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Guide pour Bali English translation pending
Bonjour, je vais à Bali en septembre et je cherche un guide. Quelqu'un connait-il Bali tradition ? Si non , connaissez-vous d'autres guides ?
Merci d'avance
Location de voiture: méfiez vous de Locauto (Rentalcar) English translation pending
Bonjour à tous
Nous nous sommes rendu en Sardaigne, en février dernier. Avion (depuis la Belgique) et location de voiture à Alghéro, réservée sur internet via rentalcar. Déjà à l'arrivée, soucis. Le préposé à l'agence ne parle que l'italien et n'est pas très aimable. Il a bien failli réussir à nous fourguer une assurance (encore) supplémentaire, qui aurait fait doubler notre prix de location (bien que sur internet, j'avais déjà souscrit une assurance "sans franchise"). Pas question qu'il bouge de son bureau. Débrouillez vous pour trouver la voiture sur le parking ... On doit aussi signer "un chèque en blanc" sur l'état du véhicule (pas d'état des lieux contradictoire). Au retour, pareil, pas de contrôle ... mais les surprises peuvent venir plus tard (ils ont toujours accès à votre carte de crédit ....) La surprise, pour nous, est venue 3 mois plus tard: retrait inexpliqué sur notre carte visa: 2x48€ ... Demande d'explication chez rentalcar: ce serait 2 infractions routières et la police locale va prendre contact avec nous pour nous informer et organiser le paiement. Cependant, avant que nous n'ayons pu contester quoi que ce soit, Locauto prélève sur notre carte (et donc sans notre accord) des frais administratifs de 48€ par infraction ... Les gens qui ont déjà circulé en Italie me comprendront: là bas, c'est assez folklorique ! limitations de vitesses pas respectées, parking n'importe comment ... et j'en passe. J'ai 59 ans et parcourt quelques 40.000 km par an, sans la moindre infraction. Etant dans un environnement nouveau pour moi et avec une voiture que je ne connaissais pas, vous vous doutez que j'étais doublement prudent ! Alors si moi j'ai fais 2 infractions sur 1 semaine et 900 km parcourus, la moitié de la Sardaigne doit être en prison !!!
Moralité: Locauto pratique des prix très bas, mais se rattrape sur votre compte
Nous nous sommes rendu en Sardaigne, en février dernier. Avion (depuis la Belgique) et location de voiture à Alghéro, réservée sur internet via rentalcar. Déjà à l'arrivée, soucis. Le préposé à l'agence ne parle que l'italien et n'est pas très aimable. Il a bien failli réussir à nous fourguer une assurance (encore) supplémentaire, qui aurait fait doubler notre prix de location (bien que sur internet, j'avais déjà souscrit une assurance "sans franchise"). Pas question qu'il bouge de son bureau. Débrouillez vous pour trouver la voiture sur le parking ... On doit aussi signer "un chèque en blanc" sur l'état du véhicule (pas d'état des lieux contradictoire). Au retour, pareil, pas de contrôle ... mais les surprises peuvent venir plus tard (ils ont toujours accès à votre carte de crédit ....) La surprise, pour nous, est venue 3 mois plus tard: retrait inexpliqué sur notre carte visa: 2x48€ ... Demande d'explication chez rentalcar: ce serait 2 infractions routières et la police locale va prendre contact avec nous pour nous informer et organiser le paiement. Cependant, avant que nous n'ayons pu contester quoi que ce soit, Locauto prélève sur notre carte (et donc sans notre accord) des frais administratifs de 48€ par infraction ... Les gens qui ont déjà circulé en Italie me comprendront: là bas, c'est assez folklorique ! limitations de vitesses pas respectées, parking n'importe comment ... et j'en passe. J'ai 59 ans et parcourt quelques 40.000 km par an, sans la moindre infraction. Etant dans un environnement nouveau pour moi et avec une voiture que je ne connaissais pas, vous vous doutez que j'étais doublement prudent ! Alors si moi j'ai fais 2 infractions sur 1 semaine et 900 km parcourus, la moitié de la Sardaigne doit être en prison !!!
Moralité: Locauto pratique des prix très bas, mais se rattrape sur votre compte
Retour d'expérience de trois semaines en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi avons passé 3 semaines en Inde du Nord (Rajasthan + Agra + Delhi) en février 2013. Nos centres d’intérêt étaient la culture et la nature.
Ayant beaucoup bénéficié des conseils trouvés sur les forums, voici notre retour d’expérience suivi de notre itinéraire :
· Voyage avec Air India, très bien sans aucun retard.
· Sur place, parcours en location de voiture avec chauffeur (Agence ShaluTour, chauffeur Ashok Sharma)
o Voiture = Tata Indica, climatisée (mais pas besoin à cette période de l’année !) peut sembler petite mais nous étions très à l’aise, et la galerie porte-bagages sur le toit permet d’envisager facilement d’utiliser ce type de véhicule à 3 adultes voire 2 adultes et 2 enfants en étant un peu tassé à l’arrière. La propreté du véhicule et son confort ont été appréciables pour les longs trajets. Ashok change régulièrement de voiture (tous les 4 ans environ), donc aucun problème de sécurité ou d’entretien. Enfin le choix d’un véhicule avec une bonne puissance moteur s’est révélé très appréciable pour pouvoir doubler les camions sans prendre de risque, enfin pour l’Inde.
o Nous avons apprécié sa gentillesse, son humour, sa disponibilité, son excellente conduite (très souple bien que sportive, mais c’est vraiment nécessaire pour survivre dans ce pays où le permis s’achète… et où le code de la route est inexistant). Ashok parle plutôt bien anglais (niveau oral bien meilleur que le niveau écrit), et a pu partager avec nous des légendes et anecdotes locales. Il connaît également beaucoup de mots en français, le comprend « à 50% » mais le parle peu. Sa longue expérience en tant que chauffeur lui a permis de nous faire découvrir des lieux un peu écartés des lieux touristiques traditionnels (ou réservés au tourisme local), comme un impressionnant puits à étages à Abhaneri.
o Enfin, et c’est un gros point fort pour nous qui souhaitions profiter un peu de la vie sauvage, Ashok connaît des coins nature très intéressants (je pense notamment à un lac près de Ranakpur, doté de crocodiles et d’un très grand nombre d’espèces d’oiseaux) et a un regard de lynx qui lui permet de détecter des bestioles à grande distance ; les longues étapes ont ainsi été rythmées de nombreux arrêts pour observer gazelles, vautours, nilgauts, singes de plusieurs espèces, daims, chauves-souris, mangoustes, entelles et macaques, et d’innombrables espèces d’oiseaux. Nous avions prévu de passer deux journées « nature » à Ranthambore et Keoladeo, mais nous avons finalement vu des espèces intéressantes tous les jours de notre séjour grâce à lui !
o Côté pratique, Ashok nous a demandé 30€ par jour (ce qui comprenait son salaire, son hébergement et ses repas, l’essence, les taxes et péages). Nous avons choisi également de nous remettre à lui pour le choix des hôtels, moyennant 350 euros par personne pour 21 nuits avec petit déjeuner, un « safari chameau » dans le désert près de Jaisalmer et une balade à dos d’éléphant pour monter au fort d’Amber.
o Lorsque vous choisissez une agence, je vous recommande de vérifier la disponibilité du chauffeur. Une agence me proposait en effet un chauffeur juste pour le transfert d’une ville à l’autre or les distances peuvent être grandes entre l’hôtel, le restaurant, les monuments, et se débrouiller en rickshaw n’est pas évident (arnaques courantes, danger la nuit).
· Coté hôtels, le choix était globalement correct, nous avons regretté à deux ou trois reprises qu’Ashok ne nous ait pas proposé un forfait légèrement plus cher pour éviter certaines adresses. Dans certains villages, il n’y a en effet rien en catégorie intermédiaire, on passe de l’hôtel « routard pas trop regardant » au palace… Certaines adresses ont été très très bien (hôtel Mandawa Heritage pour ses décorations, mais surtout l’excellent et très confortable Sunder Palace à Jaipur). A noter tout de même que nous avons quasiment tout le temps eu de l’eau chaude (pas évident en Inde), évidemment pas pendant des heures mais c’est déjà ça. La cuisine de la majorité de ces adresses était également bonne. Par contre, il ne faut pas du tout s’attendre à des catégories de confort équivalentes à ce que l’on peut trouver en Indonésie par exemple pour le même genre de prix, au risque de très grosses déceptions. Il ne faut pas hésiter à réclamer très vigoureusement des draps (les Indiens n’en utilisent pas), ainsi que du PQ. Nous avions dans nos valises des draps de soie mais n’avons eu à les utiliser qu’une seule fois, à Bundi. Et comme plusieurs voyageurs l’ont déjà écrit, mieux vaut fermer sa porte à clé quand on est dans la chambre, les garçons d’étage ne frappent pas toujours avant d’entrer. Enfin notre chauffeur montait vérifier avec nous la qualité et la propreté de la chambre au moment de l’arrivée dans l’hôtel, et s’est révélé d’une précieuse aide.
· La paire de boules quies est ZE accessoire indispensable pour espérer fermer l’œil. Un masque pour les yeux du type de celui qui est distribué dans les avions est également appréciable.
· Il faut savoir que, quelle que soit la catégorie de confort, l’entretien laisse franchement à désirer une chambre peut être équipée d’une TV écran plat géante et d’un lit king size tout confort, mais avoir des fenêtres aux vitres fêlées, des tâches de peinture partout sur le sol, des moisissures sur les murs… Cela ne dépend absolument pas du standing de l’hôtel ou du restaurant, nous en avons fait la triste expérience dans un palace 5* d’Udhaipur où les nappes du restaurant étaient très tâchées. Là encore le Sunder Palace de Jaipur est une exception très agréable. A noter toutefois que même si la propreté pouvait être améliorée, nous n’avons jamais trouvé de cafards ou d’autres insectes dans les hôtels où nous sommes allés.
· Côté restaurants, il était rare de trouver des nappes et serviettes propres, et les verres et couverts étaient souvent tâchés et/ou gras. Ne pas hésiter à relaver avec de l’eau minérale, c’est notre guide qui nous l’a lui-même suggéré. Très peu d’adresses en dehors des villes disposent de toilettes, celles qui en ont sont souvent de gigantesques restaurants pour cars de touristes. Par deux/trois fois nous avons préféré un restaurant plus « populaire », et nous l’avons amèrement regretté, pas pour le goût (mais alors vraiment pas) mais pour l’hygiène : cafards, rats, … Ne pas hésiter à demander à manger dehors, les Indiens préfèrent les intérieurs mais des tables sont souvent prévues pour les touristes dans le jardin. Il a été très difficile d’obtenir un plat non épicé, malgré notre demande pressante. La nourriture végétarienne est bonne mais très grasse… les légumes baignent dans l’huile. Tout est « très » dans la cuisine indienne, un plat épicé est très épicé, un dessert forcément très sucré, un plat salé très salé… Le service est souvent très lent. Si vous ne faites pas l’appoint, le serveur peut ne pas vous ramener la monnaie, faisant semblant de considérer que le reste constitue son pourboire… même si la somme constitue 50% du prix du repas !
· La mendicité est omniprésente, et très agaçante. Certains mendiants nous ont accompagnés pendant 30 minutes sans se décourager. Les arnaques à la monnaie rendue sont courantes, et ce quelle que soit la somme considérée. Félicitations au gardien de chaussures du temple Lakshmi Narayan de Jaipur pour sa très grande honnêteté (il a tenu à nous rendre la monnaie sur 5 roupies !), et honte au « gardien des toilettes » des tombeaux d’Humayun de Delhi, qui refusait de me laisser entrer si je ne multipliais pas le prix affiché (5 roupies) par 20 ( !) il a fallu que des touristes indiens à proximité interviennent… Et bravo à la poste centrale d’Agra qui m’a vendu un timbre fiscal pour oblitérer mes lettres ! et qui m’a indiqué un mauvais tarif (les cartes doivent être affranchies à 15 roupies, les lettres à 25…). Ne parlons pas non plus de certains gardiens vénaux de monuments, certaines portes se fermaient à notre arrivée pour ne se rouvrir que contre 50 à 100 roupies supplémentaires. Dans les plus gros palais, il suffisait d’attendre l’arrivée d’un groupe de touristes indiens pour que par magie ces « péages » disparaissent, mais dans les coins les plus reculés, il fallait bien céder. Franchement au bout de 3 semaines, c’est vraiment très fatigant. Nous avions le sentiment de ne plus pouvoir faire confiance à qui que ce soit.
· En ce qui concerne l’artisanat local, nous avons trouvé que globalement les prix étaient très similaires aux prix européens… après marchandage ! et exorbitants avant. Exemple après marchandage une écharpe en cachemire à 30€, un dessus de lit à 50€ pour les premiers prix, un tabouret avec ornementations en pierre à 250€ ! Mais il faut reconnaître que nous n’aimons pas beaucoup cette pratique, et avons souvent préféré ne rien acheter.
· Dans les magasins, ne pas espérer faire un achat rapide : il faut s’asseoir, accepter une tasse de thé, et surtout endurer le déballage commercial des « plus belles » pièces du magasin avant de pouvoir commencer à regarder ce qui nous intéresse vraiment. Les argumentaires des vendeurs sont toujours les mêmes, et franchement on se pose vite des questions sur leur véracité. Bref pas moyen de s’en sortir à moins d’une demi-heure de palabres, ce qui amène à acheter pour rentabiliser l’investissement en temps… ou à supprimer toutes les haltes shopping du parcours pour ne justement pas perdre de temps !
· Les routes sont plutôt de très bonne qualité (quelques ornières à proximité de Mandawa et de Bundi) mais le non respect du code de la route par leurs usagers fait qu’il est difficile d’y rouler très vite. Au maximum nous sommes allés à 90 km/h. La signalisation est presque uniquement en hindi… Il est difficile de prévoir un temps de parcours entre deux villes, le moindre aléa (accident par exemple et ils sont fréquents) peut provoquer de grands bouchons et immobiliser complètement le trafic pendant plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures. A part sur Delhi, pas de bouchons dus aux heures de pointe, nous avons été surpris de la fluidité du trafic même dans les grandes villes (Jaïpur, Jodhpur…)
· Côté pourboires, il faut compter 5 roupies pour des toilettes (sauf lorsque le prix est affiché), 10 roupies pour le gardiennage de 2 paires de chaussures, 10 roupies par bagage dans les hôtels (dans les grandes villes ils demandent plus), 50 à 100 roupies pour un guide improvisé (ou 10% de la somme pour les grands parcs), 50 roupies ou 10% au restaurant… Dans certains hôtels des boîtes à pourboire sont laissées à la réception, et cela évite bien des dérives et permet un partage plus équitable entre l’ensemble des membres du personnel. Les offrandes dans les temples ne sont pas obligatoires, dans les temples sans droit d’entrée nous avons laissé 10 roupies lorsqu’il n’y avait pas de visite guidée.
· Il est très difficile d’obtenir de petites coupures, c’est incroyable le nombre d’indiens qui n’ont plus de monnaie lorsqu’on leur tend un billet de 50 ou 100 roupies. On m’a même dit que les billets de 5 roupies n’existaient plus, ainsi que les pièces. C’est faux. Amis collectionneurs de pièces de monnaie, bon courage ! Notre guide avait prévu le coup et nous en avait mis de côté (lui n’avait curieusement aucune difficulté à en obtenir -) ).
· Pour les vêtements, les épaules, les jambes et le haut des bras doivent être couverts. Certains temples demandent à ce que le bas des bras soit également couvert mais c’est rare (entre parenthèses ce sont souvent les temples qui sont couverts de fresques érotiques… allez comprendre !). Pour les femmes, il faut que le T-shirt couvre bien les fesses, et qu’il soit suffisamment ample pour cacher les formes de la poitrine (ne parlons même pas des décolletés). Gestes et regards déplacés sont très courants. En février, un pull se porte bien dès le coucher du soleil, et dans les intérieurs. Si vous prévoyez une visite matinale à Ranthambore, le bonnet, l’écharpe et les gants ne sont pas de trop… même si beaucoup d’hôtels prêtent des couvertures pour se protéger dans la jeep.
Iran, le retour English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voici de retour de 15 jours en Iran. tout d'abord, un grand merci à tout les Vfistes qui m'ont donné les infos, Vazyvite, Turbi, Fabgreg, pardon à ceux que j'oublie. Je ferai un CR dans les jours à venir. Ce fut une merveilleuse découverte, tant des lieux historiques, des paysages, que des Iraniens. Aucune déception!! L'Iran est bien le pays dont il est question sur ce forum. 15 jours, c'est bien trop court, mais nous avons eu, je crois, un minimum de temps pour voir ce que l'on désirait. Et puis, il y a si longtemps que j'attendais.....Maintenant il faut laisser retomber la pression, et mettre au clair les sensations. Car pour moi, ce fut bien le ressenti le plus fort depuis l'Inde. Ha, je précise, la circulation est démente, tous les matins, quand nous montions dans la voiture mon mari disait "A Dieu va!!!"ce qui faisait rire notre chauffeur. Pour info, nous sommes partis avec l'agence "clé2perse". Un programme mis en place avec Afrooz, la responsable francophone, voiture avec chauffeur et guide francophone Azadeh. Tous très pro, mais aussi extrêmement amicaux. Je sais que les puristes de la découverte vont moquer ce mode de voyage, mais ce fut fort agréable, et nous avions convenu avec la guide d'être libre en fin d'après midi, ce qui nous a permis de faire nos découvertes "nez au vent" comme nous aimons bien. Notre moment de bonheur a été à Ispahan. Un orage de grêle, suivi de pluie diluvienne. Trempés de la tête aux pieds, et impossible de courir sur le sol glissant. Nous tentions de regagner l'hotel, en rigolant, quand passant devant un barbier, celui-ci nous fit signe de rentrer à l'abri. C'était Vendredi et beaucoup de boutiques étaient fermées. Nous acceptons, et une dame me porte une grande serviette et une petite pour sécher mes cheveux. Par gestes elle me fait comprendre des sortir mon foulard et imper, remplacer par les serviettes. Le barbier s'occupant de mon mari pour le sécher. Tout ca dans les rires avec un verre de thé et des gâteaux délicieux. Pendant que nos vêtement séchaient, avec un peu d'anglais, beaucoup de gestes et de rires, nous avons passé 2 heures dans cette boutique. Quand à peu prés secs, nous avons voulu partir à pied, le monsieur a été chercher sa voiture et nous a ramené à l'hotel. N'a voulu recevoir aucune rétribution, mais nous a donné un grand moment de chaleur humaine. Je ne crois pas qu'en France, nous prenions le temps d'accueillir les touristes de cette façon!!!Voila l'Iran que j'ai rencontré. Merci l'Iran. La suite dans la semaine à venir. Chantal
Nous voici de retour de 15 jours en Iran. tout d'abord, un grand merci à tout les Vfistes qui m'ont donné les infos, Vazyvite, Turbi, Fabgreg, pardon à ceux que j'oublie. Je ferai un CR dans les jours à venir. Ce fut une merveilleuse découverte, tant des lieux historiques, des paysages, que des Iraniens. Aucune déception!! L'Iran est bien le pays dont il est question sur ce forum. 15 jours, c'est bien trop court, mais nous avons eu, je crois, un minimum de temps pour voir ce que l'on désirait. Et puis, il y a si longtemps que j'attendais.....Maintenant il faut laisser retomber la pression, et mettre au clair les sensations. Car pour moi, ce fut bien le ressenti le plus fort depuis l'Inde. Ha, je précise, la circulation est démente, tous les matins, quand nous montions dans la voiture mon mari disait "A Dieu va!!!"ce qui faisait rire notre chauffeur. Pour info, nous sommes partis avec l'agence "clé2perse". Un programme mis en place avec Afrooz, la responsable francophone, voiture avec chauffeur et guide francophone Azadeh. Tous très pro, mais aussi extrêmement amicaux. Je sais que les puristes de la découverte vont moquer ce mode de voyage, mais ce fut fort agréable, et nous avions convenu avec la guide d'être libre en fin d'après midi, ce qui nous a permis de faire nos découvertes "nez au vent" comme nous aimons bien. Notre moment de bonheur a été à Ispahan. Un orage de grêle, suivi de pluie diluvienne. Trempés de la tête aux pieds, et impossible de courir sur le sol glissant. Nous tentions de regagner l'hotel, en rigolant, quand passant devant un barbier, celui-ci nous fit signe de rentrer à l'abri. C'était Vendredi et beaucoup de boutiques étaient fermées. Nous acceptons, et une dame me porte une grande serviette et une petite pour sécher mes cheveux. Par gestes elle me fait comprendre des sortir mon foulard et imper, remplacer par les serviettes. Le barbier s'occupant de mon mari pour le sécher. Tout ca dans les rires avec un verre de thé et des gâteaux délicieux. Pendant que nos vêtement séchaient, avec un peu d'anglais, beaucoup de gestes et de rires, nous avons passé 2 heures dans cette boutique. Quand à peu prés secs, nous avons voulu partir à pied, le monsieur a été chercher sa voiture et nous a ramené à l'hotel. N'a voulu recevoir aucune rétribution, mais nous a donné un grand moment de chaleur humaine. Je ne crois pas qu'en France, nous prenions le temps d'accueillir les touristes de cette façon!!!Voila l'Iran que j'ai rencontré. Merci l'Iran. La suite dans la semaine à venir. Chantal
Escapade à Las Vegas! English translation pending
Voilà déjà plusieurs mois que je suis rentrée d'une petite escapade entre filles à Las Vegas. Il s'agissait de mon premier séjour dans cette ville démesurée. Pour le plaisir, et pour me changer les idées en cette journée grise, je me suis amusée à rédiger un petit texte relatant notre séjour. Bonne lecture! 😉
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Récit circuit de trois semaines dans l'Ouest canadien en échange de maisons English translation pending
Ce récit et ces photos viennent extrêmement tardivement puisque le séjour a eu lieu à l'été 2008... J'ai regardé mon album récemment et me suis dit que j'avais jamais fait de carnet de voyage pour celui ci...C 'est toujours un plaisir de se replonger dans les photos de ce voyage qui a été pour moi et mon ami, notre premier "grand" voyage ensemble, un de ceux dont on se souvient toute sa vie.
Je voulais donc (re)partager cette aventure avec vous, et éventuellement qu'il puisse servir (comme beaucoup d'autres)...
Mon message il y a 4 ans...
http://voyageforum.com/...embre_2008_D1746117/
Nous avons donc échanger notre maison en Auvergne contre une à Calgary. Presque 10 mois d'échanges de mail, de préparation, de visites sur des tas de sites pour peaufiné le programme, les immanquables, les randos, les évènements... (c'est presque la partie que je préfère dans le voyage !!)...
Nous sommes donc partis du 22 août au 11 septembre 2008 soit 3 semaines.
Nous avons fait une boucle au sud autour de waterton/logan pass et une autre au nord banff/jasper/edmonton et des "activités" autour de calgary. Notre programme initial a été un peu perturbé pour un imprévu. En tout : 2500 km - 30h de route
Vendredi 22 août Vol direct Paris-Calgary par Air Transat : 15h40 de Roissy pour 9h45 de vol Le décalage est sévère...8h. Il est 2h30 du matin en France (nous n'avons pas beaucoup dormi dans l'avion) et 18h à Calgary, la journée n'est pas terminée ! Nous récupérons la voiture de nos hôtes au Park and Jet. Le système est plutôt pratique pour retrouver la voiture ! On donne le numéro d'immatriculation à l'accueil et une monsieur en voiture nous dépose devant. Direction le quartier de Copperfield à Calgary. Premières impressions : il faut s'arrêter avant les feux tricolores.... Les routes sont larges et les autoroutes plutôt faciles à prendre : nord - est - ouest et sud ! Impossible de se tromper. Nous arrivons dans un quartier récent et au calme où toutes les rues sont déclinées (Copperfield boulevard / avenue / street...) et les maisons ressemblent à celles de wisteria lane avec leur pelouse bien tondue et les 4*4 garés devant. Nous ne ferons pas de vieux os mais nous préparons le matériel de camping (prêté par nos hôtes) car après le rodéo de Lethbridge, nous partirons en camping autour de Waterton Lake.

