plus au sud sont bafoués lorsque nous nous retrouvons au centre de la jonction de 2 motorways de 4 voies chacune. Le zébra central est l’unique refuge qui nous permet de retrouver de la lucidité pour glisser dans le flot incessant de voitures. Encore quelques kilomètres et nous capitulons à la vue de la grande gare routière de Bangkok.. Il est 13 heures , la température de rapproche des 40 degrés. C’en est trop. Patricia se laisse convaincre du raisonnable. Quinze minutes plus tard nous sommes installes séparément dans un vieux modèle de bus, une poche de beignets de poisson froid négociée à la dernière minute en guise de déjeuner. Nos vélos sont compressés dans la soute à bagages contre la batterie de réservoir de GPL. Patricia s ‘endort, pendant que je rédige le journal du voyage. A 14h30, le bus éjecte ses baroudeurs et leurs bardas sur le trottoir de PHETCHABURY, petite ville tranquille à 130 km de la capitale. Nous traversons en 2 coups de pédale son centre sans intérêt et nous prenons la direction du golfe de Thaïlande en suivant une allée ombragée bordée de grands arbres. Puis une longue route jalonnée de poteaux métalliques surmontés de pelotes de fils électriques inextricables et de belvédères poussiéreux nous conduit a KWANG . Sur notre gauche, sous le squelette d’une structure en béton se tiens le marche du dimanche. Magnifique, chaleureux, authentique , original. Nous n’avons pas de mot pour qualifier cette ambiance tropicale. La vie y est intacte. Des dizaines de femmes s’ affairent à la cuisine sur des frêles brûleurs de gaz, beignets de calamars, friture d’oeufs de caille, plats traditionnels thaï, fruits en tout genres, produits de la mer, brochettes de poulets et poulet frit.... à coup de 20 bahts par ci ou par là, nous remplissons notre pense à grands risques de turista. On osera même la dégustation de larves, de criquets et de sauterelles grillés. Encore dix kilomètres sur une route presque tranquille et sur notre gauche nous sommes intrigues par l’originalité d’un abri bus à l’architecture locale. Photo souvenir prise par une passante à moto qui nous rencarde sur la présence de bungalow a louer juste au bout du chemin. C est un ancien hangar agricole transforme en gite. Les alveoles du fourrage ont ete equipes en logements confortables , seul bemol ...pas de fenetre. Tampis pour 10 euros la nuit , son confort est suffissant. Nous voila installes et douches. Le village balneaire de HAT CHAO SAMRAN est a 2 km. Frontale sur le front, nous enfourchons nos velos pour s y rendre. Superbe site , plage de cocotier , maisons de pecheurs et quelques et etablissements touristiques de petites tailles, l endroit est sympa. Nous poussons notre curiosite au fond d une traverse qui semble animee. Nous debouchons sur ce qui doit etre la place centrale ou se deroule une fete boudhiste. Au centre de la place de dresse la reproduction d un temple en haut du quel prone un cerceuil , a chaque angle des efigies en l honneur du defunt : un moine venere et respecte dont nous ne serions repete le nom. Tout au tour se trouvent des tribunes drappees de blanc et de jaunes mangue, au premier rang des bancs scultes pour acceuillir les honorables, derriere les chaises sont habillees de houses immaculees. En arriere plan une enfilade d’instruments de musiques graves de pierres precieuses laissent echapper un son himalayen, pendant que les monks murmurent une priere. La fete ne serait pas totale s il n y avait de kermesse locale. Une jeep course un avion qui survole un bateau lequel tante de rattrapper la moto qui le precede. Entieremet construit par son proprietaire chaque sujet du manege est suspendu a une charpente en rotation , laquelle pivote propulsee par un ventilateur domestique. Les jeux gonflables, peche au gupies, carabine a bouchon et jeux de flechettes completent la foire. On s attable devant une assiette de vermicelle a l omelette de seches, puis on deguste le kaolam (riz thai cuit dans un morceaux de cane a sucre). Feu d artifice et illumination de feu de bingale cloture la soiree. Nous retournons a velo dans le douceur de la nuit a notre hebergement de campagne.
LUNDI 10 MARS 2014
HAT CHAO SAMRAN- HUA HIN
Nous ouvrons la porte de la chambre , le gardien se tiens debout a quelques metres les bras croises. Il attendais notre apparition pour nous proposer le cafe. Nous repassons a HAT CHAO SAMRAN , triste comme un lendemain de fetes, les ouvriers s affairent au demontage puis nous longeons le littoral par une belle route bordee d’une piste cyclable. Nous nous arretons sous une tonnelle qui abrite un commerce de bord de route , la patronne fend des coques semblables a des nooix de coco, elle en extrait trois fruits gros comme des abricots et de la couleur du litchi. Elle nous tend ce fruit en disant : thin, c est le nom de ce fruit. Deux allemandes a velo qui envisagent le meme parcours que nous s arretent egalement pour nous saluer. Apres 30 km nous arrivons a CHA-AM , petite station balneaire qui a conserve son patrimoine architectural et son port de peche artisanal malgre la construction de hauts immeubles d appartememts et de vasques complexes hoteliers . Quelle joie nous empli a la vue de ses dizaines de bateaux multicolores decores de pavillon bleu rouge et jaune amares au ponton de leurs maisons sur pilotis reparties de part et d autre de l’embouchure de la riviere. La peche est une activite bien vivante qui mobilise une main d oeuvre locale tres experimemtee aux methodes de travail traditionnelles. C est ainsi que l on a pu assister au dechargemet de centaines de caisses de calamars pesees meticuleusememt l une apres l autre a l aide d une balance plus proche du pese personnes que de la bascule. En meme temps un marin bascule des pains de glace d une centaine de litres dans un concasseur a couteaux , lequel se deverse sur une vis sans fin qui monte les eclats de glaces au sommet d une goulotte. De la , la glace pilee glisse jusque dans les cales d’un navire pret a appareiller. Poisson grille , brochettes de cuisse de poulet et riz comblent notre appetit sur une table revetue d une toile ciree qui nous colle les coudes. Une passerelle jaune enjambant le cour d’eau verdatre nous permet de pousuivre notre route vers HUA-HIN , d abord le long des plages puis sur une deux fois trois voies qu’il est impossible de contourner. Nous tentons bien a plusieurs reprises de chercher une route parallele au front de mer, mais en vain, chaque traverse se termine en cul de sac au pied d’un recent hotel. Vers 14h00 la temperature atteind les 40 degres.Au 70 eme kilometre de la journee nous penetrons dans la ville de HUA-HIN. Nous nous arretons a un marchand ambulant proposant des coca frais et des fruits peles. Annanas , pasteque et papaie. Jean jacques s’eclipse le temps d un besoin pressant et reviens 10 mn plus tard. Si tu veux un endroit sympa pour la nuit, j’ai ce que tu cherches. Nous enfourchons nos velos et a travers un dedalle de petites ruelles traversant un bidon- ville puis en suivant un canal profond securise par un grillage et degageant une odeur noseabonde nous progressons a la stupefaction des habitants qui tentent de nous dissuader de continuer dans cette direction. Les touristes ne viennent jamais ici ... Puis nous foulons de nos pieds le sable de la plage, poussant peniblement nos pesant velos.Nous contournons quelques maisons de pecheur pour decouvrir la case de notre hote Nylan. Nylan habite une petite case de bois de 6 ou 7 m2 seulement, sur l’avant se trouve une plateforme de planche sureleve du sable de 50 cm et recouvert de plaques de fibrociment et sur l’arriere un appentis sert de rangement a son materiel. La marree est basse et sa barque de peche git sur la greve amarree a une grosse ancre dont le jas est plante dans le sol. Nylan repare ses fillets assis sur la marche de sa porte. La population se mobilise pour nous accueillir. Un ami a Nylan nous montre le tuyau d’eau pour la toilette et reviens avec du poisson seche , des brochettes et des beignets alors que la voisine cuisine du poisson bouilli et du riz. On a pas faim car il n’est que 16h , mais nous ne pouvons faire autrement que d’avaler tous ces aliments. Pour ne pas arriver les mains vides nous avons apporte 4 Changs.(biere locale). Nylan continue ses travaux. Nous nous installons a l exterieur sur la terrasse, nous faisons face a la mer le dos appuye sur un amas de filet , les jambes glissées dans nos sacs a viande. Elle est pas belle la vie ? Plus tard Nylan nous propose 2 boites de coca frais, une autre voisine nous apporte un bol de riz recouvert d’oeuf poelle et d’oignons fris , puis un homme apporte un ventilateur en simulant le bruit du moustique. La nuit avance, Nylan a ete se coucher et a arreter la radio qui jusque la accompagne notre soiree en musique Thailandaise.
MARDI 11 MARS 2014
HUA HIN- BO NOK 96 km. (Velo) La radio de Nylan a gueule toute la nuit a croire qu’ il ne s ‘est pas couche, et le neon blanc au dessus de nos tetes ne s’est eteint que vers 2h00. Un cauchemar dans un cadre idillyque. Nylan nous propose un seau pour la toilette et nous prepare l’eau pour le cafe, puis il prepare le petit dejeuner : poissons bouillis avec des oignons et riz blanc, un regal. Nous avons quitte notre hote vers 9h00 avec beaucoup de re gret. A peine sorti du sable , crevaisson. Le ciel est voile et la temperature grimpe a 34 degres. La route pour quitter HUA HIN n’est pas tres agreable pendant 20 km , puis nous bifurquons vers le littotal pour atteindre PAK NAM PRAN , jolie plage de sable blanc et de cocotiers. Quelques bateaux de peche secoues par la houle mouillent dans la baie. A proximite 2 temples boudhistes se font face. Un decors de carte postale Nous poursuivons la route qui longe le bord de mer, parfois la chaussee rentre dans les terres, traverse des cocoteraies ou des rizieres pour re apparaitre quelques kilometres plus loin. Ce petit jeu de cache-cache complique notre etape et la rallonge un peu. Vers 14h00 , en contre bas de la route sous un auvent de palmes un dizaine de femme s affairent activement. Nous prenons la rampe menant a cet atelier, il s agit d’une fabrique de fruit fris. Certaines coupent des bananes , des patates rouges et des racines de bambous en roudelle tres fines ou en batonnets pendant que d’autres les plongent dans des bacs d’huile bouillante a la chaleur d’un feu de bois. Ces chips de bananes et autres sont ensuite conditionnes dans des sachets en plastiques. L ‘autre specialite est la puree d’ Ananas ou de papayes maceree dans du lait de coco puis confite, un vrai regal. La patronne nous en donne 2 barquettes. Nous longeons ensuite la longue plage de Ban Nong Khaem Noi desertique, quelques guest houses et etablissements de plage ont pris place sur ce site superbe, mais a en juger par les importants travaux d’amenagement en cours, il y a peu de chance de conserver cet endroit intact tres longtemps. A l’horizon se detachent la masse importante des collines du parc National de Khao Sam Roi Yat hautes de 650m. Apres 70 km avec le vent de face nous traversons le Parc, les plages ont fait place aux etangs entoures d, une epaisseur et haute vegetation au dessus de laquelle parfois depassent les toitures d’un temple.Puis quelques singes suivent des yeux notre passage perches sur les panneaux indicateurs.Nous arrivons apres 95 km a Ban Bo Nok, un des cinq bungallows super kitch a 100 m de la plage sera a nous pour la nuit contre le paiememt de 500 baths environ 11 euros, petitdej compris.
