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Dans quelle région de Québec chercher un point de chute "central" pour échange de maison deux semaines? English translation pending
Bonjour,
Notre envie de visiter le Québec l'été prochain est vite freinée par le budget nécessaire pour 5😕! L'idée d'échanger notre maison fait son chemin, encore faudrait-il savoir dans quel coin chercher... L'idée étant de passer sans doute quelques nuits à l'extérieur mais d'avoir un pied à terre où poser l'essentiel de nos bagages et profiter de vacances calmes et inoubliables pour chacun de nous. Nous voulons surtout voir le Québec côté nature, faire des ballades dans les parcs avec nos enfants de 5 à 9 ans, peut être pêcher, faire du kayak en famille aussi. Je voudrai aussi visiter le Vieux Québec et voir les baleines!
Si je cherche du côté de Saguenay est-ce que nous serons trop loin de Québec? Si je cherche du côté des Trois Rivières, ne serai-je pas trop loin de Tadoussac pour voir les baleines? Quel parc vaut vraiment le détour pour voir des animaux et découvrir les forêts québecoises? Quel lac?
Mes questions sont sans doute un peu généralistes, mais si vous pouvez m'aider à situer sur une carte la zone géographique idéale pour voir un maximum de choses durant notre séjour qui je l'espère va se concrétiser très vite...
Dans mon projet je pense également arriver ou partir de Toronto pour pouvoir voir les chutes du Niagara, mais y a-t-il d'autres choses à voir autour qui justifie qu'on fasse effectivement le détour par Niagara??
D'avance merci pour vos réponses... Twinneez
Notre envie de visiter le Québec l'été prochain est vite freinée par le budget nécessaire pour 5😕! L'idée d'échanger notre maison fait son chemin, encore faudrait-il savoir dans quel coin chercher... L'idée étant de passer sans doute quelques nuits à l'extérieur mais d'avoir un pied à terre où poser l'essentiel de nos bagages et profiter de vacances calmes et inoubliables pour chacun de nous. Nous voulons surtout voir le Québec côté nature, faire des ballades dans les parcs avec nos enfants de 5 à 9 ans, peut être pêcher, faire du kayak en famille aussi. Je voudrai aussi visiter le Vieux Québec et voir les baleines!
Si je cherche du côté de Saguenay est-ce que nous serons trop loin de Québec? Si je cherche du côté des Trois Rivières, ne serai-je pas trop loin de Tadoussac pour voir les baleines? Quel parc vaut vraiment le détour pour voir des animaux et découvrir les forêts québecoises? Quel lac?
Mes questions sont sans doute un peu généralistes, mais si vous pouvez m'aider à situer sur une carte la zone géographique idéale pour voir un maximum de choses durant notre séjour qui je l'espère va se concrétiser très vite...
Dans mon projet je pense également arriver ou partir de Toronto pour pouvoir voir les chutes du Niagara, mais y a-t-il d'autres choses à voir autour qui justifie qu'on fasse effectivement le détour par Niagara??
D'avance merci pour vos réponses... Twinneez
Plongée pour débutant/snorkeling: destination? English translation pending
Pour les 40 ans de mon cher et tendre, je voudrais lui offrir un séjour où on pourrais faire de la plongée (snorkelling et bouteille sachant que nous n'avons aucun niveau. on a fait 2 baptêmes de plongée dans notre vie). J'aimerai également que ce soit un lieu intéressant niveau culturel. Je ne suis pas à la recherche d'une destination trop animée (pas non plus sans vie) mais où on peut réellement cotôyer la population. Et sipossible une destination à petit budget (la perle rare quoi!). Quelle destination pouvez-vous me conseiller.
Merci d'avance
Itinéraire de dix jours au Maroc, départ de Fès English translation pending
Bonjour a toutes et tous.
Nous souhaitons avec mon amie partir au maroc pour la période entre noel et le jour de l'an
LE BUT DE NOTRE SéJOUR EST DE PARTIR DE FEZ ET VISITER PLUSIEUR VILLES Nous ferions dans l'idée de base une descente jusqu'à Zagora et Ouarzazate Nous souhaitons louer une voiture et faire notre petit périple.
Je précise que nous sommes déjà allé a MARRAKECH plusieurs fois et qu'y repasser n'est pas nécessaire. Avez vous des informations a nous communiquer? un itinéraire a nous proposer ? des lieux a visiter en priorité? Des points de chute pour dormir ? bref , toutes information est bonne a prendre
Merci d'avance pour vos informations yann et delphine
Nous souhaitons avec mon amie partir au maroc pour la période entre noel et le jour de l'an
LE BUT DE NOTRE SéJOUR EST DE PARTIR DE FEZ ET VISITER PLUSIEUR VILLES Nous ferions dans l'idée de base une descente jusqu'à Zagora et Ouarzazate Nous souhaitons louer une voiture et faire notre petit périple.
Je précise que nous sommes déjà allé a MARRAKECH plusieurs fois et qu'y repasser n'est pas nécessaire. Avez vous des informations a nous communiquer? un itinéraire a nous proposer ? des lieux a visiter en priorité? Des points de chute pour dormir ? bref , toutes information est bonne a prendre
Merci d'avance pour vos informations yann et delphine
Au royaume du prêtre Jean - carnet d'Éthiopie (1ère partie) English translation pending
Bonjour,
En février dernier, l'Homme et moi avons eu l'occasion d'effectuer un voyage de deux semaines en Ethiopie. Ce fut une première, à tout point de vue : en effet, si nous avons déjà voyagé à droite et à gauche, jamais encore nous n'étions allés en Afrique, et jamais dans un pays comme l'Ethiopie. Nous sommes passés par une agence locale, Bella Abyssinia, qui s'est occupée de toute la partie logistique : 4x4, chauffeur, réservation des hôtels... L'Ethiopie étant un pays immense, nous nous sommes concentrés sur la partie Nord, la bien nommée « Route historique » : un circuit au départ d'Addis-Abeba, la capitale, via Gondar, Axoum et Lalibela, soit une boucle de 2500 kms environ. Bilan ? Des paysages somptueux, un patrimoine artistique d'une richesse extraordinaire et, surtout, la découverte , la découverte, donc, d'un mode de vie que j'étais loin d'imaginer. Voici donc, au jour le jour, le récit de notre périple, dans ce pays qui m'a fascinée...
Mercredi 15 février. Addis Abeba
Six heures du matin, l'avion d'Ethiopian Airlines se pose sur l'aéroport d'Addis Abeba, après un vol direct depuis Francfort. Le ciel est limpide, et l'air très frais ! Première étape, l'obtention des visas. Deux employés officient dans un petit bureau, l'un complète les formulaires, l'autre rédige les reçus de paiement. Carnets à souche, stylo et papier carbone, pas de doute, nous sommes bien en Ethiopie !
Miki, de l'agence Bella Abyssinia, nous attend dans le hall. Il sera notre chauffeur pendant les deux semaines à venir mais pour l'instant, il nous conduit simplement à l'hôtel, pour un peu de repos.
On vient nous rechercher à onze heures, pour nous conduire à l'agence. Addis offre un visage hétéroclite : pas de trottoirs, les rues secondaires en terre battue, des immeubles vétustes, d'autres en construction, partout des bicoques faites de bric et de broc. La circulation est infernale, les grandes avenues complètement embouteillées, voitures, minibus, taxis bleus ! La foule grouille autour des innombrables petites échoppes, sur les bas-côtés les cireurs de chaussures et les petits marchands – trois légumes sur un bout de tissu – se comptent par dizaines, quelques animaux divaguent... Jamais je n'avais vu une telle animation !


Echafaudages en bois d'eucalyptus, comme partout ici.
Une fois les formalités réglées et le déjeuner expédié, nous consacrons l'après-midi à la visite des deux principaux musées de la ville, situés dans le quartier des Universités : le Musée National d'abord, dont la collection de fossiles conte l'évolution de l'humanité (petit bonjour, en passant, à Lucy !) ; le Musée d'Ethnologie ensuite, qu'une panne d'électricité plonge en grande partie dans l'obscurité.On parvient tout de même à voir la section consacrée aux croix et aux icônes – superbe ensemble, très bien présenté de surcroît (textes en anglais, comme au Musée National).
Puis notre accompagnateur propose une balade sur les collines d'Entoto, qui dominent la ville.


Ces collines, assez élevées, sont couvertes d'eucalyptus.Chaque jour, des femmes descendent de lourdes charges de bois (une quarantaine de kilos...) pour le vendre en ville, où il servira au chauffage et à la cuisine.
Un peu plus bas, on s'arrête dans le quartier d'Entoto, grouillant de vie : ici un vendeur de poules, là un réparateur de parapluies, plus loin un étal coloré de céréales et de légumes secs, vendus en vrac dans de grands sacs. On « dévalise » le stock de cahiers et de stylos d'une échoppe – on les distribuera aux gamins, tout au long de la route.
En soirée, nous retournons manger au même restaurant qu'à midi, Chez Ricoh, un resto italien (ces derniers ne sont pas restés très longtemps en Ethiopie, mais leur influence sur la cuisine locale, elle, demeure sensible !). Bien qu'il s'agisse d'un endroit « chic », à en juger par la clientèle, les prix ont de quoi laisser songeur : moins de 50 birrs, par exemple [2,50 euros], le copieux (et délicieux) plat de spaghettis !
Jeudi 16 février. Addis – Debre Markos (300 kms)
Nous quittons Addis vers huit heures ; sortir de la ville prend peu de temps, nous voilà bientôt en pleine campagne.
En route vers les marchés de la capitale...


La route traverse un vaste plateau vallonné, consacré à la culture des céréales. Les moissons s'achèvent, la terre déploie toute la gamme des ors, des ocres et des bruns... L'habitat est très dispersé, partout des petits groupes de maisons (murs en bois ou en pisé, toits de chaume... ou de tôle), flanquées de meules de foin et de mottes de bouses séchées.




Le plus saisissant reste cependant l'animation qui règne dans cette campagne. Ici, pas de voitures individuelles, seulement des charettes tirées par des ânes ; on marche le long de la route, les hommes avec leur canne ou leur outil en travers des épaules, les femmes avec un panier ou un ballot, les écoliers en uniforme coloré. Des gamins conduisent les troupeaux aux champs, d'autres bêtes errent dans une (apparente) liberté... Il y a du monde partout !!


En fin de matinée, nous arrivons au monastère de Debré Libanos, l'un des hauts lieux du christianisme éthiopien, fondé au 13ème siècle. Des funérailles se déroulant sur le parvis, nous commençons par visiter le musée qui abrite croix, manuscrits et autres objets liturgiques.
Dans l'église, moderne, des vitraux de l'artiste Afework Teklé.


Quelques dizaines de kilomètres plus loin débute la descente dans les gorges du Nil Bleu. Au fond, le pont construit par les Italiens est désormais doublé par un ouvrage plus moderne ; la chaleur est accablante et le fleuve, fort peu impressionnant. L'autre versant est moins sauvage, à nouveau des fermes, des cultures en terrasse... Des gamins vendent des mangues au bord de la route, on se laisse tenter !
Nous traversons ensuite un long plateau dévolu à la culture du tef, « la » céréale locale, base de l'alimentation. Les moissons sont terminées, les champs tout piquetés de belles meules... De-ci de-là, des buffles piétinent lourdement les gerbes, pour séparer la paille du grain ; aucune mécanisation, tout le travail se fait à la main... mais la « technologie » n'est pour autant pas totalement absente !




L'après-midi touche à sa fin ; les paysans rentrent des champs, les troupeaux vont aux points d'eau, les femmes au puits, un bidon jaune sur le dos. Les villages s'égrènent tout au long de la route, toujours grouillant de monde, d'animation.
Nous logeons ce soir dans la petite ville de Debré Markos, à l'hôtel Tilik. Avant le dîner, on se balade aux alentours : il fait nuit, les rues sont à peine éclairées, mais rien ne vient ralentir le ballet incessant des tuk-tuk !
Vendredi 17 février. Debré Markos – Bahar Dar (250 km)
La journée commence par une énigme : que peut donc bien recouvrir la mystérieuse appellation « French toasts », sur la carte du petit-déjeuner ?!! Pleins d'audace, nous commandons... et découvrons qu'il s'agit tout simplement de pain perdu, fort bon au demeurant.
Nous partons vers huit heures. Comme hier, le spectacle des campagnes s'offre à nous...
Des paysans travaillent dans leur champ de légumes – pommes de terre, oignons, épinards...


Dans les villages que nous traversons flotte parfois une bonne odeur de café grillé. Et toujours ces foules marchant sur la route...


La corvée d'eau, privilège exclusivement féminin. Le plus souvent, toutefois, les femmes utilisent des bidons en plastique.


Un repasseur public...


... et un bien joli sourire !


Nous arrivons à Bahar Dar, grande ville sillonnée par une myriade de tuk-tuk, vers midi et demie. On s'installe au Summer Land Hotel, séparé du lac Tana par une avenue bordée de palmiers ; l'établissement se veut « de standing » mais, comme toujours ici, mieux vaut ne pas être trop regardant sur les finitions du bâtiment !
L'après-midi, Miki nous emmène voir les chutes du Nil Bleu, à une petite heure de route de Bahar Dar. La piste file droit entre les champs de canne à sucre, l'air est beaucoup plus chaud que les jours précédents.
L'arbre à marabouts...


Un guide local (pas vraiment nécessaire...) nous escorte du parking aux chutes. Le sentier traverse d'abord un beau pont de pierre, dit des Portugais, construit au 17ème siècle et dûment gardé par un prêtre en grande tenue.


Depuis la construction d'un barrage, Tis Isat, « les eaux qui fument », ne présentent plus beaucoup d'intérêt. Reste une agréable balade à flanc de colline, offrant de belles vues sur la campagne.


Le soir, nous allons dîner au restaurant de l'hôtel Dib Anbessa, voisin du nôtre. On commande une fasting food, autrement dit une injera végétarienne, uniquement servie les jours où l'Eglise interdit la consommation de viande. Le goût aigre de l'injera, une galette à base de tef, le plat national par excellence, ne me convainc pas vraiment ; en revanche les différents légumes (épinards, chou, maïs, haricots etc...) sont délicieux, quoique parfois bien épicés !!
Samedi 18 février. Le lac Tana
Petit matin... Les gens sortent de leurs maisons, au pied de l'hôtel, la rumeur de la ville, voix et chants des coqs mêlés, monte jusqu'à notre chambre.


Vers huit heures et demie, nous embarquons en compagnie d'un guide local pour une balade sur le lac Tana. Ce dernier, long de plus de quatre-vingts kilomètres, fut entre le 13è et le 17è siècle le centre politique et religieux de l'Ethiopie ; ses îles abritent une quarantaine de monastères, toujours actifs... et pour certains interdits aux femmes.
Après une heure de navigation, nous atteignons la péninsule de Zéghé. Un sentier bordé de caféiers (et d'étals de souvenirs !) conduit à Ura Kidane Mehret, l'un des sept sanctuaires du lieu.
L'église, de forme circulaire, est ceinte d'une galerie largement ouverte sur l'extérieur. A l'intérieur, les parois du maqdas (le « Saint des Saints », réservé aux seuls prêtres), sont entièrement recouvertes de peintures ; au sol, des tapis et des nattes en bambou.


Difficile de savoir quand ces peintures ont été réalisées : 16ème siècle ? 18ème ? Les sources varient.