Samedi 23 août Nous partons pour les Whoop Up Days de Lethbridge (2h de route) car c'est le dernier jour d'exhibition et nous voulons à tout prix voir du rodéo au pays des ours et des cow-boys ! Exhibition park est facile à trouver, toutefois nous cherchons un hôtel pour le soir car rien n'est réservé et comme nous voulons manger au whoop up, nous ne ne voyons pas chercher un endroit où dormir à 23h-minuit... Entre les hôtels complets, les trop chers et les sales, nous allons à Coaldale... Et au final, la chambre est très moyenne, elle sent la cigarette alors que c'est une chambre non-fumeur, c'est sombre, 2 lits singles.. heureusement que nous y dormirons juste quelques heures...
Une fois les entrées payées, les rodéos s'enchainent : bronc riding (monte sur un cheval sauvage), bull riding (sur un taureau), roping (capture de veau au lasso)...
L'ambiance est sympa, presque tout le monde porte le chapeau typique, sorte de stetson ! Nous n'avons pas pris les nôtres de peur que cela soit "folklo" et en fait, on aurait plutôt fait couleur locale...
Le soir, hamburgers et soda maison aux citrons (un délice !!). On découvre aussi la diversité du pays : les indiens et les mormont...
Dimanche 24 août Nous faisons les courses à Fort McLeod avant d'aller à Waterton. Nous prévoyions de faire des sandwich mais au pays du burger, difficile de trouver autre chose que du fromage fluo en tube, du jambon carré fumé et du pain de mie arrondi... Petit tour de ville avec le fort où autrefois était basée la police montée. Il y a toujours des "tours" organisés pour les touristes mais nous n'y participerons pas. Un imprévu nous empêche de continuer notre programme et nous rentrons à calgary (pb de voiture).

Lundi 25 août Après avoir fait le nécessaire et demander conseil à nos hôtes, alors en vadrouille du côté de st-émilion, nous prendrons leur autre voiture pour reprendre le cours de notre voyage. Toutefois, pour cette journée "perdue", nous irons visiter Calgary : la calgary tower, le saddledome, le parc olympique (JO d'hiver 88).... La circulation est assez dense et nous nous garons sur un parking de supermarché près du centre (quand on connait pas une ville, c'est pratique !) puis direction Stephen Avenue et le reste (magasins de santiags notamment !!). Pause déjeuner dans un petit resto typique avec juke box mural ! La ville nous a plu, certes ce n'est pas une destination super touristique mais pour une journée, elle a été bien remplie. Elle se finit avec une glace mémorable !

Mardi 26 août Enfin nous partons pour Waterton (3h de route). Nous posons notre tente dans le camping de waterton towsite.
L'endroit est joli, près d'un lac, il y a plein de cerfs (?) sur les pelouses et des sortes de marmottes.
Promenade de Bertha Falls où nous finirons par faire demi-tour (nous sommes partis trop tard et il pleut).
Nous découvrons les poubelle anti-ours
Dîner : soupe à l'oignons au bar/resto pas loin car il s'est mis à pleuvoir
Nuit mouvementée.... Il se met à pleuvoir très fort et à souffler.. notre tente nous tombe dessus !! Une baguette a cassé et impossible de réparer... Il est 4h du matin et nous finissons la nuit dans la voiture.
Au matin, direction le magasin de bricolage du coin pour racheter une baguette, que nous changeons facilement.
Mercredi 27 août Nous prenons la route pour le Montana aux USA par Chief Moutain Center. Nous sommes, encore au pays de l'ours !
Passage de la douane (6 dollars par pers) avec un policier pas vraiment commode, du moins peu souriant et pas super sympathique. Nous nous rendons au camping Koa de st-Mary pour réserver un chalet pour la nuit. Nous craignons un nouvel épisode venteux cette nuit... Nous ne connaissions pas ce système de camping en chalet de bois qui comprend un lit !
Nous nous baladerons à St-Mary falls et Sunrift Gorge avant de passer une bonne nuit au chaud !

Jeudi 28 août Direction la Logan Pass qui a été fermée la veille pour cause de neige... Il fait froid, nous accumulons les couches et marchons un peu sur la Hidden Lake trail avant de repartir plus loin et de faire la Johns Lake.