MERCREDI 12 MARS 2014 Ban Bo Nok – Thap Sakae. ( 110 km a velo)
Depart a la fraiche ce matin et arret au temple tout proche qui heberge les ecoliers du village, sceance photo pour Patricia emmerveillee par tous ces ecoliers en tenue orange qui la regardent avec admiration , il faut dire qu’elle passe pas inapercue avec son casque qui surmonte sa casquette rouge posee a l’envers et sa peau teinte equrevisse. Ce matin la route qui fuit le village vers l’ouest est quasi deserte, nous empruntons le toboggan tout neuf qui enjambe la voie ferree et obliquons vers l’ouest pour eviter la route a 2x4 voies qui descend vers le sud. Sur le bord de la route a l’ombre d’un abri de planche une thailandaise propulse des projectiles pour faire fuir les oiseaux interesses par ses semances de riz, l’occasion est trop belle pour s’initier a l’art du lance pierre. Un baton en forme de Y equipe d’un elastique lui sert a lancer a une centaine de metres des billes d’argile qu’elle a soigneusememt roulees dans ses doigts. Avec beaucoup d’adresse elle fait deguerpir les nombreux volatiles. Apres 2 ou 3 essais nous sommes satisfait de notre niveau technique. Le goudron fait place a la latterite, la piste traverse des exploitations de figues de barbarie, d’ananas, de mangues. Les seuls vehicules qui utilisent cette voie transportent les produits agricoles vers la ville. Nous croisons une procession de villageois coiffes de chapeau de paille colores et portant un habit traditionnel orne de chapelets d’offrande. Ils se rendent au Wat en cortege de 4x4 donc le premier transporte un orchestre qui ne passe pas inapercu. Nous aercevois au loin le temple perche sur la colline de PRACHUAP.C’est le signe que nous approchons de la route numero 4 qui relie la capitale au sud du pays a l’image de la RN 7 en France. IL nous faut traverser cet axe et rejoindre une route secondaire qui parallele a la voie ferree traverse des cocoteraies ombragees et des etangs habritant des oiseux migateurs. La temperature est de 38 degres en ce debut d apres midi nous avons 62 km dans les mollets. Retour sur la route numero 4 pendant 20km, ras le bol de la circulation nous fuyons dans la cocoteraie et decouvrons une piste de terre longeant le chemin de fer. Un vrai regal pendant 5 km de paysage polynesiens avant d’aboutir dans une exploitation de coco d’un autre temps. Ressemblant a une maison coloniale , teintee de bleu pale la grande batisse toise les cocotiers avec beaucoup d’arogance, les chiens aboient et un jeune thai sort sur le seuil de la porte. Il joint ses mains au niveau de son torse, s’incline plusieurs fois lentement dans notre direction en signe de bienvenu. Nous sommes au pays du sourire. Le rythme de pedalage est de plus en plus aisee. Ca devient presque facile, boustes par l’euphorie nous avalons les km a bonne vitesse. Au 100 eme nous quittons definitivement la route numero 4 pour rejoindre le littoral a Thap Sakae. Un grand chapiteau habritant une foire est insatlle au centre de l’agglomeration. Comme a l’accoutume les stands de cuisine thai y sont nombreux, vu l’heure avancee , c’est pour nous l’occasion de se restaurer. Puis dans la penombre nous repartons 45 mn plus tard a la recherche d’un hebergement. Nous essuyons deux refus de locaux estimant que leur maison n’est pa assez bien pour nous, puis nous tentons notre chance aupres d’un bureau de l’ EGAP ( = EDF), pas possible non plus. Un peu plus loin deux pecheurs sous leur abris de fortune nous proposent le gite et le couvert. Le cadre est superbe , sable blanc palmier et cocotier , et couchage possible sur le pont du bateau a sec. Mais l’ un des deux est emeche , ce sera non merci pour Patricia.... A deux cents metres de la, trois bungallows offrent une vue superbe sur le golfe de thailande. Onze euros la nuit. Une Chang (biere thai) et le cul dans le sable face a la mer a contempler la mer. JEUDI 13 MARS 2014 Thap Sakae- Chumphon (170 km a velo). Puis Chumphom- Ko Tao par le Ferry de nuit.
Partageant le meme sentiment de guili-guili toute la nuit, nous concluons que nous avons dormi parmis les puces rouges, Avant de quitter le bungallow a 8h00, je prend renseignement aupres du patron pour connaitre la disatance separant Thap Sakae de Chumphon. Dans un anglais approximatif assez proche du mien , il me repond apres avoir consulter Internet : One hundread and fifthy et je comprend : One hundread and Fiftheen , ce qui est tres different surtout lorsque on circule a velo. La temperature est inferieur a 30 degre, il y a un air frais , ca change un peu. Apres 15 km nous faisons une premiere halte pour le petit dejeuner cher Than , un charmant Thai selon Patricia. Deux jus d’ananas frais et deux bols de riz agrementes d’oeuf et de legumes soit 90 baths (environ 2 euros). Nous parcourons la, la plus belle etape depuis Bangkok. De petites routes sans aucune circulation qui longe le sable borde de pelouse , de l’autre cote une succession de petites maisons Thai aux couleurs chatoyante rose, bleu , vert pistache...Plus loin la route enjambe et longe un bras la lagune pendant quelques kilometres ; des bateaux de pecheurs sont amarres de chaque cote.Au bout de la lagune se trouve un groupe de maisons sur pilotis. Nous nous arretons a une exploitation de poissons seches. Les petits poissons sechent au soleil sur des centaines de clayettes posees sur des piquets a 50 cm du sol dans un decors paradisiaque, seul le bruissement des branches de cocotiers et les rouleau des vagues sur le sable blance perturbent le silence. Deux Thai retournent methodiquement les clayettes une a une. Le poisson est prealablement bouilli dans de grands bacs matalliques encastres dans des fours en maconnerie alimentes par un feu de bois.
Nous arrivons Ban Tha Manao, deux grandes digues sur pilotis, l’une en bois l’autre en beton retiennent des dizaines de bateaux de peche bordees de rampes lumineuses. Au bout du ponton, le dernier rentre decharge sa cargaisson alors qu’un camion au soleil est en cours de chargement de glace pilee.
Nous traversons de grande foret de cahoutchou et des palmeraies, il est 15h la temperature est de 38 degres.
Le bord de mer disparait et la route se transforme maintenant un grand huit , les monta-calas se succedent nous obligeant a des efforts supplementaires en plein soleil. Le but de l’etape du jour est d’arrivee a Chumphon avant le depart du ferry pour Ko Tao qui quitte le quai a 22 heures. Nous passons le 90e km. Un automobiliste nous aborde alors que nous sommes arretes a une intersection. En lui disant que nous allons a Chumphon il repond Eighthy ( je comprend Eightheen )betement je calcule 90 + 18 = 108 km. C’est a peu pret ce que l’on nous a dit avant notre depart. (soit 115 km ) Dix km plus loin nous nous arretons a un marche pour acheter du ravitaillement , beignets de crabe, grillage de pate de viande et coca. Nous redemandons la distance restant pour Chumphon , la jeune fille affiche 7 doigt , c est bon on y est presque sauf que sept doigts c’est SOIXANTE DIX KILOMETRE. Les quiprocos se multiplient et se tiennent jusqu’ au moment ou un panneaux affiche-- Chumphon 48 km-- Douche froide, la nuit tombe, la fatigue est la et en plus je creve la roue arriere par un grosse vis. Mutinerie a bord, Patricia ne veux plus avancer, elle veut arreter un pick up, je lui propose de prendre une chambre des que possible. Elle a des brulures sur les levres, une allergies au soleil sur les cuisses et le derriere en feu. Mais le temps necessaire a la reparation calme les ardeurs et nous repartons de plus belle. La nuit tombe, nous enfilons les gilets fluo, et sortons frontales et feux rouges. Notre progression se fait maintenant de nuit , il reste 30 km. Fort heureusement le bas cote est en bon etat. C’est super agreable de rouler de nuit, torse nu et gilet ouvert offrant le torse a la fraicheur. Nous sommes vigilant aux divers obstacles qui pourraient se presenter, trous , sable, absence de revetement, chiens.....Nous avons penser a tout sauf a une petite dame vetue de noir, en appuis sur sa bequille qui clodique lentement sur le cote de la route...juste le temps de crier ATTENTION et de donner un coup de frein qui siffle dans la nuit et elle est deja derriere encore sur ses jambes. Je n’ai vu que le reflet de sa bequille et sa frele silhouette. Patricia plus decalee que moi l’ a aussi evitee de justesse. En cas de choc , c, est hopital pour la pauvre dame et prison pour nous. Chumphon n’est plus qu’ a 15 kilometres, puis a 10 puis a 3 km. On s’ arrete au coin d’ une avenue pour avoir confirmation que le port est bien vers la gauche.....grands signes positifs de la tete de tous les hommes attables a la terrasse d’un bar , on redemarre et on entend –Thirstheen- kilo à Nous avons bien compris 13 km , le port est encore a une demi heure. C’est au bout de 170 km et 13 heures de voyage que nous prenons a 21h10 nos billets de ferry pour Ko Tao. Un bloc sanitaire rudimentaire sur le port nous offre une douche appreciee. Les velos accroches au bastaingage, le batteau appareille a 22h00.
VENDREDI 14 et SAMEDI 15 MARS 2014
Sur l’ile de Ko Tao (ko= Iles Tao=Tortue) Puis traversee de nuit jusqu’a Surratthanit.