A quelques mètres de l'église, dans une vitrine, sont exposées plusieurs croix richement ouvragées, ainsi qu'un manuscrit présenté comme datant du 14ème siècle, ouvert en pleine lumière sur une belle enluminure. Je reste songeuse...
De retour à Bahar Dar, nous déjeunons puis partons faire un tour au marché, qui se tient sur une vaste esplanade en terre battue. Les marchands sont regroupés par spécialité, ici les légumes, là les épices, les céréales (même les pâtes sont vendues en vrac, dans de grands sacs !), plus loin les poteries, les tissus, la ferblanterie...


Une effervescence particulière règne dans le secteur de la volaille – le Carême débute après-demain, nous dit Miki !


Puis, pour terminer l'après-midi, nous allons nous promener en bordure du lac Tana, sur la rive. Agréable balade entre papyrus, roseaux et euphorbes, qui nous permet en outre d'entr'apercevoir, l'espace d'un instant, quelques superbes oiseaux aux vives couleurs.
Le soir, nous retournons dîner au même restaurant qu'hier, où nous retrouvons Yonas, le directeur de Bella Abyssinia, qui accompagne un autre petit groupe de Français. Il est parfaitement francophone , on en profite pour lui poser toutes sortes de questions sur son pays !
A suivre... Ici !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
En février dernier, l'Homme et moi avons eu l'occasion d'effectuer un voyage de deux semaines en Ethiopie. Ce fut une première, à tout point de vue : en effet, si nous avons déjà voyagé à droite et à gauche, jamais encore nous n'étions allés en Afrique, et jamais dans un pays comme l'Ethiopie. Nous sommes passés par une agence locale, Bella Abyssinia, qui s'est occupée de toute la partie logistique : 4x4, chauffeur, réservation des hôtels... L'Ethiopie étant un pays immense, nous nous sommes concentrés sur la partie Nord, la bien nommée « Route historique » : un circuit au départ d'Addis-Abeba, la capitale, via Gondar, Axoum et Lalibela, soit une boucle de 2500 kms environ. Bilan ? Des paysages somptueux, un patrimoine artistique d'une richesse extraordinaire et, surtout, la découverte , la découverte, donc, d'un mode de vie que j'étais loin d'imaginer. Voici donc, au jour le jour, le récit de notre périple, dans ce pays qui m'a fascinée...
Mercredi 15 février. Addis Abeba
Six heures du matin, l'avion d'Ethiopian Airlines se pose sur l'aéroport d'Addis Abeba, après un vol direct depuis Francfort. Le ciel est limpide, et l'air très frais ! Première étape, l'obtention des visas. Deux employés officient dans un petit bureau, l'un complète les formulaires, l'autre rédige les reçus de paiement. Carnets à souche, stylo et papier carbone, pas de doute, nous sommes bien en Ethiopie !
Miki, de l'agence Bella Abyssinia, nous attend dans le hall. Il sera notre chauffeur pendant les deux semaines à venir mais pour l'instant, il nous conduit simplement à l'hôtel, pour un peu de repos.
On vient nous rechercher à onze heures, pour nous conduire à l'agence. Addis offre un visage hétéroclite : pas de trottoirs, les rues secondaires en terre battue, des immeubles vétustes, d'autres en construction, partout des bicoques faites de bric et de broc. La circulation est infernale, les grandes avenues complètement embouteillées, voitures, minibus, taxis bleus ! La foule grouille autour des innombrables petites échoppes, sur les bas-côtés les cireurs de chaussures et les petits marchands – trois légumes sur un bout de tissu – se comptent par dizaines, quelques animaux divaguent... Jamais je n'avais vu une telle animation !


Echafaudages en bois d'eucalyptus, comme partout ici.
Une fois les formalités réglées et le déjeuner expédié, nous consacrons l'après-midi à la visite des deux principaux musées de la ville, situés dans le quartier des Universités : le Musée National d'abord, dont la collection de fossiles conte l'évolution de l'humanité (petit bonjour, en passant, à Lucy !) ; le Musée d'Ethnologie ensuite, qu'une panne d'électricité plonge en grande partie dans l'obscurité.On parvient tout de même à voir la section consacrée aux croix et aux icônes – superbe ensemble, très bien présenté de surcroît (textes en anglais, comme au Musée National).
Puis notre accompagnateur propose une balade sur les collines d'Entoto, qui dominent la ville.


Ces collines, assez élevées, sont couvertes d'eucalyptus.Chaque jour, des femmes descendent de lourdes charges de bois (une quarantaine de kilos...) pour le vendre en ville, où il servira au chauffage et à la cuisine.
Un peu plus bas, on s'arrête dans le quartier d'Entoto, grouillant de vie : ici un vendeur de poules, là un réparateur de parapluies, plus loin un étal coloré de céréales et de légumes secs, vendus en vrac dans de grands sacs. On « dévalise » le stock de cahiers et de stylos d'une échoppe – on les distribuera aux gamins, tout au long de la route.
En soirée, nous retournons manger au même restaurant qu'à midi, Chez Ricoh, un resto italien (ces derniers ne sont pas restés très longtemps en Ethiopie, mais leur influence sur la cuisine locale, elle, demeure sensible !). Bien qu'il s'agisse d'un endroit « chic », à en juger par la clientèle, les prix ont de quoi laisser songeur : moins de 50 birrs, par exemple [2,50 euros], le copieux (et délicieux) plat de spaghettis !
Jeudi 16 février. Addis – Debre Markos (300 kms)
Nous quittons Addis vers huit heures ; sortir de la ville prend peu de temps, nous voilà bientôt en pleine campagne.
En route vers les marchés de la capitale...


La route traverse un vaste plateau vallonné, consacré à la culture des céréales. Les moissons s'achèvent, la terre déploie toute la gamme des ors, des ocres et des bruns... L'habitat est très dispersé, partout des petits groupes de maisons (murs en bois ou en pisé, toits de chaume... ou de tôle), flanquées de meules de foin et de mottes de bouses séchées.




Le plus saisissant reste cependant l'animation qui règne dans cette campagne. Ici, pas de voitures individuelles, seulement des charettes tirées par des ânes ; on marche le long de la route, les hommes avec leur canne ou leur outil en travers des épaules, les femmes avec un panier ou un ballot, les écoliers en uniforme coloré. Des gamins conduisent les troupeaux aux champs, d'autres bêtes errent dans une (apparente) liberté... Il y a du monde partout !!


En fin de matinée, nous arrivons au monastère de Debré Libanos, l'un des hauts lieux du christianisme éthiopien, fondé au 13ème siècle. Des funérailles se déroulant sur le parvis, nous commençons par visiter le musée qui abrite croix, manuscrits et autres objets liturgiques.
Dans l'église, moderne, des vitraux de l'artiste Afework Teklé.


Quelques dizaines de kilomètres plus loin débute la descente dans les gorges du Nil Bleu. Au fond, le pont construit par les Italiens est désormais doublé par un ouvrage plus moderne ; la chaleur est accablante et le fleuve, fort peu impressionnant. L'autre versant est moins sauvage, à nouveau des fermes, des cultures en terrasse... Des gamins vendent des mangues au bord de la route, on se laisse tenter !
Nous traversons ensuite un long plateau dévolu à la culture du tef, « la » céréale locale, base de l'alimentation. Les moissons sont terminées, les champs tout piquetés de belles meules... De-ci de-là, des buffles piétinent lourdement les gerbes, pour séparer la paille du grain ; aucune mécanisation, tout le travail se fait à la main... mais la « technologie » n'est pour autant pas totalement absente !




L'après-midi touche à sa fin ; les paysans rentrent des champs, les troupeaux vont aux points d'eau, les femmes au puits, un bidon jaune sur le dos. Les villages s'égrènent tout au long de la route, toujours grouillant de monde, d'animation.
Nous logeons ce soir dans la petite ville de Debré Markos, à l'hôtel Tilik. Avant le dîner, on se balade aux alentours : il fait nuit, les rues sont à peine éclairées, mais rien ne vient ralentir le ballet incessant des tuk-tuk !
Vendredi 17 février. Debré Markos – Bahar Dar (250 km)
La journée commence par une énigme : que peut donc bien recouvrir la mystérieuse appellation « French toasts », sur la carte du petit-déjeuner ?!! Pleins d'audace, nous commandons... et découvrons qu'il s'agit tout simplement de pain perdu, fort bon au demeurant.
Nous partons vers huit heures. Comme hier, le spectacle des campagnes s'offre à nous...
Des paysans travaillent dans leur champ de légumes – pommes de terre, oignons, épinards...


Dans les villages que nous traversons flotte parfois une bonne odeur de café grillé. Et toujours ces foules marchant sur la route...


La corvée d'eau, privilège exclusivement féminin. Le plus souvent, toutefois, les femmes utilisent des bidons en plastique.


Un repasseur public...


... et un bien joli sourire !


Nous arrivons à Bahar Dar, grande ville sillonnée par une myriade de tuk-tuk, vers midi et demie. On s'installe au Summer Land Hotel, séparé du lac Tana par une avenue bordée de palmiers ; l'établissement se veut « de standing » mais, comme toujours ici, mieux vaut ne pas être trop regardant sur les finitions du bâtiment !
L'après-midi, Miki nous emmène voir les chutes du Nil Bleu, à une petite heure de route de Bahar Dar. La piste file droit entre les champs de canne à sucre, l'air est beaucoup plus chaud que les jours précédents.
L'arbre à marabouts...


Un guide local (pas vraiment nécessaire...) nous escorte du parking aux chutes. Le sentier traverse d'abord un beau pont de pierre, dit des Portugais, construit au 17ème siècle et dûment gardé par un prêtre en grande tenue.


Depuis la construction d'un barrage, Tis Isat, « les eaux qui fument », ne présentent plus beaucoup d'intérêt. Reste une agréable balade à flanc de colline, offrant de belles vues sur la campagne.


Le soir, nous allons dîner au restaurant de l'hôtel Dib Anbessa, voisin du nôtre. On commande une fasting food, autrement dit une injera végétarienne, uniquement servie les jours où l'Eglise interdit la consommation de viande. Le goût aigre de l'injera, une galette à base de tef, le plat national par excellence, ne me convainc pas vraiment ; en revanche les différents légumes (épinards, chou, maïs, haricots etc...) sont délicieux, quoique parfois bien épicés !!
Samedi 18 février. Le lac Tana
Petit matin... Les gens sortent de leurs maisons, au pied de l'hôtel, la rumeur de la ville, voix et chants des coqs mêlés, monte jusqu'à notre chambre.


Vers huit heures et demie, nous embarquons en compagnie d'un guide local pour une balade sur le lac Tana. Ce dernier, long de plus de quatre-vingts kilomètres, fut entre le 13è et le 17è siècle le centre politique et religieux de l'Ethiopie ; ses îles abritent une quarantaine de monastères, toujours actifs... et pour certains interdits aux femmes.
Après une heure de navigation, nous atteignons la péninsule de Zéghé. Un sentier bordé de caféiers (et d'étals de souvenirs !) conduit à Ura Kidane Mehret, l'un des sept sanctuaires du lieu.
L'église, de forme circulaire, est ceinte d'une galerie largement ouverte sur l'extérieur. A l'intérieur, les parois du maqdas (le « Saint des Saints », réservé aux seuls prêtres), sont entièrement recouvertes de peintures ; au sol, des tapis et des nattes en bambou.


Difficile de savoir quand ces peintures ont été réalisées : 16ème siècle ? 18ème ? Les sources varient.


A quelques mètres de l'église, dans une vitrine, sont exposées plusieurs croix richement ouvragées, ainsi qu'un manuscrit présenté comme datant du 14ème siècle, ouvert en pleine lumière sur une belle enluminure. Je reste songeuse...
De retour à Bahar Dar, nous déjeunons puis partons faire un tour au marché, qui se tient sur une vaste esplanade en terre battue. Les marchands sont regroupés par spécialité, ici les légumes, là les épices, les céréales (même les pâtes sont vendues en vrac, dans de grands sacs !), plus loin les poteries, les tissus, la ferblanterie...


Une effervescence particulière règne dans le secteur de la volaille – le Carême débute après-demain, nous dit Miki !


Puis, pour terminer l'après-midi, nous allons nous promener en bordure du lac Tana, sur la rive. Agréable balade entre papyrus, roseaux et euphorbes, qui nous permet en outre d'entr'apercevoir, l'espace d'un instant, quelques superbes oiseaux aux vives couleurs.
Le soir, nous retournons dîner au même restaurant qu'hier, où nous retrouvons Yonas, le directeur de Bella Abyssinia, qui accompagne un autre petit groupe de Français. Il est parfaitement francophone , on en profite pour lui poser toutes sortes de questions sur son pays !
A suivre... Ici !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
Tenerife, La Gomera, Fuerteventura, Lanzarote: 2 semaines aux Canaries en Mai (rando, photos) English translation pending
Au vu du temps exécrable de ces derniers jours, je me suis décidé à écrire le récit d’un voyage réalisé il y a un peu plus de 3 ans dans un endroit qui nous a beaucoup étonnés : Les Canaries ! Derrière l’image de villes bétonnées sans charme et de plages bondées se cache un vrai paradis pour randonneurs. Ce voyage a pour moi une signification particulière car je l'ai fait avec celle qui est devenue par la suite ma meilleure amie avant de devenir celle qui partage maintenant ma vie !
Une petite photo pour faire les présentations :

Je suis reparti de bribes écrites à l’époque alors désolé pour la qualité du texte, j’espère que les photos vous donneront au moins une prochaine idée de voyage !
Nous sommes partis 2 semaines en Avril 2009 avec au programme 4 îles : Tenerife (7 jours), La Gomera (3 jours), Fuerteventura (2 jours) et Lanzarote (3 jours). Nous n’avions pas vraiment défini de programme avant de partir. Nous avions juste acheté le guide de randonnées, Rother, pour Ténérife et le petit futé. Nous avons par la suite acheté le Rother pour la Gomera.
Le budget était à l’époque d’environ 1600 euros par personne ce que nous n’avons pas eu de mal à ne pas dépasser.
Samedi
Après un vol sans encombre, nous partons voir la plage de Las Teresitas qui est une des plus belle de l’île mais qui a été totalement créée (sable blanc importé). Le temps est un peu maussade et nous profitons de cette fin de journée pour visiter en voiture le massif de l'Anaga. Puis, nous prenons la direction de Bajamar où se trouve notre Hôtel (sur la côte Nord-Est de l’île). Nous finissons la soirée par une petite balade digestive le long du bord de mer où se trouvent des piscines d’eau de mer.

Plage de Las Teresitas

Bord de mer de Bajamar
Dimanche
Nous nous levons à 7h15 et reprenons la direction du massif de l’Anaga pour faire à pied le circuit du Chinobre. L’atmosphère est humide car le massif est souvent accroché par les nuages et les pluies. Le chemin est d’ailleurs très boueux. Nous commençons vers 9h et marchons sur un chemin qui s’enfonce dans la forêt brumeuse à l’atmosphère si particulière. Nous passons près du rocher le Chinobre, puis du Roque de Anambro et arrivons enfin au magnifique point de vue du Cabezo del Tejo. Nous terminons la boucle par le chemin du Sud et sommes de retour à 11h40.