Nous allons camper au Sprague Creek mais comme nous sommes arrivés tard, notre emplacement n'est pas top (nous ne connaissions pas encore la règle du premier arrivé, premier servi !).
Nous allons manger une pizza énoooorme au Lake McDonald et flânons autour du resto avant de rentrer nous coucher (21h21 extinction des feux !)

Vendredi 29 août Nous prenons la Going to the sun road pour atteindre le camping de Many Glacier.
Comme à Sprague Creek, nous sélectionnons notre emplacement et mettons un petit papier orange avec notre immatriculation, le nombre de nuits et nous mettons l'argent correspondant dans une boite... En bons français nous avouons avoir été tentés "d'oublier" de mettre dans la boite ou de faire les ignares !! Mais non, les campings sont très bien tenus grâce à ça et nous ne souhaitions pas entretenir notre mauvaise réputation au-delà de nos frontières !!
Nous partons pour la rando Grinell Lake car il a été signalé des ours sur la Swifcurrent Pass, rando que nous avions initialement prévue de faire. Le ciel est bleu, le soleil est au rendez-vous, la rando de 6km magnifique !
D'ailleurs dans tous les parcs que nous avons fait, mention spéciale au balisage des randonnées... Panneaux clairs, marquage présent et visible, ce fût un vrai plaisir !
Le soir, un ranger appelle les touristes et nous observons des ours noirs sur les collines.
Samedi 30 août Plus d'ours sur la Swifcurrent Pass alors c'est parti ! A défaut d'ours, nous verrons une famille de mooses (orignal) se baigner.
Monsieur se moque de moi car je me promène avec un gros trousseau de clés censés avertir et/ou éloigner les ours de notre chemin, il improvise alors une danse anti-ours ! Il est vrai qu'un peu partout des panneaux "warning" nous indiquent que des ours peuvent passer par là, d'autant plus que c'est la pleine saisons des baies. Même dans les boutiques, difficile de ne pas acheter le spray au poivre incité par les vendeurs. Nous n'en achèterons pas mais une bombe de déo dans la pochette du sac à dos sera mise au cas où (??!!!!).
Après un sandwich pas bon du tout acheté au magasin du camping, nous reprenons la route vers Calgary et nous nous arrêtons au Head-Smashed-Jump-In à Fort McLeod.
Le site est apparemment géré par une communauté d'indiens.
Ce nom symbolise la falaise d'où les indiens faisaient tomber les bisons grâce à une technique (de sioux?lol) pour se nourrir de leur chair et s'habiller de leur peau.
Nous nous garons en bas et une navette vient nous chercher pour nous emmener à l'entrée du musée. La visite est sympa, des bisons en taille "réelle" nous permet d'apprécier leur physionomie. Dehors, nous apercevons la fameuse falaise et les plaines interminables dignes de "Danse avec les loups" et une reconstitution de tipis en contrebas.
Sur le retour, nous voyons paître des bisons sur les plaines (grillagées)
Retour sur Calgary
Dimanche 31 août Le temps est couvert donc nous décidons de partir au zoo de Calgary. Entrée 18,90 dollars par personne. C'est assez décevant, les cages et enclos sont tout petits, nous qui connaissons bien de grands parcs français où il y a beaucoup d'espaces, ça nous fait de la peine pour les animaux. Pour les ours, les seuls que nous verrons de notre voyage seront ceux en bois qui sont disposés dans le zoo.. Il y a toutefois un parcours avec des monstres originaux et fluos plutôt sympa, c'est le seul bon point de la journée.

Lundi 1er septembre C'est aujourd'hui le derby de foot US Calgary-Edmonton. Nos hôtes nous avaient acheté les billets longtemps à l'avance car ils savaient que les premières places de la saison partaient très vite. Nous avons donc dû prendre le train pour nous rendre au stade McMahon. Bien prévoir la monnaie car il n'y a pas de caisse avec des vendeurs, juste des machines automatiques !! Et sur le chemin du retour, nous aurons toutes les peines pour changer nos billets en monnaie... Le match était top, ambiance de folie, le vrai show à l'américaine : pom-pom girls, coup de canon dès qu'un point est marqué par les stampeders (calgary) suivi d'un tour d'une fille à cheval... Entracte avec spectacle... A la fin, les coffres des voitures sont ouverts et des barbecue s'en suivent. Nous avions lu que nous pouvions nous joindre à un groupe et partager le repas contre quelques billets mais nous n'avons pas osé.

Mardi 2 septembre Nous partons pour Banff. Les paysages défilent, les montagnes apparaissent... magnifique ! En attendant de nous rendre chez notre hôte pour la nuit (en couchsurfing), nous découvrons la ville, plutôt jolie et suivons la balade des chutes Bow.

Mercredi 3 septembre Ne souhaitant pas abuser de l'accueil, fort chaleureux de notre hôte (chez qui nous avons merveilleusement mangé), nous allons au camping de Banff puis rando du Tunnel Moutain Trail et en fin d'après-midi, visite au "cascade of time" à Banff. Le jardin est sublime et la scénographie du musée super sympa. Dîner dans un resto italien pour changer.

Jeudi 4 septembre Rando sur le sentier des cheminées des fées "Hoodoos", 10km aller/retour, 3h si tout va bien... Oui car malheureusement, le sentier n'est pas super balisé et nous nous sommes perdus !!! On s'est fait quelques frayeurs mais nous avons retrouvé le chemin du camping pour l'heure du déjeuner (eukkk encore..).

Pour nous remettre de nos émotions, direction la piscine des sources chaudes "Upper hot springs" où l'eau est à 38°. La piscine est dehors et les vapeurs s'échappent, c'est impressionnant à voir ! Après avoir eu peur d'avoir froid, on se rends compte que c'est le contraire !! Il fait vraiment trop chaud dans l'eau !!
Le soir, car il fait un poil froid.... nous prenons le permis feu qui permet d'avoir du bois et d'allumer le "barbecue" qu'il y a quasi systématiquement sur chaque emplacement. C'est d'ailleurs courant de voir les canadiens sortir leur hache du coffre et de couper le bois pour le feu ! Nous réalisons un retour en enfance en dégustant des chamallows cuits au feu de bois. Un "perdu" ne le sera pas pour tout le monde puisque nous verrons un écureuil dans une branche en train de regarder ce drôle de carré...

Vendredi 5 septembre Balade à Johnston Canyon, 5,4km aller/retour - 2h. Coin très joli, des chutes en bout de parcours. Une fois les lower falls atteintes, la "rumeur" disait vrai, il n'y a presque plus personne sur le sentier des upper falls ! incroyable ! Ensuite, direction le lac Minnewanka, le canyon stewart

Notre merveilleux repas du soir

Samedi 6 septembre C'est parti pour Lake Louise, mais avant, nous allons au lake Moraine et faisons le bord du lac (1,4km). et là, nous sommes sous le charme.. La couleur de l'eau est juste irréelle... un bleu incroyable. Puis le tour du lake louise, beaucoup de monde mais là encore, il suffit de marcher quelques mètres pour que le monde disparaisse... Les gens sont-ils à ce point feignants de ne pas aller au bout ???Nous sommes allés aussi à paradise valley, faire le petit tour. Le camping de lake louise est grillagé pour éviter que les ours et les cerfs s'y introduisent.

Toujours la gastronomie nord-américaine avec une pointe de chinoiseries...
Dimanche 7 septembre C'est journée est consacrée à la promenade des glacier, la Icefield parkay qui relie banff/lake louise à Jasper. La route est ponctuée d'arrêts et belvédères plus beaux les uns que les autres : lac Herbert, lac Bow, lac Peyto, champ de glace Columbia, chutes Sunwapta...
Arrivée au camping Whislers à Jasper, il est immense !
Un piège à ours trône devant l'entrée, signe que le camping n'est pas "protégé" et que les cerfs se baladent librement. D'ailleurs en arrivant, la dame de l'accueil nous prévient que c'est la saison du rut et qu'il faut les éviter..
A l'heure de la douche, je reviens à notre place de camping sans encombre, ce qui n'est pas le cas de Mr.. il a rencontré des bêtes à cornes entre la douche et notre tente (assez éloigné d'ailleurs) et se souvenant de la consigne de la dame, il a fait un détour pour les éviter sauf que le camping étant très grand, il s'est perdu !!!

Lundi 8 septembre Balade de 4,2 km aller/retour du canyon maligne. Pont suspendu à traverser, impressionnant ! Nous voyons des espèces de bouquetins sur le chemin du retour ! Dans l'après-midi, nous partons au lac Maligne. Le tour de bateau pour l'ile spirit étant trop cher, nous louons un canoe pour faire un bout du lac, bien qu'un peu toujours le même paysage, c'était sympa !

Tour en ville
et repas divin, comme dab...

Mardi 9 septembre Après un copieux petit-déjeuner typique, nous partons pour le Mont Edith Cavell. La route est tortueuse et on sent la chute des températures. AU parking, les toilettes sèches nous perturbent un peu... Par contre, la rando est superbe et l'issue magnifique ! Des icebergs flottent sur le lac, la fonte forme un tunnel dangereux mais que c'est beau !
Et puis le tour du lac Annette et ses sables mouvants

Mercredi 10 septembre Il faut retourner à Calgary et nous empruntons la route vers Edmonton. Nous nous arrêtons au Edmonton Mall qui fut, il y a quelques années, le centre commercial le plus grand du monde. A l'intérieur, un bateau pirate (un vrai !!), un espace attractions avec des otaries et une patinoire !! Nous en profitons pour faire les magasins et ramener notamment du Helly Hensen a prix imbattable ! Arrêt apéro à Red Deer chez une hôte couchsurfing mais nous rentrerons à calgary pour la nuit

Jeudi 11 septembre Dernier jour... dernier repas aussi apprécié que les précédents... Lavage de nos affaires, nettoyage du matériel de camping, de la maison et de la voiture que nous avons eu pour ces 3 semaines. Retour en avion à Paris après 11h de vol.

En résumé Les + : une destination mythique, des paysages grandioses, des balades splendides et un balisage au top, des gens agréables et serviables. Les - : météo pas terrible, pas mal de pluie dans l'ensemble et le froid.. Nous comprenons pourquoi les campings des rocheuses ferment mi-septembre... La nourriture !!
Côté budget (3 semaines à 2, échange de maison donc logement à Calgary et voiture prêtée) : 2600€ Avion : 1250 euros Nourriture / courses / essence / campings / activités : 1000 euros (je devrais pouvoir ventiler la partie camping mais il faudrait se replonger dans les factures !) Shopping + extras : 350 euros
Nous avons donc échanger notre maison en Auvergne contre une à Calgary. Presque 10 mois d'échanges de mail, de préparation, de visites sur des tas de sites pour peaufiné le programme, les immanquables, les randos, les évènements... (c'est presque la partie que je préfère dans le voyage !!)...
Nous sommes donc partis du 22 août au 11 septembre 2008 soit 3 semaines.
Nous avons fait une boucle au sud autour de waterton/logan pass et une autre au nord banff/jasper/edmonton et des "activités" autour de calgary. Notre programme initial a été un peu perturbé pour un imprévu. En tout : 2500 km - 30h de route

Vendredi 22 août Vol direct Paris-Calgary par Air Transat : 15h40 de Roissy pour 9h45 de vol Le décalage est sévère...8h. Il est 2h30 du matin en France (nous n'avons pas beaucoup dormi dans l'avion) et 18h à Calgary, la journée n'est pas terminée ! Nous récupérons la voiture de nos hôtes au Park and Jet. Le système est plutôt pratique pour retrouver la voiture ! On donne le numéro d'immatriculation à l'accueil et une monsieur en voiture nous dépose devant. Direction le quartier de Copperfield à Calgary. Premières impressions : il faut s'arrêter avant les feux tricolores.... Les routes sont larges et les autoroutes plutôt faciles à prendre : nord - est - ouest et sud ! Impossible de se tromper. Nous arrivons dans un quartier récent et au calme où toutes les rues sont déclinées (Copperfield boulevard / avenue / street...) et les maisons ressemblent à celles de wisteria lane avec leur pelouse bien tondue et les 4*4 garés devant. Nous ne ferons pas de vieux os mais nous préparons le matériel de camping (prêté par nos hôtes) car après le rodéo de Lethbridge, nous partirons en camping autour de Waterton Lake.

Samedi 23 août Nous partons pour les Whoop Up Days de Lethbridge (2h de route) car c'est le dernier jour d'exhibition et nous voulons à tout prix voir du rodéo au pays des ours et des cow-boys ! Exhibition park est facile à trouver, toutefois nous cherchons un hôtel pour le soir car rien n'est réservé et comme nous voulons manger au whoop up, nous ne ne voyons pas chercher un endroit où dormir à 23h-minuit... Entre les hôtels complets, les trop chers et les sales, nous allons à Coaldale... Et au final, la chambre est très moyenne, elle sent la cigarette alors que c'est une chambre non-fumeur, c'est sombre, 2 lits singles.. heureusement que nous y dormirons juste quelques heures...
Une fois les entrées payées, les rodéos s'enchainent : bronc riding (monte sur un cheval sauvage), bull riding (sur un taureau), roping (capture de veau au lasso)...
L'ambiance est sympa, presque tout le monde porte le chapeau typique, sorte de stetson ! Nous n'avons pas pris les nôtres de peur que cela soit "folklo" et en fait, on aurait plutôt fait couleur locale...
Le soir, hamburgers et soda maison aux citrons (un délice !!). On découvre aussi la diversité du pays : les indiens et les mormont...Dimanche 24 août Nous faisons les courses à Fort McLeod avant d'aller à Waterton. Nous prévoyions de faire des sandwich mais au pays du burger, difficile de trouver autre chose que du fromage fluo en tube, du jambon carré fumé et du pain de mie arrondi... Petit tour de ville avec le fort où autrefois était basée la police montée. Il y a toujours des "tours" organisés pour les touristes mais nous n'y participerons pas. Un imprévu nous empêche de continuer notre programme et nous rentrons à calgary (pb de voiture).