La traversee depuis CHUMPHON s’effectue de nuit, bercee par le boucan metallique du moteur similaire a un bruit de marteau piqueur.Patricia , boules kyes fichees dans les orielles a dormi comme un bebe et moi comme un pepe engoisse. 96 couchettes equipent l’ unique dortoir du bateau a l’exception des cabines d’equipage situees au pont inferieur. Le bateau est charge de materiaux de construction, de bois, de citernes en plastique et autres palettes bachees dissimulant leur contenant, bouteilles d’eau minerale .Tout ce qui est necessaire a l’organisation de la vie insulaire est a bord. A 6h00 du matin , il fait encore nuit , les lumieres de la cote se rapprochent et le moteur ralenti son rythme appaissant nos tympants. Le debarquement est tres rapide. Nous remontons la rue principale de BAM MAE HAT, pentue et bordee de commerce pour trouver refuge dans un petit restaurant local. Le jour se leve et la population aussi. Plus de touristes , moins de chaleur dans le sourire des Thai. Une soupe de vermicelle agrementee de je ne sais quoi pour petit dej. Puis nous allons au quartier de Hat Sairee, ou se trouve une grande partie des clubs de plongee. Il parait qu’ici se trouvent les plus beau spots au monde.Le club Francophone Aqua Tao a notre preference et nous reservons des places pour la sortie du lendemain puis nous partons visiter l’ile a velo. Le relief est assez scabreux , les 21 km2 de l’ile sont tres boises, deux routes principales en forme de Y permettent de desservir par des voies betonnees tres pemtues les petites criques de plage de sable fin. De charmants bungallows bien integres au site batis sur les gros blocs de granite a moitie immerges offrent un decor de cartes postales. Malheureusement la constructions de grosses batisses ou de somptueuses villas commemcent a marquer l’environnement. La population est faite d’ indigenes, de touristes generalement jeunes (20 a 30 ans) et de travailleurs saisonniers embauches en grande partie par les centre de plongee comme moniteurs (jeunes aussi). De ce fait, Patricia et moi representons la quai totalite de Seniors de l’ile. Nous louons un bungallow dans un coin assez calme et repartons deambuler dans le quartier et consommer au coin de la rue un plat thai et un jus de Dragon-fruit. Le rendez vous au club de plongee est fixe a 6h15 du matin pour un depart a bord d’ un tres beau bateau en bois a 3 ponts pouvant acceuillir jusqu’ a 50 plongeurs. Nous sommes 18 a bord , on a donc la place pour preparer le materiel. Nous nous immergeons avec Max le dive-master et Alex , breton d’origine et boulanger sur l’ ile de Ko Phangan , sur le site appelle CHUMPHON PINACCLE. Les deux plongees se font sur le meme spot, Rien d’exceptionnel peut etre a cause d’un luminosite faible. Beaucoup de petits poissons et peu de coraux, nous ne regrettons pas cette belle plongee. L’apres midi est consacre au fareniente , balade et baignade sur la plage, biere a la terrasse d’ un troquet. Nous avions envisage de prendre le bateau pour Ko Phangan cet apres midi (Samedi), mais en raison de ce qui est appelle ici , the full moon , les compagnie refusent de transporter nos velos. La Full Moon est un rassemblement de fetards sur l’ile voisine ou fete , alcool et musique a donf sont ininterrompus pendant 24heures. Nous prenons donc a 21h30 le ferry de nuit pour aller directement sur le continent a SURRATTHANIS. Double interet pour nous, eviter la zone trop touristique de Ko Phangan et de Ko Samuit et gagner deux jours pour profiter d’avantage de la region de Krabi et de la baie de Phang Nga, la plus belle du monde. Le bateau est assez confortable et moins bruyant que celui qui nous a amene a Ko Tao. Nous trouvons le sommeil avant qu’il large ses amarres.
DIMANCHE 16 MARS 2014.
Surratthani – Ban Playkorn (95 km a velo)
Le JASOEN a effectue la traversee par une mer belle et remonte la riviere dans la nuit jusqu’a un appontement. Il est environ 5h00 et le chef de cabine allume la lumiere du dortoir en criant : -The boat is arrived at Surratthani – une premiere fois en Anglais et une deuxieme fois en Thai. Nous avons a peine le temps de sortir sur le pont que la cargaisson est deja a terre grace a l’efficacite des jeunes matelots Birman , visage perturlure et deja en sueur. Les services maritimes ont mis a disposition une table et propose du cafe gratuitement. Nous rencontrons un americain du Massassuchett vivant a Changmail et sa compagne Thailandaise qui effectuent un voyage a moto.Vers 6h15 le jour est a peine leve, nous enfourchons nos velos, tranversons le grand pont en beton qui enjambe la riviere et nous dirigeons vers la ville en direction du sud. Nous n’avons pas track sur le GPS, il faut donc s’orienter a la boussole en se refairant a la carte insuffisamemt precise. On s’en sort bien et 5km plus loin la ville sans interet de Surratthanis est derriere nous. Nous empruntons la route 4002 en direction de Ban Na San. Cette grande route est generalement tres frequentee, mais ce dimanche et a cette heure matinale la circulation est faible, ce qui nous permet de gagner rapidement vers le sud. Nous arrivons a Lum Sai ou la 4002 prend fin devant un grand toboggan en travaux qui permettrat prochainement de franchir la route 44 sans carrefour. Sur le bas cote , une peite echoppe tenue par une thailandaise et ses 2 filles propose des grillade de poulet, et diverses preparations a base de riz et de jus de coco grillees et roulees dans des feuilles de differents vegetaux. Nous gouttons a presque tout. Nous poursuivons a bon rythme de pedalage notre descente jusqu’ Ban Na San ou nous faisons un nouvelle halte a la terrasse ombragee d’un commercant avide de rencontre. Celui ci parle bien l’anglais pour avoir travailler dans un hotel sur l’ile de Ko Samui. Les seuls interets touristiques du coin se resument a une cascade , trop loin de notre route, et une grotte que nous decidons d’aller visiter. Helas l’accueil est repoussant et la caissiere n’a pas la monaie de nos 1000 baths. Nous arrivons a Nam Phu, petit village comme tant d’autres sur notre route. A la difference pour celui ci est qu’un barnum a larges bandes jaunes et noires joliment decore emprunte sur la route au deux tiers de sa largeur comme si la fete qu il abrite est plus importante que la circulation des usagers. Sous le barnum un groupe de personne atable emballe dans un papier cellophane des statuettes de boudhat, a cote le portrait d’un homme trone sur un chevalet. Eleve a 2m du sol au dessus d’une cascade de fleurs, un cerceuil blanc entoure d’ornements dores domine la scene. Il s’agit d’une ceremonie de funeraille. La fille du defunt et son fiance maitrisant l’anglais viennent a notre rencontre et nous invite a table. Au coin de la rue , les tentes destinees a acceuillir les convivies s’etalent sur une trentaine de metres et de gros poellons sur feu de bois migottent les plats de poisson, porc et poulet. Un groupe de femme sous un auvent epluche n’inombrables legumes. La veuve nous offrent une statuette de boudhat que l’on s’engage a suspendre a notre coucou en respect pour son epoux. Nous repartons en direction de Phukett le ventre plein. Le reseaux routier du sud de la thailande est assez simpliste, il cadrie le pays en petits polygones de 15 a 50 km de cote.L’echelle de notre carte est trop petite (1cm pour 9km) pour envisager de traverser l’un d’eux. Mais au sud de Ban Na San, l’exploitation du cahoutchou a permi la construction de pistes de terre ou betonnees qui desservent les habiattions et les forets. C’est en s’engouffrant sur l’une d’elles que l’on decouvre une autre facette de ce pays. Une vie a l’ombre des grands arbres , organisee en bourgade lineaire le long de la piste ou de petites maisons d’architecture tres variees se succedent avec un point commun- le Krae-. Petite plateforme de bois surmontee d’une toiture qui accceuillent toute la famille pour un rassemblement de convivialite ou jeunes et vieux echangent dans une ambiance rieuse en regardant les rares passages sur la piste qui constituent les seules animations du quartier. Il nous faut trouver un accueil pour la nuit. Nous faisons halte a plusieurs reprises devant les-Krae- en adressant de chaleureux –See weut dii ke- (bonjour), parfois les habitants ne nous portent pas grand interet, et nous poursuivons notre chemin, parfois il en suit une tentative de communication. Vers le 92 eme kilometre , nous passons le portail de la famille de Mee Kitt. Il est en train de couper une branche d’un arbre avec sa femme, au fond du jardin le reste de la famille se protege du soleil. A notre vue, il va chercher une perche au bout de laquelle se touve une lame courbee. Avec dexterite et a bout bras , il deccroche 2 noix de coco qui tombent et roulent au sol. Sa femme en decapite une a l’aide d’une feuille de boucher, lui creer une ouverture grosse comme une piece de 2 euros et la tend a Patricia qui , basculant la tete en arriere avale de grosses goulees tiedes de son jus. A tour de role nous sechons son contenu. Puis la femme fend la noix en deux et nous donne moitie chacun ainsi q’une ceuilliere pour en deguster la chair. Tout cela a durer moins de 5mn. Accusant un coup de chaleur Jean jacques s’endort sur un muret pendant que Patricia discute avec les enfants et petit enfants du couple. Au reveil, Monsieur Kitt nous propose une douche dans son toilette de jardin. Il refuse de nous heberger pour la nuit mais nous propose de nous conduire au temple se trouvant plus loin sur la piste a environ 3 km. Nous voila repartis , lui en petite moto, nous a velo. Trois kilometres plus loin , alors qu’ un autre thai en moto lui aussi s’est joint a nous, monsieur Kitt arrete sa moto sous un immense arbre au tronc multi-centenaire. Sur la droite un moine en tunique orangee s’active a la construction d’un temple. Nous sommes a Ban Playkorn, bourgade de 300 habitants. Le moine deroule deux nattes sur le sol de l’autel a cote de la statue de boudhatet nous demande de bien vouloir dormir dans une orientation precise. Les pieds a l’oppose de Boudhat. . Les jeunes filles viennent nous rendre visite ainsi que la famille antiere de Fharan, torse nu, l’air emeche mais super amusant. Il nous initie a la –water tumtum- , sa formule pour decrire la douche a l’ecuelle. Oreillets , ventilateur, bouteilles d’eau sont gracieusement mis a notre disposition. Bien que la natte sente le pied de moine, la nuit profite du calme et de la fraicheur de la foret.
LUNDI 17 MARS 2014.
Ban Playkorn- Leam Sak (99 km a velo)
A 6h15 , Mam la fille de Fharan ouvre sa boutique face au grand arbre multi-centenaire.Le jour se leve et la lumiere de soleil decoupe la silhouette des branches. Peu de temps apres une dame arrive pres de l’autel pour y deposer le plateau en inox de notre petit dejeuner. Dessus se trouvent un bol de riz , un plat de porc epice, 2 morceaux de poisson aludres que l’om trouve chez nous. Le riz et le porc feront l’affaire. Nous plions bagages vers 10 heures et quittons le temple apres d’intermonable remerciements justifies. Cinq kilometres de piste nous conduisent a la route 44 descendant vers Phukett.Direction Sud Ouest de la Thailande, la temperature est de 43 degres. Au bout d’une vingtaine de kilometres nous quittons la 44 et commencons a apercevoir les pitons granitiques de la regin de Krabi. Vers 12h30 nous nous arretons dans une boutique a Play Phraia pour se proteger de la chaleur et boire une boisson fraiche et sucree. Jean Jacques s’endors sur le carrelage pendant que Patricia ecrit son journal.La generosite des thai sera encore prouver puisque il nous sera offert riz et porc.La noix de coco offerte la veille par Monsieur Kitt sera notre desert. La route est frequentee par de nombreux camions, de plus la bande reservee aux deux roues est presque inexistante , elle est pour nous la portion la plus dangereuse depuis Bangkok. Un panneau sur la droite de la route annonce la presence d’un centred’entrainement de boxe thai, sport national en thailande. Apres 1km de piste en foret nous arrivons a un complexe en pleine nature comprenant un grand chapiteau protegeant le ring , 2 maisons sommaires et un petit temple boudhiste. Un veil homme assis en tailleur fait face a son maitre, les mains jointes contre le torse. Il se tourne pou me saluer. C’est un ancien champion de boxe , il nous presente les differents posters ou il apparait tout jeune et au sommet de sa gloire. Il offre a Patricia un flottant de boxe. Un peu plus loin nous empruntons une piste cherchant a pompre la monotonie du gondron, apres avois traverser des decors somptueux , nous nous retrouvons 2 km en arriere. Il nous reste environ 25 km de route lassante pour rejoindre Leam Sak situe dans la baie de Phukett. Nous decouvrons un bord de mer inaccessible car occupe en bande continue par de petites La grande curiosite de Leam Sak est son temple, occasion pour nous d’aller demander l ;hospitalite. Nou sommes recu froidement et prudemment par l’un d’entre eux , ils somt sept dans cet immense domaine , plusieurs grands batiments, un grand parc ceinture par un grand mur et ferme par un grand portail. Avant de donner son accord , accours vers le grand chef que nous ne voyont pas, verifie sur nos passeport la veracite de nos declarations puis nous accompagne vers un batiment situe en contrebas. A l’angle d’un batiment il nous designe un moine assis en tailleur revetu de sa tunique orange et n’exprimamt par les trait de son visage aucun sentiment. He’s big chief. Il nous demabde de nous agenouiller en joignant les mains devant notre torse.C’est ce que nous faisons immediatement. Puis demontant un grand rideau metallique , Il nous installe dans une salle ventilee, sur des nattes et des matelas. Nous disposont de toutes les commodites.