Camino en direction du Chinobre
Il est maintenant temps d’aller manger ! Nous allons donc nous restaurer sur les hauteurs à El Balaidero : porc, fromage, dessert et vin pour 20 euros. Nous entendons au loin le bruit d’une Lamborghini Gallardo verte qui remonte la TF-12 à fond et vient se garer devant notre petit resto. Quel pied cela doit être de rouler sur ces routes !
Il est déjà assez tard mais nous décidons de faire la boucle Batan de Abajo – Punta del Hildago pour laquelle le Rother écrit « circuit prestigieux pour randonneurs aux nerfs solides. Aucune autre randonnée circulaire sur cette île n’offre quelques chose de comparable : des gorges sauvages, des canaux taillés avec art et dans la roche, la charmante haute vallée de Bejia, la localité isolée de Batan de Abajo et pour finir le raidillon rocheux vertigineux vers la Barranco del Rio - une randonnée exceptionnelle pour les aventuriers ! ». Je n’ai rien d’autre à ajouter mis à part que, pour nous, tout ne s’est pas passé aussi bien que prévu… Nous partons à 15h depuis Batan de Abajo et n’avons pas de difficulté pour descendre le barranco et rejoindre près de la côte Punta del Hildago. Il est déjà 17H et on hésite à remonter car il faut 2H40 pour remonter et la nuit tombe peu après 19H… Bon je décide ma chérie en lui disant qu’en marchant vite cela doit être possible et puis nous avons les lampes frontales avec nous. Le problème c’est que nous n’avons pas trouvé le tunnel/canal ce qui nous a obligé à allonger encore la durée du retour. Vers 19H la nuit commence à tomber, la pluie aussi et le vent se lève ! Nous finissons la randonnée avec les K-ways et les frontales pendant 1H. Nous arrivons en pleine nuit à la voiture… frigorifiés.

Massif de L'Anaga

Descente vers Punta del Hildago par le barranco Del Rio

Remontée vers Punta del Hildago par le barranco Seco
Sur la route nous menant à Bajamar nous sommes longtemps restés bloqués par des embouteillages car il y a une fête où les jeunes locaux se costument en habit traditionnel. Nous n’avons jamais su ce que c’était.
Lundi
Nous prenons ce matin la direction du Teide, plus haut sommet d’Espagne à plus de 3700m. La route des crêtes qui mène à la Caldera serpente dans la forêt de l’Esperenza qui est envahie par les nuages. Ce n’est qu’en arrivant à la Caldera que le ciel bleu apparaît avec en point de mire le Teide, majestueux.

En arrivant au-dessus des nuages : le Teide !

Paysage volcanique de la Caldera
Nous prenons la solution de facilité pour rejoindre son sommet : le Téléphérique ! Nous n’avons pas le permis pour aller jusqu’au cône alors nous faisons les petites ballades qui permettent de dominer à droite la Forteleza et à gauche le Pico Viejo. (1h30-2h au total)

Cône du Teide

Vue sur le Pico Viejo
Nous allons ensuite manger à El portillio avant d’attaquer la randonnée menant au sommet du guaraja à partir du Parador Nacional. Nous partons vers 15h00. Le chemin est tranquille au début avant de devenir très pentue et glissant. Au sommet, nous bénéficions d’une vue à couper le souffle sur l’ensemble de la Caldera avec devant nous l’imposant Teide. Sur le retour, nous ratons le sentier et nous nous retrouvons à descendre un pseudo sentier pentue au milieu de la végétation et des cailloux. Après les péripéties d’hier, cela commence à devenir une habitude les plans galères ! Nous sommes finalement de retour à 19h30.

Vue sur le Teide depuis le bas du Guaraja

Montée du Guaraja

Vue sur le Teide et la Caldera depuis le sommet du Guaraja

Redescente en fin de journée
Notre hôtel pour ce soir est la pension German à Vilaflor. Dans mes souvenirs, c’était très humide. De plus, il n’y a avait aucun restaurant à part un bar à l’allure un peu douteuse.
Mardi
Nous nous levons tranquillement à 8h pour aller faire la randonnée de la Montana blanca depuis El portillio. C’est surement la randonnée que j’ai le plus apprécié car elle offre des paysages volcaniques exceptionnels. Nous commençons à 11H et il nous faudra 7H pour effectuer la boucle. Le temps est radieux et les couleurs des coulées de lave, des pierres ponce contrastent énormément avec le ciel bleu. Sur le chemin, nous découvrons de gros rochers noirs ronds que les gens appellent les « œufs du Teide ». Ce sont des boules de lave qui se sont probablement détachées et ont dévalés les pentes du volcan, d’où leur forme. Nous faisons aussi un petit détour pour aller voir la forteresse (la « Fortaleza ») qui constitue une partie de la paroi de la Caldera.

Coulée de lave et pierres ponce

Petits œufs du Teide

Vue depuis la Montana Blanca

Paysages volcaniques
Il est 18H et nous souhaitons admirer le coucher de soleil depuis les Roques de Garcia. Cet endroit est très connu pour son rocher, le Roque Cinchado, appelé « doigt de Dieu » et qui se trouve sur les billets de banque.

Les Roques de Garcia avec le Teide au fond

Fin de journée sur les Roques de Garcia
Je ne sais pas si j’ai déjà vu un massif aussi rouge que le Guajara embrasé par le soleil couchant. Un spectacle de toute beauté, par contre très rapide (quelques minutes seulement).
Coucher de Soleil dans les Roques de Garcia

La Guaraja s’embrasant au soleil couchant

Coucher de Soleil dans les Roques de Garcia (2)
Il est un peu tard et nous décidons de prendre une chambre à l’hôtel paradores qui se trouve dans la Caldera avec vue sur le teide (nous négocierons facilement 112€ au lieu de 165 €).
Mercredi
Après avoir fait des sandwichs avec le petit dej de l'hotel :-) nous refaisons une visite rapide de los roques (5 cars arrivent à notre départ ! Ouf).


Nous faisons un petit arrêt au Soulier de la reine sur le chemin et redescendons vers Los Gigantes.

Le « Soulier de la reine »

Vue le Viejo Pico

Forêt en direction de Masca
Nous avons prévu de faire les gorges de Masca en prenant l’option du retour par bateau pour nous ramener à Los Gigantes. Les tickets retour pris, la navette nous amène au départ du sentier. Il est 12H40 lorsque nous entamons la marche dans le barranco de Masca. Avant de partir, on nous dit qu’il faut 3H…nous mettrons un peu plus de 2H avec pause repas et nombreux arrêts photos ! Nous croisons personne au début (départ tard oblige) mais à la fin nous sommes obligés de doubler des groupes de danois/allemands/espagnols...vraiment trop de monde à la fin, c'est dommage car le barranco est magnifique.

Barranco de Masca

Petite Cascade dans le barranco
Nous attendons le bateau sur la plage pendant 1h30 en regardant les crabes rouges faire bronzette sur les rochers noirs de la plage. Lors du retour, des bancs de dauphins font des sauts près des installations de pisciculture.

Crabe rouge sur la plage de Masca

Nous reprenons la voiture et nous longeons la cote en direction de Adege pour trouver un hôtel et se rapprocher du barranco del infernio, prévu pour demain. On trouve un appart hôtel a 29€ que l’on paie finalement 20€. Bonne affaire ! Diner avec une très mauvaise pizza (sèche)
Jeudi
Nous partons à 7h50 en direction de Adeje pour faire le barranco del infernio. Nous arrivons à 8h30 mais le guide ne nous laisse pas partir avant 9h ! Et oui, il faut respecter les horaires (la visite du barranco est réglementée). Le départ se fait donc groupé…un groupe d'écoliers arrive, on se dépêche de passer devant et on est vite les premiers à ouvrir la route. Que c'est mieux de se sentir seuls ! Honnêtement, le barranco n'a pas vraiment d'intérêt en soi surtout après avoir fait Masca. On longe un canal pour arriver à la cascade finale qui est une juste récompense même si j'avoue qu’il existe beaucoup mieux tant au niveau des couleurs, elle est de plus à l'ombre, qu'au niveau de la grandeur. Nous n’avons pas le droit de rester trop longtemps à la cascade à cause des risques de chute de pierres. Le guide qui est présent nous dit pas plus de 1 ou 2 photos ! bien sûr, on en fait une petite vingtaine. Faut pas exagérer quand même ! 2h plus tard nous en avons fini avec del infernio.


Canal le long du chemin vers la cascade

Cascade du barranco del infernio

Cactus Six feet
Le temps nous semble pour une fois dégagé sur les hauteurs de Vilaflor et nous décidons de voir le paysage lunaire. Quelques voitures sont garées au début de la piste mais comme cette dernière est ouverte nous décidons de continuer en voiture. Il faut dire que nous sommes un peu pressés à cause du ferry pour la Gomera que nous prenons en fin de journée. Nous mettons plus d'une heure pour rejoindre le parking du campground car nous voulons éviter toute crevaison sur une piste très encombrée par des cailloux cassants. Nous entamons donc la ballade qui mène au paysage lunaire. La balade est plutôt facile et nous sommes rapidement au pied des cheminées de fée d’une couleur blanche. C’est fascinant. Nous faisons quelques photos et, pressés par le temps, nous retournons a la voiture. Le retour sera rapide vers los cristianos (45 min de piste cette fois).

Cheminées de fée du paysage lunaire

Cheminées de fée du paysage lunaire
Là c’est une course contre la montre qui commence. Nous mettrons beaucoup de temps à trouver le loueur de voiture Orca pour lui rendre la voiture car celui-ci est planqué au fond d'une voie sans issue près de l'hôtel Royal Garden..... De plus, la fille nous fait attendre ! On file prendre un taxi mais qui est vite pris dans un bouchon. Pas le choix, on continue à pied en courant avec nos valises. Finalement nous arrivons à l'heure mais le ferry partira avec beaucoup de retard ! Ouff

Depuis le ferry en direction de la Gomera
Suite des évènements, le ferry s’arrête ce que nous pensions être en pleine mer. Les annonces étant en espagnol nous ne comprenons pas que le ferry est à quai au port de San Sebastian ! Nous nous en apercevons à la dernière minute et nous avons juste le temps de récupérer les valises et de courir dehors avant que le ferry reparte. Il s’en est fallu de peu qu’on se retrouve à la Palma ! Après un repas en centre-ville (paella très moyenne), nous partons la fleur au fusil pour rejoindre Las Hayas avant de nous rendre compte au bout de 20 minutes que nous n’avons plus d’essence (le loueur nous avait pourtant dit de faire le plein avant de partir mais nous avions oublié !) Heureusement, la route pour retourner à San Sebastian pour faire le plein est en pente J. Nous arrivons finalement à Las Hayas à 23h30 .... après avoir roulé dans un brouillard et un vent ahurissants. L’atmosphère est lugubre ! Nous avons réservé un gîte pour les 3 nuits à venir. Il faut savoir que Las Hayas se trouve dans la forêt primaire de l’île. L’altitude élevée a pour conséquence que les nuages s’accrochent sur ces hauteurs et que le temps est très humide. La chambre était par conséquent très humide aussi…
Vendredi
Nous nous levons assez tard et commençons le petit déjeuner à 9h45 pour en sortir à 11h ! Omelette, pain, jus d'orange, tout est là mais c'est très long. Nous demandons aux personnes du restaurant des conseils pour les 3 jours sur l’île et ils nous donnent plein d’informations car à vrai dire nous n’avons pas de programme de défini. Le 1e jour sera un tour de l'ile en voiture pour faire les 6 vallées (en fait ça sera 5 vallées puisque nous ne voulons pas retourner à San Sebastian de la Gomera. Nous effectuons des arrêts aux différents points de vue et plages de l’île.

Roque de Agando

Île de La Palma depuis Luga Arure

Piste du GR132
Nous dînons à Valle Gran Rey en contemplant le coucher de soleil le long de la plage.
Samedi
Après un petit déjeuner légèrement plus rapide (tout est relatif), nous sommes à Arure à 10h20 pour le début de la descente du GR132 en direction de Valle Gran Rey. La descente offre de magnifiques panoramas. Elle est aussi très raide et mon genou commence à se bloquer. Malheureusement, le temps est couvert aujourd’hui.

En direction de la Merica

GR132

Sur le plateau de la Merica

Le Riscos de la Merica
3 heures plus tard, et après une pause déjeuner en haut du pic offrant une très belle vue de Valle Gran Rey, nous arrivons en bas. Le bus pour retourner à Arure, où nous avons laissé la voiture, part à 14h mais au bout de 15 min, il fait demi-tour à cause d’un problème mécanique. On doit changer de bus et finalement nous arrivons à 15h05 à la voiture. Nous avons prévu pour cet après-midi d’aller voir la chute d'eau du baranco de Arure. La ballade est très sympa, courte (1H30) et avec une chute d'eau assez jolie à la fin.

Cascade du barranco de Arure
Comme il nous reste encore un peu de temps, nous décidons de remonter à Las Hayas pour faire une ballade dans la forêt menant aux jardins de Las Creres (1h50).



Halloween?
Nous rentrons à 19h10 au gite. Repas au bar montana (gofio, soupe de légumes, salade).
Dimanche
Le temps est couvert et un peu menaçant ce matin. Nous prenons la direction du degolada de peraza pour faire la boucle qui conduit aux roque de Ojila, de la Zarcita et de Agando. Nous commençons à 11H15 après avoir bien scruté le ciel. Il ne devrait pas pleuvoir. La randonnée est très agréable même si le dénivelé est assez important.


Roque de la Zarcita
Nous sommes de retour à 14h30 pour prendre un repas au degolada de peraza. Nous n’avons plus le temps de faire la boucle de 4h chipoude-fortelaza-pic du guarajonay. Nous décidons de prendre donc la direction du pic du de guarajonay, plus haut sommet de l’île en commençant la marche depuis El Guro (1h20 avec raccourci).

Vue sur le Teide au-dessus des nuages
Mon genou commence à me faire très mal et je suis obligé de marcher sur une seule jambe, aidé d’un bâton. La douleur est tellement forte que mon genou refuse de plier la jambe. Pas grave, nous allons quand même faire la ballade menant à la Fortaleza (petite montagne tabulaire) depuis Pavon (1H30). La fin nécessite de s’aider de ses mains pour monter sur le plateau mais les vues vertigineuses le méritent.

Montée vers la Fortaleza

Falaises depuis la Fortaleza
Voilà c’est la fin de la journée et des notes que j’avais prises à l’époque. Il m’est donc difficile de continuer le carnet de voyage. Je vais donc simplement mettre le programme des prochains jours pour donner quelques idées, ainsi que quelques photos.
Lundi
Retour sur l’île de Ténérife. Randonnée au pied du Pico Viejo, sur les montana de la Botija et montana Samara dans un décor volcanique (cratères et champs de laves).







On prend l’avion pour rejoindre l’île de Fuerteventura.
Mardi
Visite de l’île de Fuerteventura en voiture Baignade (l’eau n’est pas très chaude à cette époque de l’année) Ballade dans les dunes de Corralejo en fin de journée jusqu’au coucher de soleil.













Mercredi
Journée détente Ferry pour l’île de Lanzarote
Jeudi
Visite de l’île de Lanzarote qui offre énormément d’endroits à visiter. Nous avons fait :

Lac volcanique vert de El Golfo

Marais salants De janubio

Grottes de Los Ervideros

Plantation de vigne dans les scories volcaniques à La Geria
Village de Teguise



Mirador Del Rio

Cueva de Los Verdes

Jameos del Agua

Jardin de Cactus

Jardin de Cactus






Vendredi
Nous faisons une ballade avec un guide sur le volcan Pico Partido (il est impératif d’avoir un guide accrédité pour le visiter). Le temps est maussade mais le paysage est spectaculaire

A l’assaut du Pico Partido

Plage de Papagayo (payant)
Parc de Timanfaya, un paysage volcanique exceptionnel qui ne se visite malheureusement pas à pied mais en bus.



Pico Partido sous le soleil !
Ballade de Caldera Blanca, plus grand cratère de l’île. Excellente ballade.

Un âne vient nous dire bonjour avant de partir !