Lundi 25 août Après avoir fait le nécessaire et demander conseil à nos hôtes, alors en vadrouille du côté de st-émilion, nous prendrons leur autre voiture pour reprendre le cours de notre voyage. Toutefois, pour cette journée "perdue", nous irons visiter Calgary : la calgary tower, le saddledome, le parc olympique (JO d'hiver 88).... La circulation est assez dense et nous nous garons sur un parking de supermarché près du centre (quand on connait pas une ville, c'est pratique !) puis direction Stephen Avenue et le reste (magasins de santiags notamment !!). Pause déjeuner dans un petit resto typique avec juke box mural ! La ville nous a plu, certes ce n'est pas une destination super touristique mais pour une journée, elle a été bien remplie. Elle se finit avec une glace mémorable !

Mardi 26 août Enfin nous partons pour Waterton (3h de route). Nous posons notre tente dans le camping de waterton towsite.
L'endroit est joli, près d'un lac, il y a plein de cerfs (?) sur les pelouses et des sortes de marmottes.
Promenade de Bertha Falls où nous finirons par faire demi-tour (nous sommes partis trop tard et il pleut).
Nous découvrons les poubelle anti-ours
Dîner : soupe à l'oignons au bar/resto pas loin car il s'est mis à pleuvoir
Nuit mouvementée.... Il se met à pleuvoir très fort et à souffler.. notre tente nous tombe dessus !! Une baguette a cassé et impossible de réparer... Il est 4h du matin et nous finissons la nuit dans la voiture.
Au matin, direction le magasin de bricolage du coin pour racheter une baguette, que nous changeons facilement.Mercredi 27 août Nous prenons la route pour le Montana aux USA par Chief Moutain Center. Nous sommes, encore au pays de l'ours !
Passage de la douane (6 dollars par pers) avec un policier pas vraiment commode, du moins peu souriant et pas super sympathique. Nous nous rendons au camping Koa de st-Mary pour réserver un chalet pour la nuit. Nous craignons un nouvel épisode venteux cette nuit... Nous ne connaissions pas ce système de camping en chalet de bois qui comprend un lit !
Nous nous baladerons à St-Mary falls et Sunrift Gorge avant de passer une bonne nuit au chaud !

Jeudi 28 août Direction la Logan Pass qui a été fermée la veille pour cause de neige... Il fait froid, nous accumulons les couches et marchons un peu sur la Hidden Lake trail avant de repartir plus loin et de faire la Johns Lake.

Nous allons camper au Sprague Creek mais comme nous sommes arrivés tard, notre emplacement n'est pas top (nous ne connaissions pas encore la règle du premier arrivé, premier servi !).
Nous allons manger une pizza énoooorme au Lake McDonald et flânons autour du resto avant de rentrer nous coucher (21h21 extinction des feux !)

Vendredi 29 août Nous prenons la Going to the sun road pour atteindre le camping de Many Glacier.
Comme à Sprague Creek, nous sélectionnons notre emplacement et mettons un petit papier orange avec notre immatriculation, le nombre de nuits et nous mettons l'argent correspondant dans une boite... En bons français nous avouons avoir été tentés "d'oublier" de mettre dans la boite ou de faire les ignares !! Mais non, les campings sont très bien tenus grâce à ça et nous ne souhaitions pas entretenir notre mauvaise réputation au-delà de nos frontières !!
Nous partons pour la rando Grinell Lake car il a été signalé des ours sur la Swifcurrent Pass, rando que nous avions initialement prévue de faire. Le ciel est bleu, le soleil est au rendez-vous, la rando de 6km magnifique !
D'ailleurs dans tous les parcs que nous avons fait, mention spéciale au balisage des randonnées... Panneaux clairs, marquage présent et visible, ce fût un vrai plaisir !
Le soir, un ranger appelle les touristes et nous observons des ours noirs sur les collines.Samedi 30 août Plus d'ours sur la Swifcurrent Pass alors c'est parti ! A défaut d'ours, nous verrons une famille de mooses (orignal) se baigner.
Monsieur se moque de moi car je me promène avec un gros trousseau de clés censés avertir et/ou éloigner les ours de notre chemin, il improvise alors une danse anti-ours ! Il est vrai qu'un peu partout des panneaux "warning" nous indiquent que des ours peuvent passer par là, d'autant plus que c'est la pleine saisons des baies. Même dans les boutiques, difficile de ne pas acheter le spray au poivre incité par les vendeurs. Nous n'en achèterons pas mais une bombe de déo dans la pochette du sac à dos sera mise au cas où (??!!!!).
Après un sandwich pas bon du tout acheté au magasin du camping, nous reprenons la route vers Calgary et nous nous arrêtons au Head-Smashed-Jump-In à Fort McLeod.
Le site est apparemment géré par une communauté d'indiens.
Ce nom symbolise la falaise d'où les indiens faisaient tomber les bisons grâce à une technique (de sioux?lol) pour se nourrir de leur chair et s'habiller de leur peau.
Nous nous garons en bas et une navette vient nous chercher pour nous emmener à l'entrée du musée. La visite est sympa, des bisons en taille "réelle" nous permet d'apprécier leur physionomie. Dehors, nous apercevons la fameuse falaise et les plaines interminables dignes de "Danse avec les loups" et une reconstitution de tipis en contrebas.
Sur le retour, nous voyons paître des bisons sur les plaines (grillagées)
Retour sur CalgaryDimanche 31 août Le temps est couvert donc nous décidons de partir au zoo de Calgary. Entrée 18,90 dollars par personne. C'est assez décevant, les cages et enclos sont tout petits, nous qui connaissons bien de grands parcs français où il y a beaucoup d'espaces, ça nous fait de la peine pour les animaux. Pour les ours, les seuls que nous verrons de notre voyage seront ceux en bois qui sont disposés dans le zoo.. Il y a toutefois un parcours avec des monstres originaux et fluos plutôt sympa, c'est le seul bon point de la journée.

Lundi 1er septembre C'est aujourd'hui le derby de foot US Calgary-Edmonton. Nos hôtes nous avaient acheté les billets longtemps à l'avance car ils savaient que les premières places de la saison partaient très vite. Nous avons donc dû prendre le train pour nous rendre au stade McMahon. Bien prévoir la monnaie car il n'y a pas de caisse avec des vendeurs, juste des machines automatiques !! Et sur le chemin du retour, nous aurons toutes les peines pour changer nos billets en monnaie... Le match était top, ambiance de folie, le vrai show à l'américaine : pom-pom girls, coup de canon dès qu'un point est marqué par les stampeders (calgary) suivi d'un tour d'une fille à cheval... Entracte avec spectacle... A la fin, les coffres des voitures sont ouverts et des barbecue s'en suivent. Nous avions lu que nous pouvions nous joindre à un groupe et partager le repas contre quelques billets mais nous n'avons pas osé.

Mardi 2 septembre Nous partons pour Banff. Les paysages défilent, les montagnes apparaissent... magnifique ! En attendant de nous rendre chez notre hôte pour la nuit (en couchsurfing), nous découvrons la ville, plutôt jolie et suivons la balade des chutes Bow.

Mercredi 3 septembre Ne souhaitant pas abuser de l'accueil, fort chaleureux de notre hôte (chez qui nous avons merveilleusement mangé), nous allons au camping de Banff puis rando du Tunnel Moutain Trail et en fin d'après-midi, visite au "cascade of time" à Banff. Le jardin est sublime et la scénographie du musée super sympa. Dîner dans un resto italien pour changer.

Jeudi 4 septembre Rando sur le sentier des cheminées des fées "Hoodoos", 10km aller/retour, 3h si tout va bien... Oui car malheureusement, le sentier n'est pas super balisé et nous nous sommes perdus !!! On s'est fait quelques frayeurs mais nous avons retrouvé le chemin du camping pour l'heure du déjeuner (eukkk encore..).

Pour nous remettre de nos émotions, direction la piscine des sources chaudes "Upper hot springs" où l'eau est à 38°. La piscine est dehors et les vapeurs s'échappent, c'est impressionnant à voir ! Après avoir eu peur d'avoir froid, on se rends compte que c'est le contraire !! Il fait vraiment trop chaud dans l'eau !!
Le soir, car il fait un poil froid.... nous prenons le permis feu qui permet d'avoir du bois et d'allumer le "barbecue" qu'il y a quasi systématiquement sur chaque emplacement. C'est d'ailleurs courant de voir les canadiens sortir leur hache du coffre et de couper le bois pour le feu ! Nous réalisons un retour en enfance en dégustant des chamallows cuits au feu de bois. Un "perdu" ne le sera pas pour tout le monde puisque nous verrons un écureuil dans une branche en train de regarder ce drôle de carré...

Vendredi 5 septembre Balade à Johnston Canyon, 5,4km aller/retour - 2h. Coin très joli, des chutes en bout de parcours. Une fois les lower falls atteintes, la "rumeur" disait vrai, il n'y a presque plus personne sur le sentier des upper falls ! incroyable ! Ensuite, direction le lac Minnewanka, le canyon stewart

Notre merveilleux repas du soir

Samedi 6 septembre C'est parti pour Lake Louise, mais avant, nous allons au lake Moraine et faisons le bord du lac (1,4km). et là, nous sommes sous le charme.. La couleur de l'eau est juste irréelle... un bleu incroyable. Puis le tour du lake louise, beaucoup de monde mais là encore, il suffit de marcher quelques mètres pour que le monde disparaisse... Les gens sont-ils à ce point feignants de ne pas aller au bout ???Nous sommes allés aussi à paradise valley, faire le petit tour. Le camping de lake louise est grillagé pour éviter que les ours et les cerfs s'y introduisent.

Toujours la gastronomie nord-américaine avec une pointe de chinoiseries...

Dimanche 7 septembre C'est journée est consacrée à la promenade des glacier, la Icefield parkay qui relie banff/lake louise à Jasper. La route est ponctuée d'arrêts et belvédères plus beaux les uns que les autres : lac Herbert, lac Bow, lac Peyto, champ de glace Columbia, chutes Sunwapta...
Arrivée au camping Whislers à Jasper, il est immense !
Un piège à ours trône devant l'entrée, signe que le camping n'est pas "protégé" et que les cerfs se baladent librement. D'ailleurs en arrivant, la dame de l'accueil nous prévient que c'est la saison du rut et qu'il faut les éviter..
A l'heure de la douche, je reviens à notre place de camping sans encombre, ce qui n'est pas le cas de Mr.. il a rencontré des bêtes à cornes entre la douche et notre tente (assez éloigné d'ailleurs) et se souvenant de la consigne de la dame, il a fait un détour pour les éviter sauf que le camping étant très grand, il s'est perdu !!!

Lundi 8 septembre Balade de 4,2 km aller/retour du canyon maligne. Pont suspendu à traverser, impressionnant ! Nous voyons des espèces de bouquetins sur le chemin du retour ! Dans l'après-midi, nous partons au lac Maligne. Le tour de bateau pour l'ile spirit étant trop cher, nous louons un canoe pour faire un bout du lac, bien qu'un peu toujours le même paysage, c'était sympa !

Tour en ville
et repas divin, comme dab...

Mardi 9 septembre Après un copieux petit-déjeuner typique, nous partons pour le Mont Edith Cavell. La route est tortueuse et on sent la chute des températures. AU parking, les toilettes sèches nous perturbent un peu... Par contre, la rando est superbe et l'issue magnifique ! Des icebergs flottent sur le lac, la fonte forme un tunnel dangereux mais que c'est beau !
Et puis le tour du lac Annette et ses sables mouvants

Mercredi 10 septembre Il faut retourner à Calgary et nous empruntons la route vers Edmonton. Nous nous arrêtons au Edmonton Mall qui fut, il y a quelques années, le centre commercial le plus grand du monde. A l'intérieur, un bateau pirate (un vrai !!), un espace attractions avec des otaries et une patinoire !! Nous en profitons pour faire les magasins et ramener notamment du Helly Hensen a prix imbattable ! Arrêt apéro à Red Deer chez une hôte couchsurfing mais nous rentrerons à calgary pour la nuit

Jeudi 11 septembre Dernier jour... dernier repas aussi apprécié que les précédents... Lavage de nos affaires, nettoyage du matériel de camping, de la maison et de la voiture que nous avons eu pour ces 3 semaines. Retour en avion à Paris après 11h de vol.