MARDI 18 MARS 2014
Leam Sak- Ko Yao Noi (70 km a velo + 14 km long Tail)
On s’active dans la piece voisine. Des hommes et des femmes preparent dans la salle des prieres la ceremonie matinale. Intrigues nous nous glissons a tour de role parmis les fideles, La ceremonie a commence face a l’autel de Boudhat, une douzaine de personne recite in lassablement l’ incantation au prophete. A gauche les sept moines assis en taille, saisissent de leur main gauche la nourriture deposee dans un contenant spherique enveloppee dans une etoffe. Il mange goulument pendant toute la ceremonie.Au bout d’un demi heure tout le monde ressort de la salle. Les fideles s’orientent vers une cour et s’installe a table pour le petit dejeuner. Ils nous invitent a manger avec eux le reste des plats apportes en offrandes. Poisson, riz, et Koa Lam. Seule uns dame parle correctement l’anglais, elle nous apprend qu’il n’y a pas de bateau au depart de Leam Sak pour Ko Yao Noi et qu’il faut de rendre a Tha Lane qui est le port le plus proche disposant de liaison reguliere. Tha Lane est a 60 km par la route. Avant de quitter le temple , nous allons remercier nos hotes qui ont regagner leurs appartements.Nous allons a la rencntre des locaux pour verifier les dires de cette dame. Un gamin a cyclo nous guide jusqu’ au port qui se resume a un ponton sur pilotis dans uns baie d’une beaute incroyable. En arriere plan des montagne arrondies , couvertes de vegetations dominent une superbe mangrove qui en raison de la marree basse decouvre ses racines. Sur le plan d’eau, des maisons de bois gris sur pilotis s’isolent de la surface en revelant leur reflet. Trois grands Long Tail et quelques barques de pecheur constituent la flotte disponible. Trois mille baths est le prix de la course que me propose le Boat-Man (75 euros). Il faut compter 10 fois moins a partir de Tha Lane. La route qui quitte Leam Sak est une 4 voies tres large, bordee de cabanes souvant couvertes de tole. Ouvrage surdimmensionne presageant certainement a un developpement touristique prochain. Il est 10 heures, la temperature est de 35 degres. Nous sommes obliges d’emprunter un troncon de route 42 frequente par des camions se rendant a Krabi pendant une vingtaine de kilometres, puis nous bifirquons par une route secondaire a travers la foret et se dirigeant vers le littoral. Cette route sillonne dans une vrai foret vierge ou s’entremelent de grands arbres feuillus , des bananiers, des lianes et palmiers, les grands cocotiers depassent leurs tetes de cet ecrins de verdure. Nous traversons de nombreux villages et remarquons la presence de mosquee signe que nous entrons dans la region de Krabi. La route glisse entre des grosses montagnes arrondies, verdoyante ce qui lui rajoute encore a sa beaute. Les quelques vehicules qui utilisent cette route sont essentiellement des canionnettes transportant la production locale de........... Ce sont de grosses grappes de fruit rouges agglutines en boule, se developpant comme se reproduisent des dattes en haut des trons a la naissance des palmes. Ce vegetal est utilise pour la roduction de carburant et d’huile. En Debut d’apres midi le ciel se charge de gros nuages blancs et la temperature de rafraichit en descendant a 37 degres, puis se rafraichit encore avec la venue de l’air marin. Nous arrivons a Tha Lane, la route passe en corniche au dessus de la baie, nous decouvrons un point de vue exceptionnel sur une mer truffee de monticules luxuriants, derriere l’archipel des Pakoh se decoupent les profils de KoYao Noi et Ko Yao Ya. La luminosite a baisse et rend l’horizon un peu flou. Le muezzin appelle a la priere. Nous suivons le flechage indiquant l’embarcadere Tha Lane Pier et arrivons sur un ponton en beton, 4 ou 5m au dessus du niveau de la mer. En bas de l’escalier un Long Tail vient d’accoster et decharge ses passagers et marchandises, une moto est monte a bout de bras par l’equipage. C’est le Long Tail de 17h00 nous affirme une parisienne vivant depuis peu sur Ko Yao Noi. , le dernier de la journee pour rejoindre l’ile. Trente minutes plus tard, une vingtaine de passagers et leurs bagages , un sac de riz, une moto et nos deux velos sont embarques. Le – 4 cylindres- demarre dans une petarade, le bateau manoeuvre et prend la direction du large dans l’axe les bouees qui definissent le chenal. L’archipel Pakoh se situ au sud-est de la baie de Phang Nga, il est compose d’une douzaine d’iles que nous tranversons lentement, le spectacle est exceptionnel. 45 mn plus tard le long tail par manque de place est oblige d’aborder un autre bateau deja a quai a Thakhao. Le debarquement est assez scabreux , d’autant que la marre basse nous impose d’escaler une echelle glissante avant de monter l’escalier jusqu’ au ponton. Des les premiers coups de pedales nous nous sentons bien sur cette ile. Ko Yao Noi mesure 25 km de long sur 7 de large, une belle route etroite mais en tres bon etat la parcours. La moitie Nord n’est accessible qu’a pieds. Nous avons tot fait de trouver un accueuil pour la nuit. Il se fait tard et nous prenons place a table sous les palmiers Nipa d’un modeste restaurant. Dans sa pelouse se trouvent 3 kraes, nous reperons le plus petit mais aussi le plus eloigne des tables , a 3 metres seuleument du bord de l’eau. Apres le repas nous discutons avec le patron et sollicitons sous accord pour investir le petit auvent pour la nuit , ce qu’il accepte.. Il nous propose meme des matelas , oreillets et couverture. Les toilettes et water Tum Tum a disposition. Une nuit dans un coin de paradis.
MERCREDI 19 MARS
Sur l’ile Ko Yao Noi. (55 km de velo)
Nous nous levons en meme temps que le soleil, rougeoyant comme lui au dessus des montagnes de Krabi.La mer s’est retiree au loin et a abandonner un fond vaseux ou s’agitent quelques crabes. La journee sera consacree a la visite de l’ile. Apres un cafe vite avale, nous partons en direction de Market qui constitue le coeur commercial de Ko Yao Noi. Nous decouvrons une ile préservée. Les maisons traditionnelles sont élégantes et fonctionnelles, adaptées au climat et a la vie de famille. Ces habitations sur pilotis, en bois, bambou ou palme sont généralement composes d’ un pièce unique permettant de se prémunir des inondations. Pendant la saison sèche le dessous de la maison protege de la chaleur et sert aussi de cuisine. Les toits sont très pentus et sont souvent décores aux angles d‘un Naga (serpent). Ces maisons sont modestes , de petites tailles et bien incorporees a la vegetation. Une route bétonnée parcours le littoral offrant des vues magifiques sur la mer. Quelques restaurant de plage au nom enchanteurs se succedent face a la plage de Klong Jark puis face a celle de Pasai. Puis la route s’eleve pour franchir la nervure d’un cap et nous voila sur la ligne droite qui mene a Market. Ptit dej devant l’etal de vendeur de tout, beignet , mangue ...nos velos sont ranges contre un poteau au soleil, le thermometre de mon GPS affiche 54 degres. Puis apres quelques achats et fouineries dans les boutiques de Market nous filons vers Manoh Pier lieu d’embarquement pour Ko Yao Yai. Sur place nous discutons avec un boatman qui nous propose pour 3500 baths de nous amener a la reserve nationale de Phang Nga. Phang Nga est sans doute la baie la plus belle du globe. Nous ne pensions pas que cela etait possible au depart de Ko Yao Noi. Rendez vous est pris pour le lendemain. Nous restons donc sur cette ile 1 nuit de plus. Nous poursuivons notre visite a velo par la route bordant la mangrove ou les sonneratias et les avicennias baignent leurs racines inextricables dans une eau saumatre, puis nous rentrons dans le centre de l’ile pour aller vers Thakhao , la meme ou nous avons debarque la veille. Sur la gauche un panneau indique Had Yao Beach 3 km. Nous prenons cette direction , au bout de 200m la route betonnee laisse place a un chemin de terre zig zaguant dans la foret et au travers de plantations d’heveas. De temps en autre , nous laissons sur le bord du chemin la demeure de bois et de branchage sur pilotis d’une famille d’exploitatant jouxtant les installations d’extraction et de stockage du latex. Chiens, coqs et poules assurent l’ambiance sonore. Enfin le chemin plonge vers la mer, traverse la cocoteraie pour aboutir sur une plage isolee. Sceances de balancoire, sabaye-sabaye dans un hamac avant de revenir sur nos traces de roues .Sur le retour, de jeunes thai ont tendu un filet entre deux heveas , au sol une aire de jeu est delimitee par une corde fixee par des pics enterres , c’est un terrain de TAKRAW. Organises par equipe de trois, et jouant pour de l’argent les participants faisaient preuve de souplesse , agilete et precision. Sorte de volley- ball joue avec les pieds, il n’etait pas rare de voir un joueur , generalement de petite taille, parvenir a smatcher la balle vegetale avec le pied. Nous bouclons le tour de l’ile et repassons devant le restaurant NAIDAB qui nous a heberge puis retour a Market pour un repas sous les etoiles , les pieds dans la pelouse. Mais ou va-t-on dormir cette nuit ? Patricia a la mission un peu imposee de trouver un hebergement, nous partons du restaurant dans la nuit a la lumiere de nos frontales en direction de Manoh Pier, elle a dans l’apres midi repere un stade et a l’intention de s’y installer. Le portail est ouvert malgre l’heure tardive , nous passond devant la guerite du gardien absent et longeons le grand batiment. Au 1er etage la lumiere d’un bureau est encore allumee, elle y trouve le directeur de l’etablissement. Celui ci nous explique que le terrain de sport fait parti du college , que celui est ferme pour les vacances. Il nous propose de dormir sue le parquet du palier de l’escalier d’acces aux salles de cours , et de profiter des toilettes et de la douche au meme etage. Mission accomplie, l’endroit est tres correct pour de l’imprevu. Un chat blanc vient s’installer pres de nous dans la nuit.