Sur le chemin vers le sommet la Caldera Blanca

Caldera Blanca
Samedi Retour à Paris avec de merveilleux souvenirs en tête !
Une petite photo pour faire les présentations :

Je suis reparti de bribes écrites à l’époque alors désolé pour la qualité du texte, j’espère que les photos vous donneront au moins une prochaine idée de voyage !
Nous sommes partis 2 semaines en Avril 2009 avec au programme 4 îles : Tenerife (7 jours), La Gomera (3 jours), Fuerteventura (2 jours) et Lanzarote (3 jours). Nous n’avions pas vraiment défini de programme avant de partir. Nous avions juste acheté le guide de randonnées, Rother, pour Ténérife et le petit futé. Nous avons par la suite acheté le Rother pour la Gomera.
Le budget était à l’époque d’environ 1600 euros par personne ce que nous n’avons pas eu de mal à ne pas dépasser.
Samedi
Après un vol sans encombre, nous partons voir la plage de Las Teresitas qui est une des plus belle de l’île mais qui a été totalement créée (sable blanc importé). Le temps est un peu maussade et nous profitons de cette fin de journée pour visiter en voiture le massif de l'Anaga. Puis, nous prenons la direction de Bajamar où se trouve notre Hôtel (sur la côte Nord-Est de l’île). Nous finissons la soirée par une petite balade digestive le long du bord de mer où se trouvent des piscines d’eau de mer.

Plage de Las Teresitas

Bord de mer de Bajamar
Dimanche
Nous nous levons à 7h15 et reprenons la direction du massif de l’Anaga pour faire à pied le circuit du Chinobre. L’atmosphère est humide car le massif est souvent accroché par les nuages et les pluies. Le chemin est d’ailleurs très boueux. Nous commençons vers 9h et marchons sur un chemin qui s’enfonce dans la forêt brumeuse à l’atmosphère si particulière. Nous passons près du rocher le Chinobre, puis du Roque de Anambro et arrivons enfin au magnifique point de vue du Cabezo del Tejo. Nous terminons la boucle par le chemin du Sud et sommes de retour à 11h40.

Camino en direction du Chinobre
Il est maintenant temps d’aller manger ! Nous allons donc nous restaurer sur les hauteurs à El Balaidero : porc, fromage, dessert et vin pour 20 euros. Nous entendons au loin le bruit d’une Lamborghini Gallardo verte qui remonte la TF-12 à fond et vient se garer devant notre petit resto. Quel pied cela doit être de rouler sur ces routes !
Il est déjà assez tard mais nous décidons de faire la boucle Batan de Abajo – Punta del Hildago pour laquelle le Rother écrit « circuit prestigieux pour randonneurs aux nerfs solides. Aucune autre randonnée circulaire sur cette île n’offre quelques chose de comparable : des gorges sauvages, des canaux taillés avec art et dans la roche, la charmante haute vallée de Bejia, la localité isolée de Batan de Abajo et pour finir le raidillon rocheux vertigineux vers la Barranco del Rio - une randonnée exceptionnelle pour les aventuriers ! ». Je n’ai rien d’autre à ajouter mis à part que, pour nous, tout ne s’est pas passé aussi bien que prévu… Nous partons à 15h depuis Batan de Abajo et n’avons pas de difficulté pour descendre le barranco et rejoindre près de la côte Punta del Hildago. Il est déjà 17H et on hésite à remonter car il faut 2H40 pour remonter et la nuit tombe peu après 19H… Bon je décide ma chérie en lui disant qu’en marchant vite cela doit être possible et puis nous avons les lampes frontales avec nous. Le problème c’est que nous n’avons pas trouvé le tunnel/canal ce qui nous a obligé à allonger encore la durée du retour. Vers 19H la nuit commence à tomber, la pluie aussi et le vent se lève ! Nous finissons la randonnée avec les K-ways et les frontales pendant 1H. Nous arrivons en pleine nuit à la voiture… frigorifiés.

Massif de L'Anaga

Descente vers Punta del Hildago par le barranco Del Rio

Remontée vers Punta del Hildago par le barranco Seco
Sur la route nous menant à Bajamar nous sommes longtemps restés bloqués par des embouteillages car il y a une fête où les jeunes locaux se costument en habit traditionnel. Nous n’avons jamais su ce que c’était.
Lundi
Nous prenons ce matin la direction du Teide, plus haut sommet d’Espagne à plus de 3700m. La route des crêtes qui mène à la Caldera serpente dans la forêt de l’Esperenza qui est envahie par les nuages. Ce n’est qu’en arrivant à la Caldera que le ciel bleu apparaît avec en point de mire le Teide, majestueux.

En arrivant au-dessus des nuages : le Teide !

Paysage volcanique de la Caldera
Nous prenons la solution de facilité pour rejoindre son sommet : le Téléphérique ! Nous n’avons pas le permis pour aller jusqu’au cône alors nous faisons les petites ballades qui permettent de dominer à droite la Forteleza et à gauche le Pico Viejo. (1h30-2h au total)

Cône du Teide

Vue sur le Pico Viejo
Nous allons ensuite manger à El portillio avant d’attaquer la randonnée menant au sommet du guaraja à partir du Parador Nacional. Nous partons vers 15h00. Le chemin est tranquille au début avant de devenir très pentue et glissant. Au sommet, nous bénéficions d’une vue à couper le souffle sur l’ensemble de la Caldera avec devant nous l’imposant Teide. Sur le retour, nous ratons le sentier et nous nous retrouvons à descendre un pseudo sentier pentue au milieu de la végétation et des cailloux. Après les péripéties d’hier, cela commence à devenir une habitude les plans galères ! Nous sommes finalement de retour à 19h30.

Vue sur le Teide depuis le bas du Guaraja

Montée du Guaraja

Vue sur le Teide et la Caldera depuis le sommet du Guaraja

Redescente en fin de journée
Notre hôtel pour ce soir est la pension German à Vilaflor. Dans mes souvenirs, c’était très humide. De plus, il n’y a avait aucun restaurant à part un bar à l’allure un peu douteuse.
Mardi
Nous nous levons tranquillement à 8h pour aller faire la randonnée de la Montana blanca depuis El portillio. C’est surement la randonnée que j’ai le plus apprécié car elle offre des paysages volcaniques exceptionnels. Nous commençons à 11H et il nous faudra 7H pour effectuer la boucle. Le temps est radieux et les couleurs des coulées de lave, des pierres ponce contrastent énormément avec le ciel bleu. Sur le chemin, nous découvrons de gros rochers noirs ronds que les gens appellent les « œufs du Teide ». Ce sont des boules de lave qui se sont probablement détachées et ont dévalés les pentes du volcan, d’où leur forme. Nous faisons aussi un petit détour pour aller voir la forteresse (la « Fortaleza ») qui constitue une partie de la paroi de la Caldera.

Coulée de lave et pierres ponce

Petits œufs du Teide

Vue depuis la Montana Blanca

Paysages volcaniques
Il est 18H et nous souhaitons admirer le coucher de soleil depuis les Roques de Garcia. Cet endroit est très connu pour son rocher, le Roque Cinchado, appelé « doigt de Dieu » et qui se trouve sur les billets de banque.

Les Roques de Garcia avec le Teide au fond

Fin de journée sur les Roques de Garcia
Je ne sais pas si j’ai déjà vu un massif aussi rouge que le Guajara embrasé par le soleil couchant. Un spectacle de toute beauté, par contre très rapide (quelques minutes seulement).

Coucher de Soleil dans les Roques de Garcia

La Guaraja s’embrasant au soleil couchant

Coucher de Soleil dans les Roques de Garcia (2)
Il est un peu tard et nous décidons de prendre une chambre à l’hôtel paradores qui se trouve dans la Caldera avec vue sur le teide (nous négocierons facilement 112€ au lieu de 165 €).
Mercredi
Après avoir fait des sandwichs avec le petit dej de l'hotel :-) nous refaisons une visite rapide de los roques (5 cars arrivent à notre départ ! Ouf).


Nous faisons un petit arrêt au Soulier de la reine sur le chemin et redescendons vers Los Gigantes.

Le « Soulier de la reine »

Vue le Viejo Pico

Forêt en direction de Masca
Nous avons prévu de faire les gorges de Masca en prenant l’option du retour par bateau pour nous ramener à Los Gigantes. Les tickets retour pris, la navette nous amène au départ du sentier. Il est 12H40 lorsque nous entamons la marche dans le barranco de Masca. Avant de partir, on nous dit qu’il faut 3H…nous mettrons un peu plus de 2H avec pause repas et nombreux arrêts photos ! Nous croisons personne au début (départ tard oblige) mais à la fin nous sommes obligés de doubler des groupes de danois/allemands/espagnols...vraiment trop de monde à la fin, c'est dommage car le barranco est magnifique.

Barranco de Masca

Petite Cascade dans le barranco
Nous attendons le bateau sur la plage pendant 1h30 en regardant les crabes rouges faire bronzette sur les rochers noirs de la plage. Lors du retour, des bancs de dauphins font des sauts près des installations de pisciculture.

Crabe rouge sur la plage de Masca

Nous reprenons la voiture et nous longeons la cote en direction de Adege pour trouver un hôtel et se rapprocher du barranco del infernio, prévu pour demain. On trouve un appart hôtel a 29€ que l’on paie finalement 20€. Bonne affaire ! Diner avec une très mauvaise pizza (sèche)
Jeudi
Nous partons à 7h50 en direction de Adeje pour faire le barranco del infernio. Nous arrivons à 8h30 mais le guide ne nous laisse pas partir avant 9h ! Et oui, il faut respecter les horaires (la visite du barranco est réglementée). Le départ se fait donc groupé…un groupe d'écoliers arrive, on se dépêche de passer devant et on est vite les premiers à ouvrir la route. Que c'est mieux de se sentir seuls ! Honnêtement, le barranco n'a pas vraiment d'intérêt en soi surtout après avoir fait Masca. On longe un canal pour arriver à la cascade finale qui est une juste récompense même si j'avoue qu’il existe beaucoup mieux tant au niveau des couleurs, elle est de plus à l'ombre, qu'au niveau de la grandeur. Nous n’avons pas le droit de rester trop longtemps à la cascade à cause des risques de chute de pierres. Le guide qui est présent nous dit pas plus de 1 ou 2 photos ! bien sûr, on en fait une petite vingtaine. Faut pas exagérer quand même ! 2h plus tard nous en avons fini avec del infernio.


Canal le long du chemin vers la cascade

Cascade du barranco del infernio

Cactus Six feet
Le temps nous semble pour une fois dégagé sur les hauteurs de Vilaflor et nous décidons de voir le paysage lunaire. Quelques voitures sont garées au début de la piste mais comme cette dernière est ouverte nous décidons de continuer en voiture. Il faut dire que nous sommes un peu pressés à cause du ferry pour la Gomera que nous prenons en fin de journée. Nous mettons plus d'une heure pour rejoindre le parking du campground car nous voulons éviter toute crevaison sur une piste très encombrée par des cailloux cassants. Nous entamons donc la ballade qui mène au paysage lunaire. La balade est plutôt facile et nous sommes rapidement au pied des cheminées de fée d’une couleur blanche. C’est fascinant. Nous faisons quelques photos et, pressés par le temps, nous retournons a la voiture. Le retour sera rapide vers los cristianos (45 min de piste cette fois).

Cheminées de fée du paysage lunaire

Cheminées de fée du paysage lunaire
Là c’est une course contre la montre qui commence. Nous mettrons beaucoup de temps à trouver le loueur de voiture Orca pour lui rendre la voiture car celui-ci est planqué au fond d'une voie sans issue près de l'hôtel Royal Garden..... De plus, la fille nous fait attendre ! On file prendre un taxi mais qui est vite pris dans un bouchon. Pas le choix, on continue à pied en courant avec nos valises. Finalement nous arrivons à l'heure mais le ferry partira avec beaucoup de retard ! Ouff

Depuis le ferry en direction de la Gomera
Suite des évènements, le ferry s’arrête ce que nous pensions être en pleine mer. Les annonces étant en espagnol nous ne comprenons pas que le ferry est à quai au port de San Sebastian ! Nous nous en apercevons à la dernière minute et nous avons juste le temps de récupérer les valises et de courir dehors avant que le ferry reparte. Il s’en est fallu de peu qu’on se retrouve à la Palma ! Après un repas en centre-ville (paella très moyenne), nous partons la fleur au fusil pour rejoindre Las Hayas avant de nous rendre compte au bout de 20 minutes que nous n’avons plus d’essence (le loueur nous avait pourtant dit de faire le plein avant de partir mais nous avions oublié !) Heureusement, la route pour retourner à San Sebastian pour faire le plein est en pente J. Nous arrivons finalement à Las Hayas à 23h30 .... après avoir roulé dans un brouillard et un vent ahurissants. L’atmosphère est lugubre ! Nous avons réservé un gîte pour les 3 nuits à venir. Il faut savoir que Las Hayas se trouve dans la forêt primaire de l’île. L’altitude élevée a pour conséquence que les nuages s’accrochent sur ces hauteurs et que le temps est très humide. La chambre était par conséquent très humide aussi…
Vendredi
Nous nous levons assez tard et commençons le petit déjeuner à 9h45 pour en sortir à 11h ! Omelette, pain, jus d'orange, tout est là mais c'est très long. Nous demandons aux personnes du restaurant des conseils pour les 3 jours sur l’île et ils nous donnent plein d’informations car à vrai dire nous n’avons pas de programme de défini. Le 1e jour sera un tour de l'ile en voiture pour faire les 6 vallées (en fait ça sera 5 vallées puisque nous ne voulons pas retourner à San Sebastian de la Gomera. Nous effectuons des arrêts aux différents points de vue et plages de l’île.

Roque de Agando

Île de La Palma depuis Luga Arure

Piste du GR132
Nous dînons à Valle Gran Rey en contemplant le coucher de soleil le long de la plage.
Samedi
Après un petit déjeuner légèrement plus rapide (tout est relatif), nous sommes à Arure à 10h20 pour le début de la descente du GR132 en direction de Valle Gran Rey. La descente offre de magnifiques panoramas. Elle est aussi très raide et mon genou commence à se bloquer. Malheureusement, le temps est couvert aujourd’hui.

En direction de la Merica

GR132

Sur le plateau de la Merica

Le Riscos de la Merica
3 heures plus tard, et après une pause déjeuner en haut du pic offrant une très belle vue de Valle Gran Rey, nous arrivons en bas. Le bus pour retourner à Arure, où nous avons laissé la voiture, part à 14h mais au bout de 15 min, il fait demi-tour à cause d’un problème mécanique. On doit changer de bus et finalement nous arrivons à 15h05 à la voiture. Nous avons prévu pour cet après-midi d’aller voir la chute d'eau du baranco de Arure. La ballade est très sympa, courte (1H30) et avec une chute d'eau assez jolie à la fin.

Cascade du barranco de Arure
Comme il nous reste encore un peu de temps, nous décidons de remonter à Las Hayas pour faire une ballade dans la forêt menant aux jardins de Las Creres (1h50).



Halloween?
Nous rentrons à 19h10 au gite. Repas au bar montana (gofio, soupe de légumes, salade).
Dimanche
Le temps est couvert et un peu menaçant ce matin. Nous prenons la direction du degolada de peraza pour faire la boucle qui conduit aux roque de Ojila, de la Zarcita et de Agando. Nous commençons à 11H15 après avoir bien scruté le ciel. Il ne devrait pas pleuvoir. La randonnée est très agréable même si le dénivelé est assez important.


Roque de la Zarcita
Nous sommes de retour à 14h30 pour prendre un repas au degolada de peraza. Nous n’avons plus le temps de faire la boucle de 4h chipoude-fortelaza-pic du guarajonay. Nous décidons de prendre donc la direction du pic du de guarajonay, plus haut sommet de l’île en commençant la marche depuis El Guro (1h20 avec raccourci).