En résumé Les + : une destination mythique, des paysages grandioses, des balades splendides et un balisage au top, des gens agréables et serviables. Les - : météo pas terrible, pas mal de pluie dans l'ensemble et le froid.. Nous comprenons pourquoi les campings des rocheuses ferment mi-septembre... La nourriture !!
Côté budget (3 semaines à 2, échange de maison donc logement à Calgary et voiture prêtée) : 2600€ Avion : 1250 euros Nourriture / courses / essence / campings / activités : 1000 euros (je devrais pouvoir ventiler la partie camping mais il faudrait se replonger dans les factures !) Shopping + extras : 350 euros
Jeune couple en Italie pour 21 jours... des suggestions? English translation pending
Jeune couple de 33 ans désireux d'en voir le plus possible en Italie en 3 semaine.
Nous partons du 13 juillet au 3 aout.
Voici notre itinéraire:
- 4 Jours Rome - 4 Jours Naple et environs - 7 Jours Chianti et environ (Avec location d'auto pour 7 jours) - 2 Jours La Spezia (5 terres) - 3 Jours Venise
Si vous avez de l'expérience et désirez nous aider, j'aimerais bien avoir des suggestions, .. endroits a ne pas manquer, transport d'une ville a l'autre le plus économique, modification de notre itinéraire etc...
Merci de votre aide!
A bientot
Nous partons du 13 juillet au 3 aout.
Voici notre itinéraire:
- 4 Jours Rome - 4 Jours Naple et environs - 7 Jours Chianti et environ (Avec location d'auto pour 7 jours) - 2 Jours La Spezia (5 terres) - 3 Jours Venise
Si vous avez de l'expérience et désirez nous aider, j'aimerais bien avoir des suggestions, .. endroits a ne pas manquer, transport d'une ville a l'autre le plus économique, modification de notre itinéraire etc...
Merci de votre aide!
A bientot
Prix du visa à Ivato? English translation pending
Bonsoir,
J'aimerais savoir à combien est le prix du visa si on le prend à l'arrivée à Ivato, pour un séjour de 35jours donc pas gratuit.
Je vais y retourner avec mes enfants , en Août, voir ma mère, mes frères et pas ma soeur (elle est ici) Oh oh Oh oh!
Merci d'avance ,
Miramirana
Miramirana
Golden Club au Gran Bahia El Portillo English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais savoir si les blocs 1 et 3 du gran bahia el portillo proposent des chambres avec deux lits en golden club ?
Quels sont les avantages du Golden club par rapport au chambre standard ? La différence de prix est elle justifiée par rapport aux avantages proposés ?
Merci pour vos réponses.
Cordialement
Attention: plus de visa à l'aéroport de Téhéran English translation pending
Je devais partir pour Téhéran ce mardi à 14h30 au départ de l'aéroport d'Orly à Paris. Au guichet à 11h30, on me dit qu'il y a un souci car je n'ai pas de visa sur mon passeport. Je fini par dire que je veux le prendre à l'aéroport de Téhéran.
C'est alors qu'on me met de coté et une dame voilée de noir me dit que depuis aujourd'hui (soi-disant): "tout non-iranien ne pourra recevoir de visa à l'aéroport". Ordre donné par les autorités sur place.
Motif officiel donné: élection le 13 mai, situation intérieure tendue.
Des iraniens francophones à l'aéroport m'ont en effet dit que de grosses manifestations de l'opposition allaient avoir lieu dans deux jours. Et ils me confirmaient une situation déjà tendue sur place.
La compagnie Iran-air sur les Champs Élysée m'a intégralement remboursé🙂. Il ont d'ailleurs appris l'info par le comptoir d'enregistrement Iran-air à Orly.
Donc, sachez qu'il va être très difficile d'avoir un visa Iranien, au moins qu'au 13 mai.
C'est alors qu'on me met de coté et une dame voilée de noir me dit que depuis aujourd'hui (soi-disant): "tout non-iranien ne pourra recevoir de visa à l'aéroport". Ordre donné par les autorités sur place.
Motif officiel donné: élection le 13 mai, situation intérieure tendue.
Des iraniens francophones à l'aéroport m'ont en effet dit que de grosses manifestations de l'opposition allaient avoir lieu dans deux jours. Et ils me confirmaient une situation déjà tendue sur place.
La compagnie Iran-air sur les Champs Élysée m'a intégralement remboursé🙂. Il ont d'ailleurs appris l'info par le comptoir d'enregistrement Iran-air à Orly.
Donc, sachez qu'il va être très difficile d'avoir un visa Iranien, au moins qu'au 13 mai.
Plongée avec enfant: temps de traversée entre Playa del Carmen et Cozumel? English translation pending
Bonjour
je souhaiterais connaitre le temps de traversée entre Playa Del Carmen et Cozumel, quel est le tarif A/R adulte et enfant, et à l'arrivée à Cozumel , comment se rendre sur, au moins, un site de plongée snorkelling ( pas de scooter )
Y-a-t-il des agences qui proposent ce genre d'excursions à partir des hôtels ( nous serons au Dreams Tulum resort ) et quelqu'un peut-il
me proposer une agence sérieuse ( je serai avec enfant de 10 ans ), mais toutes les propositions sont les bienvenues....
Quelqu'un connait-il l'agence "Amstar"'( transfert aéroport-hôtel ) ????
Merci de vos réponses
Cordialement
Tijosm
Oyster card à Londres: attention! English translation pending
😠 Je reviens de Londres et je voudrais mettre les touristes en garde !
Mon mari et moi avons acheté à l'aller une visitor oyster card prépayée sur l'Eurostar (c'était le seul titre de transport proposé - A noter que la travelcard de 3 jours n'existe plus !). La responsable du bar nous a vanté ses avantages : 1) pas besoin de faire la queue au guichet du métro en arrivant à St-Pancrass ; 2) la caution par carte sur l'Eurostar n'était que de 3 £, au lieu de 5 si nous achetions une oyster card ordinaire au guichet à Londres. Ce qu'elle ne nous a pas dit, c'est que les 3 £ ne représentent pas une caution, mais des frais fixes, et ne sont donc pas remboursables, au contraire des 5 £ !
En arrivant à Londres, au moment de franchir les portiques du métro, comme un employé voyait que nous étions chargés, il nous a fait passer sur le côté. Résultat : nous n'avons pas correctement "enregistré" notre passage avec l'oyster card, et une pénalité de 8,5 £ nous a été automatiquement déduite !
Enfin, un autre employé du métro nous a assuré que si nous mettions trop d'argent sur notre oyster card, cela ne posait pas de problème, parce que nous pouvions nous faire rembourser le solde en quittant Londres. Comme de fait nous avions trop chargé, nous avons voulu nous faire rembourser au guichet de St-Pancrass en quittant Londres. Et là, nous sommes tombés sur une employée extrêmement désagréable qui nous a dit qu'elle ne remboursait pas, point. Elle n'a même pas demandé à voir combien il restait sur nos cartes. Or, il paraît qu'ils sont tenus au guichet de rembourser les montants jusqu'à 5 £, et de donner un formulaire de demande de remboursement pour les montants supérieurs. Comme nous ne pouvions pas manquer l'Eurostar, nous n'avions pas le temps d'aller protester.
Résultat : beaucoup d'argent perdu. J'ai vraiment l'impression que les Anglais prennent les touristes pour des gogos sur le dos desquels ils peuvent se faire un maximum d'argent (voir également les tickets d'entrée pour les monuments nationaux dans lesquels ils incluent automatiquement une "donation volontaire" - Je recommande à tous d'être vigilants, et de demander un ticket sans "donation volontaire").
Voilà, j'espère que ma mauvaise expérience servira à d'autres.🙂
Mon mari et moi avons acheté à l'aller une visitor oyster card prépayée sur l'Eurostar (c'était le seul titre de transport proposé - A noter que la travelcard de 3 jours n'existe plus !). La responsable du bar nous a vanté ses avantages : 1) pas besoin de faire la queue au guichet du métro en arrivant à St-Pancrass ; 2) la caution par carte sur l'Eurostar n'était que de 3 £, au lieu de 5 si nous achetions une oyster card ordinaire au guichet à Londres. Ce qu'elle ne nous a pas dit, c'est que les 3 £ ne représentent pas une caution, mais des frais fixes, et ne sont donc pas remboursables, au contraire des 5 £ !
En arrivant à Londres, au moment de franchir les portiques du métro, comme un employé voyait que nous étions chargés, il nous a fait passer sur le côté. Résultat : nous n'avons pas correctement "enregistré" notre passage avec l'oyster card, et une pénalité de 8,5 £ nous a été automatiquement déduite !
Enfin, un autre employé du métro nous a assuré que si nous mettions trop d'argent sur notre oyster card, cela ne posait pas de problème, parce que nous pouvions nous faire rembourser le solde en quittant Londres. Comme de fait nous avions trop chargé, nous avons voulu nous faire rembourser au guichet de St-Pancrass en quittant Londres. Et là, nous sommes tombés sur une employée extrêmement désagréable qui nous a dit qu'elle ne remboursait pas, point. Elle n'a même pas demandé à voir combien il restait sur nos cartes. Or, il paraît qu'ils sont tenus au guichet de rembourser les montants jusqu'à 5 £, et de donner un formulaire de demande de remboursement pour les montants supérieurs. Comme nous ne pouvions pas manquer l'Eurostar, nous n'avions pas le temps d'aller protester.
Résultat : beaucoup d'argent perdu. J'ai vraiment l'impression que les Anglais prennent les touristes pour des gogos sur le dos desquels ils peuvent se faire un maximum d'argent (voir également les tickets d'entrée pour les monuments nationaux dans lesquels ils incluent automatiquement une "donation volontaire" - Je recommande à tous d'être vigilants, et de demander un ticket sans "donation volontaire").
Voilà, j'espère que ma mauvaise expérience servira à d'autres.🙂
Circuit d'un mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens vers vous pour un petit conseil, Nous partons un mois en Thailande avec mon copain mi avril à mi mai, c'est notre premier voyage "sac à dos" dans un petit que nous ne connaissons pas.
En effet, le voyage avance et nous avons du mal à faire le tri de ce nous lisons dans le lonely et le forum, beaucoup de choses ont l'air sympas et tout est conseillé... :)
Alors nous avons pensé commencer par le Nord: Bkk, Chang Mai, Chang Rai, mais toute la partie du nord est un peu floue pour nous, nous aimerions voir du pays, des montagne, pouvoir faire des balades, voir des beaux paysages, des marchés authentiques, des bains eaux thermales... que nous conseillez vous? Le nord serait pour environs 10 jours
Puis ensuite le Sud, ou là nous aimerions faire de la plongé, des beaux paysages, du bateaux, les belles iles, que me conseillez vous encore une fois?
Nous vous remercions beaucoup beaucoup pour vos conseils!!! :)
Cha
Alors nous avons pensé commencer par le Nord: Bkk, Chang Mai, Chang Rai, mais toute la partie du nord est un peu floue pour nous, nous aimerions voir du pays, des montagne, pouvoir faire des balades, voir des beaux paysages, des marchés authentiques, des bains eaux thermales... que nous conseillez vous? Le nord serait pour environs 10 jours
Puis ensuite le Sud, ou là nous aimerions faire de la plongé, des beaux paysages, du bateaux, les belles iles, que me conseillez vous encore une fois?
Nous vous remercions beaucoup beaucoup pour vos conseils!!! :)
Cha
Liste d'hébergements en Islande: avis? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Islande au mois de Juin. Je viens de recevoir la liste des hébergements et j'aimerais avoir les avis de ceux/celles qui ont eu l'occasion d'y séjourner :
BORGARNES : ferme 95
STYKKISHOLMUR : hotel de Stykkisholmur LATRABJARG : ferme 178
Isafjörður ferme 190 HOLMAVIK : ferme 210 BORDEIRY : ferme 240 REYKJAVIK : fosshotel baron
Avec mes remerciements pour ceux/celles qui pourront me dire comment ils ont été accueillis, si c'est facile à trouver, bien situé ou non ?, etc....
Merci beaucoup !!!
Je pars en Islande au mois de Juin. Je viens de recevoir la liste des hébergements et j'aimerais avoir les avis de ceux/celles qui ont eu l'occasion d'y séjourner :
BORGARNES : ferme 95
STYKKISHOLMUR : hotel de Stykkisholmur LATRABJARG : ferme 178
Isafjörður ferme 190 HOLMAVIK : ferme 210 BORDEIRY : ferme 240 REYKJAVIK : fosshotel baron
Avec mes remerciements pour ceux/celles qui pourront me dire comment ils ont été accueillis, si c'est facile à trouver, bien situé ou non ?, etc....
Merci beaucoup !!!
Sécurité en Birmanie English translation pending
Bonjour,
nous nous interrogeons sur les conditions de voyage actuel en Birmanie en lien avec les conflits entre bouddhistes et musulmans.
- est-il conseillé ou pas de partir dans les jours à venir?
Tout en sachant que nous voulions aller à Yangon, Mawlamyine, Bagan, Mandalay, Lac Inle et si nous avons encore du temps sur la côte ouest.
Un grand merci.
Céline
nous nous interrogeons sur les conditions de voyage actuel en Birmanie en lien avec les conflits entre bouddhistes et musulmans.
- est-il conseillé ou pas de partir dans les jours à venir?
Tout en sachant que nous voulions aller à Yangon, Mawlamyine, Bagan, Mandalay, Lac Inle et si nous avons encore du temps sur la côte ouest.
Un grand merci.
Céline
MSC Fantasia: transatlantique Santos - Venise, au Yacht Club (mars 2013) English translation pending
... Beaucoup d' hésitations avant de me lancer sur ce double sujet .... pour ne pas dire : " un truc pareil "
- La " transat " : correspond a nos goûts , ... plus orientés vers les longs voyages . Ce compte rendu , ajouté a celui rédigé en Décembre , sur la transat du MSC Poésia vers Miami , aurait pu affirmer l' ambiance " transat " tout en développant des anecdotes différentes , dans des lieux , et sur un bateau différents . L' introduction même , permettant le clin d' oeil , pour ne pas dire : le trait d' union entre les deux voyages : - Ce Fantasia , " que nous ramenions en Europe " , ... de " notre Poésia " , en Novembre , nous l' avions vu partir de Gènes , navigué a coté de nous jusqu' a Barcelone , et vu s' éloigner ensuite , vers l' endroit ou ... nous le retrouvions .
- Le " Yacht Club " : ... Ah ! Cette idée de MSC , concrétisée dans des espaces très confortables , par une " façon de faire " spécifique , des attentions inhabituelles en ces lieux , des facilités , et , a chaque contact , et pour chaque prestation : la qualité ..... transforme votre vie a bord . Une transat devient : un grand voyage , dans le sens qualitatif de l' expression . il est évident que l' on ne décide pas ( la première fois ) d' opter pour le YC sur un coup de tête . ( surtout sur une transat : 20 jours ) . Mais l'équilibre entre l' attrait des définitions , les photos des catalogues , ... et les sensations supposées ... , et l' hésitation ... a franchir toutes les barrières , et pas seulement financières , .... pour " y aller " font parti du voyage . Le voyage commence : la ! .... a la décision .... de se faire un " super tour de manège " ( Je dirais même que la décision initiale est plus importante que nous le pensions , car nous allons recommencer .... )
Alors ... c' est parti , plus exactement , nous partons donc pour Roissy , ou une dizaine de couples de VF se croisent sans se voir , sauf Senna95 , et nous .
( note technique " indépendante de ma volonté " : mon ordinateur ayant la fâcheuse tendance de se déconnecter tout seul , j' assure déjà ce prologue , pour ne pas avoir a le refaire ... bêtement , plus tard , et plus loin . Je continue dans la foulée . )
- La " transat " : correspond a nos goûts , ... plus orientés vers les longs voyages . Ce compte rendu , ajouté a celui rédigé en Décembre , sur la transat du MSC Poésia vers Miami , aurait pu affirmer l' ambiance " transat " tout en développant des anecdotes différentes , dans des lieux , et sur un bateau différents . L' introduction même , permettant le clin d' oeil , pour ne pas dire : le trait d' union entre les deux voyages : - Ce Fantasia , " que nous ramenions en Europe " , ... de " notre Poésia " , en Novembre , nous l' avions vu partir de Gènes , navigué a coté de nous jusqu' a Barcelone , et vu s' éloigner ensuite , vers l' endroit ou ... nous le retrouvions .
- Le " Yacht Club " : ... Ah ! Cette idée de MSC , concrétisée dans des espaces très confortables , par une " façon de faire " spécifique , des attentions inhabituelles en ces lieux , des facilités , et , a chaque contact , et pour chaque prestation : la qualité ..... transforme votre vie a bord . Une transat devient : un grand voyage , dans le sens qualitatif de l' expression . il est évident que l' on ne décide pas ( la première fois ) d' opter pour le YC sur un coup de tête . ( surtout sur une transat : 20 jours ) . Mais l'équilibre entre l' attrait des définitions , les photos des catalogues , ... et les sensations supposées ... , et l' hésitation ... a franchir toutes les barrières , et pas seulement financières , .... pour " y aller " font parti du voyage . Le voyage commence : la ! .... a la décision .... de se faire un " super tour de manège " ( Je dirais même que la décision initiale est plus importante que nous le pensions , car nous allons recommencer .... )
Alors ... c' est parti , plus exactement , nous partons donc pour Roissy , ou une dizaine de couples de VF se croisent sans se voir , sauf Senna95 , et nous .
( note technique " indépendante de ma volonté " : mon ordinateur ayant la fâcheuse tendance de se déconnecter tout seul , j' assure déjà ce prologue , pour ne pas avoir a le refaire ... bêtement , plus tard , et plus loin . Je continue dans la foulée . )
Backwaters du Kerala: quels sont les plus beaux coins? English translation pending
Namasté!
On pensait faire une balade de quelques heures sur les backwaters du Kerala, mais on aimerait vos avis pour savoir quels sont les plus beaux endroits.
Sur le net, on parle bcp d'Allepey (Alappuzha). On pensait partir de Kochi initialement, mais j'ai peur que ce soit moins beau, avec des canaux plus larges. L'avez-vous fait et d'où êtes-vous parti (et arrivé?), c'était des petits canaux ou des grands? Où peut-on apercevoir de la faune sauvage en prime?
Merci pour vos conseils.
BLS International (Inde) au Canada (nouveau 1er mars 2013) English translation pending
Bonjour! J'ai besoin d'aide!
Sur le site de l'ambassade de l'Inde:
It is hereby notified that the terms of service of the present applications collection agency – M/s VFS Global - has expired on 28/02/2013 for entire Canada Applicants who intend to apply for the Passport, Visa and other Consular Services up to 28/02/2013 may please visitin.vfsglobal.ca (under ‘News and Notices’) for detailed information. Effective 01/03/2013, applications for Passport, Visa and other Consular Services will have to be submitted to M/s BLS International
Quelqu'un a déjà eu recours à ce service? J'ai plusieurs questions:
-Quel est le numéro de téléphone de BLS au Canada? Il n'y a qu'un seul numéro sur leur Site Web, qui n'est pas en service...J'ai appelé à l'Ambassade à Ottawa mais il ne me réfèrent qu'à ce numéro... -Est-il préférable de se présenter en personne à l'agence BLS à Montréal ou bien de poster le tout à Toronto? -Doit-on absolument scanner notre photo d'identité ou bien on peut l'envoyer directement avec notre demande en ligne imprimée? -Quels sont les délais de service?
Merci à tous pour votre aide!
Sur le site de l'ambassade de l'Inde:
It is hereby notified that the terms of service of the present applications collection agency – M/s VFS Global - has expired on 28/02/2013 for entire Canada Applicants who intend to apply for the Passport, Visa and other Consular Services up to 28/02/2013 may please visitin.vfsglobal.ca (under ‘News and Notices’) for detailed information. Effective 01/03/2013, applications for Passport, Visa and other Consular Services will have to be submitted to M/s BLS International
Quelqu'un a déjà eu recours à ce service? J'ai plusieurs questions:
-Quel est le numéro de téléphone de BLS au Canada? Il n'y a qu'un seul numéro sur leur Site Web, qui n'est pas en service...J'ai appelé à l'Ambassade à Ottawa mais il ne me réfèrent qu'à ce numéro... -Est-il préférable de se présenter en personne à l'agence BLS à Montréal ou bien de poster le tout à Toronto? -Doit-on absolument scanner notre photo d'identité ou bien on peut l'envoyer directement avec notre demande en ligne imprimée? -Quels sont les délais de service?
Merci à tous pour votre aide!
Croisière à bord du Carnival Breeze English translation pending
Bonjour,
Mi-avril nous partons à bord du Breeze pour une croisière de 8 jours... nous comptons aussi en profiter pour visiter Miami...
Avez-vous des commentaires à faire sur le bateau? Nous avons fait nos croisières sur la royal Caraibe et notre 1er sur l'OASIS... j'ai donc un peu peur d'être déçu... (quoique peut-on être déçu par une croisière à bord de ces géants des mers?)
Nous faisons escales à tortuga, Nasseau, St Thomas et Atigua... avez-vous des suggestions de visites? de même pour Miami nous avons deux jours, dont un sera consacré à Saugrass...
Je vous remercie d'avance de vos avis, commentaires... et idée ;-)
Mi-avril nous partons à bord du Breeze pour une croisière de 8 jours... nous comptons aussi en profiter pour visiter Miami...
Avez-vous des commentaires à faire sur le bateau? Nous avons fait nos croisières sur la royal Caraibe et notre 1er sur l'OASIS... j'ai donc un peu peur d'être déçu... (quoique peut-on être déçu par une croisière à bord de ces géants des mers?)
Nous faisons escales à tortuga, Nasseau, St Thomas et Atigua... avez-vous des suggestions de visites? de même pour Miami nous avons deux jours, dont un sera consacré à Saugrass...
Je vous remercie d'avance de vos avis, commentaires... et idée ;-)
Retour de sept semaines aux Visayas et Caminguin: budget English translation pending
Après Palawan et Luzon il y a 4 ans découverte des Visayas pendant 7 semaines, en couple, sac à dos sans rien avoir réservé. Des îles très belles et des gens adorables.
Budget sur place: 40 € par jour pour nous deux, tout compris.
Hôtels simples avec ventilateur, souvent d'adorables huttes de nipa sur les plages, repas ;corrects sans être pantagruéliques, avec bière.
Bus non climatisés quand c'est possible (pas de télé qui gueule, il fait moins froid et c'est bien moins cher), ferries quand ils ne sont pas en réparation plutôt que les bateaux rapides presque 2 fois plus coûteux, moto avec conducteur( à 3 sur la moto), jeepneys, tricycles, marche à pied et taxi à Manille ( aéroport centre ville moins de 4 €: 200 pesos .
Ni cocktail ni sorties nocturnes mais recherche d'authencité, de contacts avec la population, notamment les pêcheurs et loin des foules. voici quelques infos pour ceux qui apprécient ce style de voyage.
Itinéraire:
-Boracay, ( à voir une fois mais ce n'est pas notre goût) hotels chers ( Souvent plus de 30 euros la double) si on veut être assez près de la plage;" Alice in Wonderland" bungalows dans un beau jartdin avec piscine 1650 pesos = 33 euros; bon rapprt qualité/prix.
-Romblon, petit port avec commerces et restau, belles plages désertes
-Sibuyan, peu touristique et jolie, à voir mais pas de belles plages: resort à ne pas manquer car superbe dans un magnifique jardin à 2km de la ville de Mangdiwan, le "sanctuary Garden"chambres doubles dès 500 pesos ( 10 €). Bon restau pas cher
-Guimaras, plage de Alobihod, modeste bungalow sur plage, pour 1 jour car rien à faire, c'est un cul de sac.
-La minuscule île d'Apo au sud Negros; contact chaleureux avec les habitants, logement possible chez Mary pour 500 la double avec petit dej et 150 l'excellent repas ( poisson, légumes.) On fait du snorkelling au milieu de beaux coraux et de très grosses tortues qui viennent déguster les herbes près de la plage. merveilleux moments, à ne pas manquer. 2000 aller et retour la bangka pour 4 persoones. Celui qui est seul attend que des pêcheurs fassent la traversée et paie alors 200.
-Kokoo's Nest sur une petite crique du sud Negros de la baie de Tambolo, pas facile à trouver; il comporte 5 ou 6 magnifiques bungalows (mais assez chers 1500) tous occupés car le lieu est calme et magique; On nous a loué le "pagodon", simple abri en hauteur sur la plage où se font les massages; matelas et moustiquaire: 450 pour nous deux, super. très bon restau, calme absolu.
-Siquijor ;sur la très belle plage " Islander Paradise": bungalow charmants à 850 pesos; très bon restau avec wifi. Tricycle pour balade dans l'ile l'après-midi 900 pesos. ( Nous ne conduisons pas de moto mais c'est facile d'en louer entre 300 et 500 par jour suivant les îles).
-Bohol; aller absolument à Loboc dans la jungle à Nuts Huts; Bungalow immergés dans la verdure au bord de la rivière 800 pesos; le restau en hauteur domine la canopée. Incontournable, grand coup de coeur, il faut juste ne pas avoir peur de grimper des marches pour rejoindre le restau et la route.
Anda: belle grande plage; loger près de la plage car il y a des resorts qui sont très loins et peu pratiques (comme le Dap Dap où nous étions).
Lecentre de recherche et réhabilitation des tarsiers est sérieux et intéressant.
-Pamilacan: toute petite ile où il n'y a rien à faire qu'à se promener à pied, parler aux gens et voir les combats de coqs du dimanche après-midi. Snorkeling superbe.
L'office du tourisme sur le quai de Baclayon à Bohol est très efficace ( et wifi gratuit). Ils téléphone pour qu'on vienne en bangka vous chercher. Mary dispose de 4 huttes modestes sur la plage: 750 pesos par personnes avec les 3 bons repas, thé ou café à volonté toute la journée; elle vient avec sa Bangka 1500 aller et retour; c'est le prix il n'y a pas de transport public.mais Il faut négocier et attendre d'autres passagers; c'est alors 200 par personne et par voyage ce qui est très raisonnable. Nous avons adoré cette étape et y sommes restés 4 nuits.
-Caminguin est magnifique mais le sable est noir; Seascape sur la plage près des pêcheurs 700 pesos le bungalow dans un jardin très soigné. On peut acheter des poissons volants aux pêcheurs et le cuistot du résort les grille pour 70 pesos. Plein de balades à faire en moto, tricycle etc.; (baignades hot spring, cold spring.
-Caminguin- Cébu en ferry le dimanche uniquement à 20h. 880 pesos en économique: lits superposés dans l'entrepont. Agréable et pas fatigant. 12 h de traversée.
-Les îles Camotes: le santiago beach resort a de l'allure; piscine luxueuse dominant la baie: chambres à 1000 pesos ( pas cher vu le cadre luxueux), négocié à 800 en tant que séniors et pour 3 nuits. Incontournable!
Petits restaus locaux de poisson excellents sur la plage absolument déserte de cette baie magnifique.
-Bantayan; logement sympa et modeste et vrai dans le quartier des pêcheurs "Queen Elisabeth" 700 la hutte sur la plage. Tius les tricycles connaissent. La dame fait cuire les poissons qu'on achète aux pêcheurs moyennant une petite somme.
- Malapascua; bungalow sur la belle plage au Danao : 1200 négocié 1100; l'île devien tousitique et les prix montent. balades agréables dans l'île à la rencontre des gens.
- retour par Leyte, Samar et le sud Luzon. Beaux paysages mais peu d'infrastructures tousitiques donc nous ne le recommandons pas vraiment.
Bref, 7 semaines de "Island hopping"vraiment agréables. Il est facile de circuler aux Philippines, c'est propre, pas trop cher, pas d'arnaque en général et des gens toujours souriants et aimables. Allez-y...
-
Compte rendu de la croisière "Arc-en-ciel tropical" sur le Costa Mediterranea du 8 au 19 février 2013 English translation pending
A deux semaines du retour je prends le temps de rédiger quelques lignes, ceci pour remercier toutes celles et ceux qui ont rendu la préparation de notre croisière plus aisée… par leur gentillesse et leur courtoisie et leurs précieux renseignements.
Nous sommes allés dans les caraibes, pour notre deuxième croisière avec Costa, appelée pour l’occasion sur le catalogue : arc-en-ciel tropical
Est-ce qu’elle porte bien son nom ? honnêtement oui )
Je ponctuerai mon compte-rendu de quelques photos, si elles apportent un éclairage supplémentaire à la multitude de photos déjà publiées sur les forums.
Jour 1 du départ : 8 février PARIS-MIAMI
Glacial et neige sur paris, aux aubes, avec deux de nos amis qui nous ont hébergés et qui feront la croisière avec nous, le décollage de l’avion : un boeing 747, American Airlines, embarquement assez fastidieux en ce qui concerne les Etats-Unis, des questions qui semblent n’avoir ni queue ni tête nous sont posées par les agents de sécurité et d’accueil de American Airlines, probablement pour voir notre réaction et faire un premier « écrémage »… on reste de marbre, ça semble assez stricte et c’est exacte. On embarque dans l’avion (poids max autorisé des valises en soute : 23kilos) l’avion est plus petit que l’A380 d’Air France, certes, mais honnêtement plus confortable, même les sièges sont plus spacieux y compris en classe normale. Pas d’écran individuel, mais nous avons tous a dispo une paire d’écouteurs gratos, distribution de boissons et repas très souvent, compris dans le forfait du billet acheté avec Costa dans la croisière. Décollage 8h10 et des poussières, vol très agréable, une dizaine d’heure qui passent plutôt facilement.
C’est à l’arrivée que ça se corse un peu, en gros pour les innombrables vérifications et fouilles jusqu’à l’arrivée dans la cabine ) sans plaisanter j’ai dû présenter au moins 15 fois mon passeport avant de pouvoir me jeter dans le lit de notre cabine, c’est carrément du grand n’importe quoi )
On a eu droit à la sortie de l’aéroport à 15h30 – 16h à une température assez étouffante et une monumentale averse orageuse qui a duré 30mn, l’arrivée dans le bateau vers 16h30.
Le temps de ranger les valises, de prendre la douche, le premier coup de sirène nous indique dès le premier soir à 19h de l’exercice de sécurité, tout est pro, nickel, ça dure une bonne demi-heure, sous une chaleur tenace et un magnifique coucher de soleil en face, sur les tours de Miami, qui est une immense mégapole.
Le bateau Costa Mediterranea est très beau, il a de la bouteille, 10 années de service et semble comme neuf, les ouvriers sont souvent en train de polir une boiserie, une tuyauterie en cuivre, ou de faire une légère touche de peinture blanche, il est d’une propreté insoupçonnable et sa décoration flamboyante, beaucoup de verreries et d’appliques lumineuses probablement de Murano , thème très inspiré de la mythologie marine et grecque. Il est grand, spacieux, et je me suis même perdu une fois en cherchant ma cabine un soir ) ce qui m’a étonné les premiers jours, et ont fini par s’y habituer, ce sont les vibrations du bateau, de conception moins récente que le costa favolosa…
La salle de sport, sauna+hammam sont parfaits, et pratiques pour les jours de navigation en pleine mer )
2eme jour : NASSAU Bahamas
Temps splendide, 28 degrés, on arrive par le chenal, au bout on aperçoit l’immense complexe hôtelier Atlantis, on ne voit que ça ou presque, sinon cette immense langue de sables blonds recouverte de cocotiers et de villas privées de richissimes vacanciers…et l’eau, ahhhh cette eau, dont les bleus sont intenses, riches, limpides, turquoises … l’émotion est palpable sur les ponts pour beaucoup de voyageurs, les yeux brillent de joie, et les miens de joie également : ça y est, on y est dans les caraibes, ça ressemble à ça…
On a choisi de faire la découverte de l’île par nous même, c’est tout à fait faisable, y compris pour les nuls en anglais que nous sommes (pour info le terminal de Nassau est généreusement pourvu en réseau wifi gratuit, très pratique pour faire un check de ses messages internet et pour surfer un peu), longue ballade dans les rues principales de Nassau, des boutiques de pierres précieuses par dizaines , de fringues, bars et restau, c’est très agréable, les couleurs arc-en-ciel sont toutes là, peintes sur les boiseries des façades, elles contrastent avec le bleu céruléen du ciel, aussi intense que celui de la Provence. On se dirige un peu au hasard et on montre jusqu’au fort, entrée payante, mais relativement correcte, rien de très enrichissant que ce fort, sinon la possibilité de marcher le long des coursives, des remparts, et d’avoir un point de vue de l’île en hauteur, et d’apercevoir d’en haut le port et l’hôtel Atlantis qu’on souhaite visiter.
On redescend à pieds, on se dirige vers la principale avenue, on fait signe à un taxi qui s’arrête, on négocie un peu, le tarif est plutôt attractif : 5 dollars par personnes pour nous déposer à l’hotel Atlantis, on pensait le faire à pieds, mais la longueur du parcours est bien plus longue qu’à vol d’oiseau, et ça nous permet de visiter le grand hall de l’hôtel encore « frais ». le bâtiment est immense, mais bien moins fastueux que celui de Dubai qui lui a 10 ans de moins…on ne reste pas très longtemps, on se ballade dans la crique où se trouvent des yachts luxueux, j’accoste une petite mamie locale qui vend quelques colifichets pour lui demander où se trouve la plage publique, on comprend, on suit les personnes, qui se faufilent par un petit chemin un peu sauvage entre deux complexes hôteliers, et on a notre première claque dans la G…. une plage splendide, pas trop fréquentée (ça n’a rien à voir avec la population qu’on a sur nos plages atlantiques en été) et une mer assez agitée, aussi limpide qu’une bouteille d’eau de montagne, et toujours avec une palette de bleus émouvants, l’eau est presque tiède, je m’étale sur le sable propre (en faisant bien attention aux multiples vendeurs de boissons qui attendent derrière) on fait un tour de garde pour surveiller nos affaires personnelles et aller nager, faire du PMT (Palmes Masques Tuba) que j’avais achetés pour l’occasions, et premiers poissons tropicaux rencontrés à 4 mètres du rivage.
Deux heures non-stop de plage, baignade et retour sur le chemin qui nous mène en ville, les taxis sont très nombreux, des petits Vans sont très vite remplis de touristes désireux de retourner vers leurs bateaux. Tarifs plus attractifs encore, c’est largement faisable en taxi et aucun besoin de Costa. On commence à avoir faim toute la troupe de copains, on décide donc de rentrer et de profiter du self service du bateau, on fait le plein de parts de pizzas et on va sur le pont arrière, cocktails en tout genre (merci le forfait boisson All Inclusive largement rentabilisé)
Spectacle, restaurant deuxième service, la fatigue nous écrase… la première journée a été splendide mais la suite l’a été encore plus… (à suivre)
Nous sommes allés dans les caraibes, pour notre deuxième croisière avec Costa, appelée pour l’occasion sur le catalogue : arc-en-ciel tropical
Est-ce qu’elle porte bien son nom ? honnêtement oui )
Je ponctuerai mon compte-rendu de quelques photos, si elles apportent un éclairage supplémentaire à la multitude de photos déjà publiées sur les forums.
Jour 1 du départ : 8 février PARIS-MIAMI
Glacial et neige sur paris, aux aubes, avec deux de nos amis qui nous ont hébergés et qui feront la croisière avec nous, le décollage de l’avion : un boeing 747, American Airlines, embarquement assez fastidieux en ce qui concerne les Etats-Unis, des questions qui semblent n’avoir ni queue ni tête nous sont posées par les agents de sécurité et d’accueil de American Airlines, probablement pour voir notre réaction et faire un premier « écrémage »… on reste de marbre, ça semble assez stricte et c’est exacte. On embarque dans l’avion (poids max autorisé des valises en soute : 23kilos) l’avion est plus petit que l’A380 d’Air France, certes, mais honnêtement plus confortable, même les sièges sont plus spacieux y compris en classe normale. Pas d’écran individuel, mais nous avons tous a dispo une paire d’écouteurs gratos, distribution de boissons et repas très souvent, compris dans le forfait du billet acheté avec Costa dans la croisière. Décollage 8h10 et des poussières, vol très agréable, une dizaine d’heure qui passent plutôt facilement.
C’est à l’arrivée que ça se corse un peu, en gros pour les innombrables vérifications et fouilles jusqu’à l’arrivée dans la cabine ) sans plaisanter j’ai dû présenter au moins 15 fois mon passeport avant de pouvoir me jeter dans le lit de notre cabine, c’est carrément du grand n’importe quoi )
On a eu droit à la sortie de l’aéroport à 15h30 – 16h à une température assez étouffante et une monumentale averse orageuse qui a duré 30mn, l’arrivée dans le bateau vers 16h30.
Le temps de ranger les valises, de prendre la douche, le premier coup de sirène nous indique dès le premier soir à 19h de l’exercice de sécurité, tout est pro, nickel, ça dure une bonne demi-heure, sous une chaleur tenace et un magnifique coucher de soleil en face, sur les tours de Miami, qui est une immense mégapole.
Le bateau Costa Mediterranea est très beau, il a de la bouteille, 10 années de service et semble comme neuf, les ouvriers sont souvent en train de polir une boiserie, une tuyauterie en cuivre, ou de faire une légère touche de peinture blanche, il est d’une propreté insoupçonnable et sa décoration flamboyante, beaucoup de verreries et d’appliques lumineuses probablement de Murano , thème très inspiré de la mythologie marine et grecque. Il est grand, spacieux, et je me suis même perdu une fois en cherchant ma cabine un soir ) ce qui m’a étonné les premiers jours, et ont fini par s’y habituer, ce sont les vibrations du bateau, de conception moins récente que le costa favolosa…
La salle de sport, sauna+hammam sont parfaits, et pratiques pour les jours de navigation en pleine mer )
2eme jour : NASSAU Bahamas
Temps splendide, 28 degrés, on arrive par le chenal, au bout on aperçoit l’immense complexe hôtelier Atlantis, on ne voit que ça ou presque, sinon cette immense langue de sables blonds recouverte de cocotiers et de villas privées de richissimes vacanciers…et l’eau, ahhhh cette eau, dont les bleus sont intenses, riches, limpides, turquoises … l’émotion est palpable sur les ponts pour beaucoup de voyageurs, les yeux brillent de joie, et les miens de joie également : ça y est, on y est dans les caraibes, ça ressemble à ça…
On a choisi de faire la découverte de l’île par nous même, c’est tout à fait faisable, y compris pour les nuls en anglais que nous sommes (pour info le terminal de Nassau est généreusement pourvu en réseau wifi gratuit, très pratique pour faire un check de ses messages internet et pour surfer un peu), longue ballade dans les rues principales de Nassau, des boutiques de pierres précieuses par dizaines , de fringues, bars et restau, c’est très agréable, les couleurs arc-en-ciel sont toutes là, peintes sur les boiseries des façades, elles contrastent avec le bleu céruléen du ciel, aussi intense que celui de la Provence. On se dirige un peu au hasard et on montre jusqu’au fort, entrée payante, mais relativement correcte, rien de très enrichissant que ce fort, sinon la possibilité de marcher le long des coursives, des remparts, et d’avoir un point de vue de l’île en hauteur, et d’apercevoir d’en haut le port et l’hôtel Atlantis qu’on souhaite visiter.
On redescend à pieds, on se dirige vers la principale avenue, on fait signe à un taxi qui s’arrête, on négocie un peu, le tarif est plutôt attractif : 5 dollars par personnes pour nous déposer à l’hotel Atlantis, on pensait le faire à pieds, mais la longueur du parcours est bien plus longue qu’à vol d’oiseau, et ça nous permet de visiter le grand hall de l’hôtel encore « frais ». le bâtiment est immense, mais bien moins fastueux que celui de Dubai qui lui a 10 ans de moins…on ne reste pas très longtemps, on se ballade dans la crique où se trouvent des yachts luxueux, j’accoste une petite mamie locale qui vend quelques colifichets pour lui demander où se trouve la plage publique, on comprend, on suit les personnes, qui se faufilent par un petit chemin un peu sauvage entre deux complexes hôteliers, et on a notre première claque dans la G…. une plage splendide, pas trop fréquentée (ça n’a rien à voir avec la population qu’on a sur nos plages atlantiques en été) et une mer assez agitée, aussi limpide qu’une bouteille d’eau de montagne, et toujours avec une palette de bleus émouvants, l’eau est presque tiède, je m’étale sur le sable propre (en faisant bien attention aux multiples vendeurs de boissons qui attendent derrière) on fait un tour de garde pour surveiller nos affaires personnelles et aller nager, faire du PMT (Palmes Masques Tuba) que j’avais achetés pour l’occasions, et premiers poissons tropicaux rencontrés à 4 mètres du rivage.
Deux heures non-stop de plage, baignade et retour sur le chemin qui nous mène en ville, les taxis sont très nombreux, des petits Vans sont très vite remplis de touristes désireux de retourner vers leurs bateaux. Tarifs plus attractifs encore, c’est largement faisable en taxi et aucun besoin de Costa. On commence à avoir faim toute la troupe de copains, on décide donc de rentrer et de profiter du self service du bateau, on fait le plein de parts de pizzas et on va sur le pont arrière, cocktails en tout genre (merci le forfait boisson All Inclusive largement rentabilisé)
Spectacle, restaurant deuxième service, la fatigue nous écrase… la première journée a été splendide mais la suite l’a été encore plus… (à suivre)
Où trouver le soleil en Thaïlande Ouest cette semaine? English translation pending
Bonjour
Je suis actuellement avec ma famille a koh lipe ou la pluie est prevue toute la semaine.
Ou pourrions aller pour trouver du soleil vers les iles ou plages de l ouest de preference car ns revenons de koh samui.
Merci d avance.
Visiter Cliff Palace à Mesa Verde English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je serais à Mesa Verde dans quelques semaines avec l'intention de visiter Cliff Palace.
Je ne trouve pas ce que je cherche à savoir :
- Est-il nécessaire de réserver à l'avance cette visite ou directement en arrivant au visitor center.
- Y-a-t-il des conditions d’accès particulières type échelles ou passages difficiles ? ( sensations vertigineuses pour mon épouse ! )
Par avance merci
Trois semaines en 4x4 dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous.
Merci (et bravo) pour tous ces carnets de voyage et autres récits qui font rêver.
Petite présentation du projet :
Ma compagne et moi (et notre chat) partons au mois de mai pour 1 an (au moins) au Canada. Avant de s'installer, nous souhaitons passer 3 semaines dans les fameux parcs du Southwest américain. L'idée est de faire Nice > Las Vegas > Toronto. Location d'un SUV (standard ou Full size ?) pour passer par quelques pistes (je sais que nous ne seront pas assuré pour cela, mais on essayera de faire attention...😉). Nous aurions préférer dormir dedans mais ça risque d'être serré et ça mériterait des aménagements compliqués dans un véhicule de loc. Il me semble que la tente sera plus simple (en espérant qu'il ne pleuve pas les nuits de camping). Une alternative aurait été d'aller directement au Canada, acheter un Full SUV, l'aménager et partir avec. Ça serait quand même bien plus long (et plus cher : à ce prix là, autant louer un small SUV et aller à l’hôtel tous les soirs).
Ci-dessous, le parcours : qu'en pensez-vous ?