JEUDI 20 MARS 2014 ou 2557 De l’ile Ko Yao Noi a l’ile de KoYao Yai en passant par Phang Nga (70 km log tail = 13 km de velo)
Le parquet du collège comme le réveil est un peu dur. Nous prenons le peti dej dans une cantine traditionnelle dans Market, beignets, riz et mauvais cafe au lait. Patricia retrouve le boat man au bord de la route et nous le suivons vers son Long tail amarré à Manoh Pier. Nous embarquons sur le ..... à destination du parc national de la baie de Phang Nga. Nous atteignons la première île après 40 mn de navigation sur une mer très calme, distante de 14 km de Ko Yao Noi. L’île est assez grande et très haute, de gigantesques de falaises grises et noires plongent dans la mer. Notre boat man Dee oriente la prou de son bateau en direction d’une grotte a ras de l’eau , avance lentement et nous laisse quelques minutes contempler l’immensité de la voûte sur laquelle s’accrochent de grandes stalactites. Au fond quelques plantes vertes donnent de la fraîcheur a l’endroit. Une petite plage de sable très étroite permet de poser pieds a terre. La boite a vitesse craque et le Long Tail amorce une marche arrière. Un peu plus loin le bateau reprend la direction des falaises vers une plage bloquée entre deux parois, le boat man pose l’avant du bateau sur la grève sous l’œil habitue d’un groupe de singe. Nous sautons a terre , escaladons une échelle de bois et pénétrons dans une grotte d’une cinquantaine de mètres qui offrent un très beau spectacle de stalactites et de concrétions calcaires . A l’extrémité , une fenêtre verticale et étroite donne un point de vue sur un cratère inonde. Lorsque nous ressortons de la grotte , nous croisons un groupe d’une trentaine de touristes casques , débarquant d’un speed boat en provenant de Phukett , ouf , on a échappe au pire. Le Long Tail longe la base des falaises jusqu’a passer sous le toit forme par l’érosion marine, Le plafond est découpé, déchiqueté par la mer formant des dentelles de calcaire qui plongent à ras de l’eau. Le baot man procède a un troisième accostement pour nous déposer sur une vire rocheuse a l’entrée d’un boyau horizontal traversant la roche pour déboucher sur une cavité surplombant un autre cratère inonde. Nous quittons cette île pour en regagner Ko Hong, beaucoup plus fréquentée. Un restaurant-buvette est installe sur une plate-forme flottante sert aussi de base a la location de kayak. Ainsi des dizaines d’embarcation explorent la baie. Des bouts de corde pendent au ras de l’eau permettant aux kayakistes de s’y amarrer. Ko hong est une baie fermée entre deux pitons calcaires, dont un est percé d’un tunnel franchissable à marée basse. L’approche de Tham loc est vraiment impressionnante. Le boat man dirige son bateau vers la voûte d’un tunnel qui semble trop basse, on imagine aisément que seuls les kayaks peuvent passer, pourtant le Long Tail ne ralentit que modérément, on pense que la proue massive du bateau cerclée d’écharpes multicolores qui s’érige vers le ciel va s’écraser contre l’arche calcaire, effet d’optique ou magie du boat man , le bateau glisse sans bruit dans la pénombre slalomant entre les larmes de calcite. Superbes sensations. De l’autre cote du rocher , apparaît à la lumière le rivage couvert de mangrove verdoyante qui jadis hébergeait les plus grands crocodiles du monde. Nous faisons route vers Ko Ping Kan, c’est le coin le plus visite du parc. Une plage de sable est bloquée entre deux pitons, envahie par des boutiques de souvenirs et barrant la vue sur le rocher de James Bond, obligeant les visiteurs a payer une taxe pour accéder au point de vue sur Ko Tapu ( James bond Rock’s). Trop de monde, nous poursuivons notre visite vers le village de pêcheurs de Panyi. Ce que nous apercevons en premier a l’approche de Panyi, c’est les coupoles dorées de sa mosquée, seul édifice bâti sur la terre ferme, tout le reste est sur pilotis a quelques décimètres de l’eau . Le village est un dédalle de pontons en béton donnant accès a une centaine de maison de tôle, de bois ou en maçonnerie. La vie de tout les jours a pris sa place, puisqu’il y a une école, un stade, un gymnase et tout autres bâtiments nécessaires a la société moderne. Une lignée de restaurants faisant face au large isole une partie du village de la mer. Nous regagnons notre bateau, et Dee met le cap sur Ko Yao Yai. Le bateau s’amarre à Chong Lad Pier au nord de l’île vers 15 heures d’ou nous repartons a velo. Ko Yao Yai s’étend sur 27 km du nord au sud sur 5 km de largeur environ. Cette île est assez peu touchée par le tourisme, principalement boisée de forets primaires, de plantations d’hévéas, de cocotiers et de palmiers. C’est pour nous un site paradisiaque. Nous avons a peine quitter le ponton et pris la route vers le sud qu’un salon de massage nous aguiche. C’est maintenant ou jamais. Nous nous allongeons cote a cote a plat ventre sur les matelas et les deux masseuses se mettent en action. Détente, relaxation sont réparateurs. Oublions les coups de marteau et les hurlements de la scie circulaire de l’ouvrier qui posait les gouttières.... Retour sur nos vélos, la route escalade un mamelon et offre un panorama sur la passe entre les deux îles, sur les rivages de sable, sur les cocotiers et sur l’archipel des Pakoh, plus a l’est on devine la baie de Krabi. L’heure avance, nous nous mettons a la recherche d’une cantine, endroit populaire ou les Thai viennent se restaurer. On les trouve au bord de la route généralement dans les bourgades. Toujours organisées de la même façon : Un coin préparation des plats ou on épluche les légumes ou prépare les pâtes , un coin cuisson avec un tri pattes a gaz et une grande poêle a frire, une vieille glacière pour conserver la glace pilée et quelques tables et chaises pour les clients qui sont bien souvent devenus des amis. Nous adorons manger dans cet environnement. Mais aujour d’hui pas de cantine qui nous convienne. Nous arrivons a Loh Poh Bay, un chemin rectiligne sur la droite descend vers la mer a l’Est, on aperçois en bas un ponton et un panneau indique Restaurant Sea Food. L’endroit nous parait magnifique d’autant qu’il est 18h et que le soleil descend sur l’horizon. En roue libre nous dévalons la pente. En bas, la grande terrasse du restaurant est perchée 3 m au dessus du sable délaisse par la marée, en face un ouvrier répare un Long Tail. Il purge habillement l’ancien mastic d’etancheite qui comble le joint entre les planches de la coque pour le remplacer par un cordon en coton servant de fond de joint a une résine d’etancheite. A cote, un vieux bateau en bois sec et rabougri, couvert d’un tau de toile bleu ferait bien notre affaire pour la nuit. Avec l’accord du charpentier et de Nieung venu par curiosité , nous installons un platelage dans l’étrave. Nieung est le propriétaire du restaurant, il est amusant et avenant alors nous prenons place a une ses tables en contemplant le coucher de soleil sur les pitons de la baie de Phang Gna. Nieung nous sert a table et son humour nous amuse toute la soirée. Ce soir il y a Full Moon, pas besoin de frontale pour retourner dans la cocoteraie et se coucher dans le Long Tail.
VENDREDI 21 MARS 2014 ou 2557 du calendrier Boudhiste.
De Ko Yao Yai a Nai Yang Beach par Phuket (26 km velo + 20 km Ferry + 60 km de velo.
Le chant des grillons comparable a celui de cigales provençales enrouées nous tire du sommeil , puis un grand bruit nous rappelle qu’il est dangereux de rester sous les cocotiers. La mer est venue dans la nuit lécher l’herbe verte de la cocoteraie et s’est retirée a plus de 300 m. Une aubaine pour les ramasseuses de fruits de mer. Elles sont deja a l’oeuvre. Pieds nus nous descendons l’escalier du ponton pour marcher dans le sable mou parfois visqueux jusqu’a elles. La première ramasse de petits mollusques gris portant une carapace a deux faces d’ou sort une queue grise et molle. A l’aide d‘une bêche arrondie qu’elle enfonce judicieusement dans le sable au droit de petits trous invisibles pour nous , elle extrait une motte qui en retombant au sol se sépare en deux et délivre la bestiole . Son panier en feuilles sèches se remplit rapidement. Plus loin, les filets maintenues par des bâtons plantes au sol ont fait prisonniers des centaines d’escargots qu’une famille entiere vient ramasser. Nieung est parti a la pêche cette nuit et ne sera de retour qu’en fin de matinée avec la Water- Up. Nous partons sans le remercier vers 7h45. Comme tous les matins nous faisons halte a une cantine pour le peti dej. Apres Pru Nai situe sur la seule route qui gagne le sud, nous bifurquons en direction de Loh Balai Bay. Une piste de terre traverse la foret pendant 7 km pour aboutir a Hua Lam Lan, a l’extrémité sud de l’ile. La nous découvrons un village de pêcheur sur pilotis d’une beauté et d’une conservation exceptionnelle. Comme isole du monde, la communauté vie de la pêche et de la richesse de la nature. Un baleze Thai décortique les noix de coco a la méthode traditionnelle sur une lame plantée dans le sol il empale la coque , la fait pivoter sur elle même ce qui arrache la structure filandreuse puis recommence 4 ou 5 fois jusqu’ a en avoir fait le tour. Les noix qu’il récolte sont différentes de celles que nous avons vu dans la région de Surratthani. Lorsqu‘ il les fend, il jette le liquide qu’elles contiennent et en extrait un fruit que nous n’avions jamais vu avant. Souple et onctueux a la fois, il a l’apparence de la meringue et le goût du coco. En repartant du village, un chemin en sous bois conduit en une centaine de mètres a la plage isolée de Aow Say Beach. Nous cédons au plaisir d’un bain naturiste. Nous repartons vers Loh Jark Pier pour prendre le ferry de 14h en partance pour Phuket. Lorsque le bateau quitte le ponton et qu’ il s’éloigne de la cote, nous comprenons en voyant cette image de carte postale que nous sommes au bout de notre périple. Il faut un peu plus d’une heure pour parcourir les 20 km qui séparent Ko Yao Yai de Rassada Arbours à Phuket. L’équipage débarque nous vélo acrobatiquement , se les passant a bout de bras du pont supérieur au quai. La faim se fait sentir , un marche qui se tient a proximité le vendredi nous permet de déjeuner de la manière que nous préférons : Flâner en picorant de stand en stand tout un tas de spécialités locales. A deux pas de la, nous achetons dans une boutique de (c’est un secret)…… le cadeau que Patricia envisage pour la fête des mères. Chargée et sanglée sur mon porte bagage , notre traversée de Phuket Town ne passe pas inaperçue. Nous prenons la route en direction de Patong en appréciant au passage les maisons Sino-portugaises bâties au siècle dernier. La route a 4 voies qui s’éloigne du centre-ville, d’abord plane et sécurisante se transforme au bout d’une dizaine de kilomètres en piège a cyclistes. La pseudo-piste cyclable disparaît et la ligne blanche du bas cote flirte avec le rail métallique de sécurité. La route fait face a une haute colline boisée qu’elle doit franchir sans détour par manque de place. Une seule solution, réduire sa largeur et se tortiller sur elle même au péril des moteurs diesels des bus et camions surcharges. C’est ainsi que nous nous retrouvons transpirant a grosses gouttes, coudes baissés, dos courbés, petit braquet, en appuis saccadés sur les manivelles à lutter contre la file discontinue de véhicules crachotant des gaz mal consumés. Une , puis deux épingles avalées , nous commençons à apercevoir le sommet lorsque deux mastodontes vitres et climatises, au coude a coude, se disputant l’autorité de la voie , négligent la frêle existence de la bicyclette de Patricia , bardée de sacoches rouges qui pour la circonstance font office d’airbags entre le rail et les portes de soutes de l’autobus. Guère plus rapide que le vélo, le car de touriste défile sa publicité a quelques centimètres de des oreilles de Patoune pendant de longues secondes. Le sommet de la bosse permet de récupérer de l’effort et de l’émotion. La descente qui s’en suit nous conduit en quelques minutes au cœur de Patong , bruyante, surchauffée, grouillant d’une foule agitée beurrée d’ambre solaire languissant des activités nocturnes et des décibels techno-iques. On est a Golfe-Juan en plein mois d’Août. Deux ou trois raidillons nous extraient de cet enfer , puis nous retrouvons pendant des kilomètres les files de voitures , les stationnement en double file sur les routes commerçantes qui fuient l’agglomération. A la nuit tombante , les premiers panneaux routiers indiquant Nai Yang Beach et l’aéroport sont enfin la. Une enseigne lumineuse super kitch affiche – Rooms to rent- , sans se poser de question , nous répondons favorablement a la proposition. Sur une longue façade jaune perpendiculaire a la route , une enfilade de 6 portes blanches donnant directement sur le trottoir accède a autant de chambres confortables mais mal tenues. Nous nous y installons pour les 2 ultimes nuits.