Vue sur le Teide au-dessus des nuages
Mon genou commence à me faire très mal et je suis obligé de marcher sur une seule jambe, aidé d’un bâton. La douleur est tellement forte que mon genou refuse de plier la jambe. Pas grave, nous allons quand même faire la ballade menant à la Fortaleza (petite montagne tabulaire) depuis Pavon (1H30). La fin nécessite de s’aider de ses mains pour monter sur le plateau mais les vues vertigineuses le méritent.

Montée vers la Fortaleza

Falaises depuis la Fortaleza
Voilà c’est la fin de la journée et des notes que j’avais prises à l’époque. Il m’est donc difficile de continuer le carnet de voyage. Je vais donc simplement mettre le programme des prochains jours pour donner quelques idées, ainsi que quelques photos.
Lundi
Retour sur l’île de Ténérife. Randonnée au pied du Pico Viejo, sur les montana de la Botija et montana Samara dans un décor volcanique (cratères et champs de laves).







On prend l’avion pour rejoindre l’île de Fuerteventura.
Mardi
Visite de l’île de Fuerteventura en voiture Baignade (l’eau n’est pas très chaude à cette époque de l’année) Ballade dans les dunes de Corralejo en fin de journée jusqu’au coucher de soleil.













Mercredi
Journée détente Ferry pour l’île de Lanzarote
Jeudi
Visite de l’île de Lanzarote qui offre énormément d’endroits à visiter. Nous avons fait :

Lac volcanique vert de El Golfo

Marais salants De janubio

Grottes de Los Ervideros

Plantation de vigne dans les scories volcaniques à La Geria
Village de Teguise



Mirador Del Rio

Cueva de Los Verdes

Jameos del Agua

Jardin de Cactus

Jardin de Cactus






Vendredi
Nous faisons une ballade avec un guide sur le volcan Pico Partido (il est impératif d’avoir un guide accrédité pour le visiter). Le temps est maussade mais le paysage est spectaculaire

A l’assaut du Pico Partido

Plage de Papagayo (payant)
Parc de Timanfaya, un paysage volcanique exceptionnel qui ne se visite malheureusement pas à pied mais en bus.



Pico Partido sous le soleil !
Ballade de Caldera Blanca, plus grand cratère de l’île. Excellente ballade.

Un âne vient nous dire bonjour avant de partir !