Grâce à cette grande communauté de voyageurs, j'ai récupéré pas mal d'infos mais j'ai encore beaucoup d'interrogations. 1. Déjà, pensez vous que c'est un projet envisageable ? 2. Qu'en est-il du chat dans cette aventure : durée du trip, beaucoup de voiture, accueil dans les campings/hôtels ? 3. Météo au mois de mai ? 4. J'ai lu qu'il fallait des autorisations pour accéder à certains parcs (je ne parle pas des contingents comme pour The Wave, CBS...) comme pour la White Rim Trail Road, qu'il fallait communiquer le nombre de personne, immat. du véhicule... qu'en est-il ?
Voilà pour l'instant, j'ai surement d'autres questions qui viendrons par la suite. Merci d'avance pour vos contributions.
Mathieu
Petite présentation du projet :
Ma compagne et moi (et notre chat) partons au mois de mai pour 1 an (au moins) au Canada. Avant de s'installer, nous souhaitons passer 3 semaines dans les fameux parcs du Southwest américain. L'idée est de faire Nice > Las Vegas > Toronto. Location d'un SUV (standard ou Full size ?) pour passer par quelques pistes (je sais que nous ne seront pas assuré pour cela, mais on essayera de faire attention...😉). Nous aurions préférer dormir dedans mais ça risque d'être serré et ça mériterait des aménagements compliqués dans un véhicule de loc. Il me semble que la tente sera plus simple (en espérant qu'il ne pleuve pas les nuits de camping). Une alternative aurait été d'aller directement au Canada, acheter un Full SUV, l'aménager et partir avec. Ça serait quand même bien plus long (et plus cher : à ce prix là, autant louer un small SUV et aller à l’hôtel tous les soirs).
Ci-dessous, le parcours : qu'en pensez-vous ?