SAMEDI 22 MARS 2014
Visite de Nai Yang Beach et prepartif pour le retour.
Sulawesi, Lombok ou Florès? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en septembre en indo, et nous sommes en train de voir l'itineraire...
C'est pas très simple de choisir :) 😛
Nous arriverions a jakarta, on prendrait ensuite le train pour yodjakarta, de là on visiterait les temples et un volcan pdt 3/4jours. Ensuite ils nous resterait une dizaine de jours sur place.
Si nous évitons Bali, quelle île entre Sulawesi, Lombok ou Flores me conseillerez vous ?
Et quelle serait le meilleur endroit pour faire du snorkelling ?
Merci pourvos réponse qui pourront m'éclairer car je ne sais pas quoi choisir...😮
C'est pas très simple de choisir :) 😛
Nous arriverions a jakarta, on prendrait ensuite le train pour yodjakarta, de là on visiterait les temples et un volcan pdt 3/4jours. Ensuite ils nous resterait une dizaine de jours sur place.
Si nous évitons Bali, quelle île entre Sulawesi, Lombok ou Flores me conseillerez vous ?
Et quelle serait le meilleur endroit pour faire du snorkelling ?
Merci pourvos réponse qui pourront m'éclairer car je ne sais pas quoi choisir...😮
Tour complet de l'Islande à bord du FRAM (mai/juin 2014) English translation pending
Ci-dessous récit d'une croisière autour de l'Islande à bord du MS FRAM de la compagnie HURTIGRUTEN du 25 Mai au 4 Juin 2014.
Plus de détails et des photos sur mon blog : http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html
ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !
A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !
Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !
De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue r��sonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !
PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !
LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !
ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.
HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.
AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !
HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.
SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.
DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.
SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entourés d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…
RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !
L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Plus de détails et des photos sur mon blog : http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html
ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !
A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !
Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !
De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue r��sonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !
PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !
LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !
ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.
HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.
AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !
HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.
SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.
DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.
SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entourés d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…
RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !
L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Côte est de l'Australie avec des enfants petits English translation pending
Bonjour
Nous sommes en train de planifier notre futur voyage en Australie avec nos 3 enfants (6,4, et 2 et demi)
Nous passons tout d abord 7 semaines en Thailande (Kho Samui) puis nous pensions prolonger notre trip de 7 semaines....en commençant par Cairns (2semaines) puis Byron Bay (2sem) et finalement Sydney (3 sem).
On va louer des maisons/ apparts pour plus de confort et flexibilité. Et on vole entre ces villes. On louera une voiture a Sydney.
Mes questions sont est-ce que ces 3 destinations font du sens pour des enfants en bas age? autre destination qu on aurait manque en lisant un peu des guide?
Cairns: quels sont les bons plans avec les kids sachant qu on ne va pas plonger ni vraiment faire du snorkling (on va essayer :)). Est ce qu il y a moyen de rester sur une ile genre robinson crusoe qql jours question de leur faire vivre qqchose d assez unique?
est ce que louer un camping car a Cairns et descendre jusqu a Byron Bay vaut la peine? Il semble y avoir plein de choses a voir et faire le long ce cette partie de la cote. Faisable avec des enfants si petits?
Byron bay : adapte pour enfants? Activites?
sydney : est ce que 3 semaines c est trop long? Ou il y a assez a faire tout en sachant encore une fois que nos 3 petits sont avec nous et la découverte de la ville sera quand meme un peu limitée. Mais j ai vu qu il y a un zoo, un luna parc.
merci d avance pour les feedbacks.
Meilleures salutations d Amsterdam carole
merci d avance pour les feedbacks.
Meilleures salutations d Amsterdam carole
Carnet de voyage - un mois en Islande, août 2013 English translation pending
Bonjour a tous les amateurs de recits de voyage et aux amoureux de l'Islande,
Nous sommes une famille (avec 2 enfants de 7 et 9 ans au moment de ce voyage) qui aime voyager et s'extasier devant la beauté du monde. Le temps des vacances, nous cherchons la nature la plus vierge possible, les échanges interhumains les plus simples, loin du matéralisme du quotidien. En 2011-2012 nous avons fait un grand voyage de 13 mois en Amérique du Sud, auquel nous avons consacré notre site, www.geonautesaunouveaumonde.eu . ll nous a donné plus que jamais le goût de la liberté, que nous allons chercher cette fois-ci sur une petite "île de glace et de feu".
Pourquoi l'Islande? Une fois n'est pas coutume, pour notre grand voyage familial 2013 nous restons en Europe. Notre destination est à moins de 4 heures d'avion de Bruxelles, Paris ou Amsterdam. Il n'y a pas de grands monuments des civilisations du passé, et pourtant les superlatifs fusent. Car en Islande, c'est la nature qui fait le spectacle! Et surtout, c'est vide. Le pays entier est moins habité qu'une ville moyenne de par chez nous. Cela tombe bien, c'est ce que nous cherchons: à nous émerveiller, mais si le spectacle est privé ou presque, ce n'est certainement pas pour nous déplaire...
Comment voyage-t-on? Pour être au plus près de la nature, mais aussi pour alléger le budget, car l'Islande est un pays cher, on dort en camping ou bivouac. On ne pensait pas avoir le profil du vieux campeur avant de goûter au plaisir du silence et du ciel étoilé en pleine nature en Amérique du Sud. Maintenant on le sait: peu importe que la maison soit petite (une tente), si le jardin est grandiose et les voisins ouverts et sympas. Pour garder toute notre liberté de mouvement, nous allons nous déplacer en voiture de location. Pour quitter le sentier le plus battu (dans ce cas la route circulaire qui fait le tour de l'île), ce sera un 4x4. Après l'Amérique du Sud, la piste ne nous fait pas peur, les gués et les côtes on connaît, voir les désensablements et les désembourbements. Nous on sait c'est que c'est de rouler à 20km/h sur la tôle ondulée, et si c'est au milieu de beaux paysages, on aime ça!
Après quelques jours à Reykjavik, nous avons parcouru 4000 km en trois semaines de voyage itinérant, dans le sens des aiguilles d'une montre.
Les posts suivants vous raconteront nos differentes etapes et impressions.
voici une carte avec notre itineraire:

A tout a l'heure pour la premiere etape,
Corina pour les Geonautes
Nous sommes une famille (avec 2 enfants de 7 et 9 ans au moment de ce voyage) qui aime voyager et s'extasier devant la beauté du monde. Le temps des vacances, nous cherchons la nature la plus vierge possible, les échanges interhumains les plus simples, loin du matéralisme du quotidien. En 2011-2012 nous avons fait un grand voyage de 13 mois en Amérique du Sud, auquel nous avons consacré notre site, www.geonautesaunouveaumonde.eu . ll nous a donné plus que jamais le goût de la liberté, que nous allons chercher cette fois-ci sur une petite "île de glace et de feu".
Pourquoi l'Islande? Une fois n'est pas coutume, pour notre grand voyage familial 2013 nous restons en Europe. Notre destination est à moins de 4 heures d'avion de Bruxelles, Paris ou Amsterdam. Il n'y a pas de grands monuments des civilisations du passé, et pourtant les superlatifs fusent. Car en Islande, c'est la nature qui fait le spectacle! Et surtout, c'est vide. Le pays entier est moins habité qu'une ville moyenne de par chez nous. Cela tombe bien, c'est ce que nous cherchons: à nous émerveiller, mais si le spectacle est privé ou presque, ce n'est certainement pas pour nous déplaire...
Comment voyage-t-on? Pour être au plus près de la nature, mais aussi pour alléger le budget, car l'Islande est un pays cher, on dort en camping ou bivouac. On ne pensait pas avoir le profil du vieux campeur avant de goûter au plaisir du silence et du ciel étoilé en pleine nature en Amérique du Sud. Maintenant on le sait: peu importe que la maison soit petite (une tente), si le jardin est grandiose et les voisins ouverts et sympas. Pour garder toute notre liberté de mouvement, nous allons nous déplacer en voiture de location. Pour quitter le sentier le plus battu (dans ce cas la route circulaire qui fait le tour de l'île), ce sera un 4x4. Après l'Amérique du Sud, la piste ne nous fait pas peur, les gués et les côtes on connaît, voir les désensablements et les désembourbements. Nous on sait c'est que c'est de rouler à 20km/h sur la tôle ondulée, et si c'est au milieu de beaux paysages, on aime ça!
Après quelques jours à Reykjavik, nous avons parcouru 4000 km en trois semaines de voyage itinérant, dans le sens des aiguilles d'une montre.
Les posts suivants vous raconteront nos differentes etapes et impressions.
voici une carte avec notre itineraire:

A tout a l'heure pour la premiere etape,
Corina pour les Geonautes
Retour et impressions après 8 jours à l'Ouest... de l'Ecosse English translation pending
Bonjour à tous !