Sur le chemin vers le sommet la Caldera Blanca

Caldera Blanca
Samedi Retour à Paris avec de merveilleux souvenirs en tête !
Trek dans la vallée de la Tsum (Népal) English translation pending
Bonjour,
je rentre juste d'un trek au Langtang, que déjà j'ai envie de repartir !🙂 En fait j'ai découvert par hasard l’existante de la vallée de la Tsum et j'aimerai bien dans un prochain trek y aller. Je suis preneur de toutes les expériences des uns et des autres et pourquoi pas de supports (site internet, carte ... etc). Je suis aussi preneur d'infos sur la possibilité de faire l'aller retour par deux itinéraires différent, mais sans faire le tour du manaslu car je n'aurai pas le temps..😠
merci par avance de vos réponse
Fred
PS: Si quelqu'un veut des renseignement sur le Langtang, il faut contacter Passang qui promène sur ce forum et elle vous fera découvrir son pays et sa fammile comme personne !!!!
je rentre juste d'un trek au Langtang, que déjà j'ai envie de repartir !🙂 En fait j'ai découvert par hasard l’existante de la vallée de la Tsum et j'aimerai bien dans un prochain trek y aller. Je suis preneur de toutes les expériences des uns et des autres et pourquoi pas de supports (site internet, carte ... etc). Je suis aussi preneur d'infos sur la possibilité de faire l'aller retour par deux itinéraires différent, mais sans faire le tour du manaslu car je n'aurai pas le temps..😠
merci par avance de vos réponse
Fred
PS: Si quelqu'un veut des renseignement sur le Langtang, il faut contacter Passang qui promène sur ce forum et elle vous fera découvrir son pays et sa fammile comme personne !!!!
Route de Luang Prabang à Vang Vieng English translation pending
Bonjour.
Tout le monde semble être d'accord pour dire que la route de Luang Prabang à Vang Vieng est superbe.
Avez-vous une idée du prix que cela couterait de louer une voiture avec chauffeur pendant une journée pour pouvoir profiter pleinement de cette route et s'arrêter quand on en a envie ?
Quelqu'un a-t-il déjà testé cette solution ?
Merci pour votre aide.
Jean Michel.
Visite du Sud de la France en mai 2013 English translation pending
Bonjour,
je désir faire un voyage en france en mai 2013, je veut aller à Paris et ensuite chamonix et puis je voudrait louer une voiture pour visité 2 ou 3 villes dans le sud comme nice, marseille... Mais je ne veut pas payer le prix fort donc jaimerait rester dans une ville pas trop loin des villes du sud pour pouvoir y aller en voiture, mais qui ne coute pas un prix de fou avez-vous quelques chose à me conseiller? Puis qu'elles sont les villes les plus interessantes au sud?
merci de m'aider 🙂
joanie
Visites oasis de montagne et itinéraire English translation pending
Bonjour,
Partons en famille à Djerba début mai . Avec l' aide d' un guide papier, je me suis arrangé un itinéraire pour faire les oasis de montagne : Départ de djerba via Matmata. Visite de Tamezret, Toujene et continuation vers zaafrane et promenade dans les dunes à dos de dromadaire . Continuation vers Tozeur et visite de la palmeraie et de l' ancienne ville . Nuit à tozeur et le lendemain visite des oasis de chebika et tamerza . Puis continuation vers mides et visite du grand canion . Retour par gabes.
Que pensez vous de cet itinéraire ? Est ce possible à faire avec une voiture de tourisme ? Quelles sont les visites à ne pas manquer ? Est il possible de dormir chez l' habitant vers Tozeur ? A quelle heure tombe la nuit fin avril ?
Toutes les idées sont bienvenues car je suis en train d' organiser mes excursions mais ne suis jamais allée en Tunisie .
Tarif pour un guide local dans la région Tozeur? (Tunisie) English translation pending
Bonjour,
je pars pour une semaine de vacances en famille à Tozeur courant novembre.
Je pensais prendre un guide local pour effectuer quelques excursions à la journée.
Je n'ai pas envie de passer par l’hôtel et je n'ai pas envie de me débrouiller tout seul car avec les enfants c'est pas toujours facile de tout gérer.
J'avais pensé faire: - une journée dans les oasis de montagne. - une journée Lac salé et Douz - Une journée dans la région de Nefta
Quel est le budget à prévoir pour de telles excursions ?
Merci Stefan
J'avais pensé faire: - une journée dans les oasis de montagne. - une journée Lac salé et Douz - Une journée dans la région de Nefta
Quel est le budget à prévoir pour de telles excursions ?
Merci Stefan
Dix jours sur Marrakech avec enfant: mer, montagne ou désert? English translation pending
bonjour à tous,
je pars 10 jours avec ma fille de 3 ans et mon ami....on arrive sur Marrakech le 28 octobre et repartons le 7 novembre....et je voudrais savoir ce qui est le mieux à faire pour voir et profiter de tous en si peu de temps...!!!
on passera 2 ou 3 jours sur marrakech parce qu'il y a pleins de choses à voir mais pour la suite, je ne sais pas trop quoi faire....ce n'est pas mon premier voyage au Maroc mais c'est la première en famille et c'est le premier voyage au Maroc pour mon ami....
programme 1: Marrakech Ouzoud vallée de l'Ourika Marrakech
programme 2: Marrakech Taliouine Taroudant Essaouira Marrakech
programme 3: Marrakech Boumalne Merzouga Marrakech
je sais que les routes sont longues, nous lourons une voiture ou on prendra les transports locaux....
si quelqu'un a déjà fait ses circuits, je veux bien des petits conseils pour que les vacances se passent bien autant pour nous que pour la petite....
d’avance merci à vous
Voyage au Yunnan et au Guangxi English translation pending
Bonjour à Tous,
J'ai prévu fin mars un voyage qui démarre à Kunming pour se terminer à Guilin vers mi-avril.🙂
J'ai énormément de questions sur beaucoup de sujets : - Je souhaite à mon arrivée à 14 h 00 me rendre directement à Shilin. Est-ce facile et connaissez-vous un hôtel bon marché? - Où pourrai-je trouver des sites beaux et pas trop fréquentés par les touristes sans faire des heures de route? - Que pensez-vous de Shangri La? - Comment rejoindre Guilin depuis le Yunnan (est-ce possible sans revenir à Kunming)? - Que pensez-vous de la période choisie pour "trekker" et pour photographier?
Voila, je stoppe là mais j'ai bien d'autres questions. 🤪
Les guides sont moins précis que vous, rien ne remplace l'expérience...
Merci d'avance
J'ai prévu fin mars un voyage qui démarre à Kunming pour se terminer à Guilin vers mi-avril.🙂
J'ai énormément de questions sur beaucoup de sujets : - Je souhaite à mon arrivée à 14 h 00 me rendre directement à Shilin. Est-ce facile et connaissez-vous un hôtel bon marché? - Où pourrai-je trouver des sites beaux et pas trop fréquentés par les touristes sans faire des heures de route? - Que pensez-vous de Shangri La? - Comment rejoindre Guilin depuis le Yunnan (est-ce possible sans revenir à Kunming)? - Que pensez-vous de la période choisie pour "trekker" et pour photographier?
Voila, je stoppe là mais j'ai bien d'autres questions. 🤪
Les guides sont moins précis que vous, rien ne remplace l'expérience...
Merci d'avance
Avis sur ces deux agences pour voyage en Tanzanie? English translation pending
Bonjour,
Je recherche un avis sur les qualité des agence MAISONS D'AFRIQUE et DONATELLO pour organiser un voyage en tanzanie ( Serengeti, Cratère ngorongoro, Tarangire Manyara et finr a zanzibar. Il s'agit pour moi de réaliser un réve d'enfance ( J'ai 60 ans, ) et je ne voudrais pas me planter..
Quelqu'un a t il déjà utiliser ces 2 prestataires
MErci a vous
Je recherche un avis sur les qualité des agence MAISONS D'AFRIQUE et DONATELLO pour organiser un voyage en tanzanie ( Serengeti, Cratère ngorongoro, Tarangire Manyara et finr a zanzibar. Il s'agit pour moi de réaliser un réve d'enfance ( J'ai 60 ans, ) et je ne voudrais pas me planter..
Quelqu'un a t il déjà utiliser ces 2 prestataires
MErci a vous
Petit circuit au Maroc: adresses d'hébergements? English translation pending
Bonjour,
Après avoir fait il y a longtemps le classique circuit des villes impériales, je souhaite retourner au Maroc et me propose de faire le circuit suivant : 27 nov Casablanca, pour quelques visites en complément du déjà vu. 28 nov Oualidia ou Safi 29 nov Essaouira 30 nov Tiznit 1 er déc Tafraoute 2 déc Tata 3 et 4 déc Zagora 5 déc Marrakech. arrivée en fin d'apm 6 déc avant vol du soir complément de visite.
Je suis aussi preneur de bonnes adresses pour les hébergement ( propre mais pas du luxe ni des trucs immenses)
Merci d'avance.
Après avoir fait il y a longtemps le classique circuit des villes impériales, je souhaite retourner au Maroc et me propose de faire le circuit suivant : 27 nov Casablanca, pour quelques visites en complément du déjà vu. 28 nov Oualidia ou Safi 29 nov Essaouira 30 nov Tiznit 1 er déc Tafraoute 2 déc Tata 3 et 4 déc Zagora 5 déc Marrakech. arrivée en fin d'apm 6 déc avant vol du soir complément de visite.
Je suis aussi preneur de bonnes adresses pour les hébergement ( propre mais pas du luxe ni des trucs immenses)
Merci d'avance.
Itinéraire de dix-neuf jours en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour,
Nous avons préparé notre itinéraire de Christchurch à Auckland en décembre-janvier prochain, et avons commencé à réserver certaines choses (hotel à l'arrivée, traversée Picton-Wellington). Nous serons en campervan, mais vu la période très fréquentée, nous voulons réserver d'autres choses clés (Doubtful sound par exemple) mais je souhaite m'assurer que notre itinéraire est faisable et équilibré (bon nous mettons clairement l'accès sur l'île du sud, mais vu notre temps limité il a fallu faire des choix).
Merci d'avance pour votre opinion !
dim 16/12 : arrivée à 14h30 à Christchurch. Visite de Christchurch. Nuit à Christchurch lun 17 : récupération du camping-car. péninsule de Banks. mar 18 : route vers Dunedin. Dunedin. mer 19 : péninsule d'Otaga (journée randonnée à vélo) jeu 20 : départ vers Manapouri. ballade à Manapouri / Te Anau ven 21 : journée Doubtful Sound (RESERVER) sam 22 : route vers Wanaka. Visite de Queenstown en chemin ou randonnée à Wanaka. dim 23 : route vers Glacier Fox. Glacier Fox. lun 24 : route vers Christchurch via Arthur's Pass. Réveillon à Christchurch. mar 25 : route vers Kaikoura. Kaikoura (randonnée, phoques). mer 26 : route vers Abel Tasman jeu 27 + ven 28 : Abel Tasman (RESERVER?) sam 29 : Takaka / plage à Marahau dim 30 : route + traversée vers Wellington. (TRAVERSEE RESERVEE) lun 31 : Wellington + réveillon à Wellington mar 1er janvier: route vers Napier et journée à Napier / OU Tongariro National Park pour randonnée mer 2 : route vers Coromandel (étape à Tauranga) mer 3 : Coromandel. Route vers Auckland le soir. ven 4 : Auckland. restitution campervan. (RESERVER HOTEL AUCKLAND) sam 5 : matinée à Auckland. départ à 15h30 vers Sydney. Arrivée à 17h10 et soirée à Sydney. (RESERVER HOTEL SYDNEY) dim 6 : matinée à Sydney. départ à 15h40.
Nous avons préparé notre itinéraire de Christchurch à Auckland en décembre-janvier prochain, et avons commencé à réserver certaines choses (hotel à l'arrivée, traversée Picton-Wellington). Nous serons en campervan, mais vu la période très fréquentée, nous voulons réserver d'autres choses clés (Doubtful sound par exemple) mais je souhaite m'assurer que notre itinéraire est faisable et équilibré (bon nous mettons clairement l'accès sur l'île du sud, mais vu notre temps limité il a fallu faire des choix).
Merci d'avance pour votre opinion !
dim 16/12 : arrivée à 14h30 à Christchurch. Visite de Christchurch. Nuit à Christchurch lun 17 : récupération du camping-car. péninsule de Banks. mar 18 : route vers Dunedin. Dunedin. mer 19 : péninsule d'Otaga (journée randonnée à vélo) jeu 20 : départ vers Manapouri. ballade à Manapouri / Te Anau ven 21 : journée Doubtful Sound (RESERVER) sam 22 : route vers Wanaka. Visite de Queenstown en chemin ou randonnée à Wanaka. dim 23 : route vers Glacier Fox. Glacier Fox. lun 24 : route vers Christchurch via Arthur's Pass. Réveillon à Christchurch. mar 25 : route vers Kaikoura. Kaikoura (randonnée, phoques). mer 26 : route vers Abel Tasman jeu 27 + ven 28 : Abel Tasman (RESERVER?) sam 29 : Takaka / plage à Marahau dim 30 : route + traversée vers Wellington. (TRAVERSEE RESERVEE) lun 31 : Wellington + réveillon à Wellington mar 1er janvier: route vers Napier et journée à Napier / OU Tongariro National Park pour randonnée mer 2 : route vers Coromandel (étape à Tauranga) mer 3 : Coromandel. Route vers Auckland le soir. ven 4 : Auckland. restitution campervan. (RESERVER HOTEL AUCKLAND) sam 5 : matinée à Auckland. départ à 15h30 vers Sydney. Arrivée à 17h10 et soirée à Sydney. (RESERVER HOTEL SYDNEY) dim 6 : matinée à Sydney. départ à 15h40.
Vietnam: les arnaques et le manque de sécurité polluent la baie d'Halong English translation pending
Les normes de sécurité non respectées et les abus commis envers les touristes entachent la réputation de ce lieu hautement touristique. Les autorités veulent réagir.
Lire la suite...
Itinéraire de quinze jours Montréal - Québec - Lac-Saint-Jean English translation pending
Bonjour,
En juillet 2013, nous partirons en couple découvrir la région de Québec... Nous avons déjà choisi d'éliminer la Gaspésie et de garder cette partie pour un autre voyage. Nous souhaitons découvrir les grands espaces, la faune, la culture...
Voici mon itinéraire actuellement : j'espère ne pas me faire trop de kilomètres par jours!
J1 Arrivée à Montréal en début de soirée, nuit à l'auberge le jardin d'antoine sur la rue saint Denis J2 départ pour Québec et visite de la ville, nuit au B&B l'heure douce J3 site traditionnel Huron au matin et ensuite route vers le parc des Grands Jardins avec un arret à Baie Saint Paul, nuit dans un chalet du parc J4 Parc des grands jardins, nuit dans un chalet du parc J5 route vers Les Escoumins en s'arretant dans les petits villages... La Malbaie, Port au Persil et ballade à Tadoussac, nuit dans un chalet essipit J6 journée baleines... kayak de mer et puis visite du CIMM (ou juste ballades dans les rochers), nuit dans un chalet essipit J7 Route vers Saint Félicien avec pique-nique à Sainte Rose du Nord et visite du musée du Fjord à La Baie (si on a envie ou juste ballade), nuit au gîte couleur soleil J8 aventure au pays des caribous... forfait proposé par le zoo saint félicien qui nous a charmé tous les deux et que j'avais découvert sur un carnet de voyage sur voyageforum! nuit sous tente J9 fin de la visite du zoo et direction val jalbert, nuit à Val Jalbert J10 Val Jalbert et son village historique, sa cascade et ensuite route vers la pourvoirie triton J11 pourvoirie triton J12 pourvoirie triton J13 route vers Shawinigan et visite de la cité de l'énergie, nuit à Grandes Piles, nuit au gîte la vieille école J14 Parc de la Mauricie au matin, cabane à sucre chez Dany à midi et ensuite route vers Montréal, nuit à l'auberge le jardin d'antoine comme au départ J15 Montréal et retour en Belgique (avion décolle vers 19h)
Je ne sais pas si nous aurons le temps de visiter les musées que j'ai sélectionnés mais ce sont des alternatives au ballades en cas de pluie 😉 J'ai l'impression que le musée du Fjord est très intéressant mais je me trompe peut-être?
J'ai aussi une petite question... nous sommes débutant en kayak de mer, n'est-ce pas trop difficile comme activité? Je crois que c'est le meilleur moyen d'observer les baleines de près.
Merci pour vos commentaires! Peut-être que je rate quelque chose d'important sur mon itinéraire?
En juillet 2013, nous partirons en couple découvrir la région de Québec... Nous avons déjà choisi d'éliminer la Gaspésie et de garder cette partie pour un autre voyage. Nous souhaitons découvrir les grands espaces, la faune, la culture...
Voici mon itinéraire actuellement : j'espère ne pas me faire trop de kilomètres par jours!
J1 Arrivée à Montréal en début de soirée, nuit à l'auberge le jardin d'antoine sur la rue saint Denis J2 départ pour Québec et visite de la ville, nuit au B&B l'heure douce J3 site traditionnel Huron au matin et ensuite route vers le parc des Grands Jardins avec un arret à Baie Saint Paul, nuit dans un chalet du parc J4 Parc des grands jardins, nuit dans un chalet du parc J5 route vers Les Escoumins en s'arretant dans les petits villages... La Malbaie, Port au Persil et ballade à Tadoussac, nuit dans un chalet essipit J6 journée baleines... kayak de mer et puis visite du CIMM (ou juste ballades dans les rochers), nuit dans un chalet essipit J7 Route vers Saint Félicien avec pique-nique à Sainte Rose du Nord et visite du musée du Fjord à La Baie (si on a envie ou juste ballade), nuit au gîte couleur soleil J8 aventure au pays des caribous... forfait proposé par le zoo saint félicien qui nous a charmé tous les deux et que j'avais découvert sur un carnet de voyage sur voyageforum! nuit sous tente J9 fin de la visite du zoo et direction val jalbert, nuit à Val Jalbert J10 Val Jalbert et son village historique, sa cascade et ensuite route vers la pourvoirie triton J11 pourvoirie triton J12 pourvoirie triton J13 route vers Shawinigan et visite de la cité de l'énergie, nuit à Grandes Piles, nuit au gîte la vieille école J14 Parc de la Mauricie au matin, cabane à sucre chez Dany à midi et ensuite route vers Montréal, nuit à l'auberge le jardin d'antoine comme au départ J15 Montréal et retour en Belgique (avion décolle vers 19h)
Je ne sais pas si nous aurons le temps de visiter les musées que j'ai sélectionnés mais ce sont des alternatives au ballades en cas de pluie 😉 J'ai l'impression que le musée du Fjord est très intéressant mais je me trompe peut-être?
J'ai aussi une petite question... nous sommes débutant en kayak de mer, n'est-ce pas trop difficile comme activité? Je crois que c'est le meilleur moyen d'observer les baleines de près.
Merci pour vos commentaires! Peut-être que je rate quelque chose d'important sur mon itinéraire?
Treize jours en Croatie: Dubrovnik - Split English translation pending
bonjour et merci d'avance, 🙂
nous allons (2 couples) en Croatie (18 mai au 1 juin 2013 ) et voici notre périple 13 jours (évidemment changeable)
arrivée le samedi à 15 h00 : 3 ou 4 jours à Dubrovnik (y compris 1 jour à Cavtat) suffisant ou pas ??
2 jours à Korcula
3 jours à Hvar
3 jours à Split (et Trogir)
2 jours à Kornati
quand pensez vous ...??😊 on peut annuler Kornati ou Korcula si la durée sur les autres destinations n'est pas assez longue ..!!
Sachant que nous voyagerons en bus pour relier Korcula (car à cette saison pas de bateau ???) puis en ferry ensuite pour les autres îles ....i lfaudra jongler avec les jours de transport en bateau 😛....si vous avez des infos sur les plannings et horaires bus , bateau , ferry , catamaran ..je suis preneur )
sur les îles soit à pied soit scooter soit location voiture ...là aussi ....je suis preneur d'infos
MERCI de prendre un peu de temps pour la réponse.... pour les infos hébergements on verra par la suite😉