Grâce à cette grande communauté de voyageurs, j'ai récupéré pas mal d'infos mais j'ai encore beaucoup d'interrogations. 1. Déjà, pensez vous que c'est un projet envisageable ? 2. Qu'en est-il du chat dans cette aventure : durée du trip, beaucoup de voiture, accueil dans les campings/hôtels ? 3. Météo au mois de mai ? 4. J'ai lu qu'il fallait des autorisations pour accéder à certains parcs (je ne parle pas des contingents comme pour The Wave, CBS...) comme pour la White Rim Trail Road, qu'il fallait communiquer le nombre de personne, immat. du véhicule... qu'en est-il ?
Voilà pour l'instant, j'ai surement d'autres questions qui viendrons par la suite. Merci d'avance pour vos contributions.
Mathieu
Hôtel Tamassa à l'île Maurice English translation pending
Bonjour,
Je cherche quelqu'un qui pourrait me donner des renseignements récents sur l'hôtel Tamassa à l'Ile Maurice. Nous partons deux couples (50-60 ans) dans une quinzaine de jours et tous les conseils et renseignements seront les bienvenus. (taxi, visites etc)
Merci à l'avance de vos réponses
Cordialement
Le défi de Valérie: 6,000 kilomètres à vélo en France en 2013 English translation pending
Le Défi de Valérie , un grand tour de France de 6000 km
Valérie a besoin de vos encouragements
Voici le lien vers son défi
http://cbandiera.free.fr/...hards/index.php?N=20
Biclou suivra son périple en 2013
claudio
http://cbandiera.free.fr/...hards/index.php?N=20
Biclou suivra son périple en 2013
claudio
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011 English translation pending
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011
Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...
Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )
La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.

Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )
On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.
Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher
Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière
La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.


Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécherIl y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivièreLa Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Température en juin? (Italie, Suisse, France) English translation pending
Bonjour,
Je prévois faire un circuit accompagné en 2013 (France, Suisse, Italie) et deux départs s'offrent à moi soit le 8 juin et le 9 septembre. Étant donné que ce sera mon premier voyage en Europe et que je veux maximiser mes chances de réussite, j'ai savoir quelle période est-il préférable de choisir afin d'avoir la plus belle température (sachant très bien que dame nature peut nous jouer des tours).
Merci de me répondre.
Je prévois faire un circuit accompagné en 2013 (France, Suisse, Italie) et deux départs s'offrent à moi soit le 8 juin et le 9 septembre. Étant donné que ce sera mon premier voyage en Europe et que je veux maximiser mes chances de réussite, j'ai savoir quelle période est-il préférable de choisir afin d'avoir la plus belle température (sachant très bien que dame nature peut nous jouer des tours).
Merci de me répondre.
Shaw Park Hotel English translation pending
SHAW PARK HOTEL CRITIQUE 94 chambres 21 au 28 décembre 2012
Robinets et lumières sens contraire qu’au Québec. Vieillot, mais charmant.
Sommes arrivés le 21 décembre. Très vide. Nous étions quasi les seuls touristes (groupe de 6 arrivé par le même avion). A commencé à se remplir deux-trois jours plus tard. Pas d’œuf le matin, plus de vin le lendemain midi et plus de bière lendemain pm. Nous avons fait une plainte à notre représentant Sunwing Patrick pour diverses raisons et certains demandaient à changer d’hôtel. Le lendemain, un inspecteur de Sunwing passait. Beaucoup d’amélioration par la suite même la visite du proprio.
POUR : toutes les chambres ont vue sur la mer. Idem pour le bar adjacent à la salle à manger extérieure. Vue sur la mer, la baie, couleurs de l’eau, bruit des vagues et pleine lune époustouflant. Si chambre rez-de-chaussée, quelques pas et rendu sur la plage.Tout est sur le long : chambres (édifices de 2 étages) longeant tout au long la plage jusqu’à la terrasse (fumeurs), bar, salle à manger.
Pas de punaises de lit. Air clim fonctionne. Télé câblé, mais plusieurs postes ne sont pas décodés, ceux actifs étaient suffisants pour nous. Eau chaude pour nous, pour d’autres, enfin un couple rencontré, non.
Personnel très très affable, jovial, sympa et serviable. Animation : deux chanteurs guitare et maracas le soir quelques heures sur l’heure du souper autour des tables, c’est tout. Il y a eu un autre type de chanteur avec micro en avant de la scène qui est en fait un renfoncement avec rideau ayant servi un midi aux souvenirs pour les touristes qui affluent des bateaux de croisière.
Les mardis, mercredis et jeudis, les bateaux de croisière déversent leur flot de touristes. Plusieurs arrivent soit en catamaran soit en bus pour le diner ou le souper et repartent.
Salle de conditionnement physique venait tout juste de recevoir de nouveaux appareils pas encore branchés.
Nourriture pas aussi variée que dans un resort de 300-500 chambres, mais bonne. Les desserts n’étaient pas à mon goût, mais ceci n’est pas un critère vraiment pertinent. Poulet à tous les repas. Bonne sauce spag, mais qu’une fois. Ensuite, crème tomates. Beurk! Bu l’eau du robinet toute la semaine sans problème. Quelques jours après notre arrivée, hamburger, mais regarder le cook était une grosse farce tellement il était lent, probablement gelé ben raide. Une autre fois, BBQ brisé, autre jour hamburger, grosses saucisses pour hot-dog et frites. Pas de changement, pas d'agrément. Si vous désirez des frites faut demander, si pas d'oeufs, demander aussi.
Activités : kayak gratuit, apnée possible après les coraux sur la gauche. Remonter plus haut pour passer de l’autre côté. Rejoindre les bouées et ancrer et apner.
CONTRE : oui, oui et reoui besoin de rénos. Chambres : pas de shampoo, présence de coquerelles, mais pas de pesticide, certaines pas d’eau chaude, d’autres un filet d’eau, nous, toilette qui coule (changement de chambre pour nous). Pas de séchoir. Certains cadrans, téléphones pas fonctionnels. Porte communicante, mais ne dérange pas vraiment même que ma coquerelle a traversé chez le voisin, pratique. Pas de frigo sinon 5$/ jour.
Wi-Fi seulement dans le lobby. Frais 1$ de la minute pour appel local. Dépôt 100$ pour la clé du coffre, certains étaient brisés.
Bouffe : salade Iceberg seulement. Un aprem, on nous annonce qu’il n’y a plus de vin et bière. Réglé finalement rapidement.
Il n’y a qu’un bar, contrairement à ce que certains sites annoncent (3 bars), qu’un seul resto et c’est le buffet. Resto à la carte, doit débourser 25$ (homard, filet mignon par exemple). Bouteille d’eau 3$.
Matrone qui dirige d’un doigt de fer son personnel qui semble terrorisé et qui répond au doigt et à l’œil. Elle peut même être sèche avec les touristes, sympa d’autres moments. Cela doit être une bipolaire. Manque de tact.
La discothèque ouverte qu’un soir sur les 7 sur place.
Absolument aucun spécial pour la veille de Noël. Le seul spécial : Mon chum et moi et nos chapeaux de Père Noël.
Si 2e étage, balcon peut être plein et on ne peut voir ainsi la mer si assis sur le balcon sauf qu’on peut se promener nu sans être troublé d’un voisin voyeur.
Excursion : problème de communication entre la dame qui règle les réservations et l’employé de la cie « catamaran-apnée-Dunn’s River ». Ne voulait pas d’un petit groupe de 14, capitaine a été très agressif envers la dame et une touriste américaine, est reparti en disant qu’il enverrait un autre bateau, probablement le petit que nous avions refusé auparavant. On annule tous. Il revient avec le catamaran une heure plus tard (on croit que le proprio l’a contacté). Chou blanc pour lui. Il aurait probablement annulé la montée des chutes tel que lu sur un site. Histoire similaire ci-dessous.
Avec Sunwing, autre touriste a eu le problème similaire pour la Mystic Mountain. Prise en charge une heure plus tard et glissades d’eau annulée, car l’heure du retour est sacrée.
Toujours mieux de préparer ses sorties soi-même avec un taxi. Prendre à droite jusqu’à la route. Toujours à droite sur la route jusqu’à la station d’essence-marché-pharmacie. Taxi-bus, faut demander si le véhicule est un bus (physiquement c’est une auto), alors 1$ par tête de pipe pour se rendre au centro. Sinon, taxi à la porte de l’hôtel 20$.
Si j'y retournerais? Peut-être, sachant ce que je sais, si plus cher ailleurs... Peut-être...
Robinets et lumières sens contraire qu’au Québec. Vieillot, mais charmant.
Sommes arrivés le 21 décembre. Très vide. Nous étions quasi les seuls touristes (groupe de 6 arrivé par le même avion). A commencé à se remplir deux-trois jours plus tard. Pas d’œuf le matin, plus de vin le lendemain midi et plus de bière lendemain pm. Nous avons fait une plainte à notre représentant Sunwing Patrick pour diverses raisons et certains demandaient à changer d’hôtel. Le lendemain, un inspecteur de Sunwing passait. Beaucoup d’amélioration par la suite même la visite du proprio.
POUR : toutes les chambres ont vue sur la mer. Idem pour le bar adjacent à la salle à manger extérieure. Vue sur la mer, la baie, couleurs de l’eau, bruit des vagues et pleine lune époustouflant. Si chambre rez-de-chaussée, quelques pas et rendu sur la plage.Tout est sur le long : chambres (édifices de 2 étages) longeant tout au long la plage jusqu’à la terrasse (fumeurs), bar, salle à manger.
Pas de punaises de lit. Air clim fonctionne. Télé câblé, mais plusieurs postes ne sont pas décodés, ceux actifs étaient suffisants pour nous. Eau chaude pour nous, pour d’autres, enfin un couple rencontré, non.
Personnel très très affable, jovial, sympa et serviable. Animation : deux chanteurs guitare et maracas le soir quelques heures sur l’heure du souper autour des tables, c’est tout. Il y a eu un autre type de chanteur avec micro en avant de la scène qui est en fait un renfoncement avec rideau ayant servi un midi aux souvenirs pour les touristes qui affluent des bateaux de croisière.
Les mardis, mercredis et jeudis, les bateaux de croisière déversent leur flot de touristes. Plusieurs arrivent soit en catamaran soit en bus pour le diner ou le souper et repartent.
Salle de conditionnement physique venait tout juste de recevoir de nouveaux appareils pas encore branchés.
Nourriture pas aussi variée que dans un resort de 300-500 chambres, mais bonne. Les desserts n’étaient pas à mon goût, mais ceci n’est pas un critère vraiment pertinent. Poulet à tous les repas. Bonne sauce spag, mais qu’une fois. Ensuite, crème tomates. Beurk! Bu l’eau du robinet toute la semaine sans problème. Quelques jours après notre arrivée, hamburger, mais regarder le cook était une grosse farce tellement il était lent, probablement gelé ben raide. Une autre fois, BBQ brisé, autre jour hamburger, grosses saucisses pour hot-dog et frites. Pas de changement, pas d'agrément. Si vous désirez des frites faut demander, si pas d'oeufs, demander aussi.
Activités : kayak gratuit, apnée possible après les coraux sur la gauche. Remonter plus haut pour passer de l’autre côté. Rejoindre les bouées et ancrer et apner.
CONTRE : oui, oui et reoui besoin de rénos. Chambres : pas de shampoo, présence de coquerelles, mais pas de pesticide, certaines pas d’eau chaude, d’autres un filet d’eau, nous, toilette qui coule (changement de chambre pour nous). Pas de séchoir. Certains cadrans, téléphones pas fonctionnels. Porte communicante, mais ne dérange pas vraiment même que ma coquerelle a traversé chez le voisin, pratique. Pas de frigo sinon 5$/ jour.
Wi-Fi seulement dans le lobby. Frais 1$ de la minute pour appel local. Dépôt 100$ pour la clé du coffre, certains étaient brisés.
Bouffe : salade Iceberg seulement. Un aprem, on nous annonce qu’il n’y a plus de vin et bière. Réglé finalement rapidement.
Il n’y a qu’un bar, contrairement à ce que certains sites annoncent (3 bars), qu’un seul resto et c’est le buffet. Resto à la carte, doit débourser 25$ (homard, filet mignon par exemple). Bouteille d’eau 3$.
Matrone qui dirige d’un doigt de fer son personnel qui semble terrorisé et qui répond au doigt et à l’œil. Elle peut même être sèche avec les touristes, sympa d’autres moments. Cela doit être une bipolaire. Manque de tact.
La discothèque ouverte qu’un soir sur les 7 sur place.
Absolument aucun spécial pour la veille de Noël. Le seul spécial : Mon chum et moi et nos chapeaux de Père Noël.
Si 2e étage, balcon peut être plein et on ne peut voir ainsi la mer si assis sur le balcon sauf qu’on peut se promener nu sans être troublé d’un voisin voyeur.
Excursion : problème de communication entre la dame qui règle les réservations et l’employé de la cie « catamaran-apnée-Dunn’s River ». Ne voulait pas d’un petit groupe de 14, capitaine a été très agressif envers la dame et une touriste américaine, est reparti en disant qu’il enverrait un autre bateau, probablement le petit que nous avions refusé auparavant. On annule tous. Il revient avec le catamaran une heure plus tard (on croit que le proprio l’a contacté). Chou blanc pour lui. Il aurait probablement annulé la montée des chutes tel que lu sur un site. Histoire similaire ci-dessous.
Avec Sunwing, autre touriste a eu le problème similaire pour la Mystic Mountain. Prise en charge une heure plus tard et glissades d’eau annulée, car l’heure du retour est sacrée.
Toujours mieux de préparer ses sorties soi-même avec un taxi. Prendre à droite jusqu’à la route. Toujours à droite sur la route jusqu’à la station d’essence-marché-pharmacie. Taxi-bus, faut demander si le véhicule est un bus (physiquement c’est une auto), alors 1$ par tête de pipe pour se rendre au centro. Sinon, taxi à la porte de l’hôtel 20$.
Si j'y retournerais? Peut-être, sachant ce que je sais, si plus cher ailleurs... Peut-être...
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.