Un mois et demi déjà que nous sommes revenus de notre périple écossais : 8 jours, 2 personnes, vol Mulhouse-Édimbourg, location de voiture et hôtels ou B&B réservés de France. Comme toujours, les différents avis, blogs et carnets des internautes m'ont été d'une aide inestimable dans la gestion de ce voyage, merci à tous ! En retour, voici un nouveau carnet avec nos avis et impressions qui bien sûr, n'engagent que nous et serviront peut-être à d'autres.
Notre parcours en image :

Jour 1 : Jeudi 24 avril 2014 De Metz (France) à Stirling (Écosse)
Trois heures pour rejoindre l’aéroport hébergeant Easyjet le plus proche de chez nous. Nous y laisserons notre « titine » personnelle aux bons soins du parking longue durée. Deux heures d’attente avant l’embarquement avec, heureusement, pique-nique et shopping - tiens, ça existe encore les francs suisse 😉 - pour passer le temps parce qu’à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le free-wifi, lui, n’existe pas 😕 ! Deux heures de vol, une broutille ! Vingt minutes de retard dues au départ tardif de notre avion à Londres ce matin, dixit our captain. Le temps de passer la douane, passport please, de récupérer les bagages, de remplir les diverses formalités au comptoir de location de voiture, non on ne veut pas de GPS, no thanks aucune assurance complémentaire, sourire crispé des deux côtés, voucher, driver licence, ID and credit card of course, de se rendre au parc automobile, première rando bien fléchée et même abritée - on voit qu’ils ont l’habitude des intempéries ici - de faire la check-list de la voiture, 300 miles au compteur, une carrosserie noire brillante, rutilante (va falloir faire gaffe aux rayures) et … nous voilà partis à la découverte de l’Écosse 🙂!
Ouf ! Une destination pas si lointaine de chez nous mais pas si proche que ça non plus ! Les voyages forment peut-être la jeunesse mais les trajets à eux seuls grillent pas mal d’énergie et pas seulement de l’énergie fossile 😮.
Je laisse bien volontiers mon homme s’installer du côté passager, étrangement équipé d’un volant, mais quel drôle de pays 😛 ! Boite de vitesse identique mais à passer de la main gauche, rétroviseur en miroir, c’est le cas de le dire. Quelques instants de flottement et on y va. Une fois dans la circulation, ça roule.
Destination Stirling, ville de la Central Belt, où nous avons prévu de passer la nuit. Il est 16h30, le ciel est à dominante bleu, le thermomètre affiche 16°. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un défaut de l’équipement électronique de notre Ford quasi neuve ! Incredible 😎 ! La M9 est roulante, une bonne demi-heure plus tard, on prend la sortie direction Dollar. Oui, je sais, ce n’est pas la route la plus directe pour Stirling mais j’ai prévu une petite balade du côté de Castle Campbell.

On se gare près du musée. Il est trop tard pour envisager de visiter le château, nous le savions mais j’avais repéré la petite rando Dollar Glen Circuit (voir le site Walkhighlands) donnée en 1h30 à 2h et comme la météo est avec nous … Nous la ferons en 1h30 avec de multiples arrêts photos.

La balade est pleine de charme. Elle grimpe dans la forêt, suit des torrents qu’elle enjambe parfois d’un petit pont de bois, s’attarde au pied d’une cascade, serpente à flanc de coteau et nous mène aux portes du château qui se dresse fier et majestueux dans les rayons mordorés d’un soleil qui décline. Personne aux alentours. Nous sommes seuls, transportés dans l’Écosse médiévale. La lourde porte de bois sertie de ferronnerie, les murs de pierre taillée de la tour qui s’élève, contrastent avec le tapis d’herbe tendre et les touffes de jonquilles qui jouent avec le vent. Atmosphère magique que nous goûterons avec bonheur dans les bois environnants où flottent les fantômes du prédicateur John Knox, de la malheureuse Marie Stuart que nous retrouverons en bien des endroits au cours de notre voyage et, bien sûr, des membres du clan Campbell qui vécurent ici avant de préférer Argyll’s Lodging, dans la vieille ville de Stirling, quelle faute de goût ! Bon, on peut aussi comprendre que l’isolement de la forteresse ne soit pas des plus pratiques au quotidien.

J’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’Écosse et son histoire qui s’était, pour nous recevoir, parée de ses plus beaux atours : fleurs printanières en tapis colorés, fougères naissantes en délicats rouleaux, dégradés de vert tendre, ciel contrasté de bleu, de blanc, de gris sombre, paysage nimbé d’une lumière douce, chaleureuse, jouant entre les branches d’arbres s’éveillant tout juste de leur sommeil hivernal. Le château des Campbell a bien mal porté, ce jour là, son surnom de Castle Gloom. Point de ténèbres en cette soirée printanière. Et les ruisseaux, dont le chant primesautier concurrençait celui des oiseaux, n’avaient pas grand-chose à voir avec les Burn of Care et Burn of Sorrow qui les désignaient, les liant à tout jamais à une indicible mélancolie, peine et chagrin mêlés. Ou alors c’est le temps, dans ses deux sens, qui est prompt à effacer les cicatrices de l’histoire aux yeux du voyageur de passage.


Retour à la voiture direction Stirling que nous traverserons sans nous arrêter, le William Wallace Monument, le fameux Old Bridge, Bannockburn et son mémorial défilent sous nos yeux. Autant de marques d’une histoire sanglante marquée par ses deux héros, William Wallace qui porte dans mon esprit les traits de Mel Gibson et Robert Bruce autrement nommé Robert 1er d’Écosse dont la statue de pierre regardant les Ochils Hills de l’esplanade du château de Stirling, a malheureusement été emprisonnée dans une cage d’acier par notre XXIème siècle soucieux de restauration !
La journée se termine, déjà, longue et courte à la fois. Nous passerons la nuit dans un hôtel de chaîne sans prétention du sud de la ville.
(To be continued ...)
Un mois et demi déjà que nous sommes revenus de notre périple écossais : 8 jours, 2 personnes, vol Mulhouse-Édimbourg, location de voiture et hôtels ou B&B réservés de France. Comme toujours, les différents avis, blogs et carnets des internautes m'ont été d'une aide inestimable dans la gestion de ce voyage, merci à tous ! En retour, voici un nouveau carnet avec nos avis et impressions qui bien sûr, n'engagent que nous et serviront peut-être à d'autres.
Notre parcours en image :

Jour 1 : Jeudi 24 avril 2014 De Metz (France) à Stirling (Écosse)
Trois heures pour rejoindre l’aéroport hébergeant Easyjet le plus proche de chez nous. Nous y laisserons notre « titine » personnelle aux bons soins du parking longue durée. Deux heures d’attente avant l’embarquement avec, heureusement, pique-nique et shopping - tiens, ça existe encore les francs suisse 😉 - pour passer le temps parce qu’à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le free-wifi, lui, n’existe pas 😕 ! Deux heures de vol, une broutille ! Vingt minutes de retard dues au départ tardif de notre avion à Londres ce matin, dixit our captain. Le temps de passer la douane, passport please, de récupérer les bagages, de remplir les diverses formalités au comptoir de location de voiture, non on ne veut pas de GPS, no thanks aucune assurance complémentaire, sourire crispé des deux côtés, voucher, driver licence, ID and credit card of course, de se rendre au parc automobile, première rando bien fléchée et même abritée - on voit qu’ils ont l’habitude des intempéries ici - de faire la check-list de la voiture, 300 miles au compteur, une carrosserie noire brillante, rutilante (va falloir faire gaffe aux rayures) et … nous voilà partis à la découverte de l’Écosse 🙂!
Ouf ! Une destination pas si lointaine de chez nous mais pas si proche que ça non plus ! Les voyages forment peut-être la jeunesse mais les trajets à eux seuls grillent pas mal d’énergie et pas seulement de l’énergie fossile 😮.
Je laisse bien volontiers mon homme s’installer du côté passager, étrangement équipé d’un volant, mais quel drôle de pays 😛 ! Boite de vitesse identique mais à passer de la main gauche, rétroviseur en miroir, c’est le cas de le dire. Quelques instants de flottement et on y va. Une fois dans la circulation, ça roule.
Destination Stirling, ville de la Central Belt, où nous avons prévu de passer la nuit. Il est 16h30, le ciel est à dominante bleu, le thermomètre affiche 16°. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un défaut de l’équipement électronique de notre Ford quasi neuve ! Incredible 😎 ! La M9 est roulante, une bonne demi-heure plus tard, on prend la sortie direction Dollar. Oui, je sais, ce n’est pas la route la plus directe pour Stirling mais j’ai prévu une petite balade du côté de Castle Campbell.

On se gare près du musée. Il est trop tard pour envisager de visiter le château, nous le savions mais j’avais repéré la petite rando Dollar Glen Circuit (voir le site Walkhighlands) donnée en 1h30 à 2h et comme la météo est avec nous … Nous la ferons en 1h30 avec de multiples arrêts photos.

La balade est pleine de charme. Elle grimpe dans la forêt, suit des torrents qu’elle enjambe parfois d’un petit pont de bois, s’attarde au pied d’une cascade, serpente à flanc de coteau et nous mène aux portes du château qui se dresse fier et majestueux dans les rayons mordorés d’un soleil qui décline. Personne aux alentours. Nous sommes seuls, transportés dans l’Écosse médiévale. La lourde porte de bois sertie de ferronnerie, les murs de pierre taillée de la tour qui s’élève, contrastent avec le tapis d’herbe tendre et les touffes de jonquilles qui jouent avec le vent. Atmosphère magique que nous goûterons avec bonheur dans les bois environnants où flottent les fantômes du prédicateur John Knox, de la malheureuse Marie Stuart que nous retrouverons en bien des endroits au cours de notre voyage et, bien sûr, des membres du clan Campbell qui vécurent ici avant de préférer Argyll’s Lodging, dans la vieille ville de Stirling, quelle faute de goût ! Bon, on peut aussi comprendre que l’isolement de la forteresse ne soit pas des plus pratiques au quotidien.

J’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’Écosse et son histoire qui s’était, pour nous recevoir, parée de ses plus beaux atours : fleurs printanières en tapis colorés, fougères naissantes en délicats rouleaux, dégradés de vert tendre, ciel contrasté de bleu, de blanc, de gris sombre, paysage nimbé d’une lumière douce, chaleureuse, jouant entre les branches d’arbres s’éveillant tout juste de leur sommeil hivernal. Le château des Campbell a bien mal porté, ce jour là, son surnom de Castle Gloom. Point de ténèbres en cette soirée printanière. Et les ruisseaux, dont le chant primesautier concurrençait celui des oiseaux, n’avaient pas grand-chose à voir avec les Burn of Care et Burn of Sorrow qui les désignaient, les liant à tout jamais à une indicible mélancolie, peine et chagrin mêlés. Ou alors c’est le temps, dans ses deux sens, qui est prompt à effacer les cicatrices de l’histoire aux yeux du voyageur de passage.