Marrakech et périple dans le sud English translation pending
je dispose d'une dizaine de jours en mars , souhaite faire quelques jours d'excursion dans la vallée du Dadès et ensuite séjourner à Marrakech. Quel est le meilleur moyen pour aller de Marrakech à Skoura: voiture de location? bus? combien de temps faut-il? Début mars est-il la bonne saison? risque de pluie?
Merci pour tous les conseils que vous pourrez me donner!
Itinéraire de vingt-neuf jours en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons pour la seconde fois en Nouvelle-Zélande le 15 décembre 2012.
Lors de notre premier séjour, nous avons visité en deux semaines l'île de Sud en camping-car, en partant de Wellington, et en faisant une boucle passant (grossièrement) par St Arnaud, Abel Tasman, Westport, Franz Josef, Hasst Pass, Wanaka, Queenstown, Dunedin, Mount Cook, Christchurch, Hanmer Springs, Kaikoura et Blenheim. Nous n'avons malheureusement pas pu faire Milford Sound, ni les Catlins.
Cette année, nous disposons de 29 jours de van. Nous arrivons à Auckland et repartons de Christchurch. Voilà en gros notre itinéraire, sachant que nous voulons cette année davantage marcher:
Jour 1: Arrivée à Auckland le matin. Visite de la ville et Devonport, sauf si trop fatigués.. Nuit à Auckland Jour 2: AUCKLAND - TAURANGA
Prise du van. Route vers Matamata (visite de Hobbiton) , puis vers Tauranga Nuit à Tauranga Jour 3: TAURANGA - ROTORUA Marche du Mount Maunganui. Puis route vers Rotorua. Visite du village géothermique et attraction éventuellement. Aprés-midi au Polynesian Spa??? Nuit à Rotorua Jour 4: ROTORUA - TONGARIRO (ou Taupo) Visite de la Rewood Forest et visite en kayak des Maori Rock Carving sur le lac Taupo si possible Huka Falls Puis route vers le Tongariro National Park et nuit sur Turangi Jour 5: TONGARIRO CROSSING On se laisse la journée, sachant quand même qu'on aimerait commencer à marcher vers 6h du matin. Nuit sur Turangi Jour 6: TURANGI- NEW PLYMOUTH Différentes petites marches autour du Mount Taranaki Nuit à New plymouth Jour 7: NEW PLYMOUTH-WANGANUI-WELLINGTON Grosse journée de route, mais modulable (y a-t-il des choses à voir du côté de Wanganui? ) Nuit sur Wellington Jour 8: WELLINGTON Visite du musée Te Papa; visite de la ville Jour 9 : WELLINGTON Jour 10: WELLINGTON-PICTON – ABEL TASMAN Ferry pour l'île du sud, direction Motueka et Wairopupu Springs Nuit sur Motueka Jour 11: ABEL TASMAN Randonnée en kayak? Puis route le soir vers Murchison. Nuit sur place Jour 12: MURCHISON-HOKITIKA Visite des gorges et route pour Franz Josef Glacier Nuit sur place Jour 13: FRANZ JOSEF OU FOX GLACIER? Randonnée sur les glaciers Nuit sur place Jour 14: FOX GLACIER-WANAKA Rob Roy valley track et Breast Hill éventuellement Nuit sur Wanaka Jour 15: WANAKA-ARROWTOWN-QUEENSTOWN Ben Lommond Track Nuit sur Queenstown Jour 16: GLENORCHY Nuit sur Queenstown Jour 17: ROUTE VERS TE ANAU Randonnée vers le Key Summit Nuit sur Te Anau Jour 18: Croisière à Milford Sound Nuit sur Te Anau Jour 19: Retour sur Queenstown pour aller ensuite vers Dunedin? Ou Descendre vers les Catlins? Je ne sais pas combien de jours il faudrait pour rejoindre Dunedin en passant par les Catlins. Je ne connais pas du tout cette région. C'est un de nos gros points d'interrogation. Jour 20: Catlins? Jour 21: DUNEDIN Nuit sur Place Jour 22: DUNEDIN-OAMARU-MOUNT COOK Nuit sur place (Glentanner) Jour 23: MOUNT COOL Hooker Valley Track, puis route pour le Lake Tekapo Mount John Observatory Nuit au Lake Tekapo Jour 24: Route pour Chrischurch en passant par le Mount Somers On a le souvenir d'une ville bien vivante, du coup, on se demande si on fait bien d'y passer. Jour 25: KAIKOURA Dolphin Encounter (déjà fait il y a deux ans, mais c'était tellement génial qu'on envisage de le refaire) Jour 26: ? Jour 27: ? Jour 28: ? Jour 29: Départ de Christchurch l'après- midi.
Voilà. On a trois jours de battement, je ne sais pas si'l vaut mieux laisser comme ça (trois jours de rab en cas de mauvais temps, c'est déjà ça) , ou si on va caser encore quelques visites. Mon ami aimerait bien voir les kauris au nord d'Auckland. Il y aura peut-être possibilité le jour où on récupère notre van.
Murchison n'est qu'une étape pour dormir, à moins que vous pensiez que Abel Tasman est faisable en une seule fois?
Selon vous, est-ce que cet itinéraire tient la route?
Merci par avance de vos réponses.
Nous partons pour la seconde fois en Nouvelle-Zélande le 15 décembre 2012.
Lors de notre premier séjour, nous avons visité en deux semaines l'île de Sud en camping-car, en partant de Wellington, et en faisant une boucle passant (grossièrement) par St Arnaud, Abel Tasman, Westport, Franz Josef, Hasst Pass, Wanaka, Queenstown, Dunedin, Mount Cook, Christchurch, Hanmer Springs, Kaikoura et Blenheim. Nous n'avons malheureusement pas pu faire Milford Sound, ni les Catlins.
Cette année, nous disposons de 29 jours de van. Nous arrivons à Auckland et repartons de Christchurch. Voilà en gros notre itinéraire, sachant que nous voulons cette année davantage marcher:
Jour 1: Arrivée à Auckland le matin. Visite de la ville et Devonport, sauf si trop fatigués.. Nuit à Auckland Jour 2: AUCKLAND - TAURANGA
Prise du van. Route vers Matamata (visite de Hobbiton) , puis vers Tauranga Nuit à Tauranga Jour 3: TAURANGA - ROTORUA Marche du Mount Maunganui. Puis route vers Rotorua. Visite du village géothermique et attraction éventuellement. Aprés-midi au Polynesian Spa??? Nuit à Rotorua Jour 4: ROTORUA - TONGARIRO (ou Taupo) Visite de la Rewood Forest et visite en kayak des Maori Rock Carving sur le lac Taupo si possible Huka Falls Puis route vers le Tongariro National Park et nuit sur Turangi Jour 5: TONGARIRO CROSSING On se laisse la journée, sachant quand même qu'on aimerait commencer à marcher vers 6h du matin. Nuit sur Turangi Jour 6: TURANGI- NEW PLYMOUTH Différentes petites marches autour du Mount Taranaki Nuit à New plymouth Jour 7: NEW PLYMOUTH-WANGANUI-WELLINGTON Grosse journée de route, mais modulable (y a-t-il des choses à voir du côté de Wanganui? ) Nuit sur Wellington Jour 8: WELLINGTON Visite du musée Te Papa; visite de la ville Jour 9 : WELLINGTON Jour 10: WELLINGTON-PICTON – ABEL TASMAN Ferry pour l'île du sud, direction Motueka et Wairopupu Springs Nuit sur Motueka Jour 11: ABEL TASMAN Randonnée en kayak? Puis route le soir vers Murchison. Nuit sur place Jour 12: MURCHISON-HOKITIKA Visite des gorges et route pour Franz Josef Glacier Nuit sur place Jour 13: FRANZ JOSEF OU FOX GLACIER? Randonnée sur les glaciers Nuit sur place Jour 14: FOX GLACIER-WANAKA Rob Roy valley track et Breast Hill éventuellement Nuit sur Wanaka Jour 15: WANAKA-ARROWTOWN-QUEENSTOWN Ben Lommond Track Nuit sur Queenstown Jour 16: GLENORCHY Nuit sur Queenstown Jour 17: ROUTE VERS TE ANAU Randonnée vers le Key Summit Nuit sur Te Anau Jour 18: Croisière à Milford Sound Nuit sur Te Anau Jour 19: Retour sur Queenstown pour aller ensuite vers Dunedin? Ou Descendre vers les Catlins? Je ne sais pas combien de jours il faudrait pour rejoindre Dunedin en passant par les Catlins. Je ne connais pas du tout cette région. C'est un de nos gros points d'interrogation. Jour 20: Catlins? Jour 21: DUNEDIN Nuit sur Place Jour 22: DUNEDIN-OAMARU-MOUNT COOK Nuit sur place (Glentanner) Jour 23: MOUNT COOL Hooker Valley Track, puis route pour le Lake Tekapo Mount John Observatory Nuit au Lake Tekapo Jour 24: Route pour Chrischurch en passant par le Mount Somers On a le souvenir d'une ville bien vivante, du coup, on se demande si on fait bien d'y passer. Jour 25: KAIKOURA Dolphin Encounter (déjà fait il y a deux ans, mais c'était tellement génial qu'on envisage de le refaire) Jour 26: ? Jour 27: ? Jour 28: ? Jour 29: Départ de Christchurch l'après- midi.
Voilà. On a trois jours de battement, je ne sais pas si'l vaut mieux laisser comme ça (trois jours de rab en cas de mauvais temps, c'est déjà ça) , ou si on va caser encore quelques visites. Mon ami aimerait bien voir les kauris au nord d'Auckland. Il y aura peut-être possibilité le jour où on récupère notre van.
Murchison n'est qu'une étape pour dormir, à moins que vous pensiez que Abel Tasman est faisable en une seule fois?
Selon vous, est-ce que cet itinéraire tient la route?
Merci par avance de vos réponses.
De retour du Maroc! English translation pending
Bonjour à tous !
Je tenais juste à partager notre (mon amie et moi) expérience sur le Maroc ici avec vous car c'est ce principalement ce forum qui nous a permis d'avoir une idée du parcours à effectuer dans ce beau pays.
Première étape Marrakech, où nous nous sommes posés dans un Riad en pleine Médina. Visite des monuments habituels : la place Jemaa El Fna, le jardin Majorelle (certes joli mais en faire le tour est rapide, un peu surfait je trouve), la Merdessa Ben Youssef, le palais El Bahia, sans oublier les souks bien sûr où nous avons effectué quelques achats durement (ou pas) négociés. Bon, tout ça fait en deux jours, tranquillement, je déconseillerais de rester plus longtemps dans cette ville où le bruit et la pollution sont omniprésents. Trop de médina tue la médina !
Après récupération de la voiture de location chez Budget (tarifs avec réduc Routard avantageux) nous sommes partis en direction de Skoura, où nous avions réservé au 'Gite Kasbah La Palmeraie'. Sur le chemin, nous en avons profité pour bifurquer sur l'Aït Ben Hadou qui vaut franchement le détour, même s'il faut se battre pour que les guides locaux vous lâchent avec leur traversée de l'Oued à dos de dromadaire, très insistants les bougres !
Arrivée à Skoura : Chaleureusement accueillis par Mohamed et Ghizlane avec un petit thé, nous avons posé nos affaires dans cette Kasbah typique pour 3 nuits. Premier repas partagé avec la famille (y compris le petit Abdesamad de 18 mois, craquant et toujours souriant) qui a consisté en un énorme couscous, délicieux ! Le lendemain, visite de la vallée des Amandiers avec Mohamed, petit paradis au milieu du désert. Retour à la Kasbah pour une sieste puis le soir direction la Palmeraie pour admirer le coucher de soleil et aller découvrir un artisan local qui travaille la poterie avec les moyens du bord, très intéressant et très sympathique ! Un bon Tajine concocté de main de maître par Ghizlane et au lit. Après avoir encore une fois profité du petit déjeuner (crêpes aux milles trous miam), Mohamed nous a accompagné pour une longue journée où nous avons fait une boucle partant de la vallée des Roses, puis passage par une piste (une heure de rallye, pauvre voiture de location :p) pour rejoindre les Gorges du Dadés (magnifique, luxuriant, des clichés à n'en plus finir) et découvrir les 'doigts de Singe', déformations rocheuses accrochées aux montagnes, très étrange. Summum de la journée, le dîner et son tajine toujours aussi délicieux.
Jour suivant : départ pour Merzouga, où Mohamed nous avait réservé une petite expédition dans le désert via l'Auberge du Sud, située aux pieds des dunes et à laquelle on accède via une piste au km 13 avant la ville. Petit plongeon dans la piscine puis décollage à dos de dromadaire pour une heure de tangage et d'écartèlement des cuisses (confort zéro sur cette bestiole :p) pour admirer le coucher de soleil du haut des Dunes, splendide et une réelle impression d'être au milieu de nulle part. Re-dromadaire pour rejoindre le bivouac, où après un petit thé on nous sert un tajine au poulet qui comble parfaitement notre appétit. La fin de soirée est agrémentée de djembé + chant, merci aux guides touaregs multi-tâches et tri voir quadrilingues. Après une courte nuit (réveil à 6h), la montée sur la dune adjacente est plus que sportive pour apprécier le lever de soleil mais on en prend plein les mirettes. Petit déjeuner puis c'est reparti pour 2 heures de dromadaire afin de rejoindre notre point de départ, l'Auberge du Sud.
Retour à Skoura pour une nuit, où en arrivant nous nous écroulons de fatigue, les vacances n'ayant pour le moment pas été de tout repos. Après la sieste bien méritée, nous passons du temps avec la petite famille, toujours aussi chaleureuse et très ouverte à la discussion quelle qu'elle soit. Dernier repas en leur compagnie : un Tajine, mais pas n'importe lequel : amandes et pruneaux, sans aucun doute le meilleur mangé au cours de ces vacances, j'en ai encore l'eau à la bouche ! Après un petit déjeuner où les crêpes ont été préparées par Ghizlane et mon amie (en mode apprentie), c'est un crève-coeur que de quitter la Kasbah...
Dernière étape de ce voyage, direction Essaouira. Après une nuit passée à Agadir (rien à dire), nous arrivons dans cette ville au calme reposant. 3 jours à profiter de l'air de la mer, du poisson grillé sur le port, d'un Hammam traditionnel (rude mais très relaxant), de la tranquillité des rues, de la vue depuis les remparts et de l'accueil général des commerçants ; bref un havre de paix au Maroc, parfait pour clore le voyage.
Le retour sur Marrakech étant dénué d'intérêt (il pleuvait en plus), je vous passerai les détails ! Pour finir, très beau séjour, de belles rencontres et un régal pour les yeux (et pour l'appareil photo), nous y reviendrons sûrement. Petit bémol, il n'est pas toujours évident pour une femme de s'y promener, les regards sont parfois très insistants et rendent parfois mal à l'aise, mais il faut faire avec !
En espérant ne pas avoir été trop long, bon week-end à tous !
Alexis et Lydia.
PS : Encore merci à toute la famille El Gharbi pour leur accueil, leur gentillesse et leur simplicité.
Je tenais juste à partager notre (mon amie et moi) expérience sur le Maroc ici avec vous car c'est ce principalement ce forum qui nous a permis d'avoir une idée du parcours à effectuer dans ce beau pays.
Première étape Marrakech, où nous nous sommes posés dans un Riad en pleine Médina. Visite des monuments habituels : la place Jemaa El Fna, le jardin Majorelle (certes joli mais en faire le tour est rapide, un peu surfait je trouve), la Merdessa Ben Youssef, le palais El Bahia, sans oublier les souks bien sûr où nous avons effectué quelques achats durement (ou pas) négociés. Bon, tout ça fait en deux jours, tranquillement, je déconseillerais de rester plus longtemps dans cette ville où le bruit et la pollution sont omniprésents. Trop de médina tue la médina !
Après récupération de la voiture de location chez Budget (tarifs avec réduc Routard avantageux) nous sommes partis en direction de Skoura, où nous avions réservé au 'Gite Kasbah La Palmeraie'. Sur le chemin, nous en avons profité pour bifurquer sur l'Aït Ben Hadou qui vaut franchement le détour, même s'il faut se battre pour que les guides locaux vous lâchent avec leur traversée de l'Oued à dos de dromadaire, très insistants les bougres !
Arrivée à Skoura : Chaleureusement accueillis par Mohamed et Ghizlane avec un petit thé, nous avons posé nos affaires dans cette Kasbah typique pour 3 nuits. Premier repas partagé avec la famille (y compris le petit Abdesamad de 18 mois, craquant et toujours souriant) qui a consisté en un énorme couscous, délicieux ! Le lendemain, visite de la vallée des Amandiers avec Mohamed, petit paradis au milieu du désert. Retour à la Kasbah pour une sieste puis le soir direction la Palmeraie pour admirer le coucher de soleil et aller découvrir un artisan local qui travaille la poterie avec les moyens du bord, très intéressant et très sympathique ! Un bon Tajine concocté de main de maître par Ghizlane et au lit. Après avoir encore une fois profité du petit déjeuner (crêpes aux milles trous miam), Mohamed nous a accompagné pour une longue journée où nous avons fait une boucle partant de la vallée des Roses, puis passage par une piste (une heure de rallye, pauvre voiture de location :p) pour rejoindre les Gorges du Dadés (magnifique, luxuriant, des clichés à n'en plus finir) et découvrir les 'doigts de Singe', déformations rocheuses accrochées aux montagnes, très étrange. Summum de la journée, le dîner et son tajine toujours aussi délicieux.
Jour suivant : départ pour Merzouga, où Mohamed nous avait réservé une petite expédition dans le désert via l'Auberge du Sud, située aux pieds des dunes et à laquelle on accède via une piste au km 13 avant la ville. Petit plongeon dans la piscine puis décollage à dos de dromadaire pour une heure de tangage et d'écartèlement des cuisses (confort zéro sur cette bestiole :p) pour admirer le coucher de soleil du haut des Dunes, splendide et une réelle impression d'être au milieu de nulle part. Re-dromadaire pour rejoindre le bivouac, où après un petit thé on nous sert un tajine au poulet qui comble parfaitement notre appétit. La fin de soirée est agrémentée de djembé + chant, merci aux guides touaregs multi-tâches et tri voir quadrilingues. Après une courte nuit (réveil à 6h), la montée sur la dune adjacente est plus que sportive pour apprécier le lever de soleil mais on en prend plein les mirettes. Petit déjeuner puis c'est reparti pour 2 heures de dromadaire afin de rejoindre notre point de départ, l'Auberge du Sud.
Retour à Skoura pour une nuit, où en arrivant nous nous écroulons de fatigue, les vacances n'ayant pour le moment pas été de tout repos. Après la sieste bien méritée, nous passons du temps avec la petite famille, toujours aussi chaleureuse et très ouverte à la discussion quelle qu'elle soit. Dernier repas en leur compagnie : un Tajine, mais pas n'importe lequel : amandes et pruneaux, sans aucun doute le meilleur mangé au cours de ces vacances, j'en ai encore l'eau à la bouche ! Après un petit déjeuner où les crêpes ont été préparées par Ghizlane et mon amie (en mode apprentie), c'est un crève-coeur que de quitter la Kasbah...
Dernière étape de ce voyage, direction Essaouira. Après une nuit passée à Agadir (rien à dire), nous arrivons dans cette ville au calme reposant. 3 jours à profiter de l'air de la mer, du poisson grillé sur le port, d'un Hammam traditionnel (rude mais très relaxant), de la tranquillité des rues, de la vue depuis les remparts et de l'accueil général des commerçants ; bref un havre de paix au Maroc, parfait pour clore le voyage.
Le retour sur Marrakech étant dénué d'intérêt (il pleuvait en plus), je vous passerai les détails ! Pour finir, très beau séjour, de belles rencontres et un régal pour les yeux (et pour l'appareil photo), nous y reviendrons sûrement. Petit bémol, il n'est pas toujours évident pour une femme de s'y promener, les regards sont parfois très insistants et rendent parfois mal à l'aise, mais il faut faire avec !
En espérant ne pas avoir été trop long, bon week-end à tous !
Alexis et Lydia.
PS : Encore merci à toute la famille El Gharbi pour leur accueil, leur gentillesse et leur simplicité.
Mon premier voyage à vélo dans le sud de la France English translation pending
je rève de partir à l aventure et jaime l improvisation
(traçer mon chemin au fur et à mesure)
en vélo j'ai fait de nombreux kilomètres et suis réellement passionné mais plutot d'un style "cyclosportif"
et toujours que sur une journée seulement sans traçer ma balade d'avance pour garder un poil de découverte, lol,
j'ai envie de partir 3 ou 4 jours, j'y pense énormement et même sans cesse,
mais mes vélos ne font pas pour la rando et en acheter un serait pour une 1ere un peu nul
je vais peut ètre en louer un ou un tandem si j'arrive à convaincre mon frère qui est cycliste lui aussi,
mais est ce une bonne chose?
plus jeunes nous sommes partis plusieurs fois et plusieurs jours mais à moto, en improvisant, camping, ferme et autres
que de bons souvenir (sauf les orages violents)qui en souvenir nous font bien rigoler.
voila je parle simplement et pense rester dans le sud de la France
pour une première évasion, Verdon, Alpes, Drome, je n'ai rien de défini, lol
Alors n'hesitez pas à me donner vos conseils sous toutes leurs formes car je suis à votre écoute,
demander des choses que je pense savoir ne me gène pas!
merci d'avance @+.
Itinérance à VTT dans l'Atlas marocain English translation pending
Bonjour
Nous avons besoins de quelques conseils pour notre itinéraire.
Arrivés sur Marrakech prévu le 23 octobre, nous avons prévu de faire du VTT en itinérance dans l’Atlas marocain durant 5-6 semaines. Nous avons un impératif retour vers le 15 décembre. Nous avons prévu de voyager en partie en autonomie, alternance de camping sauvage et de nuit en gite, avec des journées de repos dans certains coins à visiter (les conseils et idées sont les bien venus). Les étapes journalières ne sont pas définies (environ 40-50 kms/jour voir plus si les routes sont bonnes).
Voici notre itinéraire :
- Départ Marrakech : cap vers le sud, direction Asni, depose des velos dans un gite, ascension du Toubkal si les conditions le permettent avec nuit au refuge… Connaissez-vous un gite sympa à Asni ?
- Reprise du vélo passage du col tizi-n-test jusqu’à la bifurcation avec la N10 pour rejoindre Aoulouz (j’ai vu qu’il y avait des routes moins fréquentés pour rejoindre ce village que la N10)
- Direction plein Est vers Askaoum, passage du col tizi-n-melloul pour descendre sur Anezal.
- L’objectif est de rejoindre Ouarzazate. Je suppose que cette portion de route est assez fréquenté (N10 puis N9) Y a-t-il des routes avec moins de circulation ?? Est-il intéressant de faire le tour du barrage Taournit ?
- Direction Skoura puis Boulmane Dades. L’objectif est de prendre les gorges de Dades jusqu’à Agoudal puis de redescendre par les gorges du Todra jusqu’à Tinerhir. Est-ce possible en VTT ? On est prêt à pousser voir porter les vélos.
- Retour Boulmane Dades par la route N10, cap plein sud direction le col Tizi-n-Tazazert jusqu’à Nekob.
- Nekob direction Tansikht par la R108. Descente de la vallée du Draa jusqu'à Zagora puis Mhamid s’il nous reste du temps et des jambes…🤪
Cela vous parait-il réalisable ? On a une bonne expérience du VTT et du dénivelé… Passons nous à coté de chose incontournable sur notre itinéraire ?
Question plus terre à terre : - A combien estimez vous le nb de litre d’eau à emmener entre chaque village ? ( 10L) - Le réchaud à essence est-il fortement conseillé par rapport à un réchaud à gaz ? - Dans quelle ville/village est-il facile de retirer du liquide ? - Y a t-il des cartes plus précises que la carte routière 742?
Merci pour les conseils et les réponses 😉
Nous avons besoins de quelques conseils pour notre itinéraire.
Arrivés sur Marrakech prévu le 23 octobre, nous avons prévu de faire du VTT en itinérance dans l’Atlas marocain durant 5-6 semaines. Nous avons un impératif retour vers le 15 décembre. Nous avons prévu de voyager en partie en autonomie, alternance de camping sauvage et de nuit en gite, avec des journées de repos dans certains coins à visiter (les conseils et idées sont les bien venus). Les étapes journalières ne sont pas définies (environ 40-50 kms/jour voir plus si les routes sont bonnes).
Voici notre itinéraire :
- Départ Marrakech : cap vers le sud, direction Asni, depose des velos dans un gite, ascension du Toubkal si les conditions le permettent avec nuit au refuge… Connaissez-vous un gite sympa à Asni ?
- Reprise du vélo passage du col tizi-n-test jusqu’à la bifurcation avec la N10 pour rejoindre Aoulouz (j’ai vu qu’il y avait des routes moins fréquentés pour rejoindre ce village que la N10)
- Direction plein Est vers Askaoum, passage du col tizi-n-melloul pour descendre sur Anezal.
- L’objectif est de rejoindre Ouarzazate. Je suppose que cette portion de route est assez fréquenté (N10 puis N9) Y a-t-il des routes avec moins de circulation ?? Est-il intéressant de faire le tour du barrage Taournit ?
- Direction Skoura puis Boulmane Dades. L’objectif est de prendre les gorges de Dades jusqu’à Agoudal puis de redescendre par les gorges du Todra jusqu’à Tinerhir. Est-ce possible en VTT ? On est prêt à pousser voir porter les vélos.
- Retour Boulmane Dades par la route N10, cap plein sud direction le col Tizi-n-Tazazert jusqu’à Nekob.
- Nekob direction Tansikht par la R108. Descente de la vallée du Draa jusqu'à Zagora puis Mhamid s’il nous reste du temps et des jambes…🤪
Cela vous parait-il réalisable ? On a une bonne expérience du VTT et du dénivelé… Passons nous à coté de chose incontournable sur notre itinéraire ?
Question plus terre à terre : - A combien estimez vous le nb de litre d’eau à emmener entre chaque village ? ( 10L) - Le réchaud à essence est-il fortement conseillé par rapport à un réchaud à gaz ? - Dans quelle ville/village est-il facile de retirer du liquide ? - Y a t-il des cartes plus précises que la carte routière 742?
Merci pour les conseils et les réponses 😉
Visite pas trop loin d'Elounda en Crète English translation pending
Bonjour,
Je pars pour la première fois en Crète du 11 au 15 octobre au Domes of Elounda, à Elounda, comme son nom l'indique. Je souhaitais un hôtel romantique et au bord de l'eau à l'occasion de l'anniversaire de mon mari ... 😉 J'ai suivi les conseils d'un couple d'amis qui y sont allés plusieurs fois et qui est, à leur avis, idéal pour un week-end en amoureux.
J'ai surfé à droite à gauche et j'ai pu constater que c'était dans la partie la plus touristique et la plus "bétonnée" de la Crète.
Je m'adresse à vous car je souhaiterai organiser des petites visites pas trop éloignées d'Elounda (on ne part pas assez longtemps mais ce n'est qu'une entrée en matière ! on reviendra avec les chaussures de rando ...) avec un resto typique dans un petit village en point de chute et idéalement ... une crique isolée pour poursuivre la journée.
Auriez-vous des idées ?
Je compte louer une voiture (moins cher que le taxi) et je m'interroge sur la nécessité ou pas de louer un 4X4 ... c'est quand même bien plus cher, mais j'ai lu çà et là les problèmes d'assurance que nous pourrions rencontrer en cas de pépins sur routes non goudronnées ... Si on veut sortir (un peu) des sentiers battus, devons-nous emprunter beaucoup de pistes ?
Dans l'attente de vous lire 🙂
V
Je pars pour la première fois en Crète du 11 au 15 octobre au Domes of Elounda, à Elounda, comme son nom l'indique. Je souhaitais un hôtel romantique et au bord de l'eau à l'occasion de l'anniversaire de mon mari ... 😉 J'ai suivi les conseils d'un couple d'amis qui y sont allés plusieurs fois et qui est, à leur avis, idéal pour un week-end en amoureux.
J'ai surfé à droite à gauche et j'ai pu constater que c'était dans la partie la plus touristique et la plus "bétonnée" de la Crète.
Je m'adresse à vous car je souhaiterai organiser des petites visites pas trop éloignées d'Elounda (on ne part pas assez longtemps mais ce n'est qu'une entrée en matière ! on reviendra avec les chaussures de rando ...) avec un resto typique dans un petit village en point de chute et idéalement ... une crique isolée pour poursuivre la journée.
Auriez-vous des idées ?
Je compte louer une voiture (moins cher que le taxi) et je m'interroge sur la nécessité ou pas de louer un 4X4 ... c'est quand même bien plus cher, mais j'ai lu çà et là les problèmes d'assurance que nous pourrions rencontrer en cas de pépins sur routes non goudronnées ... Si on veut sortir (un peu) des sentiers battus, devons-nous emprunter beaucoup de pistes ?
Dans l'attente de vous lire 🙂
V
À pied de Provence en Alsace (printemps 2012) English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Météores et les Cyclades English translation pending
Bonjour, moi et mon copain partons dans 2 semaines pour un voyage de 14 jours complet (transport exclu) en Grèce. Nous venons tout juste (hier) de prendre notre décision :)
J'ai feuilleté un peu sur le forum et j'apprécierais avoir vos opinions.
Nous avons un très bon budget de dépense. Normalement nous privilégions les voyages backpack et les motels sympa, propre et bon rapport qualité-prix. Mais après avoir vécu une année plutôt difficile, nous avons besoin de repos. Notre voyage en Grèce sera comme un «babymoon»... car nous désirons avoir bientôt un enfant.
Nous désirons effectuer un voyage qui sera: reposant, romantique, et qui mêlera, randonnées, village «pittoresque», belle rencontre, paysage, bon petit repas avec une jolie vu.
Pour débuter, en arrivant à Athène, nous pensions peut-être partir immédiatement vers les Météores pour 3-4 jours . Ensuite, direction les Cyclades. Nous hésitons entre Mykonos, Paros, Milos, Santorini, et Naxos. Je crois que 2 îles serait parfait. Nous voulons profiter de chaque endroit et ne pas passer nos vacances seulement en transport. Je sais que c'est quand même assez rapide comme trajet mais nous n'avons que 14 jours.
Croyez-vous que les Météores valent quand même le détour avec les 5 heures de routes (si nous louons une voiture)? Ou devrions-nous nous concentrer sur les îles? De Météores à Mykonos, combien de temps durerait le transport?
J'ai hâte de lire vos réponses. Merci
J'ai feuilleté un peu sur le forum et j'apprécierais avoir vos opinions.
Nous avons un très bon budget de dépense. Normalement nous privilégions les voyages backpack et les motels sympa, propre et bon rapport qualité-prix. Mais après avoir vécu une année plutôt difficile, nous avons besoin de repos. Notre voyage en Grèce sera comme un «babymoon»... car nous désirons avoir bientôt un enfant.
Nous désirons effectuer un voyage qui sera: reposant, romantique, et qui mêlera, randonnées, village «pittoresque», belle rencontre, paysage, bon petit repas avec une jolie vu.
Pour débuter, en arrivant à Athène, nous pensions peut-être partir immédiatement vers les Météores pour 3-4 jours . Ensuite, direction les Cyclades. Nous hésitons entre Mykonos, Paros, Milos, Santorini, et Naxos. Je crois que 2 îles serait parfait. Nous voulons profiter de chaque endroit et ne pas passer nos vacances seulement en transport. Je sais que c'est quand même assez rapide comme trajet mais nous n'avons que 14 jours.
Croyez-vous que les Météores valent quand même le détour avec les 5 heures de routes (si nous louons une voiture)? Ou devrions-nous nous concentrer sur les îles? De Météores à Mykonos, combien de temps durerait le transport?
J'ai hâte de lire vos réponses. Merci
Rêves d’exil vers les terres africaines. Ces européens qui émigrent vers l'Afrique English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
En lisant tous les posts sur la situation politique et sécuritaire à Madagascar, les difficultés à s'y installer, l'évolution du tourisme, les mésaventures de ces expatriés depuis 15/20 ans qui commencent à en avoir ras le bol et qui ne se reconnaissent plus dans l'évolution du pays... mais aussi ceux de tous ces prétendants à l'installation à Mada (dont moi), quelquefois jeunes, avec peu de moyens financiers pensant que "la misère est moins pénible au soleil", quelquefois moins jeunes, pensant donner une "nouvelle dimension à leur vie", rassurés par le patrimoine accumulé par des années de travail, en lisant donc, j'ai l'impression que le profil des candidats à l'expatriation est en train de changer et que on ne devrait peut être plus parler d'expatriation d'ailleurs mais d'émigration. J'en veux pour preuve les articles qu'on peut lire ici ou là : "ces retraités qui partent vivre leur retraite à l'étranger" ou encore "et si les jeunes européens émigraient en Afrique" (article de Slate)
A chaque fois le constat est le même : Frappée de plein fouet par la crise économique mondiale, l’Europe a vu les conditions de vie de ses populations se durcir. Pour fuir la misère dans leur pays, certains Européens n’hésitent plus à migrer vers l’Afrique...
Ce futur tournant, cette prise de conscience que l'on attend à Mada ne pourrait il pas venir de l'ouverture des frontrières à l'immigration d'Europe ? Le passé "colonial" ne peut il pas être mis de côté ? (En Angola ex colonie portuguaise, il y a plus de Portuguais que ce qu'il y a d' Angolais au Portugual) Quid de Mada?
Ne faudrait il pas encourager massivement tous les volontaires à s'installer à Mada plutôt que de les décourager avec les discussions évoquées au début de mon sujet?
Et vous qu'est ce qui vous motive (ou vous a motivé initialement) d'aller à Mada en vancances, pour s'y installer ou y vivre en permanence ou à mi-temps?
Je suis curieux de vous lire, à coeur ouvert. Mais si possible, ne vous invectivez pas, ne faites fuir personne SVP. Pour l'intérêt de tous, chaque point de vue ou expérience se vaut, qq soit son age ou son antériorité sur le sol malgache.
Cordialement Manu
En lisant tous les posts sur la situation politique et sécuritaire à Madagascar, les difficultés à s'y installer, l'évolution du tourisme, les mésaventures de ces expatriés depuis 15/20 ans qui commencent à en avoir ras le bol et qui ne se reconnaissent plus dans l'évolution du pays... mais aussi ceux de tous ces prétendants à l'installation à Mada (dont moi), quelquefois jeunes, avec peu de moyens financiers pensant que "la misère est moins pénible au soleil", quelquefois moins jeunes, pensant donner une "nouvelle dimension à leur vie", rassurés par le patrimoine accumulé par des années de travail, en lisant donc, j'ai l'impression que le profil des candidats à l'expatriation est en train de changer et que on ne devrait peut être plus parler d'expatriation d'ailleurs mais d'émigration. J'en veux pour preuve les articles qu'on peut lire ici ou là : "ces retraités qui partent vivre leur retraite à l'étranger" ou encore "et si les jeunes européens émigraient en Afrique" (article de Slate)
A chaque fois le constat est le même : Frappée de plein fouet par la crise économique mondiale, l’Europe a vu les conditions de vie de ses populations se durcir. Pour fuir la misère dans leur pays, certains Européens n’hésitent plus à migrer vers l’Afrique...
Ce futur tournant, cette prise de conscience que l'on attend à Mada ne pourrait il pas venir de l'ouverture des frontrières à l'immigration d'Europe ? Le passé "colonial" ne peut il pas être mis de côté ? (En Angola ex colonie portuguaise, il y a plus de Portuguais que ce qu'il y a d' Angolais au Portugual) Quid de Mada?
Ne faudrait il pas encourager massivement tous les volontaires à s'installer à Mada plutôt que de les décourager avec les discussions évoquées au début de mon sujet?
Et vous qu'est ce qui vous motive (ou vous a motivé initialement) d'aller à Mada en vancances, pour s'y installer ou y vivre en permanence ou à mi-temps?
Je suis curieux de vous lire, à coeur ouvert. Mais si possible, ne vous invectivez pas, ne faites fuir personne SVP. Pour l'intérêt de tous, chaque point de vue ou expérience se vaut, qq soit son age ou son antériorité sur le sol malgache.
Cordialement Manu
Croatie ou Slovénie pour juin-juillet 2013? English translation pending
Bonjour à tous,
C'est à peine la rentrée que je pense déjà à nos prochaines vacances mais le temps de mettre de l'argent de côté, de préparer notre trip & cie....bref, je veux mettre de la lumière dans mon hiver !
Nous souhaitons partir entre le 15 juin et le 15 juillet 2013 avec notre petit garçon, qui aura alors plus de deux ans et demi, soit en Croatie soit en Slovénie et avec notre propre véhicule. Nous aimons vraiment la nature, le calme et le camping pour sa tranquillité.....Nous préfèrons nous poser une semaine sur un "spot" pour bouger et prendre le temps de vivre dans le coin, vous voyez le genre? "Less and slow is more" 😉
Et c'est là que j'ai besoin de vous tous : Lequel de ces deux pays vous semble le plus orienté nature? Sont-ils "faciles" avec un petit bambin (je pense à l'achat de couches, de lait, de nourriture variée & cie)? Les campings sont-ils nombreux et tranquilles ou surpeuplés? Il vaut mieux dormir chez l'habitant ou on opte pour le camping? Nous ne sommes pas spécialement attirés par la baignade et la plage (surtout dans le style côte d'azur....pas à notre goût), je veux dire la campagne et les bords de rivière, les alpages nous plaisent beaucoup aussi. Quel pays a le plus de faune et de flore?
Merci pour votre aide, vos suggestions et vos idées!
C'est à peine la rentrée que je pense déjà à nos prochaines vacances mais le temps de mettre de l'argent de côté, de préparer notre trip & cie....bref, je veux mettre de la lumière dans mon hiver !
Nous souhaitons partir entre le 15 juin et le 15 juillet 2013 avec notre petit garçon, qui aura alors plus de deux ans et demi, soit en Croatie soit en Slovénie et avec notre propre véhicule. Nous aimons vraiment la nature, le calme et le camping pour sa tranquillité.....Nous préfèrons nous poser une semaine sur un "spot" pour bouger et prendre le temps de vivre dans le coin, vous voyez le genre? "Less and slow is more" 😉
Et c'est là que j'ai besoin de vous tous : Lequel de ces deux pays vous semble le plus orienté nature? Sont-ils "faciles" avec un petit bambin (je pense à l'achat de couches, de lait, de nourriture variée & cie)? Les campings sont-ils nombreux et tranquilles ou surpeuplés? Il vaut mieux dormir chez l'habitant ou on opte pour le camping? Nous ne sommes pas spécialement attirés par la baignade et la plage (surtout dans le style côte d'azur....pas à notre goût), je veux dire la campagne et les bords de rivière, les alpages nous plaisent beaucoup aussi. Quel pays a le plus de faune et de flore?
Merci pour votre aide, vos suggestions et vos idées!
Quoi voir après Zion et Bryce Canyon? English translation pending
arches et canyonland .yellowstone , yosemite et sequoia, colorado, nouveau mexique , ou antidepresseur springs aider moi svp
Rencontre VF à Marrakech le 27 octobre 2012 English translation pending
bonjour,
à vous les voyageurs du mondes qui seront au maroc au mois d'octobre, je vous invite pour une rencontre à essaouira ou marrakech il n'y a pas mieux , pour une café
je me charge d'informer chacun qui veut partager du lieu et heure afin de mieux s'organiser
merci de donner suite