Retour à la voiture direction Stirling que nous traverserons sans nous arrêter, le William Wallace Monument, le fameux Old Bridge, Bannockburn et son mémorial défilent sous nos yeux. Autant de marques d’une histoire sanglante marquée par ses deux héros, William Wallace qui porte dans mon esprit les traits de Mel Gibson et Robert Bruce autrement nommé Robert 1er d’Écosse dont la statue de pierre regardant les Ochils Hills de l’esplanade du château de Stirling, a malheureusement été emprisonnée dans une cage d’acier par notre XXIème siècle soucieux de restauration !
La journée se termine, déjà, longue et courte à la fois. Nous passerons la nuit dans un hôtel de chaîne sans prétention du sud de la ville.
(To be continued ...)
Préparation voyage avril 2015 avec 2 enfants Cuba, République Dominicaine, ou bien Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous
Je viens ici pour la première fois.
En parcourant le forum de long en large J ai pu avoir beaucoup d infos , mais je vous avoue que je suis perdue, J aurais besoin d infos de personnes qui sont déjà allées dans ces pays.
Je suis en train d organiser notre futur voyage qui se déroulera au mois d avril 2015.
Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans.
Ce que nous recherchons de belles plages de sable blanc , l eau claire, du soleil et de la chaleur, pas 40°non plus 😉 mais nous souhaitons également un pays où nous pouvons y faire des visites nous ne souhaitons pas passer la semaine dans le club sans sortir . Nous voulons voir le pays et avoir des contacts avec les habitants.
nous hésitons entre cuba, la république dominicaine, ou bien la thailande. Ces pays étant vaste quels endroit privilégier , bons hôtels? Différence de budget. En espérant plein d infos Merci!
Ce que nous recherchons de belles plages de sable blanc , l eau claire, du soleil et de la chaleur, pas 40°non plus 😉 mais nous souhaitons également un pays où nous pouvons y faire des visites nous ne souhaitons pas passer la semaine dans le club sans sortir . Nous voulons voir le pays et avoir des contacts avec les habitants.
nous hésitons entre cuba, la république dominicaine, ou bien la thailande. Ces pays étant vaste quels endroit privilégier , bons hôtels? Différence de budget. En espérant plein d infos Merci!
Miami en novembre English translation pending
Bonsoir à vous tous et toutes,
Nous resterons une petite semaine à miami, je voulais savoir si sans voiture il était possible de faire les Everglades ainsi qu'aller à Marathon et Fort Lauderdale.
Merci à vous tous
cordialement
Stephane
Nous resterons une petite semaine à miami, je voulais savoir si sans voiture il était possible de faire les Everglades ainsi qu'aller à Marathon et Fort Lauderdale.
Merci à vous tous
cordialement
Stephane
Informations îles Andaman English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis partie sur les iles adandaman en Mai pour 8/9 jours et j'ai eu beaucoup de mal a trouver de bonnes informations avant mon depart ... donc je serai ravie de vous faire part de mon experience et de repondre à vos questions :)
Je suis partie sur les iles adandaman en Mai pour 8/9 jours et j'ai eu beaucoup de mal a trouver de bonnes informations avant mon depart ... donc je serai ravie de vous faire part de mon experience et de repondre à vos questions :)
Concours photos du mois de juin 2014: "Le monde vu de là-haut" English translation pending
🙂Bonjour à tous
Le 48ème Grand Concours International de photos de voyage est lancé, sur le thème: "le monde vu de là-haut" .....et non le monde vu de Lahaut 😉 ! Chaque voyageur a déjà pris au moins ( je pense 😉!)un transport aérien (avion , montgolfière, téléphérique , hélicoptère , etc ....) et a photographié ce qui se passait sous ses pieds .
Chaque voyageur est au moins une fois monté sur une hauteur qu'elle soit naturelle (montagne , falaise , arbre etc ...)ou humaine ( pont, building , bélvédère , tour , balcon etc ...) et a shooté ce qui se passait en bas .
Chaque voyageur a déjà passé sa tête par une fenêtre , orifice ou ouverture d'un immeuble ou édifice et à mis sur pellicule le tumulte , le brouhaha , les scènes de rue situées en contre bas .
Alors je demande à tous les Yann Arthus Bertrand de Vf de présenter ses clichés "du monde vu de là-haut" du moment que vos clichés soient pris du haut vers le bas .(voir un bout de ciel sur le cliché n'est pas bon car pas assez vertical !) et tous les sujets sont possibles (paysages , habitations , gens, etc .....)
Ne pas oublier que le sens du voyage soit présent sur vos propositions !(En espérant que ce nouveau thème plaira à tout le monde )
Publication des photos jusqu'au 20 juin à minuit.
Chaque participant peut poster jusqu'à 3 photos numérotées: Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents, accompagnées d’un petit commentaire.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du 21 au 28 juin à minuit. (Interdit de voter pour ses propres clichés !)
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense privilège d'organiser le concours du mois de juillet. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.(Valable aussi pour départager les places d'honneur du podium) En cas de désistement du gagnant, le numéro 2 pourra mener le concours suivant.
La discussion autour du concours en cours http://voyageforum.com/v.f?post=6573153;live=1;
Le diaporama d'Herikles, bien pratique pour voter, voici.
L'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
*En tant qu'organisateur je ne participerai pas au concours.(voilà quelques clichés ci dessous comme exemple)
Le 48ème Grand Concours International de photos de voyage est lancé, sur le thème: "le monde vu de là-haut" .....et non le monde vu de Lahaut 😉 ! Chaque voyageur a déjà pris au moins ( je pense 😉!)un transport aérien (avion , montgolfière, téléphérique , hélicoptère , etc ....) et a photographié ce qui se passait sous ses pieds .
Chaque voyageur est au moins une fois monté sur une hauteur qu'elle soit naturelle (montagne , falaise , arbre etc ...)ou humaine ( pont, building , bélvédère , tour , balcon etc ...) et a shooté ce qui se passait en bas .
Chaque voyageur a déjà passé sa tête par une fenêtre , orifice ou ouverture d'un immeuble ou édifice et à mis sur pellicule le tumulte , le brouhaha , les scènes de rue situées en contre bas .
Alors je demande à tous les Yann Arthus Bertrand de Vf de présenter ses clichés "du monde vu de là-haut" du moment que vos clichés soient pris du haut vers le bas .(voir un bout de ciel sur le cliché n'est pas bon car pas assez vertical !) et tous les sujets sont possibles (paysages , habitations , gens, etc .....)
Ne pas oublier que le sens du voyage soit présent sur vos propositions !(En espérant que ce nouveau thème plaira à tout le monde )
Publication des photos jusqu'au 20 juin à minuit.
Chaque participant peut poster jusqu'à 3 photos numérotées: Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents, accompagnées d’un petit commentaire.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du 21 au 28 juin à minuit. (Interdit de voter pour ses propres clichés !)
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense privilège d'organiser le concours du mois de juillet. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.(Valable aussi pour départager les places d'honneur du podium) En cas de désistement du gagnant, le numéro 2 pourra mener le concours suivant.
La discussion autour du concours en cours http://voyageforum.com/v.f?post=6573153;live=1;
Le diaporama d'Herikles, bien pratique pour voter, voici.
L'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
*En tant qu'organisateur je ne participerai pas au concours.(voilà quelques clichés ci dessous comme exemple)
Circuit Roumanie English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage une petite balade en Roumanie d'ici une semaine ( départ 29-30-31 mai ) Date de retour impérative en France le 28 juin au plus tard. Donc j'adapte mon temps sur place selon ce qu'il y a à faire.
Je voulais vos avis d'experts du pays sur le parcours que j'ai défini. N'hésitez pas à le critiquer en n'y ajoutant ou en n'y supprimant des choses. Je l'ai fait selon les infos que j'ai pu glaner ça et là.
Autre précision, j'ai ma propre voiture et je suis autonome si il faut dormir et manger dehors.
- Entrée en Roumanie par Nadlac - Chiscau ( Pestera Ursilor ) - Ghetarul subteran de scarisoara - Alba Lulia - Sibiu - Transfagarasan - Fagaras ( rando sur le point culminant de la Roumanie, le Moldoveanu ) - Brasov - Rupea, Sighisoara, Biertan - Sinaia ( montagnes du Bucegi ) - Bucarest ( Combien de jours ???, que voir ?? ) - Constanta, Bord de la Mer Noire - Delta du Danube ( Il me faut des infos pour aller au coeur du delta, vous pouvez m'aider ? ) - Galati ( balade à pied le long du Danube, Malul Dunarii ) - Buzau ( Vulcanii Noroiosi ) - Slanic ( Mine de sel et lac salé. Je ne sais pas encore si je le fais à la descente vers Bucarest ou lors de la remontée sur Brasov, Ca dépend si l'arrêt à Sinaia vaut le coup ou pas) - Tazlau, Piatra Nemt, Gorges du Bicaz, Lac Bicaz - Monastère Neamt et Secu - Sucevita - Monastère de Dragomirna et Patrauti - Vallée de l' Iza ( Vous avez des infos sur l'endroit ? ) - Viseu de Sus, Leud, Rozalvea... - Sighetu Marmateï, Sapanta, Desesti... - Sortie du pays par Satu Mare
A vos claviers !!
Merci par avance
Xav.
J'envisage une petite balade en Roumanie d'ici une semaine ( départ 29-30-31 mai ) Date de retour impérative en France le 28 juin au plus tard. Donc j'adapte mon temps sur place selon ce qu'il y a à faire.
Je voulais vos avis d'experts du pays sur le parcours que j'ai défini. N'hésitez pas à le critiquer en n'y ajoutant ou en n'y supprimant des choses. Je l'ai fait selon les infos que j'ai pu glaner ça et là.
Autre précision, j'ai ma propre voiture et je suis autonome si il faut dormir et manger dehors.
- Entrée en Roumanie par Nadlac - Chiscau ( Pestera Ursilor ) - Ghetarul subteran de scarisoara - Alba Lulia - Sibiu - Transfagarasan - Fagaras ( rando sur le point culminant de la Roumanie, le Moldoveanu ) - Brasov - Rupea, Sighisoara, Biertan - Sinaia ( montagnes du Bucegi ) - Bucarest ( Combien de jours ???, que voir ?? ) - Constanta, Bord de la Mer Noire - Delta du Danube ( Il me faut des infos pour aller au coeur du delta, vous pouvez m'aider ? ) - Galati ( balade à pied le long du Danube, Malul Dunarii ) - Buzau ( Vulcanii Noroiosi ) - Slanic ( Mine de sel et lac salé. Je ne sais pas encore si je le fais à la descente vers Bucarest ou lors de la remontée sur Brasov, Ca dépend si l'arrêt à Sinaia vaut le coup ou pas) - Tazlau, Piatra Nemt, Gorges du Bicaz, Lac Bicaz - Monastère Neamt et Secu - Sucevita - Monastère de Dragomirna et Patrauti - Vallée de l' Iza ( Vous avez des infos sur l'endroit ? ) - Viseu de Sus, Leud, Rozalvea... - Sighetu Marmateï, Sapanta, Desesti... - Sortie du pays par Satu Mare
A vos claviers !!
Merci par avance
Xav.